Wikisource frwikisource https://fr.wikisource.org/wiki/Wikisource:Accueil MediaWiki 1.47.0-wmf.10 first-letter Média Spécial Discussion Utilisateur Discussion utilisateur Wikisource Discussion Wikisource Fichier Discussion fichier MediaWiki Discussion MediaWiki Modèle Discussion modèle Aide Discussion aide Catégorie Discussion catégorie Transwiki Discussion Transwiki Auteur Discussion Auteur Page Discussion Page Portail Discussion Portail Livre Discussion Livre TimedText TimedText talk Module Discussion module Event Event talk Sujet Aide:Signaler une erreur 12 10050 15913965 15906835 2026-07-10T14:27:04Z ~2026-39221-52 164435 /* Erreur d'äge dans Bouvard et Pécuchet... la critique de Thibaudet */ nouvelle section 15913965 wikitext text/x-wiki {{Fil d'Ariane aide|}} {{Entête Aide | titre = | arianelien = | ariane = | arianelien2 = | ariane2 = | voiravant = | descriptif = Cette page sert à signaler des erreurs. 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Crès et Cie) à la page 229, dans le chapitre XV, il y a une recette - Huile de foie de morue - Thé de bœuf - Vin de Bourgogne - Jaune d’œuf. Or sur la version proposée sur Gallica qui n'est pas du même éditeur, on mentionne pour chaque ingrédient, une quantité. Je crains que les quantités ne soient passées à la trappe dans votre processus de numérisation. - Huile de foie de morue 20 grammes - Thé de bœuf 200 grammes - Vin de Bourgogne 200 grammes - Jaune d’œuf numéro 1. Bien à vous Etienne R :Boujour Etienne R, les quantités sont bien présentes mais perdues à l’export (en epub, pdf, …) La page est corrigée. -- • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 31 mai 2026 à 14:58 (UTC) == Lien vers le mauvais roman == Sur la page d'autrice d'Éva Jouan (https://fr.wikisource.org/wiki/Auteur:%C3%89va_Jouan), le lien sur le roman La Meilleure Part renvoie vers le roman du même nom écrit par Janie Dallier et non celui d'Éva Jouan. Le lien Gallica, lui, est correct. :Merci, corrigé. [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 6 juillet 2026 à 09:34 (UTC) == Erreur d'äge dans Bouvard et Pécuchet... la critique de Thibaudet == Dans l'œuvre téléchargée en page 13: Flaubert précise que Bouvard et Pécuchet on le même âge: 47 ans. Mais Mr Thibaudet (le critique qui écrit) dit que Flaubert avait leur âge: 53 ans, or, ce 53 ans correspond à l'âge jusqu'au quel Pécuchet est resté vierge ce qu'on découvre plus tard dans le roman.Voilà, mais merci pour tout le reste. 9iym0ffw8bzbls55zjws6uuxwro6l09 15913971 15913965 2026-07-10T14:33:51Z ~2026-39221-52 164435 /* Erreur d'äge dans Bouvard et Pécuchet... la critique de Thibaudet */ 15913971 wikitext text/x-wiki {{Fil d'Ariane aide|}} {{Entête Aide | titre = | arianelien = | ariane = | arianelien2 = | ariane2 = | voiravant = | descriptif = Cette page sert à signaler des erreurs. 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Il vous suffit de cliquer sur le bouton « Signaler une erreur », de renseigner les informations nécessaires (page où se trouvent la ou les erreurs signalées, nature de cette ou de ces dernières) et d’enregistrer la page en cliquant sur le bouton « Publier ». | voiraussi = [[Wikisource:Questions|Questions et contact]] | techno = | technolien = | statut = | difficulté = | avertissement = | raccourci = }} <!-- DÉBUT BOUTON AJOUTER UN SUJET --> <div class="center"><span class="plainlinks" style="margin-left:5px; text-align:center;">[{{fullurl:Aide:Signaler une erreur|action=edit&preload=Aide:Signaler+une+erreur/preload&editintro=&preloadtitle=Choisissez+un+titre&section=new&create=Nouveau+sujet+de+discussion}} {{Bouton cliquable|Signaler une erreur|couleur=blue}}]</span></div> <!-- FIN BOUTON AJOUTER UN SUJET --> {{début encart coloré}} ;Archives * [[Aide:Signaler une erreur/Archives 2006-2012|2006-2012]] — [[Aide:Signaler une erreur/Archives 2013-2019|2013-2019]] — [[Aide:Signaler une erreur/Archives 2020-2021|2020-2021]] — [[Aide:Signaler une erreur/Archives 2022-2023|2022-2023]] — [[Aide:Signaler une erreur/Archives 2024-2025|2024-2025]]<ref>depuis le 1er janvier 2026, il n’y a plus de page dédiée pour les archives, veuillez voir l’historique de la page.</ref> {{fin encart}} {{Menu de navigation aide|état groupe2 = affiché}} __TOC__ [[Catégorie:Aide]] [[Catégorie:Maintenance des articles|Signaler une erreur]] [[Catégorie:Qualité des textes|Signaler une erreur]] ==Faites votre demande sous cette section== == Huysmans - A Rebours - erreur de transcription d'une recette. == Madame, Monsieur, bonjour, Dans l'epub d'À Rebours de J-K Huysmans (G. Crès et Cie) à la page 229, dans le chapitre XV, il y a une recette - Huile de foie de morue - Thé de bœuf - Vin de Bourgogne - Jaune d’œuf. Or sur la version proposée sur Gallica qui n'est pas du même éditeur, on mentionne pour chaque ingrédient, une quantité. Je crains que les quantités ne soient passées à la trappe dans votre processus de numérisation. - Huile de foie de morue 20 grammes - Thé de bœuf 200 grammes - Vin de Bourgogne 200 grammes - Jaune d’œuf numéro 1. Bien à vous Etienne R :Boujour Etienne R, les quantités sont bien présentes mais perdues à l’export (en epub, pdf, …) La page est corrigée. -- • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 31 mai 2026 à 14:58 (UTC) == Lien vers le mauvais roman == Sur la page d'autrice d'Éva Jouan (https://fr.wikisource.org/wiki/Auteur:%C3%89va_Jouan), le lien sur le roman La Meilleure Part renvoie vers le roman du même nom écrit par Janie Dallier et non celui d'Éva Jouan. Le lien Gallica, lui, est correct. :Merci, corrigé. [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 6 juillet 2026 à 09:34 (UTC) == Erreur d'äge dans Bouvard et Pécuchet... la critique de Thibaudet == Dans l'œuvre téléchargée en page 13: Flaubert précise que Bouvard et Pécuchet on le même âge: 47 ans. Mais Mr Thibaudet (le critique qui écrit) dit que Flaubert avait le même âge qu'eux: 53 ans, or, ce 53 ans correspond à l'âge jusqu'au quel Pécuchet est resté innocent ce qu'on découvre plus tard dans le roman.Voilà, mais merci pour tout le reste. p35moabkc7c99fxfglfxc6tt2orhe56 Modèle:Nouveautés 10 10685 15914945 15913334 2026-07-11T06:50:16Z FreeCorp 50516 + Lettres de Lætitia et de Ludovic de Jacques-Louis Lacour 15914945 wikitext text/x-wiki <noinclude> <!-- **************************************************************************************** * Ce modèle contient la liste des 20 derniers textes ajoutés à Wikisource. * * Si vous ajoutez un titre (en début de liste), * * pensez à déplacer le dernier au début de la seconde liste * **************************************************************************************** --> {{début encart coloré|1=#FFFFFF00}} :*<big>'''Insérez''' les nouveaux textes en tête de cette liste</big> :{{m|Nouveauté|titre|auteur|complément}} : <small>''Autres paramètres'' : ::*<code>|4=titre différent</code>, <code>|5=auteur différent</code>, ::*<code>|auteur1=premier</code>, <code>|auteur2=second auteur</code> : ''Autres éléments'' : ::*{{m|Présentation|Titre/Présentation}} = {{Présentation|La Dette/Présentation}} ::*{{m|e|{{m|vert|Projet}}}} = {{e|{{vert|L’Échelle}}}} ::*{{m|pam}}={{pam}}</small> :*<big>'''Déplacez''' les derniers textes dans la seconde liste</big> {{fin encart}} <!--LISTE DES 20 DERNIÈRES NOUVEAUTÉS --> </noinclude><div style="font-size:90%; text-align:left; margin-left:-1.3em;"> # {{Nouveauté|Lettres de Lætitia et de Ludovic|Jacques-Louis Lacour|1834}} # {{Nouveauté|L’Article 47|Adolphe Belot|1870}} # {{Nouveauté|La Notion du temps d’après Einstein|Paul Dupont|1922}} # {{Présentation|Au Poiss’ d’Or/Présentation}} {{Nouveauté|Au Poiss’ d’Or|Alec Scouffi|1929}} # {{Nouveauté|Les Petits Plats pas cher, avec prix de revient (Jeanne-sans-terre)|Jeanne-sans-terre|1895}} {{e|[[Wikisource:Projets communautaires/Mission Gourmande|Mission gourmande]]}} # {{Nouveauté|Vers l’autre flamme|Panaït Istrati|1929}} # {{Nouveauté|De la formule « car tel est notre plaisir » dans la chancellerie française|Louis de Mas Latrie|1882}} # {{Nouveauté|Essai sur les privilèges|Emmanuel-Joseph Sieyès|1788}} # {{Nouveauté|Le Lion de Palestine|Jeanne Roche|1957|5=Jeanne Roche-Mazon}} # {{Nouveauté|Histoires (Tacite)|Tacite|{{trad.}} [[Auteur:Jean-Louis Burnouf|Burnouf]], 1863|Histoires}} # {{Nouveauté|Césarine Dietrich|George Sand|1870}} # {{Nouveauté|Le Grizzly|James Oliver Curwood|1926}} # {{Présentation|Mariage/Présentation}} {{Nouveauté|Mariage|Susan Ferrier|1818}} # {{Nouveauté|Introduction aux théories de M. Einstein en vue de leur application à l’astronomie|Gustave Juvet|1921}} # {{Nouveauté|Les Arguments de M. Einstein|François Vial|1922}} # {{Nouveauté|Une aventure d’Arsène Lupin|Maurice Leblanc|2004}} # {{Nouveauté|L’Honneur des grandes neiges|James Oliver Curwood|1978}} # {{Nouveauté|Petite ville|Jules-Hippolyte Percher|1886}} # {{Nouveauté|Le Fils de Lagardère (théâtre)|Paul Féval fils|1908}} # {{Présentation|Coralie l’inconstante/Présentation}} {{Nouveauté|Coralie l’inconstante|Angélique Arnaud|1843|Coralie l’inconstante suivi de Loïsa Bianchini}} </div><br /> ---- <noinclude> <!--LISTE DES AUTRES NOUVEAUTÉS --> '''Textes précédents (non affichés sur la page d’accueil)''' : ''(déplacez les éléments en excès depuis la fin de la liste précédente vers la tête de la liste suivante ; quand la liste ci-dessous devient trop longue, transférez la fin de la liste vers la page d’archive, qu’on n’est plus obligé de modifier à chaque fois.)'' # {{Nouveauté|Code gourmand|Horace Raisson|1923}} {{e|[[Wikisource:Projets communautaires/Mission Gourmande|Mission gourmande]]}} # {{Nouveauté|L’Hermite du mont Saint-Valentin|Fanny Tercy|1821}} # {{Nouveauté|Dictionnaire de théologie catholique/ABSOLUTION GÉNÉRALE|Auguste Beugnet|[[Dictionnaire de théologie catholique]]|Absolution générale}} # {{Nouveauté|Patois de la commune de Vionnaz (Bas-Valais)|Jules Gilliéron|1880}} # {{Nouveauté|Le Secret des corporations|Joséphin Péladan|1905}} # {{Nouveauté|Les Cœurs les plus farouches|James Oliver Curwood|1926}} # {{Nouveauté|L’Art du théâtre (Riccoboni)|Antoine-François Riccoboni|1750|L’Art du théâtre|François Riccoboni}} # {{Nouveauté|Description d’Ukranie|Guillaume Le Vasseur de Beauplan|1660}} # {{Nouveauté|Mémoire sur l’organisation et les rapports naturels des Tardigrades|Louis Michel François Doyère|1842}} # {{Nouveauté|Les Fabliaux|Joseph Bédier|1895}} # {{Nouveauté|Sous le signe du dragon|Paul Claudel|[1910] 1948}} # {{Nouveauté|Armorial de l’Europe et de la Toison d’or|Anonyme|1401-1500}} # {{Nouveauté|Sganarelle/Édition Louandre, 1910|Molière|[1660] 1910|Sganarelle}} # {{Nouveauté|Les Chasseurs d’or|James Oliver Curwood|[1926] 1997}} # {{Présentation|Fredi s’amuse/Présentation}} {{Nouveauté|Fredi s’amuse|Max Des Vignons|1929}} # {{nouveauté|Bon sang ne peut mentir|Marie-Eugène Alphonse Denis|1913|Bon sang ne peut mentir}} # {{nouveauté|Journal historique des événemens arrivés à Saint Eustache|Jacques Paquin|1838|Journal historique des événemens arrivés à Saint Eustache}} # {{nouveauté|Mélanges de poésie et de prose par Madame la Comtesse de Vidampierre|Madame de Vidampierre|1777|Mélanges de poésie et de prose}} #{{Présentation|À L’Ombre, ou Mes ébats au milieu des ingénues/Présentation}} {{Nouveauté|À L’Ombre, ou Mes ébats au milieu des ingénues| Anonyme|1889|5=William Lazenby}} # {{Nouveauté|Monographie du château de Salses|Alexandre Ratheau|1860}} # {{Nouveauté|Le Nouveau Spectateur, 01 avril 1776|Le Fuel de Méricourt|1776|Le Nouveau Spectateur, Nº. 1}} #{{Présentation|La Maison de verre/Présentation}} {{Nouveauté|La Maison de verre| Édouard Demarchin|1891|5=E. D.}} # {{Nouveauté|Oncle Anghel (recueil)|Panaït Istrati|4=Oncle Anghel|1924}} # {{Nouveauté|Nouvelle histoire de Mouchette|Georges Bernanos|[1937] 1946}} # {{Nouveauté|Aventures merveilleuses de Huon de Bordeaux|Gaston Paris|1898}} #{{Présentation|Cydalise ou le Péché dans le miroir/Présentation}} {{Nouveauté|Cydalise ou le Péché dans le miroir|Anonyme|1930|5=attribué à Johannès Gros}} # {{Nouveauté|Le petit chansonnier des sectateurs de Comus|Anonyme|1835}} {{e|[[Wikisource:Projets communautaires/Mission Gourmande|Mission gourmande]]}} # {{Nouveauté|Monsieur Ouine|Georges Bernanos|1947}} # {{Nouveauté|Annales (Tacite)|Tacite|{{trad.}} [[Auteur:Jean-Louis Burnouf|Burnouf]], 1863|Annales}} # {{Nouveauté|Fables de Fénelon|Fénelon|1800}} # {{Nouveauté|Les Chasseurs de loups|James Oliver Curwood|1929}} # {{Nouveauté|Partage de midi (1949)|Paul Claudel|1949|Partage de midi}} #{{Présentation|Les Délices libertines/Présentation}} {{Nouveauté|Les Délices libertines|Johannès Gros|5=Jacqueline de Lansay|1934}} # {{Nouveauté|Contestation de l’élection de l’Hon. Hector Langevin|Adolphe-Basile Routhier|1876}} # {{Nouveauté|L’Œuvre dramatique de Richard Wagner||1886|auteur1=Albert Soubies|auteur2=Charles Malherbe}} # {{Nouveauté|Les Consultations charitables pour les malades|Théophraste Renaudot|1640}} # {{Nouveauté|Le Soulier de satin|Paul Claudel|[1929] 1941}} #{{Présentation|Teleny, étude physiologique/Présentation}} {{Nouveauté|Teleny, étude physiologique|Oscar Wilde|1934}} # {{export|Souvenirs entomologiques/Série 6}} '''[[Auteur:Jean-Henri Fabre|Jean-Henri Fabre]]''', ''[[Souvenirs entomologiques/Série 6|Souvenirs entomologiques, sixième série]]'', 1899 # {{Nouveauté|Œuvres posthumes (Françoise de Graffigny)|4=Œuvres posthumes|Françoise de Graffigny|1775}} # {{Nouveauté|L’Impromptu de Paris|Jean Giraudoux|1937}} # {{Nouveauté|Bécassine chez les Turcs|auteur1=Caumery|auteur2=Joseph Pinchon||1919}} # {{Nouveauté|Un corsaire sous la Terreur|Gabriel de La Landelle|1879 {{T|({{5e}} éd.)|84}}}} # {{Présentation|Le Joujou mystérieux/Présentation}} {{Nouveauté|Le Joujou mystérieux|Anonyme|1780}} # {{Nouveauté|L’Amazone rouge|Rachilde|1931}} # {{Nouveauté|Le Nouvel Icare|4=Le Nouvel Icare (Imagerie d’Épinal)|Anonyme|1877}} # {{Nouveauté|En tonneaux|Anonyme|1893}} {{e|[[Wikisource:Projets communautaires/Mission Gourmande|Mission gourmande]]}} # {{Nouveauté|Les recettes d’une Dame du Monde|Madame X***|1896}} {{e|[[Wikisource:Projets communautaires/Mission Gourmande|Mission gourmande]]}} #{{Présentation|Régine (Queeny)/Présentation}} {{Nouveauté|Régine (Queeny)|4=Régine|Anonyme|1916}} # {{Nouveauté|Montauciel en goguette|Anonyme|1850}} {{e|[[Wikisource:Projets communautaires/Mission Gourmande|Mission gourmande]]}} # {{Nouveauté|Aviation de France|René de Narbonne|1944}} # {{Nouveauté|Isaac, le tresseur de fil de fer|Panaït Istrati|1927}} # {{Nouveauté|Un mariage en province|Léonie d’Aunet|1858}} # {{Nouveauté|La petite Lotte|Simone Bodève|1907}} #{{Présentation|Sous le ciel bleu/Présentation}} {{Nouveauté|Sous le ciel bleu|Georges Belz de Villas|1884}} # {{Nouveauté|L’Histoire de don Quichotte de la Manche|Miguel de Cervantes Saavedra|{{trad.}} [[Auteur:César Oudin|C. 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Perceau)/Présentation}} {{export|Ma vie secrète (trad. Perceau)}}'''[[Auteur:Henry Spencer Ashbee|Henry Spencer Ashbee]]''', [[Ma vie secrète (trad. Perceau)|Ma vie secrète]], traduction [[Auteur:Louis Perceau|Louis Perceau]], 1923 # {{Nouveauté|Lettres sur l’Atlantide de Platon et sur l’ancienne histoire de l’Asie|Jean Sylvain Bailly|1779}} # {{Nouveauté|Le Mariage des couleurs|Maurice Bedel|1951}} # {{Nouveauté|L’Ami des lois|Jacques-Claude Martin de Mariveaux|1775|5=Martin de Mariveaux}} # {{Nouveauté|Pensées (Pascal, éd. Brunschvicg)|Blaise Pascal|{{éd.}} [[Auteur:Léon Brunschvicg|Brunschvicg]], [1904] 1921-1925|4=Pensées}} # {{Nouveauté|Les Cariatides (Théodore de Banville)|Théodore de Banville|[1842] 1889|4=Les Cariatides}} # {{Nouveauté|Voyage de Jérôme aux États-Unis d’Amérique|Maurice Bedel|1953}} # {{Nouveauté|Jeanne de Mauguet|Claude Vignon|1861}} # {{Nouveauté|Le Pâtissier Royal Belge illustré|Émile Le Graive|1922}} {{e|[[Wikisource:Projets communautaires/Mission Gourmande|Mission gourmande]]}} # {{Nouveauté|Présentation des Haïdoucs|Panaït Istrati|1925}} # {{Nouveauté|Dictionnaire de théologie catholique/JACQUES D’ÉDESSE|Eugène Tisserant|Dictionnaire de théologie catholique|Jacques d’Édesse}} # {{Présentation|Amours perverses/Présentation}} {{Nouveauté|Amours perverses|Anonyme|1912|5=Philédonis}} # {{Présentation|La Tourelle de Saint-Étienne/Présentation}} {{Nouveauté|La Tourelle de Saint-Étienne| Anonyme|vers 1830}} # {{Présentation|Le Journal intime d’une soubrette/Présentation}} {{Nouveauté|Le Journal intime d’une soubrette|Anonyme|1930|5=Par ***}} # {{Présentation|La Bourgeoise pervertie/Présentation}} {{Nouveauté|La Bourgeoise pervertie|André Ibels|1930}} # {{Présentation|Mes amours avec Victoire (éd. augmentée)/Présentation}} {{Nouveauté|Mes amours avec Victoire (éd. augmentée)|Édouard Demarchin|1889|5=E. D}} # {{Présentation|Les Carbonari de l’amour/Présentation}} {{Nouveauté|Les Carbonari de l’amour|Alphonse Momas|1902|5=V. d’Andorre}} # {{Présentation|La Vertu de la sœur Agnès/Présentation}} {{Nouveauté|La Vertu de la sœur Agnès|Anonyme|1891}} # {{Nouveauté|Variations guesdistes|Émile Pouget|La Sociale, 1897}} # {{Nouveauté|Le Supplice de Phèdre|Henri Deberly|1926}} {{e|[[Portail:Prix Goncourt|Prix Goncourt]]}} # {{Nouveauté|Nerrantsoula|Panaït Istrati|1927}} # {{Nouveauté|Le phénomène humain (Teilhard de Chardin)|Pierre Teilhard de Chardin|1955|Le phénomène humain}} # {{Présentation|Le Manuel du libertin/Présentation}} {{Nouveauté|Le Manuel du libertin| Anonyme|1914}} # {{Présentation|Le Précurseur (Fréhel)/Présentation}} {{Nouveauté|Le Précurseur (Fréhel)|Jacques Fréhel|1905|Le Précurseur}} # {{Présentation|Château-Gaillard/Présentation}} {{Nouveauté|Château-Gaillard|Claude Vignon|1874}} # {{Nouveauté|Le Laurier d’Apollon|Maurice Bedel|1936}} # {{Nouveauté|Le Fellah|Edmond About|1883}} # {{Présentation|Le Nouveau chatouilleur pour dames/Présentation}}&nbsp;{{Nouveauté|Le Nouveau chatouilleur pour dames|Anonyme|1795 (1890 ?)}} # {{Nouveauté|Mémoire sur les rapports naturels des Makis, Lemur, L. et description d'une nouvelle espèce de mammifère|Étienne Geoffroy Saint-Hilaire|1796}} # {{Nouveauté|Jérôme 60° latitude nord|Maurice Bedel|1927}} {{e|[[Portail:Prix Goncourt|Prix Goncourt]]}} # {{Nouveauté|Le Vérificateur des dates|Aimé Paris|1866}} # {{Nouveauté|Mikhaïl|Panaït Istrati|1927}} # {{Nouveauté|Et nunc manet in te|André Gide|1951}} # {{Nouveauté|Éricie ou la Vestale|Jean-Gaspard Dubois-Fontanelle|1768|5=Joseph-Gaspard Dubois-Fontanelle}} # {{Nouveauté|L’honorable paix japonaise|Jean Escarra|1938}} # {{Nouveauté|L’Art de jetter les Bombes|François Blondel|1685}} # {{Nouveauté|Codine|Panaït Istrati|1926}} # {{Nouveauté|L’Oiseau bleu (Bayard et Varner)||1836|L’Oiseau bleu|auteur1=Jean-François Bayard|auteur2=Antoine-François Varner}} # {{Nouveauté|La Montagne magique|Thomas Mann|{{trad.}} [[Auteur:Maurice Betz|Maurice Betz]], [1924] 1931}} # {{Nouveauté|La Place de l’homme dans la nature|Pierre Teilhard de Chardin|1956}} # {{Nouveauté|Le Droit à la vie et le minimum de salaire|Gabrielle Duchêne|1917}} # {{Nouveauté|L’Éducation en vue de la paix|Gabrielle Duchêne|1925}} # {{Nouveauté|La Femme en U.R.S.S.|Gabrielle Duchêne|1934}} # {{Nouveauté|Le Supplice d’une queue|François-Paul Alibert|1931}} # {{Nouveauté|Bécassine mobilisée|auteur1=Caumery|auteur2=Édouard Zier||1918}} # {{Nouveauté|Mon noviciat, ou les joies de Lolotte (éd. Poulet-Malassis)|André-Robert Andréa de Nerciat|1864|4=Mon noviciat, ou les joies de Lolotte|5=Andréa de Nerciat}} # {{pam}} {{Nouveauté|Le Tonnelier|Nicolas-Médard Audinot|1765}} # {{Nouveauté|Le Carnet vert|Henriette d’Angeville|1900}} # {{Nouveauté|Dictionnaire de théologie catholique/ZACHARIE LE RHÉTEUR| Gustave Bardy|1950|Zacharie le rhéteur, Dictionnaire de théologie catholique}} # {{Nouveauté|Bécassine chez les Alliés|auteur1=Caumery|auteur2=Édouard Zier||1917}} # {{Nouveauté|Bécassine pendant la guerre|auteur1=Caumery|auteur2=Joseph Pinchon||1916}} # {{Présentation|La Dette/Présentation}} {{Nouveauté|La Dette|Jacques Morel|1905}} # {{Nouveauté|Le Cœur de la Matière|Pierre Teilhard de Chardin|1976}} # {{Nouveauté|La Rose de sang|Louise Hervieu|1953}} # {{nouveauté|Description et Histoire naturelle du Groenland|Hans Egede|[1729] 1763}} # {{export|Le Chevalier d’Éon (comédie)}} '''[[Auteur:Jean-François Bayard|Bayard]], [[Auteur:Dumanoir|Dumanoir]]''', ''[[Le Chevalier d’Éon (comédie)]]'', 1837 # {{Nouveauté|Amok (recueil)|Stefan Zweig|1930}} # {{export|Révoltée !}} '''[[Auteur:Claude Vignon|Claude Vignon]]''', ''[[Révoltée !]]'', 1879 # {{Nouveauté|Les Incas, ou la Destruction de l’empire du Pérou|Jean-François Marmontel|1777}} # {{Nouveauté|Madame Adonis|Rachilde|1929}} # {{Nouveauté|Le Crime|Louise Hervieu|1937}} # {{export|La Bretagne (Janin)}} '''[[Auteur:Jules Janin|Jules Janin]]''', ''[[La Bretagne (Janin)|La Bretagne]]'', 1844 # {{Nouveauté|Comment je crois|Pierre Teilhard de Chardin|1969}} # {{export|3500 milles d’enfer}} '''[[Auteur:Alexandre Huot|Paul Verchères]]''', ''[[3500 milles d’enfer]]'' 1848 # {{Nouveauté|Science et Christ|Pierre Teilhard de Chardin|1965}} # {{Nouveauté|Genèse d’une pensée (Lettres 1914-1919)|Pierre Teilhard de Chardin|1961}} # {{export|Actualités. Insurrection de Paris : Incendie du palais des Tuileries (Imagerie d’Épinal — Estampe 1871)}} '''[[Auteur:Anonyme|Anonyme]]''', ''[[Actualités. Insurrection de Paris : Incendie du palais des Tuileries (Imagerie d’Épinal — Estampe 1871)]]'', 1871 # {{Nouveauté|La médecine dans l’art|Félix Desvernay|1911}} {{e|[[Wikisource:Projets communautaires/Mission Gourmande|Mission gourmande]]}} # {{export|Les Souhaits (Mlle ***)}} '''[[Auteur:Anonyme|{{Mlle|***}}]]''', ''[[Les Souhaits (Mlle ***)|Les Souhaits]]'', 1742 # {{Nouveauté|Les Poètes de la Ripaille|Collectif|1910}} {{e|[[Wikisource:Projets communautaires/Mission Gourmande|Mission gourmande]]}} # {{Nouveauté|Sangs|Louise Hervieu|1936}} # {{Nouveauté|Récit de François Kaondinoketc, chef des Nipissingues (tribu de race algonquine)|François Kaondinoketc|1848}} # {{Nouveauté|L’Art d’utiliser ses fautes, d’après Saint François de Sales|Joseph Tissot (prêtre)|1878}} # {{Nouveauté|Les Papillons et les Enfants|Louise Crombach|1845}} # {{Nouveauté|Écrits du temps de la guerre (1916-1919)|Pierre Teilhard de Chardin|1965}} # {{export|Une nuit d’orgies à Saint-Pierre Martinique}} '''[[Auteur:Anonyme|Effe Géache]]''', ''[[Une nuit d’orgies à Saint-Pierre Martinique]]'', 1892 # {{Nouveauté|Histoire et Légendes des plantes utiles et curieuses|Jean Rambosson|1868}} {{e|[[Wikisource:Projets communautaires/Mission Gourmande|Mission gourmande]]}} # {{Nouveauté|Tels qu’ils furent|Édouard Estaunié|illus. [[Auteur:Pierre Lissac|Pierre Lissac]], 1929}} # {{Nouveauté|Le Milieu divin|Pierre Teilhard de Chardin|1957}} # {{Nouveauté|L’Oiseau mécanique|Horace Van Offel|1907}} # {{Nouveauté|L’Amérique vivante|Henri Hauser|1924}} # {{Nouveauté|La Maniere de enter et planter en iardins|Anonyme|1494}} # {{Nouveauté|Les Mystères de Saint-Pétersbourg|Ivan Doff|1888}} # {{Nouveauté|Un pauvre devant Dieu|Louise Crombach|1845}} # {{Nouveauté|La Sorcière d’Ecbatane|Jane de la Vaudère|1906}} # {{Nouveauté|Les Mammifères de l’éocène inférieur français et leurs gisements|Pierre Teilhard de Chardin|1921}} # {{Présentation|Histoire d’une sous-maîtresse/presentation}} {{nouveauté|Histoire d’une sous-maîtresse|Adèle Battanchon|1861|5=Adèle Esquiros}} # {{nouveauté|Réminiscences (Hervieu)|Louise Hervieu|1946|4=Réminiscences}} # {{Nouveauté|L’Art d’être une bonne mère|Pauline Fréchette|1923}} # {{Nouveauté|L’Apparition de l’Homme|Pierre Teilhard de Chardin|1956}} # {{Nouveauté|Portraits jaunes|Lucien Vigneron|1896}} # {{Nouveauté|À la Brebis sans tache (recueil)|Marie-Louise Pailleron|1936}} # {{Nouveauté|Le Pain dur|Paul Claudel|1918}} # {{export|Guerre de 1870-1871 — Défense héroïque de Belfort par le brave colonel Denfert, la garnison et les habitants de la ville (Imagerie d’Épinal — Estampe 1871)}} '''Charles Malbran''', graveur, ''[[Guerre de 1870-1871 — Défense héroïque de Belfort par le brave colonel Denfert, la garnison et les habitants de la ville (Imagerie d’Épinal — Estampe 1871)|Guerre de 1870-1871 — Défense héroïque de Belfort par le brave colonel Denfert, la garnison et les habitants de la ville]]'', 1871 # {{Nouveauté|La Vie tragique de Geneviève|Louise Compain|1912}} # {{export|Œuvres mêlées}} '''[[Auteur:Marie-Jeanne L’Héritier de Villandon|Marie-Jeanne L’Héritier de Villandon]]''', ''[[Œuvres mêlées]]'', 1696 # {{export|L’Otage (Claudel)}} '''[[Auteur:Paul Claudel|Paul Claudel]]''', ''[[L’Otage (Claudel)|L’Otage]]'', [1911] 1923 # {{export|Souvenirs entomologiques/Série 10}} '''[[Auteur:Jean-Henri Fabre|Jean-Henri Fabre]]''', ''[[Souvenirs entomologiques/Série 10|Souvenirs entomologiques, Dixième série]]'', 1909 # {{Nouveauté|Le Pur et l’impur|Colette|[1932] 1985}} # {{Nouveauté|Monseigneur Henry Verjus|Jean Vaudon|1899}} # {{Nouveauté|Heures de prison|Marie Capelle|1855}} # {{Nouveauté|Les Voix du silence/La Tour d’ivoire|Victor de Laprade|1865}} # {{Nouveauté|L’Arbre qui saigne|François-Paul Alibert|1907}} # {{Nouveauté|Aux Femmes Françaises (affiche 1914)|René Viviani|1914}} # {{export|Le Diable dupé par les femmes}} '''[[Auteur:Anonyme|F.-N. Henry]]''', ''[[Le Diable dupé par les femmes]]'', frontispice de [[Auteur:Félicien Rops|Félicien Rops]] {{t|Enfer de la BNF|90}}, 1881 # {{nouveauté|Le bienheureux J.-Gabriel Perboyre|Jean Vaudon|1890}} # {{Nouveauté|Déclaration européenne sur les droits et principes numériques pour la décennie numérique|Commission européenne|2022}} # {{export|La Liberté civile (Quatrième édition 1872)}} '''[[Auteur:Jules Simon|Jules Simon]]''', ''[[La Liberté civile (Quatrième édition 1872)|La Liberté civile]]'', 1872 # {{Nouveauté|Le Japon intime|Andrée Viollis|1934}} # {{Nouveauté|Domenica|Marceline Desbordes-Valmore|1843}} # {{Nouveauté|Les Singes et le Pélican poursuivis par le Serpent enragé (Imagerie d’Épinal — Estampe 1897)|Anonyme|1897}} # {{export|Histoire amoureuse des Gaules (éd. Originale)}} '''[[Auteur:Roger de Bussy-Rabutin|Roger de Bussy-Rabutin]]''', ''[[Histoire amoureuse des Gaules (éd. Originale)|Histoire amoureuse des Gaules]]'', 1665 # {{Nouveauté|Album primo-avrilesque|Alphonse Allais|1897}} # {{export|La Mort à Venise}} '''[[Auteur:Thomas Mann|Thomas Mann]]''', ''[[La Mort à Venise]]'', {{trad.}} [[Auteur:Félix Bertaux|F. Bertaux]] et [[Auteur:Charles Sigwalt|Ch. Sigwalt]], [1912] 1929 # {{Nouveauté|Le Père humilié|Paul Claudel|1920}} <div style="font-size:90%;"> </div> Voir pages d’archives : * [[Wikisource:Liste des nouveautés/Global|Global]] * [[Wikisource:Liste des nouveautés/1000|1000 premières]], [[Wikisource:Liste des nouveautés/2000|2000 premières]] * Années : [[Wikisource:Liste des nouveautés/2014|2014]], [[Wikisource:Liste des nouveautés/2015|2015]], [[Wikisource:Liste des nouveautés/2016|2016]], [[Wikisource:Liste des nouveautés/2017|2017]], [[Wikisource:Liste des nouveautés/2018|2018]], [[Wikisource:Liste des nouveautés/2019|2019]], [[Wikisource:Liste des nouveautés/2020|2020]], [[Wikisource:Liste des nouveautés/2021|2021]], [[Wikisource:Liste des nouveautés/2022|2022]], [[Wikisource:Liste des nouveautés/2023|2023]], [[Wikisource:Liste des nouveautés/2024|2024]], [[Wikisource:Liste des nouveautés/2025|2025]] [[Catégorie:Modèles pour portail]] [[de:Vorlage:Hauptseite Neue Artikel]] [[en:Template:New texts]] [[pl:Szablon:Nowe]] [[vi:Tiêu bản:Văn kiện mới]] </noinclude> ra4f948h33hhszp4pleyg5skk65gyuf 15915406 15914945 2026-07-11T09:00:03Z Cunegonde1 52509 15915406 wikitext text/x-wiki <noinclude> <!-- **************************************************************************************** * Ce modèle contient la liste des 20 derniers textes ajoutés à Wikisource. * * Si vous ajoutez un titre (en début de liste), * * pensez à déplacer le dernier au début de la seconde liste * **************************************************************************************** --> {{début encart coloré|1=#FFFFFF00}} :*<big>'''Insérez''' les nouveaux textes en tête de cette liste</big> :{{m|Nouveauté|titre|auteur|complément}} : <small>''Autres paramètres'' : ::*<code>|4=titre différent</code>, <code>|5=auteur différent</code>, ::*<code>|auteur1=premier</code>, <code>|auteur2=second auteur</code> : ''Autres éléments'' : ::*{{m|Présentation|Titre/Présentation}} = {{Présentation|La Dette/Présentation}} ::*{{m|e|{{m|vert|Projet}}}} = {{e|{{vert|L’Échelle}}}} ::*{{m|pam}}={{pam}}</small> :*<big>'''Déplacez''' les derniers textes dans la seconde liste</big> {{fin encart}} <!--LISTE DES 20 DERNIÈRES NOUVEAUTÉS --> </noinclude><div style="font-size:90%; text-align:left; margin-left:-1.3em;"> # {{Nouveauté|Lettres de Lætitia et de Ludovic|Jacques-Louis Lacour|1834}} # {{Nouveauté|L’Article 47|Adolphe Belot|1870}} # {{Nouveauté|La Notion du temps d’après Einstein|Paul Dupont|1922}} # {{Présentation|Au Poiss’ d’Or/Présentation}} {{Nouveauté|Au Poiss’ d’Or|Alec Scouffi|1929}} # {{Nouveauté|Les Petits Plats pas cher, avec prix de revient (Jeanne-sans-terre)|Jeanne-sans-terre|1895}} {{e|[[Wikisource:Projets communautaires/Mission Gourmande|Mission gourmande]]}} # {{Nouveauté|Vers l’autre flamme|Panaït Istrati|1929}} # {{Nouveauté|De la formule « car tel est notre plaisir » dans la chancellerie française|Louis de Mas Latrie|1882}} # {{Nouveauté|Essai sur les privilèges|Emmanuel-Joseph Sieyès|1788}} # {{Nouveauté|Le Lion de Palestine|Jeanne Roche|1957|5=Jeanne Roche-Mazon}} # {{Nouveauté|Histoires (Tacite)|Tacite|{{trad.}} [[Auteur:Jean-Louis Burnouf|Burnouf]], 1863|Histoires}} # {{Nouveauté|Césarine Dietrich|George Sand|1870}} # {{Nouveauté|Le Grizzly|James Oliver Curwood|1926}} # {{Présentation|Mariage/Présentation}} {{Nouveauté|Mariage|Susan Ferrier|1818}} # {{Nouveauté|Introduction aux théories de M. Einstein en vue de leur application à l’astronomie|Gustave Juvet|1921}} # {{Nouveauté|Les Arguments de M. Einstein|François Vial|1922}} # {{Nouveauté|Une aventure d’Arsène Lupin|Maurice Leblanc|2004}} # {{Nouveauté|L’Honneur des grandes neiges|James Oliver Curwood|1978}} # {{Nouveauté|Petite ville|Jules-Hippolyte Percher|1886}} # {{Nouveauté|Le Fils de Lagardère (théâtre)|Paul Féval fils|1908}} # {{Présentation|Coralie l’inconstante/Présentation}} {{Nouveauté|Coralie l’inconstante|Angélique Arnaud|1843|Coralie l’inconstante suivi de Loïsa Bianchini}} </div><br /> ---- <noinclude> <!--LISTE DES AUTRES NOUVEAUTÉS --> '''Textes précédents (non affichés sur la page d’accueil)''' : ''(déplacez les éléments en excès depuis la fin de la liste précédente vers la tête de la liste suivante ; quand la liste ci-dessous devient trop longue, transférez la fin de la liste vers la page d’archive, qu’on n’est plus obligé de modifier à chaque fois.)'' #{{Présentation|Fredi en ménage/Présentation}} {{Nouveauté|Fredi en ménage|Max Des Vignons|1930}} # {{Nouveauté|Code gourmand|Horace Raisson|1923}} {{e|[[Wikisource:Projets communautaires/Mission Gourmande|Mission gourmande]]}} # {{Nouveauté|L’Hermite du mont Saint-Valentin|Fanny Tercy|1821}} # {{Nouveauté|Dictionnaire de théologie catholique/ABSOLUTION GÉNÉRALE|Auguste Beugnet|[[Dictionnaire de théologie catholique]]|Absolution générale}} # {{Nouveauté|Patois de la commune de Vionnaz (Bas-Valais)|Jules Gilliéron|1880}} # {{Nouveauté|Le Secret des corporations|Joséphin Péladan|1905}} # {{Nouveauté|Les Cœurs les plus farouches|James Oliver Curwood|1926}} # {{Nouveauté|L’Art du théâtre (Riccoboni)|Antoine-François Riccoboni|1750|L’Art du théâtre|François Riccoboni}} # {{Nouveauté|Description d’Ukranie|Guillaume Le Vasseur de Beauplan|1660}} # {{Nouveauté|Mémoire sur l’organisation et les rapports naturels des Tardigrades|Louis Michel François Doyère|1842}} # {{Nouveauté|Les Fabliaux|Joseph Bédier|1895}} # {{Nouveauté|Sous le signe du dragon|Paul Claudel|[1910] 1948}} # {{Nouveauté|Armorial de l’Europe et de la Toison d’or|Anonyme|1401-1500}} # {{Nouveauté|Sganarelle/Édition Louandre, 1910|Molière|[1660] 1910|Sganarelle}} # {{Nouveauté|Les Chasseurs d’or|James Oliver Curwood|[1926] 1997}} # {{Présentation|Fredi s’amuse/Présentation}} {{Nouveauté|Fredi s’amuse|Max Des Vignons|1929}} # {{nouveauté|Bon sang ne peut mentir|Marie-Eugène Alphonse Denis|1913|Bon sang ne peut mentir}} # {{nouveauté|Journal historique des événemens arrivés à Saint Eustache|Jacques Paquin|1838|Journal historique des événemens arrivés à Saint Eustache}} # {{nouveauté|Mélanges de poésie et de prose par Madame la Comtesse de Vidampierre|Madame de Vidampierre|1777|Mélanges de poésie et de prose}} #{{Présentation|À L’Ombre, ou Mes ébats au milieu des ingénues/Présentation}} {{Nouveauté|À L’Ombre, ou Mes ébats au milieu des ingénues| Anonyme|1889|5=William Lazenby}} # {{Nouveauté|Monographie du château de Salses|Alexandre Ratheau|1860}} # {{Nouveauté|Le Nouveau Spectateur, 01 avril 1776|Le Fuel de Méricourt|1776|Le Nouveau Spectateur, Nº. 1}} #{{Présentation|La Maison de verre/Présentation}} {{Nouveauté|La Maison de verre| Édouard Demarchin|1891|5=E. D.}} # {{Nouveauté|Oncle Anghel (recueil)|Panaït Istrati|4=Oncle Anghel|1924}} # {{Nouveauté|Nouvelle histoire de Mouchette|Georges Bernanos|[1937] 1946}} # {{Nouveauté|Aventures merveilleuses de Huon de Bordeaux|Gaston Paris|1898}} #{{Présentation|Cydalise ou le Péché dans le miroir/Présentation}} {{Nouveauté|Cydalise ou le Péché dans le miroir|Anonyme|1930|5=attribué à Johannès Gros}} # {{Nouveauté|Le petit chansonnier des sectateurs de Comus|Anonyme|1835}} {{e|[[Wikisource:Projets communautaires/Mission Gourmande|Mission gourmande]]}} # {{Nouveauté|Monsieur Ouine|Georges Bernanos|1947}} # {{Nouveauté|Annales (Tacite)|Tacite|{{trad.}} [[Auteur:Jean-Louis Burnouf|Burnouf]], 1863|Annales}} # {{Nouveauté|Fables de Fénelon|Fénelon|1800}} # {{Nouveauté|Les Chasseurs de loups|James Oliver Curwood|1929}} # {{Nouveauté|Partage de midi (1949)|Paul Claudel|1949|Partage de midi}} #{{Présentation|Les Délices libertines/Présentation}} {{Nouveauté|Les Délices libertines|Johannès Gros|5=Jacqueline de Lansay|1934}} # {{Nouveauté|Contestation de l’élection de l’Hon. Hector Langevin|Adolphe-Basile Routhier|1876}} # {{Nouveauté|L’Œuvre dramatique de Richard Wagner||1886|auteur1=Albert Soubies|auteur2=Charles Malherbe}} # {{Nouveauté|Les Consultations charitables pour les malades|Théophraste Renaudot|1640}} # {{Nouveauté|Le Soulier de satin|Paul Claudel|[1929] 1941}} #{{Présentation|Teleny, étude physiologique/Présentation}} {{Nouveauté|Teleny, étude physiologique|Oscar Wilde|1934}} # {{export|Souvenirs entomologiques/Série 6}} '''[[Auteur:Jean-Henri Fabre|Jean-Henri Fabre]]''', ''[[Souvenirs entomologiques/Série 6|Souvenirs entomologiques, sixième série]]'', 1899 # {{Nouveauté|Œuvres posthumes (Françoise de Graffigny)|4=Œuvres posthumes|Françoise de Graffigny|1775}} # {{Nouveauté|L’Impromptu de Paris|Jean Giraudoux|1937}} # {{Nouveauté|Bécassine chez les Turcs|auteur1=Caumery|auteur2=Joseph Pinchon||1919}} # {{Nouveauté|Un corsaire sous la Terreur|Gabriel de La Landelle|1879 {{T|({{5e}} éd.)|84}}}} # {{Présentation|Le Joujou mystérieux/Présentation}} {{Nouveauté|Le Joujou mystérieux|Anonyme|1780}} # {{Nouveauté|L’Amazone rouge|Rachilde|1931}} # {{Nouveauté|Le Nouvel Icare|4=Le Nouvel Icare (Imagerie d’Épinal)|Anonyme|1877}} # {{Nouveauté|En tonneaux|Anonyme|1893}} {{e|[[Wikisource:Projets communautaires/Mission Gourmande|Mission gourmande]]}} # {{Nouveauté|Les recettes d’une Dame du Monde|Madame X***|1896}} {{e|[[Wikisource:Projets communautaires/Mission Gourmande|Mission gourmande]]}} #{{Présentation|Régine (Queeny)/Présentation}} {{Nouveauté|Régine (Queeny)|4=Régine|Anonyme|1916}} # {{Nouveauté|Montauciel en goguette|Anonyme|1850}} {{e|[[Wikisource:Projets communautaires/Mission Gourmande|Mission gourmande]]}} # {{Nouveauté|Aviation de France|René de Narbonne|1944}} # {{Nouveauté|Isaac, le tresseur de fil de fer|Panaït Istrati|1927}} # {{Nouveauté|Un mariage en province|Léonie d’Aunet|1858}} # {{Nouveauté|La petite Lotte|Simone Bodève|1907}} #{{Présentation|Sous le ciel bleu/Présentation}} {{Nouveauté|Sous le ciel bleu|Georges Belz de Villas|1884}} # {{Nouveauté|L’Histoire de don Quichotte de la Manche|Miguel de Cervantes Saavedra|{{trad.}} [[Auteur:César Oudin|C. Oudin]] et [[Auteur:François de Rosset|F. de Rosset]], [1605-1615] 1884}} #{{Présentation|Vingt ans de la vie d’une jolie femme/Présentation}} {{Nouveauté|Vingt ans de la vie d’une jolie femme|Anonyme|1894|5=Julia R.}} # {{Nouveauté|Les Livres chinois avant l’invention du papier|Édouard Chavannes|1905}} #{{Présentation|Fétichisme amoureux/Présentation}} {{Nouveauté|Fétichisme amoureux|Alphonse Momas|1923|5=L’Érotin}} # {{Nouveauté|Domnitza de Snagov|Panaït Istrati|1926}} # {{Nouveauté|Le Crime de la Cinquième Avenue|Anna Katharine Green|1886}} # {{Nouveauté|L’Empreinte du dieu|Maxence Van der Meersch|1936}} {{e|[[Portail:Prix Goncourt|Prix Goncourt]]}} #{{Présentation|Vénus dans l’Inde/Présentation}} {{Nouveauté|Vénus dans l’Inde|Charles Devereux|1914|5=Charles Dévereux}} # {{Nouveauté|Bas les armes !|Bertha von Suttner|1899}} # {{Présentation|Histoire d’un dictionnaire latin/Présentation}} {{export|Histoire d’un dictionnaire latin}} '''[[Auteur:Jeanne Malassez|Jeanne Malassez]]''', ''[[Histoire d’un dictionnaire latin]]'', 1905 # {{Présentation|Nymphes dansant avec des satyres/Présentation}} {{export|Nymphes dansant avec des satyres}} '''[[Auteur:René Boylesve|René Boylesve]]''', ''[[Nymphes dansant avec des satyres]]'', 1920 #{{Présentation|Secrets de poste/Présentation}} {{Nouveauté|Secrets de poste|Alphonse Momas|1891|5=Le Nismois}} # {{Nouveauté|Fables et légendes du Japon|Claudius Ferrand|1903}} # {{Nouveauté|Les Paris sont ouverts|Claude Cahun|1934}} #{{Présentation|Satan et Ève/Présentation}} {{Nouveauté|Satan et Ève|Anonyme|1832}} # {{Nouveauté|Héroïnes|Claude Cahun|1925}} # {{Nouveauté|L’Amour libre|Madeleine Vernet|1925}} # {{Présentation|Ma vie secrète (trad. Perceau)/Présentation}} {{export|Ma vie secrète (trad. Perceau)}}'''[[Auteur:Henry Spencer Ashbee|Henry Spencer Ashbee]]''', [[Ma vie secrète (trad. Perceau)|Ma vie secrète]], traduction [[Auteur:Louis Perceau|Louis Perceau]], 1923 # {{Nouveauté|Lettres sur l’Atlantide de Platon et sur l’ancienne histoire de l’Asie|Jean Sylvain Bailly|1779}} # {{Nouveauté|Le Mariage des couleurs|Maurice Bedel|1951}} # {{Nouveauté|L’Ami des lois|Jacques-Claude Martin de Mariveaux|1775|5=Martin de Mariveaux}} # {{Nouveauté|Pensées (Pascal, éd. Brunschvicg)|Blaise Pascal|{{éd.}} [[Auteur:Léon Brunschvicg|Brunschvicg]], [1904] 1921-1925|4=Pensées}} # {{Nouveauté|Les Cariatides (Théodore de Banville)|Théodore de Banville|[1842] 1889|4=Les Cariatides}} # {{Nouveauté|Voyage de Jérôme aux États-Unis d’Amérique|Maurice Bedel|1953}} # {{Nouveauté|Jeanne de Mauguet|Claude Vignon|1861}} # {{Nouveauté|Le Pâtissier Royal Belge illustré|Émile Le Graive|1922}} {{e|[[Wikisource:Projets communautaires/Mission Gourmande|Mission gourmande]]}} # {{Nouveauté|Présentation des Haïdoucs|Panaït Istrati|1925}} # {{Nouveauté|Dictionnaire de théologie catholique/JACQUES D’ÉDESSE|Eugène Tisserant|Dictionnaire de théologie catholique|Jacques d’Édesse}} # {{Présentation|Amours perverses/Présentation}} {{Nouveauté|Amours perverses|Anonyme|1912|5=Philédonis}} # {{Présentation|La Tourelle de Saint-Étienne/Présentation}} {{Nouveauté|La Tourelle de Saint-Étienne| Anonyme|vers 1830}} # {{Présentation|Le Journal intime d’une soubrette/Présentation}} {{Nouveauté|Le Journal intime d’une soubrette|Anonyme|1930|5=Par ***}} # {{Présentation|La Bourgeoise pervertie/Présentation}} {{Nouveauté|La Bourgeoise pervertie|André Ibels|1930}} # {{Présentation|Mes amours avec Victoire (éd. augmentée)/Présentation}} {{Nouveauté|Mes amours avec Victoire (éd. augmentée)|Édouard Demarchin|1889|5=E. D}} # {{Présentation|Les Carbonari de l’amour/Présentation}} {{Nouveauté|Les Carbonari de l’amour|Alphonse Momas|1902|5=V. d’Andorre}} # {{Présentation|La Vertu de la sœur Agnès/Présentation}} {{Nouveauté|La Vertu de la sœur Agnès|Anonyme|1891}} # {{Nouveauté|Variations guesdistes|Émile Pouget|La Sociale, 1897}} # {{Nouveauté|Le Supplice de Phèdre|Henri Deberly|1926}} {{e|[[Portail:Prix Goncourt|Prix Goncourt]]}} # {{Nouveauté|Nerrantsoula|Panaït Istrati|1927}} # {{Nouveauté|Le phénomène humain (Teilhard de Chardin)|Pierre Teilhard de Chardin|1955|Le phénomène humain}} # {{Présentation|Le Manuel du libertin/Présentation}} {{Nouveauté|Le Manuel du libertin| Anonyme|1914}} # {{Présentation|Le Précurseur (Fréhel)/Présentation}} {{Nouveauté|Le Précurseur (Fréhel)|Jacques Fréhel|1905|Le Précurseur}} # {{Présentation|Château-Gaillard/Présentation}} {{Nouveauté|Château-Gaillard|Claude Vignon|1874}} # {{Nouveauté|Le Laurier d’Apollon|Maurice Bedel|1936}} # {{Nouveauté|Le Fellah|Edmond About|1883}} # {{Présentation|Le Nouveau chatouilleur pour dames/Présentation}}&nbsp;{{Nouveauté|Le Nouveau chatouilleur pour dames|Anonyme|1795 (1890 ?)}} # {{Nouveauté|Mémoire sur les rapports naturels des Makis, Lemur, L. et description d'une nouvelle espèce de mammifère|Étienne Geoffroy Saint-Hilaire|1796}} # {{Nouveauté|Jérôme 60° latitude nord|Maurice Bedel|1927}} {{e|[[Portail:Prix Goncourt|Prix Goncourt]]}} # {{Nouveauté|Le Vérificateur des dates|Aimé Paris|1866}} # {{Nouveauté|Mikhaïl|Panaït Istrati|1927}} # {{Nouveauté|Et nunc manet in te|André Gide|1951}} # {{Nouveauté|Éricie ou la Vestale|Jean-Gaspard Dubois-Fontanelle|1768|5=Joseph-Gaspard Dubois-Fontanelle}} # {{Nouveauté|L’honorable paix japonaise|Jean Escarra|1938}} # {{Nouveauté|L’Art de jetter les Bombes|François Blondel|1685}} # {{Nouveauté|Codine|Panaït Istrati|1926}} # {{Nouveauté|L’Oiseau bleu (Bayard et Varner)||1836|L’Oiseau bleu|auteur1=Jean-François Bayard|auteur2=Antoine-François Varner}} # {{Nouveauté|La Montagne magique|Thomas Mann|{{trad.}} [[Auteur:Maurice Betz|Maurice Betz]], [1924] 1931}} # {{Nouveauté|La Place de l’homme dans la nature|Pierre Teilhard de Chardin|1956}} # {{Nouveauté|Le Droit à la vie et le minimum de salaire|Gabrielle Duchêne|1917}} # {{Nouveauté|L’Éducation en vue de la paix|Gabrielle Duchêne|1925}} # {{Nouveauté|La Femme en U.R.S.S.|Gabrielle Duchêne|1934}} # {{Nouveauté|Le Supplice d’une queue|François-Paul Alibert|1931}} # {{Nouveauté|Bécassine mobilisée|auteur1=Caumery|auteur2=Édouard Zier||1918}} # {{Nouveauté|Mon noviciat, ou les joies de Lolotte (éd. Poulet-Malassis)|André-Robert Andréa de Nerciat|1864|4=Mon noviciat, ou les joies de Lolotte|5=Andréa de Nerciat}} # {{pam}} {{Nouveauté|Le Tonnelier|Nicolas-Médard Audinot|1765}} # {{Nouveauté|Le Carnet vert|Henriette d’Angeville|1900}} # {{Nouveauté|Dictionnaire de théologie catholique/ZACHARIE LE RHÉTEUR| Gustave Bardy|1950|Zacharie le rhéteur, Dictionnaire de théologie catholique}} # {{Nouveauté|Bécassine chez les Alliés|auteur1=Caumery|auteur2=Édouard Zier||1917}} # {{Nouveauté|Bécassine pendant la guerre|auteur1=Caumery|auteur2=Joseph Pinchon||1916}} # {{Présentation|La Dette/Présentation}} {{Nouveauté|La Dette|Jacques Morel|1905}} # {{Nouveauté|Le Cœur de la Matière|Pierre Teilhard de Chardin|1976}} # {{Nouveauté|La Rose de sang|Louise Hervieu|1953}} # {{nouveauté|Description et Histoire naturelle du Groenland|Hans Egede|[1729] 1763}} # {{export|Le Chevalier d’Éon (comédie)}} '''[[Auteur:Jean-François Bayard|Bayard]], [[Auteur:Dumanoir|Dumanoir]]''', ''[[Le Chevalier d’Éon (comédie)]]'', 1837 # {{Nouveauté|Amok (recueil)|Stefan Zweig|1930}} # {{export|Révoltée !}} '''[[Auteur:Claude Vignon|Claude Vignon]]''', ''[[Révoltée !]]'', 1879 # {{Nouveauté|Les Incas, ou la Destruction de l’empire du Pérou|Jean-François Marmontel|1777}} # {{Nouveauté|Madame Adonis|Rachilde|1929}} # {{Nouveauté|Le Crime|Louise Hervieu|1937}} # {{export|La Bretagne (Janin)}} '''[[Auteur:Jules Janin|Jules Janin]]''', ''[[La Bretagne (Janin)|La Bretagne]]'', 1844 # {{Nouveauté|Comment je crois|Pierre Teilhard de Chardin|1969}} # {{export|3500 milles d’enfer}} '''[[Auteur:Alexandre Huot|Paul Verchères]]''', ''[[3500 milles d’enfer]]'' 1848 # {{Nouveauté|Science et Christ|Pierre Teilhard de Chardin|1965}} # {{Nouveauté|Genèse d’une pensée (Lettres 1914-1919)|Pierre Teilhard de Chardin|1961}} # {{export|Actualités. Insurrection de Paris : Incendie du palais des Tuileries (Imagerie d’Épinal — Estampe 1871)}} '''[[Auteur:Anonyme|Anonyme]]''', ''[[Actualités. Insurrection de Paris : Incendie du palais des Tuileries (Imagerie d’Épinal — Estampe 1871)]]'', 1871 # {{Nouveauté|La médecine dans l’art|Félix Desvernay|1911}} {{e|[[Wikisource:Projets communautaires/Mission Gourmande|Mission gourmande]]}} # {{export|Les Souhaits (Mlle ***)}} '''[[Auteur:Anonyme|{{Mlle|***}}]]''', ''[[Les Souhaits (Mlle ***)|Les Souhaits]]'', 1742 # {{Nouveauté|Les Poètes de la Ripaille|Collectif|1910}} {{e|[[Wikisource:Projets communautaires/Mission Gourmande|Mission gourmande]]}} # {{Nouveauté|Sangs|Louise Hervieu|1936}} # {{Nouveauté|Récit de François Kaondinoketc, chef des Nipissingues (tribu de race algonquine)|François Kaondinoketc|1848}} # {{Nouveauté|L’Art d’utiliser ses fautes, d’après Saint François de Sales|Joseph Tissot (prêtre)|1878}} # {{Nouveauté|Les Papillons et les Enfants|Louise Crombach|1845}} # {{Nouveauté|Écrits du temps de la guerre (1916-1919)|Pierre Teilhard de Chardin|1965}} # {{export|Une nuit d’orgies à Saint-Pierre Martinique}} '''[[Auteur:Anonyme|Effe Géache]]''', ''[[Une nuit d’orgies à Saint-Pierre Martinique]]'', 1892 # {{Nouveauté|Histoire et Légendes des plantes utiles et curieuses|Jean Rambosson|1868}} {{e|[[Wikisource:Projets communautaires/Mission Gourmande|Mission gourmande]]}} # {{Nouveauté|Tels qu’ils furent|Édouard Estaunié|illus. [[Auteur:Pierre Lissac|Pierre Lissac]], 1929}} # {{Nouveauté|Le Milieu divin|Pierre Teilhard de Chardin|1957}} # {{Nouveauté|L’Oiseau mécanique|Horace Van Offel|1907}} # {{Nouveauté|L’Amérique vivante|Henri Hauser|1924}} # {{Nouveauté|La Maniere de enter et planter en iardins|Anonyme|1494}} # {{Nouveauté|Les Mystères de Saint-Pétersbourg|Ivan Doff|1888}} # {{Nouveauté|Un pauvre devant Dieu|Louise Crombach|1845}} # {{Nouveauté|La Sorcière d’Ecbatane|Jane de la Vaudère|1906}} # {{Nouveauté|Les Mammifères de l’éocène inférieur français et leurs gisements|Pierre Teilhard de Chardin|1921}} # {{Présentation|Histoire d’une sous-maîtresse/presentation}} {{nouveauté|Histoire d’une sous-maîtresse|Adèle Battanchon|1861|5=Adèle Esquiros}} # {{nouveauté|Réminiscences (Hervieu)|Louise Hervieu|1946|4=Réminiscences}} # {{Nouveauté|L’Art d’être une bonne mère|Pauline Fréchette|1923}} # {{Nouveauté|L’Apparition de l’Homme|Pierre Teilhard de Chardin|1956}} # {{Nouveauté|Portraits jaunes|Lucien Vigneron|1896}} # {{Nouveauté|À la Brebis sans tache (recueil)|Marie-Louise Pailleron|1936}} # {{Nouveauté|Le Pain dur|Paul Claudel|1918}} # {{export|Guerre de 1870-1871 — Défense héroïque de Belfort par le brave colonel Denfert, la garnison et les habitants de la ville (Imagerie d’Épinal — Estampe 1871)}} '''Charles Malbran''', graveur, ''[[Guerre de 1870-1871 — Défense héroïque de Belfort par le brave colonel Denfert, la garnison et les habitants de la ville (Imagerie d’Épinal — Estampe 1871)|Guerre de 1870-1871 — Défense héroïque de Belfort par le brave colonel Denfert, la garnison et les habitants de la ville]]'', 1871 # {{Nouveauté|La Vie tragique de Geneviève|Louise Compain|1912}} # {{export|Œuvres mêlées}} '''[[Auteur:Marie-Jeanne L’Héritier de Villandon|Marie-Jeanne L’Héritier de Villandon]]''', ''[[Œuvres mêlées]]'', 1696 # {{export|L’Otage (Claudel)}} '''[[Auteur:Paul Claudel|Paul Claudel]]''', ''[[L’Otage (Claudel)|L’Otage]]'', [1911] 1923 # {{export|Souvenirs entomologiques/Série 10}} '''[[Auteur:Jean-Henri Fabre|Jean-Henri Fabre]]''', ''[[Souvenirs entomologiques/Série 10|Souvenirs entomologiques, Dixième série]]'', 1909 # {{Nouveauté|Le Pur et l’impur|Colette|[1932] 1985}} # {{Nouveauté|Monseigneur Henry Verjus|Jean Vaudon|1899}} # {{Nouveauté|Heures de prison|Marie Capelle|1855}} # {{Nouveauté|Les Voix du silence/La Tour d’ivoire|Victor de Laprade|1865}} # {{Nouveauté|L’Arbre qui saigne|François-Paul Alibert|1907}} # {{Nouveauté|Aux Femmes Françaises (affiche 1914)|René Viviani|1914}} # {{export|Le Diable dupé par les femmes}} '''[[Auteur:Anonyme|F.-N. Henry]]''', ''[[Le Diable dupé par les femmes]]'', frontispice de [[Auteur:Félicien Rops|Félicien Rops]] {{t|Enfer de la BNF|90}}, 1881 # {{nouveauté|Le bienheureux J.-Gabriel Perboyre|Jean Vaudon|1890}} # {{Nouveauté|Déclaration européenne sur les droits et principes numériques pour la décennie numérique|Commission européenne|2022}} # {{export|La Liberté civile (Quatrième édition 1872)}} '''[[Auteur:Jules Simon|Jules Simon]]''', ''[[La Liberté civile (Quatrième édition 1872)|La Liberté civile]]'', 1872 # {{Nouveauté|Le Japon intime|Andrée Viollis|1934}} # {{Nouveauté|Domenica|Marceline Desbordes-Valmore|1843}} # {{Nouveauté|Les Singes et le Pélican poursuivis par le Serpent enragé (Imagerie d’Épinal — Estampe 1897)|Anonyme|1897}} # {{export|Histoire amoureuse des Gaules (éd. Originale)}} '''[[Auteur:Roger de Bussy-Rabutin|Roger de Bussy-Rabutin]]''', ''[[Histoire amoureuse des Gaules (éd. Originale)|Histoire amoureuse des Gaules]]'', 1665 # {{Nouveauté|Album primo-avrilesque|Alphonse Allais|1897}} # {{export|La Mort à Venise}} '''[[Auteur:Thomas Mann|Thomas Mann]]''', ''[[La Mort à Venise]]'', {{trad.}} [[Auteur:Félix Bertaux|F. Bertaux]] et [[Auteur:Charles Sigwalt|Ch. 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Ce serait interessant non ? --[[Utilisateur:Catulle|Catulle]] 24 juin 2006 à 11:43 (UTC) == Bulletin de la Société française de philosophie == * http://catalog.hathitrust.org/Record/000505792 == Améliorations graphiques du Portail Wikisource == Bonjour {{ping|Marc}}, {{ping|Caton}}, Je vous propose de faire une refonte de la page du portail, et ce pour plusieurs raisons : * 1/ Améliorer la qualité graphique globale de ces pages et * 2/ Mettre en place un système responsive (avec les flexbox qui permettent de s'adapter à tous les formats d'écran). Qu'en pensez-vous, est-ce que cela vous intéresserai ? Auriez-vous des envies/besoins/remarques particulières ? J'ai par exemple fais la refonte de différents portails comme le [[Portail:Québec]], le [[Portail:Asie]], le [[Portail:Fables]], ou le projet [[Wikisource:Projet Québec/Canada]]. Merci et bonne journée ! (n'hésitez pas à me mentionner pour me répondre) — [[Utilisateur:Koreller|Koreller]] ([[Discussion utilisateur:Koreller|d]]) 10 octobre 2021 à 09:42 (UTC) :{{fait}} — [[Utilisateur:Koreller|Koreller]] ([[Discussion utilisateur:Koreller|d]]) 17 novembre 2021 à 14:00 (UTC) == Merci == Tanks u [[Spécial:Contributions/&#126;2025-26602-38|&#126;2025-26602-38]] ([[Discussion utilisateur:&#126;2025-26602-38|discussion]]) 25 septembre 2025 à 05:42 (UTC) == Le bouton "au hasard" == Ça serait bien un bouton "au hasard" pour chacune des rubriques. Merci. [[Spécial:Contributions/&#126;2026-39020-55|&#126;2026-39020-55]] ([[Discussion utilisateur:&#126;2026-39020-55|discussion]]) 10 juillet 2026 à 21:41 (UTC) 8u2vrxhcl6aashbbwzptlpf140hjp13 Modèle:Scène 10 82735 15914071 15623289 2026-07-10T16:24:33Z Denis Gagne52 101614 uc pour SCÈNE en majuscules 15914071 wikitext text/x-wiki {{#switch: {{{niveau}}}<!-- -->| #default | h3 | t3 = <h3 <!-- -->| h4 | t4 = <h4 <!-- -->}}<!-- --> class="tmp" style="<!-- -->{{#if: {{{align|}}} | text-align: {{{align|}}}; }}<!-- -->{{#if: {{{ff|}}} | font-family: {{{ff|}}}; }} <!-- -->{{#if: {{{fw|}}} | font-weight: {{{fw|}}}; }}<!-- -->{{#if: {{{fs|}}} | font-size: {{{fs|}}}; }}<!-- -->{{#if: {{{m|}}} | margin: {{{m}}} 0em; |<!-- --> margin-top:{{{mt|1.5em}}};<!-- -->{{#if: {{{mb|}}} | margin-bottom:{{{mb}}}; | }}<!-- -->{{#if: {{{ml|}}} | margin-left:{{{ml}}}; | }} }} <!-- -->{{#if: {{{sp|}}} | letter-spacing: {{{sp|}}}; }}<!-- --> word-spacing: {{{ws|2px}}}; <!-- -->{{#if: {{{lh|}}} | line-height: 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de ses filles du Chevalier de La Tour Landry/Chapitre 9|Le IX{{e}}, d’une bourgeoise qui mouru et n’avoit osé confessié son pechié.]]|page={{pli|19|70}}|nodots}} {{table|indentation=-1|largeurp=40|titre=[[Livre pour l’enseignement de ses filles du Chevalier de La Tour Landry/Chapitre 10|Le X{{e}}, comment toutes femmes doivent être courtoises.]]|page={{pli|22|70}}|nodots}} {{table|indentation=-1|largeurp=40|titre=[[Livre pour l’enseignement de ses filles du Chevalier de La Tour Landry/Chapitre 11|Le XI{{e}}, comment elles se doyvent contenir sans virer la teste çà ne là.]]|page={{pli|24|70}}|nodots}}<noinclude> <references/></noinclude> ihdwp0jb4c7lhcm0zczpmpm805mag35 Page:Livre du Chevalier de La Tour Landry.djvu/64 104 596354 15915396 7150867 2026-07-11T08:52:34Z Narilora 147413 libellé entier 15915396 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Newnewlaw" /></noinclude>{{table|indentation=-1|largeurp=40|titre=[[Livre pour l’enseignement de ses filles du Chevalier de La Tour Landry/Chapitre 12|Le XII{{e}}, de la fille du roy de Dannemarche, qui perdit le roy d’Angleterre par sa folle contenance.]]|page={{pli|25|70}}|nodots}} {{table|indentation=-1|largeurp=40|titre=[[Livre pour l’enseignement de ses filles du Chevalier de La Tour Landry/Chapitre 13|Le XIII{{e}}, de celle que le chevalier de la Tour refusa pour sa legière manière.]]|page={{pli|28|70}}|nodots}} {{table|indentation=-1|largeurp=40|titre=[[Livre pour l’enseignement de ses filles du Chevalier de La Tour Landry/Chapitre 14|Le XIIII{{e}} chappitre parle comment la fille du roy d’Arragon perdy le roy d’Espaigne.]]|page={{pli|30|70}}|nodots}} {{table|indentation=-1|largeurp=40|titre=[[Livre pour l’enseignement de ses filles du Chevalier de La Tour Landry/Chapitre 15|Le XV{{e}}, de celles qui estrivent les unes aux autres.]]|page={{pli|32|70}}|nodots}} {{table|indentation=-1|largeurp=40|titre=[[Livre pour l’enseignement de ses filles du Chevalier de La Tour Landry/Chapitre 16|Le 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<references/></noinclude> ssq6ia310qv1dqsvh6i7lypk8lgk41q Page:Livre du Chevalier de La Tour Landry.djvu/65 104 596355 15915410 7150911 2026-07-11T09:07:00Z Narilora 147413 sans noinclude libellé complet 15915410 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Newnewlaw" /></noinclude>{{table|indentation=-1|titre=[[Livre pour l’enseignement de ses filles du Chevalier de La Tour Landry/Chapitre 29|Le XXIX{{e}}, de saint Martin de Tours et de saint Brice et du dyable.]]|page={{pli|65|70}}|nodots}} {{table|indentation=-1|titre=[[Livre pour l’enseignement de ses filles du Chevalier de La Tour Landry/Chapitre 30|Le XXX{{e}}, de celle qui perdy à ouir la messe.]]|page={{pli|66|70}}|nodots}} {{table|indentation=-1|titre=[[Livre pour l’enseignement de ses filles du Chevalier de La Tour Landry/Chapitre 31|Le XXXI{{e}}, d’une dame qui employoit le quart du jour pour soy appareiller.]]|page={{pli|70|70}}|nodots}} {{table|indentation=-1|titre=[[Livre pour l’enseignement de ses 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{{table|indentation=-1|titre=[[Livre pour l’enseignement de ses filles du Chevalier de La Tour Landry/Chapitre 37|Le XXXVII{{e}}, des mauvais exemplaires et des malices de ce monde.]]|page={{pli|82|70}}|nodots}} {{table|indentation=-1|titre=[[Livre pour l’enseignement de ses filles du Chevalier de La Tour Landry/Chapitre 38|Le XXXVIII{{e}}, des bons exemplaires du monde.]]|page={{pli|83|70}}|nodots}} {{table|indentation=-1|titre=[[Livre pour l’enseignement de ses filles du Chevalier de La Tour Landry/Chapitre 39|Le XXXIX{{e}}, de Eve notre première mère et de ses folies.]]|page={{pli|85|70}}|nodots}} {{table|indentation=-1|titre=[[Livre pour l’enseignement de ses filles du Chevalier de La Tour Landry/Chapitre 40|Le XL{{e}} chapitre contient la tierce folie de Eve.]]|page={{pli|88|70}}|nodots}} {{table|indentation=-1|titre=[[Livre pour l’enseignement de ses filles du Chevalier de La Tour Landry/Chapitre 41|Le XLI{{e}} fait mention de la quarte folie de Eve.]]|page={{pli|89|70}}|nodots}} {{table|indentation=-1|titre=[[Livre pour l’enseignement de ses filles du Chevalier de La Tour Landry/Chapitre 42|Le XLII{{e}}, la quinte folie.]]|page={{pli|90|70}}|nodots}} {{table|indentation=-1|titre=[[Livre pour l’enseignement de ses filles du Chevalier de La Tour Landry/Chapitre 43|Le XLIII{{e}}, la VI{{e}} folie.]]|page={{pli|91|70}}|nodots}} {{table|indentation=-1|titre=[[Livre pour l’enseignement de ses filles du Chevalier de La Tour Landry/Chapitre 44|Le XLIIII{{e}}, la VII{{e}} folie.]]|page={{pli|93|70}}|nodots}} {{table|indentation=-1|titre=[[Livre pour l’enseignement de ses filles du Chevalier de La Tour Landry/Chapitre 45|Le XLV{{e}}, la VIII{{e}} folie.]]|page={{pli|94|70}}|nodots}} {{table|indentation=-1|titre=[[Livre pour l’enseignement de ses filles du Chevalier de La Tour Landry/Chapitre 46|Le XLVI{{e}}, la IX{{e}} folie.]]|page={{pli|96|70}}|nodots}} {{table|indentation=-1|titre=[[Livre pour l’enseignement de ses filles du Chevalier de La Tour Landry/Chapitre 47|Le 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from=11 to=29 header=1 auteur="[[Auteur:Jean-Jacques Baude|J.-J. Baude]] " prev="" next="" /> [[Catégorie:Articles de la Revue des Deux Mondes]] [[Catégorie:Articles de 1848]] [[Catégorie:Articles de Jean-Jacques Baude]] tcs5uc4qxw5pmuco58us7zauvduydsr Page:Revue des Deux Mondes - 1848 - tome 23.djvu/11 104 853337 15913863 12435614 2026-07-10T13:02:59Z Berniepyt 17489 /* Validée */ 15913863 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{SDT}}</noinclude><nowiki/> {{c|LES|mt=5em}} {{c|ATELIERS NATIONAUX.|fs=250%|mt=1.2em}} {{Séparateur|6|mt=3em|mb=5em}} L’Europe est aujourd’hui gouvernée par l’imprévu, et bien fou celui qui prétendrait lire dans l’avenir ; mais, si les événemens sont impénétrables, les tendances sont manifestes, et, quand l’arbre est en fleurs, il n’est pas nécessaire d’être un grand astrologue pour prédire quels fruits il portera. À observer ce qui se passe à Paris et dans nos principales villes manufacturières, nous emploierons les années 1848 et 1849 à mettre en lumière, à nos dépens, l’impuissance et la fausseté des systèmes économiques que voudraient naturaliser de force parmi nous des cerveaux frappés par le soleil de février. L’alchimie socialiste fît-elle, en cherchant une autre pierre philosophale, les découvertes les plus inattendues, nous sortirons de ses creusets affaiblis, ruinés, ridiculement distancés par nos rivaux dans la carrière de l’industrie. Cependant, puisque le calice ne saurait être détourné de nos lèvres, avalons-le le plus vite possible, et tâchons au moins que le spectacle instructif que nous donnons aux étrangers ne soit pas perdu pour nous. Nous y payons les places assez cher pour nous permettre cette prétention. Dans la série des épreuves que nous avons à subir, les ateliers nationaux ne sont pas celle dont le souvenir sera le moins utile à conserver. Ce n’est pas que l’invention soit nouvelle. À toutes les époques, lorsqu’une calamité subite a frappé des populations, l’administration s’est appliquée à mettre à leur portée des travaux accessibles aux bras les moins exercés, et si, dans de pareilles circonstances, elle cherchait plutôt à soulager des souffrances qu’à réaliser d’utiles entreprises, du moins le recours à ces remèdes ruineux était essentiellement {{Tiret|tempo|raire.}}<noinclude> <references/></noinclude> 54qojoifqdekgj6ofuv57u3ghpagix5 Page:Revue des Deux Mondes - 1848 - tome 23.djvu/12 104 853338 15913873 6141106 2026-07-10T13:11:08Z Berniepyt 17489 15913873 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Zoé" />{{nr|6|REVUE DES DEUX MONDES.|}}</noinclude>{{Tiret2|tempo|raire.}} Il n’en est plus de même aujourd’hui. Les ateliers nationaux tendent, en principe, à prendre rang parmi nos institutions, et en pratique à s’étendre comme une plaie dévorante sur toute la surface de notre pays. L’établissement de ces ateliers est une conséquence juste, logique, forcée, de doctrines économiques qui, depuis quatre mois, envahissent l’administration. Il est, en effet, des misères engendrées par les vices des individus, il en est qui sont causées par des calamités naturelles, et, si graves qu’elles soient, la responsabilité des unes ni des autres ne pèse sur les gouvernemens ; mais lorsque ceux-ci, par la précipitation de leurs actes, la témérité de leurs engagemens ou les erreurs de leur politique, éloignent eux-mêmes la confiance, paralysent les capitaux, suspendent le travail privé, il leur serait difficile de refuser des ateliers nationaux aux ouvriers sortis des ateliers particuliers qui ont été mis dans l’impuissance de fonctionner. En nous résignant aux maux qu’a déjà faits cette institution, disons bien haut que la permanence des ateliers nationaux et l’extension qui en deviendrait la suite inévitable suffiraient à la ruine des finances et de l’industrie de la France, et travaillons à les empêcher de s’enraciner davantage. Il serait injuste d’attribuer toutes les souffrances, toutes les difficultés qui pèsent sur l’universalité des travailleurs de notre pays, à l’inexpérience des mains où sont tombées les affaires de l’état. Ceux que la Providence a jetés sur les décombres d’une monarchie qui s’écroulait n’étaient point préparés au rôle de régénérateurs ; ils n’avaient mesuré ni leurs forces, ni le poids qu’ils auraient à soulever, et, malgré tout le mal qu’ils ont fait ou laissé faire, il est dû aux uns de l’estime pour la droiture de leurs intentions, aux autres plus de pitié que de colère pour la présomption avec laquelle ils ont embrassé une tâche qu’ils étaient incapables de remplir. Aujourd’hui que le bon sens public fait justice d’ambitions mal justifiées, que l’assemblée nationale marche si loyalement au rétablissement de l’ordre, le moment serait mal pris pour refuser de tenir compte aux personnes des difficultés des temps. Les mêmes ménagemens ne sont point dus aux fausses doctrines ; celles-ci ont envenimé des plaies qu’il était possible de guérir, et c’est à les démasquer qu’il faut aujourd’hui aider le pouvoir. Il ne suffit pas de la répression des abus impudens dont les ateliers nationaux ont été le théâtre ; il faut remonter aux sources mêmes des vices de l’institution pour les tarir, et moins chercher à lui donner une organisation supportable qu’à la rendre inutile. En faisant une large part aux besoins extraordinaires créés par l’ébranlement profond de tous les travaux du pays, en distinguant l’usage de l’abus, on peut attribuer la funeste extension qu’ont reçue les ateliers nationaux : Aux idées fausses et subversives qui, dès le lendemain de la révolution, se répandaient parmi les ouvriers, sous le patronage du gouvernement ;<noinclude> <references/></noinclude> 590gwlrxabrjmbjvezv7ijcovx82qay 15914085 15913873 2026-07-10T16:37:29Z Berniepyt 17489 /* Validée */ 15914085 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr|6|REVUE DES DEUX MONDES.|}}</noinclude>{{Tiret2|tempo|raire.}} Il n’en est plus de même aujourd’hui. Les ateliers nationaux tendent, en principe, à prendre rang parmi nos institutions, et en pratique à s’étendre comme une plaie dévorante sur toute la surface de notre pays. L’établissement de ces ateliers est une conséquence juste, logique, forcée, de doctrines économiques qui, depuis quatre mois, envahissent l’administration. Il est, en effet, des misères engendrées par les vices des individus, il en est qui sont causées par des calamités naturelles, et, si graves qu’elles soient, la responsabilité des unes ni des autres ne pèse sur les gouvernemens ; mais lorsque ceux-ci, par la précipitation de leurs actes, la témérité de leurs engagemens ou les erreurs de leur politique, éloignent eux-mêmes la confiance, paralysent les capitaux, suspendent le travail privé, il leur serait difficile de refuser des ateliers nationaux aux ouvriers sortis des ateliers particuliers qui ont été mis dans l’impuissance de fonctionner. En nous résignant aux maux qu’a déjà faits cette institution, disons bien haut que la permanence des ateliers nationaux et l’extension qui en deviendrait la suite inévitable suffiraient à la ruine des finances et de l’industrie de la France, et travaillons à les empêcher de s’enraciner davantage. Il serait injuste d’attribuer toutes les souffrances, toutes les difficultés qui pèsent sur l’universalité des travailleurs de notre pays, à l’inexpérience des mains où sont tombées les affaires de l’état. Ceux que la Providence a jetés sur les décombres d’une monarchie qui s’écroulait n’étaient point préparés au rôle de régénérateurs ; ils n’avaient mesuré ni leurs forces, ni le poids qu’ils auraient à soulever, et, malgré tout le mal qu’ils ont fait ou laissé faire, il est dû aux uns de l’estime pour la droiture de leurs intentions, aux autres plus de pitié que de colère pour la présomption avec laquelle ils ont embrassé une tâche qu’ils étaient incapables de remplir. Aujourd’hui que le bon sens public fait justice d’ambitions mal justifiées, que l’assemblée nationale marche si loyalement au rétablissement de l’ordre, le moment serait mal pris pour refuser de tenir compte aux personnes des difficultés des temps. Les mêmes ménagemens ne sont point dus aux fausses doctrines ; celles-ci ont envenimé des plaies qu’il était possible de guérir, et c’est à les démasquer qu’il faut aujourd’hui aider le pouvoir. Il ne suffit pas de la répression des abus impudens dont les ateliers nationaux ont été le théâtre ; il faut remonter aux sources mêmes des vices de l’institution pour les tarir, et moins chercher à lui donner une organisation supportable qu’à la rendre inutile. En faisant une large part aux besoins extraordinaires créés par l’ébranlement profond de tous les travaux du pays, en distinguant l’usage de l’abus, on peut attribuer la funeste extension qu’ont reçue les ateliers nationaux : Aux idées fausses et subversives qui, dès le lendemain de la révolution, se répandaient parmi les ouvriers, sous le patronage du gouvernement ;<noinclude> <references/></noinclude> lutzntuhjfdcl4fym6je10ci7wy7adj Page:Revue des Deux Mondes - 1848 - tome 23.djvu/13 104 853339 15913883 14538774 2026-07-10T13:19:49Z Berniepyt 17489 /* Validée */ 15913883 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr||LES ATELIERS NATIONAUX.|7}}</noinclude><nowiki/> À l’intervention de l’autorité dans des transactions entre travailleurs qui ne sauraient être durables et fécondes qu’à la condition d’être complètement libres ; Aux atteintes portées à la liberté de travailler par le gouvernement lui-même ; À la servitude honteuse, quoique volontaire, à laquelle la masse des ouvriers honnêtes se soumet vis-à-vis de meneurs qui le sont rarement, et à l’absence de la protection que l’autorité doit aux ouvriers opprimés contre leurs oppresseurs ; Aux mesures financières prises par le gouvernement ; Enfin, et plus qu’à tout le reste, à l’action funeste du voisinage des ateliers nationaux sur les ateliers particuliers et sur la cité tout entière. Le gouvernement provisoire, qui, le 25{{lié}}février, ne demandait que deux jours pour rendre au peuple le calme qui produit le travail et lui faire avoir son gouvernement<ref>Proclamation, du gouvernement provisoire. (''Bulletin des Lois'', {{n°|1}}.)</ref>, inaugurait le 28, à la place, sa commission pour les travailleurs. Était-ce un expédient pour déporter au Luxembourg deux de ses membres les plus compromettans ? Les événemens qui ont suivi permettraient de le soupçonner ; mais le procédé faisait retomber sur le pays bien plus d’embarras qu’il n’en ôtait à l’Hôtel-de-Ville. Traiter d’''iniques souffrances la condition des ouvriers, aviser à garantir au peuple les fruits légitimes de son travail''<ref>{{Ibid.|cap}}, {{n°|2}},</ref>, c’était déjà lui dire faussement qu’il était spolié, et exciter la colère, quand il fallait inspirer l’union. Fidèle à son origine, la commission, à peine installée, semait, au lieu du calme qui produit le travail, l’agitation qui l’arrête ; possédée d’un désir immodéré de popularité, elle se plaisait à enivrer ses auditeurs d’espérances chimériques, et, quand elle leur avait fait maudire l’ingratitude de leurs travaux, n’était-il pas naturel qu’ils les abandonnassent pour aller attendre dans les ateliers nationaux la réalisation de l’avenir qu’on leur promettait ? Qui pourrait dire combien de pauvres familles, ulcérées contre de prétendus oppresseurs et alléchées par le mirage qu’on faisait miroiter à leurs yeux, ont, en sortant du Luxembourg, repoussé le pain quelles gagnaient honorablement, et pris le chemin du Champ-de-Mars pour se venger des injustices de la société ! Ces impressions funestes ne seront de longtemps effacées ; elles ont ôté au pauvre des biens précieux dans toutes les conditions, la patience et la résignation ; elles lui ont rendu son sort insupportable sans lui apprendre l’art de s’en faire un meilleur, et l’espoir d’exploiter son irritation console peut-être ses instituteurs du malheur d’avoir empoisonné sa vie. Les ateliers sont aussi devenus le refuge des ouvriers dont les travaux étaient suspendus par suite de prétendues transactions imposées à des<noinclude> <references/></noinclude> 165j36w0oa0qxen0ryxo1hrffi4pc3u Page:Revue des Deux Mondes - 1848 - tome 23.djvu/14 104 853340 15913904 11655833 2026-07-10T13:37:50Z Berniepyt 17489 /* Validée */ 15913904 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr|8|REVUE DES DEUX MONDES.|}}</noinclude>chefs d’industrie qu’elles plaçaient dans l’impossibilité mathématique de satisfaire à leurs engagemens. À Paris, la commission du Luxembourg décidait du prix de main-d’œuvre de la fabrication des machines ou des voitures, et remédiait, par l’augmentation des salaires des ouvriers, aux inconvéniens de la réduction des prix de vente et du défaut d’écoulement des marchandises. Les fabricans, n’osant pas user de leur liberté, ne sachant pas se résoudre à des sacrifices immédiats, souscrivaient à des conditions ruineuses, les membres de la commission remontaient dans leurs voitures aux acclamations des ouvriers ; mais, quelques jours plus tard, les ressources des établissemens étaient épuisées, les travaux s’arrêtaient, et les ouvriers errans venaient demander l’exécution des promesses du 25{{lié}}février<ref>« Le gouvernement provisoire de la république française s’engage à garantir l’existence de l’ouvrier par le travail.</p> <p>« Il s’engage à garantir du travail à tous les citoyens. »{{FAD|''Bulletin des Lois'', I, 18.)|retour=droite}}</p></ref>. Dans les provinces, chaque ville manufacturière a eu quelque commissaire, excitant l’agitation parmi les ouvriers, et arrangeant ensuite les choses d’après les principes et les calculs de la commission, qui pourtant semblait ne devoir s’occuper que de Paris. Les résultats ont été partout les mêmes. Beaucoup de patrons ont été ruinés sans que les ouvriers en fussent pour cela plus riches, et beaucoup d’entreprises qui eussent été continuées par d’autres ont été abandonnées ; à plus forte raison n’en a-t-on point commencé de nouvelles. Cette succession des individus, ce renouvellement des capitaux qui constituent une si grande partie du mouvement industriel, ont été interrompus ; on s’est pressé de sortir d’une carrière où l’on n’était plus maître de sa direction, où s’introduisait, parmi les chances inévitables, une cause permanente de perte, et personne ne s’est présenté pour y entrer. Parmi les mesures de la commission du Luxembourg qui, suivant {{M.|Emile}} Thomas, ont concouru à augmenter si rapidement le personnel des ateliers nationaux, cette intervention a certainement été l’une des plus efficaces, et ''l’effet de ces mesures se manifestait immédiatement par l’arrivée de plusieurs milliers d’ouvriers dont l’industrie était brusquement arrêtée''<ref>Rapport de la commission instituée par décision ministérielle du 17{{lié}}mai 1848, pour l’examen des diverses questions relatives aux ateliers nationaux.</ref>. Les départemens répondaient, comme toujours, à l’appel qui leur était fait de Paris : ''le 6{{lié}}mars, il y avait huit à dix mille ouvriers dans les hôtels garnis du département de la Seine ; il y en avait, le 19{{lié}}mai, de trente à quarante mille'' ; ils n’étaient pas venus pour chercher du travail, et ''la majeure partie profitait pour vivre des facilités que procurait l’établissement des ateliers nationaux''. La commission du Luxembourg ne rendait pas de pareils services sans qu’il en coûtât rien, et, malgré les exemples de tant d’autres enquêtes faites gratuitement, il a fallu ouvrir, les 3 et 19{{lié}}avril, pour son<noinclude> <references/></noinclude> sp6c0ggcun9pvqrk24ldockwdc8bsev Page:Revue des Deux Mondes - 1848 - tome 23.djvu/15 104 853342 15914066 6141110 2026-07-10T16:20:06Z Berniepyt 17489 /* Validée */ 15914066 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr||LES ATELIERS NATIONAUX.|9}}</noinclude>service pendant moins de deux mois, deux crédits extraordinaires, l’un de 30,000, l’autre de 38,000{{lié}}francs<ref>Numéros 354 et 359 du 34{{e}} ''Bulletin des Lois''.</ref>. Toutefois cette influence malfaisante était passagère, et elle a trouvé son terme dans la clôture des travaux d’apparat de la commission. La plus funeste et la plus ridicule mesure qu’elle ait conseillée lui survit, et le recrutement permanent des ateliers a été décrété, le 2{{lié}}mars, sur sa proposition, dans la suppression d’une heure de travail par jour pour tous les ouvriers de France. Le droit à l’admission dans l’atelier national est devenu le corrélatif de l’interdiction de travailler au-delà d’une certaine limite. Tant que cette interdiction sera maintenue, l’état devra des dédommagemens à ceux qu’elle frappe ; l’anéantissement de plusieurs branches d’industrie entraîne l’obligation d’élargir le refuge des ouvriers qu’il prive de moyens d’existence. De toutes les flagorneries empoisonnées qu’on a depuis quelque temps prodiguées aux ouvriers, la plus détestable est celle qui a conduit à leur dénier la liberté de travailler. Cette liberté est celle de vivre, et, quand le gouvernement la refuse ou la limite, une impitoyable logique le condamne à combler le déficit fait par sa faute dans les ressources des familles laborieuses. Tant qu’un décret désorganisateur de l’industrie mettra nos manufactures hors d’état de soutenir la concurrence étrangère, tant qu’il sera interdit à l’ouvrier valide de mettre la durée de son travail au niveau de ses forces, de ses besoins, de ceux de sa famille, de quel droit refuserait-on des secours à sa femme, à ses enfans, à lui-même ? On l’exproprie d’une partie de l’usage de ses bras, on lui doit une indemnité. Le maintien du décret du 2{{lié}}mars implique l’élargissement indéfini des ateliers nationaux, et, si l’assemblée prétend les faire fermer, qu’elle commence par abroger le décret. Elle discutera dans peu de jours le projet de constitution : il fait consister la liberté dans ''le droit d’aller et de venir, de s assembler, de s’associer, de pétitionner, d’exercer son culte, de manifester ses pensées et ses opinions'' ; la commission a omis, est-ce par courtoisie pour le gouvernement provisoire et la commission du Luxembourg ? le droit de travailler : espérons que, plus généreuse, l’assemblée le rétablira. Depuis l’abolition des maîtrises et jurandes, en 1790, le décret du 2{{lié}}mars dernier est la première atteinte légale portée en France à la liberté du travail, car on ne saurait appeler ainsi les restrictions convenues dans l’intérêt de l’impôt ou dans celui de la sûreté et de la salubrité publiques. Malheureusement, quand la loi consacre la liberté, les ouvriers moins avancés s’assujétissent eux-mêmes à des usages qui constituent pour quelques-uns une véritable servitude. Parfois ils prononcent entre eux l’interdiction de tel travail, de tel atelier, l’exclusion<noinclude> <references/></noinclude> 0ybwo0x36tdjahol9tgj6kv23ua0op2 Page:Revue des Deux Mondes - 1848 - tome 23.djvu/16 104 853343 15914075 7396734 2026-07-10T16:28:31Z Berniepyt 17489 /* Validée */ 15914075 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{Numérotation|{{sc|revue des deux mondes}}.|10}}</noinclude>de telles personnes. Quelques meneurs se mettent en tête de la coalition ; le reste blâme, souffre, suit en gémissant, et n’ose pas braver cette tyrannie qui s’exerce au nom de l’égalité : la majorité la déteste ; aucun ne sait s’y soustraire individuellement. Il est rare que les ouvriers qui font une grève soient seuls à en souffrir : si les maçons suspendent leurs travaux, les charpentiers, les couvreurs, les menuisiers, sont obligés de renoncer aux leurs. Certaines grèves d’ouvriers étaient justifiées lorsque la coalition pour l’augmentation des salaires était punie par la loi sans que la coalition pour l’abaissement le fût ; mais il en est d’autres qui n’ont pour but que l’oppression la plus révoltante, et Paris vient d’être témoin de la formation d’une de celles-ci. Les mécaniciens attachés aux chemins de fer reçoivent chacun 325{{lié}}{{abr|fr.|francs}} par mois et ne montent sur les locomotives que de deux jours l’un ; il leur est en outre alloué 5{{lié}}francs quand ils marchent un jour de service sédentaire et 4{{lié}}francs quand ils découchent. Ces avantages ne leur ont pas paru suffisans. Une association formée entre eux, sous le nom fort mal choisi de ''Fraternelle'', a prétendu n’obéir qu’à des chefs de son choix, faire exclure du service tout ouvrier étranger, interdire aux administrations de chemins de fer la faculté d’admettre aucun Français qui ne serait pas présenté par elle et surtout de former des élèves mécaniciens : c’était doubler les abus des anciennes maîtrises, et faire des impérieuses nécessités d’un service public le moyen coërcitif de la cession d’un privilége. Si cette grève n’avait échoué, il serait venu des chemins de fer aux ateliers nationaux presque autant de monde que de la commission du Luxembourg. Une protection légale est due aux victimes que menacent de pareilles machinations ; l’oisiveté par contrainte est une servitude aussi bien que le travail forcé, et quiconque prétend l’imposer doit être atteint par une répression énergique. Si la supériorité d’intelligence et de moralité qui distingue en général les mécaniciens des chemins de fer ne les met pas à l’abri de pareilles aberrations, est-il permis d’attendre davantage de corps d’état dont la pratique n’implique ni la même prudence ni la même instruction ? Cet abandon des droits des faibles s’est surtout manifesté dans les traitemens qu’ont subis, sous les yeux de l’autorité immobile, les ouvriers étrangers qui partageaient les travaux des nôtres. Les canuts de Lyon ont, les premiers, exigé, la menace à la bouche et les armes à la main, l’expulsion d’autres ouvriers, français par la naissance de ce côté des Alpes, par le langage, par les intérêts, par les sentimens, mais placés par les torts de la politique sous un drapeau différent du nôtre, en un mot des ouvriers savoyards. Ils ont cru remporter une victoire en leur arrachant, au nom de la fraternité, leur part de travail : ils n’ont pas fait autre chose qu’une émigration de manufactures {{tiret|françai|ses}}<noinclude> <references/></noinclude> 6p52ufoxnsd6m8qz76xagjf37ao77n0 15914087 15914075 2026-07-10T16:37:50Z Berniepyt 17489 15914087 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr|10|REVUE DES DEUX MONDES.|}}</noinclude>de telles personnes. Quelques meneurs se mettent en tête de la coalition ; le reste blâme, souffre, suit en gémissant, et n’ose pas braver cette tyrannie qui s’exerce au nom de l’égalité : la majorité la déteste ; aucun ne sait s’y soustraire individuellement. Il est rare que les ouvriers qui font une grève soient seuls à en souffrir : si les maçons suspendent leurs travaux, les charpentiers, les couvreurs, les menuisiers, sont obligés de renoncer aux leurs. Certaines grèves d’ouvriers étaient justifiées lorsque la coalition pour l’augmentation des salaires était punie par la loi sans que la coalition pour l’abaissement le fût ; mais il en est d’autres qui n’ont pour but que l’oppression la plus révoltante, et Paris vient d’être témoin de la formation d’une de celles-ci. Les mécaniciens attachés aux chemins de fer reçoivent chacun 325{{lié}}{{abr|fr.|francs}} par mois et ne montent sur les locomotives que de deux jours l’un ; il leur est en outre alloué 5{{lié}}francs quand ils marchent un jour de service sédentaire et 4{{lié}}francs quand ils découchent. Ces avantages ne leur ont pas paru suffisans. Une association formée entre eux, sous le nom fort mal choisi de ''Fraternelle'', a prétendu n’obéir qu’à des chefs de son choix, faire exclure du service tout ouvrier étranger, interdire aux administrations de chemins de fer la faculté d’admettre aucun Français qui ne serait pas présenté par elle et surtout de former des élèves mécaniciens : c’était doubler les abus des anciennes maîtrises, et faire des impérieuses nécessités d’un service public le moyen coërcitif de la cession d’un privilége. Si cette grève n’avait échoué, il serait venu des chemins de fer aux ateliers nationaux presque autant de monde que de la commission du Luxembourg. Une protection légale est due aux victimes que menacent de pareilles machinations ; l’oisiveté par contrainte est une servitude aussi bien que le travail forcé, et quiconque prétend l’imposer doit être atteint par une répression énergique. Si la supériorité d’intelligence et de moralité qui distingue en général les mécaniciens des chemins de fer ne les met pas à l’abri de pareilles aberrations, est-il permis d’attendre davantage de corps d’état dont la pratique n’implique ni la même prudence ni la même instruction ? Cet abandon des droits des faibles s’est surtout manifesté dans les traitemens qu’ont subis, sous les yeux de l’autorité immobile, les ouvriers étrangers qui partageaient les travaux des nôtres. Les canuts de Lyon ont, les premiers, exigé, la menace à la bouche et les armes à la main, l’expulsion d’autres ouvriers, français par la naissance de ce côté des Alpes, par le langage, par les intérêts, par les sentimens, mais placés par les torts de la politique sous un drapeau différent du nôtre, en un mot des ouvriers savoyards. Ils ont cru remporter une victoire en leur arrachant, au nom de la fraternité, leur part de travail : ils n’ont pas fait autre chose qu’une émigration de manufactures {{tiret|françai|ses}}<noinclude> <references/></noinclude> pxys53bpwpxnr4ndwisph62nkpb8bug Page:Revue des Deux Mondes - 1848 - tome 23.djvu/17 104 853344 15914084 11655835 2026-07-10T16:36:10Z Berniepyt 17489 /* Validée */ 15914084 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr||LES ATELIERS NATIONAUX.|11}}</noinclude>{{tiret2|françai|ses}}. Déjà les capitaux qui alimentaient le travail de ces ouvriers les suivent en Savoie ; des métiers se dressent, des ateliers s’organisent, des commandes étrangères dirigées sur Lyon se détournent sur Chambéry, et la Savoie va devoir à la brutalité des ''Voraces'' et des ''Ventres creux'', comme la Suisse et la Prusse à la révocation de l’édit de Nantes, des manufactures de soie dont les nôtres rencontreront partout la concurrence. Ce ne sera pas la seule punition des ouvriers de Lyon. Leurs exemples ont été suivis à Paris et dans les environs : les ouvriers anglais ont été chassés des ateliers des chemins de fer, et l’Angleterre répond aujourd’hui à cette provocation insensée par l’engagement que prennent entre elles, la reine en tête, les plus hautes ladies et les plus humbles bourgeoises d’exclure de leur toilette et de leur intérieur tout objet de fabrication française. Nous ne sommes pas en mesure de rendre coup pour coup, car l’Angleterre reçoit pour plus de 70{{lié}}millions de nos produits fabriqués et nous en vend à peine pour 14 des siens. La part de Lyon et de Paris sera considérable dans cette perte de travail. L’Angleterre a reçu de nous en 1846 pour 35,293,000 francs de tissus de soie, et ce chiffre comprend au-delà de 17{{lié}}millions de main d’œuvre. Quant à Paris, qui pourrait compter la multitude d’articles de modes, d’objets de fantaisie dont la fabrication sera paralysée par ces représailles ? Ces familles d’ouvriers qui vont rester inoccupées n’auront-elles pas droit d’admission dans les ateliers nationaux, lorsque leur inaction viendra de ce que les hommes dont la mission était de prévoir et de protéger n’ont su faire ni l’un ni l’autre ? N’y a-t-il pas d’ailleurs à l’étranger autant d’ouvriers français que d’ouvriers étrangers en France ? Si les étrangers traitent nos compatriotes comme nous traitons les leurs, aurons-nous aucun droit de nous plaindre, et ce surcroît de bras oisifs ne retombera-t-il pas aussi par notre faute sur les ateliers nationaux ? L’honneur encore plus que l’intérêt de notre pays veut que cet état de choses cesse. La solidarité qui règne dans le sein de la nation entre toutes les professions ne permet pas de laisser le bien-être et l’existence de classes nombreuses d’ouvriers à la merci des goûts des mécaniciens des chemins de fer de Paris pour le privilége ou des jalousies grossières des ''Voraces'' de Lyon. C’est au gouvernement, dont les inspirations se puisent à d’autres sources, de contenir ces passions basses, et, puisque ceux à qui s’adressait particulièrement son éloquente proclamation du 8{{lié}}avril<ref>Proclamation relative aux travailleurs étrangers. (''Bulletin des Lois'', {{n°|31}}.)</ref> n’en ont pas tenu plus de compte que du décret du 24{{lié}}mars sur l’achèvement du Louvre, l’assemblée nationale ne refusera point les mesures nécessaires pour assurer aux ouvriers étrangers une sécurité dont les nationaux seront les premiers à recueillir les fruits.<noinclude> <references/></noinclude> 5nepaxp886mbistj5nj35mllgf4tp51 Page:Revue des Deux Mondes - 1848 - tome 23.djvu/18 104 853345 15914096 12422989 2026-07-10T16:45:29Z Berniepyt 17489 /* Validée */ 15914096 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr|12|REVUE DES DEUX MONDES.|}}</noinclude><nowiki/> Il semble que les finances de la république soient devenues le jouet de quelques écoliers malfaisans ; ils nous ruinent avec leurs secrets d’enrichir tout le monde, et, grace à leur habileté, les ateliers nationaux seront bientôt les seuls où l’on offre aux ouvriers des salaires. L’inquiétude de l’avenir, le discrédit du papier de commerce, entraînaient au mois de mars dernier la rareté du numéraire et l’interruption du travail ; mais la solvabilité de l’état pouvait venir au secours de celle des particuliers compromise. Il existait dans la circulation pour 274,533,900 francs de bons du trésor ; cette valeur était admise dans toutes les transactions ; il ne s’agissait, pour lui faire faire temporairement l’office de la monnaie, que de la rendre plus acceptable et plus mobile. Bien loin de là, les décrets des 16 et 28{{lié}}mars l’ont paralysée entre les mains de tous les détenteurs. Le premier les déclarait échangeables contre des rentes {{lié|5 pour 100}} au pair, qui ce jour-là même étaient à 69, ou remboursables à six mois, ce qu’on savait bien ne pas pouvoir tenir ; le second leur ôtait, au détriment des accepteurs, jusqu’aux garanties conférées par le droit commun aux moindres effets de commerce. Ainsi, au moment où il importait le plus de faciliter la circulation, un capital de 274{{lié}}millions, qui, dans des circonstances si graves, pouvait en devenir le principal aliment, était frappé d’immobilité par le gouvernement lui-même. Au lieu de ces mesures inintelligentes, pourquoi ne pas offrir aux titulaires de bons nominaux de les changer contre des bons au porteur, fractionnés comme les billets de banque et portant avec soi leur intérêt ? C’eût été la réalisation la plus simple et la plus acceptable d’un système accueilli du public avec une faveur marquée, et si le gouvernement, au moment où il augmentait toutes les dépenses, s’était abstenu de démolir, au profit d’une popularité passagère, le revenu public, aucune valeur n’aurait été plus recherchée que celle-ci. Aurait-on voulu ajouter au crédit qu’a toujours assuré aux bons du trésor la bonne administration des finances ? Les moyens s’offraient en foule : on pouvait les admettre en compensation des dettes de certaines compagnies de chemins de fer envers le trésor, qui n’aurait rien perdu à ce mode de remboursement, puisqu’en l’état il ne saurait être payé ; on pouvait les recevoir en paiement d’immeubles, tels que les fermes du domaine de la couronne, qu’il y aurait tant d’avantages à mettre dans le commerce ; on pouvait enfin prévenir la dépréciation du capital par l’élévation temporaire de l’intérêt. Par ces mesures, et d’autres encore, toute la valeur des bons du trésor se serait maintenue, et l’entrée de fonds nouveaux dans la dette flottante aurait balancé la sortie des remboursement demandés. Il est permis de croire, malgré la personne en qui l’on devait le moins s’attendre à rencontrer un détracteur des bons du trésor, que le crédit de cette valeur importe encore plus à la masse des travailleurs<noinclude> <references/></noinclude> 91iq5iynepzgjgb4rkw9h7tua04fez5 Page:Revue des Deux Mondes - 1848 - tome 23.djvu/19 104 853346 15914107 14538775 2026-07-10T16:54:53Z Berniepyt 17489 /* Validée */ 15914107 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr||LES ATELIERS NATIONAUX.|13}}</noinclude>que le remboursement même des fonds des caisses d’épargne. Les dépôts que fait le pauvre dans ces caisses sont, en effet, pour lui un placement, une réserve, et non pas un moyen de travail. Ce fonds ne lui revient que par un long circuit, tandis que l’aliment de son activité, son instrument de travail, est le capital qui circule dans l’industrie. La disponibilité immédiate de l’un lui importe donc beaucoup moins que celle de l’autre. Il n’y aurait toutefois eu que de l’avantage à offrir aux créanciers des caisses d’épargne qui l’auraient souhaité les mêmes conditions qu’aux porteurs de bons du trésor, et à retenir leurs fonds par un accroissement du taux de l’intérêt. Cela était à la portée de tout le monde. Le gouvernement provisoire a préféré déclarer le 7{{lié}}mars, {{sc|au nom du peuple français}}, que, ''de toutes les propriétés, la plus inviolable et la plus sacrée, c’est l’épargne du pauvre ;… que ce n’est point par des paroles, mais par des actes, que le gouvernement veut répondre à la confiance des créanciers de l’état ; que garantir la propriété que les travailleurs ont acquise à la sueur de leur front ne suffit pas, qu’il faut'' {{sc|lui donner une plus grande valeur}}<ref>Arrêté du gouvernement provisoire. — ''Bulletin des Lois'', {{n°|6}},</ref> et, le surlendemain de ces promesses, on a fait connaître que sur 355,087,717 francs déposés aux caisses d’épargne, il restait disponibles 65,703,620 francs, et que quant aux 286,348,097 francs restans, ils pourraient être remboursés partie en bons du trésor déjà frappés d’une énorme dépréciation, et partie en rentes {{lié|5 pour 100}} au pair, quand le cours en était à 72<ref>Décret du gouvernement provisoire du 9{{lié}}mars, — {{Ibid.|cap}}, {{n°|8}}.</ref>. Cette acception du mot ''rembourser'' n’est pas celle du Dictionnaire de l’Académie, et les travailleurs, charmés des paroles du 7{{lié}}mars, ne comptaient probablement pas sur cette manière de donner une valeur plus grande à leur propriété. Cependant, à ne considérer la mesure que sous le point de vue financier, elle impose au trésor, par les ateliers nationaux, bien plus de charges que n’en eut imposé le maintien du crédit des caisses d’épargne. Depuis que les sociétés sont constituées et que les hommes travaillent, l’année a ses temps de labeur et ses temps de repos, les ouvriers tiennent, aussi bien que les laboureurs, compte de la durée des jours et de la température des saisons. {{Pom|lang=la|Venturæque hyemis memores, æstate laborem Experiuntur…|mg=4em|m=1.5em}} {{SA/o|Tel est l’ordre de la nature ; les travaux de l’été subviennent aux besoins de la morte saison ; les intermittences d’activité et de stagnation se compensent, et la caisse d’épargne est le réservoir qui reçoit ou qui donne suivant la prépondérance des ressources ou des besoins. Le discrédit que jette sur l’institution le décret du 9{{lié}}mars est fait pour envoyer tel jour de l’année, sur la place publique, l’ouvrier qui, faute}}<noinclude> <references/></noinclude> k7xzvjd426rnlj1391txd326vqjph95 Page:Revue des Deux Mondes - 1848 - tome 23.djvu/20 104 853347 15914132 11526909 2026-07-10T17:24:39Z Berniepyt 17489 /* Validée */ 15914132 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr|14|REVUE DES DEUX MONDES.|}}</noinclude>{{SA/f|d’un gardien fidèle pour ses économies, les aura dévorées ou perdues. Dans une des courses que j’ai faites aux ateliers nationaux, j’ai entendu une pauvre femme tenant deux enfans par la main, s’écrier douloureusement, à la vue des distractions auxquelles on s’y livrait : « On ferait bien mieux de nous rendre l’argent que nous avons mis aux caisses d’épargne que de le donner à tous ces fainéans ! » Ce cri exprimait une vérité profonde, et contenait plus de vraie science économique que beaucoup de décrets anciens et nouveaux.}} Il n’a pas manqué, depuis quatre mois, de journalistes et de parleurs excitant le peuple contre les riches qui cachent leur argent. Nous avons aujourd’hui infiniment moins de riches et de richesses qu’au commencement de l’année : les fortunes fondées sur le crédit, celles qui alimentent immédiatement le mouvement industriel, se sont évanouies, et nous faisons l’expérience qu’avec toute la bonne volonté du monde de se les partager, on ne peut que les anéantir ; mais, indépendamment de cette triste vérité, il est constant qu’une masse énorme de capitaux s’est resserrée ou a émigré. Ce dernier parti est celui qu’ont notamment pris les capitaux étrangers qui affluaient sur la place de Paris. La loyauté dont fit preuve le gouvernement en 1814 et en 1815 les attira de tous les coins de l’Europe, et depuis lors ils ont repris le même chemin toutes les fois que nous avons ouvert des emprunts ou construit des chemins de fer. Ils s’engageaient avec une égale sécurité dans une multitude d’entreprises particulières. Si ce mouvement s’est arrêté, si les capitaux français se sont éclipsés, si la confiance s’est retirée du gouvernement et par suite des individus, à qui la faute ? Pour répondre, il n’est pas même nécessaire de recourir aux discours insérés au ''Moniteur'', il suffit du ''Bulletin des Lois''. En soixante-neuf jours de durée, indépendamment d’une quantité de mesures créant des dépenses indéterminées, dont quelques-unes, celles des colonies, par exemple, se compteront par centaines de millions, le gouvernement provisoire s’est ouvert, sur le seul exercice de 1848, pour 206,183,035 francs de crédits extraordinaires. Une pareille assertion a besoin d’être justifiée. Voici, par numéros d’ordre et par dates, le détail de ces crédits insérés au ''Bulletin des Lois''. {|width=100% style="font-size:90%;line-height: 140%;border-top:1.5em;border-bottom:1.5em" |- |valign=top|10. |valign=top|Février |valign=top|24. ||{{Alinéa|{{Pds|Dégagemens des effets déposés aux monts-de-piété pour prêts de 10{{lié}}{{abr|fr.|francs}} et au-dessous}}|1|-1}} |align=center valign=bottom|Mémoire |- |valign=top|19. |valign=top|{{Ell|Février|—}} |valign=top|26. ||{{Alinéa|{{Pds|Adoption des enfans des combattans morts en février}}|1|-1}} |align=center valign=bottom|{{Id.|cap}} |- |valign=top|20. |valign=top|{{Ell|Février|—}} |valign=top|25. ||{{Alinéa|{{Pds|Vivres. — Pain pour la garde nationale}}|1|-1}} |align=center valign=bottom|{{Id.|cap}} |- |valign=top|21. |valign=top|{{Ell|Février|—}} |valign=top|25. ||{{Alinéa|{{Pds|Vivres. — Viande et vin pour la garde nationale et les citoyens dans le besoin}}|1|-1}} |align=center valign=bottom|{{Id.|cap}} |- |valign=top|62. |valign=top|Mars |valign=top|5. ||{{Alinéa|{{Pds|Allocation de 25{{lié}}{{abr|fr.|francs}} par jour à chaque représentant}}|1|-1}} |align=center valign=bottom|{{Id.|cap}} |- |valign=top|77. |valign=top|{{Ell|Mars|—}} |valign=top|7. ||{{Alinéa|{{Pds|Élévation de l’intérêt des caisses d’épargne de 4 à {{lié|5 pour 100}}}}|1|-1}} |align=center valign=bottom|{{Id.|cap}} |- |valign=top|113. |valign=top|{{Ell|Mars|—}} |valign=top|7. ||{{Alinéa|{{Pds|''Guerre''. 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Dépenses de l’ancienne chambre des pairs.}}|1|-1}} |align=right valign=bottom|30,000 <noinclude>|}</noinclude><noinclude></noinclude> 7i7yyyu9smuglpqgcf76c6ypfrvx0he Page:Revue des Deux Mondes - 1848 - tome 23.djvu/22 104 853349 15914269 6141120 2026-07-10T18:24:25Z Berniepyt 17489 /* Validée */ 15914269 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr|16|REVUE DES DEUX MONDES.|}}</noinclude><noinclude>{|width=100% style="font-size:90%;line-height: 140%;border-top:1.5em;border-bottom:1.5em" </noinclude> |- |valign=top|359. |valign=top|<noinclude>Avril</noinclude><includeonly>{{Ell|Avril|—}}</includeonly> |valign=top|19. ||{{Alinéa|{{Pds|''Finances''. Commission du Luxembourg. Matériel}}|1|-1}} |align=right valign=bottom|38,000 |- |valign=top|365. |valign=top|Février |valign=top|29. ||{{Alinéa|{{Pds|''Finances''. Emprunt grec}}|1|-1}} |align=right valign=bottom|522,019 |- |valign=top|369. |valign=top|Avril |valign=top|22. ||{{Alinéa|{{Pds|''Marine''. Création d’un tribunal musulman à Saint-Louis}}|1|-1}} |align=centré valign=bottom|Mémoire. |- |valign=top|370. |valign=top|{{Ell|Avril|—}} |valign=top|29. ||{{Alinéa|{{Pds|''Finances''. Dépenses des forêts de la couronne}}|1|-1}} |align=right valign=bottom|178,616 |- |valign=top|116. |valign=top|Mai |valign=top|2. ||{{Alinéa|{{Pds|''Finances''. Restitutions d’amendes}}|1|-1}} |align=right valign=bottom|1,077,000 |} <nowiki/> Si le gouvernement provisoire faisait, en compensation, quelques économies insignifiantes, il désorganisait, dans le seul intérêt de sa popularité, témoin sa suppression des exercices en date du 25{{lié}}mars, sur laquelle il a déjà fallu revenir, et son abolition de l’impôt du sel prononcé le 2{{lié}}mai pour l’année 1849, il désorganisait, disons-nous, le revenu public. Le chemin sur lequel il a marché conduit droit à la banqueroute, et la circonspection des capitalistes a dû se mettre au niveau de son imprudence. Il a détruit, par ses projets sur les chemins de fer, le peu de confiance qui pouvait rester. Ces grandes entreprises se sont exécutées par le large concours des capitaux étrangers, et lorsque, sur la foi promise, ces capitaux se sont immobilisés sur notre sol, nous sommes peut-être à la veille de voir toutes les conventions violées pour satisfaire l’avidité des demandeurs de places de la révolution de février. Quand le crédit public est si audacieusement attaqué par ceux qui devraient en être les gardiens, il ne suffit pas, pour rappeler le crédit particulier, de demander confiance dans des proclamations, et la seule chose qui pût étonner, ce serait que l’industrie reprît ses travaux et la consommation son cours ordinaire. À qui profite un pareil système d’administration ? Quelles folles pensées cache-t-il ? Nous ne saurions le dire et nous frémirions peut-être de le deviner ; mais, s’il tend à réduire les ouvriers à l’atelier national pour toute ressource et au désespoir pour dernière issue, il atteindra infailliblement son but. Enfin, ce qui tend surtout à faire de l’atelier national une plaie permanente, ce sont les habitudes et les désordres qui naissent inévitablement de la constitution qu’il a reçue. Si l’on n’y prend garde, aucun ouvrier sorti de ces écoles de paresse et de révolte ne sera plus admis dans aucun autre atelier. À Paris, pas plus qu’à Rouen et Lyon, on ne s’est mépris sur le véritable caractère des ateliers : nulle part ils n’ont été acceptés comme des lieux de travail ; si ce n’est que l’aumône y était déguisée, chacun y est venu comme à la porte des anciens couvens de l’Espagne, et ils n’ont, par le fait, introduit parmi nous qu’une nouvelle espèce de mendicité. Mettre cette vérité en relief par des calculs irrécusables aurait dû être le premier acte de la nouvelle administration des ateliers de terrasse de Paris. En rapprochant pour chacun d’entre eux le volume des terres remué des dépenses faites, on aurait fait rougir les ouvriers honnêtes qui ont eu le malheur d’y entrer et soulevé l’indignation de ceux que leur travail, leur prévoyance ou<noinclude> <references/></noinclude> gpa9kql0fopw8ccg99n8h2n4k8o6n19 Page:Revue des Deux Mondes - 1848 - tome 23.djvu/23 104 853350 15914276 11231666 2026-07-10T18:30:54Z Berniepyt 17489 /* Validée */ 15914276 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr||LES ATELIERS NATIONAUX.|17}}</noinclude>leurs sentimens en ont tenus éloignés. Après les peines infructueuses qu’a prises le ministre des travaux publics pour obtenir à cet égard, de l’ancienne administration, les renseignemens les plus élémentaires, de simples citoyens seraient mal venus à se plaindre de n’avoir pas les secrets de cette dérisoire organisation du travail. Cependant, en la voyant en fonction, on a pu calculer que sur divers points, où le mètre cube de terrasse devait revenir à 40{{lié}}centimes, il a coûté 8{{lié}}francs, et qu’une journée de 2{{lié}}francs rendait pour 40{{lié}}centimes d’ouvrage. Un atelier qui, placé dans le service du génie militaire, a été complètement affranchi d’un certain ordre d’abus, celui du Champ-de-Mars, a déplacé environ 120,000{{lié}}mètres cubes de terre ; ce travail aurait coûté, fait par des soldats, 45,000{{lié}}francs, et, fait à l’entreprise par des ouvriers civils, 80,000{{lié}}francs : à compter le temps qu’il a duré et les 3,000{{lié}}hommes employés, la dépense effective ne peut pas être au-dessous de 400,000{{lié}}francs. Il est juste de dire que cet atelier, indépendant de la direction de Monceaux, n’avait de jeux de loto ni de dominos en permanence, qu’on n’y prenait pas d’autres distractions que le chant, le tabac et les exercices gymnastiques, qu’il était difficile au même individu d’y figurer à la fois dans trois ou quatre chantiers, et que ce n’était pas celui où s’inscrivaient de préférence les amateurs de cumul occupés ailleurs. À Lyon, les abus ont été plus révoltans. Les ateliers n’ont rien fait, que servir de repaire à des associations qui ont porté la désolation dans toute la cité. Des hommes réunis dans de pareilles conditions ne peuvent pas se croire appelés à travailler. Quelques-uns s’imaginent avoir à défendre la république, et leur pensée se manifeste dans des œuvres telles que la réponse que tout Paris a vu placarder, le 30{{lié}}mai, à une opinion émise dans le sein de l’assemblée nationale sur les salaires qu’on obtient en ne travaillant pas ; d’autres, ennemis par système de tout ordre et de toute société, prêchent leur science funeste à des hommes simples dont ils pervertissent les instincts honnêtes, et la masse, se soumettant à des meneurs qui l’abusent pour l’exploiter, les suit partout où il leur convient de les conduire. C’est ainsi qu’on a vu, parmi les auteurs de l’attentat du 15{{lié}}mai, des groupes sortis des ateliers nationaux marcher bannière déployée, sans que la plupart des hommes qui les composaient se doutassent du but vers lequel on les poussait ; c’est ainsi que les agitateurs de tous les ordres ont considéré les ateliers comme un instrument docile toujours disponible sous leur main, et l’ont témoigné par les réclamations qu’ont soulevées tous les projets de dissémination des travaux. Si habitués que nous devions être aux manifestations turbulentes, elles suspendent le travail dans la cité, en éloignent les étrangers, et la part qu’y prennent les ateliers nationaux ôte de la main des véritables<noinclude> <references/></noinclude> bde8ryeepe2wyg0xp6dyz7oecv8i6jg Page:Revue des Deux Mondes - 1848 - tome 23.djvu/24 104 853351 15914286 6141122 2026-07-10T18:37:35Z Berniepyt 17489 /* Validée */ 15914286 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr|18|REVUE DES DEUX MONDES.|}}</noinclude>ouvriers le pain qu’ils gagnent à la sueur de leur front. Ceux qu’y conduisent leur mauvais sort et l’interruption de leurs occupations ordinaires y contractent bientôt des habitudes de paresse, et chaque addition que reçoit l’atelier stérile entraîne la désorganisation d’un travail productif. Un salaire médiocre obtenu dans l’oisiveté a pour la plupart des hommes plus d’attrait qu’un salaire élevé gagné par un labeur réel. Il ne faut donc pas s’étonner qu’on déserte l’industrie laborieuse, qui ne reçoit de la société qu’à la condition de lui rendre l’équivalent, pour l’industrie parasite, qui s’alimente de la substance d’autrui, et que, tandis que l’atelier national est surchargé, il ne soit pas une seule des branches de travail dont subsiste habituellement Paris qui ne demande des ouvriers : chacun peut faire à ce sujet une enquête auprès de son tailleur, de son bottier, de son chapelier, et, quant aux ateliers qui fabriquent pour le dehors, un grand nombre sont obligés, faute d’ouvriers bien plus que de capitaux ou de crédit, de refuser les commandes et de les renvoyer en Angleterre. À Lyon, on se poste dans l’atelier national pour exiger des salaires inconciliables avec les prix de vente des étoffes ; entre les mains de l’association dévastatrice sous laquelle est courbée la ville, l’atelier est devenu une tranchée d’où l’on bat en brèche toutes les manufactures. Cette guerre a plein succès ; les fabriques tombent, les capitaux qui les alimentaient s’anéantissent bien plus qu’ils ne s’éloignent ; vendue à moitié prix<ref>Le kilogramme de cocons, qui vaut ordinairement 4{{lié}}francs 50{{lié}}{{abr|cent.|centimes}}, s’est vendu cette année 2{{lié}}francs 10{{lié}}centimes.</ref>, la récolte de soie de cette année passera presque tout entière à l’étranger, et avec elle les quatre-vingts millions de main-d’œuvre nécessaires pour la façonner. Ainsi l’atelier national d’aujourd’hui promet de grossir celui des saisons qui vont suivre. Des résultats analogues se produisent déjà de tous côtés, et, à mesure que nous avancerons dans cette carrière funeste, on verra la désorganisation des travaux féconds correspondre à l’organisation des travaux stériles et s’étendre comme une lèpre, jusqu’à ce que le pays épuisé ne puisse plus soutenir aucun de ces derniers. Il ne saurait en être autrement. Un atelier d’où il ne sort aucune valeur échangeable, qui ne crée aucun capital reproductif pour la société, dans lequel le revenu public s’anéantit au lieu de s’immobiliser, a pour effet inévitable de tarir autour de lui toutes les sources de prospérité, et les ouvriers qui le peuplent ressemblent à ces moines qui ne faisaient d’autre travail que de creuser leur tombe. Toute la différence est que les moines savaient ce qu’ils faisaient, tandis que les ouvriers l’ignorent. Les ateliers nationaux pouvaient apprendre aux ouvriers une chose<noinclude> <references/></noinclude> o374k29qhr7s2d8eo74lc86i2w98ss0 Page:Revue des Deux Mondes - 1848 - tome 23.djvu/25 104 853352 15914314 11570509 2026-07-10T18:59:49Z Berniepyt 17489 /* Validée */ 15914314 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr||LES ATELIERS NATIONAUX.|19}}</noinclude>bonne, une seule, c’était l’avantage de la vie en commun. La complication de misères amenée par la mauvaise récolte de 1846 et par la désastreuse inondation qui suivit fit établir, pendant l’hiver, des ateliers de secours sur diverses routes du département de la Loire : ces ateliers n’étaient pas dirigés par un socialiste, régénérant le monde avec sa plume, mais par un socialiste pratique, {{M.|Boulangé}}, aujourd’hui ingénieur en chef du Bas-Rhin. Il résolut de nourrir les ouvriers comme les soldats, avec de bon pain, de la viande, et, grace à l’économie du ménage commun, ils vécurent beaucoup mieux et à meilleur marché qu’isolés. Une meilleure exécution des travaux, un bien-être passager, ont été les moindres résultats de cette mesure : la véritable utilité de cette expérience a consisté dans les idées nouvelles qu’elle a semées parmi ceux qui l’ont faite. Il ne paraît pas que, dans le nombreux et savant état-major des ateliers de Paris, il se soit trouvé personne pour conseiller d’en faire autant. Avant d’indiquer succinctement quelques-uns des moyens de dissoudre de si malfaisantes associations, il n’est pas inutile de dire encore un mot des ateliers nationaux de Paris. À la différence de ceux de Lyon, de Rouen et d’une multitude d’autres villes, qui ne ruinent qu’elles et les réduisent, par l’impossibilité de pourvoir aux dépenses municipales, à la misère, à l’insalubrité et au désordre des villes du moyen-âge, ils sont à la charge du trésor public et en tirent 180,000{{lié}}{{abr|fr.|francs}} par jour. Le système suivi aura bientôt élargi cette plaie ; 50,000 autres ouvriers demandent la solde, on va voir pourquoi nous ne disons pas l’entrée des ateliers. En attendant mieux, ils coûtent, sur le pied actuel, un peu plus que tout le personnel administratif et militaire de la marine<ref>En voici le détail d’après le budget de 1848 : <p> {|with=80% align=center cellspacing=0 style="margin-top:1em" |- |align=right|{{Chap.}} {{rom-maj|i}} — ||{{Alinéa|{{Pds|Administration centrale, déduction faite des colonies}}|1|-1}} |align=right|803,810 |rowspan=12 valign=top|{{abr|fr.|francs}} |- |align=right|{{rom-maj|iii}} — ||{{Alinéa|{{Pds|Officiers militaires et civils}}|1|-1}} |align=right valign=bottom|7,614,857 |- |align=right|{{rom-maj|iv}} — ||{{Alinéa|{{Pds|Maistrance et gardiennage}}|1|-1}} |align=right|1,767,321 |- |align=right|{{rom-maj|v}} — ||{{Alinéa|{{Pds|Solde des équipages et des troupes (49,277 hommes)}}|1|-1}} |align=right valign=bottom|29,864,020 |- |align=right|{{rom-maj|vi}} — ||{{Alinéa|{{Pds|Hôpitaux}}|1|-1}} |align=right|1,738,240 |- |align=right|{{rom-maj|vii}} — ||{{Alinéa|{{Pds|Vivres}}|1|-1}} |align=right|11,959,646 |- |align=right|{{rom-maj|viii}} — ||{{Alinéa|{{Pds|Justice maritime}}|1|-1}} |align=right|91,710 |- |align=right|{{rom-maj|ix}} — ||{{Alinéa|{{Pds|Salaires d’ouvriers}}|1|-1}} |align=right|10,300,000 |- |align=right|{{rom-maj|xiii}} — ||{{Alinéa|{{Pds|École navale}}|1|-1}} |align=right|103,400 |- |align=right|{{rom-maj|xvii}} — ||{{Alinéa|{{Pds|Dépenses diverses}}|1|-1}} |align=right|641,900 |- |align=right|{{rom-maj|xviii}} — ||{{Alinéa|{{Pds|Dépenses temporaires}}|1|-1}} |align=right|100,000 |- |align=right|{{rom-maj|xix}} — ||{{Alinéa|{{Pds|Sciences et arts maritimes}}|1|-1}} |align=right|481,960 |- |colspan=2|{{Pds|{{Em|10}}{{sc|Total}}}} |align=right style="border-top:1px solid"|65,466,864 |style="border-top:1px solid"|{{abr|fr.|francs}} |} </p></ref>, absorbent presque le produit brut de la taxe<noinclude> <references/></noinclude> pol8kao4q207bfgnb83z367l0vesulh Page:Revue des Deux Mondes - 1848 - tome 23.djvu/26 104 853353 15914330 11628586 2026-07-10T19:14:10Z Berniepyt 17489 /* Validée */ 15914330 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr|20|REVUE DES DEUX MONDES.|}}</noinclude>des sels<ref>La taxe sur les sels a rendu en 1847 : <p> {|width=80% align=center cellspacing=0 style="margin-top:1em;margin-bottom:1em" |- ||{{Pds|Perception des douanes}} |align=right|56,777 000 |rowspan=2 valign=top|{{abr|fr.|francs}} |- ||{{Pds|{{Ell|Perception|—}}des contributions indirectes}} |align=right|13,657,000 |- || |align=rigth style="border-top:1px solid"|70,434,000 |style="border-top:1px solid"|{{abr|fr.|francs}} |} </p> <p>(''Développemens à l’appui du budget des recettes de 1849'', page 100.)</p></ref>, et personne ne peut dire combien de temps les départemens se soumettront à payer des contributions pour l’entretien de pareils établissemens. Il est résulté du recensement des ateliers nationaux de Paris, fait au milieu du mois de juin, que nous soldions à ce moment 103,500{{lié}}individus : l’on n’a encore aucuns détails précis sur la division par âges, par origines, par professions, par état civil, de cette masse d’hommes. On paie, cela suffit. Sur ces 103,500{{lié}}hommes, 8,000 seulement sont employés à des travaux de terrasse sur un espace qui n’en admettrait pas plus de 2,000 dans des ateliers bien dirigés, et ces 8,000{{lié}}travaillent comme 200. Un atelier de cordonniers fait des souliers qui reviennent à 8{{lié}}francs, qu’on a revendus 4, puis 6, et, par conséquent, prive de travail son équivalent d’ouvriers libres. Tout le reste reçoit une solde de 8{{lié}}francs par semaine chez soi, sans autre dérangement que celui d’aller la chercher chaque jour. Le mot d’ateliers nationaux est donc à Paris un mensonge, et il couvre l’organisation d’une troupe soldée on ne saurait dire au profit de qui. Cette troupe est organisée par escouades, brigades, compagnies, bataillons, services et arrondissemens. « L’escouade est de 10{{lié}}hommes commandés par un chef, total 11{{lié}}hommes ; « La brigade comprend cinq escouades et obéit à un chef, total 56{{lié}}hommes ; « Chaque compagnie, composée de quatre brigades, a un lieutenant, total 225{{lié}}hommes ; « Pour quatre compagnies, il y a un bataillon commandé par un chef, total 901{{lié}}hommes ; « Un service comprend trois bataillons ou douze compagnies, total 2,704{{lié}}hommes en comptant le chef ; « Chacun des arrondissemens, suivant les douze circonscriptions territoriales de Paris, a un chef et comprend un nombre de services variables. « La banlieue ne forme qu’un seul arrondissement. « La direction centrale nécessite à elle seule plus de 250{{lié}}employés de bureaux, installés dans le domaine de Monceaux<ref>Rapport du 19{{lié}}mai au ministre des travaux publics.</ref>. » Voilà les faits dans toute leur nudité, et il serait superflu de {{Tiret|cher|cher}}<noinclude> <references/></noinclude> qwfkfj0o2dykbfg2oauqjobpf6o6txq Page:Revue des Deux Mondes - 1848 - tome 23.djvu/27 104 853354 15914333 6141126 2026-07-10T19:20:06Z Berniepyt 17489 /* Validée */ 15914333 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr||LES ATELIERS NATIONAUX.|21}}</noinclude>{{Tiret2|cher|cher}} à devancer les réflexions qu’ils suggéreront à chacun. Toute personne un peu au fait, non pas des mystères, mais des misères de Paris, peut affirmer hardiment que sur ces 103,500{{lié}}individus il s’en trouve au moins 18,000, gens de sac et de corde, repris de justice de tous les degrés, depuis le voleur de la maison de Poissy jusqu’à la plus hideuse écume des bagnes de Brest et de Toulon. Ceux-là sont les dominateurs des travaux, les moniteurs de leurs camarades : ils entraînent les ouvriers honnêtes, sont en tête de toutes les émeutes qu’on décore du nom de manifestations, et s’imaginent être les grenadiers d’une armée d’occupation jetée au milieu de la capitale. Il est triste de dire qu’ils ont osé plus d’une fois recevoir, comme s’ils étaient à leur adresse, des témoignages de satisfaction partis de très haut. La conclusion de ce rapide aperçu, c’est que les plaies dont les ateliers nationaux commencent à couvrir notre territoire ne peuvent être fermées que par des mesures de gouvernement dont tout le régime économique du pays ressente les effets. Quand une lésion locale du corps humain vient des vices ou de l’appauvrissement du sang, la médecine la combat par des remèdes généraux ; mais, en attendant ces remèdes, il est une mesure énergique, immédiate à prendre : c’est la dissolution ou tout au moins la dissémination des ateliers de Paris. La chose est peut-être moins difficile qu’il ne semble. J’ai peine à croire, je l’avoue, à la réalité de l’effectif de 103,500{{lié}}travailleurs. Quand le général Bonaparte prit le commandement de l’armée d’Italie, il constata que les revues sur lesquelles s’effectuait la solde comprenaient 16,000{{lié}}hommes de plus que les rangs. De semblables dilapidations ont eu lieu dans d’autres temps et d’autres pays, et, sans affirmer que l’administration des ateliers nationaux ait quelques membres aussi peu scrupuleux qu’en comptait l’administration militaire du directoire, il est permis de regarder après elle ; elle est entourée de trop de subalternes qu’elle n’a pas choisis pour se croire à l’abri de toute tromperie, et, quand on considère comment s’est fait le recrutement des ateliers et ce qu’il a produit, un peu de défiance est légitime. Une multitude d’infortunés, dont beaucoup sont très respectables, ont été admis à la solde ; mais on sait que des brigadiers, lieutenans ou autres agens, ont été chargés de former eux-mêmes leurs brigades ou leurs compagnies. Ils ont enrégimenté leurs hommes, et leurs erreurs sur la moralité du personnel qu’ils sont allés chercher pourraient s’être étendues à la distribution de la solde ; bien des gens seraient capables de saisir de pareilles occasions de faire des économies, sous la réserve d’en employer le produit au triomphe de ce qu’ils appellent la bonne cause. Des indices nombreux feraient soupçonner qu’il couve dans le sein des ateliers des mystères dont ceux qui les dirigent avec loyauté n’ont pas la clé.<noinclude> <references/></noinclude> 54g3jg3fh79b2yr87czk7qrudji26l9 Page:Revue des Deux Mondes - 1848 - tome 23.djvu/28 104 853355 15914336 12435629 2026-07-10T19:26:04Z Berniepyt 17489 /* Validée */ 15914336 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr|22|REVUE DES DEUX MONDES.|}}</noinclude><nowiki/> Il ne s’agit pas d’ailleurs de disperser à l’instant une association de plus de cent mille hommes. Qu’on expulse sans pitié les quinze ou vingt mille misérables qui la déshonorent et l’infectent ; ceux-là ne sont pas difficiles à reconnaître ; la plupart ont eu affaire à la police, et quand il ne restera dans les ateliers que de véritables ouvriers, la conduite en sera sans danger, et la dissolution en sera prompte. L’établissement sévère du travail à la tâche arrêtera, à lui seul, un gaspillage effréné. Le premier effet de cette mesure sera de chasser les oisifs et de rendre à leurs travaux habituels une multitude de braves ouvriers que retiennent des engagemens de camaraderie ou de partis. Malheureusement, il y a loin, par le temps qui court, des paroles aux actes, du décret à l’exécution. On allègue la difficulté de trouver des travaux de terrasse à Paris : on aurait achevé ceux du chemin de fer de ceinture, que recommandaient vivement {{MM.|Marie}} et Arago, et qui conduisaient à faire, d’une gare à l’autre pour 75{{lié}}centimes, le transport de la tonne, qui coûte aujourd’hui 4{{lié}}francs, si l’on n’avait craint de blesser par là les camionneurs de Paris. D’ailleurs, quand il ne se trouve pas d’entreprises rapprochées, l’état ne doit pas plus hésiter à employer au loin les bras qui réclament son secours, que les ouvriers les plus recherchés ne craignent eux-mêmes de franchir de longues distances pour aller, comme ils le disent, où l’ouvrage commande. Les chemins de fer fournissent de singulières facilités pour la pratique de ce mode salutaire de dissémination, et il suffit de promener les yeux sur le rayon d’approvisionnement de Paris pour reconnaître mille moyens de féconder notre territoire, réalisables par l’emploi de la pioche, de la bêche et de la brouette, et également profitables aux provinces et à la capitale. Si aucune arrière-pensée politique ne s’était mêlée à l’organisation des ateliers de Paris, si la double condition de la dissémination des travailleurs et de l’utilité des travaux avait prévalu dès le principe, les sommes actuellement dépensées auraient suffi pour vivifier ici la navigation maritime, là pour assainir et rendre à l’agriculture d’immenses étendues de terrain. Indépendamment des précautions de détail à prendre pour sortir du pas difficile où nous nous sommes fourvoyés, il est indispensable, pour prévenir la ruine dont l’institution des ateliers nationaux menace l’industrie et les finances, d’y régler le prix du travail de manière à ne jamais attirer des hommes réclamés par d’autres occupations ; ces ateliers doivent être des refuges contre les calamités publiques, et non des asiles ouverts aux exigences mécontentes. Résumons-nous : La révocation du décret du 2{{lié}}mars et la réparation de l’atteinte stupide qu’il porte à la liberté de travailler ; Une protection énergique étendue sur les ouvriers opprimés par<noinclude> <references/></noinclude> efe9t78g2xv20y6aolql8to8qi2ugm0 Page:Revue des Deux Mondes - 1848 - tome 23.djvu/29 104 853356 15914341 6141128 2026-07-10T19:32:38Z Berniepyt 17489 /* Validée */ 15914341 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr||LES ATELIERS NATIONAUX.|23}}</noinclude>leurs camarades, sur les ateliers et les établissemens interdits, et particulièrement sur les ouvriers étrangers ; La reconstitution des caisses d’épargne, si malencontreusement détruites par le décret du 9{{lié}}mars, et des autres établissemens de prévoyance et de secours, tous plus ou moins gravement ébranlés par la marche de l’administration des finances ; Le rétablissement dans le code pénal de l’ancien article{{lié}}44, qui, au lieu d’interdire au forçat libéré la résidence d’un lieu déterminé et de le laisser libre de parcourir le reste de la France, permettait de l’obliger à une résidence fixe et prévenait l’affluence des condamnés à Paris ; La colonisation de l’Algérie, qui, dès qu’on dotera ce beau pays d’un véritable gouvernement, s’effectuera presque d’elle-même ; Telles sont les premières mesures générales à prendre pour désobstruer les ateliers nationaux. Les améliorations à introduire dans l’éducation populaire, dans l’économie publique du pays et dans son régime financier, exigent de plus longues méditations. Faisons d’abord les réformes les plus simples ; elles nous donneront le temps d’examiner la portée de l’engagement de garantir le travail à tous les citoyens, pris le 25{{lié}}février par le gouvernement provisoire, qui peut-être n’attachait pas à cette promesse si mal tenue et si malheureusement commentée par les faits, plus d’importance qu’à sa déclaration du 7{{lié}}mars, de n’exiger des citoyens aucun sacrifice extraordinaire, si promptement suivie du décret de l’impôt des 45{{lié}}centimes et de celui des créances hypothécaires. Nous reconnaîtrons peut-être alors qu’indépendamment de l’impossibilité de la tenir partout, et de l’injustice de l’appliquer partiellement, la garantie du travail ne serait autre chose qu’une prime à l’incurie, à l’imprévoyance et une dégradation de la dignité de l’ouvrier. Les gouvernemens ne doivent aux individus que la protection et la liberté du travail : tout le reste est chimère, ruine et déception. ''Post-scriptum''. — Ces pages étaient écrites lorsque les événemens du 23{{lié}}juin ont éclaté. L’auteur, qui les a suivis pendant cent vingt longues heures dans les rangs de la garde nationale, était loin d’en prévoir toute l’horreur, et, tout en se croyant à peu près au fait des plaies cachées de ce Paris, la tête et l’amour du monde civilisé, il n’imaginait pas que ses flancs recelassent des bandes de bêtes féroces, professant comme une religion le pillage, le viol et l’incendie. Ah ! sans doute, un pareil état de choses appelle les méditations du philosophe, de l’homme d’état, du chrétien : malheur à qui sortirait d’un pareil spectacle sans autres sentimens que ceux de la vengeance ! mais honte et mépris à qui, cherchant une basse popularité, fléchirait devant la gravité de ses devoirs, et laisserait, après cette leçon, Rome exposée à redevenir la proie des hordes d’Attila ! {{d|J.-J. Baude.|3|sc}}<noinclude> <references/></noinclude> o3ky2ciaxrkgug2msct2cypum7f6nd0 Page:Sully Prudhomme - Œuvres, Poésies 1872-1878.djvu/115 104 896055 15913832 10347489 2026-07-10T12:47:04Z Courvey 93945 {{c|abdication|sc}} 15913832 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="DaraDaraDara" />{{nr||{{sc|les vaines tendresses.}}|103|b=<hr>}}</noinclude><nowiki/> {{taille|{{c|abdication|sc}}|130}} <poem> Je voudrais être, sur la terre, L’unique héritier des grands rois Dont la force et l’éclat font taire Tous les revendiqueurs des droits, De ces rois d’Asie et d’Afrique, Monarques des derniers pays Où les maîtres sont, sans réplique, Sans réserve, encore obéis. Je verrais, à mon tour idole, Les trois quarts du monde vivant Se prosterner sous ma parole Comme un champ de blés sous le vent. </poem><noinclude> <references/></noinclude> pjud8tu2h6cwr2oarnlbgd8ns0tcucq Page:Sully Prudhomme - Œuvres, Poésies 1872-1878.djvu/120 104 896060 15913840 10347499 2026-07-10T12:50:56Z Courvey 93945 {{c|vœu|sc}} 15913840 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="DaraDaraDara" />{{nr|108|{{sc|les vaines tendresses.}}|b=<hr>}}</noinclude><nowiki/> {{taille|{{c|vœu|sc}}|130}} <poem> Quand je vois des vivants la multitude croître Sur ce globe mauvais de fléaux infesté, Parfois je m’abandonne à des pensers de cloître, Et j’ose prononcer un vœu de chasteté. Du plus aveugle instinct je me veux rendre maître, Hélas ! non par vertu, mais par compassion ; Dans l’invisible essaim des condamnés à naître, Je fais grâce à celui dont je sens l’aiguillon. Demeure dans l’empire innommé du possible, Ô fils le plus aimé qui ne naîtra jamais ! Mieux sauvé que les morts et plus inaccessible, Tu ne sortiras pas de l’ombre où je dormais ! </poem><noinclude> <references/></noinclude> tvtjwyicbs2koxf6egflhlc0edbql4x Page:Sully Prudhomme - Œuvres, Poésies 1872-1878.djvu/121 104 896061 15913843 10347512 2026-07-10T12:52:09Z Courvey 93945 15913843 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="DaraDaraDara" />{{nr||{{sc|les vaines tendresses.}}|109|b=<hr>}}</noinclude><poem> Le zélé recruteur des larmes par la joie, L’Amour, guette en mon sang une postérité. Je fais vœu d’arracher au malheur cette proie ; Nul n’aura de mon cœur faible et sombre hérité. Celui qui ne saurait se rappeler l’enfance, Ses pleurs, ses désespoirs méconnus, sans trembler, Au bon sens comme au droit ne fera point l’offense D’y condamner un fils qui lui peut ressembler. Celui qui n’a pas vu triompher sa jeunesse Et traîne endoloris ses désirs de vingt ans, Ne permettra jamais que leur flamme renaisse Et coure inextinguible en tous ses descendants ! L’homme à qui son pain blanc maudit des populaces Pèse comme un remords des misères d’autrui, À l’inégal banquet où se serrent les places N’élargira jamais la sienne autour de lui ! Non ! pour léguer son souffle et sa chair sans scrupule, Il faut être enhardi par un espoir puissant, Pressentir une aurore au lieu d’un crépuscule Dans les rougeurs que font l’incendie et le sang ; </poem><noinclude> <references/></noinclude> dp2w6kogi9j63rpoa5bjh1dhierw7a8 Page:Sully Prudhomme - Œuvres, Poésies 1872-1878.djvu/124 104 896064 15913852 10347541 2026-07-10T12:57:03Z Courvey 93945 {{c|au jour le jour|sc}} + {{c|à emmanuel des essarts|sc}} 15913852 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="DaraDaraDara" />{{nr|112|{{sc|les vaines tendresses.}}|b=<hr>}}</noinclude><nowiki/> {{taille|{{c|au jour le jour|sc}}|130}} {{taille|{{c|à emmanuel des essarts|sc}}|80}} <poem> Quand d’une perte irréparable On garde au cœur le souvenir, On est parfois si misérable Qu’on délibère d’en finir. La vie extérieure oppresse : Son mobile et bruyant souci Fatigue… et dans cette détresse On murmure : « Que fais-je ici ? Libre de fuir tout ce tumulte Où ma douleur n’a point de part, Où le train du monde l’insulte, Pourquoi retarder mon départ ? </poem><noinclude> <references/></noinclude> 4pojl1d9emnfly0cz35gb6sqaxzhanm Page:Charles de Brosses - Lettres familières écrites d’Italie - ed Poulet-Malassis 1858.djvu/240 104 1052723 15913921 9158055 2026-07-10T13:54:11Z Seudo 2609 /* Corrigée */ 15913921 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Seudo" /></noinclude><nowiki /> Quoique tous les voyageurs veulent que Pise soit une fort grande ville, elle ne m’a pas paru telle, encore que j’aie fort bien vu toute son étendue ; elle est mal peuplée, et presque seulement sur les bords de la rivière. La perte de sa liberté et le voisinage de Livourne lui ont fait grand tort. De vous dire que le marbre y est commun comme l’eau, ce discours, qui peut être vrai presque tous les jours de l’année, seroit ridicule aujourd’hui, vu l’énorme pluie qui tombe maintenant. Je ne pense pas que nulle part ailleurs on puisse trouver dans un si petit espace qu’est la place du Dôme, quatre plus jolies choses que les quatre qui y sont rassemblées ; elles sont toutes de la tête aux pieds, c’est-à-dire des fondations aux toits, même le pavé de la place, de marbre de Carrare plus blanc et presque aussi fin que l’albâtre. Le premier de ces quatre morceaux est la cathédrale, l’une des nobles et des belles églises que j’aie trouvées. Le portail, qui est ce qu’il y a de moindre, est gothique, avec des colonnes fort ouvragées. On entre par trois grandes portes de bronze, sculptées par Jean de Bologne, beaucoup meilleures que celles qu’on prise tant au Baptistère de Florence. L’intérieur est majestueusement soutenu par soixante-huit colonnes de granit disposées sur quatre lignes ; celle où est la chaire du prédicateur est la plus curieuse, à cause des deux rampes d’escaliers qui y montent ; chaque marche est isolée, infixée dans la colonne et soutenue par une console. On ne peut rien de plus svelte et de plus joli. Le pavé ne dément pas le reste du bâtiment. Des deux chapelles de la croisée, l’une et l’autre construites d’une belle architecture, celle de la gauche a, en guise de tabernacle, un temple de vermeil, soutenu par des anges, le tout sculpté d’un grand goût ; et derrière l’autel, la Tentation d’Ève par le serpent, à qui le sculpteur a donné fort hors de propos une tête de femme, puisque de toutes les têtes qu’il pouvoit lui donner, celle-là étoit la moins capable de tenter Ève. À la chapelle de la droite, un tombeau d’un dessin -admirable, enrichi de bronze doré. On me fit remarquer dans le fronton de cette chapelle, sur les nuances du marbre, deux têtes humaines, qu’on prétend être un jeu de la nature, mais trop correctement dessinées pour n’y pas soupçonner de l’artifice. Les voûtes de ces deux chapelles.<noinclude> <references/></noinclude> 9btdfrav5wnjaa9vjy1kqa1uz328uns Page:Labiche - Théâtre complet, Calman-Lévy, 1898, volume 09.djvu/37 104 1095193 15914593 8530239 2026-07-10T23:35:42Z Lorlam 85998 /* Corrigée */ 15914593 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Lorlam" /></noinclude><nowiki/> {{Personnage|Gargaret.|c}} Adieu !… Habille-toi ! {{di|Il sort par le fond.|d|2}} {{Scène|XI.}} {{Acteurs|MUSEROLLE, puis JULIETTE.|n}} {{PersonnageD|Muserolle|c|seul.}} Oh ! oui !… il m’a rendu un de ces services !… Ma femme me trompait… oh ! mais carrément ! Moi, je ne me doutais de rien, j’étais heureux, tranquille, confiant… tout le monde le savait et personne n’osait le dire… Eh bien, Gargaret a eu ce courage, il me l’a dit, lui ! il n’a pas craint de briser mon bonheur. Brave ami ! Ce que c’est que le hasard… Gargaret ne connaissait pas ma femme… il ne l’a jamais vue… Un jour, il se trouve dans un cabinet particulier avec… une bergère… qui tenait un bureau de tabac, rue des Prouvaires… Tout à coup, il entend dans le cabinet voisin le bruit d’un baiser… Naturellement, l’homme est curieux… il applique son oreille contre la cloison, et il entend une voix d’homme qui articulait ces mots : « Puisque Muserolle, ton cornichon de mari, — c’était moi, — va demain à la campagne, trouve-toi à midi au Musée, devant le ''Naufrage de la Méduse''… » Admirez-vous le doigt de la Providence ?… Gargaret lâche sa bergère, paye l’addition et vient me conter la chose… J’étais dans mon fauteuil, ma calotte sur la tête, je lisais mon journal… Au premier mot, lui réponds : « Es-tu bête ? Ma femme ! une nature frêle, maigre, qui n’a que le souffle… c’est impossible ! » Il insiste… car il est énergique et tenace, ce Gargaret… sa conviction m’ébranle, et, le lendemain, à midi quatre… Je faisais mon entrée dans<noinclude> <references/></noinclude> ep5mbao4715mqdy1l97km86glc55gii Page:Labiche - Théâtre complet, Calman-Lévy, 1898, volume 09.djvu/38 104 1095194 15914594 8530240 2026-07-10T23:37:52Z Lorlam 85998 /* Corrigée */ 15914594 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Lorlam" /></noinclude>le salon carré… Je m’étais mis en noir, c’est plus convenable… Je tournai les yeux vers ''le Naufrage''… et qu’est-ce que j’aperçus ?… ma femme qui roucoulait devant cette grande page… et avec qui ? — ceci est comique, — avec mon notaire, maître Polydore Fragil, celui-là même, qui avait fait mon contrat de mariage !… Ils tournaient le dos, les coudes appuyés sur la balustrade… Aussitôt je fus partagé entre deux tentations bien vives… la première était d’adresser une plainte sévère à la Chambre des notaires !… la seconde… plus sanguinaire peut-être… de lui envoyer mon pied… dans la partie qu’il me présentait… C’est ce que je fis. V’lan ! Il pousse un cri, j’élève la voix, ma femme se trouve mal et les gardiens me flanquent à la porte !… Oh ! justice des sociétés modernes ! Je rentrai chez moi pour attendre la coupable… toujours en noir… comme un juge… ''(Gaiement.)'' Elle ne revint pas… Je ne l’ai plus revue… Bon voyage ! Mais j’en appris de belles sur son compte… La bonne me conta leur moyen de correspondance… Le notaire avait une canne machinée, qui se dévissait par le haut ; il y glissait ses billets doux, et, quand il voulait correspondre avec ma femme, il me disait : « Muserolle, le ciel est nébuleux, prêtez-moi donc un parapluie, je vous laisse ma canne. » Et il partait. Sitôt que j’avais le dos tourné, ma femme prenait le billet, glissait sa réponse à la place, et le lendemain, elle me disait : « Muserolle, le ciel est nébuleux… va donc rechercher notre parapluie chez maître Fragil, et reporte-lui sa canne. » ''(Avec force.)'' Et j’y allais !… J’étais leur messager d’amour ! Alors je fus pris d’un immense dégoût des hommes, des notaires et des choses… Je quittai Paris, ne laissant mon adresse qu’à Gargaret, mon seul ami… et j’achetai un morceau de forêt dans les Ardennes… Généralement, quand on achète une forêt, c’est pour la scier… Je montai une scierie. Je vis là-bas depuis dix ans comme un sauvage, au milieu des scieurs de long et des charbonniers… Mais, hélas !…<noinclude> <references/></noinclude> repur2l9z1y6xm9qjd1r971qusq1dul Page:Labiche - Théâtre complet, Calman-Lévy, 1898, volume 09.djvu/39 104 1095195 15914596 8530242 2026-07-10T23:40:34Z Lorlam 85998 /* Corrigée */ 15914596 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Lorlam" /></noinclude>pas de charbonnières ! pas de femmes ! et dame, à la longue ! On croit qu’on n’y pensera pas… et on y pense… Aussi, rien que la vue de cette portière… On a beau posséder une forêt, on n’est pas de bois. {{PersonnageD|Juliette|c|entrant de droite.}} La chambre de Monsieur est prête… {{Personnage|Muserolle.|c}} Merci, mon enfant… ''(La regardant.)'' Tiens ! elle est rondelette !… ''(La lutinant.)'' Tu es rondelette… J’aime ce genre de beauté ! {{PersonnageD|Juliette|c|se dégageant en riant.}} Finissez donc !… Comment ! à votre âge, vous pensez à cela ? {{Personnage|Muserolle.|c}} Voilà dix ans que j’y pense ! {{Personnage|Juliette.|c}} Votre chambre est ici, au fond. {{PersonnageD|Muserolle|c|passant.}} J’y vais… ''(De la porte, très gracieusement.)'' Tu m’apporteras de l’eau chaude, toi-même ! ''(À part.)'' Elle est rondelette ! {{di|Il entre à droite.|d|2}} {{Scène|XII.}} {{Acteurs|JULIETTE, puis ALBERT, puis BLANCHE, LUCIE,<br />LE MARQUIS, DUPAILLON et GARGARET.|n}} {{PersonnageD|Juliette|c|seule.}} Est-il drôle, ce bonhomme-là ! Tiens ! il a oublié sa valise. {{di|Elle la prend.|d|2}}<noinclude> <references/></noinclude> rcpo4fi0ejb5swhfe4exmti6fckyfab Page:Thieme - Guide bibliographique de la littérature française de 1800 à 1906, 1907.djvu/359 104 1110556 15914610 15912781 2026-07-11T00:09:27Z Khardan 13512 Révocation d’une modification de [[Special:Contributions/Sicarov|Sicarov]] ([[User talk:Sicarov|discussion]]) vers la dernière version de [[User:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] 15562302 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Khardan" />{{nr||PRUDHOMME, PSICHARI, PYAT|329}} ----</noinclude><nowiki />__NOTOC__ <div style="font-size:85%" class="no_erreurs_communes"> <div class="th-titre-2"> ’00. Zadig, — Sully-Prudh., RB. XIII, p. 142-144. ’01. Boschot, A. — Le testament poét. de S. Prudh., RB. XVI, p. 533-537. ’02. Arnould, L. — Sully-Prudhomme, Cor. CCVII, p. 1046-1079. </div> </div> {{—|lh=1}} <section end="PRUDHOMME"/><section begin="PSICHARI"/>{{ancre|PSICHARI}} {{t3|'''PSICHARI (Jean)'''}} {{Centré|1854, ODESSA (Russie) —|fs=83%}} {{il}} <div style="font-size:100%" class="no_erreurs_communes"> <div class="th-titre-3"> 1881. Térence, les Adelphes, texte lat. et comment., Hachette. </div> <div class="th-titre-2"> ’84. Sur : Beitr. zu einer Gesch. d. gr. Spr., de Krumbacher, Rev. critique, 1884, {{No}} 49. ’84. La science et la poésie, N.R., 15 févr. ’84. Essai de phonétique néo-gr. Futur composé du grec moderne, Ler. ’84. La ballade de Lénore en Grèce, id. ’84. Le poème à Spanéas, Vieweg. ’85. Essais de gramm. histor. néo-grecque : l’article fém. plur. au moyen-âge et de nos jours, et la prem. décl. mod., L. ’88. Quelques observ. sur la langue littér. mod., L. ’88. Observ. phonét. sur quelques phénom. néo-gr., L. ’88. Sur la phonétique des patois, L. ’88. ''Τὸ ταξίδι μου'', Athènes. ’88. Zur Entstehung d. neugr. Schriftsprache, Berl. philol. Wochenschrift, 1888, {{Nos}} 17-19. ’89. Essais de grammaire histor. néo-grecque : II, Études sur la langue médiévale, Ler. ’89. La vie renaissante (vers), N.Rev., 15 déc. ’89. Portius. Gramm. linguae gr. vulg. ; publ. par Meyer-Lübke, avec une introd. et sous la direction de J. Psichari, Vieweg. ’91. Le roman de Florimont. Contribution à l’histoire littéraire, Bou. ’91. Jalousie (trad. du grec), Chamerot. (100 ex.) ’91. Le vers français et les poètes décadents, Revue Bleue, 6 juin. ’92. Études de philologie néo-grecque, Bou. ’93. Cadeau de noces (et Jalousie), L. ’95. Autour de la Grèce, L. ’97. ''Το όνειρο του Γιαννίρη'', Athènes. ’97. Le rêve de Yanniri, adaptat, franc., L. ’97. La Crète et la Turquie, Revue Bleue, 27 févr. ’99. La croyante, St. ’99. La croyante, Trad. portug. par C. de Brita, Lisbonne. ’99. L’épreuve, L. </div> <div class="th-titre-3"> 1900. ''Εποιϰα''. Byzant. Zeitschr., tome IX, p. 658. </div> <div class="th-titre-2"> ’01. Lettres inédites de Béranger à Ary Scheffer, Grande Revue, {{1er}} févr. ’01. Bataille littéraire en Grèce, Revue de Paris, {{1er}} mars. ’01. ''Γιά το Ρωμαίϊκο Θέατρο'', W. ’01. ''Διαγωνισμὸς γιὰ τὴ γλῶσσα'', Athènes. ’02. Lettres inédites de La Fayette, La Revue, {{1er}} déc. ’02. ''Ρόδα και μήλα'', tome I, W. ’02. ''Ρόδα και μήλα, Απόσπασμα'', avec fac-similé d’une lettre de Joachim III, W. ’03. ''Ρόδα και μήλα'', tome II, W. ’04. Les études de grec moderne en France au XIX{{e}} s., Durand-Auzias. ’04. ''Ζωή κι αγάπη στη μοναξιά. Τα ιστορικα ενος καινουργιου Ρωμπινσωνα'', W. ’05. Essai de gramm. hist. néo-grecque ; changement de A en P devant cons., en grec anc., médiéval et mod., Ler. ’05. ''Τὸ ταξίδι μου'', 2{{e}} éd., W. ’06. À propos du Weiberspiegel, Byzant. Zeitschr., tome XVI, p. 156. ’06. ''Ρόδα και μήλα, Απολογία'', tome III, W. </div> </div> {{il}} {{Centré|''RÉFÉRENCES''|fw=bold}} {{il}} <div style="font-size:85%" class="no_erreurs_communes"> <div class="th-titre-3"> 1883. Banville, Th. — Mes souvenirs, Ch. </div> <div class="th-titre-2"> ’92. France, An. — La vie littéraire, tome III. ’93. Sozonovitch. — La Lénore de Burger (en russe). ’94. Kufferath. — Le théâtre de Richard Wagner. ’97. Pernot. — Gramm. gr. mod., Garn. </div> <div class="th-titre-3"> 1903. Krumbacher, K. — Das Problera der neugr. Schriftsprache, München. 226 p. et Bq. 3, Literg. </div> </div> {{il}} {{Centré|PÉRIODIQUES}} {{il}} <div style="font-size:85%" class="no_erreurs_communes"> <div class="th-titre-3"> 1888. Rhoïdis, E. — Sur « Mon voyage », Hestia, 16 oct. (eu grec.). </div> <div class="th-titre-2"> ’94. Krumbacher, K. — Psichari als Novellist, I, AZB, {{No}} 58, 59. </div> <div class="th-titre-3"> 1902. Thumb, A. — Sur le Théâtre romaïque, Deutsche literar. Zeitschr, 29 mars. </div> <div class="th-titre-2"> ’03. Dieterich, K. — Sur « Pommes et Roses, I », Literar. Centralbl., 10 oct. ’04. Thumb, A. — Pommes et Roses, II, Deutsche Literaturzeitung, 2 et 25 avril. ’04. Pavolini, P. E. — La quest. della lingua e l’opera di Psichari, Atene e Roma, {{No}} 61, 62. ’04. Pottier, E. — Vie et amour dans la solitude, le Temps, 27 déc. ’05. Duvillard. — Vie et amour dans la solitude, Journal de Genève, 6 févr. ’05. Pavolini, P. E. — Vie et amour dans la solitude, H. Marzocco, 5 mars. ’06. Palamas, K. — Sur « Mon voyage », Noumas, Athènes, 20 jan. </div> </div> {{—|lh=1}} <section end="PSICHARI"/><section begin="PYAT"/>{{ancre|PYAT}} {{t3|'''PYAT (Félix)'''}} {{Centré|1810, VIERZON — 1889, SAINT-GRATIEN (Seine-et-Oise).|fs=83%}} {{il}} <div style="font-size:100%" class="no_erreurs_communes"> <div class="th-titre-3"> 1832. Une révolution d’autrefois, ou les Romains chez eux, Tr., avec Burette. </div> <div class="th-titre-2"> ’33. Une conjuration d’autrefois (dr), id., avec Burette. ’33. Arabelle (dr) dans d’Europe littér., avec Burette. ’34. Le brigand et le philosophe (dr), Tr., avec Luchet. ’35. Ango (dr), ’40, id., avec Luchet. ’41. Les deux serruriers (dr), id. ’42. Cédric le Norwégien (dr), Beck. ’42. Mathilde (dr), Tr., avec E. Sue. ’44. M. Jules Janin jugé par lui-même, Riche. ’44. Marie Joseph Chénier et le prince des critiques, Leriche. 16 p. ’46. Diogène (dr), Tr. ’47. Le chiffonnier de Paris (dr), L. ; ’92, Fayard. ’51. Lettres d’un proscrit, 2 vol., Mn. ’51. Loisirs d’un proscrit, id. ’69. Le proscrit et la France, Panis. ’70. Les inassermentés, id. ’85. L’homme de peine (dr), L. ’86. La folle d’Ostende, L.Pub. </div> </div> {{il}} {{Centré|''RÉFÉRENCES''|fw=bold}} {{il}} <div style="font-size:85%" class="no_erreurs_communes"> <div class="th-titre-3"> 1852. M. de Loisne. — Influence de la litt. fr., Lf. 5 fr. </div> <div class="th-titre-2"> ’67-’72. Mirecourt. — Portr. et silhouettes, L.Con. {{No}} 105. —.50. </div> </div> {{il}} {{Centré|PÉRIODIQUES}} {{il}} <div style="font-size:85%" class="no_erreurs_communes"> <div class="th-titre-3"> 1889. Thierry, Ed. — F. Pyat, RAD. XV, p. 353-358 ; XVI, p. 26-31. </div> </div> {{—|lh=1}} <section end="PYAT"/><noinclude> <references/></noinclude> sdwbo7jlp2fjmvsm6u2kpgv5xgefrym Page:Dictionnaire de Trévoux, 1771, I.djvu/639 104 1308202 15914375 15912808 2026-07-10T20:17:06Z Acélan 8398 Révocation d’une modification de [[Special:Contributions/Sicarov|Sicarov]] ([[User talk:Sicarov|discussion]]) vers la dernière version de [[User:Rene1596|Rene1596]] 15689132 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Rene1596" />{{Numérotation|AVA||615}}</noinclude><section begin="AVALER"/><nowiki/> {{StdT|l|☞}} AVALER. v. a. Faire descendre le boire & le manger par le gosier dans l’estomac. ''Voyez'' {{Tr6L|DÉGLUTITION}}. ''{{lang|la|Sorbere , haurire}}''. Alexandre prit d’une main la lettre & de l’autre le breuvage qu’il ''avala''. {{sc|Vaug}}. ''Avaler'' les morceaux sans mâcher. ''Avaler'' un os, une arrête. <poem>''J’''avalois'' par hasard'' ''Quelque aile de poulet dont j’arrachois le lard.''</poem> {{droite|{{sc|Boil.}}}} {{StdT|l|☞}} {{sc|Avaler}}, signifioit autrefois, vider. ''Avaler'' un étang, faire écouler les eaux. {{StdT|l|☞}} {{sc|Avaler}}, sur les rivières. v. n. Aller suivant le courant de l’eau. Ce bateau ''avale'', va en avalant. ''Voyez'' {{Tr6L|AVAL}}. Ce mot vient de ''{{lang|la|avallare}}'', qui a été fait de ''{{lang|la|ad}}'', & de ''{{lang|la|vallis}}'', comme qui diroit, ''mettre aval''. {{sc|Ménag}}. {{sc|Avaler}} ''une oreille'', avaler un bras à quelqu’un, signifie, les couper avec une arme tranchante, & les faire choir à terre. ''{{lang|la|Abscindere, amputare}}''. Ce mot est populaire. L’Abbé Talleman s’en est cependant servi dans sa Traduction de Plutarque. Il lui ''avala'' l’épaule d’un coup d’épée. {{sc|Tail. vie de César}}. Il n’en vaut pas mieux. {{sc|Avaler}}, en termes de Jardinage, c’est couper une branche près du tronc. ''{{lang|la|Rescindere}}''. On dit mieux, ''ravaler'', ou ''abaisser'', dans le même sens. {{sc|Avaler}}, signifie aussi, descendre quelque chose. ''{{lang|la|Demittere}}''. ''Avalez'' la lampe. ''Avalez'' le crochet à la viande. On dit d’un Tonnelier, qu’il ''avale'' le vin dans la cave, lorsqu’il le descend. Il est populaire. {{sc|Avaler}} ''la ficelle''. Terme de Chapelier. C’est la faire descendre depuis le haut de la forme du chapeau, jusqu’au bas, qu’on appelle le ''lien''. L’instrument avec lequel se donne cette façon, le nomme une ''avaloire''. {{StdT|l|☞}} {{sc|Avaler}}, s’emploie quelquefois au figuré, dans des phrases proverbiales. Sa valeur est alors déterminée par les mots auxquels il est joint. ''Avaler'' le calice, c’est se soumettre à quelquechose de fâcheux, malgré la répugnance qu’on peut avoir. On dit dans le même sens, ''avaler'' le morceau. Dorer la pilule pour la faire ''avaler''. ''Avaler'' des couleuvres, recevoir des mortifications qu’on est obligé de dissimuler, sans oser s’en plaindre. {{sc|Avaler}}, en termes de Banque, c’est répondre d’un billet, ou d’une lettre de change qu’on négocie, & qu’on certifie bon & exigible. ''{{lang|la|Cautionem, vadem dare}}''. Donner son aval, sa souscription. ''Avaler'' un billet, une lettre de change. {{sc|Avaler}}, se dit aussi souvent avec le prenom personnel, & signifie descendre dans l’estomac. ''{{lang|la|Sorberi, hauriri}}'', &c. Morceau qui s’''avale''. Cela s’''avale'' à merveille. ''{{lang|la|Sorbilis}}''. s’{{sc|Avaler}}, se dit aussi pour pendre trop bas, descendre trop bas. ''{{lang|la|Pendere}}''. Le ventre de ce cheval s’''avale''. Populaire. {{sc|Avaler}}, se dit proverbialement en ces phrases. On dit qu’un homme ne fait que tordre & ''avaler'', qu’il ''avaleroit'' la mer & les poissons ; pour dire, qu’il mange goulûment, que rien ne peut le rassasier. ''Avaler'' sans corde & sans poulain, c’est faire volontiers & facilement une chose. On dit en ce sens, ''avaler'' un verre de vin sans corde & sans poulain. Quand on a ''avalé'' le bœuf, il ne faut pas s’arrêter à la queue. {{sc|De Roch}}. C’est-à-dire, que dans une entreprise, quand on a fait la plus difficile, ou la plus grande partie, il ne faut pas se rebuter, ni être arrêté par ce qui reste à faire. AVALÉ, EE. part. pass. ''{{lang|la|Sorptus, haustus}}''. <section end="AVALER"/> <section begin="AVALESSON"/><nowiki/> AVALESSON. s. f. ''Voyez'' {{Tr6L|AVALAISON, ou AVALASSE|{{sc|Avalaison}}}}. <section end="AVALESSON"/> <section begin="AVALEUR"/><nowiki/> AVALEUR. s. m. Qui avale quelque aliment, solide ou liquide. C’est un ''avaleur'' de tisane. On dit d’un glouton, d’un gourmand, que c’est un ''avaleur'' de poids gris. On dit d’un capitan, d’un fanfaron, que c’est un mangeur, un ''avaleur'' de charrettes ferrées. Mais tout cela ne se dit que dans le style comique & burlesque. <section end="AVALEUR"/> <section begin="AVALIES"/><nowiki/> AVALIES. s. f. pl. Terme de Négoce. Ce sont des laines qui proviennent des peaux de moutons, de l’abattis des Bouchers, lorsqu’ils les vendent aux Mégissiers. Il faut faire les trames des étofes d’''avalies'', car les laines de toison ne sont propres que pour faire les chaînes. <section end="AVALIES"/> <section begin="AVALOIRE"/><nowiki/> AVALOIRE. s. f. Gosier. ''{{lang|la|Guttur, sauces}}''. Terme de plaisanterie & familier, qui se dit d’un goulu, à qui on reproche qu’il a une belle ''avaloire'', un grand gosier. On dit d’un homme qui a la bouche grande ou qui mange beaucoup, que son pere étoit bâtier, qu’il lui a fait une belle ''avaloire''. Baraton a donné ce nom burlesque à un valet dans cette épigramme. <poem>''Albert à bien trinquer mettoit toute sa gloire,'' ''Et disoit, en buvant sans cesse de grands coups ;'' ''Je veux noyer mon corps de ce nectar si doux,'' ''Et mourir à force de boire.'' ''Mon cher Maître, lui dit son valet l’''Avaloire, ''Si vous mourez ainsi, que je meure avec vous''.</poem> {{sc|Avaloire}}, chez les Bourreliers, est une pièce d’un harnois de cheval de trait, qui est sur le derrière, sur les cuisses & la troupe, & qui sert à l’arrêter, & à faire reculer la voiture ; comme qui diroit marcher en ''avalant''. C’est aussi chez les Chapeliers un outil dont ils se servent pour faire couler la ficelle du chapeau au bas de la forme. <section end="AVALOIRE"/> <section begin="AVALON"/><nowiki/> AVALON. Ville du duché de Bourgogne, en France. ''{{lang|la|Aballo}}''. Elle est dans l’Auxois, sur la rivière de Cousin, à sept lieues d’Auxerre. ''Avallonois, oise''. Qui est d’Avalon. ''{{lang|la|Aballonensis, e}}''. <section end="AVALON"/> <section begin="AVALLON"/><nowiki/> {{StdT|l|☞}} AVALLON. Province de l’Amérique septentrionale, dans la partie méridionale de l’île de Terre-Neuve. <section end="AVALLON"/> <section begin="AVALLOS"/><nowiki/> {{StdT|l|☞}} AVALLOS. Province de l’Amérique septentrionale, dans la nouvelle Espagne, & dans la nouvelle Galice. <section end="AVALLOS"/> <section begin="AVALURE"/><nowiki/> AVALURE. s. f. Terme de Manége. C’est la défectuosité d’une nouvelle corne molle & raboteuse, qui croît au pied d’un cheval quand il fait quartier neuf. {{sc|Avalure}}, terme d’Oiselier, est une maladie qui vient aux serins, & que l’on connoît, lorsqu’ils deviennent fort maigres, & que leur ventre est clair, très-gros & fort dur, tout plein de petites veines rouges. <section end="AVALURE"/> <section begin="AVANAZE"/><nowiki/> AVANAZE. s. m. C’est le nom d’un des meilleurs fruits du Brésil. Il vient à un arbrisseau, aux branches duquel il est attaché. Ce sont comme des noix, ou noisettes très-douces. On les met en morceaux en un certain temps, & non-seulement elles ont un excellent goût, mais elles sentent encore très-bon, & elles se conservent long-temps, si on les confit dans du sucre. ''{{lang|es|Thomas Tamago de Vargas Restauration de la Ciudad del Salvador}}''. <section end="AVANAZE"/> <section begin="AVANCE"/><nowiki/> {{StdT|l|☞}} AVANCE. s. f. Ce terme a plusieurs acceptions. Il se prend pour l’espace de chemin qu’on a devant quelqu’un. ''{{lang|la|Antecessio}}''. Quoiqu’il ait deux journées d’''avance'' sur moi, je l’aurai bientôt rattrapé. {{StdT|l|☞}} {{sc|Avance}}, se dit aussi de ce qui se trouve déjà de fait, de préparé dans une affaire, dans un ouvrage. C’est une grande ''avance'' dans un procès, que d’avoir tous ses titres en main. {{StdT|l|☞}} {{sc|Avance}}, dans le commerce. Anticipation de temps. Payer un billet d’''avance'', c’est en compter la valeur avant le temps de son échéance. ''{{lang|la|Pecuniæ, representatio}}''. Payer les ouvriers d’''avance''. {{StdT|l|☞}} {{sc|Avance}}, signifie aussi argent prêté, ou marchandises fournies à crédit. Je suis en ''avance'' avec lui. Je lui ai prêté une somme considérable, ou fourni beaucoup de marchandises. On dit, en termes de lettres de change, ''avance'' pour le tireur, lorsque d’une lettre négociée, celui qui la négocie, en reçoit plus que le pair, c’est-à-dire, plus que la somme portée par la lettre. On appelle au contraire, ''avance'' pour le donneur, & perte pour le tireur, lorsque par la négociation, celui à qui appartient la lettre, n’en reçoit pas l’entière valeur. Le Cap d’''Avance'' est le Cap de l’Amérique méridionale le plus avancé dans le détroit de Magellan, ce qui lui a donné son nom. ''{{lang|la|Promontorium prominens}}''. {{StdT|l|☞}} {{sc|Avance}}, se dit encore de l’anticipation de temps, lorsqu’on fait une chose en prévenant le temps ou l’on a accoutumé de la faire. Se réjouir par ''avance'', {{tiret|s’affli|ger}} <section end="AVANCE"/><noinclude> <references/></noinclude> 44ieasuwo20zempbbmw12drlg5rdx1l 15914376 15914375 2026-07-10T20:19:53Z Acélan 8398 15914376 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Rene1596" />{{Numérotation|AVA||615}}</noinclude><section begin="AVALER"/><nowiki/> {{StdT|l|☞}} AVALER. v. a. Faire descendre le boire & le manger par le gosier dans l’estomac. ''Voyez'' {{Tr6L|DÉGLUTITION}}. ''{{lang|la|Sorbere, haurire}}''. Alexandre prit d’une main la lettre & de l’autre le breuvage qu’il ''avala''. {{sc|Vaug}}. ''Avaler'' les morceaux sans mâcher. ''Avaler'' un os, une arrête. {{poem|{{em|2}}''J’''avalois'' par hasard'' ''Quelque aile de poulet dont j’arrachois le lard.'' {{droite|Boil.|sc}}|m=1em}} {{StdT|l|☞}} {{sc|Avaler}}, signifioit autrefois, vider. ''Avaler'' un étang, faire écouler les eaux. {{StdT|l|☞}} {{sc|Avaler}}, sur les rivières. v. n. Aller suivant le courant de l’eau. 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''Avaler'' un billet, une lettre de change. {{sc|Avaler}}, se dit aussi souvent avec le prenom personnel, & signifie descendre dans l’estomac. ''{{lang|la|Sorberi, hauriri}}'', &c. Morceau qui s’''avale''. Cela s’''avale'' à merveille. ''{{lang|la|Sorbilis}}''. s’{{sc|Avaler}}, se dit aussi pour pendre trop bas, descendre trop bas. ''{{lang|la|Pendere}}''. Le ventre de ce cheval s’''avale''. Populaire. {{sc|Avaler}}, se dit proverbialement en ces phrases. On dit qu’un homme ne fait que tordre & ''avaler'', qu’il ''avaleroit'' la mer & les poissons ; pour dire, qu’il mange goulûment, que rien ne peut le rassasier. ''Avaler'' sans corde & sans poulain, c’est faire volontiers & facilement une chose. On dit en ce sens, ''avaler'' un verre de vin sans corde & sans poulain. Quand on a ''avalé'' le bœuf, il ne faut pas s’arrêter à la queue. {{sc|De Roch}}. C’est-à-dire, que dans une entreprise, quand on a fait la plus difficile, ou la plus grande partie, il ne faut pas se rebuter, ni être arrêté par ce qui reste à faire. AVALÉ, EE. part. pass. ''{{lang|la|Sorptus, haustus}}''. <section end="AVALER"/> <section begin="AVALESSON"/><nowiki/> AVALESSON. s. f. ''Voyez'' {{Tr6L|AVALAISON, ou AVALASSE|{{sc|Avalaison}}}}. <section end="AVALESSON"/> <section begin="AVALEUR"/><nowiki/> AVALEUR. s. m. Qui avale quelque aliment, solide ou liquide. C’est un ''avaleur'' de tisane. On dit d’un glouton, d’un gourmand, que c’est un ''avaleur'' de poids gris. On dit d’un capitan, d’un fanfaron, que c’est un mangeur, un ''avaleur'' de charrettes ferrées. Mais tout cela ne se dit que dans le style comique & burlesque. <section end="AVALEUR"/> <section begin="AVALIES"/><nowiki/> AVALIES. s. f. pl. Terme de Négoce. Ce sont des laines qui proviennent des peaux de moutons, de l’abattis des Bouchers, lorsqu’ils les vendent aux Mégissiers. 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On les met en morceaux en un certain temps, & non-seulement elles ont un excellent goût, mais elles sentent encore très-bon, & elles se conservent long-temps, si on les confit dans du sucre. ''{{lang|es|Thomas Tamago de Vargas Restauration de la Ciudad del Salvador}}''. <section end="AVANAZE"/> <section begin="AVANCE"/><nowiki/> {{StdT|l|☞}} AVANCE. s. f. Ce terme a plusieurs acceptions. Il se prend pour l’espace de chemin qu’on a devant quelqu’un. ''{{lang|la|Antecessio}}''. Quoiqu’il ait deux journées d’''avance'' sur moi, je l’aurai bientôt rattrapé. {{StdT|l|☞}} {{sc|Avance}}, se dit aussi de ce qui se trouve déjà de fait, de préparé dans une affaire, dans un ouvrage. C’est une grande ''avance'' dans un procès, que d’avoir tous ses titres en main. {{StdT|l|☞}} {{sc|Avance}}, dans le commerce. Anticipation de temps. Payer un billet d’''avance'', c’est en compter la valeur avant le temps de son échéance. ''{{lang|la|Pecuniæ, representatio}}''. Payer les ouvriers d’''avance''. {{StdT|l|☞}} {{sc|Avance}}, signifie aussi argent prêté, ou marchandises fournies à crédit. Je suis en ''avance'' avec lui. Je lui ai prêté une somme considérable, ou fourni beaucoup de marchandises. On dit, en termes de lettres de change, ''avance'' pour le tireur, lorsque d’une lettre négociée, celui qui la négocie, en reçoit plus que le pair, c’est-à-dire, plus que la somme portée par la lettre. On appelle au contraire, ''avance'' pour le donneur, & perte pour le tireur, lorsque par la négociation, celui à qui appartient la lettre, n’en reçoit pas l’entière valeur. Le Cap d’''Avance'' est le Cap de l’Amérique méridionale le plus avancé dans le détroit de Magellan, ce qui lui a donné son nom. ''{{lang|la|Promontorium prominens}}''. {{StdT|l|☞}} {{sc|Avance}}, se dit encore de l’anticipation de temps, lorsqu’on fait une chose en prévenant le temps ou l’on a accoutumé de la faire. 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Tillier - I.djvu/247 104 1401293 15913769 8762415 2026-07-10T12:03:20Z Courvey 93945 /* Corrigée */ {{M.|Rathery}} madame 15913769 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Courvey" /></noinclude>toujours aux dépens des autres, et je ne veux pas prendre part à vos flibusteries. — Il faut pourtant, dit mon oncle, que vous y preniez part ce soir, sinon je dis partout où je vous ai accroché. — Et où l’as-tu donc accroché ? fit Page. — Imagine, dit Benjamin… — {{M.|Rathery}} !… s’écria Susurrans mettant un doigt sur sa bouche. — Eh bien ! consentez-vous à venir avec nous ? — Mais, considérez que ma femme m’attend ; on me croira mort, assassiné ; on me cherchera sur la route du val des Rosiers. — Tant mieux, on trouvera peut-être votre tricorne. — Monsieur Rathery, mon bon monsieur Rathery ! fit Susurrans en joignant les mains. — Allons donc, dit mon oncle, ne faites donc pas l’enfant ; vous me devez une réparation, et moi je vous dois un dîner ; d’un seul coup nous nous acquittons ensemble. — Souffrez au moins que j’aille prévenir ma femme. — Non pas, dit Benjamin se plaçant entre lui et Page ; je connais madame Susurrans pour l’avoir vue à son comptoir ; elle vous enfermerait chez vous à double tour, et je ne veux pas que vous nous échappiez : je ne vous donnerais pas pour dix pistoles. — Et mon toulon, dit Susurrans, qu’en vais-je faire à présent que je suis clerc de procureur ? — C’est vrai, dit Benjamin, vous ne pouvez vous présenter à notre client avec un toulon.<noinclude> <references/></noinclude> 8wfpety9y42c10b3dppf3y97l2uokro Page:Œuvres de C. Tillier - I.djvu/248 104 1401296 15913785 8762417 2026-07-10T12:17:10Z Courvey 93945 /* Corrigée */ {{lang|la|''Omnia mecum porto''}} {{M.|Susurrans}} madame 15913785 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Courvey" /></noinclude><nowiki /> Ils étaient alors au milieu du pont de Beuvron : mon oncle prit le toulon des mains de Susurrans, et le jeta à la rivière. — Coquin de Rathery, scélérat de Rathery ! s’écria Susurrans, tu me paieras mon toulon ; il m’a coûté six livres, à moi ; mais toi, tu sauras ce qu’il te coûtera. — Monsieur Susurrans, dit Benjamin prenant une pose majestueuse, imitons le sage qui disait : {{lang|la|''Omnia mecum porto''}}, c’est-à-dire : tout ce qui me gêne, je le jette à la rivière. Tenez, voilà au bout de cette épée un habit magnifique, l’habit des dimanches de mon neveu ; un habit qui pourrait figurer dans un musée, et qui a coûté de façon seulement trente fois autant que votre misérable toulon ; eh bien ! moi je le sacrifie sans le moindre regret : jetez-le par dessus le pont, et nous serons quittes. Comme {{M.|Susurrans}} n’en voulait rien faire, Benjamin lança l’habit par-dessus le pont, et, prenant le bras de Page et celui de Susurrans : — Maintenant, dit-il, marchons ; on peut lever le rideau, nous sommes prêts à entrer en scène. Mais l’homme propose et Dieu dispose : en montant l’escalier de Vieille-Rome, ils se trouvèrent face à face avec madame Susurrans. Celle-ci ne voyant pas revenir son mari, allait au-devant de lui avec une lanterne. Lorsqu’elle le vit entre mon oncle et l’avocat Page, qui avaient tous deux une réputation suspecte, son inquiétude fit place à la colère. — Enfin, monsieur, vous voilà ! s’écria-t-elle, c’est vraiment heureux ; j’ai cru que vous n’arriveriez pas ce soir ; vous menez là une jolie vie, et vous donnez un bel exemple à votre fils. ! Puis, parcourant son mari d’un coup d’œil rapide, elle s’aperçut combien il était incomplet.<noinclude> <references/></noinclude> 07wd5fnknz3fn3q9gstd89lskod32ii Page:Œuvres de C. Tillier - I.djvu/249 104 1401297 15913798 8762418 2026-07-10T12:24:20Z Courvey 93945 /* Corrigée */ madame modif texte {{M.|Dulciter}} 15913798 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Courvey" /></noinclude><nowiki /> — Et vos poulets, monsieur ! et ton chapeau, misérable ! et ton toulon, ivrogne ! qu’en as-tu fait ? — Madame, répondit gravement Benjamin, les poulets nous les avons mangés ; pour le tricorne, il a eu le malheur de le perdre en route. — Comment ! le monstre a perdu son tricorne ! un tricorne tout frais retapé ! — Oui, madame, il l’a perdu, et vous êtes bien heureuse, dans la position où il était, qu’il n’ait pas aussi perdu sa perruque ; quant au toulon, on le lui a saisi à l’octroi, et la régie lui a déclaré procès-verbal. Comme Page ne pouvait s’empêcher de rire : — Je vois ce que c’est, dit madame Susurrans ; c’est vous qui avez débauché mon mari, et par dessus le marché vous nous plaisantez. Vous feriez bien mieux de vous occuper de vos malades et de payer vos dettes, monsieur Rathery ! — Est-ce que je vous dois quelque chose, madame ? répondit fièrement mon oncle. — Oui, ma bonne amie, poursuivit Susurrans se sentant fort de la protection de sa femme, c’est lui qui m’a débauché : il m’a mangé mes poulets avec son neveu ; ils m’ont pris mon tricorne, et ils m’ont jeté mon toulon dans la rivière. Il voulait encore, l’infâme qu’il est, me forcer à aller dîner avec lui au Dauphin, et à faire, à mon âge, le personnage d’un clerc de procureur. Allez, indigne homme, je m’en vais de ce pas chez {{M.|Dulciter}} le prévenir que vous voulez dîner à sa place et à celle de son clerc. — Vous voyez madame, fit mon oncle, que votre mari est ivre, et qu’il ne sait ce qu’il dit ; si vous m’en croyez, vous le ferez cou-<noinclude> <references/></noinclude> auxvbhe6t29iifzo9d8var2sgmqfkb3 Page:Œuvres de C. Tillier - I.djvu/250 104 1401298 15913811 8762422 2026-07-10T12:31:14Z Courvey 93945 /* Corrigée */ {{M.|Rathery}} {{M.|Minxit}} 15913811 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Courvey" /></noinclude>cher aussitôt que vous serez de retour à la maison, et vous lui ferez prendre, de deux en deux heures, une décoction de camomille et de fleurs de tilleul : en le soutenant, j’ai eu l’occasion de lui toucher le pouls, et je vous assure qu’il n’est pas bien du tout. — Oh ! scélérat, oh ! coquin, oh ! révolutionnaire, tu oses dire encore à ma femme que je suis malade d’avoir trop bu, tandis que c’est toi qui es ivre ! Attends, je m’en vais de suite chez Dulciter, et tu auras tout à l’heure de ses nouvelles. — Vous devez vous apercevoir, madame, dit Page, avec le plus grand sang-froid du monde, que cet homme bat la campagne : vous manqueriez à tous vos devoirs d’épouse si vous ne faisiez prendre à votre mari de la camomille et de la fleur de tilleul, ainsi que vient de le prescrire {{M.|Rathery}}, qui est assurément le médecin le plus habile du bailliage, et qui répond aux insultes de ce fou en lui sauvant la vie. Susurrans allait recommencer ses imprécations. — Allons, lui dit sa femme, je vois que ces messieurs ont raison ; vous êtes ivre à ne pouvoir plus parler ; suivez-moi de suite, ou je ferme la porte en rentrant, et vous irez coucher où vous voudrez. — C’est cela, dirent ensemble Page et mon oncle ; et ils riaient encore lorsqu’ils arrivèrent à la porte du Dauphin. La première personne qu’ils rencontrèrent dans la cour fut {{M.|Minxit}}, qui allait monter à cheval pour retourner à Corvol. — Parbleu, dit mon oncle, prenant la bride du cheval, vous ne partirez pas ce soir, monsieur Minxit ; vous allez souper avec nous ; nous avons perdu un convive, mais vous en valez bien trente comme lui. — Puisque cela te fait plaisir, Benjamin… Garçon, ramenez mon cheval à l’écurie, et dites qu’on me prépare un lit.<noinclude> <references/></noinclude> cbx4xzawakmffhnm3puiklig0q67xp1 Page:Œuvres de C. Tillier - I.djvu/251 104 1401299 15914585 7309434 2026-07-10T23:04:56Z Courvey 93945 /* Corrigée */ {{interligne|5em}} {{sc|Mon}} 15914585 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Courvey" /></noinclude><nowiki/> {{interligne|5em}} {{c|XIII|fs=140%}} {{interligne|5em}} {{c|Comment mon oncle passa la nuit en prières pour l’heureuse délivrance de sa sœur.|fs=100%}} {{interligne|5em}} {{sc|Mon}} temps est précieux, chers lecteurs, et je suppose que le vôtre ne l’est pas moins ; je ne m’amuserai donc pas à vous décrire ce mémorable souper ; vous connaissez assez les convives pour vous faire une idée de la manière dont ils soupèrent. Mon oncle sortit à minuit de l’hôtel du Dauphin, avançant de trois pas et reculant de deux, comme certains pèlerins d’autrefois, qui faisaient vœu de se rendre avec cette allure à Jérusalem. En rentrant, il aperçut de la lumière dans la chambre de Machecourt, et, supposant que celui-ci griffonnait quelque exploit, il entra avec l’intention de lui souhaiter le bonsoir. Ma grand’mère était alors en mal d’enfant ; la sage-femme, tout effrayée de l’apparition de mon oncle qu’on n’attendait pas à cette heure, vint le prévenir officiellement de l’évènement qui allait avoir lieu. Benjamin se rappela, à travers les brouillards qui obscurcissaient son cerveau, que sa<noinclude> <references/></noinclude> 10wurmt70kodk1rqoorwt6zma6c10bw Page:Œuvres de C. Tillier - I.djvu/252 104 1401300 15914586 7309435 2026-07-10T23:09:17Z Courvey 93945 /* Corrigée */ madame 15914586 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Courvey" /></noinclude>sœur, la première année de son mariage, avait eu une couche laborieuse qui avait mis sa vie en danger ; aussitôt le voilà qui se fond en deux gouttières de larmes. — Hélas ! s’écriait-il d’une voix à réveiller toute la rue des Moulins, ma chère sœur va mourir, hélas ! elle va… — Madame Lalande, s’écria ma grand’mère du fond de son lit, mettez-moi ce chien d’ivrogne à la porte. — Retirez-vous, monsieur Rathery, dit madame Lalande, il n’y a pas le moindre danger ; l’enfant se présente par les épaules, et dans une heure votre sœur sera délivrée. Mais Benjamin criait toujours : Hélas ! elle va mourir, ma chère sœur. Machecourt, voyant que la harangue de la sage-femme ne produisait aucun effet, crut devoir intervenir à son tour. — Oui, Benjamin, mon ami, mon bon frère, l’enfant se présente par les épaules, fais-moi le plaisir d’aller te coucher, je t’en supplie. Ainsi parla mon grand-père. — Et toi, Machecourt, mon ami, mon bon frère, lui répondit mon oncle, je t’en supplie, fais-moi le plaisir d’aller… Ma grand’mère, comprenant qu’elle ne pouvait compter sur un acte de rigueur de Machecourt à Benjamin, se décida à mettre elle-même celui-ci à la porte. Mon oncle se laissa pousser dehors avec la docilité d’un mouton. Son parti fut bientôt pris : il se décida à aller coucher à côté de Page qui ronflait, comme un soufflet de forge, sur une des tables du Dauphin. Mais, en passant sur la place de l’église, l’idée lui vint de prier Dieu pour l’heureuse délivrance de sa chère sœur ; or, le temps s’était remis à la gelée comme de plus belle, et il faisait un<noinclude> <references/></noinclude> d9q1esenmp3j3h2vrwrlc5azlrdhrs3 Page:Œuvres de C. Tillier - I.djvu/253 104 1401301 15914588 8762424 2026-07-10T23:14:12Z Courvey 93945 /* Corrigée */ {{lang|la| + italiques 15914588 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Courvey" /></noinclude>froid de cinq à six degrés. Nonobstant cela, Benjamin s’agenouilla sur les marches du portail, joignit les mains comme il l’avait vu pratiquer à sa chère sœur, et se mit à marmotter quelques bribes de prières. Comme il entamait son second {{lang|la|''Ave''}}, le sommeil le prit, et il se mit à ronfler à l’instar de son ami Page. Le lendemain matin à cinq heures, lorsque le sacristain vint sonner l’{{lang|la|''Angelus''}}, il aperçut quelque chose d’agenouillé qui avait comme une forme humaine. Il s’imagina d’abord, dans sa simplicité, que c’était un saint qui était sorti de sa niche pour faire quelque exercice de pénitence, et il s’apprêtait à le faire rentrer dans l’église ; mais, s’étant approché davantage, à la lueur de sa lanterne, il reconnut mon oncle, qui avait un pouce de verglas sur le dos, et à l’extrémité du nez un filet de glace d’une demi-aune. — Holà, oh ! monsieur Rathery ! s’écria-t-il dans l’oreille de Benjamin. Comme celui-ci ne répondait pas, il alla tranquillement son-<noinclude> <references/></noinclude> 73vpv13ua11cjmowxpnh9b6m85xve50 Page:Œuvres de C. Tillier - I.djvu/254 104 1401302 15914590 8762426 2026-07-10T23:25:16Z Courvey 93945 /* Corrigée */ {{lang|la| + italiques + {{M.|Rathery}} + {{M.|le}} 15914590 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Courvey" /></noinclude>ner son {{lang|la|''Angelus''}}, et quand il l’eut achevé et parachevé, il revint à {{M.|Rathery}}. Au cas qu’il ne fût pas mort, il le chargea comme un sac sur ses épaules, et l’alla porter à sa sœur. Ma grand’mère était délivrée depuis deux bonnes heures ; les voisines qui passaient la nuit auprès d’elle reportèrent leurs soins sur Benjamin. Elles le placèrent sur un matelas devant le foyer, l’enveloppèrent de serviettes chaudes, de couvertures chaudes, et lui mirent aux pieds une brique chaude : dans l’excès de leur zèle, elles l’auraient volontiers mis au four. Mon oncle se dégela peu à peu ; sa queue, qui était aussi raide que son épée, commença à pleurer sur le traversin, ses articulations se détendirent, l’exercice de la parole lui revint, et le premier usage qu’il en fit fut de demander du vin chaud. On lui en fit vivement une chaudronnée ; quand il en eut bu la moitié, il fut pris d’une telle sueur qu’on crut qu’il s’allait liquéfier. Il avala le reste, se rendormit, et à huit heures du matin il se portait le mieux du monde. Si {{M.|le}} curé eût dressé le procès-verbal de ces faits, mon oncle eût été infailliblement canonisé. On l’eût probablement donné pour patron aux cabaretiers ; et, sans le flatter, il eût fait, avec sa queue et son habit rouge, une magnifique enseigne d’auberge. Une semaine et plus s’était écoulée depuis l’heureux accouchement de ma grand’mère, et déjà elle songeait à ses relevailles. Cette espèce de quarantaine que lui imposaient les canons de l’Église avait de graves inconvénients pour elle en particulier, et pour toute la famille en général. D’abord, lorsque quelque évènement un peu saillant, quelque bon scandale par exemple, ridait la surface tranquille du quartier, elle ne pouvait aller en disserter chez son prochain de la rue des Moulins, ce qui était pour elle une cruelle privation ; ensuite elle était obligée d’envoyer Gaspard, enveloppé d’un tablier de cuisine, au marché et à la boucherie. Or, ou Gaspard perdait l’argent du pot-au-feu au bouchon, ou il rapportait du collet pour de la cuisse, ou bien en-<noinclude> <references/></noinclude> l24af4py9lniio5jypcmuuldqli3zy2 Page:Œuvres de C. Tillier - I.djvu/255 104 1401303 15914595 8762428 2026-07-10T23:38:11Z Courvey 93945 /* Corrigée */ 2 x madame {{M.|le}} 15914595 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Courvey" /></noinclude>core quand on l’envoyait quérir un chou pour mettre dans la marmite, la soupe était trempée que Gaspard n’était pas encore de retour. Benjamin riait, Machecourt enrageait, et ma grand’mère fouettait Gaspard. — Pourquoi aussi, lui dit un jour mon grand-père, irrité d’être obligé, par suite de l’absence de Gaspard, de manger une tête de veau sans ciboules, ne fais-tu pas ta besogne toi-même ? — Pourquoi ! pourquoi ! repartit ma grand’mère, parce que je ne puis aller à la messe sans payer madame Lalande. — Que diable aussi, chère sœur, dit Benjamin, n’attendiez-vous pas pour accoucher que vous eussiez de l’argent ? — Demande donc plutôt à ton imbécile de beau-frère pourquoi, depuis un mois il ne m’a pas apporté un pauvre écu de six livres. — Ainsi donc, dit Benjamin, si vous étiez six mois sans recevoir d’argent, six mois vous resteriez enfermée dans votre maison comme dans un lazaret ? — Oui, répliqua ma grand’mère, parce que si je sortais avant d’être allée à la messe, le curé parlerait de moi en chaire, et qu’on me montrerait du doigt dans les rues. — En ce cas, sommez donc {{M.|le}} curé de vous envoyer sa femme de charge pour tenir votre ménage ; car Dieu est trop juste pour exiger que Machecourt mange de la tête de veau sans ciboules, parce que vous lui avez fait un septième enfant. Heureusement, l’écu de six livres si impatiemment attendu arriva accompagné de quelques autres, et ma grand’mère put aller à la messe. En rentrant à la maison avec madame Lalande, elle trouva mon oncle étendu dans le fauteuil de cuir de Machecourt, les talons appuyés sur les chenets et ayant devant lui une écuelle pleine de vin<noinclude> <references/></noinclude> 789qnk0085h27s61ir6txqvux9b0fia Page:Œuvres de C. Tillier - I.djvu/256 104 1401305 15914599 8762429 2026-07-10T23:48:05Z Courvey 93945 /* Corrigée */ ''mais…'' madame 15914599 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Courvey" /></noinclude>chaud ; car il faut vous dire que, depuis sa convalescence, Benjamin, reconnaissant envers le vin chaud qui lui avait sauvé la vie, en prenait tous les matins une ration qui aurait suffi à deux officiers de marine. Il disait, pour justifier cet extra monstre, que sa température était encore au-dessous de zéro. — Benjamin, lui dit ma grand’mère, j’ai un service à te demander. — Un service ! répondit Benjamin, et que puis-je faire, chère sœur, pour vous être agréable ? — Tu devrais l’avoir deviné, Benjamin : il faut que tu sois parrain de mon dernier. Benjamin, qui n’avait rien deviné du tout et qu’au contraire cette proposition prenait à l’improviste, secoua la tête et fit un gros ''mais…'' — Comment, dit ma grand’mère lui jetant un regard plein d’étincelles, est-ce que tu me refuserais cela, par hasard ? — Non pas, chère sœur, bien au contraire, mais… — Mais quoi ? Tu commences à m’impatienter avec tes ''mais''. — C’est que, voyez-vous, je n’ai jamais été parrain, moi, et je ne saurais comment m’y prendre pour remplir mes fonctions. — Belle difficulté ! on te mettra au courant : je prierai le cousin Guillaumot de te donner quelques leçons. — Je ne doute ni des talents ni du zèle du cousin Guillaumot ; mais, s’il faut que je prenne des leçons de parinologie, je crains que cette étude n’aille pas à mon genre d’intelligence ; vous feriez mieux peut-être de prendre un parrain tout instruit : Gaspard, par exemple, qui est enfant de chœur, vous conviendrait parfaitement. — Allons donc, monsieur Rathery, dit madame Lalande, il faut<noinclude> <references/></noinclude> rc59twkzvo2cs3emmplivkk0f1jlgzx Page:Œuvres de C. Tillier - I.djvu/257 104 1401307 15915441 7309362 2026-07-11T10:00:07Z Courvey 93945 /* Corrigée */ 15915441 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Courvey" /></noinclude>que vous acceptiez l’invitation de votre sœur : c’est un devoir de famille dont vous ne pouvez vous exempter. — Je vois ce que c’est, madame Lalande, dit Benjamin : quoique je ne sois pas riche, j’ai la réputation de bien faire les choses, et vous aimeriez autant avoir affaire avec moi qu’à Gaspard, n’est-ce pas ? — Fi donc ! Benjamin, fi donc ! monsieur Rathery, s’exclamèrent ensemble ma grand’mère et Mme Lalande. — Tenez, ma chère sœur, poursuivit Benjamin, à vous parler franchement, je ne me soucie pas d’être parrain. Je veux bien me conduire avec mon neveu comme si je l’avais tenu sur les fonts de baptême ; j’écouterai avec satisfaction le compliment qu’il m’adressera tous les ans le jour de ma fête, et fût-il de Millot-Rataut, je m’engage à le trouver charmant. Je lui permettrai de m’embrasser le premier jour de chaque année, et je lui donnerai pour ses étrennes un polichinelle à ressort ou une paire de culottes, selon que vous l’aimerez mieux. Je serai même flatté que vous le nommiez Benjamin ; mais aller me planter comme un grand imbécile devant les fonts baptismaux, avec un cierge à la main, ma foi non, chère sœur, n’exigez pas cela de moi : ma dignité d’homme s’y oppose ; j’aurais peur que Djhiarcos ne me rît au nez. Et d’ailleurs, comment puis-je affirmer, moi, que ce petit braillard renonce à Satan et à ses œuvres ? Qu’est-ce qui me prouve qu’il renonce aux œuvres de Satan ? Si la responsabilité du parrain n’est qu’une frime, comme le pensent quelques-uns, à quoi bon un parrain, à quoi bon une marraine, à quoi bon deux cautions au lieu d’une, et pourquoi faire endosser ma signature par un autre ? Si au contraire cette responsabilité est sérieuse, pourquoi en encourrais-je les conséquences ? Notre âme étant ce que nous avons de plus précieux, n’est-ce pas être fou que de la mettre en gage pour celle d’un autre ? Et d’ailleurs, qu’est-ce qui vous presse donc<noinclude> <references/></noinclude> blsk0mhxx7cidrwhjtcq0ojviaeyzy0 15915443 15915441 2026-07-11T10:00:51Z Courvey 93945 madame 15915443 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Courvey" /></noinclude>que vous acceptiez l’invitation de votre sœur : c’est un devoir de famille dont vous ne pouvez vous exempter. — Je vois ce que c’est, madame Lalande, dit Benjamin : quoique je ne sois pas riche, j’ai la réputation de bien faire les choses, et vous aimeriez autant avoir affaire avec moi qu’à Gaspard, n’est-ce pas ? — Fi donc ! Benjamin, fi donc ! monsieur Rathery, s’exclamèrent ensemble ma grand’mère et madame Lalande. — Tenez, ma chère sœur, poursuivit Benjamin, à vous parler franchement, je ne me soucie pas d’être parrain. Je veux bien me conduire avec mon neveu comme si je l’avais tenu sur les fonts de baptême ; j’écouterai avec satisfaction le compliment qu’il m’adressera tous les ans le jour de ma fête, et fût-il de Millot-Rataut, je m’engage à le trouver charmant. Je lui permettrai de m’embrasser le premier jour de chaque année, et je lui donnerai pour ses étrennes un polichinelle à ressort ou une paire de culottes, selon que vous l’aimerez mieux. Je serai même flatté que vous le nommiez Benjamin ; mais aller me planter comme un grand imbécile devant les fonts baptismaux, avec un cierge à la main, ma foi non, chère sœur, n’exigez pas cela de moi : ma dignité d’homme s’y oppose ; j’aurais peur que Djhiarcos ne me rît au nez. Et d’ailleurs, comment puis-je affirmer, moi, que ce petit braillard renonce à Satan et à ses œuvres ? Qu’est-ce qui me prouve qu’il renonce aux œuvres de Satan ? Si la responsabilité du parrain n’est qu’une frime, comme le pensent quelques-uns, à quoi bon un parrain, à quoi bon une marraine, à quoi bon deux cautions au lieu d’une, et pourquoi faire endosser ma signature par un autre ? Si au contraire cette responsabilité est sérieuse, pourquoi en encourrais-je les conséquences ? Notre âme étant ce que nous avons de plus précieux, n’est-ce pas être fou que de la mettre en gage pour celle d’un autre ? Et d’ailleurs, qu’est-ce qui vous presse donc<noinclude> <references/></noinclude> 4ymp4gi650ol59jzvozn78g59uhjv8s Page:Œuvres de C. Tillier - I.djvu/258 104 1401308 15915447 8762431 2026-07-11T10:10:11Z Courvey 93945 /* Corrigée */ vingt-un ans + rajout mot + madame 15915447 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Courvey" /></noinclude>tant de faire baptiser votre poupon ? Est-ce une terrine de foies gras ou un jambon de Mayence qui se gâterait s’il n’était salé de suite ? Attendez qu’il ait vingt-cinq ans : au moins, il pourra répondre lui-même, et alors, s’il lui faut une caution, je saurai ce que j’ai à faire. Jusqu’à dix-huit ans, votre fils ne pourra prendre un enrôlement dans l’armée ; jusqu’à vingt-un ans, il ne pourra contracter d’engagements civils ; jusqu’à vingt-cinq ans, il ne pourra se marier sans votre consentement et celui de Machecourt, et vous voulez qu’à neuf jours il ait assez de discernement pour se choisir une religion. Allons donc ! vous voyez bien vous-même que cela n’est pas raisonnable. — Oh ! ma chère dame, s’écria la sage-femme, épouvantée de la logique hétérodoxe de mon oncle, votre frère est un damné ; gardez-vous bien de le donner pour parrain à votre enfant : cela lui porterait malheur ! — Madame Lalande, dit Benjamin d’un ton sévère, un cours d’accouchement n’est pas un cours de logique. Il y aurait lâcheté de ma part à discuter avec vous. Je me contenterai seulement de vous demander si saint Jean baptisait dans le Jourdain moyennant un sesterce et un cornet de dattes sèches des néophytes apportés de Jérusalem sur les bras de leur nourrice ? — Ma foi ! dit madame Lalande, embarrassée de l’objection, j’aime mieux le croire que d’y aller voir. — Comment, madame, vous aimez mieux le croire que d’y aller voir ! est-ce là le langage d’une sage-femme instruite de sa religion ? Eh bien ! puisque vous le prenez sur ce ton, je me ferai l’honneur de vous poser ce dilemme… — Laisse-nous donc tranquilles avec tes dilemmes, interrompit ma grand’mère, est-ce que madame Lalande sait ce que c’est qu’un dilemme ? — Comment, madame, fit la sage-femme piquée de l’observa-<noinclude> <references/></noinclude> g4c1huvtqubvm7c4h53o93xd8k0psku Page:Œuvres de C. Tillier - I.djvu/259 104 1401309 15915449 8762433 2026-07-11T10:27:53Z Courvey 93945 /* Corrigée */ 3 x mademoiselle + madame + {{lang|la|''lapsus linguæ''}} 15915449 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Courvey" /></noinclude>tion de ma grand’mère, je ne sais pas ce que c’est qu’un dilemme ! l’épouse d’un chirurgien, ne pas savoir ce que c’est qu’un dilemme ! Continuez, monsieur Rathery, je vous écoute. — C’est fort inutile, répliqua sèchement ma grand’mère, j’ai décidé que Benjamin serait parrain, et il le sera : il n’y a pas de dilemme au monde qui puisse l’en exempter. — J’en appelle à Machecourt ! s’écria Benjamin. — Machecourt t’a condamné d’avance : il est allé ce matin à Corvol inviter mademoiselle Minxit à être la commère. — Ainsi donc, s’écria mon oncle, on dispose de moi sans mon consentement : on n’a pas même l’honnêteté de me prévenir ! Me prend-on pour un homme empaillé, pour un gargamelle de pain d’épice ? La belle figure que vont faire mes cinq pieds dix pouces à côté des cinq pieds trois pouces de mademoiselle Minxit, qui aura l’air, avec sa taille plate et calibrée, d’un mât de cocagne couronné de rubans ! Savez-vous que l’idée d’aller à l’église côte à côte avec elle me tourmente depuis six mois, et que j’ai failli, en répugnance de cette corvée, renoncer à l’avantage de devenir son mari ? — Voyez-vous, madame Lalande, dit ma grand’mère, ce Benjamin comme il est facétieux : il aime mademoiselle Minxit avec passion, et cependant il faut qu’il se raille d’elle. — Hum ! fit la sage-femme. Benjamin, qui n’avait pas songé à madame Lalande, s’aperçut qu’il avait fait un {{lang|la|''lapsus linguæ''}} ; pour échapper aux reproches de sa sœur, il se hâta de déclarer qu’il consentait à tout ce qu’on voudrait exiger de lui, et détala avant que la sage-femme fût partie. Le baptême devait avoir lieu le dimanche suivant ; ma grand’mère s’était mise en frais pour cette cérémonie ; elle avait<noinclude> <references/></noinclude> hfyg21e696dzlq4cb7eqy6ujp5ayekp 15915451 15915449 2026-07-11T10:37:25Z Courvey 93945 15915451 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Courvey" /></noinclude>tion de ma grand’mère, je ne sais pas ce que c’est qu’un dilemme ! l’épouse d’un chirurgien, ne pas savoir ce que c’est qu’un dilemme ! Continuez, monsieur Rathery, je vous écoute. — C’est fort inutile, répliqua sèchement ma grand’mère, j’ai décidé que Benjamin serait parrain, et il le sera : il n’y a pas de dilemme au monde qui puisse l’en exempter. — J’en appelle à Machecourt ! s’écria Benjamin. — Machecourt t’a condamné d’avance : il est allé ce matin à Corvol inviter mademoiselle Minxit à être la commère. — Ainsi donc, s’écria mon oncle, on dispose de moi sans mon consentement : on n’a pas même l’honnêteté de me prévenir ! Me prend-on pour un homme empaillé, pour un gargamelle de pain d’épice ? La belle figure que vont faire mes cinq pieds dix pouces à côté des cinq pieds trois pouces de mademoiselle Minxit, qui aura l’air, avec sa taille plate et calibrée, d’un mât de cocagne couronné de rubans ! Savez-vous que l’idée d’aller à l’église côte à côte avec elle me tourmente depuis six mois, et que j’ai failli, en répugnance de cette corvée, renoncer à l’avantage de devenir son mari ? — Voyez-vous, madame Lalande, dit ma grand’mère, ce Benjamin comme il est facétieux : il aime mademoiselle Minxit avec passion, et cependant il faut qu’il se raille d’elle. — Hum ! fit la sage-femme. Benjamin, qui n’avait pas songé à madame Lalande, s’aperçut qu’il avait fait un {{lang|la|''lapsus linguæ''}} ; pour échapper aux reproches de sa sœur, il se hâta de déclarer qu’il consentait à tout ce qu’on voudrait exiger de lui, et détala avant que la sage-femme fût partie. Le baptême devait avoir lieu le dimanche suivant ; ma grand’mère s’était mise en frais pour cette cérémonie : elle avait<noinclude> <references/></noinclude> k0kye0tql5a4an5wi5tq3459l6aa3xe Page:Œuvres de C. Tillier - I.djvu/260 104 1401311 15915452 7309437 2026-07-11T10:38:46Z Courvey 93945 /* Validée */ 15915452 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Courvey" /></noinclude>autorisé Machecourt à inviter à un dîner solennel tous ses amis et ceux de mon oncle. Pour Benjamin, il était en mesure de faire face aux dépenses qu’exige le rôle de parrain magnifique : il venait de recevoir du gouvernement une gratification de cent francs pour le zèle qu’il avait mis à propager l’inoculation dans le pays, et à réhabiliter la pomme de terre attaquée à la fois par les agronomes et les médecins.<noinclude> <references/></noinclude> kswum5gyxng2p22lhpvmakkio8n0afa Page:Revue des Deux Mondes - 1848 - tome 23.djvu/965 104 1565477 15913807 13869099 2026-07-10T12:30:30Z Berniepyt 17489 Liens établis 15913807 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Bernard54" /></noinclude><nowiki/> {{Centré|TABLE DES MATIÈRES DU VINGT-TROISIÈME VOLUME.|fs=130%}} {{séparateur}} {{table|largeurp=40|indentation=-2|titre=[[Les Ateliers nationaux|{{sc|Les ateliers nationaux}}]], par [[Auteur:Jean-Jacques Baude|{{sc|M. J.-J. Baude}}]].|page=5}} {{table|largeurp=40|indentation=-2|titre=[[Puylaurens/04|{{sc|Puylaurens}}. — Quatrième partie]], par {{sc|M. 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Le menteur n’est jamais cru.</poem> |''Le Châtiment de la cuisson infligé aux imposteurs''<br /> {{Intervalle|6em}}{{présentation|Auteur:Alphonse Allais}} Alphonse Allais}} ♦ [[/Brouillon|Mon brouillon]] ♣ [[/Contributions|Mes contributions]] [[Fichier:Le Chat la Belette et le Petit Lapin, IA generated.jpg|thumb|200px|Débats qu’ont parfois les petits souverains se rapportant aux rois.]] Gadgets : *[[MediaWiki:Gadget-Erreurs-communes.js]] *[[MediaWiki:Gadget-specialchars.js]] 3tuxdcxhtug57a9nyqg1m47vf04w5e0 Page:Hugo - L'Homme qui rit, 1869, tome 1.djvu/87 104 2050301 15914641 9659542 2026-07-11T03:01:25Z Bertille 15499 /* Validée */ 15914641 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Bertille" /></noinclude>{{tiret2|se|raient}} « châtiés de confiscation et de prison perpétuelle », comme pour le crime de misprision. Quant aux femmes trouvées parmi ces hommes, elles subiraient le ''cucking stool'', qui est un trébuchet dont l’appellation, composée du mot français ''coquine'' et du mot allemand ''stuhl'', signifie « chaise de p….. ». La loi anglaise étant douée d’une longévité bizarre, cette punition existe encore dans la législation d’Angleterre pour « les femmes querelleuses ». On suspend le cucking stool au-dessus d’une rivière ou d’un étang, on {{corr|asseoit|assoit}} la femme dedans, et on laisse tomber la chaise dans l’eau, puis on la retire, et on recommence trois fois ce plongeon de la femme, « pour rafraîchir sa colère », dit le commentateur Chamberlayne.<noinclude> <references/></noinclude> 4z7qpqkx2wjbzron97ilgvohby0j9sc Page:Hugo - L'Homme qui rit, 1869, tome 1.djvu/91 104 2050304 15914645 13075796 2026-07-11T03:06:36Z Bertille 15499 /* Validée */ 15914645 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Bertille" /></noinclude><nowiki /> {{t4|LA POINTE SUD DE PORTLAND|I|fw=bold}} Une bise opiniâtre du nord souffla sans discontinuer sur le continent européen, et plus rudement encore sur l’Angleterre, pendant tout le mois de décembre 1689 et tout le mois de janvier 1690. De là le froid calamiteux qui a fait noter cet hiver comme « mémorable aux pauvres » sur les marges de la vieille bible de la chapelle<noinclude> <references/></noinclude> gz20hb4z0bhrkzicrfnzwa7exqhe4px Page:Hugo - L'Homme qui rit, 1869, tome 1.djvu/92 104 2050305 15914646 14476081 2026-07-11T03:09:06Z Bertille 15499 /* Validée */ 15914646 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Bertille" /></noinclude>presbytérienne des Non Jurors de Londres. Grâce à la solidité utile de l’antique parchemin monarchique employé aux registres officiels, de longues listes d’indigents trouvés morts de famine et de nudité sont encore lisibles aujourd’hui dans beaucoup de répertoires locaux, particulièrement dans les pouillés de la Clink liberty Court du bourg de Southwark, de la Pie powder Court, ce qui veut dire Cour des pieds poudreux, de la White Chapel Court, tenue au village de Stapney par le bailli du seigneur. La Tamise prit, ce qui n’arrive pas une fois par siècle, la glace s’y formant difficilement à cause de la secousse de la mer. Les chariots roulèrent sur la rivière gelée ; il y eut sur la Tamise foire avec tentes, et combats d’ours et de taureaux ; on y rôtit un bœuf entier sur la glace. Cette épaisseur de glace dura deux mois. La pénible année 1690 dépassa en rigueur même les hivers célèbres du commencement du dix-septième siècle, si minutieusement observés par le docteur Gédéon Delaun, lequel a été honoré par la ville de Londres d’un buste avec piédouche en qualité d’apothicaire du roi {{roi|Jacques|Ier}}.<noinclude> <references/></noinclude> d82zkc4zb7lqa7r83ebu91afapxewqx Page:Hugo - L'Homme qui rit, 1869, tome 1.djvu/93 104 2050306 15914648 9659677 2026-07-11T03:15:29Z Bertille 15499 /* Validée */ 15914648 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Bertille" /></noinclude><nowiki /> Un soir, vers la fin d’une des plus glaciales journées de ce mois de janvier 1690, il se passait dans une des nombreuses anses inhospitalières du golfe de Portland quelque chose d’inusité qui faisait crier et tournoyer à l’entrée de cette anse les mouettes et les oies de mer, n’osant rentrer. Dans cette crique, la plus périlleuse de toutes les anses du golfe quand règnent de certains vents, et par conséquent la plus solitaire, commode, à cause de son danger même, aux navires qui se cachent, un petit bâtiment, accostant presque la falaise, grâce à l’eau profonde, était amarré à une pointe de roche. On a tort de dire la nuit tombe ; on devrait dire la nuit monte ; car c’est de terre que vient l’obscurité. Il faisait déjà nuit au bas de la falaise ; il faisait encore jour en haut. Qui se fût approché du bâtiment amarré, eût reconnu une ourque biscayenne. Le soleil, caché toute la journée par les brumes, venait de se coucher. On commençait à sentir cette angoisse profonde et noire qu’on pourrait nommer l’anxiété du soleil absent. Le vent ne venant pas de la mer, l’eau de la crique était calme.<noinclude> <references/></noinclude> 6bjbsm3ftr3j8qo4xycnixjclor6s2i Page:Hugo - L'Homme qui rit, 1869, tome 1.djvu/94 104 2050307 15914649 9660259 2026-07-11T03:22:56Z Bertille 15499 /* Validée */ 15914649 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Bertille" /></noinclude><nowiki /> C’était, en hiver surtout, une exception heureuse. Ces criques de Portland sont presque toujours des havres de barre. La mer dans les gros temps s’y émeut considérablement, et il faut beaucoup d’adresse et de routine pour passer là en sûreté. Ces petits ports, plutôt apparents que réels, font un mauvais service. Il est redoutable d’y entrer et terrible d’en sortir. Ce soir-là, par extraordinaire, nul péril. L’ourque de Biscaye est un ancien gabarit tombé en désuétude. Cette ourque, qui a rendu des services, même à la marine militaire, était une coque robuste, barque par la dimension, navire par la solidité. Elle figurait dans l’Armada ; l’ourque de guerre atteignait, il est vrai, de forts tonnages ; ainsi la capitainesse ''Grand Griffon'', montée par Lope de Médina, jaugeait six cent cinquante tonneaux et portait quarante canons ; mais l’ourque marchande et contrebandière était d’un très faible échantillon. Les gens de mer estimaient et considéraient ce gabarit chétif. Les cordages de l’ourque étaient formés de tourons de chanvre, quelques-uns avec âme en fil de fer, ce qui indique une intention probable, quoique<noinclude> <references/></noinclude> lg2nevy9hejb5v5w57eb6bkoov8d3jl Page:Hugo - L'Homme qui rit, 1869, tome 1.djvu/95 104 2050308 15914650 9693775 2026-07-11T03:25:25Z Bertille 15499 /* Validée */ 15914650 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Bertille" /></noinclude>peu scientifique, d’obtenir des indications dans les cas de tension magnétique ; la délicatesse de ce gréement n’excluait point les gros câbles de fatigue, les cabrias des galères espagnoles et les cameli des trirèmes romaines. La barre était très longue, ce qui a l’avantage d’un grand bras de levier, mais l’inconvénient d’un petit arc d’effort ; deux rouets dans deux clans au bout de la barre corrigeaient ce défaut et réparaient un peu cette perte de force. La boussole était bien logée dans un habitacle parfaitement carré, et bien balancée par ses deux cadres de cuivre placés l’un dans l’autre horizontalement sur de petits boulons comme dans les lampes de Cardan. Il y avait de la science et de la subtilité dans la construction de l’ourque, mais c’était de la science ignorante et de la subtilité barbare. L’ourque était primitive comme la prame et la pirogue, participait de la prame par la stabilité et de la pirogue par la vitesse, et avait, comme toutes les embarcations nées de l’instinct pirate et pêcheur, de remarquables qualités de mer. Elle était propre aux eaux fermées et aux eaux ouvertes ; son jeu de voiles, compliqué d’étais et très particulier, lui<noinclude> <references/></noinclude> 4oqon899d74wa0fqye1w4gmh0qwykle Page:Hugo - L'Homme qui rit, 1869, tome 1.djvu/96 104 2050309 15914651 9660266 2026-07-11T03:27:25Z Bertille 15499 /* Validée */ 15914651 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Bertille" /></noinclude>permettait de naviguer petitement dans les baies closes des Asturies, qui sont presque des bassins, comme Pasages par exemple, et largement en pleine mer ; elle pouvait faire le tour d’un lac et le tour du monde ; singulières nefs à deux fins, bonnes pour l’étang, et bonnes pour la tempête. L’ourque était parmi les navires ce qu’est le hochequeue parmi les oiseaux, un des plus petits et un des plus hardis ; le hochequeue, perché, fait à peine plier un roseau, et, envolé, traverse l’océan. Les ourques de Biscaye, même les plus pauvres, étaient dorées et peintes. Ce tatouage est dans le génie de ces peuples charmants, un peu sauvages. Le sublime bariolage de leurs montagnes, quadrillées de neiges et de prairies, leur révèle le prestige âpre de l’ornement quand même. Ils sont indigents et magnifiques ; ils mettent des armoiries à leurs chaumières ; ils ont de grands ânes qu’ils chamarrent de grelots, et de grands bœufs qu’ils coiffent de plumes ; leurs chariots, dont on entend à deux lieues grincer les roues, sont enluminés, ciselés, et enrubannés. Un savetier a un bas-relief sur sa porte ; c’est saint Crépin<noinclude> <references/></noinclude> igs1rhbfbtipr7v7llsb9n79198olz0 Page:Hugo - L'Homme qui rit, 1869, tome 1.djvu/97 104 2050310 15914652 9660277 2026-07-11T03:29:55Z Bertille 15499 /* Validée */ 15914652 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Bertille" /></noinclude>et une savate, mais c’est en pierre. Ils galonnent leur veste de cuir ; ils ne recousent pas le haillon, mais ils le brodent. Gaîté profonde et superbe. Les basques sont, comme les grecs, des fils du soleil. Tandis que le valencien se drape nu et triste dans sa couverture de laine rousse trouée pour le passage de la tête, les gens de Galice et de Biscaye ont la joie des belles chemises de toiles blanchie à la rosée. Leurs seuils et leurs fenêtres regorgent de faces blondes et fraîches, riant sous les guirlandes de maïs. Une sérénité joviale et fière éclate dans leurs arts naïfs, dans leurs industries, dans leurs coutumes, dans la toilette des filles, dans les chansons. La montagne, cette masure colossale, est en Biscaye toute lumineuse ; les rayons entrent et sortent par toutes ses brèches. Le farouche Jaïzquivel est plein d’idylles. La Biscaye est la grâce pyrénéenne comme la Savoie est la grâce alpestre. Les redoutables baies qui avoisinent Saint-Sébastien, Leso et Fontarabie, mêlent aux tourmentes, aux nuées, aux écumes par-dessus les caps, aux rages de la vague et du vent, à l’horreur, au fracas, des batelières couronnées de roses. Qui a vu le pays<noinclude> <references/></noinclude> 5du8clwy13mcotf61bvi3p7l5ekj7s7 Page:Hugo - L'Homme qui rit, 1869, tome 1.djvu/98 104 2050311 15914653 9660285 2026-07-11T03:32:16Z Bertille 15499 /* Validée */ 15914653 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Bertille" /></noinclude>basque veut le revoir. C’est la terre bénie. Deux récoltes par an, des villages gais et sonores, une pauvreté altière, tout le dimanche un bruit de guitares, danses, castagnettes, amours, des maisons propres et claires, les cigognes dans les clochers. Revenons à Portland, âpre montagne de la mer. La presqu’île de Portland, vue en plan géométral, offre l’aspect d’une tête d’oiseau dont le bec est tourné vers l’Océan et l’occiput vers Weymouth ; l’isthme est le cou. Portland, au grand dommage de sa sauvagerie, existe aujourd’hui pour l’industrie. Les côtes de Portland ont été découvertes par les carriers et les plâtriers vers le milieu du dix-huitième siècle. Depuis cette époque, avec la roche de Portland, on fait du ciment dit romain, exploitation utile qui enrichit le pays et défigure la baie. Il y a deux cents ans, ces côtes étaient ruinées comme une falaise, aujourd’hui elles sont ruinées comme une carrière ; la pioche mord petitement, et le flot grandement ; de là une diminution de beauté. Au gaspillage magnifique de l’Océan a succédé la coupe réglée de l’homme. Cette coupe<noinclude> <references/></noinclude> 2n37kqwxfzbzlztc56d5tibaswn8xpd Page:Hugo - L'Homme qui rit, 1869, tome 1.djvu/99 104 2050312 15914654 9660288 2026-07-11T03:37:16Z Bertille 15499 /* Validée */ 15914654 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Bertille" /></noinclude>réglée a supprimé la crique où était amarrée l’ourque biscayenne. Pour retrouver quelque vestige de ce petit mouillage démoli, il faudrait chercher sur la côte orientale de la presqu’île, vers la pointe, au delà de Folly-Pier et de Dirdle-Pier, au delà même de Wakeham, entre le lieu dit Church-Hop et le lieu dit Southwell. La crique, murée de tous les côtés par des escarpements plus hauts qu’elle n’était large, était de minute en minute plus envahie par le soir ; la brume trouble, propre au crépuscule, s’y épaississait ; c’était comme une crue d’obscurité au fond d’un puits ; la sortie de la crique sur la mer, couloir étroit, dessinait dans cet intérieur presque nocturne, où le flot remuait, une fissure blanchâtre. Il fallait être tout près pour apercevoir l’ourque amarrée aux rochers et comme cachée dans leur grand manteau d’ombre. Une planche jetée du bord à une saillie basse et plate de la falaise, unique point où l’on pût prendre pied, mettait la barque en communication avec la terre ; des formes noires marchaient et se croisaient sur ce pont branlant, et dans ces ténèbres des gens s’embarquaient.<noinclude> <references/></noinclude> fe0xuqj0dn0bh9rni5og9gjb4x6s62i Page:Hugo - L'Homme qui rit, 1869, tome 1.djvu/100 104 2050313 15914655 9660295 2026-07-11T03:39:11Z Bertille 15499 /* Validée */ 15914655 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Bertille" /></noinclude><nowiki /> Il faisait moins froid dans la crique qu’en mer, grâce à l’écran de roche dressé au nord de ce bassin ; diminution qui n’empêchait pas ces gens de grelotter. Ils se hâtaient. Les effets de crépuscule découpent les formes à l’emporte-pièce ; de certaines dentelures à leurs habits étaient visibles, et montraient que ces gens appartenaient à la classe nommée en Angleterre ''{{lang|en|the ragged}}'', c’est-à-dire les déguenillés. On distinguait vaguement dans les reliefs de la falaise la torsion d’un sentier. Une fille qui laisse pendre et traîner son lacet sur un dossier de fauteuil dessine, sans s’en douter, à peu près tous les sentiers de falaises et de montagnes. Le sentier de cette crique, plein de nœuds et de coudes, presque à pic, et meilleur pour les chèvres que pour les hommes, aboutissait à la plate-forme où était la planche. Les sentiers de falaise sont habituellement d’une déclivité peu tentante ; ils s’offrent moins comme une route que comme une chute ; ils croulent plutôt qu’ils ne descendent. Celui-ci, ramification vraisemblable de quelque chemin dans la plaine, était désagréable à {{tiret|regar|der}}<noinclude> <references/></noinclude> oox76hgrqbredi5s8gs84uekysp1hwi Page:Hugo - L'Homme qui rit, 1869, tome 1.djvu/101 104 2050314 15914656 9660298 2026-07-11T03:41:50Z Bertille 15499 /* Validée */ 15914656 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Bertille" /></noinclude>{{tiret2|regar|der}}, tant il était vertical. On le voyait d’en bas gagner en zigzag les assises hautes de la falaise d’où il débouchait à travers des effondrements sur le plateau supérieur par une entaille au rocher. C’est par ce sentier qu’avaient dû venir les passagers que cette barque attendait dans cette crique. Autour du mouvement d’embarquement qui se faisait dans la crique, mouvement visiblement effaré et inquiet, tout était solitaire. On n’entendait ni un pas, ni un bruit, ni un souffle. À peine apercevait-on, de l’autre côté de la rade, à l’entrée de la baie de Ringstead, une flottille, évidemment fourvoyée, de bateaux à pêcher le requin. Ces bateaux polaires avaient été chassés des eaux danoises dans les eaux anglaises par les bizarreries de la mer. Les bises boréales jouent de ces tours aux pêcheurs. Ceux-ci venaient de se réfugier au mouillage de Portland, signe de mauvais temps présumable et de péril au large. Ils étaient occupés à jeter l’ancre. La maîtresse barque, placée en vedette selon l’ancien usage des flottilles norwégiennes, dessinait en noir tout son gréement sur la blancheur plate de la mer, et<noinclude> <references/></noinclude> cpd8zhltleyj5ae7c1vgvjidqz8mrf4 Page:Hugo - L'Homme qui rit, 1869, tome 1.djvu/102 104 2050315 15914657 9660303 2026-07-11T03:43:51Z Bertille 15499 /* Validée */ 15914657 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Bertille" /></noinclude>l’on voyait à l’avant la fourche de pêche portant toutes les variétés de crocs et de harpons destinés au seymnus glacialis, au squalus acanthias et au squalus spinax niger, et le filet à prendre la grande selache. À ces quelques embarcations près, toutes balayées dans le même coin, l’œil, en ce vaste horizon de Portland, ne rencontrait rien de vivant. Pas une maison, pas un navire. La côte, à cette époque, n’était pas habitée, et la rade, en cette saison, n’était pas habitable. Quel que fût l’aspect du temps, les êtres qu’allait emmener l’ourque biscayenne n’en pressaient pas moins le départ. Ils faisaient au bord de la mer une sorte de groupe affairé et confus, aux allures rapides. Les distinguer l’un de l’autre était difficile. Impossible de voir s’ils étaient vieux ou jeunes. Le soir indistinct les mêlait et les estompait. L’ombre, ce masque, était sur leur visage. C’étaient des silhouettes dans de la nuit. Ils étaient huit, il y avait probablement parmi eux une ou deux femmes, malaisées à reconnaître sous les déchirures et les loques dont tout le groupe était affublé, accoutrements qui n’étaient plus ni des<noinclude> <references/></noinclude> b32nz976tc9c60kupmaem1nmzjcx640 Page:Hugo - L'Homme qui rit, 1869, tome 1.djvu/103 104 2050316 15914658 9656360 2026-07-11T03:44:26Z Bertille 15499 /* Validée */ 15914658 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Bertille" /></noinclude>vêtements de femmes, ni des vêtements d’hommes. Les haillons n’ont pas de sexe. Une ombre plus petite, allant et venant parmi les grandes, indiquait un nain ou un enfant. C’était un enfant.<noinclude> <references/></noinclude> rxfhgxj37ftge74vlxjey7r08mpoffy Page:Hugo - L'Homme qui rit, 1869, tome 1.djvu/105 104 2050319 15914659 13075797 2026-07-11T03:45:42Z Bertille 15499 /* Validée */ 15914659 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Bertille" /></noinclude><nowiki /> {{t4|ISOLEMENT|II|fw=bold}} En observant de près, voici ce qu’on eût pu noter. Tous portaient de longues capes, percées et rapiécées, mais drapées, et au besoin les cachant jusqu’aux yeux, bonnes contre la bise et la curiosité. Sous ces capes, ils se mouvaient agilement. La plupart étaient coiffés d’un mouchoir<noinclude> <references/></noinclude> s71t7gfb9mcgczzxbo9d0m8grgaikpr Page:Hugo - L'Homme qui rit, 1869, tome 1.djvu/106 104 2050321 15914661 9660309 2026-07-11T03:49:26Z Bertille 15499 /* Validée */ 15914661 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Bertille" /></noinclude>roulé autour de la tête, sorte de rudiment par lequel le turban commence en Espagne. Cette coiffure n’avait rien d’insolite en Angleterre. Le Midi à cette époque était à la mode dans le Nord. Peut-être cela tenait-il à ce que le Nord battait le Midi. Il en triomphait et l’admirait. Après la défaite de l’Armada, le castillan fut chez Élisabeth un élégant baragouin de cour. Parler anglais chez la reine d’Angleterre était presque « shocking ». Subir un peu les mœurs de ceux à qui l’on fait la loi, c’est l’habitude du vainqueur barbare vis-à-vis le vaincu raffiné ; le tartare contemple et imite le chinois. C’est pourquoi les modes castillanes pénétraient en Angleterre ; en revanche, les intérêts anglais s’infiltraient en Espagne. Un des hommes du groupe qui s’embarquait avait un air de chef. Il était chaussé d’alpargates, et attifé de guenilles passementées et dorées, et d’un gilet de paillon, luisant, sous sa cape, comme un ventre de poisson. Un autre rabattait sur son visage un vaste feutre taillé en sombrero. Ce feutre n’avait pas de trou pour la pipe, ce qui indiquait un homme lettré.<noinclude> <references/></noinclude> 1o3z1yuvzzlq15g1mdwpnq1itepqwsh Page:Hugo - L'Homme qui rit, 1869, tome 1.djvu/107 104 2050323 15914662 9660315 2026-07-11T03:51:36Z Bertille 15499 /* Validée */ 15914662 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Bertille" /></noinclude><nowiki /> L’enfant, par-dessus ses loques, était affublé, selon le principe qu’une veste d’homme est un manteau d’enfant, d’une souquenille de gabier qui lui descendait jusqu’aux genoux. Sa taille laissait deviner un garçon de dix à onze ans. Il était pieds nus. L’équipage de l’ourque se composait d’un patron et de deux matelots. L’ourque, vraisemblablement, venait d’Espagne et y retournait. Elle faisait, sans nul doute, d’une côte à l’autre, un service furtif. Les personnes qu’elle était en train d’embarquer, chuchotaient entre elles. Le chuchotement que ces êtres échangeaient était composite. Tantôt un mot castillan, tantôt un mot allemand, tantôt un mot français ; parfois du gallois, parfois du basque. C’était un patois, à moins que ce ne fût un argot. Ils paraissaient être de toutes les nations et de la même bande. L’équipage était probablement des leurs. Il y avait de la connivence dans cet embarquement. Cette troupe bariolée semblait être une {{tiret|com|pagnie}}<noinclude> <references/></noinclude> f9tvl1f5k16207rqp092jo28ji4q2fv Page:Hugo - L'Homme qui rit, 1869, tome 1.djvu/108 104 2050325 15914663 9660322 2026-07-11T03:54:01Z Bertille 15499 /* Validée */ 15914663 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Bertille" /></noinclude>{{tiret2|com|pagnie}} de camarades, peut-être un tas de complices. S’il y eût eu un peu plus de jour, et si l’on eût regardé un peu curieusement, on eût aperçu sur ces gens des chapelets et des scapulaires dissimulés à demi sous les guenilles. Un des à-peu-près de femme mêlés au groupe avait un rosaire presque pareil pour la grosseur des grains à un rosaire de derviche, et facile à reconnaître pour un rosaire irlandais de Llanymthefry, qu’on appelle aussi Llanandiffry. On eût également pu remarquer, s’il y avait eu moins d’obscurité, une Nuestra-Señora, avec le niño, sculptée et dorée à l’avant de l’ourque. C’était probablement la Notre-Dame basque, sorte de panagia des vieux cantabres. Sous cette figure, tenant lieu de poupée de proue, il y avait une cage à feu, point allumée en ce moment, excès de précaution qui indiquait un extrême souci de se cacher. Cette cage à feu était évidemment à deux fins ; quand on l’allumait, elle brûlait pour la Vierge et éclairait la mer, fanal faisant fonction de cierge. Le taille-mer, long, courbe et aigu sous le<noinclude> <references/></noinclude> lfzpuci2aez9708u7vuvwu33b45jqft Page:Hugo - L'Homme qui rit, 1869, tome 1.djvu/109 104 2050326 15914664 9660324 2026-07-11T03:56:24Z Bertille 15499 /* Validée */ 15914664 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Bertille" /></noinclude>beaupré, sortait de l’avant comme une corne de croissant. À la naissance du taille-mer, aux pieds de la Vierge, était agenouillé un ange adossé à l’étrave, ailes ployées, et regardant l’horizon avec une lunette. — L’ange était doré comme la Notre-Dame. Il y avait dans le taille-mer des jours et des claires-voies pour laisser passer les lames, occasion de dorures et d’arabesques. Sous la Notre-Dame, était écrit en majuscules dorées le mot ''Matutina'', nom du navire, illisible en ce moment à cause de l’obscurité. Au pied de la falaise était déposé, en désordre dans le pêle-mêle du départ, le chargement que ces voyageurs emportaient et qui, grâce à la planche servant de pont, passait rapidement du rivage dans la barque. Des sacs de biscuits, une caque de ''stock-fish'', une boîte de portativesoup, trois barils, un d’eau douce, un de malt, un de goudron, quatre ou cinq bouteilles d’ale, un vieux porte-manteau bouclé dans des courroies, des malles, des coffres, une balle d’étoupes pour torches et signaux, tel était ce chargement. Ces déguenillés avaient des valises, ce qui semblait<noinclude> <references/></noinclude> qlgk9b2005ptrsuyeyjzk9129gflsjp Page:Hugo - L'Homme qui rit, 1869, tome 1.djvu/110 104 2050327 15914665 9660326 2026-07-11T03:58:44Z Bertille 15499 /* Validée */ 15914665 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Bertille" /></noinclude>indiquer une existence nomade ; les gueux ambulants sont forcés de posséder quelque chose ; ils voudraient bien parfois s’envoler comme des oiseaux, mais ils ne peuvent, à moins d’abandonner leur gagne-pain. Ils ont nécessairement des caisses d’outils et des instruments de travail, quelle que soit leur profession errante. Ceux-ci traînaient ce bagage, embarras dans plus d’une occasion. Il n’avait pas dû être aisé d’apporter ce déménagement au bas de cette falaise. Ceci du reste révélait une intention de départ définitif. On ne perdait pas le temps ; c’était un passage continuel du rivage à la barque et de la barque au rivage ; chacun prenait sa part de la besogne ; l’un portait un sac, l’autre un coffre. Les femmes possibles ou probables dans cette promiscuité travaillaient comme les autres. On surchargeait l’enfant. Si cet enfant avait dans ce groupe son père et sa mère, cela est douteux. Aucun signe de vie ne lui était donné. On le faisait travailler, rien de plus. Il paraissait, non un enfant dans une famille,<noinclude> <references/></noinclude> 854y2bvfvxur47l423bxrnc0w2u37ce Page:Hugo - L'Homme qui rit, 1869, tome 1.djvu/111 104 2050328 15914666 9660328 2026-07-11T04:00:58Z Bertille 15499 /* Validée */ 15914666 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Bertille" /></noinclude>mais un esclave dans une tribu. Il servait tout le monde, et personne ne lui parlait. Du reste, il se dépêchait, et, comme toute cette troupe obscure dont il faisait partie, il semblait n’avoir qu’une pensée, s’embarquer bien vite. Savait-il pourquoi ? probablement non. Il se hâtait machinalement. Parce qu’il voyait les autres se hâter. L’ourque était pontée. L’arrimage du chargement dans la cale fut promptement exécuté, le moment de prendre le large arriva. La dernière caisse avait été portée sur le pont, il n’y avait plus à embarquer que les hommes. Les deux de cette troupe qui semblaient les femmes étaient déjà à bord ; six, dont l’enfant, étaient encore sur la plate-forme basse de la falaise. Le mouvement de départ se fit dans le navire, le patron saisit la barre, un matelot prit une hache pour trancher le câble d’amarre. Trancher, signe de hâte ; quand on a le temps, on dénoue. ''Andamos'', dit à demi-voix celui des six qui paraissait le chef, et qui avait des paillettes sur ses guenilles. L’enfant se précipita vers la planche pour passer le premier. Comme il y mettait le pied, deux des<noinclude> <references/></noinclude> sdom7vvnfubo029tgyq3gccdbbqhh08 Page:Hugo - L'Homme qui rit, 1869, tome 1.djvu/112 104 2050330 15914667 9660329 2026-07-11T04:02:13Z Bertille 15499 /* Validée */ 15914667 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Bertille" /></noinclude>hommes se ruant, au risque de le jeter à l’eau, entrèrent avant lui, un troisième l’écarta du coude et passa, le quatrième le repoussa du poing et suivit le troisième, le cinquième, qui était le chef, bondit plutôt qu’il n’entra dans la barque, et, en y sautant, poussa du talon la planche qui tomba à la mer, un coup de hache coupa l’amarre, la barre du gouvernail vira, le navire quitta le rivage, et l’enfant resta à terre.<noinclude> <references/></noinclude> kl37lwr3xzsv6soxbzwdb6bru5r0wbq Page:Hugo - L'Homme qui rit, 1869, tome 1.djvu/113 104 2050331 15914668 13075798 2026-07-11T04:03:27Z Bertille 15499 /* Validée */ 15914668 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Bertille" /></noinclude><nowiki /> {{t4|SOLITUDE|III|fw=bold}} L’enfant demeura immobile sur le rocher, l’œil fixe. Il n’appela point. Il ne réclama point. C’était inattendu pourtant ; il ne dit pas une parole. Il y avait dans le navire le même silence. Pas un cri de l’enfant vers ces hommes, pas un adieu de ces hommes à l’enfant. Il y avait des deux parts une acceptation muette de l’intervalle<noinclude> <references/></noinclude> 5vapzyqq822sy2t9jxw5tt34be72xor Page:Hugo - L'Homme qui rit, 1869, tome 1.djvu/114 104 2050332 15914669 9660541 2026-07-11T04:06:05Z Bertille 15499 /* Validée */ 15914669 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Bertille" /></noinclude>grandissant. C’était comme une séparation de mânes au bord d’un styx. L’enfant, comme cloué sur la roche que la marée haute commençait à baigner, regarda la barque s’éloigner. On eût dit qu’il comprenait. Quoi ? que comprenait-il ? l’ombre. Un moment après, l’ourque atteignit le détroit de sortie de la crique et s’y engagea. On aperçut la pointe du mât sur le ciel clair au-dessus des blocs fendus entre lesquels serpentait le détroit comme entre deux murailles. Cette pointe erra au haut des roches, et sembla s’y enfoncer. On ne la vit plus. C’était fini. La barque avait pris la mer. L’enfant regarda cet évanouissement. Il était étonné, mais rêveur. Sa stupéfaction se compliquait d’une sombre constatation de la vie. Il semblait qu’il y eût de l’expérience dans cet être commençant. Peut-être jugeait-il déjà ? L’épreuve, arrivée trop tôt, construit parfois au fond de la réflexion obscure des enfants on ne sait quelle balance redoutable où ces pauvres petites âmes pèsent Dieu. Se sentant innocent, il consentait. Pas une plainte. L’irréprochable ne reproche pas.<noinclude> <references/></noinclude> omciqe0qcf9iiomn8ynzn3bm0mig9kj Page:Hugo - L'Homme qui rit, 1869, tome 1.djvu/115 104 2050333 15914670 9660543 2026-07-11T04:08:20Z Bertille 15499 /* Validée */ 15914670 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Bertille" /></noinclude><nowiki /> Cette brusque élimination qu’on faisait de lui ne lui arracha pas même un geste. Il eut une sorte de refroidissement intérieur. Sous cette subite voie de fait du sort qui semblait mettre le dénoûment de son existence presque avant le début, l’enfant ne fléchit pas. Il reçut ce coup de foudre, debout. Il était évident, pour qui eût vu son étonnement sans accablement, que, dans ce groupe qui l’abandonnait, rien ne l’aimait, et il n’aimait rien. Pensif, il oubliait le froid. Tout à coup l’eau lui mouilla les pieds ; la marée montait ; une haleine lui passa dans les cheveux ; la bise s’élevait. Il frissonna. Il eut de la tête aux pieds ce tremblement qui est le réveil. Il jeta les yeux autour de lui. Il était seul. Il n’y avait pas eu pour lui jusqu’à ce jour sur la terre d’autres hommes que ceux qui étaient en ce moment dans l’ourque. Ces hommes venaient de se dérober. Ajoutons, chose étrange à énoncer, que ces hommes, les seuls qu’il connût, lui étaient inconnus.<noinclude> <references/></noinclude> 9zvmu818y26y4vtufayctgo7i3l2mbc Page:Hugo - L'Homme qui rit, 1869, tome 1.djvu/116 104 2050335 15914671 9660544 2026-07-11T04:10:24Z Bertille 15499 /* Validée */ 15914671 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Bertille" /></noinclude><nowiki /> Il n’eût pu dire qui étaient ces hommes. Son enfance s’était passée parmi eux, sans qu’il eût la conscience d’être des leurs. Il leur était juxtaposé ; rien de plus. Il venait d’être oublié par eux. Il n’avait pas d’argent sur lui, pas de souliers aux pieds, à peine un vêtement sur le corps, pas même un morceau de pain dans sa poche. C’était l’hiver. C’était le soir. Il fallait marcher plusieurs lieues avant d’atteindre une habitation humaine. Il ignorait où il était. Il ne savait rien, sinon que ceux qui étaient venus avec lui au bord de cette mer s’en étaient allés sans lui. Il se sentait mis hors de la vie. Il sentait l’homme manquer sous lui. Il avait dix ans. L’enfant était dans un désert, entre des profondeurs où il voyait monter la nuit et des profondeurs où il entendait gronder les vagues. Il étira ses petits bras maigres et bâilla. Puis, brusquement, comme quelqu’un qui prend son parti, hardi, et se dégourdissant, et avec une<noinclude> <references/></noinclude> cthh0v1khcf1n64z4f9r690z7gq0yzl Page:Hugo - L'Homme qui rit, 1869, tome 1.djvu/117 104 2050336 15914672 9660549 2026-07-11T04:12:28Z Bertille 15499 /* Validée */ 15914672 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Bertille" /></noinclude>agilité d’écureuil, — de clown peut-être, — il tourna le dos à la crique et se mit à monter le long de la falaise. Il escalada le sentier, le quitta, y revint, alerte et se risquant. Il se hâtait maintenant vers la terre. On eût dit qu’il avait un itinéraire. Il n’allait nulle part pourtant. Il se hâtait sans but, espèce de fugitif devant la destinée. Gravir est de l’homme, grimper est de la bête ; il gravissait et grimpait. Les escarpements de Portland étant tournés au sud, il n’y avait presque pas de neige dans le sentier. L’intensité du froid avait d’ailleurs fait de cette neige une poussière, assez incommode au marcheur. L’enfant s’en tirait. Sa veste d’homme, trop large, était une complication, et le gênait. De temps en temps, il rencontrait sur un surplomb ou dans une déclivité un peu de glace qui le faisait tomber. Il se raccrochait à une branche sèche ou à une saillie de pierre, après avoir pendu quelques instants sur le précipice. Une fois il eut affaire une veine de brèche qui s’écroula brusquement sous lui, l’entraînant dans sa démolition. Ces effondrements de la brèche sont perfides. L’enfant eut durant<noinclude> <references/></noinclude> mtbjalf4cwblu5wm9co1k1e6ch3f05r Page:Hugo - L'Homme qui rit, 1869, tome 1.djvu/118 104 2050337 15914674 9660556 2026-07-11T04:23:38Z Bertille 15499 /* Validée */ 15914674 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Bertille" /></noinclude>quelques secondes le glissement d’une tuile sur un toit ; il dégringola jusqu’à l’extrême bord de la chute ; une touffe d’herbe empoignée à propos le sauva. Il ne cria pas plus devant l’abîme qu’il n’avait crié devant les hommes ; il s’affermit et remonta silencieux. L’escarpement était haut. Il eut ainsi quelques péripéties. Le précipice s’aggravait de l’obscurité. Cette roche verticale n’avait pas de fin. Elle reculait devant l’enfant dans la profondeur d’en haut. À mesure que l’enfant montait, le sommet semblait monter. Tout en grimpant, il considérait cet entablement noir, posé comme un barrage entre le ciel et lui. Enfin il arriva. Il sauta sur le plateau. On pourrait presque dire il prit terre, car il sortait du précipice. À peine fut-il hors de l’escarpement qu’il grelotta. Il sentit à son visage la bise, cette morsure de la nuit. L’aigre vent du nord-ouest soufflait. Il serra contre sa poitrine sa serpillière de matelot. C’était un bon vêtement. Cela s’appelle, en langage du bord, un ''suroit'', parce que cette sorte de vareuse-là est peu pénétrable aux pluies du sud-ouest.<noinclude> <references/></noinclude> bhh4xqwhcq5px67p7exu1n5teup5b5r Page:Hugo - L'Homme qui rit, 1869, tome 1.djvu/119 104 2050339 15914676 9660560 2026-07-11T04:30:42Z Bertille 15499 /* Validée */ 15914676 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Bertille" /></noinclude><nowiki /> L’enfant, parvenu sur le plateau, s’arrêta, posa fermement ses deux pieds nus sur le sol gelé, et regarda. Derrière lui la mer, devant lui la terre, au-dessus de sa tête le ciel. Mais un ciel sans astres. Une brume opaque masquait le zénith. En arrivant au haut du mur de rocher, il se trouvait tourné du côté de la terre, il la considéra. Elle était devant lui à perte de vue, plate, glacée, couverte de neige. Quelques touffes de bruyère frissonnaient. On ne voyait pas de routes. Rien. Pas même une cabane de berger. On apercevait çà et là des tournoiements de spirales blêmes qui étaient des tourbillons de neige fine arrachés de terre par le vent, et s’envolant. Une succession d’ondulations de terrain, devenue tout de suite brumeuse, se plissait dans l’horizon. Les grandes plaines ternes se perdaient sous le brouillard blanc. Silence profond. Cela s’élargissait comme l’infini et se taisait comme la tombe. L’enfant se retourna vers la mer. La mer comme la terre était blanche ; l’une de neige, l’autre d’écume. Rien de mélancolique<noinclude> <references/></noinclude> j3d0v6c311enbzxsbjhodremdh0p6q0 Page:Hugo - L'Homme qui rit, 1869, tome 1.djvu/120 104 2050340 15914679 9693800 2026-07-11T04:36:42Z Bertille 15499 /* Validée */ 15914679 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Bertille" /></noinclude>comme le jour que faisait cette double blancheur. Certains éclairages de la nuit ont des duretés très nettes ; la mer était de l’acier, les falaises étaient de l’ébène. De la hauteur où était l’enfant, la baie de Portland apparaissait presque en carte géographique, blafarde dans son demi-cercle de collines ; il y avait du rêve dans ce paysage nocturne ; une rondeur pâle engagée dans un croissant obscur, la lune offre quelquefois cet aspect. D’un cap à l’autre, dans toute cette côte, on n’apercevait pas un seul scintillement indiquant un foyer allumé, une fenêtre éclairée, une maison vivante. Absence de lumière sur la terre comme au ciel ; pas une lampe en bas, pas un astre en haut. Les larges aplanissements des flots dans le golfe avaient çà et là des soulèvements subits. Le vent dérangeait et fronçait cette nappe. L’ourque était encore visible dans la baie, fuyant. C’était un triangle noir qui glissait sur cette lividité. Au loin, confusément, les étendues d’eau remuaient dans le clair-obscur sinistre de l’immensité.<noinclude> <references/></noinclude> 7bqyzcbwdzsrh17vfpyqctqb1dcsd6b Page:Hugo - L'Homme qui rit, 1869, tome 1.djvu/121 104 2050341 15914681 9660570 2026-07-11T04:39:18Z Bertille 15499 /* Validée */ 15914681 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Bertille" /></noinclude><nowiki /> La ''Matutina'' filait vite. Elle décroissait de minute en minute. Rien de rapide comme la fonte d’un navire dans les lointains de la mer. À un certain moment, elle alluma son fanal de proue ; il est probable que l’obscurité se faisait inquiétante autour d’elle, et que le pilote sentait le besoin d’éclairer la vague. Ce point lumineux, scintillation aperçue de loin, adhérait lugubrement à sa haute et longue forme noire. On eût dit un linceul debout et en marche au milieu de la mer, sous lequel rôderait quelqu’un qui aurait à la main une étoile. Il y avait dans l’air une imminence d’orage. L’enfant ne s’en rendait pas compte, mais un marin eût tremblé. C’était cette minute d’anxiété préalable où il semble que les éléments vont devenir des personnes, et qu’on va assister à la transfiguration mystérieuse du vent en aquilon. La mer va être Océan, les forces vont se révéler volontés, ce qu’on prend pour une chose est une âme. On va le voir. De là l’horreur. L’âme de l’homme redoute cette confrontation avec l’âme de la nature. Un chaos allait faire son entrée. Le vent,<noinclude> <references/></noinclude> 2c55u8fnn3pdjxfkddj2bo9srlpowx6 Page:Hugo - L'Homme qui rit, 1869, tome 1.djvu/122 104 2050342 15914684 9693799 2026-07-11T04:41:45Z Bertille 15499 /* Validée */ 15914684 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Bertille" /></noinclude>froissant le brouillard, et échafaudant les nuées derrière, posait le décor de ce drame terrible de la vague et de l’hiver qu’on appelle une tempête de neige. Le symptôme des navires rentrants se manifestait. Depuis quelques moments la rade n’était plus déserte. À chaque instant surgissaient de derrière les caps des barques inquiètes se hâtant vers le mouillage. Les unes doublaient le Portland Bill, les autres le Saint-Albans Head. Du plus extrême lointain, des voiles venaient. C’était à qui se réfugierait. Au sud, l’obscurité s’épaississait et les nuages pleins de nuit se rapprochaient de la mer. La pesanteur de la tempête en surplomb et pendante apaisait lugubrement le flot. Ce n’était point le moment de partir. L’ourque était partie cependant. Elle avait mis le cap au sud. Elle était déjà hors du golfe et en haute mer. Tout à coup la bise souffla en rafale ; la ''Matutina'', qu’on distinguait encore très nettement, se couvrit de toile, comme résolue à profiter de l’ouragan. C’était le noroit, qu’on nommait jadis vent de galerne, bise sournoise et colère. Le noroit eut tout de suite<noinclude> <references/></noinclude> dgso7i8mxxlifr7kba2sqxqsykvy319 Page:Hugo - L'Homme qui rit, 1869, tome 1.djvu/123 104 2050344 15914687 9660578 2026-07-11T04:44:49Z Bertille 15499 /* Validée */ 15914687 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Bertille" /></noinclude>sur l’ourque un commencement d’acharnement. L’ourque, prise de côté, pencha, mais n’hésita pas, et continua sa course vers le large. Ceci indiquait une fuite plutôt qu’un voyage, moins de crainte de la mer que de la terre, et plus de souci de la poursuite des hommes que de la poursuite des vents. L’ourque, passant par tous les degrés de l’amoindrissement, s’enfonça dans l’horizon ; la petite étoile qu’elle traînait dans l’ombre pâlit ; l’ourque, de plus en plus amalgamée à la nuit, disparut. Cette fois, c’était pour jamais. Du moins l’enfant parut le comprendre. Il cessa de regarder la mer. Ses yeux se reportèrent sur les plaines, les landes, les collines, vers les espaces où il n’était pas impossible peut-être de faire une rencontre vivante. Il se mit en marche dans cet inconnu.<noinclude> <references/></noinclude> jeflley0miimhy8yeiz8rmtsqh1nuh0 Page:Hugo - L'Homme qui rit, 1869, tome 1.djvu/125 104 2050347 15914689 13075799 2026-07-11T04:50:49Z Bertille 15499 /* Validée */ 15914689 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Bertille" /></noinclude><nowiki /> {{t4|QUESTIONS|IV|fw=bold}} Qu’était-ce que cette espèce de bande en fuite laissant derrière elle cet enfant ? Ces évadés étaient-ils des comprachicos ? On a vu plus haut le détail des mesures prises par {{lié|Guillaume III}}, et votées en parlement, contre les malfaiteurs, hommes et femmes, dits comprachicos, dits comprapequeños, dits cheylas{{corr||.}}<noinclude> <references/></noinclude> jq45e5z65o7r5mypm5tqeyox1sgba7w Page:Hugo - L'Homme qui rit, 1869, tome 1.djvu/126 104 2050349 15914692 9660583 2026-07-11T05:05:53Z Bertille 15499 /* Validée */ 15914692 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Bertille" /></noinclude><nowiki /> Il y a des législations dispersantes. Ce statut tombant sur les comprachicos détermina une fuite générale, non seulement des comprachicos, mais des vagabonds de toute sorte. Ce fut à qui se déroberait et s’embarquerait. La plupart des comprachicos retournèrent en Espagne. Beaucoup, nous l’avons dit, étaient basques. Cette loi protectrice de l’enfance eut un premier résultat bizarre : un subit délaissement d’enfants. Ce statut pénal produisit immédiatement une foule d’enfants trouvés, c’est-à-dire perdus. Rien de plus aisé à comprendre. Toute troupe nomade contenant un enfant était suspecte ; le seul fait de la présence de l’enfant la dénonçait. — Ce sont probablement des comprachicos. — Telle était la première idée du shériff, du prévôt, du constable. De là des arrestations et des recherches. Des gens simplement misérables, réduits à rôder et mendier, étaient pris de la terreur de passer pour comprachicos, bien que ne l’étant pas ; mais les faibles sont peu rassurés sur les erreurs possibles de la justice. D’ailleurs les familles vagabondes sont habituellement {{tiret|effa|rées}}<noinclude> <references/></noinclude> 0s41w8iph49ia9in9iucvwvx6wiw30p Page:Hugo - L'Homme qui rit, 1869, tome 1.djvu/127 104 2050350 15914694 9660586 2026-07-11T05:08:08Z Bertille 15499 /* Validée */ 15914694 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Bertille" /></noinclude>{{tiret2|effa|rées}}. Ce qu’on reprochait aux comprachicos, c’était l’exploitation des enfants d’autrui. Mais les promiscuités de la détresse et de l’indigence sont telles qu’il eût été parfois malaisé à un père et à une mère de constater que leur enfant était leur enfant. D’où tenez-vous cet enfant ? Comment prouver qu’on le tient de Dieu ? L’enfant devenait un danger ; on s’en défaisait. Fuir seuls sera plus facile. Le père et la mère se décidaient à le perdre, tantôt dans un bois, tantôt sur une grève, tantôt dans un puits. On trouva dans les citernes des enfants noyés. Ajoutons que les comprachicos étaient, à l’imitation de l’Angleterre, traqués désormais par toute l’Europe. Le branle de les poursuivre était donné. Rien n’est tel qu’un grelot attaché. Il y avait désormais émulation de toutes les polices pour les saisir, et l’alguazil n’était pas moins au guet que le constable. On pouvait lire encore, il y a vingt-trois ans, sur une pierre de la porte d’Otero, une inscription intraduisible — le code dans les mots brave l’honnêteté — où est du reste marquée par une forte différence pénale la nuance entre les marchands d’enfants<noinclude> <references/></noinclude> hclepxk8hss2hzxvftv671vub4prtq4 Page:Hugo - L'Homme qui rit, 1869, tome 1.djvu/128 104 2050351 15914695 9660589 2026-07-11T05:09:56Z Bertille 15499 /* Validée */ 15914695 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Bertille" /></noinclude>et les voleurs d’enfants. Voici l’inscription, en castillan un peu sauvage : ''{{lang|es|Aqui quedan las orejas de los comprachicos, y las bolsas de los robaniños, mientras que se van ellos al trabajo de mar}}''. On le voit, les oreilles, etc., confisquées n’empêchaient point les galères. De là un sauve-qui-peut parmi les vagabonds. Ils partaient effrayés, ils arrivaient tremblants. Sur tout le littoral d’Europe, on surveillait les arrivages furtifs. Pour une bande, s’embarquer avec un enfant était impossible, car débarquer avec un enfant était périlleux. Perdre l’enfant, c’était plus tôt fait. Par qui l’enfant qu’on vient d’entrevoir dans la pénombre des solitudes de Portland, était-il rejeté ? Selon toute apparence, par des comprachicos.<noinclude> <references/></noinclude> 4dziri933fjnu1kg6wcwynl9om2x9vu Page:Hugo - L'Homme qui rit, 1869, tome 1.djvu/129 104 2050353 15914697 13075800 2026-07-11T05:10:59Z Bertille 15499 /* Validée */ 15914697 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Bertille" /></noinclude><nowiki /> {{t4|L’ARBRE D’INVENTION HUMAINE|V|fw=bold}} Il pouvait être environ sept heures du soir. Le vent maintenant diminuait, signe de recrudescence prochaine. L’enfant se trouvait sur l’extrême plateau sud de la pointe de Portland. Portland est une presqu’île. Mais l’enfant ignorait ce que c’est qu’une presqu’île et ne savait pas même ce mot, Portland. Il ne savait qu’une<noinclude> <references/></noinclude> ekih7gy7oehz7ydlb7cej68cwc5zx1g Page:Hugo - L'Homme qui rit, 1869, tome 1.djvu/130 104 2050354 15914699 9660596 2026-07-11T05:13:19Z Bertille 15499 /* Validée */ 15914699 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Bertille" /></noinclude>chose, c’est qu’on peut marcher jusqu’à ce qu’on tombe. Une notion est un guide ; il n’avait pas de notion. On l’avait amené là et laissé là. ''On'' et ''là'', ces deux énigmes, représentaient toute sa destinée ; ''on'' était le genre humain ; ''là'' était l’univers. Il n’avait ici-bas absolument pas d’autre point d’appui que la petite quantité de terre où il posait le talon, terre dure et froide à la nudité de ses pieds. Dans ce grand monde crépusculaire ouvert de toutes parts, qu’y avait-il pour cet enfant ? Rien. Il marchait vers ce Rien. L’immense abandon des hommes était autour de lui. Il traversa diagonalement le premier plateau, puis un second, puis un troisième. À l’extrémité de chaque plateau, l’enfant trouvait une cassure de terrain ; la pente était quelquefois abrupte, mais toujours courte, les hautes plaines nues de la pointe de Portland ressemblent à de grandes dalles à demi engagées les unes sous les autres ; le côté sud semble entrer sous la plaine précédente et le côté nord se relève sur la suivante. Cela fait des ressauts que l’enfant franchissait<noinclude> <references/></noinclude> a17x6v6fm1uh5nzr7z7122lt62vw51j Page:Hugo - L'Homme qui rit, 1869, tome 1.djvu/131 104 2050355 15914701 9693794 2026-07-11T05:15:33Z Bertille 15499 /* Validée */ 15914701 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Bertille" /></noinclude>agilement. De temps en temps il suspendait sa marche et semblait tenir conseil avec lui-même. La nuit devenait très obscure, son rayon visuel se raccourcissait, il ne voyait plus qu’à quelques pas. Tout à coup il s’arrêta, écouta un instant, fit un imperceptible hochement de tête satisfait, tourna vivement, et se dirigea vers une éminence de hauteur médiocre qu’il apercevait confusément à sa droite, au point de la plaine le plus rapproché de la falaise. Il y avait sur cette éminence une configuration qui semblait dans la brume un arbre. L’enfant venait d’entendre de ce côté un bruit, qui n’était ni le bruit du vent, ni le bruit de la mer. Ce n’était pas non plus un cri d’animaux. Il pensa qu’il y avait là quelqu’un. En quelques enjambées il fut au bas du monticule. Il y avait quelqu’un en effet. Ce qui était indistinct au sommet de l’éminence était maintenant visible. C’était quelque chose comme un grand bras sortant de terre tout droit. À l’extrémité supérieure de ce bras, une sorte d’index, soutenu en<noinclude> <references/></noinclude> gnk9izjhcd6u76sn1n8i5ptju0w2ls1 Page:Hugo - L'Homme qui rit, 1869, tome 1.djvu/132 104 2050356 15914705 9660606 2026-07-11T05:17:53Z Bertille 15499 /* Validée */ 15914705 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Bertille" /></noinclude>dessous par le pouce, s’allongeait horizontalement. Ce bras, ce pouce et cet index dessinaient sur le ciel une équerre. Au point de jonction de cette espèce d’index et de cette espèce de pouce il y avait un fil auquel pendait on ne sait quoi de noir et d’informe. Ce fil, remué par le vent, faisait le bruit d’une chaîne. C’était ce bruit que l’enfant avait entendu. Le fil était, vu de près, ce que son bruit annonçait, une chaîne. Chaîne marine aux anneaux à demi pleins. Par cette mystérieuse loi d’amalgame qui dans la nature entière superpose les apparences aux réalités, le lieu, l’heure, la brume, la mer tragique, les lointains tumultes visionnaires de l’horizon, s’ajoutaient à cette silhouette, et la faisaient énorme. La masse liée à la chaîne offrait la ressemblance d’une gaine. Elle était {{corr|emmaillottée|emmaillotée}} comme un enfant et longue comme un homme. Il y avait en haut une rondeur autour de laquelle l’extrémité de la chaîne s’enroulait. La gaine se déchiquetait à sa partie inférieure. Des décharnements sortaient de ces déchirures.<noinclude> <references/></noinclude> m2t27jwly9vsw80c665olod4leanord Page:Hugo - L'Homme qui rit, 1869, tome 1.djvu/133 104 2050357 15914706 9660610 2026-07-11T05:20:17Z Bertille 15499 /* Validée */ 15914706 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Bertille" /></noinclude><nowiki /> Une brise faible agitait la chaîne, et ce qui pendait à la chaîne vacillait doucement. Cette masse passive obéissait aux mouvements diffus des étendues ; elle avait on ne sait quoi de panique ; l’horreur qui disproportionne les objets lui ôtait presque la dimension en lui laissant le contour ; c’était une condensation de noirceur ayant un aspect ; il y avait de la nuit dessus et de la nuit dedans ; cela était en proie au grandissement sépulcral ; les crépuscules, les levers de lune, les descentes de constellations derrière les falaises, les flottaisons de l’espace, les nuages, toute la rose des vents, avaient fini par entrer dans la composition de ce néant visible ; cette espèce de bloc quelconque suspendu dans le vent participait de l’impersonnalité éparse au loin sur la mer et dans le ciel, et les ténèbres achevaient cette chose qui avait été un homme. C’était ce qui n’est plus. Être un reste, ceci échappe à la langue humaine. Ne plus exister, et persister, être dans le gouffre et dehors, reparaître au-dessus de la mort, comme insubmersible, il y a une certaine quantité d’impossible mêlée à de telles réalités.<noinclude> <references/></noinclude> d8y4tspzwg0uf3y549602xi8iiw5htk Page:Hugo - L'Homme qui rit, 1869, tome 1.djvu/134 104 2050358 15914709 9660618 2026-07-11T05:23:12Z Bertille 15499 /* Validée */ 15914709 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Bertille" /></noinclude>De là l’indicible. Cet être, — était-ce un être ? — ce témoin noir, était un reste, et un reste terrible. Reste de quoi ? de la nature d’abord, de la société ensuite. Zéro et total. L’inclémence absolue l’avait à sa discrétion. Les profonds oublis de la solitude l’environnaient. Il était livré aux aventures de l’ignoré. Il était sans défense contre l’obscurité, qui en faisait ce qu’elle voulait. Il était à jamais le patient. Il subissait. Les ouragans étaient sur lui. Lugubre fonction des souffles. Ce spectre était là au pillage. Il endurait cette voie de fait horrible, la pourriture en plein vent. Il était hors la loi du cercueil. Il avait l’anéantissement sans la paix. Il tombait en cendre l’été et en boue l’hiver. La mort doit avoir un voile, la tombe doit avoir une pudeur. Ici ni pudeur ni voile. La putréfaction cynique et en aveu. Il y a de l’effronterie à la mort à montrer son ouvrage. Elle fait insulte à toutes les sérénités de l’ombre quand elle travaille hors de son laboratoire, le tombeau. Cet être expiré était dépouillé. Dépouiller une dépouille, inexorable achèvement. Sa moelle n’était plus dans ses os, ses entrailles n’étaient<noinclude> <references/></noinclude> tdh9ak66bhbjdrarf18l7az9jayggtu Page:Hugo - L'Homme qui rit, 1869, tome 1.djvu/135 104 2050359 15914713 9660629 2026-07-11T05:26:01Z Bertille 15499 /* Validée */ 15914713 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Bertille" /></noinclude>plus dans son ventre, sa voix n’était plus dans son gosier. Un cadavre est une poche que la mort retourne et vide. S’il avait eu un moi, où ce moi était-il ? Là encore peut-être, et c’était poignant à penser. Quelque chose d’errant autour de quelque chose d’enchaîné. Peut-on se figurer dans l’obscurité un linéament plus funèbre ? Il existe des réalités ici-bas qui sont comme des issues sur l’inconnu, par où la sortie de la pensée semble possible, et où l’hypothèse se précipite. La conjecture a son ''{{lang|la|compelle intrare}}''. Si l’on passe en certains lieux et devant certains objets, on ne peut faire autrement que de s’arrêter en proie aux songes, et de laisser son esprit s’avancer là-dedans. Il y a dans l’invisible d’obscures portes entre-bâillées. Nul n’eût pu rencontrer ce trépassé sans méditer. La vaste dispersion l’usait silencieusement. Il avait eu du sang qu’on avait bu, de la peau qu’on avait mangée, de la chair qu’on avait volée. Rien n’avait passé sans lui prendre quelque chose. Décembre lui avait emprunté du froid, minuit de l’épouvante, le fer de la rouille, la peste des miasmes, la fleur des parfums. Sa lente {{tiret|désa|grégation}}<noinclude> <references/></noinclude> qaeswkxlat8pcwf4toxivpat0xucl95 Page:Hugo - L'Homme qui rit, 1869, tome 1.djvu/136 104 2050360 15914717 9660635 2026-07-11T05:33:32Z Bertille 15499 /* Validée */ 15914717 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Bertille" /></noinclude>{{tiret2|désa|grégation}} était un péage. Péage du cadavre à la rafale, à la pluie, à la rosée, aux reptiles, aux oiseaux. Toutes les sombres mains de la nuit avaient fouillé ce mort. C’était on ne sait quel étrange habitant, l’habitant de la nuit. Il était dans une plaine et sur une colline, et il n’y était pas. Il était palpable et évanoui. Il était de l’ombre complétant les ténèbres. Après la disparition du jour, dans la vaste obscurité silencieuse, il devenait lugubrement d’accord avec tout. Il augmentait, rien que parce qu’il était là, le deuil de la tempête et le calme des astres. L’inexprimable, qui est dans le désert, se condensait en lui. Épave d’un destin inconnu, il s’ajoutait toutes les farouches réticences de la nuit. Il y avait dans son mystère une vague réverbération de toutes les énigmes. On sentait autour de lui comme une décroissance de vie allant jusqu’aux profondeurs. Il y avait dans les étendues environnantes une diminution de certitude et de confiance. Le frisson des broussailles et des herbes, une mélancolie désolée, une anxiété où il semblait qu’il y eût de la conscience, appropriaient tragiquement tout le<noinclude> <references/></noinclude> 612zibx1y5uggliuobdxqpc9xk1gh68 Page:Hugo - L'Homme qui rit, 1869, tome 1.djvu/137 104 2050361 15914720 9660642 2026-07-11T05:36:07Z Bertille 15499 /* Validée */ 15914720 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Bertille" /></noinclude>paysage à cette figure noire suspendue à cette chaîne. La présence d’un spectre dans un horizon est une aggravation à la solitude. Il était simulacre. Ayant sur lui les souffles qui ne s’apaisent pas, il était l’implacable. Le tremblement éternel le faisait terrible. Il semblait, dans les espaces, un centre, ce qui est effrayant à dire, et quelque chose d’immense s’appuyait sur lui. Qui sait ? Peut-être l’équité entrevue et bravée qui est au delà de notre justice. Il y avait, dans sa durée hors de la tombe, de la vengeance des hommes et de sa vengeance à lui. Il faisait, dans ce crépuscule et dans ce désert, une attestation. Il était la preuve de la matière inquiétante, parce que la matière devant laquelle on tremble est de la ruine d’âme. Pour que la matière morte nous trouble, il faut que l’esprit y ait vécu. Il dénonçait la loi d’en bas à la loi d’en haut. Mis là par l’homme, il attendait Dieu. Au-dessus de lui flottaient, avec toutes les torsions indistinctes de la nuée et de la vague, les énormes rêveries de l’ombre. Derrière cette vision, il y avait on ne sait quelle occlusion sinistre. L’illimité, borné par rien, ni<noinclude> <references/></noinclude> qtrvt6mod50cmhotl35e7u8ef3c7oen Page:Hugo - L'Homme qui rit, 1869, tome 1.djvu/138 104 2050363 15914723 9656410 2026-07-11T05:37:39Z Bertille 15499 /* Validée */ 15914723 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Bertille" /></noinclude>par un arbre, ni par un toit, ni par un passant, était autour de ce mort. Quand l’immanence surplombant sur nous, ciel, gouffre, vie, tombeau, éternité, apparaît patente, c’est alors que nous sentons tout inaccessible, tout défendu, tout muré. Quand l’infini s’ouvre, pas de fermeture plus formidable.<noinclude> <references/></noinclude> hgs55adotqc1wnc6a06te2pjj7tp852 Page:Hugo - L'Homme qui rit, 1869, tome 1.djvu/139 104 2050364 15914724 13075801 2026-07-11T05:38:38Z Bertille 15499 /* Validée */ 15914724 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Bertille" /></noinclude><nowiki /> {{t4|BATAILLE ENTRE LA MORT ET LA NUIT|VI|fw=bold}} L’enfant était devant cette chose, muet, étonné, les yeux fixes. Pour un homme c’eût été un gibet, pour l’enfant c’était une apparition. Où l’homme eût vu le cadavre, l’enfant voyait le fantôme. Et puis il ne comprenait point.<noinclude> <references/></noinclude> 7jkztacq1c3acd8er1uzk4mhooh5vi0 Page:Hugo - L'Homme qui rit, 1869, tome 1.djvu/140 104 2050366 15914725 9660658 2026-07-11T05:41:23Z Bertille 15499 /* Validée */ 15914725 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Bertille" /></noinclude><nowiki /> Les attractions d’abîme sont de toute sorte ; il y en avait une au haut de cette colline. L’enfant fit un pas, puis deux. Il monta, tout en ayant envie de descendre, et approcha, tout en ayant envie de reculer. Il vint, tout près, hardi et frémissant, faire une reconnaissance du fantôme. Parvenu sous le gibet, il leva la tête et examina. Le fantôme était goudronné. Il luisait çà et là. L’enfant distinguait la face. Elle était enduite de bitume, et ce masque qui semblait visqueux et gluant se modelait dans les reflets de la nuit. L’enfant voyait la bouche qui était un trou, le nez qui était un trou, et les yeux qui étaient des trous. Le corps était enveloppé et comme ficelé dans une grosse toile imbibée de naphte. La toile s’était moisie et rompue. Un genou passait à travers. Une crevasse laissait voir les côtes. Quelques parties étaient cadavre, d’autres squelette. Le visage était couleur de terre ; des limaces, qui avaient erré dessus, y avaient laissé de vagues rubans d’argent. La toile, collée aux os, offrait des reliefs, comme une robe de statue. Le crâne,<noinclude> <references/></noinclude> 9ueg1jm6wx8c623djsgszqm8sbzgohy Page:Hugo - L'Homme qui rit, 1869, tome 1.djvu/141 104 2050367 15914727 9660979 2026-07-11T05:43:50Z Bertille 15499 /* Validée */ 15914727 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Bertille" /></noinclude>fêlé et fendu, avait l’hiatus d’un fruit pourri. Les dents étaient demeurées humaines, elles avaient conservé le rire. Un reste de cri semblait bruire dans la bouche ouverte. Il y avait quelques poils de barbe sur les joues. La tête, penchée, avait un air d’attention. On avait fait récemment des réparations. Le visage était goudronné de frais, ainsi que le genou qui sortait de la toile, et les côtes. En bas les pieds passaient. Juste dessous, dans l’herbe, on voyait deux souliers, devenus informes dans la neige et sous les pluies. Ces souliers étaient tombés de ce mort. L’enfant, pieds nus, regarda ces souliers. Le vent, de plus en plus inquiétant, avait de ces interruptions qui font partie des apprêts d’une tempête ; il avait tout à fait cessé depuis quelques instants. Le cadavre ne bougeait plus. La chaîne avait l’immobilité du fil à plomb. Comme tous les nouveaux venus dans la vie, et en tenant compte de la pression spéciale de sa destinée, l’enfant avait sans nul doute en lui cet éveil d’idées propre aux jeunes années, qui<noinclude> <references/></noinclude> m0vxdv5if7rz8ohbl70f9f1q6jiz837 Page:Hugo - L'Homme qui rit, 1869, tome 1.djvu/142 104 2050368 15914731 9660980 2026-07-11T05:47:39Z Bertille 15499 /* Validée */ 15914731 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Bertille" /></noinclude>tâche d’ouvrir le cerveau et qui ressemble aux coups de bec de l’oiseau dans l’œuf ; mais tout ce qu’il y avait dans sa petite conscience en ce moment se résolvait en stupeur. L’excès de sensation, c’est l’effet du trop d’huile, arrive à l’étouffement de la pensée. Un homme se fût fait des questions, l’enfant ne s’en faisait pas ; il regardait. Le goudron donnait à cette face un aspect mouillé. Des gouttes de bitume figées dans ce qui avait été les yeux ressemblaient à des larmes. Du reste, grâce à ce bitume, le dégât de la mort était visiblement ralenti, sinon annulé, et réduit au moins de délabrement possible. Ce que l’enfant avait devant lui était une chose dont on avait soin. Cet homme était évidemment précieux. On n’avait pas tenu à le garder vivant, mais on tenait à le conserver mort. Le gibet était vieux, vermoulu, quoique solide, et servait depuis de longues années. C’était un usage immémorial en Angleterre de goudronner les contrebandiers. On les pendait au bord de la mer, on les enduisait de bitume, et on les laissait accrochés ; les exemples veulent le<noinclude> <references/></noinclude> nqj27mteek1h5rzntcka39mcm6yv7qd Page:Hugo - L'Homme qui rit, 1869, tome 1.djvu/143 104 2050369 15914732 9660992 2026-07-11T05:51:39Z Bertille 15499 /* Validée */ 15914732 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Bertille" /></noinclude>plein air, et les exemples goudronnés se conservent mieux. Ce goudron était de l’humanité. On pouvait de cette manière renouveler les pendus moins souvent. On mettait des potences de distance en distance sur la côte comme de nos jours les réverbères. Le pendu tenait lieu de lanterne. Il éclairait, à sa façon, ses camarades les contrebandiers. Les contrebandiers, de loin, en mer, apercevaient les gibets. En voilà un, premier avertissement ; puis un autre, deuxième avertissement. Cela n’empêchait point la contrebande ; mais l’ordre se compose de ces choses-là. Cette mode a duré en Angleterre jusqu’au commencement de ce siècle. En 1822, on voyait encore devant le château de Douvres trois pendus vernis. Du reste, le procédé conservateur ne se bornait point aux contrebandiers. L’Angleterre tirait le même parti des voleurs, des incendiaires et des assassins. John Painter, qui mit le feu aux magasins maritimes de Portsmouth, fut pendu et goudronné en 1776. L’abbé Coyer, qui l’appelle Jean {{lié|Le Peintre}}, le revit en 1777. John Painter était accroché et enchaîné au-dessus de la ruine qu’il avait faite, et rebadigeonné de temps en<noinclude> <references/></noinclude> gxhjjyea999sm8l8wz6mpxs8nvb67q6 Page:Hugo - L'Homme qui rit, 1869, tome 1.djvu/144 104 2050371 15914735 9660993 2026-07-11T05:55:00Z Bertille 15499 /* Validée */ 15914735 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Bertille" /></noinclude>temps. Ce cadavre dura, on pourrait presque dire vécut, près de quatorze ans. Il faisait encore un bon service en 1788. En 1790, pourtant, on dut le remplacer. Les égyptiens faisaient cas de la momie du roi ; la momie de peuple, à ce qu’il paraît, peut être utile aussi. Le vent, ayant beaucoup de prise sur le monticule, en avait enlevé toute la neige. L’herbe y reparaissait, avec quelques chardons çà et là. La colline était couverte de ce gazon marin dru et ras qui fait ressembler le haut des falaises à du drap vert. Sous la potence, au point même au dessus duquel pendaient les pieds du supplicié, il y avait une touffe haute et épaisse, surprenante sur ce sol maigre. Les cadavres émiettés là depuis des siècles expliquaient cette beauté de l’herbe. La terre se nourrit de l’homme. Une fascination lugubre tenait l’enfant. Il demeurait là, béant. Il ne baissa le front qu’un moment pour une ortie qui lui piquait les jambes, et qui lui fit la sensation d’une bête. Puis il se redressa. Il regardait au-dessus de lui cette face qui le regardait. Elle le regardait d’autant plus qu’elle n’avait pas d’yeux. C’était du regard {{tiret|ré|pandu}}<noinclude> <references/></noinclude> 8c6ynfrzpaue4jwhd03qrpjb5kkwkyx Page:Hugo - L'Homme qui rit, 1869, tome 1.djvu/145 104 2050372 15914736 9660995 2026-07-11T05:57:36Z Bertille 15499 /* Validée */ 15914736 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Bertille" /></noinclude>{{tiret2|ré|pandu}}, une fixité indicible où il y avait de la lueur et des ténèbres, et qui sortait du crâne et des dents aussi bien que des arcades sourcilières vides. Toute la tête du mort regarde, et c’est terrifiant. Pas de prunelles, et l’on se sent vu. Horreur des larves. Peu à peu l’enfant devenait lui-même terrible. Il ne bougeait plus. La torpeur le gagnait. Il ne s’apercevait pas qu’il perdait conscience. Il s’engourdissait et s’ankylosait. L’hiver le livrait silencieusement à la nuit ; il y a du traître dans l’hiver. L’enfant était presque statue. La pierre du froid entrait dans ses os ; l’ombre, ce reptile, se glissait en lui. L’assoupissement qui sort de la neige monte dans l’homme comme une marée obscure ; l’enfant était lentement envahi par une immobilité ressemblant à celle du cadavre. Il allait s’endormir. Dans la main du sommeil il y a le doigt de la mort. L’enfant se sentait saisi par cette main. Il était au moment de tomber sous le gibet. Il ne savait déjà plus s’il était debout. La fin toujours imminente, aucune transition entre être et ne plus être, la rentrée au creuset,<noinclude> <references/></noinclude> eaq20uofg32mq4uma72v2ojy6ffph8b Page:Hugo - L'Homme qui rit, 1869, tome 1.djvu/146 104 2050373 15914741 9661119 2026-07-11T05:59:58Z Bertille 15499 /* Validée */ 15914741 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Bertille" /></noinclude>le glissement possible à toute minute, c’est ce précipice-là qui est la création. Encore un instant, et l’enfant et le trépassé, la vie en ébauche et la vie en ruine, allaient se confondre dans le même effacement. Le spectre eut l’air de le comprendre et de ne pas le vouloir. Tout à coup il se mit à remuer. On eût dit qu’il avertissait l’enfant. C’était une reprise de vent qui soufflait. Rien d’étrange comme ce mort en mouvement. Le cadavre au bout de la chaîne, poussé par le souffle invisible, prenait une attitude oblique, montait à gauche, puis retombait, remontait à droite, et retombait et remontait avec la lente et funèbre précision d’un battement. Va-et-vient farouche. On eût cru voir dans les ténèbres le balancier de l’horloge de l’éternité. Cela dura quelque temps ainsi. L’enfant devant cette agitation du mort sentait un réveil, et, à travers son refroidissement, avait assez nettement peur. La chaîne, à chaque oscillation, grinçait avec une régularité hideuse. Elle avait l’air de reprendre haleine, puis recommençait. Ce grincement imitait un chant de cigale.<noinclude> <references/></noinclude> 4uyoeo21l2dxhccog8f8l1vvoydib4v Page:Hugo - L'Homme qui rit, 1869, tome 1.djvu/147 104 2050374 15914743 9661121 2026-07-11T06:02:18Z Bertille 15499 /* Validée */ 15914743 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Bertille" /></noinclude><nowiki /> Les approches d’une bourrasque produisent de subites enflures du vent. Brusquement la brise devint bise. L’oscillation du cadavre s’accentua lugubrement. Ce ne fut plus du balancement, ce fut de la secousse. La chaîne, qui grinçait, cria. Il sembla que ce cri était entendu. Si c’était un appel, il fut obéi. Du fond de l’horizon, un grand bruit accourut. C’était un bruit d’ailes. Un incident survenait, l’orageux incident des cimetières et des solitudes, l’arrivée d’une troupe de corbeaux. Des taches noires volantes piquèrent le nuage, percèrent la brume, grossirent, approchèrent, s’amalgamèrent, s’épaissirent, se hâtant vers la colline, poussant des cris. C’était comme la venue d’une légion. Cette vermine ailée des ténèbres s’abattit sur le gibet. L’enfant, effaré, recula. Les essaims obéissent à des commandements. Les corbeaux s’étaient groupés sur la potence. Pas un n’était sur le cadavre. Ils se parlaient entre eux. Le croassement est affreux. Hurler, siffler, rugir, c’est de la vie ; le croassement est<noinclude> <references/></noinclude> h3acd1td2htuxfrg9cwhp3hs8oadkot Page:Hugo - L'Homme qui rit, 1869, tome 1.djvu/148 104 2050375 15914744 9661125 2026-07-11T06:04:33Z Bertille 15499 /* Validée */ 15914744 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Bertille" /></noinclude>une acceptation satisfaite de la putréfaction. On croit entendre le bruit que fait le silence du sépulcre en se brisant. Le croassement est une voix dans laquelle il y a de la nuit. L’enfant était glacé. Plus encore par l’épouvante que par le froid. Les corbeaux se turent. Un d’eux sauta sur le squelette. Ce fut un signal. Tous se précipitèrent, il y eut une nuée d’ailes, puis toutes les plumes se refermèrent, et le pendu disparut sous un fourmillement d’ampoules noires remuant dans l’obscurité. En ce moment, le mort se secoua. Était-ce lui ? Était-ce le vent ? Il eut un bond effroyable. L’ouragan, qui s’élevait, lui venait en aide. Le fantôme entra en convulsion. C’était la rafale, déjà soufflant à pleins poumons, qui s’emparait de lui, et qui l’agitait dans tous les sens. Il devint horrible. Il se mit à se démener. Pantin épouvantable, ayant pour ficelle la chaîne d’un gibet. Quelque parodiste de l’ombre avait saisi son fil et jouait de cette momie. Elle tourna et sauta comme prête à se disloquer. Les oiseaux, effrayés, s’envolèrent. Ce fut comme un {{tiret|rejaillis|sement}}<noinclude> <references/></noinclude> sa892d1m8eyz0lyequl0k7ptxszvk67 Page:Hugo - L'Homme qui rit, 1869, tome 1.djvu/149 104 2050376 15914745 9661129 2026-07-11T06:06:54Z Bertille 15499 /* Validée */ 15914745 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Bertille" /></noinclude>{{tiret2|rejaillis|sement}} de toutes ces bêtes infâmes. Puis ils revinrent. Alors une lutte commença. Le mort sembla pris d’une vie monstrueuse. Les souffles le soulevaient comme s’ils allaient l’emporter ; on eût dit qu’il se débattait et qu’il faisait effort pour s’évader ; son carcan le retenait. Les oiseaux répercutaient tous ses mouvements, reculant, puis se ruant, effarouchés et acharnés. D’un côté, une étrange fuite essayée ; de l’autre, la poursuite d’un enchaîné. Le mort, poussé par tous les spasmes de la bise, avait des soubresauts, des chocs, des accès de colère, allait, venait, montait, tombait, refoulant l’essaim éparpillé. Le mort était massue, l’essaim était poussière. La féroce volée assaillante ne lâchait pas prise et s’opiniâtrait. Le mort, comme saisi de folie sous cette meute de becs, multipliait dans le vide ses frappements aveugles semblables aux coups d’une pierre liée à une fronde. Par moments il avait sur lui toutes les griffes et toutes les ailes, puis rien ; c’étaient des évanouissements de la horde, tout de suite suivis de retours furieux. Effrayant supplice continuant après la vie. Les oiseaux semblaient frénétiques. Les<noinclude> <references/></noinclude> 8d4zzcfzi71d8c2ksibi6p3o9drg96g Page:Hugo - L'Homme qui rit, 1869, tome 1.djvu/150 104 2050377 15914750 9661130 2026-07-11T06:09:07Z Bertille 15499 /* Validée */ 15914750 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Bertille" /></noinclude>soupiraux de l’enfer doivent donner passage des essaims pareils. Coups d’ongle, coups de bec, croassements, arrachements de lambeaux qui n’étaient plus de la chair, craquements de la potence, froissements du squelette, cliquetis des ferrailles, cris de la rafale, tumulte, pas de lutte plus lugubre. Une lémure contre des démons. Sorte de combat spectre. Parfois, la bise redoublant, le pendu pivotait sur lui-même, faisait face à l’essaim de tous les côtés à la fois, paraissait vouloir courir après les oiseaux, et l’on eût dit que ses dents tâchaient de mordre. Il avait le vent pour lui et la chaîne contre lui, comme si les dieux noirs s’en mêlaient. L’ouragan était de la bataille. Le mort se tordait, la troupe d’oiseaux roulait sur lui en spirale. C’était un tournoiement dans un tourbillon. On entendait en bas un grondement immense, qui était la mer. L’enfant voyait ce rêve. Subitement il se mit à trembler de tous ses membres, un frisson ruissela le long de son corps, il chancela, tressaillit, faillit tomber, se retourna, pressa son front de<noinclude> <references/></noinclude> m7zpt4s4s4hxguil72e23heasfem569 Page:Hugo - L'Homme qui rit, 1869, tome 1.djvu/151 104 2050378 15914751 9656414 2026-07-11T06:09:51Z Bertille 15499 /* Validée */ 15914751 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Bertille" /></noinclude>ses deux mains, comme si le front était un point d’appui, et, hagard, les cheveux au vent, descendant la colline à grands pas, les yeux fermés, presque fantôme lui-même, il prit la fuite, laissant derrière lui ce tourment dans la nuit.<noinclude> <references/></noinclude> 63dj85ipdhw1upqp66xq79byjwdp3b3 Page:Dubuisson - Armorial des principales maisons et familles du royaume, tome 1, 1757.djvu/205 104 2124422 15914619 8384752 2026-07-11T00:22:49Z Charlie Main 163941 Corrections du texte 15914619 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Tomthepsg" />{{Rh||C|107}}</noinclude><nowiki /> 208. '''<small>LE</small> COCQ''', ''seigneur de Goupillieres, de Corbeville'' : d’azur, à trois coqs d’or, membrés, barbés, becqués & crêtés de gueules. 209. '''<small>DE</small> COCQBORNE''', ''seigneur d’Orval'' : de gueules, à trois coqs d’or, & un cœur d’argent au centre de l’écu. 210. '''CODERE''' : écartelé au 1 & 4 quartier d’argent, à une aigle de sable, couronnée d’une couronne impériale d’or, tenant de sa patte dextre un sceptre, & de la gauche un globe aussi d’or ; au 2 & 3 de gueules, à une bande d’azur, chargée d’un lion d’or, accotée en chef de deux étoiles & d’un croissant au milieu d’argent, & en pointe d’une rose feuillée & tigée de même, le tout dans le sens de la bande. 211. '''COËTLOGON''', ''seigneur de loyat, de Pontlo'' : de gueules, à trois écussons d’hermine. 212. '''COËTQUEN''', ''seigneur de Combourg'' : bandé de gueules & d’argent. 213. '''COEURET''', ''seigneur de Nesle'' : d’argent, à trois cœurs de gueules. 214. '''COEURET''', ''seigneur d’osigny, de Fromonville'' : d’or, au chevron d’azur, accompagné de deux lys au naturel en chef, & d’un cœur de gueules en pointe ; au chef de gueules, chargé d’un lion léopardé d’argent. 215. '''COIGNET''' : d’azur, à une gerbe de bled d’or, & deux moutons d’argent, saillants, affrontés & appuyés sur la gerbe. 216. '''COIGNET''', ''seigneur de Courson, de la Thuillerie'' : d’azur, à deux épées d’argent en sautoir, les gardes d’or, accompagnées de quatre croissants d’argent.<noinclude> <references/></noinclude> 2ce8ujn4fsbc8762j7by2qq07blhcvu 15914621 15914619 2026-07-11T00:26:23Z Charlie Main 163941 /* Corrigée */ 15914621 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Charlie Main" />{{Rh||C|107}}</noinclude><nowiki /> 208. '''<small>LE</small> COCQ''', ''seigneur de Goupillieres, de Corbeville'' : d’azur, à trois coqs d’or, membrés, barbés, becqués & crêtés de gueules. 209. '''<small>DE</small> COCQBORNE''', ''seigneur d’Orval'' : de gueules, à trois coqs d’or, & un cœur d’argent au centre de l’écu. 210. '''CODERE''' : écartelé au 1 & 4 quartier d’argent, à une aigle de sable, couronnée d’une couronne impériale d’or, tenant de sa patte dextre un sceptre, & de la gauche un globe aussi d’or ; au 2 & 3 de gueules, à une bande d’azur, chargée d’un lion d’or, accotée en chef de deux étoiles & d’un croissant au milieu d’argent, & en pointe d’une rose feuillée & tigée de même, le tout dans le sens de la bande. 211. '''COËTLOGON''', ''seigneur de Loyat, de Pontlo'' : de gueules, à trois écussons d’hermine. 212. '''COËTQUEN''', ''seigneur de Combourg'' : bandé de gueules & d’argent. 213. '''COEURET''', ''seigneur de Nesle'' : d’argent, à trois cœurs de gueules. 214. '''COEURET''', ''seigneur d’Osigny, de Fromonville'' : d’or, au chevron d’azur, accompagné de deux lys au naturel en chef, & d’un cœur de gueules en pointe ; au chef de gueules, chargé d’un lion léopardé d’argent. 215. '''COIGNET''' : d’azur, à une gerbe de bled d’or, & deux moutons d’argent, saillants, affrontés & appuyés sur la gerbe. 216. '''COIGNET''', ''seigneur de Courson, de la Thuillerie'' : d’azur, à deux épées d’argent en sautoir, les gardes d’or, accompagnées de quatre croissants d’argent.<noinclude> <references/></noinclude> cvj9eg3h4x3z5i0oxp60js95ux5zh9r Page:Saint-Just - Œuvres complètes, éd. Vellay, I, 1908.djvu/287 104 2124636 15914639 8977750 2026-07-11T02:47:59Z Dissecthimhowimay 164413 /* Corrigée */ 15914639 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Dissecthimhowimay" /></noinclude>elle a ses causes, sa suite et son terme : c’est ce que j’ai essayé de développer. Je n’ai rien à dire de ce faible essai, je prie qu’on le juge comme si l’on n’était ni Français ni Européen ; mais qui que vous soyez, puissiez-vous en le lisant aimer le cœur de son auteur ; je ne demande rien davantage, et je n’ai point d’autre orgueil que celui de ma liberté. Un Anglais m’en donna l’idée ; ce fut ''M. de Cugnières'', de la Société philanthropique de Londres, dans une lettre savante qu’il écrivit à ''M. Thuillier'', secrétaire de la municipalité de Blérancourt, quand elle brûla la déclaration du clergé. Tant d’hommes ont parlé de cette révolution, et la plupart n’en ont rien dit. Je ne sache point que quelqu’un, jusqu’ici, se soit mis en peine de chercher dans le fond de son cœur ce qu’il avait de vertu pour connaître ce qu’il méritait de liberté. Je ne prétends faire le procès à personne ; tout homme fait bien de penser ce qu’il pense, mais quiconque parle ou écrit doit compte de sa vertu à la cité. Il y eut sans cesse en France, pendant cette révolution, deux partis obstinés, celui du peuple, qui, voulant combler de puissance ses législateurs, aimait les fers qu’il se donnait lui-même ; celui du prince, qui, se voulant élever au-dessus de tous, s’embarrassait moins de sa propre gloire que de sa fortune. Au milieu de ces intérêts, je me suis cherché moi-même : membre du souverain, j’ai voulu savoir si j’étais libre, et si la législation méritait mon obéissance ; dans ce dessein, j’ai cherché le principe et l’harmonie de nos lois, et je ne dirai point, comme Montesquieu, ''que j’ai trouvé sans cesse de nouvelles raisons d’obéir'', mais que j’en ai trouvé pour croire que je n’obéirais qu’à ma vertu. Qui que vous soyez, ô législateurs, si j’eusse décou­vert qu’on pensait à m’assujettir, j’aurais fui une patrie malheureuse, et je vous eusse accablé de malédic­tions. N’attendez de moi ni flatterie, ni satire ; j’ai dit ce que j’ai pensé de bonne foi. Je suis très-jeune, j’ai pu pécher<noinclude> <references/></noinclude> tvq1nr9w3zzsyjz3hgr6hqa6ycjfa36 Page:Lucie Delarue-Mardrus - El Arab.djvu/75 104 2389987 15914510 6633865 2026-07-10T21:56:52Z Denis Gagne52 101614 /* Validée */ 15914510 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Denis Gagne52" /></noinclude><nowiki /> {{t3|m=2em|{{uc|L’Edough}}}} Je n’oublierai jamais un seul détail de notre voyage entre Aïn-Draham et Tabarka. Dans la diligence qui nous emmenait et qui n’avait plus que trois chevaux, le quatrième venant, en pleine route, de mourir de misère sous son harnais, nous avions en face de nous un prêtre, noire soutane et bréviaire attentivement lu. Nous sortions à peine de table, et, de l’affreuse gibelotte qui composait ce dernier déjeuner, moi seule j’avais mangé, non sans hésiter à chaque bouchée, tant me semblait inquiétant le goût de ce lapin-là. Il n’y avait pas deux heures que nous étions en route, des douleurs intolérables me prirent. Le fait est que j’étais tout simplement empoisonnée. Du paysage nouveau que nous traversions, je puis avouer que je ne vis absolument rien. Courbée en deux et gémissante aux côtés de mon compagnon désolé, je savais que, d’une part, la diligence ne pouvait pas rebrousser chemin puisqu’elle était courrier postal, donc astreinte à une exactitude féroce, et, d’autre part, que descendre où nous étions voulait dire pour nous rester tous deux abandonnés en pleine forêt, loin de toute habitation, avec nos mallettes et valises à nos pieds. En proie à ma longue torture cahotée, je ne pus même pas m’intéresser à l’aventure qui tout à coup nous advint au bas de cette côte pourtant si peu rude : les trois haridelles, d’un commun accord, s’arrêtant net et refusant absolument de faire un pas de plus. Vociférations et coups de fouet n’y changèrent rien.<noinclude> <references/></noinclude> fk3efb351plhknv7wxj0pdv2oor8361 Page:Lucie Delarue-Mardrus - El Arab.djvu/76 104 2389992 15914515 6509345 2026-07-10T22:00:36Z Denis Gagne52 101614 /* Validée */ 15914515 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Denis Gagne52" />{{nr||{{uc|L’Edough}}|73}}</noinclude>Le cocher, menacé d’une forte amende s’il manquait la correspondance prévue pour les lettres, finit par descendre de son siège et prit alternativement ses bêtes à la bride, avec coups de manche de fouet et coups de pied dans le ventre. Rien. Peut-être les pauvres trois rosses aimaient-elles mieux mourir sur place comme leur camarade que de tenter le petit effort qu’on leur demandait. Je vis, à travers ma souffrance horrible, mon mari descendre de la voiture, puis l’abbé. Ce dernier releva sa soutane dans sa ceinture, et tous deux se mirent à pousser à la roue avec la dernière énergie, pendant que le cocher, à la tête de l’attelage, continuait sa manœuvre. Combien de temps dura leur tentative ? Tout à coup je relevai la tête. La diligence venait de repartir, et au grand galop. Empoisonnée ! Je ne me rendais même pas compte que les chevaux avaient la bride sur le cou, que le cocher n’était plus sur son siège, que je restais seule dans cette diligence emballée, allant immanquablement vers la catastrophe. Tout m’était égal. C’est ce qui arrive quand on souffre trop. Je regardai d’un œil morne le cocher, le prêtre et mon mari courir comme des fous derrière cette voiture en perdition. La poussière, autour d’eux, soulevait d’énormes nuages. La soutane de l’abbé volait jusque par-dessus ses épaules. Il faut croire qu’ils arrivèrent à rattraper les chevaux puisque, sans nul retard, nous faisions au soleil couchant notre entrée dans Tabarka, ville sablonneuse, poudre d’or au bord d’une Méditerranée dont la couleur ne saurait être traduite que par le mot bleu-paon. {{saut}} Avant d’aller vite me coucher dans le lit d’enfant, beaucoup trop court pour moi, mais le seul dont disposât le meilleur hôtel de la ville (et qui ne fut toute la nuit qu’un orage de moustiques), j’eus le temps d’apercevoir, assise sur le seuil de cet hôtel, la patronne en pleurs berçant dans ses bras une petite fille de deux ou trois ans, en train de mourir de la malaria.<noinclude> <references/></noinclude> 3iaxva1n39rjoe0ymhojd5ntyohjxe9 Page:Lucie Delarue-Mardrus - El Arab.djvu/77 104 2389994 15914518 6633891 2026-07-10T22:02:59Z Denis Gagne52 101614 /* Validée */ 15914518 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Denis Gagne52" />{{nr|74|{{uc|El Arab}}}}</noinclude><nowiki/> {{***}} Ce ne fut qu’au bout de quelques jours passés dans la ville de Bône, où nous nous étions rendus en hâte, qu’après diète complète et soins vigoureux, je commençai tout doucement à reprendre pied dans la vie, c’est-à-dire le voyage. Satisfaite de faire la connaissance de l’Algérie, j’eus à m’émerveiller avant tout de ce cimetière musulman de Bône qui, tout blanc et tout bleu de faïences intactes, est un des plus ravissants que j’aie connus. C’est là qu’est enterrée la mère d’Isabelle Eberhardt. J’ignorais en visitant sa tombe que nos nomadismes nous mèneraient un jour à celle de sa fille, cavalière héroïque restée célèbre dans tout le sud-saharien et que la France même est loin d’ignorer. {{***}} À travers les couches d’ouate d’une brume invétérée nous voici maintenant engagés dans l’Edough, montés sur de nouveaux chevaux dont la sellerie arabe déteint, rouge, en plein pelage blanc. Novembre commence. Il fait froid. Nos vastes capes de caoutchouc ne nous empêchent pas de frissonner. Il s’agit pour nous d’atteindre avant la nuit complète je ne sais quel village dont le nom français est pour moi perdu dans l’oubli. Mais, qui ne s’y est pas perdu, c’est le souvenir de l’auberge où nous arrivâmes enfin, juste comme le soleil venait de se coucher. Le mot « coupe-gorge » que j’ai employé dans mes Mémoires n’est pas trop fort pour dépeindre un lieu pareil. Terre battue, chandelles, recoins sombres, meubles boiteux, lits suspects sous lesquels on avait envie de regarder, surtout la mine sinistre du couple qui nous reçut, ménage espagnol à la Zuloaga, rien n’y manquait.<noinclude> <references/></noinclude> 8jmc188fh5d0kwgbhawundy15191zzl Page:Lucie Delarue-Mardrus - El Arab.djvu/78 104 2390000 15914527 6509364 2026-07-10T22:08:26Z Denis Gagne52 101614 /* Validée */ 15914527 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Denis Gagne52" />{{nr||{{uc|L’Edough}}|75}}</noinclude>Impossible, en outre, de nous faire comprendre, ces gens-là ne parlant ni le français ni l’arabe. J’ai dit aussi dans mes Mémoires comment, au milieu d’un tel décor, je me souvins que c’était mon anniversaire de naissance. Mais je n’ai pas raconté cette chose à classer dans ce que j’appelle « aventures sans explication ». Redescendue seule dans la salle d’en bas, j’y fis soudain cette incompréhensible découverte : un piano droit Erard flambant neuf, richement pourvu d’éditions jamais ouvertes encore de Bach, Beethoven, Schumann, Chopin — de quoi pour moi passer une soirée enchantée, après tant de mois où je n’avais pu faire aucune musique. {{***}} Des deux ou trois nuits dormies au hasard des postes forestiers qui nous recueillaient de leur mieux, je ne garde qu’un néfaste souvenir de puces, punaises et autres bestioles. Il faut accepter tout quand on a choisi l’inexploré. Mais notre hébergement le plus inédit fut celui de l’école de Marabouts pour laquelle nous nous étions mis en route. Nous arrivons avec la nuit dans ce creux de forêt où nos chevaux avancent sans aucun bruit sur des matelas de feuilles déjà pourries. Au lieu de la demeure cubique et blanche, bien arabe, à laquelle nous nous attendions, c’est une petite bicoque de banlieue parisienne qui nous apparaît dans le clair-obscur, murs en nougat et toit de tuiles rouges toutes neuves. Et, dès les premiers mots du chef marabout accouru pour nous recevoir, il est facile de deviner qu’il est excessivement fier d’avoir fait construire cette triste chose. Officiellement prévenu de notre visite car c’est un personnage influent au point de vue français, il a commandé dîner et chambre, et ses serviteurs, ainsi que son frère, un solide gaillard comme lui-même, tous sont présents à notre entrée dans la maison. Salle à manger à l’européenne, couvert à l’européenne. Nous sommes chez des<noinclude> <references/></noinclude> 0lx6vo7cf8vr9ova5rz0is7tr3y7a9v Page:Lucie Delarue-Mardrus - El Arab.djvu/79 104 2390002 15914530 6509368 2026-07-10T22:11:12Z Denis Gagne52 101614 /* Validée */ 15914530 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Denis Gagne52" />{{nr|76|{{uc|El Arab}}}}</noinclude>musulmans tout à fait francisés en dépit de leurs drapés blancs et de leur turbans immaculés. Nous nous mettons à table ; mais, malgré son couvert préparé, le chef marabout refuse obstinément de s’asseoir parmi nous. Il tourne autour de la pièce, parlant si fort et avec de tels gestes que je m’informe à mi-voix ; « Qu’est-ce qu’il a ?… Qu’est-ce qu’il dit ? » — car il me fait presque peur. — Un affreux cabot, me répond tranquillement mon mari. Il dit que le jeûne est sa meilleure nourriture, qu’il n’a pas besoin de manger, car Allah est dans son ventre. Pendant ce temps, le frère, complètement emberlificoté, tenait sa fourchette à l’envers et aussi son couteau l’index tout au bout de la lame et se coupant le doigt. Pour ne pas le gêner, je regarde autour de moi. Je m’aperçois alors que les fenêtres, bien que pourvues de vitres et de rideaux en fausse dentelle, ont été percées tellement haut que, même en montant sur une chaise, il serait impossible de les atteindre. Cette maison n’a pas été construite par des Roumis. {{saut}} Cependant une longue conversation coranique s’était à présent engagée dont je ne pouvais rien saisir, et fatiguée, je sentais le sommeil sournois m’engourdir de plus en plus. Heureusement l’heure du coucher ne tarda pas trop. Mais, dans la chambre qu’on nous donnait, les draps de nos deux lits avaient été tellement imbibés d’eau de Cologne qu’ils en étaient encore trempés, odeur intenable qu’il fallut bien supporter, pourtant. Et pas moyen d’ouvrir ces fenêtres inaccessibles. Le lendemain matin, nous fûmes invités à visiter l’école maraboutique. Elle consistait en sept ou huit idiots ou fous occupés à faire des grimaces, affalés dehors sur des bancs. Le plus saint de tous se tenait beaucoup plus loin, debout au milieu d’une mare, les cheveux poussés jusqu’à la taille, le corps dans l’eau jusqu’aux genoux, nu, sordide, à peine un être humain. On nous apprit qu’il n’avait jamais bougé de cette mare depuis<noinclude> <references/></noinclude> 3pl2ahnqcklybet58tot3b6hdqmshvs Page:Lucie Delarue-Mardrus - El Arab.djvu/80 104 2390003 15914533 6509370 2026-07-10T22:12:04Z Denis Gagne52 101614 /* Validée */ 15914533 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Denis Gagne52" />{{nr||{{uc|L’Edough}}|77}}</noinclude>deux ans, ni changé de pose, et qu’on lui tendait à manger au bout d’une perche presque tous les jours, bien qu’il ne demandât rien, pour la bonne raison qu’il était incapable de parler. Je quittai sans regret le chef marabout et son école. Au moment où nous nous mettions en selle, il fit des efforts inouïs autant que vains pour nous faire accepter (bagage très commode, n’est-ce pas ?) une affreuse moquette qu’il avait dans sa maison ridicule, avec le visible espoir de recevoir en échange une de nos capes de caoutchouc qu’il croyait être la peau d’un grand poisson inconnu.<noinclude> <references/></noinclude> 23o88wx293mrx15atlxpsdm0tp7ws66 Page:Lucie Delarue-Mardrus - El Arab.djvu/81 104 2390018 15914540 6633890 2026-07-10T22:17:37Z Denis Gagne52 101614 /* Validée */ 15914540 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Denis Gagne52" /></noinclude><nowiki/> {{t3|m=2em|{{uc|Biskra}}}} Constantine avait confirmé mon impression : les villes de l’Algérie, emprise catégorique d’une France démodée, ne gardaient rien de leur long passé musulman. Banales sous-préfectures de chez nous, petite bourgeoisie française installée à la place d’un Islam sans doute somptueux mais à jamais disparu, le soleil d’Afrique lui-même, à ces villes sans siècles, ne parvenait pas à conférer quelque {{corr|personnaliʇé|personnalité.}} Je ne retrouvai le sentiment du voyage qu’en remontant à cheval au seuil du Sahara dont nous allions enfin connaître la couleur, l’odeur, les horizons indéterminés. Il ne s’agissait encore que de Biskra, pourtant ; Biskra, ce vieux cliché, cette compote de littératures internationales, Biskra, ses Ouled-Naïl, son village nègre, ses touristes, son ''{{lang|en|Garden of Allah}}'', ses Bédouins photographiés. Le désert feutré, de couleur léonine, commença sous les sabots de nos montures. Notre entrée crépusculaire dans El Kantara saturée de mimosas et de cassis (mimosas géants) fait partie des grandes émotions de mon passé. Une porte toute grande s’ouvrait sur Ailleurs. Les brumes froides de l’Edough, c’est évident, avaient préparé cette intense sensation de tiédeur, de douceur, de bien-être au cœur même des plus délicieux parfums. {{***}} Je ne vais pas à mon tour chanter ici mon petit couplet sur Biskra. Ce fut là pourtant que me fut révélée la {{tiret|fan|tasia}}<noinclude> <references/></noinclude> ikj1nip684v1sldv5gmn18k1msanmyx Page:Lucie Delarue-Mardrus - El Arab.djvu/82 104 2390995 15914544 6511423 2026-07-10T22:20:26Z Denis Gagne52 101614 /* Validée */ 15914544 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Denis Gagne52" />{{nr||{{uc|Biskra}}|79}}</noinclude>{{tiret2|fan|tasia}}, deux cents cavaliers surgis au galop de charge du fond de l’espace blond et s’arrêtant en bloc devant la tribune d’honneur, tous les chevaux cabrés au maximum dans le vol des burnous blancs traversés de soleil. Il vaut mieux me souvenir d’une petite histoire bien significative quant à l’âme orientale. Pour nous diriger à travers le désert jusqu’à Sidi-Okba, nous avions pris comme guide celui qu’à Paris nous recommandait si chaudement André Gide (une des silhouettes de son œuvre, du reste). C’était un jeune garçon un peu négrifié, très orgueilleux de savoir parler français à peu près correctement. Nous avions déjà fait plus de la moitié du parcours, somnolents à force de lumière et de vide, quand, à l’horizon, apparut, venant vers nous, la biblique silhouette d’une Bédouine. De si loin, Ahmed la reconnut. « C’est ma mère !… » annonça-t-il. Sitôt assez proche, elle s’élança, commença par baiser la main de son fils qui ne descendit pas pour cela de sa mule, puis vint nous baiser aussi la main avec tous les compliments qu’il fallait. Et la voilà qui se met à marcher devant nos bêtes, sans jamais se retourner, les bras ouverts, la tête renversée, tout en proférant de sa voix profonde d’Arabe vieillissante, des paroles véhémentes et comme incantatoires. Saisie par la beauté de ses gestes lourds de voiles et de bracelets d’argent, sorte de danse sombre et solitaire sur l’écran du plein soleil saharien, je regardais et j’écoutais. — Elle est hadji !… nous confia tout bas Ahmed, ce qui signifie avoir fait le voyage de la Mecque. Et son regard se fanatisa. — Qu’est-ce qu’elle dit ?… demandai-je, aussi tout bas. J. C. M. écouta mieux, puis me traduisit. — Elle raconte le rêve qu’elle a fait cette nuit. Elle voyait son fils Ahmed vêtu d’or, assis sur un trône d’or, et tous les rois de la terre prosternés à ses pieds. — Oui !… fit Ahmed en se tournant vers moi. C’est tout à fait exact !<noinclude> <references/></noinclude> 4edbg4rkh1m9ax1swjs3s0je02vr0xd Page:Lucie Delarue-Mardrus - El Arab.djvu/83 104 2390998 15914550 12682426 2026-07-10T22:24:24Z Denis Gagne52 101614 /* Validée */ 15914550 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Denis Gagne52" />{{nr|80|{{uc|El Arab}}}}</noinclude><nowiki /> Il tendit l’oreille quelques secondes encore, la flamme noire de ses yeux s’accentua, puis, toujours en français il murmura comme pour lui-même, résumant d’un mot le sens prophétique du rêve maternel : — Ça, c’est la place de chasseur que je demande depuis un mois à l’hôtel Excelsior d’Alger ! {{saut}} Je note également la caravane croisée un autre jour au plus immense du désert et que mon mari salua d’un ''{{lang|ar-Latn|Essalâmou{{lié}}’aleïkoum}} !'' sonore (''le salut soit sur vous autres !'') formule coranique recommandée par le Prophète. La réponse due est : ''{{lang|ar-Latn|Oua{{lié}}’aleïkoum essalâm !}}'' (''et sur vous autres soit le salut !''). Mais, puisqu’il s’agissait d’un Roumi, le chef de la caravane rétorqua sans même se retourner, et en français : « Bonjoû ! Bonjoû ! » Mohammad lui-même proférant une des sourates de son Coran n’aurait pas eu plus de majestueuse colère que le docteur Mardrus rabrouant le musulman malappris. Je ne comprenais pas, mais je devinais. De saisissement la caravane s’était arrêtée. Quand les imprécations cessèrent, d’un seul mouvement tous les chameaux furent tournés du côté d’où ils arrivaient. Pour écouter encore l’étranger extraordinaire qui venait de leur faire honte dans un tel langage, ces nomades n’hésitaient pas à rebrousser chemin. {{***}} De la chère Tunis où nous rentrâmes pour l’hiver je détache encore, suite à tant d’autres souvenirs déjà soulignés, ce matin de février passé tout entier dans une vaste prairie, à me gorger d’oranges brûlantes de soleil, cueillies à même des orangers par centaines, beaucoup portant à la fois fleurs et fruits sur leurs branches. … Et aussi plusieurs soirs sous la Koubba du {{tiret|Belvé|dère}}<noinclude> <references/></noinclude> 6mqilrq1ac5flp3neaq4anwey17urv3 Page:Lucie Delarue-Mardrus - El Arab.djvu/84 104 2391000 15914554 6513987 2026-07-10T22:26:18Z Denis Gagne52 101614 /* Validée */ 15914554 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Denis Gagne52" />{{nr||{{uc|Biskra}}|81}}</noinclude>{{tiret2|Belvé|dère}}, belle coupole isolée sur la hauteur, et qui n’a d’autre destination que d’accueillir quiconque veut y entrer pour admirer la ville, laquelle, couchée en bas dans sa blancheur d’amidon, se met à chanter au crépuscule selon la voix de quelque flûte arabe, accompagnée à contre-temps par les coups sourds de la daraboukka.<noinclude> <references/> {{nr|||6}}</noinclude> fbtj04pqlbhp18ddxqkdt06d3cepdon Page:Lucie Delarue-Mardrus - El Arab.djvu/85 104 2391028 15914557 11246385 2026-07-10T22:32:22Z Denis Gagne52 101614 /* Validée */ 15914557 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Denis Gagne52" /></noinclude><nowiki/> {{t3|m=2em|{{uc|Encore la Kroumirie}}}} Le mois de mai débutait à peine que nous étions déjà retournés en Kroumirie, une Kroumirie qui recommençait à devenir crépue, milliers de petites feuilles naissantes aux branches des chênes illimités. Le coucou nous accueillait de ses deux notes moqueuses, appel mystérieux de la forêt. Toutes les fraîcheurs venaient en même temps au monde. La vie sentait bon. Nos chevaux étaient gais. À l’une de nos premières sorties, comme nous arrivions au pas sur une petite prairie vallonnée, nous entendîmes, avant de rien voir, une voix arabe, masculine et fâchée, qui scandait on ne savait quelle violente réprimande du côté de ces buissons épineux. Deux bergers enfantins, un garçon et une fille, assis côte à côte sur un rebord de l’herbe, ne semblaient en rien s’émouvoir de cette colère si proche. Ils ne nous entendaient pas venir. Tunique courte, corde aux reins et turban blanc dont un coin retombait sur son épaule, le gamin jouait un instant sur la flûte de roseau qu’il venait de fabriquer comme ils font tous, puis s’arrêtait pour écouter la réponse de la seconde flûte, également son œuvre, qui roucoulait sur les lèvres de l’autre, une fillette déjà chargée de bracelets, amulettes et voiles tout comme les femmes adultes de sa tribu. Cette églogue virgilienne ainsi surprise au cœur même du printemps s’interrompit à notre vue. C’est alors qu’ayant poussé mon cheval je pus, et avec quelle surprise, me rendre compte que l’Arabe en colère n’était pas<noinclude> <references/></noinclude> ihuge1kr3q3md7ipp3w4r1k6s6grogj Page:Lucie Delarue-Mardrus - El Arab.djvu/86 104 2391031 15914564 6511533 2026-07-10T22:34:59Z Denis Gagne52 101614 /* Validée */ 15914564 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Denis Gagne52" />{{nr||{{uc|Encore la Kroumirie}}|83}}</noinclude>autre chose qu’un bouc. Pendant que le berger et la bergère concouraient innocemment sur la flûte, ce mâle furieux, avec de véritables syllabes prononcées, et frappant du pied jusqu’à déraciner l’herbe, essayait de convaincre ou plutôt d’obliger une certaine chèvre du troupeau, celle de son choix, à céder à ses objurgations. Mais la chèvre, nymphe effrayée, s’était si bien enchevêtrée dans les buissons qu’elle en devenait inaccessible. Ce matin-là, je le jure, outre la géorgique qui nous attendait, j’ai vu, barbe tremblante, œil de feu, sabot furibond, se profiler devant moi le terrible dieu Pan lui-même. {{***}} Voici, parallèlement à cette mythologie printanière, l’orage jupitérien qu’il nous fallut subir dans la montagne, un après-midi d’été que nous étions montés trop haut malgré les noirceurs accumulées d’un ciel sourcilleux. Pour tout dire, nous fûmes tout à coup au centre, exactement, de cet orage, environnés d’éclairs dans un nuage de soufre, assourdis par le tonnerre qui nous bombardait sans une seconde de répit. Arrêtés d’eux-mêmes, braqués, nos deux chevaux couchaient les oreilles. Une décharge de grêlons plus gros que des noix nous attaqua si furieusement que force nous fut, pour éviter cent ecchymoses, de nous réfugier sous le ventre des chevaux. Au moment où la foudre, à deux pas, tomba sur ce chêne, je revois mon mari me tendant la main sans un mot. Étonnés de n’avoir pas été foudroyés, quand il nous fut possible de redescendre vers le village, nous vîmes, accourus à notre rencontre, tous les Arabes de la région, qui, bien persuadés de notre mort nous sachant là-haut, ne savaient plus comment manifester leur joie et leur émerveillement de nous constater sains et saufs.<noinclude> <references/></noinclude> j2zex85533onp277yxepqgdp13abg7z Page:Lucie Delarue-Mardrus - El Arab.djvu/87 104 2391150 15914604 6633885 2026-07-11T00:01:27Z Denis Gagne52 101614 /* Validée */ 15914604 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Denis Gagne52" />{{nr|84|{{uc|El Arab}}}}</noinclude><nowiki/> {{***}} La nuit venait de tomber à son heure après ce bref crépuscule africain auquel je mis tant de temps à m’habituer. Dans la tiède obscurité que toute la forêt aromatisait, que la lune commençait à bleuir, une envie nous était venue d’aller faire un tour à pied avant de nous coucher. Nous étions encore sur la route qui traverse Aïn-Draham. Juste au moment de nous engager sous les chênes, un bond de recul nous arrêta tous deux ensemble. Devant nous, déferlée jusque sur nos souliers, la mer. Ses vagues assez fortes écumaient en blanc jusqu’au bout de l’horizon. L’hallucination marine ne dura pas plus de quelques minutes. Ce fut le premier mirage de mes voyages. {{***}} Je n’avais pas été longue à remarquer que notre domestique Salah, comme tout musulman qui se respecte, exerçait autour de mes faits et gestes une surveillance soupçonneuse. Le harem du maître montrait à ses yeux (ou plutôt à son œil puisqu’il était borgne), un peu trop d’indépendance. Si je montais seule à cheval pour aller chez nos amis Julia pendant que mon mari travaillait à sa table ; si je continuais un moment à chevaucher mon petit étalon au lieu de rentrer immédiatement, j’étais sûre d’apercevoir Salah, masqué par les branches, en train de m’observer sans savoir que je l’avais vu. Et si quelque service, à ces instants, le retenait près de mon mari (qui me le racontait ensuite en riant) : « Où est ta madame ?… » demandait-il sans oser rien de plus. C’est ainsi que je le vis surgir à mon côté ce matin où, curieuse, d’assister à la fin d’une aventure surprise derrière mes rideaux, je m’étais de quelques pas éloignée de<noinclude> <references/></noinclude> 1nqseadl59stf8cjzplrjayaovoadu8 Page:Lucie Delarue-Mardrus - El Arab.djvu/88 104 2391151 15914605 6511931 2026-07-11T00:03:50Z Denis Gagne52 101614 /* Validée */ 15914605 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Denis Gagne52" />{{nr||{{uc|Encore la Kroumirie}}|85}}</noinclude>l’auberge et dissimulée derrière l’appentis qui lui faisait face. Car, dans cet appentis où l’on rangeait du bois et des outils, je savais quel malin personnage venait de se cacher. On ne se doute pas en Europe de quelle intelligence et plus encore de quelle ironie sont capables les petits ânes de l’Afrique du Nord. Celui-ci, qui faisait partie d’un troupeau de vingt, venait de passer avec les camarades, tous écrasés d’une trop lourde charge de bois et poussés à coups de bâton par l’Arabe qui les conduisait. En regardant distraitement à la fenêtre j’avais, tout à l’heure, remarqué la manœuvre à peine croyable du dernier de ces ânes. Laissant les autres continuer la route, il avait poussé du museau la porte entr’ouverte de l’appentis, s’était introduit, restait là comme un sale gosse qui joue un bon tour. L’Arabe allait-il s’apercevoir qu’il lui manquait un âne ? C’était ce dont j’étais venue m’assurer avec l’espoir que le rebelle ne serait pas repris. Je pouvais déjà me faire comprendre, mon vocabulaire arabe s’étant chaque jour enrichi depuis notre arrivée en Tunisie. Je dis à Salah, puisqu’il se trouvait là : « Il y a un âne dedans ! » Mais je n’avais pas plutôt parlé que l’idiot rappelait l’ânier à grands cris. Et je dus assister, désolée, à la bastonnade qui s’ensuivit pour mon protégé. {{saut}} L’ironie des ânes barbaresques ! Une autre fois c’est l’ânier qui, tour à tour, charge chaque bête de sa troupe d’énormes bûches dont l’amas s’élève toujours plus haut. À peine a-t-il terminé sa tâche que sa vingtaine d’animaux, avec un ensemble qui ne peut pas ne pas avoir été concerté, se secoue d’un seul geste et jette à terre tout le chargement. Une autre fois encore, une troupe similaire s’arrête soudain au milieu de la route, et (les Arabes ne peuvent pas souffrir le braiment des ânes) tout le monde à l’unanimité se met à braire, pendant que l’Arabe affolé court<noinclude> <references/></noinclude> lbcw7t6c4n9djsodjvkn2ypv6xmbxzy Page:Lucie Delarue-Mardrus - El Arab.djvu/89 104 2391153 15914608 12682427 2026-07-11T00:06:41Z Denis Gagne52 101614 /* Validée */ 15914608 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Denis Gagne52" />{{nr|86|{{uc|El Arab}}}}</noinclude>de l’un à l’autre en s’écriant : « {{lang|ar-Latn|Ya kouffr méta’{{lié}}el béhaïm !}} » (Ô la mécréance des animaux !) … Je devais plus tard faire la connaissance des ânes égyptiens, tout aussi fantaisistes que ceux-ci, mais sur le mode joyeux, car ils ne sont pas maltraités. {{***}} Ultime vision au pays Kroumir. Sous un ciel de plein été, tumultueux, sanglant et rapide, une vieille Bédouine, à l’heure du couchant, s’avance à grands pas, et, véritable solfège, accompagne de son bâton frappant le sol la déclamation enrouée, sanglotante, qui ravage sa pauvre poitrine. Droit devant elle, seule au monde, environnée du tourbillon de ses voiles au vent, elle va sans rien regarder, toute à cette vocifération tragique où s’exprime, disciplinée par le rythme, son inconsolable douleur. Quoi donc ? Le village nous renseigne. Le misérable peu que possédait la vieille Bédouine vient d’être saisi par l’huissier français de la région, et c’est, ayant suivi son bien jusqu’aux limites du possible, vers son gourbi vidé qu’elle retourne, sous la tempête et dans le crépuscule qui, dans un instant, ne sera plus que de la nuit. {{***}} Dès le mois d’août nous quittions encore une fois la Kroumirie, allant voir Alger que des amis tenaient à nous faire connaître.<noinclude> <references/></noinclude> 82jgsk3vw154yzokg8rsmjuvxlxp46p Page:Lucie Delarue-Mardrus - El Arab.djvu/90 104 2391155 15914611 6633884 2026-07-11T00:09:32Z Denis Gagne52 101614 /* Validée */ 15914611 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Denis Gagne52" /></noinclude><nowiki/> {{t3|m=2em|{{uc|Alger}}}} Le port d’Alger, célébrité dans le monde entier, n’est évidemment plus qu’un emplacement où jadis s’éleva, rêve d’Orient, une surprenante ville dont plus rien n’est resté. Derrière la capitale bien française qui s’étage au fond de cette baie lumineuse, parmi la danse des couleurs et reflets non changés, eux, et continuant à se répondre entre le ciel et l’eau marine, se tient un fantôme invisible : Alger avant la conquête. Dernier vestige, la grande Mosquée, centre immaculé qui vit autour de soi disparaître l’amas blanc de tant d’architectures arabes, n’a plus l’air, dans l’agglomération d’immeubles qui l’écrase, que d’un restant quelconque d’exposition universelle. En visitant la casbah, bien sûr, on retrouve formes et couleurs islamiques — un Islam pourri d’européanisme où s’allient la puanteur et les colliers de jasmin. Mais le reste n’est que du vieux neuf, c’est-à-dire une ville usagée déjà, mais sans aucune patine. Certes, à Tunis (notre seconde expérience de colonisation africaine), le ménage a, si l’on peut dire, été beaucoup mieux fait. La ville arabe, respectée, n’a pas souffert de la brutale substitution qui fait disparaître à jamais tout un vénérable et prestigieux passé pour édifier à sa place un présent sans histoire ni beauté. Troisième expérience, le Maroc, surtout entre les mains d’un Lyautey, se devait d’être la perle de notre Afrique du Nord, et l’a prouvé jusqu’à présent, d’après les élites qui l’ont<noinclude> <references/></noinclude> 694izqquu2oimf397zdn58b1idv7dwy Page:Lucie Delarue-Mardrus - El Arab.djvu/91 104 2391158 15914613 6511978 2026-07-11T00:11:53Z Denis Gagne52 101614 /* Validée */ 15914613 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Denis Gagne52" />{{nr|88|{{uc|El Arab}}}}</noinclude>visité. Nous pouvons donc espérer désormais un peu moins de barbarie de la part de l’Europe ruée sur les continents sans défense. Ira-t-elle un jour jusqu’à supprimer, en ce qui concerne certains pays mahométans, ce paradoxe monstrueux qui s’appelle l’arabophobie ? … Alger, pour y revenir, ne me fut pas une déception car je savais à peu près ce que j’allais y voir. À défaut d’autre personnalité, j’y remarquais combien le type busqué des indigènes différait de la grasse mollesse tunisienne. Et que charmantes les Algériennes musulmanes, tout de blanc vêtues, depuis le voile de tête et le voile de visage jusqu’aux pantalons bouffants ne laissant passer qu’une petite mule jaune citron ou rouge ! Beaucoup plus tard, à l’un de mes voyages solitaires en Alger, au temps où j’y allais voir ma sœur religieuse, j’eus l’occasion de visiter avec elle Notre-Dame d’Afrique, cette cathédrale moderne haut située au-dessus de l’azur méditerranéen. Là, je pris les Sœurs Blanches pour des Arabes, tant leur costume ressemble à celui des musulmanes. Ma sœur venait à peine de me détromper que, dans l’église, entrèrent l’une derrière l’autre quatre ou cinq femmes indigènes. Je les vis avec surprise se glisser dans un rang de chaises et lever l’index vers le ciel. Il est vrai que, derrière la Vierge Noire, reine de ces lieux, une inscription en lettres considérables offre à nos regards ceci : « Notre-Dame d’Afrique, priez pour nous et pour les musulmans. » {{***}} Lors de notre toute première visite, Alger, au mois d’août, unissait tant de chaleur à tant d’humidité qu’on y respirait comme dans un hammam. Je fus donc bien aise le jour où nous nous remîmes en route pour retourner à Tunis, ou plutôt à Carthage.<noinclude> <references/></noinclude> eov1hlofo4ekvxeks9dtzmrgqoes0mq Page:Lucie Delarue-Mardrus - El Arab.djvu/92 104 2391161 15914614 6633882 2026-07-11T00:14:10Z Denis Gagne52 101614 /* Validée */ 15914614 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Denis Gagne52" /></noinclude><nowiki/> {{t3|m=2em|{{uc|La Petite Kabylie}}}} Je suis maintenant bien incapable de retrouver pourquoi, le mois de mai qui suivit, nous entreprenions la petite Kabylie plutôt que de reprendre la diligence pour Aïn-Draham et le pays Kroumir. Nomadisme, sans doute. Ce que je sais dans tous ses détails, c’est de quelle façon commença notre première incursion dans les montagnes du Thababor. Dès les sabots de nos chevaux engagés sur la piste montante, un nouvel ouragan de mon mari, scandale coranique, se déchaîna, cette fois sur une seule tête, celle de notre guide, mince adolescent qui parlait un peu le français. Ne pouvant se douter de ce qu’était le Roumi qui venait de l’engager, et, malheureusement, habitué, de par un métier qui le mettait sans cesse en contact avec les coloniaux, aux sentiments que ceux-ci nourrissent en général pour ce qu’ils appellent « les Bicots », il crut bon s’exclamer tout à coup, sûr de nous faire plaisir : — Moi pas croire Allah ! Moi manger cochon ! Moi boire vin ! Et allez donc, mon ami ! Malgré mes efforts, quel regret de ne presque rien saisir de ce qu’entendit ce malheureux garçon ! Je vis dans ses yeux s’allumer la flamme de fanatisme déjà surprise dans maint regard arabe. Écrasé mais conquis, pendant tout le reste du voyage il redevint plus farouchement musulman qu’aucun autre. Si violemment commencée, l’ascension de la montagne<noinclude> <references/></noinclude> ku1vuyauv4w6n234naipusbgtehynp1 Page:Lucie Delarue-Mardrus - El Arab.djvu/93 104 2391164 15914616 6512005 2026-07-11T00:17:07Z Denis Gagne52 101614 /* Validée */ 15914616 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Denis Gagne52" />{{nr|90|{{uc|El Arab}}}}</noinclude>se continua, presque en silence, par des fleurs ; tant de fleurs, et disposées par la nature en agglomérations si compactes en même temps que si bien séparées les unes des autres, qu’on eût cru des plates-bandes dessinées par un jardinier. Nos chevaux en furent ornés jusqu’au poitrail. Le guide descendait sans cesse de sa mule pour nous en cueillir. Et cela nous rappelait les traînes de feuillage et de clématite sauvage que tiraient derrière elles nos montures de Kroumirie, quand nous avions foncé tête baissée dans quelque verdure dont notre chemin se trouvait barré. Bientôt j’eus la surprise de voir, dans les arbres de notre parcours, apparaître les premiers singes. Je n’en avais jamais vu qu’en cage ou dans des jardins zoologiques. Ceux-ci, de moyenne taille, libres autant qu’effrontés, nous faisaient comiquement la grimace. Mais les guenons, avec des gestes de femme, se dépêchaient de s’enfuir, emportant leurs petits dans leurs bras. Plus haut, un sanglier débusqua dans nos jambes. Plus haut encore, juste avant d’arriver à la neige, ce fut un aigle qui prit son vol sous le pied même de mon cheval. Plus de fleurs. En une seule après-midi nous étions donc passés du printemps à l’hiver. {{***}} Non loin de Bougie, notre si charmant port d’attache, ce fut un grand jour que celui qui nous amena, conte de fées, devant la grotte de Mansouria. Toutes les sirènes de la Méditerranée devaient, quand on n’y était pas, se loger dans cette immense coquille, mouillée d’algues, d’où l’on voyait {{bloc centré|{{alinéa| ''…s’ouvrir et se fermer de loin'' <br> ''Les mâchoires de la tempête,'' }}}} {{alinéa|dit le poème que j’écrivis le soir de ce jour-là.|0|0}}<noinclude> <references/></noinclude> 1skob28x64lnyw1m1ijg93p1gistc35 Page:Lucie Delarue-Mardrus - El Arab.djvu/94 104 2391294 15914617 6512444 2026-07-11T00:20:06Z Denis Gagne52 101614 /* Validée */ 15914617 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Denis Gagne52" />{{nr||{{uc|La Petite Kabilie}}|91}}</noinclude><nowiki /> Mais les grottes souterraines de Djijelli, depuis peu découvertes (par un hasard de la dynamite, je crois) ; encore impolluées ; refermées sur soi, dès qu’on y entre, comme les pétales d’un géant lis ; leurs stalactites et stalagmites éclatant d’une blancheur surnaturelle sous le magnésium ; leurs carpes aveugles remontées du fond des eaux ensevelies, retrouvant un embryon d’yeux pour sentir que la lumière, chose inconnue pour elles, vient de déchirer leur éternelle obscurité, — cette révélation d’un mystère caché depuis des siècles m’enthousiasma, m’enthousiasme encore quand j’y songe. J’ai bien peur que, depuis plus de trente ans qu’eut lieu cette visitation, des mutilations, d’ineptes inscriptions d’amoureux, des ampoules électriques et (tout est possible), des réclames d’hôtels et autres n’aient à jamais chassé les âmes inconnues dont cette grotte sans tache était la demeure. Je n’irai certainement pas y voir, et tiens pas à le savoir. {{***}} Mais voici, je l’avoue, mon plus beau souvenir de la Petite Kabylie. Après une longue montée dans le Thababor, nos chevaux demandant quelques instants de repos, nous obliquons, en dehors de la piste, vers cette prairie si verte et si haut perchée. Gardant des chèvres, assis tout seul dans l’ombre des arbres, un berger d’une dizaine d’années… Encore une églogue ? Je m’approche. Sa tunique est couleur de Tanagra ; blanc est son turban aux plis relâchés ; une seule boucle d’oreille, lourd pendentif d’argent, descend, à gauche, plus bas que son menton. Quel est le sang saharien qui court dans les veines de ce petit Kabyle ? Ses jambes et ses bras nus ont, de même que son visage, d’ardents reflets d’acajou. Ses paupières restant baissées, la courbe des cils noirs touche le haut de sa précieuse joue.<noinclude> <references/></noinclude> cm4crqtocgaypxsqylibdq60ceikahi Page:Lucie Delarue-Mardrus - El Arab.djvu/95 104 2391295 15914618 6526741 2026-07-11T00:22:41Z Denis Gagne52 101614 /* Validée */ 15914618 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Denis Gagne52" />{{nr|92|{{uc|El Arab}}}}</noinclude><nowiki /> Arrêtée à contempler cette petite beauté, si foncée dans les pâleurs qui la drapent, je vois se relever lentement les paupières intimidées. J’en ai crié, peut-être. Alors que toute sa lisse personne, depuis les pieds d’or sombre jusqu’au sombre rideau des cils, exigeait des prunelles de velours noir, les yeux de cet enfant sont, en toutes lettres, deux immenses opales. Je renonce à décrire l’effet stupéfiant produit par ce regard d’arc-en-ciel dans ce teint d’Afrique. Quelque chose de presque effrayant. La rencontre d’un petit dieu. Appelant J. C. Mardrus : — Écoute ! Écoute ! Maintenant il me faut ce petit garçon ! Je veux l’emporter à Paris ! Achète-le ! Prends-le comme groom ! Je ne sais pas, moi ! Je ne peux pas avoir trouvé cette merveille dans ce pré pour l’y laisser, tu comprends ? Mais regarde ! Regarde ses yeux ! — Extraordinaires, c’est vrai ! — Demande-lui pourquoi il a ces yeux-là ! Le petit répond. Il ne s’est jamais vu dans une glace. ''Il ne sait pas qu’il a les yeux clairs.'' {{saut}} Hélas ! après quelques rires de J. C. M. devant mon exaltation, il fallut bien reprendre notre route — sans emmener le petit dieu. Tout ce que j’avais d’argent sur moi, pour sa joie et sa stupeur, je le versai, du haut de mon cheval, dans ses longues mains d’idole. Son unique pendant d’oreille tremblait dans les molles ombres du turban blanc. — Demande-lui ce qui lui ferait plaisir ! — Je voudrais, dit l’enfant divin en montrant du doigt, je voudrais une chose comme celle-ci, et aussi une chose comme celle-là. C’est-à-dire les souliers jaunes à lacets de mon mari, plus — comble d’horreur — son faux-col. … Ce fut bien mélancoliquement que je sentis, ce jour-là, progresser mon initiation à l’Orient tel qu’il est.<noinclude> <references/></noinclude> ecg3ikchvt8vgoc20rxy2pn8rbqw9qm Page:Lucie Delarue-Mardrus - El Arab.djvu/96 104 2391296 15914620 6632731 2026-07-11T00:23:35Z Denis Gagne52 101614 /* Validée */ 15914620 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Denis Gagne52" />{{nr||{{uc|La Petite Kabilie}}|93}}</noinclude><nowiki /> {{***}} Quelque deux mois après, de Bougie à Blidah, de Blidah à Alger, d’Alger à Marseille, de Marseille à Paris départ, départ. Mon premier Islam refermait déjà ses portes enchantées. Les voyages en pays musulman n’étaient pas encore, heureusement, près de finir pour moi.<noinclude> <references/></noinclude> si6p5ef2wrn0brtjw9vuv08oc12wdbp Page:Lucie Delarue-Mardrus - El Arab.djvu/98 104 2391672 15914622 6633881 2026-07-11T00:26:29Z Denis Gagne52 101614 /* Validée */ 15914622 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Denis Gagne52" /></noinclude><nowiki/> {{t2|mt=3em|{{uc|Deuxième Islam}}|{{rom-maj|II|2}}}} {{t3|mt=1em|mb=3em|{{uc|Le Sud-Oranais}}}}<noinclude> <references/></noinclude> koy6lgynpvkkdypx8b475nq4s48fu7k Page:Lucie Delarue-Mardrus - El Arab.djvu/100 104 2391699 15914623 13081025 2026-07-11T00:33:42Z Denis Gagne52 101614 /* Validée */ 15914623 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Denis Gagne52" /></noinclude><nowiki /> {{t4|m=2em|{{uc|Aïn-Sefra}}|fw=bold}} J’avais assez goûté du désert déjà pour en garder l’inquiétude. Aussi le nouveau voyage qui se présentait après quelques mois de pause en France était-il pour vivement me plaire. En vue d’articles que demandaient divers journaux et revues de Paris, nous allions, dans le Sud Oranais, voir Lyautey, seulement général à cette époque, et qui commandait la division d’Aïn-Sefra, tout près des frontières du Maroc. Ces frontières, du reste, se confondaient dans le sable avec celles de l’Algérie. Le Maroc était encore maître absolu chez soi. Farouchement, même, étant gardé par un Islam pas si commode que ça. Rien que le type des Marocains, s’ils ne sont pas négrifiés, affirme leur caractère fermé, dur. Ce sont des traits serrés dans des visages étroits, émaciés encore par la coupe particulière de la barbe ; c’est une expression, si l’on peut dire, cadenassée ; c’est cette sorte d’{{corr|ausérité|austérité}} qui leur est propre, accentuée par leur vêture blanche et noire, par le capuchon dont ils se couvrent volontiers la tête et qui leur donne l’allure comme religieuse qu’ils ont. Et quel regard ! J’ai dit la sorcellerie maugrabine, les ravages qu’elle exerce dans les milieux maltais de Tunis. {{saut}} C’est maintenant seulement qu’il m’est permis de raconter sans contrainte ce que je vis et compris pendant ce voyage. Trop de choses étaient dangereuses à dire quand la colonisation du Maroc en était tout juste à ses commencements.<noinclude> <references/> {{nr|||7}}</noinclude> 5e7lt5hkrxojyu8u5ezp05mdmg5ssoh Page:Lucie Delarue-Mardrus - El Arab.djvu/101 104 2391707 15914624 10534513 2026-07-11T00:37:20Z Denis Gagne52 101614 /* Validée */ 15914624 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Denis Gagne52" />{{nr|98|{{uc|El Arab}}}}</noinclude><nowiki /> En dehors de son génie militaire il fallait toute l’habileté, tout le charme, et, pour parler exactement, toute la poésie du général Lyautey, j’ajouterai sa littérature, voire son ''sens du théâtre'', pour parvenir non seulement à soumettre mais à captiver un peuple pareil. Lyautey fut le chef qui sait devant des Arabes (trop souvent stupéfiés par le triste et terne costume européen) galoper sur un cheval fougueux au claquement immense d’un manteau de commandement parsemé d’étoiles d’or. C’était ce que j’appelais tout bas « son côté Sarah Bernhardt », et qui fit tout autant pour sa conquête du Maroc que sa plus fine diplomatie. Pendant les quinze jours passés à Aïn-Sefra, j’eus le loisir de l’étudier en pleine action, une action qui s’exerçait jusque dans les moindres détails. Quand nous revenions de ces courses dans le désert avec des officiers(dont j’ai raconté quelque chose dans mon livre intitulé ''Le Cheval'') il ne manquait jamais de m’appeler près de lui. — Madame Delarue-Mardrus, venez au rapport ! Il me fallait rester seule avec lui, répondant à toutes ses questions. « Qu’avez-vous vu ? Qu’avez-vous entendu ? Qu’avez-vous remarqué ?… » Bien des années plus tard, la guerre 1914-1918 depuis longtemps terminée, Jean et Jérôme Tharaud purent nous raconter, dans un Maroc entièrement pacifié sauf quelques derniers points de résistance, et parcouru d’autos sur de belles routes toutes neuves, comment le conquérant, devenu maréchal, faillit mourir à Fez d’une crise aiguë au foie, et comment la population indigène de la ville en accueillit la nouvelle. {{saut}} ''« Le Maréchal était couché dans une chambre du délicieux palais de Bou Jloud. Les fenêtres de cette chambre s’ouvraient au-dessus d’une cour de marbre. Tout à coup on vit entrer dans la cour une petite foule musulmane, deux cents personnages environ. C’étaient les ''chorfa'' de la ville : ''<noinclude> <references/></noinclude> 2rgiwgwiffbh2asuijhyr1hid6esitb Page:Lucie Delarue-Mardrus - El Arab.djvu/102 104 2391711 15914626 6514063 2026-07-11T00:41:07Z Denis Gagne52 101614 /* Validée */ 15914626 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Denis Gagne52" />{{nr||{{uc|Aïn Sefra}}|99}}</noinclude>''aristocratie religieuse qui descend du Prophète : les ulémas qui sont les docteurs de l’Islam ; les imams qui récitent la prière dans les mosquées ; et enfin les mokadems, chefs des grandes confréries, qui jouent un si grand rôle dans l’Islam africain, et qui étaient venus précédés de leurs étendards de soie.'' « ''Tout ce monde qui représentait la plus noble pensée religieuse de Fez et aussi la plus grande force politique, puisque l’esprit religieux et la puissance politique se confondent là-bas, tout ce monde sur plusieurs rangs se rangea dans la cour et récita la ''fatiha'' que chaque vendredi on récite à la mosquée.'' « ''Quand cette prière fut finie, le mokadem de Moulay Idriss, précédé de deux enfants qui tenaient des cierges allumés, et d’un troisième qui portail l’eau sainte du sanctuaire, monta l’escalier qui conduit à la chambre du maréchal. Il s’y rencontra avec {{corr|Mgr|{{Mgr}}}} Donet, évêque du Maroc. Le mokadem offrit au grand malade l’eau sainte qu’il avait apportée et à laquelle on accorde un pouvoir miraculeux.'' « — ''J’espère, dit-il, monsieur le Maréchal, qu’après votre guérison, votre première visite sera pour Moulay Idriss.'' « ''À quoi Lyautey répondit :'' « — ''Non… ce sera ma seconde visite. La première sera pour mon église.'' » {{saut}} Cette union entre le Maroc et son conquérant devait attendre encore quelque vingt ans pour se réaliser quand, à la fin de cet hiver-là, nous fîmes notre entrée dans Aïn-Sefra. Pour commencer, quelque chose d’insolite et de frappant : à droite des manières de baraquements qui constituaient la division, au pied de la dune terriblement saharienne qui s’élevait à deux pas, un pâle rang de jeunes peupliers, souvenir de la France, se trouvait par miracle planté dans ce Sud sans végétation aucune. La tombe d’Isabelle Eberhardt n’était pas loin. Avant même d’entrer à la division, je m’empressai de déposer sur sa pierre<noinclude> <references/></noinclude> 87c6vpf41e7yxl3n91qblnkhff7mdj0 Page:Lucie Delarue-Mardrus - El Arab.djvu/103 104 2391719 15914629 6514171 2026-07-11T00:50:48Z Denis Gagne52 101614 /* Validée */ 15914629 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Denis Gagne52" />{{nr|100|{{uc|El Arab}}}}</noinclude>isolée le bouquet de roses, entièrement desséché mais intact, que j’avais apporté de Paris pour elle. Le chapitre Isabelle Eberhardt est un des plus curieux parmi les pages qui constituent la passionnante histoire du Sahara. N’ayant jamais rencontré cette Russe aventureuse, je puis dire pourtant que je la connaissais bien. Car un de ses plus chers amis, le directeur du journal algérien ''L’Akhbar'', me l’avait longuement, minutieusement racontée au cours de conversations sans cesse renouvelées aussi bien à Paris que lors de nos passages dans la ville d’Alger. Isabelle Eberhardt, qui devait mourir à vingt-sept ans, avait commencé par être étudiante en médecine à Genève. Les hasards de la vie l’ayant conduite en Algérie, elle y était définitivement restée, et, sa mère étant morte à Bône, orpheline solitaire, elle s’était peu à peu transformée non en Bédouine mais en Bédouin, après s’être convertie à l’Islam, bien entendu. Les livres qu’elle a laissés, quelque peu retouchés quant au tour littéraire par son ami le journaliste, restent un précieux document sur ce que fut la vie du désert avant le viol des autos et du transsaharien. Exacte comme, un objectif, ne brodant pas, n’inventant pas, dans un style plein de monotonie, elle notait simplement ce qu’elle voyait, ce qu’elle entendait autour d’elle pendant ses longues errances de nomade à cheval. L’arabe était devenu sa langue familière. Habillée en musulman, le crâne rasé sauf la mèche coranique par laquelle l’ange Asraël doit saisir les fidèles après leur mort pour les porter soit en enfer soit au paradis, ce n’était plus une femme mais un adolescent indigène que ''L’Akhbar'' voyait de temps en temps reparaître dans ses bureaux d’Alger. {{saut}} « ''Elle s’asseyait à l’arabe sur les coussins de mon petit divan, raconte le directeur, et, d’une voix molle, se mettait, comme on dit dans le Sud, à « parler mulet », ce qui signifie''<noinclude> <references/></noinclude> 7jl425outbvei2j7prbkkfu9g908ges Livre:Chrétien, Coutances, anonyme - Évangile de Nicodème.djvu 112 2526237 15914347 15206286 2026-07-10T19:39:08Z Favete linguistis 129184 15914347 proofread-index text/x-wiki {{:MediaWiki:Proofreadpage_index_template |titre= C. Traduction anonyme |page= 137} {{table|titre= Signes et abréviations|nodots}} {{table|titre= Glossaire|page= 217}} |Epigraphe= |Width= |Css= }} lxycz1la0j9onkvz2oh213xmxvndspl 15914348 15914347 2026-07-10T19:39:28Z Favete linguistis 129184 15914348 proofread-index text/x-wiki {{:MediaWiki:Proofreadpage_index_template |Type=book |Titre=Trois versions rimées de l’Évangile de Nicodème |Sous_titre= |Volume= |Auteur=Chrétien, [[Auteur:André_de_Coutances|André de Coutances]], anonyme |Traducteur= |Editeur_scientifique=[[Auteur:Gaston_Paris|Gaston Paris]] et [[Auteur:Alphonse_Bos|Alphonse Bos]] |Illustrateur= |Editeur=Firmin Didot ; Société des anciens textes français |School= |Lieu=Paris |Annee=1885 |Publication= |Bibliotheque={{IA|troisversionsrim00chruoft}} |Clef= |wikidata_item= |BNF_ARK= |Source=djvu |Image=7 |Avancement=C |Compilation=false |Pages=<pagelist 1to4=- 5=titre 6=imp. 7=couv. 8=visa 9to58=roman 9=1 59=titre 60=- 61=1 301="Err." /> |Tomes= |Sommaire={{table|titre= Introduction|page= {{rom|i}}}} {{table|titre= A. 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Ce cri n’était pas pour eux une menace. C’était la clameur de la faim et l’appel de leurs frères. Un changement s’opéra dans leur esprit. Par delà le renard, le chat-pêcheur et les petites hermines blanches, par delà toutes les autres bêtes du Wild, la horde farouche avait droit commun à la pâture. Au-dessus de tout, existait la Fraternité du Loup. Louve Grise se rassit sur son derrière et, comme un coup de clairon, lança à ses frères du Wilderness l’appel triomphant, qui leur annonçait qu’au bout de la piste rouge un vaste festin leur était servi. Et le gros chat gris qui rôdait autour de la clairière, en entendant la double clameur, s’effraya. Il s’éloigna en rampant, l’oreille basse, et se perdit dans la vaste forêt que baignait la lune.<noinclude> <references/></noinclude> s3s7nsiz88pal5th38w9tfz1ejpwmpi Page:Curwood - Kazan, trad. Gruyer et Postif.djvu/151 104 2539082 15915036 6873032 2026-07-11T07:17:44Z Bzhqc 10141 /* Validée */ 15915036 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Bzhqc" /></noinclude><nowiki /> {{t3|{{t|POUR L’AMOUR DE LA LOUVE|80}}|{{rom-maj|XVII}}|mt=5em|mb=3em}} Assis sur leur derrière, Kazan et Louve Grise attendirent. Cinq minutes s’écoulèrent, puis dix, puis quinze. Louve Grise commençait à s’inquiéter. Aucun cri n’avait répondu à son appel. Elle jeta à nouveau son hurlement sonore et, tandis que Kazan frissonnait à son côté, elle interrogea le silence. Pourquoi la horde ne lui avait-elle point donné la lointaine réplique coutumière ? Mais, presque en même temps, ses narines se dilatèrent. Ceux qu’elle appelait étaient là. Kazan vit une forme qui se dessinait dans un rayon de lune, à l’extrémité de la clairière. Puis une seconde suivit, puis une autre encore, jusqu’à ce qu’il y en eût cinq, qui s’avançaient la tête baissée, en flairant la piste rouge. Elles s’arrêtèrent à une soixantaine de yards et demeurèrent immobiles. Alors, chose étrange, Kazan vit Louve Grise qui reculait. Il la vit rabattre ses oreilles et découvrir ses crocs, et entendit rouler dans sa gorge un grondement hostile. Pourquoi cela ? Pourquoi se mettait-elle ainsi sur la défensive, maintenant qu’elle était en présence de ses frères de race, qu’elle-même avait appelés à la curée ?<noinclude> <references/></noinclude> iex2spxsifez4qtpjmoc3wq3bu47pqh Page:Curwood - Kazan, trad. Gruyer et Postif.djvu/152 104 2539085 15915051 6873078 2026-07-11T07:21:23Z Bzhqc 10141 /* Validée */ 15915051 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Bzhqc" /></noinclude><nowiki /> Sans se soucier de ses avertissements, il s’avança, à pas légers, la tête haute, l’échine hérissée, vers les nouveaux arrivants. Son flair, au contraire de celui de Louve Grise, lui enseignait pour eux la sympathie. Il s’arrêta à une vingtaine de pas du petit groupe, qui s’était accroupi dans la neige. Le panache de sa queue commença à s’agiter, tandis qu’une des bêtes s’était levée d’un bond et s’approchait de lui. Les autres firent de même et, l’instant d’après, Kazan était au milieu du groupe. On se flairait et se reflairait mutuellement, avec tous les signes évidents de la satisfaction. Les nouveaux venus n’étaient pas des loups. C’étaient des chiens. En quelque cabane isolée de la solitude glacée, leur maître était mort. Alors ils étaient partis dans le Wild. Ils portaient encore les marques des harnais de traîneaux auxquels ils avaient été attachés. Autour de leurs cous étaient des colliers en peau d’élan. Sur leurs flancs pelés, les poils étaient ras et usés, et l’un d’eux traînait encore après lui un trait de trois pieds de long. À demi claqués de faim, ils étaient maigres sinistrement. Leurs yeux luisaient, rougeâtres, dans leurs orbites creuses. Aimablement, Kazan trotta devant eux et les amena devant le corps du vieil élan. Puis il alla rejoindre Louve Grise et, tout fier et satisfait, s’assit près d’elle, en écoutant la mastication des mâchoires des pauvres bougres qui festoyaient. Et, comme Louve Grise semblait toujours inquiète, il lui donna, de la langue, une rapide caresse, afin de l’assurer que tout allait bien. Leur repas terminé, les chiens s’en vinrent vers Kazan et vers Louve Grise, afin de nouer plus ample connaissance. La louve aveugle parut surtout les intéresser, et ils la reniflèrent sur toutes ses faces. Cette familiarité déplut à Kazan, qui commença à surveiller de près ces effrontés.<noinclude> <references/></noinclude> k2g4wgvdguv4kmvpockhs57op8cwx0p Page:Curwood - Kazan, trad. Gruyer et Postif.djvu/153 104 2539087 15915074 6873132 2026-07-11T07:25:03Z Bzhqc 10141 /* Validée */ 15915074 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Bzhqc" /></noinclude><nowiki /> Un des chiens était surtout formidable. C’était celui qui traînait après lui le trait brisé. Il approcha son nez de celui de Louve Grise et l’en toucha, Kazan jeta, en signe d’avertissement, un cri strident. Le chien recula et, tous deux, par-dessus la tête de la louve aveugle, se montrèrent les crocs. C’était le Défi du Mâle. Le gros husky était le chef de la bande. Nul autre chien n’avait jamais osé lui résister. Il s’attendait à ce que Kazan, comme les autres, tremblât devant lui et se sauvât, la queue basse. Il parut étonné de voir qu’il n’en était rien. Kazan, au contraire, était prêt à bondir par-dessus la louve et à engager immédiatement le combat. Le gros husky s’éloigna, grognant et grondant, et déchargea sa colère sur un de ses camarades, qu’il mordit férocement an flanc. Louve Grise, sans qu’elle en fît rien voir, avait bien compris ce qui se passait. Elle se serra tout contre Kazan, le caressa et tenta de lui persuader qu’ils devaient tous deux s’éloigner. Elle savait, en effet, que pour être différé, le combat n’en était pas moins fatal et elle tremblait pour son compagnon. La réponse de Kazan fut un roulement de tonnerre qui gronda dans sa gorge. Il lécha les yeux aveugles de Louve Grise et se coucha près d’elle, face à face avec les chiens étrangers. La lune baissait au ciel et elle finit par disparaître à l’ouest, derrière le faîte des sapins. Puis ce fut au tour des étoiles de pâlir et de s’évanouir peu à peu, pour faire place à l’aube grise et froide du Northland. Dans cette aube, Kazan vit le gros husky se lever du trou qu’il s’était creusé dans la neige et se diriger vers ce qui restait du corps du vieil élan. Il fut aussitôt sur ses pattes et s’avança, lui aussi, vers le corps déchiqueté, la tête basse, l’échine hérissée.<noinclude> <references/></noinclude> b6crifnupo6pmopnx7mpxgyx3cywbmk 15915076 15915074 2026-07-11T07:25:15Z Bzhqc 10141 15915076 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Bzhqc" /></noinclude><nowiki /> Un des chiens était surtout formidable. C’était celui qui traînait après lui le trait brisé. Il approcha son nez de celui de Louve Grise et l’en toucha, Kazan jeta, en signe d’avertissement, un cri strident. Le chien recula et, tous deux, par-dessus la tête de la louve aveugle, se montrèrent les crocs. C’était le Défi du Mâle. Le gros husky était le chef de la bande. Nul autre chien n’avait jamais osé lui résister. Il s’attendait à ce que Kazan, comme les autres, tremblât devant lui et se sauvât, la queue basse. Il parut étonné de voir qu’il n’en était rien. Kazan, au contraire, était prêt à bondir par-dessus la louve et à engager immédiatement le combat. Le gros husky s’éloigna, grognant et grondant, et déchargea sa colère sur un de ses camarades, qu’il mordit férocement au flanc. Louve Grise, sans qu’elle en fît rien voir, avait bien compris ce qui se passait. Elle se serra tout contre Kazan, le caressa et tenta de lui persuader qu’ils devaient tous deux s’éloigner. Elle savait, en effet, que pour être différé, le combat n’en était pas moins fatal et elle tremblait pour son compagnon. La réponse de Kazan fut un roulement de tonnerre qui gronda dans sa gorge. Il lécha les yeux aveugles de Louve Grise et se coucha près d’elle, face à face avec les chiens étrangers. La lune baissait au ciel et elle finit par disparaître à l’ouest, derrière le faîte des sapins. Puis ce fut au tour des étoiles de pâlir et de s’évanouir peu à peu, pour faire place à l’aube grise et froide du Northland. Dans cette aube, Kazan vit le gros husky se lever du trou qu’il s’était creusé dans la neige et se diriger vers ce qui restait du corps du vieil élan. Il fut aussitôt sur ses pattes et s’avança, lui aussi, vers le corps déchiqueté, la tête basse, l’échine hérissée.<noinclude> <references/></noinclude> 17ge4w3p92s874q7x20g0tdoujz8zs5 Page:Curwood - Kazan, trad. Gruyer et Postif.djvu/154 104 2539089 15915093 6873172 2026-07-11T07:27:32Z Bzhqc 10141 /* Validée */ 15915093 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Bzhqc" /></noinclude><nowiki /> Le gros husky fit mine de s’éloigner de quelques pas et de céder la place à Kazan. Celui-ci s’attaqua à la chair gelée. Il n’avait pas faim. Mais il prétendait montrer ainsi son droit à cette chair, son droit qui primait tout autre. Tandis qu’il était à mordre dans le cou de l’élan et paraissait en oublier Louve Grise, le husky, se glissant en arrière, muet comme une ombre, s’en fut vers la louve et recommença à lui renifler tout le corps. Puis, incapable de se taire plus longtemps dans l’ardeur de son rut, il émit à l’adresse de Louve Grisa un gémissement doux, qui lui disait sa passion, l’exigence de la nature et du Wild, et qui l’invitait à s’y soumettre. Louve Grise répondit en enfonçant profondément ses crocs dans l’épaule du galant. Une traînée grise, silencieuse et terrible, passa dans le demi-jour de l’aurore. C’était Kazan qui bondissait. Sans un grognement, sans un cri, il fut sur le husky et, l’instant d’après, tous deux étaient aux prises, en un duel sans merci. Les quatre autres chiens accoururent et se tinrent immobiles à une douzaine de pas des deux champions, dans l’attente du résultat de la bataille. Louve Grise demeurait couchée sur le sol. Ce fut un bref et forcené combat. Une rage et une haine égales animaient le husky géant et le chien-loup. Chacun d’eux, alternativement, avait sa prise sur l’autre. C’était tantôt l’un et tantôt l’autre qui était debout ou roulait par terre. Si prestement se déroulaient les phases du combat que les quatre chiens spectateurs n’y pouvaient rien reconnaître. Dès qu’ils voyaient Kazan ou le husky renversé sur le dos, ils frémissaient du désir de se jeter sur lui, comme c’était l’usage, pour le mettre en pièces. Mais ils hésitaient et renonçaient, apeurés, tellement la décision finale apparaissait incertaine. Jamais le gros husky n’avait été vaincu, en aucune<noinclude> <references/></noinclude> 7phb7cxlgr2ek3otgot5hl6sdorkhbh Page:Curwood - Kazan, trad. Gruyer et Postif.djvu/155 104 2539091 15915099 6873174 2026-07-11T07:29:53Z Bzhqc 10141 /* Validée */ 15915099 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Bzhqc" /></noinclude>bataille. De ses ancêtres danois il avait hérité une masse formidable et une mâchoire capable de broyer dans son étreinte la tête d’un chien ordinaire. Mais en Kazan il trouvait à la fois le chien et le loup, leurs divers modes de combat, et ce qu’il y avait de meilleur dans l’une et dans l’autre race. Tous deux, enfin, s’étaient refait des forces sur la chair du vieil élan. Ils s’étaient mutuellement empoignés, et solidement, Kazan tenant le husky par l’épaule, le husky tenant Kazan par la gorge et y cherchant la veine jugulaire. Puis, ensemble, ils se lâchèrent et se dégagèrent, pour une attaque nouvelle. Les quatre chiens s’avancèrent légèrement, vigilants, l’œil fixe et la gueule ouverte, dans l’attente du dénouement. Recourant à sa tactique favorite, Kazan se mit à tourner en rond autour de son adversaire, comme il avait fait, avec Louve Grise, autour du vieil élan. Le husky parut tout décontenancé. Il pivotait péniblement sur lui-même, les oreilles rabattues, et boitant sur son épaule brisée. Toute la prudence de Kazan lui était revenue et, quoiqu’il saignât abondamment, il avait repris sa sagesse et sa maîtrise de lui. Cinq fois il décrivit autour du gros husky son cercle fatal. Puis, soudain, comme part un coup de feu, il s’élança de côté sur son ennemi, de tout son poids, pour le renverser. Le choc fut si violent que le husky en culbuta, les quatre pattes en l’air. Et déjà les quatre chiens, qui composaient l’impitoyable tribunal de mort, étaient sur lui. Toute la haine accumulée en eux durant des semaines et des mois, contre le chef arrogant, aux longs crocs, qui les avait tyrannisés sous le harnais, se donna libre cours et, en un clin d’œil, il fut mis en lambeaux. Kazan vint fièrement se camper aux côtés de Louve<noinclude> <references/></noinclude> lyeh66hu8sbcrcvyce0r61h5hyepe9c Page:Curwood - Kazan, trad. Gruyer et Postif.djvu/156 104 2539092 15915100 6873176 2026-07-11T07:30:33Z Bzhqc 10141 /* Validée */ 15915100 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Bzhqc" /></noinclude>Grise, qui l’avait laissé combattre seul. Avec un petit pleurnichement joyeux, elle posa câlinement sa tête sur le cou du triomphateur. C’était la seconde fois que, pour l’amour d’elle, Kazan avait affronté le mortel combat. Deux fois il avait vaincu. Et son âme — si elle avait une âme — en exulta vers le ciel gris et froid, tandis que, levant ses yeux aveugles vers l’invisible aurore, elle écoutait craquer, sous la dent des quatre chiens, la chair et les os de l’ennemi que son seigneur et maître avait abattu.<noinclude> <references/></noinclude> fzunjxqpgwl92n3g43fwb73n6b1di1l Page:Curwood - Kazan, trad. Gruyer et Postif.djvu/157 104 2539093 15915106 12571004 2026-07-11T07:33:04Z Bzhqc 10141 /* Validée */ 15915106 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Bzhqc" /></noinclude><nowiki /> {{T3|{{t|LE CARNAVAL DU WILD|80}}|{{rom-maj|XVIII}}|mt=5em|mb=3em}} Durant trois jours et trois nuits, Kazan et Louve Grise vécurent sur la chair gelée du vieil élan, montant la garde auprès de lui, en compagnie des quatre chiens qui avaient immédiatement reconnu Kazan pour leur chef. Louve Grise ne se souciait guère de cette société. Elle aurait préféré être seule avec son compagnon et, plusieurs fois, elle tenta de l’attirer à sa suite, dans la forêt. Mais, chez les animaux comme chez les gens, l’orgueil est grand de dominer et ce n’était pas sans plaisir que Kazan avait retrouvé son ancienne dignité et le temps oublié où il commandait aux chiens de traîneau. La température, cependant, s’adoucissait de plus en plus et la chasse coutumière allait redevenir possible. Kazan la reprit durant la nuit du quatrième jour et la conduisit avec entrain, à la tête de la meute des quatre chiens. Pour la première fois, il avait laissé derrière lui sa compagne aveugle. Un jeune daim fut levé et forcé. Kazan lui sauta à la gorge et le tua. Et pas avant qu’il ne se fût rassasié, les autres chiens ne se permirent de goûter à la proie commune. Il était le maître, le tsar tout-puissant, qui<noinclude> <references/></noinclude> 3jvcpch9xi3vlw8lrq0krnyg3qsba5v Page:Curwood - Kazan, trad. Gruyer et Postif.djvu/158 104 2539094 15915116 6873185 2026-07-11T07:36:12Z Bzhqc 10141 /* Validée */ 15915116 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Bzhqc" /></noinclude>les faisait reculer par un simple grognement. Au seul aspect de ses crocs, ils se couchaient tremblants, sur leur ventre, dans la neige. Louve Grise arriva, une demi-heure après, triste, les oreilles pendantes et la tête basse. C’est à peine si elle goûta au daim. Ses yeux aveugles semblaient supplier Kazan de ne pas l’abandonner, de se séparer de ces intrus, pour revivre avec elle la solitude passée. Ses instances demeuraient sans force, car les trois quarts de chien qui étaient dans Kazan faisaient qu’il ne lui déplaisait point de se retrouver avec ces cousins consanguins, en société desquels il avait si longtemps vécu. Il avait appris à haïr l’homme, non les chiens. Une autre influence contre-balançait maintenant celle de Louve Grise. Deux semaines s’écoulèrent ainsi. Sous la chaleur croissante du soleil, le thermomètre continuait à monter et la neige, sur le sol, commençait à fondre. Bientôt Louve Grise sentit, pour la deuxième fois, dans ses flancs une prochaine maternité. Mais, en dépit de ses protestations, la petite troupe ne cessait de faire route vers l’est et le sud. Kazan et les chiens savaient que c’était de ce côté que se trouvait cette civilisation avec laquelle ils souhaitaient de reprendre contact. L’homme était dans cette direction. Et ils n’avaient pas vécu assez longtemps de la vie du Wild pour que l’attirance du passé eût cessé complètement d’agir sur eux. Les six bêtes arrivèrent ainsi à proximité d’un des Postes avancés de la Baie d’Hudson. Comme elles trottaient sur une longue crête, quelque chose les arrêta. C’était la voix perçante d’un homme, qui criait ce mot bien connu des quatre chiens et de Kazan : « Kouch ! Kouch ! Kouch ! » Au-dessous d’eux, en effet ils aperçurent, dans la plaine découverte, un attelage de six chiens qui tirait un traîneau. Un homme {{tiret|cou|rait}}<noinclude> <references/></noinclude> khx1be4a3c5jjkk506ucvei0n8qotso Page:Curwood - Kazan, trad. Gruyer et Postif.djvu/159 104 2539095 15915128 13131664 2026-07-11T07:37:38Z Bzhqc 10141 /* Validée */ 15915128 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Bzhqc" /></noinclude>{{tiret2|cou|rait}} derrière, les excitant de ce cri répété : « Kouch ! Kouch ! Kouch ! » Les quatre huskies et le chien-loup demeuraient tremblants et indécis, avec Louve Grise qui rampait derrière eux. Lorsque le traîneau eut disparu, ils descendirent vers la piste qu’il avait laissée et la reniflèrent brusquement, en grande agitation. Pendant près d’un mille ils la suivirent, flanqués de Louve Grise, qui prudemment, et inquiète d’une telle témérité, se tenait un peu au large. L’odeur de l’homme la mettait en un inexprimable malaise et seul son attachement à Kazan l’empêchait de s’enfuir au loin. Puis Kazan s’arrêta et, à la grande joie de Louve Grise, abandonna la piste. Le quart de loup qu’il avait en lui reprenait le dessus et lui disait de se défier. Au signal qu’il en donna, toute la compagnie regagna la plus proche forêt. Partout la neige fondait et, avec le printemps, le Wilderness se vidait de tous les hommes qui y avaient vécu durant l’hiver. Sur une centaine de milles autour de la petite troupe, ce n’était que trappeurs et chasseurs, qui s’en revenaient vers la Factorerie, en apportant leur butin de fourrures. Leurs pistes multiples mettaient comme un filet autour de la bande errante, qui avait fini par se rapprocher à une trentaine de milles du Poste. Et, tandis que la louve aveugle s’affolait, chaque jour davantage, de la menace de l’homme, Kazan finissait par n’y plus pouvoir tenir d’aller rejoindre ses anciens bourreaux. Il saisissait dans l’air l’âcre odeur des feux de campements. Il percevait, durant la nuit, des bribes de chansons sauvages, suivies des glapissements et des abois de meutes de chiens. Tout près de lui, il entendit un jour le rire d’un homme blanc et l’aboiement<noinclude> <references/></noinclude> sis7i2iydyhf0bc02z1yzoq2doa4mrc Page:Curwood - Kazan, trad. Gruyer et Postif.djvu/160 104 2539096 15915141 6873197 2026-07-11T07:40:15Z Bzhqc 10141 /* Validée */ 15915141 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Bzhqc" /></noinclude>joyeux de son attelage, auquel l’homme jetait la pâture quotidienne de poissons séchés. Mille par mille, inéluctablement, Kazan se rapprochait du Poste et Louve Grise sentait approcher l’heure où l’appel final, plus fort que les autres, lui enlèverait son compagnon. Dans la succursale de la Compagnie de la Baie d’Hudson, l’animation était grande. Jours de règlements de compte pour les trappeurs, jours de bénéfices et jours de plaisirs. Jours où le Wild apportait son trésor de fourrures, qui serait expédié ensuite vers Londres et vers Paris, et vers les autres capitales de l’Europe. Et il y avait, cette année-ci, dans le rassemblement de tous les gens du Wild, un intérêt supplémentaire et plus palpitant que de coutume. La Mort Rouge avait passé et maintenant seulement on connaîtrait, en les voyant ou ne les voyant pas revenir, le nombre de ceux qui avaient survécu ou trépassé. Les Indiens Chippewayans et les métis du Sud arrivèrent les premiers, avec leurs attelages de chiens hybrides, ramassés de long des frontières du monde civilisé. Après eux apparurent les chasseurs des terres stériles de l’Ouest. Ils apportaient leurs charges de peaux de caribous et de renards blancs, halées par une armée de hounds du Mackenzie, aux grandes pattes et aux gros pieds, qui tiraient aussi dur que des chevaux et qui se mettaient à piailler comme des roquets qu’on fouette, lorsque les gros huskies et les chiens esquimaux leur couraient sus. Les chiens du Labrador, farouches et terribles entre tous, et que la mort seule pouvait vaincre, arrivaient des parages septentrionaux de la Baie d’Hudson. Les malemutes de l’Athabasca étaient énormes, avec une robe sombre, et les chiens esquimaux, jaunes ou gris, étaient aussi prestes<noinclude> <references/></noinclude> ffn2xij7f8l8noco1f37ba8llcpqccy Page:Curwood - Kazan, trad. Gruyer et Postif.djvu/161 104 2539143 15915157 14274375 2026-07-11T07:43:58Z Bzhqc 10141 /* Validée */ 15915157 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Bzhqc" /></noinclude>de leurs crocs que leurs petits maîtres, noirauds et huileux, étaient agiles<ref>Les hounds, les chiens du Labrador, les chiens esquimaux, les malemutes sont, comme les huskies, autant de variétés de chiens de traîneaux.</ref>. Toutes ces meutes, à mesure qu’elles arrivaient, ne manquaient pas de se jeter les unes sur les autres, grognant, aboyant, happant et mordant. Il n’y avait pas de cesse dans la bataille des crocs. Les combats commençaient à l’aube, avec les arrivées de traîneaux au Poste, se continuaient toute la journée et, le soir, autour des feux des campements. Ces antipathies canines n’avaient pas de fin. Partout la neige fondante était maculée de sang. Au cours de ces batailles diurnes et nocturnes, ceux qui écopaient le plus étaient les chiens hybrides du Sud, issus et mélangés de mâtins, de danois et de chiens de berger, et les hounds, lourds et lents, du Mackenzie. Lorsque la neige liquéfiée fut devenue complètement impraticable aux traîneaux et qu’il n’y eut plus d’espoir de voir apparaître aucun nouvel arrivant, William, l’agent de la Factorerie, put établir la liste définitive des hommes qui manquaient. Il biffa leurs comptes de ses registres, car il savait bien que, ceux-là, la Mort Rouge les avait fauchés. Une centaine de feux de campement élevaient leurs fumées autour du Poste et, des tentes à ces feux, allaient et venaient sans cesse les femmes et les enfants des chasseurs, qui, la plupart, les avaient amenés avec eux. Mais où ce remue-ménage fut surtout considérable, ce fut pour la nuit du Grand Carnaval. Durant des semaines et des mois, hommes, femmes et enfants, de la forêt et de la plaine, hommes blancs et Peaux Rouges, jusqu’aux petits Esquimaux qui en rêvaient<noinclude> <references/></noinclude> d4hez68693fqumd0algtn3at8n7ox64 Page:Curwood - Kazan, trad. Gruyer et Postif.djvu/162 104 2539170 15915174 14705655 2026-07-11T07:46:15Z Bzhqc 10141 /* Validée */ 15915174 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Bzhqc" /></noinclude>dans leurs huttes glacées, avaient attendu cette heure joyeuse, cette folle nuit de plaisir, qui allait redonner quelque attrait à la vie. C’était la Compagnie qui offrait la fête à tous ceux qu’elle employait ou avec qui elle commerçait. Cette année plus que les autres, afin de dissiper les tristes souvenirs de la Mort Rouge, l’agent s’était mis en frais. Il avait fait tuer par ses chasseurs quatre gros caribous et, dans la vaste clairière qui entourait la Factorerie, empiler d’énormes tas de bûches sèches. Sur des fourches de sapin, hautes de dix pieds, reposait, en guise de broche, un autre sapin, lisse et dépouillé de son écorce. Il y avait quatre de ces broches et sur chacune d’elles était enfilé un caribou tout entier, qui rôtissait au-dessus du feu. Les flammes s’allumèrent à l’heure du crépuscule et l’agent lui-même entonna le ''Chant du Caribou'', célèbre dans tout le Northland : {{pom|Oh ! le caribou-ou-ou, le caribou-ou-ou {{mpom|Il rôtit en l’air, Haut sous le ciel clair,}} Le gros et blanc caribou-ou-ou !|m=1em}} — À vous, maintenant ! hurla-t-il. À vous, et en chœur ! Et, se réveillant du long silence qui, si longtemps, avait pesé sur eux dans le Wild, hommes, femmes et enfants entonnèrent le chant à leur tour, avec une frénésie sauvage, qui éclata vers le ciel. En même temps, se prenant par les mains, ils mettaient en branle, autour des quatre broches enveloppées de flammes, la Grande Ronde. À plusieurs milles au sud et au nord, à l’est et à l’ouest, se répercuta ce tonnerre formidable. Kazan et Louve Grise, et les outlaws sans maîtres qui étaient<noinclude> <references/></noinclude> cccdq2dmzhcs9whb7gx0mbwnk0p4z01 Page:Curwood - Kazan, trad. Gruyer et Postif.djvu/163 104 2539180 15915188 6878116 2026-07-11T07:50:23Z Bzhqc 10141 /* Validée */ 15915188 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Bzhqc" /></noinclude>avec eux, l’entendirent. Et bientôt se mêlèrent aux voix humaines le hurlement lointain des chiens, qu’excitait la sarabande infernale. Les compagnons de Louve Grise et de Kazan ne tenaient pas en place. Ils dressaient leurs oreilles dans la direction de l’immense rumeur et gémissaient plaintivement. Kazan n’était pas moins troublé. Il commença son manège ordinaire avec Louve Grise, qui s’était reculée en montrant les dents, et qu’il tentait d’entraîner à sa suite. Toujours, d’ailleurs, aussi vainement. Alors il revint vers les quatre huskies. À ce moment, une bouffée de vent apporta plus distinct l’écho sonore du Carnaval du Wild et ses ardentes résonances. Les quatre bêtes, oubliant l’autorité de Kazan, ne résistèrent pas davantage à l’appel de l’homme. Baissant la tête et les oreilles, et s’aplatissant sur le sol, elles filèrent comme des ombres, dans la direction du bruit. Le chien-loup hésitait encore. De plus en plus, il pressait Louve Grise, tapie sous un buisson, de consentir à le suivre. Elle ne broncha pas. Elle aurait, aux côtés de son compagnon, affronté même le feu. Mais point l’homme. La louve aveugle entendit sur les feuilles séchées un bruit rapide de pattes qui s’éloignaient. L’instant d’après, elle savait que Kazan était parti. Alors seulement, elle sortit de son buisson et se mit à pleurnicher tout haut. Kazan entendit sa plainte, mais ne se retourna pas. L’autre appel était le plus fort. Les quatre huskies avaient sur lui une assez forte avance et il tentait, en une course folle, de les rattraper. Puis il se calma un peu, prit le trot et bientôt s’arrêta. À moins d’un mille devant lui, il pouvait voir les flammes des grands feux qui empourpraient les ténèbres et se reflétaient dans le ciel. Il regarda derrière<noinclude> <references/></noinclude> 6o0u2kfb2oypzyqrh0na85wjebjwpps Page:Curwood - Kazan, trad. Gruyer et Postif.djvu/164 104 2539184 15915196 13306290 2026-07-11T07:52:12Z Bzhqc 10141 /* Validée */ 15915196 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Bzhqc" /></noinclude>lui, comme s’il espérait que Louve Grise allait apparaître. Après avoir attendu quelques minutes, il se remit en route. Il ne tarda pas à rencontrer une piste nettement tracée. C’était celle où l’un des quatre caribous, qui étaient en train de rôtir, avait été traîné, quelques jours auparavant. Il la suivit et gagna les arbres qui bordaient la vaste clairière où s’élevait la Factorerie. La lueur des flammes était maintenant dans ses yeux. Devant lui, la Grande Ronde se déroulait échevelée. On aurait pu se croire dans une maison de fous. Le vacarme était réellement satanique. Léchant en basse-taille des hommes, la voix plus perçante des femmes et des enfants, les trépignements et les éclats de rire de tous, le tout accompagné par les aboiements déchaînés d’une centaine de chiens. Kazan en avait les oreilles abasourdies. Mais il brûlait d’envie de se joindre au démoniaque concert. Caché dans l’ombre d’un sapin, il refrénait encore son élan, les narines dilatées vers le merveilleux arôme des caribous qui achevaient de rôtir. L’instinct de prudence du loup, que lui avait inculqué Louve Grise, livrait en lui un dernier combat. Tout à coup la ronde s’arrêta, le chant se tut. Les hommes, à l’aide de longs pieux, décrochèrent des broches qui les portaient les énormes corps des caribous, qu’ils déposèrent, tout ruisselants de graisse, sur le sol. Ce fut alors une ruée générale et joyeuse de tous les convives, qui avaient mis au clair leurs coutelas ou leurs couteaux. Et, derrière ce cercle, suivit celui des chiens, en une masse jappante et grognante. Kazan, cette fois, n’y tint plus. Abandonnant son sapin, il se précipita dans la clairière. Comme il arrivait, rapide comme l’éclair, une douzaine d’hommes de l’agent de la Factorerie, armés de<noinclude> <references/></noinclude> m80nqyokm5ie4xnvrtvqfyxkfm0flu0 Page:Curwood - Kazan, trad. Gruyer et Postif.djvu/165 104 2539189 15915225 6873450 2026-07-11T07:55:15Z Bzhqc 10141 /* Validée */ 15915225 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Bzhqc" /></noinclude>longs fouets, avaient commencé à faire reculer les bêtes. La lanière d’un des fouets s’abattit, redoutable et coupante, sur l’épaule d’un chien d’Esquimau, près duquel Kazan se trouvait justement. L’animal, furieux, lança un coup de gueule vers le fouet, et ce fut Kazan que ses crocs mordirent au croupion. Kazan rendit le coup et, en une seconde, les mâchoires des deux chiens béaient l’une vers l’autre. La seconde d’après, le chien Esquimau était par terre, avec Kazan qui le tenait à la gorge. Les hommes se précipitèrent, pestant et jurant. Leurs fouets claquèrent, et s’abattirent comme des couteaux. Kazan, qui était sur son adversaire, sentit la douleur cuisante. Alors remonta soudain en lui le souvenir cruel des jours passés, qui avaient fait de l’homme son tyran. Il gronda et, lentement, desserra son emprise. Comme il relevait la tête, il vit un autre homme qui surgissait de la mêlée — car, animés par l’exemple, tous les autres chiens s’étaient rués les uns contre les autres — et cet homme tenait à la main un gourdin ! Le gourdin s’abattit sur son dos et la force du coup l’envoya s’aplatir sur le sol. Puis le gourdin se leva à nouveau. Derrière l’énorme bâton était une face rude et féroce, éclairée par les reflets rouges des feux. C’était une telle face qui avait jadis poussé Kazan vers le Wild. Comme le gourdin s’abaissait, il fit un écart brusque pour l’éviter, et les couteaux d’ivoire de ses dents brillèrent. Pour la troisième fois, le gourdin se leva. Kazan, bondissant, happa l’avant-bras de l’homme qui le portait et lacéra la chair jusqu’à la main. — Tonnerre de Dieu ! hurla l’homme. Et Kazan perçut dans la nuit la lueur d’un canon de fusil. Mais il détalait déjà vers la forêt. Un coup de feu<noinclude> <references/></noinclude> 0pmckpd7aik1eaxgt75rdmccjc8diuq Page:Curwood - Kazan, trad. Gruyer et Postif.djvu/166 104 2539210 15915227 6873479 2026-07-11T07:55:56Z Bzhqc 10141 /* Validée */ 15915227 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Bzhqc" /></noinclude>retentit. Quelque chose qui ressemblait à un charbon rouge frôla le flanc du fuyard. Lorsqu’il fut assez loin pour être certain de n’être point poursuivi, le chien-loup s’arrêta de courir et lécha le sillon brûlant que la balle avait tracé, roussissant le poil et emportant un lambeau de peau. Il retrouva Louve Grise qui l’attendait toujours à la même place. Toute joyeuse, elle bondit à sa rencontre. Une fois de plus, l’homme lui avait renvoyé son compagnon.<noinclude> <references/></noinclude> huah4b4m8jzt12aw3ueownravfxtple Page:Curwood - Kazan, trad. Gruyer et Postif.djvu/167 104 2539217 15915245 6878117 2026-07-11T08:01:21Z Bzhqc 10141 /* Validée */ 15915245 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Bzhqc" /></noinclude><nowiki /> {{t3|{{t|UN FILS DE KAZAN|80}}|{{rom-maj|XIX}}|mt=5em|mb=3em}} Épaule contre épaule, les deux bêtes repartirent dans la direction du nord-ouest, tandis que s’éteignait derrière eux la grande rumeur. Étape par étape, elles s’en revinrent, au bout de plusieurs jours, au marais où elles avaient gîté durant la famine et avant la rencontre des chiens sauvages. Alors le sol était gelé et enseveli sous la neige. Aujourd’hui le soleil brillait au ciel tiède, dans toute la gloire du printemps. Partout la glace achevait de se craqueler et de s’effriter, la neige de fondre, et une multitude d’eaux torrentueuses coulaient sur le sol. Partout le dégel et la mort de l’hiver se faisaient sentir, parmi les roches qui reparaissaient comme parmi les arbres, et la magnifique et froide clarté de l’aurore boréale, qui avait illuminé tant de nuits passées, avait reculé plus loin, plus loin encore vers le Pôle, sa gloire pâlissante. Les peupliers gonflaient leurs bourgeons, prêts à éclater, et l’air s’imprégnait du parfum pénétrant des baumiers, des sapins et des cèdres. Là où, six semaines auparavant, régnaient la famine et la mort, Kazan et Louve Grise respiraient à pleines narines l’odeur de la terre et écoutaient palpiter tous les bruits de la vie renouvelée. Au dessus de leurs têtes, un couple {{tiret|d’oiseaux-des|-élans}}<noinclude> <references/></noinclude> rpi31i6tzdtinvm1bu31lbn9u8e52c9 Page:Curwood - Kazan, trad. Gruyer et Postif.djvu/168 104 2539219 15915250 11616431 2026-07-11T08:03:19Z Bzhqc 10141 /* Validée */ 15915250 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Bzhqc" /></noinclude>{{tiret2|d’oiseaux-des-|élans}}<ref>L’oiseau-des-élans, ''{{lang|en|moose-bird}}''. Ces oiseaux ont l’habitude de venir se poser sur le dos des élans, qu’ils débarrassent de leurs parasites, comme font chez nous les sansonnets avec les bœufs et les moutons.</ref>, nouvellement appariés, voletait et criaillait à leur adresse. Un gros geai lissait ses plumes au soleil. Plus loin, ils entendirent un lourd sabot qui faisait craquer sous son poids les brindilles dont le sol était jonché. Ils perçurent aussi l’odeur d’une mère-ours, qui était fort occupée à tirer vers le sol les branches d’un peuplier et leurs bourgeons, dont se délectaient ses oursons. Partout s’exhalait de la nature le mystère amoureux et celui de la maternité. Et Louve Grise ne cessait de frotter sa tête aveugle contre celle de Kazan. Elle n’était pour lui que caresses et invites à se recroqueviller tout contre elle, dans un nid bien chaud. Elle n’éprouvait nul désir de chasser. L’odeur d’un caribou, ni celle de la mère-ours, n’éveillaient plus en elle aucun instinct combatif. Son ventre s’était alourdi de nouveau et elle s’ingéniait en vain à dire cela à son compagnon. Ils arrivèrent tous deux en face de l’arbre creux qui avait été leur ancien gîte. Kazan le reconnut aussitôt et Louve Grise le sentit. Le sol, légèrement exhaussé, n’avait point été, ici, envahi par l’eau provenant de la fonte des neiges et qui mettait son miroir dans mainte partie du marais. Mais un petit torrent encerclait le bas de l’arbre et l’isolait complètement. Tandis que Louve Grise dressait l’oreille au clapotis des eaux, Kazan cherchait, à droite et à gauche, un gué qu’il fût loisible de traverser. Il n’en trouva point, mais un gros cèdre qui était tombé en travers du torrent et formait pont. Il s’y engagea et, après quelques hésitations, Louve Grise le suivit. Ils parvinrent ainsi à leur ancienne retraite. Ils en<noinclude> <references/></noinclude> rdkv7715drelcic1wvik9ars9bq6xul Page:Curwood - Kazan, trad. Gruyer et Postif.djvu/169 104 2539221 15915252 6873545 2026-07-11T08:05:20Z Bzhqc 10141 /* Validée */ 15915252 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Bzhqc" /></noinclude>flairèrent, avec prudence, l’ouverture et, comme rien ne leur apparut d’anormal, ils se décidèrent à entrer. Lasse et haletante, Louve Grise se laissa choir par terre aussitôt, dans le recoin le plus obscur du nid retrouvé, et Kazan vint vers elle, pour lui lécher la tête en signe de satisfaction. Après quoi, il se prépara à sortir, afin de s’en aller un peu à la découverte. Comme il était sur le seuil de son home, l’odeur d’une chose vivante vint tout à coup jusqu’à lui. Il se raidit sur ses pattes et ses poils se hérissèrent. Deux minutes ne s’étaient point écoulées qu’un caquetage, pareil à celui d’un enfant, se fit entendre et un porc-épic apparut. Lui aussi cherchait un gîte et, les yeux au sol, sans regarder devant lui, s’en venait droit vers l’arbre. Kazan n’ignorait pas que le porc-épic, lorsqu’on ne s’attaque point à lui, est la bête la plus inoffensive qu’il y ait. Il ne réfléchit point qu’un simple grognement issu de son gosier suffirait à faire s’éloigner, vite et docilement, cette créature débonnaire, babillarde et piaillarde, qui sans cesse monologue avec elle-même. Il ne vit là qu’un fâcheux, qui venait l’importuner, lui et Louve Grise. Bref, l’humeur du moment fit qu’il bondit inconsidérément sur le porc-épic. Un crescendo de piaillements, de pleurnichements et de cris de cochon, auquel répondit une gamme forcenée de hurlements, fut le résultat de cette attaque. Louve Grise se précipita hors de son arbre, tandis que le porc-épic s’était rapidement enroulé en une boule hérissée de piquants et que Kazan, à quelques pieds de là, se démenait follement, en proie aux affres les plus cuisantes que puisse connaître un hôte du Wild. Sa gueule et son museau étaient semblables à une pelote d’épingles. Il se roulait sur le sol, creusant dans<noinclude> <references/></noinclude> loe74d3hbajq9fqle44b28qxrmehdg2 Kazan/16 0 2540870 15915032 6879190 2026-07-11T07:16:11Z Bzhqc 10141 /* Validé */ 15915032 wikitext text/x-wiki {{TextQuality|Textes validés}} <pages index="Curwood - Kazan, trad. Gruyer et Postif.djvu" from=146 to=150 header=1 /> 7i1bcrflq5no628ped6u1f2c9qbno76 Kazan/17 0 2540874 15915102 6879199 2026-07-11T07:31:00Z Bzhqc 10141 /* Validé */ 15915102 wikitext text/x-wiki {{TextQuality|Textes validés}} <pages index="Curwood - Kazan, trad. Gruyer et Postif.djvu" from=151 to=156 header=1 /> 6fgyi8h639khga4ky1omrztwxo9ug8o Kazan/18 0 2540876 15915229 6879202 2026-07-11T07:56:13Z Bzhqc 10141 /* Validé */ 15915229 wikitext text/x-wiki {{TextQuality|Textes validés}} <pages index="Curwood - Kazan, trad. Gruyer et Postif.djvu" from=157 to=166 header=1 /> iid7beco7hghcyydaahi4098w88rymk Page:Sand - Histoire de ma vie - tome 2.djvu/268 104 2701073 15915105 15868578 2026-07-11T07:33:03Z Narilora 147413 /* Corrigée */ 15915105 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>dans la crainte qu’on ne me défendît de me gâter la main à cet exercice. Je vins bientôt à bout de me faire une orthographe à mon usage. Elle était très simplifiée et chargée d’hiéroglyphes. Ma grand’mère surprit une de ces lettres et la trouva très drôle. Elle prétendit que c’était merveille de voir comme j’avais réussi à exprimer mes petites idées avec ces moyens barbares, et elle conseilla à ma mère de me laisser griffonner seule tant que je voudrais. Elle disait avec raison qu’on perd beaucoup de temps à vouloir donner une belle écriture aux enfants, et que pendant ce temps-là ils ne songent point à quoi sert l’écriture. Je fus donc livrée à mes propres recherches, et quand les pages de devoir étaient finies, je revenais à mon système naturel. Longtemps j’écrivis en lettres d’imprimerie, comme celles que je voyais dans les livres, et je ne me rappelle pas comment j’arrivai à employer l’écriture de tout le monde, mais ce que je me rappelle, c’est que je fis comme ma mère, qui apprenait l’orthographe en faisant attention à la manière dont les mots imprimés étaient composés. Je comptais les lettres, et je ne sais par quel instinct j’appris de moi-même les règles principales. Lorsque, plus tard, Deschartres m’enseigna la grammaire, ce fut l’affaire de deux ou trois mois ; car chaque leçon n’était que la confirmation de ce que j’avais observé et appliqué déjà. À sept ou huit ans, je mettais donc l’orthographe, non pas très correctement, cela ne m’est jamais arrivé, mais aussi bien que la majorité des Français qui l’ont apprise. Ce fut en apprenant seule à écrire que je parvins à comprendre ce que je lisais. C’est ce travail qui me força à m’en rendre compte ; car j’avais su lire avant de pouvoir comprendre la plupart des mots et de saisir le sens des phrases. Chaque jour cette révélation agrandit son<noinclude> <references/></noinclude> afy2l76nblt4usp5n17h9f27aiilv0g Page:Sand - Histoire de ma vie - tome 2.djvu/269 104 2701074 15915110 15868580 2026-07-11T07:35:28Z Narilora 147413 /* Corrigée */ 15915110 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>petit cadre, et j’en vins à pouvoir lire seule un conte de fées. Quel plaisir ce fut pour moi qui les avais tant aimés et à qui ma pauvre mère n’en faisait plus, depuis que le chagrin pesait sur elle ! Je trouvai à Nohant les contes de madame d’Aulnoy et de Perrault dans une vieille édition qui a fait mes délices pendant cinq ou six années. Ah ! quelles heures m’ont fait passer l’''Oiseau bleu'', le ''Petit Poucet'', ''Peau d’Âne, Belle-Belle'' ou ''le Chevalier fortuné, Serpentin vert, Babiole'', et la ''Souris bienfaisante !'' Je ne les ai jamais relus depuis, mais je pourrais tous les raconter d’un bout à l’autre, et je ne crois pas que rien puisse être comparé dans la suite de notre vie intellectuelle, à ces premières jouissances de l’imagination. Je commençais aussi à lire moi-même mon ''Abrégé de Mythologie grecque'', et j’y prenais grand plaisir ; car cela ressemble aux contes de fées par certains côtés. Mais il y en avait d’autres qui me plaisaient moins ; dans tous ces mythes, les symboles sont sanglants au milieu de leur poésie, et j’aimais mieux les dénouements heureux de mes contes. Pourtant les nymphes, les zéphirs, l’écho, toutes ces personnifications des riants mystères de la nature tournaient mon cerveau vers la poésie, et je n’étais pas encore assez esprit fort pour ne pas espérer parfois de surprendre les napées et les dryades dans les bois et dans les prairies. Il y avait dans notre chambre un papier de tenture qui m’occupait beaucoup. Le fond était vert foncé uni, très épais, verni, et tendu sur toile. Cette manière d’isoler les papiers de la muraille assurait aux souris un libre parcours, et il se passait, le soir, derrière ce papier, des scènes de l’autre monde, des courses échevelées, des grattements furtifs et de petits cris fort mystérieux. Mais ce n’était pas là ce qui m’occupait le plus. C’était la bordure<noinclude> <references/></noinclude> nvlh88b952j8iuvvfntl2of0xagk8mn Page:Sand - Histoire de ma vie - tome 2.djvu/270 104 2701075 15915121 15868581 2026-07-11T07:37:00Z Narilora 147413 /* Corrigée */ 15915121 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>et les ornements qui entouraient les panneaux. Cette bordure était large d’un pied et représentait une guirlande de feuilles de vigne s’ouvrant par intervalles pour encadrer une suite de médaillons où l’on voyait rire, boire et danser des silènes et des bacchantes. Au-dessus de chaque porte il y avait un médaillon plus grand que les autres, représentant une figurine, et ces figurines me paraissaient incomparables. Elles n’étaient pas pareilles. Celle que je voyais le matin en m’éveillant était une nymphe ou une Flore dansante. Elle était vêtue de bleu pâle, couronnée de roses, et agitait dans ses mains une guirlande de fleurs. Celle-là me plaisait énormément. Mon premier regard, le matin, était pour elle. Elle semblait me rire et m’inviter à me lever pour aller courir et folâtrer en sa compagnie. Celle qui lui faisait vis-à-vis et que je voyais, le jour de ma table de travail, et le soir, en faisant mes prières avant d’aller me coucher, était d’une expression toute différente, elle ne riait ni ne dansait. C’était une bacchante grave. Sa tunique était verte, sa couronne était de pampres, et son bras étendu s’appuyait sur un thyrse. Ces deux figures représentaient peut-être le Printemps et l’Automne. Quoi qu’il en soit, ces deux personnages, d’un pied de haut environ, me causaient une vive impression. Ils étaient peut-être aussi pacifiques et aussi insignifiants l’un que l’autre ; mais, dans mon cerveau, ils offraient le contraste bien tranché de la gaieté et de la tristesse, de la bienveillance et de la sévérité. Je regardais la bacchante avec étonnement, j’avais lu l’histoire d’Orphée déchiré par ces cruelles, et le soir, quand la lumière vacillante éclairait le bras étendu et le thyrse, je croyais voir la tête du divin chantre au bout d’un javelot. Mon petit lit était adossé à la muraille de manière que je ne visse point cette figure qui me tourmentait. Comme per-<noinclude> <references/></noinclude> rlhfxb907jnciavkawibd3hx8551i4c Page:Sand - Histoire de ma vie - tome 2.djvu/271 104 2701076 15915129 15868582 2026-07-11T07:38:01Z Narilora 147413 /* Corrigée */ 15915129 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>ne se doutait pourtant de ma prévention contre elle, l’hiver étant venu, ma mère changea mon lit de place pour le rapprocher de la cheminée, et de là je tournais le dos à ma nymphe bien-aimée pour ne voir que la ménade redoutable. Je ne me vantai pas de ma faiblesse, je commençais à avoir honte de cela ; mais comme il me semblait que cette diablesse me regardait obstinément et me menaçait de son bras immobile, je mis ma tête sous les couvertures pour ne pas la voir en m’endormant. Ce fut inutile, au milieu de la nuit elle se détacha du médaillon, se glissa le long de la porte, devint aussi grande qu’une personne naturelle, comme disent les enfants, et, marchant à la porte d’en face, elle essaya d’arracher la jolie nymphe de son médaillon. Celle-ci poussait des cris déchirants ; mais la bacchante ne s’en souciait pas. Elle tourmenta et déchira le papier jusqu’à ce que la nymphe s’en détacha et s’enfuit au milieu de la chambre. L’autre l’y poursuivit, et la pauvre nymphe échevelée s’étant précipitée sur mon lit pour se cacher sous mes rideaux, la bacchante furieuse vint vers moi et nous perça toutes deux de son thyrse, qui était devenu une lance acérée, et dont chaque coup était pour moi une blessure dont je sentais la douleur. Je criai, je me débattis, ma mère vint à mon secours ; mais tandis qu’elle se levait, bien que je fusse assez éveillée pour le constater, j’étais encore assez endormie pour voir la bacchante. Le réel et le chimérique étaient simultanément devant mes yeux, et je vis distinctement la bacchante s’atténuer, s’éloigner, à mesure que ma mère s’approchait d’elle, devenir petite comme elle l’était dans son médaillon, grimper le long de la porte comme eût fait une souris et se replacer dans son cadre de feuilles de vigne, où elle reprit sa pose accoutumée et son air grave. Je me rendormis, et je vis cette folle qui faisait encore des<noinclude> <references/></noinclude> a9a5ecfif7fr3gphmllqzznqcj6r1mr 15915132 15915129 2026-07-11T07:38:28Z Narilora 147413 15915132 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>ne se doutait pourtant de ma prévention contre elle, l’hiver étant venu, ma mère changea mon lit de place pour le rapprocher de la cheminée, et de là je tournais le dos à ma nymphe bien-aimée pour ne voir que la ménade redoutable. Je ne me vantai pas de ma faiblesse, je commençais à avoir honte de cela ; mais comme il me semblait que cette diablesse me regardait obstinément et me menaçait de son bras immobile, je mis ma tête sous les couvertures pour ne pas la voir en m’endormant. Ce fut inutile, au milieu de la nuit elle se détacha du médaillon, se glissa le long de la porte, devint aussi grande qu’une personne naturelle, comme disent les enfants, et, marchant à la porte d’en face, elle essaya d’arracher la jolie nymphe de son médaillon. Celle-ci poussait des cris déchirants ; mais la bacchante ne s’en souciait pas. Elle tourmenta et déchira le papier jusqu’à ce que la nymphe s’en détacha et s’enfuit au milieu de la chambre. L’autre l’y poursuivit, et la pauvre nymphe échevelée s’étant précipitée sur mon lit pour se cacher sous mes rideaux, la bacchante furieuse vint vers moi et nous perça toutes deux de son thyrse, qui était devenu une lance acérée, et dont chaque coup était pour moi une blessure dont je sentais la douleur. Je criai, je me débattis, ma mère vint à mon secours ; mais tandis qu’elle se levait, bien que je fusse assez éveillée pour le constater, j’étais encore assez endormie pour voir la bacchante. Le réel et le chimérique étaient simultanément devant mes yeux, et je vis distinctement la bacchante s’atténuer, s’éloigner, à mesure que ma mère s’approchait d’elle, devenir petite comme elle l’était dans son médaillon, grimper le long de la porte comme eût fait une souris et se replacer dans son cadre de feuilles de vigne, où elle reprit sa pose accoutumée et son air grave. Je me rendormis, et je vis cette folle qui faisait encore<noinclude> <references/></noinclude> c0nugcajxayjavqo46e7klwodfff0tk Page:Sand - Histoire de ma vie - tome 2.djvu/272 104 2701077 15915135 15868583 2026-07-11T07:39:26Z Narilora 147413 /* Corrigée */ 15915135 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>des siennes. Elle courait tout le long de la bordure, appelant tous les Silènes et toutes les autres bacchantes qui étaient attablés ou occupés à se divertir dans les médaillons, et elle les forçait à danser avec elle et à casser tous les meubles de la chambre. Peu à peu le rêve devint très confus, et j’y pris une sorte de plaisir. Le matin, à mon réveil, je vis la bacchante au lieu de la nymphe vis-à-vis de moi, et comme je ne me rendais plus compte de la nouvelle place que mon lit occupait dans la chambre, je crus un instant qu’en retournant à leurs médaillons, les deux petites personnes s’étaient trompées et avaient changé de porte ; mais cette hallucination se dissipa aux premiers rayons du soleil, et je n’y pensai plus de la journée. Le soir, mes préoccupations revinrent, et il en fut ainsi pendant fort longtemps. Tant que durait le jour, il m’était impossible de prendre au sérieux ces deux figurines coloriées dans le papier, mais les premières ombres de la nuit troublaient mon cerveau et je n’osais plus rester seule dans la chambre. Je ne le disais pas, car ma grand’mère raillait la poltronnerie et je craignais qu’on ne lui racontât ma sottise ; mais j’avais presque huit ans que je ne pouvais pas encore regarder tranquillement la bacchante avant de m’endormir. On ne s’imagine pas tout ce que les enfants portent de bizarreries contenues et d’émotions cachées dans leur petite cervelle. Le séjour à Nohant de mon grand-oncle l’abbé de Beaumont fut pour mes deux mères une grande consolation, une sorte de retour à la vie. C’était un caractère enjoué, un peu insouciant, comme le sont les vieux garçons, un esprit remarquable, plein de ressources et de fécondité, un caractère à la fois égoïste et généreux ; la nature l’avait fait sensible et ardent, le célibat l’avait rendu personnel ; mais sa personnalité était si aimable, si gracieuse et si séduisante,<noinclude> <references/></noinclude> rv9lfeb0qbraqatnptn2dqfmpdf8n63 Page:Sand - Histoire de ma vie - tome 2.djvu/273 104 2701078 15915144 15868584 2026-07-11T07:40:55Z Narilora 147413 /* Corrigée */ 15915144 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>qu’on était forcé de lui savoir gré de ne pas partager vos peines au point de n’avoir pas la force d’essayer de vous en distraire. C’était le plus beau vieillard que j’aie vu de ma vie. Il avait la peau blanche et fine, l’œil doux et les traits réguliers et nobles de ma grand’mère : mais il avait encore plus de pureté dans les lignes, et sa physionomie était plus animée. À cette époque, il portait encore des ailes de pigeon bien poudrées et la queue à la prussienne. Il était toujours en culottes de satin noir, en souliers à boucles, et, quand il mettait par-dessus son habit sa grande douillette de soie violette piquée et ouatée, il avait l’air solennel d’un portrait de famille. Il aimait ses aises, et son intérieur était d’un vieux luxe confortable ; sa table était raffinée comme son appétit. Il était despote et impérieux en paroles ; doux, libéral et faible par le fait. J’ai souvent pensé à lui en esquissant le portrait d’un certain chanoine qui a été goûté dans le roman de ''Consuelo.'' Comme lui, bâtard d’un grand personnage, il était friand, impatient, railleur, amoureux des beaux-arts, magnifique, candide et malin en même temps, irascible et débonnaire. J’ai beaucoup chargé la ressemblance pour les besoins du roman, et c’est ici le cas de dire que les portraits tracés de cette sorte ne sont plus des portraits ; c’est pourquoi lorsqu’ils paraissent blessants à ceux qui croient s’y reconnaître, c’est une injustice commise envers l’auteur et envers soi-même. Un portrait de roman, pour valoir quelque chose, est toujours une figure de fantaisie. L’homme est si peu logique, si rempli de contrastes et de disparates dans la réalité, que la peinture d’un homme réel serait impossible et tout à fait insoutenable dans un ouvrage d’art. Le roman entier serait forcé de se plier aux exigences de ce caractère, et ne serait plus un roman. Cela n’aurait ni exposition, ni intrigue, ni nœud, ni dénouement ; cela irait tout de travers comme la vie et n’intéresserait personne,<noinclude> <references/></noinclude> fffx3p1pa5c5zuer3wyugssnm13zizz Page:Sand - Histoire de ma vie - tome 2.djvu/275 104 2701080 15915153 15868586 2026-07-11T07:43:01Z Narilora 147413 /* Corrigée */ 15915153 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>ligne, un léger pli, un rien, qui constitue la dissemblance. ''Mais ce rien est tout !'' » Ce que Lavater disait à propos des différences dans la réalité physique est encore plus vrai quand on l’applique à la vérité relative dans les arts. La musique n’est pas de l’harmonie imitative, du moins l’harmonie imitative n’est pas de la musique. La couleur en peinture n’est qu’une interprétation, et la reproduction exacte des tons réels n’est pas de la couleur. Les personnages de roman ne sont donc pas des figures ayant un modèle existant. Il faut avoir connu mille personnes pour en peindre une seule. Si on n’en avait étudié qu’une seule et qu’on voulût en faire un type exact, elle ne ressemblerait à rien et ne paraîtrait pas possible. J’ai fait cette digression pour n’y pas revenir plus tard : elle n’est même pas nécessaire au rapprochement qu’on pourrait faire entre mon oncle de Beaumont et mon chanoine de ''Consuelo'', car j’ai peint un chanoine chaste, et mon grand-oncle se piquait de tout le contraire. Il avait eu de très belles aventures et il eût été bien fâché de n’en point avoir. Il y avait mille autres différences que je n’ai pas besoin d’indiquer, ne fût-ce que celle de la gouvernante de mon roman, qui n’a pas le moindre trait de la gouvernante de mon grand-oncle. Celle-ci était dévouée, sincère, excellente. Elle lui a fermé les yeux, et elle a hérité de lui, ce qui lui était bien dû, et pourtant mon oncle lui parlait quelquefois comme le chanoine parle à ''dame Brigitte'' dans mon roman. Il n’y a donc rien de moins réel que ce qui paraît le plus vrai dans un ouvrage d’art. Mon grand-oncle n’avait à l’égard des femmes aucune espèce de préjugés. Pourvu qu’elles fussent belles et bonnes, il ne leur demandait compte ni de leur naissance, ni de leur passé. Aussi avait-il entièrement accepté ma mère, et il lui témoigna toute sa vie une affection paternelle. Il la<noinclude> <references/></noinclude> 12wh49eww6xhbsc7bc6tqf14y50vsyi Page:Sand - Histoire de ma vie - tome 2.djvu/276 104 2701081 15915158 15868587 2026-07-11T07:44:04Z Narilora 147413 /* Corrigée */ 15915158 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>jugeait bien et la traitait comme un enfant de bon cœur et de mauvaise tête, la grondant, la consolant, la défendant avec énergie quand on était injuste envers elle, la réprimandant avec sévérité quand elle était injuste envers les autres. Il fut toujours un médiateur équitable, un conciliateur persuasif entre elle et ma grand’mère. Il la préservait des boutades de Deschartres en donnant tort ouvertement à celui-ci, sans que jamais il pût se fâcher ni se révolter contre le protectorat ferme et enjoué du grand-oncle. La légèreté de cet aimable vieillard était donc un bienfait au milieu de nos amertumes domestiques, et j’ai souvent remarqué que tout est bon dans les personnes qui sont bonnes, même leurs défauts apparents. On s’imagine d’avance qu’on en souffrira, et puis il arrive peu à peu qu’on en profite, et que ce qu’elles ont en plus ou en moins dans un certain sens corrige ce que nous avons en moins ou en plus dans le sens contraire. Elles rendent l’équilibre à notre vie, et nous nous apercevons que les tendances que nous leur avons reprochées étaient très nécessaires pour combattre l’abus où l’excès des nôtres. La sérénité et l’enjouement du grand-oncle parurent donc un peu choquants dans les premiers jours. Il regrettait pourtant très sincèrement son cher Maurice ; mais il voulait distraire ces deux femmes désolées, et il y parvint. Bientôt on ressuscita un peu avec lui. Il avait tant d’esprit, tant d’activité dans les idées, tant de grâce à raconter, à railler, à amuser les autres en s’amusant lui-même qu’il était impossible d’y résister. Il imagina de nous faire jouer la comédie pour la fête de ma grand’mère, et cette surprise lui fut ménagée de longue main. La grande pièce qui servait d’antichambre à la chambre de ma mère, et dans laquelle ma grand’mère, qui ne montait presque jamais l’escalier, ne risquait guère de surprendre nos apprêts, fut convertie en salle de spectacle.<noinclude> <references/></noinclude> svl0hyj7lwvg8mjseww57mcn0a6p1w3 Page:Sand - Histoire de ma vie - tome 2.djvu/277 104 2701082 15915173 15868589 2026-07-11T07:46:14Z Narilora 147413 /* Corrigée */ 15915173 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>On dressa des planches sur des tonneaux, les acteurs, qui étaient Hippolyte, Ursule et moi, n’ayant pas la taille assez élevée pour toucher au plafond malgré cet exhaussement du sol. C’était une espèce de théâtre de marionnettes, mais il était charmant. Mon grand-oncle découpa, colla et peignit lui-même les décors. Il fit la pièce et nous enseigna nos rôles, nos couplets et nos gestes. Il se chargea de l’emploi de souffleur, Deschartres avec son flageolet fit office d’orchestre. On s’assura que je n’avais pas oublié le ''bolero'' espagnol, quoique depuis près de trois ans on ne me l’eût pas fait danser. Je fus donc chargée à moi seule de la partie du ballet, et le tout réussit à merveille. La pièce n’était ni longue ni compliquée. C’était un à-propos des plus naïfs, et le dénouement était la présentation d’un bouquet à ''Marie.'' Hippolyte, comme le plus âgé et le plus savant, avait les plus longues tirades. Mais quand l’auteur vit que la meilleure mémoire de nous trois était celle d’Ursule et qu’elle avait un singulier plaisir à déguiser son rôle avec aplomb, il allongea ses répliques et montra notre babillarde drôlette sous son véritable aspect. C’est ce qu’il y eut de meilleur dans la pièce. Elle y conservait son surnom de Caquet bon bec, et y adressait à la bonne maman un compliment de longue haleine et des couplets qui ne finissaient pas. Je ne dansai pas mon boléro avec moins d’assurance. La timidité et la gaucherie ne m’étaient pas encore venues, et je me souviens que Deschartres m’impatientant, parce que, soit émotion, soit incapacité, il ne jouait ni juste ni dans le rythme, je terminai le ballet par une improvisation d’entrechats et de pirouettes qui fit rire ma grand’mère aux éclats. C’était tout ce que l’on voulait, car il y avait environ trois ans que la pauvre femme n’avait souri. Mais tout à coup, comme effrayée d’elle-même, elle fondit en larmes, et l’on se hâta de me prendre par les pattes au milieu de<noinclude> <references/></noinclude> 2xkhr9texceb1gjl3w6z3xv9y2egxe5 Page:Sand - Histoire de ma vie - tome 2.djvu/278 104 2701083 15915183 15868590 2026-07-11T07:47:48Z Narilora 147413 /* Corrigée */ 15915183 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>mon délire chorégraphique, de me faire passer par-dessus la rampe et de m’apporter sur ses genoux pour y recevoir mille baisers arrosés de pleurs. Vers la même époque, ma grand’mère commença à m’enseigner la musique. Malgré ses doigts à moitié paralysés et sa voix cassée, elle chantait encore admirablement, et les deux ou trois accords qu’elle pouvait faire pour s’accompagner étaient d’une harmonie si heureuse et si large, que quand elle s’enfermait dans sa chambre pour relire quelque vieux opéra à la dérobée, et qu’elle me permettait de rester auprès d’elle, j’étais dans une véritable extase. Je m’asseyais par terre sous le vieux clavecin, où Brillant, son chien favori, me permettait de partager un coin de tapis, et j’aurais passé là ma vie entière, tant cette voix chevrotante et le son criard de cette épinette me charmaient. C’est qu’en dépit des infirmités de cette voix et de cet instrument, c’était de la belle musique admirablement comprise et sentie. J’ai bien entendu chanter depuis, et avec des moyens magnifiques ; mais si j’ai entendu quelque chose de plus, je puis dire que ce n’a jamais été quelque chose de mieux. Elle avait su beaucoup de musique des maîtres, et elle avait connu Gluck et Piccini, pour lesquels elle était restée impartiale, disant que chacun avait son mérite et qu’il ne fallait pas comparer, mais apprécier les individualités. Elle savait encore par cœur des fragments de Léo, de Hasse et de Durante que je n’ai jamais entendu chanter qu’à elle, et que je ne saurais même désigner, mais que je reconnaîtrais si je les entendais de nouveau. C’étaient des idées simples et grandes, des formes classiques et calmes. Même dans les choses qui avaient été le plus de mode dans sa jeunesse, elle distinguait parfaitement le côté faible et n’aimait pas ce que nous appelons aujourd’hui le rococo. Son goût était pur, sévère et grave. Elle m’enseigna les principes, et si clairement, que cela<noinclude> <references/></noinclude> 0wyrzxp09ym5lsy4nekjugwgfj9qztt Page:Sand - Histoire de ma vie - tome 2.djvu/279 104 2701084 15915186 15868591 2026-07-11T07:48:10Z Narilora 147413 /* Corrigée */ 15915186 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>ne me parut pas la mer à boire. Plus tard, quand j’eus des maîtres, je n’y compris plus rien et je me dégoûtai de cette étude, à laquelle je ne me crus pas propre. Mais depuis j’ai bien senti que c’était la faute des maîtres plus que la mienne, et que si ma grand’mère s’en fût toujours mêlée exclusivement, j’aurais été musicienne, car j’étais bien organisée pour l’être, et je comprends le beau, qui, dans cet art, m’impressionne et me transporte plus que dans tous les autres.<noinclude> <references/></noinclude> 0ha3k6cfkljx5nsxuq0g4mybwgxm5um Page:Sand - Histoire de ma vie - tome 2.djvu/280 104 2701085 15915187 15887478 2026-07-11T07:50:06Z Narilora 147413 /* Corrigée */ 15915187 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude><nowiki /> {{T3|XVI}} {{AN|Madame de Genlis. — Les ''Battuécas.'' — Les rois et les reines des contes de fées. — L’écran vert. — La grotte et la cascade. — Le vieux château. — Première séparation d’avec ma mère. — Catherine. — Effroi que me causaient l’âge et l’air imposant de ma grand’mère.|fs=90%}} Ma petite cervelle était toujours pleine de poésie et mes lectures me tenaient en haleine sous ce rapport. Berquin, ce vieux ami des enfants qu’on a, je crois, trop vanté, ne me passionna jamais. Quelquefois ma mère nous lisait tout haut des fragments de roman de madame de Genlis, cette bonne dame qu’on a trop oubliée, et qui avait un talent réel. Qu’importe aujourd’hui ses préjugés, sa demi-morale souvent fausse et son caractère personnel qui ne semble pas avoir eu de parti pris entre l’ancien monde et le nouveau ? Relativement au cadre qui a pesé sur elle, elle a peint aussi largement que possible. Son véritable naturel a dû être excellent, et il y a certain roman d’elle qui ouvre vers l’avenir des perspectives très larges. Son imagination est restée fraîche sous les glaces de l’âge, et dans les détails elle est véritablement artiste et poète. Il existe d’elle un roman publié sous la Restauration, un des derniers, je crois, qu’elle ait écrit, et dont je n’ai jamais entendu parler depuis cette époque. J’avais seize ou dix-sept ans quand je le lus, et je ne saurais dire s’il eut du succès. Je ne me le rappelle pas bien, mais il m’a vivement impressionnée et il a produit son effet sur toute ma vie. Ce roman est intitulé ''les Battuécas'', et il est émi-<noinclude> <references/></noinclude> lgg9npinzicmx0kryxujvl6awieihsq Page:Sand - Histoire de ma vie - tome 2.djvu/281 104 2701086 15915193 15868593 2026-07-11T07:51:24Z Narilora 147413 /* Corrigée */ 15915193 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>nemment socialiste. Les ''Battuécas'' sont une petite tribu qui a existé, en réalité ou en imagination, dans une vallée espagnole cernée de montagnes inaccessibles. À la suite de je ne sais quel événement, cette tribu s’est renfermée volontairement en un lieu où la nature lui offre toutes les ressources imaginables, et où, depuis plusieurs siècles, elle se perpétue sans avoir aucun contact avec la civilisation extérieure. C’est une petite république champêtre, gouvernée par des lois d’un idéal naïf. On y est forcément vertueux. C’est l’âge d’or avec tout son bonheur et toute sa poésie. Un jeune homme, dont je ne sais plus le nom, et qui vivait là dans toute la candeur des mœurs primitives, découvre un jour, par hasard, le sentier perdu qui mène au monde moderne. Il se hasarde, il quitte sa douce retraite, le voilà lancé dans notre civilisation, avec la simplicité et la droiture de la logique naturelle. Il voit des palais, des armées, des théâtres, des œuvres d’art, une cour, des femmes du monde, des savants, des hommes célèbres ; et son étonnement, son admiration tiennent du délire. Mais il voit aussi des mendiants, des orphelins abandonnés, des plaies étalées à la porte des églises, des hommes qui meurent de faim à la porte des riches. Il s’étonne encore plus. Un jour, il prend un pain sur l’étalage d’un boulanger pour le donner à une pauvre femme qui pleure avec son enfant pâle et mourant dans les bras. On le traite de voleur, on le menace ; ses amis le grondent et tâchent de lui expliquer ce que c’est que la propriété. Il ne comprend pas. Une belle dame le séduit, mais elle a des fleurs artificielles dans les cheveux, des fleurs qu’il a cru vraies et qui l’étonnent parce qu’elles sont sans parfum. Quand on lui explique que ce ne sont pas des fleurs, il s’effraye, il a peur de cette femme qui lui a semblé si belle, il craint qu’elle ne soit artificielle aussi. Je ne sais plus combien de déceptions lui viennent quand<noinclude> <references/></noinclude> pf0xhsoxmkoc78uwk6szd8y5tsxjng8 Page:Sand - Histoire de ma vie - tome 2.djvu/282 104 2701088 15915204 15868594 2026-07-11T07:53:02Z Narilora 147413 /* Corrigée */ 15915204 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>il voit le mensonge, le charlatanisme, la convention, l’injustice partout. C’est le Candide ou le Huron de Voltaire, mais c’est conçu plus naïvement. C’est une œuvre chaste, sincère, sans amertume, et dont les détails ont une poésie infinie. Je crois que le jeune Battuécas retourne à sa vallée et recouvre sa vertu sans retrouver son bonheur, car il a bu à la coupe empoisonnée du siècle. Je ne voudrais pas relire ce livre, je craindrais de ne plus le trouver aussi charmant qu’il m’a semblé. Autant qu’il m’en souvient, la conclusion de madame de Genlis n’est pas hardie, elle ne veut pas donner tort à la société, et à plusieurs égards elle a raison d’accepter l’humanité telle qu’elle est devenue par les lois mêmes du progrès. Mais il me semble qu’en général les arguments qu’elle place dans la bouche de l’espèce de mentor dont elle fait accompagner son héros à travers l’examen du monde moderne, sont assez faibles. Je les lisais sans plaisir et sans conviction, et l’on pense bien pourtant qu’à seize ans, sortant du cloître et encore soumise à la loi catholique, je n’avais pas de parti pris contre la société officielle. Les naïfs raisonnements du ''Battuécas'' me charmaient au contraire, et, chose bizarre, c’est peut-être à madame de Genlis, l’institutrice et l’amie de Louis-Philippe, que je dois mes premiers instincts socialistes et démocratiques. Mais je me trompe, je les dois à la singularité de ma position, à ma naissance ''à cheval'' pour ainsi dire sur deux classes, à mon amour pour ma mère, contrarié et brisé par des préjugés qui m’ont fait souffrir avant que je pusse les comprendre. Je les dois aussi à mon éducation, qui fut tour à tour philosophique et religieuse, et à tous les contrastes que ma propre vie m’a présentés dès l’âge le plus tendre. J’ai donc été démocrate non seulement par le sang que ma mère a mis dans mes veines, mais par les luttes que ce sang du peuple a soulevées dans mon cœur<noinclude> <references/></noinclude> f6tn71mk29sx2q3m292qnxu1pmlg98y Page:Sand - Histoire de ma vie - tome 2.djvu/283 104 2701089 15915216 15868595 2026-07-11T07:54:04Z Narilora 147413 /* Corrigée */ 15915216 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>et dans mon existence, et si les livres ont fait de l’effet sur moi, c’est que leurs tendances ne faisaient que confirmer et consacrer les miennes. Pourtant les princesses et les rois des contes de fées firent longtemps mes délices. C’est que, dans mes rêves d’enfant, ces personnages étaient le type de l’aménité, de la bienfaisance et de la beauté. J’aimais leur luxe et leurs parures, mais tout cela leur venait des fées, et ces rois-là n’ont rien de commun avec les rois véritables. Ils sont traités d’abord fort cavalièrement par les génies, quand ils se conduisent mal, et à cet égard ils sont soumis à une justice plus sévère que celle des peuples. Les fées et les génies ! Où étaient-ils, ces êtres qui pouvaient tout, et qui, d’un coup de baguette, vous faisaient entrer dans un monde de merveilles ? Ma mère ne voulut jamais me dire qu’ils n’existaient pas, et je lui en sais maintenant un gré infini. Ma grand’mère n’y eût pas été par quatre chemins si j’avais osé lui faire les mêmes questions. Toute pleine de Jean-Jacques et de Voltaire, elle eût démoli sans remords et sans pitié tout l’édifice enchanté de mon imagination. Ma mère procédait autrement. Elle ne m’affirmait rien, elle ne niait rien non plus. La raison venait bien assez vite à son gré, et déjà je pensais bien par moi-même que mes chimères ne se réaliseraient pas ; mais si la porte de l’espérance n’était plus toute grande ouverte comme dans les premiers jours, elle n’était pas encore fermée à clef, il m’était permis de fureter autour et de tâcher d’y trouver une petite fente pour regarder à travers. Enfin je pouvais encore rêver tout éveillée, et je ne m’en faisais pas faute. Je me souviens que, dans les soirs d’hiver, ma mère nous lisait tantôt du Berquin, tantôt les ''Veillées du château'', par madame de Genlis, et tantôt d’autres fragments de livres à notre portée, mais dont je ne me souviens plus.<noinclude> <references/></noinclude> 2lobddcpsnwdg4i7hjzwcgvyeuxzm94 Page:Sand - Histoire de ma vie - tome 2.djvu/284 104 2701090 15915230 15868596 2026-07-11T07:56:40Z Narilora 147413 /* Corrigée */ 15915230 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>J’écoutais d’abord attentivement. J’étais assise aux pieds de ma mère, devant le feu, et il y avait entre le feu et moi un vieux écran à pieds garni de taffetas vert. Je voyais un peu le feu à travers ce taffetas usé, et il y produisait de petites étoiles dont j’augmentais le rayonnement en clignant les yeux. Alors peu à peu je perdais le sens des phrases que lisait ma mère ; sa voix me jetait dans une sorte d’assoupissement moral, où il m’était impossible de suivre une idée. Des images se dessinaient devant moi et venaient se fixer sur l’écran vert. C’étaient des bois, des prairies, des rivières, des villes d’une architecture bizarre et gigantesque, comme j’en vois encore souvent en songe ; des palais enchantés avec des jardins comme il n’y en a pas, avec des milliers d’oiseaux d’azur, d’or et de pourpre, qui voltigeaient sur les fleurs et qui se laissaient prendre comme les roses se laissent cueillir. Il y avait des roses vertes, noires, violettes, des roses bleues surtout. Il paraît que la rose bleue a été longtemps le rêve de Balzac. Elle était aussi le mien dans mon enfance, car les enfants, comme les poêles, sont amoureux de ce qui n’existe pas. Je voyais aussi des bosquets illuminés, des jets d’eau, des profondeurs mystérieuses, des ponts chinois, des arbres couverts de fruits d’or et de pierreries. Enfin, tout le monde fantastique de mes contes devenait sensible, évident, et je m’y perdais avec délices. Je fermais les yeux, et je le voyais encore ; mais quand je les rouvrais, ce n’était que sur l’écran que je pouvais le retrouver. Je ne sais quel travail de mon cerveau avait fixé là cette vision plutôt qu’ailleurs ; mais il est certain que j’ai contemplé sur cet écran vert des merveilles inouïes. Un jour ces apparitions devinrent si complètes, que j’en fus comme effrayée et que je demandai à ma mère si elle ne les voyait pas. Je prétendais qu’il y avait de grandes montagnes bleues sur l’écran, et elle me secoua sur ses genoux en chantant pour me<noinclude> <references/></noinclude> mfaoejovqh3exb9fep3w7ulxe51m6tf Page:Sand - Histoire de ma vie - tome 2.djvu/285 104 2701091 15915231 15868598 2026-07-11T07:58:18Z Narilora 147413 /* Corrigée */ 15915231 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>ramener à moi-même. Je ne sais si ce fut pour donner un aliment à mon imagination trop excitée qu’elle imagina elle-même une création puérile, mais ravissante pour moi et qui a fait longtemps mes délices. Voici ce que c’était. Il y a dans notre enclos un petit bois planté de charmilles, d’érables, de frênes, de tilleuls et de lilas. Ma mère choisit un endroit où une allée tournante conduit à une sorte d’impasse. Elle pratiqua, avec l’aide d’Hippolyte, de ma bonne, d’Ursule et de moi, un petit sentier dans le fourré, qui était alors fort épais. Ce sentier fut bordé de violettes, de primevères et de pervenches qui depuis ce temps-là ont tellement prospéré, qu’elles ont envahi presque tout le bois. L’impasse devint donc un petit nid où un banc fut établi sous les lilas et les aubépines, et l’on allait étudier et répéter là ses leçons pendant le beau temps. Ma mère y portait son ouvrage, et nous y portions nos jeux, surtout nos pierres et nos briques pour construire des maisons, et nous donnions à ces édifices, Ursule et moi, des noms pompeux. C’était le château de la fée, c’était le palais de la ''Belle au bois dormant'', etc. Voyant que nous ne venions pas à bout de réaliser nos rêves dans ces constructions grossières, ma mère quitta un jour son ouvrage et se mit de la partie. « Ôtez-moi, nous dit-elle, vos vilaines pierres à chaux et vos briques cassées. Allez me chercher des pierres bien couvertes de mousse, des cailloux roses, verts, des coquillages, et que tout cela soit joli, ou bien je ne m’en mêle pas. » Voilà notre imagination allumée. Il s’agit de ne rien rapporter qui ne soit joli, et nous nous mettons à la recherche de ces trésors que jusque-là nous avions foulés aux pieds sans les connaître. Que de discussions avec Ursule pour savoir si cette mousse est assez veloutée, si ces pierres ont une forme heureuse, si ces cailloux sont assez brillants ! D’abord tout nous avait paru bon, mais bientôt la compa-<noinclude> <references/></noinclude> kiv9xvtyjvw8of25rosp5jun2q1nepg Page:Sand - Histoire de ma vie - tome 2.djvu/286 104 2701092 15915233 15868599 2026-07-11T07:59:43Z Narilora 147413 /* Corrigée */ 15915233 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>raison s’établit, les différences nous frappèrent, et peu à peu rien ne nous paraissait plus digne de notre construction nouvelle. Il fallut que la bonne nous conduisît à la rivière pour y trouver les beaux cailloux d’émeraude, de lapis et de corail qui brillent sous les eaux basses et courantes. Mais, à mesure qu’ils sèchent hors de leur lit, ils perdent leurs vives couleurs, et c’était une déception nouvelle. Nous les replongions cent fois dans l’eau pour en ranimer l’éclat. Il y a dans nos terrains des quartz superbes, et une quantité d’ammonites et de pétrifications antédiluviennes d’une grande beauté et d’une grande variété. Nous n’avions jamais fait attention à tout cela, et le moindre objet nous devenait une surprise, une découverte et une conquête. Il y avait à la maison un âne, le meilleur âne que j’aie jamais connu ; je ne sais s’il avait été malicieux dans sa jeunesse comme tous ses pareils ; mais il était vieux, très vieux ; il n’avait plus ni rancunes ni caprices. Il marchait d’un pas grave et mesuré ; respecté pour son grand âge et ses bons services, il ne recevait jamais ni corrections ni reproches, et s’il était le plus irréprochable des ânes, on peut dire aussi qu’il était le plus heureux et le plus estimé. On nous mettait, Ursule et moi, chacune dans une de ses bannes, et nous voyagions ainsi sur ses flancs sans qu’il eût jamais la pensée de se débarrasser de nous. Au retour de la promenade, l’âne rentrait dans sa liberté habituelle ; car il ne connaissait ni corde ni râtelier. Toujours errant dans les cours, dans le village ou dans la prairie du jardin, il était absolument livré à lui-même, ne commettant jamais de méfaits et usant discrètement de toutes choses. Il lui prenait souvent fantaisie d’entrer dans la maison, dans la salle à manger et même dans l’appartement de ma grand’mère, qui le trouva un jour installé dans son cabinet de toilette, le nez sur une boîte de poudre d’iris<noinclude> <references/></noinclude> ih91l5b8xyrn8pxddskgkxupp4cjgm2 Page:Sand - Histoire de ma vie - tome 2.djvu/287 104 2701093 15915243 15868600 2026-07-11T08:01:14Z Narilora 147413 /* Corrigée */ 15915243 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>qu’il respirait d’un air sérieux et recueilli. Il avait même appris à ouvrir les portes qui ne fermaient qu’au loquet, d’après l’ancien système du pays, et comme il connaissait parfaitement tout le rez-de-chaussée, il cherchait toujours ma grand’mère, dont il savait bien qu’il recevrait quelque friandise. Il lui était indifférent de faire rire ; supérieur aux sarcasmes, il avait des airs de philosophe qui n’appartenaient qu’à lui. Sa seule faiblesse était le désœuvrement et l’ennui de la solitude qui en est la conséquence. Une nuit, ayant trouvé la porte du lavoir ouverte, il monta un escalier de sept ou huit marches, traversa la cuisine, le vestibule, souleva le loquet de deux ou trois pièces et arriva à la porte de la chambre à coucher de ma grand’mère ; mais trouvant là un verrou, il se mit à gratter du pied pour avertir de sa présence. Ne comprenant rien à ce bruit, et croyant qu’un voleur essayait de crocheter sa porte, ma grand’mère sonna sa femme de chambre, qui accourut sans lumière, vint à la porte, et tomba sur l’âne en jetant les hauts cris. Mais ceci est une digression, je reviens à nos promenades. L’âne fut mis par nous en réquisition, et il apportait dans ses paniers une provision de pierres pour notre édifice. Ma mère choisissait les plus belles ou les plus bizarres, et quand les matériaux furent rassemblés elle commença à bâtir devant nous avec ses petites mains fortes et diligentes, non pas une maison, non pas un château, mais une grotte en rocaille. Une grotte ! nous n’avions aucune idée de cela. La nôtre n’atteignit guère que quatre ou cinq pieds de haut et deux ou trois de profondeur ; mais la dimension n’est rien pour les enfants, ils ont la faculté de voir en grand, et comme l’ouvrage dura quelques jours, pendant quelques jours nous crûmes que notre rocaille allait s’élever jusqu’aux nues. Quand elle fut terminée, elle avait acquis dans notre cer-<noinclude> <references/></noinclude> 4qkq9xzusm4pc95k7zekpccugi4pkre Page:Sand - Histoire de ma vie - tome 2.djvu/288 104 2701094 15915249 15868601 2026-07-11T08:02:53Z Narilora 147413 /* Corrigée */ 15915249 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>velle les proportions que nous avions rêvées, et j’ai besoin de me rappeler qu’en montant sur ses premières assises, je pouvais en atteindre le sommet, j’ai besoin de voir le petit emplacement qu’elle occupait, et qui existe encore, pour ne pas me persuader encore aujourd’hui que c’était une caverne de montagne. C’était du moins très joli, je ne pourrai jamais me persuader le contraire. Ce n’étaient que cailloux choisis mariant leurs vives couleurs, pierres couvertes de mousses fines et soyeuses, coquillages superbes, festons de lierre au-dessous et gazons tout autour. Mais cela ne suffisait pas, il y fallait une source et une cascade ; car une grotte sans eau vive est un corps sans âme. Or il n’y avait pas le moindre filet d’eau dans le petit bois. Mais ma mère ne s’arrêtait pas pour si peu. Une grande terrine à fond d’émail vert qui servait aux savonnages fut enterrée jusqu’aux bords dans l’intérieur de la grotte, bordée de plantes et de fleurs qui cachaient la poterie, et remplie d’une eau limpide que nous avions grand soin de renouveler tous les jours. Mais la cascade ? nous la demandions avec ardeur. « Demain vous aurez la cascade, dit ma mère, mais vous n’irez pas voir la grotte avant que je vous fasse appeler ; car il faut que la fée s’en mêle, et votre curiosité peut la contrarier. » Nous observâmes religieusement cette prescription, et à l’heure dite ma mère vint nous chercher. Elle nous amena par le sentier de la grotte, nous défendit de regarder derrière, et me mettant une petite baguette dans la main, elle frappa trois fois dans les siennes, me recommandant de frapper en même temps de ma baguette le centre de la grotte, qui présentait alors un orifice garni d’un tuyau de sureau. Au troisième coup de baguette, l’eau se précipitant dans le tuyau fit irruption si abondamment que nous fûmes inondées, Ursule et moi, à notre grande satisfaction et en poussant des cris de joie délirante. Puis la cascade tombant<noinclude> <references/></noinclude> inu14xrjw9o99rz8p007l1ah54y7159 Page:Sand - Histoire de ma vie - tome 2.djvu/289 104 2701095 15915251 15868603 2026-07-11T08:04:24Z Narilora 147413 /* Corrigée */ 15915251 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>de deux pieds de haut dans le bassin formé par la terrine, offrit une nappe cristalline qui dura deux ou trois minutes et s’arrêta… lorsque toute l’eau du vase que ma bonne, cachée derrière la grotte, versait dans le tuyau de sureau fut épuisée, et que débordant de la terrine, l’''onde pure'' eut copieusement arrosé les fleurs plantées sur ses bords. L’illusion fut donc de courte durée, mais elle avait été complète, délicieuse, et je ne crois pas avoir éprouvé plus de surprise et d’admiration quand j’ai vu par la suite les grandes cataractes des Alpes et des Pyrénées. Quand la grotte eut atteint son dernier degré de perfection, comme ma grand’mère ne l’avait pas encore vue, nous allâmes solennellement la prier de nous honorer de sa visite dans le petit bois, et nous disposâmes tout pour lui donner la surprise de la cascade. Nous nous imaginions qu’elle serait ravie ; mais, soit qu’elle trouvât la chose trop puérile, soit qu’elle fût mal disposée pour ma mère ce jour-là, au lieu d’admirer notre chef-d’œuvre, elle se moqua de nous, et la terrine servant de bassin (nous avions pourtant mis des petits poissons dedans pour lui faire fête) nous attira plus de railleries que d’éloges. Pour mon compte, j’en fus consternée ; car rien au monde ne me paraissait plus beau que notre grotte enchantée et je souffrais réellement quand on s’efforçait de m’ôter une illusion. Les promenades à âne nous mettaient toujours en grande joie ; nous allions à la messe tous les dimanches sur ce patriarche des roussins, et nous portions notre déjeuner, pour le manger après la messe, dans le vieux château de Saint-Chartier qui touche à l’église. Ce château était gardé par une vieille femme qui nous recevait dans les vastes salles abandonnées du vieux manoir, et ma mère prenait plaisir à y passer une partie de la journée. Ce qui me frappait le plus, c’était l’apparence fantastique de la vieille femme, qui était pourtant une véritable paysanne, mais qui ne tenait<noinclude> <references/></noinclude> b9pjl4huoknthdota4djl7zazctqzua Page:Sand - Histoire de ma vie - tome 2.djvu/290 104 2701096 15915256 15868604 2026-07-11T08:05:52Z Narilora 147413 /* Corrigée */ 15915256 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>aucun compte des dimanches, et filait sa quenouille ce jour-là avec autant d’activité que dans la semaine, bien que l’observation du chômage soit une des plus rigoureuses habitudes du paysan de la vallée Noire. Cette vieille avait-elle servi quelque seigneur de village voltairien et philosophe ? Je ne sais. J’ai oublié son nom, mais non l’aspect imposant du château tel qu’il a été encore plusieurs années après cette époque. C’était un redoutable manoir, bien entier et très habitable, quoique dégarni de meubles. Il y avait des salles immenses, des cheminées colossales et des oubliettes que je me rappelle parfaitement. Ce château est célèbre dans l’histoire du pays. Il était le plus fort de la province, et longtemps il servit de résidence aux princes du pays du bas Berry. Il a été assiégé par Philippe-Auguste en personne, et plus tard il fut encore occupé par les Anglais et repris sur eux à l’époque des guerres de Charles VII. C’est un grand carré flanqué de quatre tours énormes. Le propriétaire, lassé de l’entretenir, voulut l’abattre pour vendre les matériaux. On réussit à enlever la charpente et à effondrer toutes les cloisons et murailles intérieures. Mais on ne put entamer les tours bâties en ciment romain, et les cheminées furent impossibles à déraciner. Elles sont encore debout, élevant leurs longs tuyaux à quarante pieds dans les airs, sans que jamais, depuis trente ans, la tempête ou la gelée en ait détaché une seule brique. En somme, c’est une ruine magnifique et qui bravera le temps et les hommes pendant bien des siècles encore. La base est de construction romaine, le corps de l’édifice est des premiers temps de la féodalité. C’était un voyage alors que d’aller à Saint-Chartier. Les chemins étaient impraticables pendant neuf mois de l’année. Il fallait aller par les sentiers des prairies, ou se risquer avec le pauvre âne, qui resta plus d’une fois planté dans<noinclude> <references/></noinclude> r81p9ah98cqdrromm1shfjbk7a779by Page:Sand - Histoire de ma vie - tome 2.djvu/291 104 2701097 15915266 15868605 2026-07-11T08:07:28Z Narilora 147413 /* Corrigée */ 15915266 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>la glaise avec son fardeau. Aujourd’hui une route superbe bordée de beaux arbres nous y mène en un quart d’heure. Mais le château me faisait une bien plus vive impression alors qu’il fallait plus de peine pour y arriver. Enfin les arrangements de famille furent terminés, et ma mère signa l’engagement de me laisser à ma grand’mère, qui voulait absolument se charger de mon éducation. J’avais montré une si vive répugnance pour cette convention, qu’on ne m’en parla plus du moment qu’elle fut adoptée. On s’entendit pour me détacher peu à peu de ma mère, sans que je pusse m’en apercevoir ; et, pour commencer, elle partit seule pour Paris, impatiente qu’elle était de revoir Caroline. Comme je devais aller à Paris quinze jours après avec ma grand’mère, et que je voyais même déjà préparer la voiture et faire les paquets, je n’eus pas trop d’effroi ni de chagrin. On me disait qu’à Paris je demeurerais tout près de ma petite maman et que je la verrais tous les jours. Pourtant j’éprouvai une sorte de terreur quand je me trouvai sans elle dans cette maison, qui commença à me paraître grande comme dans les premiers jours que j’y avais passés. Il me fallut aussi me séparer de ma bonne, que j’aimais tendrement et qui allait se marier. C’était une paysanne que ma mère avait prise en remplacement de l’Espagnole Cécilia après la mort de mon père. Cette excellente femme vit toujours et vient me voir souvent pour m’apporter des fruits de son cormier, arbre assez rare dans notre pays et qui y atteint pourtant des proportions énormes. Le cormier de Catherine fait son orgueil et sa gloire, et elle en parle comme ferait le gardien ''cicerone'' d’un monument splendide. Elle a eu une nombreuse famille et des malheurs par conséquent. J’ai eu souvent l’occasion de lui rendre service. C’est un bonheur que de pouvoir assister la vieillesse de l’être qui a soigné notre enfance. Il n’y avait rien de plus doux et de<noinclude> <references/></noinclude> 5opf5ft0w6usnxrzdr242r8d8d68tu0 Page:Sand - Histoire de ma vie - tome 2.djvu/292 104 2701098 15915305 15868607 2026-07-11T08:20:44Z Narilora 147413 /* Corrigée */ 15915305 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>plus patient au monde que Catherine. Elle tolérait, elle admirait même naïvement toutes mes sottises. Elle m’a horriblement gâtée et je ne m’en plains pas, car je ne devais pas l’être longtemps par mes bonnes, et j’eus bientôt à expier la tolérance et la tendresse dont je n’avais pas assez senti le prix. Elle me quitta en pleurant, bien que ce fût pour un mari excellent, d’une belle figure, d’une grande probité, intelligent et riche par-dessus le marché, société bien préférable à celle d’un enfant pleureur et fantasque ; mais le bon cœur de cette fille ne calculait pas et ses larmes me donnèrent la première notion de l’absence. « Pourquoi pleures-tu ? lui disais-je ; nous nous reverrons bien ! — Oui, me disait-elle, mais je m’en vas à une grande demi-lieue d’ici, et je ne vous reverrai pas tous les jours. » Cela me fit faire des réflexions et je commençai à me tourmenter de l’absence de ma mère. Je ne fus pourtant alors que quinze jours séparée d’elle, mais ces quinze jours sont plus distincts dans ma mémoire que les trois années qui venaient de s’écouler, et même peut-être que les trois années qui suivirent et qu’elle passa encore avec moi. Tant il est vrai que la douleur seule marque dans l’enfance le sentiment de la vie. Pourtant il ne se passa rien de remarquable durant ces quinze jours. Ma grand’mère, s’apercevant de ma mélancolie, s’efforçait de me distraire par le travail. Elle me donnait mes leçons et se montrait beaucoup plus indulgente que ma mère pour mon écriture et pour la récitation de mes fables. Plus de réprimandes, plus de punitions. Elle en avait toujours été fort sobre, et, voulant se faire aimer, elle me donnait plus d’éloges, d’encouragements et de bonbons que de coutume. Tout cela eût dû me sembler fort doux, car ma mère était rigide et sans miséricorde pour mes langueurs et mes distractions. Eh bien, le cœur de<noinclude> <references/></noinclude> 9qv25d5f9i34b454dzzmwbn85flf82c Page:Sand - Histoire de ma vie - tome 2.djvu/293 104 2701099 15915309 15868608 2026-07-11T08:22:08Z Narilora 147413 /* Corrigée */ 15915309 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>l’enfant est un petit monde déjà aussi bizarre et aussi inconséquent que celui de l’homme. Je trouvais ma grand’mère plus sévère et plus effrayante dans sa douceur que ma mère dans ses emportements. Jusque-là, je l’avais aimée et m’étais montrée confiante et caressante avec elle. De ce moment, et cela dura bien longtemps après, je me sentis froide et réservée en sa présence. Ses caresses me gênaient ou me donnaient envie de pleurer, parce qu’elles me rappelaient les étreintes plus passionnées de ma petite mère. Et puis ce n’était pas avec elle une vie de tous les instants, une familiarité, une expansion continuelles. Il fallait du respect, et cela me semblait glacial. La terreur que ma mère me causait parfois n’était qu’un instant douloureux à passer. L’instant d’après j’étais sur ses genoux, sur son sein, je la tutoyais, tandis qu’avec la bonne maman c’étaient des caresses de cérémonie, pour ainsi dire. Elle m’embrassait solennellement et comme par récompense de ma bonne conduite ; elle ne me traitait pas assez comme un enfant, tant elle souhaitait me donner de la tenue et me faire perdre l’invincible laisser-aller de ma nature, que ma mère n’avait jamais réprimé avec persistance. Il ne fallait plus se rouler par terre, rire bruyamment, parler berrichon. Il fallait se tenir droite, porter des gants, faire silence ou chuchoter bien bas dans un coin avec Ursulette. À chaque élan de mon organisation on opposait une petite répression bien douce, mais assidue. On ne me grondait pas, mais ou me disait vous, et c’était tout dire. « ''Ma fille, vous vous tenez comme une bossue ; ma fille, vous marchez comme une paysanne ; ma fille, vous avez encore perdu vos gants ! ma fille, vous êtes trop grande pour faire de pareilles choses.'' » Trop grande ! j’avais sept ans, et on ne m’avait jamais dit que j’étais grande. Cela me faisait une peur affreuse, d’être devenue tout à coup si grande depuis le départ de ma mère. Et puis, il fallait<noinclude> <references/></noinclude> h2faf1xcvw2r4lzi7r2tbyuu20xatyh Page:Sand - Histoire de ma vie - tome 2.djvu/294 104 2701100 15915310 15868609 2026-07-11T08:23:32Z Narilora 147413 /* Corrigée */ 15915310 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>apprendre toutes sortes d’usages qui me paraissaient ridicules. Il fallait faire la révérence aux personnes qui venaient en visite. Il ne fallait plus mettre le pied à la cuisine et ne plus tutoyer les domestiques, afin qu’ils perdissent l’habitude de me tutoyer. Il ne fallait pas non plus tutoyer ma bonne maman. Il ne fallait pas même lui dire ''vous.'' Il fallait lui parler à la troisième personne : ''Ma bonne maman veut-elle me permettre d’aller au jardin ?'' Elle avait certainement raison, l’excellente femme, de vouloir me frapper d’un grand respect moral pour sa personne et pour le code des grandes habitudes de civilisation qu’elle voulait m’imposer. Elle prenait possession de moi ; elle avait affaire à un enfant quinteux et difficile à manier. Elle avait vu ma mère s’y prendre énergiquement, et elle pensait qu’au lieu de calmer ces accès d’irritation maladive, ma mère, excitant trop ma sensibilité, me soumettait sans me corriger. C’est bien probable. L’enfant trop secoué dans son système nerveux revient d’autant plus vite à son débordement d’impétuosité qu’on l’a plus ébranlé en le matant tout d’un coup. Ma grand’mère savait bien qu’en me subjuguant par une continuité d’observations calmes, elle me plierait à une obéissance instinctive, sans combats, sans larmes et qui m’ôterait jusqu’à l’idée de la résistance. Ce fut en effet l’affaire de quelques jours. Je n’avais jamais eu la pensée d’entrer en révolte contre elle, mais je ne m’étais guère retenue de me révolter contre les autres en sa présence. Dès qu’elle se fut emparée de moi, je sentis qu’en faisant des sottises sous ses yeux j’encourrais son blâme, et ce blâme exprimé si poliment, mais si froidement, me donnait froid jusque dans la moelle des os. Je faisais une telle violence à mes instincts que j’éprouvais des frissons convulsifs dont elle s’inquiétait sans les comprendre. Elle avait atteint son but, qui était, avant tout, de me rendre disciplinable, et elle s’étonnait d’y être parvenue<noinclude> <references/></noinclude> 8kjh54x112jeswsfwzrn9piqcirlay1 Page:Sand - Histoire de ma vie - tome 2.djvu/295 104 2701101 15915312 15868610 2026-07-11T08:24:56Z Narilora 147413 /* Corrigée */ 15915312 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>aussi vite. « Voyez donc, disait-elle, comme elle est douce et gentille ! » et elle s’applaudissait d’avoir eu si peu de peine à me transformer avec un système tout opposé à celui de ma pauvre mère, tour à tour esclave et tyran. Mais ma chère bonne maman eut bientôt à s’étonner davantage. Elle voulait être respectée religieusement, et en même temps être aimée avec passion. Elle se rappelait l’enfance de son fils et se flattait de la recommencer avec moi. Hélas ! cela ne dépendait ni de moi ni d’elle-même. Elle ne tenait pas assez de compte du degré de génération qui nous séparait et de la distance énorme de nos âges. La nature ne se trompe pas ; et malgré les bontés infinies, les bienfaits sans bornes de ma grand’mère dans mon éducation, je n’hésite pas à le dire, une aïeule âgée et infirme ne peut pas être une mère, et la gouverne absolue d’un jeune enfant par une vieille femme est quelque chose qui contrarie la nature à chaque instant. Dieu sait ce qu’il fait en arrêtant à un certain âge la puissance de la maternité. Il faut au petit être qui commence la vie un être jeune et encore dans la plénitude de la vie. La solennité des manières de ma grand’mère me contristait l’âme. Sa chambre sombre et parfumée me donnait la migraine et des bâillements spasmodiques. Elle craignait le chaud, le froid, un vent coulis, un rayon de soleil. Il me semblait qu’elle m’enfermait avec elle dans une grande boîte quand elle me disait : ''Amusez-vous tranquillement.'' Elle me donnait des gravures à regarder, et je ne les voyais pas, j’avais le vertige. Un chien qui aboyait au dehors, un oiseau qui chantait dans le jardin, me faisaient tressaillir. J’aurais voulu être le chien ou l’oiseau. Et quand j’étais au jardin avec elle, bien qu’elle n’exerçât sur moi aucune contrainte, j’étais enchaînée à ses côtés par le sentiment des égards qu’elle avait déjà su m’inspirer. Elle marchait avec peine, je me tenais tout près pour lui ramasser sa tabatière ou son gant qu’elle<noinclude> <references/></noinclude> hnn3hh3twkl6omkaxf799yp1p631mf1 Page:Sand - Histoire de ma vie - tome 2.djvu/296 104 2701102 15915323 15868612 2026-07-11T08:26:47Z Narilora 147413 /* Corrigée */ 15915323 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>laissait souvent tomber et qu’elle ne pouvait pas se baisser pour ramasser, car je n’ai jamais vu de corps plus languissant et plus débile ; et comme elle était néanmoins grasse, fraîche et point malade, cette incapacité de mouvement m’impatientait intérieurement au dernier point. J’avais vu cent fois ma mère brisée par des migraines violentes, étendue sur son lit comme une morte, les joues pâles et les dents serrées ; cela me mettait au désespoir ; mais la nonchalance paralytique de ma grand’mère était quelque chose que je ne pouvais pas m’expliquer et qui parfois me semblait volontaire. Il y avait bien un peu de cela dans le principe, c’était la faute de sa première éducation. Elle avait trop vécu dans une boîte, elle aussi, et son sang avait perdu l’énergie nécessaire à la circulation ; quand on voulait la saigner, on ne pouvait pas lui en tirer une goutte, tant il était inerte dans ses veines. J’avais une peur effroyable de devenir comme elle, et quand elle m’ordonnait de n’être à ses côtés ni agitée ni bruyante, il me semblait qu’elle me commandât d’être morte. Enfin tous mes instincts se révoltaient contre cette différence d’organisation, et je n’ai aimé véritablement ma grand’mère que lorsque j’ai su raisonner. Jusque-là, je m’en confesse, j’ai eu pour-elle une sorte de vénération morale jointe à un éloignement physique invincible. Elle s’aperçut bien de ma froideur, la pauvre femme, et voulut la vaincre par des reproches qui ne servirent qu’à l’augmenter, en constatant à mes propres yeux un sentiment dont je ne me rendais pas compte. Elle a bien souffert et moi peut-être encore plus, sans pouvoir m’en défendre. Et puis une grande réaction s’est faite en moi quand mon esprit s’est développé, et elle a reconnu qu’elle s’était trompée en me jugeant ingrate et obstinée. {{Centré|FIN DE LA DEUXIÈME PARTIE|fs=85%|m=2em}}<noinclude> <references/></noinclude> g2phiqep5oa56eqsjukb4c4943w88n5 Page:Le Senne - Code du théâtre, 1882.djvu/8 104 2738705 15914283 15797059 2026-07-10T18:34:54Z Favete linguistis 129184 15914283 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="0" user="Sixdegrés" /></noinclude>{{table|titre= Avant-propos|page= {{rom|v}}}} {{table|titre= A|page= 1}} {{table|nodots|titre= Abandon de rôle}} {{table|nodots|titre= Abandon des représentations}} {{table|nodots|titre= Abonnement}} {{table|nodots|titre= Abonnés}} {{table|nodots|titre= Abrégés}} {{table|nodots|titre= Absence}} {{table|nodots|titre= Absents}} {{table|nodots|titre= Abus de confiance}} {{table|nodots|titre= Académie de musique. — V. 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[[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 16 janvier 2026 à 08:27 (UTC) :@[[Utilisateur:Seudo|Seudo]] On aurait obtenu le même résultat en ajoutant from et to. L’important est d’éviter une double transclusion soit de l’espace Page vers le sommaire de la page Livre et de la page Livre vers l’espace principal. Ainsi on passe directement de l’espace Page à l’espace principal. Message à ceux qui retirent ces paramètres de la balise pages. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|#008000|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 16 janvier 2026 à 12:39 (UTC) == Remplacer un fichier sur Commons (suite) == Le 11 janvier, vous aviez très gentiment remplacé sur Commons le fichier correspondant à [[Livre:Boyer d’Argens - Lettres juives, 1754, tome 4.djvu]], ce que je n'ai pas (ou pas encore) le droit de faire. Pouvez-vous faire la même chose pour le fichier de [[Livre:Boyer d’Argens - Lettres juives, 1754, tome 5.djvu]]. Le fichier DJVU est sur mon Dropbox https://www.dropbox.com/scl/fi/9nb4z1xznp0wtvw0mm7wq/Boyer-d-Argens-Lettres-juives-1754-tome-5.djvu?rlkey=4vhyw5o73jb0bnzlk1ls2z9r3&dl=0 Le scan et l'OCR de la Bibliothèque Nationale sont meilleurs. Digression : je n'ai pas encore étudié votre réorganisation de [[Le Système du Monde]]. Remerciements. [[Utilisateur:Narilora|Narilora]] ([[Discussion utilisateur:Narilora|d]]) 6 février 2026 à 12:39 (UTC) :J’hésite à remplacer un fs par un autre de moins bonne qualité mais comme vous venez de compléter le tome 4, je vous laisserai décider. Pouvez-vous comparer les pages 222 ? Sur celle provenant de Gallica, on arrive difficilement à lire la note de bas de page. Quant à l’OCR, celui obtenu avec l’outil intégré à Ws surpasse de loin celui qui est présent dans les 2 f-s. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|#008000|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 6 février 2026 à 18:00 (UTC) ::Très exact. Dans le tome 4 c'était la même chose : les notes de bas de page en latin italique sont toujours illisibles. Dans ce cas j'ai utilisé l'OCR de WS qui donne d'emblée un résultat presque acceptable. Mais dans le texte principal le résultat est généralement bon, les f et s sont discriminés, les lignes pliées au bon endroit et pas n'importe où. La seule grosse faiblesse est la séparation entre les mots. Après avoir essayé sur les introductions et la première lettre, je préfère l'OCR de Gallica. [[Utilisateur:Narilora|Narilora]] ([[Discussion utilisateur:Narilora|d]]) 6 février 2026 à 18:26 (UTC) :::{{fait}} j’ai dû modifier la résolution qui ne pouvait pas être 300dpi mais plutôt 1200dpi. --[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|#008000|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 6 février 2026 à 18:56 (UTC) ::::Vu. Tout s'est bien passé apparemment. Le nouveau FS est apparu sur les pages après quelques purges. Remerciements. [[Utilisateur:Narilora|Narilora]] ([[Discussion utilisateur:Narilora|d]]) 6 février 2026 à 20:00 (UTC) == Un nouveau problème de placement d'images == Bonjour Denis, Ça faisait longtemps que je n'avais pas fait appel à ton expertise. Je me demande comment placer au mieux 2 images l'une au-dessus de l'autre, avec un texte flottant. C'est sur [[Page:Histoire et légendes des plantes utiles et curieuses 1868.pdf/291|cette page]] : j'aimerais bien qu'il n'y ait pas de texte entre les 2 images, mais je ne peux caler ça que pour mon affichage, avec la taille de police que j'ai choisie, et donc ça risque de ne pas s'afficher correctement pour d'autres. Le pire, c'est quand il n'y a pas assez de texte, les images se décalent, c'est très moche. [[Utilisateur:Acélan|Acélan]] ([[Discussion utilisateur:Acélan|d]]) 8 février 2026 à 13:21 (UTC) :Voilà tu auras une autre corde à ton arc. Quand il y a beaucoup d’images flottantes et peu de texte on peut ausssi élargir les marges latérales. Ici par exemple on aura des images de 200px avec marges latérales de 25px. Tu avais très bien déceler les problèmes à éviter selon la largeur des écrans. {{bravo}} Je remarque que dans ce chapitre on a une ou deux roses qui sont plus petites ? [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|#008000|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 8 février 2026 à 15:44 (UTC) ::{{merci}} beaucoup ! avec tous les trucs que tu m'apprends en la matière, et que je répertorie à chaque fois, c'est beaucoup plus gratifiant de mettre en ligne des textes illustrés. (Je n'exclus pas, néanmoins, de faire à nouveau appel à tes services un de ces jours où j'aurai besoin d'un polygone, parce que là, j'ai du mal). Les autres roses ont bénéficié du même traitement, et sont à la même taille : je comptais m'inspirer de ta réponse pour régler leur sort {{clin}}. [[Utilisateur:Acélan|Acélan]] ([[Discussion utilisateur:Acélan|d]]) 8 février 2026 à 16:51 (UTC) == Une table des matières complexe == Bonjour, {{notif|Denis Gagne52}} J’achève la correction du [[Livre:Annales de géographie, tome 14, 1905.pdf|tome 14 des Annales de géographie]] et j’aimerais savoir si je suis sur la bonne voie quant aux différents niveaux que j’ai appliqués à la première page de la table des matières (il me reste à vérifier encore une fois les titres et les numéros de page). Le tome 14 comporte cinq numéros (73, 74, 75, 76 et 78 — non, pas de 77) subdivisés comme suit : I — Géographie générale (A, N, C) II — Géographie régionale, avec différents sous-titres comme Europe, Asie, Afrique, etc., eux-mêmes subdivisés en A, N ou C (voir ci-dessous pour ce qui concerne la lettre A de la première page de la table des matières) III — Notes et correspondance IV — Chronique géographique Errata Table analytique des matières Table alphabétique par noms d’auteurs Comité de patronage (une liste par numéro) Sommaire (une liste par numéro) Pour le premier titre, par exemple, j’ai ajouté après tome 14 les niveaux 73/I/A/. Est-ce que c’est ce qu’il fallait faire ? {{bleu|Reponse : Oui c’est bien et pas trop lourd malgré que le A ne se retrouve pas dans le texte, ni Europe que j’ai vu plus loin. Je me limiterais aux titres présents dans le texte des Annales.}} :: {{notif|Denis Gagne52}} J’ai supprimé les A/, Europe/, etc. Autres questions : * Quand un article commence sur une nouvelle page et se termine au milieu d’une autre comportant un nouvel article, faut-il mettre ## s1 ## au début de cette nouvelle page ? {{bleu|Reponse : Oui et tu pourrais transclure les articles dans l’ordre de leur apparition pour t’assurer qu’il ne manque rien}} {{vert|Je me suis mal exprimée : je ne parlais pas de la page où se termine un article et commence un autre, disons la page 100, mais sur la page qui précède, soit la page 99. Donc, faut-il mettre ## s1 ## sur la page 99 ?}} * Portion de la table des matières commençant par « C. — » : il s’agit d’articles très courts, parfois même de deux ou trois paragraphes seulement. Faut-il procéder comme pour les autres titres afin qu’ils soient cliquables ou peut-on se contenter d’un numéro de page actif pour chacun ? {{bleu|Reponse : En procédant par Sommaire tu aurais pu regrouper sur la même page les courtes Notes ou Chroniques. Là si tu regroupes, ça ne correspondra pas aux titres et il faudra que tu ajoutes le no de page à la fin du lien quand tu réutiliseras une page existante. }} {{vert|J’aurais dû préciser ceci au sujet de cette section C. Sur la [[Page:Annales de géographie, tome 14, 1905.pdf/496|page 478]] de la table des matières, l’article (pas son numéro de page) « Les Japonais en Corée. Création d’un réseau… » comporte un lien actif, mais c’est le modèle {{m|table}} qui a été utilisé et non pas le modèle {{m|CorpsTdM}}. Si tu créais un lien pour « Torres Campos, 177 », qui apparaît au tout début de la Nécrologie de la première page de la TdM, je me chargerais du reste.}} * Quel modèle utiliser pour créer des liens actifs quand une page du même tome est citée ? Exemple, [[Page:Annales de géographie, tome 14, 1905.pdf/385|p. 367]], deuxième note de bas de page. {{bleu|{{m|lp}} convient bien en autant que la page ne se trouve dans le même chapitre que la note sinon il faut utiliser {{m|lia}}. Ici la ss-page à indiquer en paramètre serait 73/II/<s>Europe/</s>L’évolution de la vie rurale en Basse Bretagne. N-B : On ne peut pas utiliser {{m|plim}} avec ce genre de TDM non conventionnelle}} :: Corrections à venir. * Je crois que la lettre A suivie du point et du cadratin a été oubliée pour tous les articles de la section II, tant sur la première que sur la deuxième page de la table. Qu’en penses-tu ? {{bleu|Reponse : Oui faudrait corriger}} {{fait}} Ma liste de questions s’arrête ici, du moins pour aujourd’hui… Merci de me venir en aide encore une fois. [[Utilisateur:Raymonde Lanthier|Raymonde Lanthier]] ([[Discussion utilisateur:Raymonde Lanthier|d]]) 11 février 2026 à 19:13 (UTC) ::Bonsoir, Normalement la transclusion s’appuie sur un sommaire des différentes sujets disposés dans l’ordre de leur apparition dans le texte. J’aurais eu tendance à le construire ainsi et la Table analytique aurait constitué un chapitre au même titre que les autres. Ce que tu as entrepris va quand même donné un bon résultat et un regroupement par numéros (73, 74…) pourra toujours se faire par après si nécessaire. ::: Je comprends vite quand on m’explique longtemps {{gêné}}, mais là, rien à faire. J’aurais dû procéder autrement ? --[[Utilisateur:Raymonde Lanthier|Raymonde Lanthier]] ([[Discussion utilisateur:Raymonde Lanthier|d]]) 12 février 2026 à 16:01 (UTC) :::Il y a deux modes de découpage possible : :::1) le mode traditionnel un peu comme on a fait ici [[Livre:Comptes rendus hebdomadaires des séances de l’Académie des sciences, tome 001, 1835.djvu]] mais en détaillant chaque article. Cela implique de créer une {{TDM}} :::2) le mode où on regroupe par thème et non par nos de parution donc comme tu as fait et on obtiendra un livre dont l’agencement est différent du f-s. :::Le mode 2 c’est comme si on retournait chez l’éditeur pour qu’il dispose les chapitres autrement. Les deux modes ont des avantages. À ma connaissance, ce sera la première fois qu’on procède ainsi. Je te suggère de poursuivre et de me revenir quand tu en sentiras le besoin. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|#008000|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 12 février 2026 à 20:25 (UTC) ::J’ai répondu en bleu à tes questions. --[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|#008000|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 12 février 2026 à 01:19 (UTC) Bonjour, {{notif|Denis Gagne52}} Ma transclusion du premier article ne fonctionne pas et je ne l’ai pas sauvegardée. Son titre apparaît tout en haut plutôt que « Annales de géographie, tome 14, 1905 ». Est-ce parce que le titre de ce tome n’a pas été créé correctement ? Si c’est le cas, je ne sais pas quelle correction apporter (mais je connais quelqu’un…). Voici ce que j’ai utilisé : <nowiki><pages index="Annales de géographie, tome 14, 1905.pdf" from="1" to="22" header=1 /></nowiki>. Aussi, voir {{vert|'''EN VERT'''}} les questions passées inaperçues la dernière fois et quelque peu modifiées aujourd’hui. J’avoue que j’ai hâte de passer à autre chose (et sans doute toi aussi). Par avance, merci.--[[Utilisateur:Raymonde Lanthier|Raymonde Lanthier]] ([[Discussion utilisateur:Raymonde Lanthier|d]]) 27 février 2026 à 16:32 (UTC) :Il est tard. Je regarde ça demain à tête reposée. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|#008000|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 28 février 2026 à 03:25 (UTC) :@[[Utilisateur:Raymonde Lanthier|Raymonde Lanthier]], Il faut indiquer les pages du f-s et non les pages du livre donc from=7 to=31. Tu remarqueras l’affichage du chapitre précédent ''conflit d’édition'' qui disparaîtra lorsque tu enlèveras le {{m|en cours2}}. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|#008000|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 28 février 2026 à 15:23 (UTC) :Pour transclure Asie si c’est ce que tu recherches : from=100 fromsection=s2 to=101 tosection=s1}} [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|#008000|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 28 février 2026 à 15:52 (UTC) :@[[Utilisateur:Raymonde Lanthier|Raymonde Lanthier]] Page 478 : Je constate que cet article, tout comme les rares articles de ces Annales qui ont été transclues, sont identifiés sous le titre de l’article sans la structure par Tome, nos... Ce serait plus simple ainsi particulièrement pour les courts articles de C @! Alors comme tu n’as pas commencé encore la transclusion, je te propose d’abandonner cette structure pour se limiter au titre de l’article. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|#008000|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 28 février 2026 à 16:00 (UTC) {{notif|Denis Gagne52}} Arrgh, je voulais dire from=7 to=31, et c’est ce que j’ai utilisé dans mon essai. Ma question ci-dessus reste donc entière : « Est-ce parce que le titre de ce tome n’a pas été créé correctement ? … » Désolée. --[[Utilisateur:Raymonde Lanthier|Raymonde Lanthier]] ([[Discussion utilisateur:Raymonde Lanthier|d]]) 28 février 2026 à 15:58 (UTC) :Si tu le veux bien, on va d’abord préciser ce qu’on souhaite obtenir. On peut se limiter à transclure des articles ou on peut vouloir transclure le Tome au complet des Annales. Je te suggère d’y aller uniquement avec les articles et dans ce cas, il faudrait définir ube section et la tranclusion commencerait à :LE VIIIe CONGRÈS INTERNATIONAL DE GÉOGRAPHIE :(WASHINGTON, 1904) [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|#008000|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 28 février 2026 à 16:18 (UTC) {{notif|Denis Gagne52}} J’abandonne jusqu’à lundi. J’ai la tête grosse comme ça. --[[Utilisateur:Raymonde Lanthier|Raymonde Lanthier]] ([[Discussion utilisateur:Raymonde Lanthier|d]]) 28 février 2026 à 16:39 (UTC) :Je vais en faire un bout en abandonnant toute notion de Tome car c’est cela qui rend les choses difficiles. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|#008000|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 28 février 2026 à 16:45 (UTC) :@[[Utilisateur:Raymonde Lanthier|Raymonde Lanthier]] Il reste le sommaire du no 78 à compléter et la transclusion des chapitres qu’il contient. Tu pourras t’inspirer des nos précédents. En parcourant le livre, j’ai eu la surprise de voir apparaître un vrai sommaire. C’est lui qu’il faut utiliser pour reconstruire le livre et non la table analytique. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|#008000|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 2 mars 2026 à 02:39 (UTC) ::{{merci}} Je regarde tout ça dans les jours qui viennent. [[Utilisateur:Raymonde Lanthier|Raymonde Lanthier]] ([[Discussion utilisateur:Raymonde Lanthier|d]]) 2 mars 2026 à 17:44 (UTC) {{sep4}} Bonjour, {{notif|Denis Gagne52}} Me revoici avec mes questions : 1 — Quelles catégories faut-il attribuer à ces Annales, outre celle intitulée « Géographie » ? Il y a, par exemple, Continents, Exploration, Océans, Régions qui apparaissent dans l’arborescence de cette catégorie et ce sont des termes qui reviennent souvent dans le texte. Est-ce que c’est trop ? Pas assez ? C’est ce qu’il me reste à ajouter pour chaque transclusion d’article, outre <nowiki><references/></nowiki> et l’état d’avancement. ::{{bleu|Je ne suis pas en mesure de bien te conseiller à ce sujet. J’en appose très peu sauf pour les œuvres canadiennes. Il y en a qui en font une spécialité et souvent remplacent ce d’autres ont fait. J’avoue qu’en l’absence d’orientation je préfère me limiter à l’essentiel.}} 2 — Sur la page d’index : a) faut-il laisser en place l’encadré « Sommaire » (juste sous la couverture) ? ::{{bleu|Il y a une page qui se nomme Index et la page Livre. Je ne vois pas d’encadré dans l’une ou l’autre mais, selon moi, la page Index qui précède la 481 devrait être nommée autrement ??}} b) faudrait-il remplacer les trois TdM par TAM (comme dans Table analytique des matières) ? ::{{bleu|Oui mais j’évite tjrs d’avoir 2 pages du même nom}} c) faudrait-il renommer les pages des sommaires (482, 484, 486, 488 et 490) en S-73, S-74, S-75, S-76 et S-78 ? ::{{bleu|oui ou simplement TdM sur la première page et conserver les nos pour les autres}} J’espère arriver bientôt à la fin de la liste de mes questions… et te laisser en paix, du moins pour un bout de temps. --[[Utilisateur:Raymonde Lanthier|Raymonde Lanthier]] ([[Discussion utilisateur:Raymonde Lanthier|d]]) 11 mars 2026 à 14:42 (UTC) ::{{Sourire}} Pas de souci ! Mais cette fois-ci, ça touche des aspects que tu maîtrises sans doute mieux que moi. Voir mes réponses en bleu. --[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|#008000|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 12 mars 2026 à 01:53 (UTC) Bonjour, {{notif|Denis Gagne52}} Ça y est, je viens de faire passer ce tome des Annales dans mes « Corrections/contributions terminées ». Encore ne fois, merci pour tout.--[[Utilisateur:Raymonde Lanthier|Raymonde Lanthier]] ([[Discussion utilisateur:Raymonde Lanthier|d]]) 14 mars 2026 à 13:16 (UTC) :{{Bravo}} @[[Utilisateur:Raymonde Lanthier|Raymonde Lanthier]] ! Sans doute un des premiers recueils de ce genre à avoir été transcrit et transclus de bout en bout. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|#008000|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 14 mars 2026 à 21:03 (UTC) == Lang dans Poem == Salut Denis, Aurais-tu la bonté de jeter un œil sur cette discussion [[https://fr.wikisource.org/wiki/Discussion_utilisateur:Toto256#Au_sujet_de_modifications_r%C3%A9centes]]. Je n'ai pas reçu de réponse de Toto256. Peut-être pourras-tu m'en fournir une ? Merci d'avance [[Utilisateur:Berniepyt|Berniepyt]] ([[Discussion utilisateur:Berniepyt|d]]) 17 février 2026 à 10:20 (UTC) == Un nouveau style ? == Salut @[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]], Dans [[Page:Revue des Deux Mondes - 1848 - tome 21.djvu/460|cette page]] et dans la précédente, on rencontre un style de texte particulier : chaque ligne de texte commence par un guillement ouvert. J'ai déjà rencontré ce cas dans des corrections précédentes de la RDDM mais cela ne gênait pas de les supprimer (en gardant toutefois les guillemets de début et de fin). Dans le cas que je te soumets, si on se réfère à la fin de la note de bas de page (sur la page suivante), il serait avantageux de les faire figurer… Qu'en penses-tu ? [[Utilisateur:Berniepyt|Berniepyt]] ([[Discussion utilisateur:Berniepyt|d]]) 21 février 2026 à 12:04 (UTC) ::@[[Utilisateur:Berniepyt|Berniepyt]] Éventuellement ce sera supporté en css. Pour le moment c’est instable surtout dans Wikisource et non exportable. En attendant j’ai produit un petit bricolage. Voir [[Page:Revue des Deux Mondes - 1848 - tome 21.djvu/460]]. --[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|#008000|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 22 février 2026 à 20:50 (UTC) :::@[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] Quant à moi, ton petit bricolage me convient. J'attends de tes nouvelles… [[Utilisateur:Berniepyt|Berniepyt]] ([[Discussion utilisateur:Berniepyt|d]]) 22 février 2026 à 22:28 (UTC) ::::@[[Utilisateur:Berniepyt|Berniepyt]] Mon bricolage peut être utilisé sans problème. Ce sont les nouveaux styles CSS comme box-decoration-break:clone; qui ne sont pas ou partiellement supportées et que je n’ai pas pu utiliser. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|#008000|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 23 février 2026 à 00:59 (UTC) ==[[Page:Teilhard de Chardin - Comment je crois, 1969.djvu/297]] et suivante== Bonsoir Denis, je suis complètement incompétent pour corriger ces 2 pages, peux-tu m’aider stp. --[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<span style="letter-spacing:0.2em; font-variant: small-caps; color:gray">Le ciel est par dessus le toit</span>]] [[Discussion_Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<sup>Parloir</sup>]] 22 février 2026 à 21:23 (UTC) :@[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]]@[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|Le ciel est par dessus le toit]] '''C'est fait !''' [[Utilisateur:Berniepyt|Berniepyt]] ([[Discussion utilisateur:Berniepyt|d]]) 22 février 2026 à 22:59 (UTC) ::@[[Utilisateur:Berniepyt|Berniepyt]] Oui c’est bien ! Merci de prendre en charge ce genre de demandes puisque tu es habile avec les tableaux mais faudrait le mentionner pour éviter de travailler en parallèle. Est-ce que tu vas poursuivre avec la 2e page ? [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|#008000|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 23 février 2026 à 00:54 (UTC) :::{{ping|Berniepyt}}, Merci, mais il ya la page suivante, et effectivement se serait bien de communiquer avant d’agir, parce que sinon Denis risque de se trouver en conflit de modification et ce serait dommage de lui faire perdre son temps. --[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<span style="letter-spacing:0.2em; font-variant: small-caps; color:gray">Le ciel est par dessus le toit</span>]] [[Discussion_Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<sup>Parloir</sup>]] 23 février 2026 à 08:34 (UTC) ::::@[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]]@[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|Le ciel est par dessus le toit]] Oui, vous avez raison, j'aurais pu en avertir Denis, mais j'ai eu une impulsion subite… ::::Et oui, je m'occupe à l'instant de la page suivante ! [[Utilisateur:Berniepyt|Berniepyt]] ([[Discussion utilisateur:Berniepyt|d]]) 23 février 2026 à 13:01 (UTC) :::::'''C'est fait !''' J'ai privilégié dans la première page le modèle {{m|P début}} à {{m|t}} car l'interlignage est meilleur. J'ai mis N.D.E en italique et fait en sorte qu'il affiche une infobulle. Enfin, je n'ai pas pu tester la transclusion qui devrait n'offrir qu'un seul tableau en lieu et place de ceux qui figurent en bas de première page et en haut de deuxième page. [[Utilisateur:Berniepyt|Berniepyt]] ([[Discussion utilisateur:Berniepyt|d]]) 23 février 2026 à 13:32 (UTC) {{ping|Berniepyt}} Il y a un problème à la transclusion : voir [[Comment je crois/Mes litanies|Mes litanies]], tout le texte de la {{2e}} page est à droite; --[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<span style="letter-spacing:0.2em; font-variant: small-caps; color:gray">Le ciel est par dessus le toit</span>]] [[Discussion_Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<sup>Parloir</sup>]] 23 février 2026 à 14:56 (UTC) :Ça devrait être mieux ainsi ! [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|#008000|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 23 février 2026 à 15:06 (UTC) ::Merci beaucoup Denis --[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<span style="letter-spacing:0.2em; font-variant: small-caps; color:gray">Le ciel est par dessus le toit</span>]] [[Discussion_Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<sup>Parloir</sup>]] 23 février 2026 à 15:12 (UTC) ==Tables à 2 niveaux== Bonsoir, excuse-moi de te déranger à nouveau, mais je ne sais pas faire ce que je te demande. Sur ce Livre : [[Livre:Teilhard de Chardin - Le Cœur de la Matière, 1976.djvu]], il y a une table générale ici [[Page:Teilhard de Chardin - Le Cœur de la Matière, 1976.djvu/13]] qui correspond au titre du recueil et une table particulière pour ce texte précis : ''Le Cœur de la Matière'', texte qui débute ici [[Page:Teilhard de Chardin - Le Cœur de la Matière, 1976.djvu/21]] et dont la table pour ce seul texte se trouve là [[Page:Teilhard de Chardin - Le Cœur de la Matière, 1976.djvu/22]] à la transclusion, il faudrait que cette dernière table figure dans [[Le Cœur de la Matière/Le Cœur de la Matière]] mais qu’elle ne figure pas dans la table générale [[Page:Teilhard de Chardin - Le Cœur de la Matière, 1976.djvu/13]], sachant que dans cette sous-Tdm je ne transcrirai que les titres suivant : * INTRODUCTION. — Le Buisson Ardent * I. — Le Cosmique, ou l’Évolutif * II. — L’Humain (ou le Convergent) * III. — Le Christique (ou le Centrique) '''ATTENTION''', il y a un autre texte qui s’appelle le Christique dans ce recueil qui n’à rien à voir avec ce texte, * CLAUSULE * APPENDICE inutile de mettre le modèle : "pli" dans cette sous-Tdm ; je ne sais pas si c’est très clair, en tout cas je te remercie déjà d’y jeter un oeil --[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<span style="letter-spacing:0.2em; font-variant: small-caps; color:gray">Le ciel est par dessus le toit</span>]] [[Discussion_Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<sup>Parloir</sup>]] 27 février 2026 à 17:59 (UTC) :Il suffit en fait de construire une TDM conventionnelle et de la transclure avec le titre de la page précédente. J’en ai fait la moitié. Pas de souci pour les 2 Christique. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|#008000|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 28 février 2026 à 03:24 (UTC) ::J’ai suivi ton modèle et j’ai terminée la page, peux-tu jeter un œil stp pour voir si ça convient [[Page:Teilhard de Chardin - Le Cœur de la Matière, 1976.djvu/22]] ; merci beaucoup. --[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<span style="letter-spacing:0.2em; font-variant: small-caps; color:gray">Le ciel est par dessus le toit</span>]] [[Discussion_Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<sup>Parloir</sup>]] 28 février 2026 à 08:36 (UTC) :::Tout me semble OK. On pourra valider lorsque tu auras complété la transclusion. Avise-moi suite à la transclusion ! Tu vas sûrement remarqué les pages qu’il m’a fallu blanchir suite à un renommage dans le projet Annales de géographie, tome 14. Merci à l’avance pour leur suppression. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|#008000|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 1 mars 2026 à 19:03 (UTC) ::::Les suppressions pour "Annales de géographie" sont faites, sinon je reviendrai te voir à la transclusion --[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<span style="letter-spacing:0.2em; font-variant: small-caps; color:gray">Le ciel est par dessus le toit</span>]] [[Discussion_Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<sup>Parloir</sup>]] 2 mars 2026 à 08:05 (UTC) :::::comme tu me l’avais demandé je reviens vers toi après la transclusion [[Le Cœur de la Matière]] et [[Le Cœur de la Matière/Le Cœur de la Matière]] pour que tu vérifie que tout fonctionne correctement. Mais comme, depuis l’attaque de Wikimedia du 5 mars, nous n’avons plus la navigation des pages dans la boite de titre, je ne sais pas si tu peux constater quelque chose qu’il faudrait changer. Fais ça quand tu peux, ça ne presse pas. et Merci. --[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<span style="letter-spacing:0.2em; font-variant: small-caps; color:gray">Le ciel est par dessus le toit</span>]] [[Discussion_Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<sup>Parloir</sup>]] 7 mars 2026 à 11:06 (UTC) ::::::Il a fallu fallu ajouter div class="ws-summary" pour forcer l’exportation des chapitres de 2e niveau. ::::::Si tu fais allusion aux liens prev et next du header, ils sont bien présents sur les appareils dont je dispose. Ne te gêne pas si je peux encore te dépanner. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|#008000|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 7 mars 2026 à 15:55 (UTC) Merci pour la vérification, mais je n’aurai jamais pensé à ça, car c’est du code que je ne connais pas. --[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<span style="letter-spacing:0.2em; font-variant: small-caps; color:gray">Le ciel est par dessus le toit</span>]] [[Discussion_Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<sup>Parloir</sup>]] 7 mars 2026 à 19:30 (UTC) :Tu ne le connais peut-être pas mais tu le mets en place à chaque fois que tu inscris header=sommaire. Ici on veut utiliser header=1 pour conserver les liens de navigation alors on doit appliquer le code manuellement. Tu accomplis des opérations bien plus compliquées que ça. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|#008000|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 7 mars 2026 à 22:06 (UTC) ==[[Page:Teilhard de Chardin - Le Cœur de la Matière, 1976.djvu/121]]== Bonjour Denis, excuse moi de te solliciter à nouveaux, mais voici encore une page que je ne saurais corriger, si tu pouvais faire quelque chose je t’en serais grandement reconnaissant. bonne soirée. --[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<span style="letter-spacing:0.2em; font-variant: small-caps; color:gray">Le ciel est par dessus le toit</span>]] [[Discussion_Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<sup>Parloir</sup>]] 4 mars 2026 à 20:13 (UTC) :@[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|Le ciel est par dessus le toit]] Je suis moins disponible ces temps-ci mais je t’ai produit quelque chose d’assez ressemblant. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|#008000|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 7 mars 2026 à 02:22 (UTC) Merci Denis, c’est parfait, comme toujours --[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<span style="letter-spacing:0.2em; font-variant: small-caps; color:gray">Le ciel est par dessus le toit</span>]] [[Discussion_Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<sup>Parloir</sup>]] 7 mars 2026 à 07:55 (UTC) == Modification de ruban par titre, effet de bord == Bonjour @[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] Ce matin en regardant le résultat de tes travaux sur ''ruban par titre'' sur la page recensant mes contributions, cela fonctionne parfaitement. En revanche, j'ai ouvert la page des anciennes contributions : [[Utilisateur:Cunegonde1/Contributions/TableauContributions-2015-2025|Tableau des contributions-2015-2025]] qui comprend 423 lignes ; cela bloque à partir de la ligne 180. Le plus embêtant c'est que la page est très longue à s'afficher, et surtout qu'elle est impossible à modifier (délai d'attente dépassé). Je ne peux donc plus la modifier pour supprimer le modèle ruban par titre. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 27 avril 2026 à 05:09 (UTC) ::@[[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] Pourtant je peux l’ouvrir en modif avec [https://fr.wikisource.org/w/index.php?title=Utilisateur:Cunegonde1/Contributions/TableauContributions-2015-2025&action=edit|ce lien]. On dirait que tu as mis un _ devant ruban par titre ce qui n’a pas d’effet. --[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|#008000|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 27 avril 2026 à 07:44 (UTC) ::: Sinon dis-moi quel changement tu souhaites apporter. Je pourrai essayer de mon côté.--[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|#008000|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 27 avril 2026 à 07:47 (UTC) ::::Merci @[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]], j'ai réussi à l'ouvrir avec Edge et le modifier sous Windows (que je n'avais jamais utilisé). J'avais le inscrit le "_" avec AWB, dans le but d'invalider {{m|ruban par titre}} pour ne pas perdre les données de ce tableau. J'y tiens beaucoup car, à la suite d'une mauvaise manœuvre, j'ai reformaté mon disque de données en juin dernier et j'étais content d'avoir ces données en ligne. Si ruban par titre ou un autre modèle de statistiques peut fonctionner avec plus de 200 appels sur une page, ce sera facile de le rétablir. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 27 avril 2026 à 09:30 (UTC) == Titre à corriger == Bonjour @[[Utilisateur:Yann|Yann]], j’ai bêtement copié le titre de ce [[Livre:Faillon - L’héroine chrétienne du Canada, ou Vie de Mlle Le Ber, 1860.djvu|livre]] récupéré sur un site anglophone et il y manque deux yeux au-dessus du i de héroïne. Est-ce que tu peux me corriger ça STP, Merci à l’avance. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 9 mai 2026 à 21:26 (UTC) :{{ping|Denis Gagne52}} Voilà. Il manquait aussi une majuscule à Héroïne. Il faut corriger les liens dans les transclusions. Cordialement, [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 10 mai 2026 à 11:12 (UTC) ::Oui merci ! Au Canada on ne met pas de majuscule sauf aux noms propres et à la première lettre du titre ou sous-titre mais sur ws on semble avoir convenu de s’en remette à la nationalité de l’auteur qui est Français donc on va y aller pour le grand H dans le titre en transclusion aussi. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 10 mai 2026 à 13:24 (UTC) == [[Livre:Bouchard - Vieilles choses, vieilles gens, 1926.djvu]]  == Mes excuses de ne pas avoir porté attention et d’avoir pris le premier livre disponible sur le portail du Québec. J’ai complété la première page des chapitres, mais je ne toucherai à rien d’autre. J’ai trouvé d’autres livres incomplets qui m’intéressent et je veillerai à ce qu’ils soient disponibles.—[[Discussion_utilisateur:Ineuw|Ineuw]] 29 mai 2026 à 02:42 (UTC) :Bonjour @[[Utilisateur:Ineuw|Ineuw]] ! Ce livre appartient à la communauté et quiconque peut participer à sa transcription. Il est totalement disponible. Pour indiquer qu’on a l’intention de le corriger au complet, on va habituellement rougir toutes les pages comme vous l’avez fait et les autres vont attendre que les pages soient jaunes avant d’intervenir. Donc normalement je ne toucherais pas aux pages rouges pour vous permettre d’en compléter la correction. :Je constate qu’il y a de légères différences dans les conventions applicables sous ws.en et ws.fr notamment à l’égard des titres de chapitres, des guillemets français qui sont ici généralisés, de l’accentuation des majuscules, etc. Ces différences sont quand même mineures et ne devraient en aucun cas nous empêcher de travailler en collaboration l’un avec l’autre mais la décision vous revient de poursuivre avec ces ''vieilles choses et vieilles gens'' ou d’aller voir ailleurs. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 29 mai 2026 à 12:01 (UTC) ::Une réponse très tardive, mais non oubliée. Mon intention est d’utiliser uniquement les modèles de ce wikisource, mais il m’arrive encore de revenir à mes anciennes habitudes lorsque je ne trouve pas encore le modèle approprié. Si vous voyez qu’il existe un meilleur choix que celui que j’ai utilisé, n’hésitez pas à me le signaler. Je suis désireux d’apprendre. —[[Discussion_utilisateur:Ineuw|Ineuw]] 11 juin 2026 à 02:49 (UTC) == Modification du modèle {{m|PageTitre2}} ? == Bonjour @[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]]. Ce matin, en regardant ma liste de suivi, j'ai constaté que tu avais modifié un certain nombre des pages de grand titre sur lesquelles j'avais contribué, en supprimant la barre verticale après <code>bp=3</code>. Je me rends compte à cette occasion que la dernière ligne de la page de titre ne s'affiche plus ie : [[Page:Anonyme - Teleny, 1934.djvu/11]]. Cela concerne tous les livres que j'ai vérifié sur ce point (une dizaine de mes productions récentes) et le fait que la barre verticale après <code>bp=3</code> soit présente ou pas. Y a-t-il eu un changement sur le modèle ? [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 4 juin 2026 à 03:49 (UTC) :Bonjour @[[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] Oui il y a une différence. L’ancienne version vérifiait aussi pour s’assurer que le nombre de paramètres sans nom était un multiple de 3 mais elle n’affichait plus le message pour que ce soit corrigé. Donc toutes ces pages ne s’affichaient plus suite à la modif apportée il y a 3 semaines (voir notre discussion sur le scriptorium). Malheureusement hier j’ai ajouté un contrôle supplémentaire sans trop vérifier et cela cachait la dernière ligne. C’est corrigé maintenant. Merci pour le signalement. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 4 juin 2026 à 08:22 (UTC) ::@[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] Merci à toi pour ta réactivité et ton investissement sur les modèles. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 4 juin 2026 à 08:29 (UTC) == Partition musicale pour une nouvelle de [[Auteur: Maurice Renard|Maurice Renard]] == Bonjour @[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]]. Est-ce que je peux te solliciter encore pour une autre partition musicale associée à une nouvelle de Maurice Renard. J'ai essayé mais sans succès. Merci. [[Page:Renard - Invitation a la peur, 1926.djvu/208]] [[Utilisateur:Hektor|Hektor]] ([[Discussion utilisateur:Hektor|d]]) 6 juin 2026 à 16:56 (UTC) : Merci beaucoup. Cela complète idéalement ce texte. [[Utilisateur:Hektor|Hektor]] ([[Discussion utilisateur:Hektor|d]]) 7 juin 2026 à 08:01 (UTC) ::@[[Utilisateur:Hektor|Hektor]] De rien mais ce fut tout de même compliqué. C’est comme si le typographe avait regardé la partition dans un mirroir. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 7 juin 2026 à 15:56 (UTC) == Quelques incohérences avec les modèles {{m|P début}} == Dans le suivi de ces deux pages, [[Page:Revue des Deux Mondes - 1848 - tome 22.djvu/619]] et [[Page:Revue des Deux Mondes - 1848 - tome 22.djvu/620]], je n'arrive pas à ce que la deuxième page commence par un retrait de paragraphe. Dans quelques autres cas de suivi de deux pages, si la transclusion respecte les marges avant et après, le mode Page ne les respecte pas. Par exemple ici : [[Page:Revue des Deux Mondes - 1848 - tome 22.djvu/615]]. Ai-je tout faux ? [[Utilisateur:Berniepyt|Berniepyt]] ([[Discussion utilisateur:Berniepyt|d]]) 28 juin 2026 à 11:02 (UTC) ::{{ping|Berniepyt}} Au contraire tu as bien observé ce que d’autres ont échappé. L’auteur de ce modèle exploitait une subtilité de l’extension prp qui fait en sorte qu’un div qui suit un paragraphe balisé avec p va conserver la même indentation. Mais cela ne fonctionne plus en début de page. On a sûrement modifié prp sur laquelle nous n’avons aucun contrôle. J’ai ajusté le modèle pour qu’il s’adapte à ce nouveau comportement de prp mais comme l’auteur du modèle avait dû le faire à quelques reprises, je ne peux garantir que ce ne sera pas à recommencer. J’ai aussi réglé le problème de marge verticale. Merci pour le signalement ! --[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 28 juin 2026 à 15:10 (UTC) == De la ''Défense de la basse de viole contre les entreprises du violon et les pretentions du violoncel'' d’Hubert Le Blanc == Cher Monsieur,<br> Grand merci pour votre relecture attentive et précise de la ''Défense de la basse de viole contre les entreprises du violon et les pretentions du violoncel'' d’Hubert {{pc|Le Blanc}} — et merci pour les améliorations “wiki-syntaxiques ” : pour les cas “exceptionnels” (pages de titre par exemple), je m’étais inspiré d’autres publications de Wikisource… qui mériteraient donc probablement des reprises du même ordre !<br> Il me reste à relire les tables des matières que vous avez introduites, et que je n’aurais jamais su mettre en forme “interactive” comme vous l’avez fait.<br> Je reviendrai peut-être vers vous : je pense qu’il serait intéressant — comme c’est le cas pour les ''Fables'' de {{pc|La Fontaine}} — de faire une édition modernisée de la ''Défense de la basse…''. Malgré son âge, le texte présente un grand intérêt pour les jeunes instrumentistes s’intéressant à la musique ancienne, et l’orthographe du {{pc|xviii}}<sup>e</sup>{{lié}} siècle est souvent pour eux un frein pour y accéder.<br> En vous remerciant à nouveau et en vous souhaitant un bon été, je vous prie de recevoir, Cher Monsieur, mes meilleures salutations.<br> [[Utilisateur:Homunculus simplex|Homunculus simplex]] ([[Discussion utilisateur:Homunculus simplex|d]]) 11 juillet 2026 à 11:04 (UTC) iiaefi1guh9lw1etpjtkiuyceuys5md 15915485 15915484 2026-07-11T11:05:51Z Homunculus simplex 158836 /* De la Défense de la basse de viole contre les entreprises du violon et les pretentions du violoncel d’Hubert Le Blanc */ 15915485 wikitext text/x-wiki {{bv}}--[[Utilisateur:&#42;j*jac|&#42;j*jac]] ([[Discussion utilisateur:&#42;j*jac|d]]) 9 janvier 2020 à 07:13 (UTC) == Archives == * [[Discussion utilisateur:Denis Gagne52/Archives 2020|Archives 2020]] * [[Discussion utilisateur:Denis Gagne52/Archives 2021|Archives 2021]] * [[Discussion utilisateur:Denis Gagne52/Archives 2022|Archives 2022]] * [[Discussion utilisateur:Denis Gagne52/Archives 2023|Archives 2023]] * [[Discussion utilisateur:Denis Gagne52/Archives 2024|Archives 2024]] * [[Discussion utilisateur:Denis Gagne52/Archives 2025|Archives 2025]] == Bravo == Je crois que je n'avais jamais remarqué le paramètre ''include'', qui permet de passer de 4 tomes inclus dans le sommaire à 12, sur [[Œuvres complètes de Saint Augustin (Raulx)]]... [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 16 janvier 2026 à 08:27 (UTC) :@[[Utilisateur:Seudo|Seudo]] On aurait obtenu le même résultat en ajoutant from et to. L’important est d’éviter une double transclusion soit de l’espace Page vers le sommaire de la page Livre et de la page Livre vers l’espace principal. Ainsi on passe directement de l’espace Page à l’espace principal. Message à ceux qui retirent ces paramètres de la balise pages. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|#008000|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 16 janvier 2026 à 12:39 (UTC) == Remplacer un fichier sur Commons (suite) == Le 11 janvier, vous aviez très gentiment remplacé sur Commons le fichier correspondant à [[Livre:Boyer d’Argens - Lettres juives, 1754, tome 4.djvu]], ce que je n'ai pas (ou pas encore) le droit de faire. Pouvez-vous faire la même chose pour le fichier de [[Livre:Boyer d’Argens - Lettres juives, 1754, tome 5.djvu]]. Le fichier DJVU est sur mon Dropbox https://www.dropbox.com/scl/fi/9nb4z1xznp0wtvw0mm7wq/Boyer-d-Argens-Lettres-juives-1754-tome-5.djvu?rlkey=4vhyw5o73jb0bnzlk1ls2z9r3&dl=0 Le scan et l'OCR de la Bibliothèque Nationale sont meilleurs. Digression : je n'ai pas encore étudié votre réorganisation de [[Le Système du Monde]]. Remerciements. [[Utilisateur:Narilora|Narilora]] ([[Discussion utilisateur:Narilora|d]]) 6 février 2026 à 12:39 (UTC) :J’hésite à remplacer un fs par un autre de moins bonne qualité mais comme vous venez de compléter le tome 4, je vous laisserai décider. Pouvez-vous comparer les pages 222 ? Sur celle provenant de Gallica, on arrive difficilement à lire la note de bas de page. Quant à l’OCR, celui obtenu avec l’outil intégré à Ws surpasse de loin celui qui est présent dans les 2 f-s. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|#008000|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 6 février 2026 à 18:00 (UTC) ::Très exact. Dans le tome 4 c'était la même chose : les notes de bas de page en latin italique sont toujours illisibles. Dans ce cas j'ai utilisé l'OCR de WS qui donne d'emblée un résultat presque acceptable. Mais dans le texte principal le résultat est généralement bon, les f et s sont discriminés, les lignes pliées au bon endroit et pas n'importe où. La seule grosse faiblesse est la séparation entre les mots. Après avoir essayé sur les introductions et la première lettre, je préfère l'OCR de Gallica. [[Utilisateur:Narilora|Narilora]] ([[Discussion utilisateur:Narilora|d]]) 6 février 2026 à 18:26 (UTC) :::{{fait}} j’ai dû modifier la résolution qui ne pouvait pas être 300dpi mais plutôt 1200dpi. --[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|#008000|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 6 février 2026 à 18:56 (UTC) ::::Vu. Tout s'est bien passé apparemment. Le nouveau FS est apparu sur les pages après quelques purges. Remerciements. [[Utilisateur:Narilora|Narilora]] ([[Discussion utilisateur:Narilora|d]]) 6 février 2026 à 20:00 (UTC) == Un nouveau problème de placement d'images == Bonjour Denis, Ça faisait longtemps que je n'avais pas fait appel à ton expertise. Je me demande comment placer au mieux 2 images l'une au-dessus de l'autre, avec un texte flottant. C'est sur [[Page:Histoire et légendes des plantes utiles et curieuses 1868.pdf/291|cette page]] : j'aimerais bien qu'il n'y ait pas de texte entre les 2 images, mais je ne peux caler ça que pour mon affichage, avec la taille de police que j'ai choisie, et donc ça risque de ne pas s'afficher correctement pour d'autres. Le pire, c'est quand il n'y a pas assez de texte, les images se décalent, c'est très moche. [[Utilisateur:Acélan|Acélan]] ([[Discussion utilisateur:Acélan|d]]) 8 février 2026 à 13:21 (UTC) :Voilà tu auras une autre corde à ton arc. Quand il y a beaucoup d’images flottantes et peu de texte on peut ausssi élargir les marges latérales. Ici par exemple on aura des images de 200px avec marges latérales de 25px. Tu avais très bien déceler les problèmes à éviter selon la largeur des écrans. {{bravo}} Je remarque que dans ce chapitre on a une ou deux roses qui sont plus petites ? [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|#008000|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 8 février 2026 à 15:44 (UTC) ::{{merci}} beaucoup ! avec tous les trucs que tu m'apprends en la matière, et que je répertorie à chaque fois, c'est beaucoup plus gratifiant de mettre en ligne des textes illustrés. (Je n'exclus pas, néanmoins, de faire à nouveau appel à tes services un de ces jours où j'aurai besoin d'un polygone, parce que là, j'ai du mal). Les autres roses ont bénéficié du même traitement, et sont à la même taille : je comptais m'inspirer de ta réponse pour régler leur sort {{clin}}. [[Utilisateur:Acélan|Acélan]] ([[Discussion utilisateur:Acélan|d]]) 8 février 2026 à 16:51 (UTC) == Une table des matières complexe == Bonjour, {{notif|Denis Gagne52}} J’achève la correction du [[Livre:Annales de géographie, tome 14, 1905.pdf|tome 14 des Annales de géographie]] et j’aimerais savoir si je suis sur la bonne voie quant aux différents niveaux que j’ai appliqués à la première page de la table des matières (il me reste à vérifier encore une fois les titres et les numéros de page). Le tome 14 comporte cinq numéros (73, 74, 75, 76 et 78 — non, pas de 77) subdivisés comme suit : I — Géographie générale (A, N, C) II — Géographie régionale, avec différents sous-titres comme Europe, Asie, Afrique, etc., eux-mêmes subdivisés en A, N ou C (voir ci-dessous pour ce qui concerne la lettre A de la première page de la table des matières) III — Notes et correspondance IV — Chronique géographique Errata Table analytique des matières Table alphabétique par noms d’auteurs Comité de patronage (une liste par numéro) Sommaire (une liste par numéro) Pour le premier titre, par exemple, j’ai ajouté après tome 14 les niveaux 73/I/A/. Est-ce que c’est ce qu’il fallait faire ? {{bleu|Reponse : Oui c’est bien et pas trop lourd malgré que le A ne se retrouve pas dans le texte, ni Europe que j’ai vu plus loin. Je me limiterais aux titres présents dans le texte des Annales.}} :: {{notif|Denis Gagne52}} J’ai supprimé les A/, Europe/, etc. Autres questions : * Quand un article commence sur une nouvelle page et se termine au milieu d’une autre comportant un nouvel article, faut-il mettre ## s1 ## au début de cette nouvelle page ? {{bleu|Reponse : Oui et tu pourrais transclure les articles dans l’ordre de leur apparition pour t’assurer qu’il ne manque rien}} {{vert|Je me suis mal exprimée : je ne parlais pas de la page où se termine un article et commence un autre, disons la page 100, mais sur la page qui précède, soit la page 99. Donc, faut-il mettre ## s1 ## sur la page 99 ?}} * Portion de la table des matières commençant par « C. — » : il s’agit d’articles très courts, parfois même de deux ou trois paragraphes seulement. Faut-il procéder comme pour les autres titres afin qu’ils soient cliquables ou peut-on se contenter d’un numéro de page actif pour chacun ? {{bleu|Reponse : En procédant par Sommaire tu aurais pu regrouper sur la même page les courtes Notes ou Chroniques. Là si tu regroupes, ça ne correspondra pas aux titres et il faudra que tu ajoutes le no de page à la fin du lien quand tu réutiliseras une page existante. }} {{vert|J’aurais dû préciser ceci au sujet de cette section C. Sur la [[Page:Annales de géographie, tome 14, 1905.pdf/496|page 478]] de la table des matières, l’article (pas son numéro de page) « Les Japonais en Corée. Création d’un réseau… » comporte un lien actif, mais c’est le modèle {{m|table}} qui a été utilisé et non pas le modèle {{m|CorpsTdM}}. Si tu créais un lien pour « Torres Campos, 177 », qui apparaît au tout début de la Nécrologie de la première page de la TdM, je me chargerais du reste.}} * Quel modèle utiliser pour créer des liens actifs quand une page du même tome est citée ? Exemple, [[Page:Annales de géographie, tome 14, 1905.pdf/385|p. 367]], deuxième note de bas de page. {{bleu|{{m|lp}} convient bien en autant que la page ne se trouve dans le même chapitre que la note sinon il faut utiliser {{m|lia}}. Ici la ss-page à indiquer en paramètre serait 73/II/<s>Europe/</s>L’évolution de la vie rurale en Basse Bretagne. N-B : On ne peut pas utiliser {{m|plim}} avec ce genre de TDM non conventionnelle}} :: Corrections à venir. * Je crois que la lettre A suivie du point et du cadratin a été oubliée pour tous les articles de la section II, tant sur la première que sur la deuxième page de la table. Qu’en penses-tu ? {{bleu|Reponse : Oui faudrait corriger}} {{fait}} Ma liste de questions s’arrête ici, du moins pour aujourd’hui… Merci de me venir en aide encore une fois. [[Utilisateur:Raymonde Lanthier|Raymonde Lanthier]] ([[Discussion utilisateur:Raymonde Lanthier|d]]) 11 février 2026 à 19:13 (UTC) ::Bonsoir, Normalement la transclusion s’appuie sur un sommaire des différentes sujets disposés dans l’ordre de leur apparition dans le texte. J’aurais eu tendance à le construire ainsi et la Table analytique aurait constitué un chapitre au même titre que les autres. Ce que tu as entrepris va quand même donné un bon résultat et un regroupement par numéros (73, 74…) pourra toujours se faire par après si nécessaire. ::: Je comprends vite quand on m’explique longtemps {{gêné}}, mais là, rien à faire. J’aurais dû procéder autrement ? --[[Utilisateur:Raymonde Lanthier|Raymonde Lanthier]] ([[Discussion utilisateur:Raymonde Lanthier|d]]) 12 février 2026 à 16:01 (UTC) :::Il y a deux modes de découpage possible : :::1) le mode traditionnel un peu comme on a fait ici [[Livre:Comptes rendus hebdomadaires des séances de l’Académie des sciences, tome 001, 1835.djvu]] mais en détaillant chaque article. Cela implique de créer une {{TDM}} :::2) le mode où on regroupe par thème et non par nos de parution donc comme tu as fait et on obtiendra un livre dont l’agencement est différent du f-s. :::Le mode 2 c’est comme si on retournait chez l’éditeur pour qu’il dispose les chapitres autrement. Les deux modes ont des avantages. À ma connaissance, ce sera la première fois qu’on procède ainsi. Je te suggère de poursuivre et de me revenir quand tu en sentiras le besoin. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|#008000|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 12 février 2026 à 20:25 (UTC) ::J’ai répondu en bleu à tes questions. --[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|#008000|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 12 février 2026 à 01:19 (UTC) Bonjour, {{notif|Denis Gagne52}} Ma transclusion du premier article ne fonctionne pas et je ne l’ai pas sauvegardée. Son titre apparaît tout en haut plutôt que « Annales de géographie, tome 14, 1905 ». Est-ce parce que le titre de ce tome n’a pas été créé correctement ? Si c’est le cas, je ne sais pas quelle correction apporter (mais je connais quelqu’un…). Voici ce que j’ai utilisé : <nowiki><pages index="Annales de géographie, tome 14, 1905.pdf" from="1" to="22" header=1 /></nowiki>. Aussi, voir {{vert|'''EN VERT'''}} les questions passées inaperçues la dernière fois et quelque peu modifiées aujourd’hui. J’avoue que j’ai hâte de passer à autre chose (et sans doute toi aussi). Par avance, merci.--[[Utilisateur:Raymonde Lanthier|Raymonde Lanthier]] ([[Discussion utilisateur:Raymonde Lanthier|d]]) 27 février 2026 à 16:32 (UTC) :Il est tard. Je regarde ça demain à tête reposée. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|#008000|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 28 février 2026 à 03:25 (UTC) :@[[Utilisateur:Raymonde Lanthier|Raymonde Lanthier]], Il faut indiquer les pages du f-s et non les pages du livre donc from=7 to=31. Tu remarqueras l’affichage du chapitre précédent ''conflit d’édition'' qui disparaîtra lorsque tu enlèveras le {{m|en cours2}}. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|#008000|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 28 février 2026 à 15:23 (UTC) :Pour transclure Asie si c’est ce que tu recherches : from=100 fromsection=s2 to=101 tosection=s1}} [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|#008000|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 28 février 2026 à 15:52 (UTC) :@[[Utilisateur:Raymonde Lanthier|Raymonde Lanthier]] Page 478 : Je constate que cet article, tout comme les rares articles de ces Annales qui ont été transclues, sont identifiés sous le titre de l’article sans la structure par Tome, nos... Ce serait plus simple ainsi particulièrement pour les courts articles de C @! Alors comme tu n’as pas commencé encore la transclusion, je te propose d’abandonner cette structure pour se limiter au titre de l’article. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|#008000|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 28 février 2026 à 16:00 (UTC) {{notif|Denis Gagne52}} Arrgh, je voulais dire from=7 to=31, et c’est ce que j’ai utilisé dans mon essai. Ma question ci-dessus reste donc entière : « Est-ce parce que le titre de ce tome n’a pas été créé correctement ? … » Désolée. --[[Utilisateur:Raymonde Lanthier|Raymonde Lanthier]] ([[Discussion utilisateur:Raymonde Lanthier|d]]) 28 février 2026 à 15:58 (UTC) :Si tu le veux bien, on va d’abord préciser ce qu’on souhaite obtenir. On peut se limiter à transclure des articles ou on peut vouloir transclure le Tome au complet des Annales. Je te suggère d’y aller uniquement avec les articles et dans ce cas, il faudrait définir ube section et la tranclusion commencerait à :LE VIIIe CONGRÈS INTERNATIONAL DE GÉOGRAPHIE :(WASHINGTON, 1904) [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|#008000|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 28 février 2026 à 16:18 (UTC) {{notif|Denis Gagne52}} J’abandonne jusqu’à lundi. J’ai la tête grosse comme ça. --[[Utilisateur:Raymonde Lanthier|Raymonde Lanthier]] ([[Discussion utilisateur:Raymonde Lanthier|d]]) 28 février 2026 à 16:39 (UTC) :Je vais en faire un bout en abandonnant toute notion de Tome car c’est cela qui rend les choses difficiles. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|#008000|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 28 février 2026 à 16:45 (UTC) :@[[Utilisateur:Raymonde Lanthier|Raymonde Lanthier]] Il reste le sommaire du no 78 à compléter et la transclusion des chapitres qu’il contient. Tu pourras t’inspirer des nos précédents. En parcourant le livre, j’ai eu la surprise de voir apparaître un vrai sommaire. C’est lui qu’il faut utiliser pour reconstruire le livre et non la table analytique. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|#008000|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 2 mars 2026 à 02:39 (UTC) ::{{merci}} Je regarde tout ça dans les jours qui viennent. [[Utilisateur:Raymonde Lanthier|Raymonde Lanthier]] ([[Discussion utilisateur:Raymonde Lanthier|d]]) 2 mars 2026 à 17:44 (UTC) {{sep4}} Bonjour, {{notif|Denis Gagne52}} Me revoici avec mes questions : 1 — Quelles catégories faut-il attribuer à ces Annales, outre celle intitulée « Géographie » ? Il y a, par exemple, Continents, Exploration, Océans, Régions qui apparaissent dans l’arborescence de cette catégorie et ce sont des termes qui reviennent souvent dans le texte. Est-ce que c’est trop ? Pas assez ? C’est ce qu’il me reste à ajouter pour chaque transclusion d’article, outre <nowiki><references/></nowiki> et l’état d’avancement. ::{{bleu|Je ne suis pas en mesure de bien te conseiller à ce sujet. J’en appose très peu sauf pour les œuvres canadiennes. Il y en a qui en font une spécialité et souvent remplacent ce d’autres ont fait. J’avoue qu’en l’absence d’orientation je préfère me limiter à l’essentiel.}} 2 — Sur la page d’index : a) faut-il laisser en place l’encadré « Sommaire » (juste sous la couverture) ? ::{{bleu|Il y a une page qui se nomme Index et la page Livre. Je ne vois pas d’encadré dans l’une ou l’autre mais, selon moi, la page Index qui précède la 481 devrait être nommée autrement ??}} b) faudrait-il remplacer les trois TdM par TAM (comme dans Table analytique des matières) ? ::{{bleu|Oui mais j’évite tjrs d’avoir 2 pages du même nom}} c) faudrait-il renommer les pages des sommaires (482, 484, 486, 488 et 490) en S-73, S-74, S-75, S-76 et S-78 ? ::{{bleu|oui ou simplement TdM sur la première page et conserver les nos pour les autres}} J’espère arriver bientôt à la fin de la liste de mes questions… et te laisser en paix, du moins pour un bout de temps. --[[Utilisateur:Raymonde Lanthier|Raymonde Lanthier]] ([[Discussion utilisateur:Raymonde Lanthier|d]]) 11 mars 2026 à 14:42 (UTC) ::{{Sourire}} Pas de souci ! Mais cette fois-ci, ça touche des aspects que tu maîtrises sans doute mieux que moi. Voir mes réponses en bleu. --[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|#008000|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 12 mars 2026 à 01:53 (UTC) Bonjour, {{notif|Denis Gagne52}} Ça y est, je viens de faire passer ce tome des Annales dans mes « Corrections/contributions terminées ». Encore ne fois, merci pour tout.--[[Utilisateur:Raymonde Lanthier|Raymonde Lanthier]] ([[Discussion utilisateur:Raymonde Lanthier|d]]) 14 mars 2026 à 13:16 (UTC) :{{Bravo}} @[[Utilisateur:Raymonde Lanthier|Raymonde Lanthier]] ! Sans doute un des premiers recueils de ce genre à avoir été transcrit et transclus de bout en bout. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|#008000|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 14 mars 2026 à 21:03 (UTC) == Lang dans Poem == Salut Denis, Aurais-tu la bonté de jeter un œil sur cette discussion [[https://fr.wikisource.org/wiki/Discussion_utilisateur:Toto256#Au_sujet_de_modifications_r%C3%A9centes]]. Je n'ai pas reçu de réponse de Toto256. Peut-être pourras-tu m'en fournir une ? Merci d'avance [[Utilisateur:Berniepyt|Berniepyt]] ([[Discussion utilisateur:Berniepyt|d]]) 17 février 2026 à 10:20 (UTC) == Un nouveau style ? == Salut @[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]], Dans [[Page:Revue des Deux Mondes - 1848 - tome 21.djvu/460|cette page]] et dans la précédente, on rencontre un style de texte particulier : chaque ligne de texte commence par un guillement ouvert. J'ai déjà rencontré ce cas dans des corrections précédentes de la RDDM mais cela ne gênait pas de les supprimer (en gardant toutefois les guillemets de début et de fin). Dans le cas que je te soumets, si on se réfère à la fin de la note de bas de page (sur la page suivante), il serait avantageux de les faire figurer… Qu'en penses-tu ? [[Utilisateur:Berniepyt|Berniepyt]] ([[Discussion utilisateur:Berniepyt|d]]) 21 février 2026 à 12:04 (UTC) ::@[[Utilisateur:Berniepyt|Berniepyt]] Éventuellement ce sera supporté en css. Pour le moment c’est instable surtout dans Wikisource et non exportable. En attendant j’ai produit un petit bricolage. Voir [[Page:Revue des Deux Mondes - 1848 - tome 21.djvu/460]]. --[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|#008000|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 22 février 2026 à 20:50 (UTC) :::@[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] Quant à moi, ton petit bricolage me convient. J'attends de tes nouvelles… [[Utilisateur:Berniepyt|Berniepyt]] ([[Discussion utilisateur:Berniepyt|d]]) 22 février 2026 à 22:28 (UTC) ::::@[[Utilisateur:Berniepyt|Berniepyt]] Mon bricolage peut être utilisé sans problème. Ce sont les nouveaux styles CSS comme box-decoration-break:clone; qui ne sont pas ou partiellement supportées et que je n’ai pas pu utiliser. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|#008000|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 23 février 2026 à 00:59 (UTC) ==[[Page:Teilhard de Chardin - Comment je crois, 1969.djvu/297]] et suivante== Bonsoir Denis, je suis complètement incompétent pour corriger ces 2 pages, peux-tu m’aider stp. --[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<span style="letter-spacing:0.2em; font-variant: small-caps; color:gray">Le ciel est par dessus le toit</span>]] [[Discussion_Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<sup>Parloir</sup>]] 22 février 2026 à 21:23 (UTC) :@[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]]@[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|Le ciel est par dessus le toit]] '''C'est fait !''' [[Utilisateur:Berniepyt|Berniepyt]] ([[Discussion utilisateur:Berniepyt|d]]) 22 février 2026 à 22:59 (UTC) ::@[[Utilisateur:Berniepyt|Berniepyt]] Oui c’est bien ! Merci de prendre en charge ce genre de demandes puisque tu es habile avec les tableaux mais faudrait le mentionner pour éviter de travailler en parallèle. Est-ce que tu vas poursuivre avec la 2e page ? [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|#008000|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 23 février 2026 à 00:54 (UTC) :::{{ping|Berniepyt}}, Merci, mais il ya la page suivante, et effectivement se serait bien de communiquer avant d’agir, parce que sinon Denis risque de se trouver en conflit de modification et ce serait dommage de lui faire perdre son temps. --[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<span style="letter-spacing:0.2em; font-variant: small-caps; color:gray">Le ciel est par dessus le toit</span>]] [[Discussion_Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<sup>Parloir</sup>]] 23 février 2026 à 08:34 (UTC) ::::@[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]]@[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|Le ciel est par dessus le toit]] Oui, vous avez raison, j'aurais pu en avertir Denis, mais j'ai eu une impulsion subite… ::::Et oui, je m'occupe à l'instant de la page suivante ! [[Utilisateur:Berniepyt|Berniepyt]] ([[Discussion utilisateur:Berniepyt|d]]) 23 février 2026 à 13:01 (UTC) :::::'''C'est fait !''' J'ai privilégié dans la première page le modèle {{m|P début}} à {{m|t}} car l'interlignage est meilleur. J'ai mis N.D.E en italique et fait en sorte qu'il affiche une infobulle. Enfin, je n'ai pas pu tester la transclusion qui devrait n'offrir qu'un seul tableau en lieu et place de ceux qui figurent en bas de première page et en haut de deuxième page. [[Utilisateur:Berniepyt|Berniepyt]] ([[Discussion utilisateur:Berniepyt|d]]) 23 février 2026 à 13:32 (UTC) {{ping|Berniepyt}} Il y a un problème à la transclusion : voir [[Comment je crois/Mes litanies|Mes litanies]], tout le texte de la {{2e}} page est à droite; --[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<span style="letter-spacing:0.2em; font-variant: small-caps; color:gray">Le ciel est par dessus le toit</span>]] [[Discussion_Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<sup>Parloir</sup>]] 23 février 2026 à 14:56 (UTC) :Ça devrait être mieux ainsi ! [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|#008000|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 23 février 2026 à 15:06 (UTC) ::Merci beaucoup Denis --[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<span style="letter-spacing:0.2em; font-variant: small-caps; color:gray">Le ciel est par dessus le toit</span>]] [[Discussion_Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<sup>Parloir</sup>]] 23 février 2026 à 15:12 (UTC) ==Tables à 2 niveaux== Bonsoir, excuse-moi de te déranger à nouveau, mais je ne sais pas faire ce que je te demande. Sur ce Livre : [[Livre:Teilhard de Chardin - Le Cœur de la Matière, 1976.djvu]], il y a une table générale ici [[Page:Teilhard de Chardin - Le Cœur de la Matière, 1976.djvu/13]] qui correspond au titre du recueil et une table particulière pour ce texte précis : ''Le Cœur de la Matière'', texte qui débute ici [[Page:Teilhard de Chardin - Le Cœur de la Matière, 1976.djvu/21]] et dont la table pour ce seul texte se trouve là [[Page:Teilhard de Chardin - Le Cœur de la Matière, 1976.djvu/22]] à la transclusion, il faudrait que cette dernière table figure dans [[Le Cœur de la Matière/Le Cœur de la Matière]] mais qu’elle ne figure pas dans la table générale [[Page:Teilhard de Chardin - Le Cœur de la Matière, 1976.djvu/13]], sachant que dans cette sous-Tdm je ne transcrirai que les titres suivant : * INTRODUCTION. — Le Buisson Ardent * I. — Le Cosmique, ou l’Évolutif * II. — L’Humain (ou le Convergent) * III. — Le Christique (ou le Centrique) '''ATTENTION''', il y a un autre texte qui s’appelle le Christique dans ce recueil qui n’à rien à voir avec ce texte, * CLAUSULE * APPENDICE inutile de mettre le modèle : "pli" dans cette sous-Tdm ; je ne sais pas si c’est très clair, en tout cas je te remercie déjà d’y jeter un oeil --[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<span style="letter-spacing:0.2em; font-variant: small-caps; color:gray">Le ciel est par dessus le toit</span>]] [[Discussion_Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<sup>Parloir</sup>]] 27 février 2026 à 17:59 (UTC) :Il suffit en fait de construire une TDM conventionnelle et de la transclure avec le titre de la page précédente. J’en ai fait la moitié. Pas de souci pour les 2 Christique. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|#008000|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 28 février 2026 à 03:24 (UTC) ::J’ai suivi ton modèle et j’ai terminée la page, peux-tu jeter un œil stp pour voir si ça convient [[Page:Teilhard de Chardin - Le Cœur de la Matière, 1976.djvu/22]] ; merci beaucoup. --[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<span style="letter-spacing:0.2em; font-variant: small-caps; color:gray">Le ciel est par dessus le toit</span>]] [[Discussion_Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<sup>Parloir</sup>]] 28 février 2026 à 08:36 (UTC) :::Tout me semble OK. On pourra valider lorsque tu auras complété la transclusion. Avise-moi suite à la transclusion ! Tu vas sûrement remarqué les pages qu’il m’a fallu blanchir suite à un renommage dans le projet Annales de géographie, tome 14. Merci à l’avance pour leur suppression. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|#008000|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 1 mars 2026 à 19:03 (UTC) ::::Les suppressions pour "Annales de géographie" sont faites, sinon je reviendrai te voir à la transclusion --[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<span style="letter-spacing:0.2em; font-variant: small-caps; color:gray">Le ciel est par dessus le toit</span>]] [[Discussion_Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<sup>Parloir</sup>]] 2 mars 2026 à 08:05 (UTC) :::::comme tu me l’avais demandé je reviens vers toi après la transclusion [[Le Cœur de la Matière]] et [[Le Cœur de la Matière/Le Cœur de la Matière]] pour que tu vérifie que tout fonctionne correctement. Mais comme, depuis l’attaque de Wikimedia du 5 mars, nous n’avons plus la navigation des pages dans la boite de titre, je ne sais pas si tu peux constater quelque chose qu’il faudrait changer. Fais ça quand tu peux, ça ne presse pas. et Merci. --[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<span style="letter-spacing:0.2em; font-variant: small-caps; color:gray">Le ciel est par dessus le toit</span>]] [[Discussion_Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<sup>Parloir</sup>]] 7 mars 2026 à 11:06 (UTC) ::::::Il a fallu fallu ajouter div class="ws-summary" pour forcer l’exportation des chapitres de 2e niveau. ::::::Si tu fais allusion aux liens prev et next du header, ils sont bien présents sur les appareils dont je dispose. Ne te gêne pas si je peux encore te dépanner. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|#008000|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 7 mars 2026 à 15:55 (UTC) Merci pour la vérification, mais je n’aurai jamais pensé à ça, car c’est du code que je ne connais pas. --[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<span style="letter-spacing:0.2em; font-variant: small-caps; color:gray">Le ciel est par dessus le toit</span>]] [[Discussion_Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<sup>Parloir</sup>]] 7 mars 2026 à 19:30 (UTC) :Tu ne le connais peut-être pas mais tu le mets en place à chaque fois que tu inscris header=sommaire. Ici on veut utiliser header=1 pour conserver les liens de navigation alors on doit appliquer le code manuellement. Tu accomplis des opérations bien plus compliquées que ça. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|#008000|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 7 mars 2026 à 22:06 (UTC) ==[[Page:Teilhard de Chardin - Le Cœur de la Matière, 1976.djvu/121]]== Bonjour Denis, excuse moi de te solliciter à nouveaux, mais voici encore une page que je ne saurais corriger, si tu pouvais faire quelque chose je t’en serais grandement reconnaissant. bonne soirée. --[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<span style="letter-spacing:0.2em; font-variant: small-caps; color:gray">Le ciel est par dessus le toit</span>]] [[Discussion_Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<sup>Parloir</sup>]] 4 mars 2026 à 20:13 (UTC) :@[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|Le ciel est par dessus le toit]] Je suis moins disponible ces temps-ci mais je t’ai produit quelque chose d’assez ressemblant. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|#008000|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 7 mars 2026 à 02:22 (UTC) Merci Denis, c’est parfait, comme toujours --[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<span style="letter-spacing:0.2em; font-variant: small-caps; color:gray">Le ciel est par dessus le toit</span>]] [[Discussion_Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<sup>Parloir</sup>]] 7 mars 2026 à 07:55 (UTC) == Modification de ruban par titre, effet de bord == Bonjour @[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] Ce matin en regardant le résultat de tes travaux sur ''ruban par titre'' sur la page recensant mes contributions, cela fonctionne parfaitement. En revanche, j'ai ouvert la page des anciennes contributions : [[Utilisateur:Cunegonde1/Contributions/TableauContributions-2015-2025|Tableau des contributions-2015-2025]] qui comprend 423 lignes ; cela bloque à partir de la ligne 180. Le plus embêtant c'est que la page est très longue à s'afficher, et surtout qu'elle est impossible à modifier (délai d'attente dépassé). Je ne peux donc plus la modifier pour supprimer le modèle ruban par titre. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 27 avril 2026 à 05:09 (UTC) ::@[[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] Pourtant je peux l’ouvrir en modif avec [https://fr.wikisource.org/w/index.php?title=Utilisateur:Cunegonde1/Contributions/TableauContributions-2015-2025&action=edit|ce lien]. On dirait que tu as mis un _ devant ruban par titre ce qui n’a pas d’effet. --[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|#008000|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 27 avril 2026 à 07:44 (UTC) ::: Sinon dis-moi quel changement tu souhaites apporter. Je pourrai essayer de mon côté.--[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|#008000|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 27 avril 2026 à 07:47 (UTC) ::::Merci @[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]], j'ai réussi à l'ouvrir avec Edge et le modifier sous Windows (que je n'avais jamais utilisé). J'avais le inscrit le "_" avec AWB, dans le but d'invalider {{m|ruban par titre}} pour ne pas perdre les données de ce tableau. J'y tiens beaucoup car, à la suite d'une mauvaise manœuvre, j'ai reformaté mon disque de données en juin dernier et j'étais content d'avoir ces données en ligne. Si ruban par titre ou un autre modèle de statistiques peut fonctionner avec plus de 200 appels sur une page, ce sera facile de le rétablir. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 27 avril 2026 à 09:30 (UTC) == Titre à corriger == Bonjour @[[Utilisateur:Yann|Yann]], j’ai bêtement copié le titre de ce [[Livre:Faillon - L’héroine chrétienne du Canada, ou Vie de Mlle Le Ber, 1860.djvu|livre]] récupéré sur un site anglophone et il y manque deux yeux au-dessus du i de héroïne. Est-ce que tu peux me corriger ça STP, Merci à l’avance. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 9 mai 2026 à 21:26 (UTC) :{{ping|Denis Gagne52}} Voilà. Il manquait aussi une majuscule à Héroïne. Il faut corriger les liens dans les transclusions. Cordialement, [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 10 mai 2026 à 11:12 (UTC) ::Oui merci ! Au Canada on ne met pas de majuscule sauf aux noms propres et à la première lettre du titre ou sous-titre mais sur ws on semble avoir convenu de s’en remette à la nationalité de l’auteur qui est Français donc on va y aller pour le grand H dans le titre en transclusion aussi. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 10 mai 2026 à 13:24 (UTC) == [[Livre:Bouchard - Vieilles choses, vieilles gens, 1926.djvu]]  == Mes excuses de ne pas avoir porté attention et d’avoir pris le premier livre disponible sur le portail du Québec. J’ai complété la première page des chapitres, mais je ne toucherai à rien d’autre. J’ai trouvé d’autres livres incomplets qui m’intéressent et je veillerai à ce qu’ils soient disponibles.—[[Discussion_utilisateur:Ineuw|Ineuw]] 29 mai 2026 à 02:42 (UTC) :Bonjour @[[Utilisateur:Ineuw|Ineuw]] ! Ce livre appartient à la communauté et quiconque peut participer à sa transcription. Il est totalement disponible. Pour indiquer qu’on a l’intention de le corriger au complet, on va habituellement rougir toutes les pages comme vous l’avez fait et les autres vont attendre que les pages soient jaunes avant d’intervenir. Donc normalement je ne toucherais pas aux pages rouges pour vous permettre d’en compléter la correction. :Je constate qu’il y a de légères différences dans les conventions applicables sous ws.en et ws.fr notamment à l’égard des titres de chapitres, des guillemets français qui sont ici généralisés, de l’accentuation des majuscules, etc. Ces différences sont quand même mineures et ne devraient en aucun cas nous empêcher de travailler en collaboration l’un avec l’autre mais la décision vous revient de poursuivre avec ces ''vieilles choses et vieilles gens'' ou d’aller voir ailleurs. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 29 mai 2026 à 12:01 (UTC) ::Une réponse très tardive, mais non oubliée. Mon intention est d’utiliser uniquement les modèles de ce wikisource, mais il m’arrive encore de revenir à mes anciennes habitudes lorsque je ne trouve pas encore le modèle approprié. Si vous voyez qu’il existe un meilleur choix que celui que j’ai utilisé, n’hésitez pas à me le signaler. Je suis désireux d’apprendre. —[[Discussion_utilisateur:Ineuw|Ineuw]] 11 juin 2026 à 02:49 (UTC) == Modification du modèle {{m|PageTitre2}} ? == Bonjour @[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]]. Ce matin, en regardant ma liste de suivi, j'ai constaté que tu avais modifié un certain nombre des pages de grand titre sur lesquelles j'avais contribué, en supprimant la barre verticale après <code>bp=3</code>. Je me rends compte à cette occasion que la dernière ligne de la page de titre ne s'affiche plus ie : [[Page:Anonyme - Teleny, 1934.djvu/11]]. Cela concerne tous les livres que j'ai vérifié sur ce point (une dizaine de mes productions récentes) et le fait que la barre verticale après <code>bp=3</code> soit présente ou pas. Y a-t-il eu un changement sur le modèle ? [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 4 juin 2026 à 03:49 (UTC) :Bonjour @[[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] Oui il y a une différence. L’ancienne version vérifiait aussi pour s’assurer que le nombre de paramètres sans nom était un multiple de 3 mais elle n’affichait plus le message pour que ce soit corrigé. Donc toutes ces pages ne s’affichaient plus suite à la modif apportée il y a 3 semaines (voir notre discussion sur le scriptorium). Malheureusement hier j’ai ajouté un contrôle supplémentaire sans trop vérifier et cela cachait la dernière ligne. C’est corrigé maintenant. Merci pour le signalement. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 4 juin 2026 à 08:22 (UTC) ::@[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] Merci à toi pour ta réactivité et ton investissement sur les modèles. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 4 juin 2026 à 08:29 (UTC) == Partition musicale pour une nouvelle de [[Auteur: Maurice Renard|Maurice Renard]] == Bonjour @[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]]. Est-ce que je peux te solliciter encore pour une autre partition musicale associée à une nouvelle de Maurice Renard. J'ai essayé mais sans succès. Merci. [[Page:Renard - Invitation a la peur, 1926.djvu/208]] [[Utilisateur:Hektor|Hektor]] ([[Discussion utilisateur:Hektor|d]]) 6 juin 2026 à 16:56 (UTC) : Merci beaucoup. Cela complète idéalement ce texte. [[Utilisateur:Hektor|Hektor]] ([[Discussion utilisateur:Hektor|d]]) 7 juin 2026 à 08:01 (UTC) ::@[[Utilisateur:Hektor|Hektor]] De rien mais ce fut tout de même compliqué. C’est comme si le typographe avait regardé la partition dans un mirroir. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 7 juin 2026 à 15:56 (UTC) == Quelques incohérences avec les modèles {{m|P début}} == Dans le suivi de ces deux pages, [[Page:Revue des Deux Mondes - 1848 - tome 22.djvu/619]] et [[Page:Revue des Deux Mondes - 1848 - tome 22.djvu/620]], je n'arrive pas à ce que la deuxième page commence par un retrait de paragraphe. Dans quelques autres cas de suivi de deux pages, si la transclusion respecte les marges avant et après, le mode Page ne les respecte pas. Par exemple ici : [[Page:Revue des Deux Mondes - 1848 - tome 22.djvu/615]]. Ai-je tout faux ? [[Utilisateur:Berniepyt|Berniepyt]] ([[Discussion utilisateur:Berniepyt|d]]) 28 juin 2026 à 11:02 (UTC) ::{{ping|Berniepyt}} Au contraire tu as bien observé ce que d’autres ont échappé. L’auteur de ce modèle exploitait une subtilité de l’extension prp qui fait en sorte qu’un div qui suit un paragraphe balisé avec p va conserver la même indentation. Mais cela ne fonctionne plus en début de page. On a sûrement modifié prp sur laquelle nous n’avons aucun contrôle. J’ai ajusté le modèle pour qu’il s’adapte à ce nouveau comportement de prp mais comme l’auteur du modèle avait dû le faire à quelques reprises, je ne peux garantir que ce ne sera pas à recommencer. J’ai aussi réglé le problème de marge verticale. Merci pour le signalement ! --[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 28 juin 2026 à 15:10 (UTC) == De la ''Défense de la basse de viole contre les entreprises du violon et les pretentions du violoncel'' d’Hubert Le Blanc == Cher @[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]],<br> Grand merci pour votre relecture attentive et précise de la ''Défense de la basse de viole contre les entreprises du violon et les pretentions du violoncel'' d’Hubert {{pc|Le Blanc}} — et merci pour les améliorations “wiki-syntaxiques ” : pour les cas “exceptionnels” (pages de titre par exemple), je m’étais inspiré d’autres publications de Wikisource… qui mériteraient donc probablement des reprises du même ordre !<br> Il me reste à relire les tables des matières que vous avez introduites, et que je n’aurais jamais su mettre en forme “interactive” comme vous l’avez fait.<br> Je reviendrai peut-être vers vous : je pense qu’il serait intéressant — comme c’est le cas pour les ''Fables'' de {{pc|La Fontaine}} — de faire une édition modernisée de la ''Défense de la basse…''. Malgré son âge, le texte présente un grand intérêt pour les jeunes instrumentistes s’intéressant à la musique ancienne, et l’orthographe du {{pc|xviii}}<sup>e</sup>{{lié}} siècle est souvent pour eux un frein pour y accéder.<br> En vous remerciant à nouveau et en vous souhaitant un bon été, je vous prie de recevoir, Cher @[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]], mes meilleures salutations.<br> [[Utilisateur:Homunculus simplex|Homunculus simplex]] ([[Discussion utilisateur:Homunculus simplex|d]]) 11 juillet 2026 à 11:04 (UTC) 8uo4ynq89viw87jgjvdr74um3q0fogm Page:La Sainte Bible, trad. Segond.djvu/153 104 3304961 15914698 10521921 2026-07-11T05:13:18Z JLTB34 21327 /* Corrigée */ 15914698 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="JLTB34" /></noinclude>sainte. {{verset|6|23}}Mais on ne mangera aucune victime expiatoire, dont on apportera du sang dans la tente d’assignation, pour faire l’expiation dans le sanctuaire : elle sera brûlée au feu. '''''Chap. VII.''''' {{verset|7|1}} Voici la loi du sacrifice de culpabilité : c’est une chose très sainte. {{verset|7|2}}C’est dans le lieu où l’on égorge l’holocauste que sera égorgée la victime pour le sacrifice de culpabilité. On en répandra le sang sur l’autel tout autour. {{verset|7|3}}On en offrira toute la graisse, la queue, la graisse qui couvre les entrailles, {{verset|7|4}}les deux rognons, et la graisse qui les entoure, qui couvre les flancs, et le grand lobe du foie, qu’on détachera près des rognons. {{verset|7|5}}Le prêtre brûlera cela sur l’autel en sacrifice consumé devant l’Éternel. C’est un sacrifice de culpabilité. {{verset|7|6}}Tout mâle parmi les prêtres en mangera ; il le mangera dans un lieu saint : c’est une chose très sainte. {{verset|7|7}}Il en est du sacrifice de culpabilité comme du sacrifice d’expiation ; la loi est la même pour ces deux sacrifices : la victime sera pour le prêtre qui fera l’expiation. {{verset|7|8}}Le prêtre qui offrira l’holocauste de quelqu’un aura pour lui la peau de l’holocauste qu’il a offert. {{verset|7|9}}Toute offrande cuite au four, préparée sur le gril ou à la poêle, sera pour le prêtre qui l’a offerte. {{verset|7|10}}Toute offrande pétrie à l’huile et sèche sera pour tous les fils d’Aaron, pour l’un comme pour l’autre. {{verset|7|11}}Voici la loi du sacrifice d’actions de grâces, qu’on offrira à l’Éternel. {{verset|7|12}}Si quelqu’un l’offre par reconnaissance, il offrira, avec le sacrifice d’actions de grâces, des gâteaux sans levain pétris à l’huile, des galettes sans levain arrosées d’huile, et des gâteaux de fleur de farine frite et pétris à l’huile. {{verset|7|13}}À ces gâteaux il ajoutera du pain levé pour son offrande, avec son sacrifice de reconnaissance et d’actions de grâces. {{verset|7|14}}On présentera par élévation à l’Éternel une portion de chaque offrande ; elle sera pour le prêtre qui a répandu le sang de la victime d’actions de grâces. {{verset|7|15}}La chair du sacrifice de reconnaissance et d’actions de grâces sera mangée le jour où il est offert ; on n’en laissera rien jusqu’au matin. {{verset|7|16}}Si quelqu’un offre un sacrifice pour l’accomplissement d’un vœu ou comme offrande volontaire, la victime sera mangée le jour où il l’offrira, et ce qui en restera sera mangé le lendemain. {{verset|7|17}}Ce qui restera de la chair de la victime sera brûlé au feu le troisième jour. {{verset|7|18}}Dans le cas où l’on mangerait de la chair de son sacrifice d’actions de grâces le troisième jour, le sacrifice ne sera point agréé ; il n’en sera pas tenu compte à celui qui l’a offert ; ce sera une chose infecte, et quiconque en mangera restera chargé de sa faute. {{verset|7|19}}La chair qui a touché quelque chose d’impur ne sera point mangée : elle sera brûlée au feu. {{verset|7|20}}Tout homme pur peut manger de la chair ; mais celui qui, se trouvant en état d’impureté, mangera de la chair du sacrifice d’actions de grâces qui appartient à l’Éternel, celui-là sera retranché de son peuple. {{verset|7|21}}Et celui qui touchera quelque chose d’impur, une souillure humaine, un animal impur, ou quoi que ce soit d’impur, et qui mangera de la chair du sacrifice d’actions de grâces qui appartient à l’Éternel, celui-là sera retranché de son peuple. {{verset|7|22}}L’Éternel parla à Moïse, et dit : {{verset|7|23}}Parle aux enfants d’Israël, et dis : Vous ne mangerez point de graisse de bœuf, d’agneau ni de chèvre. {{verset|7|24}}La graisse d’une bête morte ou déchirée pourra servir à un usage quelconque ; mais vous ne la mangerez point. {{verset|7|25}}Car celui qui mangera de la graisse des animaux dont on offre à l’Éternel des sacrifices consumés par le feu, celui-là sera retranché de son peuple. {{verset|7|26}}Vous ne mangerez point de sang, ni d’oiseau, ni de bétail, dans tous les lieux<noinclude> <references/></div></noinclude> etfr2nwerj845on9s54iuxt75jzucqk Page:Hugo - Œuvres complètes, Impr. nat., Roman, tome III.djvu/47 104 3351523 15914524 10722536 2026-07-10T22:07:52Z Chlg 6764 /* Validée */ 15914524 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Chlg" /></noinclude><nowiki /> {{brn|2}}{{t3|{{sc|cravatte}}.|VII}}{{brn|2}} Ici se place naturellement un fait que nous ne devons pas omettre, car il est de ceux qui font le mieux voir quel homme c’était que M. l’évêque de Digne. Après la destruction de la bande de Gaspard Bès qui avait infesté les gorges d’Ollioules, un de ses lieutenants, Cravatte, se réfugia dans la montagne. Il se cacha quelque temps avec ses bandits, reste de la troupe de Gaspard Bès, dans le comté de Nice, puis gagna le Piémont, et tout à coup reparut en France, du côté de Barcelonnette. On le vit à Jauziers d’abord, puis au Tuiles. Il se cacha dans les cavernes du Joug-de-l’Aigle, et de là il descendait vers les hameaux et les villages par les ravins de l’Ubaye et de l’Ubayette. Il osa même pousser jusqu’à Embrun, pénétra une nuit dans la cathédrale et dévalisa la sacristie. Ses brigandages désolaient le pays. On mit la gendarmerie à ses trousses, mais en vain. Il échappait toujours ; quelquefois il résistait de vive force. C’était un hardi misérable. Au milieu de toute cette terreur, l’évêque arriva. Il faisait sa tournée. Au Chastelar, le maire vint le trouver et l’engagea à rebrousser chemin. Cravatte tenait la montagne jusqu’à l’Arche, et au delà. Il y avait danger, même avec une escorte. C’était exposer inutilement trois ou quatre malheureux gendarmes. — Aussi, dit l’évêque, je compte aller sans escorte. — Y pensez-vous, monseigneur ? s’écria le maire. — J’y pense tellement, que je refuse absolument les gendarmes et que je vais partir dans une heure. — Partir ? — Partir. — Seul ? — Seul. — Monseigneur ! vous ne ferez pas cela. — Il y a là, dans la montagne, reprit l’évêque, une humble petite commune grande comme ça, que je n’ai pas vue depuis trois ans. Ce sont mes bons amis. De doux et honnêtes bergers. Ils possèdent une chèvre sur trente qu’ils gardent. Ils font de fort jolis cordons de laine de diverses couleurs, et ils jouent des airs de montagne sur de petites flûtes à six trous. Ils ont besoin qu’on leur parle de temps en temps du bon Dieu. Que diraient-ils d’un évêque qui a peur ? Que diraient-ils si je n’y allais pas ?<noinclude> <references/></noinclude> bkgk31p36bgzhas0i8u7q39m6nddswl Page:Hugo - Œuvres complètes, Impr. nat., Roman, tome III.djvu/48 104 3351526 15914529 10722538 2026-07-10T22:10:06Z Chlg 6764 /* Validée */ 15914529 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Chlg" />{{nr|32|LES MISÉRABLES. — FANTINE.|}}</noinclude><nowiki /> — Mais, monseigneur, les brigands ! Si vous rencontrez les brigands ! — Tiens, dit l’évêque, j’y songe. Vous avez raison. Je puis les rencontrer. Eux aussi doivent avoir besoin qu’on leur parle du bon Dieu. — Monseigneur ! mais c’est une bande ! c’est un troupeau de loups ! — Monsieur le maire, c’est peut-être précisément de ce troupeau que Jésus me fait le pasteur. Qui sait les voies de la Providence ? — Monseigneur, ils vous dévaliseront. — Je n’ai rien. — Ils vous tueront. — Un vieux bonhomme de prêtre qui passe en marmottant ses momeries ? Bah ! à quoi bon ? — Ah ! mon Dieu ! si vous alliez les rencontrer ! — Je leur demanderai l’aumône pour mes pauvres. — Monseigneur, n’y allez pas, au nom du ciel ! vous exposez votre vie. — Monsieur le maire, dit l’évêque, n’est-ce décidément que cela ? Je ne suis pas en ce monde pour garder ma vie, mais pour garder les âmes. Il fallut le laisser faire. Il partit, accompagné seulement d’un enfant qui s’offrit à lui servir de guide. Son obstination fit bruit dans le pays, et effraya très fort. Il ne voulut emmener ni sa sœur ni madame Magloire. Il traversa la montagne à mulet, ne rencontra personne, et arriva sain et sauf chez ses « bons amis » les bergers. Il y resta quinze jours, prêchant, administrant, enseignant, moralisant. Lorsqu’il fut proche de son départ, il résolut de chanter pontificalement un ''{{lang|la|texte=Te Deum}}''. Il en parla au curé. Mais comment faire ? pas d’ornements épiscopaux. On ne pouvait mettre à sa disposition qu’une chétive sacristie de village avec quelques vieilles chasubles de damas usé ornées de galons faux. — Bah ! dit l’évêque. Monsieur le curé, annonçons toujours au prône notre ''{{lang|la|texte=Te Deum}}''. Cela s’arrangera. On chercha dans les églises d’alentour. Toutes les magnificences de ces humbles paroisses réunies n’auraient pas suffi à vêtir convenablement un chantre de cathédrale. Comme on était dans cet embarras, une grande caisse fut apportée et déposée au presbytère pour M. l’évêque par deux cavaliers inconnus qui repartirent sur-le-champ. On ouvrit la caisse ; elle contenait une chape de drap d’or, une mitre ornée de diamants, une croix archiépiscopale, une crosse magnifique, tous les vêtements pontificaux volés un mois auparavant au trésor de Notre-Dame d’Embrun. Dans la caisse, il y avait un papier sur lequel étaient écrits ces mots : ''Cravatte à monseigneur Bienvenu''. — Quand je disais que cela s’arrangerait ! dit l’évêque. Puis il ajouta<noinclude> <references/></noinclude> mo2jvjubgtr81ts3ho71x7fqyn8izcb Page:Hugo - Œuvres complètes, Impr. nat., Roman, tome III.djvu/49 104 3351527 15914536 10722539 2026-07-10T22:12:31Z Chlg 6764 /* Validée */ 15914536 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Chlg" />{{nr||CRAVATTE.|33}}</noinclude>en souriant : À qui se contente d’un surplis de curé, Dieu envoie une chape d’archevêque. — Monseigneur, murmura le curé en hochant la tête avec un sourire, Dieu, — ou le diable. L’évêque regarda fixement le curé et reprit avec autorité : — Dieu ! Quand il revint au Chastelar, et tout le long de la route, on venait le regarder par curiosité. Il retrouva au presbytère du Chastelar mademoiselle Baptistine et madame Magloire qui l’attendaient, et il dit à sa sœur : — Eh bien, avais-je raison ? Le pauvre prêtre est allé chez ces pauvres montagnards les mains vides, il en revient les mains pleines. J’étais parti n’emportant que ma confiance en Dieu, je rapporte le trésor d’une cathédrale. Le soir, avant de se coucher, il dit encore : — Ne craignons jamais les voleurs ni les meurtriers. Ce sont là les dangers du dehors, les petits dangers. Craignons-nous nous-mêmes. Les préjugés, voilà les voleurs ; les vices, voilà les meurtriers. Les grands dangers sont au dedans de nous. Qu’importe ce qui menace notre tête ou notre bourse ! Ne songeons qu’à ce qui menace notre âme. Puis se tournant vers sa sœur : — Ma sœur, de la part du prêtre jamais de précaution contre le prochain. Ce que le prochain fait, Dieu le permet. Bornons-nous à prier Dieu quand nous croyons qu’un danger arrive sur nous. Prions-le, non pour nous, mais pour que notre frère ne tombe pas en faute à notre occasion. Du reste, les événements étaient rares dans son existence. Nous racontons ceux que nous savons ; mais d’ordinaire il passait sa vie à faire toujours les mêmes choses aux mêmes moments. Un mois de son année ressemblait à une heure de sa journée. Quant à ce que devint « le trésor » de la cathédrale d’Embrun, on nous embarrasserait de nous interroger là-dessus. C’étaient là de bien belles choses, et bien tentantes, et bien bonnes à voler au profit des malheureux. Volées, elles l’étaient déjà d’ailleurs. La moitié de l’aventure était accomplie ; il ne restait plus qu’à changer la direction du vol, et qu’à lui faire faire un petit bout de chemin du côté des pauvres. Nous n’affirmons rien du reste à ce sujet. Seulement on a trouvé dans les papiers de l’évêque une note assez obscure qui se rapporte peut-être à cette affaire, et qui est ainsi conçue : ''La question est de savoir si cela doit faire retour à la cathédrale ou à l’hôpital''.<noinclude> <references/></noinclude> 6pq38dr6yngg65wohwnz4hcf8psbse2 Utilisateur:Cunegonde1/Contributions 2 3387409 15915407 15906904 2026-07-11T09:00:52Z Cunegonde1 52509 /* Les neuf derniers livres ajoutés et corrigés */ 15915407 wikitext text/x-wiki {{Début des onglets |Onglet-1=Présentation |URL-1=Utilisateur:Cunegonde1 |Onglet-2=Contributions |URL-2=Utilisateur:Cunegonde1/Contributions |Onglet-3=Brouillons |URL-3=Utilisateur:Cunegonde1/Brouillon |Onglet-4=Bandeaux |URL-4=Utilisateur:Cunegonde1/Bandeaux |Onglet-5=Outils |URL-5=Utilisateur:Cunegonde1/Outils |Onglet-6=Discussion |URL-6=Discussion utilisateur:Cunegonde1 |bordure=1px solid #0000ff |fond onglets= #74bbe4 |fond cadre= #00000 |arrondi=0.5em |alignement onglet=center }} ==Les neuf derniers livres ajoutés et corrigés== <div title="Dernières contributions" style="padding: 1em;font-size:80%"> {{Gallery |Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu |Scouffi - Au Poiss’ d’Or, 1929.djvu |Des Vignons - Fredi s’amuse, 1929.djvu |À L’Ombre, ou Mes ébats au milieu des ingénues, 1889.djvu |E. D. - La Maison de verre, 1891.djvu |Cydalise ou le Péché dans le miroir, 1930.djvu |Lansay - Les Délices libertines, 1934.djvu |Anonyme - Teleny, 1934.djvu |Le Joujou mystérieux, 1780.djvu |h=150}} </div> ==Livres en cours de préparation== * Le Roman de la Luxure, éd. 1925, t1 manquant actuellement et figures en couleurs pour les trois volumes. * [[Ma vie secrète (trad. Wikisource)]] * L’Anti-Justine, Restif de la Bretonne, éd. 1798, en cours de préparation, transcription originale sans modernisation. * L’Anti-Justine, Restif de la Bretonne, éd. 1864 Poulet-Malassis, avec 5 figures libres (Enfer-496) * La Grivoise du temps ou la Charoloise (éd. Hervez), anonyme, 1919. * L’Espadon satyrique, C. d’Esternod, éd. Mertens, 1863, réimpression sur la copie de celle de 1626. ='''Liste des Contributions :'''= ==Enfer de la BNF== *Guillaume Apollinaire, Fernand Fleuret, Louis Perceau : {{l2s|L’Enfer de la Bibliothèque nationale|Apollinaire - L’Enfer de la Bibliothèque nationale.djvu}} [[Wikisource:Tableau des ouvrages de l’Enfer de la BNF sur Wikisource|Tableau des ouvrages de l’Enfer de la BNF sur Wikisource]] ==Téléversements de livres== [[Utilisateur:Cunegonde1/Brouillon/Tableau des téléversements de fichiers à rattacher|Tableau des téléversements de fichiers à rattacher]] [[Utilisateur:Cunegonde1/Brouillon/Tableau des téléversements de livres à corriger|Tableau des téléversements de livres à corriger]] ==Tableau des contributions== <div style="border:thick double red;width:40%;padding:1em;text-align:center">'''[[Utilisateur:Cunegonde1/Contributions/TableauContributions-2015-2025|Tableau des contributions-2015-2025]]'''<br/>{{t|numéros 0001 à 0423|90}}</div> ===Tableau des contributions (2026-?)=== {{ancre|retour haut de tableau}} {{g|[[#bas de tableau|↓ Fin de tableau]]}} La plupart des contributions consiste en préparation et import (i) de fac-similé et correction (c). {|class="wikitable sortable" style="font-size: 85%" !N°!!Auteur!!Titre!!Nb. p.!!Date éd.!!Terminé en!!Observations!!État |- |0424||[[Auteur:Roger de Bussy-Rabutin|Bussy-Rabutin, Roger de]]||{{l2s|Histoire amoureuse des Gaules (éd. Originale)|Bussy-Rabutin - Histoire amoureuse des Gaules, 1665.djvu}}||259||1665|1665||01/2026||édition princeps||{{ruban par titre|Livre:Bussy-Rabutin - Histoire amoureuse des Gaules, 1665.djvu}} |- |0425||[[Auteur:Anonyme|Henry, F.-N.]]||{{l2s|Le Diable dupé par les femmes|Henry - Le Diable dupé par les femmes, 1881.djvu}}||49||1881|1741||01/2026||éd. Gay et Doucé 1881, [[L’Enfer_de_la_Bibliothèque_nationale/1#c0036|Enfer-36]]||{{ruban par titre|Livre:Henry - Le Diable dupé par les femmes, 1881.djvu}} |- |0426||[[Auteur:François-Paul Alibert|Alibert, François-Paul]]||{{l2s|L’Arbre qui saigne|Alibert - L’Arbre qui saigne, 1907.djvu}}||135||1907|||01/2026||recueil de poésies||{{ruban par titre|Livre:Alibert - L’Arbre qui saigne, 1907.djvu}} |- |0427||[[Auteur:Anonyme|Effe Géache]]||{{l2s|Une nuit d’orgies à Saint-Pierre Martinique|Effe Géache - Une nuit d’orgies à Saint-Pierre Martinique, 2000.djvu}}||158||2000|1892||02/2026||éd. La Musardine, 2000, L’éd. origin. est classée [[L’Enfer_de_la_Bibliothèque_nationale/2#c0198|Enfer-198]]||{{ruban par titre|Livre:Effe Géache - Une nuit d’orgies à Saint-Pierre Martinique, 2000.djvu}} |- |0428||[[Auteur:Alphonse Momas|Tap-Tap]]||{{l2s|Le Secret de miss Sticker|Tap-Tap - Le Secret de miss Sticker, 1907.djvu}}||165||1907|||02/2026||similaire à Enfer-1246. Rattachement d'un texte sans scan||{{ruban par titre|Livre:Tap-Tap - Le Secret de miss Sticker, 1907.djvu}} |- |0429||[[Auteur:Alphonse Momas|Le Nismois]]||{{l2s|Confession priapale|Momas - Confession priapale, 1911.djvu}}||141||1911|||02/2026||rattachement d'un texte sans scan + correction||{{ruban par titre|Livre:Momas - Confession priapale, 1911.djvu}} |- |0430 ||[[Auteur:Alphonse Momas|Tap-Tap]]||{{l2s|Les Concubines de la directrice|Momas - Les Concubines de la directrice, 1906.djvu}}||176||1906|||02/2026||Similaire à Enfer-1243, remplacement du texte sans scan par fac-similé.||{{ruban par titre|Livre:Momas - Les Concubines de la directrice, 1906.djvu}} |- |0431||[[Auteur:Alphonse Momas|Tap-Tap]]||{{l2s|La Chute des vierges|Tap-Tap - La Chute des vierges, 1907.djvu}}||182||1907|||02/2025||Remplacement du texte sans scan par fac-similé.||{{ruban par titre|Livre:Tap-Tap - La Chute des vierges, 1907.djvu}} |- |0432||[[Auteur:Alphonse Momas|Fuckwell]]||{{l2s|Petites et grandes filles|Fuckwell - Petites et grandes filles, 1907.djvu}}||248||1907|||02/2026||Remplacement du texte sans scan par fac-similé. Ouvrage particulièrement mal composé (437 corrections).||{{ruban par titre|Livre:Fuckwell - Petites et grandes filles, 1907.djvu}} |- |0433||[[Auteur:Alphonse Momas|Le Nismois]]||{{l2s|L’Armée de volupté|Le Nismois - L’Armée de volupté, volume 2, 1900.djvu}}||196||1900|||02/2026||Import et correction du volume 2 qui était manquant.||{{ruban par titre|Livre:Le Nismois - L’Armée de volupté, volume 2, 1900.djvu}} |- |0434||[[Auteur:Alphonse Momas|Fuckwell]]||{{l2s|Débauchées précoces|Fuckwell - Débauchées précoces, volume 2, 1900.djvu}}||184||1900|||03/2026||Import et correction du volume 2 qui était manquant.||{{ruban par titre|Livre:Fuckwell - Débauchées précoces, volume 2, 1900.djvu}} |- |0435||[[Auteur:Alphonse Momas|Le Nismois, ]]||{{l2s|L’Hermaphrodite (Le Nismois)|Le Nismois - L’Hermaphrodite, tome 1, 1902.djvu|L’Hermaphrodite}}||156||1902|||03/2026||Import et correction du volume 1 qui était manquant.||{{ruban par titre|Livre:Le Nismois - L’Hermaphrodite, tome 1, 1902.djvu}} |- |0436||[[Auteur:André-Robert Andréa de Nerciat|Nerciat, Andréa de]]||{{l2s|Mon noviciat, ou les joies de Lolotte (éd. Poulet-Malassis)|Nerciat - Mon noviciat, ou les joies de Lolotte (éd. Poulet-Malassis), 1864.djvu|Mon noviciat, ou les joies de Lolotte}}||477||1864|||03/2026||éd. Poulet-Malassis, 2 tomes idem [[L’Enfer_de_la_Bibliothèque_nationale/5#c0457|Enfer-457]]||{{ruban par titre|Livre:Nerciat - Mon noviciat, ou les joies de Lolotte (éd. Poulet-Malassis), 1864.djvu}} |- |0437||[[Auteur:François-Paul Alibert|Alibert, François-Paul]]||{{l2s|Le Supplice d’une queue|Alibert - Le Supplice d’une queue, 1931.djvu}}||98||1931|||03/2026||éd. René Bonnel, similaire Enfer-2623||{{ruban par titre|Livre:Alibert - Le Supplice d’une queue, 1931.djvu}} |- |0438||[[Auteur: Anonyme|Anonyme]]||{{l2s|Confession galante d’une femme du monde|Confession galante d’une femme du monde, 1875.djvu}}||249||1875|||03/2026||Illustré de 48 gravures libres||{{ruban par titre|Livre:Confession galante d’une femme du monde, 1875.djvu}} |- |0439||[[Auteur: Anonyme|Anonyme]]||{{l2s|Griseries, par un auteur moderne|Griseries, par un auteur moderne, 1937.djvu}}||154||1937|||03/2026||éd. clandestine, ornée de 12 gravures libres||{{ruban par titre|Livre:Griseries, par un auteur moderne, 1937.djvu}} |- |0440||[[Auteur: Anonyme|Anonyme]]||{{l2s|Le Nouveau chatouilleur pour dames|Le Nouveau chatouilleur pour dames, 1795.djvu}}||75||1795 (1890 ?)|||03/2026||''Traduction de The Story of a dildoe''||{{ruban par titre|Livre:Le Nouveau chatouilleur pour dames, 1795.djvu}} |- |0441||[[Auteur: Anonyme|Théroigne de Méricourt]]||{{l2s|Le Manuel du libertin|Le Manuel du libertin, 1914.djvu}}||91||1914|||03/2026||Faussement attribué à Théroigne de Méricourt||{{ruban par titre|Livre:Le Manuel du libertin, 1914.djvu}} |- |0442||[[Auteur: Aimecoups|Aimecoups, ]]||{{l2s|Les Homosexualités d’un prince|Aimecoups - Les Homosexualités d’un prince, 1911.djvu}}||105||1911|||03/2026||Éd. Élias Gaucher, Enfer-2547||{{ruban par titre|Livre:Aimecoups - Les Homosexualités d’un prince, 1911.djvu}} |- |0443||[[Auteur:Anonyme|Fourqueuse, Hercule]]||{{l2s|La Vertu de la sœur Agnès|Fourqueuse - La Vertu de la sœur Agnès, 1891.djvu}}||105||1891|||03/2026||Éd. A. Brancart, (P.C.31.d.35) ouvrage inconnu des bibliographies françaises||{{ruban par titre|Livre:Fourqueuse - La Vertu de la sœur Agnès, 1891.djvu}} |- |0444||[[Auteur:Alphonse Momas|Andorre, V. d’]]||{{l2s|Les Carbonari de l’amour|Andorre - Les Carbonari de l’amour, 1902.djvu}}||562||1902|||04/2026||{{Présentation|Les Carbonari de l’amour/Présentation}} Éd. inconnu, (P.C. 13.ee.1), Enfer-1238||{{ruban par titre|Livre:Andorre - Les Carbonari de l’amour, 1902.djvu}} |- |0445||[[Auteur:Édouard Demarchin|D, E.]]||{{l2s|Mes amours avec Victoire (éd. augmentée)|Livre:D. - Mes amours avec Victoire, 1889.djvu}}||188||1889|||04/2026||Éd. A. Brancart édition revue et augmentée de 3 chapitres par rapport à l'éd. originale de 1888. (P.C.30.g.2)||{{ruban par titre|Livre:D. - Mes amours avec Victoire, 1889.djvu}} |- |0446||[[Auteur:Édouard Demarchin|D, E.]]||{{l2s|Mes amours avec Victoire|D. - Mes amours avec Victoire, 1888.djvu}}||140||1888|||04/2026||Édition originale (A. Brancart) (P.C.30.g.3). L’exemplaire de la BNF est classé Enfer-1392.||{{ruban par titre|Livre:D. - Mes amours avec Victoire, 1888.djvu}} |- |0447||[[Auteur:Édouard Demarchin|D, E.]]||{{l2s|Rondeaux et sonnets galants|D. - Rondeaux et sonnets galants, 1887.djvu}}||204||1887|||04/2026||{{Présentation|Rondeaux et sonnets galants/Présentation}} Éd. A. Brancart, (P.C.30.g.8)||{{ruban par titre|Livre:D. - Rondeaux et sonnets galants, 1887.djvu}} |- |0448||[[Auteur:Henry de Balencon|Balencon, Henry de]]||{{l2s|Odette et Martine|Balencon - Odette et Martine, 1911.djvu|Odette et Martine, histoire véridique de deux amies de pension, jolies et passionnées}}||144||1911|||04/2026||{{Présentation|Odette et Martine/Présentation}} Éd. inconnu. (P.C.13.b.9)||{{ruban par titre|Livre:Balencon - Odette et Martine, 1911.djvu}} |- |0449||[[Auteur:René Boylesve|Boylesve, René]]||{{l2s|Nymphes dansant avec des satyres|Boylesve - Nymphes dansant avec des satyres, 1920.djvu}}||212||1920|||04/2026||{{Présentation|Nymphes dansant avec des satyres/Présentation}} éd. Calmann-Levy. Recueil de nouvelles||{{ruban par titre|Livre:Boylesve - Nymphes dansant avec des satyres, 1920.djvu}} |- |0450||[[Auteur:Henry de Balencon|Balancon, Henry de]]||{{l2s|La Plus amoureuse|Balancon - La Plus amoureuse, 1921.djvu}}||124||1921|||04/2026||Éd. Partout où l’on s’amuse, roman érotique lesbien, trans et bisexuel. (P.C.13.b.13)||{{ruban par titre|Livre:Balancon - La Plus amoureuse, 1921.djvu}} |- |0451||[[Auteur:André Ibels|Ibels, André]]||{{l2s|La Bourgeoise pervertie|Ibels - La Bourgeoise pervertie, 1930.djvu}}||329||1930|||04/2026||{{Présentation|La Bourgeoise pervertie/Présentation}} éd. originale, chez l’auteur. (P.C.32.a.10) ||{{ruban par titre|Livre:Ibels - La Bourgeoise pervertie, 1930.djvu}} |- |0452||[[Auteur:Alphonse Momas|Georges de Lesbos]]||{{l2s|Chaudes saturnales|Momas - Chaudes saturnales, 1893.djvu}}||232||1893|||04/2026||{{Présentation|Chaudes saturnales/Présentation}} Ed. fictif ''À la belle fatma'', Alger. (P.C.13.C.6)||{{ruban par titre|Livre:Momas - Chaudes saturnales, 1893.djvu}} |- |0453||[[Auteur:Anonyme|Par ***]]||{{l2s|Le Journal intime d’une soubrette|Le Journal intime d’une soubrette, 1930.djvu}}||147||1930|||04/2026||{{Présentation|Le Journal intime d’une soubrette/Présentation}} Éd. Richepanse||{{ruban par titre|Livre:Le Journal intime d’une soubrette, 1930.djvu}} |- |0454||[[Auteur: Anonyme|Anonyme]]||{{l2s|La Tourelle de Saint-Étienne|La Tourelle de Saint-Étienne, 1830.djvu}}||115||1830|||04/2026||{{Présentation|La Tourelle de Saint-Étienne/Présentation}} À Cythère, même édition que [[L’Enfer_de_la_Bibliothèque_nationale/8#c0787|Enfer-787]], (P.C.29.b.82).||{{ruban par titre|Livre:La Tourelle de Saint-Étienne, 1830.djvu}} |- |0455||[[Auteur: Anonyme|Philédonis, ]]||{{l2s|Amours perverses|Philédonis - Amours perverses, 1912.djvu}}||208||1912|||04/2026||{{Présentation|Amours perverses/Présentation}} À Lesbos, en l’ère de Sapho (Éd. Briffaut) (P.C.14.h.12)||{{ruban par titre|Livre:Philédonis - Amours perverses, 1912.djvu}} |- |0456||[[Auteur:Henry Spencer Ashbee|Ashbee, Henri Spencer]]||{{l2s|Ma vie secrète (trad. Perceau)|Ma vie secrète (trad. Perceau), 1923.djvu}}||358||1923|||05/2026||{{Présentation|Ma vie secrète (trad. Perceau)/Présentation}} éd. Collection de l’Académie des dames (P.C.15.b.16), Enfer-2594||{{ruban par titre|Livre:Ma vie secrète (trad. Perceau), 1923.djvu}} |- |0457||[[Auteur: Anonyme|Anonyme]]||{{l2s|Satan et Ève|Satan et Ève, 1832.djvu}}||108||1832|1832||05/2026||{{Présentation|Satan et Ève/Présentation}} A Damnopolis, même édition que [[L’Enfer_de_la_Bibliothèque_nationale/8#c0763|Enfer-763]], (P.C.31.c.11)||{{ruban par titre|Livre:Satan et Ève, 1832.djvu}} |- |0458||[[Auteur:Alphonse Momas|Le Nismois]]||{{l2s|Secrets de poste|Momas - Secrets de poste, 1891.djvu}}||246||1891|||05/2026||{{Présentation|Secrets de poste/Présentation}} éd. A. Brancart, même édition que Enfer-1239 (P.C.13.ff.28)||{{ruban par titre|Livre:Momas - Secrets de poste, 1891.djvu}} |- |0459||[[Auteur:Charles Devereux|Dévereux, Charles]]||{{l2s|Vénus dans l’Inde|Devereux - Vénus dans l’Inde, 1914.djvu}}||322||1914|||05/2026||{{Présentation|Vénus dans l’Inde/Présentation}} éd. Briffaut, non expurgée, (P.C.15.c.25)||{{c|{{5/4}}}} |- |0460||[[Auteur:Alphonse Momas|L’Érotin]]||{{l2s|Fétichisme amoureux|Momas - Fétichisme amoureux, 1923.djvu}}||159||1923|||05/2026|| {{Présentation|Fétichisme amoureux/Présentation}} éd. Librairie Galante (P.C.13.ff.44)||{{ruban par titre|Livre:Momas - Fétichisme amoureux, 1923.djvu}} |- |0461||[[Auteur: Anonyme|Anonyme]]||{{l2s|Vingt ans de la vie d’une jolie femme|Vingt ans de la vie d’une jolie femme, 1894.djvu}}||85||1894|1789||05/2026||{{Présentation|Vingt ans de la vie d’une jolie femme/Présentation}} même éd. que [[L’Enfer_de_la_Bibliothèque_nationale/1#c0037|Enfer-37]]), P.C.13.ff.21||{{ruban par titre|Livre:Vingt ans de la vie d’une jolie femme, 1894.djvu}} |- |0462||[[Auteur:Georges Belz de Villas|Belz de Villas, Georges]]||{{l2s|Sous le ciel bleu|Belz de Villas - Sous le ciel bleu, 1884.djvu}}||149||1884|||05/2026||{{Présentation|Sous le ciel bleu/Présentation}} même éd. que [[L’Enfer_de_la_Bibliothèque_nationale/1#c0090|Enfer-90]], sous la cote (P.C.31.g.14)||{{ruban par titre|Livre:Belz de Villas - Sous le ciel bleu, 1884.djvu}} |- |0463||[[Auteur:Anonyme|Anonyme]]||{{l2s|Régine (Queeny)|Régine (Lady Harpur), 1916.djvu|Régine}}||381||1916|||05/2026||{{Présentation|Régine (Queeny)/Présentation}} (P.C.15.de.5)||{{ruban par titre|Livre:Régine (Lady Harpur), 1916.djvu}} |- |0464||[[Auteur: Anonyme|Anonyme]]||{{l2s|Le Joujou mystérieux|Le Joujou mystérieux, 1780.djvu}}||158||1780|||05/2026||{{Présentation|Le Joujou mystérieux/Présentation}} éd. Partout et nulle part (P.C.31.a.40)||{{ruban par titre|Livre:Le Joujou mystérieux, 1780.djvu}} |- |0465||[[Auteur:Oscar Wilde|Wilde, Oscar]]||{{l2s|Teleny, étude physiologique|Anonyme - Teleny, 1934.djvu}}||260||1934|||06/2026||{{Présentation|Teleny, étude physiologique/Présentation}} Édition privée pour les membres du Ganymède club, œuvre collective attribuée notamment à Oscar Wilde, Enfer-1223, Private Case (P.C.15.b.11) ||{{ruban par titre|Livre:Anonyme - Teleny, 1934.djvu}} |- |0466||[[Auteur:Johannès Gros|Lansay, Jacqueline de]] (alias Johannès Gros)||{{l2s|Les Délices libertines|Lansay - Les Délices libertines, 1934.djvu}}||149||1934|||06/2026||{{Présentation|Les Délices libertines/Présentation}} éd. Au bonheur des dames (M. Duflou), Enfer-1138, (P.C.13.e.5)||{{ruban par titre|Livre:Lansay - Les Délices libertines, 1934.djvu}} |- |0467||[[Auteur:Johannès Gros|Gros, Johannès]] (attribué à)||{{l2s|Cydalise ou le Péché dans le miroir|Cydalise ou le Péché dans le miroir, 1930.djvu}}||243||1930|||06/2026||{{Présentation|Cydalise ou le Péché dans le miroir/Présentation}}, éd. s. n. (M. Duflou), Private Case (P.C.14.h.57)||{{ruban par titre|Livre:Cydalise ou le Péché dans le miroir, 1930.djvu}} |- |0468||[[Auteur:Édouard Demarchin|E. D.,]]||{{l2s|La Maison de verre|E. D. - La Maison de verre, 1891.djvu}}, Défilé de tableaux vivants||152||1891||06/2026||{{Présentation|La Maison de verre/Présentation}} Éd. Brancart, illustré de 6 eaux fortes. Private Case (P.C.13.h.8)||{{ruban par titre|Livre:E. D. - La Maison de verre, 1891.djvu}} |- |0469||[[Auteur: Anonyme|Anonyme]]||{{l2s|À L’Ombre, ou Mes ébats au milieu des ingénues|À L’Ombre, ou Mes ébats au milieu des ingénues, 1889.djvu}}||107||1889|||06/2026||{{Présentation|À L’Ombre, ou Mes ébats au milieu des ingénues/Présentation}} Ed. A. Brancart, Private Case (P.C.30.g.10)||{{ruban par titre|Livre:À L’Ombre, ou Mes ébats au milieu des ingénues, 1889.djvu}} |- |0470||[[Auteur:Max Des Vignons|Des Vignons, Max]]||{{l2s|Fredi s’amuse|Des Vignons - Fredi s’amuse, 1929.djvu}}||216||1929|||04/2026||{{Présentation|Fredi s’amuse/Présentation}} Éd. F. Brenet, Private Case (P.C.13.g.28)||{{ruban par titre|Livre:Des Vignons - Fredi s’amuse, 1929.djvu}} |- |0471||[[Auteur:Alec Scouffi|Scouffi, Alec]]||{{l2s|Au Poiss’ d’Or|Scouffi - Au Poiss’ d’Or, 1929.djvu}}||249||1929|||07/2026||{{Présentation|Au Poiss’ d’Or/Présentation}} Éd. Montaigne, Fernand Aubier||{{ruban par titre|Livre:Scouffi - Au Poiss’ d’Or, 1929.djvu}} |- |colspan=3 style="text-align:right;"|'''Total'''||'''100148'''||colspan=3|'''pages créées et corrigées.''' |} {{ancre|bas de tableau}} {{g|[[#retour haut de tableau|↑ Haut de tableau]]}} <references /> ecarw6zfk2v1duoutddnrnycy4kgrcq 15915409 15915407 2026-07-11T09:04:31Z Cunegonde1 52509 /* Tableau des contributions (2026-?) */ 15915409 wikitext text/x-wiki {{Début des onglets |Onglet-1=Présentation |URL-1=Utilisateur:Cunegonde1 |Onglet-2=Contributions |URL-2=Utilisateur:Cunegonde1/Contributions |Onglet-3=Brouillons |URL-3=Utilisateur:Cunegonde1/Brouillon |Onglet-4=Bandeaux |URL-4=Utilisateur:Cunegonde1/Bandeaux |Onglet-5=Outils |URL-5=Utilisateur:Cunegonde1/Outils |Onglet-6=Discussion |URL-6=Discussion utilisateur:Cunegonde1 |bordure=1px solid #0000ff |fond onglets= #74bbe4 |fond cadre= #00000 |arrondi=0.5em |alignement onglet=center }} ==Les neuf derniers livres ajoutés et corrigés== <div title="Dernières contributions" style="padding: 1em;font-size:80%"> {{Gallery |Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu |Scouffi - Au Poiss’ d’Or, 1929.djvu |Des Vignons - Fredi s’amuse, 1929.djvu |À L’Ombre, ou Mes ébats au milieu des ingénues, 1889.djvu |E. D. - La Maison de verre, 1891.djvu |Cydalise ou le Péché dans le miroir, 1930.djvu |Lansay - Les Délices libertines, 1934.djvu |Anonyme - Teleny, 1934.djvu |Le Joujou mystérieux, 1780.djvu |h=150}} </div> ==Livres en cours de préparation== * Le Roman de la Luxure, éd. 1925, t1 manquant actuellement et figures en couleurs pour les trois volumes. * [[Ma vie secrète (trad. Wikisource)]] * L’Anti-Justine, Restif de la Bretonne, éd. 1798, en cours de préparation, transcription originale sans modernisation. * L’Anti-Justine, Restif de la Bretonne, éd. 1864 Poulet-Malassis, avec 5 figures libres (Enfer-496) * La Grivoise du temps ou la Charoloise (éd. Hervez), anonyme, 1919. * L’Espadon satyrique, C. d’Esternod, éd. Mertens, 1863, réimpression sur la copie de celle de 1626. ='''Liste des Contributions :'''= ==Enfer de la BNF== *Guillaume Apollinaire, Fernand Fleuret, Louis Perceau : {{l2s|L’Enfer de la Bibliothèque nationale|Apollinaire - L’Enfer de la Bibliothèque nationale.djvu}} [[Wikisource:Tableau des ouvrages de l’Enfer de la BNF sur Wikisource|Tableau des ouvrages de l’Enfer de la BNF sur Wikisource]] ==Téléversements de livres== [[Utilisateur:Cunegonde1/Brouillon/Tableau des téléversements de fichiers à rattacher|Tableau des téléversements de fichiers à rattacher]] [[Utilisateur:Cunegonde1/Brouillon/Tableau des téléversements de livres à corriger|Tableau des téléversements de livres à corriger]] ==Tableau des contributions== <div style="border:thick double red;width:40%;padding:1em;text-align:center">'''[[Utilisateur:Cunegonde1/Contributions/TableauContributions-2015-2025|Tableau des contributions-2015-2025]]'''<br/>{{t|numéros 0001 à 0423|90}}</div> ===Tableau des contributions (2026-?)=== {{ancre|retour haut de tableau}} {{g|[[#bas de tableau|↓ Fin de tableau]]}} La plupart des contributions consiste en préparation et import (i) de fac-similé et correction (c). {|class="wikitable sortable" style="font-size: 85%" !N°!!Auteur!!Titre!!Nb. p.!!Date éd.!!Terminé en!!Observations!!État |- |0424||[[Auteur:Roger de Bussy-Rabutin|Bussy-Rabutin, Roger de]]||{{l2s|Histoire amoureuse des Gaules (éd. Originale)|Bussy-Rabutin - Histoire amoureuse des Gaules, 1665.djvu}}||259||1665|1665||01/2026||édition princeps||{{ruban par titre|Livre:Bussy-Rabutin - Histoire amoureuse des Gaules, 1665.djvu}} |- |0425||[[Auteur:Anonyme|Henry, F.-N.]]||{{l2s|Le Diable dupé par les femmes|Henry - Le Diable dupé par les femmes, 1881.djvu}}||49||1881|1741||01/2026||éd. Gay et Doucé 1881, [[L’Enfer_de_la_Bibliothèque_nationale/1#c0036|Enfer-36]]||{{ruban par titre|Livre:Henry - Le Diable dupé par les femmes, 1881.djvu}} |- |0426||[[Auteur:François-Paul Alibert|Alibert, François-Paul]]||{{l2s|L’Arbre qui saigne|Alibert - L’Arbre qui saigne, 1907.djvu}}||135||1907|||01/2026||recueil de poésies||{{ruban par titre|Livre:Alibert - L’Arbre qui saigne, 1907.djvu}} |- |0427||[[Auteur:Anonyme|Effe Géache]]||{{l2s|Une nuit d’orgies à Saint-Pierre Martinique|Effe Géache - Une nuit d’orgies à Saint-Pierre Martinique, 2000.djvu}}||158||2000|1892||02/2026||éd. La Musardine, 2000, L’éd. origin. est classée [[L’Enfer_de_la_Bibliothèque_nationale/2#c0198|Enfer-198]]||{{ruban par titre|Livre:Effe Géache - Une nuit d’orgies à Saint-Pierre Martinique, 2000.djvu}} |- |0428||[[Auteur:Alphonse Momas|Tap-Tap]]||{{l2s|Le Secret de miss Sticker|Tap-Tap - Le Secret de miss Sticker, 1907.djvu}}||165||1907|||02/2026||similaire à Enfer-1246. Rattachement d'un texte sans scan||{{ruban par titre|Livre:Tap-Tap - Le Secret de miss Sticker, 1907.djvu}} |- |0429||[[Auteur:Alphonse Momas|Le Nismois]]||{{l2s|Confession priapale|Momas - Confession priapale, 1911.djvu}}||141||1911|||02/2026||rattachement d'un texte sans scan + correction||{{ruban par titre|Livre:Momas - Confession priapale, 1911.djvu}} |- |0430 ||[[Auteur:Alphonse Momas|Tap-Tap]]||{{l2s|Les Concubines de la directrice|Momas - Les Concubines de la directrice, 1906.djvu}}||176||1906|||02/2026||Similaire à Enfer-1243, remplacement du texte sans scan par fac-similé.||{{ruban par titre|Livre:Momas - Les Concubines de la directrice, 1906.djvu}} |- |0431||[[Auteur:Alphonse Momas|Tap-Tap]]||{{l2s|La Chute des vierges|Tap-Tap - La Chute des vierges, 1907.djvu}}||182||1907|||02/2025||Remplacement du texte sans scan par fac-similé.||{{ruban par titre|Livre:Tap-Tap - La Chute des vierges, 1907.djvu}} |- |0432||[[Auteur:Alphonse Momas|Fuckwell]]||{{l2s|Petites et grandes filles|Fuckwell - Petites et grandes filles, 1907.djvu}}||248||1907|||02/2026||Remplacement du texte sans scan par fac-similé. Ouvrage particulièrement mal composé (437 corrections).||{{ruban par titre|Livre:Fuckwell - Petites et grandes filles, 1907.djvu}} |- |0433||[[Auteur:Alphonse Momas|Le Nismois]]||{{l2s|L’Armée de volupté|Le Nismois - L’Armée de volupté, volume 2, 1900.djvu}}||196||1900|||02/2026||Import et correction du volume 2 qui était manquant.||{{ruban par titre|Livre:Le Nismois - L’Armée de volupté, volume 2, 1900.djvu}} |- |0434||[[Auteur:Alphonse Momas|Fuckwell]]||{{l2s|Débauchées précoces|Fuckwell - Débauchées précoces, volume 2, 1900.djvu}}||184||1900|||03/2026||Import et correction du volume 2 qui était manquant.||{{ruban par titre|Livre:Fuckwell - Débauchées précoces, volume 2, 1900.djvu}} |- |0435||[[Auteur:Alphonse Momas|Le Nismois, ]]||{{l2s|L’Hermaphrodite (Le Nismois)|Le Nismois - L’Hermaphrodite, tome 1, 1902.djvu|L’Hermaphrodite}}||156||1902|||03/2026||Import et correction du volume 1 qui était manquant.||{{ruban par titre|Livre:Le Nismois - L’Hermaphrodite, tome 1, 1902.djvu}} |- |0436||[[Auteur:André-Robert Andréa de Nerciat|Nerciat, Andréa de]]||{{l2s|Mon noviciat, ou les joies de Lolotte (éd. Poulet-Malassis)|Nerciat - Mon noviciat, ou les joies de Lolotte (éd. Poulet-Malassis), 1864.djvu|Mon noviciat, ou les joies de Lolotte}}||477||1864|||03/2026||éd. Poulet-Malassis, 2 tomes idem [[L’Enfer_de_la_Bibliothèque_nationale/5#c0457|Enfer-457]]||{{ruban par titre|Livre:Nerciat - Mon noviciat, ou les joies de Lolotte (éd. Poulet-Malassis), 1864.djvu}} |- |0437||[[Auteur:François-Paul Alibert|Alibert, François-Paul]]||{{l2s|Le Supplice d’une queue|Alibert - Le Supplice d’une queue, 1931.djvu}}||98||1931|||03/2026||éd. René Bonnel, similaire Enfer-2623||{{ruban par titre|Livre:Alibert - Le Supplice d’une queue, 1931.djvu}} |- |0438||[[Auteur: Anonyme|Anonyme]]||{{l2s|Confession galante d’une femme du monde|Confession galante d’une femme du monde, 1875.djvu}}||249||1875|||03/2026||Illustré de 48 gravures libres||{{ruban par titre|Livre:Confession galante d’une femme du monde, 1875.djvu}} |- |0439||[[Auteur: Anonyme|Anonyme]]||{{l2s|Griseries, par un auteur moderne|Griseries, par un auteur moderne, 1937.djvu}}||154||1937|||03/2026||éd. clandestine, ornée de 12 gravures libres||{{ruban par titre|Livre:Griseries, par un auteur moderne, 1937.djvu}} |- |0440||[[Auteur: Anonyme|Anonyme]]||{{l2s|Le Nouveau chatouilleur pour dames|Le Nouveau chatouilleur pour dames, 1795.djvu}}||75||1795 (1890 ?)|||03/2026||''Traduction de The Story of a dildoe''||{{ruban par titre|Livre:Le Nouveau chatouilleur pour dames, 1795.djvu}} |- |0441||[[Auteur: Anonyme|Théroigne de Méricourt]]||{{l2s|Le Manuel du libertin|Le Manuel du libertin, 1914.djvu}}||91||1914|||03/2026||Faussement attribué à Théroigne de Méricourt||{{ruban par titre|Livre:Le Manuel du libertin, 1914.djvu}} |- |0442||[[Auteur: Aimecoups|Aimecoups, ]]||{{l2s|Les Homosexualités d’un prince|Aimecoups - Les Homosexualités d’un prince, 1911.djvu}}||105||1911|||03/2026||Éd. Élias Gaucher, Enfer-2547||{{ruban par titre|Livre:Aimecoups - Les Homosexualités d’un prince, 1911.djvu}} |- |0443||[[Auteur:Anonyme|Fourqueuse, Hercule]]||{{l2s|La Vertu de la sœur Agnès|Fourqueuse - La Vertu de la sœur Agnès, 1891.djvu}}||105||1891|||03/2026||Éd. A. Brancart, (P.C.31.d.35) ouvrage inconnu des bibliographies françaises||{{ruban par titre|Livre:Fourqueuse - La Vertu de la sœur Agnès, 1891.djvu}} |- |0444||[[Auteur:Alphonse Momas|Andorre, V. d’]]||{{l2s|Les Carbonari de l’amour|Andorre - Les Carbonari de l’amour, 1902.djvu}}||562||1902|||04/2026||{{Présentation|Les Carbonari de l’amour/Présentation}} Éd. inconnu, (P.C. 13.ee.1), Enfer-1238||{{ruban par titre|Livre:Andorre - Les Carbonari de l’amour, 1902.djvu}} |- |0445||[[Auteur:Édouard Demarchin|D, E.]]||{{l2s|Mes amours avec Victoire (éd. augmentée)|Livre:D. - Mes amours avec Victoire, 1889.djvu}}||188||1889|||04/2026||Éd. A. Brancart édition revue et augmentée de 3 chapitres par rapport à l'éd. originale de 1888. (P.C.30.g.2)||{{ruban par titre|Livre:D. - Mes amours avec Victoire, 1889.djvu}} |- |0446||[[Auteur:Édouard Demarchin|D, E.]]||{{l2s|Mes amours avec Victoire|D. - Mes amours avec Victoire, 1888.djvu}}||140||1888|||04/2026||Édition originale (A. Brancart) (P.C.30.g.3). L’exemplaire de la BNF est classé Enfer-1392.||{{ruban par titre|Livre:D. - Mes amours avec Victoire, 1888.djvu}} |- |0447||[[Auteur:Édouard Demarchin|D, E.]]||{{l2s|Rondeaux et sonnets galants|D. - Rondeaux et sonnets galants, 1887.djvu}}||204||1887|||04/2026||{{Présentation|Rondeaux et sonnets galants/Présentation}} Éd. A. Brancart, (P.C.30.g.8)||{{ruban par titre|Livre:D. - Rondeaux et sonnets galants, 1887.djvu}} |- |0448||[[Auteur:Henry de Balencon|Balencon, Henry de]]||{{l2s|Odette et Martine|Balencon - Odette et Martine, 1911.djvu|Odette et Martine, histoire véridique de deux amies de pension, jolies et passionnées}}||144||1911|||04/2026||{{Présentation|Odette et Martine/Présentation}} Éd. inconnu. (P.C.13.b.9)||{{ruban par titre|Livre:Balencon - Odette et Martine, 1911.djvu}} |- |0449||[[Auteur:René Boylesve|Boylesve, René]]||{{l2s|Nymphes dansant avec des satyres|Boylesve - Nymphes dansant avec des satyres, 1920.djvu}}||212||1920|||04/2026||{{Présentation|Nymphes dansant avec des satyres/Présentation}} éd. Calmann-Levy. Recueil de nouvelles||{{ruban par titre|Livre:Boylesve - Nymphes dansant avec des satyres, 1920.djvu}} |- |0450||[[Auteur:Henry de Balencon|Balancon, Henry de]]||{{l2s|La Plus amoureuse|Balancon - La Plus amoureuse, 1921.djvu}}||124||1921|||04/2026||Éd. Partout où l’on s’amuse, roman érotique lesbien, trans et bisexuel. (P.C.13.b.13)||{{ruban par titre|Livre:Balancon - La Plus amoureuse, 1921.djvu}} |- |0451||[[Auteur:André Ibels|Ibels, André]]||{{l2s|La Bourgeoise pervertie|Ibels - La Bourgeoise pervertie, 1930.djvu}}||329||1930|||04/2026||{{Présentation|La Bourgeoise pervertie/Présentation}} éd. originale, chez l’auteur. (P.C.32.a.10) ||{{ruban par titre|Livre:Ibels - La Bourgeoise pervertie, 1930.djvu}} |- |0452||[[Auteur:Alphonse Momas|Georges de Lesbos]]||{{l2s|Chaudes saturnales|Momas - Chaudes saturnales, 1893.djvu}}||232||1893|||04/2026||{{Présentation|Chaudes saturnales/Présentation}} Ed. fictif ''À la belle fatma'', Alger. (P.C.13.C.6)||{{ruban par titre|Livre:Momas - Chaudes saturnales, 1893.djvu}} |- |0453||[[Auteur:Anonyme|Par ***]]||{{l2s|Le Journal intime d’une soubrette|Le Journal intime d’une soubrette, 1930.djvu}}||147||1930|||04/2026||{{Présentation|Le Journal intime d’une soubrette/Présentation}} Éd. Richepanse||{{ruban par titre|Livre:Le Journal intime d’une soubrette, 1930.djvu}} |- |0454||[[Auteur: Anonyme|Anonyme]]||{{l2s|La Tourelle de Saint-Étienne|La Tourelle de Saint-Étienne, 1830.djvu}}||115||1830|||04/2026||{{Présentation|La Tourelle de Saint-Étienne/Présentation}} À Cythère, même édition que [[L’Enfer_de_la_Bibliothèque_nationale/8#c0787|Enfer-787]], (P.C.29.b.82).||{{ruban par titre|Livre:La Tourelle de Saint-Étienne, 1830.djvu}} |- |0455||[[Auteur: Anonyme|Philédonis, ]]||{{l2s|Amours perverses|Philédonis - Amours perverses, 1912.djvu}}||208||1912|||04/2026||{{Présentation|Amours perverses/Présentation}} À Lesbos, en l’ère de Sapho (Éd. Briffaut) (P.C.14.h.12)||{{ruban par titre|Livre:Philédonis - Amours perverses, 1912.djvu}} |- |0456||[[Auteur:Henry Spencer Ashbee|Ashbee, Henri Spencer]]||{{l2s|Ma vie secrète (trad. Perceau)|Ma vie secrète (trad. Perceau), 1923.djvu}}||358||1923|||05/2026||{{Présentation|Ma vie secrète (trad. Perceau)/Présentation}} éd. Collection de l’Académie des dames (P.C.15.b.16), Enfer-2594||{{ruban par titre|Livre:Ma vie secrète (trad. Perceau), 1923.djvu}} |- |0457||[[Auteur: Anonyme|Anonyme]]||{{l2s|Satan et Ève|Satan et Ève, 1832.djvu}}||108||1832|1832||05/2026||{{Présentation|Satan et Ève/Présentation}} A Damnopolis, même édition que [[L’Enfer_de_la_Bibliothèque_nationale/8#c0763|Enfer-763]], (P.C.31.c.11)||{{ruban par titre|Livre:Satan et Ève, 1832.djvu}} |- |0458||[[Auteur:Alphonse Momas|Le Nismois]]||{{l2s|Secrets de poste|Momas - Secrets de poste, 1891.djvu}}||246||1891|||05/2026||{{Présentation|Secrets de poste/Présentation}} éd. A. Brancart, même édition que Enfer-1239 (P.C.13.ff.28)||{{ruban par titre|Livre:Momas - Secrets de poste, 1891.djvu}} |- |0459||[[Auteur:Charles Devereux|Dévereux, Charles]]||{{l2s|Vénus dans l’Inde|Devereux - Vénus dans l’Inde, 1914.djvu}}||322||1914|||05/2026||{{Présentation|Vénus dans l’Inde/Présentation}} éd. Briffaut, non expurgée, (P.C.15.c.25)||{{c|{{5/4}}}} |- |0460||[[Auteur:Alphonse Momas|L’Érotin]]||{{l2s|Fétichisme amoureux|Momas - Fétichisme amoureux, 1923.djvu}}||159||1923|||05/2026|| {{Présentation|Fétichisme amoureux/Présentation}} éd. Librairie Galante (P.C.13.ff.44)||{{ruban par titre|Livre:Momas - Fétichisme amoureux, 1923.djvu}} |- |0461||[[Auteur: Anonyme|Anonyme]]||{{l2s|Vingt ans de la vie d’une jolie femme|Vingt ans de la vie d’une jolie femme, 1894.djvu}}||85||1894|1789||05/2026||{{Présentation|Vingt ans de la vie d’une jolie femme/Présentation}} même éd. que [[L’Enfer_de_la_Bibliothèque_nationale/1#c0037|Enfer-37]]), P.C.13.ff.21||{{ruban par titre|Livre:Vingt ans de la vie d’une jolie femme, 1894.djvu}} |- |0462||[[Auteur:Georges Belz de Villas|Belz de Villas, Georges]]||{{l2s|Sous le ciel bleu|Belz de Villas - Sous le ciel bleu, 1884.djvu}}||149||1884|||05/2026||{{Présentation|Sous le ciel bleu/Présentation}} même éd. que [[L’Enfer_de_la_Bibliothèque_nationale/1#c0090|Enfer-90]], sous la cote (P.C.31.g.14)||{{ruban par titre|Livre:Belz de Villas - Sous le ciel bleu, 1884.djvu}} |- |0463||[[Auteur:Anonyme|Anonyme]]||{{l2s|Régine (Queeny)|Régine (Lady Harpur), 1916.djvu|Régine}}||381||1916|||05/2026||{{Présentation|Régine (Queeny)/Présentation}} (P.C.15.de.5)||{{ruban par titre|Livre:Régine (Lady Harpur), 1916.djvu}} |- |0464||[[Auteur: Anonyme|Anonyme]]||{{l2s|Le Joujou mystérieux|Le Joujou mystérieux, 1780.djvu}}||158||1780|||05/2026||{{Présentation|Le Joujou mystérieux/Présentation}} éd. Partout et nulle part (P.C.31.a.40)||{{ruban par titre|Livre:Le Joujou mystérieux, 1780.djvu}} |- |0465||[[Auteur:Oscar Wilde|Wilde, Oscar]]||{{l2s|Teleny, étude physiologique|Anonyme - Teleny, 1934.djvu}}||260||1934|||06/2026||{{Présentation|Teleny, étude physiologique/Présentation}} Édition privée pour les membres du Ganymède club, œuvre collective attribuée notamment à Oscar Wilde, Enfer-1223, Private Case (P.C.15.b.11) ||{{ruban par titre|Livre:Anonyme - Teleny, 1934.djvu}} |- |0466||[[Auteur:Johannès Gros|Lansay, Jacqueline de]] (alias Johannès Gros)||{{l2s|Les Délices libertines|Lansay - Les Délices libertines, 1934.djvu}}||149||1934|||06/2026||{{Présentation|Les Délices libertines/Présentation}} éd. Au bonheur des dames (M. Duflou), Enfer-1138, (P.C.13.e.5)||{{ruban par titre|Livre:Lansay - Les Délices libertines, 1934.djvu}} |- |0467||[[Auteur:Johannès Gros|Gros, Johannès]] (attribué à)||{{l2s|Cydalise ou le Péché dans le miroir|Cydalise ou le Péché dans le miroir, 1930.djvu}}||243||1930|||06/2026||{{Présentation|Cydalise ou le Péché dans le miroir/Présentation}}, éd. s. n. (M. Duflou), Private Case (P.C.14.h.57)||{{ruban par titre|Livre:Cydalise ou le Péché dans le miroir, 1930.djvu}} |- |0468||[[Auteur:Édouard Demarchin|E. D.,]]||{{l2s|La Maison de verre|E. D. - La Maison de verre, 1891.djvu}}, Défilé de tableaux vivants||152||1891||06/2026||{{Présentation|La Maison de verre/Présentation}} Éd. Brancart, illustré de 6 eaux fortes. Private Case (P.C.13.h.8)||{{ruban par titre|Livre:E. D. - La Maison de verre, 1891.djvu}} |- |0469||[[Auteur: Anonyme|Anonyme]]||{{l2s|À L’Ombre, ou Mes ébats au milieu des ingénues|À L’Ombre, ou Mes ébats au milieu des ingénues, 1889.djvu}}||107||1889|||06/2026||{{Présentation|À L’Ombre, ou Mes ébats au milieu des ingénues/Présentation}} Ed. A. Brancart, Private Case (P.C.30.g.10)||{{ruban par titre|Livre:À L’Ombre, ou Mes ébats au milieu des ingénues, 1889.djvu}} |- |0470||[[Auteur:Max Des Vignons|Des Vignons, Max]]||{{l2s|Fredi s’amuse|Des Vignons - Fredi s’amuse, 1929.djvu}}||216||1929|||04/2026||{{Présentation|Fredi s’amuse/Présentation}} Éd. F. Brenet, Private Case (P.C.13.g.28)||{{ruban par titre|Livre:Des Vignons - Fredi s’amuse, 1929.djvu}} |- |0471||[[Auteur:Alec Scouffi|Scouffi, Alec]]||{{l2s|Au Poiss’ d’Or|Scouffi - Au Poiss’ d’Or, 1929.djvu}}||249||1929|||07/2026||{{Présentation|Au Poiss’ d’Or/Présentation}} Éd. Montaigne, Fernand Aubier||{{ruban par titre|Livre:Scouffi - Au Poiss’ d’Or, 1929.djvu}} |- |0472||[[Auteur:Max Des Vignons|Des Vignons, Max]]||{{l2s|Fredi en ménage|Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu}}||211||1930|||07/2026||{{Présentation|Fredi en ménage/Présentation}} Éd. Librairie artistique, Private case (P.C.13.g.29)||{{ruban par titre|Livre:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu}} |- |colspan=3 style="text-align:right;"|'''Total'''||'''100359'''||colspan=3|'''pages créées et corrigées.''' |} {{ancre|bas de tableau}} {{g|[[#retour haut de tableau|↑ Haut de tableau]]}} <references /> exqqwnuqwik82dui7nj4ty92fnux6hk La Fin d’Illa 0 3512864 15913986 11873663 2026-07-10T15:07:46Z Khardan 13512 15913986 wikitext text/x-wiki {{TextQuality|100%}} <pages index="Moselli - La Fin d'Illa, 1925.djvu" /> [[Catégorie:Bon pour export]] [[Catégorie:Science-fiction|Fin d’Illa]] [[Catégorie:Romans parus en 1925|Fin d’Illa]] [[Catégorie:Publiés à Paris|Fin d’Illa]] sofafadpbns321b613p55b1de153xds Page:Moselli - Le Messager de la planète, 1924.djvu/2 104 3519399 15914201 11161065 2026-07-10T17:48:46Z Khardan 13512 /* Validée */ 15914201 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Khardan" /></noinclude><nowiki/> {{il|5}} Emmitouflés d’épaisses fourrures, depuis la plante des pieds jusqu’au sommet du crâne, Ottar Wallens, le géologue, et Olaf Densmold, l’astronome, avançaient lentement sur le champ de glace. Devant eux, à une cinquantaine de mètres, le traîneau conduit par Kobyak, un Indien de l’Alaska, glissait sur la plaine blanche. Et puis, c’était le néant : neige gelée, blocs de glace, ciel gris, sans reflet. Pas un souffle d’air, mais une température de 28{{Lié}}degrés au-dessous de zéro. Les trois hommes — le géologue, l’astronome et l’Indien — avaient quitté, onze jours auparavant, leur navire, le trois-mâts ''Sirius'', qui les avait emmenés depuis Bergen jusqu’à la Terre de Wilkes. Le ''Sirius'' s’était avancé jusqu’au 70{{e}} {{tiret|paral|lèle}}<noinclude> <references/></noinclude> 06hoojdlmar2plw3rppky3ur7jqkud3 15914216 15914201 2026-07-10T17:57:55Z Khardan 13512 15914216 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Khardan" /></noinclude><nowiki/> {{il|5}} Emmitouflés d’épaisses fourrures, depuis la plante des pieds jusqu’au sommet du crâne, Ottar Wallens, le géologue, et Olaf Densmold, l’astronome, avançaient lentement sur le champ de glace. Devant eux, à une cinquantaine de mètres, le traîneau conduit par Kobyak, un Indien de l’Alaska, glissait sur la plaine blanche. Et puis, c’était le néant : neige gelée, blocs de glace, ciel gris, sans reflet. Pas un souffle d’air, mais une température de 28{{Lié}}degrés au-dessous de zéro. Les trois hommes — le géologue, l’astronome et l’Indien — avaient quitté, onze jours auparavant, leur navire, le trois-mâts ''Sirius'', qui les avait emmenés depuis Bergen jusqu’à la Terre de Wilkes. Le ''Sirius'' s’était avancé jusqu’au 70{{e}} {{tiret|paral|lèle}}<noinclude> <references/></noinclude> nkj0sgu951y4yab37tiwjlnr669hesp Page:Moselli - Le Messager de la planète, 1924.djvu/3 104 3519401 15914204 13960190 2026-07-10T17:50:34Z Khardan 13512 /* Validée */ 15914204 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Khardan" /></noinclude>{{tiret2|paral|lèle}} et avait dû s’arrêter devant la banquise. L’expédition n’avait pas strictement pour but d’atteindre le pôle Sud, mais de s’en rapprocher le plus possible et de compléter les observations faites par Amundsen et Shackleton, au point de vue météorologique, astronomique et géologique. Comme le ''Sirius'' ne pouvait aller plus avant, les deux chefs de l’expédition avaient décidé de s’enfoncer à travers la banquise. En plus de nombreux instruments scientifiques, comprenant un petit appareil de télégraphie sans fil, ils emportaient pour six semaines de vivres de toutes sortes, un matériel de campement léger et perfectionné, des armes, le tout bien arrimé sur un traîneau tiré par douze chiens de l’Alaska que dirigeait Kobyak, un gigantesque Peau-Rouge engagé à Nome, dans l’Alaska occidental. Ottar Wallens — le géologue — était âgé de quarante-deux ans. C’était un fort gaillard légèrement voûté, au visage rond, au nez court supportant une paire de lunettes à monture d’écaille. Il était brusque et s’emportait facilement. Membre de l’Académie royale de Christiania et de nombreuses sociétés savantes, il avait composé plusieurs ouvrages sur la constitution des continents arctiques, qui faisaient autorité. Son compagnon, Olaf Densmold, venait d’avoir<noinclude> <references/></noinclude> lhuuyckk55g1eyyhnfp22ncnp4likc7 15914215 15914204 2026-07-10T17:57:34Z Khardan 13512 15914215 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Khardan" /></noinclude>{{tiret2|paral|lèle}} et avait dû s’arrêter devant la banquise. L’expédition n’avait pas strictement pour but d’atteindre le pôle Sud, mais de s’en rapprocher le plus possible et de compléter les observations faites par Amundsen et Shackleton, au point de vue météorologique, astronomique et géologique. Comme le ''Sirius'' ne pouvait aller plus avant, les deux chefs de l’expédition avaient décidé de s’enfoncer à travers la banquise. En plus de nombreux instruments scientifiques, comprenant un petit appareil de télégraphie sans fil, ils emportaient pour six semaines de vivres de toutes sortes, un matériel de campement léger et perfectionné, des armes, le tout bien arrimé sur un traîneau tiré par douze chiens de l’Alaska que dirigeait Kobyak, un gigantesque Peau-Rouge engagé à Nome, dans l’Alaska occidental. Ottar Wallens — le géologue — était âgé de quarante-deux ans. C’était un fort gaillard légèrement voûté, au visage rond, au nez court supportant une paire de lunettes à monture d’écaille. Il était brusque et s’emportait facilement. Membre de l’Académie royale de Christiania et de nombreuses sociétés savantes, il avait composé plusieurs ouvrages sur la constitution des continents arctiques, qui faisaient autorité. Son compagnon, Olaf Densmold, venait d’avoir<noinclude> <references/></noinclude> gzhx4c1t9bi5u7hfgfh0zstx0zkpkks Page:Moselli - Le Messager de la planète, 1924.djvu/4 104 3519405 15914208 11241014 2026-07-10T17:52:21Z Khardan 13512 /* Validée */ 15914208 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Khardan" /></noinclude>cinquante et un ans. Il était maigre et osseux, avec un visage en proue de navire muni de petits yeux ronds, noirs et perçants. De caractère taciturne, il restait muet pendant des journées entières. Ses travaux sur les satellites de Jupiter, notamment, avaient eu un énorme retentissement. On le citait comme un des premiers mathématiciens vivants. Au cours de la longue traversée accomplie sur le ''Sirius'', entre Bergen et la Terre de Wilkes — près de deux mois — les savants, qui se connaissaient déjà, avaient achevé de sympathiser, ou plutôt, de s’habituer l’un à l’autre. Tous deux, d’ailleurs, étaient également intéressés au succès de l’expédition qui portait leurs noms… Et maintenant, côte à côte, ils avançaient sur la morne banquise. Ils parlaient peu. Depuis leur départ, ils avaient eu le temps de tout se dire, leur passé, leurs projets, leurs ambitions, leurs déceptions. Et aucun incident n’était survenu. On était à la fin de septembre — au printemps antarctique. Pendant quelques heures, chaque jour, un pâle soleil apparaissait. Olaf Densmold notait quelques observations astronomiques sans grand intérêt, puis l’on repartait. Marches, campement, repas, repos, la vie était toujours la même.<noinclude> <references/></noinclude> htsejrh936ld5cejmiq24uw4cxlcqc7 15914214 15914208 2026-07-10T17:57:18Z Khardan 13512 15914214 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Khardan" /></noinclude>cinquante et un ans. Il était maigre et osseux, avec un visage en proue de navire muni de petits yeux ronds, noirs et perçants. De caractère taciturne, il restait muet pendant des journées entières. Ses travaux sur les satellites de Jupiter, notamment, avaient eu un énorme retentissement. On le citait comme un des premiers mathématiciens vivants. Au cours de la longue traversée accomplie sur le ''Sirius'', entre Bergen et la Terre de Wilkes — près de deux mois — les savants, qui se connaissaient déjà, avaient achevé de sympathiser, ou plutôt, de s’habituer l’un à l’autre. Tous deux, d’ailleurs, étaient également intéressés au succès de l’expédition qui portait leurs noms… Et maintenant, côte à côte, ils avançaient sur la morne banquise. Ils parlaient peu. Depuis leur départ, ils avaient eu le temps de tout se dire, leur passé, leurs projets, leurs ambitions, leurs déceptions. Et aucun incident n’était survenu. On était à la fin de septembre — au printemps antarctique. Pendant quelques heures, chaque jour, un pâle soleil apparaissait. Olaf Densmold notait quelques observations astronomiques sans grand intérêt, puis l’on repartait. Marches, campement, repas, repos, la vie était toujours la même.<noinclude> <references/></noinclude> 1w8q1y7b1jyn7nngtr2hivy2mg6nmm9 Page:Moselli - Le Messager de la planète, 1924.djvu/5 104 3519406 15914210 11241021 2026-07-10T17:54:28Z Khardan 13512 /* Validée */ 15914210 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Khardan" /></noinclude><nowiki /> Kobyak était aussi taciturne que Densmold ; s’il parlait, c’était à ses chiens, pour les encourager ou les menacer. Le claquement de la lanière de son fouet constituait, d’ailleurs, son principal discours… Le traîneau avait déjà laissé derrière lui la région atteinte par les précédents explorateurs. Il avançait maintenant dans l’inconnu. Un inconnu aussi monotone que morne. Aucune plante. Pas d’arbres. Rien. La glace. Par endroits, c’était une plaine unie ; plus loin, des blocs gigantesques, aux formes tourmentées, extraordinaires : des cubes parfaits, de véritables vagues figées, des dunes, des pyramides, et le tout coupé de précipices, de failles aux cassures nettes, comme taillées par une machine. Certains de ces précipices étaient larges de plusieurs mètres : il fallait les contourner. Leur profondeur variait de dix à cent mètres, et plus. Il en montait parfois de sourds gargouillements, décelant le travail de la fonte des eaux. Ailleurs, la glace cédait sous le poids des explorateurs, qui devaient apporter toute leur attention à bien suivre les traces du traîneau. Car l’instinct des chiens ne les trompait pas. … Ce jour-là, il y avait déjà quatre heures qu’ils avançaient et l’étape apparaissait comme devant être satisfaisante, peu fatigante. Le calme<noinclude> <references/></noinclude> ford44wqygl91xvwt6fjjm8nzofh8kd 15914213 15914210 2026-07-10T17:56:56Z Khardan 13512 15914213 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Khardan" /></noinclude><nowiki /> Kobyak était aussi taciturne que Densmold ; s’il parlait, c’était à ses chiens, pour les encourager ou les menacer. Le claquement de la lanière de son fouet constituait, d’ailleurs, son principal discours… Le traîneau avait déjà laissé derrière lui la région atteinte par les précédents explorateurs. Il avançait maintenant dans l’inconnu. Un inconnu aussi monotone que morne. Aucune plante. Pas d’arbres. Rien. La glace. Par endroits, c’était une plaine unie ; plus loin, des blocs gigantesques, aux formes tourmentées, extraordinaires : des cubes parfaits, de véritables vagues figées, des dunes, des pyramides, et le tout coupé de précipices, de failles aux cassures nettes, comme taillées par une machine. Certains de ces précipices étaient larges de plusieurs mètres : il fallait les contourner. Leur profondeur variait de dix à cent mètres, et plus. Il en montait parfois de sourds gargouillements, décelant le travail de la fonte des eaux. Ailleurs, la glace cédait sous le poids des explorateurs, qui devaient apporter toute leur attention à bien suivre les traces du traîneau. Car l’instinct des chiens ne les trompait pas. … Ce jour-là, il y avait déjà quatre heures qu’ils avançaient et l’étape apparaissait comme devant être satisfaisante, peu fatigante. Le calme<noinclude> <references/></noinclude> 2769vkh3ee0qld7jfvaro6sjdpmqy5p Page:Moselli - Le Messager de la planète, 1924.djvu/6 104 3519409 15914211 11160797 2026-07-10T17:56:30Z Khardan 13512 /* Validée */ 15914211 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Khardan" /></noinclude>de l’air rendait le froid très supportable. Et la surface de la glace était suffisamment lisse. Cependant, depuis quelques instants, Kobyak, qui, d’habitude, marchait la tête basse, relevait le front vers le ciel pâle, tournait le visage à droite et à gauche, comme quelqu’un qui flaire le vent. — Il a l’air drôle, le guide ? maugréa soudain Ottar Wallens, à l’adresse de son compagnon. Densmold, en guise de réponse, eut un haussement d’épaules fataliste, comme pour indiquer que la contenance de Kobyak lui importait peu. — Le baromètre est haut, pourtant ! reprit Wallens. Je ne pense pas qu’une tempête nous menace ! Nouveau haussement d’épaules de Densmold. À ce moment précis, Kobyak fit entendre une sorte de sifflement qui arrêta net les chiens. Et l’Indien, se retournant, attendit que les deux savants le rejoignissent. Ce qu’ils firent. — Eh bien ? demanda Wallens, bref. — ''Camper ! Abri. Grand ouragan, grand ouragan venir !'' fit Kobyak. ''Pas bon !'' Sans mot dire, les deux Norvégiens s’approchèrent du traîneau et consultèrent le baromètre qui y était fixé. Il marquait beau fixe. Mais l’alcool, dans son<noinclude> <references/></noinclude> efnnsk6zhy5esfinppnkp5nkkm265j3 Page:Moselli - Le Messager de la planète, 1924.djvu/7 104 3519498 15914606 11241044 2026-07-11T00:04:15Z Khardan 13512 /* Validée */ 15914606 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Khardan" /></noinclude>tube de verre, baissait avec une rapidité terrifiante. Vraiment, il fallait camper. Les trois hommes s’y employèrent. En quelques instants, les chiens furent dételés et entravés, le traîneau placé dans un creux du sol. Puis, à l’aide de leurs couteaux, les explorateurs taillèrent des blocs de glace avec lesquels ils confectionnèrent une sorte de hutte conique devant leur servir d’abri. Le ciel, cependant, s’était légèrement assombri. Les chiens, qui venaient d’achever leur ration de saumon fumé, distribuée par Kobyak, faisaient entendre de sourds grondements. Dans la hutte, le réchaud à alcool avait été allumé. Une bouilloire, suspendue au-dessus, chantait doucement… L’ouragan, soudain, se déchaîna avec une violence inouïe. En quelques secondes, des tourbillons de neige épaisse s’abattirent du ciel devenu noir, cependant que les hurlements sinistres des chiens se mêlaient aux sifflements de la bourrasque. La hutte, bien construite, ne bougeait pas. Une longue heure passa. Les trois hommes, leur repas terminé, avaient allumé leurs pipes et fumaient en silence. Kobyak se leva soudain. En réponse à {{tiret|l’inter|rogation}}<noinclude> <references/></noinclude> m8agoj62n5fui9o67jxcybazyhw4xhk Page:Moselli - Le Messager de la planète, 1924.djvu/8 104 3519501 15914607 11160981 2026-07-11T00:05:43Z Khardan 13512 /* Validée */ 15914607 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Khardan" /></noinclude>{{tiret2|l’inter|rogation}} muette de Wallens, il désigna le trou, creusé au ras du sol, qui avait permis aux explorateurs de pénétrer dans la hutte de glace : la neige l’avait complètement obstrué. Il fallait dégager l’ouverture, sinon, c’était l’asphyxie à brève échéance. L’Indien, avant les savants, l’avait compris ! Armé de son couteau à neige, il se fraya lentement un chemin à travers la paroi glacée. En quelques minutes, il eut creusé une sorte de tunnel dans lequel il disparut. Enveloppés dans leurs épais sacs de couchage, Ottar Wallens et Olaf Densmold, étendus côte à côte, n’avaient pas échangé un mot. Ils ne pouvaient rien, sinon attendre. Le formidable grondement de la tempête parvenait à leurs oreilles, non plus assourdi, mais distinct, tout proche. Parmi les sifflements des rafales, d’épouvantables détonations retentissaient, couvrant l’aboi des misérables chiens qui hurlaient à la mort. — Kobyak a dû complètement dégager l’ouverture ! fit Wallens. Le tumulte de l’ouragan couvrit sa voix. Un souffle glacé, pénétrant par le trou dans lequel avait disparu l’Indien, fit vaciller la flamme du réchaud. Un frémissement bref, mais très net, ébranla<noinclude> <references/></noinclude> hy9wo9diyt7mkwm2m9rbqn6lpfav334 Page:Moselli - Le Messager de la planète, 1924.djvu/9 104 3519512 15914999 11241053 2026-07-11T07:03:28Z Khardan 13512 /* Validée */ 15914999 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Khardan" /></noinclude>la hutte. Et les détonations cessèrent de se faire entendre. Les chiens aboyèrent plus fort. Quelques minutes s’écoulèrent. Kobyak ne reparaissait pas. Les deux savants étaient toujours muets. Ils pensaient que l’Indien devait travailler à dégager l’entrée de la hutte sur un large périmètre, pour ne pas être obligé de recommencer. Mais une heure passa, deux… Ottar Wallens vit que Densmold s’était endormi. Il ronflait. Le géologue consulta sa montre et vit qu’elle était arrêtée. Il se sentit la gorge serrée par une angoisse étrange, si violente qu’il se tourna vers son compagnon et le réveilla d’une secousse. — Eh bien ? demanda Densmold, en se redressant, sourcils froncés. — Voilà plus de trois heures que Kobyak est sorti, et il n’a pas reparu ! — Trois heures ? — Au moins ! Ma montre est arrêtée ! Instinctivement, Densmold tira la sienne : — La mienne aussi ! constata-t-il, étonné. À deux heures onze… — À deux heures onze, ''la mienne aussi'' ! fit Wallens, qui, le plus vite qu’il put, se coula hors de son sac de fourrure.<noinclude> <references/></noinclude> qj8edj2n6oi7ehlpu9d186j96use7fg Page:Moselli - Le Messager de la planète, 1924.djvu/10 104 3519521 15915006 11241066 2026-07-11T07:04:56Z Khardan 13512 /* Validée */ 15915006 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Khardan" /></noinclude><nowiki /> Le réchaud, presque vide, ne donnait plus qu’une flamme sans chaleur. Ottar Wallens frissonna et but quelques gorgées du thé brûlant contenu dans la marmite suspendue au-dessus du réchaud. Puis, ayant pris une torche électrique posée sur une caissette, il l’approcha du baromètre. Il eut un sursaut d’effarement : ''la colonne d’alcool bouillonnait dans le tube de verre, s’abaissant, se relevant, marquant huit cents millimètres, sept cent cinquante, sept cents dans la même minute !'' — Venez voir, Densmold ! cria Wallens, avec un son de voix tel que l’astronome, une seconde, le crut fou. Lorsqu’il vit, lui aussi, l’étrange agitation de l’alcool, la stupeur le figea. — Phénomène… tellurique… aurore boréale. Étonnant ! murmura-t-il. — Il faudrait savoir ce que devient Kobyak ! observa Wallens. L’astronome ne répondit pas, plongé qu’il était dans de profondes réflexions. Wallens, sans insister, se coula dans la galerie creusée par l’Indien à travers la muraille de glace. Rampant sur les mains et sur les genoux, il franchit un coude brusque, sur sa gauche, et<noinclude> <references/></noinclude> j5dalslsk8sguuzqdqu49ynenly6389 Page:Moselli - Le Messager de la planète, 1924.djvu/11 104 3519525 15915008 11241071 2026-07-11T07:06:22Z Khardan 13512 /* Validée */ 15915008 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Khardan" /></noinclude>déboucha, deux mètres plus loin, sous d’épaisses colonnes de neige fine et serrée que les rafales faisaient tournoyer diaboliquement. Les ténèbres étaient complètes ; mais, vers le sud-est — direction approximative ! — Ottar Wallens crut distinguer une lueur diffuse, de teinte verdâtre, qui semblait sortir du sol. Était-ce une illusion ? un mirage ? un phénomène nouveau de réfraction ? Le géologue, tête courbée sous la violence du vent, se le demanda. La pensée de Kobyak l’arracha à ses suppositions. De toute sa voix, il appela l’Indien. Il ne vit rien bouger, n’entendit rien. Les chiens n’aboyaient plus. Un seul bruit persistait : le sifflement formidable des rafales… — Kobyak ! Kobyak ! Rien. L’inquiétude d’Ottar Wallens devenait peu à peu de l’anxiété, une anxiété voisine de la terreur, d’autant plus qu’il se sentait pris d’une sorte de malaise bizarre. Il lui semblait qu’une vibration puissante agitait le sol sous ses pieds et l’air qu’il respirait. Il se raidit. Il appela encore. Sans plus de succès. Dans les ténèbres, il se dirigea vers le {{tiret|traî|neau}}<noinclude> <references/></noinclude> 8mrbp9wv4l4znfif9jep3540jx1f59p Page:Moselli - Le Messager de la planète, 1924.djvu/12 104 3519527 15915012 11241081 2026-07-11T07:07:50Z Khardan 13512 /* Validée */ 15915012 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Khardan" /></noinclude>{{tiret2|traî|neau}} qui, à quelques pas de la hutte, formait sur le sol plat une énorme bosse blanche. Il l’atteignit bientôt. En passant devant les chiens, il entendit quelques faibles aboiements, qui le rassurèrent un peu. Arrêté devant le traîneau, il renouvela ses appels. Ils furent aussi vains que les autres. Les vibrations qu’il ressentait se faisaient de plus en plus intenses. Il lui semblait, à présent, qu’un véritable tremblement agitait son corps, le sol, la neige. « Je suis fou ! » pensa-t-il. Ayant fermé ses yeux, il les rouvrit et ne vit rien d’anormal, sauf, cependant, cette lueur verdâtre qui, vers le sud-est, semblait émaner du sol même. — Kobyak ! Kobyak ! appela-t-il encore. Les rafales lui répondirent seules. Les chiens s’étaient tus. Ottar Wallens, soudain, eut peur, une peur terrible, une peur panique, la peur de devenir fou dans ces ténèbres voilées de neige. Il lui sembla que d’épouvantables périls le guettaient. Il appela à lui tout son sang-froid et, lentement, revint vers la hutte. Non sans peine, il en retrouva l’ouverture, que la neige avait déjà commencé d’obstruer. Il la<noinclude> <references/></noinclude> b3wet5ibnhdh9ytpzzuiob5v0ocdwr6 Page:Moselli - Le Messager de la planète, 1924.djvu/13 104 3519531 15915021 11241095 2026-07-11T07:09:38Z Khardan 13512 /* Validée */ 15915021 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Khardan" /></noinclude>dégagea et, se coulant dans le conduit, se fraya un passage jusqu’à l’intérieur de la cabane. Assis sur une caisse, les coudes sur les genoux, Olaf Densmold regardait un objet qu’il tenait à la main : — Kobyak n’est pas revenu ? demanda assez stupidement le géologue, bien qu’il vît parfaitement que son collègue était seul dans la hutte. — Non ! fit brièvement Densmold en relevant la tête. ''Mais ma boussole est affolée…'' Complètement. ''L’aiguille ne marque plus aucune direction… Elle pointe vers le sol, comme si nous étions au-dessus du pôle magnétique…'' — Oui… oui… murmura Wallens, préoccupé. — Quoi ? Vous voulez dire quelque chose ? — Heu… non !… Mais j’ai perçu, tout à l’heure, certaines vibrations… et j’ai vu… une chose verte… une lueur verte, toute proche… — Ah ! — Oui… Non loin du traîneau ! précisa Wallens. — Et Kobyak ? demanda Densmold, après un instant de silence. — Pas trace. Je l’ai appelé plusieurs fois… Je suis allé jusqu’au traîneau… J’ai passé devant les chiens… Il n’est pas là ! — Tombé dans la neige, sans doute, et recouvert ! grommela Densmold. Cette boussole {{tiret|m’in|quiète}}<noinclude> <references/></noinclude> 2zgqu4ys1lfqokx0ulz64uxj9m8y06n Page:Moselli - Le Messager de la planète, 1924.djvu/14 104 3519533 15915024 11241111 2026-07-11T07:11:13Z Khardan 13512 /* Validée */ 15915024 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Khardan" /></noinclude>{{tiret2|m’in|quiète}}… après le baromètre… qui bouillonne de plus en plus ! Étrange ! — Et nos montres arrêtées !… Vous n’avez pas senti cette vibration ? J’étais comme ivre, tout à l’heure ! — Peut-être… je ne saurais dire… murmura l’astronome. Le vent devait avoir perdu de sa force, car ses mugissements s’entendaient à peine. Ottar Wallens s’assit devant le réchaud : — Le mieux est d’attendre le jour ! conclut-il. Il ne va pas tarder ! Densmold resta muet. Il continuait à observer la grosse boussole qu’il tenait à la main. — Je me demande ce que cela veut dire ! murmura-t-il enfin. On dirait que la boussole se déplace alternativement de chaque côté de l’équateur magnétique… Regardez, Wallens ! » L’aiguille !… Elle pique tantôt vers l’est, tantôt vers l’ouest !… Curieux ! — Curieux ! répéta le géologue. Mais… Kobyak ? Croyez-vous qu’il soit mort ? Sans répondre, Olaf Densmold eut un bref haussement d’épaules. Ottar Wallens frissonna : — Il fait froid ! murmura-t-il. Si Kobyak est mort, nous allons être plutôt embarrassés… pour le traîneau… et les chiens à soigner !<noinclude> <references/></noinclude> c6o8t9qqkn75byxumqzgjrohtpex1ev Page:Moselli - Le Messager de la planète, 1924.djvu/15 104 3519559 15915360 11241119 2026-07-11T08:33:10Z Khardan 13512 /* Validée */ 15915360 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Khardan" /></noinclude><nowiki /> — La boussole m’embarrasse davantage ! Comment nous diriger ?… — Nous avons des boussoles de rechange… — Qui doivent être affolées comme celle-là !… — Les étoiles… — Oui, nous diriger sur elles ; mais, en cas de brume ?… Enfin, le phénomène n’est peut-être que passager ? Il sera intéressant d’en connaître la cause et de le décrire !… — Attendons le jour ! conclut Wallens. Il ne va pas tarder ! Ce disant, le géologue s’introduisit dans son sac de couchage et essaya de dormir, sans y parvenir. Densmold, toujours assis sur la caisse, continua d’observer sa boussole. Wallens le vit soudain se mettre à genoux, s’introduire et disparaître dans le conduit faisant communiquer l’intérieur de la hutte avec le dehors. Il revint moins de dix minutes plus tard : — C’est le jour ! grommela-t-il. J’ai retrouvé Kobyak ! — Vous… Où est-il ? — Mort. Dévoré par les chiens ! J’ai tué deux de ces bêtes, pour leur faire lâcher les débris… La colère m’a emporté ! J’ai eu tort ! Venez voir. La tempête a cessé !<noinclude> <references/></noinclude> l8mrgq0dakkak65d0t7e0p3ww572azv Page:Moselli - Le Messager de la planète, 1924.djvu/16 104 3519561 15915370 11241128 2026-07-11T08:34:30Z Khardan 13512 /* Validée */ 15915370 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Khardan" /></noinclude><nowiki /> Effaré, et toujours en proie à une sourde inquiétude, Ottar Wallens se glissa hors de son sac, resserra ses vêtements de fourrure, et, derrière l’astronome, sortit. Au-dehors, c’était le calme absolu. Rien ne rappelait plus le formidable ouragan de la nuit. Un jour gris jaune, lugubre, éclairait la banquise. En quelques pas, les deux hommes furent devant les chiens. Sur le sol, parmi la neige souillée de sang, les restes informes de Kobyak se distinguaient. Les chiens, assis sur leur arrière-train, immobiles, oreilles pointées, yeux injectés de sang, mufles palpitants, semblaient inquiets. Ils ne bougèrent pas en voyant s’approcher les savants. — ''La… la chose !'' Vous avez vu ? demanda Wallens, en étendant le bras vers le sud-est. Il venait de se rappeler la lueur verdâtre qu’il avait aperçue pendant la nuit. Elle avait disparu. Olaf Densmold se retourna. Il tenait toujours sa boussole à la main : — ''La chose ?'' répéta-t-il. Oui !… ''Elle repousse l’aiguille aimantée !'' Venez ! Les deux hommes, laissant les chiens derrière eux, contournèrent le monticule blanc formé par<noinclude> <references/></noinclude> kvwjlym67i6cnzr8gu6552c35cbkhch Page:Moselli - Le Messager de la planète, 1924.djvu/17 104 3519567 15915376 11161092 2026-07-11T08:36:13Z Khardan 13512 /* Validée */ 15915376 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Khardan" /></noinclude>le traîneau recouvert de neige et, guidés par l’aiguille aimantée, avancèrent à pas rapides. Ils franchirent environ un kilomètre, sans rien découvrir. La ''chose'', quelle qu’elle fût, était plus loin qu’ils ne l’avaient cru. Ils commençaient à douter de son existence, lorsque, ayant gravi une élévation de la surface glacée, ils distinguèrent, à quelques mètres d’eux, une cavité ayant à peu près la forme d’un entonnoir d’environ quinze mètres de diamètre et d’une profondeur double. Ils s’en approchèrent. En ayant atteint les bords, ils reculèrent éblouis. Au fond de la cavité, une ''chose'', qui avait l’apparence d’une énorme émeraude, gisait, une émeraude polyédrique, à multiples facettes, d’environ sept mètres de diamètre. Les facettes, de forme hexagonale, paraissaient avoir un peu moins de dix centimètres de diamètre. Une lueur verdâtre, diffuse, en jaillissait. Olaf Densmold hocha la tête et regarda son compagnon, qui le regarda. Tous deux, au risque de glisser dans l’entonnoir de glace, s’approchèrent encore un peu. Wallens faillit dégringoler, l’astronome n’eut que le temps de le retenir. Un fragment de glace, arraché par le mocassin de Wallens, roula dans<noinclude> <references/></noinclude> 8repd9cjd18w0oft45mya0phr2yg3iy Page:Moselli - Le Messager de la planète, 1924.djvu/18 104 3519573 15915379 11161100 2026-07-11T08:37:59Z Khardan 13512 /* Validée */ 15915379 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Khardan" /></noinclude>l’entonnoir et alla heurter le polyèdre d’émeraude. Une sorte de ronflement s’entendit, monta vers les hautes notes, devint un sifflement sec qui, peu à peu, s’intensifia, modulant une série de sons tour à tour très doux et très intenses. ''Le polyèdre, cependant, changeait de forme.'' Les deux savants, n’en croyant pas leurs yeux, virent les facettes disparaître, les parois de la ''chose'' devenir lisses comme celles d’un bloc de cristal, et la ''chose'' elle-même eut la forme d’une sphère parfaite. Une sphère d’émeraude ! — Je suis fou ! fit Ottar Wallens, en se frottant les yeux. — ''Je suis fou !'' répéta un écho, du fond de l’entonnoir. — Taisez-vous ! grommela Densmold qui, lèvres pincées et yeux largement ouverts, regardait. ''La sphère, lentement, changeait de forme !'' Elle devint un cône, un cube, puis, successivement, un parallélépipède rectangle, une pyramide, un cylindre, les principales figures de la géométrie à trois dimensions. Les sons continuaient à en jaillir. C’étaient des gammes chromatiques d’une infinie douceur, des notes brèves ou filées. Les deux savants, immobiles comme des {{tiret|sta|tues}}<noinclude> <references/></noinclude> c3sgm98spbph4l6wcus9is4y1i4cq7a 15915380 15915379 2026-07-11T08:38:39Z Khardan 13512 15915380 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Khardan" /></noinclude>l’entonnoir et alla heurter le polyèdre d’émeraude. Une sorte de ronflement s’entendit, monta vers les hautes notes, devint un sifflement sec qui, peu à peu, s’intensifia, modulant une série de sons tour à tour très doux et très intenses. ''Le polyèdre, cependant, changeait de forme.'' Les deux savants, n’en croyant pas leurs yeux, virent les facettes disparaître, les parois de la ''chose'' devenir lisses comme celles d’un bloc de cristal, et la ''chose'' elle-même eut la forme d’une sphère parfaite. Une sphère d’émeraude ! — Je suis fou ! fit Ottar Wallens, en se frottant les yeux. — ''Je suis fou !'' répéta un écho, du fond de l’entonnoir. — Taisez-vous ! grommela Densmold qui, lèvres pincées et yeux largement ouverts, regardait. ''La sphère, lentement, changeait de forme !'' Elle devint un cône, un cube, puis, successivement, un parallélépipède rectangle, une pyramide, un cylindre, les principales figures de la géométrie à trois dimensions. Les sons continuaient à en jaillir. C’étaient des gammes chromatiques d’une infinie douceur, des notes brèves ou filées. Les deux savants, immobiles comme des {{tiret|sta|tues}}<noinclude> <references/></noinclude> gc0fk8ebtbtcko67cdzrarvx15i41ql Auteur:Max Des Vignons 102 3551290 15915401 15907445 2026-07-11T08:55:08Z Cunegonde1 52509 15915401 wikitext text/x-wiki {{Auteur|cle=Des Vignons, Max|contenu = == Œuvres == {{liste documents début}} {{document|date=1922|titre=Betty petite fille|livre=Des Vignons - Betty petite fille, 1922.djvu|avancement=4|genre=Littérature érotique|divers=|export=Betty petite fille}} {{document|date=1923|titre=Betty passionnée|livre=|avancement=0|genre=Littérature érotique|divers=|export=}} {{document|date=1923|titre=Betty libertine|livre=|avancement=0|genre=Littérature érotique|divers=|export=}} {{document|date=1923|titre=Pensionnat de demoiselles|livre=|avancement=0|genre=Littérature érotique|divers=|export=}} {{document|date=1929|titre=[[Fredi à l’école|Fredi à l’école, le roman d’un inverti]]|livre=Des Vignons - Fredi à l’école, 1929.djvu|avancement=4|genre=roman homo-érotique|divers={{Présentation|Fredi à l’école/Présentation}}|export=Fredi à l’école}} {{document|date=1929|titre=[[Fredi s’amuse]]|livre=Des Vignons - Fredi s’amuse, 1929.djvu|avancement=4|genre=roman homo-érotique|divers={{Présentation|Fredi s’amuse/Présentation}}|export=Fredi s’amuse}} {{document|date=1930|titre=[[Fredi en ménage]]|livre=Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu|avancement=4|genre=roman homo-érotique|divers={{Présentation|Fredi en ménage/Présentation}}|export=Fredi en ménage}} {{document|date=1934|titre=[[Plaisirs troublants]]|livre=|avancement=0|genre=|divers=|export=}} {{liste documents fin}} }} [[Catégorie:Auteurs de littérature érotique]] kj2mbi23flzom2eq9fv9ygr1ys38v5t Livre:Almanach du Père Peinard, 1896.djvu 112 3607284 15914266 15291888 2026-07-10T18:22:56Z Favete linguistis 129184 15914266 proofread-index text/x-wiki {{:MediaWiki:Proofreadpage_index_template |Type=journal |Titre=Almanach du [[Le Père Peinard|Père Peinard]] 1896 |Sous_titre=farci de galbeuses histoires et de prédictions épatouflantes |Volume= |Auteur=[[Auteur:Collectif|Collectif]] ; [[Auteur:Émile Pouget|Émile Pouget]] |Traducteur= |Editeur_scientifique= |Illustrateur= |Editeur=[[Le Père Peinard]] |School= |Lieu=Paris |Annee=1896 |Publication= |Bibliotheque= |Clef= |wikidata_item= |BNF_ARK=bpt6k83576z |Source=djvu |Image=1 |Avancement=C |Compilation=false |Pages=<pagelist 2=1 /> |Tomes= |Sommaire={{table|titre= Le vieux Gniaff n’a pas avalé son tire-pied !|page= 2}} {{table|titre= Ruminades sur le calendrier|page= 3}} {{table|titre= Éclipses pour 1896|page= 19}} {{table|titre= Les Grandes marées|page= 19}} {{table|titre= Les Saisons|page= 20}} {{table|titre= [[Faramineuse consultation sur l’avenir]]|page= 22}} {{table|titre= La Loi des Salaires|page= 35}} {{table|titre= Barbieux le braconnier|page= 36}} * [[Auteur :Émile Pouget|Émile Pouget]] - [[Le Muselage universel]] |Epigraphe={{Page:Almanach du Père Peinard, 1896.djvu/2}} |Width= |Css= }} [[Catégorie:Sommaires à construire]] skotyi4w8x4uw3re2xcqlbbstnw1gct 15914323 15914266 2026-07-10T19:09:45Z Favete linguistis 129184 15914323 proofread-index text/x-wiki {{:MediaWiki:Proofreadpage_index_template |Type=journal |Titre=Almanach du [[Le Père Peinard|Père Peinard]] 1896 |Sous_titre=farci de galbeuses histoires et de prédictions épatouflantes |Volume= |Auteur=[[Auteur:Collectif|Collectif]] ; [[Auteur:Émile Pouget|Émile Pouget]] |Traducteur= |Editeur_scientifique= |Illustrateur= |Editeur=[[Le Père Peinard]] |School= |Lieu=Paris |Annee=1896 |Publication= |Bibliotheque= |Clef= |wikidata_item= |BNF_ARK=bpt6k83576z |Source=djvu |Image=1 |Avancement=C |Compilation=false |Pages=<pagelist 2=1 /> |Tomes= |Sommaire={{table|titre= Le vieux Gniaff n’a pas avalé son tire-pied !|page= 2}} {{table|titre= Ruminades sur le calendrier|page= 3}} {{table|titre= Éclipses pour 1896|page= 19}} {{table|titre= Les Grandes marées|page= 19}} {{table|titre= Les Saisons|page= 20}} {{table|titre= [[Faramineuse consultation sur l’avenir]]|page= 22}} {{table|titre= La Loi des Salaires|page= 35}} {{table|titre= Barbieux le braconnier|page= 36}} {{table|titre= L’Enfer|page= 38}} {{table|titre= Le Grand fiasco|page= 46}} {{table|titre= Fille-mère|page= 49}} {{table|titre= [[Le Muselage universel]]|page= 51}} {{table|titre= Que deviendront les inventeurs ?|page= 55}} {{table|titre= Voleries commerciales|page= 59}} {{table|titre= Bourdes et Vérités|page= 60}} {{table|titre= Le Pain révolutionnaire|page= 61}} {{table|titre= La Noël des pauvres Bougres|page= 61}} |Epigraphe={{Page:Almanach du Père Peinard, 1896.djvu/2}} |Width= |Css= }} f2ri8v53u7mhkzmc5zij7ubjrwwpsmy Page:Almanach du Père Peinard, 1896.djvu/55 104 3652176 15914319 14586282 2026-07-10T19:05:51Z Favete linguistis 129184 /* Corrigée */ 15914319 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Favete linguistis" /></noinclude><nowiki /> Or, il y a juste dix millions d’électeurs sur ces quarante millions d’habitants. Pourquoi {{unité|10|millions}} et non pas 12 ou 18 ? Pourquoi ne commence-t-on à voter qu’à 21 ans ? Pourquoi les femmes ne sont-elles pas électeurs ? Pourquoi faut-il que les bons bougres aient des quittances de loyer pour être inscrits ? Pourquoi les soldats ne votent-ils pas ? Ça, — ainsi que bien d’autres contradictions, — personne n’a jamais pu les expliquer, c’est la bouteille à l’encre ! Donc, y a dans toute la France que dix millions d’électeurs. Supposons que ces couillons-là poussent en carré, kif-kif les asperges, et pour les classer prenons les chiffres de la foire électorale de 1893. Ils occuperont juste le quart de la page, soit le carré ci-dessous : [[File:Almanach du Père Peinard, 1896 (page 55 crop).png|center|500px]] {{??|Tableau}} Reluquez ça, les camaros, et en un clin d’œil vous aurez constaté que c’est la minorité qui fait la pluie et le beau temps. Le carré des abstentionnistes fait à lui seul le tiers des électeurs ; vient à côté le carré des votards dont les candidats n’ont pas décroché la timballe, — ils sont 2.458.000. Ces deux carrés réunis font plus de la moitié : ceux-là se passent de députés. Viennent ensuite les carrés des élus : celui des socialistes est le plus maigre ; celui des réacs le suit, puis celui des radicaux. Faisant la loi à tous ceux-là nous tombons ensuite dans le trou à fumier des opportunards et des ralliés : c’est eux les plus forts, et c’est eux qui gouvernent… et ils ne sont pas le quart des votards. Et encore, foutre, faut-il pas crier trop haut qu’ils gouvernent ! Les {{unité|300|bouffe-galette}} qui représentent ces 2.300.000{{lié}}votards ont en effet à balancer les {{unité|270|birbes}} des diverses oppositions. Seulement, y a de tels mic-macs à l’Aquarium que la plupart du temps, les députés se fichent de l’opinion de leurs électeurs autant qu’un poisson d’une pomme. Ils votent suivant les ordres d’un ministre ou les ordres d’un distributeur de chèques. De sorte que ces 2.300.000{{lié}}andouilles qui ont voté pour des bouffe-galette de la majorité, n’ont — même pas eux ! — la veine d’être représentés selon leur cœur. En dernier ressort, c’est une douzaine de crapules qui gouvernent la France : des ministres comme Rouvier, Bailhaut ou Dupuy, des distributeurs de chèques comme Arton ou des banquiers comme Rothschild. {{Centré|— o —}} Quant à espérer s’enquiller dans la mécanique gouvernementale, de manière à se rendre utile au populo, c’est un rêve de maboules et d’ambitieux. C’est un sale truc que de se foutre tout rond dans un marécage pestilentiel pour se guérir des fièvres. C’est comme Gribouille qui se fichait à la Seine pour ne pas se mouiller. D’ailleurs, on a été assez salement échaudés par des bouffe-galette qui parlaient au nom du peuple pour être guéris de la maladie votarde. De tous les types qui avaient du poil au ventre, alors qu’ils étaient au milieu du populo, combien y en a-t-il qui, une fois élus députés, sont restés propres ?<noinclude> <references/></noinclude> kxp5en0w19wyxdjm4e4l5phznxyaxnb Utilisateur:Cunegonde1/BrouillonMatchEtSplit 2 3670752 15914758 15906893 2026-07-11T06:22:15Z Cunegonde1 52509 /* SPLIT */ 15914758 wikitext text/x-wiki ==Brouillon pour Match et Split== {{ambox|image=[[File:Baustelle.svg|50px]]|text=Ajustements en cours, après Match et Split. Pour éviter les conflits d’édition, merci d’attendre le retrait de ce bandeau pour travailler sur ce livre.}} {{m|En cours2}} en cas de problème, on peut mettre un message à [[Discussion utilisateur:Tpt|Tpt]] (en français) *Page à renseigner pour le Match : https://matchandsplit.toolforge.org/match *Page à renseigner pour le Split : https://matchandsplit.toolforge.org/split *Vérifier le statut du Bot : https://matchandsplit.toolforge.org/status ------------ ==SPLIT== ==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/9]]== <nowiki/> {{T2|I|mt=4em|mb=2em}} La guerre avait jeté sur le cœur et l’esprit de Fredi comme un voile d’insurmontable mélancolie. Bertrand avait disparu dans la tourmente, Xavier seul lui restait. Mais un Xavier débauché, vieilli, qui avait désormais abandonné toute espérance. Tante Jeannie était morte, laissant à son neveu tout son bien. Malgré son bonnet de paysanne, elle était riche et Fredi, du jour au lendemain, se vit à l’abri du besoin. La guerre naturellement avait désorganisé les cours, le jeune homme ne se découragea point, mais ne travailla plus, en vue d’examen. Dès que l’héritage de tante Jeannie lui eut assuré la sécurité matérielle, il se plongea dans un labeur, intéressant pour lui seul. L’armistice le surprit dans un petit appartement qu’il avait meublé avec goût. ==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/10]]== <nowiki/> Xavier gardait toujours sa chambre à l’hôtel, comprenant qu’il ne devait pas embarrasser la vie du jeune homme. Celui-ci perçut mieux alors la solitude et ce sentiment le frappa pour la première fois. Il se prenait souvent à regarder autour de lui et ne croyait voir que couples heureux. Il aurait voulu maintenant ressembler à tous ces noceurs qui trouvaient le bonheur auprès d’une femme. À lui, cela était interdit à jamais. Pendant la guerre, entraîné par le hasard, il avait tenté une nouvelle expérience. Une jeune hétaïre, attirée par sa beauté d’éphèbe, l’avait entraîné dans une chambre d’hôtel. Auprès d’un beau corps, ferme et juvénile, il était demeuré craintif et morne. Sa compagne avait essayé de le stimuler, il s’abandonna lui-même à des rêves priapiques. Tout fut en vain, il se sauva honteusement, avec aux lèvres une imprécation. Dès ce jour, la femme lui devint odieuse, définitivement ; il la haït pour sa propre faiblesse. Le même soir, il courut auprès de Xavier et retrouva instantanément sa vigueur. Ce fut son dernier essai ; il évita la {{tiret|compa|gnie}} ==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/11]]== {{tiret2|compa|gnie}} des femmes qui lui causait de plus en plus une terreur indéfinissable. Afin de tromper sa sentimentalité, il versa dans le pacifisme, mais un pacifisme morbide, aspirant à se sacrifier pour la cause universelle. Après l’armistice, il retourna une fois chez ses parents. Il y demeura quelques jours qui furent, pour lui, une perpétuelle souffrance. Masseret était en retraite et passait ses après-midi au café, à d’interminables parties de manille. Il rentrait le soir, absolument ivre, sacrant et bavant. À ce moment, Fredi, au comble du dégoût, se sauvait dans sa chambre, laissant sa mère en face de l’ivrogne. La pauvre femme se débattait au milieu de mille difficultés. Masseret considérant que Fredi maintenant était suffisamment riche, du fait de l’héritage de sa tante, prétendait ne plus se priver de rien. Lentement, mais avec persévérance, il rongeait le modeste capital, amassé pendant toute une vie commune par {{Mme|Masseret|nx}}. En réalité, il avait toujours escompté la fortune de sa sœur pour lui permettre de goûter au luxe, à la fin de sa vie. De ce que cet argent ==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/12]]== lui avait échappé, il gardait à son fils une sourde rancune. Fredi ne trouvait donc, au sein de la famille, ce qu’il cherchait désespérément : un attachement sincère, la possibilité de se dévouer. Certes, il plaignait sa mère et lui conseillait une rupture brutale. Néanmoins, il ne se sentait point en confiance auprès d’elle, obligé comme toujours de jouer un rôle, de cacher honteusement le fond de son cœur. C’était surtout cette perpétuelle nécessité de paraître autrement qu’il n’était réellement, qui la poussait à la mélancolie. Son père quand il se trouvait en sa présence, ironisait encore comme jadis, essayant de le traiter de haut, de l’appeler galopin. Il haussait les épaules avec froideur, ne cachant plus qu’il avait mesuré cette supériorité à sa juste valeur. Mais s’il prenait sa mère en pitié, il ne la jugeait pas moins sainement. Il voyait son pauvre caractère étriqué, l’empêchant de regarder au-delà son minime domaine, c’est-à-dire sa maison. Il revint à Paris absolument désorienté ; il ==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/13]]== sentait que désormais il était bien seul dans la vie, que nul ne le comprendrait et aussi que nul ne l’aimerait comme il souhaitait être aimé. L’avenir lui apparaissait sombre soudainement et il versa dans une véritable crise de neurasthénie. Ce fut encore Xavier qui le ramena à l’espoir, lui offrant son propre exemple. Lui aussi avait erré tristement par la vie, sans une affection sincère jusqu’au jour où il avait rencontré le jeune homme. Lui aussi était un abandonné contraint de jouer un rôle. Et s’il avait avoué la vérité, l’on aurait eu pour lui que dédain et moquerie, quand il avait besoin de beaucoup de pitié. Fredi au moins avait ses livres, lui manquait même de ce suprême secours. La crise du jeune homme dura trois bons mois, durant lesquels il resta presque continuellement enfermé chez lui. Il vivait dans la pénombre, fuyant peureusement la grande lumière. Les double rideaux de ses fenêtres se trouvaient toujours à demi-fermés et quoique l’on fût au printemps, l’électricité brûlait dès une heure de l’après-midi. Durant ce temps, il travailla fébrilement à des ==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/14]]== recherches d’histoire sur le moyen-âge. Cette période, si loin de notre civilisation l’intriguait. Et lorsqu’il eut achevé cette tâche, il eut l’idée de l’envoyer à une revue s’occupant de ces questions. En réponse lui vinrent des offres avantageuses et quelques compliments. Il en fut étonné et brusquement l’avenir parut s’éclaircir. Il se découvrait soudain un but, un attrait jusque-là ignoré. Il eut la sensation d’avoir créé quelque chose, d’avoir apporté son effort à l’éternel labeur collectif. Il passa aussi vite de la tristesse à la gaieté qu’il s’était enfoncé dans la mélancolie. Il sortit vraiment pour la première fois, le jour où il reçut cette réponse et il entraîna joyeusement Xavier dîner en un établissement élégant. Ses idées de luxe le reprirent aussitôt, à la vue de ce clinquant de restaurant. Il les avait abandonnées, les jugeant irréalisables avec ses maigres rentes. Mais maintenant un capital-travail venait s’ajouter au capital-argent et tous les espoirs lui semblaient permis. Il était ce soir-là en frac, mince, dégagé, efféminé beaucoup, avec sa jolie tête blonde, ses traits menus, le bleu très doux de ses yeux. Une ==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/15]]== joie se reflétait sur son visage, mettant une lueur dans ses prunelles. Les femmes le regardaient ; il n’y prit garde. Mais lorsqu’un homme le considérait un instant, une révolution se produisait en lui. Se méfiant de lui-même, conscient de sa timidité, il s’enfermait en une hautaine froideur qui lui procurait une attitude. Ses gestes étaient réduits au strict minimum et il ne semblait rien voir autour de lui. Cela accroissait la distinction affinée de sa personne tout entière. Ils restèrent longtemps à table, caressant leur gourmandise. Quand ils sortirent, il était tard et ils s’en furent à pied, vers l’Opéra, se tenant par le bras. Xavier avait l’impression que les beaux jours de jadis étaient revenus. Il se trompait ; son compagnon fixait déjà l’avenir, donnant libre cours à ses aspirations secrètes. Il aimait bien Xavier, il éprouvait à son égard un solide attachement et dans l’intimité, restait pour lui ce qu’il avait toujours été, l’ami viril. Cependant cela ne suffisait pas, le souvenir de Bertrand lui revenait à l’esprit et il rêvait encore une fois de découvrir ce qu’il appelait naïvement et avec sincérité l’âme sœur. ==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/16]]== <nowiki/> Il eut soudain hâte de quitter Xavier et ils prirent un taxi qui les ramena au logement du jeune homme et de là, le sexagénaire s’en fut chez lui. Fredi courut à sa chambre, et {{Corr|fièvreusement|fiévreusement}} se dévêtit entièrement pour s’allonger sur son lit. Ses rêves anciens le reprirent, c’était la réaction au travail trop longtemps soutenu qui se produisait avec une sorte de brutalité. Il s’endormit au matin seulement ; il était brisé quoique comme toujours il eut évité une solution naturelle, retenu encore par son dégoût instinctif. Cette solution, il l’admettait chez ses amis, mais jamais pour lui-même. Il n’y avait rien de raisonné en cette répugnance, le besoin matériel de se rapprocher de la féminité l’y poussait. D’ailleurs cette solution ne lui procurait aucune satisfaction réelle et jamais il n’éprouvait le besoin véritable qu’elle se réalisât. Le lendemain très tôt, il se rendit à là revue où on lui confirma les conditions. Il n’en fut pas absolument heureux, la première joie déjà était évanouie, il se produisait en lui un immense relâchement moral. ==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/17]]== <nowiki/> Jusque là, il avait eu l’énergie soutenue par le travail. Maintenant ce dernier ressort lui échappait. La sexualité enfermée en son être sans qu’il le notât précisément, semblait remonter à fleur de peau, créer en lui un besoin morbide indéfinissable. Après cette visite, il rentra chez lui, précipitamment, ayant hâte de retrouver sa chère solitude. Tout habillé, comme lorsqu’il était étudiant, il se jeta sur son lit et s’abandonna au rêve qui endort. Courant après une insaisissable chimère, il ne s’apercevait pas de l’heure qui passait. Xavier en arrivant vers midi le surprit ainsi. Il eut un mot de reproche, réclamant sa part, mais Fredi anéanti ne fut capable que de balbutier quelques mots d’excuse. L’ami se tut tristement ; il connaissait également ces instants d’exaspération sans but, sans désir précis, avec l’impossibilité de réaliser une union normale. Il entraîna le jeune homme au dehors, l’emmenant déjeuner en un restaurant élégant des boulevards. Il espérait le distraire, le tirer de cette angoisse sensuelle qui lui pesait sur la nuque comme un casque de plomb. ==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/18]]== <nowiki/> Pourtant il savait que ses efforts resteraient illusoires. Fredi demeura maussade sans cause, parlant peu, écoutant à peine. Il fallut revenir au logis de bonne heure, le bruit, le mouvement des rues, jusqu’à la lumière lui causaient une gêne insurmontable. Quand il se revit dans sa chambre aux rideaux à demi-tirés, il éprouva une subite sensation de bien-être. Avec un rire trouble, il s’allongea sur le divan et indifférent presque, s’abandonna. Xavier était près de lui, s’ingéniant à éveiller un besoin matériel, physique. Il ne voyait, auprès de lui, qu’une loque misérable et aveulie. Fredi finit par s’endormir, d’un sommeil lourd, l’esprit paralysé par la débauche de rêve précédente. Xavier, toujours tendre, le veilla, surveillant sur ses traits affinés, l’éloignement progressif de la fatigue. Dès qu’il vit ses paupières tressaillir, il se sauva à la cuisine et lorsque le jeune homme ouvrit les yeux, il lui apporta une tasse de thé. Fredi, allongé sur le divan, le corps roulé dans un peignoir léger, s’alanguissait mollement. Il grignotait des gâteaux avec une gourmandise puérile, souriant à l’ami dévoué. ==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/19]]== <nowiki/> Il avait des poses d’une charmante féminité, d’une grâce souvent pleine de mièvrerie. Ce ne fut que vers le soir qu’il parut reprendre un peu d’énergie. Il se leva et s’habilla, vêtant le frac qui moulait son corps gracile. Comme il devait prochainement toucher de l’argent à la revue, il se permit de puiser à l’avance dans le pécule de ses petites rentes accumulées. Ils purent ainsi dîner dans un restaurant réservé à la clientèle de luxe et ils finirent la soirée à Montmartre. Il n’aimait point ce quartier cependant, quartier qui, selon lui, suait la prostitution par tous ses pavés. Des éphèbes le lorgnaient pourtant, devinant en lui un confrère. Mais il s’en détournait avec mépris. Il rêvait une affection sincère, réelle et non point une comédie sexuelle qui ne lui aurait apporté aucune satisfaction. Ce qu’il souhaitait, c’était l’abandon de soi-même pour le plaisir d’une compagnie fidèle et ne réclamait rien pour lui. {{sep|6|m=2em}} ==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/20]]== ==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/21]]== <nowiki/> {{T2|II|mt=4em|mb=2em}} Son étude sur le Moyen-Age valut à Fredi une renommée immédiate parmi les érudits. À la revue, on lui réclama une suite en même temps qu’on lui annonçait que le début serait publié en volume. Ainsi l’argent afflua presque subitement et cela joint à ses rentes le fit riche. Xaxier, heureux de le voir grandir, l’incita à soigner sa popularité. Il lui découvrit un autre appartement, très vaste rue du Moulin Vert, dans un immeuble cossu. Il lui fallut renouveler une partie de son mobilier et surtout l’augmenter. Cela suffit à l’occuper un moment, lui enlevant la hantise de sa solitude, apaisant, pendant quelque temps, le trouble de sa sexualité. C’était avec une joie puérile et une exubérance de tous les instants qu’il s’occupait de cette installation. ==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/22]]== <nowiki/> Son ameublement nouveau fut absolument moderne, des teintes crues apposées les unes sur les autres et faisant contraste. Son bureau, immense pièce carrée, avait des bibliothèques basses en guise de boiseries et ces bibliothèques cerclaient la chambre entière. Et parsemé, ça et là, des fauteuils qui semblaient se traîner, ramper sur le tapis épais, des guéridons chinois vernis rouges ou verts, de la hauteur d’un nouveau-né. Le bureau seul conservait la forme ordinaire avec le fauteuil d’acajou timbré de bronzes dorés. Au milieu de cette originalité de tons et de formes, il se sentit bien, dans l’intérieur adéquat à sa mentalité. Ne ressemblant point au reste du genre humain, il ne pouvait se complaire en un cadre uniforme, classique. Il eût besoin naturellement d’une femme de ménage qui vint quotidiennement. La première fois que {{Mme|Martin|nx}} le vit parcourir ses pièces en kimono jaune à chrysanthèmes noirs, elle eut une naïve stupeur, d’autant qu’il était visiblement nu sous ce léger vêtement. Il aimait cette robe flottante qui lui laissait la ==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/23]]== sensation continuelle de sa nudité qu’il pouvait palper à loisirs, en des gestes furtifs. {{Mme|Martin|nx}} s’habitua rapidement à cet accoutrement ; elle finit même par le trouver gracieux étant donnée la beauté féminine du jeune homme. Elle le lui dit, avec une franchise cordiale et il eut aussitôt, pour elle, une reconnaissance infinie. Comme elle était vieille, grisonnante et hirsute, elle ne lui causait point la même répugnance que les autres femmes. Il la considérait un peu comme un être neutre. Il fut très bon, très indulgent avec elle, rêvant tout naturellement de la tirer de la demi-misère présente. Bientôt, elle ne compta plus les heures et resta des matinées entières, pour le simple plaisir de demeurer auprès de ce jeune homme, si doux, si bienveillant, dont l’humeur se teintait d’une inexplicable mélancolie. Fredi, sans le savoir, eut ainsi auprès de lui, un nouveau dévouement. Il n’en éprouvait aucune gratitude, l’ignorant, mais sa bonté naturelle l’incitait à faire à la femme une existence aussi paisible que possible et cela suffit. ==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/24]]== <nowiki/> Il traînait donc des matinées entières, vautré sur le tapis de son bureau, vêtu uniquement de son kimono ample. Il travaillait de cette façon, un livre devant lui, des notes à côté. Un peu avant midi, {{Mme|Martin|nx}} s’en allait et il restait seul soudain. Comme une stupeur le saisissait, une angoisse invincible s’emparait de son cerveau. Heureusement, Xavier ne tardait pas à arriver et le trouvait régulièrement nu, étendu sur son tapis. Il lui fallait un effort pour s’habiller, glisser une chemise, un costume normal qui lui laissait l’impression d’être enfermé dans une cuirasse. Mais s’il réduisait la toilette au strict minimum visible, il restait coquet quant à l’extérieur. Ses complets étaient de drap fin, d’une coupe irréprochable. Il peignait avec soin sa chevelure aux reflets d’or et qui {{sic2|ondait}} naturellement. Le feutre gris un tantinet sur l’oreille, il se regardait dans une glace et se souriait. Xavier le tirait de cette admiration de soi-même, en lui annonçant que l’heure de déjeuner avait sonné depuis longtemps. ==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/25]]== <nowiki/> {{img float|file=Des Vignons - Fredi en ménage, 1930 - image-025.jpg|width=450px|align=left|large=100%|cap=''Elle finit même par le trouver gracieux…'' (page 21)|style=font-size:100%;font-style:italic|m=1em}} ==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/26]]== ==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/27]]== <nowiki/> Ils prenaient leur repas de midi dans un restaurant de l’avenue d’Orléans où ils avaient la considération du patron et des garçons. Ensuite, ils prenaient le métro qui les déposait au quartier latin où ils achevaient leur déjeuner par un café savoureux. Cette régularité dans l’existence plaisait au jeune homme dont {{sic2|l’ancestration}} bourgeoise et paysanne était essentiellement routinière. Mais il savait aussi que seul, il en aurait été incapable et se réjouissait d’avoir, auprès de lui, l’autorité tendre de Xavier. Au quartier latin, ils rencontraient quelques vagues relations littéraires. Auprès de ceux-là, Fredi demeurait silencieux, sur la défiance. Intimement, il se moquait de leur [[wikt:puffisme|puffisme]] et de leur grandiloquence voulue. Il avait la conviction de leur être supérieur, autant par l’érudition que par la puissance de création qu’il sentait en lui. En revanche, la masculinité de beaucoup l’attirait et s’il demeurait auprès d’eux, à écouter un bavardage creux, retenu par un sentiment trouble de désir indécis. Sagement, Xavier le ramenait au logis vers quatre heures et le conduisait à son bureau. ==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/28]]== <nowiki/> Lui-même s’installait dans un fauteuil pour que le jeune homme travaillât. La tâche d’ailleurs ne l’effrayait point, il lui suffisait de s’y mettre. Le mouvement {{Corr|déclanché|déclenché}}, il besognait jusqu’à la nuit. Mais à ce moment, il avait un relâchement soudain, une impatience sexuelle impossible à analyser. Il roulait alors sur le tapis, les vêtements en désordre. Xavier le considérait avec amertume, jugeant que toute sa vigueur s’en allait en rêves jamais réalisables. Il essayait bien de combattre cette tendance, mais tout semblait inutile. Fredi revenait invariablement à sa faiblesse, comme le fumeur d’opium retourne, à heure fixe, à la pipée bienfaisante. C’était chez le jeune homme un besoin invincible, tyrannique et qui pourtant ne trouvait jamais son apaisement complet. Lorsqu’il reprenait son sang-froid, il avait, pour l’ami, un sourire attristé et s’éloignait en chancelant, la tête lourde, les jambes molles. Une lassitude profonde donnait alors à ses ==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/29]]== gestes une langueur morbide qui ne manquait point d’une grâce spéciale. Il changeait de costume, revêtait le frac, se sachant joli en ce vêtement qui moulait sa taille longue. Xavier se mettait tout simplement en smoking et ils descendaient prendre un taxi à la station d’Alésia. Ainsi, ils sortaient brusquement d’une ambiance, pour en retrouver une autre, luxueuse, bienveillante à la beauté mièvre du jeune homme. Il avait l’impression de changer d’existence, ce qui ranimait son ambition l’empêchant de s’abandonner à la paresse. Évidemment en ces restaurants à la mode il y avait bon nombre d’invertis qui flairaient en Fredi un congénère. Mais celui-ci, toujours retenu par sa timidité, demeurait tellement froid, tellement hautain, qu’au bout du compte on hésitait. Cette attitude le sauvait sans qu’il s’en rendit compte, elle le préservait de la basse débauche dans laquelle, fatalement il aurait été entraîné. En revanche, il souffrait de la solitude sentimentale à laquelle il se voyait condamné. Lui ==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/30]]== aussi sentait que parmi les hommes qui le contemplaient, il y en avait qui lui ressemblaient. Il se défiait néanmoins, ignorant ce qu’ils souhaitaient. Il ne voulait point un autre ami comme Xavier, ce à quoi il aspirait, c’était une compagnie vigoureuse et virile qui, au besoin l’aurait asservi par la brutalité. C’étaient tous les souvenirs de sa jeunesse qui lui revenaient en mémoire. Il se rappelait les camarades plus âgés que lui, devant lesquels il pliait inconsciemment, lié par une affection tendre, d’être faible. Après le dîner dans un cadre de luxe clinquant, ils rentraient mélancoliquement rue du Moulin-Vert. Xavier ne s’attardait point, sachant qu’il n’avait rien à espérer. Toutefois, il regagnait son logis plus tranquille, ayant laissé le jeune homme chez lui. Fredi seul dans son vaste appartement avait aussitôt une impression amère. Il regardait autour de lui comme un égaré, considérait ses meubles avec une sorte de rancune. Autour de lui, c’était le silence, rien ne bougeait, pas une présence ne se manifestait. À pas lents, il gagnait sa chambre et se dévêtait, mécaniquement, conduit par l’habitude. ==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/31]]== Il rangeait ses habits avec un ordre méticuleux, ne laissant rien traîner autour de lui. Et quand il était nu, il s’effondrait sur le bord du lit et son visage tombait dans ses mains crispées. Il avait un râle qui lui déchirait la gorge {{Corr|et/et|et}} un nom montait à ses lèvres : — Maman ! C’était la plainte lamentable de l’esseulé qui cherche inlassablement autour de lui une affection et qui ne trouve qu’hypocrisie, moquerie ou basse avarice. Son cœur était vide comme son logis et c’était pour cela qu’il pleurait. Ces larmes cependant lui étaient toujours salutaires, apaisant momentanément son chagrin. Il s’en retournait au travail, comme d’autres vont au verre d’absinthe qui apporte l’oubli. Il restait nu pour s’asseoir à son bureau, cette tenue lui procurait une satisfaction indéfinissable, un bien-être tout physique. Jusqu’au matin, vers trois heures, il restait penché sur le labeur patient. Il ne sentait ni la fatigue, ni le besoin de sommeil. Alors, il suffisait d’un bruit, du passage d’un ==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/32]]== camion dans la rue pour le ramener au sens de la réalité. Il abandonnait tout en l’état, les feuilles éparses sur la table, les livres ouverts et gagnait sa chambre, de la démarche rigide d’un halluciné. Avec un plaisir voluptueux étrange, il se glissait dans les draps, frôlant sa chair de ses mains tièdes et il s’endormait sans même s’en apercevoir. {{Mme|Martin|nx}} qui possédait une clé de l’appartement, arrivait très tôt et faisait le ménage, silencieusement, sans qu’il se réveillât. Mais à dix heures, elle lui apportait son café dans son lit, le traitant comme un tout petit enfant. Elle devinait, par instinct, une faiblesse en lui et en avait pitié. Elle redevenait maternelle parfois grondeuse. Et elle plaisait à Fredi parce qu’elle avait sur lui cette autorité. {{sep|6|m=2em}} ==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/33]]== <nowiki/> {{T2|III|mt=4em|mb=2em}} Maintenant Fredi allait presque chaque matin à la Revue dont il devenait un collaborateur attitré. Il trouvait là un dérivatif à sa solitude et à son ennui. Il s’occupait de mille détails techniques aidant à corriger des épreuves, émettant des idées commerciales parfois fort judicieuses. On s’habituait à le voir régulièrement, il faisait désormais partie de la maison. Bien vite, l’on s’était rendu compte de son érudition profonde et on l’estimait un peu {{Corr|plus/plus|plus}} pour son indémontable modestie. C’était en sortant de la Revue qu’il rejoignait Xavier pour aller dîner. Naturellement, ils avaient abandonné les restaurants de l’avenue d’Orléans et prenaient leurs repas derrière le jardin du Luxembourg. Il croyait fréquenter aussi régulièrement la ==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/34]]== Revue, uniquement attiré par la compagnie et le souci du travail. Il se dupait lui-même, presque volontairement. Un aimant invincible l’amenait chaque matin et cet aimant n’était autre qu’un jeune homme de seize ans, René Luyères. Tout d’abord il eut pitié de ce garçon à l’aspect malingre et triste. Avec son intuition spéciale, il le sentait malheureux, un de ces déshérités moraux tel qu’il avait été lui-même toute sa vie. Bientôt il apprit que René était orphelin de guerre, ayant perdu son père au front, sa mère de la grippe. Sa pitié se transforma en un sentiment tendre qu’il fut incapable de maîtriser. Quoi qu’il en soit, il se penchait sur cette misère qu’il aurait souhaité soulager, il ne savait comment. Chaque matin, sa première visite en arrivant dans les bureaux fut pour René très fier de cette préférence. En bavardant, il reconnut, que le garçon était intelligent ; il sut même que la grande catastrophe l’avait empêché d’achever ses études qu’il avait abandonnée au seuil de la rhétorique. ==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/35]]== <nowiki/> Dès ce jour, une idée germa dans son esprit, il ne se la précisait pas encore, mais lentement elle mûrissait. Enfin, il s’en ouvrit à Xavier qui ne dit ni oui ni non, répondant seulement par quelques considérations pratiques. Résolument il passa par dessus tous ces obstacles et {{Nec|parla}} franchement au directeur de la Revue qui entra dans ses vues, donnant son consentement immédiat. Il s’agissait pour Fredi de prendre René auprès de lui comme secrétaire et en même temps de le faire travailler pour le conduire au bachot. C’était une bonne œuvre, en tout cas cela en avait toutes les apparences, Fredi s’y trompait lui-même, n’apercevant point le sentiment tendre qui le poussait à agir ainsi. En vérité, il rêvait de jouer auprès de René, le rôle que Xavier avait tenu à son égard. Naturellement le jeune garçon accepta avec joie et le jour même il en {{Nec|parla}} à celui qui lui servait de tuteur, un cousin lointain. Fredi n’eut aucune difficulté à trouver sur sa cassette, les émoluments de ce secrétaire ; il y gagnerait d’ailleurs du temps et par conséquent de l’argent. ==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/36]]== <nowiki/> Il atteignait en effet à une certaine notoriété parmi les érudits ; sa première étude qui venait de paraître en volume avait été enlevée avec rapidité et l’éditeur lui réclamait instamment un autre ouvrage du même genre. Cela joint à son travail à la Revue, lui faisait une besogne assez considérable. Les arrangements définitifs furent bientôt arrêtés et dès le lendemain René entra en fonction. Il arriva le matin, vers neuf heures et trouva Fredi en kimono. Il eut quelque stupeur et une teinte de timidité en face de cet original. Mais le jeune homme se montra si doux, si patient à son égard qu’il ne tarda pas à reprendre confiance. Il se mit à la tâche courageusement et en quelques heures eut débrouillé tout le fatras de notes de Fredi. Celui-ci satisfait, l’appela auprès de lui au salon et ensuite, assis face à face en des fauteuils bas, ils prirent l’apéritif en fumant des cigarettes d’Orient. René, lentement, s’ouvrait, il se sentait en liberté auprès de ce jeune savant plein d’indulgence et de douceur presque féminine. ==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/37]]== <nowiki/> Il {{Nec|parla}} ingénieusement de sa triste vie, de la mélancolie de ses dimanches au sein d’une famille quasi étrangère, parfois hostile. Fredi sentait des larmes lui monter aux yeux, sa sensiblerie était vivement touchée et il jura, avec une conviction sincère : — Nous changerons tout cela, il faut que tu sois heureux maintenant. Il disait vrai, ne voyant encore que le côté sentimental de leur liaison. Aucun désir impur n’avait agité sa chair ; il songeait seulement à sa jeunesse solitaire qui lui avait laissé tant d’amertume. D’ailleurs il retrouvait en René une identique tristesse, une sorte de découragement prématuré qui le rendait veule en face de l’effort à accomplir. Il lui dit aussi qu’il était seul au monde, oubliant volontairement ses parents incapables de lui apporter un peu de bonheur. Cet aveu les rapprocha mieux que ne l’aurait fait aucune protestation et à midi, René s’éloigna absolument intrigué. Il revint à deux heures lorsque Fredi n’était pas là, et se mit au travail immédiatement avec l’ambition de bien faire. ==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/38]]== <nowiki/> Un sentiment étrange naissait en son cœur, il n’aurait su démêler lequel, mais il lui semblait que depuis toujours il connaissait son nouveau patron et qu’une intimité déjà ancienne les unissait. Lui aussi, pauvre chétif, se sentait abandonné, la vigueur physique lui manquait pour qu’il fit figure de mâle luttant ardemment contre les obstacles de la vie. Il n’aspirait qu’à une autorité bienveillante qui l’eût conduit à travers les méandres d’un monde incompréhensible à son ingénuité. Cette autorité, il croyait l’avoir découverte en Fredi quand il ne se trouvait réellement qu’auprès d’une faiblesse semblable à la sienne. Ce jour-là il fit la connaissance de Xavier qui rentra avec Fredi. Ce sexagénaire lui plut également, à cause de sa politesse un peu timide. Xavier par contre fut ému ; en René, il revoyait Fredi à son arrivée à Paris et cela lui causait une joie intime impossible à analyser. René prépara le thé, et ils s’installèrent dans des fauteuils autour d’un guéridon bas. Ils grignotèrent des biscuits, aimant les sucreries comme des enfants ou des femmes. Xavier ne s’en alla point, retenu par la {{tiret|pré|sence}} ==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/39]]== {{tiret2|pré|sence}} de cet éphèbe qui l’attirait invinciblement. Mais il fallut que celui-ci regagnât le logis et les deux amis se revirent seuls. Ils demeurèrent silencieux, n’osant plus se communiquer leurs impressions. Fredi avait lu le désir dans les yeux de Xavier et aussitôt le même désir s’était emparé de sa chair. Ils dînèrent ce soir-là dans les environs et le jeune homme rentra de bonne heure. Pour la première fois il ne travailla pas. Il se dévêtit et nu s’installa dans son salon. Il avait choisi machinalement le fauteuil que René avait occupé durant l’après-midi. Le souvenir de l’éphèbe le poursuivait, faisant tressaillir sa chair. Pour la première fois depuis longtemps, il eut un éclair de virilité sans avoir rien tenté de mécanique dans ce but. Ce simple tressaillement se transforma bientôt en fureur, la passion lui brûla le sang, affolant son cerveau. Il croula sur le tapis en proie à une véritable crise ; il bégayait le nom de René en lui donnant des qualificatifs de ''chéri,'' d’''adoré.'' La fatigue le poussa dans son lit où il s’endormit aussitôt et le lendemain il fut levé de bonne ==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/40]]== heure, attendant avec impatience la venue du secrétaire. {{Mme|Martin|nx}} cependant arriva la première et fut étonnée de le trouver debout. Pour l’occasion, il avait changé de kimono, celui qu’il portait était de ton vieux rose avec d’immenses fleurs bleu pâle. Il se refusa à déjeuner sans René et fit préparer sur un guéridon de son cabinet, tout le nécessaire comme pour la visite d’une maîtresse aimée. Lorsque l’éphèbe entra, toute sa fougue s’évanouit, une timidité soudaine le paralysa. René, plus perspicace, aurait pu se demander un moment qui était le patron, tant Fredi se multipliait en soins tendres. Il le forçait à manger, lui sucrait son café, veillait à ce qu’il ne manquât de rien. Mais quand ce fut fini et que René s’en fut à la table pour travailler, il se sentit envahi par une tristesse. Il se vautra sur le canapé, n’osant malgré tout s’abandonner au rêve qui le lancinait. Cependant le jeune garçon put rapidement s’assurer que le kimono était son unique vêtement. Une gêne lui fit battre le cœur, mais peu à peu cette gêne se transforma en curiosité. ==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/41]]== <nowiki/> Livré jeune à lui-même, il savait beaucoup de choses et n’ignorait point l’existence de liaisons illicites. Cette idée s’enfonça dans son esprit, le laissant inquiet. Il remarqua aussi la mélancolie de Fredi, mélancolie qui ne pouvait être feinte. Il se rappela vaguement la confession de celui-ci et fit entre eux un simple rapprochement. De ce que le patron souffrait comme lui, il devint aussitôt plus cher à son cœur. {{Mme|Martin|nx}} apporta l’apéritif et le servit. René, appelé par Fredi, vint s’asseoir auprès de celui-ci. Ils restèrent un moment silencieux, buvant à petites gorgées la boisson fraîche. Fredi, machinalement, étendit le bras et attira contre la poitrine, la tête du nouvel ami. René n’eut pas d’étonnement, plutôt une joie profonde, mais calme. Ce geste lui paraissait soudain naturel, il sentait qu’une mutuelle tendresse les unissait. Fredi balbutia comme malgré lui : — Je t’aime mon petit et tu m’aimeras aussi. Nous ne serons plus seuls au monde. Puisque ==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/42]]== personne ne nous comprend, nous nous comprendrons l’un l’autre. Ce fut une lueur de clarté dans l’esprit du jeune garçon. Il se répéta : personne ne nous comprend et s’exclama : — Comme c’est juste ! Il s’apercevait subitement qu’il n’existait autour de lui aucun être vivant à qui il put se confier sans détour. Il manquait trop de virilité pour rechercher la femme, celle que l’on trouve à cet âge, c’est-à-dire la maîtresse quasi maternelle. Il devinait que Fredi le comprenait lui, qu’il lisait en son cœur, percevait ses désirs incomplets, les tressaillements irréguliers de sa chair. Midi sonna, ils sursautèrent tous les deux et machinalement ils s’embrassèrent, aux joues, en un baiser fraternel. René se sauva tout joyeux ; enfin il avait un ami véritable, pas une de ces relations transitoires devant lesquelles sa timidité ne pouvait tomber. Il avait la certitude qu’à Fredi il pouvait tout dire maintenant sans encourir ni le blâme, ni la moquerie. Fredi, au contraire, en se revoyant seul fut ==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/43]]== saisi par ce découragement qui le surprenait parfois aux moments les plus inattendus. Il dut faire un effort pour s’habiller et rejoindre Xavier qui l’attendait au restaurant. Après le déjeuner, il se refusa à passer à la revue comme de coutume et quittant le vieil ami, courut d’une haleine jusqu’au logis. René évidemment n’était pas encore de retour ; il se morfondit en l’attendant, prévoyant déjà une catastrophe qui briserait, dans l’œuf, son bonheur à venir. Mais la porte grinça et il se dressa d’une pièce, le cœur cessant de battre quelques secondes. Quand René parut, il eut un rire silencieux, satisfait, toute son anxiété s’évanouissait comme par enchantement, une joie l’inondait. Il alla au devant de l’ami et ils s’embrassèrent, comme le matin, sur les joues, mais un peu plus près de la bouche cependant. Aussitôt il s’inquiéta si René avait bien déjeuné, s’il ne souhaitait rien. Il confectionna lui-même, sur un samovar perfectionné, un café savoureux et il servit son secrétaire, se mettant presque à ses genoux pour lui tendre sa tasse. Tandis que l’autre buvait et qu’un peu de rouge montait aux pommettes, il le contemplait ==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/44]]== amoureusement, détaillant sa beauté gracile d’éphèbe encore imparfait. Par la pensée, il le dénudait, apercevait sa chair blonde, la vigueur de sa masculinité. Il défaillait de désir et il lui fallait lutter pour ne point crier sa passion. Lentement il se calma, la chair s’apaisa laissant la place à la tendresse. Il examina mieux le compagnon et nota la fatigue de ses chaussures. Ils avaient la même pointure, étant de taille identique. Il courut chercher ses meilleurs souliers et voulut incontinent chausser le jeune homme. Celui-ci se défendit en rougissant, mais il dut céder et reçut même par surcroît une paire de chaussettes neuves. Quoiqu’il conservât un peu de honte de ce que l’on eut entrevu ce qu’il considérait comme absolument intime, il marqua à Fredi une reconnaissance enfantine. Le jeune homme inconsciemment se réjouissait de cette pudeur extrême, de cette timidité qui rapprochait un peu plus l’éphèbe de lui-même. Il avait eu et il avait encore cette sorte de pudibonderie incompréhensible chez un homme. ==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/45]]== <nowiki/> La femme même n’offre pas d’exemple d’une retenue semblable dans les choses de la sensualité. Ce petit intermède achevé, ils se mirent au travail l’un et l’autre, de chaque côté de la {{Corr|table|table.}} Jamais la besogne n’avait paru à Fredi aussi légère, les heures si courtes et lorsque Xavier arriva, à la nuit, il le trouva penché sur le labeur. ==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/46]]== ==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/47]]== <nowiki/> {{T2|IV|mt=4em|mb=2em}} Une jalousie sépara momentanément Xavier et Fredi. Tous les deux se sentaient attirés par René qui prenait de plus en plus tournure d’éphèbe. Fredi se révolta et menaça le vieil ami d’une rupture. L’autre dut céder, l’idée seule de ne plus revoir ce compagnon de tous les jours lui était insupportable. Cependant l’intimité des deux jeunes gens ne s’était pas accrue. Fredi reculait toujours, retenu malgré sa passion par un scrupule honnête. Il avait peur d’entraîner René sur la mauvaise route si ce n’était réellement pas sa voie. Au contraire, il lui recommandait hardiment la débauche, lui montrant au dehors les femmes qui étaient jolies. René rougissait mais ne répondait pas. Cette ==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/48]]== insistance de la part de Fredi lui causait une gêne qu’il n’osait exprimer et il sentait nettement que son nouvel ami l’attirait beaucoup plus que toutes les femmes du monde. Cela, toutefois, il ne pouvait pas l’avouer, craignant de perdre sa place par un excès d’audace. Mais le soir, dans son lit, il rêvait à Fredi et souvent pleurait à la pensée qu’il pouvait le perdre un jour. Tous deux néanmoins gardaient l’habitude de s’embrasser quand ils se rencontraient et quand ils se quittaient. Le matin Fredi traînait bien en kimono japonais à travers l’appartement. Afin même d’être plus décent, parce que le vêtement était court, il avait remplacé ses chaussettes par des bas de soie qui moulaient son jarret un peu gras. René l’épiait, une curiosité le tenaillait, sachant que l’autre ne portait que ce peignoir flottant. Lorsqu’ils s’asseyaient tous deux sur le divan, il aspirait avec une volupté naïve le parfum de sa chair et s’en grisait. Tout cela évidemment échappait à Fredi, {{Corr|mûré|muré}} en son scrupule. ==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/49]]== <nowiki/> {{img float|file=Des Vignons - Fredi en ménage, 1930 - image-049.jpg|width=450px|align=left|large=100%|cap=''Le matin, Fredi traînait bien…'' (page 44)|style=font-size:100%;font-style:italic|m=1em}} ==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/50]]== ==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/51]]== <nowiki/> La fin du mois arriva et il compta au secrétaire la somme promise. Celui-ci follement lui sauta au cou en murmurant : — J’ai honte de te prendre cet argent, tu es si bon pour moi ! Ces mots le comblèrent de bonheur, enfin il trouvait auprès de lui une reconnaissance et un sentiment tendre. Il se rappelait qu’il avait été de même jadis, vis-à-vis de Xavier. Ce souvenir le rattacha au vieil ami, il le ramena à son logis qu’il désertait depuis quelque temps. Tous trois réunis, ils eurent une période de joie profonde. Une quiétude s’appesantissait sur eux, assoupissant les soucis, annihilant toute ambition. Fredi avait repris l’habitude de travailler la nuit fort tard et quand il se levait, le matin, René était à la tâche depuis longtemps. Un jour René ne put y tenir, un désir fou lui embrasait le cerveau. Il avança sur la pointe des pieds et poussant la porte de la chambre sans bruit, il entra au moment où Fredi sautait du lit. Le jeune homme rougit violemment et avec précipitation s’enveloppa dans son peignoir se cachant derrière un fauteuil pour enfiler ses bas. ==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/52]]== <nowiki/> Alors seulement il vint à René et l’embrassa, sans un reproche, avec plutôt au cœur, une satisfaction trouble. Cet incident scella un peu plus leur intimité. Ils sentaient qu’ils s’étaient devinés mutuellement et attendaient le secours du hasard pour les rapprocher davantage. Vers onze heures, Xavier arrivait, au moment où {{Mme|Martin|nx}} achevait le ménage. C’était lui qui confectionnait l’apéritif et le servait sur l’un des guéridons bas. Fredi, alangui, se vautrait sur le divan, tandis que René, au bureau, terminait la tâche du matin. La besogne avançait rapidement, le pécule s’accroissait d’autant et de ce bénéfice, René profitait pour une large part. Xaxier n’ayant plus à aider Fredi, tournait son besoin de générosité vers le nouveau venu et ainsi, à tous deux, ils renouvelèrent entièrement la garde robe de l’éphèbe. Celui-ci, convaincu maintenant d’avoir auprès de ses deux amis un soutien sûr, se montrait moins soumis aux volontés tyranniques du tuteur. Celui-ci, brave homme au demeurant avait ==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/53]]== reçu l’orphelin à son foyer, plutôt par devoir que par affection. Il avait lui-même deux enfants et l’allocation du gouvernement restait insuffisante pour que René ne prît pas un peu de la part des siens. Par un scrupule d’honnêteté, il refusait d’enlever au jeune homme tout son gain du mois, si bien qu’il se trouvait toujours en déficit. Seul, il aurait accepté la chose avec assez de philosophie, mais sa femme comptant mieux, le harcelait de ses récriminations. Son humeur s’aigrissait et René fatalement en supportait les conséquences. Conscient de sa situation, il ne se révoltait point et chaque mois, il avait essayé d’augmenter la somme qu’il remettait à sa cousine. Le résultat fut nul, l’habitude était prise de récriminer et quoi qu’il {{Corr|fit|fît}}, il restait une charge pour cette famille modeste. Maintenant, il n’attendait plus qu’une occasion de fuir ce logis, espérant que l’allocation gouvernementale étant continuée au tuteur celui-ci ne ferait aucune difficulté à son départ. Il ne savait encore comment il se tirerait d’affaires, mais il comptait beaucoup sur ses amis pour le guider. ==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/54]]== <nowiki/> Fredi ignorait tout cela, sinon il aurait eu peur de lui-même, de sa propre faiblesse. D’ailleurs René agissait par instinct, il sentait qu’il fallait trancher le nœud gordien d’une façon quelconque. Souvent les deux autres le voyaient soucieux et par discrétion n’osaient l’interroger. Mais alors ils {{Corr|s’ingénaient|s’ingéniaient}} à le distraire. Après l’apéritif, Fredi s’habillait en hâte et tous trois sortaient, dînant à un restaurant proche. Dès l’ouverture des bureaux l’on passait à la revue et René y retrouvait ses anciennes habitudes. Il constatait combien il avait marché depuis ce temps peu lointain. Non seulement sa situation pécuniaire s’était améliorée, mais moralement, il avançait hardiment dans une vie inconnue. Sous la direction de Fredi, il avait travaillé et se voyait prêt à passer son premier bachot en juillet. Cela aussi aidait à accroître sa sûreté de lui-même. En revanche il avait peur de perdre l’affection de Fredi et cette crainte se transformait en une mièvrerie étrange. Il comblait l’ami de soins tendres, allant {{tiret|au|près}} ==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/55]]== <nowiki/> {{img float|file=Des Vignons - Fredi en ménage, 1930 - image-055.jpg|width=450px|align=left|large=100%|cap=''Fredi se reposait sur le divan…'' (page 48)|style=font-size:100%;font-style:italic|m=1em}} ==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/56]]== ==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/57]]== {{tiret2|au|près}} de lui, tout au moins dans l’intimité, jusqu’à la servilité la plus complète. Ces détails frappaient surtout Xavier qui avait franchi les mêmes étapes. Il étudiait leur protégé et tentait de lever les scrupules de Fredi, considérant que ce serait le meilleur moyen d’atteindre au bonheur pour tous trois. Le jeune homme hésitait, il ne savait en réalité pourquoi. Il se complaisait en cette situation mixte qui lui laissait des désirs sans aucune réalisation. Pourtant, le soir, lorsque ses deux amis étaient partis, il avait de véritables crises. Dépouillé de tout vêtement, il se roulait sur le tapis de son cabinet et appelait René à mi-voix. Il y avait en lui, comme des appels de la chair, de véritables contractions spasmodiques presque douloureuses. L’inassouvissement le torturait et il se refusait à essayer un apaisement aisé à obtenir. Il se couchait brisé par le rêve sans fin, avec au fond du cœur la résolution de se montrer audacieux dès le lendemain. Mais quand il se réveillait, il prêtait une oreille apeurée aux bruits du dehors. Depuis le ==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/58]]== jour où René l’avait surpris, il ne quittait plus son lit sans de multiples précautions. Il attirait son peignoir jusqu’à lui et s’en enveloppait avant de se dégager des draps, cependant, il demeurait sans bas, ne mettant ce dernier vêtement qu’à l’arrivée de {{Mme|Martin|nx}}. C’était une preuve de confiance dont René lui marquait de la reconnaissance. D’ailleurs il était bien incapable de divulguer les secrets de leur intimité. En l’esprit de Fredi se faisait un travail lent, régulier. Il aurait été heureux que le protégé prit la même vie que lui, mais il avait peur aussi de l’entraîner à l’abîme, de le priver à jamais des joies du foyer. Il mesurait sa propre misère, il voyait celle de Xavier et il faisait des vœux pour que celui qu’il aimait ne souffrît pas de même. Seulement sa chair se révoltait contre ces arguments de sa conscience et n’aurait-il été un intellectuel affiné que déjà sa volonté aurait fléchi. Xavier, arrivé au déclin de la vie, n’avait point ses scrupules qu’il jugeait parfaitement puérils. Pour lui, en ce bas monde, chacun reçoit sa part de peine, lui aussi avait évolué et {{tiret|quel|ques}} ==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/59]]== {{tiret2|quel|ques}} années plus tôt, il ne raisonnait point de cette façon. Enfin René souffrait également ; il aspirait à une union plus complète avec son bienfaiteur, il savait que c’était possible et manquait de la hardiesse nécessaire pour faire le premier pas. Il augmentait chaque jour sa servilité à l’égard de Fredi, afin de bien montrer à celui-ci que tout lui était permis, que jamais il ne rencontrerait une révolte de sa part. Tous ses efforts restaient vains, cette facilité d’une victoire espérée augmentait plutôt l’indécision du jeune homme. L’approche de l’examen de René {{Corr|déclancha|déclencha}} chez son tuteur plusieurs scènes violentes. On jalousait un peu son succès et souhaitait sourdement qu’il allât à un échec. Les enfants du cousin ne manifestaient en effet qu’un goût à l’étude fort relatif et il était à craindre que le baccalauréat, pour eux, fût un obstacle invincible. La mère surtout jalousait cet intrus qui semblait voler jusqu’aux lauriers des siens. Elle enviait aussi sa tenue soignée, l’élégance de ses costumes qu’elle ne savait à quoi attribuer. Pourtant René, sans fausse honte, lui avait ==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/60]]== avoué la vérité : son patron, de même taille que lui, lui donnait ses vêtements dont il n’usait plus. Ce n’était pas tout à fait exact : Fredi ne se débarrassait point de ses vieilleries, il aurait rougi de pareil procédé. Mais lorsqu’il allait chez son tailleur, il commandait en double, portait le tout quelques jours, puis passait la moitié à René. La cousine avait donc quelque raison de se défier et, hargneuse, gronda un jour : — Il est bien maigriot ton patron s’il est de ta taille. Les insultes qui lui étaient adressées laissaient René indifférent ; mais si l’on attaquait Fredi, il en était tout autrement. Son dédain des femmes en général devint bientôt de la haine doublée de mépris à cause de la conduite de sa tutrice. Il percevait toute la fausseté qui se cachait derrière ses arguments ; il devinait la jalousie basse sous l’acrimonie des mots. Il conclut du particulier au général et mit toutes les femmes dans le même panier. Comme d’autre part le besoin sexuel réel ne se manifestait point, son raisonnement lui paraissait sans réplique. Les derniers jours qui précédèrent son examen ==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/61]]== furent pour lui une véritable torture. Il lui fut impossible de travailler au logis, on le dérangeait avec intention, le chargeant de menues besognes. Il tenta de rester tard chez Fredi, mais en rentrant, il fut tancé d’importance sous prétexte qu’il menait une vie désordonnée. Néanmoins il parvint à être prêt. Dès que l’on sut chez lui qu’il était admissible à l’écrit, ce fut un {{Corr|tolle|tollé}} de rancune. On lui jeta à la face les pires injures, affirmant qu’il mangeait le pain de ses cousins pour se hisser dans la vie. Fredi, Xavier suivaient au contraire avec une anxiété tendre, la marche de leur protégé. Ils fêtèrent l’admissibilité par un dîner fin qui les réunit en un restaurant des boulevards. René fut reçu, Xavier et Fredi furent heureux, mais toute l’exaspération des tuteurs se déchaîna entraînant une discussion violente. {{sep|6|m=2em}} ==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/62]]== ==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/63]]== <nowiki/> {{T2|V|mt=4em|mb=2em}} René n’avait parlé que très brièvement de ses difficultés avec son tuteur. Fredi ne croyait point que les choses en fussent au point où elles en étaient véritablement. Aussi un matin lorsque l’ami lui arriva presque en pleurs, annonçant qu’il avait quitté les siens, fut-il atterré. René implorait : — Tirez-moi d’embarras, donnez-moi un conseil ! Il ne répondit rien encore, ne parvenant à se décider. Il reconnaissait cependant que le hasard le poussait vers la voie dangereuse. René se mit au travail comme de coutume ; Fredi, en kimono, erra songeur par son appartement. Il y avait au fond de lui-même une satisfaction qu’il n’osait s’avouer. Il se voyait en face de l’inéluctable. ==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/64]]== <nowiki/> Certes, il aurait pu conseiller au jeune homme de prendre une chambre à l’hôtel dans le voisinage. Il s’y refusait, farouchement, prétendant qu’il avait droit à sa part de bonheur ici-bas. Pourtant il ne parlait point, il ne disait pas la {{Corr|propositon|proposition}} qui lui brûlait les lèvres et René attendait dans l’anxiété. Lui aussi avait en lui un désir inexprimé et il n’osait espérer que le patron le satisfît. Comme s’il eut été attiré par un aimant mystérieux, Xavier arriva très tôt ce jour-là. Ce fut lui qui nettement, sans l’ombre d’une hésitation, trancha la question : — Bah ! le petit s’installera ici en attendant, on verra plus tard. Fredi et René respirèrent, un autre qu’eux avait dit ce qu’il fallait dire. Le premier cependant eut une {{Corr|objetion|objection}} : — Mais je n’ai qu’une chambre à coucher. Xavier sourit, tant de ténacité l’amusait : — Évidemment, il couchera avec toi ! — Bien sûr ! fit René le cœur battant. Ce fut décidé immédiatement et d’un commun accord pour ne point ranimer les remords, on n’en {{Nec|parla}} plus. Ils s’en furent dîner ensemble et ensuite, le ==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/65]]== secrétaire rentra chez lui prendre ses affaires. Le tuteur se récria, mais beaucoup pour la forme ; René assura qu’il s’installait chez son patron et nul n’insista plus. Quand il quitta cette maison, définitivement, René eut un soupir de bonheur. Enfin il laissait derrière lui la tyrannie jalouse, il pourrait vivre librement, sans être contraint de toujours dissimuler. Il prit un taxi qui l’emmena rue du Moulin Vert où Xavier et Fredi l’attendaient avec une impatience qu’ils ne se dissimulaient pas l’un à l’autre. Fredi eut une exclamation de joie en voyant sa malle ; c’était pour lui comme une preuve que tout se trouvait bien fini et que l’éphèbe lui appartenait désormais. L’après-midi fut occupé à l’installation. René reçut sa part de placard et d’armoire à glace pour ranger ses affaires. Puis ils s’habillèrent pour achever la soirée en un quartier plus mondain. Fredi se mit en frac et prêta un smoking à René et ils partirent, joyeusement, résolus à fêter la liberté enfin conquise. Ainsi tous trois, ils attirèrent l’attention, ==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/66]]== quoique les jeunes gens parussent sous la protection de Xavier, on devinait vaguement, en eux, des invertis. René, depuis son arrivée auprès de Fredi, s’était affiné ; il avait pris une joliesse menue qui assurément n’égalait point la beauté mièvre de son compagnon, mais qui ne manquait point de charme non plus. C’était la première fois qu’il venait en ces établissements de haut luxe et naturellement il fut ébloui. Il croyait rêver en s’asseyant auprès de Fredi à une de ces tables toute scintillante d’argenterie et de cristallerie. Il sortit de là, après le repas, absolument grisé. Chez lui aussi l’ambition s’éveilla soudain et il l’avoua naïvement. — Nous te conduirons et tu réussiras, promit Fredi très grave. Il pensait ce qu’il disait ; il se voyait maintenant charge d’âme et le bonheur qu’il escomptait tirer de René, il prétendait le payer par le succès. Il ignorait encore quelle route il ferait prendre au protégé ; en attendant il voulait le mener au baccalauréat de philosophie. Ne sachant trop à quoi s’occuper, ils s’en ==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/67]]== allèrent à un music-hall voisin où Xavier loua trois fauteuils d’orchestre. Sur la scène, René vit défiler des femmes demi-nues, tout un étalage de viande relativement fraîche. Il n’éprouva pas la répugnance de Fredi, seulement une gêne insurmontable qui l’empêchait de regarder franchement. Xavier, qui l’épiait avec curiosité, se pencha et demanda : — Que penses-tu de cela ? Il hocha la tête, tristement : — Ce sont des cochonneries ! Fredi sourit et approuva : — Pas autre chose ! Certainement, il était plus cuirassé que son jeune ami, néanmoins ces spectacles lui déplaisaient toujours. Malgré l’ironie du fait, il était pour la moralité générale, n’admettant pas la débauche, surtout la débauche étalée. Une sorte de pudibonderie de vieille fille le hantait ; il détournait la tête lorsque deux amoureux s’embrassaient devant lui. Il n’aimait point que l’on parlât en sa présence des choses sexuelles et souvent il s’était surpris à rougir en entendant une plaisanterie trop grosse. ==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/68]]== <nowiki/> Pour lui, l’acte sexuel, dépourvu du sentiment qui le magnifie, n’était qu’une bassesse. Ils attendirent jusqu’au premier entr’acte et, à ce moment, Fredi demanda : — On file ? — Oui ! souffla René amèrement. Ils sortirent et dehors respirèrent plus librement ; il leur semblait qu’ils quittaient une atmosphère empestée, toute chargée d’une électricité mauvaise. Malgré leur jeunesse à tous deux, leur chair n’avait point vibré en face de ces nudités offertes au plus offrant. Ils avaient considéré avec étonnement leurs voisins qui, les yeux brillants, le visage tordu, fixaient la scène avec émoi. Fredi retrouvait en son compagnon tous les sentiments qui jadis l’avaient bouleversé et en éprouvait un contentement infini. Ils flânèrent sur le boulevard où les promeneurs étaient encore nombreux à cause de la fraîcheur du soir. Ils allaient, silencieux, chacun d’eux remuant un monde de pensées ; le spectacle malgré tout les avait troublés, leur rappelant les nécessités de la bête humaine. Xavier soupirait tristement, parce qu’il {{tiret|sa|vait}} ==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/69]]== <nowiki/> {{img float|file=Des Vignons - Fredi en ménage, 1930 - image-069.jpg|width=450px|align=left|large=100%|cap=''Sur la scène, René vit défiler des femmes demi-nues…'' (page 65)|style=font-size:100%;font-style:italic|m=1em}} ==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/70]]== ==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/71]]== {{tiret2|sa|vait}} qu’il rentrerait seul, qu’il n’aurait plus, auprès de lui, l’ami de jadis. Ils s’arrêtèrent à une terrasse pour prendre des boissons glacées et fumer une cigarette. {{Corr|Frédi|Fredi|cohérence avec les autres occurrences}} était blême, une émotion intime arrêtait la circulation du sang, une peur atroce le torturait. René demeurait plus calme, il ne craignait rien de l’avenir, résolu à tous les sacrifices nécessaires pour conserver l’amitié de son compagnon. Xavier eut pitié d’eux et se leva le premier : — Partons ! Prenez un taxi, moi je rentrerai par le métro. Fredi le remercia par une poignée de main chaleureuse et ils se séparèrent sur le bord du trottoir. Les deux jeunes gens s’engouffrèrent dans une voiture et instinctivement, sur la banquette, se rapprochèrent. Et dans l’obscurité, sans un mot, ils se prirent la main. Durant le trajet entier, ils ne prononcèrent une seule parole et rue du Moulin Vert ils descendirent fébrilement. Cependant ils montèrent les escaliers {{tiret|posé|ment}} ==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/72]]== {{tiret2|posé|ment}} et pénétrèrent dans l’appartement sans hâte apparente. Quand ils eurent fait de la lumière, ils se regardèrent et se virent très pâles. — Allons-nous coucher ! fit Fredi tout bas. L’autre le suivit vers la chambre. Là, ils eurent une nouvelle hésitation et chacun d’eux se retira pudiquement dans un coin pour se {{Corr|deshabiller|déshabiller}}. Avec le même soin méticuleux, ils rangèrent leurs vêtements, évitant la nudité qui aurait pu choquer le compagnon. Ils montèrent dans le lit, chacun par un côté et tirèrent la couverture. Ils se turent, le cœur broyé par un émoi intense, Fredi saisit la poire et éteignit l’électricité. Dans l’obscurité, ils respirèrent violemment et un instant demeurèrent immobiles. Fredi, à bout de force, se retourna et prit René dans ses bras. Ils se faisaient tout bas des serments d’amour, osaient enfin des aveux définitifs, avaient des exclamations de mutuelle admiration. Fredi refit de la lumière ; il n’avaient plus de honte et leur union se compléta. René s’étonnait de ce que le compagnon, le patron, ne réclamât rien d’autre de sa bonne {{tiret|vo|lonté.}} ==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/73]]== {{tiret2|vo|lonté.}} Il avait cru jusqu’à ce jour que les rôles devaient être renversés. Au bout du compte, il se sentit satisfait de cette solution qui le libérait de vagues craintes. Fredi sauta du lit et courut à son cabinet où dans un coin de la bibliothèque il y avait une bouteille de champagne. Ce fut dans le choc des coupes débordantes de vin mousseux qu’ils scellèrent leur tendresse. Désormais ils étaient liés, un secret qui ne pouvait être divulgué les attachait l’un à l’autre. Le secrétaire devenait soudainement le maître qui dominait, tandis que Fredi se faisait humble et soumis. Cela lui semblait juste parce que René donnait le meilleur de lui-même. Ils ne s’endormirent avant l’aurore, passant par toutes les phases des émotions rares ; cherchant ensemble toutes les saveurs du fruit défendu. Avec ingénuité, ils essayaient de réaliser leurs rêves anciens et ne parvenaient qu’à une réalité parfois décevante. Néanmoins ils tiraient de ces tentatives une satisfaction profonde, celles d’être hors la loi commune, de se voir libérés de l’asservissement qui écrasait les autres hommes. ==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/74]]== <nowiki/> René demanda grâce et il s’endormit recru de fatigue. Fredi demeurait immobile auprès de lui et le considérait en souriant mystérieusement. Le sommeil le prit à son tour, mais il se réveilla longtemps avant le compagnon. Sans bruit, avec précaution, il se leva et pieds nus courut à la cuisine préparer le premier déjeuner. Avec amour, il fit le café, beurra les rôties dorées. Coquettement il disposa tout cela sur un plateau laqué recouvert d’une batiste légère et s’en revint à la chambre. Près de l’ami, il attira un guéridon et posa le plateau. Il souriait toujours, une joie puérile au fond, du cœur. Un baiser sur les paupières réveilla René ; il ouvrit les yeux et vit devant lui l’ami qui pour l’occasion avait négligé le kimono. Le souvenir lui revint aussitôt et il sourit à son tour, tendant les bras. La vue du déjeuner tout préparé le remplit de gratitude ; Fredi, avec une coquetterie mièvre, le fit taire. ==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/75]]== <nowiki/> Ils mangèrent côte à côte, les oreillers roulés sous les reins, le plateau posé sur les genoux relevés. Ensuite, ils s’étendirent et allumèrent une cigarette. Ils se tenaient presque immobiles, les bras liés, hanche contre hanche. Une sérénité inconnue les détendait, il leur semblait qu’il ne leur restait plus rien à désirer désormais. La demie de huit heures sonna ; ils sautèrent du lit vivement, et s’habillèrent à peu près. Fredi enfila ses bas, s’enveloppa de son kimono à ramages, tandis que René se glissait dans un pyjama de soie que son ami gardait depuis longtemps à son intention. Quand ils se virent ainsi accoutrés l’un et l’autre, ils rougirent et se sourirent. Chacun portait le costume de son état et cette constatation glissait en eux une satisfaction perverse. {{Mme|Martin|nx}} arriva, lorsqu’elle sut que René vivrait là désormais, elle n’eut point d’étonnement conservant une âme naïve. Cela apaisa les dernières craintes de Fredi. L’esprit libre, la chair en repos, ils se mirent au travail gaîment et ce matin-là, leur besogne ==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/76]]== marcha, comme elle n’avait marché depuis longtemps. Juste avant midi, Xavier arriva ; d’un seul coup d’œil, il jugea la situation et, prenant Fredi dans ses bras, murmura mélancoliquement : — Mon pauvre petit ! René, qui les regardait, comprit qu’un même secret les liait également et Xaxier lui devint aussitôt plus cher. Fredi se dégagea lestement ; il lui était pénible de s’entendre appeler « mon pauvre ami » quand il se sentait tant de joie dans le cœur. Il se sauva pour s’habiller et René le rejoignit. Par pudeur, celui-ci referma la porte afin que Xavier ne le vit point. {{sep|6|m=2em}} ==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/77]]== <nowiki/> {{T2|VI|mt=4em|mb=2em}} La besogne qui restait à terminer à Fredi, fut rapidement menée. René mettant tout son courage à aider son ami, passait l’après-midi à la bibliothèque nationale à son côté. Il put donc bientôt porter son ouvrage à l’éditeur et reçut un acompte. C’était d’ailleurs ce qu’il souhaitait, ayant résolu de conduire son compagnon à la mer, durant les vacances. Les malles étaient préparées à l’avance et dès l’argent touché, ils partirent. On avait envoyé Xavier en fourrier, si bien qu’ils trouvèrent en arrivant une installation complète. Xavier maintenant dédoublait son dévouement ; les deux jeunes gens lui étaient également chers et il veillait sur eux avec une attention maternelle. De tant de soins, il était récompensé par un attachement puéril qui se manifestait par des caresses, des amabilités continuelles. ==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/78]]== <nowiki/> En vérité la tendresse était partagée ; les jeunes n’auraient pu se priver de la compagnie du sexagénaire, pas plus que celui-ci n’aurait été capable de s’éloigner d’eux. Pourtant, le soir quand ils avaient gagné la chambre commune, il éprouvait une souffrance aiguë qui, cependant, n’était point de la jalousie. De Fredi, il ne recevait plus rien et celui-ci assurément était désormais dans l’impossibilité de lui rendre aucun service. Il avait complètement adopté un rôle féminin, trouvant sa satisfaction personnelle dans le bonheur des autres. René avait tenté de l’imiter, poussé surtout par la curiosité ; il avait réclamé que l’ami lui rendît le même service. Fredi dût rire de cette prière, se jugeant inapte à toute autre occupation que la sienne. Les premiers jours, ils menèrent une existence de folle gaîté. Chaque matin, ils partaient tous trois en promenade et déjeunaient au hasard du chemin, dans une auberge quelconque. Cependant ils revenaient pour l’heure du bain ; non point qu’ils en prissent eux-mêmes, bien ==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/79]]== au contraire. Mais Fredi avait conservé ce goût des spectacles de déshabillé. Accroupi sur le sable de la plage, il s’attardait longuement à contempler les hommes sortant de l’eau. René finit par en prendre ombrage, craignant une concurrence possible. Un soir, en rentrant, il se fâcha, oubliant que Fredi était le patron, le dispensateur des appointements. Et Fredi devant lui trembla, le supplia de ne point lui faire de scène, promettant en outre de ne plus retourner à la plage. Cette promesse fut tenue et, dès le lendemain, il s’abstint, demeurant à la maison, sous la véranda. Cependant il en garda une certaine tristesse, quelque chose d’imprécis lui manquait. René, par contre, en conçut beaucoup d’orgueil, il mesura sa force et se sentit plus hardi. Dès cet instant son attitude changea, il se fit plus désinvolte, parfois autoritaire. Autour de lui, chacun pliait : Fredi par crainte, Xavier par habitude. Il eut l’avantage aussitôt d’être entouré de plus de soins, on lui évita les moindres efforts, ne lui laissant comme besogne que ce qui appartenait à sa tâche de secrétaire. ==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/80]]== <nowiki/> Mais Fredi, le soir, trouvait sa compensation. Il s’accrochait à l’ami qui l’abreuvait d’amour, jamais lassé, toujours ranimé par les caresses subtiles de l’éphèbe. Xavier, au matin, leur apportait le café au lit et tous trois mangeaient, un plateau posé sur le drap. Ils passaient ainsi une heure délicieuse, par la fenêtre ouverte arrivait, jusqu’à eux, la brise de mer toute chargée d’iode et de sel, le soleil glissait un rayon oblique qui s’étalait sur le plancher mettant de l’or aux coins des meubles. Mais Xavier devait se retirer lorsque René souhaitait se lever ; Fredi lui-même réclamait ce départ, talonné par une sourde jalousie. Lui, en revanche, avait toutes les permissions et il promenait insoucieusement, à travers la pièce, sa féminité croissante. Son beau corps d’éphèbe se déformait en effet, il s’empâtait, prenait des rondeurs insolites faites d’un tissu adipeux qui résistait sous la pression des doigts. Il {{Corr|s’énorgueillissait|s’enorgueillissait}} de ce changement graduel, montrait avec joie ses seins qui gonflaient, sa taille qui s’épaississait et se cambrait. Aucun muscle ne saillait sur la chair lisse et ==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/81]]== <nowiki/> {{img float|large=100%|file=Des Vignons - Fredi en ménage, 1930 - image-081.jpg|align=left|width=450px|m=1.5em|}} ==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/82]]== ==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/83]]== blanche ; on voyait le lacis des veines qui traçait des sinuosités d’un bleu tendre. Et il pouvait se promener ainsi durant des heures sans que rien manifestât sa virilité. Il était devenu atone, neutre, la sensibilité définitivement refoulée. Il était fier de ce que Xavier ne lui ressemblait pas, il était plus femme maintenant que le vieil ami ayant commencé plus tard. Ceci ne l’empêchait point de surveiller étroitement Xavier, ne l’autorisant pas à quitter sa chambre sans être soigneusement vêtu. Ces précautions n’eurent d’autres résultats que de donner à René et à Xavier des désirs qu’ils n’auraient pas eus. Le désir était assurément latent chez Xavier, mais il ne lui était jamais venu à l’idée qu’il fût réalisable. Fredi, par son attitude, lui fit croire à des aveux de René, et il eut un peu d’espoir. Ce dernier supposa pour sa part que le sexagénaire lui apporterait des satisfactions inconnues. Une sorte de fluide les unit mystérieusement et Fredi en reçut des effluves. Il vécut dès lors en une inquiétude perpétuelle. S’il s’éloignait ==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/84]]== un instant, il revenait en courant et scrutait les deux autres avec une terreur visible. Mais il les dominait tous encore, par sa supériorité incontestable. Malgré la certitude de son pouvoir, René demeurait, devant lui, un élève docile ; quant à Xavier, il avait appris, durant de nombreuses années, à craindre ses sursauts d’humeur. Ils s’avouaient cependant qu’ils se désiraient, ils échangeaient parfois de longs regards qui n’échappaient pas à Fredi et lui arrachaient de véritables frissons de terreur. Cette jalousie continuellement sous pression lui causait, le soir venu, des exaspérations affolées que René était chargé d’apaiser. Il y mettait tant de prodigalité qu’il y réussissait la plupart du temps. Ce fut en cette atmosphère lourde que s’écoula le premier mois des vacances. Chaque jour Fredi sentait qu’il s’attachait un peu plus à l’ami ; il se voyait faible devant lui, prêt à toutes les concessions. Et René essaya graduellement son pouvoir, lui faisant supporter la matérialisation de ses rêves solitaires, ne tenant compte d’aucune répugnance. ==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/85]]== <nowiki/> Fredi acceptait tout, se pliait à tout, avec une passivité indémontable. Récompensé par un peu de tendresse, il se jugeait satisfait. La chambre fermée, il devenait l’officiant d’un culte mystérieux, dont René était le dieu. C’était pour l’éphèbe, le complet esclavage de la chair, la soumission totale aux exigences les plus saugrenues. Il trouvait une compensation en affirmant : — Jamais une femme ne serait pour toi ce que je suis. C’était vrai ; en face de l’ami, il faisait abstraction de tous les sentiments les plus naturels, n’ayant plus ni fierté, ni amour-propre. Il se faisait esclave bénévolement, avec même une joie morbide. La cause secrète de tant de faiblesse était la jalousie. La peur de perdre l’objet aimé, se persuadant {{Corr|ingénuement|ingénument}} que René était seul sur la terre, capable de l’aimer. En septembre, la fatigue obligea René à plus de retenue. De cette débilité subite, Fredi éprouva comme une joie sadique, avec la certitude que nul autre, momentanément, ne lui ravirait l’ami bien-aimé. Sa surveillance se relâcha, il s’autorisa même ==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/86]]== quelques promenades solitaires, pour s’effondrer au pied d’une dune et comme jadis s’enfoncer dans le rêve. Xavier crut que l’affection des deux jeunes gens se relâchait et pensa que son heure était venue. Aux moments où Fredi s’éloignait, il accourait auprès de René et se faisait tout miel, les rapprochements ranimèrent les désirs du secrétaire, d’autant qu’il savait pouvoir obtenir la tranquillité, le soir, s’il la réclamait. Pourtant il n’osait trop se hasarder, non point par crainte de Fredi, mais retenu simplement par une naïve pudeur. Xavier, en revanche, avait des regards précis qui voulaient en dire long et sur lesquels il était impossible de se tromper. Un après-midi d’orage, les nerfs en pelote, René se décida. Ayant préparé l’attaque, il était demeuré en pyjama depuis le matin. Il n’eut pas besoin de supplier, Xavier fut aussitôt à ses genoux, mettant sa science à gagner les préférences du jeune homme. Cela le rajeunissait d’ailleurs, il se croyait soudain vingt années de moins, puisque l’on tournait encore les yeux de son côté. ==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/87]]== <nowiki/> À ce moment, Fredi errait mélancoliquement par les dunes. Quoiqu’il eut la conviction d’être satisfait, il se voyait ressaisi par cette insurmontable tristesse qui avait été le compagnon de toute son enfance, de toute sa jeunesse. Il y avait en lui un regret inconscient, insoupçonné même, de n’être point normal. Femme, il avait, en lui, un mâle inconnu qui réagissait parfois, lui donnant la sensation d’inassouvissement. Malgré René, malgré Xavier, sa solitude morale demeurait. Il ne jouait point de rôle en face de ceux-là, mais néanmoins, il ne se dévoilait pas avec une réelle sincérité. Il ne pouvait être le complémentaire de René, comme l’épouse l’est de son mari, parce que l’ami restait, malgré tout, trop semblable à lui. Ils n’étaient pas deux parties de l’unité, mais chacun une unité. Peu à peu il se rendait compte que le bonheur lui était impossible, qu’il traînerait lamentablement par la vie, comme il errait à travers cette campagne, sans but, sans idéal, sans attraits. Le foyer, la famille, les enfants lui étaient interdits. Il prétendait se moquer de ces fadaises ; ==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/88]]== en réalité il manquait de sincérité vis-à-vis de lui-même. Les mouvements de vanité qu’il avait quelquefois, pour s’enorgueillir de son état, n’étaient que les aspirations subites de sa tristesse. L’esprit troublé, le cœur attristé, il s’en revint vers la villa, recherchant inconsciemment une compagnie qui le débarrassât de ses pensées. Il marchait doucement, sans bruit ; il put ouvrir la porte du salon sans être entendu. Il s’immobilisa sur le seuil et un grand cri lui déchira la gorge. Épouvanté presque, il regardait ses deux amis. Une amertume lui montait aux lèvres : même pas cela ne lui restait ; René ne l’aimait point exclusivement. Il recula, cachant les larmes qui inondaient son visage, tandis que les deux autres, pantois, attendaient, de sa part, une explosion de colère. Mais ils ne le revirent pas, il était retourné vers la plage, en un coin où la solitude lui était assurée. Là, il pleura, languissamment, comme un enfant. Il y avait en lui un grand chagrin qu’il ne parvenait pas à préciser, en ignorant la cause ==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/89]]== exacte. Il sentait seulement qu’il était effroyablement malheureux, que nul espoir ne subsistait plus. Pour se consoler il se répétait avec sérieux : — Tous les hommes sont comme ça, pourquoi m’en faire ? René est un homme, il me reviendra et voilà tout. Cependant il y avait en son cœur quelque chose d’irrémédiablement brisé. D’une façon définitive, il avait la preuve que le bonheur était irréalisable. À l’heure du bain, il quitta sa place et s’en fut vers la masse des cabines. Il se promena, la mine songeuse, mais guignant d’un regard hypocrite, les anatomies masculines. On le connaissait ; pour beaucoup parmi les baigneuses il était : le jeune savant plein d’avenir. Les femmes avaient pour lui des sourires engageants, des mines de chattes gourmandes parce que, outre sa science, il avait la beauté. Il ne voyait rien que les maillots noirs plaqués sur les cuisses par l’eau et ce spectacle faisait courir, en ses veines, un sang brûlant. Il aurait voulu, en une splendide impudeur, crier à tous ces mâles : — Je suis ainsi ! Voilà… et je vous appartiens ==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/90]]== à tous. Parce que l’amour n’existe pas, la chair seule est sensible. Son attitude n’échappa point à un baigneur qui le persécuta d’un regard trouble. Il frissonna et aussitôt tout son chagrin s’évanouit. D’ailleurs, il en était toujours ainsi, ces peines restaient en général très fugaces. Il arriva au logis où les deux autres l’attendaient dans l’effroi. Il souriait bonace et oublieux des injures. Comme d’ordinaire, il embrassa René et ingénu demanda : — Tu ne t’es pas ennuyé sans moi ? {{sep|6|m=2em}} ==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/91]]== <nowiki/> {{T2|VII|mt=4em|mb=2em}} Le ménage à trois se continua dans la quiétude et la gaîté, Fredi avait accepté la situation de bonne grâce et il prêtait volontiers René à Xavier, le plus simplement du monde. Au bout du compte, tout cela lui parut extrêmement drôle et sa mentalité changea soudain. Il n’aspira plus à un attachement sincère. Il y avait en lui, maintenant, un besoin intense et incoercible. Vis-à-vis de René, lorsque celui-ci se montrait trop frigide, il avait des colères subites, des mots grossiers. Les deux autres tremblaient devant lui : Xavier par habitude, le secrétaire par crainte de perdre sa situation. Il ne pensait même pas à se séparer de l’infidèle qui lui semblait faire partie de son mobilier. Le hasard le ramena à la plage à l’heure du bain et le baigneur remarqué une fois {{tiret|s’ingé|nia,}} ==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/92]]== {{tiret2|s’ingé|nia,}} à plusieurs reprises, à sortir de l’eau devant lui. Ils se sourirent mystérieusement, Fredi eut un tremblement convulsif parce que l’homme paraissait un colosse. Ce ne fut, il est vrai, qu’une entrée en matière ; la prudence de part et d’autre restait nécessaire. Mais le lendemain Fredi accourut au même endroit où l’inconnu l’attendait visiblement. Il nota que sa cabine était proche et rôda aux alentours tandis que l’autre se déshabillait. De nouveau il frissonna, ses jambes fléchirent sous lui et il dut s’asseoir sur le sable. Vêtu de son maillot, l’homme passa près de lui et lança : — Vous ne vous baignez pas ? Il fut incapable de répondre et en rougissant, balbutia comme une ingénue énamourée. Cependant la connaissance était faite ; quand il ressortit de l’eau, le baigneur vint s’asseoir auprès de lui : — Je vous connais assurément… vous habitez la villa bleue, là-bas, avec deux amis. Comme jadis, il eut ce sourire bêta qui ne signifiait rien, mais il ne put prononcer une {{tiret|pa|role.}} ==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/93]]== <nowiki/> {{img float|large=100%|file=Des Vignons - Fredi en ménage, 1930 - image-093.jpg|align=left|width=450px|m=1.5em|}} ==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/94]]== ==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/95]]== {{tiret2|pa|role.}} De nouveau ses yeux s’abaissèrent et il défaillit, cherchant à fuir la hantise qui le persécutait. Indifférent, l’inconnu lui apprit qu’il s’appelait Raoul, qu’il resterait à la plage jusqu’à la fin septembre et enfin qu’il se promenait régulièrement chaque matin dans un bois de pins voisin toujours solitaire. Ils se serrèrent la main et Fredi s’esquiva le cœur chaviré. Au retour, il ne regarda même pas René et la soirée entière, il fut songeur. Xavier qui le connaissait bien, se doutait qu’un événement imprévu s’était produit, mais il ne devinait lequel. Par extraordinaire, Fredi s’endormit très tôt, laissant en paix son compagnon qui en éprouva quelqu’inquiétude. Au matin, il se vêtit presque tout de suite, au lieu de traîner en kimono comme de coutume. Fréquemment il consultait sa montre et après le premier déjeuner, il quitta le logis sans un mot à ses compagnons. Il se dirigea immédiatement vers le petit bois ; déjà il croyait entrevoir la haute silhouette de Raoul. ==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/96]]== <nowiki/> Il marcha encore un instant et sur le point d’atteindre le but, s’arrêta. Il haletait, son cœur battait à se rompre, une émotion jamais éprouvée le paralysait. C’était un mélange de terreur et d’espérance. Comme un halluciné, il rebroussa chemin et se mit à courir {{Corr|éperduement|éperdument}}. Essoufflé, il croula sur le sable et y demeura immobile, une sueur au front, une anxiété au fond du cœur. Maintenant il regrettait d’avoir manqué de courage, à l’ultime minute, mais ne songeant pas à retourner sur ses pas. Les yeux clos, il restait allongé, délicieusement douché par le soleil du matin. Une voix résonna auprès de lui ; il sursauta et reconnut René. Lorsque celui-ci se fut étendu à son tour, il l’attira à lui, violemment et l’embrassa. Un rire étrange brillait dans ses yeux bleus, une moue ironique tordait sa bouche sensuelle. Xavier survint à son tour et s’étonna de les trouver là. — Tu aimes bien la solitude ! fit-il avec un léger reproche dans la voix. — Tu n’as pas à t’en plaindre, rétorqua-t-il amèrement. ==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/97]]== <nowiki/> Toute sa rancune lui remontait aux lèvres, et la sensation d’avoir laissé échapper une occasion ranimait son chagrin. Il fut malaisé de le ramener à plus de gaîté, il fut sombre, parfois agressif ou s’enfermait dans un mutisme obstiné et sans cause. À midi les deux autres l’entraînèrent et il dut rentrer au logis. La femme qui s’occupait de leur ménage avait dressé la table sous la véranda, en face la mer. Xavier, espérant le tirer de son apathie, lui montra l’horizon d’un geste large : — Regarde comme c’est beau ! Il haussa les épaules avec dédain : — Qu’est-ce que ça peut me {{abr|f…|foutre}} ! René tremblait, il n’aimait point ces colères sourdes qui étaient pour lui de continuelles menaces. Certes, il craignait de perdre la situation mais aussi l’ami à qui il avait voué, en dépit des apparences, une réelle affection. Prudent, il se tint coi, laissant Xavier se débrouiller avec Fredi. Celui-ci, il est vrai, n’eut pas beaucoup de peines, le jeune homme se mit à manger, silencieusement, le front bas. Il ressentait un mécontentement indéfinissable ; il aurait voulu se servir d’une insulte qu’il ==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/98]]== ne parvenait à se préciser. Il lui semblait que le genre humain tout entier lui était un ennemi personnel. Après le dessert, il se leva de table et tournant le dos à ses amis, il s’enfonça dans un rocking-chair pour fumer une cigarette. René lui apporta timidement son café ; il le prit, sans un mot, jetant au compagnon un regard féroce. Les deux autres ne comprirent rien à cette mauvaise humeur, ils se taisaient et se faisaient tout petits dans un coin de la véranda. Il se dressa et sans même paraître s’apercevoir de la présence de ses amis, il s’éloigna à pas lents, descendant vers la plage. Des enfants jouaient sur le sable ; il les contempla un instant et éclata de rire. Toute sa colère était tombée, il ne s’en souvenait même plus. Il s’en allait maintenant en souriant. Il passait ainsi fréquemment d’une humeur à l’autre, sans transition apparente. Il avait de la peine au point d’en pleurer et cinq minutes plus tard, il était soulevé par une gaieté folle. Il y avait au fond de cela, une exaspération nerveuse dont il ne se rendait pas compte. Une obsession le persécutait et il ignorait laquelle. Il ==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/99]]== gardait l’impression continuelle qu’un malheur le {{Corr|menacait|menaçait}}, mais quand il oubliait pour un moment cette menace, il riait, parce que le fond de son caractère était gai. Il traîna sur la plage, attendant inconsciemment l’heure du bain. Il s’arrêta près de la cabine de Raoul et s’installa sur le sable. Une voix mystérieuse l’avait averti que l’inconnu viendrait tôt et en effet, un peu plus tard, celui ci dressa sa stature d’athlète devant l’éphèbe. Il s’assit auprès de lui et insinua : — Je me suis promené dans le bois de pins ce matin. — Je n’ai pas été jusque-là, répliqua Fredi honteusement. Tout en parlant, il examinait cet homme qui traversait soudain sa vie. Il le vit gras, blême, visiblement un grand lymphatique. Il comprit la cause de l’attirance qu’il produisait sur lui. Celui-là aussi était incapable d’efforts virils, s’il n’avait pas le stimulant d’une chose hétéroclite. Très certainement les femmes devaient l’admirer, mais il s’en détournait le plus souvent possible, devinant instinctivement sa faiblesse. ==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/100]]== <nowiki/> Alors il eut plus de courage, certain qu’il saurait être, le cas échéant, le stimulant nécessaire. Il reprit aussitôt sa liberté d’esprit et avec un sourire hypocrite, conseilla : — Baignez-vous, la mer est assez haute ! Raoul acquiesça et s’en fut à sa cabine, tandis que Fredi s’immobilisait non loin, devant l’entrebâillement de la porte. Ils se comprirent définitivement et après deux ou trois plongeons, Raoul réintégra ses vêtements. Les baigneurs maintenant arrivaient en foule, Fredi proposa : — Si on allait faire un tour ! Ils quittèrent la plage avec l’intention de gagner le bois de pins. Mais après quelques pas, il discerna au loin les silhouettes de ses deux amis. Aussitôt il eut honte de ses intentions secrètes et prit brusquement congé de Raoul. Celui-ci haussa les épaules avec dépit : — C’est un dingo, mais ça ne fait rien ! Fredi aborda Xavier et René avec une hautaine ironie. Il possédait maintenant la certitude de remplacer l’infidèle quand il lui plairait. Il ==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/101]]== s’étonna de n’éprouver plus d’attachement pour le jeune camarade qu’il avait initié ; mais il se rendit compte que la mauvaise action de celui-ci avait brisé quelque chose en lui, le transformant tout entier. Ils remontèrent ensemble vers la villa ; Fredi se montrait gai, mais cette gaîté était feinte ; il ressentait, au contraire, un profond découragement. Cependant il n’en laissa rien voir, cachant un peu plus que par le passé, ses sentiments intimes. Même avec ceux-là, il allait être contraint de jouer un rôle et à l’avance, il se sentait épuisé. De très bonne heure, il entraîna René et fit preuve ce soir-là, d’une exaspération extraordinaire. Le secrétaire crut la paix revenue et se tranquillisa. De même, au premier déjeuner du lendemain matin, il fut d’humeur joyeuse. Mais dès qu’il put s’esquiver, il le fit, avec précaution. Sans une hésitation, il se dirigea vers le bois et bientôt découvrit Raoul qui l’attendait assis au pied d’un arbre. Il s’installa à son côté et aussitôt l’autre lui ==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/102]]== indiqua que ce n’était point les sentiments qui l’attiraient. Ses tendances étaient en effet beaucoup plus matérielle. Fredi accepta cette solution sans embarras, évoluant lui-même à son insu, ayant constaté que la sincérité était chose rare. Que lui importait désormais ; il était décidé à fermer son cœur, à cacher au fond de lui-même, l’immense besoin d’amour qui le dévorait. Il serait ce que les compagnons à venir voudraient qu’il soit. Il connut ce matin-là des sensations nouvelles qui l’émurent douloureusement. Il se vit brusquement attaché à ce grand Raoul qu’il ignorait quelques jours plus tôt. Son roman recommençait, sur d’autres assises, mais il était repris par des fibres mystérieuses qui le {{Corr|ligottaient|ligotaient}} au dernier conquérant. Ils se séparèrent un peu avant midi et comme s’il eut été en faute, Fredi courut d’une haleine jusqu’à la villa. Ses deux amis l’attendaient sous la véranda ; ils le scrutèrent anxieusement pour tâcher de deviner son humeur. Il laissa tomber sur eux un regard chargé de ==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/103]]== <nowiki/> {{img float|file=Des Vignons - Fredi en ménage, 1930 - image-103.jpg|width=450px|align=left|large=100%|cap=''Il s’installa à son côté et aussitôt lui indiqua que ce n’était pas les sentiments…'' (page 93)|style=font-size:100%;font-style:italic|m=1em}} ==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/104]]== ==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/105]]== dédain et s’en fut s’installer dans un rocking-chair. Pendant le déjeuner, il rit beaucoup, d’un rire nerveux, parfois convulsif. Il luttait contre une impression pénible qu’il ne réussissait pas à s’expliquer. La présence de René lui devenait subitement pesante et {{lang|la|in-petto}}, il regretta d’être moralement lié à lui. Après le déjeuner, il gagna le salon et se mit à travailler, espérant occuper son esprit. Une atmosphère lourde pesait, chacun sentait qu’il y avait quelque chose de changé dans leur intimité. Fredi ne quitta la tâche qu’au crépuscule et s’éloigna seul, refusant brutalement la compagnie de Xavier. Il allait au hasard, droit devant lui, en proie à un lourd ennui. Il ignorait ce qu’il désirait exactement et même l’eut-il su qu’il aurait manqué d’énergie pour l’exécuter. Il retrouva Raoul sur ce sable et allongé paresseusement, il demeura auprès de lui jusqu’à l’heure du dîner. Ensuite, il lui fut pénible de rentrer au logis ==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/106]]== et quoiqu’il n’y eut plus personne sur la plage, il s’y promena encore un long moment. Il se décida enfin et rencontra René qui, inquiet, accourait au devant de lui. — Qu’est-ce que tu veux ? fit-il brusquement. Interloqué, l’autre répliqua : — Comme tu arrives tard ! Silencieusement, ils s’acheminèrent vers le logis où Xavier les attendait sous la véranda. Comme l’autre, celui-ci murmura, en le scrutant anxieusement. — Comme tu viens tard ! Il lui tourna le dos, en maugréant : — Voilà maintenant que je ne suis plus libre. Il ne voulait pas admettre l’inquiétude de ses deux {{Corr|amies|amis}} ; l’affection de Xavier lui paraissait soudain une tyrannie insupportable ; en revanche l’attachement de René le laissait indifférent. À table, il ne prononça pas dix paroles, non pas qu’il eut exactement de la mauvaise humeur ; mais la même mélancolie qui jadis l’envahissait lentement. Il se rendait compte qu’il courait après une chimère, que la satisfaction sensuelle n’existait pas, tout au moins pour lui. Il en arrivait à {{tiret|mau|dire}} ==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/107]]== {{tiret2|mau|dire}} ce sexe qui le tourmentait ; il aurait voulu retomber dans cette quiétude de son enfance. Mais aussi loin qu’il se rappelait, il retrouvait le besoin trouble, incoercible et pourtant imprécis. Le désir sourd de découvrir un apaisement à une gêne qu’il ne parvenait pas à se formuler. Immédiatement après le dîner, il courut à sa chambre et chercha une solution momentanée à cette obsession. Il l’obtint à l’instant où René le rejoignait et il l’envoya au diable avec des mots durs, empreints de lassitude. Triste, René retourna auprès de Xavier qui tenta de le consoler, lui montrant combien l’humeur de leur ami était changeante. Fredi se coucha, incapable de travailler ce soir-là. L’ennui, toujours le même, sans cause appréciable, le terrassait. Il avait envie de fuir, et ne pas revoir ses deux compagnons dont la présence continuelle arrivait à l’exaspérer. Jusqu’à leur tendresse maintenant lui était pénible. Il se disait aussi que s’il était vraiment sage, il ne reverrait non plus Raoul. Il se voyait pour l’instant, sous l’influence d’un prurit de chasteté. Rageur, il se répétait ces mots qu’il s’était dit souvent. ==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/108]]== <nowiki/> — L’homme complètement chaste serait un dieu, il saurait dompter la matière. Cette idée de continence absolue le hantait par crises. Raisonneur, aimant la logique il reconnaissait que l’acte par lui-même ne représentait rien, ni un plaisir, ni une souffrance. Cela restait pour lui un choc nerveux aux conséquences déplorables. C’était également cette même idée qui le poussait toujours à fuir une solution naturelle. Et à cause d’elle aussi, il se croyait supérieur au reste des humains, parce qu’il incitait le prochain à cette solution dont il se privait volontairement. Tout cela laissait en son être un fond d’amertume dont il n’apercevait pas la raison véritable. Il était en un perpétuel inassouvissement, l’assouvissement ne pouvant pas se réaliser en lui procurant une volupté. {{sep|6|m=2em}} ==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/109]]== <nowiki/> {{T2|VIII|mt=4em|mb=2em}} Pendant quelques jours, Fredi rejoignit régulièrement, chaque matin, Raoul dans le bois de pins. Il se lassa bien vite de cette contrainte et d’ailleurs, il éprouvait un naïf orgueil de cette nouvelle conquête. Il aurait aimé prouver à ses amis qu’ils n’étaient point indispensable à son bonheur. Brusquement, il se décida et un soir au moment de quitter Raoul, il lui dit fermement : — À demain ! viens chez moi, vers dix heures, je serai levé. L’autre ne vit aucun inconvénient à cette combinaison, sachant en quels termes Fredi se trouvait avec René et Xavier. Le jeune homme en rentrant eut un regard narquois pour ses ordinaires complices et ne les avertit point de la visite attendue. ==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/110]]== <nowiki/> Le jour suivant, il fut levé plus tôt que de coutume, bien avant que Xavier eut apporté le chocolat et les toasts. Il se vêtit de son plus flamboyant kimono, resta pieds nus en des sandales et se jugea parfait. René, réveillé un instant après lui, courut le rejoindre au salon, réclamant une explication à ce changement d’habitude. Xavier parut à son tour portant le plateau soutenant les tasses. Fredi ne voulut rien dire, se contentant de ricaner d’une façon légèrement agressive. Xavier jurait qu’il ne l’avait jamais vu ainsi ; René se taisait, le cœur bourrelé d’inquiétudes. Tous trois traînèrent au soleil matinal, devant la villa, face à la mer. À dix heures précises, Raoul arriva, saluant tout le monde sans embarras. Fredi présenta ; il eut un rire orgueilleux et précis à leur situation respective avec des mots crus. René se sentit atterré, tandis que Fredi entraînait Raoul vers l’intérieur de la maison. Les deux autres restèrent accroupis dans le sable, suivant, d’un regard attristé, Fredi qui s’en allait au bras de sa dernière conquête. ==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/111]]== <nowiki/> À la peine de René, se mêlait une inquiétude pour l’avenir ; il craignait que Fredi, lassé, ne se débarrassât d’un secrétaire, au demeurant inutile. Or il avait beaucoup compté sur son secours pour passer son deuxième baccalauréat. Ensuite, mon Dieu, il se serait débrouillé au mieux, tout en poursuivant ses études. En vérité, Fredi ne songeait point à une rupture, il ne pensait même pas que ce fût possible. Il se considérait comme le protecteur naturel du jeune homme, tant que celui-ci n’avait point une situation assise. Xavier avait moins d’anxiété, il se sentait assuré que Fredi aurait toujours besoin de ses conseils et que s’il ne lui donnait rien autre chose, il le gratifierait de sa confiance. Et au bout du compte, cela lui suffisait. Pendant ce temps l’éphèbe se pâmait dans les bras d’athlète de Raoul. Il redevenait pour lui ce qu’il avait été à l’égard de René, c’est-à-dire un esclave humble et docile. De savoir ses deux amis tout proches lui procurait en outre une satisfaction perverse qui accroissait son plaisir. Il avait oublié tout soudain, ses projets de ==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/112]]== chasteté de la veille ou tout au plus les concevait à un état mitigé. Cependant, il gardait la certitude de sa supériorité, quand il voyait Raoul, malgré sa force, anéanti sur le divan, tandis que lui-même, restait alerte, n’ayant que fort peu donné de lui-même. Il usait de toutes les ruses en son pouvoir, pour ranimer le désir chez le compagnon et il y parvenait mieux que la plus savante des courtisanes. Il se revêtit de son kimono, glissa des bas de soie à ses jambes d’éphèbe et entraîna Raoul au salon ; puis se penchant à la fenêtre, il appela René et Xavier. Il fut heureux de voir le trio réuni devant lui ; il les dominait tous, sans bien savoir pourquoi. Ils savaient pourtant qu’il était humble et soumis, néanmoins, ils lui marquaient une déférence incontestable, comme une crainte continuelle de lui déplaire. Vautré sur le divan, les autres formant le cercle autour de lui, en des fauteuils, il minaudait, prenait des attitudes de jeune chatte, se faisait servir avec des sourires penchés. Le peignoir moulait ses formes graciles quand ==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/113]]== il le tirait étroitement sur son corps d’éphèbe, laissant entrevoir çà et là, un peu de son épiderme maintenant bruni. La femme de ménage apporta l’apéritif, mais les quatre hommes bavardaient avec un tel sérieux qu’elle ne fut nullement choquée par cette scène. C’était du vermouth avec du citron et de l’eau, boisson préférée de Fredi. Xavier prépara le mélange et René se précipita pour présenter le verre à Fredi. On fumait aussi des cigarettes, remplissant la pièce d’un nuage bleuté et odorant. La conversation restait des plus sages, on parlait littérature, art, science avec une conviction sereine. La supériorité de Fredi éclatait immédiatement et les autres s’inclinaient devant sa science. La femme de ménage, de nouveau ouvrit la porte et annonça que le déjeuner était servi, ce fut tout juste si l’on ne s’étonna pas de ce qu’elle négligeât la formule consacrée : — Madame est servie ! Toujours minaudant, Fredi s’accrocha au bras de Raoul pour passer à la salle à manger, ==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/114]]== tandis que les deux autres par derrière faisaient triste mine. Fredi présida le repas comme une aimable maîtresse de maison. Et en vérité, avec son kimono, son visage presque imberbe, sa chevelure dorée qui ondait gracieusement et sa beauté mièvre, on pouvait parfaitement prendre l’éphèbe pour une jeune femme. Il avait des gestes puérils, mièvres, des sourires languides qui écartaient ses lèvres rouges sur ses dents éclatantes. Tout cela était chez lui purement instinctif, nullement étudié ou préparé. Il était homme, ou à peu près, par le cerveau, mais enfant par le corps. Celui-ci n’avait point mûri s’il avait grandi. La masculinité n’était jamais parvenue à se former. Il restait donc une sorte d’androgyne, n’éprouvant pas les sensations ordinaires de l’homme, mais non plus exactement celles de la femme. Comme il le reconnaissait lui-même et l’avouait franchement, sa sensibilité n’était point externe ainsi que cela se passe dans le sexe fort, elle était demeurée à mi-chemin, enfermée en lui-même. Il ne trouvait donc le plaisir qu’au moyen de ==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/115]]== certains procédés. En dehors de cela, il restait froid, dans l’impossibilité de trouver une sensation véritable. L’habitude de raisonner l’avait amené lentement à cette constatation, et il disait avec apparence de justesse que son état ne provenait point d’une déformation mentale, mais bien d’une défectuosité organique, à laquelle on aurait pu parer assurément, dans son enfance. Nul n’avait pris garde à sa débilité, ne songeant qu’à ses succès scolaires. Comme il n’y avait pas assez de vigueur pour le cerveau et le corps, le premier avait tout pris. René, en l’écoutant, découvrait en lui de nombreux rapprochements avec l’ami. Lui non plus ne jouissait point d’une sensibilité normale ; s’il se pliait aux volontés de Fredi, c’était surtout pour lui complaire et aussi beaucoup par ignorance de son propre état. Il prévoyait que dès que l’occasion se présenterait, il abandonnerait à son tour le premier rôle, pour se subordonner à un ami. Fredi devinait cela et c’était surtout à cause de cette conviction secrète qu’il se détachait peu à peu du jeune homme. Il lui conservait {{tiret|néan|moins}} ==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/116]]== {{tiret2|néan|moins}} une tendresse spéciale, une sorte de pitié pour leur commune faiblesse. Le déjeuner achevé, on passa cérémonieusement au salon pour prendre le café et les liqueurs. Ce fut une après-midi agréable, vers quatre heures Raoul se retira enchanté ayant joui d’une conversation éclectique, sans compter les autres avantages de cette rencontre. Quand il fut parti, René se jeta dans les bras de Fredi ; il pleurait presque en bégayant : — Je n’aurais jamais cru cela de toi ! Fredi le considéra avec mauvaise humeur : — Ne suis-je plus libre maintenant ? Il recula, épouvanté : — Bien sûr… mais j’ai de la peine ! Xavier, dans un coin du salon, parcourait le journal, il se désintéressait de cette scène d’attendrissement, sachant à l’avance comment elle finirait. Une heure plus tard en effet, ils étaient parfaitement d’accord, ayant reconquis l’un et l’autre toute leur gaîté. Fredi s’habilla et il sortit avec René, laissant Xavier se balançant mélancoliquement sous la véranda, dans un rocking-chair. ==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/117]]== <nowiki/> Inconsciemment ils descendirent vers la plage et avec des frissons intimes, surveillèrent les baigneurs. Ils étaient troublés par les mêmes émotions, les mêmes désirs. Ils avaient des plaisanteries crues, exprimées à mi-voix et qui leur arrachaient des rires convulsifs. Cependant ils se promenaient calmement, conservant une attitude indifférente. Ils savaient avec une habile sournoiserie, dissimuler leurs émois et regarder sans être remarqués. René avoua que tous ces hommes lui causaient une gêne insurmontable, comme une crainte mêlée d’attrait. Fredi haussa les épaules avec lassitude : — Il y a longtemps que je m’en doute, tu finiras comme les autres, toi aussi. Alors pourquoi lutter ? Cette réflexion, fut pour le désir insidieux de René, un véritable coup de fouet. Il aperçut sa voie subitement, et la jugea inéluctable. Ne sachant à qui s’attaquer pour ses débuts, ne connaissant personne en dehors de ses deux {{Corr|amies|amis}}, il se montra du dernier gracieux vis-à-vis de Raoul qu’ils rencontrèrent un instant plus tard. ==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/118]]== <nowiki/> Son attitude était tellement frappante que Fredi en conçut aussitôt de l’inquiétude. Il brusqua l’entrevue et ramena son compagnon vers la villa. Mais à peine furent-ils masqués par une dune qu’il se retourna et administra au délinquant, une paire de claques sonores. René ne se révolta pas, il se mit à pleurnicher, à tel point que Fredi en eut pitié et le consola par de bonnes paroles, lui répétant que de convoiter le bien d’autrui restait toujours une mauvaise affaire. La scène eut une suite inattendue. Le soir, quand ils furent seuls, Fredi prétendit que si l’ami désirait lui ressembler en tous points, il lui fallait se soumettre à un régime spécial. Ce régime consistait à supprimer toute preuve apparente de vigueur masculine. Par cela, il devait s’adonner au rêve, inlassablement, sans jamais se permettre une solution. René obéit, ayant l’instinct de la soumission. Dès ce moment, il ne fut plus pour Fredi, qu’une compagne. Ils eurent alors des conversations toutes féminines, comme s’ils eussent eu honte d’être nés d’un sexe qu’ils désiraient chez les autres. ==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/119]]== <nowiki/> Le lendemain, Fredi annonça victorieusement cette bonne nouvelle à Xaxier, qui hocha la tête sans répondre. Il avait, par pur altruisme, toujours espéré que René se tirerait de l’ornière. Il suffisait peut-être, pour cela, qu’il trouvât sur sa route une femme qui sut l’attirer. Il ignorait que pareil événement était impossible, que tôt ou tard la vraie nature se manifesterait et le ramènerait à son unique route. D’ailleurs, il aurait dû se rappeler son passé de souffrance. René, au contraire, éprouvait de cette décision, comme une satisfaction intime. Il avait l’impression de ne plus être obligé de se contraindre, de jouer un rôle en face de ses amis. Au bout du compte, il franchissait les mêmes étapes que Fredi jadis, pour aboutir un jour ou l’autre à des résultats identiques, c’est-à-dire, la tristesse, l’anxiété et le découragement. Pour l’instant, il enviait son ami qui, drapé dans son kimono de soie jaune, attendait Raoul avec une impatience amoureuse. {{sep|6|m=2em}} ==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/120]]== ==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/121]]== <nowiki/> {{T2|IX|mt=4em|mb=2em}} L’argent reçu de l’éditeur touchant à sa fin, Fredi précipita le départ, pressé de se revoir à Paris, sans d’ailleurs bien savoir pourquoi. Raoul partait aussi, mais cela n’aurait pas été une raison suffisante. Fredi, insensiblement, se transformait ; il n’avait plus de ces tendresses profondes en ayant inconsciemment mesuré l’inanité. Il se trouvait plutôt maintenant sous le joug des toquades passagères, résolu à glaner le plaisir, au cours du chemin de la vie. Il se disait donc, avec une certaine sérénité, que si Raoul lui échappait, un autre, possédant tout autant de qualités, le remplacerait. Il ne s’apercevait point qu’il s’engageait sur la pente dangereuse qui est celle de beaucoup d’invertis. En d’autres termes, il courait à la débauche, étant dans l’impossibilité de satisfaire les besoins sentimentaux de son cœur. Nul ne fit d’objection à sa décision lorsqu’il ==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/122]]== annonça le départ ; il avait soumis ses amis à la douce tyrannie. René, moins que tout autre, ne regrettait pas le séjour à la mer, où forcément le cercle des relations était réduit. Lorsque tous trois débarquèrent à la gare St-Lazare, ils eurent un soupir de soulagement. Ils se retrouvaient chez eux, dans l’ambiance familière. Un taxi les amena tous rue du Moulin-Vert et Fredi se revit dans son appartement avec une joie enfantine. Il ouvrit toutes les fenêtres, laissant largement pénétrer le pâle soleil couchant des derniers jours de septembre. Avec des rires, des exclamations, il examinait ses meubles, ses livres. Il s’assit à son bureau, joyeusement, fouillant dans ses papiers avec une fièvre de travail soudaine. On changea de costume pour achever la journée gaiement. Ils dînèrent dans un restaurant à la mode et firent une courte station à un music-hall proche, qui venait de rouvrir ses portes. Dès le lendemain matin, il passa à la revue et chez son éditeur. Nulle part il ne trouva de réel encouragement, non point que l’on dépréciât ==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/123]]== son œuvre, mais parce que chacun se montrait hésitant. Il rentra au logis fort décontenancé, entrevoyant une période de gêne et de difficulté pécuniaire. Xavier offrit généreusement de l’aider ; il refusa. René ne disait rien, tremblant pour sa situation. Mais Fredi ne songeait même pas à se séparer de lui. Dans le salon, assis, tous trois en face de l’apéritif, ils discutèrent. Fredi fut le seul à mesurer avec exactitude l’état des choses. Il conclut, paisible : — Il n’y a rien à faire. Il faut supprimer momentanément la mère Martin. Toi, René, tu feras le ménage et la cuisine ; je me débrouillerai seul avec mon travail. René approuva avec joie. Il éprouvait un certain penchant pour les travaux féminins. Il lavait parfaitement la vaisselle, faisait un lit dans la perfection et ses connaissances culinaires étaient assez étendues. Tout fut entendu sur l’heure, René mettant ==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/124]]== comme unique condition que Fredi continuât à le préparer pour le bachot. Il s’en fut incontinent aux provisions, un filet à la main et revint une demi-heure plus tard, lourdement chargé, mais n’ayant rien oublié. Tandis qu’il préparait le déjeuner sur le fourneau à gaz, Xavier dressait le couvert dans la cuisine. Fredi, roulé dans son kimono, fumait pensivement des cigarettes et dressait son emploi du temps pour l’avenir, sincèrement il se croyait charge d’âmes. Son opulence permettait à Xavier de ne pas se priver et il se voyait nécessaire à l’avenir de René. Cette difficulté inattendue les rapprocha tous trois. Ils se sentirent subitement plus unis, obligés de travailler dans un but commun. On se mit à table gaîment et le déjeuner de René fut déclaré succulent. Dans le courant de l’après-midi, ils sortirent ensemble puis Fredi rentra pour attaquer courageusement une besogne nouvelle. Dès le lendemain, René montra qu’il prenait très au sérieux son rôle de femme de chambre. Les jambes gainées de bas de fil, drapé dans ==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/125]]== un kimono, un tablier blanc cerclant la taille, il frotta, astiqua, épousseta sans répit. Il avait les gestes féminins, les attitudes de l’emploi. De son labeur, l’appartement surgit reluisant et net comme il ne l’avait jamais été. Alors René changea de costume et partit aux commissions, tandis que Xaxier s’installait au salon, auprès de Fredi, levé depuis peu. Avant de s’éloigner cependant, il avait demandé à ses deux amis ce qu’ils désiraient manger. Quand il rentra, il nota sur un carnet les prix qu’il avait payé, pour les diverses denrées. Puis placide, il s’assit dans un coin de la cuisine pour éplucher les légumes. Fredi le sonna ; il accourut aux ordres, mais c’était uniquement pour prendre l’apéritif et il s’étonna que l’on eut tant de condescendance pour une humble servante. Et ce sentiment était sincère, tout au moins d’une façon passagère. Avant de passer à table, il s’en fut revêtir son costume féminin, avec son tablier blanc, insigne de son emploi. Ses deux amis n’eurent point à se {{tiret|déran|ger}} ==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/126]]== {{tiret2|déran|ger}} une seule fois. Il les servit avec une attention soutenue, allant de ci, de là, courant au fourneau où mijotait une sauce. En récompense de tant d’efforts, il reçut des compliments pour son déjeuner et il en rougit d’aise. Dès cet instant la vie fut régularisée, chacun eut sa besogne et l’on vécut côte-à-côte. Mais les deux éphèbes n’oubliaient pas le côté sensuel : René s’acharnait toujours à tuer les manifestations d’une vigueur masculine quelconque et sans l’avouer positivement à Fredi, il avait hâte de se trouver un maître. La première fois que Raoul vint rue du Moulin Vert, il eut une douce stupéfaction. À son coup de sonnette, il vit accourir une accorte soubrette qu’il ne reconnut point et à laquelle il demanda timidement : — Mademoiselle, Monsieur Fredi est-il là ? René s’inclina en une belle révérence et livra passage au visiteur qu’elle conduisit vers le cabinet de travail. Laissant Raoul en face de Fredi, il courut préparer la chambre à coucher, mettant toutes chose en l’état nécessaire. ==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/127]]== <nowiki/> Puis, discrètement, il vint avertir Fredi que tout était prêt. À ce moment Raoul le reconnut et éclata de rire. Tristement, il se retira dans sa cuisine tandis que les deux autres gagnaient triomphalement la chambre à coucher. Pour se distraire, il récura les casseroles, fit les chaussures pour le lendemain matin et préparer le dîner du soir. Quand il entendit Raoul et Fredi revenir au cabinet de travail, il retourna silencieusement à la chambre. En entrant, il huma l’air et frissonna, tout l’être tordu par un désir profond. Il mit de l’ordre, vidant avec une sorte de satisfaction morbide, les eaux sales, se complaisant dans les besognes les plus pénibles. Sachant qu’il viendrait, Fredi en effet n’avait pris aucun soin. À ce moment Xavier sonna ; il courut lui ouvrir et chuchota en rougissant : — Madame est avec son ami ! Xavier ne songea même pas à rire, cette explication lui paraissait normale. Ayant dit, René se sauva à la cuisine, afin de ==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/128]]== soigner le dîner du soir. Il prévoyait que Raoul resterait et il avait fait ses préparatifs en conséquence. La salle à manger manquant dans l’appartement, on dut, malgré la présence d’un invité, s’installer à la cuisine. Le repas n’en fut pas moins savoureux et René fut encore complimenté. Raoul, amusé de le voir en ce costume féminin, un tablier blanc sur le ventre, avait à son égard des gestes osés qui le remplissaient d’aise. La fête se prolongea tard et Raoul se retira vers minuit. Malgré tout, René ne se sentait pas complètement heureux ; il lui manquait, comme il le disait naïvement : un peu d’amour. Fredi semblait terne, se contentant de cette existence paisible, régulière. Il travaillait sans ardeur fiévreuse, mais avec continuité. Parfois, il passait des après-midi entières à la bibliothèque nationale et revenait le soir, absolument harassé. Mais la quiétude du {{lang|en|home}} le reposait instantanément et il se montrait reconnaissant à René de lui faire une vie si unie. ==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/129]]== <nowiki/> {{img float|file=Des Vignons - Fredi en ménage, 1930 - image-129.jpg|width=450px|align=left|large=100%|cap=''Il courut lui ouvrir…'' (page 119)|style=font-size:100%;font-style:italic|m=1em}} ==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/130]]== ==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/131]]== <nowiki/> Xavier déclinait, s’enfonçant de plus en plus dans la tristesse. Sa solitude semblait s’accentuer, sa tendresse pour Fredi ne lui paraissait plus payée de retour et il en éprouvait un chagrin qu’il cachait jalousement. Contrairement à ce qu’il avait dit jadis à Fredi, il incitait René à retourner vers la voie droite, lui offrant son propre exemple. Rien, en vérité, ne pouvait remplacer sa solitude sentimentale. Autour de lui, il n’y avait plus personne, plus une affection. Fredi, qui se plongeait de plus en plus dans ses recherches historiques, avait trouvé un idéal et lui échappait naturellement chaque jour davantage. Son âge ne lui permettait point de découvrir une nouvelle attache et il attendait l’heure dernière avec une mélancolie désabusée. Il se voyait poussé à la tombe par le destin ennemi et ne laissant derrière lui ni un regret, ni une peine. René était trop jeune pour comprendre toute l’amertume de cette vieillesse. Comme tous ceux de son âge, il se voyait assez fort pour vaincre le hasard. Et lorsqu’il parlait à Fredi de ces choses, il ne voyait devant lui que la plus incomplète incompréhension. ==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/132]]== <nowiki/> L’éphèbe se transformait peu à peu en vieux savant maniaque ; il vivait par le rêve à d’autres époques révolues et se passionnait pour l’écriture gothique de vieux manuscrits. Il ne se réveillait réellement que le soir au moment de donner à René la leçon quotidienne en présence de Xavier qui fumait sa pipe silencieusement. René, en effet, n’abandonnait point ses projets, il voulait son deuxième bachot, afin de préparer ensuite une licence. Secrètement, il aspirait à un emploi de fonctionnaire, parce qu’il savait ses goûts modestes et sa peur des difficultés de la vie. {{sep|6|m=2em}} ==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/133]]== <nowiki/> {{T2|X|mt=4em|mb=2em}} On était entré dans l’hiver, Fredi passait par une crise de travail fiévreuse. En vérité, il avait hâte de terminer l’étude à laquelle il était attelée depuis sa rentrée. Cette hâte était causée surtout par le besoin d’argent qui se manifestait de plus en plus pressant. Il avait bien touché quelques menues sommes de la revue, mais cela restait insuffisant pour subvenir à tout. Même à Xavier, il n’avouait pas ses difficultés et celui-ci, pourtant, prenait avec lui tous ses repas. Il tenait qu’il en fut ainsi, parce que cela permettait au vieil ami de s’offrir quelques douceurs. Le rentier, en effet, à cause du renchérissement de toutes choses, était devenu nouveau pauvre et sans Fredi, il aurait maintenant vécu péniblement. Le jeune homme éprouvait une âpre jouissance intime à se dévouer pour ses compagnons. Il trouvait là un dérivatif à son besoin de tendresse. Il n’en espérait non plus aucune {{tiret|re|connaissance,}} ==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/134]]== {{tiret2|re|connaissance,}} très persuadé que René s’envolerait du nid, dès que ses ailes se montreraient assez solides. Celui-ci se dévouait également à sa façon et n’en disait rien non plus. Il avait courageusement conservé son emploi de femme de ménage et s’en tirait à son honneur. Il avait remplacé le vieux kimono par un véritable peignoir en molleton et portait par dessus l’immuable tablier blanc. Tôt levé, couché tard, il travaillait pour les autres et pour lui-même. Sa matinée s’écoulait dans le nettoyage, la vaisselle, etc. Il changeait de costume cependant pour s’en aller aux provisions. Mais dès son retour, il reprenait avec joie le peignoir. Vers midi, Xavier, qui se levait tard maintenant, arrivait juste pour se mettre à table. Fredi abandonnait momentanément la besogne, apparaissant hirsute et fatigué, drapé toujours en un kimono de soie dont la teinte jaune se diaprait de taches d’encre. Ce repas était, pour eux trois, le meilleur moment de la journée. Une quiétude les réunissait, ils sentaient mieux leur attachement mutuel. Ensuite, on prenait le café dans le cabinet, ==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/135]]== s’autorisant quelques distractions qui apaisaient l’exaspération intime. Fredi entraînait tout son monde dehors pour une courte promenade, éprouvant lui-même le besoin de se détendre. La température glaciale était un coup de fouet à leur lassitude, ranimant pour un moment leur énergie. Régulièrement, quand on rentrait, René s’installait dans le cabinet, en compagnie des deux autres et {{Corr|racommodait|raccommodait}} les chaussettes, même celles de Xavier. Il avait acquis en ce genre de travail, une habileté extraordinaire et réussissait une reprise, mieux qu’une ménagère. Ses amis ne trouvaient point étrange qu’il se livrât à ce soin, au contraire, ils lui en étaient reconnaissants. Les chaussettes, il les lavait également, jugeant que ce n’était point médiocre économie. En ces différentes tâches, il trouvait également un dérivatif à sa féminité. Pourtant, il lui manquait quelque chose, le rêve ne suffisait point à apaiser l’exaltation secrète de son être. Fredi avait Raoul qui venait deux fois par {{tiret|se|maine}} ==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/136]]== {{tiret2|se|maine}} et déjeunait avec eux ; mais lui ne possédait personne. En ses rares promenades solitaires, il avait tenté de se créer une relation, mais en vain, comme il se méfiait lui-même, les autres se défiaient. À ses aveux, Fredi répondait avec désinvolture : — Tu as bien le temps ! Moi j’ai attendu plus que toi. Il ne disait rien et renfermait avec amertume son désir qui grandissait de plus en plus. Lorsque Fredi eut terminé son étude, il y eut chez les trois amis, une brusque détente. Après la fièvre du travail, le jeune homme tomba subitement en un morne relâchement. En revanche, il se fit plus gai, plus exubérant et les trois jours qui suivirent furent occupés en longues promenades. On partait le matin, et après avoir erré par la banlieue, on déjeunait au hasard. Le soir néanmoins restait consacré aux études de René et celui-ci avançait rapidement, ce qui lui permettait d’espérer le deuxième bachot pour la prochaine session. Cependant, Fredi restait inquiet. Le travail ==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/137]]== était bien terminé, mais l’éditeur consentirait-il une avance suffisante. Il détestait ces débats pécuniaires et c’est pourquoi il avait gardé le manuscrit achevé, pendant trois jours, avant de le porter. Comme on ne l’avait pas vu depuis longtemps et que sa précédente étude se vendait toujours bien, il fut reçu avec, presque, des transports de joie. Rusé, malgré son apparence ingénue, il sut aussitôt profiter de cet état d’esprit et, vantant sa nouvelle œuvre, laissa craindre une concurrence possible. Par ce moyen, il obtint l’avance qu’il souhaitait et rentra au logis en taxi, pour mieux s’affirmer sa richesse. En entrant, il poussa des hurlements de fauve ; Xavier et René qui l’attendaient anxieusement, comprirent qu’il avait réussi et accoururent joyeusement. Il fallut que tout le monde descendît ; il offrait, pour l’occasion, un apéritif d’honneur, au grand café du quartier. Il se voyait remonté pour quelque temps et ressentait un grand calme moral. Les deux autres, ignorant combien il se débattait au milieu ==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/138]]== des difficultés de tous les jours ne considéraient point cet événement comme si extraordinaire. En les voyant si paisibles, il éprouvait une satisfaction d’orgueil profonde. Il se disait qu’il était le protecteur de ces deux-là : un enfant et un vieillard. Cette conviction l’encouragea et il rêva de faire mieux, attiré par une sorte d’exaspération du dévouement. À midi, on déjeuna au logis, mais le soir, on revêtit frac et smoking pour retourner visiter les restaurants mondains. René, à cette idée, sentait monter à son cerveau une fièvre d’espérance. Il se voyait prêt à toutes les excentricités pour conquérir un ami. Il soigna sa toilette, ondula ses cheveux au fer, se débarbouilla avec plus d’attention que de coutume et se jugea beau. Dans le costume noir qui se cintrait à la taille, sa fragilité d’éphèbe ressortait mieux, lui faisant une joliesse attirante, très féminine d’ailleurs. Fredi, quoiqu’il n’eut pas les mêmes espoirs pour son jeune ami, se montra satisfait de son élégance et le lui dit. Au restaurant, ils attirèrent les regards, {{tiret|par|mi}} ==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/139]]== {{tiret2|par|mi}} les demi-désœuvrés, l’inversion restait à l’ordre du jour. Fredi dut se convaincre, non sans jalousie, que c’était surtout son jeune ami que l’on admirait. Aussi dès qu’ils sortirent, l’entraîna-t-il dans une rue voisine, relativement solitaire et lui administra une paire de claques, en prétendant qu’il se conduisait comme un voyou. René pleurnicha pour la forme, mais au fond de lui-même, ayant fait les mêmes remarques que Fredi, il se jugeait fort satisfait. Son chagrin dura moins assurément que la rougeur de ses joues et ils durent se promener un moment avant de gagner le music-hall où ils avaient décidé d’achever la soirée. Ils y entrèrent enfin et prirent trois fauteuils. Ils aimaient le genre de spectacle qu’on leur offrait là. Ce n’était point exhibition de femmes nues, mais exercices de force, d’adresse, quelques chansonnettes et un sketch. Silencieusement, ils admiraient les beaux hommes en maillot, et aussitôt leur imagination se mettait en mouvement. Cependant, René, toujours soutenu par un espoir secret, lorgnait de droite et de gauche, se ==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/140]]== rendant compte qu’il obtenait le même succès qu’au restaurant. Au premier entr’acte, il s’esquiva avec une telle habileté que les deux autres ne purent l’arrêter. Ils furent un moment désorientés et s’acheminèrent vers le promenoir à la recherche du jeune homme. Mais celui-ci l’avait déjà quitté depuis quelques secondes. Maussades, prévoyant une catastrophe, ils hésitèrent encore un moment. Bref, ils retrouvèrent enfin René, au bar, juché sur un haut tabouret et suçant une paille avec désinvolture. Auprès de lui, il y avait un gentleman élégant, d’apparence exotique. Comment avait-il fait la connaissance de ce personnage, on ne le sut jamais et Fredi ne put lui tirer aucune confidence. Cependant, dès qu’il les aperçut, il les appela et présenta son compagnon sous le nom de Stanie. Fredi reçut un choc au cœur, une jalousie soudaine le bouleversait. Il enviait sa conquête à l’ami, parce que l’homme était de large carrure et très masculin. ==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/141]]== <nowiki/> Néanmoins, il sut se dominer, remettant sa vengeance à plus tard. Il retourna aux fauteuils avec Xavier, René refusant de le suivre. Au deuxième entr’acte, ils le rejoignirent encore au bar et il leur annonça cavalièrement qu’il partait et qu’on ne l’attende pas avant le lendemain matin. Les deux autres sortirent également, une tristesse les envahissait et ils ne savaient pourquoi. En réalité, ils se désespéraient de voir le jeune homme pour lequel ils éprouvaient une sincère affection, suivre la voie qui leur avait été si douloureuse. Ils savaient aussi que c’était l’inéluctable, ni objurgations, ni défense ne pouvait empêcher René de courir vers l’éternel mirage. Nullement pressés de rentrer maintenant, ils se promenèrent sur les boulevards à demi-solitaire, puis s’arrêtèrent dans un café où un orchestre trépidait. Seuls, ils n’attiraient plus l’attention ; Fredi conservait bien sa grâce mièvre, mais il s’était légèrement masculinisé, un duvet blond ombrait sa lèvre supérieure et le vieillissait. Ils burent leur consommation presque sans y prendre garde. Adossés à la banquette, ils {{tiret|écou|taient}} ==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/142]]== {{tiret2|écou|taient}} la musique, l’esprit engourdi par la mélodie. Une détresse entrait en eux, une peine inexplicable leur gonflait le cœur. Instinctivement, lorsque l’orchestre se taisait, ils songeaient à René, ils le voyaient, se précisaient ses gestes. Cela ne ranimait point leurs désirs, et ils s’en étonnaient. Enfin ils ressortirent et trouvant un taxi, ils prirent le chemin du retour. Dans la voiture encore, ils restèrent silencieux, mécontents de rentrer déjà. Fredi se disait qu’il lui restait une longue nuit à passer sans René, le petit compagnon habituel. Ils s’étaient attardés autant que possible et n’avaient vraiment perdu que deux heures. Quand ils mirent pied à terre rue du Moulin Vert, ils discernèrent aussitôt, dans l’encoignure de la porte une ombre floue. Fredi se précipita, tandis que Xavier réglait le chauffeur. Il reconnut René qui lui souriait de ses dents étincelantes. Une joie immense le bouleversa ; il saisit l’éphèbe dans ses bras et l’embrassa fébrilement. Xavier s’avança et René expliqua : ==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/143]]== <nowiki/> — Je n’ai pas la clé, je n’aurais pas pu rentrer… Ils l’entraînèrent joyeusement et dans l’appartement, à la clarté des ampoules flamboyantes, ils l’examinèrent avec attendrissement. Ses vêtements avaient conservé quelque désordre indiquant qu’ils avaient été remis en hâte. — {{Nec|Eh}} bien ? haleta Fredi. Il haussa les épaules en souriant avec mystère : — {{Nec|Eh}} bien !… Stanie viendra me voir ici… il veut faire ta connaissance… Je ne suis pas jaloux…, je te dois cela… Fredi s’était laissé tomber sur le canapé et considérait son ami. Il lui semblait subitement transformé, métamorphosé. Xavier s’était assis dans un fauteuil et le regardait aussi. Il se mit à rire : — Vous voudriez des détails ? Vous n’êtes pas dégoûtés ! Stanie m’a l’air au pèze… il habite une garçonnière meublée qui doit se payer… du côté des Champs-Élysées… Il rit encore : — Vous voyez que ça n’a pas traîné, puisque ==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/144]]== me voilà déjà… Mais il avait sa limousine qui l’attendait près du music-hall… On a été rendu en cinq minutes… Un taxi m’a ramené. Ils écoutaient, curieusement, souhaitant des précisions qu’une honte instinctive empêchait René de leur fournir. Celui-ci se sauva dans la chambre à coucher et revint bientôt en peignoir et tablier blanc ; il reprenait ses fonctions. Toutefois pour fêter cet heureux événement, il s’en fut à la cuisine chercher la dernière bouteille de champagne, annonçant victorieusement qu’il la remplacerait le lendemain. Il n’avouait pas que Stanie, riche sud-américain, l’avait gratifié d’un billet bleu en remerciement de sa bienveillance. Cet argent, en vérité lui brûlait les mains, et au moment où il l’avait reçu, poussé par l’avarice native, il avait accepté. Avant de trinquer au bonheur futur de René, Fredi se déshabilla également, gêné aux entournures par le frac ajusté. Ce fut une gaîté factice qui régna entre les trois amis ; derrière ce voile d’exubérance, il y avait amertume et désenchantement. ==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/145]]== <nowiki/> Il était si tard lorsqu’ils eurent fini de se congratuler que Xavier resta coucher là. Ils tinrent tous les trois dans l’unique lit, qui, par chance, était large. {{sep|6|m=2em}} ==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/146]]== ==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/147]]== <nowiki/> {{T2|XI|mt=4em|mb=2em}} Stanie fut émerveillé lorsqu’il vint pour la première fois chez Fredi et qu’il vit René en femme de ménage. Il en conçut pour l’éphèbe un surcroît d’affection. Introduit cérémonieusement au cabinet de travail, il trouva Fredi en kimono japonais et chaussé de souliers de satin à talons {{roi|Louis|XV}}. C’était le dernier costume d’intérieur du jeune homme. Il éprouvait une volupté réelle à se promener en ces chaussures anormales qui l’obligeaient à creuser la taille et à jeter la croupe en arrière. Quand il marchait, cela lui donnait un balancement des hanches qui, non plus, ne manquait de charmes. À l’entrée du Sud-Américain, il se leva avec beaucoup de grâces, la main tendue, si bien que le pauvre Stanie ne sut plus à qui allaient ses préférences : à la patronne ou à la soubrette. ==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/148]]== <nowiki/> Minaudant, Fredi le pria de s’installer auprès de lui sur le canapé. Entre temps Xavier survint, mais René l’arrêta dans le vestibule et lorsque le brave homme sut qu’il y avait une visite il s’esquiva discrètement. Auprès de l’éphèbe, Stanie frissonnait d’un impatient espoir. Cette espérance se transforma en vertige quand René parut portant un plateau chargé de verres. Pour l’occasion celui-ci avait aussi chaussé des souliers à hauts talons et une souple jupe à petits plis balançait sur ses jambes. Avec une blouse en crêpe de chine et un tablier à bavette, il était complètement métamorphosé, d’autant plus qu’il avait eu la précaution de friser sa chevelure abondante, se faisant deux jolies {{sic2|chouchettes}} de chaque côté du front. Tous trois ressentaient en cette ambiance trouble, un plaisir morbide et pourtant pénétrant. Fredi ordonna à sa soubrette de demeurer et respectueusement René s’assit sur un coin de chaise. Ses yeux étincelaient en fixant son ami qui ==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/149]]== <nowiki/> {{img float|file=Des Vignons - Fredi en ménage, 1930 - image-149.jpg|width=450px|align=left|large=100%|cap=''Il trouva Fredi en kimono japonais chaussé de souliers à talons {{roi|Louis|XV}}…'' (page 139)|style=font-size:100%;font-style:italic|m=1em}} ==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/150]]== ==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/151]]== continuait à minauder, exaspérant le visiteur qui se contenait avec peine. On but une gorgée de Porto, puis soudain, sans avertissement préalable, Stanie saisit Fredi à la taille et l’attira contre lui. Sous ses doigts nerveux, il sentait la chair du buste qui s’enfonçait, se fondait. René demeura imperturbable, mais il savait que Stanie ayant vingt-sept ans, ne craignait pas deux adversaires. Avec des mots très doux, Fredi s’abandonnait, défaillant absolument. Une émotion le pénétrait, il se réjouissait d’être préféré à son ami, pourtant plus jeune. Il entraîna Stanie et René courut derrière eux, pour préparer tout le nécessaire. En même temps que soubrette, il fut valet de chambre auprès de l’Américain. Puis il resta là, ému, attendant les événements et nul ne songea à le renvoyer, au contraire. Il eut son tour assurément et sans doute, afin de lui prêter secours, Fredi ne le quitta pas. L’après-midi s’écoula ainsi et ce fut Xavier, vers six heures du soir qui les tira de leur douce béatitude. ==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/152]]== <nowiki/> René, malgré la légèreté de son costume, se précipita pour lui ouvrir et l’introduisit au cabinet de travail. Fredi et Stanie vinrent bientôt le rejoindre, le premier étant en kimono, les pieds nus en ses souliers de satin. Ils prirent l’apéritif, calmement, éprouvant tous comme un alanguissement bienheureux. René avait tamisé les lumières et dans la pièce régnait une pénombre reposante. Stanie maintenant craignait de s’éloigner de ce {{lang|en|home}} hospitalier ; il restait là, enfoncé dans un fauteuil, arrêtant son regard chargé de reconnaissance, tantôt sur Fredi, tantôt sur {{Corr|René,|René.}} Xavier entretenait la conversation à lui seul, nul ne lui répondait, mais il ne s’en inquiétait guère certain qu’on l’écoutait. Stanie proposa que l’on terminât la journée à Montmartre ; Fredi refusa en s’étirant à l’instar d’un jeune chat. L’on était si bien en cette tiédeur du logis que la peur du froid le retenait. Stanie se décida à demeurer et glissa sournoisement à René, deux billets bleus pour commander le dîner à un traiteur voisin. L’éphèbe se hâta, puis revint pour disposer ==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/153]]== la table dans le cabinet de travail. Il avait repris son costume de soubrette et Stanie portait un pyjama de Fredi par-dessus son gilet de flanelle. La gaîté ne venait pas cependant ; il y avait en eux une satisfaction imprécise, faite d’apaisement et de calme et cela leur était voluptueux. Le dîner dura longtemps, on bavardait doucement, sans fièvre, jouissant de la tranquillité de l’heure. René courait à la cuisine chercher les plats et servait chacun avec dextérité. Au dessert, Stanie qui, fort riche, cultivait une neurasthénie congénitale, murmura, avec conviction : — Comme vous êtes heureux ! Personne ne lui répondit : René songeait à ses espoirs insatisfaits, à ses difficultés pécuniaires, Xavier à ses cheveux gris. Pour prendre le café, ils s’allongèrent tout uniment sur le tapis. Ils n’étaient point couronnés de roses, mais en cela seulement ils différaient des anciens aux soirs des banquets. Cet abandon de toute contrainte leur était agréable, stimulant leurs désirs continuellement émoussés. ==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/154]]== <nowiki/> Nulle gêne ne pouvait les entraver, ils se connaissaient maintenant, et ne craignaient point d’avouer les particularités de leurs tendances. D’ailleurs, ils se ressemblaient tous les quatre, ils avaient des goûts identiques, des penchants qui se complétaient et une égale langueur. Cependant, Stanie, en sa qualité d’homme restait le roi de la fête ; c’était à celui qui le comblerait, cherchant à ranimer sa vigueur endormie. Xavier lui-même rajeunissait à la clarté douce des ampoules qui voilaient des écrans de crêpe de chine. Après le café, ils burent des liqueurs, en commençant par du cognac. Ils se grisaient, sans tapage, sans brutalité, câlinement, comme des enfants sages. Et l’ivresse montante faisait tomber un à un les derniers embarras. À minuit, il fallut rhabiller Stanie qui voulait absolument rentrer chez lui. On dut même le soutenir jusqu’au trottoir où un taxi vint le cueillir. Cependant Xavier, le moins ivre de tous, se chargea de l’accompagner. ==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/155]]== <nowiki/> Fredi et René remontèrent, toute leur joie était tombée, ils étaient veules, tristes, sans courage. Ils abandonnèrent les débris du festin et s’en furent se coucher, s’endormant aussitôt. Mais le lendemain ils furent réveillés de bonne heure. René semblait avoir tout oublié et vêtu d’un peignoir se mit courageusement à la besogne quotidienne. Fredi se leva aussi, mais accoutumé à réfléchir, il gardait, en son cœur, un souvenir amer. Il se voyait crouler dans la débauche, tomber au même état de dégradation que tous ces viveurs qu’il méprisait jadis. Son besoin de moralité, sa pudibonderie naturelle se réveillaient soudain, lui apportant des regrets insupportables. Il se ravalait au même degré que les prostituées qui fréquentaient les bars américains où les dancings. Il se reprochait surtout de n’avoir point d’amour pour Stanie qui, lui-même, n’éprouvait à son égard, aucun sentiment tendre. Avec René comme avec Raoul il avait été entraîné par une affection réelle. Cela lui semblait normal, parce que, aucune individualité humaine ne peut vivre sans tendresse. ==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/156]]== <nowiki/> Mais ce stupre imbécile lui causait une véritable répugnance et il se maudissait d’être descendu jusque-là. Assis à {{sic2|l’oriental}} sur le canapé, il rappela ses souvenirs, analysa toutes les phases de l’entraînement qui l’avait conduit à la déchéance et il conclut qu’il lui faudrait un rude sursaut d’énergie pour échapper à l’avenir, à la tyrannie de la sensualité. Encore une fois, il gémit sur cette tare originelle qui faisait, de son sexe, un maître indomptable. Il aurait voulu se meurtrir pour fuir cette nécessité qui le conduisait parfois au bord d’une sorte de folie passagère. Songeur, il regardait René qui astiquait les meubles en sifflotant. Il l’enviait pour sa tranquillité d’âme, son absence de remords. Agressif, il lui demanda : — Alors, tu trouves que c’est bien ce que nous avons fait ? L’éphèbe eut un rire ingénu : — Pas mal ! Fredi se tut ; il reconnaissait que sa culture intellectuelle, le poussant à la perpétuelle analyse, était sa pire ennemie, sans elle, il aurait ==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/157]]== vécu paisible, s’abandonnant à son penchant. Mais non, en réfléchissant, il s’avouait que toujours, il aurait été malheureux. Il lui suffisait de se rappeler ses premières années auprès de Xavier. De l’ami, il avait reçu les aveux d’une souffrance morale qui n’avait jamais cessé. René vivait encore dans la quiétude parce qu’il n’avait pas vu le monde. Son heure sonnerait comme pour les autres, heure d’amertume et de regrets. Lui aussi verrait soudain que le bonheur lui échappait et que, toujours, il devrait se contenter d’une illusion. Leur vie à eux se traduisait exactement par leur accoutrement. Ils essayaient de se tromper eux-mêmes, jouant un rôle jusque dans la solitude. Xavier survint avant midi ; il était plus pâle que de coutume, fatigué par cet excès inhabituel. Il affirma en riant : — Il ne faudrait pas que tous les soirs se ressemblent. Fredi fronça les sourcils. — Cela ne sera pas ! ==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/158]]== <nowiki/> Étonné, René se retourna : — Quoi, tu veux vivre en cénobite ? Le jeune homme eut un sourire désenchanté : — J’aurais au moins un idéal… La même tristesse les envahissait ; malgré sa jeunesse, René comprenait également que la route qu’il suivait serait hérissée de souffrances. Mais il se raccrochait à l’espoir de jouir des satisfactions matérielles. Il oubliait seulement que son penchant était causé justement par le déséquilibre entre le cerveau et le physique. Or, pour un cerveau les joies matérielles ne sont rien. Cela, Fredi le comprenait nettement, c’est pourquoi il ne conservait plus d’espérance. À première vue, cela aurait pu paraître illogique. Si tous ceux qui se trouvaient dans un cas étaient de purs sentimentaux, il leur était pénible de s’unir. Mais il savait en même temps, que malgré toute la féminité apparente, il restait un bon fond de l’égoïsme masculin. De quelque côté qu’ils se tournassent, ils étaient incomplets. Pour être homme, le physique défaillait, pour être femme, il leur manquait une certaine forme d’affectivité. Cependant, considérant la situation comme ==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/159]]== inéluctable, il chassa la tristesse et essaya de se montrer gai. René, ayant achevé le ménage, s’en fut aux provisions. Il possédait un abondant reliquat de la somme donnée la veille par Stanie, il prétendit en faire profiter ses amis, sans leur dire, connaissant leur susceptibilité. Ce lui était aisé, Fredi ignorait totalement le coût des choses. Il lui remettait chaque semaine l’argent nécessaire à leur nourriture à tous et ne s’occupait plus de rien. Aussi leur servit-il un repas fin, dans le but, assura-t-il, de leur remettre l’estomac en équilibre. Attablés tous les trois dans la cuisine, ils se sentaient bien, en une chaude intimité qui les liait un peu plus. René exprima la pensée de tous en murmurant : — Pourvu que Stanie ne vienne pas nous déranger aujourd’hui. Fredi eut un geste bref : — D’ailleurs, je travaille, je ne suis pas millionnaire moi. Néanmoins, après le café, il s’en fut à sa toilette qui, il est vrai, consistait à se peigner, à se ==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/160]]== laver les dents et à revêtir le kimono de soie neuf et les chaussures à hauts talons. René mit sa jupe plissée, son tablier à bavette et s’installa près d’une fenêtre pour raccommoder les chaussettes de la communauté. Xavier, voluptueusement enfoncé dans un fauteuil, parcourait des revues en fumant les cigarettes américaines de Fredi. Ce fut ainsi que Stanie les surprit. Sincère il s’exclama : — Quelle charmante scène d’intérieur ! Fredi eut une moue aimable, René l’embrassa aux lèvres, et le poussa vers le canapé. Le millionnaire était revenu poussé par l’ennui qui ne le quittait jamais. Auprès de ceux-ci, au moins, il trouvait une quiétude, un apaisement qui lui tenait lieu de bonheur. Fredi, lorsqu’il vit Stanie installé dans un fauteuil, eut un imperceptible tressaillement. Mais il chassa avec courage l’idée dangereuse et annonça fermement qu’il avait du travail. Le millionnaire fut contraint de se réfugier dans la chambre à coucher en compagnie de René. {{sep|6|m=2em}} ==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/161]]== <nowiki/> {{T2|XII|mt=4em|mb=2em}} Fredi reçut, à l’improviste, une dépêche de sa mère lui annonçant que son père était au plus mal. Ce lui fut un choc violent ; malgré le peu d’affection qu’il portait à l’auteur de ses jours, l’idée de le perdre lui causait une sorte d’arrachement douloureux. Il fit incontinent sa valise et prit le train, conduit à la gare par Xavier et René. Durant le voyage, tout le passé lui revint à l’esprit et il comprit mieux que c’était ce passé qui avait engagé l’avenir. C’était à la sottise paternelle qu’il devait son état ; sa débilité première due au demi-alcoolisme de Masseret ; la défaillance de la puberté, au manque de soins judicieux. Cependant, il éprouvait plus de pitié que de colère contre le pauvre homme aveuglé par la bêtise et l’orgueil. En arrivant, il ne trouva pas sa mère sur le ==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/162]]== quai comme il en avait l’habitude et cela lui causa une peine indéfinissable. Hâtivement, il s’achemina vers la maison, abandonnant sa valise à un homme d’équipe. Devant le seuil, il s’arrêta avant de sonner, une main de fer le serrait à la gorge, des larmes lui montaient aux yeux. Les volets étaient clos, un grand silence pesait sur la demeure entière. Enfin il se décida et atteignit le bouton de cuivre. Une fenêtre s’écarta et le visage de la servante se montra. Elle le reconnut et il l’entendit crier : — C’est Monsieur Fredi ! La porte s’ouvrit immédiatement et sa mère tomba dans ses bras en sanglotant : — Ah ! mon chéri ! mon chéri ! Il la repoussa, étonné de ce chagrin qu’il se figurait de mauvais aloi. Il ne pouvait admettre que l’épouse ne se jugeât pas libérée, ou tout au moins proche de la libération. Elle lui murmura : — Il a passé cette nuit, le pauvre homme ! Il la regarda et ne répondit pas, la repoussant pour gagner la chambre du père. ==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/163]]== <nowiki/> Elle le suivait en trottinant et en pleurnichant ; le bruit de ses sanglots convulsifs l’exaspérait ; il fut sur le point de se retourner pour prier la malheureuse de se taire. Il pénétra dans une chapelle ardente et fut immobilisé par une gêne indéfinissable. Entre les flambeaux, il distinguait celui qui avait été son père. Il n’eut pas une larme cependant et de biais examina sa mère. Celle-ci, le visage dans les mains, pleurait sans répit. Ironique presque, il demanda : — Tu le regrettes ? Elle le fixa, comme suffoquée par cette question. Il insista : — T’a-t-il rendue heureuse ? Elle fut incapable de répondre immédiatement, tant cela lui semblait saugrenu. — Heureuse ! fit-elle indécise. Mon Dieu, il m’a fait ma part de bonheur ; il ne faut pas être trop exigeant en ce monde et courir après des chimères. J’ai eu auprès de lui, des moments très doux et des peines douloureuses. Mais c’est tout cela qui lie un homme et une femme. ==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/164]]== <nowiki/> Songeur, Fredi s’assit dans un fauteuil en face du lit. La sagesse maternelle l’étonnait, mais il admirait aussi son abnégation. Au bout du compte il conclut que Masseret, quoique père maladroit, avait été un mari passable et, pour cela, il lui donna un regret. Ils quittèrent la chambre mortuaire parce que les employés des pompes funèbres venaient opérer et ils se réfugièrent au salon. Fredi restait inquiet, il ignorait les décisions de sa mère au sujet de l’avenir et n’osait hasarder une proposition de crainte d’en être dupe par la suite. {{Mme|Masseret|nx}} {{Nec|parla}}, vanta l’amabilité des voisins qui l’avaient secourue aux moments critiques. La maladie du père avait été brève. Après une soirée au café, il avait eu une congestion vers quatre heures du matin et n’avait pas repris ses sens. Avant l’aurore il trépassait. Le premier soin de la pauvre femme avait été de télégraphier à son fils qui avait eu le temps d’attraper un train le même matin. Piteusement, elle avoua : — Je me sens si seule tout d’un coup… Il la considéra silencieusement, puis, avec peine proposa : ==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/165]]== <nowiki/> — Veux-tu venir avec moi à Paris ? Il sentit qu’elle hésitait ; ç’avait été le rêve de ses dernières années que de finir ses jours auprès de son fils bien-aimé. Jamais elle n’avait pu manifester à cet enfant toute la tendresse qui brûlait en elle, parce que Masseret la paralysait par son ironie agressive, son autoritarisme obtus. Mais l’instinct maternel l’avertit que la proposition de Fredi n’était point complètement sincère et elle refusa timidement : — Je ne sais pas encore ce que je ferai, je suis si bouleversée. Fredi respira plus librement ; il avait fait cette offre, la considérant comme un devoir, mais il entrevoyait combien la présence de sa mère rue du Moulin Vert gênerait sa vie. Pourtant il fut triste qu’elle refusât ; il ne savait pourquoi, mais un remords sourd se glissait en son cœur. Il s’éloigna, incapable de demeurer dans cette atmosphère chargée de larmes et il s’en fut au dehors, assez mélancoliquement, par les rues solitaires. Son attitude manifestait assurément le chagrin ; ce n’était point la disparition du père qui ==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/166]]== causait cette peine. Non, il y avait en lui, une douleur latente, profonde, que le moindre événement ranimait. Il rentra pour le déjeuner et de se voir seul en face de sa mère, dans la salle à manger qu’il avait toujours connu, lui produisit une impression décourageante. La présence de Masseret manquait malgré tout, un fil de la trame mystérieuse de la vie était rompu. Il comprit mieux la souffrance maternelle et la partagea plus intimement : — Ma pauvre maman ! balbutia-t-il. Elle ne répondit pas, baissant le nez vers son assiette afin de mieux refouler ses pleurs. Néanmoins, ils ne purent manger ni l’un ni l’autre, et à la cuisine, chez l’humble servante, il en fut de même. L’après-midi se traîna lamentablement, les visites des amis et des relations se multipliaient. La mère et le fils n’eurent pas un instant de solitude et cela leur fut extrêmement pénible. On était à la fin de l’hiver, l’enterrement aurait pu être retardé d’un jour ; Fredi s’y refusa, pressé d’en finir avec ce lugubre appareil. Il jugea comme il se devait tout cet apparat de ==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/167]]== la mort, mise en scène aussi lugubre que barbare, destinée à prolonger la souffrance chez ceux qui restaient. À travers la petite ville, le glas des cloches se répercutait, répétant à tous que la douleur planait et menaçait chacun. Ces cloches, Fredi les maudit, pour ce qu’elles apportaient de tristesse au prochain qui n’avait nulle raison de pleurer. C’était, à son avis, lui voler quelques minutes de bonheur, que de lui lancer à la face cette menace. Vêtu de noir, sa beauté ressortant même en ce costume sombre, il suivit le corbillard auprès de sa mère. Le soleil étalait ses rayons lumineux dans l’or de ses cheveux, semblant dire à tous que la vie succédait à la mort, que le départ d’un seul n’était point un événement considérable, parce qu’il y avait derrière lui, la longue chaîne des vivants. Sous son voile de crêpe {{Mme|Masseret|nx}} n’avait plus de larmes ; elle le regretta à cause du grand nombre de spectateurs. Sur leur passage, les hommes se découvraient, les femmes se signaient. À tous, Fredi jetait un coup d’œil d’étonnement. Il devinait ces gestes hypocrites, nul ne prenait réellement ==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/168]]== part à leur douleur, sauf quelques-uns frappés eux-mêmes par la fatalité. La cérémonie au cimetière lui fut odieuse. Un peu à l’écart, le front bas, il adressa un adieu mental à son père. Soudain tout était oublié, la rancune s’était évanouie de son cœur. Cependant, il considérait que toutes choses étaient en ordre ainsi ; il attendait son tour, sans frayeur comme sans impatience, parce qu’il avait déjà, malgré son jeune âge, mesuré l’inanité des espoirs. Pour le repas des funérailles qui devait réunir tous les assistants, il s’enfuit, reprenant son train, promettant à sa mère de revenir lorsque cette lugubre comédie serait achevée. Il se moquait de l’opinion de ses concitoyens et c’est pourquoi, d’ailleurs, ils l’avaient en haute estime. L’écho de ses succès était arrivé jusqu’au pays natal. Son voyage de retour fut une perpétuelle fébrilité. Il avait hâte de retrouver son {{lang|en|home}}, la solitude morale qui tenait maintenant une grande part de sa vie. En débarquant de la gare de Lyon, il sauta presque joyeusement dans un taxi. Rue du Moulin Vert, Xavier l’attendait. À ==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/169]]== peine entré, il vit l’ami morne, accablé. Celui-ci lui ouvrit les bras et ils s’embrassèrent comme jadis. Alors Fredi comprit : — Et René ? Xavier eut un geste désolé : — Parti… il est auprès de Stanie et lui sert de femme de chambre. Il en reçoit des émoluments royaux. Fredi n’eut pas de colère, seulement une tristesse aiguë ; il murmura : — Bien, que la vie lui soit légère ! Et ils ne reparlèrent plus de cela. Il changea de costume, exaspéré par les vêtements de deuil qui ne disaient rien, ni à son cœur, ni à son imagination. Bientôt, il entraîna au dehors le vieil ami et ils s’en furent jusqu’aux grands boulevards, pour {{Corr|flaner|flâner}} parmi le monde. Ils prirent le café à une terrasse et dînèrent à la brasserie. Fredi tâchait de tout oublier, de regarder seulement vers l’avenir. La solitude soudain qui s’écroulait sur lui, le meurtrit, le rendit plus pitoyable et il murmura : — Maman ! Xavier qui l’entendit répliqua : ==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/170]]== <nowiki/> — Tu devrais la prendre auprès de toi, la pauvre femme. — C’est mon intention, fit-il avec sincérité. L’image maternelle lui revint à la mémoire. Il devina la souffrance continue, bien cachée sous le masque immuable de la petite bourgeoise. Il sentit également quel trésor de tendresse il y avait derrière cette puérilité qui jadis l’énervait. Humble et soumise, elle se méfiait de lui comme du père, n’osant avouer son amour. Il secoua la tête et dit fermement : — Il faut qu’elle soit heureuse ! — Tu peux tout pour elle, assura Xavier qui connaissait la vie. Le passé ne lui fut pas toujours gai, que ses vieux jours au moins soient paisibles. Fredi fut reconnaissant au vieil ami de ces saines paroles qui le ramenaient dans la justice. Nul égoïsme ne le poussait en ses décisions actuelles, au contraire, il rêvait de se dévouer encore, de travailler pour que la mère connût véritablement l’aisance. Il était trop tard pour rien commencer ce soir là. Ils rentrèrent tous les deux de bonne heure ==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/171]]== et Xavier resta auprès du jeune homme jusqu’au lendemain. Ils se crurent un moment revenus aux jours écoulés où l’un et l’autre gardaient au fond du cœur, une espérance imprécise. Mais ce mirage s’évanouit bien vite ; ils se virent en face de la réalité, tous les deux pauvres égarés par le vaste monde, sans foyer, sans famille, errant sans cesse à la suite d’une chimère. Et les premiers mots de Fredi en se levant, furent : — Vivons les jours après les jours, jouissons des minuscules plaisirs passagers, puisque les grandes joies nous sont interdites. Qu’importe le reste ! Il y avait encore dans l’appartement une chambre non {{Corr|meublé|meublée}} qu’il avait laissé ainsi par économie. Il décida aussitôt que ce serait celle de sa mère, parce qu’elle était vaste et donnait sur la rue. La matinée entière fut occupée en courses. Il passa chez le tapissier où il commanda un papier clair et gai ; ensuite, ce fut chez un marchand de meubles où il arrêta son choix sur une chambre presque luxueuse. ==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/172]]== <nowiki/> Il voulait que tout ce qui appartenait à la maison paternelle y demeurât. Ce serait là qu’ils iraient en vacances et plus tard, peut-être, y finirait-il ses jours. Mille souvenirs maintenant s’accrochaient à ce toit, il souhaitait le conserver intact. De même, il aurait plus d’orgueil et plus de joie à savoir sa mère entièrement chez lui. Certes, les scènes auxquelles avaient assisté ces murs restaient pour lui un souci, à l’idée d’y transporter l’honnêteté maternelle. La difficulté de trouver un autre logement l’obligea à se contenter de ce qu’il possédait. Xavier ne le quitta pas une seconde, il fut, encore une fois, le compagnon dévoué qu’il avait toujours été ; mais Fredi, sans le dire, lui rendait dévouement pour dévouement. Les préparatifs durèrent trois jours pleins, parce qu’il activa les choses. Cependant il fut heureux du résultat et se surprit à sourire. Il ne doutait pas du consentement de sa mère ; avec le recul nécessaire, il se rendait compte que c’était le vœu le plus cher de la pauvre esseulée. {{sep|6|m=2em}} ==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/173]]== <nowiki/> {{T2|XIII|mt=4em|mb=2em}} Fredi avait retrouvé {{Mme|Masseret|nx}} abîmée dans le plus absolu désespoir. La malheureuse se voyait surprise par cette subite solitude. À la vue de son fils, elle oublia un moment toutes ses peines. Lui, se taisait, ne disait point le but de son retour inattendu. Il ne savait pourquoi il agissait ainsi. Un instinct obscur le poussait à prendre possession de cette vieille maison où maintenant il était le maître. Avec sa mère à son bras, il en parcourut toutes les pièces avec une satisfaction de propriétaire. Parfois {{Mme|Masseret|nx}} soupirait en murmurant : — Je vais me trouver bien seule ici ! Fredi ne répondait rien et souriait malicieusement. Il lui semblait que son attachement pour sa mère grandissait de minute en minute, ==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/174]]== qu’il découvrait soudain l’infinie tendresse de la pauvre femme. Il se maudissait de n’avoir vu clair plus tôt et se jurait de rattraper à l’avenir le temps perdu. L’après-midi s’écoula dans la monotonie de la vie provinciale ; quelques visites survinrent, poussées plutôt par la curiosité que par la pitié. Le notaire parut également ; Masseret était mort intestat et Fredi ne présentait aucune difficulté, en conséquence la besogne de l’homme de loi était considérablement facilitée. La mère et le fils se retrouvèrent seuls à table pour le dîner du soir et Fredi eut de nouveau cette impression lourde d’une absence à ce repas. Le cœur bouleversé par une tristesse il se décida à parler : — Tu ne m’as pas demandé pourquoi j’étais revenu ? Elle le considéra en souriant : — Je pensais que c’était pour me voir, mon enfant, mais peut-être me suis-je trompée. Il réfléchit une seconde : — {{Nec|Eh}} bien voilà… Je t’enlève, tu as toute ta journée de demain pour préparer tes affaires, ==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/175]]== pas une heure de plus. Chez moi, à Paris, ta chambre est prête… Une belle chambre, tu verras, avec un papier rouge tout chargé de lumière. Elle l’écoutait les mains aux seins, essayant de dompter son émotion. Elle aussi pour la première fois découvrait son fils. Elle l’avait cru froid, indifférent, et s’apercevait soudain que c’était un tendre. Elle songea au passé et des larmes roulèrent sur ses joues. — Comme tu as dû souffrir, mon pauvre petit ! Il se secoua, refoulant le chagrin, ne voulant voir que l’avenir. Un avenir très clair, où il se dévouerait entièrement pour un être cher. Il avait tout pesé ; sa mère était jeune encore, elle vivrait longtemps sans doute et il la suivrait de près dans la tombe, afin de ne point retomber de nouveau dans la solitude. Elle se leva et se penchant sur Fredi, l’embrassa. Il se dégagea doucement, heureux de cette marque d’affection : — Tu ne m’as pas dit que tu consentais ? Elle se rassit et sourit : ==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/176]]== <nowiki/> — Bêta… tu sais bien que c’était mon rêve… mais peut-être te marieras-tu bientôt ? Elle posait cette question en tremblant ; Fredi rougit et dit gravement : — Je ne me marierai pas… non point à cause de ta présence, tranquillise-toi, mais parce que je n’ai aucune aptitude pour la vie de ménage. Tandis qu’il prononçait ces paroles, un sanglot lui déchirait la gorge. Il mentait, et c’était la base de toute sa mélancolie que cette impossibilité de trouver le bonheur ici-bas, dans la quiétude du foyer. {{Mme|Masseret|nx}} n’insista pas, son intuition de mère lui révélait qu’il y avait là un secret douloureux. Cependant, maintenant, un grand contentement gisait en eux. Ils achevèrent le dîner rapidement et retournèrent au salon. Fredi donna ses dernières indications : la vieille maison familiale serait conservée, sa mère n’emporterait que le nécessaire et les quelques souvenirs qui lui étaient chers. Elle approuva tout, acquiesça à tout, elle se sentait vraiment trop heureuse et croyait trouver enfin la récompense d’une vie d’abnégation. Le jour suivant fut occupé aux préparatifs. ==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/177]]== La vieille Mélanie qui les servait depuis environ cinq ans se lamentait de ce départ, mais se refusait obstinément à les suivre. Fredi en fut plutôt satisfait, ne voyant pas la possibilité de grever un budget de cette nouvelle bouche. Xavier fut prévenu télégraphiquement et {{Mme|Masseret|nx}}, {{Corr|conduit|conduite}} par son fils, prit un train du soir. Elle partit sans regarder derrière elle, craignant quand même un déchirement, en abandonnant toutes ces vieilles choses. Elle ne voulait plus penser non plus au disparu. Elle lui gardait, au fond du cœur, une tendresse pour les quelques heures de joie qu’il lui avait procurées. Maintenant, son regard se posait orgueilleusement sur son fils qui, par son effort personnel, avait gravi plusieurs échelons de l’échelle sociale. Déjà il était quelqu’un et la nullité du père se trouvait amplement compensée par l’intelligence du fils. De cela, elle était reconnaissante à Masseret et pour cela aussi, elle lui conservait de l’affection. À la gare de Lyon, Xavier toujours aussi fidèle les attendait avec un taxi. {{Mme|Masseret|nx}} devina aussitôt qu’il aimait Fredi, peut-être autant qu’elle. Avec spontanéité, elle lui tendit la main ==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/178]]== et ils échangèrent une étreinte qui les liait d’une entente secrète. La voiture les mena rapidement rue du Moulin Vert. Durant tout le trajet, Xavier bavarda, mettant Fredi au courant des dernières nouvelles. Il avait passé pour lui à la revue et chez l’éditeur et rapportait des promesses de travail. Son amitié l’avait averti que l’ami aurait désormais besoin de ressources accrues et malheureusement, il ne pouvait plus lui venir en aide. Quand elle pénétra dans le {{lang|en|home}} de son fils, {{Mme|Masseret|nx}} s’extasia. Tout lui semblait magnifique, plein de gaieté, en cette garçonnière arrangée avec goût. Fredi, joyeux, l’entraîna jusqu’à sa chambre, épiant la joie soudaine sur ce pauvre visage flétri. Xavier les rappela parce que le dîner attendait dans la cuisine. Toujours complaisant, il avait pris soin de tout commander à l’avance chez le traiteur voisin. Ils se réunirent autour de la table et {{Mme|Masseret|nx}} ne regretta point que son intimité fut troublée par la présence d’un tiers. Elle sentait Xavier de la famille ; elle le voyait exactement tel ==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/179]]== qu’il avait constamment été, le protecteur de son fils. Dès le jour suivant, la vie se régularisa ; Xavier s’en fut chercher {{Mme|Martin|nx}}, qui reprit sa place au nettoyage. Il accompagna également {{Mme|Masseret|nx}} dans ses courses. Il se voyait heureux de la tournure que prenaient les événements, espérant le sauvetage de son ami. Fredi voulait oublier le passé ; il se réinstalla à son bureau et se remit à la tâche. La besogne lui semblait plus légère, il se croyait libéré de la tyrannie de la chair, parce qu’il avait momentanément la satisfaction sentimentale. Les premiers jours, il hésita à revêtir le kimono japonais ; il avait un peu honte de cette faiblesse devant sa mère, quoique celle-ci fut bien incapable d’en deviner la cause. Il se couchait tard et bien enfermé dans sa chambre il s’abandonnait au rêve, escomptant, par ce moyen, pouvoir se passer de la réalité. Il se disait avec apparence de raison qu’il existait de par le monde une multitude de {{tiret|soli|taires}} ==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/180]]== {{tiret2|soli|taires}} comme lui, que la conscience ou la peur éloignaient de la débauche. Il oubliait seulement qu’il avait goûté au fruit défendu et qu’il en conservait, quoi qu’il fît, la saveur sur les lèvres. En attendant, il trompait sa faim de volupté, plutôt qu’il ne l’apaisait ; mais il ne pensait point que le réveil pût être brutal. De l’abandon de René, il gardait cependant une douleur au cœur ; il regrettait aussi que le jeune homme se fût détourné de la voie qu’il avait choisie. Il entrevoyait, pour lui, la prostitution plus ou moins proche et ensuite la misère. Évidemment René avait été entraîné pour la passion, mais également par l’appât du gain. Seulement il ignorait combien ces amours sont éphémères. Son rêve, chaque nuit, le tenait éveillé environ une heure, si bien que le matin, il se levait brisé. Il s’était ainsi dressé une ligne de conduite, se permettant une solution à époque fixe, de façon à trouver un moment d’apaisement. À ce régime, malheureusement, il tuait son dernier reste de vigueur masculine. Il atteignait à vingt-huit ans, à la sénilité et s’en réjouissait. ==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/181]]== Il était fier de cette impuissance morbide qui le plaçait hors la loi commune. Quand il revoyait sa mère, le matin, il avait un peu honte de lui-même, mais le soir, il retombait machinalement dans le même gouffre. {{Mme|Masseret|nx}}, au contraire, rajeunissait ; elle avait trouvé le bonheur dans cette ambiance paisible, mais où il n’y avait pas, au moins, à compter sou à sou. Son admiration pour son Fredi s’accroissait et elle n’apercevait point son côté faible, son ignorance de la vie le lui interdisant. Elle conduisait le ménage, mais ne s’occupait point de la bourse ; Fredi conservait le souci pour lui, afin de ne pas faire partager ses difficultés à la pauvre femme. Elle ne s’étonnait donc point de la présence continuelle de Xavier. Bien mieux, elle s’en réjouissait, ayant en lui une compagnie aimable, d’une infinie douceur et d’une complaisance sans borne. Le sexagénaire reportait sur la mère un peu de son affection pour le fils. Lui n’oubliait pas les jours passés et il reconnaissait que le maigre bonheur qu’il avait eu en ce monde, c’était Fredi qui le lui avait donné. ==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/182]]== <nowiki/> L’après-midi, tandis que le jeune homme, attaché à son bureau, travaillait, il emmenait madame Masseret et lui faisait visiter Paris. Pour cette bonté à l’égard de sa mère, Fredi lui avait de la gratitude. Il voulait aussi se croire heureux et se le répétait sans cesse. Néanmoins, sa mélancolie subsistait, un découragement invincible l’éloignait de tout effort qui n’était point son habituel travail. Il y avait, en lui, cette perpétuelle sensation d’inassouvissement ; un besoin secret le torturait, le sexe, malgré sa déficience, se révoltait contre son inertie. L’imagination alors prenait le dessus et le malheureux Fredi retombait dans le rêve, toujours, même de plus en plus irréalisable. Il n’essayait même pas de se rapprocher de la femme, certain inconsciemment qu’elle ne lui apporterait pas le contentement. Il conservait à son égard cette timidité spéciale que tous les invertis appellent répugnance. Lassé de lutter continuellement, il se revêtit un matin de son kimono et reprit ses bas de soie avec des jarretières garnies de rococo. Quand il se vif ainsi, dans la glace, il eut un sursaut de joie ; un plaisir morbide s’enfonçait en lui. ==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/183]]== <nowiki/> En le trouvant en cet accoutrement bizarre, Madame Masseret crut qu’il se livrait à une farce enfantine et éclata de rire. La honte qu’il éprouva lui fut agréable et il tint un peu plus à son costume. Toutefois, pour sauver la face, il expliqua très sérieusement qu’il était mieux pour travailler, que le pyjama le plus lâche le gênait aux entournures. Elle accepta l’explication, considérant cette manie comme une fantaisie de grand homme et Xavier se garda bien de la détromper. Les jours coulaient dans une tranquillité relative ; Fredi fuyait le monde parce qu’il avait peur de la tentation. Il ne sortait que pour se rendre à la revue ou chez un éditeur. Grâce à Xavier, il en avait découvert un autre qui réclamait spécialement, de lui, des études sur la période Gallo-Romaine. Il dut retourner à la bibliothèque nationale et il le fit avec crainte. Dehors maintenant, il s’en allait très vite, baissant le nez, troublé par une invincible timidité. Si par hasard, un inconnu l’arrêtait dans la rue pour lui demander un renseignement, il rougissait et bégayait. ==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/184]]== <nowiki/> Cette gêne le poursuivait, l’enveloppait comme d’un manteau de plomb. C’était là encore une révolte du sexe constamment trompé dans ses besoins. Il avait aussi parfois des obsessions douloureuses, les odeurs surtout produisaient sur lui des impressions indéfinissables. Certains parfums lui causaient une véritable griserie, un alanguissement qui le plongeait pour un moment dans une insurmontable paresse. Aller et revenir de la bibliothèque lui devenait torture ; il ne se sentait l’esprit libre qu’au logis. Devant les grands in-folios sa personnalité également se transformait, à cet instant il était tout esprit. L’obsession semblait grandir chaque jour, peser plus lourdement sur son cerveau. Une crainte le poursuivait, il avait la sensation qu’un malheur le menaçait et il ignorait lequel. Pourtant, il s’entêtait dans sa solitude, ne saisissant pas que tout le mal venait de là. Il croyait au contraire lutter courageusement contre l’appel sourd mais tenace de la chair. Xavier et {{Mme|Masseret|nx}} qui vivaient continuellement auprès de lui, ne remarquaient rien ==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/185]]== du changement progressif qui avait lieu. Ils ne voyaient pas ses rides naissantes malgré sa jeunesse, ni son teint blafard que le cerne des paupières accentuait encore. Lui, cependant, s’apercevait de sa faiblesse grandissante, de sa difficulté à exécuter tout effort physique, du perpétuel besoin de s’asseoir, parce que ses jambes fléchissaient sous lui. Il n’eut pas peur, mais il songea aux siens, aux deux seuls êtres dont il était l’unique soutien : sa mère et Xavier. Pour eux, il voulut lutter et se mit à un régime tonique, expliquant cette nécessité par l’excès de travail. {{sep|6|m=2em}} ==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/186]]== ==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/187]]== <nowiki/> {{T2|XIV|mt=4em|mb=2em}} Stanie parut à l’improviste une après-midi, lorsque Fredi était seul. En le voyant, il eut une sorte d’évanouissement et fut incapable de prononcer une parole. Il se traîna vers un fauteuil où il se laissa tomber lourdement. Le millionnaire semblait triste également ; il lui avait dit : — Bonjour Fredi ! d’un ton lamentable. Il s’assit auprès de lui et demeura un instant sans parler. Puis il eut comme une colère subite : — René m’a plaqué. Fredi haussa les épaules. — Ça devait t’arriver, mais je n’avais pas à te prévenir. Tu n’es jamais revenu me voir. Stanie se rapprocha, confus : — Pardonne-moi, c’était la petite qui ne {{tiret|vou|lait}} ==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/188]]== {{tiret2|vou|lait}} pas. Nous avons été heureux cependant, je la croyais toute à moi et un matin je me suis aperçu qu’elle voyait régulièrement un riche espagnol, titré par surcroît. Fredi écoutait en souriant ; peu à peu son émotion se calmait, tandis qu’un autre émoi naissait. Stanie poursuivit : — Naturellement je lui ai flanqué une volée… avec un bâton même, pour que ça lui profite mieux. Ça s’est remis à marcher, nous avons eu quelques jours de tranquillité, mon René était doux comme un agneau, docile, respectueux. Mais va-t-en voir… il refile trouver son espagnol et rentre à la nuit. Nouvelle volée, nouvelle période de calme. Cela a duré ainsi pendant deux mois, avec des alternatives de fugue et de gentillesse. Hier après-midi, je suis sorti ; en rentrant, plus de René, toutes ses affaires enlevées et en place, deux lignes : Je suis trop battu, je me sauve, ne me cherche pas, ce soir je ne serai plus en France. Je ne l’ai pas cru évidemment, j’ai battu tout Montmartre, ce matin j’ai été au Bois, j’ai déjeuné au {{sic2|Champ-Élysées}} où son espagnol prenait ses repas. Rien !… ils ont dû partir à l’étranger. Le silence tomba entre eux, la mélancolie les ==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/189]]== <nowiki/> {{img float|large=100%|file=Des Vignons - Fredi en ménage, 1930 - image-189.jpg|align=left|width=450px|m=1.5em|}} ==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/190]]== ==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/191]]== <nowiki/> {{img float|file=Des Vignons - Fredi en ménage, 1930 - image-191.jpg|width=450px|align=left|large=100%|cap=''Je lui ai flanqué une volée avec un bâton…'' (page 180)|style=font-size:100%;font-style:italic|m=1em}} ==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/192]]== ==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/193]]== rapprochait, Fredi oubliait toutes ses résolutions. Stanie le prit dans ses bras : — Tu n’es pas ainsi, toi au moins ! La réconciliation fut scellée sur le champ. Ils restèrent ensemble jusqu’au crépuscule, tyrannisés l’un et l’autre par une soif ardente de volupté. Lorsque la nuit approcha, ils songèrent à se revêtir et achevaient juste quand {{Mme|Masseret|nx}} rentra suivie de Xavier. Stanie produisit une excellente impression à la mère et elle ne marqua aucun étonnement en entendant Fredi le retenir à dîner. Stanie qui était musicien promit d’envoyer un piano dès le lendemain afin qu’ils pussent passer les soirées ensemble. Ce furent pour tous des heures charmantes jusqu’au départ du millionnaire. Stanie possédait une amabilité câline qui devait plaire aux femmes ; en outre sa situation l’empêchait de tomber dans la servilité. Xavier fut également heureux de le voir ; il s’était longtemps étonné de la chasteté de Fredi et jugeait cette conduite comme dangereuse. Il ne dit rien cependant, ni de ses inquiétudes ==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/194]]== passées, ni de sa satisfaction présente, considérant que tout s’arrange dans la vie. Fredi se mit au travail plus tard que d’habitude, mais acheva sa tâche quand même, si bien qu’il se coucha vers trois heures du matin. Mais il n’eut pas la tentation de s’abandonner au rêve et dormit d’un bon sommeil reposant. Le lendemain, un peu avant midi, le piano annoncé par Stanie arriva. Il fut aussitôt installé et le contre-maître qui avait assisté à la livraison, remit à Fredi la facture acquittée. Le jeune homme eut une vive rougeur et cacha le papier dans sa poche. Pourtant il éprouvait un contentement de ce cadeau magnifique. Lui qui donnait tant aux autres était heureux de recevoir à son tour, espérant trouver une affection et un dévouement semblable au sien. {{Mme|Masseret|nx}} cependant ne se douta de rien, elle fut persuadée que son fils achetait lui-même ce piano. Fredi restait songeur, il demeura dans le cabinet, enfoui dans un fauteuil, les jambes croisées, le front dans la main. Repris par l’habitude d’analyser, il reconnaissait que les incidents de la veille lui avaient apporté une relative quiétude. ==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/195]]== <nowiki/> {{img float|file=Des Vignons - Fredi en ménage, 1930 - image-195.jpg|width=450px|align=left|large=100%|cap=''La réconciliation fut scellée…'' (page 183)|style=font-size:100%;font-style:italic|m=1em}} ==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/196]]== ==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/197]]== <nowiki/> Il en conclut que leur renouvellement à périodes régulières lui était nécessaire. On déjeuna gaiement et aussitôt après, au lieu de traîner lamentablement par les pièces comme il le faisait chaque jour, il s’habilla en hâte et sortit. Sur l’avenue d’Orléans il trouva un taxi qui l’emmena rue Bassano, chez Stanie. Celui-ci l’attendait un peu. Il avait dans cet espoir un vêtement spécial, ample pyjama de soie écarlate, le col largement dégagé, les pieds nus dans des babouches de velours rouge. Fredi, pendu à son bras, visita l’appartement d’un luxe clinquant ; cela ressemblait beaucoup au logement d’une riche entretenue. Dans la chambre à coucher le lit s’étalait, bas, immense, incitant aux ébats amoureux par son aspect monumental. Le salon était de bois doré, avec un tapis épais et une peau d’ours devant le canapé. Il n’y avait pas de salle à manger, Stanie prenait ses repas au restaurant. La cuisine était transformée en atelier de peinture, le millionnaire barbouillant vaguement de la toile. La salle de bain était devenue la bibliothèque, mais une bibliothèque étrange où les ==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/198]]== livres étaient amoncelés à terre et la baignoire remplie de revues. Partout, un parfum d’ambre et de musc flottait. On reconnaissait à ce détail l’origine espagnole du Sud-Américain. Dans cette atmosphère Fredi s’alanguissait, il s’écroula sur le canapé, en proie à une impatience sensuelle intolérable. Stanie, exaspéré, le souleva dans ses bras et le transporta jusqu’à la chambre à coucher. Peu à peu le jeune homme revenait à lui ; il avait des plaintes sourdes qui alternaient avec des mots de passion. Quand il partit, vers cinq heures du soir, il se sentait absolument vigoureux, comme ranimé soudainement. Il prit un taxi afin d’être plus vite au logis et se mit au travail incontinent. La besogne lui sembla d’une facilité extrême, il abattit des pages et des pages sans noter la moindre fatigue. Au dîner, il mangea d’excellent appétit, ce qui ne lui était pas arrivé depuis longtemps. Sa mélancolie s’était évanouie, il reprenait goût à la vie et, pour un instant, l’obsession habituelle le laissait en repos. ==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/199]]== <nowiki/> Stanie parut bientôt et l’on acheva la soirée en sa compagnie. {{Mme|Masseret|nx}} éprouvait une sympathie involontaire à l’égard de ce millionnaire modeste et simple, qui semblait en outre jouir d’une inlassable douceur. La vie dès ce jour revint à une autre forme de régularité. Fredi qui était contraint d’aller à la bibliothèque presque chaque après-midi, sortait le matin. Il courait chez Stanie qu’il trouvait en pyjama exorbitants, bleu azur, écarlate, vert pomme galonné d’or. Il s’attardait auprès de lui, dans la tiédeur parfumée de ce {{lang|en|home}}, jusque vers onze heures, puis il retournait rapidement au logis, emportant une provision de cigarettes de luxe. Un matin, Stanie lui offrit une bague de platine orné d’un saphir et d’un brillant. Il accepta en rougissant, regrettant de ne pouvoir donner, en échange, que son attachement et sa fidélité. Dès lors, ce fut une habitude ; Stanie éprouvait une joie inquiète à faire des cadeaux. L’après-midi, il rôdait par les rues à la recherche de ce qu’il pourrait acheter à l’ami. Il le monta ainsi en bijoux, comme un {{tiret|mu|lâtre}} ==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/200]]== {{tiret2|mu|lâtre}} Brésilien. Il choisissait le plus coûteux, afin de s’assurer que Fredi ne pourrait, lui-même, s’acheter le semblable. Naturellement, {{Mme|Masseret|nx}} ignorait la provenance de tout cela et se figurait que son fils réalisait, avec ses études historiques, des gains phénoménaux. Après les bijoux, ce furent des nécessaires divers en argent, toute une bimbeloterie de grand luxe. Fredi acceptait toujours, mais chaque cadeau l’écrasait davantage, augmentant son attachement, le faisant humble, faible et sombre devant l’ami. Celui-ci, en revanche, s’apercevant de sa puissance, devenait tyrannique, le besoin de battre se réveilla en lui. Fredi accepta encore, rendu plus docile que jamais par cette force virile qui le dominait. En Stanie, il n’avait plus seulement un ami, mais un maître. Ainsi, il revenait en arrière, aux jours de sa jeunesse, lorsqu’il se distrayait avec des plus grands que lui. Il rentrait parfois au logis, meurtri mais heureux. À son intention, Stanie avait acheté un jonc souple et court. Par ce moyen, il le ==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/201]]== <nowiki/> {{img float|file=Des Vignons - Fredi en ménage, 1930 - image-201.jpg|width=450px|align=left|large=100%|cap=''Un matin, Stanie lui offrit une bague de platine…'' (page 189)|style=font-size:100%;font-style:italic|m=1em}} ==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/202]]== ==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/203]]== pliait à sa volonté, souvent extravagante. Il ne disait point que c’était cette brutalité qui avait fait fuir René, d’un tempérament un peu différent de Fredi. Xavier voyait tout cela, ou plutôt le devinait parce que les confidences de Fredi étaient rares, mais en même temps, il constatait que son protégé revenait à la vie, que sa tristesse et son découragement s’évanouissaient. Fredi maintenant demeurait en un état de gaîté constant, il n’avait plus les obsessions, les craintes anciennes. Même, il semblait avoir conquis un nouvel équilibre et dirigeait le budget de la famille avec plus de sagesse. Sans aller jusqu’à l’économie, il réglait les dépenses afin qu’un reliquat lui restât chaque mois. Et un matin, il annonça victorieusement qu’il allait acheter une petite auto. Mais il eut le tort d’annoncer ce détail également à Stanie qui l’emmena incontinent chez un marchand et versa la moitié du prix de la voiture afin que l’ami eut quelque chose de mieux. La famille maintenant se composait de quatre personnes, {{Mme|Masseret|nx}} elle-même regardait ==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/204]]== Stanie comme un vague parent. L’un semblait nager dans un luxe relatif, le millionnaire qui dînait presque chaque soir rue du Moulin Vert, payait son écho sous des formes détournées. Il montait la cave, faisait envoyer des primeurs coûteuses, des gibiers fabuleux. De lui, Fredi acceptait tout, parce qu’il ne se serait point permis de refuser, définitivement soumis par la force. Mais un matin en arrivant rue Bassano, il trouva la place occupée. La veille, Stanie n’avait pas soupé en famille et au hasard d’une promenade avait fait connaissance d’un ancien pensionnaire d’une maison de détention. Fredi se sauva en pleurant et erra longtemps par les rues avant d’oser rentrer au logis. Il sut assez dissimuler pour que sa mère ne s’aperçut de rien. Mais à Xavier il avoua tout et celui-ci, philosophe, conclut : — C’était fatal ! Le malheureux vécut une semaine dans la tristesse et le désarroi. Il sortait encore le matin pour se tromper lui-même, et s’en allait au bois, cheminant dans les sentiers jonchés de feuilles jaunies. Instinctivement, il espérait une relation {{tiret|nou|velle}} ==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/205]]== {{tiret2|nou|velle}} qui aurait encore une fois comblé le vide de son cœur. Cet espoir devait se réaliser, tout au moins d’une façon transitoire. Mais auparavant, un entrefilet de journal le combla d’aise, satisfaisant sa rancune. Stanie en une nuit avait été cambriolé et trouvé le matin, par son concierge, à demi étranglé. Des soins rapides l’avaient ramené à la vie. Cependant l’affaire n’eut d’autres suites que le départ brusqué du millionnaire. — C’était fatal ! résuma encore Xavier tandis que Fredi dissimulait une larme de regret. Il fut encore quelques jours à se remettre de cette rude secousse. De nouveau il recommença à croire à l’impossibilité du bonheur et retomba dans le rêve qui entretient l’espoir. Mais l’habitude était définitivement prise maintenant et elle avait créé le besoin physique réel. {{sep|6|m=2em}} ==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/206]]== ==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/207]]== <nowiki/> {{T2|{{Corr|XX|XV}}|mt=4em|mb=2em}} Fredi se voyait définitivement perdu, dévalant de plus en plus vite sur la pente fatale. Il savait mieux dissimuler encore que par le passé et sa mère ne devinait rien. Ses succès auprès des éditeurs s’accroissaient, il avait constamment du travail en préparation et l’argent rentrait avec une régularité relative. La possession d’une auto grevait lourdement son budget, néanmoins il se tirait d’affaires grâce à une particulière habileté et aussi à l’économie que {{Mme|Masseret|nx}} faisait régner au logis. Mais c’était une fête pour tous, lorsque, une fois par semaine, ils partaient à la campagne dans la souple torpedo. On se grisait d’air durant une journée, on déjeunait au hasard de la route et l’on revenait le soir, les poumons dilatés, de l’espoir plein le cœur. La voiture lui servait également à Paris dans ses courses qui étaient nombreuses. Continuellement il courait après la documentation {{tiret|néces|saire}} ==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/208]]== {{tiret2|néces|saire}} à son travail et naturellement ne trouvait pas tout à la bibliothèque nationale. De même, il promenait sa mère durant une heure chaque après-midi, afin qu’elle put jouir aussi de ce luxe tout nouveau. Assurément, parmi leurs rares relations, on les jugeait heureux, les confrères le considéraient comme un chançard et le jalousaient un peu. On ignorait cependant qu’il se tuait de travail, non seulement en vue de gain, mais également, afin de ne pas penser. Il s’était attelé à l’étude de l’hébreu, dans l’espoir après tant d’autres, de déchiffrer la {{Corr|kabale|kabbale}}. Malgré tout cela, il souffrait et cachait farouchement le ver qui lui rongeait le cœur. Xavier seul savait, parce qu’il avait parcouru un calvaire identique. Fredi croulait parce que le besoin physique sans cesse renouvelé le harcelait. Il avait d’abord sillonné le bois de Boulogne, arrêté par les promeneurs solitaires et parmi ceux-là, il découvrit, un jour, un ami de passage. Dans l’impossibilité de se confier à un inconnu qui d’ailleurs manifestait tout autant de méfiance que lui, il avait fixé un rendez-vous, pour le soir même, encore dans le bois. ==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/209]]== <nowiki/> Et aussitôt après-dîner, il s’était enfui, sautant dans un taxi qui le mena près de sa destination. Il retrouva le compagnon dans un taillis et là, il connut les affres de la peur en même temps que les joies de la chair. Il rentra chez lui, absolument honteux de lui-même. Mais il lui était désormais interdit de résister ; il lui fallait presque sa pitance quotidienne pour qu’il eut le calme nécessaire à son travail. Pendant près d’un mois, il retourna chaque soir au bois, changeant parfois de compagnon, suivant les hasards de l’heure et aussi courant tous les risques. L’hiver était revenu, glacial ; il dut abandonner ces promenades vespérales et il ne lui resta plus aucun moyen de renouvellement. Triste, il chercha autre chose et découvrit d’autres lieux de rendez-vous où des inconnus faisaient une brève connaissance. Ce fut alors la turpitude des hôtels garnis où souvent il se voyait rabroué par un patron pudique. Mais quand il revenait au logis, il était transformé, la gaîté reconquise, le sang-froid revenu, l’intelligence claire. ==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/210]]== <nowiki/> Comme ces fugues avaient généralement lieu le soir, dès son retour il se mettait en kimono et s’attablait devant ses papiers. Xavier l’enviait et il finit par l’accompagner de temps à autres, traînant ses cheveux gris au bord des ruisseaux. Il ne possédait plus la beauté juvénile de Fredi, aussi ses succès étaient-ils plus rares. Renseigné, le jeune homme savait qu’il lui était aisé de faire des relations soutenues dans ce monde spécial. Une fierté le retenait, se refusant à se mêler aux prostitués. C’est pourquoi il fuyait les bains turcs et autres établissements du même genre. Jamais il ne rentrait en un de ces bars aux rideaux de soie claire où des éphèbes, avec des {{Corr|voix fillettes|voix de fillettes}}, promenaient leur déchéance. Tout cela lui semblait ridicule, bien mieux, odieux. Il n’admettait point que l’on jouât avec un état suffisamment triste par lui-même, sans y ajouter la honte d’une comédie mal jouée. Pour ces éphèbes qui se livraient à un véritable métier, il n’avait que mépris et les fuyait résolument. Cependant ses courses le ramenaient {{tiret|fatale|ment}} ==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/211]]== {{tiret2|fatale|ment}} aux mêmes endroits et c’est ainsi qu’il fut confronté un soir, avec René. Mais un René bien changé, amaigri, l’orbite creuse, la pâleur des joues cachés par le fard et la poudre, les lèvres ravivées par le bâton de carmin. Il n’eut pas de pitié et reconnut avec mélancolie : — Tu devais finir de cette façon ! Devant lui, René se tenait gêné et timide. Il ne fit aucune difficulté pour avouer que désormais la prostitution restait son unique gagne-pain. Ses ressources pourtant étaient maigres, sous le veston pincé, il avait une chemise en lambeaux et noire de crasse parce qu’elle était unique. Tout, il est vrai, était à l’avenant. Fredi le quitta brusquement, en murmurant : — Bonne chance ! Il fuyait l’ancien ami, avec l’impression que son contact cachait la ''guigne.'' Il avait peur de tomber lui aussi à la même bassesse. En réfléchissant cependant, il se rassura, lui au moins conservait l’amour de son travail, ce qui devait toujours le sauver. ==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/212]]== <nowiki/> Ce soir-là, il rentra immédiatement, ne souhaitant plus les hasards d’une rencontre. Quelques jours, il resta dans une sorte d’incertitude sensuelle. Cet incident douloureux avait passagèrement tué le désir. Mais il se rendit compte rapidement que le ver rongeur était toujours présent. En effet, pendant cette période de continence, il ne jouit plus de la même lucidité d’esprit, une sorte de nonchalance le faisait paresseux aux heures du travail. Les mots lui venaient difficilement, ses recherches étaient pénibles. Il constata cet état avec effroi, il se vit {{Corr|ligotté|ligoté}} à sa faiblesse, ce que d’autres auraient appelé son vice. Mais lui savait bien que l’imagination n’avait aucune part dans ce besoin, au contraire, il aurait ressemblé au commun des mortels et il lui semblait qu’il aurait été splendidement heureux dans les bras d’une femme. L’impossibilité de remonter le courant lui était affirmé définitivement. Il connaissait son insensibilité normale et sa sensibilité anormale. Il savait qu’il ne vibrait point par les procédés ordinaires et que même le rêve ne lui apportait aucune satisfaction physique, ne lui procurant ==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/213]]== que l’espoir de réaliser le plaisir dans un avenir plus ou moins proche. L’idée lui était venue, une fois, de consulter un médecin recommandé par l’une de ses rencontres fortuites. L’homme de l’art lui assura piteusement qu’il n’y avait rien à faire et le conduisit à sa chaise longue. Ce fut toute la rémunération qu’il réclamât pour cette consultation. Fredi y retourna sous prétexte de bobos, mais surtout attiré par la chaise longue. Ainsi sa vie s’écoulait en cahots continus ; de liaison fixe, durable, il n’en découvrait. Il semblait qu’une malchance, à ce propos, s’était accrochée à lui. Ce fut Xavier qui lui indiqua la route à suivre avec sa tranquillité de vieil homme. — Mon pauvre ami, il est inutile de se montrer plus honnête que son époque. Dis-toi bien que tu es un paria, et si on connaissait ton secret, même beaucoup parmi ceux qui ont profité de toi, te cracheraient au visage par respect humain. Combien y en a-t-il de ces individus en amour que tu as fréquentés un soir et qui, le lendemain, au jour, ont feint de ne pas te reconnaître. Fais de même, procure-toi ce que tu as besoin ==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/214]]== en te servant et de ta situation et de ton argent. Tout se paye aujourd’hui, même le silence. Fredi crut avoir compris et manifesta sa crainte que cela l’entraînât à des frais trop considérables. — Mais non, interrompit Xavier. Ce qu’il te faut, c’est un garçon vigoureux, susceptible de tenir le ménage, ou la place de {{Mme|Martin|nx}}. Certainement ta mère acceptera de se remettre à faire la cuisine. Plus tard on verra. — Un valet de chambre ? coupa Fredi. — Oui, un valet de chambre que tu formeras à tes goûts. Choisis-le parmi les jeunes étrangers venant chercher fortune en France. À côté de la chambre à coucher, il y a un cabinet de toilette dont tu ne te sers jamais. Tu l’installeras là, à proximité. Ce fut décidé immédiatement et Fredi s’en fut à un bureau de placement du centre. Il eut le jour même, un vague tchèque ignorant de tout métier et qui n’avait goûté depuis son arrivée en France qu’à la plus affreuse des misères. L’offre lui parut royale, il accepta incontinent et le soir s’installait. Le lendemain, on l’affublait d’un gilet rayé, ==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/215]]== d’un tablier vert et {{Mme|Masseret|nx}} elle-même lui mettait un balai dans la main. La besogne de la journée fut achevée à deux heures de l’après-midi et le brave Stéphane Haukasladani n’eut plus qu’à paresser voluptueusement. Fredi le laissa ainsi huit jours, afin qu’il se rendit compte de l’excellence de l’emploi. Stéphane crut bientôt en effet, être ainsi définitivement au Paradis. Il travaillait peu, mangeait et buvait copieusement et personne ne le brusquait. Comme il était jeune et naïf, il aima ses maîtres, leur vouant un sincère attachement. Lorsque Fredi fut certain de ce fait, il se hasarda un soir. Ayant quitté le kimono superflu, il se glissa dans le cabinet où Stéphane s’apprêtait à se coucher. Le brave garçon n’eut aucun étonnement ; il était fort au courant de ces choses. Et puisque son maître, si bon, faisait appel à sa bienveillance il se garda de refuser. Mais il prit goût, instantanément, et ce fut lui qui empêcha Fredi de regagner sa chambre. Dès ce soir-là, ce fut arrangé entre eux, {{Corr|Stephane|Stéphane}} abandonnerait le cabinet de toilette et de ==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/216]]== cette façon, il y aurait un lit de moins à arranger chaque matin. Le dimanche suivant, Stéphane s’autorisa sa première sortie. Il était splendidement vêtu de costumes ayant appartenu à Fredi. Rien n’y manquait, depuis les chaussettes jusqu’à la cravate et le chapeau. Il saisit encore mieux toute la bienveillance du hasard qui l’avait conduit rue du Moulin Vert. Fredi fut heureux également, il retrouvait enfin la quiétude nécessaire au labeur quotidien. Les soucis s’enfuirent de son esprit, il mena une existence régulière de bourgeois rangé et eut la sympathie de tous les honnêtes gens qui le connaissaient. {{Mme|Masseret|nx}} cependant, surprit un matin, le grand secret. Elle se sauva pour pleurer dans sa chambre. Mais elle se consola rapidement et séchant ses larmes, balbutia : — C’est mieux ainsi, comme cela, il ne se {{Corr|marira|mariera}} pas et me restera. Et lorsque Xavier avait quelques économies, il les portait à Stéphane qui, abandonnant le balai ou le plumeau, le rendait heureux pendant quelques minutes. ==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/217]]== <nowiki/> {{img float|large=100%|file=Des Vignons - Fredi en ménage, 1930 - image-217.jpg|align=left|width=450px|m=1.5em|}} ==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/218]]== ==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/219]]== <nowiki/> Ils vécurent tous, côte à côte, dans la quiétude et la sérénité, convaincus d’avoir découvert la philosophie du bonheur. {{c|FIN|mt=2em}} {{sep|6|m=4em}} 7leyzbv8ju5i8yk6gafbp06ohgsi5nt 15914994 15914758 2026-07-11T06:57:56Z SodiumBot 145972 Cunegonde1: split automated match and split edit, revert if incorrect 15914994 wikitext text/x-wiki ==Brouillon pour Match et Split== {{ambox|image=[[File:Baustelle.svg|50px]]|text=Ajustements en cours, après Match et Split. Pour éviter les conflits d’édition, merci d’attendre le retrait de ce bandeau pour travailler sur ce livre.}} {{m|En cours2}} en cas de problème, on peut mettre un message à [[Discussion utilisateur:Tpt|Tpt]] (en français) *Page à renseigner pour le Match : https://matchandsplit.toolforge.org/match *Page à renseigner pour le Split : https://matchandsplit.toolforge.org/split *Vérifier le statut du Bot : https://matchandsplit.toolforge.org/status ------------ ==SPLIT== <pages index="Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu" from=9 to=219 /> 228y8gk42n3f7a15x8as7gqt8rsnbr4 Page:Almanach du Père Peinard, 1896.djvu/34 104 3671438 15914264 11906952 2026-07-10T18:21:22Z Favete linguistis 129184 /* Non corrigée */ 15914264 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Favete linguistis" />{{??|Images}}</noinclude><noinclude> <references/></noinclude> 3i2s1pn53kmaajklupxxlrgj49bmeql Portail:LGBT/Livres complétés 106 3694848 15915405 15906917 2026-07-11T08:58:40Z Cunegonde1 52509 /* Romans */ 15915405 wikitext text/x-wiki __NOTOC__ ===Romans=== <gallery heights=200> File:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu|page=4|{{export|Fredi en ménage}} '''[[Auteur:Max Des Vignons|Max Des Vignons]]''' ''[[Fredi en ménage]]'', 1930 {{Présentation|Fredi en ménage/Présentation}} File:Scouffi - Au Poiss’ d’Or, 1929.djvu|page=3|{{export|Au Poiss’ d’Or}} '''[[Auteur:Alec Scouffi|Alec Scouffi]]''' ''[[Au Poiss’ d’Or]]'', 1929 {{Présentation|Au Poiss’ d’Or/Présentation}} File:Des Vignons - Fredi s’amuse, 1929.djvu|page=4|{{export|Fredi s’amuse}} '''[[Auteur:Max Des Vignons|Max Des Vignons]]''' ''[[Fredi s’amuse]]'', 1929 {{Présentation|Fredi s’amuse/Présentation}} File:Anonyme - Teleny, 1934.djvu|page=11|{{export|Teleny, étude physiologique}} '''[[Auteur:Oscar Wilde|Oscar Wilde]]''' ''[[Teleny, étude physiologique]]'', 1934 {{Présentation|Teleny, étude physiologique/Présentation}} File:Belz de Villas - Sous le ciel bleu, 1884.djvu|page=1|{{export|Sous le ciel bleu}} '''[[Auteur:Georges Belz de Villas|Georges Belz de Villas]]''' ''[[Sous le ciel bleu]]'', 1884 {{Présentation|Sous le ciel bleu/Présentation}} File:Philédonis - Amours perverses, 1912.djvu|page=6|{{export|Amours perverses}} '''[[Auteur:Anonyme|Philédonis]]''' ''[[Amours perverses]]'', 1921 {{Présentation|Amours perverses/Présentation}} File:Balancon - La Plus amoureuse, 1921.djvu|page=7|{{export|La Plus amoureuse}} '''[[Auteur:Henry de Balencon|Henry de Balencon]]''' ''[[La Plus amoureuse]]'', 1921 File:Balencon - Odette et Martine, 1911.djvu|page=7|{{export|Odette et Martine}} '''[[Auteur:Henry de Balencon|Henry de Balencon]]''' ''[[Odette et Martine]]'', 1911 {{Présentation|Odette et Martine/Présentation}} File:Aimecoups - Les Homosexualités d’un prince, 1911.djvu|page=3|{{export|Les Homosexualités d’un prince}} '''[[Auteur:Aimecoups|Aimecoups]]''' ''[[Les Homosexualités d’un prince]]'', 1911 File:Alibert - Le Supplice d’une queue, 1931.djvu|page=7|{{export|Le Supplice d’une queue}} '''[[Auteur:François-Paul Alibert|François-Paul Alibert]]''' ''[[Le Supplice d’une queue]]'', 1931 File:Maizeroy - Deux amies, 1885.djvu|page=9|{{export|Deux amies}} '''[[Auteur:René Maizeroy|R. Maizeroy]]''' ''[[Deux amies]]'', 1885 File:Pougy - Idylle saphique, 1901.djvu|{{export|Idylle saphique}} '''[[Auteur:Liane de Pougy|L. de Pougy]]''' ''[[Idylle saphique]]'', 1901 File:Vivien - Une femme m’apparut, 1904.djvu|page=5|{{export|Une femme m’apparut}}<br/>'''[[Auteur:Renée Vivien|R. Vivien]]''',<br />''[[Une femme m’apparut]]'', 1904 File:Dunan - Baal ou la magicienne passionnée, 1824.pdf|page=1|{{export|Baal ou la magicienne passionnée}}<br/>'''[[Auteur:Renée Dunan|R. Dunan]]''',<br />''[[Baal ou la magicienne passionnée]]'', 1924 File:Teleny, or The Reverse of the Medal, t. I.djvu|page=13|{{export|Teleny ou le revers de la médaille}}<br/>'''[[Auteur:Oscar Wilde|O. Wilde]]'''<br/>[[Teleny ou le revers de la médaille]], éd. 1893, traduction Wikisource. File:Mairobert - Anandria, ou Confessions de Mademoiselle Sapho, 1789.djvu|page=5|{{export|Anandria, ou Confessions de Mademoiselle Sapho, éd. 1789}}<br/>'''[[Auteur:Mathieu-François Pidansat de Mairobert|M.-F. Pidansat de Mairobert]]'''<br/>[[Anandria, ou Confessions de Mademoiselle Sapho, éd. 1789|Anandria, ou Confessions de Mademoiselle Sapho]]<br/>1789|link=Anandria, ou Confessions de Mademoiselle Sapho, éd. 1789 File:Adelswärd-Fersen - Messes noires ; Lord Lyllian, 1905.djvu|page=7|{{export|Messes noires ; Lord Lyllian}}<br/>'''[[Auteur:Jacques d’Adelswärd-Fersen|J. d’Adelswärd-Fersen]]'''<br/>[[Messes noires ; Lord Lyllian]], <br />1905<br />|link=Messes noires ; Lord Lyllian File:Fontanges - Délicieuses voluptés, 1935.djvu|page=5|{{export|Délicieuses voluptés}}<br/>'''[[Auteur:Serge de Fontanges|S. de Fontanges]]'''<br/>[[Délicieuses voluptés]], <br />1935<br />|link=Délicieuses voluptés File:La Vaudère - Les Androgynes, 1903.djvu|page=9|{{export|Les Androgynes}}<br/>'''[[Auteur:Jane de la Vaudère|J. de la Vaudère]]'''<br/>[[Les Androgynes]], <br />1903<br />|link=Les Androgynes File:Farley - Jean-Paul, 1929.djvu|page=1|{{export|Jean-Paul (Farley)}}<br/>'''[[Auteur:Paul-Émile Farley|P.-É. Farley]]'''<br/>[[Jean-Paul (Farley)|Jean-Paul]], <br />1929<br />|link=Jean-Paul (Farley) File:Mirbeau - Sébastien Roch, 1890.djvu|page=1|{{export|Sébastien Roch}}<br/>'''[[Auteur:Octave Mirbeau|O. Mirbeau]]'''<br/>[[Sébastien Roch]], <br />1890<br />|link=Sébastien Roch File:Devaux - Les Fellatores, mœurs de la décadence, 1888.djvu|page=3|{{export|Les Fellatores}}<br/>'''[[Auteur:Paul Devaux|P. Devaux (Dr. Luiz)]]'''<br/>[[Les Fellatores|Les Fellatores, mœurs de la décadence]], <br />1888|link=Les Fellatores File:Bonnetain - Charlot s'amuse, 1883.djvu|page=1|{{export|Charlot s’amuse}}<br/>'''[[Auteur:Paul Bonnetain|P. Bonnetain]]'''<br/>[[Charlot s’amuse]], <br />1883|link=Charlot s’amuse File:Apollinaire - Les Onze mille verges, 1911.djvu|page=17|{{export|Les Onze Mille Verges ou les Amours d’un Hospodar}}<br/>'''[[Auteur:Guillaume Apollinaire|G. Apollinaire]]'''<br/>[[Les Onze Mille Verges ou les Amours d’un Hospodar]], <br />1911|link=Les Onze Mille Verges ou les Amours d’un Hospodar File:Argis - Sodome, 1888.djvu|page=9|{{export|Sodome (Argis)}}<br/>'''[[Auteur:Henri d’Argis|H. d’Argis]]'''<br/>[[Sodome (Argis)|Sodome]],<br />1888|link=Sodome (Argis) File:Des Vignons - Fredi à l’école, 1929.djvu|page=7|{{export|Fredi à l’école}}<br/>'''[[Auteur:Max Des Vignons|M. Des Vignons]]'''<br/>[[Fredi à l’école|Fredi à l’école, le roman d’un inverti]],<br />1929|link=Fredi à l’école </gallery> ===Poésie=== <gallery heights=200> File : Verlaine - Hombres.djvu|page=4|{{export|Hombres}}<br/>'''[[Auteur:Paul Verlaine|Paul Verlaine]]'''<br/>[[Hombres]], <br />1904<br/>|link=Hombres File:Adelswärd-Fersen - L’Hymnaire d’Adonis, 1902.djvu|page=1|{{export|L’Hymnaire d’Adonis}}<br/>'''[[Auteur:Jacques d’Adelswärd-Fersen|Jacques d’Adelswärd-Fersen]]'''<br/>[[L’Hymnaire d’Adonis]], <br />1902<br/>|link=L’Hymnaire d’Adonis </gallery> === Nouvelles=== <gallery heights=200> Fichier:Antée, revue mensuelle de littérature, 1905-06.pdf|page=139|'''[[Auteur:Blanche Rousseau|Blanche Rousseau]]''',<br />''[[La Littéraire]]'', 1905<br />{{export|La Littéraire}} File : Adam - La mésaventure, La Revue indépendante, Juin 1888.djvu|page=1|[[La mésaventure]], <br />'''[[Auteur:Paul Adam|Paul Adam]]''',<br />1888<br />9 juillet 2015<br />'''Nouvelle''' {{export|La mésaventure}}|link=La mésaventure </gallery> ===Ouvrages=== <gallery heights=200> File : Gide - Corydon, 1925.djvu|page=7|{{export|Corydon}}'''[[Auteur:André Gide|André Gide]]'''<br/>[[Corydon]], éd. 1925|link=Corydon File:Porché - L’Amour qui n’ose pas dire son nom, 1927.djvu|page=5|{{export|L’Amour qui n’ose pas dire son nom}}<br/>'''[[Auteur:François Porché|François Porché]]'''<br/>[[L’Amour qui n’ose pas dire son nom]], 1927 File : Jacobus X - L'amour aux Colonies, 1893.djvu|page=1|{{export|L’Amour aux Colonies}}<br/>'''[[Auteur:Jacobus X|Jacobus X]]'''<br/>[[L’Amour aux Colonies]],<br />1893|link=L’Amour aux Colonies File : Ball - La folie érotique, 1893.djvu|page=1|{{export|La folie érotique}}<br/>'''[[Auteur:Benjamin Ball|Benjamin Ball]]'''<br/>[[La folie érotique]], <br />1893|link=La folie érotique File:Hirschfeld - Les homosexuels de Berlin, 1908.pdf|page=7|{{export|Les Homosexuels de Berlin}}''<br/>'''[[Auteur:Magnus Hirschfeld|Magnus Hirschfeld]]'''<br/>[[Les Homosexuels de Berlin]]''<br/>1908 File : Les petits Bougres au Manège, s. d. - Enfer-746.djvu|page=5|{{export|Les petits Bougres au Manège (Enfer-746)}}<br/>'''[[Auteur:Anonyme|Anonyme]]'''<br/>[[Les petits Bougres au Manège (Enfer-746)|Les petits Bougres au Manège]], <br />1793|link=Les petits Bougres au Manège (Enfer-746) File : Estrée - Les infâmes sous l’ancien régime, 1902.djvu|page=9|{{export|Les Infâmes sous l’ancien régime}}<br/>'''[[Auteur:Paul d’Estrée|Paul d’Estrée]]'''<br/>[[Les Infâmes sous l’ancien régime]], {{t|documents historiques recueillis à la Bibliothèque nationale et à l’Arsenal (dépôt des papiers de la Bastille)|90}}, <br />1793|link=Les Infâmes sous l’ancien régime </gallery> <noinclude> [[Catégorie:Portail:LGBT]] </noinclude> pxg9zv85yqbdsltv328dvweh1iuk35h Livre:Bulletin du Comité de l'Asie française, numéro 207, décembre 1922.pdf 112 3704716 15914225 15519966 2026-07-10T18:01:12Z Favete linguistis 129184 15914225 proofread-index text/x-wiki {{:MediaWiki:Proofreadpage_index_template |Type=journal |Titre=[[Bulletin du Comité de l’Asie française]] |Sous_titre= |Volume={{n°|207}} |Auteur= |Traducteur= |Editeur_scientifique= |Illustrateur= |Editeur=[[Auteur:Comité de l’Asie française|Comité de l’Asie française]] |School= |Lieu=Paris |Annee=décembre 1922 |Publication= |Bibliotheque={{Retronews|journal/bulletin-du-comite-de-l-asie-francaise/1-decembre-1922/1897/5230828/1}} |Clef= |wikidata_item=Q56033187 |BNF_ARK= |Source=pdf |Image=1 |Avancement=OCR |Compilation=false |Pages=<pagelist 1=437 49=3 99=3 /> |Tomes={{Index BCAsF}} |Sommaire={{Page:Bulletin du Comité de l'Asie française, numéro 207, décembre 1922.pdf/1}} {{table|titre= Le Coton en Cilicie et en Syrie|page= 3}} {{c|Documents économique, politiques & scientifiques}} {{c|TABLE DES MATIÈRES}} {{séparateur}} {{d|Pages}} {{table|titre= Avertissement|page= 19}} {{table|titre= Note de M. 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Kôlùed hoch eiishu diuddn ar zauud.-" avez-vous mis de la paille sous les vaches ? Né két c’hoaz kùlàed ar c’herc’h, ravoin< ; n’est pas encore inonléc en paille. Voyez Plouza. Kôlôek, s. f. Paillier, lieu où l’on serre la paille. Meule ou monceau de paille. l’I. kùUégnu. Id da gousked d’ar (j6l6ek,aiWi vous coucher au paillicr. Kôlôen, s. f. Tout ouvrage (issu en paille. Ruche, panier en forme de cloche, qui serti mettre les abeilles. Corbeille servant à couvrir le pain sur la table, ou à porter la pâte au four ; on les nomme ainsi, parce qu’on les fait ordinairement en paille. l’I. kàlôcnnou. Kàtùen, dans presque toutes ces acceptions, ne s’emploie jamais seul, mais on dit kôlôenicénan, ruche d’abeilles. k’Olôen-iara ou kolOen ar bara, corbeille du pain. Voyez Kést, premier arlicle. KÔLÔE.’^. Voyez KôliJ. Kolorejc. Le même que Kéler. Kotvin. Voyez Golva>(. Komb, KombaÑT OU Kocmbast, S. m. Vallon, espace de terre entre deu.x coteaux Vallée. PI- /«>m6a ?i(ou ,et, par abus, kombanchou. Voy. Kamd, Traonien et Saùi^e.’s. Kombot. Voyez Kembot. Kombota, v. a. Etager, disposer par étages. Part.f(. H. V. Komm, s. m. Foukrie, lieu où l’on foule les draps. l’I. ou. liusid ar viézcr-zé d’ar c’homm, portez ce drap à la foulerie. Miun-gomm, moulin à foulon, moulin à fouler les draps. Louzaouen ar c homm, l’herbe aux foulons. Komu, s. m. Auge, pierre ou pièce de bois creusée, qui sert à donner, ! boire et à manger aux chevaux, etc. Pl. ou. Likiddourcrc’homm, mettez de l’eaudans l’auge. Voy. LAOuerelNÉo. Komma, v.a. Bat(re,fouler les draps. Part et. Kommad, s. m. Augée, lacontcnance d’une auge. Pl. ou. KommadiR, s. m..ction de battre, de fouler les draps. Koumer, s. m. Foulon ou fouleur, ouvrier qui foule les draps. Pl. ien. On dit aussi ytommermézer. KommocL ou KoüMMoüL, S. ni. Nuage, amas de vapeurs dans l’air. Il se dit plus particulièrement des nuages Irès-thargés, fort épais. Kommouun, f., un seul nuage. Pl. kommoulennon, ou simplement kommoul. Âr c’hommoxd a laha ann amscr da vcza U’val, les nuages rendent le temps sombre. Voy. Koabr. KommoiLA, v. n. Se couvrir de nuages épais. S’obscurcir. Part. ''et.'' Kommo0LEK,adj. Nuageux. Nébuleux. Obscurci parles nuages. Sombre. KomuoüLE.N. Voyez Kommocl. Rompez ou Kompoez (de -2 syll., kom-poez), adj. Uni, qui n’est point raboteux. Poli, qui a la superficie unie et luisante. Plain, qui est KOM sans inégalité. Plat, dont les parties ne sont pas plus élevées les unes que les autres. Nékét kompez awalc’h ann douar -maii, cette tcrru n’est pas assez unie. Kompez brdz eo ar vrômañ, ce pays-ci est fort plat. En Vannes, kwnpoez. Komi’KZ ou Kompoez (de 2 syll., kompoez), adj. (icrrnain. Uriùryompez, frère germain, frère de père et de mère. Moéréb-gompez, tante germaine, S(j ;ur du père ou de la mère. h’endini-gompez, cousins germains, fils de» deux frères ou des deux sœurs, ou du frère et de la Sd’ur, etc. En Vannes, kampoez. KompÉZA ou KompoÉzA (de 3 syll., kompoé-za ), v. a. Unir. Polir. Aplanir. Aplatir. Ilendre uni, poli, etc. Part. et. Ne helliñl bikcn kompéza ann heñt-zé, ils ne pourront jamais aplanir ce chemin. En Van., kampoézein. KompÉzEN, 3. f. Plaine, plate campagne. Pays uni. Pl. kompézcnnou. Eur gompézen gaer hoc’ h eüzdadreüzi, vous avez une belle plaine à traverser. — En gaël-irl. et écos., kamp. Voyez Kamp et Kaupe.nn. H. V. K.üMpfcze>(.NAD, s. f. Plaine, la contenance d’une plaine. Pl. ou. Chélu cur gompézennad gaer a dd, voilà une belle plaine de blé. Kdmpézer, s. m. Celui qui unit, qui polit, etc. Pl. ien. KompÉzÉREZ, s. m. Action d’unir, de polir. KompÉziDiuez, s. f. Le même que le précédent. Kompod. Voyez BELLÉTENXik(Vann.) H. V. Kompoez. Voyez Kompez. KompoÉzA. Voyez Kompéza. Komps OU Komz, s. f. Parole, mot prononcé. Discours. Parler. Langage. Accent. Pl. kompsiou, kotnzou ou komziou (de 2 syll., komp-siou nu kom-siou). Dalc’hed eo enn hé gomz, il est arrêté à la parole. Héanaoud a rann diouc’h hé gomz, je le connais à son parler. Voyez Gér. Koupsa ou Komza, et, par abus, Komps ou Komz, v. n. Parler, proférer, prononcer, articuler les mots. Discourir. Part. et. Na gomzit két ker kré, ne parlez pas si haut. Id da gomza oud va zâd, allez parler à mon père. Kompser ou Komzer, s. m. Parleur, celui qui parle beaucoup. Discoureur. Pl. ien. Eur c’hompser kaer eo, c’est un beau parleur, un homme éloquent. Kompsérez ou Komzérez, s. f. Parleuse, celle qui parle beaucoup. Discoureuse. Pl. ed. Komz. Voyez Komps. Koñ, s. m. Coin. Angle, l’endroit où se fait la rencontre de deux côtés de quelque chose. Encoignure. Pl. ou. ''E koñ ann ti'', au coin de la maison. Voyez {{sc|Korn}}, deuxième art. Koña, v.a. Reléguer. Confiner. Exiler. Part. e«. Koñkoez (de 2 syllab., kon-koez), s. m. Gourme, maladie des jeunes chevaux. Èma ar c’honkoez gant va marc’h iaouank, mon jeune cheval a la gourme. Koñek, adj. Angulaire, qui a un ou plusieurs angles. Ar méan koñek, la pierre angulaire. Voyez Kornek, deuxième art.<noinclude> <references/></noinclude> l3qiyiixvvn127agwyh0yusirojo0bz Page:La Villemarqué - Dictionnaire français-breton de Le Gonidec, volume 2.djvu/230 104 3746028 15914954 15327676 2026-07-11T06:51:39Z VIGNERON 717 15914954 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Cantons-de-l'Est" />{{nr|204|KOE|}}</noinclude><nowiki/> Ki’iDÀLEn. Voyez Kuuahrii. •Kouait ou ^ ;(^rlAH, s. f. Galiarc, petit l’Atimwil large ut plat pour rcmonltT les rivières. PI. kùbiii ou yobiri. Quelques-uns prononcent kiibirri ou iji’ibiiri. IJ’ur cur gûbar vrdz iñd dciid aman, ils sont venus ici sur une gramie galiare. ICn Vannes, kùbal. l’I. eu. KôDARKii ou (jùiuuËU, 8. ui. Galiarier, patron ou conducteur d’une gabare. l’I. kii. ï.n Vannes, kôbalour, l’I. ion. * Kok, 8. ni. Coq, oiseau de liusse-cour, le niàledo la poule. PI.Ac’f/iou kéger. Ce mot est du dialecte de Cornouaille, de Vannes et de celui de Trég. Ailleurs, on dit/it/cA. Ifok, s. ra. C’est le nom que l’un donne à la graine ou au fruit du houx. * Kok, s. m. Ce mut, quoique inusité oujourd’hui chez les Bretons, a dil signilier cuisinier ; on le retrouve encore dans sun composé kok-lôa. D’ailleurs kok doit être le radical de kegin, cuisine, de kcyincr, cuisinier, etc. C’est ainsi que de kiok, on a fait kregi, de losk, le ski, etc. — Quoique commun aux Gallois et aux Armoricains, il vient sans doute du latin,où il a toutesa fajuille. H. V. Kok-LÔA, s. f. Grande cuiller qui sert à tremper la soupe. Cuiller à pol.Pl./cok-Waiou.A la lettre, ccilleudeciiisimer. En Vaii., koklôé ou koklc. Quelques-uns prononcent klogé. * Koked, s. m. J- squif, petit canot dont on ft sert à divers usages dans la navigation. Pl. ou. Ce mot est du dialecte de Corn. Yuy. Bàg. KoklÉ. Voyez Kok-lùa. KÔD. Voyez G<^d ou Gùbel. Kodioc’h, s. m. C’est, uu des noms que l’on donne à l’alouette, dans le diid.de Van, PI. éd. Voy. Alc’houéder, Kabellsk et Kogeinnee. Koed. Voyez Koat. KoÉDEi.N. Ñ oyez Roada. * KoÉF (d’une seule syll.), s. m. Coiffe, espèce de couverture de tête à l’usage des femmes. PI. ou et iou. Né deùz ncCrà cvit gùlei hé c’hoéf, mar gra glaô, elle n’a rien pour couvrir sa coiffe, s’il pleut. * IvoÉF-Nôz, s. m. Serre-tête, coiffe de nuit. PI. koéj’ou-nàz. H. V. * KoÉFA(de 2 syll., koé-fa), v. a. Coiffer, mettre une coiffe à une femme. Part. ''et.'' Nocli kél koéfel mâd, vous n’êtes pas bien coiffée, vous n’avez pas bien rais votre coiffe. En em goéfa, se coiflcr, mettre sa coïKcenem gpéfa a ra er c’hiz ko ;, elle se coiffe à l’ancienne mode. Koéc’hein. Voyez Koaza. Koéc’hérec’h. Voyez Koazébez. Koen. Voyez Koan. KoÉMEin. Voyez Koama. Koenv (d’une seule syll.), s. m. Enflure. Tumeur. Bouffissure. D£ plus, hydropisie, maladie, enOure causée par un épanchcment et un amas d’eau. Tiscd eo hé vorzcd yañd koenv hé droad, l’enllure de son pied a atteint sa cuisse. Gand ar c’hocnv eo marvel, il est mort d’hydropisie. En Van., /"oanv ou /hwam). lioENvi (dfe 2 syll., kocn-vi), v. n. Enfler. S’enfler. Devenir plus gros. Part. ''et.'' Eocnvi KOI" a ra ht vréae’h, son bras enfle. En Vannes, fuuanvein ou fnuanuuein. Kofeiieü ou KulÈUED ;de 2 syll., koéred ou kouéred), s. m. La cliarrée, cendre qui reste 8ur le cuvicr après que la lessive est coulée. Ce mot est du dialecte de Vannes el doit être co»i|)usc de koué pour kuues, buée, lessive, el dercd, flux, écoulemeut. ’oy. Str-oAif. lyoÉrAAT. Voyez Koada. K()Évii.>. Voyez Kuaven. Koftve.>.>EIN. N’oyez K0AVRM<l.^. Kor ou Kôv, s. m. Ventre, la capacité du corps de l’auimal où sont enfermés lusboyaax. En parlant des femmes etdes femdies des animaux, il se prend particulièrement pour le lieu où se forme et se nourrissent les enfants, les petits de l’animal. Sein. Panse. L’endroit plus gros d’un vase. La partie d’un mur qui ;ivance et menace de s’écrouler. Pl. kofou ou kofiou (de 2 syll., ko-fiou), kôtou on kôiAou. Drouk kùfem eûz, j’ai mal au ventre, h’ianv brdz eo bid hé vamm, keit a m’é deiiz /k’îoi»gcl enn hé c’hùf, sa mère a été fort malade, tout le temps qu’elle l’a porté dans son scirT. lié a gùo é ditiz ar bùdez-zé, cette terrine a trop de ventre. On appelle /f(i/-foi/tart(Voy. ce mol.) le ventricule ou l’estomac, le viscète, dans le corps de l’animal, qui reçoit et digère les aliments ; il se dit plus ordinairement de lliomme ; à la lettre, petit ve.nthe, ce qui est bien exprimé en français par le mot ventricule. Voyez Bolzen. Kof-Biha,>, s. m. Bas-ventre, la partie inférieure du ventre. H. V. Kof-GÀa, s. m. Mollet, le gras de la jambe. A la lettre, ventre de jambe. On dit aussi kôv ar c’hàr, KÔFA ou KôvA, v. a. et n. Porter le ventre en avant. S efforcer de soutenir quelque chose du ventre ou par le ventre. Faire ventre, en parlant d’un mur qui crève. Part. ''et.'' Voyez Keina et Bolzenm. KôFAD ou Kôv AD, S. m. Ventrée, la capacité, la contenance du ventre. Portée, tous les petits que les animaux font en une fois. En ce sens, i’ s’applique aussi au fruit de la fename. PI. ou. kur c’hôcad tndd a iôd en dcùz gréai, il a fait une bonne ventrée de bouillie. Kofadoti brdz é deûz alaô ar iviz-zé, cette truie a toujours de fortes portées. Eûz a eur c’hi’vnd iñt, ils sontjumeaux,- à la lettre, ils SOKT D’CNE VENTRÉE. Itofata, V. n. Se remplir la panse ; faire bombance. Part. et. H. V. Kofekou RôvEK, adj. et s. m. Ventru. Pansu. Quia un gros ventre, une grosse panse. Pourle plur. du subst., kciféien ou kùféged. Voy. Bëgéliee, BigÔFEK et Teïbennek. RÔFÉGEZ, s. f. Femme qui a un gros ventre. PI. éd. • KofiNox ou KorfiÑoN, s. m. Chausson, chaussure de toile, de laine, de cuir, etc., qui ne couvre que le pied. Pl. ou. Je ne connais ce mot que par le Dictionnaire du P. Grégoire- — C’est le vieux nom français du<noinclude> <references/></noinclude> 51h4stnewi1yrz19tzuitp0bq8gcf5i Page:Baudelaire - Les Fleurs du mal, Conard, 1922.djvu/113 104 3797397 15914274 12310550 2026-07-10T18:29:33Z Susuman77 51799 /* Validée */ 15914274 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Susuman77" />{{nr||SPLEEN ET IDÉAL.|59}}</noinclude><nowiki/> {{T4|LE BALCON.|{{rom-maj|XXXVI}}|fs=130%|ff=Old Standard, serif|sp=0.08em|ws=0.2em|m=2.5em}} {{Poem|Mère des souvenirs, maîtresse des maîtresses, Ô toi, tous mes plaisirs ! ô toi, tous mes devoirs ! Tu te rappelleras la beauté des caresses, La douceur du foyer et le charme des soirs, Mère des souvenirs, maîtresse des maîtresses ! Les soirs illuminés par l’ardeur du charbon, Et les soirs au balcon, voilés de vapeurs roses. Que ton sein m’était doux ! que ton cœur m’était bon ! Nous avons dit souvent d’impérissables choses Les soirs illuminés par l’ardeur du charbon. Que les soleils sont beaux dans les chaudes soirées ! Que l’espace est profond ! que le cœur est puissant ! En me penchant vers toi, reine des adorées, Je croyais respirer le parfum de ton sang. Que les soleils sont beaux dans les chaudes soirées ! La nuit s’épaississait ainsi qu’une cloison, Et mes yeux dans le noir devinaient tes prunelles, Et je buvais ton souffle, ô douceur, ô poison ! Et tes pieds s’endormaient dans mes mains fraternelles. La nuit s’épaississait ainsi qu’une cloison.|ds|m=2em}}<noinclude> <references/></noinclude> qrpzn1ocx8xjfc4jomul02tplcqcdte Page:Baudelaire - Les Fleurs du mal, Conard, 1922.djvu/114 104 3797402 15914275 12297593 2026-07-10T18:30:38Z Susuman77 51799 /* Validée */ 15914275 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Susuman77" />{{nr|60|LES FLEURS DU MAL.|}}</noinclude>{{Poem| Je sais l’art d’évoquer les minutes heureuses, Et revis mon passé blotti dans tes genoux. Car à quoi bon chercher tes beautés langoureuses Ailleurs qu’en ton cher corps et qu’en ton cœur si doux ? Je sais l’art d’évoquer les minutes heureuses ! Ces serments, ces parfums, ces baisers infinis, Renaîtront-ils d’un gouffre interdit à nos sondes, Comme montent au ciel les soleils rajeunis Après s’être lavés au fond des mers profondes ? — Ô serments ! ô parfums ! ô baisers infinis !|sf|m=2em}} {{Brn|2}}<noinclude> <references/></noinclude> snvj11oqscqaer97jdmek8s8ga3vrea Page:Baudelaire - Les Fleurs du mal, Conard, 1922.djvu/115 104 3797403 15914279 13823131 2026-07-10T18:32:47Z Susuman77 51799 /* Validée */ 15914279 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Susuman77" />{{nr||SPLEEN ET IDÉAL.|61}}</noinclude><nowiki/> {{T4|LE POSSÉDÉ.|{{rom-maj|XXXVII}}|fs=130%|ff=Old Standard, serif|sp=0.08em|ws=0.2em|m=2.5em}} {{Poem|Le soleil s’est couvert d’un crêpe. Comme lui, Ô Lune de ma vie ! emmitoufle-toi d’ombre ; Dors ou fume à ton gré ; sois muette, sois sombre, Et plonge tout entière au gouffre de l’Ennui ; Je t’aime ainsi ! Pourtant, si tu veux aujourd’hui, Comme un astre éclipsé qui sort de la pénombre, Te pavaner aux lieux que la Folie encombre, C’est bien ! Charmant poignard, jaillis de ton étui ! Allume ta prunelle à la flamme des lustres ! Allume le désir dans les regards des rustres ! Tout de toi m’est plaisir, morbide ou pétulant ; Sois ce que tu voudras, nuit noire, rouge aurore ; Il n’est pas une fibre en tout mon corps tremblant Qui ne crie : ''Ô mon cher Belzébuth, je t’adore !''|m=2em}} {{Brn|2}}<noinclude> <references/></noinclude> k15k0m5xm330z50jogpy6pubf7r3lad Page:Baudelaire - Les Fleurs du mal, Conard, 1922.djvu/116 104 3797407 15914288 12297639 2026-07-10T18:38:50Z Susuman77 51799 /* Validée */ 15914288 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Susuman77" />{{nr|62|LES FLEURS DU MAL.|}}</noinclude><nowiki/> {{T4|UN FANTÔME.|{{rom-maj|XXXVIII}}|fs=130%|ff=Old Standard, serif|sp=0.08em|ws=0.2em|m=2.5em}} {{T5|{{sc|les ténèbres.}}|{{rom-maj|I}}|fs=115%|ff=Old Standard, serif|sp=0.06em|ws=0.2em|mb=2em}} {{Poem|Dans les caveaux d’insondable tristesse Où le Destin m’a déjà relégué ; Où jamais n’entre un rayon rose et gai ; Où, seul avec la Nuit, maussade hôtesse, Je suis comme un peintre qu’un Dieu moqueur Condamne à peindre, hélas ! sur les ténèbres ; Où, cuisinier aux appétits funèbres, Je fais bouillir et je mange mon cœur, Par instants brille, et s’allonge, et s’étale Un spectre fait de grâce et de splendeur. À sa rêveuse allure orientale, Quand il atteint sa totale grandeur, Je reconnais ma belle visiteuse : C’est Elle ! sombre et pourtant lumineuse.|m=2em}}<noinclude> <references/></noinclude> nbt5y7o2etkazemv02acteln01deydj 15914290 15914288 2026-07-10T18:39:46Z Susuman77 51799 15914290 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Susuman77" />{{nr|62|LES FLEURS DU MAL.|}}</noinclude><nowiki/> {{T4|UN FANTÔME.|{{rom-maj|XXXVIII}}|fs=130%|ff=Old Standard, serif|sp=0.08em|ws=0.2em|m=2.5em}} {{T5|{{sc|les ténèbres.}}|{{rom-maj|I}}|fs=115%|ff=Old Standard, serif|sp=0.06em|ws=0.2em|mb=2em}} {{Poem|Dans les caveaux d’insondable tristesse Où le Destin m’a déjà relégué ; Où jamais n’entre un rayon rose et gai ; Où, seul avec la Nuit, maussade hôtesse, Je suis comme un peintre qu’un Dieu moqueur Condamne à peindre, hélas ! sur les ténèbres ; Où, cuisinier aux appétits funèbres, Je fais bouillir et je mange mon cœur, Par instants brille, et s’allonge, et s’étale Un spectre fait de grâce et de splendeur. À sa rêveuse allure orientale, Quand il atteint sa totale grandeur, Je reconnais ma belle visiteuse : C’est Elle ! sombre et pourtant lumineuse.|mg=20%|m=2em}}<noinclude> <references/></noinclude> 0z0b755x4bhf1q0hprifpe4fmesnr0u 15914292 15914290 2026-07-10T18:40:32Z Susuman77 51799 15914292 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Susuman77" />{{nr|62|LES FLEURS DU MAL.|}}</noinclude><nowiki/> {{T4|UN FANTÔME.|{{rom-maj|XXXVIII}}|fs=130%|ff=Old Standard, serif|sp=0.08em|ws=0.2em|m=2.5em}} {{T5|{{sc|les ténèbres.}}|{{rom-maj|I}}|fs=115%|ff=Old Standard, serif|sp=0.06em|ws=0.2em|mb=2em}} {{Poem|Dans les caveaux d’insondable tristesse Où le Destin m’a déjà relégué ; Où jamais n’entre un rayon rose et gai ; Où, seul avec la Nuit, maussade hôtesse, Je suis comme un peintre qu’un Dieu moqueur Condamne à peindre, hélas ! sur les ténèbres ; Où, cuisinier aux appétits funèbres, Je fais bouillir et je mange mon cœur, Par instants brille, et s’allonge, et s’étale Un spectre fait de grâce et de splendeur. À sa rêveuse allure orientale, Quand il atteint sa totale grandeur, Je reconnais ma belle visiteuse : C’est Elle ! sombre et pourtant lumineuse.|mg=20%|m=2em}} {{Brn|2}}<noinclude> <references/></noinclude> 0k7fe56eqkf28annnubq6rhlz4z1tdn Page:Baudelaire - Les Fleurs du mal, Conard, 1922.djvu/117 104 3797441 15914294 12297826 2026-07-10T18:41:40Z Susuman77 51799 /* Validée */ 15914294 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Susuman77" />{{nr||SPLEEN ET IDÉAL.|63}}</noinclude><nowiki /> {{T5|{{sc|le parfum.}}|{{rom-maj|II}}|fs=115%|ff=Old Standard, serif|sp=0.06em|ws=0.2em|m=2em}} {{Poem|Lecteur, as-tu quelquefois respiré Avec ivresse et lente gourmandise Ce grain d’encens qui remplit une église, Ou d’un sachet le musc invétéré ? Charme profond, magique, dont nous grise Dans le présent le passé restauré ! Ainsi l’amant sur un corps adoré Du souvenir cueille la fleur exquise. De ses cheveux élastiques et lourds, Vivant sachet, encensoir de l’alcôve, Une senteur montait, sauvage et fauve, Et des habits, mousseline ou velours, Tout imprégnés de sa jeunesse pure, Se dégageait un parfum de fourrure.|mg=20%|m=2em}} {{Brn|2}}<noinclude> <references/></noinclude> 4m8wu7dsfhm3f89z1d90g3lyoxdub1b Page:Baudelaire - Les Fleurs du mal, Conard, 1922.djvu/118 104 3797470 15914297 12297868 2026-07-10T18:43:51Z Susuman77 51799 /* Validée */ 15914297 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Susuman77" />{{nr|64|LES FLEURS DU MAL.|}}</noinclude><nowiki /> {{T5|{{sc|le cadre.}}|{{rom-maj|III}}|fs=115%|ff=Old Standard, serif|sp=0.06em|ws=0.2em|mb=2em}} {{Poem|Comme un beau cadre ajoute à la peinture, Bien qu’elle soit d’un pinceau très-vanté, Je ne sais quoi d’étrange et d’enchanté En l’isolant de l’immense nature, Ainsi bijoux, meubles, métaux, dorure, S’adaptaient juste à sa rare beauté ; Rien n’offusquait sa parfaite clarté, Et tout semblait lui servir de bordure. Même on eût dit parfois qu’elle croyait Que tout voulait l’aimer ; elle noyait Dans les baisers du satin et du linge Son beau corps nu, plein de frissonnements. Et, lente ou brusque, en tous ses mouvements. Montrait la grâce enfantine du singe.|mg=20%|m=2em}} {{Brn|2}}<noinclude> <references/></noinclude> ndn37oa95c4quddswwmdw9ez1de0lqr Page:Baudelaire - Les Fleurs du mal, Conard, 1922.djvu/119 104 3798025 15914300 12299398 2026-07-10T18:45:45Z Susuman77 51799 /* Validée */ 15914300 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Susuman77" />{{nr||SPLEEN ET IDÉAL.|65}}</noinclude><nowiki /> {{T5|{{sc|le portrait.}}|{{rom-maj|IV}}|fs=115%|ff=Old Standard, serif|sp=0.06em|ws=0.2em|mb=2em}} {{Poem|La Maladie et la Mort font des cendres De tout le feu qui pour nous flamboya. De ces grands yeux si fervents et si tendres, De cette bouche où mon cœur se noya, De ces baisers puissants comme un dictame, De ces transports plus vifs que des rayons, Que reste-t-il ? C’est affreux, ô mon âme ! Rien qu’un dessin fort pâle, aux trois crayons, Qui, comme moi, meurt dans la solitude, Et que le Temps, injurieux vieillard, Chaque jour frotte avec son aile rude… Noir {{corr|asssasin|assassin}} de la Vie et de l’Art, Tu ne tueras jamais dans ma mémoire Celle qui fut mon plaisir et ma gloire !|mg=20%|m=2em}} {{Brn|2}}<noinclude> <references/></noinclude> 7f939of7d6ackbjdj502coz0sitaayv Page:Baudelaire - Les Fleurs du mal, Conard, 1922.djvu/120 104 3798026 15914303 12299400 2026-07-10T18:48:03Z Susuman77 51799 /* Validée */ 15914303 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Susuman77" />{{nr|66|LES FLEURS DU MAL.|}}</noinclude><nowiki/> {{T4|{{rom-maj|XXXIX}}|fs=130%|ff=Old Standard, serif|sp=0.08em|ws=0.2em|m=2.5em}} {{Poem|Je te donne ces vers afin que si mon nom Aborde heureusement aux époques lointaines, Et fait rêver un soir les cervelles humaines, Vaisseau favorisé par un grand aquilon, Ta mémoire, pareille aux fables incertaines, Fatigue le lecteur ainsi qu’un tympanon, Et par un fraternel et mystique chaînon Reste comme pendue à mes rimes hautaines ; Être maudit à qui, de l’abîme profond Jusqu’au plus haut du ciel, rien, hors moi, ne répond ! — Ô toi qui, comme une ombre à la trace éphémère, Foules d’un pied léger et d’un regard serein Les stupides mortels qui t’ont jugée amère, Statue aux yeux de jais, grand ange au front d’airain !|m=2em}} {{Brn|2}}<noinclude> <references/></noinclude> 30zjvthgpc4yktuvjpckuqlgjuzxkbq Page:Baudelaire - Les Fleurs du mal, Conard, 1922.djvu/121 104 3798051 15914491 12495761 2026-07-10T21:27:07Z Susuman77 51799 /* Validée */ 15914491 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Susuman77" />{{nr||SPLEEN ET IDÉAL.|67}}</noinclude><nowiki/> {{T4|{{lang|la|SEMPER EADEM}}.|{{rom-maj|XL}}|fs=130%|ff=Old Standard, serif|sp=0.08em|ws=0.2em|m=2.5em}} {{Poem|« D’où vous vient, disiez-vous, cette tristesse étrange, Montant comme la mer sur le roc noir et nu ? » — Quand notre cœur a fait une fois sa vendange, Vivre est un mal. C’est un secret de tous connu, Une douleur très-simple et non mystérieuse, Et, comme votre joie, éclatante pour tous. Cessez donc de chercher, ô belle curieuse ! Et, bien que votre voix soit douce, taisez-vous ! Taisez-vous, ignorante ! âme toujours ravie ! Bouche au rire enfantin ! Plus encor que la Vie, La Mort nous tient souvent par des liens subtils. Laissez, laissez mon cœur s’enivrer d’un ''mensonge'', Plonger dans vos beaux yeux comme dans un beau songe, Et sommeiller longtemps à l’ombre de vos cils !|m=2em}} {{Brn|2}}<noinclude> <references/></noinclude> ghh5o6zz5lpp38mq7tvm5pkd97tlaq8 Page:Baudelaire - Les Fleurs du mal, Conard, 1922.djvu/122 104 3798053 15914492 12299460 2026-07-10T21:28:59Z Susuman77 51799 /* Validée */ 15914492 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Susuman77" />{{nr|68|LES FLEURS DU MAL.|}}</noinclude><nowiki/> {{T4|TOUT ENTIÈRE.|{{rom-maj|XLI}}|fs=130%|ff=Old Standard, serif|sp=0.08em|ws=0.2em|m=2.5em}} {{Poem|Le Démon, dans ma chambre haute, Ce matin est venu me voir, Et, tâchant à me prendre en faute, Me dit : « Je voudrais bien savoir, Parmi toutes les belles choses Dont est fait son enchantement, Parmi les objets noirs ou roses Qui composent son corps charmant, Quel est le plus doux. » — Ô mon âme ! Tu répondis à l’Abhorré : « Puisqu’en Elle tout est dictame, Rien ne peut être préféré. Lorsque tout me ravit, j’ignore Si quelque chose me séduit. Elle éblouit comme l’Aurore Et console comme la Nuit ; Et l’harmonie est trop exquise, Qui gouverne tout son beau corps,|ds|m=2em}}<noinclude> <references/></noinclude> 2k0dib6fy3t4n1f4mwjpssnfhalkf29 Page:Baudelaire - Les Fleurs du mal, Conard, 1922.djvu/123 104 3798114 15914493 12299581 2026-07-10T21:29:48Z Susuman77 51799 /* Validée */ 15914493 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Susuman77" />{{nr||SPLEEN ET IDÉAL.|69}}</noinclude>{{Poem|Pour que l’impuissante analyse En note les nombreux accords. Ô métamorphose mystique De tous mes sens fondus en un ! Son haleine fait la musique, Comme sa voix fait le parfum ! »|sf|m=2em}} {{Brn|2}}<noinclude> <references/></noinclude> pt2g1c6wsd0p79sgosvmbujcv2d9xx1 Page:Baudelaire - Les Fleurs du mal, Conard, 1922.djvu/124 104 3798115 15914494 12299593 2026-07-10T21:33:20Z Susuman77 51799 /* Validée */ 15914494 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Susuman77" />{{nr|70|LES FLEURS DU MAL.|}}</noinclude><nowiki/> {{T4|{{rom-maj|XLII}}|fs=130%|ff=Old Standard, serif|sp=0.08em|ws=0.2em|m=2.5em}} {{Poem|Que diras-tu ce soir, pauvre âme solitaire, Que diras-tu, mon cœur, cœur autrefois flétri, À la très-belle, à la très-bonne, à la très-chère, Dont le regard divin t’a soudain refleuri ? — Nous mettrons notre orgueil à chanter ses louanges, Rien ne vaut la douceur de son autorité ; Sa chair spirituelle a le parfum des Anges, Et son œil nous revêt d’un habit de clarté. Que ce soit dans la nuit et dans la solitude, Que ce soit dans la rue et dans la multitude, Son fantôme dans l’air danse comme un flambeau. Parfois il parle et dit : « Je suis belle, et j’ordonne Que pour l’amour de moi vous n’aimiez que le Beau ; Je suis l’Ange gardien, la Muse et la Madone ! »|m=2em}} {{Brn|2}}<noinclude> <references/></noinclude> 5vloqqbmw7nsfapqdajhrn8ldyelmfk Page:Baudelaire - Les Fleurs du mal, Conard, 1922.djvu/125 104 3798747 15914495 12301542 2026-07-10T21:34:37Z Susuman77 51799 /* Validée */ 15914495 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Susuman77" />{{nr||SPLEEN ET IDÉAL.|71}}</noinclude><nowiki/> {{T4|LE FLAMBEAU VIVANT.|{{rom-maj|XLIII}}|fs=130%|ff=Old Standard, serif|sp=0.08em|ws=0.2em|m=2.5em}} {{Poem|Ils marchent devant moi, ces Yeux pleins de lumières, Qu’un Ange très-savant a sans doute aimantés ; Ils marchent, ces divins frères qui sont mes frères, Secouant dans mes yeux leurs feux diamantés. Me sauvant de tout piège et de tout péché grave, Ils conduisent mes pas dans la route du Beau ; Ils sont mes serviteurs et je suis leur esclave ; Tout mon être obéit à ce vivant flambeau. Charmants Yeux, vous brillez de la clarté mystique Qu’ont les cierges brûlant en plein jour ; le soleil Rougit, mais n’éteint pas leur flamme fantastique ; Ils célèbrent la Mort, vous chantez le Réveil ; Vous marchez en chantant le réveil de mon âme, Astres dont nul soleil ne peut flétrir la flamme !|m=2em}} {{Brn|2}}<noinclude> <references/></noinclude> jzmx23jd4qeie3mz2wizyqh5d9qcshy Page:Baudelaire - Les Fleurs du mal, Conard, 1922.djvu/126 104 3798768 15914497 12301586 2026-07-10T21:41:40Z Susuman77 51799 /* Validée */ 15914497 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Susuman77" />{{nr|72|LES FLEURS DU MAL.|}}</noinclude><nowiki/> {{T4|RÉVERSIBILITÉ.|{{rom-maj|XLIV}}|fs=130%|ff=Old Standard, serif|sp=0.08em|ws=0.2em|m=2.5em}} {{Poem|Ange plein de gaîté, connaissez-vous l’angoisse, La honte, les remords, les sanglots, les ennuis Et les vagues terreurs de ces affreuses nuits Qui compriment le cœur comme un papier qu’on froisse ? Ange plein de gaîté, connaissez-vous l’angoisse ? Ange plein de bonté, connaissez-vous la haine, Les poings crispés dans l’ombre et les larmes de fiel, Quand la Vengeance bat son infernal rappel, Et de nos facultés se fait le capitaine ? Ange plein de bonté, connaissez-vous la haine ? Ange plein de santé, connaissez-vous les Fièvres, Qui, le long des grands murs de l’hospice blafard, Comme des exilés, s’en vont d’un pied traînard, Cherchant le soleil rare et remuant les lèvres ? Ange plein de santé, connaissez-vous les Fièvres ? Ange plein de beauté, connaissez-vous les rides, Et la peur de vieillir, et ce hideux tourment De lire la secrète horreur du dévoûment Dans des yeux où longtemps burent nos yeux avides ? Ange plein de beauté, connaissez-vous les rides ?|ds|m=2em}}<noinclude> <references/></noinclude> 3hh2w9x228efv00bpbufgcfhguk0yxo Page:Baudelaire - Les Fleurs du mal, Conard, 1922.djvu/127 104 3798771 15914498 12301592 2026-07-10T21:42:19Z Susuman77 51799 /* Validée */ 15914498 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Susuman77" />{{nr||SPLEEN ET IDÉAL.|73}}</noinclude>{{Poem| Ange plein de bonheur, de joie et de lumières, David mourant aurait demandé la santé Aux émanations de ton corps enchanté ; Mais de toi je n’implore, ange, que tes prières, Ange plein de bonheur, de joie et de lumières !|sf|m=2em}} {{Brn|2}}<noinclude> <references/></noinclude> gpklbbynruk52wi921jr9r78js1ihef Page:Baudelaire - Les Fleurs du mal, Conard, 1922.djvu/128 104 3798774 15914501 12301612 2026-07-10T21:44:06Z Susuman77 51799 /* Validée */ 15914501 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Susuman77" />{{nr|74|LES FLEURS DU MAL.|}}</noinclude><nowiki/> {{T4|CONFESSION.|{{rom-maj|XLV}}|fs=130%|ff=Old Standard, serif|sp=0.08em|ws=0.2em|m=2.5em}} {{Poem|Une fois, une seule, aimable et douce femme, {{em|3}}À mon bras votre bras poli S’appuya (sur le fond ténébreux de mon âme {{em|3}}Ce souvenir n’est point pâli) ; Il était tard ; ainsi qu’une médaille neuve {{em|3}}La pleine lune s’étalait. Et la solennité de la nuit, comme un fleuve, {{em|3}}Sur Paris dormant ruisselait. Et le long des maisons, sous les portes cochères, {{em|3}}Des chats passaient furtivement, L’oreille au guet, ou bien, comme des ombres chères, {{em|3}}Nous accompagnaient lentement. Tout à coup, au milieu de l’intimité libre {{em|3}}Éclose à la pâle clarté, De vous, riche et sonore instrument où ne vibre {{em|3}}Que la radieuse gaîté, De vous, claire et joyeuse ainsi qu’une fanfare {{em|3}}Dans le matin étincelant,|ds|m=2em}}<noinclude> <references/></noinclude> nt57vy7ew7c59xhm857kml5wob1f4fn Page:Baudelaire - Les Fleurs du mal, Conard, 1922.djvu/129 104 3798777 15914502 12301629 2026-07-10T21:45:32Z Susuman77 51799 /* Validée */ 15914502 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Susuman77" />{{nr||SPLEEN ET IDÉAL.|75}}</noinclude>{{Poem|Une note plaintive, une note bizarre {{em|3}}S’échappa, tout en chancelant Comme une enfant chétive, horrible, sombre, immonde {{em|3}}Dont sa famille rougirait, Et qu’elle aurait longtemps, pour la cacher au monde, {{em|3}}Dans un caveau mise au secret ! Pauvre ange, elle chantait, votre note criarde : {{em|3}}« Que rien ici-bas n’est certain, Et que toujours, avec quelque soin qu’il se farde, {{em|3}}Se trahit l’égoïsme humain ; Que c’est un dur métier que d’être belle femme, {{em|3}}Et que c’est le travail banal De la danseuse folle et froide qui se pâme {{em|3}}Dans un sourire machinal ; Que bâtir sur les cœurs est une chose sotte ; {{em|3}}Que tout craque, amour et beauté, Jusqu’à ce que l’Oubli les jette dans sa hotte {{em|3}}Pour les rendre à l’Éternité ! » J’ai souvent évoqué cette lune enchantée, {{em|3}}Ce silence et cette langueur, Et cette confidence horrible chuchotée {{em|3}}Au confessionnal du cœur.|sf|m=2em}} {{Brn|2}}<noinclude> <references/></noinclude> pr1fhlaiylhfvyxh5o1td9idfdaci9h Page:Baudelaire - Les Fleurs du mal, Conard, 1922.djvu/130 104 3798781 15914503 12301656 2026-07-10T21:46:39Z Susuman77 51799 /* Validée */ 15914503 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Susuman77" />{{nr|76|LES FLEURS DU MAL.|}}</noinclude><nowiki/> {{T4|L’AUBE SPIRITUELLE.|{{rom-maj|XLVI}}|fs=130%|ff=Old Standard, serif|sp=0.08em|ws=0.2em|m=2.5em}} {{Poem|Quand chez les débauchés l’aube blanche et vermeille Entre en société de l’Idéal rongeur, Par l’opération d’un mystère vengeur Dans la brute assoupie un Ange se réveille. Des Cieux Spirituels l’inaccessible azur, Pour l’homme terrassé qui rêve encore et souffre, S’ouvre et s’enfonce avec l’attirance du gouffre. Ainsi, chère Déesse, Être lucide et pur, Sur les débris fumeux des stupides orgies Ton souvenir plus clair, plus rose, plus charmant, À mes yeux agrandis voltige incessamment. Le soleil a noirci la flamme des bougies ; Ainsi, toujours vainqueur, ton fantôme est pareil, Âme resplendissante, à l’immortel Soleil !|m=2em}} {{Brn|2}}<noinclude> <references/></noinclude> jbc2v1uzfigu1n958p0w6ac6emenvb5 Page:Baudelaire - Les Fleurs du mal, Conard, 1922.djvu/131 104 3798787 15914506 12301670 2026-07-10T21:50:59Z Susuman77 51799 /* Validée */ 15914506 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Susuman77" />{{nr||SPLEEN ET IDÉAL.|77}}</noinclude><nowiki/> {{T4|HARMONIE DU SOIR.|{{rom-maj|XLVII}}|fs=130%|ff=Old Standard, serif|sp=0.08em|ws=0.2em|m=2.5em}} {{Poem|Voici venir les temps où vibrant sur sa tige Chaque fleur s’évapore ainsi qu’un encensoir ; Les sons et les parfums tournent dans l’air du soir ; Valse mélancolique et langoureux vertige ! Chaque fleur s’évapore ainsi qu’un encensoir ; Le violon frémit comme un cœur qu’on afflige ; Valse mélancolique et langoureux vertige ! Le ciel est triste et beau comme un grand reposoir. Le violon frémit comme un cœur qu’on afflige, Un cœur tendre, qui hait le néant vaste et noir ! Le ciel est triste et beau comme un grand reposoir ; Le soleil s’est noyé dans son sang qui se fige… Un cœur tendre, qui hait le néant vaste et noir, Du passé lumineux recueille tout vestige ! Le soleil s’est noyé dans son sang qui se fige… Ton souvenir en moi luit comme un ostensoir !|m=2em}} {{Brn|2}}<noinclude> <references/></noinclude> dlxys8udadcbu8vwzojokh9p8vayd98 Page:Baudelaire - Les Fleurs du mal, Conard, 1922.djvu/132 104 3798792 15914507 14605238 2026-07-10T21:52:29Z Susuman77 51799 /* Validée */ 15914507 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Susuman77" />{{nr|78|LES FLEURS DU MAL.|}}</noinclude><nowiki/> {{T4|LE FLACON.|{{rom-maj|XLVIII}}|fs=130%|ff=Old Standard, serif|sp=0.08em|ws=0.2em|m=2.5em}} {{Poem|Il est de forts parfums pour qui toute matière Est poreuse. On dirait qu’ils pénètrent le verre. En ouvrant un coffret venu de l’Orient Dont la serrure grince et rechigne en criant, Ou dans une maison déserte quelque armoire Pleine de l’âcre odeur des temps, poudreuse et noire, Parfois on trouve un vieux flacon qui se souvient, D’où jaillit toute vive une âme qui revient. Mille pensers dormaient, chrysalides funèbres, Frémissant doucement dans les lourdes ténèbres, Qui dégagent leur aile et prennent leur essor, Teintés d’azur, glacés de rose, lamés d’or. Voilà le souvenir enivrant qui voltige Dans l’air troublé ; les yeux se ferment ; le Vertige Saisit l’âme vaincue et la pousse à deux mains Vers un gouffre obscurci de miasmes humains ; Il la terrasse au bord d’un gouffre séculaire, Où, Lazare odorant déchirant son suaire,|ds|m=2em}}<noinclude> <references/></noinclude> 2voufed4pzoxl7hxdvs144msyabox2s Page:Baudelaire - Les Fleurs du mal, Conard, 1922.djvu/133 104 3798811 15914509 12301725 2026-07-10T21:53:18Z Susuman77 51799 /* Validée */ 15914509 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Susuman77" />{{nr||SPLEEN ET IDÉAL.|79}}</noinclude>{{Poem|Se meut dans son réveil le cadavre spectral D’un vieil amour ranci, charmant et sépulcral. Ainsi, quand je serai perdu dans la mémoire Des hommes, dans le coin d’une sinistre armoire Quand on m’aura jeté, vieux flacon désolé, Décrépit, poudreux, sale, abject, visqueux, fêlé, Je serai ton cercueil, aimable pestilence ! Le témoin de ta force et de ta virulence, Cher poison préparé par les anges ! liqueur Qui me ronge, ô la vie et la mort de mon cœur !|sf|m=2em}} {{Brn|2}}<noinclude> <references/></noinclude> nbbyalbpccecytguecbmkes2pyyr71j Page:Baudelaire - Les Fleurs du mal, Conard, 1922.djvu/134 104 3798874 15914511 12301875 2026-07-10T21:58:43Z Susuman77 51799 /* Validée */ 15914511 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Susuman77" />{{nr|80|LES FLEURS DU MAL.|}}</noinclude><nowiki/> {{T4|BÉNÉDICTION.|{{rom-maj|XL}}|fs=130%|ff=Old Standard, serif|sp=0.08em|ws=0.2em|m=2.5em}} {{Poem|Le vin sait revêtir le plus sordide bouge {{em|3}}D’un luxe miraculeux, Et fait surgir plus d’un portique fabuleux {{em|3}}Dans l’or de sa vapeur rouge, Comme un soleil couchant dans un ciel nébuleux. L’opium agrandit ce qui n’a pas de bornes, {{em|3}}Allonge l’illimité, Approfondit le temps, creuse la volupté, {{em|3}}Et de plaisirs noirs et mornes Remplit l’âme au delà de sa capacité. Tout cela ne vaut pas le poison qui découle {{em|3}}De tes yeux, de tes yeux verts, Lacs où mon âme tremble et se voit à l’envers… {{em|3}}Mes songes viennent en foule Pour se désaltérer à ces gouffres amers. Tout cela ne vaut pas le terrible prodige {{em|3}}De ta salive qui mord, Qui plonge dans l’oubli mon âme sans remord, {{em|3}}Et, charriant le vertige, La {{Nec|roule}} défaillante aux rives de la mort !|m=2em}} {{Brn|2}}<noinclude> <references/></noinclude> sjth4hq0emqa7gzdn6bjqzeu4sv6gwe 15914512 15914511 2026-07-10T21:58:58Z Susuman77 51799 15914512 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Susuman77" />{{nr|80|LES FLEURS DU MAL.|}}</noinclude><nowiki/> {{T4|LE POISON.|{{rom-maj|XLIX}}|fs=130%|ff=Old Standard, serif|sp=0.08em|ws=0.2em|m=2.5em}} {{Poem|Le vin sait revêtir le plus sordide bouge {{em|3}}D’un luxe miraculeux, Et fait surgir plus d’un portique fabuleux {{em|3}}Dans l’or de sa vapeur rouge, Comme un soleil couchant dans un ciel nébuleux. L’opium agrandit ce qui n’a pas de bornes, {{em|3}}Allonge l’illimité, Approfondit le temps, creuse la volupté, {{em|3}}Et de plaisirs noirs et mornes Remplit l’âme au delà de sa capacité. Tout cela ne vaut pas le poison qui découle {{em|3}}De tes yeux, de tes yeux verts, Lacs où mon âme tremble et se voit à l’envers… {{em|3}}Mes songes viennent en foule Pour se désaltérer à ces gouffres amers. Tout cela ne vaut pas le terrible prodige {{em|3}}De ta salive qui mord, Qui plonge dans l’oubli mon âme sans remord, {{em|3}}Et, charriant le vertige, La {{Nec|roule}} défaillante aux rives de la mort !|m=2em}} {{Brn|2}}<noinclude> <references/></noinclude> ddrezzucf5ap2bxde2rutm4qlyy4j35 Page:Baudelaire - Les Fleurs du mal, Conard, 1922.djvu/135 104 3798876 15914514 12301878 2026-07-10T22:00:06Z Susuman77 51799 /* Validée */ 15914514 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Susuman77" />{{nr||SPLEEN ET IDÉAL.|81}}</noinclude><nowiki/> {{T4|CIEL BROUILLÉ.|{{rom-maj|L}}|fs=130%|ff=Old Standard, serif|sp=0.08em|ws=0.2em|m=2.5em}} {{Poem|On dirait ton regard d’une vapeur couvert ; Ton œil mystérieux (est-il bleu, gris ou vert ?) Alternativement tendre, rêveur, cruel, Réfléchit l’indolence et la pâleur du ciel. Tu rappelles ces jours blancs, tièdes et voilés, Qui font se fondre en pleurs les cœurs ensorcelés, Quand, agités d’un mal inconnu qui les tord, Les nerfs trop éveillés raillent l’esprit qui dort. Tu ressembles parfois à ces beaux horizons Qu’allument les soleils des brumeuses saisons… Comme tu resplendis, paysage mouillé Qu’enflamment les rayons tombant d’un ciel brouillé ! Ô femme dangereuse, ô séduisants climats ! Adorerai-je aussi ta neige et vos frimas, Et saurai-je tirer de l’implacable hiver Des plaisirs plus aigus que la glace et le fer ?|m=2em}} {{Brn|2}}<noinclude> <references/></noinclude> k45ifsv5axqlwau91gguxwozpdd01k0 Livre:Jubinal - Nouveau recueil de contes, dits, fabliaux et autres pièces inédites des XIIIe, XIVe, et XVe siècles, volume 2, 1842.djvu 112 3857845 15914356 12505088 2026-07-10T19:46:36Z Favete linguistis 129184 15914356 proofread-index text/x-wiki {{:MediaWiki:Proofreadpage_index_template |Type=book |Titre=Nouveau recueil de contes, dits, fabliaux et autres pièces inédites des XIII{{e}}, XIV{{e}}, et XV{{e}} siècles, |Sous_titre=pour faire suite aux collections de Legrand d'Aussy, Barbazan et Méon. Mis au jour pour la première fois par A. J., d'après les MSS. de la Bibliothèque du Roi, Michel Louis Achille Jubinal |Volume=Volume 2 |Auteur= |Traducteur= |Editeur_scientifique=[[Auteur:Achille Jubinal|Achille Jubinal]] |Illustrateur= |Editeur=Challamel |School= |Lieu=Paris |Annee=1842 |Publication= |Bibliotheque={{Google|pklq9mh69zwC|PP1}} |Clef= |wikidata_item= |BNF_ARK= |Source=djvu |Image=1 |Avancement=C |Compilation=false |Pages=<pagelist /> |Tomes= |Sommaire=inclus: *[[Li Romanz des Franceis]] |Epigraphe= |Width= |Css= }} [[Catégorie:Sommaires à construire]] 7rufov1o4qc0z8cgoxy1o16gly9kn60 Modèle:Plim/documentation 10 3990889 15914065 15336111 2026-07-10T16:15:35Z Homunculus simplex 158836 15914065 wikitext text/x-wiki __NOTOC__ == Utilisation == Permet de <section begin=description />générer un index par mots-clés en fin d’ouvrage comportant des hyperliens aux pages concernés<section end=description />. Ce modèle évite d’avoir à répéter le modèle {{m|lp}} autant de fois qu’il y a de pages à relier à un mot-clé de l’index. == Syntaxe == <code><nowiki>{{Plim}}</nowiki></code> <code><nowiki>{{Plim|1=|2=|3=|parg=|ecarts|index=|sep1=|sep2=}}</nowiki></code> * 1 : mot-clé * 2 : liste des pages (PLivre) où se retrouve le mot-clé * 3 : caractère(s) qui sépare deux mots-clé (souvent une virgule) == Particularités == * Seuls les paramètres 1, 2, 3 sont obligatoires et se répètent autant de fois qu’il y a de mots-clés dans la liste. * Plim ne fonctionne que dans l’espace page et dans l’espace principal. * En mode autonome, le modèle va lui-même recueillir les données nécessaires pour construire les liens vers les pages contenant une référence au mot-clé. Cette information est puisée dans le contenu des champs « sommaire » et « pagelist » de l’Index ou espace Livre. Si « sommaire » et « pagelist » contiennent des informations concernant d’autres livres de la même collection ou une duplication dans les numéros de page, Plim ne pourra pas être utilisé en mode autonome. == Paramètres == <templatedata> { "params": { "1": { "label": "Mot-clé", "description": "Élément de l’index", "type": "string", "required": true, "example": "Samuel de Champlain" }, "2": { "label": "Page(s)", "description": "Liste des pages (PLivre) où on retrouve une référence au mot-clé. Seules les valeurs numériques sont supportées. Ici un lien sera créé sur les page 101, 233 et 458 mais pas sur la page 234", "example": "101, 233-234, 458", "type": "string", "suggested": true }, "3": { "label": "Séparateur de mots-clés", "description": "Souvent un ; entre mots-clés d’un même ensemble et un « . » entre deux ensembles regroupés dans des paragraphes différents. Ici « Orange » commencera un nouveau paragraphe. 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Le nom de Sidonie se trouve aussi dans Homère, Odys., {{rom|xiii}}, 285. '''SIDONIENS''' (hébreu : Sîdomm ; Septante : 218wviot), habitants de Sidon et, par extension, Phéniciens en général. — Les Sidoniens appellent l’Hermon Sirion. Deut., {{rom|iii}}, 9. — Maara, Jos., {{rom|xix}}, 4, et Sarepta, III Reg., xvii, 9, sont des villes sidoniennes. — Les Sidoniens savaient travailler le bois, III Reg., {{rom|v}}, 6 ; ils adoraient Astarthé et Astaroth. III Reg., {{rom|xi}}, 5, 33 ; IV Reg., {{rom|xxiii}}, 13.— Salomon épousa des Sidoniennes. III Reg., {{rom|xi}}, 1. Ethbaal, père de Jézabel, était roi des Sidoniens. III Reg., {{rom|xvi}}, 31.— Voir aussi Jos., {{rom|xiii}}, 4, 6 ; Jud., {{rom|iii}}, 3 ; x, 12 ; {{rom|xviii}}, 7 ; IPar., {{rom|xxii}}, 4 ; [ Esd., {{rom|iii}}, 7 ; Act., {{rom|xii}}, 20. <section begin="SIDRACH"/><nowiki/> '''SIDRACH''' (hébreu : Sadrak ; Septante : ïkSpax), nom chaldéo-assyrien donné à Ananie, un des trois compagnons de Daniel. Voir {{sc|Ananie}} 5, t. {{rom|i}}, col. 540. Ce nom peut être le babylonien Sudur-Aku, « commandement du (dieu) Lune ». Voir Eb. Schrader, Die Keilinschriften und das aile Testament, 2{{e}} édit., p. 429. <section end="SIDRACH"/> <section begin="SIÈCLE"/><nowiki/> '''SIÈCLE''' (hébreu : ''’ôlâm'' ; Septante : a’ciôv ; Vulgate : ''sæculum''), long espace de temps, passé ou futur. L’idée de siècle équivalant à une durée de cent ans est étrangère à la Sainte Écriture. 1° ''Le pass''é. — Le mot ''’ôlâm'' s’applique à une durée indéfinie dans le passé. On a ainsi les jours du passé, Deut., {{rom|xxxii}}, 7 ; Mich., {{rom|v}}, 1 ; Is., {{rom|lxiii}}, 9 ; les années du passé, Ps. lxxvii ({{rom|lxxvi}}) ; 6 ; les morts du passé, qui le sont depuis longtemps, Ps. cxliii ({{rom|cxlii}})’, 3 ; le peuple du passé, maintenant dans le schèôl, Ezech., {{rom|xxvi}}, 20 ; les montagnes du passé, les antiques montagnes, Gen, xlix, 26 ; Deut., {{rom|xxxiii}}, 15 ; Hab., {{rom|iii}}, 6 ; les portes du passé, les anciennes portes, Ps. xxiv (xxm), 7, 9 ; etc. 2° ''L’avenir.'' — Le même mot désigne aussi un avenir plus ou moins long, mais indéterminé. L’esclave ’ôlâm l’est à perpétuité. Exod., {{rom|xxi}}, 6 ; Deut., {{rom-maj|XV}}, 17. La durée supposée par ce mot est naturellement plus longue quand il s’agit d’un peuple. Deut., {{rom|xxiii}}, 4 ; II Esd., {{rom|xiii}}, 1. On souhaite que le roi vive ’ôlâm, c’est-à-dire le plus longtemps possible. III Reg., {{rom|i}}, 31 ; Dan., {{rom|ii}}, 4 ; {{rom|iii}}, 9 ; II Esd., {{rom|ii}}, 3. Samuel est consacré à Dieu, ’'ad’ôlâm, pour toujours, pour toute sa vie. I Reg. (Sam.), {{rom|i}}, 22. La durée est beaucoup plus considérable et peut même égaler celle de l’humanité sur la terre, quand il est question des promesses ou des institutions divines. Exod., {{rom|xv}}, 18 ; I Reg., {{rom|ii}}, 30 ; {{rom|xiii}}, 13 ; II Reg., {{rom|vii}}, 16 ; Ps. xviii ({{rom|xvii}}), 51 ; Is., {{rom|xxxv}}, 10 ; li, 11 ; {{rom|lxi}}, 7 ; Jer., {{rom|vii}}, 7 ; etc. 3° ''L’éternité''. — Quand il s’agit de Dieu lui-même, ’ôlâm désigne la durée sans limites. Gen., {{rom|iii}}, 22 ; {{rom|xxi}}, 33 ; Job, {{rom|vii}}, 16 ; Is., {{rom|ix}}, 6 ; {{rom|xl}}, 28 ; Dan., {{rom|xii}}, 7 ; Eccli., xxxvi, 19 ; etc. Voir Éternité, t, {{rom|ii}}, col. 2001. — L’éternité est encore indiquée par les expressions suivantes : le ’ôlâm vâ’èd, eïç tôv aîûva toû aiwvoç, ''in sæculum sæculi'', « pour le siècle du siècle », Ps. {{rom|ix}}, 6 ; ên’atwva xa ËTt, in œtemum et ultra, « éternellement et au delà », Exod., {{rom|xv}}, 18 ; Mich., {{rom-maj|IV}}, 5 ; in perpetuas æternitates, « pour des éternités sans fin », Dan., {{rom|xii}}, 3 ; —’âdê-’ad, et ; tov atâva toû attôvoç, in sæculum sseculi, « jusqu’à toujours », Ps. lxxxiii({{rom|lxxxii}}), 18 ; — ledôrvddôr, ira »-jevewv eî ; ycvsâç, « pour la génération et la génération », Ps. xxxiii ({{rom|xxxii}}), 11 ; — ’ad’âlmâ’ve’ad’àlam’âlmayyd’, ïu>z ottovo ; tûv aéwvojv, « pour le siècle et le siècle du siècle », Dan., {{rom|vii}}, 18 ; — eîç tou ; aiœvaç-rajv aîûvuiv, e. dans les siècles des siècles », Gal., {{rom|i}}, 5 ; Phil., {{rom|iv}}, 20 ; I Tim., {{rom|i}}, 17 ; II Tim., {{rom|iv}}, 18 ; Heb., {{rom|xiii}}, 21 ; I Pet., {{rom-maj|IV}}, 11 ; {{rom|v}}, 11 ; Apoc, {{rom|i}}, 6, etc. — Saint Jude, 25, donne cette formule de l’éternité : irpô icivtôç toû alûvo ; , xaî vûv, xai eîc TtâvTaç toùç aîûva ; , « avant tout siècle, maintenant et dans tous les siècles (des siècles) ». Ces expressions évoquent l’idée d’une durée sans commencement ni fin, telle qu’elle convient à l’éternité de Dieu. 4° ''Le présent.'' — Le mot’oldm n’a jamais le sens de « temps présent » dans l’Ancien Testament ; il ne le prend que dans l’hébreu post-biblique. Par contre, les mots a’twv, sæculum, sont employés avec la signification de « temps présent » et, par extension, de « monde », le monde n’étant que la génération qui vit dans le temps présent. Dans le livre de la Sagesse, {{rom|xiii}}, 9 ; {{rom|xiv}}, 6 ; xviii, 4, le « siècle » désigne déjà le monde physique et l’humanité. Dans le Nouveau Testament, le terme se rapporte à l’humanité présente, avec ses idées, ses mœurs et ses vices. Les sollicitudes du siècle sont les mille liens qui attachent les hommes aux choses de la vie présente. Matth., {{rom|xiii}}, 22 ; Marc, {{rom|iv}}, 19. Les fils de ce siècle, Luc, {{rom|xvi}}, 8, les princes de ce siècle, I Cor., ii, 8, les riches de ce siècle, I Tim., {{rom|vi}}, 17, sont ceux qui vivent selon les maximes en cours dans le monde présent et ne visent que les intérêts de la terre. Les amis de ce siècle sont donc ennemis de Dieu. Jacob., iv, 4. La justice de ce siècle, II Cor., {{rom|vii}}, 10, la règle du siècle de ce monde, Eph., Il, 2, sont choses mauvaises, car le siècle présent est mauvais. Gal., {{rom|i}}, 4. Le chrétien ne doit donc pas se conformer à ce siècle, Rom., xii, 2 ; il doit se conserver pur de ce siècle, Jacob., {{rom|i}}, 27, et vivre pieusement dans ce siècle au milieu duquel il est placé. Tit., {{rom|ii}}, 12. Voir {{sc|Monde}}, t. {{rom|iv}}, col. 1234. {{d|H. Lesêtre.|3|sc}} <section end="SIÈCLE"/> <section begin="SIÈGE"/><nowiki/> '''SIÈGE''' (hébreu : kissê, môSâb ; Septante : Sicpooç, xoc9É8pa, 8pôvoç ; Vulgate : cathedra, sella, sedes, sedile), meuble dont on se sert pour s’asseoir. — Le siège des rois et celui de Dieu prennent le nom de trône. Voir Trône. — Les anciens Égyptiens avaient des sièges ressemblant à nos chaises et à nos tabourets (fig. 370). Les gens du peuple se passaient de ce genre de meubles ; ils se contentaient de s’accroupir à terre. Cf. t. {{rom|iv}}, fig. 104, col. 303. Les sages-femmes égyptiennes, en attendant le moment de l’accouchement, se tenaient assises sur un siège bas appelé ’ébén, « pierre » ou double pierre, semblable à la roue des potiers et encore en usage aujourd’hui. Exod., {{rom|i}}, 16. Cf. Gesenius, ''Thesaurus, Addenda'', p. 63. Les versions ne rendent pas ce mot et certains commentateurs pensent qu’il se rapporte plutôt au sexe des nouveau-nés. Cf. de Hummelauer, ''In Exod. et Levit.'', Paris, 1897, p. 35.— Chez les Hébreux, les sièges ordinaires étaient au moins aussi simples qu’en Egypte et en Chaldée. Voir t. {{rom|iv}}, fig. 123, col. 422. D’après les Septante et la Vulgate, les Philistins accablés de fléaux à cause de la présence de l’Arche se firent des sièges, é’Bpocç, ''sedes'', de peaux. I Reg., {{rom|v}}, 9. Il n’est pas fait mention de ces sièges dans le texte hébreu. Le grand-prêtre Héli avait son siège à la porte du sanctuaire. I Reg., {{rom|i}}, 9 ; IV, 13. Il en tomba à la renverse quand on lui apprit la prise de l’Arche. I Reg., {{rom|iv}}, 18. Saül avait le sien, placé près du mur, dans sa salle de festin. I Reg., xx, 25. Quand la femme de Sunam voulut meubler une chambre pour recevoir Elisée, elle y mit un lit, une table, un siège et un chandelier. IV Reg., {{rom-maj|IV}}, 10. On prépara deux sièges d’honneur pour l’entrevue de Nicanor et de Judas Machabée. II Mach., {{rom-maj|XIV}}, 21. Notre-Seigneur renversa dans le Temple les sièges des vendeurs. Matth., xxt, 12 ; Marc, {{rom-maj|XI}}, 15. Il reprocha aux scribes et aux pharisiens de s’attribuer les premiers sièges dans les synagogues. Matth., {{rom|xxiii}}, 6 ; Marc, xii, 39 ; Luc, {{rom|xi}}, 43 ; {{rom|xx}}, 46. — La sagesse est assise sur un siège élevé, du haut duquel elle invite les hommes à venir à elle. Prov., {{rom|ix}}, 14. Il est recommandé de ne pas solliciter du roi un siège d’honneur, Eccli., vil, 4, et de ne pas placer un ennemi à sa droite, de peur qu’il ne s’empare du siège de son hôte. Eccli., {{rom|xii}}, 12. — Les scribes sont assis sur les sièges de Moïse, c’est-à-dire enseignent à sa place. Matth.,<section end="SIÈGE"/><noinclude> <references/></noinclude> 53qptmben3fj9fu9ezhijsiolmvd1ar Page:Dictionnaire de la Bible - F. Vigouroux - Tome V.djvu/872 104 4010638 15914675 15097137 2026-07-11T04:26:38Z Verbex 1987 15914675 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|1709|SIÈGE - SIÈGE D’UNE VILLE|1710}}</noinclude>xxiii, 2. — Le siège est aussi la place occupée par le juge. Eccli., {{rom|xxxviii}}, 38 (33). Job, {{rom|xxix}}, 7, avait son siège sur la place publique. À Jérusalem étaient établis les sièges de la justice. Ps. cxxii ({{rom|cxxi}}), 5. Les apôtres prendront place un jour sur douze sièges, comme assesseurs du souverain Juge. Matth., {{rom|xix}}, 28. — Vingt-quatre sièges sont réservés dans le ciel pour les vieillards qui entourent le trône de Dieu. Apoc., iv, 4. {{d|H. Lesêtre.|3|sc}} <section begin="SIÈGE D’UNE VILLE"/><nowiki/> '''SIÈGE D’UNE VILLE''' (hébreu : ''mâṣôr'', de ''ṣûr'', et ''ṣârar'', « assiéger » ; Septante : 7rspiox*i> vjytXziaf41 ; Vulgate : ''obsidio''), attaque d’une place protégée par des murs et des fortifications. Voir fig. 371. Voir aussi le siège de Lachis, t. {{rom|iv}}, fig. 4, col. 15-16 ; d’Ascalon, t. 1, fig. 286, col. 1061-1062. I. {{sc|Prescriptions légales.}} — Il fut ordonné aux Hébreux d’assiéger les villes de Chanaan, mais seulement après leur avoir offert la paix. Deut., {{rom|xx}}, 10, 12. Quand on entreprenait un siège, il était défendu de détruire les arbres fruitiers ; on ne pouvait se servir contre la ville que de bois provenant des autres arbres. ^*rs 370. — Sièges égyptiens. Deut., {{rom|xx}}, 19, 20. — Si les Israélites sont infidèles, Dieu enverra contre eux une nation impitoyable qui dévorera tous leurs biens, assiégera toutes leurs villes et les réduira eux-mêmes à se nourrir du fruit de leurs entrailles. Deut., {{rom|xxviii}}, 49-53. — Salomon demanda que le peuple assiégé, venant prier dans le Temple, fût exaucé par le Seigneur. III Reg., {{rom|viii}}, 37. II. Les opérations d’un siège. — Beaucoup de villes de Palestine étaient fortifiées. Voir {{sc|Fortifications}}, t. {{rom|ii}}, col. 2318. Dans un temps où les invasions se produisaient avec tant de fréquence et d’imprévu, il était important de mettre à l’abri d’un coup de main les personnes et les biens. Faute de cette précaution, des bandes de Philistins et d’Arabes purent impunément enlever les richesses, les fils et les femmes de Joram, roi de Ju’a. II Par., {{rom|xxi}}, 17. Les anciennes villes chananéennes, que Josué et les Hébreux eurent à assiéger et à prendre, étaient pourvues de fortifications bien conçues, caractérisées par les trois éléments suivants : murs assez épais pour résister à la sape et permettre d’utiliser la crête pour la défense, socle de pierre et glacis à la base du rempart, et enfin tracé à saillies suffisantes pour protéger la base de la muraille dans toute son étendue. Ce système défensif se distinguait nettement de la fortification égyptienne, à hautes et longues murailles nues pourvues d’un faible parapet, et se rapprochait beaucoup, au contraire, de la fortification chaldéenne à-laquelle elle avait emprunté ses inspirations. Cf. H. Vincent, Canaan, Paris, 1907, p. 83, 84 (fig. 372). Les Hébreux se heurtèrent pour la première fois à des murailles de ce genre à Jéricho, et ce ne fut pas leur attaque, mais un miracle qui en vint à bout. 1° Les assiégés. — Ils se mettaient à l’abri de leurs murs, flanqués de tours. II Par., {{rom|xxvi}}, 15 ; {{rom|xxxii}}, 5 ; Soph., {{rom|i}}, 16. Les murailles étaient percées çà et là de portes voûtées, garnies de barres solides. Deut., {{rom|iii}}, 5. Sur les tours et aux angles, quand on le pouvait, on plaçait des machines pour lancer des flèches et de grosses pierres et empêcher l’ennemi d’approcher du pied de la fortification. II Par., {{rom|xxvi}}, 15. Voir {{sc|Machine}} de guerre, t. {{rom|iv}}, col. 505. En avant de la muraille était ménagé un fossé, protégé lui-même par un petit mur, ! }êl, itpoT£t’; (i<T[Ji.a, xspiretxoç, antemurale. II Reg., xx, 15 ; Is., {{rom|xxvi}}, 1 ; Lam., {{rom|ii}}, 8 ; Nah., {{rom|iii}}, 8. Cf. III Reg., {{rom|xxi}}, 23 ; Ps. xlviii ({{rom|xlvii}}), 14. Quelques villes avaient des forteresses détachées. Jud., {{rom|ix}}, 46, 51 ; II Reg., {{rom|v}}, 7 ; II Par., {{rom|xxvli}}, 4. On veillait à pourvoir la place de vivres et de munitions. Judith, {{rom-maj|IV}}, 4 ; I Mach., {{rom|xiii}}, 33. La famine était le plus grand danger couru par une place assiégée ; si forte fût-elle, elle succombait fatalement à la faim quand le siège se prolongeait. Voir {{sc|Famine}}, t. {{rom|ii}}, col. 2175. La question de l’eau avait aussi une importance capitale. Nah., {{rom-maj|III}}, 14. Pour assurer l’eau à Jérusalem en cas de siège, Ezéchias fit creuser le tunnel de Siloé. IV Reg., {{rom|xx}}, 20 ; II Par., {{rom|xxxii}}, 30 ; Eccli., {{rom|xlviii}}, 17. Voir {{sc|Aqueduc}}, t. {{rom|i}}, col. 804. Pour réparer les brèches, on disposait des fours à briques et l’on se munissait de provisions d’argile. Enfin, les armes nécessaires étaient distribuées aux hommes capables de s’en servir utilement. Nah., m, 14. Au besoin, on abattait des maisons pour faciliter la défense. Is., {{rom|xxii}}, 10. On faisait des sorties pour tâcher de détruire parle feu les machines de l’ennemi. II Reg., {{rom|xi}}, 17 ; I Mach., {{rom|vi}}, 31. Du haut des murs, on lançait sur lui des pierres, des flèches, et toutes sortes de projectiles. Jud., {{rom|ix}}, 53 ; II Reg., {{rom|xi}}, 21, 24. 2° Les assiégeants. —Ils commençaient par entourer la ville de travaux de circonvallation, palissades, murs ou fossés, pour empêcher le ravitaillement de la ville. Deut., {{rom|xx}}, 20 ; IV Reg., {{rom|xxv}}, 1 ; Jer., {{rom|lii}}, 4 ; Ezech., xvii, 17 ; Luc, {{rom|xix}}, 43. Ils coupaient les aqueducs et s’emparaient des fontaines pour en interdire l’usage aux assiégés. Judith, {{rom|vii}}, 6, 7. Ensuite, ils abattaient des arbres pour construire des terrasses et des tours d’attaque que l’on approchait des murs, pour être à la hauteur des assiégés ou les dominer. II Reg., xx, 15 ; IV Reg., {{rom|xix}}, 32 ; Eccle., {{rom|ix}}, 14 ; Is., {{rom|xxxvii}}, 33 ; Jer., {{rom|vi}}, 6 ; Ezech., {{rom|iv}}, 2 ; {{rom|xxi}}, 27 ; {{rom|xxvi}}, 8. Au moyen de béliers (fig. 373) et de machines diverses, Ezech., {{rom|iv}}, 2 ; {{rom|xxi}}, 27 ; I Mach., {{rom|xi}}, 20 ; {{rom|xiii}}, 43, on s’efforçait d’enfoncer les portes ou de pratiquer des brèches dans la muraille. Voir {{sc|Bélier}}, t. {{rom|i}}, col. 1562. A l’aide d’échelles, on tentait l’escalade. Voir Échelle, <section end="SIÈGE D’UNE VILLE"/><noinclude> <references/></noinclude> 4i93i84qw5p5ishf3cib5nfvy01yl3m 15914678 15914675 2026-07-11T04:36:36Z Verbex 1987 15914678 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|1709|SIÈGE - SIÈGE D’UNE VILLE|1710}}</noinclude>xxiii, 2. — Le siège est aussi la place occupée par le juge. Eccli., {{rom|xxxviii}}, 38 (33). Job, {{rom|xxix}}, 7, avait son siège sur la place publique. À Jérusalem étaient établis les sièges de la justice. Ps. cxxii ({{rom|cxxi}}), 5. Les apôtres prendront place un jour sur douze sièges, comme assesseurs du souverain Juge. Matth., {{rom|xix}}, 28. — Vingt-quatre sièges sont réservés dans le ciel pour les vieillards qui entourent le trône de Dieu. Apoc., iv, 4. {{d|H. Lesêtre.|3|sc}} <section begin="SIÈGE D’UNE VILLE"/><nowiki/> '''SIÈGE D’UNE VILLE''' (hébreu : ''mâṣôr'', de ''ṣûr'', et ''ṣârar'', « assiéger » ; Septante : 7rspiox*i> vjytXziaf41 ; Vulgate : ''obsidio''), attaque d’une place protégée par des murs et des fortifications. Voir fig. 371. Voir aussi le siège de Lachis, t. {{rom|iv}}, fig. 4, col. 15-16 ; d’Ascalon, t. 1, fig. 286, col. 1061-1062. I. {{sc|Prescriptions légales.}} — Il fut ordonné aux Hébreux d’assiéger les villes de Chanaan, mais seulement après leur avoir offert la paix. Deut., {{rom|xx}}, 10, 12. 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Dans un temps où les invasions se produisaient avec tant de fréquence et d’imprévu, il était important de mettre à l’abri d’un coup de main les personnes et les biens. Faute de cette précaution, des bandes de Philistins et d’Arabes purent impunément enlever les richesses, les fils et les femmes de Joram, roi de Juda. II Par., {{rom|xxi}}, 17. Les anciennes villes chananéennes, que Josué et les Hébreux eurent à assiéger et à prendre, étaient pourvues de fortifications bien conçues, caractérisées par les trois éléments suivants : murs assez épais pour résister à la sape et permettre d’utiliser la crête pour la défense, socle de pierre et glacis à la base du rempart, et enfin tracé à saillies suffisantes pour protéger la base de la muraille dans toute son étendue. Ce système défensif se distinguait nettement de la fortification égyptienne, à hautes et longues murailles nues pourvues d’un faible parapet, et se rapprochait beaucoup, au contraire, de la fortification chaldéenne à-laquelle elle avait emprunté ses inspirations. Cf. H. Vincent, ''Canaan'', Paris, 1907, p. 83, 84 (fig. 372). Les Hébreux se heurtèrent pour la première fois à des murailles de ce genre à Jéricho, et ce ne fut pas leur attaque, mais un miracle qui en vint à bout. 1° ''Les assiégés.'' — Ils se mettaient à l’abri de leurs murs, flanqués de tours. II Par., {{rom|xxvi}}, 15 ; {{rom|xxxii}}, 5 ; Soph., {{rom|i}}, 16. Les murailles étaient percées çà et là de portes voûtées, garnies de barres solides. Deut., {{rom|iii}}, 5. Sur les tours et aux angles, quand on le pouvait, on plaçait des machines pour lancer des flèches et de grosses pierres et empêcher l’ennemi d’approcher du pied de la fortification. II Par., {{rom|xxvi}}, 15. 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IV Reg., {{rom|xx}}, 20 ; II Par., {{rom|xxxii}}, 30 ; Eccli., {{rom|xlviii}}, 17. Voir {{sc|Aqueduc}}, t. {{rom|i}}, col. 804. Pour réparer les brèches, on disposait des fours à briques et l’on se munissait de provisions d’argile. Enfin, les armes nécessaires étaient distribuées aux hommes capables de s’en servir utilement. Nah., {{rom|iii}}, 14. Au besoin, on abattait des maisons pour faciliter la défense. Is., {{rom|xxii}}, 10. On faisait des sorties pour tâcher de détruire parle feu les machines de l’ennemi. II Reg., {{rom|xi}}, 17 ; I Mach., {{rom|vi}}, 31. Du haut des murs, on lançait sur lui des pierres, des flèches, et toutes sortes de projectiles. Jud., {{rom|ix}}, 53 ; II Reg., {{rom|xi}}, 21, 24. 2° ''Les assiégeants.'' —Ils commençaient par entourer la ville de travaux de circonvallation, palissades, murs ou fossés, pour empêcher le ravitaillement de la ville. Deut., {{rom|xx}}, 20 ; IV Reg., {{rom|xxv}}, 1 ; Jer., {{rom|lii}}, 4 ; Ezech., xvii, 17 ; Luc, {{rom|xix}}, 43. Ils coupaient les aqueducs et s’emparaient des fontaines pour en interdire l’usage aux assiégés. Judith, {{rom|vii}}, 6, 7. Ensuite, ils abattaient des arbres pour construire des terrasses et des tours d’attaque que l’on approchait des murs, pour être à la hauteur des assiégés ou les dominer. II Reg., xx, 15 ; IV Reg., {{rom|xix}}, 32 ; Eccle., {{rom|ix}}, 14 ; Is., {{rom|xxxvii}}, 33 ; Jer., {{rom|vi}}, 6 ; Ezech., {{rom|iv}}, 2 ; {{rom|xxi}}, 27 ; {{rom|xxvi}}, 8. Au moyen de béliers (fig. 373) et de machines diverses, Ezech., {{rom|iv}}, 2 ; {{rom|xxi}}, 27 ; I Mach., {{rom|xi}}, 20 ; {{rom|xiii}}, 43, on s’efforçait d’enfoncer les portes ou de pratiquer des brèches dans la muraille. Voir {{sc|Bélier}}, t. {{rom|i}}, col. 1562. A l’aide d’échelles, on tentait l’escalade. Voir {{sc|Échelle}},<section end="SIÈGE D’UNE VILLE"/><noinclude> <references/></noinclude> rkeqm27gy25gg9tus5p3a1pw0n456ll Page:Dictionnaire de la Bible - F. Vigouroux - Tome V.djvu/873 104 4010639 15914680 15533276 2026-07-11T04:37:38Z Verbex 1987 /* Corrigée */ 15914680 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Verbex" /></noinclude>{{Img float-p |file={{??|image}} |align=center|width=400px|padt=25px|padb=12px |cap=371. — Siège d*une ville par les Assyriens.<br /> D’après A. Layard, ''Monuments of Nineveh'', t. {{rom|i}}, pl. 68.|capalign=center |style=font-size:12px}}<noinclude> <references/></noinclude> m54456jk9nldiujv6s59mml9l1pgcd3 Page:Dictionnaire de la Bible - F. Vigouroux - Tome V.djvu/874 104 4010640 15914682 15533277 2026-07-11T04:40:47Z Verbex 1987 15914682 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|1713|SIÈGE D’UNE VILLE|1714}}</noinclude>t. {{rom|ii}}, col. 1559 ; Ascalon, t. {{rom|i}}, fig. 286, col. 1061. Pour hâter la reddition de la place, on renforçait le blocus et on dressait des embuscades. Jer., Ll, 12. Quand la place était prise, les vainqueurs détruisaient les murs et les maisons, et massacraient les habitants, Jud. i, 25 ; {{rom|ix}}, 45 ; Jer., {{rom|li}}, 58 ; I Mach., {{rom|v}}, 51, 52 ; II Mach., v, 13 ; {{rom|x}}, 17, 23, ou les emmenaient en esclavage. Voir {{sc|Esclavage}}, t. {{rom|ii}}, col. 1918. Les rois hébreux n’appliquaient pas ces mesures à la rigueur ; ils passaient pour être cléments. III Reg., {{rom|xx}}, 31. Ils se contentaient parfois d’otages, IV Reg., {{rom|xiv}}, 14, ou de tributs. II Reg., vin, 6, 14. III. {{sc|Sièges mentionnés dans la Bible.}} — 1° Sous Josué et les Juges — Jéricho, qui fut emportée par miracle au bout de sept jours. Jos., {{rom|v}}, 12-24. — Haï, prise à la suite d’une embuscade. Jos., {{rom|viii}}, 10-24. — Sichem, prise d’assaut par Abimélech, qui brûla ensuite la tour de Sichem avec ceux qu’elle contenait. Jud., {{rom|ix}}, 42-49. — Thèbes, dans laquelle Abimélech entra de vive force, mais périt le crâne brisé par une pierre jetée du haut de la tour. Jud., {{rom|ix}}, 50-54. — Gabaa, prise par les tribus soulevées contre Benjamin. Jud., {{rom|xx}}, 36, 37. {{Img float-p |file={{??|image}} |align=center|width=400px|padt=25px|padb=12px |cap=372. — Plan d’une place chaldéenne, sur la tablette de Goudéa. D’après de Sarzec-Heuzey, Découvertes en Châtiée, pl. 15, 1. |capalign=center |style=font-size:12px}} 2° ''Sous les rois avant le schisme''. — Jabès, assiégé par les Ammonites et délivré par Saül. I Reg., {{rom|xi}}, 1-11. — Jérusalem, prise par David aux Jébuséens, qui le défiaient d’y entrer. II Reg., {{rom|v}}, 6-9. — Rabbath, longtemps assiégée par Joab et défendue par les Ammonites ; David vint lui donner le dernier assaut, y fit un grand butin et réduisit les habitants en esclavage. II Reg., xi, 1-17 ; {{rom|xii}}, 26-31. — Abel-Beth-Maacha, assiégé par Joab et où la tête du révolté Séba fut jetée à l’assiégeant du haut de la muraille. II Reg., {{rom|xx}}, 14-22. — Gazer, que le roi d’Egypte prit et donna à Salomon comme dot de sa fille. III Reg., {{rom|ix}}, 16. 3° ''Sous les rois après le schisme''. — Jérusalem, prise par le pharaon Sésac et dépouillée de ses trésors. III Reg., xiv, 25, 26. — Gebbéthon, qu’assiégeait Nadab, roi d’Israël, quand il fut tué par Baasa. III Reg., {{rom|xv}}, 27 ; {{rom|xvi}}, 15. — Samarie, assiégée par Bénadad, roi de Syrie, sous Achab, et délivrée par une sortie des Israélites. III Reg., xx, 1-21. — Ramoth Galaad, assiégé sans succès par Achab et Josaphat. III Reg., {{rom|xxii}}, 3-36. — ''Samarie'', assiégée longtemps par Bénadad, roi de Syrie, pour la seconde fois. La famine s’y fit si cruellement sentir qu’une femme mangea son enfant. Les Syriens, pris de panique, prirent subitement la fuite un matin, en laissant leur camp plein de provisions. III Reg., {{rom|vi}}, 24-vii, 20. — Jérusalem, prise par Joas, roi d’Israël, sous Amasias, roi de Juda. Joas fit une brèche de quatre cents coudées dans la muraille et emporta les trésors du Temple et du roi ainsi que des otages. IV Reg., {{rom|xiv}}, 13, 14. — Jérusalem, assiégée en vain, sous Achaz, par Rasin, de Syrie, et Phacée, d’Israël. IV Reg., {{rom|xvi}}, 5. — Samarie, assiégée pendant trois ans par Salmanasar, roi d’Assyrie. La prise de la ville entraîna la ruine du royaume d’Israël et la déportation de ses habitants. IV Reg., {{rom|xvii}}, 5, 6. — Béthulie, assiégée par Holopherne, chef d’armée du roi d’Assyrie, épuisée par le manque d’eau et sauvée par Judith. Judith, {{rom|vii}}, 1-25 ; {{rom|xiii}}, 1-11. — Jérusalem, menacée de près par Sennachérib, sous Ézéchias, et délivrée par une intervention divine, qui extermina l’armée assyrienne. IV Reg., {{rom|xviii}}, 17-37 ; xix, 35-36. — Jérusalem, assiégée une première fois, sous Joachin, par Nabuchodonosor, qui emporta les vases sacrés du Temple et emmena en captivité Joachin et plusieurs milliers d’Israélites. IV Reg., {{rom|xxiv}}, 10-16. — Jérusalem, assiégée une seconde fois par Nabuchodonosor, sous Sédécias. Le siège dura dix-huit mois, interrompu seulement pendant quelque temps par une diversion du pharaon d’Egypte. Voir {{sc|Sédécias}} 2, col. 1558. La ville eut à souffrir de la famine. Les Chaldéens y entrèrent par une brèche faite dans la muraille, brûlèrent le Temple et les grandes maisons et emmenèrent en captivité la plus grande partie de la population. IV Reg., {{rom|xxv}}, 1-21 ; Jer., {{rom|xxxix}}, 1-10 ; {{rom|lii}}, 1-34. 4° ''Sièges annoncés et décrits par les prophètes.'' — Les prophètes s’étendent assez longuement sur les sièges auxquels succomberont les villes suivantes : Samarie, Is., {{rom|xxviii}}, 1-4 ; Ezech., {{rom|xxiii}}, 5-10 ; Ose., {{rom|xiv}}, 1 ; Mich., {{rom|i}}, 6, 7. — Jérusalem, Is., {{rom|xxii}}, 1-11 ; {{rom|xxix}}, 1-8 : Jer., {{rom|vi}}, 1-9, 22-30 ; {{rom|xxi}}, 5-10 ; {{rom|xxxiv}}, 1-7 ; Ezech., iv, 1-3 ; {{rom|x}}, 1-8 ; {{rom|xxi}}, 23-32 ; {{rom|xxiii}}, 22-25. — Rabbath Ammon, Jer., {{rom|xlix}}, 2-5 ; Ezech., {{rom|xxv}}, 3-7 ; Am., {{rom|i}}, 13-15. — Damas, Is., {{rom|xvii}}, 1, 2 ; Jer., {{rom|xxiii}}, 24-27. — Ninive, Nah., {{rom|ii}}, 1-13. — Tyr, Is., {{rom|xxiii}}, 1-14 ; Ezech., {{rom|xxvi}}, 2-21. — Sidon, Ezech., {{rom|xxviii}}, 22-24. — Babylone, Is., {{rom|xiii}}, 1-2 ; {{rom|xxi}}, 1-9 ; {{rom|xlvi}}, 1, 2 ; {{rom|xlvii}}, 1-15 ; Jer., {{rom|xxv}}, 12-14 ; {{rom|l}}, 2-46 ; {{rom|li}}, 1-58 ; cf. Dan., {{rom|v}}, 28-31. 5° ''Sous les Machabées''. — Jérusalem est prise par Judas Machabée, sauf la citadelle qui avait une garnison syrienne. I Mach., {{rom|i}}, 36-60. — Judas Machabée assiégea et prit successivement les tours des Iduméens, ! Mach., {{rom|v}}, 5, Gazer, I Mach., {{rom|v}}, 8, Bosor, I Mach., {{rom|v}}, 28, Maspha, I Mach., {{rom|v}}, 35, Camaïm, dont il brûla le temple, I Mach., v, 43-45, Éphron, prise après un jour et une nuit d’assaut, I Mach., {{rom|v}}, 46-51, Hébron, dont il détruisit les fortifications, I Mach., {{rom|v}}, 65, et Azot, où il démolit les autels idolâtriques. I Mach., {{rom|v}}, 68. Il assiégea ensuite la citadelle de Jérusalem, mais sans résultat. I Mach., {{rom|vi}}, 18-22. — Bethsur, assiégé par les Syriens, dut se rendre, malgré une sortie heureuse des Juifs, à cause du manque de vivres. I Mach., {{rom|vi}}, 26-50. — Lysias assiégea longtemps le Temple, dans lequel les vivres finirent aussi par manquer, et, y étant entré en vertu d’un traité, il viola son serment en faisant abattre la muraille protectrice. I Mach., {{rom|vi}}, 48-62. — Bethbessen, fortifiée par Jonathas et Simon, fut assiégée par Bacchide et délivrée grâce à une sortie de Simon concordant avec une attaque extérieure de Jonathas. I Mach., {{rom|ix}}, 62-69. — Joppé fut prise par Jonathas. I Mach., {{rom|x}}, 75, 76. — Jonathas assiégea de nouveau la citadelle de Jérusalem, occupée par les Syriens, mais ne put en obtenir la reddition. 1 Mach., xi, 20-23, 41-43, 53. — Gaza et Belhsur, assiégées se rendirent. 1 Mach., {{rom|xi}}, 62, 65. — Gaza, assiégée de nouveau par Simon, fut prise d’assaut. I Mach., {{rom|xiii}}, 43-48. — Simon s’empara enfin de la citadelle de Jérusalem, dont la garnison souffrait de la famine. IMach., {{rom|xiii}}, 49-51. — Dora, assiégée par Antiochus VII. I Mach., {{rom|xv}}, 13, 14, 25. 6° ''Les derniers sièges de Jérusalem''. — Sous Jean Hyrcan, Antiochus Sidétès mit le siège devant Jérusalem et investit la ville de sept camps. Pour épargner les vivres, les assiégés firent sortir les bouches inutiles, que les Syriens empêchèrent de passer, et qu’il fallut reprendre dans la ville. Antiochus ayant accordé un armistice à l’occasion de la fête des {{tiret|Taber|nacles}}<noinclude> <references/></noinclude> mzjg22mjtwiyfyz45px3mx4hooe0l55 15914685 15914682 2026-07-11T04:42:19Z Verbex 1987 15914685 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|1713|SIÈGE D’UNE VILLE|1714}}</noinclude>t. {{rom|ii}}, col. 1559 ; Ascalon, t. {{rom|i}}, fig. 286, col. 1061. Pour hâter la reddition de la place, on renforçait le blocus et on dressait des embuscades. Jer., Ll, 12. Quand la place était prise, les vainqueurs détruisaient les murs et les maisons, et massacraient les habitants, Jud. i, 25 ; {{rom|ix}}, 45 ; Jer., {{rom|li}}, 58 ; I Mach., {{rom|v}}, 51, 52 ; II Mach., v, 13 ; {{rom|x}}, 17, 23, ou les emmenaient en esclavage. Voir {{sc|Esclavage}}, t. {{rom|ii}}, col. 1918. Les rois hébreux n’appliquaient pas ces mesures à la rigueur ; ils passaient pour être cléments. III Reg., {{rom|xx}}, 31. Ils se contentaient parfois d’otages, IV Reg., {{rom|xiv}}, 14, ou de tributs. II Reg., vin, 6, 14. III. {{sc|Sièges mentionnés dans la Bible.}} — 1° Sous Josué et les Juges — Jéricho, qui fut emportée par miracle au bout de sept jours. Jos., {{rom|v}}, 12-24. — Haï, prise à la suite d’une embuscade. Jos., {{rom|viii}}, 10-24. — Sichem, prise d’assaut par Abimélech, qui brûla ensuite la tour de Sichem avec ceux qu’elle contenait. Jud., {{rom|ix}}, 42-49. — Thèbes, dans laquelle Abimélech entra de vive force, mais périt le crâne brisé par une pierre jetée du haut de la tour. Jud., {{rom|ix}}, 50-54. — Gabaa, prise par les tribus soulevées contre Benjamin. Jud., {{rom|xx}}, 36, 37. {{Img float-p |file={{??|image}} |align=center|width=400px|padt=25px|padb=12px |cap=372. — Plan d’une place chaldéenne, sur la tablette de Goudéa. D’après de Sarzec-Heuzey, ''Découvertes en Chaldée'', pl. 15, 1. |capalign=center |style=font-size:12px}} 2° ''Sous les rois avant le schisme''. — Jabès, assiégé par les Ammonites et délivré par Saül. I Reg., {{rom|xi}}, 1-11. — Jérusalem, prise par David aux Jébuséens, qui le défiaient d’y entrer. II Reg., {{rom|v}}, 6-9. — Rabbath, longtemps assiégée par Joab et défendue par les Ammonites ; David vint lui donner le dernier assaut, y fit un grand butin et réduisit les habitants en esclavage. II Reg., xi, 1-17 ; {{rom|xii}}, 26-31. — Abel-Beth-Maacha, assiégé par Joab et où la tête du révolté Séba fut jetée à l’assiégeant du haut de la muraille. II Reg., {{rom|xx}}, 14-22. — Gazer, que le roi d’Egypte prit et donna à Salomon comme dot de sa fille. III Reg., {{rom|ix}}, 16. 3° ''Sous les rois après le schisme''. — Jérusalem, prise par le pharaon Sésac et dépouillée de ses trésors. III Reg., xiv, 25, 26. — Gebbéthon, qu’assiégeait Nadab, roi d’Israël, quand il fut tué par Baasa. III Reg., {{rom|xv}}, 27 ; {{rom|xvi}}, 15. — Samarie, assiégée par Bénadad, roi de Syrie, sous Achab, et délivrée par une sortie des Israélites. III Reg., xx, 1-21. — Ramoth Galaad, assiégé sans succès par Achab et Josaphat. III Reg., {{rom|xxii}}, 3-36. — ''Samarie'', assiégée longtemps par Bénadad, roi de Syrie, pour la seconde fois. La famine s’y fit si cruellement sentir qu’une femme mangea son enfant. Les Syriens, pris de panique, prirent subitement la fuite un matin, en laissant leur camp plein de provisions. III Reg., {{rom|vi}}, 24-vii, 20. — Jérusalem, prise par Joas, roi d’Israël, sous Amasias, roi de Juda. Joas fit une brèche de quatre cents coudées dans la muraille et emporta les trésors du Temple et du roi ainsi que des otages. IV Reg., {{rom|xiv}}, 13, 14. — Jérusalem, assiégée en vain, sous Achaz, par Rasin, de Syrie, et Phacée, d’Israël. IV Reg., {{rom|xvi}}, 5. — Samarie, assiégée pendant trois ans par Salmanasar, roi d’Assyrie. La prise de la ville entraîna la ruine du royaume d’Israël et la déportation de ses habitants. IV Reg., {{rom|xvii}}, 5, 6. — Béthulie, assiégée par Holopherne, chef d’armée du roi d’Assyrie, épuisée par le manque d’eau et sauvée par Judith. Judith, {{rom|vii}}, 1-25 ; {{rom|xiii}}, 1-11. — Jérusalem, menacée de près par Sennachérib, sous Ézéchias, et délivrée par une intervention divine, qui extermina l’armée assyrienne. IV Reg., {{rom|xviii}}, 17-37 ; xix, 35-36. — Jérusalem, assiégée une première fois, sous Joachin, par Nabuchodonosor, qui emporta les vases sacrés du Temple et emmena en captivité Joachin et plusieurs milliers d’Israélites. IV Reg., {{rom|xxiv}}, 10-16. — Jérusalem, assiégée une seconde fois par Nabuchodonosor, sous Sédécias. Le siège dura dix-huit mois, interrompu seulement pendant quelque temps par une diversion du pharaon d’Egypte. Voir {{sc|Sédécias}} 2, col. 1558. La ville eut à souffrir de la famine. Les Chaldéens y entrèrent par une brèche faite dans la muraille, brûlèrent le Temple et les grandes maisons et emmenèrent en captivité la plus grande partie de la population. IV Reg., {{rom|xxv}}, 1-21 ; Jer., {{rom|xxxix}}, 1-10 ; {{rom|lii}}, 1-34. 4° ''Sièges annoncés et décrits par les prophètes.'' — Les prophètes s’étendent assez longuement sur les sièges auxquels succomberont les villes suivantes : Samarie, Is., {{rom|xxviii}}, 1-4 ; Ezech., {{rom|xxiii}}, 5-10 ; Ose., {{rom|xiv}}, 1 ; Mich., {{rom|i}}, 6, 7. — Jérusalem, Is., {{rom|xxii}}, 1-11 ; {{rom|xxix}}, 1-8 : Jer., {{rom|vi}}, 1-9, 22-30 ; {{rom|xxi}}, 5-10 ; {{rom|xxxiv}}, 1-7 ; Ezech., iv, 1-3 ; {{rom|x}}, 1-8 ; {{rom|xxi}}, 23-32 ; {{rom|xxiii}}, 22-25. — Rabbath Ammon, Jer., {{rom|xlix}}, 2-5 ; Ezech., {{rom|xxv}}, 3-7 ; Am., {{rom|i}}, 13-15. — Damas, Is., {{rom|xvii}}, 1, 2 ; Jer., {{rom|xxiii}}, 24-27. — Ninive, Nah., {{rom|ii}}, 1-13. — Tyr, Is., {{rom|xxiii}}, 1-14 ; Ezech., {{rom|xxvi}}, 2-21. — Sidon, Ezech., {{rom|xxviii}}, 22-24. — Babylone, Is., {{rom|xiii}}, 1-2 ; {{rom|xxi}}, 1-9 ; {{rom|xlvi}}, 1, 2 ; {{rom|xlvii}}, 1-15 ; Jer., {{rom|xxv}}, 12-14 ; {{rom|l}}, 2-46 ; {{rom|li}}, 1-58 ; cf. 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I Mach., {{rom|vi}}, 26-50. — Lysias assiégea longtemps le Temple, dans lequel les vivres finirent aussi par manquer, et, y étant entré en vertu d’un traité, il viola son serment en faisant abattre la muraille protectrice. I Mach., {{rom|vi}}, 48-62. — Bethbessen, fortifiée par Jonathas et Simon, fut assiégée par Bacchide et délivrée grâce à une sortie de Simon concordant avec une attaque extérieure de Jonathas. I Mach., {{rom|ix}}, 62-69. — Joppé fut prise par Jonathas. I Mach., {{rom|x}}, 75, 76. — Jonathas assiégea de nouveau la citadelle de Jérusalem, occupée par les Syriens, mais ne put en obtenir la reddition. 1 Mach., xi, 20-23, 41-43, 53. — Gaza et Belhsur, assiégées se rendirent. 1 Mach., {{rom|xi}}, 62, 65. — Gaza, assiégée de nouveau par Simon, fut prise d’assaut. I Mach., {{rom|xiii}}, 43-48. — Simon s’empara enfin de la citadelle de Jérusalem, dont la garnison souffrait de la famine. IMach., {{rom|xiii}}, 49-51. — Dora, assiégée par Antiochus VII. 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Les Arabes d’Arétas, alliés d’Hyrcan, vinrent l’y assiéger, avec le concours de tout le peuple, car Aristobule n’avait que les prêtres avec lui. Le siège se prolongea, sans qu’on pût célébrer la Pâque, et il ne fut levé que sur l’ordre du légat de Syrie, Scaurus. Josèphe, ''Ant. jud.'', {{rom-maj|XIV}}, {{rom-maj|II}}, 1-3. — Deux ans après, la compétition persistant entre les deux frères, Pompée vint à Jérusalem, dont les partisans d’Hyrcan lui ouvrirent les portes, tandis que ceux d’Aristobule se retranchaient dans le Temple. Pompée fit venir des machines de Tyr, assiégea la place pendant trois mois, parvint à renverser une tour et pénétra dans l’enceinte sacrée. De grands massacres y. furent exécutés. Pompée pénétra dans le 373. — Assyriens attaquant une ville assiégée, les uns à pied, les autres montés sur un bélier en forme de tour roulante. D’après A. Layard, ''Nineveh and its Remains'', t. {{rom|ii}}, p. 368. Saint des saints, et ensuite ordonna de purifier le sanctuaire afin d’y recommencer l’offrande des victimes. La Judée devint dès lors province romaine. Josèphe, Ant. jud., {{rom-maj|XIV}}, {{rom|iv}}, 1-4. — En 40, Antigone, fils d’Aristobule, désireux de succéder à son père, surprit la capitale et s’établit dans le Temple, pendant qu’Hérode occupait la forteresse de Baris. Les deux partis engagèrent une lutte sanglante et les Parthes, appelés par Antigone, pillèrent la ville et ses environs. Josèphe, ''Ant. jud.'', XIV, {{rom|xiii}}, 3-10. — Couronné roi de Judée à Rome, en 39, Hérode vint assiéger Jérusalem au printemps de l’année 37, pour la reprendre à Antigone. Onze légions romaines et six mille hommes de cavalerie poursuivirent le siège avec vigueur. Il leur fallut néanmoins cinq mois d’efforts pour prendre la ville et ils durent . « nsuite donner l’assaut au Temple. Un grand carnage s’ensuivit. Josèphe, ''Ant. jud.'', {{rom-maj|XIV}}, {{rom|xvi}}, 1, 2.^1 7° ''Le siège final.'' — Notre-Seigneur a prédit les principaux événements du siège de Jérusalem par les Romains. Il dit à la cité rebelle aux appels de la grâce : « Des jours viendront sur toi où tes ennemis t’entoureront d’un retranchement, t’environneront et te presseront de toutes parts ; ils t’abattront jusqu’à terre ainsi que tes fils qui habitent en toi, et ils ne laisseront pas en toi pierre sur pierre. s Luc, {{rom|xix}}, 43, 44. Deux ou trois jours après cette première prédiction et presque à la veille de sa mort, le Sauveur est entré dans plus de détails. Tout d’abord, on verra l’abomination de la désolation dans le lieu saint : ce sera pour ses disciples qui seront en Judée le moment de fuir dans les montagnes, sans plus tarder. Il y aura ensuite une grande tribulation, telle qu’on n’en a pas vu précédemment. Jérusalem sera investie par une armée ; une terrible fureur se déchaînera contre le peuple ; les uns seront frappés du glaive, les autres traînés en captivité parmi toutes les nations. La ville sera foulée aux pieds par les gentils et, du Temple, il ne restera pas pierre sur pierre. Matth., xxiv, 2-22 ; Marc, {{rom|xiii}}, 2-19 ; Luc, {{rom|xxi}}, 6-24. Enfin, pendant qu’on le menait au Calvaire, Jésus dit aux femmes de Jérusalem de pleurer sur elles-mêmes et sur leurs enfants, à raison des jours qui allaient venir. Luc, {{rom|xxii}}, 28, 29. La génération contemporaine du Sauveur était donc destinée à voir l’accomplissement de la prophétie. Les événements se déroulèrent conformément à la prédiction du Sauveur. Voir [[Dictionnaire de la Bible/Jérusalem|{{sc|Jérusalem}}]], t. {{rom|iii}}, col. 1393. {{d|H. Lesêtre.|3|sc}} <section begin="SIFFLEMENT"/><nowiki/> '''SIFFLEMENT''' (hébreu : ''serêqâh'', de Sàracj, « siffler » ; Septante : <rjpi<sy.6< ; , o-yptyM-oç, <715pty|jia ; Vulgate : ''sibilus''), son particulier produit par l’expulsion de l’air à travers les lèvres disposées d’une certaine façon. Par extension, on dit que le vent siffle, Sap., {{rom|xvii}}, 17, à cause du bruit aigu que détermine son passage à travers différents obstacles. — 1° Le sifflement sert pour appeler certains animaux que ce son attire, soit instinctivement soit par suite d’une habitude. Il est dit métaphoriquement que Dieu sifflera les nations étrangères, Is., {{rom|v}}, 26, les mouches d’Egypte et les abeilles d’Assyrie, c’est-à-dire les guerriers de ces deux pays, contre son peuple devenu infidèle. Is., vii, 18. De même, plus tard, pour rassembler les restes d’Éphraïm, il les sifflera comme des êtres familiarisés avec cet appel. Zach., {{rom|x}}, 8. — 2° En hébreu, comme en grec, en latin et en beaucoup d’autres langues, le sifflement est aussi un signe de moquerie, probablement parce que siffler quelqu’un, c’est lui adresser le seul langage que comprennent habituellement les animaux. On siffle sur le méchant après sa mort. Job, xxvii, 23. Chacun siffle l’infamie du paresseux. Eccli., <section end="SIFFLEMENT"/><noinclude> <references/></noinclude> qnuu6rzifgkzxph0xpopd8adt930ci8 15914686 15914683 2026-07-11T04:44:33Z Verbex 1987 15914686 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|1715|SIÈGE D’UNE VILLE — SIFFLEMENT|1716}}</noinclude>nacles, les affaires s’arrangèrent et la cité se rendit à certaines conditions peu onéreuses. Josèphe, ''Ant. jud.'', XIII, {{rom|viii}}, 2. — En 65, Aristobule, en discorde avec son frère Hyrcan, se réfugia dansle Temple de Jérusalem. Les Arabes d’Arétas, alliés d’Hyrcan, vinrent l’y assiéger, avec le concours de tout le peuple, car Aristobule n’avait que les prêtres avec lui. Le siège se prolongea, sans qu’on pût célébrer la Pâque, et il ne fut levé que sur l’ordre du légat de Syrie, Scaurus. Josèphe, ''Ant. jud.'', {{rom-maj|XIV}}, {{rom-maj|II}}, 1-3. — Deux ans après, la compétition persistant entre les deux frères, Pompée vint à Jérusalem, dont les partisans d’Hyrcan lui ouvrirent les portes, tandis que ceux d’Aristobule se retranchaient dans le Temple. Pompée fit venir des machines de Tyr, assiégea la place pendant trois mois, parvint à renverser une tour et pénétra dans l’enceinte sacrée. De grands massacres y. furent exécutés. {{Img float-p |file={{??|image}} |align=center|width=400px|padt=25px|padb=12px |cap=373. — Assyriens attaquant une ville assiégée, les uns à pied, les autres montés sur un bélier en forme de tour roulante. D’après A. Layard, ''Nineveh and its Remains'', t. {{rom|ii}}, p. 368. |capalign=center |style=font-size:12px}} Pompée pénétra dans le Saint des saints, et ensuite ordonna de purifier le sanctuaire afin d’y recommencer l’offrande des victimes. La Judée devint dès lors province romaine. Josèphe, ''Ant. jud.'', {{rom-maj|XIV}}, {{rom|iv}}, 1-4. — En 40, Antigone, fils d’Aristobule, désireux de succéder à son père, surprit la capitale et s’établit dans le Temple, pendant qu’Hérode occupait la forteresse de Baris. Les deux partis engagèrent une lutte sanglante et les Parthes, appelés par Antigone, pillèrent la ville et ses environs. Josèphe, ''Ant. jud.'', XIV, {{rom|xiii}}, 3-10. — Couronné roi de Judée à Rome, en 39, Hérode vint assiéger Jérusalem au printemps de l’année 37, pour la reprendre à Antigone. Onze légions romaines et six mille hommes de cavalerie poursuivirent le siège avec vigueur. Il leur fallut néanmoins cinq mois d’efforts pour prendre la ville et ils durent . « nsuite donner l’assaut au Temple. Un grand carnage s’ensuivit. Josèphe, ''Ant. jud.'', {{rom-maj|XIV}}, {{rom|xvi}}, 1, 2.¶ 7° ''Le siège final.'' — Notre-Seigneur a prédit les principaux événements du siège de Jérusalem par les Romains. Il dit à la cité rebelle aux appels de la grâce : « Des jours viendront sur toi où tes ennemis t’entoureront d’un retranchement, t’environneront et te presseront de toutes parts ; ils t’abattront jusqu’à terre ainsi que tes fils qui habitent en toi, et ils ne laisseront pas en toi pierre sur pierre. s Luc, {{rom|xix}}, 43, 44. Deux ou trois jours après cette première prédiction et presque à la veille de sa mort, le Sauveur est entré dans plus de détails. Tout d’abord, on verra l’abomination de la désolation dans le lieu saint : ce sera pour ses disciples qui seront en Judée le moment de fuir dans les montagnes, sans plus tarder. Il y aura ensuite une grande tribulation, telle qu’on n’en a pas vu précédemment. Jérusalem sera investie par une armée ; une terrible fureur se déchaînera contre le peuple ; les uns seront frappés du glaive, les autres traînés en captivité parmi toutes les nations. La ville sera foulée aux pieds par les gentils et, du Temple, il ne restera pas pierre sur pierre. Matth., xxiv, 2-22 ; Marc, {{rom|xiii}}, 2-19 ; Luc, {{rom|xxi}}, 6-24. Enfin, pendant qu’on le menait au Calvaire, Jésus dit aux femmes de Jérusalem de pleurer sur elles-mêmes et sur leurs enfants, à raison des jours qui allaient venir. Luc, {{rom|xxii}}, 28, 29. La génération contemporaine du Sauveur était donc destinée à voir l’accomplissement de la prophétie. Les événements se déroulèrent conformément à la prédiction du Sauveur. Voir [[Dictionnaire de la Bible/Jérusalem|{{sc|Jérusalem}}]], t. {{rom|iii}}, col. 1393. {{d|H. Lesêtre.|3|sc}} <section begin="SIFFLEMENT"/><nowiki/> '''SIFFLEMENT''' (hébreu : ''šerêqâh'', de ''šàraq'', « siffler » ; Septante : <rjpi<sy.6< ; , o-yptyM-oç, <715pty|jia ; Vulgate : ''sibilus''), son particulier produit par l’expulsion de l’air à travers les lèvres disposées d’une certaine façon. Par extension, on dit que le vent siffle, Sap., {{rom|xvii}}, 17, à cause du bruit aigu que détermine son passage à travers différents obstacles. — 1° Le sifflement sert pour appeler certains animaux que ce son attire, soit instinctivement soit par suite d’une habitude. Il est dit métaphoriquement que Dieu sifflera les nations étrangères, Is., {{rom|v}}, 26, les mouches d’Egypte et les abeilles d’Assyrie, c’est-à-dire les guerriers de ces deux pays, contre son peuple devenu infidèle. Is., vii, 18. De même, plus tard, pour rassembler les restes d’Éphraïm, il les sifflera comme des êtres familiarisés avec cet appel. Zach., {{rom|x}}, 8. — 2° En hébreu, comme en grec, en latin et en beaucoup d’autres langues, le sifflement est aussi un signe de moquerie, probablement parce que siffler quelqu’un, c’est lui adresser le seul langage que comprennent habituellement les animaux. On siffle sur le méchant après sa mort. Job, xxvii, 23. Chacun siffle l’infamie du paresseux. Eccli., <section end="SIFFLEMENT"/><noinclude> <references/></noinclude> 5v36qq303qx0j82fjbl01573ws9m2iy Page:Dictionnaire de la Bible - F. Vigouroux - Tome V.djvu/876 104 4010642 15914688 15492957 2026-07-11T04:45:50Z Verbex 1987 15914688 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Verbex" />{{nr|1717|SIFFLEMENT — SIGNE|1718}}</noinclude>{{rom|xxii}}, 1 (grec). On sifflera sur la nation israélite, sur son Temple, et sur Juda devenu infidèle. III Reg., {{rom|ix}}, 8 ; II Par., {{rom|xxix}}, 8. Jérémie annonce les sifflets de moquerie qui poursuivront Juda et Jérusalem, {{rom|xviii}}, 16 ; {{rom|xix}}, 8 ; {{rom|xxv}}, 9, 18 ; {{rom|xxix}}, 18 ; Édom, {{rom|xlix}}, 17, et Babel, L, 13 ; {{rom|li}}, 37. La prophétie s’accomplit pour Jérusalem prise par les Chaldéens. Lam., {{rom|ii}}, 15, 16. Les sifflets moqueurs sont encore prédits à Israël, Mich., {{rom|vi}}, 16, à Tyr, Ezech., {{rom|xxvil}}, 36, et à Ninive. Soph., {{rom|ii}}, 15. {{d|[[Auteur:Henri Lesêtre|H. Lesêtre]].|3|sc}} <section begin="SIGGÂYÔN"/><nowiki/> '''ŠIGGÂYÔN''' (Septante : {{lang|grc|ψαλμός, ᾠδή}} ; Vulgate : ''psalmus. pro ignorantiis''), est un terme musical désignant vraisemblablement un hymne strophique. Il se lit au titre du Psaume {{rom|vii}} et au cantique d’Habacuc, {{rom|iii}}, 1, sous la forme plurielle ''sigyànôṭ''. La traduction des Septante : {{lang|grc|μετὰ ὠδῆς}}, Hab., {{rom|iii}}, 1, répond à celle du targum chaldéen {{lang|he|אזדיתא}}, « louange ». Ps. {{rom|vii}}, 1. La racine est {{lang|he|שנת}} II. Cf. {{lang|he|שנת}} et {{lang|he|שנת}}, « se multiplier, grandir », Syr. {{arabe|j) » /w}}, « être grand, nombreux » ; causatif : « grandir, magnifier ». Le terme siggâyôn, de même forme que higgâyôn (voir {{sc|Musique des Hébreux}}, t. {{rom|iv}}, col. 1348), semble correspondre au terme liturgique syriaque {{arabe|J A. ^-i » * *y}} désignation d’hymnes composées de plusieurs strophes. Il est vrai que les psaumes sont généralement des pièces strophiques ; mais ''siggâyôn'' pourrait s’appliquer à des morceaux d’un rythme déterminé. Or le psaume {{rom|vii}} et le Cantique d’Habacuc, qui portent cette indication, étant écrits suivant la mesure heptasyllabique à trois parallèles distincts, E. Bouvy, ''Le rythme syllabique'', dans ''Lettres chrétiennes'', l. {{rom|ii}}, p. 280 ; ''siggâyôn'' désignerait ce mètre ou la mélodie applicable à ce mètre. Il est vrai que ce même rythme est suivi par d’autres psaumes et cantiques, auxquels notre indication n’est pas attribuée ; mais on sait que les indications rythmiques ou musicales, ajoutées au texte sans doute par les copistes, ayant perdu dans la suite leur signification, ne se trouvent ni constamment ni exactement portées dans le psautier. — La traduction ''pro ignorantiis'', à cause du pluriel ''sigyànôṭ'', Hab., {{rom|iii}}, 1, de la Vulgate provient de la racine {{lang|he|שנת}} {{rom-maj|I}}, « errer, s’égarer, changer, pécher par ignorance ». C’est sans doute aussi le sens de « changer, varier », qui a fait donner à ''sûgîṭâ'' et à ''šigyônôṭ'' le sens de « tons variables ». La ''santa Biblia traducida de las lenguas originales. Version moderna'', New-York, 1899, p. 830. — Gesenius, ''Thesaurus'' (continué par Roediger), p. 1362, donne à Siggdyôn le sens de poème analogue au dithyrambe, ode irrégulière {voir Psaumes, col. 808), et cette explication est acceptée par un grand nombre d’hébraïsants. {{d|[[Auteur:Jean_Parisot|J. Parisot]].|3|sc}} <section end="SIGGÂYÔN"/> <section begin="SIGNATURE"/><nowiki/> '''SIGNATURE''' (grec : {{lang|grc|σημεῖον}}, Vulgate : ''signum''), marque personnelle servant à authentiquer un écrit. — Souvent on se servait du sceau comme de marque personnelle. Voir {{sc|Gravure}}, t. {{rom|iii}}, col. 308 ; Sceau, t {{rom|v}}, col. 1522. D’autres fois, on traçait un signe à la main à la fin de l’écrit. Job, {{rom|xxxi}}, 35, parlant de sa défense, dit en l’achevant : « Voici mon ''ṭâv''. » Les versions ne rendent pas ce mot. Le ''ṭâv'' est la dernière lettre des alphabets sémitiques ; il avait fréquemment la forme d’une croix ou d’un X. Voir {{sc|Alphabet}}, 1. 1, col. 406-414. On s’en servait comme de signe pour marquer des personnes, ou des choses. Ezech., {{rom-maj|IX}}, 4. Il est possible que Job, arrivé à la fin de son plaidoyer, veuille dire simplement : « Voici ma dernière lettre », mon dernier mot. Cf. Frz. Delitzsch, ''Das Buch Job'', Leipzig, 1876, p. 421. On croit cependant que le ''ṭâv'' pourrait être aussi la signature de Job, de même qu’une croix a été longtemps et est encore la signature de ceux qui ne savent pas écrire. Cf. A. Le Hir, ''Le livre de Job'', Paris, 1873, p. 364 ; S. Cox, ''Book of Job'', Londres, 1880, p. 400 ; Knabenbauer, ''In Job'', Paris, 1885, p. 366. — Les Chaldéens signaient les contrats en mettant l’empreinte de leur ongle sur l’argile encore fraîche qui avait reçu le texte (fi g. 374). Voir {{sc|Ongle}}, t. {{rom-maj|IV}}, col. 1814. — Saint Paul a signé plusieurs de ses Épîtres avec la formule : « Salutation, de ma main à moi, Paul ». I Cor., {{rom|xvi}}, 21 ; Col., {{rom|iv}}, 8 ; Philem., 19. Aux Galates, {{rom|vi}}, 11, il écrit : « Voyez quelles lettres j’ai tracées pour vous de ma propre main, » faisant allusion sans doute aux grosses lettres que son mal d’yeux l’obligeait à former. {{Img float-p |file={{??|image}} |align=center|width=400px|padt=25px|padb=12px |cap=374. — Signatures d’ongles. D’après Scheil, ''Textes élamitiques-sémitiques'', Paris, 1902, p. 173, 175, 179, 181. |capalign=center |style=font-size:12px}} À la fin de sa seconde Épître aux Thessaloniciens, {{rom|iii}}, 17, il écrit : « La salutation est de ma propre main, à moi Paul ; c’est là ma signature dans toutes mes lettres : c’est ainsi que j’écris. » Le nom de l’auteur d’une lettre se mettait ordinairement au début. L’Apôtre ajoutait une signature de sa propre main, à la fin de l’Épître qu’il avait dictée, afin de mettre ses correspondants en garde contre les entreprises des faussaires. {{d|H. Lesêtre.|3|sc}} <section end="SIGNATURE"/> <section begin="SIGNE"/><nowiki/> '''SIGNE''' (hébreu : ''ʾôṭ'', et beaucoup plus rarement ''môʿêd, môfêʾ, miḥyâh, maṡʾêṭ, nés'' ; Septante : {{lang|grc|σημεῖον, σύσσημον}} ; Vulgate : ''signum''), attestation visible d’une chose qui ne se voit pas. 1° ''Signes dans le ciel.'' — Les grands astres, le soleil et la lune, sont les signes du temps, ils en marquent la division en jours et en années. Gen., {{rom|i}}, 14. Il se produit dans le ciel différents phénomènes astronomiques ou météorologiques dont les gentils tirent des conséquences fâcheuses. Voir {{sc|Astrologues}}, t. {{rom|i}}, col. 1191. Jérémie, {{rom|x}}, 2, dit qu’il ne faut pas se laisser effrayer par ces signes du ciel. Les idoles sont incapables de faire apparaître de pareils signes. Bar., {{rom|vi}}, 66. On tirait de l’aspect du ciel des pronostics sur le temps. Matth., {{rom|xvi}}, 2-4 ; Luc, {{rom|xii}}, 54-56. Les pharisiens et les sadducéens demandèrent à Notre-Seigneur un signe dans le ciel, en preuve de sa mission. Il leur refusa ce miracle de pure curiosité. Matth., {{rom|xvi}}, 1-4 ; Marc, {{rom|viii}}, 11, 12. Luc, {{rom|xi}}, 16. Il y aura dans le ciel des signes précurseurs de la lin du monde. Matth., {{rom|xxiv}}, 3 ; Luc, xxi, 7, 25 ; Marc, {{rom|xiii}}, 4. 2° ''Signes naturels.'' — De ce nombre sont les signes de la lèpre, Lev., {{rom|xiii}}, 10, 24, et ceux de la virginité. Deut., {{rom|xxii}}, 15, 17. Les anges disent aux bergers qu’ils reconnaîtront le Sauveur dont ils annoncent la naissance à ce signe : un enfant enveloppé de langes et couché dans la crèche. Luc, {{rom|ii}}, 12. 3° ''Signes conventionnels.'' — Le sang de l’agneau pascal, sur les montants et le linteau de la porte des Hébreux en Egypte, sera le signe que leurs maisons doivent être épargnées. Exod., {{rom|xii}}, 13. Rahab devra mettre sur sa maison le signe qu’on lui indique, pour<section end="SIGNE"/><noinclude> <references/></noinclude> bdr4ha99n56lnv9f63k4cv16ec0pu0i Page:Dictionnaire de la Bible - F. Vigouroux - Tome V.djvu/877 104 4010643 15914690 15117434 2026-07-11T04:53:35Z Verbex 1987 15914690 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|1719|SIGNE — SIHA|1720}}</noinclude>échapper à l’extermination. Jos., {{rom|ii}}, 12, 18. La fumée s’élevant de Gabaa sera pour les Hébreux le signe que le moment est venu de sortir de leur embuscade. Jud., XX, 38. Jonathas convient avec son étuyer que, si les Philistins les appellent, ce sera le signe qu’ils peuvent monter les attaquer. I Reg., {{rom|xiv}}, 10. Toutefois ce signe implique une convention tacite avec Dieu, qui seul peut faire réussir l’entreprise. On élevait des signaux sur la montagne, probablement en allumant un feu, pour annoncer l’approche des ennemis. Jer., {{rom|vi}}, 1. On employait le même procédé pour faire connaître à tout le pays le jour de la néoménie. Voir [[Dictionnaire de la Bible/Néoménie|{{sc|Néoménie}}]], t. {{rom|iv}}, col. 1590. Tobie donna à son fils l’écrit de son parent concernant sa dette, afin que celui-ci le reconnût. Tob., v, 2. Judas fit d’un baiser donné à Jésus le signe auquel la cohorte reconnaîtrait celui qu’elle devait arrêter. Matth., {{rom|xxvi}}, 48 ; Marc, {{rom|xiv}}, 44. — Il y avait des signes adoptés pour distinguer dans les campements les familles des diverses tribus, Num., ir, 2, les combattants des différentes nations. Ps. lxxiv ({{rom|lxxiii}}), 4, etc. Voir {{sc|Étendard}}, t. {{rom-maj|II}}, Col. 1998. 4° ''Signes commémoratifs.'' — Par la volonté de Dieu l’arc-en-ciel devient le signe de son alliance avec l’humanité. Gen., {{rom|ix}}, 12, 13, 17. L’alliance de Dieu avec la race d’Abraham a pour signes la circoncision, Gen., xvii, 11 ; Rom., {{rom|iv}}, 11, et le sabbat. Exod., {{rom|xxxi}}, 13 ; Ezech., {{rom-maj|XX}}, 12, 20. Les phylactères sont les signes des commandements divins, spécialement de ceux qui concernent les azymes et les premiers-nés, et rappellent ainsi la délivrance de l’Egypte. Exod., {{rom|xiii}}, 9, 16 ; Deut., vi, 8 ; {{rom|xi}}, 18. Voir [[Dictionnaire de la Bible/Phylactères|{{sc|Phylactères}}]], col. 349. Les encensoirs de Coré et de ses compagnons de révolte furent réduits en lames et appliqués à l’autel, comme signes de la faute et de son châtiment. Num., {{rom|xvi}}, 38. La verge fleurie d’Aaron fut placée devant l’Arche, comme signe de la répression exercée sur ceux qui s’étaient révoltés contre le grand-prêtre. Num., {{rom|xvii}}, 10. Josué fit dresser douze pierres prises dans le lit du Jourdain, comme signes, pour la postérité, du passage miraculeux des Hébreux. Jos., {{rom|iv}}, 6. Judas Machabée fit attacher à la citadelle la tête de Nicanor, en signe de la protection accordée par Dieu à ses serviteurs. II Mach., {{rom|xv}}, 35. 5° ''Signes indicatifs.'' — Dieu mit un signe sur Caïn afin qu’on le reconnût. Gen., {{rom|iv}}, 15. Coré et ses complices furent engloutis, pour servir de signes de la colère de Dieu. Num., {{rom|xxvi}}, 10. Cf. Deut., {{rom|xxviii}}, 46 ; Job, {{rom|xxi}}, 29 ; Ezech., {{rom|xiv}}, 8. Gédéon demanda un signe de la volonté de Dieu qui l’envoyait combattre les Madianistes. Jud., {{rom|vi}}, 17, 39. Le persécuté est pour la foule un signe de la protection de Dieu, parce que ses ennemis ne peuvent venir à bout de lui. Ps. lxxi ({{rom|lxx}}), 7. Saint Paul donne comme signes de la légitimité de son apostolat ses vertus et ses miracles. II Cor., {{rom|xii}}, 12. — Le Sauveur doit « être un signe en butte à la contradiction, et ainsi seront révélées les pensées cachées dans le cœur d’un grand nombre, n Luc, {{rom|ii}}, 34, 35. L’attitude que l’on prendra vis-à-vis de lui indiquera ce que l’on pense et ce que l’on veut au fond de l’âme. 6° ''Signes prophétiques.'' — Le signe que Dieu sera avec Moïse, c’est qu’il sera servi sur la montagne où il lui parle. Exod., {{rom|iii}}, 12. Ici les deux faits sont futurs et le second confirmera le premier. Mais la parole de Dieu doit donner toute certitude à Moïse. La mort des deux fils d’Héli le même jour prouvera la réalité des événements annoncés comme devant suivre. I Reg., Il, 34. Samuel indique à Saül différents signes qui vont se produire et confirmeront la légitimité de son titre de roi. I Reg., {{rom|x}}, 1, 7-9. L’autel de Béthel se fend sous les yeux de Jéroboam en signe de sa destruction future. III Reg., {{rom|xiii}}, 3, 5. Isaîe, {{rom|vii}}, 11-14, donne à Achaz le signe de l’Emmanuel, pour annoncer le prochain châtiment de la Syrie et d’Israël. La récolte de la troisième année sera le signe de la restauration de Sion. IV Reg., {{rom|xix}}, 29 ; Is., {{rom|xxxvii}}, 30. La rétrogradation de l’ombre du cadran solaire est le signe de la prochaine guérison d’Ézéchias et de la délivrance du pays. IV Reg., {{rom|xx}}, 8, 9 ; II Par., {{rom|xxxii}}, 24, 31 ; Is., {{rom|xxxviii}}, 7, 22. Les Israélites fidèles sont le signe et le présage que Dieu n’abandonnera pas son peuple. Is., {{rom|viii}}, 18. Le prophète nu et déchaussé est le signe du sort préparé à l’Égypte et à l’Éthiopie. Is., {{rom|xx}}, 3. Le pharaon Éphrée livré à ses ennemis est le signe du châtiment qui frappera les Juifs idolâtres. Jer., {{rom|xliv}}, 29, 30. Ézéchiel, {{rom|iv}}, 3, met une poêle de fer entre lui et Jérusalem, en signe du siège imminent de la ville. Il reçoit l’ordre de fuir par un trou de la muraille, pour signifier la fuite de Sédécias. Ezech., {{rom|xii}}, 6, 11. Le silence imposé au prophète est le signe de la prise de Jérusalem, bientôt réduite, elle aussi, au silence. Ezech., xxiv, 24, 27. Le grand-prêtre et ses collègues sont les signes du Messie futur. Zach., {{rom|iii}}, 8. Beaucoup d’autres actions symboliques, accomplies par les prophètes, sont les signes des événements qu’ils ont à prédire. La sagesse prédit et interprète ces signes. Sap., {{rom|viii}}, 8. — Saint Jean décrit plusieurs signes prophétiques des destinées de l’Église. Apoc, {{rom-maj|XII}}, 1, 3 ; {{rom|xv}}, 1. 7° ''Signes miraculeux.'' — Les miracles sont appelés des « signes », parce qu’ils sont la démonstration visible de la puissance de Dieu, au service de sa bonté ou de sa justice. Des signes nombreux ont accompagné la délivrance du peuple hébreu de l’Egypte. Exod., iv, 8, 9 ; {{rom|vii}}, 3, 9 ; {{rom|x}}, 1, 2 ; Deut., {{rom|iv}}, 34 ; {{rom|vi}}, 22 ; {{rom|vii}}, 19 ; xi, 3 ; {{rom|xxvi}}, 8 ; {{rom|xxix}}, 3 ; {{rom|xxxiv}}, 11 ; Ps. lxxvih ({{rom|lxxvii}}), 43 ; Jer., {{rom|xxxii}}, 20 ; Bar., {{rom|ii}}, 11 ; II Esd., {{rom|ix}}, 10, etc. Les Israélites comptaient si bien sur ces interventions divines qu’à certaines époques ils se plaignaient en disant : « Nous ne voyons plus nos signes. » Ps. lxxiv ({{rom|lxxiii}}), 9. Cependant ceux-ci n’ont jamais fait défaut. II Mach., {{rom|xiv}}, 15 ; Dan., {{rom|iii}}, 99, 100 ; {{rom|vi}}, 27 ; {{rom|xiv}}, 42. Comme de faux prophètes pouvaient opérer certains signes, il était défendu de les croire, malgré toutes les apparences de puissance qu’ils présentaient. Deut., {{rom|xiii}}, 2. — Dans le Nouveau Testament, les miracles sont habituellement appelés des « signes », parce qu’ils sont la manifestation visible de la mission et de la divinité de Jésus-Christ. Voir [[Dictionnaire de la Bible/Jésus-Christ|{{sc|Jésus-Christ}}]], t. {{rom|iii}}, col. 1504 ; {{sc|Miracle}}, t. {{rom-maj|IV}}, col. 1111. Les Juifs veulent voir des signes. Matth., {{rom|xii}}, 38, 39 ; I Cor., {{rom|i}}, 22. Ils demandent à Notre-Seigneur quel signe il fait pour justifier ses paroles et sa conduite. Joa., {{rom|ii}}, 18 ; {{rom|vi}}, 30. Ces signes sont opérés par le Sauveur, Luc, {{rom|xxiii}}, 8, etc., et par ses Apôtres, Act., {{rom|ii}}, 19, 22, 43, etc. ; ils le seront par tous les croyants. Marc, {{rom|xvi}}, 17, 20. — Le don des langues est un signe, mais seulement pour les infidèles. I Cor., {{rom|xiv}}, 22. Voir [[Dictionnaire de la Bible/Langues (Don des)|{{sc|Langues (Don des)}}]], t. {{rom|iv}}, col. 79. — À la fin du monde apparaîtra le signe du Fils de l’homme. Matth., {{rom|xxiv}}, 30. D’après S. Cyrille de Jérusalem, Catech., {{rom|xv}}, 22, t. {{rom|xxxiii}}, col. 899, S. Jean Damascène, ''De fid. orthod.'', {{rom|iv}}, 11, t. {{rom|xciv}}, col. 1132, et beaucoup d’auteurs, ce signe n’est autre que la croix. C’est ce que suppose également la liturgie des fêtes de l’Invention et de l’Exaltation de la Croix, ''ad resp.'' Saint Jérôme, ''In Matth.'', {{rom-maj|IV}}, 24, t. {{rom|xxvi}}, col. 180, dit que ce peut être la croix ou un étendard de victoire. Quelques-uns ont pensé que ce serait le Christ lui-même, mais à tort, car le Christ ne peut être son propre signe. Comme rien n’indique que le Sauveur ait eu l’intention, dans ce passage, de faire mention de sa croix, il est possible que le signe du Fils de l’homme soit la gloire particulière qui appartient au Verbe incarné et qu’il revendique pour lui-même la veille de sa mort. Joa., {{rom|xvii}}, 5. Cf. Knabenbauer. ''Evang. sec. Matth.'', Paris, 1893, t. {{rom|ii}}, p. 339. {{d|H. Lesêtre.|3|sc}} '''SIHA''' (hébreu : ''Ṣiḥa’''; Septante : Sov6îa), chef d’une famille de Nathinéens. I Esd., {{rom|ii}}, 43 ; II Esd., {{rom|vii}}, 47,<noinclude> <references/></noinclude> jcltqq16mnfyijd1511qh5sdz4lp4sn Page:Dictionnaire de la Bible - F. Vigouroux - Tome V.djvu/878 104 4010644 15914691 15912321 2026-07-11T05:01:52Z Verbex 1987 15914691 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|1721|SIHA — SILENCE|1722}}</noinclude>(hébreu, 46). Ils retournèrent en Palestine avec Zorobabel. Dans les Septante et la Vulgate, le nom est écrit Σηά et Soha. Voir {{sc|Soha}}. <section begin="SIHOR D’EGYPTE"/><nowiki/> '''SIHOR D’EGYPTE''' (hébreu : ''Šîḥôr Misraïm'' ; Septante : àpo êpiwv AiyûnTou ; Vulgate : Sihor Ægypti), ruisseau d’Egypte qui formait la frontière de l’Égypte et la séparait de l’Asie. David, pour le transport de l’arche de Cariathiarim à Jérusalem, rassembla toutIsraël depuis Sihor au sud jusqu’à l’entrée d’Émath au nord. I Par., {{rom|xiii}}, 5. — Ce ruisseau est appelé aussi Sihor dans Josué, {{rom|xiii}}, 3, texte hébreu, où la Vulgate traduit : ''a fluvio turbido qui irrigat Ægyptum'' ; elle l’a pris pour le Nil, qui est en effet désigné par ce nom dans Isaïe, {{rom|xxiii}}, 3, et dans Jérémie, {{rom|ii}}, 18, où elle a mal traduit « qui arrose l’Egypte » ; l’hébreu porte : « qui est en face de l’Egypte » et le distingue ainsi du fleuve qui coule au milieu de l’Egypte dans sa longueur. Voir {{sc|Egypte}} 3, t. {{rom|ii}}, col. 1621. — Pour sihôr désignant le Nil dans le texte hébreu, Is., {{rom|xxiii}}, 3 ; Jer., {{rom|ii}}, 18, voir {{sc|Chihôr}}, t. {{rom|ii}}, col. 1702 ; Nil, t. {{rom|iv}}, col. 1622. '''SIHOR-LABANATH''' (hébreu : Sihôr LibnàÇ ; Septante, ''Codex Vaticanus'' : Sstràv stai AaëavàO ; ''Codex Alexandrinus'' : Seiwp xat Aaêavâû ; Vulgate : Sihor et Labanath), nom qui sert à déterminer la limite méridionale de la tribu d’Aser. Jos., {{rom|xix}}, 26. Les Septante et la Vulgate voient ici deux noms distincts, unis par la conjonction « et », ce qui suppose la lecture du vav hébreu. On peut joindre à leur témoignage celui de la Peschito. Eusèbe et saint Jérôme, ''Onomastica sacra'', Gœttingue, 1870, p. 136, 152, 275, 294, distinguent également Sior et Labanath dans la tribu d’Aser. À quel texte donner la préférence ? Il est difficile de le savoir. II peut aussi y avoir eu dans ce passage un déplacement de noms. Cependant, comme le mot sihôr est pris ailleurs, Jos., {{rom|xiii}}, 3, pour désigner un fleuve ou une rivière (voir {{sc|Sihor d’Egypte}}), on accepte plus généralement le texte massorétique. Mais où trouver ce « fleuve de Labanath » ? On le cherche au-dessus ou au-dessous du Carmel, auquel il est associé dans le tracé de la frontière. Quelques-uns, s’appuyant sur le mot Libnaf, qui veut dire « blancheur », veulent identifier la rivière en question avec l’ancien Bélus, aujourd’hui Nahr Na’mdn ou Na’min, dont le sable servait à la fabrication du verre, cf. Pline, {{abr|H. N.|Histoire naturelle}}, {{rom|xxxvl}}, 26, et qui se jette dans la Méditerranée au sud et près de Saint-Jean d’Acre. Cf. G.Armstrong, W. Wilson et Conder, ''Names and places in the Old and New Testament'', Londres, 1889, p. 164. Mais, d’après le texte de Josué, le fleuve qui servait de limite à Aser devait se trouver au sud plutôt qu’au nord du Carmel. D’ailleurs, si l’on avait voulu indiquer près de la montagne un cours d’eau important, pouvant avec elle marquer la frontière, on eût plus naturellement choisi le Cison. Aussi beaucoup d’auteurs assimilent plutôt le sihôr Libnat au Nahr ez-Zerqâ, qui se jette dans la mer au sud de Tantàrah, l’ancienne Dor. C’est le ''flumen Crocodilon'' de Pline, II. N., {{rom|v}}, 17, dans lequel on signalait encore en 1870 la présence de petits crocodiles. Cf. V. Guérin, ''Samarie'', t. {{rom|ii}}, p. 317. Y aurait-il eu dans le texte une leçon primitive, jnnb Timw, Sihôr livyâfdn, « le fleuve du crocodile », qui se serait changée en rjnb nnnr, Sihôr libnat ? Il est permis de faire ici toutes les conjectures. Cf. F. de Hummelauer, ''Comment. in Josue'', Paris, 1903, p. 429. On peut objecter à cette hypothèse que c’est transporter bien loin la frontière méridionale d’Aser. Mais nous savons par Josué, {{rom|xvii}}, 11, qu’elle s’étendait primitivement jusqu’à Dor et ses dépendances, et qu’elle fut englobée plus tard dans la tribu de Manassé. Il n’est donc pas impossible de l’arrêter au Nahr ez-Zerqâ. Cf. A. Dillmann, ''Josua'', Leipzig, 1886, p. 560. {{d|[[Auteur:Alphonse Legendre|A. Legendre]].|3|sc}} <section end="SIHOR D’EGYPTE"/> <section begin="SILAS"/><nowiki/> '''SILAS''' (grec. SiXa ;), un des chrétiens importants de l’Église primitive de Jérusalem. On admet communément que le Silas des Actes est le même que le Silvain ou Silvanus des Épitres. Silvas peut être une contraction de Silvanus, comme Apollos d’Apollonius ; ou bien Silvanus est une forme latinisée du nom sémitique Silas. Cf. I Par., {{rom|vii}}, 35 ; Josèphe, ''Ant. jud.'', {{rom-maj|XIV}}, iii, 2 ; {{rom-maj|XVIII}}, {{rom|vi}}, 8 ; Vita, 17. Il paraît avoir eu comme saint Paul le titre de citoyen romain. Act., {{rom|xvi}}, 37. — C’était un des principaux chrétiens de Jérusalem et il fut envoyé par les Apôtres et l’Église de cette ville à Antioche, en même temps que Judas Barsabas, avec Paul et Barnabé, afin d’y porter la lettre qui contenait les décisions du concile de Jérusalem. Act., {{rom|xv}}, 22-29. Il demeura quelque temps en Syrie et y consola et instruisit les nouveaux chrétiens, j. 32, 34. Saint Paul se l’adjoignit comme auxiliaire, après s’être séparé de Barnabé et de Jean-Marc, <small>℣</small>. 40. Il l’emmena avec lui en Syrie, en Cilicie, en Lycaonie, en Phrygie, en Galatie, à Troade, en Macédoine, à Philippes où ils furent battus et emprisonnés ensemble, à Thessalonique et à Bérée, et il le laissa dans cette dernière ville, lors de son départ pour Athènes. Act., {{rom|xvi}}, 1-xvii, 14. Silas devait aller l’y rejoindre avec Timothée, xvii, 15, mais on n’a pas la preuve que le voyage ait eu lieu. Nous retrouvons Silas avec saint Paul à Corinthe, où il était venu le rejoindre de Macédoine, {{rom|xviii}}, 5. Les Actes ne nous apprennent plus rien de son ministère apostolique. Saint Paul, II Cor., {{rom|i}}, 19, lui rend le témoignage qu’il a prêché Jésus-Christ dans cette ville avec lui et Timothée. Saint Jérôme, In Gal., {{rom|i}}, 19, t. {{rom|xxvi}}, col. 330-331, dit qu’il a été apôtre avec Judas : ''Ab apostolis apostoli nominantur''. Saint Paul, dans ses deux Épîtres adressées de Corinthe aux Thessaloniciens, i, 1, leur écrit au nom de « Paul, Silvain et Timothée ». Silvain est certainement Silas. On admet aussi généralement que le Silvanus ou Silvain, mentionné I Pet., {{rom|v}}, 12, comme porteur de cette Épître aux chrétiens du Pont, de la Galatie, de la Cappadoce, de l’Asie et de la Bythinie, n’est pas différent de Silas. Saint Jérôme, ''Epist. {{rom|xviii}}, ad Damasum'', t. {{rom|xxii}}, col. 376, dit même : Titiose Silvanus legitur pro Sila. Le pseudo-Dorothée, ''De LXX discipulis'', 15, 17, t. {{rom|xcii}}, col. 1061, et Hippolyte, De lxx Apost., 16, 17, t. {{rom|x}}, col. 956, distinguent, comme les Grecs, Silas et Silvain et font le premier évêque de Corinthe et le second de Thessalonique. <section end="SILAS"/> <section begin="SILENCE"/><nowiki/> '''SILENCE''' (hébreu : ''dûmâm'' ; grec : {{lang|grc|σιγή}} Vulgate : ''silentium''), cessation de tout bruit, particulièrement de la parole. {{1o}} On commande le silence quand on veut se faire entendre. Jud., {{rom|iii}}, 19 ; Is., {{rom|xli}}, 1 ; Judith, {{rom|xiii}}, 16 ; Act., {{rom|xii}}, 17 ; {{rom|xiii}}, 16 ; {{rom|xix}}, 33 ; {{rom|xxi}}, 40. Quand on veut entendre, on fait silence et, au besoin, on se met la main sur la bouche, Jud., {{rom|xviii}}, 19 ; Job, {{rom|vi}}, 24 ; {{rom|xxix}}, 21 ; Sap., {{rom|viii}}, 12 ; Act., {{rom|xv}}, 12 ; {{rom|xxii}}, 2, et l’on fait taire les autres. Matth., {{rom|xx}}, 31 ; Marc, {{rom|x}}, 48 ; Luc, {{rom|xviii}}, 39. — {{2o}} On garde le silence quand on ne veut pas répondre, Gen., {{rom|xxxiv}}, 5 ; Is., {{rom|xxxvi}}, 21 ; IV Reg., xviii, 36 ; Luc, {{rom|ix}}, 36 ; Matth., {{rom|xxvi}}, 63 ; Marc, {{rom|xiv}}, 61, ou quand on ne sait pas que répondre. II Esd., {{rom|v}}, 8 ; Eccli., {{rom|xx}}, 6 ; Matth., {{rom|xxii}}, 34 ; Marc, {{rom|iii}}, 4 ; {{rom-maj|IX}}, 33 ; Luc, {{rom|xiv}}, 4 ; {{rom|xx}}, 26. — {{3o}} Dans les temps de calamités, on ensevelit les morts en silence. Am., {{rom|vi}}, 11 ; {{rom|viii}}, 3. — {{4o}} Il y a temps de se taire et temps de parler. Eccle., iii, 7. Le silence peut parfois devenir coupable. IV Reg., {{rom|vii}}, 9. Il est souvent une preuve d’intelligence et de prudence, Prov., {{rom|xi}}, 12 ; Eccli., {{rom-maj|XIX}}, 28 ; {{rom|xx}}, 7 ; xxxii, 9, au point que le sot qui se tait peut passer pour sage. Job, {{rom|xiii}}, 5 ; Prov., {{rom|xvii}}, 28. Dans l’assemblée chrétienne, il est prescrit aux femmes. I Cor., {{rom|xiv}}, 34 ; I Tim., {{rom|ii}}, 11, 12. Celui qui possédait le don des langues<section end="SILENCE"/><noinclude> <references/></noinclude> ts5rwxn3nou8axz939kinxlbxe0nvqp Page:Dictionnaire de la Bible - F. Vigouroux - Tome V.djvu/879 104 4010645 15914693 15116826 2026-07-11T05:07:35Z Verbex 1987 15914693 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|1723|SILENCE — SILO|1724}}</noinclude>devait aussi garder le silence, si un interprète n’était pas présent. 1 Cor., {{rom|xiv}}, 28. — 5° Le silence est chez les idoles une marque d’impuissance. Ps. cxv ({{rom|cxiv}}), 5 ; Hab., ir, 19. Chez les hommes, il peut signifier ou accompagner l’acquiescement, Num., {{rom|xxx}}, 4, 12, 15 ; l’adulation, Eccli., {{rom|xiii}}, 28 ; la soumission, I Mach., {{rom|i}}, 3 ; la résignation, Am., {{rom|v}}, 13 ; Lam., {{rom|iii}}, 28 ; l’espérance, Lam., {{rom|iii}}, 26 ; l’anéantissement. Is., {{rom|xlvii}}, 5 ; Jer., xlviii, 2. — 6° À la créature convient le silence en face de Dieu. Hab., {{rom|ii}}, 20 ; Soph., {{rom|i}}, 7 ; Zach., {{rom|ii}}, 13. Ce silence s’unit quelquefois à la prière. Judith, {{rom|xiii}}, 6. — 7° Dieu lui-même garde le silence, quand il n’intervient pas malgré les épreuves de ses serviteurs, Ps. xxviii ({{rom|xxvii}}), l ; xxxv ({{rom|xxxiv}}), 22 ; Is., {{rom|xlii}}, 14, ou les péchés des hommes. Ps. l ({{rom|xlix}}), 21 ; Is., {{rom|lvii}}, 11. Mais ce silence ne dure pas toujours. Ps. l ({{rom|xlix}}), 3 ; Is., {{rom|xlii}}, 14. — 8° Saint Jean note un silence, c’est-à-dire une interruption de révélation d’une demi-heure dans le ciel, au milieu des manifestations de la justice divine. Apoc., {{rom|viii}}, 1. {{d|H. Lesêtre.|3|sc}} <section begin="SILLON"/><nowiki/> '''SILLON''' (hébreu : ''gedûr'', via’dnâh, télém ; Septante : a-jÀa ? ; Vulgate : ''sulcus''), tranchée ouverte dans la terre par le soc de la charrue. — Dieu féconde les sillons en les arrosant par la pluie. Ps. lxv fLXiv), 11. Le laboureur met tout son cœur à tracer les sillons, Eccli., {{rom|xxxviii}}, 27, et il se garde de les quitter des yeux, afin de les tracer bien droits. Luc, {{rom|ix}}, 62. Voir {{sc|Charrue}}, t. {{rom|ii}}, col. 605. Il n’attelle pas l’aurochs à la charrue qui les creuse. Job, {{rom|xxxix}}, 10. Voir [[Dictionnaire de la Bible/Aurochs|{{sc|Aurochs}}]], t. {{rom|i}}, col. 1260. Le pavot croit dans les sillons des champs. Ose., {{rom|x}}, 4. On fait des monceaux avec les pierres qui s’y trouvent et dont la présence gênerait la culture. Ose., {{rom|xii}}, 11. — Au figuré, le sillon pleure, quand le champ dont il fait partie a été mal acquis. Job, xxxj, 38. Il ne faut pas semer dans les sillons de l’injustice. Eccli., {{rom|vii}}, 3. Les méchants tracent des sillons sur le dos de leur victime, par les coups qu’ils lui infligent. Ps. cxxix ({{rom|cxxviii}}), 3. — Il est raconté que Jonathas et son écuyer tuèrent environ vingt hommes « sur la moitié de l’espace qu’une paire de bœufs avait labouré en un jour » (hébreu : ''çéméd. I Reg.'', {{rom|xiv}}, 14. Cf. Gesenius, ''Thesaurus'', p. 1172. Septante : Ils les tuèrent « avec des javelots, des pierres et des cailloux du champ. » II. Lesêtre. '''SILO''' (hébreu : ''Silôh'', Silôh, Silo, Sîlô ; Septante : 2ï|Xo>, 2ï|1w(ji., ville dans la tribu d’Éphraïm, aujourd’hui Seiloun (fig. 375). 1° ''Description.'' — Silo était « dans la terre de Chanaan. » Jos., {{rom|xxi}}, 2 ; {{rom|xxii}}, 12 ; Jud., {{rom|xxi}}, 12. Elle se trouvait « au nord de Béthel, [à droite ou] à l’est du chemin allant de Béthel à Sichem, au midi de Lebona, » Jud., {{rom|xxi}}, 19, et par conséquent aussi au midi de Sichem. Seiloûn n’est maintenant qu’un « amas de ruines », couvrant le sommet et les pentes méridionales d’un mamelon, dominé au nord par la montagne de Qariôt, ou épandues à sa base surtout au sud-ouest. Le groupe des habitations renversées, qui occupaient la colline, présente généralement les caractères d’un village arabe assez important ; mais les citernes, de nombreux caveaux pratiqués dans le roc ou construits avec des soubassements ou des parties formées de grosses pierres à peine équarries, semblent remonter aux temps les plus antiques. Au pied de la colline, au sud, à l’ombre d’un immense chêne vert qui tombe de vétusté, se voit un édifice carré d’environ dix mètres de côté, construit avec des pierres anciennes très régulièrement travaillées. La voûte en est soutenue par deux colonnes. Un mifirab revêtu de belles plaques de marbre indique que ce bâtiment a servi de mosquée. On le nomme Djamé’el-Yâteim. La « fontaine de Silo », ’Ain Seilûn, coule au nord. Des deux côtés du chemin qui conduit à la fontaine on voit de nombreuses grottes sépulcrales antiques. La source, de débit médiocre, sort du rocher et l’eau se dirige par un canal, vers un bassin carré, de trois mètres environ de côté, en partie taillé dans le roc et en partie bâti et situé à quinze pas. Non loin on remarque un grand quartier de rocher isolé, avec deux cavités en forme d’''arcosolia'' ou de niches, à la base desquels est une auge de près de cinquante centimètres de profondeur. On croit généralement voir là d’anciens tombeaux détachés par accident de la montagne voisine. Des degrés pratiqués à l’arrière et des ouvertures circulaires au sommet des arcs permettent de supposer que ces cavités ont été utilisées pour les purifications. — Un vaste espace, où pourraient tenir plusieurs milliers de personnes, se développe en amphithéâtre à l’avant de l’ancienne plate-forme, et s’ouvre au sud sur une belle plaine large de près de trois kilomètres du nord au sud et de plus de quatre d’est à ouest. Les montagnes, dont la plaine est entourée au midi et au couchant, forment comme une immense enceinte au site de Seiloûn et lui impriment un caractère plein de grandeur et de majesté. — Selon toute apparence, le Djdmé’el-’Ar-ba’in, situé à 400 mètres au sud-est du Djdmé el-Yateim, n’est pas différent de la mosquée ou dôme de la Sekinah des écrivains du moyen âge, et l’édifice était évidemment destiné à honorer le souvenir du séjour de l’arche et du tabernacle en cet endroit. Quant à « la Table » dont parlent ces auteurs, faut-il y voir la mention des Tables de la Loi ou celle de l’autel montré au IV{{e}} siècle et où faut-il la chercher ? Peut-on la voir, comme l’ont cru plusieurs des explorateurs modernes, auDjamé’ei-Ya£eim ?oubien, comme semble l’indiquer Estori, à la mosquée annexe à’el-’Arba’in ? ou bien encore en avant de cet édifice, à l’ouest où devait se trouver l’autel des holocaustes ? C’est plutôt à ce dernier, semble-t-il, que conviendrait l’expression arabe el-Mâi’déh, à moins qu’on ne l’entende du rocher aplani sur lequel pouvait reposer l’arche. Si l’expression ''sâmûk'', « attenant », du rabbin du XIII{{e}} siècle semble désigner la petite mosquée, il peut cependant l’avoir prise dans la signification plus large de « près », et avoir eu en vue l’emplacement voisin de l’autel. Dans tous les cas, il paraît difficile de pouvoir l’étendre jusqu’au Djdmé’el-Yateim. Peut-être faut-il voir ici l’endroit où l’on vénérait les restes du prophète Ahias qui, selon l’auteur de la Vie des prophètes, 2, t. {{rom|xliii}}, col. 393, fut enseveli sous le chêne de Silo. Cf. S. Jérôme, ''Epist. cviii'', t. {{rom|xxii}}, col. 888 ; In Soph., {{rom|i}}, 15, t. {{rom|xxv}}, col. 1353. 2° ''Histoire.'' — La conquête du pays de Chanaan était achevée. Silo se trouvait à distance égale entre les frontières du nord et du midi ; sa plaine offrait l’emplacement le plus favorable pour camper et était facilement abordable du côté de l’est : Josué et les anciens d’Israël choisirent cette ville pour y établir le tabernacle, et tout le peuple s’y rendit pour cette inauguration. Jos., {{rom|xviii}}, 1. Silo devint dès lors le lieu ordinaire des assemblées de la nation. À la première, on fit choix des hommes qui devaient procéder à la délimitation des territoires pour les sept tribus qui n’en avaient pas reçu de définitif. Ibid., 2-8. Dans la seconde, tenue à leur retour et présidée par le grand-prêtre Éléazar et par Josué, on tira au sort la part de chacune d’elles. ''Ibid''., 9-10 ; {{rom|xix}}, 51. C’est à l’assemblée de Silo’que les lévites vinrent réclamer la portion que leur attribuaient les institutions de Moïse. ''Ibid''., {{rom|xxi}}, 1-2. Les guerriers des tribus orientales avaient reçu de Josué leur congé à Silo. Avant de repasser le Jourdain, ils avaient élevé un autel gigantesque sur la rive du fleuve. Instruits de ce fait, les anciens se réunirent de nouveau à Silo, dans l’intention de prendre les armes contre eux ; mais ils furent apaisés par les explications rapportées par Planées et les autres envoyés. ''Ibid''., {{rom|xxii}}. — Selon les Septante, <section end="SILLON"/><noinclude> <references/></noinclude> 9z85cqtuj0nqldpmfjyx4nwr9qjyw7w Page:Dictionnaire de la Bible - F. Vigouroux - Tome V.djvu/880 104 4010646 15914696 15518895 2026-07-11T05:10:45Z Verbex 1987 15914696 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|1725|SILO|1726}}</noinclude>ibid., {{rom|xxiv}}, 1, 25, la grande assemblée convoquée par Josué, vers la fin de sa vie, se serait tenue également à Silo. Le texte hébreu et la Vulgate nomment Sichém, et cette leçon paraît la meilleure. Outre les souvenirs se rattachant à cette ville avec lesquels Josué voulait mettre le peuple en contact, à cause de l’abondance de ses eaux, elle convenait mieux pour une assemblée plénière que Silo. Ce motif fut vraisemblablement un de ceux qui à celle-ci firent encore préférer Maspha et Béthel, quand il s’agit de l’affaire du lévite de Bethléhem, Jud., {{rom|xx}}, {{rom|xxi}}. Et c’est à tort que le traducteur de la Vulgate prend, ''ibid''., {{rom|xx}}, 18, et {{rom|xxi}}, 2, la localité de Béthel, pour bel’élôhîni, « la maison de Dieu », c’est-à-dire le lieu du tabernacle, et qu’à cette traduction erronée il ajoute la glose hoc est in Silo ; {{Img float-p |file={{??|image}} |align=center|width=400px|padt=25px|padb=12px |cap=375. — Ruines de Silo. D’après une photographie de M. L. Heidet. |capalign=center |style=font-size:12px}} et ce n’est pas moins arbitrairement qu’il remplace, ''ibid''., xxt, 9, l’adverbe Sâm, èxel, « là », c’est-à-dire à Maspha, par ''cum essent in Silo''. Josèphe, égaré de même, par l’expression « ils se réunirent devant le Seigneur, » de {{rom|xx}}, 1, l’interprète aussi sîç tr|v St’Xouv, « à Silo ». Ant. jud., {{rom-maj|V}}, {{rom|ii}}, 9. Le peuple y revint en effet, la guerre contre la tribu de Benjamin terminée, pour y rapporter l’arche sainte, et c’est là qu’on amena au camp les 400 jeunes filles de Jabès de Galaad épargnées au sac de cette ville. Jud., XXI, 12. Les 600 Benjamites survivants furent invités à y venir pour les prendre. Les 200 qui restaient sans épouse, suivant l’avis des anciens, se cachèrent dans les vignes, et quand les filles de Silo, au jour de la fête, sortirent de la ville pour exécuter leurs danses usitées, ils se jetèrent sur elles, pour s’emparer chacun d’une compagne. Jud., {{rom|xxi}}, 13-23. Pour accomplir la loi, Deut., {{rom|xvi}}, 16, tous les Israélites devaient monter plusieurs fois l’an à Silo où était le Sanctuaire. Elcana, père de Samuel, s’y rendait régulièrement, avec sa famille. I Sam., {{rom|i}}, 3. C’est dans une de ses visites qu’Anne, son épouse, priant devant le tabernacle et bénie par le grand-prêtre Héli, obtint de devenir la mère du prophète. I Sam., 1, 4-23. Quand l’enfant fut sevré, elle vint à Silo avec son mari, pour le consacrer au service du Seigneur, <small>℣</small>. 24-28 ; {{rom|ii}}, 1-10. Samuel y grandit et y entendit pour la première fois l’appel de Dieu au ministère prophétique. Il l’inaugura en venant répéter à Héli les menaces du Seigneur, que déjà lui avait annoncées un homme de Dieu, contre sa maison, à cause des scandales donnés par ses fils Ophni et Phinées. I Sam., ir, 11-36 ; {{rom|iii}}, l-18. — Le Seigneur continua à se manifester à Samuel à Silo et on s’y rendait de tout Israël pour le consulter, <small>℣</small>. 19-21. La ruine prédite de la maison d’Héli ne tarda pas d’arriver et d’entraîner avec elle la ruine du Sanctuaire de Silo. L’armée des Philistins avait fait invasion sur le territoire de leurs voisins ; les Israélites en voulant les repousser avaient été battus à Aphec et avaient envoyé chercher l’arche à Silo. Défaits une seconde fois, les deux fils d’Héli avaient péri dans la bataille et l’arche sainte était tombée aux mains de l’ennemi. La triste nouvelle était arrivée à Silo le même jour, apportée par un Benjamite aux habits lacérés, à la tête couverte de terre, échappé du combat. Toute la ville s’était aussitôt remplie de tumulte et de cris. Héli, qui était assis sur son siège à l’entrée du tabernacle, « en apprenant le sort de l’arche, tomba à la renverse et mourut sur le coup. » I Sam., IV. — L’arche ne devait plus revenir à Silo ; le tabernacle devait être transporté ailleurs, suivi par les restes de la famille d’Héli. Samuel quitta Silo pour retourner à Ramatha sa patrie. À cause des profanations commises, « le Seigneur avait répudié le tabernacle de Silo, la tente où il avait habité parmi les hommes. » Ps. txxvii, 60. Silo délaissée restera l’exemple des sévérités divines. Jer., {{rom|vii}}, 1213 ; cf. {{rom|xxvi}}, 6, 9. Vers la fin du règne de Salomon, le<noinclude> <references/></noinclude> ixyhgyzr3ny5ki1qcyshs8arkm5lu2s Page:Dictionnaire de la Bible - F. Vigouroux - Tome V.djvu/881 104 4010648 15914700 15911969 2026-07-11T05:14:14Z Verbex 1987 15914700 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|1727|SILO — SILŒ|1728}}</noinclude>prophète Ahias, habitant de Silo, reçut la mission d’annoncer, en punition des fautes du roi, la division du royaume après sa mort. III Reg., {{rom|xi}}, 29 ; {{rom|xii}}, 15 ; II Par., ix, 29 ; {{rom|x}}, 15. À la femme du roi Jéroboam qui venait déguisée le consulter à Silo au sujet de son fils malade à Thersa, le même prophète lui annonçait qu’à cause de l’infidélité de son mari à répondre au choix que Dieu avait fait de lui, leur fils mourrait. III Reg., {{rom|xiv}}, 1-18 ; {{rom-maj|XV}}, 29. — Cent trente ans après la prise de Samarie et après la destruction de Jérusalem par les Chaldéens, Silo avait des habitants fidèles au culte légitime : une partie des pèlerins montant à Jérusalem pour y offrir leurs présents et qui furent massacrés par Ismahel àMaspha, étaient de Silo. Jer., {{rom|xli}}, 5. — Cette ville resta cependant attachée à la province de Samarie jusqu’à l’époque des Machabées. Elle dut être annexée à la province de Judée, en même temps que la toparchie d’Acrahathène dont elle faisait partie, après la prise de Sichem et du Garizim par Jean Hyrcan (128 av. J.-C). Au {{IVe}} siècle Silo était déserte. Cf. S. Jérôme, ''In Soph., loc. cit.'' Seiloûn est complètement abandonné aujourd’hui. V. Guérin, ''Samarie'', 1875, c. {{rom|xxiii}}, t. {{rom|ii}}, p. 21-27 ; ''The Survey of Western Palestine, Memoirs'', Londres, 1882, t. {{rom|ii}}, p. 367-370. {{d|L. Heidet.|3|sc}} '''SILOÉ''' (hébreu : ''haS-Sîloah et Silôah ''; Septante et Nouveau Testament : 6 SiXtoifi), nom d’une source, d’un canal par où coulent ses eaux, de la piscine où elles aboutissent et de la région au midi de Jérusalem où ils se trouvent. — L’hébreu nlur, slh, II Esd., {{rom|iii}}, 15, a été vocalisé Sélah, par les massorètes ; les Septante l’ont traduit par xwSiov, « peau », lui attribuant la signification de l’arabe Juo, de iL*o, « écorcher » ; la Vulgate l’a transcrit Siloë comme ailleurs. Rien n’indique que le nom écrit ici comme il devait l’être partout avant la massore soit en effet différent. La glose : ô lp|i.r]VEÛ£Tai à ; ce7Ta).|jivo ; , quod interpretatur Alissus, ajoutée au nom par l’évangéliste, Joa., {{rom|ix}}, 7, prouve bien que l’appellation historique et traditionnelle se prononçait avec h et dérivait de la racine lâlah, « il a envoyé » ; la finale y. de la transcription grecque aura été prise par motif d’euphonie et la forme Silôân constamment employée par les Arabes leur sera venue par l’intermédiaire des Byzantins. Un grand nombre d’exégètes croient voir dans cette glose l’intention de l’évangéliste de rattacher ce nom, par un sens prophétique ou mystique, au fait raconté par lui. Signifiant littéralement emissio [aquarum], il est l’équivalent de « canal » et de « tunnel », et le nom lui aura été donné quand ceux-ci auront été faits pour envoyer les eaux de la fontaine aux jardins du roi ou à la piscine. Du canal le nom passa à la source, au réservoir et à la région. Quelques auteurs cependant y voient une allusion au « jet » précipité des eaux intermittentes de la fontaine. Cf. I. Knabenbauer, In Jsaiam, Paris, 1887, t. {{rom|i}}, p. 202-204 ; P. Schanz, Commentarium ûber das Evangelium des h. Johannes, Tubingue, 1885, p. 367 ; Gesenius, Thésaurus, p. 1416. I. {{sc|Siloé (La fontaine de).}} — Elle est comprise dans la locution générale : t » ê haS-Siloah, tô Oôtap toy Ei-Xb >x[i, aquæ Siloë, Is., {{rom|viii}}, 6, désignant en même temps le cours de ses eaux. Le prophète met en opposition « les eaux de Siloé qui coulent en silence, ’» image de la maison de David, et « les eaux tumultueuses et abondantes du fleuve, » c’est-à-dire de l’Euphrate qui représentent * le roi d’Assyrie et toute sa puissance. » La fontaine de Siloé est appelée simplement « la fontaine », hd-’Aîn, II Esd., {{rom|iii}}, 15, parce qu’elle est la fontaine unique de Jérusalem ; les autres sont « les fontaines du dehors de la ville. » Il Par., {{rom|xxxiii}}, 4. Les Juifs du premier siècle s’expriment de même par la bouche de Josèphe : « Siloé, c’est le nom que nous donnons à la fontaine. i> ''{{abr|Bell. jud.|Bellum Judaicum (La Guerre des Juifs contre les Romains)}}'', {{rom-maj|V}}, {{rom|iv}}, 1 ; cf. {{rom|vi}}, 1 ; xii, 2 ; Tacite, Hist., {{rom|v}}, 12. L’historien juif distingue de même entre « Siloé et les sources du dehors de la ville. » Ibid., {{rom|ix}}, 4. Il indique Siloé ou « la fontaine », vers l’extrémité méridionale de la ville et de la vallée du Tyropéon qui court entre la montagne du Temple et la ville haute. ''Ibid.'', {{rom|ii}}, {{rom|xvi}}, 2 ; "V, {{rom|iv}}, 1, 2. Il désigne ainsi la bouche du canal par où sortent les eaux. En donnant, II Esd., {{rom|iii}}, 15, le nom de « porte de la fontaine » à la porte la plus voisine de la piscine où aboutissaient 376. — Piscine et église de Siloé. D’après M. L. Heidet. ces eaux et qui est sans doute la porte découverte en 1897, par M. Bliss, à la pointe sud-est de la montagne supérieure, à 280 mètres à l’ouest du birket el-Hamrâ, Néhémie, sous le nom de « fontaine », désigne évidemment la même issue. Les indigènes arabes n’ont point cessé de l’appeler ’aïn Silôân, tout en donnant parfois le même nom à la source d’où viennent les eaux. Cf. Guy le Strange, ''Palestine under the Muslems'', Londres, 1890, p. 74, 162, 179, 212, 220. Celle-ci est plus communément appelée par eux aujourd’hui « la fontaine des Degrés », ’Ain Umm ed-Deradj, ou « la fontaine de la Vierge », ’Ain Sitti-Mariam. En décrivant cette source, « dont les eaux ne sont pas continues, mais sortent seulement à des heures irrégulières du jour, en bouillonnant et à grand bruit, des cavités de la terre dans une grotte de rocher très dur, » saint Jérôme la nomme positivement s la fontaine de Siloé ». 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III Reg., {{rom|xiv}}, 1-18 ; {{rom-maj|XV}}, 29. — Cent trente ans après la prise de Samarie et après la destruction de Jérusalem par les Chaldéens, Silo avait des habitants fidèles au culte légitime : une partie des pèlerins montant à Jérusalem pour y offrir leurs présents et qui furent massacrés par Ismahel àMaspha, étaient de Silo. Jer., {{rom|xli}}, 5. — Cette ville resta cependant attachée à la province de Samarie jusqu’à l’époque des Machabées. Elle dut être annexée à la province de Judée, en même temps que la toparchie d’Acrahathène dont elle faisait partie, après la prise de Sichem et du Garizim par Jean Hyrcan (128 av. J.-C). Au {{IVe}} siècle Silo était déserte. Cf. S. Jérôme, ''In Soph., loc. cit.'' Seiloûn est complètement abandonné aujourd’hui. V. Guérin, ''Samarie'', 1875, c. {{rom|xxiii}}, t. {{rom|ii}}, p. 21-27 ; ''The Survey of Western Palestine, Memoirs'', Londres, 1882, t. {{rom|ii}}, p. 367-370. {{d|L. 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La glose : ô lp|i.r]VEÛ£Tai à ; ce7Ta).|jivo ; , quod interpretatur Alissus, ajoutée au nom par l’évangéliste, Joa., {{rom|ix}}, 7, prouve bien que l’appellation historique et traditionnelle se prononçait avec ''h'' et dérivait de la racine lâlah, « il a envoyé » ; la finale y. de la transcription grecque aura été prise par motif d’euphonie et la forme Silôân constamment employée par les Arabes leur sera venue par l’intermédiaire des Byzantins. Un grand nombre d’exégètes croient voir dans cette glose l’intention de l’évangéliste de rattacher ce nom, par un sens prophétique ou mystique, au fait raconté par lui. Signifiant littéralement ''emissio [aquarum]'', il est l’équivalent de « canal » et de « tunnel », et le nom lui aura été donné quand ceux-ci auront été faits pour envoyer les eaux de la fontaine aux jardins du roi ou à la piscine. Du canal le nom passa à la source, au réservoir et à la région. Quelques auteurs cependant y voient une allusion au « jet » précipité des eaux intermittentes de la fontaine. Cf. I. Knabenbauer, ''In Isaiam'', Paris, 1887, t. {{rom|i}}, p. 202-204 ; P. Schanz, ''Commentarium über das Evangelium des h. Johannes'', Tubingue, 1885, p. 367 ; Gesenius, ''Thesaurus'', p. 1416. I. {{sc|Siloé (La fontaine de).}} — Elle est comprise dans la locution générale : t » ê haS-Siloah, tô Oôtap toy Ei-Xb >x[i, aquæ Siloë, Is., {{rom|viii}}, 6, désignant en même temps le cours de ses eaux. Le prophète met en opposition « les eaux de Siloé qui coulent en silence, ’» image de la maison de David, et « les eaux tumultueuses et abondantes du fleuve, » c’est-à-dire de l’Euphrate qui représentent * le roi d’Assyrie et toute sa puissance. » La fontaine de Siloé est appelée simplement « la fontaine », hd-’Aîn, II Esd., {{rom|iii}}, 15, parce qu’elle est la fontaine unique de Jérusalem ; les autres sont « les fontaines du dehors de la ville. » Il Par., {{rom|xxxiii}}, 4. Les Juifs du premier siècle s’expriment de même par la bouche de Josèphe : « Siloé, c’est le nom que nous donnons à la fontaine. i> ''{{abr|Bell. jud.|Bellum Judaicum (La Guerre des Juifs contre les Romains)}}'', {{rom-maj|V}}, {{rom|iv}}, 1 ; cf. {{rom|vi}}, 1 ; xii, 2 ; Tacite, ''Hist.'', {{rom|v}}, 12. L’historien juif distingue de même entre « Siloé et les sources du dehors de la ville. » Ibid., {{rom|ix}}, 4. Il indique Siloé ou « la fontaine », vers l’extrémité méridionale de la ville et de la vallée du Tyropéon qui court entre la montagne du Temple et la ville haute. ''Ibid.'', {{rom|ii}}, {{rom|xvi}}, 2 ; "V, {{rom|iv}}, 1, 2. Il désigne ainsi la bouche du canal par où sortent les eaux. En donnant, II Esd., {{rom|iii}}, 15, le nom de « porte de la fontaine » à la porte la plus voisine de la piscine où aboutissaient {{Img float-p |file={{??|image}} |align=center|width=400px|padt=25px|padb=12px |cap=376. — Piscine et église de Siloé.<br /> D’après M. L. 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III Reg., {{rom|xiv}}, 1-18 ; {{rom-maj|XV}}, 29. — Cent trente ans après la prise de Samarie et après la destruction de Jérusalem par les Chaldéens, Silo avait des habitants fidèles au culte légitime : une partie des pèlerins montant à Jérusalem pour y offrir leurs présents et qui furent massacrés par Ismahel à Maspha, étaient de Silo. Jer., {{rom|xli}}, 5. — Cette ville resta cependant attachée à la province de Samarie jusqu’à l’époque des Machabées. Elle dut être annexée à la province de Judée, en même temps que la toparchie d’Acrahathène dont elle faisait partie, après la prise de Sichem et du Garizim par Jean Hyrcan (128 av. J.-C). Au {{IVe}} siècle Silo était déserte. Cf. S. Jérôme, ''In Soph., loc. cit.'' Seiloûn est complètement abandonné aujourd’hui. V. Guérin, ''Samarie'', 1875, c. {{rom|xxiii}}, t. {{rom|ii}}, p. 21-27 ; ''The Survey of Western Palestine, Memoirs'', Londres, 1882, t. {{rom|ii}}, p. 367-370. {{d|L. 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La glose : ô lp|i.r]VEÛ£Tai à ; ce7Ta).|jivo ; , quod interpretatur Alissus, ajoutée au nom par l’évangéliste, Joa., {{rom|ix}}, 7, prouve bien que l’appellation historique et traditionnelle se prononçait avec ''h'' et dérivait de la racine lâlah, « il a envoyé » ; la finale y. de la transcription grecque aura été prise par motif d’euphonie et la forme Silôân constamment employée par les Arabes leur sera venue par l’intermédiaire des Byzantins. Un grand nombre d’exégètes croient voir dans cette glose l’intention de l’évangéliste de rattacher ce nom, par un sens prophétique ou mystique, au fait raconté par lui. Signifiant littéralement ''emissio [aquarum]'', il est l’équivalent de « canal » et de « tunnel », et le nom lui aura été donné quand ceux-ci auront été faits pour envoyer les eaux de la fontaine aux jardins du roi ou à la piscine. Du canal le nom passa à la source, au réservoir et à la région. Quelques auteurs cependant y voient une allusion au « jet » précipité des eaux intermittentes de la fontaine. Cf. I. Knabenbauer, ''In Isaiam'', Paris, 1887, t. {{rom|i}}, p. 202-204 ; P. Schanz, ''Commentarium über das Evangelium des h. Johannes'', Tubingue, 1885, p. 367 ; Gesenius, ''Thesaurus'', p. 1416. I. {{sc|Siloé (La fontaine de).}} — Elle est comprise dans la locution générale : t » ê haS-Siloah, tô Oôtap toy Ei-Xb >x[i, aquæ Siloë, Is., {{rom|viii}}, 6, désignant en même temps le cours de ses eaux. Le prophète met en opposition « les eaux de Siloé qui coulent en silence, ’» image de la maison de David, et « les eaux tumultueuses et abondantes du fleuve, » c’est-à-dire de l’Euphrate qui représentent * le roi d’Assyrie et toute sa puissance. » La fontaine de Siloé est appelée simplement « la fontaine », hd-’Aîn, II Esd., {{rom|iii}}, 15, parce qu’elle est la fontaine unique de Jérusalem ; les autres sont « les fontaines du dehors de la ville. » Il Par., {{rom|xxxiii}}, 4. Les Juifs du premier siècle s’expriment de même par la bouche de Josèphe : « Siloé, c’est le nom que nous donnons à la fontaine. i> ''{{abr|Bell. jud.|Bellum Judaicum (La Guerre des Juifs contre les Romains)}}'', {{rom-maj|V}}, {{rom|iv}}, 1 ; cf. {{rom|vi}}, 1 ; xii, 2 ; Tacite, ''Hist.'', {{rom|v}}, 12. L’historien juif distingue de même entre « Siloé et les sources du dehors de la ville. » Ibid., {{rom|ix}}, 4. Il indique Siloé ou « la fontaine », vers l’extrémité méridionale de la ville et de la vallée du Tyropéon qui court entre la montagne du Temple et la ville haute. ''Ibid.'', {{rom|ii}}, {{rom|xvi}}, 2 ; "V, {{rom|iv}}, 1, 2. Il désigne ainsi la bouche du canal par où sortent les eaux. En donnant, II Esd., {{rom|iii}}, 15, le nom de « porte de la fontaine » à la porte la plus voisine de la piscine où aboutissaient {{Img float-p |file={{??|image}} |align=center|width=400px|padt=25px|padb=12px |cap=376. — Piscine et église de Siloé.<br /> D’après M. L. 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III Reg., {{rom|xiv}}, 1-18 ; {{rom-maj|XV}}, 29. — Cent trente ans après la prise de Samarie et après la destruction de Jérusalem par les Chaldéens, Silo avait des habitants fidèles au culte légitime : une partie des pèlerins montant à Jérusalem pour y offrir leurs présents et qui furent massacrés par Ismahel à Maspha, étaient de Silo. Jer., {{rom|xli}}, 5. — Cette ville resta cependant attachée à la province de Samarie jusqu’à l’époque des Machabées. Elle dut être annexée à la province de Judée, en même temps que la toparchie d’Acrahathène dont elle faisait partie, après la prise de Sichem et du Garizim par Jean Hyrcan (128 av. J.-C). Au {{IVe}} siècle Silo était déserte. Cf. S. Jérôme, ''In Soph., loc. cit.'' Seiloûn est complètement abandonné aujourd’hui. V. Guérin, ''Samarie'', 1875, c. {{rom|xxiii}}, t. {{rom|ii}}, p. 21-27 ; ''The Survey of Western Palestine, Memoirs'', Londres, 1882, t. {{rom|ii}}, p. 367-370. {{d|L. 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Quelques auteurs cependant y voient une allusion au « jet » précipité des eaux intermittentes de la fontaine. Cf. I. Knabenbauer, ''In Isaiam'', Paris, 1887, t. {{rom|i}}, p. 202-204 ; P. Schanz, ''Commentarium über das Evangelium des h. Johannes'', Tubingue, 1885, p. 367 ; Gesenius, ''Thesaurus'', p. 1416. I. {{sc|Siloé (La fontaine de).}} — Elle est comprise dans la locution générale : t » ê haS-Siloah, tô Oôtap toy Ei-Xb >x[i, aquæ Siloë, Is., {{rom|viii}}, 6, désignant en même temps le cours de ses eaux. Le prophète met en opposition « les eaux de Siloé qui coulent en silence, ’» image de la maison de David, et « les eaux tumultueuses et abondantes du fleuve, » c’est-à-dire de l’Euphrate qui représentent * le roi d’Assyrie et toute sa puissance. » La fontaine de Siloé est appelée simplement « la fontaine », hd-’Aîn, II Esd., {{rom|iii}}, 15, parce qu’elle est la fontaine unique de Jérusalem ; les autres sont « les fontaines du dehors de la ville. » Il Par., {{rom|xxxiii}}, 4. Les Juifs du premier siècle s’expriment de même par la bouche de Josèphe : « Siloé, c’est le nom que nous donnons à la fontaine. » ''{{abr|Bell. jud.|Bellum Judaicum (La Guerre des Juifs contre les Romains)}}'', {{rom-maj|V}}, {{rom|iv}}, 1 ; cf. {{rom|vi}}, 1 ; xii, 2 ; Tacite, ''Hist.'', {{rom|v}}, 12. L’historien juif distingue de même entre « Siloé et les sources du dehors de la ville. » Ibid., {{rom|ix}}, 4. Il indique Siloé ou « la fontaine », vers l’extrémité méridionale de la ville et de la vallée du Tyropéon qui court entre la montagne du Temple et la ville haute. ''Ibid.'', {{rom|ii}}, {{rom|xvi}}, 2 ; "V, {{rom|iv}}, 1, 2. Il désigne ainsi la bouche du canal par où sortent les eaux. En donnant, II Esd., {{rom|iii}}, 15, le nom de « porte de la fontaine » à la porte la plus voisine de la piscine où aboutissaient {{Img float-p |file={{??|image}} |align=center|width=400px|padt=25px|padb=12px |cap=376. — Piscine et église de Siloé.<br /> D’après M. L. 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III Reg., {{rom|xiv}}, 1-18 ; {{rom-maj|XV}}, 29. — Cent trente ans après la prise de Samarie et après la destruction de Jérusalem par les Chaldéens, Silo avait des habitants fidèles au culte légitime : une partie des pèlerins montant à Jérusalem pour y offrir leurs présents et qui furent massacrés par Ismahel à Maspha, étaient de Silo. Jer., {{rom|xli}}, 5. — Cette ville resta cependant attachée à la province de Samarie jusqu’à l’époque des Machabées. Elle dut être annexée à la province de Judée, en même temps que la toparchie d’Acrahathène dont elle faisait partie, après la prise de Sichem et du Garizim par Jean Hyrcan (128 av. J.-C). Au {{IVe}} siècle Silo était déserte. Cf. S. Jérôme, ''In Soph., loc. cit.'' Seiloûn est complètement abandonné aujourd’hui. V. Guérin, ''Samarie'', 1875, c. {{rom|xxiii}}, t. {{rom|ii}}, p. 21-27 ; ''The Survey of Western Palestine, Memoirs'', Londres, 1882, t. {{rom|ii}}, p. 367-370. {{d|L. Heidet.|3|sc}} '''SILOÉ''' (hébreu : ''haš-Šîloaḥ'' et ''Šilôah ''; Septante et Nouveau Testament : {{lang|grc|ὁ Σιλωάμ}}), nom d’une source, d’un canal par où coulent ses eaux, de la piscine où elles aboutissent et de la région au midi de Jérusalem où ils se trouvent. — L’hébreu {{lang|he|שלה}}, ''slḥ'', II Esd., {{rom|iii}}, 15, a été vocalisé Sélah, par les massorètes ; les Septante l’ont traduit par xwSiov, « peau », lui attribuant la signification de l’arabe {{arabe|Juo}}, de {{arabe|iL*o}}, « écorcher » ; la Vulgate l’a transcrit Siloë comme ailleurs. Rien n’indique que le nom écrit ici comme il devait l’être partout avant la massore soit en effet différent. La glose : ô lp|i.r]VEÛ£Tai à ; ce7Ta).|jivo ; , ''quod interpretatur Alissus'', ajoutée au nom par l’évangéliste, Joa., {{rom|ix}}, 7, prouve bien que l’appellation historique et traditionnelle se prononçait avec ''h'' et dérivait de la racine lâlah, « il a envoyé » ; la finale y. de la transcription grecque aura été prise par motif d’euphonie et la forme Silôân constamment employée par les Arabes leur sera venue par l’intermédiaire des Byzantins. Un grand nombre d’exégètes croient voir dans cette glose l’intention de l’évangéliste de rattacher ce nom, par un sens prophétique ou mystique, au fait raconté par lui. Signifiant littéralement ''emissio [aquarum]'', il est l’équivalent de « canal » et de « tunnel », et le nom lui aura été donné quand ceux-ci auront été faits pour envoyer les eaux de la fontaine aux jardins du roi ou à la piscine. Du canal le nom passa à la source, au réservoir et à la région. Quelques auteurs cependant y voient une allusion au « jet » précipité des eaux intermittentes de la fontaine. Cf. I. Knabenbauer, ''In Isaiam'', Paris, 1887, t. {{rom|i}}, p. 202-204 ; P. Schanz, ''Commentarium über das Evangelium des h. Johannes'', Tubingue, 1885, p. 367 ; Gesenius, ''Thesaurus'', p. 1416. I. {{sc|Siloé (La fontaine de).}} — Elle est comprise dans la locution générale : t » ê haS-Siloah, tô Oôtap toy Ei-Xb >x[i, aquæ Siloë, Is., {{rom|viii}}, 6, désignant en même temps le cours de ses eaux. Le prophète met en opposition « les eaux de Siloé qui coulent en silence, ’» image de la maison de David, et « les eaux tumultueuses et abondantes du fleuve, » c’est-à-dire de l’Euphrate qui représentent * le roi d’Assyrie et toute sa puissance. » La fontaine de Siloé est appelée simplement « la fontaine », hd-’Aîn, II Esd., {{rom|iii}}, 15, parce qu’elle est la fontaine unique de Jérusalem ; les autres sont « les fontaines du dehors de la ville. » Il Par., {{rom|xxxiii}}, 4. Les Juifs du premier siècle s’expriment de même par la bouche de Josèphe : « Siloé, c’est le nom que nous donnons à la fontaine. » ''{{abr|Bell. jud.|Bellum Judaicum (La Guerre des Juifs contre les Romains)}}'', {{rom-maj|V}}, {{rom|iv}}, 1 ; cf. {{rom|vi}}, 1 ; xii, 2 ; Tacite, ''Hist.'', {{rom|v}}, 12. L’historien juif distingue de même entre « Siloé et les sources du dehors de la ville. » Ibid., {{rom|ix}}, 4. Il indique Siloé ou « la fontaine », vers l’extrémité méridionale de la ville et de la vallée du Tyropéon qui court entre la montagne du Temple et la ville haute. ''Ibid.'', {{rom|ii}}, {{rom|xvi}}, 2 ; "V, {{rom|iv}}, 1, 2. Il désigne ainsi la bouche du canal par où sortent les eaux. En donnant, II Esd., {{rom|iii}}, 15, le nom de « porte de la fontaine » à la porte la plus voisine de la piscine où aboutissaient {{Img float-p |file={{??|image}} |align=center|width=400px|padt=25px|padb=12px |cap=376. — Piscine et église de Siloé.<br /> D’après M. L. Heidet. |capalign=center |style=font-size:12px}} ces eaux et qui est sans doute la porte découverte en 1897, par M. Bliss, à la pointe sud-est de la montagne supérieure, à 280 mètres à l’ouest du birket el-Hamrâ, Néhémie, sous le nom de « fontaine », désigne évidemment la même issue. Les indigènes arabes n’ont point cessé de l’appeler ’aïn Silôân, tout en donnant parfois le même nom à la source d’où viennent les eaux. Cf. Guy le Strange, ''Palestine under the Muslems'', Londres, 1890, p. 74, 162, 179, 212, 220. Celle-ci est plus communément appelée par eux aujourd’hui « la fontaine des Degrés », ’Ain Umm ed-Deradj, ou « la fontaine de la Vierge », ’Ain Sitti-Mariam. En décrivant cette source, « dont les eaux ne sont pas continues, mais sortent seulement à des heures irrégulières du jour, en bouillonnant et à grand bruit, des cavités de la terre dans une grotte de rocher très dur, » saint Jérôme la nomme positivement s la fontaine de Siloé ». In Is., {{rom|viii}}, 6,<noinclude> <references/></noinclude> ajkdpufchmpe2jj4tqag34zyl0thf47 Page:Dictionnaire de la Bible - F. Vigouroux - Tome V.djvu/882 104 4010649 15914711 15442589 2026-07-11T05:24:49Z Verbex 1987 15914711 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|1729|SILŒ|1730}}</noinclude>t. {{rom|xxiv}}, col. 116. Il l’indique, ''ibid''., « au pied du mont Sion », c’est-à-dire « au pied du mont Moria », comme il s’exprime, In Matth., {{rom|x}}, 28, t. {{rom|xxvi}}, col. 66. — Les auteurs du Targum, de la version syriaque et de la version arabe remplacent, III (I) Reg., {{rom|i}}, 33, 38, 45, le nom de Gihon, par ’en êilôhà’, ’aïn Silôhd, donnant ainsi à entendre que ce dernier nom est le plus récent. Les commentateurs juifs suivent généralement le même sentiment. Cf. Estôri ha Parchi, Caflor va-Phérach, édit. de Jérusalem, 1897, p. 204 ; Ishaq Chelo, dans Carmoly, ''Itinér. de la T. S.'', 1847, p. 236. Voir [[Dictionnaire de la Bible/Gihon|{{sc|Gihon}}]], t. {{rom|iii}}, col. 1503. {{Img float-p |file={{??|image}} |align=center|width=400px|padt=25px|padb=12px |cap=377. — ''Birket Siloân''. Restes de l’ancienne piscine et de l’église. Issue du canal. D’après une photographie de M. L. Heidet. |capalign=center |style=font-size:12px}} La « piscine supérieure », IV Reg., {{rom|xviii}}, 17 ; 1s., {{rom|xxxvi}}, 2, est parfois aussi identifiée avec la fontaine supérieure de Siloé. Cf. Piscine supérieure, col. 441. Quelques-uns y voient encore la « fontaine de Rogel ». Cf. col. 1108. II. {{sc|Siloé (L’aqueduc de).}} — La Bible, suivant un grand nombre d’interprètes et d’archéologues, mentionne deux cours des eaux de Siloé : 1° un cours à ciel ouvert qui passait par la vallée de Cédron en contournant la colline orientale de Jérusalem ou l’Ophel ; 2° leur passage par un conduit pratiqué dans le roc de la même colline pour se rendre au sud-ouest. — Le premier, antérieur au percement du tunnel, est le cours modeste des eaux de Siloé, positivement nommé par Isaîe, {{rom|viii}}, 6. Il passait, croit-on, par un canal en partie taillé dans le rocher au bas de la colline, et dont divers savants auraient reconnu le tracé. Il aurait été désigné d’abord sous le nom de sinnôr. II (Sam.) Reg., {{rom|v}}, 8. Il serait le « canal t, (e’âldh, d’Is., {{rom|vli}}, 3 ; {{rom|xxxvi}}, 2 ; IV Reg., xviii, 17, et le nafral haS-Sôtêf be-(ôk hà-âréç, ''rivus qui fluebat in medio terrœ''. II Par., {{rom|xxxii}}, 4. Il est fait allusion au second dans le travail d’Ezéchias pour dérober ce « courant », nafyal, à l’ennemi. C’est le te-’àlâh établi pour conduire les eaux de Gihon, par-dessous, à la ville, IV Reg., {{rom|xx}}, 20 ; II Par., {{rom|xxxii}}, 30 ; c’est le percement du rocher avec le fer pour détourner les eaux de Gog (Septante, pour Gihon) au milieu de la ville. Eccli., xlviii, 19. Voir [[Dictionnaire de la Bible/Aqueduc|{{sc|Aqueduc}}]], t. {{rom|i}}, col. 803-808. III. Siloé (Piscine de) (hébreu, II Esd., {{rom|iii}}, 15 : berêkat has-Sélah ; Septante : xo).vi|i.61f|8pa tû>v xeoSiwv-uf. xo’jpï toû pstTi’Xec* ; ; Joa., {{rom-maj|IX}}, 7 : xoXu[A6r|8pa toO 21X>>>â[x, réservoir ou étang destiné à recueillir les eaux de la fontaine de Siloé au débouché du canal (fig. 377). — 1° L’étang de Siloé est une seule fois cité dans l’ancien Testament, II Esd., {{rom|iii}}, 15, par son nom propre. Sellun, fils de Cholhoza, chef du district de Maspha, releva du temps de Néhémie la porte de la fontaine et le mur de la piscine de Siloé près du jardin du roi et jusqu’aux degrés descendant de la Cité de David. — À 60 mètres au nord-est de la porte découverte en 1896 et qui a l’apparence d’être la porte de la fontaine de Néhémie, nous avons rencontré déjà le birket el-Hamrd. Ses caractères témoignent d’une assez haute antiquité. Il est formé au midi par un mur de barrage s’étendant de l’extrémité méridionale de la colline dite d’Ophel à la montagne occidentale de Sion, sur près de 90 mètres. Ce mur, épais de deux mètres et demi, repose sur un fondement de six mètres de largeur. Aujourd’hui haut de sept mètres, il paraît avoir été jadis V. — 55<noinclude> <references/></noinclude> c9boi67x5xlfmmhorj8co8nnxmzhrnx 15914712 15914711 2026-07-11T05:25:07Z Verbex 1987 15914712 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|1729|SILOÉ|1730}}</noinclude>t. {{rom|xxiv}}, col. 116. Il l’indique, ''ibid''., « au pied du mont Sion », c’est-à-dire « au pied du mont Moria », comme il s’exprime, In Matth., {{rom|x}}, 28, t. {{rom|xxvi}}, col. 66. — Les auteurs du Targum, de la version syriaque et de la version arabe remplacent, III (I) Reg., {{rom|i}}, 33, 38, 45, le nom de Gihon, par ’en êilôhà’, ’aïn Silôhd, donnant ainsi à entendre que ce dernier nom est le plus récent. Les commentateurs juifs suivent généralement le même sentiment. Cf. Estôri ha Parchi, Caflor va-Phérach, édit. de Jérusalem, 1897, p. 204 ; Ishaq Chelo, dans Carmoly, ''Itinér. de la T. S.'', 1847, p. 236. Voir [[Dictionnaire de la Bible/Gihon|{{sc|Gihon}}]], t. {{rom|iii}}, col. 1503. {{Img float-p |file={{??|image}} |align=center|width=400px|padt=25px|padb=12px |cap=377. — ''Birket Siloân''. Restes de l’ancienne piscine et de l’église. Issue du canal. D’après une photographie de M. L. Heidet. |capalign=center |style=font-size:12px}} La « piscine supérieure », IV Reg., {{rom|xviii}}, 17 ; 1s., {{rom|xxxvi}}, 2, est parfois aussi identifiée avec la fontaine supérieure de Siloé. Cf. Piscine supérieure, col. 441. Quelques-uns y voient encore la « fontaine de Rogel ». Cf. col. 1108. II. {{sc|Siloé (L’aqueduc de).}} — La Bible, suivant un grand nombre d’interprètes et d’archéologues, mentionne deux cours des eaux de Siloé : 1° un cours à ciel ouvert qui passait par la vallée de Cédron en contournant la colline orientale de Jérusalem ou l’Ophel ; 2° leur passage par un conduit pratiqué dans le roc de la même colline pour se rendre au sud-ouest. — Le premier, antérieur au percement du tunnel, est le cours modeste des eaux de Siloé, positivement nommé par Isaîe, {{rom|viii}}, 6. Il passait, croit-on, par un canal en partie taillé dans le rocher au bas de la colline, et dont divers savants auraient reconnu le tracé. Il aurait été désigné d’abord sous le nom de sinnôr. II (Sam.) Reg., {{rom|v}}, 8. Il serait le « canal t, (e’âldh, d’Is., {{rom|vli}}, 3 ; {{rom|xxxvi}}, 2 ; IV Reg., xviii, 17, et le nafral haS-Sôtêf be-(ôk hà-âréç, ''rivus qui fluebat in medio terrœ''. II Par., {{rom|xxxii}}, 4. Il est fait allusion au second dans le travail d’Ezéchias pour dérober ce « courant », nafyal, à l’ennemi. C’est le te-’àlâh établi pour conduire les eaux de Gihon, par-dessous, à la ville, IV Reg., {{rom|xx}}, 20 ; II Par., {{rom|xxxii}}, 30 ; c’est le percement du rocher avec le fer pour détourner les eaux de Gog (Septante, pour Gihon) au milieu de la ville. Eccli., xlviii, 19. Voir [[Dictionnaire de la Bible/Aqueduc|{{sc|Aqueduc}}]], t. {{rom|i}}, col. 803-808. III. Siloé (Piscine de) (hébreu, II Esd., {{rom|iii}}, 15 : berêkat has-Sélah ; Septante : xo).vi|i.61f|8pa tû>v xeoSiwv-uf. xo’jpï toû pstTi’Xec* ; ; Joa., {{rom-maj|IX}}, 7 : xoXu[A6r|8pa toO 21X>>>â[x, réservoir ou étang destiné à recueillir les eaux de la fontaine de Siloé au débouché du canal (fig. 377). — 1° L’étang de Siloé est une seule fois cité dans l’ancien Testament, II Esd., {{rom|iii}}, 15, par son nom propre. Sellun, fils de Cholhoza, chef du district de Maspha, releva du temps de Néhémie la porte de la fontaine et le mur de la piscine de Siloé près du jardin du roi et jusqu’aux degrés descendant de la Cité de David. — À 60 mètres au nord-est de la porte découverte en 1896 et qui a l’apparence d’être la porte de la fontaine de Néhémie, nous avons rencontré déjà le birket el-Hamrd. Ses caractères témoignent d’une assez haute antiquité. Il est formé au midi par un mur de barrage s’étendant de l’extrémité méridionale de la colline dite d’Ophel à la montagne occidentale de Sion, sur près de 90 mètres. Ce mur, épais de deux mètres et demi, repose sur un fondement de six mètres de largeur. Aujourd’hui haut de sept mètres, il paraît avoir été jadis V. — 55<noinclude> <references/></noinclude> qx7qe4mzun7rjclj9xq9vks4haltj5d Page:Dictionnaire de la Bible - F. Vigouroux - Tome V.djvu/883 104 4010650 15914716 15543585 2026-07-11T05:32:08Z Verbex 1987 15914716 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|1731|SILOÉ — SIMEON|1732}}</noinclude>plus élevé pour servir de rempart. De puissants contreforts en blocs à bossage, au nombre de sept, soutiennent le mur, et semblent avoir été construits pour l’empêcher de céder sous la poussée de l’eau. Divers autres ouvrages en maçonnerie assez grossière sont venus dans la suite renforcer cette digue. Le bassin resserré entre les montagnes était de forme irrégulière et pouvait se développer du midi au nord sur une étendue de plus de cent mètres. La muraille, dont M. Bliss a retrouvé les restes en même temps que la porte, arrivée de celle-ci à la pointe sud-est du Sion et au barrage, remontait vers le nord en suivant le bord de la piscine. Au delà un escalier large de 7 à 9 mètres et dont on a découvert 34 degrés, descendait sur le flanc de la montagne occidentale le long de l’escarpe et aboutissait à la piscine à son angle nord-ouest. Il y a tout lieu de croire que c’est bien l’escalier descendant de la Cité de David et par conséquent que le birket el-Ḥamra n’est pas différent de la « piscine de Siloé » de II Esd., {{rom|iii}}, 15. — Dans son excursion nocturne pour reconnaître l’état des murs de Jérusalem, Néhémie, venant par « la vallée », gê’[Hinnom], était « passé à la porte de la Fontaine et à la piscine du Roi », avant de remonter par ce le torrent », nahal [de Cédron]. Les exégètes admettent cependant communément que cette piscine n’est pas autre que la piscine de Siloé. 2° La piscine de Siloé où l’aveugle-né fut envoyé par le Sauveur est, d’après une tradition séculaire, au débouché du tunnel. On voit là un bassin formé de mauvais murs dont celui de l’est est éboulé depuis quelques années. La longueur est de 15 mètres sur 5 de largeur et autant de profondeur. Quelques tronçons de colonnes gisent au fond et les eaux du canal le traversent. Les indigènes le nomment birkét Silôân. Dans les fouilles pratiquées aux alentours en 1896, M. Bliss a découvert les restes d’une piscine beaucoup plus importante dont ce bassin n’occupe qu’une partie. Fresque carrée, elle mesure 22 mètres du nord au sud, 23 d’est à ouest et 5 et demi de hauteur. Sur le bord de la piscine, au nord, était une église à une nef. — Voir ''Revue biblique'', 1897, p. 299-306 ; F. I. Bliss, ''Excavations of Jérusalem (1894-1897)'', Londres, 1898, p. 132-210. IV. {{sc|Siloé (La. tour et le quartier de).}} — Jésus fait allusion, Luc, xur, 4, à une tour qui, s’étant écroulée, écrasa dix-huit Galiléens, Turris in Siloë. La tour ici mentionnée est-elle la tour découverte par M. Bliss près de la porte de la fontaine ou quelque autre, rien n’autorise à formuler une identification précise. Il ressort toutefois de l’expression que le vocable de Siloé se donnait encore à la région en général. Plusieurs fois Josèphe, dans les passages cités, l’emploie avec cette signification. Les saints Pères en usent fréquemment de même, particulièrement saint Jérôme. Cf. ''In Jer.'', {{rom|vii}}, 31, t. {{rom|xxiv}}, col. 735 ; In Soph., {{rom|i}}, 11, t. {{rom|xxv}}, col. 1349 ; ''In Matth.'', {{rom|x}}, 28, t. {{rom|xxvi}}, col. 66. Cf.Épiphane, ''Vitæ prophet.'', {{rom|vii}}, t. {{rom|xliii}}, col. 397. Voir Ch. Warren et Conder, ''Survey of Western Palestine'', Londres, 1884, part. 2, p. 345-371 ; Cari Mommert, ''Siloah, Brunnen, Teich, Kanal zu Jérusalem'', {{in-8°}}, Leipzig, 1908. {{d|L. Heidet.|3|sc}} <section begin="SILONI"/><nowiki/> '''SILONI''' (hébreu : ''èilônî ''; Septante : Etjïwv ! ), descendants de Séla, de la tribu de Juda, qui habitèrent à Jérusalem à une époque difficile à préciser. I Par., ix, 5. Dans les Nombres, {{rom|xxvi}}, 20, les descendants de Séla sont appelés Sélaïtes. Dans Néhémie, Siloni ou Silonite, IIEsd., {{rom|xi}}, 5, désigne un descendant de Phares. *. 4, 6. L’article qui précède ce dernier nom dans le texte hébreu, has-Sïlôm, indique que c’est un appellatif, ce qui peut signifier qu’il était de Silo. Voir {{sc|Silonite}}. <section end="SILONI"/> <section begin="SILONITE"/><nowiki/> '''SILONITE''' (hébreu : ''haS-Silônî ''; Septante : 6 ^.t, Xu>v : ’ttiç), originaire de Silo ou habitant de cette ville. Le prophète Ahias ou Ahia est surnommé le Silonite. III Reg., xi, 29 ; {{rom|xii}}, 15 ; {{rom|xv}}, 29 ; II Par., {{rom|ix}}, 29 ; {{rom|x}}, 15. Voir {{sc|Ahia 3}}, t. 1, col. 291.— Sur le Silonide II Esd., {{rom|xi}}, 5, voir Siloni. '''SILVAIN''' (SiXouocvd ; ), nom par lequel Silas est désigné dans les Épîtres. II Cor., {{rom|l}}, 19 ; I Thess., {{rom|i}}, 1 ; I Pet., {{rom|v}}, 12. Voir {{sc|Silas}}, col. 1722. Dans la Vulgate le nom est écrit (dans plusieurs éditions) Sylvanus. '''SILVESTRE (VALLÉE)''', nom de la vallée de Siddim dans la Vulgate, Gen., {{rom|xiv}}, 3, 8, 10 : ''Vallis Sylvestris''. Voir {{sc|Siddim}}, col. 1702. <section end="SILONITE"/> <section begin="SIMÉON"/><nowiki/> '''SIMÉON''' (hébreu : Sim’ôn ; grec : Eu|j.£cJv), nom d’un patriarche, d’une tribu et de plusieurs personnages d’Israël. 1. '''SIMÉON''', le second fils que Jacob eut de Lia. Gen., xxix, 33 ; {{rom|xxxv}}, 23. Sa mère, en le mettant au monde, s’écria : « Jéhovah a entendu (hébreu : iâma’) que j’étais haïe, il m’a encore donné celui-là. Et elle le nomma Siméon (Sim’ôn). » Gen., {{rom|xxix}}, 33. L’origine de son nom repose donc sur ce jeu de mots. Quant à son histoire, elle n’est marquée que par deux épisodes. Le premier fut sanglant et imprima sur son front une tache que son père lui-même sut lui rappeler. Gen., xlix, 5, 7. Pour venger l’honneur de sa sœur Dina, il s’unit à Lévi, et tous deux, au mépris de la parole donnée et de l’alliance contractée, traitèrent avec cruauté les Chananéens au milieu desquels ils se trouvaient. Gen., {{rom|xxxiv}}, 25-30. Voir {{sc|LÉvi}} {{rom|i}}, t. {{rom|iv}}, col. 199. Le second se passa en Égypte, où Siméon fut retenu comme otage par Joseph et jeté en prison jusqu’à ce que ses frères eussent amené Benjamin. Gen., {{rom|xlii}}, 25, 36 ; {{rom|xliii}}, 23. Expiait-il ainsi la dureté particulière que son caractère violent lui aurait fait exercer envers Joseph, comme il s’était manifesté contre les Chananéens ? Peut-être. On peut croire aussi qu’il payait la dette de ses frères en sa qualité de second fils de Jacob, Joseph n’ayant pas voulu retenir l’aîné, Ruben, dont il venait de découvrir le rôle bienveillant à son égard, lors du crime commis par les autres. Les fils de Siméon furent : Jamuel, Jamin, Ahod, Jachin, Soar, et Saul fils d’une Chananêenne. Gen., {{rom|xlvi}}, 10 ; Exod., {{rom|vi}}, 15. La liste de I Par., {{rom|iv}}, 24-43, diffère un peu et donne plus de détails sur les descendants du patriarche. Voir ce qui concerne la tribu dont il fut le père. {{d|[[Auteur:Alphonse Legendre|A. Legendre]].|3|sc}} '''2. SIMÉON''', une des douze tribus d’Israël. I. {{sc|Géographie.}} — La tribu de Siméon occupait l’extrême sud de la Palestine ou le Négéb. Son territoire avait été détaché de celui de Juda. Jos., {{rom|xix}}, 2. L’Écriture ne décrit pas ses limites ; elle donne seulement la liste de ses villes principales. ''I. {{sc|villes principales.}}'' — Elles sont énumérées dans Josué, {{rom-maj|XIX}}, 1-9, et dans I Par., {{rom|iv}}, 28-33. Ces deux listes présentent les mêmes noms, suivent le même ordre, tout en offrant des variantes que nous allons signaler. Les noms se retrouvent pour la plupart dans le catalogue des cités de la tribu de Juda, Jos., {{rom|xv}}, 26-32, mais dans un ordre un "peu différent. Nous renvoyons, pour les détails, à ce dernier catalogue, t. {{rom-maj|III}}, col. 1758-1759, en dehors des articles consacrés à chaque nom dans le Dictionnaire. Les listes de Josué et du premier livre des Paralipomènes partagent les villes de Siméon en deux groupes. Voir la carte, fig. 378. ''{{1er}} groupe''. — 1. '''Bersabée''', aujourd’hui Bir es-Séba’, 40 à 45 kil. au sud-ouest d’Hébron. Voir [[Dictionnaire de la Bible/Bersabée|{{sc|Bersabée}}]], t. {{rom|i}}, cot. 1629. 2. '''Sabée''' (hébreu : Séba’; Septante, Codex Vaticanus : Sijiaa ; Codex À lexandrinus : Sâëse), peut-être la même que Sama. Jos., {{rom|xv}}, 26. Mais elle manque dans le texte hébreu de I Par., {{rom-maj|IV}}, 28, ce qui ferait <section end="SIMÉON"/><noinclude> <references/></noinclude> 25r0id47dljny9dek3tv7gnbor9yjxz Page:Dictionnaire de la Bible - F. Vigouroux - Tome V.djvu/890 104 4010657 15914721 15625098 2026-07-11T05:36:57Z Verbex 1987 15914721 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|1743|SIMON|1744}}</noinclude>contre le pétrinisme. Voir {{sc|Baur}}, t. {{rom|i}}, col. 1522. La théorie de Baur qui a rencontré tant de partisans, surtout en Allemagne, est aujourd’hui morte et à peu près abandonnée. - Voir {{sc|Simon Magus}}, dans Smith, ''A Dictionary of Christian Biography'', t. {{rom|iv}}, 1887, p. 681-688 ; Volkmar, ''Ueber den Simon Magus der Apostelgeschichte'', dans ''Theologische Jahrbücher'', 1856, p. 279 ; Lipsius, ''Die Quellen der römischen Petrus-Sage kritisch untersucht'', Kiel, 1872 ; ''Id., Die apokryphen Apostelgeschichten und Apostellegenden'', Brunswick, t. {{rom|ii}}, 1, 1887. {{Img float-p |file={{??|image}} |align=center|width=400px|padt=25px|padb=12px |cap=379. — Maison dite de Simon le corroyeur à Jaffa. D’après une photographie. |capalign=center |style=font-size:12px}} '''13. SIMON LE CORROYEUR''', chrétien de Joppé qui donna l’hospitalité à saint Pierre. L’Apôtre eut dans sa maison la vision qui lui apprit que les païens étaient appelés au don de la foi. Cette maison était située sur le bord de la mer, l’eau étant nécessaire à Simon pour exercer son métier. On montre encore aujourd’hui aux pèlerins à Jaffa l’emplacement traditionnel de la maison du corroyeur (fig. 379). '''14. SIMON NIGER''' ou le Noir, chrétien d’Antioche (en grec : Eu[ie<jSv), mentionné seulement, Act., {{rom|xiii}}, 1, comme un des docteurs et des prophètes de l’Église d’Antioche. On ne connaît sur lui rien de certain. Son nom de Simon doit indiquer son origine juive. Le surnom de Noir lui fut donné sans doute à cause de sa complexion pour le distinguer de ses homonymes, sans qu’on puisse conclure de là qu’il était nègre et Africain, comme quelques-uns l’ont supposé. <section begin="SIMON Richard"/><nowiki/> '''SIMON''' Richard, exégète français, né à Dieppe le 13 mai 1638, mort dans cette ville le 11 avril 1712. Il entra à l’Oratoire de Paris en octobre 1659. Il en sortit bientôt pour y rentrer en 1662. À deux reprises professeur à Juilly, il revint bientôt à la maison mère de Saint-Honoré qu’il habita jusqu’à son exclusion de l’Oratoire le 21 mai 1678. Il se retira à ce moment dans son prieuré-cure de Bolleville en Normandie mais s’en démit au bout de deux ans pour revenir reprendre à Paris le cours de ses travaux littéraires. Il y resta jusqu’en 1681, puis se retira à Dieppe où il mourut chrétiennement. Avant de mentionner ses principaux ouvrages, une remarque s’impose : R. Simon a été attaqué, non seulement par les savants et critiques de son temps, aussi bien jésuites que jansénistes, aussi bien par Bossuet, Huet, Mabillon que par les protestants orthodoxes, mais « par presque tous les auteurs qui ont écrit sur l’Ancien Testament à la lin du XVIIe siècle et dans la {{1re}} moitié du {{rom-maj|xviii}}{{e}} siècle, » dit le pasteur Bernus, ''Richard Simon'', 1869, p. 132. Or, quelle raison donner de ce fait, si R. Simon avait été dans le vrai ? Mettre la chose sur le compte de son mauvais caractère, de la méchanceté de ses satires, de ses mensonges continuels, de sa vanité, n’explique pas suffisamment que tous les ailleurs se soient ainsi unis contre lui. Si l’on peut le regarder comme un précurseur du modernisme « par sa manière habile de déguiser les témérités de sa critique, ses ruses et sa mauvaise foi, ses diatribes contre les Saints Pères si révoltantes » (expressions de la Biographie Michaud), il l’est bien davantage encore par toute sa tendance rationaliste, ce dont Renan s’est bien rendu compte, par son manque de sens catholique, et peut-on même dire par son esprit anti-<section end="SIMON Richard"/><noinclude> <references/></noinclude> k4k19z2omwkm8db2rj04ttiysg14h23 15914737 15914721 2026-07-11T05:58:18Z Verbex 1987 /* Corrigée */ 15914737 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Verbex" />{{nr|1743|SIMON|1744}}</noinclude>contre le pétrinisme. Voir {{sc|Baur}}, t. {{rom|i}}, col. 1522. La théorie de Baur qui a rencontré tant de partisans, surtout en Allemagne, est aujourd’hui morte et à peu près abandonnée. - Voir {{sc|Simon Magus}}, dans Smith, ''A Dictionary of Christian Biography'', t. {{rom|iv}}, 1887, p. 681-688 ; Volkmar, ''Ueber den Simon Magus der Apostelgeschichte'', dans ''Theologische Jahrbücher'', 1856, p. 279 ; Lipsius, ''Die Quellen der römischen Petrus-Sage kritisch untersucht'', Kiel, 1872 ; ''Id., Die apokryphen Apostelgeschichten und Apostellegenden'', Brunswick, t. {{rom|ii}}, 1, 1887. {{Img float-p |file=Wanderings in Bible lands- notes of travel in Italy, Greece, Asia-Minor, Egypt, Nubia, Ethiopia, Cush, and Palestine (1894) (14804344643).jpg |align=center|width=300px|padt=25px|padb=12px |cap=379. — Maison dite de Simon le corroyeur à Jaffa. D’après une photographie. |capalign=center |style=font-size:12px}} '''13. SIMON LE CORROYEUR''', chrétien de Joppé qui donna l’hospitalité à saint Pierre. L’Apôtre eut dans sa maison la vision qui lui apprit que les païens étaient appelés au don de la foi. Cette maison était située sur le bord de la mer, l’eau étant nécessaire à Simon pour exercer son métier. On montre encore aujourd’hui aux pèlerins à Jaffa l’emplacement traditionnel de la maison du corroyeur (fig. 379). '''14. SIMON NIGER''' ou le Noir, chrétien d’Antioche (en grec : {{lang|grc|Συμεών}}), mentionné seulement, Act., {{rom|xiii}}, 1, comme un des docteurs et des prophètes de l’Église d’Antioche. On ne connaît sur lui rien de certain. Son nom de Simon doit indiquer son origine juive. Le surnom de Noir lui fut donné sans doute à cause de sa complexion pour le distinguer de ses homonymes, sans qu’on puisse conclure de là qu’il était nègre et Africain, comme quelques-uns l’ont supposé. <section begin="SIMON Richard"/><nowiki/> '''SIMON''' Richard, exégète français, né à Dieppe le 13 mai 1638, mort dans cette ville le 11 avril 1712. 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Or, quelle raison donner de ce fait, si R. Simon avait été dans le vrai ? Mettre la chose sur le compte de son mauvais caractère, de la méchanceté de ses satires, de ses mensonges continuels, de sa vanité, n’explique pas suffisamment que tous les ailleurs se soient ainsi unis contre lui. Si l’on peut le regarder comme un précurseur du modernisme « par sa manière habile de déguiser les témérités de sa critique, ses ruses et sa mauvaise foi, ses diatribes contre les Saints Pères si révoltantes » (expressions de la Biographie Michaud), il l’est bien davantage encore par toute sa tendance rationaliste, ce dont Renan s’est bien rendu compte, par son manque de sens catholique, et peut-on même dire par son esprit anti-<section end="SIMON Richard"/><noinclude> <references/></noinclude> tpxakk9c6klt6wxew4x6ejru73og2eg Page:Dictionnaire de la Bible - F. 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Voici les principaux de ces ouvrages : nous renvoyons pour les autres aux sources indiquées plus loin. * ''Histoire critique du Vieux Testament'', s. 1. et a. (Paris), {{in-4°}}, Billaine, 1678 (nous n’indiquerons que les éditions princeps). Cette édition fut supprimée, mais il s’en fit coup sur coup sept autres, sans parler des traductions latines et anglaises. Dans cet ouvrage R. Simon attaque l’authenticité mosaïque du Pentateuque (ch. v) puisqu’il n’en attribue à Moïse que la partie législative. Voir {{sc|Pentateuque}}, t. {{rom|iv}}, col. 84. * ''Histoire critique du texte du Nouveau Testament'', {{in-8°}}, Rotterdam, R. Leers, 1689. Deux éditions et deux traductions, en anglais et en allemand. — R. Simon, comme a dit Bossuet, « y attaque directement l’inspiration, » cherchant à prouver qu’il suffit que l’Écriture soit inspirée quant à la substance et qu’on ne doit entendre par l’inspiration qu’une assistance négative du Saint-Esprit qui n’a pas permis que les écrivains sacrés soient tombés dans l’erreur. * ''Histoire critique des Versions du Nouveau Testament'', {{in-4°}}, Rotterdam, R. Leers, 1690. Traduite en allemand et en anglais. R. Simon y loue beaucoup trop certaines versions anciennes, notamment la version arménienne d’Uscan. * ''Histoire critique des principaux commentateurs du Nouveau Testament'', {{in-4°}}, Rotterdam, R. Leers, 1693. C’est contre cet ouvrage, où l’auteur attaque si impertinemment les Pères, que Bossuet écrivit sa Défense de la Tradition et des saints Pères, mais qui ne devait paraître qu’en 1763. — Nouvelles Observations sur le texte et les versions du Nouveau Testament, {{in-4°}}, Paris, Boudot, 1635. * ''Le Nouveau Testament… traduit sur l’ancienne Édition latine'', 4 {{in-8°}}, Trévoux, Etienne Ganeau, 1702. On y a relevé non seulement des nouveautés d’expressions toujours regrettables, mais des tournures de phrases qui n’expriment pas la foi catholique comme celles que l’auteur veut remplacer. — Il y aurait aussi à mentionner les divers travaux de R. Simon relatifs aux Églises orientales, aux juifs, ses Lettres choisies, sa ''Bibliothèque critique'', sa ''Nouvelle bibliothèque choisie''. Par sa faute, dirons-nous en empruntant les expressions de P. de Valroger, « R. Simon devait perdre le fruit de ses facultés et de son immense érudition… L’attention resta concentrée sur les parties dangereuses de ses ouvrages, dont les erreurs ont compromis la partie saine et féconde, » Et pour terminer par le jugement de Bossuet : « Richard Simon ne s’excusera jamais… d’avoir renversé les fondements de la foi, et avec le caractère de prêtre d’avoir fait le personnage d’un ennemi de l’Église. » Voir Batterel, ''Mémoires domestiques'', Paris, 1907, t. {{rom|iv}}, p. 233, 295 ; Cochet, ''Galerie dieppoise'', 1862, p. 327-381 ; Graf, R. Simon, Iéna, 1847 (le meilleur travail d’ensemble, d’après Bernus) ; A. Bernus, ''R. Simon et son Histoire critique du V. Testament'' (thèse), Lausanne, 1869 ; Denis, ''Critique et controverse ou R. Simon et Bossuet'', Cæn, 1870 ; A. Ingold, ''Essai de bibliographie oratorienne'', article de M. Bernus, p. 121-163 ; îi. Reusch, ''Der Index der verbotenen Bücher'', 1885, ii, p. 422 ; R. de la Broise, ''Bossuet et la Bible'', Paris, 1891 (le ch. {{rom|xii}}, p. 335-355) ; Margival, ''Richard Simon'', dans la ''Revue d’histoire et de littérature religieuses'', t. {{rom|ii}}. (Sur cette dernière étude, tout à fait suspecte, cf. le Bulletin de littérature ecclésiastique de Toulouse, nov. 1900 ; Revue thomiste, janvier 1901 ; ''Revue d’histoire ecclésiastique de Louvain'', t. {{rom|i}}, p. 127.) {{d|A. Ingold.|3|sc}} <section begin="SIMONIS Johannes"/><nowiki/> '''SIMONIS''' Johannes, né le 10 février 1698 à Drusen près de Schraalkaden, mort le 2 janvier 1768, hébraïsant distingué. Il professa l’histoire ecclésiastique et l’archéologie chrétienne à l’université de Halle. On a de lui : ''Vorlesungen über die jüdischen Alterthümer nach Adrian Reland'', ouvrage publié après la mort de l’auteur par S. Mursinna, {{in-8°}}, Halle, 1769 ; ''Onomasticum Veteris Testamenti'', 1741 ; ''Analysis et explicatio lectionum masorethicarum Ketiban et Krijan vulgo dictarum, ea forma quæ illæ in textu sacro exstant'', {{in-8°}}, Halle, 1752 ; 2{{e}} édit., 1782 ; 3{{e}} édit., publiée par E. F. K. Rosenmüller, 1824 ; ''Dictionarium Veteris Testamenti hebræo-chaldaicum, ut cum Bibliis hebraicis manualibus conjungi queat'', {{in-8°}}, Halle, 1752 ; ''Introductio grammatico-critica in linguam hebraicam'', {{in-8°}}, Halle, 1753 ; ''Lexicon manuale hebraicum et chaldaicum'', {{in-8°}}, Halle, 1756 ; ''editio altera, priori longe auctior, cui accessit vita auctoris, a Sam. Mursinna, curante Jh. Ludw. Schulzio'', 1771 ; 3{{e}} édit., auxit J. G. Eichhorn, 1793 ; 4{{e}} édit., auxit F. G. Winer, {{in-8°}}, Leipzig, 1828 ; ''Onomasticum Novi Testamenti et librorum Veteris Testamenti apocryphorum'', {{in-4°}}, Halle, 1762 ; ''Observationes Lexicæ in suppl. Lexici hebraici manualis'', {{in-8°}}, Halle, 1763 ; ''Lexicon manuale græcum'', {{in-8°}}, Halle, 1766. On lui doit aussi une édition de la Bible hébraïque, Halle, 1752, avec des corrections importantes, 1767, au texte de Van der Hooght. <section end="SIMONIS Johannes"/> <section begin="SIMPLICITÉ"/><nowiki/> '''SIMPLICITÉ''' (hébreu : ''tôm ''; Septante : « tcXotyiç, àqsEXÔTï] ; ; Vulgate : ''simplicitas''), vertu de celui qui agit sans arrière-pensée, avec loyauté et sincérité, sans chercher à tromper autrui et sans afficher lui-même aucune prétention. Cette vertu est opposée à l’hypocrisie ou duplicité. Voir {{sc|Hypocrisie}}, t. {{rom|iii}}, col. 795. Le simple, âicXôoç, simplex, est ainsi l’antithèse du double, SiTciôoç, duplex. — Les versions appellent souvent « simplicité » des vertus désignées dans l’hébreu sous les noms de « droiture, intégrité, innocence ». — Jacob, Gen., {{rom|xxv}}, 27, et Job, {{rom-maj|I}}, 1, 8 ; {{rom|ii}}, 3, sont appelés des hommes « simples », c’est-à-dire francs et droits. Abimélech s’empara de Sara d’un cœur simple, c’est-à-dire sans arrière-pensée d’adultère. Gen., {{rom|xx}}, 5. Deux cents hommes partirent de Jérusalem à la suite d’Absalom avec simplicité, sans se douter de ses projets de révolte. II Reg., {{rom-maj|XV}}, 11. Salomon se propose d’agir d’un cœur simple et droit. III Reg., {{rom|ix}}, 4 ; I Par., {{rom|xxix}}, 17. Achab fut atteint par une flèche tirée simplement, par quelqu’un qui ne le visait pas. III Reg., {{rom|xxii}}, 34. Les Juifs, compagnons de Mathathias, veulent mourir dans la simplicité de leur cœur, sans autre pensée que celle de la fidélité à leur loi. IMach., 11, 37. Les premiers chrétiens prenaient ensemble leurs repas avec joie et simplicité. Act., {{rom|ii}}, 46. Bien souvent, la simplicité est trompée par le mensonge, Esth., {{rom|xvi}}, 6, parce que, comme la charité, « elle ne tient pas compte du mal, elle ne prend pas plaisir à l’injustice, elle se réjouit de la vérité, elle excuse tout. » I Cor., {{rom|xiii}}, 5-7. — La simplicité est fréquemment recommandée dans la Sainte Écriture. Elle est opposée aux détours des perfides. Prov., {{rom|xi}}, 3, 20. La récompense lui est promise. Prov., {{rom|ii}}, 21. Il faut chercher le Seigneur d’un cœur sincère. Sap., {{rom|i}}, 1. Le Sauveur prescrit à ses disciples d’être « sans mélange », àxépaioi, simplices, simples comme des colombes. Matth., {{rom|x}}, 16. Il remarque que, quand l’œil<section end="SIMPLICITÉ"/><noinclude> <references/></noinclude> piqeh4etz8f7vq3zcykttmjww30y8h5 15914748 15914746 2026-07-11T06:08:40Z Verbex 1987 15914748 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|1745|SIMON — SIMPLICITE|1746}}</noinclude>chrétien. Bossuet a bien montré tout le danger des idées de R. Simon. Il est de mode aujourd’hui de le trouver injuste et sévère ; mais quand il était question de l’intégrité de la foi, le grand évêque ne transigeait point. La condamnation par Rome de la plupart des écrits de R. Simon justifie amplement le zèle de Bossuet sans qu’il soit besoin d’insister. Reconnaissons cependant en R. Simon une science incontestable, une érudition étonnante, une grande sagacité de critique notamment pour le discernement des bons manuscrits. 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C’est contre cet ouvrage, où l’auteur attaque si impertinemment les Pères, que Bossuet écrivit sa Défense de la Tradition et des saints Pères, mais qui ne devait paraître qu’en 1763. — Nouvelles Observations sur le texte et les versions du Nouveau Testament, {{in-4°}}, Paris, Boudot, 1635. * ''Le Nouveau Testament… traduit sur l’ancienne Édition latine'', 4 {{in-8°}}, Trévoux, Etienne Ganeau, 1702. On y a relevé non seulement des nouveautés d’expressions toujours regrettables, mais des tournures de phrases qui n’expriment pas la foi catholique comme celles que l’auteur veut remplacer. — Il y aurait aussi à mentionner les divers travaux de R. Simon relatifs aux Églises orientales, aux juifs, ses Lettres choisies, sa ''Bibliothèque critique'', sa ''Nouvelle bibliothèque choisie''. Par sa faute, dirons-nous en empruntant les expressions de P. de Valroger, « R. 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Lexici hebraici manualis'', {{in-8°}}, Halle, 1763 ; ''Lexicon manuale græcum'', {{in-8°}}, Halle, 1766. On lui doit aussi une édition de la Bible hébraïque, Halle, 1752, avec des corrections importantes, 1767, au texte de Van der Hooght. <section end="SIMONIS Johannes"/> <section begin="SIMPLICITÉ"/><nowiki/> '''SIMPLICITÉ''' (hébreu : ''tôm ''; Septante : « tcXotyiç, àqsEXÔTï] ; ; Vulgate : ''simplicitas''), vertu de celui qui agit sans arrière-pensée, avec loyauté et sincérité, sans chercher à tromper autrui et sans afficher lui-même aucune prétention. Cette vertu est opposée à l’hypocrisie ou duplicité. Voir {{sc|Hypocrisie}}, t. {{rom|iii}}, col. 795. Le simple, âicXôoç, ''simplex'', est ainsi l’antithèse du double, SiTciôoç, ''duplex''. — Les versions appellent souvent « simplicité » des vertus désignées dans l’hébreu sous les noms de « droiture, intégrité, innocence ». — Jacob, Gen., {{rom|xxv}}, 27, et Job, {{rom-maj|I}}, 1, 8 ; {{rom|ii}}, 3, sont appelés des hommes « simples », c’est-à-dire francs et droits. Abimélech s’empara de Sara d’un cœur simple, c’est-à-dire sans arrière-pensée d’adultère. Gen., {{rom|xx}}, 5. Deux cents hommes partirent de Jérusalem à la suite d’Absalom avec simplicité, sans se douter de ses projets de révolte. II Reg., {{rom-maj|XV}}, 11. Salomon se propose d’agir d’un cœur simple et droit. III Reg., {{rom|ix}}, 4 ; I Par., {{rom|xxix}}, 17. Achab fut atteint par une flèche tirée simplement, par quelqu’un qui ne le visait pas. III Reg., {{rom|xxii}}, 34. Les Juifs, compagnons de Mathathias, veulent mourir dans la simplicité de leur cœur, sans autre pensée que celle de la fidélité à leur loi. I Mach., 11, 37. Les premiers chrétiens prenaient ensemble leurs repas avec joie et simplicité. Act., {{rom|ii}}, 46. Bien souvent, la simplicité est trompée par le mensonge, Esth., {{rom|xvi}}, 6, parce que, comme la charité, « elle ne tient pas compte du mal, elle ne prend pas plaisir à l’injustice, elle se réjouit de la vérité, elle excuse tout. » I Cor., {{rom|xiii}}, 5-7. — La simplicité est fréquemment recommandée dans la Sainte Écriture. Elle est opposée aux détours des perfides. Prov., {{rom|xi}}, 3, 20. La récompense lui est promise. Prov., {{rom|ii}}, 21. Il faut chercher le Seigneur d’un cœur sincère. Sap., {{rom|i}}, 1. Le Sauveur prescrit à ses disciples d’être « sans mélange », àxépaioi, ''simplices'', simples comme des colombes. Matth., {{rom|x}}, 16. Il remarque que, quand l’œil<section end="SIMPLICITÉ"/><noinclude> <references/></noinclude> 21v5mf0cwvju6n9z23mpzh3cbfdeozg 15914749 15914748 2026-07-11T06:08:57Z Verbex 1987 15914749 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|1745|SIMON — SIMPLICITE|1746}}</noinclude>chrétien. Bossuet a bien montré tout le danger des idées de R. Simon. Il est de mode aujourd’hui de le trouver injuste et sévère ; mais quand il était question de l’intégrité de la foi, le grand évêque ne transigeait point. La condamnation par Rome de la plupart des écrits de R. Simon justifie amplement le zèle de Bossuet sans qu’il soit besoin d’insister. Reconnaissons cependant en R. Simon une science incontestable, une érudition étonnante, une grande sagacité de critique notamment pour le discernement des bons manuscrits. Avec encore la réserve que personne ne sut faire parade comme lui de choses qu’il ne savait pas, et que ses ouvrages sont pleins plutôt de choses rares et curieuses que de faits exacts et contrôlés par un mûr examen. Voici les principaux de ces ouvrages : nous renvoyons pour les autres aux sources indiquées plus loin. * ''Histoire critique du Vieux Testament'', s. 1. et a. (Paris), {{in-4°}}, Billaine, 1678 (nous n’indiquerons que les éditions princeps). Cette édition fut supprimée, mais il s’en fit coup sur coup sept autres, sans parler des traductions latines et anglaises. Dans cet ouvrage R. Simon attaque l’authenticité mosaïque du Pentateuque (ch. v) puisqu’il n’en attribue à Moïse que la partie législative. Voir {{sc|Pentateuque}}, t. {{rom|iv}}, col. 84. * ''Histoire critique du texte du Nouveau Testament'', {{in-8°}}, Rotterdam, R. Leers, 1689. Deux éditions et deux traductions, en anglais et en allemand. — R. Simon, comme a dit Bossuet, « y attaque directement l’inspiration, » cherchant à prouver qu’il suffit que l’Écriture soit inspirée quant à la substance et qu’on ne doit entendre par l’inspiration qu’une assistance négative du Saint-Esprit qui n’a pas permis que les écrivains sacrés soient tombés dans l’erreur. * ''Histoire critique des Versions du Nouveau Testament'', {{in-4°}}, Rotterdam, R. Leers, 1690. Traduite en allemand et en anglais. R. Simon y loue beaucoup trop certaines versions anciennes, notamment la version arménienne d’Uscan. * ''Histoire critique des principaux commentateurs du Nouveau Testament'', {{in-4°}}, Rotterdam, R. Leers, 1693. C’est contre cet ouvrage, où l’auteur attaque si impertinemment les Pères, que Bossuet écrivit sa Défense de la Tradition et des saints Pères, mais qui ne devait paraître qu’en 1763. — Nouvelles Observations sur le texte et les versions du Nouveau Testament, {{in-4°}}, Paris, Boudot, 1635. * ''Le Nouveau Testament… traduit sur l’ancienne Édition latine'', 4 {{in-8°}}, Trévoux, Etienne Ganeau, 1702. On y a relevé non seulement des nouveautés d’expressions toujours regrettables, mais des tournures de phrases qui n’expriment pas la foi catholique comme celles que l’auteur veut remplacer. — Il y aurait aussi à mentionner les divers travaux de R. Simon relatifs aux Églises orientales, aux juifs, ses Lettres choisies, sa ''Bibliothèque critique'', sa ''Nouvelle bibliothèque choisie''. Par sa faute, dirons-nous en empruntant les expressions de P. de Valroger, « R. Simon devait perdre le fruit de ses facultés et de son immense érudition… L’attention resta concentrée sur les parties dangereuses de ses ouvrages, dont les erreurs ont compromis la partie saine et féconde, » Et pour terminer par le jugement de Bossuet : « Richard Simon ne s’excusera jamais… d’avoir renversé les fondements de la foi, et avec le caractère de prêtre d’avoir fait le personnage d’un ennemi de l’Église. » Voir Batterel, ''Mémoires domestiques'', Paris, 1907, t. {{rom|iv}}, p. 233, 295 ; Cochet, ''Galerie dieppoise'', 1862, p. 327-381 ; Graf, R. Simon, Iéna, 1847 (le meilleur travail d’ensemble, d’après Bernus) ; A. Bernus, ''R. Simon et son Histoire critique du V. Testament'' (thèse), Lausanne, 1869 ; Denis, ''Critique et controverse ou R. Simon et Bossuet'', Cæn, 1870 ; A. Ingold, ''Essai de bibliographie oratorienne'', article de M. Bernus, p. 121-163 ; îi. Reusch, ''Der Index der verbotenen Bücher'', 1885, ii, p. 422 ; R. de la Broise, ''Bossuet et la Bible'', Paris, 1891 (le ch. {{rom|xii}}, p. 335-355) ; Margival, ''Richard Simon'', dans la ''Revue d’histoire et de littérature religieuses'', t. {{rom|ii}}. (Sur cette dernière étude, tout à fait suspecte, cf. le Bulletin de littérature ecclésiastique de Toulouse, nov. 1900 ; Revue thomiste, janvier 1901 ; ''Revue d’histoire ecclésiastique de Louvain'', t. {{rom|i}}, p. 127.) {{d|A. Ingold.|3|sc}} <section begin="SIMONIS Johannes"/><nowiki/> '''SIMONIS''' Johannes, né le 10 février 1698 à Drusen près de Schraalkaden, mort le 2 janvier 1768, hébraïsant distingué. Il professa l’histoire ecclésiastique et l’archéologie chrétienne à l’université de Halle. On a de lui : ''Vorlesungen über die jüdischen Alterthümer nach Adrian Reland'', ouvrage publié après la mort de l’auteur par S. Mursinna, {{in-8°}}, Halle, 1769 ; ''Onomasticum Veteris Testamenti'', 1741 ; ''Analysis et explicatio lectionum masorethicarum Ketiban et Krijan vulgo dictarum, ea forma quæ illæ in textu sacro exstant'', {{in-8°}}, Halle, 1752 ; 2{{e}} édit., 1782 ; 3{{e}} édit., publiée par E. F. K. Rosenmüller, 1824 ; ''Dictionarium Veteris Testamenti hebræo-chaldaicum, ut cum Bibliis hebraicis manualibus conjungi queat'', {{in-8°}}, Halle, 1752 ; ''Introductio grammatico-critica in linguam hebraicam'', {{in-8°}}, Halle, 1753 ; ''Lexicon manuale hebraicum et chaldaicum'', {{in-8°}}, Halle, 1756 ; ''editio altera, priori longe auctior, cui accessit vita auctoris, a Sam. Mursinna, curante Jh. Ludw. Schulzio'', 1771 ; 3{{e}} édit., auxit J. G. Eichhorn, 1793 ; 4{{e}} édit., auxit F. G. Winer, {{in-8°}}, Leipzig, 1828 ; ''Onomasticum Novi Testamenti et librorum Veteris Testamenti apocryphorum'', {{in-4°}}, Halle, 1762 ; ''Observationes Lexicæ in suppl. Lexici hebraici manualis'', {{in-8°}}, Halle, 1763 ; ''Lexicon manuale græcum'', {{in-8°}}, Halle, 1766. On lui doit aussi une édition de la Bible hébraïque, Halle, 1752, avec des corrections importantes, 1767, au texte de Van der Hooght. <section end="SIMONIS Johannes"/> <section begin="SIMPLICITÉ"/><nowiki/> '''SIMPLICITÉ''' (hébreu : ''tôm ''; Septante : « tcXotyiç, àqsEXÔTï] ; ; Vulgate : ''simplicitas''), vertu de celui qui agit sans arrière-pensée, avec loyauté et sincérité, sans chercher à tromper autrui et sans afficher lui-même aucune prétention. Cette vertu est opposée à l’hypocrisie ou duplicité. Voir {{sc|Hypocrisie}}, t. {{rom|iii}}, col. 795. Le simple, âicXôoç, ''simplex'', est ainsi l’antithèse du double, SiTciôoç, ''duplex''. — Les versions appellent souvent « simplicité » des vertus désignées dans l’hébreu sous les noms de « droiture, intégrité, innocence ». — Jacob, Gen., {{rom|xxv}}, 27, et Job, {{rom-maj|I}}, 1, 8 ; {{rom|ii}}, 3, sont appelés des hommes « simples », c’est-à-dire francs et droits. Abimélech s’empara de Sara d’un cœur simple, c’est-à-dire sans arrière-pensée d’adultère. Gen., {{rom|xx}}, 5. Deux cents hommes partirent de Jérusalem à la suite d’Absalom avec simplicité, sans se douter de ses projets de révolte. II Reg., {{rom-maj|XV}}, 11. Salomon se propose d’agir d’un cœur simple et droit. III Reg., {{rom|ix}}, 4 ; I Par., {{rom|xxix}}, 17. Achab fut atteint par une flèche tirée simplement, par quelqu’un qui ne le visait pas. III Reg., {{rom|xxii}}, 34. Les Juifs, compagnons de Mathathias, veulent mourir dans la simplicité de leur cœur, sans autre pensée que celle de la fidélité à leur loi. I Mach., 11, 37. Les premiers chrétiens prenaient ensemble leurs repas avec joie et simplicité. Act., {{rom|ii}}, 46. Bien souvent, la simplicité est trompée par le mensonge, Esth., {{rom|xvi}}, 6, parce que, comme la charité, « elle ne tient pas compte du mal, elle ne prend pas plaisir à l’injustice, elle se réjouit de la vérité, elle excuse tout. » I Cor., {{rom|xiii}}, 5-7. — La simplicité est fréquemment recommandée dans la Sainte Écriture. Elle est opposée aux détours des perfides. Prov., {{rom|xi}}, 3, 20. La récompense lui est promise. Prov., {{rom|ii}}, 21. Il faut chercher le Seigneur d’un cœur sincère. Sap., {{rom|i}}, 1. Le Sauveur prescrit à ses disciples d’être « sans mélange », àxépaioi, ''simplices'', simples comme des colombes. Matth., {{rom|x}}, 16. 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Avec encore la réserve que personne ne sut faire parade comme lui de choses qu’il ne savait pas, et que ses ouvrages sont pleins plutôt de choses rares et curieuses que de faits exacts et contrôlés par un mûr examen. Voici les principaux de ces ouvrages : nous renvoyons pour les autres aux sources indiquées plus loin. * ''Histoire critique du Vieux Testament'', s. 1. et a. (Paris), {{in-4°}}, Billaine, 1678 (nous n’indiquerons que les éditions princeps). Cette édition fut supprimée, mais il s’en fit coup sur coup sept autres, sans parler des traductions latines et anglaises. Dans cet ouvrage R. Simon attaque l’authenticité mosaïque du Pentateuque (ch. v) puisqu’il n’en attribue à Moïse que la partie législative. Voir {{sc|Pentateuque}}, t. {{rom|iv}}, col. 84. * ''Histoire critique du texte du Nouveau Testament'', {{in-8°}}, Rotterdam, R. Leers, 1689. Deux éditions et deux traductions, en anglais et en allemand. — R. Simon, comme a dit Bossuet, « y attaque directement l’inspiration, » cherchant à prouver qu’il suffit que l’Écriture soit inspirée quant à la substance et qu’on ne doit entendre par l’inspiration qu’une assistance négative du Saint-Esprit qui n’a pas permis que les écrivains sacrés soient tombés dans l’erreur. * ''Histoire critique des Versions du Nouveau Testament'', {{in-4°}}, Rotterdam, R. Leers, 1690. Traduite en allemand et en anglais. R. Simon y loue beaucoup trop certaines versions anciennes, notamment la version arménienne d’Uscan. * ''Histoire critique des principaux commentateurs du Nouveau Testament'', {{in-4°}}, Rotterdam, R. Leers, 1693. C’est contre cet ouvrage, où l’auteur attaque si impertinemment les Pères, que Bossuet écrivit sa Défense de la Tradition et des saints Pères, mais qui ne devait paraître qu’en 1763. — Nouvelles Observations sur le texte et les versions du Nouveau Testament, {{in-4°}}, Paris, Boudot, 1635. * ''Le Nouveau Testament… traduit sur l’ancienne Édition latine'', 4 {{in-8°}}, Trévoux, Etienne Ganeau, 1702. On y a relevé non seulement des nouveautés d’expressions toujours regrettables, mais des tournures de phrases qui n’expriment pas la foi catholique comme celles que l’auteur veut remplacer. — Il y aurait aussi à mentionner les divers travaux de R. Simon relatifs aux Églises orientales, aux juifs, ses Lettres choisies, sa ''Bibliothèque critique'', sa ''Nouvelle bibliothèque choisie''. Par sa faute, dirons-nous en empruntant les expressions de P. de Valroger, « R. Simon devait perdre le fruit de ses facultés et de son immense érudition… L’attention resta concentrée sur les parties dangereuses de ses ouvrages, dont les erreurs ont compromis la partie saine et féconde, » Et pour terminer par le jugement de Bossuet : « Richard Simon ne s’excusera jamais… d’avoir renversé les fondements de la foi, et avec le caractère de prêtre d’avoir fait le personnage d’un ennemi de l’Église. » Voir Batterel, ''Mémoires domestiques'', Paris, 1907, t. {{rom|iv}}, p. 233, 295 ; Cochet, ''Galerie dieppoise'', 1862, p. 327-381 ; Graf, R. Simon, Iéna, 1847 (le meilleur travail d’ensemble, d’après Bernus) ; A. Bernus, ''R. Simon et son Histoire critique du V. Testament'' (thèse), Lausanne, 1869 ; Denis, ''Critique et controverse ou R. Simon et Bossuet'', Cæn, 1870 ; A. Ingold, ''Essai de bibliographie oratorienne'', article de M. Bernus, p. 121-163 ; îi. Reusch, ''Der Index der verbotenen Bücher'', 1885, ii, p. 422 ; R. de la Broise, ''Bossuet et la Bible'', Paris, 1891 (le ch. {{rom|xii}}, p. 335-355) ; Margival, ''Richard Simon'', dans la ''Revue d’histoire et de littérature religieuses'', t. {{rom|ii}}. (Sur cette dernière étude, tout à fait suspecte, cf. le Bulletin de littérature ecclésiastique de Toulouse, nov. 1900 ; Revue thomiste, janvier 1901 ; ''Revue d’histoire ecclésiastique de Louvain'', t. {{rom|i}}, p. 127.) {{d|A. Ingold.|3|sc}} <section begin="SIMONIS Johannes"/><nowiki/> '''SIMONIS''' Johannes, né le 10 février 1698 à Drusen près de Schraalkaden, mort le 2 janvier 1768, hébraïsant distingué. Il professa l’histoire ecclésiastique et l’archéologie chrétienne à l’université de Halle. On a de lui : ''Vorlesungen über die jüdischen Alterthümer nach Adrian Reland'', ouvrage publié après la mort de l’auteur par S. Mursinna, {{in-8°}}, Halle, 1769 ; ''Onomasticum Veteris Testamenti'', 1741 ; ''Analysis et explicatio lectionum masorethicarum Ketiban et Krijan vulgo dictarum, ea forma quæ illæ in textu sacro exstant'', {{in-8°}}, Halle, 1752 ; 2{{e}} édit., 1782 ; 3{{e}} édit., publiée par E. F. K. Rosenmüller, 1824 ; ''Dictionarium Veteris Testamenti hebræo-chaldaicum, ut cum Bibliis hebraicis manualibus conjungi queat'', {{in-8°}}, Halle, 1752 ; ''Introductio grammatico-critica in linguam hebraicam'', {{in-8°}}, Halle, 1753 ; ''Lexicon manuale hebraicum et chaldaicum'', {{in-8°}}, Halle, 1756 ; ''editio altera, priori longe auctior, cui accessit vita auctoris, a Sam. Mursinna, curante Jh. Ludw. Schulzio'', 1771 ; 3{{e}} édit., auxit J. G. Eichhorn, 1793 ; 4{{e}} édit., auxit F. G. Winer, {{in-8°}}, Leipzig, 1828 ; ''Onomasticum Novi Testamenti et librorum Veteris Testamenti apocryphorum'', {{in-4°}}, Halle, 1762 ; ''Observationes Lexicæ in suppl. Lexici hebraici manualis'', {{in-8°}}, Halle, 1763 ; ''Lexicon manuale græcum'', {{in-8°}}, Halle, 1766. On lui doit aussi une édition de la Bible hébraïque, Halle, 1752, avec des corrections importantes, 1767, au texte de Van der Hooght. <section end="SIMONIS Johannes"/> <section begin="SIMPLICITÉ"/><nowiki/> '''SIMPLICITÉ''' (hébreu : ''tôm ''; Septante : « tcXotyiç, àqsEXÔTï] ; ; Vulgate : ''simplicitas''), vertu de celui qui agit sans arrière-pensée, avec loyauté et sincérité, sans chercher à tromper autrui et sans afficher lui-même aucune prétention. Cette vertu est opposée à l’hypocrisie ou duplicité. Voir {{sc|Hypocrisie}}, t. {{rom|iii}}, col. 795. 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Vigouroux - Tome V.djvu/892 104 4010659 15914760 15096819 2026-07-11T06:22:54Z Verbex 1987 15914760 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|1747|SIMPLICITÉ — SIN (DÉSERT DE)|1748}}</noinclude>est simple, tout le corps est dans la lumière, Malth., {{rom|vi}}, 22, c’est-à-dire quand l’œil est sain, sans rien qui le ternisse, il est capable de diriger tous les mouvements et tous les actes du corps ; de même, quand l’œil de l’âme est simple, quand l’intention est pure et droite, toute la conduite en ressent l’heureuse influence. Celui qui fait les distributions aux autres doit s’acquitter de sa tâche avec simplicité, sans préférences injustifiées, parce que la charité doit agir à découvert, àvunJxpiTaç, sine simulatione. Rom., {{rom|xii}}, 8-9. Il faut être sage visà-vis du bien, et simple vis-à-vis du mal. Rom., {{rom|xvi}}, 19. Saint Paul se fait gloire de s’être toujours conduit avec simplicité et sincérité. II Cor., {{rom|i}}, "12. Il redoute que l’astuce du démon fasse déchoir ses fidèles de la simplicité qui vient du Christ. II Cor., {{rom|xi}}, 3. Il félicite les églises de Macédoine de s’être montrées très généreuses avec simplicité et il demande aux Corinthiens de donner eux aussi d’un cœur simple. II Cor., {{rom|viii}}, 2 ; {{rom-maj|IX}}, 11. Les serviteurs doivent obéir à leurs maîlres en toute simplicité de cœur. Eph., {{rom|vi}}, 5 ; Col., {{rom|iii}}, 22. La simplicité convient aux enfants de Dieu, Phil., Il, 15, selon le précepte du Seigneur. Saint Pierre veut aussi que les fidèles s’aiment les uns les autres d’un cœur simple. I Pet., {{rom|i}}, 22. {{d|H. Lesêtre.|3|sc}} <section begin="SIMULATION"/><nowiki/> '''SIMULATION''' (grec : ûicôxpimc ; Vulgate : ''simulatio''), acte par lequel on semble faire ce que l’on ne veut pas faire, ou paraître ce que l’on n’est pas. — Pour prendre la ville de Haï, Josué et ses guerriers simulent une fuite qui attire les habitants dehors. Jos., {{rom|viii}}, 15-20. Les Gabaonites feignent de venir de très loin, afin que Josué les épargne. Jos., {{rom|ix}}, 3-15. Ce sont là des ruses de guerre, ’ormâh, itavoupYta. Jos., {{rom|ix}}, 4. De même, les Israélites fuient devant les guerriers de Benjamin, afin d’attirer ceux-ci dans l’embuscade. Jud., {{rom|xx}}, 29-45. — Des personnes se font passer pour ce qu’elles ne sont pas. Avec l’aide de sa mère Rébecca, Jacob se présente à Isaac comme étant Ésaù. Gen., {{rom|xxvii}}, 6-29. Lia se fait passer pourRachel. Gen., {{rom|xxix}}, 21-25. Rachel feint la fatigue pour ne pas se lever devant Laban. Gen., xxxi, 35. Thamar prend les dehors d’une femme de mauvaise vie. Gen., {{rom|xxxviii}}, 14-19. Chez le roi de Geth, David simule la folie. I Reg., {{rom|xxi}}, 12-15. Amnon fait le malade pour attirer Thamar auprès de lui. II Reg., {{rom|xiii}}, 5. Une femme de Thécué feint de demander justice à David, aGn de ménager le retour en grâce d’Absalom, II Reg., {{rom|xiv}}, 2-20. La femme de Jéroboam se déguise pour aller consulter le prophète Ahias sans être reconnue de lui. III Reg., {{rom|xiv}}, 2-6. Apollonius feint des intentions pacifiques, pour tromper les Juifs qu’il s’apprête à massacrer. II Mach., {{rom|v}}, 25, 26. On veut décider Éléazarà feindre de manger des viandes défendues, afin d’épargner sa vie. Mais le vieillard se refuse à cette simulation. II Mach., {{rom-maj|VI}}, 18-28. Les Juifs envoyaient auprès de Notre-Seigneur des gens qui feignaient d’être justes, afin de le prendre en défaut. Luc, {{rom|xx}}, 20. Notre-Seigneur feint lui-même de ne pas vouloir exaucer la Chananéenne, Matth., {{rom|xv}}, 23-27, et de s’abstenir d’aller à la fête des Tabernacles. Joa., {{rom|vii}}, 6-10. Après sa résurrection, arrivé à Emmaûs avec les deux disciples, il fait semblant de vouloir aller plus loin. Luc, {{rom|xxiv}}, 28. Saint Paul qualifie de dissimulation la conduite de saint Pierre, s’abstenant à Antioche de manger avec les chrétiens venus du paganisme, à l’arrivée des chrétiens de Jérusalem. Gal., {{rom|ii}}, 12-14. Il y a donc des simulations qui sont légitimes, d’autres qui sont répréhensibles. Voir {{sc|Hypocrisie}}, t. {{rom|iii}}, col. 795. — La simulation doit être bannie des sentiments. I Pet., {{rom|ii}}, 11. On est porté à flatter ceux qu’on redoute. Ps. xviii ({{rom|xvii}}), 45 ; lxvi ({{rom|lxv}}), 3 ; lxxxi ({{rom|lxxx}}), 16. Les Apôtres veulent que tout soit sincère dans les rapports avec Dieu et avec le prochain et que la simulation ne vicie ni la sagesse, ni la charité. Rom., {{rom|xii}}, 9 ; II Cor., {{rom|vi}}, 6 ; I Tim., {{rom|i}}, 5 ; II Tim. ; {{rom|ii}}, 5 ; Jacob., {{rom|iii}}, 17 ; II Pet., {{rom|ii}}, 3. {{d|H. Lesêtre.|3|sc}} '''SIN''', nom dans le texte hébreu de la ville d’Egypte que la Vulgate a rendu par Péluse. Ezech., {{rom-maj|XXX}}, 15. Voir {{sc|Péluse}}, col. 28. '''SIN (DÉSERT DE)''', deux déserts qui portent le même nom dans la Vulgate, mais dont l’orthographe est différente en hébreu. '''1. SIN''' (hébreu : ''midbâr-Sîn ''; Septante : spui^oç Eîv), nom du désert qui, d’après les Nombres, {{rom|xxxiii}}, 11, fut la huitième station des Israélites d’Égypte à la terre de Chanaan. I. {{sc|Identification.}} — D’après l’Exode, {{rom|xvi}}, 1, le désert de Sin était « entre Élim et le Sinaï s, dans la presqu’île sinaïtique. Dans le même livre, {{rom|xvii}}, {{rom-maj|I}}, la station de Raphidim est mentionnée entre le désert de Sin et le désert de Sinaï. Enfin, dans le catalogue des stations des enfants d’Israël, rapporté par les Nombres, {{rom|xxxiii}}, 3-49, entre Élim’et le désert de Sin on fait mention d’un nouveau campement, celui de la mer Rouge, {{rom|xxxiii}}, 10-11 ; et de deux autres entre le désert de Sin et le désertée Sinaï, c’est-à-dire de ceux de Daphca et d’Alus, {{rom|xxxiii}}, 12-14, avant d’arriver à Raphidim. De ces indications il ressort qu’on doit chercher le désert de Sin dans la partie de l’itinéraire des enfants d’Israël qui précéda la station du Sinaï, et plus précisément entre la station des « bords de la mer Rouge », Num., {{rom|xxxiii}}, 10, et la station de Daphca, jꝟ. 12. L’étude des lieux permet de fixer la station des bords de la mer Rouge, avec assez de certitude, à l’extrémité inférieure de l’ouadi Taiyibéh, ou à un point quelconque du littoral, dans la plaine A’el-Mourkheiyéh. Presque tous ceux qui ont visité ce pays s’accordent sur ce point, avec les savants de l’expédition scientifique anglaise. Cf. H. S. Palmer, ''Sinai'', Londres, 1878, p. 192-193 ; E. H. Palmer, ''The Desert of the Exodus'', Londres, 1871, t. {{rom|i}}, p.238-239 ; Vigouroux, ''La Bible et les découvertes modernes'', Paris, 1896, t. {{rom|ii}}, p. 457-458 ; Lagrange, ''L’itinéraire des Israélites'', dans la ''Revue biblique'', janvier 1900, p. 83. Pour ce qui regarde la station de Daphca, son identification avec les mines de Magharah, vers le point de jonction des ouadis Sidréh, Gné ou Igné et Mokatteb, a en sa faveur un ensemble considérable de probabilités. Voir {{sc|Daphca}}, t. {{rom|ii}}, col. 1291-1292. En acceptant ces deux points de l’itinéraire comme acquis, la station du désert de Sin doit nécessairement être placée dans quelque endroit de la plaine d’el-Markha, qui commence à une distance de seize kilomètres, au sud de l’ouadi Taiyibéh, sur la plage de la mer Rouge. Cette identification s’impose même lorsqu’on veut faire suivre par le gros des Israélites, avec les troupeaux, la voie de la côte, et le faire remonter au Sinaï par l’ouadi Feiran, tandis que des détachements isolés, pour éviter un détourne dix-sept kilomètres de chemin, auraient quitté assez vite la plaine d’el-Markha, pour aller rejoindre le ouàdi Feiran, remontant par le ouâdi Sidréh et le ouàdi Mokatteb. Voir {{sc|Raphidim}}, t. {{rom|v}}, col. 981-982. Nous écartons, sans y insister, l’hypothèse de l’identification du désert de Sin avec le grand désert i’el-Qdah, qui s’étend près de la mer Rouge, au sud de la péninsule, au pied du massif granitique du Sinaï. Il est très éloigné d’Élim, qu’on ne peut faire descendre au sud plus bas que la station au bord de la mer, voir Llim, t. {{rom|ii}}, col. 1680-1683 ; aucun nom moderne ne rappelle d’une façon plausible ni Daphca, ni Alus, ni Raphidim, dans cette immense plaine aride ; aucune tradition ancienne n’a eu en vue ce chemin. Cf. Lagrange, dans la Revue biblique, l900, p. 84. Mais de l’ouadi Taiyibéh, sans parler de la route qui suit la mer, et traversant la plaine d’el-Markha, monte ensuite dans les montagnes, on peut se rendre au montSinaï par la route dite du Nord. Celle-ci remonte l’ouadi Taiyibéh jusqu’à la naissance de la vallée, se continue dans l’intérieur des terres, tourne ensuite au sud-est jusqu’à <section end="SIMULATION"/><noinclude> <references/></noinclude> fzdwirib7vlfpmtuewx6knzx7ik4l3p Page:Dictionnaire de la Bible - F. Vigouroux - Tome II.djvu/642 104 4011429 15914789 15912056 2026-07-11T06:27:17Z Verbex 1987 15914789 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|1223|DAMAS|1224}}</noinclude>pour renfermer la tête du saint Précurseur. Trois hauts minarets dominent la mosquée : celui de « la Fiancée » au nord, celui de « Jésus » à Test, et celui qui est appelé « de l’ouest ». Ce monument occupe évidemment l’emplacement d’un ancien temple païen, primitivement peut-être, dédié à Rimmon, la principale divinité de Damas (IV Reg., {{rom|v}}, 18), et plus tard, à l’époque gréco-romaine, à Jupiter. Ce temple était, comme celui de Palmyre, entouré de magnifiques colonnades, dont une partie se voit dans la cour actuelle de la mosquée, et dont l’autre, incrustée dans les constructions modernes, se retrouve dans le bazar des cordonniers et celui des orfèvres. A l’est et à l’ouest s’élevaient deux entrées triomphales. Celle de l’ouest forme une des plus belles ruines de Damas (voir fig. 467). Quatre énormes colonnes, dont les fûts seuls sont visibles, sont ornées de ravissants chapiteaux corinthiens. Elles supportaient un arc magnifique, dont il reste encore une portion considérable. La frise et la corniche sont finement sculptées. Ce monument avait environ 25 mètres de large sur 20 de hauteur : il se rattachait au temple par une double colonnade d’environ 60 mètres de longueur. Le sanctuaire païen fut transformé en église chrétienne, sous le vocable de saint Jean-Baptiste : une inscription grecque, découverte près de la porte orientale de la grande cour, nous apprend que « l’église du bienheureux saint Jean-Baptiste fut restaurée par Arcadius, fils de Théodose » (395-408). Lors de la prise de la ville par les Sarrasins, elle fut partagée entre les chrétiens et les musulmans ; mais ceux-ci l’occupèrent totalement en 705. Cependant, sur ces murailles profanées par l’islamisme, le nom du Christ vainqueur est toujours resté gravé dans une belle inscription grecque, qui porte : « Ta royauté, ô Christ, est une royauté qui embrasse tous les siècles, et ta domination s’étend de génération en génération. » 6. ''Population et commerce.'' — Damas n’a point, comme le Caire ou Constantinople, de grandes places ni de larges promenades ; mais elle a pour nous un attrait que ne présentent pas, du moins au même degré, ces deux villes, c’est qu’elle a gardé presque sans mélange le caractère complètement oriental. Il y a dans sa physionomie quelque chose de la grandeur sauvage et mystérieuse des déserts qui l’entourent. Sa population, loin d’offrir, comme beaucoup d’autres cités de la Syrie, la variété des types et le mélange des races, a conservé dans la beauté et la fierté de ses traits la pureté du sang arabe. Elle passe cependant pour avoir assez mauvais caractère, s’il faut en croire le proverbe arabe : Schâmi schoûmi, « Damasquin, coquin. » Son fanatisme cruel ne s’est que trop révélé dans les massacres de 1860. Si elle laisse maintenant plus de liberté aux étrangers, ceux-ci n’en doivent pas moins montrer une très grande prudence. Damas, avec ses {{formatnum:120000}} habitants (d’après la statistique officielle de 1888 ; mais ce chiffre n’a qu’une valeur approximative), fait un commerce considérable et n’est qu’un vaste entrepôt pour les produits de l’Orient. Admirablement située au.carrefour des grandes routes qui mènent de l’Euphrate à la Palestine, du Hauran à la grande plaine de Cœlésyrie et aux côtes méditerranéennes, elle est le rendez-vous de toutes les caravanes qui sillonnent ces chemins. Les Bédouins des contrées les plus éloignées y apportent leurs marchandises et s’y approvisionnent de tout ce qui leur est nécessaire. Aussi une des principales curiosités de la ville, ce sont ses bazars, qui forment tout un immense quartier. Le long de ces rues couvertes, entrecoupées de cours bien éclairées, s’ouvrent de petites échoppes assez étroites ; mais dans tous ces quartiers distincts sont entassés les objets les plus variés, depuis les vieilles armes, les porcelaines précieuses, les pièces d’orfèvrerie, jusqu’aux manteaux, sandales ou, matières de première nécessité. Rien de plus pittoresque que de voir la foule bigarrée qui se presse, crie, gesticule dans ce dédale de ruelles, au milieu des quelles passent chameaux et ânes chargés. Damas fabrique beaucoup de soieries et d’étoffes pour ''abayéh'' (sorte de manteau), pour ''kouffiéh'' (voile dont les Arabes se couvrent la tête pour la protéger contre les ardeurs du soleil). Elle est maintenant reliée aux riches plaines du Hauran par un tramway ; une route carrossable et un chemin de fer la mettent en communication avec Beyrout. De nombreuses caravanes établissent ses rapports avec Bagdad, Alep, Tripoli et Saint-Jean-d’Acre. III. {{sc|Histoire.}} — L’admirable site qu’occupe Damas est, on le voit, un de ceux qui semblent avoir été de tout temps destinés à l’emplacement d’une grande ville. Aussi celle qu’on a appelée « la perle » ou « l’œil de l’Orient a peut-elle être rangée parmi les plus antiques cités du monde. Son origine et sa puissance n’égalent point celles des grandes capitales des bords du Nil et de l’Euphrate ; mais elle a sur elles l’avantage d’avoir, presque sans éclipse, gardé sa splendeur jusqu’à nos jours. Babylone et Ninive, longtemps même ignorées, ne sont plus que des collines pleines de débris ; Memphis est devenue un champ de palmiers, et Thèbes n’est plus qu’un splendide amas de ruines : Damas est toujours là vivante et gracieuse, dominant en reine, au moins par ses richesses et son commerce, les pays qui l’asservirent autrefois. C’est un exemple assez rare dans les annales de l’humanité. ''I. {{sc|Première période}}. — 1° Origines''. — Nous ne savons rien de précis sur l’origine de cette ville. D’après Josèphe, Ant. jud., {{rom|i}}, {{rom|vi}}, 4, elle aurait été fondée par Us, Oî<toç, fils d’Aram et petit-fils de Sem. Elle apparaît pour la première fois dans la Bible avec Abraham. Gen., {{rom|xiv}}, 15 ; xv, 2. Placée sur la route de Mésopotamie en Palestine, elle vit passer la caravane du grand patriarche descendant de Haran sur les rives du Jourdain. Suivant une tradition locale, rapportée par Nicolas de Damas dans Josèphe, ''Ant. jud.'', 1, {{rom|vii}}, 2, Abraham y aurait même fait séjour et en aurait été roi. Des souvenirs plus ou moins authentiques désignaient encore, au temps de l’historien juif, ''Ant. jud.'', {{rom|i}}, {{rom|vii}}, 2, près dé Damas, l’emplacement de son habitation. Le texte sacré n’a pas expressément mentionné cette station de l’élu de Dieu, mais en nous montrant la ville comme la patrie d’Éliézer, son serviteur de confiance, Gen., {{rom|xv}}, 2, il indique bien que, si celui-ci n’est pas’le trophée d’une victoire sur les habitants, il est au moins la preuve d’un séjour au milieu d’eux. Cf. Vigoureux, La Bible et les découvertes modernes, 6{{e}} édit., Paris, 1896, t. {{rom|i}}, p. 452. Plus tard, le saint patriarche poursuivit avec sa petite troupe, jusqu’au nord de Damas, Chodorlahomor et ses alliés vaincus, qui suivaient en sens inverse la route de Mésopotamie, par lui parcourue pour venir en Palestine. — D’Abraham à David, l’Écriture ne nous dit absolument rien, et les monuments anciens très peu de chose, sur Damas. « Si le nom que les inscriptions cunéiformes donnent à Damas et au pays de Damas, Gar - ImiriSu, ImiriSu, ImiriM, signifie réellement ta forteresse des Amorrhéens (Sayce, dans The Academy, 1881, p. 161 ; Hommel, Die Semitischen Vôlker und Sprachen, p. 178 ; F. Lenormant, Les origines de l’histoire, t. {{rom|ii}}, p. 288, 338), on y trouverait la preuve que ce peuple possédait réellement la Syrie Damascène : elle leur aurait été enlevée par les Hittites, d’après Hommel vers le xx{{e}} siècle avant notre ère, selon Lenormant tout à la fin de la {{XVIIIe}} dynastie. Si, d’autre part, le nom a été lu réellement par les Assyriens Saimiri-Su, de manière à signifier ta ville de ses ânes (Haupt, Der keilschriftliche Name des Reiches von Damaskus, dans la Zeitschrifl fur Assyriologie, t. {{rom|ii}}, p. 321-322), ce serait par un jeu de mots purement assyrien, qui ne préjugerait rien sur la valeur primitive du nom. » G. Maspero, Histoire ancienne des peuples de l’Orient classique, Paris, 1897, t. {{rom|ii}}, p. 140, note 3. Soumise par Thoutmès {{rom-maj|III}}, elle reconnut la suzeraineté de l’Egypte, et son nom, comme nous l’avons dit plus haut,<noinclude> <references/></noinclude> 4c74lq74ce1ztnspxppg6amjavdy70v 15914815 15914789 2026-07-11T06:31:22Z Verbex 1987 /* Corrigée */ 15914815 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Verbex" />{{nr|1223|DAMAS|1224}}</noinclude>pour renfermer la tête du saint Précurseur. Trois hauts minarets dominent la mosquée : celui de « la Fiancée » au nord, celui de « Jésus » à Test, et celui qui est appelé « de l’ouest ». Ce monument occupe évidemment l’emplacement d’un ancien temple païen, primitivement peut-être, dédié à Rimmon, la principale divinité de Damas (IV Reg., {{rom|v}}, 18), et plus tard, à l’époque gréco-romaine, à Jupiter. Ce temple était, comme celui de Palmyre, entouré de magnifiques colonnades, dont une partie se voit dans la cour actuelle de la mosquée, et dont l’autre, incrustée dans les constructions modernes, se retrouve dans le bazar des cordonniers et celui des orfèvres. A l’est et à l’ouest s’élevaient deux entrées triomphales. Celle de l’ouest forme une des plus belles ruines de Damas (voir fig. 467). Quatre énormes colonnes, dont les fûts seuls sont visibles, sont ornées de ravissants chapiteaux corinthiens. Elles supportaient un arc magnifique, dont il reste encore une portion considérable. La frise et la corniche sont finement sculptées. Ce monument avait environ 25 mètres de large sur 20 de hauteur : il se rattachait au temple par une double colonnade d’environ 60 mètres de longueur. Le sanctuaire païen fut transformé en église chrétienne, sous le vocable de saint Jean-Baptiste : une inscription grecque, découverte près de la porte orientale de la grande cour, nous apprend que « l’église du bienheureux saint Jean-Baptiste fut restaurée par Arcadius, fils de Théodose » (395-408). Lors de la prise de la ville par les Sarrasins, elle fut partagée entre les chrétiens et les musulmans ; mais ceux-ci l’occupèrent totalement en 705. Cependant, sur ces murailles profanées par l’islamisme, le nom du Christ vainqueur est toujours resté gravé dans une belle inscription grecque, qui porte : « Ta royauté, ô Christ, est une royauté qui embrasse tous les siècles, et ta domination s’étend de génération en génération. » 6. ''Population et commerce.'' — Damas n’a point, comme le Caire ou Constantinople, de grandes places ni de larges promenades ; mais elle a pour nous un attrait que ne présentent pas, du moins au même degré, ces deux villes, c’est qu’elle a gardé presque sans mélange le caractère complètement oriental. Il y a dans sa physionomie quelque chose de la grandeur sauvage et mystérieuse des déserts qui l’entourent. Sa population, loin d’offrir, comme beaucoup d’autres cités de la Syrie, la variété des types et le mélange des races, a conservé dans la beauté et la fierté de ses traits la pureté du sang arabe. Elle passe cependant pour avoir assez mauvais caractère, s’il faut en croire le proverbe arabe : Schâmi schoûmi, « Damasquin, coquin. » Son fanatisme cruel ne s’est que trop révélé dans les massacres de 1860. Si elle laisse maintenant plus de liberté aux étrangers, ceux-ci n’en doivent pas moins montrer une très grande prudence. Damas, avec ses {{formatnum:120000}} habitants (d’après la statistique officielle de 1888 ; mais ce chiffre n’a qu’une valeur approximative), fait un commerce considérable et n’est qu’un vaste entrepôt pour les produits de l’Orient. Admirablement située au.carrefour des grandes routes qui mènent de l’Euphrate à la Palestine, du Hauran à la grande plaine de Cœlésyrie et aux côtes méditerranéennes, elle est le rendez-vous de toutes les caravanes qui sillonnent ces chemins. Les Bédouins des contrées les plus éloignées y apportent leurs marchandises et s’y approvisionnent de tout ce qui leur est nécessaire. Aussi une des principales curiosités de la ville, ce sont ses bazars, qui forment tout un immense quartier. Le long de ces rues couvertes, entrecoupées de cours bien éclairées, s’ouvrent de petites échoppes assez étroites ; mais dans tous ces quartiers distincts sont entassés les objets les plus variés, depuis les vieilles armes, les porcelaines précieuses, les pièces d’orfèvrerie, jusqu’aux manteaux, sandales ou, matières de première nécessité. Rien de plus pittoresque que de voir la foule bigarrée qui se presse, crie, gesticule dans ce dédale de ruelles, au milieu des quelles passent chameaux et ânes chargés. Damas fabrique beaucoup de soieries et d’étoffes pour ''abayéh'' (sorte de manteau), pour ''kouffiéh'' (voile dont les Arabes se couvrent la tête pour la protéger contre les ardeurs du soleil). Elle est maintenant reliée aux riches plaines du Hauran par un tramway ; une route carrossable et un chemin de fer la mettent en communication avec Beyrout. De nombreuses caravanes établissent ses rapports avec Bagdad, Alep, Tripoli et Saint-Jean-d’Acre. III. {{sc|Histoire.}} — L’admirable site qu’occupe Damas est, on le voit, un de ceux qui semblent avoir été de tout temps destinés à l’emplacement d’une grande ville. Aussi celle qu’on a appelée « la perle » ou « l’œil de l’Orient a peut-elle être rangée parmi les plus antiques cités du monde. Son origine et sa puissance n’égalent point celles des grandes capitales des bords du Nil et de l’Euphrate ; mais elle a sur elles l’avantage d’avoir, presque sans éclipse, gardé sa splendeur jusqu’à nos jours. Babylone et Ninive, longtemps même ignorées, ne sont plus que des collines pleines de débris ; Memphis est devenue un champ de palmiers, et Thèbes n’est plus qu’un splendide amas de ruines : Damas est toujours là vivante et gracieuse, dominant en reine, au moins par ses richesses et son commerce, les pays qui l’asservirent autrefois. C’est un exemple assez rare dans les annales de l’humanité. ''I. {{sc|Première période}}. — 1° Origines''. — Nous ne savons rien de précis sur l’origine de cette ville. D’après Josèphe, ''Ant. jud.'', {{rom|i}}, {{rom|vi}}, 4, elle aurait été fondée par Us, {{lang|grc|Oὗσος}}, fils d’Aram et petit-fils de Sem. Elle apparaît pour la première fois dans la Bible avec Abraham. Gen., {{rom|xiv}}, 15 ; xv, 2. Placée sur la route de Mésopotamie en Palestine, elle vit passer la caravane du grand patriarche descendant de Haran sur les rives du Jourdain. Suivant une tradition locale, rapportée par Nicolas de Damas dans Josèphe, ''Ant. jud.'', 1, {{rom|vii}}, 2, Abraham y aurait même fait séjour et en aurait été roi. Des souvenirs plus ou moins authentiques désignaient encore, au temps de l’historien juif, ''Ant. jud.'', {{rom|i}}, {{rom|vii}}, 2, près dé Damas, l’emplacement de son habitation. Le texte sacré n’a pas expressément mentionné cette station de l’élu de Dieu, mais en nous montrant la ville comme la patrie d’Éliézer, son serviteur de confiance, Gen., {{rom|xv}}, 2, il indique bien que, si celui-ci n’est pas le trophée d’une victoire sur les habitants, il est au moins la preuve d’un séjour au milieu d’eux. Cf. Vigouroux, ''La Bible et les découvertes modernes'', 6{{e}} édit., Paris, 1896, t. {{rom|i}}, p. 452. Plus tard, le saint patriarche poursuivit avec sa petite troupe, jusqu’au nord de Damas, Chodorlahomor et ses alliés vaincus, qui suivaient en sens inverse la route de Mésopotamie, par lui parcourue pour venir en Palestine. — D’Abraham à David, l’Écriture ne nous dit absolument rien, et les monuments anciens très peu de chose, sur Damas. « Si le nom que les inscriptions cunéiformes donnent à Damas et au pays de Damas, Gar - ImiriSu, ImiriSu, ImiriM, signifie réellement la forteresse des Amorrhéens (Sayce, dans ''The Academy'', 1881, p. 161 ; Hommel, ''Die Semitischen Völker und Sprachen'', p. 178 ; F. Lenormant, ''Les origines de l’histoire'', t. {{rom|ii}}, p. 288, 338), on y trouverait la preuve que ce peuple possédait réellement la Syrie Damascène : elle leur aurait été enlevée par les Hittites, d’après Hommel vers le xx{{e}} siècle avant notre ère, selon Lenormant tout à la fin de la {{XVIIIe}} dynastie. Si, d’autre part, le nom a été lu réellement par les Assyriens Saimiri-Su, de manière à signifier ta ville de ses ânes (Haupt, ''Der keilschriftliche Name des Reiches von Damaskus'', dans la ''Zeitschrift fur Assyriologie'', t. {{rom|ii}}, p. 321-322), ce serait par un jeu de mots purement assyrien, qui ne préjugerait rien sur la valeur primitive du nom. » G. Maspero, ''Histoire ancienne des peuples de l’Orient classique'', Paris, 1897, t. {{rom|ii}}, p. 140, note 3. Soumise par Thoutmès {{rom-maj|III}}, elle reconnut la suzeraineté de l’Égypte, et son nom, comme nous l’avons dit plus haut,<noinclude> <references/></noinclude> i51mlux4nxzrx9pdi16mrd0dt662gbz 15914818 15914815 2026-07-11T06:31:39Z Verbex 1987 15914818 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Verbex" />{{nr|1223|DAMAS|1224}}</noinclude>pour renfermer la tête du saint Précurseur. 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La frise et la corniche sont finement sculptées. Ce monument avait environ 25 mètres de large sur 20 de hauteur : il se rattachait au temple par une double colonnade d’environ 60 mètres de longueur. Le sanctuaire païen fut transformé en église chrétienne, sous le vocable de saint Jean-Baptiste : une inscription grecque, découverte près de la porte orientale de la grande cour, nous apprend que « l’église du bienheureux saint Jean-Baptiste fut restaurée par Arcadius, fils de Théodose » (395-408). Lors de la prise de la ville par les Sarrasins, elle fut partagée entre les chrétiens et les musulmans ; mais ceux-ci l’occupèrent totalement en 705. Cependant, sur ces murailles profanées par l’islamisme, le nom du Christ vainqueur est toujours resté gravé dans une belle inscription grecque, qui porte : « Ta royauté, ô Christ, est une royauté qui embrasse tous les siècles, et ta domination s’étend de génération en génération. » 6. ''Population et commerce.'' — Damas n’a point, comme le Caire ou Constantinople, de grandes places ni de larges promenades ; mais elle a pour nous un attrait que ne présentent pas, du moins au même degré, ces deux villes, c’est qu’elle a gardé presque sans mélange le caractère complètement oriental. Il y a dans sa physionomie quelque chose de la grandeur sauvage et mystérieuse des déserts qui l’entourent. Sa population, loin d’offrir, comme beaucoup d’autres cités de la Syrie, la variété des types et le mélange des races, a conservé dans la beauté et la fierté de ses traits la pureté du sang arabe. Elle passe cependant pour avoir assez mauvais caractère, s’il faut en croire le proverbe arabe : Schâmi schoûmi, « Damasquin, coquin. » Son fanatisme cruel ne s’est que trop révélé dans les massacres de 1860. Si elle laisse maintenant plus de liberté aux étrangers, ceux-ci n’en doivent pas moins montrer une très grande prudence. Damas, avec ses {{formatnum:120000}} habitants (d’après la statistique officielle de 1888 ; mais ce chiffre n’a qu’une valeur approximative), fait un commerce considérable et n’est qu’un vaste entrepôt pour les produits de l’Orient. Admirablement située au.carrefour des grandes routes qui mènent de l’Euphrate à la Palestine, du Hauran à la grande plaine de Cœlésyrie et aux côtes méditerranéennes, elle est le rendez-vous de toutes les caravanes qui sillonnent ces chemins. Les Bédouins des contrées les plus éloignées y apportent leurs marchandises et s’y approvisionnent de tout ce qui leur est nécessaire. Aussi une des principales curiosités de la ville, ce sont ses bazars, qui forment tout un immense quartier. Le long de ces rues couvertes, entrecoupées de cours bien éclairées, s’ouvrent de petites échoppes assez étroites ; mais dans tous ces quartiers distincts sont entassés les objets les plus variés, depuis les vieilles armes, les porcelaines précieuses, les pièces d’orfèvrerie, jusqu’aux manteaux, sandales ou, matières de première nécessité. Rien de plus pittoresque que de voir la foule bigarrée qui se presse, crie, gesticule dans ce dédale de ruelles, au milieu des quelles passent chameaux et ânes chargés. Damas fabrique beaucoup de soieries et d’étoffes pour ''abayéh'' (sorte de manteau), pour ''kouffiéh'' (voile dont les Arabes se couvrent la tête pour la protéger contre les ardeurs du soleil). Elle est maintenant reliée aux riches plaines du Hauran par un tramway ; une route carrossable et un chemin de fer la mettent en communication avec Beyrout. De nombreuses caravanes établissent ses rapports avec Bagdad, Alep, Tripoli et Saint-Jean-d’Acre. III. {{sc|Histoire.}} — L’admirable site qu’occupe Damas est, on le voit, un de ceux qui semblent avoir été de tout temps destinés à l’emplacement d’une grande ville. Aussi celle qu’on a appelée « la perle » ou « l’œil de l’Orient a peut-elle être rangée parmi les plus antiques cités du monde. Son origine et sa puissance n’égalent point celles des grandes capitales des bords du Nil et de l’Euphrate ; mais elle a sur elles l’avantage d’avoir, presque sans éclipse, gardé sa splendeur jusqu’à nos jours. Babylone et Ninive, longtemps même ignorées, ne sont plus que des collines pleines de débris ; Memphis est devenue un champ de palmiers, et Thèbes n’est plus qu’un splendide amas de ruines : Damas est toujours là vivante et gracieuse, dominant en reine, au moins par ses richesses et son commerce, les pays qui l’asservirent autrefois. C’est un exemple assez rare dans les annales de l’humanité. ''I. {{sc|Première période}}. — 1° Origines''. — Nous ne savons rien de précis sur l’origine de cette ville. D’après Josèphe, ''Ant. jud.'', {{rom|i}}, {{rom|vi}}, 4, elle aurait été fondée par Us, {{lang|grc|Oὗσος}}, fils d’Aram et petit-fils de Sem. Elle apparaît pour la première fois dans la Bible avec Abraham. Gen., {{rom|xiv}}, 15 ; xv, 2. Placée sur la route de Mésopotamie en Palestine, elle vit passer la caravane du grand patriarche descendant de Haran sur les rives du Jourdain. Suivant une tradition locale, rapportée par Nicolas de Damas dans Josèphe, ''Ant. jud.'', 1, {{rom|vii}}, 2, Abraham y aurait même fait séjour et en aurait été roi. Des souvenirs plus ou moins authentiques désignaient encore, au temps de l’historien juif, ''Ant. jud.'', {{rom|i}}, {{rom|vii}}, 2, près dé Damas, l’emplacement de son habitation. Le texte sacré n’a pas expressément mentionné cette station de l’élu de Dieu, mais en nous montrant la ville comme la patrie d’Éliézer, son serviteur de confiance, Gen., {{rom|xv}}, 2, il indique bien que, si celui-ci n’est pas le trophée d’une victoire sur les habitants, il est au moins la preuve d’un séjour au milieu d’eux. Cf. Vigouroux, ''La Bible et les découvertes modernes'', 6{{e}} édit., Paris, 1896, t. {{rom|i}}, p. 452. Plus tard, le saint patriarche poursuivit avec sa petite troupe, jusqu’au nord de Damas, Chodorlahomor et ses alliés vaincus, qui suivaient en sens inverse la route de Mésopotamie, par lui parcourue pour venir en Palestine. — D’Abraham à David, l’Écriture ne nous dit absolument rien, et les monuments anciens très peu de chose, sur Damas. « Si le nom que les inscriptions cunéiformes donnent à Damas et au pays de Damas, Gar - ImiriSu, ImiriSu, ImiriM, signifie réellement la forteresse des Amorrhéens (Sayce, dans ''The Academy'', 1881, p. 161 ; Hommel, ''Die Semitischen Völker und Sprachen'', p. 178 ; F. Lenormant, ''Les origines de l’histoire'', t. {{rom|ii}}, p. 288, 338), on y trouverait la preuve que ce peuple possédait réellement la Syrie Damascène : elle leur aurait été enlevée par les Hittites, d’après Hommel vers le xx{{e}} siècle avant notre ère, selon Lenormant tout à la fin de la {{XVIIIe}} dynastie. Si, d’autre part, le nom a été lu réellement par les Assyriens Saimiri-Su, de manière à signifier ta ville de ses ânes (Haupt, ''Der keilschriftliche Name des Reiches von Damaskus'', dans la ''Zeitschrift fur Assyriologie'', t. {{rom|ii}}, p. 321-322), ce serait par un jeu de mots purement assyrien, qui ne préjugerait rien sur la valeur primitive du nom. » G. Maspero, ''Histoire ancienne des peuples de l’Orient classique'', Paris, 1897, t. {{rom|ii}}, p. 140, note 3. Soumise par Thoutmès {{rom-maj|III}}, elle reconnut la suzeraineté de l’Égypte, et son nom, comme nous l’avons dit plus haut,<noinclude> <references/></noinclude> 2rjcx27fczjp2ppb04xs9hftieo0lxx 15914830 15914818 2026-07-11T06:33:31Z Verbex 1987 15914830 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Verbex" />{{nr|1223|DAMAS|1224}}</noinclude>pour renfermer la tête du saint Précurseur. Trois hauts minarets dominent la mosquée : celui de « la Fiancée » au nord, celui de « Jésus » à l’est, et celui qui est appelé « de l’ouest ». Ce monument occupe évidemment l’emplacement d’un ancien temple païen, primitivement peut-être, dédié à Rimmon, la principale divinité de Damas (IV Reg., {{rom|v}}, 18), et plus tard, à l’époque gréco-romaine, à Jupiter. Ce temple était, comme celui de Palmyre, entouré de magnifiques colonnades, dont une partie se voit dans la cour actuelle de la mosquée, et dont l’autre, incrustée dans les constructions modernes, se retrouve dans le bazar des cordonniers et celui des orfèvres. À l’est et à l’ouest s’élevaient deux entrées triomphales. Celle de l’ouest forme une des plus belles ruines de Damas (voir fig. 467). Quatre énormes colonnes, dont les fûts seuls sont visibles, sont ornées de ravissants chapiteaux corinthiens. Elles supportaient un arc magnifique, dont il reste encore une portion considérable. La frise et la corniche sont finement sculptées. Ce monument avait environ 25 mètres de large sur 20 de hauteur : il se rattachait au temple par une double colonnade d’environ 60 mètres de longueur. Le sanctuaire païen fut transformé en église chrétienne, sous le vocable de saint Jean-Baptiste : une inscription grecque, découverte près de la porte orientale de la grande cour, nous apprend que « l’église du bienheureux saint Jean-Baptiste fut restaurée par Arcadius, fils de Théodose » (395-408). Lors de la prise de la ville par les Sarrasins, elle fut partagée entre les chrétiens et les musulmans ; mais ceux-ci l’occupèrent totalement en 705. Cependant, sur ces murailles profanées par l’islamisme, le nom du Christ vainqueur est toujours resté gravé dans une belle inscription grecque, qui porte : « Ta royauté, ô Christ, est une royauté qui embrasse tous les siècles, et ta domination s’étend de génération en génération. » 6. ''Population et commerce.'' — Damas n’a point, comme le Caire ou Constantinople, de grandes places ni de larges promenades ; mais elle a pour nous un attrait que ne présentent pas, du moins au même degré, ces deux villes, c’est qu’elle a gardé presque sans mélange le caractère complètement oriental. Il y a dans sa physionomie quelque chose de la grandeur sauvage et mystérieuse des déserts qui l’entourent. Sa population, loin d’offrir, comme beaucoup d’autres cités de la Syrie, la variété des types et le mélange des races, a conservé dans la beauté et la fierté de ses traits la pureté du sang arabe. Elle passe cependant pour avoir assez mauvais caractère, s’il faut en croire le proverbe arabe : Schâmi schoûmi, « Damasquin, coquin. » Son fanatisme cruel ne s’est que trop révélé dans les massacres de 1860. Si elle laisse maintenant plus de liberté aux étrangers, ceux-ci n’en doivent pas moins montrer une très grande prudence. Damas, avec ses {{formatnum:120000}} habitants (d’après la statistique officielle de 1888 ; mais ce chiffre n’a qu’une valeur approximative), fait un commerce considérable et n’est qu’un vaste entrepôt pour les produits de l’Orient. Admirablement située au.carrefour des grandes routes qui mènent de l’Euphrate à la Palestine, du Hauran à la grande plaine de Cœlésyrie et aux côtes méditerranéennes, elle est le rendez-vous de toutes les caravanes qui sillonnent ces chemins. Les Bédouins des contrées les plus éloignées y apportent leurs marchandises et s’y approvisionnent de tout ce qui leur est nécessaire. Aussi une des principales curiosités de la ville, ce sont ses bazars, qui forment tout un immense quartier. Le long de ces rues couvertes, entrecoupées de cours bien éclairées, s’ouvrent de petites échoppes assez étroites ; mais dans tous ces quartiers distincts sont entassés les objets les plus variés, depuis les vieilles armes, les porcelaines précieuses, les pièces d’orfèvrerie, jusqu’aux manteaux, sandales ou, matières de première nécessité. Rien de plus pittoresque que de voir la foule bigarrée qui se presse, crie, gesticule dans ce dédale de ruelles, au milieu des quelles passent chameaux et ânes chargés. Damas fabrique beaucoup de soieries et d’étoffes pour ''abayéh'' (sorte de manteau), pour ''kouffiéh'' (voile dont les Arabes se couvrent la tête pour la protéger contre les ardeurs du soleil). Elle est maintenant reliée aux riches plaines du Hauran par un tramway ; une route carrossable et un chemin de fer la mettent en communication avec Beyrout. De nombreuses caravanes établissent ses rapports avec Bagdad, Alep, Tripoli et Saint-Jean-d’Acre. III. {{sc|Histoire.}} — L’admirable site qu’occupe Damas est, on le voit, un de ceux qui semblent avoir été de tout temps destinés à l’emplacement d’une grande ville. Aussi celle qu’on a appelée « la perle » ou « l’œil de l’Orient a peut-elle être rangée parmi les plus antiques cités du monde. Son origine et sa puissance n’égalent point celles des grandes capitales des bords du Nil et de l’Euphrate ; mais elle a sur elles l’avantage d’avoir, presque sans éclipse, gardé sa splendeur jusqu’à nos jours. Babylone et Ninive, longtemps même ignorées, ne sont plus que des collines pleines de débris ; Memphis est devenue un champ de palmiers, et Thèbes n’est plus qu’un splendide amas de ruines : Damas est toujours là vivante et gracieuse, dominant en reine, au moins par ses richesses et son commerce, les pays qui l’asservirent autrefois. C’est un exemple assez rare dans les annales de l’humanité. ''I. {{sc|Première période}}. — 1° Origines''. — Nous ne savons rien de précis sur l’origine de cette ville. D’après Josèphe, ''Ant. jud.'', {{rom|i}}, {{rom|vi}}, 4, elle aurait été fondée par Us, {{lang|grc|Oὗσος}}, fils d’Aram et petit-fils de Sem. Elle apparaît pour la première fois dans la Bible avec Abraham. Gen., {{rom|xiv}}, 15 ; xv, 2. Placée sur la route de Mésopotamie en Palestine, elle vit passer la caravane du grand patriarche descendant de Haran sur les rives du Jourdain. Suivant une tradition locale, rapportée par Nicolas de Damas dans Josèphe, ''Ant. jud.'', 1, {{rom|vii}}, 2, Abraham y aurait même fait séjour et en aurait été roi. Des souvenirs plus ou moins authentiques désignaient encore, au temps de l’historien juif, ''Ant. jud.'', {{rom|i}}, {{rom|vii}}, 2, près de Damas, l’emplacement de son habitation. Le texte sacré n’a pas expressément mentionné cette station de l’élu de Dieu, mais en nous montrant la ville comme la patrie d’Éliézer, son serviteur de confiance, Gen., {{rom|xv}}, 2, il indique bien que, si celui-ci n’est pas le trophée d’une victoire sur les habitants, il est au moins la preuve d’un séjour au milieu d’eux. Cf. Vigouroux, ''La Bible et les découvertes modernes'', 6{{e}} édit., Paris, 1896, t. {{rom|i}}, p. 452. Plus tard, le saint patriarche poursuivit avec sa petite troupe, jusqu’au nord de Damas, Chodorlahomor et ses alliés vaincus, qui suivaient en sens inverse la route de Mésopotamie, par lui parcourue pour venir en Palestine. — D’Abraham à David, l’Écriture ne nous dit absolument rien, et les monuments anciens très peu de chose, sur Damas. « Si le nom que les inscriptions cunéiformes donnent à Damas et au pays de Damas, ''Gar-Imirišu, Imirišu, Imiriš'', signifie réellement ''la forteresse des Amorrhéens'' (Sayce, dans ''The Academy'', 1881, p. 161 ; Hommel, ''Die Semitischen Völker und Sprachen'', p. 178 ; F. Lenormant, ''Les origines de l’histoire'', t. {{rom|ii}}, p. 288, 338), on y trouverait la preuve que ce peuple possédait réellement la Syrie Damascène : elle leur aurait été enlevée par les Hittites, d’après Hommel vers le xx{{e}} siècle avant notre ère, selon Lenormant tout à la fin de la {{XVIIIe}} dynastie. Si, d’autre part, le nom a été lu réellement par les Assyriens Saimiri-Su, de manière à signifier ta ville de ses ânes (Haupt, ''Der keilschriftliche Name des Reiches von Damaskus'', dans la ''Zeitschrift für Assyriologie'', t. {{rom|ii}}, p. 321-322), ce serait par un jeu de mots purement assyrien, qui ne préjugerait rien sur la valeur primitive du nom. » G. Maspero, ''Histoire ancienne des peuples de l’Orient classique'', Paris, 1897, t. {{rom|ii}}, p. 140, note 3. Soumise par Thoutmès {{rom-maj|III}}, elle reconnut la suzeraineté de l’Égypte, et son nom, comme nous l’avons dit plus haut,<noinclude> <references/></noinclude> 8v2q27rt1cnajo210d8c1o5nh7zcm6j Page:Dictionnaire de la Bible - F. Vigouroux - Tome II.djvu/643 104 4011430 15914874 15533159 2026-07-11T06:39:55Z Verbex 1987 15914874 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|1225|DAMAS|1226}}</noinclude>est inscrit sur les pylônes de Kamak dans la liste des villes de la Syrie que signale le bulletin de victoire. 2° Du temps de David et de Salomon. — À l’époque de David, la Syrie était morcelée en divers royaumes, ceux de Damas (hébreu : ''ʾAram Damméèéq'', Vulgate : ''Syria Damasci''), de Soba (’Aram Sôbd’; Syrus Soba), de Rohob (’Aram bêt-Rehôb ; Syrus Rohob) et de Maacha (’Aram Ma’âkâh ; Syria Maacha). Le prince qui régnait alors sur Soba, Adarézer, fils de Rohob, s’apprêtait à les englober tous et rêvait même de porter ses armes jusqu’à l’Euphrate, profitant de l’abaissement de la puissance assyrienne, quand David, déjà vainqueur des Philistins et des Moabites, fondit sur lui et remporta une victoire signalée. Alarmés de cette défaite, les voisins du roi vaincu, principalement ceux de Damas, envoyèrent des troupes à son secours. Mais David leur tua vingt-deux mille hommes, plaça une garnison dans la Syrie Damascène, qui lui fut assujettie et paya un lourd tribut. II Reg., {{rom|viii}}, 5-6 ; I Par., {{rom|xviii}}, 5-6. Le roi de cette contrée, selon Nicolas de Damas, cité par Josèphe, ''Ant. jud.'', {{rom-maj|VII}}, {{rom|v}}, 2, s’appelait alors Hadad, et sa postérité aurait occupé le trône de Syrie pendant dix générations. Si ce dernier détail est exact, il faut cependant dire que ce ne fut pas sans interruption ; car un des principaux adversaires de Salomon fut Razon, fils d’Éliada, qui, après avoir quitté Adarézer, son maître, assembla des gens contre lui, se fit chef d’une bande de voleurs, qui vinrent habiter Damas et l’y établirent roi. « Et il fut ennemi d’Israël pendant tout le règne de Salomon, … et il régna en Syrie. » III Reg., {{rom|xi}}, 23-25. ''II. {{sc|Deuxième période. Guerres de Damas avec Israël et l’Assyrie.}}'' — Voici, pour l’intelligence de cette époque, la liste des rois de Damas, tels qu’ils nous sont connus par la Bible et par l’épigraphie assyrienne, d’après 6. Smith, ''The Assyrian Eponym Canon'', p. 191 : Noms. Dates. Razon ( Rasin I"). 990-970 Tabrémon 970-950 Bénadad I"… 950-930 Roi dont le nom est inconnu… 930-910 Bénadad II 910-886 Hazaël I" 886-857 Bénadad III… 857-844 (Hazaël II 844-830) (Bénadad IV… 830-800) Mariha 800-770 Hadara( ?)… 770-750 Rasin II 750-732 Contemporains de Salomon ; III Reg., {{rom|xi}}, 23-25 ; appelé Hézion III Reg., xv, 18. Jéroboam I « ; III Reg., {{rom|xv}}, 18. Baasa ; III Reg., {{rom|xv}}, 18-20. Amri ; III Reg., {{rom|xx}}, 34. Achab ; III Reg., xx. Jéhu ; IV Reg., {{rom|viii}}, 9. Joachaz ; IV Reg., {{rom|xiii}}, 3 ; Inscription de Salmanasar. Joachaz et Joas ; IV Reg., xii, 17 ; {{rom|xiii}}, 22. Joaset Jéroboam II ; IV Reg., xiii, 24. Jéroboam II ; Inscription de Rammannirar III. Manahem ; Inscription de Théglathphalasar III (Extract xvi, 11). Phacée ; IV Reg., {{rom|xv}}, 37 ; Inscriptions de Théglathphalasar III. M. Smith fait suivre, non sans raison, ce tableau en partie hypothétique des réflexions suivantes : « Les deux rois les plus douteux dans cette liste sont Hazaël II et Bénadad IV ; il est possible qu’ils ne soient que des dédoublements de Hazaël I" et de Bénadad III. » La date des premiers rois n’est pas non plus exacte. Cf. F. Vigouroux, ''La Bible et les découvertes modernes'', t. {{rom|iii}}, p. 457-458. Sous les descendants de Razon, la puissance de Damas s’accrut au point que les deux royaumes d’Israël et de Juda, dont elle était pourtant l’ennemie naturelle, se disputèrent son amitié. C’est ainsi qu’{{lié}} « Asa, prenant tout l’argent et l’or qui étaient restés dans les trésors de la maison du Seigneur et dans les trésors du palais du roi, les mit entre les mains de ses serviteurs, et les envoya à Bénadad, fils de Tabrémon, fils d’Hézion, roi de Syrie, qui demeurait à Damas, et lui fit dire : Il y a alliance entre vous et moi, comme entre mon père et le vôtre. C’est pourquoi je vous ai envoyé des présents, de l’argent et de l’or ; et je vous prie de venir et de rompre l’alliance que vous avez avec Baasa, roi d’Israël, afin qu’il se retire de dessus mes terres. Bénadad, s’étant rendu à la prière du roi Asa, envoya les généraux de son armée contre les villes d’Israël, et ils prirent Ahion, Dan, Abel-Beth-Maacha, et toute la contrée de Cennéroth, c’est-à-dire toutes les terres de Nephthali ». III Reg., {{rom|xv}}, 18-20 ; II Par., {{rom|xvi}}, 2-4. Cette puissante diversion sur la frontière nord d’Israël força Baasa d’abandonner ses conquêtes temporaires’dans la partie septentrionale de Juda. Mais une telle alliance, conclue avec un roi païen, déplut à Dieu, qui par la bouche d’un prophète adressa de graves reproches à Asa. II Par., {{rom|xvi}}, 7-9. Le prophète Élie reçut un jour du Seigneur l’ordre d’aller à Damas et de sacrer Hazaël roi de Syrie. III Reg., xix, 15. Cette mission ne fut remplie que plus tard, et par Élisée, IV Reg., {{rom|viii}}, 7-15 ; mais le prince syrien n’en fut pas moins dès lors désigné comme le futur instrument des vengeances divines, III Reg., {{rom|xix}}, 17, et son glaive devait, en effet, être terrible pour le royaume d’Israël. Cf. IV Reg., {{rom|viii}}, 28-29 ; {{rom|x}}, 32-33 ; {{rom|xiii}}, 3. Cependant Samarie, à peine fondée par Amri, avait vu un de ses quartiers occupé par les Syriens, sous le successeur de Bénadad I{{er}}, dont le nom est inconnu. III Reg., {{rom|xx}}, 34. Bénadad II vint l’assiéger, sous Achab, avec trente-deux dynastes, ses vassaux, et une nombreuse armée. Vaincu, il recommença la guerre un an après ; mais, battu de nouveau et fait prisonnier à Aphec, il sut fléchir son vainqueur et en obtenir une paix honorable. Entre autres conditions, il proposa de lui rendre certaines villes enlevées précédemment, et lui permit « de se faire des places publiques dans Damas », c’est-à-dire probablement d’y occuper, pour le commerce, certains emplacements ou des rues qui appartiendraient en propre aux Israélites. Achab accepta ses propositions avec une étonnante légèreté, sans consulter celui qui lui avait donné la victoire. III Reg., {{rom|xx}}. Peut-être cependant le roi d’Israël, alors inquiet des progrès menaçants de la puissance assyrienne, et en particulier des excursions d’Assurnasirabal sur le littoral de la Méditerranée, était-il bien aisé de ménager le roi de Damas, qui devait servir de rempart à son royaume contre les attaques de ces nouveaux ennemis. Si le texte sacré ne nous dit pas que l’alliance fut faite dans ce but, cela résulte des documents assyriens. Bénadad II régnait quand Salmanasar II monta sur le trône d’Assyrie. C’était le plus puissant prince à l’ouest de l’Euphrate ; la ligue dont il était le chef comprenait douze rois, parmi lesquels Irkulini de Hamath et Achab d’Israël. Cette confédération entreprit d’arrêter le monarque de Ninive dans sa marche triomphante vers l’occident. Celui-ci nous raconte, dans une inscription, la victoire qu’il remporta sur elle. Voici ce qu’il dit sur Damas et Israël : « 90. … Il réunit à son secours {{formatnum:1200}} chars, {{formatnum:1200}} cavaliers et {{formatnum:20000}} hommes de Benhadar « 91. de Damas (du pays d’imeriiu), 700 chars, 700 cavaliers et {{formatnum:10000}} hommes d’Irkulini de Hamat, 2000 chars et {{formatnum:10000}} hommes d’Achab « 92. d’Israël (''Sirlaai''), etc. « 95. …Ces douze rois ensemble se liguèrent… « 97. …De Karkar à Gilzau j’achevai leur défaite : {{formatnum:14000}} hommes « 98. de leurs troupes je tuai. » Cf. ''Cuneiform Inscriptions of Western Asia'', t. {{rom|iii}}, pl. 8 ; ''Kurkh Monolith'', Reverse, 1. 78-102 ; E. Schrader, ''Die''<noinclude> <references/></noinclude> gjhd5k9zjzaq7u5vx883mwkvojug4ix 15914878 15914874 2026-07-11T06:40:25Z Verbex 1987 15914878 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|1225|DAMAS|1226}}</noinclude>est inscrit sur les pylônes de Kamak dans la liste des villes de la Syrie que signale le bulletin de victoire. 2° ''Du temps de David et de Salomon.'' — À l’époque de David, la Syrie était morcelée en divers royaumes, ceux de Damas (hébreu : ''ʾAram Damméèéq'', Vulgate : ''Syria Damasci''), de Soba (’Aram Sôbd’; Syrus Soba), de Rohob (’Aram bêt-Rehôb ; Syrus Rohob) et de Maacha (’Aram Ma’âkâh ; ''Syria Maacha''). Le prince qui régnait alors sur Soba, Adarézer, fils de Rohob, s’apprêtait à les englober tous et rêvait même de porter ses armes jusqu’à l’Euphrate, profitant de l’abaissement de la puissance assyrienne, quand David, déjà vainqueur des Philistins et des Moabites, fondit sur lui et remporta une victoire signalée. Alarmés de cette défaite, les voisins du roi vaincu, principalement ceux de Damas, envoyèrent des troupes à son secours. Mais David leur tua vingt-deux mille hommes, plaça une garnison dans la Syrie Damascène, qui lui fut assujettie et paya un lourd tribut. II Reg., {{rom|viii}}, 5-6 ; I Par., {{rom|xviii}}, 5-6. Le roi de cette contrée, selon Nicolas de Damas, cité par Josèphe, ''Ant. jud.'', {{rom-maj|VII}}, {{rom|v}}, 2, s’appelait alors Hadad, et sa postérité aurait occupé le trône de Syrie pendant dix générations. Si ce dernier détail est exact, il faut cependant dire que ce ne fut pas sans interruption ; car un des principaux adversaires de Salomon fut Razon, fils d’Éliada, qui, après avoir quitté Adarézer, son maître, assembla des gens contre lui, se fit chef d’une bande de voleurs, qui vinrent habiter Damas et l’y établirent roi. « Et il fut ennemi d’Israël pendant tout le règne de Salomon, … et il régna en Syrie. » III Reg., {{rom|xi}}, 23-25. ''II. {{sc|Deuxième période. Guerres de Damas avec Israël et l’Assyrie.}}'' — Voici, pour l’intelligence de cette époque, la liste des rois de Damas, tels qu’ils nous sont connus par la Bible et par l’épigraphie assyrienne, d’après 6. Smith, ''The Assyrian Eponym Canon'', p. 191 : Noms. Dates. Razon ( Rasin I"). 990-970 Tabrémon 970-950 Bénadad I"… 950-930 Roi dont le nom est inconnu… 930-910 Bénadad II 910-886 Hazaël I" 886-857 Bénadad III… 857-844 (Hazaël II 844-830) (Bénadad IV… 830-800) Mariha 800-770 Hadara( ?)… 770-750 Rasin II 750-732 Contemporains de Salomon ; III Reg., {{rom|xi}}, 23-25 ; appelé Hézion III Reg., xv, 18. Jéroboam I « ; III Reg., {{rom|xv}}, 18. Baasa ; III Reg., {{rom|xv}}, 18-20. Amri ; III Reg., {{rom|xx}}, 34. Achab ; III Reg., xx. Jéhu ; IV Reg., {{rom|viii}}, 9. Joachaz ; IV Reg., {{rom|xiii}}, 3 ; Inscription de Salmanasar. Joachaz et Joas ; IV Reg., xii, 17 ; {{rom|xiii}}, 22. Joaset Jéroboam II ; IV Reg., xiii, 24. Jéroboam II ; Inscription de Rammannirar III. Manahem ; Inscription de Théglathphalasar III (Extract xvi, 11). Phacée ; IV Reg., {{rom|xv}}, 37 ; Inscriptions de Théglathphalasar III. M. Smith fait suivre, non sans raison, ce tableau en partie hypothétique des réflexions suivantes : « Les deux rois les plus douteux dans cette liste sont Hazaël II et Bénadad IV ; il est possible qu’ils ne soient que des dédoublements de Hazaël I" et de Bénadad III. » La date des premiers rois n’est pas non plus exacte. Cf. F. Vigouroux, ''La Bible et les découvertes modernes'', t. {{rom|iii}}, p. 457-458. Sous les descendants de Razon, la puissance de Damas s’accrut au point que les deux royaumes d’Israël et de Juda, dont elle était pourtant l’ennemie naturelle, se disputèrent son amitié. 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Cette puissante diversion sur la frontière nord d’Israël força Baasa d’abandonner ses conquêtes temporaires’dans la partie septentrionale de Juda. Mais une telle alliance, conclue avec un roi païen, déplut à Dieu, qui par la bouche d’un prophète adressa de graves reproches à Asa. II Par., {{rom|xvi}}, 7-9. Le prophète Élie reçut un jour du Seigneur l’ordre d’aller à Damas et de sacrer Hazaël roi de Syrie. III Reg., xix, 15. Cette mission ne fut remplie que plus tard, et par Élisée, IV Reg., {{rom|viii}}, 7-15 ; mais le prince syrien n’en fut pas moins dès lors désigné comme le futur instrument des vengeances divines, III Reg., {{rom|xix}}, 17, et son glaive devait, en effet, être terrible pour le royaume d’Israël. Cf. IV Reg., {{rom|viii}}, 28-29 ; {{rom|x}}, 32-33 ; {{rom|xiii}}, 3. Cependant Samarie, à peine fondée par Amri, avait vu un de ses quartiers occupé par les Syriens, sous le successeur de Bénadad I{{er}}, dont le nom est inconnu. III Reg., {{rom|xx}}, 34. Bénadad II vint l’assiéger, sous Achab, avec trente-deux dynastes, ses vassaux, et une nombreuse armée. Vaincu, il recommença la guerre un an après ; mais, battu de nouveau et fait prisonnier à Aphec, il sut fléchir son vainqueur et en obtenir une paix honorable. Entre autres conditions, il proposa de lui rendre certaines villes enlevées précédemment, et lui permit « de se faire des places publiques dans Damas », c’est-à-dire probablement d’y occuper, pour le commerce, certains emplacements ou des rues qui appartiendraient en propre aux Israélites. Achab accepta ses propositions avec une étonnante légèreté, sans consulter celui qui lui avait donné la victoire. III Reg., {{rom|xx}}. Peut-être cependant le roi d’Israël, alors inquiet des progrès menaçants de la puissance assyrienne, et en particulier des excursions d’Assurnasirabal sur le littoral de la Méditerranée, était-il bien aisé de ménager le roi de Damas, qui devait servir de rempart à son royaume contre les attaques de ces nouveaux ennemis. Si le texte sacré ne nous dit pas que l’alliance fut faite dans ce but, cela résulte des documents assyriens. Bénadad II régnait quand Salmanasar II monta sur le trône d’Assyrie. C’était le plus puissant prince à l’ouest de l’Euphrate ; la ligue dont il était le chef comprenait douze rois, parmi lesquels Irkulini de Hamath et Achab d’Israël. Cette confédération entreprit d’arrêter le monarque de Ninive dans sa marche triomphante vers l’occident. Celui-ci nous raconte, dans une inscription, la victoire qu’il remporta sur elle. Voici ce qu’il dit sur Damas et Israël : « 90. … Il réunit à son secours {{formatnum:1200}} chars, {{formatnum:1200}} cavaliers et {{formatnum:20000}} hommes de Benhadar « 91. de Damas (du pays d’imeriiu), 700 chars, 700 cavaliers et {{formatnum:10000}} hommes d’Irkulini de Hamat, 2000 chars et {{formatnum:10000}} hommes d’Achab « 92. d’Israël (''Sirlaai''), etc. « 95. …Ces douze rois ensemble se liguèrent… « 97. …De Karkar à Gilzau j’achevai leur défaite : {{formatnum:14000}} hommes « 98. de leurs troupes je tuai. » Cf. ''Cuneiform Inscriptions of Western Asia'', t. {{rom|iii}}, pl. 8 ; ''Kurkh Monolith'', Reverse, 1. 78-102 ; E. Schrader, ''Die''<noinclude> <references/></noinclude> m4p322akeavktys9an46oayor392e4b Page:Dictionnaire de la Bible - F. Vigouroux - Tome II.djvu/646 104 4011433 15915502 15912058 2026-07-11T11:40:22Z Verbex 1987 15915502 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|1231|DAMAS — DAN (TRIBU DE)|1232}}</noinclude>entre autres de Cléopâtre, frappées dans les années 37, 36 et 32 avant J.-C, offrant le type de la ville assise sur un rocher, avec le fleuve Chrysorrhoas (Abana) à ses pieds (fig. 468). Cf. F. de Saulcy, ''Numismatique de la Terre Sainte'', {{in-4°}}, Paris, -1874, p. 30-56, 401, pl. 2. La Bible, nous l’avons vu aussi, fait plusieurs fois allusion à la beauté, à la richesse et au commerce de la capitale syrienne. Elle mentionne également un des dieux qu’on y adorait, Remmon, IV Reg., {{rom|v}}, 18, dont le nom se retrouve dans celui d’un roi, Tabrémon, comme le nom de Hadad revient dans celui de Bénadad. {{Img float-p |file={{??|image}} |align=center|width=300px|padt=25px|padb=12px |cap=468. — Monnaie de Damas.<br />Buste de Cléopâtre. à droite. — r). AAMAEKHNQN | EŒ, ou plutôt COS (275 on 276). Femme coiffée de tours, assise sur un rocher, tournée à gauche, le bras droit étendu, et tenant de la main gauche une corne d’abondance. Devant ses pieds, un épi ; sous ses pieds, un Fleuve vu à mi-corps. Le tout dans une couronne. |capalign=center|style=font-size : 12px ;}} Pour la civilisation, la langue et la religion, voir {{sc|Syrie}}. IV. {{sc|Bibliographie.}} — G. H. von Schubert, ''Reise in das Morgenland'', 3 {{in-8°}}, Erlangen, 1840, t. {{rom|iii}}, p. 276-304 ; J. Wilson, ''The Lands of the Bible'', 3 {{in-8°}}, Édimbourg, 1847, t. {{rom|ii}}, p. 325-369 ; J. L. Porter, ''Five years in Damascus'', 2 {{in-8°}}, Londres, 1855, t. {{rom|i}}, p. 24-148 ; ''The giant çities of Bashan'', {{in-8°}}, Londres, 1871, p. 336-353 ; U. J. Seetzen, ''Reisen durch Syrien'', etc., 4 {{in-8°}}, édit. Kruse, Berlin, 1854, t. {{rom|i}}, p. 264-285 ; E. Robinson, ''Biblical Researches in Palestine'', 3 {{in-8°}}, Londres, 1856, t. {{rom|iii}}, p : 443-472 ; A. P. Stanley, ''Sinai and Palestine'', {{in-8°}}, Londres, 1866, p. 414 g-m ; A. Chauvet et E. Isambert, ''Syrie, Palestine'', {{in-8°}}, Paris, 1887, p. 632-644 ; K. Bædeker, ''Palestine et Syrie'', Leipzig, 1893, p. 308-334 ; W. M. Thomson, ''The Land and the Book'', 3 {{in-8°}}, Londres, 1886, t. {{rom|iii}}, p. 361 - 417 ; Lortet, ''La Syrie d’aujourd’hui'', dans le ''Tour du monde'', t. {{rom|xiiv}}, p. 358-384 ; V. Guérin, La Terre Sainte, 2 in-f°, Paris, 1882, t. {{rom|i}}, p. 383-420 ; E. Le Camus, Notre voyage aux pays bibliques, 3 {{in-8°}}, Paris, 1890, t. {{rom|ii}}, p. 296-311 ; C. R. Conder, ''Tent Work in Palestine'', {{in-8°}}, Londres, 1889, p. 123-129 ; H. Sauvaire, ''Description de Damas'', dans le ''Journal asiatique'', 1894, 1895 et 1896. {{d|[[Auteur:Alphonse Legendre|A. Legendre]].|3|sc}} <section begin="DAMNA"/><nowiki/> '''DAMNA''' (hébreu : Dimnâh ; Septante, ''Codex Alexandrinus'' : Aau.vdt ; omis par le ''Codex Vaticanus'' ou remplacé par SsXXà), ville de la tribu de Zabulon, donnée aux Lévites fils de Mérari. Jos., {{rom|xxi}}, 35. Mentionnée une seule fois dans l’Écriture, elle ne se trouve point dans l’énumération des cités assignées à la tribu. Jos., {{rom|xix}}, 10-16. La liste parallèle de I Par., {{rom|vi}}, 77 (hébreu, 62), ne donne que deux noms au lieu de quatre, et le premier est Remmono, dans lequel on a voulu voir la vraie forme du mot, dont Dimnâh ne serait qu’une lecture fautive. Il est, en effet, facile de comprendre comment "liai, Rim-mônô, ou peut-être n : fai, ''Rimmônàh'', a pu devenir ïi : dt, Dimnâh, par le changement assez fréquent du resch, {{lang|he|ר}}, en daleth, {{lang|he|ד}}, deux lettres qu’il est aisé de confondre. La Peschito appuie cette hypothèse, car elle a mis, Jos., {{rom|xxi}}, 35, Remîn au lieu de Dimnâh, que la paraphrase chaldaïque a conservé. Cependant les manuscrits hébreux n’offrent pas de variantes. Il faut dire aussi que le texte sacré a bien pu subir quelque altération. A la place des quatre villes lévitiques indiquées par Josué, {{rom|xxi}}, 34-35, Jecnam, Carlha, Damna et Naalol, le premier livre des Paralipomènes, {{rom|vi}}, 77, n’en désigne que deux, et encore sont-elles différentes, Remmono et Thabor. Les Septante, dans le Codex Vaticanus, ne mentionnent que trois villes, Jos., {{rom|xxi}}, 35, Maàv, KâSniç et SsXXà, et deux, comme l’hébreu, I Par., {{rom|vi}}, 77, ’Ps|jiu.ù- » et @&xxt{a ou ôaêùp. Le ''Codex Alexandrinus'', qui suit assez exactement le texte original, Jos., {{rom|xxi}}, 35, le complète, I Par., {{rom|vi}}, 77, d’après Josué. Malgré ces difficultés, la conjecture : Damna = Remmono, reste plausible, et dans ce cas la cité lévitique dont nous parlons serait actuellement représentée par Roummanéh, village situé au nord de Nazareth, et qui n’est autre que l’ancienne ville de Zabulon appelée Remmon (hébreu : Rimmôn). Jos., {{rom|xix}}, 13. Cette identification est admise, quoique avec réserve, par G. Armstrong, W. Wilson et Conder, ''Names and places in the Old and New Testament'', Londres, 1889, p. 51. Van de Velde, ''Reise durch Syrien und Palästina'', Leipzig, 1855, t. {{rom|i}}, p. 216, note 2, avait cru reconnaître Damna dans le bourg de Damoun, qui, à l’ouest de Kaboul (l’ancienne Cabul de Jos., {{rom|xix}}, .27), domine la plaine de Saint-Jean-d’Acre ; mais cette localité appartient à la tribu d’Aser. {{d|[[Auteur:Alphonse Legendre|A. Legendre]].|3|sc}} <section end="DAMNA"/> <section begin="DAMNATION"/><nowiki/> '''DAMNATION''', DAMNÉS. Voir {{sc|Enfer}}. '''DAN''' (hébreu : Dan ; Septante : Aiv), nom d’un des fils de Jacob, de deux ou trois villes et d’un pays. '''1. DAN''', cinquième fils de Jacob, le premier qu’il eut de Bala, servante de Rachel. Celle-ci, désolée de n’avoir pas d’enfants, pria Jacob de lui en donner de sa servante, comme Sara avait demandé à Abraham de lui donner un fils d’Agar, Jacob eut ainsi de Bala un premier fils, et Rachel dit : s Dieu a jugé (dan) en ma faveur, il a exaucé ma voix et m’a donné un fils. C’est pourquoi elle l’appela du nom de Dan. » Gen., {{rom|xxx}}, 1-6. Le nom de Dan (sous-entendu : Dieu) correspond, comme l’a observé Josèphe, ''Ant. jud.'', {{rom|i}}, {{rom|xix}}, 8, à celui de Théocrite : Aâv, OsixptTOv av tiv£5 sîjcoiev xarà rrçv’EXXrjvtôv y^< « >tvav. Le patriarche Jacob fait aussi allusion au sens du nom de Dan dans sa bénédiction. Gen., {{rom|xlix}}, 16. Bala eut plus tard un second fils, qui fut Nephthali. Le nom de Dina, fille de Jacob, paraît être, à part le changement de genre, le même que celui de Dan. — Nous ne savons rien de particulier sur l’histoire du fils aîné de Bala. Son nom apparaît seulement, Gen., {{rom|xxxv}}, 25, dans l’énumération des fils de Jacob, et Gen., {{rom|xlvi}}, 23, dans la liste généalogique des enfants des douze patriarches, où nous lisons : « Fils de Dan : Husim. » C’est le seul de ses descendants qui soit nommé ; mais comme Husim est en hébreu (Husim) une forme plurielle, il est possible que ce mot désigne une famille, non un individu. Cette explication permettrait de comprendre plus facilement comment la tribu de Dan, lors de l’exode, était la plus nombreuse de toutes, après celle de Juda ; elle ne comptait pas moins de 62700 hommes capables de porter les armes. Num., i, 38-39. Tous les autres passages de l’Écriture où se lit le nom de Dan, même dans la bénédiction de Jacob, Gen., xlix, 16-17, et dans celle de Moïse, Deut., {{rom|xxxiii}}, 32, se rapportent, non à la personne du patriarche, mais à la tribu issue de lui. Voir {{sc|Dan}} 2. Le plus célèbre des descendants de Dan fut Samson. F. Vigourobx. 2. DAN, une des douze tribus d’Israël. — I. GÉOGRA-PHIE. — La tribu de Dan était bornée au nord et au nordest par celle d’Éphraïm, à l’est par celle de Benjamin, an sud par celle de Juda, et à l’ouest par la mer Méditerranée. Le territoire assez restreint qu’elle occupait comprenait la partie septentrionale de la plaine de Séphéla et les premiers contreforts de la montagne. Après avoir <section end="DAMNATION"/><noinclude> <references/></noinclude> s7ja8j2j8ha2ufbrauw05knvers49b2 15915503 15915502 2026-07-11T11:41:45Z Verbex 1987 15915503 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|1231|DAMAS — DAN (TRIBU DE)|1232}}</noinclude>entre autres de Cléopâtre, frappées dans les années 37, 36 et 32 avant J.-C, offrant le type de la ville assise sur un rocher, avec le fleuve Chrysorrhoas (Abana) à ses pieds (fig. 468). Cf. F. de Saulcy, ''Numismatique de la Terre Sainte'', {{in-4°}}, Paris, -1874, p. 30-56, 401, pl. 2. La Bible, nous l’avons vu aussi, fait plusieurs fois allusion à la beauté, à la richesse et au commerce de la capitale syrienne. 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Il est, en effet, facile de comprendre comment "liai, Rim-mônô, ou peut-être n : fai, ''Rimmônàh'', a pu devenir ïi : dt, Dimnâh, par le changement assez fréquent du resch, {{lang|he|ר}}, en daleth, {{lang|he|ד}}, deux lettres qu’il est aisé de confondre. La Peschito appuie cette hypothèse, car elle a mis, Jos., {{rom|xxi}}, 35, Remîn au lieu de Dimnâh, que la paraphrase chaldaïque a conservé. Cependant les manuscrits hébreux n’offrent pas de variantes. Il faut dire aussi que le texte sacré a bien pu subir quelque altération. A la place des quatre villes lévitiques indiquées par Josué, {{rom|xxi}}, 34-35, Jecnam, Carlha, Damna et Naalol, le premier livre des Paralipomènes, {{rom|vi}}, 77, n’en désigne que deux, et encore sont-elles différentes, Remmono et Thabor. Les Septante, dans le Codex Vaticanus, ne mentionnent que trois villes, Jos., {{rom|xxi}}, 35, Maàv, KâSniç et SsXXà, et deux, comme l’hébreu, I Par., {{rom|vi}}, 77, ’Ps|jiu.ù- » et @&xxt{a ou ôaêùp. 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Bala eut plus tard un second fils, qui fut Nephthali. Le nom de Dina, fille de Jacob, paraît être, à part le changement de genre, le même que celui de Dan. — Nous ne savons rien de particulier sur l’histoire du fils aîné de Bala. Son nom apparaît seulement, Gen., {{rom|xxxv}}, 25, dans l’énumération des fils de Jacob, et Gen., {{rom|xlvi}}, 23, dans la liste généalogique des enfants des douze patriarches, où nous lisons : « Fils de Dan : Husim. » C’est le seul de ses descendants qui soit nommé ; mais comme Husim est en hébreu (Husim) une forme plurielle, il est possible que ce mot désigne une famille, non un individu. Cette explication permettrait de comprendre plus facilement comment la tribu de Dan, lors de l’exode, était la plus nombreuse de toutes, après celle de Juda ; elle ne comptait pas moins de {{formatnum:62700}} hommes capables de porter les armes. Num., i, 38-39. 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Elle mentionne également un des dieux qu’on y adorait, Remmon, IV Reg., {{rom|v}}, 18, dont le nom se retrouve dans celui d’un roi, Tabrémon, comme le nom de Hadad revient dans celui de Bénadad. {{Img float-p |file={{??|image}} |align=center|width=300px|padt=25px|padb=12px |cap=468. — Monnaie de Damas.<br />Buste de Cléopâtre. à droite. — r). ΔΑΜΑΣΚΗΝΩΝ ǀ EOΣ, ou plutôt COS (275 on 276). Femme coiffée de tours, assise sur un rocher, tournée à gauche, le bras droit étendu, et tenant de la main gauche une corne d’abondance. Devant ses pieds, un épi ; sous ses pieds, un Fleuve vu à mi-corps. Le tout dans une couronne. |capalign=center|style=font-size : 12px ;}} Pour la civilisation, la langue et la religion, voir {{sc|Syrie}}. IV. {{sc|Bibliographie.}} — G. H. von Schubert, ''Reise in das Morgenland'', 3 {{in-8°}}, Erlangen, 1840, t. {{rom|iii}}, p. 276-304 ; J. Wilson, ''The Lands of the Bible'', 3 {{in-8°}}, Édimbourg, 1847, t. {{rom|ii}}, p. 325-369 ; J. L. 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Tous les autres passages de l’Écriture où se lit le nom de Dan, même dans la bénédiction de Jacob, Gen., xlix, 16-17, et dans celle de Moïse, Deut., {{rom|xxxiii}}, 32, se rapportent, non à la personne du patriarche, mais à la tribu issue de lui. Voir {{sc|Dan}} 2. Le plus célèbre des descendants de Dan fut Samson. {{d|F. Vigouroux.|3|sc}} '''2. DAN''', une des douze tribus d’Israël. — I. {{sc|Géographie.}} — La tribu de Dan était bornée au nord et au nord-est par celle d’Éphraïm, à l’est par celle de Benjamin, au sud par celle de Juda, et à l’ouest par la mer Méditerranée. Le territoire assez restreint qu’elle occupait comprenait la partie septentrionale de la plaine de Séphéla et les premiers contreforts de la montagne. Après avoir <section end="DAMNATION"/><noinclude> <references/></noinclude> t4oa8w41mrmrfgcolcqdvj9zdbkkcsa 15915512 15915508 2026-07-11T11:56:28Z Verbex 1987 /* Corrigée */ 15915512 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Verbex" />{{nr|1231|DAMAS — DAN (TRIBU DE)|1232}}</noinclude>entre autres de Cléopâtre, frappées dans les années 37, 36 et 32 avant J.-C, offrant le type de la ville assise sur un rocher, avec le fleuve Chrysorrhoas (Abana) à ses pieds (fig. 468). Cf. F. de Saulcy, ''Numismatique de la Terre Sainte'', {{in-4°}}, Paris, 1874, p. 30-56, 401, pl. 2. La Bible, nous l’avons vu aussi, fait plusieurs fois allusion à la beauté, à la richesse et au commerce de la capitale syrienne. Elle mentionne également un des dieux qu’on y adorait, Remmon, IV Reg., {{rom|v}}, 18, dont le nom se retrouve dans celui d’un roi, Tabrémon, comme le nom de Hadad revient dans celui de Bénadad. {{Img float-p |file={{??|image}} |align=center|width=300px|padt=25px|padb=12px |cap=468. — Monnaie de Damas.<br />Buste de Cléopâtre. à droite. — r). ΔΑΜΑΣΚΗΝΩΝ ǀ EOΣ, ou plutôt COS (275 on 276). Femme coiffée de tours, assise sur un rocher, tournée à gauche, le bras droit étendu, et tenant de la main gauche une corne d’abondance. Devant ses pieds, un épi ; sous ses pieds, un Fleuve vu à mi-corps. Le tout dans une couronne. |capalign=center|style=font-size : 12px ;}} Pour la civilisation, la langue et la religion, voir {{sc|Syrie}}. IV. {{sc|Bibliographie.}} — G. H. von Schubert, ''Reise in das Morgenland'', 3 {{in-8°}}, Erlangen, 1840, t. {{rom|iii}}, p. 276-304 ; J. Wilson, ''The Lands of the Bible'', 3 {{in-8°}}, Édimbourg, 1847, t. {{rom|ii}}, p. 325-369 ; J. L. Porter, ''Five years in Damascus'', 2 {{in-8°}}, Londres, 1855, t. {{rom|i}}, p. 24-148 ; ''The giant çities of Bashan'', {{in-8°}}, Londres, 1871, p. 336-353 ; U. J. Seetzen, ''Reisen durch Syrien'', etc., 4 {{in-8°}}, édit. Kruse, Berlin, 1854, t. {{rom|i}}, p. 264-285 ; E. Robinson, ''Biblical Researches in Palestine'', 3 {{in-8°}}, Londres, 1856, t. {{rom|iii}}, p. 443-472 ; A. P. Stanley, ''Sinai and Palestine'', {{in-8°}}, Londres, 1866, p. 414 g-m ; A. Chauvet et E. Isambert, ''Syrie, Palestine'', {{in-8°}}, Paris, 1887, p. 632-644 ; K. Bædeker, ''Palestine et Syrie'', Leipzig, 1893, p. 308-334 ; W. M. Thomson, ''The Land and the Book'', 3 {{in-8°}}, Londres, 1886, t. {{rom|iii}}, p. 361 - 417 ; Lortet, ''La Syrie d’aujourd’hui'', dans le ''Tour du monde'', t. {{rom|xiiv}}, p. 358-384 ; V. Guérin, La Terre Sainte, 2 in-f°, Paris, 1882, t. {{rom|i}}, p. 383-420 ; E. Le Camus, Notre voyage aux pays bibliques, 3 {{in-8°}}, Paris, 1890, t. {{rom|ii}}, p. 296-311 ; C. R. Conder, ''Tent Work in Palestine'', {{in-8°}}, Londres, 1889, p. 123-129 ; H. Sauvaire, ''Description de Damas'', dans le ''Journal asiatique'', 1894, 1895 et 1896. {{d|[[Auteur:Alphonse Legendre|A. Legendre]].|3|sc}} <section begin="DAMNA"/><nowiki/> '''DAMNA''' (hébreu : Dimnâh ; Septante, ''Codex Alexandrinus'' : Δαμνά}} ; omis par le ''Codex Vaticanus'' ou remplacé par {{lang|grc|Σελλὰ}}), ville de la tribu de Zabulon, donnée aux Lévites fils de Mérari. Jos., {{rom|xxi}}, 35. Mentionnée une seule fois dans l’Écriture, elle ne se trouve point dans l’énumération des cités assignées à la tribu. Jos., {{rom|xix}}, 10-16. La liste parallèle de I Par., {{rom|vi}}, 77 (hébreu, 62), ne donne que deux noms au lieu de quatre, et le premier est Remmono, dans lequel on a voulu voir la vraie forme du mot, dont Dimnâh ne serait qu’une lecture fautive. Il est, en effet, facile de comprendre comment {{lang|he|רמנו}}, Rim-mônô, ou peut-être {{lang|he|רמנה}}, ''Rimmônàh'', a pu devenir {{lang|he|דמנה}}, ''Dimnâh'', par le changement assez fréquent du ''resch'', {{lang|he|ר}}, en ''daleth'', {{lang|he|ד}}, deux lettres qu’il est aisé de confondre. La Peschito appuie cette hypothèse, car elle a mis, Jos., {{rom|xxi}}, 35, ''Remîn'' au lieu de ''Dimnâh'', que la paraphrase chaldaïque a conservé. Cependant les manuscrits hébreux n’offrent pas de variantes. Il faut dire aussi que le texte sacré a bien pu subir quelque altération. A la place des quatre villes lévitiques indiquées par Josué, {{rom|xxi}}, 34-35, Jecnam, Cartha, Damna et Naalol, le premier livre des Paralipomènes, {{rom|vi}}, 77, n’en désigne que deux, et encore sont-elles différentes, Remmono et Thabor. Les Septante, dans le Codex Vaticanus, ne mentionnent que trois villes, Jos., {{rom|xxi}}, 35, {{lang|grc|Mαὰν, Kάδης}} et {{lang|grc|Σελλὰ}}, et deux, comme l’hébreu, I Par., {{rom|vi}}, 77, {{lang|grc|Ῥεμμὼν}} et {{lang|grc|Θαχχειὰ}} ou {{lang|grc|Θαϐὼρ}}. Le ''Codex Alexandrinus'', qui suit assez exactement le texte original, Jos., {{rom|xxi}}, 35, le complète, I Par., {{rom|vi}}, 77, d’après Josué. Malgré ces difficultés, la conjecture : Damna = Remmono, reste plausible, et dans ce cas la cité lévitique dont nous parlons serait actuellement représentée par Roummanéh, village situé au nord de Nazareth, et qui n’est autre que l’ancienne ville de Zabulon appelée Remmon (hébreu : Rimmôn). Jos., {{rom|xix}}, 13. Cette identification est admise, quoique avec réserve, par G. Armstrong, W. Wilson et Conder, ''Names and places in the Old and New Testament'', Londres, 1889, p. 51. Van de Velde, ''Reise durch Syrien und Palästina'', Leipzig, 1855, t. {{rom|i}}, p. 216, note 2, avait cru reconnaître Damna dans le bourg de Damoun, qui, à l’ouest de Kaboul (l’ancienne Cabul de Jos., {{rom|xix}}, .27), domine la plaine de Saint-Jean-d’Acre ; mais cette localité appartient à la tribu d’Aser. {{d|[[Auteur:Alphonse Legendre|A. Legendre]].|3|sc}} <section end="DAMNA"/> <section begin="DAMNATION"/><nowiki/> '''DAMNATION''', DAMNÉS. Voir {{sc|Enfer}}. '''DAN''' (hébreu : Dan ; Septante : {{lang|grc|Δάν}}), nom d’un des fils de Jacob, de deux ou trois villes et d’un pays. '''1. DAN''', cinquième fils de Jacob, le premier qu’il eut de Bala, servante de Rachel. Celle-ci, désolée de n’avoir pas d’enfants, pria Jacob de lui en donner de sa servante, comme Sara avait demandé à Abraham de lui donner un fils d’Agar, Jacob eut ainsi de Bala un premier fils, et Rachel dit : s Dieu a jugé (dan) en ma faveur, il a exaucé ma voix et m’a donné un fils. C’est pourquoi elle l’appela du nom de Dan. » Gen., {{rom|xxx}}, 1-6. Le nom de Dan (sous-entendu : Dieu) correspond, comme l’a observé Josèphe, ''Ant. jud.'', {{rom|i}}, {{rom|xix}}, 8, à celui de Théocrite : Aâv, OsixptTOv av tiv£5 sîjcoiev xarà rrçv’EXXrjvtôv y^< « >tvav. Le patriarche Jacob fait aussi allusion au sens du nom de Dan dans sa bénédiction. Gen., {{rom|xlix}}, 16. Bala eut plus tard un second fils, qui fut Nephthali. Le nom de Dina, fille de Jacob, paraît être, à part le changement de genre, le même que celui de Dan. — Nous ne savons rien de particulier sur l’histoire du fils aîné de Bala. Son nom apparaît seulement, Gen., {{rom|xxxv}}, 25, dans l’énumération des fils de Jacob, et Gen., {{rom|xlvi}}, 23, dans la liste généalogique des enfants des douze patriarches, où nous lisons : « Fils de Dan : Husim. » C’est le seul de ses descendants qui soit nommé ; mais comme Husim est en hébreu (Husim) une forme plurielle, il est possible que ce mot désigne une famille, non un individu. Cette explication permettrait de comprendre plus facilement comment la tribu de Dan, lors de l’exode, était la plus nombreuse de toutes, après celle de Juda ; elle ne comptait pas moins de {{formatnum:62700}} hommes capables de porter les armes. Num., i, 38-39. Tous les autres passages de l’Écriture où se lit le nom de Dan, même dans la bénédiction de Jacob, Gen., xlix, 16-17, et dans celle de Moïse, Deut., {{rom|xxxiii}}, 32, se rapportent, non à la personne du patriarche, mais à la tribu issue de lui. Voir {{sc|Dan}} 2. Le plus célèbre des descendants de Dan fut Samson. {{d|F. Vigouroux.|3|sc}} '''2. DAN''', une des douze tribus d’Israël. — I. {{sc|Géographie.}} — La tribu de Dan était bornée au nord et au nord-est par celle d’Éphraïm, à l’est par celle de Benjamin, au sud par celle de Juda, et à l’ouest par la mer Méditerranée. Le territoire assez restreint qu’elle occupait comprenait la partie septentrionale de la plaine de Séphéla et les premiers contreforts de la montagne. Après avoir <section end="DAMNATION"/><noinclude> <references/></noinclude> mor346eurj1wjiivcyiujnfdj8y3dfx Page:Dictionnaire de la Bible - F. Vigouroux - Tome II.djvu/1194 104 4011983 15914332 15891858 2026-07-10T19:18:37Z Verbex 1987 /* Corrigée */ 15914332 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Verbex" />{{nr|2309|FORÊT — FORGERON|2310}}</noinclude>cette question. Les cèdres du Liban ont disparu. Des massifs plus ou moins épais revêtent encore certaines parties du Carmel, les collines de Galilée, le Thabor, et, au delà du Jourdain, les pentes du Djebel Hauran. On trouve dans la plaine de Saron, vers Qaisariyéh ou Césarée maritime, une forêt de chênes clairsemés, appartenant presque tous à l’espèce nommée ''quercus cerris'' et ''quercus crinita'' ; quelques-uns atteignent une dizaine de mètres de hauteur, mais beaucoup d’autres sont plus petits et ne s’élèvent guère au-dessus de la taille de hautes broussailles. C’est là tout le reste d’une forêt qui, à l’époque des croisades, est désignée sous le nom de forêt d’Arsouf, parce qu’elle se prolongeait, vers le sud, jusque dans les environs de cette ville. Cf. V. Guérin, ''La Samarie'', t. {{rom|ii}}, p. 388. Mais la Judée surtout est dénudée ; tout se réduit à quelques bouquets d’arbres qu’on voit par ci par là. Il est sur que la main de l’homme a beaucoup détruit sans replanter, et que la dent des animaux a arrêté l’essor des pousses naturelles. Nous croyons cependant que le ''ya’ar'' hébreu n’a pas toute l’étendue de notre mot « forêt », et que la Vulgate a eu raison de le rendre indifféremment par ''saltus'' et ''silva'' ; il correspond plus souvent à notre « bois ». Les Hébreux ont sans doute utilisé les arbres pour les usages courants de la vie. Et pourtant, si, dans la plaine, la pierre faisait défaut pour bâtir leurs maisons, la montagne la leur offrait en suffisante quantité pour ne pas dépenser beaucoup en charpente. Ils étaient loin d’avoir le luxe de meubles que nous possédons maintenant. Ils brûlaient du bois dans le Temple, pour les sacrifices ; mais pour eux-mêmes, ils se servaient souvent comme combustible d’herbes sèches ou de paille, Matth., {{rom|iii}}, 12 ; {{rom|vi}}, 30 ; Luc, xii, 28, ou même d’excréments desséchés d’animaux. Ezech., {{rom|iv}}, 12, 15. Ils n’ont donc pas dû faire de très grands ravages dans les parties boisées de Chanaan. Les musulmans qui leur ont succédé ont plus contribué à la dénudation du pays par leurs destructions et surtout par leur incurie. Ainsi, sans croire que la Palestine ait jamais été une terre très boisée, on ne peut nier cependant que, comme certains autres pays, la Grèce, par exemple, elle n’ait beaucoup perdu sous ce rapport. N’est-ce point même du déboisement que provient, avec son aridité actuelle, la pauvreté qui la désole en beaucoup d’endroits ? On sait quel rôle important jouent les forêts dans le régime des eaux et la fécondité du sol. Elles ne sont pas seulement une parure pour la terre ; elles n’assainissent pas seulement l’air en y répandant de l’oxygène, tandis qu’elles absorbent le carbone ; mais elles ajoutent en même temps l’humus au sol, condensent les vapeurs atmosphérique, et régularisent la température. Les feuilles jaunies qui tombent à l’automne couvrent d’un lit épais l’herbe et la mousse ; mouillées par les pluies de l’hiver et du printemps, pénétrées par l’humidité d’une terre toujours ombragée, elles se décomposent et forment une nouvelle couche d’humus qui s’ajoute aux couches anciennes. De leurs vastes et profondes masses, quand elles sont vertes, il se dégage sans cesse une abondante vapeur d’eau qui se répand aux alentours en rosées vivifiantes ; chaque feuille, en effet, est le siège d’une active évaporation, et les grands arbres sont des machines hydrauliques d’une puissance extraordinaire. En outre, quand une forte pluie tombe sur un bois, elle mouille d’abord toute la voûte du feuillage, puis elle descend progressivement et n’arrive par terre que goutte à goutte. Alors elle pénètre doucement dans le sol, qui s’en imprègne comme fait une éponge. Une partie de cette eau est absorbée par les arbres ; mais l’autre, plus considérable, s’infiltre peu à peu dans les couches plus profondes du terrain, finit par y rencontrer un fond imperméable, dont elle suit les pentes, pour s’échapper au dehors sous forme de sources. Celles-ci donnent naissance aux ruisseaux, aux rivières et aux fleuves. Dans ces conditions, on comprend comment les vieux massifs d’arbres de la Palestine contribuaient de toutes façons à sa beauté physique, en la parant de verdure, en alimentant les fontaines, si précieuses et relativement rares dans ce pays, brûlé pendant six mois par le soleil. Voir {{sc|Fontaine}}. Nous ne voulons pas dire par là que la désolation actuelle de la Terre Sainte ait pour unique cause le déboisement. Il y en a d’autres, en particulier la négligence et le manque d’industrie des habitants. Mais il est permis de croire que la dénudation a eu de très pernicieux effets. Les forêts cependant avaient-elles une influence sur le régime des pluies, qu’elles auraient rendues plus fréquentes et plus abondantes ? Quelques-uns le croient. Ainsi on a constaté que, à Nazareth, qui est au sein d’une contrée mieux boisée, il tombe plus d’eau qu’à Jérusalem, dont les environs sont dénudés, et qui pourtant est à une altitude supérieure. Il y a peut-être lieu de distinguer. La pluie d’hiver ou première pluie, qui se déverse en torrents inconnus à nos climats, n’a pas dû diminuer. Mais il est probable que celle du. printemps était autrefois plus abondante qu’aujourd’hui. Beaucoup de nuages légers qui passent en venant de l’ouest étaient arrêtés par le bois et se répandaient en pluie sur le haut pays. Voir {{sc|Pluie}}. — Pour ce qui concerne l’influence des montagnes boisées sur le régime des eaux en Palestine, et l’état actuel du pays au point de vue des massifs d’arbres qui existent encore, on peut voir L. Anderlind, ''Der Einfluss der Gebirgswaldungen im nördlichen Palästina auf die Vermehrung der wässerigen Niederschläge daselbst'', dans la ''Zeitschrift des Deutschen Palästina-Vereins'', Leipzig, t. {{rom|viii}}, 1885, p. 101-116. {{d|[[Auteur:Alphonse Legendre|A. Legendre]].|3|sc}} <section begin="FORGERON"/><nowiki/> '''FORGERON''' (hébreu : ''ḥârâš barzél'', « ouvrier du fer ; » Septante : {{lang|grc|τέϰτων σιδήρου}} ; Vulgate : ''faber ferrarius'' ; hébreu : ''ḥârâš nekoséṭ'', « ouvrier du cuivre ou airain ; » Septante : {{lang|grc|τέϰτων χαλϰοῦ, χαλϰεύς}} ; Vulgate : ''serarius'') (fig. 676). Les ouvriers qui travaillaient le fer et ceux qui travaillaient l’airain étaient les mêmes. La Genèse, {{rom|iv}}, 22, mentionne l’art de travailler le cuivre et le fer dès le temps des premiers patriarches. Tubalcaïn en fut l’inventeur. L’Ecclésiastique, xxxviii, 28, décrit le travail du forgeron. « Il est assis près de l’enclume et considère le morceau de fer. La vapeur du feu lui brûle la chair, et il tient bon contre la chaleur de son fourneau. La voix du marteau frappe sans cesse son oreille, et son œil est fixé sur le modèle de l’ustensile qu’il fabrique. Il met son cœur à achever son ouvrage, et il veille à le rendre parfait. » Le forgeron commençait donc par amollir le fer au feu et le façonnait ensuite sur l’enclume (''pâ’as'' ; Septante : {{lang|grc|ἄϰμων}} ; Vulgate : ''incus''), à l’aide du marteau (hébreu : ''halemûṭ, maqqabâh, pattiš'' ; Septante : {{lang|grc|σφύρη}} ; Vulgate : ''malleus''). Le ''pattiš'' servait surtout à polir le fer déjà frappé sur l’enclume, c’était donc un marteau moins gros, avec lequel l’ouvrier frappait à petits coups. Is., xli, 7. Le feu de la forge était entretenu à l’aide du soufflet (hébreu : ''mâpuaḥ'' ; Septante : {{lang|grc|φυσητήρ}} ; Vulgate : ''sufflatorium'').Jer., {{rom|vi}}, 29. — Les forgerons fabriquaient des armes et des chars. I Reg. (Sam.), {{rom|viii}}, 12, Is., xliv, 12 ; lv, 16. C’est pourquoi les Philistins interdirent l’exercice de cette profession chez les Israélites. I Reg. (Sam.), xiii, 19. Nabuchodonosor, pour la même raison, emmena en captivité tous les forgerons. Jer., {{rom|xxiv}}, 1. Ils travaillaient aussi à la fabrication des idoles. Isaïe, {{rom|xli}}, 7, décrit les différentes phases de ce travail : « Le sculpteur encourage le fondeur, celui qui polit au marteau encourage celui qui frappe sur l’enclume. Il dit de la soudure : Elle est bonne, et il fixe l’idole avec des clous pour qu’elle ne branle pas. » Cf. Is., {{rom-maj|XL}}, 19 ; Bar., {{rom|vi}}, 45. On trouve aussi des ouvriers en fer et en airain occupés à réparer le Temple. II Par., {{rom|xxiv}}, 12. C’est à l’aide d’un marteau de forgeron que Jahel enfonça un clou dans la tête de Sisara. Jud., {{rom|v}}, 26. Par métaphore, Zacharie, {{rom|i}}, 20, annonce que quatre forgerons briseront les cornes, c’est-à-dire<section end="FORGERON"/><noinclude> <references/></noinclude> rw043mvcl866o4kcrgukojorlb2v99l Page:Dictionnaire de la Bible - F. Vigouroux - Tome II.djvu/1196 104 4011985 15914245 15891852 2026-07-10T18:09:47Z Verbex 1987 /* Corrigée */ 15914245 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Verbex" />{{nr|2313|FORGERON — FORNICATION|2314}}</noinclude>ses travaux, à la gueule du four de sa forge, les doigts rugueux comme la peau des crocodiles et puant plus que le frai de poisson. » G. Maspero, ''Histoire ancienne des peuples de l’Orient'', t. {{rom|i}}, 1895, p. 311. Une peinture du tombeau de Rekhmarà représente deux forgerons manœuvrant avec leurs pieds les soufflets de la forge (fig. 677). Cf. Rosellini, ''Monumenti civili'', pl. 2, a. ; ''Mémoires de la mission archéologique française du Caire'', t. {{rom|v}}, pl. xiii et xiv ; {{Img float-p |file={{??|image}} |align=center|width=300px|padt=25px|padb=12px |cap=678. — Forgerons grecs.<br />D’après L. Beck, ''Geschichte des Eisens'', t. {{rom|i}}, 1884, fig. "5, p. 462 — Vase grec. Musée de Berlin. |capalign=center|style=font-size : 12px ;}} G. Maspero, ''Histoire ancienne'', p. 311. Aucun monument ne nous les montre frappant le fer. Les forgerons égyptiens formaient une corporation représentée par des chefs auprès des autorités locales. Les stèles d’Abydos nous font connaître les noms de quelques-uns de ces chefs. Mariette, Catalogue général des monuments d’Abydos, p. 287, n° 856. Homère mentionne les soufflets de forge et nous montre les forgerons assis devant le foyer. Iliad., {{rom|xviii}}, 410, 470 (fig. 678). C’est dans la même attitude qu’est représenté dans les peintures de vases celui qui tient le fer à l’aide d’une pince, tandis que son compagnon le frappe à l’aide d’un marteau. {{Img float-p |file={{??|image}} |align=center|width=300px|padt=25px|padb=12px |cap=679. — Forgerons romains.<br /> — Bas-relief d’un sarcophage de Rome. D’après Beck, ''Geschichte des Eisens'', t. {{rom|i}}, fig. 114, p. 537. |capalign=center|style=font-size : 12px ;}} Le forgeron assis préserve son visage contre la chaleur en étendant la main gauche. Lenormant et de Witte, ''Élite des monuments céramographiques'', in-f°, Paris, t. {{rom|i}}, p. 51 ; ''Monumenti dell’Institulo archeol.'', t. {{rom|xi}}, pi. {{rom|xxix}}, 2. Cf. Blümner, ''Technologie und Terminologie der Gewerbe und Künste'', {{in-8°}}, Leipzig, 1886, t. {{rom|iv}}, p. 365-368. — Sur les monuments romains, les forgerons sont installés à la manière moderne (fig. 679). Clarac, ''Musée de sculpture ; Bas-reliefs'', 216, n° 30 ; Martigny, ''Dictionnaire des antiquités chrétiennes'', 2{{e}} édit., {{in-8°}}, Paris, 1877, p. 379. — Voir, pour les divers instruments du forgeron, {{sc|Four}}, {{sc|Marteau}}, {{sc|Soufflet}}. {{d|E. Beurlier.|3|sc}} <section begin="FORNICATION"/><nowiki/> '''FORNICATION''' (hébreu : ''zenûnîm'', du verbe zânâh, « commettre l’impureté ; » Septante : {{lang|grc|πορνεία, μοιχεία}}, Sap., {{rom|xiv}}, 26 ; Vulgate : ''fornicatio'', ''prostitutio'', ''mœchia'', ''impudicitia'', ''immunditia''), toute faute contre les mœurs, proscrite par le sixième précepte du Décalogue. La Sainte Écriture appelle de ce nom général non seulement les fautes commises entre personnes libres, mais encore l’adultère, Ose., {{rom|iii}}, 3 ; Matth., {{rom|v}}, 32 ; l’inceste, Gen., xxxviii, 24 ; I Cor., {{rom|v}}, 1, etc. I. {{sc|Dans l’Ancien Testament.}} — 1° ''Chez les ancêtres et les voisins des Hébreux.'' — 1. Des actes de la plus grave immoralité sont signalés par la Sainte Écriture dans la famille de Lot, Gen., {{rom|xix}}, 30-38 ; parmi les fils de Jacob, Gen., {{rom|xxxvii}}, 2 ; dans la famille de Juda. Gen., xxviii, 9, 15-26. — 2. Les pires abominations se commettaient à Sodome. Gen., {{rom|xix}}, 4 ; Is., {{rom|iii}}, 9 ; II Petr., {{rom|ii}}, 7. En Égypte, l’immoralité ne connaissait pas de limites. Hérodote, {{rom|ii}}, 46. La femme de Putiphar en fournit un exemple. Gen., {{rom|xxxix}}, 7. Les excès n’étaient pas moindres chez les Moabites, Num., {{rom|xxv}}, 1, 6 ; les Chananéens, Jos., {{rom|ii}}, 1 ; les Philistins, , Tud., {{rom|xvi}}, 1, et tous les peuples qui occupaient ou entouraient la Palestine. Cf. Astarthé, t. {{rom|i}}, col. 1187 ; Vigouroux, ''La Bible et les découvertes modernes'', Paris, 1896, t. {{rom|iii}}, p. 92-95. — 3. Il est à remarquer que, chez les Arabes, on regarde comme beaucoup plus grave et plus digne de vengeance l’outrage fait à une sœur que celui dont est victime une épouse. Cf. Arvieux, ''Mémoires'', Paris, 1735, t. {{rom|iii}}, p. 263 ; Niebuhr, ''Beschreibung von Arabien'', Copenhague, 1772, p. 31 ; Michælis, ''Mosaisches Recht'', Francfort-sur le-Main, 1775, t. {{rom|v}}, p. 253. On en donne comme raison qu’un mari peut toujours répudier sa femme, quand elle s’est mal conduite, tandis qu’une sœur, même déshonorée, fait toujours partie de la famille. De la Roque, ''Voyage dans la Palestine'', Amsterdam, 1718, p. 235. Cf. Hérodote, {{rom|iii}}, 119. 2° ''La législation mosaïque sur l’immoralité.'' — 1. Le sixième précepte du Décalogue est ainsi conçu : ''lοʾṭinʾâf'', , où {{lang|grc|oὐ μοιχεὐσεις}}, ''non mœchaberis''. Exod., {{rom|xx}}, 14 ; Deut., {{rom|v}}, 18 ; Matth., {{rom|v}}, 27 ; Luc, {{rom|xviii}}, 20. Le verbe nà’af se rapporte au péché commis par l’époux avec une étrangère, Lev., {{rom|xx}}, 10 ; Prov., {{rom|vi}}, 32 ; Jer., {{rom|xxix}}, 23 ; par l’épouse avec un étranger, Ose., {{rom|iv}}, 13, ou par la nation d’Israël infidèle à son Dieu. Jer., {{rom|iii}}, 8 ; Ezech., {{rom|xxiii}}, 37. C’est donc l’adultère qui est spécialement visé. Mais en disant : « Vous ne commettrez pas d’adultère, » le Seigneur défend tous les péchés de la chair, de même que par les paroles : « Vous ne tuerez point, vous ne déroberez point, » il défend en général toutes les violences contre les personnes et toutes les injustices. — 2. En dehors de la prohibition générale, la Loi entre dans le détail. Il est défendu aux Hébreux de se permettre ce qu’ils ont vu en Égypte et en Chanaan. Lev., {{rom|xviii}}, 3, 24-30 ; {{rom|xx}}, 23. — La peine de mort est portée contre celui qui commet le crime de bestialité, Lev., {{rom|xviii}}, 23 ; xx, 15, 16 ; contre les adultères et les incestueux, Lev., {{rom|xx}}, 10-14 ; contre la fille du prêtre qui s’est prostituée, Lev., {{rom|xxi}}, 9 ; contre la jeune fille qui s’est rendue coupable avant son mariage. Deut., {{rom|xxii}}, 21. — Il est défendu d’exposer sa fille au péché, Lev., {{rom|xix}}, 29 ; de se marier avec une femme qui a perdu son honneur, Lev., {{rom|xxi}}, 7, 14 ; d’admettre dans la société israélite, même à la dixième génération, celui qui est né d’une union illicite. Deut., {{rom|xxiii}}, 2. — La Loi proscrit d’une manière générale la présence des femmes de mauvaise vie en Israël. Deut., {{rom|xxiii}}, 17. Pour éviter toute surprise, elle défend même de porter des habits qui ne sont pas de son sexe. Deut., {{rom|xxii}}, 5. — Comme on s’abandonnait au mal moyennant salaire, Gen., {{rom|xxxviii}}, 17 ; Ezech., {{rom|xvi}}, 31-34, la Loi déclare abominable le prix du crime et défend {{tiret|exprès|sément}} <section end="FORNICATION"/><noinclude> <references/></noinclude> 1nv2mypubh7b0cnq4xuixnxmo8q1unj 15914250 15914245 2026-07-10T18:11:30Z Verbex 1987 15914250 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Verbex" />{{nr|2313|FORGERON — FORNICATION|2314}}</noinclude>ses travaux, à la gueule du four de sa forge, les doigts rugueux comme la peau des crocodiles et puant plus que le frai de poisson. » G. Maspero, ''Histoire ancienne des peuples de l’Orient'', t. {{rom|i}}, 1895, p. 311. Une peinture du tombeau de Rekhmarà représente deux forgerons manœuvrant avec leurs pieds les soufflets de la forge (fig. 677). Cf. Rosellini, ''Monumenti civili'', pl. 2, a. ; ''Mémoires de la mission archéologique française du Caire'', t. {{rom|v}}, pl. xiii et xiv ; {{Img float-p |file={{??|image}} |align=center|width=300px|padt=25px|padb=12px |cap=678. — Forgerons grecs.<br />D’après L. Beck, ''Geschichte des Eisens'', t. {{rom|i}}, 1884, fig. "5, p. 462 — Vase grec. Musée de Berlin. |capalign=center|style=font-size : 12px ;}} G. Maspero, ''Histoire ancienne'', p. 311. Aucun monument ne nous les montre frappant le fer. Les forgerons égyptiens formaient une corporation représentée par des chefs auprès des autorités locales. Les stèles d’Abydos nous font connaître les noms de quelques-uns de ces chefs. Mariette, Catalogue général des monuments d’Abydos, p. 287, n° 856. Homère mentionne les soufflets de forge et nous montre les forgerons assis devant le foyer. Iliad., {{rom|xviii}}, 410, 470 (fig. 678). C’est dans la même attitude qu’est représenté dans les peintures de vases celui qui tient le fer à l’aide d’une pince, tandis que son compagnon le frappe à l’aide d’un marteau. {{Img float-p |file={{??|image}} |align=center|width=300px|padt=25px|padb=12px |cap=679. — Forgerons romains.<br /> — Bas-relief d’un sarcophage de Rome. D’après Beck, ''Geschichte des Eisens'', t. {{rom|i}}, fig. 114, p. 537. |capalign=center|style=font-size : 12px ;}} Le forgeron assis préserve son visage contre la chaleur en étendant la main gauche. Lenormant et de Witte, ''Élite des monuments céramographiques'', in-f°, Paris, t. {{rom|i}}, p. 51 ; ''Monumenti dell’Institulo archeol.'', t. {{rom|xi}}, pi. {{rom|xxix}}, 2. Cf. Blümner, ''Technologie und Terminologie der Gewerbe und Künste'', {{in-8°}}, Leipzig, 1886, t. {{rom|iv}}, p. 365-368. — Sur les monuments romains, les forgerons sont installés à la manière moderne (fig. 679). Clarac, ''Musée de sculpture ; Bas-reliefs'', 216, n° 30 ; Martigny, ''Dictionnaire des antiquités chrétiennes'', 2{{e}} édit., {{in-8°}}, Paris, 1877, p. 379. — Voir, pour les divers instruments du forgeron, {{sc|Four}}, {{sc|Marteau}}, {{sc|Soufflet}}. {{d|E. Beurlier.|3|sc}} <section begin="FORNICATION"/><nowiki/> '''FORNICATION''' (hébreu : ''zenûnîm'', du verbe ''zânâh'', « commettre l’impureté ; » Septante : {{lang|grc|πορνεία, μοιχεία}}, Sap., {{rom|xiv}}, 26 ; Vulgate : ''fornicatio'', ''prostitutio'', ''mœchia'', ''impudicitia'', ''immunditia''), toute faute contre les mœurs, proscrite par le sixième précepte du Décalogue. La Sainte Écriture appelle de ce nom général non seulement les fautes commises entre personnes libres, mais encore l’adultère, Ose., {{rom|iii}}, 3 ; Matth., {{rom|v}}, 32 ; l’inceste, Gen., {{rom|xxxviii}}, 24 ; I Cor., {{rom|v}}, 1, etc. I. {{sc|Dans l’Ancien Testament.}} — 1° ''Chez les ancêtres et les voisins des Hébreux.'' — 1. Des actes de la plus grave immoralité sont signalés par la Sainte Écriture dans la famille de Lot, Gen., {{rom|xix}}, 30-38 ; parmi les fils de Jacob, Gen., {{rom|xxxvii}}, 2 ; dans la famille de Juda. Gen., {{rom|xxviii}}, 9, 15-26. — 2. Les pires abominations se commettaient à Sodome. Gen., {{rom|xix}}, 4 ; Is., {{rom|iii}}, 9 ; II Petr., {{rom|ii}}, 7. En Égypte, l’immoralité ne connaissait pas de limites. Hérodote, {{rom|ii}}, 46. La femme de Putiphar en fournit un exemple. Gen., {{rom|xxxix}}, 7. Les excès n’étaient pas moindres chez les Moabites, Num., {{rom|xxv}}, 1, 6 ; les Chananéens, Jos., {{rom|ii}}, 1 ; les Philistins, , Tud., {{rom|xvi}}, 1, et tous les peuples qui occupaient ou entouraient la Palestine. Cf. Astarthé, t. {{rom|i}}, col. 1187 ; Vigouroux, ''La Bible et les découvertes modernes'', Paris, 1896, t. {{rom|iii}}, p. 92-95. — 3. Il est à remarquer que, chez les Arabes, on regarde comme beaucoup plus grave et plus digne de vengeance l’outrage fait à une sœur que celui dont est victime une épouse. Cf. Arvieux, ''Mémoires'', Paris, 1735, t. {{rom|iii}}, p. 263 ; Niebuhr, ''Beschreibung von Arabien'', Copenhague, 1772, p. 31 ; Michælis, ''Mosaisches Recht'', Francfort-sur le-Main, 1775, t. {{rom|v}}, p. 253. On en donne comme raison qu’un mari peut toujours répudier sa femme, quand elle s’est mal conduite, tandis qu’une sœur, même déshonorée, fait toujours partie de la famille. De la Roque, ''Voyage dans la Palestine'', Amsterdam, 1718, p. 235. Cf. Hérodote, {{rom|iii}}, 119. 2° ''La législation mosaïque sur l’immoralité.'' — 1. Le sixième précepte du Décalogue est ainsi conçu : ''lοʾṭinʾâf'', {{lang|grc|oὐ μοιχεὐσεις}}, ''non mœchaberis''. Exod., {{rom|xx}}, 14 ; Deut., {{rom|v}}, 18 ; Matth., {{rom|v}}, 27 ; Luc, {{rom|xviii}}, 20. Le verbe ''nàʾâf'' se rapporte au péché commis par l’époux avec une étrangère, Lev., {{rom|xx}}, 10 ; Prov., {{rom|vi}}, 32 ; Jer., {{rom|xxix}}, 23 ; par l’épouse avec un étranger, Ose., {{rom|iv}}, 13, ou par la nation d’Israël infidèle à son Dieu. Jer., {{rom|iii}}, 8 ; Ezech., {{rom|xxiii}}, 37. C’est donc l’adultère qui est spécialement visé. Mais en disant : « Vous ne commettrez pas d’adultère, » le Seigneur défend tous les péchés de la chair, de même que par les paroles : « Vous ne tuerez point, vous ne déroberez point, » il défend en général toutes les violences contre les personnes et toutes les injustices. — 2. En dehors de la prohibition générale, la Loi entre dans le détail. Il est défendu aux Hébreux de se permettre ce qu’ils ont vu en Égypte et en Chanaan. Lev., {{rom|xviii}}, 3, 24-30 ; {{rom|xx}}, 23. — La peine de mort est portée contre celui qui commet le crime de bestialité, Lev., {{rom|xviii}}, 23 ; xx, 15, 16 ; contre les adultères et les incestueux, Lev., {{rom|xx}}, 10-14 ; contre la fille du prêtre qui s’est prostituée, Lev., {{rom|xxi}}, 9 ; contre la jeune fille qui s’est rendue coupable avant son mariage. Deut., {{rom|xxii}}, 21. — Il est défendu d’exposer sa fille au péché, Lev., {{rom|xix}}, 29 ; de se marier avec une femme qui a perdu son honneur, Lev., {{rom|xxi}}, 7, 14 ; d’admettre dans la société israélite, même à la dixième génération, celui qui est né d’une union illicite. Deut., {{rom|xxiii}}, 2. — La Loi proscrit d’une manière générale la présence des femmes de mauvaise vie en Israël. Deut., {{rom|xxiii}}, 17. Pour éviter toute surprise, elle défend même de porter des habits qui ne sont pas de son sexe. Deut., {{rom|xxii}}, 5. — Comme on s’abandonnait au mal moyennant salaire, Gen., {{rom|xxxviii}}, 17 ; Ezech., {{rom|xvi}}, 31-34, la Loi déclare abominable le prix du crime et défend {{tiret|expres|sément}} <section end="FORNICATION"/><noinclude> <references/></noinclude> 2dexdyvly8906cv5hmxskb5k7vvv5qu Page:Dictionnaire de la Bible - F. Vigouroux - Tome II.djvu/1197 104 4011986 15914217 15912053 2026-07-10T17:58:00Z Verbex 1987 /* Corrigée */ 15914217 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Verbex" />{{nr|2315|FORNICATION|2316}}</noinclude>sèment de présenter au Seigneur ce qui vient de la courtisane ou du kêlèb, c’est-à-dire du « chien ». Deut., {{rom|xxiii}}, 18. Ce mot ne désigne pas, comme l’ont cru certains auteurs à la suite de Josèphe, ''Ant. jud.'', {{rom-maj|IV}}, {{rom|viii}}, 9, le chien proprement dit, dont il serait défendu d’offrir au Seigneur le prix de vente. Le kéléb n’est autre ici que le débauché infâme qui vit de sa honte, l’un de ceux que les Grecs appelaient {{lang|grc|κίναιδoι}}, Platon, ''Gorg.'', 491 a ; les Romains, exoleti, Cicéron, ''Pro Milon.'', ’21, 55, etc., et que saint Jean, Apoc., {{rom|xxii}}, 15, range parmi « les chiens et les impudiques ». Voir [[Dictionnaire de la Bible/Chien|{{sc|Chien}}]], col. 702. — 4° Le texte sacré, Deut., {{rom|xxiii}}, 17, donne aussi au kéléb le nom de ''qâdéš'', « séparé, » consacré au culte d’une divinité impure, Septante : {{lang|grc|τελισϰόμενος}} ou {{lang|grc|τετελεσμένος}}, « initié ; » Vulgate : ''scortator''. Le ''qâdéš'' est le débauché qu’une honteuse mutilation a voué au culte d’une divinité infâme. Saint Jérôme, ''In Osée'', {{rom|i}}, 4, t. {{rom|xxv}}, col. 851, le compare aux Galles ou prêtres de Cybèle, bien que la mutilation n’eût pas lieu chez les Hébreux. Les Grecs appelaient d’un nom analogue, {{lang|grc|ἱερόδουλοι}}, Strabon, 272, les créatures dégradées qui entouraient les temples des divinités sensuelles, particulièrement à Corinthe le temple de Vénus Aphrodite, à Rome les sanctuaires d’Isis, etc. Les êtres de l’un et de l’autre sexe qui devaient servir à la débauche, partie essentielle du culte des faux dieux, vivaient toujours en nombre autour des temples païens, aussi bien dans le monde oriental que dans le monde grec et romain. Cf. Hérodote, {{rom|ii}}, 64 ; Döllinger, ''Paganisme et judaïsme'', trad. J. de P., Bruxelles, 1858, t. {{rom|i}}, p. 129, 261, 325 ; t. {{rom|ii}}, p. 146, 241, 287 ; t. {{rom|iii}}, p. 242, 266-272 ; t. {{rom|iv}}, p. 34-47, 86, etc. 3° ''La fornication chez les Israélites''. — 1. À l’origine, on constate chez les Hébreux d’énergiques répressions de l’immoralité. Quand le peuple se laisse séduire par les filles de Moab, le Seigneur s’irrite, Moïse ordonne le massacre des prévaricateurs et Phinées frappe du poignard deux coupables. Vingt-quatre mille hommes payent ensuite leur crime de leur vie. Num., {{rom|xxv}}, 1-9. — Lorsque les Benjamites de Gabaa abusent de la femme du lévite d’Ephraïm, tout Israël se lève contre eux, et vingt-cinq mille hommes de la tribu coupable sont mis à mort. Jud., {{rom|xix}}, 1-xx, 47. — 2. Sous l’influence du climat, des exemples de leurs voisins et des mauvais instincts de leur nature, les Israélites laissèrent souvent les représentants de l’immoralité s’établir chez eux. Sous Salomon, deux prostituées sont admises à plaider devant le roi en personne. III Reg., {{rom|iii}}, 16. Les désordres qui signalèrent la fin du règne facilitèrent l’entrée du royaume à un grand nombre d’étrangères aux mœurs équivoques. III Reg., {{rom|xi}}, 1-8. Elles sont encore là sous Roboam. III Reg., {{rom|xiv}}, 24. Asa les chasse, III Reg., xv, 12, et Josaphat fait de même. III Reg., {{rom|xxii}}, 47. Josias démolit les réduits que les ''qedêšîm'', {{lang|grc|καδησίμ}}, ''effeminati'', s’étaient pratiqués sous les portiques mêmes du Temple. IV Reg., {{rom|xxiii}}, 7 ; cf. III Reg., {{rom|xiv}}, 24. Les fornications se multiplient en Israël sous Jézabel et Joram. IV Reg., îx, 2. Cependant l’influence néfaste des Assyriens et des Chaldéens s’exerçait déjà à Jérusalem et se traduisait par l’imitation de leur immoralité, Ezech., {{rom|xvi}}, 26-29, si bien que la cité sainte n’avait rien à envier ni à Sodome ni à Samarie. Ezech., {{rom|xvi}}, 46, 47, 52 ; III Reg., xxii, 38. Pendant l’exil, les Israélites trouvèrent à Babylone un foyer actif de corruption. Bar., {{rom|vi}}, 42, 43 ; Hérodote, i, 199. — 3. Ézéchiel, {{rom|xvi}}, 24, 31, 39, parle de lieux de débauche auxquels il donne le nom de gab. Ce mot désigne originairement ce qui a une forme convexe, comme le dos, le bouclier. Rosenmüller, ''Ezéchiel'', Leipzig, 1808, t. {{rom|i}}, p. 439, pense qu’il s’agit ici d’une colline, d’un lieu élevé et arrondi, mis en parallélisme avec les ''bâmôṭ'', les hauts lieux que le prophète nomme dans la seconde partie du verset. Les versions l’ont compris autrement : Septante : {{lang|grc|oἴϰημα, πορνιϰόν, πορνεῖον}}, « maison de fornication ; » Vulgate : ''prostibulum'', ''lupanar'' ; Symmaque et Théodotion : {{lang|grc|πορνεῖον}} ; Aquila : {{lang|grc|βoθύνον}}, « fosse. » C’est aussi le sens qu’assignent à ce mot Robertson, ''Thesaurus linguæ sanctæ'', Londres, 1680, p. 108 ; Gesenius, ''Thesaurus'', p. 256 ; Hoffmann, ''Lexicon'', Leipzig, 1847, p. 170, etc. Le ''gab'' serait alors une chambre voûtée analogue à la fornix romaine, qui a donné son nom à la fornication. Juvénal, ''Sat.'', {{rom|iii}}, 156 ; {{rom|xi}}, 171 ; Horace, ''Ep.'', I, {{rom|xiv}}, 21. On en a retrouvé de semblables dans les ruines de Pompéi. Baedeker, ''Italie méridionale'', Leipzig, 1883, p. 132. — 4. Au temps des Machabées, la corruption païenne fit une nouvelle invasion à Jérusalem, grâce à l’influence néfaste des Séleucides. I Mach., {{rom|i}}, 16. 4° ''La fornication d’après les prophètes''. — 1. Les auteurs sacrés représentent très fréquemment l’idolâtrie sous les traits de la fornication. Exod., {{rom|xxxiv}}, 15 ; Lev., {{rom|xvii}}, 7 ; xx, 5, 6 ; Deut., {{rom|xxxi}}, 16 ; Jud., {{rom|ii}}, 17 ; {{rom|viii}}, 33 ; I Par., v, 25 ; II Par., {{rom|xxi}}, 13, etc. Cette assimilation n’est pas arbitraire. En vertu de l’alliance, la nation israélite appartient au Seigneur et lui doit fidélité comme l’épouse à l’époux. En passant au service des faux dieux, elle commet donc un crime analogue à la fornication et à l’adultère. Voir [[Dictionnaire de la Bible/Idolâtrie|{{sc|Idolâtrie}}]]. C’est à ce point de vue que les prophètes parlent de la fornication. — 2. Isaïe, {{rom|xxiii}}, 16, reproduit, au sujet de Tyr, un refrain de chanson que redit la courtisane : « Prends la harpe, parcours la ville, courtisane qu’on oublie, joue bien, répète ton chant, pour qu’on se souvienne de toi ! » Il appelle les Israélites prévaricateurs « fils de devineresse, race d’adultère et de courtisane ». lvii, 3. Notre-Seigneur adressera des reproches analogues aux Juifs de son temps, qui lui diront : « Nous ne sommes pas nés de la fornication. » Joa., {{rom|viii}}, 41. — Jérémie, {{rom|iii}}, 2-9, accuse Israël et Juda d’avoir souillé le pays par leurs fornications, et Jérusalem de s’être abandonnée à toutes les abominations, {{rom|xiii}}, 27. — Êzéchiel, {{rom|xvi}}, 15-34 ; {{rom|xxiii}}, 5-43 ; {{rom|xliii}}, 7, 8, a des prophéties entières dans lesquelles il fait la peinture de la fornication, prise comme symbole de l’idolâtrie de Jérusalem et de Samarie. — Osée se sert d’images analogues et ajoute même des actions symboliques pour peindre les vices de son peuple. 1, 2 ; {{rom|ii}}, 4-9 ; {{rom|iii}}, 1 ; {{rom|iv}}, 11-19 ; {{rom|v}}, 4 ; {{rom|vi}}, 10. — Nahum, {{rom|iii}}, 4-6, décrit avec les mêmes traits les crimes de Ninive. — Bien que, dans ces peintures, les prophètes aient surtout en vue l’idolâtrie, il faut bien croire qu’ils se servent de comparaisons familières aux Juifs de leur temps, et qu’à leur époque toutes les sortes de fornications qu’ils décrivent étaient connues de tous et pratiquées par quelques-uns. 5° ''La fornication dans les livres sapientiaux.'' — 1. Job, {{rom|xxxvi}}, 14, parle de la mort prématurée qui est la conséquence de la débauche, et indique la précaution qu’il a prise pour ne pas donner lieu à la tentation, {{rom|xxxi}}, 1 : <small><poem>J’ai fait un pacte avec mes yeux Et n’aurais pas regardé une jeune fille.</poem></small> — 2. L’auteur des Proverbes signale l’influence que les mauvais instincts peuvent exercer sur le cœur de l’homme, v, 1-19 ; {{rom|vi}}, 24-35 ; {{rom|vii}}, 5-23. Il ne veut pas que l’on combatte de front la tentation ; la fuite est la seule défense efficace, {{rom|ii}}, 16-17, car la moindre étincelle peut allumer l’incendie, {{rom|vi}}, 27. Il révèle à la jeunesse tout ce qui peut la faire tomber dans le piège : les douces paroles, {{rom|ii}}, 16 ; les charmes extérieurs, {{rom|vi}}, 25 ; le luxe effréné, {{rom|vii}}, 16, 17 ; l’espoir de l’impunité, {{rom|vii}}, 19, 20, et même les prétextes religieux mis parfois en avant pour atténuer l’horreur du mal. {{rom|viii}}, 14. Il ne craint pas, pour prémunir son disciple, de faire la description d’une malheureuse chute dont il a été témoin, {{rom|vii}}, 5-23, et ne cesse de répéter que la fornication conduit à la mort de l’âme et du corps, {{rom|ii}}, 18 ; {{rom|v}}, 5 ; {{rom|vii}}, 27 ; {{rom|xxiii}}, 27-28, mort que l’on évite en se tenant sur ses gardes, {{rom|xxiii}}, 28, à moins que Dieu ne permette la chute en punition de fautes précédentes, xxii, 14. — 3. Tobie, {{rom|iv}}, 13, recommande à son<noinclude> <references/></noinclude> sj3e2q5i4o7p9nxpyaazsl71as5aghk 15914228 15914217 2026-07-10T18:01:50Z Verbex 1987 15914228 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Verbex" />{{nr|2315|FORNICATION|2316}}</noinclude>sèment de présenter au Seigneur ce qui vient de la courtisane ou du kêlèb, c’est-à-dire du « chien ». Deut., {{rom|xxiii}}, 18. 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Saint Jérôme, ''In Osée'', {{rom|i}}, 4, t. {{rom|xxv}}, col. 851, le compare aux Galles ou prêtres de Cybèle, bien que la mutilation n’eût pas lieu chez les Hébreux. Les Grecs appelaient d’un nom analogue, {{lang|grc|ἱερόδουλοι}}, Strabon, 272, les créatures dégradées qui entouraient les temples des divinités sensuelles, particulièrement à Corinthe le temple de Vénus Aphrodite, à Rome les sanctuaires d’Isis, etc. Les êtres de l’un et de l’autre sexe qui devaient servir à la débauche, partie essentielle du culte des faux dieux, vivaient toujours en nombre autour des temples païens, aussi bien dans le monde oriental que dans le monde grec et romain. Cf. Hérodote, {{rom|ii}}, 64 ; Döllinger, ''Paganisme et judaïsme'', trad. J. de P., Bruxelles, 1858, t. {{rom|i}}, p. 129, 261, 325 ; t. {{rom|ii}}, p. 146, 241, 287 ; t. {{rom|iii}}, p. 242, 266-272 ; t. {{rom|iv}}, p. 34-47, 86, etc. 3° ''La fornication chez les Israélites''. — 1. À l’origine, on constate chez les Hébreux d’énergiques répressions de l’immoralité. Quand le peuple se laisse séduire par les filles de Moab, le Seigneur s’irrite, Moïse ordonne le massacre des prévaricateurs et Phinées frappe du poignard deux coupables. Vingt-quatre mille hommes payent ensuite leur crime de leur vie. Num., {{rom|xxv}}, 1-9. — Lorsque les Benjamites de Gabaa abusent de la femme du lévite d’Ephraïm, tout Israël se lève contre eux, et vingt-cinq mille hommes de la tribu coupable sont mis à mort. Jud., {{rom|xix}}, 1-xx, 47. — 2. Sous l’influence du climat, des exemples de leurs voisins et des mauvais instincts de leur nature, les Israélites laissèrent souvent les représentants de l’immoralité s’établir chez eux. Sous Salomon, deux prostituées sont admises à plaider devant le roi en personne. III Reg., {{rom|iii}}, 16. Les désordres qui signalèrent la fin du règne facilitèrent l’entrée du royaume à un grand nombre d’étrangères aux mœurs équivoques. III Reg., {{rom|xi}}, 1-8. Elles sont encore là sous Roboam. III Reg., {{rom|xiv}}, 24. Asa les chasse, III Reg., xv, 12, et Josaphat fait de même. III Reg., {{rom|xxii}}, 47. Josias démolit les réduits que les ''qedêšîm'', {{lang|grc|καδησίμ}}, ''effeminati'', s’étaient pratiqués sous les portiques mêmes du Temple. IV Reg., {{rom|xxiii}}, 7 ; cf. III Reg., {{rom|xiv}}, 24. Les fornications se multiplient en Israël sous Jézabel et Joram. IV Reg., îx, 2. Cependant l’influence néfaste des Assyriens et des Chaldéens s’exerçait déjà à Jérusalem et se traduisait par l’imitation de leur immoralité, Ezech., {{rom|xvi}}, 26-29, si bien que la cité sainte n’avait rien à envier ni à Sodome ni à Samarie. Ezech., {{rom|xvi}}, 46, 47, 52 ; III Reg., xxii, 38. Pendant l’exil, les Israélites trouvèrent à Babylone un foyer actif de corruption. Bar., {{rom|vi}}, 42, 43 ; Hérodote, i, 199. — 3. Ézéchiel, {{rom|xvi}}, 24, 31, 39, parle de lieux de débauche auxquels il donne le nom de gab. Ce mot désigne originairement ce qui a une forme convexe, comme le dos, le bouclier. Rosenmüller, ''Ezéchiel'', Leipzig, 1808, t. {{rom|i}}, p. 439, pense qu’il s’agit ici d’une colline, d’un lieu élevé et arrondi, mis en parallélisme avec les ''bâmôṭ'', les hauts lieux que le prophète nomme dans la seconde partie du verset. Les versions l’ont compris autrement : Septante : {{lang|grc|oἴϰημα, πορνιϰόν, πορνεῖον}}, « maison de fornication ; » Vulgate : ''prostibulum'', ''lupanar'' ; Symmaque et Théodotion : {{lang|grc|πορνεῖον}} ; Aquila : {{lang|grc|βoθύνον}}, « fosse. » C’est aussi le sens qu’assignent à ce mot Robertson, ''Thesaurus linguæ sanctæ'', Londres, 1680, p. 108 ; Gesenius, ''Thesaurus'', p. 256 ; Hoffmann, ''Lexicon'', Leipzig, 1847, p. 170, etc. Le ''gab'' serait alors une chambre voûtée analogue à la fornix romaine, qui a donné son nom à la fornication. Juvénal, ''Sat.'', {{rom|iii}}, 156 ; {{rom|xi}}, 171 ; Horace, ''Ep.'', I, {{rom|xiv}}, 21. On en a retrouvé de semblables dans les ruines de Pompéi. Baedeker, ''Italie méridionale'', Leipzig, 1883, p. 132. — 4. Au temps des Machabées, la corruption païenne fit une nouvelle invasion à Jérusalem, grâce à l’influence néfaste des Séleucides. I Mach., {{rom|i}}, 16. 4° ''La fornication d’après les prophètes''. — 1. Les auteurs sacrés représentent très fréquemment l’idolâtrie sous les traits de la fornication. Exod., {{rom|xxxiv}}, 15 ; Lev., {{rom|xvii}}, 7 ; xx, 5, 6 ; Deut., {{rom|xxxi}}, 16 ; Jud., {{rom|ii}}, 17 ; {{rom|viii}}, 33 ; I Par., v, 25 ; II Par., {{rom|xxi}}, 13, etc. Cette assimilation n’est pas arbitraire. En vertu de l’alliance, la nation israélite appartient au Seigneur et lui doit fidélité comme l’épouse à l’époux. En passant au service des faux dieux, elle commet donc un crime analogue à la fornication et à l’adultère. Voir [[Dictionnaire de la Bible/Idolâtrie|{{sc|Idolâtrie}}]]. C’est à ce point de vue que les prophètes parlent de la fornication. — 2. Isaïe, {{rom|xxiii}}, 16, reproduit, au sujet de Tyr, un refrain de chanson que redit la courtisane : « Prends la harpe, parcours la ville, courtisane qu’on oublie, joue bien, répète ton chant, pour qu’on se souvienne de toi ! » Il appelle les Israélites prévaricateurs « fils de devineresse, race d’adultère et de courtisane ». {{rom|lvii}}, 3. Notre-Seigneur adressera des reproches analogues aux Juifs de son temps, qui lui diront : « Nous ne sommes pas nés de la fornication. » Joa., {{rom|viii}}, 41. — Jérémie, {{rom|iii}}, 2-9, accuse Israël et Juda d’avoir souillé le pays par leurs fornications, et Jérusalem de s’être abandonnée à toutes les abominations, {{rom|xiii}}, 27. — Êzéchiel, {{rom|xvi}}, 15-34 ; {{rom|xxiii}}, 5-43 ; {{rom|xliii}}, 7, 8, a des prophéties entières dans lesquelles il fait la peinture de la fornication, prise comme symbole de l’idolâtrie de Jérusalem et de Samarie. — Osée se sert d’images analogues et ajoute même des actions symboliques pour peindre les vices de son peuple. 1, 2 ; {{rom|ii}}, 4-9 ; {{rom|iii}}, 1 ; {{rom|iv}}, 11-19 ; {{rom|v}}, 4 ; {{rom|vi}}, 10. — Nahum, {{rom|iii}}, 4-6, décrit avec les mêmes traits les crimes de Ninive. — Bien que, dans ces peintures, les prophètes aient surtout en vue l’idolâtrie, il faut bien croire qu’ils se servent de comparaisons familières aux Juifs de leur temps, et qu’à leur époque toutes les sortes de fornications qu’ils décrivent étaient connues de tous et pratiquées par quelques-uns. 5° ''La fornication dans les livres sapientiaux.'' — 1. Job, {{rom|xxxvi}}, 14, parle de la mort prématurée qui est la conséquence de la débauche, et indique la précaution qu’il a prise pour ne pas donner lieu à la tentation, {{rom|xxxi}}, 1 : <small><poem>J’ai fait un pacte avec mes yeux Et n’aurais pas regardé une jeune fille.</poem></small> — 2. L’auteur des Proverbes signale l’influence que les mauvais instincts peuvent exercer sur le cœur de l’homme, v, 1-19 ; {{rom|vi}}, 24-35 ; {{rom|vii}}, 5-23. Il ne veut pas que l’on combatte de front la tentation ; la fuite est la seule défense efficace, {{rom|ii}}, 16-17, car la moindre étincelle peut allumer l’incendie, {{rom|vi}}, 27. Il révèle à la jeunesse tout ce qui peut la faire tomber dans le piège : les douces paroles, {{rom|ii}}, 16 ; les charmes extérieurs, {{rom|vi}}, 25 ; le luxe effréné, {{rom|vii}}, 16, 17 ; l’espoir de l’impunité, {{rom|vii}}, 19, 20, et même les prétextes religieux mis parfois en avant pour atténuer l’horreur du mal. {{rom|viii}}, 14. Il ne craint pas, pour prémunir son disciple, de faire la description d’une malheureuse chute dont il a été témoin, {{rom|vii}}, 5-23, et ne cesse de répéter que la fornication conduit à la mort de l’âme et du corps, {{rom|ii}}, 18 ; {{rom|v}}, 5 ; {{rom|vii}}, 27 ; {{rom|xxiii}}, 27-28, mort que l’on évite en se tenant sur ses gardes, {{rom|xxiii}}, 28, à moins que Dieu ne permette la chute en punition de fautes précédentes, xxii, 14. — 3. Tobie, {{rom|iv}}, 13, recommande à son<noinclude> <references/></noinclude> p1r9gtxohzswnfp0ir0c36cvdbif44t 15914251 15914228 2026-07-10T18:12:05Z Verbex 1987 15914251 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Verbex" />{{nr|2315|FORNICATION|2316}}</noinclude>sèment de présenter au Seigneur ce qui vient de la courtisane ou du ''kêlèb'', c’est-à-dire du « chien ». Deut., {{rom|xxiii}}, 18. Ce mot ne désigne pas, comme l’ont cru certains auteurs à la suite de Josèphe, ''Ant. jud.'', {{rom-maj|IV}}, {{rom|viii}}, 9, le chien proprement dit, dont il serait défendu d’offrir au Seigneur le prix de vente. Le ''kéléb'' n’est autre ici que le débauché infâme qui vit de sa honte, l’un de ceux que les Grecs appelaient {{lang|grc|κίναιδoι}}, Platon, ''Gorg.'', 491 a ; les Romains, ''exoleti'', Cicéron, ''Pro Milon.'', ’21, 55, etc., et que saint Jean, Apoc., {{rom|xxii}}, 15, range parmi « les chiens et les impudiques ». Voir [[Dictionnaire de la Bible/Chien|{{sc|Chien}}]], col. 702. — 4° Le texte sacré, Deut., {{rom|xxiii}}, 17, donne aussi au kéléb le nom de ''qâdéš'', « séparé, » consacré au culte d’une divinité impure, Septante : {{lang|grc|τελισϰόμενος}} ou {{lang|grc|τετελεσμένος}}, « initié ; » Vulgate : ''scortator''. Le ''qâdéš'' est le débauché qu’une honteuse mutilation a voué au culte d’une divinité infâme. Saint Jérôme, ''In Osée'', {{rom|i}}, 4, t. {{rom|xxv}}, col. 851, le compare aux Galles ou prêtres de Cybèle, bien que la mutilation n’eût pas lieu chez les Hébreux. Les Grecs appelaient d’un nom analogue, {{lang|grc|ἱερόδουλοι}}, Strabon, 272, les créatures dégradées qui entouraient les temples des divinités sensuelles, particulièrement à Corinthe le temple de Vénus Aphrodite, à Rome les sanctuaires d’Isis, etc. Les êtres de l’un et de l’autre sexe qui devaient servir à la débauche, partie essentielle du culte des faux dieux, vivaient toujours en nombre autour des temples païens, aussi bien dans le monde oriental que dans le monde grec et romain. Cf. Hérodote, {{rom|ii}}, 64 ; Döllinger, ''Paganisme et judaïsme'', trad. J. de P., Bruxelles, 1858, t. {{rom|i}}, p. 129, 261, 325 ; t. {{rom|ii}}, p. 146, 241, 287 ; t. {{rom|iii}}, p. 242, 266-272 ; t. {{rom|iv}}, p. 34-47, 86, etc. 3° ''La fornication chez les Israélites''. — 1. À l’origine, on constate chez les Hébreux d’énergiques répressions de l’immoralité. Quand le peuple se laisse séduire par les filles de Moab, le Seigneur s’irrite, Moïse ordonne le massacre des prévaricateurs et Phinées frappe du poignard deux coupables. Vingt-quatre mille hommes payent ensuite leur crime de leur vie. Num., {{rom|xxv}}, 1-9. — Lorsque les Benjamites de Gabaa abusent de la femme du lévite d’Ephraïm, tout Israël se lève contre eux, et vingt-cinq mille hommes de la tribu coupable sont mis à mort. Jud., {{rom|xix}}, 1-xx, 47. — 2. Sous l’influence du climat, des exemples de leurs voisins et des mauvais instincts de leur nature, les Israélites laissèrent souvent les représentants de l’immoralité s’établir chez eux. Sous Salomon, deux prostituées sont admises à plaider devant le roi en personne. III Reg., {{rom|iii}}, 16. Les désordres qui signalèrent la fin du règne facilitèrent l’entrée du royaume à un grand nombre d’étrangères aux mœurs équivoques. III Reg., {{rom|xi}}, 1-8. Elles sont encore là sous Roboam. III Reg., {{rom|xiv}}, 24. Asa les chasse, III Reg., xv, 12, et Josaphat fait de même. III Reg., {{rom|xxii}}, 47. Josias démolit les réduits que les ''qedêšîm'', {{lang|grc|καδησίμ}}, ''effeminati'', s’étaient pratiqués sous les portiques mêmes du Temple. IV Reg., {{rom|xxiii}}, 7 ; cf. III Reg., {{rom|xiv}}, 24. Les fornications se multiplient en Israël sous Jézabel et Joram. IV Reg., îx, 2. Cependant l’influence néfaste des Assyriens et des Chaldéens s’exerçait déjà à Jérusalem et se traduisait par l’imitation de leur immoralité, Ezech., {{rom|xvi}}, 26-29, si bien que la cité sainte n’avait rien à envier ni à Sodome ni à Samarie. Ezech., {{rom|xvi}}, 46, 47, 52 ; III Reg., xxii, 38. Pendant l’exil, les Israélites trouvèrent à Babylone un foyer actif de corruption. Bar., {{rom|vi}}, 42, 43 ; Hérodote, i, 199. — 3. Ézéchiel, {{rom|xvi}}, 24, 31, 39, parle de lieux de débauche auxquels il donne le nom de gab. Ce mot désigne originairement ce qui a une forme convexe, comme le dos, le bouclier. Rosenmüller, ''Ezéchiel'', Leipzig, 1808, t. {{rom|i}}, p. 439, pense qu’il s’agit ici d’une colline, d’un lieu élevé et arrondi, mis en parallélisme avec les ''bâmôṭ'', les hauts lieux que le prophète nomme dans la seconde partie du verset. Les versions l’ont compris autrement : Septante : {{lang|grc|oἴϰημα, πορνιϰόν, πορνεῖον}}, « maison de fornication ; » Vulgate : ''prostibulum'', ''lupanar'' ; Symmaque et Théodotion : {{lang|grc|πορνεῖον}} ; Aquila : {{lang|grc|βoθύνον}}, « fosse. » C’est aussi le sens qu’assignent à ce mot Robertson, ''Thesaurus linguæ sanctæ'', Londres, 1680, p. 108 ; Gesenius, ''Thesaurus'', p. 256 ; Hoffmann, ''Lexicon'', Leipzig, 1847, p. 170, etc. Le ''gab'' serait alors une chambre voûtée analogue à la fornix romaine, qui a donné son nom à la fornication. Juvénal, ''Sat.'', {{rom|iii}}, 156 ; {{rom|xi}}, 171 ; Horace, ''Ep.'', I, {{rom|xiv}}, 21. On en a retrouvé de semblables dans les ruines de Pompéi. Baedeker, ''Italie méridionale'', Leipzig, 1883, p. 132. — 4. Au temps des Machabées, la corruption païenne fit une nouvelle invasion à Jérusalem, grâce à l’influence néfaste des Séleucides. I Mach., {{rom|i}}, 16. 4° ''La fornication d’après les prophètes''. — 1. Les auteurs sacrés représentent très fréquemment l’idolâtrie sous les traits de la fornication. Exod., {{rom|xxxiv}}, 15 ; Lev., {{rom|xvii}}, 7 ; xx, 5, 6 ; Deut., {{rom|xxxi}}, 16 ; Jud., {{rom|ii}}, 17 ; {{rom|viii}}, 33 ; I Par., v, 25 ; II Par., {{rom|xxi}}, 13, etc. Cette assimilation n’est pas arbitraire. En vertu de l’alliance, la nation israélite appartient au Seigneur et lui doit fidélité comme l’épouse à l’époux. En passant au service des faux dieux, elle commet donc un crime analogue à la fornication et à l’adultère. Voir [[Dictionnaire de la Bible/Idolâtrie|{{sc|Idolâtrie}}]]. C’est à ce point de vue que les prophètes parlent de la fornication. — 2. Isaïe, {{rom|xxiii}}, 16, reproduit, au sujet de Tyr, un refrain de chanson que redit la courtisane : « Prends la harpe, parcours la ville, courtisane qu’on oublie, joue bien, répète ton chant, pour qu’on se souvienne de toi ! » Il appelle les Israélites prévaricateurs « fils de devineresse, race d’adultère et de courtisane ». {{rom|lvii}}, 3. Notre-Seigneur adressera des reproches analogues aux Juifs de son temps, qui lui diront : « Nous ne sommes pas nés de la fornication. » Joa., {{rom|viii}}, 41. — Jérémie, {{rom|iii}}, 2-9, accuse Israël et Juda d’avoir souillé le pays par leurs fornications, et Jérusalem de s’être abandonnée à toutes les abominations, {{rom|xiii}}, 27. — Êzéchiel, {{rom|xvi}}, 15-34 ; {{rom|xxiii}}, 5-43 ; {{rom|xliii}}, 7, 8, a des prophéties entières dans lesquelles il fait la peinture de la fornication, prise comme symbole de l’idolâtrie de Jérusalem et de Samarie. — Osée se sert d’images analogues et ajoute même des actions symboliques pour peindre les vices de son peuple. 1, 2 ; {{rom|ii}}, 4-9 ; {{rom|iii}}, 1 ; {{rom|iv}}, 11-19 ; {{rom|v}}, 4 ; {{rom|vi}}, 10. — Nahum, {{rom|iii}}, 4-6, décrit avec les mêmes traits les crimes de Ninive. — Bien que, dans ces peintures, les prophètes aient surtout en vue l’idolâtrie, il faut bien croire qu’ils se servent de comparaisons familières aux Juifs de leur temps, et qu’à leur époque toutes les sortes de fornications qu’ils décrivent étaient connues de tous et pratiquées par quelques-uns. 5° ''La fornication dans les livres sapientiaux.'' — 1. Job, {{rom|xxxvi}}, 14, parle de la mort prématurée qui est la conséquence de la débauche, et indique la précaution qu’il a prise pour ne pas donner lieu à la tentation, {{rom|xxxi}}, 1 : <small><poem>J’ai fait un pacte avec mes yeux Et n’aurais pas regardé une jeune fille.</poem></small> — 2. L’auteur des Proverbes signale l’influence que les mauvais instincts peuvent exercer sur le cœur de l’homme, v, 1-19 ; {{rom|vi}}, 24-35 ; {{rom|vii}}, 5-23. Il ne veut pas que l’on combatte de front la tentation ; la fuite est la seule défense efficace, {{rom|ii}}, 16-17, car la moindre étincelle peut allumer l’incendie, {{rom|vi}}, 27. Il révèle à la jeunesse tout ce qui peut la faire tomber dans le piège : les douces paroles, {{rom|ii}}, 16 ; les charmes extérieurs, {{rom|vi}}, 25 ; le luxe effréné, {{rom|vii}}, 16, 17 ; l’espoir de l’impunité, {{rom|vii}}, 19, 20, et même les prétextes religieux mis parfois en avant pour atténuer l’horreur du mal. {{rom|viii}}, 14. Il ne craint pas, pour prémunir son disciple, de faire la description d’une malheureuse chute dont il a été témoin, {{rom|vii}}, 5-23, et ne cesse de répéter que la fornication conduit à la mort de l’âme et du corps, {{rom|ii}}, 18 ; {{rom|v}}, 5 ; {{rom|vii}}, 27 ; {{rom|xxiii}}, 27-28, mort que l’on évite en se tenant sur ses gardes, {{rom|xxiii}}, 28, à moins que Dieu ne permette la chute en punition de fautes précédentes, xxii, 14. — 3. Tobie, {{rom|iv}}, 13, recommande à son<noinclude> <references/></noinclude> qkumdoz8cdsp7r56apigfu2715puzld Page:Dictionnaire de la Bible - F. Vigouroux - Tome II.djvu/1198 104 4011987 15914349 15891839 2026-07-10T19:40:27Z Verbex 1987 /* Corrigée */ 15914349 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Verbex" />{{nr|2317|FORNICATION — FORTIFICATIONS|2318}}</noinclude>fils de se tenir à l’écart de toute fornication et de ne rien savoir de ce qui peut porter atteinte à la fidélité conjugale. — 4. L’auteur de la Sagesse, {{rom|xiv}}, 26, met au nombre des conséquences de l’idolâtrie la souillure des âmes, les vices contre nature, l’inconstance des unions, les désordres de la fornication et de l’impureté. — 5. L’Ecclésiastique représente la fornication comme une pourriture qui ronge le cœur et amène la mort, {{rom|xix}}, 1-3 ; {{rom|xix}}, 3 ; xxiii, 24. Il décrit les conséquences honteuses d’un vice qui ne peut échapper au regard de Dieu, {{rom|xxiv}}, 21-38. Il recommande de fuir la fornicatrice, {{lang|grc|πόρνη}}, ''fornicaria'', IX, 6 ; {{rom|xli}}, 25, qui est un vrai fumier, {{rom|ix}}, 10, et se reconnaît à sa démarche, {{rom|xxvi}}, 12. Il prie lui-même, {{rom|xxiii}}, 5, 6, pour échapper à un vice qui doit faire rougir de honte, {{rom|xli}}, 21, 25. Voir {{sc|Courtisane}}, col. 1091. II. {{sc|Dans le Nouveau Testament.}} —{{1o}} Notre-Seigneur admet la fornication comme cause de séparation, mais non de divorce, dans le mariage. Matth., {{rom|v}}, 32 ; {{rom|xix}}, 9 ; Marc, {{rom|x}}, 12 ; Luc, {{rom|xvi}}, 18. Voir {{sc|Divorce}}, col. 1452 ; {{sc|Adultère}}, t. {{rom|i}}, col. 245. — Il rappelle que la vraie source du péché est dans le cœur, c’est-à-dire dans la volonté qui consent aux pensées et aux désirs criminels. Matth., v, 28 ; {{rom|xv}}, 19 ; Marc, {{rom|vii}}, 21. — {{2o}} À l’assemblée de Jérusalem, les Apôtres mettent la fornication au nombre des trois choses qui seront spécialement défendues aux chrétiens venus de la gentilité. Act., {{rom|xv}}, 20, 29 ; {{rom|xxi}}, 25. La fornication est spécialement mentionnée parce qu’elle était regardée comme chose indifférente parmi les païens, Platon, ''Conviv.'', 9, 16, édit. Teubner, 1874, t. ii, p. 150, 163 ; Térence, ''Adelph.'', {{rom|i}}, 2, 21 ; ''Eunuch''., {{rom|iii}}, 5, 35 ; Cicéron, ''Pro Cœlio'', 20, et que même on en faisait un acte sacré dans certains cultes. Saint Jérôme, ''Epist. {{rom|lxxvii}}'', 3, t. {{rom|xxii}}, col. 691, et saint Augustin, ''De civit. Dei'', {{rom|xiv}}, 18, t. {{rom|xli}}, col. 426, témoignent que de leur temps encore certaines fornications passaient pour licites dans l’opinion des païens. Cf. Sap., {{rom|xiv}}, 26, 27 ; Rom., {{rom|i}}, 24 ; Eph., {{rom|v}}, 19. — Les Apôtres signalent la présence de ce vice chez les païens, Rom., {{rom|i}}, 27-29 ; Apoc, {{rom|ii}}, 14, 20 ; chez les Juifs, Rom., {{rom|ii}}, 22, et chez les chrétiens. 1 Cor., {{rom|v}}, 1, 11 ; Il Cor., xii, 21. Ils le stigmatisent, Gal., {{rom|v}}, 19 ; Eph., {{rom|v}}, 5 ; Hebr., {{rom|xiii}}, 4 ; Apoc, {{rom|xvii}}, 16 ; {{rom|xxi}}, 8, prescrivent sévèrement de s’en abstenir, I Cor., {{rom|vi}}, 18 ; {{rom|x}}, 8 ; I Thés., {{rom|iv}}, 3 ; Hebr., {{rom|xii}}, 16, et défendent même de le nommer dans une assemblée chrétienne. Eph., {{rom|v}}, 3. Ils rappellent que ce vice exclut du ciel. I Cor., {{rom|vi}}, 9 ; I Tim., {{rom|i}}, 10 ; Hebr., {{rom|xiii}}, 4 ; Apoc, {{rom|xxi}}, 8 ; {{rom|xxii}}, 15. Pour le combattre, saint Paul recommande la mortification, Col., {{rom|iii}}, 5, et rappelle le droit de Dieu sur le corps de l’homme, I Cor., {{rom|vi}}, 13, 18 ; à ceux qui n’ont pas la force de garder la continence, il conseille le mariage. I Cor., {{rom|vii}}, 2. — À l’exemple des prophètes, saint Jean parle de l’idolâtrie sous la figure de la fornication. Apoc, {{rom|ii}}, 21 ; {{rom|ix}}, 21 ; {{rom|xiv}}, 8 ; xvii, 4, 5 ; {{rom|xviii}}, 3. {{d|H. Lesêtre.|3|sc}} <section begin="FOROJULIENSIS"/><nowiki/> '''FOROJULIENSIS (CODEX)''', manuscrit de la version latine des quatre Évangiles de la Vulgate, avec des notes de la version antérieure à saint Jérôme. Il est ainsi nommé parce que la majeure partie, c’est-à-dire les Évangiles de saint Matthieu, de saint Luc et de saint Jean, est conservée à Cividale del Friuli (l’ancien Forum Julii). L’Évangile de saint Marc se trouve en partie à Venise et en partie à Prague. Le manuscrit est écrit sur parchemin, en lettres onciales. Il a appartenu primitivement à l’Église d’Aquilée. Les deux derniers cahiers de saint Marc, comprenant {{rom|xii}}, 21-xvi, 20, furent donnés, en 1354, à l’empereur d’Allemagne Charles IV par son frère, Nicolas de Luxembourg, archevêque d’Aquilée. L’empereur en fit présent au chapitre de Prague, où on l’honora comme une relique précieuse, parce qu’on crut, à tort, que c’était l’autographe même de saint Marc. En 1409, à cause des troubles politiques qui désolaient l’Italie, les chanoines d’Aquilée confièrent le Codex des Évangiles, tel qu’il leur restait, à la garde des citoyens de Cividale del Friuli. Quelque temps après, ces derniers, sur la demande pressante du doge de Venise Thomas Mocenigo, lui donnèrent les cinq premiers cahiers de l’Évangile de saint Marc, i-xii, 30. Cette partie, en très mauvais état, est illisible, et n’a jamais été publiée. Les fragments du Codex conservé à Prague ont été édités par l’abbé Joseph Dobrowski, ''Fragmentum Pragense Evangelii S. Marci, vulgo autographi'', {{in-4°}}, Prague, 1778 (Bibliothèque Nationale, À 2612). Un spécimen sert de frontispice. — Joseph Bianchini, chanoine de Vérone, a publié la partie principale, saint Matthieu, saint Luc et saint Jean, conservés à Cividale del Friuli, dans un appendice de son ''Evangeliarium quadruplex latines versionis antiquæ, seu veteris Italicæ'', in-f°, Rome, 1749, part, {{rom|ii}}, t. {{rom|ii}}, p. cdlxxiii-dxlii, avec un spécimen, p. dxlii. — Le ''Codex Evangeliorum'' de la Bibliothèque Nationale de Paris 17726, en lettres onciales, est semblable au ''Codex Forojuliensis''. Van Sittart, dans le ''Journal of Philology'', année 1809, t. {{rom|ii}}, p. 545. — Pour l’histoire et la description détaillée, voir Bianchini, part, {{rom|ii}}, t. {{rom|ii}}, p. {{rom|dxliii-dlxi}} ; Dobrowski, p. 3-26. — On désigne ordinairement le ''Codex Forojuliensis'' par l’abréviation For. {{d|F. Vigouroux.|3|sc}} '''FORTIFICATIONS'''. Constructions destinées à défendre une ville ou un pays contre les attaques de l’ennemi. I. {{sc|Noms}}. — Les villes fortifiées sont désignées en hébreu par les mots ''ʿir meṣûrah'', II Par., {{rom|xi}}, 10, 23 ; xii, 4 ; {{rom|xiv}}, 6, etc. ; ''mibeṣâr'', Num., {{rom|xxxii}}, 17, 36 ; Jos., x, 20 ; {{rom|xix}}, 35, etc. ; ''mâʿôn'', Is., {{rom|xvii}}, 9. Les Septante traduisent ces mots par {{lang|grc|ὀχυρώμα}}, « ville forte, » Jos., {{rom|xix}}, 29 ; IV (II) Reg., {{rom|viii}}, 11 ; Is., {{rom|xxii}}, 10, etc. ; {{lang|grc|ὀχύρoς}}, Num., xm, 29 ; {{rom|xxxii}}, 36, etc. ; {{lang|grc|τειχήρης}}, « entourée de murailles, » Deut., {{rom|iii}}, 5 ; {{rom|xxviii}}, 52, etc. ; {{lang|grc|τετειχισμένος}} ; Num., {{rom|xxxii}}, 17 ; {{lang|grc|περιτετειχισμένος}}, Os., {{rom|x}}, 15 ; la Vulgate par ''urbs munita'', Num., {{rom|xxxii}}, 16, 36, etc. ; ''civitas munita'', IV (II) Reg., {{rom|xvii}}, 9 ; {{rom|xviii}}, 8 ; ''munitissima'', Jos., {{rom|xi}}, 13 ; {{rom|xix}}, 29 ; II Par., {{rom|viii}}, 4, etc. ; ''clausa atque munita'', Jos., {{rom|vi}}, 1 ; ''murata'', Num., {{rom|xiii}}, 20, 29 ; Deut., ix, 1, etc. ; munitio, IV (II) Reg., {{rom|xix}}, 32 ; {{rom|xxiv}}, 10 ; ''civitas firma'', IV (II) Reg., {{rom|x}}, 2 ; ''civitas fortitudinis''. Is., {{rom|xvii}}, 3. Dans Nahum, {{rom|ii}}, 1, le texte hébreu porte ''nâsôr mesûrah'', « garde la forteresse ; » les Septante traduisent par {{lang|grc|ἐξαιρούμενος ἐϰ θλίψεως}}, et la Vulgate par ''qui custodiat obsidionem'', « qui gardera le siège, » ce qui n’est pas un sens acceptable. II. {{sc|Espèces diverses de fortifications}}. — Les fortifications des villes se composaient de murailles (hébreu : hômâh ; Septante : {{lang|grc|τεῖχος}} ; Vulgate : ''murus, moenia''). Voir {{sc|Mur}}. Ces murailles étaient protégées à intervalles et surtout aux angles par des tours (hébreu : ''bîrâh, migdâl'' ; Septante : {{lang|grc|πύργος}} ; Vulgate : ''turris'') ; les portes (hébreu : ''géléṭ, saʿar'' ; Septante : {{lang|grc|θύρα, πύλη}} ; Vulgate : ''porta'') étaient également protégées par des tours. Voir {{sc|Porte}}, {{sc|Tour}}. Il y avait souvent une citadelle (hébreu ''birâh'' ; Septante : {{lang|grc|πύργος, βάσις}} ; Vulgate : ''arx'') à l’intérieur de la ville ou à côté d’elle. II Esdr., {{rom|i}}, 1 ; Esth., r 2, 5 ; {{rom|ii}}, 3, 5, 8 ; {{rom|iii}}, 15, etc. ; Dan., {{rom|viii}}, 2. Parfois ces termes désignaient la ville fortifiée elle-même. II Par, xvii, 12 ; {{rom|xxvii}}, 14 ; Esth., {{rom|i}}, 5 ; {{rom|ii}}, 5, etc. Ce mot a été emprunté par les Juifs aux Perses. Cependant un mot semblable, ''birtu'', existait dans la langue assyrienne ; Frd. Delitszch, ''The hebrew language viewed in the light of Assyrian Research'', {{in-8°}}, Londres, 1883, p. 22-23 ; F. Vigouroux, ''La Bible et les découvertes modernes'', 6{{e}} édit., in-12, Paris, 1896, p. 625, n. 2. En avant des’, murailles il y avait quelquefois des ouvrages avancés (hébreu : hêl ; Septante : {{lang|grc|προτείχισμα, πέριτείχος}} ; Vulgate : ''antemurale'', ''ager''). I (III) Reg., {{rom|xxi}}, 33 ; Is., {{rom|xxvi}}, 1. Ces ouvrages consistaient en un fossé (hébreu : ''hârûs'' ; chaldéen : ''hâris'' ; Septante : {{lang|grc|πλατεία}} ; Vulgate : ''platea'') et une contrescarpe ou un mur bas. Dan., {{rom|ix}}, 25, etc.<section end="FOROJULIENSIS"/><noinclude> <references/></noinclude> tibrt8qz7b5hbmm44w6xbht553wka6y 15914350 15914349 2026-07-10T19:42:51Z Verbex 1987 15914350 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Verbex" />{{nr|2317|FORNICATION — FORTIFICATIONS|2318}}</noinclude>fils de se tenir à l’écart de toute fornication et de ne rien savoir de ce qui peut porter atteinte à la fidélité conjugale. — 4. L’auteur de la Sagesse, {{rom|xiv}}, 26, met au nombre des conséquences de l’idolâtrie la souillure des âmes, les vices contre nature, l’inconstance des unions, les désordres de la fornication et de l’impureté. — 5. L’Ecclésiastique représente la fornication comme une pourriture qui ronge le cœur et amène la mort, {{rom|xix}}, 1-3 ; {{rom|xix}}, 3 ; xxiii, 24. Il décrit les conséquences honteuses d’un vice qui ne peut échapper au regard de Dieu, {{rom|xxiv}}, 21-38. Il recommande de fuir la fornicatrice, {{lang|grc|πόρνη}}, ''fornicaria'', IX, 6 ; {{rom|xli}}, 25, qui est un vrai fumier, {{rom|ix}}, 10, et se reconnaît à sa démarche, {{rom|xxvi}}, 12. Il prie lui-même, {{rom|xxiii}}, 5, 6, pour échapper à un vice qui doit faire rougir de honte, {{rom|xli}}, 21, 25. Voir {{sc|Courtisane}}, col. 1091. II. {{sc|Dans le Nouveau Testament.}} —{{1o}} Notre-Seigneur admet la fornication comme cause de séparation, mais non de divorce, dans le mariage. Matth., {{rom|v}}, 32 ; {{rom|xix}}, 9 ; Marc, {{rom|x}}, 12 ; Luc, {{rom|xvi}}, 18. Voir {{sc|Divorce}}, col. 1452 ; {{sc|Adultère}}, t. {{rom|i}}, col. 245. — Il rappelle que la vraie source du péché est dans le cœur, c’est-à-dire dans la volonté qui consent aux pensées et aux désirs criminels. Matth., v, 28 ; {{rom|xv}}, 19 ; Marc, {{rom|vii}}, 21. — {{2o}} À l’assemblée de Jérusalem, les Apôtres mettent la fornication au nombre des trois choses qui seront spécialement défendues aux chrétiens venus de la gentilité. Act., {{rom|xv}}, 20, 29 ; {{rom|xxi}}, 25. La fornication est spécialement mentionnée parce qu’elle était regardée comme chose indifférente parmi les païens, Platon, ''Conviv.'', 9, 16, édit. Teubner, 1874, t. ii, p. 150, 163 ; Térence, ''Adelph.'', {{rom|i}}, 2, 21 ; ''Eunuch''., {{rom|iii}}, 5, 35 ; Cicéron, ''Pro Cœlio'', 20, et que même on en faisait un acte sacré dans certains cultes. Saint Jérôme, ''Epist. {{rom|lxxvii}}'', 3, t. {{rom|xxii}}, col. 691, et saint Augustin, ''De civit. Dei'', {{rom|xiv}}, 18, t. {{rom|xli}}, col. 426, témoignent que de leur temps encore certaines fornications passaient pour licites dans l’opinion des païens. Cf. Sap., {{rom|xiv}}, 26, 27 ; Rom., {{rom|i}}, 24 ; Eph., {{rom|v}}, 19. — Les Apôtres signalent la présence de ce vice chez les païens, Rom., {{rom|i}}, 27-29 ; Apoc, {{rom|ii}}, 14, 20 ; chez les Juifs, Rom., {{rom|ii}}, 22, et chez les chrétiens. 1 Cor., {{rom|v}}, 1, 11 ; Il Cor., xii, 21. Ils le stigmatisent, Gal., {{rom|v}}, 19 ; Eph., {{rom|v}}, 5 ; Hebr., {{rom|xiii}}, 4 ; Apoc, {{rom|xvii}}, 16 ; {{rom|xxi}}, 8, prescrivent sévèrement de s’en abstenir, I Cor., {{rom|vi}}, 18 ; {{rom|x}}, 8 ; I Thés., {{rom|iv}}, 3 ; Hebr., {{rom|xii}}, 16, et défendent même de le nommer dans une assemblée chrétienne. Eph., {{rom|v}}, 3. Ils rappellent que ce vice exclut du ciel. I Cor., {{rom|vi}}, 9 ; I Tim., {{rom|i}}, 10 ; Hebr., {{rom|xiii}}, 4 ; Apoc, {{rom|xxi}}, 8 ; {{rom|xxii}}, 15. Pour le combattre, saint Paul recommande la mortification, Col., {{rom|iii}}, 5, et rappelle le droit de Dieu sur le corps de l’homme, I Cor., {{rom|vi}}, 13, 18 ; à ceux qui n’ont pas la force de garder la continence, il conseille le mariage. I Cor., {{rom|vii}}, 2. — À l’exemple des prophètes, saint Jean parle de l’idolâtrie sous la figure de la fornication. Apoc, {{rom|ii}}, 21 ; {{rom|ix}}, 21 ; {{rom|xiv}}, 8 ; xvii, 4, 5 ; {{rom|xviii}}, 3. {{d|H. Lesêtre.|3|sc}} <section begin="FOROJULIENSIS"/><nowiki/> '''FOROJULIENSIS (CODEX)''', manuscrit de la version latine des quatre Évangiles de la Vulgate, avec des notes de la version antérieure à saint Jérôme. Il est ainsi nommé parce que la majeure partie, c’est-à-dire les Évangiles de saint Matthieu, de saint Luc et de saint Jean, est conservée à Cividale del Friuli (l’ancien Forum Julii). L’Évangile de saint Marc se trouve en partie à Venise et en partie à Prague. Le manuscrit est écrit sur parchemin, en lettres onciales. Il a appartenu primitivement à l’Église d’Aquilée. Les deux derniers cahiers de saint Marc, comprenant {{rom|xii}}, 21-xvi, 20, furent donnés, en 1354, à l’empereur d’Allemagne Charles IV par son frère, Nicolas de Luxembourg, archevêque d’Aquilée. L’empereur en fit présent au chapitre de Prague, où on l’honora comme une relique précieuse, parce qu’on crut, à tort, que c’était l’autographe même de saint Marc. En 1409, à cause des troubles politiques qui désolaient l’Italie, les chanoines d’Aquilée confièrent le Codex des Évangiles, tel qu’il leur restait, à la garde des citoyens de Cividale del Friuli. Quelque temps après, ces derniers, sur la demande pressante du doge de Venise Thomas Mocenigo, lui donnèrent les cinq premiers cahiers de l’Évangile de saint Marc, i-xii, 30. Cette partie, en très mauvais état, est illisible, et n’a jamais été publiée. Les fragments du Codex conservé à Prague ont été édités par l’abbé Joseph Dobrowski, ''Fragmentum Pragense Evangelii S. Marci, vulgo autographi'', {{in-4°}}, Prague, 1778 (Bibliothèque Nationale, À 2612). Un spécimen sert de frontispice. — Joseph Bianchini, chanoine de Vérone, a publié la partie principale, saint Matthieu, saint Luc et saint Jean, conservés à Cividale del Friuli, dans un appendice de son ''Evangeliarium quadruplex latines versionis antiquæ, seu veteris Italicæ'', in-f°, Rome, 1749, part, {{rom|ii}}, t. {{rom|ii}}, p. cdlxxiii-dxlii, avec un spécimen, p. dxlii. — Le ''Codex Evangeliorum'' de la Bibliothèque Nationale de Paris 17726, en lettres onciales, est semblable au ''Codex Forojuliensis''. Van Sittart, dans le ''Journal of Philology'', année 1809, t. {{rom|ii}}, p. 545. — Pour l’histoire et la description détaillée, voir Bianchini, part, {{rom|ii}}, t. {{rom|ii}}, p. {{rom|dxliii-dlxi}} ; Dobrowski, p. 3-26. — On désigne ordinairement le ''Codex Forojuliensis'' par l’abréviation For. {{d|F. Vigouroux.|3|sc}} '''FORTIFICATIONS'''. Constructions destinées à défendre une ville ou un pays contre les attaques de l’ennemi. I. {{sc|Noms}}. — Les villes fortifiées sont désignées en hébreu par les mots ''ʿir meṣûrah'', II Par., {{rom|xi}}, 10, 23 ; xii, 4 ; {{rom|xiv}}, 6, etc. ; ''mibeṣâr'', Num., {{rom|xxxii}}, 17, 36 ; Jos., x, 20 ; {{rom|xix}}, 35, etc. ; ''mâʿôn'', Is., {{rom|xvii}}, 9. Les Septante traduisent ces mots par {{lang|grc|ὀχυρώμα}}, « ville forte, » Jos., {{rom|xix}}, 29 ; IV (II) Reg., {{rom|viii}}, 11 ; Is., {{rom|xxii}}, 10, etc. ; {{lang|grc|ὀχύρoς}}, Num., {{rom|xiii}}, 29 ; {{rom|xxxii}}, 36, etc. ; {{lang|grc|τειχήρης}}, « entourée de murailles, » Deut., {{rom|iii}}, 5 ; {{rom|xxviii}}, 52, etc. ; {{lang|grc|τετειχισμένος}} ; Num., {{rom|xxxii}}, 17 ; {{lang|grc|περιτετειχισμένος}}, Os., {{rom|x}}, 15 ; la Vulgate par ''urbs munita'', Num., {{rom|xxxii}}, 16, 36, etc. ; ''civitas munita'', IV (II) Reg., {{rom|xvii}}, 9 ; {{rom|xviii}}, 8 ; ''munitissima'', Jos., {{rom|xi}}, 13 ; {{rom|xix}}, 29 ; II Par., {{rom|viii}}, 4, etc. ; ''clausa atque munita'', Jos., {{rom|vi}}, 1 ; ''murata'', Num., {{rom|xiii}}, 20, 29 ; Deut., {{rom|ix}}, 1, etc. ; ''munitio'', IV (II) Reg., {{rom|xix}}, 32 ; {{rom|xxiv}}, 10 ; ''civitas firma'', IV (II) Reg., {{rom|x}}, 2 ; ''civitas fortitudinis''. Is., {{rom|xvii}}, 3. Dans Nahum, {{rom|ii}}, 1, le texte hébreu porte ''nâsôr mesûrah'', « garde la forteresse ; » les Septante traduisent par {{lang|grc|ἐξαιρούμενος ἐϰ θλίψεως}}, et la Vulgate par ''qui custodiat obsidionem'', « qui gardera le siège, » ce qui n’est pas un sens acceptable. II. {{sc|Espèces diverses de fortifications}}. — Les fortifications des villes se composaient de murailles (hébreu : hômâh ; Septante : {{lang|grc|τεῖχος}} ; Vulgate : ''murus, moenia''). Voir {{sc|Mur}}. Ces murailles étaient protégées à intervalles et surtout aux angles par des tours (hébreu : ''bîrâh, migdâl'' ; Septante : {{lang|grc|πύργος}} ; Vulgate : ''turris'') ; les portes (hébreu : ''géléṭ, saʿar'' ; Septante : {{lang|grc|θύρα, πύλη}} ; Vulgate : ''porta'') étaient également protégées par des tours. Voir {{sc|Porte}}, {{sc|Tour}}. Il y avait souvent une citadelle (hébreu ''birâh'' ; Septante : {{lang|grc|πύργος, βάσις}} ; Vulgate : ''arx'') à l’intérieur de la ville ou à côté d’elle. II Esdr., {{rom|i}}, 1 ; Esth., r 2, 5 ; {{rom|ii}}, 3, 5, 8 ; {{rom|iii}}, 15, etc. ; Dan., {{rom|viii}}, 2. Parfois ces termes désignaient la ville fortifiée elle-même. II Par, xvii, 12 ; {{rom|xxvii}}, 14 ; Esth., {{rom|i}}, 5 ; {{rom|ii}}, 5, etc. Ce mot a été emprunté par les Juifs aux Perses. Cependant un mot semblable, ''birtu'', existait dans la langue assyrienne ; Frd. Delitszch, ''The hebrew language viewed in the light of Assyrian Research'', {{in-8°}}, Londres, 1883, p. 22-23 ; F. Vigouroux, ''La Bible et les découvertes modernes'', 6{{e}} édit., in-12, Paris, 1896, p. 625, n. 2. En avant des murailles il y avait quelquefois des ouvrages avancés (hébreu : ''ḥêl'' ; Septante : {{lang|grc|προτείχισμα, πέριτείχος}} ; Vulgate : ''antemurale'', ''ager''). I (III) Reg., {{rom|xxi}}, 33 ; Is., {{rom|xxvi}}, 1. Ces ouvrages consistaient en un fossé (hébreu : ''hârûs'' ; chaldéen : ''hâris'' ; Septante : {{lang|grc|πλατεία}} ; Vulgate : ''platea'') et une contrescarpe ou un mur bas. Dan., {{rom|ix}}, 25, etc.<section end="FOROJULIENSIS"/><noinclude> <references/></noinclude> h8lp3ty5lb8hgscl4czg03wh66ynuk4 Page:Dictionnaire de la Bible - F. Vigouroux - Tome II.djvu/1227 104 4012016 15914354 15744447 2026-07-10T19:45:52Z Verbex 1987 15914354 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Verbex" />{{nr|2375|FRANCISCAINS (TRAVAUX DES) SUR LES SAINTES ÉCRITURES|2376}}</noinclude>{{tiret2|Psal|mos}}. — Astesan d’Asti : ''Summa quæstionum S. Scripturæ de orani materia libri octo''. — Auger William, mort en 1404 : ''In Lucam''. — Belengari Antoine, maître en théologie : ''Figuræ totius Bibliæ''. — Blomendal Jean : ''In Psalmos''. — Bonnet Nicolas, de Messine d’après les uns, de Tours d’après les autres, mort en 1360, auteur de ''Postilla super Genesim'', Venise, 1505 (t. {{rom|i}}, col. 1846). — Caracciolo Landolphe, de Naples, commenta les Évangiles, {{in-4°}}, Naples, 1637 (col. 241). — Careto (Henri de), évêque de Lucques, mort en 1330 : ''Expositio visionum S. Scriptural''. — Conington Richard, mort en 1330 : ''In Psalmos Pœnitentiæ''. — Cossey ou Costsay, Henri, docteur d’Oxford, mort en 1336 : ''In Psalterium ; Explanationes mult. loc. S. Scripturæ ; In Apocalypsim''. — Cugnières (Christophe de), docteur de Sorbonne, donna une édition de la Bible. — Donato Louis, général des Frères Mineurs, cardinal, mort en 1386 : ''In Psalmos Pænitentiales''. — Dufour Vital, frère mineur et cardinal, Français, mort en 1326 : ''Speculum morale S. Scripturæ'', {{in-4°}}, Lyon, 1563, etc. ; ''In Proverbia ; In Evangelia ; In Apocalypsim''. Voir [[Dictionnaire de la Bible/Dufour|{{sc|Dufour}}]], col. 1509. — Élie de Nabinaux (Charente), ou peut-être de Nasbinals (Lozère), docteur de Sorbonne, archevêque de Nicosie, cardinal : ''In Apocalypsim''. — Fortanerius Vasselli, général des Frères Mineurs, archevêque de Ravenne, patriarche de Venise, cardinal, mort en 1361 : ''In fere omnes libros S. Scripturæ''. — Gauthier de Bruges, évêque de Poitiers, mort en 1307 : ''Tabula originalium nominum super universam Scripturam''. — Ghisolfi Philippe : ''In Apocalypsim''. — Glaunwill ou Graunwise Barthélémy, issu, d’après quelques bibliographes, des comtes de Suffolk, mort en 1360 : ''Allegoriæ et tropologiæ in utrumque Testamentum'', Paris, 1574. — Gonzalve de Vallebona, général des Frères Mineurs, mort en 1313, écrivit beaucoup sur les Saintes Écritures. — Guillaume de Nottingham : ''Expositio Evangeliorum ; Quæstiones in Evangelia ; Concordantiarum quatuor Evangeliorum libri {{rom|xii}}''. — Henri de Mongiardino, maître en théologie : ''In Apocalypsim ; In Evang. Joannis''. — Herbert William, docteur d’Oxford : ''In Deuteronomium ; In Apocalypsim''. — Herbron Nicolas, mineur conventuel, Écossais d’après quelques-uns, mais plus probablement Allemand, de la province de Cologne : ''Enarrationes latinæ Evangeliorum quadragesimahum'', Anvers, 1533, et Paris, 1593. — Jean d’Attigny, ''Correctura Bibliæ Parisiensis''. — Jean d’Erfurth, docteur en théologie : ''Vocabularium latin. vocum Bibliæ''. — Jean de Gascogne : ''Biblia mellificata''. — Jean de Montecorvino, mort en 1332 : Traduction du Nouveau Testament et des Psaumes en langue chinoise. — La Barthe (Dominique de), mort en 1343 : ''In Apocalypsim''. — Laurent d’Ariano, évêque d’Ariano, mort en 1342 : ''Origo Christi et Mariæ'' ; ''Collectio temporum Veleris Testamenti''. — Lissey William, doctor eximius : ''In Jeremiam et Prophetas minores''. — Lombard Alexandre, général des Frères Mineurs, mort en 1314 : In Ecclesiasticum ; In Job ; In Isaiam et Tobiam ; In Joannem ; In Epistolani ad Romanos. — Longo Jean, maître en théologie, mort en 1363 : ''Compilatio super tota Biblia.'' — Lulle Raymond, du Tiers Ordre de Saint-François, tué à coups de pierres, en Mauritanie, le 29 mars 1315, à l’âge de quatre-vingt-neuf ans : ''Liber super quatuor sensus S. Scripturæ ; Commentaria in primordiale Evangelium Joannis, seu in caput primum Evangelii Joannis'', Amiens, 1511. — Manfred de Tortona, ''Polylogium dictionum S. Scripturæ in Matthæum.'' — Meyronnis (François de), de son nom patronymique Hospitalieri, Provençal, mort en 1325, laissa en manuscrit un commentaire sur la Genèse et sur le Cantique des cantiques, et des annotations sur toute l’Écriture. — Michel de Césène, général des Frères Mineurs, mort en 1343 : ''In Ezechielem ; In Psalterium''. — Nicolas de Lyre, mort en 1340, l’un des plus célèbres commentateurs du moyen âge : ''Perpetua Postillæ in universa Biblia'', 5 in-f°, Rome, 1471 ; souvent réimprimé. Voir [[Dictionnaire de la Bible/Nicolas|{{sc|Nicolas}}]] de Lyre. — Odon Gérard, docteur de Sorbonne, dit « Docteur moral », général des Frères Mineurs, patriarche d’Antioche, mort en 1349 : ''In Psalmos ; In Sapientiam ; De figuris Bibliorum''. — Oleari Barthélémy, évêque d’Ancône, archevêque de Florence, cardinal, mort en 1396 : ''In Evangelia''. — Perruzzini André, maître en théologie : ''In Evang. Joannis''. — Philippe de Florence, docteur de Sorbonne : ''Concordantia Evangeliorum''. — Philippe de Moncalieri, dit aussi de Gênes, frère mineur de la province de Gênes et de la custodie de Piémont. Il était professeur de son ordre à Padoue, en 1330, et pénitencier pontifical à Rome, en 1336 : ''Postilla super Evangelia dominicalia'', Lyon, 1541 ; ''Postilla super Evangelia quadragesimalia'', Milan, 1498 ; Lyon, 1510, 1512 ; commentaires restés manuscrits sur la Genèse, etc. — Pierre de Lille, docteur de Sorbonne, dit Doctor notabilis : ''In Psalmos ; Principium Bibliæ''. — Ridewall Jean, docteur d’Oxford : ''In Psalterium ; In Canticum ; In Evangelium Joannis ; In Epistolas Pauli''. — Robert de Leicester, mort en 1348 : ''Lecturæ in S. Scripturam ; In Computum Hebræorum''. — Rodimpton Raoul, docteur d’Oxford : In fere totam S. Scripturam. — Rossi François, docteur de Sorbonne, Doctor succinctus : In quatuor Evangelia. — Royard Arnaud, maître en théologie, archevêque de Salerne, évêque de Sarlat, mort en 1334 : Distinctiones super S. Scripturam. — Scot Jean, dit Duns, « docteur subtil » de l’Université de Paris, mort en 1308 : In Genesim ; In Matthæum ; In Epistolas Pauli ; In Apocalypsim ; In Canticum. — Seymour Jean : Biblia versibus compendiose. — Stravesham Thomas, mort en 1346 : In Isaiam ; Job ; Numéros ; Deuteronomium ; Josue ; Judices ; Ruth ; Exodum ; Leviticum ; Lucam. — Tederisi Jacques, docteur en théologie : In Epistolam ad Romanos. — Thomas Pierre : In Canticum ; In Danielem ; In Apocalypsim. — Thomas de Tolentino : In Epistolas canonicas. — Tour (Bertrand de la), maître en théologie de l’Université de Paris, archevêque de Salerne et cardinal, mort en 1334 : ''In fere omnes S. Scripturæ libros''. — Ubertin de Casal, dont le nom de famille était « de Ilia » : ''De septem visionïbus Ecclesiæ juxta septem visiones Apocalypsis'', {{in-4°}}, Venise, 1516. — Uguccio de Pérouse : ''In S. Scripturam''. III. {{sc|Écrivains du {{rom-maj|xv}}{{e}} siècle}}. — Alexandre {{rom-maj|V}}, pape, mort en 1410 : ''In Lucam-versibus hexametris ; In Canticum'', idem. — Alphonse de Paleuzuola, observant, évêque de Ciudad, puis d’Oviedo, mort en 1470 : Varia commentaria. — Antoine d’Assise, mort en 1466, auteur de ''Tabula Bibliæ'' (t. {{rom|i}}, col. 708). — Antoine de Bitonto, Napolitain, mort en 1459 : ''Questiones scholasticæ theologicæ in Epistolas et Evangelia totius anni'' (t. {{rom|i}}, col. 708). — Antoine de Matelica : ''Postilla ex Lyrano et quæstiunculæ ad omnes lectiones Veteris et Novi Testamenti quæ per totum annum recitantur''. — S. Bernardin de Sienne (1380-1444) : ''Commentaria in Apocalypsim'', Lyon, 1636 (dans ses ''Œuvres'', t. {{rom|i}}, col. 1620). — Bruni Gabriel, mort en 1490 : ''Index alphabeticus ex singulis libris utriusque Testamenti'', Bâle, 1514. Nouvelle édition de la Bible, précédée de l’histoire de toutes les éditions depuis le temps de Ptolémée Philadelphe. Venise, 1494, 1519 ; Lyon, 1513. — Busolini Jacques, général des Frères Mineurs, mort en 1457 : ''Collationes in Psalmum cxviii''. — Butler William, docteur d’Oxford : ''Contra translationem anglicam''. — Calderoni Pierre, conventuel, évêque d’Antioche, mort en 1440 : In Oseam. — Dirleton Michel : ''In Psalmos''. — Doring Mathias, général des Frères Mineurs, mort en 1450 : ''Opus grande super Isaiam ; Defensorium Postillæ N. de Lyra, videlicet additiones in Vetus et Novum Testamentum'', Bâle, 1507. — Gaultier Pierre ou Jean : ''In Genesim ; In Epistolas''. — S. Jean de Capestrano ou Capistran (1385-1446), disciple de saint Bernardin de Sienne, de l’Observance : ''Tractatus seu concionatoriæ expositiones super : Ecce virgo'' con-<noinclude> <references/></noinclude> g474fjw393z0379zj8ek420mfvef7q1 Page:Rachilde - Le Meneur de louves, 1905.djvu/71 104 4240047 15914130 13838326 2026-07-10T17:24:21Z Khardan 13512 /* Corrigée */ 15914130 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Khardan" /></noinclude>{{tiret2|mau|vaise}} coutume, profitaient du désarroi général pour s’emparer en passant devant tous les huis barricadés des pièces de viande, moutons, cochons, dindons laissés à l’aventure. On courut la matinée entière. Tantôt le loup se montrait au sommet des remparts d’où on croyait le précipiter à force de cailloux et il sautait sur un groupe, démolissait une épaule ou une jambe d’une seule morsure. Tantôt il se faufilait entre des fagots, des tonnes, forçait une étable où l’on entendait un concert de bêlements éperdus. Tous les enfants pleuraient, et les femmes lançaient des imprécations du haut des toits, tendaient le poing aux soldats que ces injures exaspéraient plus complètement. Le comte Maccon, vers l’heure de son repas, déclara que le loup devait être fourbu. Pour lui, il ne chevaucherait pas davantage. Cette chasse devenait inutile. Les enfants n’étaient point rares, merci Dieu, en la très populeuse ville de Poitiers ! Il balaya la place d’un grand coup de son chaperon de sanglier bordé d’une plume de coq et se retira sous sa tente pour y boire un gobelet de vin chaud. De sa lucarne donnant sur l’église il suivrait le jeu et sonnerait de la trompe, le moment échu. Autour de lui des servantes se lamentaient, déclarant que<noinclude></noinclude> 72i7iwg1tuoryiqd78fubvc53tru9kd Page:Rachilde - Le Meneur de louves, 1905.djvu/72 104 4240048 15914133 13838327 2026-07-10T17:26:15Z Khardan 13512 /* Corrigée */ 15914133 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Khardan" /></noinclude>toutes les venaisons seraient trop cuites. Il fit dresser la table, attendit vainement le clergé. Ni l’évêque ni son collège de clercs ne se montra. Le vacarme assourdissant de la foule des coureurs à présent débandés et se croyant en ville conquise leur tenait lieu d’avertissement. À quoi bon tirer les barres des vantaux pour voir entrer une troupe de soldats en délire ! Marovée, tout anxieux derrière le porche, entendait bruire les imprécations des chasseurs et hochait la tête gravement. Un clerc, à plat ventre, brûlait un cierge. Toute l’ombre de leur église planant sur eux, les jeunes prêtres naïfs se croyaient dans la vallée de Josaphat. Cependant Marovée distinguait, de temps à autre, des rugissements singuliers, des cris de bête. — Quelle forme, selon toi, Landéric, l’ennemi du genre humain a-t-il revêtue pour effrayer ainsi notre peuple ? questionna-t-il. Landéric portait encore une corbeille vide en bouclier sur sa poitrine. Il leva une figure bouffie d’angelot, de créature sans âge et sans sexe. — J’ai cru voir un ours, répondit-il tout frémissant d’horreur. — Moi, seigneur, déclara le clerc prosterné, j’ai vu le démon en chair et en os ; il avait une queue fouettante de poils gris.<noinclude></noinclude> a1nwyy518c7lt5q0uvhfjq3bswxe756 Page:Rachilde - Le Meneur de louves, 1905.djvu/73 104 4240049 15914135 13838328 2026-07-10T17:27:44Z Khardan 13512 /* Corrigée */ 15914135 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Khardan" /></noinclude><nowiki/> Il tourna la tête du côté de son évêque, la cire lui gouttant sur les manches. Marovée posa sa crosse de bois doré, ôta sa mitre. Il était chauve, de teint maladif, de nez long, avec des lèvres fines qui raillaient doucement. — Si tu n’as vu que cela… serait-ce point quelque pauvre animal échappé des basses-cours ? Une oie mal saignée… Un clerc s’écria malgré le respect sacerdotal : — Une oie ? Il n’est ni oie, ni poule, ni canard, ni paon qui aurait les yeux qui me sont apparus entre les planches de l’auvent. J’ai vu luire sur votre tête tous les feux infernaux ! — Dis-moi, toi, Ebroïn, qui as osé regarder, continua l’évêque, ce diable paraissait-il jeune ou vieux ? — Je ne saurais préciser son âge, mais il avait des ailes, j’en jurerais par la Sainte-Croix… et une gueule crachant des flammes ! L’évêque murmura, l’oreille toujours tendue : — Une queue de poils gris, des ailes, des cornes, des yeux luisants, une gueule crachant des flammes !… Il faut monter sur la plus haute galerie pour nous rendre compte du danger que doit courir ce peuple… Allons, puisque la messe est dite. Suivi de tout son clergé, l’évêque, après avoir tâtonné de la crosse, commença l’ascension de sa<noinclude></noinclude> kjw8qi0mhsnqoba1cxtu2qk4rsuvnh4 Page:Rachilde - Le Meneur de louves, 1905.djvu/74 104 4240050 15914139 13838329 2026-07-10T17:29:40Z Khardan 13512 /* Corrigée */ 15914139 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Khardan" /></noinclude>basilique. Ils montaient un à un derrière lui par un escalier de bois grossièrement équarri. Le son des trompes d’alarme tonnait là dedans et soufflait en tempête. Tout se coalisait pour effrayer les clercs déjà presque morts. Marovée, perplexe, pensait à la tristesse de l’époque. Là haut, sur la galerie qui reliait le fronton, l’air se fit plus vif. Du soleil les inonda. Ils aperçurent, comme joint à eux par un pont de lumière, le monastère de la Sainte-Croix surplombant la basilique, tout proche, à toucher de leur index, suspendu sur leur tête en apparition céleste dans une gloire d’azur et d’or. Pourtant une immense roche séparait le monastère de la ville, bien qu’il fût à la fois en Poitiers et hors les murs, mais, à présent, cette roche comblée de neige, les blancheurs veloutant toutes ses aspérités, on avait l’illusion de pouvoir l’atteindre rien qu’en gravissant encore quelques marches. L’évêque n’aimait pas ce couvent. Il cligna des paupières, ébloui, se pencha du côté de la place où grouillaient les mendiants de tout à l’heure. Il la vit déserte. Alors ses clercs tournés vers la Sainte-Croix adjurèrent l’ombre de la bienheureuse Radegunde. — Par le bois… psalmodiait Landéric. — Par les clous… bégayait Ebroïn.<noinclude></noinclude> pp6xatjpm7m6bpj85ufmay303a07ea0 Page:Rachilde - Le Meneur de louves, 1905.djvu/75 104 4240051 15914143 13838330 2026-07-10T17:31:25Z Khardan 13512 /* Corrigée */ 15914143 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Khardan" /></noinclude><nowiki/> — Par le sang du Sauveur et sa couronne d’épines, ajoutait instinctivement l’évêque, repris dans les anneaux de la chaîne liturgique. — Par la très sainte et très auguste Croix, protège-nous, bienheureuse Radegunde. — Ô mère de toutes les vierges de lignées royales qui te sont confiées. — Éloigne de nous le péril ! soupira Landéric, dont le cierge s’éteignit. À ce moment, où toute une ville haletait d’horreur en présence du maudit, on vit une chose jolie comme une image pieuse. Une femme se montra sur les terrasses romaines du monastère. Elle était habillée de blanc et suivie de deux servantes qui soutenaient la traîne de sa robe. Elle marchait lentement, faisant scintiller, en balançant le col, une sorte d’auréole blonde. Si elle leur avait crié : Ainsi soit-il, certainement ils auraient entendu. Mais elle ne se souciait point de l’évêque sur sa basilique ni de ses clercs balbutiant des litanies. Elle passait. Peut-être même ignorait-elle qu’un loup rôdât aux environs. Après elle passèrent, également suivies de deux esclaves, une femme, moins claire de silhouette, auréolée d’un nimbe obscur tachant la gloire du ciel, et une abbesse en manteau bleu, très digne en ses ornements bien qu’aucune<noinclude></noinclude> 6a7f1nsq49lvd6czdtm9dhzrsh4rrkg Page:Rachilde - Le Meneur de louves, 1905.djvu/76 104 4240052 15914147 13838331 2026-07-10T17:33:32Z Khardan 13512 /* Corrigée */ 15914147 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Khardan" /></noinclude>auréole ne la glorifiât, car elle portait un capuce rabattu, puis, toutes les religieuses en habit de fête. Durant que la trompe d’alarme tonnait, que le comte de Poitiers, las d’attendre son évêque, se faisait servir un quartier de venaison déjà froid, et que Marovée, las d’invoquer sainte Radegunde, les clercs las de trembler, regardaient mélancoliquement les nonnes se rendant à leur réfectoire, deux hommes s’arrêtaient aux portes de la ville, fort surpris de les trouver hermétiquement closes. Ils avaient la tournure de simples bergers. Leurs sayons de poils de chèvre hérissés de glaçons et leurs jambières frottées d’huile témoignaient de leurs habituelles courses en forêts ; ils étaient flanqués d’une troupe de sept chiens, vigoureux quoique maigres, dont une jeune et superbe chienne blanche qui étincelait sur la neige comme une perle de la mer sur son écume. Tous ces animaux s’assirent en de fières attitudes, attendant que leurs maîtres eussent demandé passage au portier. Le portier était absent. — Il y a du désordre ici, dit le plus jeune des bergers à son compagnon. — A… us ! grogna l’autre. Un jour de fête. J’ai soif !<noinclude></noinclude> 03fbuptx5qjj6ckkd806koyw8n4941k Page:Rachilde - Le Meneur de louves, 1905.djvu/77 104 4240054 15914156 13838334 2026-07-10T17:35:19Z Khardan 13512 /* Corrigée */ 15914156 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Khardan" /></noinclude><nowiki/> — Avant de boire, je crois que nous ferons bien de tourner le dos, déclara le premier. — A… og ! fit le second, grand, gros et de muscles solides. Cela sent le soldat pillard, mais on peut se battre. Disant cela il tira son couteau de sa gaîne de cuir vernie par l’usage, une bonne lame soigneusement graissée aux rainures. — Ragna, nous risquerions nos chiens. Ils ont vieilli depuis leur voyage. Regarde-les. Ils sont fatigués. — On fera ton plaisir, Harog ! soupira Ragnacaire, incapable de vouloir autre chose que ce que désirait son ami. Depuis plusieurs années, les deux compagnons, tantôt chasseurs tantôt bergers, couraient les champs et les bois avec leurs chiens, les mêmes chiens qu’ils avaient un jour conduits au prince Chilpéric, chef de la Neustrie. Si la chienne mère, la pauvre Méréra, s’était laissée couler en Marne, ses six époux étaient revenus par monts et par vaux, mangeant au hasard de leur propre chasse, flairant les traces des pas de ce berger-sorcier qui les avait enchaînés à sa triste fortune de vagabond. Traversant une moitié du royaume des Francs semé de ruines, jonché de cadavres, fuyant les bastonnades<noinclude></noinclude> cpmhvk1z9ww1wr7e5cttgg8lfj77skr Page:Rachilde - Le Meneur de louves, 1905.djvu/78 104 4240055 15914163 13838335 2026-07-10T17:37:06Z Khardan 13512 /* Corrigée */ 15914163 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Khardan" /></noinclude>brutales des esclaves, les caresses intéressées des soldats, les braves bêtes avaient fourni une lune de galops pour aller retrouver deux pauvres. Ragnacaire, ancien esclave d’une famille gallo-romaine qui avait quitté le Poitou, demeuré sans maître, gardait les porcs du monastère de la Sainte-Croix, n’aimant guère les porcs, mais bien davantage sa liberté. Harog, enfant trouvé sous un chêne, en plein bois, avait poussé tout seul comme une plante sauvage, et, comme il connaissait les différentes vertus de ses sœurs, les herbes folles, on le croyait un peu sorcier tout en le redoutant beaucoup. Il chassait pour la table du comte Maccon, méprisant du reste ce seigneur trop paresseux pour chasser lui-même. Les deux compagnons habitaient ensemble une caverne située dans la forêt, à une portée de flèche de la maison abbatiale de Radegunde. Ne possédant ni habitation vraiment humaine, ni arpent de terrain qu’on pouvait signaler aux viguiers, ils ne payaient ni l’impôt ni la corvée et, sous le rapport des services à rendre aux seigneurs d’alentour, leur mauvaise volonté était notoire. Ils vivaient librement à l’ombre de la grande croix dressée sur le donjon romain de l’abbaye, et quand l’ombre de cette croix s’allongeait jusqu’au sable qui tapissait leur nid de gueux, prenant une forme de sinistre<noinclude></noinclude> k9ew5tl6qqhv9o9990of1o1avgfonz6 Page:Rachilde - Le Meneur de louves, 1905.djvu/79 104 4240056 15914167 13838336 2026-07-10T17:38:38Z Khardan 13512 /* Corrigée */ 15914167 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Khardan" /></noinclude>gibet, cela leur indiquait l’heure du souper. Ragna préparait le feu et Harog dépeçait la viande. Ce fut là qu’un soir d’été, l’ombre de la croix se faisant plus lourde, les pauvres garçons ébahis virent apparaître d’autres ombres, des fantômes de chiens ! Un à un, épuisés, à moitié morts de faim et de soif, presque muets d’avoir trop bramé leur espoir de retour, les six chiens s’écroulèrent aux pieds d’Harog pendant que Ragna les comptait, ses gros yeux mouillés de joie. — Ba-os ! A-os ! Ou-ros ! Néréus ! Gerbaud ! Gombaud !… Méréra ! Non. Méréra s’était noyée, mais de la caverne surgit un mince fantôme blanc, svelte et fin, une autre chienne issue des flancs de la première Méréra, cette même petite bête qu’une fille de roi avait daigné nourrir. Elle geignait. Ils grondèrent. Harog se précipita entre sa nouvelle favorite et ses anciens courtisans. — Arrière vous tous, sale engeance, pourriture de grand chemin, vermine de la paille ! Si l’un de vous la mord, je l’écrase ! Ragnacaire stupéfait étendit son manteau sur la chienne-enfant.<noinclude></noinclude> h6z26cxx8h2hua2wwtdtwo1dfbezwe0 Page:Rachilde - Le Meneur de louves, 1905.djvu/80 104 4240057 15914172 13838338 2026-07-10T17:40:04Z Khardan 13512 /* Corrigée */ 15914172 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Khardan" /></noinclude><nowiki/> — Qu’as-tu contre nos frères ? dit-il en roulant ses bons gros yeux de simple homme étonné. Ils ont fait leur devoir ! Ils nous sont fidèles ! Moi, je vais leur saigner un porc. Et il alla d’un pas déterminé ravir un cochon de lait à l’étable du couvent pour festoyer dignement avec ''ses frères''. Ah ! s’il avait pu dérober le veau de l’Écriture ! Les sept chiens, moins maigres depuis cette aventure datant de loin déjà, attendaient donc devant la porte de Poitiers que le veilleur annonçât d’un coup de trompe qu’on pouvait s’introduire dans un sanctuaire de bienheureuses ripailles, mais au lieu d’un son de trompe ils ouïrent une sorte d’aboi rauque, étranglé, qui les dressa sur leurs pattes, le poil hérissé, la gueule rouge. — Aog ! gronda Ragnacaire, l’œil subitement luisant. Ça sent le gibier ! — Ça sent le loup, affirma Harog, dont le front pâle se rida sous la barre noire de ses cheveux. Les chiens foncèrent courageusement sur la poterne qui s’ouvrit toute seule parce que personne n’avait songé à la refermer au verrou, le guetteur étant mort. — Soit, fit Ragna, nous chasserons en ville, aujourd’hui !<noinclude></noinclude> 3tq57r54k067axhwo3v51kay5u6rcsd Page:Rachilde - Le Meneur de louves, 1905.djvu/81 104 4240058 15914175 13838339 2026-07-10T17:41:38Z Khardan 13512 /* Corrigée */ 15914175 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Khardan" /></noinclude><nowiki/> — Par la Croix et l’herbe des douleurs ! Voici que les coureurs d’enfer détalent. Ils l’ont vu ! dit Harog éclatant de rire. Ce fut une entrée triomphante dans une cité mise à mal. Si on faisait beaucoup de bruit, on ne songeait même plus à déranger le loup qui s’acharnait, maintenant, sur le cadavre du veilleur, faute de meilleur plat. Une troupe de soldats le menaçait du bout de la rue et toutes les portes des maisons demeuraient closes, derrière lesquelles femmes, enfants, vieillards criaient miséricorde autant pour la terreur que leur inspirait la bête féroce que pour l’épouvante qu’ils avaient des rôdeurs pillant à sa suite. Avec Harog et Ragnacaire, la véritable chasse s’ordonna, comme réglée selon le bon plaisir des spectateurs. De sa lucarne, le comte Maccon vit fondre une armée de sept gueules bien fendues mordant aux jarrets le loup ayant immédiatement tourné son derrière à ses vieux ennemis intimes. Ragna appuyait la charge, poussant droit vers l’église, hurlant plus fort que ses frères. — A-us ! A-us ! Fa ! us ! Gombaud ! A-us Aog ! Il lançait les ''us'' et les ''og'' tel un soufflet de forge lance des braises au nez des gens penchés sur le<noinclude></noinclude> efj8r8j8h3pgn6dev82dnu9logj059i Page:Rachilde - Le Meneur de louves, 1905.djvu/82 104 4240059 15914177 13838340 2026-07-10T17:43:18Z Khardan 13512 /* Corrigée */ 15914177 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Khardan" /></noinclude>fourneau. Harog, lui, sifflant d’un ton de serpent rageur, essayait de retenir sa chienne, la favorite, qui volait en bonds de chèvre folle, de droite à gauche. Il rabattait les bêtes vers Ragna, leur faisant brûler l’arrière-train du gibier maudit, déjà très averti de sa fin. Toute la ville respirait. Ces deux garçons menaient cela de don naturel et il ne fallait point s’étonner du miracle. Des galeries de la basilique de Saint-Hilaire, l’évêque, émerveillé, conclut à l’intervention de la Providence, mais, chasseur à ses moments laïques, il admira l’ardeur de ces braves animaux courant au diable. Une âcre senteur montait du tourbillon de ces fourrures chaudes, seul parfum capable de semer la panique parmi tous les chevaux d’une contrée. Ces chiens-là, providentiels, chassaient le loup et non une forme quelconque de Satan. Quant au comte Maccon, il se saisit de sa grande corne de vache pour virilement imiter le fracas de la Boivre et du Clain, un soir de débâcle. — C’est Harog, le petit berger ! Harog, le chasseur ! Harog, le sorcier ! s’exclama-t-il avec des signes de victoire à l’adresse de la basilique. — C’est un berger ! criait l’évêque Marovée se hâtant de descendre de la tour, tandis que ses clercs levaient les bras au ciel. Qu’on chante la délivrance !<noinclude></noinclude> lp9a365o5uge1lc4qhvc6grsi0pjks8 Page:Rachilde - Le Meneur de louves, 1905.djvu/83 104 4240060 15914184 13838341 2026-07-10T17:44:49Z Khardan 13512 /* Corrigée */ 15914184 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Khardan" /></noinclude>Voici que le petit berger David va encore tuer Goliath ! — Ils vont clouer le maudit sous le porche ! affirmait la foule spontanément jaillie des seuils. C’est le petit berger Harog et Ragnacaire son compagnon ! Délivrance ! Le loup, qui n’avait pas le droit d’asile, retrouvant le porche qu’il connaissait, ne songea guère à en enfoncer les vantaux. D’un effort de ses reins moulus il sauta sur l’auvent, car les animaux traqués perdent le sens, se répètent et leurs feintes sont leurs fosses. Maccon posa sa corne, jugeant le gibier pris à ce pauvre retour de sa malice. Harog sauta aux épaules de Ragna, se servit de son compagnon docile en guise de courte-échelle. — Tiens-toi, fit-il, ce n’est pas la peine de s’y mettre à deux. Le loup se rend. Comme Harog égorgeait la bête, un pied en l’air, le poing gauche sur les planches de l’auvent, l’évêque Marovée ouvrait la porte de l’église, lui tendait sa bénédiction durant que ses clercs bourdonnaient : — Salut au petit berger David ! — Je m’appelle Harog, répliqua tranquillement le petit berger en essuyant son couteau. Et il eut<noinclude></noinclude> kre1yidpaoxap5iiif17d8ge8z7a856 Page:Rachilde - Le Meneur de louves, 1905.djvu/84 104 4240061 15914190 13838342 2026-07-10T17:46:11Z Khardan 13512 /* Corrigée */ 15914190 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Khardan" /></noinclude>un sourire dont l’orgueil démentait la modestie de la phrase. — Aog ! rugit Ragna, l’accolant au milieu d’un chœur de sept chiens qui aboyaient de joie. On fit cortège aux jeunes aventuriers jusqu’à la table du seigneur comte. — Je vous invite à rompre le pain chez moi, mes amis, leur dit celui-ci généreusement. Vous venez d’accomplir de bonne besogne. Vos mauvaises têtes ont de bons bras à leur service. Je garderai la peau en souvenir du beau spectacle que vous m’avez offert. — Il a tué le démon Goliath qui s’était changé en loup ! clamait la foule délivrée de ses angoisses, ivre de ne plus avoir peur. Et des esclaves se hâtèrent d’apporter les gobelets de vin aromatisé pour les nouveaux convives. On remarqua que le petit berger Harog, ce serf, ayant eu les honneurs du pain rompu avec un seigneur guerrier, contrairement aux usages qui voulaient qu’on gardât le morceau, l’offrit à sa chienne, la grande goulue blanche, laquelle, sans plus de façon, l’avala.<noinclude></noinclude> 2lxq6dx7ef5tuduadypwnol989e8bu2 Livre:Desenne - Code général français, tome X, 1819.djvu 112 4289927 15914361 15703248 2026-07-10T19:50:15Z Favete linguistis 129184 15914361 proofread-index text/x-wiki {{:MediaWiki:Proofreadpage_index_template |Type=collection |Titre=Code général français |Sous_titre=contenant les lois et actes du gouvernement, publiés depuis l’ouverture des États généraux au 5 mai 1789, jusqu’au 8 juillet 1815 |Volume=Tome X |Auteur= |Traducteur= |Editeur_scientifique=[[Auteur:Jean Desenne|Jean Desenne]] |Illustrateur= |Editeur=Ménard et Desenne, fils |School= |Lieu=Paris |Annee=1819 |Publication= |Bibliotheque={{Google|OFBDAAAAcAAJ}} |Clef= |wikidata_item= |BNF_ARK= |Source=djvu 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Davis] |Clef= |wikidata_item=Q135641363 |BNF_ARK= |Source=pdf |Image=1 |Avancement=V |Compilation=false |Pages=<pagelist 1to3=- 4=1 /> |Tomes= |Sommaire={{TDM}} {{table|titre=[[Lettres de Laetitia et de Ludovic/Avant-propos|Avant-propos]]|page={{pli|1|0|-}}}} {{table|titre=[[Lettres de Laetitia et de Ludovic/Lettre 01|Lettre de Ludovic à Lætitia]]|page={{pli|1|3}}}} {{table|titre={{em|2}}Après lecture d'Horace|page={{pli|12|3}}}} {{table|titre=[[Lettres de Laetitia et de Ludovic/Lettre 02|Lettre de Lætitia à Ludovic]]|page={{pli|16|3}}}} {{table|titre=[[Lettres de Laetitia et de Ludovic/Lettre 03|Lettre de Ludovic à Lætitia]]|page={{pli|21|3}}}} {{table|titre={{em|2}}Après lecture d'Horace|page={{pli|34|3}}}} {{table|titre=[[Lettres de Laetitia et de Ludovic/Lettre 04|Lettre de Ludovic à Lætitia]]|page={{pli|38|3}}}} {{table|titre={{em|2}}Chant élégiaque|page={{pli|42|3}}}} {{table|titre=[[Lettres de Laetitia et de Ludovic/Lettre 05|Lettre de Ludovic à Lætitia]]|page={{pli|45|3}}}} {{table|titre={{em|2}}En vue des ruines du Parthénon. À Athènes, ''le 7 novembre 1832''|page={{pli|50|3}}}} {{table|titre={{em|2}}En vue d'Hydra. ''Le 10 novembre 1832''|page={{pli|54|3}}}} {{table|titre=[[Lettres de Laetitia et de Ludovic/Lettre 06|Lettre de Lætitia à Ludovic]]|page={{pli|60|3}}}} {{table|titre=[[Lettres de Laetitia et de Ludovic/Lettre 07|Lettre de Ludovic à Lætitia]]|page={{pli|71|3}}}} {{table|titre={{em|2}}La Brebis du Barbon. Chansonnette|page={{pli|86|3}}}} {{table|titre=[[Lettres de Laetitia et de Ludovic/Lettre 08|Lettre de Ludovic à Lætitia]]|page={{pli|94|3}}}} {{table|titre={{em|2}}Romance|page={{pli|102|3}}}} {{table|titre=[[Lettres de Laetitia et de Ludovic/Lettre 09|Lettre de Lætitia à Ludovic]]|page={{pli|107|3}}}} {{table|titre=[[Lettres de Laetitia et de Ludovic/Lettre 10|Lettre de Ludovic à Lætitia]]|page={{pli|112|3}}}} {{table|titre={{em|2}}Le Maniote. Chant Grec|page={{pli|125|3}}}} {{table|titre=[[Lettres de Laetitia et de Ludovic/Lettre 11|Lettre de Lætitia à Ludovic]]|page={{pli|130|3}}}} {{table|titre=[[Lettres de Laetitia et de Ludovic/Lettre 12|Lettre de Ludovic à Lætitia]]|page={{pli|141|3}}}} {{table|titre=[[Lettres de Laetitia et de Ludovic/Lettre 13|Lettre de Ludovic à Lætitia]]|page={{pli|145|3}}}} {{table|titre=[[Lettres de Laetitia et de Ludovic/Lettre 14|Lettre de Ludovic à Lætitia]]|page={{pli|147|3}}}} {{table|titre=[[Lettres de Laetitia et de Ludovic/Lettre 15|Lettre de Lætitia à Ludovic]]|page={{pli|149|3}}}} {{table|titre=[[Lettres de Laetitia et de Ludovic/Lettre 16|Lettre de Ludovic à Lætitia]]|page={{pli|151|3}}}} {{table|titre=[[Lettres de Laetitia et de Ludovic/Lettre 17|Lettre de Lætitia à Ludovic]]|page={{pli|161|3}}}} {{table|titre=[[Lettres de Laetitia et de Ludovic/Dernier chant de ce recueil de Ludovic à Lætitia|Dernier chant de ce recueil de Ludovic à Lætitia]]|page={{pli|163|3}}}} {{table|titre=[[Lettres de Laetitia et de Ludovic/Lettre 18|Lettre de Ludovic à Lætitia]]|page={{pli|165|3}}}} |Epigraphe= |Width= |Css= }} 896lnodfpqgp0556rpngwztotftl60q Page:Lacour - Lettres de Laetitia et de Ludovic, 1834.pdf/134 104 4680073 15914278 15256743 2026-07-10T18:32:03Z FreeCorp 50516 /* Corrigée */ 15914278 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="FreeCorp" />{{nr||(131)}}</noinclude>Après avoir parcouru les Pyrénées dans tous les sens me {{corr|voila|voilà}} enfin de retour, {{corr|Je|je}} dis enfin, certes ce n’est pas là l’expression dont je devrais me servir, {{corr|Il|il}} {{corr|eut|eût}} mieux valu pour moi disparaitre à jamais dans un des précipices que j’ai vus ; mais n’importe, il ne s’agit pas de cela ; j’ai {{corr|a|à}} répondre à votre lettre, je le dois, l’amitié que vous m’avez témoignée exige que je vous parle avec franchise ; je le veux, puissé-je en trouver le courage ! Combien vous êtes bon de me gronder ainsi de mon silence. Si vous saviez ce qu’il m’en a couté pour le garder, vous me plaindriez sans doute, aussi maintenant je ne cesserai de vous écrire que lorsque vous m’aurez dit que je ne suis plus votre amie, d’ici là vous saurez tout et alors vous prononcerez en connaissance de cause. C’est une longue histoire, il vous suffira d’en<noinclude> <references/></noinclude> 3wepe7esf2p02kch9jkgcy214fuhwil Page:Lacour - Lettres de Laetitia et de Ludovic, 1834.pdf/135 104 4680074 15914281 15256744 2026-07-10T18:34:04Z FreeCorp 50516 /* Corrigée */ 15914281 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="FreeCorp" />{{nr||(132)}}</noinclude>connaître la fin, plus tard, lorsque vous viendrez à Paris, car je vous espère maintenant, je vous en dirai tous les détails, si toutefois vous roulez bien encore me voir ; mais d’abord vous me parlez de vos peines et vous me grondez de n’avoir point répondu à cet article. Que pouvais-je vous dire, mon ami, si ce n’est que vos chagrins je voudrais pouvoir vous les prendre ou au moins les partager. En bien, je les partage ; ceux qui souffrent et qui cependant ne sont pas vous, ceux-là je les plains et voudrais pouvoir les consoler, jugez de ce que je ferais pour vous, pour vous qui avez toute ma confiance, sans que je puisse en aucune façon m’expliquer par quel prodige mon sort s’est ainsi uni à votre destinée. Depuis votre départ, j’ai une carte détaillée de la Grèce, à chacune de vos lettres je suis, en vous lisant avec attention, les excursions que vous avez<noinclude> <references/></noinclude> fdmvag92q0647zl6xuadnd09w795hjv Page:Lacour - Lettres de Laetitia et de Ludovic, 1834.pdf/136 104 4680075 15914285 15256745 2026-07-10T18:36:26Z FreeCorp 50516 /* Corrigée */ 15914285 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="FreeCorp" />{{nr||(133)}}</noinclude>faites, il me semble que vos dangers sont les miens et dans les Pyrénées, lorsque j’affrontais quelque péril, j’ai cru souvent voir votre image là, à mes {{corr|cotés|côtés}}, et votre bras tendu pour me soutenir dans quelque descente difficile, ce bras cependant n’était point le vôtre ; mais l’âme qui le {{corr|fesait|faisait}} mouvoir, cette âme est, comme la vôtre, le siège de toutes les vertus ! Je vois que je tourne et hésite pour arriver à ce point où vous me demandez ma confiance tout entière, en me reprochant de ne m’être pas bien expliquée dans ma lettre précédente, alors je dois vous dire, d’abord, qu’en m’expliquant aussi mal, j’avais pensé que pour vous mon langage devait être clair. Écoutez donc, mon véritable ami, je vais parler à vous, comme chaque soir je parle à Dieu ; j’espère en vous indulgence et pardon, comme j’espère de lui pardon dans un autre monde. Vous allez venir à Paris, je vais vous voir, je ne<noinclude> <references/></noinclude> ffapyab6omw5krkvn1jngp369vuyrg1 Page:Lacour - Lettres de Laetitia et de Ludovic, 1834.pdf/137 104 4680076 15914298 15256746 2026-07-10T18:44:26Z FreeCorp 50516 /* Corrigée */ 15914298 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="FreeCorp" />{{nr||(134)}}</noinclude>saurais me taire lorsque vous me demanderiez ma confiance et je sens que j’aurai moins de honte à écrire que je n’en aurais à parler. Vous allez donc ouvrir les yeux, et c’est moi qui aurai le courage de déchirer le voile : Il y a cinq ans, c’était en 1828 le {{corr|Lundi|lundi}} de Pâques, j’étais engagée à un bal, j’y étais depuis une heure environ, lorsqu’au milieu de ces femmes brillantes, de ces fleurs, de ces lumières, je remarquai, dans l’embrasure d’une croisée et debout appuyé contre l’espagnolette, un jeune homme ; il avait alors 25 ans, pâle, l’air malade, ayant perdu plusieurs dents de devant, louchant et aux trois quarts chauve, avec cela une taille élégante et toute l’apparence d’un jeune homme de bon ton ; je demandai son nom à la maitresse de la maison, elle se mit à rire en me disant : Ô doux effets de la sympathie ! vous demandez<noinclude> <references/></noinclude> pdhlfok3dxht1j2tm3gqvawo9yp0y06 Page:Lacour - Lettres de Laetitia et de Ludovic, 1834.pdf/138 104 4680077 15914305 15256748 2026-07-10T18:49:41Z FreeCorp 50516 /* Corrigée */ 15914305 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="FreeCorp" />{{nr||(135)}}</noinclude>son nom ? donc vous l’avez remarqué et lui n’est ici que parce qu’il a su ce matin que vous y veniez. Il est je crois fou de vous, prenez garde cependant, car on prétend qu’il est attendu sous peu dans l’autre monde ; Elle partit, moi je n’avais point envie de rire, et, en partant pour la contredanse, j’avais le cœur si gros que je résolus de sortir dès qu’elle serait achevée. Pendant que je dansais, je voyais cette figure si pâle, ces yeux si souffrans occupés de moi, de moi seule, oh ! les femmes ne se trompent jamais dans ce cas. Je quittai pour la première fois de ma vie le bal avant onze heures, et je passai la nuit sans dormir. mille idées que jamais je n’avais eues vinrent en foule oppresser mon cœur, {{corr|J|j}}’avais peur, sans savoir pourquoi ; par à peu je m’apprivoisai avec le souvenir de mon fantôme c’est ainsi que je l’appelais) et bientôt je plaçai<noinclude> <references/></noinclude> q7g7r36vcwt4t3djqicyb22lpijd8bk 15914307 15914305 2026-07-10T18:50:15Z FreeCorp 50516 15914307 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="FreeCorp" />{{nr||(135)}}</noinclude>son nom ? donc vous l’avez remarqué et lui n’est ici que parce qu’il a su ce matin que vous y veniez. Il est je crois fou de vous, prenez garde cependant, car on prétend qu’il est attendu sous peu dans l’autre monde ; Elle partit, moi je n’avais point envie de rire, et, en partant pour la contredanse, j’avais le cœur si gros que je résolus de sortir dès qu’elle serait achevée. Pendant que je dansais, je voyais cette figure si pâle, ces yeux si souffrans occupés de moi, de moi seule, oh ! les femmes ne se trompent jamais dans ce cas. Je quittai pour la première fois de ma vie le bal avant onze heures, et je passai la nuit sans dormir : mille idées que jamais je n’avais eues vinrent en foule oppresser mon cœur, {{corr|J|j}}’avais peur, sans savoir pourquoi ; par à peu je m’apprivoisai avec le souvenir de mon fantôme c’est ainsi que je l’appelais) et bientôt je plaçai<noinclude> <references/></noinclude> l5oufdc16ov6eoh1vb9thjpaksyn4ea 15914843 15914307 2026-07-11T06:35:24Z FreeCorp 50516 15914843 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="FreeCorp" />{{nr||(135)}}</noinclude>son nom ? donc vous l’avez remarqué et lui n’est ici que parce qu’il a su ce matin que vous y veniez. Il est je crois fou de vous, prenez garde cependant, car on prétend qu’il est attendu sous peu dans l’autre monde ; Elle partit, moi je n’avais point envie de rire, et, en partant pour la contredanse, j’avais le cœur si gros que je résolus de sortir dès qu’elle serait achevée. Pendant que je dansais, je voyais cette figure si pâle, ces yeux si souffrans occupés de moi, de moi seule, oh ! les femmes ne se trompent jamais dans ce cas. Je quittai pour la première fois de ma vie le bal avant onze heures, et je passai la nuit sans dormir : mille idées que jamais je n’avais eues vinrent en foule oppresser mon cœur, {{corr|J|j}}’avais peur, sans savoir pourquoi ; par à peu je m’apprivoisai avec le souvenir de mon fantôme c’est ainsi que je l’appelais) et bientôt je plaçai<noinclude> <references/></noinclude> gm8s2i6iv0mg10prxfd8r3iqjmpmz4m Page:Lacour - Lettres de Laetitia et de Ludovic, 1834.pdf/139 104 4680078 15914625 15256749 2026-07-11T00:38:04Z FreeCorp 50516 /* Corrigée */ 15914625 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="FreeCorp" />{{nr||(136)}}</noinclude>des idées dans cette tête souffrante, je plaçais aussi un langage d’amour dans cette bouche que je n’avais entendu profèrer aucun son, et dans son cœur, je mis toutes vos qualités, si douces et si solides ; je lui donnais de vous tout ce que je pouvais ; mais je lui supprimais l’art de plaire que vous possédez si bien ; au contraire, je le voulais maussade pour tout le monde, J’aurais trop souffert si j’avais craint que chacun {{corr|put|pût}} l’aimer. Enfin, je m’endormais {{corr|fesant|faisant}} penser et parler mon fantôme, je me réveillais et je {{corr|repondais|répondais}} à tout ce qu’il m’avait dit la veille au soir. Huit jours après, j’étais en visite dans cette même maison où j’avais été au bal, lorsqu’on annonça ce même Monsieur. Il se présenta avec toute la grâce que je lui voulais, et très adroitement annonça qu’il venait prendre congé et que le lendemain il partait pour rejoindre son régiment,<noinclude> <references/></noinclude> oggn4lk625iu25jjdyl0axpwoatmuy5 Page:Lacour - Lettres de Laetitia et de Ludovic, 1834.pdf/140 104 4680079 15914628 15256750 2026-07-11T00:43:12Z FreeCorp 50516 /* Corrigée */ 15914628 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="FreeCorp" />{{nr||(137)}}</noinclude>il ajouta que jamais il n’aurait autant {{corr|desiré|désiré}} rester à Paris, mais que le devoir commandait : tout le temps que je le vis, je ne prononçai pas un seul moi, ma langue était glacée dans ma bouche, je me levai et partis ― voilà jusqu’en 1830. Le rêve qui occupait jour et nuit ma pauvre tête ; ces deux entrevues se présentaient sans cesse à ma mémoire ; en m’endormant, je pensais à mon fantôme, je me réveillais en y pensant encore. Pendant ce temps {{M.|***}} devenait insupportable au moins il me paraissait tel ; ses mauvais procédés à mon égard, tout semblait me rapprocher d’un être que je ne connaissais, ni ne voulais connaître. La {{corr|revolution|révolution}} de 1830 arriva, mon fantôme donna sa démission et vint se fixer à Paris. Je le vis souvent, ma société était aussi la sienne. {{M.|***}} aigri par cette révolution, devenait moins traitable que jamais, lorsqu’un jour, parce que j’avais<noinclude> <references/></noinclude> 9anlbgn10aupr3enovi69gc69i4miyh 15914841 15914628 2026-07-11T06:35:10Z FreeCorp 50516 15914841 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="FreeCorp" />{{nr||(137)}}</noinclude>il ajouta que jamais il n’aurait autant {{corr|desiré|désiré}} rester à Paris, mais que le devoir commandait : tout le temps que je le vis, je ne prononçai pas un seul moi, ma langue était glacée dans ma bouche, je me levai et partis ― voilà jusqu’en 1830. Le rêve qui occupait jour et nuit ma pauvre tête ; ces deux entrevues se présentaient sans cesse à ma mémoire ; en m’endormant, je pensais à mon fantôme, je me réveillais en y pensant encore. Pendant ce temps M*** devenait insupportable au moins il me paraissait tel ; ses mauvais procédés à mon égard, tout semblait me rapprocher d’un être que je ne connaissais, ni ne voulais connaître. La {{corr|revolution|révolution}} de 1830 arriva, mon fantôme donna sa démission et vint se fixer à Paris. Je le vis souvent, ma société était aussi la sienne. M*** aigri par cette révolution, devenait moins traitable que jamais, lorsqu’un jour, parce que j’avais<noinclude> <references/></noinclude> bkdhll3p65qsrqu0j2jhosnuyq9xx70 Page:Lacour - Lettres de Laetitia et de Ludovic, 1834.pdf/141 104 4680080 15914863 15256751 2026-07-11T06:38:11Z FreeCorp 50516 /* Corrigée */ 15914863 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="FreeCorp" />{{nr||(138)}}</noinclude>renvoyé une cuisinière insolente avec moi, il monta dans ma chambre, me signifia que cette femme resterait, qu’au dehors je pouvais faire tout ce que bon me semblait ; qu’il n’était point assez sot pour mettre son honneur sous les cotillons d’une femelle, qu’il s’en souciait peu, mais que chez lui il voulait être maître et si cela ne me convenait pas je pouvais m’en aller ! J’étais outrée ; je crois que le courage m’a seul manqué pour le tuer. J’étais blessée, je pensai à un autre protecteur qui m’offrit amour, soins, fortune, et je pensai plus encore au dédain avec lequel m’avait traitée l’homme auquel j’avais été sacrifiée. Je reconnus qu’à l’indifférence que jusqu’alors j’arais eue pour lui avait succédé la haine et le mépris le plus complet. Huit jours plus tard… j’étais vengée !… Alors j’entrai chez lui, et, de sang froid, je lui contai tout et lui dis que je<noinclude> <references/></noinclude> efx4ri6xsdksrmt0dqrfggietd3s2lg Page:Lacour - Lettres de Laetitia et de Ludovic, 1834.pdf/142 104 4680081 15914891 15256754 2026-07-11T06:42:17Z FreeCorp 50516 /* Corrigée */ 15914891 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="FreeCorp" />{{nr||(139)}}</noinclude>voulais partir. À cela il parut s’émouvoir un peu, et me dit qu’il n’y consentirait jamais ; mais que je serais libre autant qu’on peut l’être. J’ai compté sur sa parole, il m’a trompée ! Je n’ai point de liberté ! je crains d’être oubliée, je crains qu’on ne soit infidèle, et je passe ma vie dans les plus cruelles inquiétudes ! Voilà, mon ami, une histoire cruelle à dire ; J’ajouterai que si ce qui j’ai fait était à faire demain, la nuit me paraîtrait cruellement longue pour arriver à ce demain si vivement attendu ! je n’ai point de regrets, si ce n’est la crainte de perdre votre bienveillance, et celui de voir si rarement celui pour qui je voudrais vivre et mourir ! Ne m’accablez pas, ne me parlez jamais de tout ceci, le mal est sans remède, il en existerait que je n’en voudrais pas faire usage. Maman doit ignorer que je vous ai fait cet aveu ; Elle s’est bien mal conduite dans tout ceci, elle a voulu user d’une sévérité dont je<noinclude> <references/></noinclude> j0qlglg34yqtl4t6hc5d538df5x3sdu Page:Lacour - Lettres de Laetitia et de Ludovic, 1834.pdf/143 104 4680082 15914913 15256755 2026-07-11T06:45:53Z FreeCorp 50516 /* Corrigée */ 15914913 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="FreeCorp" />{{nr||(140)}}</noinclude>ne lui reconnaissais pas le droit après l’infâme mariage qu’elle m’avait fait faire ; Je vis très froidement avec elle, si elle continue, il me sera impossible de rester chez moi, elle me l’a rendu insupportable. Si vous vivez à Paris, de grâce voyez-moi, mon cœur n’était pas destiné à être coupable ; mais ma position a tout fait… surtout je vous en supplie, que Maman ne {{corr|sâche|sache}} pas que vous savez cela. J’ai lu votre chant Grec, on admire beaucoup à Paris le chant du Klepthe, certes c’est à cent lieues de votre Maniote. Je le sais par cœur et voudrais qu’il {{corr|fut déja|fût déjà}} en musique afin de pouvoir le chanter. Adieu, Monsieur, je n’ose plus vous dire mon ami, écrivez-moi à Paris, j’y serai les premiers jours d’octobre, et quoi que vous deviez penser de moi, permettez-moi de toujours vous aimer.<noinclude> <references/></noinclude> 53ea0e4im74riygm5ooj556z85sl5ve Lettres de Lætitia et de Ludovic 0 4680121 15914924 15253257 2026-07-11T06:47:11Z FreeCorp 50516 /* Relu et corrigé */ 15914924 wikitext text/x-wiki {{TextQuality|100%}} <pages index="Lacour - Lettres de Laetitia et de Ludovic, 1834.pdf" header="Sommaire" /> [[Catégorie:Bon pour export]] adaweb4kso9qn663w1ht22ocr5polt2 Lettres de Laetitia et de Ludovic/Lettre 11 0 4682542 15914919 15259814 2026-07-11T06:46:36Z FreeCorp 50516 /* Relu et corrigé */ 15914919 wikitext text/x-wiki {{TextQuality|100%}} <pages index="Lacour - Lettres de Laetitia et de Ludovic, 1834.pdf" header=1 from=133 to=143 fromSection="from" /> f2dglvfs0vu3lw2xjrqhel3n1e2kusv Page:Dictionnaire des Antiquités grecques et romaines - Daremberg - I 2.djvu/931 104 4705204 15914031 15913521 2026-07-10T15:48:02Z Yland 11394 /* Ajout des images */ 15914031 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Yland" />{{nr|CYA|— 1677 —|CYB}}</noinclude><section begin="CYATHUS"/>{{fig.}}2238). On en voit de différentes formes et de différentes grandeurs, ce qui semble indiquer que, dans l’usage courant, ils n’avaient pas tous une capacité exactement déterminée, comme la mesure qui portait le même nom. {{Img float-p |file=Cyathus-fig-2238.jpg |align=left |width=130px |padt=25px |padb=12px |cap={{Fig.|2238|cap}}. — Cyathus. |cap-align=center |font-size:12px}}Les uns ont la forme de petits cylindres ; les autres s’évasent en forme de coupes plates ; quelques-uns, munis d’un manche mobile, rappellent par leur forme ovoïde l’expression dont se sert Hésychius ({{lang|grc|ὠάρια διδηρᾶ}}) en parlant des cyathes ({{fig.}}2239)<ref>''{{lang|it|Mus. Borbonico}}'', {{rom-maj|XII}}, {{pl.|59}}.</ref>. Le manche, ordinairement vertical, est quelquefois adapté horizontalement à la panse du vase<ref>''{{lang|it|Bulletino napolitano}}'' 1857, {{pl.}}3.</ref>. En somme, l’instrument que Grecs ont appelé {{lang|grc|κύαθος}} paraît être tout a fait semblable à celui que les Romains ont nomme {{sc|simpulum}} ; il n’y a guère eu de différence entre eux, si ce n’est que le dernier mot est resté spécialement affecté au vase à puiser dont on se servait dans les cérémonies religieuses. Varron constate, en effet, que dans les banquets l’''épichysis'' et le ''cyathus'' grecs se substituèrent bientôt au {{sc|guttus}} et au {{sc|simpulum}} ancien des Latins, mais que l’on garda ces derniers dans les sacrifices<ref>{{lang|la|Varro, ''Ling. lat.''}} {{rom-maj|V}}, 124.</ref>. {{Img float-p |file=Cyathus-avec-manche-mobile-fig-2239.jpg |align=center|width=400px|padt=25px|padb=12px |cap={{c|{{Fig.|2239|cap}}. — Cyathus avec manche mobile.|fs=85%|m=0.5em}} }} {{rom-maj|II}}. Chez les Grecs, le {{lang|grc|κύαθος}} ne compte comme mesure légale que pour les liquides<ref>Comme mesure pour les matières sèches, il n’en est question que dans un texte douteux ; Cf. {{lang|de|Hultsch, ''Gr. u Röm. Metrologie''}}, {{2e}} {{éd.}}, {{pg}}116, note 1.</ref>. Il représente la 864{{e}} partie du {{sc|métrétès}}, la 72{{e}} du {{sc|chous}}, la 12{{e}} du {{sc|xestès}}, la 6{{e}} de la {{sc|cotylé}}, la moitié de l’{{sc|oxybaphon}}<ref>Cf {{lang|de|Hultsch}}, {{loc. cit.}} {{pg|expl=pages}}102, 104 et {{pg}}703, tabl. {{rom-maj|X}}.</ref>. Chez les Romains, il représente la 576{{e}} partie du {{sc|quadrantal}}, la 288{{e}} de l’{{sc|urna}}, la 6{{e}} de l’{{sc|hemina}}. Il sert aussi de mesure pour les matières sèches et équivaut à la 19{{e}} partie du {{sc|modius}} et à la 6{{e}} de l’{{sc|hemina}}. Comme poids on l’évalue exactement 1 ½ ''uncia'' et 4 ''scripula ;'' mais dans l’usage commun, on le regarde comme égal une once<ref>{{Id.}} {{pg|expl=pages}}116 à 122 et {{pg}}704, tabl. {{rom-maj|XI}}.</ref>. L’évaluation en mesures modernes change suivant qu’on adopte le système de Galien, de Dioscoride ou d’autres, qui donnent à la cotyle une mesure un peu différente<ref>{{Id.}} {{pg|expl=pages}}637-638 ; Wex, ''Métrologie grecque et romaine'', {{|traduct.}} française {{pg|expl=pages}}32 et 35, note 1 ; Letronne, ''Œuvres choisies'', {{3e}} série, {{rom-maj|I}}, {{pg|expl=pages}}127 et 133, tabl. {{rom-maj|VII}} ; {{lang|de|Becker, ''Gallus''}}, {{édit.}} Göll, {{rom-maj|III}}, {{pg}}402 ; {{lang|de|Boeck, ''Metrolog. Untersuchungen''}}, {{pg|expl=pages}}22 et 200 ; Aurès, ''Mémoires de l’Académie du Gard'', 1873, {{pg|expl=pages}}8 à 27 ; Bouché Leclercq, ''Atlas p. l’hist. grecque de Curtius'', {{pg}}96, tabl. {{rom-maj|III}} ; ''Manuel des Institutions romaines'', {{pg|expl=pages}}573, 575. — {{sc|Bibliographie}}. Pour la métrologie, {{abr|v.|voyez}} la note précédente. Pour le vase à puiser, on peut consulter Panofka, ''Recherches sur les véritables noms des vases grecs'', {{pg}}24 ; Gerhard, ''{{lang|it|Annali dell’ Instituto}}'', 1831, {{pg}}251 ; 1836, {{pg}}155 ; 1836, {{pg}}155 ; Letronne, ''Œuvres choisies'', éditions Fagnan, {{3e}} série, {{rom-maj|I}}, {{pg|expl=pages}}448, 456 ; {{lang|de|O. Jahn, ''Beschreibung der Vasensammlung zu München''}}, {{pg}}{{rom|xcvii}} ; Ussing, ''{{lang|la|De nominibus vasorum graecorum}}'', {{pg|expl=pages}}111-113 ; {{lang|de|Krause, ''Angeiologie''}}, {{pg|expl=pages}}352-354 ; Becker, ''Gallus'', {{éd.}} Göll, {{rom-maj|III}}, {{pg|expl=pages}}400-404 ; Stephani, ''Comptes rendus de la Comm. imp. de Saint-Pétersb.'', {{pg}}1867, {{pg|expl=pages}}154-156 ; {{pg}}1873, {{pg}}97 ; {{pg}}1877, {{pg}}228 ; Aurès, ''Explications sur le véritable sens du mot Cyathus'', Nîmes 1873, (Mémoires de l’Acad. du Gard).</ref>. Le chiffre généralement adopté pour le cyathe est 0{{e|lit.}},0456. C’est donc une mesure très petite ; on s’en servait beaucoup pour doser les médicaments. Il n’y avait au-dessous que la {{sc|ligula}}, qui valait ½ cyathe et le {{sc|cochlear}}, ou de ¾ de cyathe. {{d|E. {{sc|Pottier}}.|3|sc}} {{References-Bayle}} <section end="CYATHUS"/> <section begin="CYBAEA"/>'''{{lang|la|CYBAEA}}'''. — Bâtiment de transport dont le nom revient plusieurs fois dans les discours de Cicéron contre Verrès<ref>{{lang|la|Cic. ''Verr.''}}, {{rom-maj|II}}, 4, 8 ; {{rom-maj|III}}, 5, 17.</ref>. La forme du mot semble trahir une origine grecque, mais nous ne connaissons pas de texte dans cette langue qui nous donne le primitif du terme latin. Diverses étymologies ont été proposées. {{M.|Jal}} se demande s’il ne dérive pas du grec {{lang|grc|κύπη}}, barque, bateau<ref>Jal, ''Glossaire nautique''.</ref>. D’autres critiques, plus hardis, ont admis aventureusement que la ''{{lang|la|cybaea}}'' devait sa dénomination à sa forme cubique. Cicéron parle d’une ''{{lang|la|cybaea}}'' si belle et richement ornée qu’elle ressemblait à une ''trirème''<ref>{{lang|la|Cic. ''Verr.''}}, {{rom-maj|VII}}, 17.</ref>. {{d|E. Roschach|3|sc}} {{References-Bayle}} <section end="CYBAEA"/> <section begin="CYBELÉ"/>'''CYBELÉ'''. — Cette déesse phrygienne fut, d’assez bonne heure, confondue par les Grecs avec une autre déesse, peut-être aussi d’origine asiatique, qui portait le nom de ''Rhéa''. Ces deux divinités ont sans doute plusieurs caractères communs ; mais leurs légendes ne se ressemblent pas et leur religion ne s’est pas établie dans les mêmes contrées. Il importe donc de les distinguer. Nous nous occuperons d’abord de Rhéa, qui a été connue des Grecs la première. {{sc|Rhéa}}. — Le nom de cette divinité {{lang|grc|Ρέα}} et {{lang|grc|Ρεία, Ρέη}} et {{lang|grc|Ρείη}}) a été rattaché, chez les anciens, à la même racine que le verbe {{lang|grc|ῥεῖν}}, couler. S’il faut en croire Platon<ref>''Cratyle'', {{pg}}402, b. Cf. ''Etym. M'' {{s. v.}} {{lang|grc|Ρέα}} et {{lang|grc|Ρεία}}. Les Orphiques expliquaient le mot par {{lang|grc|ῥοή}}. Pour eux, (''Fragm.'' 34), Rhéa est la source qui alimente la vie des êtres.</ref>, Rhéa, « celle qui coule », serait une divinité de l’élément liquide. Suivant d’autres, le mot {{lang|grc|Ρέα}} est une métathèse de {{lang|grc|ἔρα}}, vieux mot<ref>Ce mot ne se rencontre que chez les grammairiens et les scoliastes ; mais son existence ancienne est suffisamment établie par la forme homérique {{lang|grc|ἔραζε}} = à terre.</ref> qui signifiait « la terre ». Cette explication déjà donnée par Eustathe<ref>''{{lang|la|Ad Iliad.}}'' {{rom-maj|I}}, 55.</ref>, adoptée par Adalbert Kuhn<ref>Cf. {{lang|de|Weber, ''Indische Studien''}}, {{rom-maj|I}}, 302.</ref>, par Welcker<ref>''{{lang|de|Griech. Götterlehre}}'', {{rom-maj|II}}, 216.</ref>, et, tout récemment, par Buchholz<ref>''{{lang|de|Homerische realien}}'', {{rom-maj|III}}, {{pg}}11.</ref>, et assez vraisemblable. Si on l’admet, Rhéa serait par son nom même, une divinité de la terre, ou la Terre personnifiée. Rhéa ne joue aucun rôle dans les poèmes homériques, où elle n’est mentionnée qu’en passant<ref>''Iliad.'', {{rom-maj|XIV}}, 203 ; {{rom-maj|XV}}, 187. Il est possible, sans qu’on puisse le démontrer d’ailleurs, que ces deux passages soient des interpolations.</ref>. Sa légende est, au contraire, assez longuement développée dans la ''Théogonie'' hésiodique. Nous y apprenons que Rhéa est une Titanide, fille du couple primordial, Ouranos et Gæea<ref>''{{lang|la|Theogon.}}'', 133-135, {{éd.}} Göttling-Flach.</ref>. Elle a eu pour frère et elle a pour époux Cronos, avec qui elle règne sur les Titans<ref>D’après une tradition nous ignorons la source, et que l’on rencontre pour la première fois chez Apollonius de Rhodes (''{{abr|Argon.|Argonautiques}}'' {{rom-maj|I}}, 503 sqq.), Cronos et Rhéa avaient vaincu par la force et précipité dans les flots de l’Océan Ophion et Eurynomé, qui régnaient avant eux sur l’Olympe. Cf. Tzetz. {{lang|la|ad Lycoph. ''Cass.''}} 1192.</ref>. De leur union naissent Hestia, Dèmèter et Hèrè, Hadès, Poséidon et Zeus<ref>''{{lang|la|Theog.}}'' 453-457. Cf. ''Iliad.'' {{rom-maj|IV}}, 59, {{rom-maj|XV}}, 187-188.</ref>. Rhéa est une<section end="CYBELÉ"/><noinclude> {{References-Bayle}}</noinclude> 0wbhewgu5l268stq1exryp1ixx0o5w0 Livre:Hotman - La Gaule francoise, 1574.djvu 112 4712371 15914465 15904025 2026-07-10T21:12:36Z Benoit Soubeyran 111354 Cat 16e 15914465 proofread-index text/x-wiki {{:MediaWiki:Proofreadpage_index_template |Type=book |Titre=[[La Gaule francoise]] |Sous_titre= |Volume= |Auteur=[[Auteur:François Hotman|François Hotman]] |Traducteur=[[Auteur:Simon Goulart|Simon Goulart]] |Editeur_scientifique= |Illustrateur= |Editeur=Hierome Bertulphe |School= |Lieu= |Annee=1574 |Publication= |Bibliotheque={{Gallica|bpt6k108661p}} |Clef= |wikidata_item=Q136436972 |BNF_ARK= |Source=djvu |Image= |Avancement=MS |Compilation=false |Pages=<pagelist 1="Couverture" 2to12="-" 13to14="TdC" 15="1" 227to230="TdM" /> |Tomes= |Sommaire={{Page:Hotman - La Gaule francoise, 1574.djvu/13}} {{Page:Hotman - La Gaule francoise, 1574.djvu/14}} |Epigraphe= |Width= |Css= }} [[Catégorie:Index - 16e siècle]] pu01w9ibp7gvkcdy3fbxslpygetgqk9 Page:Philidor L analyze des echecs.djvu/23 104 4713806 15913800 15911567 2026-07-10T12:24:52Z Fabrice Dury 1855 15913800 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Lorlam" />{{SDT}}</noinclude><nowiki /> <includeonly> {{encadré|{{c|'''Avertissement wikisource'''}} Dans les pages transcluses, les numéros des coups sont suivis de leur description en notation moderne. Ces ajouts ne font pas partie du livre original et ne sont pas visibles en mode Page.<br />{{rouge|[Travail en cours, achevé pour les quatre Parties et les quatre premiers Gambits]}}.}} {{il|2em}} </includeonly> {{c|Premiere PARTIE,|fs=300%}} {{c|Où il y a|fs=90%}} {{c|DEUX RENVOIS|fs=200%}} {{il|0.5em}} {{c|L’un au 12{{e|me}}, & l’autre au 37{{e|me}} Coup.|fs=120%}} {{il|3em}} <includeonly>{{c|{{caché|'''e4 e5''' }}1. '''e4 e5'''}}</includeonly><noinclude>{{c|1.}}</noinclude> {|style="width:100%;margin-left:auto;margin-right:auto;" |style="border-right:0px solid black;width:10%;" |{{Caché|2em}}''Blanc''.<br />{{Caché}} |style="width:90%;"|{{Lettrine|lignes=3|L}}E Pion du Roi deux pas.<br />''Noir''. De même. |} <includeonly>{{c|{{caché|'''Fc4 Fc5'''}} 2. '''Fc4 Fc5'''}}</includeonly><noinclude>{{c|2.}}</noinclude> ''B''. Le Fou du Roi à la {{4me}} Caſe du Fou de ſa Dame. ''N''. De même. <includeonly>{{c|{{caché|'''c3 Cf6'''}} 3. '''c3 Cf6'''}}</includeonly><noinclude>{{c|3.}}</noinclude> ''B''. Le Pion du Fou de la Dame un pas. ''N''. Le Chevalier du Roi à la {{3me}} Caſe de ſon Fou. <includeonly>{{c|{{caché|'''d4 exd4'''}} 4. '''d4 exd4'''}}</includeonly><noinclude>{{c|4.}}</noinclude> ''B'' Le Pion de la Dame deux pas<ref name="p.1">Ce Pion ſe pouſſe deux pas pour deux Raiſons d’importance : La premiere, pour empécher le Fou du Roi de votre Adverſaire, de battre ſur le Pion du Fou de votre</ref>. ''N''. Le Pion le prend.<noinclude> <references/> {{d|5. ''B''.}}</noinclude> hl35he85ktya4e3f4c7n64g1824hajs Page:Berthelot - La grande encyclopédie, T08, Brice-Canarie.djvu/1 104 4785648 15914337 15795756 2026-07-10T19:29:39Z Favete linguistis 129184 15914337 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="0" user="Jerome Charles Potts" /></noinclude>{{table|nodots|titre= Brice (saint)}} {{table|nodots|titre= Brice (René)}} {{table|nodots|titre= Briche (fort de la), près Paris (V. Paris [fortifications]).}} {{table|nodots|titre= Briche (Louis-André, vicomte de)}} {{table|nodots|titre= Bricheteau (Isidore)}} {{table|nodots|titre= Brick}} {{table|nodots|titre= Bricogne}} {{table|nodots|titre= Bricole}} {{table|nodots|titre= Bricon}} {{table|nodots|titre= Briçonnet (famille)}} {{table|nodots|titre= Briçonnet (Guillaume)}} {{table|nodots|titre= Briconville}} {{table|nodots|titre= Bricot-la-Ville ou Bricot-l’Abbaye}} {{table|nodots|titre= Bricquebec (ville)}} {{table|nodots|titre= Bricquebec (Robert-Bertrand VII, baron de)}} {{table|nodots|titre= Bricquebec (Jean d’Estouteville, baron de)}} {{table|nodots|titre= Bricquebosc}} {{table|nodots|titre= Bricqueville (Calvados)}} {{table|nodots|titre= Bricqueville-la-Blouette}} {{table|nodots|titre= Bricqueville-sur-Mer}} {{table|nodots|titre= Bricy-le-Colombier}} {{table|nodots|titre= Bridaine (Jacques) (V. 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[[Utilisateur:Jpgibert|Jpgibert]] ([[Discussion utilisateur:Jpgibert|d]]) 9 février 2026 à 08:54 (UTC) On n'aura donc ici, uniquement les éléments non présents dans le volume 1. === Orthographes d'avant les réformes de 1835 et plus === L'ouvrage ayant été publié avant la réforme orthographique de 1835 (et suivantes), certaines graphies de mots peuvent sembler erronées mais il n'en est rien. Je liste ici les graphies que j'ai trouvées durant la correction de l'ouvrage avec (quand c'est possible) le lien vers le wiktionnaire montrant la validité de la graphie. Bien entendu, ces termes ne doivent pas faire l'objet d'une correction et être conservés tels quels. {{colonnes|nombre=3| * [[wikt:alcove|alcove]] (alcôve) * [[wikt:barraque|barraque]] (baraque) * [[wikt:bobêche|bobêche]] (bobèche) * [[wikt:celébrer|celébrer]] (célébrer) * [[wikt:czar|czar]] (tsar) * [[wikt:déjeûner|déjeûner]] (déjeuner) * [[wikt:faulx|faulx]] (faux) * [[wikt:hacquenée|hacquenée]] (haquenée) * [[wikt:jouveigneur|jouveigneur]] (juveigneur) * [[wikt:levrier|levrier]] (lévrier) * [[wikt:nazeau|nazeau]] (naseau) * [[wikt:ouie|ouie]] (ouïe) * [[wikt:orfévrerie|orfévrerie]] (orfèvrerie) * [[wikt:querir|querir]] (quérir) }} === Conjugaisons anciennes === Des graphies de conjugaison de certains verbes ont changé, elles ne doivent pas être corrigées, ce ne sont pas des coquilles : {{colonnes|nombre=3| * [[wikt:assujétit|assujétit]] (assujettit) * [[wikt:achéterait|achéterait]] (achèterait) * [[wikt:décéderaient|décéderaient]] (décèderaient) * [[wikt:desireront|desireront]] (désireront) * [[wikt:prèchent|prèchent]] (prêchent) * [[wikt:renouvèle|renouvèle]]* (renouvelle) }} '''Note''' : <nowiki>*</nowiki> à noter que suite à la réforme orthographique de 1990, la forme a été réintroduite en français. === Hétérogénéité des graphies === Certaines graphies anciennes peuvent apparaître mais il s'agit en fait de coquilles. En effet, l'auteur utilise une forme plus récente partout ailleurs. On peut donc en homogénéiser l'utilisation (hors citations). * cravatte ⇒ cravate * privilège ⇒ prévilège q4u0miskd5zmi7ta1ti1z2wa53z2l8w Page:Timgad, une cité africaine sous l'empire romain.pdf/493 104 4808789 15915438 15634340 2026-07-11T09:58:23Z Reda Kerbouche 16648 /* Sans texte */ 15915438 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="0" user="Reda Kerbouche" /></noinclude><noinclude> <references/></noinclude> dw89zpc3rv4nld008huxabs3pn3i2nh Page:Krysinska - Intermèdes, 1903.djvu/237 104 4838684 15915487 15708192 2026-07-11T11:19:02Z Susuman77 51799 /* Validée */ 15915487 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Susuman77" /></noinclude><nowiki/> {{T4|BALIVERNES|fs=120%|ff=serif|sp=0.05em|ws=0.2em|m=2em}} {{T5|I|fs=110%|ff=serif|sp=0.05em|ws=0.2em|mt=1em|mb=2.5em}} {{Poem|{{em|3}}Ah ! vous en avez une touche Lendemains de fête, lendemains d’amour {{em|5}}Vous ressemblez à des {{em|5}}Parapluies mouillés. {{em|1}}Lorsque votre nom était : Espoir {{em|1}}Et que toute la comédie était {{em|4}}Derrière le rideau {{em|8}}Baissé {{em|6}}Il fallait voir ! {{em|3}}En faisiez-vous des boniments {{em|5}}De charlatan {{em|3}}Gesticulant et braillant {{em|7}}Très haut.|ds}}<noinclude> <references/></noinclude> bd9tnqd967bba3igpkz551t5839qzrq Page:Krysinska - Intermèdes, 1903.djvu/238 104 4838701 15915488 15708233 2026-07-11T11:19:40Z Susuman77 51799 /* Validée */ 15915488 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Susuman77" />{{nr|198|NOUVEAUX RYTHMES PITTORESQUES|}}</noinclude>{{Poem| {{em|2}}À vous entendre il n’y avait pas mieux Depuis le sein des gouffres jusqu’à la voie lactée {{em|4}}Que votre article vanté. {{em|3}}Avec des accents astucieux. {{em|2}}Et maintenant vous voici démasqués {{em|3.5}}Mauvais marchands d’illusions {{em|3.5}}Qui vendez un ciel avarié {{em|3.5}}Avec des étoiles en carton.|sf}} {{brn|2}}<noinclude> <references/></noinclude> 1cz7fas33d9q86toloiabpllvxogplx Page:Krysinska - Intermèdes, 1903.djvu/239 104 4838740 15915491 15708319 2026-07-11T11:22:26Z Susuman77 51799 /* Validée */ 15915491 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Susuman77" /></noinclude><nowiki /> {{T5|II|fs=110%|ff=serif|sp=0.05em|ws=0.2em|m=2.5em}} {{poem|Encore des jours et puis des jours tous pareils {{em|2}}À quoi bon, vraiment, ce chapelet gris, {{em|5}}Si tout au moins d’enfiler {{em|7}}Ces grains peu vermeils {{em|6}}On risquait de gagner — {{em|3}}Comme aux macarons — son paradis. {{em|2}}Mais non, on en devient plutôt mauvais, {{em|8}}Comme une ourse On trouve que Dieu le père se moque de sa créature De ne point lui départir pour le bonheur, plus de ressources Et de la mettre devant l’Infini en si piètre posture. {{em|4.5}}Car enfin que votre cœur {{em|1.5}}Saute de joie ainsi qu’un lièvre au pré {{em|4.5}}Ou qu’il se fende de douleur, {{em|5}}Tel un roc foudroyé Que vous naissiez ou que la mort vous emporte {{em|4.5}}Aux yeux de l’Éternité {{em|8}}Qu’importe !}} {{brn|2}}<noinclude> <references/></noinclude> 6am222ygkkl47czovfrkykaisaxuw0n Page:Krysinska - Intermèdes, 1903.djvu/240 104 4838767 15915493 15708347 2026-07-11T11:24:33Z Susuman77 51799 /* Validée */ 15915493 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Susuman77" /></noinclude><nowiki /> {{T5|III|fs=110%|ff=serif|sp=0.05em|ws=0.2em|m=3em}} {{poem|{{em|3}}À quoi sers-tu, longueur du temps, {{em|3}}Patience mise aux abois ? Monotone déroulée de jours — comme des aunes de rubans {{em|2}}Montrés par un obséquieux trafiquant Qui vend une marchandise de mauvais aloi. {{em|3}}Au bout de cette année ce sera {{em|6}}Le repos et la joie Mais il faut prendre tout le métrage malheureusement Qui pèse lourd ; c’est du plomb et non pas de la soie Et puis au bout on est encore volé effrontément {{em|6}}Les buts atteints — c’est bien pire : {{em|3}}— Comment ! Ce n’était donc que cela ! Ce serait aussi bête d’en pleurer que d’en rire {{em|9}}Alors, quoi ?}} {{brn|2}}<noinclude> <references/></noinclude> oja1bxc01bw65amsx8izrip1yr3o4pf Page:Li romans de Bauduin de Sebourc.pdf/91 104 4844481 15914205 15909049 2026-07-10T17:51:31Z Manseng 19880 /* Validée */ 15914205 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Manseng" />{{nr||DE SEBOURC. {{sc|Chant}} III.|69}}</noinclude><poem> « O ma consine Ydain, qui le doit gouverner. « Hélas ! c’est grans mesquiez de li mal marier ; « Car mauvais mariagez m’a fait deshériter : « ''On fait bien tant dou sien c’on n’i a que donner.'' » {{em}}Or s’en vont, par le mer, les {{rom-min|·iij·|3}} damez gentis, Qui ont les cuerz dolans et tristrez et maris : Eliénor ploroit ; si fait Roze toudis ; La dame de Pontieu s’escriot à haus cris : « Certez miex doi plourer que nulz corpz qui soit vis ! « Car navrés est mes sirez, qu’estre doit mes maris ;{{nvd|210}} « Toute joie ai perdue, tous solas, tous délis. » Et dist Eliénor « Diex ! qu’est-che que tu dis ? « Dame, bien est vos corpz aujourd’ui rasotis ! « A Esmeret n’avez que vaille {{rom-min|·ij·|2}} espis ; « Car je l’ai fianchie piècha, en main d’amis. « Pour vous à contrebatre vins en cestui païs ; « Quoi que fuissiez plévie de lui, c’est mes amis : « J’éusse esté la dame quant fust venu as lis. » La dame de Pontieu, quant ces mos a oïs, Fu de coer si dolante tous li taindi li vis ;{{nvd|220}} D’ire et de mautalent li est li sans fuïs ; Près ne li desquira les dras qu’elle ot vestis. Et Rose, la royne, li escrie à haus cris : « Or, dame de Pontieu, ne li faitez despis, « Car elle se dist voir, par Dieu de paradis ; « Sachiés que c’est ma fille, mes filz est ses maris. « Riens n’avez à mon fil, li jeus est revertis ; « En une autre manière il est à droit partis. » Quant la duchoise l’ot, si geta {{rom-min|·j·|1}} faus ris ; Puis a dit : « n’i aconte le monte d’un parisis !{{nvd|230}} « Se j’en ai {{rom-min|·j·|1}} perdut, tost en {{erratum|rarai|r’arai}} {{rom-min|·j·|1}} quis. « Quant ne set c’un seul trou, perdue est li soris. » {{em}}Les {{rom-min|·iij·|3}} dames commenchent l’un à l’autre à tenchier. El cuer de la duchoise n’i ot que courechier, Il s’en falli petit que ne s’ala noïer. </poem><noinclude> <references/></noinclude> 7aeiyvg2x3caig5i41kear97erxxiee Page:Li romans de Bauduin de Sebourc.pdf/92 104 4844489 15914195 15909050 2026-07-10T17:47:33Z Manseng 19880 /* Validée */ 15914195 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Manseng" />{{nr|70|LI ROMANS DE BAUDUIN}}</noinclude><poem> Eliénor li dist, pour li {{corr|contraiier|contrariier}} : « Douche dame, pour Dieu voelliez vo doel laissier. « Andeus nous passerons moult bien d’un chevalier ; « L’une l’ara l’estet, et li autre l’ivier. « Je sarai bien acroire ; vous sarez bien païer. »{{nvd|240}} Quant la duchoise l’ot, bien cuide marvoïer ; Pour la belle férir, se va bien tost dréchier. Si com férir le volt, és-vous le maronnier A haute vois escrie : « laissiez vostre tenchier ! « Ou par le foy que doy au père droiturier, « Se vous ne vous volez bonnement appaisier, « Je vous irai tantost en celle mer noïer. « N’aroie pas fianche que Diex me puist aidier, « Quant femmes se courrouchent : par Dieu c’on doit prisier, « Elles ont ens ès corpz le déable d’enfier ! »{{nvd|250}} {{em}}Moult mainent male vie les damez ou chalant ; Et le mer se tourmente, {{rom-min|·j·|1}} grans vens va levant : En une nuit alèrent, parmi le mer nagant, {{rom-min|·iiij·{{e|c}}|400}} liewez d’iauwe, dusqu’à nonne sonnant. Li tampz se rapura ; li solaus va luisant. {{rom-min|·viij·|8}} jours furent en mer : orage fist si grant, Et eurent si fort vent, au voloir Diu le grant, Que terre de Surie vont les dames passant ; Ne scèvent où il vont, cascune a cuer dolant. Tant alèrent par mer, au voloir Dieu le grant,{{nvd|260}} Qu’il virent {{rom-min|·j·|1}} tour si haute, en son estant, De {{rom-min|·c·|100}} liewez et plus le furent perchevant ; Et se cuidoient bien n’i ait c’un desrubant. « E ! Diex, » che a dit Roze, « com j’ai le cuer joïant ! « Car je voi le tour d’ordre de Boulongne, le grant ; « A Boulongne venrons, à miedi sonnant. » Et li maronnierz va celle part adréchant. {{rom-min|·j·|1}} jour et une nuit va, par le mer nagant, Enchois car il venissent à le tour reluisant. Bien cuident à Boulongne arriver maintenant :{{nvd|2/0}} </poem><noinclude> <references/></noinclude> i5forkxvml5zrczm8cllc8mq99tt8ji 15914203 15914195 2026-07-10T17:50:13Z Manseng 19880 15914203 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Manseng" />{{nr|70|LI ROMANS DE BAUDUIN}}</noinclude><poem> Eliénor li dist, pour li {{erratum|contraiier|contrariier}} : « Douche dame, pour Dieu voelliez vo doel laissier. « Andeus nous passerons moult bien d’un chevalier ; « L’une l’ara l’estet, et li autre l’ivier. « Je sarai bien acroire ; vous sarez bien païer. »{{nvd|240}} Quant la duchoise l’ot, bien cuide marvoïer ; Pour la belle férir, se va bien tost dréchier. Si com férir le volt, ès-vous le maronnier A haute vois escrie : « laissiez vostre tenchier ! « Ou par le foy que doy au père droiturier, « Se vous ne vous volez bonnement appaisier, « Je vous irai tantost en celle mer noïer. « N’aroie pas fianche que Diex me puist aidier, « Quant femmes se courrouchent : par Dieu c’on doit prisier, « Elles ont ens ès corpz le déable d’enfier ! »{{nvd|250}} {{em}}Moult mainent male vie les damez ou chalant ; Et le mer se tourmente, {{rom-min|·j·|1}} grans vens va levant : En une nuit alèrent, parmi le mer nagant, {{rom-min|·iiij·{{e|c}}|400}} liewez d’iauwe, dusqu’à nonne sonnant. Li tampz se rapura ; li solaus va luisant. {{rom-min|·viij·|8}} jours furent en mer : orage fist si grant, Et eurent si fort vent, au voloir Diu le grant, Que terre de Surie vont les dames passant ; Ne scèvent où il vont, cascune a cuer dolant. Tant alèrent par mer, au voloir Dieu le grant,{{nvd|260}} Qu’il virent {{rom-min|·j·|1}} tour si haute, en son estant, De {{rom-min|·c·|100}} liewez et plus le furent perchevant ; Et se cuidoient bien n’i ait c’un desrubant. « E ! Diex, » che a dit Roze, « com j’ai le cuer joïant ! « Car je voi le tour d’ordre de Boulongne, le grant ; « A Boulongne venrons, à miedi sonnant. » Et li maronnierz va celle part adréchant. {{rom-min|·j·|1}} jour et une nuit va, par le mer nagant, Enchois car il venissent à le tour reluisant. Bien cuident à Boulongne arriver maintenant :{{nvd|270}} </poem><noinclude> <references/></noinclude> moozk8cj5tupizg478cj77z3zt0a7nr Page:Li romans de Bauduin de Sebourc.pdf/93 104 4844495 15914378 15895920 2026-07-10T20:22:46Z Manseng 19880 /* Validée */ 15914378 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Manseng" />{{nr||DE SEBOURC. {{sc|Chant}} III.|71}}</noinclude><poem> Mais c’estoit Babilone, qu’il virent apparant, Et le grant tour Babel, qui delez va séant. Au port de Babilone va le nef arrestant. Li roys Salehadins, qui l’aloit gouvernant, Repairoit de juer ; o lui mille Persant. Au port, sus le gravier, vont le nef perchevant ; Celle part esporonne cascuns sen auferrant ; Quant perchurent les damez moult s’en vont mervellant. Si tost qu’Eliénor perchiut le Roy-Soudant, A le royne Roze alors dit en plourant :{{nvd|280}} « Dame, je sui honnie, par Dieu le tout poissant ! « Car veschi Babilone, dont li mur sont si grant ; « Mes onclez est li roys qui le va gouvernant : « Si tost qu’il me tenra, je vous jure et créant « Qu’il me fera ardoir, dedens {{rom-min|·j·|1}} feu bruant. » La dame de Pontieu se va haut escriant : « Par foy, pute mauvaise, de vous m’irai vengant ! « Je vous racuserai, par me foy, maintenant ; « N’arai garde de mort : je crérai Tervagant, « Si renoierai Dieu et le corpz saint Vinchant,{{nvd|290}} « Ou despit d’Esmeret, qu’ensi me va gabant. » Dont vont li Sarrasins dedens le nef entrant, Les dames amenèrent, par devant le Soudant ; Toutez {{rom-min|·iij·|3}} les mena, en son palais luisant. Eliénor, sa nièche, va moult bien ravisant : S’escuser ne se puet, mal li est convenant. {{em}}Mais il n’est créature, en che siècle vivant, Qui péust une femme approuver, tant ne quant, Qu’afaire éust éut, à son loïal amant ; Et le trouvast-on bien, aveuques li gisant,{{nvd|300}} Plus tost s’escuse femme que vens ne voist ventant. {{em}}Li rois Salehadins forment s’esmerveilla D’Eliénor, sa nièche, qu’ens ou calant trouva ; Bien avoit oï dire com son frère laissa. La dame de Pontieu le Soudant apella : </poem><noinclude> <references/></noinclude> ez2c521zv2gljdd6rrus5x3qy5d3fgi Page:Li romans de Bauduin de Sebourc.pdf/94 104 4844503 15914390 15895683 2026-07-10T20:34:35Z Manseng 19880 /* Validée */ 15914390 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Manseng" />{{nr|72|LI ROMANS DE BAUDUIN}}</noinclude><poem> « Sire, prendez vo nièche ; bien ait qui l’ardera ! « Elle s’est baptisie, en Franche, par delà. » « Par Mahom ! » dist Soudans, « ses corpz le comperra ! « Je manderai son frère qui le chastiëra. « Et vous, dame gentis, or ne me chélez jà,{{nvd|310}} « Estes-vous mariéez ? » le quelle le dira ? La dame de Pontieu, où tant de biautet a, Dist :« je n’ai nul marit ; mais ceste dame l’a. » « Par Mahom ! » dist Soudans, « bèle dame en vous a ; « Onques si belle dame mes corpz ne regarda ! « Le vostre grant biauté si fort déchéut m’a, « Se croire me volez, vostre honnour croistera « De {{rom-min|·xiiij·|14}} royaumez, tant en tien-ge piècha, « Et s’arez Babilone et tout che qu’il i a. » « Honnis soit, » dist la dame, « qui le refusera !{{nvd|320}} « Et je renoië Dieu, et le pooir qu’il a ; « Et Marie, sa mère, qu’on dist qui le porta ; « Mahom voel aourer, aportez-le-moi chà. » Quant Roze l’entendi, tout li sans li mua ; Se tenist {{rom-min|·j·|1}} coutel, elle le tuast jà ; De le hide qu’elle ot mille fois se saina. Ne sai c’on vous disist ? li Soudans commanda Qu’on aportast Mahom ; et celle l’aoura. A le loy Sarrasine li Soudan l’espousa ; La nuit jut o la dame. {{rom-min|·ij·|2}} enfans engenra :{{nvd|330}} {{rom-min|·j·|1}} fil et une fille, à che qu’on me conta ; Salatie ot à nom ichelle fille là, Li fiex Salehadins, qui cristiens greva. Car che que Godefrois de Buillon acquesta, Et Bauduins ses frèrez, ens ou tamps qui régna, Ichius Salehadins trestout regaingna ; Et tous les cristiens desconfi et mata ; Bauduin de Sebourc en bataille tua, Fiex Roze, la royne, de quoi on vous dira La plus belle matère qu’onques nulz recorda,{{nvd|340}} </poem><noinclude> <references/></noinclude> t8qo52iaphii5ovyuya70npgd7g6kkl Page:Li romans de Bauduin de Sebourc.pdf/95 104 4844521 15914756 15895684 2026-07-11T06:20:32Z Manseng 19880 /* Validée */ 15914756 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Manseng" />{{nr||DE SEBOURC. {{sc|Chant}} III.|73}}</noinclude><poem> Encore est à Sebourc, que bien tost gerpira. Le matère faut dire ensement qu’elle va. {{em}}Li roys Salehadins point ne s’i atterga : Par dedens Abilant, Rouge-Lion manda Retrouvée est sa soer, et querre le voist là. Quant li Rouges-Lions le parole escouta, Il en fu moult joïans, car se soer moult ama. D’Abilant est issus, et si ''s’a''chemina ; Au lès vers Babilone li riches Roys s’en va. Il a tant esploitiet, qu’en le cité entra,{{nvd|350}} Ou palais est venus où le Soudan trouva. Quant li Soudans le voit, contre lui se drécha : « Biaus niés, bien viengniés-vous au païs par dechà ! « Vo soer est retrouvée, que mes frères gaingna, « Li rois Rouge-Lions, que Godefrois tua. » Lors li fu ammenée, et la belle ploura. « Frère, » dist la pucelle, « entendez à moi cha ; « Je vous prie merchi, pour Mahom qui tout a, « Sé j’ai estet en Franche, {{rom-min|·j·|1}} déablez m’i porta. {{em}}« Frèrez, » dist la pucelle, « voelliés moi escouter :{{nvd|360}} « L’autr’ïer, hors d’Abilant m’en aloië jouer, « Par dedens {{rom-min|·j·|1}} vergier, qui moult fait à loer ; « Ensi com je cuidoie au palais retourner, « Vinrent doy noir corbaut mon corpz avironner ; « Tout en l’air me levèrent, et m’alèrent porter « Droitement en enfier, où ne fait mie cler. « Là trouvai le mien père, c’on avoit fait bouter « Dedens une caudière de plonc à couveter ; « Et si vi Brohadas, le jone bacheler. « Mes pères vous salue ; par moi vous fait mander,{{nvd|370}} « Sé vous volez jammais l’âme de lui sauver, « Vengiés l’âme de lui sus la gent d’outre-mer, « Que li déable ont fait de chà mer arriver. « Et quant j’alai mon père le congiet demander, « Li corbaut me levèrent : si m’alèrent porter </poem><noinclude> <references/></noinclude> qo6xxoo4ilyllcnvftfyqmtqcvfy19v Page:Li romans de Bauduin de Sebourc.pdf/96 104 4844525 15914775 15895685 2026-07-11T06:25:07Z Manseng 19880 /* Validée */ 15914775 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Manseng" />{{nr|74|LI ROMANS DE BAUDUIN}}</noinclude><poem> « Droitement à Nimaye, me laissièrent ester ; « Et là me trouvai seule, si ne sceus que disner : « J’alai, pour Mahommet, l’aumoisne demander. « Quant cristien me oïrent de Mahommet parler, « A celle dame là m’alèrent présenter :{{nvd|380}} « Elle dist que tantost me feroit embraser, « Se tost ne me fasoie baptisier et lever. « Pour le doubte de mort m’alai crestiéner ; « Mais onques, en ma vie, ne peus lor Dieu amer. « Or ai tant esploitiet, dont Mahom doy loer, « Par mon engien ai fait ces dames arriver « Ou païs par dechà, si com poez regarder. « Dit vous ai véritet, sans mensoingne conter, « Je ne sui pas taillie de telz bourdez trouver. » {{em}}Quant li Rouges-Lions sa soer ot et entent,{{nvd|390}} Il le va acoler, si le baise souvent. « Frère, » che dist la belle, « je vous ai en couvent « Que ceste dame chi est de si haute gent, « Cousine, à Godefroi, germaine proprement ; « Et sé li crestien, par leur efforcement, « Vous avoient assis avironnablement, « Par ceste dame-chi ariés délivrement : « Si le faitez garder bien et songneusement. » Dist li Rouges-Lions : « vous parlez saigement. » Adont li pardonna trestout son mautalent.{{nvd|400}} {{em}}Ensi set faire femme ; de tours scet plus de cent. Il se fait boin fier en ellez vraiëment, Otrestant que sus glache, qui sor une nuit prent. {{em}}Li rois Rouge-Lions n’i fist arrestement, Au Soudan prist congiet, et à toute sa gent ; Si emmena sa soer bien et paisiblement, Et Roze, la royne, qui le coer ot dolent : Or li sont eslongiet si fil et si parent ; Et s’a perdut Nimaye et quant qu’il i appent, Et trestout son royaume, si lons com il s’estent.{{nvd|410}} </poem><noinclude> <references/></noinclude> q70vavhjez9fxyqailen35tfjb9i9us Page:Li romans de Bauduin de Sebourc.pdf/97 104 4844528 15914814 15895686 2026-07-11T06:31:22Z Manseng 19880 /* Validée */ 15914814 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Manseng" />{{nr||DE SEBOURC. {{sc|Chant}} III.|75}}</noinclude><poem> Par mauvais mariage sont perdut mainte gent. {{em}}Par dedens Abilant fu Roze, la royne ; Tost fust morte d’annoy, sé ne fust la mesquine Eliénor, la belle, qui fu de franche orine, Qui li dist : « douche dame, n’aïés nulle quorine ; « Car telz est en prison une longe termine, « Qui puis est à baudour et tient noble saizine, « ''Et tels i muert, par sainte Cateline,'' « ''Qu’apriès sa mort ara de paradis l’estrine.'' » {{em}}Des damez vous lairai, qu’en terre Sarrasine{{nvd|420}} Furent, au gré de Dieu, dont le cuer se démine. Au fil la dame Rose est drois que je décline, Qui estoit à Sebourc, en le tour marberine, Avoec le chevalier qui l’amoit d’amour fine. En la ville à Sebourc n’i ot belle mesquine Qui de che damoisel n’éust fait sa gésine ; {{rom-min|·xxx·|30}} fiex à bastars ot-il en che termine. Li chevaliers l’amoit, pour sa noble couvine : Car il estoit tant biaus, et de telle doctrine, Que dame ne le voit qui à li ne s’acline ;{{nvd|430}} Il n’est cuerz de pucelle qui tous n’en renlumine ; Et s’estoit bien hardis de faire amoureus signe, Et demander à ellez le clef de leur huissine. {{em}}Tant fu biaus Bauduins, et de gente fachon, Leus que dame le voit désire le baron : Li oel li sont, au chief, plus vair que nul faucon ; S’ot le bouche rians, n’ot barbe né grenon ; {{rom-min|·xij·|12}} piés ot de haut, sans lever le talon ; Onques plus biaus de lui ne vesti haubregon, Né ne chaindi espée au sénestre giron.{{nvd|440}} Il estoit gens de corpz, apers qu’esmérillon ; S’ot le nez bel et droit, et fourvelut menton ; Et fu tant gracieus, en sa douche raison, Qu’il ne parlot à dame, puis qu’elle éust baron, Qu’au revenir ne fuist batue en sa maison. </poem><noinclude> <references/></noinclude> r2bnsulj6291751vuqaca578rg1oyub Page:Li romans de Bauduin de Sebourc.pdf/98 104 4844696 15914850 15895687 2026-07-11T06:36:22Z Manseng 19880 /* Validée */ 15914850 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Manseng" />{{nr|76|LI ROMANS DE BAUDUIN}}</noinclude><poem> {{em}}A Sebourc fu nouris Bauduins {{rom-min|·xiiij·|14}} ans, Et {{rom-min|·iij·|3}} qu’il en avoit, quant il i fu entrans. Il estoit loncz et drois, et p''arc''réus, et grans : S’avoit {{rom-min|·xxx·|30}} bastars, tous haitiez et vivans, Des fillez as villains et à ches païsans ;{{nvd|450}} A fillez et à mèrez estoit-il habitans. Li sirez de Sebourc, qui moult fu souffisans, Amoit tant Bauduin, pour chou qu’il ert sachans, Ne fust {{rom-min|·ij·|2}} piez de terre, sans l’enfant, cheminans. {{em}}Si avint, en che terme dont je vous sui contans, Que droit à Valenchiènez, une ville plaisans, Ot {{rom-min|·j·|1}} tournoy criet, de chevaliers vaillans. En Hainnau ot un conte, signour, à ichel tampz ; Flandre tint et Hainnau, s’en faisoit ses commans : Contez Robers ot nom, che nous dist li rommans.{{nvd|460}} Si n’avoit c’une soer, qui moult estoit sachans ; N’ot plus belle de lui nė si très avenans, En trestoute la terre, là où est Dieu créans : Ains ne ''l''e volt donner ses frèrez, li poissans, A conte ni à duc, tant fuist terre tenans. Fait avoit séremens, li contes souffissans, Jà sa soer n’auroit prinches, tant fuist vaillans, S’il ne tenoit royame qui fuist noble et frans. {{em}}Tels escondist sa fille cellui qu’il est rouvans, Que puissedi en fait li homs ses remananz.{{nvd|470}} {{em}}Signour, à Valenchi''è''nez fu li tournois criez. Li quens Robers de Flandre va mandant, à tous lès, Chevaliers de sa terre, à esperons dorés : Li sirez de Sebourc i fu par nom mandez, Car chevaliers estoit moult bien enparentez, Et s’estoit riches homs, fondéëment meublez ; Et s’estoit à Sebourc ses bons chastiaus fremez, Mais il fu puis, par terre, abatus et versés, Onques puis, à nul jour, il ne fu relevés. Par mauvais hoirs déchièent maisons et féraietez.{{nvd|480}} </poem><noinclude> <references/></noinclude> tco1n6qvpo14pfvuhjdpqtpiph8vuq7 Page:Li romans de Bauduin de Sebourc.pdf/99 104 4844699 15915454 15895689 2026-07-11T10:41:05Z Manseng 19880 /* Validée */ 15915454 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Manseng" />{{nr||DE SEBOURC. {{sc|Chant}} III.|77}}</noinclude><poem> {{em}}Au jour que li tournois fu devisés et mis, Fu li contes de Flandre de chevaliers garnis. De Hainnau et de Flandre en i ot {{rom-min|·c·|100}} et dis ; Mais li tournois adont fu tellement partis, Que chil de Hainnau èrent, à che tournoy, empris Contre otant de Flamens. Ensi fu li fais pris : Qui se courechera, {{rom-min|·ij·|2}} ans pert son païs ; Toute sa revenue n’en tenra {{rom-min|·ij·|2}} espis. {{em}}Diex ! que sus le marchiet a-on ches hours bastis, En haut sus les fenestres, de grans mariens mastis,{{nvd|490}} Où les puchellez sont blanchez que flour de lis, Vestiez noblement à capiaus d’or polis, A riches escarbouclez et pendant par avis ; Leur cheveus galonnez, gannez et esclarchis, Pendans sus ches espaulez, delez ces nés traitis, A pièrez et à perles gentement agentis. Tantes bellez pucellez, bien fourréez de gris, Couronnéez d’or fin, les bons capiaus d’or mis, Véissiez as fenestres atendans. Les marchis Qui viènent au tournoy, dessus les Arrabis,{{nvd|500}} Si noblement armet, à tourniclez vestis, Que che sambloient angèle venant de paradis, Regardent ches pucellez, qui ont lez corpz polis. Il n’est si dolans coers qui n’en fuist resjoïs ; Mais telz en convoita, à faire ses délis, Qui pour {{rom-min|·m·|1000}} mars d’or n’en finast d’un seul ris : Car chose qui est quière est amée tout dis. {{em}}Moult fu noble le feste, ''et très bien'' ordenée. Li tournois fu partis dro''it à la'' matinée ; Par dessus le marquié fu ''faite'' l’assamblée.{{nvd|510}} Li quens Robers de Flandre a sa seur regardée, Qui estoit aussi blanche que serainne né fée. « Hé ! soer, » che dist li contez, « moult estez belle née ! « Par ma foy, sé je vis, bien serez mariée. » Et li chevalier viènent, sans nulle demourée, </poem><noinclude> <references/></noinclude> eft81qrnxhi0dyz4b4vz8h80f1mr4wm Page:Li romans de Bauduin de Sebourc.pdf/100 104 4844703 15915472 15895098 2026-07-11T10:54:28Z Manseng 19880 /* Validée */ 15915472 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Manseng" />{{nr|78|LI ROMANS DE BAUDUIN}}</noinclude><poem> Sus le camp s’a cascuns son enseigne ordenée ; Li sires de Sebourc i vint, à teste armée, Bauduins le sievoit, qui le brach of quarrée : N’avoit plus biaus de lui, jusqu’à le mer Béthée ; Deseure tous les autrez fu se hauture passée{{nvd|520}} {{rom-min|·j·|1}} piet tout mesuret, c’est véritez provée. Quant ou marchiet entra, droitement à s’entrée, Sus {{rom-min|·j·|1}} hourt regarda : si a Blanche avisée, Soer au conte Robert de Hainnau le contrée, Qui estoit si très belle, vermeille et coulourée, Qu’onques mais si très belle n’ot li bers regardée ; Et s’estoit gentement vestie et aournée. « Pucelle, » dist li enfès, « à bien fuissiez-vous née ! « Je croi que de nous {{rom-min|·ij·|2}} porroit faire assamblée, « N’aroit si belle paire jusques en Galilée ;{{nvd|530}} « Mais n’aferroit à vous que me fuissiez donnée, « Car fiex sui d’un villain, qui n’ot vaillant riens née : « Si m’a nourri mes sires, pour Diu, plus d’une année ; « Ensi le me dist-on. J’ai le chière irée ! « Car pas ne sui villains de cuer né de pensée, « Et j’ai bien oï dire, il a mainte journée, « Que nulz homs n’est villains, de maise renommée, « Sé de cuer ne li vient ; c’est véritez prouvée. « Ahi ! noble pucelle, très bien enluminée, « Pour vostre amour ferrai anuit tel cop d’espée,{{nvd|540}} « Dont telz le comperra c’ore n’en sot riens née. » Dont broche le cheval ; si a le coife ostée : A le pucelle fist une douche enclinée. Leus que celle le vit, fu toute enamourée ; De l’amour Bauduin esprise et enflambée. Dist à une pucelle qui estoit à l’entrée : « Qui est chius escuierz ? ne me faitez célée. » « Dame, » dist la pucelle, qui bien fu avisée, « Au signour de Sebourc a servi mainte année, « On dist car il ''l''i a sa fille présentée ;{{nvd|550}} </poem><noinclude> <references/></noinclude> ikxuh7kzug4odbpyrobljzn2nim2oo5 Œuvres posthumes (Françoise de Graffigny) 0 4871318 15915009 15782904 2026-07-11T07:06:48Z FreeCorp 50516 15915009 wikitext text/x-wiki {{TextQuality|100%}} <pages index="Graffigny - Ziman et Zenise, suivi de Phaza, 1775.pdf" header=Sommaire/> [[Catégorie:Comédies du XVIIIe siècle]] [[Catégorie:Bon pour export]] 5gqx5geqj1p7g5ykoq18x6hh59y5g4j Livre:Arnaud - Coralie l inconstante Tome 1.djvu 112 4875699 15915089 15862737 2026-07-11T07:26:46Z FreeCorp 50516 15915089 proofread-index text/x-wiki {{:MediaWiki:Proofreadpage_index_template |Type=book |Titre=[[Coralie l’inconstante]] |Sous_titre=1 |Volume= |Auteur=[[Auteur:Angélique_Arnaud|Angélique Arnaud]] |Traducteur= |Editeur_scientifique= |Illustrateur= |Editeur=Berquet et Petion |School= |Lieu=Paris |Annee=1843 |Publication= |Bibliotheque= |Clef= |wikidata_item=Q140500713 |BNF_ARK=bd6t5383739z |Source=djvu |Image=9 |Avancement=V |Compilation=false |Pages=<pagelist 9=T 10=- 11=1 /> |Tomes=[[Livre:Arnaud - Coralie l inconstante Tome 1.djvu|Tome 1]], [[Livre:Arnaud - Coralie l inconstante Tome 2.djvu|tome 2]] |Sommaire={{Page|Arnaud - Coralie l inconstante Tome 1.djvu/338}} |Epigraphe= |Width= |Css= }} bpyks49rzfkhnair7t87652ey0dudyd Livre:Arnaud - Coralie l inconstante Tome 2.djvu 112 4875701 15915094 15866399 2026-07-11T07:27:49Z FreeCorp 50516 15915094 proofread-index text/x-wiki {{:MediaWiki:Proofreadpage_index_template |Type=book |Titre=[[Coralie l’inconstante]] |Sous_titre= |Volume=2 |Auteur=[[Auteur:Angélique_Arnaud|Angélique Arnaud]] |Traducteur= |Editeur_scientifique= |Illustrateur= |Editeur=Berquet et Petion |School= |Lieu=Paris |Annee=1843 |Publication= |Bibliotheque= |Clef= |wikidata_item=Q140500713 |BNF_ARK=bd6t5384108z |Source=djvu |Image=5 |Avancement=V |Compilation=false |Pages=<pagelist 1to2=- 3=at 4=- 5=T 6=- 7=1 358to361=- 362=tdm /> |Tomes=[[Livre:Arnaud - Coralie l inconstante Tome 1.djvu|Tome 1]], [[Livre:Arnaud - Coralie l inconstante Tome 2.djvu|tome 2]] |Sommaire={{Page|Arnaud - Coralie l inconstante Tome 2.djvu/362}} |Epigraphe= |Width= |Css= }} 3nmz7bztucwcv67qpqevtlgjmmzlzyr Page:De Bachaumont - Mémoires secrets, T10, Adamsohn.djvu/127 104 4875928 15914109 15793420 2026-07-10T17:00:15Z Psephos 145984 on diroit 🧐 15914109 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Psephos" /></noinclude>le raffinement de l’adulation, & pour la fécondité des ressources, quand il vouloit parvenir à ses fins. Il avoit un goût de dépense incroyable, & une vanité singuliere, qui vraisemblablement en étoit le principe. Il ne faisoit plus parler de lui depuis longtems, & se regardoit ainsi comme mort d’avance. {{brn|1}} ''12 Avril.'' La prison du Châtelet est devenue pour {{M.|de{{lié}}Lisle}} de{{lié}}{{corr|Salces|Sales}} un lieu de triomphe. Le concierge s’est délogé pour lui, & l’on a fait meubler l’appartement avec magnificence ; il ne désemplit point de visites ; tous les illustres philosophes & les femmes les plus distinguées du parti l’ont été féliciter : on lui offre de l’argent de toutes parts ; il lui arrive des rouleaux de Louis anonymement, que sa délicatesse ne lui permet pas d’accepter & qui vraisemblablement tourneront au profit des prisonniers. Mais ce qui s’en trouve mieux encore, c’est son livre, qui de cette persécution reçoit une vogue qu’il n’auroit jamais être par son mérite intrinseque. Tour le monde sait aujourd’hui qu’il étoit disciple du célebre Helvétius, & qu’on l’avoit choisi pour propager sa doctrine, au moins avec permission tacite. Enfin depuis la détention de {{mlle|Clairon|nx,pt}} au Fort-l’Evêque, on n’avoit point vu de captif aussi fêté. {{brn|1}} ''13 Avril 1777.'' {{Mlle|Raucoux|nx,pt}} n’a pas échappé longtems à la poursuite de ses créanciers ; on la croit arrêtée de nouveau, ou cachée, ou obligée de s’enfuir. {{brn|1}} ''13 Avril.'' Il y a eu hier à la plaine des Sa-<noinclude> <references/></noinclude> r5ytu4pcrewfpl8nyzcd6pgmwx3jrpk 15914173 15914109 2026-07-10T17:40:19Z Psephos 145984 Annulation de la modification [[Special:Diff/15914109|15914109]] de [[Special:Contributions/Psephos|Psephos]] ([[User talk:Psephos|discussion]]) Même Erreur(?) plus tard... 15914173 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Psephos" /></noinclude>le raffinement de l’adulation, & pour la fécondité des ressources, quand il vouloit parvenir à ses fins. Il avoit un goût de dépense incroyable, & une vanité singuliere, qui vraisemblablement en étoit le principe. Il ne faisoit plus parler de lui depuis longtems, & se regardoit ainsi comme mort d’avance. {{brn|1}} ''12 Avril.'' La prison du Châtelet est devenue pour {{M.|de{{lié}}Lisle}} de{{lié}}Salces un lieu de triomphe. Le concierge s’est délogé pour lui, & l’on a fait meubler l’appartement avec magnificence ; il ne désemplit point de visites ; tous les illustres philosophes & les femmes les plus distinguées du parti l’ont été féliciter : on lui offre de l’argent de toutes parts ; il lui arrive des rouleaux de Louis anonymement, que sa délicatesse ne lui permet pas d’accepter & qui vraisemblablement tourneront au profit des prisonniers. Mais ce qui s’en trouve mieux encore, c’est son livre, qui de cette persécution reçoit une vogue qu’il n’auroit jamais être par son mérite intrinseque. Tour le monde sait aujourd’hui qu’il étoit disciple du célebre Helvétius, & qu’on l’avoit choisi pour propager sa doctrine, au moins avec permission tacite. Enfin depuis la détention de {{mlle|Clairon|nx,pt}} au Fort-l’Evêque, on n’avoit point vu de captif aussi fêté. {{brn|1}} ''13 Avril 1777.'' {{Mlle|Raucoux|nx,pt}} n’a pas échappé longtems à la poursuite de ses créanciers ; on la croit arrêtée de nouveau, ou cachée, ou obligée de s’enfuir. {{brn|1}} ''13 Avril.'' Il y a eu hier à la plaine des Sa-<noinclude> <references/></noinclude> o00v546iw340dbfm01ur6ac9wyh4wqy Page:De Bachaumont - Mémoires secrets, T10, Adamsohn.djvu/166 104 4876328 15914166 15794543 2026-07-10T17:37:53Z Psephos 145984 15914166 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Psephos" /></noinclude>à la veille d’être décidé par la premiere Chambre des Requêtes. C’est le même Rapporteur de la Grand’Chambre qui doit continuer son travail devant le nouveau Tribunal & il sera contredit par le Compartiteur, {{M.|l’Abbé}} Farjonal. On sait que par ''Compartiteur'' on entend au Palais le chef de l’opinion contraire qui a d’abord eu faveur, lequel a occasionné le partage des voix. En conséquence {{M.|Luneau}} a encore publié, ''Récapitulation de faits physiquement démontrés par pieces produites au Procès, que le {{Sr.}}{{lié}}''le Breton'' & ses Associés à l’impression de l’Encyclopédie, ont intenté au {{Sr.}}{{lié}}''Luneau de Boisjermain,'' au sujet de la connoissance qu’il a donnée au mois de Décembre 1769, des surprises faites au public dans la souscription ouverte pour cet ouvrage.'' Cependant hier, au grand étonnement du Public, le {{Sr.|Luneau}} a perdu, & il est condamné à tous les dépens. {{brn|1}} ''11 Mai.'' Le {{Sr.|Torré}} devoit donner jeudi, premier Mai, une fête nouvelle intitulée ''le Mai.'' Le mauvais tems qu’il a fait ce jour, l’a obligé de l’exécuter seulement dans la Rotonde & il n’y avoit presque personne. Elle a eu lieu jeudi dernier en plein air avec un concours de spectateurs si prodigieux, qu’on laissoit à peine aux acteurs la place de se remuer. {{brn|1}} <nowiki>*</nowiki> ''11 Mai 1777.'' La Lettre de {{Me|Linguet|nx,pt}} à {{M.|le}} Comte de Vergennes ne fait que le corps de son ouvrage, elle est précédée d’un avertissement & suivie de notes.<noinclude> <references/></noinclude> blv9n2r25fpgwm3dk8u2o7991cdcex1 Page:De Bachaumont - Mémoires secrets, T10, Adamsohn.djvu/178 104 4876341 15914232 15794571 2026-07-10T18:04:17Z Psephos 145984 15914232 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Psephos" /></noinclude><nowiki/> {{brn|1}} ''21 Mai 1777.'' {{M.|le}} Comte de Falckenstein, curieux de voir Madame la Comtesse Dubarri, mais voulant le faire sans affectation, a pris le prétexte d’aller visiter son pavillon de Luciennes, un jour où il savoit qu’elle y étoit. Il est resté seul avec elle pendant deux heures & a déclaré qu’il en avoit été fort content, mais qu’il la croyoit mieux de figure. Ce Prince est aussi allé voir le ''Palais de Terpsicore'' & la Divinité qui l’habite, qu’on sait être {{Mlle|Guimard|nx,pt}}. {{brn|1}} ''22 Mai.'' On annonce enfin pour vendredi l’Opéra de ''Céphale & Procris,'' mal reçu à la cour en{{lié}}1774, & à la ville en{{lié}}1775. Les auteurs s’obstinent à le faire goûter du Public. On sait que {{M.|Marmontel}} est l’auteur des paroles & {{M.|Grétry}} celui de la musique. {{brn|1}} ''23 Mai.'' On a multiplié les estampes concernant ''Desrues,'' au point que cela fait aujourd’hui collection. On en compte 16. On l’a représenté dans toutes les circonstances les plus atroces de sa scélératesse, qui lui a fait réunir tant de crimes pour en couvrir un. {{brn|1}} ''23 Mai.'' On voit avec peine s’approcher le moment du départ de l’Empereur & il paroît lui-même se plaire ici & le retarder. On continue à observer toutes ses démarches. Il est allé voir {{M.|de}} Buffon plusieurs fois. Il se faut rappeller que ce grand homme, lors du voyage de l’Archiduc, eut l’honneur de lui présenter un exemplaire de ses œuvres ; que ce Prince le trouva<noinclude> <references/></noinclude> 4vx9hamn2mw8d83ziph2ue1949si0cg Page:De Bachaumont - Mémoires secrets, T10, Adamsohn.djvu/184 104 4876387 15914238 15794657 2026-07-10T18:06:49Z Psephos 145984 15914238 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Psephos" /></noinclude>fait informe. {{brn|1}} ''29 Mai 1777.'' La seconde représentation des trois fermiers, au moyen du dénouement changé & amélioré, a eu encore plus de succès : on a demandé de nouveau les deux auteurs. Monvel a reparu pour la seconde fois, & le musicien malade le premier jour est venu recevoir la couronne de laurier. {{brn|1}} ''30 Mai 1777.'' Il y a eu hier un concours de monde considérable au Concert Spirituel pour entendre le ''Te Deum'' du {{Sr.|Floquet}}. Ce jeune Musicien, après avoir passé plusieurs années en Italie, est de retour ici. On peut se rappeller qu’il avoit d’avance vanté ce ''Te Deum'' comme exécuté déjà à Naples avec le plus grand succès. Ses enthousiastes l’ont trouvé admirable, mais les connoisseurs impartiaux en rendant justice à quelques passages, l’ont jugé long, sans génie & rempli d’un pillage continuel, qu’il n’a pas eu l’art de coudre bien pour en faire du moins un tout. Les amateurs de la musique françoise, qui d’après ''l’Union de l’Amour & des Arts'' mettoient leur espoir en lui, comme éleve & soutien futur de cette école, lui reprochent aujourd’hui d’être un lâche déserteur & de n’avoir plus qu’une maniere Italienne. {{brn|1}} ''30 Mai 1777. Céphale & Procris'' est tellement abandonné qu’on va donner ''Castor & Pollux,'' mais quatre fois seulement. On le réservera pour l’hiver, & l’on va faire passer ''Ernelinde.'' {{brn|1}} <nowiki>*</nowiki> ''30 Mai 1777. Un Chrétien contre six Juifs'' est<noinclude> <references/></noinclude> cn5fujzigg2jx2utxrr68ovlnd6csms Page:De Bachaumont - Mémoires secrets, T10, Adamsohn.djvu/189 104 4876418 15914249 15807742 2026-07-10T18:10:59Z Psephos 145984 15914249 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Psephos" /></noinclude>{{pom| Un Peuple aimable & doux, peut-être un peu léger, {{Em|2}}Mais aimant l’honneur & son Maître, Epris du vrai mérite & sachant le juger, Vous voit d’autant plus grand que vous voulez moins l’être. {{Em|2}}Ah ! soyez toujours notre ami ; Que de l’Aigle & des Lys pour le bien de la terre, Tout resserre le nœud par l’amour affermi. France heureuse ! à jamais d’une union si chere {{Em|2}}Puisses-tu goûter la douceur ! Et ne jamais avoir, en adorant la Sœur, {{Em|2}}Qu’à former des voeux pour le Frere !|sf}} <nowiki/> On voit que le poëte a voulu éviter ici le défaut ordinaire de ses confreres, celui de faire la satyre du Maître en exaltant trop un Souverain étranger. {{M.|Saurin}} amene chacun à son rang & lui distribue tour à tour des éloges. {{brn|1}} ''3 Juin 1777.'' Le {{Sr.|de}} Sauvigny étant fort désagréable à {{M.|le}} Noir dans sa place de Censeur de la Police qu’il avoit obtenue sous {{M.|Albert}}, le Magistrat lui enleve autant qu’il peut de ses fonctions. En conséquence on vient de lui ôter les Spectacles, pour les donner à {{M.|Suard}}, c’est-à-dire, les Comédies. Quant à l’Opéra, c’est un {{M.|le}} Bret qui en est chargé. {{brn|1}} <nowiki>*</nowiki> ''4 Juin 1777.'' On annonce pour samedi la comédie de {{M.|Cailhava}}, qu’on sait être ''l’Egoïste,'' ou ''l’Egoïsme.'' {{brn|1}} ''5 Juin.'' On ne donne plus ''Castor,'' qu’on avoit annoncé à l’Opéra. Les Directeurs ont<noinclude> <references/></noinclude> tcvieomt6e5m7v90tu1qyq4lenm6s1w Page:De Bachaumont - Mémoires secrets, T10, Adamsohn.djvu/202 104 4876765 15914293 15795216 2026-07-10T18:41:00Z Psephos 145984 15914293 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Psephos" /></noinclude>& vient d’être mis à la tête d’une compagnie qui entreprend de dessécher environ 26000 arpens de marais dans la Xaintonge, moyennant une concession de la moitié des terreins mis en valeur. Cette opération patriotique est encouragée par le gouvernement, qui accorde toutes lettres patentes à ce nécessaires. {{brn|1}} ''20 Juin.'' Il faut que le sermon de {{M.|l’abbé}} Perrin ait été bien violent, puisque {{M.|l’Evêque}} de Châlons, présent, a déclaré depuis que c’étoit trop fort, & que s’il n’avoit craint de commettre un scandale, il auroit fait descendre de chaire ce prédicateur ; & cependant {{M.|de}} Juigné est un Moliniste ardent, un grand défenseur des Jésuites. {{brn|1}} <nowiki>*</nowiki> ''20 Juin 1777.'' On lit dans le Numéro du 15{{lié}}Juin du ''Journal des théâtres,'' une ''Lettre d’un Elu de la ville de… au Rédacteur de ce Journal,'' que celui-ci a insérée sans en sentir la méchanceté, non plus que le Censeur. On ne peut douter en la lisant que l’auteur n’ait eu en vue de tourner en ridicule le Chef de la justice. Il y est question de la résistance de l’Elu prétendu, à qui l’on veut faire jouer la comédie & surtout les rôles de ''Crispin'' ; il trouve que cela ne va point avec la magistrature. Quiconque sait que {{M.|de}} Miromesnil jouoit ces rôles chez {{M.|de}} Maurepas, sent parfaitement l’allusion : cette Lettre fait un bruit du diable par l’art avec lequel les ennemis du Garde des sceaux en se recriant contre l’audace du critique, répandent plus gé-<noinclude> <references/></noinclude> a99oog2x9kd7ik1d56idv1jqkh72lml Page:De Bachaumont - Mémoires secrets, T10, Adamsohn.djvu/209 104 4877174 15914302 15796291 2026-07-10T18:46:31Z Psephos 145984 15914302 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Psephos" /></noinclude>Hume, Robertson est l’historien le plus estimé des Anglois. On dit cet ouvrage d’un style riche, magnifique & philosophiquement traité, dans le goût de celui de l’Abbé Raynal. {{brn|1}} ''25 Juin 1777. Extrait d’une Lettre de Bordeaux du 21 Juin.'' « Il y a eu les mêmes fêtes pour ''Monsieur'' que pour le Comte d’Artois : illumination tous les jours, bal masqué à la comédie, bal à la bourse, bal au Chartron, spectacle à chaque soirée. La premiere fois on a donné une piece en un acte, que Desforges, le comédien, avoit fait pour {{S. A.}} Royale, intitulée ''la voix du cœur,'' qu’on a trouvée très jolie, & ''le Barbier de Seville,'' qui a été joué beaucoup mieux qu’à Paris. La seconde, ils ont exécuté ''la Partie de chasse de {{roi|Henri|IV}},'' où l’on avoit ajouté des couplets analogues à la circonstance. Ce Prince a très-bien pris ici, & il {{corr|paroit|paroît}} s’y être amusé, car la veille de son départ, c’est-à-dire mercredi, lorsque ce même ''Desforges'' vint lui adresser le compliment d’adieu, on crut voir à {{S. A.}} Royale les larmes aux yeux. Il est vrai que la maniere avec laquelle l’acteur débita son discours, attendrit tout le monde. ''Monsieur'' a voulu tout voir. On s’accorde à dire qu’il est très-instruit. Il est parti jeudi matin pour aller coucher à Agen, & doit se rendre à Toulon le jour suivant. » {{brn|1}} ''26 Juin 1777.'' Suivant les Lettres de Bordeaux, l’Empereur y est arrivé le lendemain du départ de ''Monsieur.'' Il a débarqué d’un brigan-<noinclude> <references/></noinclude> 2uu0hvvx3n8xr6cwfg6pcfjoqga9jrp Page:De Bachaumont - Mémoires secrets, T10, Adamsohn.djvu/227 104 4877505 15914630 15796950 2026-07-11T00:57:39Z Psephos 145984 15914630 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Psephos" /></noinclude>pour l’ancien Evêque d’Amiens l’ait empêché, comme on l’assure, de publier cette nouvelle facétie dans un tems où il ne s’en seroit pas fait scrupule, mais il craignoit d’allarmer l’ame timorée du Prélat & de lui faire quelque peine. {{brn|1}} <nowiki>*</nowiki> ''11 Juillet 1777.'' On ne peut encore prononcer sur ''Ernelinde,'' où les partisans du {{Sr.|Philidor}} étoient en si grand nombre, {{corr|qu’effectiment|qu’effectivement}} les applaudissemens ont été continuels & très vifs ; ils étoient sous le charme, ils disoient que cet opéra connu depuis longtems leur faisoit éprouver des sensations nouvelles. Le spectacle d’ailleurs offrant le coup d’œil le plus magnifique & le plus imposant, a produit beaucoup d’illusion. On a surtout admiré dans le premier acte la chûte des murailles d’une ville assiégée ; la danse laponne a été regardée comme un morceau de choréographie unique, digne de l’invention des {{Srs.|Gardel}} & Noverre, dessinateurs des ballets. Les détracteurs reprochent à ceux-ci d’avoir embarrassé la scene & coupé trop souvent l’action par des ballets & des marches ; ils trouvent le récitatif pénible & n’ayant nullement l’aisance de la déclamation, comme ceux du Chevalier Gluck ; ils se disent enfin étourdis par les chœurs trop bruyans, suivant la vieille méthode des anciens compositeurs, s’imaginant que les cris étoient de la musique. Les gens impartiaux avouent que les éloges des uns & les critiques des autres, quoiqu’outrés de<noinclude> <references/></noinclude> qutfj4wu7v63u1mrrbq2jhvtiva8moj Page:De Bachaumont - Mémoires secrets, T10, Adamsohn.djvu/228 104 4877617 15914631 15797343 2026-07-11T00:59:10Z Psephos 145984 15914631 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Psephos" /></noinclude>part & d’autre, sont fondés ; il y a à parier que cet opéra se soutiendra, sinon par le fond, au moins par les accessoires. {{brn|1}} <nowiki>*</nowiki> ''12 Juillet 1777.'' On connoissoit déjà l’effroyable dénouement de ''Gabrielle de Vergy,'' & l’on avoit peine à le soutenir à la lecture. Il a produit en action un tel effet, que plusieurs femmes se sont trouvées mal & que des vaporeux ont déclaré qu’ils se sentoient le cœur serré, oppressé & qu’ils ne reviendroient point à cette piece. Tout ce qui précede est si faux, si vicieux, si gigantesque, si absurde, que d’autres connoisseurs ont soutenu de sang froid l’atrocité de la catastrophe, & n’y ont vu que le noir délire d’une imagination romanesque. Il est certain que nous n’avons plus rien à envier au théâtre anglois. {{M.|de}} Voltaire a observé au sujet de certains drames, que nous avions un nouveau genre de comédie, la comédie ''horrible'' ; nous en avons un aussi dans le tragique, la tragédie ''exécrable'' : qualification que mérite à tous égards celle de {{M.|Du}}{{lié}}Belloy même, quant au style, dont la barbarie & l’enflure ordinaires sont encore plus remarquables dans une piece de sentimens. On ne peut nier cependant qu’il n’y ait des tirades, ou plutôt des passages, en petit nombre, dans le vrai langage de la passion, écrits avec correction, élégance, onction même ; quoique l’ame du poëte, en général, ait plus de chaleur & de force que de vraie sensibilité. On remarque encore dans la contexture quelques<noinclude> <references/></noinclude> 9hqppprsvufz0idqv8o74ewv7l7fsnq Page:De Bachaumont - Mémoires secrets, T10, Adamsohn.djvu/235 104 4878664 15914632 15799854 2026-07-11T01:05:24Z Psephos 145984 15914632 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Psephos" /></noinclude>une défiance des acteurs, qui voudroient ainsi se mettre à l’abri des reproches du public, qu’ils ont mérités tant de fois impunément. {{brn|1}} ''20 Juillet.'' La Reine, Madame & Madame la Comtesse d’Artois sont venues hier à la Comédie Italienne. On a donné pour premiere piece les ''Intrigues d’Arlequin.'' On y a introduit par addition le {{Sr.|Dorsonville}}, nouvelle haute-contre, dont ce spectacle a fait acquisition & que {{S. M.}} désiroit entendre. Il est bien de figure, il a une voix peu forte, mais charmante & est doué déja d’un goût exquis. Il a reçu les plus grands applaudissemens lorsqu’il a débuté. Le parterre lui a fait l’honneur de le demander après la piece, pour lui témoigner spécialement sa satisfaction : triomphe dont n’avoit encore joui aucun acteur. Quant à la piece nouvelle, intitulée ''Ernestine,'' le poëte a eu l’art de rendre détestable un sujet si agréable & si touchant dans le conte. Rien de plus plat. Il y a des choses agréables dans la musique, & en général elle est digne de meilleures paroles. Les auteurs n’ayant point eu de succès ont jugé à propos de garder l’anonyme. Pour dédommager le public, les Comédiens ont annoncé tout de suite une autre nouveauté, intitulée ''Laurette.'' {{brn|1}} ''21 Juillet 1777.'' On rapporte que le Docteur Bouvard ayant été appellé depuis peu par le Grand-Aumônier, en enfance, mais n’en étant pas moins susceptible des maux physiques,<noinclude> <references/></noinclude> sbsb20u78zp2tjr82xmdfpcs2ankynf Page:De Bachaumont - Mémoires secrets, T10, Adamsohn.djvu/249 104 4878689 15914633 15799934 2026-07-11T01:17:35Z Psephos 145984 15914633 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Psephos" /></noinclude>les preuves acquises, il s’assujetit à ne pas excéder la hauteur du parapet & à ne donner à son édifice que 37{{lié}}pieds de hauteur, qui ne peut être surpassée par les plus grandes eaux. Il propose une décoration agréable & de bon goût, qui se verra partout des quais. Il a eu l’honneur de présenter son plan au Roi ; mais comme les meilleures choses & les plus simples sont faites pour essuyer ici beaucoup de formalités & de contradictions, il a été renvoyé à se pourvoir par devers Messieurs de la ville, & ceux-ci n’ont paru faire aucune attention à cette idée, qui n’est qu’utile qu’à une classe d’hommes dont on ne se soucie gueres. {{brn|1}} <nowiki>*</nowiki> ''{{1er|Août|nx,pt}} 1777.'' Le Colysée est une hydre de procès qui doit ruiner à jamais les propriétaires. Par l’arrêt du Conseil de son institution en date du 26 Juin 1769, il a un privilege exclusif pendant trente ans de tous les spectacles & assemblées particulieres, même de celles permises ou tolérées, & cependant les spectacles d’Audinot, de Nicolet, les danses & les feux d’artifices aux environs de Paris, le Wauxhall d’hiver, celui d’été, ont été continués ou tolerés par les Ministres & voilà aujourd’hui le Cirque Royal qui s’éleve en concurrence. Il a permission d’ouvrir tous les dimanches de 15{{lié}}jours en 15{{lié}}jours ; nouvelle infraction qui excite les plaintes & fournit matiere à une contestation au Conseil. {{brn|1}} ''2 Août 1777.'' L’opposition de {{M.|le}} Comte d’Angiviller, qui fait la matiere d’un procès entre<noinclude> <references/></noinclude> gbcgnglg8lhlgw0babojeaps8zt7lwj Page:De Bachaumont - Mémoires secrets, T10, Adamsohn.djvu/252 104 4878700 15914634 15799953 2026-07-11T01:20:01Z Psephos 145984 15914634 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Psephos" /></noinclude>espoir cependant de parvenir jamais à la même réputation. Il en a une, sinon plus durable, au moins plus sûre pour aller au bonheur ; il passe pour un des premiers étalons de France. Ce renom le fait rechercher des femmes & donne un grand relief à ses opuscules poétiques, peu de chose en eux-mêmes. C’est ainsi qu’on vante beaucoup un opéra-comique esquissé, composé, répété & représenté en huit jours, au dire de l’auteur. Il a pour titre ''le double déguisement,'' ou ''les vendanges de Puteaux,'' lieu où il a été exécuté le 3 Novembre 1776. La dédicace à Colette est ce qu’il y a de mieux. {{c|''À Colette.''|mt=1em}} {{pom|{{em}}J’écris comme tu plais, Colette, {{em}}Sans art & sans prétention ; Je suis toujours content de ma musette, {{em}}Lorsque ta douce voix repete {{em}}Et mes plaisirs & ma chanson. {{em}}Sois encor mon interprête ; {{em}}Qu’en voyant ton joli nom {{em}}Gravé, comme sur ta houlette, {{em}}La critique reste muette, {{em}}On dise, avec toi, ma chanson : {{em|2}}« ''Il écrivit pour sa Colette,'' {{em|2}}« ''Le plaisir fut son Apollon'' ».|m=1.5em}} ''Nota.'' {{M.|Laus}} de Boissy n’est point bâtard du poëte de ce nom : il est fils d’un riche artisan ; il est Lieutenant particulier de la Connétablie & Maréchaussée de France. Comme il aime<noinclude> <references/></noinclude> clwphbstxq0ozoq3qdpo13drp1gvb61 Page:De Bachaumont - Mémoires secrets, T10, Adamsohn.djvu/260 104 4878711 15914635 15799982 2026-07-11T01:25:54Z Psephos 145984 15914635 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Psephos" /></noinclude>ceux de Naples, propre aux progrès de l’art & à l’avancement des jeunes éleves. Il doit y enseigner tous les secrets du mécanisme vocal de ses compatriotes, c’est-à-dire la méthode de vocaliser sur toutes les voyelles, de prendre la respiration en mesurant son haleine à la musique & aux paroles, d’augmenter & de diminuer insensiblement les sons sans altérer l’intonation. Enfin, il familiarisera ses disciples avec l’accompagnement, de façon qu’ils ne manquent ni la mesure ni l’à{{lié}}plomb, & qu’ils acquierent l’assurance que donne l’habitude & la nécessité de chanter ensemble. En outre, il s’est établi un Bureau où l’on se propose de faire venir toutes les Ariettes des grands maîtres d’Italie les plus estimées, à mesure qu’elles paroîtront. {{brn|1}} <nowiki>*</nowiki> ''11 Août 1777.'' La ''Franc-maçonnerie'' est en honneur plus que jamais ici ; un artiste a composé un dessin magnifique pour consacrer à la postérité cette époque de splendeur, & {{M.|le}} Duc de Chartres, Grand-maître de toutes les loges de France, en est le héros principal. On l’a gravé & l’estampe est d’une grande beauté. {{brn|1}} <nowiki>*</nowiki> ''11 Août 1777.'' On en est à la septieme représentation de ''Gabrielle de Vergy ;'' il y a eu constamment des femmes qui se sont trouvées mal, ce qui ne sert qu’à donner plus de véhicule à la piece, suivie avec autant de fureur que le ''Siege de Calais.'' Les acteurs se sont tous remis dans le sens de leur rôle & jouent infiniment mieux<noinclude> <references/></noinclude> g2hmkpnvl4zfvuif1elth1kerwf3c0s Page:De Bachaumont - Mémoires secrets, T10, Adamsohn.djvu/268 104 4879404 15914638 15801725 2026-07-11T02:42:08Z Psephos 145984 15914638 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Psephos" /></noinclude>par la ''transmutation,'' en argent, l’un par la tête, l’autre par la pointe & le troisieme en totalité. On prétend que la portion de fer restante est attirable à l’aimant, propriété qui cesse lorsqu’on promene la pierre sur le clou & qu’elle parvient à la partie devenue argent. On raconte que cette découverte a eu lieu dans le laboratoire de l’Académicien, en sa présence & en celle de nombre de Chymistes tous en garde contre l’auteur du prodige. Ce qui rend l’anecdote plus frappante, c’est la facilité de l’opération qui, au rapport des témoins, se fit par la seule immersion des clous dans une liqueur, dont étoit pourvu le Physicien & dont il ne donna point de connoissance. Voilà de quoi exercer le zele des investigateurs de la pierre philosophale & faire allumer bien des fourneaux. Il est étonnant qu’un fait aussi curieux n’ait pas occasionné plus de bruit dans le tems & ne soit pas consigné dans les Mémoires de l’Académie des Sciences. Ensorte que les gens de l’art le révoquent fort en doute. {{brn|1}} <nowiki>*</nowiki> ''19 Août 1777.'' Quoique {{M.|le{{lié}}Vacher}} de Charnois, le nouveau rédacteur du ''[[Journal des Théâtres#LVdC|Journal des théâtres]],'' se fût fait un devoir de ne point offenser les comédiens, dont il tenoit en quelque sorte sa mission ; comme il n’a pû les louer tous à outrance, ainsi qu’ils l’auroient désiré ; que d’ailleurs devant entrer dans la famille du {{Sr.|Préville}}, lui ayant plus spécialement l’obligation de son nouvel état, & trouvant plus de matiere à ses<noinclude> <references/></noinclude> 32m6y5wyd8nhijnn20haaalpdgcprnv Page:Société Saint-Jean-Baptiste - Au pays de l'érable (quatrième concours littéraire), 1919.djvu/46 104 4918567 15913831 15890999 2026-07-10T12:47:03Z Raymonde Lanthier 75548 /* Corrigée */ 15913831 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Raymonde Lanthier" /></noinclude><noinclude>{{Img float | file=Société Saint-Jean-Baptiste - Au pays de l'érable (quatrième concours littéraire), 1919 (page 46 crop).jpg | width = 480px | align = center | m = 2em |cap = {{t|« ''Bastien… Mireau… c’est-i Dieu possible ?'' » <noinclude> (''{{pg|46}}'')</noinclude>|90}} }}</noinclude><noinclude> <references/></noinclude> 9bd1qkz6teq2djuf68asfobpjxvmjmj 15913923 15913831 2026-07-10T13:55:39Z Raymonde Lanthier 75548 /* Corrigée */ 15913923 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Raymonde Lanthier" /></noinclude><noinclude>{{Img float | file=Société Saint-Jean-Baptiste - Au pays de l'érable (quatrième concours littéraire), 1919 (page 46 crop).jpg | width = 480px | align = center | m = 2em |cap = {{t|« ''Bastien… Mireau… c’est-i Dieu possible ?'' » (''{{pg|46}}'')|90}} }}</noinclude><noinclude> <references/></noinclude> 60q5z8waklx9hn9hi542sc7npq06dmz Page:Société Saint-Jean-Baptiste - Au pays de l'érable (quatrième concours littéraire), 1919.djvu/47 104 4918690 15913835 15866094 2026-07-10T12:48:07Z Raymonde Lanthier 75548 /* Corrigée */ 15913835 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Raymonde Lanthier" />{{nr||LES BŒUFS|45|b=<hr/>}}</noinclude>tellement identiques de pelage et d’apparence à celles de jadis qu’il pouvait croire se trouver en face de celles mêmes qu’il avait vendues il y avait de cela six bonnes années. Il les paya, séance tenante, un prix qui lui coûta les yeux de la tête, puis les accompagna lui-même jusque chez lui, ne voulant laisser à personne autre la charge d’en prendre soin. Après deux jours de trajet, il arriva chez lui à la nuit, ce qui, en outre de la proximité de la gare, lui facilita le transfert de ses deux bêtes sans que personne en eût trop connaissance. Seule, sa femme avait été mise dans le secret, et tous deux se rendirent à l’étable installer les nouveaux venus et s’assurer que rien ne manquait pour leur confort. Cela fait, ils se regardèrent un bon moment, la bouche s’ouvrant pour un large rire et les yeux tout humides de plaisir. Il n’y avait pas à dire, c’était de la belle besogne et joliment faite. <includeonly>{{Img float | file=Société Saint-Jean-Baptiste - Au pays de l'érable (quatrième concours littéraire), 1919 (page 46 crop).jpg | width = 480px | align = center | m = 2em |cap = {{t|« ''Bastien… Mireau… c’est-i Dieu possible ?'' » <noinclude> (''{{pg|46}}'')</noinclude>|90}} }}</includeonly> Le grand jour de l’épreuve avait été fixé à une semaine de là. On était à la fin d’avril et il allait falloir se hâter pour les labours et les semailles. Le « coup de la grand’rivière », comme disent les vieux pour désigner le temps de chaleurs précoces où se fait la débâcle du Saint-Laurent, était déjà passé depuis une semaine. À vue d’œil, la terre s’effritait et fumait au soleil. Partout, les {{tiret|bour|geons}}<noinclude> <references/></noinclude> pjhn0aozceh9v52g7ema4ihusjzde4p Auteur:Susan Ferrier 102 4921509 15914381 15893660 2026-07-10T20:26:45Z Sapcal22 420 15914381 wikitext text/x-wiki {{Auteur| contenu= == Œuvres == {{liste documents début}} {{document|date=1818 |titre=Mariage|vo=Marriage|scan=&nbsp;|livre=Ferrier - Mariage Tome 1.djvu|genre=roman| avancement=4|export|divers={{Présentation|Mariage/Présentation}} en 4 tomes}} {{document|date= |titre=Mariage ou les femmes anglaises et écossaises|genre=&nbsp;|vo=&nbsp;|scan={{Gallica|bpt6k5442343g}}| avancement=|divers=}} {{document|date=1824 |titre=[[L’Héritage (Ferrier)|L’Héritage]]|vo=The Inheritance |livre=Ferrier - L Heritage Tome 1.djvu|genre=roman|scan=&nbsp;|export=L’Héritage (Ferrier)| avancement=3|divers={{Présentation|L’Héritage (Ferrier)/Présentation}} en 5 tomes}} {{document|date=1831 |titre=…|genre=roman|vo=Destiny}} {{document|date=1898|titre=…|vo=Memoir and Correspondence of Susan Ferrier| avancement=}} {{liste documents fin}} ==Voir aussi== {{liste documents début}} {{document|date=1954|titre=Le Roman régionaliste dans les Iles britanniques, 1800-1950|auteur=Lucien Leclaire|sacn={{Gallica|bpt6k3381663d/f41.item}}| avancement=}} {{liste documents fin}} }} nb54axmj1kv1crhrfc4m7e29iuo76q4 Page:Ferrier - Mariage Tome 1.djvu/246 104 4921757 15915222 15872440 2026-07-11T07:54:46Z FreeCorp 50516 /* Corrigée */ 15915222 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="FreeCorp" /></noinclude>{{interligne|4em}} {{TDM}} {{table|titre=[[Mariage/1/Dédicace|Dédicace]]|page={{pli|1|8}}}} {{table|titre=[[Mariage/1/Préface|Préface]]|page={{pli|3|8}}}} {{table|titre=[[Mariage/1/1|Chapitre 1]]|page={{pli|1|12}}}} {{table|titre=[[Mariage/1/2|Chapitre 2]]|page={{pli|18|12}}}} {{table|titre=[[Mariage/1/3|Chapitre 3]]|page={{pli|29|12}}}} {{table|titre=[[Mariage/1/4|Chapitre 4]]|page={{pli|51|12}}}} {{table|titre=[[Mariage/1/5|Chapitre 5]]|page={{pli|60|12}}}} {{table|titre=[[Mariage/1/6|Chapitre 6]]|page={{pli|69|12}}}} {{table|titre=[[Mariage/1/7|Chapitre 7]]|page={{pli|82|12}}}} {{table|titre=[[Mariage/1/8|Chapitre 8]]|page={{pli|91|12}}}} {{table|titre=[[Mariage/1/9|Chapitre 9]]|page={{pli|102|12}}}} {{table|titre=[[Mariage/1/10|Chapitre 10]]|page={{pli|119|12}}}} {{table|titre=[[Mariage/1/11|Chapitre 11]]|page={{pli|145|12}}}} {{table|titre=[[Mariage/1/12|Chapitre 12]]|page={{pli|162|12}}}} {{table|titre=[[Mariage/1/13|Chapitre 13]]|page={{pli|173|12}}}} {{table|titre=[[Mariage/1/Histoire de madame Douglas|Histoire de madame Douglas]]|page={{pli|183|12}}}}<noinclude> <references/></noinclude> icfwa22jrapgdewdukdg0gai88psqdq 15915228 15915222 2026-07-11T07:55:59Z FreeCorp 50516 15915228 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="FreeCorp" /></noinclude>{{interligne|4em}} {{TDM}} {{table|titre=[[Mariage/1/Dédicace|Dédicace]]|page={{pli|1|8|{{rom-min|i}}}}}} {{table|titre=[[Mariage/1/Préface|Préface]]|page={{pli|3|8|{{rom-min|iii}}}}}} {{table|titre=[[Mariage/1/1|Chapitre 1]]|page={{pli|1|12}}}} {{table|titre=[[Mariage/1/2|Chapitre 2]]|page={{pli|18|12}}}} {{table|titre=[[Mariage/1/3|Chapitre 3]]|page={{pli|29|12}}}} {{table|titre=[[Mariage/1/4|Chapitre 4]]|page={{pli|51|12}}}} {{table|titre=[[Mariage/1/5|Chapitre 5]]|page={{pli|60|12}}}} {{table|titre=[[Mariage/1/6|Chapitre 6]]|page={{pli|69|12}}}} {{table|titre=[[Mariage/1/7|Chapitre 7]]|page={{pli|82|12}}}} {{table|titre=[[Mariage/1/8|Chapitre 8]]|page={{pli|91|12}}}} {{table|titre=[[Mariage/1/9|Chapitre 9]]|page={{pli|102|12}}}} {{table|titre=[[Mariage/1/10|Chapitre 10]]|page={{pli|119|12}}}} {{table|titre=[[Mariage/1/11|Chapitre 11]]|page={{pli|145|12}}}} {{table|titre=[[Mariage/1/12|Chapitre 12]]|page={{pli|162|12}}}} {{table|titre=[[Mariage/1/13|Chapitre 13]]|page={{pli|173|12}}}} {{table|titre=[[Mariage/1/Histoire de madame Douglas|Histoire de madame Douglas]]|page={{pli|183|12}}}}<noinclude> <references/></noinclude> 5r7pro873ogsl9dvflysofu4pgo8vhz Mariage 0 4921770 15915169 15892519 2026-07-11T07:45:41Z FreeCorp 50516 /* Relu et corrigé */ 15915169 wikitext text/x-wiki {{TextQuality|100%}} <pages index="Ferrier - 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Il advint que Nestor, qui avait déjà fait montre d’une passion avérée pour le {{nobr|tam-tam}}, entra comme facteur au service des Postes de la Cité de Champlain, et, entre temps, après un peu d’exercice, devint membre de la Société Symphonique, en qualité de cymbalier. On le voyait chaque soir dans le kiosque des musiciens sur la terrasse, et c’était toujours pour lui fête nouvelle que ces nuits langoureuses, animées par la houle des promeneurs et la musique délirante de l’orchestre. Nestor faisait partie de tous les concerts, si bien que moins d’un an<noinclude> <references/></noinclude> 1iy9ih4vwa5i8kr50mux2tjdjsmpru1 15913890 15913858 2026-07-10T13:24:03Z Raymonde Lanthier 75548 /* Corrigée */ 15913890 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Raymonde Lanthier" />{{nr||NESTOR ET PICCOLO|53|b=<hr/>}}</noinclude>dans la banlieue de Québec. 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Le Roi à ſa {{3me}} Caſe. ''N''. La Dame donne Echec à la {{3me}} Caſe de la Tour du Roi blanc. {{g|44.<includeonly> '''Cf3 Dxf3+'''</includeonly>|17.6}} ''B''. Le Chevalier couvre l’Echec, n’ayant point d’autre jeu. {{AN|{{Em|2}}''N''. La Dame prend le Chevalier, enſuite la Tour & donne Mat au ſecond{{Em|4}}Coup.}} {{Interligne}} {{Séparateur|l}} {{il|2em}} {{c|{{espacé|{{sc|Premier}} RENVOY}}|fs=200%}} {{il|1em}} {{c|Sur le {{7me}} Coup,|fs=120%}} {{il|1em}} {{c|Du Gambit de Cunningham.|fs=120%}} {{g|7.<includeonly> '''Rh1 Fe7'''</includeonly>|17.6}} {|style="width:100%;margin-left:auto;margin-right:auto;" |style="border-right:0px solid black;width:10%;" |{{Caché|2em}}''Blanc''.<br />{{Caché}} |style="width:90%;"|{{Lettrine|lignes=3|L}}E Roi à la Caſe de ſa Tour.<br />{{caché|E }}''Noir''. Le Fou à la ſeconde Caſe de ſon Roi. |} {{g|8.<includeonly> '''Fxf7+ Rxf7'''</includeonly>|17.6}} ''B''. Le Fou du Roi prend le Pion & donne Echec. N. Le Roi prend le Fou. {{g|9.<includeonly> '''Ce5 Re6'''</includeonly>|17.6}} ''B''. Le Chevalier du Roi à la {{4me}} Caſe du Roi noir donnant double Echec. ''N''. Le Roi à ſa {{3me}} Caſe. Ailleurs il perd ſa Dame. {{g|10.<includeonly> '''Df4+ Rxe5'''</includeonly>|17.6}} ''B''. La Dame donne Echec à la {{4me}} Caſe du Chevalier de ſon Roi.<noinclude> <references/> {{d|''N''. Le}}</noinclude> 3i0a42h87tt3m7ilg8xhczjcgpigwnd Page:Philidor L analyze des echecs.djvu/143 104 4924243 15913779 15913583 2026-07-10T12:13:34Z Fabrice Dury 1855 15913779 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Lorlam" />{{nr||[ 121 ]|}}</noinclude><nowiki /> ''N''. Le Roi prend le Chevalier. {{g|11.<includeonly> '''Df5+ Rd6'''</includeonly>|17.6}} ''B''. La Dame donne Echec à la {{4me}} Caſe du Fou du Roi noir. ''N''. Le Roi à la {{3me}} Caſe de ſa Dame. {{g|12.<includeonly> '''Dd5#'''</includeonly>|17.6}} ''B''. La Dame donne Echec & Mat à la {{4me}} Caſe de la Dame noire. {{Interligne}} {{Séparateur|l}} {{il|2em}} {{c|SUITE de ce|fs=120%}} {{il|1em}} {{c|{{espacé|{{sc|Premier}} RENVOY}},|fs=200%}} {{il|1em}} {{c|En cas que le Roi refuſe de prendre votre Fou au {{8me}} Coup.|fs=120%}} {{g|8.<includeonly> '''Fxf6+ Rf8'''</includeonly>|17.6}} {| border=0|class="wikitable" |- | style="vertical-align:top;" |{{Em|2}}''Blanc''. || style="vertical-align:top;" |{{Lettrine|L|lignes=3}}E Fou du Roi prend le Pion, & donne Echec. |- | colspan=2|{{Em|2}}''Noir''. Le Roi à la Cafe de ſon Fou. |} {{il|1em}} {{g|9.<includeonly> '''Cg5 Cf6'''</includeonly>|17.6}} ''B''. Le Chevalier du Roi à la {{4me}} Caſe du Roi noir. ''N''. Le Chevalier du Roi à la {{3me}} Caſe du Fou de ſon Roi. {{g|10.<includeonly> ''' Fb3 De8'''</includeonly>|17.6}} ''B''. Le Fou du Roi à la {{3me}} Caſe du Chevalier de la Dame. ''N''. La Dame à la Caſe de ſon Roi. {{g|11.<includeonly> '''Cf7 Tg8'''</includeonly>|17.6}} ''B''. Le Chevalier du Roi à la ſeconde Caſe du Fou du Roi noir.<noinclude> <references/> {{d|''N''. La}}</noinclude> f3g2xc7tfs03ximl5vvetk9usklmwzw Page:Philidor L analyze des echecs.djvu/144 104 4924244 15913783 15913585 2026-07-10T12:15:28Z Fabrice Dury 1855 15913783 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Lorlam" />{{nr||[ 122 ]|}}</noinclude><nowiki /> ''N''. La Tour à la Caſe de ſon Chevalier. {{g|12.<includeonly> '''e5 d5'''</includeonly>|17.6}} ''B''. Le Pion du Roi un pas. ''N''. Le Pion de la Dame deux pas. {{g|13.<includeonly> '''exf6 gxf6'''</includeonly>|17.6}} ''B''. Le Pion prend le Chevalier. ''N''. Le Pion reprend le Pion. {{g|14.<includeonly> '''Fxd5 Fg4'''</includeonly>|17.6}} ''B''. Le Fou prend le Pion. ''N''. Le Fou de la Dame à la {{4me}} Caſe du Chevalier du Roi blanc. {{g|15.<includeonly> '''De1 Fh5'''</includeonly>|17.6}} ''B''. La Dame à la Caſe de ſon Roi. ''N''. Le Fou de la Dame à la {{4me}} Caſe de la Tour de ſon Roi. {{g|16.<includeonly> '''d4 Fxf7'''</includeonly>|17.6}} ''B''. Le Pion de la Dame deux pas<ref>Le Blanc ſacrifie cette Piece uniquement pour abréger la Partie.</ref>. ''N''. Le Fou prend le Chevalier, {{g|17.<includeonly> '''Fh6+ Tg7'''</includeonly>|17.6}} ''B''. Le Fou de la Dame donne Echec. ''N''. La Tour couvre l’Echec. {{g|18.<includeonly> '''Cc3 Fxd5'''</includeonly>|17.6}} ''B''. Le Chevalier à la {{3me}} Caſe du Fou de ſa Dame. ''N''. Le Fou prend le Fou. {{g|19.<includeonly> '''Cxd5 Df7'''</includeonly>|17.6}} ''B''. Le Chevalier reprend le Fou. ''N''. La Dame à la ſeconde Caſe du Fou de ſon Roi.<noinclude> <references/> {{d|20. ''B''.}}</noinclude> c6zre308xmz8w70nafd8cuhxxsi2wsu Page:Philidor L analyze des echecs.djvu/145 104 4924245 15913787 15913586 2026-07-10T12:17:21Z Fabrice Dury 1855 15913787 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Lorlam" />{{nr||[ 123 ]|}}</noinclude><nowiki /> {{g|20.<includeonly> '''Cxe7 Dxe7'''</includeonly>|17.6}} ''B''. Le Chevalier prend le Fou. ''N''. La Dame reprend le Chevalier. {{g|21.<includeonly> '''Dxe7 Rxe7'''</includeonly>|17.6}} ''B''. La Dame prend la Dame. ''N''. Le Roi reprend la Dame. {{g|22.<includeonly> '''Fxg7'''</includeonly>|17.6}} {{AN|{{Em|2}}''B''. Le Fou prend la Tour, & enſuite doit gagner avec la ſupériorité d’une Tour{{Em|4}}& une très-bonne ſituation.}} {{Interligne}} {{Séparateur|l}} {{il|2em}} {{c|{{espacé|{{sc|Second}} RENVOY}}|fs=200%}} {{il|1em}} {{c|Du Gambit de Cunningham,|fs=140%}} {{il|1em}} {{c|Commençant au 11{{e|me}} Coup.|fs=140%}} {{g|11.<includeonly> '''c4 Ce4'''</includeonly>|17.6}} {|style="width:100%;margin-left:auto;margin-right:auto;" |style="border-right:0px solid black;width:10%;" |{{Caché|2em}}''Blanc''.<br />{{Caché}} |style="width:90%;"|{{Lettrine|lignes=3|L}}E Pion de la Dame deux pas.<br />{{caché|E }}''Noir''. Le Chevalier du Roi à la {{4me}} Caſe du Roi blanc. |} {{g|12.<includeonly> '''Ff4 f5'''</includeonly>|17.6}} ''B''. Le Fou de la Dame à la {{4me}} Caſe du Fou de ſon Roi. ''N''. Le Pion du Fou du Roi deux pas. {{g|13.<includeonly> '''Cd2 De2'''</includeonly>|17.6}} ''B''. Le Chevalier de la Dame à la ſeconde Caſe de la Dame<ref name="p.123">Vous jouez ce Chevalier pour tenter votre Adverſaire de le prendre, mais il eſt bon d’avertir ici qu’il {{tiret|joue|roit}}</ref>.<noinclude> <references/> {{d|''N''. La}}</noinclude> 1pfdumvitf6a2s8wz2nk4xu5e2t94xf Page:Philidor L analyze des echecs.djvu/146 104 4924246 15913790 15913588 2026-07-10T12:19:02Z Fabrice Dury 1855 15913790 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Lorlam" />{{nr||[ 124 ]|}}</noinclude><nowiki /> ''N''. La Dame à la ſeconde Caſe de ſon Roi. {{g|14.<includeonly> '''c4 c6'''</includeonly>|17.6}} ''B''. Le Pion du Fou de la Dame deux pas. ''N''. Le Pion du Fou de la Dame un pas<ref>S’il prenoit votre Pion, ſon jeu diminueroit beaucoup de ſa force, parce que ſon Cavalier ne ſeroit plus ſoutenu que d’un ſeul Pion, qui ſe trouveroit enſuite ſans défenſe, s’il ſouffroit que vous priſſiez ſon Cavalier Royal ; il ſeroit donc obligé de le retirer pour conſerver ſon Pion, & cela repareroit beaucoup votre jeu.</ref>. {{g|15.<includeonly> '''cxd5 cxd5'''</includeonly>|17.6}} ''B''. Le Pion prend le Pion. ''N''. Le Pion reprend le Pion. {{g|16.<includeonly> '''Tac1 Cc6'''</includeonly>|17.6}} ''B''. La Tour de la Dame à la Caſe de ſon Fou. ''N''. Le Chevalier de la Dame à la {{3me}} Caſe de ſon Fou. {{g|17.<includeonly> '''Cxe4 Fxe4'''</includeonly>|17.6}} ''B''. Le Chevalier de la Dame prend le {{corr|Chevavalier|Chevalier}} noir. ''N''. Le Pion du Fou du Roi reprend le Chevalier. {{g|18.<includeonly> '''Cxh2 0-0'''</includeonly>|17.6}} ''B''. Le Chevalier prend le Pion noir près de ſon Roi. <ref follow="p.123">{{tiret2|joue|roit}} très-mal s’il prenoit, parce qu’un Chevalier ſitué ou poſté de cete maniere : (s’entend, ſoutenu de deux Pions) pendant qu’il ne vous reſte aucun Pion à pouſſer ſur lui pour le faire décamper, vaut au moins autant qu’une Tour, à cauſe qu’il vous devient tellement incommode que vous ſerez obligé de le prendre ; & en tel cas votre Adverſaire réuniſſant ſes deux Pions, dont celui qui eſt à la tête (n’ayant plus d’obſtacle du côté de ſes Pions ennemis) doit probablement vous coûter une Piece, ſi vous voulez l’empêcher de faire une Dame.</ref><noinclude> <references/></noinclude> glw1u24nho9k8prnaia50vipctbjvo6 Page:Philidor L analyze des echecs.djvu/147 104 4924247 15913793 15913590 2026-07-10T12:20:59Z Fabrice Dury 1855 15913793 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Lorlam" />{{nr||[ 125 ]|}}</noinclude><nowiki /> ''N''. Le Roi Roque du côté de ſa Tour. {{g|19.<includeonly> '''Dd2 h6'''</includeonly>|17.6}} ''B''. La Dame à ſa ſeconde Caſe. ''N''. Le Pion de la Tour du Roi un pas. {{g|20.<includeonly> '''Tc5 TAd8'''</includeonly>|17.6}} ''B''. La Tour de la Dame à la {{4me}} Caſe du Fou de la Dame noire. ''N''. La Tour de la Dame à la Caſe de ſa Dame. {{g|21.<includeonly> '''Fa4 g5'''</includeonly>|17.6}} ''B''. Le Fou du Roi à la {{4me}} Caſe de la Tour de ſa Dame. ''N''. Le Pion du Chevalier du Roi deux pas. {{g|22.<includeonly> '''Fe3 Txf1'''</includeonly>|17.6}} ''B''. Le Fou de la Dame à la {{3me}} Caſe de ſon Roi. ''N''. La Tour prend la Tour. {{g|23.<includeonly> '''Cxf1 Dd6'''</includeonly>|17.6}} ''B''. Le Chevalier reprend la Tour. ''N''. La Dame à la {{3me}} Caſe. {{g|24.<includeonly> '''Dh2 Rg7'''</includeonly>|17.6}} ''B''. La Dame à la ſeconde Caſe de la Tour de ſon Roi. ''N''. Le Roi à la ſeconde Caſe de ſon Chevalier. {{g|25.<includeonly> '''Dxd6 Txd6'''</includeonly>|17.6}} ''B''. La Dame prend la Dame. ''N''. La Tour reprend la Dame. {{g|26.<includeonly> '''a3 Rg6'''</includeonly>|17.6}} ''B''. Le Pion de la Tour de la Dame un pas. ''N''. Le Roi à la {{3me}} Caſe de ſon Chevalier. {{g|27.<includeonly> '''b4 h7'''</includeonly>|17.6}} ''B''. Le Pion du Chevalier de la Dame deux pas.<noinclude> <references/> {{d|''N''. Le}}</noinclude> nzvla5wpekh7da3y31yrlhz8fd01fm0 Page:Philidor L analyze des echecs.djvu/148 104 4924248 15913795 15913593 2026-07-10T12:22:49Z Fabrice Dury 1855 15913795 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Lorlam" />{{nr||[ 126 ]|}}</noinclude><nowiki /> ''N''. Le Pion de la Tour du Roi un pas. {{g|28.<includeonly> '''b5 Ce7'''</includeonly>|17.6}} ''B''. Le Pion du Chevalier de la Dame un pas. ''N''. Le Chevalier à la ſeconde Caſe de ſon Roi. {{g|29.<includeonly> '''Tc7 Td7'''</includeonly>|17.6}} ''B''. La Tour à la ſeconde Caſe du Fou de la Dame noire. ''N''. La Tour à la ſeconde Caſe de ſa Dame. {{g|30.<includeonly> '''Txd7 Fxd7'''</includeonly>|17.6}} ''B''. La Tour prend la Tour. Ne prenant point, cela revient au même. ''N''. Le Fou reprend la Tour. {{g|31.<includeonly> '''Rg2 h4'''</includeonly>|17.6}} ''B''. Le Roi à la ſeconde Caſe de ſon Chevalier. ''N''. Le Pion de la Tour du Roi un pas. {{g|32.<includeonly> '''Ff2 Rh5'''</includeonly>|17.6}} ''B''. Le Fou de la Dame à la ſeconde Caſe du Fou de ſon Roi. ''N''. Le Roi à la {{4me}} Caſe de ſa Tour. {{g|33.<includeonly> '''Fd1+ Fg4'''</includeonly>|17.6}} ''B''. Le Fou du Roi donne Echec. ''N''. Le Fou couvre l’Echec. {{g|34.<includeonly> '''Fxg4 Rxg4'''</includeonly>|17.6}} ''B''. Le Fou prend le Fou. ''N''. Le Roi reprend le Fou. {{g|35.<includeonly> '''Ce3+ Rf4'''</includeonly>|17.6}} ''B''. Le Chevalier donne Echec à la {{3me}} Caſe de son Roi. ''N''. Le Roi à la {{4me}} Cafe du Fou du Roi blanc.<noinclude> <references/> {{d|36. ''B''.}}</noinclude> 7c3zkmcg1a2lwtr6r6vl2vcrdkutb2h Page:Philidor L analyze des echecs.djvu/149 104 4924249 15913797 15913594 2026-07-10T12:24:08Z Fabrice Dury 1855 15913797 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Lorlam" />{{nr||[ 127 ]|}}</noinclude><nowiki /> {{g|36.<includeonly> '''Rh3 Rf3'''</includeonly>|17.6}} ''B''. Le Roi à la {{3me}} Caſe de ſa Tour. ''N''. Le Roi à la {{3me}} Caſe du Fou du Roi blanc. {{g|37.<includeonly> '''Cg4 Cf4'''</includeonly>|17.6}} ''B''. Le Chevalier à la {{4me}} Caſe du Chevalier de ſon Roi. ''N''. Le Chevalier à la {{4me}} Caſe du Fou de ſon Roi. {{g|38.<includeonly> '''Fg1 e3'''</includeonly>|17.6}} ''B''. Le Fou à la Caſe du Chevalier de ſon Roi. ''N''. Le Pion du Roi un pas. {{g|39.<includeonly> '''a4 e2'''</includeonly>|17.6}} ''B''. Le Pion de la Tour de la Dame un pas. ''N''. Le Pion du Roi un pas. {{g|40.<includeonly> '''Ff2 Cxd4'''</includeonly>|17.6}} ''B''. Le Fou à la ſeconde Caſe du Fou de ſon Roi. ''N''. Le Chevalier prend le Pion de la Dame & gagne enſuite la Partie. {{il|5em}} {{Séparateur|l}} {{il|5em}}<noinclude> <references/> {{d|GAMBIT}}</noinclude> n3eq3socby9m258z26dm9rghcneqyo6 Page:Philidor L analyze des echecs.djvu/150 104 4924250 15913943 15901320 2026-07-10T14:07:43Z Fabrice Dury 1855 15913943 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Lorlam" />{{nr||[ 128 ]|}}</noinclude><nowiki /> {{il|1em}} {{Séparateur|l}} {{il|2em}} {{c|{{espacé|0.15em|GAMBIT de la {{sc|Dame}}}}|fs=300%}} {{il|1em}} {{c|Surnommé le Gambit d’Allepe,|fs=160%}} {{il|1em}} {{c|Où il y aura|fs=90%}} {{il|1em}} {{c|{{corr|SEPT|SIX}} RENVOIS,|fs=160%}} {{il|1em}} {{AN|Le premier ſur le {{3me}} Coup du Blanc, le fecond ſur le {{3me}} Coup du Noir, le {{3me}} au {{4me}} Coup du Blanc, le {{4me}} au {{7me}} Coup du Blanc, le {{5me}} au {{8me}} Coup du Noir, & le {{6me}} au 10{{e|me}} Coup du Blanc.|fs=120%}} {{il|2em}} {{c|1.}} {|style="width:100%;margin-left:auto;margin-right:auto;" |style="border-right:0px solid black;width:10%;" |{{Caché|2em}}''Blanc''.<br />{{Caché}} |style="width:90%;"|{{Lettrine|lignes=3|L}}E Pion {{corr|du Roi|de la Dame}} deux pas.<br />{{caché|E }}''Noir''. De même. |} {{c|2.}} ''B''. Le Pion du Fou de la Dame deux pas. ''N''. Le Pion prend le Pion. {{c|3.}} ''B''. Le Pion du Roi deux pas<ref>Si au lieu de deux vous ne pouſſez ce Pion qu’au pas, votre Adverſaire ſeroit en état de tenir le Fou de votre Dame renfermé pendant la moitié de la Partie. Un premier Renvoy en ſera le témoignage. Je me ſers en même tems de cette occaſion pour dire qu’un certain Auteur (d’ailleurs aſſez intelligent & qui ſe plaît à jouer prefque toujours cette Partie) enſeigne à ne point pouſſer ce Pion deux pas : Cependant on ſera convaincu par ce Renvoy que c’eſt le Coup le mieux joué. Il eſt bien vrai qu’en ne le pouſſant qu’un pas, l’on peut quelquefois attrapper un mauvais joueur, mais cela ne juſtifie pas le Coup.</ref>.<noinclude> <references/> {{d|''N''. Le}}</noinclude> 9d6bjnulpd3c5rh2bdlco25gzi22dk1 15913952 15913943 2026-07-10T14:15:30Z Fabrice Dury 1855 15913952 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Lorlam" />{{nr||[ 128 ]|}}</noinclude><nowiki /> {{il|1em}} {{Séparateur|l}} {{il|2em}} {{c|{{espacé|0.15em|GAMBIT de la {{sc|Dame}}}}|fs=300%}} {{il|1em}} {{c|Surnommé le Gambit d’Allepe,|fs=160%}} {{il|1em}} {{c|Où il y aura|fs=90%}} {{il|1em}} {{c|{{corr|SEPT|SIX}} RENVOIS,|fs=160%}} {{il|1em}} {{AN|Le premier ſur le {{3me}} Coup du Blanc, le fecond ſur le {{3me}} Coup du Noir, le {{3me}} au {{4me}} Coup du Blanc, le {{4me}} au {{7me}} Coup du Blanc, le {{5me}} au {{8me}} Coup du Noir, & le {{6me}} au 10{{e|me}} Coup du Blanc.|fs=120%}} {{il|2em}} {{g|1.<includeonly> '''-'''</includeonly>|17.6}} {|style="width:100%;margin-left:auto;margin-right:auto;" |style="border-right:0px solid black;width:10%;" |{{Caché|2em}}''Blanc''.<br />{{Caché}} |style="width:90%;"|{{Lettrine|lignes=3|L}}E Pion {{corr|du Roi|de la Dame}} deux pas.<br />{{caché|E }}''Noir''. De même. |} {{g|2.<includeonly> '''-'''</includeonly>|17.6}} ''B''. Le Pion du Fou de la Dame deux pas. ''N''. Le Pion prend le Pion. {{g|3.<includeonly> '''-'''</includeonly>|17.6}} ''B''. Le Pion du Roi deux pas<ref>Si au lieu de deux vous ne pouſſez ce Pion qu’au pas, votre Adverſaire ſeroit en état de tenir le Fou de votre Dame renfermé pendant la moitié de la Partie. Un premier Renvoy en ſera le témoignage. Je me ſers en même tems de cette occaſion pour dire qu’un certain Auteur (d’ailleurs aſſez intelligent & qui ſe plaît à jouer prefque toujours cette Partie) enſeigne à ne point pouſſer ce Pion deux pas : Cependant on ſera convaincu par ce Renvoy que c’eſt le Coup le mieux joué. Il eſt bien vrai qu’en ne le pouſſant qu’un pas, l’on peut quelquefois attrapper un mauvais joueur, mais cela ne juſtifie pas le Coup.</ref>.<noinclude> <references/> {{d|''N''. Le}}</noinclude> bjip64rydv4rbg4ij2vcjs3nnm9lzyl 15914127 15913952 2026-07-10T17:21:25Z Fabrice Dury 1855 15914127 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Lorlam" />{{nr||[ 128 ]|}}</noinclude><nowiki /> {{il|1em}} {{Séparateur|l}} {{il|2em}} {{c|{{espacé|0.15em|GAMBIT de la {{sc|Dame}}}}|fs=300%}} {{il|1em}} {{c|Surnommé le Gambit d’Allepe,|fs=160%}} {{il|1em}} {{c|Où il y aura|fs=90%}} {{il|1em}} {{c|{{corr|SEPT|SIX}} RENVOIS,|fs=160%}} {{il|1em}} {{AN|Le premier ſur le {{3me}} Coup du Blanc, le fecond ſur le {{3me}} Coup du Noir, le {{3me}} au {{4me}} Coup du Blanc, le {{4me}} au {{7me}} Coup du Blanc, le {{5me}} au {{8me}} Coup du Noir, & le {{6me}} au 10{{e|me}} Coup du Blanc.|fs=120%}} {{il|2em}} {{g|1.<includeonly> '''d4 d5'''</includeonly>|17.6}} {|style="width:100%;margin-left:auto;margin-right:auto;" |style="border-right:0px solid black;width:10%;" |{{Caché|2em}}''Blanc''.<br />{{Caché}} |style="width:90%;"|{{Lettrine|lignes=3|L}}E Pion {{corr|du Roi|de la Dame}} deux pas.<br />{{caché|E }}''Noir''. De même. |} {{g|2.<includeonly> '''c4 dxc4'''</includeonly>|17.6}} ''B''. Le Pion du Fou de la Dame deux pas. ''N''. Le Pion prend le Pion. {{g|3.<includeonly> '''e4 e5'''</includeonly>|17.6}} ''B''. Le Pion du Roi deux pas<ref>Si au lieu de deux vous ne pouſſez ce Pion qu’au pas, votre Adverſaire ſeroit en état de tenir le Fou de votre Dame renfermé pendant la moitié de la Partie. Un premier Renvoy en ſera le témoignage. Je me ſers en même tems de cette occaſion pour dire qu’un certain Auteur (d’ailleurs aſſez intelligent & qui ſe plaît à jouer prefque toujours cette Partie) enſeigne à ne point pouſſer ce Pion deux pas : Cependant on ſera convaincu par ce Renvoy que c’eſt le Coup le mieux joué. Il eſt bien vrai qu’en ne le pouſſant qu’un pas, l’on peut quelquefois attrapper un mauvais joueur, mais cela ne juſtifie pas le Coup.</ref>.<noinclude> <references/> {{d|''N''. Le}}</noinclude> g22da0y99wj0vhibtx2leh19ncsnox8 Page:Philidor L analyze des echecs.djvu/151 104 4924251 15913954 15893827 2026-07-10T14:16:11Z Fabrice Dury 1855 15913954 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Lorlam" />{{nr||[ 129 ]|}}</noinclude><nowiki /> N. Le Pion du Roi deux pas<ref>Si au lieu de jouer ce Pion, il eut ſoutenu celui du Gambit, il perdoit la Partie : C’eſt ce qu’on verra par un ſecond Renvoy. Mais ne faiſant ici ni l’un ni l’autre, vous deviez pouſſer en tel-cas le Pion du Fou de votre Roi 2 pas, & votre ſituation auroit été des meilleures, puiſque vous auriez eu 3 Pions de front.</ref>. {{g|4.<includeonly> '''-'''</includeonly>|17.6}} B. Le Pion de la Dame un pas<ref>Si au lieu de pouſſer en avant vous euſſiez pris le Pion de ſon Roi, vous perdiez l’avantage de l’attaque. Ce ſera le ſujet du {{3me}} Renvoy.</ref>. N. Le Pion du Fou du Roi deux pas<ref>S’il eut joué toute autre choſe, vous deviez pouſſer le Pion du Fou de votre Roi deux pas, & par ce moyen vous auriez procuré une entiere liberté à vos Piéces.</ref>. {{g|5.<includeonly> '''-'''</includeonly>|17.6}} B. Le Chevalier de la Dame à la {{3me}} Caſe de ſon Fou. N. Le Chevalier du Roi à la {{3me}} Caſe de ſon Fou. {{g|6.<includeonly> '''-'''</includeonly>|17.6}} B. Le Pion du Fou du Roi un pas. N. Le Fou du Roi a la {{4me}} Caſe du Fou de ſa Dame. {{g|7.<includeonly> '''-'''</includeonly>|17.6}} B. Le Chevalier de la Dame à la {{4me}} Caſe de la Tour<ref>Si au lieu de jouer ce Chevalier pour vous défaire du Fou de ſon Roi, ou le faire retirer de cette ligne (comme vous êtes inſtruit dans la Remarque (c) de la premiere Partie) vous eufſiez pris le Pion du Gambit, vous perdiez la Partie. C’eſt ce qu’il eſt encore néceſſaire de faire voir par un {{4me}} Renyoy ſur cette Partie.</ref>.<noinclude> <references/> {{d|''N''. Le}}</noinclude> nyds5d32aybwrmwgbx4rnnuffmg748v 15913956 15913954 2026-07-10T14:18:06Z Fabrice Dury 1855 15913956 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Lorlam" />{{nr||[ 129 ]|}}</noinclude><nowiki /> N. Le Pion du Roi deux pas<ref>Si au lieu de jouer ce Pion, il eut ſoutenu celui du Gambit, il perdoit la Partie : C’eſt ce qu’on verra par un ſecond Renvoy. Mais ne faiſant ici ni l’un ni l’autre, vous deviez pouſſer en tel-cas le Pion du Fou de votre Roi 2 pas, & votre ſituation auroit été des meilleures, puiſque vous auriez eu 3 Pions de front.</ref>. {{g|4.<includeonly> '''-'''</includeonly>|17.6}} B. Le Pion de la Dame un pas<ref>Si au lieu de pouſſer en avant vous euſſiez pris le Pion de ſon Roi, vous perdiez l’avantage de l’attaque. Ce ſera le ſujet du {{3me}} Renvoy.</ref>. N. Le Pion du Fou du Roi deux pas<ref>S’il eut joué toute autre choſe, vous deviez pouſſer le Pion du Fou de votre Roi deux pas, & par ce moyen vous auriez procuré une entiere liberté à vos Piéces.</ref>. {{g|5.<includeonly> '''-'''</includeonly>|17.6}} B. Le Chevalier de la Dame à la {{3me}} Caſe de ſon Fou. N. Le Chevalier du Roi à la {{3me}} Caſe de ſon Fou. {{g|6.<includeonly> '''-'''</includeonly>|17.6}} B. Le Pion du Fou du Roi un pas. N. Le Fou du Roi à la {{4me}} Caſe du Fou de ſa Dame. {{g|7.<includeonly> '''-'''</includeonly>|17.6}} B. Le Chevalier de la Dame à la {{4me}} Caſe de la Tour<ref>Si au lieu de jouer ce Chevalier pour vous défaire du Fou de ſon Roi, ou le faire retirer de cette ligne (comme vous êtes inſtruit dans la Remarque (c) de la premiere Partie) vous eufſiez pris le Pion du Gambit, vous perdiez la Partie. C’eſt ce qu’il eſt encore néceſſaire de faire voir par un {{4me}} Renyoy ſur cette Partie.</ref>.<noinclude> <references/> {{d|''N''. 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Le Pion du Fou du Roi deux pas<ref>S’il eut joué toute autre choſe, vous deviez pouſſer le Pion du Fou de votre Roi deux pas, & par ce moyen vous auriez procuré une entiere liberté à vos Piéces.</ref>. {{g|5.<includeonly> '''Cc3 Cf6'''</includeonly>|17.6}} B. Le Chevalier de la Dame à la {{3me}} Caſe de ſon Fou. N. Le Chevalier du Roi à la {{3me}} Caſe de ſon Fou. {{g|6.<includeonly> '''f3 Fc5'''</includeonly>|17.6}} B. Le Pion du Fou du Roi un pas. N. Le Fou du Roi à la {{4me}} Caſe du Fou de ſa Dame. {{g|7.<includeonly> '''Ca4 Fxg1'''</includeonly>|17.6}} B. Le Chevalier de la Dame à la {{4me}} Caſe de la Tour<ref>Si au lieu de jouer ce Chevalier pour vous défaire du Fou de ſon Roi, ou le faire retirer de cette ligne (comme vous êtes inſtruit dans la Remarque (c) de la premiere Partie) vous eufſiez pris le Pion du Gambit, vous perdiez la Partie. C’eſt ce qu’il eſt encore néceſſaire de faire voir par un {{4me}} Renyoy ſur cette Partie.</ref>.<noinclude> <references/> {{d|''N''. 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Le Roi Roque<ref>Si au lieu de Roquer il eut pouſſé le Pion du Chevalier de la Dame deux pas, pour soutenir le Pion du Gambit, vous ſerez convaincu par un {{5me}} Renvoy qu’il perdoit encore la Partie : Et ſi au lieu d’un de ces deux Coups, il eut choiſi celui de prendre le Pion de votre Roi, en reprenant le ſien, il n’auroit oſé prendre derechef le vôtre avec ſon Cavalier, parce qu’en lui donnant enſuite Echec de votre Dame, il perdoit indubitablement la Partie. C’eſt ce qu’il eſt aiſé de voir ſans Renvoy,</ref>. {{g|9.<includeonly> '''-'''</includeonly>|17.6}} ''B''. Le Chevalier à la {{3me}} Caſe du Fou de ſa Dame. ''N''. Le Pion prend le Pion. {{g|10<includeonly> '''-'''</includeonly>|17.6}} ''B''. Le Fou du Roi prend le Pion du Gambit<ref>Voici encore un Coup particulier, & qui demande un {{6me}} Renvoy. C’eſt que fi vous euſſiez repris le Pion du Fou de ſon Roi avec celui du vôtre, vous perdiez la Partie.</ref>. ''N''. Le Pion prend le Pion du Fou du Roi blanc. {{g|11.<includeonly> '''-'''</includeonly>|17.6}} ''B''. Le Pion reprend le Pion<ref name="p.130">En reprenant de ce Pion, vous donnez une ouverture à votre Tour ſur ſon Roi, & ce Pion ſert auſſi à</ref>.<noinclude> <references/> {{d|''N''. Le}}</noinclude> 30mxlqndwy6snb8v25gbunoi1tq1soo 15914996 15913955 2026-07-11T06:59:25Z Fabrice Dury 1855 15914996 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Lorlam" />{{nr||[ 130 ]|}}</noinclude><nowiki /> ''N''. Le Fou prend le Chevalier près de la Tour du Roi blanc<ref>Si au lieu de prendre votre Chevalier il eut joué ſon Fou à la {{4me}} Caſe de votre Dame, vous deviez l’attaquer avec votre Chevalier Royal, & le prendre le Coup suivant.</ref>. {{g|8.<includeonly> '''Txg1 0-0'''</includeonly>|17.6}} ''B''. La Tour reprend le Fou. ''N''. Le Roi Roque<ref>Si au lieu de Roquer il eut pouſſé le Pion du Chevalier de la Dame deux pas, pour soutenir le Pion du Gambit, vous ſerez convaincu par un {{5me}} Renvoy qu’il perdoit encore la Partie : Et ſi au lieu d’un de ces deux Coups, il eut choiſi celui de prendre le Pion de votre Roi, en reprenant le ſien, il n’auroit oſé prendre derechef le vôtre avec ſon Cavalier, parce qu’en lui donnant enſuite Echec de votre Dame, il perdoit indubitablement la Partie. C’eſt ce qu’il eſt aiſé de voir ſans Renvoy,</ref>. {{g|9.<includeonly> '''Cc3 fxe4'''</includeonly>|17.6}} ''B''. Le Chevalier à la {{3me}} Caſe du Fou de ſa Dame. ''N''. Le Pion prend le Pion. {{g|10<includeonly> '''Fxc4 exf3'''</includeonly>|17.6}} ''B''. Le Fou du Roi prend le Pion du Gambit<ref>Voici encore un Coup particulier, & qui demande un {{6me}} Renvoy. C’eſt que fi vous euſſiez repris le Pion du Fou de ſon Roi avec celui du vôtre, vous perdiez la Partie.</ref>. ''N''. Le Pion prend le Pion du Fou du Roi blanc. {{g|11.<includeonly> '''gxf3 Ff5'''</includeonly>|17.6}} ''B''. Le Pion reprend le Pion<ref name="p.130">En reprenant de ce Pion, vous donnez une ouverture à votre Tour ſur ſon Roi, & ce Pion ſert auſſi à</ref>.<noinclude> <references/> {{d|''N''. Le}}</noinclude> i75714whhrpkyf9yx65aj9ji62un8ba Page:Philidor L analyze des echecs.djvu/153 104 4924253 15913957 15894105 2026-07-10T14:20:37Z Fabrice Dury 1855 15913957 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Lorlam" />{{nr||[ 131 ]|}}</noinclude><nowiki /> ''N''. Le Fou de la Dame à la {{4me}} Caſe du Fou de ſon Roi. {{g|12.<includeonly> '''-'''</includeonly>|17.6}} ''B''. Le Fou de la Dame à la {{3me}} Caſe de ſon Roi. ''N''. Le Chevalier de la Dame à la ſeconde Caſe de ſa Dame. {{g|13.<includeonly> '''-'''</includeonly>|17.6}} ''B''. La Dame à ſa ſeconde Caſe. ''N''. Le Chevalier de la Dame à ſa {{3me}} Caſe. {{g|14.<includeonly> '''-'''</includeonly>|17.6}} ''B''. 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Le Roi à la {{3me}} Caſe du Fou de ſa Dame. ''N''. La Tour prend le Pion. {{g|39.<includeonly> '''a4 g4'''</includeonly>|17.6}} ''B''. Le Pion de la Tour deux pas<ref>Si au lieu de pouſſer ce Pion vous euſſiez pris le ſien avec votre Tour, vous auriez perdu la Partie ; parce que votre Roi auroit empêché votre Tour de venir à tems pour barrer le paſſage au Pion de ſon Chevalier. C’eſt ce que l’on peut voir en jouant les mêmes Coups.</ref>. ''N''. Le Pion du Chevalier du Roi un pas. {{g|40.<includeonly> '''a5 g3'''</includeonly>|17.6}} ''B''. Le Pion de la Tour un pas. ''N''. Le Pion du Chevalier un pas. {{g|41.<includeonly> '''Te1 g2'''</includeonly>|17.6}} ''B''. La Tour à la Caſe de ſon Roi. ''N''. Le Pion du Chevalier un pas. {{g|42.<includeonly> '''Tg1 Th3+'''</includeonly>|17.6}} ''B''. La Tour à la Caſe du Chevalier de ſon Roi. ''N''. La Tour donne Echec. {{g|43.<includeonly> '''Rc4 Tg3'''</includeonly>|17.6}} ''N''. 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La Tour prend le Pion<ref>S’il ne prenoit pas votre Pion il perdroit la Partie en prenant immédiatement le ſien.</ref>. {{g|48.<includeonly> '''-'''</includeonly>|17.6}} ''B''. La Tour prend le Pion<ref>Si au lieu de prendre ſon Pion vous euſſiez pris ſa Tour, vous auriez perdu.</p> <p>Il n’eſt pas néceſſaire de Renvoys ſur ces derniers Coups, puiſqu’il eft facile de les trouver du moment qu’on ſe donne la peine de les chercher.</ref>. ''N''. La Tour à la ſeconde Caſe de la Tour du Roi. {{g|49.<includeonly> '''-'''</includeonly>|17.6}} ''B''. Le Pion deux pas. ''N''. Le Pion un pas. {{g|50.<includeonly> '''-'''</includeonly>|17.6}} ''B''. La Tour à la ſeconde Caſe de la Tour de ſon Roi. ''N''. 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La Tour prend le Pion<ref>S’il ne prenoit pas votre Pion il perdroit la Partie en prenant immédiatement le ſien.</ref>. {{g|48.<includeonly> '''Txg2 Th7'''</includeonly>|17.6}} ''B''. La Tour prend le Pion<ref>Si au lieu de prendre ſon Pion vous euſſiez pris ſa Tour, vous auriez perdu.</p> <p>Il n’eſt pas néceſſaire de Renvoys ſur ces derniers Coups, puiſqu’il eft facile de les trouver du moment qu’on ſe donne la peine de les chercher.</ref>. ''N''. La Tour à la ſeconde Caſe de la Tour du Roi. {{g|49.<includeonly> '''b4 h3'''</includeonly>|17.6}} ''B''. Le Pion deux pas. ''N''. Le Pion un pas. {{g|50.<includeonly> '''Th2 Rg7'''</includeonly>|17.6}} ''B''. La Tour à la ſeconde Caſe de la Tour de ſon Roi. ''N''. 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Le Chevalier du Roi à la {{4me}} Caſe de ſa Dame<ref>Dans la ſituation préſente, votre adverſaire eſt forcé de vous propoſer à changer de Chevalier, malgré qu’il ſépare ſes Pions par ce Coup ; parce que s’il eut joué tout autre choſe, vous auriez gagné le Pion de ſa Tour, en jouant votre Cavalier à la {{4me}} Caſe de celui de la Dame noire.</ref>. {{g|15.<includeonly> '''Cxd5 exd5'''</includeonly>|17.6}} ''B''. Le Chevalier prend le Chevalier. ''N''. Le Pion reprend le Chevalier. {{g|16.<includeonly> '''Fa3 Fxa3'''</includeonly>|17.6}} ''B''. Le Fou de la Dame à la {{3me}} Caſe de ſa Tour. N. Le Fou prend le Fou. {{g|17.<includeonly> '''Txa3 Re7'''</includeonly>|17.6}} ''B''. La Tour prend le Fou. ''N''. Le Roi à ſa ſeconde Caſe. {{g|18.<includeonly> '''Rf3 Thb8'''</includeonly>|17.6}} ''B''. 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Le Roi à ſa {{3me}} Caſe. {{g|20.<includeonly> '''-'''</includeonly>|17.6}} ''B''. La Tour du Roi à la Caſe de la Tour de ſa Dame. ''N''. La Tour du Roi à la ſeconde Caſe du Chevalier de la Dame. {{g|21.<includeonly> '''-'''</includeonly>|17.6}} ''B''. La Tour de la Dame donne Echec. ''N''. Le Chevalier couvre l’Echec. {{g|22.<includeonly> '''-'''</includeonly>|17.6}} ''B''. La Tour du Roi à la {{4me}} Caſe de la Tour de la Dame noire. ''N''. Le Pion du Chevalier du Roi un pas. {{g|23.<includeonly> '''-'''</includeonly>|17.6}} ''B''. Le Chevalier à la {{3me}} Caſe du Fou de ſa Dame. ''N''. La Tour de la Dame à la Caſe de ſa Dame. {{g|24.<includeonly> '''-'''</includeonly>|17.6}} ''B''. La Tour de la Dame prend le Pion de la Tour Adverſaire. ''N''. La Tour prend la Tour. {{g|{{corr|2|25}}.<includeonly> '''-'''</includeonly>|17.6}} {{AN|{{Em|2}}''B''. La Tour reprend & doit enſuite gagner pour avoir un Pion de plus &{{Em|2}}paſſé<ref>On peut être convaincu par ce Renvoy qu’un Pion ſéparé des autres ne peut jamais faire fortune.</ref>.}}<noinclude> <references/> {{d|Troisième|sc}}</noinclude> pmgls8i320ymfoybnrxt9ixrfb986fx 15915421 15914001 2026-07-11T09:26:23Z Fabrice Dury 1855 15915421 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Lorlam" />{{nr||[ 144 ]|}}</noinclude><nowiki /> ''N''. La Tour du Roi à la Caſe du Chevalier de la Dame. {{g|19.<includeonly> '''Ce2 Re6'''</includeonly>|17.6}} ''B''. Le Chevalier a la ſeconde Caſe de ſon Roi. ''N''. Le Roi à ſa {{3me}} Caſe. {{g|20.<includeonly> '''Tha1 Tb7'''</includeonly>|17.6}} ''B''. La Tour du Roi à la Caſe de la Tour de ſa Dame. ''N''. La Tour du Roi à la ſeconde Caſe du Chevalier de la Dame. {{g|21.<includeonly> '''Ta6+ Cb6'''</includeonly>|17.6}} ''B''. La Tour de la Dame donne Echec. ''N''. Le Chevalier couvre l’Echec. {{g|22.<includeonly> '''Ta1a5 g6'''</includeonly>|17.6}} ''B''. La Tour du Roi à la {{4me}} Caſe de la Tour de la Dame noire. ''N''. Le Pion du Chevalier du Roi un pas. {{g|23.<includeonly> '''Cc3 Td8'''</includeonly>|17.6}} ''B''. Le Chevalier à la {{3me}} Caſe du Fou de ſa Dame. ''N''. La Tour de la Dame à la Caſe de ſa Dame. {{g|24.<includeonly> '''Txa7 Txa7'''</includeonly>|17.6}} ''B''. La Tour de la Dame prend le Pion de la Tour Adverſaire. ''N''. La Tour prend la Tour. {{g|{{corr|2|25}}.<includeonly> '''Txa7'''</includeonly>|17.6}} {{AN|{{Em|2}}''B''. La Tour reprend & doit enſuite gagner pour avoir un Pion de plus &{{Em|2}}paſſé<ref>On peut être convaincu par ce Renvoy qu’un Pion ſéparé des autres ne peut jamais faire fortune.</ref>.}}<noinclude> <references/> {{d|Troisième|sc}}</noinclude> pi0f9gq8x5butrqqu9agbopsltdfcrp 15915422 15915421 2026-07-11T09:27:19Z Fabrice Dury 1855 15915422 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Lorlam" />{{nr||[ 144 ]|}}</noinclude><nowiki /> ''N''. La Tour du Roi à la Caſe du Chevalier de la Dame. {{g|19.<includeonly> '''Ce2 Re6'''</includeonly>|17.6}} ''B''. Le Chevalier a la ſeconde Caſe de ſon Roi. ''N''. Le Roi à ſa {{3me}} Caſe. {{g|20.<includeonly> '''Tha1 Tb7'''</includeonly>|17.6}} ''B''. La Tour du Roi à la Caſe de la Tour de ſa Dame. ''N''. La Tour du Roi à la ſeconde Caſe du Chevalier de la Dame. {{g|21.<includeonly> '''Ta6+ Cb6'''</includeonly>|17.6}} ''B''. La Tour de la Dame donne Echec. ''N''. 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La Tour donne Echec. {{g|34.<includeonly> '''Rc2 Tc1#'''</includeonly>|17.6}} ''B''. Le Roi à la ſeconde Caſe du Fou n’ayant point d’autre retraite. {{AN|{{Em|2}}''N''. La Tour donne Echec & Mat à la Caſe du Fou de la Dame.}}<noinclude> <references/> {{d|Quatrieme|sc}}</noinclude> bnq7a3y0hyjq09wliqq52umcma2xv4x Page:Philidor L analyze des echecs.djvu/171 104 4924272 15914012 15896632 2026-07-10T15:37:48Z Fabrice Dury 1855 15914012 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Lorlam" />{{nr||[ 149 ]|}}</noinclude>{{il|2em}} {{Séparateur|l}} {{il|2em}} {{c|{{espacé|{{sc|Quatrieme}} RENVOY}}|fs=200%}} {{il|1em}} {{c|Sur le Gambit de la Dame,|fs=140%}} {{il|1em}} {{c|Au {{7me}} Coup du Blanc.|fs=140%}} {{g|7.<includeonly> '''-'''</includeonly>|17.6}} {| border=0|class="wikitable" |- | style="vertical-align:top;" |{{Em|2}}''Blanc''. || style="vertical-align:top;" |{{Lettrine|L|lignes=3}}E Fou du Roi prend le Pion du Gambit. |- | colspan=2|{{Em|2}}''Noir''. 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''B''}}</noinclude> dcwleeplvlwqgbxiuu0pzpvk74dnh9o Page:Philidor L analyze des echecs.djvu/172 104 4924273 15914015 15901326 2026-07-10T15:38:54Z Fabrice Dury 1855 15914015 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Lorlam" />{{nr||[ 150 ]|}}</noinclude><nowiki /> {{g|14.<includeonly> '''-'''</includeonly>|17.6}} ''B''. Le Roi ſe retire. ''N''. Le Fou du Roi prend le Chevalier, & doit enſuite gagner facilement. {{il|2em}} {{Séparateur|l}} {{il|2em}} {{c|{{espacé|{{sc|Cinquieme}} RENVOY}}|fs=200%}} {{il|1em}} {{c|Du Gambit de la Dame,|fs=140%}} {{il|1em}} {{c|Au {{8me}} Coup du Blanc.|fs=140%}} {{g|8.<includeonly> '''-'''</includeonly>|17.6}} {|style="width:100%;margin-left:auto;margin-right:auto;" |style="border-right:0px solid black;width:10%;" |{{Caché|2em}}''Blanc''.{{Interligne|0.5em}} |style="width:90%;"|{{Lettrine|lignes=3|L}}{{Nec|A}} Tour reprend le Fou.<br />{{caché|E }}''Noir''. 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Le}}</noinclude> 5l377zlr74ck7wsj03wlm8tq67rrk03 Page:Philidor L analyze des echecs.djvu/173 104 4924274 15914019 15896296 2026-07-10T15:40:28Z Fabrice Dury 1855 15914019 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Lorlam" />{{nr||[ 151 ]|}}</noinclude><nowiki /> ''N''. Le Fou à la ſeconde Caſe de ſa Dame. {{g|15.<includeonly> '''-'''</includeonly>|17.6}} ''B''. Le Fou de la Dame à la {{4me}} Caſe du Chevalier du Roi noir. ''N''. Le Pion prend le Pion. {{g|16.<includeonly> '''-'''</includeonly>|17.6}} ''B''. Le Pion reprend le Pion. ''N''. Le Roi à la Caſe de ſa Tour. {{g|17.<includeonly> '''-'''</includeonly>|17.6}} ''B''. Le Fou du Roi à la {{3me}} Caſe de ſa Dame. ''N''. Le Pion de la Tour du Roi un pas. {{g|18.<includeonly> '''-'''</includeonly>|17.6}} ''B''. Le Pion de la Tour du Roi deux pas. ''N''. Le Pion de la Tour prend le Fou de la Dame. {{g|19.<includeonly> '''-'''</includeonly>|17.6}} ''B''. Le Pion reprend le Pion. ''N''. Le Chevalier à la {{4me}} Caſe de ſa Tour. {{g|20.<includeonly> '''-'''</includeonly>|17.6}} ''B''. Le Fou à la {{3me}} Caſe du Chevalier du Roi noir. ''N''. Le Chevalier à la {{4me}} Caſe du Fou du Roi blanc. {{g|21.<includeonly> '''-'''</includeonly>|17.6}} ''B''. La Dame à la ſeconde Caſe de ſon Fou. ''N''. Le Chevalier prend le Fou pour éviter le Mat. {{g|22.<includeonly> '''-'''</includeonly>|17.6}} ''B''. La Dame reprend le Chevalier. ''N''. Le Fou à la {{4me}} Caſe du Fou de ſon Roi. {{g|23.<includeonly> '''-'''</includeonly>|17.6}} ''B''. La Dame donne Echec.<noinclude> <references/> {{d|''N''. Le}}</noinclude> m0z5f9m4p9op4sr7nlmafjoq9o9x269 Page:Philidor L analyze des echecs.djvu/174 104 4924275 15914022 15896295 2026-07-10T15:41:57Z Fabrice Dury 1855 15914022 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Lorlam" />{{nr||[ 152 ]|}}</noinclude><nowiki /> ''N''. Le Roi ſe retire. {{g|24.<includeonly> '''-'''</includeonly>|17.6}} ''B''. 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Le Pion de la Tour un pas. {{g|32.<includeonly> '''-'''</includeonly>|17.6}} ''B''. La Tour à la {{3me}} Caſe de ſon Roi. ''N''. La Tour du Roi à la {{3me}} Caſe de ſon Fou.<noinclude> <references/> {{d|33. ''B''.}}</noinclude> os2v9jtyqxr9rqljf9lz1weiuiqfmgf Page:Philidor L analyze des echecs.djvu/175 104 4924276 15914024 15896416 2026-07-10T15:43:32Z Fabrice Dury 1855 15914024 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Lorlam" />{{nr||[ 153 ]|}}</noinclude><nowiki /> {{g|33.<includeonly> '''-'''</includeonly>|17.6}} ''B''. Le Roi à la {{3me}} Caſe de ſa Dame. ''N''. La Tour donne Echec. {{g|34.<includeonly> '''-'''</includeonly>|17.6}} ''B''. Le Roi à sa {{4me}} Caſe. ''N''. La Tour prend la Tour. {{g|35.<includeonly> '''-'''</includeonly>|17.6}} ''B''. Le Roi reprend la Tour. ''N''. La Tour à la {{3me}} Caſe de la Tour de ſa Dame. {{g|36.<includeonly> '''-'''</includeonly>|17.6}} ''B''. Le Roi à la {{4me}} Caſe de ſa Dame. ''N''. Le Roi à la ſeconde Caſe de ſon Fou. {{g|37.<includeonly> '''-'''</includeonly>|17.6}} ''B''. Le Roi à la {{3me}} Caſe du Fou de ſa Dame. ''N''. La Tour donne Echec. {{g|38.<includeonly> '''-'''</includeonly>|17.6}} ''B''. Le Roi à la {{4me}} Caſe du Chevalier de ſa Dame. ''N''. La Tour prend le Pion. {{g|39.<includeonly> '''-'''</includeonly>|17.6}} ''B''. La Tour prend le Pion. ''N''. Le Roi à ſa ſeconde Caſe. {{g|40.<includeonly> '''-'''</includeonly>|17.6}} ''B''. Le Pion du Fou de la Dame un pas. ''N''. Le Pion du Chevalier du Roi deux pas. {{g|41.<includeonly> '''-'''</includeonly>|17.6}} ''B''. La Tour à la ſeconde Caſe de la Tour de la Dame noire. ''N''. Le Roi à la Caſe de ſa Dame. {{g|42.<includeonly> '''-'''</includeonly>|17.6}} ''B''. Le Roi à la {{4me}} Caſe du Chevalier de la Dame noire.<noinclude>a <references/> {{d|''N''. 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Le Roi à la ſeconde Caſe du Fou de la Dame noire, & gagnera la Partie en pouſſant ſon Pion.|4}} ''N''. {{il|2em}} {{Séparateur|l}} {{il|2em}} {{c|{{espacé|{{sc|Sixieme}} RENVOY}}|fs=200%}} {{il|1em}} {{c|Du Gambit de la Dame,|fs=140%}} {{il|1em}} {{c|Au dixieme Coup du Blanc.|fs=140%}} {{il|2em}} {{g|10.<includeonly> '''-'''</includeonly>|17.6}} {| border=0|class="wikitable" |- | style="vertical-align:top;" |{{Em|2}}''Blanc''. || style="vertical-align:top;" |{{Lettrine|L|lignes=3}}E Pion du Fou du Roi prend le Pion. |- | colspan=2|{{Em|2}}''Noir''. Le Chevalier prend le Pion du Roi. |} {{il|1em}} {{g|11.<includeonly> '''-'''</includeonly>|17.6}} ''B''. Le Chevalier reprend le Chevalier.<noinclude> <references/> {{d|''N''. La}}</noinclude> 08r16dblklwr8vgu051jwnbnuvpi6lg Page:Philidor L analyze des echecs.djvu/177 104 4924278 15914047 15896417 2026-07-10T15:58:21Z Fabrice Dury 1855 15914047 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Lorlam" />{{nr||[ 155 ]|}}</noinclude><nowiki /> ''N''. La Dame donne Echec. {{g|12.<includeonly> '''-'''</includeonly>|17.6}} ''B''. Le Chevalier à la {{3me}} Caſe du Chevalier de ſon Roi. ''N''. Le Fou de la Dame à la {{4me}} Caſe du Chevalier du Roi blanc. {{g|13.<includeonly> '''-'''</includeonly>|17.6}} ''B''. Le Fou du Roi à la ſeconde Caſe de ſon Roi<ref>Tout ce que vous euſſiez pû jouer, ne pouvoit vous empêcher de perdre une Piece.</ref>. ''N''. La Dame prend le Pion de la Tour. {{g|14.<includeonly> '''-'''</includeonly>|17.6}} ''B''. La Tour du Roi à la Caſe de ſon Fou<ref>Si au lieu de jouer votre Tour, vous euſſiez joué votre Roi, il gagnoit plus facilement en jouant ſa Tour à la ſeconde Caſe du Fou de votre Roi.</ref>. ''N''. La Dame prend le Chevalier & donne Echec. {{g|15.<includeonly> '''-'''</includeonly>|17.6}} ''B''. Le Roi à la ſeconde Caſe de ſa Dame. ''N''. Le Chevalier de la Dame à la ſeconde Caſe de ſa Dame. {{g|16.<includeonly> '''-'''</includeonly>|17.6}} ''B''. La Tour prend la Tour<ref>Si vous euſſiez pris ſon Fou, il vous auroit donné Echec avec ſa Dame à la {{3me}} Caſe de la vôtre, & Mat le Coup après, en prenant votre Tour.</ref>. ''N''. La Tour reprend la Tour. {{g|17.<includeonly> '''-'''</includeonly>|17.6}} ''B''. La Dame à la Caſe de ſon Roi. ''N''. La Tour à la ſeconde Caſe du Fou du Roi blanc, & gagne la Partie.<noinclude> <references/> {{d|Le}}</noinclude> h57o32k6qegjovl7dxynjxij3un1brh Page:Philidor L analyze des echecs.djvu/178 104 4924279 15914050 15896698 2026-07-10T16:00:42Z Fabrice Dury 1855 15914050 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Lorlam" />{{nr||[ 156 ]|}}</noinclude><nowiki /> {{il|1em}} {{Séparateur|l}} {{il|1em}} {{c|Le Mat du Fou & de la Tour contre<br />une Tour.|fs=160%}} {{il|1em}} {{Séparateur|l}} {{Interligne|0.5em}} {{AN|La Situation dans laquelle je mets les Pieces, eſt la plus avantageuſe pour la Tour qui défend le Mat, mais en cas qu’elle ne s’y place point, il eſt aſſez facile de forcer le Roi à l’extrémité de l’Echiquier.}} {{Interligne|0.5em}} {{c|SITUATION.|fs=120%}} {{c|''NOIR''.|fs=120%}} {{AN|Le Roi à ſa Caſe, & la Tour à la ſeconde Caſe de ſa Dame.}} {{c|''BLANC''.|fs=120%}} {{AN|Le Roi à la {{3me}} Caſe du Roi noir, la Tour ſur la ligne du Fou de la Dame, & le Fou à la {{4me}} Caſe du Roi noir.}} {{il|1em}} {{Séparateur|l}} {{g|1.<includeonly> '''-'''</includeonly>|17.6}} {| border=0|class="wikitable" |- | style="vertical-align:top;" rowspan=2|{{Em|2}}''Blanc''. || style="vertical-align:top;" rowspan=2|{{Lettrine|L|lignes=3}} ||{{Nec|A}} Tour donne Echec. |- | {{caché|E }}''Noir''. 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Le}}</noinclude> 9zj7ojoh4s2lc6vvzdtd8j8kfbc163i 15914056 15914053 2026-07-10T16:06:42Z Fabrice Dury 1855 15914056 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Lorlam" />{{nr||[ 158 ]|}}</noinclude>{{Interligne}} {{Séparateur|l}} {{il|2em}} {{c|{{espacé|{{sc|Premier}} RENVOY}}|fs=200%}} {{il|1em}} {{c|Au {{4me}} Coup.|fs=120%}} {{il|2em}} {{g|{{corr|{{4me}} ''Coup''.|<includeonly> '''-'''</includeonly>|17.6}} {| border=0|class="wikitable" |- | style="vertical-align:top;" |{{Em|2}}''Blanc''. || style="vertical-align:top;" |{{Lettrine|L|lignes=3}}{{Nec|A}} Tour à la ſeconde Caſe du Chevalier du Roi noir. |- | colspan=2|{{Em|2}}''Noir''. Le Roi à la Caſe de ſon Fou. |} <br /> {{g|5.<includeonly> '''-'''</includeonly>|17.6}} ''B''. La Tour à la ſeconde Caſe de la Tour du Roi noir. ''N''. 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Le}}</noinclude> 5aft2f1vcjrrgqzmlp4l00ew350yltm 15914058 15914056 2026-07-10T16:08:31Z Fabrice Dury 1855 15914058 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Lorlam" />{{nr||[ 158 ]|}}</noinclude>{{Interligne}} {{Séparateur|l}} {{il|2em}} {{c|{{espacé|{{sc|Premier}} RENVOY}}|fs=200%}} {{il|1em}} {{c|Au {{4me}} Coup.|fs=120%}} {{il|2em}} {{g|{{4me}} ''Coup''.|<includeonly> '''-'''</includeonly>|17.6}} {| border=0|class="wikitable" |- | style="vertical-align:top;" |{{Em|2}}''Blanc''. || style="vertical-align:top;" |{{Lettrine|L|lignes=3}}{{Nec|A}} Tour à la ſeconde Caſe du Chevalier du Roi noir. |- | colspan=2|{{Em|2}}''Noir''. Le Roi à la Caſe de ſon Fou. |} <br /> {{g|5.<includeonly> '''-'''</includeonly>|17.6}} ''B''. La Tour à la ſeconde Caſe de la Tour du Roi noir. ''N''. La Tour à la Caſe du Chevalier du Roi. blanc. {{g|6.<includeonly> '''-'''</includeonly>|17.6}} {{c|''{{6me}} Coup, avec un Renvoy ſur ce même Renvoy''.}} ''B''. La Tour à la ſeconde Caſe du Fou de la Dame noire. ''N''. La Tour donne Echec à la {{3me}} Cale du Chevalier de ſon Roi. {{g|7.<includeonly> '''-'''</includeonly>|17.6}} ''B''. Le Fou couvre l’Echec. ''N''. Le Roi à la Caſe de ſon Chevalier. {{g|8.<includeonly> '''-'''</includeonly>|17.6}} ''B''. La Tour donne Echec. ''N''. Le Roi à la ſeconde Caſe de ſa Tour. {{g|9.<includeonly> '''-'''</includeonly>|17.6}} ''B''. La Tour donne Echec & Mat à la Caſe de la Tour du Roi noir. {{il|2em}} {{c|''Suite du {{6me}} Coup ſur ce Renvoy, en cas qu’il ne donne point Echec''.}} {{g|6.<includeonly> '''-'''</includeonly>|17.6}} ''B''. La Tour à la ſeconde Caſe du Fou de la Dame noire.<noinclude> <references/> {{d|''N''. Le}}</noinclude> rfgditlq6ajfq7zq1vyv71yfvrhauxk Page:Philidor L analyze des echecs.djvu/181 104 4924282 15914060 15896595 2026-07-10T16:09:32Z Fabrice Dury 1855 15914060 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Lorlam" />{{nr||[ 159 ]|}}</noinclude><nowiki /> ''N''. Le Roi à la Caſe de ſon Chevalier. {{g|7.<includeonly> '''-'''</includeonly>|17.6}} ''B''. La Tour donne Echec à la Caſe du Fou de la Dame. ''N''. Le Roi à la ſeconde Caſe de ſa Tour. {{g|8.<includeonly> '''-'''</includeonly>|17.6}} ''B''. La Tour donne Echec à la Caſe de la Tour du Roi noir. ''N''. Le Roi à la {{3me}} Caſe de ſon Chevalier. {{g|9.<includeonly> '''-'''</includeonly>|17.6}} {{AN|{{Em|2}}''B''. La Tour donne Echec à la Caſe du Chevalier du Roi noir, & prend la Tour{{Em|2}}pour rien.}} {{Interligne}} {{Séparateur|l}} {{il|2em}} {{c|{{espacé|{{sc|Second}} RENVOY}}|fs=200%}} {{il|1em}} {{c|Sur le {{5me}} Coup du Mar de la Tour & du<br />Fou, contre la Tour.|fs=120%}} <br /> {{g|5.<includeonly> '''-'''</includeonly>|17.6}} {| border=0|class="wikitable" |- | style="vertical-align:top;" |{{Em|2}}''Blanc''. || style="vertical-align:top;" |{{Lettrine|L|lignes=3}}E Fou à la {{3me}} Caſe du Chevalier de ſon Roi. |- | colspan=2|{{Em|2}}''Noir''. La Tour à la {{3me}} Caſe du Fou du Roi blanc. |} {{il|1em}} {{g|6.<includeonly> '''-'''</includeonly>|17.6}} ''B''. Le Fou à la {{3me}} Caſe de la Dame noire. ''N''. La Tour donne Echec. {{g|7.<includeonly> '''-'''</includeonly>|17.6}} ''B''. Le Fou couvre l’Echec. ''N''. La Tour à la {{3me}} Caſe du Fou du Roi blanc.<noinclude> <references/></noinclude> 6ebjdkttk0z06ojzqyyfeg24pma328v Page:Philidor L analyze des echecs.djvu/182 104 4924283 15914061 15896716 2026-07-10T16:10:15Z Fabrice Dury 1855 15914061 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Lorlam" />{{nr||[ 160 ]|}}</noinclude><nowiki /> {{g|8.<includeonly> '''-'''</includeonly>|17.6}} ''B''. La Tour donne Echec à la ſeconde Caſe du Roi noir. ''N''. Le Roi à la Caſe de ſa Dame. {{g|9.<includeonly> '''-'''</includeonly>|17.6}} {{AN|{{Em|2}}''B''. La Tour à la ſeconde Caſe du Chevalier de la Dame noire, & donne Echec{{Em|2}}& Mat le Coup après, à la Caſe du Chevalier de la Dame noire.}} {{Interligne}} {{Séparateur|l}} {{il|2em}} {{c|{{espacé|{{sc|Troisieme}} RENVOY}}|fs=200%}} {{il|1em}} {{c|Sur le {{7me}} Coup.|fs=120%}} <br /> {{g|7.<includeonly> '''-'''</includeonly>|17.6}} {| border=0|class="wikitable" |- | style="vertical-align:top;" |{{Em|2}}''Blanc''. || style="vertical-align:top;" |{{Lettrine|L|lignes=3}}{{Nec|A}} Tour à la {{4me}} Caſe du Fou de ſa Dame |- | colspan=2|{{Em|2}}''Noir''. Le Roi à la Caſe de ſon Fou. |} {{il|1em}} {{g|8.<includeonly> '''-'''</includeonly>|17.6}} ''B''. Le Fou à la {{4me}} Caſe du Roi noir. ''N''. Le Rai à la Caſe de ſon Chevalier. {{g|9.<includeonly> '''-'''</includeonly>|17.6}} {{AN|{{Em|2}}''B''. La Tour à la {{4me}} Caſe de la Tour de ſon Roi, & donne Mat le Coup ſuivant{{Em|2}}à la Caſe de la Tour du Roi noir.}}<noinclude> <references/> {{d|SUPPLÉ-}}</noinclude> 3bxjv5so20ejllrvau2igpg5mvpai86 Page:Philidor L analyze des echecs.djvu/183 104 4924284 15914063 15896636 2026-07-10T16:11:12Z Fabrice Dury 1855 15914063 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Lorlam" />{{nr||[ 161 ]|}}</noinclude><nowiki /> {{il|2em}} {{Séparateur|l}} {{il|2em}} {{c|{{espacé|SUPPLEMENT}}|fs=200%}} {{il|2em}} {{c|{{espacé|DE LA}}}} {{il|2em}} {{c|{{espacé|{{sc|Quatrieme}} PARTIE}}.|fs=140%}} {{il|2em}} {{AN|Où l’on peut être convaincu qu’ayant le Trait, il n’eſt point avantageux de jouer le Pion du Fou de la Dame au ſecond Coup.}} {{il|2em}} {{g|1.<includeonly> '''-'''</includeonly>|17.6}} {| border=0|class="wikitable" |- | style="vertical-align:top;" rowspan=2|{{Em|2}}''Noir''. || style="vertical-align:top;" rowspan=2|{{Lettrine|L|lignes=3}} || E Pion du Roi deux pas. |- | {{caché|E }}''Blanc''. De même. |} {{il|1em}} {{g|2.<includeonly> '''-'''</includeonly>|17.6}} ''N''. Le Pion du Fou de la Dame un pas. ''B''. Le Pion de la Dame deux pas. {{g|3.<includeonly> '''-'''</includeonly>|17.6}} ''N''. Le Pion prend le Pion. ''B''. La Dame reprend le Pion, {{g|4.<includeonly> '''-'''</includeonly>|17.6}} ''N''. Le Pion de la Dame deux pas. ''B''. Le Pion prend le Pion. {{g|5.<includeonly> '''-'''</includeonly>|17.6}} ''N''. Le Pion reprend le Pion. ''{{corr|N|B}}''. Le Pion du Fou de la Dame deux pas.<noinclude> <references/></noinclude> diwanzikdaoyj13cigkovbl38n3cy6i Page:Philidor L analyze des echecs.djvu/184 104 4924285 15914064 15892017 2026-07-10T16:11:44Z Fabrice Dury 1855 15914064 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Lorlam" />{{nr||[ 162 ]|}}</noinclude><nowiki /> {{g|6.<includeonly> '''-'''</includeonly>|17.6}} ''N''. Le Fou de la Dame à la {{3me}} Caſe de ſon Roi. ''B''. Le Pion prend le Pion. {{g|7.<includeonly> '''-'''</includeonly>|17.6}} ''N''. La Dame reprend le Pion. ''B''. La Dame preñd la Dame. {{g|8.<includeonly> '''-'''</includeonly>|17.6}} ''N''. Le Fou reprend la Dame. ''B''. Le Chevalier de la Dame à la {{3me}} Caſe de ſon Fou. {{P début|90}} Sans aller plus loin, je laiſſe conſidérer, par la ſituation préſente, ſi le Noir a profité quelque choſe de ſon attaque. {{P fin}} {{Brn|3}} [[File :Philidor L analyze des echecs (page 184 crop).jpg|150px|center]]<noinclude> <references/></noinclude> 7f5apwpxybuekvi7n8v7cs1pspno9vv Page:Œuvres philosophiques de Leibniz, Alcan, 1900, tome 2.djvu/187 104 4924855 15915439 15889853 2026-07-11T09:58:42Z Susuman77 51799 15915439 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" />{{nr||LA BONTÉ DE DIEU, LA LIBERTÉ DE L’HOMME, ETC. 2{{e}} PARTIE|185}}</noinclude>sa sainteté n’est autre chose que le suprême degré de la bonté, comme le crime qui lui est opposé est ce qu’il y a de plus mauvais dans le mal. {{Ancre|p152}}152. {{M.}} Bayle fait combattre Mélisse<ref>{{sc|Mélissus}}, philosophe grec de l’école d’Élée, né à Samos, florissait vers 444 avant Jésus-Christ. — Ses Fragments ont été recueillis par {{M.|Brandis}}. — {{abr|P.{{lié}}J.|Paul Janet}}</ref>, philosophe grec, défenseur de l’unité du principe (et peut-être même de l’unité de la substance), avec Zoroastre, comme avec le premier auteur de la dualité. Zoroastre avoue que l’hypothèse de Mélisse est plus conforme à l’ordre et aux raisons ''a{{lié}}priori'', mais il nie qu’elle soit conforme à l’expérience et aux raisons ''a{{lié}}posteriori''. « Je vous surpasse, dit-il, dans l’explication des phénomènes, qui est le principal caractère d’un bon système. » Mais, à mon sens, ce n’est pas une fort belle explication d’un phénomène, quand on lui assigne un principe exprès : au mal, un ''{{lang|la|principium maleficum}}'' ; au froid, un ''{{lang|la|primum frigidum}}'' : il n’y a rien de si aisé, ni rien de si plat. C’est à peu près comme si quelqu’un disait que les péripatéticiens surpassent les nouveaux mathématiciens dans l’explication des phénomènes des astres, en leur donnant des intelligences tout exprès qui les conduisent ; puisque après cela il est bien aisé de concevoir pourquoi les planètes font leur chemin avec tant de justesse ; au lieu qu’il faut beaucoup de géométrie et de méditation pour entendre comment de la pesanteur des planètes qui les porte vers le soleil, jointe à quelque tourbillon qui les emporte, ou à leur propre impétuosité, peut venir le mouvement elliptique de Kepler, qui satisfait si bien aux apparences. Un homme incapable de goûter les spéculations profondes applaudira d’abord aux péripatéticiens, et traitera nos mathématiciens de rêveurs. Quelque vieux galéniste<ref>''Galéniste'', disciple de Galien, qui multipliait beaucoup les qualités occultes. — {{abr|P.{{lié}}J.|Paul Janet}}</ref> en fera autant par rapport aux Facultés de l’école, il en admettra une chylifique, une chymifique et une sanguifique, et il en assignera exprès à chaque opération ; il croira d’avoir fait merveilles, et se moquera de ce qu’il appellera les chimères des modernes, qui prétendent expliquer mécaniquement ce qui se passe dans le corps d’un animal. {{Ancre|p153}}153. L’explication de la cause du mal par un principe, ''{{lang|la|per principium maleficum}}'', est de la même nature. Le mal n’en a point besoin, non plus que le froid et les ténèbres : il n’y a point de ''{{lang|la|primum frigidum}}'', ni de principe des ténèbres. Le mal même ne vient que<noinclude> <references/></noinclude> ols58h5cdas09xw351ucnln3hx1800b Page:Ferrier - Mariage Tome 1.djvu/7 104 4925853 15915224 15890925 2026-07-11T07:55:05Z FreeCorp 50516 /* Validée */ 15915224 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="FreeCorp" /></noinclude><nowiki /> {{PageTitre| 0|{{Arial|'''MARIAGE,'''|ff=Baskerville}}|350| 1|PAR L’AUTEUR DE L’HÉRITAGE,|90| 1|TRADUIT DE L’ANGLAIS|80| 1|{{Arial|''Par {{Mme|Blanchenay-Vernes.}}''|ff=cursive}}|120| 2|TOME PREMIER.|120| 4|{{Séparateur4}}|100| 4|'''PARIS,'''|150| 0|CHEZ LECOINTE ET DUREY, LIBRAIRES,|90| 0|QUAI DES AUGUSTINS, N{{e|o}} 49|80| 0|――――|100| 0|1825.|120}}<noinclude> <references/></noinclude> au4aj0oo66rglgwk1onf77450wif2ub Page:Ferrier - Mariage Tome 2.djvu/7 104 4925859 15915213 15890923 2026-07-11T07:53:51Z FreeCorp 50516 15915213 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude><nowiki /> {{PageTitre| 0|{{Arial|'''MARIAGE,'''|ff=Baskerville}}|350| 1|PAR L’AUTEUR DE L’HÉRITAGE,|90| 1|TRADUIT DE L’ANGLAIS|80| 1|{{Arial|''Par {{Mme|Blanchenay-Vernes.}}''|ff=cursive}}|120| 2|TOME SECOND.|120| 4|{{Séparateur4}}|100| 4|'''PARIS,'''|150| 0|CHEZ LECOINTE ET DUREY, LIBRAIRES,|90| 0|QUAI DES AUGUSTINS, N{{e|o}} 49|80| 0|――――|100| 0|1825.|120}}<noinclude> <references/></noinclude> frt21k0be5z66inf21rm5fcwg1o6fgl 15915215 15915213 2026-07-11T07:54:01Z FreeCorp 50516 /* Validée */ 15915215 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="FreeCorp" /></noinclude><nowiki /> {{PageTitre| 0|{{Arial|'''MARIAGE,'''|ff=Baskerville}}|350| 1|PAR L’AUTEUR DE L’HÉRITAGE,|90| 1|TRADUIT DE L’ANGLAIS|80| 1|{{Arial|''Par {{Mme|Blanchenay-Vernes.}}''|ff=cursive}}|120| 2|TOME SECOND.|120| 4|{{Séparateur4}}|100| 4|'''PARIS,'''|150| 0|CHEZ LECOINTE ET DUREY, LIBRAIRES,|90| 0|QUAI DES AUGUSTINS, N{{e|o}} 49|80| 0|――――|100| 0|1825.|120}}<noinclude> <references/></noinclude> 0m2vyn09drfm5vw2zzk2ol1i7s1f5pz Page:Ferrier - Mariage Tome 3.djvu/7 104 4925861 15915207 15882462 2026-07-11T07:53:18Z FreeCorp 50516 /* Corrigée */ 15915207 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="FreeCorp" /></noinclude><nowiki /> {{PageTitre| 0|{{Arial|'''MARIAGE,'''|ff=Baskerville}}|350| 1|PAR L’AUTEUR DE L’HÉRITAGE,|90| 1|TRADUIT DE L’ANGLAIS|80| 1|{{Arial|''Par {{Mme|Blanchenay-Vernes.}}''|ff=cursive}}|120| 2|TOME TROISIÈME.|120| 4|{{Séparateur4}}|100| 4|'''PARIS,'''|150| 0|CHEZ LECOINTE ET DUREY, LIBRAIRES,|90| 0|QUAI DES AUGUSTINS, N{{e|o}} 49|80| 0|――――|100| 0|1825.|120}}<noinclude> <references/></noinclude> 31lkms0cpq6chi36k7mg7jfywhnaylq Page:Ferrier - Mariage Tome 4.djvu/7 104 4925862 15915176 15882463 2026-07-11T07:46:32Z FreeCorp 50516 15915176 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sapcal22" /></noinclude><nowiki /> <div class="titre" > <div style="text-align:center"><div style="font-size:350%;font-family:Baskerville">MARIAGE,</div> <div style="font-size:150%;font-family:Times new roman">PAR L’AUTEUR DE L’HÉRITAGE,</div> {{interligne|2em}} TRADUIT DE L’ANGLAIS {{interligne|2em}} <div style="font-size:150%;font-family:Cursive">''Par {{Mme|Blanchenay Vernes.}}''</div> {{interligne|2em}} TOME QUATRIÈME. {{interligne|4em}} {{Séparateur4}} {{interligne|6em}} PARIS, {{interligne|1em}} CHEZ LECOINTE ET DUREY, LIBRAIRES, {{interligne|1em}} {{sc|quai des augustins, N° 49}} {{interligne|1em}} {{--}} {{interligne|1em}} 1825</div></div> <br/><noinclude> <references/></noinclude> ijw3s3o6goyqbddb2786ekr6k02yifs 15915209 15915176 2026-07-11T07:53:27Z FreeCorp 50516 /* Corrigée */ 15915209 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="FreeCorp" /></noinclude><nowiki /> {{PageTitre| 0|{{Arial|'''MARIAGE,'''|ff=Baskerville}}|350| 1|PAR L’AUTEUR DE L’HÉRITAGE,|90| 1|TRADUIT DE L’ANGLAIS|80| 1|{{Arial|''Par {{Mme|Blanchenay-Vernes.}}''|ff=cursive}}|120| 2|TOME QUATRIÈME.|120| 4|{{Séparateur4}}|100| 4|'''PARIS,'''|150| 0|CHEZ LECOINTE ET DUREY, LIBRAIRES,|90| 0|QUAI DES AUGUSTINS, N{{e|o}} 49|80| 0|――――|100| 0|1825.|120}}<noinclude> <references/></noinclude> ei9uc2uzldxu301evqdz8ly309nvsb7 Page:Œuvres philosophiques de Leibniz, Alcan, 1900, tome 2.djvu/206 104 4926621 15913978 15883905 2026-07-10T14:45:24Z Susuman77 51799 /* Corrigée */ 15913978 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" />{{nr|204|ESSAIS DE THÉODICÉE}}</noinclude>nécessairement droits, et que le contraire implique contradiction. {{ancre|p175}}175. Il y a des gens qui sont allés à l’autre extrémité, et sous prétexte d’affranchir la nature divine du joug de la nécessité, ils l’ont voulu rendre tout à fait indifférente, d’une indifférence d’équilibre : ne considérant point qu’autant que la nécessité métaphysique est absurde par rapport aux actions de Dieu ''{{lang|la|ad extra}}'', autant la nécessité morale est digne de lui. C’est une heureuse nécessité qui oblige le sage à bien faire, au lieu que l’indifférence par rapport au bien et au mal serait la marque d’un défaut de bonté ou de sagesse. Outre que l’indifférence en elle-même, qui tiendrait la volonté dans un parfait équilibre, serait une chimère, comme il a été montré ci-dessus, elle choquerait le grand principe de la raison déterminante. {{ancre|p176}}176. Ceux qui croient que Dieu a établi le bien et le mal par un décret arbitraire tombent dans ce sentiment étrange d’une pure indifférence, et dans d’autres absurdités encore plus étranges. Ils lui ôtent le titre de bon ; car quel sujet pourrait-on avoir de le louer de ce qu’il a fait, s’il avait fait également bien en faisant toute autre chose ? Et je me suis étonné bien souvent que plusieurs théologiens supralapsaires, comme par exemple Samuel Retorfort, professeur en théologie en Écosse, qui a écrit lorsque les controverses avec les remontrants étaient le plus en vogue, ont pu donner dans une si étrange pensée. Retorfort, dans son Exercitation apologétique pour la grâce, dit positivement que rien n’est injuste ou moralement mauvais par rapport à Dieu, et avant sa défense : ainsi sans cette défense, il serait indifférent d’assassiner ou de sauver un homme, d’aimer Dieu ou de le haïr, de le louer ou de le blasphémer. Il n’y a rien de si déraisonnable : et soit qu’on enseigne que Dieu a établi le bien et le mal dans une loi positive ; soit qu’on soutienne qu’il y a quelque chose de bon et de juste antécédemment à son décret, mais qu’il n’est pas déterminé à s’y conformer, et que rien ne l’empêche d’agir injustement, et de damner peut-être des innocents ; l’on dit à peu près la même chose, et on le déshonore presque également. Car si la justice a été établie arbitrairement et sans aucun sujet, si Dieu est tombé par une espèce de hasard, comme lorsqu’on tire au sort : sa bonté et sa sagesse n’y paraissent pas, et il n’y a rien aussi qui l’y attache. Et si c’est par un décret purement arbitraire, sans aucune raison, qu’il a établi ou fait ce que nous appelons la justice et la bonté, il les peut défaire ou en changer la nature, de sorte<noinclude> <references/></noinclude> q2n19sl6fhu7lapqe6vq8x8wxbsy582 Page:Œuvres philosophiques de Leibniz, Alcan, 1900, tome 2.djvu/207 104 4926622 15913980 15883906 2026-07-10T14:48:20Z Susuman77 51799 /* Corrigée */ 15913980 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" />{{nr||LA BONTÉ DE DIEU, LA LIBERTÉ DE L’HOMME, ETC. 2{{e}} PARTIE|205}}</noinclude>qu’on n’a aucun sujet de se promettre qu’il les observera toujours ; comme on peut dire qu’il fera, lorsqu’on suppose qu’elles sont fondées en raisons. Il en serait de même à peu près si sa justice était différente de la nôtre, c’est-à-dire s’il était écrit, par exemple, dans son code, qu’il est juste de rendre des innocents éternellement malheureux. Suivant ces principes, rien aussi n’obligerait Dieu de garder sa parole, ou ne nous assurerait de son effet. Car pourquoi la loi de la justice, qui porte que les promesses raisonnables doivent être gardées, serait-elle plus inviolable à son égard que toutes les autres ? {{ancre|p177}}177. Tous ces dogmes, quoique un peu différents entre eux, savoir : {{1o}}{{lié}}que la nature de la justice est arbitraire ; {{2o}}{{lié}}qu’elle est fixe, mais qu’il n’est pas sûr que Dieu l’observe ; et enfin {{3o}}{{lié}}que la justice que nous connaissons n’est pas celle qu’il observe ; détruisent et la confiance en Dieu, qui fait notre repos, et l’amour de Dieu, qui fait notre félicité. Rien n’empêche qu’un tel Dieu n’en use en tyran et en ennemi des gens de bien, et qu’il se plaise à ce que nous appelons mal. Pourquoi ne serait-il donc pas aussi bien le mauvais principe des manichéens que le bon principe unique des orthodoxes ? Au moins serait-il neutre et comme suspendu entre deux, ou même tantôt l’un, tantôt l’autre ; ce qui vaudrait autant que si quelqu’un disait qu’Oromasdes et Arimanius règnent tour à tour, selon que l’un ou l’autre est plus fort ou plus adroit. À peu près comme une femme Mugalle, ayant ouï dire apparemment, qu’autrefois sous Chingis-Chan et ses successeurs, sa nation avait eu l’empire de la plus grande partie du septentrion et de l’orient, avait dit dernièrement aux Moscovites, lorsque {{M.|Isbrand}} alla à la Chine de la part du Czar par le pays de ces Tartares, que le dieu des Mugalles avait été chassé du ciel, mais qu’un jour il reprendrait sa place. Le vrai Dieu est toujours le même ; la religion naturelle même demande qu’il soit essentiellement bon et sage autant que puissant : il n’est guère plus contraire à la raison et à la piété, de dire que Dieu agit sans connaissance, que de vouloir qu’il ait une connaissance qui ne trouve point les règles éternelles de la bonté et de la justice parmi ses objets : ou enfin qu’il ait une volonté qui n’ait point d’égard à ces règles. {{ancre|p178}}178. Quelques théologiens, qui ont écrit du droit de Dieu sur les créatures, ont paru lui accorder un droit sans bornes, un pouvoir arbitraire et despotique. Ils ont cru que c’était poser la divinité dans<noinclude> <references/></noinclude> guq4iz1g6yltsfyn0poq5bd1f1lm2g3 Page:Œuvres philosophiques de Leibniz, Alcan, 1900, tome 2.djvu/208 104 4926623 15913982 15883907 2026-07-10T14:54:14Z Susuman77 51799 /* Corrigée */ 15913982 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" />{{nr|206|ESSAIS DE THÉODICÉE}}</noinclude>le plus haut point de grandeur et d’élévation, où elle puisse être imaginée ; que c’était anéantir tellement la créature devant le Créateur, que le Créateur ne soit lié d’aucune espèce de lois à l’égard de la créature. Il y a des passages de Twisse, de Retorfort, et de quelques autres supralapsaires, qui insinuent que Dieu ne saurait pécher, quoi qu’il fasse, parce qu’il n’est sujet à aucune loi. {{M.|Bayle}} lui-même juge que cette doctrine est monstrueuse et contraire à la sainteté de Dieu ({{abr|''Diction.''|Dictionaire historique et critique}}, v. {{lint|Dictionnaire historique et critique/11e éd., 1820/Pauliciens|''Pauliciens''}}, p. 2332, initio) : mais je m’imagine que l’intention de quelques-uns de ces auteurs a été moins mauvaise qu’il ne paraît. Et apparemment sous le nom de droit ils ont entendu {{lang|grc|ἀνυπευθυνίαν}}, un état où l’on n’est responsable à personne de ce qu’on fait. Mais ils n’auront pas nié que Dieu se doit à soi-même ce que la bonté et la justice lui demandent. L’on peut voir là-dessus l’apologie de Calvin faite par {{M.|Amyraud}}<ref>{{sc|Amyraud}}, théologien réformé, né à Bourgueil, en Anjou, en{{lié}}1596, mort en{{lié}}1664. Il appartient à l’école de Saumur. Ses principaux ouvrages sont : ''De la Souveraineté des rois'' ; — ''Traité des religions contre ceux qui les estiment indifférentes'' ; — ''Morale chrétienne'', 6{{lié}}{{vol.}}{{in-8°}} ; — ''Du Gouvernement de l’Église'' ; — ''Considérations sur les droits par lesquels la nature a réglé les mariages'' ; — ''Vie de François de la Noue.'' — {{abr|P.{{lié}}J.|Paul Janet}}</ref> : il est vrai que Calvin paraît orthodoxe sur ce chapitre, et qu’il n’est nullement du nombre des supralapsaires outrés. {{ancre|p179}}179. Ainsi quand {{M.}} Bayle dit quelque part que saint Paul ne se tire de la prédestination que par le droit absolu de Dieu, et par l’incompréhensibilité de ses voies ; on y doit sous-entendre que si on les comprenait, on les trouverait conformes à la justice, Dieu ne pouvant user autrement de son pouvoir. Saint Paul lui-même dit que c’est une profondeur, mais de sagesse (''{{lang|la|altitudo sapientiæ}}'') ; et la justice est comprise dans la bonté du sage. Je trouve que {{M.|Bayle}} parle très bien ailleurs de l’application de nos notions de la bonté aux actions de Dieu ({{abr|''Rép. au Provinc.''|Réponses aux questions d’un Provincial}}, ch.{{lié}}{{rom|LXXXI}}, {{pg|139}}). « Il ne faut point ici prétendre, dit-il, que la bonté de l’être infini n’est point soumise aux mêmes règles que la bonté de la créature. Car s’il y a en Dieu un attribut qu’on puisse nommer bonté, il faut que les caractères de la bonté en général lui conviennent. Or quand nous réduisons la bonté à l’abstraction la plus générale, nous y trouvons la volonté de faire du bien. Divisez et subdivisez en autant d’espèces qu’il vous plaira, cette bonté générale, en bonté infinie, en bonté finie, en bonté royale, en bonté de père, en bonté de mari, en bonté de maître ; vous trouverez dans cha-<noinclude> <references/></noinclude> fqkxcefg0yxbet4b8l2a6wprs3n3czm Page:Œuvres philosophiques de Leibniz, Alcan, 1900, tome 2.djvu/209 104 4926624 15913983 15883909 2026-07-10T14:57:16Z Susuman77 51799 /* Corrigée */ 15913983 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" />{{nr||LA BONTÉ DE DIEU, LA LIBERTÉ DE L’HOMME, ETC. 2{{e}} PARTIE|207}}</noinclude>cune, comme un attribut inséparable, la volonté de faire du bien. » {{ancre|p180}}180. Je trouve aussi que {{M.|Bayle}} combat fort bien le sentiment de ceux qui prétendent que la bonté et la justice dépendent uniquement du choix arbitraire de Dieu, et qui s’imaginent que si Dieu avait été déterminé à agir par la bonté des choses mêmes, il serait un agent entièrement nécessité dans ses actions, ce qui ne peut compatir avec la liberté. C’est confondre la nécessité métaphysique avec la nécessité morale. Voici ce que {{M.|Bayle}} oppose à cette erreur (''Rép. au Provincial'', ch.{{lié}}{{rom|lxxxix}}, {{pg|203}}) : « La conséquence de cette doctrine sera, qu’avant que Dieu se déterminât à créer le monde, il ne voyait rien de meilleur dans la vertu que dans le vice, et que ses idées ne lui montraient pas que la vertu fût plus digne de son amour que le vice. Cela ne laisse nulle distinction entre le droit naturel et le droit positif ; il n’y aura plus rien d’immuable, ou d’indispensable dans la morale ; il aura été aussi possible à Dieu de commander que l’on fût vicieux, que de commander qu’on fût vertueux ; et l’on ne pourra pas être assuré que les lois morales ne seront pas un jour abrogées, comme l’ont été les lois cérémonielles des Juifs. Ceci, en un mot, nous mène tout droit à croire que Dieu a été l’auteur libre, non seulement de la bonté, de la vertu, mais aussi de la vérité et de l’essence des choses. Voilà ce qu’une partie des cartésiens prétendent, et j’avoue que leur sentiment ({{abr|voy.|voyez}} la ''Continuation des Pensées sur les comètes'', {{pg|554}}) pourrait être de quelque usage en certaines rencontres ; mais il est combattu par tant de raisons, et sujet à des conséquences si fâcheuses ({{abr|voy.|voyez}} le ch.{{lié}}{{rom|clii}} de la même ''Continuation''), qu’il n’y a guère d’extrémités qu’il ne vaille mieux subir, que de se jeter dans celle-là. Elle ouvre la porte au pyrrhonisme le plus outré ; car elle donne lieu de prétendre que cette proportion, trois et trois font six, n’est vraie qu’où et pendant le temps qu’il plaît à Dieu : qu’elle est peut-être fausse dans quelques parties de l’univers, et que peut-être elle le sera parmi les hommes l’année qui vient ; tout ce qui dépend du libre arbitre de Dieu, pouvant avoir été limité à certains lieux et à certains temps, comme les cérémonies judaïques. On étendra cette conséquence sur toutes les lois du Décalogue, si les actions qu’elles commandent sont de leur nature aussi privées de toute bonté, que les actions qu’elles défendent. »<noinclude> <references/></noinclude> iru8i2ehsoqxel6cvqcjziapvs68vle Page:Œuvres philosophiques de Leibniz, Alcan, 1900, tome 2.djvu/210 104 4926625 15913984 15883910 2026-07-10T14:59:57Z Susuman77 51799 /* Corrigée */ 15913984 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" />{{nr|208|ESSAIS DE THÉODICÉE}}</noinclude><nowiki/> {{ancre|p181}}181. Et de dire que Dieu ayant résolu de créer l’homme tel qu’il est, il n’a pu n’en pas exiger la piété, la sobriété, la justice et la chasteté, parce qu’il est impossible que les désordres capables de bouleverser ou de troubler son ouvrage lui puissent plaire, c’est revenir en effet au sentiment commun. Les vertus ne sont vertus que parce qu’elles servent à la perfection, ou empêchent l’imperfection de ceux qui sont vertueux, ou même de ceux qui ont à faire à eux. Et elles ont cela par leur nature et par la nature des créatures raisonnables, avant que Dieu décerne de les créer. D’en juger autrement, ce serait comme si quelqu’un disait que les règles des proportions et de l’harmonie sont arbitraires par rapport aux musiciens, parce qu’elles n’ont lieu dans la musique que lorsqu’on s’est résolu à chanter ou à jouer de quelque instrument. Mais c’est justement ce qu’on appelle essentiel à une bonne musique ; car elles lui conviennent déjà dans l’état idéal, lors même que personne ne s’avise de chanter, puisque l’on sait qu’elles lui doivent convenir nécessairement aussitôt qu’on chantera. Et de même les vertus conviennent à l’état idéal de la créature raisonnable avant que Dieu décerne de la créer, et c’est pour cela même que nous soutenons que les vertus sont bonnes par leur nature. {{ancre|p182}}182. {{M.}} Bayle a mis un chapitre exprès dans sa ''Continuation des Pensées diverses'' (c’est le ch.{{lié}}{{rom|CLII}}), où il fait voir « que les docteurs chrétiens enseignent qu’il y a des choses qui sont justes antécédemment aux décrets de Dieu ». Des théologiens de la confession d’Augsbourg ont blâmé quelques réformés qui ont paru être d’un autre sentiment, et on a considéré cette erreur comme si elle était une suite du Décret absolu, dont la doctrine semble exempter la volonté de Dieu de toute sorte de raisons, ''{{lang|la|ubi stat pro ratione voluntas}}''. Mais, comme je l’ai remarqué plus d’une fois ci-dessus, Calvin même a reconnu que les décrets de Dieu sont conformes à la justice et à la sagesse, quoique les raisons qui pourraient montrer cette conformité en détail nous soient inconnues. Ainsi, selon lui, les règles de la bonté et de la justice sont antérieures aux décrets de Dieu. {{M.|Bayle}}, au même endroit, cite un passage du célèbre {{M.|Turretin}}, qui distingue les lois divines naturelles et les lois divines positives. Les morales sont de la première espèce, et les cérémonielles de la seconde. {{M.|Samuel}} Des{{lié}}Marets<ref name=p208>{{sc|Des Marets}} (Samuel), théologien protestant, né en Picardie en{{lié}}1599, mort</ref>, théologien<noinclude> <references/></noinclude> tua9ihe8q624btiq2y42u5d5qtndcgs Page:Œuvres philosophiques de Leibniz, Alcan, 1900, tome 2.djvu/211 104 4926626 15913985 15883912 2026-07-10T15:03:58Z Susuman77 51799 /* Corrigée */ 15913985 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" />{{nr||LA BONTÉ DE DIEU, LA LIBERTÉ DE L’HOMME, ETC. 2{{e}} PARTIE|209}}</noinclude>célèbre autrefois à Groningue, et {{M.|Strimesius}}<ref>{{sc|Strimesius}}, théologien réformé, né en{{lié}}1648 à Koenigsberg, mort en{{lié}}1730. — Il a écrit un grand nombre d’ouvrages théologiques et philosophiques, entre lesquels nous citerons : ''{{lang|la|Tractatus de fundamentalibus fidei christiane articulis}}'' ; — ''{{lang|la|De Justitia Dei et hominis}}'' ; — ''{{lang|la|Praxiologia apodictica contra Hobbesium}}''. — {{abr|P.{{lié}}J.|Paul Janet}}</ref>, qui l’est encore à Francfort-sur-l’Oder, ont enseigné la même chose : et je crois que c’est le sentiment le plus reçu même parmi les réformés. Thomas d’Aquin et tous les thomistes ont été du même sentiment, avec le commun des scolastiques et des théologiens de l’Église romaine. Les casuistes en sont aussi : je compte Grotius entre les plus éminents parmi eux, et il a été suivi en cela par ses commentateurs. {{M.|Puffendorf}} a paru être d’une autre opinion, qu’il a voulu soutenir contre les censures de quelques théologiens : mais il ne doit pas être compté, et il n’était pas entré assez avant dans ces sortes de matières. Il crie terriblement contre le décret absolu dans son ''{{lang|la|Fecialis divinus}}'', et cependant il approuve ce qu’il y a de pire dans les sentiments des défenseurs de ce décret, et sans lequel ce décret (comme d’autres réformés l’expliquent) devient supportable. Aristote a été très orthodoxe sur ce chapitre de la justice, et l’école l’a suivi : elle distingue, aussi bien que Cicéron et les jurisconsultes, entre le droit perpétuel, qui oblige tous et partout, et le droit positif, qui n’est que pour certains temps et certains peuples. J’ai lu autrefois avec plaisir l’''Euthyphron'' de Platon, qui fait soutenir la vérité là-dessus à Socrate, et {{M.|Bayle}} a remarqué le même passage. {{ancre|p183}}183. Il soutient lui-même cette vérité avec beaucoup de force en quelque endroit, et il sera bon de copier son passage tout entier, quelque long qu’il soit ({{T.|{{rom-maj|II}}|cap}} de la ''Continuation des Pensées diverses'', ch.{{lié}}{{rom|CLII}}, {{pg|771}}, sqq.) : « Selon la doctrine d’une infinité d’auteurs graves, dit-il, il y a dans la nature et dans l’essence de certaines choses un bien ou un mal moral qui précède le décret divin. Ils prouvent principalement cette doctrine par les conséquences affreuses du dogme contraire ; car de ce que ne faire tort à personne serait une bonne action, non pas en soi-même, mais par une disposition arbitraire de la volonté de Dieu, il s’ensuivrait que Dieu aurait pu donner à l’homme une loi directement opposée en tous ses points aux commandements du Décalogue. Cela fait <ref follow=p208>à Groningue en{{lié}}1673, appartient également à l’école de Saumur. Il a écrit un très grand nombre d’ouvrages, dont le principal est le ''{{lang|la|Collegium theologicum, sive breve systema universæ theologiæ}}'', {{in-4°}}, 4{{lié}}éditions, 1645-49-56-73. — {{abr|P.{{lié}}J.|Paul Janet}}</ref><noinclude> <references/></noinclude> 6cpjdreafkleet1dd2hgakq922r74oc Page:Œuvres philosophiques de Leibniz, Alcan, 1900, tome 2.djvu/212 104 4926627 15913989 15883913 2026-07-10T15:14:26Z Susuman77 51799 /* Corrigée */ 15913989 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" />{{nr|210|ESSAIS DE THÉODICÉE}}</noinclude>horreur. Mais voici une preuve plus directe, et tirée de la métaphysique. C’est une chose certaine, que l’existence de Dieu n’est pas un effet de sa volonté. Il n’existe point, parce qu’il veut exister, mais par la nécessité de sa nature infinie. Sa puissance et sa science existent par la même nécessité. Il n’est pas tout-puissant, il ne connaît pas toutes choses, parce qu’il le veut ainsi, mais parce que ce sont des attributs nécessairement identifiés avec lui-même. L’empire de sa volonté ne regarde que l’exercice de sa puissance, il ne produit hors de lui actuellement que ce qu’il veut, et il laisse tout le reste dans la pure possibilité. De là vient que cet empire ne s’étend que sur l’existence des créatures, il ne s’étend point aussi sur leurs essences. Dieu a pu créer la matière, un homme, un cercle, ou les laisser dans le néant ; mais il n’a pu les produire, sans leur donner leurs propriétés essentielles. Il a fallu nécessairement qu’il fît l’homme un animal raisonnable, et qu’il donnât à un cercle la figure ronde, puisque, selon ses idées éternelles et indépendantes des décrets libres de sa volonté, l’essence de l’homme consistait dans les attributs d’animal et de raisonnable, et que l’essence du cercle consistait dans une circonférence également éloignée du centre quant à toutes ses parties. Voilà ce qui a fait avouer aux philosophes chrétiens, que les essences des choses sont éternelles, et qu’il y a des propositions d’une éternelle vérité ; et par conséquent que les essences des choses, et la vérité des premiers principes, sont immuables. Cela ne se doit pas seulement entendre des premiers principes théorétiques, mais aussi des premiers principes pratiques, et de toutes les propositions qui contiennent la véritable définition des créatures. Ces essences, ces vérités émanent de la même nécessité de la nature, que la science de Dieu : comme donc c’est par la nature des choses que Dieu existe, qu’il est tout-puissant, et qu’il connaît tout en perfection ; c’est aussi par la nature des choses que la matière, que le triangle, que l’homme, que certaines actions de l’homme, etc., ont tels et tels attributs essentiellement. Dieu a vu de toute éternité et de toute nécessité les rapports essentiels des nombres et l’identité de l’attribut et du sujet des propositions qui contiennent l’essence de chaque chose. Il a vu de la même manière, que le terme juste est enfermé dans ceux-ci : estimer ce qui est estimable, avoir de la gratitude pour son bienfaiteur, accomplir les conventions d’un contrat, et ainsi de plusieurs autres propositions de morale. On a<noinclude> <references/></noinclude> ifn37ehgy5qgefsrwtvv7oo5i6a6wyu Page:Société Saint-Jean-Baptiste - Au pays de l'érable (quatrième concours littéraire), 1919.djvu/82 104 4926642 15913915 15883952 2026-07-10T13:47:48Z Raymonde Lanthier 75548 /* Corrigée */ 15913915 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Raymonde Lanthier" /></noinclude><noinclude>{{Img float | file=Société Saint-Jean-Baptiste - Au pays de l'érable (quatrième concours littéraire), 1919 (page 82 crop).jpg | width = 480px | align = center | m = 2em |cap = {{t|''… et ses vieux doigts ridés tenaient encore les grains en buis de son rosaire.''<noinclude> (''{{pg|77}}'')</noinclude>|90}} }}</noinclude><noinclude> <references/></noinclude> r2i9pxyfoih0jf7n1yu3wus7quysj08 15913932 15913915 2026-07-10T14:00:09Z Raymonde Lanthier 75548 /* Corrigée */ 15913932 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Raymonde Lanthier" /></noinclude><noinclude>{{Img float | file=Société Saint-Jean-Baptiste - Au pays de l'érable (quatrième concours littéraire), 1919 (page 82 crop).jpg | width = 480px | align = center | m = 2em |cap = {{t|''… et ses vieux doigts ridés tenaient encore les grains en buis de son rosaire.'' (''{{pg|77}}'')|90}} }}</noinclude><noinclude> <references/></noinclude> 35q4xuzv7ckvldtguiwdchgeqx0g67s Page:Œuvres philosophiques de Leibniz, Alcan, 1900, tome 2.djvu/213 104 4926856 15914007 15884797 2026-07-10T15:34:29Z Susuman77 51799 /* Corrigée */ 15914007 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" />{{nr||LA BONTÉ DE DIEU, LA LIBERTÉ DE L’HOMME, ETC. 2{{e}} PARTIE|211}}</noinclude>donc raison de dire que les préceptes de la loi naturelle supposent l’honnêteté et la justice de ce qui est commandé, et qu’il serait du devoir de l’homme de pratiquer ce qu’ils contiennent, quand même Dieu aurait eu la condescendance de n’ordonner rien là-dessus. Prenez garde, je vous prie, qu’en remontant par nos abstractions à cet instant idéal où Dieu n’a encore rien décrété, nous trouvions dans les idées de Dieu les principes de morale sous des termes qui emportent une obligation. Nous y concevons ces maximes comme certaines et dérivées de l’ordre éternel et immuable : il est digne de la créature raisonnable de se conformer à la raison ; une créature raisonnable qui se conforme à la raison est louable, elle est blâmable quand elle ne s’y conforme pas. Vous n’oseriez dire que ces vérités n’imposent pas un devoir à l’homme par rapport à tous les actes conformes à la droite raison, tels que ceux-ci : il faut estimer tout ce qui est estimable ; rendre le bien pour le bien ; ne faire tort à personne ; honorer son père ; rendre à un chacun ce qui lui est dû, etc. Or, puisque par la nature même des choses, et antérieurement aux lois divines, les vérités de morale imposent à l’homme certains devoirs, il est manifeste que Thomas d’Aquin et Grotius ont pu dire que s’il n’y avait point de Dieu, nous ne laisserions pas d’être obligés à nous conformer au droit naturel. D’autres {{corr|on|ont}} dit que quand même tout ce qu’il y a d’intelligences périrait, les propositions véritables demeureraient véritables. Cajétan a soutenu que s’il restait seul dans l’univers, toutes les autres choses sans nulle exception ayant été anéanties, la science qu’il avait de la nature d’une rose ne laisserait pas de subsister. » {{ancre|p184}}184. Feu {{M.}} Jacques Thomasius célèbre professeur à Leipzig, n’a pas mal observé dans ses éclaircissements des règles philosophiques de Daniel Stahlius<ref>{{sc|Stahlius}} (Daniel), philosophe, né à Hamelbourg en{{lié}}1589, professeur de logique et de métaphysique à Iéna, mort en{{lié}}1654. Il a écrit : ''{{lang|la|Compendium metaphysicæ institutionis logicæ}}'' ; — ''{{lang|la|Philosophia moralis}}'' ; — ''{{lang|la|Tractatus logicus contra sophismatum resolutionem}}'', etc. — {{abr|P.{{lié}}J.|Paul Janet}}</ref>, professeur de Iéna, qu’il n’est pas à propos d’aller tout à fait au delà de Dieu et qu’il ne faut point dire avec quelques scotistes, que les vérités éternelles subsisteraient, quand il n’y aurait point d’entendement, pas même celui de Dieu. Car c’est à mon avis l’entendement divin qui fait la réalité des vérités éternelles, quoique sa volonté n’y ait point de part. Toute réalité doit<noinclude> <references/></noinclude> 9958mcfily5u9wygdg449l9u0hqo2b7 Page:Œuvres philosophiques de Leibniz, Alcan, 1900, tome 2.djvu/214 104 4926858 15914170 15884800 2026-07-10T17:39:47Z Susuman77 51799 /* Corrigée */ 15914170 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" />{{nr|212|ESSAIS DE THÉODICÉE}}</noinclude>être fondée dans quelque chose d’existant. Il est vrai qu’un athée peut être géomètre. Mais s’il n’y avait point de Dieu, il n’y aurait point d’objet de la géométrie. Et sans Dieu, non seulement il n’y aurait rien d’existant, mais il n’y aurait même rien de possible. Cela n’empêche pas pourtant que ceux qui ne voient pas la liaison de toutes choses entre elles et avec Dieu, ne puissent entendre certaines sciences, sans en connaître la première source qui est en Dieu. Aristote, quoiqu’il ne l’ait guère connu non plus, n’a pas laissé de dire quelque chose d’approchant et de très bon, lorsqu’il a reconnu que les principes des sciences particulières dépendent d’une science supérieure qui en donne la raison ; et cette science supérieure doit avoir l’être, et par conséquent Dieu, source de l’être pour objet. {{M.|Dreier}} de Kœnigsberg<ref>{{sc|Dreier}} (Pierre), vivait vers 1670, et a écrit ''{{lang|la|De Naturâ metaphysicæ}}'' ; — ''{{lang|la|De Naturâ logicæ}}'' ; — ''{{lang|la|De Illustribus quætionibus philosophiæ}}''. — {{abr|P.{{lié}}J.|Paul Janet}}</ref> a bien remarqué que la vraie métaphysique qu’Aristote cherchait, et qu’il appelait {{lang|grc|τὴν ζητουμένην}}, son ''{{lang|la|desideratum}}'', était la théologie. {{ancre|p185}}185. Cependant, le même {{M.|Bayle}}, qui dit de si belles chose pour montrer que les règles de la bonté et de la justice, et les vérités éternelles en général, subsistent par leur nature, et non pas par un choix arbitraire de Dieu, en a parlé d’une manière fort chancelante dans un autre endroit (''{{abr|Continuat. des Pensées div.|Continuation des Pensées diverses}}'' {{t.}}{{rom-maj|II}}, ch.{{lié}}{{rom|cxiv}}, vers la fin). Après y avoir rapporté le sentiment de {{M.|Descartes}}, et d’une partie de ses sectateurs, qui soutiennent que Dieu est la cause libre des vérités et des essences, il ajoute ({{pg|554}}) : « J’ai fait tout ce que j’ai pu pour bien comprendre ce dogme, et pour trouver la solution des difficultés qui l’environnent. Je vous confesse ingénument que je n’en suis pas venu encore tout à fait à bout. Cela ne me décourage point ; je m’imagine, comme ont fait d’autres philosophes en d’autres cas, que le temps développera ce beau paradoxe. Je voudrais que le {{P.|Mallebranche}} eût pu trouver bon de le soutenir, mais il a pris d’autres mesures. » Est-il possible que le plaisir de douter puisse tant sur un habile homme, que de lui faire souhaiter et de lui faire espérer de pouvoir croire que deux contradictoires ne se trouvent jamais ensemble, que parce que Dieu le leur a défendu, et qu’il aurait pu leur donner un ordre qui les aurait toujours fait aller de compagnie ? Le beau paradoxe que voilà ! Le {{R. P.|Mallebranche}} a fait fort sagement de prendre d’autres mesures.<noinclude> <references/></noinclude> bhle0lgpemv5miwih319zc5grds2crk Page:Œuvres philosophiques de Leibniz, Alcan, 1900, tome 2.djvu/215 104 4926860 15914182 15884802 2026-07-10T17:44:27Z Susuman77 51799 /* Corrigée */ 15914182 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" />{{nr||LA BONTÉ DE DIEU, LA LIBERTÉ DE L’HOMME, ETC. 2{{e}} PARTIE|213}}</noinclude><nowiki/> {{ancre|p186}}186. Je ne saurais même m’imaginer que {{M.|Descartes}} ait pu être tout de bon de ce sentiment quoiqu’il ait eu des sectateurs qui ont eu la facilité de le croire, et de le suivre bonnement où il ne faisait que semblant d’aller. C’était apparemment un de ses tours, une de ses ruses philosophiques : il se préparait quelque échappatoire, comme lorsqu’il trouva un tour pour nier le mouvement de la terre, pendant qu’il était copernicien à outrance. Je soupçonne qu’il a eu en vue ici une autre manière de parler extraordinaire, de son invention, qui était de dire que les affirmations et les négations, et généralement les jugements internes, sont des opérations de la volonté. Et par cet artifice, les vérités éternelles, qui avaient été jusqu’à cet auteur un objet de l’entendement divin, sont devenues tout d’un coup un objet de sa volonté. Or, les actes de la volonté sont libres, donc Dieu est la cause libre des vérités. Voilà le dénoûment de la pièce. ''{{lang|la|Spectatum admissi.}}'' Un petit changement de la signification des termes a causé tout ce fracas. Mais si les affirmations des vérités nécessaires étaient des actions de la volonté du plus parfait esprit, ces actions ne seraient rien moins que libres, car il n’y a rien à choisir. Il paraît que {{M.|Descartes}} ne s’expliquait pas assez sur la nature de la liberté, et qu’il en avait une notion assez extraordinaire, puisqu’il lui donnait une si grande étendue, jusqu’à vouloir que les affirmations des vérités nécessaires étaient libres en Dieu. C’était ne garder que le nom de la liberté. {{ancre|p187}}187. {{M.}} Bayle, qu’il entend avec d’autres d’une liberté d’indifférence, que Dieu avait eue d’établir, par exemple, les vérités des nombres, et d’ordonner que trois fois trois fissent neuf, au lieu qu’il leur eût pu enjoindre de faire dix, conçoit dans une opinion si étrange, s’il y avait moyen de la défendre, je ne sais quel avantage contre les stratoniciens. Straton a été un des chefs de l’école d’Aristote et successeur de Théophraste ; il a soutenu, au rapport de Cicéron, que ce monde avait été formé tel qu’il est par la nature, ou par une cause nécessaire destituée de connaissance. J’avoue que cela se pourrait, si Dieu avait préformé la matière comme il faut pour faire un tel effet par les seules loi du mouvement. Mais sans Dieu, il n’y aurait pas même aucune raison de l’existence, et moins encore de telle ou telle existence des choses : ainsi le système de Straton n’est point à craindre. {{ancre|p188}}188. Cependant {{M.}} Bayle s’en embarrasse : il ne veut point admettre les natures plastiques destituées de connaissance, que {{M.|Cudworth}} et autres avaient introduites ; de peur que les Strato-<noinclude> <references/></noinclude> gr1e2l6ryq0mzdr7n6u3kun8i4lzc6j Page:Œuvres philosophiques de Leibniz, Alcan, 1900, tome 2.djvu/216 104 4926862 15914198 15884804 2026-07-10T17:48:01Z Susuman77 51799 /* Corrigée */ 15914198 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" />{{nr|214|ESSAIS DE THÉODICÉE}}</noinclude>niciens modernes, c’est-à-dire les Spinosistes, n’en profitent. C’est ce qui l’engage dans des disputes avec {{M.|le{{lié}}Clerc}}. Et prévenu de cette erreur, qu’une cause non intelligente ne saurait rien produire où il paraisse de l’artifice, il est éloigné de m’accorder la préformation, qui produit naturellement les organes des animaux, et le système d’une harmonie que Dieu ait préétablie dans les corps, pour les faire répondre par leurs propres lois aux pensées et aux volontés des âmes. Mais il fallait considérer que cette cause non intelligente qui produit de si belles choses dans les graines et dans les semences des plantes et des animaux, et qui produit les actions des corps comme la volonté les ordonne, a été formée par les mains de Dieu, infiniment plus habile qu’un horloger, qui fait pourtant des machines et des automates capables de produire d’assez beaux effets, comme s’ils avaient de l’intelligence. {{ancre|p189}}189. Or pour venir à ce que {{M.|Bayle}} appréhende des Stratoniciens, en cas qu’on admette des vérités indépendantes de la volonté de Dieu : il semble craindre qu’ils ne se prévalent contre nous de la parfaite régularité des vérités éternelles car cette régularité ne venant que de la nature et de la nécessité des choses, sans être dirigée par aucune connaissance, {{M.|Bayle}} craint qu’on en pourrait inférer avec Straton, que le monde a pu aussi devenir régulier par une nécessité aveugle. Mais il est aisé d’y répondre : dans la région des vérités éternelles se trouvent tous les possibles et, par conséquent, tant le régulier que l’irrégulier : il faut qu’il y ait une raison qui ait fait préférer l’ordre et le régulier, et cette raison ne peut être trouvée que dans l’entendement. De plus, ces vérités mêmes ne sont pas sans qu’il y ait un entendement qui en prenne connaissance ; car elles ne subsisteraient point, s’il n’y avait un entendement divin, où elles se trouvent réalisées, pour ainsi dire. C’est pourquoi Straton ne vient pas à son but, qui est d’exclure la connaissance de ce qui entre dans l’origine des choses. {{ancre|p190}}190. La difficulté que {{M.|Bayle}} s’est figurée du côté de Straton, paraît un peu trop subtile et trop recherchée. On appelle cela, ''{{lang|la|timere, ubi non est timor}}''. Il s’en fait une autre, qui n’a pas plus de fondement. C’est que Dieu serait assujetti à une espèce de fatum. Voici ses paroles ({{pg|555}}) : « S’il y a des propositions d’une éternelle vérité, qui sont telles de leur nature, et non point par l’institution de Dieu, si elles ne sont point véritables par un décret libre de sa volonté, mais si au contraire il les a connues nécessairement<noinclude> <references/></noinclude> ilw5518zvocsuv3re3exlu7dch1wk79 Page:Œuvres philosophiques de Leibniz, Alcan, 1900, tome 2.djvu/217 104 4926864 15914206 15884806 2026-07-10T17:52:10Z Susuman77 51799 /* Corrigée */ 15914206 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" />{{nr||LA BONTÉ DE DIEU, LA LIBERTÉ DE L’HOMME, ETC. 2{{e}} PARTIE|215}}</noinclude>véritables, parce que telle était leur nature, voilà une espèce de ''fatum'' auquel il est assujetti ; voilà une nécessité naturelle absolument insurmontable. Il résulte encore de là, que l’entendement divin, dans l’infinité de ses idées, a rencontré toujours et du premier coup leur conformité parfaite avec leurs objets, sans qu’aucune connaissance le dirigeât ; car il y aurait contradiction qu’aucune cause exemplaire eût servi de plan aux actes de l’entendement de Dieu. On ne trouverait jamais par là des idées éternelles, ni aucune première intelligence. Il faudra donc dire qu’une nature qui existe nécessairement trouve toujours son chemin, sans qu’on le lui montre ; et comment vaincre après cela l’opiniâtreté d’un {{corr|stratonicien ?|stratonicien ? »}} {{ancre|p191}}191. Mais il est encore aisé de répondre : ce prétendu ''fatum'', qui oblige même la divinité, n’est autre chose que la propre nature de Dieu, son propre entendement, qui fournit les règles à sa sagesse et à sa bonté ; c’est une heureuse nécessité, sans laquelle il ne serait ni bon ni sage. Voudrait-on que Dieu ne fût point obligé d’être parfait et heureux ? Notre condition, qui nous rend capables de faillir, est-elle digne d’envie ? et ne serions-nous pas bien aises de la changer contre l’impeccabilité, si cela dépendait de nous ? Il faut être bien dégoûté, pour souhaiter la liberté de se perdre, et pour plaindre la divinité de ce qu’elle ne l’a point. C’est ainsi que {{M.|Bayle}} raisonne lui-même ailleurs contre ceux qui exaltent jusqu’aux nues une liberté outrée qu’ils s’imaginent dans la volonté, lorsqu’ils la voudraient indépendante de la raison. {{ancre|p192}}192. Au reste, {{M.|Bayle}} s’étonne « que l’entendement divin dans l’infinité de ses idées rencontre toujours et du premier coup leur conformité parfaite avec leurs objets, sans qu’aucune connaissance le dirige ». Cette objection est nulle, de toute nullité : toute idée distincte est par là même conforme avec son objet ; et il n’y en a que de distinctes en Dieu : outre que d’abord l’objet n’existe nulle part, et quand il existera, il sera formé sur cette idée. D’ailleurs, {{M.|Bayle}} sait fort bien que l’entendement divin n’a point besoin de temps pour voir la liaison des choses. Tous les raisonnements sont éminemment en Dieu, et ils gardent un ordre entre eux dans son entendement, aussi bien que dans le nôtre ; mais chez lui, ce n’est qu’un ordre et une priorité de nature, au lieu que chez nous, il y a une priorité de temps. Il ne faut donc point s’étonner que celui qui pénètre toutes les choses tout d’un coup, doit toujours rencontrer<noinclude> <references/></noinclude> frwesogssq4vm3dt2kc57l7roy45zgf Page:Œuvres philosophiques de Leibniz, Alcan, 1900, tome 2.djvu/218 104 4926866 15914244 15884808 2026-07-10T18:09:28Z Susuman77 51799 /* Corrigée */ 15914244 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" />{{nr|216|ESSAIS DE THÉODICÉE}}</noinclude>du premier coup ; et on ne doit point dire qu’il réussit sans qu’aucune connaissance le dirige. Au contraire, c’est parce que sa connaissance est parfaite, que ses actions volontaires le sont aussi. {{ancre|p193}}193. Jusqu’ici nous avons fait voir que la volonté de Dieu n’est point indépendante des règles de la sagesse ; quoiqu’il soit étonnant qu’on ait été obligé de raisonner là-dessus, et de combattre pour une vérité si grande et si reconnue. Mais il n’est presque pas moins étonnant qu’il y ait des gens qui croient que Dieu n’observe ces règles qu’à demi, et ne choisit point le meilleur, quoique sa sagesse le lui fasse connaître ; en un mot, qu’il y ait des auteurs qui tiennent que Dieu pouvait mieux faire. C’est à peu près l’erreur du fameux Alphonse<ref>{{roi|{{sc|Alphonse}}|X}} (l’''Astronome'' ou le ''Philosophe''), roi de Castille et de Léon, fils de Ferdinand le Saint, né en{{lié}}1221, roi en{{lié}}1252, après un règne très agité. Il a fait ou plutôt achevé le recueil de lois nommé ''{{lang|es|Las Partidas}}''. — Il fit les ''Tables Alphonsines'' ou ''Tables astronomiques''. — {{abr|P.{{lié}}J.|Paul Janet}}</ref>, roi de Castille, élu roi des Romains par quelques électeurs, et promoteur des tables astronomiques qui portent son nom. L’on prétend que ce prince a dit que si Dieu l’eût appelé à son conseil, quand il fit le monde, il lui aurait donné de bons avis. Apparemment le système du monde de Ptolémée, qui régnait en ce temps-là, lui déplaisait. Il croyait donc qu’on aurait pu faire quelque chose de mieux concerté, et il avait raison. Mais s’il avait connu le système de Copernic avec les découvertes de Kepler, augmentées maintenant par la connaissance de la pesanteur des planètes, il aurait bien reconnu que l’invention du vrai système est merveilleuse. L’on voit donc qu’il ne s’agissait que du plus ou du moins, qu’Alphonse prétendait seulement qu’on avait pu mieux faire, et que son jugement a été blâmé de tout le monde. {{ancre|p194}}194. Cependant des philosophes et des théologiens osent soutenir dogmatiquement un jugement semblable : et je me suis étonné cent fois que des personnes habiles et pieuses aient été capables de donner des bornes à la bonté et à la perfection de Dieu. Car d’avancer qu’il sait ce qui est meilleur, qu’il le peut faire, et qu’il ne le fait pas, c’est avouer qu’il ne tenait qu’à sa volonté de rendre le monde meilleur qu’il n’est ; mais c’est ce qu’on appelle manquer de bonté. C’est agir contre cet axiome marqué déjà ci-dessus : ''{{lang|la|Minus bonum habet rationem mali}}''. Si quelques-uns allèguent l’expérience, pour prouver que Dieu aurait pu mieux faire, ils s’érigent en censeurs ridicules de ses ouvrages, et on leur dira ce qu’on répond à tous ceux qui cri-<noinclude> <references/></noinclude> cgesdag8rf0m7tzidu4352wr1ru4dy3 Page:Œuvres philosophiques de Leibniz, Alcan, 1900, tome 2.djvu/219 104 4926868 15914270 15884810 2026-07-10T18:25:19Z Susuman77 51799 /* Corrigée */ 15914270 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" />{{nr||LA BONTÉ DE DIEU, LA LIBERTÉ DE L’HOMME, ETC. 2{{e}} PARTIE|217}}</noinclude>tiquent le procédé de Dieu, et qui de cette même supposition, c’est-à-dire des prétendus défauts du monde, en voudraient inférer qu’il y a un mauvais Dieu, ou du moins un Dieu neutre entre le bien et le mal. Et si nous jugeons comme le roi Alphonse, on nous répondra, dis-je : Vous ne connaissez le monde que depuis trois jours, vous n’y voyez guère plus loin que votre nez, et vous y trouvez à redire. Attendez à le connaître davantage, et y considérez surtout les parties qui présentent un tout complet (comme font les corps organiques) ; et vous y trouverez un artifice et une beauté qui va au delà de l’imagination. Tirons-en des conséquences pour la sagesse et pour la bonté de l’auteur des choses, encore dans les choses que nous ne connaissons pas. Nous en trouvons dans l’univers qui ne nous plaisent point ; mais sachons qu’il n’est pas fait pour nous seuls. Il est pourtant fait pour nous, si nous sommes sages : il nous accommodera, si nous nous en accommodons ; nous y serons heureux, si nous le voulons être. {{ancre|p195}}195. Quelqu’un dira, qu’il est impossible de produire le meilleur, parce qu’il n’y a point de créature parfaite et qu’il est toujours possible d’en produire une qui le soit davantage. Je réponds que ce qui se peut dire d’une créature ou d’une substance particulière, qui peut toujours être surpassée par une autre, ne doit pas être appliqué à l’univers, lequel se devant étendre par toute l’éternité future, est un infini. De plus, il y a une infinité de créatures dans la moindre parcelle de la matière, à cause de la division actuelle du ''{{lang|la|Continuum}}'' à l’infini. Et l’infini, c’est-à-dire l’amas d’un nombre infini de substances, à proprement parler, n’est pas un tout ; non plus que le nombre infini lui-même, duquel on ne saurait dire s’il est pair ou impair. C’est cela même qui sert à réfuter ceux qui font du monde un Dieu, ou qui conçoivent Dieu comme l’âme du monde ; le monde ou l’univers ne pouvant pas être considérés comme un animal, ou comme une substance. {{ancre|p196}}196. Il ne s’agit donc pas d’une créature, mais de l’univers ; et l’adversaire sera obligé de soutenir qu’un univers possible peut être meilleur que l’autre, à l’infini ; mais c’est en quoi il se tromperait, et c’est ce qu’il ne saurait prouver. Si cette opinion était véritable, il s’ensuivrait que Dieu n’en aurait produit aucun ; car il est incapable d’agir sans raison, et ce serait même agir contre la raison. C’est comme si l’on s’imaginait que Dieu eût décerné de faire une sphère matérielle, sans qu’il y eût aucune raison de la faire d’une<noinclude> <references/></noinclude> i76kkugoj7rwoh5tjpg5bzoc12kxgm8 Discussion Livre:Philidor L analyze des echecs.djvu 113 4927893 15914516 15901339 2026-07-10T22:01:30Z Fabrice Dury 1855 /* Editions */ nouvelle section 15914516 wikitext text/x-wiki == Notation moderne == {{ping|Lorlam}} Je serais d'avis de compléter les indications des coups par leur notation moderne. Qu'en penses-tu ? Par exemple : on ajouterait e4-e5 sous le numéro 1. Je vais faire un essai dans ce sens. [[Utilisateur:Fabrice Dury|Fabrice Dury]] ([[Discussion utilisateur:Fabrice Dury|d]]) 24 juin 2026 à 12:44 (UTC) :@[[Utilisateur:Fabrice Dury|Fabrice Dury]] : Pourquoi pas, mais à condition que les indications "modernes" soient assez "discrètes" pour que le visuel puisse rester fidèle à la présentation de l'ouvrage d'origine, et en montrant bien que ces indications sont des rajouts de Wikisource... mais si tu veux le faire pour tout le livre, ça me semble être un travail de titan !!! [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 24 juin 2026 à 12:53 (UTC) ::@[[Utilisateur:Fabrice Dury|Fabrice Dury]] : Après... je te laisse faire si tu en as envie, mais cela ne me semble pas forcément nécessaire... Au contraire, je n'ai pas encore essayé de retranscrire une partie, mais, ça m'amuserait de voir ce que ça donne ! {{sourire}} [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 24 juin 2026 à 13:04 (UTC) :::@[[Utilisateur:Fabrice Dury|Fabrice Dury]] : J'ai vu ton rajout (1. e4 e5) => ça va très bien si tu veux faire comme ça... Par contre, si tu te lances, merci de ne le faire qu'après la validation des pages et pas à la correction des nouvelles pages... pour éviter de rajouter des informations qui compliqueraient la validation des pages à venir... {{sourire}} [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 24 juin 2026 à 14:20 (UTC) ::::@[[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] : D’accord. Finissons d’abord la validation sans les ajouts. Je vais simplement tester différentes options sur la même page. [[Utilisateur:Fabrice Dury|Fabrice Dury]] ([[Discussion utilisateur:Fabrice Dury|d]]) 24 juin 2026 à 14:36 (UTC) == Transclusion du ſ == Le signe ſ est partout remplacé par un s. Peut-on corriger ? [[Utilisateur:Fabrice Dury|Fabrice Dury]] ([[Discussion utilisateur:Fabrice Dury|d]]) 24 juin 2026 à 14:58 (UTC) :@[[Utilisateur:Fabrice Dury|Fabrice Dury]] : Moi je vois bien les "ſ"... mais il y a le modèle "Modernisation" sur les transclusions, ce qui "normalement" te donne le choix entre les orthographes "originales" ou "modernes" en haut de la page... Si tu as activité le gadget "Modernisation" dans tes préférences... tes problèmes de visualisation ne viendraient-ils pas de là ? [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 24 juin 2026 à 17:35 (UTC) ::@[[Utilisateur:Fabrice Dury|Fabrice Dury]] : Merci. En activant '''Orthographe originale''', le défaut persiste. Je chercherai plus tard la solution. [[Utilisateur:Fabrice Dury|Fabrice Dury]] ([[Discussion utilisateur:Fabrice Dury|d]]) 25 juin 2026 à 06:49 (UTC) == Coups avec lettrines == {{ping|Lorlam}} La typographie de l'original n'est pas constante (il y a deux cas). Si on veut respecter la conformité, je propose ceci : * Cas 1 (''Noir'' aligné avec ''Blanc''). {| border=0|class="wikitable" |- | style="vertical-align:top;"|{{Em|2}}''Blanc''. || {{Lettrine|L|lignes=2}}E Pion de la Tour du Roi deux pas. |} {{Em|2}}''Noir''. etc. * Cas 2 (''Noir'' aligné avec la lettrine). {| border=0|class="wikitable" |- | style="vertical-align:top;"|{{Em|2}}''Blanc''. || {{Lettrine|L|lignes=2}}E Pion de la Tour du Roi deux pas. |- | || ''Noir''. etc. |} Qu'en penses-tu ? [[Utilisateur:Fabrice Dury|Fabrice Dury]] ([[Discussion utilisateur:Fabrice Dury|d]]) 29 juin 2026 à 12:45 (UTC) :@[[Utilisateur:Fabrice Dury|Fabrice Dury]] : oui j'avais moi aussi constaté les deux cas... qui sont le plus souvent liés au fait que le commentaire du coup de blanc tienne sur une ligne ou bien deux lignes dans le fs... Personnellement, je proposerais bien d'uniformiser avec le cas 2... (sachant que les commentaires sur 2 lignes dans le fs tiennent souvent sur une seule ligne dans notre transcription) ; mais ça ne me choquerait pas que l'on puisse utiliser alternativement les cas 1 et 2 pour ressembler à la présentation du fs. [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 29 juin 2026 à 13:03 (UTC) == Diagrammes == {{ping|Lorlam}} On pourrait compléter la version transcluse avec des diagrammes qui indiqueraient la position des pièces sur l’échiquier avant le début de chaque renvoy. Qu'en penses-tu ? J’ai fait un essai à partir du modèle (allure ci-dessous) que je trouve sur wikipédia. Hélas ! Il ne semble pas fonctionner sur wikisource.<br /> <nowiki >{{Diagramme d'échecs</nowiki ><br /> <nowiki >|tright</nowiki ><br /> <nowiki >|</nowiki ><br /> <nowiki >|rd|nd|bd|qd|kd|bd|nd|rd</nowiki ><br /> <nowiki >|pd|pd|pd|pd|pd|pd|pd|pd</nowiki ><br /> <nowiki >| | | | | | | |</nowiki ><br /> <nowiki >| | | | | | | |</nowiki ><br /> <nowiki >| | | | | | | |</nowiki ><br /> <nowiki >| | | | | | | |</nowiki ><br /> <nowiki >|pl|pl|pl|pl|pl|pl|pl|pl</nowiki ><br /> <nowiki >|rl|nl|bl|ql|kl|bl|nl|rl</nowiki ><br /> <nowiki >| Position au début du x{{e|me}} renvoy.</nowiki ><br /> <nowiki >}}</nowiki ><br />[[Utilisateur:Fabrice Dury|Fabrice Dury]] ([[Discussion utilisateur:Fabrice Dury|d]]) 2 juillet 2026 à 08:54 (UTC) :Bonjour @[[Utilisateur:Fabrice Dury|Fabrice Dury]] : Personnellement, je n'irais pas jusque là, mais ça ne me dérange pas si tu veux le faire... [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 2 juillet 2026 à 11:13 (UTC) == Avertissement == Sur [[L’Analyze des Échecs/Première PARTIE|cette page]], j’ai mis un « Avertissement wikisource ». Est-ce que cela répond bien à ton souhait ? [[Utilisateur:Fabrice Dury|Fabrice Dury]] ([[Discussion utilisateur:Fabrice Dury|d]]) 2 juillet 2026 à 22:03 (UTC) :@[[Utilisateur:Fabrice Dury|Fabrice Dury]] : Oui, le principe de cet avertissement est très bien. Seule la formulation finale "et ne figurent pas dans les pages djvu." me semble être peu claire et à changer : par exemple "et ne figurent pas dans les pages ''individuelles''" ou "ne sont pas visibles en ''mode page''"... Je ne sais pas, mais la notion de "djvu" n'est compréhensible que des contributeurs avancés de Wikisource, et pas des visiteurs ou curieux qui tomberaient sur ce livre en cherchant sur le web... [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 2 juillet 2026 à 23:57 (UTC) ::{{merci}} pour ta modification : ça me va très bien comme ça ! {{sourire}}. [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 3 juillet 2026 à 08:07 (UTC) == Version du texte avec notation algébrique et diagrammes == @[[Utilisateur:Fabrice Dury|Fabrice Dury]] : Pour info, il existe un fac-similé de ce même livre ré-édité ultérieurement avec "avec une nouvelle notation abrégée, et des planches où se trouve figurée la situation du jeu pour les renvois et les fins de parties" ici : https://archive.org/details/bub_gb_cikCAAAAYAAJ/mode/2up [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 3 juillet 2026 à 00:02 (UTC) :@[[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]]. Bonjour. Merci pour ce signalement. Sur la question de la notation moderne et des diagrammes en début de renvois, cette édition 1803 constitue un cas flagrant de ce que les oulipiens appellent un « plagiat par anticipation » ! En outre, je vais disposer de quoi vérifier mes ajouts. Merci ! Cordialement. [[Utilisateur:Fabrice Dury|Fabrice Dury]] ([[Discussion utilisateur:Fabrice Dury|d]]) 3 juillet 2026 à 07:33 (UTC) ::@[[Utilisateur:Fabrice Dury|Fabrice Dury]] : Oui, c'est bien pour la vérification que je t’ai signalé cette édition {{clin}}--[[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 3 juillet 2026 à 08:08 (UTC) == Editions == * [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k3065054b.texteImage Paris, Chez Causette libraire, 1830] [[Utilisateur:Fabrice Dury|Fabrice Dury]] ([[Discussion utilisateur:Fabrice Dury|d]]) 10 juillet 2026 à 22:01 (UTC) ppex0adol5oxkl5x32l5xc1mgv6ysub 15914520 15914516 2026-07-10T22:03:35Z Fabrice Dury 1855 /* Editions */ 15914520 wikitext text/x-wiki == Notation moderne == {{ping|Lorlam}} Je serais d'avis de compléter les indications des coups par leur notation moderne. Qu'en penses-tu ? Par exemple : on ajouterait e4-e5 sous le numéro 1. Je vais faire un essai dans ce sens. [[Utilisateur:Fabrice Dury|Fabrice Dury]] ([[Discussion utilisateur:Fabrice Dury|d]]) 24 juin 2026 à 12:44 (UTC) :@[[Utilisateur:Fabrice Dury|Fabrice Dury]] : Pourquoi pas, mais à condition que les indications "modernes" soient assez "discrètes" pour que le visuel puisse rester fidèle à la présentation de l'ouvrage d'origine, et en montrant bien que ces indications sont des rajouts de Wikisource... mais si tu veux le faire pour tout le livre, ça me semble être un travail de titan !!! [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 24 juin 2026 à 12:53 (UTC) ::@[[Utilisateur:Fabrice Dury|Fabrice Dury]] : Après... je te laisse faire si tu en as envie, mais cela ne me semble pas forcément nécessaire... Au contraire, je n'ai pas encore essayé de retranscrire une partie, mais, ça m'amuserait de voir ce que ça donne ! {{sourire}} [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 24 juin 2026 à 13:04 (UTC) :::@[[Utilisateur:Fabrice Dury|Fabrice Dury]] : J'ai vu ton rajout (1. e4 e5) => ça va très bien si tu veux faire comme ça... Par contre, si tu te lances, merci de ne le faire qu'après la validation des pages et pas à la correction des nouvelles pages... pour éviter de rajouter des informations qui compliqueraient la validation des pages à venir... {{sourire}} [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 24 juin 2026 à 14:20 (UTC) ::::@[[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] : D’accord. Finissons d’abord la validation sans les ajouts. Je vais simplement tester différentes options sur la même page. [[Utilisateur:Fabrice Dury|Fabrice Dury]] ([[Discussion utilisateur:Fabrice Dury|d]]) 24 juin 2026 à 14:36 (UTC) == Transclusion du ſ == Le signe ſ est partout remplacé par un s. Peut-on corriger ? [[Utilisateur:Fabrice Dury|Fabrice Dury]] ([[Discussion utilisateur:Fabrice Dury|d]]) 24 juin 2026 à 14:58 (UTC) :@[[Utilisateur:Fabrice Dury|Fabrice Dury]] : Moi je vois bien les "ſ"... mais il y a le modèle "Modernisation" sur les transclusions, ce qui "normalement" te donne le choix entre les orthographes "originales" ou "modernes" en haut de la page... Si tu as activité le gadget "Modernisation" dans tes préférences... tes problèmes de visualisation ne viendraient-ils pas de là ? [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 24 juin 2026 à 17:35 (UTC) ::@[[Utilisateur:Fabrice Dury|Fabrice Dury]] : Merci. En activant '''Orthographe originale''', le défaut persiste. Je chercherai plus tard la solution. [[Utilisateur:Fabrice Dury|Fabrice Dury]] ([[Discussion utilisateur:Fabrice Dury|d]]) 25 juin 2026 à 06:49 (UTC) == Coups avec lettrines == {{ping|Lorlam}} La typographie de l'original n'est pas constante (il y a deux cas). Si on veut respecter la conformité, je propose ceci : * Cas 1 (''Noir'' aligné avec ''Blanc''). {| border=0|class="wikitable" |- | style="vertical-align:top;"|{{Em|2}}''Blanc''. || {{Lettrine|L|lignes=2}}E Pion de la Tour du Roi deux pas. |} {{Em|2}}''Noir''. etc. * Cas 2 (''Noir'' aligné avec la lettrine). {| border=0|class="wikitable" |- | style="vertical-align:top;"|{{Em|2}}''Blanc''. || {{Lettrine|L|lignes=2}}E Pion de la Tour du Roi deux pas. |- | || ''Noir''. etc. |} Qu'en penses-tu ? [[Utilisateur:Fabrice Dury|Fabrice Dury]] ([[Discussion utilisateur:Fabrice Dury|d]]) 29 juin 2026 à 12:45 (UTC) :@[[Utilisateur:Fabrice Dury|Fabrice Dury]] : oui j'avais moi aussi constaté les deux cas... qui sont le plus souvent liés au fait que le commentaire du coup de blanc tienne sur une ligne ou bien deux lignes dans le fs... Personnellement, je proposerais bien d'uniformiser avec le cas 2... (sachant que les commentaires sur 2 lignes dans le fs tiennent souvent sur une seule ligne dans notre transcription) ; mais ça ne me choquerait pas que l'on puisse utiliser alternativement les cas 1 et 2 pour ressembler à la présentation du fs. [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 29 juin 2026 à 13:03 (UTC) == Diagrammes == {{ping|Lorlam}} On pourrait compléter la version transcluse avec des diagrammes qui indiqueraient la position des pièces sur l’échiquier avant le début de chaque renvoy. Qu'en penses-tu ? J’ai fait un essai à partir du modèle (allure ci-dessous) que je trouve sur wikipédia. Hélas ! Il ne semble pas fonctionner sur wikisource.<br /> <nowiki >{{Diagramme d'échecs</nowiki ><br /> <nowiki >|tright</nowiki ><br /> <nowiki >|</nowiki ><br /> <nowiki >|rd|nd|bd|qd|kd|bd|nd|rd</nowiki ><br /> <nowiki >|pd|pd|pd|pd|pd|pd|pd|pd</nowiki ><br /> <nowiki >| | | | | | | |</nowiki ><br /> <nowiki >| | | | | | | |</nowiki ><br /> <nowiki >| | | | | | | |</nowiki ><br /> <nowiki >| | | | | | | |</nowiki ><br /> <nowiki >|pl|pl|pl|pl|pl|pl|pl|pl</nowiki ><br /> <nowiki >|rl|nl|bl|ql|kl|bl|nl|rl</nowiki ><br /> <nowiki >| Position au début du x{{e|me}} renvoy.</nowiki ><br /> <nowiki >}}</nowiki ><br />[[Utilisateur:Fabrice Dury|Fabrice Dury]] ([[Discussion utilisateur:Fabrice Dury|d]]) 2 juillet 2026 à 08:54 (UTC) :Bonjour @[[Utilisateur:Fabrice Dury|Fabrice Dury]] : Personnellement, je n'irais pas jusque là, mais ça ne me dérange pas si tu veux le faire... [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 2 juillet 2026 à 11:13 (UTC) == Avertissement == Sur [[L’Analyze des Échecs/Première PARTIE|cette page]], j’ai mis un « Avertissement wikisource ». Est-ce que cela répond bien à ton souhait ? [[Utilisateur:Fabrice Dury|Fabrice Dury]] ([[Discussion utilisateur:Fabrice Dury|d]]) 2 juillet 2026 à 22:03 (UTC) :@[[Utilisateur:Fabrice Dury|Fabrice Dury]] : Oui, le principe de cet avertissement est très bien. Seule la formulation finale "et ne figurent pas dans les pages djvu." me semble être peu claire et à changer : par exemple "et ne figurent pas dans les pages ''individuelles''" ou "ne sont pas visibles en ''mode page''"... Je ne sais pas, mais la notion de "djvu" n'est compréhensible que des contributeurs avancés de Wikisource, et pas des visiteurs ou curieux qui tomberaient sur ce livre en cherchant sur le web... [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 2 juillet 2026 à 23:57 (UTC) ::{{merci}} pour ta modification : ça me va très bien comme ça ! {{sourire}}. [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 3 juillet 2026 à 08:07 (UTC) == Version du texte avec notation algébrique et diagrammes == @[[Utilisateur:Fabrice Dury|Fabrice Dury]] : Pour info, il existe un fac-similé de ce même livre ré-édité ultérieurement avec "avec une nouvelle notation abrégée, et des planches où se trouve figurée la situation du jeu pour les renvois et les fins de parties" ici : https://archive.org/details/bub_gb_cikCAAAAYAAJ/mode/2up [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 3 juillet 2026 à 00:02 (UTC) :@[[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]]. Bonjour. Merci pour ce signalement. Sur la question de la notation moderne et des diagrammes en début de renvois, cette édition 1803 constitue un cas flagrant de ce que les oulipiens appellent un « plagiat par anticipation » ! En outre, je vais disposer de quoi vérifier mes ajouts. Merci ! Cordialement. [[Utilisateur:Fabrice Dury|Fabrice Dury]] ([[Discussion utilisateur:Fabrice Dury|d]]) 3 juillet 2026 à 07:33 (UTC) ::@[[Utilisateur:Fabrice Dury|Fabrice Dury]] : Oui, c'est bien pour la vérification que je t’ai signalé cette édition {{clin}}--[[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 3 juillet 2026 à 08:08 (UTC) == Editions == * [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1050358s Londres, 1749] * [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k3065054b.texteImage Paris, Chez Causette libraire, 1830] [[Utilisateur:Fabrice Dury|Fabrice Dury]] ([[Discussion utilisateur:Fabrice Dury|d]]) 10 juillet 2026 à 22:01 (UTC) h0bawy7f9n8b96dj3guxp930pmffryh 15914522 15914520 2026-07-10T22:06:01Z Fabrice Dury 1855 /* Editions */ 15914522 wikitext text/x-wiki == Notation moderne == {{ping|Lorlam}} Je serais d'avis de compléter les indications des coups par leur notation moderne. Qu'en penses-tu ? Par exemple : on ajouterait e4-e5 sous le numéro 1. Je vais faire un essai dans ce sens. [[Utilisateur:Fabrice Dury|Fabrice Dury]] ([[Discussion utilisateur:Fabrice Dury|d]]) 24 juin 2026 à 12:44 (UTC) :@[[Utilisateur:Fabrice Dury|Fabrice Dury]] : Pourquoi pas, mais à condition que les indications "modernes" soient assez "discrètes" pour que le visuel puisse rester fidèle à la présentation de l'ouvrage d'origine, et en montrant bien que ces indications sont des rajouts de Wikisource... mais si tu veux le faire pour tout le livre, ça me semble être un travail de titan !!! [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 24 juin 2026 à 12:53 (UTC) ::@[[Utilisateur:Fabrice Dury|Fabrice Dury]] : Après... je te laisse faire si tu en as envie, mais cela ne me semble pas forcément nécessaire... Au contraire, je n'ai pas encore essayé de retranscrire une partie, mais, ça m'amuserait de voir ce que ça donne ! {{sourire}} [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 24 juin 2026 à 13:04 (UTC) :::@[[Utilisateur:Fabrice Dury|Fabrice Dury]] : J'ai vu ton rajout (1. e4 e5) => ça va très bien si tu veux faire comme ça... Par contre, si tu te lances, merci de ne le faire qu'après la validation des pages et pas à la correction des nouvelles pages... pour éviter de rajouter des informations qui compliqueraient la validation des pages à venir... {{sourire}} [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 24 juin 2026 à 14:20 (UTC) ::::@[[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] : D’accord. Finissons d’abord la validation sans les ajouts. Je vais simplement tester différentes options sur la même page. [[Utilisateur:Fabrice Dury|Fabrice Dury]] ([[Discussion utilisateur:Fabrice Dury|d]]) 24 juin 2026 à 14:36 (UTC) == Transclusion du ſ == Le signe ſ est partout remplacé par un s. Peut-on corriger ? [[Utilisateur:Fabrice Dury|Fabrice Dury]] ([[Discussion utilisateur:Fabrice Dury|d]]) 24 juin 2026 à 14:58 (UTC) :@[[Utilisateur:Fabrice Dury|Fabrice Dury]] : Moi je vois bien les "ſ"... mais il y a le modèle "Modernisation" sur les transclusions, ce qui "normalement" te donne le choix entre les orthographes "originales" ou "modernes" en haut de la page... Si tu as activité le gadget "Modernisation" dans tes préférences... tes problèmes de visualisation ne viendraient-ils pas de là ? [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 24 juin 2026 à 17:35 (UTC) ::@[[Utilisateur:Fabrice Dury|Fabrice Dury]] : Merci. En activant '''Orthographe originale''', le défaut persiste. Je chercherai plus tard la solution. [[Utilisateur:Fabrice Dury|Fabrice Dury]] ([[Discussion utilisateur:Fabrice Dury|d]]) 25 juin 2026 à 06:49 (UTC) == Coups avec lettrines == {{ping|Lorlam}} La typographie de l'original n'est pas constante (il y a deux cas). Si on veut respecter la conformité, je propose ceci : * Cas 1 (''Noir'' aligné avec ''Blanc''). {| border=0|class="wikitable" |- | style="vertical-align:top;"|{{Em|2}}''Blanc''. || {{Lettrine|L|lignes=2}}E Pion de la Tour du Roi deux pas. |} {{Em|2}}''Noir''. etc. * Cas 2 (''Noir'' aligné avec la lettrine). {| border=0|class="wikitable" |- | style="vertical-align:top;"|{{Em|2}}''Blanc''. || {{Lettrine|L|lignes=2}}E Pion de la Tour du Roi deux pas. |- | || ''Noir''. etc. |} Qu'en penses-tu ? [[Utilisateur:Fabrice Dury|Fabrice Dury]] ([[Discussion utilisateur:Fabrice Dury|d]]) 29 juin 2026 à 12:45 (UTC) :@[[Utilisateur:Fabrice Dury|Fabrice Dury]] : oui j'avais moi aussi constaté les deux cas... qui sont le plus souvent liés au fait que le commentaire du coup de blanc tienne sur une ligne ou bien deux lignes dans le fs... Personnellement, je proposerais bien d'uniformiser avec le cas 2... (sachant que les commentaires sur 2 lignes dans le fs tiennent souvent sur une seule ligne dans notre transcription) ; mais ça ne me choquerait pas que l'on puisse utiliser alternativement les cas 1 et 2 pour ressembler à la présentation du fs. [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 29 juin 2026 à 13:03 (UTC) == Diagrammes == {{ping|Lorlam}} On pourrait compléter la version transcluse avec des diagrammes qui indiqueraient la position des pièces sur l’échiquier avant le début de chaque renvoy. Qu'en penses-tu ? J’ai fait un essai à partir du modèle (allure ci-dessous) que je trouve sur wikipédia. Hélas ! Il ne semble pas fonctionner sur wikisource.<br /> <nowiki >{{Diagramme d'échecs</nowiki ><br /> <nowiki >|tright</nowiki ><br /> <nowiki >|</nowiki ><br /> <nowiki >|rd|nd|bd|qd|kd|bd|nd|rd</nowiki ><br /> <nowiki >|pd|pd|pd|pd|pd|pd|pd|pd</nowiki ><br /> <nowiki >| | | | | | | |</nowiki ><br /> <nowiki >| | | | | | | |</nowiki ><br /> <nowiki >| | | | | | | |</nowiki ><br /> <nowiki >| | | | | | | |</nowiki ><br /> <nowiki >|pl|pl|pl|pl|pl|pl|pl|pl</nowiki ><br /> <nowiki >|rl|nl|bl|ql|kl|bl|nl|rl</nowiki ><br /> <nowiki >| Position au début du x{{e|me}} renvoy.</nowiki ><br /> <nowiki >}}</nowiki ><br />[[Utilisateur:Fabrice Dury|Fabrice Dury]] ([[Discussion utilisateur:Fabrice Dury|d]]) 2 juillet 2026 à 08:54 (UTC) :Bonjour @[[Utilisateur:Fabrice Dury|Fabrice Dury]] : Personnellement, je n'irais pas jusque là, mais ça ne me dérange pas si tu veux le faire... [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 2 juillet 2026 à 11:13 (UTC) == Avertissement == Sur [[L’Analyze des Échecs/Première PARTIE|cette page]], j’ai mis un « Avertissement wikisource ». Est-ce que cela répond bien à ton souhait ? [[Utilisateur:Fabrice Dury|Fabrice Dury]] ([[Discussion utilisateur:Fabrice Dury|d]]) 2 juillet 2026 à 22:03 (UTC) :@[[Utilisateur:Fabrice Dury|Fabrice Dury]] : Oui, le principe de cet avertissement est très bien. Seule la formulation finale "et ne figurent pas dans les pages djvu." me semble être peu claire et à changer : par exemple "et ne figurent pas dans les pages ''individuelles''" ou "ne sont pas visibles en ''mode page''"... Je ne sais pas, mais la notion de "djvu" n'est compréhensible que des contributeurs avancés de Wikisource, et pas des visiteurs ou curieux qui tomberaient sur ce livre en cherchant sur le web... [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 2 juillet 2026 à 23:57 (UTC) ::{{merci}} pour ta modification : ça me va très bien comme ça ! {{sourire}}. [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 3 juillet 2026 à 08:07 (UTC) == Version du texte avec notation algébrique et diagrammes == @[[Utilisateur:Fabrice Dury|Fabrice Dury]] : Pour info, il existe un fac-similé de ce même livre ré-édité ultérieurement avec "avec une nouvelle notation abrégée, et des planches où se trouve figurée la situation du jeu pour les renvois et les fins de parties" ici : https://archive.org/details/bub_gb_cikCAAAAYAAJ/mode/2up [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 3 juillet 2026 à 00:02 (UTC) :@[[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]]. Bonjour. Merci pour ce signalement. Sur la question de la notation moderne et des diagrammes en début de renvois, cette édition 1803 constitue un cas flagrant de ce que les oulipiens appellent un « plagiat par anticipation » ! En outre, je vais disposer de quoi vérifier mes ajouts. Merci ! Cordialement. [[Utilisateur:Fabrice Dury|Fabrice Dury]] ([[Discussion utilisateur:Fabrice Dury|d]]) 3 juillet 2026 à 07:33 (UTC) ::@[[Utilisateur:Fabrice Dury|Fabrice Dury]] : Oui, c'est bien pour la vérification que je t’ai signalé cette édition {{clin}}--[[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 3 juillet 2026 à 08:08 (UTC) == Editions == * [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1050358s Londres, 1749] * [https://archive.org/details/bub_gb_cikCAAAAYAAJ/page/n7/mode/2up Paris, Chez Amand König, 1803] * [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k3065054b.texteImage Paris, Chez Causette libraire, 1830] [[Utilisateur:Fabrice Dury|Fabrice Dury]] ([[Discussion utilisateur:Fabrice Dury|d]]) 10 juillet 2026 à 22:01 (UTC) sr6r8jp5qxuv44jw4jk2oc2xae14ms2 15914535 15914522 2026-07-10T22:12:24Z Fabrice Dury 1855 /* Editions */ 15914535 wikitext text/x-wiki == Notation moderne == {{ping|Lorlam}} Je serais d'avis de compléter les indications des coups par leur notation moderne. Qu'en penses-tu ? Par exemple : on ajouterait e4-e5 sous le numéro 1. Je vais faire un essai dans ce sens. [[Utilisateur:Fabrice Dury|Fabrice Dury]] ([[Discussion utilisateur:Fabrice Dury|d]]) 24 juin 2026 à 12:44 (UTC) :@[[Utilisateur:Fabrice Dury|Fabrice Dury]] : Pourquoi pas, mais à condition que les indications "modernes" soient assez "discrètes" pour que le visuel puisse rester fidèle à la présentation de l'ouvrage d'origine, et en montrant bien que ces indications sont des rajouts de Wikisource... mais si tu veux le faire pour tout le livre, ça me semble être un travail de titan !!! [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 24 juin 2026 à 12:53 (UTC) ::@[[Utilisateur:Fabrice Dury|Fabrice Dury]] : Après... je te laisse faire si tu en as envie, mais cela ne me semble pas forcément nécessaire... Au contraire, je n'ai pas encore essayé de retranscrire une partie, mais, ça m'amuserait de voir ce que ça donne ! {{sourire}} [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 24 juin 2026 à 13:04 (UTC) :::@[[Utilisateur:Fabrice Dury|Fabrice Dury]] : J'ai vu ton rajout (1. e4 e5) => ça va très bien si tu veux faire comme ça... Par contre, si tu te lances, merci de ne le faire qu'après la validation des pages et pas à la correction des nouvelles pages... pour éviter de rajouter des informations qui compliqueraient la validation des pages à venir... {{sourire}} [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 24 juin 2026 à 14:20 (UTC) ::::@[[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] : D’accord. Finissons d’abord la validation sans les ajouts. Je vais simplement tester différentes options sur la même page. [[Utilisateur:Fabrice Dury|Fabrice Dury]] ([[Discussion utilisateur:Fabrice Dury|d]]) 24 juin 2026 à 14:36 (UTC) == Transclusion du ſ == Le signe ſ est partout remplacé par un s. Peut-on corriger ? [[Utilisateur:Fabrice Dury|Fabrice Dury]] ([[Discussion utilisateur:Fabrice Dury|d]]) 24 juin 2026 à 14:58 (UTC) :@[[Utilisateur:Fabrice Dury|Fabrice Dury]] : Moi je vois bien les "ſ"... mais il y a le modèle "Modernisation" sur les transclusions, ce qui "normalement" te donne le choix entre les orthographes "originales" ou "modernes" en haut de la page... Si tu as activité le gadget "Modernisation" dans tes préférences... tes problèmes de visualisation ne viendraient-ils pas de là ? [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 24 juin 2026 à 17:35 (UTC) ::@[[Utilisateur:Fabrice Dury|Fabrice Dury]] : Merci. En activant '''Orthographe originale''', le défaut persiste. Je chercherai plus tard la solution. [[Utilisateur:Fabrice Dury|Fabrice Dury]] ([[Discussion utilisateur:Fabrice Dury|d]]) 25 juin 2026 à 06:49 (UTC) == Coups avec lettrines == {{ping|Lorlam}} La typographie de l'original n'est pas constante (il y a deux cas). Si on veut respecter la conformité, je propose ceci : * Cas 1 (''Noir'' aligné avec ''Blanc''). {| border=0|class="wikitable" |- | style="vertical-align:top;"|{{Em|2}}''Blanc''. || {{Lettrine|L|lignes=2}}E Pion de la Tour du Roi deux pas. |} {{Em|2}}''Noir''. etc. * Cas 2 (''Noir'' aligné avec la lettrine). {| border=0|class="wikitable" |- | style="vertical-align:top;"|{{Em|2}}''Blanc''. || {{Lettrine|L|lignes=2}}E Pion de la Tour du Roi deux pas. |- | || ''Noir''. etc. |} Qu'en penses-tu ? [[Utilisateur:Fabrice Dury|Fabrice Dury]] ([[Discussion utilisateur:Fabrice Dury|d]]) 29 juin 2026 à 12:45 (UTC) :@[[Utilisateur:Fabrice Dury|Fabrice Dury]] : oui j'avais moi aussi constaté les deux cas... qui sont le plus souvent liés au fait que le commentaire du coup de blanc tienne sur une ligne ou bien deux lignes dans le fs... Personnellement, je proposerais bien d'uniformiser avec le cas 2... (sachant que les commentaires sur 2 lignes dans le fs tiennent souvent sur une seule ligne dans notre transcription) ; mais ça ne me choquerait pas que l'on puisse utiliser alternativement les cas 1 et 2 pour ressembler à la présentation du fs. [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 29 juin 2026 à 13:03 (UTC) == Diagrammes == {{ping|Lorlam}} On pourrait compléter la version transcluse avec des diagrammes qui indiqueraient la position des pièces sur l’échiquier avant le début de chaque renvoy. Qu'en penses-tu ? J’ai fait un essai à partir du modèle (allure ci-dessous) que je trouve sur wikipédia. Hélas ! Il ne semble pas fonctionner sur wikisource.<br /> <nowiki >{{Diagramme d'échecs</nowiki ><br /> <nowiki >|tright</nowiki ><br /> <nowiki >|</nowiki ><br /> <nowiki >|rd|nd|bd|qd|kd|bd|nd|rd</nowiki ><br /> <nowiki >|pd|pd|pd|pd|pd|pd|pd|pd</nowiki ><br /> <nowiki >| | | | | | | |</nowiki ><br /> <nowiki >| | | | | | | |</nowiki ><br /> <nowiki >| | | | | | | |</nowiki ><br /> <nowiki >| | | | | | | |</nowiki ><br /> <nowiki >|pl|pl|pl|pl|pl|pl|pl|pl</nowiki ><br /> <nowiki >|rl|nl|bl|ql|kl|bl|nl|rl</nowiki ><br /> <nowiki >| Position au début du x{{e|me}} renvoy.</nowiki ><br /> <nowiki >}}</nowiki ><br />[[Utilisateur:Fabrice Dury|Fabrice Dury]] ([[Discussion utilisateur:Fabrice Dury|d]]) 2 juillet 2026 à 08:54 (UTC) :Bonjour @[[Utilisateur:Fabrice Dury|Fabrice Dury]] : Personnellement, je n'irais pas jusque là, mais ça ne me dérange pas si tu veux le faire... [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 2 juillet 2026 à 11:13 (UTC) == Avertissement == Sur [[L’Analyze des Échecs/Première PARTIE|cette page]], j’ai mis un « Avertissement wikisource ». Est-ce que cela répond bien à ton souhait ? [[Utilisateur:Fabrice Dury|Fabrice Dury]] ([[Discussion utilisateur:Fabrice Dury|d]]) 2 juillet 2026 à 22:03 (UTC) :@[[Utilisateur:Fabrice Dury|Fabrice Dury]] : Oui, le principe de cet avertissement est très bien. Seule la formulation finale "et ne figurent pas dans les pages djvu." me semble être peu claire et à changer : par exemple "et ne figurent pas dans les pages ''individuelles''" ou "ne sont pas visibles en ''mode page''"... Je ne sais pas, mais la notion de "djvu" n'est compréhensible que des contributeurs avancés de Wikisource, et pas des visiteurs ou curieux qui tomberaient sur ce livre en cherchant sur le web... [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 2 juillet 2026 à 23:57 (UTC) ::{{merci}} pour ta modification : ça me va très bien comme ça ! {{sourire}}. [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 3 juillet 2026 à 08:07 (UTC) == Version du texte avec notation algébrique et diagrammes == @[[Utilisateur:Fabrice Dury|Fabrice Dury]] : Pour info, il existe un fac-similé de ce même livre ré-édité ultérieurement avec "avec une nouvelle notation abrégée, et des planches où se trouve figurée la situation du jeu pour les renvois et les fins de parties" ici : https://archive.org/details/bub_gb_cikCAAAAYAAJ/mode/2up [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 3 juillet 2026 à 00:02 (UTC) :@[[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]]. Bonjour. Merci pour ce signalement. Sur la question de la notation moderne et des diagrammes en début de renvois, cette édition 1803 constitue un cas flagrant de ce que les oulipiens appellent un « plagiat par anticipation » ! En outre, je vais disposer de quoi vérifier mes ajouts. Merci ! Cordialement. [[Utilisateur:Fabrice Dury|Fabrice Dury]] ([[Discussion utilisateur:Fabrice Dury|d]]) 3 juillet 2026 à 07:33 (UTC) ::@[[Utilisateur:Fabrice Dury|Fabrice Dury]] : Oui, c'est bien pour la vérification que je t’ai signalé cette édition {{clin}}--[[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 3 juillet 2026 à 08:08 (UTC) == Editions == * [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1050358s Londres, 1749] * [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k3065686c.texteImage Londres, Chez Elmsley, 1777] * [https://archive.org/details/bim_eighteenth-century_analyse-du-jeu-des-chec_philidor-f-d-franco_1777/page/n1/mode/2up Londres 1778] * [https://archive.org/details/bub_gb_cikCAAAAYAAJ/page/n7/mode/2up Paris, Chez Amand König, 1803] * [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k3065054b.texteImage Paris, Chez Causette libraire, 1830] [[Utilisateur:Fabrice Dury|Fabrice Dury]] ([[Discussion utilisateur:Fabrice Dury|d]]) 10 juillet 2026 à 22:01 (UTC) 56kp053pxf008233q1r5gbmksthdpch 15914538 15914535 2026-07-10T22:16:34Z Fabrice Dury 1855 /* Editions */ 15914538 wikitext text/x-wiki == Notation moderne == {{ping|Lorlam}} Je serais d'avis de compléter les indications des coups par leur notation moderne. Qu'en penses-tu ? Par exemple : on ajouterait e4-e5 sous le numéro 1. Je vais faire un essai dans ce sens. [[Utilisateur:Fabrice Dury|Fabrice Dury]] ([[Discussion utilisateur:Fabrice Dury|d]]) 24 juin 2026 à 12:44 (UTC) :@[[Utilisateur:Fabrice Dury|Fabrice Dury]] : Pourquoi pas, mais à condition que les indications "modernes" soient assez "discrètes" pour que le visuel puisse rester fidèle à la présentation de l'ouvrage d'origine, et en montrant bien que ces indications sont des rajouts de Wikisource... mais si tu veux le faire pour tout le livre, ça me semble être un travail de titan !!! [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 24 juin 2026 à 12:53 (UTC) ::@[[Utilisateur:Fabrice Dury|Fabrice Dury]] : Après... je te laisse faire si tu en as envie, mais cela ne me semble pas forcément nécessaire... Au contraire, je n'ai pas encore essayé de retranscrire une partie, mais, ça m'amuserait de voir ce que ça donne ! {{sourire}} [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 24 juin 2026 à 13:04 (UTC) :::@[[Utilisateur:Fabrice Dury|Fabrice Dury]] : J'ai vu ton rajout (1. e4 e5) => ça va très bien si tu veux faire comme ça... Par contre, si tu te lances, merci de ne le faire qu'après la validation des pages et pas à la correction des nouvelles pages... pour éviter de rajouter des informations qui compliqueraient la validation des pages à venir... {{sourire}} [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 24 juin 2026 à 14:20 (UTC) ::::@[[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] : D’accord. Finissons d’abord la validation sans les ajouts. Je vais simplement tester différentes options sur la même page. [[Utilisateur:Fabrice Dury|Fabrice Dury]] ([[Discussion utilisateur:Fabrice Dury|d]]) 24 juin 2026 à 14:36 (UTC) == Transclusion du ſ == Le signe ſ est partout remplacé par un s. Peut-on corriger ? [[Utilisateur:Fabrice Dury|Fabrice Dury]] ([[Discussion utilisateur:Fabrice Dury|d]]) 24 juin 2026 à 14:58 (UTC) :@[[Utilisateur:Fabrice Dury|Fabrice Dury]] : Moi je vois bien les "ſ"... mais il y a le modèle "Modernisation" sur les transclusions, ce qui "normalement" te donne le choix entre les orthographes "originales" ou "modernes" en haut de la page... Si tu as activité le gadget "Modernisation" dans tes préférences... tes problèmes de visualisation ne viendraient-ils pas de là ? [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 24 juin 2026 à 17:35 (UTC) ::@[[Utilisateur:Fabrice Dury|Fabrice Dury]] : Merci. En activant '''Orthographe originale''', le défaut persiste. Je chercherai plus tard la solution. [[Utilisateur:Fabrice Dury|Fabrice Dury]] ([[Discussion utilisateur:Fabrice Dury|d]]) 25 juin 2026 à 06:49 (UTC) == Coups avec lettrines == {{ping|Lorlam}} La typographie de l'original n'est pas constante (il y a deux cas). Si on veut respecter la conformité, je propose ceci : * Cas 1 (''Noir'' aligné avec ''Blanc''). {| border=0|class="wikitable" |- | style="vertical-align:top;"|{{Em|2}}''Blanc''. || {{Lettrine|L|lignes=2}}E Pion de la Tour du Roi deux pas. |} {{Em|2}}''Noir''. etc. * Cas 2 (''Noir'' aligné avec la lettrine). {| border=0|class="wikitable" |- | style="vertical-align:top;"|{{Em|2}}''Blanc''. || {{Lettrine|L|lignes=2}}E Pion de la Tour du Roi deux pas. |- | || ''Noir''. etc. |} Qu'en penses-tu ? [[Utilisateur:Fabrice Dury|Fabrice Dury]] ([[Discussion utilisateur:Fabrice Dury|d]]) 29 juin 2026 à 12:45 (UTC) :@[[Utilisateur:Fabrice Dury|Fabrice Dury]] : oui j'avais moi aussi constaté les deux cas... qui sont le plus souvent liés au fait que le commentaire du coup de blanc tienne sur une ligne ou bien deux lignes dans le fs... Personnellement, je proposerais bien d'uniformiser avec le cas 2... (sachant que les commentaires sur 2 lignes dans le fs tiennent souvent sur une seule ligne dans notre transcription) ; mais ça ne me choquerait pas que l'on puisse utiliser alternativement les cas 1 et 2 pour ressembler à la présentation du fs. [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 29 juin 2026 à 13:03 (UTC) == Diagrammes == {{ping|Lorlam}} On pourrait compléter la version transcluse avec des diagrammes qui indiqueraient la position des pièces sur l’échiquier avant le début de chaque renvoy. Qu'en penses-tu ? J’ai fait un essai à partir du modèle (allure ci-dessous) que je trouve sur wikipédia. Hélas ! Il ne semble pas fonctionner sur wikisource.<br /> <nowiki >{{Diagramme d'échecs</nowiki ><br /> <nowiki >|tright</nowiki ><br /> <nowiki >|</nowiki ><br /> <nowiki >|rd|nd|bd|qd|kd|bd|nd|rd</nowiki ><br /> <nowiki >|pd|pd|pd|pd|pd|pd|pd|pd</nowiki ><br /> <nowiki >| | | | | | | |</nowiki ><br /> <nowiki >| | | | | | | |</nowiki ><br /> <nowiki >| | | | | | | |</nowiki ><br /> <nowiki >| | | | | | | |</nowiki ><br /> <nowiki >|pl|pl|pl|pl|pl|pl|pl|pl</nowiki ><br /> <nowiki >|rl|nl|bl|ql|kl|bl|nl|rl</nowiki ><br /> <nowiki >| Position au début du x{{e|me}} renvoy.</nowiki ><br /> <nowiki >}}</nowiki ><br />[[Utilisateur:Fabrice Dury|Fabrice Dury]] ([[Discussion utilisateur:Fabrice Dury|d]]) 2 juillet 2026 à 08:54 (UTC) :Bonjour @[[Utilisateur:Fabrice Dury|Fabrice Dury]] : Personnellement, je n'irais pas jusque là, mais ça ne me dérange pas si tu veux le faire... [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 2 juillet 2026 à 11:13 (UTC) == Avertissement == Sur [[L’Analyze des Échecs/Première PARTIE|cette page]], j’ai mis un « Avertissement wikisource ». Est-ce que cela répond bien à ton souhait ? [[Utilisateur:Fabrice Dury|Fabrice Dury]] ([[Discussion utilisateur:Fabrice Dury|d]]) 2 juillet 2026 à 22:03 (UTC) :@[[Utilisateur:Fabrice Dury|Fabrice Dury]] : Oui, le principe de cet avertissement est très bien. Seule la formulation finale "et ne figurent pas dans les pages djvu." me semble être peu claire et à changer : par exemple "et ne figurent pas dans les pages ''individuelles''" ou "ne sont pas visibles en ''mode page''"... Je ne sais pas, mais la notion de "djvu" n'est compréhensible que des contributeurs avancés de Wikisource, et pas des visiteurs ou curieux qui tomberaient sur ce livre en cherchant sur le web... [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 2 juillet 2026 à 23:57 (UTC) ::{{merci}} pour ta modification : ça me va très bien comme ça ! {{sourire}}. [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 3 juillet 2026 à 08:07 (UTC) == Version du texte avec notation algébrique et diagrammes == @[[Utilisateur:Fabrice Dury|Fabrice Dury]] : Pour info, il existe un fac-similé de ce même livre ré-édité ultérieurement avec "avec une nouvelle notation abrégée, et des planches où se trouve figurée la situation du jeu pour les renvois et les fins de parties" ici : https://archive.org/details/bub_gb_cikCAAAAYAAJ/mode/2up [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 3 juillet 2026 à 00:02 (UTC) :@[[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]]. Bonjour. Merci pour ce signalement. Sur la question de la notation moderne et des diagrammes en début de renvois, cette édition 1803 constitue un cas flagrant de ce que les oulipiens appellent un « plagiat par anticipation » ! En outre, je vais disposer de quoi vérifier mes ajouts. Merci ! Cordialement. [[Utilisateur:Fabrice Dury|Fabrice Dury]] ([[Discussion utilisateur:Fabrice Dury|d]]) 3 juillet 2026 à 07:33 (UTC) ::@[[Utilisateur:Fabrice Dury|Fabrice Dury]] : Oui, c'est bien pour la vérification que je t’ai signalé cette édition {{clin}}--[[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 3 juillet 2026 à 08:08 (UTC) == Editions == * [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1050358s Londres, 1749] * [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k3065686c.texteImage Londres, Chez Elmsley, 1777] * [https://archive.org/details/bim_eighteenth-century_analyse-du-jeu-des-chec_philidor-f-d-franco_1777/page/n1/mode/2up Londres 1778] * [https://archive.org/details/bub_gb_cikCAAAAYAAJ/page/n7/mode/2up Paris, Chez Amand König, 1803] * [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k3065054b.texteImage Paris, Chez Causette libraire, 1830] * [https://bm.mairie-belfort.fr/default/lanalyze-des-echecs-de-philidor.aspx?_lg=fr-FR La Bibliothèque municipale de Belfort] cite un grand nombre d'éditions. [[Utilisateur:Fabrice Dury|Fabrice Dury]] ([[Discussion utilisateur:Fabrice Dury|d]]) 10 juillet 2026 à 22:01 (UTC) h2nft6hj6g7qfsmpe8hdct2zpt1alnu Page:Œuvres philosophiques de Leibniz, Alcan, 1900, tome 2.djvu/220 104 4928559 15915424 15888754 2026-07-11T09:34:53Z Susuman77 51799 /* Corrigée */ 15915424 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" />{{nr|218|ESSAIS DE THÉODICÉE}}</noinclude>telle ou telle grandeur. Ce décret serait inutile, il porterait avec soi ce qui en empêcherait l’effet. Ce serait autre chose, si Dieu décernait de tirer d’un point donné une ligne droite, jusqu’à une autre ligne droite donnée, sans qu’il y eût aucune détermination de l’angle, ni dans le décret, ni dans ses circonstances ; car en ce cas, la détermination viendrait de la nature de la chose, la ligne serait perpendiculaire, et l’angle serait droit, puisqu’il n’y a que cela qui soit déterminé, et qui se distingue. C’est ainsi qu’il faut concevoir la création du meilleur de tous les univers possibles, d’autant plus que Dieu ne décerne pas seulement de créer un univers, mais qu’il décerne encore de créer le meilleur de tous ; car il ne décerne point sans connaître, et il ne fait point de décrets détachés, qui ne seraient que des volontés antécédentes, que nous avons assez expliquées et distinguées des véritables décrets. {{ancre|p197}}197. {{M.}} Diroys<ref>{{sc|Diroys}} (François) accompagne à Rome le cardinal d’Estrées en{{lié}}1672, mort en{{lié}}1691. — Il a écrit : ''Preuves et préjugés pour la religion chrétienne et catholique contre les fausses religions'', Paris, 1683. — {{abr|P.{{lié}}J.|Paul Janet}}</ref>, que j’ai connu à Rome, théologien de {{M.|le}} cardinal d’Estrées<ref>D’{{sc|Estrées}} (cardinal), né à Paris en{{lié}}1628, mort en la même ville en{{lié}}1714. Il fut ambassadeur à Rome, et concourut aux élections de quatre papes. Ses ''Négociations à Rome'' (1672-1687) sont conservées à la Bibliothèque nationale. — {{abr|P.{{lié}}J.|Paul Janet}}</ref>, a fait un livre intitulé ''Preuves et Préjugés pour la religion chrétienne'', publié à Paris l’an{{lié}}1683. {{M.|Bayle}} (''{{abr|Rép. au Provinc.|Réponses aux questions d’un Provincial}}'', {{chap.}}{{rom|clxv}}, {{pg|1058}}, {{t.}}{{rom-maj|III}}) en rapporte l’objection qu’il se fait. « Il y a encore une difficulté, dit-il, à laquelle il n’est pas moins important de satisfaire qu’aux précédentes, puisqu’elle fait plus de peine à ceux qui jugent des biens et des maux par des considérations fondées sur les maximes les plus pures et les plus élevées. C’est que Dieu étant la sagesse et la bonté souveraine, il leur semble qu’il devrait faire toutes choses comme les personnes sages et vertueuses souhaiteraient qu’elles se fissent, suivant les règles de sagesse et de bonté que Dieu leur a imprimées, et comme ils seraient obligés de les faire eux-mêmes, si elles dépendaient d’eux. Ainsi voyant que les affaires du monde ne vont pas si bien qu’elles pourraient aller à leur avis, et qu’elles iraient s’ils s’en mêlaient, ils concluent que Dieu qui est infiniment meilleur et plus sage qu’eux, ou plutôt la sagesse et la bonté même, ne s’en mêle point. » {{ancre|p197}}198. {{M.}} Diroys dit de bonnes choses là-dessus, que je ne répète<noinclude> <references/></noinclude> gp1bluignpq1z4evynt5urwaajn8059 Page:Œuvres philosophiques de Leibniz, Alcan, 1900, tome 2.djvu/221 104 4928560 15915425 15888755 2026-07-11T09:38:09Z Susuman77 51799 /* Corrigée */ 15915425 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" />{{nr||LA BONTÉ DE DIEU, LA LIBERTÉ DE L’HOMME, ETC. 2{{e}} PARTIE|219}}</noinclude>point, puisque nous avons assez satisfait à l’objection en plus d’un endroit, et ç’a été le principal but de tout notre discours. Mais il avance quelque chose dont je ne saurais demeurer d’accord. Il prétend que l’objection prouve trop. Il faut encore mettre ses propres paroles, avec {{M.|Bayle}}, {{pg|1059}}. « S’il n’est pas convenable à la sagesse et à la bonté souveraine de ne faire pas ce qui est meilleur et plus parfait, il s’ensuit que tous les êtres sont éternellement, immuablement et essentiellement aussi parfaits et aussi bons qu’ils puissent être, puisque rien ne peut changer, qu’en passant ou d’un état moins bon à un meilleur, ou d’un meilleur à un moins bon. Or cela ne peut arriver, s’il ne convient pas à Dieu de ne point faire ce qui est meilleur et plus parfait, lorsqu’il le peut : il faudra donc que tous les êtres soient éternellement et essentiellement remplis d’une connaissance et d’une vertu aussi parfaite que Dieu puisse leur donner. Or tout ce qui est éternellement et essentiellement aussi parfait que Dieu le puisse faire, procède essentiellement de lui ; en un mot, est éternellement et essentiellement bon comme lui, et par conséquent il est Dieu comme lui. Voilà où va cette maxime, qu’il répugne à la justice et à la bonté souveraine de ne faire pas les choses aussi bonnes et aussi parfaites qu’elles puissent être. Car il est essentiel à la sagesse et à la bonté essentielle d’éloigner tout ce qui lui répugne absolument. Il faut donc établir comme une première vérité touchant la conduite de Dieu à l’égard des créatures, qu’il n’y a rien qui répugne à cette bonté et à cette sagesse de faire des choses moins parfaites qu’elles ne pourraient être ni de permettre que les biens qu’elle a produits, ou cessent entièrement d’être ou se changent et s’altèrent ; puisqu’il ne répugne pas à Dieu qu’il y ait d’autres êtres que lui, c’est-à-dire des êtres qui puissent n’être pas ce qu’ils sont, et ne faire pas ce qu’ils font, ou faire ce qu’ils ne font pas. » {{ancre|p199}}199. {{M.}} Bayle traite cette réponse de pitoyable, mais je trouve que ce qu’il lui oppose est embarrassé. {{M.|Bayle}} veut que ceux qui sont pour les deux principes se fondent principalement sur la supposition de la souveraine liberté de Dieu ; car s’il était nécessité à produire tout ce qu’il peut, il produirait aussi les péchés et les douleurs : ainsi les dualistes ne pourraient rien tirer de l’existence du mal contre l’unité de principe, si ce principe était autant porté au mal qu’au bien. Mais c’est en cela que {{M.|Bayle}} porte la notion de la liberté trop loin : car quoique Dieu soit souverainement libre, il ne<noinclude> <references/></noinclude> 8xiegh0uwa5dmk49ealohlbr88feiqk Page:Œuvres philosophiques de Leibniz, Alcan, 1900, tome 2.djvu/222 104 4928561 15915428 15888756 2026-07-11T09:46:27Z Susuman77 51799 /* Corrigée */ 15915428 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" />{{nr|220|ESSAIS DE THÉODICÉE}}</noinclude>s’ensuit point qu’il soit dans une indifférence d’équilibre ; et quoiqu’il soit incliné à agir, il ne s’ensuit point qu’il soit nécessité par cette inclination à produire tout ce qu’il peut. Il ne produira que ce qu’il veut, car son inclination le porte au bien. Nous convenons de la souveraine liberté de Dieu ; mais nous ne la confondons pas avec l’indifférence d’équilibre, comme s’il pouvait agir sans raison. {{M.|Diroys}} conçoit donc que les dualistes, en voulant que le bon principe unique ne produise aucun mal, demandent trop ; car, par la même raison, ils devraient aussi demander, selon lui, qu’il produisît le plus grand bien, le moindre bien étant une espèce de mal. Je tiens que les dualistes ont tort à l’égard du premier point, et qu’ils auraient raison à l’égard du second, où {{M.|Diroys}} les blâme sans sujet ; ou plutôt qu’on peut concilier le mal ou le moins bon dans quelques parties, avec le meilleur dans le tout. Si les dualistes demandaient que Dieu fît le meilleur, ils ne demanderaient rien de trop. Ils se trompent plutôt en prétendant que le meilleur dans le tout soit exempt de mal dans les parties ; et qu’ainsi ce que Dieu a fait n’est point le meilleur. {{ancre|p200}}200. Mais {{M.}} Diroys prétend que si Dieu produit toujours le meilleur, il produira d’autres dieux ; autrement chaque substance qu’il produirait ne serait point la meilleure ni la plus parfaite. Mais il se trompe, faute de considérer l’ordre et la liaison des choses. Si chaque substance prise à part était parfaite, elles seraient toutes semblables ; ce qui n’est point convenable ni possible. Si c’étaient des dieux, il n’aurait pas été possible de les produire. Le meilleur système des choses ne contiendra donc point de dieux ; il sera toujours un système de corps (c’est-à-dire de choses rangées selon les lieux et les temps) et d’âmes qui représentent et aperçoivent les corps, et suivant lesquelles les corps sont gouvernés en bonne partie. Et comme le dessein d’un bâtiment peut être le meilleur de tous par rapport au but, à la dépense et aux circonstances ; et comme un arrangement de quelques corps figurés qu’on vous donne peut être le meilleur qu’on puisse trouver ; il est aisé de concevoir de même qu’une structure de l’univers peut être la meilleure de toutes, sans qu’il devienne un Dieu. La liaison et l’ordre des choses fait que le corps de tout animal et de toute plante est composé d’autres animaux et d’autres plantes, ou d’autres êtres vivants et organiques ; et que par conséquent il y ait de la subordination, et qu’un corps, une substance serve à l’autre : ainsi leur perfection ne saurait être égale.<noinclude> <references/></noinclude> 3932l7vpi53uaa79wzxs591f7w5865r Page:Œuvres philosophiques de Leibniz, Alcan, 1900, tome 2.djvu/223 104 4928562 15915429 15888757 2026-07-11T09:49:38Z Susuman77 51799 /* Corrigée */ 15915429 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" />{{nr||LA BONTÉ DE DIEU, LA LIBERTÉ DE L’HOMME, ETC. 2{{e}} PARTIE|221}}</noinclude><nowiki/> {{ancre|p201}}201. Il paraît à {{M.|Bayle}} ({{pg|1063}}) que {{M.|Diroys}} a confondu deux propositions différentes ; l’une, que Dieu doit faire toutes choses comme des personnes sages et vertueuses souhaiteraient qu’elles se fissent, suivant les règles de sagesse et de bonté que Dieu leur a imprimées, et comme ils seraient obligés de les faire eux-mêmes, si elles dépendaient d’eux ; et l’autre, qu’il n’est pas convenable à la sagesse et à la bonté souveraine de ne faire pas ce qui est meilleur et plus parfait. {{M.|Diroys}} (au jugement de {{M.|Bayle}}) s’objecte la première proposition, et répond à la seconde. Mais il a raison en cela, ce me semble : car ces deux propositions sont liées, la seconde est une suite de la première ; faire moins de bien qu’on ne pouvait est manquer contre la sagesse ou contre la bonté. Être le meilleur, et être désiré par les plus vertueux et les plus sages est la même {{corr|chose|chose.}} Et l’on peut dire que si nous pouvions entendre la structure et l’économie de l’univers, nous trouverions qu’il est fait et gouverné comme les plus sages et les plus vertueux le pourraient souhaiter, Dieu ne pouvant manquer de faire ainsi. Cependant cette nécessité n’est que morale : et j’avoue que si Dieu était nécessité par une nécessité métaphysique à produire ce qu’il fait, il produirait tous les possibles, ou rien ; et dans ce sens, la conséquence de {{M.|Bayle}} serait fort juste. Mais comme tous les possibles ne sont point compatibles entre eux dans une même suite d’univers, c’est pour cela même que tous les possibles ne sauraient être produits, et qu’on peut dire que Dieu n’est point nécessité, métaphysiquement parlant, à la création de ce monde. L’on peut dire qu’aussitôt que Dieu a décerné de créer quelque chose, il y a un combat entre tous les possibles, tous prétendant à l’existence ; et que ceux qui joints ensemble produisent le plus de réalité, le plus de perfection, le plus d’intelligibilité, l’emportent. Il est vrai que tout ce combat ne peut être qu’idéal, c’est-à-dire il ne peut être qu’un conflit de raisons dans l’entendement le plus parfait, qui ne peut manquer d’agir de la manière la plus parfaite, et par conséquent de choisir le mieux. Cependant Dieu est obligé, par une nécessité morale, à faire les choses en sorte qu’il ne se puisse rien de mieux : autrement non seulement d’autres auraient sujet de critiquer ce qu’il fait, mais, qui plus est, il s’en reprocherait l’imperfection ; ce qui est contre la souveraine félicité de la nature divine. Ce sentiment continuel de sa propre faute ou imperfection lui serait une source inévitable de chagrins, comme {{M.|Bayle}} le dit dans une autre occasion ({{pg|953}}).<noinclude> <references/></noinclude> 1wce2klrdlu5gjyripcu43vma1yewqu Page:Œuvres philosophiques de Leibniz, Alcan, 1900, tome 2.djvu/224 104 4928563 15915433 15888758 2026-07-11T09:52:26Z Susuman77 51799 /* Corrigée */ 15915433 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" />{{nr|222|ESSAIS DE THÉODICÉE}}</noinclude><nowiki/> {{ancre|p202}}202. L’argument de {{M.|Diroys}} suppose faux, lorsqu’il dit que rien ne peut changer qu’en passant d’un état moins bon à un meilleur, ou d’un meilleur à un moins bon ; et qu’ainsi, si Dieu fait le meilleur, ce produit ne saurait être changé : que ce serait une substance éternelle, un dieu. Mais je ne vois point pourquoi une chose ne puisse changer d’espèce par rapport au bien et au mal, sans en changer le degré. En passant du plaisir de la musique à celui de la peinture, ou ''vice versa'' du plaisir des yeux à celui des oreilles, le degré des plaisirs pourra être le même, sans que le dernier ait pour lui d’autre avantage que celui de la nouveauté. S’il se faisait la quadrature du cercle, ou, pour parler de même, la circulature du carré, c’est-à-dire si le cercle était changé en carré de la même grandeur, ou le carré en cercle, il serait difficile de dire, parlant absolument, sans avoir égard à quelque usage particulier, si l’on aurait gagné ou perdu. Ainsi le meilleur peut être changé en un autre qui ne lui cède point et qui ne le surpasse point : mais il y aura toujours entre eux un ordre et le meilleur ordre qui soit possible. Prenant toute la suite des choses, le meilleur n’a point d’égal ; mais une partie de la suite peut être égalée par une autre partie de la même suite. Outre qu’on pourrait dire que toute la suite des choses à l’infini peut être la meilleure qui soit possible, quoique ce qui existe par tout l’univers dans chaque partie du temps ne soit pas le meilleur. Il se pourrait donc que l’univers allât toujours de mieux en mieux, si telle était la nature des choses qu’il ne fût point permis d’atteindre au meilleur d’un seul coup. Mais ce sont des problèmes dont il nous est difficile de juger. {{ancre|p203}}203. {{M.}} Bayle dit ({{pg|1064}}) que la question, si Dieu a pu faire des choses plus accomplies qu’il ne les a faites, est aussi très difficile, et que les raisons du pour et du contre sont très fortes. Mais c’est, à mon avis, autant que si on mettait en question si les actions de Dieu sont conformes à la plus parfaite sagesse ou la plus grande bonté. C’est une chose bien étrange, qu’en changeant un peu les termes, on rend douteux ce qui bien entendu est le plus clair du monde. Les raisons contraires sont de nulle force, n’étant fondées que sur l’apparence des défauts ; et l’objection de {{M.|Bayle}}, qui tend à prouver que la loi du meilleur imposerait à Dieu une véritable nécessité métaphysique, n’est qu’une illusion qui vient de l’abus des termes. {{M.|Bayle}} avait été d’un autre sentiment autrefois, quand il applaudissait à celui du {{R. P.|Malebranche}}, assez approchant du mien<noinclude> <references/></noinclude> 6q2l0d9tb4yokrp447s6u7l9nb5a1hk Page:Œuvres philosophiques de Leibniz, Alcan, 1900, tome 2.djvu/225 104 4928564 15915435 15888761 2026-07-11T09:56:44Z Susuman77 51799 /* Corrigée */ 15915435 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" />{{nr||LA BONTÉ DE DIEU, LA LIBERTÉ DE L’HOMME, ETC. 2{{e}} PARTIE|223}}</noinclude>sur ce sujet. Mais {{M.|Arnauld}} ayant écrit contre ce Père{{corr|.|,}} {{M.|Bayle}} a changé d’opinion, et je m’imagine que son penchant à douter, qui s’est augmenté en lui avec l’âge, y a contribué{{corr|,|.}} {{M.|Arnauld}} a été un grand homme, sans doute, et son autorité est d’un grand poids : il a fait plusieurs bonnes remarques dans ses écrits contre le {{P.|Malebranche}}, mais il n’a pas eu raison de combattre ce que ce Père a dit d’approchant de ce que nous disons de la règle du meilleur. {{ancre|p204}}204. L’excellent auteur de la ''Recherche de la Vérité'', ayant passé de la philosophie à la théologie, publia enfin un fort beau traité de la nature et de la grâce ; il y fit voir à sa manière, comme {{M.|Bayle}} l’a expliqué dans ses ''Pensées diverses sur les comètes'' (ch.{{lié}}{{rom|ccxxxiv}}), que les événements qui naissent de l’exécution des lois générales ne sont point l’objet d’une volonté particulière de Dieu. Il est vrai que quand on veut une chose, on veut aussi en quelque façon {{corr|tous|tout}} ce qui y est nécessairement attaché ; et par conséquent Dieu ne saurait vouloir les lois générales, sans vouloir aussi en quelque façon tous les effets particuliers qui en doivent naître nécessairement ; mais il est toujours vrai qu’on ne veut pas ces événements particuliers à cause d’eux-mêmes ; et c’est ce qu’on entend, en disant qu’on ne les veut pas par une volonté particulière et directe. Il n’y a point de doute que quand Dieu s’est déterminé à agir au dehors, il n’ait fait choix d’une manière d’agir qui fût digne de l’être souverainement parfait, c’est-à-dire qui fût infiniment simple et uniforme, et néanmoins d’une fécondité infinie. On peut même s’imaginer que cette manière d’agir par des volontés générales lui a paru préférable, quoiqu’il en dût résulter quelques événements superflus, et même mauvais en les prenant à part, (c’est ce que j’ajoute), à une autre manière plus composée et plus régulière, selon ce Père. Rien n’est plus propre que cette supposition (au sentiment de {{M.|Bayle}}, lorsqu’il écrivait ses ''Pensées sur les comètes''), à résoudre mille difficultés qu’on fait contre la Providence divine. « Demander à Dieu, dit-il, pourquoi il a fait des choses qui servent à rendre les hommes plus méchants, ce serait demander pourquoi Dieu a exécuté son plan, qui ne peut être qu’infiniment beau, par les voies les plus simples et les plus uniformes, et pourquoi, par une complication de décrets qui s’entrecoupassent incessamment, il n’a point empêché le mauvais usage du libre arbitre de l’homme. » Il ajoute, que « les miracles, étant des volontés particulières, doivent avoir une fin digne de Dieu. »<noinclude> <references/></noinclude> 2ywlwhmrbgd4awybnbqz398s4rq0yj2 Page:Société Saint-Jean-Baptiste - Au pays de l'érable (quatrième concours littéraire), 1919.djvu/83 104 4928693 15913919 15889336 2026-07-10T13:50:49Z Raymonde Lanthier 75548 /* Corrigée */ 15913919 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Raymonde Lanthier" />{{nr||LE RETOUR AU FOYER|75|b=<hr/>}}</noinclude>autour de cet âtre ? Il fut un temps où nous étions une vingtaine, pour le moins. — Et maintenant, il n’y a plus que vous et moi, grand’mère ! — Oui, mon enfant, le bon Dieu a oublié la vieille branche desséchée à côté de la petite feuille qui sort du bourgeon. Que son saint nom soit béni ! — Grand’mère, je voudrais prier, mais je ne puis, avoua humblement Marie-Anne. — Ah ! si ton pauvre grand’père était encore de ce monde, il te dirait le ''Chant des Trépassés'' qu’il avait coutume de chanter, le soir de la Toussaint, car c’était un homme de foi, et la prière alors, de tes lèvres jaillirait comme de terre une source limpide. — Chantez-le-moi, vous, grand’mère, demanda Marie-Anne. Cela vous rappellera les autres veillées où vous aviez tous vos enfants autour de vous. — Eh ! bien, ma fille, écoute. <includeonly>{{Img float | file=Société Saint-Jean-Baptiste - Au pays de l'érable (quatrième concours littéraire), 1919 (page 82 crop).jpg | width = 480px | align = center | m = 2em |cap = {{t|''… et ses vieux doigts ridés tenaient encore les grains en buis de son rosaire.''<noinclude> (''{{pg|77}}'')</noinclude>|90}} }}</includeonly> Et la vieille Pauline chanta, elle chanta d’une voix chevrotante et cassée, en se signant à certains passages. : {{il|0.5}} {{pom|Bonne santé, à vous gens de cette maison ; Bonheur et joie de grand cœur nous vous souhaitons.|ds}}<noinclude> <references/></noinclude> tm08nbnzwg01ys60xfofw3lobfxf8sg Livre:Ferrier - L Heritage Tome 1.djvu 112 4929495 15914359 15892096 2026-07-10T19:48:38Z Sapcal22 420 15914359 proofread-index text/x-wiki {{:MediaWiki:Proofreadpage_index_template |Type=book |Titre=[[L’Héritage (Ferrier)|L’Héritage]] |Sous_titre= |Volume=1 |Auteur=[[Auteur:Susan Ferrier|Susan Ferrier]] |Traducteur=[[Auteur:Auguste-Jean-Baptiste Defauconpret|Auguste-Jean-Baptiste Defauconpret]] |Editeur_scientifique= |Illustrateur= |Editeur=Lecointe et Durey |School= |Lieu=Paris |Annee=1824 |Publication= |Bibliotheque= |Clef= |wikidata_item= |BNF_ARK= |Source= |Image=10 |Avancement=C |Compilation=false |Pages=<pagelist 10=T 12=1 /> |Tomes=[[Livre:Ferrier - L Heritage Tome 1.djvu|Tome 1]], [[Livre:Ferrier - L Heritage Tome 2.djvu|tome 2]], [[Livre:Ferrier - L Heritage Tome 3.djvu|tome 3]], [[Livre:Ferrier - L Heritage Tome 4.djvu|tome 4]], [[Livre:Ferrier - L Heritage Tome 5.djvu|tome 5]]. |Sommaire={{Page|Ferrier - L Heritage Tome 1.djvu/312}} |Epigraphe= |Width= |Css= }} n750mo2p1iv6kqm90yzn0631c66xoa9 Page:Ferrier - L Heritage Tome 1.djvu/30 104 4929704 15914338 15892455 2026-07-10T19:30:42Z Sapcal22 420 /* Corrigée */ 15914338 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>tress Saint-Clair en frissonnant et en serrant sa pelisse autour d’elle. — Vous êtes bien pâle, maman, dit Gertrude ; et, quant à moi, j’avoue que je n’ai jamais eu si froid. Et, pendant qu’elle fermoit les glaces de la voiture, le valet et la femme de chambre qu’elles avoient {{corr|amenés la|amenés de}} France, et qui étoient dans le ''dicky''<ref > Espèce de cabriolet tenant au devant des voitures de voyage, et destiné aux domestiques{{corr||.}} </ref>, se regardoient l’un l’autre, et sembloient se dire : — ''Qu’est-ce que cela ?'' Le postillon paroissoit penser de même, car il arrêta un instant pour jeter sur ses épaules une grande redingote garnie de nombreux collets, qu’il boutonna jusqu’au menton, après quoi il se remit en route d’un air qui sembloit défier les élémens. L’air se {{corr|réfroidit|refroidit}} encore davantage ; le brouillard devint plus épais ; les cris des oiseaux de mer redoublèrent ; enfin une grêle affreuse tombant avec violence, et<noinclude> <references/></noinclude> 2420a6fh65vz6jkx0ckpf88a7e9vfvw Page:Ferrier - L Heritage Tome 1.djvu/31 104 4929705 15914339 15896751 2026-07-10T19:31:59Z Sapcal22 420 15914339 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>poussée par le vent, menaçoit de briser les glaces de la voiture. L’intrépide postillon fut forcé de courber la tête sous l’orage, et il fouetta ses chevaux, comme pour chercher à échapper à la fureur de la tempête. — Voilà donc l’Écosse ! et nous sommes au mois de mai ! s’écria mistress Saint-Clair d’un air de dépit, en regardant les champs blanchis par la grêle amoncelée, tandis que ses pensées se reportoient vers le ciel souriant et le zéphir {{corr|printannier|printanier}} du sud de la France. — Je conviens que l’Écosse nous accueille un peu rudement, lui dit sa fille ; mais heureusement je ne suis pas superstitieuse, et voyez, elle commence déjà à nous sourire. Effectivement les nuages se dispersoient déjà ; au bout de quelques minutes le soleil brilla de tout son éclat, et s’arma de toute sa chaleur ; la grêle qui couvroit la terre en disparut ; l’alouette s’éleva vers le ciel {{corr|eu|en}} entonnant un chant joyeux ; les oiseaux<noinclude> <references/></noinclude> a1op16zjpuiaqleu5vw8f0p284cjaj8 Page:Ferrier - L Heritage Tome 1.djvu/34 104 4929708 15914345 15892461 2026-07-10T19:35:31Z Sapcal22 420 /* Corrigée */ 15914345 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>diversifiés. En quelques endroits ils étoient couverts d’arbres qui commençoient à se revêtir de la première parure du printemps. La teinte pâle du peuplier et le vert tendre du laryx se marioient à la feuille rougeâtre du chêne, et au bouton brun du sycomore qui s’entr’ouvroit à peine. Ailleurs des rochers à tête grise s’élevoient au milieu des lichens et des plantes grimpantes, qui les couvroient comme un {{corr|vêtetement|vêtement}} de diverses couleurs, et la rose sauvage les ornoit de sa beauté passagère. Un peu plus loin, les bords devenoient moins escarpés, et descendoient vers la rivière par une pente douce, couverte d’une belle verdure. Les seuls sons qui se mêlassent au murmure des eaux étoient le chant joyeux du merle, le roucoulement plaintif du ramier, et le cri sauvage, mais non discordant du coucou. Gertrude regardoit avec extase tout ce qui l’entouroit ; son cœur se gonfloit de plaisir en songeant qu’elle étoit destinée à posséder un jour ce beau paysage, et un sentiment vague d’a-<noinclude> <references/></noinclude> axtj7mrwhgr27m2y8dy0r0bnhl6kqqp Page:Ferrier - L Heritage Tome 1.djvu/45 104 4929725 15914346 15892492 2026-07-10T19:38:04Z Sapcal22 420 /* Corrigée */ 15914346 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>troisième fois, sans s’en apercevoir. Enfin elle prenoit soin, comme si c’eût été son enfant, d’un petit chien hargneux, d’une graisse monstrueuse, et sujet à des attaques d’épilepsie. Sa manie étoit d’assommer de questions tous ceux qu’elle voyoit, et qui souvent ne se donnoient pas la peine d’y répondre. Nos voyageuses ne virent ce soir que ces deux membres de la famille Rossville, mais le comte les informa que deux de ses neveux étoient en visite dans le voisinage, et qu’on pouvoit s’attendre à les voir le lendemain. — Puisque vous voilà maintenant, Madame, dit-il en s’adressant à mistress Saint-Clair, incorporée en quelque sorte à la famille de Rossville, il est expédient et convenable que vous en connoissiez tous les membres. Je ne veux point parler ici de cette connoissance qu’on acquiert par une fréquentation personnelle, mais de celle qu’on peut devoir à une opinion préexistante, fondée sur l’expérience de<noinclude> <references/></noinclude> ppr8t4kqdoalx9aoihezoz6p5dygmxy L’Héritage (Ferrier)/Texte entier 0 4929740 15914363 15898787 2026-07-10T19:55:48Z Sapcal22 420 15914363 wikitext text/x-wiki <pages index="Ferrier - L Heritage Tome 1.djvu" from=1 to=312 header=sommaire volume="5 volumes" /> <pages index="Ferrier - L Heritage Tome 2.djvu" header_type=empty from=1 to=302 /> <pages index="Ferrier - L Heritage Tome 3.djvu" header_type=empty from=1 to=318 /> <pages index="Ferrier - L Heritage Tome 4.djvu" header_type=empty from=1 to=312 /> <pages index="Ferrier - L Heritage Tome 5.djvu" header_type=empty from=1 to=314 /> {{Modernisation| *accens: accents *s accommoderoit: s’accommoderait *j aimerois: j’aimerais *très attrayans: très attrayants *avoit: avait *chagrinoit: chagrinait *chalans: chalands 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volume="5 volumes" /> <pages index="Ferrier - L Heritage Tome 2.djvu" header_type=empty from=1 to=302 /> <pages index="Ferrier - L Heritage Tome 3.djvu" header_type=empty from=1 to=318 /> <pages index="Ferrier - L Heritage Tome 4.djvu" header_type=empty from=1 to=312 /> <pages index="Ferrier - L Heritage Tome 5.djvu" header_type=empty from=1 to=314 /> {{Modernisation| *accens: accents *s accommoderoit: s’accommoderait *accompagneroient: accompagneraient *j aimerois: j’aimerais *allégeoit: allégeait *s arracheroient: s’arracheraient *d à parte: d’aparté *assomante: assommante *très attrayans: très attrayants *attrayans: attrayants *avoit: avait *badigeonée: badigeonnée *bavardoit: bavardait *chagrinoit: chagrinait *chalans: chalands *claquoient: claquaient *comprendroient: comprendraient *concertoient: concertaient *connoissoit: connaissait *connoître: connaître *créoit: créait *crême: crème *croassemens: croassements *croiroit: croirait *débitoit: débitait *décoroient: décoraient 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{{Google|6zkljePpx7cC}} 1824 Philadelphia in 2 volumes **volume 2 {{Google|5QA4QqrLAUsC}} 1825 Edinburgh in 3 volumes **volume 3 {{Google|3-YQAAAAYAAJ}} 1824 Edinburgh in 3 volumes ==À voir== *opiniatrément ? ==Extraits== *C’étoit ainsi que le colonel se justifioit de tarder si long-temps à rejoindre Gertrude, et, suivant son usage, il '''mêloit la vérité au mensonge'' dans ce qu’il disoit à ce sujet. … … Il aimoit Gertrude autant qu’il pouvoit aimer ; mais il étoit alors tellement sûr d’en posséder toute l’affection, qu’il ne lui restoit ni jalousie, ni inquiétude, et qu’il ne croyoit plus avoir besoin de faire '''aucun effort pour maintenir l’ascendant qu’il avoit obtenu sur elle'''. *Le colonel Delmour trouva qu’il avoit été assez loin pour le moment, et que ce ne seroit que par degrés insensibles qu’il pourroit établir son influence sur l’esprit de la douce et tendre Gertrude. 8v6dns805vri5fvz5epm0ca9p090x14 15914334 15913898 2026-07-10T19:20:50Z Sapcal22 420 15914334 wikitext text/x-wiki ==Présentations== Pour modifier l’accroche du livre (ci-dessous) c’est [https://fr.wikisource.org/w/index.php?title=L’Héritage (Ferrier)/Pr%C3%A9sentation&action=edit ici]. {{:L’Héritage (Ferrier)/Présentation}} ==Éditions== *en anglais **{{Google|G9tWO-2Av1EC}} Londres **volume 1 {{Google|6zkljePpx7cC}} 1824 Philadelphia in 2 volumes **volume 2 {{Google|5QA4QqrLAUsC}} 1825 Edinburgh in 3 volumes **volume 3 {{Google|3-YQAAAAYAAJ}} 1824 Edinburgh in 3 volumes ==À voir== *opiniatrément ? ==Statistiques== *228 659 soit plus de 15 heure de lecture à 250 mots/minute. ==Extraits== *C’étoit ainsi que le colonel se justifioit de tarder si long-temps à rejoindre Gertrude, et, suivant son usage, il '''mêloit la vérité au mensonge'' dans ce qu’il disoit à ce sujet. … … Il aimoit Gertrude autant qu’il pouvoit aimer ; mais il étoit alors tellement sûr d’en posséder toute l’affection, qu’il ne lui restoit ni jalousie, ni inquiétude, et qu’il ne croyoit plus avoir besoin de faire '''aucun effort pour maintenir l’ascendant qu’il avoit obtenu sur elle'''. *Le colonel Delmour trouva qu’il avoit été assez loin pour le moment, et que ce ne seroit que par degrés insensibles qu’il pourroit établir son influence sur l’esprit de la douce et tendre Gertrude. 9mektcc11ew1tjwwv0e1c8oh7k3lguv 15914335 15914334 2026-07-10T19:21:54Z Sapcal22 420 /* Extraits */ 15914335 wikitext text/x-wiki ==Présentations== Pour modifier l’accroche du livre (ci-dessous) c’est [https://fr.wikisource.org/w/index.php?title=L’Héritage (Ferrier)/Pr%C3%A9sentation&action=edit ici]. {{:L’Héritage (Ferrier)/Présentation}} ==Éditions== *en anglais **{{Google|G9tWO-2Av1EC}} Londres **volume 1 {{Google|6zkljePpx7cC}} 1824 Philadelphia in 2 volumes **volume 2 {{Google|5QA4QqrLAUsC}} 1825 Edinburgh in 3 volumes **volume 3 {{Google|3-YQAAAAYAAJ}} 1824 Edinburgh in 3 volumes ==À voir== *opiniatrément ? ==Statistiques== *228 659 soit plus de 15 heure de lecture à 250 mots/minute. ==Extraits== *C’étoit ainsi que le colonel se justifioit de tarder si long-temps à rejoindre Gertrude, et, suivant son usage, il '''mêloit la vérité au mensonge''' dans ce qu’il disoit à ce sujet. … … Il aimoit Gertrude autant qu’il pouvoit aimer ; mais il étoit alors tellement sûr d’en posséder toute l’affection, qu’il ne lui restoit ni jalousie, ni inquiétude, et qu’il ne croyoit plus avoir besoin de faire '''aucun effort pour maintenir l’ascendant qu’il avoit obtenu sur elle'''. *Le colonel Delmour trouva qu’il avoit été assez loin pour le moment, et que ce ne seroit que par degrés insensibles qu’il pourroit établir son influence sur l’esprit de la douce et tendre Gertrude. 1dzl2615kahyv0gqeazq2kwba0hjisf Page:Ferrier - L Heritage Tome 1.djvu/55 104 4930159 15914340 15893676 2026-07-10T19:32:36Z Sapcal22 420 15914340 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>qui fut de sauter légèrement dans le jardin. En respirant l’air frais du matin et l’odeur des fleurs {{corr|printannières|printanières}} dont il étoit parfumé, en écoutant le gazouillement des oiseaux qui saluoient le soleil levant, en admirant toutes les beautés de la nature, son cœur s’épanouit, et elle se livra à toute la gaîté qu’inspirent la jeunesse et la santé. Elle traversa les bosquets, fit une longue course dans le parc, et, étant montée sur une éminence, elle s’y arrêta pour admirer l’effet que produisoit la vue de quelques chaumières situées sur les rives verdoyantes de la rivière. — Quel aspect pittoresque offre une chaumière ! se dit-elle à elle-même ; comme cette fumée s’élève avec grâce à travers les arbres, et contraste avec la pureté de l’atmosphère ! Quand ce domaine m’appartiendra, je ferai bien certainement construire quelques jolies chaumières en vue du château, et je ferai danser sur la verdure les bonnes gens que j’y placerai, quand ils auront fini l’ouvrage de leur<noinclude> <references/></noinclude> 4k6pp2c4dqfaoz664ya6i9jqttyrygj Page:Ferrier - L Heritage Tome 1.djvu/60 104 4930181 15914352 15893719 2026-07-10T19:43:01Z Sapcal22 420 15914352 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>avec l’accent écossais le plus prononcé, le brave homme est malade, et bien malade, et je ne sais que faire de lui. Ce n’étoit d’abord qu’une sorte de gros rhume, mais à présent il a l’air de s’en aller en ''consomption'', et je ne crois pas qu’il en revienne. — Avez-vous consulté quelque médecin ? — Oh ! ce ne sont pas les docteurs qui lui ont manqué ; je n’ai rien épargné pour lui. Je suis sûre qu’il a pris assez de drogues pour guérir vingt fois, et avec tout cela je crois que plus il en prend, plus mal il va. — {{corr|Peut être|Peut-être}} en prend-il trop. — Je ne dirai pas le contraire, Milady ; mais que voulez-vous ? il faut bien qu’il prenne ce que le docteur lui envoie, sans quoi ce seroit du bien perdu. Ce n’est pas qu’il ne fasse quelquefois la grimace pour avaler toutes ces drogues, malgré tout l’argent qu’elles coûtent, car ce sont de chères bouchées. — Il feroit peut-être bien de renoncer aux médecines ; d’essayer l’effet que pour-<noinclude> <references/></noinclude> qnqrq99l7c3odob1l6s1ms533bqeee1 Page:Ferrier - L Heritage Tome 1.djvu/68 104 4930195 15914355 15893746 2026-07-10T19:46:27Z Sapcal22 420 15914355 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude><nowiki/> — Gertrude fut confondue, Milord, {{corr|sécria-t-elle|s’écria-t-elle}} avec un accent de surprise ; je suis bien fâchée s’il est arrivé quelque chose…, et elle regarda autour d’elle comme pour chercher une explication. Le comte toussa de nouveau, et prit un air encore plus grave et plus solennel. — Vous savez sans doute, miss Saint-Clair, lui dit-il, que dans tous les pays où la civilisation a fait quelques progrès, la délicatesse et le soin des convenances sont les qualités qu’on estime et qu’on respecte le plus dans une femme. Il se tut un instant, et personne ne paroissant disposé à nier cet aphorisme, il continua ainsi qu’il suit. — Mais vous savez, ou vous devez certainement savoir aussi que ces vertus doivent être plantées avec soin, et surveillées avec vigilance dans la jeunesse ; car il ne suffit pas de les posséder pour que la bonne renommée d’une femme soit protégée par un bouclier suffisant. Une maxime de Jules César, sans contredit le plus grand des<noinclude> <references/></noinclude> hqqguvb2aw8m67x86hhlkzr80wwevv9 Page:Ferrier - L Heritage Tome 1.djvu/69 104 4930196 15914360 15893749 2026-07-10T19:49:36Z Sapcal22 420 15914360 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>conquérans qui aient jamais existé, étoit qu’il falloit non-seulement que son épouse fût sans tache, mais qu’elle ne pût être soupçonnée par personne ; maxime qui, à mon avis, devroit être gravée en lettres d’or, et qu’on ne peut imprimer ni trop tôt ni trop profondément dans le cœur des jeunes personnes de votre sexe. Il se tut un moment, sans doute pour voir quel effet produiroit son éloquence. {{corr|Mistres|Mistress}} Saint-Clair fit un {{corr|mouvemens|mouvement}} presque théâtral, qui annonçoit la plus profonde attention et la plus vive admiration. — Tels étant mes sentimens, continua le comte, sentimens dans lesquels je suis soutenu par le témoignage d’un des plus grands hommes qui aient jamais vécu, comment seroit-il possible que je ne fusse pas affligé, grièvement affligé de l’indiscrétion que vous avez déjà commise depuis le peu de temps que vous êtes dans ce château ! Autre pose, pendant laquelle l’excès de l’étonnement ferma les lèvres de Gertrude.<noinclude> <references/></noinclude> 35bgc20mbrpsb14j4pkqpzsbpotxaq0 Page:Ferrier - L Heritage Tome 1.djvu/87 104 4930272 15914362 15893863 2026-07-10T19:53:27Z Sapcal22 420 15914362 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>qui appeloit un vent glacial et piquant une brise rafraîchissante. Lord Rossville fit reprendre à sa canne une position horizontale, et expliqua fort longuement les ravages que la rivière avoit faits sur les terres de son voisin et de son ami, M. Boghall. Mistress Saint-Clair auroit désiré que M. Boghall et ses terres fussent au fond de la mer Rouge ; mais le comte auroit peut-être été les y pêcher, comme un magicien évoque des esprits de l’abîme pour tourmenter ses victimes. — Venez par ici, dit le comte en prenant le bras de sa belle-sœur, et en la conduisant précisément du côté qu’elle redoutoit le plus, c’est-à-dire, en face du vent ; voyez, nous avons ici une vue d’un genre tout différent, mais toujours magnifique, vous voyez cette chaîne de montagnes ? — Superbe ! répondit mistress Saint-Clair, en tremblant de tous ses membres. — Sans doute, les montagnes sont fort bien en elles-mêmes ; mais ne {{corr|voyez vous|voyez-vous}}<noinclude> <references/></noinclude> r05opcwh4kcft413c2iqdmy74x9ejh7 Page:Société Saint-Jean-Baptiste - Au pays de l'érable (quatrième concours littéraire), 1919.djvu/94 104 4930315 15913937 15893923 2026-07-10T14:02:59Z Raymonde Lanthier 75548 /* Corrigée */ 15913937 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Raymonde Lanthier" /></noinclude>{{Img float | file=Société Saint-Jean-Baptiste - Au pays de l'érable (quatrième concours littéraire), 1919 (page 94 crop).jpg | width = 480px | align = center | m = 2em | cap = {{t|''Une lisière de catalognes avait été étendue dans le sentier allant du chemin du roi {{lié|à la porte}} de l’école.'' (''{{pg|85}}'')|90}} }}<noinclude> <references/></noinclude> rgu2p4allkydnpty8h789skytc2wj9r 15913942 15913937 2026-07-10T14:07:24Z Raymonde Lanthier 75548 /* Corrigée */ 15913942 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Raymonde Lanthier" /></noinclude><noinclude>{{Img float | file=Société Saint-Jean-Baptiste - Au pays de l'érable (quatrième concours littéraire), 1919 (page 94 crop).jpg | width = 480px | align = center | m = 2em | cap = {{t|''Une lisière de catalognes avait été étendue dans le sentier allant du chemin du roi {{lié|à la porte}} de l’école.'' (''{{pg|85}}'')|90}} }}</noinclude><noinclude> <references/></noinclude> k864fhs6n6gwxa4rylhoa29s22cuaeh Page:Ferrier - L Heritage Tome 1.djvu/103 104 4930330 15914365 15893944 2026-07-10T19:56:55Z Sapcal22 420 15914365 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>ne cherchoit pas à plaire ; et, avant que la compagnie se séparât, il avoit réussi à faire une impression très-favorable sur la seule personne de la société dont il {{corr|desirât|désirât}} obtenir les bonnes grâces.<noinclude> <references/></noinclude> 8uvrabp80g0v4caadm4zvnbchsfnfdy Page:Société Saint-Jean-Baptiste - Au pays de l'érable (quatrième concours littéraire), 1919.djvu/95 104 4930331 15913939 15893954 2026-07-10T14:05:13Z Raymonde Lanthier 75548 /* Corrigée */ 15913939 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Raymonde Lanthier" />{{nr||LA VISITE DE MONSIEUR LE CURÉ|85|b=<hr/>}}</noinclude>rustiques de ses paroissiens, avait accepté dans toute sa plénitude le rôle de père qui lui était dévolu, et, à voir ce témoignage de foi simple et sincère, il se sentit tout ému. Arrivé à l’école, il descendit de voiture sous l’arche embaumant le sapin. Une lisière de catalognes avait été étendue dans le sentier allant du chemin du roi à la porte de l’école, et l’école elle-même était saturée de l’{{corr|acre|âcre}} parfum du sapin. <includeonly>{{Img float | file=Société Saint-Jean-Baptiste - Au pays de l'érable (quatrième concours littéraire), 1919 (page 94 crop).jpg | width = 480px | align = center | m = 2em | cap = {{t|''Une lisière de catalognes avait été étendue dans le sentier allant du chemin du roi {{lié|à la porte}} de l’école.''<noinclude> (''{{pg|85}}'')</noinclude>|90}} }}</includeonly> Avec mille précautions, Monsieur le Curé monta sur l’estrade, et s’assit dans le beau fauteuil rembourré de velours vert, orgueil du salon de Désautels. Sur un signal de la Grand’Quette, tous les élèves se levèrent. D’un coin de la salle deux ou trois accords retentirent, c’était Fontaine qui accordait son violon. La maîtresse donna un nouveau signal. Alors avec un admirable entrain, tous les élèves chantèrent : {{il|0.5}} {{pom|Le voici l’Agneau si doux, Le vrai pain des Anges, Du ciel il descend pour nous. Adorons-le tous…}} {{il|0.5}} Monsieur le curé se mordit les lèvres pour ne pas éclater de rire, mais il dut en entendre trois longs couplets.<noinclude> <references/></noinclude> 8tk2yrgahpey5hvxauce5ivjf91l16v Page:Ferrier - L Heritage Tome 1.djvu/111 104 4930374 15914366 15894007 2026-07-10T19:58:28Z Sapcal22 420 15914366 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>distinguoit son cousin ; mais il avoit, ce, qui est beaucoup plus rare, cette simplicité de manières qui ne doit rien à l’imitation, et, comme quelqu’un l’a très-justement remarqué, rien n’est plus-frappant qu’une absence totale d’affectation. À peine avoit-il eu le temps d’adresser quelques paroles à Gertrude, que miss Millbank chercha à fixer sur elle son attention. — Comme je vous plains, lui dit-elle, d’avoir été si long-temps enfermé dans une voiture avec cette pauvre Pratt ! Juste ciel ! comment {{corr|avez vous|avez-vous}} pu vous imposer une pénitence si sévère ? Ne l’avez-vous pas trouvée bien ennuyeuse, bien assommante ? — Ennuyeuse et assomante jusqu’à un certain point, comme le sont tous ceux qui font des questions oiseuses, répondit Lyndsay avec un sourire rempli de douceur, mais qui ressembloit à un avis au lecteur. Cependant, si telle étoit son intention, miss Millbank ne crut pas que cet avis fût à son adresse.<noinclude> <references/></noinclude> fqf7j28htdq3z3oe7sp2m7sjcr1ueyj Page:Ferrier - L Heritage Tome 1.djvu/116 104 4930386 15914367 15894031 2026-07-10T20:00:48Z Sapcal22 420 15914367 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>et dans le blanc, on vous prendra pour une pie, ajouta miss Millbank. — Pas mauvais, sur ma parole, dit miss Pratt ; je répéterai cela à Anthony White. Et quoi, lady Millbank, vous ne pensez pas encore à vous en aller ? Ne prendrez-vous pas quelques rafraîchissemens ? Une soupe par exemple. Je puis vous répondre que le cuisinier de milord n’a pas son égal pour les soupes. Malgré cette invitation pressante, lady Millbank partit avec ses filles, et à peine {{corr|étoient elles|étoient-elles}} sorties qu’on annonça que le second déjeuner étoit servi. — Venez, ma chère, dit miss Pratt à Gertrude, en lui prenant le bras, il faut que nous nous placions l’une à côté de l’autre, car je veux faire une connoissance plus particulière avec vous. Mais je voudrois trouver votre ressemblance. Elle entroit dans la salle à manger en prononçant ces mots, et elle regarda avec attention des portraits de famille qui la décoroient.<noinclude> <references/></noinclude> mnhg0uanfrimikjz714z0h15liemxqx Page:Ferrier - L Heritage Tome 1.djvu/120 104 4930403 15914368 15894063 2026-07-10T20:02:20Z Sapcal22 420 15914368 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>lui devoit au point de faire une comparaison si basse, si vulgaire, si offensante. — Je suis presque tenté de la regarder comme flatteuse, dit M. Lyndsay en souriant ; il y a malheureusement peu de bouches qu’on pourroit représenter comme un emblême de charité. — Fort bien dit, M. Edouard ! s’écria miss Pratt, que la mercuriale du comte n’avoit nullement déconcertée ; vous enverrai-je cette {{corr|cotelette|côtelette}} en remercîment ? Milord, je vous recommande la tourte à la rhubarbe <ref> Je prie mes lecteurs de ne pas faire de mauvaises plaisanteries sur cet entremets anglais ; je puis les assurer qu’une tourte à la rhubarbe est une fort bonne chose. « ''Experto credite, cives''." </ref>. Miss Diane…, pardon, miss Saint-Clair, mais je ne sais si je pourrai jamais vous donner un autre nom que celui de Diane ; la ressemblance est si frappante ! Mais à quoi donc avez-vous pensé vous tous tant que vous êtes, pour n’avoir pas va sur-le-champ que miss Saint-Clair<noinclude> <references/></noinclude> 2ygu43u6eo88gij18695yk48g59q1dj Page:Ferrier - L Heritage Tome 1.djvu/125 104 4930414 15914370 15894090 2026-07-10T20:04:21Z Sapcal22 420 15914370 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude><nowiki/> {{interligne|2em}} {{T3|CHAPITRE IX.}} {{interligne|2em}} {{épigraphe|<poem> « Pourquoi donc nous vanter avec tant d’étalage Le sang que tes aïeux t’ont transmis en partage ! Par tes propres hauts faits {{corr|tâche|tache}} d’être connu ; Fais croire à ta noblesse en prouvant ta vertu. » </poem> |''Mildmay Fane, comte de Westmoreland''.}} {{interligne|2em}} {{sc|La}} première chose qui attira les regards de miss Pratt en entrant dans ce que le comte appeloit ses appartemens privés fut un miroir de toilette. Elle prétendit qu’il n’étoit pas d’une forme convenable, étant plus long que large, tandis que celui dont Anthony Whyte se servoit étoit plus large que long. Il en résulta une querelle, lord Rossville n’étant pas homme à souffrir qu’une femme lui fît ainsi la barbe ; mais elle interrompit la grave philippique du comte en s’écriant : — Mais à quoi pensons-nous donc, au lieu d’examiner la Diane ? Ah ! comme vous l’avez placée sous un mauvais jour ! Il faut un certain art<noinclude> <references/></noinclude> d4jugsrcngp4fir9srj352a2hp0bfkx Page:Ferrier - L Heritage Tome 1.djvu/127 104 4930416 15914371 15894098 2026-07-10T20:05:03Z Sapcal22 420 15914371 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude><nowiki/> — Mon cher lord Rossville, s’écria miss Pratt, comment {{corr|est il|est-il}} possible qu’avec des yeux dans la tête on puisse nier cette ressemblance ! Tournez-vous donc, ma chère, et montrez-vous, dit-elle à Gertrude, qui, éprouvant un peu de confusion de l’examen auquel on soumettoit ses traits, s’étoit retirée à l’écart et causoit avec le colonel Delmour. M. Lyndsay contemploit le tableau d’un air pensif, jetoit de temps en temps un coup d’œil sur Gertrude, mais ne disoit rien. — Ne trouvez-vous pas cette ressemblance bien extraordinaire ? demanda à mistress Saint-Clair lady Betty, qui, tenant sous le bras sa grosse Flora, considéroit aussi la Diane, la bouche ouverte. — Je ne sais qu’en dire, répondit-elle, et si le modèle de cette Diane n’a existé que dans l’imagination du peintre… — Ce n’est pas cela, je puis vous en assurer, dit miss Pratt ; l’original de ce portrait étoit une femme en chair et en os,<noinclude> <references/></noinclude> 1gn3zj7ry7r4143bihveoeszv048pc5 Page:Ferrier - L Heritage Tome 1.djvu/145 104 4930458 15914372 15894167 2026-07-10T20:10:24Z Sapcal22 420 15914372 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>nie complète. Cependant, il n’y avoit entre eux qu’un défaut d’accord ; jamais ils ne se querelloient, car ils avoient été toute leur vie accoutumés l’un à l’autre ; et, tandis qu’elle attribuoit à la bile tous les reproches et toutes les rebuffades qu’elle en recevoit, il toléroit toutes ses inconséquences, à cause des liens du sang qui les unissoient. La douceur et la complaisance de mistress Saint-Clair formoient un contraste si frappant avec les attaques un peu hargneuses de miss Pratt, que le comte prit de jour en jour plus de goût pour la société de sa belle-sœur ; et elle se trouva bientôt si bien ancrée dans ses bonnes grâces, qu’elle se hasarda à lui demander son agrément pour qu’elle allât avec sa fille rendre une visite à ses parens, avec lesquels elle n’avoit encore eu de communication que par lettres. — Certainement, ma {{corr|cher|chère}} mistress Saint-Clair, lui répondit lord Rossville, rien ne peut être plus juste et plus raisonnable que le désir que vous témoignez de rendre<noinclude> <references/></noinclude> mbro5ql20olwhsvgo4yg627kktsupfe Page:Livre du Chevalier de La Tour Landry.djvu/28 104 4930621 15915349 15894565 2026-07-11T08:31:16Z Narilora 147413 /* Corrigée */ 15915349 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>trois fils et trois filles<ref>Voir le détail dans la Chesnaye des Bois, in-4, II, 318.</ref>, et Jeanne étoit morte vers 1436, puisque ce fut par contrat du 2 février 1437<ref>Anselme, VIII, 270 E.</ref> que Bertrand se remaria à Françoise de Brezé ; non seulement il survécut encore à celle-ci, mais, après avoir épousé en troisièmes noces Ide du Châtelet, il épousa en quatrièmes noces Blanche d’Anjou, fille naturelle du roi René, et « les armes de toutes ces alliances sont remarquées dans les églises des Augustins, Cordelières, Carmes et Jacobins d’Angers, où le corps de ladite Jeanne receut sepulture, ce qui est justifié par son tombeau<ref>''Généal. ms.'' 1.</ref>. » Pour Ponthus, nous savons qu’il fut chevalier, seigneur de La Tour Landry, de Bourmont, du Loroux-Bottereau et baron de Bouloir en Vendomois<ref>''Généal. ms.'' 1, 2.</ref> ; il donna en 1424 aux prieur et couvent de Saint-Jean l’Evangéliste d’Angers la dixme des grains de sa terre de Cornoailles<ref>''Généal. ms.'' 2.</ref>, par acte signé de Jean de Lahève « ainsi qu’il est remarqué au trésor des tiltres de Chasteaubriant<ref>''Généal. ms.'' 1.</ref> », et il possédoit aussi une terre que le duc de Bretagne lui confisqua, parcequ’il tenoit le parti d’Olivier de Chatillon<ref>''Geneal. ms.'' 2.</ref>. Ce doit être lui qui se rendit otage à Nantes pour répondre de l’exécution du mariage (21 mars 1431) entre le comte de Montfort et Yoland, fille de la reine de Sicile<ref>''Histoire de Bretagne'', par Dom Lobineau, Paris, in fol., I, 1706, p. 588.</ref>, et qui reçut ensuite une coupe dorée, en même temps que sa fem-<noinclude> <references/></noinclude> 51t7mxllgen6bdo5unagpgk2bftvuok Page:Livre du Chevalier de La Tour Landry.djvu/29 104 4930625 15915356 15894572 2026-07-11T08:32:45Z Narilora 147413 /* Corrigée */ 15915356 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>me et sa fille recevoient d’autres présents<ref>Dom Lobineau, ''Preuves'', col. 1018 ; Dom Morice, ''Preuves'', II, col. 1232-3.</ref>. C’est aussi probablement lui que cite l’auteur de l’histoire d’Artus, duc de Bretaigne, dans l’énumération de ceux qui se sont trouvés à la bataille de Formigny<ref>Collection Michaud et Poujoulat, {{1re}} série, III, 226.</ref>, le 15 avril 1450. Il est aussi bien à croire que c’est lui qui a fait écrire par quelque clerc le roman de chevalerie de Ponthus, fils du roi de Galice, et de la belle Sidoine, fille du roy de Bretaigne, souvent réimprimé ; c’étoit un moyen de populariser l’illustration de la famille et d’en faire reculer très loin l’ancienneté, — Bourdigné, comme on l’a vu, s’y est laissé prendre, — que de la mettre au milieu d’une action à la fois romanesque et à demi historique. Les La Tour Landry ont voulu avoir aussi leur roman, comme les Lusignan avoient Mélusine. Nous n’avons pas à entrer dans le détail de ce très pauvre roman, qui se passe en Galice, en Bretagne et en Angleterre, ni à suivre les péripéties des amours de Ponthus et de Sidoine, traversées par fourberies du traître Guennelet et enfin couronnées par un mariage. Ce qu’il nous importe de signaler c’est la certitude de l’origine de ce roman. Le héros de l’histoire porte le nom fort particulier d’un des membres de la famille, et, parmi ses compagnons, se voit toujours au premier rang Landry de La Tour. Tous les noms propres sont de ce côté de la France ; ce sont : Geoffroy de Lusignan, le sire de Laval, d’Oucelles et de Sillié, Guillaume et Benard de la Roche, le sire de Doé, Girard de Chasteau-Gaultier, Jean<noinclude> <references/></noinclude> qjpaee7iko6od2gdgh438hcqzt0gvs7 Page:Livre du Chevalier de La Tour Landry.djvu/30 104 4930627 15915374 15894579 2026-07-11T08:34:56Z Narilora 147413 /* Corrigée */ 15915374 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>Molevrier. Les quelques noms de localités françoises concourent aussi à la même preuve : c’est à Vannes que se fait le grand tournois, et, quand l’armée se réunit, c’est à la tour d’Orbondelle, près de Tallemont ; or Talmont est un bourg de Vendée (Poitou) situé à 13 kil. des Sables. Un passage donneroit peut-être la date exacte de la composition du roman, c’est lorsque, pour réunir une armée contre les Sarrasins, on écrit à la comtesse d’Anjou : car, dit le romancier, le comte étoit mort et son fils n’avoit que dix ans. Mais c’est trop long-temps m’arrêter à ce livre, qu’il étoit pourtant nécessaire de signaler<ref>Pour les nombreuses éditions, et les traductions en anglois et en allemand du roman de Ponthus, voyez l’excellent article de M. Brunet, III, 812-4.</ref>. L’on ne connoît que deux enfants de Ponthus, Blanche et Louis {{1er}} du nom. Blanche épousa Guillaume d’Avaugour, seigneur de La Roche Mabile, de Grefneuville et de Mesnil Raoulet, bailly de Touraine, veuf de Marie de Coullietes, femme en premières noces de Gilles Quatrebarbes<ref>''Généal. ms.'' 1. — Avaugour, d’argent au chef de gueules.</ref>. On donne ordinairement cette Blanche comme fille de Louis 2{{e}} du nom<ref>''Généal. ms.'' 2. — Le Laboureur, p. 80.</ref> ; mais la remarque de d’Hozier<ref>''Généal. ms.'' 1.</ref> est formelle sur ce point : « Bien que les mémoires de la maison de La Tour Landry remarquent icelle Blanche de La Tour estre issue de Louis et de Jeanne Quatrebarbes ; néanmoins tous les tiltres que j’ay me persuadent le contraire, et particulièrement l’arrest, sur requeste, du Parlement de Paris, que ladite Jeanne<noinclude> <references/></noinclude> lo018y5dhfdcu3yslj8g47xdnkvsz8e Page:Livre du Chevalier de La Tour Landry.djvu/31 104 4930630 15915377 15894591 2026-07-11T08:36:16Z Narilora 147413 /* Corrigée */ 15915377 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>Quatrebarbes, demeurée veufve, obtint, le dernier jour de décembre 1453, contre Blanche de La Tour, aussy veufve, où il est porté en termes exprès qu’elle estoit sœur de feu Louis de La Tour, mary de Jeanne Quatrebarbes. » Quant à Louis de La Tour, chevalier, baron dudit lieu et du Boulloir, seigneur de Bourmont, la Gallonnère, de la Cornouaille, de Clervaux, Rue d’Indre et Dreux le Pallateau, il épousa en 1430 Jeanne Quatrebarbes, dame de La Touche Quatrebarbes, etc., fille de Gilles Quatrebarbes et de Marie de Coullietes<ref>''Généal. ms.'' 1, qui donne tous les titres de Jeanne Quatrebarbes.</ref>. Louis étoit mort avant 1453, et, le 22 juin 1455, sa veuve, en présence de son fils Christophe, ratifie un acte fait le 6 juin précédent par son procureur et le procureur de Blanche de la Tour, veuve de Guillaume d’Avaugour<ref>''Généal. ms.'' 1.</ref>. En 1458 elle fit son testament, et nomma pour ses exécuteurs testamentaires René, Christophe et Louis, ses enfants<ref>Des extraits de ce testament et de quelques autres pièces postérieures sont joints à la ''Généal. ms.'' 1.</ref>. On vient de voir les noms des trois fils de Louis ; un quatrième, Geoffroy<ref>Le Laboureur (page 80), qui le cite avant ses frères.</ref>, paroît être mort de bonne heure, puisqu’il n’a pas laissé de traces. Pour René, il se démit en 1438 de ses biens, sauf les seigneuries de la Gallonnère et de Cornouaille, en faveur de Christophe, son frère puîné, ainsi qu’il est verifié dans le trésor des titres de Châteaubriant<ref>''Généal. ms.'' 1.</ref>, se fit prêtre et<noinclude> <references/></noinclude> 4dvmc0wdslk9bhl3lrj4khkpp05x514 Page:Livre du Chevalier de La Tour Landry.djvu/32 104 4930639 15915378 15894654 2026-07-11T08:37:26Z Narilora 147413 /* Corrigée */ 15915378 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>mourut le 4 mai 1498<ref>''Généal. ms.'' ; Le Laboureur, p. 80.</ref>. Pour Christophe, Bourdigné<ref>''Hystoire agrégative d’Anjou.'' f. cxlix. v{{o}}</ref> nous apprend qu’en 1449 il se trouva au siége de Rouen avec le duc de Calabre, fils du roi René, qui étoit allé secourir son père. En 1460, il transigea pour des terres avec Pierre d’Avaugour, fils de Guillaume et de Blanche de la Tour ; en 1463, il donna procuration audit Pierre de recevoir les foi et hommage dus à ses terres ; en 1469, il rend adveu de la terre du Genest au comte de Monfort, et, la même année, fonde dans l’église du Genest des prières à dire le jour de la Toussaint, avant la grand’messe, pour les âmes de ses prédécesseurs<ref>''Généal. ms.'' 1.</ref>. Il mourut sans enfants, puisque ce fut Louis, 2{{e}} du nom, qui resta chef de la famille. Il avoit épousé Catherine Gaudin, fille d’Anceau, sieur de Pasée ou Basée, et de Marguerite D’Espinay Lauderoude, maison alliée à celle de Laval<ref>''Généal. ms.'' 1.</ref>. C’est en lui que s’éteignit la descendance mâle de notre Geoffroy, car Louis n’eut que des filles. On a vu que Blanche, dont on le faisoit le père, n’étoit pas sa fille, mais sa tante ; ses filles furent Françoise et Marguerite, « femme de René Bourré<ref>D’argent à la bande fuselée de gueules. — ''Généal. ms.'' 1.</ref>, seigneur de Jarzé, dont la postérité est tombée dans la maison Du Plessis des Roches Pichemel, de laquelle est M. le marquis de Jarzé<ref>Le Laboureur, p. 80.</ref>. » Quant à Françoise, fille aînée et principale héritière de son père Louis, elle épousa, le 30 juillet 1494, Hardouin de Maillé, 10{{e}} du nom,<noinclude> <references/></noinclude> jew3l8s39uoefw2lan91093xjg8hlfy Page:Livre du Chevalier de La Tour Landry.djvu/33 104 4930641 15915382 15894659 2026-07-11T08:39:35Z Narilora 147413 /* Corrigée */ 15915382 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>né en 1462. Il s’obligea de prendre le nom et les armes de La Tour, sous peine de 50,000 écus ; mais, après la mort de ses frères sans hoirs mâles, il se déclara aîné de sa maison, et François I{{er}} releva ses descendants de cette obligation, leur permettant de reprendre le nom et les armes de Maillé, en y ajoutant le nom de La Tour Landry<ref>Anselme, VII, 502 ; et La Chesnaye des Bois, IX, 314.</ref>. » Les armes de Maillé sont bien connues, d’or à trois fasces ondées de gueules ; mais celles de La Tour Landry le sont bien moins, précisément à cause de l’abandon qui en fut fait. Le Laboureur (p. 80) dit qu’elles sont d’or à une fasce crenelée de 3 pièces et massonnée de sable ; Gaignières, qui les a dessinées et blasonnées de sa main sur un feuillet de papier, passé, comme toute la partie héraldique de sa collection, dans les dossiers du Cabinet des titres, nous donne de plus l’émail de la fasce, qui étoit de gueules. La description qui s’en trouve en tête des généalogies manuscrites a un détail différent : elle indique la fasce comme bretessée, c’est-à-dire crénelée, de trois pièces ''et demie.'' Il n’est pas rare de trouver une fasce crénelée de deux pièces et deux demi-pièces ; dans le cas de trois pièces et demie, il faudroit, sa place n’étant pas indiquée, mettre la demi-pièce à dextre ; mais nous préférons nous tenir à la première armoirie, qui est la plus probable, puisqu’elle ne sort pas des conditions ordinaires.<noinclude> <references/></noinclude> f6zc7lr5lsp9myvojz6zje8xc28fl9h Page:Ferrier - L Heritage Tome 1.djvu/184 104 4930893 15914373 15895968 2026-07-10T20:15:10Z Sapcal22 420 15914373 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>et elle garda le silence. Sa mère reprit la parole. — À propos, Gertrude, quand vous serez comtesse de Rossville, il faudra que vous me fassiez construire, sur les bords de cette rivière, une petite maison où je puisse vivre dans une solitude paisible, tandis que vous jouerez le rôle de grande dame. Promettez-le-moi, Gertrude ; je ne vous demande qu’une chaumière, un enclos pour une vache, et un petit jardin potager. Il y avoit quelque chose de si forcé et de si peu naturel dans la gaieté soudaine de sa mère, que miss Saint-Clair, quoique habituée à toutes les inégalités de son caractère, en fut presque effrayée et ne sut que lui répondre. — Ainsi, Gertrude, vous ne voulez pas même me promettre de me rendre indépendante à si peu de frais dans ma vieillesse ? Vous avez peut-être raison d’être circonspecte : les filles du roi {{corr|Léar|Lear}} firent de belles promesses à leur père, et finirent<noinclude> <references/></noinclude> b24v8psps9hj0bvvajwf71u2srcucnx Page:Ferrier - L Heritage Tome 1.djvu/195 104 4930908 15914374 15895999 2026-07-10T20:16:56Z Sapcal22 420 15914374 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>Voilà pourtant ce que j’ai gagné à courir après vous jeunes gens. Elle ouvrit son sac à ouvrage, et en un clin-d’œil, le bout de son doigt étoit armé d’un dé, et son aiguille couroit avec rapidité pour réparer le malheur qui lui étoit arrivé. — Et de quoi {{corr|parlions nous|parlions-nous}} donc ? continua-t-elle. Ah ! des gens qui se taisent. Je voudrois bien que ces oiseaux en fissent autant ; leur sot ramage m’étourdit. — Dans le fait, je crois qu’il seroit assez à propos que les jeunes gens ne parlassent que pour répondre quand on les interroge. — Ah ! n’est-ce pas un poisson qui vient de sauter dans l’eau ? C’est bien dommage que chacun de vous n’ait pas pris une ligne, au lieu de cet arc et de ces flèches qui ne sont bons à rien. Il y auroit eu quelque plaisir à vous voir pêcher une truite pesant trois ou quatre livres. — Quant aux vieillards, ils feroient bien d’y songer en deux fois avant de se mettre à parler, car quand ils commencent, on ne sait quand ils finiront.<noinclude> <references/></noinclude> 1u1z5e5j1ff2207oavy6w56p2soaf0f Page:Monsigny - Le Déserteur (1769).djvu/27 104 4931006 15914647 15899774 2026-07-11T03:10:11Z Psephos 145984 15914647 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Psephos" /></noinclude>{{brn|2}} <score sound raw> #(set-default-paper-size "b4") violonA = { \partial 8 a8\f | d[ fis e] d[ fis e] | d4 a8 \appoggiatura a g4 fis8 | b4 a8 \appoggiatura a g4 fis8 | \grace fis8_( \afterGrace e4._+ {d16)[_( e]} d4) a'8\p\segno | d[ fis e] d[ fis e] | d4 a8 \appoggiatura a g4 fis8 | b4 a8 \appoggiatura a g4 fis8 | \appoggiatura fis e4. \appoggiatura {d16[ e]} d4 a'8 | d[ fis e] d[ fis e] | d[ a b] cis[ d e] | fis[( gis) a] cis,4( b8)^+ | \after 8 ^\markup\large\bold{"𝄏"} a4 e'8_\markup\italic"Refrain" e[( fis) e]-! 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Rousse-Gertrude connut quelque douleur à voir disparaître le maître et l’initiateur qui lui avait ouvert sa route, mais l’œuvre entreprise n’en fut pas retardée. Si la mère veuve avait espéré que ce deuil rapprocherait d’elle son enfant, elle devait être déçue. La nuit même qui suivit les obsèques de l’alchimiste, sa fille se rendit au laboratoire, la date étant favorable aussi bien que l’aspect du ciel. Et une sorte d’exaltation lui gonflait le cœur à se sentir seule devant sa besogne et libre de la diriger. Cette nuit-là, des cavaliers qui avaient coupé hardiment à travers le parc aperçurent de loin la magicienne par une fenêtre éclairée de sa tour. Debout, immobile, elle élevait un flacon vers la lumière pour en examiner le contenu. Sa forme droite et son profil se détachaient en ombre grise avec une grâce et une netteté surprenantes. Un reflet couleur de flamme cernait la masse de ses cheveux et le liquide qu’elle mirait brillait entre ses doigts comme une étoile violette. Celui des cavaliers qui passait le premier retint son cheval et tout à coup monta dans la nuit une voix jeune, tendre, impérieuse. — « Belle… ho… belle… ! » appela la voix dans la nuit.<noinclude> <references/> {{Centré|34}}</noinclude> ciapq99ub1v1e0s7byrpiw1j2vt0pke Page:Roche-Mazon - Le Lion de Palestine (1957).djvu/37 104 4931143 15915492 15896836 2026-07-11T11:24:06Z Clhu 102880 /* Validée */ 15915492 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Clhu" />{{Numérotation|LES POMMES D’IMMORTALITÉ||}}</noinclude><nowiki /> Rousse-Gertrude entendit sans doute, mais elle garda son attitude jusqu’à ce que les dernières résonances se fussent éteintes dans les halliers dépouillés. Puis elle se détourna, fit un pas, et cessa d’être visible. Peu de temps avant l’aube, elle descendit l’escalier de la tour, chargée d’une urne de cristal, et s’enfonça dans la forêt. Il faisait sombre encore, un arôme de printemps parfumait l’air, bien que les branchages parussent desséchés et morts comme en décembre. Quelques bouquets de primevères semaient des taches pâles dans les sous-bois. Les herbes humides frôlaient les pieds nus de la jeune fille avec de longues caresses glacées. Elle marchait vite, sans regarder autour d’elle, au milieu d’un silence si profond qu’à la moindre halte elle pouvait entendre la mousse foulée par ses sandales craquer bas en se redressant. Lorsqu’elle déboucha au sommet d’une clairière inclinée dont le sable luisait entre des touffes de fougères mortes, une clarté jaune paraissait déjà vers l’est. Le ciel était pur, sans qu’il se fût formé de rosée pendant la<noinclude> <references/> {{Centré|35}}</noinclude> f0o6sdi96rar4nvjyxztpd3swoir7ld Page:Roche-Mazon - Le Lion de Palestine (1957).djvu/38 104 4931144 15915495 15896840 2026-07-11T11:26:57Z Clhu 102880 /* Validée */ 15915495 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Clhu" />{{Numérotation|LES POMMES D’IMMORTALITÉ||}}</noinclude>nuit. Aucun souffle de vent au loin, aucun brouillard sur le sol friable qui s’abaissait dans la direction du levant. Toutes les conditions requises par les vieux maîtres se présentaient ensemble de façon parfaite, et déjà se dégageait la senteur unique, imperceptiblement soufrée, que les livres nomment « l’effluve universel ». La magicienne, les yeux clos, recueillait en soi toutes ses forces pour se laisser traverser sans ivresse par cette émanation douce et terrible. Soudain, l’impression d’un regard fixé sur elle la fit tressaillir. C’était le premier rayon du soleil qui venait de toucher ses paupières. Les mains élevées, elle tendit vers l’astre le vase de cristal qui sembla flamber un moment comme une torche. Puis elle reporta ses regards éblouis sur le sol. Elle n’eut pas de surprise en voyant la pente sablonneuse semée de corolles glauques de la ''flos coeli'' qui miroitaient dans la lumière rousse de l’aube, pareilles à des plaques de gelée verdâtre, rondes et aux bords un peu crispés comme des champignons sans consistance qui surgissent sur le bois mort, rétractées en<noinclude> <references/> {{Centré|36}}</noinclude> mistj8gc2v6jzdurlr8tes6gv7ewtqr Page:Roche-Mazon - Le Lion de Palestine (1957).djvu/39 104 4931145 15915497 15896841 2026-07-11T11:29:25Z Clhu 102880 /* Validée */ 15915497 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Clhu" />{{Numérotation|LES POMMES D’IMMORTALITÉ||}}</noinclude>petits grains, ou plus larges et minces que des feuilles d’érable. Pas à pas, Rousse-Gertrude fit sa récolte, se domptant pour que son trouble ne lui fît oublier ni un geste, ni une précaution rituelle, et elle forçait sa pensée à s’attacher uniquement aux paroles qu’elle répétait : « Quand tu l’auras cueillie tu la mettras dans eau de fontaine, tu la nettoieras parfaitement pour qu’il n’y reste aucun limon… tu l’essuieras avec un linge blanc de lessive… tu la pileras dans le mortier de marbre… » Cependant une gêne étrange l’accompagnait. Ce n’était plus un seul regard qui lui semblait la guetter. On eût dit que toute la forêt, jusqu’à la vieille souche qui tordait ses racines enchevêtrées au bas de la clairière, que tous les points du sol et du ciel observaient la jeune fille à la fois, avec une attention ironique. Au laboratoire, pendant quarante jours, elle traita la ''flos coeli'' d’abord, puis « l’extrait limpide qui est son sang » et qui se doit exposer au soleil et à la lune dans un alambic bien luté « pour se dissiper de soi-même par les opérations du mouvement », puis « l’esprit qui<noinclude> <references/> {{Centré|37}}</noinclude> ej1lg51alzx6ih5pkb95f7xewur8t2h Page:Roche-Mazon - Le Lion de Palestine (1957).djvu/40 104 4931146 15915498 15896842 2026-07-11T11:32:39Z Clhu 102880 /* Validée */ 15915498 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Clhu" />{{Numérotation|LES POMMES D’IMMORTALITÉ||}}</noinclude>succède au sang, pareil à une eau très pure ». Bien souvent déjà, et sans connaître d’insuccès, Rousse-Gertrude avait ainsi préparé près de son père soit cette fleur femelle du mois de mars, soit celle qui se récolte à l’équinoxe d’automne et est appelée mâle. Elle n’eut pas d’embarras davantage à recueillir l’esprit liquide qu’elle fit sept fois « congeler en cristal, sur feu de lampe fort léger ». Ainsi « la corporification était complète », et il ne restait qu’à purifier les sels des gros cristaux qui s’y étaient formés. Après quoi ils se calcinent d’eux-mêmes et ils se mettent en cette poudre subtile et impalpable qui contient en soi toutes les vertus de la Terre, du Feu, de la Rosée, de l’opération de la Lune et du Soleil. La magicienne, ayant achevé sa tâche à l’heure qu’elle s’était fixée, ne voyait plus devant elle que l’opération finale, celle qui peut être tentée une nuit seulement chaque année : l’union des deux semences de printemps et d’automne, d’où doit naître l’Arbre de vie, couvert de ses fruits défendus. Mais, cette œuvre suprême, jamais le vieil alchimiste et sa fille n’avaient pu seulement l’ébaucher. À chaque essai nouveau, l’échec s’était produit dès le début, causé en apparence par quelque inci-<noinclude> <references/> {{Centré|38}}</noinclude> m02php6hjbuef6mg44ruko7f46px7dd Page:Roche-Mazon - Le Lion de Palestine (1957).djvu/41 104 4931147 15915505 15896843 2026-07-11T11:43:42Z Clhu 102880 /* Validée */ 15915505 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Clhu" />{{Numérotation|LES POMMES D’IMMORTALITÉ||}}</noinclude>dent minime ou, parfois, inexplicable. Sous le long soleil de la mi-été, Rousse-Gertrude put faire ranger minutieusement son laboratoire. Les foyers divers furent garnis, prêts à recevoir la flamme ; les cuivres et les cristaux s’alignèrent au bord des tables de marbre. Sur un socle isolé, la poudre de ''flos coeli'' printanière étincelait dans un flacon transparent, à côté d’un autre flacon semblable pour la forme, mais au verre coloré de rouge, qui renfermait la fleur mâle du précédent équinoxe. Le crépuscule commençait quand la jeune fille, restée seule, s’approcha d’une fenêtre ouverte. L’horizon se teignait d’or entre les masses violettes de la forêt et les ifs sombres du jardin. La verdure de juin transfigurait les taillis proches ; d’admirables roses montaient à l’assaut de la tour, et les châtaigniers en fleur répandaient leur parfum dans la lumière orangée du soir. Avec une sorte d’étonnement, pour la première fois peut-être, l’obstinée travailleuse s’aperçut que la nature et les hommes se modifiaient et vivaient tandis qu’elle poursuivait son rêve, et elle évoqua vague-<noinclude> <references/> {{Centré|39}}</noinclude> d65lmsg9bawt13329y7l9nbh8gdsqwb Page:Roche-Mazon - Le Lion de Palestine (1957).djvu/42 104 4931148 15915507 15897588 2026-07-11T11:46:23Z Clhu 102880 /* Validée */ 15915507 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Clhu" />{{Numérotation|LES POMMES D’IMMORTALITÉ||}}</noinclude>{{Nec|ment}} l’image d’un couple royal, supérieur au changement comme à la caducité. Deux êtres jeunes, beaux, possédant en commun le pouvoir et la science — et immortels, — ne pourraient-ils se dire ''semblables à des Dieux'' ?… Entre deux collines nues, quelques tentes se devinaient, à demi cachées par un pli de terrain. Le Prince héritier préparait une expédition ; son armée campait pour s’aguerrir, et, au-dessus d’un étendard flottant, les derniers rayons du jour faisaient resplendir un écusson couronné. De ce côté, dans le ciel où venait de disparaître le soleil, un nuage étroit s’illumina une seconde ainsi qu’une épée flamboyante. Puis le silence et l’ombre s’étendirent. La nature semblait se recueillir, concentrée dans l’attente grave de cette {{Ancre|P5}}{{Refn|Le Lion de Palestine/Notes#N5|nuit du solstice}} qui commençait, la nuit de la grande tentative tragique, toujours déçue et toujours renouvelée, où les forces de la lumière, à la limite suprême de leur assaut annuel contre les forces obscures, menacent de si près l’équilibre séculaire qu’un atome impondérable, l’ardeur d’un désir humain pourrait entraîner leur victoire et changer l’axe du destin. La magicienne, les yeux fixes, s’absorbait de<noinclude> <references/> {{Centré|40}}</noinclude> 1p29rw1couveeczbu4dlm8r2qfo0jc4 Page:Roche-Mazon - Le Lion de Palestine (1957).djvu/43 104 4931152 15915509 15896851 2026-07-11T11:49:01Z Clhu 102880 /* Validée */ 15915509 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Clhu" />{{Numérotation|LES POMMES D’IMMORTALITÉ||}}</noinclude>plus en plus dans sa pensée. Sa soif passionnée du but, sa décision implacable de l’atteindre grandissaient à mesure que s’approchait l’heure. Tout son être se tendait, se bandait comme un arc où vibre un trait irrésistible. Elle se leva enfin, lentement, et elle se tint face aux ténèbres. Et, à cette seconde précise, quelque chose fut changé au silence. Sans aucun signe perceptible, la résistance extérieure céda. Ce fut comme la rupture sèche d’une corde infiniment tendue, comme si une félure s’était ouverte à l’armure rigide de l’univers. Rousse-Gertrude chancelait de tout son corps, et elle ne prit pas d’abord conscience d’un bruit léger et lointain, régulier comme le battement de son cœur. Un pas venait vers elle de la forêt. Ce pas lent traversa le jardin, puis la terrasse envahie de roses. Il pénétra sous la voûte où il fit halte un instant. Alors la fille de l’alchimiste retira les verrous de sa porte, et elle revint s’asseoir sans détourner les yeux de l’entrée. En bas, la première marche de l’escalier craqua, le pas montait ; il atteignit le palier de bois, la porte<noinclude> <references/> {{Centré|41}}</noinclude> 7wfw5104ltfwun5p76s5mmrntqraieb Page:Ferrier - L Heritage Tome 1.djvu/247 104 4931743 15914379 15897554 2026-07-10T20:25:01Z Sapcal22 420 15914379 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>le moment d’une pause pour prendre le dé à son tour, ni à recourir à aucun de ces petits moyens si usités pour attirer sur lui les regards de la société. Les qualités précieuses de son esprit, couvertes du voile de la modestie, ne frappoient donc pas l’imagination, comme celles plus brillantes du colonel Delmour ; et, comme dans les événemens journaliers de la vie domestique on trouve peu d’occasions pour mettre au jour les attributs les plus nobles et les plus élevés de l’âme, ce n’est que par degrés lents et imperceptibles qu’un tel caractère peut se faire connoître et gagner l’affection. Une seule phrase, empruntée d’un auteur éloquent, pourrait suffire pour tracer le portrait de Lyndsay. Il donnoit l’exemple de toutes les vertus morales, sans orgueil, et de toutes celles du chrétien, sans fausse honte. Mais Gertrude ne voyoit rien de tout cela. Elle voyoit seulement sur le front du colonel un sombre nuage qu’elle auroit bien voulu dissiper. Dans cette intention,<noinclude> <references/></noinclude> pcqimb53ckf3a9ojjgp3ztiroaavbkx Page:Société Saint-Jean-Baptiste - Au pays de l'érable (quatrième concours littéraire), 1919.djvu/116 104 4931755 15913946 15897570 2026-07-10T14:09:25Z Raymonde Lanthier 75548 /* Corrigée */ 15913946 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Raymonde Lanthier" /></noinclude><noinclude>{{Img float | file=Société Saint-Jean-Baptiste - Au pays de l'érable (quatrième concours littéraire), 1919 (page 116 crop).jpg | width = 480px | align = center | m = 2em | cap = {{t|''… Les os craquèrent de nouveau, les doigts pendirent inertes, et le couteau tomba à{{lié}}terre.'' (''{{pg|103}}'')|90}} }}</noinclude><noinclude> <references/></noinclude> pvcwwxglob8w4mwwqlh8jm6dinjzvwv Page:Société Saint-Jean-Baptiste - Au pays de l'érable (quatrième concours littéraire), 1919.djvu/117 104 4931758 15913947 15897583 2026-07-10T14:11:02Z Raymonde Lanthier 75548 /* Corrigée */ 15913947 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Raymonde Lanthier" />{{nr||LA FIN D’UN TRAÎTRE|105|b=<hr/>}}</noinclude><nowiki /> — Dieu me pardonne ! dit grand-père, en passant la main sur son front, et d’un bond, il s’élança dans la caverne. <includeonly>{{Img float | file=Société Saint-Jean-Baptiste - Au pays de l'érable (quatrième concours littéraire), 1919 (page 116 crop).jpg | width = 480px | align = center | m = 2em | cap = {{t|''… Les os craquèrent de nouveau, les doigts pendirent inertes, et le couteau tomba à{{lié}}terre.'' <noinclude>(''{{pg|103}}'')♣</noinclude>|90}} }}</includeonly> Cette lutte, si longue à raconter, avait duré quelques minutes à peine, lutte effrayante et silencieuse dont le bruit imperceptible était à peine venu aux oreilles du blessé. Celui-ci était couché, il se souleva, en entendant marcher. Grand-père fut étonné d’entendre sa voix. — C’est toi, père ? — Oui, es-tu bien mal ? — Mais non, je suis très bien, au contraire. Pourquoi serais-je mal ? Grand-père respira. Le traître avait menti. — C’est heureux que tu ailles bien, répond-il avec un ton parfait d’indifférence, il va falloir déménager, cet asile est moins sûr que je pensais. — Nous sommes découverts ? J’ai entendu un cri en effet, tout à l’heure. Aurais-tu rencontré quelqu’un ? — C’est moi qui ai fait un faux pas, j’ai bien failli rouler en bas de la falaise. Il fait si noir, on ne sait plus où l’on met le pied. Bon, voyons cette blessure, et puis soupons, ajouta-t-il en posant son panier.<noinclude> <references/></noinclude> h09sf4f1u7a3ihjsgd69nzxq6v5dyjq Page:Ferrier - L Heritage Tome 1.djvu/251 104 4931773 15914380 15897628 2026-07-10T20:25:52Z Sapcal22 420 15914380 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>Il y avoit pourtant du bon dans son caractère, et, s’il eût été époux et père, et que son cœur se fût ouvert aux plus doux sentimens de la vie, peut-être seroit-il devenu un homme aimable et un des ornemens de la société ; car il avoit l’âme naturellement aimante, et ce sentiment, quoique depuis long-temps engourdi, n’étoit pas encore tout-à-fait éteint en lui. On disoit que, dans sa première jeunesse, il avoit aimé une jeune fille aussi pauvre que lui, dont la naissance étoit encore d’un degré au-dessous de la sienne, et qui répondoit à sa tendresse. C’étoit dans l’espoir d’acquérir de quoi l’épouser qu’il avoit traversé les mers, et cherché l’opulence en pays étranger. Mais on peut la chercher long-temps sans la trouver. Bien des années s’écoulèrent et laissèrent M. Ramsay aussi pauvre que lorsqu’il étoit parti. Désespérant alors de sa fortune, il écrivit à son amante pour la dégager de la promesse qu’elle lui avoit faite de lui conserver sa main. Le temps finit pourtant par le com-<noinclude> <references/></noinclude> eo9zmp82uz8mv8csvewz37i1j8sdpfo Page:Ferrier - L Heritage Tome 1.djvu/261 104 4931790 15914382 15897658 2026-07-10T20:29:49Z Sapcal22 420 15914382 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>un qui fût digne de dénouer les cordons des souliers de Lizzie. La reine sur son trône pourroit regarder comme un honneur de lui être comparée ! L’appartement de l’oncle Adam paroissoit trop petit pour le contenir dans sa colère ; il le parcouroit à grands pas, les mains croisées derrière le dos, et il n’avoit plus rien de gêné, de gauche, ni d’embarrassé dans ses manières ; il se montroit dans son caractère naturel, et tel que la nature l’avoit fait. Enfin, s’arrêtant tout-à-coup : — Et que seriez-vous donc devenue, s’écria-t-il, si j’avois fait de Lizzie Lundie ce que j’espérois autrefois en faire, ma femme légitime ? Qu’auroit dit l’orgueil de vos Rossville ? Auriez-vous regardé comme une honte que votre fille ressemblât à la femme de votre oncle ? — Oh ! c’est par trop fort ! s’écria mistress Saint-Clair, en fondant en larmes. — Qu’est-ce qu’il y a de trop fort ? dit son oncle avec le même ton de mécontentement. Mais en voyant couler les pleurs<noinclude> <references/></noinclude> 3sztebt16bls1ah08uy8xwdviny94a5 Le Lion de Palestine 0 4931966 15915112 15897972 2026-07-11T07:35:50Z FreeCorp 50516 /* Relu et corrigé */ 15915112 wikitext text/x-wiki {{TextQuality|100%}} <pages index="Roche-Mazon - Le Lion de Palestine (1957).djvu" header=1 include=1 /> {{SautDePage}} <pages index="Roche-Mazon - Le Lion de Palestine (1957).djvu" include=5 /> {{SautDePage}} <pages index="Roche-Mazon - Le Lion de Palestine (1957).djvu" include=7 /> {{SautDePage}} <pages index="Roche-Mazon - Le Lion de Palestine (1957).djvu" include=69 /> {{SautDePage}} <pages index="Roche-Mazon - Le Lion de Palestine (1957).djvu" from=71 to=73 /> [[Catégorie:Contes]] [[Catégorie:Publiés à Paris]] [[Catégorie:1957]] [[Catégorie:Bon pour export]] cfivpdm9lxdjdgzreem6xdf5s0ejp00 Page:Ferrier - L Heritage Tome 1.djvu/267 104 4932689 15914388 15898863 2026-07-10T20:33:56Z Sapcal22 420 15914388 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>bien jouée, que, dans la situation où je me trouve, je ne puis faire de visite. Si j’allois dans un endroit, il faudroit que j’allasse ailleurs, et le major a dans le comté tant de connoissances qui s’attendroient à me voir, que je me trouverois fort {{corr|embarrasée|embarrassée}}. Je puis vous assurer que je ne sors que pour venir chez mon oncle, à qui je me fais un devoir de montrer des attentions, puisqu’il n’a que moi dans toute la famille qui connoisse son caractère, et qui sache comment agir avec lui. M. Ramsay, ayant satisfait l’antipathie qu’il avoit pour sa nièce, par le mépris qu’il avoit témoigné pour son présent, étoit alors presque en belle humeur, et, s’approchant d’elle, il lui dit : — Eh bien, miss Bell, qu’avez-vous fait de votre nabab, de votre berger, de votre amoureux, de votre… ? Comment l’appelez-vous ? — Si vous voulez dire le major, répondit miss Bell avec dignité, il m’a accompagnée jusqu’ici, et il est allé voir<noinclude> <references/></noinclude> eyv7yqalf8wylifaiofxtifb457nyjl Page:Ferrier - L Heritage Tome 1.djvu/274 104 4932771 15914391 15898958 2026-07-10T20:35:30Z Sapcal22 420 15914391 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude><nowiki/> Le major{{corr|,|}} entra ; M. Ramsay le reçut avec assez de civilité, et mistress Saint-Clair, qui désiroit s’assurer sa voix pour l’élection, alloit y préparer les voies en lui adressant quelques riens d’un ton doucereux et flatteur ; mais miss Bell ne souffroit jamais que le major regardât ou écoutât qui que ce fût en sa présence, et elle s’empressa de lui dire : — Eh bien, major, avez-vous vu les chevaux ? Qu’en pensez-vous ? — Ils paroissent en état de faire leur service. Sans être d’une beauté remarquable ; et… — De quelle couleur sont-ils ? Voulez-vous me verser un verre d’eau, major ? ` — Noirs. N’y mettrai-je point un peu de vin ? — La moindre goutte. Et vous croyez qu’ils pourront nous convenir ? Oh ! vous en mettez trop ! — Ce n’est pas à moi à en décider. Peut-être voudrez-vous bien y jeter un coup d’œil.<noinclude> <references/></noinclude> q9qoa2yldpolc7a4166lnkulve7v9mz Page:Ferrier - L Heritage Tome 1.djvu/275 104 4932774 15914395 15898962 2026-07-10T20:36:16Z Sapcal22 420 15914395 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude><nowiki /> — Moi, major ! Voulez-vous bien remettre mon verre sur la table ? Comment voulez-vous que, dans la situation où je me trouve, j’aille à l’Ours-Blanc ? — Je dirai donc au palefrenier de les amener ici. Il n’y a qu’un pas. — Je ne veux pas qu’on amène vos {{corr|cheveaux|chevaux}} à ma porte ! s’écria M. Ramsay. On feroit courir le bruit que je vais prendre voiture ; ce seroit une belle chose ! Et il se mit à se promener d’un air mécontent. — Mon cher Monsieur…, dit le major ; mais l’oncle Adam ne lui permit pas d’achever sa phrase. — Je vous dis que je ne veux pas de vos chevaux ! s’écria-t-il. — En vérité, mon oncle, dit miss Bell, je ne vois pas ce qu’il y auroit de si fâcheux pour vous qu’on crût que vous allez prendre voiture. Cela vous feroit honneur à bon marché. — Bel honneur, sur ma foi ! Avoir l’honneur de passer pour un vieux fou plein d’ostentation !<noinclude> <references/></noinclude> jao17htg8l57yu8gli3z00sm9lf4ak6 Page:Ferrier - L Heritage Tome 1.djvu/279 104 4932778 15914401 15898967 2026-07-10T20:38:02Z Sapcal22 420 15914401 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>cela auroit une apparence bien étrange aux yeux du monde. Quelles que puissent être les pensées de M. Ramsay, son air annonçoit une tempête prête à éclater ; mais, Gertrude s’étant approchée de lui en ce moment pour lui faire ses adieux, les rides de son front s’aplanirent tout à coup, et firent place a une expression qui auroit presque pu passer pour un sourire. — Les yeux du monde ! répéta-t-il en levant les épaules. Et se tournant vers Gertrude : — Je ne donnerois pas un regard des vôtres, lui dit-il, pour tous les yeux du monde. Et croyez-moi, ma chère petite nièce, que les yeux du monde ne vous empêchent jamais, comme tant d’autres, de consulter votre bonheur. Adieu, mon enfant, ajouta-t-il en lui appuyant une main sur l’épaule ; je vous dirai ce que je ne dis pas à beaucoup de gens. Je serai toujours bien aise de vous voir, venez quand il vous plaira. Bon jour, miss Bell Black, mettez sur votre dos les<noinclude> <references/></noinclude> 0sdfowm6pqlk2acgc6627z4pgwjuwsc Page:Ferrier - L Heritage Tome 1.djvu/295 104 4932795 15914402 15898994 2026-07-10T20:39:44Z Sapcal22 420 15914402 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>plaisir qu’il avoit à la revoir étoient trop flatteurs pour qu’elle ne les entendît pas avec ravissement, et ils bannirent toute autre idée de sa mémoire. — Est-il possible, pensa-t-elle en le regardant, que cet être plein de grâce et d’élégance, appartienne à la même espèce qu’un oncle Adam et un major Waddell ? Le colonel vit qu’une matinée d’absence ne lui avoit rien fait perdre, et à l’instant où sa mère se retourna pour appeler sa fille, il commençoit à parler à Gertrude plus sérieusement qu’il ne l’avoit encore fait. Elle rougit, sourit, et courut joindre mistress Saint-Clair. <br /><noinclude> <references/></noinclude> n1u1y5vw5000jlyjvpdrzklb9q87lnw Page:Ferrier - L Heritage Tome 2.djvu/15 104 4932806 15914408 15899031 2026-07-10T20:42:51Z Sapcal22 420 15914408 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>voir ceux de vos parens qui peuvent nous être utiles. Ici M. Delmour prit son agenda et écrivit les noms du major Waddell, de M. Ramsay et de M. Black, sur la liste des visites qu’il devoit faire le lendemain. — Je voudrois surtout que nous pussions nous assurer du suffrage de votre oncle, dit-il à mistress Saint-Clair ; et, se tournant ensuite vers lord Rossville : — Le domaine de Bloom-Parc, dit-il, étoit, il n’y a pas bien long-temps, divisé en quatre propriétés séparées, et il seroit possible d’arranger les choses de manière à ce que quatre individus, et peut-être même cinq, eussent le droit de voter à l’élection. Avec un tel renfort, et les voix sur lesquelles nous devons compter, nous serions sûrs de notre affaire. Ne le pensez-vous pas ? — Cela est conforme à toutes les règles de la probabilité, répondit lord Rossville, mais il faut prendre garde d’admettre comme absolument certain ce qui n’est que vraisemblable. D’ailleurs, je ne sais pas<noinclude> <references/></noinclude> 0v4aucwsib6lnhv964qtnrt8wx7rev5 Page:Ferrier - L Heritage Tome 2.djvu/29 104 4932868 15914412 15899144 2026-07-10T20:44:38Z Sapcal22 420 15914412 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>tère, et il crut l’avoir découvert. Mistress Saint-Clair s’étoit sans doute aperçue de l’attachement mutuel qui existoit entre sa fille et lui, et Gertrude souffroit une persécution à ce sujet. Il ne craignit pourtant pas que le résultat lui en fût défavorable ; il connoissoit assez bien la nature humaine pour savoir qu’une légère opposition ne peut produire qu’un bon effet sur un caractère ardent et romanesque, comme l’étoit celui de Gertrude ; et que le plus sûr moyen d’exciter en quelqu’un de l’intérêt pour un autre étoit quelquefois de chercher à lui inspirer des préventions contre lui. Pendant ce temps, celle qui étoit ainsi l’objet de la sollicitude générale étoit assise près de sa croisée. On étoit alors dans cette belle saison de l’année où la nuit succède au jour par des nuances si imperceptibles, qu’elle semble n’être qu’un jour modifié, plus doux et plus tranquille. On ne voyoit pas ces magnifiques masses de nuages qui, dans ce climat, forment la<noinclude> <references/></noinclude> e9269bzzrfqxj8z31uesi3e47z4yxu3 Page:Ferrier - L Heritage Tome 2.djvu/31 104 4932871 15914416 15899149 2026-07-10T20:45:56Z Sapcal22 420 15914416 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>tendit les voix des personnes de la famille qui descendoient du salon pour se rendre dans la salle à manger ; les portes se fermèrent, et tout rentra dans le silence. — Voici le moment, dit mistress Saint-Clair d’une voix que l’agitation rendoit presque inarticulée. Un instant ! Si par quelque malheureux hasard lord Rossville venoit à apprendre qu’on nous a vues sortir ensemble du château à une pareille heure ! Non ! cela n’est pas prudent ! Gertrude, il faut que vous marchiez la première, et je vous suivrai. — Oh ! non, non ! s’écria sa fille, pâlissant de terreur ; n’exigez pas que je fasse un pas sans vous ! D’ailleurs quelle différence cela peut-il faire ? — Aucune en réalité, mais beaucoup en apparence, répondit mistress Saint-Clair avec un ton d’impatience. Que vous sortiez pour vous promener au clair de lune, ce seroit une folie, mais cela n’a rien {{corr|d’improblable|d’improbable}} ; que j’arrive ensuite pour vous suivre, cela est parfaitement naturel ; mais<noinclude> <references/></noinclude> 1fhq4wnlcv5ps94y1kee6ejgsxhwsdk Page:Ferrier - L Heritage Tome 2.djvu/74 104 4933201 15914433 15899849 2026-07-10T20:55:58Z Sapcal22 420 15914433 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>miler aux leurs. Enfin miss Lilly alla chercher son album pour amuser sa cousine, et lui en montra, l’une après l’autre, toutes les pages, chargées de misérables dessins, sur lesquels on voyoit des Cupidons hydropiques, des tourterelles qu’on auroit prises pour des vautours, et des roses d’une taille si énorme et d’un {{corr|cramosi|cramoisi}} si vif, qu’on auroit cru y reconnoître des pivoines. Tous ces dessins étoient accompagnés de vers, ou de quelques lignes destinées à passer pour de la poésie. Gertrude s’arrêta quelque temps à lire un sonnet placé sous une pensée, non qu’elle y trouvât le moindre mérite, mais parce qu’il offroit le triple attrait d’être souverainement ridicule sous le rapport des idées, du style, et surtout de la rime. — Oh ! il ne faut pas que vous lisiez ces vers, dit miss Lilly en les couvrant de sa main avec affectation : ce sont des folies du lieutenant O’Brien. — Permettez-moi d’en finir la lecture, dit Gertrude, qui s’amusoit de cette rapsodie.<noinclude> <references/></noinclude> juforoyibbso42buojeh0vskzkudyko Page:Ferrier - L Heritage Tome 2.djvu/85 104 4933213 15914439 15899891 2026-07-10T20:58:14Z Sapcal22 420 15914439 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>cas : il dit que c’est un jeune homme très-aimable, très-sensé et très-instruit. À la grande surprise de mistress Black, cet éloge ne fit pas briller de plaisir les yeux de Gertrude ; car, comme beaucoup d’autres excellentes femmes, elle pensoit que l’opinion de son mari devoit avoir un très-grand poids, et que miss Saint-Clair devoit être flattée d’apprendre que l’époux qui lui étoit destiné avoit obtenu l’approbation de M. Black. Car le comte, pour favoriser ses projets politiques, avoit laissé échapper à dessein, dans la longue harangue qu’il lui avoit débitée, quelques mots relatifs à l’union qu’il projetoit entre son neveu et la nièce de mistress Black ; ce que celle-ci avoit regardé comme l’annonce d’un mariage décidé. Ne sachant trop que faire de sa nièce, et voyant la froideur avec laquelle elle écoutoit les éloges de son amant supposé, mistress Black proposa alors que les jeunes gens allassent faire une promenade, et qu’on fît voir à Gertrude toutes les {{tiret|dépen|dances}}<noinclude> <references/></noinclude> l8l4ajdkv5xg6psm4hwq9mluoy645mf Page:Ferrier - L Heritage Tome 2.djvu/86 104 4933214 15914440 15899892 2026-07-10T20:58:34Z Sapcal22 420 15914440 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>{{tiret2|dépen|dances}} de Bellevue. Il y avoit le ruisseau qui traversoit les prairies, la colline de Hawkhill, les nouvelles plantations, la basse-cour. Si miss Saint-Clair aimoit la volaille, celle de Bellevue étoit reconnue comme la plus belle de tout le comté. Les jeunes gens partirent donc chargés des conseils et des instructions de mistress Black. Il est assez rare qu’une compagnie sorte pour se promener sans qu’il se manifeste quelque différence d’opinion sur la route qu’on suivra ; mais, en cette occasion, miss Bell détermina la marche sur-le-champ en disant au major qu’il y avoit si long-temps qu’elle n’avoit vu sa sœur, mistress Fairbairn, que, si sa cousine n’y trouvoit pas d’inconvénient, elle seroit charmée d’aller jusqu’à Holm. — Je meurs d’envie de voir le cher petit qui porte votre nom ; je ne l’ai pas vu depuis qu’il a eu la rougeole, dit-elle au major ; et se tournant vers Gertrude, elle ajouta : — Car il est bien entendu que, quoique dans la situation où je me trouve<noinclude> <references/></noinclude> eyzduy6l291j622yjj1eo835vrcj8km Page:Ferrier - L Heritage Tome 2.djvu/101 104 4933264 15914442 15899980 2026-07-10T21:01:02Z Sapcal22 420 15914442 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>mais comment se porte mon petit favori André ? — Il n’est pas encore bien fort, le pauvre enfant, et il exige de grands ménagemens, dit mistress Fairbairn ; et se tournant vers miss Saint-Clair : Il vient d’avoir la rougeole, ajouta-t-elle, et vous savez que les suites en sont plus dangereuses que la maladie même. André ! André Waddell, venez donc ici, mon amour ; vous n’avez pas encore dit bonjour à ces dames. Et André Waddel, qui s’amusoit à {{corr|’autre|l’autre}} bout du salon, arriva en bonnet de nuit, à cheval sur un bâton. Comme c’étoit le filleul du major, miss Bell, dans l’ardeur de son attachement, le prit sur ses genoux pour le caresser, et ouvrit même sa montre pour l’amuser. Ah ! je vois qui gâte André Waddell, s’écria la mère enchantée. Le major sourit de satisfaction ; miss Bell prétendit qu’elle ne gâtoit pas ce charmant enfant, et pendant quelques minutes<noinclude> <references/></noinclude> bz4gtp0abqwgds3lz5rfy6eee8bljel Page:Monsigny - Le Déserteur (1769).djvu/45 104 4933331 15914152 15913445 2026-07-10T17:34:24Z Psephos 145984 15914152 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Psephos" /></noinclude>{{brn|2}} {{c|''Duo''|fs=200%|ff=serif|sp=2px}} <score sound raw> \version "2.24.4" #(set-default-paper-size "b4") rinF = \markup {\italic"rin"\dynamic f} #(make-dynamic-script rinF) violonA = { r4\f \afterGrace f_+( {e16[ f])} aes4 c | f, \grace des'8^( \afterGrace c4^+ {bes16[ c])} des4 c | \grace des8^( c4 b4) b2 | r4 \afterGrace e,4_(_+ {des16[ e])} g4 bes | e, \grace c'8^( \afterGrace bes4^+ {aes16[ bes])} c4 bes | \grace c8( bes4 a) a2 | <des, f bes>4 bes'2 \grace des8^( \afterGrace c4^+ {bes16[ c])} | \appoggiatura ees8 des4 \appoggiatura c8 bes4 \appoggiatura aes8 g4 \grace g8_( \afterGrace f4_+ {e16[ f])} | e8.[ c'16 e8. c16] g'8.[ c,16] bes'4 | <des,, f bes>4 bes'2 \grace des8^( \afterGrace c4^+ {bes16[ c])} | \appoggiatura ees8 des4 \appoggiatura c8 bes4 \appoggiatura aes8 g4 \grace g8_( \afterGrace f4_+ {e16[ f])} | e8.[ c'16 e8. c16] g'8.[ c,16] bes'4 | r4\p \afterGrace f,4_(_+ {ees16[ f])} aes4 c | f, \grace des'8^( \afterGrace c4^+ {des16[)^( c]} des4) c | \grace des8^( c4 b) b2 | % VIOLON1 p 42 r4 \grace f8_( \afterGrace e4_+ {des16)[_( e]} g4) bes | e, \grace c'8^( \afterGrace bes4^+ {aes16)[^( bes]} c4) bes | \grace c8_( bes4 a) a2 | <des, f bes>4\f bes'2\p \grace des8^( \afterGrace c4^+ {des16)[ c]} | \appoggiatura ees8 des4 \appoggiatura c8 bes4 \appoggiatura aes8 g4 \grace g8_( \afterGrace f4_+ {e16)[ f]} | e8.[\f c'16 e8. c16] g'8.[ c,16] bes'4 | <des,, f bes>4 bes'2\p \grace des8^( \afterGrace c4^+ {c16[ des])} | \appoggiatura ees8 des4 \appoggiatura c8 bes4 \appoggiatura aes8 g4 \grace g8_( \afterGrace f4_+ {e16)[ f]} | e4 \grace des'8^( \afterGrace c4^+ {bes16)[^( c]} e4) g | c, \grace aes'8^( \afterGrace g4^+ {f16)[^( g]} aes4) g | \grace aes8^( g4 fis) fis2 | r4 \grace c8^( \afterGrace b4^+ {aes16)[^( b]} d4) f | b, \grace g'8^( \afterGrace f4^+ {ees16)[^( f]} g4) f | % VIOLON1 p 43 \grace g8^( f4 e) e2 | <aes, c f>4-!\f f'2\p \grace aes8^( \afterGrace g4^+ {f16[ g])} | aes4 \tuplet 3/2 {des,8[( ees des)]} c4 b | c8.[\f c16 e8. c16] g'8.[ c,16] bes'4 | <aes, c f>4-!\f f'2\p \grace aes8^( \afterGrace g4^+ {f16[ g])} | aes4 \tuplet 3/2 {des,8[( ees des)]} c4 bes | c \grace bes8_( \afterGrace aes4_+ {g16)[_( aes]} c4) ees | aes, \grace f'8^( \afterGrace ees4^+ {des16)[^( ees]} f4) ees | \grace f8 ees4( d) d2 | r4 \afterGrace g,_(_+ {f16[ g])} bes4 des | g, \grace ees'8^( \afterGrace des4^+ {c16)[^( des]} ees4) des | \grace ees8 des4( c) c2 | R1 | % VIOLON1 p 44 <des, f>4\f des'2\p \grace des8^( \afterGrace c4 {bes16[ c])} | bes4 bes2 \grace bes8_( \afterGrace aes4^+ {g16)[_( aes])} | g2 r | ees4 ees'2 bes4~ | bes ces2 g4~ | g \grace f8_( \afterGrace ees4_+ {des16[ ees])} g4 bes | ees, \grace c'8^( \afterGrace bes4^+ {aes16)[^( bes]} c4) bes | \grace c8 bes4( a) a2 | r4 \grace ees8_( \afterGrace d4_+ {c16[ d])} f4 aes | d, \grace bes'8_( \afterGrace aes4_+ {g16[ aes])} bes4 aes | \grace bes8( aes4)( g) g2 | R1 | % VIOLON1 p 45 <aes, ees'>4\f^! 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| aes^\f aes^\p | } finViolonALayout = { % VIOLON1 layout p 50 aes2\rinF^\< aes | \appoggiatura aes8^\f g1\fermata | r2 e16[(^\p\cresc c' bes' c,)] e,[( c' bes' c,)] | f,[( c' aes' c,)] \repeat tremolo 4 {<f, c' aes'>16_\markup\italic"Segue"} g16[( c e c)] \repeat tremolo 4 {<g c e>16} | aes16[( c f c]) \repeat tremolo 4 {<aes c f>16} e16[( c' bes' c,]) \repeat tremolo 4 {<e, c' bes'>16} | f16[( c' aes' c,)] \repeat tremolo 4 {<f, c' aes'>16} g16[( c e c)] \repeat tremolo 4 {<g c e>16} | aes16[(^\f c f c)] aes[( c f c)] \appoggiatura ees8 des4 c8[ bes] | <<{\voiceOne c4 }\new Voice{\voiceTwo aes4 }>>\oneVoice f'8[ aes] <<{\voiceOne bes,4 }\new Voice{\voiceTwo g4 }>>\oneVoice e'8[ g] | f,2 e16[( c' bes' c,)] e,[( c' bes' c,)] | f,16[( c' aes' c,)] \repeat tremolo 4 {<f, c' aes'>16_\markup\italic"Segue"} g16[( c e c)] \repeat tremolo 4 {<g c e>16} | aes16[( c f c]) \repeat tremolo 4 {<aes c f>16} e16[( c' bes' c,]) \repeat tremolo 4 {<e, c' bes'>16} | % VIOLON1 layout p 51 f16[( c' aes' c,)] \repeat tremolo 4 {<f, c' aes'>16} g16[( c e c)] \repeat tremolo 4 {<g c e>16} | aes16[( c f c)] aes[( c f c)] \appoggiatura ees8 des4 c8[ bes] | <<{\voiceOne c4 }\new Voice{\voiceTwo aes4 }>>\oneVoice f'8[ aes] <<{\voiceOne bes,4 }\new Voice{\voiceTwo g4 }>>\oneVoice e'8[ g] | aes,16[( c f c)] aes[( c f c)] \appoggiatura ees8 des4 c8[ bes] | <<{\voiceOne c4 }\new Voice{\voiceTwo aes4 }>>\oneVoice f'8[ aes] <<{\voiceOne c,4 }\new Voice{\voiceTwo aes4 }>>\oneVoice f'8[ aes] | <<{\voiceOne bes,4 }\new Voice{\voiceTwo g4 }>>\oneVoice e'8[ g] <<{\voiceOne bes,4 }\new Voice{\voiceTwo g4 }>>\oneVoice e'8[ g] | f,2 aes8[( c c' c,)] | g[( c c' c,)] <c, bes'>2 | <c aes'>2 aes'8[( c c' c,)] | g[( c c' c,)] <c, bes'>2 | <c aes'>8.[ f16 aes8. c16] f4. c8 | \appoggiatura ees8 des4 c8[ bes] aes4 g_+ | f8.[ f16 aes8. c16] f4. c8 | \appoggiatura ees8 des4 c8[ bes] aes4 g_+ | \stemUp f4 <f c' f>4 4 4 | 1 } finViolonAMidi = { % VIOLON1 midi p 50 aes2\rinF^\< aes | \appoggiatura aes8^\f g1\fermata | r2 e16[(^\p\cresc c' bes' c,)] e,[( c' bes' c,)] | f,[( c' aes' c,)] %%% f,[( c' aes' c,)] g16[( c e c)] %%% g16[( c e c)] | aes16[( c f c]) %%% aes16[( c f c]) e,16[( c' bes' c,]) %%% e,16[( c' bes' c,]) | f,16[( c' aes' c,)] %%% f,16[( c' aes' c,)] g16[( c e c)] %%% g16[( c e c)] | aes16[(^\f c f c)] aes[( c f c)] \appoggiatura ees8 des4 c8[ bes] | <<{\voiceOne c4 }\new Voice{\voiceTwo aes4 }>>\oneVoice f'8[ aes] <<{\voiceOne bes,4 }\new Voice{\voiceTwo g4 }>>\oneVoice e'8[ g] | f,2 e16[( c' bes' c,)] e,[( c' bes' c,)] | f,16[( c' aes' c,)] f,16[( c' aes' c,)] g16[( c e c)] g16[( c e c)] | aes16[( c f c]) aes16[( c f c]) e,16[( c' bes' c,]) e,16[( c' bes' c,]) | % VIOLON1 midi p 51 f,16[( c' aes' c,)] f,16[( c' aes' c,)] g16[( c e c)] g16[( c e c)] | aes16[( c f c)] aes[( c f c)] \appoggiatura ees8 des4 c8[ bes] | <<{\voiceOne c4 }\new Voice{\voiceTwo aes4 }>>\oneVoice f'8[ aes] <<{\voiceOne bes,4 }\new Voice{\voiceTwo g4 }>>\oneVoice e'8[ g] | aes,16[( c f c)] aes[( c f c)] \appoggiatura ees8 des4 c8[ bes] | <<{\voiceOne c4 }\new Voice{\voiceTwo aes4 }>>\oneVoice f'8[ aes] <<{\voiceOne c,4 }\new Voice{\voiceTwo aes4 }>>\oneVoice f'8[ aes] | <<{\voiceOne bes,4 }\new Voice{\voiceTwo g4 }>>\oneVoice e'8[ g] <<{\voiceOne bes,4 }\new Voice{\voiceTwo g4 }>>\oneVoice e'8[ g] | f,2 aes8[( c c' c,)] | g[( c c' c,)] <c, bes'>2 | <c aes'>2 aes'8[( c c' c,)] | g[( c c' c,)] <c, bes'>2 | <c aes'>8.[ f16 aes8. c16] f4. c8 | \appoggiatura ees8 des4 c8[ bes] aes4 g_+ | f8.[ f16 aes8. c16] f4. c8 | \appoggiatura ees8 des4 c8[ bes] aes4 g_+ | f4 <f c' f>4 4 4 | 1 } violonB = { f1~\f | f4 \afterGrace aes4_+_( {g16[ aes]} bes4) aes | aes2( g) | c,1~ | c4 \afterGrace g'4_( {f16[ g]} aes4) g | ges2( f) | <des f bes>4 f2 f4~ | f f2 \grace ees8_( \afterGrace d4_+ {c16[ d])} | c8.[ g'16 c8. g16] e'8.[ g,16] g'4 | <des, f bes>4 f2 f4~ | f f2 \grace ees8_( \afterGrace d4_+ {c16[ d])} | c8.[ g'16 c8. g16] e'8.[ g,16] g'4 | f,1~\p | f4 \grace bes8_( \afterGrace aes4_+ {g16[ aes])} bes4 aes | aes2( g) | % VIOLON2 p 42 c1~ | c4 \grace aes'8_( \afterGrace g4_+ {f16)[_( g]} aes4) g | ges2( f) | <des, f bes>4\f f2\p f4~ | f f2 \grace ees8_( \afterGrace d4_+ {c16)[ d]} | c8.[\f g'16 c8. g16] e'8.[ g,16] g'4 | <des, f bes>4 f2\p f4~ | f f2 \grace ees8_( \afterGrace d4_+ {c16)[ d]} | c1~ | c4 \grace f'8^( \afterGrace ees4^+ {des16)[^( ees]} f4) ees | ees2( d) | g,1~ | g4 \grace ees'8^( \afterGrace d4^+ {c16)[^( d]} ees4) d | % VIOLON2 p 43 des!2( c) | <aes c f>4\f-! c2\p c4~ | c aes( g) f_+ | e8.[ g16 c8. g16] e'8.[ g,16] g'4 | <aes, c f>4-! c2\p c4~ | c aes2 g4_+ | aes1~ | aes4 \grace des8^( \afterGrace c4^+ {bes16)[^( c]} des4) c | bes1 | ees,1~ | ees4 \grace c'8^( \afterGrace bes4^+ {aes16[)^( bes]} c4) bes4 | aes1 | <des, f>4\f des'2\p \grace des8^( \afterGrace c4^+ {bes16[ c])} | % VIOLON2 p 44 bes4 bes2 \grace bes8_( \afterGrace aes4^+ {g16[ aes])} | g4 g2 \grace g8_( \afterGrace f4_+ {ees16[ f])} | ees4 ees'2 bes4~ | bes ces2 g4~ | g aes2 ees4~ | ees1~ | ees4 \grace aes8_( \afterGrace g4_+ {f16)_([ g]} aes4) g | f1 | bes,~ | bes4 \grace g'8_( \afterGrace f4_+ {ees16)_([ f]} g4) f | ees1 | <aes, ees'>4\f^! aes'2\p \grace aes8_( \afterGrace g4_+ {f16[ g])} | % VIOLON2 p 45 f4 f2 \grace f8_( \afterGrace ees4_+ {des16[ ees])} | d4 d2 \grace d8_( \afterGrace c4_+ {bes16[ c])} | bes4 bes'2 f4~ | f ges2 d4~ | d ees2 bes4~ | bes1~ | bes4 \grace ees'8^( \afterGrace des4^+ {c16)[^( des]} ees4) des | des2( c) | f,1~ | f4 \grace des'8^( \afterGrace c4 {bes16[ c])} des4 c | % VIOLON2 p 46 ces2( bes) | <bes, ges' ees'>4\f bes'2\p bes4~ | bes bes2 \grace aes8_( \afterGrace g4_+ {f16[ g])} | f8.[\f c16 f8. c16] aes'8.[ f16] c'4 | <bes, ges' ees'>4\f bes'2\p bes4~ | bes bes2 \grace aes8_( \afterGrace g4_+ {f16[ g])} | f1~ | f4 \grace bes8_( \afterGrace aes4_+ {g16[ aes])} bes4 aes | aes2( g) | c,1~ | c4 \grace aes'8_( \afterGrace g4_+ {f16)[_( g]} aes4) g | ges2( f) | <des f bes>4_!\f f2\p f4~ | % VIOLON2 p 47 f f2 \grace ees8_( \afterGrace d4_+ {c16[ d])} | c8.[\f g'16 c8. g16] e'8.[ g,16] g'4 | <des, f bes>_! f2\p f4~ | f f2 \grace ees8_( \afterGrace d4_+ {c16[ d])} | c2 c8_[( bes' g' bes,)] | c,_[( aes' f' aes,)] c,_[( g' c g)] | c,_[( aes' c aes)] c,_[( bes' g' bes,)] | c,_[( aes' f' aes,)] c,_[( g' c g)] | c,_[( aes' c aes)] bes4 bes~ | bes g2 g4~ | g g2 aes4~ | % VIOLON2 p 48 aes f2 f4~ | f f2 g4~ | g4 ees2 ees4~ | ees ees2 f4~ | f des2 des4~ | des f2 des4 | c1\fermata | r2 c8_[( bes' g' bes,)] | c,_[( aes' f' aes,)] c,_[( g' c g)] | c,_[( aes' c aes)] c,_[( bes' g' bes,)] | c,_[( aes' f' aes,)] c,_[( g' c g)] | c,_[( aes' c aes)] \appoggiatura c bes4 aes8[ g] | % VIOLON2 p 49 <aes, f'>4 aes'8[ c] <g, e'>4 g'8[ bes] | f2 f~ | f e4 g~ | g2 f4 aes4~ | aes2 g4 bes~ | bes2 aes4 c~ | c2 bes~ | bes aes~ | aes g~ | g f | f^\rinF^\< f | f^\f f^\p | % VIOLON2 p 50 } hautboisA = { R1^"1" | \repeat unfold 79 {R1} | % BOIS1 p 47 r2 bes( | aes) e( | f) bes( | aes) e( | f) r2 | R1 | R1 | % BOIS1 p 48 \repeat unfold 6 {R1} | r1\fermata | r2 bes( | aes) e( | f) bes( | aes) e( | f) f( | % BOIS1 p 49 f2) e-+ | f r | \repeat unfold 7 {R1} | r2 aes~ | aes1^\< | \after 2 ^\p aes1~^\f | % BOIS1 p 50 aes\rinF\< | \grace aes8\f g1\fermata | r2 bes( | aes) e( | f) bes( | aes) e( | f) f( | f) e-+ | f bes( | aes) e( | f) bes( | % BOIS1 p 51 aes) e( | f) f( | f) e-+ | f f( | f1) | e-+ | f2 c'( | c) bes( | aes) c( | c) bes( | aes) f | g4 f2 e4-+ | f2 f | g4 f2 e4-+ | f f f f | f1 | } hautboisB = { R1_"2" | \repeat unfold 79 {R1} | % BOIS2 p 47 r2 g( | f) bes,( | aes) g'( | f) bes,( | aes) r | R1 | R1 | % BOIS2 p 48 \repeat unfold 6 {R1} | r1 | r2 g'( | f) bes,( | aes) g'( | f) bes,( | aes) g( | % BOIS2 p 49 aes) g-+ | f r | \repeat unfold 7 {R1} | r2 f'~ | f1 | \after 2 _\p f1~_\f | % BOIS2 p 50 f | \grace f8_\f e1_\fermata | r2 g(\p\cresc | f) bes,( | aes) g'( | f) bes,( | aes)\f g( | aes) g-+ | f g'( | f) bes,( | aes) g'( | % BOIS2 p 51 f) bes,( | aes) g( | aes) g-+ | f g( | aes1) | g_+ | f2 aes'( | g) e( | f) aes( | g) e( | f) c | bes2 aes4 g-+ | f2 c' | bes aes4 g-+ | f f f f | f1 | } corsA = { R1^"1" | \repeat unfold 79 {R1} | % CORS1 p 47 r2 g~ | g1~ | g~ | g~ | g2 r | R1 | R1 | % CORS1 p 48 \repeat unfold 6 {R1} | r1\fermata | r2 g~ | g1~ | g~ | g~ | g2 c | % CORS1 p 49 c2 g | g r | \repeat unfold 7 {R1} | r2 c~^\< | c1~ | \after 2 ^\p c1~^\f | % CORS1 p 50 c^\rinF | d\fermata | r2 g,~ | g1~ | g~ | g~ | g2 c | c g | g g~ | g1~ | g~ | % CORS1 p 51 g~ | g2 c | c g | g c | c1 | g | g2 g | g g | g g | g g | g c | c2. g4 | g2 c | c2. g4 | g g g g | g1 | } corsB = { R1_"2" | \repeat unfold 79 {R1} | % CORS2 p 47 r2 g~ | g1~ | g~ | g~ | g2 r | R1 | R1 | % CORS2 p 48 \repeat unfold 6 {R1} | r1 | r2 g~ | g1~ | g~ | g~ | g2 c | % CORS2 p 49 c2 g' | c, r | \repeat unfold 7 {R1} | r2 c~ | c1~ | \after 2 \p c1~\f | % CORS2 p 50 c_\rinF | d'_\fermata | r2 g,,~ | g1~ | g~ | g~ | g2 c | c g' | c, g~ | g1~ | g~ | % CORS2 p 51 g~ | g2 c | c g' | c, c | c1 | g' | c,2 g' | g g, | c g' | g g, | c c | c2. g'4 | c,2 c | c2. g'4 | c, c c c | c1 | } alto = { c1~\f | c4 f2 c4 | d d2 d4 | g1~ | g4 c,2 4 | 4 2 4 | des2. ees4 | des2 e4 g4 | g4 g4 g2 | des2. ees4 | des2 e4 g4 | g4 g4 g2 | c,1~\p | c4 f2 c4 | d4 2 4 | % ALTO p 42 g1~ | g4 c,2 c4 | c c2 c4 | \after 4 \p des2.\f-! ees4 | des2 d4 g | g\f g g2 | des2.\p-! ees4 | des2 d4 g | g1~ | g4 c2 g4 | a4 a2 a4 | d1~ | d4 g,2 g4 | % ALTO p 43 g g2 g4 | \after 4 \p aes2.\f-! bes4 | aes4 c2 g4 | g\f g g2 | \after 4 \p aes2.-! bes4 | aes2 ees4 ees | ees1~ | ees4 aes2 ees4 | f4 f2 f4 | bes1~ | bes4 ees,2 ees4 | ees ees2 ees4 | f4\f aes2\p aes4 | % ALTO p 44 aes4 f2 ees4 | ees2. bes4 | bes g'2 g4~ | g aes2 ees4 | ees2. bes4 | bes1~ | bes4 ees2 bes4 | c4 c2 c4 | f1~ | f4 bes,2 bes4 | bes bes2 bes4 | c4\f-! ees2\p ees4 | % ALTO p 45 ees c2 bes4 | bes2. f4 | f d'2 d4~ | d! ees2 bes4 | bes2. f'4 | f1~ | f4 bes2 f4 | g g2 g4 | c1~ | c4 f,2 f4 | % ALTO p 46 f4 f2 f4 | \after 2 \p ges2.\f aes4 | ges2 g4 c | c\f c c2 | \after 4 \p ges2. aes4 | ges2 ges4 c,4 | c1~ | c4 f2 c4 | d4 d2 d4 | g1~ | g4 c,2 c4 | c c2 c4 | \after 4 \p des2.\f ees4 | % ALTO p 47 des2 d4 g | g\f g g2 | \after 4 \p des2. ees4 | des2 d4 g4 | g2 g4( c) | aes( c) bes( c) | f,( c') g( c) | aes( c) bes( c) | f,( c') bes2 | r4 e,2 g4 | aes1 | % ALTO p 48 r4 d,2 f4 | g1 | r4 c,2 ees4 | g1 | r4 bes,2 f'4 | f des g g | g1\fermata | r2 g4( c) | aes( c) bes( c) | f,( c') g( c) | aes( c) bes( c) | f,( c') f, f | % ALTO p 49 c c bes bes | aes2 c | c2. c4 | \dotsUp c2. f4 | \dotsNeutral des2. g4 | ees2. aes4 | f2 ees4 g | ees2 des4 f | des2 c4 e | c2 des4 c | b2_\rinF^\< c\! | \after 2 \p des1\f | % ALTO p 50 b2_\rinF_\< c\! | bes1\f\fermata | r2 g'8[(\p\cresc c) g( c)] | aes[( c) aes( c)] bes[( c) bes( c)] | f,[( c') f,( c')] g[( c) g( c)] | aes[( c) aes( c)] bes[( c) bes( c)] | f,[(\f c') f,( c')] f,[ f f f] | c[ c c c] \repeat tremolo 4 {bes8} | aes2 aes'8[( c) g( c)] | aes[( c) aes( c)] bes[( c) bes( c)] | f,[( c') f,( c')] g[( c) g( c)] | % ALTO p 51 aes[( c) aes( c)] bes[( c) bes( c)] | f,[( c') f,( c')] f,[ f f f] | c[ c c c] \repeat tremolo 4 {bes8} | aes[ f' f f] f[ f f f] | \repeat tremolo 4 {c8} \repeat tremolo 4 {c8} | \repeat tremolo 4 {bes8} \repeat tremolo 4 {bes8} | aes2 f'4 aes | e g c,2 | f f4 aes | e g c,2 | f c4 f4~ | f2 c4 bes | aes2 c4 f4~ | f2 c4 bes | aes aes aes aes | aes1 | } jeannette = { \tweak self-alignment-X #LEFT \textMark\markup\italic{\large"Jeannette" " (elle le regarde Malicieusement.)"} \repeat unfold 23 {R1} | % JEANNETTE p 42 r4 c e g | c, g' aes g | \grace aes8^( g4 fis) fis2 | r4 b, d f | b, f' g f | % JEANNETTE p 43 \grace g8^( f4 e) e2 | r4 f f g | aes des, c b | c2 r | r4 f f g | aes des, c bes | c2 r | r4 c des c | bes bes d f | bes,2 bes4 r | r bes c bes | aes aes c ees | aes,2 aes4 r | % JEANNETTE p 44 r4 des des c | bes bes bes aes | g2 r | r4 ees' ees bes | bes ces ces g | g r r2 | r4 g aes g | f f a c | f,2 f4 r | r f g f | ees ees g bes | ees,2 ees4 r | % JEANNETTE p 45 r4 aes aes g | f f f ees | d2 r | r4 bes' bes f | f ges ges d | d r4 r2 | \repeat unfold 10 {R1} % JEANNETTE p 46 r4 f a c | a % ??? c des c | \grace des8^( c4 b) b2 | r4 e, g bes | e, bes' c bes | \grace c8_( bes4 a) a2 | r4 bes bes c | % JEANNETTE p 47 des bes g f | e2 r | r4 bes' bes c | des bes g f | e2 bes''2 | aes4 g8 f e4 des8 c | f2 bes | aes4 g8 f e4 des8 c | f4 c des4. 8 | g4 b, \appoggiatura des8 c4 b8[ c] | c4 c c c | % JEANNETTE p 48 f a, \appoggiatura c8 bes4 a8[ bes] | bes4 bes bes4. bes8 | ees4 g, \appoggiatura bes8 aes4 g8[ aes] | aes4 aes aes aes | des f, \appoggiatura aes8 ges4 f8[ ges] | ges[ bes] bes[ des] des[ bes] ges[ f] | \appoggiatura f8 e1\fermata | r2 bes'' | aes4 g8 f e4 des8 c | f2 bes | aes4 g8 f e4 des8 c | f4 c \appoggiatura ees8 des4 c8[ bes] | % JEANNETTE p 49 aes2 g^+ | f f | g4 g8 g \appoggiatura aes8 g4 f8 g | aes2 aes | bes4 bes8 bes8 \appoggiatura c8 bes4 aes8 bes | c2 c | des2. ees8[ des] | c2. des8[ c] | bes2. c8[ bes] | aes2 2 | 2 2 | 2 2 | % JEANNETTE p 50 2 2 | \grace aes8 g1 | r2 bes' | aes4 g8 f e4 des8 c | f2 bes | aes4 g8 f e4 des8 c | f4 c \appoggiatura ees8 des4 c8[ bes] | aes2 g^+ | f2 bes' | aes4 g8 f e4 des8 c | f2 bes | % JEANNETTE p 51 aes4 g8 f e4 des8 c | f4 c \appoggiatura ees8 des4 c8[ bes] | aes2 g^+ | f4 c' \appoggiatura ees8 des4 c8[ bes] | aes1 | g^+ | f2 r | \repeat unfold 9 {R1} \bar ".." } motsjeannette = { \new Lyrics \lyricmode { _1*23 _4 "Ah !" com -- me je sçais bien l’en -- ten2 -- "dre :" _4 "Ah !" com -- me je sçais bien m’y % JEANNETTE MOTS p 43 pren2 -- dre. _4 bon, bon, quel plai -- sir il au -- ra.2 _ _4 Quand il sçau -- ra Que ce n’est pas.2 _ _4 Que vou -- lés vous que je vous di2 -- se.4 _ _ Oui c’est la no -- ce de Lou -- i2 -- se,4 _ % JEANNETTE MOTS p 44 _4 La fil -- le de Lou -- is Bas -- "set ;"2 _ _4 C’est el -- le mê -- me qui pas -- "soit ;" _ _2 _4 Oui, c’est la no -- ce de Lou -- i2 -- se,4 _ _ Oui, c’est la no -- ce de Lou -- i2 -- se,4 _ % JEANNETTE MOTS p 45 _4 A -- vec Ber -- trand son grand cou -- "sin ;"2 _ _4 C’est au -- jour -- d’hui le len -- de -- main. _2. _1*10 % JEANNETTE MOTS p 46 _4 "Ah !" com -- me je sçais bien m’y pren2 -- "dre :" _4 Son cha -- grin ne peut se com -- pren2 -- "dre :" _4 Mais, mais quel % JEANNETTE MOTS p 47 plai4 -- sir il au -- ra,2 _ _4 Quand il sçau -- ra que ce n’est pas.2 Mais, mais,4 quel8 plai -- sir4 il8 au -- ra,2 quand il4 sçau8 -- ra que4 ce8 n’est pas,4 à voir4. le8 cha4 -- grin qu’il res -- sent "ah !" que son % JEANNETTE MOTS p 48 plai4 -- sir se -- ra grand. À voir4. le8 cha4 -- grin qu’il res -- sent, "ah !" que son plai -- sir se -- ra grand, qu’il se -- ra grand.1 _2 Bon, bon,4 quel8 plai -- sir4 il8 au -- ra,2 quand il4 sçau8 -- ra que4 ce8 n’est pas.4 Quel plai -- sir % JEANNETTE MOTS p 49 il2 au -- ra. mais, mais,4 com8 -- "me il" sem4 -- ble8 fa -- ché.2 Ce2 que4 j’ai8 dit, l’a4 trop8 tou -- ché.2 Je "vais :"2. non,4 non,2. je4 crains2. je4 crains2 qu’il n’en pren -- ne trop % JEANNETTE MOTS p 50 de cha -- grin.1 _2 Mais, mais,4 quel8 plai -- sir4 il8 au -- ra,2 quand il4 sçau8 -- ra que4 ce8 n’est pas.4 Quel plai -- sir il2 au -- "ra :" bon, bon,4 quel8 plai -- sir4 il8 au -- "ra :"2 quand % JEANNETTE MOTS p 51 il4 sçau8 -- ra8 que4 ce8 n’est "pas :"4 quel plai -- sir il2 au -- ra,4 quel plai -- sir il1 au -- ra.2 }} alexis = { \tweak self-alignment-X #LEFT \textMark\markup\italic{\large"Alexis" " (il laisse tomber sa tête sur son estomach.)"} \repeat unfold 12 {R1} | r4 f aes c | f, c' des c | \grace des8^( c4 b) b2 | % ALEXIS p 42 r4 e, g bes | e, bes' c bes | \grace c8^( bes4 a) a2 | r4 bes bes c | des bes g f | e2 r | r4 bes' bes c | des bes g f | e2 r | R1 | R1 | R1 | R1 | % ALEXIS p 43 \repeat unfold 5 {R1} | R1_\markup\italic"(à Jeannette)" | r4 aes c ees | aes, ees' f ees | \grace f8^( ees4 d) d2 | r4 g, bes des | g, des' ees des | \grace ees8^( des4 c) c2 | r4 des des c | % alexis p 44 bes4 4 4 4 | g2 r | r4 ees' ees bes | bes ces ces g | g r r2 | r4 ees g bes | ees, bes' c bes | \appoggiatura c8 bes4( a) a2 | r4 d, f aes | d, aes' bes aes | \appoggiatura bes8 aes4( g) % corr ajout() d'après les paroles Lou -- iiiiiii -- se comme ailleurs g2 | r4 aes aes g | % ALEXIS p 45 f f f ees | d2 r | r4 bes' bes f | f ges ges d | d r r2 | r4 bes' d f | bes, f' ges f | \grace ges8^( f4 e) e2 | r4 a, c ees | a, ees' f ees | % ALEXIS p 46 \appoggiatura f8 ees4( d) d2 | r4 ees ees f | ges ees c bes | a2 r | r4 ees' ees f | ges ees c bes | a2 r | \repeat unfold 6 {R1} | % ALEXIS p 47 R1 | R1 | R1 | R1 | r2 e | f g | aes e | f g | aes f' | e1 | r4 ees! ees ees | % ALEXIS p 48 d1 | r2 des | c1 | r4 ces ces ces | bes2 bes | bes bes | c1_\fermata | r2 e, | f g | aes e | f g | aes4 aes bes bes | % ALEXIS p 49 c2 c, | f f | f4 f e g | g g f aes | aes aes g bes | bes bes aes c | c2 bes | bes aes | aes g | g f | f f | f f | % ALEXIS p 50 f f | \grace f8 g1 | r2 e | f g | aes e | f g | aes4 aes bes bes | c2 c, | f e | f g | aes e | % ALEXIS p 51 f g | aes4 aes bes bes | c2 c, | f4 aes bes bes | c1 | c, | f2 r | \repeat unfold 9 {R1} } motsalexis = { \new Lyrics \lyricmode { _1*12 _4 Se -- roit -- il vray, puis -- je l’en -- ten2 -- "dre ?" % ALEXIS MOTS p 42 _4 Non, ce -- la ne peut se com -- pren2 -- "dre ?" _4 non, non, ce -- la ne se peut "pas ;"2 _ _4 elle au -- roit vou -- lu mon tré -- "pas ;"2 _ _1*4 % ALEXIS MOTS p 43 _1*6 _4 Ma bel -- "le en" -- fant, que je vous di2 -- se, _4 C’est là la no -- ce de Lou -- i2 -- se, _4 La fil -- le % ALEXIS MOTS p 44 de4 Lou -- is Bas -- "set ;"2 _ _4 C’est el -- le mê -- me qui pas -- "soit ;" _ _2 _4 Ré -- pon -- dez bien a -- vec fran -- chi2 -- "se ;" _4 Quoy, c’est la no -- ce de Lou -- i2 -- se, _4 A -- vec Ber -- % ALEXIS MOTS p 45 trand son grand cou -- "sin ;"2 _ _4 C’est au -- jour -- d’hui le len -- de -- main, _ _2 _4 Il est donc "vrai ?" j’ai pu l’en -- ten2 -- "dre :" _4 "Dieux !" ce -- la peut- -- il se com -- % ALEXIS MOTS p 46 pren2 -- "dre ?" _4 el -- "le a" donc vou -- lu mon tré -- "pas ?"2 _ _4 Ah, "ciel !" je ne me sou -- tiens pas.2 _ _1*6 % ALEXIS MOTS p 47 _1*4 _2 Je sens un froid, mon cœur s’en va. ah, "Ciel ?"1 _4 je sens un % ALEXIS MOTS p 48 froid,1 _2 ah, "ciel ?"1 _4 Je sens un froid,2 mon cœur s’en va.1 _2 Je sens un froid, mon cœur s’en va.4 mon cœur mon % ALEXIS MOTS p 49 cœur2 s’en va. El -- "le a"4 donc vou -- lu mon tré -- pas. Ah "ciel !" je ne me sou -- tiens pas. Je sens2 un froid, mon cœur s’en va. De -- vois -- je m’at -- ten -- % ALEXIS MOTS p 50 "dre à" ce -- la1 _2 Ah, "ciel !" je ne me sou -- tiens pas.4 Je ne me sou2 -- tiens pas. Je sens un froid, mon % ALEXIS MOTS p 51 cœur s’en va,4 mon "cœur :" mon4 cœur2 s’en va,4 mon cœur, mon cœur1 s’en va.2 }} bcont = { f1\f | f,2. f'4~ | f f g f | e1 | c2. e4( | ees) ees f ees | des2. a4 | bes2 b | c4 c c2 | des2. a4 | bes2 b | c4 c c2 | f1\p f,2. f'4~ | f f g f | % BCONT p 42 e1 | c2. e4( | ees) ees f ees | \after 4 \p des2.-!\f a4 | bes2 b | c4\f c c2 | des2.\p-! a4 | bes2 b | c1 | c2. c'4~ | c c d c | b1 | g2. b4( | % BCONT p 43 bes!) bes c bes | \after 4 \p aes2.-!\f e4 | f f ees des | c\f c c2 | \after 4 \p aes'2. e4 | f f ees des | c1 | aes2. aes'4~ | aes aes bes aes | g1 | ees2. g4( | ges) ges aes ges | \after 4 \p f2.\f ees4 | % BCONT p 44 des2 r | ees2. d4 | ees1~ | ees~ | ees~ | ees | ees,2. ees'4~ | ees ees f ees | d1 | bes2. d4( | des!) des ees des | \after 2 \p c2.\f bes4 | % BCONT p 45 aes2 r | bes2. a4 | bes1~ | bes~ | bes~ | bes | bes2. bes'4~ | bes bes c bes | a1 | f2. a4( | % BCONT p 46 aes!) aes bes aes | \after 2 \p ges2.\f d4 | ees2 e | f4\f f f2 | \after 4 \p ges2. d4 | ees2 e | f1 | f,2. f'4~ | f f g f | e1 | c2. e4( | ees!) ees f ees | \after 4 \p des2.\f-! a4 | % BCONT p 47 bes2 b | c4\f c c2 | \after 4 \p des2. a4 | bes2 b | c2 e4( c) | f( c) g'( c,) | aes'( c,) e( c) | f( c) g'( c,) | aes'( c,) f( f) | e( g) c( e,) | ees!( ees) ees( ees) | % BCONT p 48 d( f) bes( d,) | des!( des) des( des) | c( ees) aes( c,) | ces( ces) ces( ces) | bes( des) ges( bes,) | bes( bes) bes( bes) | c1\fermata | r2 e4( c) | f( c) g'( c,) | aes'( c,) e( c) | f( c) g'( c,) | aes' aes, bes bes | % BCONT p 49 c c c, c | f2 f' | c1 | f,2 f' | g1 | aes2 aes | bes4 aes g f | aes g f des | g f e c | f ees des c | b2_\rinF_\< c\! | \after 2 \p des1\f | % BCONT p 50 b2_\rinF_\< c\! | des1\f\fermata | r2 e8[(\p\cresc c) e( c)] | f[( c) f( c)] g'[( c,) g'( c,)] | aes'[( c,) aes'( c,)] e[( c) e( c)] | f[( c) f( c)] g'[( c,) g'( c,)] | aes'[\f aes aes, aes] bes[ bes bes bes] | c[ c c c] c,[ c c c] | f2 e'8[( c) e( c)] | f[( c) f( c)] g'[( c,) g'( c,)] | aes'[( c,) aes'( c,)] e[( c) e( c)] | % BCONT p 51 f[( c) f( c)] g'[( c,) g'( c,)] | aes'[ aes aes, aes] bes[ bes bes bes] | c[ c c c] c,[ c c c] | f[ f aes aes] bes[ bes bes bes] | c[ c c c] c[ c c c] | c,[ c c c] c[ c c c] | f2 f' | e c | f f | e c | f aes, | bes c | f aes, | bes c | f4 f, f f | f1 | } \score { % Score affichage seulement \layout { indent = 2.5\cm \context {\Score \remove "Bar_number_engraver" \remove "Text_mark_engraver" \autoBeamOff } \context {\Staff \override Rest.style = #'classical \consists "Melody_engraver" \consists "Text_mark_engraver" \omit TupletBracket \tupletUp \override DynamicTextSpanner.style = #'none } } \new StaffGroup << \override StaffGroup.BarLine.allow-span-bar = ##f \new Staff \with{ instrumentName = \markup\italic\large {1. Violons} }<< \time 2/2 \key f \minor \relative c' { \tempo \markup\normal-text\huge\italic "Allegro" \violonA \finViolonALayout } >> \new Staff \with{ instrumentName = \markup\italic\large {2. Violons} }<< \time 2/2 \key f \minor \relative c' { \violonB } >> \new Staff \with{ instrumentName = \markup\italic\large {Haubois} }<< \time 2/2 \key f \minor \relative c''' {\voiceOne \hautboisA } \new Voice { \relative c''' {\voiceTwo \hautboisB }} >> \new Staff \with{ instrumentName = \markup\italic\large {Cors} }<< \time 2/2 \relative c'' {\voiceOne \corsA } \new Voice { \relative c' {\voiceTwo \corsB }} >> \new Staff \with{ instrumentName = \markup\italic\large {Alto} }<< \time 2/2 \key f \minor \clef alto \relative c' { \alto } >> \new Staff << \time 2/2 \key f \minor \relative c'' { \jeannette } \motsjeannette >> \new Staff << \time 2/2 \key f \minor \clef F \relative c { \alexis } \motsalexis >> \new Staff \with{ instrumentName = \markup\italic\large {B. C.} }<< \time 2/2 \key f \minor \clef F \relative c { \bcont } >> >>% fin StaffGroup }% fin Score affichage \header { tagline = ##f } \paper { ragged-bottom = ##t print-page-number = ##f } \score { % Score MIDI seulement \midi { \tempo 4 = 115 } \new StaffGroup << \new Staff << \set Staff.midiInstrument = "violin" \set Staff.midiMinimumVolume = 0.25 \relative c' {\unfoldRepeats \violonA \finViolonAMidi } >> \new Staff << \set Staff.midiInstrument = "violin" \set Staff.midiMinimumVolume = 0.15 \relative c' {\unfoldRepeats \violonB } >> \new Staff << \set Staff.midiInstrument = "oboe" \set Staff.midiMinimumVolume = 0.3 \relative c''' { \hautboisA } \new Voice { \relative c''' { \hautboisB }} >> \new Staff << \set Staff.midiInstrument = "french horn" \set Staff.midiMinimumVolume = 0.35 \transpose c f { \relative c'' { \corsA }} \new Voice { \transpose c f { \relative c' { \corsB }}} >> \new Staff << \set Staff.midiInstrument = "viola" \set Staff.midiMinimumVolume = 0.15 \relative c' {\unfoldRepeats \alto } >> \new Staff << \set Staff.midiInstrument = "flute" \set Staff.midiMinimumVolume = 0.75 \relative c'' { \jeannette } \motsjeannette >> \new Staff << \set Staff.midiInstrument = "clarinet" \set Staff.midiMinimumVolume = 0.7 \relative c { \alexis } \motsalexis >> \new Staff << \set Staff.midiInstrument = "cello" \set Staff.midiMinimumVolume = 0.2 \relative c { \bcont } >> >>% fin StaffGroup }% fin Score MIDI </score><noinclude> <references/></noinclude> 02lovudwztabwb74wtwqgc1ot2toj0j Page:Ferrier - L Heritage Tome 2.djvu/232 104 4934940 15914321 15904227 2026-07-10T19:08:45Z Sapcal22 420 15914321 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>à des droits encore plus sacrés. Je le répète, je ne me marierai jamais sans le consentement de mes parens, mais je crois que leur orgueil céderoit à leur affection pour moi, si mon cher William étoit placé dans le ministère. Je rougis presque de vous entretenir si longuement de mes intérêts particuliers, mais je sais que vous m’aiderez à aplanir les obstacles qui s’opposent à mon bonheur, si vous le pouvez. L’église de Clearburn est à la nomination de lord Rossville ; le ministre en est infirme et très-âgé ; on doit lui donner incessamment un coadjuteur à qui l’on accordera en même temps la survivance à ce bénéfice. Je ne vous demande pas de recommander au comte William Leslie, {{corr|parce|parce que}} vous ne devez pas recommander, pour remplir des fonctions si importantes, un homme que vous ne connoissez pas. Mais si vous vouliez le lui nommer, le prier de prendre des renseignemens sur ses talens et ses qualités, de gens qui sont<noinclude> <references/></noinclude> 0utfeogvo1e4d4dhj5ip470yx51jspu Page:Ferrier - L Heritage Tome 4.djvu/293 104 4936350 15913870 15907416 2026-07-10T13:09:27Z Sapcal22 420 15913870 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>serve pour ses favoris, dit la duchesse avec un sourire insolent, car il ne me l’a jamais chanté. C’est une perfidie que je ne manquerai pas de lui reprocher quand je le verrai. Adieu, chère lady Rossville, je suis charmée de voir que votre indisposition n’ait pas eu de suites. Et serrant la main de la comtesse, elle salua légèrement mistress Saint-Clair, jeta un regard effronté et méprisant sur les Larkins, qui tous s’étoient levés précipitamment pour la saluer avec un profond respect, et sortit du salon d’un pas libre et dégagé. Gertrude étoit trop atterrée pour faire aucune attention à ce qui se passa pendant le reste de la visite. Elle crut entendre parler d’un dîner, d’une partie de spectacle, de la campagne de M. Larkins, de la jambe de mistress Larkins la mère ; elle approuva tout, répondit machinalement à toutes les questions ; et les Larkins se retirèrent enfin, impatiens d’aller raconter à leurs connoissances subalternes tout ce qu’ils venoient de voir et d’entendre.<noinclude> <references/></noinclude> nbzp5e787t73m35g06srhi1i0ztv6w4 Page:Ferrier - L Heritage Tome 5.djvu/142 104 4936430 15913918 15907554 2026-07-10T13:49:12Z Sapcal22 420 15913918 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>rie se trouve mieux, dit Lewiston en poussant ceux qui se trouvoient devant lui pour s’approcher d’elle ; mais, au seul son de sa voix, une pâleur mortelle se répandit sur les traits de Gertrude, et ses sens l’abandonnèrent de nouveau. — Ne sauriez-vous donc traîner ce fou hors d’ici ? cria Delmour avec véhémence aux domestiques qui s’empressoient autour de la comtesse. — Non ! non ! non ! s’écria mistress Saint-Clair en se jetant entre eux et Lewiston, qu’ils cherchoient à entourer ; Marshall…, Jourdain…, sur votre tête, je vous défends de le toucher ! — Envoyez à l’instant chercher du secours ! dit Delmour au désespoir, en pressant entre les siennes la main froide et sans vie de Gertrude ; vite, allez chercher Bruce, Smith ; vous tous, partez. Qu’attendez-vous encore ? Par le ciel ! elle seroit morte avant…, et arrachant des mains des femmes de chambre de la comtesse les sels et les cordiaux qu’elles lui présen-<noinclude> <references/></noinclude> bva7v5zgokeiullmcf2gm7on3xdor6l Page:Ferrier - L Heritage Tome 5.djvu/158 104 4936441 15914328 15907568 2026-07-10T19:13:19Z Sapcal22 420 15914328 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>servir de mère à son enfant, si elle venoit à mourir dans un pays étranger, après lui avoir donné la naissance, ce fut alors que le tentateur me fit entendre sa voix, et je ne l’écoutai que trop. — Oh ! que ne suis-je morte avant de voir le jour ! s’écria Gertrude avec toute l’agonie du chagrin. — Gertrude, ne me déchirez pas le cœur en me forçant à entrer dans des détails qui ne peuvent être maintenant d’aucune utilité. À quoi bon vous parler des idées qui se présentèrent à moi, de la lutte que j’eus à soutenir contre moi-même, des argumens et des prières que j’employai tant avec elle qu’avec mon mari pour les engager à seconder mon projet ? Il suffit de vous dire qu’il fut adopté et qu’il réussit. Nous quittâmes Bordeaux sous prétexte de retourner en Écosse ; vous {{corr|reçutes|reçûtes}} le jour dans le village de Bagnolet, près de Paris, et nous vous fîmes passer pour héritière de la famille Rossville. Vous l’êtes encore,<noinclude> <references/></noinclude> a822j3fevz4dl4ohlcbvy3j4m43ahrt Page:Ferrier - L Heritage Tome 5.djvu/162 104 4936446 15914326 15907575 2026-07-10T19:12:30Z Sapcal22 420 15914326 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>dant les mains de désespoir ; oh ! comment a-t-elle pu vendre son enfant ? — Elle ne vous a pas vendue, Gertrude. Jamais mère n’aima son enfant comme elle vous aimoit. Tant qu’elle vécut, vous pouvez vous rappeler qu’elle ne vous perdit jamais de vue. L’univers entier n’auroit pu la déterminer à se séparer de vous. Si elle pouvoit vous voir au point d’élévation où vous êtes parvenue… — Oh ! que ne m’a-t-elle laissé vivre comme j’étois née, dans la mendicité ! — Ne parlez pas ainsi, ma chère Gertrude, à moins que vous ne vouliez me faire périr de chagrin. Calmez-vous ! Tout ira bien ! Oui, tout ira bien ; votre père… — Ne me parlez pas de lui ! Ne lui donnez pas ce nom ! Ô mon Dieu ! pourrez-vous me pardonner, misérable que je suis ? Et elle frémit d’horreur en songeant aux sentimens que lui inspiroit celui que la nature lui avoit donné pour père. — Eh bien, parlons de votre mère, ma<noinclude> <references/></noinclude> 42kn4a88ruimp2dluf01umfpfiuthy4 Page:Les Œuvres libres, numéro 15, 1922.djvu/219 104 4936465 15914543 15907597 2026-07-10T22:19:40Z DvChe 151879 15914543 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="DvChe" />{{nr||LE POÈTE ET L’INFIDÈLE|211}}</noinclude><nowiki/> — Rappelez-moi donc le titre de votre dernier volume ? Mérovac faillit s’étrangler, devint pourpre et bredouilla : — ''Primes et Barèmes''. La marquise de Bôle l’examinait à travers son face-à-main d’écaille : — Il est beau, murrura-t-elle ; il semble timide et modeste. Il est délicieux ! Et elle se passa la langue sur les lèvres. Mais Serge Couturier hurlait : — ''Crimes et Blasphèmes !'' Mais, je l’ai lu, monsieur ! C’est un ouvrage en tout point admirable et je vous félicite de n’avoir pas versé dans les extravagances des écoles nouvelles qui ne sort que folie et négation ! Dans mon temps la jeunesse n’avait point tant d’impertinence, elle admirait l’effort et la patience et elle ne concevait pas qu’il y eut quelque chose de plus délectahle que d’être vieux et comblé d’honneurs. Puis, tourné vers le critique : — Je parie, monsieur Lagasse, que vous n’en avez pas parlé. Mais Lagasse n’était pas homme à contrarier un membre de l’Institut, il répondit : — Cher maître, vous privez en ce moment {{M.|Mérovac}} du plaisir que nous procure toujours la surprise. Mon prochain feuilleton, que je viens d’envoyer à l’imprimerie, ne parlera que de lui. J’y exprime, à peu de chose près, l’opinion que vous venez d’émettre. — J’ose croire que vous rendrez hommage, dit Tiffaine, à la sollicitude avec laquelle j’ai soutenu ses premiers pas. Ainsi l’on ne m’accusera plus de ne pas aider les jeunes. — Je le ferai, mon cher, à condition que vous ne disiez plus que je n’entends rien à la poésie. — Vous craignez donc que cela se sache ? demanda Ninette.<noinclude> <references/></noinclude> qa6ke5nd2sw0r0ytscnlbjkj1tir0ov Blanche et Bleue, ou les deux couleuvres fées/Chapitre V 0 4936583 15914094 15907756 2026-07-10T16:44:46Z Lorlam 85998 15914094 wikitext text/x-wiki {{TextQuality|100%}} <pages index="Julien - Blanche et Bleue, ou les deux couleuvres fees, 1834.djvu" from=132 to=165 header=1 current="Blanche et Bleue, ou les deux couleuvres fées" prev="[[../Chapitre IV]]" next="[[../Chapitre VI]]" /> 7v4yib01j0osvhwgj5m2jnukugedqxu Page:Monsigny - Le Déserteur (1769).djvu/56 104 4936608 15914327 15911187 2026-07-10T19:12:39Z Psephos 145984 15914327 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Psephos" /></noinclude>['''{{coloré|#f00|TEXTE}}'''] <score sound raw> #(set-default-paper-size "a3") violonA = { \set Score.tempoHideNote = ##t e16^\p^\cresc 8 8 8 16( fis) 8 16( a) 8 16( | gis)^\ff 8 8 8 16~ 4 r | e16^\p^\cresc 8 8 8 16( fis) 8 16( a) 8 16( | 16)^\ff 8 8 8 16~ 4 r\fermata | \break % VIOLON1 P 53 \tempo 4 = 52 <g, e'>1~\p^\markup\italic"Adagio" | \tempo 4 = 70 e'16[\cresc^\markup\italic"Andante" e8 e16]( fis)[ 8 16]( a)[ 8 16]( c)[ 8 16]( | 16)[^\ff 8 8 8 16] 2~\p\fermata | \tempo 4 = 52 c1^\markup\italic"Adagio" | \tempo 4 = 70 d,16[\cresc 8 16] g[ 8 16]( bes)[ 8 16]( e)[ 8 16]( |\break 16)[\ff 8 8 8 16] 2\p\fermata | \tempo 4 = 52 d1^\markup\italic"Adagio" | \tempo 4 = 70 <cis a'>16[^\markup\italic"Andante" a'8 16]( bes)[ bes( a) a]( bes)[ bes( a) a]( bes4) | r16 d,,32[ fis] a16[ fis32 a] d16[ a32 d] fis16[ d32 fis] a4 r\fermata | R1 | % VIOLON1 P 54 R1 | R1 | R1 | \repeat tremolo 16 {a,32\cresc} \repeat unfold 3 {\repeat tremolo 16 {g32}} | \repeat tremolo 16 {f32\ff} g32[ g f f] \repeat tremolo 4 {f32} g32[ g f f] \repeat tremolo 4 {f32} | g32[ g f f] f[ f f f] \repeat 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BASSON p 55 } bassonsColB = { s2 e16\p\cresc e8 8 8 16 | d\ff 8 8 8 16 4 r | c16\p\cresc 8 8 8 16 16 8 8 8 16 | b\ff 8 8 8 16 4 r | % colB p 53 } alexis = { R1 | R1 | R1 | r2 r4\fermata b8. b16 | % ALEXIS P 53 } alexismots = {\new Lyrics \lyricmode { _1*3 _2 _4 In8. -- fi16 -- }} bcont = { e16[\p\cresc 8 8 8 16]~ 16[ 8 8 8 16]( | d16)[\ff 8 8 8 16]( 4) r | c16[\p\cresc 8 8 8 16]( 16)[ 8 8 8 16]( | b16)[\ff 8 8 8 16]~ 4 r_\fermata | % BASSE P 53 } \score { % Score affichage seulement \layout { \context {\Score \remove "Bar_number_engraver" \autoBeamOff } \context {\Staff \override Rest.style = #'classical \override DynamicTextSpanner.style = #'none } } \new StaffGroup << \override StaffGroup.BarLine.allow-span-bar = ##f \new Staff << \key g\major \relative c' { \violonA } >> \new Staff << \key g\major \relative c' { \violonB } >> \new Staff << \key g\major \relative c'' { \hautboisA } \new Voice { \relative c''{ \hautboisB }} >> \new Staff << \relative c'' { \corsA } \new Voice{ 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r16^\markup\italic"Adagio" b'16 b4.( a16[^+ g]) | % BASSON p 54 g4 g r2 | r4 r8 r16 d' d4.( c16[^+ b]) | b4 b8.[ g16]( a8.)[ fis16( g8.) e16]( | fis2) \repeat tremolo 16 {b,32} | %colbasso s1 | %colbasso s1 | s2 a4 r\fermata | r4 r8^\markup\italic"Solo" r16 b'16 b4.( a16[^+ g]) | g4 g r2 | r4 r8 r16 d' d4.( c16[^+ b]) | % BASSON p 55 } bassonsColB = { s2 e16\p\cresc e8 8 8 16 | d\ff 8 8 8 16 4 r | c16\p\cresc 8 8 8 16 16 8 8 8 16 | b\ff 8 8 8 16 4 r | % colB p 53 } alexis = { R1 | R1 | R1 | r2 r4\fermata b8. b16 | % ALEXIS P 53 } alexismots = {\new Lyrics \lyricmode { _1*3 _2 _4 In8. -- fi16 -- }} bcont = { e16[\p\cresc 8 8 8 16]~ 16[ 8 8 8 16]( | d16)[\ff 8 8 8 16]( 4) r | c16[\p\cresc 8 8 8 16]( 16)[ 8 8 8 16]( | b16)[\ff 8 8 8 16]~ 4 r_\fermata | % BASSE P 53 } \score { % Score affichage seulement \layout { \context {\Score \remove "Bar_number_engraver" \autoBeamOff } \context {\Staff \override Rest.style = #'classical \override DynamicTextSpanner.style = #'none } } \new StaffGroup 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{\unfoldRepeats \violonB } >> \new Staff << \set Staff.midiInstrument = "oboe" \set Staff.midiMinimumVolume = 0.3 \relative c'' { \hautboisA } \new Voice { \relative c''{ \hautboisB }} >> \new Staff << \set Staff.midiInstrument = "french horn" \set Staff.midiMinimumVolume = 0.35 \transpose c g { \relative c'' { \corsA }} \new Voice { \transpose c g { \relative c' { \corsB }}} >> \new Staff << \set Staff.midiInstrument = "viola" \relative c' {\unfoldRepeats \alto } >> \new Staff << \set Staff.midiInstrument = "bassoon" \set Staff.midiMinimumVolume = 0.3 \relative c {\unfoldRepeats \bassons } \new Voice { \relative c { \bassonsColB }} >> \new Staff << \set Staff.midiInstrument = "clarinet" \set Staff.midiMinimumVolume = 0.7 \relative c' { \alexis } >> \new Staff << \set Staff.midiInstrument = "cello" \relative c {\unfoldRepeats \bcont } >> >>% fin StaffGroup }% fin Score MIDI </score><noinclude> <references/></noinclude> hsu0crl51rpvgf4g2e305m6zo19irbg 15914417 15914357 2026-07-10T20:45:58Z Psephos 145984 15914417 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Psephos" /></noinclude>['''{{coloré|#f00|TEXTE}}'''] <score sound raw> #(set-default-paper-size "a3") violonA = { \set Score.tempoHideNote = ##t e16^\p^\cresc 8 8 8 16( fis) 8 16( a) 8 16( | gis)^\ff 8 8 8 16~ 4 r | e16^\p^\cresc 8 8 8 16( fis) 8 16( a) 8 16( | 16)^\ff 8 8 8 16~ 4 r\fermata | \break % VIOLON1 P 53 \tempo 4 = 52 <g, e'>1~\p^\markup\italic"Adagio" | \tempo 4 = 70 e'16[\cresc^\markup\italic"Andante" e8 e16]( fis)[ 8 16]( a)[ 8 16]( c)[ 8 16]( | 16)[^\ff 8 8 8 16] 2~\p\fermata | \tempo 4 = 52 c1^\markup\italic"Adagio" | \tempo 4 = 70 d,16[\cresc 8 16] g[ 8 16]( bes)[ 8 16]( e)[ 8 16]( |\break 16)[\ff 8 8 8 16] 2\p\fermata | \tempo 4 = 52 d1^\markup\italic"Adagio" | \tempo 4 = 70 <cis a'>16[^\markup\italic"Andante" a'8 16]( bes)[ bes( a) a]( bes)[ bes( a) a]( bes4) | r16 d,,32[ fis] a16[ fis32 a] d16[ a32 d] fis16[ d32 fis] a4 r\fermata | R1 | % VIOLON1 P 54 R1 | 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\repeat tremolo 16 {<e cis'>32} | b16[(\ff dis fis b)] a[( g fis g)] fis[( e dis e)] dis[( cis b cis)] | b16[( dis fis b)] a[( g fis g)] fis[( e dis e)] dis[( cis b cis)] | b2 r4_\fermata r8 } violonB = { e16^\p^\cresc 8 8 8 16( c) 8 16( fis) 8 16( | f)^\ff 8 8 8 16~ 4 r | e16^\p^\cresc 8 8 8 16( 16) 8 16( fis) 8 16( | 16)^\ff 8 8 8 16~ 4 r\fermata | % VIOLON2 P 53 <g, e'>1~\p | e'16[\cresc 8 8 8 16]( fis)[ 8 16]( a)[ 8 16]( | 16)[\ff 8 8 8 16] 2~\p | a1 | d,16[\cresc 8 8 8 16]( g)[ 8 16]( bes)[ 8 16]( | 16)[\ff 8 8 8 16] a2~\p\fermata | a gis | a8\ff cis4 4 4( 8) | r8 r16 d,32[ fis] a16[ fis32 a] d16[ a32 d] fis4 r\fermata | R1 | % VIOLON2 p 54 R1 | R1 | R1 | \repeat tremolo 16 {fis,32\cresc} \repeat tremolo 16 {g32} | \repeat tremolo 16 {e32} \repeat tremolo 16 {e32} | \repeat tremolo 16 {d32\ff} ees32[ ees d d] \repeat tremolo 4 {d32} ees32[ ees d d] \repeat tremolo 4 {d32} | ees32[ ees d d] \repeat unfold 3 {\repeat tremolo 4 {d32}} d4 r\fermata | R1 | R1 | R1 | % VIOLON2 p 55 R1 | \repeat tremolo 16 {fis32\cresc} \repeat tremolo 16 {g32} | \repeat tremolo 16 {e32} \repeat tremolo 16 {e32} | dis16[\ff b8 dis16]( g)[ g8 g16]( g)[ b,8 dis16]( fis)[ fis8 fis16]( | fis)[ b,8 dis16]( e)[ e8 e16]( e)[ b8 dis16]( dis)[ dis8 dis16]( | dis4) r\fermata r2 | \repeat unfold 4 {R1} | % VIOLON2 p 56 } hautboisA = { R1^1 | R1 | R1 | \after 2. \fermata R1 | % BOIS1 P 53 } hautboisB = { R1_2 | R1 | R1 | \after 2. _\fermata R1 | % BOIS2 P 53 } corsA = { R1^1 | R1 | R1 | \after 2. \fermata R1 | % CORS1 P 53 R1 | R1 | \after 2 \fermata R1 | R1 | R1 | \after 2 \fermata R1 | R1 | R1 | \after 2 \fermata R1 | r2 g2~ | % CORS1 p 54 g1~ | g~ | g2 g4 g | R1 | R1 | R1 | \after 2. \fermata R1 | r2 g2~ | g1~ | g~ | % CORS1 p 55 g2 g4 g | R1 | R1 | R1 | R1 | r2\fermata c2~ | c c4 g | g r c2~ | c d4. e8 | \appoggiatura d8 c4 c c2~ | % CORS1 p 56 c g4 g | g2 r2 | \after 2 \fermata R1 | \repeat unfold 7 {R1} | r2 r4 r8 } corsB = { R1_2 | R1 | R1 | \after 2. _\fermata R1 | % CORS2 P 53 R1 | R1 | \after 2 _\fermata R1 | R1 | R1 | \after 2 _\fermata R1 | R1 | R1 | \after 2 _\fermata R1 | \after 16*7 \p r2 c2~ | % CORS2 p 54 c1~ | c~ | c2 r2 | R1 | R1 | R1 | \after 2. _\fermata R1 | \after 16*7 \p r2 c2~ | c1~ | c~ | % CORS2 p 55 c2 r2| R1 | R1 | R1 | R1 | r2_\fermata c2~\p | c c4 g' | e r c2~ | c g'2~ | g c2~ | % CORS2 p 56 c g4 g | g2 r2 | \repeat unfold 8 {R1} | r2 r4_\fermata r8 } alto = { b16[^\p^\cresc 8 8 8 16]( a)[ 8 16]( c)[ 8 16]( | b)[\ff 8 8 8 16]~ 4 r | a16[\p\cresc 8 8 8 16]( 16)[ 8 16]( e)[ 8 16]( | dis)[ 8 8 8 16]~ 4 r\fermata | % ALTO P 53 } bassons = { e16[ 8 8 8 16]( \once\hideNotes e16) s4. s16 | s1*3 % BASSON p 53 s1*8 s2 fis,4 r\fermata | r4 r8^\markup\italic"Solo" r16^\markup\italic"Adagio" b'16 b4.( a16[^+ g]) | % BASSON p 54 g4 g r2 | r4 r8 r16 d' d4.( c16[^+ b]) | b4 b8.[ g16]( a8.)[ fis16( g8.) e16]( | fis2) \repeat tremolo 16 {b,32} | %colbasso s1 | %colbasso s1 | s2 a4 r\fermata | r4 r8^\markup\italic"Solo" r16 b'16 b4.( a16[^+ g]) | g4 g r2 | r4 r8 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c2~ | % CORS2 p 56 c g4 g | g2 r2 | \repeat unfold 8 {R1} | r2 r4_\fermata r8 } alto = { b16[^\p^\cresc 8 8 8 16]( a)[ 8 16]( c)[ 8 16]( | b)[\ff 8 8 8 16]~ 4 r | a16[\p\cresc 8 8 8 16]( 16)[ 8 16]( e)[ 8 16]( | dis)[ 8 8 8 16]~ 4 r\fermata | % ALTO P 53 } bassons = { e16[ 8 8 8 16]( \once\hideNotes e16) s4. s16 | s1*3 % BASSON p 53 s1*8 s2 fis,4 r\fermata | r4 r8^\markup\italic"Solo" r16^\markup\italic"Adagio" b'16 b4.( a16[^+ g]) | % BASSON p 54 g4 g r2 | r4 r8 r16 d' d4.( c16[^+ b]) | b4 b8.[ g16]( a8.)[ fis16( g8.) e16]( | fis2) \repeat tremolo 16 {b,32} | %colbasso s1 | %colbasso s1 | s2 a4 r\fermata | r4 r8^\markup\italic"Solo" r16 b'16 b4.( a16[^+ g]) | g4 g r2 | r4 r8 r16 d' d4.( c16[^+ b]) | % BASSON p 55 } bassonsColB = { s2 e16\p\cresc e8 8 8 16 | d\ff 8 8 8 16 4 r | c16\p\cresc 8 8 8 16 16 8 8 8 16 | b\ff 8 8 8 16 4 r | % colB p 53 } alexis = { R1 | R1 | R1 | r2 r4\fermata b8. b16 | % ALEXIS P 53 e,4 e8 r16 b' e4 b | c2 r | r r8 r16\fermata a fis4 | a r8 a d4 d8. a16 | bes2 r | r2 r4\fermata a8. a16 | d4 d8. 16 f4. b,8 | \grace d8^( cis4) cis r2 | r2 r4 r16\fermata a fis a | d,2 r | % ALEXIS p 54 } alexismots = {\new Lyrics \lyricmode { _1*3 _2 _4 In8. -- fi16 -- % MOTS p 53 dé4 -- le,8 _16 que t’ai4 -- je "fait ?"2 _ _ _8. Dis16 -- moi,4 dis _8 quel est4 le8. su16 -- jet2 _ _ _4 qui8. te16 fait4 m’ar8. -- ra16 -- cher4. la8 vi4 -- "e ?" _2 _ _4 _16 Ré -- ponds, ré -- ponds,2 _ % MOTS p 54 }} bcont = { e16[\p\cresc 8 8 8 16]~ 16[ 8 8 8 16]( | d16)[\ff 8 8 8 16]( 4) r | c16[\p\cresc 8 8 8 16]( 16)[ 8 8 8 16]( | b16)[\ff 8 8 8 16]~ 4 r_\fermata | % BASSE P 53 } \score { % Score affichage seulement \layout { \context {\Score \remove "Bar_number_engraver" \autoBeamOff } \context {\Staff \override Rest.style = #'classical \override DynamicTextSpanner.style = #'none } } \new StaffGroup << \override StaffGroup.BarLine.allow-span-bar = ##f \new Staff << \key g\major \relative c' { \violonA } >> \new Staff << \key g\major \relative c' { \violonB } >> \new Staff << \key g\major \relative c'' {\voiceOne \hautboisA } \new Voice { \relative c''{\voiceTwo \hautboisB }} >> \new Staff << \relative c'' {\voiceOne \corsA } \new Voice{ \relative c'{\voiceTwo \corsB }} >> \new Staff << \key g\major \clef alto \relative c' { \alto } >> \new Staff << \key g\major \clef F \relative c { \bassons } >> \new Staff << \key g\major \clef F \relative c' { \alexis } \alexismots >> \new Staff << \key g\major \clef F \relative c { \bcont } >> >>% fin StaffGroup }% fin Score affichage \header { tagline = ##f } \paper { ragged-bottom = ##t print-page-number = ##f } \score { % Score MIDI seulement \midi { \tempo 4 = 70 } \new StaffGroup << \new Staff << \set Staff.midiInstrument = "violin" \relative c' {\unfoldRepeats \violonA } >> \new Staff << \set Staff.midiInstrument = "violin" \relative c' {\unfoldRepeats \violonB } >> \new Staff << \set Staff.midiInstrument = "oboe" \set Staff.midiMinimumVolume = 0.3 \relative c'' { \hautboisA } \new Voice { \relative c''{ \hautboisB }} >> \new Staff << \set Staff.midiInstrument = "french horn" \set Staff.midiMinimumVolume = 0.35 \transpose c g { \relative c'' { \corsA }} \new Voice { \transpose c g { \relative c' { \corsB }}} >> \new Staff << \set Staff.midiInstrument = "viola" \relative c' {\unfoldRepeats \alto } >> \new Staff << \set Staff.midiInstrument = "bassoon" \set Staff.midiMinimumVolume = 0.3 \relative c {\unfoldRepeats \bassons } \new Voice { \relative c { \bassonsColB }} >> \new Staff << \set Staff.midiInstrument = "clarinet" \set Staff.midiMinimumVolume = 0.7 \relative c' { \alexis } >> \new Staff << \set Staff.midiInstrument = "cello" \relative c {\unfoldRepeats \bcont } >> >>% fin StaffGroup }% fin Score MIDI </score><noinclude> <references/></noinclude> dj1ojbc9lhjg993wyj2r366uvf1sgj5 15914589 15914429 2026-07-10T23:17:28Z Psephos 145984 15914589 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Psephos" /></noinclude>['''{{coloré|#f00|TEXTE}}'''] <score sound raw> #(set-default-paper-size "a3") violonA = { \tempo \markup\normal-text\italic"Andante" \set Score.tempoHideNote = ##t e16^\p^\cresc 8 8 8 16( fis) 8 16( a) 8 16( | gis)^\ff 8 8 8 16~ 4 r | e16^\p^\cresc 8 8 8 16( fis) 8 16( a) 8 16( | 16)^\ff 8 8 8 16~ 4 r\fermata | \break % VIOLON1 P 53 \tempo 4 = 52 <g, e'>1~\p^\markup\italic"Adagio" | \tempo 4 = 70 e'16[\cresc^\markup\italic"Andante" e8 e16]( fis)[ 8 16]( a)[ 8 16]( c)[ 8 16]( | 16)[^\ff 8 8 8 16] 2~\p\fermata | \tempo 4 = 52 c1^\markup\italic"Adagio" | \tempo 4 = 70 d,16[\cresc 8 16] g[ 8 16]( bes)[ 8 16]( e)[ 8 16]( |\break 16)[\ff 8 8 8 16] 2\p\fermata | \tempo 4 = 52 d1^\markup\italic"Adagio" | \tempo 4 = 70 <cis a'>16[^\markup\italic"Andante" a'8 16]( bes)[ bes( a) a]( bes)[ bes( a) a]( bes4) | r16 d,,32[ fis] a16[ fis32 a] d16[ a32 d] fis16[ d32 fis] a4 r\fermata | R1 | % VIOLON1 P 54 R1 | R1 | R1 | \repeat tremolo 16 {a,32\cresc} \repeat unfold 3 {\repeat tremolo 16 {g32}} | \repeat tremolo 16 {f32\ff} g32[ g f f] \repeat tremolo 4 {f32} g32[ g f f] \repeat tremolo 4 {f32} | g32[ g f f] f[ f f f] \repeat tremolo 4 {f32} \repeat tremolo 4 {f32} fis4 r\fermata | R1 | R1 | R1 | % VIOLON1 p 55 R1 | \repeat tremolo 16 {a32\cresc} \repeat tremolo 16 {g32} | \repeat tremolo 16 {g32\ff} \repeat tremolo 16 {g32} | fis16[^\markup\italic"Andante"\ff dis8 fis16]( b)[ b8 b16]( b)[ dis,8 fis16]( a)[ a8 a16]( | a)[ dis,8 fis16]( g)[ g8 g16]( g)[ dis8 fis16]( fis)[ fis8 fis16]( | fis4) r\fermata r2 | \repeat unfold 4 {R1} | % VIOLON1 p 56 R1 | R1 | \after 2 \fermata R1 | \tempo 4 = 90 r8^\markup\italic"Allegro" gis'8[(\f e) b']-! gis4~ gis8.[ e,16] | \tempo 4 = 70 f4(^\markup\italic"Andante" e8) r8 r2 | \tempo 4 = 90 r8^\markup\italic"Allegro" ais'8[(\f fis) cis']-! ais4~ ais8.[ fis,16] | \tempo 4 = 70 g4(^\markup\italic"Andante" fis8) r8 r2 | \repeat tremolo 16 {<e cis'>32\p\cresc} \repeat tremolo 16 {<e cis'>32} | b16[(\ff dis fis b)] a[( g fis g)] fis[( e dis e)] dis[( cis b cis)] | b16[( dis fis b)] a[( g fis g)] fis[( e dis e)] dis[( cis b cis)] | b2 r4_\fermata r8 } violonB = { e16^\p^\cresc 8 8 8 16( c) 8 16( fis) 8 16( | f)^\ff 8 8 8 16~ 4 r | e16^\p^\cresc 8 8 8 16( 16) 8 16( fis) 8 16( | 16)^\ff 8 8 8 16~ 4 r\fermata | % VIOLON2 P 53 <g, e'>1~\p | e'16[\cresc 8 8 8 16]( fis)[ 8 16]( a)[ 8 16]( | 16)[\ff 8 8 8 16] 2~\p | a1 | d,16[\cresc 8 8 8 16]( g)[ 8 16]( bes)[ 8 16]( | 16)[\ff 8 8 8 16] a2~\p\fermata | a gis | a8\ff cis4 4 4( 8) | r8 r16 d,32[ fis] a16[ fis32 a] d16[ a32 d] fis4 r\fermata | R1 | % VIOLON2 p 54 R1 | R1 | R1 | \repeat tremolo 16 {fis,32\cresc} \repeat tremolo 16 {g32} | \repeat tremolo 16 {e32} \repeat tremolo 16 {e32} | \repeat tremolo 16 {d32\ff} ees32[ ees d d] \repeat tremolo 4 {d32} ees32[ ees d d] \repeat tremolo 4 {d32} | ees32[ ees d d] \repeat unfold 3 {\repeat tremolo 4 {d32}} d4 r\fermata | R1 | R1 | R1 | % VIOLON2 p 55 R1 | \repeat tremolo 16 {fis32\cresc} \repeat tremolo 16 {g32} | \repeat tremolo 16 {e32} \repeat tremolo 16 {e32} | dis16[\ff b8 dis16]( g)[ g8 g16]( g)[ b,8 dis16]( fis)[ fis8 fis16]( | fis)[ b,8 dis16]( e)[ e8 e16]( e)[ b8 dis16]( dis)[ dis8 dis16]( | dis4) r\fermata r2 | \repeat unfold 4 {R1} | % VIOLON2 p 56 } hautboisA = { R1^1 | R1 | R1 | \after 2. \fermata R1 | % BOIS1 P 53 } hautboisB = { R1_2 | R1 | R1 | \after 2. _\fermata R1 | % BOIS2 P 53 } corsA = { R1^1 | R1 | R1 | \after 2. \fermata R1 | % CORS1 P 53 R1 | R1 | \after 2 \fermata R1 | R1 | R1 | \after 2 \fermata R1 | R1 | R1 | \after 2 \fermata R1 | r2 g2~ | % CORS1 p 54 g1~ | g~ | g2 g4 g | R1 | R1 | R1 | \after 2. \fermata R1 | r2 g2~ | g1~ | g~ | % CORS1 p 55 g2 g4 g | R1 | R1 | R1 | R1 | r2\fermata c2~ | c c4 g | g r c2~ | c d4. e8 | \appoggiatura d8 c4 c c2~ | % CORS1 p 56 c g4 g | g2 r2 | \after 2 \fermata R1 | \repeat unfold 7 {R1} | r2 r4 r8 } corsB = { R1_2 | R1 | R1 | \after 2. _\fermata R1 | % CORS2 P 53 R1 | R1 | \after 2 _\fermata R1 | R1 | R1 | \after 2 _\fermata R1 | R1 | R1 | \after 2 _\fermata R1 | \after 16*7 \p r2 c2~ | % CORS2 p 54 c1~ | c~ | c2 r2 | R1 | R1 | R1 | \after 2. _\fermata R1 | \after 16*7 \p r2 c2~ | c1~ | c~ | % CORS2 p 55 c2 r2| R1 | R1 | R1 | R1 | r2_\fermata c2~\p | c c4 g' | e r c2~ | c g'2~ | g c2~ | % CORS2 p 56 c g4 g | g2 r2 | \repeat unfold 8 {R1} | r2 r4_\fermata r8 } alto = { b16[^\p^\cresc 8 8 8 16]( a)[ 8 16]( c)[ 8 16]( | b)[\ff 8 8 8 16]~ 4 r | a16[\p\cresc 8 8 8 16]( 16)[ 8 16]( e)[ 8 16]( | dis)[ 8 8 8 16]~ 4 r\fermata | % ALTO P 53 } bassons = { e16[ 8 8 8 16]( \once\hideNotes e16) s4. s16 | s1*3 % BASSON p 53 s1*8 s2 fis,4 r\fermata | r4 r8^\markup\italic"Solo" r16^\markup\italic"Adagio" b'16 b4.( a16[^+ g]) | % BASSON p 54 g4 g r2 | r4 r8 r16 d' d4.( c16[^+ b]) | b4 b8.[ g16]( a8.)[ fis16( g8.) e16]( | fis2) \repeat tremolo 16 {b,32} | %colbasso s1 | %colbasso s1 | s2 a4 r\fermata | r4 r8^\markup\italic"Solo" r16 b'16 b4.( a16[^+ g]) | g4 g r2 | r4 r8 r16 d' d4.( c16[^+ b]) | % BASSON p 55 } bassonsColB = { s2 e16\p\cresc e8 8 8 16 | d\ff 8 8 8 16 4 r | c16\p\cresc 8 8 8 16 16 8 8 8 16 | b\ff 8 8 8 16 4 r | % colB p 53 } alexis = { R1 | R1 | R1 | r2 r4\fermata b8. b16 | % ALEXIS P 53 e,4 e8 r16 b' e4 b | c2 r | r r8 r16\fermata a fis4 | a r8 a d4 d8. a16 | bes2 r | r2 r4\fermata a8. a16 | d4 d8. 16 f4. b,8 | \grace d8^( cis4) cis r2 | r2 r4 r16\fermata a fis a | d,2 r | % ALEXIS p 54 r4 r8 r16 d' d4. c16[(^+ b)] | b4 b8 r16 b b4. a16[(^+ g]) | g4 g8 r8 r2 | r2 r4 b8 d | cis4 e2 r16 a, a a | \grace g8^( f2) r | r r4 r16\fermata a fis a | d,2 r | r4 r8 r16 d' d4.( c16[^+ b]) | b4 b8 r16 b b4. a16[( g)] | % ALEXIS p 55 } alexismots = {\new Lyrics \lyricmode { _1*3 _2 _4 In8. -- fi16 -- % MOTS p 53 dé4 -- le,8 _16 que t’ai4 -- je "fait ?"2 _ _ _8. Dis16 -- moi,4 dis _8 quel est4 le8. su16 -- jet2 _ _ _4 qui8. te16 fait4 m’ar8. -- ra16 -- cher4. la8 vi4 -- "e ?" _2 _ _4 _16 Ré -- ponds, ré -- ponds,2 _ % MOTS p 54 _4. _16 tou -- jours4. ché8 -- ri4 -- "e :"8 _16 tou -- jours4. ché8 -- ri4 -- e……8 _ _2 _ _4 Dans8 mon cœur,4 …ah2 _16 quel16 trou -- "ble af" -- freux2 _ _ _4 _16 Ré -- ponds, ré -- ponds,2 _ _4. _16 tou -- jours4. ché8 -- ri4 -- "e :"8 _16 tou -- jours4. ché8 -- % MOTS p 55 }} bcont = { e16[\p\cresc 8 8 8 16]~ 16[ 8 8 8 16]( | d16)[\ff 8 8 8 16]( 4) r | c16[\p\cresc 8 8 8 16]( 16)[ 8 8 8 16]( | b16)[\ff 8 8 8 16]~ 4 r_\fermata | % BASSE P 53 } \score { % Score affichage seulement \layout { \context {\Score \remove "Bar_number_engraver" \autoBeamOff } \context {\Staff \override Rest.style = #'classical \override DynamicTextSpanner.style = #'none } } \new StaffGroup << \override StaffGroup.BarLine.allow-span-bar = ##f \new Staff << \key g\major \relative c' { \violonA } >> \new Staff << \key g\major \relative c' { \violonB } >> \new Staff << \key g\major \relative c'' {\voiceOne \hautboisA } \new Voice { \relative c''{\voiceTwo \hautboisB }} >> \new Staff << \relative c'' {\voiceOne \corsA } \new Voice{ \relative c'{\voiceTwo \corsB }} >> \new Staff << \key g\major \clef alto \relative c' { \alto } >> \new Staff << \key g\major \clef F \relative c { \bassons } >> \new Staff << \key g\major \clef F \relative c' { \alexis } \alexismots >> \new Staff << \key g\major \clef F \relative c { \bcont } >> >>% fin StaffGroup }% fin Score affichage \header { tagline = ##f } \paper { ragged-bottom = ##t print-page-number = ##f } \score { % Score MIDI seulement \midi { \tempo 4 = 70 } \new StaffGroup << \new Staff << \set Staff.midiInstrument = "violin" \relative c' {\unfoldRepeats \violonA } >> \new Staff << \set Staff.midiInstrument = "violin" \relative c' {\unfoldRepeats \violonB } >> \new Staff << \set Staff.midiInstrument = "oboe" \set Staff.midiMinimumVolume = 0.3 \relative c'' { \hautboisA } \new Voice { \relative c''{ \hautboisB }} >> \new Staff << \set Staff.midiInstrument = "french horn" \set Staff.midiMinimumVolume = 0.35 \transpose c g { \relative c'' { \corsA }} \new Voice { \transpose c g { \relative c' { \corsB }}} >> \new Staff << \set Staff.midiInstrument = "viola" \relative c' {\unfoldRepeats \alto } >> \new Staff << \set Staff.midiInstrument = "bassoon" \set Staff.midiMinimumVolume = 0.3 \relative c {\unfoldRepeats \bassons } \new Voice { \relative c { \bassonsColB }} >> \new Staff << \set Staff.midiInstrument = "clarinet" \set Staff.midiMinimumVolume = 0.7 \relative c' { \alexis } >> \new Staff << \set Staff.midiInstrument = "cello" \relative c {\unfoldRepeats \bcont } >> >>% fin StaffGroup }% fin Score MIDI </score><noinclude> <references/></noinclude> dytkn9wxcmasb2bue9w31chh7ppo5o8 15914627 15914589 2026-07-11T00:41:56Z Psephos 145984 15914627 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Psephos" /></noinclude>['''{{coloré|#f00|TEXTE}}'''] <score sound raw> #(set-default-paper-size "a3") violonA = { \tempo \markup\normal-text\italic"Andante" \set Score.tempoHideNote = ##t e16^\p^\cresc 8 8 8 16( fis) 8 16( a) 8 16( | gis)^\ff 8 8 8 16~ 4 r | e16^\p^\cresc 8 8 8 16( fis) 8 16( a) 8 16( | 16)^\ff 8 8 8 16~ 4 r\fermata | \break % VIOLON1 P 53 \tempo 4 = 52 <g, e'>1~\p^\markup\italic"Adagio" | \tempo 4 = 70 e'16[\cresc^\markup\italic"Andante" e8 e16]( fis)[ 8 16]( a)[ 8 16]( c)[ 8 16]( | 16)[^\ff 8 8 8 16] 2~\p\fermata | \tempo 4 = 52 c1^\markup\italic"Adagio" | \tempo 4 = 70 d,16[\cresc 8 16] g[ 8 16]( bes)[ 8 16]( e)[ 8 16]( |\break 16)[\ff 8 8 8 16] 2\p\fermata | \tempo 4 = 52 d1^\markup\italic"Adagio" | \tempo 4 = 70 <cis a'>16[^\markup\italic"Andante" a'8 16]( bes)[ bes( a) a]( bes)[ bes( a) a]( bes4) | r16 d,,32[ fis] a16[ fis32 a] d16[ a32 d] fis16[ d32 fis] a4 r\fermata | R1 | % VIOLON1 P 54 R1 | R1 | R1 | \repeat tremolo 16 {a,32\cresc} \repeat unfold 3 {\repeat tremolo 16 {g32}} | \repeat tremolo 16 {f32\ff} g32[ g f f] \repeat tremolo 4 {f32} g32[ g f f] \repeat tremolo 4 {f32} | g32[ g f f] f[ f f f] \repeat tremolo 4 {f32} \repeat tremolo 4 {f32} fis4 r\fermata | R1 | R1 | R1 | % VIOLON1 p 55 R1 | \repeat tremolo 16 {a32\cresc} \repeat tremolo 16 {g32} | \repeat tremolo 16 {g32\ff} \repeat tremolo 16 {g32} | fis16[^\markup\italic"Andante"\ff dis8 fis16]( b)[ b8 b16]( b)[ dis,8 fis16]( a)[ a8 a16]( | a)[ dis,8 fis16]( g)[ g8 g16]( g)[ dis8 fis16]( fis)[ fis8 fis16]( | fis4) r\fermata r2 | \repeat unfold 4 {R1} | % VIOLON1 p 56 R1 | R1 | \after 2 \fermata R1 | \tempo 4 = 90 r8^\markup\italic"Allegro" gis'8[(\f e) b']-! gis4~ gis8.[ e,16] | \tempo 4 = 70 f4(^\markup\italic"Andante" e8) r8 r2 | \tempo 4 = 90 r8^\markup\italic"Allegro" ais'8[(\f fis) cis']-! ais4~ ais8.[ fis,16] | \tempo 4 = 70 g4(^\markup\italic"Andante" fis8) r8 r2 | \repeat tremolo 16 {<e cis'>32\p\cresc} \repeat tremolo 16 {<e cis'>32} | b16[(\ff dis fis b)] a[( g fis g)] fis[( e dis e)] dis[( cis b cis)] | b16[( dis fis b)] a[( g fis g)] fis[( e dis e)] dis[( cis b cis)] | b2 r4_\fermata r8 } violonB = { e16^\p^\cresc 8 8 8 16( c) 8 16( fis) 8 16( | f)^\ff 8 8 8 16~ 4 r | e16^\p^\cresc 8 8 8 16( 16) 8 16( fis) 8 16( | 16)^\ff 8 8 8 16~ 4 r\fermata | % VIOLON2 P 53 <g, e'>1~\p | e'16[\cresc 8 8 8 16]( fis)[ 8 16]( a)[ 8 16]( | 16)[\ff 8 8 8 16] 2~\p | a1 | d,16[\cresc 8 8 8 16]( g)[ 8 16]( bes)[ 8 16]( | 16)[\ff 8 8 8 16] a2~\p\fermata | a gis | a8\ff cis4 4 4( 8) | r8 r16 d,32[ fis] a16[ fis32 a] d16[ a32 d] fis4 r\fermata | R1 | % VIOLON2 p 54 R1 | R1 | R1 | \repeat tremolo 16 {fis,32\cresc} \repeat tremolo 16 {g32} | \repeat tremolo 16 {e32} \repeat tremolo 16 {e32} | \repeat tremolo 16 {d32\ff} ees32[ ees d d] \repeat tremolo 4 {d32} ees32[ ees d d] \repeat tremolo 4 {d32} | ees32[ ees d d] \repeat unfold 3 {\repeat tremolo 4 {d32}} d4 r\fermata | R1 | R1 | R1 | % VIOLON2 p 55 R1 | \repeat tremolo 16 {fis32\cresc} \repeat tremolo 16 {g32} | \repeat tremolo 16 {e32} \repeat tremolo 16 {e32} | dis16[\ff b8 dis16]( g)[ g8 g16]( g)[ b,8 dis16]( fis)[ fis8 fis16]( | fis)[ b,8 dis16]( e)[ e8 e16]( e)[ b8 dis16]( dis)[ dis8 dis16]( | dis4) r\fermata r2 | \repeat unfold 4 {R1} | % VIOLON2 p 56 } hautboisA = { R1^1 | R1 | R1 | \after 2. \fermata R1 | % BOIS1 P 53 } hautboisB = { R1_2 | R1 | R1 | \after 2. _\fermata R1 | % BOIS2 P 53 } corsA = { R1^1 | R1 | R1 | \after 2. \fermata R1 | % CORS1 P 53 R1 | R1 | \after 2 \fermata R1 | R1 | R1 | \after 2 \fermata R1 | R1 | R1 | \after 2 \fermata R1 | r2 g2~ | % CORS1 p 54 g1~ | g~ | g2 g4 g | R1 | R1 | R1 | \after 2. \fermata R1 | r2 g2~ | g1~ | g~ | % CORS1 p 55 g2 g4 g | R1 | R1 | R1 | R1 | r2\fermata c2~ | c c4 g | g r c2~ | c d4. e8 | \appoggiatura d8 c4 c c2~ | % CORS1 p 56 c g4 g | g2 r2 | \after 2 \fermata R1 | \repeat unfold 7 {R1} | r2 r4 r8 } corsB = { R1_2 | R1 | R1 | \after 2. _\fermata R1 | % CORS2 P 53 R1 | R1 | \after 2 _\fermata R1 | R1 | R1 | \after 2 _\fermata R1 | R1 | R1 | \after 2 _\fermata R1 | \after 16*7 \p r2 c2~ | % CORS2 p 54 c1~ | c~ | c2 r2 | R1 | R1 | R1 | \after 2. _\fermata R1 | \after 16*7 \p r2 c2~ | c1~ | c~ | % CORS2 p 55 c2 r2| R1 | R1 | R1 | R1 | r2_\fermata c2~\p | c c4 g' | e r c2~ | c g'2~ | g c2~ | % CORS2 p 56 c g4 g | g2 r2 | \repeat unfold 8 {R1} | r2 r4_\fermata r8 } alto = { b16[^\p^\cresc 8 8 8 16]( a)[ 8 16]( c)[ 8 16]( | b)[\ff 8 8 8 16]~ 4 r | a16[\p\cresc 8 8 8 16]( 16)[ 8 16]( e)[ 8 16]( | dis)[ 8 8 8 16]~ 4 r\fermata | % ALTO P 53 } bassons = { e16[ 8 8 8 16]( \once\hideNotes e16) s4. s16 | s1*3 % BASSON p 53 s1*8 s2 fis,4 r\fermata | r4 r8^\markup\italic"Solo" r16^\markup\italic"Adagio" b'16 b4.( a16[^+ g]) | % BASSON p 54 g4 g r2 | r4 r8 r16 d' d4.( c16[^+ b]) | b4 b8.[ g16]( a8.)[ fis16( g8.) e16]( | fis2) \repeat tremolo 16 {b,32} | %colbasso s1 | %colbasso s1 | s2 a4 r\fermata | r4 r8^\markup\italic"Solo" r16 b'16 b4.( a16[^+ g]) | g4 g r2 | r4 r8 r16 d' d4.( c16[^+ b]) | % BASSON p 55 } bassonsColB = { s2 e16\p\cresc e8 8 8 16 | d\ff 8 8 8 16 4 r | c16\p\cresc 8 8 8 16 16 8 8 8 16 | b\ff 8 8 8 16 4 r | % colB p 53 } alexis = { R1 | R1 | R1 | r2 r4\fermata b8. b16 | % ALEXIS P 53 e,4 e8 r16 b' e4 b | c2 r | r r8 r16\fermata a fis4 | a r8 a d4 d8. a16 | bes2 r | r2 r4\fermata a8. a16 | d4 d8. 16 f4. b,8 | \grace d8^( cis4) cis r2 | r2 r4 r16\fermata a fis a | d,2 r | % ALEXIS p 54 r4 r8 r16 d' d4. c16[(^+ b)] | b4 b8 r16 b b4. a16[(^+ g]) | g4 g8 r8 r2 | r2 r4 b8 d | cis4 e2 r16 a, a a | \grace g8^( f2) r | r r4 r16\fermata a fis a | d,2 r | r4 r8 r16 d' d4.( c16[^+ b]) | b4 b8 r16 b b4. a16[( g)] | % ALEXIS p 55 g4 g8 r r2 | r r4 b8 b | e2 r8 g,16 g g8. g16 | fis4 r r2 | R1 | r4 r8\fermata b8 d4 g, | \grace fis8^( e4) c'16[( a e' c)] b4 a^+ | g r8 c e4 fis8 g | d2 a4. b8 | \grace a^( g4) g c b8 e | % ALEXIS p 56 e8[ d] d[ g] g4 b, | \grace c8^( \afterGrace b4 {a16[ b])} a4 r2 | r2 r4\fermata b8 b | e,2 r | r r4 e16 e a b | cis2 r | r4 cis8. cis16 b4 b8. b16 | ais2 fis' | \grace e8^( dis2) r2 | R1 | r2 r4_\fermata r8 } alexismots = {\new Lyrics \lyricmode { _1*3 _2 _4 In8. -- fi16 -- % MOTS p 53 dé4 -- le,8 _16 que t’ai4 -- je "fait ?"2 _ _ _8. Dis16 -- moi,4 dis _8 quel est4 le8. su16 -- jet2 _ _ _4 qui8. te16 fait4 m’ar8. -- ra16 -- cher4. la8 vi4 -- "e ?" _2 _ _4 _16 Ré -- ponds, ré -- ponds,2 _ % MOTS p 54 _4. _16 tou -- jours4. ché8 -- ri4 -- "e :"8 _16 tou -- jours4. ché8 -- ri4 -- e……8 _ _2 _ _4 Dans8 mon cœur,4 …ah2 _16 quel16 trou -- "ble af" -- freux2 _ _ _4 _16 Ré -- ponds, ré -- ponds,2 _ _4. _16 tou -- jours4. ché8 -- ri4 -- "e :"8 _16 tou -- jours4. ché8 -- % MOTS p 55 }} bcont = { e16[\p\cresc 8 8 8 16]~ 16[ 8 8 8 16]( | d16)[\ff 8 8 8 16]( 4) r | c16[\p\cresc 8 8 8 16]( 16)[ 8 8 8 16]( | b16)[\ff 8 8 8 16]~ 4 r_\fermata | % BASSE P 53 } \score { % Score affichage seulement \layout { \context {\Score \remove "Bar_number_engraver" \autoBeamOff } \context {\Staff \override Rest.style = #'classical \override DynamicTextSpanner.style = #'none } } \new StaffGroup << \override StaffGroup.BarLine.allow-span-bar = ##f \new Staff << \key g\major \relative c' { \violonA } >> \new Staff << \key g\major \relative c' { \violonB } >> \new Staff << \key g\major \relative c'' {\voiceOne \hautboisA } \new Voice { \relative c''{\voiceTwo \hautboisB }} >> \new Staff << \relative c'' {\voiceOne \corsA } \new Voice{ \relative c'{\voiceTwo \corsB }} >> \new Staff << \key g\major \clef alto \relative c' { \alto } >> \new Staff << \key g\major \clef F \relative c { \bassons } >> \new Staff << \key g\major \clef F \relative c' { \alexis } \alexismots >> \new Staff << \key g\major \clef F \relative c { \bcont } >> >>% fin StaffGroup }% fin Score affichage \header { tagline = ##f } \paper { ragged-bottom = ##t print-page-number = ##f } \score { % Score MIDI seulement \midi { \tempo 4 = 70 } \new StaffGroup << \new Staff << \set Staff.midiInstrument = "violin" \relative c' {\unfoldRepeats \violonA } >> \new Staff << \set Staff.midiInstrument = "violin" \relative c' {\unfoldRepeats \violonB } >> \new Staff << \set Staff.midiInstrument = "oboe" \set Staff.midiMinimumVolume = 0.3 \relative c'' { \hautboisA } \new Voice { \relative c''{ \hautboisB }} >> \new Staff << \set Staff.midiInstrument = "french horn" \set Staff.midiMinimumVolume = 0.35 \transpose c g { \relative c'' { \corsA }} \new Voice { \transpose c g { \relative c' { \corsB }}} >> \new Staff << \set Staff.midiInstrument = "viola" \relative c' {\unfoldRepeats \alto } >> \new Staff << \set Staff.midiInstrument = "bassoon" \set Staff.midiMinimumVolume = 0.3 \relative c {\unfoldRepeats \bassons } \new Voice { \relative c { \bassonsColB }} >> \new Staff << \set Staff.midiInstrument = "clarinet" \set Staff.midiMinimumVolume = 0.7 \relative c' { \alexis } >> \new Staff << \set Staff.midiInstrument = "cello" \relative c {\unfoldRepeats \bcont } >> >>% fin StaffGroup }% fin Score MIDI </score><noinclude> <references/></noinclude> e5kbwjo9tvh6yp2manpsu9ut29wyzcq Page:Ferrier - L Heritage Tome 3.djvu/70 104 4936736 15914322 15908203 2026-07-10T19:09:12Z Sapcal22 420 15914322 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>peintres qui ont consacré leur temps et leurs talens à des sujets religieux, ce seroit vouloir entrer dans un détail immense, et j’ai déjà à me reprocher d’avoir occupé trop long-temps l’attention de la compagnie, quand il se trouve ici des personnes beaucoup plus en état que moi de soutenir cette belle cause. En achevant ces mots, il fit une inclination de tête à un ministre qui étoit près de lui, et dont les yeux annonçoient l’intérêt qu’il prenoit à cette discussion. À voir l’extérieur simple et sans prétentions de M. Z…, peu de gens se seroient figuré la profondeur de son savoir, l’étendue et la variété de ses connoissances, et l’ardeur de son zèle pour le christianisme. Aussi ferme dans ses principes que modéré dans ses expressions ; sentant vivement, mais doué du caractère le plus doux ; en état de parler, mais toujours disposé à écouter, son esprit étoit une source féconde d’instruction pour les autres, tandis qu’il sembloit toujours ne songer qu’à s’instruire.<noinclude> <references/></noinclude> bspdk3521sb0eadn658jlgmpvz40spm Livre:Le Blanc Hubert - Défense de la basse de viole contre les entreprises du violon et les pretentions du violoncel - 1740.djvu 112 4936874 15913886 15911511 2026-07-10T13:21:31Z Homunculus simplex 158836 15913886 proofread-index text/x-wiki {{:MediaWiki:Proofreadpage_index_template |Type=book |Titre=[[Défense de la basse de viole contre les entréprises du violon et les prétentions du violoncel]] |Sous_titre= |Volume= |Auteur=[[Auteur:Hubert Le Blanc|Hubert Le Blanc]] |Traducteur= |Editeur_scientifique= |Illustrateur= |Editeur=Pierre Mortier |School= |Lieu=Amsterdam |Annee=MDCCXL (1740) |Publication= |Bibliotheque=Bibl. publ. Basileensis (Basel, Universitätsbibliothek) via {{Google|6ArtBx0uxYAC&pg}} |Clef=Défense de la basse de viole contre les entréprises du violon et les prétentions du violoncel |wikidata_item= |BNF_ARK= |Source=djvu |Image=3 |Avancement=C |Compilation=false |Pages=<pagelist 1="Faux-titre" 2="-" 3="Titre" 4="-" 5to8="Dédicace" 157to168="Table" des="" matières="" 9="1" /> |Tomes= |Sommaire={{Page:Le Blanc Hubert - Défense de la basse de viole contre les entreprises du violon et les pretentions du violoncel - 1740.djvu/2}} |Epigraphe={{Page:Le Blanc Hubert - Défense de la basse de viole contre les entreprises du violon et les pretentions du violoncel - 1740.djvu/3}} |Width= |Css= }} i1vrze3uzkponm538namy0h9ott83s8 Page:Le Blanc Hubert - Défense de la basse de viole contre les entreprises du violon et les pretentions du violoncel - 1740.djvu/157 104 4936890 15914067 15910409 2026-07-10T16:22:36Z Homunculus simplex 158836 15914067 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Homunculus simplex" /></noinclude><nowiki /> {{t2|TABLE <br>{{t|DES|90}} <br>{{t|MATIÈRES|120}}.|sp=.2em}} {{t3|A.}} {{plim|classe=liste| {{lettrineP|A|ml=-15px|mr=15px}}''Chille'' renverſé par un coup lâche & malheureux, ne perd rien de ſa gloire. |5.|&#8203;|Parut dans un état décent, la Lyre en main, devant les Ambaſſadeurs d''’Agamemnon''.|90.|| ''André'' (Madame la Marquiſe de St.). En quoi confiſtoit ſa grande habileté.| 6.|| ''Anglois'' (les) ont ſagement pris le parti de prêcher papier en main.|20.|| ''Anne'' (la Reine) renvoie le Prince ''Eugène'' à Utrecht dès qu’il ceſſe de parler en ſon propre nom, ſous lequel il avoit reçu le plus grand accueil.|57.|| ''Architecture''. L’Italie a produit les Princes de l’Architecture,|8.|&#8203;|& ceux de la Peinture. ''ibid.''||| ''Avelin'' (Madame la Comteſſe ''d’''). Éloge qu’on en fait. |6.|| ''Auguſte'' (l’Empereur) liſoit ſes Diſcours.| 20, 21.|}} {{t3|B.}} <noinclude>{{plim|classe=liste| {{lettrineP|B|ml=-15px|mr=15px}}''Aſſe de Viole'' (la) tombée en partage aux François. |2.|&#8203;|Trouve un ſoutien en la perſonne du Pere ''Marais'', & en celle de ''Forcroi'' le Père. |4.|&#8203;|Ce que c’eſt que le Man-||}}</noinclude><noinclude> <references/></noinclude> llfiw3drhrrwpqc51yl6ym8wmceg5gb Page:Le Blanc Hubert - Défense de la basse de viole contre les entreprises du violon et les pretentions du violoncel - 1740.djvu/12 104 4936896 15914000 15911251 2026-07-10T15:29:35Z Homunculus simplex 158836 15914000 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Homunculus simplex" /></noinclude>& en vénération ſingulière, comme vraiment Original dans la bonne compoſition & la belle éxécution. Sans être reſtreint, il ſe reſtreignit à ſes Pièces ; & lui, qui poſſédoit la plénitude de l’Harmonie, ne fut point cenſé renfermé par les bornes qu'il ſçut ſe Preſcrire. Cependant, ſi la Baſſe de Viole avoit un beau ſoutien en la perſonne du Père ''Marais'', elle en eut un ſolide en celle de ''Forcroi'' le Père. Il conſidéra très ſérieuſement que tous les ''Galbavons'', avec leur entêtement de faire jouer des Pièces, avoient grand tort de ne pas prendre exemple ſur le Luth, la Harpe, la Guitare, & le Timpanon, qui étoient hors d’uſage. C’en étoit aſſez pour conclure que tous Inſtrumens reſtreints aux Pièces, ont le ſort d’aller au grénier en<noinclude> <references/></noinclude> q5tnxv2azaushj1kpqz4u57dows4tf4 15914003 15914000 2026-07-10T15:30:51Z Homunculus simplex 158836 15914003 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Homunculus simplex" /></noinclude>& en vénération ſingulière, comme vraiment Original dans la bonne compoſition & la belle éxécution. Sans être reſtreint, il ſe reſtreignit à ſes Pièces ; & lui, qui poſſédoit la plénitude de l’Harmonie, ne fut point cenſé renfermé par les bornes qu’il ſçut ſe Preſcrire. Cependant, ſi la Baſſe de Viole avoit un beau ſoutien en la perſonne du Père ''Marais'', elle en eut un ſolide en celle de ''Forcroi'' le Père. Il conſidéra très ſérieuſement que tous les ''Galbavons'', avec leur entêtement de faire jouer des Pièces, avoient grand tort de ne pas prendre exemple ſur le Luth, la Harpe, la Guitare, & le Timpanon, qui étoient hors d’uſage. 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Mr.&nbsp;de Voltaire a bien raiſon d’avancer, que nous étions obligés de reconnoitre les Italiens pour nos maitres en beaucoup de choſes. Car en peut-on douter, lorsqu’on voit dans leur ''Galilée'' un ''Chriſtophle Colombe'' naviger le<noinclude> <references/></noinclude> gsvaidfv1zkl0qjalg8kz8rsyjwe8az Page:Ferrier - L Heritage Tome 5.djvu/237 104 4936938 15914325 15909002 2026-07-10T19:12:07Z Sapcal22 420 15914325 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>faire. Je vous rembourserai les frais de votre voyage d’Amérique ici ; je paierai les frais de votre passage pour y retourner, et je vous assurerai cinquante livres de revenu annuel, à condition que vous me donnerez la lettre dont vous m’avez parlé, et que vous ne remettrez jamais le pied dans la Grande-Bretagne. — J’aimerois mieux une somme ronde payée comptant. J’ai besoin de… — Il est inutile de discuter ce sujet plus long-temps. Si vous désirez une heure de réflexion, je vous l’accorde, mais pas une minute de plus. Je prendrai sur-le-champ telles mesures que je croirai nécessaires, et il est probable que vous vous repentirez d’avoir refusé mes offres, quand il sera trop tard pour les accepter. Lyndsay se retiroit, Lewiston le retint par le bras. — Eh bien voulez-vous mettre en noir et blanc tout ce que vous venez de dire ? Alors, alors, nous verrons.<noinclude> <references/></noinclude> 8srqt33qu3f3lh503vgrebdhqbgm4ct Page:Le Blanc Hubert - Défense de la basse de viole contre les entreprises du violon et les pretentions du violoncel - 1740.djvu/16 104 4936942 15914523 15911671 2026-07-10T22:07:20Z Homunculus simplex 158836 15914523 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Homunculus simplex" /></noinclude>prémier par la ſubſtance éthérée, pour accrocher, fonder & méſurer les Corps immenſes qui voguent parmi, d’autre grandeur que les Cyclades auxquelles ''Virgile'' compare les Vaiſſeaux d’''Actium''. Quand on rencontre dans un de leurs Médecins l’inventeur du Thermomètre, pour éprouver le dégré d’une fièvre par celui de l’efferveſcence de la liqueur. Lorsqu’on trouve que ce climat a produit les Princes de l’Architecture, ''Michel Ange'', le ''Palladio'', & ''Scamozi'' ; ceux de la Peinture, ''Raphaël'', le ''Titien'', & le ''Corrège''. Quand on continue ſa route on ſe ſent arrêté, ſans pouvoir paſſer outre, par ''Corelli''<ref>''{{lang|la|Quo me feſſum rapis, Corelli, tu maximus ille es.}}''</ref>. Il eft queftion ſi cet Inventeur<noinclude> <references/></noinclude> inqvkfzu387ahc3dakqdgxnedhzaor4 Page:Le Blanc Hubert - Défense de la basse de viole contre les entreprises du violon et les pretentions du violoncel - 1740.djvu/159 104 4936953 15914108 15910412 2026-07-10T16:56:50Z Homunculus simplex 158836 15914108 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Denis Gagne52" />{{nr||DES MATIÈRES}}</noinclude>{{plim|classe=liste| <noinclude> {{em}}en ſa faveur.| 92.|&#8203;| Deux Baſſes de Viole miſes en parallèle.| 104.|&#8203;|La Viole donne à la Voix ſans ôter à la réſonnance.| 107.|&#8203;| Il n’y a Muſique au monde, dont la Viole ne ſoit capable de venir à bout.| 110.|&#8203;| Pourquoi la Viole a été moins cultivée que le Violon.| 115.|&#8203;| L’ancienne manière d’enſeigner la Viole a fait avorter ſon avancement.| 121.|&#8203;| On doit l’enſeigner comme on fait le Clavecin aux Dames.| 124. |&nbsp;S| la Viole ayant des Touches, eſt inférieure au Violoncel qui n’en a point.| 133,| ſuiv.&#8203;| Réponſe à une objection qu’on fait contre la Viole.|138, |& ſuiv.&#8203;| Des Meſſieurs ſur deux Violes, où l’on aura bien mis la monture, donneront le même ton plus conforme l’un à l’autre, que deux Maitres de Violon au deſſus du commun.| 144.||</noinclude> ''Bellemont'' (Mr. ''de''). Son habileté ſur la Viole.| 6.|| ''Blanc'' (Mr. ''Le'' ; poſſède à fond le manche de la Viole.| 6.|| ''Blavet'' (Mr.). La Flute jouée par lui eſt préférable au prémier Violon, lorsqu’il s’agit d’imiter la voix, qui ne ſauroit faire pluſieurs tons à la fois.| 49.|&#8203;| Son jeu au deſſus des atteintes que prétend lui donner la méthode d’introduire les accords.| 51.|&#8203;| En quoi conſiſte ſon art divin.| 55.|&#8203;| Les Dames l’engagent à jouer, & pourquoi.| 99.|&#8203;| Éloges qu’on donne à ſon jeu.| 100, 101.|&#8203;| À qui il eſt redevable de ſon goût correct. franc, & ennemi des miaulemens & fignolemens de faux aloi.| 103.|| ''Boſſuet''. Idée qu’on donne de ſa Proſe.| 10.|}} {{t3|C.}} {{plim|classe=liste| {{lettrineP|C|ml=-15px|mr=15px}}''Aſtagno'' (Mr.) d’Anvers. La Flute à Bec jouée par lui eſt d’Harmonie fémelle.|74.|}}<noinclude> <references/></noinclude> svz2ogs2vcqieifv3x3sjuhy2hi0nff 15914140 15914108 2026-07-10T17:29:58Z Homunculus simplex 158836 15914140 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Denis Gagne52" />{{nr||DES MATIÈRES}}</noinclude>{{plim|classe=liste| <noinclude> {{em}}en ſa faveur.| 92.|&#8203;| Deux Baſſes de Viole miſes en parallèle.| 104.|&#8203;|La Viole donne à la Voix ſans ôter à la réſonnance.| 107.|&#8203;| Il n’y a Muſique au monde, dont la Viole ne ſoit capable de venir à bout.| 110.|&#8203;| Pourquoi la Viole a été moins cultivée que le Violon.| 115.|&#8203;| L’ancienne manière d’enſeigner la Viole a fait avorter ſon avancement.| 121.|&#8203;| On doit l’enſeigner comme on fait le Clavecin aux Dames.| 124. |&nbsp;S| la Viole ayant des Touches, eſt inférieure au Violoncel qui n’en a point.| 133,|''& ſuiv.''&#8203;| Réponſe à une objection qu’on fait contre la Viole.|138, |& ſuiv.&#8203;| Des Meſſieurs ſur deux Violes, où l’on aura bien mis la monture, donneront le même ton plus conforme l’un à l’autre, que deux Maitres de Violon au deſſus du commun.| 144.||</noinclude> ''Bellemont'' (Mr. ''de''). Son habileté ſur la Viole.| 6.|| ''Blanc'' (Mr. ''Le'' ; poſſède à fond le manche de la Viole.| 6.|| ''Blavet'' (Mr.). La Flute jouée par lui eſt préférable au prémier Violon, lorsqu’il s’agit d’imiter la voix, qui ne ſauroit faire pluſieurs tons à la fois.| 49.|&#8203;| Son jeu au deſſus des atteintes que prétend lui donner la méthode d’introduire les accords.| 51.|&#8203;| En quoi conſiſte ſon art divin.| 55.|&#8203;| Les Dames l’engagent à jouer, & pourquoi.| 99.|&#8203;| Éloges qu’on donne à ſon jeu.| 100, 101.|&#8203;| À qui il eſt redevable de ſon goût correct. franc, & ennemi des miaulemens & fignolemens de faux aloi.| 103.|| ''Boſſuet''. Idée qu’on donne de ſa Proſe.| 10.|}} {{t3|C.}} {{plim|classe=liste| {{lettrineP|C|ml=-15px|mr=15px}}''Aſtagno'' (Mr.) d’Anvers. La Flute à Bec jouée par lui eſt d’Harmonie fémelle.|74.|}}<noinclude> <references/></noinclude> rv94hzrao0412rlswddblapy3r0p5yu Page:Le Blanc Hubert - Défense de la basse de viole contre les entreprises du violon et les pretentions du violoncel - 1740.djvu/158 104 4937060 15914077 15911469 2026-07-10T16:30:31Z Homunculus simplex 158836 15914077 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Denis Gagne52" />{{c|TABLE|sp=10px}}</noinclude>{{plim|classe=liste| <includeonly>{{lettrineP|B|ml=-15px|mr=15px}}''Aſſe de Viole'' (la) tombée en partage aux François.| 2.|&#8203;|Trouve un ſoutien en la perſonne du Pere ''Marais'', & en celle de ''Forcroi'' le Père.| 4.|&#8203;|Ce que c’eſt que le Man</includeonly><noinclude>{{em}}</noinclude>che de la Viole.| 6.|&#8203;| L’Empire de la Baſſe de Viole par qui fondé & puiſſamment établi.| 28.|&#8203;| Délicateſſe de ſon touché, & ſon Harmonie fine de réſonnance dans les endroits propres à examiner de près les attraits.| 38.|&#8203;| Entrépriſes formées contre elle pendant ſon abſence.| 55.|&#8203;| Accueil qu’on lui fait au retour de ſon voyage.| 56.|&#8203;| Elle s’adreſſe à ''Forcroi'' le Père, & lui demande du ſecours contre ſes ennemis.| 57.|&#8203;| Embaras, où elle ſe trouve.| 58, 59.|&#8203;| Elle arrête le Violon comme il alloit au Concert.| 60.|&#8203;| Conſeil qu’on lui donne de ne pas commettre ſon ancienne gloire à éxercer ſes talens dans un grand endroit plus favorable au Violon qu’à elle.| 61.|&#8203;| Refuſe de diſputer ſon Droit comme une Harangère à la porte du Concert.| 62.|&#8203;| Applaudiſſement que lui donnent les Dames.| 65.|&#8203;| Comparaiſon dont elle ſe ſert pour faire valoir ſes belles qualités, & détruire celles du Violon. {{ibid.}} ''& ſuiv.'' Ses raiſons écoutées avec ſatisfaction par les Dames.| 67.|&#8203;| Réponſe qu’elle fait aux inſultes du Violon qui l’avoit outragée.| 68|, ''& ſuiv.''| Quel eſt le Son de la Viole.| 73.|&#8203;| Appelée ''Madame la Chaudière'' par le Clavecin. {{ibid.}} Les perſonnes de diſtinction s’acharnent à jouer bien plus longtems de la Viole que du Violon.| 76.|&#8203;| Elle eſt un Inſtrument plus flateur que le Violon. {{ibid.}} Elle a une Harmonie fémelle. {{ibid.}} Réponſe qu’elle fait à une objection tirée du Son des Cloches.| 80.|&#8203;| Avantage qu’elle a d’avoir place dans le Cabinet & la Chambre des Princes.| 81.|&#8203;| Reſtera le partage d’un galant homme, qui fait prévenir l’ennui, & ſe procurer du plaiſir.| 38.|&#8203;| Elle a les qualités de la Lyre, & encore de meilleures.| 91.|&#8203;| Jugement des Dames <includeonly>en ſa faveur.| 92.|&#8203;| Deux Baſſes de Viole miſes en parallèle.| 104.|&#8203;|La Viole donne à la Voix ſans ôter à la réſonnance.| 107.|&#8203;| Il n’y a Muſique au monde, dont la Viole ne ſoit capable de venir à bout.| 110.|&#8203;| Pourquoi Viole a été moins cultivée que le Violon.| 115.|&#8203;| L’ancienne manière d’enſeigner la Viole a fait avorter ſon avancement.| 121.|&#8203;| On doit l’enſeigner comme on fait le Clavecin aux Dames.| 124. |&nbsp;S| la Viole ayant des Touches, eſt inférieure au Violoncel qui n’en a point.| 133,| ''& ſuiv.''| Réponſe à une objection qu’on fait contre la Viole.|138, |''& ſuiv.''| Des Meſſieurs ſur deux Violes, où l’on aura bien mis la monture, donneront le même ton plus conforme l’un à l’autre, que deux Maitres de Violon au deſſus du commun.| 144.</includeonly><noinclude>|</noinclude>|}}<noinclude> <references/></noinclude> l4pz2a22qi2ajpr2pyjufqljlmjtt04 Page:Camille Lemonnier - La Belgique (nouv. éd.), 1905 (IA labelgique00lemo).pdf/286 104 4937088 15915414 15910350 2026-07-11T09:18:28Z Franky007 50939 /* Corrigée */ 15915414 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Franky007" /></noinclude>sur le sol gantois, a eu la joie de voir prospérer le vaste établissement fondé par ses soins. D’autres maisons rivales se sont élevées autour de la sienne ; aucune n’a fait oublier l’éclat de la grande création de Louis van Houtte. On a pu dire de lui qu’il aimait la fleur en poète plutôt qu’en spéculateur : à côté des installations où fonctionnait l’organisme de son entreprise, il monta un atelier pour la mise en couleur et l’impression des plantes d’un recueil qu’il avait lancé sous le titre « Flore des serres et des jardins de l’Europe ». Une vingtaine d’artistes s’y employaient constamment à reproduire les fleurs dans leur forme et leurs chatoyants iris ; des presses à bras servaient ensuite à tirer les épreuves ; la publication inaugurée il y a plus de six lustres a fini par former une somptueuse bibliothèque, haut placée dans l’iconographie florale. Ce vaillant homme malheureusement n’est plus ; mais un monument d’une belle ordonnance, avec une noble figure élevant des palmes jusqu’à son buste, œuvre du sculpteur Paul de Vigne, glorifie sa mémoire sur la place publique du village qui lui doit sa prospérité. {{T3||V}} {{c|Les béguinages. ― Visite au petit Béguinage. ― L’ouvroir. ― Échappée sur la vie des béguines.}} Tu te souviens, toi, l’amoureux des pâles religieuses et des humbles créatures, tu te souviens, mon cher Mellery, de notre entrée au béguinage de Gand, à celui qu’on appelle le petit, pour le distinguer de l’autre, le nouveau, plus vaste dans son entour de murs crénelés comme des remparts. Celui-ci, nous l’avons visité la veille, tout en courant des lourds beffrois plantés en plein ciel aux grandes églises sombres enfonçant leurs piliers trapus dans l’ombre des cryptes comme dans le froid des nécropoles. Nous avions enfilé les étroites venelles de ce quartier reconstruit, longé les alignements symétriques de ses petites maisons jumelles, et sans grand entraînement toutefois, par complaisance peut-être pour les pignons des vieilles estampes, vanté la gothique modernité de cette ville, poussée un beau matin dans la vétusté de l’autre. Au fond, ces kilomètres de murs, d’un ton de brique calcinée et presque noire, tournant sur eux-mêmes dans le labyrinthe des ruelles et ne laissant apercevoir que les profils déchiquetés des habitations, sans une gaîté pour les yeux, surtout sans une échappée sur les claires verdures, cette douceur des solitudes, nous avaient tristement impressionné comme là où le train de la vie expiré ne laisse plus régner que la mélancolie du silence et de l’abandon. Le triste brouillard, abattu sur la petite cité à cette heure crépusculaire, avait peut-être contribué aussi à l’impression navrée qui nous fit souhaiter d’être brusquement transportés dans le tapage et la circulation des quartiers marchands. Nous quittâmes la morne cité, emportant aux épaules le frisson toujours ressenti aux approches de la mort et nous demandant si toutes ces maisons étaient vraiment habitées ou si elles n’étaient que des tombeaux au fond desquels, rigides en leurs robes à plis réguliers, dormaient les béguines trépassées. Comme nous contournions l’angle d’une rue, un fer de cheval cliqueta à l’autre extrémité, sur les pavés enténébrés, dans la sourde paix de l’air. Et nous vîmes passer, garnie d’un humble mobilier, une tapissière que suivait, dodelinant la tête, une petite dame très vieille, coiffée d’un chapeau ridicule. Où allait ce déménagement perpétré entre chien et loup ? Nous finîmes par nous persuader que les ombres grandissantes du soir nous avaient brouillé les yeux et que la tapissière était simplement un corbillard conduisant une bonne âme vers les ifs du cimetière.<noinclude> <references/></noinclude> jtrzjj6a5pjm5aak9uvobuytf2keizk Page:Ferrier - L Heritage Tome 5.djvu/55 104 4937218 15913917 15910988 2026-07-10T13:48:41Z Sapcal22 420 15913917 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>être qu’une pauvre sorte de bonheur, bien différent de celui de mes deux filles aînées, dont chacune a sa voiture. Je crois réellement que la famille n’a que peu d’obligations à M. Lyndsay. L’arrivée d’Anne mit fin aux lamentations de mistress Black, qui demanda à la comtesse si elle avoit vu à Londres mistress Larkins, qui lui paroissoit, d’après les lettres qu’elle en avoit reçues, devoir y être un personnage très-important. Lady Rossville n’essaya pas de la détromper, et lui fit un tableau aussi flatteur qu’elle {{corr|le le|le}} put de la prospérité de mistress Larkins. Apprenant que sa cousine se proposoit d’aller à Barnford pour rendre visite à ses tantes, la comtesse lui offrit de l’y conduire dans sa voiture. Anne accepta cette proposition avec plaisir, et monta dans sa chambre pour se préparer à partir. Pendant son absence, mistress Black revint à la charge et exprima de nouveau à sa nièce sa reconnoissance et celle de M. Black du refus qu’elle avoit fait, ce qui étoit de sa part,<noinclude> <references/></noinclude> 0r7atpwau0tmayzv00ceamyqek2bpco Page:Théophile Moreux - Pour comprendre Einstein.pdf/15 104 4937222 15914565 15910993 2026-07-10T22:37:09Z Yann 4 {{interligne}} 15914565 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Yann" /></noinclude><nowiki /> {{c|CHAPITRE PREMIER|fs=120%}} {{interligne}} {{c|'''LA SCIENCE AVANT EINSTEIN'''}} On avait l’habitude autrefois de considérer l’atome comme une matière inerte, simple support d’énergie pour ainsi dire, réceptacle d’une force mystérieuse et inconnue ; l’atome, en outre, restait insécable… quoique étendu. On a beau répéter le mot de Bacon : « Physique, garde-toi de la Métaphysique », lorsqu’un physicien nous expose ses idées, nous avons le droit de lui demander des précisions ; nous avons beau faire, nous cherchons, malgré nous, à y voir clair et à classer nos notions nouvelles dans un ordre logique, soucieux toujours d’éviter les contradictions. C’est qu’en fait, il n’y a pas deux façons de raisonner, l’une pour l’homme de science, l’autre pour le philosophe. Parmi ces derniers, ceux qui font appel<noinclude> <references/></noinclude> 1gjqs7oh9gsa6wbqyxd7mmekpg36pv3 Page:Le Blanc Hubert - Défense de la basse de viole contre les entreprises du violon et les pretentions du violoncel - 1740.djvu/166 104 4937320 15914581 15911176 2026-07-10T22:55:03Z Homunculus simplex 158836 15914581 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Denis Gagne52" />{{c|TABLE|sp=20px}}</noinclude><nowiki /> __NOTOC__ {{t3|Q.}} {{plim|classe=liste| {{lettrineP|Q|ml=-15px|mr=15px}}''Uenel'' (Melle.) Éloge de sa Voix.| {{Corr|75|24}}.|}} {{clear}} {{t3|R.}} {{plim|classe=liste| {{lettrineP|R|ml=-15px|mr=15px}}''Oulades'' de Sons multipliés à l’infini que formoient les goſiers de Ceſſoni & Fauſtina.| 24.|}} {{t3|S.}} {{plim|classe=liste| {{lettrineP|S|ml=-15px|mr=15px}}''Omis'' étale le majeſtueux du plus beau coup d’Archet de l’Europe.| 96.|&#8203;| Il vient à bout du grand œuvre sur le Violon.| 97.|&#8203;| Accueil gracieux qu’on lui fait. {{ibid.}} Ennui qu’il cauſe au bout d’un certain tems, & pourquoi.| 98.|| ''Sonate''. Qui eſt l’inventeur de la Sonate.| 8, 9.|&#8203;| Il eſt beſoin d’un Génie heureux pour parvenir à une vrai beauté & inconteſtable dans certaines Sonates.| 10.|&#8203;| Avec les Sonates, le commerce de la vie ſe ſoutient mieux à parler qu’à chanter.| 13.|&#8203;| Avantages des Sonates ſur les Pièces.| 14.|&#8203;| Ont été adoptées en place des Pièces.| 15.|&#8203;| Combien la manière de jouer à la Sonate eſt plus propre à la varieté & nobleſſe du jeu, que celle de jouer les Pièces par les coups d’Archet enlevés & tout en l’air.| 23.|&#8203;| Leur caractère.| 26.|| ''Sons''. Obſervation eſſentielle à faire ſur la nature du Son des Inſtrumens| 71.|&#8203;| Son du Luth. {{ibid.}} Celui du Violon.| 73.|&#8203;| De la Viole. {{ibid.}}||}} {{t3|T.}} {{plim|classe=liste| {{lettrineP|T|ml=-15px|mr=15px}}''Huorbe'' (le) a, dans le manque d’Archet, le défaut eſſentiel de ne pas exprimer.| 107.|| ''Tisène'' (le gros) enrôlé fous les étendarts de la Muſique par ''Lully''.| 77.|&#8203;| Autoit ruiné en Vin ''Louis'' {{rom-maj|XIV}}, ſi ce grand Monarque n’eût été inruinable.| 78.|}} {{t3|V.}} {{plim|classe=liste| {{lettrineP|V|ml=-15px|mr=15px}}''Iole'' (la Baſſe de). Voyez ''Baſſe de Viole''.||{{clear}}<noinclude>| ''Violon'' (le) tombé en partage aux Italiens.||</noinclude>}}<noinclude> <references/></noinclude> pprobo0y2ez19muyszx964j2ms5ju90 15914582 15914581 2026-07-10T22:56:53Z Homunculus simplex 158836 15914582 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Denis Gagne52" />{{c|TABLE|sp=20px}}</noinclude><nowiki /> __NOTOC__ {{t3|Q.}} {{plim|classe=liste| {{lettrineP|Q|ml=-15px|mr=15px}}''Uenel'' (Melle.) 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Qui eſt l’inventeur de la Sonate.| 8, 9.|&#8203;| Il eſt beſoin d’un Génie heureux pour parvenir à une vrai beauté & inconteſtable dans certaines Sonates.| 10.|&#8203;| Avec les Sonates, le commerce de la vie ſe ſoutient mieux à parler qu’à chanter.| 13.|&#8203;| Avantages des Sonates ſur les Pièces.| 14.|&#8203;| Ont été adoptées en place des Pièces.| 15.|&#8203;| Combien la manière de jouer à la Sonate eſt plus propre à la varieté & nobleſſe du jeu, que celle de jouer les Pièces par les coups d’Archet enlevés & tout en l’air.| 23.|&#8203;| Leur caractère.| 26.|| ''Sons''. 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Qui eſt l’inventeur de la Sonate.| 8, 9.|&#8203;| Il eſt beſoin d’un Génie heureux pour parvenir à une vrai beauté & inconteſtable dans certaines Sonates.| 10.|&#8203;| Avec les Sonates, le commerce de la vie ſe ſoutient mieux à parler qu’à chanter.| 13.|&#8203;| Avantages des Sonates ſur les Pièces.| 14.|&#8203;| Ont été adoptées en place des Pièces.| 15.|&#8203;| Combien la manière de jouer à la Sonate eſt plus propre à la varieté & nobleſſe du jeu, que celle de jouer les Pièces par les coups d’Archet enlevés & tout en l’air.| 23.|&#8203;| Leur caractère.| 26.|| ''Sons''. Obſervation eſſentielle à faire ſur la nature du Son des Inſtrumens| 71.|&#8203;| Son du Luth. {{ibid.}} Celui du Violon.| 73.|&#8203;| De la Viole. {{ibid.}}||}} {{t3|T.}} {{plim|classe=liste| {{lettrineP|T|ml=-15px|mr=15px}}''Huorbe'' (le) a, dans le manque d’Archet, le défaut eſſentiel de ne pas exprimer.| 107.|| ''Tisène'' (le gros) enrôlé fous les étendarts de la Muſique par ''Lully''.| 77.|&#8203;| Autoit ruiné en Vin ''Louis'' {{rom-maj|XIV}}, ſi ce grand Monarque n’eût été inruinable.| 78.|}} {{t3|V.}} {{plim|classe=liste| {{lettrineP|V|ml=-15px|mr=15px}}''Iole'' (la Baſſe de). 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Le plant d’Arbres ne profite qu’à proportion de la bonté du terrain, de la bonne culture qu’on y donne, des amendemens qu’on y fait transporter, & d’autres secours qu’on luy procure. Dans la Theorie & pratique du jardinage, où il est traité à fond des beaux Jardins appellez communément les Jardins de propreté, comme les Parterres, les Bosquets, les Boulingrins, &c. chap. 2. de la seconde partie, il y a une excellente maniere de [...]sser un terrain, & de foüiller & transporter les terres. On pourra de la même maniere reborder les planches d’un Jardin potager. On ne suivra cette methode que dans un terrain sec & sablonneux. Le moyen de réüssir, c’est de relever de la terre à suffire autour de ces planches tant de la longueur que de la largeur, afin de retenir dans le milieu l’eau des pluyes & des arrosemens, & empêcher qu’elle<noinclude> <references/></noinclude> k3y2vhi8n0r5yn13pfqk13bups0fndr 15914165 15914138 2026-07-10T17:37:47Z Narilora 147413 ligne 20 : "dresser" proposé par Gemini. 15914165 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Narilora" /></noinclude>égouts d’autres terrains voisins plus élévez, qui conduiront l’eau des pluyes quand elle tombera en abondance, dans les labours qu’on y aura donné. Ou bien on fera des chutes d’eaux artificielles, ou de frequens arrosemens, avec de l’eau qui été exposée au Soleil pendant trente heures au moins. {{sc|Terrain}} se dit, en terme d’Agriculture, de la terre séche, aride, humide, molle & dure. Le plant d’Arbres ne profite qu’à proportion de la bonté du terrain, de la bonne culture qu’on y donne, des amendemens qu’on y fait transporter, & d’autres secours qu’on luy procure. Dans la Theorie & pratique du jardinage, où il est traité à fond des beaux Jardins appellez communément les Jardins de propreté, comme les Parterres, les Bosquets, les Boulingrins, &c. chap. 2. de la seconde partie, il y a une excellente maniere de dresser un terrain, & de foüiller & transporter les terres. On pourra de la même maniere reborder les planches d’un Jardin potager. On ne suivra cette methode que dans un terrain sec & sablonneux. Le moyen de réüssir, c’est de relever de la terre à suffire autour de ces planches tant de la longueur que de la largeur, afin de retenir dans le milieu l’eau des pluyes & des arrosemens, & empêcher qu’elle<noinclude> <references/></noinclude> 05saprj2ukmznm5fo9cm1ilaamkea9c Page:Le Blanc Hubert - Défense de la basse de viole contre les entreprises du violon et les pretentions du violoncel - 1740.djvu/28 104 4937359 15914243 15911404 2026-07-10T18:09:16Z Denis Gagne52 101614 15914243 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Homunculus simplex" /></noinclude>rie, l’eau a été ramaſſée à longs traits, mais ne coule pas de ſource. ''Forcroi'' le Père, jaloux de tirer la Viole hors de page, comme elle y avoit été jusqu’à lui, & hors de pair des inſtrumens bornés aux Pièces, fit la guerre au ''Par cœur'', comme à l’ânerie la plus ſignalée, quand on en faiſoit le fondement du ſavoir, laquelle rendoit l’eſprit émouſſé non entréprenant, & tenoit la main dans l’engourdiſſement. Il regarda toujours le tems comme perdu, qu’on emploie à apprendre par mémoire, de même que les Sermons dès qu’on a diſpoſition à la grande éxécution ou à la compoſition : Chez les Anglois, on a ſagement pris le parti de précher papier en main. L’Empereur ''Auguſte'' le pratiqua à l’égard de ſes<noinclude> <references/></noinclude> 80azf7reuwont8grz19nyjm9u3i8ktx Page:Le Blanc Hubert - Défense de la basse de viole contre les entreprises du violon et les pretentions du violoncel - 1740.djvu/29 104 4937360 15914246 15911409 2026-07-10T18:09:50Z Denis Gagne52 101614 15914246 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Homunculus simplex" /></noinclude>Diſcours, qu’il liſoit ſans façon. Le bon uſage du travail eſt de contracter l’habitude de bien faire à Livre ouvert, ſans préparation, avec aiſance : la main en vaut infiniment mieux, & vient à ſurpaſſer celle de ces Enchanteurs par-cœur, qui ordinairement dans les Sonates, & aſſez ſouvent dans les Pièces, ſont pris au défaut de la cuiraſſe, faute de s’être bien perſuadés que les agrémens ſe tirent infiniment moins à flatter, (comme il leur arrive dès le commencement de leurs études, où ils font les agréablés de trop bonne heure), qu’à tirer la douceur de la force, ainſi que fit ''Samſon'', le vrai adouciſſement venant en conſéquence d’avoir ſouvent mâtiné l’Inſtrument, dont le ſon ſoutenu étant rendu continu, à la manière de celui de la voix, on ſe trou-<noinclude> <references/></noinclude> a9im4zxmyol45ww2aivo733wt4osgqu Page:Le Blanc Hubert - Défense de la basse de viole contre les entreprises du violon et les pretentions du violoncel - 1740.djvu/37 104 4937370 15914539 15911433 2026-07-10T22:17:05Z Homunculus simplex 158836 15914539 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Homunculus simplex" /></noinclude>l’avoit formé de belles Pièces en bon nombre. ''Forcroi'' le Père, un autre ''Sélim'' Prémier, venoit d’ajouter à l’Empire autant qu’il y avoit auparavant, ayant donné & ſubjugué les Sonates, conquétes prodigieuſes, qui faiſoient entrer la Viole dans les travaux des autres compoſiteurs, la rendant participante à ce que tous les jours ils tirent du néant. Enfin les ''Décaix'' avoient procuré un ſolide appui du côté de l’accompagnement, par une manière dégagée de manier l’Archet, qui faiſoit tirer à leurs Écoliers un Son de la plus belle nature. En cette ſorte, l’Empire de forme triangulaire, de même que l’Afrique ou la Sicile, ſe trouvant remparé des trois côtés où il pouvoit {{Corr|étre|être}} attaqué, ſe promettoit une durée éternelle, ſans trop ſe flatter ; mais le Ciel ſe plait à confondre les<noinclude> <references/></noinclude> ictaebyqjczfamy4mcgc5vglkakcl04 Page:Le Blanc Hubert - Défense de la basse de viole contre les entreprises du violon et les pretentions du violoncel - 1740.djvu/38 104 4937373 15913996 15911437 2026-07-10T15:27:49Z Homunculus simplex 158836 15913996 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Homunculus simplex" /></noinclude>projets d’ici bas, prenant expreſſément les plus petits ſujets pour en tirer les plus grands effets. Sultan Violon, un Avorton, un Pygmée, ſe met en tête d’en vouloir à la Monarchie univerſelle. Non content de l’Italie ſon partage, il ſe propoſe d’envahir les États voiſins, & rendre à la Baſſe de Viole à ſon tour, ce qu’elle avoit prêté aux Luths, Thuorbe & Guitarre, ſans même excepter la Harpe du Roi ''David'', qui étoient anéantis par le charme des Pièces du Père ''Marais''. Aſpirer, & ſe mettre en devoir d’exécuter fut la même choſe. Précisément dans le cas de ''Porto-Carréro'', Gouverneur de Dourlans, qui, au dire du Père Daniel, avoit dans un corps de Nain l’a me d’un Géant, celui-ci ſe trouve pourvu de l’ame d’Encelade, petit de corps, où il réſide un force<noinclude> <references/></noinclude> d3ohfonyt6a5xkbaq2nqa5odnez054c Page:Lucas - Théorie des nombres, 1891.pdf/62 104 4937385 15914573 15911457 2026-07-10T22:44:27Z DvChe 151879 retrait paragraphe 15914573 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Charlie Main" />{{Nr|28|LIVRE I. — LES NOMBRES ENTIERS.|}}</noinclude><nowiki/> Pour multiplier par 8, on multiplie par (10 — 2) ou par (9 — 1) ; voici quelques exemples curieux de multiplication : {{c|Fig. 21. <math>12\ 345\ 679 \times 8 = 98\ 765\ 432</math> <math> \begin{align} 1 \cdot 9 + 2 &= 1\ 1\\ 1\ 2 \cdot 9 + 3 &= 1\ 1\ 1\\ 1\ 2\ 3 \cdot 9 + 4 &= 1\ 1\ 1\ 1\\ 1\ 2\ 3\ 4 \cdot 9 + 5 &= 1\ 1\ 1\ 1\ 1\\ 1\ 2\ 3\ 4\ 5 \cdot 9 + 6 &= 1\ 1\ 1\ 1\ 1\ 1\\ 1\ 2\ 3\ 4\ 5\ 6 \cdot 9 + 7 &= 1\ 1\ 1\ 1\ 1\ 1\ 1\\ 1\ 2\ 3\ 4\ 5\ 6\ 7 \cdot 9 + 8 &= 1\ 1\ 1\ 1\ 1\ 1\ 1\ 1\\ 1\ 2\ 3\ 4\ 5\ 6\ 7\ 8 \cdot 9 + 9 &= 1\ 1\ 1\ 1\ 1\ 1\ 1\ 1\ 1 \end{align} </math> }} {{Centré| <math>\begin{align} 9 \cdot 9 + 7 &= 8\ 8\\ 9\ 8 \cdot 9 + 6 &= 8\ 8\ 8\\ 9\ 8\ 7 \cdot 9 + 5 &= 8\ 8\ 8\ 8\\ 9\ 8\ 7\ 6 \cdot 9 + 4 &= 8\ 8\ 8\ 8\ 8\\ 9\ 8\ 7\ 6\ 5 \cdot 9 + 3 &= 8\ 8\ 8\ 8\ 8\ 8\\ 9\ 8\ 7\ 6\ 5\ 4 \cdot 9 + 2 &= 8\ 8\ 8\ 8\ 8\ 8\ 8\\ 9\ 8\ 7\ 6\ 5\ 4\ 3 \cdot 9 + 1 &= 8\ 8\ 8\ 8\ 8\ 8\ 8\ 8\\ 9\ 8\ 7\ 6\ 5\ 4\ 3\ 2 \cdot 9 + 0 &= 8\ 8\ 8\ 8\ 8\ 8\ 8\ 8\ 8\\ \end{align} </math> }} {{Centré| <math>\begin{align} 1 \cdot 8 + 1 &= 9\\ 1\ 2 \cdot 8 + 2 &= 9\ 8\\ 1\ 2\ 3 \cdot 8 + 3 &= 9\ 8\ 7\\ 1\ 2\ 3\ 4 \cdot 8 + 4 &= 9\ 8\ 7\ 6\\ 1\ 2\ 3\ 4\ 5 \cdot 8 + 5 &= 9\ 8\ 7\ 6\ 5\\ 1\ 2\ 3\ 4\ 5\ 6 \cdot 8 + 6 &= 9\ 8\ 7\ 6\ 5\ 4\\ 1\ 2\ 3\ 4\ 5\ 6\ 7 \cdot 8 + 7 &= 9\ 8\ 7\ 6\ 5\ 4\ 3\\ 1\ 2\ 3\ 4\ 5\ 6\ 7\ 8 \cdot 8 + 8 &= 9\ 8\ 7\ 6\ 5\ 4\ 3\ 2\\ 1\ 2\ 3\ 4\ 5\ 6\ 7\ 8\ 9 \cdot 8 + 9 &= 9\ 8\ 7\ 6\ 5\ 4\ 3\ 2\ 1\\ \end{align} </math> }} {{c|Multiplications curieuses.}} ''Exemple. III.'' — ''Carrés et produits de nombres formés d’un même chiffre.'' — Ces exemples sont extraits du ''Talkhys''. {{Centré| Fig. 22. <math>\begin{array}{rcccccc} 9^2&=&81&\quad&9 \cdot 7&=&63\\ 99^2&=&9801&&99 \cdot 77&=&7623\\ 999^2&=&998001&&999 \cdot 777&=&776223\\ 9999^2&=&99980001&&9999 \cdot 7777&=&77762223\\ 99999^2&=&9999800001&&99999 \cdot 77777&=&7777622223 \end{array} </math> }} {{c|Tirée du Talkhys.}}<noinclude> <references/></noinclude> m6g2q7ojzwkkdrly3i4ato9n0ehbrsl Page:Le Blanc Hubert - Défense de la basse de viole contre les entreprises du violon et les pretentions du violoncel - 1740.djvu/43 104 4937388 15913995 15911453 2026-07-10T15:27:10Z Homunculus simplex 158836 15913995 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Homunculus simplex" /></noinclude>de chœur, où il n’a que leur touché délicat pour tout flatté. Il ne tiendra qu’à vous, l’un de faire fortune, & le prémier d’augmenter la ſienne. Je vous propoſe de vous aſſocier à moi, & de nous porter pour les trois Inſtrumens ſeuls néceſſaires en Muſique, avec leſquels on peut ſe paſſer de tous les autres, & dont l’abſence ne ſauroit trouver rien d’équivalent qui la répare. Ils le remercièrent ''affectuoſo'', delà vient ſon origine, lui firent compliment qu’il étoit l’''Aléxandre'' des Inſtrumens, à meilleur titre que ''Rodilard'' celui des Chats. Ils le ſaluèrent d’avance comme l’''Attilla'', le fleau de la Baſſe de Viole, & l’exterminateur de tous les Inſtrumens Mulâtres : là-deſſus ils entrèrent en propos ſur les moyens qu’il avoit à employer. Le Violon répond. Ils ſont tout<noinclude> <references/></noinclude> l4pb74kgf0awxaiih7a7fx507odbw8b Page:Le Blanc Hubert - Défense de la basse de viole contre les entreprises du violon et les pretentions du violoncel - 1740.djvu/46 104 4937394 15913973 15911462 2026-07-10T14:36:08Z Denis Gagne52 101614 /* Corrigée */ 15913973 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Denis Gagne52" /></noinclude>tices, du nombre deſquels il étoit, en y menant les principaux Citoyens, & s’y éxerçant avec eux. Le Violon ne pouvant donc diſputer à la Viole la délicateſſe de ſon touché, & ſon Harmonie fine de réſonnance dans les endroits propres à éxaminer de près ſes attraits, & leur permettre de faire impreſſion, s’aviſe de transporter la Scène dans une Salle d’eſpace immenſe, où il arriveroit nombre d’effets auſſi nuiſibles à la Viole que favorables au Violon. Il y avoit déja du tems que le Père ''Marais'', ce grand Athlète contre la Muſique Ultramontaine, ne paroiſſoit plus dans le Monde Muſical : on n’entendoit plus parler d’aucun exploit de ſa part. L’''Arabeſque'', ſa dernière production, faiſoit voir la grandeur de la perte dans un tel per-<noinclude> <references/></noinclude> 6qv2cc3xpxoyb0ofs44eyqj7qa08r9p Page:Le Blanc Hubert - Défense de la basse de viole contre les entreprises du violon et les pretentions du violoncel - 1740.djvu/51 104 4937408 15914255 15911488 2026-07-10T18:14:50Z Denis Gagne52 101614 /* Corrigée */ 15914255 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Denis Gagne52" /></noinclude><nowiki /> Rempli de ces penſées, il dicta l’Affiche à placarder dans Paris, & ne fut que trop éxaucé. Les Affiches annonçoient un plaiſir réſultant de l’aſſemblage de ce qui étoit le plus excellent, Flute, Violon & Violoncel, non ſeulement de Paris, mais de delà les Monts, & par delà la Mer, d’où arrivoient les fameux Athlètes des Nations, comme à de nouveaux Jeux Olympiques. La Renommée, telle que la décrit ''Virgile'', marchoit devant ''Somis'', ''Geminiani'', & ''Lancetti'' : elle débitoit du faux, comme du vrai, ſur les miracles de l’Art qu’elle en rapportoit (<ref>''{{lang|la|Pariter facta atque infecta canebat.}}''</ref>). À cette Batterie du dehors ſe joignit l’attaque du dedans, par le déſir qu’inſpire la nouveauté de faire entrer la Muſique dans le<noinclude> <references/></noinclude> 5r5jtcq10sq8ngsjfga0psjlcldyf2w 15914256 15914255 2026-07-10T18:15:37Z Denis Gagne52 101614 15914256 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Denis Gagne52" /></noinclude><nowiki /> Rempli de ces penſées, il dicta l’Affiche à placarder dans Paris, & ne fut que trop éxaucé. Les Affiches annonçoient un plaiſir réſultant de l’aſſemblage de ce qui étoit le plus excellent, Flute, Violon & Violoncel, non ſeulement de Paris, mais de delà les Monts, & par delà la Mer, d’où arrivoient les fameux Athlètes des Nations, comme à de nouveaux Jeux Olympiques. La Renommée, telle que la décrit ''Virgile'', marchoit devant ''Somis'', ''Geminiani'', & ''Lancetti'' : elle débitoit du faux, comme du vrai, ſur les miracles de l’Art qu’elle en rapportoit{{lié}}(<ref>''{{lang|la|Pariter facta atque infecta canebat.}}''</ref>). À cette Batterie du dehors ſe joignit l’attaque du dedans, par le déſir qu’inſpire la nouveauté de faire entrer la Muſique dans le<noinclude> <references/></noinclude> gxi78jc9wwz5a0b0uwzv2k2f0qc80u9 Page:Le Blanc Hubert - Défense de la basse de viole contre les entreprises du violon et les pretentions du violoncel - 1740.djvu/57 104 4937439 15913974 15911613 2026-07-10T14:38:49Z Denis Gagne52 101614 /* Corrigée */ 15913974 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Denis Gagne52" /></noinclude><nowiki /> Cependant, malgré tous ces avantages, le Violon rencontra dans la Flute traversière une Émule, au point où il ne s’attendoit pas, & qui rabattoit bien de la bonne opinion qu’il avoit conçue de ſon propre mérite, & donnée aux autres ſur la nature du Son qu’il tiroit. La Flute ſe trouva mieux déclamer que le Violon, être plus, maitreſſe d’enfler ou faire des diminutions. Après la fin du Concert on en remporta cette opinion, que la Flute jouée par un ''Blavet'', s’entend, eſt préférable au prémier Violon, lorſqu’il s’agit dimiter la Voix, qui ne ſauroit, comme chacun fait, faire pluſieurs Tons à la fois. Le Violon voulant dominer, à quelque prix que ce fût, & anéantir la Flute, auſſi bien que la Viole, s’il ſe pouvoit, fit des efforts ſurprenans pour cela. Ils<noinclude> <references/></noinclude> 781c8k7d2e2iwxltq7usb0tryolxtwt Page:Le Blanc Hubert - Défense de la basse de viole contre les entreprises du violon et les pretentions du violoncel - 1740.djvu/59 104 4937444 15914026 15911627 2026-07-10T15:44:35Z Homunculus simplex 158836 15914026 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Homunculus simplex" /></noinclude>cédé du Violon à l’égard de la Flute, ſentoit ſon avoir abandonné la grande route du droit Jeu, pour ſe jetter dans les égarées ; que le Jeu de Mr.{{lié}}''Blavet'' étoit au-deſſus des atteintes qu’avoit prétendu lui donner la méthode d’introduire les accords. Les Voix de ''Fauſtina'' & ''Coſſoni'' étoient préciſément dans le même cas de ne pouvoir former qu’une ſucceſſion de Sons, ſans ''Groupé'', comparée à la ligne qui eſt une continuation de points. Le Clavecin ſe révolta ouvertement contre le Violon, ſe plaignant, de le voir chaſſer ſur ſes terres toutes ſemées d’accords ; &, qui plus eſt, d’affecter de triompher en ce genre, à quoi le petit nombre de ſes Cordes le rendoit ſi peu propre, ſes accords ne pouvoient être qu’affamés, réduits à l’eſpace d’un fi petit ma-<noinclude> <references/></noinclude> e52k936gwv4t6j9so4rxtwbbcdnt52g 15914028 15914026 2026-07-10T15:47:08Z Homunculus simplex 158836 15914028 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Homunculus simplex" /></noinclude>cédé du Violon à l’égard de la Flute, ſentoit ſon avoir abandonné la grande route du droit Jeu, pour ſe jetter dans les égarées ; que le Jeu de Mr.{{lié}}''Blavet'' étoit au-deſſus des atteintes qu’avoit prétendu lui donner la méthode d’introduire les accords. Les Voix de ''Fauſtina'' & ''Coſſoni'' étoient préciſément dans le même cas de ne pouvoir former qu’une ſucceſſion de Sons, ſans ''Groupé'', comparée à la ligne qui eſt une continuation de points. Le Clavecin ſe révolta ouvertement contre le Violon, ſe plaignant, de le voir chaſſer ſur ſes terres toutes ſemées d’accords ; &, qui plus eſt, d’affecter de triompher en ce genre, à quoi le petit nombre de ſes Cordes le rendoit ſi peu propre, ſes accords ne pouvoient être qu’affamés, réduits à l’eſpace d’un ſi petit ma-<noinclude> <references/></noinclude> 54qese9ievfhwk68gjhyrdtwkub3f5i Page:Le Blanc Hubert - Défense de la basse de viole contre les entreprises du violon et les pretentions du violoncel - 1740.djvu/61 104 4937448 15914029 15911638 2026-07-10T15:47:48Z Homunculus simplex 158836 15914029 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Homunculus simplex" /></noinclude>la jufteſſe parfaite ſi chatouilleuſe à bleſſer le moindrement, n’eſt-elle pas préférable à ce Jeu que j’appelle effronté, & non pas hardi, qui ne ſondant jamais le guet, ne manque pas de croquer, c’eſt-à-dire de mentir avec aſſurance ſur la juſteſſe, & ne prend pour dupe que le Peuple, envers qui l’audace du débité a toujours été impoſante dans la Muſique, comme dans l’Éloquence. Tâtez ſans qu’il y paroiſſe, une juſteſſe, pour la rendre parfaite, enſuite appuiez tant que vous voudrez, vous ne tirerez que douceur ; mais l’éxécution eſt plutôt brutale que véhémente, qui commence par appuier avec audace : la juſteſſe ſe rencontre par hazard, ſi elle peut, on paſſe outre, arrête, dis-je, le défaut couvert vaut-il donc le n’en point avoir ? Mr.{{lié}}''Le{{lié}}Cler'' repouſſant l’arro-<noinclude> <references/></noinclude> ccysoxo7dq57ysgjesycbpx8do5u1p6 Page:Le Blanc Hubert - Défense de la basse de viole contre les entreprises du violon et les pretentions du violoncel - 1740.djvu/66 104 4937462 15914037 15911653 2026-07-10T15:52:46Z Homunculus simplex 158836 15914037 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Homunculus simplex" /></noinclude>de ſe réſoudre à produire le mérite de la Viole & de le faire ſentir, lorſqu’on affecte de donner pour Champ de bataille la vaſte concavité d’une Sale énorme en grandeur, où il eſt impoſſible qu’elle eût la force de poumon de fournir ! La Viole, plus en colère du procédé des François, que de l’inaction de ''Forcroi'', ne put éviter d’eſſuier le mortifiant de ſe trouver devant la Sale, où l’on devoit faire un troiſième Concert ſpirituel, & d’y répréſenter ſous le rôle de viſage inconnu, qui, s’il entroit, ſeroit peut-être de trop, ou qu’il n’étoit pas trop ſûr qui eût le mérite de ſe faire admettre. Le ſujet des Lamentations étoit pathétique, tel que de ''Marius'' ſur la ruine de Carthage, lorſqu’il mit en oppoſition la ſien-<noinclude> <references/></noinclude> qusiby93yxjpg4helgnsd6twausmhts Page:Dictionnaire encyclopédique de la noblesse de France - volume 2 - Nicolas Viton de Saint-Allais.djvu/331 104 4937471 15913781 15911699 2026-07-10T12:14:41Z Jpgibert 59041 ajout pluriel 15913781 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Jpgibert" />{{c|PRE}}</noinclude><section begin="PREUVES"/>{{tiret2|remon|taient}} à l’année 1550, également sans principe connu. Il fallait établir une {{sc|Preuve}} de possession de noblesse de 140 ans, pour être admis dans la maison royale de Saint-Cyr ; il était {{corr|nécesaire|nécessaire}} qu’elle fût de 200 ans, pour avoir entrée dans la maison de l’Enfant-Jésus. Les honneurs de la Cour n’étaient accordées généralement qu’à ceux qui pouvaient établir une possession de noblesse non interrompue, depuis l’année 1400, sans anoblissement. On a considéré deux choses dans les {{sc|Preuves}}, la ''filiation'' et la ''noblesse''. La filiation se justifie par la production de titres authentiques, qui expriment la liaison de chacun des degrés de la généalogie entr’eux, tels que les extraits de baptême ou de sépulture, les actes de partage, les contrats de mariage et les testaments. La noblesse se justifie par la représentation des titres, qui sont, ou ''primordiaux'', ou ''constitutifs'', ou ''confirmatifs'' de la qualité, ou simplement ''civils'' et portant ''qualification''. Les titres primordiaux sont, à l’égard des familles anoblies, comme les lettres-patentes d’anoblissement, ou comme les provisions de charges attributives de noblesse. Les titres constitutifs sont, pour les gentilshommes de la province de Bretagne, les partages faits suivant l’assise du comte Geoffroi, et le gouvernement noble et avantageux, et en général pour ceux de toutes les provinces du Royaume, les certificats de service dans l’arrière-ban, séance dans l’ordre de la noblesse aux tenues des États, et d’exemption des taxes qui se lèvent sur les roturiers ; enfin les actes de foi et hommages rendus à la manière des nobles, ou les reprises de fiefs. Les titres confirmatifs sont, à l’égard des familles de Bretagne, ceux qui prouvent qu’elles ont été comprises dans les réformations de la noblesse faites dans les XV{{e}}, XVI{{e}} et XVII{{e}} siècles. {{corr|A|À}} l’égard des nobles de la province de Normandie, ces titres sont ceux qui apprènent qu’ils ont été maintenus lors de la recherche des faux nobles, faite en 1463 par Remond Monfauf, et en 1598 et 1599 par {{abr|M.|Monsieur}} de Boissy. {{corr|A|À}} l’égard de la province du Dauphiné, les extraits des révisions de feux qui ont eu lieu, pendant les XIV, XV, XVI, et XVII{{e|es}} siècles ; et enfin pour tous les gentilshommes du Royaume, les arrêts, soit du conseil d’{{corr|Etat|État}}, soit des commissaires généraux du conseil, et les jugements des commissaires départis dans les généralités du <section end="PREUVES"/><noinclude> <references/></noinclude> tv210xzjk4j2mwfrj41w9uj5magv320 Page:Le Blanc Hubert - Défense de la basse de viole contre les entreprises du violon et les pretentions du violoncel - 1740.djvu/69 104 4937486 15914038 15911750 2026-07-10T15:53:50Z Homunculus simplex 158836 15914038 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Homunculus simplex" /></noinclude>d’Athènes aux Lacédémoniens, quand il avoit quelque avantage : il affecta d’inviter la Viole d’entrer avec tout le ''Gracioſo'' dont il eſt ſuſceptible, ajoutant : Madame, quand on eſt charmante comme vous l’étes, on l’eſt par-tout & en tous lieux. La Muſique intéreſſée à ce que la Baſſe de Viole ne fût pas proſcrite, de même que la Grèce à ce qu’Athènes ne fût pas détruite, c’eût été perdre un œil, deſcendit de l’Olimpe, & ſe montrant à la Viole, ſans que le Violon l’a vit, ni l’entendit : gardez-vous bien, lui dit-elle, de commettre votre ancienne gloire à éxercer vos talens dans un grand endroit auſſi favorable au Violon qu’il vous l’eſt peu : alléguez les deux ''Minerves'' d’Athènes, & diſtinguez les Harmonies des deux eſpèces. Elle diſparut à ces mots.<noinclude> <references/></noinclude> 0lg5zrgjc8u1cptwl38kdk86a2vwhh2 Page:Obry - Du nirvana bouddhique.djvu/20 104 4937487 15914088 15911751 2026-07-10T16:38:15Z Assassas77 56119 15914088 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Assassas77" />{{nr||— 16 —|}}</noinclude>sans cesse dans mes discours, et que je pratique moi-même en vous prêchant d’exemple » ? N’est-ce pas aussi faire injure au bon sens des peuples bouddhistes qui, après tout, sont nos frères, si ce n’est tout-à-fait nos semblables, comme le remarque très bien l’habile critique<ref>''Le Bouddha et sa Religion'', p. 182.</ref>, disons mieux et disons vrai : n’est-ce pas faire injure à l’humanité tout entière que de poser comme article de foi bouddhique cette étrange proposition : depuis vingt-cinq siècles, les crédules et fervents ascètes bouddhistes s’efforcent de pratiquer la rigide discipline de leur maître, afin d’en être récompensés par le néant ! » Voilà les considérations extrinsèques, mais puissantes, qui m’ont déterminé et qui me déterminent encore à combattre, à armes fort inégales sans doute, l’opinion du Nirvâna-néant. Ce que j’ai dit une première fois, je le redirai de nouveau, au risque de me répéter ; je le redirai malgré tout mon respect pour la mémoire vénérée d’Eugène Burnouf, malgré toute mon estime pour la grande érudition de M. Barthélemy Saint-Hilaire. Si l’on trouve qu’il y a de ma part trop de présomption, j’invoquerai encore la seule excuse que je puisse faire valoir, toute banale qu’elle est devenue : {{lang|la|''amicus Plato, amicus Aristoteles ; sed magis amica veritas !''}} Après ces observations préliminaires sur lesquelles j’aurai encore occasion de revenir à la fin de ce travail, je me hâte de résumer en quelques lignes les preuves dites irréfutables et les autorités non moins imposantes sur lesquelles le savant académicien insiste dans son ''Mémoire-avertissement'', pour justifier son système. Il écarte, bien entendu, comme peu recevables les objections puisées dans les lois générales de l’esprit humain, et s’at-<noinclude> <references/></noinclude> rsd06zlw5wdtffcavn7b755c3etonr4 15914089 15914088 2026-07-10T16:38:29Z Assassas77 56119 15914089 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Assassas77" />{{nr||— 16 —|}}</noinclude>sans cesse dans mes discours, et que je pratique moi-même en vous prêchant d’exemple » ? N’est-ce pas aussi faire injure au bon sens des peuples bouddhistes qui, après tout, sont nos frères, si ce n’est tout-à-fait nos semblables, comme le remarque très bien l’habile critique<ref>''Le Bouddha et sa Religion'', p. 182.</ref>, disons mieux et disons vrai : n’est-ce pas faire injure à l’humanité tout entière que de poser comme article de foi bouddhique cette étrange proposition : depuis vingt-cinq siècles, les crédules et fervents ascètes bouddhistes s’efforcent de pratiquer la rigide discipline de leur maître, afin d’en être récompensés par le néant ! » Voilà les considérations extrinsèques, mais puissantes, qui m’ont déterminé et qui me déterminent encore à combattre, à armes fort inégales sans doute, l’opinion du Nirvâna-néant. Ce que j’ai dit une première fois, je le redirai de nouveau, au risque de me répéter ; je le redirai malgré tout mon respect pour la mémoire vénérée d’Eugène Burnouf, malgré toute mon estime pour la grande érudition de M. Barthélemy Saint-Hilaire. Si l’on trouve qu’il y a de ma part trop de présomption, j’invoquerai encore la seule excuse que je puisse faire valoir, toute banale qu’elle est devenue : {{lang|la|''amicus Plato,'' ''amicus Aristoteles ; sed magis amica veritas !''}} Après ces observations préliminaires sur lesquelles j’aurai encore occasion de revenir à la fin de ce travail, je me hâte de résumer en quelques lignes les preuves dites irréfutables et les autorités non moins imposantes sur lesquelles le savant académicien insiste dans son ''Mémoire-avertissement'', pour justifier son système. Il écarte, bien entendu, comme peu recevables les objections puisées dans les lois générales de l’esprit humain, et s’at-<noinclude> <references/></noinclude> 8kt9y95yw3lfkpnhtwxjihoxifreley Page:Le Blanc Hubert - Défense de la basse de viole contre les entreprises du violon et les pretentions du violoncel - 1740.djvu/70 104 4937488 15914057 15911752 2026-07-10T16:07:20Z Homunculus simplex 158836 15914057 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Homunculus simplex" /></noinclude><nowiki /> La Baſſe de Viole refuſant d’entrer, dit au Violon : beau Sire, je ne m’attendois pas à diſcuter mon Droit comme une Harangère à la porte ; mais vous n’y regardez pas de ſi près ; vous jouez à l’air dans les vaſtes lieux, ſéjours de l’Opera, de la Comédie, ou des Théatres ambulans, ſous l’axe nud du Ciel (<ref>''Gelidique ſub Ætheris axe.''</ref>). Madame, lui répondit le Violon, vous avez toujours eu la parole plutôt que la main à commandement, pour exciter à vous rechercher, comme vous y parveniez jadis, en faiſant la renchérie, uſant de toutes les minauderies d’une précieuſe. Vous cherchez aujourdhui à décliner la juridiction, & eſquiver l’attaque. Les Seigneurs & grandes Da-<noinclude> <references/></noinclude> 6zpkx4me6bq89buamjr92hfagsckket 15914521 15914057 2026-07-10T22:05:56Z Homunculus simplex 158836 15914521 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Homunculus simplex" /></noinclude><nowiki /> La Baſſe de Viole refuſant d’entrer, dit au Violon : beau Sire, je ne m’attendois pas à diſcuter mon Droit comme une Harangère à la porte ; mais vous n’y regardez pas de ſi près ; vous jouez à l’air dans les vaſtes lieux, ſéjours de l’Opera, de la Comédie, ou des Théatres ambulans, ſous l’axe nud du Ciel (<ref>''{{lang|la|Gelidique ſub Ætheris axe.}}''</ref>). Madame, lui répondit le Violon, vous avez toujours eu la parole plutôt que la main à commandement, pour exciter à vous rechercher, comme vous y parveniez jadis, en faiſant la renchérie, uſant de toutes les minauderies d’une précieuſe. Vous cherchez aujourdhui à décliner la juridiction, & eſquiver l’attaque. Les Seigneurs & grandes Da-<noinclude> <references/></noinclude> k02ktf0n6p45tkcxi9nhah54c8vkuek Page:Le Blanc Hubert - Défense de la basse de viole contre les entreprises du violon et les pretentions du violoncel - 1740.djvu/72 104 4937490 15914048 15911754 2026-07-10T15:59:01Z Homunculus simplex 158836 15914048 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Homunculus simplex" /></noinclude>n’aye pas de main, que je ne ſois pas en humeur, que j’aye froid, que je manque d’éxercice, ou que la mémoire me faille. Qu’eſt-ce autre, répliqua la Viole, que le plus odieux manège, de faire conſiſter le mérite dans un Inſtrument à remplir le concave d’un vaſte endroit, où vous avez introduit qu’on en déploiroit le volume. Quoi ! nous laiſſera-t-on confondre la force de poumon avec la bonté des raiſons. Les coups fins à la Paume cèdent-ils au Jeu forcé ? Stentor, avec ſon haleine de Borée, a-t-il remporté l’eſtime des Grecs ſur les raifonnemens au naturel ou avec véhémence de ''Démades'' & ''Démoſthènes'', qui n’avoient pas ainſi une poitrine de fer & un goſier d’airain, de même que vous & la Trompette. Il s’éleva un grand cri d’applau-<noinclude> <references/></noinclude> bn5d3scjr38a5eiu0021u4zr7hi03ed Page:Le Blanc Hubert - Défense de la basse de viole contre les entreprises du violon et les pretentions du violoncel - 1740.djvu/79 104 4937512 15914009 15911830 2026-07-10T15:35:47Z Homunculus simplex 158836 15914009 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Homunculus simplex" /></noinclude>limpe, vu l’importance des points. qu’on alloit agiter. S’agiſſant de tempéramens à garder, ni le Violon ni la Viole n’étoient propres à les prendre à cauſe de leur partialité. Elle prit la figure de M<sup>elle</sup>.{{lié}}''Certain'' ; & l’Aſſemblée étant complète, parla en ces termes. Avant que de donner l’éclairciſſement promis, une obſervation eſt eſſentielle à faire ſur la nature du Son des Inſtrumens. Il ſe rencontre des ''Sons d’Or'', des ''Sons d’Argent'', & des ''Sons d’Airain''. La politique eſt très grande à garder pour qu’ils ſe ſuccèdent à propos. Le Luth eſt le Prince de toute l’Harmonie dorée, apres qu’on a entendu le Son d’Or qui en ſort, le paſſage à d’autres Inſtrumens cauſe de la répugnance à l’oreille, & fait faire la grimace de ''Ther''-<noinclude> <references/></noinclude> 24viodxj0bxn0nwebaog1zqwv7vdi6z Page:Le Blanc Hubert - Défense de la basse de viole contre les entreprises du violon et les pretentions du violoncel - 1740.djvu/86 104 4937554 15914532 15913116 2026-07-10T22:11:40Z Homunculus simplex 158836 15914532 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Homunculus simplex" /></noinclude>lodie ſans pareille contre les Chevaux qu’il conduiſoit, qui n’avançoient point. ''Tifène'', les délices de ''Louis''{{lié}}XIV, lequel il auroit ruiné en vin, ſi le grand Monarque n’eût été inruinable : il falloit une machine de Marly pour entretenir plein l’énorme canal d’un goſier de telle circonférence. Les Cloches de l’Abbaye St.{{lié}}Germain ont un frémiſſement ſi charmant, que des Majeſtés, des Sérénités, & des Excellences ſe ſont levées la nuit pour les entendre. ''Lully'' avoit pris ſon logement auprès, pour qu’elles fiſſent ſur lui l’effet d’''{{lang|la|adducite mihi pſaltem}}''. La diminution du Ton qui ſuit, le coup de bataille étant donné, eſt en Quarte. Il en arrive que la moindre de St.{{lié}}Germain fait dans ſon Ton diminué Quinte à la groſſe, & celle-ci fait Tierce à ſa Sœur, ainſi voi-<noinclude> <references/></noinclude> otgozqxjbnca9knudykr14qexr6hv2p Page:Ferrier - L Heritage Tome 4.djvu/77 104 4937651 15913916 15913291 2026-07-10T13:47:57Z Sapcal22 420 15913916 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude><nowiki/> — Parbleu, j’en ai eu bien assez. Ne l’ai-je pas vu me saluer comme s’il étoit le prince de Galles ? — Eh bien ! c’est précisément ce que dit Anthony Whyte, mon neveu, M. Whyte de Whyte-Hall ! Il dit qu’il n’est rien qu’il puisse moins supporter qu’un salut du colonel Delmour ; qu’on croiroit que c’est son cordonnier qu’il salue. Un homme qui pourroit l’acheter et le revendre, lui et toute sa génération ! Pour moi je suis ravie, je vous assure, qu’il me fasse grâce de ses politesses. — Qu’est-ce qui l’amène ici ? demanda l’oncle Adam, arrivant graduellement au point où on vouloit l’amener. — Pour cela, Monsieur, c’est ce que je ne saurois dire, à moins qu’il ne veuille essayer s’il ne seroit pas plus heureux auprès de la comtesse qu’il ne l’a été auprès de l’héritière. Mais il ne {{corr|réusira|réussira}} pas, ou je serois bien trompée. — Ma nièce a trop d’esprit, je l’espère. — Oui ; sans doute. Ce n’est pas que je<noinclude> <references/></noinclude> k9b5eh5hldi7ivxvlkzvvqin9dqra36 Livre:Demoustier - Le divorce, Paris, Maradan, 1795.djvu 112 4937671 15914027 15913348 2026-07-10T15:46:52Z Denis Gagne52 101614 15914027 proofread-index text/x-wiki {{:MediaWiki:Proofreadpage_index_template |Type=book |Titre=[[Le Divorce par Demoustier|Le Divorce]] |Sous_titre=Comédie, en deux actes, en vers, par le citoyen Demoustier. |Volume= |Auteur=[[auteur:Charles-Albert Demoustier|Charles-Albert Demoustier]] |Traducteur= |Editeur_scientifique= |Illustrateur= |Editeur=Maradan |School= |Lieu=Paris |Annee= |Publication= |Bibliotheque={{IA|ledivorcecomedie00demouoft}} |Clef= |wikidata_item= |BNF_ARK= |Source=djvu |Image=5 |Avancement=C |Compilation=false |Pages=<pagelist 1=couv 2=— 3=ft 4=— 5=pgtit 6=pers 7=1 49to50=— 51=43 59to62=— /> |Tomes= |Sommaire={{pas de sommaire}} |Epigraphe= |Width= |Css= }} bechr5c0ks6k8xhw9bgw24nag0xgbsh Page:Demoustier - Le divorce, Paris, Maradan, 1795.djvu/1 104 4937672 15914171 15913349 2026-07-10T17:40:01Z Denis Gagne52 101614 /* Validée */ 15914171 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Denis Gagne52" /></noinclude><nowiki/> {{c|Demoustier, Charles {{corr|Albért|Albert}}}} {{c|Le divorce}}<noinclude> <references/></noinclude> mwxcgkzhfjrhw2ba7bmbh0hq0hnozu7 15914406 15914171 2026-07-10T20:41:24Z Denis Gagne52 101614 15914406 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Denis Gagne52" /></noinclude><nowiki/> {{Encadré/début|mg=auto|largeur=20em|padh=100px|padb=100px}} {{c|Demoustier, Charles {{corr|Albért|Albert}}}} {{c|Le divorce}} {{Encadré/fin}}<noinclude> <references/></noinclude> 25om30v4au0efw1ogkvcqlj97vgw1on Page:Demoustier - Le divorce, Paris, Maradan, 1795.djvu/5 104 4937676 15914002 15913368 2026-07-10T15:30:21Z Denis Gagne52 101614 /* Corrigée */ Ne pas transcrire les écritures manuscrites qui ne font pas partie de l’édition originale 15914002 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Denis Gagne52" /></noinclude>{{pt2|style=ff:serif; padding:40px 0|| LE DIVORCE,|t:200;ws:10px;sp:4px|| COMÉDIE,|t:150;sp:7px;m:30px|| EN DEUX ACTES, EN VERS.|t:120;ws:5px|| PAR LE CITOYEN DEMOUSTIER.|ws:5px;mt:30px;mb:60px|| {{SDT|2|l=15|mb=.5}}||| Prix, 30 sols.||| {{—|15|mt=.5em|mb=60px}}||| À PARIS,|t:140;sp:7px;ws:10px;mb:10px|| Chez MARADAN, Libraire, rue du Cimetière||| André-des-Arts, ne 9.||| {{—|8|m=15px}}||| L’AN TROISIÈME DE LA RÉPUBLIQUE.|t:90 }}<noinclude> <references/></noinclude> qfnxj99vmlu94m6bqyduel4od1m168k Page:Demoustier - Le divorce, Paris, Maradan, 1795.djvu/6 104 4937677 15914044 15913359 2026-07-10T15:57:31Z Denis Gagne52 101614 /* Validée */ 15914044 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Denis Gagne52" /></noinclude><nowiki /> {{personnages| '''GUILLAUME''', bourgeois de village. '''MARTIN''', valet de cour. '''UN JUGE DE PAIX'''. '''THÉRÈSE''', épouse de Guillaume. '''UN ENFANT''' de huit ans. }} {{c|''La scène se passe à la campagne.''|m=2em}}<noinclude> <references/></noinclude> kz0i6kjrwo8f3dq4idkmad06x151snl Page:Demoustier - Le divorce, Paris, Maradan, 1795.djvu/7 104 4937678 15914070 15913364 2026-07-10T16:23:11Z Denis Gagne52 101614 /* Validée */ 15914070 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Denis Gagne52" /></noinclude><nowiki /> {{c|LE DIVORCE, |ff=serif|fs=180%|ws=10px|sp=5px}} {{c|COMÉDIE.|ff=serif|fs=150%|sp=3px}} {{SDT}} {{ACTE}} {{Didascalie|{{AN|Le théâtre représente l’intérieur de l’habitation de Guillaume : au fond, la porte d’entrée ; à droite, la porte de la chambre à coucher : à gauche, une petite table, près d’une porte, au-dessus de laquelle est une croisée ovale.}}}} {{—|l|m=1.5em}} {{Scène|PREMIÈRE.|uc}} {{PersonnageD|MARTIN|c|seul, entrant avec précaution, et tenant un papier imprimé.}} <poem>Il n’est pas encor jour chez ma chère Thérèse ; Elle est sans doute avec son éternel mari, Son Guillaume… Et moi ! moi ? je me morfonds ici. Guillaume ! ce nom-là me fatigue et me pèse. Un Guillaume rival de moi, monsieur Martin, Noble, ou peu s’en falloit. Moi qui, par mon mérite ; Aux faveurs de la Cour me frayant un chemin, Habillois un ministre, et protégeois sous main {{iv|3}}Une sultane favorite ! Retiré dans ces lieux, j’y conçois quelque goût Pour un petit minois campagnard… Point du tout ! Un… mari me supplante. Ah ! j’en rougis de honte.</poem><noinclude> <references/></noinclude> i7cffefkjdv682hnbh5i0rqp8px8uhd 15914073 15914070 2026-07-10T16:25:45Z Denis Gagne52 101614 15914073 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Denis Gagne52" /></noinclude><nowiki /> {{c|LE DIVORCE, |ff=serif|fs=180%|ws=10px|sp=5px}} {{c|COMÉDIE.|ff=serif|fs=150%|sp=3px}} {{SDT}} {{ACTE}} {{Didascalie|{{AN|Le théâtre représente l’intérieur de l’habitation de Guillaume : au fond, la porte d’entrée ; à droite, la porte de la chambre à coucher : à gauche, une petite table, près d’une porte, au-dessus de laquelle est une croisée ovale.}}}} {{—|l|m=1.5em}} {{Scène|PREMIÈRE.|uc}} {{PersonnageD|MARTIN|c|seul, entrant avec précaution, et tenant un papier imprimé.}} <poem>{{Initiale|I}}l n’est pas encor jour chez ma chère Thérèse ; Elle est sans doute avec son éternel mari, Son Guillaume… Et moi ! moi ? je me morfonds ici. Guillaume ! ce nom-là me fatigue et me pèse. Un Guillaume rival de moi, monsieur Martin, Noble, ou peu s’en falloit. Moi qui, par mon mérite ; Aux faveurs de la Cour me frayant un chemin, Habillois un ministre, et protégeois sous main {{iv|3}}Une sultane favorite ! Retiré dans ces lieux, j’y conçois quelque goût Pour un petit minois campagnard… Point du tout ! Un… mari me supplante. Ah ! j’en rougis de honte.</poem><noinclude> <references/></noinclude> lg1fjigbtw522uh6em5obiiwv1o2gm6 15914387 15914073 2026-07-10T20:32:57Z Denis Gagne52 101614 15914387 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Denis Gagne52" /></noinclude><nowiki /> {{c|LE DIVORCE, |ff=serif|fs=180%|ws=10px|sp=5px}} {{c|COMÉDIE.|ff=serif|fs=150%|sp=3px}} {{SDT}} {{ACTE}} {{Didascalie|{{AN|Le théâtre représente l’intérieur de l’habitation de Guillaume : au fond, la porte d’entrée ; à droite, la porte de la chambre à coucher : à gauche, une petite table, près d’une porte, au-dessus de laquelle est une croisée ovale.}}}} {{—|l|m=1.5em}} {{Scène|PREMIÈRE.|uc}} {{PersonnageD|MARTIN|c|seul, entrant avec précaution, et tenant un papier imprimé.}} <poem>{{Initiale|I}}{{sct|l}} n’est pas encor jour chez ma chère Thérèse ; Elle est sans doute avec son éternel mari, Son Guillaume… Et moi ! moi ? je me morfonds ici. Guillaume ! ce nom-là me fatigue et me pèse. Un Guillaume rival de moi, monsieur Martin, Noble, ou peu s’en falloit. Moi qui, par mon mérite ; Aux faveurs de la Cour me frayant un chemin, Habillois un ministre, et protégeois sous main {{iv|3}}Une sultane favorite ! Retiré dans ces lieux, j’y conçois quelque goût Pour un petit minois campagnard… Point du tout ! Un… mari me supplante. Ah ! j’en rougis de honte.</poem><noinclude> <references/></noinclude> qxzqdgm1i9bu61tvy9n2sfdt0wsqqwx Page:Demoustier - Le divorce, Paris, Maradan, 1795.djvu/8 104 4937680 15914082 15913371 2026-07-10T16:34:37Z Denis Gagne52 101614 /* Validée */ 15914082 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Denis Gagne52" />{{nr|2.| LE DIVORCE,}}</noinclude><poem> J’ai voulu les brouiller trente fois, mais en vain : Les séparations sont si longues ! Enfin {{iv}}''(montrant l’imprime.)'' Voici qui nous indique une marche plus prompte. Les époux désormais par les nœuds de l’hymen, {{iv|3}}Ne seront plus unis de force. La belle invention que celle du Divorce ! {{iv|3}}On se prendra, se quittera, {{iv|3}}Se reprendra quand on voudra. Ainsi par des contrats, cu de vente ou d’échange, {{iv|3}}Tout le sexe circulera ; {{iv|3}}Et bientôt pour ces effets-là {{iv|3}}Nous aurons des Agens de change. Mais il faut à ce point amener les esprits. {{iv|3}}Se planter-là comme on s’est pris, {{iv|3}}Dès long-temps, c’est une misère, {{iv|3}}Une bagatelle à Paris : {{iv|3}}Au village, c’est une affaire. Poursuivons celle-ci : brouillons nos bonnes gens. Hier, j’ai préparé leurs esprits, et j’espère… {{iv}}''(il écoute à la porte de la chambre.)'' {{iv|3}}Bon ! je crois que je les entends {{iv|18}}''(avec dépit).'' Se quereller encor… Fort bien !… Ciel ! on s’embrasse ! {{iv}}''({{corr|a ce|avec}} fureur.)'' {{iv|3}}C’est pour me narguer… Les voici. Exposons ce papier bien vite à cette place ; {{iv|3}}Nous en verrons l’effet d’ici. {{iv}}''(il pose le papier sur la table, et se cache au fond de la scène.)'' </poem><noinclude> <references/></noinclude> 9ix8i50mzjtnmje3c1ze98uz4m45x8w Page:Demoustier - Le divorce, Paris, Maradan, 1795.djvu/9 104 4937681 15914110 15913379 2026-07-10T17:01:35Z Denis Gagne52 101614 /* Validée */ 15914110 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Denis Gagne52" />{{nr||COMÉDIE.|3}}</noinclude><nowiki /> {{Scène|II.|uc}} {{PersonnageD|THÉRÈSE, GUILLAUME|c| tenant leur fils par la main.}} {{PersonnageD|Guillaume|c|gaiement en entrant.}} Allons, n’en parlons plus, et que tout soit fini. ''(à son fils).'' Embrassez votre mère. ''(il présente l’enfant à la mère.)'' {{PersonnageD|Thérèse|c|de même après l’avoir embrassé.}} Embrassez votre père. {{PersonnageD|L’enfant|c|regardant sur la table.}} Le {{sic2|déjeûné|déjeûner}} n’est pas prêt ? {{PersonnageD|Thérèse |c|à Guillaume tendrement.}} {{g|Mais aussi|60%}} Nous nous sommes levés un peu tard aujourd’hui. {{Personnage|Guillaume.|c}} T’en plaindrois-tu, ma Thérèse ? {{PersonnageD|Thérèse|c|timidement.}} {{g|Au contraire : |60%}} Les momens que l’on passe auprès de son ami {{g|''(vers la porte à droite.)''|50%}} Sont si doux !… Servez donc !… Quelle lenteur extrême !… {{Personnage|Guillaume.|c}} Patience ! {{PersonnageD|Thérèse|c|vivement.}} {{g|Le bon parti,|40%}} Quand on veut être bien servi, Tiens, c’est de se servir soi-même, ''(elle sort en courant)'' {{Personnage|L’enfant.|c}} Papa, veux-tu que j’aide maman ? {{PersonnageD|Guillaume|c|le caressant.}} Oui. (''l’enfant court après sa mère''.)<noinclude> <references/></noinclude> 1rhmu7bsvyvpan5yb7eeg8b9t23qf8g 15914174 15914110 2026-07-10T17:40:57Z Denis Gagne52 101614 15914174 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Denis Gagne52" />{{nr||COMÉDIE.|3}}</noinclude><nowiki /> {{Scène|II.|uc}} {{PersonnageD|THÉRÈSE, GUILLAUME|c| tenant leur fils par la main.}} {{PersonnageD|Guillaume|c|gaiement en entrant.}} Allons, n’en parlons plus, et que tout soit fini. ''(à son fils).'' Embrassez votre mère. ''(il présente l’enfant à la mère.)'' {{PersonnageD|Thérèse|c|de même après l’avoir embrassé.}} Embrassez votre père. {{PersonnageD|L’enfant|c|regardant sur la table.}} Le {{sic2|déjeûné|déjeûner}} n’est pas prêt ? {{PersonnageD|Thérèse |c|à Guillaume tendrement.}} {{g|Mais aussi|60%}} Nous nous sommes levés un peu tard aujourd’hui. {{Personnage|Guillaume.|c}} T’en plaindrois-tu, ma Thérèse ? {{PersonnageD|Thérèse|c|timidement.}} {{g|Au contraire : |60%}} Les momens que l’on passe auprès de son ami {{g|''(vers la porte à droite.)''|50%}} Sont si doux !… Servez donc !… Quelle lenteur extrême !… {{Personnage|Guillaume.|c}} Patience ! {{PersonnageD|Thérèse|c|vivement.}} {{g|Le bon parti,|40%}} Quand on veut être bien servi, Tiens, c’est de se servir soi-même, ''(elle sort en courant)'' {{Personnage|L’enfant.|c}} Papa, veux-tu que j’aide maman ? {{PersonnageD|Guillaume|c|le caressant.}} Oui. (''l’enfant court après sa mère''.)<noinclude> <references/></noinclude> epwwaj2ovk0d2htu3k4qh9oub6wm692 15914383 15914174 2026-07-10T20:32:05Z Denis Gagne52 101614 15914383 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Denis Gagne52" />{{nr||COMÉDIE.|3}}</noinclude><nowiki /> {{Scène|II.|uc}} {{PersonnageD|THÉRÈSE, GUILLAUME|c| tenant leur fils par la main.}} {{PersonnageD|Guillaume|c|gaiement en entrant.}} {{sct|Allons}}, n’en parlons plus, et que tout soit fini. ''(à son fils).'' Embrassez votre mère. ''(il présente l’enfant à la mère.)'' {{PersonnageD|Thérèse|c|de même après l’avoir embrassé.}} Embrassez votre père. {{PersonnageD|L’enfant|c|regardant sur la table.}} Le {{sic2|déjeûné|déjeûner}} n’est pas prêt ? {{PersonnageD|Thérèse |c|à Guillaume tendrement.}} {{g|Mais aussi|60%}} Nous nous sommes levés un peu tard aujourd’hui. {{Personnage|Guillaume.|c}} T’en plaindrois-tu, ma Thérèse ? {{PersonnageD|Thérèse|c|timidement.}} {{g|Au contraire : |60%}} Les momens que l’on passe auprès de son ami {{g|''(vers la porte à droite.)''|50%}} Sont si doux !… Servez donc !… Quelle lenteur extrême !… {{Personnage|Guillaume.|c}} Patience ! {{PersonnageD|Thérèse|c|vivement.}} {{g|Le bon parti,|40%}} Quand on veut être bien servi, Tiens, c’est de se servir soi-même, ''(elle sort en courant)'' {{Personnage|L’enfant.|c}} Papa, veux-tu que j’aide maman ? {{PersonnageD|Guillaume|c|le caressant.}} Oui. (''l’enfant court après sa mère''.)<noinclude> <references/></noinclude> cud3i5re0hp4a4kpjahtefqohlie3yy Page:Demoustier - Le divorce, Paris, Maradan, 1795.djvu/10 104 4937685 15914227 15913389 2026-07-10T18:01:47Z Denis Gagne52 101614 /* Validée */ 15914227 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Denis Gagne52" />{{nr|4.| LE DIVORCE,}}</noinclude><nowiki /> {{Scène| III.}} {{PersonnageD|GUILLAUME|c|seul.}} <poem> {{sc|Quelle}} vivacité !… J’en ai ma part. Aussi, {{iv}}Je ne crois pas qu’il existe un ménage {{iv|4}}Plus orageux, ni plus uni. {{iv|4}}Hier encor, quel orage ! {{iv|4}}Ma foi, sans notre bon voisin, Qui chez nous vient souvent rétablir l’harmonie, {{iv}}C’en étoit fait : Thérèse étoit partie… {{iv|4}}(''gaîment''.) {{iv|4}}Pour revenir le lendemain. Si ce jour-ci pouvoit se passer sans nuage, Ce seroit le premier, à peu de chose près. {{iv|4}}Voilà pourtant le mariage ! {{iv|4}}Mais après la guerre, la paix. {{iv|4}}Du traité l’Amour fait les frais ; {{iv|4}}Et l’on s’en aime davantage. </poem> {{Scène| IV.}} {{PersonnageD|GUILLAUME, THÉRÈSE et l’ENFANT|c| portant le déjeûner.}} {{Personnage|l’enfant.|c}} {{sc|Papa,}} l’on a servi. {{PersonnageD|Thérèse|c|gaîment.}} {{g|Monsieur veut-il s’asseoir ?|45%}} {{PersonnageD|GUILLAUME|c|de même.}} <poem>Madame, en vérité, je suis au désespoir {{iv}}De la peine que je vous donne. {{mpom|''(On s’assied. Thérèse sert ; Guillaume parcourt le papier qu’Martin a laissé).''|c}}</poem><noinclude> <references/></noinclude> tf58ioy8f01wsogcvgeig4mprhwi4k1 Page:Le Blanc Hubert - Défense de la basse de viole contre les entreprises du violon et les pretentions du violoncel - 1740.djvu/94 104 4937722 15913998 15913463 2026-07-10T15:28:21Z Homunculus simplex 158836 15913998 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Homunculus simplex" /></noinclude>Cloches peu épaiſſes s’exhale en eſpèce de fumée. ''Emmanuelle'' de Lille en Flandre n’a rien de moileux ni d’étoffé de loin, elle qui a une ſi belle voix de près tire dans le lointain ſur la Cloche de Mélun. La Viole & le Clavecin ſont précisément dans le cas. Le Son de la Viole entendu de loin, ou dans un grand eſpace, rempli de perſonnes avec leurs habits, reſſemble à la vapeur de l’eſprit de Vin qu’on jette en l’air, dont il ne retombe rien, pendant que la Baſſe de Crémone, comme la Cloche de Gand, le Violon & la Flute traverſière, de même que les Cloches ci-deſſus en ''Eſimi'', envoyent dans l’éloignement un Son moileux & étoffé, comparable au Damas de l’ancienne fabrique de Lion à l’égard du Satin d’aujourdhui. La Viole fut obligée de conve-<noinclude> <references/></noinclude> fdzmvhirzfyzudlzna1jdkuyk2c55d5 Page:Le Blanc Hubert - Défense de la basse de viole contre les entreprises du violon et les pretentions du violoncel - 1740.djvu/98 104 4937726 15914049 15913469 2026-07-10T15:59:49Z Homunculus simplex 158836 15914049 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Homunculus simplex" /></noinclude>ducation noble. La belle choſe que ç’auroit été qu’''Achylle'' ſurpris par les Ambaſſadeurs d’''Agamemnon'', jouant du Violon, ſe donnant en ſpectacle à ſon voiſinage, faiſant de ſa chambre un Cloché, ſe mettant dans le cas de ſe dire à lui-même : Ah ! que ne ſuis-je à demi-lieue de moi pour m’entendre avec plaiſir ; au-lieu qu’''Achylle'' parut dans un état décent, la Lyre en main, ſemblable à une Viole, avec laquelle on peut chanter les louanges des Héros, & non avec le Violon, de qui l’''alta voce'' affecte ſi fort de dominer qu’il auroit effacé ceux dont il eût célébré la mémoire. ''Achille'' ne quitta point brusquement la Lyre, mais fit deux tours de chambre, la tenant encore. Il étoit à propos en pareille occaſion de paroitre non desœuvré, non ennuié, non à charge à foi ;<noinclude> <references/></noinclude> ohjooja84p4a48daz7sad09s0opc6vs Page:Le Blanc Hubert - Défense de la basse de viole contre les entreprises du violon et les pretentions du violoncel - 1740.djvu/105 104 4937741 15913975 15913498 2026-07-10T14:42:11Z Denis Gagne52 101614 feule -> ſeule 15913975 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Homunculus simplex" /></noinclude>monta l’écueil où l’on échoue, en un mot vint à bout du grand œuvre ſur le Violon, ''la tenue d’une'' ''ronde''. Un ſeul tiré d’Archet dura, que le ſouvenir en fait perdre haleine quand on y penſe, & parut ſemblable à un cordage de ſoie tendu, qui pour ne pas ennuier dans la nudité de ſon uni, eſt entouré de fleurs, de feſtons d’argent, de filigranes d’or entremêlés de Diamans, de Rubis, de Grénats, & ſur-tout de Perles. On les voyoit lui ſortir du bout des doigts. La Muſique deſcendit de l’Olimpe, & ayant ſon deſſein, mit dans l’eſprit aux Dames de faire accueil à ''Somis''. Il fut donc reçu tantôt chez les unes, tantôt chez les autres, & ce l’eſpace d’un mois, ſans que durant ce tems il fût mention de porter un jugement où l’on ſongeât ſeule-<noinclude> <references/></noinclude> 2baynufzfe0dogudlfb3u3l5y0kz6vt 15913976 15913975 2026-07-10T14:42:21Z Denis Gagne52 101614 /* Corrigée */ 15913976 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Denis Gagne52" /></noinclude>monta l’écueil où l’on échoue, en un mot vint à bout du grand œuvre ſur le Violon, ''la tenue d’une'' ''ronde''. Un ſeul tiré d’Archet dura, que le ſouvenir en fait perdre haleine quand on y penſe, & parut ſemblable à un cordage de ſoie tendu, qui pour ne pas ennuier dans la nudité de ſon uni, eſt entouré de fleurs, de feſtons d’argent, de filigranes d’or entremêlés de Diamans, de Rubis, de Grénats, & ſur-tout de Perles. On les voyoit lui ſortir du bout des doigts. La Muſique deſcendit de l’Olimpe, & ayant ſon deſſein, mit dans l’eſprit aux Dames de faire accueil à ''Somis''. Il fut donc reçu tantôt chez les unes, tantôt chez les autres, & ce l’eſpace d’un mois, ſans que durant ce tems il fût mention de porter un jugement où l’on ſongeât ſeule-<noinclude> <references/></noinclude> 5bazer24mp0q5zi861ke4x7mta2dqz8 Page:Le Blanc Hubert - Défense de la basse de viole contre les entreprises du violon et les pretentions du violoncel - 1740.djvu/114 104 4937761 15914011 15913541 2026-07-10T15:37:41Z Homunculus simplex 158836 15914011 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Homunculus simplex" /></noinclude>gonflement, il eſt beſoin, dans le Son de l’Inſtrument, d’enflés prodigieux, & de diminutions à propos qui l’excitent ? Le Clavecin n’eſt donc propre qu’à badiner, ou faire tapage, ne ſachant que pincer, flatter, ou cadencer, comparable au client de ''Démosthène'', lequel en qualité d’Avocat conſulté par cet Homme qui vient ſe plaindre à lui de ſang froid d’avoir été battu, répond d’un ſang pas plus échauffé : ''Vous vous '' ''moquez, on ne vous a pas battu.'' Comment ! répond le complaignant, hauſſant la voix & le Ton : ''Je n’ai point été battu.'' Alors il ſe fait ajouter foi, quand on lui voit enfler la veine jugulaire. Croit-on donc en être quite envers des Inſtrumens, en diſant : il ne leur manque que l’expreſſion. Ha ! oui, ce ſont perſonnes à qui il ne manque pour être belles que le<noinclude> <references/></noinclude> b1mxlaw9plpqbvolv4dcpvollhgqp75 Page:Le Blanc Hubert - Défense de la basse de viole contre les entreprises du violon et les pretentions du violoncel - 1740.djvu/124 104 4937803 15914014 15913681 2026-07-10T15:38:44Z Homunculus simplex 158836 15914014 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Homunculus simplex" /></noinclude>lieux. Alors moindre nombre de perſonnes ſe devouent à provigner ſon éxercice, comme peu fructueux. Les Maitres ſont très excuſables en cela. Mais le ſont-ils d’avoir mis la patience des Écoliers de Viole à telle épreuve, que celle des Diſciples de ''Pythagore'' n’en étoit que le prélude. Après trois fois le tems que dura le Siège de Troye, on étoit encore à connoître le vrai nœud de la difficulté de l’Inſtrument. Chifrer le Doigt, pointiller la corde, eſt toujours à recommencer, l’eſprit ne trouve pas dans cette Méthode de points fixes à ſaiſir, ou s’attacher, ou faire correſpondre ſes connoiſſances en forme de ſuite. Il vague parmi les cas ſinguliers, dans lesquels agit une mémoire locale qui ne fait pas principe. Comme ſi dans la Juriſprudence, on s’en te-<noinclude> <references/></noinclude> 5xmhf2v7vx2vzafxvsees7ygt5z1q1v Page:Le Blanc Hubert - Défense de la basse de viole contre les entreprises du violon et les pretentions du violoncel - 1740.djvu/129 104 4937813 15914263 15913711 2026-07-10T18:21:08Z Denis Gagne52 101614 /* Corrigée */ 15914263 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Denis Gagne52" /></noinclude><nowiki /> On a donc percé une autre route, qui eſt que le travail ſur la Viole, de même que ſur le Violon, ſe trouve plus puiſſant que le miſtère. Pendant l’aſſoupiſſement de la Baſſe de Viole entretenue par les Pièces dans une vraie létargie, de même que ''Renaud'' enchanté par ''Armide'', les Maitres de Violon, de Flute & de Violoncel ont gagné une avance prodigieuſe, faiſant éprouver à ceux de Viole ce que c’eſt de s’arrêter tant ſoit peu en chemin, combien on ſe voit enſuite dévancé par ſes compagnons de voyage. La troiſième cauſe, qui a fait avorter l’avancement de la Baſſe de Viole, vient de l’ancienne manière de l’enſeigner : car l’idée étoit qu’il falloit, tant que l’on pouvoit, jouer ſur la même corde. Or cette idée n’a pour fon-<noinclude> <references/></noinclude> i276enqdmn1oyqwttfyn40xyriug53w Page:Le Blanc Hubert - Défense de la basse de viole contre les entreprises du violon et les pretentions du violoncel - 1740.djvu/131 104 4937817 15914040 15913722 2026-07-10T15:55:46Z Homunculus simplex 158836 15914040 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Homunculus simplex" /></noinclude>à cauſe du ſonore qui en réſulte. La main ne ſe forme point quand on s’aſſervit à la plus grande portion de la Corde, comme ayant plus de vibration : au-lieu qu’à preſſer pluſieurs Cordes à la fois vivement contre la touche, on s’apprend à tirer preſque autant de Sons que de la Corde à vuide. On évite ces ſauts de ''Niagara'' ſi diſgracieux à voir dans le transport de la main, leſquels ſuppoſent une ignorance du Manche, & font obſtacle aux ''Tons Conjoints'', c’eſt-à-dire, qui ayent la ſuite d’une eſpèce de liaiſon par l’Archet, qui trouve les Cordes comprimées prêtes à le recevoir, comme par la voix de ''Coſſoni'' ſont réunis en tiſſu tant de Tons qu’elle fait tous d’une haleine. Il ne faut pas s’imaginer que dans le déplacement de main, on<noinclude> <references/></noinclude> 2kumevv4sjcfoleficwbq1yq9hgc8n2 Page:Le Blanc Hubert - Défense de la basse de viole contre les entreprises du violon et les pretentions du violoncel - 1740.djvu/135 104 4937823 15914032 15913740 2026-07-10T15:48:43Z Homunculus simplex 158836 15914032 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Homunculus simplex" /></noinclude>cutant les Sonates : au-lieu qu’à l’égard des Pièces, on a toujours à recommencer. Comme on ne ſauroit trop appuier ſur ce principe, je l’ai battu & rebattu. Selon que l’Auteur a compoſé, il faut jouer : ſi c’eſt au bas du Manche, s’y tenir ferme, fier, & aſſuré ; car à le deſcendre & remonter inceſſamment, on marchande entre le Ciel & Bélial. On ne ſauroit bien ſervir pluſieurs maitres à la fois. Généralement parlant, il faut poſer les Doigts ſelon la prémière tranſpoſition pour ''Senaillé'' dans ſes prémiers Livres. Suivant la ſeconde dans Mr.{{lié}}''Michel'', & ſelon la troiſième pour Mr.{{lié}}''Le Cler'', & la cinquième ''Senaillé''. Avoir toujours dans l’idée que ce que l’on joue ſoit réductible à l’''Harpegé'', lequel eſt la pierre de touche qui décide de pluſieurs<noinclude> <references/></noinclude> 9bon0vhu852j4w3ath4sag4dy8ua3sg Page:Le Blanc Hubert - Défense de la basse de viole contre les entreprises du violon et les pretentions du violoncel - 1740.djvu/136 104 4937827 15914041 15913746 2026-07-10T15:56:21Z Homunculus simplex 158836 15914041 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Homunculus simplex" /></noinclude>poſitions qu’un habile a à commandement ſur le même ſujet. Que ſur le manche de la Viole on puiſſe trouver quatre fois le Clavier de l’Orgue ou du Clavecin, ſe prouvera de ce qu’on a en quatre endroits le même ''re'' depuis la chanterelle à vuide incluſivement juſques ſur la Corde du milieu par-delà les Touches, emprunts à pratiquer dans Mr.{{lié}}''Le'' ''Cler''. Lorſque les ''Tons Intermédiaires'' de la Viole ſont connus, c’est-à-dire tous les Carreaux répandus par le Manche au delà des Tons familiers aux élèves, tout eſt jouable ſans déplacement de main par article, que d’un demi-Ton avancé ou reculé, à cauſe de l’accord ''C ſol ut'' en Tierce, mélé parmi tous les autres accords en Quarte. Victorieux de la connoiſſance<noinclude> <references/></noinclude> 73xk8r8t5fzyabw2nsvplpslcaqtltm 15914042 15914041 2026-07-10T15:56:49Z Homunculus simplex 158836 15914042 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Homunculus simplex" /></noinclude>poſitions qu’un habile a à commandement ſur le même ſujet. Que ſur le manche de la Viole on puiſſe trouver quatre fois le Clavier de l’Orgue ou du Clavecin, ſe prouvera de ce qu’on a en quatre endroits le même ''re'' depuis la chanterelle à vuide incluſivement juſques ſur la Corde du milieu par-delà les Touches, emprunts à pratiquer dans Mr.{{lié}}''Le'' ''Cler''. Lorſque les ''Tons Intermédiaires'' de la Viole ſont connus, c’est-à-dire tous les Carreaux répandus par le Manche au delà des Tons familiers aux élèves, tout eſt jouable ſans déplacement de main par article, que d’un demi-Ton avancé ou reculé, à cauſe de l’accord ''C ſol ut'' en Tierce, mélé parmi tous les autres accords en Quarte. Victorieux de la connoiſſance<noinclude> <references/></noinclude> lqara6vj5rvbfd4koll7indk1t9rhfo Page:Le Blanc Hubert - Défense de la basse de viole contre les entreprises du violon et les pretentions du violoncel - 1740.djvu/137 104 4937832 15914035 15913753 2026-07-10T15:51:47Z Homunculus simplex 158836 15914035 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Homunculus simplex" /></noinclude>de Tons, qui peuvent l’emprunter ſur la Viole, un proſélite eſt auſſi conſidérablement métamorphoſé que la Noix confite l’a été par le ſucre. Ô prodige ! il n’eſt plus de difficultés, dont l’aſpect cauſe l’épouvante, & l’entière éxécution paroiſſe, ni ſoit impoſſible. Bien plus les difficultés deviennent un ſujet de plaiſir, qui ſe fait moins acheter que celui de développer des énigmes ; car il ne commence point par un embarras de l’eſprit dans un cerveau, où il n’y a que clarté & netteté d’idées au ſujet des quatre tranſpoſitions qui y ſont rangées. Ho ! il ſe rit de qui auroit voulu l’embaraſſer par ſon travail fait à la lampe. La vieille méthode a penſé tout perdre avec ſon entêtement pour ſes Pièces, fondé fur l’avantage que ceux qui étoient confits dans<noinclude> <references/></noinclude> bxl4b328l1j4zc6nih15xhpf0r7kh20 15914045 15914035 2026-07-10T15:57:32Z Homunculus simplex 158836 15914045 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Homunculus simplex" /></noinclude>de Tons, qui peuvent l’emprunter ſur la Viole, un proſélite eſt auſſi conſidérablement métamorphoſé que la Noix confite l’a été par le ſucre. Ô prodige ! il n’eſt plus de difficultés, dont l’aſpect cauſe l’épouvante, & l’entière éxécution paroiſſe, ni ſoit impoſſible. Bien plus les difficultés deviennent un ſujet de plaiſir, qui ſe fait moins acheter que celui de développer des énigmes ; car il ne commence point par un embarras de l’eſprit dans un cerveau, où il n’y a que clarté & netteté d’idées au ſujet des quatre tranſpoſitions qui y ſont rangées. Ho ! il ſe rit de qui auroit voulu l’embaraſſer par ſon travail fait à la lampe. La vieille méthode a penſé tout perdre avec ſon entêtement pour ſes Pièces, fondé ſur l’avantage que ceux qui étoient confits dans<noinclude> <references/></noinclude> tsw5k87if5sw7yf0bq48khnqrr9vpi1 Page:Julien - Blanche et Bleue, ou les deux couleuvres fees, 1834.djvu/150 104 4937841 15913764 2026-07-10T11:59:05Z Lorlam 85998 /* Corrigée */ 15913764 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Lorlam" /></noinclude>laisser la vie. Ce n’est pas tout : le même dieu m’engagea à aller sur la montagne de Tsé-weï, auprès du dieu du pôle austral, pour lui demander une branche de la plante divine qui a le pouvoir de rappeler à la vie. J’allai donc au palais du pôle austral. Le dieu qui l’habitait eut pitié de moi, et m’accorda une branche de la plante d’immortalité. Je le remerciai de cette faveur signalée ; mais comme je m’en revenais, je rencontrai en chemin un jeune dieu à tête de cigogne qui me poursuivit avec acharnement. Je poussai un cri d’effroi et je tombai sans vie au pied de la montagne. Il s’élança après moi d’un vol impétueux, et se préparait à me déchirer à coups de bec ; mais un jeune dieu à tête de loriot blanc accourut par l’ordre de Fo (Bouddha), qui habite la mer du Midi ; il arrêta la fureur du dieu à tête de cigogne, et me délivra de la mort. Si le dieu à tête de loriot blanc ne m’eût communiqué son souffle divin, comment aurais-je pu revenir à la vie ? J’ai bravé mille morts pour aller chercher cette plante divine. Hâte-toi<noinclude> <references/></noinclude> tbhbu1h7jbizyhe3jnqi4lwlukmyfci Page:Théophile Moreux - Pour comprendre Einstein.pdf/40 104 4937842 15913765 2026-07-10T11:59:30Z Yann 4 /* Proofread */ 15913765 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Yann" /></noinclude>chaleur par une qualité occulte ; vint ensuite le règne des fluides, puis celui de l’agitation moléculaire ; or, constatation surprenante, chaque génération de savants s’est contentée des explications mises à sa disposition. Ces vieux schémas nous font sourire ; nous les contemplons avec un état d’esprit analogue à celui d’un préhistorien étudiant les outils en silex taillé de nos ancêtres ; et cependant, sans nous en douter, c’est un arsenal où nous puisons à l’occasion, tellement pauvre est l’imagination humaine. Ajoutons aussi pour être juste que la tâche du vrai savant est autrement difficile que celle du manœuvre de la science ; le rôle de ce dernier consiste surtout à amasser des faits qu’une technique de plus en plus perfectionnée lui fournit avec une incroyable prodigalité. Tout autre est l’occupation du théoricien auquel incombe le classement ; chaque fait nouveau lui montre l’étroitesse des cadres mis à sa disposition et c’est ainsi que nombre de phénomènes font antichambre et attendent leur tour d’incorporation ; mais, règle générale, tout se passe comme dans la société, ce sont les plus récalcitrants et ceux qui réclament bruyamment qui passent les premiers. Les expériences sur la vitesse de la lumière sont là pour illustrer cette thèse. Pour expliquer la nature de la lumière qui se transmet à raison de 300&nbsp;000 {{tiret|kilo|mètres}}<noinclude> <references/></noinclude> khoytxn1ldj8sqy1wgk5ydkl2qitx8d Page:Ferrier - L Heritage Tome 4.djvu/116 104 4937843 15913766 2026-07-10T12:00:27Z Sapcal22 420 /* Corrigée */ 15913766 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>il est indispensable de les séparer, et cela sans délai ; car, tant qu’ils resteront ensemble, l’influence du colonel l’emporteroit sur la mienne. Déjà son ascendant n’est que trop visible ; chaque jour, chaque minute de plus qu’ils passeroient réunis ne servira qu’à l’augmenter. Mon autorité seule seroit impuissante ; mais vous avez sur Gertrude une influence… — Que je n’ai ni le droit ni le désir de faire valoir. Ne précipitez rien ; les mesures brusques et violentes ne font que rendre la résistance plus opiniâtre. Comptez sur la promesse de Gertrude de ne point se marier… Et la voix de Lyndsay trembla un peu lorsqu’il ajouta : — avant qu’elle soit majeure. Jusque là employez la douceur, montrez-lui de la confiance ; auprès d’un caractère tel que le sien, ce sont des moyens plus sûrs que les grilles et les verrous. Laissez le temps à son âme de se développer, à son jugement de se mûrir. Qu’elle voie d’autres hommes non moins aimables peut-être que le colonel Delmour ;<noinclude> <references/></noinclude> bvx19xzn03agk9m3wmqn0ju7wnkuqqu Page:Le Blanc Hubert - Défense de la basse de viole contre les entreprises du violon et les pretentions du violoncel - 1740.djvu/139 104 4937844 15913767 2026-07-10T12:00:57Z Homunculus simplex 158836 /* Page non corrigée */ Page créée avec « Jeu de Sonates compoſées à la ''Michel'', la main eſt mieux ''eſpacée'', pour être prête aux trois ou quatre accords auxquels ſe peut réduire ce qui ſe préſente ſucceſſivement à éxécuter, que dans un Jeu de Pièces ordinairement moins bien compoſées ; car elles ne ſont pas ainſi réductibles à l’''Harpegé'', & la main ſent ſes ''eſpacemens'' troublés par des Tons hétéroclitement poſés. La nouvelle Méthode que voici, fait... » 15913767 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Homunculus simplex" /></noinclude>Jeu de Sonates compoſées à la ''Michel'', la main eſt mieux ''eſpacée'', pour être prête aux trois ou quatre accords auxquels ſe peut réduire ce qui ſe préſente ſucceſſivement à éxécuter, que dans un Jeu de Pièces ordinairement moins bien compoſées ; car elles ne ſont pas ainſi réductibles à l’''Harpegé'', & la main ſent ſes ''eſpacemens'' troublés par des Tons hétéroclitement poſés. La nouvelle Méthode que voici, fait garder à la main ſes ''eſpacemens'' en l’air, quand elle ſe tranſporte, fait qu’elle tombe ſurement ſur la meilleure poſition babituelle, ainſi que la règle de l’Octave, dans les Sonates; & non pas qu’elle rencontre par routine les poſitions lechées ''actuelles'' des Pièces, où il entre toujours du ''par-Cœur'', & où la main, dès lors qu’elle grimace, marque ſurement des mai-<noinclude> <references/></noinclude> 78wrf6e7bwmi2p8whjtqplxd7k545r5 Page:Ferrier - L Heritage Tome 4.djvu/117 104 4937845 15913768 2026-07-10T12:01:58Z Sapcal22 420 /* Corrigée */ 15913768 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>laissez-la librement comparer, et tirer elle-même ses conclusions. Peut-être, lorsqu’elle le connoîtra mieux, commencera-t-elle à l’estimer moins ; mais ce n’est pas dans une âme telle que la sienne qu’on peut faire entrer de force la conviction ; vous n’y réussirez jamais. Vous aigririez son caractère ; vous ne le corrigeriez pas, et je ne me prêterai jamais à des mesures de cette sorte. C’étoit tout le contraire de ce que mistress Saint-Clair avoit espéré. Elle s’étoit flattée qu’il mordroit avidement à l’hameçon, et qu’il s’empresseroit de la seconder dans tous les projets qu’elle pourroit former pour la séparation des amans. Mais Lyndsay avoit une trop belle âme pour se laisser jamais aveugler par aucune considération personnelle, même lorsque la tentation étoit la plus puissante. Il n’avoit point de passions basses à contenter, ni haine, ni jalousie, ni vengeance ; aussi ses résolutions étoient-elles toujours basées sur la justice. Mais il n’en étoit pas de même<noinclude> <references/></noinclude> akbeiq60ptivwqkm5parwtthflz20hs Page:Ferrier - L Heritage Tome 4.djvu/118 104 4937846 15913770 2026-07-10T12:04:46Z Sapcal22 420 /* Corrigée */ 15913770 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>de mistress Saint-Clair ; et son désappointement égaloit sa mortification de n’avoir pu lui faire approuver les mesures violentes qu’elle avoit projetées. Sachant cependant qu’il seroit inutile de vouloir lutter tout à {{corr|a|la}} fois contre la comtesse et contre lui, il lui {{corr|allut|fallut}} bien se soumettre encore, et paroître {{corr|éder|céder}} à ses raisons. Lady {{corr|Rosville|Rossville}} fut alors appelée à la conférence, et le résultat fut que lord Millbank, et M. Alexandre Black seroient priés de partager les soins de la tutelle avec mistress Saint-Clair et M. Lyndsay. Comme il n’y a point maintenant de secrets entre nous, Gertrude, lui dit sa mère du ton le plus emphatique en prenant la main de M. Lyndsay, je puis vous dire que M. Lyndsay et moi nous avons décidé entre nous que le colonel Delmour pourroit continuer à rester ici pour le moment, tant est grande la confiance que nous inspirent à tous deux votre raison et votre délicatesse. Lady Rossville devint rouge jusqu’au<noinclude> <references/></noinclude> mip11pf2zun04u6z5133eufbz1zqsc2 Page:Froissart - Œuvres de Froissart, Chroniques, Tome 1, 1873.djvu/234 104 4937847 15913771 2026-07-10T12:04:49Z M-le-mot-dit 10828 /* Corrigée */ 15913771 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="M-le-mot-dit" />{{Numérotation|SECONDE RÉDACTION|224|}}</noinclude>Écriture de la seconde moitié du {{s|XIV}}. Miniatures faites avec beaucoup de soin sur fond tantôt échiquêté d’or, de gueules et d’azur, tantôt orné d’arabesques d’or sur fond rouge ou de carreaux d’or sur fond d’azur. Dans la première lettrine on aperçoit la trace de l’écu de Coucy. Provient du château de Boxmer près de Bois-le-Duc, que possédait à la fin du {{s|XVIII}} la maison de Berg. C’est le plus ancien manuscrit de Froissart avec date certaine, puisqu’il a appartenu à Enguerrand de Coucy, l’un « des seigneurs et maistres de Froissart, » qui mourut {{Lié|en 1396}}. L’héritière des Coucy épousa Henri de Bar ; Robert de Bar, Jeanne de Béthune. Jeanne de Bar fut la femme du connétable Louis de Luxembourg. Que devinrent les livres de Louis de Luxembourg ? L’un de ces volumes confisqués par {{Roi|Louis|XI}} serait-il le Froissart que ce prince fit relier {{Lié|en 1481}} ? {{Roi|Louis|XI}} l’aurait-il donné au prince d’Orange, l’un des traîtres qui, au témoignage de Commines, lui livrèrent la Bourgogne ? Aurait-il passé ainsi aux seigneurs de Boxmer, issus des princes d’Orange ? ''{{lang|la|Habent sua fata libelli.}}'' De grandes miniatures sont placées au commencement de chaque partie. Une grande miniature initiale est divisée en quatre tableaux. Froissart offre son livre au roi d’Angleterre que est représenté jeune et qui porte un manteau rouge semé de trois léopards. La reine Isabelle débarque à Boulogne où elle est solennellement reçue par le clergé ; elle présente son fils au roi de France ; elle assiége Bristol. Dans la seconde miniature placée avant le commence-<noinclude> <references/></noinclude> 4q3k3cnx11fz54pe6ytvi3hq3f0lvdy Page:Le Blanc Hubert - Défense de la basse de viole contre les entreprises du violon et les pretentions du violoncel - 1740.djvu/140 104 4937848 15913772 2026-07-10T12:04:57Z Homunculus simplex 158836 /* Page non corrigée */ Page créée avec « tres apprentifs dans la connoiſſance à fonds de l’Inſtrument, malgré leurs compoſitions qui ne ſont qu’impoſantes. Les Pièces forment ſi peu la main, qu’il ſemble à ceux qui les jouent, quand ils ſont par-delà les Touches, être ſur un Clocher, ils ne vont qu’en tremblant. Mais les ſavans dans les Sonates ſont hardis à franchir les Touches, ſe promener au delà avec aſſurance, tirer des Sons une fois plus moileux, jouant au haut... » 15913772 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Homunculus simplex" /></noinclude>tres apprentifs dans la connoiſſance à fonds de l’Inſtrument, malgré leurs compoſitions qui ne ſont qu’impoſantes. Les Pièces forment ſi peu la main, qu’il ſemble à ceux qui les jouent, quand ils ſont par-delà les Touches, être ſur un Clocher, ils ne vont qu’en tremblant. Mais les ſavans dans les Sonates ſont hardis à franchir les Touches, ſe promener au delà avec aſſurance, tirer des Sons une fois plus moileux, jouant au haut du Manche infiniment plus juſte que ceux qui ſe bornent aux Pièces. Qu’eſt-ce autre, ſinon avoir la main plus formée, puiſque c’eſt un païs eſcarpé pour leurs Antagoniſtes. Il est vrai que dans les Tons renfermés dans les Touches, les joueurs routinés aux Pièces tirent des Sons approchans davantage<noinclude> <references/></noinclude> o0d7hbya9bkq9bc64cudbyoax9pthn8 Page:Ferrier - L Heritage Tome 4.djvu/119 104 4937849 15913773 2026-07-10T12:06:50Z Sapcal22 420 /* Corrigée */ 15913773 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>front à ce discours extraordinaire, et Lyndsay n’en fut pas moins interdit. — Ce seroit, dit-il, vouloir m’arroger une autorité bien étrange, que d’avoir la présomption de m’entremettre dans le choix des personnes que lady Rossville reçoit chez elle. Et inclinant légèrement la tête, il sortit de l’appartement. — Que cet arrangement me soulage d’un grand poids, dit mistress Saint-Clair en poussant un soupir qui démentoit un peu ses paroles ; et maintenant, ma chère Gertrude, voulez-vous que je demande la voiture ? Nous avons quelques visites à faire. Il faut avant tout que nous allions chez mon frère. M. Lyndsay s’est chargé de voir ce matin lord Millbanck, et d’obtenir son consentement ; c’est un homme stupide, mais il paroît que c’est un de vos parens, et qu’il entend les affaires ; ainsi, il pourra convenir. Quand à votre oncle, il est convenable que vous alliez le voir vous-même. Je ne crois pas que vous ayez été à Bellevue depuis la mort de lord Rossville ?<noinclude> <references/></noinclude> 2a63btguxdmes35lpfqaltixmmarmu3 Page:Le Blanc Hubert - Défense de la basse de viole contre les entreprises du violon et les pretentions du violoncel - 1740.djvu/141 104 4937850 15913774 2026-07-10T12:08:32Z Homunculus simplex 158836 /* Page non corrigée */ Page créée avec « de la réſonnance des timbres de Pendule. Mais nous voici rélégués à la Muſique d’oſtentation, qui ne ſe montre que quelques minutes, occupant ſeulement un coin qu’elle bat & rebat. N’eſt-il pas queſtion, dans la manière de bien paſſer la vie, de la Muſique de commerce ? Qui eſt-ce qui doute qu’eût-on la bouche d’Or de Mr.{{lié}}le Cardinal de ''Polignac'', il eſt impoſſible de parler une Proſe ſi recherchée que les Vers de... » 15913774 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Homunculus simplex" /></noinclude>de la réſonnance des timbres de Pendule. Mais nous voici rélégués à la Muſique d’oſtentation, qui ne ſe montre que quelques minutes, occupant ſeulement un coin qu’elle bat & rebat. N’eſt-il pas queſtion, dans la manière de bien paſſer la vie, de la Muſique de commerce ? Qui eſt-ce qui doute qu’eût-on la bouche d’Or de Mr.{{lié}}le Cardinal de ''Polignac'', il eſt impoſſible de parler une Proſe ſi recherchée que les Vers de ''Phèdre'' ou d’''Iphigénie'' ? Le malheur dans un Art, eſt de faire l’agréable de trop bonne heure ; mais ſe borner à l’agrément, quel caractère eft-ce pour le fonds, lorſque l’on n’a que quelques Scènes par cœur à réciter ? Un Seigneur qui fait la Viole a témoigné qu’ayant des Touches, elle eſt inférieure au Violoncel,<noinclude> <references/></noinclude> k1hrgne8ho6yq7xjnnzt7vql84smnfe Page:Ferrier - L Heritage Tome 4.djvu/120 104 4937851 15913776 2026-07-10T12:11:33Z Sapcal22 420 /* Corrigée */ 15913776 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude><nowiki/> — Mais cette matinée est si délicieuse que ce seroit un meurtre que de l’employer à se faire traîner en voiture jusqu’à Bellevue. Un autre jour conviendra aussi bien, {{corr|t|et}} j’ai un million de choses à faire {{corr|aujour-’hui|aujourd’hui}}. Il faut que je voie où en est mon {{corr|ont|pont}} rustique, si l’on a commencé ma {{corr|errasse|terrasse}}, si mon berceau avance, si mes {{corr|lates-bandes|plate-bandes}} sont arrangées comme je {{corr|l’en- ends|l’entends}}, si les fleurs sont bien placées… Et à {{corr|ropos|propos}} de fleurs, maman, comme il y en {{corr||a}} peu ici. Il faut en faire venir, il n’y a pas {{corr|n|un}} instant à perdre. Il faut que partout les {{corr|oses|roses}} semblent naître de tous côtés à {{corr|l’ap- roche|l’approche}} d’un aussi beau printemps. — Trève à toutes ces folies, Gertrude ; {{corr|u|du}} du moins rappelez-vous qu’il y a un {{corr|emps|temps}} pour tout, même pour les folies. {{corr|ans|dans}} ce moment il s’agit d’objets plus {{corr|im- ortans|importans}} que d’acheter des fleurs ou {{corr|d’or- er|d’orner}} des parterres. — Eh bien ! maman, de grâce {{corr|arran- ez|arrangez}} tout cela comme vous l’entendrez, mais<noinclude> <references/></noinclude> ory4cckovh3lzdcsnqx1b3fbvgenpdu Page:Le Blanc Hubert - Défense de la basse de viole contre les entreprises du violon et les pretentions du violoncel - 1740.djvu/142 104 4937852 15913778 2026-07-10T12:12:02Z Homunculus simplex 158836 /* Page non corrigée */ Page créée avec « qui n’en a point : elle eſt ſujette, dit-il, à ce que les demi-Tons Majeurs & Mineurs ſoient employés indifféremment, & les uns pour les autres. Pour ſatisfaire à cette Objection des plus conſidérables, il faut remarquer que de la part de la Viole, avoir des Touches eſt différent d’être partagé en demi-Tons fixes, à la manière du Clavecin & de l’Orgue : on ne les accorde qu’une fois pour toutes, pour un Concert, & quelquefois pour un... » 15913778 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Homunculus simplex" /></noinclude>qui n’en a point : elle eſt ſujette, dit-il, à ce que les demi-Tons Majeurs & Mineurs ſoient employés indifféremment, & les uns pour les autres. Pour ſatisfaire à cette Objection des plus conſidérables, il faut remarquer que de la part de la Viole, avoir des Touches eſt différent d’être partagé en demi-Tons fixes, à la manière du Clavecin & de l’Orgue : on ne les accorde qu’une fois pour toutes, pour un Concert, & quelquefois pour une demi-année. Mais ſur la Viole la Cheville mobile point trop multipliée, comme ſur le Luth, anéantit le défaut d’avoir des Touches, car elle le répare en accordant à chaque Ton ſur lequel on va jouer. Si l’on regarde l’Objection comme non réſolue, parce qu’après le choix du Ton dans lequel on<noinclude> <references/></noinclude> ji9tzfp6mr4up7dns8iuv84ud1h71pq Page:Ferrier - L Heritage Tome 4.djvu/126 104 4937853 15913780 2026-07-10T12:14:03Z Sapcal22 420 /* Corrigée */ 15913780 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>voir admirer toutes ces belles choses l’une après l’autre. Miss Pratt alloit même plus loin, et elle espéroit se faire donner au moins une demi-pièce de mousseline des Indes, pareille à la robe de mistress Waddell, dont elle se mit aussitôt à faire l’éloge le plus flatteur. Elle vouloit en même temps se mettre assez bien dans ses bonnes grâces pour être invitée à aller passer quelque temps chez elle ; car, se disoit-elle, il n’y avoit personne qui fit meilleure chère que ces nababs ; comme ils ont d’ordinaire le tempérament bilieux, et qu’ils sont dégoûtés de tout, il leur faut des morceaux recherchés ; en outre on est toujours sûr de trouver de bon madère sur leur table ; et, pour un estomac usé, c’est un excellent confortatif. Miss Pratt se mit donc à faire les honneurs avec encore plus que son activité ordinaire. Elle s’empressa d’ôter elle-même la pelisse de mistress Waddell, et elle en admira la beauté. Elle exigea qu’elle mît ses pieds sur un tabouret, arrangea les<noinclude> <references/></noinclude> 78q8o9sturg4dwgg7t06tnhwis3ovmy Page:Le Blanc Hubert - Défense de la basse de viole contre les entreprises du violon et les pretentions du violoncel - 1740.djvu/143 104 4937854 15913782 2026-07-10T12:15:19Z Homunculus simplex 158836 /* Page non corrigée */ Page créée avec « entre, lorſqu’on paſſera du ''b quarre'' au ''b mol'', la difficulté reſte entière à l’égard des demi-Tons Majeurs remplacés par les Mineurs. Je répons que cela prouve que la fauſſeté vient d’ailleurs que des demi-Tons Majeurs & Mineurs, ils ſont un objet trop peu conſidérable. La preuve de leur peu d’influence eſt, qu’il y a des Clavecins où ſe trouvent les demi-Tons des deux eſpèces, leſquels néanmoins ne font pas exemts des j... » 15913782 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Homunculus simplex" /></noinclude>entre, lorſqu’on paſſera du ''b quarre'' au ''b mol'', la difficulté reſte entière à l’égard des demi-Tons Majeurs remplacés par les Mineurs. Je répons que cela prouve que la fauſſeté vient d’ailleurs que des demi-Tons Majeurs & Mineurs, ils ſont un objet trop peu conſidérable. La preuve de leur peu d’influence eſt, qu’il y a des Clavecins où ſe trouvent les demi-Tons des deux eſpèces, leſquels néanmoins ne font pas exemts des juremens dans les changemens de Tons à d’autres. On s’eſt déſiſté de cette pratique comme d’un léger avantage. L’objection du demi-Ton tire tout ſon dégré de conſidération du cas où il devient le Ton capital dans lequel on joue alors fur l’Orgue & le Clavecin, il eſt un jure-<noinclude> <references/></noinclude> bnybodxa23r12vljff5hkz66n7ppd3o 15914017 15913782 2026-07-10T15:40:11Z Homunculus simplex 158836 15914017 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Homunculus simplex" /></noinclude>entre, lorſqu’on paſſera du ''b quarre'' au ''b mol'', la difficulté reſte entière à l’égard des demi-Tons Majeurs remplacés par les Mineurs. Je répons que cela prouve que la fauſſeté vient d’ailleurs que des demi-Tons Majeurs & Mineurs, ils ſont un objet trop peu conſidérable. La preuve de leur peu d’influence eſt, qu’il y a des Clavecins où ſe trouvent les demi-Tons des deux eſpèces, leſquels néanmoins ne ſont pas exemts des juremens dans les changemens de Tons à d’autres. On s’eſt déſiſté de cette pratique comme d’un léger avantage. L’objection du demi-Ton tire tout ſon dégré de conſidération du cas où il devient le Ton capital dans lequel on joue alors fur l’Orgue & le Clavecin, il eſt un jure-<noinclude> <references/></noinclude> fh2e8if2thb934uhkw6l9sywsoggyyb 15914046 15914017 2026-07-10T15:58:10Z Homunculus simplex 158836 15914046 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Homunculus simplex" /></noinclude>entre, lorſqu’on paſſera du ''b quarre'' au ''b mol'', la difficulté reſte entière à l’égard des demi-Tons Majeurs remplacés par les Mineurs. Je répons que cela prouve que la fauſſeté vient d’ailleurs que des demi-Tons Majeurs & Mineurs, ils ſont un objet trop peu conſidérable. La preuve de leur peu d’influence eſt, qu’il y a des Clavecins où ſe trouvent les demi-Tons des deux eſpèces, leſquels néanmoins ne ſont pas exemts des juremens dans les changemens de Tons à d’autres. On s’eſt déſiſté de cette pratique comme d’un léger avantage. L’objection du demi-Ton tire tout ſon dégré de conſidération du cas où il devient le Ton capital dans lequel on joue alors ſur l’Orgue & le Clavecin, il eſt un jure-<noinclude> <references/></noinclude> jan91fgmah6vboi9tu2kelobamd5823 Page:Ferrier - L Heritage Tome 4.djvu/127 104 4937855 15913784 2026-07-10T12:15:36Z Sapcal22 420 /* Corrigée */ 15913784 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>coussins du sopha pour qu’elle pût s’y appuyer plus commodément, et lui offrit une tasse de chocolat avec des instances auxquelles il étoit impossible de résister. Elle fut obligée néanmoins de se tenir un peu sur le second plan, lorsque mistress Saint-Clair fit, suivant son usage, une entrée solennelle, et salua ses parens avec un air de grandeur et de protection qui pulvérisoit tous les petits airs d’importance que miss Pratt se donnoit. Mistress Saint-Clair avoit des idées assez étroites pour se sentir flattée de l’étalage que faisoit sa nièce. Un brillant équipage, une toilette du dernier goût, et avec cela une très-jolie figure, que falloit-il de plus ? D’ailleurs le major tenoit un rang honorable dans le monde ; ils n’avoient, il est vrai ; grand esprit ni l’un ni l’autre ; mais la sottise en équipage n’étoit pas du tout à mépriser. — Je vois, Isabelle, que les chevaux sont encore à votre voiture, lui dit-elle ; assurément vous n’êtes pas venue de si loin<noinclude> <references/></noinclude> b7lqdcklrglu0xzj4mmpju53svd4lyo Page:Ferrier - L Heritage Tome 4.djvu/128 104 4937856 15913786 2026-07-10T12:17:16Z Sapcal22 420 /* Corrigée */ 15913786 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>avec le major pour nous rendre une simple visite du matin. Gertrude, il faut que vous joigniez vos instances aux miennes pour engager notre cousine… — La meilleure de toutes les instances, dit miss Pratt, c’est de donner ordre de dételer ; c’est un argument irrésistible ; n’est-ce pas, major ? Je vais sonner, lady Rossville. — Mais, à vous dire vrai, le major et moi nous nous étions dit, avant de partir, que, si nous vous trouvions absolument seuls, nous ne nous refuserions pas à passer un ou deux jours avec vous en famille ; mais, comme je ne vais absolument nulle part à présent, il faut que ce soit sous la condition expresse que je garderai le plus strict incognito. Mistress Saint Clair se repentit déjà de son invitation ; et Gertrude ne put que répondre : — Nous sommes tout-à-fait en famille. — En ce cas, major, je crois que nous resterons, n’est-ce pas ? Il seroit bon que<noinclude> <references/></noinclude> smq18xvnxhjk4acllhlii9qyww78fd5 Page:Le Blanc Hubert - Défense de la basse de viole contre les entreprises du violon et les pretentions du violoncel - 1740.djvu/144 104 4937857 15913788 2026-07-10T12:18:26Z Homunculus simplex 158836 /* Page non corrigée */ Page créée avec « ment perpétuel. Mais la Baſſe de Viole eſt tirée de pair par le changement dans ſon accord facile à mouvoir. On commence à accorder par ''ut'' ſur le Son du demi-Ton donné. Au contraire dans le Diſcours Muſical, le peu d’attention que s’attirent les demi-Tons, ſe prouve de ce qu’ils ne tiennent lieu que de particules de liaiſon conjonctives, ou de tranſition, telles que ''car'', ''néanmoins'', &c. Sur leſquelles l’eſprit n’appuie p... » 15913788 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Homunculus simplex" /></noinclude>ment perpétuel. Mais la Baſſe de Viole eſt tirée de pair par le changement dans ſon accord facile à mouvoir. On commence à accorder par ''ut'' ſur le Son du demi-Ton donné. Au contraire dans le Diſcours Muſical, le peu d’attention que s’attirent les demi-Tons, ſe prouve de ce qu’ils ne tiennent lieu que de particules de liaiſon conjonctives, ou de tranſition, telles que ''car'', ''néanmoins'', &c. Sur leſquelles l’eſprit n’appuie pas, comme dans la chute ſur un Ton, lorsque le ſens finit. Il faut donc tirer d’ailleurs la raiſon de décider. Ce ſera des Tons Majeurs & Mineurs transpoſés de leur ordre naturel dans l’Octave. Car les cinq Tons entiers qui en forment plus des deux tiers, ne gardent pas une diſtance égale de l’un à l’au-<noinclude> <references/></noinclude> 2105yag4th8tlchqno2cjl9i9ffwq9p Page:Froissart - Œuvres de Froissart, Chroniques, Tome 1, 1873.djvu/235 104 4937858 15913789 2026-07-10T12:18:34Z M-le-mot-dit 10828 /* Corrigée */ 15913789 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="M-le-mot-dit" />{{Numérotation|DU LIVRE{{Lié}}{{Ier}}.||225}}</noinclude>{{Nec|ment}} des guerres de Bretagne, on voit les serviteurs du duc Jean portant le cercueil de leur maître et des guerriers montant à un assaut. La troisième offre les obsèques de Philippe de Valois et le couronnement du roi Jean. La quatrième représente les funérailles du roi Jean. Plusieurs petites miniatures faites avec moins de soin sont répandues*dans le texte. Rubrique : ''Cy commancent les croniques que fist maistre Jehan Froissart, qui parlent des nouvelles guerres de France et d’Angleterre, d’Escoce, d’Espaigne et de Bretaigne, lesquelles sont divisées en quatre parties.'' Incipit : ''Afin que honnourables avenues et nobles aventures faittes d’armes, lesquelles sont avenues par les guerres de France et d’Angleterre, soient noblement registrées{{Lié|, etc.}}'' Explicit : ''que tout ne feust deslcos et en l’obé…'' ({{Lié|Tome IX}}, {{pg|97}}.) La fin manque. On ne saurait assez regretter que ce précieux manuscrit soit réduit à un petit nombre de feuillets. Il renfermait les {{Lié|livres I, II}} {{Lié|et III}}. On lit dans le prologue, avec les meilleurs manuscrits, que « toutes grosses rivières sont faites et rassemblées ''de divers lieux et de plusieurs sources ;'' qu’il emprit assés hardiement, issu de l’école, ''à dittier et à rimer'' les guerres de France et d’Angleterre. » — Clumber-Park (Bibliothèque du duc de Newcastle). In-folio, vélin, à deux colonnes. Miniature initiale a quatre sujets représentant l’hommage du livre à {{Roi|Richard|II}}, la fuite de la reine Isabelle à Boulogne, son<noinclude> <references/></noinclude> co3rsqvdexu05gz8ef8pfsodzqkwuje Page:Ferrier - L Heritage Tome 4.djvu/129 104 4937859 15913791 2026-07-10T12:19:08Z Sapcal22 420 /* Corrigée */ 15913791 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>vous allassiez parler vous-même à Robert pour les chevaux ; et en même-temps vous recommanderez à César d’avoir bien soin de ne rien laisser dans la voiture. Comme nous n’étions nullement sûrs de rester, je n’ai pas songé à amener ma femme de chambre avec moi. Ah ! major, dites-lui de bien regarder dans les poches, je dois y avoir laissé mon flacon d’odeurs. Lorsqu’on voyage dans sa voiture, on y jette tout pêle-mêle sans faire grande attention ; aussi je vous assure que c’est un vrai pillage que la mienne. — Vous avez là un bien bel équipage, dit miss Pratt en regardant par la fenêtre. — Oh ! bien simple, le major et moi nous n’aimons que la simplicité. Cette voiture si simple étoit au contraire de l’élégance la plus recherchée. Sur un fond bleu-tendre ressortoient les armes des Black et des Waddell, peintes en écarlate au milieu d’un écusson de la plus grande beauté. — À propos, j’apprends d’étranges<noinclude> <references/></noinclude> l2yx9946nshc8mgihpwbcijmjdl4bm7 Page:Ferrier - L Heritage Tome 4.djvu/130 104 4937860 15913792 2026-07-10T12:20:56Z Sapcal22 420 /* Corrigée */ 15913792 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>choses de mon pauvre oncle, dit mistress Waddell après un moment de silence. On me dit, cousine, que vous l’avez trouvé presque mort dans sa maison, et que vous l’avez emmené dans un triste état. Le major et moi nous étions absens alors ; nous étions allés passer quelque temps chez lord Fairacre, et nous ne l’avons appris qu’à notre retour, il y a deux jours. Autrement nous nous serions empressés de venir savoir de ses nouvelles. Il ne garde pas le lit, j’espère ? Sait-il que nous sommes ici ? — Je vais aller le lui dire moi-même, dit lady Rossville, qui soupçonna aussitôt que si l’oncle Adam venoit à apprendre brusquement que le major et sa femme étoient sous le même toit que lui, il s’échapperoit au plus vite sans qu’on eût même le temps de le retenir. Charmée aussi d’avoir un prétexte pour quitter la compagnie, elle se rendit à la tourelle jaune. Elle frappa plusieurs fois à la porte ; personne ne répondit. Elle écouta, et n’entendit aucun<noinclude> <references/></noinclude> e1dhkrm5ydttkcafx7opl9i5wllc19r Page:Le Blanc Hubert - Défense de la basse de viole contre les entreprises du violon et les pretentions du violoncel - 1740.djvu/145 104 4937861 15913794 2026-07-10T12:21:55Z Homunculus simplex 158836 /* Page non corrigée */ Page créée avec « tre ; &, lorſqu’on change de Ton, il ſe fait un bouleverſement général, les Tons les plus ''eſpacés'' viennent à être remplacés par de plus foibles, ceux qui ont une moyenne ''efpace'' ſont relevés de ſentinelle par d’autres qui en ont une plus grande ou une moindre à garder, il s’enſuit des juremens exécrables ſur les Inſtrumens, qui n’ont pas le ſecours des Chevilles mobiles, ou qui manquent pour les modérer d’une haleine auſſi j... » 15913794 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Homunculus simplex" /></noinclude>tre ; &, lorſqu’on change de Ton, il ſe fait un bouleverſement général, les Tons les plus ''eſpacés'' viennent à être remplacés par de plus foibles, ceux qui ont une moyenne ''efpace'' ſont relevés de ſentinelle par d’autres qui en ont une plus grande ou une moindre à garder, il s’enſuit des juremens exécrables ſur les Inſtrumens, qui n’ont pas le ſecours des Chevilles mobiles, ou qui manquent pour les modérer d’une haleine auſſi judicieuſement employée que celle de Mr.{{lié}}''Blavet''. Ainſi chaque fois qu’on change de Ton, le déplacement des parties met tout ſans-deſſus-deſſous dans la prémière Octave, & les autres qui en font la répétition. Les Spéculatifs ont obſervé que les cordes, ſelon qu’elles font plus ou moins groſſes, font VG la<noinclude> <references/></noinclude> m2780wfle5h37jli8gza2c1dto2wmt2 15914020 15913794 2026-07-10T15:40:54Z Homunculus simplex 158836 15914020 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Homunculus simplex" /></noinclude>tre ; &, lorſqu’on change de Ton, il ſe fait un bouleverſement général, les Tons les plus ''eſpacés'' viennent à être remplacés par de plus foibles, ceux qui ont une moyenne ''efpace'' ſont relevés de ſentinelle par d’autres qui en ont une plus grande ou une moindre à garder, il s’enſuit des juremens exécrables ſur les Inſtrumens, qui n’ont pas le ſecours des Chevilles mobiles, ou qui manquent pour les modérer d’une haleine auſſi judicieuſement employée que celle de Mr.{{lié}}''Blavet''. Ainſi chaque fois qu’on change de Ton, le déplacement des parties met tout ſans-deſſus-deſſous dans la prémière Octave, & les autres qui en ſont la répétition. Les Spéculatifs ont obſervé que les cordes, ſelon qu’elles font plus ou moins groſſes, font VG la<noinclude> <references/></noinclude> 2bg53kw96qsiski4rhl59hxve3xs7fo 15914023 15914020 2026-07-10T15:42:23Z Homunculus simplex 158836 15914023 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Homunculus simplex" /></noinclude>tre ; &, lorſqu’on change de Ton, il ſe fait un bouleverſement général, les Tons les plus ''eſpacés'' viennent à être remplacés par de plus foibles, ceux qui ont une moyenne ''efpace'' ſont relevés de ſentinelle par d’autres qui en ont une plus grande ou une moindre à garder, il s’enſuit des juremens exécrables ſur les Inſtrumens, qui n’ont pas le ſecours des Chevilles mobiles, ou qui manquent pour les modérer d’une haleine auſſi judicieuſement employée que celle de Mr.{{lié}}''Blavet''. Ainſi chaque fois qu’on change de Ton, le déplacement des parties met tout ſans-deſſus-deſſous dans la prémière Octave, & les autres qui en ſont la répétition. Les Spéculatifs ont obſervé que les cordes, ſelon qu’elles ſont plus ou moins groſſes, font VG la<noinclude> <references/></noinclude> 6n33l4o8a9yi9jwwroeazmta8rdfn29 Page:Ferrier - L Heritage Tome 4.djvu/131 104 4937862 15913796 2026-07-10T12:22:52Z Sapcal22 420 /* Corrigée */ 15913796 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>bruit ; elle ouvrit doucement la porte, on n’y fit pas attention. Elle passa la tête, et vit l’oncle Adam assis sur son fauteuil, ses lunettes sur le nez, les yeux fixés sur un livre avec tant d’attention que tous ses sens paroissoient entièrement captivés par sa lecture. Gertrude toussa, mais inutilement ; elle parla, c’étoit parler aux murs, elle s’approcha tout près de lui, mais il ne la vit pas ; à la fin elle se hasarda à poser sa main sur son épaule, et… Guy Mannering tomba sur le plancher. — Vous semblez prendre beaucoup d’intérêt à votre lecture, dit lady Rossville en lui présentant le volume. M. Ramsay rougit de honte, et il répondit en affectant un ton d’indifférence : — Oh !… voyez-vous,… toutes ces babioles… je venois justement… Parbleu ! il faut être bien désœuvré pour se mettre à écrire de pareilles fadaises. — L’auteur n’est guère habitué à voir traiter ainsi ses ouvrages, dit lady Rossville en souriant ; et personne ne doit<noinclude> <references/></noinclude> t3awldh45rmeaehtkijkoh0kdus20sg Page:Ferrier - L Heritage Tome 4.djvu/132 104 4937863 15913799 2026-07-10T12:24:42Z Sapcal22 420 /* Corrigée */ 15913799 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>rougir d’avouer l’intérêt que lui font éprouver ces productions admirables du génie. — L’intérêt ! bah ! on a, je crois, assez de choses auxquelles on puisse s’intéresser dans ce monde ; je suis sûr qu’il n’y a pas un mot de vrai dans tout cela. Je ne conçois pas comment un homme peut inventer toutes ces histoires… ; je ne puis souffrir ce coquin de Glossin. Je donnerois tout à l’heure mille livres sterling de ma poche pour voir pendre ce misérable, si ce n’étoit encore lui faire trop d’honneur ! — Eh bien consolez-vous, dit lady Rossville ; car il lui arrive encore pis. — Parbleu, j’en suis charmé ! car si ce scélérat étoit resté tranquillement en possession du bien, je crois en vérité que j’aurois jeté le livre au feu. Puis, honteux de la véhémence qu’il montroit pour une pareille cause, il ajouta d’un ton de mauvaise humeur : — Mais, après tout ce ne sont que des sottises, et je ne veux pas m’en remplir la tête plus long-temps. Lady Rossville lui annonça alors avec les<noinclude> <references/></noinclude> mdst67h5xv4za0jbkua1zb5wf6krz05 Page:Ferrier - L Heritage Tome 4.djvu/133 104 4937864 15913801 2026-07-10T12:26:21Z Sapcal22 420 /* Corrigée */ 15913801 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>plus grands ménagemens l’arrivée des Waddell ; mais elle eut beau faire, c’étoit un événement qui ne pouvoit manquer de mettre en mouvement toute la bile de M. Ramsay. Il garda quelque temps le silence ; il se promenoit à grands pas dans la chambre, se frottoit le front, comme s’il ne savoit quel parti prendre. Enfin, il s’arrêta et répondit : — Je sais bien ce qui les amène ici. Cette Isabelle, toute folle qu’elle est, est aussi rusée qu’un démon ; mais vous pouvez lui dire de ma part que tout cela n’avancera à rien ; qu’elle n’aura jamais un schelling de moi ; elle peut y compter. Gertrude essaya de défendre sa cousine et de repousser des soupçons aussi humilians ; mais l’oncle Adam l’arrêta court au milieu de sa phrase : — Eh bien ! si vous ne voulez pas le lui dire, je le lui dirai moi-même. Je n’entends pas être relancé de cette manière. Je ne puis plus faire un pas sans avoir ce major et sa moitié sur mes talons. Et en disant ces<noinclude> <references/></noinclude> qp2a0z56mui9dmqrng9frmtk5ikgjml Page:Froissart - Œuvres de Froissart, Chroniques, Tome 1, 1873.djvu/236 104 4937865 15913802 2026-07-10T12:26:33Z M-le-mot-dit 10828 /* Corrigée */ 15913802 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="M-le-mot-dit" />{{Numérotation|SECONDE RÉDACTION|226|}}</noinclude>arrivée à Paris et son retour devant Bristol. Dans le texte se trouvent quelques petites miniatures, parmi lesquelles on peut citer celles qui représentent le combat de Cadzand et la bataille de l’Écluse. Une main assez récente y a ajouté un écu d’azur à la barre échiquetée de gueules et d’or accompagnée de deux étoiles d’or. À deux colonnes. Écriture du commencement du {{s|XV}} sans chapitres. Divisé en quatre parties. Deux volumes in-folio couverts de velours vert. Incipit : ''Afin que honnourables avenues et nobles aventures faictes d’armes, lesquelles sont avenues par les guerres de France et d’Angleterre, soient noblement registrées''{{Lié|, etc.}} Explicit : ''sur l’enclos, de Constentin.'' Rubrique : ''Cy commencent les croniques que fist maistre Jehan Froissart, qui parlent des nouvelles guerres de France et d’Angleterre, d’Escose, d’Espaigne et de Bretaigne, lesquelles sont divisées en quatre parties.'' Au commencement de la seconde partie, une troupe de chevaliers portant l’hermine sur leur écu assiége une forteresse. On avait écrit au bas du feuillet : « Soit ycy une grant chevauchée de gens d’armes devant une ville. » Au commencement de la troisième partie on voit une miniature qui représente le couronnement du roi Jean. Celle qui précède la quatrième, reproduit ses obsèques. Quelques religieux célèbrent l’office des morts. Une femme couverte d’un manteau bleu fleurdelysé prie : derrière elle se trouvent quelques personnages avec vêtements et capuchons noirs. Ce manuscrit est interpolé. On y lit, au chapitre de la mort de Marcel, que « messire Jehan de Chargny le « féri d’une hache en la teste. »<noinclude> <references/></noinclude> k9gbwp5ax3mjqmy3co1gvgecffd3qh3 Page:Le Blanc Hubert - Défense de la basse de viole contre les entreprises du violon et les pretentions du violoncel - 1740.djvu/146 104 4937866 15913803 2026-07-10T12:27:07Z Homunculus simplex 158836 /* Page non corrigée */ Page créée avec « Quinte, à différens dégrés d’éloignement du Chevalet mobile du Monocorde, ils en concluent une impoſſibilité de juſteſſe dans la Touche, qui eſt une Ligne de traverſe ſervant pour ſept cordes, dont pas une ne ſe reſſemble en groſſeur. La réponſe eſt que les Loix pour la corde de boyau font toutes variables. Deux cordes de même groſſeur, claires comme criſtal de roche, feront la Quinte à un dégré conſidérablement différent e... » 15913803 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Homunculus simplex" /></noinclude>Quinte, à différens dégrés d’éloignement du Chevalet mobile du Monocorde, ils en concluent une impoſſibilité de juſteſſe dans la Touche, qui eſt une Ligne de traverſe ſervant pour ſept cordes, dont pas une ne ſe reſſemble en groſſeur. La réponſe eſt que les Loix pour la corde de boyau font toutes variables. Deux cordes de même groſſeur, claires comme criſtal de roche, feront la Quinte à un dégré conſidérablement différent en avant & en arrière, ſans qu’il ſoit poſſible d’en deviner la raiſon, ni pourquoi la corde la plus tranſparente ſans le moindre nœud ſera ſauſſe, pendant que ſa compagne laide, obſcure, quelquefois pleine de ſauts, ſera juſte ; ainſi marchant à l’aveugle de la part de l’eſprit, l’expérience ſert de guide. Deux at-<noinclude> <references/></noinclude> t4x3vu3pzoegjazpfple94cmc4vzvpr 15914021 15913803 2026-07-10T15:41:47Z Homunculus simplex 158836 15914021 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Homunculus simplex" /></noinclude>Quinte, à différens dégrés d’éloignement du Chevalet mobile du Monocorde, ils en concluent une impoſſibilité de juſteſſe dans la Touche, qui eſt une Ligne de traverſe ſervant pour ſept cordes, dont pas une ne ſe reſſemble en groſſeur. La réponſe eſt que les Loix pour la corde de boyau ſont toutes variables. Deux cordes de même groſſeur, claires comme criſtal de roche, feront la Quinte à un dégré conſidérablement différent en avant & en arrière, ſans qu’il ſoit poſſible d’en deviner la raiſon, ni pourquoi la corde la plus tranſparente ſans le moindre nœud ſera ſauſſe, pendant que ſa compagne laide, obſcure, quelquefois pleine de ſauts, ſera juſte ; ainſi marchant à l’aveugle de la part de l’eſprit, l’expérience ſert de guide. Deux at-<noinclude> <references/></noinclude> 5ga4e0d7w4xsb9asv9i2alsc7u6ne8r Page:Ferrier - L Heritage Tome 4.djvu/134 104 4937867 15913804 2026-07-10T12:28:12Z Sapcal22 420 /* Corrigée */ 15913804 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>mots, il recommença sa promenade, comme pour donner ainsi le démenti à ses paroles. — Je rumine dans ce moment, reprit-il, si je déserterai la maison à l’instant même, ou si je resterai au contraire pour les en voir partir. Ses regards se dirigèrent sur ''Guy Mannering'', puis sur Lizzie Lundie, et il ajouta : — Je ne veux pas qu’ils aient la satisfaction de croire qu’ils m’ont fait déloger. C’est tout ce qu’elle veut, je le sais ; Eh bien ! je resterai en dépit d’elle. Cette résolution magnanime une fois formée, lady Rossville essaya de le décider à descendre au salon avec elle ; mais pour le coup ses efforts furent inutiles. Il déclara que, tant que le dîner ne seroit sur table, il ne bougeroit pas d’où il étoit ; et lady Rossville, qui le connoissoit trop bien pour pouvoir espérer de le faire changer d’opinion, fut obligée de le laisser, et de chercher à excuser de son mieux son absence. À peine étoit-elle sortie que M. Ramsay s’enferma à double tour pour prévenir de nouvelles importunités ; et, après quelque<noinclude> <references/></noinclude> e9aughjt7wbqps089zh3cpq13k65b17 Page:Froissart - Œuvres de Froissart, Chroniques, Tome 1, 1873.djvu/237 104 4937868 15913805 2026-07-10T12:29:42Z M-le-mot-dit 10828 /* Corrigée */ 15913805 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="M-le-mot-dit" />{{Numérotation|DU LIVRE{{Lié}}{{Ier}}.||227}}</noinclude><nowiki /> Je dois la communication de ce manuscrit à {{M.|Gladstone}}, premier lord de la trésorerie, qui a eu l’obligeance de m’autoriser à l’examiner dans sa résidence de Downing-street. {{T6|C.}} Rubrique : ''Cy commencent les croniques que fit sire Jehan Froissart, lesquelles parlent des nouvelles guerres de France et d’Angleterre, d’Escoce et d’Espaigne et de Bretaigne, et sont divisées en quatre parties, dont le premier chapitre fait mention de la cause pour quoy elles sont faites.'' Incipit du prologue : ''Afin que honnourables avenues et nobles aventures faictes en armes, lesquelles sont avenues par les guerres de France et d’Angleterre soient noblement registrées.'' — Stonyhurst, Bibliothèque des {{RR. PP.}} de la Compagnie de Jésus. In-folio, vélin, à deux colonnes, écriture du commencement du {{s|XV}}. Vingt-cinq miniatures, dont quatre grandes. Divisé en quatre parties. Ce manuscrit a été donné au collége de Stonyhurst par lord Arundel de Wardour qui mourut {{Lié|en 1834}}. Rubrique : ''Cy commencent les croniques que fist sire Jehan Froissart, lesquelles parlent des nouvelles guerres de France et d’Angleterre, d’Escoce, d’Espaigne et de Bretaigne, et sont divisées en quatre parties, dont le premier chappitre fait mention de la cause pour quoy elles sont faittes.'' Incipit : ''Afin que honnourables adventures et nobles adventures faittes en armes, lesquelles sont advenues''<noinclude> <references/></noinclude> 8gl9fuhienqirulx2erzwte9x1mlq71 Page:Ferrier - L Heritage Tome 4.djvu/135 104 4937869 15913806 2026-07-10T12:29:59Z Sapcal22 420 /* Corrigée */ 15913806 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>d’œil lancés à Lizzie, il se remit à sa lecture avec plus d’ardeur que jamais. Le colonel Delmour et M. Lyndsay avoient joint la compagnie pendant l’absence de Gertrude ; et elle fut de nouveau tentée de rougir de ses parens, en voyant les airs de hauteur et presque de protection que le colonel prenoit avec eux, tandis que le major pauvre s’évertuoit pour se mettre à son niveau, et paroissoit encore dix fois plus sot et plus embarrassé qu’à son ordinaire. Il n’en étoit pas de même de Lyndsay ; car, quoique ses manières ne fussent pas moins nobles, loin de se faire valoir, il se mettoit à la portée des personnes avec lesquelles il se trouvoit, pour leur épargner le sentiment pénible de leur infériorité. Peut-être, s’il fût resté, le major et son épouse seroient-ils bientôt sortis de l’état de malaise où les tenoient les manières hautaines du colonel ; mais on lui avoit annoncé depuis quelque temps que ses chevaux étoient prêts, et il partit pour se rendre au château de lord Millbank.<noinclude> <references/></noinclude> fvfwahrn3yorhu3m9o486tpyj22hf3v Page:Le Blanc Hubert - Défense de la basse de viole contre les entreprises du violon et les pretentions du violoncel - 1740.djvu/147 104 4937870 15913808 2026-07-10T12:30:34Z Homunculus simplex 158836 /* Page non corrigée */ Page créée avec « tentions, quand on monte une Viole, feront remédier à l’inconvénient objecté. 1. Que Chaque corde en particulier ait des vibrations, qui à l’œil ſe partagent en parties égales de part & d’autre, & ſe réuniffent ſans le tremblement de main des vieillards, des malades d’obſtructions, ou des perſonnes qui ont des tics. 2. De préſenter manuellement, avec l’aide d’une perſonne, la corde ſur le Sillet & ſur le Chevalet, & d’éprou... » 15913808 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Homunculus simplex" /></noinclude>tentions, quand on monte une Viole, feront remédier à l’inconvénient objecté. 1. Que Chaque corde en particulier ait des vibrations, qui à l’œil ſe partagent en parties égales de part & d’autre, & ſe réuniffent ſans le tremblement de main des vieillards, des malades d’obſtructions, ou des perſonnes qui ont des tics. 2. De préſenter manuellement, avec l’aide d’une perſonne, la corde ſur le Sillet & ſur le Chevalet, & d’éprouver ſur les Touches ſi elle fait Tierce, Quinte, Uniſſon & Octave, juſte avec ſes voiſines, en pareil dégré de diſtance. À force de changer, vous trouverez ce qui vous accommode, à cauſe que la différence d’une corde à l’autre, quoique de même apparence, eſt très conſidérable<noinclude> <references/></noinclude> 6qq5bgsm7058egp8idv6o0ky0gz0kpx 15914025 15913808 2026-07-10T15:43:39Z Homunculus simplex 158836 15914025 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Homunculus simplex" /></noinclude>tentions, quand on monte une Viole, feront remédier à l’inconvénient objecté. 1. Que Chaque corde en particulier ait des vibrations, qui à l’œil ſe partagent en parties égales de part & d’autre, & ſe réuniſſent ſans le tremblement de main des vieillards, des malades d’obſtructions, ou des perſonnes qui ont des tics. 2. De préſenter manuellement, avec l’aide d’une perſonne, la corde ſur le Sillet & ſur le Chevalet, & d’éprouver ſur les Touches ſi elle fait Tierce, Quinte, Uniſſon & Octave, juſte avec ſes voiſines, en pareil dégré de diſtance. À force de changer, vous trouverez ce qui vous accommode, à cauſe que la différence d’une corde à l’autre, quoique de même apparence, eſt très conſidérable<noinclude> <references/></noinclude> 6l1eht58cp04x60lkvduk1ie9bjgib5 Page:Viollet-le-Duc - Dictionnaire raisonné du mobilier français de l'époque carlovingienne à la Renaissance (1873-1874), tome 6.djvu/44 104 4937871 15913809 2026-07-10T12:30:45Z X-Javier 376 /* Corrigée */ 15913809 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="X-Javier" />{{nr|[ HARNOIS ]|— 34 —}}</noinclude><nowiki /> La figure 7<ref>D’un chapiteau déposé dans le musée de Toulouse ({{s|xii}}).</ref> montre une disposition de brides semblable à celle{{Img float | file = Viollet-le-Duc - Dictionnaire raisonné du mobilier français de l'époque carlovingienne à la Renaissance (1873-1874), tome 6 (44a).jpg | width = 300px | align = center | large = 100%}} que donne la figure 6. De plus, cette sculpture donne aussi{{Img float | file = Viollet-le-Duc - Dictionnaire raisonné du mobilier français de l'époque carlovingienne à la Renaissance (1873-1874), tome 6 (44b).jpg | width = 300px | align = center | large = 100%}} une selle. Les deux sangles sont fixées sur les quartiers et sous le siège.<noinclude></noinclude> i7m6chic30c2n92uedvz4pg3pp5iqj4 15913810 15913809 2026-07-10T12:31:06Z X-Javier 376 15913810 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="X-Javier" />{{nr|[ HARNOIS ]|— 34 —}}</noinclude><nowiki /> La figure 7<ref>D’un chapiteau déposé dans le musée de Toulouse ({{s|xii}}).</ref> montre une disposition de brides semblable à celle{{Img float | file = Viollet-le-Duc - Dictionnaire raisonné du mobilier français de l'époque carlovingienne à la Renaissance (1873-1874), tome 6 (44a).jpg | width = 400px | align = center | large = 100%}} que donne la figure 6. De plus, cette sculpture donne aussi{{Img float | file = Viollet-le-Duc - Dictionnaire raisonné du mobilier français de l'époque carlovingienne à la Renaissance (1873-1874), tome 6 (44b).jpg | width = 400px | align = center | large = 100%}} une selle. Les deux sangles sont fixées sur les quartiers et sous le siège.<noinclude></noinclude> g5u9onwzd115bywfwb0dgcwekbu9f4l Page:Ferrier - L Heritage Tome 4.djvu/136 104 4937872 15913812 2026-07-10T12:32:16Z Sapcal22 420 /* Corrigée */ 15913812 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude><nowiki/> — Savez-vous que je commence à trouver M. Lyndsay fort bien, et qu’il a des manières tout-à-fait aimables, dit mistress Waddell d’un air de condescendance, comme s’il ne lui manquoit que son approbation pour être un homme accompli. — Il se tient admirablement à cheval, dit le major ; on diroit qu’il a servi dans les dragons. — Ferez-vous un tour aujourd’hui, lady Rossville ? demanda brusquement le colonel. Comme il n’étoit plus question alors d’aller à Bellevue, Gertrude répondit affirmativement, et proposa à mistress Waddell d’être de la partie. — Oh ! il faut d’abord que vous obteniez la permission de mon seigneur et maître. Vous entendez, major ; on me propose d’aller faire un tour de promenade ; qu’en pensez-vous ? lui dit-elle en jetant un regard de malice sur le reste de la société. Le major parut aux abois. — Mais vous savez, Isabelle, que la<noinclude> <references/></noinclude> dyg0u0d5e10tnwzn0uupz70v47ordyq Page:Froissart - Œuvres de Froissart, Chroniques, Tome 1, 1873.djvu/238 104 4937873 15913813 2026-07-10T12:32:50Z M-le-mot-dit 10828 /* Corrigée */ 15913813 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="M-le-mot-dit" />{{Numérotation|SECONDE RÉDACTION|228|}}</noinclude>''par les guerres de France et d’Angleterre, soient noblement registrées{{Lié|, etc.}}'' Explicit : ''sur le clos de Constentin.'' Au premier feuillet on voit une miniature à quatre tableaux. Le premier sujet nous montre Froissart s’inclinant devant le roi d’Angleterre et lui offrant un livre. Deux courtisans se tiennent derrière le roi qui porte une robe rouge ornée de léopards. Le second sujet représente Isabelle d’Angleterre accompagnée de deux dames et réclamant l’appui du roi de France Charles le Bel. Dans le troisième sujet la même princesse entourée de chevaliers et d’hommes d’armes aborde en Angleterre. Dans le quatrième elle assiége la ville de Bristol. La seconde partie commence aux guerres de Bretagne et est précédée de la rubrique suivante : ''Comment le duc de Bretaigne mourut sans hoir masle, et des grans guerres qui à cause de ce advinrent.'' La troisième partie qui commence au combat de Raoul de Cahors {{Lié|en 1350}}, a aussi sa rubrique : ''Cy commence la tierce partie de ces présentes croniques et premièrement comment le roy Philippe trespassa à Nogent-le-Roy et comment Jehan son aisné fils fut couronné à Reims.'' Enfin la rubrique de la quatrième partie est conçue comme suit : ''Comment le corps du roy Jehan fut honnourablement ensepvely et de la pourvéance que le roy Charles fist à son commencement et comment les Françoys et les Angloys s’ordonnèrent à bataille à Cocherel.'' — Bibliothèque Nationale de Paris, {{n°|2663}} ({{Lié|ancien 8332}}). In-folio, vélin, écriture de la première moitié<noinclude> <references/></noinclude> kvgvbam01wt32pesykcntw61ifxcutu Page:Ferrier - L Heritage Tome 4.djvu/137 104 4937874 15913814 2026-07-10T12:34:12Z Sapcal22 420 /* Corrigée */ 15913814 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>dernière fois que vous avez été à l’air (c’étoit pour voir la nouvelle terre aux ananas de lord Fairacre), vous avez certainement pris du froid ; car vous pouvez vous rappeler que lady Fairacre remarqua le lendemain matin que vos yeux étoient chargés ; et vous me paroissez un peu pâle aujourd’hui, ma chère. — Là vous voyez ; j’en étois sûre ! je vous dis que je suis {{corr|entièremet|entièrement}} à ses ordres. Mais, je vous en prie, que je ne vous empêche pas d’aller faire un tour… avec votre attentif, ajouta-t-elle en se penchant à l’oreille de lady Rossville, qui, outrée d’une pareille extravagance, se leva pour aller se préparer à sortir, en invitant tous ceux qui voudroient l’accompagner à en faire autant. À son retour elle vit que le major et le colonel avoient seuls accepté son offre. Lady Betty et mistress Saint-Clair, comme mistress Waddell, n’alloient jamais se promener que lorsqu’elles ne pouvoient faire autrement ; et mis Pratt vouloit s’at-<noinclude> <references/></noinclude> lpclvqv4zmgrkpvp8oph3o4oi5y61e3 Page:Le Blanc Hubert - Défense de la basse de viole contre les entreprises du violon et les pretentions du violoncel - 1740.djvu/148 104 4937875 15913816 2026-07-10T12:35:26Z Homunculus simplex 158836 /* Page non corrigée */ Page créée avec « en avant ou en arrière. Je le répète, il faut diſcernement, patience, & cordes à choiſir. La prémière précaution (ce qui eſt d’étrange en Muſique), dépend plus de l’Œil que de l’Oreille. ''Hurel'' autrefois & moi aujourdhui, aurions choiſi ce qu’il y a de bon chez un Lutier, en badinant avec les cordes dans nos doigts, exerçant ſeulement une vibration ſur chacune. ''Pierret'' voyant l’air dont je m’y prenois, ſans m’en laiſ... » 15913816 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Homunculus simplex" /></noinclude>en avant ou en arrière. Je le répète, il faut diſcernement, patience, & cordes à choiſir. La prémière précaution (ce qui eſt d’étrange en Muſique), dépend plus de l’Œil que de l’Oreille. ''Hurel'' autrefois & moi aujourdhui, aurions choiſi ce qu’il y a de bon chez un Lutier, en badinant avec les cordes dans nos doigts, exerçant ſeulement une vibration ſur chacune. ''Pierret'' voyant l’air dont je m’y prenois, ſans m’en laiſſer impoſer par la tranſparence de ſes cordes comme de la gélée, dit en parlant du nés, qu’il ne me laiſſeroit pas monter chez lui Viole ou Violon à mon choix pour 15{{lié}}Francs, comme je m’y connoiſſois. Auſſi Mr.{{lié}}de ''B''*** reconnoiſſoit-il combien ma Viole étoit montée plus juſte que les ſiennes. On ne doit pas ſe plaindre qu’on<noinclude> <references/></noinclude> kqlw6bssih75vrl85xuzxf1j4ksglvw Page:Froissart - Œuvres de Froissart, Chroniques, Tome 1, 1873.djvu/239 104 4937876 15913817 2026-07-10T12:35:36Z M-le-mot-dit 10828 /* Corrigée */ 15913817 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="M-le-mot-dit" />{{Numérotation|DU LIVRE{{Lié}}{{Ier}}.||229}}</noinclude>du {{s|XV}}, {{Lié|405 feuillets}}. Miniatures et lettres ornées. Sur une feuille de vélin blanc au commencement du volume, on a placé un écu écartelé aux armes de Derval, de France, de Laval-Montmorency et de Bourbon. On y a ajouté les armes de Béthune qui se retrouvent aussi sur la reliure. Décrit Catalogue des manuscrits de la Bibliothèque Nationale de Paris, {{t.|I}}, {{pg|440}}. Une grande miniature divisée en quatre sujets représente Froissart offrant sa chronique au roi d’Angleterre, Isabelle et son fils réclamant le secours de Charles le Bel, Isabelle abordant en Angleterre, et enfin le siége qu’elle mit devant Bristol. Ce manuscrit est orné de quelques autres miniatures. Je mentionnerai celles qui reproduisent les funérailles de Philippe de Valois et le sacre du roi Jean, et surtout celle où Eustache de Saint-Pierre est représenté en chemise allant avec trois bourgeois remettre les clés de Calais à {{Roi|Édouard|III}}. Rubrique : ''Cy commencent les croniques que fist sire Jehan Froissart, lesquelles parlent des nouvelles guerres de France, d’Angleterre et d’Escoce, d’Espaigne et de Bretaigne, et sont divisées en quatre parties, dont le premier chapitre fait mention de la cause pour quoy elles sont faites.'' Incipit : ''Affin que honnourables avenues et nobles aventures faittes en armes, lesquelles sont avenues par les guerres de France et d’Angleterre, soient noblement enregistrées'' (au lieu de : ''registrées''). Explicit : ''le clos de Costentin.'' Au bas du {{Lié|folio 405}} verso on lit : ''Ce livre donna mes''-<noinclude> <references/></noinclude> 97hm1hb6lmysyzyoyedkkdnvpv8wmof Page:Ferrier - L Heritage Tome 4.djvu/138 104 4937877 15913818 2026-07-10T12:36:06Z Sapcal22 420 /* Corrigée */ 15913818 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>tacher si assidûment aux pas de la nouvelle veuve, elle avoit tant à dire, tant à dire, que, contre son usage, elle résolut de rester à poste fixe pour toute la journée. — Major Waddell, s’écria mistress Saint-Clair du ton le plus injurieux au moment où ils alloient sortir, rappelez-vous que je vous confie exclusivement lady Rossville. Gertrude, vous ferez voir au major les beautés du parc, et vous lui demanderez son avis sur les améliorations que vous projetez. — Vous voyez, major, à quoi vous vous exposez par vos tendres inquiétudes pour moi, lui dit sa femme, assez peu flattée de cet arrangement qui lui sembloit empiéter un peu sur ses priviléges. Lady Rossville et le colonel étoient trop contrariés de se voir donner ainsi un mentor pour dire la moindre chose ; et le colonel avisoit déjà aux moyens de le congédier, tandis que la comtesse hésitoit si elle ne se borneroit pas à faire un tour ou deux sur la pelouse devant le château,<noinclude> <references/></noinclude> 1spb4bfhz42aqywnf0cnq6bqth3ec58 Page:Ferrier - L Heritage Tome 4.djvu/139 104 4937878 15913819 2026-07-10T12:37:44Z Sapcal22 420 /* Corrigée */ 15913819 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>lorsqu’au moment où ils traversoient la cour, on entendit une voix qui rappeloit vivement le major, et bientôt mistress Waddell parut elle-même sur le vestibule, livrée à une violente agitation. — Eh bien ! major, je crois vraiment que vous alliez sortir sans votre manteau, quand vous savez très-bien que vous étiez si enrhumé ce matin que je pouvois à peine entendre ce que vous disiez ? — Allons, ma bonne amie, au nom du ciel, tranquillisez-vous, lui dit tout bas le major. — Non, major, c’est impossible, à moins que vous ne mettiez votre manteau. — Mais je vous assure que je m’enrhumerai plutôt avec mon manteau que si je n’en ai pas. En vérité, il fait si chaud aujourd’hui qu’on se croiroit presque au Bengal. Je vous assure que je ne pourrois supporter… — Mais, major, quand je vous dis… — Allons, allons, ma bonne amie, n’en dites pas davantage. De grâce tranquil-<noinclude> <references/></noinclude> i808w29f2569aao1o4uymiv0s4plz9i Page:Froissart - Œuvres de Froissart, Chroniques, Tome 1, 1873.djvu/240 104 4937879 15913820 2026-07-10T12:37:47Z M-le-mot-dit 10828 /* Corrigée */ 15913820 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="M-le-mot-dit" />{{Numérotation|SECONDE RÉDACTION|230|}}</noinclude>''sire Tangui du Chastel à Jehan, sire de Derval'', et plus loin : ''À hault et puissant seigneur monseigneur de Derval appartient ce livre.'' Une main plus récente a ajouté la table des chapitres. Ce manuscrit quoique ancien est peu correct notamment en ce qui touche les désignations géographiques. On y lit : L’Aigle pour Laille, Harton pour Hasnon{{Lié|, etc.}} Ce texte fait partie du manuscrit en deux volumes qui a appartenu à Tannegui du Chastel. — Bibliothèque Nationale de Paris, {{n°|2674}} ({{Lié|ancien 8343}}) vélin, in-folio, écriture de la fin du {{s|XV}}. {{Lié|324 feuillets}}. Pas de table de chapitres. On y lit ces mots d’une écriture de la fin du {{s|XVI}}, « Ce livre est à monsieur de Tournon, seigneur de Beauchastel. » Le sommaire indique la division en quatre parties qu’on a oublié de faire figurer dans le texte. Texte incorrect et abrégé en plusieurs endroits. Décrit Catalogue des manuscrits de la Bibliothèque Nationale de Paris, {{t.|I}}, {{pg|441}}. Rubrique : ''Cy commencent les croniques que fist sire Jehan Froissart, lesquelles parlent des nouvelles guerres de France, d’Angleterre et d’Espaigne et de Bretaigne, et sont divisées en quatre parties, dont le premier chapitre fait mention de la cause pour quoy elles sont faites.'' Incipit : ''Affin que honnourables avenues et notables'' (''sic'') ''aventures faittes en armes, lesquelles sont avenues par les guerres de France et d’Engleterre, soyent noblement registrées.'' Explicit : ''le clous de Costentin.'' Ce manuscrit a peu de valeur.<noinclude> <references/></noinclude> gjg5j7zvoziuipzcm9xj4xlpm9ojnlk Page:Demoustier - Le divorce, Paris, Maradan, 1795.djvu/17 104 4937880 15913821 2026-07-10T12:38:09Z Organophone 164412 /* Corrigée */ 15913821 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Organophone" /></noinclude>THÉRÈSE, ''sèchement''. Hélas! non. GUILLAUME, ''trés-vivement''. Eh bien! madame, eh bien! le remède est facile. THÉRÈSE, ''avec dépit''. Et vous ne demandez pas mieux Que de l’employer? GUILLAUME. Moi?... vous le savez, grands dieux! THÉRÈSE, ''à part''. J’en mourrai de douleur. MARTIN, ''les prenant tous deux par la main''. La plainte est inutile Dès que l’on peut agir; voisins, examinons Votre cœur, votre état, vos droits, et raisonnons: Vous vous êtes unis pour vivre heureux ensemble; Vous aviez trouvé le bonheur. Vous ne le trouvez plus? dénouez sans humeur. Et de concert, le nœud qui vous rassemble. Nous nous aimons? formons le lien le plus doux. La nature, l’amour, la loi nous y convie; Passons ensemble notre vie... Nous ne nous aimons plus? adieu, séparons-nous. ''(à Guillaume.) (à Thérèse.)'' Voilà les droits de l’homme, ainsi que de la femme. GUILLAUME, ''vivement''. Vous pouvez en user, madame. THÉRÈSE. C’est mon projet, monsieur. GUILLAUME. C’est mon projet aussi; Je veux l’exécuter demain..... dès aujourd’hui.<noinclude> <references/></noinclude> ptqy22pie6xgav9kjwc1v3uh67yvccd Page:Le Blanc Hubert - Défense de la basse de viole contre les entreprises du violon et les pretentions du violoncel - 1740.djvu/149 104 4937881 15913822 2026-07-10T12:39:38Z Homunculus simplex 158836 /* Page non corrigée */ Page créée avec « ait à raccorder, cela n’arrive guère plus ſouvent ſur la Baſſe de Viole que ſur le Violon, & le Violoncel ; car non ſeulement ils ſont ſujets à ce qu’on y touche quelque choſe à chaque Sonate ; mais Mr.{{lié}}''Le Cler'' remarque que la ſouveraine juſteſſe demande qu’on le faſſe à chaque membre qui la compoſe. Les partiſans de la juſteſſe tant vantée du Violon n’ont que faire de ſonger à y comprendre le Violoncel, ſous pré... » 15913822 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Homunculus simplex" /></noinclude>ait à raccorder, cela n’arrive guère plus ſouvent ſur la Baſſe de Viole que ſur le Violon, & le Violoncel ; car non ſeulement ils ſont ſujets à ce qu’on y touche quelque choſe à chaque Sonate ; mais Mr.{{lié}}''Le Cler'' remarque que la ſouveraine juſteſſe demande qu’on le faſſe à chaque membre qui la compoſe. Les partiſans de la juſteſſe tant vantée du Violon n’ont que faire de ſonger à y comprendre le Violoncel, ſous prétexte qu’il n’a point de Touches, parce que ſi la fauſſeté n’y eſt pas à la vérité d’une conſéquence de néceſſité, elle y eſt trop ſouvent d’une d’infaillibilité. Qu’ils ſachent que deux raiſons obligent ſur ces Inſtrumens, auſſi bien que ſur la Viole, d’accorder ſur le total du Ton où l’on va jouer. La prémière que les Loix<noinclude> <references/></noinclude> g74of4xwfrojyz7fqr3vp6pwb053doa Page:Ferrier - L Heritage Tome 4.djvu/140 104 4937882 15913823 2026-07-10T12:40:02Z Sapcal22 420 /* Corrigée */ 15913823 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>lisez-vous… Mais ce manteau est si horriblement lourd ! pesez-le, je vous prie. — Mais quand je vous dis, major… — Allons, ma chère, j’y consens ; je suis prêt à tout pour vous faire plaisir ; et le pauvre major endossa le manteau, tandis que mistress Waddell relevoit le collet, mettoit les agrafes, et l’étouffoit littéralement à force de soins et d’attentions. — Je vous recommande, major, de bien vous envelopper, et sous aucun prétexte ne rabattez pas le collet. Me le promettez-vous ? — Mais, ma chère Bell… — Mais, major, j’exige… — Eh bien ! soit dit le pauvre major tout haletant, je vous le promets. — Ah ! maintenant, je me sens tout à l’aise, dit mistress Waddell. — Je voudrois pouvoir en dire autant, pensa le major en sortant pour rejoindre lady Rossville et le colonel, qui avoient profité de ce petit colloque conjugal pour s’échapper. Il paroît qu’ils ont pris les<noinclude> <references/></noinclude> n2b3qfc6u6am22me5ruawailslui88m Page:Froissart - Œuvres de Froissart, Chroniques, Tome 1, 1873.djvu/241 104 4937883 15913824 2026-07-10T12:41:36Z M-le-mot-dit 10828 /* Corrigée */ 15913824 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="M-le-mot-dit" />{{Numérotation|DU LIVRE{{Lié}}{{Ier}}.||231}}</noinclude><nowiki /> — Bibliothèque de la ville de Besançon. Nous réservons à la description de ce manuscrit un chapitre spécial. Rubrique : ''Cy commencent les rubriques du premier volume des croniques que fist sire Jehan Froissart, lesquelles parlent des nouvelles guerres de France, d’Angleterre, d’Escoce, d’Espaigne et de Bretaigne.'' Incipit : ''Afin que honourables advenues et nobles aventures faites en armes, lesquelles sont advenues par les guerres de France et d’Angleterre, soient noblement registrées.'' Explicit : ''le clos de Constentin.'' {{T6|D.}} Rubrique : ''Cy commencent les croniques de sire Jehan Froissart contenans les nouvelles guerres de France et d’Angleterre.'' Incipit : ''Afin que honourables avenues et nobles adventures faictes en armes, lesquelles sont advenues par les guerres de France et d’Angleterre, soient noblement registrées.'' La date du combat d’{{Roi|Édouard|III}} est fixée comme suit : ''Le premier jour de janvier.'' Subdivision en quatre parties. — Bibliothèque Nationale de Paris, {{n°|2649}} ({{Lié|ancien 8324}}), in-folio, vélin, écriture de la fin du {{s|XIV}}. {{Lié|417 feuillets}}. Pas de table de chapitres. Miniatures et lettres ornées. La première miniature est divisée en quatre tableaux. Dans le premier un chanoine vêtu de pourpre, l’aumusse sur l’épaule, offre son livre à un prince qui porte une couronne et une robe ornée de léopards. Ce<noinclude> <references/></noinclude> 0qkyl6e3ba6piv6rvwm7ttv3z48dg2z Page:Ferrier - L Heritage Tome 4.djvu/144 104 4937884 15913825 2026-07-10T12:41:47Z Sapcal22 420 /* Corrigée */ 15913825 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>d’inquiétudes. L’amour est une passion, et vous voulez qu’il soit calme et tranquille. — Je ne crois pas du moins qu’il puisse exister sans la confiance ; et pour moi, je ne doute pas plus de votre fidélité que de la mienne. — Mais on fera tout pour détruire cette confiance. Votre mère est ambitieuse, Gertrude, elle désire pour vous une alliance plus brillante ; elle me trouve indigne de vous, et je n’ai pas la présomption de dire qu’elle ait tort. — On ne peut du moins m’ôter la liberté du choix et elle sait que le mien est fait, dit la comtesse en rougissant. — Mais il n’est pas approuvé. Ah ! Gertrude, plût à Dieu que vous m’aimassiez comme je vous aime ! Vous sentiriez alors combien sont amers les chagrins de l’absence ; et vous ne me parleriez plus d’une séparation, qui est pour moi cent fois pire que la mort. — Mais cette séparation n’est que dans<noinclude> <references/></noinclude> gryflhc45xq6nflyxlk1zurm5r056t6 Page:Le Blanc Hubert - Défense de la basse de viole contre les entreprises du violon et les pretentions du violoncel - 1740.djvu/150 104 4937885 15913826 2026-07-10T12:43:17Z Homunculus simplex 158836 /* Page non corrigée */ Page créée avec « de la Nature exigeant que les Octaves ſoient juſtes, & les Quintes foibles, le ''la'' qu’on donne pour accorder comme une ſelle à tous chevaux, eſt une ineptie, il n’eſt bon que pour jouer en ''Amila'', il faut donner ''ut'' & ſes Médiantes Majeures ou Mineures pour jouer en ''C ſol ut'', &c. ; & méme ſur le Violon conformer un peu les cordes à vuide aux endroits où l’on a accoutumé de poſer les doigts ſur la totalité du Ton. On eſt obli... » 15913826 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Homunculus simplex" /></noinclude>de la Nature exigeant que les Octaves ſoient juſtes, & les Quintes foibles, le ''la'' qu’on donne pour accorder comme une ſelle à tous chevaux, eſt une ineptie, il n’eſt bon que pour jouer en ''Amila'', il faut donner ''ut'' & ſes Médiantes Majeures ou Mineures pour jouer en ''C ſol ut'', &c. ; & méme ſur le Violon conformer un peu les cordes à vuide aux endroits où l’on a accoutumé de poſer les doigts ſur la totalité du Ton. On eſt obligé tant ſur le Violon & le Violoncel, que ſur la Viole, de ſacrifier à la corde du Ton où l’on entre, tant ſoit peu des autres : par ce moyen on parviendra mieux à la juſteſſe (moralement parlant) du tout, en prenant ſur la juſteſſe phyſique de toutes les parties comparées enfemble, qu’en donnant à chaque corde iſolée ſa perfection Arith-<noinclude> <references/></noinclude> 3hms4vb10l8nsj2dei08muqtrqn3vie Page:Ferrier - L Heritage Tome 4.djvu/160 104 4937886 15913827 2026-07-10T12:43:48Z Sapcal22 420 /* Corrigée */ 15913827 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>les fatigues du jour pour prendre aucune part à ce qui se passoit, et il restoit dans l’apathie la plus complète. — Voyez donc comme votre nièce mistress Waddell est jolie ! dit mis Pratt à l’oreille de l’oncle Adam, tandis qu’ils s’acheminoient ensemble vers la salle à manger. — Jolie ! qu’est-ce donc qui la rend jolie, avec sa figure de papier mâché ? — Ah ! il est vrai qu’elle ne ressemble pas à lady Rossville ; mais aussi où trouver sa pareille ? Des traits si distingués ! une physionomie si expressive ! voyez : elle n’a dans ses cheveux que cette branche de myrte qu’elle a été cueillir dans le jardin avant le dîner. Eh bien ! n’est-elle pas cent fois mieux que mistress Waddell, malgré son aigrette de perles fines qui doit lui avoir coûté bien des roupies d’or ! En vérité, comme diroit Anthony Whyte, elle est tout-à-fait classique. — Je vous prie de n’établir aucune comparaison entre elles, dit M. Ramsay en l’interrompant d’un air d’impatience,<noinclude> <references/></noinclude> 6zpljpt5h6ln5so79plg2fx2f0504ck Page:Demoustier - Le divorce, Paris, Maradan, 1795.djvu/18 104 4937887 15913828 2026-07-10T12:44:59Z Organophone 164412 /* Corrigée */ 15913828 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Organophone" /></noinclude>THÉRÈSE, ''très-vivement''. ''(à Martin.)'' Et moi, dès ce moment! Rendez-moi le service D’aller chercher le juge. ''(Martin feint d’hésiter.)'' GUILLAUME, ''le pressant''. Allez! MARTIN, d’un ton hypocrite. Hélas! j’y vais. C’est un rôle pénible; mais Je crois sincèrement vous rendre un bon office. <hr> SCÈNE VI. THERESE, GUILLAUME. GUILLAUME. C’est vous qui me forcez à cette extrémité. THÉRÈSE. C’est vous-même, monsieur. GUILLAUME. C’est votre caractère. Insupportable. THÉRÈSE. Oui, j’ai de la vivacité; Et si vous en souffrez, j’en souffre la première. Mais votre caractère est-il moins emporté? Depuis dix ans, n'ai-je pas supporté Vos inconstances, vos folies, Vos inégalités et vos bizarreries, Et votre humeur, et votre autorité?... Mais, malheureuses que nous sommes, Le préjugé cruel nous défend de gémir.<noinclude> <references/></noinclude> lke6jvgsr7qvooo4xvhw5jjc19a9f3m Page:Angran de Rueneuve - Observations sur l agriculture et le jardinage, 1712, tome 1.djvu/204 104 4937888 15913829 2026-07-10T12:45:21Z Narilora 147413 /* Non corrigée */ 15913829 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Narilora" /></noinclude>il ne leur faut qu’un terroir qui ait quatorze à quinze pouces au plus de profondeur. Pour y planter un Poirier greffé sur Coignassïer, il suffira qu’il en ait deux pieds ; mais si cet Arbre est greffé sur franc, il faudra absolument qu’il y en ait trois & demi, parce que ses racines piquent fort profondement dans la terre ; ce que ne font point celles de Poirier greffé sur Coignassier. {{sc|Franc}}, se dit en terme de Jardinage, des Poiriers venus de pépin ou d’autres qui proviennent des greffes prises sur de bons Poiriers, lesquelles on applique sur des Poiriers sauvages. Lorsque l’on coupe une greffe sur un Sauvageon, & qu’on l’applique sur le même sujet, cela sîgnifie greffer franc sur franc, & voila l’origine des nouveaux fruits que l’on voit de temps en temps. Plus souvent on rapplique cette Greffe sur le même sujet ; plutôt le fruit qu’il devra produire deviendra & plus gros & d’un plus fin relief, parce que l’acreté de ce fruit se perdant peu à peu il devient plus doux à mesure qu’il devient gros, son suc se raffinant comme l’or fait dans la fournaise. Pour faire perdre en peu d’années cette acreté à un fruit provenant d’une greffe prise sur un Poirier sauvage, on en prendra une sur un dont les feüilles soient un peu larges & epaisses, qu’on appliquera sur une branche d’Arbre qui produit un fruit doux & sucré, comme sont les Poires de Rousselet, Bonchrétien musqué, Messire-Jean, Orange musquée & quelques autres. Ce mot de Franc se dit en Grec {{lang|grc|απιος}},<noinclude> <references/></noinclude> dz57n5qswsbjsoh7u1s0ejeeem7gf2j Page:Ferrier - L Heritage Tome 4.djvu/192 104 4937889 15913830 2026-07-10T12:45:26Z Sapcal22 420 /* Corrigée */ 15913830 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>partiroit avec eux pour Thornbank, où elle fit entendre qu’elle ne pourroit rester long-temps, parce que lady Wellwood et lady Restall, dès qu’elles apprendroient qu’elle étoit dans les environs, n’auroient pas un instant de répit qu’elles ne la tinssent dans leur château. Ce point important une fois arrêté, il s’agissoit de faire le plus de fracas possible pour annoncer son départ, afin de ne point paroître faire une retraite forcée par suite des propos que cet impudent colonel avoit tenus. Baisser tristement la tête, se montrer humiliée et confondue, et s’éclipser sans bruit, comme si elle se tenoit pour battue, c’eût été lui donner trop de satisfaction. Elle se mit au contraire ouvertement à l’ouvrage, agita toutes les sonnettes, appela tous les domestiques, donna des ordres à haute voix, mais avec calme, parla des apprêts de son départ à lady Betty et à mistress Saint-Clair, et finit par se rendre dans le salon où elle avoit<noinclude> <references/></noinclude> nxbns8vjgoy65nzsu4kqlpj5k3a07nj Page:Le Blanc Hubert - Défense de la basse de viole contre les entreprises du violon et les pretentions du violoncel - 1740.djvu/151 104 4937890 15913833 2026-07-10T12:47:34Z Homunculus simplex 158836 /* Page non corrigée */ Page créée avec « La ſeconde raiſon eſt qu’il n’y a pas un ſeul homme ſur le Violon, & encore moins ſur le Violoncel, qui faſſe précisément un Ton comme un autre le fait, ni qui mette entre les Tons les mêmes diſtances employées par cet autre. La preuve de la non-conformité eſt, que deux grands Violons ne joueront jamais enſemble un ''ſolo'' fans ſe donner des démentis en bien des endroits, à cauſe de la double différence du ''Citra'' & de l’''Ultra... » 15913833 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Homunculus simplex" /></noinclude>La ſeconde raiſon eſt qu’il n’y a pas un ſeul homme ſur le Violon, & encore moins ſur le Violoncel, qui faſſe précisément un Ton comme un autre le fait, ni qui mette entre les Tons les mêmes diſtances employées par cet autre. La preuve de la non-conformité eſt, que deux grands Violons ne joueront jamais enſemble un ''ſolo'' fans ſe donner des démentis en bien des endroits, à cauſe de la double différence du ''Citra'' & de l’''Ultra'' dans la manière d’avancer le doigt, laquelle reſte ſimple à l’égard du milieu proportionel quand on joue ſeul. La Baſſe a beſoin d’une bien autre indulgence à cauſe des eſpacemens en l’air dans les doigts qui voltigent. Ainſi la qualité d’étre ſans Touches, réclamée vainement comme une perfection naturelle au Violoncel, devient un vice par<noinclude> <references/></noinclude> d0k0t7jpsy30ajxcf2lv66dl0qv5z8b 15913836 15913833 2026-07-10T12:48:43Z Homunculus simplex 158836 15913836 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Homunculus simplex" /></noinclude>La ſeconde raiſon eſt qu’il n’y a pas un ſeul homme ſur le Violon, & encore moins ſur le Violoncel, qui faſſe précisément un Ton comme un autre le fait, ni qui mette entre les Tons les mêmes diſtances employées par cet autre. La preuve de la non-conformité eſt, que deux grands Violons ne joueront jamais enſemble un ''ſolo'' ſans ſe donner des démentis en bien des endroits, à cauſe de la double différence du ''Citra'' & de l’''Ultra'' dans la manière d’avancer le doigt, laquelle reſte ſimple à l’égard du milieu proportionel quand on joue ſeul. La Baſſe a beſoin d’une bien autre indulgence à cauſe des eſpacemens en l’air dans les doigts qui voltigent. Ainſi la qualité d’étre ſans Touches, réclamée vainement comme une perfection naturelle au Violoncel, devient un vice par<noinclude> <references/></noinclude> 951fqma02085aumtrgq01f5guwce9ad 15914267 15913836 2026-07-10T18:23:39Z Denis Gagne52 101614 /* Corrigée */ 15914267 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Denis Gagne52" /></noinclude><nowiki /> La ſeconde raiſon eſt qu’il n’y a pas un ſeul homme ſur le Violon, & encore moins ſur le Violoncel, qui faſſe précisément un Ton comme un autre le fait, ni qui mette entre les Tons les mêmes diſtances employées par cet autre. La preuve de la non-conformité eſt, que deux grands Violons ne joueront jamais enſemble un ''ſolo'' ſans ſe donner des démentis en bien des endroits, à cauſe de la double différence du ''Citra'' & de l’''Ultra'' dans la manière d’avancer le doigt, laquelle reſte ſimple à l’égard du milieu proportionel quand on joue ſeul. La Baſſe a beſoin d’une bien autre indulgence à cauſe des eſpacemens en l’air dans les doigts qui voltigent. Ainſi la qualité d’être ſans Touches, réclamée vainement comme une perfection naturelle au Violoncel, devient un vice par<noinclude> <references/></noinclude> mybh3yo51kaqmyj5zu0dp5sspd88oqu 15914542 15914267 2026-07-10T22:17:54Z Homunculus simplex 158836 15914542 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Denis Gagne52" /></noinclude><nowiki /> La ſeconde raiſon eſt qu’il n’y a pas un ſeul homme ſur le Violon, & encore moins ſur le Violoncel, qui faſſe précisément un Ton comme un autre le fait, ni qui mette entre les Tons les mêmes diſtances employées par cet autre. La preuve de la non-conformité eſt, que deux grands Violons ne joueront jamais enſemble un ''ſolo'' ſans ſe donner des démentis en bien des endroits, à cauſe de la double différence du ''Citra'' & de l’''Ultra'' dans la manière d’avancer le doigt, laquelle reſte ſimple à l’égard du milieu proportionel quand on joue ſeul. La Baſſe a beſoin d’une bien autre indulgence à cauſe des eſpacemens en l’air dans les doigts qui voltigent. Ainſi la qualité d’{{Corr|étre|être}} ſans Touches, réclamée vainement comme une perfection naturelle au Violoncel, devient un vice par<noinclude> <references/></noinclude> 6us6a4bkeh64tffko30a6g96q6tlkre Page:Ferrier - L Heritage Tome 4.djvu/208 104 4937891 15913834 2026-07-10T12:47:36Z Sapcal22 420 /* Corrigée */ 15913834 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>fectivement elle avoit tort. Que voulez-vous que je fasse ? — Non, Gertrude, il ne m’appartient pas de régler votre conduite. J’aurois voulu pouvoir vous cacher tout ce que vous me faisiez souffrir ; mais lorsque vous voulez me forcer à devenir l’ami d’un homme qui, malgré nos vœux mutuels, ose vous aimer… — Mais ce sont des chimères que vous vous faites ? — Non, je suis certain de ce que je vous dis. Est-il possible, Gertrude, que vous soyez assez aveugle pour n’en avoir pas été frappée mille fois ? — Plût à Dieu que je fusse en effet aveugle pour ne pas voir les élémens de discorde qui menacent pour jamais ma tranquillité ! dit lady Rossville avec émotion. Que je serois heureuse si je n’avois sans cesse à combattre les préjugés et les passions des autres ; et combien il est désolant pour moi de voir tous ceux que j’aime toujours en opposition ! Si c’est la conséquence nécessaire de la fortune et de<noinclude> <references/></noinclude> 5u4odhzeukfrbrib3bdw5ngcgziyjuf Page:Froissart - Œuvres de Froissart, Chroniques, Tome 1, 1873.djvu/242 104 4937892 15913837 2026-07-10T12:49:53Z M-le-mot-dit 10828 /* Corrigée */ 15913837 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="M-le-mot-dit" />{{Numérotation|SECONDE RÉDACTION|232|}}</noinclude>prince paraît jeune. Nous y reconnaissons {{Roi|Richard|II}}. Dans le second tableau, un vaisseau voguant à pleines voiles transporte d’Angleterre en France la reine Isabelle et son fils Édouard ; dans le troisième, la même reine présente son fils à Charles le Bel ; dans le quatrième, elle assiége Bristol. Deux autres miniatures qui représentent les funérailles du roi Jean et le couronnement de Philippe de Valois, sont placées au commencement de la seconde partie. Décrit Catalogue des manuscrits de la Bibliothèque Nationale, {{t.|I}}, {{pg|438}}. Ce manuscrit a appartenu à Claude Dupuy dont il porte la signature. C’est l’un des bons manuscrits du premier livre. Rubrique : ''Cy commencent les croniques de sire Jehan Froissart, contenons les nouvelles guerres de France, d’Angleterre, d’Escosse, d’Espaigne, d’Alemaigne, de Navarre, de Bretaigne, et sont divisées en quatre parties, et premier le prologue de l’aucteur.'' Incipit : ''Affin que honnorables avenues et nobles aventures faites en armes, lesquelles sont advenues par les guerres de France et d’Angleterre, soient noblement registrées.'' Ce manuscrit finit par les mots : ''ains passèrent oultre et prindrent…'' ({{Lié|Tome VIII}}, {{pg|400}}.) Il y manque un cahier qui se terminait sans aucun doute par les mots : ''clos de Constentin.'' — British Muséum, Arundel, {{n°|67¹}}. In folio, vélin, orné de miniatures, à deux colonnes. Rubriques des chapitres en encre rouge. Écriture du commencement ou du milieu du {{s|XV}}. {{Lié|373 feuillets}} formant {{Lié|227 chapitres}}.<noinclude> <references/></noinclude> 8i3v1f116mukny4gnu9fpbn035f14jo Au pays de l’érable/Les bœufs 0 4937893 15913838 2026-07-10T12:49:56Z Raymonde Lanthier 75548 Section. 15913838 wikitext text/x-wiki {{TextQuality|100%}} <pages index="Société Saint-Jean-Baptiste - Au pays de l'érable (quatrième concours littéraire), 1919.djvu" from="33" to="50" header=1 /> cwju4zdeogtf4ujqzdpgjqou0w7evci Page:Ferrier - L Heritage Tome 4.djvu/207 104 4937894 15913839 2026-07-10T12:50:03Z Sapcal22 420 /* Corrigée */ 15913839 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>jamais il n’a pris avec moi le langage d’un amant. Dans plusieurs occasions il s’est montré mon ami, et comme tel j’aurai toujours de l’attachement pour lui ; ainsi donc, mon cher Delmour, n’empoisonnez plus mon bonheur par une injuste jalousie. Le temps est passé, ajouta-t-elle, avec un sourires, où Lyndsay auroit pu songer à m’aimer. — Mais je vous assure qu’il vous aime, Gertrude ; le trouble que lui a fait éprouver mon arrivée ne m’a que trop décelé son amour. Il prévoyoit que ses plans alloient être déjoués, il savoit que je déteste les sourdes menées, et que j’irois droit au but pour m’assurer l’objet de mes vœux. Je l’ai fait ; vous m’avez promis d’être à moi, il le sait, et cependant il voudroit me ravir votre cœur. Et vous, Gertrude, est-il bien à vous de continuer à l’encourager et de le combler d’attentions ? — Que puis-je faire ? demanda la comtesse, qui commençoit à se persuader qu’ef-<noinclude> <references/></noinclude> bbfko17x89yewuhtof49h4jlbrwsuhr Page:Angran de Rueneuve - Observations sur l agriculture et le jardinage, 1712, tome 1.djvu/205 104 4937895 15913841 2026-07-10T12:51:15Z Narilora 147413 /* Non corrigée */ 15913841 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Narilora" /></noinclude>derive d’{{lang|grc|Αρια}}, Province de Peloponese, où il y avoit dts Arbres francs en abondance. Aprés que la terre d’un Jardin fruitier destiné pour y planter des Poiriers greffez sur franc, aura été approfondie comme il faut, on la dressera au niveau selon sa pente naturelle, afin que ces Arbres ne soient ni trop haut, ni trop bas plantez. S’ils l’étoient trop haut, ils ne manqueroient pas de pousser du sauvageon ; & s’ils l’étoient trop bas, le Soleil ne pourroit penetrer jusquà leurs racines. Pour bien approfondir une terre, il faut, si elle paroît bonne, & s’il y a beaucoup de pierres, la passer à la claye. Si on ne faisoit pas ce travail, la terre quoyque substancielle, ne pourroit faire produire aux Arbres que l’on y planteroit, de beaux jets. Cette claye que l’on tiendra un peu couchée, sera soutenuë par derriere avec un bâton. Et une personne un peu robuste prendra cette terre avec la péle, & la jettera avec force contre la claye. La terre passera à travers ses bâtons, & les pierres tomberont aux pieds de cette personne. L’on continuera jusqu’à ce qu’il y ait assez de terre passée. Une terre qui aura été ainsi appro-<noinclude> <references/></noinclude> e9n16zvcqj2afnzee2wpsdgo7s05uhc Page:Ferrier - L Heritage Tome 4.djvu/206 104 4937896 15913842 2026-07-10T12:51:35Z Sapcal22 420 /* Corrigée */ 15913842 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>rompit-il, vous me mettez à la torture, et lorsque j’ose me plaindre, je ne m’attire que des reproches. — Dites-moi donc ce que vous demandez de moi, puisque tout ce que j’ai fait, tout ce que j’ai souffert pour vous, ne vous suffit pas encore. — Tout ce que je demande de vous, Gertrude, c’est au moins que vous ne me parliez plus de devenir l’ami d’un homme qui, je le sais, cherche à me supplanter dans votre cœur ; je ne puis être l’ami d’un hypocrite. — Edouard un hypocrite ! Ah ! Delmour, combien la passion vous aveugle ! rien ne peut égaler sa véracité et sa franchise. Après une courte pause elle ajouta ; Lorsque je réfléchis à la situation d’esprit où je me trouvois il y a peu de mois, ayant tant de raisons de douter de votre constance, je ne sais, en supposant que Lyndsay eût été ce que vous dites, et qu’il eût cherché à me plaire, s’il lui eût été bien difficile d’y réussir. Mais jamais il ne l’a tenté,<noinclude> <references/></noinclude> 45v2tdjdjgx1r0o6bus9d6mm4cp6mrj Page:Froissart - Œuvres de Froissart, Chroniques, Tome 1, 1873.djvu/243 104 4937897 15913844 2026-07-10T12:52:25Z M-le-mot-dit 10828 /* Corrigée */ 15913844 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="M-le-mot-dit" />{{Numérotation|DU LIVRE{{Lié}}{{Ier}}.||233}}</noinclude><nowiki /> Toutes les miniatures à l’exception de deux ont été enlevées à coups de ciseaux. Il en est de même d’un grand nombre de lettrines. Ce volume offert {{Lié|en 1681}} à la Société Royale de Londres par Henri Howard, duc de Norfolk, n’est entré au British Muséum {{Lié|qu’en 1831}}. Pas de rubrique générale ; on lit seulement en tête de la table des chapitres : ''C’est la table de ce présent livre des croniques d’Angleterre, en laquelle sont contenues les rubriches des chapitres dicellui.'' Le prologue manque, le premier feuillet ayant été arraché, mais il est mentionné dans la table des chapitres. Incipit : ''Mais veés-en ci la droite vraye cause et fondation de la matière. Et pour ce que je n’y vueil mettre, ne ester, oublier, ne corrompre, ne abrégier l’istoire en riens par {{Nec|défaute}} de langaige, mais le vueil multiplier et acroistre{{Lié|, etc.}}'' ({{Lié|Tome II}}, {{pg|5}}.) Explicit : ''sur le clos de Constantin.'' Nous signalerons un peu plus loin une addition importante faite à ce manuscrit. {{T6|E.}} Rubrique : ''Cy commencent les croniques de sire Jehan Froissart contenans les nouvelles guerres de France et d’Angleterre{{Lié|, etc.}}'' Incipit : ''Affin que honnourables avenues et nobles aventures faittes en armes, lesquelles sont avenues par les guerres de France et d’Angleterre, soient noblement registrées.''<noinclude> <references/></noinclude> kvs6ebxzmrtv39qg9kq2j3igsgwav8y Page:Le Blanc Hubert - Défense de la basse de viole contre les entreprises du violon et les pretentions du violoncel - 1740.djvu/152 104 4937898 15913845 2026-07-10T12:52:51Z Homunculus simplex 158836 /* Page non corrigée */ Page créée avec « rapport aux hommes, dont les doigts dans les diſtances qu’ils ont à garder, ſont bien éloignés d’avoir la juſteſſe du Compas à vis ou du Trouſſequin. Des Meſſieurs ſur deux Violes, où j’aurai mis la monture, & que je viendrai d’accorder, donneront le même Ton plus conforme l’un à l’autre, que deux Maitres de Violon au deſſus du commun ſi on leur arrête le doigt une fois placé, on verra qu’en nombre de Tons, la reſſembl... » 15913845 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Homunculus simplex" /></noinclude>rapport aux hommes, dont les doigts dans les diſtances qu’ils ont à garder, ſont bien éloignés d’avoir la juſteſſe du Compas à vis ou du Trouſſequin. Des Meſſieurs ſur deux Violes, où j’aurai mis la monture, & que je viendrai d’accorder, donneront le même Ton plus conforme l’un à l’autre, que deux Maitres de Violon au deſſus du commun ſi on leur arrête le doigt une fois placé, on verra qu’en nombre de Tons, la reſſemblance ne ſera pas ſi parfaite. Jamais deux Violoncels aſpireront-ils à ſoutenir l’épreuve dans les ''Duetti'' de Mr.{{lié}}''Le Cler'', &c. ? ils crieront fort comme Stentor ; mais parleront-ils juſte enſemble ſans ſe contredire l’un l’autre. Ils auront les ſuffrages de ceux envers qui le bruit eſt impoſant, & qui ſe laiſſent entrainer par la<noinclude> <references/></noinclude> nymtq2v7uaa87p0e39ooq8mx9ke4u9e Page:Ferrier - L Heritage Tome 4.djvu/224 104 4937899 15913846 2026-07-10T12:53:35Z Sapcal22 420 /* Corrigée */ 15913846 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>cher encore. La veille du jour fixé pour leur départ se trouvoit être le jour de la naissance de la comtesse, mais elle ne voulut pas qu’on le célébrât. — Dans deux ans, dit-elle au colonel, vous le célébrerez avec pompe, avec éclat, si vous le jugez convenable. — Et ce jour s’écoulera-t-il comme les autres, s’écria le colonel, sans rien qui le distingue des jours ordinaires, sans être signalé par le moindre gage de notre tendresse ? Tout indigne que j’en suis, ne pourrai-je vous faire agréer la marque même la plus légère de souvenir ? — Je ne serai pas aussi exigeante que les héroïnes d’antique mémoire, dit la comtesse en souriant ; je ne vous demanderai ni l’écaille d’un dragon, ni la tête d’une hydre, ni même une goutte de l’eau jaune, ou une branche de l’arbre qui chante ; mais vous irez me chercher dans la serre une rose unique, et ce sera ma seule parure aujourd’hui. Le colonel Delmour lui apporta la rose.<noinclude> <references/></noinclude> 0fo99pmguapdwhmrhmu9qzruqmiy9nh Page:Angran de Rueneuve - Observations sur l agriculture et le jardinage, 1712, tome 1.djvu/206 104 4937900 15913847 2026-07-10T12:54:00Z Narilora 147413 /* Non corrigée */ 15913847 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Narilora" /></noinclude>fondie, sera quelque tempsà s’affaiser, avant que toutes ses parties soient jointes ensemble ; cela fait qu’il y demeure quelques espaces où l’air entre, qui causent des humiditez, & qui donnent plus de facilité au Soleil d’échauffer le fond de cette terre ; & sa chaleur se joignant à l’humididité de cet air, la perfectionne en la rendant plus ameublie, & fait former aux Arbres qui y font plantez, plusieurs belles racines, par la bouche desquelles monte la séve, qui fait non seulement grossir leur tronc, mais encore fait pousser de beaux & longs jets. Une des choses importantes qu’il y ait en fait de Jardinage, est la connoissance ou le choix qu’il faut faire des fruitiers quand on en veut planter ; car sans cette connoissànce ou ce choix qu’on en doit faire, il est à craindre d’en planter qui nous donnent bien du chagrin. Pour faire un bon choix de ces Arbres, il n’y a qu’à examiner s’ils ont poussé de beaux jets, & s’ils ne sont point alterez au haut ou au bas. Il y a de si bons ménagers, que quand ils achètent des Arbres, ils ne s’attachent qu’à les avoir à juste prix, au lieu qu’ils devroient examiner si leurs racines sont bien ou mal conditionnées. Il faut pren-<noinclude> <references/></noinclude> peuvmtimj661hoidaku3oioc9ds137e Page:Froissart - Œuvres de Froissart, Chroniques, Tome 1, 1873.djvu/244 104 4937901 15913848 2026-07-10T12:54:27Z M-le-mot-dit 10828 /* Corrigée */ 15913848 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="M-le-mot-dit" />{{Numérotation|SECONDE RÉDACTION DU LIVRE{{Lié}}{{Ier}}.|234|}}</noinclude><nowiki /> La date du combat d’{{Roi|Édouard|III}} est indiquée en ces termes : ''le jour de janvier''. — Bibliothèque Nationale de Paris, {{n°|6471}} (ancien supplément {{Lié|français 94}}), in-folio, papier. Table des matières. Écriture de la fin du {{s|XV}}. {{Lié|417 feuillets}}. Pas de divisions. Rubrique : ''Cy commencent les croniques de sire Jehan Froissart contenans les nouvelles guerres de France, d’Angleterre, d’Escosse, d’Espaigne, d’Allemagne et de Bretaigne, et sont divisées en quatre parties selon ce qu’il est contenu en son prologue.'' Incipit : ''Affin que honnorables avenues et nobles aventures faites en armes, lesquelles sont avenues par les guerres de France et d’Angleterre, soient noblement registrées.'' Explicit : ''le clos de Constantin''. <references/> {{Séparateur personnalisé|sp|50|d|6|sp|50|mt=3em}}<noinclude> <references/></noinclude> rzdy7t9sxsbkenk1gcbhf44gvrxp57d Page:Ferrier - L Heritage Tome 4.djvu/240 104 4937902 15913850 2026-07-10T12:55:27Z Sapcal22 420 /* Corrigée */ 15913850 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>vous perdu si l’on vous voyoit dans la loge de lady Augusta parlant à une cousine venue du fond de l’Écosse. — Le front du colonel Delmour se rembrunit. — Vous m’obligeriez véritablement, lui dit-il, si vous évitiez de paroître en public pendant un jour ou deux. Malgré toutes les folies que je viens de vous débiter, je vous assure sérieusement qu’une première présentation tire plus à conséquence que vous ne le croyez. — À conséquence ! répéta Gertrude d’un air de dédain ; si je ne dois pas obtenir de considération par moi-même, je ne désire certainement pas la devoir à lady Charles Arabin. — Vous ne me comprenez pas, ma chère Gertrude ; je veux que vous paroissiez avec cet effet que vous ne pouvez manquer de produire, mais que vous devrez moins à votre rang qu’à vos grâces et à votre beauté. Je ne puis faire comprendre exactement à une personne aussi novice que vous dans<noinclude> <references/></noinclude> kn11bqga8161rvxhepd59amy32ct8sm 15913854 15913850 2026-07-10T12:57:19Z Sapcal22 420 15913854 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>vous perdu si l’on vous voyoit dans la loge de lady Augusta parlant à une cousine venue du fond de l’Écosse. Le front du colonel Delmour se rembrunit. — Vous m’obligeriez véritablement, lui dit-il, si vous évitiez de paroître en public pendant un jour ou deux. Malgré toutes les folies que je viens de vous débiter, je vous assure sérieusement qu’une première présentation tire plus à conséquence que vous ne le croyez. — À conséquence ! répéta Gertrude d’un air de dédain ; si je ne dois pas obtenir de considération par moi-même, je ne désire certainement pas la devoir à lady Charles Arabin. — Vous ne me comprenez pas, ma chère Gertrude ; je veux que vous paroissiez avec cet effet que vous ne pouvez manquer de produire, mais que vous devrez moins à votre rang qu’à vos grâces et à votre beauté. Je ne puis faire comprendre exactement à une personne aussi novice que vous dans<noinclude> <references/></noinclude> q8963vqozr9psfk1u19s37kvqft31kr Page:Ferrier - L Heritage Tome 4.djvu/239 104 4937903 15913851 2026-07-10T12:56:58Z Sapcal22 420 /* Corrigée */ 15913851 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>yeux du monde un titre suffisant de recommandation. — Quels sont donc les dons précieux de la nature, les qualités du cœur ou de l’esprit qui peuvent mériter l’approbation de votre cercle magique ? demanda la comtesse. — C’est ce je ne sais quoi que tout le monde admire, mais que personne ne peut définir, et auquel par malheur mes très-respectables parens sont entièrement étrangers. La duchesse est une excellente personne dans son espèce ; mais elle a des idées antiques et surannées, elle se met d’une manière choquante, donne des soirées où je rougirois d’être aperçu, et je serois un homme perdu si l’on me voyoit lui donner le bras en public. Ces paroles furent prononcées d’un ton léger qui fit croire à Gertrude que ce n’étoit qu’une plaisanterie. — D’après cela, je ne sais trop si je dois m’attendre à être avouée par vous ce soir, dit-elle sur le même ton ; peut-être seriez-<noinclude> <references/></noinclude> hhfitlv6t0jrsb03ocymv68s5eedcpq Page:Le Blanc Hubert - Défense de la basse de viole contre les entreprises du violon et les pretentions du violoncel - 1740.djvu/153 104 4937904 15913853 2026-07-10T12:57:14Z Homunculus simplex 158836 /* Page non corrigée */ Page créée avec « hardieſſe, mais les connoiſſeurs éclairés ſeront pour la pudeur de mal faire qu’ont deux Violes qui commencent par jouer juſte avant que de chercher à tant appuier. La fauſſeté qui a beſoin abſolument de l’effronterie de mentir hardiment pour paſſer, l’emportera-t-elle donc ſur la juſteſſe avec ſon honnête retenue ? Un habile homme ſur le Violon me tint à Dijon des diſcours mépriſans de la Viole, comme ſi elle étoit dans le... » 15913853 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Homunculus simplex" /></noinclude>hardieſſe, mais les connoiſſeurs éclairés ſeront pour la pudeur de mal faire qu’ont deux Violes qui commencent par jouer juſte avant que de chercher à tant appuier. La fauſſeté qui a beſoin abſolument de l’effronterie de mentir hardiment pour paſſer, l’emportera-t-elle donc ſur la juſteſſe avec ſon honnête retenue ? Un habile homme ſur le Violon me tint à Dijon des diſcours mépriſans de la Viole, comme ſi elle étoit dans le cas où l’on diſoit autrefois : ''les Miléſiens furent braves jadis''. Mettant le Violoncel plus haut que la Viole, il dit que le Violoncel n’entreprenoit pas les deſſus, mais qu’il ſe contenoit dans la ſphère de la Baſſe. Je lui réponds ici publiquement, qu’un Inſtrument eſt le plus indignement borné, lorſque l’on n’y ſauroit jouer les deſſus qui<noinclude> <references/></noinclude> 9kab9mkdmzupwi0a597bk2bfkdg8yk6 Page:Ferrier - L Heritage Tome 4.djvu/272 104 4937905 15913856 2026-07-10T12:58:49Z Sapcal22 420 /* Corrigée */ 15913856 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>son orgueil, ses diamans, ses soirées, son douaire, son indépendance ; détails que celle ci termina en disant avec un soupir : — Croiriez-vous que je ne vois jamais la duchesse de Saint-Yves sans regretter qu’on ne puisse pas naître veuve ? Gertrude revint chez elle avec l’espoir secret que le colonel y seroit venu pendant son absence. — Est-il venu quelque visite depuis que je suis sortie ? demanda-t-elle à son portier en descendant de voiture. — Oui, Milady, répondit-il, un peu surpris de cette question et en lui remettant un paquet de cartes. — Personne d’autre ? dit-elle d’un air chagrin en les parcourant. — Non, Milady, répondit-il, de plus en plus étonné d’être pour la première fois interrogé avec tant de soin sur les devoirs de son emploi. — Peut être est-il venu et que cet homme l’a oublié, pensa-t-elle. Il reviendra sûrement, il n’est pas encore tard. Ces pen-<noinclude> <references/></noinclude> 4jz5il7gfsdc5a8jdaziipxhdzv2mlf Page:Ferrier - L Heritage Tome 4.djvu/288 104 4937906 15913857 2026-07-10T13:00:04Z Sapcal22 420 /* Corrigée */ 15913857 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>mais je vous assure que c’est seulement d’avant-hier que nous sommes arrivés, et hier nous ne pûmes avoir la voiture de M. Larkins père, parce qu’il en avoit besoin pour lui-même, mais il nous l’a prêtée aujourd’hui ; mistress Larkins la mère est venue avec nous à Londres ; mais elle s’est démis le pied, et elle a beaucoup de peine à marcher : elle espère que vous voudrez bien l’excuser. — Vous avez là une charmante maison, dit M. Auguste, en parcourant des yeux tout l’appartement. — Une maison superbe, en vérité, dit miss Larkins. — C’est une bien jolie maison, dit miss Barbara Larkins. — Sans doute, Madame, vous avez¸vu tous nos théâtres ? demanda M. Auguste. Lady Rossville répondit négativement. — Bon Dieu ! Madame, est-il bien possible ? mais vous n’avez donc rien vu ? Si nous faisions une partie pour aller un de ces soirs à Drury-Lane ?<noinclude> <references/></noinclude> 4syosxjoe93lo3alsdoqf7xi0kmwbde Page:Angran de Rueneuve - Observations sur l agriculture et le jardinage, 1712, tome 1.djvu/413 104 4937907 15913859 2026-07-10T13:00:46Z Narilora 147413 /* Non corrigée */ 15913859 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Narilora" /></noinclude><nowiki /> {{Centré|TABLE}} {{Centré|ALPHABETIQUE}} {{AN|''DES ARBRES, ARBRISSEAUX, Arbustes, Fleurs, Fruits, Grains & Legumes, avec les termes propres à l’Agriculture & au Jardinage, contenus dans ce premier Volume.''}} {{Centré|A.}} ''Abricotier'', Arbre, pag. 133, A quoy son fruit est propre, 134. Vertus de ce fruit, idem. Secret pour avoir de tres-gros Abricots, 208. Autre pour en avoir de hâtifs, 134. Autre pour les garantir des gelées blanches, & des pluyes froides, 208 ''Agriote'', Fruit, 210 ''Allées des Jardins & Avenuës'', quelles largeurs elles doivent avoir, 185 ''Amandes & Noyaux'' : Secret pour en faci-<noinclude> <references/></noinclude> p3i8t4vgi0szz543kgkllydzz0kye4r Page:Le Blanc Hubert - Défense de la basse de viole contre les entreprises du violon et les pretentions du violoncel - 1740.djvu/154 104 4937908 15913860 2026-07-10T13:01:06Z Homunculus simplex 158836 /* Page non corrigée */ Page créée avec « ſont l’ame du commerce de la Muſique. Les Violoncels ſentent ſi bien l’importance de ce que j’avance, qu’il s’obſtinent à naviger contre vent & marée ſur la mer infinie des Deſſus de Sonates, & ne prennent pas ſur cet article ſon avis. Les Baſſes de Viole y déféreront encore moins, car elles lui feront voir en champ clos, & non pas ſous l’axe nud du Ciel, que dans les Sonates à accord il y a autant d’endroits où elles réuſ... » 15913860 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Homunculus simplex" /></noinclude>ſont l’ame du commerce de la Muſique. Les Violoncels ſentent ſi bien l’importance de ce que j’avance, qu’il s’obſtinent à naviger contre vent & marée ſur la mer infinie des Deſſus de Sonates, & ne prennent pas ſur cet article ſon avis. Les Baſſes de Viole y déféreront encore moins, car elles lui feront voir en champ clos, & non pas ſous l’axe nud du Ciel, que dans les Sonates à accord il y a autant d’endroits où elles réuſſiſſent mieux que le Violon à tirer des Sons plus francs & plus réſonnans, qu’il n’y en a où le Violon joue plus net & avec moins d’embaras. La compenſation eſt égale : tu me paſſe en des endroits, je te ſurpaſſe en d’autres. Le Violon n’oſera ſoutenir l’épreuve de près, il ſera obligé de recourir au lointain pour couvrir l’éraille-<noinclude> <references/></noinclude> 6qfj56hicgb9a5o7t4y91vigdne24tp Page:Ferrier - L Heritage Tome 4.djvu/289 104 4937909 15913861 2026-07-10T13:01:20Z Sapcal22 420 /* Corrigée */ 15913861 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude><nowiki/> Des coups redoublés frappés à la porte annoncèrent une nouvelle visite, et Gertrude pensa s’évanouir quand on annonça la duchesse de Saint-Ives. Elle se leva pour aller la recevoir dans une autre salle ; mais il étoit trop tard, la duchesse se trouvoit déjà au milieu même des Larkins. — Comment vous portez-vous, chère lady Rossville ? on m’a dit que vous vous étiez trouvée mal hier soir à l’assemblée de la duchesse d’Arlington, et j’étois d’une inquiétude mortelle sur votre santé, mais vous me semblez assez bien ce matin ? Ces paroles furent prononcées avec un ton de supériorité et en même temps de condescendance, destiné à faire ressortir le bonheur insultant de celle qui les prononçoit, et sa feinte pitié pour la personne à qui elles étoient adressées. Gertrude tenta de lui répondre sur le même ton ; mais elle ne savoit pas encore dissimuler ; et son air d’insouciance ne paroissoit pas naturel lorsqu’elle répondit qu’elle avoit été simplement fatiguée de la longueur du ballet à<noinclude> <references/></noinclude> if3d8iq8sgumf6u7agyw8b1sadpnmhj Page:Ferrier - L Heritage Tome 4.djvu/290 104 4937910 15913862 2026-07-10T13:02:29Z Sapcal22 420 /* Corrigée */ 15913862 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>l’Opéra, et qu’elle n’avoit pu supporter la chaleur excessive des appartemens de la duchesse, — J’ai donc bien fait, dit la duchesse de Saint-Ives, de ne pas quitter ma petite société, quoiqu’à dire vrai j’aie été sage un peu malgré moi. J’avois à dîner deux ou trois amis, qui ne voulurent pas s’en aller, et il me fallut chanter toute la soirée, au point que je suis tout enrouée ce matin ; et une petite toux affectée accompagna ces paroles. Gertrude rougit involontairement ; son cœur palpita, mais elle ne répondit rien. Mistress Saint-Clair jugea qu’il étoit urgent de dire quelque chose, ne fût-ce que pour empêcher les Larkins de placer un seul mot. — On dit que votre grâce chante à ravir, et qu’on oublie en l’écoutant, même la merveille du jour, la célèbre Catalani. — Oh ! mon Dieu, non ! dit la duchesse d’un air d’insouciance et en même temps de mépris, comme si elle dédaignoit les<noinclude> <references/></noinclude> ogbn3rdabpg1nt74vz3dektsoxoyblb Page:Le Blanc Hubert - Défense de la basse de viole contre les entreprises du violon et les pretentions du violoncel - 1740.djvu/155 104 4937911 15913864 2026-07-10T13:03:56Z Homunculus simplex 158836 /* Page non corrigée */ Page créée avec « ment de bien des Sons. La Viole poſe en fait au Violon, qu’il ne doit l’aſcendant qu’il affecte ſi fort à l’égard des autres Inſtrumens, qu’à l’éclat du Son procédant de la hauteur du Ton, & nullement à la manière de ſe tirer délicatement des paſſages ; car il fait trop ſentir la corde à vuide, ſemblable à l’Orphévrerie, qui éblouit par le brillant de la matière plus que par la vraie beauté du mis en œuvre. Si au moyen d... » 15913864 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Homunculus simplex" /></noinclude>ment de bien des Sons. La Viole poſe en fait au Violon, qu’il ne doit l’aſcendant qu’il affecte ſi fort à l’égard des autres Inſtrumens, qu’à l’éclat du Son procédant de la hauteur du Ton, & nullement à la manière de ſe tirer délicatement des paſſages ; car il fait trop ſentir la corde à vuide, ſemblable à l’Orphévrerie, qui éblouit par le brillant de la matière plus que par la vraie beauté du mis en œuvre. Si au moyen d’une ſourdine le Violon eſt deſtitué de ſon éclat, il ne ſe trouve non plus ſupportable à l’encontre de la Viole, que la laideur des Jambes du Paon, après tant de fierté qu’il a accoutumé de témoigner faiſant la roue. Ceci eſt compoſé ſeulement pour réhabiliter la Viole dans ſes droits, & non pour vanter ceux qui en jouent par-deſſus les<noinclude> <references/></noinclude> j4pxohmw4ix4f5lep5wy0iyaq4dqp9k Page:Ferrier - L Heritage Tome 4.djvu/291 104 4937912 15913865 2026-07-10T13:04:12Z Sapcal22 420 /* Corrigée */ 15913865 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>complimens ; mais il est agréable de faire de la musique avec des personnes qui connoissent votre manière de chanter. Il n’est qu’une personne de ma connoissance qui sache chanter ''{{lang|it|Felice chi vi mira}}'', de la même manière que je le chante. C’étoit l’air favori du colonel Delmour ; Gertrude l’avoit souvent chanté avec lui, et elle lui avoit entendu dire que la duchesse de Saint-Ives le chantoit aussi avec assez de succès, quoique d’une manière toute différente. Elle sentoit que son agitation la trahiroit si elle essayoit de soutenir la conversation, et elle fut bien aise de trouver une ressource même dans les Larkins, qui, attirés par la belle reliure de quelques livres qui se trouvoient sur la table, les considéroient avec attention. — Voilà qui est superbe, dit mistress Larkins en montrant à ses belles-sœurs un volume qui étoit orné de belles gravures. Je n’avois jamais vu cet ouvrage : ''Piche'', par mistress Tighe, ajouta-t-elle en lisant le titre.<noinclude> <references/></noinclude> d3llrahifww4t64adxlz491gplgb731 15913867 15913865 2026-07-10T13:06:18Z Sapcal22 420 15913867 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>complimens ; mais il est agréable de faire de la musique avec des personnes qui connoissent votre manière de chanter. Il n’est qu’une personne de ma connoissance qui sache chanter ''{{lang|it|Felice chi vi mira}}'', de la même manière que je le chante. C’étoit l’air favori du colonel Delmour ; Gertrude l’avoit souvent chanté avec lui, et elle lui avoit entendu dire que la duchesse de Saint-Ives le chantoit aussi avec assez de succès, quoique d’une manière toute différente. Elle sentoit que son agitation la trahiroit si elle essayoit de soutenir la conversation, et elle fut bien aise de trouver une ressource même dans les Larkins, qui, attirés par la belle reliure de quelques livres qui se trouvoient sur la table, les considéroient avec attention. — Voilà qui est superbe, dit mistress Larkins en montrant à ses belles-sœurs un volume qui étoit orné de belles gravures. Je n’avois jamais vu cet ouvrage : ''Pichè'', par mistress Tighe, ajouta-t-elle en lisant le titre.<noinclude> <references/></noinclude> 052u58n401jc1i47awgthd0at5wjvlz Page:Angran de Rueneuve - Observations sur l agriculture et le jardinage, 1712, tome 1.djvu/414 104 4937913 15913866 2026-07-10T13:04:55Z Narilora 147413 /* Non corrigée */ 15913866 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Narilora" /></noinclude>liter la germination & la végétation, 70 ''Amandier'', Arbre, 341. Quelle terre luy est propre, ''idem.'' Vertus de la gomme que produit cet Arbre, ''idem.'' Secret pour faire réüssir la greffe appliquée sur un Amandier, 129 ''Amendement'', 215 ''Aouté'', ce que c’est, 375 ''Arboisier'', Arbre, 118. Proprieté de son fruit, 129. Comment on fait prendre une Greffe de Noyer sur une branche d’Arboisier, 128 ''Arbre végétal'', 354. Où est le principe de vie des Arbres, 227. Combien il y a de principes qui contribuent à former un Arbre dans la terre, 354. Nouvelles figures qu’on peut donner à des Arbres fruitiers, 79. 347. En quoy les branches peuvent être nuisibles aux Arbres, 302. Pourquoy il faut planter les Arbres avant l’Hiver, 183. Pourquoy il faut les planter en la même situation qu’ils étoient, 153. Pourquoy il faut empailler les Arbres avant que de les voiturer, 113. Avec quoyon doit les empailler, ''idem.'' Ce qu’il faut faire pour que les Arbres greffez prennent une belle tête, 92. Comment il faut transporter les Arbres rares & curieux d’une Province en une autre, 264.<noinclude> <references/></noinclude> 0sp63neqmcsopqpu4zkc4cy3quvpng7 Page:Flammarion - Les Étoiles et les curiosités du ciel, 1882.djvu/291 104 4937914 15913868 2026-07-10T13:08:10Z F0x1 72129 /* Corrigée */ 15913868 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="F0x1" />{{nr||ASSOCIATIONS NATURELLES D’ÉTOILES|269|b=<hr/>}}</noinclude>''Orange'' et ''bleu saphir''. Couleurs charmantes. Très beau contraste. 35 : {{6e}} et {{8e}}, à 12″. C’est la supérieure des trois petites étoiles, entre δ et ω. 51 : à gauche de ce petit groupe de trois étoiles, entre lui et δ ; {{6e}} et {{9e}}, {{Img float|style=width:100%; margin: 0 auto 1.5em auto; font-size:85%; line-height:1.25em; |file=Flammarion - Curiosités du ciel - fig-191v.svg |width=364px|above={{Ancre|f191}} |cap={{style|position:relative;top:0.5em|Fig. 191. — Alignements naturels d’étoiles dans les Poissons.}}}} à 28″. Blanc de perle et lilas pâle. Au télescope, ce couple solitaire a un aspect mélancolique. {{Img float|style=width:100%; margin: 0 auto 1.5em auto; font-size:85%; line-height:1.25em; |file=Flammarion - Curiosités du ciel - fig-192v.svg |width=372px|above={{Ancre|f192}} |cap={{style|position:relative;top:0.5em|Fig. 192. — Courants d’étoiles dans les Poissons.}}}} Cette constellation des Poissons ne renferme aucun amas, aucune nébuleuse, qui soit accessible aux instruments de moyenne puissance.<noinclude> <references/></noinclude> 4glmmv8pxvdwkcod9icuzq01rs7nfnp Page:Ferrier - L Heritage Tome 4.djvu/292 104 4937915 15913869 2026-07-10T13:08:51Z Sapcal22 420 /* Corrigée */ 15913869 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude><nowiki/> — ''Psyché'', ma chère, lui souffla M. Larkins, un peu confus de l’ignorance de son épouse. — Tiens ! c’est la ''Psyché'' ! dit miss Larkins ; oh ! que c’est joli ! Gertrude étoit sur les épines, tandis que la duchesse avoit recours à sa petite toux affectée pour cacher l’envie de rire qu’elle ne pouvoit modérer. — À propos de musique dont nous parlions tout à l’heure, dit-elle enfin, dites-moi, je vous prie, le colonel Delmour n’est-il pas de vos parens ? Il me dit, je crois, l’autre jour que vous étiez tant soit peu cousins. Qu’il chante bien ''{{lang|it|Felice chi vi mira}}'' ! — Oui, je crois que nous sommes parens, dit lady Rossville, qui ayant eu le temps de se remettre avoit pris un air de dédaigneuse indifférence ; il est des airs qu’il chante avec beaucoup d’expression, surtout celui de ''{{lang|it|Vorrei che almen per gioco}}''. — Ah ! c’est sans doute, un air qu’il ré-<noinclude> <references/></noinclude> clqsbtpomx66h69od0lxinz9jlnu125 Page:Ferrier - L Heritage Tome 4.djvu/271 104 4937916 15913871 2026-07-10T13:10:48Z Sapcal22 420 /* Corrigée */ 15913871 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>étoit impatient de montrer son triomphe sur la duchesse de Saint-Yves. Lady Rossville et la duchesse s’étoient rencontrées dans le monde ; elles s’étoient envoyé mutuellement leur carte ; elles se voyoient même quelquefois ; mais une sorte d’antipathie d’instinct s’étoit manifestée en elles du premier abord. Elles étoient toutes deux jeunes, belles, indépendantes et à la mode, rivales en célébrité et en extravagances ; Gertrude apprenoit pour la première fois qu’elles l’étoient aussi en amour, et celle découverte fit pour un moment une impression pénible sur son esprit. Mais elle n’étoit point de nature à nourrir des soupçons jaloux, et elle les eût bientôt repoussés. Non, pensa-t-elle, à quelques égaremens que Delmour ait pu se livrer, je lui ferois injure si je doutois de son amour. Et, se rappelant quelques remarques satiriques et piquantes qu’il avoit faites la veille sur la duchesse, elle écoutoit avec complaisance le babil de miss Delmour sur sa rivale, sa beauté,<noinclude> <references/></noinclude> l2ipv4qig9gjsea3k70r5thck6lkdax 15913872 15913871 2026-07-10T13:11:04Z Sapcal22 420 15913872 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>étoit impatient de montrer son triomphe sur la duchesse de Saint-Yves. Lady Rossville et la duchesse s’étoient rencontrées dans le monde ; elles s’étoient envoyé mutuellement leur carte ; elles se voyoient même quelquefois ; mais une sorte d’antipathie d’instinct s’étoit manifestée en elles du premier abord. Elles étoient toutes deux jeunes, belles, indépendantes et à la mode, rivales en célébrité et en extravagances ; Gertrude apprenoit pour la première fois qu’elles l’étoient aussi en amour, et cette découverte fit pour un moment une impression pénible sur son esprit. Mais elle n’étoit point de nature à nourrir des soupçons jaloux, et elle les eût bientôt repoussés. Non, pensa-t-elle, à quelques égaremens que Delmour ait pu se livrer, je lui ferois injure si je doutois de son amour. Et, se rappelant quelques remarques satiriques et piquantes qu’il avoit faites la veille sur la duchesse, elle écoutoit avec complaisance le babil de miss Delmour sur sa rivale, sa beauté,<noinclude> <references/></noinclude> ezp9gkcjb1lc6hzh764jcsk509hq0gt Page:Ferrier - L Heritage Tome 4.djvu/287 104 4937917 15913874 2026-07-10T13:12:33Z Sapcal22 420 /* Corrigée */ 15913874 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>et tous les quatre étoient entrés dans la cour avant que lady Rossville eût pu donner des ordres pour se garantir de cette irruption soudaine. M. et mistress Auguste Larkins, miss Larkins, miss Barbara Larkins, se firent annoncer, et ce fut alors un assaut de révérences, de complimens et de félicitations. La bonne et simple Lilly sembloit ne devoir jamais se lasser de secouer la main de sa tante et de sa cousine, et d’exprimer son ravissement de les revoir. À la fin tout le monde s’assit et l’on commença à s’excuser de n’être pas venu plus tôt. — Vous avez dû le trouver bien étrange, dit-elle ; mais nous nous sommes arrêtés à Willow Bank, cette jolie maison de campagne de M. Larkins père, et nous ne sommes à Londres que depuis avant-hier. Que c’est drôle que ce soit à l’Opéra que nous nous soyons vues d’abord ! Je vis bien que vous ne m’aviez pas reconnue de suite. Auguste soutenoit que vous étiez fâchée de ce que je n’étois pas encore venue vous voir ;<noinclude> <references/></noinclude> cizcec6nzarmaozrhcx2livcqoghm4v Page:Ferrier - L Heritage Tome 4.djvu/223 104 4937918 15913876 2026-07-10T13:13:57Z Sapcal22 420 /* Corrigée */ 15913876 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>Gertrude goûtoit avec tant de charmes. Mais, persuadé qu’elle exciteroit l’admiration générale à son arrivée à Londres, il étoit contrarié qu’elle y parût avant qu’il pût la présenter sous le nom de son épouse. Ce n’étoit pas qu’il craignit d’être supplanté par quelque rival ; il avoit trop bonne opinion et d’elle et de lui-même ; mais le grand monde n’étoit pas un théâtre favorable pour le développement de la tendresse. La multiplicité des objets, la variété des amusemens, le bruit, le fracas du monde, ne pouvoient manquer de distraire son attention, et de diminuer la force de cet attachement exclusif qu’elle avoit alors pour lui ; et absolu, égoïste comme il l’étoit, il sentoit que le charme diminueroit si le culte qui lui étoit rendu étoit moins ardent. Mais Gertrude ne trouvoit dans les plaintes et les lamentations de son amant que l’expression de ces mêmes regrets dont elle étoit navrée ; et cette sympathie dans leurs sentimens ne le lui rendoit que plus<noinclude> <references/></noinclude> too3j813ky513fh9sgj5opegle9ymxm Page:Ferrier - L Heritage Tome 4.djvu/191 104 4937919 15913877 2026-07-10T13:15:21Z Sapcal22 420 /* Corrigée */ 15913877 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>elle trouva le major et son épouse, qui commençoient à reprendre leur équilibre. Lorsqu’on a l’âme un peu froissée, c’est toujours une satisfaction de rencontrer des personnes qui soient dans la même situation d’esprit, surtout si la cause de votre humeur est à peu près semblable ; et quoique ni miss Pratt, ni le couple courroucé, n’eussent voulu pour un empire se révéler mutuellement la cause de leur indignation, ils éprouvèrent en se voyant cette sorte de sympathie mutuelle qu’excite un malheur commun. Miss Pratt étoit trop versée dans l’art de quêter une invitation, de s’assurer une place dans la voiture d’un ami, et dans toutes les manœuvres de ce genre, pour éprouver le moindre embarras dans la circonstance actuelle. De leur coté, le major et son épouse, malgré tout leur étalage, n’étoient pas fort recherchés, et ils n’étoient pas fâchés de trouver quelqu’un qui s’offrît pour venir leur tenir compagnie. Il fut donc bientôt convenu que miss Pratt<noinclude> <references/></noinclude> gh8088en9p18u95jz7p89jeffd0ckmb 15914324 15913877 2026-07-10T19:10:59Z Sapcal22 420 15914324 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>elle trouva le major et son épouse, qui commençoient à reprendre leur équilibre. Lorsqu’on a l’âme un peu froissée, c’est toujours une satisfaction de rencontrer des personnes qui soient dans la même situation d’esprit, surtout si la cause de votre humeur est à peu près semblable ; et quoique ni miss Pratt, ni le couple courroucé, n’eussent voulu pour un empire se révéler mutuellement la cause de leur indignation, ils éprouvèrent en se voyant cette sorte de sympathie mutuelle qu’excite un malheur commun. Miss Pratt étoit trop versée dans l’art de quêter une invitation, de s’assurer une place dans la voiture d’un ami, et dans toutes les manœuvres de ce genre, pour éprouver le moindre embarras dans la circonstance actuelle. De leur {{corr|coté|côté}}, le major et son épouse, malgré tout leur étalage, n’étoient pas fort recherchés, et ils n’étoient pas fâchés de trouver quelqu’un qui s’offrît pour venir leur tenir compagnie. Il fut donc bientôt convenu que miss Pratt<noinclude> <references/></noinclude> 5etnsl3cyixlz8b1ndzprx70bpej437 Page:Dictionnaire encyclopédique de la noblesse de France - volume 2 - Nicolas Viton de Saint-Allais.djvu/332 104 4937920 15913878 2026-07-10T13:16:12Z Jpgibert 59041 /* Corrigée */ 15913878 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Jpgibert" />{{c|PRE}}</noinclude><section begin="PREUVES"/>Royaume, pour la recherche des usurpateurs de noblesse, commencée en 1666, interrompue en 1674, et continuée, en 1696, et années suivantes, qui ont maintenu leurs aïeux dans la possession de leur état. Les actes civils, et portant qualification, sont les créations de tutelle et de curatelle, les garde-nobles, les partages, les transactions, les hommages, les aveux et dénombrements de fiefs, les ventes, les échanges, les contrats de mariage, les testaments, les inventaires après décès, etc. Le caractère des qualifications nobles se tire de l’usage des provinces. La qualité de ''chevalier'' et d’''écuyer'' est entièrement caractéristique de noblesse, dans tout le Royaume, celle de ''noble'' dans les provinces de Flandres, Hainaut, Artois, Franche-Comté, Lyonnois, Chesle, Bugey, Dauphiné, Provence, Languedoc et Roussillon, et dans l’étendue des parlements de Toulouse, Bordeaux et Pau ; celle de ''noble homme'', en Normandie seulement. Pour donner une base quelconque à la {{sc|Preuve}} de noblesse, on exige donc, suivant la nature et l’étendue de la {{sc|Preuve}} requise, pour les familles nobles d’''ancienne extraction'', un titre confirmatif de l’espèce de ceux que je viens de désigner ; et pour ceux dont les pères auraient été anoblis, le titre primordial de leur qualité. {{corr|A|À}} défaut de l’un de ces deux titres, il est d’usage de remonter la {{sc|Preuve}} à l’année 1560, parce que, dans la recherche des faux nobles, faite dans le siècle dernier, le terme de la {{sc|Preuve}} centenaire requise était fixé à cette époque, et il est certain qu’alors chacun restant davantage dans les bornes de sa condition, les usurpations n’étaient pas devenues encore aussi fréquentes : quand au lieu de joindre à la production le titre confirmatif de sa qualité, il a été vérifié au contraire, que la famille a été déclarée usurpatrice dans les recherches des faux nobles, on n’a nul égard à la possession qu’elle aurait continuée après le jugement de sa condamnation ; il ne lui reste alors d’autre moyen, pour s’en relever, que de se pourvoir au conseil, et de remplir les conditions de la même {{sc|Preuve}} qu’était tenu de faire l’auteur qui aurait été condamné. La {{sc|Preuve}} devient alors une {{sc|Preuve}} toute de rigueur ; c’est ce que l’on appèle {{sc|Preuve}} ''de noblesse en matière contentieuse''. L’on comprend en général, sous cette dénomination, toutes les {{sc|Preuves}} faites par les familles pour être reconnues, maintenues, rétablies, réhabilitées dans leur noblesse. <section end="PREUVES"/><noinclude> <references/></noinclude> tiewydzxhha77uzlado8maav0sgi8jr Page:Ferrier - L Heritage Tome 4.djvu/143 104 4937921 15913879 2026-07-10T13:16:39Z Sapcal22 420 /* Corrigée */ 15913879 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude><nowiki/> — Si vous m’aimez, ne revenez pas sur ce sujet ; j’ai promis à ma mère de ne contracter aucun engagement, avant l’âge de vingt-un ans, mais je vous promets qu’alors… — Alors ! interrompit Delmour avec impétuosité, tout cela n’est qu’une dérision. Ah ! Gertrude, si vous m’aimiez comme je vous aime, parleriez-vous avec tant de calme d’une si longue attente ? Chaque jour qui doit s’écouler avant que vous soyez à moi pour jamais me semble une éternité. Jusqu’à l’âge de vingt-un ans ! Il vaudroit mieux me dire de suite de renoncer à toute espérance ; le désespoir lui-même seroit presque un bienfait, comparé à cette agonie d’incertitude. — Ah ! Delmour, pouvez-vous être assez injuste envers vous-même et envers moi pour me parler ainsi. Je ne doute point de votre foi et de votre constance, pourquoi vous défier de la mienne. — Parce qu’on ne peut aimer comme moi, jusqu’à la fureur, sans être dévoré<noinclude> <references/></noinclude> 100yu56wn6hc4oxgei4rcwrh9scjyt2 Page:Flammarion - Les Étoiles et les curiosités du ciel, 1882.djvu/292 104 4937922 15913880 2026-07-10T13:17:51Z F0x1 72129 /* Corrigée */ 15913880 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="F0x1" />{{nr|270|ASSOCIATIONS NATURELLES D’ÉTOILES||b=<hr/>}}</noinclude>Toutefois la distribution de ses étoiles met en évidence ce fait, encore si peu étudié et si peu connu, des systèmes sidéraux formés par des étoiles associées entre elles, quoique réellement très éloignées les unes des autres. En général, les alignements naturels de certaines étoiles entre elles sont difficiles à reconnaître sur les cartes, à cause des lettres, des noms, des tracés qui les surchargent plus ou moins. Mais si l’on supprime toutes les indications utiles pour les recherches et qu’on examine ces alignements sur une carte muette ({{lia|11|f191|''fig''.{{lié}}191|291}}), on ne peut s’empêcher de penser que ces files d’étoiles ne sont pas un simple effet du hasard et qu’une loi de la nature a présidé à cette distribution. Il y a certainement des groupes naturels, des associations, des courants d’étoiles, dus à la formation même des univers, comme on remarque des vides, des déserts, des solitudes, où, pour une raison ou pour une autre, l’espace est resté dépourvu de toute richesse sidérale. La distribution des étoiles sur la sphère céleste n’offre aucune régularité, et c’est sans contredit l’étude des irrégularités mêmes qui peut nous mettre sur la voie de la structure des différentes parties de l’Univers. On éprouvera la même impression à l’examen d’un petit rectangle pris dans les cartes écliptiques faites par Chacornac à l’Observatoire de Paris (position <math>=</math> 23{{e|h}}{{liéFin}}26{{e|m}} et {{4o}}{{lié}}1/2 de déclinaison sud, dans les Poissons également). On voit là ({{lia|11|f192|''fig''.{{lié}}192|291}}) une série d’étoiles alignées de telle sorte, et séparées par des vides relatifs si obscurs, que l’on ne peut s’empêcher de penser que ce sont là de véritables systèmes sidéraux, que la plupart des soleils qui dessinent cet immense cirque céleste sont associés par leur origine même dans une commune destinée. Non, les soleils de l’espace ne sont pas distribués régulièrement, isolément, de profondeurs en profondeurs, à travers l’immensité infinie ; ils forment des associations multiples et variées, que l’astronomie des siècles futurs est destinée à découvrir et à expliquer. Que le contemplateur du ciel « s’amuse » à promener sa lunette à travers cette constellation des Poissons, et, au surplus, vers une région quelconque choisie arbitrairement dans la campagne céleste, et il ne tardera pas à être émerveillé des surprises qui s’offriront à sa vue, des groupements d’étoiles, des alignements, des associations, des richesses sidérales et même des ''déserts'' et des ''solitudes'', qui n’impressionnent pas moins la pensée que les régions les plus opulentes ; car à travers ces profondeurs béantes, l’esprit n’étant plus arrêté par aucune île de lumière, s’envole peut-être plus loin encore dans les abîmes de l’infini !<noinclude> <references/></noinclude> qu7f45ypr5guj163esxyo3lafbquc9s Page:Ferrier - L Heritage Tome 4.djvu/167 104 4937923 15913881 2026-07-10T13:18:06Z Sapcal22 420 /* Corrigée */ 15913881 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>bon goût, dit Lyndsay ; il en est de triviales, de grossières même, et j’en connois peu qu’on pût écouter patiemment d’un bout à l’autre ; mais convenez aussi que dans presque toutes on trouve des vers pleins de grâce, des pensées naïves, qui… — Je croyois que les personnes qui étoient vraiment musiciennes s’inquiétoient peu des paroles d’une chanson, s’écria mistress Waddell d’un air de triomphe. — Milton en jugeoit autrement, et c’est un juge que sous ce rapport il est difficile de récuser. Si des paroles ne sont pas faites pour être entendues, il ne faut pas les chanter. Parce que des paroles sont écossaises, il ne s’ensuit pas pour cela qu’elles soient nécessairement vulgaires. Il y a plus : j’ai entendu dire à de très-bons musiciens que la langue écossaise, dont les mots sont presque toujours terminés par des voyelles, convient mieux à la musique que toute autre langue, excepté toutefois l’italien.<noinclude> <references/></noinclude> 98scpv16k1piy2nrj2kg6bbo9xpln9s Page:Ferrier - L Heritage Tome 4.djvu/183 104 4937924 15913882 2026-07-10T13:19:31Z Sapcal22 420 /* Corrigée */ 15913882 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>en se redressant avec dignité ; il n’y a pas le moindre doute à cet égard ; et je puis vous protester que je respecte trop le major Waddell, que je me respecte trop moi-même, pour souffrir qu’on m’appelle d’un nom aussi vulgaire et aussi grossier. — J’ai vu bien des choses étranges dans ma vie, dit l’oncle Adam, mais voici qui passe tout le reste. Madame, qui ne veut pas souffrir qu’on l’appelle la femme de son mari ! à quoi ne devons-nous donc pas nous attendre après cela ? Voulez-vous donc qu’on vous appelle sa douce amie ? — En vérité, mon cher oncle, j’ai supporté bien des choses de votre part, bien des choses assurément ; mais il est des égards qu’on se doit à soi-même, et c’est à regret que je dois vous dire que ni moi ni le major nous n’avons pas reçu de vous l’accueil que nous devions attendre. Le dépit de mistress Waddell augmentoit visiblement, et le major commença à prendre l’alarme. — De grâce, ma chère, calmez-vous ; votre bon oncle n’a pu avoir l’intention de<noinclude> <references/></noinclude> 8ykvcmmqcliikk2uhf394xjhz9unhac Page:Ferrier - L Heritage Tome 4.djvu/184 104 4937925 15913885 2026-07-10T13:21:00Z Sapcal22 420 /* Corrigée */ 15913885 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>vous offenser. Il sera facile de tout concilier, mon cher Monsieur, ajouta-t-il en offrant la plume à l’oncle Adam ; prenez seulement la peine d’écrire de nouveau le nom suivant l’usage ordinaire, le major Waddell et son épouse, et tout sera pour le mieux. — Je me couperois plutôt le doigt, s’écria l’oncle Adam en fureur ; si elle ne veut pas entrer dans ma maison comme votre femme, elle n’y mettra jamais les pieds sous un autre nom. — Ma chère Bell, vous l’entendez, dit le pauvre major. — Oui, major, je l’entends ; mais j’ai trop de respect pour vous pour céder sur ce point. Ce seroit vous avilir aux yeux du monde, que de souffrir qu’on me traite comme la femme du dernier manant de province. C’est ce qui ne sera jamais. Et d’un air majestueux elle prit le billet et le jeta au feu. L’oncle Adain la regarda un mornent, comme s’il alloit jeter feu et flamme à son<noinclude> <references/></noinclude> hvfbmqr0fqtpuzavxay34laxxt0x54q Page:Ferrier - L Heritage Tome 4.djvu/181 104 4937926 15913887 2026-07-10T13:22:33Z Sapcal22 420 /* Corrigée */ 15913887 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>nous chargerez-vous pas de quelque message pour Bloom-Park ? vous savez que nous passons tout auprès. Et à propos, mon cher oncle, je voudrois bien que vous eussiez la bonté de nous donner un billet pour que nous soyons admis à visiter vos domaines, car le monde trouve fort étrange que le major ne soit jamais entré chez vous. — Mais, ma chère Bell, si votre oncle a de la répugnance à montrer sa maison… — Allons, allons, point de bruit ; puisqu’après tout ce doit être une mortification, donnez-moi une plume et de l’encre, et je vais vous faire un billet, si c’est là tout ce que vous voulez, dit M. Ramsay d’un ton d’impatience. On lui donna sur-le-champ plume, encre et papier ; il s’assit à une table d’un air résolu et remit le billet. Mistress Waddell y eut à peine jeté les yeux que le rouge lui monta au visage : — Grand Dieu, s’écria-t-elle, à quoi pensez-vous, mon oncle ? Qu’avez-vous écrit<noinclude> <references/></noinclude> 0tw4n328nikaxanndp2h9bxn6lrrudj Page:Dictionnaire encyclopédique de la noblesse de France - volume 2 - Nicolas Viton de Saint-Allais.djvu/333 104 4937927 15913888 2026-07-10T13:22:55Z Jpgibert 59041 /* Corrigée */ 15913888 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Jpgibert" />{{c|PRE}}</noinclude><section begin="PREUVES"/>Les {{sc|Preuves}} se faisaient par titres. Ces titres devaient être originaux. On n’admettait aucunes copies collationnées, de quelques formalités qu’elles fussent revêtues. On nomme actes originaux, savoir ; pour ceux passés devant notaire, les premières grosses délivrées sur les minutes par ceux-mêmes qui les ont reçues ; et pour les procès-verbaux de {{sc|Preuves}} de noblesse, les arrêts et jugements de noblesse, les lettres, commissions et brevets de grades militaires, nominations et réceptions dans l’ordre de Saint-Louis, brevets et lettres de pension, et provisions des charges, les expéditions délivrées par les greffiers et autres personnes publiques à ce préposés. Chaque degré de la généalogie doit être établi par trois actes pour le XVIII{{e}} siècle, le {{sc|Xvii}} et le XVI{{e}}, et par deux seulement pour les siècles antérieurs. Quand les {{sc|Preuves}} de noblesse sont parfaitement conformes à ce que je viens de dire, il n’existe qu’un seul moyen de les contester, qui est de démontrer la fausseté des titres produits. La fabrication des actes représentés se décèle bientôt, avec un peu d’attention, aux yeux d’un homme réellement exercé dans l’étude de la diplomatique, par des vices dans le style, l’orthographe et le caractère d’écriture, qui changent dans les actes de 50 en 50 ans, par la façon du parchemin, qui était anciennement plus fort et plus épais qu’il ne l’est aujourd’hui, et par la marque du papier qui n’a pas toujours été la même. La malpropreté affectée des contrats, l’application des sceaux que l’on tire d’un acte vrai, pour les attacher à des actes plus ou moins récemment fabriqués, les contradictions qui s’y trouvent à l’égard des temps, des lieux et des personnes, sont autant d’indices de supposition qui tombent facilement sous les sens, quand l’attention et l’impartialité se trouvent jointes. On prétend que les généalogies n’ont commencé à être en usage que vers l’an 1600, auparavant on faisait les {{sc|Preuves}} de noblesse par ''enquête''. En Allemagne et dans presque tout le nord, où la multiplicité des chapitres nobles a rendu la noblesse attentive à ne se point mésallier, les {{sc|Preuves}} se sont faites par de simples quartiers, qui sont de 16, 52, et 64, suivant que l’exigent les statuts de chaque chapitre. En Angleterre, en Irlande et en Écosse, la noblesse se prouve par des tables généalogiques, dans lesquelles <section end="PREUVES"/><noinclude> <references/></noinclude> j8qyce7jb5zrrg04fe2us9njkfgh04h Page:Ferrier - L Heritage Tome 4.djvu/182 104 4937928 15913889 2026-07-10T13:23:35Z Sapcal22 420 /* Corrigée */ 15913889 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>sur ce papier ? Recevez le major Waddell et sa femme ! Sa femme ! En vérité je n’ai jamais rien vu de semblable. — Que voulez-vous dire ? demanda l’oncle Adam d’une voix de tonnerre ; n’êtes-vous pas la femme du major Waddell ? — Mais, mon bon Monsieur, dit le major d’une voix douce, vous savez que ce n’est pas l’usage à présent d’appeler ''femmes'' les dames d’un certain rang. — Assurément non, s’écria son épouse en l’interrompant, je croyois que tout le monde savoit cela. Sa femme ! Diriez-vous autrement si le major étoit un voiturier ? — Qu’êtes-vous donc, si vous n’êtes pas sa femme ? — Mais, mon cher Monsieur, en vous servant du terme d’épouse, il me semble que vous auriez employé une expression plus délicate et plus convenable. — Votre épouse ! s’écria l’oncle Adam avec un rire sardonique ; votre épouse ! — Assurément, dit mistress Waddell<noinclude> <references/></noinclude> 33x510zd1ksp7zk5dnm8k7ikeh3hs0s Page:Ferrier - L Heritage Tome 4.djvu/185 104 4937929 15913891 2026-07-10T13:25:00Z Sapcal22 420 /* Corrigée */ 15913891 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>tour ; puis tout à coup, comme s’il dédaignoit de lui répondre, il s’élança hors de l’appartement, fermant la porte après lui avec une violence qui auroit suffi pour faire sortir lord Chesterfield du tombeau. — Le vieillard a de l’humeur ce matin, dit le major. — Je suis surprise de votre patience ; en vérité, je ne conçois pas qu’on se laisse ainsi marcher sur le pied. Votre femme ! plus j’y songe, moins je puis le comprendre ! Qu’auroit-il dit en parlant de la femme de mon cocher ? — Rien n’est plus vrai, ma chère, la même idée m’a frappé ; et, sous le point de vue politique, il me semble que c’est le devoir de tout vrai gentilhomme qui désire la prospérité de son pays, de maintenir l’ordre existant, et de ne pas laisser confondre les rangs établis dans la société ! — C’est exactement mon avis, major. Il est indispensable d’observer les distances. Votre femme ! chaque mendiant a une femme !<noinclude> <references/></noinclude> 17fao53ncw5sq0nll62o2i3hig9ycoz Page:Ferrier - L Heritage Tome 4.djvu/147 104 4937930 15913892 2026-07-10T13:26:43Z Sapcal22 420 /* Corrigée */ 15913892 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude><nowiki/> — Je l’ai toujours trouvé au contraire extrêmement modéré dans ses sentimens, équitable dans ses jugemens ; et il a, j’en suis sûre, beaucoup plus de tolérance que moi. Je souhaite vous voir meilleurs amis ; pourquoi ce vœu ne seroit-il pas exaucé ? — Parce que je ne suis pas un hypocrite, Gertrude, et peut-être aussi parce que… Vous avouerai-je toute ma foiblesse ? je suis jaloux que vous montriez tant d’égards pour lui. — Jaloux de mes égards pour Edouard Lyndsay ! s’écria la comtesse ; mais si j’avois un frère, vous seriez donc jaloux de l’affection que je lui témoignerois ? — Je le crois en vérité ; lorsqu’un homme aime comme moi jusqu’à l’adoration, il ne peut souffrir aucun partage dans des affections qu’il regarde comme devant lui appartenir exclusivement. Je ne suis pas de ces stoïciens de glace qui se contentent d’une amitié froide et banale. Ah ! Gertrude, le cœur d’une femme est le temple le plus auguste, s’il n’admet qu’un seul<noinclude> <references/></noinclude> 743oln812on95cttz91c8kwg7s6589s Page:Ferrier - L Heritage Tome 4.djvu/148 104 4937931 15913893 2026-07-10T13:28:13Z Sapcal22 420 /* Corrigée */ 15913893 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>hôte, et combien alors on doit être heureux et fier d’être ce mortel privilégié ! — Je crois que vous préféreriez en faire une cellule, dit Gertrude en souriant, et en devenir l’ermite inhospitalier. — Cellule ou palais, peu importe, pourvu qu’il soit à moi, exclusivement à moi, répéta Delmour avec impatience. — Mais s’il étoit à vous, exclusivement à vous, dit la comtesse, et elle rougit du ton d’emphase avec lequel elle avoit prononcé ces mots, vous ne voudriez sûrement pas qu’il devînt injuste et ingrat envers tous les autres ; il perdroit bientôt par cette conduite tout son prix à vos yeux. — Plaignez-moi, Gertrude, et ne me blâmez point. Connoissant toute la valeur du trésor que je possède, je crois voir un ravisseur dans tous ceux qui l’approchent ; et, comme l’avare, je voudrois connoître seul le lieu qui le recèle. Vous êtes pour moi tout l’univers. Le jour, la nuit, je ne pense, je ne rêve qu’à vous. Une île déserte me sembleroit avec vous un paradis. Ah !<noinclude> <references/></noinclude> 1ouqad5w3iilnyvkxmon8vpk0u26i06 Au pays de l’érable/Nestor et Piccolo 0 4937932 15913895 2026-07-10T13:29:12Z Raymonde Lanthier 75548 Section. 15913895 wikitext text/x-wiki {{TextQuality|100%}} <pages index="Société Saint-Jean-Baptiste - Au pays de l'érable (quatrième concours littéraire), 1919.djvu" from="51" to="60" header=1 /> <references/> b7cyuren1kfa6npw9stc3icozboq4nu Page:Ferrier - L Heritage Tome 4.djvu/149 104 4937933 15913896 2026-07-10T13:29:25Z Sapcal22 420 /* Corrigée */ 15913896 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>Gertrude, si vous partagiez mes sentimens, que vous vous occuperiez peu de tout le reste du monde ! — Hélas ! que vous me connoissez peu ! et comment puis-je espérer de convaincre votre incrédulité de toute l’étendue de… de ma folie, ajouta-t-elle avec un léger sourire ? Mais vous ne voudriez pas me rendre parjure envers ma mère, me forcer à chasser de chez moi un parent et un ami auquel je dois tant, ni me faire manquer à la parole que je lui ai donnée en le choisissant pour tuteur ? Le colonel garda le silence. — Vous ne sauriez vouloir que j’eusse assez peu de délicatesse pour vous donner de telles preuves d’attachement. Le colonel Delmour trouva qu’il avoit été assez loin pour le moment, et que ce ne seroit que par degrés insensibles qu’il pourroit établir son influence sur l’esprit de la douce et tendre Gertrude. Il ne pouvoit douter qu’elle ne l’aimât avec toute la<noinclude> <references/></noinclude> 9st7bfqj34utj2xjlghruaywjopllul Page:Dictionnaire encyclopédique de la noblesse de France - volume 2 - Nicolas Viton de Saint-Allais.djvu/334 104 4937934 15913897 2026-07-10T13:30:05Z Jpgibert 59041 /* Corrigée */ 15913897 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Jpgibert" />{{c|PRE―PRI}}</noinclude><section begin="PREUVES"/>sont cités les monuments qui servent de {{sc|Preuves}}, et les générations autorisées des dates de l’existence des personnes qui les forment. Ces tables généalogiques, dressées par les rois d’armes de ces royaumes, sont certifiées par six ou huit gentilshommes des cantons et provinces, où la famille est domiciliée. En Espagne, en Italie, en France, les {{sc|Preuves}} de noblesse sont de l’espèce de celles que l’on appèle littérales, c’est-à-dire qu’elles se font par des titres de famille ; ce sont les plus sûrs et les plus authentiques. <section end="PREUVES"/> <section begin="PREUVES DE NOBLESSE"/><nowiki/> {{uc|Preuves de Noblesse}}, ''Voyez'' {{sc|Arbre Généalogique}}, {{sc|Degrés}}, {{sc|Généalogie}}, {{sc|Quartiers}}. <section end="PREUVES DE NOBLESSE"/> <section begin="PRÉVÔT DE L’HÔTEL DU ROI"/><nowiki/> {{uc|Prévôt de l’Hôtel du Roi}} (Grand). ''Voyez'' {{sc|Maison du Roi}}, page 88. <section end="PRÉVÔT DE L’HÔTEL DU ROI"/> <section begin="PRÉVÔT DE MARÉCHAUSSÉE"/><nowiki/> {{uc|Prévôt de Maréchaussée}}. ''Voyez'' {{sc|Maréchaussée}}. <section end="PRÉVÔT DE MARÉCHAUSSÉE"/> <section begin="PRÉVÔT DES MARCHANDS"/><nowiki/> {{uc|Prévôt des Marchands}}. ''Voyez'' {{sc|Paris E}}t pour Lyon, ''voyez'' tome I, pages 37 et 38. <section end="PRÉVÔT DES MARCHANDS"/> <section begin="PRIMAT"/><nowiki/> {{uc|Primat}}, {{abr|subst.|substantif}} {{abr|masc.|masculin}}, archevêque établi au-dessus d’un ou de plusieurs autres métropolitains. Il y avait huit archevêques en France qui se disaient {{sc|Primats}} ; celui de Sens se qualifiait {{sc|Primat}} de Germanie et des Gaules ; les archevêques de Bourges et de Bordeaux se disaient tous deux Patriarches d’Aquitaine, ceux d’Arles et de Vienne se disputaient la Primatie de la Gaule narbonnaise ; ceux de Rouen et de Narbonne se prétendaient aussi {{sc|Primats}} de leurs détroits. <section end="PRIMAT"/> <section begin="PRIMORDIAL"/><nowiki/> {{uc|Primordial}}, {{abr|adjec.|adjectif}} On appèle titre {{sc|Primordial}}, le titre constitutif de Noblesse. <section end="PRIMORDIAL"/> <section begin="PRINCES DU SANG DE FRANCE"/><nowiki/> {{uc|Princes du Sang de France}}. Depuis que François {{Ier}} voulut bien se qualifier ''premier gentilhomme de son royaume'', quelque auguste que soit la naissance des {{sc|Princes du Sang}}, on peut, sans crainte de leur déplaire, les mettre à la tête de la noblesse. Le royaume de France étant héréditaire, l’espérance d’y succéder, quelqu’éloignée qu’elle soit, a donné dans tous les temps aux {{sc|Princes du Sang}}, un rang très-respectable. Autrefois la qualité de petit fils de France, n’était pas toujours portée par ceux qui se trouvaient en ce degré. Philippe de Valois, avant son avènement à la couronne, et <section end="PRINCES DU SANG DE FRANCE"/><noinclude> <references/></noinclude> 5e74cqbb3mxg6q2m2nai61hqro4jxhs Page:Ferrier - L Heritage Tome 4.djvu/150 104 4937935 15913899 2026-07-10T13:31:32Z Sapcal22 420 /* Corrigée */ 15913899 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>ferveur et la simplicité d’un cœur jeune et confiant ; mais cet amour étoit trop pur pour avoir pu porter encore la moindre atteinte à l’excellence de son caractère. Tous les sentimens qui s’échappoient de son âme respiroient la candeur et la générosité. Elle aimoit, elle étoit aimée, et pour elle la douce espérance peignoit tous les objets des plus riantes couleurs. Aucun soupçon, aucune défiance, ne se glissoient dans son âme pour troubler son bonheur. Les sentimens d’égoïsme que venoit de manifester son amant lui sembloient la quintessence de l’amour, et elle répondoit à sa tendresse avec l’heureuse sérénité de la confiance. — Décidez de mon sort, il est entre vos mains, Gertrude, répondit-il ; vous connoissez votre pouvoir sur moi. Je vous ai avoué toutes mes foiblesses ; vous savez combien je suis fier, jaloux, violent peut-être dès qu’il s’agit des intérêts de mon amour ; mais, malgré tous mes défauts, vous avez bien voulu promettre de m’ap-<noinclude> <references/></noinclude> d4gcbabd26h8lsbtpk17pffxiytm222 Page:La cuisine moderne, comprenant la cuisine en général, la pâtisserie, la confiserie et les conserves classées méthodiquement par une réunion de cuisiniers - 1896.pdf/70 104 4937936 15913900 2026-07-10T13:32:08Z Madehub 41842 /* Page non corrigée */ Page créée avec « '''{{Centré|Brochetons frits.}}''' On fait frire les brochetons comme tout autre poisson, c’est-à-dire en les saupoudrant de farine ; mais cette friture, très estimée, demande à être mangée en sortant de la poêle. '''{{Centré|Cabillaud.}}''' Le cabillaud ou morue fraîche, que nous mangeons en France, est pêché dans la Manche et dans la mer du Nord. Ce poisson est plus agréable au goût et moins indigeste frais que salé. Le meilleure cabillaud est... » 15913900 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Madehub" />{{Nr|60|LA CUISINE MODERNE}}</noinclude>'''{{Centré|Brochetons frits.}}''' On fait frire les brochetons comme tout autre poisson, c’est-à-dire en les saupoudrant de farine ; mais cette friture, très estimée, demande à être mangée en sortant de la poêle. '''{{Centré|Cabillaud.}}''' Le cabillaud ou morue fraîche, que nous mangeons en France, est pêché dans la Manche et dans la mer du Nord. Ce poisson est plus agréable au goût et moins indigeste frais que salé. Le meilleure cabillaud est court et rond. On en reconnaît la fraîcheur à l’œil qui alors est saillant. '''{{Centré|Cabillaud à la hollandaise.}}''' Faites cuire au court-bouillon, dressez ensuite sur un plat avec pommes de terre bouillies, et une sauce hollandaise dans une saucière à part. Lorsque nous en serons à la Morue, nous donnerons diverses recettes pour la bonne préparation de ce poisson, soit frais, soit salé. '''{{Centré|Carpe.}}''' Les carpes provenant des eaux vives sont les plus recherchées, car elles n’ont pas le goût de vase que l’on trouve dans celles provenant des étangs. Pour faire passer le goût de la vase, faites avaler à la carpe, aussitôt pêchée, un verre de vinaigre d’Orléans. Cela amène sur le corps poisson. Faites dégorger pendant deux heures dans l’eau fraîche, avec du vinaigre, les chairs reprendront leur fermeté, et la carpe sera aussi agréable au goût, que si elle sortait de l’eau vive. Les carpes laitées sont préférables aux carpes œuvées. La laitance et les œufs sont fort appréciés. On doit de préférence choisir une carpe laitée et bien dorée, car c’est aux côtés dorés, au ventre blanc, et au dos brun que l'on reconnaît celle qui vient de la rivière.<noinclude> <references/></noinclude> 461vu1ozdccwrby8at109u53s3fiojm Page:Ferrier - L Heritage Tome 4.djvu/166 104 4937937 15913901 2026-07-10T13:34:36Z Sapcal22 420 /* Corrigée */ 15913901 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>chanta ce couplet avec autant de goût que d’expression : <poem> « Ne veux-tu pas être ma tourterelle ? Quand au chagrin tu céderas, Ne veux-tu pas que ton amant fidèle Vienne pleurer entre tes bras ? Ne veux-tu pas qu’il tarisse tes larmes, En en répandant avec toi ? Ne veux-tu pas, pour bannir tes alarmes, Compter à jamais sur sa foi ?</poem> — Eh bien, je suppose que c’est manque de goût, dit mistress Waddell en haussant les épaules avec dédain ; mais j’avoue que je ne vois rien de merveilleux dans tout cela. Ma tourterelle ! quelle expression vulgaire ! quel air aurois-je, major, si vous alliez m’appeler votre tourterelle ! — Ah ! ah ! parfait ! c’est une charmante chose que votre chanson, ma chère, ''{{lang|it|Rosina mia cara}}'', dit le major, qui étoit à {{corr|oitié|moitié}} endormi. — Quelques-unes des chansons écossaises sont assurément réprouvées par le<noinclude> <references/></noinclude> nl04hg1e6bqvte1ullg0o3fpe5axqaz Page:Ferrier - L Heritage Tome 4.djvu/233 104 4937938 15913902 2026-07-10T13:35:59Z Sapcal22 420 /* Corrigée */ 15913902 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>vous ne m’aviez pas encore assez prévenue en leur faveur. — Je vous avois dit que vous trouveriez dans lady Augusta une personne bien élevée et fort affable, n’est-ce pas ? dit-il en souriant ; et quant à ses filles, elles sont très-gaies, très-éveillées, enfin elles sont comme toutes les jeunes personnes de leur âge. — Oh ! elles sont mille fois mieux ! lady Augustą est charmante ; et vos sœurs ne sont-elles pas bien plus aimables, par exemple, que les miss Millbank ? — Trouvez-vous ? Il est vrai que les miss Millbank sont bien Écossaises ; mais du reste, toutes les miss se ressemblent, qu’elles soient d’Écosse ou d’Angleterre. Une maison avoit été retenue dans Park-Lane. Mistress Saint-Clair la trouvoit trop chère et trop splendide, mais le colonel Delmour l’avoit choisie ; elle plut à lady Rossville, et la maison fut louée. Vinrent ensuite les équipages, les chevaux, les livrées, enfin un établissement complet pour lequel<noinclude> <references/></noinclude> 3n2t624vadq2ubj24e6r7lcag9krur6 Page:Ferrier - L Heritage Tome 4.djvu/234 104 4937939 15913903 2026-07-10T13:37:25Z Sapcal22 420 /* Corrigée */ 15913903 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>le goût et la magnificence furent seuls consultés, sans faire attention s’il étoit en harmonie avec une fortune que Gertrude elle-même croyoit inépuisable, tandis que le colonel ne songeoit à l’argent que pour le dépenser. Depuis que lady Rossville devoit faire son entrée dans le monde, toute l’ambition de son amant étoit qu’elle se plaçât de prime abord à la tête de la société, persuadé que si elle commençoit par n’y occuper qu’un rang secondaire, elle ne pourroit plus par la suite, devenue même son épouse, reprendre cette prééminence qu’elle auroit laissé échapper, et à laquelle il attachoit le plus grand prix. — Lady Augusta a eu la bonté de m’offrir de me conduire chez sa marchande de modes, chez son bijoutier, chez tous ces gens enfin dont nous ne saurions nous passer, lui dit-elle un jour ; et ce soir elle nous a proposé de nous conduire maman et moi à l’Opéra. Le colonel reçut cette nouvelle assez froidement, et parut chercher quelque<noinclude> <references/></noinclude> cln3cc8z6g44dd2a6kbjhah8tzelwq7 Page:Ferrier - L Heritage Tome 4.djvu/235 104 4937940 15913905 2026-07-10T13:38:48Z Sapcal22 420 /* Corrigée */ 15913905 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>temps sa réponse : — J’ai beaucoup de respect pour lady Augusta, dit-il enfin ; elle a les meilleures intentions du monde ; mais les marchands qu’elle emploie sont si peu à la mode, et sont tellement de l’ancien temps, que vous m’obligerez de ne pas vous en servir. Gertrude étoit tentée de croire que c’étoit une plaisanterie ; mais elle vit bientôt que le colonel parloit sérieusement. Lady Augusta ne s’habille pas avec assez de goût, ajouta-t-il ; et quant aux petites, elles ne savent seulement pas ce que c’est que d’en avoir ; elles s’affublent de plumes, de fleurs, de tout ce qui leur tombe sous la main. Emilie les porte encore assez bien ; mais pour la pauvre Georgina, elle a l’air si gauche qu’on diroit qu’on les lui a jetées au hasard sur la tête. — Mais comment puis-je refuser une offre si obligeante ? et d’ailleurs, je ne sais à qui m’adresser. — Reposez-vous de tout sur moi, ou plutôt sur une dame de mes amies, lady<noinclude> <references/></noinclude> c8z158qth6cqk29wyndelc89hyemslr Page:Ferrier - L Heritage Tome 4.djvu/236 104 4937941 15913906 2026-07-10T13:40:31Z Sapcal22 420 /* Corrigée */ 15913906 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>Charles Arabin, qui arrive demain à Londres, et que je vous amènerai sur-le-champ. Voyant que Gertrude paroissoit surprise, il ajouta : — Elle n’est pas jolie et est un peu passée, mais elle a le meilleur goût ; c’est elle aujourd’hui qui donne le ton à toute la ville ; et j’aime mieux que vous la preniez pour guide que lady Augusta, du moins en fait de goût et de modes. — Mais j’ai mon goût aussi à consulter pour ma toilette, dit lady Rossville, un peu piquée de l’idée qu’il lui faudroit se soumettre à la décision d’une autre. — Et ce goût est parfait, dit le colonel Delmour ; mais que peut faire le goût seul sans la mode ? Vénus elle-même, quand les Grâces auroient présidé à sa toilette, paroîtroit maussade, si elle étoit présentée par une duchesse qui n’eût pas été reçue dans les salons d’Almack <ref> Salons où se réunissent tous les ''fashionables'' de Londres. </ref>.<noinclude> <references/></noinclude> l40fl4w2e0xgnbvj7kdfok9g3h4oc45 Page:Flammarion - Les Étoiles et les curiosités du ciel, 1882.djvu/293 104 4937942 15913908 2026-07-10T13:40:49Z F0x1 72129 /* Corrigée */ 15913908 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="F0x1" />{{nr||ORIGINE DES CONSTELLATIONS|271|b=<hr/>}}</noinclude><nowiki/> La constellation du ''Bélier'' se compose d’abord des trois étoiles α, β et γ, dont nous avons parlé tout à l’heure, et qui brillent au sud du Triangle, et elle se continue vers l’est par quelques petites étoiles qui la complètent sur ε, δ et ζ (''{{abr|voy.|voyez}}'' la {{lia|11|f187|''fig''.{{lié}}187|286}}). Un peu plus loin à l’est scintillent les Pléiades. Il n’est pas facile de trouver dans cet assemblage d’étoiles l’explication du symbole auquel elles ont servi de prétexte ; cependant si une certaine disposition des étoiles de la tête peut donner l’idée d’une corne de bélier et de la direction de la tête qui regarde en arrière, l’analogie doit mettre sur la voie de l’origine de cette dénomination, d’autant plus que la corne de bélier était autrefois honorée d’une célébrité particulière par sa consécration à Jupiter. Or, si l’on réunit par un trait les étoiles β, γ, ι, θ et η, on trace une courbe qui n’est pas fort éloignée de cette forme caractéristique. Peut-être dans l’antiquité une étoile assez brillante la complétait-elle suffisamment pour justifier le symbole. Il y a deux mille ans, le soleil occupait le Bélier à l’équinoxe de printemps, et ce fécond animal se plaçait très naturellement à la tête de l’origine des signes du Zodiaque ; mais deux mille ans auparavant, c’était le Taureau qui ouvrait les signes, et le Bélier existait déjà. Ce n’est donc pas un symbole de fécondité qui a fait imaginer le Bélier en cette région du ciel, puisqu’à l’époque de l’invention du Zodiaque il ne marchait pas à la tête des signes ; mais il se trouva ensuite très heureusement placé, et les commentateurs ont pris cette coïncidence pour la cause même de sa création. La logique ne joue pas généralement le premier rôle dans les œuvres humaines et dans les événements historiques ; ni les constellations du Zodiaque ni les autres n’ont été établies suivant un plan déterminé ; les premières remarques des contemplateurs du ciel sont restées dans les traditions et dans les souvenirs ; le lien qui devait les réunir plus tard en un même ensemble plus ou moins homogène n’a été formé que par des conceptions scientifiques qui ne pouvaient naître qu’à une époque beaucoup plus avancée. Les théoriciens trouvent ensuite un plan très logique qui n’a jamais existé. C’est ce qui arrive constamment en histoire : les révolutions, les guerres, les événements politiques sont expliqués par chaque historien à sa façon suivant la logique la plus admirable et la plus rigoureuse : « c’est évidemment ainsi que les choses devaient arriver » ; et si elles étaient arrivées autrement, l’enchaînement n’en serait pas moins logique ni moins naturel. L’esprit humain met son mastic dans tous les vides et, sans s’en douter, arrange tout à son image. Le Bélier s’appelait aussi, anciennement, Jupiter Ammon, {{tiret|Chryso|mallus}}<noinclude> <references/></noinclude> awmc2qk3wt97xnvppfknb03yx8c27o6 Au pays de l’érable/Pour l’honneur 0 4937943 15913909 2026-07-10T13:41:52Z Raymonde Lanthier 75548 Section. 15913909 wikitext text/x-wiki {{TextQuality|100%}} <pages index="Société Saint-Jean-Baptiste - Au pays de l'érable (quatrième concours littéraire), 1919.djvu" from="61" to="74" header=1 /> <references/> cztg5eof8x26zmge8yarm2hel3vkaxf Page:Ferrier - L Heritage Tome 4.djvu/201 104 4937944 15913910 2026-07-10T13:42:03Z Sapcal22 420 /* Corrigée */ 15913910 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>ticiper jusqu’à un certain point aux bonnes ou aux mauvaises qualités de l’objet aimé ; et il soupiroit avec amertume quand il réfléchissoit combien le caractère de Gertrude, encore si pur, si élevé, si généreux et si aimable au milieu de ses défauts, pouvoit être perverti en étant continuellement en contact avec celui du colonel. Quel modèle de perfection elle pourroit devenir sous un meilleur guide, se disoit-il, elle qui se laisse si facilement conduire par son cœur ! Quel trésor de bonheur ce cœur si tendre ne renferme-t-il pas pour elle-même et pour les autres ! Mais hélas ! combien toutes ces bonnes qualités, mal dirigées, ne pouront-elles pas devenir non-seulement inutiles, mais dangereuses, sous une si pernicieuse influence ! Et Lyndsay, pour la première fois en opposition avec lui-même, fut incertain et irrésolu sur la manière dont il devoit agir. Chaque jour sembloit augmenter l’éloignement qui existoit entre lui et le colonel ; mais la conduite de Lyndsay étoit si calme<noinclude> <references/></noinclude> h75le34b82uravpz0cmneh3tqn42fih Page:Ferrier - L Heritage Tome 4.djvu/202 104 4937945 15913911 2026-07-10T13:43:24Z Sapcal22 420 /* Corrigée */ 15913911 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>et si mesurée que personne n’eût remarqué leur mésintelligence sans l’animosité qui perçoit à travers toutes les actions de son antagoniste. — Comment se fait-il, dit un jour lady Rossville à son amant, qu’Edouard et vous ne soyez pas meilleurs amis ? Quelque querelle a-t-elle eu lieu ? Il régnoit moins de froideur entre vous la première fois que je vous vis l’un et l’autre. Alors on vous rencontroit souvent vous promenant, chassant ou causant ensemble ; maintenant vous semblez vous éviter avec affectation ; je ne puis vous dire à quel point j’en suis affligée. — Vous êtes vous-même la cause de notre désunion, Gertrude, répondit le colonel avec chaleur. Comment pouvez-vous imaginer que je puisse supporter la vue d’un homme qui, sachant les termes où nous en sommes, est assez présomptueux, d’après les encouragemens que vous lui donnez, pour vous aimer et pour chercher à me supplanter auprès de vous ! Certes, il<noinclude> <references/></noinclude> f8huk69kmwqypk3kiqhb79rnfhf9npz Page:La cuisine moderne, comprenant la cuisine en général, la pâtisserie, la confiserie et les conserves classées méthodiquement par une réunion de cuisiniers - 1896.pdf/71 104 4937946 15913912 2026-07-10T13:44:13Z Madehub 41842 /* Page non corrigée */ Page créée avec « <nowiki/> Ne pas oublier d’enlever la pierre jaune qui se trouve à l’extrémité du palais, car sans cela le poisson deviendrait amer. '''{{Centré|Carpe frite.}}''' Écaillez, videz, fendez le dos de la tête à la queue, mais sans séparer les deux parties ; essuyez, saupoudrez de farine, et plongez dans la friture bouillante. Retirez et laissez égoutter. Dressez ensuite et servez avec du persil frit et un rond de citron. Les petites carpes se font ég... » 15913912 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Madehub" />{{Nr|LA CUISINE MODERNE|61}}</noinclude><nowiki/> Ne pas oublier d’enlever la pierre jaune qui se trouve à l’extrémité du palais, car sans cela le poisson deviendrait amer. '''{{Centré|Carpe frite.}}''' Écaillez, videz, fendez le dos de la tête à la queue, mais sans séparer les deux parties ; essuyez, saupoudrez de farine, et plongez dans la friture bouillante. Retirez et laissez égoutter. Dressez ensuite et servez avec du persil frit et un rond de citron. Les petites carpes se font également frire au beurre, en opérant comme ci-dessus, et en ajoutant au moment de servir, un peu de beurre frais, manié de persil haché, et un jus de citron. '''{{Centré|Carpe grillées, sauce aux câpres.}}''' Videz, fendez, etc., comme pour la ''Carpe frite''. Mettez mariner pendant une heure, avec huile, sel, poivre, oignons, laurier, thym et persil en branches. Égouttez ensuite ; mettez sur le gril du côté ouvert ; retournez. La cuisson terminée, posez sur un plat, et couvrez d’une sauce blanche aux câpres. '''{{Centré|Carpe grillées à la maître-d’hôtel.}}''' Préparez exactement comme pour la ''Carpe grillée sauce aux câpres'', et servez très chaud sur une maître-d’hôtel. '''{{Centré|Carpe à la Chambord.}}''' Procédez comme il est dit pour la ''Truite à la Chambord'', page 96, mais en ayant soin de choisir une carpe de bonne grosseur. '''{{Centré|Carpe à la provançale.}}''' Prenez une grosse carpe ; après l’avoir nettoyée, coupez-la par tronçons et mettez-les dans une casserole avec de l’huile, une ou deux cuillerées de farine, selon la grosseur du poisson. Tournez le<noinclude> <references/></noinclude> kg6w9yt9s5zuszu1q2kmopmhlud0vz2 Page:Ferrier - L Heritage Tome 4.djvu/203 104 4937947 15913913 2026-07-10T13:45:02Z Sapcal22 420 /* Corrigée */ 15913913 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>me semble que je ne suis que trop patient ! — Lyndsay m’aime ? dit la comtesse ; quelles chimères vous vous faites ! Mais au même moment une foule d’idées confuses et de souvenirs presque effacés se réveillèrent dans son esprit, et firent monter sur ses joues une rougeur qui n’échappa point au colonel. — Oui, il vous aime à sa manière froide et méthodique, et non comme moi jusqu’à la folie, jusqu’à l’idolâtrie ; son existence, son âme n’est point, comme la mienne, inséparablement unie à la vôtre, mais il voudroit pouvoir me supplanter. — Son amour doit être en effet d’une nature toute différente du vôtre, dit lady Rossville, essayant de calmer par une plaisanterie l’orage qu’elle voyoit près d’éclater, car à peine m’a-t-il jamais dit une phrase flatteuse ; et, quant aux complimens, je me suis quelquefois efforcée de lui en arracher quelques-uns, mais toujours sans le moindre succès. Mais ne froncez donc<noinclude> <references/></noinclude> k7hiduw996if4aierzj5815n1qkllz5 Page:Ferrier - L Heritage Tome 4.djvu/204 104 4937948 15913914 2026-07-10T13:47:08Z Sapcal22 420 /* Corrigée */ 15913914 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>pas ainsi les sourcils, Delmour ; si Lyndsay ne flatte pas, au moins il ne gronde jamais. Cette remarque ne fit qu’obscurcir, au lieu de le dissiper, le nuage qui couvroit le front de son amant. Il se mordit les lèvres comme pour réprimer l’explosion de sa colère, et dit quelques instans après d’une voix concentrée : — Je ne vous ai jamais flattée, si par la flatterie vous entendez un manque de sincérité ; mais je m’étois flatté moi-même, en pensant que vous étiez au-dessus de ces misérables artifices par lesquels tant de femmes cherchent à se faire valoir, je m’étois flatté, Gertrude, que vous étiez supérieure à la coquetterie ; mais, lorsque je vous vois encourager les attentions d’un homme qui ose vous aimer, même sous les yeux de celui à qui vous avez promis votre foi, d’un homme surtout que vous savez être mon ennemi, pouvez-vous vous étonner que je me sente porté à le haïr, et à douter que vous m’aimiez réellement ?<noinclude> <references/></noinclude> k9idnguslp6tcxwafn1edjqqwmaac90 Page:Ferrier - L Heritage Tome 4.djvu/145 104 4937949 15913920 2026-07-10T13:53:25Z Sapcal22 420 /* Corrigée */ 15913920 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>votre imagination. Vous pouvez quitter le service et ne plus vous éloigner ; nous nous verrons souvent, bien souvent ; et de cette manière deux années se passeront bien vite. — Et pendant ce temps, que n’aurois-je point à craindre des faux rapports de votre mère, et des insinuations artificieuses de ce personnage si phlegmatique de Lyndsay ? — En vérité, vous faites tort à votre cousin par une telle supposition ; il est loin de la mériter. — Ne vous a-t-il jamais rien dit qui tendît à diminuer votre estime pour moi demanda Delmour en la regardant fixement. — Il l’eût tenté bien inutilement, dit la comtesse avec un sourire ; mais Edouard est incapable d’aucune insinuation perfide. — Il s’est donc expliqué clairement ! s’écria le colonel avec fureur ; il vous aura parlé des folies, des extravagances de ma première jeunesse, extravagances qu’il a<noinclude> <references/></noinclude> d2cor5hr0xzh3oazk5x56igpfmc290o Page:Ferrier - L Heritage Tome 4.djvu/146 104 4937950 15913922 2026-07-10T13:54:52Z Sapcal22 420 /* Corrigée */ 15913922 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>jusqu’à un certain point partagées, et qu’il n’aura pas manqué de vous dépeindre comme autant de vices, en vous prévenant de vous défier du prodigue qui, dans une seule nuit, perdit au jeu je ne sais combien de cent livres sterling. — Non, en vérité, il ne m’a rien dit de tout cela ; vous lui faites tort, vous êtes injustes l’un envers l’autre ; mais il faut que vous deveniez amis, maintenant qu’il est mon tuteur. — Votre tuteur, s’écria Delmour, comme frappé de la foudre, au nom du ciel que voulez-vous dire ? — Il paroissoit nécessaire de me nommer des tuteurs, et j’ai d’abord choisi mon cousin. Depuis long-temps il s’étoit montré mon ami en plus d’une occasion ; depuis long-temps je crois lui devoir la vie ; vous ne pouvez donc vous étonner de mon choix. — Cependant vous n’ignoriez pas que Lyndsay n’est pas mon ami. Notre manière de voir est trop différente ; ses opinions sont trop outrées et trop intolérantes pour moi.<noinclude> <references/></noinclude> iga2vgejrgrzn9692ghmbzart48vsem Page:Ferrier - L Heritage Tome 4.djvu/153 104 4937951 15913924 2026-07-10T13:56:39Z Sapcal22 420 /* Corrigée */ 15913924 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>probablement, répondit le colonel avec un sourire dédaigneux. — Lady Rossville, ma chère cousine, je vous supplie de me dire ce que le major est devenu ? — Je présume qu’il n’est pas loin, répondit la comtesse, mais il ne nous a pas rejoints. — Grand Dieu ! s’écria mistress Waddell, palpitante d’effroi, il ne vous a pas rejoints ; il faut donc qu’il se soit perdu ! — Ma chère mistress Waddell, ne vous effrayez pas, dit miss Pratt ; soyez sûre qu’il va revenir ; il fait encore jour ; il rencontrera dans les bois des ouvriers qui lui enseigneront son chemin, et nous allons l’envoyer chercher par quelques domestiques. Colonel Delmour, voulez-vous tirer le cordon de la sonnette ; il ne pensera sûrement pas à gravir le rocher de Craw-Fort, et c’est le seul endroit dangereux de ces rivages. Lady Rossville, passez-moi ce flacon de sels. Heureusement que les eaux de la rivière sont basses en ce<noinclude> <references/></noinclude> 26moeq5c4e01gzhwmv4ybzqsw06293x Page:Revon - Anthologie de la littérature japonaise, 1923.djvu/132 104 4937952 15913927 2026-07-10T13:57:54Z Filipvansnaeskerke 2545 /* Corrigée */ 15913927 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Filipvansnaeskerke" /></noinclude><poem> L’avoir rencontrée, Autrefois, cette chose, Je ne l’avais pas comprise<ref>Atsoutada (?-943) veut dire que lorsqu’il compare l’état de son cœur avant et après la rencontre décisive, il se rend compte que jusqu’alors il n’avait pas compris l’amour.</ref> ! </poem> {{d|(''Shouïshou'', XII, Amour, 2. — ''H.-i.'', n{{o}} 43.)}} {{t6|''AÇATADA''}} {{c|{{sc|second sous-secrétaire d’état}}}} <poem> Si je n’avais jamais eu D’entrevue avec elle, Cela eût mieux valu : Ni quant à cette personne» ni quant à moi Je n’aurais à me plaindre<ref>Açatada (?-961) était, dit-on, fils du « ministre de la Troisième avenue », l’auteur de la tannka n{{o}} 25 (p. 114). — S’il n’avait pas connu l’amante qui l’a délaissé, il n’aurait ni à se plaindre d’elle, ni à se plaindre lui-même.</ref>. </poem> {{d|(''Shouïshou'', XI, Amour, 1. — ''H.-i.'', n{{o}} 44.)}} {{t6|''LE SEIGNEUR KENNTOKOU''}} <poem> Celle qui devrait dire : « Quelle pitié ! » Ne pensant plus à moi, Pour moi, un rien Je deviendrai, hélas<ref>Kenntokou Kô, nom littéraire de Foujiwara no Korétada (?-97) — Abandonné par une inhumaine, il se contente d’un tendre reproche : il deviendra un être inutile, il souffrira en vain, et c’est tout.</ref> ! </poem> {{d|(''Shouïshou'', XV, Amour, 5. — ''H.-i.'', n{{o}} 45.)}} {{t6|''SÔNÉ NO YOSHITADA''}} <poem> Comme un marin qui traverse Le détroit de Youra, Son gouvernail perdu, </poem><noinclude> <references/></noinclude> 7vh9qhgi0uhguvkx5nd1ry7991atjks 15913931 15913927 2026-07-10T13:59:46Z Filipvansnaeskerke 2545 15913931 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Filipvansnaeskerke" /></noinclude><poem> L’avoir rencontrée, Autrefois, cette chose, Je ne l’avais pas comprise<ref>Atsoutada (?-943) veut dire que lorsqu’il compare l’état de son cœur avant et après la rencontre décisive, il se rend compte que jusqu’alors il n’avait pas compris l’amour.</ref> ! </poem> {{d|(''Shouïshou'', XII, Amour, 2. — ''H.-i.'', n{{o}} 43.)}} {{t6|''AÇATADA''}} {{c|{{sc|second sous-secrétaire d’état}}}} <poem> Si je n’avais jamais eu D’entrevue avec elle, Cela eût mieux valu : Ni quant à cette personne» ni quant à moi Je n’aurais à me plaindre<ref>Açatada (?-961) était, dit-on, fils du « ministre de la Troisième avenue », l’auteur de la tannka n{{o}} 25 (p. 114). — S’il n’avait pas connu l’amante qui l’a délaissé, il n’aurait ni à se plaindre d’elle, ni à se plaindre lui-même.</ref>. </poem> {{d|(''Shouïshou'', XI, Amour, 1. — ''H.-i.'', n{{o}} 44.)}} {{t6|''LE SEIGNEUR KENNTOKOU''}} <poem> Celle qui devrait dire : « Quelle pitié ! » Ne pensant plus à moi, Pour moi, un rien Je deviendrai, hélas<ref>Kenntokou Kô, nom littéraire de Foujiwara no Korétada (?-972) — Abandonné par une inhumaine, il se contente d’un tendre reproche : il deviendra un être inutile, il souffrira en vain, et c’est tout.</ref> ! </poem> {{d|(''Shouïshou'', XV, Amour, 5. — ''H.-i.'', n{{o}} 45.)}} {{t6|''SÔNÉ NO YOSHITADA''}} <poem> Comme un marin qui traverse Le détroit de Youra, Son gouvernail perdu, </poem><noinclude> <references/></noinclude> ts6nyzbt4v4ffl5oey0w2ttr3r533he Page:Ferrier - L Heritage Tome 4.djvu/154 104 4937953 15913928 2026-07-10T13:58:08Z Sapcal22 420 /* Corrigée */ 15913928 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>moment. Jackson, apportez ici un verre d’eau le plus vite possible, et envoyez quelques hommes à la recherche du major. — Qu’ils se munissent surtout de cloches, de cordes et de lanternes, dit le colonel. Voilà le major Waddell, Madame, dit Jackson en jetant un coup d’œil du côté de la fenêtre. — Où est-il ? où est-il ? s’écria l’épouse éplorée en se précipitant vers la croisée ; et elle retomba sur sa chaise. C’étoit bien le major ''in propriá personá'', arrivant lentement et péniblement, et boutonné jusqu’au menton, quoiqu’évidemment prêt à succomber de chaleur et de fatigue. Il portoit son mouchoir à la main et ne cessoit de s’en essuyer la figure qui étoit ruisselante de sueur. Pour accroître encore son embarras, mis Pratt, ouvrant la croisée, se mit à crier : — Hâtez-vous, major, arrivez vite, votre chère épouse est ici qui se pâme d’inquiétude pour vous. Le pauvre major, poussant un cri de désespoir, fit tous ses efforts pour doubler<noinclude> <references/></noinclude> 4156n6txpecnh9xyaaa0njmg1g8okgo Page:La cuisine moderne, comprenant la cuisine en général, la pâtisserie, la confiserie et les conserves classées méthodiquement par une réunion de cuisiniers - 1896.pdf/72 104 4937954 15913929 2026-07-10T13:58:18Z Madehub 41842 /* Page non corrigée */ Page créée avec « tout un instant sur le feu en ayant soin de ne pas laisser prendre couleur. Ajoutez alors du vin rouge, sel, poivre, ail, échalotes, ciboules, champignons, persil, le tout haché. Laissez cuire. La sauce réduite, dressez sur un plat et servez très chaud. '''{{Centré|Carpe au bleu.}}''' Prenez une très grosse carpe et opérez comme il est dit pour le ''Brochet au bleu'', page 59. '''{{Centré|Marinade de carpes ou d’autres poissons d’eau douce.}}''' Cou... 15913929 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Madehub" />{{Nr|62|LA CUISINE MODERNE}}</noinclude>tout un instant sur le feu en ayant soin de ne pas laisser prendre couleur. Ajoutez alors du vin rouge, sel, poivre, ail, échalotes, ciboules, champignons, persil, le tout haché. Laissez cuire. La sauce réduite, dressez sur un plat et servez très chaud. '''{{Centré|Carpe au bleu.}}''' Prenez une très grosse carpe et opérez comme il est dit pour le ''Brochet au bleu'', page 59. '''{{Centré|Marinade de carpes ou d’autres poissons d’eau douce.}}''' Coupez carpe, tanche, brochet, anguille, en tronçons, et faites-les mariner avec sel, poivre, thym, laurier, clous de girofle, oignons, un jus de citron ; remuez pour faire prendre goût. Laissez mariner pendant une heure ; égouttez ; passez vos tronçons dans la farine, et faites frire de belle couleur. Servez avec une garniture de persil frit. '''{{Centré|Carpe à l’étuvée.}}''' Opérez comme il est dit pour l’''Anguille en {{corr|matelotte|matelote}}'', page 51. Nous ne quitterons pas la carpe, qui tient si bien sa place dans la matelote, sans indiquer comment on fait la matelote à la marinière et la matelote au vin blanc. '''{{Centré|Matelote à la marinière.}}''' Prenez anguille, carpe, brochet, barbillon, de grosseur moyenne. Nettoyez en procédant, comme à l’ordinaire, et coupez par tronçons. Rangez-les au fond d’un chaudron. Joignez un bouquet garni et une douzaine de gousses d’ail enfilées en chapelet. Couvrez le poisson avec de bon vin rouge, et mettez sur le feu. Quand le vin est bien chaud, ajoutez-y un verre de cognac, allumez-le et laissez-le brûler et cuire pendant un quart d’heure. Retirez du feu. Dressez les tronçons sur un plat. Liez votre sauce avec du beurre manié de farine ; joignez-y des petits oignons jaunis à l’avance<noinclude> <references/></noinclude> 14zfzsxiijvflalyyj8yypweqgho0m3 Page:Ferrier - L Heritage Tome 4.djvu/155 104 4937955 15913930 2026-07-10T13:59:11Z Sapcal22 420 /* Corrigée */ 15913930 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>le pas, et c’étoit une pitié que de le voir se débattre au milieu des replis multipliés de son énorme manteau, dont les lourds collet, et les manches pendantes gênoient encore sa marche, jusqu’à ce qu’enfin, par une dernière secousse, toute la masse se trouvât transportée dans l’intérieur de l’appartement. — Oh, major ! s’écria son épouse d’une voix défaillante, en se levant pour aller à sa rencontre. — Ma chère Bell, que signifie tout ceci ? s’écria le major en rejetant son manteau en arrière et en étendant les bras vers elle. — Combien vous m’avez inquiétée, major ! il faut qu’il vous soit arrivé quelque accident ; comme vous avez chaud ! je vois qu’il vous est arrivé quelque chose ; racontez-moi cela. — Rien, je vous assure, ma chère ; mais je préférerois aller à la chasse d’oies sauvages, que de recommencer la course que je viens de faire, essayant toujours, mais en vain, de rejoindre la comtesse, qui m’avoit<noinclude> <references/></noinclude> tssx2btpl3gxnjt3xa68ph8d6g3767h Page:Ferrier - L Heritage Tome 4.djvu/156 104 4937956 15913933 2026-07-10T14:00:24Z Sapcal22 420 /* Corrigée */ 15913933 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>été confiée, se tournant alors vers elle et vers le colonel : Il m’a été impossible de vous atteindre ni de me faire entendre, continua-t-il, quoique je ne vous aie presque jamais perdus de vue pendant tout le chemin. Cette remarque fit sourire le colonel et amena une légère rougeur sur les joues de lady Rossville, ce que miss Pratt ne put voir sans qu’une terreur vague la fît frémir des pieds à la tête. — Cela est bien singulier, dit mistress Waddell en se remettant un peu ; je ne doutois pas que vous ne fussiez tous ensemble. Je ferai attention une autre fois à qui je vous confierai pour vous promener sans moi : comme vous voilà échauffé ! Je suis sûre que vous allez vous enrhumer. Je vous en prie, miss Pratt, fermez cette fenêtre ; major, ne vous asseyez pas du côté de la porte ; et je vous conjure de ne pas ôter votre manteau que vous ne soyez un peu rafraîchi. — Mais, ma chère Bell ! soupira le major presque suffoqué.<noinclude> <references/></noinclude> livrqv6ucl2s7s5usprdfptq69k7ran Discussion Page:Revon - Anthologie de la littérature japonaise, 1923.djvu/132 105 4937957 15913934 2026-07-10T14:01:47Z Filipvansnaeskerke 2545 /* Note 3 */ nouvelle section 15913934 wikitext text/x-wiki == Note 3 == La note 3, ici difficilement lisible par endroits, a été corrigée grâce au scan présent sur Gallica : https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k12694118/f129.item [[Utilisateur:Filipvansnaeskerke|Filipvansnaeskerke]] ([[Discussion utilisateur:Filipvansnaeskerke|d]]) 10 juillet 2026 à 14:01 (UTC) op900ov72cvo4fuyh34uwmdwh0f4ajk Au pays de l’érable/Le retour au foyer 0 4937958 15913935 2026-07-10T14:01:55Z Raymonde Lanthier 75548 Section. 15913935 wikitext text/x-wiki {{TextQuality|100%}} <pages index="Société Saint-Jean-Baptiste - Au pays de l'érable (quatrième concours littéraire), 1919.djvu" from="75" to="85" header=1 /> <references/> nbb2gezs52zqfgxxy71p7bezw6t5i1r Page:Ferrier - L Heritage Tome 4.djvu/157 104 4937959 15913936 2026-07-10T14:02:06Z Sapcal22 420 /* Corrigée */ 15913936 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude><nowiki/> — Non, major, je vous prie… — Mais, sur mon âme, il fait ici mille degrés de chaleur de plus que je n’en ai jamais ressenti dans le Bengale. — Cela est possible ; mais, major, vous savez combien vous vous êtes mal trouvé d’avoir ôté votre manteau, il n’y a pas encore long-temps, et vous m’avez promis de ne plus faire de pareille imprudence. — Mais, ma chère Bell, il fait aussi chaud que si nous étions en juin. — C’est égal, major, et… Heureusement pour les parties intéressées, la harangue de mistress Waddell fut interrompue par le son du gong, annonçant qu’il étoit temps de s’habiller pour le dîner. Elle fut combattue quelques instans entre le désir de soigner la petite santé du major, en le tenant enveloppé de son manteau dans une chambre bien chaude, et celui d’employer les trois quarts d’heure qui lui restoient à la grande affaire de la toilette ; enfin la coquetterie féminine l’emporta sur la tendresse conjugale ; et, ne<noinclude> <references/></noinclude> eypgufz1mjsyg5yhgtp3wcrmvqpwb5o Page:Ferrier - L Heritage Tome 4.djvu/195 104 4937960 15913938 2026-07-10T14:04:46Z Sapcal22 420 /* Corrigée */ 15913938 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>dans le salon avant que miss Pratt eût pu trouver des expressions pour peindre sa stupeur de voir qu’il commençoit déjà à se mêler de l’administration de la maison. Ce ne fut alors qu’embrassemens, promesses, invitations, adieux définitifs, et cette scène ne se termina que par le départ de la voiture. Le trio qui s’éloignoit de Rossville étoit parfaitement assorti ; l’harmonie la plus complète devoit régner entre ceux qui le composoient, car chacun d’eux avoit quelque critique à faire sur ce qu’il avoit vu à Rossville, et l’on peut croire que ces langues charitables ne ménagèrent personne. L’oncle Adam au dîner s’aperçut de l’absence de miss Pratt, et les tendres adieux qu’elle avoit chargé mistress Saint-Clair de lui faire de sa part ne lui furent pas répétés. Lyndsay sembloit préoccupé ; lady Rossville étoit distraite ; et au milieu d’eux l’oncle Adam se trouvoit dans la solitude. Il n’avoit plus aussi que deux pages à lire<noinclude> <references/></noinclude> iyb77d6voeuxf719yx4yton2yethx7h Page:La cuisine moderne, comprenant la cuisine en général, la pâtisserie, la confiserie et les conserves classées méthodiquement par une réunion de cuisiniers - 1896.pdf/73 104 4937961 15913940 2026-07-10T14:06:22Z Madehub 41842 /* Page non corrigée */ Page créée avec « dans du beurre, et versez le tout sur la matelote. Vous pouvez entourer le plat de belles écrevisses. '''{{Centré|Matelote au vin blanc.}}''' Prenez anguille, carpe, brochet, barbillon, de grosseur moyenne. Nettoyez en procédant comme à l’ordinaire, et coupez par tronçons. Rangez-les au fond d'un chaudron. Joignez un bouquet garni, une ou deux gousses d’ail, sel, poivre et un morceau de beurre. Couvrez le poisson avec de bon vin blanc. Faites parti à... 15913940 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Madehub" />{{Nr|LA CUISINE MODERNE|63}}</noinclude>dans du beurre, et versez le tout sur la matelote. Vous pouvez entourer le plat de belles écrevisses. '''{{Centré|Matelote au vin blanc.}}''' Prenez anguille, carpe, brochet, barbillon, de grosseur moyenne. Nettoyez en procédant comme à l’ordinaire, et coupez par tronçons. Rangez-les au fond d'un chaudron. Joignez un bouquet garni, une ou deux gousses d’ail, sel, poivre et un morceau de beurre. Couvrez le poisson avec de bon vin blanc. Faites parti à grand feu, laissez bouillir quelques minutes, puis retirez sur le côté du fourneau. D’autre part, sautez au beurre des petits oignons et des champignons ; ajoutez poivre et un peu de muscade râpée, deux ou trois cuillerées de farine ; mouillez avec un peu de cuisson. Quand la sauce est cuite, liez-là avec des jaunes d’œufs, et masquez-en le poisson, que vous aurez égoutté avant de le dresser dans le plat. On peut garnir le plat avec écrevisses et croûtons frits alternés. '''{{Centré|Carrelet.}}''' Le carrelet est un poisson plat, à chaud blanche, mais peu délicate. Il est souvent d’assez grosse taille. On le prépare de diverses manières. '''{{Centré|Carrelet à la hollandaise.}}''' Opérez comme pour la ''Barbue à la hollandaise'', page 56, en ayant soin de tenir le court-bouillon très relevé. '''{{Centré|Carrelet au gratin.}}''' Opérez comme pour la ''Barbue au gratin'', page 56. '''{{Centré|Carrelet à la maître-d’hôtel.}}''' Faites cuire comme la ''Barbue à la hollandaise'', page 56, mais servez sur une sauce maître-d’hôtel.<noinclude> <references/></noinclude> 2g2unvrdq7cxs628kwyp5xa4dogwmu5 Page:Ferrier - L Heritage Tome 4.djvu/231 104 4937962 15913941 2026-07-10T14:06:34Z Sapcal22 420 /* Corrigée */ 15913941 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>compagner dans leur voyage, et Gertrude avoit sans difficulté cédé sur ce point à sa mère. Quelque chagrin qu’il en ressentît, il fut obligé de se conformer à leurs ordres ; il partit, et fit la route avec tant de rapidité qu’il les précéda de plusieurs jours à Londres. Un billet de la comtesse lui apprit le jour de leur arrivée, et il se trouva à leur hôtel prêt à les recevoir. Le lendemain, il vint présenter sa mère et ses sœurs à lady Rossville. Gertrude avoit vu approcher l’instant de cette entrevue avec un trouble bien naturel dans la position où elle se trouvoit ; mais elle fut bientôt rassurée par les manières douces et prévenantes de lady Augusta, et par l’aimable franchise et la gaieté entraînante de ses filles. Il n’y avoit rien en elles d’effrayant ; au contraire on se sentoit naturellement prévenu en leur faveur ; et Gertrude ne les avoit pas vues une demi-heure que déjà elle se sentoit aussi à l’aise avec elles que si elle les eût connues toute sa vie.<noinclude> <references/></noinclude> syicwc3d15nsq3hq1cp3kyhl3bunx7c Au pays de l’érable/La visite de monsieur le curé 0 4937963 15913944 2026-07-10T14:08:04Z Raymonde Lanthier 75548 Section. 15913944 wikitext text/x-wiki {{TextQuality|100%}} <pages index="Société Saint-Jean-Baptiste - Au pays de l'érable (quatrième concours littéraire), 1919.djvu" from="87" to="96" header=1 /> <references/> 587gwj6e1w25wufgwe6scu67kacb0rq Page:Dictionnaire encyclopédique de la noblesse de France - volume 2 - Nicolas Viton de Saint-Allais.djvu/335 104 4937964 15913945 2026-07-10T14:09:10Z Jpgibert 59041 /* Corrigée */ 15913945 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Jpgibert" />{{c|PRI―PRO}}</noinclude><section begin="PRINCES DU SANG DE FRANCE"/>Charles, comte d’Alençon, son frère, l’un et l’autre petits fils de Philippe le Hardi, prirent la qualité de petits fils de France, et ils étaient véritablement en ce degré. Les princesses, filles de Gaston-Jean-Baptiste de France, duc d’Orléans, sont les premières princesses qui aient pris la qualité de petites-filles de France, et elles étaient en effet petites-filles du roi Henri IV. On appèle {{sc|Premier Prince du Sang}}, celui qui vient immédiatement après les enfants de France. {{sc|le Premier Prince du Sang}} a un état de maison comme les enfants de France, mais il n’est pas si considérable. Lorsque le {{sc|Premier Prince du Sang}} a des frères il ne leur donne jamais la main, pas même chez lui. On sait que le fils aîné des rois de France, a seul le droit de porter le titre de ''Dauphin'' ; les autres enfants du roi, portent le surnom de ''France''. Il n’y a que les fils du roi, du dauphin, ou de l’héritier présomptif de la couronne, en ''ligne directe'', qui aient le droit de {{corr|portre|porter}} le ''surnom'' de ''France''. Les enfants des chefs des lignes collatérales portent le nom de l’apanage de leur père. Ainsi, par exemple, nos seigneurs les ducs d’Angoulême et de Berri, ajoutent à leur nom de baptême, le surnom de France, tandis que le duc d’Orléans et le prince de Condé ne peuvent le faire, parce que les premiers sont fils de Son Altesse Royale {{sc|Monsieur}}, comte d’Artois héritier présomptif de la couronne, tandis que les seconds ne sont que chefs de branches collatérales. Dès que les enfants de France sont nés, le Roi leur envoie le cordon et la croix de l’ordre du Saint-Esprit, par un des secrétaires d’{{corr|Etat|État}}, officier du même ordre, et à vingt-cinq ans accomplis ils sont reçus chevaliers ; tandis qu’il faut trente-cinq ans pour les autres chevaliers. ''Voyez'' {{sc|Enfants de France}}, {{sc|Fils de France}}, {{sc|Titres Honorifiques}}. <section end="PRINCES DU SANG DE FRANCE"/> <section begin="PRINCES"/><nowiki/> {{uc|Princes}}. Il y a quelques seigneurs particuliers qui portent la qualité de {{sc|Prince}}, à cause de certaines terres qui ont titre de ''Principauté''. Il y avait aussi, avant la révolution, des principautés ecclésiastiques, qui étaient unies aux évêchés on archevêchés. <section end="PRINCES"/> <section begin="PROBOSCIDE"/><nowiki/> {{uc|Proboscide}}, {{abr|subst.|substantif}} {{abr|fém.|féminin}}, nom que les anciens ont donné à la trompe de l’éléphant. Ce meuble est très-rare, surtout dans les écus français. On en voit seulement sur quelques armoiries pour cimiers. <section end="PROBOSCIDE"/><noinclude> <references/></noinclude> k3q0s7ahtbo0wfth0lfb4agrrgfdnb5 Au pays de l’érable/La fin d’un traître 0 4937965 15913948 2026-07-10T14:12:11Z Raymonde Lanthier 75548 Section. 15913948 wikitext text/x-wiki {{TextQuality|100%}} <pages index="Société Saint-Jean-Baptiste - Au pays de l'érable (quatrième concours littéraire), 1919.djvu" from="97" to="119" header=1 /> <references/> kfrv73mgouaass6xr3gyppegth0mc3l Discussion Page:Philidor L analyze des echecs.djvu/150 105 4937966 15913949 2026-07-10T14:13:10Z Fabrice Dury 1855 /* Correction */ nouvelle section 15913949 wikitext text/x-wiki == Correction == Dans le livre, les Coups 1 et 3 sont identiques ('''e4 e5'''). Cvest impossible. Il y a donc une erreur. Je la corrige en utilisant [https://archive.org/details/bub_gb_cikCAAAAYAAJ/page/n159/mode/2up l’édition 1803, page 99], avec comme premier Coup '''d4 d5'''. [[Utilisateur:Fabrice Dury|Fabrice Dury]] ([[Discussion utilisateur:Fabrice Dury|d]]) 10 juillet 2026 à 14:13 (UTC) hilbdj3hzyxbb2nc0c2u0wct536u92f 15913950 15913949 2026-07-10T14:13:36Z Fabrice Dury 1855 /* Correction */ 15913950 wikitext text/x-wiki == Correction == Dans le livre, les Coups 1 et 3 sont identiques ('''e4 e5'''). C’est impossible. Il y a donc une erreur. Je la corrige en utilisant [https://archive.org/details/bub_gb_cikCAAAAYAAJ/page/n159/mode/2up l’édition 1803, page 99], avec comme premier Coup '''d4 d5'''. [[Utilisateur:Fabrice Dury|Fabrice Dury]] ([[Discussion utilisateur:Fabrice Dury|d]]) 10 juillet 2026 à 14:13 (UTC) baezctcq8rms17tt2785lmk4uh0wxbq Page:La cuisine moderne, comprenant la cuisine en général, la pâtisserie, la confiserie et les conserves classées méthodiquement par une réunion de cuisiniers - 1896.pdf/74 104 4937967 15913951 2026-07-10T14:14:48Z Madehub 41842 /* Page non corrigée */ Page créée avec « <nowiki/> '''{{Centré|Daurade.}}''' La daurade est un poisson abondant dans la Méditerranée ; la chair en est délicate et d’une digestion très facile. '''{{Centré|Daurade au court-bouillon.}}''' Se fait cuire au court-bouillon, comme les autres gros poissons ; et se sert accompagnée d’une sauce aux câpres ou d’une sauce hollandaise. '''{{Centré|Daurade à l’eau de sel.}}''' Se fait cuire somplement à l’eau de sel, ce qui lui conserve toute... » 15913951 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Madehub" />{{Nr|64|LA CUISINE MODERNE}}</noinclude><nowiki/> '''{{Centré|Daurade.}}''' La daurade est un poisson abondant dans la Méditerranée ; la chair en est délicate et d’une digestion très facile. '''{{Centré|Daurade au court-bouillon.}}''' Se fait cuire au court-bouillon, comme les autres gros poissons ; et se sert accompagnée d’une sauce aux câpres ou d’une sauce hollandaise. '''{{Centré|Daurade à l’eau de sel.}}''' Se fait cuire somplement à l’eau de sel, ce qui lui conserve toute sa saveur, et dans ce cas se sert également accompagnée d'une sauce aux câpres ou d’une sauce hollandaise. '''{{Centré|Daurade grillée.}}''' Après avoir vidé, écaillé, lavé et essuyé avec soin une daurade de moyenne grosseur, ciselez-la de chaque côté ; salez et laissez mariner dans l’huile pendant une demi-heure. Retirez et faites cuire sur le gril à feu doux, en faisant prendre une belle couleur de chaque côté. Ainsi préparée, la daurade peut se servir sur une sauce tomate ou sur une sauce maître-d’hôtel. '''{{Centré|Églefin.}}''' Ce poisson est de la famille de la morue ou cabillaud ; sa chair s’effeuille comme celle du cabillaud, et on le prépare exactement de la même manière que ce dernier. Voir morue, page 77. '''{{Centré|Éperlan.}}''' L’éperlan se tient dans la mer, généralement à l’embouchure des fleuves. Sa chair est peu nourrissante, mais elle est d’une digestion très facile.<noinclude> <references/></noinclude> cxh75iap3eus2910wvnfwmp6n2bz94h Page:Revon - Anthologie de la littérature japonaise, 1923.djvu/133 104 4937968 15913958 2026-07-10T14:20:43Z Filipvansnaeskerke 2545 /* Corrigée */ 15913958 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Filipvansnaeskerke" /></noinclude><poem> Hélas ! sur le chemin de l’amour Je ne sais où je pourrai aboutir<ref>Yoshitada ({{s|x|e|s.}}). — Le détroit de Youra, entre l’île d’Awaji et l’île Principale, se trouve à la jonction de la Mer Intérieure et du Pacifique, et présente pour le navigateur des écueils qui justifient suffisamment la métaphore du poète.</ref>… </poem> {{d|(''Shouïshou'', XII, Amour, 1. — ''H.-i.'', n{{o}} 46.)}} {{t6|''LE BONZE EIKEI''}} <poem> À la solitude De la maison couverte De gaillets, Bien qu’on ne voie personne, L’automne est venu<ref>Ce bonze du {{s|x}} s’est réfugié dans une solitude où l’on ne voit nul être humain ; seul, l’automne est venu lui faire visite. — La plante dont il est question ici (''yaé-mougoura'', « houblon octuple ») n’est autre que le gaillet (Galium aparine) ou grateron, cette herbe grimpante, à feuilles verticillées (d’où le mot ''yaé''), qu’on rencontre si souvent dans nos haies et dont les fruits hérissés s’attachent aux vêtements. On comprend donc que le poète l’ait choisie pour évoquer l’image d’une hutte enfouie sous la végétation sauvage.</ref>. </poem> {{d|(''Shouïshou'', III, Automne. — ''H.-i.'', n{{o}} 47.)}} {{t6|''MINAMOTO NO SHIGHÉYOUKI''}} <poem> Comme les vagues qui frappent un rocher Par la violence du vent, Moi seul, Brisé, à des choses tristes Je pense maintenant, hélas<ref>Shighéyouki (?-963). — Le poète, poussé par sa passion, vient se briser sans cesse contre un cœur de pierre, comme les vagues, contre un rocher ; et « lui seul » est désespéré, puisque celle qu’il aime ne partage en rien sa peine.</ref> ! </poem> {{d|(''Shikwashou'', VII, Amour, 1. — ''H.-i.'', n{{o}} 48.)}} {{t6|''OHNAKATOMI NO YOSHINOBOU''}} <poem> comme le feu allumé par la garde Qui protège le Palais impérial, Brûlant la nuit, </poem><noinclude> <references/></noinclude> dgd2z4qhgxhrpe642wx27gt6stvuil4 15913959 15913958 2026-07-10T14:21:02Z Filipvansnaeskerke 2545 15913959 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Filipvansnaeskerke" /></noinclude><poem> Hélas ! sur le chemin de l’amour Je ne sais où je pourrai aboutir<ref>Yoshitada ({{s|x|e|s.}}). — Le détroit de Youra, entre l’île d’Awaji et l’île Principale, se trouve à la jonction de la Mer Intérieure et du Pacifique, et présente pour le navigateur des écueils qui justifient suffisamment la métaphore du poète.</ref>… </poem> {{d|(''Shouïshou'', XII, Amour, 1. — ''H.-i.'', n{{o}} 46.)}} {{t6|''LE BONZE ÉIKEI''}} <poem> À la solitude De la maison couverte De gaillets, Bien qu’on ne voie personne, L’automne est venu<ref>Ce bonze du {{s|x}} s’est réfugié dans une solitude où l’on ne voit nul être humain ; seul, l’automne est venu lui faire visite. — La plante dont il est question ici (''yaé-mougoura'', « houblon octuple ») n’est autre que le gaillet (Galium aparine) ou grateron, cette herbe grimpante, à feuilles verticillées (d’où le mot ''yaé''), qu’on rencontre si souvent dans nos haies et dont les fruits hérissés s’attachent aux vêtements. On comprend donc que le poète l’ait choisie pour évoquer l’image d’une hutte enfouie sous la végétation sauvage.</ref>. </poem> {{d|(''Shouïshou'', III, Automne. — ''H.-i.'', n{{o}} 47.)}} {{t6|''MINAMOTO NO SHIGHÉYOUKI''}} <poem> Comme les vagues qui frappent un rocher Par la violence du vent, Moi seul, Brisé, à des choses tristes Je pense maintenant, hélas<ref>Shighéyouki (?-963). — Le poète, poussé par sa passion, vient se briser sans cesse contre un cœur de pierre, comme les vagues, contre un rocher ; et « lui seul » est désespéré, puisque celle qu’il aime ne partage en rien sa peine.</ref> ! </poem> {{d|(''Shikwashou'', VII, Amour, 1. — ''H.-i.'', n{{o}} 48.)}} {{t6|''OHNAKATOMI NO YOSHINOBOU''}} <poem> comme le feu allumé par la garde Qui protège le Palais impérial, Brûlant la nuit, </poem><noinclude> <references/></noinclude> jh2ne4rbile0cm8f47kxuarg6c4l554 Page:La cuisine moderne, comprenant la cuisine en général, la pâtisserie, la confiserie et les conserves classées méthodiquement par une réunion de cuisiniers - 1896.pdf/75 104 4937969 15913962 2026-07-10T14:24:16Z Madehub 41842 /* Page non corrigée */ Page créée avec « <nowiki/> '''{{Centré|Éperlans frits.}}''' Après avoir nettoyé comme d’usage, embrochez par les yeux, avec des brochettes en métal en mettant les éperlans par six : trempez dans le lait froid, plongez dans la farine et ensuite dans la friture boullante. Enlevez, égouttez, et servez dans un plat garni d'une serviette, en les mettant par rangées, et enroués de persil frit et de quartiers de citron. '''{{Centré|Éperlans au gratin.}}''' Nettoyez, enleve.... 15913962 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Madehub" />{{Nr|LA CUISINE MODERNE|65}}</noinclude><nowiki/> '''{{Centré|Éperlans frits.}}''' Après avoir nettoyé comme d’usage, embrochez par les yeux, avec des brochettes en métal en mettant les éperlans par six : trempez dans le lait froid, plongez dans la farine et ensuite dans la friture boullante. Enlevez, égouttez, et servez dans un plat garni d'une serviette, en les mettant par rangées, et enroués de persil frit et de quartiers de citron. '''{{Centré|Éperlans au gratin.}}''' Nettoyez, enlevez la tête ; placez dans un plat à gratin préalablement beurré, en saupoudrant avec des fines herbes, oignons, champignons, persil haché ; ajoutez un verre de vin blanc, couvrez d’une légère couche de chapelure, arrosez avec du beurre fondu, mettez au four ; cuisez pendant un quart d’heure et servez dans le plat. '''{{Centré|Éperlans marinés.}}''' Prenez-en un certain nombre. Nettoyez, farinez et faites frire. Égouttez et mettez dans un plat? Faites une marinade, laissez-la refroidir, et versez-la sur les éperlans. Le lendemain, dressez les éperlans sur un plat, et servez-les en les couvrant d’un peu de leur marinade passée ; garnissez le plat avec des tranches de citron. '''{{Centré|Esturgeon.}}''' L’esturgeon se pêche dans la mer et les grands fleuves. Il est célèbre par sa grosseur. Sa chair est ferme et ressemble à celle du bœuf dans certaines parties et à celle du veau dans d’autres. Avec ses œufs, les Russes font le ''Caviar''. L’esturgeon en raison de sa taille se prépare généralement par tranches ou darnes.<noinclude> <references/></noinclude> akqcmzkycjc50c715omdi5nff389veq 15913963 15913962 2026-07-10T14:24:29Z Madehub 41842 15913963 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Madehub" />{{Nr|LA CUISINE MODERNE|65}}</noinclude><nowiki/> '''{{Centré|Éperlans frits.}}''' Après avoir nettoyé comme d’usage, embrochez par les yeux, avec des brochettes en métal en mettant les éperlans par six : trempez dans le lait froid, plongez dans la farine et ensuite dans la friture boullante. Enlevez, égouttez, et servez dans un plat garni d'une serviette, en les mettant par rangées, et enroués de persil frit et de quartiers de citron. '''{{Centré|Éperlans au gratin.}}''' Nettoyez, enlevez la tête ; placez dans un plat à gratin préalablement beurré, en saupoudrant avec des fines herbes, oignons, champignons, persil haché ; ajoutez un verre de vin blanc, couvrez d’une légère couche de chapelure, arrosez avec du beurre fondu, mettez au four ; cuisez pendant un quart d’heure et servez dans le plat. '''{{Centré|Éperlans marinés.}}''' Prenez-en un certain nombre. Nettoyez, farinez et faites frire. Égouttez et mettez dans un plat. Faites une marinade, laissez-la refroidir, et versez-la sur les éperlans. Le lendemain, dressez les éperlans sur un plat, et servez-les en les couvrant d’un peu de leur marinade passée ; garnissez le plat avec des tranches de citron. '''{{Centré|Esturgeon.}}''' L’esturgeon se pêche dans la mer et les grands fleuves. Il est célèbre par sa grosseur. Sa chair est ferme et ressemble à celle du bœuf dans certaines parties et à celle du veau dans d’autres. Avec ses œufs, les Russes font le ''Caviar''. 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Voilà Ce que, maintenant, j’ai pensé<ref>Yoshitaké (?-974).</ref>. </poem> {{d|(''Goshouïshou'', XII, Amour, 2. — ''H.-i... » 15913968 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Filipvansnaeskerke" /></noinclude><poem> Éteint le jour, Je pense, inquiet<ref>Yoshinobou (fin du {{s|x|e|s.}}), un des compilateurs du ''Gocennshou.''</ref>. </poem> {{d|(''Shikwashou'', VII, Amour, 1. — ''H.-i.'', n{{o}} 49.)}} {{t6|''FOUJIWARA NO YOSHITAKÉ''}} <poem> À cause de toi La vie même Me m’était pas chère : Oh ! qu’elle dure longtemps ! Voilà Ce que, maintenant, j’ai pensé<ref>Yoshitaké (?-974).</ref>. </poem> {{d|(''Goshouïshou'', XII, Amour, 2. — ''H.-i.'', n{{o}} 50.)}} {{t6|''FOUJIWARA NO SANÉKATA''}} <poem> Qu’il en est ainsi, (Comment le lui dire ? Du mont Ibouki Au moxa Égales, ne peuvent être connues Mes pensées ardentes<ref>Sanékata, fin du {{s|x|e|s.}}. — ''Ibouki'' est le mot-pivot sur lequel tourne cette poésie. Tout en achevant la première partie, où il tient lieu d’''iou-béki'', « comment pourrais-je dire », il commence la seconde, cette fois avec son sens géographique. Or le mont Ibouki, bien connu dans la mythologie nationale (voy. ''Kojiki'', ci-dessus, p. 74), était fameux pour son armoise (''moé-kouça'', « l’herbe brûlante », contracté en ''mogouça'', qui se retrouve dans le nom botanique ''artemisia mogusa'', et qui a fini par devenir ''moxa'') ; et comme les petits cônes de feuilles d’armoise que les Japonais allument sur la peau, en guise de pointes de feu, pour guérir toutes sortes de maladies, sont justement la chose qui peut le plus vite s’offrir à leur esprit s’ils veulent évoquer l’idée d’un feu qui dévore, le poète en arrive tout naturellement, par ces diverses associations d’idées, à employer enfin cette métaphore énergique pour exprimer son ardeur.</ref> ! </poem> {{d|(''Goshouïshou'', XI, Amour, 1. — ''H.-i.'', n{{o}} 51.)}} {{t6|''FOUJIWARA NO MITCHINOBOU''}} <poem> Bien que je sache Qu’après l’aurore </poem><noinclude> <references/></noinclude> 0s0s8l6vluwxc8uxjw8rusqf42vnxp0 15913969 15913968 2026-07-10T14:33:27Z Filipvansnaeskerke 2545 15913969 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Filipvansnaeskerke" /></noinclude><poem> Éteint le jour, Je pense, inquiet<ref>Yoshinobou (fin du {{s|x|e|s.}}), un des compilateurs du ''Gocennshou.''</ref>. </poem> {{d|(''Shikwashou'', VII, Amour, 1. — ''H.-i.'', n{{o}} 49.)}} {{t6|''FOUJIWARA NO YOSHITAKÉ''}} <poem> À cause de toi La vie même Ne m’était pas chère : Oh ! qu’elle dure longtemps ! 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''Kojiki'', ci-dessus, p. 74), était fameux pour son armoise (''moé-kouça'', « l’herbe brûlante », contracté en ''mogouça'', qui se retrouve dans le nom botanique ''artemisia mogusa'', et qui a fini par devenir ''moxa'') ; et comme les petits cônes de feuilles d’armoise que les Japonais allument sur la peau, en guise de pointes de feu, pour guérir toutes sortes de maladies, sont justement la chose qui peut le plus vite s’offrir à leur esprit s’ils veulent évoquer l’idée d’un feu qui dévore, le poète en arrive tout naturellement, par ces diverses associations d’idées, à employer enfin cette métaphore énergique pour exprimer son ardeur.</ref> ! </poem> {{d|(''Goshouïshou'', XI, Amour, 1. — ''H.-i.'', n{{o}} 51.)}} {{t6|''FOUJIWARA NO MITCHINOBOU''}} <poem> Bien que je sache Qu’après l’aurore </poem><noinclude> <references/></noinclude> qe85ph1w8btgbsq5jdms88o1bu2m45f 15913979 15913969 2026-07-10T14:46:38Z Filipvansnaeskerke 2545 15913979 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Filipvansnaeskerke" /></noinclude><poem> Éteint le jour, Je pense, inquiet<ref>Yoshinobou (fin du {{s|x|e|s.}}), un des compilateurs du ''Gocennshou.''</ref>. </poem> {{d|(''Shikwashou'', VII, Amour, 1. — ''H.-i.'', n{{o}} 49.)}} {{t6|''FOUJIWARA NO YOSHITAKÉ''}} <poem> À cause de toi La vie même Ne m’était pas chère : Oh ! qu’elle dure longtemps ! 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''Kojiki'', ci-dessus, p. 74), était fameux pour son armoise (''moé-kouça'', « l’herbe brûlante », contracté en ''mogouça'', qui se retrouve dans le nom botanique ''artemisia mogusa'', et qui a fini par devenir ''moxa'') ; et comme les petits cônes de feuilles d’armoise que les Japonais allument sur la peau, en guise de pointes de feu, pour guérir toutes sortes de maladies, sont justement la chose qui peut le plus vite s’offrir à leur esprit s’ils veulent évoquer l’idée d’un feu qui dévore, le poète en arrive tout naturellement, par ces diverses associations d’idées, à employer enfin cette métaphore énergique pour exprimer son ardeur.</ref> ! </poem> {{d|(''Goshouïshou'', XI, Amour, 1. — ''H.-i.'', n{{o}} 51.)}} {{t6|''FOUJIWARA NO MITCHINOBOU''}} <poem> Bien que je sache Qu’après l’aurore </poem><noinclude> <references/></noinclude> c2gnb410jkiaqljyz2xkh28kqmg7osy Défense de la basse de viole contre les entréprises du violon et les prétentions du violoncel/02 0 4937971 15913970 2026-07-10T14:33:32Z Denis Gagne52 101614 Page créée avec « <pages index="Le Blanc Hubert - Défense de la basse de viole contre les entreprises du violon et les pretentions du violoncel - 1740.djvu" from=36 to=116 header=1 /> » 15913970 wikitext text/x-wiki <pages index="Le Blanc Hubert - Défense de la basse de viole contre les entreprises du violon et les pretentions du violoncel - 1740.djvu" from=36 to=116 header=1 /> cb2dz774gaoly44ndrqdgtchz7cjuck Page:La cuisine moderne, comprenant la cuisine en général, la pâtisserie, la confiserie et les conserves classées méthodiquement par une réunion de cuisiniers - 1896.pdf/76 104 4937972 15913972 2026-07-10T14:34:15Z Madehub 41842 /* Page non corrigée */ Page créée avec « <nowiki/> '''{{Centré|Esturgeon sauce Italienne.}}''' Prenez un petit esturgeon ; enlevez la peau, videz, lavez et faites cuire dans la poissonnière dans un bon court-bouillon, auquel vous mélangerez une bouteille de vin blanc, en ayant soin que le poisson baigne entièrement. 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La cuisson terminée, dressez sur un plat à poisson, avec une garniture de persil en branches et de pommes de terre cuites à l’eau salée. Accompagnez d’une sauce aux câpres dans une saucière à part. '''{{Centré|Esturgeon sauce provençale.}}''' Prenez un petit esturgeon ; enlevez la peau, videz, lavez et mettez-le dans une poissonnière, où vous le laisserez mariner pendant deux heures avec une bouteille de vin blanc, un peu d’huile, sel, épices, et citron coupé en tranches. Placez la poissonnière dans le four et faites cuire en arrosant de temps en temps avec la marinade. Laissez prendre une belle couleur, retirez et dressez sur un plat. Passez et mélangez une petite partie de la cuisson avec une sauce provençale ; envoyez le poisson, et la sauce dans une saucière à part. '''{{Centré|Esturgeon rôti sauce poivrade.}}''' Prenez une darne ou tranche d’esturgeon. Retirez-en la peau. Piquez de lard ; salez, poivrez et mettez dans une marinade pendant deux heures. Retirez, égouttez, passez dans la mie de pain ;<noinclude> <references/></noinclude> ah06nsrw6acn5ja9ru7if9yw0h4uxtu Défense de la basse de viole contre les entréprises du violon et les prétentions du violoncel/03 0 4937973 15913977 2026-07-10T14:43:43Z Denis Gagne52 101614 Page créée avec « <pages index="Le Blanc Hubert - Défense de la basse de viole contre les entreprises du violon et les pretentions du violoncel - 1740.djvu" from=117 to=156 header=1 /> » 15913977 wikitext text/x-wiki <pages index="Le Blanc Hubert - Défense de la basse de viole contre les entreprises du violon et les pretentions du violoncel - 1740.djvu" from=117 to=156 header=1 /> 44tccqm76rqihvmageofnx4jdk12isy Page:Dictionnaire encyclopédique de la noblesse de France - volume 2 - Nicolas Viton de Saint-Allais.djvu/336 104 4937974 15913981 2026-07-10T14:51:13Z Jpgibert 59041 /* Corrigée */ 15913981 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Jpgibert" />{{c|PRO}}</noinclude><section begin="PROBOSCIDE"/><nowiki/> La {{sc|Proboscide}} paraît en pal, recourbée en forme du chiffre 2, les nazeaux vers l’angle supérieur de l’écu. {{alinéa|{{sc|Barschker}}, en Silésie : d’azur, au ''Proboscide'' d’or.|4|-1}} <section end="PROBOSCIDE"/> <section begin="PROCUREUR"/><nowiki/> {{uc|Procureur}}. ''Voyez'' Dérogeance, tome I, page 251, à la note. <section end="PROCUREUR"/> <section begin="PROFÈS"/><nowiki/> {{uc|Profès}}, {{sc|se}}, {{abr|subst.|substantif}} et {{abr|adj.|adjectif}}, est celui ou celle qui fait ses vœux religieux, soit dans quelque ordre régulier, tel que l’ordre de Malte, soit dans quelque monastère, ou quelque congrégation de chanoines, ou chanoinesses réguliers ; les {{sc|Religieux Profès}} sont les seuls qui aient voix au chapitre ; ils sont morts civilement du jour de leur profession. <section end="PROFÈS"/> <section begin="PROFESSEURS EN DROIT"/><nowiki/> {{uc|Professeurs en droit}}. ''Voyez'' {{sc|Docteurs}}. <section end="PROFESSEURS EN DROIT"/> <section begin="PROFIL"/><nowiki/> {{uc|Profil}}. On dit {{sc|de Profil}} des animaux ou de leurs têtes en particulier, qui sont ainsi tournés contre leur ordinaire. La plupart des animaux sont représentés dans l’écu de {{sc|Profil}} ; il en est de même des têtes d’animal. La tête du lion est toujours de {{sc|Profil}} ; lorsqu’elle est ''de front'', on la nomme tête de léopard. {{alinéa|{{sc|de la Motte}}, en Bourbonnais : d’azur à l’aigle de ''profil'' essorante d’or.|4|-1}} <section end="PROFIL"/> <section begin="PROFITS DE FIEF"/><nowiki/> {{uc|Profits de fief}}, {{abr|subst.|substantif}} {{abr|masc.|masculin}} {{abr|plur.|pluriel}} C’étaient les droits utiles que les fiefs produisaient au seigneur dominant, quand il y avait changement de vassal ; tels que le chambellage, le relief du rachat, le quint et le requint, etc. Ces {{sc|Profits}} étaient différents, selon les coutumes ou les titres, et suivant la mutation. <section end="PROFITS DE FIEF"/> <section begin="PROVENCE"/><nowiki/> {{uc|Provence}}. Pour être admis dans l’ordre de la noblesse aux états de {{sc|Provence}}, il fallait faire preuve de cent ans, ou trois degrés. Nulle distinction ne doit régner entre les familles nobles de {{sc|Provence}}, sous prétexte de descendance ou alliance avec des Juifs, Sarrasins et autres Infidèles. {{corr|Edit|Édit}} du mois d’avril 1778. <section end="PROVENCE"/> <section begin="PROVISIONS EN FAIT DE CHARGES ET OFFICES"/><nowiki/> {{uc|Provisions en fait de charges et offices}}. C’étaient les lettres-patentes par lesquelles le Roi conférait à quelqu’un le titre d’un office pour en faire les fonctions. Avant que les offices eussent été rendus stables et permanents, il n’y avait que de simples ''commissions'' qui étaient annales ; ensuites elles furent indéfinie, mais {{tiret|néan|moins}} <section end="PROVISIONS EN FAIT DE CHARGES ET OFFICES"/><noinclude> <references/></noinclude> 4bwny7b4jh2rbqnmxa6z5igneek610b Page:Journal de psychologie normale et pathologique, tome 1, 1904.djvu/193 104 4937975 15913987 2026-07-10T15:12:57Z Raymonde Lanthier 75548 /* Corrigée */ 15913987 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Raymonde Lanthier" />{{nr||''MÉMOIRE, IMAGINATION ET OPÉRATIONS INTELLECTUELLES''|181}} {{corrBandeau}}</noinclude>cette constatation en théorie générale. Enfin l’habileté augmente à la suite d’un intervalle de repos apporté à l’éducation. {{abr|S.|Swift}}{{lié}}signale quelques règles pédagogiques suggérées par ses observations. Pour le second groupe {{abr|S.|Swift}}{{lié}}prend comme exemple l’étude de la sténographie : ses conclusions sont sensiblement les mêmes. Pour le troisième groupe, l’exemple choisi fut le réflexe palpébral, qu’il s’agit de diriger volontairement. Les résultats sont figurés par de longs tableaux ; ils permettent de constater la complexité du {{corr|reflexe|réflexe}}, le peu d’effet de {{corr|l’attention|l’attention,}} de la fatigue, des mouvements des muscles éloignés, l’importance au contraire de l’ouïe et des mouvements des muscles proches de l’œil. Les mêmes expériences recommencées avec une petite fille de six mois montrèrent l’importance du son jusqu’au cinquantième jour, le caractère organique des réactions, l’apparition tardive du réflexe visuel et son développement inverse du réflexe auditif. Une liste bibliographique termine l’article. {{d|Jean-L. {{pc|Schlegel}}.|4|mt=0.5em|mb=2em}} <div style=text-align-last:center> {{SA|'''109. — Des phénomènes de paramnésie''', par {{pc|A.{{lié}}Lemaître}} (Genève). (''Archives de Psychologie''. {{T.|{{rom-maj|III}}|cap}}. N{{e|o}}{{lié}}9. Novembre{{lié}}1903.)|mb=1em}} </div> Les sujets qui présentent des phénomènes de paramnésie ne savent en général ni où, ni comment, ni quand l’impression qui les frappe leur est déjà apparue. Le sujet qu’a observé{{lié}}{{abr|L.|Lemaître}} fait exception à cette règle. Il se appelle dans tous les cas le où — c’était à la même place, — le comment — c’était en rêve — le quand — c’était à telle date approximative ou très précise ; le sujet a été souvent en proie à des hallucinations, à des accès de somnambulisme. C’est un excellent visuel, très riche en images mentales. Il n’est pas d’ailleurs question pour lui de paramnésie, mais simplement de rêves qui se réalisent. Voici une ou deux des seize observations rapportées par{{lié}}{{abr|L.|Lemaître}} et qui toutes restent à peu près identiques quant au fond : (6){{iv|0.5}}Je suis à me peigner devant mon miroir et ma brosse tombe. Brusquement, je me souviens du rêve exact que j’avais eu quinze jours plus tôt. (3){{iv|0.5}}Je rêve que je monte le trottoir devant la laiterie de Vandœuvres et que, de la bordure de granit {{corr|ou|où}} je cheminais, j’apercevais l’intérieur du magasin d’un tailleur qui a déménagé depuis. J’ai fait le rêve le 12{{lié}}novembre, il se réalisa le 27{{lié}}décembre. Enfin le sujet s’aperçoit en même temps « sous son rêve » dans un diagramme des saisons qui est le même pour tous les rêves qui se réalisent et n’apparaît pas en dehors d’eux. Dans tous les cas, le sentiment de la paramnésie n’est ni voulu, ni prévu. Il dure une seconde au plus ; et le souvenir du rêve ne le précède jamais. À ce sentiment ne participent d’ailleurs ni les sensations gustatives, ni les sensations olfactives. {{abr|L.|Lemaître}} donne de ces faits une explication basée sur la théorie du polygone de Grasset. Étant donné qu’il existe en chacun de nous, à des degrés divers un automatisme supérieur ou psychisme polygonal doué d’une activité propre qui par elle-même n’est pas consciente et ne le deviendra qu’après communication avec les centres supérieurs, on comprend qu’avec une {{tiret|dissocia|tion}}<noinclude> <references/></noinclude> qzquz5cdeojxb4b9d5rbll9ye867fbq Discussion Page:Journal de psychologie normale et pathologique, tome 1, 1904.djvu/193 105 4937976 15913988 2026-07-10T15:13:37Z Raymonde Lanthier 75548 Pdd. 15913988 wikitext text/x-wiki <section begin="correction"/>{{CorrDiscussion/lst|l’attention|l’attention,|3=|ligne=|par=|expl=ponctuation manquante|endroit=}}<section end="correction"/> fe2ku0lu960y15gh252e41zvs8mtpgp Auteur:George Ernest Studdy 102 4937977 15914013 2026-07-10T15:38:01Z M-le-mot-dit 10828 Ebauche auteur 15914013 wikitext text/x-wiki {{Auteur |nom=George Ernest Studdy |cle=Studdy |contenu= == Œuvres == === Dessinateur === * ''[[Bonzo alpiniste]]'' (1937) }} p0tah988iw05ez7ix2uoav7j2rjhv67 15914018 15914013 2026-07-10T15:40:22Z M-le-mot-dit 10828 Wikicata 15914018 wikitext text/x-wiki {{Auteur |cle=Studdy, George Ernest |contenu= == Œuvres == === Dessinateur === * ''[[Bonzo alpiniste]]'' (1937) }} tu8jgzmln3ajedj20nrn6c5k60othno Page:Ivoi - Les Dompteurs de l’or.djvu/233 104 4937978 15914016 2026-07-10T15:39:40Z JLTB34 21327 /* Corrigée */ 15914016 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="JLTB34" /></noinclude>{{tiret2|con|naissait}}, en opposition avec toutes les lois naturelles, se produisaient à bord du ''Vultur'', lui donnant, comme à ses subalternes, l’impression que des ennemis invisibles déambulaient autour de lui. L’idée, exprimée par le vocable naïf « hanté », exerçait une emprise terrifiante sur son cerveau. Ah ! il la repoussait de toutes ses forces. Sans doute, mais dans le domaine de l’esprit, on ne se débarrasse d’une formule qu’en lui substituant une formule différente. Où était la formule différente ? Autour de lui, ses hommes, le lieutenant Blad, son fils William lui-même, le regardaient, craintifs et ahuris. Il comprenait que tous, à cette heure affolante, attendaient de lui les paroles rassurantes. — Allons voir, prononça-t-il pour dire quelque chose. Il prit la tête de la petite troupe ; d’un pas qu’il s’efforçait de rendre assuré, il se mit en marche vers le compartiment des machines. Brusquement, tous s’immobilisèrent, les jambes flageolantes. Teddy, qu’ils avaient laissé seul aux appareils (ils s’en apercevaient à ce moment, car un coup d’œil circulaire leur montrait son absence), Teddy venait de pousser un grand cri. Le cri les immobilisa, les paroles qui suivirent les glacèrent d’épouvante. Leur camarade rugissait, ahanant comme s’il soutenait une lutte disproportionnée : — Ah ! je te tiens ! Tu m’as rendu aveugle ; je ne te vois pas ; mais je te tiens et du diable si je te lâche. Qui pouvait-il tenir, puisqu’il n’y avait personne avec lui ? Abandonnés à eux-mêmes, les bandits eussent certainement pris la fuite sans chercher à élucider la question. Mais Tom Slane se trouvait au milieu d’eux. Les paroles de Teddy rallumèrent un espoir en son cerveau. L’ennemi, révélé par les bizarres incidents de la nuit, s’était sans doute laissé surprendre. Il luttait contre le matelot de l’air. Instinctivement, Tom se rua en avant. Son mouvement déclancha le courage de ses complices. Tous bondirent dans ses traces.<noinclude> <references/></noinclude> k8qwb6cycy8pk0ogof15jkxbqan9cvs Fichier:Studdy - Bonzo alpiniste (1937).djvu 6 4937979 15914030 2026-07-10T15:47:56Z M-le-mot-dit 10828 {{Information |Description=''Bonzo alpiniste'', bande dessinée |Source={{Gallica|btv1b108438096}} |Date=1937 |Author=[[Auteur:George Ernest Studdy|George E. Studdy]] |Permission= |other_versions= }} 15914030 wikitext text/x-wiki == Description == {{Information |Description=''Bonzo alpiniste'', bande dessinée |Source={{Gallica|btv1b108438096}} |Date=1937 |Author=[[Auteur:George Ernest Studdy|George E. 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Bonzo et Loto se révèlent de merveilleux alpinistes. {{Initiale|Q}}uelle joie d’arriver à la halte, de se retrouver sain et sauf après avoir bravé le vertige et mille dangers ! {{Initiale|M}}ais soudain, tandis que Loto prend un repos bien gagné, Bonzo aperçoit deux dames qui viennent d’arriver en avion. « {{Initiale|J}}e vais au-devant d’elles ! » s’écrie-t-il et il s’élance dans la neige, tandis que Loto tire de l’étui un appareil de photographie. « {{Initiale|B}}onjour, mesdames… J’ai l’honneur de vous saluer. Vous êtes des sportives intrépides. — Vous êtes bien aimable, monsieur. » {{Initiale|M}}ais tout à coup les dames s’écrient : « Un ours ! » et elles s’enfuient en courant de toutes leurs forces vers leur avion. {{Initiale|L}}’avion s’envole. « Où est l’ours ? se demande Bonzo, je ne le vois pas. Ces poltronnes ont fui devant un danger imaginaire. » {{Initiale|À}} ce moment, il se retourne et aperçoit l’animal féroce qui s’avance vers lui, d’un air menaçant, montrant les dents. {{Initiale|D}}ans sa frayeur, il ne voit pas le précipice qui s’ouvre sous ses pas et dégringole sur Loto qui allait prendre une photographie. {{Initiale|L}}e malheureux Loto pousse un terrible cri d’effroi et est lancé dans un gouffre avec son appareil photographique. {{Initiale|A}}près tant d’émotions, Bonzo, oubliant le malheureux sort de Loto, se restaure avec une boîte de lait condensé.<noinclude> <references/> {{Centré|''Copyright 1947 by Hachette''<br />''Studdy Winkler''.|fs=85%}}</noinclude> 2rdvt99mxwdjl9exdadan1kyo97mv5d 15914136 15914068 2026-07-10T17:28:26Z M-le-mot-dit 10828 /* Corrigée */ 15914136 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="M-le-mot-dit" /></noinclude> <nowiki /> {{T3|BONZO FAIT DE L’ALPINISME}} {{Bloc centré|{{Img float |file=Studdy - Bonzo alpiniste (1937)-p02-a1.jpg |width=320px |align=left |m=.7em |cap={{Initiale|B}}onzo et son jeune ami Loto, qui séjournent dans la montagne, ont quitté leur hôtel et sont partis pour une ascension. }} {{Img float |file=Studdy - Bonzo alpiniste (1937)-p02-a1.jpg |width=320px |align=left |m=.7em |cap={{Initiale|L}}’ascension est rude. Que de rochers à escalader ! Bonzo et Loto se révèlent de merveilleux alpinistes. }} {{Img float |file=Studdy - Bonzo alpiniste (1937)-p02-a1.jpg |width=320px |align=left |m=.7em |cap={{Initiale|Q}}uelle joie d’arriver à la halte, de se retrouver sain et sauf après avoir bravé le vertige et mille dangers ! }} {{Img float |file=Studdy - Bonzo alpiniste (1937)-p02-b1.jpg |width=320px |align=left |m=.7em |cap={{Initiale|M}}ais soudain, tandis que Loto prend un repos bien gagné, Bonzo aperçoit deux dames qui viennent d’arriver en avion. }} {{Img float |file=Studdy - Bonzo alpiniste (1937)-p02-b2.jpg |width=320px |align=left |m=.7em |cap=« {{Initiale|J}}e vais au-devant d’elles ! » s’écrie-t-il et il s’élance dans la neige, tandis que Loto tire de l’étui un appareil de photographie. }} {{Img float |file=Studdy - Bonzo alpiniste (1937)-p02-b3.jpg |width=320px |align=left |m=.7em |cap= « {{Initiale|B}}onjour, mesdames… J’ai l’honneur de vous saluer. 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Ces poltronnes ont fui devant un danger imaginaire. » }} {{Img float |file=Studdy - Bonzo alpiniste (1937)-p02-c3.jpg |width=320px |align=left |m=.7em |cap= {{Initiale|À}} ce moment, il se retourne et aperçoit l’animal féroce qui s’avance vers lui, d’un air menaçant, montrant les dents. }} {{Img float |file=Studdy - Bonzo alpiniste (1937)-p02-d1.jpg |width=320px |align=left |m=.7em |cap= {{Initiale|D}}ans sa frayeur, il ne voit pas le précipice qui s’ouvre sous ses pas et dégringole sur Loto qui allait prendre une photographie. }} {{Img float |file=Studdy - Bonzo alpiniste (1937)-p02-d2.jpg |width=320px |align=left |m=.7em |cap= {{Initiale|L}}e malheureux Loto pousse un terrible cri d’effroi et est lancé dans un gouffre avec son appareil photographique. }} {{Img float |file=Studdy - Bonzo alpiniste (1937)-p02-d3.jpg |width=320px |align=left |m=.7em |cap= {{Initiale|A}}près tant d’émotions, Bonzo, oubliant le malheureux sort de Loto, se restaure avec une boîte de lait condensé. }} }}<noinclude>{{Brn}} {{Centré|''Copyright 1947 by Hachette''<br />''Studdy Winkler''.|fs=85%}}</noinclude> hqc8mstxg753ujrft8hhk25ikz8kd7b 15914169 15914136 2026-07-10T17:38:55Z M-le-mot-dit 10828 Pied. 15914169 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="M-le-mot-dit" /></noinclude> <nowiki /> {{T3|BONZO FAIT DE L’ALPINISME}} {{Bloc centré|{{Img float |file=Studdy - Bonzo alpiniste (1937)-p02-a1.jpg |width=320px |align=left |m=.7em |cap={{Initiale|B}}onzo et son jeune ami Loto, qui séjournent dans la montagne, ont quitté leur hôtel et sont partis pour une ascension. }} {{Img float |file=Studdy - Bonzo alpiniste (1937)-p02-a1.jpg |width=320px |align=left |m=.7em |cap={{Initiale|L}}’ascension est rude. 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Blanche est transportée de colère, « Misérable ! s’écria-t-elle, je me suis exposée à mille dangers à cause de mon époux, j’ai bravé même la mort pour obtenir cette plante ; et lorsque je t’ordonne d’aller la faire bouillir, afin de le rappeler à la vie, tu restes dans une froide indifférence ! Il faut que tu aies les entrailles d’une bête féroce ! — Madame, répondit là petite Bleue, vous connaissez mal le fond de mon cœur. Si je ne vais pas faire bouillir cette plante, ce n’est point que j’aie les entrailles d’une bête féroce. Naguères, pour avoir bu du vin mêlé de soufre mâle, vous avez laissé voir votre première forme, et vous avez fait mourir vôtre époux de peur. Si je fais bouillir maintenant cette plante, et que Vous le rappeliez à la vie, il ne manquera pas de<noinclude> <references/></noinclude> e0sp2yllxdgq7r326jp2b81fimv42j5 Page:Julien - Blanche et Bleue, ou les deux couleuvres fees, 1834.djvu/152 104 4937988 15914072 2026-07-10T16:25:21Z Lorlam 85998 /* Corrigée */ 15914072 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Lorlam" /></noinclude>dire que nous sommes des fées, et quand vous auriez mille bouches et mille langues, il vous serait impossible de vous laver de ce reproche et de le réduire au silence. Voilà ce qui me rend si lente à vous obéir ; voilà ce qui m’empêche de faire bouillir cette plante divine. Il faut, madame, que vous imaginiez quelque stratagème merveilleux pour tromper votre époux et dissiper ses doutes. » Blanche est ébranlée par les paroles de la petite Bleue, et reste quelque temps en silence. Puis elle relève là tête d’un air épanoui. « Petite Bleue, s’écria-t-elle, j’ai un moyen excellent. » Soudain elle ouvre un coffre, et en tire une écharpe de soie blanche. Elle la prend dans sa main, murmure quelques paroles magiques, et souffle dessus en criant : ''pien !'' (change !) À ces mots, l’écharpe de soie se change en une Couleuvre blanche. La Fée saisit une précieuse épée qui était suspendue au mur, et coupe la Couleuvre blanche en plusieurs morceaux, qu’elle jette dans le vestibule.<noinclude> <references/></noinclude> 3s55mcfg3yvjpwocbj5jnic6o7i54v5 Page:Julien - Blanche et Bleue, ou les deux couleuvres fees, 1834.djvu/153 104 4937989 15914074 2026-07-10T16:27:28Z Lorlam 85998 /* Corrigée */ 15914074 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Lorlam" /></noinclude><nowiki /> La petite Bleue est transportée de joie à la vue de ce prodige. « Madame, dit-elle à Blanche, en la félicitant, en vérité, vous êtes douée d’une puissance merveilleuse. De cette manière, il vous sera facile de tromper votre époux. » Elle prit de suite la plante d’immortalité, et sortit de la chambre. Elle revint bientôt avec l’infusion, qui fut préparée en peu d’instants. Blanche prit Hân-wen dans ses bras, et lui entr’ouvrit la bouche, et la petite Bleue lui fit avaler tout le breuvage divin. En un clin d’œil il revint aux portes de la vie. Les articulations de tous ses membres furent agitées d’un mouvement subit, et son âme anima une seconde fois le séjour qu’elle avait quitté. Il s’éveille en s’écriant : « Hélas ! quel profond sommeil ! » Il se retourne, se lève sur son séant, et voit Blanche qui était assise sur le bord de son lit, et la petite Bleue qui se tenait debout à ses côtés. « Ainsi donc, s’écria-t-il en les accablant d’injures, vous êtes toutes deux des esprits de Couleuvres, qui êtes venues ici pour tourmenter ma vie ! Depuis<noinclude> <references/></noinclude> ete8a4hsf3ri8fy1k1220ngsjjsjs1b Page:Julien - Blanche et Bleue, ou les deux couleuvres fees, 1834.djvu/154 104 4937990 15914076 2026-07-10T16:29:04Z Lorlam 85998 /* Corrigée */ 15914076 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Lorlam" /></noinclude>le commencement, vous n’avez cessé de me tromper, et je vois clairement que c’est vous qui m’avez fait mourir de frayeur. Heureusement, le ciel avait décrété que ma famille ne devait pas encore s’éteindre, et c’est pour cela que je suis revenu à la vie. Éloignez-vous au plus vite, sans cela je vous extermine avec cette épée. » En entendant ces injures, Blanche est couverte de confusion ; ses yeux se baignent de larmes, et elle ne cesse de pousser des cris déchirants. « Monsieur, dit la petite Bleue, en s’approchant de Hân-wen, est-il possible que vous montriez tant d’ingratitude ! Comme vous étiez allé voir la joute des barques à têtes de dragon, madame, étant sortie de l’ivresse où vous l’aviez plongée, entra dans la chambre du fond pour s’informer de ma maladie. Pendant ce temps-là, une Couleuvre blanche est venue, je ne sais d’où, et s’est élancée sur son lit. Madame vous entendant pousser des cris affreux, accourut en toute hâte ; elle vous trouva étendu par terre, sans mouvement, et elle vit sortir du milieu du lit une énorme Couleuvre<noinclude> <references/></noinclude> ce4x876s5oqi2sbi5jm7ldhx470k5nb Page:Julien - Blanche et Bleue, ou les deux couleuvres fees, 1834.djvu/155 104 4937991 15914078 2026-07-10T16:30:44Z Lorlam 85998 /* Corrigée */ 15914078 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Lorlam" /></noinclude>qui voulait vous dévorer. Ma maîtresse resta glacée d’effroi, et fut quelque temps sans savoir quel parti prendre. Puis elle saisit sa précieuse épée, et coupa ce serpent infernal en plusieurs morceaux, qu’elle jeta dans la cour. Mais, comme la vue de ce serpent diabolique vous avait fait mourir de frayeur, elle alla trouver la vénérable déesse qui habite sur le mont Li-chân. Elle obtint d’elle une branche de la plante d’immortalité, qu’elle fit bouillir ; elle vous en fit boire une infusion et vous rappela à la vie. Et maintenant, monsieur, au lieu de reconnaître un si grand bienfait, vous poursuivez madame de toute votre haine ; vous l’accablez d’injures, et vous la traitez de fée ! Si vous ne voulez pas me croire, monsieur, allez dans la cour, et vous verrez vous-même la vérité de ce que j’avance. — La petite Bleue a raison, se dit Hân-wen en lui-même ; je vais aller dans la cour, pour m’assurer moi-même de la vérité. » Sur-le-champ, il se lève et se dispose à sortir. « Monsieur, lui dit Blanche en l’arrêtant par le<noinclude> <references/></noinclude> t2yqnrqig238w398ihslogh5ywsdnfo Page:Studdy - Bonzo alpiniste (1937).djvu/3 104 4937992 15914079 2026-07-10T16:31:46Z M-le-mot-dit 10828 Texte. 15914079 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="M-le-mot-dit" /></noinclude><nowiki /> {{T3|BONZO SE DÉGUISE}} {{Initiale|P}}rofitant d’une absence de sa maîtresse, Bonzo, toujours curieux et avide d’aventures, se glisse dans son cabinet de toilette. {{Initiale|I}}l ouvre le coffret à bijoux et s’amuse à se parer de précieux joyaux. « Quelles magnifiques boucles d’oreilles ! » {{Initiale|P}}uis il endosse le manteau de sa maîtresse et se coiffe de son chapeau. « Comme je dois avoir l’air élégant ! » {{Initiale|I}}l allait s’admirer devant le miroir quand soudain il prête l’oreille : il entend un bruit qui le remplit d’inquiétude. {{Nec|{{Initiale|T}}rès}} effrayé, redoutant les suites de son divertissement, il n’en mène pas large et se cache derrière une chaise. {{Initiale|M}}ais il est aperçu par la femme de chambre, très effrayée elle aussi à la vue de cet étrange fantôme qui brandit un parapluie. « {{Initiale|I}}l y a un drôle d’épouvantail dans l’appartement ! » confie-t-elle d’une voix terrifiée et entrecoupée au valet de chambre. « {{Initiale|S}}i je m’habillais en homme, se dit Bonzo, cela m’irait peut-être mieux. Je vais me mettre en costume de soirée. » {{Initiale|I}}l s’empare des vêtements de son maître et les emporte, ainsi qu’un haut de forme étincelant. {{Initiale|L}}es deux domestiques sont surpris d’apercevoir sur un lit les vêtements de « monsieur ». « Je ne les avais pas mis là », dit le valet. « {{Initiale|Q}}ui a bien pu les apporter ? » se demande-t-il d’un air perplexe. « Il y a quelque mystère lä-dessous. » {{Initiale|S}}oudain le valet de chambre découvre Bonzo qui n’a pas l’air très rassuré. « Ah ! c’est toi qui as fait cette farce ? »<noinclude> <references/></noinclude> 4ui0tciff58ymew7ezutcepqe3ob1oy 15914176 15914079 2026-07-10T17:41:54Z M-le-mot-dit 10828 /* Corrigée */ 15914176 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="M-le-mot-dit" /></noinclude><nowiki /> {{T3|BONZO SE DÉGUISE}} {{Bloc centré|{{Img float |file=Studdy - Bonzo alpiniste (1937)-p03-a1.jpg |width=320px |align=left |m=.7em |cap= {{Initiale|P}}rofitant d’une absence de sa maîtresse, Bonzo, toujours curieux et avide d’aventures, se glisse dans son cabinet de toilette. }} {{Img float |file=Studdy - Bonzo alpiniste (1937)-p03-a2.jpg |width=320px |align=left |m=.7em |cap= {{Initiale|I}}l ouvre le coffret à bijoux et s’amuse à se parer de précieux joyaux. « Quelles magnifiques boucles d’oreilles ! » }} {{Img float |file=Studdy - Bonzo alpiniste (1937)-p03-a3.jpg |width=320px |align=left |m=.7em |cap= {{Initiale|P}}uis il endosse le manteau de sa maîtresse et se coiffe de son chapeau. « Comme je dois avoir l’air élégant ! » }} {{Img float |file=Studdy - Bonzo alpiniste (1937)-p03-b1.jpg |width=320px |align=left |m=.7em |cap= {{Initiale|I}}l allait s’admirer devant le miroir quand soudain il prête l’oreille : il entend un bruit qui le remplit d’inquiétude. }} {{Img float |file=Studdy - Bonzo alpiniste (1937)-p03-b2.jpg |width=320px |align=left |m=.7em |cap= {{Nec|{{Initiale|T}}rès}} effrayé, redoutant les suites de son divertissement, il n’en mène pas large et se cache derrière une chaise. }} {{Img float |file=Studdy - Bonzo alpiniste (1937)-p03-b3.jpg |width=320px |align=left |m=.7em |cap= {{Initiale|M}}ais il est aperçu par la femme de chambre, très effrayée elle aussi à la vue de cet étrange fantôme qui brandit un parapluie. }} {{Img float |file=Studdy - Bonzo alpiniste (1937)-p03-c1.jpg |width=320px |align=left |m=.7em |cap= « {{Initiale|I}}l y a un drôle d’épouvantail dans l’appartement ! » confie-t-elle d’une voix terrifiée et entrecoupée au valet de chambre. }} {{Img float |file=Studdy - Bonzo alpiniste (1937)-p03-c2.jpg |width=320px |align=left |m=.7em |cap= « {{Initiale|S}}i je m’habillais en homme, se dit Bonzo, cela m’irait peut-être mieux. 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Il fait beaucoup de vent dehors, et il y aurait du danger à vous y exposer. » D’un côté, se dit Hân-wen en lui-même, la petite Bleue m’invite à aller voir la couleuvre ; de l’autre, Blanche me retient pour m’en empêcher : il est évident que ces deux femmes se sont liguées contre moi pour me tromper. Soudain il repousse Blanche, sort précipitamment de sa chambre, et s’élance dans la cour. Il voit en effet, au bas du vestibule, une couleuvre blanche qui était coupée en plusieurs morceaux, et dont le sang avait rougi la terre. Tous les doutes de Hân-wen sont dissipés ; il rentre dans sa chambre, et, s’approchant de Blanche : « Chère épouse, lui dit-il en riant, apaisez votre juste colère. J’ignorais que vous vous fussiez donné tant de peine pour me sauver la vie. Je vous ai accusée injustement ; daignez me pardonner. Il faut maintenant enterrer cette couleuvre, et tout sera fini. — Monsieur, lui répondit Blanche d’un air joyeux, si vos doutes sont dissipés et que vous ne<noinclude> <references/></noinclude> se2eue25mzfvepaf525at167ei76bsi Page:Julien - Blanche et Bleue, ou les deux couleuvres fees, 1834.djvu/157 104 4937994 15914081 2026-07-10T16:33:33Z Lorlam 85998 /* Corrigée */ 15914081 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Lorlam" /></noinclude>me preniez plus pour une fée, je serai au comble du bonheur, et j’oublierai pour toujours vos cruels reproches. » À ces mots, elle ordonne à la petite Bleue de prendre la fausse couleuvre, de la brûler dehors, et d’enterrer ses débris. La petite Bleue enterra la fausse couleuvre après l’avoir brûlée, et revint dans la chambre auprès de sa maîtresse. « Petite Bleue, s’écria Blanche en pleurant à dessein, lorsque j’ai affronté mille dangers et enduré toutes sortes de fatigues pour aller chercher l’herbe d’immortalité et rappeler mon époux à la vie, mon unique désir était de vivre avec lui dans une heureuse union, jusqu’à la vieillesse la plus avancée. Pouvais-je prévoir que mon époux, sans avoir égard à toutes les peines que j’ai souffertes pour lui, concevrait d’injurieux soupçons, et me traiterait de fée !{{corr|..|…}} Au reste, en réfléchissant à ces reproches, à ces marques de mépris, je reconnais que c’est la conséquence des péchés que j’ai commis dans ma vie passée. J’ai l’intention de me couper les<noinclude> <references/></noinclude> a0f9f3xg9q0jnanc0uxgjk9nvq929v0 Page:Julien - Blanche et Bleue, ou les deux couleuvres fees, 1834.djvu/158 104 4937995 15914083 2026-07-10T16:35:37Z Lorlam 85998 /* Corrigée */ 15914083 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Lorlam" /></noinclude>cheveux et d’entrer dans un couvent, afin de me préparer un sort heureux dans ma vie future. » Hân-wen est consterné en entendant ces dernières paroles. « Chère épouse, lui dit-il, je vous ai offensée sans le savoir ; j’espère que vous songerez à l’affection éternelle que vous m’avez jurée ; je vous en supplie, pardonnez-moi, et oubliez ce funeste dessein. — Seigneur, lui dit Blanche, il est bien vrai que je suis une Fée ; laissez-moi entrer en religion, afin qu’à l’avenir je ne tourmente plus votre existence qui est aussi précieuse que l’or. — Chère épouse, lui dit Hân-wen, à quoi bon tenir un pareil langage ? Si votre époux vous a offensée, il avoue ses torts et il vous en demande pardon. » Il dit et se prosterne à ses pieds. Blanche est remplie d’émotion et se jette à genoux devant lui. ((Monsieur, s’écria-t-elle, levez-vous ! Un homme ne doit point se mettre à genoux, quand ce serait pour ramasser de l’or. Tuez-moi plutôt : tout cela n’est arrivé que par l’imprudence de ma langue. J’espère que vous<noinclude> <references/></noinclude> ihxsqeiffmfcrhtgwfxl84tfco8ogt1 Page:Julien - Blanche et Bleue, ou les deux couleuvres fees, 1834.djvu/159 104 4937996 15914086 2026-07-10T16:37:38Z Lorlam 85998 /* Corrigée */ 15914086 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Lorlam" /></noinclude>oublierez mon crime et que vous m’accorderez un généreux pardon. » Hân-wen releva Blanche avec empressement, et se livra à toute la joie que lui causait cette réconciliation. Depuis ce moment les deux époux vécurent, comme auparavant, dans une heureuse harmonie. La petite Bleue riait en secret de la simplicité de Hân-wen, et du stratagème adroit qu’avait employé sa maîtresse ; mais passons à un autre sujet. Le préfet de Sou-tcheou-fou s’appelait Tchîn ; son surnom était Lun, et son nom honorifique était So-king. Il s’était élevé à cette charge par ses succès littéraires. C’était un homme pur et intègre dans l’accomplissement de ses devoirs, et il aimait le peuple comme sa propre famille. Sa femme, nommée Hao-chi, était enceinte de neuf mois, et touchait au terme de sa grossesse. Mais, elle ressentit pendant trois jours et trois nuits les douleurs de l’enfantement, sans, pouvoir devenir mère. II appela tous les médecins de la ville, qui déclarèrent unanimement que les ressources de<noinclude> <references/></noinclude> tppg5jybbpem0q2ovmcg8fzv2ugdgu5 Page:Julien - Blanche et Bleue, ou les deux couleuvres fees, 1834.djvu/160 104 4937997 15914090 2026-07-10T16:39:49Z Lorlam 85998 /* Corrigée */ 15914090 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Lorlam" /></noinclude>l’art étaient impuissantes. Le préfet fut rempli d’effroi et de douleur. Il s’assied, tout découragé, dans la salle de réception ; mais bientôt la fatigue s’empare de ses sens, ses yeux s’obscurcissent, et il s’endort d’un profond sommeil. Il vit en songe un homme vêtu de blanc, qui lui dit : « Monsieur le préfet Tchîn, je suis le dieu Kouân-in ; je connais la pureté et le désintéressement que vous avez constamment montré dans toutes vos fonctions ; je veux vous en récompenser aujourd’hui. Votre femme est en travail d’enfant et ne peut devenir mère ; je viens vous indiquer le moyen de la délivrer de ses souffrances. Envoyez quelqu’un dans la rue de Wou-kia, à la boutique appelée Pao-ngan-tang (le magasin de la santé), et appelez auprès d’elle le médecin célèbre que l’on nomme Hiu-hân-wen : c’est le seul homme qui puisse la sauver. Souvenez-vous bien de mes paroles : adieu ! » Après avoir dit ces mots, il monte sur un char de nuages étincelants, et disparaît dans l’espace.<noinclude> <references/></noinclude> pbsqhvsu536bjnmheejzqrlugm9fgqc Page:Studdy - Bonzo alpiniste (1937).djvu/4 104 4937998 15914091 2026-07-10T16:42:17Z M-le-mot-dit 10828 Texte. 15914091 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="M-le-mot-dit" /></noinclude><nowiki /> {{T3|LE RÊVE DE BONZO}} {{Initiale|B}}onzo a trouvé un os excellent qu’il déguste, dans un coin tranquille, avec appétit. « Rien dans l’existence ne vaut un bon os. » {{Initiale|A}}près avoir consciencieusement rongé l’os en question, il s’endort du sommeil du juste. Un petit somme facilite la digestion. {{Initiale|P}}uis il s’envole avec légèreté et une étrange impression de bonheur vers le pays merveilleux des rêves. {{Initiale|S}}oudain, un magnifique poulet rôti à point, aux jolies couleurs dorées, apparaît à ses yeux éblouis. {{Initiale|M}}ais, avant que Bonzo ait pu y planter couteau ou fourchette, le splendide poulet rôti se métamorphose tout à coup en chat. {{Initiale|B}}onzo — toujours en rêve, — déguste une exquise boisson glacée, une citronnade à la fois aigrelette et sucrée. {{Initiale|M}}ais, à leur tour, le verre se transforme en théière et le breuvage frais en un liquide fumant et bouillant. {{Initiale|B}}onzo, qui s’est cruellement brûlé, court au robinet afin d’apaiser avec de l’eau fraîche la cuisante douleur. {{Initiale|S}}a tasse, — phénomène curieux et abasourdissant, — ne se remplit pas d’eau froide, mais d’un succulent saucisson. « {{Initiale|Q}}uel régal ! songe Bonzo, moi qui aime tant le saucisson, surtout quand il est à l’ail ! Je vais le dévorer. » {{Initiale|I}}l mord à belles dents dans le beau saucisson dodu et rondelet à souhait. Ah ! quelle chair exquise ! {{Initiale|À}} ce moment, Bonzo se réveille. Cruelle déception ! Atroce désillusion ! Comme saucisson, il n’a plus que son vieil os !<noinclude> <references/></noinclude> alkb1tlgqdgl82l3wawmlgtmwvli74w 15914209 15914091 2026-07-10T17:52:44Z M-le-mot-dit 10828 /* Corrigée */ 15914209 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="M-le-mot-dit" /></noinclude><nowiki /> {{T3|LE RÊVE DE BONZO}} {{Bloc centré|{{Img float |file=Studdy - Bonzo alpiniste (1937)-p04-a1.jpg |width=320px |align=left |m=.7em |cap={{Initiale|B}}onzo a trouvé un os excellent qu’il déguste, dans un coin tranquille, avec appétit. « Rien dans l’existence ne vaut un bon os. » }} {{Img float |file=Studdy - Bonzo alpiniste (1937)-p04-a2.jpg |width=320px |align=left |m=.7em |cap={{Initiale|A}}près avoir consciencieusement rongé l’os en question, il s’endort du sommeil du juste. Un petit somme facilite la digestion. }} {{Img float |file=Studdy - Bonzo alpiniste (1937)-p04-a3.jpg |width=320px |align=left |m=.7em |cap={{Initiale|P}}uis il s’envole avec légèreté et une étrange impression de bonheur vers le pays merveilleux des rêves. }} {{Img float |file=Studdy - Bonzo alpiniste (1937)-p04-b1.jpg |width=320px |align=left |m=.7em |cap={{Initiale|S}}oudain, un magnifique poulet rôti à point, aux jolies couleurs dorées, apparaît à ses yeux éblouis. }} {{Img float |file=Studdy - Bonzo alpiniste (1937)-p04-b2.jpg |width=320px |align=left |m=.7em |cap={{Initiale|M}}ais, avant que Bonzo ait pu y planter couteau ou fourchette, le splendide poulet rôti se métamorphose tout à coup en chat. }} {{Img float |file=Studdy - Bonzo alpiniste (1937)-p04-b3.jpg |width=320px |align=left |m=.7em |cap={{Initiale|B}}onzo — toujours en rêve, — déguste une exquise boisson glacée, une citronnade à la fois aigrelette et sucrée. }} {{Img float |file=Studdy - Bonzo alpiniste (1937)-p04-c1.jpg |width=320px |align=left |m=.7em |cap={{Initiale|M}}ais, à leur tour, le verre se transforme en théière et le breuvage frais en un liquide fumant et bouillant. }} {{Img float |file=Studdy - Bonzo alpiniste (1937)-p04-c2.jpg |width=320px |align=left |m=.7em |cap={{Initiale|B}}onzo, qui s’est cruellement brûlé, court au robinet afin d’apaiser avec de l’eau fraîche la cuisante douleur. }} {{Img float |file=Studdy - Bonzo alpiniste (1937)-p04-c3.jpg |width=320px |align=left |m=.7em |cap={{Initiale|S}}a tasse, — phénomène curieux et abasourdissant, — ne se remplit pas d’eau froide, mais d’un succulent saucisson. }} {{Img float |file=Studdy - Bonzo alpiniste (1937)-p04-d1.jpg |width=320px |align=left |m=.7em |cap=« {{Initiale|Q}}uel régal ! songe Bonzo, moi qui aime tant le saucisson, surtout quand il est à l’ail ! 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Comme saucisson, il n’a plus que son vieil os ! }} }}<noinclude> {{Centré|— 4 —}}</noinclude> lofa1yvi9nwhmrb4sjsq42iqmeg53iv Page:Julien - Blanche et Bleue, ou les deux couleuvres fees, 1834.djvu/166 104 4937999 15914092 2026-07-10T16:42:35Z Lorlam 85998 /* Corrigée */ 15914092 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Lorlam" /></noinclude><nowiki/> {{Brn|10}} {{T2|CHAPITRE {{rom-maj|VI}}.}} {{Interligne}} {{sep4}} {{Interligne|2em}} {{c|ARGUMENT.|fs=90%}} {{Interligne|1.5em}} {{P début|90}} Les médecins irrités imaginent un stratagème pour perdre Hân-wen. Un magistrat bienveillant lui témoigne son affection, et le condamne à une peine légère. {{P fin}} {{Interligne|0.5em}} {{-|4}} {{Interligne|0.5em}} {{sc|Comme}} le préfet était occupé à causer avec Hân-wen dans la salle de réception sur la maladie de sa femme, il vit accourir une servante qui lui dit : « Seigneur, bonnes nouvelles ! Dès que l’épouse de Votre Excellence eut avalé les deux pilules, elle éprouva une violente douleur,<noinclude> <references/></noinclude> 8bcnhimugv91s3w5h8460s3h2rpbxmm Page:Julien - Blanche et Bleue, ou les deux couleuvres fees, 1834.djvu/188 104 4938000 15914093 2026-07-10T16:43:41Z Lorlam 85998 /* Corrigée */ 15914093 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Lorlam" /></noinclude><nowiki/> Depuis leur départ, il se passa beaucoup d’événements dignes d’être racontés. Si vous désirez connaître la suite de cette histoire, lisez le chapitre septième. {{Brn|2}} {{-|5}}<noinclude> <references/></noinclude> mh3nwach4utms347nieevqzhtdnwv16 Blanche et Bleue, ou les deux couleuvres fées/Chapitre VI 0 4938001 15914095 2026-07-10T16:45:24Z Lorlam 85998 Page créée avec « {{TextQuality|100%}} <pages index="Julien - Blanche et Bleue, ou les deux couleuvres fees, 1834.djvu" from=166 to=188 header=1 current="Blanche et Bleue, ou les deux couleuvres fées" prev="[[../Chapitre V]]" next="[[../Chapitre VII]]" /> » 15914095 wikitext text/x-wiki {{TextQuality|100%}} <pages index="Julien - Blanche et Bleue, ou les deux couleuvres fees, 1834.djvu" from=166 to=188 header=1 current="Blanche et Bleue, ou les deux couleuvres fées" prev="[[../Chapitre V]]" next="[[../Chapitre VII]]" /> 7563ronkucsfjl9hljv5hxc00o4n926 Page:Julien - Blanche et Bleue, ou les deux couleuvres fees, 1834.djvu/161 104 4938002 15914097 2026-07-10T16:47:05Z Lorlam 85998 /* Corrigée */ 15914097 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Lorlam" /></noinclude><nowiki /> Soudain le préfet s’éveilla. Tout à l’heure, se dit-il en lui-même, le dieu Kouân-în a daigné m’apparaître en songe, et m’a engagé à faire appeler le docteur Hiu-hân-wen, en m’assurant que ce médecin était capable de sauver ma femme. Sans perdre de temps, il envoie deux de ses serviteurs, qu’il charge d’aller lui remettre un billet pour l’inviter à venir. Les deux serviteurs obéissent à l’ordre du préfet, et se hâtent d’aller remplir leur commission. Le lecteur demandera si c’était en effet le dieu Kouân-în qui était apparu en songe au préfet : ce dieu n’était autre que Blanche. Comme elle savait que la femme du préfet était près d’accoucher, et qu’elle ne pouvait devenir mère, elle s’esquiva de la vue de Hân-wen, prit la forme et le costume du dieu Kouân-în, et alla se montrer en songe au préfet, qu’elle invita à venir consulter son époux. Il y avait déjà quelques instants que Blanche était de retour chez elle, quand les deux serviteurs arrivèrent devant sa porte. Ils entrent dans<noinclude> <references/></noinclude> psysx7irucpznua8lxlk0i0hhq6ve7z Page:Julien - Blanche et Bleue, ou les deux couleuvres fees, 1834.djvu/162 104 4938003 15914099 2026-07-10T16:48:49Z Lorlam 85998 /* Corrigée */ 15914099 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Lorlam" /></noinclude>la boutique, présentent le billet du préfet, et font connaître le motif de leur visite. Tao-jin reçoit le billet, et va les annoncer à Hân-wen. À cette nouvelle, Hân-wen est rempli d’étonnement. « Chère épouse, dit-il à Blanche, le préfet de la ville envoie ses serviteurs avec un billet de sa main, pour me prier de traiter sa femme qui est en travail d’enfant. Je ne connais que les propriétés des plantes, et je n’entends rien à la doctrine du pouls{{corr||.}} Ajoutez à cela, qu’il s’agit de la femme du préfet ; ce n’est pas comme si je devais donner mes soins à une personne vulgaire. Si, par hasard, je commets quelque imprudence dans mes prescriptions médicales, je suis un homme perdu ! Comment faire ? — Monsieur, lui dit Blanche, n’ayez aucune inquiétude. Je sais que la femme du préfet porte dans son sein deux jumeaux, et c’est pour cela qu’elle a tant de peine à les mettre au jour. J’ai préparé d’avance deux pilules d’un effet merveilleux. Emportez-les avec vous, je vous réponds qu’elle accouchera aussitôt après les avoir prises,<noinclude> <references/></noinclude> 5p9moz7q4b15u5athp1clis6yphh538 Catégorie:Bonzo alpiniste 14 4938004 15914102 2026-07-10T16:50:10Z M-le-mot-dit 10828 Categorie d'images 15914102 wikitext text/x-wiki [[Catégorie:Domaine public en 2033]] plz38mlp2nmtsegljdwzp85rfb9wyyl 15914105 15914102 2026-07-10T16:52:44Z M-le-mot-dit 10828 Catégories 15914105 wikitext text/x-wiki [[Catégorie:Domaine public en 2033]] [[Catégorie:Illustrations]] {{PD-old-70}} missqfzy1lfro2udo9jh2inisy4vkim Page:Julien - Blanche et Bleue, ou les deux couleuvres fees, 1834.djvu/163 104 4938005 15914103 2026-07-10T16:50:21Z Lorlam 85998 /* Corrigée */ 15914103 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Lorlam" /></noinclude>et que le préfet vous offrira un riche cadeau pour vous témoigner sa reconnaissance. » Aussitôt, elle ordonne à la petite Bleue d’ouvrir une cassette et d’y prendre les deux pilules, qu’elle remit à Hân-wen. « J’ai vraiment une femme prodigieuse, s’écria Hân-wen transporté de joie ; elle sait trouver des expédients qui annoncent un pouvoir divin. » Il prit les deux pilules, les serra dans sa manche, et sortit avec les deux serviteurs. Dès qu’il fut arrivé à la préfecture, les deux serviteurs entrèrent devant lui, et allèrent l’annoncer. À cette nouvelle, le préfet sortit de son cabinet pour aller au-devant de Hân-wen, et le fit asseoir dans la salle de réception. « Seigneur, demanda Hân-wen après avoir pris le thé, j’ignore pour quelle personne votre Excellence me fait l’honneur de réclamer mes soins. — Monsieur le docteur, répondit le préfet, ma femme est près de son terme, et elle ressent, depuis trois jours et trois nuits, les douleurs de<noinclude> <references/></noinclude> 3i80vn9smel1nthzfhvy8tqmtoxs4n4 Page:Julien - Blanche et Bleue, ou les deux couleuvres fees, 1834.djvu/164 104 4938006 15914104 2026-07-10T16:51:35Z Lorlam 85998 /* Corrigée */ 15914104 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Lorlam" /></noinclude>l’enfantement sans pouvoir devenir mère. Je connais depuis long-temps votre haute réputation, et c’est pour ce motif que je vous ai prié de venir. J’espère que vous voudrez, bien aider ma femme de votre divin savoir, et sauver la vie à deux personnes à la fois ; vous pouvez compter sur ma reconnaissance. — Seigneur, répondit Hân-wen, que votre noble cœur cesse de s’inquiéter. Par mon humble condition, je suis soumis aux ordres de votre Excellence, et je dois faire tous mes efforts pour soulager votre illustre épouse. J’ose vous promettre qu’elle se sentira soulagée dès qu’elle aura pris mes médicaments. » Le préfet est rempli de joie, et accompagne Hân-wen dans la chambre de sa femme. Le docteur, prenant un air d’importance, tâte le pouls de la main droite et de la main gauche, et sort avec le préfet, qui le fait asseoir auprès de lui dans la salle de réception. « Je vous félicite, seigneur, s’écria tout à coup Hân-wen ; l’épouse de votre Excellence porte deux fils jumeaux dans son<noinclude> <references/></noinclude> dzfl4p6mrwgtsbaj3033b3qg407donv Page:Demoustier - Le divorce, Paris, Maradan, 1795.djvu/19 104 4938007 15914106 2026-07-10T16:53:17Z Organophone 164412 /* Corrigée */ 15914106 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Organophone" /></noinclude>Victimes de la haine et de l’amour des hommes, Notre sort fut toujours d’aimer et de souffrir. GUIILLAUME. Vous ne souffrirez pas long-teins. THÉRÈSE. Mais je l’espère. GUILLAUME. Un époux plus heureux... THÉRÈSE. Une épouse plus chère... ''(ici Guillaume se détourne.)'' Ingrat! tu me dédaigne; mais Tu me regretteras. GUILLAUME, ''vivement, avec émotion''. Vous parlez de regrets?... THÉRÈSE. Que vous éprouverez. GUILLAUME, ''ironiquement'': Vous croyez ? THÉRÈSE. J’en suis sûre. GUILLAUME. Et vous, Madame? THÉRÈSE, ''avec une indifférence affectée'': Oh! quant à moi.... GUILLAUME, ''piqué''. Je n’en éprouve pas plus que vous, je veus jure. Vous croyez donc, en bonne-foi, Que je vais consacrer ma vie A regretter un être qui m’oublie? THÉRÈSE, ''avec émotion''. Je ne dis pas cela tout-à-fait.<noinclude> <references/></noinclude> ccg95b9xq8samju96tbinx0n69vupcm Fichier:Studdy - Bonzo alpiniste (1937)-p02-a1.jpg 6 4938008 15914111 2026-07-10T17:05:57Z M-le-mot-dit 10828 {{Information |Description=''Bonzo alpiniste'', bande dessinée |Source={{Gallica|btv1b108438096}} |Date=1937 |Author=[[Auteur:George Ernest Studdy|George E. Studdy]] |Permission={{PD-old-70}} |other_versions=[[Fichier:Studdy - Bonzo alpiniste (1937).djvu|120px]] }} [[Catégorie:Bonzo alpiniste]] 15914111 wikitext text/x-wiki == Description == {{Information |Description=''Bonzo alpiniste'', bande dessinée |Source={{Gallica|btv1b108438096}} |Date=1937 |Author=[[Auteur:George Ernest Studdy|George E. Studdy]] |Permission={{PD-old-70}} |other_versions=[[Fichier:Studdy - Bonzo alpiniste (1937).djvu|120px]] }} [[Catégorie:Bonzo alpiniste]] qbnlpnpwwatwmavvzu4k5dux1i51v4i Page:Flammarion - Les Étoiles et les curiosités du ciel, 1882.djvu/294 104 4938009 15914112 2026-07-10T17:06:17Z F0x1 72129 /* Corrigée */ 15914112 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="F0x1" />{{nr|272|LA CONSTELLATION DU BÉLIER||b=<hr/>}}</noinclude>{{tiret2|Chryso|mallus}} ou la Toison d’or, et l’expédition des Argonautes a certains rapports originaires avec cette constellation, comme avec celles du navire Argo, d’Hercule et du Dragon. Mais il me semble que Dupuis, Lalande et leurs émules ont eu tort d’en conclure que cette expédition n’est qu’une fable astronomique, une allégorie fondée sur les levers et couchers de ces constellations. C’est comme les commentaires de l’Apocalypse qui assurent que l’Agneau de Dieu, la Vierge, le Dragon et le Serpent, dont parle l’apôtre Jean, ne sont autre chose que des personnifications mystiques de ces constellations. L’Apocalypse est tout autre chose qu’une rêverie astronomique, et il n’y a là que des rapports de mots. Le prophète de Pathmos s’imaginait que la fin du monde ne tarderait pas à venir, suivant la prédiction illusoire de Jésus (Mathieu, XXIV, 29, 30, 31 et 34 ; Marc, XIII, 24, 25, 26, 27, et 30 ; Luc, XXI, 25, 26, 27 et 32), et c’est cet événement qu’il redoute, contemple et décrit dans cette étrange composition. Voici les étoiles dont la constellation du Bélier est composée. {| style="border-spacing:1.5em 0; margin:1em auto; font-size:85%; line-height: 1.50em; font-variant-numeric:tabular-nums; text-align:left;" |colspan=12 style="font-size:90%; padding-bottom:0.5em; text-align:center; line-height:1.33em"|{{Ancre+|T11-2|PRINCIPALES ÉTOILES DE LA CONSTELLATION DU BÉLIER}}{{br0}} DEUX MILLE ANS D’OBSERVATION |- |style="font-size:90%; padding-bottom:0.25em; test-align:center;"| {{sc|Étoiles}} |style="font-size:90%; padding-bottom:0.25em;"| {{ell|00|−127}} |style="font-size:90%; padding-bottom:0.25em;"| {{ell|00|+960}} |style="font-size:90%; padding-bottom:0.25em;"| {{ell|00|1430}} |style="font-size:90%; padding-bottom:0.25em;"| {{ell|00|1590}} |style="font-size:90%; padding-bottom:0.25em;"| {{ell|00|1603}} |style="font-size:90%; padding-bottom:0.25em;"| {{ell|00|1660}} |style="font-size:90%; padding-bottom:0.25em;"| {{ell|00|1700}} |style="font-size:90%; padding-bottom:0.25em;"| {{ell|00|1800}} |style="font-size:90%; padding-bottom:0.25em;"| {{ell|00|1840}} |style="font-size:90%; padding-bottom:0.25em;"| {{ell|00|1860}} |style="font-size:90%; padding-bottom:0.25em;"| {{ell|00|1880}} |- | {{cach|000 }}α | 3.2 | 3.2 | 3 | 3 | 2 | 2 | 2 | 3 | 2 | 2 | 2,2 |- | {{cach|000 }}β | 3 | 3 | 3 | 4 | 3 | 3 | 3 | 3 | 3 | 3 | 3,0 |- | {{cach|000 }}γ | 3 | 3.4 | 3 | 4 | 3 | 4 | 4 | 4.5 | 4.3 | 4.3 | 3,9 |- | {{cach|000 }}δ | 4 | 4 | 4 | 4 | 4 | 4 | 4 | 4 | 4.5 | 4 | 4,1 |- | {{cach|000 }}ε | 5 | 5 | 5 | 5 | 4 | 5 | 5 | 5 | 4.5 | 4.5 | 4,8 |- | {{cach|000 }}ζ | 4 | 4 | 4 | 5 | 4 | 5 | 5 | 5 | 4.5 | 5.4 | 4,9 |- | {{cach|000 }}η | 5 | 5.6 | 5 | 6 | 6 | 6 | 6 | 6 | 5.6 | 5.6 | 5,5 |- | {{cach|000 }}θ | 5 | 5.6 | 5 | 6 | 6 | 5 | {{sfrac|5|3|4|fs=65%}} | 6 | 6.5 | 6.5 | 5,7 |- | {{cach|000 }}ι | 5 | 5 | 5 | 5 | 6 | 5 | 6 | 6 | 6 | 6.5 | 5,8 |- | {{cach|000 }}{{Nec|ϰ}} | 0 | 6 | 0 | 6 | 6 | 5 | {{sfrac|5|3|4|fs=65%}} | 6 | 6.5 | 6.5 | 5,7 |- | {{cach|000 }}λ | 0 | 5.6 | 0 | 0 | 6 | 6 | 5 | 5.6 | 5 | 5 | 5,3 |- | {{cach|000 }}μ | 0 | 0 | 0 | 6 | 6 | 6 | 6 | 6 | 6.5 | 6.5 | 5,8 |- | {{cach|000 }}ν | 6 | 6 | 6 | 6 | 6 | 6 | 6 | 5.6 | 6.5 | 6.5 | 6,0 |- | {{cach|000 }}ξ | 0 | 0 | 0 | 0 | 6 | 0 | 6 | 6 | 5.6 | 5.6 | 5,5 |- | {{cach|000 }}ο | 0 | 0 | 0 | 6 | 6 | 6 | 6 | 6.7 | 6 | 6 | 6,0 |- | {{cach|000 }}π | 0 | 0 | 0 | 6 | 6 | 6 | 6 | 5 | 6.5 | 6.5 | 5,6 |- | {{cach|000 }}ρ | 5 | 5 | 5 | 6 | 6 | 6 | {{sfrac|6|1|2|fs=65%}} | 6 | 6 | 6 | 6,0 |- | {{cach|000 }}σ | 5 | 5 | 5 | 6 | 6 | 6 | 6 | 6 | 6 | 6.5 | 5,8 |- | {{cach|0}}61 τ¹ | 4 | 4 | 4 | 6 | 6 | 6 | 7 | 6 | 5 | 5 | 5,0 |- | {{cach|0}}63 τ² | 0 | 5 | 0 | 0 | 0 | 0 | 6 | 7 | 5.6 | 5.6 | 5,5 |- | {{cach|0}}14 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 6 | 6 | 5.6 | 5 | 5 | 5,4 |- | {{cach|0}}33 | 5 | 5.6 | 5 | 5 | 5 | 5 | 5 | 6 | 6.5 | 6.5 | 5,8 |- | {{cach|0}}35 | 5 | 5 | 5 | 4 | 5 | 4 | 4 | 4 | 5 | 5 | 5,0 |- | {{cach|0}}38 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 6 | 5.6 | 5 | 5 | 5,0 |- | {{cach|0}}39 | 5 | 5 | 5 | 4 | 5 | 4 | 4 | 4 | 5 | 5 | 4,9 |- | {{cach|0}}41 | 4 | 4 | 4 | 3 | 4 | 3 | 3 | 3 | 4.3 | 4.3 | 3,8 |- | {{abr|P.|Piazzi}} III, 32 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | {{sfrac|6|1|2|fs=65%}} | 5.6 | 5 | 5 | 5,2 |} {{SA/o|Remarque curieuse, l’étoile la plus brillante de cette constellation,}}<noinclude> <references/></noinclude> flq5x7s2rbji7v46yu2fiplxy1cv7tj Fichier:Studdy - Bonzo alpiniste (1937)-p02-a2.jpg 6 4938010 15914113 2026-07-10T17:06:58Z M-le-mot-dit 10828 == Description == {{Information |Description=''Bonzo alpiniste'', bande dessinée |Source={{Gallica|btv1b108438096}} |Date=1937 |Author=[[Auteur:George Ernest Studdy|George E. 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Studdy]] |Permission={{PD-old-70}} |other_versions=[[Fichier:Studdy - Bonzo alpiniste (1937).djvu|120px]] }} [[Catégorie:Bonzo alpiniste]] 15914120 wikitext text/x-wiki == Description == {{Information |Description=''Bonzo alpiniste'', bande dessinée |Source={{Gallica|btv1b108438096}} |Date=1937 |Author=[[Auteur:George Ernest Studdy|George E. Studdy]] |Permission={{PD-old-70}} |other_versions=[[Fichier:Studdy - Bonzo alpiniste (1937).djvu|120px]] }} [[Catégorie:Bonzo alpiniste]] qbnlpnpwwatwmavvzu4k5dux1i51v4i Fichier:Studdy - Bonzo alpiniste (1937)-p02-d1.jpg 6 4938018 15914121 2026-07-10T17:09:42Z M-le-mot-dit 10828 == Description == {{Information |Description=''Bonzo alpiniste'', bande dessinée |Source={{Gallica|btv1b108438096}} |Date=1937 |Author=[[Auteur:George Ernest Studdy|George E. Studdy]] |Permission={{PD-old-70}} |other_versions=[[Fichier:Studdy - Bonzo alpiniste (1937).djvu|120px]] }} [[Catégorie:Bonzo alpiniste]] 15914121 wikitext text/x-wiki == Description == {{Information |Description=''Bonzo alpiniste'', bande dessinée |Source={{Gallica|btv1b108438096}} |Date=1937 |Author=[[Auteur:George Ernest Studdy|George E. Studdy]] |Permission={{PD-old-70}} |other_versions=[[Fichier:Studdy - Bonzo alpiniste (1937).djvu|120px]] }} [[Catégorie:Bonzo alpiniste]] qbnlpnpwwatwmavvzu4k5dux1i51v4i Fichier:Studdy - Bonzo alpiniste (1937)-p02-d2.jpg 6 4938019 15914122 2026-07-10T17:10:04Z M-le-mot-dit 10828 == Description == {{Information |Description=''Bonzo alpiniste'', bande dessinée |Source={{Gallica|btv1b108438096}} |Date=1937 |Author=[[Auteur:George Ernest Studdy|George E. 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En conséquence, il fonde sa théorie « d’abord sur le caractère propre du Bouddhisme venant réformer et contredire la foi brahmanique ; en second lieu, sur l’athéïsme instinctif et spontané de la nouvelle doctrine ; troisièmement, sur ses rapports avec le Sânkhya de Kapila, dit Sânkhya athée ; puis ensuite, sur les textes mêmes des ''soûtras'' bouddhiques, sur les noms significatifs que les Brahmanes infligent aux Bouddhistes, et enfin, sur la métaphysique tout entière du Bouddhisme, depuis l'''Abhidharma'' do Kâcyapa, (successeur immédiat de Çâkyamouni), jusqu’aux ''Vinaya'' ''soutras'' de Nâgârdjouna, (docteur nihiliste, s’il en fut jamais), venu quatre ou cinq siècles après lui<ref>''Ouv. cité'', Avertissement, p. {{rom|XV}}. — M. Lassen, ''Indische Alterthumseunde'', II, {{corr|p|p.}} 59, note 2, p. 413 et 889, place ce Pyrrhon indien dans la seconde moitié du premier siècle de notre ère. Si donc le Bouddha est mori l’an 513 avant J. C., l’intervalle signalé excèderait six cents ans.</ref>. Cet ensemble de preuves lui paraît plus que suffisant ; mais pour qu’il ne manque rien à la démonstration, il rappelle un dernier fait qui, à son avis, ne serait ni le moins intéressant ni le moins décisif. C’est que les Bouddhistes de nos jours, malgré les modifications que les siècles ont apportées aux doctrines du maître, ne se feraient pas une autre idée du ''Nirvâna'' que leurs prédécesseurs : assertion qu’il croit établir par les témoignages plus ou moins explicites des modernes missionnaires chrétiens nommés ci-dessus : M. Spence Hardy,<noinclude> <references/></noinclude> n1cahn3xv3v9hnf0b8r58pjkud0u236 15914125 15914124 2026-07-10T17:15:21Z Assassas77 56119 15914125 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Assassas77" />{{nr||— 17 —|}}</noinclude>tache aux arguments spéciaux fournis par les textes bouddhiques ou tirés du fond même du sujet<ref>''Compte-rendu'' etc., déjà cité, p. 348-50. — Le ''Bouddha et sa Religion'', Avertissement, p. {{rom|XVIII}}-{{rom|XIX}}, texte, p. 396.</ref>. En conséquence, il fonde sa théorie « d’abord sur le caractère propre du Bouddhisme venant réformer et contredire la foi brahmanique ; en second lieu, sur l’athéïsme instinctif et spontané de la nouvelle doctrine ; troisièmement, sur ses rapports avec le Sânkhya de Kapila, dit Sânkhya athée ; puis ensuite, sur les textes mêmes des ''soûtras'' bouddhiques, sur les noms significatifs que les Brahmanes infligent aux Bouddhistes, et enfin, sur la métaphysique tout entière du Bouddhisme, depuis l’''Abhidharma'' de Kâcyapa, (successeur immédiat de Çâkyamouni), jusqu’aux ''Vinaya'' ''soutras'' de Nâgârdjouna, (docteur nihiliste, s’il en fut jamais), venu quatre ou cinq siècles après lui<ref>''Ouv. cité'', Avertissement, p. {{rom|XV}}. — M. Lassen, ''Indische Alterthumseunde'', II, {{corr|p|p.}} 59, note 2, p. 413 et 889, place ce Pyrrhon indien dans la seconde moitié du premier siècle de notre ère. Si donc le Bouddha est mori l’an 513 avant J. C., l’intervalle signalé excèderait six cents ans.</ref>. Cet ensemble de preuves lui paraît plus que suffisant ; mais pour qu’il ne manque rien à la démonstration, il rappelle un dernier fait qui, à son avis, ne serait ni le moins intéressant ni le moins décisif. C’est que les Bouddhistes de nos jours, malgré les modifications que les siècles ont apportées aux doctrines du maître, ne se feraient pas une autre idée du ''Nirvâna'' que leurs prédécesseurs : assertion qu’il croit établir par les témoignages plus ou moins explicites des modernes missionnaires chrétiens nommés ci-dessus : M. Spence Hardy,<noinclude> <references/></noinclude> eue8twqs9p6lj6fvwqgf3d2xrt0bpv6 Page:Ferrier - L Heritage Tome 4.djvu/230 104 4938022 15914126 2026-07-10T17:20:27Z Sapcal22 420 /* Corrigée */ 15914126 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>étoit dans tout l’éclat de la beauté, et l’artiste dans toute la perfection de son talent. Il n’avoit donc pas uniquement le mérite de la ressemblance, ce n’étoit pas seulement un portrait, c’étoit un tableau achevé, et du plus grand prix, comme la plupart des ouvrages de ce grand maître. — Il y a quelque chose de Lyndsay dans l’expression tout à la fois douce et mélancolique de ces grands yeux noirs, pensa Gertrude en jetant les yeux sur le tableau, quelque chose aussi de son air de reproche ; ajouta-t-elle avec un soupir, en songeant qu’il avoit sujet de lui en adresser. Elle écrivit quelques lignes pour accompagner le tableau qui ne devoit lui être envoyé qu’après son départ ; et, ayant terminé tous ces arrangemens, elle dit adieu à Rossville, et une larme brilla dans ses yeux en voyant ses verts bocages et ses eaux transparentes éclairés par les doux rayons du soleil du printemps. Mistress Saint-Clair avoit positivement refusé au colonel la permission de les ac-<noinclude> <references/></noinclude> c1ssvtpuubrsjyx78k32ey5p04pv24q Page:Ferrier - L Heritage Tome 4.djvu/229 104 4938023 15914128 2026-07-10T17:22:20Z Sapcal22 420 /* Corrigée */ 15914128 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>les inspiroient n’avoient pour mobile que la bienfaisance et l’humanité, quoiqu’ils eussent pris une direction bien différente depuis qu’ils étoient soumis à la direction de son amant. Elle fit remettre des présens plus splendides que convenables à ses tantes et à sa cousine Anne, et donna des ordres pour qu’on leur envoyât toujours de Rossville les plus beaux fruits et les plus belles fleurs du jardin. Il lui en coûtoit de partir sans envoyer quelque souvenir à Lyndsay, quelque légère marque de sa reconnoissance pour toutes les peines qu’il s’étoit données pour elle, et qu’elle avoit jusqu’alors si mal reconnues ; mais elle n’osoit en parler au colonel Delmour, dans la crainte d’exciter ses transports jaloux. Elle avoit un portrait de la mère de Lyndsay ; c’étoit le plus beau, le plus remarquable de tous les tableaux de famille qui ornoient le château. Elle résolut de le lui envoyer. Ce portrait avoit été peint par sir Josué Reynolds, et à une époque où le modèle<noinclude> <references/></noinclude> 6so0x4uemrbsqjdlubpirjkzjcrb626 Page:Ferrier - L Heritage Tome 4.djvu/225 104 4938024 15914131 2026-07-10T17:24:24Z Sapcal22 420 /* Corrigée */ 15914131 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>Lady Rossville tira de son doigt une pierre rare et précieuse qui avoit appartenú au feu comte. — Ces souvenirs ne sont plus que des répétitions bien banales et bien usées d'une vieille histoire, dit-elle avec un sourire, depuis la reine Elisabeth et le comte d'Essex jusqu'à la laitière et sa bague de jonc; mais du moins ils nous rappelleront cette journée, n'est-ce pas ? et si jamais je deviens tyran ou vous rebelle, ayez soin de choisir un messager plus fidèle que le pauvre d'Essex! Voilà toute la morale de ma fable. — Malheur à celui qui oseroit toucher à cette bague tant que je vivrai ! s'écria Delmour en la pressant contre ses lèvres; et il la mit aussitôt à son doigt. Lorsque lady Rossville parut au dîner, elle n'avoit pour toute parure que la rose; mais la chaleur de la salle la fit s'épanouir trop vite, et elle s'effeuilla presque au même instant.<noinclude> <references/></noinclude> dksxov0ka9ak6zwnn7ylerwda1l2hnd 15914320 15914131 2026-07-10T19:06:04Z Sapcal22 420 15914320 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>Lady Rossville tira de son doigt une pierre rare et précieuse qui avoit appartenu au feu comte. — Ces souvenirs ne sont plus que des répétitions bien banales et bien usées d’une vieille histoire, dit-elle avec un sourire, depuis la reine Elisabeth et le comte d’Essex jusqu’à la laitière et sa bague de jonc ; mais du moins ils nous rappelleront cette journée, n’est-ce pas ? et si jamais je deviens tyran ou vous rebelle, ayez soin de choisir un messager plus fidèle que le pauvre d’Essex ! Voilà toute la morale de ma fable. — Malheur à celui qui oseroit toucher à cette bague tant que je vivrai ! s’écria Delmour en la pressant contre ses lèvres ; et il la mit aussitôt à son doigt. Lorsque lady Rossville parut au dîner, elle n’avoit pour toute parure que la rose ; mais la chaleur de la salle la fit s’épanouir trop vite, et elle s’effeuilla presque au même instant.<noinclude> <references/></noinclude> gkfzirymlxulxnzy79t07eoevub012a Page:Ferrier - L Heritage Tome 4.djvu/276 104 4938025 15914134 2026-07-10T17:27:07Z Sapcal22 420 /* Corrigée */ 15914134 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>lui indiquoit, et elle y aperçut, au milieu du parterre, l’objet de leurs sarcasmes. Au-dessus d’un cou long et mince se montroit une jolie petite figure toute ronde, toute rayonnante, surmontée d’une forêt de cheveux arrangés si artistement qu’on eût pu y reconnoître tous les genres de coiffure, depuis les tresses à la grecque jusqu’aux boucles à la romaine. Les gestes, les signes de tête se renouvelèrent avec plus de force que jamais lorsque la comtesse tourna les yeux de ce côté. — Assurément, se dit-elle, voilà une figure que {{corr|jai|j’ai}} vue quelque part. Elle regarda plus attentivement, et, sous l’attirail dont elle étoit affublée, elle reconnut enfin sa cousine mistress Auguste Larkins ! Pour qu’il ne pût lui rester aucun doute, M. Auguste en personne, véritable caricature des modes régnantes, se retourna et joignit ses saluts aux signes de tête de sa Lilly. À son arrivée à Londres, Gertrude avoit appris de mistress Saint-Clair qu’ils étoient à la campagne, ce qui l’avoit<noinclude> <references/></noinclude> 0r1iln5mwa5qea2u86whzcgbp6lnok7 Page:Ferrier - L Heritage Tome 4.djvu/260 104 4938026 15914137 2026-07-10T17:28:54Z Sapcal22 420 /* Corrigée */ 15914137 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude><nowiki/> — Une de ces lettres est de Lyndsay, dit Gertrude avec tristesse. — Et vous semblez craindre de la regarder. L’ouvrirai-je pour vous ? La comtesse ayant fait un signe d’assentiment, le colonel lui lut la lettre de Lyndsay. Elle étoit courte et sembloit écrite à la hâte. Lyndsay annonçoit à Gertrude la mort subite du ministre de la paroisse de Rossville, ce qui fournissoit à la comtesse les moyens de placer le jeune Leslie, qui étoit venu le prier de lui écrire en sa faveur. — Quel est ce Leslie qui trouve un protecteur si zélé dans Lyndsay ? demanda le colonel. {{corr||— }}C’est un jeune homme fort intéressant, qui doit épouser ma cousine Anne Black. Ses parens attendoient seulement qu’il fût nommé ministre d’une paroisse. C’étoit le seul obstacle à leur union. Que je suis heureuse de pouvoir l’écarter ! avancez-moi, je vous prie, l’écritoire, que j’arrange sur-le-champ cette affaire.<noinclude> <references/></noinclude> ktxsh6kmb3q6fuq78q2hz9ifwwkw6fz Livre:Studdy - Bonzo alpiniste (1937).djvu/styles.css 112 4938027 15914141 2026-07-10T17:30:21Z M-le-mot-dit 10828 Style de titre 15914141 sanitized-css text/css h3.tmp { margin: 1em auto .7em; font-size: 144%; } cgrg3g3y3wn0zxoxwzg2qkcrtza6h4a Page:Ferrier - L Heritage Tome 4.djvu/259 104 4938028 15914142 2026-07-10T17:30:38Z Sapcal22 420 /* Corrigée */ 15914142 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>moi-même en parlant avec cette légèreté d’un événement qui n’est arrivé que par ma faute ; mais je n’en sens pas moins vivement mes torts. J’ai fait de folles dépenses !… — Que voulez-vous dire ? — Ce service, par exemple, dit-elle en montrant un superbe déjeuner de porcelaine de Sèvres ; je frémis en songeant au prix qu’il a coûté. À coup sûr de la faïence eut été moins chère ; et pour l’œil d’un philosophe un plat d’étain est tout aussi convenable qu’un plat d’argent. Quel dommage que vous ne m’ayez pas consulté plutôt que lady Charles avant d’en faire l’emplette. Il est certain que lady Charles est bien prodigue, dit la comtesse d’un ton grave. Peut-elle faire autrement ? Lord Charles a de la fortune, et il lui permet de la dépenser, ce qu’elle fait pour soutenir son rang dans le monde. Les méthodistes voudroient, je crois, abolir toutes ces distinctions, pour bâtir des églises, et pour doter des hôpitaux.<noinclude> <references/></noinclude> 17rf8hliuf5l31oie0u2un040ze5fvo Bonzo alpiniste/Bonzo fait de l’alpinisme 0 4938029 15914144 2026-07-10T17:32:16Z M-le-mot-dit 10828 Bonzo, 1 page 15914144 wikitext text/x-wiki <pages index="Studdy - Bonzo alpiniste (1937).djvu" header=1 include=2 /> c6lsl2lapu5wbuv22ksvtmhpdvmbnu4 Page:Ferrier - L Heritage Tome 4.djvu/232 104 4938030 15914145 2026-07-10T17:32:39Z Sapcal22 420 /* Corrigée */ 15914145 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude><nowiki/> Lady Augusta lui fit de vives instances pour qu’elle vînt dîner chez elle avec sa mère dans Brook-Street, mais mistress Saint-Clair déclara qu’elle étoit encore trop fatiguée du voyage pour accepter aucune invitation, et Gertrude voulut rester pour lui tenir compagnie. Il fut cependant convenu qu’on se reverroit le lendemain, que l’on conviendroit alors de quelque chose ; et après beaucoup de pourparlers et de grandes protestations de tendresse, on se sépara. Mistress Saint-Clair elle-même fut plus satisfaite de la visite qu’elle venoit de recevoir qu’elle n’auroit voulu se l’avouer à elle-même, car elle avoit été l’objet d’égards et de prévenances auxquels elle n’étoit pas accoutumée ; et si ces dames n’eussent pas été la mère et les sœurs du colonel Delmour, elle n’auroit pas tari sur leur éloge. Gertrude en parla à son amant avec tout l’enthousiasme qu’elles lui avoient inspiré, mais il ne parut pas très-sensible à ses complimens. — On croiroit, lui dit-elle, que vous n’appréciez pas tout leur mérite ;<noinclude> <references/></noinclude> o09dzn67o6vqfnhkw73oj5urmysgref Fichier:Studdy - Bonzo alpiniste (1937)-p03-a1.jpg 6 4938031 15914146 2026-07-10T17:33:13Z M-le-mot-dit 10828 {{Information |Description=''Bonzo alpiniste'', bande dessinée |Source={{Gallica|btv1b108438096}} |Date=1937 |Author=[[Auteur:George Ernest Studdy|George E. Studdy]] |Permission={{PD-old-70}} |other_versions=[[Fichier:Studdy - Bonzo alpiniste (1937).djvu|120px]] }} [[Catégorie:Bonzo alpiniste]] 15914146 wikitext text/x-wiki == Description == {{Information |Description=''Bonzo alpiniste'', bande dessinée |Source={{Gallica|btv1b108438096}} |Date=1937 |Author=[[Auteur:George Ernest Studdy|George E. 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Mais la comtesse de Rossville et sa cousine, la femme du ministre, ainsi rapprochées, voilà de ces choses qui bouleversent toutes les idées et qui blessent les convenances. Lady Rossville prit un air mécontent : ma cousine, répondit-elle, est une personne dont je ne saurois jamais rougir. — Non pas sans doute actuellement ; mais lorsque ce ne sera plus que la femme du ministre avec sa robe imprimée et ses mitaines noires. Le joli spectacle de la voir suivie d’une troupe de marmots mal léchés, et le ministre lui-même à leur tête,<noinclude> <references/></noinclude> h0bza34npd5osgfbyn2mcssaxqy531d Fichier:Studdy - Bonzo alpiniste (1937)-p03-b1.jpg 6 4938035 15914151 2026-07-10T17:34:11Z M-le-mot-dit 10828 {{Information |Description=''Bonzo alpiniste'', bande dessinée |Source={{Gallica|btv1b108438096}} |Date=1937 |Author=[[Auteur:George Ernest Studdy|George E. 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Vous avez trop de raison, trop de discernement, pour ne pas comprendre tous les désagrémens inévitables qui en résulteroient, les tracasseries sans nombre, la susceptibilité blessée, les offenses qu’on croira recevoir, et puis le chapitre des plaintes et des lamentations qu’il faudra essuyer. — Je n’ai rien de semblable à craindre<noinclude> <references/></noinclude> on8heikyahw8aihjmez25axox7vfwcq Fichier:Studdy - Bonzo alpiniste (1937)-p03-d2.jpg 6 4938042 15914160 2026-07-10T17:35:56Z M-le-mot-dit 10828 {{Information |Description=''Bonzo alpiniste'', bande dessinée |Source={{Gallica|btv1b108438096}} |Date=1937 |Author=[[Auteur:George Ernest Studdy|George E. 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Genitriz, ''mère'' (''épith. de'' roïne) 4033, 4703. Gent, ''peuple'' 4, ''gens'' 715, 1064, 1165, 1182, 1245, 1316, 1816, 1869, 187... 15914161 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Manseng" />{{nr|336|GLOSSAIRE}}</noinclude><nowiki/> Gelee, ''ce qui est gelé'' 3654, 4349, 4541. Geline, ''poule'' 4248. Gemais, gemès, gemez, ''jamais'' 116, 1055, 1107, 1177, 1540, 1555, 1758, 1955, 2182, 2218, ''etc.'', ''renforce simplement la'' ''négation'' 1999, 2200, 2519, 5216. ''Cf.'' Ja, Mais. Gemé, ''orné de pierres précieuses'' 801, 1791, 3115. Genitriz, ''mère'' (''épith. de'' roïne) 4033, 4703. Gent, ''peuple'' 4, ''gens'' 715, 1064, 1165, 1182, 1245, 1316, 1816, 1869, 1879, 1954, ''etc.'' Gent, ''gracieux'', ''joli'' 1819, 1845, 1966, 2873, 4150, 4259, 5350, ''courtois'' 3213, ''bien apprêté'' (''en parlant du manger'') 4480. Gentement, ''gracieusement'', ''noblement'' 643, 2274, 2436, 3359, 4941, ''bien'' 3286. Gentil, ''suj.'' gentis (: -is) 2410, ''noble'', ''de haute naissance'' 1944, 2410, 2517, 2913, 4871, 4947, 5029, 5081, 5615, 6233, ''etc.'', ''vaillant'' 2876, 4335, 4749, 4976, 5275, 5548, ''etc.'' Ges, ''je les'' 1049. Gesir, ''pf. 3'' jut 3798, 3962, 4284, 5088, 5325, 6406, ''fut. 3'' gerra 114, 3631, ''pt. p.'' geü 3391, 3960, ''être couché'', ''coucher''. 114, 3391, 3631, 3960, 3962, 4284, 4295, 5088, 5583, 5878, ''etc.'' ; ''réfl.'', ''être couché'' 5675 ; ''se coucher'' 3798. Geter, giter, gitier (: -ier 1909, 3099), ''pr. 3'' giete 914, ''6'' gietent 4253, gitent 4213, ''faire'' ''sortir'', ''tirer hors'' (''de'') 548, 1314, 2154, 3374, 3380, 3426, 3536, 4253, 4699, 5084, ''etc.'', ''chasser'', ''expulser'' 942, ''débarquer''. 5588, ''déposer'', ''placer'' 5803,''répandre'' 234, 914, 4213, ''tirer de l’arc''1729, ''laisser partir'', ''lâcher'' (''un épervier'') 1909 ; g. mort, ''tuer'' 46, 3506, 4556 ; g. son sort, ''dire la bonne'' ''aventure'' 1822. Geudon, ''soldat à pied'' 6192. Geuent, ''voy.'' Juer. Gibaier, ''chasser aux oiseaux'' 1907. Gié, ''voy.'' Jé. Giet, ''lien par lequel on retient'' ''un oiseau de chasse'' 1913. Giete, ''voy.'' Geter. Giron, ''pan de robe'' 237, ''tunique'' 4984. Giter, ''voy.'' Geter. Glai, ''glaïeul'' 913, 1095, 1633, 1927, 2214. Glais, ''glas'' (2372). Gtatir, ''crier'', ''hurler'' 4155. Gloton, ''suj.'' gloz, glos, ''coquin'', ''fripon'' (''ferme d’injure'') 2159, 2163, 2602, 2707, 2773, 2778, 2871, 2951, 2956, 3012, ''etc.'' Gonfanon, gonfenon, confanon, ''drapeau'', ''bannière'', 528, 843, 879, 1058, 3125, ''etc.'' Gonfenonnier, ''celui qui porte le'' ''gonfanon'' 1619, 1780, 2228. Goté, ''tacheté'' (''en forme de'' ''gouttes'') 492, 2272. Gonne, ''vêtement de religieuse'' 5575, 5602, ''équivalant''<noinclude> <references/></noinclude> b5wrr45qv7306d248zfyh2i8zdu4t29 Fichier:Studdy - Bonzo alpiniste (1937)-p03-d3.jpg 6 4938044 15914162 2026-07-10T17:36:12Z M-le-mot-dit 10828 {{Information |Description=''Bonzo alpiniste'', bande dessinée |Source={{Gallica|btv1b108438096}} |Date=1937 |Author=[[Auteur:George Ernest Studdy|George E. Studdy]] |Permission={{PD-old-70}} |other_versions=[[Fichier:Studdy - Bonzo alpiniste (1937).djvu|120px]] }} [[Catégorie:Bonzo alpiniste]] 15914162 wikitext text/x-wiki == Description == {{Information |Description=''Bonzo alpiniste'', bande dessinée |Source={{Gallica|btv1b108438096}} |Date=1937 |Author=[[Auteur:George Ernest Studdy|George E. 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Lady Rossville gardoit le silence, et l’agitation du colonel augmentoit de moment en moment. — Je vois maintenant ce que c’est, s’écria-t-il avec fureur ; ses insinuations perfides ont prévalu ; mais il m’en rendra raison. Gertrude posa sa main sur le bras de son amant et fondit en larmes. — Ah ! Delmour, si vous m’aimez autant que vous le dites, comment pouvez-vous me tourmenter ainsi ? pour rien au monde je ne voudrois vous affliger volontairement. — Mais vous ne faites que cela, inter-<noinclude> <references/></noinclude> cd19ch2l6lz7garqetbejtbv171qda2 Fichier:Studdy - Bonzo alpiniste (1937)-p05-a1.jpg 6 4938058 15914193 2026-07-10T17:47:01Z M-le-mot-dit 10828 {{Information |Description=''Bonzo alpiniste'', bande dessinée |Source={{Gallica|btv1b108438096}} |Date=1937 |Author=[[Auteur:George Ernest Studdy|George E. 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Studdy]] |Permission={{PD-old-70}} |other_versions=[[Fichier:Studdy - Bonzo alpiniste (1937).djvu|120px]] }} [[Catégorie:Bonzo alpiniste]] qbnlpnpwwatwmavvzu4k5dux1i51v4i Discussion Page:Flammarion - Les Étoiles et les curiosités du ciel, 1882.djvu/294 105 4938062 15914199 2026-07-10T17:48:03Z F0x1 72129 /* Tableau des étoiles du Bélier (Ari) */ nouvelle section 15914199 wikitext text/x-wiki == Tableau des étoiles du Bélier (Ari) == {| style="border-spacing:1em 0; width:800px; margin:0em 0; font-size:85%; line-height: 1.5em; font-variant-numeric:tabular-nums; text-align:left;" |colspan=17 style="font-size:90%; padding-bottom:0.25em; text-align:center;"|PRINCIPALES ÉTOILES DE LA CONSTELLATION DU BÉLIER {{br0}} (liste complétée avec des données (arrondies) tirées de [[w:Simbad|Simbad]]) |- |style="font-size:90%; padding-bottom:0.25em;"| {{ell|00 ma|{{sc|Étoiles}}}} |style="font-size:90%; padding-bottom:0.25em;"| {{ell|00|−130}} |style="font-size:90%; padding-bottom:0.25em;"| {{ell|00|+960}} |style="font-size:90%; padding-bottom:0.25em;"| {{ell|00|1430}} |style="font-size:90%; padding-bottom:0.25em;"| {{ell|00|1590}} |style="font-size:90%; padding-bottom:0.25em;"| {{ell|00|1603}} |style="font-size:90%; padding-bottom:0.25em;"| {{ell|00|1660}} |style="font-size:90%; padding-bottom:0.25em;"| {{ell|00|1700}} |style="font-size:90%; padding-bottom:0.25em;"| {{ell|00|1800}} |style="font-size:90%; padding-bottom:0.25em;"| {{ell|00|1840}} |style="font-size:90%; padding-bottom:0.25em;"| {{ell|00|1860}} |style="font-size:90%; padding-bottom:0.25em;"| {{ell|00|1880}} |style="padding-bottom:0.25em; font-size:90%; font-weight:bold;"| 2025 |style="padding-bottom:0.25em; font-size:90%;"| Nom usuel |style="padding-bottom:0.25em; font-size:90%;"| {{nobr|{{abr|Dist.(pc)|Distance en parsecs (1pc vaut 3.26 al)}}}} |style="padding-bottom:0.25em; font-size:90%;"| {{nobr|Type {{abr|sp.|spectral}}}} |style="padding-bottom:0.25em; font-size:90%;"| Coordonnées J2000 |- | {{cach|000 }}α | 3.2 | 3.2 | 3 | 3 | 2 | 2 | 2 | 3 | 2 | 2 | 2,2 |''' 2.01''' || α Ari || {{cach|000}}20 || K2-IIIbCa-1 || 02 07 10.4 +23 27 45 |- | {{cach|000 }}β | 3 | 3 | 3 | 4 | 3 | 3 | 3 | 3 | 3 | 3 | 3,0 |''' 2.65''' || β Ari || {{cach|000}}18 || kA4hA5mA5Va || 01 54 38.4 +20 48 29 |- | {{cach|000 }}γ | 3 | 3.4 | 3 | 4 | 3 | 4 | 4 | 4.5 | 4.3 | 4.3 | 3,9 |'''3.80''' || γ Ari || {{cach|000}}50 || kA0hA3(IV)+B9.5IV || 01 53 31.8 +19 17 38 |- | {{cach|000 }}δ | 4 | 4 | 4 | 4 | 4 | 4 | 4 | 4 | 4.5 | 4 | 4,1 |''' 4.37''' || δ Ari || {{cach|000}}51 || G9.5IIIb || 03 11 37.8 +19 43 36 |- | {{cach|000 }}ε | 5 | 5 | 5 | 5 | 4 | 5 | 5 | 5 | 4.5 | 4.5 | 4,8 |''' 4.63''' || ε Ari || {{cach|00}}102 || A2IV+A3IVs || 02 59 12.7 +21 20 26 |- | {{cach|000 }}ζ | 4 | 4 | 4 | 5 | 4 | 5 | 5 | 5 | 4.5 | 5.4 | 4,9 |''' 4.87''' || ζ Ari || {{cach|000}}84 || A1V || 03 14 54.1 +21 02 40 |- | {{cach|000 }}η | 5 | 5.6 | 5 | 6 | 6 | 6 | 6 | 6 | 5.6 | 5.6 | 5,5 |''' 5.11''' || η Ari || {{cach|000}}30 || F5V || 02 12 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{{cach|00}}235 || B7IV || 02 24 49.1 +10 36 38 |- | {{cach|000 }}ο | 0 | 0 | 0 | 6 | 6 | 6 | 6 | 6.7 | 6 | 6 | 6,0 |''' 5.78''' || ο Ari || {{cach|00}}173 || B9Vn || 02 44 33.0 +15 18 43 |- | {{cach|000 }}π | 0 | 0 | 0 | 6 | 6 | 6 | 6 | 5 | 6.5 | 6.5 | 5,6 |'''5.24''' || π Ari || {{cach|00}}239 || B6+A0Vp || 02 49 17.6 +17 27 52 |- | {{cach|000 }}ρ | 5 | 5 | 5 | 6 | 6 | 6 | {{sfrac|6|1|2}} | 6 | 6 | 6 | 6,0 |''' 5.58''' || ρ Ari || {{cach|000}}37 || F6V || 02 56 26.2 +18 01 24 |- | {{cach|000 }}σ | 5 | 5 | 5 | 6 | 6 | 6 | 6 | 6 | 6 | 6.5 | 5,8 |''' 5.52''' || σ Ari || {{cach|00}}142 || B7V || 02 51 29.6 +15 04 55 |- | {{cach|0}}61 τ¹ | 4 | 4 | 4 | 6 | 6 | 6 | 7 | 6 | 5 | 5 | 5,0 |''' 5.36''' || 61 Ari || {{cach|00}}162 || B5IV || 03 21 13.6 +21 08 49 |- | {{cach|0}}63 τ² | 0 | 5 | 0 | 0 | 0 | 0 | 6 | 7 | 5.6 | 5.6 | 5,5 |''' 5.13''' || 63 Ari || {{cach|00}}102 || K3III || 03 22 45.2 +20 44 31 |- | {{cach|0}}14 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 6 | 6 | 5.6 | 5 | 5 | 5,4 |''' 4.98''' || 14 Ari || {{cach|000}}53 || F2III || 02 09 25.3 +25 56 23 |- | {{cach|0}}33 | 5 | 5.6 | 5 | 5 | 5 | 5 | 5 | 6 | 6.5 | 6.5 | 5,8 |''' 5.30''' || 33 Ari || {{cach|000}}79 || A2/3V || 02 40 41.1 +27 03 39 |- | {{cach|0}}35 | 5 | 5 | 5 | 4 | 5 | 4 | 4 | 4 | 5 | 5 | 5,0 |''' 4.67''' || 35 Ari || {{cach|00}}189 || B3V || 02 43 27.1 +27 42 26 |- | {{cach|0}}38 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 6 | 5.6 | 5 | 5 | 5,0 |''' 5.17''' || 38 Ari || {{cach|000}}40 || A7III || 02 44 57.6 +12 26 45 |- | {{cach|0}}39 | 5 | 5 | 5 | 4 | 5 | 4 | 4 | 4 | 5 | 5 | 4,9 |''' 4.51''' || 39 Ari || {{cach|000}}53 || K0.5IIIb || 02 47 54.5 +29 14 50 |- | {{cach|0}}41 | 4 | 4 | 4 | 3 | 4 | 3 | 3 | 3 | 4.3 | 4.3 | 3,8 |''' 3.59''' || 41 Ari || {{cach|000}}51 || B8Vn || 02 49 59.0 +27 15 38 |- | {{abr|P.|Piazzi}} III, 32 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | {{sfrac|6|1|2}} | 5.6 | 5 | 5 | 5,2 |''' 4.47''' || HR 999 || {{cach|00}}199 || K3IIIaBa0.5 || 03 20 20.4 +29 02 54 |} [[Utilisateur:F0x1|F0x1]] ([[Discussion utilisateur:F0x1|d]]) 10 juillet 2026 à 17:48 (UTC) axmzx64w5jmgkra68rgvl3kgagh4yux Page:Ferrier - L Heritage Tome 4.djvu/215 104 4938063 15914200 2026-07-10T17:48:42Z Sapcal22 420 /* Corrigée */ 15914200 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>le portrait du véritable amour ; quiconque l’étudie apprendra bientôt à distinguer le véritable de celui qui n’est que simulé. Et il lut cette description simple et touchante d’un attachement vertueux avec une émotion qui ne montroit que trop avec quelle force il l’éprouvoit lui-même. Il suffit de dire qu’il n’y eut jamais de passion plus ardente, et en même-temps plus vertueuse. Il aimoit avec transport, mais sans idolâtrie. Avec une tendresse inexprimable, il avoit pour elle la plus haute estime. Il l’aimoit plus que la vie ; cependant il mettoit encore l’honneur, la religion et ses devoirs au-dessus d’elle. Sa passion n’étoit pas assez aveugle pour lui cacher les imperfections de son amante ; mais il les voyoit d’un œil si indulgent que, sans rien perdre de son estime pour elle, il sentoit encore accroître sa tendresse ; et toute son étude étoit de faire disparoître ces taches légères qui, dans un être moins parfait, n’auroient pas même été remarquées.<noinclude> <references/></noinclude> ija94c84wmfahz0bolugnj0zd66qgrq Page:Angran de Rueneuve - Observations sur l agriculture et le jardinage, 1712, tome 1.djvu/415 104 4938064 15914202 2026-07-10T17:48:48Z Narilora 147413 /* Non corrigée */ 15914202 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Narilora" /></noinclude><nowiki /> Pourquoy il faut arroser les jeunes Arbres & les Legumes, 261 ''Arbre sterile'', 330. Secret pour faire fructifier les Arbres steriles, ''idem.'' ''Arbre triste'', 356 ''Arbre fort vert'', qui étend ses racines au milieu du feu, ''idem.'' ''Argot'', Bois sec, 312 ''Avorter'', ce que c’est, 304 ''Auronne'', Plante, 165. Proprieté de la Fleur, ''idem.'' Vin d’Auronne, ''idem.'' ''Azerolier'', Arbre, 258. Propriété de son fruit, ''idem.'' En quel endroit il le produit, ''idem.'' {{Centré|B.}} ''Bergamote d’Italie'', Fruit, 117 ''Borneyer'', ce que c’est, 185 ''Bosquet'', petit Bois, 241 ''Botanique'', Science, 40 ''Boüis'', Arbre, 55. Vertus de ses feuilles & de son bois, ''idem.'' Boüis d’Artois, ''idem.'' A quoy il est propre, 56 ''Bouleau'', Arbre, 364. Proprieté de son bois, ''idem.'' A quoy est propre son suc, 365 ''Bourlet qui est à l’Arbre'', 99. Comment se forme ce Bourlet, ''idem.'' ''Bourse'', ce que c’est, 318 ''Boutons à fruit'' : Secret pour faire pro-<noinclude> <references/></noinclude> 0zkh5cqzf7tbn5wbagrcf2q9hr7g0f8 Fichier:Studdy - Bonzo alpiniste (1937)-p04-c2.jpg 6 4938065 15914207 2026-07-10T17:52:19Z M-le-mot-dit 10828 == Description == {{Information |Description=''Bonzo alpiniste'', bande dessinée |Source={{Gallica|btv1b108438096}} |Date=1937 |Author=[[Auteur:George Ernest Studdy|George E. Studdy]] |Permission={{PD-old-70}} |other_versions=[[Fichier:Studdy - Bonzo alpiniste (1937).djvu|120px]] }} [[Catégorie:Bonzo alpiniste]] 15914207 wikitext text/x-wiki == Description == {{Information |Description=''Bonzo alpiniste'', bande dessinée |Source={{Gallica|btv1b108438096}} |Date=1937 |Author=[[Auteur:George Ernest Studdy|George E. Studdy]] |Permission={{PD-old-70}} |other_versions=[[Fichier:Studdy - Bonzo alpiniste (1937).djvu|120px]] }} [[Catégorie:Bonzo alpiniste]] qbnlpnpwwatwmavvzu4k5dux1i51v4i Page:Ferrier - L Heritage Tome 4.djvu/199 104 4938066 15914212 2026-07-10T17:56:40Z Sapcal22 420 /* Corrigée */ 15914212 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>féra quelque chose qui tenoit le milieu entre un gémissement et une marque d’improbation. — Bien, bien, je souhaite que cela dure, cependant la rue et le thym croissent sur le même sol. Mais je vous ferai grâce de mes conseils, car je sais que les gens qui n’ont besoin de rien sont rarement disposés à en recevoir. Ainsi adieu, portez-vous bien. Et, après lui avoir presque rendu son serrement de main, l’oncle Adam quitta Gertrude, qui ne jouit que bien peu d’instans du calme que lui laissoit le départ des parens de sa mère. Les jours suivans furent presque entièrement consacrés aux affaires, lord Millbank et M. Alexandre Black étant arrivés à Rossville pour divers arrangemens qui donnèrent lieu à des entretiens et à des discussions interminables, auxquels Gertrude étoit presque toujours forcée d’assister, au grand regret du colonel, qui, pendant les longues heures où il étoit séparé de la comtesse, n’avoit d’autre ressource que de<noinclude> <references/></noinclude> eoctmz8919djulgpyy9x6cq4v3kzfh3 Page:Bulletin du Comité de l'Asie française, numéro 207, décembre 1922.pdf/214 104 4938067 15914218 2026-07-10T17:58:04Z Favete linguistis 129184 /* Sans texte */ 15914218 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="0" user="Favete linguistis" /></noinclude><noinclude> <references/></noinclude> 7pvazuaii1e5awwjngkltfu8emggw9d Page:Ferrier - L Heritage Tome 4.djvu/179 104 4938068 15914219 2026-07-10T17:58:44Z Sapcal22 420 /* Corrigée */ 15914219 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>côté le major réfléchit pendant quelques instans s’il ne devoit pas sommer le vieillard de s’expliquer, de dire ce qu’il avoit prétendu faire entendre par ses allusions à… Mais le pauvre major ne pouvoit se dire même à lui-même ce qu’il devoit faire ; force lui fut d’avaler son affront avec sa dernière tasse de thé, et lorsque le déjeuner fut terminé, le digne couple étoit prêt à entrer de nouveau en lice avec l’oncle Adam. Lorsque mistress Waddell parla de son départ, Gertrude dit tout ce que la circonstance exigeoit ; mais elle étoit trop sincère pour faire de grands efforts pour la retenir. Elle sentoit que ses parens étoient ridicules, et qu’ils déplaisoient au colonel Delmour. C’étoit presque un soulagement pour elle d’apprendre qu’ils alloient partir ; mais si ses instances ne furent pas très-vives, miss Pratt y suppléa abondamment par l’énergie de ses regrets. Elle leur protesta qu’ils n’avoient encore rien vu à Rossville ; que ce n’étoit pas là une visite ; qu’à<noinclude> <references/></noinclude> e09jebm9v8f8tshe6uoh0nl7zbdc026 Page:Studdy - Bonzo alpiniste (1937).djvu/5 104 4938069 15914220 2026-07-10T17:58:59Z M-le-mot-dit 10828 /* Corrigée */ 15914220 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="M-le-mot-dit" /></noinclude><nowiki /> {{T3|MARCASSIN {{Nec|A}} SOMMEIL}} {{Bloc centré|{{Img float |file=Studdy - Bonzo alpiniste (1937)-p05-a1.jpg |width=420px |align=left |m=.7em |cap={{Initiale|B}}onzo fait une partie de cartes avec son ami Marcassin. Jusqu’ici il n’a pas eu de jeu et c’est Marcassin qui gagne. Cette injustice du sort l’agace, mais il ne fait entendre aucune plainte, car il espère bien prendre sa revanche. Ah ! si le sort lui devenait favorable, Marcassin n’aurait qu’à se bien tenir. }} {{Img float |file=Studdy - Bonzo alpiniste (1937)-p05-a2.jpg |width=420px |align=left |m=.7em |cap={{Initiale|J}}ustement voilà une bonne carte. Le visage de Bonzo s’éclaire et trahit son contentement. Son sourire triomphant n’a pas échappé à Marcassin qui est un fin renard. Tout à coup, celui-ci bâille ; une violente envie de dormir s’empare de lui et bientôt il ronfle. Bonzo ne pourra pas prendre sa revanche. }} {{Img float |file=Studdy - Bonzo alpiniste (1937)-p05-b1.jpg |width=420px |align=left |m=.7em }} {{Img float |file=Studdy - Bonzo alpiniste (1937)-p05-b2.jpg |width=420px |align=left |m=.7em }} }}<noinclude> {{Centré|— 5 —}}</noinclude> 7gbr89a16tkd3c88tyi9eqngv6e8auy 15914221 15914220 2026-07-10T17:59:22Z M-le-mot-dit 10828 Paragraphes continus. 15914221 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="M-le-mot-dit" /></noinclude><nowiki /> {{T3|MARCASSIN {{Nec|A}} SOMMEIL}} {{Bloc centré|{{Img float |file=Studdy - Bonzo alpiniste (1937)-p05-a1.jpg |width=420px |align=left |m=.7em |cap={{Initiale|B}}onzo fait une partie de cartes avec son ami Marcassin. Jusqu’ici il n’a pas eu de jeu et c’est Marcassin qui gagne. Cette injustice du sort l’agace, mais il ne fait entendre aucune plainte, car il espère bien prendre sa revanche. Ah ! si le sort lui devenait favorable, Marcassin n’aurait qu’à se bien tenir. }} {{Img float |file=Studdy - Bonzo alpiniste (1937)-p05-a2.jpg |width=420px |align=left |m=.7em |cap={{Initiale|J}}ustement voilà une bonne carte. Le visage de Bonzo s’éclaire et trahit son contentement. Son sourire triomphant n’a pas échappé à Marcassin qui est un fin renard. Tout à coup, celui-ci bâille ; une violente envie de dormir s’empare de lui et bientôt il ronfle. Bonzo ne pourra pas prendre sa revanche. }} {{Img float |file=Studdy - Bonzo alpiniste (1937)-p05-b1.jpg |width=420px |align=left |m=.7em }} {{Img float |file=Studdy - Bonzo alpiniste (1937)-p05-b2.jpg |width=420px |align=left |m=.7em }} }}<noinclude> {{Centré|— 5 —}}</noinclude> 9andkiiakd8b8fzci7krznrke8de48l Page:Ferrier - L Heritage Tome 4.djvu/163 104 4938070 15914222 2026-07-10T18:00:51Z Sapcal22 420 /* Corrigée */ 15914222 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>cependant elle étoit trop polie pour ne pas lui faire les instances que la bienséance exigeoit. — De grâce, chantez-nous un air écossais, lui dit-elle au moment ou elle se préparoit à ''exécuter'' un air de bravoure italien ; j’ai pris goût aux ballades écossaises. — Aux ballades écossaises ! répéta mistress Waddell d’un air d’étonnement et de mépris. Vous plaisantez, ma cousine. Je vous assure qu’elles sont maintenant bannies de tous les salons. On les appelle des chansons de cuisine, ajouta-t-elle avec un sourire affecté. — Qu’on les appelle comme on voudra, dit lady Rossville, j’apprendrai certainement à chanter les airs de mon pays, et même à les chanter à ma manière, ''con'' ''amore''. — Alors vous les chanterez mieux que le chanteur de profession le plus habile, dit M. Lyndsay. — Mais je vous assure, cousine, que<noinclude> <references/></noinclude> 76pe86v7ihgpcs377bdby3bl9xqh675 Bonzo alpiniste/Bonzo se déguise 0 4938071 15914223 2026-07-10T18:01:00Z M-le-mot-dit 10828 Bonzo, 1 page 15914223 wikitext text/x-wiki <pages index="Studdy - Bonzo alpiniste (1937).djvu" header=1 include=3 /> f1yyvaby24jfcjkp515xq4f9decs2zb Bonzo alpiniste/Le rêve de Bonzo 0 4938072 15914224 2026-07-10T18:01:12Z M-le-mot-dit 10828 Bonzo, 1 page 15914224 wikitext text/x-wiki <pages index="Studdy - Bonzo alpiniste (1937).djvu" header=1 include=4 /> msr56komb541e0x5sqmpchsqdyitl13 Bonzo alpiniste/Marcassin a sommeil 0 4938073 15914226 2026-07-10T18:01:23Z M-le-mot-dit 10828 Bonzo, 1 page 15914226 wikitext text/x-wiki <pages index="Studdy - Bonzo alpiniste (1937).djvu" header=1 include=5 /> 6bm1igtrm3iwe3wq8fuj06kq8c4t0up Page:Demoustier - Le divorce, Paris, Maradan, 1795.djvu/49 104 4938074 15914229 2026-07-10T18:02:33Z Denis Gagne52 101614 /* Sans texte */ 15914229 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="0" user="Denis Gagne52" /></noinclude><noinclude> <references/></noinclude> fxicvuh5wdvy6no86xfpu5js9i3hawn Page:Demoustier - Le divorce, Paris, Maradan, 1795.djvu/50 104 4938075 15914230 2026-07-10T18:02:56Z Denis Gagne52 101614 /* Sans texte */ 15914230 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="0" user="Denis Gagne52" /></noinclude><noinclude> <references/></noinclude> fxicvuh5wdvy6no86xfpu5js9i3hawn Page:Ferrier - L Heritage Tome 4.djvu/180 104 4938076 15914231 2026-07-10T18:03:02Z Sapcal22 420 /* Corrigée */ 15914231 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>peine avoit-on eu le temps de se voir, qu’il falloit au moins trois jours entiers pour se connoître, etc., etc. En dépit de toutes les remontrances de miss Pratt, le major et son épouse restèrent inflexibles. Tout ce qu’elle put obtenir fut qu’ils resteroient une partie de la matinée, et César eut ordre de faire les apprêts du départ. Après que tous les convives, à l’exception de Lyndsay, eurent traîné le plus long-temps possible le déjeuner en longueur, après avoir lu leurs lettres et leurs journaux, avoir caressé leurs chiens, avoir fait en un mot tout ce que les gens désœuvrés font pour tuer le temps, la compagnie se sépara. L’oncle Adam opéra sa retraite comme les autres ; mistress Waddell entra après lui dans l’antichambre, traînant, suivant son usage, le major à sa suite. — Avant de partir, mon cher oncle, je viens savoir si je ne pourrois pas faire quelque chose pour vous, puisque vous ne voulez pas absolument nous accompagner ; ne<noinclude> <references/></noinclude> sazavt7z1h7gntcdegxetfbkh1lecv4 Page:Ferrier - L Heritage Tome 4.djvu/277 104 4938077 15914233 2026-07-10T18:04:37Z Sapcal22 420 /* Corrigée */ 15914233 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>soulagée d’un grand poids, et depuis lors jamais M. ni mistress Larkins ne lui étoient venus dans l’idée. Mais en être ainsi reconnue en public, lorsqu’ils ne se faisoient remarquer que par leurs ridicules, et qu’ils servoient de plastron à toutes les plaisanteries, quelle mortification pour la comtesse ! elle sentoit qu’elle avoit la figure en feu, et se récriant sur la chaleur de la salle, elle se leva pour aller s’asseoir dans le fond de la loge. — Quelle petitesse d’esprit, se dit-elle en elle-même, de n’oser reconnoître mes propres parens, dans la crainte du ridicule que pourroient jeter sur moi deux ou trois individus qui ne me sont rien ! Je me battrois volontiers pour me punir de ma folie. Ah ! Delmour me connoît mieux que je ne me connois moi-même ; c’est donc pour cela que je l’ai querellé ? et des larmes de mortification et de désappointement brillèrent dans ses yeux. Je veux surmonter un sentiment si pitoyable, se dit-elle aussitôt ; et elle reprit sa place sur le devant<noinclude> <references/></noinclude> eaafu2xs80yv3addxvwo1s8444qg3wo Le Divorce par Demoustier 0 4938078 15914234 2026-07-10T18:05:31Z Denis Gagne52 101614 Page créée avec « <pages index="Demoustier - Le divorce, Paris, Maradan, 1795.djvu" from=5 to=58 header=sommaire /> » 15914234 wikitext text/x-wiki <pages index="Demoustier - Le divorce, Paris, Maradan, 1795.djvu" from=5 to=58 header=sommaire /> bv1dvxtck5c0mhhqqu1lth2nht6ahie Page:Flammarion - Les Étoiles et les curiosités du ciel, 1882.djvu/295 104 4938079 15914235 2026-07-10T18:05:46Z F0x1 72129 /* Corrigée */ 15914235 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="F0x1" />{{nr||LA CONSTELLATION DU BÉLIER|273|b=<hr/>}}{{corrBandeau}}</noinclude>{{SA/f|α, n’était pas autrefois incorporée dans la figure du Bélier ; c’était un astre externe, et Hipparque la nomme « celle qui est au-dessus de la tête ». Au {{s|X}} de notre ère, l’astronome persan Sûfi dit : « Elle brille au nord des deux de la corne », et il ajoute : « on la nomme ''al-nâtih'' (qui frappe de la corne) ». Au {{s|xv}}, l’astronome arabe Ulugh-Beigh la met aussi en dehors de la figure, au-dessus de la tête cornue. Au {{s|xvi}} seulement, Tycho la place dans la tête, au front.}} Non loin de là, à l’est, les étoiles 33, 35, 39 et 41, externes aussi, et observées dès le temps d’Hipparque, ont été réunies en une petite figure, en une ''Mouche'' par Bartschius, gendre de Kepler, sur son globe céleste dessiné en{{lié}}1623. Puis on en a fait une ''Fleur-de-lis'' pour être agréable à {{roi|Louis|XIV}}. Cette constellation, aussi éphémère qu’insignifiante, n’a pas tardé à disparaître ; pourtant l’atlas de Bode ({{lia|11|f188|''fig''.{{lié}}{{corr|189|188}}|287}}) la donne encore. Pour nous, ce qui nous intéresse, c’est de remarquer que sur ces quatre étoiles l’une, la première à l’ouest (33), a diminué d’éclat, car elle était anciennement égale à 35 et 39. λ, dans la tête, a certainement augmenté d’éclat, car les anciens n’en ont pas fait mention. Au temps de Sûfi elle a paru de {{sfrac|{{5e}}|1|2|fs=65%}}. τ¹, anciennement de {{4e|grandeur}}, d’Hipparque à Ulugh-Beigh, est tombée à la {{6e}} au temps de Tycho, Bayer,{{lié}}etc. Elle est actuellement de cinquième. Sûfi remarque expressément qu’elle est de {{4e|grandeur}}, comme δ et ζ, et il ajoute qu’il y a dans son voisinage une étoile dont Ptolémée n’a pas parlé : c’est celle que l’on voit encore aujourd’hui à côté (τ²), qui est de cinquième grandeur aussi, un peu moins brillante que τ. Il est probable qu’elle était alors assez brillante, puisqu’il s’étonne que Ptolémée n’en ait pas parlé, mais qu’elle était moins évidente que τ, puisqu’il lui donne une place secondaire : elle était de cinquième grandeur. Il y a eu là de curieuses variations, car Bayer n’a pas marqué cette étoile du tout, Hévélius non plus ; Flamsteed l’a vue plus brillante que la précédente (τ¹), qu’il n’a notée que de {{7e}} ; Piazzi a fait le contraire de Flamsteed, et aujourd’hui nous les voyons à peu près comme Sûfi a dû les voir, mais moins brillantes. L’étoile 14, qui paraîtrait avoir augmenté d’éclat, a pu ne pas varier, et n’avoir pas été remarquée par les anciens à cause de sa position extérieure. Il en est de même de {{abr|P.|Piazzi}}{{lié}}III,{{lié}}32. Telles sont les étoiles de la constellation du Bélier. Plusieurs d’entre elles sont des doubles remarquables : Et d’abord γ : 4,2 et 4,5 ; écartement <math>=</math> 8″,9. Couple facile pour les petits instruments. ''C’est la première étoile double que l’on ait découverte :'' sa première observation date de l’année{{lié}}1664. En suivant la<noinclude> <references/></noinclude> 8npzxndkqg8znti374zrasq53p20iin Page:Ferrier - L Heritage Tome 4.djvu/278 104 4938080 15914236 2026-07-10T18:06:07Z Sapcal22 420 /* Corrigée */ 15914236 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>de la loge, déterminée à saluer sa cousine. Mais le ballet tiroit à sa fin et le dénouement captivoit toute l’attention de M. et de mistress Larkins ; enfin le spectacle finit, et dans le tumulte et la confusion du départ Gertrude commençoit à croire qu’elle n’auroit que l’honneur de sa magnanime résolution, lorsqu’elle aperçut de nouveau la joyeuse petite figure de Lilly, qui la regardoit avec un air d’amitié et de confiance. Lady Rossville lui rendit son sourire et la salua en signe de reconnoissance ; mais elle perdit bientôt tout son courage, et elle sentit le feu lui monter au visage, lorsqu’elle vit toute sa société se tourner simultanément vers elle, comme si tous ceux qui la composoient eussent été touchés par l’électricité, et la regarder avec l’air de la plus vive surprise. Elle se détourna de nouveau et ne respira librement que lorsqu’elle se trouva dans sa voiture. Delmour n’étoit pas chez la duchesse d’Arlington. Lady Charles exprima son étonnement de ne l’avoir rencontré nulle<noinclude> <references/></noinclude> 8sdexeytqhzs8v31nb2aktvjwbwg73j Discussion Page:Flammarion - Les Étoiles et les curiosités du ciel, 1882.djvu/295 105 4938081 15914237 2026-07-10T18:06:11Z F0x1 72129 Page créée avec « {{corrDiscussion |l’atlas de Bode (''fig''. 189) |l’atlas de Bode (''fig''. 188) |ligne=14 |expl=petite erreur de numéro de figure, la ''fig''.{{lié}}189 concerne α Psc. }} --~~~~ » 15914237 wikitext text/x-wiki {{corrDiscussion |l’atlas de Bode (''fig''. 189) |l’atlas de Bode (''fig''. 188) |ligne=14 |expl=petite erreur de numéro de figure, la ''fig''.{{lié}}189 concerne α Psc. }} --[[Utilisateur:F0x1|F0x1]] ([[Discussion utilisateur:F0x1|d]]) 10 juillet 2026 à 18:06 (UTC) t7x33yr6g5htis0dbrq7t7v3kn2gqdi Page:Ferrier - L Heritage Tome 4.djvu/279 104 4938082 15914239 2026-07-10T18:07:28Z Sapcal22 420 /* Corrigée */ 15914239 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>part dans la soirée, et Gertrude assura qu’elle ne savoit point ce qu’il étoit devenu de l’air le plus indifférent qu’il lui fut possible de prendre. — Il est probablement chez la duchesse de Saint-Ives, dit lady Stanley ; elle a, je crois, une soirée de musique. La comtesse trouva de nouveau la chaleur insupportable, et sa complaisante compagne quitta la société avec elle, aussitôt qu’elles purent faire avancer leur voiture. Gertrude rentra chez elle également fatiguée de corps et d’esprit. Ce jour l’avoit vue successivement tourmentée par les passions les plus violentes ; le ressentiment, l’envie, l’orgueil, la jalousie, l’avoient agitée tour à tour, et leur levain empoisonné fermentoit encore dans son cœur. — Oh ! combien je me hais, pensa Gertrude ; et comme je deviens laide, ajouta-t-elle en jetant un coup d’œil dans son miroir ; et voilà ce qu’on appelle plaisir. Oh ! combien je regrette les jours doux et tranquilles que<noinclude> <references/></noinclude> 8d80mbdxinp4emrh04ruoku4x1uea5w Page:Bulletin du Comité de l'Asie française, numéro 207, décembre 1922.pdf/230 104 4938083 15914240 2026-07-10T18:07:31Z Favete linguistis 129184 /* Sans texte */ 15914240 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="0" user="Favete linguistis" /></noinclude><noinclude> <references/></noinclude> 7pvazuaii1e5awwjngkltfu8emggw9d Page:Ferrier - L Heritage Tome 4.djvu/198 104 4938084 15914242 2026-07-10T18:09:04Z Sapcal22 420 /* Corrigée */ 15914242 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>Gertrude. Ah ! c’est sans doute qu’il a un goût moins épuré, des idées moins délicates que le colonel. Et, après s’être ainsi efforcée de se tromper elle-même, elle chassa ces pensées importunes, et alla presser son oncle d’attendre au moins jusqu’au déjeuner, et d’accepter sa voiture pour retourner chez lui. Mais il avoit coutume de ne jamais se départir du plan qu’il s’étoit créé, quelque bizarre, quelqu’incommode qu’il fût souvent. — Adieu, dit-il d’un ton beaucoup plus doux que de coutume ; mais avant de me quitter, dites-moi si vous ne désirez rien de moi. — Rien, mon cher oncle, répondit Gertrude en lui pressant la main avec affection, je n’ai rien à vous demander ; mais je n’oublierai jamais votre bonté pour moi lorsque j’ai dû y avoir recours ; je voudrois pouvoir vous rendre aussi heureux que… que je le suis moi-même, ajouta-t-elle avec un léger sourire et en rougissant. M. Ramsay secoua la tête, et pro-<noinclude> <references/></noinclude> 9o8gw850ryude1iuk1c3ihil5j3lgw0 Page:Ferrier - L Heritage Tome 4.djvu/200 104 4938085 15914248 2026-07-10T18:10:56Z Sapcal22 420 /* Corrigée */ 15914248 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>parcourir la maison et toutes ses dépendances, et de former mille plans d’embellissement et d’amélioration, qu’il étoit impatient de pouvoir mettre à exécution. Aucune vue bienfaisante ou charitable ne trouvoit place dans ses projets ; toutes ses idées étoient concentrées en lui-même et ne respiroient que luxe et magnificence. Enfin les affaires furent terminées, et Gertrude retrouva toute sa liberté ; car mistress Saint-Clair, après avoir vainement essayé plusieurs fois de contrôler les actions de sa fille et de vouloir la faire agir d’après ses propres idées, renonça prudemment à ce projet, et résolut de ne tenir les rênes que d’une main légère, de peur que la comtesse ne les secouât tout-à-fait. De tous les hôtes qui avoient animé le château, Lyndsay restoit seul et ne pouvoit se décider à le quitter, tant il craignoit d’abandonner entièrement Gertrude à l’influence du colonel Delmour. Il savoit qu’un cœur ne peut être long-temps et exclusivement attaché à un seul objet sans par-<noinclude> <references/></noinclude> 1ag5nm5340uyzxlyb6ma4xmrnn2hrfp Page:Ferrier - L Heritage Tome 4.djvu/280 104 4938086 15914252 2026-07-10T18:12:27Z Sapcal22 420 /* Corrigée */ 15914252 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>j’ai passés à Rossville ! je n’étois pas alors ce que je suis devenue, vaine, folle et fantasque. Lyndsay avoit bien raison de me dire que je ne trouverois pas le bonheur dans ce que le monde appelle plaisir ; et lady Rossville, objet de l’admiration et de l’envie de toutes les femmes, se disoit que personne au contraire n’avoit plus de droits qu’elle à la pitié. Mais un sommeil paisible et la clarté d’un beau jour sont de puissans auxiliaires pour chasser de sombres pensées. Le lendemain matin Gertrude étoit plus jolie, 1 plus fraîche que jamais, et elle renaissoit à l’espoir du bonheur. Elle voulut d’abord étudier d’avance comment elle recevroit le colonel ; mais elle savoit que son cœur déjouoit toujours tous ses calculs, et qu’elle n’étoit jamais gouvernée que par les circonstances ou l’impulsion du moment, et elle s’abandonna à des guides si sages et si prudens. — Peut-être le trouverai-je déjà au salon, pensa-t-elle ; et dans ce vague espoir elle<noinclude> <references/></noinclude> qcl5t1ypntgpzv38w16c6pudswer47u Page:Ferrier - L Heritage Tome 4.djvu/273 104 4938087 15914254 2026-07-10T18:14:24Z Sapcal22 420 /* Corrigée */ 15914254 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>dules et ces montres françaises vont toujours mal, ajouta-t-elle en voyant qu’elles démentoient son assertion ; je suis sûre qu’il n’est pas plus de sept heures. Gertrude vit bientôt paroître sa mère dans sa plus grande parure ; elle se disposoit à aller au spectacle avec une société d’un genre un peu subalterne, dans laquelle elle avoit le plaisir de se voir prodiguer ces hommages, ces attentions que l’argent procure toujours, surtout dans une certaine classe. Mistress Saint-Clair exprima son étonnement de trouver encore sa fille en négligé du matin, et celle-ci se levant précipitamment, lui dit qu’elle alloit justement commencer sa toilette ; je ne m’étois pas pressée, ajouta la comtesse, parce que je dîne avec lady Peverley, qui n’est jamais prête. — Et que faites-vous ce soir ? lui demanda sa mère. — J’irai, je crois, à l’Opéra avec lady Charles, et peut-être passerai-je ensuite<noinclude> <references/></noinclude> iabw945a5602dxv32vuij9g8pb0gvg9 Page:Ferrier - L Heritage Tome 4.djvu/274 104 4938088 15914257 2026-07-10T18:15:50Z Sapcal22 420 /* Corrigée */ 15914257 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>une demi-heure chez la duchesse d’Arlington. — Vous vous tuez, Gertrude, vous vous tuez absolument, voyez comme vous avez les yeux battus. Je veux mettre un terme à cette vie fatigante. Il faut que nous quittions Londres. — Nous parlerons de cela demain, au revoir maman, s’écria la comtesse en courant vers sa chambre, toujours empressée d’éviter toute discussion désagréable. Elle espéroit dîner avec le colonel Delmour, mais son espoir fut trompé. Du moins elle ne pouvoit douter qu’il ne vînt à l’Opéra où elle devoit se rendre avec lady Charles, escortée de deux ou trois hommes à la mode ; mais Delmour n’étoit pas du nombre, et Gertrude épioit le moment où l’on ouvroit chaque loge pour voir si ce n’étoit pas lui qui arrivoit. Cette occupation absorboit toute son attention, et elle ne voyoit rien de ce qui se passoit dans sa loge. Elle entendoit seulement qu’on rioit autour d’elle, sans qu’elle en sût la raison,<noinclude> <references/></noinclude> a23td92tqe098b9bwpkvb058v1us1bb Page:Almanach du Père Peinard, 1896.djvu/7 104 4938089 15914258 2026-07-10T18:17:04Z Favete linguistis 129184 /* Page non corrigée */ Page créée avec « 6 ÀLMANACH DU PÈRE PEINARD VENDÉMIAIRE Lever 1 r i - i Coucher j r par de h Ium ’. Lever £ ( 2 Coucherj 3 1 Primidi 2 Duodi 3 Tridi 4 Quartidi 5 QUINTH) ! 6 Sextidi 7 Septidi 8 Octidi 9 Nonidi 10 Décadi 11 Primidi 12 Duodi 13 Tridi 14 Quartidi 15 Qcintidi 16 Sextidi 17 Septidi 18 Octidi 19 Nonidi 20 Décadi .. 21 Primidi 22 Duodi 23 Tridi 24 Quartidi 25 Qllntidi 26 Sextidi 27 Septidi 28 Octidi 29 Nonidi 30 Décadi. . Raisin Safran Châtaigne Colchique C... 15914258 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Favete linguistis" />{{??|Tableau}}</noinclude>6 ÀLMANACH DU PÈRE PEINARD VENDÉMIAIRE Lever 1 r i - i Coucher j r par de h Ium ’. Lever £ ( 2 Coucherj 3 1 Primidi 2 Duodi 3 Tridi 4 Quartidi 5 QUINTH) ! 6 Sextidi 7 Septidi 8 Octidi 9 Nonidi 10 Décadi 11 Primidi 12 Duodi 13 Tridi 14 Quartidi 15 Qcintidi 16 Sextidi 17 Septidi 18 Octidi 19 Nonidi 20 Décadi .. 21 Primidi 22 Duodi 23 Tridi 24 Quartidi 25 Qllntidi 26 Sextidi 27 Septidi 28 Octidi 29 Nonidi 30 Décadi. . Raisin Safran Châtaigne Colchique C HEV AI Lundi, 23 Septembre 1895. Mardi, 24 — — Mercredi, 25 — — Jeudi, 26 — — Vendredi, 27 — Samedi. 28 — — Dimanche.. 29 — Lundi. 30 — — Mardi, 1er Octobre 1895. Mercredi, 2 — — Jeudi. 3 Vendredi, 4 — — Samedi. 5 -Dimanche. .. 6 — Lundi, 7 — Mardi. 8 — — Mercredi, 9 — — Jeudi, lu — — Vendredi, 11 — — Samedi, 12 — Dimanche. .13 — Lundi, 14 — Mardi, 15 Mercredi. 16 — Imi/I i 1 5 49 î 5 50 5 51 i “i 5 56 ’ 5 57 ! 5 59 i 6 » ; G 2 ! 6 3 i (i 5 j 6 6 ’ 6 8 i 6 IL 6 11 ; 6 12 I G 14 ; 6 15 ’ G 17 j 6 18 ; G 20 : G 21 ! n 23 ! Il O 4 ; 5 51 j 5 49 ! 5 17 : 5 45 ! 5 43 ■ «5 41 5 38 5 36 5 34 5 32 5 30 5 28 5 26 5 21 5 22 5 20 5 18 5 16 5 11 5 12 5 10 5 8 G ! 0^ N 7 i 1 = 2J 8 i 2 22 9 i 3 7 10 ; 3 to 11 ! 4 4 12 ? 4 22 13 i 1 38 14 ? 1 M 15 i 5 5 JG ! 5 15 17 ; 5 29 ] 8 5 II 19 ; 6 1 20 * 6 29 ! î J 22 / -d 23 1 8 .4 21 * 10 9 25 U 1 32 26 ; 27 i 0^58 28 ’ 2^.24 29 ! 3 S al । 30 I 5 17 1 ’ G 11 2 i h 12 3 i 9 39 4 j 11 0 5 i 0 s( 8 i 7 Zd 1 i 8 ~28 ’ 9 21 10 29 11 10 o 2*2 ’ 3 10 ; 4 18 i 6 33 7 42 8 53 10 9 Balsamine Carotte Amaranthe Panais Cl’VE Pomme de terre Immortelle Potiron Réséda Ane Belle de Nuit Citrouille Sarrasin Tournesol Pressoir Chanvre Pêche Navet Amaryllis BfElE* 11 23 0^31 1 ^30 2 15 2 49 3 15 ’ 3 36 3 53 4 10 4 27 1 46 5 9 5 39 6 19 7 12 Aubergi. e Piment Tomate Orge 1ONNEAC ’ILUllL 1 / — — Vendredi. 18 Samedi, 19 — Dimanche. . 2o — _ Lundi, 21 - — Mardi, 22 — — u £ i i •• G 26 ’ 5 1 6 27 i 5 2 G 29 i 5 0 6 31 i 4 58 6 32 i 4 56 I : LA LUXE montrera le pif de son phemieh LQUAHTiEH le 25 septembre à G b. «32 du soir. - Le 3 octobre, à 10 h. «57 du soir, elle sera pleine... dam, c’est pas pour des prunes qu’on sera à la saison des vendanges. — Le 11 octobre, à 2 h. 44 du soir, mamzelle La Lune en. sera a son debnèer qcartîek. — Par exemple, le 18, y aura pas inèehe de reluquer sa tronche : ce jour-là. à 6 h. 19 du matin, elle sera nouvelle et se présentera de dos : or, comme elle a le cul noir, on n’y verra que du bleu. LES SIGNES DU ZODIAQUE sont des assem-Jdages d’étoiles devant le nez desquelles le soleil passe à queue leu-leu, dans la route qu’il semble faire autour de la Terre. C’est dans le signe de La Balance que le Soleil Hanoehera du 23 septembre au 22 octobre. Cette constellation est l’emblème des jugeurs ; il eût donc etc plus logique de la baptiser balançoire Ix*s types qui naissent sous ce signe sont crgotcurs/chamaiBeurs, chicaniers et procéduriers en diable. Ça fait de bons commerçants, car ils s’entendent bougrement bien à vendre à faux poids, domine on leur a serine que pour réussir dans la société actuelle faut dévorer son voisin, ils ne s’en font pas faute. Le jour où toute la racaille jugense aura été rejoindre son emblème dans le fin fond du ciel, les mauvais instincts ne pouvant pas germer, puisqu’on vivra en frangins, dans une société échcuiMéc de dominateurs, les types qui naîtront sous ce signe ne garderont (pie les lionnes qualités . ça fera de Beaux gas, avec du bagout et de la prudence à la clé. — Quant aux femmes, aimables et gaies, leur seul tort est d’être un tantinet pointilleuses et susceptibles.<noinclude> <references/></noinclude> geefd8f9dirw7my6rudcvfgc6s2y5gy Page:Almanach du Père Peinard, 1896.djvu/8 104 4938090 15914259 2026-07-10T18:17:23Z Favete linguistis 129184 /* Page non corrigée */ Page créée avec « <nowiki /> ALMANACH DU PÈRE PEINARD 1 Primidi Pomme 1 Mercredi, 23 Octobre 1895. 6 34 4 55 6 1Z- 1 8Z-16 2 Duodi Céleri | Jeudi. 24 — — 6 35 4 53 1 = 39 9 -26 3 Tridi Poire [ Vendredi, 25 — — 6 37 4 51 8 ! i 2 i io ’ :w 4 Quartidi Betterave Samedi. 26 — — 6 38 4 49 9 : 2 28 11 19 5 Qvintidi Oie i bimanehe.. 27 — — G 40 1 47 10 1 2 14 — 6 Scxtidi Héliotrope j Lundi. 28 — — (i 42 1 46 il ; 2 .58 0^58 7 Septidi ! Hgiw ; ’ Mardi, 29... » 15914259 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Favete linguistis" />{{??|Tableau}}</noinclude><nowiki /> ALMANACH DU PÈRE PEINARD 1 Primidi Pomme 1 Mercredi, 23 Octobre 1895. 6 34 4 55 6 1Z- 1 8Z-16 2 Duodi Céleri | Jeudi. 24 — — 6 35 4 53 1 = 39 9 -26 3 Tridi Poire [ Vendredi, 25 — — 6 37 4 51 8 ! i 2 i io ’ :w 4 Quartidi Betterave Samedi. 26 — — 6 38 4 49 9 : 2 28 11 19 5 Qvintidi Oie i bimanehe.. 27 — — G 40 1 47 10 1 2 14 — 6 Scxtidi Héliotrope j Lundi. 28 — — (i 42 1 46 il ; 2 .58 0^58 7 Septidi ! Hgiw ; ’ Mardi, 29 — — (i H 4 14 i- . 3 10 2~ 6 « Octidi Scorsonère ! !i Mercredi, 30 — — G 45 । 1 42 13 • 3 23 i 3 = 13 9 Nonidi Alisier i i Jeudi. 31 — — 5 ■K । : i 11 Il 3 36 , 1 * 10 Décadi. . ’ Charri e ! ! Vendredi, 1 Novembre 1895. 48 L 39 15 ’ 3 51 ’ । . i ; .> 3o 11 Primidi Salsilis !! Samedi, 2 — — (i 50 î i a t 16 : 4 9 ’ !• 6 42 12 Duodi Marre i j fUmanchr.. . 3 — — G 51 i i 36 17 : 4 33 j i « Of 13 Tridi ; Topinambour# i : Lundi, 4 — — G 53 î i 34 18 ! 5 | [ 9 12 14 Quurtidi ; Endive Mardi. - — G 51 ; 4 32 19 . 5 49 10 23 15 Qi’iNTiDi i Dindon Mercredi. 6 — — G ;>G • 4 31 G 17 11 25 16 Sexlidi Chervis Jeudi. 7 — — G 5s ! 4 29 21 ’ 7 59 0 244 17 Septidi } Cresson Vendredi, 8 — — 6 59 : 1 28 )’-i ! •* 1 9 19 G =’5l 18 Octidi J Dcntelaire Samedi. 9 — — / 1 i 4 26 10 12 1 18 19 Nonidi 1 Grenade Dimanche.. 10 — — t 2 ’ ! j.i 21 ; — — — 1 40 20 Décadi. . ! Herse Lundi. H — — i -1 î 4 24 02 5 1 58 21 Primidi < Bureau te Mardi. 12 — — i 6 ’ 4 -j-> 26 1 Ü28 2 11 22 Duodi i Azcrolc Mercredi. 13 — — i 4 21 2 = 51 2 38 23 Tridi i (tanin ce Jeudi. 14 — — i 9 4 2o •>s l 15 i 2 48 1 24 Quarlidi i Orange Vendredi. 15 — — 10 4 19 29 5 11 1 3 9 i 25 QI’INTIDI ; Fais an Sa medi. 16 ..... — i 12 4 17 1 • 7 .8 i 3 35 i 26 Scxtidi 1 Pistache Di manche.. 17 — — i U 4 16 •> ! 4 10 ; 27 Septidi Macjonc Lundi. 18 — -- 7 15 j 4 15 3 i 9 48 î 4 58 28 Octidi 1 Coing Mardi, 19 — —. / 17 । 4 11 1 ! 10 49 5 -58 29 Nonidi ! Cormier Mercredi. 20 — — t 18 i 4 13 5 1 Il 31 7 8 30 Décadi, . j Bol LKAt Jeudi, 21 — — i 20 | 4 12 6 ! 0^ 6 j 8 21 LA Ll’NE embrumée s’enfilera dans son pREMIek qvaktieh le 25 octobre. à II h. 13 du matin. — Le 2 novembre, à 3 h. 28 du soir, elle ! Sera pleine et c’est le 9, à 11 h. 16 du soir, qu elle en sera à son deknieh qvahtikh. — Puis, elle . deviendra noi veli.k le 16, à 5 h. 21 du soir. ! LE SIGNE DV ZODIAQL’E devant lequel le ! Soleil fera le pied de grue, du 23 octobre au • 21 novembre, sera le Scorpion. Ma somnambule prétend que ce signe farcit de ; malice, de fourberie et d inconséquence dans : leurs actes, les hommes qui sortent de la coquiHe ce mois-là. Ils sont casseurs d’assiettes, rouspéteurs, appellent un chat un chat, les pa- ; trous des voleurs, les députés des crapules î mais ça s’arrête souvent là ! Ces oiseaux font le । contraire de ce tpi iis disent et à eux revient le pompon comme poseurs de lapins. Turellcment, avec un peu d’éducation et de volonté y a mèche de se décrasser des défauts et de ne garder que ^cs bonnes qualités. Pour ce qui est des femmes, ce mois-là, les pauvres copines sont encore plus mal fadces que les hommes ; elles sont roublardes, perfides, débineuscs Mais, si celles que vous connaissez ne sont rien de tout ça, c’est que mamzelle Vents aura passé par là" : cette demoiselle est une planète qui occupe son temps à depioter les salopiscs du Scorpion, Avec ma somnambule, de mêmequ’avec tous les prédiseurs d’avenir, y a toujours mèche de s’entendre : comme y a* à hoire et à manger dans leurs boniments, chacun y trouve son compte !<noinclude> <references/></noinclude> 2kqnv80l4ezlcacx3eevabkq2xeycko Page:Almanach du Père Peinard, 1896.djvu/9 104 4938091 15914260 2026-07-10T18:17:34Z Favete linguistis 129184 /* Page non corrigée */ Page créée avec « <nowiki /> 8 ALMANACH DU PÈRE PEINARD ^■1/^ SOLEIL LUNE Z y S T / MB O — «r — S3 1 Primidi Baiponse Vendredi, 22 Novembre 1895. 7 21 4 11 i 0 i ‘.»y33 2 Duodi Turneps Samedi. 23 — — 7 23 1 10 8 i ’»=l« ]0qt4 3 Tridi Chicorée Dimanche, .24 — — 7 21 4 9 9 i » » 11 52 4 Quartidi Nèfle Lundi, 25 — — 7 26 1 8 10 ; 1 ir> 1 5 Q( 1NTIDI Cochon Mardi. 26 — — 7 27 1 8 11 i 1 & i nsôi» 6 Sextidi Mâche Mercredi. 27 - — 7 28 1 7 1... » 15914260 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Favete linguistis" />{{??|Tableau}}</noinclude><nowiki /> 8 ALMANACH DU PÈRE PEINARD ^■1/^ SOLEIL LUNE Z y S T / MB O — «r — S3 1 Primidi Baiponse Vendredi, 22 Novembre 1895. 7 21 4 11 i 0 i ‘.»y33 2 Duodi Turneps Samedi. 23 — — 7 23 1 10 8 i ’»=l« ]0qt4 3 Tridi Chicorée Dimanche, .24 — — 7 21 4 9 9 i » » 11 52 4 Quartidi Nèfle Lundi, 25 — — 7 26 1 8 10 ; 1 ir> 1 5 Q( 1NTIDI Cochon Mardi. 26 — — 7 27 1 8 11 i 1 & i nsôi» 6 Sextidi Mâche Mercredi. 27 - — 7 28 1 7 12 ’ 1 il ! 2 2. « 7 Septidi Chou-fleur Jeudi. 28 — — 7 30 1 6 13 1 1 5,1 ; 3 = 14 8 Octidi ■ Miel Vendredi, 29 — — 7 31 1 5 11 ! 2 13 1 4 25 9 Nonidi ! Genièvre Samedi, 30 — — 7 32 4 5 15 2 35 i ! 5 39 10 Décadi. . Pioche Dimanche, 1’ Décembre 1895. 7 31 । 1 1 16 ! 3 13 6 54 11 Primidi Cire Lundi. 2 — 7 35 1 4 17 i ! 3 44 ’ i 8 9 12 Duodi Kaifort Mardi. 3 — — 7 36 1 3 18 ! : 1 39 , 9 16 13 Tridi Cèdre Mercredi. 4 7 38 l 3 19 1 ! 5 48 ‘ 10 10 14 Quartidi Sapin Jeudi. 5 — 7 39 4 2 2o i 7 / ; 10 51 15 Qeintidi Chevkei h Vendredi, 6 — — 7 10 ; 1 2 21 ! 8 31 1 11 21 16 Sextidi 1 Ajonc Samedi, 7 — 7 41 4 2 22 9 51 > 11 44 17 Septidi Cyprès Dimanche. .8 — — 7 42 i 1 2 23 11 16 S 0* 1 18 Octidi Lierre Lundi. 9 7 13 ! 4 2 24 ; I 0 “20 19 Nonidi Sabine Mardi. 10 - 7 U ; 4 1 25 0^37 ! 0 36 20 Décadi. . Hoyau Mercredi, 11 — 7 15 ■ 4 1 26 1 X58 > 0 52 21 Primidi Erable-Sucre Jeudi. 12 — 7 46 1 1 ''7 3 = 21 j i 1 H 22 Duodi Bruyère Vendredi. 13 — — 7 47 ! 1 1 28 4 45 i 1 35 23 Tridi Boseau Samedi. 14 — 7 48 | 4 1 29 6 8 2 5 24 Quartidi Oscille Dimanche, .15 — — 7 19 ; 1 2 30 7 27 2 47 25 Quintidi GlULLOX Lundi. 16 — 7 50 4 2 1 8 34 3 42 26 Sextidi Pignon Mardi. 17 — — 7 5o ; 4 2 *> 9 26 4 48 27 Septidi Liège Mercredi. 18 7 51 1 2 3 10 4 6 1 28 Octidi ! Truffe Jeudi. 19 - - 4 3 1 10 31 7 15 29 Nonidi 1 Olive Vendredi. 20 7 52 4 3 10 31 8 27 30 Décadi. . jPelle Samedi. 21 — 7 53 4 4 6 11 8 9 37 LA LUNE aura la frimousse neigeuse et surtout glaciale, dans les alentours de son piiemieh QUARTiEn, où elle s’enfilera le 24 novembre, à 7 h. 28 du soir. Le 2 décembre, à 6 h. 48. elle deviendra pleine, entrera dans son dehmek quahtiek le 9, à 7 h. 19 du matin, puis sefa nouvelle k* 16, à 6 h. 39. Le SIGNE DU ZODIAQUE de frimaire (du 21 novembre au 20 décembre} sera le SAcrrrAiHE. — aussi les gas qui montreront leur crête ce moislà en pinceront dur pour s’agiter. Leur pat ion. un vieux de la vieille, nommé Chiron, doit son nom caractéristique aux boudins extraordinaires qui sortaient de son boyau culier. Ce merlan-là fut une riche moule de son vivant : c’est lui l inventeur des sociétés de gymnastique qui, depuis lors, ont bougrement aidé au développement d’un microbe dangereux : le microbe patriotique. (2e microbe agit sur les types qu’il contamine, kif-kif son copain de la rage . les malheureux qui en sont atteints se précipitent sur des hommes qu’ils n’ont jamais vus, qui ne leur ont jamais rien fait, et les étripent le mieux qu’ils peuvent sans jamais savoir pourquoi ! Ce qui est plus triste (pie tout, c’est (pie ce microbe ne s’attaque pas qu’aux pauvres bougres nés sous ce signe : il fait des victimes les douze mois de l’année. Le seul défaut des femmes <pii naissent ce mois-là est d’être portées à la bigoterie... encore un microbe, nom de dieu !<noinclude> <references/></noinclude> 1hnfkm31ytq953ij6z0849d15qh03i0 Page:Ferrier - L Heritage Tome 4.djvu/275 104 4938092 15914261 2026-07-10T18:17:36Z Sapcal22 420 /* Corrigée */ 15914261 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>ni qu’elle se souciât de l’apprendre. À la fin lady Charles lui toucha le bras, et lui dit : — Allons, lady Rossville, prenez donc part à notre plaisir, tout pitoyable qu’il est. Cette petite figure grotesque qui se donne tant d’agitation au milieu du parterre est trop bonne pour que nous la gardions à nous seuls ; et ce qu’il y a de plus comique, c’est que ses signes et ses grimaces semblent tous dirigés sur notre loge. — C’est bien mal à nous de ne pas répondre à ses avances, dit lord Ilfrington ; qui de nous veut s’en charger ? — Ce ne seroit pas une sinécure, dit M. Vavasour, surtout s’il falloit payer l’arriéré, ajouta-t-il en voyant que les signes de tête se succédoient sans interruption. — Il faut tirer au sort, dit lord Irfrington à moins que Vavasour ne se dévoue. Il n’y a que sa tête qui puisse résister à un exercice aussi violent. Pendant cet entretien, lady Rossville avoit tourné les yeux sur l’endroit qu’on<noinclude> <references/></noinclude> jrgq3ey7mdfynwipfqhbqs6m84kzk46 Page:Ferrier - L Heritage Tome 4.djvu/249 104 4938093 15914262 2026-07-10T18:19:52Z Sapcal22 420 /* Corrigée */ 15914262 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>n’étoient pas moins ridicules que les longues queues dans lesquelles on s’embarrasse en marchant, et elle ne savoit plus que faire de ses mains. Il n’est rien de plus piquant en effet pour les personnes qui s’étoient flattées d’avoir atteint le suprême bon ton en multipliant les gestes et en se donnant beaucoup de mouvement, que de découvrir tout à coup que tout ce fracas n’est plus de mode, et que c’est en faisant le moins d’efforts qu’on produit le plus d’effet. Lady Charles sortit la première du salon avec le colonel Delmour ; Gertrude s’étoit arrêtée un instant pour faire ses adieux à sa mère. En allant les rejoindre, elle entendit lady Charles dire au colonel, en réponse sans doute à quelque remarque qu’il lui avoit adressée : — Elle est parfaite, et elle rougit en voyant le regard expressif qu’il jeta sur elle en se retournant. On courut les boutiques toute la matinée ; on fit emplettes sur emplettes ; robes élégantes, bijoux précieux, tout fut acheté par Gertrude, qui, conduite de surprises en sur-<noinclude> <references/></noinclude> 2umwvnpmudgwazzdvxegtluq5tz80tp Page:Ferrier - L Heritage Tome 4.djvu/168 104 4938094 15914265 2026-07-10T18:22:02Z Sapcal22 420 /* Corrigée */ 15914265 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>Et encore, quelle supériorité dans notre poésie ! Quel naturel, Quelle variété, quel sentiment trouve-t-on dans la plupart des ariettes italiennes ? — Avez-vous jamais entendu <i>{{lang|it|di tanti palpiti}}</i> ? demanda mistress Waddell en se redressant d’un air d’importance. M. Lyndsay eut peine à retenir un sourire à cette question, <i>{{lang|di tanti palpiti}}</i> ne courant pas moins les rues aujourd’hui que la fleur de ''dumblanc'', ou la chanson de Nanny. Mais sans attendre de réponse, elle arrondit ses bras, plaça ses doigts sur la harpe, étendit le pied, et commença son ariette de bravoure en agitant la tête et en roulant ses yeux de côté et d’autre comme ces chanteurs prétentieux qui cherchent à remplacer, à force de gestes, ce qui leur manque de goût, de voix et d’expression. Dans ce moment le colonel Delmour parloit à voix basse à lady Rossville ; autrement il est probable qu’il ne l’auroit pas<noinclude> <references/></noinclude> r5s5bdzs3omumggzng20iwuyak88y2c Page:Ferrier - L Heritage Tome 4.djvu/243 104 4938095 15914268 2026-07-10T18:23:44Z Sapcal22 420 /* Corrigée */ 15914268 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>de grâce, n’en faites pas une femme à la mode. Le colonel Delmour étoit dans le ravissement ; il la remercia mille fois, et ne la quitta que pour aller dire à sa mère que lady Rossville étoit disposée, et qu’elle se trouvoit hors d’état de tenir sa promesse. Ses sœurs vinrent la voir dans le cours de la journée, et Gertrude rougit involontairement en confirmant cet innocent mensonge. — J’ai un demi-soupçon, dit Georgina en riant, que Frédéric est venu vous dire que maman n’est pas une dame du grand ton ; il est si admiré, si recherché lui-même, que nous trouvons qu’il se donne des airs. Gardez-vous donc bien de l’encourager, ou vous le gâterez entièrement. — N’est-ce pas une chose révoltante, dit miss Emilie, qu’il ne veuille pas que vous alliez avec nous ; car je vois bien que c’est lui qui vous empêche de nous accom-<noinclude> <references/></noinclude> qpodaydz3gn1hilp4luiygofvxjvnh1 Page:Ferrier - L Heritage Tome 4.djvu/244 104 4938096 15914271 2026-07-10T18:25:52Z Sapcal22 420 /* Corrigée */ 15914271 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>pagner ce matin chez Kitchner <ref> Célèbre bijoutier de Londres. </ref> ; et on y voit maintenant de si jolies choses, des choses qui vraiment vous font mourir d’envie ! ajouta-t-elle en soupirant. — S’il en est ainsi, dit Gertrude avec un sourire, il est heureux pour moi que j’échappe à ce danger ; mais, si vous ne craignez pas de vous y exposer, veuillez, je vous prie, vous charger de mes emplettes, et {{corr|choissisez-moi|choisissez-moi}} chacune quelque chose de votre goût ; nous verrons alors si nos goûts se ressemblent. — Que vous êtes heureuse de pouvoir choisir ce que vous préférez ! dirent les deux sœurs avec tristesse. — Pour aujourd’hui, je veux m’en rapporter entièrement à vous, reprit lady Rossville ; rappelez-vous seulement que je vous prie de choisir exactement ce que vous choisiriez pour vous-mêmes. Les sœurs partirent, charmées de la<noinclude> <references/></noinclude> ab44olghfg5zwq9vizt5wm1bslzzgp6 Page:Ferrier - L Heritage Tome 4.djvu/241 104 4938097 15914272 2026-07-10T18:27:39Z Sapcal22 420 /* Corrigée */ 15914272 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>le monde, le mécanisme arbitraire et capricieux de la mode. — Ne le tentez pas, je vous en prie. Je sens que je ne serai jamais à la mode. Ah ! Delmour, ce n’étoit pas ainsi que vous me parliez à Rossville ! Le monde alors n’étoit rien pour nous. — Plût au ciel que nous y fussions encore ! dit Delmour en soupirant ; mais encore une fois, Gertrude, vous ne me comprenez point ; ce n’est pas que je mette le monde en balance avec vous ; mais c’est qu’il me seroit pénible de vous voir, par suite de la préférence que vous m’accordez, descendre du rang auquel vous avez droit. Oui, vous avez tout ce qu’il faut pour occuper la première place dans les cercles les plus brillans ; mais, quelque absurde que cela puisse vous paroître, je vous avouerai franchement que ma famille, quoique noble et considérée, ne peut vous rendre la justice que vous méritez. Si vous entrez une fois dans le cercle dont elle est entourée, vous vous trouverez affublée<noinclude> <references/></noinclude> ipbxvmzwn9r60xfvcjfqvma5yir5u2k Page:Ferrier - L Heritage Tome 4.djvu/242 104 4938098 15914273 2026-07-10T18:29:24Z Sapcal22 420 /* Corrigée */ 15914273 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>de connoissances dont vous ne pourrez plus vous délivrer, et qui éloigneront de vous toutes les personnes du bon ton. Par exemple, lady Augusta, malgré mes représentations, a voulu introduire ses filles dans la société des Burlington. La conséquence c’est qu’elles sont continuellement obsédées par des hommes que je ne saurois voir ; en un mot, par des hommes secondaires auxquels elles sont obligées de produire leurs sourires, faute de mieux. Mais il ne faut pas qu’il en soit de même de vous, Gertrude ; vous n’avez déjà que trop abandonné pour moi ; n’ajoutez pas, si vous m’aimez, aux reproches que je m’adresse souvent à moi-même pour avoir souffert que vous fissiez pour moi tant de sacrifices. — C’est un sentiment noble et généreux, dit la comtesse ; mais je ne puis m’empêcher de croire qu’il est erroné. Quoi qu’il en soit, puisque vous êtes si scrupuleux, je vous céderai sur ce point. Faites donc de moi ce que vous voudrez ; seulement,<noinclude> <references/></noinclude> mf70gsr114g8opmfohmvxtx2o7ulg5c Page:Ferrier - L Heritage Tome 4.djvu/250 104 4938099 15914277 2026-07-10T18:31:30Z Sapcal22 420 /* Corrigée */ 15914277 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>prises, fut bientôt étourdie par les scènes bruyantes et variées dans lesquelles elle se trouvoit appelée pour la première fois à jouer un rôle. Ce n’est pas au premier abord que Londres excite l’étonnement ou l’admiration. C’est un théâtre trop vaste et trop compliqué pour qu’il soit possible de l’embrasser d’un coup d’œil, et il faut un peu d’étude même pour jouir de la variété de ses plaisirs, à mesure que dans leur succession rapide et continuelle ils viennent frapper nos sens éblouis. Lady Rossville, comme toutes les novices, éprouvoit un peu de ce prestige ; et elle soupiroit après sa paisible retraite, où elle étoit tout pour les autres, et où son amant étoit tout pour elle. Mais à son âge, lorsqu’on est l’objet de l’admiration générale, et que les plaisirs offrent à chaque instant leur séduisante image, on ne continue pas long-temps à se livrer à ses tendres rêveries ; et Gertrude se laissa bientôt entraîner comme les autres par le brillant tourbillon du monde.<noinclude> <references/></noinclude> qhk1tzhiagxrr5jamrnt218wj41tu1u Page:Ferrier - L Heritage Tome 4.djvu/251 104 4938100 15914280 2026-07-10T18:33:19Z Sapcal22 420 /* Corrigée */ 15914280 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude><nowiki/> Cédant au torrent auquel elle avoit d’abord cru résister, elle avoit à peine le temps de se reconnoître. Partout où elle paroissoit, elle étoit reçue comme la reine de toutes les fêtes. C’étoit l’idole du jour, et l’encens que ses admirateurs brûloient sans cesse à ses pieds lui causoit une ivresse dont les effets n’étoient pas moins dangereux pour sa tête que pour son cœur. Au milieu des douces illusions de ses sens, elle oublioit tout, excepté son amant. Lorsque tous les regards étoient tournés sur elle, comme attirés par un aimant irrésistible, c’étoit dans ses yeux seuls qu’elle cherchoit à lire son triomphe. Quoique les prétentions du colonel Delmour fussent assez généralement connues, et qu’il portât les couleurs d’un amant privilégié, de nouveaux paladins ne s’en présentèrent pas moins dans la lice ; au contraire, c’étoit un attrait de plus ; et des hommes qui l’emportoient beaucoup sur lui pour le rang et pour la fortune, sans lui paroître inférieurs pour les qualités personnelles,<noinclude> <references/></noinclude> ljn2ltmnxex5razod1wk6fcifr7p7e7 Page:Ferrier - L Heritage Tome 4.djvu/252 104 4938101 15914282 2026-07-10T18:34:38Z Sapcal22 420 /* Corrigée */ 15914282 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>s’étoient déclarés les adorateurs de la comtesse. Mais, le colonel même, tout jaloux, tout susceptible qu’il étoit, sentoit qu’il n’avoit pas sujet de craindre un rival dans son cœur. M. Delmour et Gertrude ne s’étoient rencontrés qu’une fois, et c’étoit à un dîner de cérémonie chez le duc de Burlington, où ils ne s’étoient dit que quelques mots de simple politesse. Il étoit évidemment de la souche des Delmour, le duc et la duchesse étant de graves personnages, bien lourds et bien guindés, habitant un hôtel spacieux, orné d’une quantité de meubles magnifiques, qui leur avoient été transmis par leurs ancêtres. — Voilà pourtant quelle eût été votre demeure, Gertrude, lui dit sa mère en soupirant, un jour qu’elles sortoient de cet hôtel, où mistress Saint-Clair s’étoit trouvée plus à son aise qu’au milieu d’un monde frivole dans lequel elle se sentoit déplacée. Quelle folie de rejeter un sort si brillant ! mais il est encore temps… — Ah ! de grâce, maman ; gardez-vous<noinclude> <references/></noinclude> 2zd6rz39nc3zkx21yqt62m5fsjiwkck Page:Ferrier - L Heritage Tome 4.djvu/222 104 4938102 15914284 2026-07-10T18:36:11Z Sapcal22 420 /* Corrigée */ 15914284 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>son âme s’étoit ouverte avec le plus de force à la joie ou à la tristesse, et Rossville, ses arbres, ses rives, ses fleurs même, sembloient liés à son existence. C’est ainsi que, lorsque le cœur est exclusivement occupé d’un objet, il s’attache avec une force incroyable aux moindres circonstances qui s’y rapportent. — Ah, maman ! dit-elle avec un soupir, qu’il est triste de quitter Rossville, lorsque la nature commence à s’y déployer dans toute sa beauté, pour aller s’enfermer dans les murs de Londres, au milieu de la boue, de la fumée et de la poussière ! Regardez seulement ces beaux amandiers. Mais mistress Saint-Clair prétexta l’état de sa santé ; elle fit voir une consultation de la faculté de Londres, qui lui prescrivoit le changement d’air ; et sa fille n’eut plus rien à dire. Le colonel Delmour partagea ses regrets, mais par des motifs bien différens. Il aimoit trop le monde et ses pompes pour connoître ces plaisirs purs et simples que<noinclude> <references/></noinclude> 8pby36i21x1ng6i13ibgxs4k6lj3etl Page:Ferrier - L Heritage Tome 4.djvu/221 104 4938103 15914287 2026-07-10T18:37:45Z Sapcal22 420 /* Corrigée */ 15914287 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>fluence. Elle se rappeloit aussi ce que lui avoit dit Lyndsay. — Quelle voie d’autres hommes non moins aimables que lui ; et elle pensa qu’il n’étoit pas impossible qu’il ne s’opérât quelque révolution dans les sentimens de Gertrude. Du moins étoit-elle plus en droit de l’espérer au milieu du mouvement continuel et des plaisirs sans cesse renaissans de la capitale, que dans la retraite calme et romantique de Rossville. Cette résolution causa une peine infinie aux deux amans. Gertrude avoit tout l’enthousiasme d’une âme jeune et sensible. Pour elle tout le bonheur sembloit concentré dans l’endroit où elle se trouvoit avec l’objet de ses affections. Les objets inanimés de la nature, les bois, les eaux, les rochers ; ne sont rien par eux-mêmes ; mais, combinés avec les idées que la mémoire ou l’imagination s’est plu à y attacher, ils acquièrent un puissant empire sur nos cœurs. Chaque pas rappeloit à Gertrude un souvenir. C’étoit à Rossville que<noinclude> <references/></noinclude> ae2ide1lbwf7njir1jb4lqyhtq18afe Page:Ferrier - L Heritage Tome 4.djvu/189 104 4938104 15914289 2026-07-10T18:39:08Z Sapcal22 420 /* Corrigée */ 15914289 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>mais trop bas pour qu’il lui fit possible de distinguer les paroles. — Puisque miss Pratt vous est désagréable et qu’elle m’est odieuse, pourquoi donc ne pas la renvoyer sur-le-champ ? demandoit le colonel Delmour ; il ne suffit pas de la mépriser ; c’est une femme qui peut faire beaucoup de mal. Ah, Gertrude ! Le colonel prit alors un accent plus tendre, et sa voix ne pénétra plus à travers la porte massive qui les séparoit. Miss Pratt avoit éprouvé plus d’une mortification dans sa vie ; mais celle-ci passoit toutes les autres, et les oreilles lui tintoient de rage de s’entendre traiter ainsi. — Oh ! si Anthony Whyte pouvoit l’entendre ! se dit-elle dans le premier moment, quoique, en y réfléchissant un peu, elle eût dû se convaincre, que, si Anthony Whyte l’eût entendue, ce n’eût été que pour se moquer d’elle. Elle prêta de nouveau l’oreille, dans l’espoir de distinguer quelques mots qui expliquassent de manière ou d’autre ces expressions injurieuses ; elle<noinclude> <references/></noinclude> 8s1xrqfw9xb1zsk9k1z3sl85odtn9ft Page:Ferrier - L Heritage Tome 4.djvu/190 104 4938105 15914291 2026-07-10T18:40:31Z Sapcal22 420 /* Corrigée */ 15914291 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>ne recueillit plus que des sons entrecoupés ; ''l’amour, le doute, serment irrévocable'', ''tout à moi, attachement pour la vie'', furent les seules paroles qui parvinrent jusqu’à elle. Mais c’en étoit déjà trop ; elle se sentoit frappée d’une arme à deux tranchans ; sa réputation (et c’étoit son côté foible) étoit compromise, la prolongation de son séjour dans une maison où elle aimoit à se regarder comme chez elle étoit plus qu’incertaine, et ses cinq guinées couroient le plus grand danger. En un mot, elle se trouvoit dans une position très-critique, et ce qu’elle avoit de mieux à faire pour le moment c’étoit de prendre son congé avant de le recevoir. — Me renvoyer, vraiment ! renvoyer sa propre parente ! Le cœur de miss Pratt se soulevoit, son pouls battoit avec force à la seule idée d’une pareille indignité. Elle pouvoit descendre du cabinet par un petit escalier dérobé sans passer par le salon et sans rencontrer ses adversaires. Elle le prit, et après quelques instans de recherches,<noinclude> <references/></noinclude> pwrumugfdgt02wm679m3dobaa3fht04 Page:Ferrier - L Heritage Tome 4.djvu/247 104 4938106 15914295 2026-07-10T18:42:07Z Sapcal22 420 /* Corrigée */ 15914295 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>vement de sa tête, dans l’expression de sa figure, et jusque sur ses lèvres, je ne sais quel air de gêne et d’embarras, lorsqu’on annonça cette dame et le colonel Delmour. Mais le premier regard qu’elle jeta sur lady Charles dissipa à l’instant toutes ses craintes, et fit évanouir les fantômes alarmans qu’elle s’étoit créés. Elle vit une femme de moyen âge, sans aucune prétention à la beauté, ayant des traits assez réguliers, et une taille si mince, quoique bien prise, qu’elle trahissoit son extrême maigreur. Sa toilette étoit remarquable sans être bizarre ; ses manières n’avoient rien d’affecté, c’étoit l’élégance même, mais sans gêne et sans efforts. L’ensemble de sa personne, en portant pour ainsi dire l’empreinte de la noblesse de sa naissance, et du fini de l’éducation qu’elle avoit reçue, avoit je ne sais quoi de délicat et de raffiné qu’il est impossible d’analyser ou de décrire, et qui auroit quelquefois même échappé à l’observation, sans l’impression qu’elle ne manquoit jamais de produire.<noinclude> <references/></noinclude> 2vhflaar1r9p0d3ks2ar9l0oihkrard Page:Ferrier - L Heritage Tome 4.djvu/248 104 4938107 15914296 2026-07-10T18:43:18Z Sapcal22 420 /* Corrigée */ 15914296 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude><nowiki/> Gertrude ne s’étoit jamais aperçue que sa mère avoit des manières communes, avant d’avoir comparé son air guindé et prétentieux avec l’aisance, la grâce et la simplicité de lady charles Arabin. Elle parloit peu, et sa conversation ne rouloit que sur les bruits du jour, sur les frivolités de la mode : mais elle avoit la voix la plus séduisante, l’accent le plus agréable, et elle effleuroit tous les sujets avec une légèreté en quelque sorte aérienne, qui ne permettoit pas de l’arrêter dans sa course pour la contredire un seul instant, quand même on auroit pu être tenté de le faire. Elle proposa à Gertrude de venir faire un tour avec elle, ce que sa nouvelle amie accepta avec empressement, au grand déplaisir de sa mère, qui n’osa cependant pas s’y opposer. Mistress Saint-Clair éprouvoit une vive mortification en observant les manières de lady Charles, qui lui faisoient sentir que les siennes étoient outrées et passées de mode. Elle avoit coutume de prodiguer les gestes et les protestations ; mais elle vit qu’ils<noinclude> <references/></noinclude> 8lbr0ddamtkr0jt4lwr9auiubme33ua Page:Ferrier - L Heritage Tome 4.djvu/237 104 4938108 15914299 2026-07-10T18:44:42Z Sapcal22 420 /* Corrigée */ 15914299 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude><nowiki/> — Qui peut donc alors attacher aucun prix à l’admiration aveugle de la multitude ? dit Gertrude ; ce n’est pas moi, du moins ; c’est un triomphe trop pitoyable à mes yeux pour que je me donne aucune peine pour l’obtenir. Je ne me soucie nullement de distinctions aussi futiles, et je préférerois l’approbation de votre mère à celle de tous les favoris de la mode. — L’approbation, Gertrude ! est-ce là ce qu’il vous faut ? L’approbation est une chose très estimable sans doute, et c’est un mot fort utile dans les écoles ; mais pour vous, Gertrude, avec vos charmes et vos grâces, suffit-il d’être approuvée ? non, il faut que vous soyez suivie, admirée, adorée ; il faut que le culte qu’on vous rendra aille jusqu’à l’idolâtrie. — Je crains bien de n’être jamais déifiée que dans votre imagination, dit Gertrude en souriant ; et je me garderai bien de briguer les honneurs de l’immortalité. Je n’ai pas d’ambition, Delmour ; votre hommage, votre amour sincère, me suffiront,<noinclude> <references/></noinclude> frskliqst72vxeqarxz5vml4jbe5idy Page:Ferrier - L Heritage Tome 4.djvu/238 104 4938109 15914301 2026-07-10T18:46:19Z Sapcal22 420 /* Corrigée */ 15914301 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>puisque vous ne voulez point m’accorder l’approbation de votre famille. — Mais moi, chère Gertrude, j’ai de l’ambition, de la vanité pour vous, dit Delmour avec gaieté, et je ne dois pas souffrir que l’affection que vous me portez ainsi qu’à mes parens diminue en rien l’éclat dont vous devez paroître entourée. — J’aimerois mieux cependant être présentée par eux que par tout autre. Si lady Augusta n’est pas très-répandue dans la société, il y a votre tante, la duchesse de Burlington. — De mal en pis, s’écria Delmour ; il vaudroit mieux ne jamais paroître dans le monde que d’y être introduite par elle. — Et pourquoi donc ? demanda Gertrude avec quelque surprise ; n’est-ce pas une dame respectable ? Le colonel Delmour eut peine à conserver sa gravité à cette question. — Respectable ? répondit-il ; c’est ce dont on ne tient aucun compte ici ; et ce n’est pas aux<noinclude> <references/></noinclude> qwrp7qv1zhkm4i4w6zjz8uqqrsnp0er Page:Ferrier - L Heritage Tome 4.djvu/161 104 4938110 15914304 2026-07-10T18:48:37Z Sapcal22 420 /* Corrigée */ 15914304 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>son humeur augmentant encore à la vue de l’air hautain mais gracieux avec lequel le colonel Delmour conduisoit la comtesse au haut bout de la table, et, comme une chose toute naturelle, se plaçoit à côté d’elle. — On veut nous donner ici une nouvelle représentation du moyen d’emporter d’assaut le cœur d’une femme ; mais nous y mettrons ordre, dit miss Pratt entre ses dents avec une légère palpitation de cœur, qu’elle auroit cependant rougi de s’avouer même à elle-même. Les dîners sont la chose du monde la plus insipide, lorsqu’il n’y a point quelque bel esprit pour donner le branle aux autres convives, et servir comme de sauce piquante dans le festin. Mais, excepté miss Pratt, il n’y avoit {{corr|peronne|personne}} qui fût d’humeur à faire les frais de la conversation ; et elle se sentoit elle-même un peu mortifiée, toutes les fois que le souvenir de ses cinq guinées venoit lui arracher un soupir. Pour chercher à s’étourdir, son unique soin étoit de faire remarquer, et<noinclude> <references/></noinclude> hsz0hjzxsyjxo6atpa9ki0nfjtnd4zk Page:Ferrier - L Heritage Tome 4.djvu/162 104 4938111 15914306 2026-07-10T18:50:12Z Sapcal22 420 /* Corrigée */ 15914306 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>de commenter ensuite les moindres attentions que lady Rossville avoit pour Lyndsay, au grand déplaisir de tous les deux, et au mécontentement visible du colonel Delmour, qui faisoit de vains efforts pour cacher son indignation. Mistress Waddell trouvoit que ni le major ni elle n’étoient traités avec ces égards auxquels ils avoient droit. Elle resta donc assise avec une gravité immobile, l’escarboucle d’Hyder Aly lançant de sombres rayons, comme si elle partageoit sa mauvaise humeur. La soirée se passa un peu mieux, quoiqu’il fût difficile d’espérer beaucoup de concorde avec les élémens hétérogènes dont la société étoit composée ; mais alors du moins chacun se trouvoit libre de faire ce qu’il vouloit, et si la musique n’a pas toujours le pouvoir d’adoucir un cœur sauvage, elle a du moins le mérite d’entretenir parfois l’harmonie dans la société. Lady Rossville ne pouvoit pas se promettre beaucoup de plaisir en entendant mistress Waddell déployer ses talens ;<noinclude> <references/></noinclude> nhs3p6w0g1sm21rstxpx9o4skcwsybf Page:Ferrier - L Heritage Tome 4.djvu/164 104 4938112 15914308 2026-07-10T18:51:42Z Sapcal22 420 /* Corrigée */ 15914308 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>personne au monde ne les chante à présent, s’écria la femme du major avec chaleur. — Tant pis pour tout le monde, reprit tranquillement Gertrude. — Pour tous ceux du moins qui savent les chanter, dit Lyndsay ; mais je crois qu’il est beaucoup plus difficile de bien chanter la musique de son pays natal que d’exécuter la musique la plus éloquente dans une langue étrangère ; la première parle à l’âme de tous ceux qui l’écoutent, tandis que l’autre ne s’adresse qu’à l’oreille ou au goût, souvent même à l’ignorance des auditeurs. Pour bien chanter des ballades écossaises, il ne suffit pas d’avoir une voix étendue, une prononciation claire et distincte, il faut encore avoir de l’âme. — De grâce, M. Lyndsay, avez-vous jamais voyagé ? demanda mistress Waddell en l’interrompant. — J’ai passé deux années sur le continent, Madame, dont une à Rome. — En vérité ! reprit-elle d’un ton de<noinclude> <references/></noinclude> ro7pqmxhvihia8nci125rj8zkxk0uqv Page:Ferrier - L Heritage Tome 4.djvu/165 104 4938113 15914309 2026-07-10T18:53:14Z Sapcal22 420 /* Corrigée */ 15914309 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>doute et d’incrédulité, un peu piquée de penser que quelqu’un eût pu faire un voyage que le major n’avoit pas fait. Eh bien, je dois en convenir, j’ai peine à comprendre comment quelqu’un qui a voyagé peut supporter la musique écossaise. Ne m’avez-vous pas dit, major, qu’elle n’étoit plus de votre goût, depuis que vous ayiez été dans les Indes ! — Oh ! rien n’est plus vrai, dit le major, qui savoit à peine distinguer le son d’une flûte de celui d’un tambour. — Quelques-uns des airs écossais sont assez jolis, dit le colonel Delmour, qui, sans le désir de contrarier mistress Waddell, auroit lancé contre eux le plus terrible anathème. — Et vous en admirez sans doute les paroles ? dit mistress Waddell d’un air ironique. — D’un grand nombre du moins, dit lady Rossville. Et je vous en fais juge vous-même, ajouta-t-elle en se penchant sur sa harpe ; elle en pinça les cordes, et<noinclude> <references/></noinclude> 2e5mey9chowp5x1puwdx397enap6l85 Page:Ferrier - L Heritage Tome 4.djvu/169 104 4938114 15914310 2026-07-10T18:54:41Z Sapcal22 420 /* Corrigée */ 15914310 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>laissée achever. Il sembloit regarder le major et sa femme comme des êtres infiniment au-dessous de sa sphère ; et dès le prélude, il auroit tout au moins quitté le salon, si la présence de Gertrude ne l’avoit retenu ; non pas que son chant pût lui déplaire plus qu’il ne déplaisoit à Lyndsay ; mais l’un étoit accoutumé à ne consulter que son plaisir, l’autre n’eût voulu pour rien au monde blesser qui que ce fut. — Quelle quantité de jolies ballades écossaises votre sœur Anne ne sait-elle pas ! dit lady Rossville, cherchant à faire oublier le ridicule dont se couvroit mistress Waddell en reportant l’attention sur sa sœur. — Ma sœur Anne sait une quantité de sottises, dit mistress Waddell en secouant la tête ; et elle a le cerveau si rempli d’hymnes, de chansons et de cantiques, qu’il n’y reste que bien peu de place pour le simple bon sens. — J’ai lu, je ne sais plus où, dit<noinclude> <references/></noinclude> icficz7hwba2lvaul4bu5wh7g6fpkw2 Page:Ferrier - L Heritage Tome 4.djvu/170 104 4938115 15914311 2026-07-10T18:56:24Z Sapcal22 420 /* Corrigée */ 15914311 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>Lyndsay, un portrait qui me semble lui convenir ; il est, je crois, du vieil Isaac Walton. En parlant sans doute d’une personne de cette sorte, il fait cette réflexion : — À dire vrai, elle n’est jamais seule, elle a une compagnie qui ne la quitte jamais : de vieilles chansons, des pensées honnêtes et de courtes prières. — Ce portrait convient bien à ma cousine Anne, dit lady Rossville ; elle est pleine de douceur, et, j’en suis sûre, de bonté. J’aurois voulu qu’elle vînt ici avec mes tantes ; mais elle m’écrit qu’elle ne peut s’absenter dans ce moment, et je crois bien que nous ne devons plus compter sur elle. Le colonel Delmour plaça un cahier de musique devant lady Rossville, et ils chantèrent des duos italiens et français pendant le reste de la soirée. Miss Pratt et M. Ramsay se mesurèrent de nouveau au trictrac. Miss Pratt fut victorieuse ; et pendant la partie elle chercha de nou-<noinclude> <references/></noinclude> scm9l21wchmbvuikn5tq7e21u4b9vhn Page:Ferrier - L Heritage Tome 4.djvu/193 104 4938116 15914312 2026-07-10T18:57:55Z Sapcal22 420 /* Corrigée */ 15914312 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>laissé la comtesse et son amant, et où elle les retrouva encore. — En vérité, lady Rossville, je viens vous faire mille excuses ; je sens que j’ai agi fort mal envers vous ; mais vos bons amis, le major et son épouse, m’ont forcée d’accepter une place dans leur voiture, et, comme il y a une foule de visites que j’aurois dû rendre depuis long-temps, entre autres à nos cousins les Millbanks, je vais vous quitter précipitamment. Mon Dieu ! j’entends la voiture. À propos, comtesse, j’ai oublié de vous rendre un coupon de soie que j’avois pris pour échantillon ; mais je vous le rapporterai la première fois que je viendrai. Et elle jeta un regard de froid dédain sur le colonel Delmour. — Gardez-le, je vous prie, dit lady Rossville, un peu embarrassée de ce qu’elle diroit ensuite ; mais c’est une résolution bien soudaine que vous avez prise. — Je déteste les longs apprêts. Annoncer d’avance son départ, ce n’est que le rendre plus pénible. Adieu donc, ma chère ;<noinclude> <references/></noinclude> n6ciw9cd26hocn75fdpy31nuclmzplm Page:Ferrier - L Heritage Tome 4.djvu/194 104 4938117 15914313 2026-07-10T18:59:28Z Sapcal22 420 /* Corrigée */ 15914313 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>prenez garde à vous, lui dit-elle avec le ton d’emphase d’un oracle, prenez bien garde à vous ; si vous voulez en croire les conseils d’une ancienne amie, ajouta-t-elle en se rapprochant de Gertrude, mais ayant soin de parler assez haut pour être entendue du colonel, vous congédierez au moins l’un de vos amans. Et elle regarda malicieusement le colonel Delmour, qui, depuis l’instant de son arrivée, s’amusoit avec une tabatière à carillon, comme s’il ne s’apercevoit seulement pas de sa présence. Gertrude alloit sortir de l’appartement avec miss Pratt pour la conduire jusqu’à la voiture, lorsque le colonel, levant enfin yeux, lui demanda : — Irai-je visiter vos écuries pour voir quels sont les chevaux qui vous manquent, ou attendrai-je votre retour ? — Je ne me connois pas en chevaux, répondit la comtesse, ainsi je vous abandonne entièrement ce soin. Et elle passa<noinclude> <references/></noinclude> obwd4q5dcjl9idefxnkc3hceuyhcrr4 Page:Ferrier - L Heritage Tome 4.djvu/213 104 4938118 15914315 2026-07-10T19:00:49Z Sapcal22 420 /* Corrigée */ 15914315 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>peur de vous, surtout lorsque je sais que je mérite d’être grondée ? — Vous serez bientôt délivrée de vos craintes ; je vous quitterai aujourd’hui. — Mon cher cousin, ce que j’ai dit n’est qu’une plaisanterie, s’écria Gertrude, mise hors de garde et reprenant son air ouvert et amical. — Pas tout-à-fait, dit Lyndsay avec un sourire mélancolique ; mais soit effet de la crainte, soit tout autre cause, je ne vois que trop que vous ne me regardez plus comme votre ami. — Vous me faites injure, répondit la comtesse avec émotion ; jamais je ne cesserai de vous regarder comme mon ami : que ne devenez-vous aussi l’ami de ceux qui me sont chers ! — Impossible, s’écria Lyndsay, et le feu lui monta au visage ; il garda un moment le silence, et reprit d’un ton plus calme : — Je ne suis l’ennemi de personne ; mon cœur, je l’espère, sera toujours étranger à tout sentiment de haine et de vengeance ;<noinclude> <references/></noinclude> kobo1b7f6vg14omv7g2hm4hws7jr0ye Page:Ferrier - L Heritage Tome 4.djvu/214 104 4938119 15914316 2026-07-10T19:02:04Z Sapcal22 420 /* Corrigée */ 15914316 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>mais il est des hommes à l’égard desquels je ne saurois aller plus loin. Lady Rossville ne répondit rien, mais sa rougeur subite, et ses regards baissés peignoient son mécontentement. — Vous vous défiez de moi, Gertrude, dit Lyndsay, et cela est encore plus mal que d’en avoir peur. — Je ne suis peut-être pas assez défiante envers qui que ce soit, répondit-elle ; il n’est point et j’espère qu’il ne sera jamais dans mon caractère de soupçonner le mal. Assurément il est d’autres marques pour reconnoître ceux qui nous aiment, que celles qu’une misérable défiance peut nous fournir. — Oui sans doute, et en voici une, dit Lyndsay en prenant un livre au milieu d’une foule de romans français qui étoient épars sur la table. C’étoit la Vie du colonel Hutchinson. Lyndsay avoit commencé à la lire à Gertrude avant l’arrivée du colonel Delmour ; mais depuis lors, la la lecture avoit été abandonnée : — Voici<noinclude> <references/></noinclude> d6a5e12hkemon2wph08pd49ibd40011 15914329 15914316 2026-07-10T19:14:03Z Sapcal22 420 15914329 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>mais il est des hommes à l’égard desquels je ne saurois aller plus loin. Lady Rossville ne répondit rien, mais sa rougeur subite, et ses regards baissés peignoient son mécontentement. — Vous vous défiez de moi, Gertrude, dit Lyndsay, et cela est encore plus mal que d’en avoir peur. — Je ne suis peut-être pas assez défiante envers qui que ce soit, répondit-elle ; il n’est point et j’espère qu’il ne sera jamais dans mon caractère de soupçonner le mal. Assurément il est d’autres marques pour reconnoître ceux qui nous aiment, que celles qu’une misérable défiance peut nous fournir. — Oui sans doute, et en voici une, dit Lyndsay en prenant un livre au milieu d’une foule de romans français qui étoient épars sur la table. C’étoit la Vie du colonel Hutchinson. Lyndsay avoit commencé à la lire à Gertrude avant l’arrivée du colonel Delmour ; mais depuis lors, {{corr|la la|la}} lecture avoit été abandonnée : — Voici<noinclude> <references/></noinclude> mjk33wn2ekpl8bdoqefn369fidfm4u0 Page:Ferrier - L Heritage Tome 4.djvu/216 104 4938120 15914317 2026-07-10T19:03:30Z Sapcal22 420 /* Corrigée */ 15914317 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude><nowiki/> Il ferma le livre ; lady Rossville ne fit aucune réflexion. Elle continua à placer dans un vase de jolies fleurs qu’on venoit de lui apporter, et parut leur donner toute son attention. Ce silence dura quelques minutes, et Lyndsay ne fit aucun effort pour l’interrompre. Tout à coup le bruit d’une voiture se fit entendre ; Gertrude leva la tête, et vit le colonel Delmour dans un charmant phaeton attelé de quatre chevaux de toute beauté. Un sentiment d’orgueil et de plaisir fit palpiter son cœur ; elle courut à la fenêtre ; et, comme elle se penchoit pour voir de plus près ce brillant équipage, Delmour l’appela pour lui demander si elle étoit prête. Elle répondit affirmativement, et, tout entière au plaisir qu’elle se promettoit, elle alloit sortir, lorsque Lyndsay lui dit : — Est-ce donc ainsi que nous devons nous quitter, Gertrude, après tant de jours heureux passés ensemble ? Lady Rossville s’arrêta, et se retournant<noinclude> <references/></noinclude> 948di6e8shy60b8qi54tsu8ru6b8dou Page:Ferrier - L Heritage Tome 4.djvu/217 104 4938121 15914318 2026-07-10T19:04:43Z Sapcal22 420 /* Corrigée */ 15914318 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>vers lui : — Vous ne songez pas sérieusement, dit-elle, à nous quitter aujourd’hui ? — Pardonnez-moi, j’y suis décidé. — Restez au moins jusqu’à demain ; on ne fait pas des adieux aussi précipités. Je vous en prie, donnez-nous encore un jour. — Je donnerois tous les jours de ma vie pour vous être utile ; mais c’est impossible. Pardonnez-moi, ma chère cousine, si je vous ai fait de la peine. Adieu ; soyez heureuse. Le cœur de Gertrude se gonfla, une larme brilla dans ses yeux, tandis qu’elle serroit la main de son cousin ; mais elle surmonta son émotion. — Vous reviendrez bientôt ? lui dit-elle. Mais Lyndsay ne répondit rien, et ils se séparèrent. — Je crains de n’avoir pas fait ce que j’aurois dû, pensa Gertrude en soupirant ; mais l’instant d’après cette pensée s’étoit dissipée, et elle étoit assise à côté de son<noinclude> <references/></noinclude> slt9luuhnjalbd83pn0gp53x3p7spg5 Page:Chrétien, Coutances, anonyme - Évangile de Nicodème.djvu/276 104 4938122 15914342 2026-07-10T19:33:23Z Favete linguistis 129184 /* Sans texte */ 15914342 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="0" user="Favete linguistis" /></noinclude><noinclude> <references/></noinclude> 7pvazuaii1e5awwjngkltfu8emggw9d Page:Chrétien, Coutances, anonyme - Évangile de Nicodème.djvu/274 104 4938123 15914343 2026-07-10T19:34:04Z Favete linguistis 129184 /* Sans texte */ 15914343 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="0" user="Favete linguistis" /></noinclude><noinclude> <references/></noinclude> 7pvazuaii1e5awwjngkltfu8emggw9d Page:Revue des Deux Mondes - 1848 - tome 23.djvu/30 104 4938124 15914351 2026-07-10T19:43:00Z Berniepyt 17489 /* Corrigée */ 15914351 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Berniepyt" />{{SDT}}</noinclude><nowiki/> {{c|PUYLAURENS.|fs=300%|mt=1.5em}} {{Séparateur|2|m=3em}} {{c|QUATRIÈME PARTIE.<ref>Voyez les livraisons des 15{{lié}}mai, {{1er}} et 15{{lié}}juin.</ref>|fs=90%}} {{Séparateur|6|mt=3em|mb=5em}} {{c|{{rom-maj|XVI}}.|fs=120%|mt=3em|mb=2em}} Antoine de L’Age prenait les choses de haut en voulant rentrer en grace par la seule volonté du roi et malgré l’opposition du cardinal. Ce jeu-là était dangereux ; mais, dans les cabales de ce genre, le péril devient un attrait par la grandeur qu’il donne à l’entreprise. {{roi|Louis|XIII}} aurait tout de suite rappelé son frère, si le ministre, substituant l’intérêt de l’état à ses rancunes, n’eût fait sentir au roi que cette querelle de famille deviendrait le prétexte utile d’un envahissement de la Lorraine. On feignit à la cour de France plus de colère qu’on n’en avait de la fuite de Monsieur, et les troupes reçurent l’ordre de marcher sur Nancy, où elles entrèrent sans rencontrer d’obstacle. Gaston d’Orléans et ses amis s’étaient retirés à Bruxelles. L’infante d’Espagne les y reçut avec plus de magnificence encore qu’à leur premier voyage. Le prince eut quinze mille livres par mois pour l’entretien de sa maison, ce qui était alors une somme considérable. On distribua aux gentilshommes français des chaînes d’or avec des médailles au portrait du roi d’Espagne. Le trésorier de l’infante donna des secours aux officiers nécessiteux. Ces libéralités mirent en joie la petite cour de Monsieur. N’ayant point de présens à faire en retour de cette {{Tiret|géné|rosité}}<noinclude> <references/></noinclude> 34ga4xw7mreha2yvwp91jeyhtog216a Page:Jubinal - Nouveau recueil de contes, dits, fabliaux et autres pièces inédites des XIIIe, XIVe, et XVe siècles, volume 2, 1842.djvu/436 104 4938125 15914353 2026-07-10T19:45:23Z Favete linguistis 129184 /* Sans texte */ 15914353 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="0" user="Favete linguistis" /></noinclude><noinclude> <references/></noinclude> 7pvazuaii1e5awwjngkltfu8emggw9d Page:Desenne - Code général français, tome X, 1819.djvu/10 104 4938126 15914358 2026-07-10T19:47:42Z Favete linguistis 129184 /* Sans texte */ 15914358 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="0" user="Favete linguistis" /></noinclude><noinclude> <references/></noinclude> 7pvazuaii1e5awwjngkltfu8emggw9d Page:Desenne - Code général français, tome X, 1819.djvu/1 104 4938127 15914364 2026-07-10T19:56:17Z Favete linguistis 129184 /* Page non corrigée */ Page créée avec « {{table|titre= Déclaration du Roi pour le rétablissement de l’ordre et de la tranquillité dans son Royaume|page= 1}} {{table|titre= Loi Martiale contre les Attroupemens, décrétée par l’Assemblée constituante|page= 2}} {{table|titre= Décret de l’Assemblée constituante concernant la sûreté des Personnes, des Propriétés, et la perception des Impôts|page= 4}} {{table|titre= Décret relatif à l’exercice de la Police. 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(''Voy''. tome II, page 185.)|nodots}} {{table|titre= Décret de l’Assemblée constituante concernant les poursuites à exercer et les précautions à prendre contre les Brigands et les Imposteurs qui séduisent, trompent et soulèvent le Peuple, notamment dans les départemens du Cher, de la Nièvre, de l’Allier et de la Corrèze|page= 5}} {{table|titre= Décret portant suspension des Procédures relatives aux dédommagemens dus à raison des dégâts sur les terrains et marais desséchés ; et attribution aux Directoires des districts, pour régler ces dédommagemens|page= 7}} {{table|titre= Décret concernant les Délits commis sur les côtes de la Méditerranée, soumises à la domination française|page= 7}}<noinclude> <references/></noinclude> 54nfuyy8153q4fy05lfv1mw3ccmy3tp Page:Soulice - Petit dictionnaire de la langue française, 1860.pdf/496 104 4938128 15914369 2026-07-10T20:04:08Z Poslovitch 68529 /* Corrigée */ 15914369 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Poslovitch" />{{nr||SCE — 486 — SCI}}</noinclude><section begin="SCANDER"/>quantité des vers dans les langues anciennes, et le nombre de leurs syllabes dans les modernes. <section end="SCANDER"/> <section begin="SCAPHANDRE"/>'''SCAPHANDRE''', ''s. m.'' Sorte de gilet de liége pour se soutenir sur l’eau. <section end="SCAPHANDRE"/> <section begin="SCAPULAIRE"/>'''SCAPULAIRE''', ''s. m.'' Pièce d’étoffe qui fait partie de l’habit de certains religieux ; morceaux d’étoffe bénite qu’on porte sur le corps. <section end="SCAPULAIRE"/> <section begin="SCARABÉE"/>'''SCARABÉE''', ''s. m.'' Nom générique des insectes à ailes membraneuses renfermées dans des étuis écailleux. <section end="SCARABÉE"/> <section begin="SCARAMOUCHE"/>'''SCARAMOUCHE''', ''s. m.'' Personnage bouffon de l’ancienne comédie italienne. <section end="SCARAMOUCHE"/> <section begin="SCARE"/>'''SCARE''', ''s. m.'' Sorte de poisson de mer. <section end="SCARE"/> <section begin="SCARIFICATEUR"/>'''SCARIFICATEUR''', ''s. m.'' Instrument pour faire à la fois plusieurs scarifications. <section end="SCARIFICATEUR"/> <section begin="SCARIFICATION"/>'''SCARIFICATION''', ''s. f.'' Incision faite sur la peau. <section end="SCARIFICATION"/> <section begin="SCARIFIER"/>'''SCARIFIER''' (''part.'' é, ée), ''v. a.'' Déchiqueter ; faire des incisions sur la peau. <section end="SCARIFIER"/> <section begin="SCARLATINE"/>'''SCARLATINE''', ''s. f.'' Fièvre accompagnée de rougeur à la peau. <section end="SCARLATINE"/> <section begin="SCEAU"/>'''SCEAU''', ''s. m.'' Grand cachet ; son empreinte ; ''fig.'' Empreinte, marque. <section end="SCEAU"/> <section begin="SCEAUX"/>'''SCEAUX''', chef-lieu d’arr. du dép. de la Seine. <section end="SCEAUX"/> <section begin="SCEL"/>'''SCEL''', ''s. m.'' Sceau. <section end="SCEL"/> <section begin="SCÉLÉRAT, SCÉLÉRATE"/>'''SCÉLÉRAT, E''', ''adj.'' et ''s.'' Coupable ou Capable de crimes. <section end="SCÉLÉRAT, SCÉLÉRATE"/> <section begin="SCÉLÉRATESSE"/>'''SCÉLÉRATESSE''', ''s. f.'' Méchanceté noire, crime affreux. <section end="SCÉLÉRATESSE"/> <section begin="SCELLÉ"/>'''SCELLÉ''', ''s. m.'' Sceau apposé par autorité de justice, pour empêcher l’ouverture d’un meuble, d’un appartement, etc. <section end="SCELLÉ"/> <section begin="SCELLEMENT"/>'''SCELLEMENT''', ''s. m.'' Action de sceller. <section end="SCELLEMENT"/> <section begin="SCELLER"/>'''SCELLER''' (''part.'' é, ée), ''v. a.'' Appliquer le sceau ; attacher du bois, du fer dans un mur avec du plâtre ou du plomb ; ''fig.'' Affermir, cimenter. <section end="SCELLER"/> <section begin="SCELLEUR"/>'''SCELLEUR''', ''s. m.'' Officier qui appose le sceau. <section end="SCELLEUR"/> <section begin="SCÈNE"/>'''SCÈNE''', ''s. f.'' Partie du théâtre où jouent les acteurs ; décors ; lieu où se passe l’action qu’on représente ; division du drame, marquée par l’entrée ou la sortie d’un acteur ; ''fig.'' Le théâtre, l’art dramatique ; toute action qui offre quelque chose d’animé ; querelle, apostrophe brusque. <section end="SCÈNE"/> <section begin="SCÉNIQUE"/>'''SCÉNIQUE''', ''adj. 2 g.'' Qui a rapport à la scène. <section end="SCÉNIQUE"/> <section begin="SCEPTICISME"/>'''SCEPTICISME''', ''s. m.'' Doctrine des sceptiques. <section end="SCEPTICISME"/> <section begin="SCEPTIQUE"/>'''SCEPTIQUE''', ''adj.'' et ''s. 2 g.'' Qui fait profession de douter de tout ; pyrrhonien. <section end="SCEPTIQUE"/> <section begin="SCEPTRE"/>'''SCEPTRE''', ''s. m.'' Bâton de commandement, marque de royauté ; ''fig.'' Pouvoir souverain, supériorité. <section end="SCEPTRE"/> <section begin="SCHABRAQUE"/>'''SCHABRAQUE''', ''s. f.'' Espèce de housse sur la selle des chevaux de cavalerie. <section end="SCHABRAQUE"/> <section begin="SCHAH"/>'''SCHAH''' (''pron. châ''), ''s. m.'' Souverain de la Perse. <section end="SCHAH"/> <section begin="SCHALL"/>'''SCHALL'''. Voy. ''Châle''. <section end="SCHALL"/> <section begin="SCHÉLESTADT"/>'''SCHÉLESTADT''', chef-lieu d’arr. du dép. du Bas-Rhin. <section end="SCHÉLESTADT"/> <section begin="SCHELLING"/>'''SCHELLING''', ''s. m.'' Monnaie d’argent anglaise qui vaut 1 fr. 25 c. <section end="SCHELLING"/> <section begin="SCHISMATIQUE"/>'''SCHISMATIQUE''', ''adj.'' et ''s. 2 g.'' Qui est dans le schisme. <section end="SCHISMATIQUE"/> <section begin="SCHISME"/>'''SCHISME''', ''s. m.'' Séparation du corps et de la communion d’une religion ; scission entre des partis. <section end="SCHISME"/> <section begin="SCHISTE"/>'''SCHISTE''', ''s. m.'' Pierre qui se sépare par lames comme l’ardoise. <section end="SCHISTE"/> <section begin="SCHISTEUX, SCHISTEUSE"/>'''SCHISTEUX, EUSE''', ''adj.'' Qui se devise en lames ou en feuilles. <section end="SCHISTEUX, SCHISTEUSE"/> <section begin="SCHLAGUE"/>'''SCHLAGUE''', ''s. f.'' Coups de baguettes donnés aux soldats dans quelques pays du Nord. <section end="SCHLAGUE"/> <section begin="SCHOLAIRE"/>'''SCHOLAIRE''', etc. Voy. ''Scolaire'', etc. <section end="SCHOLAIRE"/> <section begin="SCIAGE"/>'''SCIAGE''', ''s. m.'' Ouvrage, travail du scieur ; ''bois de —'', propre à être scié en long. <section end="SCIAGE"/> <section begin="SCIATIQUE"/>'''SCIATIQUE''', ''adj. 2 g.'' Qui a rapport à la hanche ; —, ''s. f.'' Douleur rhumatismale qui a son siége dans les hanches. <section end="SCIATIQUE"/> <section begin="SCIE"/>'''SCIE''', ''s. f.'' Lame de fer longue, étroite, avec ou sans dents, pour couper le bois ou la pierre ; ''fig.'' Peine, ennui. '''SCIE''', ''s. f.'' Grand poisson cartilagineux. <section end="SCIE"/> <section begin="SCIEMMENT"/>'''SCIEMMENT''', ''adv.'' Avec connaissance de cause. <section end="SCIEMMENT"/> <section begin="SCIENCE"/>'''SCIENCE''', ''s. f.'' Connaissance fondée sur des principes ; système de règles, de principes ou de faits relatifs à un objet ; instruction acquise ; connaissance d’une chose.<section end="SCIENCE"/><noinclude> <references/></noinclude> mrnpsrx9fpic6d49n9l5rl5t0ixef7u Page:La Corée Libre, numéro 7, novembre 1920.djvu/21 104 4938129 15914384 2026-07-10T20:32:10Z Camilllle 136753 /* Corrigée */ 15914384 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Camilllle" />{{nr||— 189 —|}}</noinclude><nowiki/> {{M.|Hersman}} ajoute que seule l’indépendance absolue pourra donner satisfaction aux Coréens. « Je me suis fait une opinion très nette sur le Japon, et je suis convaincu que l’Amérique doit avoir recours à une politique de fermeté à l’égard de l’Extrême-Orient et cela sans délai. » {{M.}}{{insécable}}le Député Hersman, a quitté ses collègues du Congrès en cours de route, refusant d’être l’hôte officiel du Gouvernement japonais après ce qu’il avait pu expérimenter ou observer de son séjour en Corée. Le Sénateur Harris, de Georgie, déclare que les Japonais commencent à se rendre compte des fautes qu’ils ont commises en Corée, etc… {{Droite|(''New-York Sun et New-York Herald.''){{espaces|8}}}} {{Centré|⁂}} Texte de la supplique remise par les femmes Coréennes aux Parlementaires Américains : « Nous, les pauvres filles de la Corée, vous adressons cette lettre, parce que nous avons un profond respect pour vous, un grand espoir en vous, qui êtes membres du Parlement des États-Unis et qui représentez le grand peuple Américain. Parce que vous êtes nos seuls consolateurs dans ce monde entièrement dépourvu de justice et d’humanité ; que vous venez nous apporter de l’espérance le long de la route de notre dur calvaire rougi de sang pour la cause de la liberté. Nos yeux s’emplissent des larmes pour votre gratitude envers nous. Hélas ! vous ne trouverez sur votre passage aucune ville, aucun village, qui n’ait été arrosé de nos pleurs. Le sol que vous allez fouler a été sanctifié de notre sang. Les prisons, les geoles, les cachots, que vous ne verrez très probablement pas, sont les témoins muets des tortures, des insultes indescriptibles que nous endurons de la part des Japonais ; le sol, les murs de ces lieux maudits sont encore tout imprégnés de nos larmes et de nos lamentations. À travers les rues de Pyeng-Yang, de Séoul, où vous allez circuler, nous avons été frappées, traînées par les cheveux, sous les coups des baïonnettes nipponnes ; devant les piloris où vous vous arrêterez, sachez que nous y avons été ligotées et fouettées ! Interrogez chacune de nos sœurs qui ont été arrêtées par les gendarmes nippons et vous recevrez toujours les mêmes réponses sur les cruautés et les tortures que nous avons dû subir. Mises à nu par la force devant la foule des hommes japonais ; frappée à coups de pied, flagellées, souillées. Vous dire que beaucoup d’entre nous furent marquées au fer rouge paraîtrait incroyable à vos yeux d’hommes civilisés ! Triste est notre obligation de vous raconter notre lamentable histoire et nous devons faire violence à nos sentiments pour y arriver. Que nous ayons passé par ces souffrances et que nous soyons encore en vie, c’est là une grâce de Dieu ! À qui pouvons nous faire entendre nos plaintes, si ce n’est à Lui et à vous. À vous, représentants d’un peuple libre, qui connaissez toute la valeur de la justice et de la liberté, les considérez à l’égal de la vie et les respectez ; au nom chevaleresque et compatissant, au nom des grands principes sur lesquels vos ancêtres, Washington et les autres, ont fondé la Nation américaine, au nom de tous ces principes si élevés en humanité, nous osons vous faire appel. Il ne sera que juste que vous prêtiez l’oreille à nos supplications. Nos yeux brillent de joie et nos cœurs palpitent d’allégresse à la lueur d’espérance qui nous vient d’Amérique, éclairer les sinistres brouillards de notre trop longue agonie. Combien de milliers de nos frères, de nos sœurs, pères, mères, époux, ont été les victimes de la mitraille nipponne, des coups de pique et de sable de la police, des coups de matraque des civils japonais ? Il n’y en a pas une de nous qui n’ait eu quelqu’un de cher arraché à son amour. Allez, questionnez dans toute la Corée, du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest, s’il n’y a pas une vieille femme qui n’ait perdu son fils ou sa fille ; s’il n’y a pas une femme qui n’ait perdu son époux ; s’il n’y a pas un enfant qui n’ait perdu sa mère ou son père. Regardez bien notre terre couverte d’une<noinclude> <references/></noinclude> nj9ojnuhf1zpf3chyyw6f33tp6e6mji 15914386 15914384 2026-07-10T20:32:44Z Camilllle 136753 15914386 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Camilllle" />{{nr||— 189 —|}}</noinclude><nowiki/> {{M.|Hersman}} ajoute que seule l’indépendance absolue pourra donner satisfaction aux Coréens. « Je me suis fait une opinion très nette sur le Japon, et je suis convaincu que l’Amérique doit avoir recours à une politique de fermeté à l’égard de l’Extrême-Orient et cela sans délai. » {{M.}}{{insécable}}le Député Hersman, a quitté ses collègues du Congrès en cours de route, refusant d’être l’hôte officiel du Gouvernement japonais après ce qu’il avait pu expérimenter ou observer de son séjour en Corée. Le Sénateur Harris, de Georgie, déclare que les Japonais commencent à se rendre compte des fautes qu’ils ont commises en Corée, etc… {{Droite|(''New-York Sun et New-York Herald.''){{espaces|8}}}} {{Interligne|1em}} {{Centré|⁂}} Texte de la supplique remise par les femmes Coréennes aux Parlementaires Américains : « Nous, les pauvres filles de la Corée, vous adressons cette lettre, parce que nous avons un profond respect pour vous, un grand espoir en vous, qui êtes membres du Parlement des États-Unis et qui représentez le grand peuple Américain. Parce que vous êtes nos seuls consolateurs dans ce monde entièrement dépourvu de justice et d’humanité ; que vous venez nous apporter de l’espérance le long de la route de notre dur calvaire rougi de sang pour la cause de la liberté. Nos yeux s’emplissent des larmes pour votre gratitude envers nous. Hélas ! vous ne trouverez sur votre passage aucune ville, aucun village, qui n’ait été arrosé de nos pleurs. Le sol que vous allez fouler a été sanctifié de notre sang. Les prisons, les geoles, les cachots, que vous ne verrez très probablement pas, sont les témoins muets des tortures, des insultes indescriptibles que nous endurons de la part des Japonais ; le sol, les murs de ces lieux maudits sont encore tout imprégnés de nos larmes et de nos lamentations. À travers les rues de Pyeng-Yang, de Séoul, où vous allez circuler, nous avons été frappées, traînées par les cheveux, sous les coups des baïonnettes nipponnes ; devant les piloris où vous vous arrêterez, sachez que nous y avons été ligotées et fouettées ! Interrogez chacune de nos sœurs qui ont été arrêtées par les gendarmes nippons et vous recevrez toujours les mêmes réponses sur les cruautés et les tortures que nous avons dû subir. Mises à nu par la force devant la foule des hommes japonais ; frappée à coups de pied, flagellées, souillées. Vous dire que beaucoup d’entre nous furent marquées au fer rouge paraîtrait incroyable à vos yeux d’hommes civilisés ! Triste est notre obligation de vous raconter notre lamentable histoire et nous devons faire violence à nos sentiments pour y arriver. Que nous ayons passé par ces souffrances et que nous soyons encore en vie, c’est là une grâce de Dieu ! À qui pouvons nous faire entendre nos plaintes, si ce n’est à Lui et à vous. À vous, représentants d’un peuple libre, qui connaissez toute la valeur de la justice et de la liberté, les considérez à l’égal de la vie et les respectez ; au nom chevaleresque et compatissant, au nom des grands principes sur lesquels vos ancêtres, Washington et les autres, ont fondé la Nation américaine, au nom de tous ces principes si élevés en humanité, nous osons vous faire appel. Il ne sera que juste que vous prêtiez l’oreille à nos supplications. Nos yeux brillent de joie et nos cœurs palpitent d’allégresse à la lueur d’espérance qui nous vient d’Amérique, éclairer les sinistres brouillards de notre trop longue agonie. Combien de milliers de nos frères, de nos sœurs, pères, mères, époux, ont été les victimes de la mitraille nipponne, des coups de pique et de sable de la police, des coups de matraque des civils japonais ? Il n’y en a pas une de nous qui n’ait eu quelqu’un de cher arraché à son amour. Allez, questionnez dans toute la Corée, du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest, s’il n’y a pas une vieille femme qui n’ait perdu son fils ou sa fille ; s’il n’y a pas une femme qui n’ait perdu son époux ; s’il n’y a pas un enfant qui n’ait perdu sa mère ou son père. Regardez bien notre terre couverte d’une<noinclude> <references/></noinclude> dq49k21rme8gjax1xnjxtbaw0av2qb6 Page:Soulice - Petit dictionnaire de la langue française, 1860.pdf/497 104 4938130 15914385 2026-07-10T20:32:30Z Poslovitch 68529 /* Corrigée */ 15914385 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Poslovitch" />{{nr||SCO — 487 — SÉB}}</noinclude><section begin="SCIENTIFIQUE"/><nowiki/> '''SCIENTIFIQUE''', ''adj. 2 g.'' Qui concerne les sciences abstraites. <section end="SCIENTIFIQUE"/> <section begin="SCIENTIFIQUEMENT"/>'''SCIENTIFIQUEMENT''', ''adv.'' D’une manière scientifique. <section end="SCIENTIFIQUEMENT"/> <section begin="SCIER"/>'''SCIER''' (''part.'' é, ée), ''v. a.'' Couper avec une scie, avec une faucille ; ramer à rebours, ''t. de mar.'' <section end="SCIER"/> <section begin="SCIERIE"/>'''SCIERIE''', ''s. f.'' Lieu où l’on opère en grand le sciage du bois. <section end="SCIERIE"/> <section begin="SCIEUR"/>'''SCIEUR''', ''s. m.'' Ouvrier qui scie. <section end="SCIEUR"/> <section begin="SCINDER"/>'''SCINDER''' (''part.'' é, ée), ''v. a.'' Retrancher. <section end="SCINDER"/> <section begin="SCINTILLANT, SCINTILLANTE"/>'''SCINTILLANT, E''', ''adj.'' Qui scintille. <section end="SCINTILLANT, SCINTILLANTE"/> <section begin="SCINTILLATION"/>'''SCINTILLATION''', ''s. f.'' Étincellement. <section end="SCINTILLATION"/> <section begin="SCINTILLER"/>'''SCINTILLER''', ''v. n.'' Étinceler. <section end="SCINTILLER"/> <section begin="SCION"/>'''SCION''', ''s. m.'' Petit rejeton flexible d’un arbre. <section end="SCION"/> <section begin="SCISSILE"/>'''SCISSILE''', ''adj. 2 g.'' Qui peut être fendu en lames. <section end="SCISSILE"/> <section begin="SCISSION"/>'''SCISSION''', ''s. f.'' Division, séparation, mésintelligence. <section end="SCISSION"/> <section begin="SCISSIONNAIRE"/>'''SCISSIONNAIRE''', ''adj.'' et ''s. 2 g.'' Qui fait scission. <section end="SCISSIONNAIRE"/> <section begin="SCISSURE"/>'''SCISSURE''', ''s. f.'' Fente sur les os. <section end="SCISSURE"/> <section begin="SCIURE"/>'''SCIURE''', ''s. f.'' Ce qui tombe du bois quand on le scie. <section end="SCIURE"/> <section begin="SCOLAIRE"/>'''SCOLAIRE''', ''adj. 2 g.'' Qui a rapport aux écoles. <section end="SCOLAIRE"/> <section begin="SCOLASTIQUE"/>'''SCOLASTIQUE''', ''adj. 2 g.'' Qui appartient à l’école ; —, ''s. f.'' Théologie scolastique ; —, ''s. m.'' Celui qui traite de la théologie scolastique. <section end="SCOLASTIQUE"/> <section begin="SCOLASTIQUEMENT"/>'''SCOLASTIQUEMENT''', ''adv.'' D’une manière scolastique. <section end="SCOLASTIQUEMENT"/> <section begin="SCOLIASTE"/>'''SCOLIASTE''', ''s. m.'' Commentateur d’un auteur grec. <section end="SCOLIASTE"/> <section begin="SCOLIE"/>'''SCOLIE''', ''s. f.'' Note pour servir à l’intelligence d’un auteur classique ; —, ''s. m.'' Remarque relative à une proposition précédente ; ''t. de géom.'' <section end="SCOLIE"/> <section begin="SCOLOPENDRE"/>'''SCOLOPENDRE''', ''s. f.'' Plante médicinale ; insecte, sorte de mille-pieds. <section end="SCOLOPENDRE"/> <section begin="SCOMBRE"/>'''SCOMBRE''', ''s. m.'' Genre de poissons de mer. <section end="SCOMBRE"/> <section begin="SCORBUT"/>'''SCORBUT''', ''s. m.'' Maladie caractérisée par le gonflement sanguinolent des gencives. <section end="SCORBUT"/> <section begin="SCORBUTIQUE"/>'''SCORBUTIQUE''', ''s.'' Celui ou Celle qui a le scorbut ; —, ''adj. 2 g.'' Qui est de la nature du scorbut. <section end="SCORBUTIQUE"/> <section begin="SCORIE"/>'''SCORIE''', ''s. f.'' Substance vitrifiée qui nage sur la surface des métaux fondus. <section end="SCORIE"/> <section begin="SCORIFICATION"/>'''SCORIFICATION''', ''s. f.'' Action de réduire en scories. <section end="SCORIFICATION"/> <section begin="SCORIFIER"/>'''SCORIFIER''' (''part.'' é, ée), ''v. a.'' Réduire en scories. <section end="SCORIFIER"/> <section begin="SCORPION"/>'''SCORPION''', ''s. m.'' Insecte venimeux ; un des douze signes du zodiaque. <section end="SCORPION"/> <section begin="SCORSONÈRE"/>'''SCORSONÈRE''', ''s. f.'' Salsifis noir. <section end="SCORSONÈRE"/> <section begin="SCRIBE"/>'''SCRIBE''', ''s. m.'' Docteur qui interprétait la loi juive ; copiste, homme qui gagne sa vie à copier. <section end="SCRIBE"/> <section begin="SCROFULAIRE"/>'''SCROFULAIRE''', ''s. f.'' Plante médicinale. <section end="SCROFULAIRE"/> <section begin="SCROFULES"/>'''SCROFULES''', ''s. f. pl.'' Écrouelles. <section end="SCROFULES"/> <section begin="SCROFULEUX, SCROFULEUSE"/>'''SCROFULEUX, EUSE''', ''adj.'' Affecté de scrofules ; qui cause les écrouelles. <section end="SCROFULEUX, SCROFULEUSE"/> <section begin="SCRUPULE"/>'''SCRUPULE''', ''s. m.'' Inquiétude d’une conscience timorée ; grande exactitude à remplir ses devoirs ; difficultés qui restent après l’éclaircissement d’une question ; poids de 24 grains ; (''t. d’astron.'') petite partie de la minute. <section end="SCRUPULE"/> <section begin="SCRUPULEUSEMENT"/>'''SCRUPULEUSEMENT''', ''adv.'' Avec scrupule. <section end="SCRUPULEUSEMENT"/> <section begin="SCRUPULEUX, SCRUPULEUSE"/>'''SCRUPULEUX, EUSE''', ''adj.'' et ''s.'' Qui a des scrupules ; exact, minutieux. <section end="SCRUPULEUX, SCRUPULEUSE"/> <section begin="SCRUTATEUR"/>'''SCRUTATEUR''', ''s. m.'' Celui qui sonde les cœurs ; observateur clairvoyant ; vérificateur (d’un scrutin) ; —, ''adj.'' Pénétrant. <section end="SCRUTATEUR"/> <section begin="SCRUTER"/>'''SCRUTER''' (''part.'' é, ée), ''v. a.'' Sonder, examiner à fond. <section end="SCRUTER"/> <section begin="SCRUTIN"/>'''SCRUTIN''', ''s. m.'' Suffrage secret. <section end="SCRUTIN"/> <section begin="SCULPTER"/>'''SCULPTER''' (''part.'' é, ée), ''v. a.'' Tailler quelque figure en marbre, en pierre, en bois, etc. <section end="SCULPTER"/> <section begin="SCULPTEUR"/>'''SCULPTEUR''', ''s. m.'' Celui qui travaille en sculpture. <section end="SCULPTEUR"/> <section begin="SCULPTURE"/>'''SCULPTURE''', ''s. f.'' Art de sculpter ; ouvrage du sculpteur. <section end="SCULPTURE"/> <section begin="SE"/>'''SE''', ''pron. de la {{3e}} pers.'' Soi, à soi. <section end="SE"/> <section begin="SÉANCE"/>'''SÉANCE''', ''s. f.'' Droit de prendre place dans une assemblée, etc. ; assemblée ; durée d’une assemblée ; temps passé à une chose. <section end="SÉANCE"/> <section begin="SÉANT"/>'''SÉANT''', ''s. m.'' Posture d’une personne assise dans son lit. <section end="SÉANT"/> <section begin="SÉANT, SÉANTE"/>'''SÉANT, E''', ''adj.'' Décent, convenable ; siégeant. <section end="SÉANT, SÉANTE"/> <section begin="SEAU"/>'''SEAU''', ''s. m.'' Vase propre à porter de l’eau ; ce qu’il contient ; mesure de douze pintes. <section end="SEAU"/> <section begin="SÉBILE"/>'''SÉBILE''', ''s. f.'' Vase, écuelle de bois ; ustensile de pressoir ; jatte.<section end="SÉBILE"/><noinclude> <references/></noinclude> ios47ylvxqya991zn92x16hbbv0kcny Fichier:Studdy - Bonzo alpiniste (1937)-p06-a1.jpg 6 4938131 15914389 2026-07-10T20:33:57Z M-le-mot-dit 10828 == Description == {{Information |Description=''Bonzo alpiniste'', bande dessinée |Source={{Gallica|btv1b108438096}} |Date=1937 |Author=[[Auteur:George Ernest Studdy|George E. Studdy]] |Permission={{PD-old-70}} |other_versions=[[Fichier:Studdy - Bonzo alpiniste (1937).djvu|120px]] }} [[Catégorie:Bonzo alpiniste]] 15914389 wikitext text/x-wiki == Description == {{Information |Description=''Bonzo alpiniste'', bande dessinée |Source={{Gallica|btv1b108438096}} |Date=1937 |Author=[[Auteur:George Ernest Studdy|George E. 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Studdy]] |Permission={{PD-old-70}} |other_versions=[[Fichier:Studdy - Bonzo alpiniste (1937).djvu|120px]] }} [[Catégorie:Bonzo alpiniste]] qbnlpnpwwatwmavvzu4k5dux1i51v4i Page:Bayle - Dictionnaire historique et critique, 1820, T13.djvu/301 104 4938156 15914425 2026-07-10T20:51:38Z Manseng 19880 /* Page non corrigée */ Page créée avec « <section begin="Simonide2"/>de tous les chrétiens, ''Qu’est-ce que'' ''Dieu, et quels sont ses attributs ?'' ils eussent eu sur-le-champ une réponse catégorique, et si exacte que rien n’y aurait manqué. Tertullien va trop vite ; il se laisse trop entraîner à son imagination. 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Rien ne leur aurait été plus facile que de répondre : Dieu est un être infini et tout-puissant, qui a formé l’univers et qui le gouverne, qui punit et qui récompense, qui se fâche contre les pécheurs, et qui s’apaise par nos sacrifices. Voilà de quelle manière nos artisans répondraient à Hiéron, en ajoutant ce que nous lisons dans le Catéchisme touchant les personnes de la Trinité, et touchant la mort et passion de Jésus-Christ, etc. Encore un coup, si Thalès ou Simonide s’étaient contentés de ces idées générales, ils n’auraient point demandé du temps pour préparer leur réponse ; ils auraient satisfait à la question par un ''impromptu''. Mais comme ils voulaient que tous les termes de la définition demandée fussent évidemment incontestables, et qu’ils trouvaient eux-mêmes qu’on pourrait leur contester tout ce qu’ils avanceraient, ils demandèrent délai sur délai, et enfin ils ne surent que répondre. Je pense que Simonide s’imagina que sa réponse serait donnée à examiner aux beaux esprits de la cour de Syracuse, et qu’il serait obligé de la garantir en éclaircissant toutes leurs difficultés. Voici apparemment de quel air il raisonna. Si je réponds que Dieu est distinct de tous les corps qui composent l’univers, on me demandera : L’Univers a-t-il toujours existé, du moins à l’égard de sa matière ? Cette matière a-t-elle une cause efficiente ? Et si je réponds qu’elle en a une, je m’engage à soutenir qu’elle a été faite de rien ; or c’est un dogme que je ne pourrais jamais faire comprendre ni au roi Hiéron, ni aux beaux esprits de sa cour, et que je ne comprends pas moi-même ; j’ai donc lieu d’être incertain si ce dogme est vrai ou s’il ne l’est pas ; car pendant qu’il me sera incompréhensible, je ne pourrai pas être légitimement assuré de son état et de sa nature. Si je dis que la matière de l’univers n’a point de cause efficiente, on me demandera d’où vient le pouvoir que Dieu a sur elle, et pourquoi elle n’a pas autant de pouvoir sur Dieu que Dieu sur elle <ref>''Voyez'', ''tom. VI'', ''pag.'' 196, ''la remarque'' [[Dictionnaire historique et critique/11e éd., 1820/Épicure#ancrage_Épicure-(T)|(T)]] ''de l’article'' [[Dictionnaire historique et critique/11e éd., 1820/Épicure|{{sc|Épicure}}]], ''et {{M.|''Burnet''}}, évêque'' ''de Salisburi, dans l’''Histoire des Ouvrages des Savans, ''octobre'' 1699, ''pag.'' 442.</ref> ? Il faudra que je donne de bonnes raisons pourquoi de deux êtres l’indépendans l’un de l’autre quant à l’existence, également nécessaires et éternels, l’un peut tout sur l’autre sans être réciproquement soumis à l’action de l’autre. Ce n’est pas assez de dire que Dieu est distinct des corps qui composent l’univers, on voudra savoir s’il leur ressemble à l’égard de l’étendue, c’est-à-dire s’il est étendu. Si je réponds qu’il est étendu, on en conclura qu’il est corporel et matériel : et je ne me vois pas en état de faire comprendre qu’il y a deux espèces d’étendue, l’une corporelle, l’autre incorporelle ; l’une composée de parties et par conséquent divisible ; l’autre parfaitement simple et par conséquent indivisible. Si je dis que Dieu n’est pas étendu, on en conclura qu’il n’est nulle part, et qu’il ne peut avoir aucune union avec le monde. Comment donc mouvra-t-il les corps ? comment agira-t-il où il n’est pas ? outre que notre entendement n’est point capable de concevoir une substance non étendue, et un esprit entièrement séparé de la matière <ref>{{lang|la|''Si mentem istam quasi animal aliquod esse'' ''voluit, erit aliquid interius ex quo illud animal'' ''nominetur. Quid autem interius mente ? Cingitur'' ''igitur corpore externo. Quòd quoniam non placet,'' ''aperta, simplexque mens nullâ re adjunctâ'' ''quæ sentire possit, fugere intelligentiæ nostræ'' ''vim et notionem videtur.'' Cicero, ''lib. I'' de Naturâ Deorum, ''pag'', 39, ''edit.'' Lescaloperii.}}</ref>. Mais si l’on m’accordait une fois que Dieu est une substance immatérielle et non étendue, un esprit infini et tout-puissant, combien de nouvelles questions n’aurais-je pas à résoudre ? Cet esprit n’existe-t-il pas nécessairement, soit à l’égard de sa substance, soit à l’égard de ses qualités ? Sa puissance n’est-elle pas<section end="Simonide2"/><noinclude> {{References-Bayle}}</noinclude> fzeqcbojvwdyrot3m4es4j45g1otgsd Fichier:Studdy - Bonzo alpiniste (1937)-p09-c2.jpg 6 4938157 15914426 2026-07-10T20:51:52Z M-le-mot-dit 10828 == Description == {{Information |Description=''Bonzo alpiniste'', bande dessinée |Source={{Gallica|btv1b108438096}} |Date=1937 |Author=[[Auteur:George Ernest Studdy|George E. Studdy]] |Permission={{PD-old-70}} |other_versions=[[Fichier:Studdy - Bonzo alpiniste (1937).djvu|120px]] }} [[Catégorie:Bonzo alpiniste]] 15914426 wikitext text/x-wiki == Description == {{Information |Description=''Bonzo alpiniste'', bande dessinée |Source={{Gallica|btv1b108438096}} |Date=1937 |Author=[[Auteur:George Ernest Studdy|George E. Studdy]] |Permission={{PD-old-70}} |other_versions=[[Fichier:Studdy - Bonzo alpiniste (1937).djvu|120px]] }} [[Catégorie:Bonzo alpiniste]] qbnlpnpwwatwmavvzu4k5dux1i51v4i Fichier:Studdy - Bonzo alpiniste (1937)-p09-d1.jpg 6 4938158 15914427 2026-07-10T20:52:36Z M-le-mot-dit 10828 == Description == {{Information |Description=''Bonzo alpiniste'', bande dessinée |Source={{Gallica|btv1b108438096}} |Date=1937 |Author=[[Auteur:George Ernest Studdy|George E. 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Studdy]] |Permission={{PD-old-70}} |other_versions=[[Fichier:Studdy - Bonzo alpiniste (1937).djvu|120px]] }} [[Catégorie:Bonzo alpiniste]] 15914447 wikitext text/x-wiki == Description == {{Information |Description=''Bonzo alpiniste'', bande dessinée |Source={{Gallica|btv1b108438096}} |Date=1937 |Author=[[Auteur:George Ernest Studdy|George E. Studdy]] |Permission={{PD-old-70}} |other_versions=[[Fichier:Studdy - Bonzo alpiniste (1937).djvu|120px]] }} [[Catégorie:Bonzo alpiniste]] qbnlpnpwwatwmavvzu4k5dux1i51v4i Fichier:Studdy - Bonzo alpiniste (1937)-p12-a2.jpg 6 4938173 15914448 2026-07-10T21:02:33Z M-le-mot-dit 10828 == Description == {{Information |Description=''Bonzo alpiniste'', bande dessinée |Source={{Gallica|btv1b108438096}} |Date=1937 |Author=[[Auteur:George Ernest Studdy|George E. 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Il n’agit donc pas librement, à prendre la liberté pour une force d’agir ou de n’agir pas : tout ce donc qu’il fait est nécessaire et inévitable ; vous renversez donc de fond en comble la religion, me dira-t-on ; car elle est nécessairement bâtie sur l’hypothèse que Dieu change de parti lorsque les hommes changent de vie ; et que si les hommes ne l’apaisaient point par leurs prières, il ferait une infinité de choses qu’il supprime à la vue de leurs dévotions. Que si j’évite ce fâcheux inconvénient par l’hypothèse de la liberté d’indifférence, et des volontés conditionnelles, je m’engage à faire comprendre et que cette sorte de liberté est compatible avec un être qui n’est point la cause de sa puissance <ref>''La nature de Dieu avec tous ses attributs'' ''existe nécessairement ; il faut donc que sa puissance'' ''et sa volonté soient des êtres nécessaires ;'' ''or la nécessité est exclusive de l’indifférence.''</ref>, et qu’un attirail infini de décrets conditionnels est compatible avec une cause infiniment sage et indépendante, qui a dû se faire un plan fixe et immobile, et qui au fond n’a point d’attributs plus essentiels que l’immutabilité ; car il n’y a point de vertu plus évidemment contenue que celle-là dans l’idée de l’Être souverainement parfait. Voilà, si je ne me trompe, une petite partie des raisons que Simonide roula dans sa tête en cherchant la définition qu’on lui demandait, et qui le firent résoudre à ne rien dire, tant il craignit d’affirmer des choses non véritables. J’ose dire qu’il n’y a guère de gens à qui il convienne moins qu’à Tertullien de faire le rodomont au préjudice de Thalès et à l’avantage de nos artisans ; car il se serait tiré mal d’affaire s’il avait été à la place ou de Thalès ou de Simonide. Ardent et impétueux qu’il était, il eût répondu sur-le-champ, ou à la demande de Crésus, ou à celle d’Hiéron. Mais si vous voulez savoir ce qu’il aurait répondu, lisez ces paroles de {{M.|Daillé}} <ref>Daillé, du vrai Usage des Pères, ''liv. II'', ''chap. IV'', ''pag. m.'' 354.</ref> : ''Combien est étrange sa philosophie'' ''touchant la nature de Dieu'' <ref group=*>(*) {{lang|la|Tertull., ''l.'' 1, ''a. Marc. c.'', 25, ''et'' 1, 2, ''c.'' 16.}}</ref>'', qu’il semble rendre sujette à des'' ''affections semblables aux nôtres, à un'' ''courroux, à une haine, à une douleur !'' ''lui attribue'' <ref group=*>(*) {{lang|la|''Id., adv. Orig., cap.'' 7, ''et lib.'' 2 ''contra'' ''Marc., cap.'' 16. Quis negabit Deum corpus esse, etsi Deus spiritus est}} ?</ref> ''une substance'' ''corporelle, ne croyant pas, ce dit-il,'' ''qu’aucun voulût nier que Dieu soit'' ''un corps ; ce qui fait que nous nous'' ''devons moins étonner s’il définit'' <ref group=*>(*) {{lang|la|''Id., lib. adv. Herm., cap.'' 35. Cùm ipsa, substantia corpus sit cujusque.}}</ref> ''hardiment qu’il n’y a point de substance'' ''qui ne soit corporelle.'' Chacun voit que Tertullien eût défini Dieu ''une substance corporelle sujette aux'' ''passions.'' Paraphrasant sa définition, il aurait dit que nos péchés irritent la divinité, qu’elle hait le crime, qu’elle sent une véritable douleur quand on transgresse ses lois, mais que d’ailleurs elle s’apaise facilement quand on implore sa miséricorde. Aurait-il pu soutenir cette réponse devant Simonide, et devant les autres savans que le roi Hiéron entretenait ? ne lui eussent ils pas objecté que tout corps est divisible, composé de parties, et par conséquent que l’Être souverainement parfait n’est pas un corps ? n’eussent-ils point dit que la souveraine béatitude est essentielle à la nature divine, et qu’ainsi elle est exempte de toute passion, et que rien ne peut l’affliger ni la fâcher ? n’eussent-ils point dit qu’elle est immuable, et par conséquent qu’elle ne saurait passer ni de l’amour à la haine, ni de la haine à l’amour ; ni de la pitié à la colère, ni de la colère à la pitié ? S’il eût recouru aux métaphores, on lui aurait répliqué que Hiéron ne demandait pas une réponse d’orateur, mais une définition exacte et parfaitement conforme aux lois de la dialectique. On m’avouera, je m’assure, que Tertullien aurait mieux fait s’il eût gardé le silence, comme le garda celui qu’il insulte. Supposons que son artisan chrétien, qu’il fait si habile, soit interrogé par Hiéron, et qu’il réponde : ''Dieu est un'' ''être immatériel, infini, tout-puissant,'' ''souverainement bon, souverainement'' ''saint, souverainement juste, qui a'' ''créé toutes choses selon le bon plaisir'' ''de sa volonté'', pourrions -nous croire que Simonide examinant cette réponse, n’eût dit : Cela m’est venu dans la pensée aussi-bien qu’à vous,<section end="Simonide2"/><noinclude> {{References-Bayle}}</noinclude> agdotgupqu21nmn8gca1xtjb84spq6p Fichier:Studdy - Bonzo alpiniste (1937)-p13-a1.jpg 6 4938177 15914452 2026-07-10T21:05:54Z M-le-mot-dit 10828 == Description == {{Information |Description=''Bonzo alpiniste'', bande dessinée |Source={{Gallica|btv1b108438096}} |Date=1937 |Author=[[Auteur:George Ernest Studdy|George E. Studdy]] |Permission={{PD-old-70}} |other_versions=[[Fichier:Studdy - Bonzo alpiniste (1937).djvu|120px]] }} [[Catégorie:Bonzo alpiniste]] 15914452 wikitext text/x-wiki == Description == {{Information |Description=''Bonzo alpiniste'', bande dessinée |Source={{Gallica|btv1b108438096}} |Date=1937 |Author=[[Auteur:George Ernest Studdy|George E. Studdy]] |Permission={{PD-old-70}} |other_versions=[[Fichier:Studdy - Bonzo alpiniste (1937).djvu|120px]] }} [[Catégorie:Bonzo alpiniste]] qbnlpnpwwatwmavvzu4k5dux1i51v4i Fichier:Studdy - Bonzo alpiniste (1937)-p13-a2.jpg 6 4938178 15914453 2026-07-10T21:06:07Z M-le-mot-dit 10828 == Description == {{Information |Description=''Bonzo alpiniste'', bande dessinée |Source={{Gallica|btv1b108438096}} |Date=1937 |Author=[[Auteur:George Ernest Studdy|George E. 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Studdy]] |Permission={{PD-old-70}} |other_versions=[[Fichier:Studdy - Bonzo alpiniste (1937).djvu|120px]] }} [[Catégorie:Bonzo alpiniste]] qbnlpnpwwatwmavvzu4k5dux1i51v4i Fichier:Studdy - Bonzo alpiniste (1937)-p15-c3.jpg 6 4938209 15914486 2026-07-10T21:20:08Z M-le-mot-dit 10828 == Description == {{Information |Description=''Bonzo alpiniste'', bande dessinée |Source={{Gallica|btv1b108438096}} |Date=1937 |Author=[[Auteur:George Ernest Studdy|George E. Studdy]] |Permission={{PD-old-70}} |other_versions=[[Fichier:Studdy - Bonzo alpiniste (1937).djvu|120px]] }} [[Catégorie:Bonzo alpiniste]] 15914486 wikitext text/x-wiki == Description == {{Information |Description=''Bonzo alpiniste'', bande dessinée |Source={{Gallica|btv1b108438096}} |Date=1937 |Author=[[Auteur:George Ernest Studdy|George E. Studdy]] |Permission={{PD-old-70}} |other_versions=[[Fichier:Studdy - Bonzo alpiniste (1937).djvu|120px]] }} [[Catégorie:Bonzo alpiniste]] qbnlpnpwwatwmavvzu4k5dux1i51v4i Fichier:Studdy - Bonzo alpiniste (1937)-p15-d1.jpg 6 4938210 15914487 2026-07-10T21:20:20Z M-le-mot-dit 10828 == Description == {{Information |Description=''Bonzo alpiniste'', bande dessinée |Source={{Gallica|btv1b108438096}} |Date=1937 |Author=[[Auteur:George Ernest Studdy|George E. Studdy]] |Permission={{PD-old-70}} |other_versions=[[Fichier:Studdy - Bonzo alpiniste (1937).djvu|120px]] }} [[Catégorie:Bonzo alpiniste]] 15914487 wikitext text/x-wiki == Description == {{Information |Description=''Bonzo alpiniste'', bande dessinée |Source={{Gallica|btv1b108438096}} |Date=1937 |Author=[[Auteur:George Ernest Studdy|George E. Studdy]] |Permission={{PD-old-70}} |other_versions=[[Fichier:Studdy - Bonzo alpiniste (1937).djvu|120px]] }} [[Catégorie:Bonzo alpiniste]] qbnlpnpwwatwmavvzu4k5dux1i51v4i Fichier:Studdy - Bonzo alpiniste (1937)-p15-d2.jpg 6 4938211 15914488 2026-07-10T21:20:30Z M-le-mot-dit 10828 == Description == {{Information |Description=''Bonzo alpiniste'', bande dessinée |Source={{Gallica|btv1b108438096}} |Date=1937 |Author=[[Auteur:George Ernest Studdy|George E. Studdy]] |Permission={{PD-old-70}} |other_versions=[[Fichier:Studdy - Bonzo alpiniste (1937).djvu|120px]] }} [[Catégorie:Bonzo alpiniste]] 15914488 wikitext text/x-wiki == Description == {{Information |Description=''Bonzo alpiniste'', bande dessinée |Source={{Gallica|btv1b108438096}} |Date=1937 |Author=[[Auteur:George Ernest Studdy|George E. Studdy]] |Permission={{PD-old-70}} |other_versions=[[Fichier:Studdy - Bonzo alpiniste (1937).djvu|120px]] }} [[Catégorie:Bonzo alpiniste]] qbnlpnpwwatwmavvzu4k5dux1i51v4i Fichier:Studdy - Bonzo alpiniste (1937)-p15-d3.jpg 6 4938212 15914489 2026-07-10T21:20:41Z M-le-mot-dit 10828 == Description == {{Information |Description=''Bonzo alpiniste'', bande dessinée |Source={{Gallica|btv1b108438096}} |Date=1937 |Author=[[Auteur:George Ernest Studdy|George E. Studdy]] |Permission={{PD-old-70}} |other_versions=[[Fichier:Studdy - Bonzo alpiniste (1937).djvu|120px]] }} [[Catégorie:Bonzo alpiniste]] 15914489 wikitext text/x-wiki == Description == {{Information |Description=''Bonzo alpiniste'', bande dessinée |Source={{Gallica|btv1b108438096}} |Date=1937 |Author=[[Auteur:George Ernest Studdy|George E. Studdy]] |Permission={{PD-old-70}} |other_versions=[[Fichier:Studdy - Bonzo alpiniste (1937).djvu|120px]] }} [[Catégorie:Bonzo alpiniste]] qbnlpnpwwatwmavvzu4k5dux1i51v4i Page:Soulice - Petit dictionnaire de la langue française, 1860.pdf/498 104 4938213 15914490 2026-07-10T21:26:42Z Poslovitch 68529 /* Non corrigée */ 15914490 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Poslovitch" />{{nr||SEC — 488 — SEC}}</noinclude><section begin="SEC, SÈCHE"/><nowiki/> '''SEC, SÈCHE''', ''adj.'' Qui a peu ou point d'humidité ; qu'on a fait sécher ; maigre ; décharné ; ''fig.'' Qui n'est point affable, peu gracieux ; dépourvu d'ornements ; ''tout sec, loc. adv.'' Sans rien de plus ; ''sec, s. m.'' Sécheresse ; fourrage sec ; ''sec, adv.'' Sèchement ; rudement. <section end="SEC, SÈCHE"/> <section begin="SÉCABLE"/>'''SÉCABLE''', ''adj. 2 g.'' Qu'on peut couper. <section end="SÉCABLE"/> <section begin="SÉCANTE"/>'''SÉCANTE''', ''s. f.'' Ligne qui en coupe une autre ; ''t. de géom.'' <section end="SÉCANTE"/> <section begin="SÈCHE, SEICHE"/>'''SÈCHE ou SEICHE''', ''s. f.'' Poisson qui distille autour de lui une liqueur noire et puante, lorsqu'il est poursuivi. <section end="SÈCHE, SEICHE"/> <section begin="SÈCHEMENT"/>'''SÈCHEMENT''', ''adv.'' En lieu sec ; ''fig.'' D'une manière rude, incivile. <section end="SÈCHEMENT"/> <section begin="SÉCHER"/>'''SÉCHER''' (''part.'' é, ée), ''v. a.'' Rendre sec ; mettre à sec ; —, ''v. n.'' Devenir sec. <section end="SÉCHER"/> <section begin="SÉCHERESSE"/>'''SÉCHERESSE''', ''s. f.'' État, qualité de ce qui est sec ; temps chaud sans pluie ; ''fig.'' Manières peu affables ; défaut de grâce dans le style. <section end="SÉCHERESSE"/> <section begin="SÉCHOIR"/>'''SÉCHOIR''', ''s. m.'' Endroit pour faire sécher. <section end="SÉCHOIR"/> <section begin="SECOND, SECONDE"/>'''SECOND, E''', ''adj.'' Deuxième, qui suit immédiatement le premier ; ''eau seconde'', eau-forte étendue d'eau ; —, ''s.'' Celui ou Celle qui tient le second rang ; ''second, s. m.'' Celui qui soutient, qui aide un autre ; celui qui sert sous un autre ; le second étage d'une maison. Voy. ''Seconde''. <section end="SECOND, SECONDE"/> <section begin="SECONDAIRE"/>'''SECONDAIRE''', ''adj. 2 g.'' Accessoire, qui ne vient qu'en second ; ''planète —'', qui tourne autour d'une autre. <section end="SECONDAIRE"/> <section begin="SECONDAIREMENT"/>'''SECONDAIREMENT''', ''adv.'' D'une manière secondaire. <section end="SECONDAIREMENT"/> <section begin="SECONDE"/>'''SECONDE''', ''s. f.'' Classe qui précède la rhétorique ; soixantième partie d'une minute ; (''t. de mus.'') intervalle d'un ton ou de deux demi-tons. <section end="SECONDE"/> <section begin="SECONDEMENT"/>'''SECONDEMENT''', ''adv.'' En second lieu. <section end="SECONDEMENT"/> <section begin="SECONDER"/>'''SECONDER''' (''part.'' é, ée), ''v. a.'' Aider, favoriser, servir. <section end="SECONDER"/> <section begin="SECOUER"/>'''SECOUER''' (''part.'' é, ée), ''v. a.'' Remuer fortement ; ébranler ; agiter ; ''fig.'' Exciter, réprimander ; ''se —, v. pr.'' Sortir de son oisiveté ; prendre de l'exercice. <section end="SECOUER"/> <section begin="SECOÛMENT, SECOUEMENT"/>'''SECOÛMENT ou SECOUEMENT''', ''s. m.'' Action de secouer. <section end="SECOÛMENT, SECOUEMENT"/><noinclude> <references/></noinclude> a2gewis5xqz7xljwdm03jpnw1dh3q5j Page:Théophile Moreux - Pour comprendre Einstein.pdf/41 104 4938214 15914500 2026-07-10T21:43:47Z Yann 4 /* Proofread */ 15914500 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Yann" /></noinclude>{{tiret2|kilo|mètres}} par seconde, les physiciens, nous le savons, avaient été naguère acculés, avec Young et Fresnel à la théorie des ondulations ; mais qui dit ''ondulations'', sous-entend milieu qui ondule : de là, l’hypothèse de l’éther. Personne n’a jamais pu définir ''l’éther'' et aucun physicien n’est parvenu à nous décrire ses propriétés. Celles-ci sont d’ailleurs contradictoires : l’éther doit être le plus subtil des éléments et la vitesse de la lumière lui impose une densité infinitésimale ; mais, d’autre part, il doit être l’un des plus ''solides'' pour propager les ondulations transversales et l’un des plus résistants à la tension pour supporter les forces gravitationnelles ; alors, comment les corps célestes peuvent-ils s’y mouvoir sans résistance apparente ? On n’explique rien en faisant intervenir des champs électro-magnétiques, ou des champs de gravitation ; ceux-ci ne sont qu’une modalité de l’énergie ; or l’énergie elle-même, nous l’avons dit, n’est autre que la substance vue sous un certain jour. Entre les astres, si nous voulons éviter l’action à distance, il y a donc des supports d’énergie et nous voilà ramenés à l’éther. — Pas du tout, il n’y a rien, disent les Einsteiniens. — Mais alors, dites nous ce qu’est l’espace en dehors des corps ? Y aurait-il donc un espace ''en soi'' ? Évidemment non !<noinclude> <references/></noinclude> 2d2lfl5qhtmdr241yrs7orkj7nw4u5g Page:Théophile Moreux - Pour comprendre Einstein.pdf/42 104 4938215 15914504 2026-07-10T21:48:08Z Yann 4 /* Proofread */ 15914504 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Yann" /></noinclude><nowiki /> L’ancien éther mécanique est décédé d’inanition<ref>Cf. P. G. {{sc|Nutting}} : ''Sur l’éther'' dans Rev. Gén. des Sc. Août 1922.</ref> ; soit, mais l’éther pur et simple a résisté, pour la bonne raison que si personne ne peut le définir, personne ne peut s’en passer. Son existence est un fait logique, pour ainsi dire, mais on désirerait davantage, on voudrait qu’il fût d’ordre expérimental. Pouvons-nous caresser ce dernier espoir ? Peut-être ; et par un moyen assez simple en apparence. Lorsque nous nous déplaçons dans l’atmosphère, notre vitesse se traduit par une impression très sensible. À moins de nous trouver en ballon libre et d’être transportés avec la couche d’air, nous sentons le vent nous fouetter le visage ; n’en serait-il pas de même pour l’éther dans lequel nous sommes plongés ? La Terre, en effet, n’est pas fixe dans l’espace ; alors, de deux choses l’une ou bien l’éther participe à notre mouvement et est entrainé avec nous, en partie ou en totalité ; ou bien il est immobile par rapport à nous qui marchons et, dans les deux cas, nous pouvons imaginer des expériences qui nous fixeront à ce sujet. Lorsque vous êtes dans un train avançant à une vitesse de 60 kilomètres à l’heure, si vous rencontrez un express marchant à 100 kilomètres, et venant en sens inverse, ce dernier passera à vos côtés comme s’il<noinclude> <references/></noinclude> 8s3wvd183dz09li9ouubsq8uiu2nm83 Page:La Corée Libre, numéro 7, novembre 1920.djvu/22 104 4938216 15914505 2026-07-10T21:49:57Z Camilllle 136753 /* Corrigée */ 15914505 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Camilllle" />{{nr||— 190 —|}}</noinclude>profonde terreur ; nos yeux, pleins d’angoisse ? Notre animosité contre l’envahisseur et le tyran nippon est profonde, elle atteint jusqu’à nos os. Notre ardent désir vers la liberté a gonflé toutes nos poitrines, et rien, non, rien ne viendra détruire notre vœu le plus cher. ''La Liberté ou la Mort'' sera toujours sur nos lèvres jusqu’à ce que la lumière de la vie nous les ait arrachés. L’ennemi tente, avec l’appui de réformes hypocrites, qui ne sont qu’une strangulation de plus en plus serrée vers la mort, de surprendre notre bonne foi, de conquérir notre bonne volonté, tandis que par l’action militariste et les tortures, nos frères patriotes et nos sœurs sont atrocement assassinés afin de mieux perpétuer son illégale domination sur notre terre ! Ceci est impossible ! Pendant toute l’histoire continue de plus de quarante siècles de notre pays, nous n’avons jamais été soumis ou dirigés par un peuple étranger, sauf les tributs occasionnels que nous donnions à la Chine plutôt en matière de courtoisie et d’amitié qu’en celle de la soumission. Une nation ayant un tel actif, qui est fière à juste titre de ses gloires passées et qui a toujours nourri des sentiments de méfiance et hostiles à l’égard du Japon, elle en avait de sérieux motifs du reste, ne peut pas par ce temps de liberté, d’émancipation de toutes les races, se soumettre ainsi de plein cœur au joug militariste du Japon, quelque bon et doux puisse-t-il être ! Même si ces raisons étaient écartées, les méthodes et les moyens employés par les Japonais en Corée durant ces quinze dernières années, seraient suffisants pour entretenir notre haine du Japonais. Le Japon, en voulant nous conquérir uniquement par la force ne fait qu’augmenter les malentendus et les ressentiments entre nos deux races et contribue ainsi indirectement à l’instabilité de la paix du monde. Nuit et jour nous travaillerons pour recouvrer notre terre perdue. Dans la pensée de nos enfants, nous instillerons la haine des Japonais. Nous-mêmes, nous donnerons tout pour la liberté et l’indépendance. Nous préférons mourir et être des esprits libres de la Corée, que de vivre et d’être les sujets du Mikado ! Celles d’entre nous qui sont encore en vie s’efforcent de trouver le meilleur moyen de pouvoir mourir utilement pour la cause de notre patrie, et tôt ou tard, le sol que vous foulez en ce moment sera trempé de notre sang. Nous vous supplions de voir la réalité de notre situation, en mémoire de tous les bienfaits que vous avez accomplis pour la démocratie et l’humanité. Nous sommes isolés et faibles, nous avons besoin de secours. D’où ce secours peut-il nous venir, si ce n’est de vous ? Dirigeants des destinés du grand peuple américain, écoutez notre appel mourant ! » {{Droite|{{sc|Les Femmes de Corée.}}{{espaces|8}}}} {{Interligne|1em}} {{Centré|'''IV — Déclaration Coréenne à la Convention de Californie'''}} La Commission Coréenne vient de présenter une déclaration au Comité d’Action (Platform Comittee) de la Convention Nationale de San-Francisco. Le Comité a reçu avec empressement cette déclaration et l’a distribuée en de nombreux exemplaires imprimés à tous ses Membres et Délégués. Voici le texte de cette déclaration : ''Les États-Unis ont reconnu la Corée 134{{insécable}}ans après leur révolution en'' ''leur propre déclaration d’indépendance. Pourquoi ne le feraient-ils plus à'' ''présent ?'' La Corée possède l’histoire authentique et écrite la plus vieille de n’importe quelle nation du monde. Son Gouvernement fut établi quelques siècles après le commencement du monde selon le Calendrier Hébraïque. Elle formait déjà une nation depuis vingt en un siècles au moment où l’Empereur de Chine, Tsing, brûlait tous les documents écrits chinois et se proclamait le Premier-Empereur-Fondateur de la Chine. La Corée existait depuis vingt-huit siècles lorsqu’un second ambitieux du même genre accomplit le même geste au Japon afin d’établir une lignée<noinclude> <references/></noinclude> 4omu7qcg7prw8wxc7pxsmzpub8kgmgm Page:Théophile Moreux - Pour comprendre Einstein.pdf/43 104 4938217 15914508 2026-07-10T21:53:08Z Yann 4 /* Proofread */ 15914508 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Yann" /></noinclude>faisait du 160 à l’heure les vitesses s’ajoutent ; elles se retrancheraient si l’express, venant derrière vous, dépassait votre convoi ; vous auriez la sensation d’un train omnibus filant à la vitesse de 40 kilomètres. Le même raisonnement semble valable pour le globe terrestre qui avance dans l’espace à raison de 30 kilomètres par seconde. Si nous nous dirigeons en effet vers un point bien repéré, la vitesse de la lumière venue de cette direction, devrait augmenter de 30 kilomètres en apparence ; de même, nous devrions constater une diminution pour le mouvement de la lumière qui nous rattrape en cours de route. Voilà ce qu’indique la théorie. Et l’expérience, que nous dit-elle ? Exactement le contraire. Des mesures minutieuses et d’une exactitude extrême, faites par Michelson en 1881 et en 1887, ont démontré que, quelles que soient la direction, la vitesse de la Terre et du rayon lumineux, tout se passe comme si nous n’avançions pas. Depuis ces constatations, vous pensez bien que les explications n’ont pas fait défaut ; comme le disait malicieusement Henri Poincaré, on en trouve toujours ; les hypothèses, c’est le fonds qui manque le moins. Fizeau proposa d’admettre que l’éther, dans nos expériences, était entraîné en partie par notre mouvement ; Stokes voulait un entraînement total. Les {{tiret|phy|siciens}}<noinclude> <references/></noinclude> hpffas8ru7peundubpgb6pibbk9rk69 Page:Théophile Moreux - Pour comprendre Einstein.pdf/44 104 4938218 15914513 2026-07-10T21:59:06Z Yann 4 /* Proofread */ 15914513 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Yann" /></noinclude>{{tiret2|phy|siciens}}, par de nouvelles expériences, les renvoyèrent dos à dos. C’est alors que Fitzgerald et Lorentz conçurent une idée bizarre, afin de sauver les principes de notre Mécanique. D’après eux, l’éther reste bien immobile, mais lorsque la Terre avance dans une direction, tous les corps se contractent dans le sens du mouvement. Oh ! la contraction est très faible ; néanmoins, sa mesure n’est pas en dehors de nos moyens ; malheureusement le double-décimètre qui nous servirait à la déceler se contracte, lui aussi, et voilà pourquoi nous ne pouvons nous en apercevoir. Le calcul de cet effet de contraction est assez simple, mais pour notre but, il nous suffira ici d’indiquer les résultats. On démontre en effet que dans les conditions énoncées, chaque unité de longueur, au lieu de valoir 1 exactement (soit un mètre), vaut la racine carrée de (1 ''moins'' une fraction) et c’est précisément la valeur de cette dernière qui fait tout l’intérêt du problème. Cette fraction a pour numérateur ''le carré de la vitesse de la Terre'', soit <math>30 \times 30 = 900</math> kilomètres, et pour dénominateur, le carré de la vitesse de la lumière, soit <math>300 000 \times 300 000 = 90</math> milliards ; on aurait donc pour valeur de la fraction 300/30 milliards soit, en simplifiant : 1/100 000 000, ou 1 divisé par cent millions ; c’est cette valeur qu’il faut d’abord retrancher<noinclude> <references/></noinclude> e2wcq6bv5mldedbszvd8ab23881313l 15914517 15914513 2026-07-10T22:02:51Z Yann 4 15914517 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Yann" /></noinclude>{{tiret2|phy|siciens}}, par de nouvelles expériences, les renvoyèrent dos à dos. C’est alors que Fitzgerald et Lorentz conçurent une idée bizarre, afin de sauver les principes de notre Mécanique. D’après eux, l’éther reste bien immobile, mais lorsque la Terre avance dans une direction, tous les corps se contractent dans le sens du mouvement. Oh ! la contraction est très faible ; néanmoins, sa mesure n’est pas en dehors de nos moyens ; malheureusement le double-décimètre qui nous servirait à la déceler se contracte, lui aussi, et voilà pourquoi nous ne pouvons nous en apercevoir. Le calcul de cet effet de contraction est assez simple, mais pour notre but, il nous suffira ici d’indiquer les résultats. On démontre en effet que dans les conditions énoncées, chaque unité de longueur, au lieu de valoir 1 exactement (soit un mètre), vaut la racine carrée de (1 ''moins'' une fraction) et c’est précisément la valeur de cette dernière qui fait tout l’intérêt du problème. Cette fraction a pour numérateur ''le carré de la vitesse de la Terre'', soit <math>30 \times 30 = 900</math> kilomètres, et pour dénominateur, le carré de la vitesse de la lumière, soit <math>\num{300 000} \times \num{300 000} = 90</math> milliards ; on aurait donc pour valeur de la fraction 300/30 milliards soit, en simplifiant : 1/100 000 000, ou 1 divisé par cent millions ; c’est cette valeur qu’il faut d’abord retrancher<noinclude> <references/></noinclude> t4fjk8tp1vjfk5mvtp02bl6zh2httiq 15914519 15914517 2026-07-10T22:03:04Z Yann 4 15914519 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Yann" /></noinclude>{{tiret2|phy|siciens}}, par de nouvelles expériences, les renvoyèrent dos à dos. C’est alors que Fitzgerald et Lorentz conçurent une idée bizarre, afin de sauver les principes de notre Mécanique. D’après eux, l’éther reste bien immobile, mais lorsque la Terre avance dans une direction, tous les corps se contractent dans le sens du mouvement. Oh ! la contraction est très faible ; néanmoins, sa mesure n’est pas en dehors de nos moyens ; malheureusement le double-décimètre qui nous servirait à la déceler se contracte, lui aussi, et voilà pourquoi nous ne pouvons nous en apercevoir. Le calcul de cet effet de contraction est assez simple, mais pour notre but, il nous suffira ici d’indiquer les résultats. On démontre en effet que dans les conditions énoncées, chaque unité de longueur, au lieu de valoir 1 exactement (soit un mètre), vaut la racine carrée de (1 ''moins'' une fraction) et c’est précisément la valeur de cette dernière qui fait tout l’intérêt du problème. Cette fraction a pour numérateur ''le carré de la vitesse de la Terre'', soit <math>30 \times 30 = 900</math> kilomètres, et pour dénominateur, le carré de la vitesse de la lumière, soit <math>\num{300000} \times \num{300000} = 90</math> milliards ; on aurait donc pour valeur de la fraction 300/30 milliards soit, en simplifiant : 1/100 000 000, ou 1 divisé par cent millions ; c’est cette valeur qu’il faut d’abord retrancher<noinclude> <references/></noinclude> s8rau8axoo0uz9wmyk3xohhay0ehjvt 15914525 15914519 2026-07-10T22:07:53Z Yann 4 15914525 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Yann" /></noinclude>{{tiret2|phy|siciens}}, par de nouvelles expériences, les renvoyèrent dos à dos. C’est alors que Fitzgerald et Lorentz conçurent une idée bizarre, afin de sauver les principes de notre Mécanique. D’après eux, l’éther reste bien immobile, mais lorsque la Terre avance dans une direction, tous les corps se contractent dans le sens du mouvement. Oh ! la contraction est très faible ; néanmoins, sa mesure n’est pas en dehors de nos moyens ; malheureusement le double-décimètre qui nous servirait à la déceler se contracte, lui aussi, et voilà pourquoi nous ne pouvons nous en apercevoir. Le calcul de cet effet de contraction est assez simple, mais pour notre but, il nous suffira ici d’indiquer les résultats. On démontre en effet que dans les conditions énoncées, chaque unité de longueur, au lieu de valoir 1 exactement (soit un mètre), vaut la racine carrée de (1 ''moins'' une fraction) et c’est précisément la valeur de cette dernière qui fait tout l’intérêt du problème. Cette fraction a pour numérateur ''le carré de la vitesse de la Terre'', soit <math>30 \times 30 = 900</math> kilomètres, et pour dénominateur, le carré de la vitesse de la lumière, soit <math>\\mathrm{300 000} \times \\mathrm{300 000} = 90</math> milliards ; on aurait donc pour valeur de la fraction 300/30 milliards soit, en simplifiant : 1/100 000 000, ou 1 divisé par cent millions ; c’est cette valeur qu’il faut d’abord retrancher<noinclude> <references/></noinclude> tlvjkq5r2y8iqqln7qb9mi9xd0aw4jl 15914526 15914525 2026-07-10T22:08:05Z Yann 4 15914526 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Yann" /></noinclude>{{tiret2|phy|siciens}}, par de nouvelles expériences, les renvoyèrent dos à dos. C’est alors que Fitzgerald et Lorentz conçurent une idée bizarre, afin de sauver les principes de notre Mécanique. D’après eux, l’éther reste bien immobile, mais lorsque la Terre avance dans une direction, tous les corps se contractent dans le sens du mouvement. Oh ! la contraction est très faible ; néanmoins, sa mesure n’est pas en dehors de nos moyens ; malheureusement le double-décimètre qui nous servirait à la déceler se contracte, lui aussi, et voilà pourquoi nous ne pouvons nous en apercevoir. Le calcul de cet effet de contraction est assez simple, mais pour notre but, il nous suffira ici d’indiquer les résultats. On démontre en effet que dans les conditions énoncées, chaque unité de longueur, au lieu de valoir 1 exactement (soit un mètre), vaut la racine carrée de (1 ''moins'' une fraction) et c’est précisément la valeur de cette dernière qui fait tout l’intérêt du problème. Cette fraction a pour numérateur ''le carré de la vitesse de la Terre'', soit <math>30 \times 30 = 900</math> kilomètres, et pour dénominateur, le carré de la vitesse de la lumière, soit <math>\mathrm{300 000} \times \mathrm{300 000} = 90</math> milliards ; on aurait donc pour valeur de la fraction 300/30 milliards soit, en simplifiant : 1/100 000 000, ou 1 divisé par cent millions ; c’est cette valeur qu’il faut d’abord retrancher<noinclude> <references/></noinclude> hmb4db3imzxt9c21i6oejes2elixewf 15914528 15914526 2026-07-10T22:09:27Z Yann 4 15914528 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Yann" /></noinclude>{{tiret2|phy|siciens}}, par de nouvelles expériences, les renvoyèrent dos à dos. C’est alors que Fitzgerald et Lorentz conçurent une idée bizarre, afin de sauver les principes de notre Mécanique. D’après eux, l’éther reste bien immobile, mais lorsque la Terre avance dans une direction, tous les corps se contractent dans le sens du mouvement. Oh ! la contraction est très faible ; néanmoins, sa mesure n’est pas en dehors de nos moyens ; malheureusement le double-décimètre qui nous servirait à la déceler se contracte, lui aussi, et voilà pourquoi nous ne pouvons nous en apercevoir. Le calcul de cet effet de contraction est assez simple, mais pour notre but, il nous suffira ici d’indiquer les résultats. On démontre en effet que dans les conditions énoncées, chaque unité de longueur, au lieu de valoir 1 exactement (soit un mètre), vaut la racine carrée de (1 ''moins'' une fraction) et c’est précisément la valeur de cette dernière qui fait tout l’intérêt du problème. Cette fraction a pour numérateur ''le carré de la vitesse de la Terre'', soit <math>30 \times 30 = 900</math> kilomètres, et pour dénominateur, le carré de la vitesse de la lumière, soit <math>300\;000 \times 300\;000 = 90</math> milliards ; on aurait donc pour valeur de la fraction 300/30 milliards soit, en simplifiant : 1/100 000 000, ou 1 divisé par cent millions ; c’est cette valeur qu’il faut d’abord retrancher<noinclude> <references/></noinclude> 1b0md90rvkdlhgjvox1hv8pg2hvwvin 15914531 15914528 2026-07-10T22:11:19Z Yann 4 15914531 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Yann" /></noinclude>{{tiret2|phy|siciens}}, par de nouvelles expériences, les renvoyèrent dos à dos. C’est alors que Fitzgerald et Lorentz conçurent une idée bizarre, afin de sauver les principes de notre Mécanique. D’après eux, l’éther reste bien immobile, mais lorsque la Terre avance dans une direction, tous les corps se contractent dans le sens du mouvement. Oh ! la contraction est très faible ; néanmoins, sa mesure n’est pas en dehors de nos moyens ; malheureusement le double-décimètre qui nous servirait à la déceler se contracte, lui aussi, et voilà pourquoi nous ne pouvons nous en apercevoir. Le calcul de cet effet de contraction est assez simple, mais pour notre but, il nous suffira ici d’indiquer les résultats. On démontre en effet que dans les conditions énoncées, chaque unité de longueur, au lieu de valoir 1 exactement (soit un mètre), vaut la racine carrée de (1 ''moins'' une fraction) et c’est précisément la valeur de cette dernière qui fait tout l’intérêt du problème. Cette fraction a pour numérateur ''le carré de la vitesse de la Terre'', soit <math>30 \times 30 = 900</math> kilomètres, et pour dénominateur, le carré de la vitesse de la lumière, soit <math>300\;000 \times 300\;000 = 90</math> milliards ; on aurait donc pour valeur de la fraction <math>300/30</math> milliards soit, en simplifiant : <math>1/100\;000\;000</math>, ou <math>1</math> divisé par cent millions ; c’est cette valeur qu’il faut d’abord retrancher<noinclude> <references/></noinclude> r1dvzn2vxcw3yhj43wa7zp4b46gz52i 15914534 15914531 2026-07-10T22:12:23Z Yann 4 15914534 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Yann" /></noinclude>{{tiret2|phy|siciens}}, par de nouvelles expériences, les renvoyèrent dos à dos. C’est alors que Fitzgerald et Lorentz conçurent une idée bizarre, afin de sauver les principes de notre Mécanique. 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Cette fraction a pour numérateur ''le carré de la vitesse de la Terre'', soit <math>30 \times 30 = 900</math> kilomètres, et pour dénominateur, le carré de la vitesse de la lumière, soit <math>300\;000 \times 300\;000 = 90</math> milliards ; on aurait donc pour valeur de la fraction <math>300/30 \mathrm{milliards}</math> soit, en simplifiant : <math>1/100\;000\;000</math>, ou <math>1</math> divisé par cent millions ; c’est cette valeur qu’il faut d’abord retrancher<noinclude> <references/></noinclude> 3zwxolnxrl42rlvz2m5dqcj9uwzjuxk 15914537 15914534 2026-07-10T22:13:40Z Yann 4 15914537 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Yann" /></noinclude>{{tiret2|phy|siciens}}, par de nouvelles expériences, les renvoyèrent dos à dos. C’est alors que Fitzgerald et Lorentz conçurent une idée bizarre, afin de sauver les principes de notre Mécanique. 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La première mesure de la position des deux composantes de ce beau couple date de 1756 (Bradley). Herschel les croyait en mouvement orbital ; mais en réalité elles sont restées fixes depuis cette première mesure. Elles n’en forment pas moins un système physique : elles voguent de concert dans l’espace, emportées par un mouvement propre assez rapide. λ : 5,3 et 8 ; écartement <math>=</math> 38″. Fixe depuis la première mesure faite en{{lié}}1781. Néanmoins, système physique : mouvement propre commun. ε : {{5e}} et {{6e}}. Très serrées, à 1″,3. Une bonne lunette est nécessaire pour opérer le dédoublement. Ce couple était le plus serré du ciel à l’époque de sa découverte en{{lié}}1827 par William Struve, et depuis la distance a régulièrement augmenté. Les deux étoiles ont dû se rencontrer vers l’année{{lié}}1800 et s’éclipser réellement, car la distance des centres est descendue à un dixième de seconde. C’est probablement là un système orbital très serré, tournant dans le plan de notre rayon visuel. 14 : triple ; 5,4, {{10e}} et {{9e}}, à 82″ et 106″ ; blanche, ''bleue et lilas'' π : triple ; 5,6, 8,5 et {{11e}}, à 3″ et 25″. Pas facile. 30 : {{6e}} et {{7e}} à 38″. Il y a au nord une dizaine d’étoiles doubles variées. 33 : 5,8 et 9, à 28″. Rien de particulier à signaler comme amas d’étoiles ou nébuleuses.<noinclude> <references/></noinclude> m7joqz22hdddz588ty4wn09p3ktz345 Page:Hugo - Œuvres complètes, Impr. nat., Poésie, tome XII.djvu/434 104 4938220 15914545 2026-07-10T22:22:05Z Chlg 6764 /* Corrigée */ 15914545 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Chlg" /></noinclude>{{Toute la lyre/pgmarge|| {{Toute la lyre/variante||''On ne voit pas quelqu’un qui lui parle à l’oreille,''}} Il a toujours un bruit de chaînes dans l’oreille, {{Toute la lyre/variante||''C’est la fureur ; il songe ; un mouchard lui dit tu''}} Il est on ne sait quoi d’abject et de battu… {{Toute la lyre/variante||''Affronts,''}} Quel sort ? labeur sans fin, pain noir, paille pourrie ! {{Toute la lyre/var|Alors dans ce cœur sombre et |''terrible''|funeste, il éclaire…. }} v=0}} {{t5|XXVI. ''OH ! QUE L’HOMME N’EST RIEN ET QUE VOUS ÊTES TOUT…''}} {{Toute la lyre/pgmarge|Page 198.| {{Toute la lyre/variante|Seigneur ! Ô Dieu |tonnant }} {{Toute la lyre/variante|Seigneur ! Ô Dieu |serein }} Seigneur ! O Dieu vivant, toi seul restes debout… {{Toute la lyre/variante||''Toute abjection rampe''}} L’abjection habite avec la bête humaine… {{Toute la lyre/variante||''L’homme est de son vivant, faux, corrompu,''}} L’amour vénal, l’erreur folle, l’instinct bâtard… {{Toute la lyre/var|Temps |''d’Hercule''|d’Alcide, d’Hermès, d’Achille, d’Amadis…}} |v=5em}} {{t5|XXVII. À PAUL M.}} {{Toute la lyre/pgmarge|Page 199.| {{Toute la lyre/variante||La rose par le ver, Rome par la }} {{Toute la lyre/variante|Une |belle }} Une femme en squelette, un palais en masure… n’est pas exécré {{Toute la lyre/var|Qui |n’est pas exécré|ne fut point haï, n’a vécu qu’à demi ; }} {{Toute la lyre/var|Et, tâchant d’être |vrai|bon, je laisse, ô mon ami, }} {{Toute la lyre/var|Passer l’un après l’autre, en |ce monde|cette ombre où nous sommes… }} {{Toute la lyre/var|Qu’on appelle la |tombe|mort et que j’appelle Dieu. }} |v=5em}} {{t5|XXIX. ''À MESURE QU’AU LOIN S’ÉCLIPSE…''}} {{Toute la lyre/pgmarge|Page 201.| {{Toute la lyre/var|La |terre|plaine effacée au regard…}} {{Toute la lyre/variante||L’assiègent }} L’entourent, et sortant de l’ombre… }}<noinclude> <references/></noinclude> 1botv95wq6zxe4zdpr7gjafu8vopkph 15914548 15914545 2026-07-10T22:23:31Z Chlg 6764 syntax error (qui faisait disparaître tout un paragraphe) 15914548 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Chlg" /></noinclude>{{Toute la lyre/pgmarge|| {{Toute la lyre/variante||''On ne voit pas quelqu’un qui lui parle à l’oreille,''}} Il a toujours un bruit de chaînes dans l’oreille, {{Toute la lyre/variante||''C’est la fureur ; il songe ; un mouchard lui dit tu''}} Il est on ne sait quoi d’abject et de battu… {{Toute la lyre/variante||''Affronts,''}} Quel sort ? labeur sans fin, pain noir, paille pourrie ! {{Toute la lyre/var|Alors dans ce cœur sombre et |''terrible''|funeste, il éclaire…}} |v=0}} {{t5|XXVI. ''OH ! 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Le numérateur de notre fraction au lieu de 900, vaudrait 90 milliards, c’est-à-dire que numérateur et dénominateur seraient égaux ; or tout le monde sait que, dans ces conditions, une fraction représente l’unité. Ainsi, au lieu d’avoir dans la formule 1 moins une fraction, nous aurions : 1 moins 1, c’est-à-dire ''zéro''. Ce qui veut dire que la contraction serait tellement accusée que la longueur de notre mètre serait réduite à zéro. La conclusion est valable pour un corps quelconque, pour la Terre par exemple, Si l’on désigne par <math>v</math> la vitesse de la règle en mouvement (mètre par ex.) et par <math>c</math> la vitesse de la lumière, la règle-unité, au lieu de valoir 1, vaut <math>\sqrt{1-\frac{v^2}{c^2}}</math> ; c’est de la fraction ce qu’il s’agit dans le texte. On voit immédiatement que si <math>v = C</math>, la valeur de la fraction <math>\frac{v^2}{c^2}</math> est égale à 1. La quantité sous le radical devient donc <math>\sqrt{1 - 1} = 0</math> ; si <math>v</math> était plus grand que <math>c</math>, la fraction <math>\frac{v^2}{c^2}</math> aurait une valeur supérieure à 1 et la quantité sous le radical deviendrait imaginaire.<noinclude> <references/></noinclude> 13eoaai3t77q8m1cl55mrpsntktmy6y 15914549 15914546 2026-07-10T22:24:23Z Yann 4 15914549 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Yann" /></noinclude>de 1 dans la formule<ref>Si l’on désigne par <math>v</math> la vitesse de la règle en mouvement (mètre par ex.) et par <math>c</math> la vitesse de la lumière, la règle-unité, au lieu de valoir 1, vaut <math>\sqrt{1-\frac{v^2}{c^2}}</math> ; c’est de la fraction <math>\frac{v^2}{c^2}</math> ce qu’il s’agit dans le texte. On voit immédiatement que si <math>v = c</math>, la valeur de la fraction <math>\frac{v^2}{c^2}</math> est égale à <math>1</math>. 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Ainsi, au lieu d’avoir dans la formule 1 moins une fraction, nous aurions : 1 moins 1, c’est-à-dire ''zéro''. Ce qui veut dire que la contraction serait tellement accusée que la longueur de notre mètre serait réduite à zéro. La conclusion est valable pour un corps quelconque, pour la Terre par exemple,<noinclude> <references/></noinclude> 52q6dp97ag8vgg30si88djb2igy8v87 15914552 15914549 2026-07-10T22:25:12Z Yann 4 15914552 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Yann" /></noinclude>de 1 dans la formule<ref>Si l’on désigne par <math>v</math> la vitesse de la règle en mouvement (mètre par ex.) et par <math>c</math> la vitesse de la lumière, la règle-unité, au lieu de valoir <math>1</math>, vaut <math>\sqrt{1-\frac{v^2}{c^2}}</math> ; c’est de la fraction <math>\frac{v^2}{c^2}</math> ce qu’il s’agit dans le texte. On voit immédiatement que si <math>v = c</math>, la valeur de la fraction <math>\frac{v^2}{c^2}</math> est égale à <math>1</math>. La quantité sous le radical devient donc <math>\sqrt{1 - 1} = 0</math> ; si <math>v</math> était plus grand que <math>c</math>, la fraction <math>\frac{v^2}{c^2}</math> aurait une valeur supérieure à <math>1</math> et la quantité sous le radical deviendrait imaginaire.</ref> ; si l’on effectue toutes les opérations, on voit qu’à la vitesse de 30 kilomètres par seconde, notre mètre se raccourcit de 5 millionièmes de millimètre ; pour le diamètre du globe terrestre, on trouverait 6 centimètres 4 millimètres. Ainsi, la contraction est très faible, mais ce résultat tient à ce que notre vitesse n’est que de 30 kilomètres à la seconde. Si celle-ci était aussi forte que celle de la lumière, que se passerait-il ? Le numérateur de notre fraction au lieu de 900, vaudrait 90 milliards, c’est-à-dire que numérateur et dénominateur seraient égaux ; or tout le monde sait que, dans ces conditions, une fraction représente l’unité. Ainsi, au lieu d’avoir dans la formule 1 moins une fraction, nous aurions : 1 moins 1, c’est-à-dire ''zéro''. Ce qui veut dire que la contraction serait tellement accusée que la longueur de notre mètre serait réduite à zéro. La conclusion est valable pour un corps quelconque, pour la Terre par exemple,<noinclude> <references/></noinclude> pme8bkaottsfqpngif5liarmfvm4mnr Page:Les Œuvres libres, numéro 15, 1922.djvu/220 104 4938222 15914547 2026-07-10T22:23:30Z DvChe 151879 /* Corrigée */ 15914547 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="DvChe" />{{nr|212|LE POÈTE ET L’INFIDÈLE}}</noinclude><nowiki /> Mérovac n’en entendit pas davantage. Entre ses cils baissés, il observait {{Mme|de Bôle}}. La jeune femme, sans le quitter des yeux, s’était penchée à l’oreille de Babu, l’homme politique. Elle murmura quelques paroles. — Comment, s’écria Babu, il n’est pas encore décoré ? D’un geste familier, il tira son crayon d’or, griffonna deux mots sur sa manchette et, regardant Mérovac : — Croyez, marquise, que cet oubli sera réparé sans retard. Il suffit que vous l’ayez demandé. Mérovac était inquiet. L’on s’occupait trop de lui. Il redoutait les questions. Mais les hommes de génie supportent mal que l’on parle longtemps d’autre chose que d’eux-mêmes. Ils abandonnèrent Mérovac et, des quatre coins de la table, une rumeur monta, coassements de grenouilles dans une mare. — Moi, je… Moi, je… Moi, moi, moi… Personne n’écoutait plus personne. Chacun mangeait, buvait, parlait de soi. Ils étaient heureux ! Mérovac l’était moins : l’insistance avec laquelle {{Mme|Murielle}} lui souriait le paralysait. — À quoi songez-vous, monsieur Mérovac ? demanda-t-elle, Vous semblez ténébreux et méditatif. Le pauvre garçon rougit, comme si elle avait pu lire dans sa pensée. Il balbutia : — Mais comme tout le monde, madame, à rien ! — L’amour naissant qu’un tout jeune homme éprouve à l’égard d’une femme un peu mûre, mais encore belle, est la chose la plus poétique du monde, murmura Lucy Bel. Et semblant découvrir, à ce moment, la présence de Mérovac, elle ajouta :<noinclude> <references/></noinclude> fcdb7ophxcf1ix2a10vq7gvcdzhredz Les Étoiles et les curiosités du ciel/11 0 4938223 15914553 2026-07-10T22:25:54Z F0x1 72129 /* Relu et corrigé */ 15914553 wikitext text/x-wiki {{TextQuality|100%}} <pages index="Flammarion - Les Étoiles et les curiosités du ciel, 1882.djvu" from="282" to="296" header=1 current="'''XI. Les constellations du Zodiaque : les Poissons et le{{lié}}Bélier'''" prev="[[Les Étoiles et les curiosités du ciel/10|X. L’Aigle, l’Écu, la Flèche, Ophiuchus et le{{lié}}Serpent]]" next="[[Les Étoiles et les curiosités du ciel/12|&nbsp;XII. Le Taureau, les Gémeaux et le Petit{{lié}}Chien]]" /> iqfkvd0s4qf8nskloqsie2fm2r6x5iq Page:Les Œuvres libres, numéro 15, 1922.djvu/221 104 4938224 15914555 2026-07-10T22:27:25Z DvChe 151879 /* Corrigée */ 15914555 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="DvChe" />{{nr||LE POÈTE ET L’INFIDÈLE|213}}</noinclude><nowiki/> — Ce serait pour vous, monsieur, un bien beau sujet de pièce. Je serais ravie de l’interpréter. — Je pourrai vous donner quelques conseils, scanda Coriolan. Et {{Mme|de Tiffaine}} murmura : — Les conseils d’une aïeule. Lucy Bel souligna ce mot d’un rire plein d’insolence. Ninette, un peu confuse, se leva. Dans le salon, une fois le café pris, elle vint s’asscoir auprès de Mérovac. Il en fut satisfait. Sa gloire irréelle n’avait pas encore étouffé sa conscience professionnelle ; il se rappela qu’il était là pour l’étudier. Mais, dans le même instant, des sentiments plus obscurs, à lui-même inavouables, le firent trembler délicieusement. {{Mme|de Tiffaine}} lui posa la main sur le bras et, le regardant dans les yeux : — Monsieur, dit-elle, vous m’êtes extrêmement sympathique, mais plus je vous observe et plus s’affirme en moi un pressentiment qui me trouble. Oh ! dites-moi, je vous en prie, dites-moi… Elle se tut, un instant, l’haleine suspendue : un parfum pénétrant, mais indéfinissable, se dégageait de son corps souple et menu. — Dites-moi, monsieur, mais que ce soit la vérité, dites-moi que vous n’êtes pas poète… Mérovac la regarda, il sentit que devant cette femme, jamais il ne pourrait mentir : — Hélas ! non, madame, je ne suis pas poète ! Je suis courtier d’assurances et je m’occupe du contentieux. Elle soupira dans un sourire : — Du contentieux ! Du contentieux ! Ah ! monsieur. Depuis le temps où, petite fille blottie dans l’ombre de la chapelle odorante et câline de mon couvent, j’écoutais chanter aux sons de l’orgue les litanies de la Vierge, je n’ai rien entendu de si doux… Vous reviendrez me voir, n’est-ce pas ?<noinclude> <references/></noinclude> o3diphgh5kwy6w2hw3dw8xpfeigwptw Page:Théophile Moreux - Pour comprendre Einstein.pdf/46 104 4938225 15914556 2026-07-10T22:28:55Z Yann 4 /* Proofread */ 15914556 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Yann" /></noinclude>qui serait infiniment aplatie et prendrait la forme d’un disque sans épaisseur. Voilà pourquoi les physiciens avaient conclu que la vitesse d’un corps quelconque ne pouvait dépasser celle de la lumière. Cette vitesse de 300&nbsp;000 kilomètres par seconde est donc la dernière limite des possibilités. J’ai insisté sur cette particularité parce que nous retrouverons bientôt cette même formule dans la théorie de la relativité. La contraction lorentzienne — ainsi fut-elle appelée — suscita les plus vives discussions ; on la traita de ''deux ex machina'' ; cette compensation exacte des effets du mouvement avait l’air d’une intervention providentielle ; et puis, si la contraction se produit dans le sens de la marche de la Terre sur son orbite, je ne vois pas pourquoi elle ne se produirait pas dans le sens de la translation du système solaire, puisqu’en fait, la Terre participe à ce mouvement qui atteint une vingtaine de kilomètres à la seconde ; d’autre part, notre Voie lactée ne parait pas fixe dans l’Univers et quelques astronomes pensent, non sans raison, que nous volons avec elle dans la direction du Capricorne, au taux de 750 kilomètres à la seconde : encore une autre source de contraction, la troisième cette fois et il s’en trouve d’autres probablement. Si l’on se tourne du côté du principe de l’action et de la réaction, Poincaré nous fera observer que les<noinclude> <references/></noinclude> t77ntix5jdtziop5443c16qnafarsgo Page:Théophile Moreux - Pour comprendre Einstein.pdf/47 104 4938226 15914559 2026-07-10T22:32:40Z Yann 4 /* Proofread */ 15914559 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Yann" /></noinclude>choses ne s’arrangent guère mieux : l’hypothèse de la contraction de Lorentz se heurte ici à d’inextricables difficultés, en raison même de l’éther que nous voyons réapparaître inopinément. Pour se prononcer, il faudrait connaître les rapports de la matière avec l’éther et sur ce point nous ignorons tout. Entre temps, Michelson et Morley reprirent l’expérience des vitesses de la lumière dans toutes les directions et les résultats furent encore négatifs. C’est alors qu’Einstein intervint : « Ne cherchez l’explication, nous dit-il, ni dans la contraction de Lorentz, ni dans la nature de l’éther, le nœud du problème réside entièrement dans la relativité du temps. » C’est ce que nous allons examiner dans le chapitre suivant, mais d’ores et {{corr|déja|déjà}}, il apparait au lecteur que les vues d’Einstein ne sont ou ne ''peuvent être'', la plupart du temps, qu’une simple explication, puisque tous les faits relatés au cours des pages précédentes étaient connus avant qu’il n’intervînt ; que ces faits subsisteront même si la théorie de la relativité disparaît en tout ou en partie et qu’en dernière analyse, la faillite de notre Mécanique classique n’est pas due à Einstein, ainsi qu’on l’a publié et clamé aux quatre vents du ciel. Le rôle du physicien allemand a été fort exagéré, puisqu’en fait, ce dernier n’offre que l’interprétation, à sa manière, d’une formule imposée jusqu’ici par nos expériences.<noinclude> <references/></noinclude> fe4htuxozic23mw6ioukqo5my067lwl Page:Théophile Moreux - Pour comprendre Einstein.pdf/48 104 4938227 15914560 2026-07-10T22:32:57Z Yann 4 /* Without text */ 15914560 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="0" user="Yann" /></noinclude><noinclude> <references/></noinclude> nkfzo23dpl8xcfskvou1u28fbvqbnic Pour comprendre Einstein/Chapitre 1 0 4938228 15914561 2026-07-10T22:33:34Z Yann 4 Page créée avec « <pages index="Théophile Moreux - Pour comprendre Einstein.pdf" from=15 to=47 header=1 /> » 15914561 wikitext text/x-wiki <pages index="Théophile Moreux - Pour comprendre Einstein.pdf" from=15 to=47 header=1 /> 7e2zib116catmxrf6o7ou1qyaaoblw2 Page:Les Œuvres libres, numéro 15, 1922.djvu/222 104 4938229 15914562 2026-07-10T22:34:07Z DvChe 151879 /* Corrigée */ 15914562 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="DvChe" />{{nr|214|LE POÈTE ET L’INFIDÈLE}}</noinclude><nowiki /> Mérovac ne répondit pas, ses paupières battirent. — Mérovac ! Mérovac ! criait Rol de Tiffaine. Ma femme vous accapare. Venez donc un peu près de nous, vous puiserez dans nos propos des enseignements magaifiques. Et toi aussi, Ninette, écoute ! Coriolan de Nettenterre nous parle de son dernier volume, sa parole a l’éclat des vieilles soies d’autrefois. C’est un régal que de l’entendre. — Oui, dit Nettenterre, je disais à votre mari que mon éditeur ne m’avait d’abord offert que soïxante centimes par volume, ce n’est qu’après l’avoir menacé d’un scandale que j’ai pu obtenir soixante-cing…. Par contre, il ne m’a tiré qu’à trois mille, le traître… J’entends : trois mille, sans la passe… car pour cela, c’est l’inconnu… — Et voilà comment naissent les poèmes, murmura Ninette à l’oreille de Mérovae. Rien n’est plus émouvant que de pénétrer ainsi les arcanes du génie et de connaître les pensées mystérieuses qui absorbent les grands hommes au point de se faire écraser aux carrefours. — Moi, le théâtre, disait Tiffaine, c’est plus terrible encore. Quand ''Présages'' a quitté l’affiche, il faisait trois mille six… — Ne leur dites pas que vous vous occupez de contentieux, disait Ninette. Ils vous mépriseraient. — Et ils auraient raison ! dit Mérovac. Chez nous, quand un employé ne sert à rien, qu’il embrouille les chiffres, perd les dossiers et dort sur les contrats, on dit : c’est un poète ! Ils s’étaient écartés d’un pas. Une étrange comiplicité semblait les unir, les isoler. Mais Rol de Tiffaine s’approcha de Mérovac et, lui prenant le bras,il l’entraîina à l’écart : — Et bien, dit-il. Vous avez vu ma femme. Comment la trouvez-vous ? — Charmante.<noinclude> <references/></noinclude> n2m2028daw5ti9gla9v4kb3dnpakzyg 15914563 15914562 2026-07-10T22:34:22Z DvChe 151879 15914563 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="DvChe" />{{nr|214|LE POÈTE ET L’INFIDÈLE}}</noinclude><nowiki /> Mérovac ne répondit pas, ses paupières battirent. — Mérovac ! Mérovac ! criait Rol de Tiffaine. Ma femme vous accapare. Venez donc un peu près de nous, vous puiserez dans nos propos des enseignements magaifiques. Et toi aussi, Ninette, écoute ! Coriolan de Nettenterre nous parle de son dernier volume, sa parole a l’éclat des vieilles soies d’autrefois. C’est un régal que de l’entendre. — Oui, dit Nettenterre, je disais à votre mari que mon éditeur ne m’avait d’abord offert que soïxante centimes par volume, ce n’est qu’après l’avoir menacé d’un scandale que j’ai pu obtenir soixante-cinq… Par contre, il ne m’a tiré qu’à trois mille, le traître… J’entends : trois mille, sans la passe… car pour cela, c’est l’inconnu… — Et voilà comment naissent les poèmes, murmura Ninette à l’oreille de Mérovae. Rien n’est plus émouvant que de pénétrer ainsi les arcanes du génie et de connaître les pensées mystérieuses qui absorbent les grands hommes au point de se faire écraser aux carrefours. — Moi, le théâtre, disait Tiffaine, c’est plus terrible encore. Quand ''Présages'' a quitté l’affiche, il faisait trois mille six… — Ne leur dites pas que vous vous occupez de contentieux, disait Ninette. Ils vous mépriseraient. — Et ils auraient raison ! dit Mérovac. Chez nous, quand un employé ne sert à rien, qu’il embrouille les chiffres, perd les dossiers et dort sur les contrats, on dit : c’est un poète ! Ils s’étaient écartés d’un pas. Une étrange comiplicité semblait les unir, les isoler. Mais Rol de Tiffaine s’approcha de Mérovac et, lui prenant le bras,il l’entraîina à l’écart : — Et bien, dit-il. Vous avez vu ma femme. Comment la trouvez-vous ? — Charmante.<noinclude> <references/></noinclude> jqa3m998rg7yy82zgc9z204d2eegjik Page:Les Œuvres libres, numéro 15, 1922.djvu/244 104 4938230 15914566 2026-07-10T22:37:09Z DvChe 151879 /* Corrigée */ 15914566 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="DvChe" />{{nr|236|LE POÈTE ET L’INFIDÈLE}}</noinclude><no<iki/> — Eh bien, jeune homme ? Vous êtes content ? — Oh ! oui, monsieur, je venais... — C’est bon ; c’est bon, n’en parlons plus. Les pommettes brillantes, les paupières fourdes, congestionné, le Maître semblait avoir grande envie de dormir. Mérovac ne sachant que dire murmura : — Vous avez beaucoup de livres. — Trop, monsieur, beaucoup trop. — Êtes-vous assuré ? — Pardon ? — Je dis que tout cela pourrait brûler. Ce serait dommage. — Peuh ! — Nous serions en mesure de vous établir une assurance spéciale, fort avantageuse... Lagasse n’écoutait plus. Il sommeillait. Mérovac, encouragé, alla jusqu’au bout de son discours, tira de sa serviette une police d’assurance, y griflonna quelques mots et la présenta au critique : — Vous n’avez qu’à signer là. Les hommes de plume éprouvent à signer une inexplicable jouissance : articles, reçus, engagements, contrats. Ah ! surtout les contrats ! Ils croient toujours que c’est un pacte avec le diable et, voluptueusement, ils écrivent leur cher nom. Lagasse ayant entendu qu’on lui parlait de signer signa ; puis, il se rendormit. Mérovac replia doucement ses papiers et, sur la pointe des pieds, s’en alla. Il entendit sonner quatre heures. {{Mme|de Tiffaine}} l’aurait-elle attendu ? Il ne trouvait point de voiture, s’énervait, courait dans la rue et, songeant à la façon dont sa visite avait tourné, il s’arrétait pour en rire. {{Mme|de Tiffaine}} n’éprouva pas moins de gaîté, lorsqu’il lui raconta son équipée. Il est des cas où la mémoire exacte l’emporte en drôlerie sur<noinclude> <references/></noinclude> ejwjk63pl5dftdji7ex6if00vfnq983 15914567 15914566 2026-07-10T22:37:41Z DvChe 151879 15914567 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="DvChe" />{{nr|236|LE POÈTE ET L’INFIDÈLE}}</noinclude><nowiki/> — Eh bien, jeune homme ? Vous êtes content ? — Oh ! oui, monsieur, je venais… — C’est bon ; c’est bon, n’en parlons plus. Les pommettes brillantes, les paupières fourdes, congestionné, le Maître semblait avoir grande envie de dormir. Mérovac ne sachant que dire murmura : — Vous avez beaucoup de livres. — Trop, monsieur, beaucoup trop. — Êtes-vous assuré ? — Pardon ? — Je dis que tout cela pourrait brûler. Ce serait dommage. — Peuh ! — Nous serions en mesure de vous établir une assurance spéciale, fort avantageuse… Lagasse n’écoutait plus. Il sommeillait. Mérovac, encouragé, alla jusqu’au bout de son discours, tira de sa serviette une police d’assurance, y griffonna quelques mots et la présenta au critique : — Vous n’avez qu’à signer là. Les hommes de plume éprouvent à signer une inexplicable jouissance : articles, reçus, engagements, contrats. Ah ! surtout les contrats ! Ils croient toujours que c’est un pacte avec le diable et, voluptueusement, ils écrivent leur cher nom. Lagasse ayant entendu qu’on lui parlait de signer signa ; puis, il se rendormit. Mérovac replia doucement ses papiers et, sur la pointe des pieds, s’en alla. Il entendit sonner quatre heures. {{Mme|de Tiffaine}} l’aurait-elle attendu ? Il ne trouvait point de voiture, s’énervait, courait dans la rue et, songeant à la façon dont sa visite avait tourné, il s’arrétait pour en rire. {{Mme|de Tiffaine}} n’éprouva pas moins de gaîté, lorsqu’il lui raconta son équipée. Il est des cas où la mémoire exacte l’emporte en drôlerie sur<noinclude> <references/></noinclude> 5o77igckt5g1z6vblcryn707hdx010r Page:Théophile Moreux - Pour comprendre Einstein.pdf/49 104 4938231 15914568 2026-07-10T22:38:23Z Yann 4 /* Page non corrigée */ Page créée avec « <nowiki /> {{c|CHAPITRE II|fs=120%}} {{interligne}} {{c|'''LA DOCTRINE DE LA RELATIVITÉ'''}} Depuis longtemps, les philosophes nous avaient accoutumés à envisager l’espace, comme quelque chose de tout relatif. Toute appréciation de l’étendue se ramène en effet à l’évaluation d’une grandeur ; celle-ci est comparée, dans ce but, à une autre grandeur prise pour unité. Le nombre obtenu est donc un peu artificiel ; néanmoins, direz —vous, l... » 15914568 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Yann" /></noinclude><nowiki /> {{c|CHAPITRE II|fs=120%}} {{interligne}} {{c|'''LA DOCTRINE DE LA RELATIVITÉ'''}} Depuis longtemps, les philosophes nous avaient accoutumés à envisager l’espace, comme quelque chose de tout relatif. Toute appréciation de l’étendue se ramène en effet à l’évaluation d’une grandeur ; celle-ci est comparée, dans ce but, à une autre grandeur prise pour unité. Le nombre obtenu est donc un peu artificiel ; néanmoins, direz —vous, la grandeur reste bien la même, qu’elle soit évaluée en pouces ou en centimètres et votre réflexion est très juste. Mais nous pouvons compliquer le problème : Supposons qu’un génie ou un démon vous joue le vilain tour, pendant votre sommeil, d’accroître toutes les dimensions de la Terre et mieux, celles de l’Univers ; rien à votre réveil, penserez-vous, ne sera<noinclude> <references/></noinclude> 7zt8vlz0npb0edoemosrj0o4fnet7zs 15914569 15914568 2026-07-10T22:39:30Z Yann 4 /* Proofread */ 15914569 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Yann" /></noinclude><nowiki /> {{c|CHAPITRE II|fs=120%}} {{interligne}} {{c|'''LA DOCTRINE DE LA RELATIVITÉ'''}} Depuis longtemps, les philosophes nous avaient accoutumés à envisager l’espace, comme quelque chose de tout relatif. Toute appréciation de l’étendue se ramène en effet à l’évaluation d’une grandeur ; celle-ci est comparée, dans ce but, à une autre grandeur prise pour unité. Le nombre obtenu est donc un peu artificiel ; néanmoins, direz-vous, la grandeur reste bien la même, qu’elle soit évaluée en pouces ou en centimètres et votre réflexion est très juste. Mais nous pouvons compliquer le problème : Supposons qu’un génie ou un démon vous joue le vilain tour, pendant votre sommeil, d’accroître toutes les dimensions de la Terre et mieux, celles de l’Univers ; rien à votre réveil, penserez-vous, ne sera<noinclude> <references/></noinclude> t49llxpsfaqaawwavgrfkm41oias9wk Page:Les Œuvres libres, numéro 15, 1922.djvu/266 104 4938232 15914570 2026-07-10T22:43:07Z DvChe 151879 /* Corrigée */ 15914570 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="DvChe" />{{nr|258|LE POÈTE ET L’INFIDÈLE}}</noinclude>fragiles. Maintenant, il était sûr de lui. Les arguments dont il se servait depuis huit jours, et qui commençaient à s’user, s’étaient fortifiés. Sa résolution fut prise : il ne reverrait plus Ninette. Sur son bureau, il trouva un télégramme. Il J’ouvrit lentement, avec cette indifférence qu’il lui semblait devoir apporter désormais, en toutes choses, puis il sursauta. La dépêche était de Tiffaine, elle disait : « Ami. Veux être premier vous embrasser. Venez déjeuner. Ninette se plaint ne plus vous voir, brûle vous féliciter. {{sc|Rol}}. » Un nuage passa devant les yeux de Mérovac ; puis brusquement, sans réfléchir, il ferma son encrier, rangea ses papiers, prit son chapeau et partit. Il était onze heures. — J’ai le temps d’aller m’habiller, murmura-t-il. Une fièvre heureuse le transportait. Il se sentait délivré. Chez lui, il trouva — déjà ! — deux lettres portées, L’une de la marquise de Bôle, l’autre de la Murielle. Toutes deux lui mandaient qu’on l’attendait : à cinq heures pour le féliciter. Il déchira la lettre de Camille Murielle, sans même l’achever, mais il replia celle de {{Mme|de Bôle}} et la glissa dans sa poche, rêveusement. Lorsqu’il arriva chez Tiffaine, Rol et Ninette l’attendaient. Le poète le prit dans ses bras, le serra sur sa poitrine, puis lui saisissant les deux mains : — Bravo ! mon ami ! Il est heureux que vous ayez conquis ce trophée avant même que de descendre dans l’arêne. Vous ne savez pas le mal que ce bout de ruban peut faire à ceux qui ne le possédent pas, le temps perdu qu’il représente.<noinclude> <references/></noinclude> fbqiqwjyczn9xnn77xr850b4wcrjd88 Page:Lucas - Théorie des nombres, 1891.pdf/68 104 4938233 15914571 2026-07-10T22:43:12Z Charlie Main 163941 Corrections du texte 15914571 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Charlie Main" />{{Nr|34|LIVRE I. — LES NOMBRES ENTIERS.|}}</noinclude>''Exemple I.'' — Les derniers chiffres des puissances (''résidus potentiels'' dans le système décimal) sont {| style=" margin: auto;" |- | style=" text-align: left;" | 1<sup>res</sup> |puissances | style=" width: 3cm; " |{{Table|titre=|page= }} | style=" width: 20px; " | | style=" width: 20px; " |0 | style=" width: 20px; " |1 | style=" width: 20px; " |2 | style=" width: 20px; " |3 | style=" width: 20px; " |4 | style=" width: 20px; " |5 | style=" width: 20px; " |6 | style=" width: 20px; " |7 | style=" width: 20px; " |8 | style=" width: 20px; " |9 |- | style=" text-align: left;" | 2<sup>es</sup> | style=" text-align: center;" | » | {{Table|titre=|page= }} | |0||1||4||9||6||5||6||9||4||1 |- | style=" text-align: left;" | 3<sup>es</sup> | style=" text-align: center;" | » | {{Table|titre=|page= }} | |0||1||8||7||4||5||6||3||2||9 |- | style=" text-align: left;" | 4<sup>es</sup> | style=" text-align: center;" | » | {{Table|titre=|page= }} | |0||1||6||1||6||5||6||1||6||1 |- | style=" height: 20px;" | |- | style=" text-align: left;" | 5<sup>es</sup> | style=" text-align: center;" | » | {{Table|titre=|page= }} | |0||1||2||3||4||5||6||7||8||9 |- | style=" text-align: left;" | 6<sup>es</sup> | style=" text-align: center;" | » | {{Table|titre=|page= }} | |0||1||4||9||6||5||6||9||4||1 |- | style=" text-align: left;" | 7<sup>es</sup> | style=" text-align: center;" | » | {{Table|titre=|page= }} | |0||1||8||7||4||5||6||3||2||9 |- | style=" text-align: left;" | 8<sup>es</sup> | style=" text-align: center;" | » | {{Table|titre=|page= }} | |0||1||6||1||6||5||6||1||6||1 |} Les cinquièmes puissances sont terminées comme les premières ; cette remarque a donné naissance au théorème de {{sc|Fermat}}. Les derniers chiffres des puissances successives d’un nombre se reproduisent périodiquement de quatre en quatre. Tout bicarré est terminé par l’un des chiffres 0, 1, 5, 6. ''Exemple II.'' — Former les puissances successives de 2. — En doublant continuellement, on forme la suite des nombres {{c|<math>1,\ 2,\ 4,\ 8,\ 16,\ 32,\ 64,\ 128,\ 256,\ 512,\ 1024,\ \cdots</math>;}} {{G|on vérifie les calculs par les résultats suivants :}} {{c|<math>\begin{align} 2^{16} &= 65536,\\ 2^{32} &= 42919 67296,\\ 2^{64} &= 18446\ 74407\ 37095\ 51616; \end{align} </math>}} {{G|la puissance de 2 d’exposant 196, égale à seize fois le cube de la précédente, se compose des soixante chiffres suivants :}} {{c|<math>\begin{align} 10043\ &36277\ 66186\ 89222\ 13726\ 30771\\ 32266\ &26576\ 37687\ 11142\ 45522\ 06336. \end{align} </math>}} ''Exemple III.'' — Vérifier la formule {{c|<math>1 + 2 + 2^2 + 2^3 + \cdots + 2^n = 2^{n+1} - 1</math>.}} ''Exemple IV.'' — Former les puissances successives de 5. On en trouve une table étendue dans la Préface des ''Tables de logarithmes de {{sc|Callet}}. ''Exemple V.'' — Le chiffre des dizaines de mille d’une puissance quelconque de 5, ne peut être ni un 3, ni un 8. ({{sc|Laisant}}.) '''24. Table des carrés.''' — Si l’on remplace la première colonne des 1 du triangle arithmétique par des 2, on forme un autre Tableau de sommes. Alors la seconde colonne représente les nombres ''{{tiret|im|pair}}''<noinclude> <references/></noinclude> 149u4o2x4t2uhaqq8i8crhnstl6x6fz 15914576 15914571 2026-07-10T22:48:13Z Charlie Main 163941 /* Corrigée */ 15914576 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Charlie Main" />{{Nr|34|LIVRE I. — LES NOMBRES ENTIERS.|}}</noinclude>''Exemple I.'' — Les derniers chiffres des puissances (''résidus potentiels'' dans le système décimal) sont {| style=" margin: auto;" |- | style=" text-align: left;" | 1<sup>res</sup> |puissances | style=" width: 3cm; " |{{Table|titre=|page= }} | style=" width: 20px; " | | style=" width: 20px; " |0 | style=" width: 20px; " |1 | style=" width: 20px; " |2 | style=" width: 20px; " |3 | style=" width: 20px; " |4 | style=" width: 20px; " |5 | style=" width: 20px; " |6 | style=" width: 20px; " |7 | style=" width: 20px; " |8 | style=" width: 20px; " |9 |- | style=" text-align: left;" | 2<sup>es</sup> | style=" text-align: center;" | » | {{Table|titre=|page= }} | |0||1||4||9||6||5||6||9||4||1 |- | style=" text-align: left;" | 3<sup>es</sup> | style=" text-align: center;" | » | {{Table|titre=|page= }} | |0||1||8||7||4||5||6||3||2||9 |- | style=" text-align: left;" | 4<sup>es</sup> | style=" text-align: center;" | » | {{Table|titre=|page= }} | |0||1||6||1||6||5||6||1||6||1 |- | style=" height: 20px;" | |- | style=" text-align: left;" | 5<sup>es</sup> | style=" text-align: center;" | » | {{Table|titre=|page= }} | |0||1||2||3||4||5||6||7||8||9 |- | style=" text-align: left;" | 6<sup>es</sup> | style=" text-align: center;" | » | {{Table|titre=|page= }} | |0||1||4||9||6||5||6||9||4||1 |- | style=" text-align: left;" | 7<sup>es</sup> | style=" text-align: center;" | » | {{Table|titre=|page= }} | |0||1||8||7||4||5||6||3||2||9 |- | style=" text-align: left;" | 8<sup>es</sup> | style=" text-align: center;" | » | {{Table|titre=|page= }} | |0||1||6||1||6||5||6||1||6||1 |} Les cinquièmes puissances sont terminées comme les premières ; cette remarque a donné naissance au théorème de {{sc|Fermat}}. Les derniers chiffres des puissances successives d’un nombre se reproduisent périodiquement de quatre en quatre. Tout bicarré est terminé par l’un des chiffres 0, 1, 5, 6. ''Exemple II.'' — Former les puissances successives de 2. — En doublant continuellement, on forme la suite des nombres {{c|<math>1,\ 2,\ 4,\ 8,\ 16,\ 32,\ 64,\ 128,\ 256,\ 512,\ 1024,\ \cdots</math>;}} {{G|on vérifie les calculs par les résultats suivants :}} {{c|<math>\begin{align} 2^{16} &= 65536,\\ 2^{32} &= 42919\ 67296,\\ 2^{64} &= 18446\ 74407\ 37095\ 51616; \end{align} </math>}} {{G|la puissance de 2 d’exposant 196, égale à seize fois le cube de la précédente, se compose des soixante chiffres suivants :}} {{c|<math>\begin{align} 10043\ &36277\ 66186\ 89222\ 13726\ 30771\\ 32266\ &26576\ 37687\ 11142\ 45522\ 06336. \end{align} </math>}} ''Exemple III.'' — Vérifier la formule {{c|<math>1 + 2 + 2^2 + 2^3 + \cdots + 2^n = 2^{n+1} - 1</math>.}} ''Exemple IV.'' — Former les puissances successives de 5. On en trouve une table étendue dans la Préface des ''Tables de logarithmes de {{sc|Callet}}. ''Exemple V.'' — Le chiffre des dizaines de mille d’une puissance quelconque de 5, ne peut être ni un 3, ni un 8. ({{sc|Laisant}}.) '''24. Table des carrés.''' — Si l’on remplace la première colonne des 1 du triangle arithmétique par des 2, on forme un autre Tableau de sommes. Alors la seconde colonne représente les nombres ''{{tiret|im|pair}}''<noinclude> <references/></noinclude> g2xwbu0edr0wmfflqb7j3c1zvp7gpj8 Page:Théophile Moreux - Pour comprendre Einstein.pdf/50 104 4938234 15914572 2026-07-10T22:43:49Z Yann 4 /* Proofread */ 15914572 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Yann" /></noinclude>changé. Vos mètres étant triplés, ainsi que vos dimensions corporelles, en même temps que vos appartements et tout le reste, votre salle à manger contiendra le même nombre d’unités de mesure que la veille. En serait-il de même pour le temps ? Oui répondrez-vous ? Eh bien, cela n’est pas certain, quoi qu’en dise Poincaré dans ses ''Dernières Pensées''<ref>H. {{sc|Poincaré}} : ''Dernières pensées'' p.37 (Flammarion, Paris 1913).</ref>. Il est vrai qu’en la circonstance l’auteur ne parle que de la relativité de l’espace. Au point de vue mécanique, tout serait changé et nous ne tarderions pas à nous en apercevoir. C’est bien ce qu’ont démontré autrefois Delbœuf, dans son ''Mégamicros'', et mon ami, feu le colonel du Ligondès<ref>Cf. ''Rev. des Quest. Scient.'' 1904 pp. 70 et 597.</ref>. En attendant, adoptons, au point de vue purement spatial, les conclusions de Poincaré et supposons que la grandeur d’espace, comme la durée, soit extensible indéfiniment à la façon d’un fil de caoutchouc parfaitement élastique ; toutes les grandeurs mesurables seront relatives. Mais la relativité envisagée par les physiciens de la fin du {{sc|xix}}{{e}} siècle et qu’Einstein n’a nullement inventée, soit dit en passant, n’a rien de commun avec les exemples précédents.<noinclude> <references/></noinclude> cz6ozs5j39djlt1lp5dt0m3jkdmiatt Page:Théophile Moreux - Pour comprendre Einstein.pdf/51 104 4938235 15914574 2026-07-10T22:44:54Z Yann 4 /* Page non corrigée */ Page créée avec « <nowiki /> En effet, dans tout ce que nous venons de considérer, les rapports de temps et d’espace ne sont pas altérés. Une fois l’unité de mesure adoptée, celle-ci est toujours contenue le même nombre de fois dans la grandeur à évaluer. Si je m’entends avec vous pour définir la minute de temps et la durée d’une heure, je trouverai, comme vous, que l’heure vaut 60 minutes. à toutes les horloges réglées sur la mienne. Or, nous dit Einstein,... » 15914574 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Yann" /></noinclude><nowiki /> En effet, dans tout ce que nous venons de considérer, les rapports de temps et d’espace ne sont pas altérés. Une fois l’unité de mesure adoptée, celle-ci est toujours contenue le même nombre de fois dans la grandeur à évaluer. Si je m’entends avec vous pour définir la minute de temps et la durée d’une heure, je trouverai, comme vous, que l’heure vaut 60 minutes. à toutes les horloges réglées sur la mienne. Or, nous dit Einstein, comment allez-vous régler vos horloges ? Evidemment par la coincidence des aiguilles de leur cadran. Ceci est facile quand toutes les horloges sont toutes réunies en un même lieu. Lorsque la première marque midi, la seconde et les suivantes marqueront midi également et il en sera ainsi de toute la suite des minutes et des heures. Et nous voici amenés à la notion de simultanéité. Lorsqu’un événement se passera dans le lieu des horloges, soit une décharge électrique, l’heure indiquée par les horloges, me donnera l’heure de l’événement. L’événement, ici, est l’étincelle produite, je suppose, par la décharge et l’heure est la position de l’aiguille des horloges ; je dirai que heure et événement (étincelle)sont des faits simultanés. Et si l’événement n’a pas lieu à côté de l’horloge ? Ah ! cette fois, le problème est moins simple et il faut adopter des conventions. Voici la solution que propose Einstein.<noinclude> <references/></noinclude> 35514p47kzzlzjhghphynuli1sex266 15914577 15914574 2026-07-10T22:48:24Z Yann 4 /* Proofread */ 15914577 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Yann" /></noinclude><nowiki /> En effet, dans tout ce que nous venons de considérer, les rapports de temps et d’espace ne sont pas altérés. Une fois l’unité de mesure adoptée, celle-ci est toujours contenue le même nombre de fois dans la grandeur à évaluer. Si je m’entends avec vous pour définir la minute de temps et la durée d’une heure, je trouverai, comme vous, que l’heure vaut 60 minutes. à toutes les horloges réglées sur la mienne. Or, nous dit Einstein, comment allez-vous régler vos horloges ? Évidemment par la coincidence des aiguilles de leur cadran. Ceci est facile quand toutes les horloges sont toutes réunies en un même lieu. Lorsque la première marque midi, la seconde et les suivantes marqueront midi également et il en sera ainsi de toute la suite des minutes et des heures. Et nous voici amenés à la notion de ''simultanéité''. Lorsqu’un événement se passera dans le lieu des horloges, soit une décharge électrique, l’heure indiquée par les horloges, me donnera l’heure de l’événement. L’événement, ici, est l’étincelle produite, je suppose, par la décharge et l’heure est la position de l’aiguille des horloges ; je dirai que ''heure'' et ''événement'' (étincelle) sont des faits simultanés. Et si l’événement n’a pas lieu à côté de l’horloge ? Ah ! cette fois, le problème est moins simple et il faut adopter des conventions. Voici la solution que propose Einstein.<noinclude> <references/></noinclude> 1an7hoc6kcsjioqviv7nt5gtfbdajev 15914578 15914577 2026-07-10T22:48:41Z Yann 4 15914578 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Yann" /></noinclude><nowiki /> En effet, dans tout ce que nous venons de considérer, les rapports de temps et d’espace ne sont pas altérés. Une fois l’unité de mesure adoptée, celle-ci est toujours contenue le même nombre de fois dans la grandeur à évaluer. Si je m’entends avec vous pour définir la minute de temps et la durée d’une heure, je trouverai, comme vous, que l’heure vaut 60 minutes à toutes les horloges réglées sur la mienne. Or, nous dit Einstein, comment allez-vous régler vos horloges ? Évidemment par la coincidence des aiguilles de leur cadran. Ceci est facile quand toutes les horloges sont toutes réunies en un même lieu. Lorsque la première marque midi, la seconde et les suivantes marqueront midi également et il en sera ainsi de toute la suite des minutes et des heures. Et nous voici amenés à la notion de ''simultanéité''. Lorsqu’un événement se passera dans le lieu des horloges, soit une décharge électrique, l’heure indiquée par les horloges, me donnera l’heure de l’événement. L’événement, ici, est l’étincelle produite, je suppose, par la décharge et l’heure est la position de l’aiguille des horloges ; je dirai que ''heure'' et ''événement'' (étincelle) sont des faits simultanés. Et si l’événement n’a pas lieu à côté de l’horloge ? Ah ! cette fois, le problème est moins simple et il faut adopter des conventions. Voici la solution que propose Einstein.<noinclude> <references/></noinclude> dvhmmcnx3igm0n6yv9ic03m9p085aeh Fichier:Studdy - Bonzo alpiniste (1937)-cover-notext.jpg 6 4938236 15914575 2026-07-10T22:47:21Z M-le-mot-dit 10828 == Description == {{Information |Description=''Bonzo alpiniste'', bande dessinée |Source={{Gallica|btv1b108438096}} |Date=1937 |Author=[[Auteur:George Ernest Studdy|George E. Studdy]] |Permission={{PD-old-70}} |other_versions=[[Fichier:Studdy - Bonzo alpiniste (1937).djvu|120px]] }} [[Catégorie:Bonzo alpiniste]] 15914575 wikitext text/x-wiki == Description == {{Information |Description=''Bonzo alpiniste'', bande dessinée |Source={{Gallica|btv1b108438096}} |Date=1937 |Author=[[Auteur:George Ernest Studdy|George E. Studdy]] |Permission={{PD-old-70}} |other_versions=[[Fichier:Studdy - Bonzo alpiniste (1937).djvu|120px]] }} [[Catégorie:Bonzo alpiniste]] qbnlpnpwwatwmavvzu4k5dux1i51v4i Page:Théophile Moreux - Pour comprendre Einstein.pdf/52 104 4938237 15914580 2026-07-10T22:53:30Z Yann 4 /* Proofread */ 15914580 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Yann" /></noinclude><nowiki /> Je suis placé au milieu d’une droite alors que deux observateurs en occupent les extrémités et je me fais envoyer par eux, des signaux optiques ; dès lors que la lumière n’est pas instantanée et qu’elle franchit 300&nbsp;000 kilomètres à la seconde, je recevrai les signaux en retard je le sais parfaitement, mais cela m’importe peu pour l’instant. Ce qui reste vrai, c’est que les deux observateurs étant à la même distance de mon œil, si je reçois en même temps<ref>Par un dispositif de miroirs inclinés, facile à imaginer.</ref>, c’est-à-dire à la même indication de mon chronomètre, les signaux émis, j’en inférerai que ces signaux sont partis des deux stations également éloignées, ''au même moment''. Les signaux ici sont encore simultanés dans le temps. Nous allons résumer cet exemple au moyen d’une figure (v. figure 3) la droite est A B. J’occupe le {{c|<u>A M B</u>}} {{c|Fig. 3. - Illustrant la définition de la simultanéité optique.|fs=90%}} milieu M ; donc A M égale M B. La lumière mettant le même temps pour parcourir les deux moitiés de la ligne, si je reçois les signaux de A et de B au même moment, j’en infère que ces signaux sont partis de A et de B en même temps, c’est-à -dire simultanément.<noinclude> <references/></noinclude> gq7e3ty0vy2odccs4ia1bhso7b2l2lz 15914584 15914580 2026-07-10T23:01:57Z Yann 4 {{interligne|0.5em}} 15914584 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Yann" /></noinclude><nowiki /> Je suis placé au milieu d’une droite alors que deux observateurs en occupent les extrémités et je me fais envoyer par eux, des signaux optiques ; dès lors que la lumière n’est pas instantanée et qu’elle franchit 300&nbsp; 000 kilomètres à la seconde, je recevrai les signaux en retard je le sais parfaitement, mais cela m’importe peu pour l’instant. Ce qui reste vrai, c’est que les deux observateurs étant à la même distance de mon œil, si je reçois en même temps<ref>Par un dispositif de miroirs inclinés, facile à imaginer.</ref>, c’est-à-dire à la même indication de mon chronomètre, les signaux émis, j’en inférerai que ces signaux sont partis des deux stations également éloignées, ''au même moment''. Les signaux ici sont encore simultanés dans le temps. Nous allons résumer cet exemple au moyen d’une figure (v. figure 3) la droite est A B. J’occupe le {{interligne}} {{c|<u>A_____________M_____________B</u>|fs=150%}} {{interligne|0.5em}} {{c|Fig. 3. — Illustrant la définition de la simultanéité optique.|fs=90%}} {{interligne}} {{SA|milieu M ; donc A M égale M B. La lumière mettant le même temps pour parcourir les deux moitiés de la ligne, si je reçois les signaux de A et de B au même moment, j’en infère que ces signaux sont partis de A et de B en même temps, c’est-à-dire simultanément.}}<noinclude> <references/></noinclude> i98hbo36fqgem1dpv9nmh7ekt1vykpb Page:Revue des Deux Mondes - 1848 - tome 23.djvu/31 104 4938238 15914587 2026-07-10T23:13:18Z Berniepyt 17489 /* Corrigée */ 15914587 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Berniepyt" />{{nr||PUYLAURENS.|25}}</noinclude>{{Tiret2|géné|rosité}}, les réfugiés payèrent en monnaie de galanterie. Le prince donna l’exemple en se déclarant le serviteur de la fille du comte Colonia. Il n’y eut bientôt pas une fille d’honneur de l’infante qui n’eût un adorateur dans la suite de Monsieur, et, pour obéir à cette mode, Puylaurens rendit ses hommages à la beauté de {{Mlle|de}} Chimay. Depuis le premier séjour de Gaston d’Orléans à Bruxelles, les dames espagnoles avaient appris à parler français. Les vers, le phébus, les violons, allaient grand train, et il ne se passait pas de nuit sans une quantité de sérénades. L’étiquette d’Espagne étant la plus sévère du monde, l’infante ne craignait rien pour ses filles d’honneur. Grace à la hauteur des murs du palais, l’amour se faisait à distance, et les soupirans ne causaient avec leurs belles qu’aux heures de réception devant tant de témoins que les mères pouvaient dormir en toute sécurité. Une demi-douzaine de duels animèrent ces galanteries. Hormis le baron de Vaucelas, qui se laissa vendanger par un coup de maladresse, il n’y eut que des égratignures, et les rivaux firent amitié ensemble après ces différends, dont la moitié furent accommodés par Monsieur. L’infante s’amusait de ces folies, et, si {{M.|le}} cardinal eût voulu rabattre un peu de sa raideur, il aurait pu profiter des succès de la jeunesse française en pays étranger pour faire sa paix avec l’Espagne par l’entremise de Monsieur. {{Mlle|de}} Chimay, toute fraîche débutante, avec une grande beauté et un cœur neuf, où les émotions commençent à remuer comme des oiseaux éclos de la veille, s’essayait doucement à causer avec Puylaurens. La princesse sa mère, personne de sens et d’esprit, demeurait en tiers dans les conversations. Comme elle voyait bien que ces amours n’étaient qu’un badinage, elle ne s’en inquiétait point, et son indulgence reposait sur une amitié dont Puylaurens lui avait trop de reconnaissance pour songer à la tromper. Les violons que le favori de Monsieur envoyait le soir sous les fenêtres jouaient pour elle comme pour sa fille. Sauf trois ou quatre bouquets et autant de rubans que la demoiselle jeta par une jalousie élevée de trente pieds, Puylaurens ne tira d’autre profit de ses promenades nocturnes que du froid sur les épaules et la satisfaction de se dire favorisé par une belle personne ; mais il n’en souhaitait pas davantage. Au milieu des délices de Bruxelles, la discorde trouva le moyen de se glisser parmi les ennemis du cardinal. La reine-mère, qui commençait à vieillir, ne se gouvernait plus que par les conseils du père Chanteloup, le plus étrange confesseur qu’ait jamais pris une femme dévote. Ce prêtre, perclus de la goutte, était cependant plein de violence, avec une ame scélérate et une physionomie forcenée. Marie de Médicis et son directeur, dont la haine ne voulait point d’accommodement avec le cardinal, accusèrent Puylaurens de négocier sans leur participation, et ils ne se trompaient pas, car Monsieur entretenait secrètement une<noinclude> <references/></noinclude> jzd3b7msong4o9hvwbcg0l9fa67g4w4 Page:Revue des Deux Mondes - 1848 - tome 23.djvu/32 104 4938239 15914591 2026-07-10T23:26:45Z Berniepyt 17489 /* Corrigée */ 15914591 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Berniepyt" />{{nr|26|REVUE DES DEUX MONDES.|}}</noinclude>correspondance avec le roi son frère. Le père Chanleloup envoya en France un estafier à ses gages avec la commission peu chrétienne d’assassiner le cardinal. Cet homme manqua son coup, et l’on sut à la cour de France que Gaston d’Orléans s’était brouillé avec sa mère pour s’être opposé à ce guet-apens. {{Mme|de}} Phalsbourg, qui ne pardonnait pas à Puylaurens le tour pendable qu’elle lui avait joué, ni les mensonges qu’elle lui avait faits, se joignit au père Chanteloup. Le duc d’Elbeuf l’y accompagna, et Le Coigneux, jaloux de l’autorité d’Antoine de l’Age, passa dans le parti de la reine-mère. De leur côté, les Espagnols murmuraient. Monsieur, disaient-ils, s’apprêtait, pour prix des libéralités de l’infante, à ne laisser en Flandre que ses vieux habits. Un soir, on tira sur Puylaurens un coup d’espingole qui ne l’atteignit pas, mais dont une personne de sa suite fut blessée. Le marquis d’Aytone, gouverneur de Bruxelles, tout en faisant grand bruit de cette affaire, ne rechercha point l’assassin, qui était payé par le père Chanteloup. La police secrète de {{M.|le}} cardinal porta les nouvelles en France, et l’explosion de cette espingole eut un retentissement favorable jusqu’au château de Saint-Germain. Un jour, Gaston d Orléans reçut une lettre entièrement écrite de la main du roi : « Mon frère, écrivait {{roi|Louis|XIII}}, j’apprends avec effroi qu’il n’y a plus de sûreté pour votre personne chez les étrangers. Revenez auprès de vos véritables amis. Je ferai grace à vos serviteurs, et je vous rends dès à présent la tendresse que je vous dois. Le chevalier d’Elbeine vous portera des conditions acceptables. » Le même courrier remit à Puylaurens une lettre de {{M.|le}} cardinal ainsi conçue : « Le roi ayant oublié ses sujets de mécontentement, vous pouvez pénétrer jusqu’aux genoux de sa majesté, à couvert sous l’amitié dont Monsieur vous honore. Je suis aise de vous savoir séparé d’une cabale qui ne doit plus espérer de pardon, et je vous félicite d’avoir échappé aux tentatives criminelles de cette cabale contre votre personne. Je vous montrerai peut-être, de façon à vous toucher le cœur en un point sensible, que dans la réconciliation comme dans l’inimitié je ne fais pas les choses à demi. » Au-dessous de la signature du ministre, {{Mlle|de}} Pont-Château avait écrit ces mots : « Mon oncle cherche son bâton de cire d’Espagne et son cachet. Il ne les trouve point, parce que je les ai dans ma poche. Je profite de ce moment pour vous faire savoir que {{M.|le}} cardinal vient de me prendre par l’oreille en me demandant si je serais bien aise de vous revoir, et si j’aurais pour agréable que vous me fissiez votre cour. Fuyez cet affreux pays où l’on vous tire des coups d’espingole. Signez, promettez, jurez aveuglément, si vous ne voulez que je meure d’ennui, d inquiétude<noinclude> <references/></noinclude> aq9n3ndnpfe71dhmu752ep3nhr2p658 Page:Revue des Deux Mondes - 1848 - tome 23.djvu/33 104 4938240 15914592 2026-07-10T23:35:01Z Berniepyt 17489 /* Corrigée */ 15914592 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Berniepyt" />{{nr||PUYLAURENS.|27}}</noinclude>et… Voici {{M.|le}} cardinal qui m’appelle : je vous dirai plus tard ce dernier mot qu’il ne m’a pas laissé le temps d’écrire. » Ce n’était pas la crainte des coups d’espingole qui faisait souhaiter à Antoine de l’Age de rentrer en France. L’amour lui soufflait mille raisons plus persuasives que celles de l’ambition. Marguerite de Pont-Château s’ennuyait de cette vertu de tragédie qui tenait son amant à cent lieues d’elle. Puylaurens attendit le projet de traité de {{M.|le}} cardinal, résolu à le signer sans discussion. Quels furent son étonnement et sa joie en y découvrant des conditions plus douces qu’il ne devait raisonnablement l’espérer ! Une estafette, qui le réveilla au milieu de la nuit, lui remit un papier sur lequel il trouva ces clauses dictées à {{M.|de}} Chavigny par le ministre : {{Alinéa|''Traité secret entre son éminence Armand Duplessis, cardinal, duc de Richelieu et Antoine de L’Age, marquis de Puylaurens, premier chambellan de son altesse royale Monsieur.''|1|-1}} {{1o|{{M.|le}}}} cardinal, ayant à cœur de témoigner à Puylaurens sa bonne volonté et le plaisir qu’il éprouve de la réconciliation complète et définitive ménagée par ledit Puylaurens entre le roi et Monsieur, lui rend son amitié sans aucune réserve. {{2o|En}} signe de cette amitié, {{M.|le}} cardinal promet à Puylaurens de le faire nommer duc et pair du royaume, au premier service qu’il rendra au roi. {{3o|Puylaurens}}, ayant exprimé en diverses rencontres une inclination tendre pour mademoiselle de Pont-Château, la cadette, cousine de son éminence, {{M.|le}} cardinal approuve ce penchant et permet audit Puylaurens d’en espérer des suites favorables à ses désirs. {{4o|En}} retour de ces graces signalées, Puylaurens s’engagera, sur sa vie et son honneur, à découvrir au roi, sans qu’on ait besoin de l’y inviter, ce qui pourrait être entrepris contre le service de sa majesté et le bien de l’état ; enfin, ledit Puylaurens promet de faire tout ce qui sera honnêtement possible pour déterminer Monsieur à laisser rompre son mariage avec la princesse Marguerite de Lorraine, à moins que le roi ne vienne à se relâcher de sa sévérité sur cet article. Sans tarder d’une minute, Antoine de l’Age écrivit au bas de ce traité son acceptation dans les termes suivans : « Pénétré de reconnaissance des graces du roi et des faveurs de {{M.|le cardinal}}, je demande pardon à sa majesté de mes fautes passées, je m’engage sur ma vie et mon honneur à remplir scrupuleusement les conditions de l’article{{lié}}4, en insistant sur ces deux mots qui s’y trouvent consignés : c’est ''au roi lui-même'' que je découvrirai ce qui pourra être médité contre son service, et je tenterai ce qui sera honnêtement possible pour la rupture du mariage de son altesse royale. »<noinclude> <references/></noinclude> jmezwol401y5x56jktkjtxwilappst9 Page:Revue des Deux Mondes - 1848 - tome 23.djvu/34 104 4938241 15914597 2026-07-10T23:42:35Z Berniepyt 17489 /* Corrigée */ 15914597 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Berniepyt" />{{nr|28|REVUE DES DEUX MONDES.|}}</noinclude><nowiki /> Puylaurens venait, tout palpitant d’aise, d’apposer sa signature, lorsque Monsieur l’envoya chercher. Ce prince, à demi chaussé, bondissait au milieu des ténèbres. Son traité avec le roi n’était pas moins favorable que celui de Puylaurens. On lui rendait sa position à la cour, ses {{corr|apanage|apagnages}}, pensions et gouvernemens ; on accordait grace entière à tous ses serviteurs, excepté Le Coigneux. La seule condition imposée était que Monsieur souffrirait patiemment une consultation de docteurs en Sorbonne sur la validité de son mariage, dont le roi promettait de ne poursuivre la nullité que dans les formes accoutumées pour les autres sujets du royaume. Il ne fallait plus à Gaston d’Orléans qu’un peu de discrétion et de prudence pour se tirer des mains des Espagnols ; mais les gens faibles agissent toujours d’une façon imprévue à chaque rencontre. Au lieu de se tenir en repos et d’attendre l’occasion de rentrer en France, Monsieur voulut aller chez le gouverneur de Bruxelles pour y étudier les dispositions des autorités à son égard. Le bon papier qu’il avait dans sa poche lui donnant une émotion qu’il ne pouvait dissimuler, sa langue ne se contenait plus. Il débuta par faire cent plaisanteries contre le cardinal et le roi. Effrayé de sa propre imprudence, il voulut prendre un ton plus sérieux, et s’avisa de parler d’une nouvelle guerre ; il s’engageait, si le roi d’Espagne le voulait aider, à pénétrer jusqu’à Paris, à renverser {{M.|le}} cardinal et reléguer {{roi|Louis|XIII}} dans un couvent. Les regards défians des vieux politiques espagnols le troublant davantage à mesure qu’il s’égarait, la peur le poussait plus avant dans le précipice. Il en vint jusqu’à proposer de signer, séance tenante, un traité avec l’infante. Le marquis d’Aytone saisit aussitôt l’occasion, offrit la plume à Monsieur, et le pria de mettre lui-même par écrit les clauses de ce traité. Le prince, pris au piége, n’osa point reculer. Il se plaça devant le bureau du gouverneur, et se mit à écrire un projet de traité si violent, que sa majesté catholique n’aurait pu rien souhaiter de mieux. Il demandait douze mille fantassins et trois mille cavaliers, deux compagnies de maîtres volontaires, la somme d’un demi-million de livres pour le jour de l’entrée en campagne, et promettait en échange des avantages qui auraient causé la ruine de la France, si cette folie n’eût pas été d’une exécution impossible. Puylaurens arriva par hasard chez le marquis d’Aytone au moment où Monsieur accordait sans difficulté la renonciation de la couronne de France à ses droits sur une partie du Roussillon, ainsi qu’à ses prétentions nouvelles sur la Lorraine. Il demeura stupéfait en écoutant ces sottises incohérentes, et le prince, tout honteux d’une faute aussi grossière, regardait son favori avec des yeux égarés. — Vous venez à propos, dit le gouverneur à Puylaurens ; il manque dans ce traité une clause qui vous concerne. Le roi, mon maître, saura<noinclude> <references/></noinclude> f0ged79mh661y21puukq4coblvqry80 Page:Demoustier - Le divorce, Paris, Maradan, 1795.djvu/20 104 4938242 15914598 2026-07-10T23:43:16Z Organophone 164412 /* Corrigée */ 15914598 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Organophone" /></noinclude><nowiki /> {{PersonnageD|GUILLAUME|c}} {{iv|16}}A-peu-près. {{PersonnageD|THÉRÈSE|c|avec dépit.}} <poem> {{iv|4}}Vous interprétez mal exprès {{iv}}Tous mes discours. </poem> {{PersonnageD|GUILLAUME|c|avec amertume.}} {{iv|12}}Moi, Madame ! au contraire.... {{PersonnageD|THÉRÈSE|c|avec emportement.}} {{iv}} Finissons ! {{PersonnageD|GUILLAUME|c|impérieusement.}} {{iv|8}}Pour finir, Madame, il faut se taire. {{PersonnageD|THÉRÈSE|c|étouffant de dépis.}} <poem> {{iv}}Ma présence , Monsieur , commence à vous lasser. {{iv}}Par vos discours amers vous voulez me chasser : {{iv}}Epargnez-les ; je sors. </poem> {{PersonnageD|GUILLAUME|c|sèchement.}} <poem> Non, Madame ; de grâce, Appaisez-vous : c’est moi qui vons cède la place. </poem> {{mpom|''(Il sort.)''|c}} {{Scène| VII.}} {{PersonnageD|THÉRÈSE|c|seule, regardant autour d'elle.}} <poem> {{iv|4}}{{sc|Il}} faut donc quitter pour jamais {{iv|4}}Cette habitation chérie ! {{iv}}Cruel ! tu ne sais pas à quel point je t’aimois.... {{iv}}Mais ton orgueil feroit le malheur de ma vie ; {{iv}}Et ce que l’amour veut, la raison le défend ... {{iv}}Allons revoir mon fils ; allons, en l’embrassant, {{iv|4}}Soulager mon ame attendrie : {{iv}}Il n’est point de chagrins qu’une mère n’oublie {{iv|4}}Entre les bras de son enfant. </poem> {{mpom|''( Elle sort à droit par la porte latérale ; Martin, le Juge entrent en même temps par la porte au fond. )''|c}}<noinclude> <references/></noinclude> jvgfkq2huy5p9dlc82d9kpegwrqq5vz Page:Revue des Deux Mondes - 1848 - tome 23.djvu/35 104 4938243 15914600 2026-07-10T23:49:58Z Berniepyt 17489 /* Corrigée */ 15914600 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Berniepyt" />{{nr||PUYLAURENS.|29}}</noinclude>votre passion pour {{Mlle|de}} Chimay, et vous fera de belles conditions pour vous fixer dans ce pays. Puylaurens demanda la permission de jeter un coup d’œil sur le projet de traité. À peine l’eut-on remis entre ses mains, qu’il le déchira sans s’émouvoir. — Tout ceci, dit-il, n’est pas assez mûrement réfléchi, et surtout ne doit pas être écrit de la main de Monsieur. Le gouverneur échangea quelques mots en espagnol avec les seigneurs qui l’entouraient, et puis, s’adressant à Gaston d’Orléans : — Votre altesse, lui dit-il, a reçu de bonnes nouvelles de France, à ce qu’il paraît. Je me réjouis de la savoir réconciliée avec le roi son frère. Monsieur eût voulu, dans ce moment, se jeter tout armé dans un abîme pour y cacher sa confusion. Il allait protester de sa bonne foi et se plonger encore dans le mensonge ; mais Puylaurens le saisit par le bras et l’emmena malgré lui. Le soir, la police espagnole rôdait autour du palais de Monsieur, et l’ordre était envoyé à la poste de ne donner de chevaux à aucun Français. Trente estafiers payés par Le Coigneux, Chanteloup et {{Mme|de}} Phalsbourg, cherchaient Puylaurens, résolus à le poignarder en place publique, partout où ils le rencontreraient. Tel était l’heureux effet des finesses de Gaston d’Orléans. Une fuite précipitée devenait donc absolument nécessaire, et la faute que Monsieur venait de commettre rendait ce parti difficile et périlleux. Le 8{{lié}}octobre au matin, le prince envoya proposer au gouverneur de chasser le renard avec lui. Le marquis d’Aytone n’osa refuser de laisser sortir les équipages de chasse ; mais il répondit qu’il avait affaire à son gouvernement, et qu’il tiendrait compagnie à Puylaurens, tandis que Monsieur serait à la campagne ; autant eût valu dire que {{M.|de}} L’Age demeurerait à Bruxelles pour y servir de caution. Gaston embrassa son favori, persuadé qu’il ne le reverrait jamais, et partit enchanté de montrer ses talons à la capitale des Flandres espagnoles. Dès neuf heures du matin, le bruit courait déjà de l’évasion des Français. Cependant le capitaine La Pistole vint à la hâte avertir Puylaurens qu’on pouvait tenter de sortir de la ville à la faveur d’une parade militaire. Antoine de L’Age monta à cheval, suivi du capitaine seulement, et traversa de l’air le plus tranquille tout le beau quartier de Bruxelles. Devant l’hôlel de Chimay, il salua les dames, qui étaient sur leur balcon. La princesse lui fit signe de la main de ne point s’arrêter et de s’enfuir bien vite ; {{Mlle|de}} Chimay lui jeta un mouchoir garni de dentelles, qu’il ne manqua pas d’attacher à son épaule, selon la mode de ce temps-là. À la porte de Namur était le régiment de royal-infant qui faisait des manœuvres. Les Espagnols remarquèrent parmi les curieux deux {{Tiret|per|sonnes}}<noinclude> <references/></noinclude> qtwdfd4kcp1q72cu528ogecjdid4k4f Page:Revue des Deux Mondes - 1848 - tome 23.djvu/36 104 4938244 15914601 2026-07-10T23:57:44Z Berniepyt 17489 /* Corrigée */ 15914601 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Berniepyt" />{{nr|30|REVUE DES DEUX MONDES.|}}</noinclude>{{Tiret2|per|sonnes}} à cheval qui, à la faveur des mouvemens de troupes, passaient devant le front des soldats. Un officier reconnut {{M.|de}} L’Age et s’écria : — Voilà Puylaurens qui s’échappe ! Il n’y avait plus à hésiter : Puylaurens et La Pistole tournèrent par un sentier de traverse et s’enfuirent au galop. Deux gendarmes du royal-infant cherchèrent à couper le chemin en courant à travers une prairie. Comme le premier de ces gendarmes s’apprêtait à sauter un fossé, Puylaurens lui lâcha un coup de pistolet dans le visage. Le second gendarme, voyant son compagnon tomber le nez en terre, s’arrêta au bord du fossé. Les fugitifs gagnèrent sans autre accident la route de France, et, après une course de cinq minutes à franc étrier, le capitaine La Pistole, hors de danger, arrêta son cheval barbe pour regarder de loin les clochers de Bruxelles en s’écriant : — Hospitalité espagnole, ratafia de Hollande, et vous, blondes servantes des aimables cabarets de Flandre, salut ! recevez mes tendres adieux ! {{c|{{rom-maj|XVII}}.|fs=120%|mt=3em|mb=2em}} À partir de ce moment, le destin d’Antoine de L’Age s’élève, et je n’aurais pas entrepris d’écrire son histoire, sans les événemens qu’il me reste à raconter. Le 21{{lié}}octobre, Monsieur fut reçu à Saint-Germain par le roi, qui l’accueillit d’un air glacial et ennuyé, en lui disant des paroles qui, dans une autre bouche que la sienne, auraient paru assez tendres. Puylaurens était à Ruel, où l’on attendait Monsieur pour l’heure du dîner. Le prince s’y rendit avec douze de ses gentilshommes, que le ministre avait invités. Quelle journée pour notre héros ! D’abord {{M.|le}} cardinal l’embrasse cordialement et le mène promener dans son jardin. Les grandes eaux jouent, des tables de rafraîchissemens sont dressées sous les grottes, et la symphonie se fait entendre. Avant de passer dans la salle à manger, {{M.|le}} cardinal dit à Puylaurens avec un sourire amical : — Vous comptez vos brebis, comme Polyphème, et vous voyez qu’il vous en manque. Je vais faire appeler mes nièces. Trois jeunes filles, conduites par leurs gouvernantes, s’avancent en rougissant. — Monsieur, dit le ministre au frère du roi, voici trois minois pour qui je réclame vos bontés. La plus âgée de ces enfans, {{Mlle|Du}} Plessis-Chivray, n’a pas encore vingt-deux ans. C’est une persorme de grande sagesse, comme on le voit à cette bouche en cœur, à ces yeux doux et à ces appas philosophes. {{M.|le}} comte de Guiche veut lui enseigner quelque chose comme l’art d’aimer, et paraît être un assez bon docteur, puisqu’elle l’écoute patiemment. {{Mlle|Marie}} de Pont-Château, l’aînée des deux autres, est une dévote qui a voulu rester au couvent jusqu’à<noinclude> <references/></noinclude> 100k25qzn26lopx095c2jzdhf55us6m Page:Demoustier - Le divorce, Paris, Maradan, 1795.djvu/21 104 4938245 15914602 2026-07-10T23:58:08Z Organophone 164412 /* Corrigée */ 15914602 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Organophone" /></noinclude><nowiki /> {{Scène| IV.}} {{Personnage|LE JUGE, MARTIN.|c}} {{PersonnageD|MARTIN|c|saluant.}} {{sc|Entrez}}, Monsieur, entrez. {{PersonnageD|LE JUGE|c}}. <poem>{{iv|16}}Je suis fâché d’apprendre Que deux honnêtes gens veuillent se séparer. </poem> {{PersonnageD|MARTIN|c}}. Je crois que c’est vraiment un service à leur rendre. {{PersonnageD|LE JUGE|c}}. Si l’un des deux a tort, ne peut-il réparer?... {{PersonnageD|MARTIN|c}}. {{iv}}Non : ils sont brouillés pour la vie. {{PersonnageD|LE JUGE|c}}. Je gage qu’aujourd’hui je les reconcilie. {{PersonnageD|MARTIN|c}}. <poem>{{iv}}Vous n’en viendrez jamais à bout. L’habitude a chez eux fait naître le dégoût; {{iv}}Et le dégoût l’antipathie. </poem> {{PersonnageD|LE JUGE|c}}. <poem>Tant pis. Je l’avouerai, ce n’est qu’en gémissant Que je vais dans ces lieux remplir mon ministère. </poem> {{PersonnageD|MARTIN|c}}. Pourquoi donc? tant de gens le trouvent consolant ! {{PersonnageD|LE JUGE|c}}. <poem>Hélas! ce n’est ici le père ni la mère {{iv|4}}Que je plains; mais c’est leur enfant; {{iv}}Et je voudrois que la loi secourable, {{iv}}Qui des époux rompt la société, Pût sauver l’innocent de cette extrémité; </poem><noinclude> <references/></noinclude> 0os1xxlmwu79emnz5e98dyyh3hslc9o 15914603 15914602 2026-07-10T23:59:17Z Organophone 164412 15914603 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Organophone" /></noinclude><nowiki /> {{Scène| IV.}} {{Personnage|LE JUGE, MARTIN.|c}} {{PersonnageD|MARTIN|c|saluant.}} {{sc|Entrez}}, Monsieur, entrez. {{PersonnageD|LE JUGE.|c}} <poem>{{iv|16}}Je suis fâché d’apprendre Que deux honnêtes gens veuillent se séparer. </poem> {{PersonnageD|MARTIN.|c}} Je crois que c’est vraiment un service à leur rendre. {{PersonnageD|LE JUGE.|c}} Si l’un des deux a tort, ne peut-il réparer?... {{PersonnageD|MARTIN.|c}} {{iv}}Non : ils sont brouillés pour la vie. {{PersonnageD|LE JUGE.|c}} Je gage qu’aujourd’hui je les reconcilie. {{PersonnageD|MARTIN.|c}} <poem>{{iv}}Vous n’en viendrez jamais à bout. 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Je l’avouerai, ce n’est qu’en gémissant Que je vais dans ces lieux remplir mon ministère. </poem> {{PersonnageD|Martin.|c}} Pourquoi donc? tant de gens le trouvent consolant ! {{PersonnageD|le Juge.|c}} <poem>Hélas! ce n’est ici le père ni la mère {{iv|4}}Que je plains; mais c’est leur enfant; {{iv}}Et je voudrois que la loi secourable, {{iv}}Qui des époux rompt la société, Pût sauver l’innocent de cette extrémité; </poem><noinclude> <references/></noinclude> 8d30mfgd2ev08qk0o6u3bfi8gzwcfxm Page:Demoustier - Le divorce, Paris, Maradan, 1795.djvu/22 104 4938246 15914609 2026-07-11T00:09:05Z Organophone 164412 /* Corrigée */ 15914609 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Organophone" /></noinclude><nowiki /> <poem>Et que le premier fruit de la paternité, {{iv}}Fût un obstacle insurmontable {{iv}}Au divorce.</poem> {{PersonnageD|Martin.|c|}} {{g|Et la liberté ?|50%}} {{PersonnageD|le Juge.|c|avec feu.}} <poem>{{iv|4}}La liberté consiste à faire {{iv}}Tout ce qui peut nous servir ou nous plaire. {{iv|4}}Sans nuire aux intérêts d’autrui : Or, est-il d’intérêt plus sacré que celui {{iv}}De l’Être auquel on a donné naissance, De l’Être dont le Ciel confie à notre cœur {{iv|4}}Et la foiblesse et l’innocence, Et qui peut, en sortant de notre dépendance , Nous demander un jour compte de son bonheur? </poem> {{PersonnageD|Martin.|c|}} <poem>{{iv|2}}Mais vous savez que la masse commune {{iv|4}}De la fortune des parens Assure pour jamais l’intérêt des enfans. </poem> {{PersonnageD|le Juge|c|très-vivement.}} <poem>{{iv|4}}Il s’agit bien de la fortune ! {{iv|4}}Quand l’innocence et la vertu {{iv|4}}Sont en danger, tout est perdu. </poem> {{PersonnageD|Martin.|c|}} Où voyez-vous?... {{PersonnageD|le Juge.|c|}} <poem>{{iv|16}}Je vois un époux, une mère Loin du toît conjugal exilés sans retour; Et je vois leur enfant isolé sur la terre, Privé, presque en naissant, de bonheur et d’amour. </poem> {{PersonnageD|Martin.|c|}} Mais leur amour pour lui sera toujours le même {{PersonnageD|le Juge.|c|}} Eh ! doit-on s’éloigner de l’Être que l’on aime? {{PersonnageD|Martin.}}<noinclude> <references/></noinclude> k4xy6nf226fyqvt036bzdfrzqn50wi5 Page:Demoustier - Le divorce, Paris, Maradan, 1795.djvu/23 104 4938247 15914615 2026-07-11T00:15:03Z Organophone 164412 /* Corrigée */ 15914615 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Organophone" /></noinclude>{{PersonnageD|Martin.|c|}} {{iv}}L’aime-t-on moins quand on en est absent? {{PersonnageD|le Juge.|c|}} <poem>{{iv}}Oui, l’amitié ressemble à la lumière {{iv|4}}Qui s’affoiblit en s’éloignant. C’est dans ses bras qu’on doit élever son enfant; {{iv|4}}C’est entre son père et sa mère {{iv|4}}Qu’il doit croître au sein de l’amour. {{iv}}C’est là qu’il doit recevoir tour à tour Et rendre innocemment caresse pour caresse. Il faut ( car l’amitié d’un seul ne suffit pas ) Que des bras de son père il passe dans les bras De sa mère, et, lui seul, épuise leur tendresse. Enfin, pour affermir son heureux naturel, Son esprit incertain, sa raison chancelante, {{iv}}Il faut sur cette jeune plante Concentrer tous les feux de l’amour paternel. </poem> {{PersonnageD|Martin.|c|}} Oui; mais la Loi.... {{PersonnageD|le Juge.|c|}} <poem>{{iv|16}}La loi, Monsieur, est inutile Où régnent de concert l’amour et les vertus. {{iv|4}}La Loi seroit bien moins facile {{iv|4}}Si nous étions moins corrompus.</poem> {{PersonnageD|Martin.|c|}} Enfin, si c’est un mal, c’est un mal nécessaire. {{PersonnageD|le Juge.|c|}} <poem>Je n’en accuse aussi que nos égaremens; Et plains la Loi des maux qu’elle est réduite à faire Pour en éviter de plus grands. </poem><noinclude> <references/></noinclude> 3qtrjb08yj76thsrpqklq06n0hz8eru Page:Crenne - Songe (1541).djvu/146 104 4938248 15914637 2026-07-11T02:35:41Z Psephos 145984 /* Corrigée */ 15914637 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Psephos" /></noinclude>me reduicte : de ce qu’elle aspiroit de scavoir bien informée, elle fut longue espace taciturne, pource qu’elle estoit toute esprise des salutiferes parolles qu’elle avoit avec incredible affection escoutées : lesquelles aurent tant d’efficace, qu’apres le mediter requist à dame Raison, que si la contrition que son delicieux cueur avoit receue, estoit digne d’aulcune recompense, que de la societé de ceste preclaire compaignie la rendist digne : À quoy liberalement Raison se consentit, & encores luy dit : {{c|{{all-sc|{{sp|Raiso}}n.}}|mt=2em|mb=1em}} {{lettrine4|S}}I tu veulx estre totalement bien vivante, il t’est necessaire à toute richesse renoncer, en eslisant pauvreté : car veritablement c’est celle qui est riche de grace & nue d’erreur. Recorde toy de ce que dict le Seigneur en son evangile : si tu veulx,<noinclude> <references/></noinclude> 7kylagljkqr1ifb08xqkseo2so41ztn Page:Crenne - Songe (1541).djvu/147 104 4938249 15914640 2026-07-11T02:58:02Z Psephos 145984 /* Corrigée */ 15914640 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Psephos" /></noinclude>ce dict il, estre parfaict, va exposer à vendition tous les biens que tu possede : & les disperse aux pauvres, & t’enviens apres moy me ensuyvre. Ceulx qui ce font, sont les pauvres d’esperitz, & fault estimer, que pauvreté de soy n’est point louable ne vertu : pource dict le Salvateur : la seule pauvreté d’esperit estre felice, c’est à dire, de volunté spirituelle. Et telle est volunté de pauvreté, quand pour aspirer à la possession d’une beatitude spirituelle, que diligente est nostre volunté pour l’aquision de si supreme merite & utilité spirituelle, on est content endurer diminuation au temporel si dieu l’envoye : ou on la demande de propre mouvement, pretendant à ceste fin, qui est, augmentation de merite : tel, est vray pauvre d’esperit. Ceste pauvreté a receu habitation en sainct Matthieu, quand pour estre embrasé du feu de<noinclude> <references/></noinclude> n6mhuewzl7vz6vkzg8cgiyjifb5h82t Page:Monsigny - Le Déserteur (1769).djvu/61 104 4938250 15914660 2026-07-11T03:46:12Z Psephos 145984 /* Page non corrigée */ Page créée avec « {{brn|2}} <score sound raw> #(set-default-paper-size "b4") violonA = { \partial 8 dis8\f | } violonB = { r8 | } hautboisA = { r8^1 | } hautboisB = { r8_2 | } corsA = { r8^1 | } corsB = { r8_2 | } alto = { r8 | } bassons = { r8 | } alexis = { b8 | } motsalexis = {\new Lyrics \lyricmode { Fuy8 -- ons2 ce }} gardeA = { r8 | \repeat unfold 41 {R1} } motsGardeA = {\new Lyrics \lyricmode { _8 _1*41 }} gardeB = { r8 |... 15914660 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Psephos" /></noinclude>{{brn|2}} <score sound raw> #(set-default-paper-size "b4") violonA = { \partial 8 dis8\f | } violonB = { r8 | } hautboisA = { r8^1 | } hautboisB = { r8_2 | } corsA = { r8^1 | } corsB = { r8_2 | } alto = { r8 | } bassons = { r8 | } alexis = { b8 | } motsalexis = {\new Lyrics \lyricmode { Fuy8 -- ons2 ce }} gardeA = { r8 | \repeat unfold 41 {R1} } motsGardeA = {\new Lyrics \lyricmode { _8 _1*41 }} gardeB = { r8 | \repeat unfold 41 {R1} } motsGardeB = {\new Lyrics \lyricmode { _8 _1*41 }} gardeC = { r8 | \repeat unfold 41 {R1} } motsGardeC = {\new Lyrics \lyricmode { _8 _1*41 }} courchemin = { r8 | \repeat unfold 41 {R1} } motsCourchemin = {\new Lyrics \lyricmode { _8 _1*41 }} bcont = { r8 | } \score { % Score affichage seulement \layout { \context {\Score \remove "Bar_number_engraver" \autoBeamOff } \context {\Staff \override Rest.style = #'classical } } \new StaffGroup << \override StaffGroup.BarLine.allow-span-bar = ##f \new Staff << \time 2/2 \key e \major \relative c'' { \violonA } >> \new Staff << \time 2/2 \key e \major \relative c'' { \violonB } >> \new Staff << \time 2/2 \key e \major \relative c'' { \hautboisA } \new Voice { \relative c'' { \hautboisB }} >> \new Staff << \time 2/2 \relative c'' { \corsA } \new Voice { \relative c' { \corsB }} >> \new Staff << \time 2/2 \key e \major \clef alto \relative c' { \alto } >> \new Staff << \time 2/2 \key e \major \clef F \relative c { \bassons } >> \new Staff << \time 2/2 \key e \major \clef F \relative c' { \alexis } \motsalexis >> \new Staff << \time 2/2 \key e \major \clef alto \relative c' { \gardeA } \motsGardeA >> \new Staff << \time 2/2 \key e \major \clef tenor \relative c' { \gardeB } \motsGardeB >> \new Staff << \time 2/2 \key e \major \clef tenor \relative c' { \gardeC } \motsGardeC >> \new Staff << \time 2/2 \key e \major \clef F \relative c' { \courchemin } \motsCourchemin >> \new Staff << \time 2/2 \key e \major \clef F \relative c { \bcont } >> >>% fin StaffGroup }% fin Score affichage \header { tagline = ##f } \paper { ragged-bottom = ##t print-page-number = ##f } \score { % Score MIDI \midi { \tempo 4 = 100 } \new StaffGroup << \new Staff << \set Staff.midiInstrument = "violin" \relative c'' { \violonA } >> \new Staff << \set Staff.midiInstrument = "violin" \relative c'' { \violonB } >> \new Staff << \set Staff.midiInstrument = "oboe" \relative c'' { \hautboisA } \new Voice { \relative c'' { \hautboisB }} >> \new Staff << \set Staff.midiInstrument = "french horn" \relative c'' { \corsA } \new Voice { \relative c' { \corsB }} >> \new Staff << \set Staff.midiInstrument = "viola" \relative c' { \alto } >> \new Staff << \set Staff.midiInstrument = "bassoon" \relative c { \bassons } >> \new Staff << \set Staff.midiInstrument = "clarinet" \relative c' { \alexis } >> \new Staff << \set Staff.midiInstrument = "alto sax" \relative c' { \gardeA } >> \new Staff << \set Staff.midiInstrument = "tenor sax" \relative c' { \gardeB } >> \new Staff << \set Staff.midiInstrument = "tenor sax" \relative c' { \gardeC } >> \new Staff << \set Staff.midiInstrument = "baritone sax" \relative c' { \courchemin } >> \new Staff << \set Staff.midiInstrument = "cello" \relative c { \bcont } >> >>% fin StaffGroup }% fin Score MIDI </score><noinclude> <references/></noinclude> 28rfy2xsgrv314u9jck2m4vdezlh9o4 15914673 15914660 2026-07-11T04:23:33Z Psephos 145984 15914673 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Psephos" /></noinclude>{{brn|2}} <score sound raw> #(set-default-paper-size "b4") violonA = { \partial 8 \tempo\markup\normal-text\italic\large"Allegro" b8\f | e2 e | e8[\p e( dis) dis]( cis)[ cis( b) b]( | \appoggiatura dis) cis4^+ b2\f b4\p | cis8[( dis e) e]-! e4 dis^+ | e,4.\f gis16[ b] e8[ b16 e] gis8[ e16 gis] | % VIOLON1 p 58 } violonB = { r8 | gis2\f gis | cis8[ cis( b) b]( a)[ a( gis) gis]( | \appoggiatura b) a4_+ gis2\f e4~\p | e cis'8[ a] fis4 a8[ fis] | e2^~\f e8[ gis16 b] e8[ b16 e] | % VIOLON2 p 58 } hautboisA = { r8^1 | e2 e | e4 r4 r2 | r4 \afterGrace gis4-+( {fis16[ gis]} b4) r4 | R1 | r4 \afterGrace b,4-+( {a16[ b]} e4) \grace a8-+( \afterGrace gis4 {fis16[ gis])} | % BOIS1 p 58 } hautboisB = { r8_2 | gis2\f gis | cis4 r4 r2 | r4 \afterGrace e4-+( {dis16[ e]} gis4) r4 | R1 | r4 \afterGrace gis,4-+(\f {fis16[ gis]} b4) \grace fis'8-+( \afterGrace e4 {dis16[ e])} | % BOIS2 p 58 } corsA = { r8^1 | c2 c | c4 r4 r2 | r4 c8[ c] c4 r | R1 | r4 c8[ c] c4 c | % CORS1 p 58 } corsB = { r8_2 | c2\f c | c4 r4 r2 | r4 e8[\f e] e4 r | R1 | r4 e8[\f e] e4 e | % CORS2 p 58 } alto = { r8 | b2\f b | e1\p | e4 b8[\f e] gis4 e\p | fis2 b,4 a | gis\f gis'8[ e] b4 b | % ALTO p 58 } bassons = { r8 | e2 % C'EST COLB JUSQU'À LA PAGE 76 } alexis = { \tweak self-alignment-X #LEFT \textMark\markup\italic\huge{"Alexis"} b8 | e2 e | e4 dis cis b | \appoggiatura dis8 cis4-+ b r b | cis a fis 4. b8 | e,2 r | % ALEXIS p 58 } motsalexis = {\new Lyrics \lyricmode { Fuy8 -- ons2 ce lieu4 que je dé -- tes -- "te ;" _ il fut si beau,4. pour8 moy,2 _ % ALEXIS MOTS p 58 }} gardeA = { \tweak self-alignment-X #LEFT \textMark\markup\italic\huge{"1."\super"e""Garde"} r8 | \repeat unfold 41 {R1} } motsGardeA = {\new Lyrics \lyricmode { _8 _1*41 }} gardeB = { \textMark\markup\italic\huge{"2."\super"e""Garde"} r8 | \repeat unfold 41 {R1} } motsGardeB = {\new Lyrics \lyricmode { _8 _1*41 }} gardeC = { \textMark\markup\italic\huge{"3."\super"e""Garde"} r8 | \repeat unfold 41 {R1} } motsGardeC = {\new Lyrics \lyricmode { _8 _1*41 }} courchemin = { \textMark\markup\italic\huge{"Courchemin"} r8 | \repeat unfold 41 {R1} } motsCourchemin = {\new Lyrics \lyricmode { _8 _1*41 }} bcont = { r8 | e2\f e | e,1\p | e4\f gis8[ b] e4 gis,\p | a2 b | e,4 e''8[\f b] gis4 b8[ gis] |\break % BASSE p 58 } \score { % Score affichage seulement \layout { \context {\Score \remove "Bar_number_engraver" \remove "Text_mark_engraver" \autoBeamOff } \context {\Staff \override Rest.style = #'classical \consists "Melody_engraver" \consists "Text_mark_engraver" \override DynamicTextSpanner.style = #'none } } \new StaffGroup << \override StaffGroup.BarLine.allow-span-bar = ##f \new Staff \with{ instrumentName = \markup\italic\large {1. 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C.} }<< \time 2/2 \key e \major \clef F \relative c { \bcont } >> >>% fin StaffGroup }% fin Score affichage \header { tagline = ##f } \paper { ragged-bottom = ##t print-page-number = ##f } \score { % Score MIDI \midi { \tempo 4 = 90 } \new StaffGroup << \new Staff << \set Staff.midiInstrument = "violin" \relative c'' { \violonA } >> \new Staff << \set Staff.midiInstrument = "violin" \relative c'' { \violonB } >> \new Staff << \set Staff.midiInstrument = "oboe" \relative c'' { \hautboisA } \new Voice { \relative c'' { \hautboisB }} >> \new Staff << \set Staff.midiInstrument = "french horn" \transpose c e { \relative c'' { \corsA }} \new Voice { \transpose c e { \relative c' { \corsB }}} >> \new Staff << \set Staff.midiInstrument = "viola" \relative c' { \alto } >> \new Staff << \set Staff.midiInstrument = "bassoon" \relative c { \bassons } >> \new Staff << \set Staff.midiInstrument = "clarinet" \set Staff.midiMinimumVolume = 0.8 \relative c' { \alexis } >> \new Staff << \set Staff.midiInstrument = "alto sax" \relative c' { \gardeA } >> \new Staff << \set Staff.midiInstrument = "tenor sax" \relative c' { \gardeB } >> \new Staff << \set Staff.midiInstrument = "tenor sax" \relative c' { \gardeC } >> \new Staff << \set Staff.midiInstrument = "baritone sax" \relative c' { \courchemin } >> \new Staff << \set Staff.midiInstrument = "cello" \relative c { \bcont } >> >>% fin StaffGroup }% fin Score MIDI </score><noinclude> <references/></noinclude> itd8an4lvj6mvlsglvwnj8vwwgp585l 15915151 15914938 2026-07-11T07:42:22Z Psephos 145984 15915151 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Psephos" /></noinclude>{{brn|2}} <score sound raw> #(set-default-paper-size "b4") violonA = { \partial 8 \tempo\markup\normal-text\italic\large"Allegro" b8\f | e2 e | e8[\p e( dis) dis]( cis)[ cis( b) b]( | \appoggiatura dis) cis4^+ b2\f b4\p | cis8[( dis e) e]-! e4 dis^+ | e,4.\f gis16[ b] e8[ b16 e] gis8[ e16 gis] | % VIOLON1 p 58 } violonB = { r8 | gis2\f gis | cis8[ cis( b) b]( a)[ a( gis) gis]( | \appoggiatura b) a4_+ gis2\f e4~\p | e cis'8[ a] fis4 a8[ fis] | e2^~\f e8[ gis16 b] e8[ b16 e] | % VIOLON2 p 58 } hautboisA = { r8^1 | e2 e | e4 r4 r2 | r4 \afterGrace gis4-+( {fis16[ gis]} b4) r4 | R1 | r4 \afterGrace b,4-+( {a16[ b]} e4) \grace a8-+( \afterGrace gis4 {fis16[ gis])} | % BOIS1 p 58 } hautboisB = { r8_2 | gis2\f gis | cis4 r4 r2 | r4 \afterGrace e4-+( {dis16[ e]} gis4) r4 | R1 | r4 \afterGrace gis,4-+(\f {fis16[ gis]} b4) \grace fis'8-+( \afterGrace e4 {dis16[ e])} | % BOIS2 p 58 } corsA = { r8^1 | c2 c | c4 r4 r2 | r4 c8[ c] c4 r | R1 | r4 c8[ c] c4 c | % CORS1 p 58 } corsB = { r8_2 | c2\f c | c4 r4 r2 | r4 e8[\f e] e4 r | R1 | r4 e8[\f e] e4 e | % CORS2 p 58 } alto = { r8 | b2\f b | e1\p | e4 b8[\f e] gis4 e\p | fis2 b,4 a | gis\f gis'8[ e] b4 b | % ALTO p 58 } bassons = { r8 | e2 % C'EST COLB JUSQU'À LA PAGE 76 } alexis = { \tweak self-alignment-X #LEFT \textMark\markup\italic\huge{"Alexis"} b8 | e2 e | e4 dis cis b | \appoggiatura dis8 cis4-+ b r b | cis a fis 4. b8 | e,2 r | % ALEXIS p 58 } motsalexis = {\new Lyrics \lyricmode { Fuy8 -- ons2 ce lieu4 que je dé -- tes -- "te ;" _ il fut si beau,4. pour8 moy,2 _ % ALEXIS MOTS p 58 }} gardeA = { \tweak self-alignment-X #LEFT \textMark\markup\italic\huge{"1."\super"e""Garde"} r8 | \repeat unfold 44 {R1} % GARDE1 p 63 r2 r4 cis8 cis | eis2 eis | gis r | \repeat unfold 7 {R1} % GARDE1 p 65 } motsGardeA = {\new Lyrics \lyricmode { _8 _1*44 % MOTS GARDe1 p 63 _2 _4 Al8 -- te là,2 sol -- dat. _ _1*7 % MOTS GARDE1 p 65 }} gardeB = { \textMark\markup\italic\huge{"2."\super"e""Garde"} r8 | \repeat unfold 41 {R1} % GARDE2 p 63 r2 r4 b8 b | dis2 dis | fis r2 | \repeat unfold 10 {R1} % GARDE2 p 65 } motsGardeB = {\new Lyrics \lyricmode { _8 _1*41 % MOTS GARDE 2 p 63 _2 _4 Al8 -- te là,2 sol -- dat. _ _1*10 % MOTS GARDE 2 p 65 }} gardeC = { \textMark\markup\italic\huge{"3."\super"e""Garde"} r8 | \repeat unfold 49 {R1} % GARDE3 p 64 r4 b4 fis a | gis2 r2 | R1 | R1 | R1 | % GARDE3 p 65 } motsGardeC = {\new Lyrics \lyricmode { _8 _1*49 _4 Où cou -- rés "vous ?"2 _ _1*3 % GARDE3 mots p 65 }} courchemin = { \textMark\markup\italic\huge{"Courchemin"} r8 | \repeat unfold 47 {R1} r4 cis gis b | % COURCHEMIN p 64 ais2 r | \repeat unfold 5 {R1} % COURCHEMIN p 65 } motsCourchemin = {\new Lyrics \lyricmode { _8 _1*47 _4 Où cou -- rez % COURCHEMIN MOTS p 64 "vous ?"2 _ _1*5 }} bcont = { r8 | e2\f e | e,1\p | e4\f gis8[ b] e4 gis,\p | a2 b | e,4 e''8[\f b] gis4 b8[ gis] |\break % BASSE p 58 e4 e e2 | \repeat tremolo 4 {dis8\p} \repeat unfold 5 {\repeat tremolo 4 {dis8}} | e4 b'16[(\f a gis fis] e4) r | \repeat tremolo 4 {eis8\p} \repeat unfold 5 {\repeat tremolo 4 {eis8}} |\break % BASSE p 59 fis4 cis'16[(\f b ais gis]) fis4 fis | fis\p fis e' dis | cis b ais gis | fis fis,8[\f fis] e'[ e dis dis] | cis[ cis b b] ais[ ais gis gis] | \after 4 \p fis2 fis4 e'( | dis) b( ais) fis |\break % BASSE p 60 b8[ b\f dis fis] b4 b, | \repeat tremolo 4 {fis'8} \repeat tremolo 4 {eis8} | fis2\p fis,4 e'( | dis) b( ais) fis | b8[ b\f dis fis] b4 b, | \repeat tremolo 4 {fis'8} \repeat tremolo 4 {eis8} |\break % BASSE p 61 fis4\p fis' e dis | cis b ais gis | fis b,8[\f b] dis[ dis e e] | \repeat tremolo 4 {dis8} \repeat tremolo 4 {dis,8} | \repeat tremolo 4 {e8} \repeat tremolo 4 {fis8} | \repeat unfold 4 {\repeat tremolo 4 {gis8}} |\break % BASSE p 62 fis4\p fis'' e dis | cis b ais gis | fis b,8[\f b] dis[ dis e e] | \repeat tremolo 4 {dis8} \repeat tremolo 4 {dis,8} | \repeat tremolo 4 {e8} \repeat tremolo 4 {fis8} | b4. dis16[ fis] b4. fis16[ dis] | b4 \appoggiatura ais8 b4 \appoggiatura ais8 b4 \appoggiatura ais8 b4 | % BASSE p 63 b4. dis16[ fis] b4. fis16[ dis] | b4 b b r | b2\p b'( | a) dis,( | e4)\f gis16[( a gis fis)] e4 r | cis2\p cis'( | b) eis,( | fis4) r eis2( | % BASSE p 64 e4) ais,2 ais4( | b) r dis2( | d4) gis,2 gis4 | a4\f e'16[( fis e d)] cis4 cis16[( dis cis b)] | a4 r e\p d'( | cis) a( gis) e | % BASSE p 65 } \score { % Score affichage seulement \layout { \context {\Score \remove "Bar_number_engraver" \remove "Text_mark_engraver" \autoBeamOff } \context {\Staff \override Rest.style = #'classical \consists "Melody_engraver" \consists "Text_mark_engraver" \override DynamicTextSpanner.style = #'none } } \new StaffGroup << \override StaffGroup.BarLine.allow-span-bar = ##f \new Staff \with{ instrumentName = \markup\italic\large {1. 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Viol} }<< \time 2/2 \key e \major \relative c'' { \violonB } >> \new Staff \with{ instrumentName = \markup\italic\large {Hautbois} }<< \time 2/2 \key e \major \relative c'' {\voiceOne \hautboisA } \new Voice { \relative c'' {\voiceTwo \hautboisB }} >> \new Staff \with { \override InstrumentName.self-alignment-X = #CENTER instrumentName = \markup\italic\center-column {\large"Cors" "en mi" } }<< \time 2/2 \relative c'' {\voiceOne \corsA } \new Voice { \relative c' {\voiceTwo \corsB }} >> \new Staff \with{ instrumentName = \markup\italic\large {Alto} }<< \time 2/2 \key e \major \clef alto \relative c' { \alto } >> \new Staff \with{ instrumentName = \markup\italic\large {Bassons} }<< \time 2/2 \key e \major \clef F \relative c { \bassons } >> \new Staff << \time 2/2 \key e \major \clef F \relative c' { \alexis } \motsalexis >> \new Staff << \time 2/2 \key e \major \clef alto \relative c' { \gardeA } \motsGardeA >> \new Staff << \time 2/2 \key e \major \clef tenor \relative c' { \gardeB } \motsGardeB >> \new Staff << \time 2/2 \key e \major \clef tenor \relative c' { \gardeC } \motsGardeC >> \new Staff << \time 2/2 \key e \major \clef F \relative c' { \courchemin } \motsCourchemin >> \new Staff \with{ instrumentName = \markup\italic\large {B. 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Ainsi, par exemlte, on accepta avec reconnaissance, on loua hautement, comme un remède aux perturbations sociales, la déposition du pape Jean XII par l’empereur Othon {{Ier}}, de même que la nomination de plusieurs papes par son fils, par son petit-fils et par Henri III, parce qu’ils le firent avec des dispositions chrétiennes et d’après les exigences particulières du moment. Mais lorsque l’on s’aperçut que les empereurs voulaient, dans le but d’asservir et de démoraliser l’Église, s’arroger, comme un droit, un pouvoir exceptionnel et passager, né de la confiance et fondé sur les nécessités temporaires, telles que la lutte des partis en Italie, alors ce devint un devoir impérieux, pour les chefs ecclésiastiques, de déterminer, d’une manière précise et générale, les rapports du pape et de l’empereur, de l’État et de l’Église. Et tel fut en effet le but des efforts de tous les papes, successeurs d’Alexandre II. {{interligne|2em}} {{sep4|100px}}<noinclude> <references/></noinclude> adxw27outu41wefgx85v033myv27n8d Page:Alzog - Histoire universelle de l’Église, tome 2.djvu/182 104 4938252 15914710 2026-07-11T05:23:31Z JLTB34 21327 /* Corrigée */ 15914710 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="JLTB34" /></noinclude><nowiki/> {{T4|CHAPITRE III.<br />HISTOIRE DE LA CONSTITUTION DE L’ÉGLISE.|fw=bold}} {{séparateur|m=2em}} {{T5|§ 192. — ''L’Église dans ses rapports avec l’État.''.}} {{interligne}} {{alinéa|''Thomassini'' Vetus et nova Ecclesiæ disciplina, P. III, lib. I, c. 26-30 (de Temporabil. Ecclesiæ concessis) ; P. II, lib. II, c. 48-49 (de Sacramento fidelitatis quæ summis principibus persolvere episcopi et abbates, etc.). ''Planck'', Hist. de la const. de la société chrét. et eccles., t. III, p. 411. ''Philipps'', Hist. eccl., t. III, P. I.|2.5|-2|fs=85%}} {{interligne}} Toutes les institutions de l’Église devaient se ressentir de sa position particulière vis-à-vis des différents États, comme la papauté elle-même s’était ressentie de la diversité de ses rapports avec les populations germaniques. Nous l’avons déjà rappelé plus haut, les évêques furent fatalement entraînés dans les liens de la féodalité qui, née avec l’invasion des peuples barbares, achevait de s’établir au milieu du {{s|IX|e|-}} et du {{s|X}}. Ce fut surtout au temps des guerres civiles des Carlovingiens, qui prodiguaient à leurs vassaux les biens de la couronne, que les évêques, sur la fidélité desquels les princes comptaient plus spécialement, obtinrent une partie de ces biens pour servir à l’entretien des hommes de guerre. Ils reçurent jusqu’à des duchés et des comtés entiers, les rois d’Allemagne, spécialement depuis Othon {{Ier}}, espérant par là se procurer des alliés fidèles, contre les princes devenus puissants par l’hérédité des fiefs. Les évêques, pour mettre sur pied une force armée nombreuse, furent obligés de donner eux-mêmes en fiefs une partie considérable de leurs biens. Les évêques indépendants devinrent ambitieux. Quoique dispensés de la {{tiret|presta|tion}}<noinclude> <references/></noinclude> oec6ayvy90vpqsd8wi5lxfgjueb9j5c Page:Histoire d’une âme (édition de 1912).pdf/504 104 4938253 15914714 2026-07-11T05:28:30Z JLTB34 21327 /* Corrigée */ 15914714 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="JLTB34" /></noinclude><nowiki/> {{T3|'''Un lis au milieu des épines.'''|fs=120%|mt=3em|mb=1em}} {{c|Composé pour une novice.|fs=85%}} {{c|{{iv|20}}Air : ''L’envers du ciel.''|fs=80%|mt=1em}} {{sep|3|mt=.5em|mb=3em}} {{poem| Ô Seigneur tout-puissant ! dès ma plus tendre enfance, Je puis bien m’appeler l’œuvre de ton amour ; Je voudrais, ô mon Dieu, dans ma reconnaissance, Ah ! je voudrais pouvoir te payer de retour. Jésus, mon Bien-Aimé, quel est ce privilège ? Pauvre petit néant, qu’avais-je fait pour toi ? Et je me vois ici, suivant le blanc cortège Des vierges de ta cour, aimable et divin Roi ! Hélas ! je ne suis rien que la faiblesse même : Tu le sais bien, mon Dieu, je n’ai pas de vertus ! Mais tu le sais aussi, pour moi, le bien suprême Qui me charma toujours… c’est toi, mon doux Jésus ! Lorsqu’en mon jeune cœur s’alluma cette flamme Qui se nomme l’amour… tu vins la réclamer. Et toi seul, ô Jésus, pus contenter mon âme, Car jusqu’à l’infini j’avais besoin d’aimer ! Comme un petit agneau loin de la bergerie, Gaîment je folâtrais, ignorant le danger ; Mais, ô Reine des cieux, ma Bergère chérie, Ton invisible main savait me protéger ! Ainsi, tout en jouant au bord des précipices, Déjà tu me montrais le sommet du Carmel ; Je comprenais alors les austères délices Qu’il me faudrait aimer pour m’envoler au ciel. Seigneur, si tu chéris la pureté de l’Ange, De ce brillant esprit qui nage dans l’azur, N’aimes-tu pas aussi, s’élevant de la fange, Le lis que ton amour a su conserver pur ? S’il est heureux, mon Dieu, l’Ange à l’aile vermeille Qui paraît devant toi tout blanc de pureté, Ma robe, dès ce monde, à la sienne est pareille, Puisque j’ai le trésor de la virginité ! |df}} {{d|1897.|5|fs=75%}}<noinclude> <references/></noinclude> kca73p5b255sawl95vmwtnj7n7p50i6 Histoire d’une âme/4/1/19 0 4938254 15914715 2026-07-11T05:29:13Z JLTB34 21327 /* Relu et corrigé */ 15914715 wikitext text/x-wiki {{TextQuality|100%}} <pages index="Histoire d’une âme (édition de 1912).pdf" include="504" header=1 /> j86cvu8qpd49xbudlhutpboj4lbq0ff Page:Histoire d’une âme (édition de 1912).pdf/505 104 4938255 15914718 2026-07-11T05:33:53Z JLTB34 21327 /* Corrigée */ 15914718 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="JLTB34" /></noinclude><nowiki/> {{T3|'''La rose effeuillée.'''|fs=120%|mt=3em}} {{c|{{iv|20}}Air : ''Le fil de la Vierge ou La Rose mousse.''|fs=80%|mt=1em}} {{sep|3|mt=1em|mb=3em}} {{poem| Jésus, quand je te vois soutenu par ta Mère, {{em|6}}Quitter ses bras, Essayer en tremblant sur notre triste terre {{em|6}}Tes premiers pas ; Devant toi je voudrais effeuiller une rose {{em|6}}En sa fraîcheur, Pour que ton petit pied bien doucement repose {{em|6}}Sur une fleur. Cette rose effeuillée est la fidèle image, {{em|6}}Divin Enfant ! Du cœur qui veut pour toi s’immoler sans partage {{em|6}}À chaque instant. Seigneur, sur tes autels plus d’une fraîche rose {{em|6}}Aime à briller ; Elle se donne à toi, mais je rêve autre chose : {{em|6}}C’est m’effeuiller… La rose en son éclat peut embellir ta fête, {{em|6}}Aimable Enfant ! Mais la rose effeuillée, on l’oublie, on la jette {{em|6}}Au gré du vent… La rose, en s’effeuillant, sans recherche se donne {{em|6}}Pour n’être plus. Comme elle, avec bonheur, à toi je m’abandonne, {{em|6}}Petit Jésus ! L’on marche sans regret sur des feuilles de rose, {{em|6}}Et ces débris Sont un simple ornement que sans art on dispose, {{em|6}}Je l’ai compris… Jésus, pour ton amour j’ai prodigué ma vie, {{em|6}}Mon avenir ; Aux regards des mortels, rose à jamais flétrie, {{em|6}}Je dois mourir ! |ds}}<noinclude> <references/></noinclude> d3nsqq7sp1nurcsa32k33nitmke6ahs Page:Histoire d’une âme (édition de 1912).pdf/506 104 4938256 15914719 2026-07-11T05:36:02Z JLTB34 21327 /* Corrigée */ 15914719 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="JLTB34" /></noinclude>{{Poem| Pour toi je dois mourir, Jésus, beauté suprême, {{em|6}}Oh ! quel bonheur ! Je veux en m’effeuillant te prouver que je t’aime {{em|6}}De tout mon cœur. Sous tes pas enfantins je veux avec mystère {{em|6}}Vivre ici-bas ; Et je voudrais encore adoucir au Calvaire {{em|6}}Tes derniers pas… |sf}} {{d|Mai 1897.|5|fs=75%}} {{Img float | file = Histoire d’une âme (édition de 1912) (page 506 crop).jpg | width = 200px | m = 2em | align = center }}<noinclude> <references/></noinclude> ghuz3gdsvmrry6c64b7vhqgmp5lksz7 Histoire d’une âme/4/1/20 0 4938257 15914722 2026-07-11T05:36:59Z JLTB34 21327 /* Relu et corrigé */ 15914722 wikitext text/x-wiki {{TextQuality|100%}} <pages index="Histoire d’une âme (édition de 1912).pdf" from="505" to="506" header=1 /> bpy1uo9r7qob0m67k6tmpb8rh0phipn Page:Histoire d’une âme (édition de 1912).pdf/507 104 4938258 15914726 2026-07-11T05:41:29Z JLTB34 21327 /* Corrigée */ 15914726 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="JLTB34" /></noinclude><nowiki/> {{T3|'''L’abandon.'''|fs=120%|mt=3em}} {{sep|3|mt=.5em|mb=1em}} {{Épigraphe|« L’abandon est le fruit délicieux de l’amour. »|''Saint Augustin''.|fs=80|marge=50|margeauteur=12}} {{interligne|2em}} {{poem| Il est sur cette terre Un arbre merveilleux ; Sa racine, ô mystère ! Se trouve dans les cieux. Jamais, sous son ombrage, Rien ne saurait blesser ; Là, sans craindre l’orage, On peut se reposer. De cet arbre ineffable, ''L’amour'', voilà le nom ; Et son fruit délectable S’appelle l’''abandon !'' Ce fruit, dès cette vie, Me donne le bonheur ; Mon âme est réjouie Par sa divine odeur. Ce fruit, quand je le touche, Me paraît un trésor ; Le portant à ma bouche, Il m’est plus doux encor. Il me donne en ce monde Un océan de paix ; En cette paix profonde Je repose à jamais. Seul, l’''abandon'' me livre En tes bras, ô Jésus ! C’est lui qui me fait vivre Du pain de tes élus ; À toi je m’abandonne, Ô mon divin Époux ! Et je n’ambitionne Que ton regard si doux. Toujours je veux sourire, M’endormant sur ton Cœur… |ds}}<noinclude> <references/></noinclude> t8mhfumgedl3nqgjqv0f4vjgvpno48n Page:Histoire d’une âme (édition de 1912).pdf/508 104 4938259 15914728 2026-07-11T05:44:21Z JLTB34 21327 /* Corrigée */ 15914728 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="JLTB34" /></noinclude>{{Poem|Et là, je veux redire Que je t’aime, Seigneur ! Comme la pâquerette Au calice vermeil, Moi, petite fleurette, Je m’entr’ouvre au soleil. Mon doux soleil de vie, Ô mon aimable Roi ! C’est ta divine Hostie, Petite comme moi… De sa céleste flamme Le lumineux rayon Fait naître dans mon âme Le parfait ''abandon''. Toutes les créatures Peuvent me délaisser ; Je saurai sans murmures Près de toi m’en passer. Et si tu me délaisses, Ô mon divin Trésor ! N’ayant plus tes caresses, Je veux sourire encor. En paix je veux attendre, Doux Jésus, ton retour, Et sans jamais suspendre Mes cantiques d’amour ! Non, rien ne m’inquiète, Rien ne peut me troubler. Plus haut que l’alouette Mon âme sait voler ! Au-dessus des nuages, Le ciel est toujours bleu ; On touche les rivages Où règne le bon Dieu ! J’attends en paix la gloire Du céleste séjour, Car je trouve au ciboire ''Le doux fruit de l’amour !'' |sf}} {{d|Mai 1897.|5|fs=75%}}<noinclude> <references/></noinclude> c2fu42l72hrf65ye22awuo153lkpzch Page:Histoire d’une âme (édition de 1912).pdf/509 104 4938260 15914729 2026-07-11T05:45:10Z JLTB34 21327 /* Sans texte */ 15914729 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="0" user="JLTB34" /></noinclude><noinclude> <references/></noinclude> gi7fqp3qtqiqxno3xihoh6ev2knkfq8 Histoire d’une âme/4/1/21 0 4938261 15914730 2026-07-11T05:46:27Z JLTB34 21327 /* Relu et corrigé */ 15914730 wikitext text/x-wiki {{TextQuality|100%}} <pages index="Histoire d’une âme (édition de 1912).pdf" include="507,508, 510" header=1 /> 4adng2d17cnbwvq60izqi0bfw0gwr7z Page:Histoire d’une âme (édition de 1912).pdf/511 104 4938262 15914733 2026-07-11T05:51:44Z JLTB34 21327 /* Corrigée */ 15914733 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="JLTB34" /></noinclude><section begin="s1"/><nowiki/> {{T2|DEUXIÈME PARTIE|fs=140%|mt=5em|mb=1em}} {{sep|5|mt=1em|mb=3em}} <section end="s1"/> <section begin="s2"/>{{c|Première poésie de Sœur Thérèse de l’Enfant-Jésus.|fs=90%}} {{sep|2|m=1em}} {{T3|'''La Rosée divine<br />ou le Lait virginal de Marie.'''|fs=120%}} {{c|{{iv|20}}Air : ''Noël d’Adam.''|fs=80%|mt=1em}} {{sep|3|mt=.5em|mb=3em}} {{poem| Mon doux Jésus, sur le sein de ta Mère Tu m’apparais tout rayonnant d’amour ; Daigne à mon cœur révéler le mystère Qui t’exila du céleste séjour. Ah ! laisse-moi me cacher sous le voile Qui te dérobe à tout regard mortel. Près de toi seule, ô matinale étoile, Mon âme trouve un avant-goût du ciel ! Quand, au réveil d’une nouvelle aurore, Du soleil d’or on voit les premiers feux, La tendre fleur qui commence d’éclore Attend d’en haut un baume précieux : C’est du matin la perle étincelante, Mystérieuse et pleine de fraîcheur, Qui, produisant une sève abondante, Tout doucement fait entr’ouvrir la fleur. C’est toi, Jésus, la Fleur à peine éclose. 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Mon Bien-Aimé, mon divin petit Frère, En ton regard je vois tout l’avenir : Bientôt pour moi tu quitteras ta Mère ; Déjà l’amour te presse de souffrir ! Mais sur la croix, ô Fleur épanouie ! Je reconnais ton parfum matinal ; Je reconnais ''les perles'' de Marie : ''Ton sang divin c’est le lait virginal !'' Cette rosée, elle est au sanctuaire, L’Ange voudrait s’en abreuver aussi ; Offrant à Dieu sa sublime prière, Comme saint Jean il redit : « ''Le Voici !'' » Oui, le voici ce Verbe fait Hostie, Prêtre éternel, Agneau sacerdotal ! Le Fils de Dieu, c’est le Fils de Marie… ''Le Pain de l’Ange est le lait virginal !'' Le Séraphin se nourrit de la gloire, Du pur amour et du bonheur parfait ; Moi, faible enfant, je ne vois au ciboire Que la couleur, la figure du lait. Mais c’est le lait qui convient à l’enfance, Du Cœur divin, l’amour est sans égal… Ô tendre amour, insondable puissance ! ''Ma blanche Hostie est le lait virginal !'' |sf}} {{d|2 février 1893.|5|fs=75%}} {{Img float | file = Histoire d’une âme (édition de 1912) (page 512 crop).jpg | width = 100px | m = 2em | align = center }}<noinclude> <references/></noinclude> cjfct1qj3wporii4g7r4kzrvxu4jr4a Histoire d’une âme/4/2/1 0 4938265 15914740 2026-07-11T05:59:32Z JLTB34 21327 /* Relu et corrigé */ 15914740 wikitext text/x-wiki {{TextQuality|100%}} <pages index="Histoire d’une âme (édition de 1912).pdf" from="511" to="512" fromsection="s2" header=1 /> fwu04j7rn8p288xcyki5copepekorkb Page:Histoire d’une âme (édition de 1912).pdf/518 104 4938266 15914742 2026-07-11T06:01:12Z JLTB34 21327 /* Sans texte */ 15914742 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="0" user="JLTB34" /></noinclude><noinclude> <references/></noinclude> gi7fqp3qtqiqxno3xihoh6ev2knkfq8 Page:Histoire d’une âme (édition de 1912).pdf/538 104 4938267 15914747 2026-07-11T06:08:04Z JLTB34 21327 /* Sans texte */ 15914747 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="0" user="JLTB34" /></noinclude><noinclude> <references/></noinclude> gi7fqp3qtqiqxno3xihoh6ev2knkfq8 Page:Ivoi - Les Dompteurs de l’or.djvu/234 104 4938268 15914753 2026-07-11T06:15:21Z JLTB34 21327 /* Corrigée */ 15914753 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="JLTB34" /></noinclude><nowiki /> Ils parviennent en se bousculant à l’entrée de la machinerie ; mais là, ils se figent sur place. Teddy se débat follement au milieu de la vaste salle en parallélogramme, se heurtant aux dynamos, aux appareils producteurs du mouvement du navire aérien. On jurerait qu’il soutient un combat éperdu contre un adversaire invisible. — Je vous vois, chef ; je vous vois tous, camarades. Je ne suis pas aveugle, et je tiens le gaillard aux soufflets. Où prend-il le gaillard aux soufflets ? Personne ne discerne quoi que ce soit. Et tandis qu’il s’interrogent du regard, hésitant à s’approcher de Teddy, qui continue à se démener tumultueusement, brusquement l’inattendu éclate, Le matelot, dont les traits sont contractés, dont la respiration siffle entre les dents serrées, articule d’une voix éteinte, étouffée : — Misérable ! Tu m’étrangles ! À moi ! L’appel s’interrompt net. Une détonation stridente ébranle l’atmosphère, et Teddy s’abat, le crâne troué, une mare de sang s’agrandissant autour de lui. Un coup de revolver vient d’être tiré. Impossible d’en douter. Le son est familier à tous ces professionnels du crime. Mais où est l’arme qui a détoné ? Où est la main qui a actionné la gâchette ? Il n’y a pas d’arme sous leurs yeux. Il n’y a pas de main. Et cependant, des volutes de fumée, subitement apparues au milieu de la salle, traînent avec elle une odeur de poudre. Quel cauchemar hante donc les assistants ? Car cela ne saurait être qu’un cauchemar ! Comment admettre autrement l’existence d’un revolver qui se trahit uniquement par une fumée. Et le cadavre de Teddy est là, la tempe trouée ; le nuage blanchâtre fleurant la poudre se dissipe lentement ; tout cela n’est pas du rêve. On a tué sous les yeux des Slane, de leur équipage. On a abattu l’un des marins.<noinclude> <references/></noinclude> 9agdjxo4jm8ymeyohsrm19tcaqdu3qi Page:Dictionnaire des Antiquités grecques et romaines - Daremberg - I 2.djvu/938 104 4938269 15914754 2026-07-11T06:16:09Z Yland 11394 /* Corrigée */ 15914754 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Yland" />{{nr|CYB|— 1684 —|CYB}}</noinclude>cymbales. « Heureux, disent les femmes du chœur des ''Bacchantes'' d’Euripide, celui qui, pratiquant les orgies de la Grande Mère Cybèle, agite le thyrse et, couronné de lierre, se fait le serviteur de Dionysos<ref>{{lang|la|Eurip. ''Bacch.''}} 75 {{sqq.}} Cf. {{lang|la|Plut. ''Amat.''}} 13.</ref> ! » Plus tard Strabon assimilait les rites phrygiens à ceux du culte de Cotys et de Bendis en Thrace, et aux pratiques de la religion du Bacchus asiatique<ref>Strab. {{rom-maj|X}}, 3, {{pg}}469. Apollodore, ''Bibl.'' {{rom-maj|III}}, 5, 1, rapportait une tradition d’après laquelle Dionysos, rendu furieux par Héra, était arrivé en Phrygie, où il avait été purifié par Rhéa-Cybèle et initié par elle à ses mystères.</ref>. Cybèle fut d’ailleurs, de très bonne heure, en relation avec l’un des principaux personnages du cortège de Dionysos, avec Pan, dont le culte était associé au sien à Thèbes, au temps de Pindare. « Pan, disait le poète, est le compagnon de la Grande Mère, le chien qui la suit<ref>''Pyth.'' {{rom-maj|III}}, 77 ; {{abr|Fragm.|Fragments}}72 et 73, {{éd.}} Bergk.</ref>. » Sur le bas-relief connu, consacré par Adamas aux Nymphes, on voit, en effet, Pan assis, jouant de la syrinx, au-dessus de la grotte où Cybèle et les Nymphes accueillent la procession des suppliants<ref>{{lang|en|Stuart, ''Antiq. of Athens''}}, {{rom-maj|IV}}, {{chap.}}{{rom|vi}}, {{pl.}}{{rom|v}} ; {{lang|de|Müller-Wieseler}}, {{t.}}{{rom-maj|II}}, {{pl.}}{{rom|lxiii}}, {{n°}}814. Cf. ''{{lang|de|Arch. Zeitung}}'', 1880, {{pl.}}{{rom|xviii}}.</ref>. Il n’est pas étonnant que la déesse se trouvât en rapport avec le Silène Marsyas, originaire, comme elle, de la Phrygie. On attribuait à Marsyas l’invention des airs de flûte consacrés à la Mère des Dieux<ref>Pausan. {{rom-maj|X}}, 30, 9.</ref>. Sur plusieurs bas-reliefs, on voit Cybèle intervenir avec d’autres divinités, auprès d’Apollon, en faveur du Silène, ou bien assister à la scène de son supplice<ref>Clarac, ''Musée de sculpt.'' {{pl.}}{{rom|cxxiii}} ; Müller-Wieseler, {{t.}}{{rom-maj|II}}, {{pl.}}{{rom|xiv}}, {{n°}}152 ; {{lang|de|Winckelmann, ''Monum. ined.''}} 42 ; Millin, ''Galler. Mythol.'' {{pl.}}{{rom|xxv}}, {{n°}}78. Sur d’autres monuments, Cybèle assiste à la scène où Athéna rejette la flûte, dont elle abandonne la possession à Marsyas ; {{lang|de|Gerhard, ''Ant. Bildwerke''}}, {{pl.}}{{rom|lxxxv}}, {{n°}}2 ; Müller-Wieseler, {{t.}}{{rom-maj|II}}, {{pl.}}{{rom|xli}}, {{n°}}492.</ref>. D’autres monuments, ceux qui représentent les noces de Cadmus et d’Harmonia, nous montrent Cybèle assise au milieu de toutes les autres divinités debout<ref>{{lang|de|Zoega, ''Bassiril. ant.''}} {{rom-maj|I}}, 2 ; {{lang|de|Millin, ''Galler. Mythol.''}} {{pl.}}{{rom|xcix}}, {{n°|397}}.</ref> ; elle fait donc partie de la société de l’Olympe. Cybèle paraît avoir été spécialement associée à Hermès, si toutefois il faut reconnaître Hermès dans le personnage qui, sur plusieurs bas-reliefs votifs, se tient debout, une aiguière dans la main droite, à côté de Cybèle<ref>{{lang|de|Conze, ''Arch. Zeitung''}}. 1880, {{pg|expl=pages}}1-10, {{pl.}}{{rom|i-iv}}. Cf. {{lang|de|Körte, ''Mittheil. d. arch. Inst.''}} {{rom-maj|III}}, {{pg}}397 {{sqq.}}</ref>. Cet Hermès serait l’Hermès-Kadmilos dont le culte, à Samothrace et ailleurs, était étroitement lié à celui du groupe des divinités chthoniennes, groupe dont Cybèle, par suite de son assimilation à Dèmèter, ferait partie. Peut-être, {{Img float-p |file=Cybèle, Coré et Hermès.jpg |align=left|width=250px|padt=20px|padb=20px |cap={{Fig.|2242|cap}} — Cybèle, Coré et Hermès. |capalign=center |style=font-size :12px}} d’après la même conception, faut-il reconnaître Coré et non pas Hécate<ref>Nous adoptons l’opinion de {{lang|de|O. Jahn (''Arch. Zeit.''}} 1864, {{pg}}132), contraire à celle de {{M.|Conze}}.</ref> dans la jeune fille qui, sur les mêmes monuments, est debout à côté de Cybèle, tenant à la main un ou deux flambeaux<ref>''{{lang|de|Arch. Zeit.}}'' 1880, {{pl.|expl=planches}}{{rom|i-iv}}.</ref> ({{fig.}}2242). Ces faits, que l’on pourrait multiplier, tendent à établir que les Grecs, en repoussant les rites phrygiens, adoptèrent au contraire facilement la personne même de la déesse phrygienne qui, pour eux, se confondait souvent avec les grandes divinités helléniques de la terre, avec Gæa et Dèmèter. {{rom-maj|IV}}. ''Culte de Cybèle et d’Attis à Rome''. — Le culte de Cybèle s’introduisit à Rome plus tard qu’en Grèce. Pendant la seconde guerre punique, les décemvirs découvrirent dans les livres Sibyllins un oracle qui promettait à Rome la victoire, à la condition que la Mère de l’Ida (''{{lang|la|Mater Idæa}}'') fût transportée de Pessinonte à Rome. Au même moment, la Pythie consultée prédisait un triomphe éclatant pour le peuple romain. Il n’y avait pas à hésiter. En l’an 203, une ambassade solennelle fut envoyée au roi Attale, qui conduisit lui-même les députés à Pessinonte, où il remit entre leurs mains la pierre sacrée « qui aux yeux des gens du pays était la Mère des Dieux<ref>T. Liv. {{rom-maj|XXIX}}, 10, 4 ; 11, 5, 8.</ref> ». Aussitôt un député prit les devants, porteur de cette bonne nouvelle ; il avertissait en même temps que, suivant le conseil du dieu de Delphes, la déesse, à son arrivée à Rome, devait être reçue par le plus honnête homme de la ville. Ce fut en 204 que le vaisseau qui portait la déesse arriva à Terracine. Publius Scipion Nasica, déclaré par le sénat l’homme le plus honnête de la république, alla, avec une suite de matrones, à la rencontre de la déesse jusqu’à Ostie. Il monta sur le navire, reçut la pierre sacrée des mains des prêtres phrygiens et la remit aux dames romaines qui, en s’en chargeant à tour de rôle, l’apportèrent à Rome, où elle fut déposée dans le temple de la Victoire sur le Palatin<ref>{{Ibid.|cap}} 14.</ref>. Chez Ovide, ce fait est devenu une légende. Quand le vaisseau touche à Ostie, la ville entière se porte à sa rencontre, le peuple, les chevaliers, le sénat, les femmes, les jeunes filles, et parmi elles les Vestales. On essaie de faire remonter le Tibre au navire, mais il s’engrave dans le sable ; il est impossible de le remettre à flot. C’est alors qu’une Vestale, dont la réputation était compromise, Claudia Quinta, s’avance devant tout le peuple. Elle supplie la déesse de la suivre, de témoigner ainsi qu’elle est pure et sans tache ; et aussitôt, par un léger effort, au moyen de sa ceinture, elle dégage le vaisseau du banc de sable<ref>{{lang|la|Ovid. ''Fast.''}} {{rom-maj|IV}}, 247 {{sqq.}} Cf. {{lang|la|Julian. ''Orat.''}} {{rom-maj|V}}, {{pg|expl=pages}}159-160. Tite Live fait une simple allusion à cet événement. Chez lui, {{lang|la|Claudia Quinta}} n’est pas une Vestale, mais une matrone. Cf. {{lang|la|Cic. ''Pro Coelio''}}, 14, 34 ; {{lang|la|Sueton. ''Tib.''}} 2 ; Valer. Max. {{rom-maj|I}}, 8, 11 ; Sil. Italic. {{rom-maj|XVII}}, 1-47 ; Herodian. {{rom-maj|I}}, 11 ; {{lang|la|Macrob. ''Sat.''}} {{rom-maj|II}}, 5, 4.</ref>. Claudia Quinta, qui avait rendu un tel service à la république, devint plus tard, sous le nom de ''{{lang|la|Navisalvia}}'', une sorte de déesse protectrice de la navigation du Tibre<ref>''{{lang|la|Corp. inscr. lat.}}'' {{rom-maj|VI}}, 492. Orelli, 1906.</ref>. Le bas-relief d’un autel trouvé sur les bords du fleuve, bas-relief consacré à la Mère des {{Img float-p |file=Claudia Quinta et la Mère des dieux.jpg |align=center|width=400px|padt=20px|padb=20px |cap={{Fig.|2243|cap}} — Claudia Quinta et la Mère des dieux. |capalign=center |style=font-size:12px}} Dieux et à {{lang|la|Navisalvia}}<ref>''{{lang|la|Mus. Capit.}}'' {{rom-maj|IV}}, 57 ; {{lang|de|Millin, ''Galer. Myth.''}} {{pl.}}{{rom|iv}}, {{n°}}10 ; {{lang|de|Müller-Wieseler}}, {{t.}}{{rom-maj|II}}, {{pl.}}{{rom|lxiii}}, {{n°}}816.</ref> nous offre l’image de ce fait merveilleux ({{fig.}}2243). Sur ce monument, comme sur les<noinclude> <references/></noinclude> gyv2icd3akd5sme5g838e96vsv3ru7r 15914861 15914754 2026-07-11T06:38:00Z Yland 11394 /* Ajout des images */ 15914861 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Yland" />{{nr|CYB|— 1684 —|CYB}}</noinclude>cymbales. « Heureux, disent les femmes du chœur des ''Bacchantes'' d’Euripide, celui qui, pratiquant les orgies de la Grande Mère Cybèle, agite le thyrse et, couronné de lierre, se fait le serviteur de Dionysos<ref>{{lang|la|Eurip. ''Bacch.''}} 75 {{sqq.}} Cf. {{lang|la|Plut. ''Amat.''}} 13.</ref> ! » Plus tard Strabon assimilait les rites phrygiens à ceux du culte de Cotys et de Bendis en Thrace, et aux pratiques de la religion du Bacchus asiatique<ref>Strab. {{rom-maj|X}}, 3, {{pg}}469. Apollodore, ''Bibl.'' {{rom-maj|III}}, 5, 1, rapportait une tradition d’après laquelle Dionysos, rendu furieux par Héra, était arrivé en Phrygie, où il avait été purifié par Rhéa-Cybèle et initié par elle à ses mystères.</ref>. Cybèle fut d’ailleurs, de très bonne heure, en relation avec l’un des principaux personnages du cortège de Dionysos, avec Pan, dont le culte était associé au sien à Thèbes, au temps de Pindare. « Pan, disait le poète, est le compagnon de la Grande Mère, le chien qui la suit<ref>''Pyth.'' {{rom-maj|III}}, 77 ; {{abr|Fragm.|Fragments}}72 et 73, {{éd.}} Bergk.</ref>. » Sur le bas-relief connu, consacré par Adamas aux Nymphes, on voit, en effet, Pan assis, jouant de la syrinx, au-dessus de la grotte où Cybèle et les Nymphes accueillent la procession des suppliants<ref>{{lang|en|Stuart, ''Antiq. of Athens''}}, {{rom-maj|IV}}, {{chap.}}{{rom|vi}}, {{pl.}}{{rom|v}} ; {{lang|de|Müller-Wieseler}}, {{t.}}{{rom-maj|II}}, {{pl.}}{{rom|lxiii}}, {{n°}}814. Cf. 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D’autres monuments, ceux qui représentent les noces de Cadmus et d’Harmonia, nous montrent Cybèle assise au milieu de toutes les autres divinités debout<ref>{{lang|de|Zoega, ''Bassiril. ant.''}} {{rom-maj|I}}, 2 ; {{lang|de|Millin, ''Galler. Mythol.''}} {{pl.}}{{rom|xcix}}, {{n°|397}}.</ref> ; elle fait donc partie de la société de l’Olympe. Cybèle paraît avoir été spécialement associée à Hermès, si toutefois il faut reconnaître Hermès dans le personnage qui, sur plusieurs bas-reliefs votifs, se tient debout, une aiguière dans la main droite, à côté de Cybèle<ref>{{lang|de|Conze, ''Arch. Zeitung''}}. 1880, {{pg|expl=pages}}1-10, {{pl.}}{{rom|i-iv}}. Cf. {{lang|de|Körte, ''Mittheil. d. arch. Inst.''}} {{rom-maj|III}}, {{pg}}397 {{sqq.}}</ref>. Cet Hermès serait l’Hermès-Kadmilos dont le culte, à Samothrace et ailleurs, était étroitement lié à celui du groupe des divinités chthoniennes, groupe dont Cybèle, par suite de son assimilation à Dèmèter, ferait partie. 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''Culte de Cybèle et d’Attis à Rome''. — Le culte de Cybèle s’introduisit à Rome plus tard qu’en Grèce. Pendant la seconde guerre punique, les décemvirs découvrirent dans les livres Sibyllins un oracle qui promettait à Rome la victoire, à la condition que la Mère de l’Ida (''{{lang|la|Mater Idæa}}'') fût transportée de Pessinonte à Rome. Au même moment, la Pythie consultée prédisait un triomphe éclatant pour le peuple romain. Il n’y avait pas à hésiter. En l’an 203, une ambassade solennelle fut envoyée au roi Attale, qui conduisit lui-même les députés à Pessinonte, où il remit entre leurs mains la pierre sacrée « qui aux yeux des gens du pays était la Mère des Dieux<ref>T. Liv. {{rom-maj|XXIX}}, 10, 4 ; 11, 5, 8.</ref> ». Aussitôt un député prit les devants, porteur de cette bonne nouvelle ; il avertissait en même temps que, suivant le conseil du dieu de Delphes, la déesse, à son arrivée à Rome, devait être reçue par le plus honnête homme de la ville. Ce fut en 204 que le vaisseau qui portait la déesse arriva à Terracine. Publius Scipion Nasica, déclaré par le sénat l’homme le plus honnête de la république, alla, avec une suite de matrones, à la rencontre de la déesse jusqu’à Ostie. Il monta sur le navire, reçut la pierre sacrée des mains des prêtres phrygiens et la remit aux dames romaines qui, en s’en chargeant à tour de rôle, l’apportèrent à Rome, où elle fut déposée dans le temple de la Victoire sur le Palatin<ref>{{Ibid.|cap}} 14.</ref>. Chez Ovide, ce fait est devenu une légende. Quand le vaisseau touche à Ostie, la ville entière se porte à sa rencontre, le peuple, les chevaliers, le sénat, les femmes, les jeunes filles, et parmi elles les Vestales. On essaie de faire remonter le Tibre au navire, mais il s’engrave dans le sable ; il est impossible de le remettre à flot. C’est alors qu’une Vestale, dont la réputation était compromise, Claudia Quinta, s’avance devant tout le peuple. Elle supplie la déesse de la suivre, de témoigner ainsi qu’elle est pure et sans tache ; et aussitôt, par un léger effort, au moyen de sa ceinture, elle dégage le vaisseau du banc de sable<ref>{{lang|la|Ovid. ''Fast.''}} {{rom-maj|IV}}, 247 {{sqq.}} Cf. {{lang|la|Julian. ''Orat.''}} {{rom-maj|V}}, {{pg|expl=pages}}159-160. Tite Live fait une simple allusion à cet événement. Chez lui, {{lang|la|Claudia Quinta}} n’est pas une Vestale, mais une matrone. Cf. {{lang|la|Cic. ''Pro Coelio''}}, 14, 34 ; {{lang|la|Sueton. ''Tib.''}} 2 ; Valer. Max. {{rom-maj|I}}, 8, 11 ; Sil. Italic. {{rom-maj|XVII}}, 1-47 ; Herodian. {{rom-maj|I}}, 11 ; {{lang|la|Macrob. ''Sat.''}} {{rom-maj|II}}, 5, 4.</ref>. Claudia Quinta, qui avait rendu un tel service à la république, devint plus tard, sous le nom de ''{{lang|la|Navisalvia}}'', une sorte de déesse protectrice de la navigation du Tibre<ref>''{{lang|la|Corp. inscr. lat.}}'' {{rom-maj|VI}}, 492. Orelli, 1906.</ref>. Le bas-relief d’un autel trouvé sur les bords du fleuve, bas-relief consacré à la Mère des {{Img float-p |file=Claudia Quinta et la Mère des dieux.jpg |align=center|width=400px|padt=20px|padb=20px |cap={{Fig.|2243|cap}}. — Claudia Quinta et la Mère des dieux. |capalign=center |style=font-size:12px}} Dieux et à {{lang|la|Navisalvia}}<ref>''{{lang|la|Mus. Capit.}}'' {{rom-maj|IV}}, 57 ; {{lang|de|Millin, ''Galer. Myth.''}} {{pl.}}{{rom|iv}}, {{n°}}10 ; {{lang|de|Müller-Wieseler}}, {{t.}}{{rom-maj|II}}, {{pl.}}{{rom|lxiii}}, {{n°}}816.</ref> nous offre l’image de ce fait merveilleux ({{fig.}}2243). Sur ce monument, comme sur les<noinclude> <references/></noinclude> a69x3qtf1nbtrf7dchwuavut3gt60gy Page:Mémoires de l’Académie des sciences, Tome 28.djvu/477 104 4938270 15914755 2026-07-11T06:16:57Z Hilarion~frwiki 89559 /* Corrigée */ 15914755 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Hilarion~frwiki" /></noinclude> où nous devons mettre pour <math>\mathrm{R}</math> l’expression simple à laquelle nous supposons que cette fonction se réduise. Nous aurons ainsi}} {{g|<math>\begin{align} \frac{d(h+g+l)}{dt}=&n-\frac{n'^2}n\left[1-\frac92\gamma^2+\frac98e^2+\frac32e'^2-\frac{259}{16}\frac{n'^2}{n^2}\right]\\ &-\frac{n'^2}n\left[\left(\frac{855}{32}e-\frac{765}8\gamma^2e+\frac{1095}{32}e^3-\frac{14535}{64}ee'^2\right)\frac{n'^2}{n^2}\right.\\ &\qquad\qquad\qquad\qquad\qquad\qquad\qquad\qquad \left.+75e\frac{n'^3}{n^3}+\frac{209033}{512}e\frac{n'^4}{n^4}+\frac{525}{64}e\frac{a^2}{a'^2}\right]\cos\theta, \end{align}</math>|fs=70%}} {{g|<math>\frac{dh}{dt}=-\frac34\frac{n'^2}n-\frac{n'^4}{n^3}\left[\frac{45}8e+12e\frac{n'}n\right]\cos\theta\,;</math>|fs=70%}} {{SA|d’où, en remplaçant <math>a,\gamma,e,\theta</math> par leurs valeurs en <math>t</math> données par les formules (E’{{Ind|18}}), (F’{{Ind|18}}), (G’{{Ind|18}}), (H’{{Ind|18}}), puis intégrant, nous tirerons}} {{MathForm1|{{Taille|(K{{Ind|18}})|140}}|<math>\left\{ \begin{align} h+g+l=&\frac15(h)+\frac15(g)+\frac15(4h'+4g'+4l')+\frac15(\theta_0+h_0+g_0)(t+c)\\ &-\left[\left(\frac{225}{32}e_0-\frac{207}8\gamma^2_0e_0+\frac{591}{64}e^3_0-\frac{3825}{64}e_0e'^2\right)\frac{n'^4}{n^4_0}\right.\\ &\qquad\qquad\qquad\qquad \left.+\frac{1023}{40}e_0\frac{n'^5}{n^5_0}+\frac{1713211}{12800}e_0\frac{n'^6}{n^6_0}+\frac{147}{64}e_0\frac{n'^2}{n^2_0}\cdot\frac{a^2_0}{a'^2}\right]\sin\theta_0(t+c),\\ \end{align}\right.</math>|fs=70%}} {{MathForm1|{{Taille|(L{{Ind|18}})|140}}|align=left|{{espaces|5}}<math>h=(h)+h_0(t+c)-\left[\frac98e_0\frac{n'^4}{n^4_0}+\frac{33}{10}e_0\frac{n'^5}{n^5_0}\right]\sin\theta_0(t+c).</math>|fs=70%}} {{SA|<math>(h)</math> et <math>(g)</math> sont les deux constantes introduites par l’intégration ({{n°}}21) ; <math>h_0</math> et <math>g_0</math> sont des quantités qui, comme <math>\theta_0,</math> dépendent de <math>n_0,e_0,\gamma,n',e',</math> mais dont nous ne donnons pas les valeurs, parce que nous n’en avons pas besoin. La forme sous laquelle nous avons mis la partie non périodique de la valeur de <math>h+g+l</math> vient de ce que l’on a}} {{c|<math>h+g+l=\frac15\theta+\frac15h+\frac15g+\frac15(4h'+4g'+4l').</math>|fs=70%}} Les six formules (E’{{Ind|18}}), (F’{{Ind|18}}), (G’{{Ind|18}}), (H’{{Ind|18}}), (K{{Ind|18}}), (L{{Ind|18}}), constituent les intégrales de nos six équations différentielles, dans le cas où la fonction <math>\mathrm{R}</math> y est supposée réduite aux deux termes (1) et (222) ; dès lors nous n’avons plus qu’à appliquer la règle du {{n°}}29, et nous serons conduits à effectuer la transformation suivante :<noinclude> <references/></noinclude> fxeq5zi9tmox5qw6bpihwvabzp2a0y7 Livre:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu 112 4938271 15914757 2026-07-11T06:21:51Z Cunegonde1 52509 Page créée avec «  » 15914757 proofread-index text/x-wiki {{:MediaWiki:Proofreadpage_index_template |Type=book |Titre=[[Fredi en ménage]] |Sous_titre= |Volume= |Auteur=[[Auteur:Max Des Vignons|Max Des Vignons]] |Traducteur= |Editeur_scientifique= |Illustrateur=G. Smit |Editeur=Librairie Artistique |School= |Lieu=Paris |Annee=1930 |Publication= |Bibliotheque=[https://go.gale.com/ps/anonymous?id=GALE{{!}}VYALEA481590746 British Library] |Clef= |wikidata_item= |BNF_ARK= |Source=djvu |Image=4 |Avancement= |Compilation=false |Pages=<Pagelist 1to3=&middot; 4=Couv. 5=Ft. 6=&middot; 7=Gt. 8=&middot; 9=5 20=&middot; 25=Pl. 26=&middot; 46=&middot; 49=Pl. 50=&middot; 55=Pl. 56=&middot; 62=&middot; 81=Pl-Ht. 82=&middot; 83=77 93=Pl.Ht. 94=&middot; 95=87 103=Pl. 104=&middot; 120=&middot; 129=Pl. 130=&middot; 146=&middot; 149=Pl. 150=&middot; 186=&middot; 189=Pl.Ht. 190=&middot; 191=Pl. 192=&middot; 193=183 195=Pl. 196=&middot; 201=Pl. 202=&middot; 217=Pl.Ht. 218=&middot; 219=207 220=Impr. 221=TdM 222to225=&middot; /> |Tomes=[[Livre:Des Vignons - Fredi à l’école, 1929.djvu|Fredi à l’école]] ; [[Livre:Des Vignons - Fredi s’amuse, 1929.djvu|Fredi s’amuse]] ; [[Livre:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu|Fredi en ménage]] |Sommaire={{Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu}} |Epigraphe= |Width= |Css= }} k4qr5hs3157zu43oisbbj783dgiajw6 15915026 15914757 2026-07-11T07:12:17Z Cunegonde1 52509 15915026 proofread-index text/x-wiki {{:MediaWiki:Proofreadpage_index_template |Type=book |Titre=[[Fredi en ménage]] |Sous_titre= |Volume= |Auteur=[[Auteur:Max Des Vignons|Max Des Vignons]] |Traducteur= |Editeur_scientifique= |Illustrateur=G. 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Bertrand avait disparu dans la tourmente, Xavier seul lui restait. Mais un Xavier débauché, vieilli, qui avait désormais abandonné toute espérance. Tante Jeannie était morte, laissant à son neveu tout son bien. Malgré son bonnet de paysanne, elle était riche et Fredi, du jour au lendemain, se vit à l’abri du besoin. La guerre naturellement avait désorganisé les cours, le jeune homme ne se découragea point, mais ne travailla plus, en vue d’examen. Dès que l’héritage de tante Jeannie lui eut assuré la sécurité matérielle, il se plongea dans un labeur, intéressant pour lui seul. L’armistice le surprit dans un petit appartement qu’il avait meublé avec goût.<noinclude></noinclude> eczxttk2p7n0f26v83q5akqpbx0ty8s 15915041 15914759 2026-07-11T07:19:06Z Cunegonde1 52509 /* Corrigée */ 15915041 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude><nowiki/> {{T2|I|mt=4em|mb=2em}} La guerre avait jeté sur le cœur et l’esprit de Fredi comme un voile d’insurmontable mélancolie. Bertrand avait disparu dans la tourmente, Xavier seul lui restait. Mais un Xavier débauché, vieilli, qui avait désormais abandonné toute espérance. Tante Jeannie était morte, laissant à son neveu tout son bien. Malgré son bonnet de paysanne, elle était riche et Fredi, du jour au lendemain, se vit à l’abri du besoin. La guerre naturellement avait désorganisé les cours, le jeune homme ne se découragea point, mais ne travailla plus, en vue d’examen. 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À lui, cela était interdit à jamais. Pendant la guerre, entraîné par le hasard, il avait tenté une nouvelle expérience. Une jeune hétaïre, attirée par sa beauté d’éphèbe, l’avait entraîné dans une chambre d’hôtel. Auprès d’un beau corps, ferme et juvénile, il était demeuré craintif et morne. Sa compagne avait essayé de le stimuler, il s’abandonna lui-même à des rêves priapiques. Tout fut en vain, il se sauva honteusement, avec aux lèvres une imprécation. Dès ce jour, la femme lui devint odieuse, définitivement ; il la haït pour sa propre faiblesse. Le même soir, il courut auprès de Xavier et retrouva instantanément sa vigueur. Ce fut son dernier essai ; il évita la {{tiret|compa|gnie}}<noinclude></noinclude> symvgcn4uqb4d2kdrkrtrcnrqxlexa5 15915042 15914761 2026-07-11T07:19:13Z Cunegonde1 52509 /* Corrigée */ 15915042 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude><nowiki/> Xavier gardait toujours sa chambre à l’hôtel, comprenant qu’il ne devait pas embarrasser la vie du jeune homme. Celui-ci perçut mieux alors la solitude et ce sentiment le frappa pour la première fois. Il se prenait souvent à regarder autour de lui et ne croyait voir que couples heureux. Il aurait voulu maintenant ressembler à tous ces noceurs qui trouvaient le bonheur auprès d’une femme. À lui, cela était interdit à jamais. Pendant la guerre, entraîné par le hasard, il avait tenté une nouvelle expérience. Une jeune hétaïre, attirée par sa beauté d’éphèbe, l’avait entraîné dans une chambre d’hôtel. Auprès d’un beau corps, ferme et juvénile, il était demeuré craintif et morne. Sa compagne avait essayé de le stimuler, il s’abandonna lui-même à des rêves priapiques. Tout fut en vain, il se sauva honteusement, avec aux lèvres une imprécation. Dès ce jour, la femme lui devint odieuse, définitivement ; il la haït pour sa propre faiblesse. Le même soir, il courut auprès de Xavier et retrouva instantanément sa vigueur. Ce fut son dernier essai ; il évita la {{tiret|compa|gnie}}<noinclude></noinclude> n7xtrayhybublh586lhx74y788skbnu Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/11 104 4938274 15914762 2026-07-11T06:23:06Z SodiumBot 145972 /* Page non corrigée */ Cunegonde1: split automated match and split edit, revert if incorrect 15914762 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>{{tiret2|compa|gnie}} des femmes qui lui causait de plus en plus une terreur indéfinissable. Afin de tromper sa sentimentalité, il versa dans le pacifisme, mais un pacifisme morbide, aspirant à se sacrifier pour la cause universelle. Après l’armistice, il retourna une fois chez ses parents. Il y demeura quelques jours qui furent, pour lui, une perpétuelle souffrance. Masseret était en retraite et passait ses après-midi au café, à d’interminables parties de manille. Il rentrait le soir, absolument ivre, sacrant et bavant. À ce moment, Fredi, au comble du dégoût, se sauvait dans sa chambre, laissant sa mère en face de l’ivrogne. La pauvre femme se débattait au milieu de mille difficultés. Masseret considérant que Fredi maintenant était suffisamment riche, du fait de l’héritage de sa tante, prétendait ne plus se priver de rien. Lentement, mais avec persévérance, il rongeait le modeste capital, amassé pendant toute une vie commune par {{Mme|Masseret|nx}}. En réalité, il avait toujours escompté la fortune de sa sœur pour lui permettre de goûter au luxe, à la fin de sa vie. De ce que cet argent<noinclude></noinclude> 85fft93lefpdk5jc1vi6cw3271gdbiq 15915043 15914762 2026-07-11T07:19:23Z Cunegonde1 52509 /* Corrigée */ 15915043 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude>{{tiret2|compa|gnie}} des femmes qui lui causait de plus en plus une terreur indéfinissable. Afin de tromper sa sentimentalité, il versa dans le pacifisme, mais un pacifisme morbide, aspirant à se sacrifier pour la cause universelle. Après l’armistice, il retourna une fois chez ses parents. Il y demeura quelques jours qui furent, pour lui, une perpétuelle souffrance. Masseret était en retraite et passait ses après-midi au café, à d’interminables parties de manille. Il rentrait le soir, absolument ivre, sacrant et bavant. À ce moment, Fredi, au comble du dégoût, se sauvait dans sa chambre, laissant sa mère en face de l’ivrogne. La pauvre femme se débattait au milieu de mille difficultés. Masseret considérant que Fredi maintenant était suffisamment riche, du fait de l’héritage de sa tante, prétendait ne plus se priver de rien. Lentement, mais avec persévérance, il rongeait le modeste capital, amassé pendant toute une vie commune par {{Mme|Masseret|nx}}. En réalité, il avait toujours escompté la fortune de sa sœur pour lui permettre de goûter au luxe, à la fin de sa vie. De ce que cet argent<noinclude></noinclude> 880qugk0v5tze33gnyo22uaoqdk7yk7 Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/12 104 4938275 15914763 2026-07-11T06:23:16Z SodiumBot 145972 /* Page non corrigée */ Cunegonde1: split automated match and split edit, revert if incorrect 15914763 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>lui avait échappé, il gardait à son fils une sourde rancune. Fredi ne trouvait donc, au sein de la famille, ce qu’il cherchait désespérément : un attachement sincère, la possibilité de se dévouer. Certes, il plaignait sa mère et lui conseillait une rupture brutale. Néanmoins, il ne se sentait point en confiance auprès d’elle, obligé comme toujours de jouer un rôle, de cacher honteusement le fond de son cœur. C’était surtout cette perpétuelle nécessité de paraître autrement qu’il n’était réellement, qui la poussait à la mélancolie. Son père quand il se trouvait en sa présence, ironisait encore comme jadis, essayant de le traiter de haut, de l’appeler galopin. Il haussait les épaules avec froideur, ne cachant plus qu’il avait mesuré cette supériorité à sa juste valeur. Mais s’il prenait sa mère en pitié, il ne la jugeait pas moins sainement. Il voyait son pauvre caractère étriqué, l’empêchant de regarder au-delà son minime domaine, c’est-à-dire sa maison. Il revint à Paris absolument désorienté ; il<noinclude></noinclude> t5x97gah8tw1cioxxuxc3tsi5x7ljk2 15915044 15914763 2026-07-11T07:19:34Z Cunegonde1 52509 /* Corrigée */ 15915044 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude>lui avait échappé, il gardait à son fils une sourde rancune. Fredi ne trouvait donc, au sein de la famille, ce qu’il cherchait désespérément : un attachement sincère, la possibilité de se dévouer. Certes, il plaignait sa mère et lui conseillait une rupture brutale. Néanmoins, il ne se sentait point en confiance auprès d’elle, obligé comme toujours de jouer un rôle, de cacher honteusement le fond de son cœur. C’était surtout cette perpétuelle nécessité de paraître autrement qu’il n’était réellement, qui la poussait à la mélancolie. Son père quand il se trouvait en sa présence, ironisait encore comme jadis, essayant de le traiter de haut, de l’appeler galopin. Il haussait les épaules avec froideur, ne cachant plus qu’il avait mesuré cette supériorité à sa juste valeur. Mais s’il prenait sa mère en pitié, il ne la jugeait pas moins sainement. Il voyait son pauvre caractère étriqué, l’empêchant de regarder au-delà son minime domaine, c’est-à-dire sa maison. Il revint à Paris absolument désorienté ; il<noinclude></noinclude> 45v3nja6ag8yd5rhn4u1f3rk3f8dk2o Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/13 104 4938276 15914764 2026-07-11T06:23:26Z SodiumBot 145972 /* Page non corrigée */ Cunegonde1: split automated match and split edit, revert if incorrect 15914764 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>sentait que désormais il était bien seul dans la vie, que nul ne le comprendrait et aussi que nul ne l’aimerait comme il souhaitait être aimé. L’avenir lui apparaissait sombre soudainement et il versa dans une véritable crise de neurasthénie. Ce fut encore Xavier qui le ramena à l’espoir, lui offrant son propre exemple. Lui aussi avait erré tristement par la vie, sans une affection sincère jusqu’au jour où il avait rencontré le jeune homme. Lui aussi était un abandonné contraint de jouer un rôle. Et s’il avait avoué la vérité, l’on aurait eu pour lui que dédain et moquerie, quand il avait besoin de beaucoup de pitié. Fredi au moins avait ses livres, lui manquait même de ce suprême secours. La crise du jeune homme dura trois bons mois, durant lesquels il resta presque continuellement enfermé chez lui. Il vivait dans la pénombre, fuyant peureusement la grande lumière. Les double rideaux de ses fenêtres se trouvaient toujours à demi-fermés et quoique l’on fût au printemps, l’électricité brûlait dès une heure de l’après-midi. Durant ce temps, il travailla fébrilement à des<noinclude></noinclude> gf3dbr6b6r00or4g6k5my7ftwqr24u1 15915045 15914764 2026-07-11T07:19:43Z Cunegonde1 52509 /* Corrigée */ 15915045 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude>sentait que désormais il était bien seul dans la vie, que nul ne le comprendrait et aussi que nul ne l’aimerait comme il souhaitait être aimé. L’avenir lui apparaissait sombre soudainement et il versa dans une véritable crise de neurasthénie. Ce fut encore Xavier qui le ramena à l’espoir, lui offrant son propre exemple. Lui aussi avait erré tristement par la vie, sans une affection sincère jusqu’au jour où il avait rencontré le jeune homme. Lui aussi était un abandonné contraint de jouer un rôle. Et s’il avait avoué la vérité, l’on aurait eu pour lui que dédain et moquerie, quand il avait besoin de beaucoup de pitié. Fredi au moins avait ses livres, lui manquait même de ce suprême secours. La crise du jeune homme dura trois bons mois, durant lesquels il resta presque continuellement enfermé chez lui. Il vivait dans la pénombre, fuyant peureusement la grande lumière. Les double rideaux de ses fenêtres se trouvaient toujours à demi-fermés et quoique l’on fût au printemps, l’électricité brûlait dès une heure de l’après-midi. Durant ce temps, il travailla fébrilement à des<noinclude></noinclude> igx117znsxjulgbbn3ly73gg8m8h2qi Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/14 104 4938277 15914765 2026-07-11T06:23:36Z SodiumBot 145972 /* Page non corrigée */ Cunegonde1: split automated match and split edit, revert if incorrect 15914765 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>recherches d’histoire sur le moyen-âge. Cette période, si loin de notre civilisation l’intriguait. Et lorsqu’il eut achevé cette tâche, il eut l’idée de l’envoyer à une revue s’occupant de ces questions. En réponse lui vinrent des offres avantageuses et quelques compliments. Il en fut étonné et brusquement l’avenir parut s’éclaircir. Il se découvrait soudain un but, un attrait jusque-là ignoré. Il eut la sensation d’avoir créé quelque chose, d’avoir apporté son effort à l’éternel labeur collectif. Il passa aussi vite de la tristesse à la gaieté qu’il s’était enfoncé dans la mélancolie. Il sortit vraiment pour la première fois, le jour où il reçut cette réponse et il entraîna joyeusement Xavier dîner en un établissement élégant. Ses idées de luxe le reprirent aussitôt, à la vue de ce clinquant de restaurant. Il les avait abandonnées, les jugeant irréalisables avec ses maigres rentes. Mais maintenant un capital-travail venait s’ajouter au capital-argent et tous les espoirs lui semblaient permis. Il était ce soir-là en frac, mince, dégagé, efféminé beaucoup, avec sa jolie tête blonde, ses traits menus, le bleu très doux de ses yeux. Une<noinclude></noinclude> ox883vua6zz3kkdgat902enb8jwb18h 15915111 15914765 2026-07-11T07:35:38Z Cunegonde1 52509 /* Corrigée */ 15915111 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude>recherches d’histoire sur le moyen-âge. Cette période, si loin de notre civilisation l’intriguait. Et lorsqu’il eut achevé cette tâche, il eut l’idée de l’envoyer à une revue s’occupant de ces questions. En réponse lui vinrent des offres avantageuses et quelques compliments. Il en fut étonné et brusquement l’avenir parut s’éclaircir. Il se découvrait soudain un but, un attrait jusque-là ignoré. Il eut la sensation d’avoir créé quelque chose, d’avoir apporté son effort à l’éternel labeur collectif. Il passa aussi vite de la tristesse à la gaieté qu’il s’était enfoncé dans la mélancolie. Il sortit vraiment pour la première fois, le jour où il reçut cette réponse et il entraîna joyeusement Xavier dîner en un établissement élégant. Ses idées de luxe le reprirent aussitôt, à la vue de ce clinquant de restaurant. Il les avait abandonnées, les jugeant irréalisables avec ses maigres rentes. Mais maintenant un capital-travail venait s’ajouter au capital-argent et tous les espoirs lui semblaient permis. Il était ce soir-là en frac, mince, dégagé, efféminé beaucoup, avec sa jolie tête blonde, ses traits menus, le bleu très doux de ses yeux. Une<noinclude></noinclude> l6ddjzd2frqxxoztex6t8w958h918bp Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/15 104 4938278 15914766 2026-07-11T06:23:46Z SodiumBot 145972 /* Page non corrigée */ Cunegonde1: split automated match and split edit, revert if incorrect 15914766 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>joie se reflétait sur son visage, mettant une lueur dans ses prunelles. Les femmes le regardaient ; il n’y prit garde. Mais lorsqu’un homme le considérait un instant, une révolution se produisait en lui. Se méfiant de lui-même, conscient de sa timidité, il s’enfermait en une hautaine froideur qui lui procurait une attitude. Ses gestes étaient réduits au strict minimum et il ne semblait rien voir autour de lui. Cela accroissait la distinction affinée de sa personne tout entière. Ils restèrent longtemps à table, caressant leur gourmandise. Quand ils sortirent, il était tard et ils s’en furent à pied, vers l’Opéra, se tenant par le bras. Xavier avait l’impression que les beaux jours de jadis étaient revenus. Il se trompait ; son compagnon fixait déjà l’avenir, donnant libre cours à ses aspirations secrètes. Il aimait bien Xavier, il éprouvait à son égard un solide attachement et dans l’intimité, restait pour lui ce qu’il avait toujours été, l’ami viril. Cependant cela ne suffisait pas, le souvenir de Bertrand lui revenait à l’esprit et il rêvait encore une fois de découvrir ce qu’il appelait naïvement et avec sincérité l’âme sœur.<noinclude></noinclude> brrxhgsb1d4f4yhu6h4eppzbusj3c85 15915050 15914766 2026-07-11T07:21:22Z Cunegonde1 52509 /* Corrigée */ 15915050 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude>joie se reflétait sur son visage, mettant une lueur dans ses prunelles. Les femmes le regardaient ; il n’y prit garde. Mais lorsqu’un homme le considérait un instant, une révolution se produisait en lui. Se méfiant de lui-même, conscient de sa timidité, il s’enfermait en une hautaine froideur qui lui procurait une attitude. Ses gestes étaient réduits au strict minimum et il ne semblait rien voir autour de lui. Cela accroissait la distinction affinée de sa personne tout entière. Ils restèrent longtemps à table, caressant leur gourmandise. Quand ils sortirent, il était tard et ils s’en furent à pied, vers l’Opéra, se tenant par le bras. Xavier avait l’impression que les beaux jours de jadis étaient revenus. Il se trompait ; son compagnon fixait déjà l’avenir, donnant libre cours à ses aspirations secrètes. Il aimait bien Xavier, il éprouvait à son égard un solide attachement et dans l’intimité, restait pour lui ce qu’il avait toujours été, l’ami viril. Cependant cela ne suffisait pas, le souvenir de Bertrand lui revenait à l’esprit et il rêvait encore une fois de découvrir ce qu’il appelait naïvement et avec sincérité l’âme sœur.<noinclude></noinclude> d6trezgt2alqjkqxkewr0xve19giuzs Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/16 104 4938279 15914767 2026-07-11T06:23:56Z SodiumBot 145972 /* Page non corrigée */ Cunegonde1: split automated match and split edit, revert if incorrect 15914767 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude><nowiki/> Il eut soudain hâte de quitter Xavier et ils prirent un taxi qui les ramena au logement du jeune homme et de là, le sexagénaire s’en fut chez lui. Fredi courut à sa chambre, et {{Corr|fièvreusement|fiévreusement}} se dévêtit entièrement pour s’allonger sur son lit. Ses rêves anciens le reprirent, c’était la réaction au travail trop longtemps soutenu qui se produisait avec une sorte de brutalité. Il s’endormit au matin seulement ; il était brisé quoique comme toujours il eut évité une solution naturelle, retenu encore par son dégoût instinctif. Cette solution, il l’admettait chez ses amis, mais jamais pour lui-même. Il n’y avait rien de raisonné en cette répugnance, le besoin matériel de se rapprocher de la féminité l’y poussait. D’ailleurs cette solution ne lui procurait aucune satisfaction réelle et jamais il n’éprouvait le besoin véritable qu’elle se réalisât. Le lendemain très tôt, il se rendit à là revue où on lui confirma les conditions. Il n’en fut pas absolument heureux, la première joie déjà était évanouie, il se produisait en lui un immense relâchement moral.<noinclude></noinclude> iglykn9oy8e3t6x9szd1rm9k5nt7ulu 15915052 15914767 2026-07-11T07:21:32Z Cunegonde1 52509 /* Corrigée */ 15915052 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude><nowiki/> Il eut soudain hâte de quitter Xavier et ils prirent un taxi qui les ramena au logement du jeune homme et de là, le sexagénaire s’en fut chez lui. Fredi courut à sa chambre, et {{Corr|fièvreusement|fiévreusement}} se dévêtit entièrement pour s’allonger sur son lit. Ses rêves anciens le reprirent, c’était la réaction au travail trop longtemps soutenu qui se produisait avec une sorte de brutalité. Il s’endormit au matin seulement ; il était brisé quoique comme toujours il eut évité une solution naturelle, retenu encore par son dégoût instinctif. Cette solution, il l’admettait chez ses amis, mais jamais pour lui-même. Il n’y avait rien de raisonné en cette répugnance, le besoin matériel de se rapprocher de la féminité l’y poussait. D’ailleurs cette solution ne lui procurait aucune satisfaction réelle et jamais il n’éprouvait le besoin véritable qu’elle se réalisât. Le lendemain très tôt, il se rendit à là revue où on lui confirma les conditions. Il n’en fut pas absolument heureux, la première joie déjà était évanouie, il se produisait en lui un immense relâchement moral.<noinclude></noinclude> ohdp2hbo0bi3pnk1ww5gvk0nz982dtq Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/17 104 4938280 15914768 2026-07-11T06:24:06Z SodiumBot 145972 /* Page non corrigée */ Cunegonde1: split automated match and split edit, revert if incorrect 15914768 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude><nowiki/> Jusque là, il avait eu l’énergie soutenue par le travail. Maintenant ce dernier ressort lui échappait. La sexualité enfermée en son être sans qu’il le notât précisément, semblait remonter à fleur de peau, créer en lui un besoin morbide indéfinissable. Après cette visite, il rentra chez lui, précipitamment, ayant hâte de retrouver sa chère solitude. Tout habillé, comme lorsqu’il était étudiant, il se jeta sur son lit et s’abandonna au rêve qui endort. Courant après une insaisissable chimère, il ne s’apercevait pas de l’heure qui passait. Xavier en arrivant vers midi le surprit ainsi. Il eut un mot de reproche, réclamant sa part, mais Fredi anéanti ne fut capable que de balbutier quelques mots d’excuse. L’ami se tut tristement ; il connaissait également ces instants d’exaspération sans but, sans désir précis, avec l’impossibilité de réaliser une union normale. Il entraîna le jeune homme au dehors, l’emmenant déjeuner en un restaurant élégant des boulevards. Il espérait le distraire, le tirer de cette angoisse sensuelle qui lui pesait sur la nuque comme un casque de plomb.<noinclude></noinclude> gqdg5jsbnja3r6j9ld67zstnzs92wb7 15915053 15914768 2026-07-11T07:21:39Z Cunegonde1 52509 /* Corrigée */ 15915053 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude><nowiki/> Jusque là, il avait eu l’énergie soutenue par le travail. Maintenant ce dernier ressort lui échappait. La sexualité enfermée en son être sans qu’il le notât précisément, semblait remonter à fleur de peau, créer en lui un besoin morbide indéfinissable. Après cette visite, il rentra chez lui, précipitamment, ayant hâte de retrouver sa chère solitude. Tout habillé, comme lorsqu’il était étudiant, il se jeta sur son lit et s’abandonna au rêve qui endort. Courant après une insaisissable chimère, il ne s’apercevait pas de l’heure qui passait. Xavier en arrivant vers midi le surprit ainsi. Il eut un mot de reproche, réclamant sa part, mais Fredi anéanti ne fut capable que de balbutier quelques mots d’excuse. L’ami se tut tristement ; il connaissait également ces instants d’exaspération sans but, sans désir précis, avec l’impossibilité de réaliser une union normale. Il entraîna le jeune homme au dehors, l’emmenant déjeuner en un restaurant élégant des boulevards. Il espérait le distraire, le tirer de cette angoisse sensuelle qui lui pesait sur la nuque comme un casque de plomb.<noinclude></noinclude> ksmtj0onnggzwycvllzy22qqcr6e8vm Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/18 104 4938281 15914769 2026-07-11T06:24:16Z SodiumBot 145972 /* Page non corrigée */ Cunegonde1: split automated match and split edit, revert if incorrect 15914769 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude><nowiki/> Pourtant il savait que ses efforts resteraient illusoires. Fredi demeura maussade sans cause, parlant peu, écoutant à peine. Il fallut revenir au logis de bonne heure, le bruit, le mouvement des rues, jusqu’à la lumière lui causaient une gêne insurmontable. Quand il se revit dans sa chambre aux rideaux à demi-tirés, il éprouva une subite sensation de bien-être. Avec un rire trouble, il s’allongea sur le divan et indifférent presque, s’abandonna. Xavier était près de lui, s’ingéniant à éveiller un besoin matériel, physique. Il ne voyait, auprès de lui, qu’une loque misérable et aveulie. Fredi finit par s’endormir, d’un sommeil lourd, l’esprit paralysé par la débauche de rêve précédente. Xavier, toujours tendre, le veilla, surveillant sur ses traits affinés, l’éloignement progressif de la fatigue. Dès qu’il vit ses paupières tressaillir, il se sauva à la cuisine et lorsque le jeune homme ouvrit les yeux, il lui apporta une tasse de thé. Fredi, allongé sur le divan, le corps roulé dans un peignoir léger, s’alanguissait mollement. Il grignotait des gâteaux avec une gourmandise puérile, souriant à l’ami dévoué.<noinclude></noinclude> f1w6ip6owa5tvnhu4mw4ru3biaf0c2t 15915054 15914769 2026-07-11T07:21:45Z Cunegonde1 52509 /* Corrigée */ 15915054 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude><nowiki/> Pourtant il savait que ses efforts resteraient illusoires. Fredi demeura maussade sans cause, parlant peu, écoutant à peine. Il fallut revenir au logis de bonne heure, le bruit, le mouvement des rues, jusqu’à la lumière lui causaient une gêne insurmontable. Quand il se revit dans sa chambre aux rideaux à demi-tirés, il éprouva une subite sensation de bien-être. Avec un rire trouble, il s’allongea sur le divan et indifférent presque, s’abandonna. Xavier était près de lui, s’ingéniant à éveiller un besoin matériel, physique. Il ne voyait, auprès de lui, qu’une loque misérable et aveulie. Fredi finit par s’endormir, d’un sommeil lourd, l’esprit paralysé par la débauche de rêve précédente. Xavier, toujours tendre, le veilla, surveillant sur ses traits affinés, l’éloignement progressif de la fatigue. Dès qu’il vit ses paupières tressaillir, il se sauva à la cuisine et lorsque le jeune homme ouvrit les yeux, il lui apporta une tasse de thé. Fredi, allongé sur le divan, le corps roulé dans un peignoir léger, s’alanguissait mollement. Il grignotait des gâteaux avec une gourmandise puérile, souriant à l’ami dévoué.<noinclude></noinclude> 7hlt6mo8gmc23djckr3fjeniozzir0i Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/19 104 4938282 15914770 2026-07-11T06:24:26Z SodiumBot 145972 /* Page non corrigée */ Cunegonde1: split automated match and split edit, revert if incorrect 15914770 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude><nowiki/> Il avait des poses d’une charmante féminité, d’une grâce souvent pleine de mièvrerie. Ce ne fut que vers le soir qu’il parut reprendre un peu d’énergie. Il se leva et s’habilla, vêtant le frac qui moulait son corps gracile. Comme il devait prochainement toucher de l’argent à la revue, il se permit de puiser à l’avance dans le pécule de ses petites rentes accumulées. Ils purent ainsi dîner dans un restaurant réservé à la clientèle de luxe et ils finirent la soirée à Montmartre. Il n’aimait point ce quartier cependant, quartier qui, selon lui, suait la prostitution par tous ses pavés. Des éphèbes le lorgnaient pourtant, devinant en lui un confrère. Mais il s’en détournait avec mépris. Il rêvait une affection sincère, réelle et non point une comédie sexuelle qui ne lui aurait apporté aucune satisfaction. Ce qu’il souhaitait, c’était l’abandon de soi-même pour le plaisir d’une compagnie fidèle et ne réclamait rien pour lui. {{sep|6|m=2em}}<noinclude></noinclude> t6r9b65hhxpnc7zkcvu705pqj6plyxx 15915057 15914770 2026-07-11T07:22:52Z Cunegonde1 52509 /* Corrigée */ 15915057 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude><nowiki/> Il avait des poses d’une charmante féminité, d’une grâce souvent pleine de mièvrerie. Ce ne fut que vers le soir qu’il parut reprendre un peu d’énergie. Il se leva et s’habilla, vêtant le frac qui moulait son corps gracile. Comme il devait prochainement toucher de l’argent à la revue, il se permit de puiser à l’avance dans le pécule de ses petites rentes accumulées. Ils purent ainsi dîner dans un restaurant réservé à la clientèle de luxe et ils finirent la soirée à Montmartre. Il n’aimait point ce quartier cependant, quartier qui, selon lui, suait la prostitution par tous ses pavés. Des éphèbes le lorgnaient pourtant, devinant en lui un confrère. Mais il s’en détournait avec mépris. Il rêvait une affection sincère, réelle et non point une comédie sexuelle qui ne lui aurait apporté aucune satisfaction. 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À la revue, on lui réclama une suite en même temps qu’on lui annonçait que le début serait publié en volume. Ainsi l’argent afflua presque subitement et cela joint à ses rentes le fit riche. Xaxier, heureux de le voir grandir, l’incita à soigner sa popularité. Il lui découvrit un autre appartement, très vaste rue du Moulin Vert, dans un immeuble cossu. Il lui fallut renouveler une partie de son mobilier et surtout l’augmenter. Cela suffit à l’occuper un moment, lui enlevant la hantise de sa solitude, apaisant, pendant quelque temps, le trouble de sa sexualité. C’était avec une joie puérile et une exubérance de tous les instants qu’il s’occupait de cette installation.<noinclude></noinclude> d5tt5y76zmoxer289hclllle7pc6642 15915059 15914772 2026-07-11T07:23:15Z Cunegonde1 52509 /* Corrigée */ 15915059 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude><nowiki/> {{T2|II|mt=4em|mb=2em}} Son étude sur le Moyen-Age valut à Fredi une renommée immédiate parmi les érudits. À la revue, on lui réclama une suite en même temps qu’on lui annonçait que le début serait publié en volume. Ainsi l’argent afflua presque subitement et cela joint à ses rentes le fit riche. Xaxier, heureux de le voir grandir, l’incita à soigner sa popularité. Il lui découvrit un autre appartement, très vaste rue du Moulin Vert, dans un immeuble cossu. Il lui fallut renouveler une partie de son mobilier et surtout l’augmenter. Cela suffit à l’occuper un moment, lui enlevant la hantise de sa solitude, apaisant, pendant quelque temps, le trouble de sa sexualité. C’était avec une joie puérile et une exubérance de tous les instants qu’il s’occupait de cette installation.<noinclude></noinclude> 2ke96sb4sg0x4x1pj8u8oj0z2snp7er Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/22 104 4938285 15914773 2026-07-11T06:24:56Z SodiumBot 145972 /* Page non corrigée */ Cunegonde1: split automated match and split edit, revert if incorrect 15914773 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude><nowiki/> Son ameublement nouveau fut absolument moderne, des teintes crues apposées les unes sur les autres et faisant contraste. Son bureau, immense pièce carrée, avait des bibliothèques basses en guise de boiseries et ces bibliothèques cerclaient la chambre entière. Et parsemé, ça et là, des fauteuils qui semblaient se traîner, ramper sur le tapis épais, des guéridons chinois vernis rouges ou verts, de la hauteur d’un nouveau-né. Le bureau seul conservait la forme ordinaire avec le fauteuil d’acajou timbré de bronzes dorés. Au milieu de cette originalité de tons et de formes, il se sentit bien, dans l’intérieur adéquat à sa mentalité. Ne ressemblant point au reste du genre humain, il ne pouvait se complaire en un cadre uniforme, classique. Il eût besoin naturellement d’une femme de ménage qui vint quotidiennement. La première fois que {{Mme|Martin|nx}} le vit parcourir ses pièces en kimono jaune à chrysanthèmes noirs, elle eut une naïve stupeur, d’autant qu’il était visiblement nu sous ce léger vêtement. Il aimait cette robe flottante qui lui laissait la<noinclude></noinclude> ssdkeykpifpm3rtblw0pqlewtuo3ssk 15915061 15914773 2026-07-11T07:23:33Z Cunegonde1 52509 /* Corrigée */ 15915061 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude><nowiki/> Son ameublement nouveau fut absolument moderne, des teintes crues apposées les unes sur les autres et faisant contraste. Son bureau, immense pièce carrée, avait des bibliothèques basses en guise de boiseries et ces bibliothèques cerclaient la chambre entière. Et parsemé, ça et là, des fauteuils qui semblaient se traîner, ramper sur le tapis épais, des guéridons chinois vernis rouges ou verts, de la hauteur d’un nouveau-né. Le bureau seul conservait la forme ordinaire avec le fauteuil d’acajou timbré de bronzes dorés. Au milieu de cette originalité de {{Nec|tons}} et de formes, il se sentit bien, dans l’intérieur adéquat à sa mentalité. Ne ressemblant point au reste du genre humain, il ne pouvait se complaire en un cadre uniforme, classique. Il eût besoin naturellement d’une femme de ménage qui vint quotidiennement. La première fois que {{Mme|Martin|nx}} le vit parcourir ses pièces en kimono jaune à chrysanthèmes noirs, elle eut une naïve stupeur, d’autant qu’il était visiblement nu sous ce léger vêtement. Il aimait cette robe flottante qui lui laissait la<noinclude></noinclude> 6zgowbq6j5d1u7vjijqjs0ixi9qhqq9 Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/23 104 4938286 15914774 2026-07-11T06:25:06Z SodiumBot 145972 /* Page non corrigée */ Cunegonde1: split automated match and split edit, revert if incorrect 15914774 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>sensation continuelle de sa nudité qu’il pouvait palper à loisirs, en des gestes furtifs. {{Mme|Martin|nx}} s’habitua rapidement à cet accoutrement ; elle finit même par le trouver gracieux étant donnée la beauté féminine du jeune homme. Elle le lui dit, avec une franchise cordiale et il eut aussitôt, pour elle, une reconnaissance infinie. Comme elle était vieille, grisonnante et hirsute, elle ne lui causait point la même répugnance que les autres femmes. Il la considérait un peu comme un être neutre. Il fut très bon, très indulgent avec elle, rêvant tout naturellement de la tirer de la demi-misère présente. Bientôt, elle ne compta plus les heures et resta des matinées entières, pour le simple plaisir de demeurer auprès de ce jeune homme, si doux, si bienveillant, dont l’humeur se teintait d’une inexplicable mélancolie. Fredi, sans le savoir, eut ainsi auprès de lui, un nouveau dévouement. Il n’en éprouvait aucune gratitude, l’ignorant, mais sa bonté naturelle l’incitait à faire à la femme une existence aussi paisible que possible et cela suffit.<noinclude></noinclude> a5m9q48fhj5j4bbj8i8bb3cibwdvs29 15915062 15914774 2026-07-11T07:23:40Z Cunegonde1 52509 /* Corrigée */ 15915062 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude>sensation continuelle de sa nudité qu’il pouvait palper à loisirs, en des gestes furtifs. {{Mme|Martin|nx}} s’habitua rapidement à cet accoutrement ; elle finit même par le trouver gracieux étant donnée la beauté féminine du jeune homme. Elle le lui dit, avec une franchise cordiale et il eut aussitôt, pour elle, une reconnaissance infinie. Comme elle était vieille, grisonnante et hirsute, elle ne lui causait point la même répugnance que les autres femmes. Il la considérait un peu comme un être neutre. Il fut très bon, très indulgent avec elle, rêvant tout naturellement de la tirer de la demi-misère présente. Bientôt, elle ne compta plus les heures et resta des matinées entières, pour le simple plaisir de demeurer auprès de ce jeune homme, si doux, si bienveillant, dont l’humeur se teintait d’une inexplicable mélancolie. Fredi, sans le savoir, eut ainsi auprès de lui, un nouveau dévouement. Il n’en éprouvait aucune gratitude, l’ignorant, mais sa bonté naturelle l’incitait à faire à la femme une existence aussi paisible que possible et cela suffit.<noinclude></noinclude> k0vaceqlownk1b2yhwmy7n7rwtnbvyx Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/24 104 4938287 15914776 2026-07-11T06:25:16Z SodiumBot 145972 /* Page non corrigée */ Cunegonde1: split automated match and split edit, revert if incorrect 15914776 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude><nowiki/> Il traînait donc des matinées entières, vautré sur le tapis de son bureau, vêtu uniquement de son kimono ample. Il travaillait de cette façon, un livre devant lui, des notes à côté. Un peu avant midi, {{Mme|Martin|nx}} s’en allait et il restait seul soudain. Comme une stupeur le saisissait, une angoisse invincible s’emparait de son cerveau. Heureusement, Xavier ne tardait pas à arriver et le trouvait régulièrement nu, étendu sur son tapis. Il lui fallait un effort pour s’habiller, glisser une chemise, un costume normal qui lui laissait l’impression d’être enfermé dans une cuirasse. Mais s’il réduisait la toilette au strict minimum visible, il restait coquet quant à l’extérieur. Ses complets étaient de drap fin, d’une coupe irréprochable. Il peignait avec soin sa chevelure aux reflets d’or et qui {{sic2|ondait}} naturellement. Le feutre gris un tantinet sur l’oreille, il se regardait dans une glace et se souriait. Xavier le tirait de cette admiration de soi-même, en lui annonçant que l’heure de déjeuner avait sonné depuis longtemps.<noinclude></noinclude> knjwiychmws6mfvco4xlvt7lr6axn0t 15915063 15914776 2026-07-11T07:23:48Z Cunegonde1 52509 /* Corrigée */ 15915063 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude><nowiki/> Il traînait donc des matinées entières, vautré sur le tapis de son bureau, vêtu uniquement de son kimono ample. Il travaillait de cette façon, un livre devant lui, des notes à côté. Un peu avant midi, {{Mme|Martin|nx}} s’en allait et il restait seul soudain. Comme une stupeur le saisissait, une angoisse invincible s’emparait de son cerveau. Heureusement, Xavier ne tardait pas à arriver et le trouvait régulièrement nu, étendu sur son tapis. Il lui fallait un effort pour s’habiller, glisser une chemise, un costume normal qui lui laissait l’impression d’être enfermé dans une cuirasse. Mais s’il réduisait la toilette au strict minimum visible, il restait coquet quant à l’extérieur. Ses complets étaient de drap fin, d’une coupe irréprochable. Il peignait avec soin sa chevelure aux reflets d’or et qui {{sic2|ondait}} naturellement. Le feutre gris un tantinet sur l’oreille, il se regardait dans une glace et se souriait. Xavier le tirait de cette admiration de soi-même, en lui annonçant que l’heure de déjeuner avait sonné depuis longtemps.<noinclude></noinclude> blabjjm8a52ewdahtiksgirlw6nhtpp Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/25 104 4938288 15914777 2026-07-11T06:25:26Z SodiumBot 145972 /* Page non corrigée */ Cunegonde1: split automated match and split edit, revert if incorrect 15914777 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude><nowiki/> {{img float|file=Des Vignons - Fredi en ménage, 1930 - image-025.jpg|width=450px|align=left|large=100%|cap=''Elle finit même par le trouver gracieux…'' (page 21)|style=font-size:100%;font-style:italic|m=1em}}<noinclude></noinclude> hvll2s7ny6fispy0r4h8a2wibwgzdtq 15915064 15914777 2026-07-11T07:23:54Z Cunegonde1 52509 /* Corrigée */ 15915064 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude><nowiki/> {{img float|file=Des Vignons - Fredi en ménage, 1930 - image-025.jpg|width=450px|align=left|large=100%|cap=''Elle finit même par le trouver gracieux…'' (page 21)|style=font-size:100%;font-style:italic|m=1em}}<noinclude></noinclude> 9zijq5tfc5d12nfwr823p3v016l3bih 15915133 15915064 2026-07-11T07:38:56Z Cunegonde1 52509 15915133 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude><nowiki/> {{img float|file=Des Vignons - Fredi en ménage, 1930 - image-025.jpg|width=450px|align=left|large=100%|cap=''Elle finit même par le trouver gracieux…'' (page 21)|style=font-size:100%|m=1em}}<noinclude></noinclude> em6pone5nk1y1k97tznl1f7m845eedv Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/26 104 4938289 15914778 2026-07-11T06:25:36Z SodiumBot 145972 /* Page non corrigée */ Cunegonde1: split automated match and split edit, revert if incorrect 15914778 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude><noinclude></noinclude> muzkvgccrsey0d9atybe0b4jbpxav4k 15915066 15914778 2026-07-11T07:24:03Z Cunegonde1 52509 /* Corrigée */ 15915066 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude><noinclude></noinclude> ku1eofkam050dbmj0go7e8gzacfwtkt 15915067 15915066 2026-07-11T07:24:10Z Cunegonde1 52509 /* Sans texte */ 15915067 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="0" user="Cunegonde1" /></noinclude><noinclude></noinclude> mu43ii7v9670mvcx4lrw4wd0h04j1fr Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/27 104 4938290 15914779 2026-07-11T06:25:46Z SodiumBot 145972 /* Page non corrigée */ Cunegonde1: split automated match and split edit, revert if incorrect 15914779 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude><nowiki/> Ils prenaient leur repas de midi dans un restaurant de l’avenue d’Orléans où ils avaient la considération du patron et des garçons. Ensuite, ils prenaient le métro qui les déposait au quartier latin où ils achevaient leur déjeuner par un café savoureux. Cette régularité dans l’existence plaisait au jeune homme dont {{sic2|l’ancestration}} bourgeoise et paysanne était essentiellement routinière. Mais il savait aussi que seul, il en aurait été incapable et se réjouissait d’avoir, auprès de lui, l’autorité tendre de Xavier. Au quartier latin, ils rencontraient quelques vagues relations littéraires. Auprès de ceux-là, Fredi demeurait silencieux, sur la défiance. Intimement, il se moquait de leur [[wikt:puffisme|puffisme]] et de leur grandiloquence voulue. Il avait la conviction de leur être supérieur, autant par l’érudition que par la puissance de création qu’il sentait en lui. En revanche, la masculinité de beaucoup l’attirait et s’il demeurait auprès d’eux, à écouter un bavardage creux, retenu par un sentiment trouble de désir indécis. Sagement, Xavier le ramenait au logis vers quatre heures et le conduisait à son bureau.<noinclude></noinclude> 58u3bg8dyajbyujb7ghd83ypb9bwt7w 15915068 15914779 2026-07-11T07:24:16Z Cunegonde1 52509 /* Corrigée */ 15915068 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude><nowiki/> Ils prenaient leur repas de midi dans un restaurant de l’avenue d’Orléans où ils avaient la considération du patron et des garçons. Ensuite, ils prenaient le métro qui les déposait au quartier latin où ils achevaient leur déjeuner par un café savoureux. Cette régularité dans l’existence plaisait au jeune homme dont {{sic2|l’ancestration}} bourgeoise et paysanne était essentiellement routinière. Mais il savait aussi que seul, il en aurait été incapable et se réjouissait d’avoir, auprès de lui, l’autorité tendre de Xavier. Au quartier latin, ils rencontraient quelques vagues relations littéraires. Auprès de ceux-là, Fredi demeurait silencieux, sur la défiance. Intimement, il se moquait de leur [[wikt:puffisme|puffisme]] et de leur grandiloquence voulue. Il avait la conviction de leur être supérieur, autant par l’érudition que par la puissance de création qu’il sentait en lui. En revanche, la masculinité de beaucoup l’attirait et s’il demeurait auprès d’eux, à écouter un bavardage creux, retenu par un sentiment trouble de désir indécis. Sagement, Xavier le ramenait au logis vers quatre heures et le conduisait à son bureau.<noinclude></noinclude> lnjrtanrjcwnge9g662rj6yzpqauaqk Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/28 104 4938291 15914780 2026-07-11T06:25:56Z SodiumBot 145972 /* Page non corrigée */ Cunegonde1: split automated match and split edit, revert if incorrect 15914780 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude><nowiki/> Lui-même s’installait dans un fauteuil pour que le jeune homme travaillât. La tâche d’ailleurs ne l’effrayait point, il lui suffisait de s’y mettre. Le mouvement {{Corr|déclanché|déclenché}}, il besognait jusqu’à la nuit. Mais à ce moment, il avait un relâchement soudain, une impatience sexuelle impossible à analyser. Il roulait alors sur le tapis, les vêtements en désordre. Xavier le considérait avec amertume, jugeant que toute sa vigueur s’en allait en rêves jamais réalisables. Il essayait bien de combattre cette tendance, mais tout semblait inutile. Fredi revenait invariablement à sa faiblesse, comme le fumeur d’opium retourne, à heure fixe, à la pipée bienfaisante. C’était chez le jeune homme un besoin invincible, tyrannique et qui pourtant ne trouvait jamais son apaisement complet. Lorsqu’il reprenait son sang-froid, il avait, pour l’ami, un sourire attristé et s’éloignait en chancelant, la tête lourde, les jambes molles. Une lassitude profonde donnait alors à ses<noinclude></noinclude> 5klyc5zk3cpw2b06t88jda71ne4mzma 15915069 15914780 2026-07-11T07:24:23Z Cunegonde1 52509 /* Corrigée */ 15915069 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude><nowiki/> Lui-même s’installait dans un fauteuil pour que le jeune homme travaillât. La tâche d’ailleurs ne l’effrayait point, il lui suffisait de s’y mettre. Le mouvement {{Corr|déclanché|déclenché}}, il besognait jusqu’à la nuit. Mais à ce moment, il avait un relâchement soudain, une impatience sexuelle impossible à analyser. Il roulait alors sur le tapis, les vêtements en désordre. Xavier le considérait avec amertume, jugeant que toute sa vigueur s’en allait en rêves jamais réalisables. Il essayait bien de combattre cette tendance, mais tout semblait inutile. Fredi revenait invariablement à sa faiblesse, comme le fumeur d’opium retourne, à heure fixe, à la pipée bienfaisante. C’était chez le jeune homme un besoin invincible, tyrannique et qui pourtant ne trouvait jamais son apaisement complet. Lorsqu’il reprenait son sang-froid, il avait, pour l’ami, un sourire attristé et s’éloignait en chancelant, la tête lourde, les jambes molles. Une lassitude profonde donnait alors à ses<noinclude></noinclude> 6c3fkvi87g3bi7de1ndgj1po5u2a2ol Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/29 104 4938292 15914781 2026-07-11T06:26:06Z SodiumBot 145972 /* Page non corrigée */ Cunegonde1: split automated match and split edit, revert if incorrect 15914781 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>gestes une langueur morbide qui ne manquait point d’une grâce spéciale. Il changeait de costume, revêtait le frac, se sachant joli en ce vêtement qui moulait sa taille longue. Xavier se mettait tout simplement en smoking et ils descendaient prendre un taxi à la station d’Alésia. Ainsi, ils sortaient brusquement d’une ambiance, pour en retrouver une autre, luxueuse, bienveillante à la beauté mièvre du jeune homme. Il avait l’impression de changer d’existence, ce qui ranimait son ambition l’empêchant de s’abandonner à la paresse. Évidemment en ces restaurants à la mode il y avait bon nombre d’invertis qui flairaient en Fredi un congénère. Mais celui-ci, toujours retenu par sa timidité, demeurait tellement froid, tellement hautain, qu’au bout du compte on hésitait. Cette attitude le sauvait sans qu’il s’en rendit compte, elle le préservait de la basse débauche dans laquelle, fatalement il aurait été entraîné. En revanche, il souffrait de la solitude sentimentale à laquelle il se voyait condamné. Lui<noinclude></noinclude> dlp0u5b3qf44kzpadwb49iicrhpaoua 15915070 15914781 2026-07-11T07:24:30Z Cunegonde1 52509 /* Corrigée */ 15915070 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude>gestes une langueur morbide qui ne manquait point d’une grâce spéciale. Il changeait de costume, revêtait le frac, se sachant joli en ce vêtement qui moulait sa taille longue. Xavier se mettait tout simplement en smoking et ils descendaient prendre un taxi à la station d’Alésia. Ainsi, ils sortaient brusquement d’une ambiance, pour en retrouver une autre, luxueuse, bienveillante à la beauté mièvre du jeune homme. Il avait l’impression de changer d’existence, ce qui ranimait son ambition l’empêchant de s’abandonner à la paresse. Évidemment en ces restaurants à la mode il y avait bon nombre d’invertis qui flairaient en Fredi un congénère. Mais celui-ci, toujours retenu par sa timidité, demeurait tellement froid, tellement hautain, qu’au bout du compte on hésitait. Cette attitude le sauvait sans qu’il s’en rendit compte, elle le préservait de la basse débauche dans laquelle, fatalement il aurait été entraîné. En revanche, il souffrait de la solitude sentimentale à laquelle il se voyait condamné. Lui<noinclude></noinclude> 86301dstf2yhbl7evh11h9kvwedzwbl Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/30 104 4938293 15914782 2026-07-11T06:26:16Z SodiumBot 145972 /* Page non corrigée */ Cunegonde1: split automated match and split edit, revert if incorrect 15914782 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>aussi sentait que parmi les hommes qui le contemplaient, il y en avait qui lui ressemblaient. Il se défiait néanmoins, ignorant ce qu’ils souhaitaient. Il ne voulait point un autre ami comme Xavier, ce à quoi il aspirait, c’était une compagnie vigoureuse et virile qui, au besoin l’aurait asservi par la brutalité. C’étaient tous les souvenirs de sa jeunesse qui lui revenaient en mémoire. Il se rappelait les camarades plus âgés que lui, devant lesquels il pliait inconsciemment, lié par une affection tendre, d’être faible. Après le dîner dans un cadre de luxe clinquant, ils rentraient mélancoliquement rue du Moulin-Vert. Xavier ne s’attardait point, sachant qu’il n’avait rien à espérer. Toutefois, il regagnait son logis plus tranquille, ayant laissé le jeune homme chez lui. Fredi seul dans son vaste appartement avait aussitôt une impression amère. Il regardait autour de lui comme un égaré, considérait ses meubles avec une sorte de rancune. Autour de lui, c’était le silence, rien ne bougeait, pas une présence ne se manifestait. À pas lents, il gagnait sa chambre et se dévêtait, mécaniquement, conduit par l’habitude.<noinclude></noinclude> 9vnzc14juacm2gzlht0jnaintwftp18 15915071 15914782 2026-07-11T07:24:38Z Cunegonde1 52509 /* Corrigée */ 15915071 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude>aussi sentait que parmi les hommes qui le contemplaient, il y en avait qui lui ressemblaient. Il se défiait néanmoins, ignorant ce qu’ils souhaitaient. Il ne voulait point un autre ami comme Xavier, ce à quoi il aspirait, c’était une compagnie vigoureuse et virile qui, au besoin l’aurait asservi par la brutalité. C’étaient tous les souvenirs de sa jeunesse qui lui revenaient en mémoire. Il se rappelait les camarades plus âgés que lui, devant lesquels il pliait inconsciemment, lié par une affection tendre, d’être faible. Après le dîner dans un cadre de luxe clinquant, ils rentraient mélancoliquement rue du Moulin-Vert. Xavier ne s’attardait point, sachant qu’il n’avait rien à espérer. Toutefois, il regagnait son logis plus tranquille, ayant laissé le jeune homme chez lui. Fredi seul dans son vaste appartement avait aussitôt une impression amère. Il regardait autour de lui comme un égaré, considérait ses meubles avec une sorte de rancune. Autour de lui, c’était le silence, rien ne bougeait, pas une présence ne se manifestait. À pas lents, il gagnait sa chambre et se dévêtait, mécaniquement, conduit par l’habitude.<noinclude></noinclude> tttvs6wvrysczqliqpt79i8o9v2huy6 Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/31 104 4938294 15914783 2026-07-11T06:26:26Z SodiumBot 145972 /* Page non corrigée */ Cunegonde1: split automated match and split edit, revert if incorrect 15914783 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>Il rangeait ses habits avec un ordre méticuleux, ne laissant rien traîner autour de lui. Et quand il était nu, il s’effondrait sur le bord du lit et son visage tombait dans ses mains crispées. Il avait un râle qui lui déchirait la gorge {{Corr|et/et|et}} un nom montait à ses lèvres : — Maman ! C’était la plainte lamentable de l’esseulé qui cherche inlassablement autour de lui une affection et qui ne trouve qu’hypocrisie, moquerie ou basse avarice. Son cœur était vide comme son logis et c’était pour cela qu’il pleurait. Ces larmes cependant lui étaient toujours salutaires, apaisant momentanément son chagrin. Il s’en retournait au travail, comme d’autres vont au verre d’absinthe qui apporte l’oubli. Il restait nu pour s’asseoir à son bureau, cette tenue lui procurait une satisfaction indéfinissable, un bien-être tout physique. Jusqu’au matin, vers trois heures, il restait penché sur le labeur patient. Il ne sentait ni la fatigue, ni le besoin de sommeil. Alors, il suffisait d’un bruit, du passage d’un<noinclude></noinclude> dyvmgsrjpe9vel1qo04irqo9o76r2d4 15915072 15914783 2026-07-11T07:24:45Z Cunegonde1 52509 /* Corrigée */ 15915072 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude>Il rangeait ses habits avec un ordre méticuleux, ne laissant rien traîner autour de lui. Et quand il était nu, il s’effondrait sur le bord du lit et son visage tombait dans ses mains crispées. Il avait un râle qui lui déchirait la gorge {{Corr|et/et|et}} un nom montait à ses lèvres : — Maman ! C’était la plainte lamentable de l’esseulé qui cherche inlassablement autour de lui une affection et qui ne trouve qu’hypocrisie, moquerie ou basse avarice. Son cœur était vide comme son logis et c’était pour cela qu’il pleurait. Ces larmes cependant lui étaient toujours salutaires, apaisant momentanément son chagrin. Il s’en retournait au travail, comme d’autres vont au verre d’absinthe qui apporte l’oubli. Il restait nu pour s’asseoir à son bureau, cette tenue lui procurait une satisfaction indéfinissable, un bien-être tout physique. Jusqu’au matin, vers trois heures, il restait penché sur le labeur patient. Il ne sentait ni la fatigue, ni le besoin de sommeil. Alors, il suffisait d’un bruit, du passage d’un<noinclude></noinclude> 2bk9iz7r2jqxb0rkvfvovnmutaxdint Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/32 104 4938295 15914784 2026-07-11T06:26:36Z SodiumBot 145972 /* Page non corrigée */ Cunegonde1: split automated match and split edit, revert if incorrect 15914784 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>camion dans la rue pour le ramener au sens de la réalité. Il abandonnait tout en l’état, les feuilles éparses sur la table, les livres ouverts et gagnait sa chambre, de la démarche rigide d’un halluciné. Avec un plaisir voluptueux étrange, il se glissait dans les draps, frôlant sa chair de ses mains tièdes et il s’endormait sans même s’en apercevoir. {{Mme|Martin|nx}} qui possédait une clé de l’appartement, arrivait très tôt et faisait le ménage, silencieusement, sans qu’il se réveillât. Mais à dix heures, elle lui apportait son café dans son lit, le traitant comme un tout petit enfant. Elle devinait, par instinct, une faiblesse en lui et en avait pitié. Elle redevenait maternelle parfois grondeuse. Et elle plaisait à Fredi parce qu’elle avait sur lui cette autorité. {{sep|6|m=2em}}<noinclude></noinclude> 684k9bk2y6eur6srs1y8juqbzdtqlst 15915073 15914784 2026-07-11T07:24:54Z Cunegonde1 52509 /* Corrigée */ 15915073 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude>camion dans la rue pour le ramener au sens de la réalité. Il abandonnait tout en l’état, les feuilles éparses sur la table, les livres ouverts et gagnait sa chambre, de la démarche rigide d’un halluciné. Avec un plaisir voluptueux étrange, il se glissait dans les draps, frôlant sa chair de ses mains tièdes et il s’endormait sans même s’en apercevoir. {{Mme|Martin|nx}} qui possédait une clé de l’appartement, arrivait très tôt et faisait le ménage, silencieusement, sans qu’il se réveillât. Mais à dix heures, elle lui apportait son café dans son lit, le traitant comme un tout petit enfant. Elle devinait, par instinct, une faiblesse en lui et en avait pitié. Elle redevenait maternelle parfois grondeuse. Et elle plaisait à Fredi parce qu’elle avait sur lui cette autorité. {{sep|6|m=2em}}<noinclude></noinclude> nh2komzx14gea8nhx63phtury8i82rx Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/33 104 4938296 15914785 2026-07-11T06:26:46Z SodiumBot 145972 /* Page non corrigée */ Cunegonde1: split automated match and split edit, revert if incorrect 15914785 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude><nowiki/> {{T2|III|mt=4em|mb=2em}} Maintenant Fredi allait presque chaque matin à la Revue dont il devenait un collaborateur attitré. Il trouvait là un dérivatif à sa solitude et à son ennui. Il s’occupait de mille détails techniques aidant à corriger des épreuves, émettant des idées commerciales parfois fort judicieuses. On s’habituait à le voir régulièrement, il faisait désormais partie de la maison. Bien vite, l’on s’était rendu compte de son érudition profonde et on l’estimait un peu {{Corr|plus/plus|plus}} pour son indémontable modestie. C’était en sortant de la Revue qu’il rejoignait Xavier pour aller dîner. Naturellement, ils avaient abandonné les restaurants de l’avenue d’Orléans et prenaient leurs repas derrière le jardin du Luxembourg. Il croyait fréquenter aussi régulièrement la<noinclude></noinclude> gquk17jvl5605xt3xszfxnl0rjues8q 15915078 15914785 2026-07-11T07:25:41Z Cunegonde1 52509 /* Corrigée */ 15915078 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude><nowiki/> {{T2|III|mt=4em|mb=2em}} Maintenant Fredi allait presque chaque matin à la Revue dont il devenait un collaborateur attitré. Il trouvait là un dérivatif à sa solitude et à son ennui. Il s’occupait de mille détails techniques aidant à corriger des épreuves, émettant des idées commerciales parfois fort judicieuses. On s’habituait à le voir régulièrement, il faisait désormais partie de la maison. Bien vite, l’on s’était rendu compte de son érudition profonde et on l’estimait un peu {{Corr|plus/plus|plus}} pour son indémontable modestie. C’était en sortant de la Revue qu’il rejoignait Xavier pour aller dîner. Naturellement, ils avaient abandonné les restaurants de l’avenue d’Orléans et prenaient leurs repas derrière le jardin du Luxembourg. Il croyait fréquenter aussi régulièrement la<noinclude></noinclude> n88ik0vrpjlce5xb9x0449xet7mjfs2 Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/34 104 4938297 15914786 2026-07-11T06:26:56Z SodiumBot 145972 /* Page non corrigée */ Cunegonde1: split automated match and split edit, revert if incorrect 15914786 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>Revue, uniquement attiré par la compagnie et le souci du travail. Il se dupait lui-même, presque volontairement. Un aimant invincible l’amenait chaque matin et cet aimant n’était autre qu’un jeune homme de seize ans, René Luyères. Tout d’abord il eut pitié de ce garçon à l’aspect malingre et triste. Avec son intuition spéciale, il le sentait malheureux, un de ces déshérités moraux tel qu’il avait été lui-même toute sa vie. Bientôt il apprit que René était orphelin de guerre, ayant perdu son père au front, sa mère de la grippe. Sa pitié se transforma en un sentiment tendre qu’il fut incapable de maîtriser. Quoi qu’il en soit, il se penchait sur cette misère qu’il aurait souhaité soulager, il ne savait comment. Chaque matin, sa première visite en arrivant dans les bureaux fut pour René très fier de cette préférence. En bavardant, il reconnut, que le garçon était intelligent ; il sut même que la grande catastrophe l’avait empêché d’achever ses études qu’il avait abandonnée au seuil de la rhétorique.<noinclude></noinclude> 6dm5wc2ge7qadif0rzytzg30grw3aj2 15915080 15914786 2026-07-11T07:25:49Z Cunegonde1 52509 /* Corrigée */ 15915080 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude>Revue, uniquement attiré par la compagnie et le souci du travail. Il se dupait lui-même, presque volontairement. Un aimant invincible l’amenait chaque matin et cet aimant n’était autre qu’un jeune homme de seize ans, René Luyères. Tout d’abord il eut pitié de ce garçon à l’aspect malingre et triste. Avec son intuition spéciale, il le sentait malheureux, un de ces déshérités moraux tel qu’il avait été lui-même toute sa vie. Bientôt il apprit que René était orphelin de guerre, ayant perdu son père au front, sa mère de la grippe. Sa pitié se transforma en un sentiment tendre qu’il fut incapable de maîtriser. Quoi qu’il en soit, il se penchait sur cette misère qu’il aurait souhaité soulager, il ne savait comment. Chaque matin, sa première visite en arrivant dans les bureaux fut pour René très fier de cette préférence. En bavardant, il reconnut, que le garçon était intelligent ; il sut même que la grande catastrophe l’avait empêché d’achever ses études qu’il avait abandonnée au seuil de la rhétorique.<noinclude></noinclude> 8hykuxx9krpygej6speaf94b0rqxp4k Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/35 104 4938298 15914787 2026-07-11T06:27:06Z SodiumBot 145972 /* Page non corrigée */ Cunegonde1: split automated match and split edit, revert if incorrect 15914787 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude><nowiki/> Dès ce jour, une idée germa dans son esprit, il ne se la précisait pas encore, mais lentement elle mûrissait. Enfin, il s’en ouvrit à Xavier qui ne dit ni oui ni non, répondant seulement par quelques considérations pratiques. Résolument il passa par dessus tous ces obstacles et {{Nec|parla}} franchement au directeur de la Revue qui entra dans ses vues, donnant son consentement immédiat. Il s’agissait pour Fredi de prendre René auprès de lui comme secrétaire et en même temps de le faire travailler pour le conduire au bachot. C’était une bonne œuvre, en tout cas cela en avait toutes les apparences, Fredi s’y trompait lui-même, n’apercevant point le sentiment tendre qui le poussait à agir ainsi. En vérité, il rêvait de jouer auprès de René, le rôle que Xavier avait tenu à son égard. Naturellement le jeune garçon accepta avec joie et le jour même il en {{Nec|parla}} à celui qui lui servait de tuteur, un cousin lointain. Fredi n’eut aucune difficulté à trouver sur sa cassette, les émoluments de ce secrétaire ; il y gagnerait d’ailleurs du temps et par conséquent de l’argent.<noinclude></noinclude> ab4s3zsdm93iw96taxicmrwk7r9t8x2 15915081 15914787 2026-07-11T07:25:56Z Cunegonde1 52509 /* Corrigée */ 15915081 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude><nowiki/> Dès ce jour, une idée germa dans son esprit, il ne se la précisait pas encore, mais lentement elle mûrissait. Enfin, il s’en ouvrit à Xavier qui ne dit ni oui ni non, répondant seulement par quelques considérations pratiques. Résolument il passa par dessus tous ces obstacles et {{Nec|parla}} franchement au directeur de la Revue qui entra dans ses vues, donnant son consentement immédiat. Il s’agissait pour Fredi de prendre René auprès de lui comme secrétaire et en même temps de le faire travailler pour le conduire au bachot. C’était une bonne œuvre, en tout cas cela en avait toutes les apparences, Fredi s’y trompait lui-même, n’apercevant point le sentiment tendre qui le poussait à agir ainsi. En vérité, il rêvait de jouer auprès de René, le rôle que Xavier avait tenu à son égard. Naturellement le jeune garçon accepta avec joie et le jour même il en {{Nec|parla}} à celui qui lui servait de tuteur, un cousin lointain. Fredi n’eut aucune difficulté à trouver sur sa cassette, les émoluments de ce secrétaire ; il y gagnerait d’ailleurs du temps et par conséquent de l’argent.<noinclude></noinclude> 45xag8oo28nql1i8gm8i8gae4qxl5f3 Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/36 104 4938299 15914788 2026-07-11T06:27:16Z SodiumBot 145972 /* Page non corrigée */ Cunegonde1: split automated match and split edit, revert if incorrect 15914788 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude><nowiki/> Il atteignait en effet à une certaine notoriété parmi les érudits ; sa première étude qui venait de paraître en volume avait été enlevée avec rapidité et l’éditeur lui réclamait instamment un autre ouvrage du même genre. Cela joint à son travail à la Revue, lui faisait une besogne assez considérable. Les arrangements définitifs furent bientôt arrêtés et dès le lendemain René entra en fonction. Il arriva le matin, vers neuf heures et trouva Fredi en kimono. Il eut quelque stupeur et une teinte de timidité en face de cet original. Mais le jeune homme se montra si doux, si patient à son égard qu’il ne tarda pas à reprendre confiance. Il se mit à la tâche courageusement et en quelques heures eut débrouillé tout le fatras de notes de Fredi. Celui-ci satisfait, l’appela auprès de lui au salon et ensuite, assis face à face en des fauteuils bas, ils prirent l’apéritif en fumant des cigarettes d’Orient. René, lentement, s’ouvrait, il se sentait en liberté auprès de ce jeune savant plein d’indulgence et de douceur presque féminine.<noinclude></noinclude> 126vgggbymrkv9ehnuvqjb1meohm4ko 15915082 15914788 2026-07-11T07:26:02Z Cunegonde1 52509 /* Corrigée */ 15915082 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude><nowiki/> Il atteignait en effet à une certaine notoriété parmi les érudits ; sa première étude qui venait de paraître en volume avait été enlevée avec rapidité et l’éditeur lui réclamait instamment un autre ouvrage du même genre. Cela joint à son travail à la Revue, lui faisait une besogne assez considérable. Les arrangements définitifs furent bientôt arrêtés et dès le lendemain René entra en fonction. Il arriva le matin, vers neuf heures et trouva Fredi en kimono. Il eut quelque stupeur et une teinte de timidité en face de cet original. Mais le jeune homme se montra si doux, si patient à son égard qu’il ne tarda pas à reprendre confiance. Il se mit à la tâche courageusement et en quelques heures eut débrouillé tout le fatras de notes de Fredi. Celui-ci satisfait, l’appela auprès de lui au salon et ensuite, assis face à face en des fauteuils bas, ils prirent l’apéritif en fumant des cigarettes d’Orient. René, lentement, s’ouvrait, il se sentait en liberté auprès de ce jeune savant plein d’indulgence et de douceur presque féminine.<noinclude></noinclude> lz2qtgq4f4ud62s555r17dz4dca1cex Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/37 104 4938300 15914790 2026-07-11T06:27:26Z SodiumBot 145972 /* Page non corrigée */ Cunegonde1: split automated match and split edit, revert if incorrect 15914790 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude><nowiki/> Il {{Nec|parla}} ingénieusement de sa triste vie, de la mélancolie de ses dimanches au sein d’une famille quasi étrangère, parfois hostile. Fredi sentait des larmes lui monter aux yeux, sa sensiblerie était vivement touchée et il jura, avec une conviction sincère : — Nous changerons tout cela, il faut que tu sois heureux maintenant. Il disait vrai, ne voyant encore que le côté sentimental de leur liaison. Aucun désir impur n’avait agité sa chair ; il songeait seulement à sa jeunesse solitaire qui lui avait laissé tant d’amertume. D’ailleurs il retrouvait en René une identique tristesse, une sorte de découragement prématuré qui le rendait veule en face de l’effort à accomplir. Il lui dit aussi qu’il était seul au monde, oubliant volontairement ses parents incapables de lui apporter un peu de bonheur. Cet aveu les rapprocha mieux que ne l’aurait fait aucune protestation et à midi, René s’éloigna absolument intrigué. Il revint à deux heures lorsque Fredi n’était pas là, et se mit au travail immédiatement avec l’ambition de bien faire.<noinclude></noinclude> khaigaszpnipeq97tpqrtjtr32udogy 15915083 15914790 2026-07-11T07:26:08Z Cunegonde1 52509 /* Corrigée */ 15915083 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude><nowiki/> Il {{Nec|parla}} ingénieusement de sa triste vie, de la mélancolie de ses dimanches au sein d’une famille quasi étrangère, parfois hostile. Fredi sentait des larmes lui monter aux yeux, sa sensiblerie était vivement touchée et il jura, avec une conviction sincère : — Nous changerons tout cela, il faut que tu sois heureux maintenant. Il disait vrai, ne voyant encore que le côté sentimental de leur liaison. Aucun désir impur n’avait agité sa chair ; il songeait seulement à sa jeunesse solitaire qui lui avait laissé tant d’amertume. D’ailleurs il retrouvait en René une identique tristesse, une sorte de découragement prématuré qui le rendait veule en face de l’effort à accomplir. Il lui dit aussi qu’il était seul au monde, oubliant volontairement ses parents incapables de lui apporter un peu de bonheur. Cet aveu les rapprocha mieux que ne l’aurait fait aucune protestation et à midi, René s’éloigna absolument intrigué. Il revint à deux heures lorsque Fredi n’était pas là, et se mit au travail immédiatement avec l’ambition de bien faire.<noinclude></noinclude> kbz4d6on4d5gsxdhpmopqxlkl31o3gw Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/38 104 4938301 15914791 2026-07-11T06:27:36Z SodiumBot 145972 /* Page non corrigée */ Cunegonde1: split automated match and split edit, revert if incorrect 15914791 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude><nowiki/> Un sentiment étrange naissait en son cœur, il n’aurait su démêler lequel, mais il lui semblait que depuis toujours il connaissait son nouveau patron et qu’une intimité déjà ancienne les unissait. Lui aussi, pauvre chétif, se sentait abandonné, la vigueur physique lui manquait pour qu’il fit figure de mâle luttant ardemment contre les obstacles de la vie. Il n’aspirait qu’à une autorité bienveillante qui l’eût conduit à travers les méandres d’un monde incompréhensible à son ingénuité. Cette autorité, il croyait l’avoir découverte en Fredi quand il ne se trouvait réellement qu’auprès d’une faiblesse semblable à la sienne. Ce jour-là il fit la connaissance de Xavier qui rentra avec Fredi. Ce sexagénaire lui plut également, à cause de sa politesse un peu timide. Xavier par contre fut ému ; en René, il revoyait Fredi à son arrivée à Paris et cela lui causait une joie intime impossible à analyser. René prépara le thé, et ils s’installèrent dans des fauteuils autour d’un guéridon bas. Ils grignotèrent des biscuits, aimant les sucreries comme des enfants ou des femmes. Xavier ne s’en alla point, retenu par la {{tiret|pré|sence}}<noinclude></noinclude> qg7e06gvw4pczwu8wgp185neoext30b 15915084 15914791 2026-07-11T07:26:17Z Cunegonde1 52509 /* Corrigée */ 15915084 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude><nowiki/> Un sentiment étrange naissait en son cœur, il n’aurait su démêler lequel, mais il lui semblait que depuis toujours il connaissait son nouveau patron et qu’une intimité déjà ancienne les unissait. Lui aussi, pauvre chétif, se sentait abandonné, la vigueur physique lui manquait pour qu’il fit figure de mâle luttant ardemment contre les obstacles de la vie. Il n’aspirait qu’à une autorité bienveillante qui l’eût conduit à travers les méandres d’un monde incompréhensible à son ingénuité. Cette autorité, il croyait l’avoir découverte en Fredi quand il ne se trouvait réellement qu’auprès d’une faiblesse semblable à la sienne. Ce jour-là il fit la connaissance de Xavier qui rentra avec Fredi. Ce sexagénaire lui plut également, à cause de sa politesse un peu timide. Xavier par contre fut ému ; en René, il revoyait Fredi à son arrivée à Paris et cela lui causait une joie intime impossible à analyser. René prépara le thé, et ils s’installèrent dans des fauteuils autour d’un guéridon bas. Ils grignotèrent des biscuits, aimant les sucreries comme des enfants ou des femmes. Xavier ne s’en alla point, retenu par la {{tiret|pré|sence}}<noinclude></noinclude> 3vdhuc7alda1aasi95kjh0lonijc7jq Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/39 104 4938302 15914792 2026-07-11T06:27:46Z SodiumBot 145972 /* Page non corrigée */ Cunegonde1: split automated match and split edit, revert if incorrect 15914792 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>{{tiret2|pré|sence}} de cet éphèbe qui l’attirait invinciblement. Mais il fallut que celui-ci regagnât le logis et les deux amis se revirent seuls. Ils demeurèrent silencieux, n’osant plus se communiquer leurs impressions. Fredi avait lu le désir dans les yeux de Xavier et aussitôt le même désir s’était emparé de sa chair. Ils dînèrent ce soir-là dans les environs et le jeune homme rentra de bonne heure. Pour la première fois il ne travailla pas. Il se dévêtit et nu s’installa dans son salon. Il avait choisi machinalement le fauteuil que René avait occupé durant l’après-midi. Le souvenir de l’éphèbe le poursuivait, faisant tressaillir sa chair. Pour la première fois depuis longtemps, il eut un éclair de virilité sans avoir rien tenté de mécanique dans ce but. Ce simple tressaillement se transforma bientôt en fureur, la passion lui brûla le sang, affolant son cerveau. Il croula sur le tapis en proie à une véritable crise ; il bégayait le nom de René en lui donnant des qualificatifs de ''chéri,'' d’''adoré.'' La fatigue le poussa dans son lit où il s’endormit aussitôt et le lendemain il fut levé de bonne<noinclude></noinclude> tk4wxpt4yneh2jpfvb5vvzkvwwxus53 15915085 15914792 2026-07-11T07:26:24Z Cunegonde1 52509 /* Corrigée */ 15915085 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude>{{tiret2|pré|sence}} de cet éphèbe qui l’attirait invinciblement. Mais il fallut que celui-ci regagnât le logis et les deux amis se revirent seuls. Ils demeurèrent silencieux, n’osant plus se communiquer leurs impressions. Fredi avait lu le désir dans les yeux de Xavier et aussitôt le même désir s’était emparé de sa chair. Ils dînèrent ce soir-là dans les environs et le jeune homme rentra de bonne heure. Pour la première fois il ne travailla pas. Il se dévêtit et nu s’installa dans son salon. Il avait choisi machinalement le fauteuil que René avait occupé durant l’après-midi. Le souvenir de l’éphèbe le poursuivait, faisant tressaillir sa chair. Pour la première fois depuis longtemps, il eut un éclair de virilité sans avoir rien tenté de mécanique dans ce but. Ce simple tressaillement se transforma bientôt en fureur, la passion lui brûla le sang, affolant son cerveau. Il croula sur le tapis en proie à une véritable crise ; il bégayait le nom de René en lui donnant des qualificatifs de ''chéri,'' d’''adoré.'' La fatigue le poussa dans son lit où il s’endormit aussitôt et le lendemain il fut levé de bonne<noinclude></noinclude> 2x6gb1lqm0cjxw45ttzmfo3wal3btpf Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/40 104 4938303 15914793 2026-07-11T06:27:56Z SodiumBot 145972 /* Page non corrigée */ Cunegonde1: split automated match and split edit, revert if incorrect 15914793 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>heure, attendant avec impatience la venue du secrétaire. {{Mme|Martin|nx}} cependant arriva la première et fut étonnée de le trouver debout. Pour l’occasion, il avait changé de kimono, celui qu’il portait était de ton vieux rose avec d’immenses fleurs bleu pâle. Il se refusa à déjeuner sans René et fit préparer sur un guéridon de son cabinet, tout le nécessaire comme pour la visite d’une maîtresse aimée. Lorsque l’éphèbe entra, toute sa fougue s’évanouit, une timidité soudaine le paralysa. René, plus perspicace, aurait pu se demander un moment qui était le patron, tant Fredi se multipliait en soins tendres. Il le forçait à manger, lui sucrait son café, veillait à ce qu’il ne manquât de rien. Mais quand ce fut fini et que René s’en fut à la table pour travailler, il se sentit envahi par une tristesse. Il se vautra sur le canapé, n’osant malgré tout s’abandonner au rêve qui le lancinait. Cependant le jeune garçon put rapidement s’assurer que le kimono était son unique vêtement. Une gêne lui fit battre le cœur, mais peu à peu cette gêne se transforma en curiosité.<noinclude></noinclude> 6zq6lnyqirwmwf1tney9ig8f12jvkwi 15915086 15914793 2026-07-11T07:26:32Z Cunegonde1 52509 /* Corrigée */ 15915086 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude>heure, attendant avec impatience la venue du secrétaire. {{Mme|Martin|nx}} cependant arriva la première et fut étonnée de le trouver debout. Pour l’occasion, il avait changé de kimono, celui qu’il portait était de ton vieux rose avec d’immenses fleurs bleu pâle. Il se refusa à déjeuner sans René et fit préparer sur un guéridon de son cabinet, tout le nécessaire comme pour la visite d’une maîtresse aimée. Lorsque l’éphèbe entra, toute sa fougue s’évanouit, une timidité soudaine le paralysa. René, plus perspicace, aurait pu se demander un moment qui était le patron, tant Fredi se multipliait en soins tendres. Il le forçait à manger, lui sucrait son café, veillait à ce qu’il ne manquât de rien. Mais quand ce fut fini et que René s’en fut à la table pour travailler, il se sentit envahi par une tristesse. Il se vautra sur le canapé, n’osant malgré tout s’abandonner au rêve qui le lancinait. Cependant le jeune garçon put rapidement s’assurer que le kimono était son unique vêtement. Une gêne lui fit battre le cœur, mais peu à peu cette gêne se transforma en curiosité.<noinclude></noinclude> 0cq7v0zeslnwf43513h9186rpo65nqp Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/41 104 4938304 15914794 2026-07-11T06:28:06Z SodiumBot 145972 /* Page non corrigée */ Cunegonde1: split automated match and split edit, revert if incorrect 15914794 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude><nowiki/> Livré jeune à lui-même, il savait beaucoup de choses et n’ignorait point l’existence de liaisons illicites. Cette idée s’enfonça dans son esprit, le laissant inquiet. Il remarqua aussi la mélancolie de Fredi, mélancolie qui ne pouvait être feinte. Il se rappela vaguement la confession de celui-ci et fit entre eux un simple rapprochement. De ce que le patron souffrait comme lui, il devint aussitôt plus cher à son cœur. {{Mme|Martin|nx}} apporta l’apéritif et le servit. René, appelé par Fredi, vint s’asseoir auprès de celui-ci. Ils restèrent un moment silencieux, buvant à petites gorgées la boisson fraîche. Fredi, machinalement, étendit le bras et attira contre la poitrine, la tête du nouvel ami. René n’eut pas d’étonnement, plutôt une joie profonde, mais calme. Ce geste lui paraissait soudain naturel, il sentait qu’une mutuelle tendresse les unissait. Fredi balbutia comme malgré lui : — Je t’aime mon petit et tu m’aimeras aussi. Nous ne serons plus seuls au monde. Puisque<noinclude></noinclude> ox07e6w0qg851i7fui4hj57hkkosnvg 15915087 15914794 2026-07-11T07:26:39Z Cunegonde1 52509 /* Corrigée */ 15915087 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude><nowiki/> Livré jeune à lui-même, il savait beaucoup de choses et n’ignorait point l’existence de liaisons illicites. Cette idée s’enfonça dans son esprit, le laissant inquiet. Il remarqua aussi la mélancolie de Fredi, mélancolie qui ne pouvait être feinte. Il se rappela vaguement la confession de celui-ci et fit entre eux un simple rapprochement. De ce que le patron souffrait comme lui, il devint aussitôt plus cher à son cœur. {{Mme|Martin|nx}} apporta l’apéritif et le servit. René, appelé par Fredi, vint s’asseoir auprès de celui-ci. Ils restèrent un moment silencieux, buvant à petites gorgées la boisson fraîche. Fredi, machinalement, étendit le bras et attira contre la poitrine, la tête du nouvel ami. René n’eut pas d’étonnement, plutôt une joie profonde, mais calme. Ce geste lui paraissait soudain naturel, il sentait qu’une mutuelle tendresse les unissait. Fredi balbutia comme malgré lui : — Je t’aime mon petit et tu m’aimeras aussi. Nous ne serons plus seuls au monde. Puisque<noinclude></noinclude> k98gx81pclzfmifbanb9fc4r53uiimc Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/42 104 4938305 15914795 2026-07-11T06:28:16Z SodiumBot 145972 /* Page non corrigée */ Cunegonde1: split automated match and split edit, revert if incorrect 15914795 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>personne ne nous comprend, nous nous comprendrons l’un l’autre. Ce fut une lueur de clarté dans l’esprit du jeune garçon. Il se répéta : personne ne nous comprend et s’exclama : — Comme c’est juste ! Il s’apercevait subitement qu’il n’existait autour de lui aucun être vivant à qui il put se confier sans détour. Il manquait trop de virilité pour rechercher la femme, celle que l’on trouve à cet âge, c’est-à-dire la maîtresse quasi maternelle. Il devinait que Fredi le comprenait lui, qu’il lisait en son cœur, percevait ses désirs incomplets, les tressaillements irréguliers de sa chair. Midi sonna, ils sursautèrent tous les deux et machinalement ils s’embrassèrent, aux joues, en un baiser fraternel. René se sauva tout joyeux ; enfin il avait un ami véritable, pas une de ces relations transitoires devant lesquelles sa timidité ne pouvait tomber. Il avait la certitude qu’à Fredi il pouvait tout dire maintenant sans encourir ni le blâme, ni la moquerie. Fredi, au contraire, en se revoyant seul fut<noinclude></noinclude> ocw185pgy7svbzhfyy7hs9gwgh61olb 15915088 15914795 2026-07-11T07:26:46Z Cunegonde1 52509 /* Corrigée */ 15915088 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude>personne ne nous comprend, nous nous comprendrons l’un l’autre. Ce fut une lueur de clarté dans l’esprit du jeune garçon. Il se répéta : personne ne nous comprend et s’exclama : — Comme c’est juste ! Il s’apercevait subitement qu’il n’existait autour de lui aucun être vivant à qui il put se confier sans détour. Il manquait trop de virilité pour rechercher la femme, celle que l’on trouve à cet âge, c’est-à-dire la maîtresse quasi maternelle. Il devinait que Fredi le comprenait lui, qu’il lisait en son cœur, percevait ses désirs incomplets, les tressaillements irréguliers de sa chair. Midi sonna, ils sursautèrent tous les deux et machinalement ils s’embrassèrent, aux joues, en un baiser fraternel. René se sauva tout joyeux ; enfin il avait un ami véritable, pas une de ces relations transitoires devant lesquelles sa timidité ne pouvait tomber. Il avait la certitude qu’à Fredi il pouvait tout dire maintenant sans encourir ni le blâme, ni la moquerie. 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Quand René parut, il eut un rire silencieux, satisfait, toute son anxiété s’évanouissait comme par enchantement, une joie l’inondait. Il alla au devant de l’ami et ils s’embrassèrent, comme le matin, sur les joues, mais un peu plus près de la bouche cependant. Aussitôt il s’inquiéta si René avait bien déjeuné, s’il ne souhaitait rien. Il confectionna lui-même, sur un samovar perfectionné, un café savoureux et il servit son secrétaire, se mettant presque à ses genoux pour lui tendre sa tasse. Tandis que l’autre buvait et qu’un peu de rouge montait aux pommettes, il le contemplait<noinclude></noinclude> 6htbhn0glm49mgfkj2i2pg374xnheq3 15915090 15914796 2026-07-11T07:26:52Z Cunegonde1 52509 /* Corrigée */ 15915090 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude>saisi par ce découragement qui le surprenait parfois aux moments les plus inattendus. Il dut faire un effort pour s’habiller et rejoindre Xavier qui l’attendait au restaurant. Après le déjeuner, il se refusa à passer à la revue comme de coutume et quittant le vieil ami, courut d’une haleine jusqu’au logis. René évidemment n’était pas encore de retour ; il se morfondit en l’attendant, prévoyant déjà une catastrophe qui briserait, dans l’œuf, son bonheur à venir. Mais la porte grinça et il se dressa d’une pièce, le cœur cessant de battre quelques secondes. Quand René parut, il eut un rire silencieux, satisfait, toute son anxiété s’évanouissait comme par enchantement, une joie l’inondait. Il alla au devant de l’ami et ils s’embrassèrent, comme le matin, sur les joues, mais un peu plus près de la bouche cependant. Aussitôt il s’inquiéta si René avait bien déjeuné, s’il ne souhaitait rien. Il confectionna lui-même, sur un samovar perfectionné, un café savoureux et il servit son secrétaire, se mettant presque à ses genoux pour lui tendre sa tasse. Tandis que l’autre buvait et qu’un peu de rouge montait aux pommettes, il le contemplait<noinclude></noinclude> ry1lhc6utgbncbmirp890r5btecnbkb Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/44 104 4938307 15914797 2026-07-11T06:28:36Z SodiumBot 145972 /* Page non corrigée */ Cunegonde1: split automated match and split edit, revert if incorrect 15914797 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>amoureusement, détaillant sa beauté gracile d’éphèbe encore imparfait. Par la pensée, il le dénudait, apercevait sa chair blonde, la vigueur de sa masculinité. Il défaillait de désir et il lui fallait lutter pour ne point crier sa passion. Lentement il se calma, la chair s’apaisa laissant la place à la tendresse. Il examina mieux le compagnon et nota la fatigue de ses chaussures. Ils avaient la même pointure, étant de taille identique. Il courut chercher ses meilleurs souliers et voulut incontinent chausser le jeune homme. Celui-ci se défendit en rougissant, mais il dut céder et reçut même par surcroît une paire de chaussettes neuves. Quoiqu’il conservât un peu de honte de ce que l’on eut entrevu ce qu’il considérait comme absolument intime, il marqua à Fredi une reconnaissance enfantine. Le jeune homme inconsciemment se réjouissait de cette pudeur extrême, de cette timidité qui rapprochait un peu plus l’éphèbe de lui-même. Il avait eu et il avait encore cette sorte de pudibonderie incompréhensible chez un homme.<noinclude></noinclude> 29eocxznbh3s5jkbndmtnziw9prdvru 15915091 15914797 2026-07-11T07:27:01Z Cunegonde1 52509 /* Corrigée */ 15915091 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude>amoureusement, détaillant sa beauté gracile d’éphèbe encore imparfait. Par la pensée, il le dénudait, apercevait sa chair blonde, la vigueur de sa masculinité. Il défaillait de désir et il lui fallait lutter pour ne point crier sa passion. Lentement il se calma, la chair s’apaisa laissant la place à la tendresse. Il examina mieux le compagnon et nota la fatigue de ses chaussures. Ils avaient la même pointure, étant de taille identique. Il courut chercher ses meilleurs souliers et voulut incontinent chausser le jeune homme. Celui-ci se défendit en rougissant, mais il dut céder et reçut même par surcroît une paire de chaussettes neuves. Quoiqu’il conservât un peu de honte de ce que l’on eut entrevu ce qu’il considérait comme absolument intime, il marqua à Fredi une reconnaissance enfantine. Le jeune homme inconsciemment se réjouissait de cette pudeur extrême, de cette timidité qui rapprochait un peu plus l’éphèbe de lui-même. Il avait eu et il avait encore cette sorte de pudibonderie incompréhensible chez un homme.<noinclude></noinclude> blbxcq4s1xrb07fk5prppla6gvnmp9n Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/45 104 4938308 15914798 2026-07-11T06:28:46Z SodiumBot 145972 /* Page non corrigée */ Cunegonde1: split automated match and split edit, revert if incorrect 15914798 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude><nowiki/> La femme même n’offre pas d’exemple d’une retenue semblable dans les choses de la sensualité. Ce petit intermède achevé, ils se mirent au travail l’un et l’autre, de chaque côté de la {{Corr|table|table.}} Jamais la besogne n’avait paru à Fredi aussi légère, les heures si courtes et lorsque Xavier arriva, à la nuit, il le trouva penché sur le labeur.<noinclude></noinclude> cxkwee0qgfgu7x3sfyvtjuk19key8wc 15915095 15914798 2026-07-11T07:27:54Z Cunegonde1 52509 /* Corrigée */ 15915095 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude><nowiki/> La femme même n’offre pas d’exemple d’une retenue semblable dans les choses de la sensualité. Ce petit intermède achevé, ils se mirent au travail l’un et l’autre, de chaque côté de la {{Corr|table|table.}} Jamais la besogne n’avait paru à Fredi aussi légère, les heures si courtes et lorsque Xavier arriva, à la nuit, il le trouva penché sur le labeur. <includeonly>{{sep|6|m=2em}}</includeonly><noinclude></noinclude> 6bsntq7tes9o4aderplclx4ev7crp1m Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/46 104 4938309 15914799 2026-07-11T06:28:56Z SodiumBot 145972 /* Page non corrigée */ Cunegonde1: split automated match and split edit, revert if incorrect 15914799 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude><noinclude></noinclude> muzkvgccrsey0d9atybe0b4jbpxav4k 15915109 15914799 2026-07-11T07:35:24Z Cunegonde1 52509 /* Sans texte */ 15915109 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="0" user="Cunegonde1" /></noinclude><noinclude></noinclude> mu43ii7v9670mvcx4lrw4wd0h04j1fr Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/47 104 4938310 15914800 2026-07-11T06:29:06Z SodiumBot 145972 /* Page non corrigée */ Cunegonde1: split automated match and split edit, revert if incorrect 15914800 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude><nowiki/> {{T2|IV|mt=4em|mb=2em}} Une jalousie sépara momentanément Xavier et Fredi. Tous les deux se sentaient attirés par René qui prenait de plus en plus tournure d’éphèbe. Fredi se révolta et menaça le vieil ami d’une rupture. L’autre dut céder, l’idée seule de ne plus revoir ce compagnon de tous les jours lui était insupportable. Cependant l’intimité des deux jeunes gens ne s’était pas accrue. Fredi reculait toujours, retenu malgré sa passion par un scrupule honnête. Il avait peur d’entraîner René sur la mauvaise route si ce n’était réellement pas sa voie. Au contraire, il lui recommandait hardiment la débauche, lui montrant au dehors les femmes qui étaient jolies. René rougissait mais ne répondait pas. Cette<noinclude></noinclude> 6dawo319x1hdyjdudw540pz4hrbp5b9 15915113 15914800 2026-07-11T07:35:52Z Cunegonde1 52509 /* Corrigée */ 15915113 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude><nowiki/> {{T2|IV|mt=4em|mb=2em}} Une jalousie sépara momentanément Xavier et Fredi. Tous les deux se sentaient attirés par René qui prenait de plus en plus tournure d’éphèbe. Fredi se révolta et menaça le vieil ami d’une rupture. L’autre dut céder, l’idée seule de ne plus revoir ce compagnon de tous les jours lui était insupportable. Cependant l’intimité des deux jeunes gens ne s’était pas accrue. Fredi reculait toujours, retenu malgré sa passion par un scrupule honnête. Il avait peur d’entraîner René sur la mauvaise route si ce n’était réellement pas sa voie. Au contraire, il lui recommandait hardiment la débauche, lui montrant au dehors les femmes qui étaient jolies. René rougissait mais ne répondait pas. Cette<noinclude></noinclude> djzc66q7fblewk7xwdx0hy4zq1khgh1 Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/48 104 4938311 15914801 2026-07-11T06:29:16Z SodiumBot 145972 /* Page non corrigée */ Cunegonde1: split automated match and split edit, revert if incorrect 15914801 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>insistance de la part de Fredi lui causait une gêne qu’il n’osait exprimer et il sentait nettement que son nouvel ami l’attirait beaucoup plus que toutes les femmes du monde. Cela, toutefois, il ne pouvait pas l’avouer, craignant de perdre sa place par un excès d’audace. Mais le soir, dans son lit, il rêvait à Fredi et souvent pleurait à la pensée qu’il pouvait le perdre un jour. Tous deux néanmoins gardaient l’habitude de s’embrasser quand ils se rencontraient et quand ils se quittaient. Le matin Fredi traînait bien en kimono japonais à travers l’appartement. Afin même d’être plus décent, parce que le vêtement était court, il avait remplacé ses chaussettes par des bas de soie qui moulaient son jarret un peu gras. René l’épiait, une curiosité le tenaillait, sachant que l’autre ne portait que ce peignoir flottant. Lorsqu’ils s’asseyaient tous deux sur le divan, il aspirait avec une volupté naïve le parfum de sa chair et s’en grisait. Tout cela évidemment échappait à Fredi, {{Corr|mûré|muré}} en son scrupule.<noinclude></noinclude> rtstcmo5723pmrdogpmvesfd25fw94t 15915114 15914801 2026-07-11T07:35:58Z Cunegonde1 52509 /* Corrigée */ 15915114 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude>insistance de la part de Fredi lui causait une gêne qu’il n’osait exprimer et il sentait nettement que son nouvel ami l’attirait beaucoup plus que toutes les femmes du monde. Cela, toutefois, il ne pouvait pas l’avouer, craignant de perdre sa place par un excès d’audace. Mais le soir, dans son lit, il rêvait à Fredi et souvent pleurait à la pensée qu’il pouvait le perdre un jour. Tous deux néanmoins gardaient l’habitude de s’embrasser quand ils se rencontraient et quand ils se quittaient. Le matin Fredi traînait bien en kimono japonais à travers l’appartement. Afin même d’être plus décent, parce que le vêtement était court, il avait remplacé ses chaussettes par des bas de soie qui moulaient son jarret un peu gras. René l’épiait, une curiosité le tenaillait, sachant que l’autre ne portait que ce peignoir flottant. Lorsqu’ils s’asseyaient tous deux sur le divan, il aspirait avec une volupté naïve le parfum de sa chair et s’en grisait. Tout cela évidemment échappait à Fredi, {{Corr|mûré|muré}} en son scrupule.<noinclude></noinclude> 4wk6ea11tgwys2deklk4w5q8ullohpy Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/49 104 4938312 15914802 2026-07-11T06:29:26Z SodiumBot 145972 /* Page non corrigée */ Cunegonde1: split automated match and split edit, revert if incorrect 15914802 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude><nowiki/> {{img float|file=Des Vignons - Fredi en ménage, 1930 - image-049.jpg|width=450px|align=left|large=100%|cap=''Le matin, Fredi traînait bien…'' (page 44)|style=font-size:100%;font-style:italic|m=1em}}<noinclude></noinclude> j1cprn5fisxwsesoprslceceswkkvfe 15915117 15914802 2026-07-11T07:36:24Z Cunegonde1 52509 /* Corrigée */ 15915117 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude><nowiki/> {{img float|file=Des Vignons - Fredi en ménage, 1930 - image-049.jpg|width=450px|align=left|large=100%|cap=''Le matin, Fredi traînait bien…'' (page 44)|style=font-size:100%;font-style:italic|m=1em}}<noinclude></noinclude> jkps25ol69y77gt575nw7h6hmtjde0j 15915143 15915117 2026-07-11T07:40:50Z Cunegonde1 52509 15915143 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude><nowiki/> {{img float|file=Des Vignons - Fredi en ménage, 1930 - image-049.jpg|width=450px|align=left|large=100%|cap=''Le matin, Fredi traînait bien…'' (page 44)|style=font-size:100%|m=1em}}<noinclude></noinclude> t56kxu1qtscfoei31130xhmtpvgmil8 Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/50 104 4938313 15914803 2026-07-11T06:29:36Z SodiumBot 145972 /* Page non corrigée */ Cunegonde1: split automated match and split edit, revert if incorrect 15914803 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude><noinclude></noinclude> muzkvgccrsey0d9atybe0b4jbpxav4k 15915118 15914803 2026-07-11T07:36:37Z Cunegonde1 52509 /* Sans texte */ 15915118 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="0" user="Cunegonde1" /></noinclude><noinclude></noinclude> mu43ii7v9670mvcx4lrw4wd0h04j1fr Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/51 104 4938314 15914804 2026-07-11T06:29:46Z SodiumBot 145972 /* Page non corrigée */ Cunegonde1: split automated match and split edit, revert if incorrect 15914804 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude><nowiki/> La fin du mois arriva et il compta au secrétaire la somme promise. Celui-ci follement lui sauta au cou en murmurant : — J’ai honte de te prendre cet argent, tu es si bon pour moi ! Ces mots le comblèrent de bonheur, enfin il trouvait auprès de lui une reconnaissance et un sentiment tendre. Il se rappelait qu’il avait été de même jadis, vis-à-vis de Xavier. Ce souvenir le rattacha au vieil ami, il le ramena à son logis qu’il désertait depuis quelque temps. Tous trois réunis, ils eurent une période de joie profonde. Une quiétude s’appesantissait sur eux, assoupissant les soucis, annihilant toute ambition. Fredi avait repris l’habitude de travailler la nuit fort tard et quand il se levait, le matin, René était à la tâche depuis longtemps. Un jour René ne put y tenir, un désir fou lui embrasait le cerveau. Il avança sur la pointe des pieds et poussant la porte de la chambre sans bruit, il entra au moment où Fredi sautait du lit. Le jeune homme rougit violemment et avec précipitation s’enveloppa dans son peignoir se cachant derrière un fauteuil pour enfiler ses bas.<noinclude></noinclude> orboyjckon9y7tk6zmidbm2weqhe4ya 15915120 15914804 2026-07-11T07:36:57Z Cunegonde1 52509 /* Corrigée */ 15915120 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude><nowiki/> La fin du mois arriva et il compta au secrétaire la somme promise. Celui-ci follement lui sauta au cou en murmurant : — J’ai honte de te prendre cet argent, tu es si bon pour moi ! Ces mots le comblèrent de bonheur, enfin il trouvait auprès de lui une reconnaissance et un sentiment tendre. Il se rappelait qu’il avait été de même jadis, vis-à-vis de Xavier. Ce souvenir le rattacha au vieil ami, il le ramena à son logis qu’il désertait depuis quelque temps. Tous trois réunis, ils eurent une période de joie profonde. Une quiétude s’appesantissait sur eux, assoupissant les soucis, annihilant toute ambition. Fredi avait repris l’habitude de travailler la nuit fort tard et quand il se levait, le matin, René était à la tâche depuis longtemps. Un jour René ne put y tenir, un désir fou lui embrasait le cerveau. Il avança sur la pointe des pieds et poussant la porte de la chambre sans bruit, il entra au moment où Fredi sautait du lit. Le jeune homme rougit violemment et avec précipitation s’enveloppa dans son peignoir se cachant derrière un fauteuil pour enfiler ses bas.<noinclude></noinclude> 2mn41e1ky95uhjwn2dw4tfg4arqnkf1 Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/52 104 4938315 15914805 2026-07-11T06:29:56Z SodiumBot 145972 /* Page non corrigée */ Cunegonde1: split automated match and split edit, revert if incorrect 15914805 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude><nowiki/> Alors seulement il vint à René et l’embrassa, sans un reproche, avec plutôt au cœur, une satisfaction trouble. Cet incident scella un peu plus leur intimité. Ils sentaient qu’ils s’étaient devinés mutuellement et attendaient le secours du hasard pour les rapprocher davantage. Vers onze heures, Xavier arrivait, au moment où {{Mme|Martin|nx}} achevait le ménage. C’était lui qui confectionnait l’apéritif et le servait sur l’un des guéridons bas. Fredi, alangui, se vautrait sur le divan, tandis que René, au bureau, terminait la tâche du matin. La besogne avançait rapidement, le pécule s’accroissait d’autant et de ce bénéfice, René profitait pour une large part. Xaxier n’ayant plus à aider Fredi, tournait son besoin de générosité vers le nouveau venu et ainsi, à tous deux, ils renouvelèrent entièrement la garde robe de l’éphèbe. Celui-ci, convaincu maintenant d’avoir auprès de ses deux amis un soutien sûr, se montrait moins soumis aux volontés tyranniques du tuteur. Celui-ci, brave homme au demeurant avait<noinclude></noinclude> 9bro4jybv51svmh15fv7d5lqsx36yaa 15915122 15914805 2026-07-11T07:37:04Z Cunegonde1 52509 /* Corrigée */ 15915122 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude><nowiki/> Alors seulement il vint à René et l’embrassa, sans un reproche, avec plutôt au cœur, une satisfaction trouble. Cet incident scella un peu plus leur intimité. Ils sentaient qu’ils s’étaient devinés mutuellement et attendaient le secours du hasard pour les rapprocher davantage. Vers onze heures, Xavier arrivait, au moment où {{Mme|Martin|nx}} achevait le ménage. C’était lui qui confectionnait l’apéritif et le servait sur l’un des guéridons bas. Fredi, alangui, se vautrait sur le divan, tandis que René, au bureau, terminait la tâche du matin. La besogne avançait rapidement, le pécule s’accroissait d’autant et de ce bénéfice, René profitait pour une large part. Xaxier n’ayant plus à aider Fredi, tournait son besoin de générosité vers le nouveau venu et ainsi, à tous deux, ils renouvelèrent entièrement la garde robe de l’éphèbe. Celui-ci, convaincu maintenant d’avoir auprès de ses deux amis un soutien sûr, se montrait moins soumis aux volontés tyranniques du tuteur. Celui-ci, brave homme au demeurant avait<noinclude></noinclude> qzra5rgfm8itgk8s9m85e8yf1hk11xr Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/53 104 4938316 15914806 2026-07-11T06:30:06Z SodiumBot 145972 /* Page non corrigée */ Cunegonde1: split automated match and split edit, revert if incorrect 15914806 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>reçu l’orphelin à son foyer, plutôt par devoir que par affection. Il avait lui-même deux enfants et l’allocation du gouvernement restait insuffisante pour que René ne prît pas un peu de la part des siens. Par un scrupule d’honnêteté, il refusait d’enlever au jeune homme tout son gain du mois, si bien qu’il se trouvait toujours en déficit. Seul, il aurait accepté la chose avec assez de philosophie, mais sa femme comptant mieux, le harcelait de ses récriminations. Son humeur s’aigrissait et René fatalement en supportait les conséquences. Conscient de sa situation, il ne se révoltait point et chaque mois, il avait essayé d’augmenter la somme qu’il remettait à sa cousine. Le résultat fut nul, l’habitude était prise de récriminer et quoi qu’il {{Corr|fit|fît}}, il restait une charge pour cette famille modeste. Maintenant, il n’attendait plus qu’une occasion de fuir ce logis, espérant que l’allocation gouvernementale étant continuée au tuteur celui-ci ne ferait aucune difficulté à son départ. Il ne savait encore comment il se tirerait d’affaires, mais il comptait beaucoup sur ses amis pour le guider.<noinclude></noinclude> gooqr2n9ojkmcf5owwyywaplxh3eekz 15915123 15914806 2026-07-11T07:37:11Z Cunegonde1 52509 /* Corrigée */ 15915123 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude>reçu l’orphelin à son foyer, plutôt par devoir que par affection. Il avait lui-même deux enfants et l’allocation du gouvernement restait insuffisante pour que René ne prît pas un peu de la part des siens. Par un scrupule d’honnêteté, il refusait d’enlever au jeune homme tout son gain du mois, si bien qu’il se trouvait toujours en déficit. Seul, il aurait accepté la chose avec assez de philosophie, mais sa femme comptant mieux, le harcelait de ses récriminations. Son humeur s’aigrissait et René fatalement en supportait les conséquences. Conscient de sa situation, il ne se révoltait point et chaque mois, il avait essayé d’augmenter la somme qu’il remettait à sa cousine. Le résultat fut nul, l’habitude était prise de récriminer et quoi qu’il {{Corr|fit|fît}}, il restait une charge pour cette famille modeste. Maintenant, il n’attendait plus qu’une occasion de fuir ce logis, espérant que l’allocation gouvernementale étant continuée au tuteur celui-ci ne ferait aucune difficulté à son départ. 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Dès l’ouverture des bureaux l’on passait à la revue et René y retrouvait ses anciennes habitudes. Il constatait combien il avait marché depuis ce temps peu lointain. Non seulement sa situation pécuniaire s’était améliorée, mais moralement, il avançait hardiment dans une vie inconnue. Sous la direction de Fredi, il avait travaillé et se voyait prêt à passer son premier bachot en juillet. Cela aussi aidait à accroître sa sûreté de lui-même. En revanche il avait peur de perdre l’affection de Fredi et cette crainte se transformait en une mièvrerie étrange. Il comblait l’ami de soins tendres, allant {{tiret|au|près}}<noinclude></noinclude> dxxhprkcxc822hka0o2bvkcvz686fiw 15915125 15914807 2026-07-11T07:37:18Z Cunegonde1 52509 /* Corrigée */ 15915125 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude><nowiki/> Fredi ignorait tout cela, sinon il aurait eu peur de lui-même, de sa propre faiblesse. D’ailleurs René agissait par instinct, il sentait qu’il fallait trancher le nœud gordien d’une façon quelconque. Souvent les deux autres le voyaient soucieux et par discrétion n’osaient l’interroger. Mais alors ils {{Corr|s’ingénaient|s’ingéniaient}} à le distraire. Après l’apéritif, Fredi s’habillait en hâte et tous trois sortaient, dînant à un restaurant proche. Dès l’ouverture des bureaux l’on passait à la revue et René y retrouvait ses anciennes habitudes. Il constatait combien il avait marché depuis ce temps peu lointain. Non seulement sa situation pécuniaire s’était améliorée, mais moralement, il avançait hardiment dans une vie inconnue. Sous la direction de Fredi, il avait travaillé et se voyait prêt à passer son premier bachot en juillet. Cela aussi aidait à accroître sa sûreté de lui-même. En revanche il avait peur de perdre l’affection de Fredi et cette crainte se transformait en une mièvrerie étrange. 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Ces détails frappaient surtout Xavier qui avait franchi les mêmes étapes. Il étudiait leur protégé et tentait de lever les scrupules de Fredi, considérant que ce serait le meilleur moyen d’atteindre au bonheur pour tous trois. Le jeune homme hésitait, il ne savait en réalité pourquoi. Il se complaisait en cette situation mixte qui lui laissait des désirs sans aucune réalisation. Pourtant, le soir, lorsque ses deux amis étaient partis, il avait de véritables crises. Dépouillé de tout vêtement, il se roulait sur le tapis de son cabinet et appelait René à mi-voix. Il y avait en lui, comme des appels de la chair, de véritables contractions spasmodiques presque douloureuses. L’inassouvissement le torturait et il se refusait à essayer un apaisement aisé à obtenir. Il se couchait brisé par le rêve sans fin, avec au fond du cœur la résolution de se montrer audacieux dès le lendemain. Mais quand il se réveillait, il prêtait une oreille apeurée aux bruits du dehors. Depuis le<noinclude></noinclude> 6a74u5utc27ag7f5ovm10uipobu7xd7 15915136 15914810 2026-07-11T07:39:27Z Cunegonde1 52509 /* Corrigée */ 15915136 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude>{{tiret2|au|près}} de lui, tout au moins dans l’intimité, jusqu’à la servilité la plus complète. Ces détails frappaient surtout Xavier qui avait franchi les mêmes étapes. Il étudiait leur protégé et tentait de lever les scrupules de Fredi, considérant que ce serait le meilleur moyen d’atteindre au bonheur pour tous trois. Le jeune homme hésitait, il ne savait en réalité pourquoi. Il se complaisait en cette situation mixte qui lui laissait des désirs sans aucune réalisation. Pourtant, le soir, lorsque ses deux amis étaient partis, il avait de véritables crises. Dépouillé de tout vêtement, il se roulait sur le tapis de son cabinet et appelait René à mi-voix. Il y avait en lui, comme des appels de la chair, de véritables contractions spasmodiques presque douloureuses. L’inassouvissement le torturait et il se refusait à essayer un apaisement aisé à obtenir. Il se couchait brisé par le rêve sans fin, avec au fond du cœur la résolution de se montrer audacieux dès le lendemain. Mais quand il se réveillait, il prêtait une oreille apeurée aux bruits du dehors. Depuis le<noinclude></noinclude> s5zazazd7nilbx0vjgba4qzqbgshfup Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/58 104 4938321 15914811 2026-07-11T06:30:56Z SodiumBot 145972 /* Page non corrigée */ Cunegonde1: split automated match and split edit, revert if incorrect 15914811 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>jour où René l’avait surpris, il ne quittait plus son lit sans de multiples précautions. Il attirait son peignoir jusqu’à lui et s’en enveloppait avant de se dégager des draps, cependant, il demeurait sans bas, ne mettant ce dernier vêtement qu’à l’arrivée de {{Mme|Martin|nx}}. C’était une preuve de confiance dont René lui marquait de la reconnaissance. D’ailleurs il était bien incapable de divulguer les secrets de leur intimité. En l’esprit de Fredi se faisait un travail lent, régulier. Il aurait été heureux que le protégé prit la même vie que lui, mais il avait peur aussi de l’entraîner à l’abîme, de le priver à jamais des joies du foyer. Il mesurait sa propre misère, il voyait celle de Xavier et il faisait des vœux pour que celui qu’il aimait ne souffrît pas de même. Seulement sa chair se révoltait contre ces arguments de sa conscience et n’aurait-il été un intellectuel affiné que déjà sa volonté aurait fléchi. Xavier, arrivé au déclin de la vie, n’avait point ses scrupules qu’il jugeait parfaitement puérils. Pour lui, en ce bas monde, chacun reçoit sa part de peine, lui aussi avait évolué et {{tiret|quel|ques}}<noinclude></noinclude> kmfzlzk4psi945ib58yjgsy3qdlayo8 15915137 15914811 2026-07-11T07:39:34Z Cunegonde1 52509 /* Corrigée */ 15915137 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude>jour où René l’avait surpris, il ne quittait plus son lit sans de multiples précautions. Il attirait son peignoir jusqu’à lui et s’en enveloppait avant de se dégager des draps, cependant, il demeurait sans bas, ne mettant ce dernier vêtement qu’à l’arrivée de {{Mme|Martin|nx}}. C’était une preuve de confiance dont René lui marquait de la reconnaissance. D’ailleurs il était bien incapable de divulguer les secrets de leur intimité. En l’esprit de Fredi se faisait un travail lent, régulier. Il aurait été heureux que le protégé prit la même vie que lui, mais il avait peur aussi de l’entraîner à l’abîme, de le priver à jamais des joies du foyer. Il mesurait sa propre misère, il voyait celle de Xavier et il faisait des vœux pour que celui qu’il aimait ne souffrît pas de même. Seulement sa chair se révoltait contre ces arguments de sa conscience et n’aurait-il été un intellectuel affiné que déjà sa volonté aurait fléchi. Xavier, arrivé au déclin de la vie, n’avait point ses scrupules qu’il jugeait parfaitement puérils. Pour lui, en ce bas monde, chacun reçoit sa part de peine, lui aussi avait évolué et {{tiret|quel|ques}}<noinclude></noinclude> bsdaoihkqmlhzxyxlj5in7xs0mfpx41 Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/59 104 4938322 15914812 2026-07-11T06:31:06Z SodiumBot 145972 /* Page non corrigée */ Cunegonde1: split automated match and split edit, revert if incorrect 15914812 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>{{tiret2|quel|ques}} années plus tôt, il ne raisonnait point de cette façon. Enfin René souffrait également ; il aspirait à une union plus complète avec son bienfaiteur, il savait que c’était possible et manquait de la hardiesse nécessaire pour faire le premier pas. Il augmentait chaque jour sa servilité à l’égard de Fredi, afin de bien montrer à celui-ci que tout lui était permis, que jamais il ne rencontrerait une révolte de sa part. Tous ses efforts restaient vains, cette facilité d’une victoire espérée augmentait plutôt l’indécision du jeune homme. L’approche de l’examen de René {{Corr|déclancha|déclencha}} chez son tuteur plusieurs scènes violentes. On jalousait un peu son succès et souhaitait sourdement qu’il allât à un échec. Les enfants du cousin ne manifestaient en effet qu’un goût à l’étude fort relatif et il était à craindre que le baccalauréat, pour eux, fût un obstacle invincible. La mère surtout jalousait cet intrus qui semblait voler jusqu’aux lauriers des siens. Elle enviait aussi sa tenue soignée, l’élégance de ses costumes qu’elle ne savait à quoi attribuer. Pourtant René, sans fausse honte, lui avait<noinclude></noinclude> rru2bwyhwmj84c80jcxc7txzda010e7 15915138 15914812 2026-07-11T07:39:41Z Cunegonde1 52509 /* Corrigée */ 15915138 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude>{{tiret2|quel|ques}} années plus tôt, il ne raisonnait point de cette façon. Enfin René souffrait également ; il aspirait à une union plus complète avec son bienfaiteur, il savait que c’était possible et manquait de la hardiesse nécessaire pour faire le premier pas. Il augmentait chaque jour sa servilité à l’égard de Fredi, afin de bien montrer à celui-ci que tout lui était permis, que jamais il ne rencontrerait une révolte de sa part. Tous ses efforts restaient vains, cette facilité d’une victoire espérée augmentait plutôt l’indécision du jeune homme. L’approche de l’examen de René {{Corr|déclancha|déclencha}} chez son tuteur plusieurs scènes violentes. On jalousait un peu son succès et souhaitait sourdement qu’il allât à un échec. Les enfants du cousin ne manifestaient en effet qu’un goût à l’étude fort relatif et il était à craindre que le baccalauréat, pour eux, fût un obstacle invincible. La mère surtout jalousait cet intrus qui semblait voler jusqu’aux lauriers des siens. Elle enviait aussi sa tenue soignée, l’élégance de ses costumes qu’elle ne savait à quoi attribuer. 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Les insultes qui lui étaient adressées laissaient René indifférent ; mais si l’on attaquait Fredi, il en était tout autrement. Son dédain des femmes en général devint bientôt de la haine doublée de mépris à cause de la conduite de sa tutrice. Il percevait toute la fausseté qui se cachait derrière ses arguments ; il devinait la jalousie basse sous l’acrimonie des mots. Il conclut du particulier au général et mit toutes les femmes dans le même panier. Comme d’autre part le besoin sexuel réel ne se manifestait point, son raisonnement lui paraissait sans réplique. Les derniers jours qui précédèrent son examen<noinclude></noinclude> auiefauyhvf4d5gg9apztl48tzl6m15 15915139 15914813 2026-07-11T07:39:47Z Cunegonde1 52509 /* Corrigée */ 15915139 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude>avoué la vérité : son patron, de même taille que lui, lui donnait ses vêtements dont il n’usait plus. 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Fredi, Xavier suivaient au contraire avec une anxiété tendre, la marche de leur protégé. Ils fêtèrent l’admissibilité par un dîner fin qui les réunit en un restaurant des boulevards. René fut reçu, Xavier et Fredi furent heureux, mais toute l’exaspération des tuteurs se déchaîna entraînant une discussion violente. {{sep|6|m=2em}}<noinclude></noinclude> kvr46s9c1f1sldpgjclgl379ddkd9m8 15915140 15914816 2026-07-11T07:39:57Z Cunegonde1 52509 /* Corrigée */ 15915140 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude>furent pour lui une véritable torture. Il lui fut impossible de travailler au logis, on le dérangeait avec intention, le chargeant de menues besognes. Il tenta de rester tard chez Fredi, mais en rentrant, il fut tancé d’importance sous prétexte qu’il menait une vie désordonnée. Néanmoins il parvint à être prêt. Dès que l’on sut chez lui qu’il était admissible à l’écrit, ce fut un {{Corr|tolle|tollé}} de rancune. On lui jeta à la face les pires injures, affirmant qu’il mangeait le pain de ses cousins pour se hisser dans la vie. Fredi, Xavier suivaient au contraire avec une anxiété tendre, la marche de leur protégé. Ils fêtèrent l’admissibilité par un dîner fin qui les réunit en un restaurant des boulevards. René fut reçu, Xavier et Fredi furent heureux, mais toute l’exaspération des tuteurs se déchaîna entraînant une discussion violente. {{sep|6|m=2em}}<noinclude></noinclude> 05g6n2h1rhtffgxf7kbhcylcqdj6ctm Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/62 104 4938325 15914817 2026-07-11T06:31:36Z SodiumBot 145972 /* Page non corrigée */ Cunegonde1: split automated match and split edit, revert if incorrect 15914817 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude><noinclude></noinclude> muzkvgccrsey0d9atybe0b4jbpxav4k 15915146 15914817 2026-07-11T07:41:18Z Cunegonde1 52509 /* Sans texte */ 15915146 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="0" user="Cunegonde1" /></noinclude><noinclude></noinclude> mu43ii7v9670mvcx4lrw4wd0h04j1fr Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/63 104 4938326 15914819 2026-07-11T06:31:46Z SodiumBot 145972 /* Page non corrigée */ Cunegonde1: split automated match and split edit, revert if incorrect 15914819 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude><nowiki/> {{T2|V|mt=4em|mb=2em}} René n’avait parlé que très brièvement de ses difficultés avec son tuteur. Fredi ne croyait point que les choses en fussent au point où elles en étaient véritablement. Aussi un matin lorsque l’ami lui arriva presque en pleurs, annonçant qu’il avait quitté les siens, fut-il atterré. René implorait : — Tirez-moi d’embarras, donnez-moi un conseil ! Il ne répondit rien encore, ne parvenant à se décider. Il reconnaissait cependant que le hasard le poussait vers la voie dangereuse. René se mit au travail comme de coutume ; Fredi, en kimono, erra songeur par son appartement. Il y avait au fond de lui-même une satisfaction qu’il n’osait s’avouer. Il se voyait en face de l’inéluctable.<noinclude></noinclude> 8nj51yrmcz9efjn7wg4e44stmpaimyh 15915147 15914819 2026-07-11T07:41:33Z Cunegonde1 52509 /* Corrigée */ 15915147 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude><nowiki/> {{T2|V|mt=4em|mb=2em}} René n’avait parlé que très brièvement de ses difficultés avec son tuteur. Fredi ne croyait point que les choses en fussent au point où elles en étaient véritablement. Aussi un matin lorsque l’ami lui arriva presque en pleurs, annonçant qu’il avait quitté les siens, fut-il atterré. René implorait : — Tirez-moi d’embarras, donnez-moi un conseil ! Il ne répondit rien encore, ne parvenant à se décider. Il reconnaissait cependant que le hasard le poussait vers la voie dangereuse. René se mit au travail comme de coutume ; Fredi, en kimono, erra songeur par son appartement. Il y avait au fond de lui-même une satisfaction qu’il n’osait s’avouer. Il se voyait en face de l’inéluctable.<noinclude></noinclude> 670dwcfz9qhs4yzbdgc97u9r3egps2c Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/64 104 4938327 15914820 2026-07-11T06:31:56Z SodiumBot 145972 /* Page non corrigée */ Cunegonde1: split automated match and split edit, revert if incorrect 15914820 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude><nowiki/> Certes, il aurait pu conseiller au jeune homme de prendre une chambre à l’hôtel dans le voisinage. Il s’y refusait, farouchement, prétendant qu’il avait droit à sa part de bonheur ici-bas. Pourtant il ne parlait point, il ne disait pas la {{Corr|propositon|proposition}} qui lui brûlait les lèvres et René attendait dans l’anxiété. Lui aussi avait en lui un désir inexprimé et il n’osait espérer que le patron le satisfît. Comme s’il eut été attiré par un aimant mystérieux, Xavier arriva très tôt ce jour-là. Ce fut lui qui nettement, sans l’ombre d’une hésitation, trancha la question : — Bah ! le petit s’installera ici en attendant, on verra plus tard. Fredi et René respirèrent, un autre qu’eux avait dit ce qu’il fallait dire. Le premier cependant eut une {{Corr|objetion|objection}} : — Mais je n’ai qu’une chambre à coucher. Xavier sourit, tant de ténacité l’amusait : — Évidemment, il couchera avec toi ! — Bien sûr ! fit René le cœur battant. Ce fut décidé immédiatement et d’un commun accord pour ne point ranimer les remords, on n’en {{Nec|parla}} plus. Ils s’en furent dîner ensemble et ensuite, le<noinclude></noinclude> 2d154z091i2reuzs3rxe6c932jglkz0 15915148 15914820 2026-07-11T07:41:44Z Cunegonde1 52509 /* Corrigée */ 15915148 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude><nowiki/> Certes, il aurait pu conseiller au jeune homme de prendre une chambre à l’hôtel dans le voisinage. Il s’y refusait, farouchement, prétendant qu’il avait droit à sa part de bonheur ici-bas. Pourtant il ne parlait point, il ne disait pas la {{Corr|propositon|proposition}} qui lui brûlait les lèvres et René attendait dans l’anxiété. Lui aussi avait en lui un désir inexprimé et il n’osait espérer que le patron le satisfît. Comme s’il eut été attiré par un aimant mystérieux, Xavier arriva très tôt ce jour-là. Ce fut lui qui nettement, sans l’ombre d’une hésitation, trancha la question : — Bah ! le petit s’installera ici en attendant, on verra plus tard. Fredi et René respirèrent, un autre qu’eux avait dit ce qu’il fallait dire. Le premier cependant eut une {{Corr|objetion|objection}} : — Mais je n’ai qu’une chambre à coucher. Xavier sourit, tant de ténacité l’amusait : — Évidemment, il couchera avec toi ! — Bien sûr ! fit René le cœur battant. Ce fut décidé immédiatement et d’un commun accord pour ne point ranimer les remords, on n’en {{Nec|parla}} plus. 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Fredi eut une exclamation de joie en voyant sa malle ; c’était pour lui comme une preuve que tout se trouvait bien fini et que l’éphèbe lui appartenait désormais. L’après-midi fut occupé à l’installation. René reçut sa part de placard et d’armoire à glace pour ranger ses affaires. Puis ils s’habillèrent pour achever la soirée en un quartier plus mondain. Fredi se mit en frac et prêta un smoking à René et ils partirent, joyeusement, résolus à fêter la liberté enfin conquise. Ainsi tous trois, ils attirèrent l’attention,<noinclude></noinclude> eu8t48hcb38n69a3bat1hfm341pe3vf 15915149 15914821 2026-07-11T07:41:54Z Cunegonde1 52509 /* Corrigée */ 15915149 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude>secrétaire rentra chez lui prendre ses affaires. Le tuteur se récria, mais beaucoup pour la forme ; René assura qu’il s’installait chez son patron et nul n’insista plus. Quand il quitta cette maison, définitivement, René eut un soupir de bonheur. Enfin il laissait derrière lui la tyrannie jalouse, il pourrait vivre librement, sans être contraint de toujours dissimuler. Il prit un taxi qui l’emmena rue du Moulin Vert où Xavier et Fredi l’attendaient avec une impatience qu’ils ne se dissimulaient pas l’un à l’autre. Fredi eut une exclamation de joie en voyant sa malle ; c’était pour lui comme une preuve que tout se trouvait bien fini et que l’éphèbe lui appartenait désormais. L’après-midi fut occupé à l’installation. René reçut sa part de placard et d’armoire à glace pour ranger ses affaires. Puis ils s’habillèrent pour achever la soirée en un quartier plus mondain. Fredi se mit en frac et prêta un smoking à René et ils partirent, joyeusement, résolus à fêter la liberté enfin conquise. 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Chez lui aussi l’ambition s’éveilla soudain et il l’avoua naïvement. — Nous te conduirons et tu réussiras, promit Fredi très grave. Il pensait ce qu’il disait ; il se voyait maintenant charge d’âme et le bonheur qu’il escomptait tirer de René, il prétendait le payer par le succès. Il ignorait encore quelle route il ferait prendre au protégé ; en attendant il voulait le mener au baccalauréat de philosophie. Ne sachant trop à quoi s’occuper, ils s’en<noinclude></noinclude> oyh37ssqgoq0asi4w288dwbi20eywe2 15915150 15914822 2026-07-11T07:42:09Z Cunegonde1 52509 /* Corrigée */ 15915150 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude>quoique les jeunes gens parussent sous la protection de Xavier, on devinait vaguement, en eux, des invertis. René, depuis son arrivée auprès de Fredi, s’était affiné ; il avait pris une joliesse menue qui assurément n’égalait point la beauté mièvre de son compagnon, mais qui ne manquait point de charme non plus. C’était la première fois qu’il venait en ces établissements de haut luxe et naturellement il fut ébloui. Il croyait rêver en s’asseyant auprès de Fredi à une de ces tables toute scintillante d’argenterie et de cristallerie. Il sortit de là, après le repas, absolument grisé. Chez lui aussi l’ambition s’éveilla soudain et il l’avoua naïvement. — Nous te conduirons et tu réussiras, promit Fredi très grave. Il pensait ce qu’il disait ; il se voyait maintenant charge d’âme et le bonheur qu’il escomptait tirer de René, il prétendait le payer par le succès. Il ignorait encore quelle route il ferait prendre au protégé ; en attendant il voulait le mener au baccalauréat de philosophie. 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Malgré l’ironie du fait, il était pour la moralité générale, n’admettant pas la débauche, surtout la débauche étalée. Une sorte de pudibonderie de vieille fille le hantait ; il détournait la tête lorsque deux amoureux s’embrassaient devant lui. Il n’aimait point que l’on parlât en sa présence des choses sexuelles et souvent il s’était surpris à rougir en entendant une plaisanterie trop grosse.<noinclude></noinclude> dmnxhu4tmv3wq08wg9qjxwexvdv9tna 15915154 15914823 2026-07-11T07:43:40Z Cunegonde1 52509 /* Corrigée */ 15915154 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude>allèrent à un music-hall voisin où Xavier loua trois fauteuils d’orchestre. Sur la scène, René vit défiler des femmes demi-nues, tout un étalage de viande relativement fraîche. Il n’éprouva pas la répugnance de Fredi, seulement une gêne insurmontable qui l’empêchait de regarder franchement. Xavier, qui l’épiait avec curiosité, se pencha et demanda : — Que penses-tu de cela ? Il hocha la tête, tristement : — Ce sont des cochonneries ! Fredi sourit et approuva : — Pas autre chose ! Certainement, il était plus cuirassé que son jeune ami, néanmoins ces spectacles lui déplaisaient toujours. Malgré l’ironie du fait, il était pour la moralité générale, n’admettant pas la débauche, surtout la débauche étalée. Une sorte de pudibonderie de vieille fille le hantait ; il détournait la tête lorsque deux amoureux s’embrassaient devant lui. Il n’aimait point que l’on parlât en sa présence des choses sexuelles et souvent il s’était surpris à rougir en entendant une plaisanterie trop grosse.<noinclude></noinclude> sb7rvps0dmutuwubjuvd4ir1ph94p4v Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/68 104 4938331 15914824 2026-07-11T06:32:36Z SodiumBot 145972 /* Page non corrigée */ Cunegonde1: split automated match and split edit, revert if incorrect 15914824 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude><nowiki/> Pour lui, l’acte sexuel, dépourvu du sentiment qui le magnifie, n’était qu’une bassesse. Ils attendirent jusqu’au premier entr’acte et, à ce moment, Fredi demanda : — On file ? — Oui ! souffla René amèrement. Ils sortirent et dehors respirèrent plus librement ; il leur semblait qu’ils quittaient une atmosphère empestée, toute chargée d’une électricité mauvaise. Malgré leur jeunesse à tous deux, leur chair n’avait point vibré en face de ces nudités offertes au plus offrant. Ils avaient considéré avec étonnement leurs voisins qui, les yeux brillants, le visage tordu, fixaient la scène avec émoi. Fredi retrouvait en son compagnon tous les sentiments qui jadis l’avaient bouleversé et en éprouvait un contentement infini. Ils flânèrent sur le boulevard où les promeneurs étaient encore nombreux à cause de la fraîcheur du soir. Ils allaient, silencieux, chacun d’eux remuant un monde de pensées ; le spectacle malgré tout les avait troublés, leur rappelant les nécessités de la bête humaine. Xavier soupirait tristement, parce qu’il {{tiret|sa|vait}}<noinclude></noinclude> 8fwdqiuzc74eza0lar5r9k2dthkhlll 15915155 15914824 2026-07-11T07:43:47Z Cunegonde1 52509 /* Corrigée */ 15915155 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude><nowiki/> Pour lui, l’acte sexuel, dépourvu du sentiment qui le magnifie, n’était qu’une bassesse. 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Ils s’arrêtèrent à une terrasse pour prendre des boissons glacées et fumer une cigarette. {{Corr|Frédi|Fredi|cohérence avec les autres occurrences}} était blême, une émotion intime arrêtait la circulation du sang, une peur atroce le torturait. René demeurait plus calme, il ne craignait rien de l’avenir, résolu à tous les sacrifices nécessaires pour conserver l’amitié de son compagnon. Xavier eut pitié d’eux et se leva le premier : — Partons ! Prenez un taxi, moi je rentrerai par le métro. Fredi le remercia par une poignée de main chaleureuse et ils se séparèrent sur le bord du trottoir. Les deux jeunes gens s’engouffrèrent dans une voiture et instinctivement, sur la banquette, se rapprochèrent. Et dans l’obscurité, sans un mot, ils se prirent la main. Durant le trajet entier, ils ne prononcèrent une seule parole et rue du Moulin Vert ils descendirent fébrilement. Cependant ils montèrent les escaliers {{tiret|posé|ment}}<noinclude></noinclude> mzgcvyapyvop9f39y3x357g1mc4e40y 15915163 15914827 2026-07-11T07:44:29Z Cunegonde1 52509 /* Corrigée */ 15915163 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude>{{tiret2|sa|vait}} qu’il rentrerait seul, qu’il n’aurait plus, auprès de lui, l’ami de jadis. Ils s’arrêtèrent à une terrasse pour prendre des boissons glacées et fumer une cigarette. {{Corr|Frédi|Fredi|cohérence avec les autres occurrences}} était blême, une émotion intime arrêtait la circulation du sang, une peur atroce le torturait. René demeurait plus calme, il ne craignait rien de l’avenir, résolu à tous les sacrifices nécessaires pour conserver l’amitié de son compagnon. Xavier eut pitié d’eux et se leva le premier : — Partons ! Prenez un taxi, moi je rentrerai par le métro. Fredi le remercia par une poignée de main chaleureuse et ils se séparèrent sur le bord du trottoir. Les deux jeunes gens s’engouffrèrent dans une voiture et instinctivement, sur la banquette, se rapprochèrent. Et dans l’obscurité, sans un mot, ils se prirent la main. Durant le trajet entier, ils ne prononcèrent une seule parole et rue du Moulin Vert ils descendirent fébrilement. Cependant ils montèrent les escaliers {{tiret|posé|ment}}<noinclude></noinclude> ah99ikydg423p7iqb10fjxs7omfz8hk Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/72 104 4938335 15914828 2026-07-11T06:33:16Z SodiumBot 145972 /* Page non corrigée */ Cunegonde1: split automated match and split edit, revert if incorrect 15914828 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>{{tiret2|posé|ment}} et pénétrèrent dans l’appartement sans hâte apparente. Quand ils eurent fait de la lumière, ils se regardèrent et se virent très pâles. — Allons-nous coucher ! fit Fredi tout bas. L’autre le suivit vers la chambre. Là, ils eurent une nouvelle hésitation et chacun d’eux se retira pudiquement dans un coin pour se {{Corr|deshabiller|déshabiller}}. Avec le même soin méticuleux, ils rangèrent leurs vêtements, évitant la nudité qui aurait pu choquer le compagnon. Ils montèrent dans le lit, chacun par un côté et tirèrent la couverture. Ils se turent, le cœur broyé par un émoi intense, Fredi saisit la poire et éteignit l’électricité. Dans l’obscurité, ils respirèrent violemment et un instant demeurèrent immobiles. Fredi, à bout de force, se retourna et prit René dans ses bras. Ils se faisaient tout bas des serments d’amour, osaient enfin des aveux définitifs, avaient des exclamations de mutuelle admiration. Fredi refit de la lumière ; il n’avaient plus de honte et leur union se compléta. René s’étonnait de ce que le compagnon, le patron, ne réclamât rien d’autre de sa bonne {{tiret|vo|lonté.}}<noinclude></noinclude> acdxmsseeuvbkj5p992hc6usximnuey 15915164 15914828 2026-07-11T07:44:46Z Cunegonde1 52509 /* Corrigée */ 15915164 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude>{{tiret2|posé|ment}} et pénétrèrent dans l’appartement sans hâte apparente. Quand ils eurent fait de la lumière, ils se regardèrent et se virent très pâles. — Allons-nous coucher ! fit Fredi tout bas. L’autre le suivit vers la chambre. Là, ils eurent une nouvelle hésitation et chacun d’eux se retira pudiquement dans un coin pour se {{Corr|deshabiller|déshabiller}}. Avec le même soin méticuleux, ils rangèrent leurs vêtements, évitant la nudité qui aurait pu choquer le compagnon. Ils montèrent dans le lit, chacun par un côté et tirèrent la couverture. Ils se turent, le cœur broyé par un émoi intense, Fredi saisit la poire et éteignit l’électricité. Dans l’obscurité, ils respirèrent violemment et un instant demeurèrent immobiles. Fredi, à bout de force, se retourna et prit René dans ses bras. Ils se faisaient tout bas des serments d’amour, osaient enfin des aveux définitifs, avaient des exclamations de mutuelle admiration. Fredi refit de la lumière ; il n’avaient plus de honte et leur union se compléta. René s’étonnait de ce que le compagnon, le patron, ne réclamât rien d’autre de sa bonne {{tiret|vo|lonté.}}<noinclude></noinclude> 4yvyfcm4562l3a1p3ltxx9wqzd16sj2 Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/73 104 4938336 15914829 2026-07-11T06:33:26Z SodiumBot 145972 /* Page non corrigée */ Cunegonde1: split automated match and split edit, revert if incorrect 15914829 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>{{tiret2|vo|lonté.}} Il avait cru jusqu’à ce jour que les rôles devaient être renversés. Au bout du compte, il se sentit satisfait de cette solution qui le libérait de vagues craintes. Fredi sauta du lit et courut à son cabinet où dans un coin de la bibliothèque il y avait une bouteille de champagne. Ce fut dans le choc des coupes débordantes de vin mousseux qu’ils scellèrent leur tendresse. Désormais ils étaient liés, un secret qui ne pouvait être divulgué les attachait l’un à l’autre. Le secrétaire devenait soudainement le maître qui dominait, tandis que Fredi se faisait humble et soumis. Cela lui semblait juste parce que René donnait le meilleur de lui-même. Ils ne s’endormirent avant l’aurore, passant par toutes les phases des émotions rares ; cherchant ensemble toutes les saveurs du fruit défendu. Avec ingénuité, ils essayaient de réaliser leurs rêves anciens et ne parvenaient qu’à une réalité parfois décevante. Néanmoins ils tiraient de ces tentatives une satisfaction profonde, celles d’être hors la loi commune, de se voir libérés de l’asservissement qui écrasait les autres hommes.<noinclude></noinclude> ezaaoew1nfacengpr3u11ya3uvl7s5d 15915165 15914829 2026-07-11T07:44:55Z Cunegonde1 52509 /* Corrigée */ 15915165 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude>{{tiret2|vo|lonté.}} Il avait cru jusqu’à ce jour que les rôles devaient être renversés. Au bout du compte, il se sentit satisfait de cette solution qui le libérait de vagues craintes. Fredi sauta du lit et courut à son cabinet où dans un coin de la bibliothèque il y avait une bouteille de champagne. Ce fut dans le choc des coupes débordantes de vin mousseux qu’ils scellèrent leur tendresse. Désormais ils étaient liés, un secret qui ne pouvait être divulgué les attachait l’un à l’autre. Le secrétaire devenait soudainement le maître qui dominait, tandis que Fredi se faisait humble et soumis. Cela lui semblait juste parce que René donnait le meilleur de lui-même. Ils ne s’endormirent avant l’aurore, passant par toutes les phases des émotions rares ; cherchant ensemble toutes les saveurs du fruit défendu. Avec ingénuité, ils essayaient de réaliser leurs rêves anciens et ne parvenaient qu’à une réalité parfois décevante. Néanmoins ils tiraient de ces tentatives une satisfaction profonde, celles d’être hors la loi commune, de se voir libérés de l’asservissement qui écrasait les autres hommes.<noinclude></noinclude> 0sm61l5p5kxmdo9uxa5cembl06r6kr0 Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/74 104 4938337 15914831 2026-07-11T06:33:36Z SodiumBot 145972 /* Page non corrigée */ Cunegonde1: split automated match and split edit, revert if incorrect 15914831 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude><nowiki/> René demanda grâce et il s’endormit recru de fatigue. Fredi demeurait immobile auprès de lui et le considérait en souriant mystérieusement. Le sommeil le prit à son tour, mais il se réveilla longtemps avant le compagnon. Sans bruit, avec précaution, il se leva et pieds nus courut à la cuisine préparer le premier déjeuner. Avec amour, il fit le café, beurra les rôties dorées. Coquettement il disposa tout cela sur un plateau laqué recouvert d’une batiste légère et s’en revint à la chambre. Près de l’ami, il attira un guéridon et posa le plateau. Il souriait toujours, une joie puérile au fond, du cœur. Un baiser sur les paupières réveilla René ; il ouvrit les yeux et vit devant lui l’ami qui pour l’occasion avait négligé le kimono. Le souvenir lui revint aussitôt et il sourit à son tour, tendant les bras. La vue du déjeuner tout préparé le remplit de gratitude ; Fredi, avec une coquetterie mièvre, le fit taire.<noinclude></noinclude> axjdgsqhe1ly5tptu3hi3sfjq4w7vxw 15915166 15914831 2026-07-11T07:45:09Z Cunegonde1 52509 /* Corrigée */ 15915166 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude><nowiki/> René demanda grâce et il s’endormit recru de fatigue. Fredi demeurait immobile auprès de lui et le considérait en souriant mystérieusement. Le sommeil le prit à son tour, mais il se réveilla longtemps avant le compagnon. Sans bruit, avec précaution, il se leva et pieds nus courut à la cuisine préparer le premier déjeuner. Avec amour, il fit le café, beurra les rôties dorées. Coquettement il disposa tout cela sur un plateau laqué recouvert d’une batiste légère et s’en revint à la chambre. Près de l’ami, il attira un guéridon et posa le plateau. Il souriait toujours, une joie puérile au fond, du cœur. Un baiser sur les paupières réveilla René ; il ouvrit les yeux et vit devant lui l’ami qui pour l’occasion avait négligé le kimono. Le souvenir lui revint aussitôt et il sourit à son tour, tendant les bras. La vue du déjeuner tout préparé le remplit de gratitude ; Fredi, avec une coquetterie mièvre, le fit taire.<noinclude></noinclude> ok5cyelwuydw59h4h2gtz15qa2idogr Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/75 104 4938338 15914832 2026-07-11T06:33:46Z SodiumBot 145972 /* Page non corrigée */ Cunegonde1: split automated match and split edit, revert if incorrect 15914832 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude><nowiki/> Ils mangèrent côte à côte, les oreillers roulés sous les reins, le plateau posé sur les genoux relevés. Ensuite, ils s’étendirent et allumèrent une cigarette. Ils se tenaient presque immobiles, les bras liés, hanche contre hanche. Une sérénité inconnue les détendait, il leur semblait qu’il ne leur restait plus rien à désirer désormais. La demie de huit heures sonna ; ils sautèrent du lit vivement, et s’habillèrent à peu près. Fredi enfila ses bas, s’enveloppa de son kimono à ramages, tandis que René se glissait dans un pyjama de soie que son ami gardait depuis longtemps à son intention. Quand ils se virent ainsi accoutrés l’un et l’autre, ils rougirent et se sourirent. Chacun portait le costume de son état et cette constatation glissait en eux une satisfaction perverse. {{Mme|Martin|nx}} arriva, lorsqu’elle sut que René vivrait là désormais, elle n’eut point d’étonnement conservant une âme naïve. Cela apaisa les dernières craintes de Fredi. L’esprit libre, la chair en repos, ils se mirent au travail gaîment et ce matin-là, leur besogne<noinclude></noinclude> 21xowiov29wyh2kt12seydsz86jt7vl 15915167 15914832 2026-07-11T07:45:19Z Cunegonde1 52509 /* Corrigée */ 15915167 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude><nowiki/> Ils mangèrent côte à côte, les oreillers roulés sous les reins, le plateau posé sur les genoux relevés. Ensuite, ils s’étendirent et allumèrent une cigarette. Ils se tenaient presque immobiles, les bras liés, hanche contre hanche. Une sérénité inconnue les détendait, il leur semblait qu’il ne leur restait plus rien à désirer désormais. La demie de huit heures sonna ; ils sautèrent du lit vivement, et s’habillèrent à peu près. Fredi enfila ses bas, s’enveloppa de son kimono à ramages, tandis que René se glissait dans un pyjama de soie que son ami gardait depuis longtemps à son intention. Quand ils se virent ainsi accoutrés l’un et l’autre, ils rougirent et se sourirent. Chacun portait le costume de son état et cette constatation glissait en eux une satisfaction perverse. {{Mme|Martin|nx}} arriva, lorsqu’elle sut que René vivrait là désormais, elle n’eut point d’étonnement conservant une âme naïve. Cela apaisa les dernières craintes de Fredi. L’esprit libre, la chair en repos, ils se mirent au travail gaîment et ce matin-là, leur besogne<noinclude></noinclude> mlc9hlq5h6z38ig1cirw878311kwj6x Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/76 104 4938339 15914833 2026-07-11T06:33:56Z SodiumBot 145972 /* Page non corrigée */ Cunegonde1: split automated match and split edit, revert if incorrect 15914833 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>marcha, comme elle n’avait marché depuis longtemps. Juste avant midi, Xavier arriva ; d’un seul coup d’œil, il jugea la situation et, prenant Fredi dans ses bras, murmura mélancoliquement : — Mon pauvre petit ! René, qui les regardait, comprit qu’un même secret les liait également et Xaxier lui devint aussitôt plus cher. Fredi se dégagea lestement ; il lui était pénible de s’entendre appeler « mon pauvre ami » quand il se sentait tant de joie dans le cœur. Il se sauva pour s’habiller et René le rejoignit. Par pudeur, celui-ci referma la porte afin que Xavier ne le vit point. {{sep|6|m=2em}}<noinclude></noinclude> 5epiz54derv4hmx43pq8hk35bgghbad 15915168 15914833 2026-07-11T07:45:40Z Cunegonde1 52509 /* Corrigée */ 15915168 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude>marcha, comme elle n’avait marché depuis longtemps. Juste avant midi, Xavier arriva ; d’un seul coup d’œil, il jugea la situation et, prenant Fredi dans ses bras, murmura mélancoliquement : — Mon pauvre petit ! René, qui les regardait, comprit qu’un même secret les liait également et Xaxier lui devint aussitôt plus cher. Fredi se dégagea lestement ; il lui était pénible de s’entendre appeler « mon pauvre ami » quand il se sentait tant de joie dans le cœur. Il se sauva pour s’habiller et René le rejoignit. Par pudeur, celui-ci referma la porte afin que Xavier ne le vit point. {{sep|6|m=2em}}<noinclude></noinclude> t2or0mos5yflm3v68wl4yjhpbgbyzfm Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/77 104 4938340 15914834 2026-07-11T06:34:06Z SodiumBot 145972 /* Page non corrigée */ Cunegonde1: split automated match and split edit, revert if incorrect 15914834 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude><nowiki/> {{T2|VI|mt=4em|mb=2em}} La besogne qui restait à terminer à Fredi, fut rapidement menée. René mettant tout son courage à aider son ami, passait l’après-midi à la bibliothèque nationale à son côté. Il put donc bientôt porter son ouvrage à l’éditeur et reçut un acompte. C’était d’ailleurs ce qu’il souhaitait, ayant résolu de conduire son compagnon à la mer, durant les vacances. Les malles étaient préparées à l’avance et dès l’argent touché, ils partirent. On avait envoyé Xavier en fourrier, si bien qu’ils trouvèrent en arrivant une installation complète. Xavier maintenant dédoublait son dévouement ; les deux jeunes gens lui étaient également chers et il veillait sur eux avec une attention maternelle. De tant de soins, il était récompensé par un attachement puéril qui se manifestait par des caresses, des amabilités continuelles.<noinclude></noinclude> fd8owmed3unfk3x9v6jzmltkcqj614v 15915175 15914834 2026-07-11T07:46:26Z Cunegonde1 52509 /* Corrigée */ 15915175 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude><nowiki/> {{T2|VI|mt=4em|mb=2em}} La besogne qui restait à terminer à Fredi, fut rapidement menée. René mettant tout son courage à aider son ami, passait l’après-midi à la bibliothèque nationale à son côté. Il put donc bientôt porter son ouvrage à l’éditeur et reçut un acompte. C’était d’ailleurs ce qu’il souhaitait, ayant résolu de conduire son compagnon à la mer, durant les vacances. Les malles étaient préparées à l’avance et dès l’argent touché, ils partirent. On avait envoyé Xavier en fourrier, si bien qu’ils trouvèrent en arrivant une installation complète. Xavier maintenant dédoublait son dévouement ; les deux jeunes gens lui étaient également chers et il veillait sur eux avec une attention maternelle. De tant de soins, il était récompensé par un attachement puéril qui se manifestait par des caresses, des amabilités continuelles.<noinclude></noinclude> 0vik1bso3vfnf9p45sr579laz2ejgmc Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/78 104 4938341 15914835 2026-07-11T06:34:16Z SodiumBot 145972 /* Page non corrigée */ Cunegonde1: split automated match and split edit, revert if incorrect 15914835 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude><nowiki/> En vérité la tendresse était partagée ; les jeunes n’auraient pu se priver de la compagnie du sexagénaire, pas plus que celui-ci n’aurait été capable de s’éloigner d’eux. Pourtant, le soir quand ils avaient gagné la chambre commune, il éprouvait une souffrance aiguë qui, cependant, n’était point de la jalousie. De Fredi, il ne recevait plus rien et celui-ci assurément était désormais dans l’impossibilité de lui rendre aucun service. Il avait complètement adopté un rôle féminin, trouvant sa satisfaction personnelle dans le bonheur des autres. René avait tenté de l’imiter, poussé surtout par la curiosité ; il avait réclamé que l’ami lui rendît le même service. Fredi dût rire de cette prière, se jugeant inapte à toute autre occupation que la sienne. Les premiers jours, ils menèrent une existence de folle gaîté. Chaque matin, ils partaient tous trois en promenade et déjeunaient au hasard du chemin, dans une auberge quelconque. Cependant ils revenaient pour l’heure du bain ; non point qu’ils en prissent eux-mêmes, bien<noinclude></noinclude> gwzhncc6sf1z6mu6cwsf8k27u8lxfbo 15915177 15914835 2026-07-11T07:46:59Z Cunegonde1 52509 /* Corrigée */ 15915177 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude><nowiki/> En vérité la tendresse était partagée ; les jeunes n’auraient pu se priver de la compagnie du sexagénaire, pas plus que celui-ci n’aurait été capable de s’éloigner d’eux. Pourtant, le soir quand ils avaient gagné la chambre commune, il éprouvait une souffrance aiguë qui, cependant, n’était point de la jalousie. De Fredi, il ne recevait plus rien et celui-ci assurément était désormais dans l’impossibilité de lui rendre aucun service. Il avait complètement adopté un rôle féminin, trouvant sa satisfaction personnelle dans le bonheur des autres. René avait tenté de l’imiter, poussé surtout par la curiosité ; il avait réclamé que l’ami lui rendît le même service. Fredi dût rire de cette prière, se jugeant inapte à toute autre occupation que la sienne. Les premiers jours, ils menèrent une existence de folle gaîté. Chaque matin, ils partaient tous trois en promenade et déjeunaient au hasard du chemin, dans une auberge quelconque. Cependant ils revenaient pour l’heure du bain ; non point qu’ils en prissent eux-mêmes, bien<noinclude></noinclude> 7bdnvj4v41p1dxpjbvxyqbdztmyo4ks Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/79 104 4938342 15914836 2026-07-11T06:34:26Z SodiumBot 145972 /* Page non corrigée */ Cunegonde1: split automated match and split edit, revert if incorrect 15914836 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>au contraire. Mais Fredi avait conservé ce goût des spectacles de déshabillé. Accroupi sur le sable de la plage, il s’attardait longuement à contempler les hommes sortant de l’eau. René finit par en prendre ombrage, craignant une concurrence possible. Un soir, en rentrant, il se fâcha, oubliant que Fredi était le patron, le dispensateur des appointements. Et Fredi devant lui trembla, le supplia de ne point lui faire de scène, promettant en outre de ne plus retourner à la plage. Cette promesse fut tenue et, dès le lendemain, il s’abstint, demeurant à la maison, sous la véranda. Cependant il en garda une certaine tristesse, quelque chose d’imprécis lui manquait. René, par contre, en conçut beaucoup d’orgueil, il mesura sa force et se sentit plus hardi. Dès cet instant son attitude changea, il se fit plus désinvolte, parfois autoritaire. Autour de lui, chacun pliait : Fredi par crainte, Xavier par habitude. Il eut l’avantage aussitôt d’être entouré de plus de soins, on lui évita les moindres efforts, ne lui laissant comme besogne que ce qui appartenait à sa tâche de secrétaire.<noinclude></noinclude> tqa8nqi071bs5gdvdh8d525d112afu8 15915178 15914836 2026-07-11T07:47:08Z Cunegonde1 52509 /* Corrigée */ 15915178 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude>au contraire. Mais Fredi avait conservé ce goût des spectacles de déshabillé. Accroupi sur le sable de la plage, il s’attardait longuement à contempler les hommes sortant de l’eau. René finit par en prendre ombrage, craignant une concurrence possible. Un soir, en rentrant, il se fâcha, oubliant que Fredi était le patron, le dispensateur des appointements. Et Fredi devant lui trembla, le supplia de ne point lui faire de scène, promettant en outre de ne plus retourner à la plage. Cette promesse fut tenue et, dès le lendemain, il s’abstint, demeurant à la maison, sous la véranda. Cependant il en garda une certaine tristesse, quelque chose d’imprécis lui manquait. René, par contre, en conçut beaucoup d’orgueil, il mesura sa force et se sentit plus hardi. Dès cet instant son attitude changea, il se fit plus désinvolte, parfois autoritaire. Autour de lui, chacun pliait : Fredi par crainte, Xavier par habitude. Il eut l’avantage aussitôt d’être entouré de plus de soins, on lui évita les moindres efforts, ne lui laissant comme besogne que ce qui appartenait à sa tâche de secrétaire.<noinclude></noinclude> 2zhug59h1l8kv1x5dg5gyjxl2vle6c4 Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/80 104 4938343 15914837 2026-07-11T06:34:36Z SodiumBot 145972 /* Page non corrigée */ Cunegonde1: split automated match and split edit, revert if incorrect 15914837 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude><nowiki/> Mais Fredi, le soir, trouvait sa compensation. Il s’accrochait à l’ami qui l’abreuvait d’amour, jamais lassé, toujours ranimé par les caresses subtiles de l’éphèbe. Xavier, au matin, leur apportait le café au lit et tous trois mangeaient, un plateau posé sur le drap. Ils passaient ainsi une heure délicieuse, par la fenêtre ouverte arrivait, jusqu’à eux, la brise de mer toute chargée d’iode et de sel, le soleil glissait un rayon oblique qui s’étalait sur le plancher mettant de l’or aux coins des meubles. Mais Xavier devait se retirer lorsque René souhaitait se lever ; Fredi lui-même réclamait ce départ, talonné par une sourde jalousie. Lui, en revanche, avait toutes les permissions et il promenait insoucieusement, à travers la pièce, sa féminité croissante. Son beau corps d’éphèbe se déformait en effet, il s’empâtait, prenait des rondeurs insolites faites d’un tissu adipeux qui résistait sous la pression des doigts. Il {{Corr|s’énorgueillissait|s’enorgueillissait}} de ce changement graduel, montrait avec joie ses seins qui gonflaient, sa taille qui s’épaississait et se cambrait. Aucun muscle ne saillait sur la chair lisse et<noinclude></noinclude> 5okdqlyr7ad2qk5qfeeozzonehgs5ev 15915179 15914837 2026-07-11T07:47:16Z Cunegonde1 52509 /* Corrigée */ 15915179 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude><nowiki/> Mais Fredi, le soir, trouvait sa compensation. Il s’accrochait à l’ami qui l’abreuvait d’amour, jamais lassé, toujours ranimé par les caresses subtiles de l’éphèbe. Xavier, au matin, leur apportait le café au lit et tous trois mangeaient, un plateau posé sur le drap. Ils passaient ainsi une heure délicieuse, par la fenêtre ouverte arrivait, jusqu’à eux, la brise de mer toute chargée d’iode et de sel, le soleil glissait un rayon oblique qui s’étalait sur le plancher mettant de l’or aux coins des meubles. Mais Xavier devait se retirer lorsque René souhaitait se lever ; Fredi lui-même réclamait ce départ, talonné par une sourde jalousie. Lui, en revanche, avait toutes les permissions et il promenait insoucieusement, à travers la pièce, sa féminité croissante. Son beau corps d’éphèbe se déformait en effet, il s’empâtait, prenait des rondeurs insolites faites d’un tissu adipeux qui résistait sous la pression des doigts. Il {{Corr|s’énorgueillissait|s’enorgueillissait}} de ce changement graduel, montrait avec joie ses seins qui gonflaient, sa taille qui s’épaississait et se cambrait. Aucun muscle ne saillait sur la chair lisse et<noinclude></noinclude> f6tm8l8gtv83lgwci3mdytd2rr1of7o Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/81 104 4938344 15914838 2026-07-11T06:34:46Z SodiumBot 145972 /* Page non corrigée */ Cunegonde1: split automated match and split edit, revert if incorrect 15914838 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude><nowiki/> {{img float|large=100%|file=Des Vignons - Fredi en ménage, 1930 - image-081.jpg|align=left|width=450px|m=1.5em|}}<noinclude></noinclude> 7wkij6dz5xisw7x2u9ulmviro1855mt 15915180 15914838 2026-07-11T07:47:24Z Cunegonde1 52509 /* Corrigée */ 15915180 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude><nowiki/> {{img float|large=100%|file=Des Vignons - Fredi en ménage, 1930 - image-081.jpg|align=left|width=450px|m=1.5em|}}<noinclude></noinclude> 1k6rj84cba9ebtquk1hrd6ucjb23y1c Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/82 104 4938345 15914839 2026-07-11T06:34:56Z SodiumBot 145972 /* Page non corrigée */ Cunegonde1: split automated match and split edit, revert if incorrect 15914839 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude><noinclude></noinclude> muzkvgccrsey0d9atybe0b4jbpxav4k 15915181 15914839 2026-07-11T07:47:31Z Cunegonde1 52509 /* Corrigée */ 15915181 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude><noinclude></noinclude> ku1eofkam050dbmj0go7e8gzacfwtkt Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/83 104 4938346 15914840 2026-07-11T06:35:06Z SodiumBot 145972 /* Page non corrigée */ Cunegonde1: split automated match and split edit, revert if incorrect 15914840 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>blanche ; on voyait le lacis des veines qui traçait des sinuosités d’un bleu tendre. Et il pouvait se promener ainsi durant des heures sans que rien manifestât sa virilité. Il était devenu atone, neutre, la sensibilité définitivement refoulée. Il était fier de ce que Xavier ne lui ressemblait pas, il était plus femme maintenant que le vieil ami ayant commencé plus tard. Ceci ne l’empêchait point de surveiller étroitement Xavier, ne l’autorisant pas à quitter sa chambre sans être soigneusement vêtu. Ces précautions n’eurent d’autres résultats que de donner à René et à Xavier des désirs qu’ils n’auraient pas eus. Le désir était assurément latent chez Xavier, mais il ne lui était jamais venu à l’idée qu’il fût réalisable. Fredi, par son attitude, lui fit croire à des aveux de René, et il eut un peu d’espoir. Ce dernier supposa pour sa part que le sexagénaire lui apporterait des satisfactions inconnues. Une sorte de fluide les unit mystérieusement et Fredi en reçut des effluves. Il vécut dès lors en une inquiétude perpétuelle. S’il s’éloignait<noinclude></noinclude> 65qb5uv07tpsdgbge2spw5yt0pofade 15915182 15914840 2026-07-11T07:47:43Z Cunegonde1 52509 /* Corrigée */ 15915182 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude>blanche ; on voyait le lacis des veines qui traçait des sinuosités d’un bleu tendre. Et il pouvait se promener ainsi durant des heures sans que rien manifestât sa virilité. Il était devenu atone, neutre, la sensibilité définitivement refoulée. Il était fier de ce que Xavier ne lui ressemblait pas, il était plus femme maintenant que le vieil ami ayant commencé plus tard. Ceci ne l’empêchait point de surveiller étroitement Xavier, ne l’autorisant pas à quitter sa chambre sans être soigneusement vêtu. Ces précautions n’eurent d’autres résultats que de donner à René et à Xavier des désirs qu’ils n’auraient pas eus. Le désir était assurément latent chez Xavier, mais il ne lui était jamais venu à l’idée qu’il fût réalisable. Fredi, par son attitude, lui fit croire à des aveux de René, et il eut un peu d’espoir. Ce dernier supposa pour sa part que le sexagénaire lui apporterait des satisfactions inconnues. Une sorte de fluide les unit mystérieusement et Fredi en reçut des effluves. Il vécut dès lors en une inquiétude perpétuelle. S’il s’éloignait<noinclude></noinclude> avqphsnnsuqxy2s3vmma2fgzscdy1tb Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/84 104 4938347 15914842 2026-07-11T06:35:16Z SodiumBot 145972 /* Page non corrigée */ Cunegonde1: split automated match and split edit, revert if incorrect 15914842 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>un instant, il revenait en courant et scrutait les deux autres avec une terreur visible. Mais il les dominait tous encore, par sa supériorité incontestable. Malgré la certitude de son pouvoir, René demeurait, devant lui, un élève docile ; quant à Xavier, il avait appris, durant de nombreuses années, à craindre ses sursauts d’humeur. Ils s’avouaient cependant qu’ils se désiraient, ils échangeaient parfois de longs regards qui n’échappaient pas à Fredi et lui arrachaient de véritables frissons de terreur. Cette jalousie continuellement sous pression lui causait, le soir venu, des exaspérations affolées que René était chargé d’apaiser. Il y mettait tant de prodigalité qu’il y réussissait la plupart du temps. Ce fut en cette atmosphère lourde que s’écoula le premier mois des vacances. Chaque jour Fredi sentait qu’il s’attachait un peu plus à l’ami ; il se voyait faible devant lui, prêt à toutes les concessions. Et René essaya graduellement son pouvoir, lui faisant supporter la matérialisation de ses rêves solitaires, ne tenant compte d’aucune répugnance.<noinclude></noinclude> 45npulk828s7is5woga14o0tvnzi0c8 15915184 15914842 2026-07-11T07:47:54Z Cunegonde1 52509 /* Corrigée */ 15915184 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude>un instant, il revenait en courant et scrutait les deux autres avec une terreur visible. Mais il les dominait tous encore, par sa supériorité incontestable. Malgré la certitude de son pouvoir, René demeurait, devant lui, un élève docile ; quant à Xavier, il avait appris, durant de nombreuses années, à craindre ses sursauts d’humeur. Ils s’avouaient cependant qu’ils se désiraient, ils échangeaient parfois de longs regards qui n’échappaient pas à Fredi et lui arrachaient de véritables frissons de terreur. Cette jalousie continuellement sous pression lui causait, le soir venu, des exaspérations affolées que René était chargé d’apaiser. Il y mettait tant de prodigalité qu’il y réussissait la plupart du temps. Ce fut en cette atmosphère lourde que s’écoula le premier mois des vacances. Chaque jour Fredi sentait qu’il s’attachait un peu plus à l’ami ; il se voyait faible devant lui, prêt à toutes les concessions. Et René essaya graduellement son pouvoir, lui faisant supporter la matérialisation de ses rêves solitaires, ne tenant compte d’aucune répugnance.<noinclude></noinclude> c865l6uet69lookhpkhf44nuf3l2jq2 Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/85 104 4938348 15914844 2026-07-11T06:35:26Z SodiumBot 145972 /* Page non corrigée */ Cunegonde1: split automated match and split edit, revert if incorrect 15914844 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude><nowiki/> Fredi acceptait tout, se pliait à tout, avec une passivité indémontable. Récompensé par un peu de tendresse, il se jugeait satisfait. La chambre fermée, il devenait l’officiant d’un culte mystérieux, dont René était le dieu. C’était pour l’éphèbe, le complet esclavage de la chair, la soumission totale aux exigences les plus saugrenues. Il trouvait une compensation en affirmant : — Jamais une femme ne serait pour toi ce que je suis. C’était vrai ; en face de l’ami, il faisait abstraction de tous les sentiments les plus naturels, n’ayant plus ni fierté, ni amour-propre. Il se faisait esclave bénévolement, avec même une joie morbide. La cause secrète de tant de faiblesse était la jalousie. La peur de perdre l’objet aimé, se persuadant {{Corr|ingénuement|ingénument}} que René était seul sur la terre, capable de l’aimer. En septembre, la fatigue obligea René à plus de retenue. De cette débilité subite, Fredi éprouva comme une joie sadique, avec la certitude que nul autre, momentanément, ne lui ravirait l’ami bien-aimé. Sa surveillance se relâcha, il s’autorisa même<noinclude></noinclude> fk86dgc1c855rtm5fxq8hkmoovo16bu 15915185 15914844 2026-07-11T07:48:00Z Cunegonde1 52509 /* Corrigée */ 15915185 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude><nowiki/> Fredi acceptait tout, se pliait à tout, avec une passivité indémontable. Récompensé par un peu de tendresse, il se jugeait satisfait. La chambre fermée, il devenait l’officiant d’un culte mystérieux, dont René était le dieu. C’était pour l’éphèbe, le complet esclavage de la chair, la soumission totale aux exigences les plus saugrenues. Il trouvait une compensation en affirmant : — Jamais une femme ne serait pour toi ce que je suis. C’était vrai ; en face de l’ami, il faisait abstraction de tous les sentiments les plus naturels, n’ayant plus ni fierté, ni amour-propre. Il se faisait esclave bénévolement, avec même une joie morbide. La cause secrète de tant de faiblesse était la jalousie. La peur de perdre l’objet aimé, se persuadant {{Corr|ingénuement|ingénument}} que René était seul sur la terre, capable de l’aimer. En septembre, la fatigue obligea René à plus de retenue. De cette débilité subite, Fredi éprouva comme une joie sadique, avec la certitude que nul autre, momentanément, ne lui ravirait l’ami bien-aimé. Sa surveillance se relâcha, il s’autorisa même<noinclude></noinclude> bxnoefero245mzdkp79ld1c5h50e1uk Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/86 104 4938349 15914845 2026-07-11T06:35:36Z SodiumBot 145972 /* Page non corrigée */ Cunegonde1: split automated match and split edit, revert if incorrect 15914845 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>quelques promenades solitaires, pour s’effondrer au pied d’une dune et comme jadis s’enfoncer dans le rêve. Xavier crut que l’affection des deux jeunes gens se relâchait et pensa que son heure était venue. Aux moments où Fredi s’éloignait, il accourait auprès de René et se faisait tout miel, les rapprochements ranimèrent les désirs du secrétaire, d’autant qu’il savait pouvoir obtenir la tranquillité, le soir, s’il la réclamait. Pourtant il n’osait trop se hasarder, non point par crainte de Fredi, mais retenu simplement par une naïve pudeur. Xavier, en revanche, avait des regards précis qui voulaient en dire long et sur lesquels il était impossible de se tromper. Un après-midi d’orage, les nerfs en pelote, René se décida. Ayant préparé l’attaque, il était demeuré en pyjama depuis le matin. Il n’eut pas besoin de supplier, Xavier fut aussitôt à ses genoux, mettant sa science à gagner les préférences du jeune homme. Cela le rajeunissait d’ailleurs, il se croyait soudain vingt années de moins, puisque l’on tournait encore les yeux de son côté.<noinclude></noinclude> a383y16e8q0ic5cx1y0s1u6sfm73nq5 15915189 15914845 2026-07-11T07:50:43Z Cunegonde1 52509 /* Corrigée */ 15915189 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude>quelques promenades solitaires, pour s’effondrer au pied d’une dune et comme jadis s’enfoncer dans le rêve. Xavier crut que l’affection des deux jeunes gens se relâchait et pensa que son heure était venue. Aux moments où Fredi s’éloignait, il accourait auprès de René et se faisait tout miel, les rapprochements ranimèrent les désirs du secrétaire, d’autant qu’il savait pouvoir obtenir la tranquillité, le soir, s’il la réclamait. Pourtant il n’osait trop se hasarder, non point par crainte de Fredi, mais retenu simplement par une naïve pudeur. Xavier, en revanche, avait des regards précis qui voulaient en dire long et sur lesquels il était impossible de se tromper. Un après-midi d’orage, les nerfs en pelote, René se décida. Ayant préparé l’attaque, il était demeuré en pyjama depuis le matin. Il n’eut pas besoin de supplier, Xavier fut aussitôt à ses genoux, mettant sa science à gagner les préférences du jeune homme. Cela le rajeunissait d’ailleurs, il se croyait soudain vingt années de moins, puisque l’on tournait encore les yeux de son côté.<noinclude></noinclude> oes2ljdzc002m2c5w7zd1nrzujuk1w0 Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/87 104 4938350 15914846 2026-07-11T06:35:46Z SodiumBot 145972 /* Page non corrigée */ Cunegonde1: split automated match and split edit, revert if incorrect 15914846 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude><nowiki/> À ce moment, Fredi errait mélancoliquement par les dunes. Quoiqu’il eut la conviction d’être satisfait, il se voyait ressaisi par cette insurmontable tristesse qui avait été le compagnon de toute son enfance, de toute sa jeunesse. Il y avait en lui un regret inconscient, insoupçonné même, de n’être point normal. Femme, il avait, en lui, un mâle inconnu qui réagissait parfois, lui donnant la sensation d’inassouvissement. Malgré René, malgré Xavier, sa solitude morale demeurait. Il ne jouait point de rôle en face de ceux-là, mais néanmoins, il ne se dévoilait pas avec une réelle sincérité. Il ne pouvait être le complémentaire de René, comme l’épouse l’est de son mari, parce que l’ami restait, malgré tout, trop semblable à lui. Ils n’étaient pas deux parties de l’unité, mais chacun une unité. Peu à peu il se rendait compte que le bonheur lui était impossible, qu’il traînerait lamentablement par la vie, comme il errait à travers cette campagne, sans but, sans idéal, sans attraits. Le foyer, la famille, les enfants lui étaient interdits. Il prétendait se moquer de ces fadaises ;<noinclude></noinclude> f4ig2ioj2u9qz0hcik2kcovdmfseg59 15915190 15914846 2026-07-11T07:50:53Z Cunegonde1 52509 /* Corrigée */ 15915190 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude><nowiki/> À ce moment, Fredi errait mélancoliquement par les dunes. Quoiqu’il eut la conviction d’être satisfait, il se voyait ressaisi par cette insurmontable tristesse qui avait été le compagnon de toute son enfance, de toute sa jeunesse. Il y avait en lui un regret inconscient, insoupçonné même, de n’être point normal. Femme, il avait, en lui, un mâle inconnu qui réagissait parfois, lui donnant la sensation d’inassouvissement. Malgré René, malgré Xavier, sa solitude morale demeurait. Il ne jouait point de rôle en face de ceux-là, mais néanmoins, il ne se dévoilait pas avec une réelle sincérité. Il ne pouvait être le complémentaire de René, comme l’épouse l’est de son mari, parce que l’ami restait, malgré tout, trop semblable à lui. Ils n’étaient pas deux parties de l’unité, mais chacun une unité. Peu à peu il se rendait compte que le bonheur lui était impossible, qu’il traînerait lamentablement par la vie, comme il errait à travers cette campagne, sans but, sans idéal, sans attraits. Le foyer, la famille, les enfants lui étaient interdits. Il prétendait se moquer de ces fadaises ;<noinclude></noinclude> qiwdkqro0ui81q8p0pulqjwgdfdqnlm Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/88 104 4938351 15914847 2026-07-11T06:35:56Z SodiumBot 145972 /* Page non corrigée */ Cunegonde1: split automated match and split edit, revert if incorrect 15914847 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>en réalité il manquait de sincérité vis-à-vis de lui-même. Les mouvements de vanité qu’il avait quelquefois, pour s’enorgueillir de son état, n’étaient que les aspirations subites de sa tristesse. L’esprit troublé, le cœur attristé, il s’en revint vers la villa, recherchant inconsciemment une compagnie qui le débarrassât de ses pensées. Il marchait doucement, sans bruit ; il put ouvrir la porte du salon sans être entendu. Il s’immobilisa sur le seuil et un grand cri lui déchira la gorge. Épouvanté presque, il regardait ses deux amis. Une amertume lui montait aux lèvres : même pas cela ne lui restait ; René ne l’aimait point exclusivement. Il recula, cachant les larmes qui inondaient son visage, tandis que les deux autres, pantois, attendaient, de sa part, une explosion de colère. Mais ils ne le revirent pas, il était retourné vers la plage, en un coin où la solitude lui était assurée. Là, il pleura, languissamment, comme un enfant. Il y avait en lui un grand chagrin qu’il ne parvenait pas à préciser, en ignorant la cause<noinclude></noinclude> 863u3i7tt1zkv9i2bwri4gch0713mo3 15915191 15914847 2026-07-11T07:51:02Z Cunegonde1 52509 /* Corrigée */ 15915191 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude>en réalité il manquait de sincérité vis-à-vis de lui-même. Les mouvements de vanité qu’il avait quelquefois, pour s’enorgueillir de son état, n’étaient que les aspirations subites de sa tristesse. L’esprit troublé, le cœur attristé, il s’en revint vers la villa, recherchant inconsciemment une compagnie qui le débarrassât de ses pensées. Il marchait doucement, sans bruit ; il put ouvrir la porte du salon sans être entendu. Il s’immobilisa sur le seuil et un grand cri lui déchira la gorge. Épouvanté presque, il regardait ses deux amis. Une amertume lui montait aux lèvres : même pas cela ne lui restait ; René ne l’aimait point exclusivement. Il recula, cachant les larmes qui inondaient son visage, tandis que les deux autres, pantois, attendaient, de sa part, une explosion de colère. Mais ils ne le revirent pas, il était retourné vers la plage, en un coin où la solitude lui était assurée. Là, il pleura, languissamment, comme un enfant. Il y avait en lui un grand chagrin qu’il ne parvenait pas à préciser, en ignorant la cause<noinclude></noinclude> kh44qzqjkc0mwwvp6anmg8pnki2jnqw Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/89 104 4938352 15914848 2026-07-11T06:36:06Z SodiumBot 145972 /* Page non corrigée */ Cunegonde1: split automated match and split edit, revert if incorrect 15914848 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>exacte. Il sentait seulement qu’il était effroyablement malheureux, que nul espoir ne subsistait plus. Pour se consoler il se répétait avec sérieux : — Tous les hommes sont comme ça, pourquoi m’en faire ? René est un homme, il me reviendra et voilà tout. Cependant il y avait en son cœur quelque chose d’irrémédiablement brisé. D’une façon définitive, il avait la preuve que le bonheur était irréalisable. À l’heure du bain, il quitta sa place et s’en fut vers la masse des cabines. Il se promena, la mine songeuse, mais guignant d’un regard hypocrite, les anatomies masculines. On le connaissait ; pour beaucoup parmi les baigneuses il était : le jeune savant plein d’avenir. Les femmes avaient pour lui des sourires engageants, des mines de chattes gourmandes parce que, outre sa science, il avait la beauté. Il ne voyait rien que les maillots noirs plaqués sur les cuisses par l’eau et ce spectacle faisait courir, en ses veines, un sang brûlant. Il aurait voulu, en une splendide impudeur, crier à tous ces mâles : — Je suis ainsi ! Voilà… et je vous appartiens<noinclude></noinclude> f1nuw1j1yqc63p9gt4qq1vozfng04s0 15915192 15914848 2026-07-11T07:51:09Z Cunegonde1 52509 /* Corrigée */ 15915192 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude>exacte. Il sentait seulement qu’il était effroyablement malheureux, que nul espoir ne subsistait plus. Pour se consoler il se répétait avec sérieux : — Tous les hommes sont comme ça, pourquoi m’en faire ? René est un homme, il me reviendra et voilà tout. Cependant il y avait en son cœur quelque chose d’irrémédiablement brisé. D’une façon définitive, il avait la preuve que le bonheur était irréalisable. À l’heure du bain, il quitta sa place et s’en fut vers la masse des cabines. Il se promena, la mine songeuse, mais guignant d’un regard hypocrite, les anatomies masculines. On le connaissait ; pour beaucoup parmi les baigneuses il était : le jeune savant plein d’avenir. Les femmes avaient pour lui des sourires engageants, des mines de chattes gourmandes parce que, outre sa science, il avait la beauté. Il ne voyait rien que les maillots noirs plaqués sur les cuisses par l’eau et ce spectacle faisait courir, en ses veines, un sang brûlant. Il aurait voulu, en une splendide impudeur, crier à tous ces mâles : — Je suis ainsi ! Voilà… et je vous appartiens<noinclude></noinclude> bsoaqiqjwwp9pdp5jwcukse23feuzne Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/90 104 4938353 15914849 2026-07-11T06:36:16Z SodiumBot 145972 /* Page non corrigée */ Cunegonde1: split automated match and split edit, revert if incorrect 15914849 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>à tous. Parce que l’amour n’existe pas, la chair seule est sensible. Son attitude n’échappa point à un baigneur qui le persécuta d’un regard trouble. Il frissonna et aussitôt tout son chagrin s’évanouit. D’ailleurs, il en était toujours ainsi, ces peines restaient en général très fugaces. Il arriva au logis où les deux autres l’attendaient dans l’effroi. Il souriait bonace et oublieux des injures. Comme d’ordinaire, il embrassa René et ingénu demanda : — Tu ne t’es pas ennuyé sans moi ? {{sep|6|m=2em}}<noinclude></noinclude> kipbzatncu7146ypmsf5hta5pm76sl6 15915194 15914849 2026-07-11T07:51:24Z Cunegonde1 52509 /* Corrigée */ 15915194 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude>à tous. Parce que l’amour n’existe pas, la chair seule est sensible. Son attitude n’échappa point à un baigneur qui le persécuta d’un regard trouble. Il frissonna et aussitôt tout son chagrin s’évanouit. D’ailleurs, il en était toujours ainsi, ces peines restaient en général très fugaces. Il arriva au logis où les deux autres l’attendaient dans l’effroi. Il souriait bonace et oublieux des injures. Comme d’ordinaire, il embrassa René et ingénu demanda : — Tu ne t’es pas ennuyé sans moi ? {{sep|6|m=2em}}<noinclude></noinclude> h81frvcptmgz92zuwxub4272cthlcas Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/91 104 4938354 15914851 2026-07-11T06:36:26Z SodiumBot 145972 /* Page non corrigée */ Cunegonde1: split automated match and split edit, revert if incorrect 15914851 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude><nowiki/> {{T2|VII|mt=4em|mb=2em}} Le ménage à trois se continua dans la quiétude et la gaîté, Fredi avait accepté la situation de bonne grâce et il prêtait volontiers René à Xavier, le plus simplement du monde. Au bout du compte, tout cela lui parut extrêmement drôle et sa mentalité changea soudain. Il n’aspira plus à un attachement sincère. Il y avait en lui, maintenant, un besoin intense et incoercible. Vis-à-vis de René, lorsque celui-ci se montrait trop frigide, il avait des colères subites, des mots grossiers. Les deux autres tremblaient devant lui : Xavier par habitude, le secrétaire par crainte de perdre sa situation. Il ne pensait même pas à se séparer de l’infidèle qui lui semblait faire partie de son mobilier. Le hasard le ramena à la plage à l’heure du bain et le baigneur remarqué une fois {{tiret|s’ingé|nia,}}<noinclude></noinclude> n7dhprfdntgy4qs0j7fgtn8nzjrzgvx 15915197 15914851 2026-07-11T07:52:14Z Cunegonde1 52509 /* Corrigée */ 15915197 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude><nowiki/> {{T2|VII|mt=4em|mb=2em}} Le ménage à trois se continua dans la quiétude et la gaîté, Fredi avait accepté la situation de bonne grâce et il prêtait volontiers René à Xavier, le plus simplement du monde. Au bout du compte, tout cela lui parut extrêmement drôle et sa mentalité changea soudain. Il n’aspira plus à un attachement sincère. Il y avait en lui, maintenant, un besoin intense et incoercible. Vis-à-vis de René, lorsque celui-ci se montrait trop frigide, il avait des colères subites, des mots grossiers. Les deux autres tremblaient devant lui : Xavier par habitude, le secrétaire par crainte de perdre sa situation. Il ne pensait même pas à se séparer de l’infidèle qui lui semblait faire partie de son mobilier. Le hasard le ramena à la plage à l’heure du bain et le baigneur remarqué une fois {{tiret|s’ingé|nia,}}<noinclude></noinclude> i1e8hk17r0upoaferv3dai5n5vv4p7z Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/92 104 4938355 15914852 2026-07-11T06:36:36Z SodiumBot 145972 /* Page non corrigée */ Cunegonde1: split automated match and split edit, revert if incorrect 15914852 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>{{tiret2|s’ingé|nia,}} à plusieurs reprises, à sortir de l’eau devant lui. Ils se sourirent mystérieusement, Fredi eut un tremblement convulsif parce que l’homme paraissait un colosse. Ce ne fut, il est vrai, qu’une entrée en matière ; la prudence de part et d’autre restait nécessaire. Mais le lendemain Fredi accourut au même endroit où l’inconnu l’attendait visiblement. Il nota que sa cabine était proche et rôda aux alentours tandis que l’autre se déshabillait. De nouveau il frissonna, ses jambes fléchirent sous lui et il dut s’asseoir sur le sable. Vêtu de son maillot, l’homme passa près de lui et lança : — Vous ne vous baignez pas ? Il fut incapable de répondre et en rougissant, balbutia comme une ingénue énamourée. Cependant la connaissance était faite ; quand il ressortit de l’eau, le baigneur vint s’asseoir auprès de lui : — Je vous connais assurément… vous habitez la villa bleue, là-bas, avec deux amis. Comme jadis, il eut ce sourire bêta qui ne signifiait rien, mais il ne put prononcer une {{tiret|pa|role.}}<noinclude></noinclude> h29wbngc7tkvrfych7ye7f0rz9wxj4r 15915198 15914852 2026-07-11T07:52:20Z Cunegonde1 52509 /* Corrigée */ 15915198 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude>{{tiret2|s’ingé|nia,}} à plusieurs reprises, à sortir de l’eau devant lui. Ils se sourirent mystérieusement, Fredi eut un tremblement convulsif parce que l’homme paraissait un colosse. Ce ne fut, il est vrai, qu’une entrée en matière ; la prudence de part et d’autre restait nécessaire. Mais le lendemain Fredi accourut au même endroit où l’inconnu l’attendait visiblement. Il nota que sa cabine était proche et rôda aux alentours tandis que l’autre se déshabillait. De nouveau il frissonna, ses jambes fléchirent sous lui et il dut s’asseoir sur le sable. Vêtu de son maillot, l’homme passa près de lui et lança : — Vous ne vous baignez pas ? Il fut incapable de répondre et en rougissant, balbutia comme une ingénue énamourée. Cependant la connaissance était faite ; quand il ressortit de l’eau, le baigneur vint s’asseoir auprès de lui : — Je vous connais assurément… vous habitez la villa bleue, là-bas, avec deux amis. Comme jadis, il eut ce sourire bêta qui ne signifiait rien, mais il ne put prononcer une {{tiret|pa|role.}}<noinclude></noinclude> eyhvj7xo9ty9dwghcs5bvn4qxu4v2f3 Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/93 104 4938356 15914853 2026-07-11T06:36:46Z SodiumBot 145972 /* Page non corrigée */ Cunegonde1: split automated match and split edit, revert if incorrect 15914853 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude><nowiki /> <nowiki/> {{img float|large=100%|file=Des Vignons - Fredi en ménage, 1930 - image-093.jpg|align=left|width=450px|m=1.5em|}}<noinclude></noinclude> prh5d6ijck7c3nzzxi55fosb8dnjtjv 15915199 15914853 2026-07-11T07:52:36Z Cunegonde1 52509 /* Corrigée */ 15915199 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude><nowiki/> {{img float|large=100%|file=Des Vignons - Fredi en ménage, 1930 - image-093.jpg|align=left|width=450px|m=1.5em|}}<noinclude></noinclude> fro6zbh2cohf0knbt95hezkuzi4iyg1 Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/94 104 4938357 15914854 2026-07-11T06:36:56Z SodiumBot 145972 /* Page non corrigée */ Cunegonde1: split automated match and split edit, revert if incorrect 15914854 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude><noinclude></noinclude> muzkvgccrsey0d9atybe0b4jbpxav4k 15915200 15914854 2026-07-11T07:52:47Z Cunegonde1 52509 /* Sans texte */ 15915200 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="0" user="Cunegonde1" /></noinclude><noinclude></noinclude> mu43ii7v9670mvcx4lrw4wd0h04j1fr Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/95 104 4938358 15914855 2026-07-11T06:37:06Z SodiumBot 145972 /* Page non corrigée */ Cunegonde1: split automated match and split edit, revert if incorrect 15914855 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>{{tiret2|pa|role.}} De nouveau ses yeux s’abaissèrent et il défaillit, cherchant à fuir la hantise qui le persécutait. Indifférent, l’inconnu lui apprit qu’il s’appelait Raoul, qu’il resterait à la plage jusqu’à la fin septembre et enfin qu’il se promenait régulièrement chaque matin dans un bois de pins voisin toujours solitaire. Ils se serrèrent la main et Fredi s’esquiva le cœur chaviré. Au retour, il ne regarda même pas René et la soirée entière, il fut songeur. Xavier qui le connaissait bien, se doutait qu’un événement imprévu s’était produit, mais il ne devinait lequel. Par extraordinaire, Fredi s’endormit très tôt, laissant en paix son compagnon qui en éprouva quelqu’inquiétude. Au matin, il se vêtit presque tout de suite, au lieu de traîner en kimono comme de coutume. Fréquemment il consultait sa montre et après le premier déjeuner, il quitta le logis sans un mot à ses compagnons. Il se dirigea immédiatement vers le petit bois ; déjà il croyait entrevoir la haute silhouette de Raoul.<noinclude></noinclude> tg4shvutt15sckgxcymn9ug7oew69jo 15915202 15914855 2026-07-11T07:52:54Z Cunegonde1 52509 /* Corrigée */ 15915202 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude>{{tiret2|pa|role.}} De nouveau ses yeux s’abaissèrent et il défaillit, cherchant à fuir la hantise qui le persécutait. Indifférent, l’inconnu lui apprit qu’il s’appelait Raoul, qu’il resterait à la plage jusqu’à la fin septembre et enfin qu’il se promenait régulièrement chaque matin dans un bois de pins voisin toujours solitaire. Ils se serrèrent la main et Fredi s’esquiva le cœur chaviré. Au retour, il ne regarda même pas René et la soirée entière, il fut songeur. Xavier qui le connaissait bien, se doutait qu’un événement imprévu s’était produit, mais il ne devinait lequel. Par extraordinaire, Fredi s’endormit très tôt, laissant en paix son compagnon qui en éprouva quelqu’inquiétude. Au matin, il se vêtit presque tout de suite, au lieu de traîner en kimono comme de coutume. Fréquemment il consultait sa montre et après le premier déjeuner, il quitta le logis sans un mot à ses compagnons. Il se dirigea immédiatement vers le petit bois ; déjà il croyait entrevoir la haute silhouette de Raoul.<noinclude></noinclude> 6yir71m6mha6wpupw7fs6vhvvtkn245 Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/96 104 4938359 15914856 2026-07-11T06:37:16Z SodiumBot 145972 /* Page non corrigée */ Cunegonde1: split automated match and split edit, revert if incorrect 15914856 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude><nowiki/> Il marcha encore un instant et sur le point d’atteindre le but, s’arrêta. Il haletait, son cœur battait à se rompre, une émotion jamais éprouvée le paralysait. C’était un mélange de terreur et d’espérance. Comme un halluciné, il rebroussa chemin et se mit à courir {{Corr|éperduement|éperdument}}. Essoufflé, il croula sur le sable et y demeura immobile, une sueur au front, une anxiété au fond du cœur. Maintenant il regrettait d’avoir manqué de courage, à l’ultime minute, mais ne songeant pas à retourner sur ses pas. Les yeux clos, il restait allongé, délicieusement douché par le soleil du matin. Une voix résonna auprès de lui ; il sursauta et reconnut René. Lorsque celui-ci se fut étendu à son tour, il l’attira à lui, violemment et l’embrassa. Un rire étrange brillait dans ses yeux bleus, une moue ironique tordait sa bouche sensuelle. Xavier survint à son tour et s’étonna de les trouver là. — Tu aimes bien la solitude ! fit-il avec un léger reproche dans la voix. — Tu n’as pas à t’en plaindre, rétorqua-t-il amèrement.<noinclude></noinclude> 7pqh3f542jmppdbcluoccy4ekboyhan 15915203 15914856 2026-07-11T07:53:00Z Cunegonde1 52509 /* Corrigée */ 15915203 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude><nowiki/> Il marcha encore un instant et sur le point d’atteindre le but, s’arrêta. Il haletait, son cœur battait à se rompre, une émotion jamais éprouvée le paralysait. C’était un mélange de terreur et d’espérance. Comme un halluciné, il rebroussa chemin et se mit à courir {{Corr|éperduement|éperdument}}. Essoufflé, il croula sur le sable et y demeura immobile, une sueur au front, une anxiété au fond du cœur. Maintenant il regrettait d’avoir manqué de courage, à l’ultime minute, mais ne songeant pas à retourner sur ses pas. Les yeux clos, il restait allongé, délicieusement douché par le soleil du matin. Une voix résonna auprès de lui ; il sursauta et reconnut René. Lorsque celui-ci se fut étendu à son tour, il l’attira à lui, violemment et l’embrassa. Un rire étrange brillait dans ses yeux bleus, une moue ironique tordait sa bouche sensuelle. Xavier survint à son tour et s’étonna de les trouver là. — Tu aimes bien la solitude ! fit-il avec un léger reproche dans la voix. — Tu n’as pas à t’en plaindre, rétorqua-t-il amèrement.<noinclude></noinclude> krsay8fg3rd8zf950kj5sn61dqzl5vp Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/97 104 4938360 15914857 2026-07-11T06:37:26Z SodiumBot 145972 /* Page non corrigée */ Cunegonde1: split automated match and split edit, revert if incorrect 15914857 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude><nowiki/> Toute sa rancune lui remontait aux lèvres, et la sensation d’avoir laissé échapper une occasion ranimait son chagrin. Il fut malaisé de le ramener à plus de gaîté, il fut sombre, parfois agressif ou s’enfermait dans un mutisme obstiné et sans cause. À midi les deux autres l’entraînèrent et il dut rentrer au logis. La femme qui s’occupait de leur ménage avait dressé la table sous la véranda, en face la mer. Xavier, espérant le tirer de son apathie, lui montra l’horizon d’un geste large : — Regarde comme c’est beau ! Il haussa les épaules avec dédain : — Qu’est-ce que ça peut me {{abr|f…|foutre}} ! René tremblait, il n’aimait point ces colères sourdes qui étaient pour lui de continuelles menaces. Certes, il craignait de perdre la situation mais aussi l’ami à qui il avait voué, en dépit des apparences, une réelle affection. Prudent, il se tint coi, laissant Xavier se débrouiller avec Fredi. Celui-ci, il est vrai, n’eut pas beaucoup de peines, le jeune homme se mit à manger, silencieusement, le front bas. Il ressentait un mécontentement indéfinissable ; il aurait voulu se servir d’une insulte qu’il<noinclude></noinclude> 8hkcgc8ltq8ftykplevtq6u7c6ago1i 15915205 15914857 2026-07-11T07:53:07Z Cunegonde1 52509 /* Corrigée */ 15915205 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude><nowiki/> Toute sa rancune lui remontait aux lèvres, et la sensation d’avoir laissé échapper une occasion ranimait son chagrin. Il fut malaisé de le ramener à plus de gaîté, il fut sombre, parfois agressif ou s’enfermait dans un mutisme obstiné et sans cause. À midi les deux autres l’entraînèrent et il dut rentrer au logis. La femme qui s’occupait de leur ménage avait dressé la table sous la véranda, en face la mer. Xavier, espérant le tirer de son apathie, lui montra l’horizon d’un geste large : — Regarde comme c’est beau ! Il haussa les épaules avec dédain : — Qu’est-ce que ça peut me {{abr|f…|foutre}} ! René tremblait, il n’aimait point ces colères sourdes qui étaient pour lui de continuelles menaces. Certes, il craignait de perdre la situation mais aussi l’ami à qui il avait voué, en dépit des apparences, une réelle affection. Prudent, il se tint coi, laissant Xavier se débrouiller avec Fredi. Celui-ci, il est vrai, n’eut pas beaucoup de peines, le jeune homme se mit à manger, silencieusement, le front bas. Il ressentait un mécontentement indéfinissable ; il aurait voulu se servir d’une insulte qu’il<noinclude></noinclude> nxm7n9sccfi9nbwxllnqm5v4ck3nie4 Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/98 104 4938361 15914858 2026-07-11T06:37:36Z SodiumBot 145972 /* Page non corrigée */ Cunegonde1: split automated match and split edit, revert if incorrect 15914858 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>ne parvenait à se préciser. Il lui semblait que le genre humain tout entier lui était un ennemi personnel. Après le dessert, il se leva de table et tournant le dos à ses amis, il s’enfonça dans un rocking-chair pour fumer une cigarette. René lui apporta timidement son café ; il le prit, sans un mot, jetant au compagnon un regard féroce. Les deux autres ne comprirent rien à cette mauvaise humeur, ils se taisaient et se faisaient tout petits dans un coin de la véranda. Il se dressa et sans même paraître s’apercevoir de la présence de ses amis, il s’éloigna à pas lents, descendant vers la plage. Des enfants jouaient sur le sable ; il les contempla un instant et éclata de rire. Toute sa colère était tombée, il ne s’en souvenait même plus. Il s’en allait maintenant en souriant. Il passait ainsi fréquemment d’une humeur à l’autre, sans transition apparente. Il avait de la peine au point d’en pleurer et cinq minutes plus tard, il était soulevé par une gaieté folle. Il y avait au fond de cela, une exaspération nerveuse dont il ne se rendait pas compte. Une obsession le persécutait et il ignorait laquelle. Il<noinclude></noinclude> hz1s4xfvdq9sm5647jf9uqyspcj5lva 15915206 15914858 2026-07-11T07:53:14Z Cunegonde1 52509 /* Corrigée */ 15915206 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude>ne parvenait à se préciser. Il lui semblait que le genre humain tout entier lui était un ennemi personnel. Après le dessert, il se leva de table et tournant le dos à ses amis, il s’enfonça dans un rocking-chair pour fumer une cigarette. René lui apporta timidement son café ; il le prit, sans un mot, jetant au compagnon un regard féroce. Les deux autres ne comprirent rien à cette mauvaise humeur, ils se taisaient et se faisaient tout petits dans un coin de la véranda. Il se dressa et sans même paraître s’apercevoir de la présence de ses amis, il s’éloigna à pas lents, descendant vers la plage. Des enfants jouaient sur le sable ; il les contempla un instant et éclata de rire. Toute sa colère était tombée, il ne s’en souvenait même plus. Il s’en allait maintenant en souriant. Il passait ainsi fréquemment d’une humeur à l’autre, sans transition apparente. Il avait de la peine au point d’en pleurer et cinq minutes plus tard, il était soulevé par une gaieté folle. Il y avait au fond de cela, une exaspération nerveuse dont il ne se rendait pas compte. Une obsession le persécutait et il ignorait laquelle. Il<noinclude></noinclude> 2f7gd0oxqedud2uvswj4k47gc0jmyja Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/99 104 4938362 15914859 2026-07-11T06:37:46Z SodiumBot 145972 /* Page non corrigée */ Cunegonde1: split automated match and split edit, revert if incorrect 15914859 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>gardait l’impression continuelle qu’un malheur le {{Corr|menacait|menaçait}}, mais quand il oubliait pour un moment cette menace, il riait, parce que le fond de son caractère était gai. Il traîna sur la plage, attendant inconsciemment l’heure du bain. Il s’arrêta près de la cabine de Raoul et s’installa sur le sable. Une voix mystérieuse l’avait averti que l’inconnu viendrait tôt et en effet, un peu plus tard, celui ci dressa sa stature d’athlète devant l’éphèbe. Il s’assit auprès de lui et insinua : — Je me suis promené dans le bois de pins ce matin. — Je n’ai pas été jusque-là, répliqua Fredi honteusement. Tout en parlant, il examinait cet homme qui traversait soudain sa vie. Il le vit gras, blême, visiblement un grand lymphatique. Il comprit la cause de l’attirance qu’il produisait sur lui. Celui-là aussi était incapable d’efforts virils, s’il n’avait pas le stimulant d’une chose hétéroclite. Très certainement les femmes devaient l’admirer, mais il s’en détournait le plus souvent possible, devinant instinctivement sa faiblesse.<noinclude></noinclude> j8ycimpca5esdi6t0tvmm4ufft8hed3 15915208 15914859 2026-07-11T07:53:21Z Cunegonde1 52509 /* Corrigée */ 15915208 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude>gardait l’impression continuelle qu’un malheur le {{Corr|menacait|menaçait}}, mais quand il oubliait pour un moment cette menace, il riait, parce que le fond de son caractère était gai. Il traîna sur la plage, attendant inconsciemment l’heure du bain. Il s’arrêta près de la cabine de Raoul et s’installa sur le sable. Une voix mystérieuse l’avait averti que l’inconnu viendrait tôt et en effet, un peu plus tard, celui ci dressa sa stature d’athlète devant l’éphèbe. Il s’assit auprès de lui et insinua : — Je me suis promené dans le bois de pins ce matin. — Je n’ai pas été jusque-là, répliqua Fredi honteusement. Tout en parlant, il examinait cet homme qui traversait soudain sa vie. Il le vit gras, blême, visiblement un grand lymphatique. Il comprit la cause de l’attirance qu’il produisait sur lui. Celui-là aussi était incapable d’efforts virils, s’il n’avait pas le stimulant d’une chose hétéroclite. Très certainement les femmes devaient l’admirer, mais il s’en détournait le plus souvent possible, devinant instinctivement sa faiblesse.<noinclude></noinclude> qfe5wu4nj6e999afpkdguu9cp51w0kf Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/100 104 4938363 15914860 2026-07-11T06:37:56Z SodiumBot 145972 /* Page non corrigée */ Cunegonde1: split automated match and split edit, revert if incorrect 15914860 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude><nowiki/> Alors il eut plus de courage, certain qu’il saurait être, le cas échéant, le stimulant nécessaire. Il reprit aussitôt sa liberté d’esprit et avec un sourire hypocrite, conseilla : — Baignez-vous, la mer est assez haute ! Raoul acquiesça et s’en fut à sa cabine, tandis que Fredi s’immobilisait non loin, devant l’entrebâillement de la porte. Ils se comprirent définitivement et après deux ou trois plongeons, Raoul réintégra ses vêtements. Les baigneurs maintenant arrivaient en foule, Fredi proposa : — Si on allait faire un tour ! Ils quittèrent la plage avec l’intention de gagner le bois de pins. Mais après quelques pas, il discerna au loin les silhouettes de ses deux amis. Aussitôt il eut honte de ses intentions secrètes et prit brusquement congé de Raoul. Celui-ci haussa les épaules avec dépit : — C’est un dingo, mais ça ne fait rien ! Fredi aborda Xavier et René avec une hautaine ironie. Il possédait maintenant la certitude de remplacer l’infidèle quand il lui plairait. Il<noinclude></noinclude> dor31kdi71ouv14c215e7fqa752i0vx 15915210 15914860 2026-07-11T07:53:28Z Cunegonde1 52509 /* Corrigée */ 15915210 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude><nowiki/> Alors il eut plus de courage, certain qu’il saurait être, le cas échéant, le stimulant nécessaire. Il reprit aussitôt sa liberté d’esprit et avec un sourire hypocrite, conseilla : — Baignez-vous, la mer est assez haute ! Raoul acquiesça et s’en fut à sa cabine, tandis que Fredi s’immobilisait non loin, devant l’entrebâillement de la porte. Ils se comprirent définitivement et après deux ou trois plongeons, Raoul réintégra ses vêtements. Les baigneurs maintenant arrivaient en foule, Fredi proposa : — Si on allait faire un tour ! Ils quittèrent la plage avec l’intention de gagner le bois de pins. Mais après quelques pas, il discerna au loin les silhouettes de ses deux amis. Aussitôt il eut honte de ses intentions secrètes et prit brusquement congé de Raoul. Celui-ci haussa les épaules avec dépit : — C’est un dingo, mais ça ne fait rien ! Fredi aborda Xavier et René avec une hautaine ironie. Il possédait maintenant la certitude de remplacer l’infidèle quand il lui plairait. Il<noinclude></noinclude> cdx6opk15qcic0w9fto7hx9kqcxlhe2 Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/101 104 4938364 15914862 2026-07-11T06:38:06Z SodiumBot 145972 /* Page non corrigée */ Cunegonde1: split automated match and split edit, revert if incorrect 15914862 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>s’étonna de n’éprouver plus d’attachement pour le jeune camarade qu’il avait initié ; mais il se rendit compte que la mauvaise action de celui-ci avait brisé quelque chose en lui, le transformant tout entier. Ils remontèrent ensemble vers la villa ; Fredi se montrait gai, mais cette gaîté était feinte ; il ressentait, au contraire, un profond découragement. Cependant il n’en laissa rien voir, cachant un peu plus que par le passé, ses sentiments intimes. Même avec ceux-là, il allait être contraint de jouer un rôle et à l’avance, il se sentait épuisé. De très bonne heure, il entraîna René et fit preuve ce soir-là, d’une exaspération extraordinaire. Le secrétaire crut la paix revenue et se tranquillisa. De même, au premier déjeuner du lendemain matin, il fut d’humeur joyeuse. Mais dès qu’il put s’esquiver, il le fit, avec précaution. Sans une hésitation, il se dirigea vers le bois et bientôt découvrit Raoul qui l’attendait assis au pied d’un arbre. Il s’installa à son côté et aussitôt l’autre lui<noinclude></noinclude> 9mpjv8rik4kbef3nzay2bud2zqajme8 15915211 15914862 2026-07-11T07:53:35Z Cunegonde1 52509 /* Corrigée */ 15915211 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude>s’étonna de n’éprouver plus d’attachement pour le jeune camarade qu’il avait initié ; mais il se rendit compte que la mauvaise action de celui-ci avait brisé quelque chose en lui, le transformant tout entier. Ils remontèrent ensemble vers la villa ; Fredi se montrait gai, mais cette gaîté était feinte ; il ressentait, au contraire, un profond découragement. Cependant il n’en laissa rien voir, cachant un peu plus que par le passé, ses sentiments intimes. Même avec ceux-là, il allait être contraint de jouer un rôle et à l’avance, il se sentait épuisé. De très bonne heure, il entraîna René et fit preuve ce soir-là, d’une exaspération extraordinaire. Le secrétaire crut la paix revenue et se tranquillisa. De même, au premier déjeuner du lendemain matin, il fut d’humeur joyeuse. Mais dès qu’il put s’esquiver, il le fit, avec précaution. Sans une hésitation, il se dirigea vers le bois et bientôt découvrit Raoul qui l’attendait assis au pied d’un arbre. Il s’installa à son côté et aussitôt l’autre lui<noinclude></noinclude> mfczw2dv0w7jt6t2thlwd1qtyvqriyz Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/102 104 4938365 15914864 2026-07-11T06:38:16Z SodiumBot 145972 /* Page non corrigée */ Cunegonde1: split automated match and split edit, revert if incorrect 15914864 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>indiqua que ce n’était point les sentiments qui l’attiraient. Ses tendances étaient en effet beaucoup plus matérielle. Fredi accepta cette solution sans embarras, évoluant lui-même à son insu, ayant constaté que la sincérité était chose rare. Que lui importait désormais ; il était décidé à fermer son cœur, à cacher au fond de lui-même, l’immense besoin d’amour qui le dévorait. Il serait ce que les compagnons à venir voudraient qu’il soit. Il connut ce matin-là des sensations nouvelles qui l’émurent douloureusement. Il se vit brusquement attaché à ce grand Raoul qu’il ignorait quelques jours plus tôt. Son roman recommençait, sur d’autres assises, mais il était repris par des fibres mystérieuses qui le {{Corr|ligottaient|ligotaient}} au dernier conquérant. Ils se séparèrent un peu avant midi et comme s’il eut été en faute, Fredi courut d’une haleine jusqu’à la villa. Ses deux amis l’attendaient sous la véranda ; ils le scrutèrent anxieusement pour tâcher de deviner son humeur. Il laissa tomber sur eux un regard chargé de<noinclude></noinclude> rqrxie6qf8m4imipbrhs6ci84zboefl 15915212 15914864 2026-07-11T07:53:41Z Cunegonde1 52509 /* Corrigée */ 15915212 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude>indiqua que ce n’était point les sentiments qui l’attiraient. Ses tendances étaient en effet beaucoup plus matérielle. Fredi accepta cette solution sans embarras, évoluant lui-même à son insu, ayant constaté que la sincérité était chose rare. Que lui importait désormais ; il était décidé à fermer son cœur, à cacher au fond de lui-même, l’immense besoin d’amour qui le dévorait. Il serait ce que les compagnons à venir voudraient qu’il soit. Il connut ce matin-là des sensations nouvelles qui l’émurent douloureusement. Il se vit brusquement attaché à ce grand Raoul qu’il ignorait quelques jours plus tôt. Son roman recommençait, sur d’autres assises, mais il était repris par des fibres mystérieuses qui le {{Corr|ligottaient|ligotaient}} au dernier conquérant. Ils se séparèrent un peu avant midi et comme s’il eut été en faute, Fredi courut d’une haleine jusqu’à la villa. Ses deux amis l’attendaient sous la véranda ; ils le scrutèrent anxieusement pour tâcher de deviner son humeur. Il laissa tomber sur eux un regard chargé de<noinclude></noinclude> 70q7huay93ausgwjuq897famt82dy8f Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/103 104 4938366 15914865 2026-07-11T06:38:26Z SodiumBot 145972 /* Page non corrigée */ Cunegonde1: split automated match and split edit, revert if incorrect 15914865 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude><nowiki/> {{img float|file=Des Vignons - Fredi en ménage, 1930 - image-103.jpg|width=450px|align=left|large=100%|cap=''Il s’installa à son côté et aussitôt lui indiqua que ce n’était pas les sentiments…'' (page 93)|style=font-size:100%;font-style:italic|m=1em}}<noinclude></noinclude> f3i5j9rcoza23qbw0iqupazhdqv7g1z 15915214 15914865 2026-07-11T07:54:01Z Cunegonde1 52509 /* Corrigée */ 15915214 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude><nowiki/> {{img float|file=Des Vignons - Fredi en ménage, 1930 - image-103.jpg|width=450px|align=left|large=100%|cap=''Il s’installa à son côté et aussitôt lui indiqua que ce n’était pas les sentiments…'' (page 93)|style=font-size:100%|m=1em}}<noinclude></noinclude> cmv2f6yo402qp3ad2851j5pk4zxm1kn Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/104 104 4938367 15914866 2026-07-11T06:38:36Z SodiumBot 145972 /* Page non corrigée */ Cunegonde1: split automated match and split edit, revert if incorrect 15914866 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude><noinclude></noinclude> muzkvgccrsey0d9atybe0b4jbpxav4k 15915217 15914866 2026-07-11T07:54:12Z Cunegonde1 52509 /* Sans texte */ 15915217 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="0" user="Cunegonde1" /></noinclude><noinclude></noinclude> mu43ii7v9670mvcx4lrw4wd0h04j1fr Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/105 104 4938368 15914867 2026-07-11T06:38:46Z SodiumBot 145972 /* Page non corrigée */ Cunegonde1: split automated match and split edit, revert if incorrect 15914867 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>dédain et s’en fut s’installer dans un rocking-chair. Pendant le déjeuner, il rit beaucoup, d’un rire nerveux, parfois convulsif. Il luttait contre une impression pénible qu’il ne réussissait pas à s’expliquer. La présence de René lui devenait subitement pesante et {{lang|la|in-petto}}, il regretta d’être moralement lié à lui. Après le déjeuner, il gagna le salon et se mit à travailler, espérant occuper son esprit. Une atmosphère lourde pesait, chacun sentait qu’il y avait quelque chose de changé dans leur intimité. Fredi ne quitta la tâche qu’au crépuscule et s’éloigna seul, refusant brutalement la compagnie de Xavier. Il allait au hasard, droit devant lui, en proie à un lourd ennui. Il ignorait ce qu’il désirait exactement et même l’eut-il su qu’il aurait manqué d’énergie pour l’exécuter. Il retrouva Raoul sur ce sable et allongé paresseusement, il demeura auprès de lui jusqu’à l’heure du dîner. Ensuite, il lui fut pénible de rentrer au logis<noinclude></noinclude> d85d87vpu7pwdl1oqzafr3okwmm8pjw 15915219 15914867 2026-07-11T07:54:28Z Cunegonde1 52509 /* Corrigée */ 15915219 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude>dédain et s’en fut s’installer dans un rocking-chair. Pendant le déjeuner, il rit beaucoup, d’un rire nerveux, parfois convulsif. Il luttait contre une impression pénible qu’il ne réussissait pas à s’expliquer. La présence de René lui devenait subitement pesante et {{lang|la|in-petto}}, il regretta d’être moralement lié à lui. Après le déjeuner, il gagna le salon et se mit à travailler, espérant occuper son esprit. Une atmosphère lourde pesait, chacun sentait qu’il y avait quelque chose de changé dans leur intimité. Fredi ne quitta la tâche qu’au crépuscule et s’éloigna seul, refusant brutalement la compagnie de Xavier. Il allait au hasard, droit devant lui, en proie à un lourd ennui. Il ignorait ce qu’il désirait exactement et même l’eut-il su qu’il aurait manqué d’énergie pour l’exécuter. Il retrouva Raoul sur ce sable et allongé paresseusement, il demeura auprès de lui jusqu’à l’heure du dîner. Ensuite, il lui fut pénible de rentrer au logis<noinclude></noinclude> 287k0qpd7741nnviaoqlcvk1ej2lajt Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/106 104 4938369 15914868 2026-07-11T06:38:56Z SodiumBot 145972 /* Page non corrigée */ Cunegonde1: split automated match and split edit, revert if incorrect 15914868 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>et quoiqu’il n’y eut plus personne sur la plage, il s’y promena encore un long moment. Il se décida enfin et rencontra René qui, inquiet, accourait au devant de lui. — Qu’est-ce que tu veux ? fit-il brusquement. Interloqué, l’autre répliqua : — Comme tu arrives tard ! Silencieusement, ils s’acheminèrent vers le logis où Xavier les attendait sous la véranda. Comme l’autre, celui-ci murmura, en le scrutant anxieusement. — Comme tu viens tard ! Il lui tourna le dos, en maugréant : — Voilà maintenant que je ne suis plus libre. Il ne voulait pas admettre l’inquiétude de ses deux {{Corr|amies|amis}} ; l’affection de Xavier lui paraissait soudain une tyrannie insupportable ; en revanche l’attachement de René le laissait indifférent. À table, il ne prononça pas dix paroles, non pas qu’il eut exactement de la mauvaise humeur ; mais la même mélancolie qui jadis l’envahissait lentement. Il se rendait compte qu’il courait après une chimère, que la satisfaction sensuelle n’existait pas, tout au moins pour lui. Il en arrivait à {{tiret|mau|dire}}<noinclude></noinclude> 0bxdfhr1e6rtjktlbwj1s0k5nqkt2uv 15915220 15914868 2026-07-11T07:54:37Z Cunegonde1 52509 /* Corrigée */ 15915220 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude>et quoiqu’il n’y eut plus personne sur la plage, il s’y promena encore un long moment. Il se décida enfin et rencontra René qui, inquiet, accourait au devant de lui. — Qu’est-ce que tu veux ? fit-il brusquement. Interloqué, l’autre répliqua : — Comme tu arrives tard ! Silencieusement, ils s’acheminèrent vers le logis où Xavier les attendait sous la véranda. Comme l’autre, celui-ci murmura, en le scrutant anxieusement. — Comme tu viens tard ! Il lui tourna le dos, en maugréant : — Voilà maintenant que je ne suis plus libre. Il ne voulait pas admettre l’inquiétude de ses deux {{Corr|amies|amis}} ; l’affection de Xavier lui paraissait soudain une tyrannie insupportable ; en revanche l’attachement de René le laissait indifférent. À table, il ne prononça pas dix paroles, non pas qu’il eut exactement de la mauvaise humeur ; mais la même mélancolie qui jadis l’envahissait lentement. Il se rendait compte qu’il courait après une chimère, que la satisfaction sensuelle n’existait pas, tout au moins pour lui. Il en arrivait à {{tiret|mau|dire}}<noinclude></noinclude> k76sli3z7r2tcce9g9r6ovishj8pp59 Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/107 104 4938370 15914869 2026-07-11T06:39:06Z SodiumBot 145972 /* Page non corrigée */ Cunegonde1: split automated match and split edit, revert if incorrect 15914869 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>{{tiret2|mau|dire}} ce sexe qui le tourmentait ; il aurait voulu retomber dans cette quiétude de son enfance. Mais aussi loin qu’il se rappelait, il retrouvait le besoin trouble, incoercible et pourtant imprécis. Le désir sourd de découvrir un apaisement à une gêne qu’il ne parvenait pas à se formuler. Immédiatement après le dîner, il courut à sa chambre et chercha une solution momentanée à cette obsession. Il l’obtint à l’instant où René le rejoignait et il l’envoya au diable avec des mots durs, empreints de lassitude. Triste, René retourna auprès de Xavier qui tenta de le consoler, lui montrant combien l’humeur de leur ami était changeante. Fredi se coucha, incapable de travailler ce soir-là. L’ennui, toujours le même, sans cause appréciable, le terrassait. Il avait envie de fuir, et ne pas revoir ses deux compagnons dont la présence continuelle arrivait à l’exaspérer. Jusqu’à leur tendresse maintenant lui était pénible. Il se disait aussi que s’il était vraiment sage, il ne reverrait non plus Raoul. Il se voyait pour l’instant, sous l’influence d’un prurit de chasteté. Rageur, il se répétait ces mots qu’il s’était dit souvent.<noinclude></noinclude> i6x4d7nehcxw1pcv48c4dm31yy9r5hy 15915221 15914869 2026-07-11T07:54:44Z Cunegonde1 52509 /* Corrigée */ 15915221 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude>{{tiret2|mau|dire}} ce sexe qui le tourmentait ; il aurait voulu retomber dans cette quiétude de son enfance. Mais aussi loin qu’il se rappelait, il retrouvait le besoin trouble, incoercible et pourtant imprécis. Le désir sourd de découvrir un apaisement à une gêne qu’il ne parvenait pas à se formuler. Immédiatement après le dîner, il courut à sa chambre et chercha une solution momentanée à cette obsession. Il l’obtint à l’instant où René le rejoignait et il l’envoya au diable avec des mots durs, empreints de lassitude. Triste, René retourna auprès de Xavier qui tenta de le consoler, lui montrant combien l’humeur de leur ami était changeante. Fredi se coucha, incapable de travailler ce soir-là. L’ennui, toujours le même, sans cause appréciable, le terrassait. Il avait envie de fuir, et ne pas revoir ses deux compagnons dont la présence continuelle arrivait à l’exaspérer. Jusqu’à leur tendresse maintenant lui était pénible. Il se disait aussi que s’il était vraiment sage, il ne reverrait non plus Raoul. Il se voyait pour l’instant, sous l’influence d’un prurit de chasteté. Rageur, il se répétait ces mots qu’il s’était dit souvent.<noinclude></noinclude> 2333ieh3elmkmr9qdu6x8ilo693vwtu Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/108 104 4938371 15914870 2026-07-11T06:39:16Z SodiumBot 145972 /* Page non corrigée */ Cunegonde1: split automated match and split edit, revert if incorrect 15914870 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude><nowiki/> — L’homme complètement chaste serait un dieu, il saurait dompter la matière. Cette idée de continence absolue le hantait par crises. Raisonneur, aimant la logique il reconnaissait que l’acte par lui-même ne représentait rien, ni un plaisir, ni une souffrance. Cela restait pour lui un choc nerveux aux conséquences déplorables. C’était également cette même idée qui le poussait toujours à fuir une solution naturelle. Et à cause d’elle aussi, il se croyait supérieur au reste des humains, parce qu’il incitait le prochain à cette solution dont il se privait volontairement. Tout cela laissait en son être un fond d’amertume dont il n’apercevait pas la raison véritable. Il était en un perpétuel inassouvissement, l’assouvissement ne pouvant pas se réaliser en lui procurant une volupté. {{sep|6|m=2em}}<noinclude></noinclude> mjlqo6568o74rtoqaf35slbxkeh6rnj 15915223 15914870 2026-07-11T07:54:54Z Cunegonde1 52509 /* Corrigée */ 15915223 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude><nowiki/> — L’homme complètement chaste serait un dieu, il saurait dompter la matière. Cette idée de continence absolue le hantait par crises. Raisonneur, aimant la logique il reconnaissait que l’acte par lui-même ne représentait rien, ni un plaisir, ni une souffrance. Cela restait pour lui un choc nerveux aux conséquences déplorables. C’était également cette même idée qui le poussait toujours à fuir une solution naturelle. Et à cause d’elle aussi, il se croyait supérieur au reste des humains, parce qu’il incitait le prochain à cette solution dont il se privait volontairement. Tout cela laissait en son être un fond d’amertume dont il n’apercevait pas la raison véritable. 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L’autre ne vit aucun inconvénient à cette combinaison, sachant en quels termes Fredi se trouvait avec René et Xavier. Le jeune homme en rentrant eut un regard narquois pour ses ordinaires complices et ne les avertit point de la visite attendue.<noinclude></noinclude> mh4s9tgnc79xinxe7m3f7mrplt1axgg 15915234 15914871 2026-07-11T07:59:46Z Cunegonde1 52509 /* Corrigée */ 15915234 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude><nowiki/> {{T2|VIII|mt=4em|mb=2em}} Pendant quelques jours, Fredi rejoignit régulièrement, chaque matin, Raoul dans le bois de pins. Il se lassa bien vite de cette contrainte et d’ailleurs, il éprouvait un naïf orgueil de cette nouvelle conquête. Il aurait aimé prouver à ses amis qu’ils n’étaient point indispensable à son bonheur. Brusquement, il se décida et un soir au moment de quitter Raoul, il lui dit fermement : — À demain ! viens chez moi, vers dix heures, je serai levé. L’autre ne vit aucun inconvénient à cette combinaison, sachant en quels termes Fredi se trouvait avec René et Xavier. Le jeune homme en rentrant eut un regard narquois pour ses ordinaires complices et ne les avertit point de la visite attendue.<noinclude></noinclude> bfvaxnprxfuv4qm7kn8ymfddhjpnkqy Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/110 104 4938373 15914872 2026-07-11T06:39:36Z SodiumBot 145972 /* Page non corrigée */ Cunegonde1: split automated match and split edit, revert if incorrect 15914872 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude><nowiki/> Le jour suivant, il fut levé plus tôt que de coutume, bien avant que Xavier eut apporté le chocolat et les toasts. Il se vêtit de son plus flamboyant kimono, resta pieds nus en des sandales et se jugea parfait. René, réveillé un instant après lui, courut le rejoindre au salon, réclamant une explication à ce changement d’habitude. Xavier parut à son tour portant le plateau soutenant les tasses. Fredi ne voulut rien dire, se contentant de ricaner d’une façon légèrement agressive. Xavier jurait qu’il ne l’avait jamais vu ainsi ; René se taisait, le cœur bourrelé d’inquiétudes. Tous trois traînèrent au soleil matinal, devant la villa, face à la mer. À dix heures précises, Raoul arriva, saluant tout le monde sans embarras. Fredi présenta ; il eut un rire orgueilleux et précis à leur situation respective avec des mots crus. René se sentit atterré, tandis que Fredi entraînait Raoul vers l’intérieur de la maison. Les deux autres restèrent accroupis dans le sable, suivant, d’un regard attristé, Fredi qui s’en allait au bras de sa dernière conquête.<noinclude></noinclude> 75tr59te6ihjyftfcrel1x21p0a45wf 15915235 15914872 2026-07-11T07:59:55Z Cunegonde1 52509 /* Corrigée */ 15915235 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude><nowiki/> Le jour suivant, il fut levé plus tôt que de coutume, bien avant que Xavier eut apporté le chocolat et les toasts. Il se vêtit de son plus flamboyant kimono, resta pieds nus en des sandales et se jugea parfait. René, réveillé un instant après lui, courut le rejoindre au salon, réclamant une explication à ce changement d’habitude. Xavier parut à son tour portant le plateau soutenant les tasses. Fredi ne voulut rien dire, se contentant de ricaner d’une façon légèrement agressive. Xavier jurait qu’il ne l’avait jamais vu ainsi ; René se taisait, le cœur bourrelé d’inquiétudes. Tous trois traînèrent au soleil matinal, devant la villa, face à la mer. À dix heures précises, Raoul arriva, saluant tout le monde sans embarras. Fredi présenta ; il eut un rire orgueilleux et précis à leur situation respective avec des mots crus. René se sentit atterré, tandis que Fredi entraînait Raoul vers l’intérieur de la maison. Les deux autres restèrent accroupis dans le sable, suivant, d’un regard attristé, Fredi qui s’en allait au bras de sa dernière conquête.<noinclude></noinclude> m7fbyg5b3mjzkbmyou0kps64nyun8o5 Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/111 104 4938374 15914873 2026-07-11T06:39:46Z SodiumBot 145972 /* Page non corrigée */ Cunegonde1: split automated match and split edit, revert if incorrect 15914873 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude><nowiki/> À la peine de René, se mêlait une inquiétude pour l’avenir ; il craignait que Fredi, lassé, ne se débarrassât d’un secrétaire, au demeurant inutile. Or il avait beaucoup compté sur son secours pour passer son deuxième baccalauréat. Ensuite, mon Dieu, il se serait débrouillé au mieux, tout en poursuivant ses études. En vérité, Fredi ne songeait point à une rupture, il ne pensait même pas que ce fût possible. Il se considérait comme le protecteur naturel du jeune homme, tant que celui-ci n’avait point une situation assise. Xavier avait moins d’anxiété, il se sentait assuré que Fredi aurait toujours besoin de ses conseils et que s’il ne lui donnait rien autre chose, il le gratifierait de sa confiance. Et au bout du compte, cela lui suffisait. Pendant ce temps l’éphèbe se pâmait dans les bras d’athlète de Raoul. Il redevenait pour lui ce qu’il avait été à l’égard de René, c’est-à-dire un esclave humble et docile. De savoir ses deux amis tout proches lui procurait en outre une satisfaction perverse qui accroissait son plaisir. Il avait oublié tout soudain, ses projets de<noinclude></noinclude> nmyuqmigqn5bv9g51s0h1z6bv9d5zr3 15915236 15914873 2026-07-11T08:00:07Z Cunegonde1 52509 /* Corrigée */ 15915236 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude><nowiki/> À la peine de René, se mêlait une inquiétude pour l’avenir ; il craignait que Fredi, lassé, ne se débarrassât d’un secrétaire, au demeurant inutile. Or il avait beaucoup compté sur son secours pour passer son deuxième baccalauréat. Ensuite, mon Dieu, il se serait débrouillé au mieux, tout en poursuivant ses études. En vérité, Fredi ne songeait point à une rupture, il ne pensait même pas que ce fût possible. Il se considérait comme le protecteur naturel du jeune homme, tant que celui-ci n’avait point une situation assise. Xavier avait moins d’anxiété, il se sentait assuré que Fredi aurait toujours besoin de ses conseils et que s’il ne lui donnait rien autre chose, il le gratifierait de sa confiance. Et au bout du compte, cela lui suffisait. Pendant ce temps l’éphèbe se pâmait dans les bras d’athlète de Raoul. Il redevenait pour lui ce qu’il avait été à l’égard de René, c’est-à-dire un esclave humble et docile. De savoir ses deux amis tout proches lui procurait en outre une satisfaction perverse qui accroissait son plaisir. Il avait oublié tout soudain, ses projets de<noinclude></noinclude> 0boec4v0u7h9lshpgtowf0ohqrib938 Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/112 104 4938375 15914875 2026-07-11T06:39:56Z SodiumBot 145972 /* Page non corrigée */ Cunegonde1: split automated match and split edit, revert if incorrect 15914875 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>chasteté de la veille ou tout au plus les concevait à un état mitigé. Cependant, il gardait la certitude de sa supériorité, quand il voyait Raoul, malgré sa force, anéanti sur le divan, tandis que lui-même, restait alerte, n’ayant que fort peu donné de lui-même. Il usait de toutes les ruses en son pouvoir, pour ranimer le désir chez le compagnon et il y parvenait mieux que la plus savante des courtisanes. Il se revêtit de son kimono, glissa des bas de soie à ses jambes d’éphèbe et entraîna Raoul au salon ; puis se penchant à la fenêtre, il appela René et Xavier. Il fut heureux de voir le trio réuni devant lui ; il les dominait tous, sans bien savoir pourquoi. Ils savaient pourtant qu’il était humble et soumis, néanmoins, ils lui marquaient une déférence incontestable, comme une crainte continuelle de lui déplaire. Vautré sur le divan, les autres formant le cercle autour de lui, en des fauteuils, il minaudait, prenait des attitudes de jeune chatte, se faisait servir avec des sourires penchés. Le peignoir moulait ses formes graciles quand<noinclude></noinclude> 8ifezv6co6xvnjr9dqzs4njojh5hceq 15915237 15914875 2026-07-11T08:00:22Z Cunegonde1 52509 /* Corrigée */ 15915237 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude>chasteté de la veille ou tout au plus les concevait à un état mitigé. Cependant, il gardait la certitude de sa supériorité, quand il voyait Raoul, malgré sa force, anéanti sur le divan, tandis que lui-même, restait alerte, n’ayant que fort peu donné de lui-même. Il usait de toutes les ruses en son pouvoir, pour ranimer le désir chez le compagnon et il y parvenait mieux que la plus savante des courtisanes. Il se revêtit de son kimono, glissa des bas de soie à ses jambes d’éphèbe et entraîna Raoul au salon ; puis se penchant à la fenêtre, il appela René et Xavier. Il fut heureux de voir le trio réuni devant lui ; il les dominait tous, sans bien savoir pourquoi. Ils savaient pourtant qu’il était humble et soumis, néanmoins, ils lui marquaient une déférence incontestable, comme une crainte continuelle de lui déplaire. Vautré sur le divan, les autres formant le cercle autour de lui, en des fauteuils, il minaudait, prenait des attitudes de jeune chatte, se faisait servir avec des sourires penchés. Le peignoir moulait ses formes graciles quand<noinclude></noinclude> c15sd3dyiwjr7wva3fr5z37jf3k5qfj Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/113 104 4938376 15914876 2026-07-11T06:40:06Z SodiumBot 145972 /* Page non corrigée */ Cunegonde1: split automated match and split edit, revert if incorrect 15914876 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>il le tirait étroitement sur son corps d’éphèbe, laissant entrevoir çà et là, un peu de son épiderme maintenant bruni. La femme de ménage apporta l’apéritif, mais les quatre hommes bavardaient avec un tel sérieux qu’elle ne fut nullement choquée par cette scène. C’était du vermouth avec du citron et de l’eau, boisson préférée de Fredi. Xavier prépara le mélange et René se précipita pour présenter le verre à Fredi. On fumait aussi des cigarettes, remplissant la pièce d’un nuage bleuté et odorant. La conversation restait des plus sages, on parlait littérature, art, science avec une conviction sereine. La supériorité de Fredi éclatait immédiatement et les autres s’inclinaient devant sa science. La femme de ménage, de nouveau ouvrit la porte et annonça que le déjeuner était servi, ce fut tout juste si l’on ne s’étonna pas de ce qu’elle négligeât la formule consacrée : — Madame est servie ! Toujours minaudant, Fredi s’accrocha au bras de Raoul pour passer à la salle à manger,<noinclude></noinclude> 2rxgf8x8ezwh0slzbkfob9ous9yg90x 15915238 15914876 2026-07-11T08:00:29Z Cunegonde1 52509 /* Corrigée */ 15915238 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude>il le tirait étroitement sur son corps d’éphèbe, laissant entrevoir çà et là, un peu de son épiderme maintenant bruni. La femme de ménage apporta l’apéritif, mais les quatre hommes bavardaient avec un tel sérieux qu’elle ne fut nullement choquée par cette scène. C’était du vermouth avec du citron et de l’eau, boisson préférée de Fredi. Xavier prépara le mélange et René se précipita pour présenter le verre à Fredi. On fumait aussi des cigarettes, remplissant la pièce d’un nuage bleuté et odorant. La conversation restait des plus sages, on parlait littérature, art, science avec une conviction sereine. La supériorité de Fredi éclatait immédiatement et les autres s’inclinaient devant sa science. La femme de ménage, de nouveau ouvrit la porte et annonça que le déjeuner était servi, ce fut tout juste si l’on ne s’étonna pas de ce qu’elle négligeât la formule consacrée : — Madame est servie ! Toujours minaudant, Fredi s’accrocha au bras de Raoul pour passer à la salle à manger,<noinclude></noinclude> 9jcy9m0bgtne32q2op6sfqyc3y0vsla Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/114 104 4938377 15914877 2026-07-11T06:40:16Z SodiumBot 145972 /* Page non corrigée */ Cunegonde1: split automated match and split edit, revert if incorrect 15914877 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>tandis que les deux autres par derrière faisaient triste mine. Fredi présida le repas comme une aimable maîtresse de maison. Et en vérité, avec son kimono, son visage presque imberbe, sa chevelure dorée qui ondait gracieusement et sa beauté mièvre, on pouvait parfaitement prendre l’éphèbe pour une jeune femme. Il avait des gestes puérils, mièvres, des sourires languides qui écartaient ses lèvres rouges sur ses dents éclatantes. Tout cela était chez lui purement instinctif, nullement étudié ou préparé. Il était homme, ou à peu près, par le cerveau, mais enfant par le corps. Celui-ci n’avait point mûri s’il avait grandi. La masculinité n’était jamais parvenue à se former. Il restait donc une sorte d’androgyne, n’éprouvant pas les sensations ordinaires de l’homme, mais non plus exactement celles de la femme. Comme il le reconnaissait lui-même et l’avouait franchement, sa sensibilité n’était point externe ainsi que cela se passe dans le sexe fort, elle était demeurée à mi-chemin, enfermée en lui-même. Il ne trouvait donc le plaisir qu’au moyen de<noinclude></noinclude> l1nmc2epxx22pk12jl524t0em6lzvn6 15915239 15914877 2026-07-11T08:00:36Z Cunegonde1 52509 /* Corrigée */ 15915239 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude>tandis que les deux autres par derrière faisaient triste mine. Fredi présida le repas comme une aimable maîtresse de maison. Et en vérité, avec son kimono, son visage presque imberbe, sa chevelure dorée qui ondait gracieusement et sa beauté mièvre, on pouvait parfaitement prendre l’éphèbe pour une jeune femme. Il avait des gestes puérils, mièvres, des sourires languides qui écartaient ses lèvres rouges sur ses dents éclatantes. Tout cela était chez lui purement instinctif, nullement étudié ou préparé. Il était homme, ou à peu près, par le cerveau, mais enfant par le corps. Celui-ci n’avait point mûri s’il avait grandi. La masculinité n’était jamais parvenue à se former. Il restait donc une sorte d’androgyne, n’éprouvant pas les sensations ordinaires de l’homme, mais non plus exactement celles de la femme. Comme il le reconnaissait lui-même et l’avouait franchement, sa sensibilité n’était point externe ainsi que cela se passe dans le sexe fort, elle était demeurée à mi-chemin, enfermée en lui-même. Il ne trouvait donc le plaisir qu’au moyen de<noinclude></noinclude> 8br903pvz4a5aqnce7l57nx8pbes05v Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/115 104 4938378 15914879 2026-07-11T06:40:26Z SodiumBot 145972 /* Page non corrigée */ Cunegonde1: split automated match and split edit, revert if incorrect 15914879 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>certains procédés. En dehors de cela, il restait froid, dans l’impossibilité de trouver une sensation véritable. L’habitude de raisonner l’avait amené lentement à cette constatation, et il disait avec apparence de justesse que son état ne provenait point d’une déformation mentale, mais bien d’une défectuosité organique, à laquelle on aurait pu parer assurément, dans son enfance. Nul n’avait pris garde à sa débilité, ne songeant qu’à ses succès scolaires. Comme il n’y avait pas assez de vigueur pour le cerveau et le corps, le premier avait tout pris. René, en l’écoutant, découvrait en lui de nombreux rapprochements avec l’ami. Lui non plus ne jouissait point d’une sensibilité normale ; s’il se pliait aux volontés de Fredi, c’était surtout pour lui complaire et aussi beaucoup par ignorance de son propre état. Il prévoyait que dès que l’occasion se présenterait, il abandonnerait à son tour le premier rôle, pour se subordonner à un ami. Fredi devinait cela et c’était surtout à cause de cette conviction secrète qu’il se détachait peu à peu du jeune homme. Il lui conservait {{tiret|néan|moins}}<noinclude></noinclude> 4y79xvjb2xe126osgtzmylmv3c61p9d 15915240 15914879 2026-07-11T08:00:46Z Cunegonde1 52509 /* Corrigée */ 15915240 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude>certains procédés. En dehors de cela, il restait froid, dans l’impossibilité de trouver une sensation véritable. L’habitude de raisonner l’avait amené lentement à cette constatation, et il disait avec apparence de justesse que son état ne provenait point d’une déformation mentale, mais bien d’une défectuosité organique, à laquelle on aurait pu parer assurément, dans son enfance. Nul n’avait pris garde à sa débilité, ne songeant qu’à ses succès scolaires. Comme il n’y avait pas assez de vigueur pour le cerveau et le corps, le premier avait tout pris. René, en l’écoutant, découvrait en lui de nombreux rapprochements avec l’ami. Lui non plus ne jouissait point d’une sensibilité normale ; s’il se pliait aux volontés de Fredi, c’était surtout pour lui complaire et aussi beaucoup par ignorance de son propre état. Il prévoyait que dès que l’occasion se présenterait, il abandonnerait à son tour le premier rôle, pour se subordonner à un ami. Fredi devinait cela et c’était surtout à cause de cette conviction secrète qu’il se détachait peu à peu du jeune homme. Il lui conservait {{tiret|néan|moins}}<noinclude></noinclude> t0urvhe8g58ypss8r139sqrud707yxx Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/116 104 4938379 15914880 2026-07-11T06:40:36Z SodiumBot 145972 /* Page non corrigée */ Cunegonde1: split automated match and split edit, revert if incorrect 15914880 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>{{tiret2|néan|moins}} une tendresse spéciale, une sorte de pitié pour leur commune faiblesse. Le déjeuner achevé, on passa cérémonieusement au salon pour prendre le café et les liqueurs. Ce fut une après-midi agréable, vers quatre heures Raoul se retira enchanté ayant joui d’une conversation éclectique, sans compter les autres avantages de cette rencontre. Quand il fut parti, René se jeta dans les bras de Fredi ; il pleurait presque en bégayant : — Je n’aurais jamais cru cela de toi ! Fredi le considéra avec mauvaise humeur : — Ne suis-je plus libre maintenant ? Il recula, épouvanté : — Bien sûr… mais j’ai de la peine ! Xavier, dans un coin du salon, parcourait le journal, il se désintéressait de cette scène d’attendrissement, sachant à l’avance comment elle finirait. Une heure plus tard en effet, ils étaient parfaitement d’accord, ayant reconquis l’un et l’autre toute leur gaîté. Fredi s’habilla et il sortit avec René, laissant Xavier se balançant mélancoliquement sous la véranda, dans un rocking-chair.<noinclude></noinclude> 698usko8fincns3oyy7s0tryjhm2o2m 15915241 15914880 2026-07-11T08:00:59Z Cunegonde1 52509 /* Corrigée */ 15915241 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude>{{tiret2|néan|moins}} une tendresse spéciale, une sorte de pitié pour leur commune faiblesse. Le déjeuner achevé, on passa cérémonieusement au salon pour prendre le café et les liqueurs. Ce fut une après-midi agréable, vers quatre heures Raoul se retira enchanté ayant joui d’une conversation éclectique, sans compter les autres avantages de cette rencontre. Quand il fut parti, René se jeta dans les bras de Fredi ; il pleurait presque en bégayant : — Je n’aurais jamais cru cela de toi ! Fredi le considéra avec mauvaise humeur : — Ne suis-je plus libre maintenant ? Il recula, épouvanté : — Bien sûr… mais j’ai de la peine ! Xavier, dans un coin du salon, parcourait le journal, il se désintéressait de cette scène d’attendrissement, sachant à l’avance comment elle finirait. Une heure plus tard en effet, ils étaient parfaitement d’accord, ayant reconquis l’un et l’autre toute leur gaîté. Fredi s’habilla et il sortit avec René, laissant Xavier se balançant mélancoliquement sous la véranda, dans un rocking-chair.<noinclude></noinclude> k0114iggur5f944grlfc54tarzc2fwd Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/117 104 4938380 15914881 2026-07-11T06:40:46Z SodiumBot 145972 /* Page non corrigée */ Cunegonde1: split automated match and split edit, revert if incorrect 15914881 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude><nowiki/> Inconsciemment ils descendirent vers la plage et avec des frissons intimes, surveillèrent les baigneurs. Ils étaient troublés par les mêmes émotions, les mêmes désirs. Ils avaient des plaisanteries crues, exprimées à mi-voix et qui leur arrachaient des rires convulsifs. Cependant ils se promenaient calmement, conservant une attitude indifférente. Ils savaient avec une habile sournoiserie, dissimuler leurs émois et regarder sans être remarqués. René avoua que tous ces hommes lui causaient une gêne insurmontable, comme une crainte mêlée d’attrait. Fredi haussa les épaules avec lassitude : — Il y a longtemps que je m’en doute, tu finiras comme les autres, toi aussi. Alors pourquoi lutter ? Cette réflexion, fut pour le désir insidieux de René, un véritable coup de fouet. Il aperçut sa voie subitement, et la jugea inéluctable. Ne sachant à qui s’attaquer pour ses débuts, ne connaissant personne en dehors de ses deux {{Corr|amies|amis}}, il se montra du dernier gracieux vis-à-vis de Raoul qu’ils rencontrèrent un instant plus tard.<noinclude></noinclude> atekxhpd8qib7eip5z6vp7lzjb2e0q8 15915242 15914881 2026-07-11T08:01:07Z Cunegonde1 52509 /* Corrigée */ 15915242 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude><nowiki/> Inconsciemment ils descendirent vers la plage et avec des frissons intimes, surveillèrent les baigneurs. Ils étaient troublés par les mêmes émotions, les mêmes désirs. Ils avaient des plaisanteries crues, exprimées à mi-voix et qui leur arrachaient des rires convulsifs. Cependant ils se promenaient calmement, conservant une attitude indifférente. Ils savaient avec une habile sournoiserie, dissimuler leurs émois et regarder sans être remarqués. René avoua que tous ces hommes lui causaient une gêne insurmontable, comme une crainte mêlée d’attrait. Fredi haussa les épaules avec lassitude : — Il y a longtemps que je m’en doute, tu finiras comme les autres, toi aussi. Alors pourquoi lutter ? Cette réflexion, fut pour le désir insidieux de René, un véritable coup de fouet. Il aperçut sa voie subitement, et la jugea inéluctable. Ne sachant à qui s’attaquer pour ses débuts, ne connaissant personne en dehors de ses deux {{Corr|amies|amis}}, il se montra du dernier gracieux vis-à-vis de Raoul qu’ils rencontrèrent un instant plus tard.<noinclude></noinclude> tmtp3dhlcykknuqmaiok6lbcw57pjnv Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/118 104 4938381 15914882 2026-07-11T06:40:56Z SodiumBot 145972 /* Page non corrigée */ Cunegonde1: split automated match and split edit, revert if incorrect 15914882 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude><nowiki/> Son attitude était tellement frappante que Fredi en conçut aussitôt de l’inquiétude. Il brusqua l’entrevue et ramena son compagnon vers la villa. Mais à peine furent-ils masqués par une dune qu’il se retourna et administra au délinquant, une paire de claques sonores. René ne se révolta pas, il se mit à pleurnicher, à tel point que Fredi en eut pitié et le consola par de bonnes paroles, lui répétant que de convoiter le bien d’autrui restait toujours une mauvaise affaire. La scène eut une suite inattendue. Le soir, quand ils furent seuls, Fredi prétendit que si l’ami désirait lui ressembler en tous points, il lui fallait se soumettre à un régime spécial. Ce régime consistait à supprimer toute preuve apparente de vigueur masculine. Par cela, il devait s’adonner au rêve, inlassablement, sans jamais se permettre une solution. René obéit, ayant l’instinct de la soumission. Dès ce moment, il ne fut plus pour Fredi, qu’une compagne. Ils eurent alors des conversations toutes féminines, comme s’ils eussent eu honte d’être nés d’un sexe qu’ils désiraient chez les autres.<noinclude></noinclude> 56g3i5o77dtoqknj5lw7xwv6umy9vvm 15915244 15914882 2026-07-11T08:01:16Z Cunegonde1 52509 /* Corrigée */ 15915244 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude><nowiki/> Son attitude était tellement frappante que Fredi en conçut aussitôt de l’inquiétude. Il brusqua l’entrevue et ramena son compagnon vers la villa. Mais à peine furent-ils masqués par une dune qu’il se retourna et administra au délinquant, une paire de claques sonores. René ne se révolta pas, il se mit à pleurnicher, à tel point que Fredi en eut pitié et le consola par de bonnes paroles, lui répétant que de convoiter le bien d’autrui restait toujours une mauvaise affaire. La scène eut une suite inattendue. Le soir, quand ils furent seuls, Fredi prétendit que si l’ami désirait lui ressembler en tous points, il lui fallait se soumettre à un régime spécial. Ce régime consistait à supprimer toute preuve apparente de vigueur masculine. Par cela, il devait s’adonner au rêve, inlassablement, sans jamais se permettre une solution. René obéit, ayant l’instinct de la soumission. Dès ce moment, il ne fut plus pour Fredi, qu’une compagne. Ils eurent alors des conversations toutes féminines, comme s’ils eussent eu honte d’être nés d’un sexe qu’ils désiraient chez les autres.<noinclude></noinclude> gf0x8fw54phrqozu0pb8mzjl5wklqdf Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/119 104 4938382 15914883 2026-07-11T06:41:06Z SodiumBot 145972 /* Page non corrigée */ Cunegonde1: split automated match and split edit, revert if incorrect 15914883 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude><nowiki/> Le lendemain, Fredi annonça victorieusement cette bonne nouvelle à Xaxier, qui hocha la tête sans répondre. Il avait, par pur altruisme, toujours espéré que René se tirerait de l’ornière. Il suffisait peut-être, pour cela, qu’il trouvât sur sa route une femme qui sut l’attirer. Il ignorait que pareil événement était impossible, que tôt ou tard la vraie nature se manifesterait et le ramènerait à son unique route. D’ailleurs, il aurait dû se rappeler son passé de souffrance. René, au contraire, éprouvait de cette décision, comme une satisfaction intime. Il avait l’impression de ne plus être obligé de se contraindre, de jouer un rôle en face de ses amis. Au bout du compte, il franchissait les mêmes étapes que Fredi jadis, pour aboutir un jour ou l’autre à des résultats identiques, c’est-à-dire, la tristesse, l’anxiété et le découragement. Pour l’instant, il enviait son ami qui, drapé dans son kimono de soie jaune, attendait Raoul avec une impatience amoureuse. {{sep|6|m=2em}}<noinclude></noinclude> 7sqhc9m98lgb6nh8tjtt3rz2lxewfaq 15915246 15914883 2026-07-11T08:01:30Z Cunegonde1 52509 /* Corrigée */ 15915246 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude><nowiki/> Le lendemain, Fredi annonça victorieusement cette bonne nouvelle à Xaxier, qui hocha la tête sans répondre. Il avait, par pur altruisme, toujours espéré que René se tirerait de l’ornière. Il suffisait peut-être, pour cela, qu’il trouvât sur sa route une femme qui sut l’attirer. Il ignorait que pareil événement était impossible, que tôt ou tard la vraie nature se manifesterait et le ramènerait à son unique route. D’ailleurs, il aurait dû se rappeler son passé de souffrance. René, au contraire, éprouvait de cette décision, comme une satisfaction intime. Il avait l’impression de ne plus être obligé de se contraindre, de jouer un rôle en face de ses amis. Au bout du compte, il franchissait les mêmes étapes que Fredi jadis, pour aboutir un jour ou l’autre à des résultats identiques, c’est-à-dire, la tristesse, l’anxiété et le découragement. Pour l’instant, il enviait son ami qui, drapé dans son kimono de soie jaune, attendait Raoul avec une impatience amoureuse. {{sep|6|m=2em}}<noinclude></noinclude> 8bz67zd7f6xrlhm7v3l2n1ch8t78cd1 Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/120 104 4938383 15914884 2026-07-11T06:41:16Z SodiumBot 145972 /* Page non corrigée */ Cunegonde1: split automated match and split edit, revert if incorrect 15914884 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude><noinclude></noinclude> muzkvgccrsey0d9atybe0b4jbpxav4k 15915248 15914884 2026-07-11T08:01:53Z Cunegonde1 52509 /* Sans texte */ 15915248 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="0" user="Cunegonde1" /></noinclude><noinclude></noinclude> mu43ii7v9670mvcx4lrw4wd0h04j1fr Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/121 104 4938384 15914885 2026-07-11T06:41:26Z SodiumBot 145972 /* Page non corrigée */ Cunegonde1: split automated match and split edit, revert if incorrect 15914885 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude><nowiki/> {{T2|IX|mt=4em|mb=2em}} L’argent reçu de l’éditeur touchant à sa fin, Fredi précipita le départ, pressé de se revoir à Paris, sans d’ailleurs bien savoir pourquoi. Raoul partait aussi, mais cela n’aurait pas été une raison suffisante. Fredi, insensiblement, se transformait ; il n’avait plus de ces tendresses profondes en ayant inconsciemment mesuré l’inanité. Il se trouvait plutôt maintenant sous le joug des toquades passagères, résolu à glaner le plaisir, au cours du chemin de la vie. Il se disait donc, avec une certaine sérénité, que si Raoul lui échappait, un autre, possédant tout autant de qualités, le remplacerait. Il ne s’apercevait point qu’il s’engageait sur la pente dangereuse qui est celle de beaucoup d’invertis. En d’autres termes, il courait à la débauche, étant dans l’impossibilité de satisfaire les besoins sentimentaux de son cœur. Nul ne fit d’objection à sa décision lorsqu’il<noinclude></noinclude> rje9q8lgbu98xzzddcg6jdbilzr8c9w 15915253 15914885 2026-07-11T08:05:34Z Cunegonde1 52509 /* Corrigée */ 15915253 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude><nowiki/> {{T2|IX|mt=4em|mb=2em}} L’argent reçu de l’éditeur touchant à sa fin, Fredi précipita le départ, pressé de se revoir à Paris, sans d’ailleurs bien savoir pourquoi. Raoul partait aussi, mais cela n’aurait pas été une raison suffisante. Fredi, insensiblement, se transformait ; il n’avait plus de ces tendresses profondes en ayant inconsciemment mesuré l’inanité. Il se trouvait plutôt maintenant sous le joug des toquades passagères, résolu à glaner le plaisir, au cours du chemin de la vie. Il se disait donc, avec une certaine sérénité, que si Raoul lui échappait, un autre, possédant tout autant de qualités, le remplacerait. Il ne s’apercevait point qu’il s’engageait sur la pente dangereuse qui est celle de beaucoup d’invertis. En d’autres termes, il courait à la débauche, étant dans l’impossibilité de satisfaire les besoins sentimentaux de son cœur. Nul ne fit d’objection à sa décision lorsqu’il<noinclude></noinclude> m727ssy9znce998bm96zizbgav14qvz Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/122 104 4938385 15914886 2026-07-11T06:41:36Z SodiumBot 145972 /* Page non corrigée */ Cunegonde1: split automated match and split edit, revert if incorrect 15914886 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>annonça le départ ; il avait soumis ses amis à la douce tyrannie. René, moins que tout autre, ne regrettait pas le séjour à la mer, où forcément le cercle des relations était réduit. Lorsque tous trois débarquèrent à la gare St-Lazare, ils eurent un soupir de soulagement. Ils se retrouvaient chez eux, dans l’ambiance familière. Un taxi les amena tous rue du Moulin-Vert et Fredi se revit dans son appartement avec une joie enfantine. Il ouvrit toutes les fenêtres, laissant largement pénétrer le pâle soleil couchant des derniers jours de septembre. Avec des rires, des exclamations, il examinait ses meubles, ses livres. Il s’assit à son bureau, joyeusement, fouillant dans ses papiers avec une fièvre de travail soudaine. On changea de costume pour achever la journée gaiement. Ils dînèrent dans un restaurant à la mode et firent une courte station à un music-hall proche, qui venait de rouvrir ses portes. Dès le lendemain matin, il passa à la revue et chez son éditeur. Nulle part il ne trouva de réel encouragement, non point que l’on dépréciât<noinclude></noinclude> aktifyk6ognt3uw4a9v2kr7rycwkrib 15915254 15914886 2026-07-11T08:05:41Z Cunegonde1 52509 /* Corrigée */ 15915254 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude>annonça le départ ; il avait soumis ses amis à la douce tyrannie. René, moins que tout autre, ne regrettait pas le séjour à la mer, où forcément le cercle des relations était réduit. Lorsque tous trois débarquèrent à la gare St-Lazare, ils eurent un soupir de soulagement. Ils se retrouvaient chez eux, dans l’ambiance familière. Un taxi les amena tous rue du Moulin-Vert et Fredi se revit dans son appartement avec une joie enfantine. Il ouvrit toutes les fenêtres, laissant largement pénétrer le pâle soleil couchant des derniers jours de septembre. Avec des rires, des exclamations, il examinait ses meubles, ses livres. Il s’assit à son bureau, joyeusement, fouillant dans ses papiers avec une fièvre de travail soudaine. On changea de costume pour achever la journée gaiement. Ils dînèrent dans un restaurant à la mode et firent une courte station à un music-hall proche, qui venait de rouvrir ses portes. Dès le lendemain matin, il passa à la revue et chez son éditeur. Nulle part il ne trouva de réel encouragement, non point que l’on dépréciât<noinclude></noinclude> fv0xwsmc6prurc4pqonka2wxcedc6et Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/123 104 4938386 15914887 2026-07-11T06:41:46Z SodiumBot 145972 /* Page non corrigée */ Cunegonde1: split automated match and split edit, revert if incorrect 15914887 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>son œuvre, mais parce que chacun se montrait hésitant. Il rentra au logis fort décontenancé, entrevoyant une période de gêne et de difficulté pécuniaire. Xavier offrit généreusement de l’aider ; il refusa. René ne disait rien, tremblant pour sa situation. Mais Fredi ne songeait même pas à se séparer de lui. Dans le salon, assis, tous trois en face de l’apéritif, ils discutèrent. Fredi fut le seul à mesurer avec exactitude l’état des choses. Il conclut, paisible : — Il n’y a rien à faire. Il faut supprimer momentanément la mère Martin. Toi, René, tu feras le ménage et la cuisine ; je me débrouillerai seul avec mon travail. René approuva avec joie. Il éprouvait un certain penchant pour les travaux féminins. Il lavait parfaitement la vaisselle, faisait un lit dans la perfection et ses connaissances culinaires étaient assez étendues. Tout fut entendu sur l’heure, René mettant<noinclude></noinclude> gga5yf4v0d20sple5lf5bpiuynizvfo 15915255 15914887 2026-07-11T08:05:47Z Cunegonde1 52509 /* Corrigée */ 15915255 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude>son œuvre, mais parce que chacun se montrait hésitant. 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Cette difficulté inattendue les rapprocha tous trois. Ils se sentirent subitement plus unis, obligés de travailler dans un but commun. On se mit à table gaîment et le déjeuner de René fut déclaré succulent. Dans le courant de l’après-midi, ils sortirent ensemble puis Fredi rentra pour attaquer courageusement une besogne nouvelle. Dès le lendemain, René montra qu’il prenait très au sérieux son rôle de femme de chambre. Les jambes gainées de bas de fil, drapé dans<noinclude></noinclude> c777eon5cn1bk4i2p60m6bden8fqbn2 15915257 15914888 2026-07-11T08:05:56Z Cunegonde1 52509 /* Corrigée */ 15915257 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude>comme unique condition que Fredi continuât à le préparer pour le bachot. Il s’en fut incontinent aux provisions, un filet à la main et revint une demi-heure plus tard, lourdement chargé, mais n’ayant rien oublié. Tandis qu’il préparait le déjeuner sur le fourneau à gaz, Xavier dressait le couvert dans la cuisine. Fredi, roulé dans son kimono, fumait pensivement des cigarettes et dressait son emploi du temps pour l’avenir, sincèrement il se croyait charge d’âmes. Son opulence permettait à Xavier de ne pas se priver et il se voyait nécessaire à l’avenir de René. Cette difficulté inattendue les rapprocha tous trois. Ils se sentirent subitement plus unis, obligés de travailler dans un but commun. On se mit à table gaîment et le déjeuner de René fut déclaré succulent. Dans le courant de l’après-midi, ils sortirent ensemble puis Fredi rentra pour attaquer courageusement une besogne nouvelle. Dès le lendemain, René montra qu’il prenait très au sérieux son rôle de femme de chambre. 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Puis placide, il s’assit dans un coin de la cuisine pour éplucher les légumes. Fredi le sonna ; il accourut aux ordres, mais c’était uniquement pour prendre l’apéritif et il s’étonna que l’on eut tant de condescendance pour une humble servante. Et ce sentiment était sincère, tout au moins d’une façon passagère. Avant de passer à table, il s’en fut revêtir son costume féminin, avec son tablier blanc, insigne de son emploi. Ses deux amis n’eurent point à se {{tiret|déran|ger}}<noinclude></noinclude> j01cngavcmn95ok807tf7zlr49q7dik 15915258 15914889 2026-07-11T08:06:03Z Cunegonde1 52509 /* Corrigée */ 15915258 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude>un kimono, un tablier blanc cerclant la taille, il frotta, astiqua, épousseta sans répit. Il avait les gestes féminins, les attitudes de l’emploi. De son labeur, l’appartement surgit reluisant et net comme il ne l’avait jamais été. Alors René changea de costume et partit aux commissions, tandis que Xaxier s’installait au salon, auprès de Fredi, levé depuis peu. Avant de s’éloigner cependant, il avait demandé à ses deux amis ce qu’ils désiraient manger. Quand il rentra, il nota sur un carnet les prix qu’il avait payé, pour les diverses denrées. Puis placide, il s’assit dans un coin de la cuisine pour éplucher les légumes. Fredi le sonna ; il accourut aux ordres, mais c’était uniquement pour prendre l’apéritif et il s’étonna que l’on eut tant de condescendance pour une humble servante. Et ce sentiment était sincère, tout au moins d’une façon passagère. Avant de passer à table, il s’en fut revêtir son costume féminin, avec son tablier blanc, insigne de son emploi. 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La première fois que Raoul vint rue du Moulin Vert, il eut une douce stupéfaction. À son coup de sonnette, il vit accourir une accorte soubrette qu’il ne reconnut point et à laquelle il demanda timidement : — Mademoiselle, Monsieur Fredi est-il là ? René s’inclina en une belle révérence et livra passage au visiteur qu’elle conduisit vers le cabinet de travail. Laissant Raoul en face de Fredi, il courut préparer la chambre à coucher, mettant toutes chose en l’état nécessaire.<noinclude></noinclude> fpg5slcnqjqyow1u77u26vbfprssaz5 15915259 15914890 2026-07-11T08:06:13Z Cunegonde1 52509 /* Corrigée */ 15915259 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude>{{tiret2|déran|ger}} une seule fois. Il les servit avec une attention soutenue, allant de ci, de là, courant au fourneau où mijotait une sauce. En récompense de tant d’efforts, il reçut des compliments pour son déjeuner et il en rougit d’aise. Dès cet instant la vie fut régularisée, chacun eut sa besogne et l’on vécut côte-à-côte. Mais les deux éphèbes n’oubliaient pas le côté sensuel : René s’acharnait toujours à tuer les manifestations d’une vigueur masculine quelconque et sans l’avouer positivement à Fredi, il avait hâte de se trouver un maître. La première fois que Raoul vint rue du Moulin Vert, il eut une douce stupéfaction. À son coup de sonnette, il vit accourir une accorte soubrette qu’il ne reconnut point et à laquelle il demanda timidement : — Mademoiselle, Monsieur Fredi est-il là ? René s’inclina en une belle révérence et livra passage au visiteur qu’elle conduisit vers le cabinet de travail. 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En entrant, il huma l’air et frissonna, tout l’être tordu par un désir profond. Il mit de l’ordre, vidant avec une sorte de satisfaction morbide, les eaux sales, se complaisant dans les besognes les plus pénibles. Sachant qu’il viendrait, Fredi en effet n’avait pris aucun soin. À ce moment Xavier sonna ; il courut lui ouvrir et chuchota en rougissant : — Madame est avec son ami ! Xavier ne songea même pas à rire, cette explication lui paraissait normale. Ayant dit, René se sauva à la cuisine, afin de<noinclude></noinclude> lcmrhwokwitg0qxwb5han4l7yaa5air 15915260 15914892 2026-07-11T08:06:22Z Cunegonde1 52509 /* Corrigée */ 15915260 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude><nowiki/> Puis, discrètement, il vint avertir Fredi que tout était prêt. À ce moment Raoul le reconnut et éclata de rire. Tristement, il se retira dans sa cuisine tandis que les deux autres gagnaient triomphalement la chambre à coucher. Pour se distraire, il récura les casseroles, fit les chaussures pour le lendemain matin et préparer le dîner du soir. Quand il entendit Raoul et Fredi revenir au cabinet de travail, il retourna silencieusement à la chambre. En entrant, il huma l’air et frissonna, tout l’être tordu par un désir profond. Il mit de l’ordre, vidant avec une sorte de satisfaction morbide, les eaux sales, se complaisant dans les besognes les plus pénibles. Sachant qu’il viendrait, Fredi en effet n’avait pris aucun soin. À ce moment Xavier sonna ; il courut lui ouvrir et chuchota en rougissant : — Madame est avec son ami ! Xavier ne songea même pas à rire, cette explication lui paraissait normale. 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Malgré tout, René ne se sentait pas complètement heureux ; il lui manquait, comme il le disait naïvement : un peu d’amour. Fredi semblait terne, se contentant de cette existence paisible, régulière. Il travaillait sans ardeur fiévreuse, mais avec continuité. Parfois, il passait des après-midi entières à la bibliothèque nationale et revenait le soir, absolument harassé. Mais la quiétude du {{lang|en|home}} le reposait instantanément et il se montrait reconnaissant à René de lui faire une vie si unie.<noinclude></noinclude> pfl69c38ylyuamnvwseqq0kg4k2qa8q 15915261 15914893 2026-07-11T08:06:30Z Cunegonde1 52509 /* Corrigée */ 15915261 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude>soigner le dîner du soir. Il prévoyait que Raoul resterait et il avait fait ses préparatifs en conséquence. La salle à manger manquant dans l’appartement, on dut, malgré la présence d’un invité, s’installer à la cuisine. Le repas n’en fut pas moins savoureux et René fut encore complimenté. Raoul, amusé de le voir en ce costume féminin, un tablier blanc sur le ventre, avait à son égard des gestes osés qui le remplissaient d’aise. La fête se prolongea tard et Raoul se retira vers minuit. Malgré tout, René ne se sentait pas complètement heureux ; il lui manquait, comme il le disait naïvement : un peu d’amour. Fredi semblait terne, se contentant de cette existence paisible, régulière. Il travaillait sans ardeur fiévreuse, mais avec continuité. Parfois, il passait des après-midi entières à la bibliothèque nationale et revenait le soir, absolument harassé. Mais la quiétude du {{lang|en|home}} le reposait instantanément et il se montrait reconnaissant à René de lui faire une vie si unie.<noinclude></noinclude> 0zg7x27cgkue0o665iyv9hc9661t50k Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/129 104 4938392 15914894 2026-07-11T06:42:46Z SodiumBot 145972 /* Page non corrigée */ Cunegonde1: split automated match and split edit, revert if incorrect 15914894 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude><nowiki/> {{img float|file=Des Vignons - Fredi en ménage, 1930 - image-129.jpg|width=450px|align=left|large=100%|cap=''Il courut lui ouvrir…'' (page 119)|style=font-size:100%;font-style:italic|m=1em}}<noinclude></noinclude> swjfhw5gxyvyka42qni0mm0mz1nxcak 15915262 15914894 2026-07-11T08:06:53Z Cunegonde1 52509 /* Corrigée */ 15915262 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude><nowiki/> {{img float|file=Des Vignons - Fredi en ménage, 1930 - image-129.jpg|width=450px|align=left|large=100%|cap=''Il courut lui ouvrir…'' (page 119)|style=font-size:100%|m=1em}}<noinclude></noinclude> i4kebfvtcz40xx3174zmovfiu7n4p66 Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/130 104 4938393 15914895 2026-07-11T06:42:56Z SodiumBot 145972 /* Page non corrigée */ Cunegonde1: split automated match and split edit, revert if incorrect 15914895 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude><noinclude></noinclude> muzkvgccrsey0d9atybe0b4jbpxav4k 15915263 15914895 2026-07-11T08:07:01Z Cunegonde1 52509 /* Sans texte */ 15915263 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="0" user="Cunegonde1" /></noinclude><noinclude></noinclude> mu43ii7v9670mvcx4lrw4wd0h04j1fr Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/131 104 4938394 15914896 2026-07-11T06:43:06Z SodiumBot 145972 /* Page non corrigée */ Cunegonde1: split automated match and split edit, revert if incorrect 15914896 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude><nowiki/> Xavier déclinait, s’enfonçant de plus en plus dans la tristesse. Sa solitude semblait s’accentuer, sa tendresse pour Fredi ne lui paraissait plus payée de retour et il en éprouvait un chagrin qu’il cachait jalousement. Contrairement à ce qu’il avait dit jadis à Fredi, il incitait René à retourner vers la voie droite, lui offrant son propre exemple. Rien, en vérité, ne pouvait remplacer sa solitude sentimentale. Autour de lui, il n’y avait plus personne, plus une affection. Fredi, qui se plongeait de plus en plus dans ses recherches historiques, avait trouvé un idéal et lui échappait naturellement chaque jour davantage. Son âge ne lui permettait point de découvrir une nouvelle attache et il attendait l’heure dernière avec une mélancolie désabusée. Il se voyait poussé à la tombe par le destin ennemi et ne laissant derrière lui ni un regret, ni une peine. René était trop jeune pour comprendre toute l’amertume de cette vieillesse. Comme tous ceux de son âge, il se voyait assez fort pour vaincre le hasard. Et lorsqu’il parlait à Fredi de ces choses, il ne voyait devant lui que la plus incomplète incompréhension.<noinclude></noinclude> aa01359jkhw8811kj6o466zr87d7p6a 15915264 15914896 2026-07-11T08:07:07Z Cunegonde1 52509 /* Corrigée */ 15915264 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude><nowiki/> Xavier déclinait, s’enfonçant de plus en plus dans la tristesse. Sa solitude semblait s’accentuer, sa tendresse pour Fredi ne lui paraissait plus payée de retour et il en éprouvait un chagrin qu’il cachait jalousement. Contrairement à ce qu’il avait dit jadis à Fredi, il incitait René à retourner vers la voie droite, lui offrant son propre exemple. Rien, en vérité, ne pouvait remplacer sa solitude sentimentale. Autour de lui, il n’y avait plus personne, plus une affection. Fredi, qui se plongeait de plus en plus dans ses recherches historiques, avait trouvé un idéal et lui échappait naturellement chaque jour davantage. Son âge ne lui permettait point de découvrir une nouvelle attache et il attendait l’heure dernière avec une mélancolie désabusée. Il se voyait poussé à la tombe par le destin ennemi et ne laissant derrière lui ni un regret, ni une peine. René était trop jeune pour comprendre toute l’amertume de cette vieillesse. Comme tous ceux de son âge, il se voyait assez fort pour vaincre le hasard. 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Secrètement, il aspirait à un emploi de fonctionnaire, parce qu’il savait ses goûts modestes et sa peur des difficultés de la vie. {{sep|6|m=2em}}<noinclude></noinclude> 541ahy3b7t0jh92ek4eutdzwv9vwtlu 15915265 15914897 2026-07-11T08:07:17Z Cunegonde1 52509 /* Corrigée */ 15915265 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude><nowiki/> L’éphèbe se transformait peu à peu en vieux savant maniaque ; il vivait par le rêve à d’autres époques révolues et se passionnait pour l’écriture gothique de vieux manuscrits. Il ne se réveillait réellement que le soir au moment de donner à René la leçon quotidienne en présence de Xavier qui fumait sa pipe silencieusement. René, en effet, n’abandonnait point ses projets, il voulait son deuxième bachot, afin de préparer ensuite une licence. Secrètement, il aspirait à un emploi de fonctionnaire, parce qu’il savait ses goûts modestes et sa peur des difficultés de la vie. {{sep|6|m=2em}}<noinclude></noinclude> 5wduoftxe2bcr1u0usqherjpym65wfs Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/133 104 4938396 15914898 2026-07-11T06:43:26Z SodiumBot 145972 /* Page non corrigée */ Cunegonde1: split automated match and split edit, revert if incorrect 15914898 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude><nowiki/> {{T2|X|mt=4em|mb=2em}} On était entré dans l’hiver, Fredi passait par une crise de travail fiévreuse. En vérité, il avait hâte de terminer l’étude à laquelle il était attelée depuis sa rentrée. Cette hâte était causée surtout par le besoin d’argent qui se manifestait de plus en plus pressant. Il avait bien touché quelques menues sommes de la revue, mais cela restait insuffisant pour subvenir à tout. Même à Xavier, il n’avouait pas ses difficultés et celui-ci, pourtant, prenait avec lui tous ses repas. Il tenait qu’il en fut ainsi, parce que cela permettait au vieil ami de s’offrir quelques douceurs. Le rentier, en effet, à cause du renchérissement de toutes choses, était devenu nouveau pauvre et sans Fredi, il aurait maintenant vécu péniblement. Le jeune homme éprouvait une âpre jouissance intime à se dévouer pour ses compagnons. Il trouvait là un dérivatif à son besoin de tendresse. Il n’en espérait non plus aucune {{tiret|re|connaissance,}}<noinclude></noinclude> 6xh5trtdi4vy4yzvlo878it8b73du1e 15915268 15914898 2026-07-11T08:08:14Z Cunegonde1 52509 /* Corrigée */ 15915268 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude><nowiki/> {{T2|X|mt=4em|mb=2em}} On était entré dans l’hiver, Fredi passait par une crise de travail fiévreuse. En vérité, il avait hâte de terminer l’étude à laquelle il était attelée depuis sa rentrée. Cette hâte était causée surtout par le besoin d’argent qui se manifestait de plus en plus pressant. Il avait bien touché quelques menues sommes de la revue, mais cela restait insuffisant pour subvenir à tout. Même à Xavier, il n’avouait pas ses difficultés et celui-ci, pourtant, prenait avec lui tous ses repas. Il tenait qu’il en fut ainsi, parce que cela permettait au vieil ami de s’offrir quelques douceurs. Le rentier, en effet, à cause du renchérissement de toutes choses, était devenu nouveau pauvre et sans Fredi, il aurait maintenant vécu péniblement. Le jeune homme éprouvait une âpre jouissance intime à se dévouer pour ses compagnons. Il trouvait là un dérivatif à son besoin de tendresse. Il n’en espérait non plus aucune {{tiret|re|connaissance,}}<noinclude></noinclude> 7ew6zggp5e1aviyzngp5jzjbqlisogh Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/134 104 4938397 15914899 2026-07-11T06:43:36Z SodiumBot 145972 /* Page non corrigée */ Cunegonde1: split automated match and split edit, revert if incorrect 15914899 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>{{tiret2|re|connaissance,}} très persuadé que René s’envolerait du nid, dès que ses ailes se montreraient assez solides. Celui-ci se dévouait également à sa façon et n’en disait rien non plus. Il avait courageusement conservé son emploi de femme de ménage et s’en tirait à son honneur. Il avait remplacé le vieux kimono par un véritable peignoir en molleton et portait par dessus l’immuable tablier blanc. Tôt levé, couché tard, il travaillait pour les autres et pour lui-même. Sa matinée s’écoulait dans le nettoyage, la vaisselle, etc. Il changeait de costume cependant pour s’en aller aux provisions. Mais dès son retour, il reprenait avec joie le peignoir. Vers midi, Xavier, qui se levait tard maintenant, arrivait juste pour se mettre à table. Fredi abandonnait momentanément la besogne, apparaissant hirsute et fatigué, drapé toujours en un kimono de soie dont la teinte jaune se diaprait de taches d’encre. Ce repas était, pour eux trois, le meilleur moment de la journée. Une quiétude les réunissait, ils sentaient mieux leur attachement mutuel. Ensuite, on prenait le café dans le cabinet,<noinclude></noinclude> eo9mc4or3pkijlnx8mam5chhfuoq491 15915269 15914899 2026-07-11T08:08:21Z Cunegonde1 52509 /* Corrigée */ 15915269 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude>{{tiret2|re|connaissance,}} très persuadé que René s’envolerait du nid, dès que ses ailes se montreraient assez solides. Celui-ci se dévouait également à sa façon et n’en disait rien non plus. Il avait courageusement conservé son emploi de femme de ménage et s’en tirait à son honneur. Il avait remplacé le vieux kimono par un véritable peignoir en molleton et portait par dessus l’immuable tablier blanc. Tôt levé, couché tard, il travaillait pour les autres et pour lui-même. Sa matinée s’écoulait dans le nettoyage, la vaisselle, etc. Il changeait de costume cependant pour s’en aller aux provisions. Mais dès son retour, il reprenait avec joie le peignoir. Vers midi, Xavier, qui se levait tard maintenant, arrivait juste pour se mettre à table. Fredi abandonnait momentanément la besogne, apparaissant hirsute et fatigué, drapé toujours en un kimono de soie dont la teinte jaune se diaprait de taches d’encre. Ce repas était, pour eux trois, le meilleur moment de la journée. Une quiétude les réunissait, ils sentaient mieux leur attachement mutuel. Ensuite, on prenait le café dans le cabinet,<noinclude></noinclude> fte6nzlw4zbpfwqksjlbkddx01cwzly Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/135 104 4938398 15914900 2026-07-11T06:43:46Z SodiumBot 145972 /* Page non corrigée */ Cunegonde1: split automated match and split edit, revert if incorrect 15914900 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>s’autorisant quelques distractions qui apaisaient l’exaspération intime. Fredi entraînait tout son monde dehors pour une courte promenade, éprouvant lui-même le besoin de se détendre. La température glaciale était un coup de fouet à leur lassitude, ranimant pour un moment leur énergie. Régulièrement, quand on rentrait, René s’installait dans le cabinet, en compagnie des deux autres et {{Corr|racommodait|raccommodait}} les chaussettes, même celles de Xavier. Il avait acquis en ce genre de travail, une habileté extraordinaire et réussissait une reprise, mieux qu’une ménagère. Ses amis ne trouvaient point étrange qu’il se livrât à ce soin, au contraire, ils lui en étaient reconnaissants. Les chaussettes, il les lavait également, jugeant que ce n’était point médiocre économie. En ces différentes tâches, il trouvait également un dérivatif à sa féminité. Pourtant, il lui manquait quelque chose, le rêve ne suffisait point à apaiser l’exaltation secrète de son être. Fredi avait Raoul qui venait deux fois par {{tiret|se|maine}}<noinclude></noinclude> fnavdgyvptf7huyirftq6682wj0zrik 15915270 15914900 2026-07-11T08:08:30Z Cunegonde1 52509 /* Corrigée */ 15915270 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude>s’autorisant quelques distractions qui apaisaient l’exaspération intime. Fredi entraînait tout son monde dehors pour une courte promenade, éprouvant lui-même le besoin de se détendre. La température glaciale était un coup de fouet à leur lassitude, ranimant pour un moment leur énergie. Régulièrement, quand on rentrait, René s’installait dans le cabinet, en compagnie des deux autres et {{Corr|racommodait|raccommodait}} les chaussettes, même celles de Xavier. Il avait acquis en ce genre de travail, une habileté extraordinaire et réussissait une reprise, mieux qu’une ménagère. Ses amis ne trouvaient point étrange qu’il se livrât à ce soin, au contraire, ils lui en étaient reconnaissants. Les chaussettes, il les lavait également, jugeant que ce n’était point médiocre économie. En ces différentes tâches, il trouvait également un dérivatif à sa féminité. Pourtant, il lui manquait quelque chose, le rêve ne suffisait point à apaiser l’exaltation secrète de son être. Fredi avait Raoul qui venait deux fois par {{tiret|se|maine}}<noinclude></noinclude> ixdxupz4pj00kf5yoio83xq9a2fq1e4 Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/136 104 4938399 15914901 2026-07-11T06:43:56Z SodiumBot 145972 /* Page non corrigée */ Cunegonde1: split automated match and split edit, revert if incorrect 15914901 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>{{tiret2|se|maine}} et déjeunait avec eux ; mais lui ne possédait personne. En ses rares promenades solitaires, il avait tenté de se créer une relation, mais en vain, comme il se méfiait lui-même, les autres se défiaient. À ses aveux, Fredi répondait avec désinvolture : — Tu as bien le temps ! Moi j’ai attendu plus que toi. Il ne disait rien et renfermait avec amertume son désir qui grandissait de plus en plus. Lorsque Fredi eut terminé son étude, il y eut chez les trois amis, une brusque détente. Après la fièvre du travail, le jeune homme tomba subitement en un morne relâchement. En revanche, il se fit plus gai, plus exubérant et les trois jours qui suivirent furent occupés en longues promenades. On partait le matin, et après avoir erré par la banlieue, on déjeunait au hasard. Le soir néanmoins restait consacré aux études de René et celui-ci avançait rapidement, ce qui lui permettait d’espérer le deuxième bachot pour la prochaine session. Cependant, Fredi restait inquiet. Le travail<noinclude></noinclude> 2z5w43rhs8geadrm2mgdnhs2fet7dso 15915271 15914901 2026-07-11T08:08:37Z Cunegonde1 52509 /* Corrigée */ 15915271 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude>{{tiret2|se|maine}} et déjeunait avec eux ; mais lui ne possédait personne. En ses rares promenades solitaires, il avait tenté de se créer une relation, mais en vain, comme il se méfiait lui-même, les autres se défiaient. À ses aveux, Fredi répondait avec désinvolture : — Tu as bien le temps ! Moi j’ai attendu plus que toi. Il ne disait rien et renfermait avec amertume son désir qui grandissait de plus en plus. Lorsque Fredi eut terminé son étude, il y eut chez les trois amis, une brusque détente. Après la fièvre du travail, le jeune homme tomba subitement en un morne relâchement. En revanche, il se fit plus gai, plus exubérant et les trois jours qui suivirent furent occupés en longues promenades. On partait le matin, et après avoir erré par la banlieue, on déjeunait au hasard. Le soir néanmoins restait consacré aux études de René et celui-ci avançait rapidement, ce qui lui permettait d’espérer le deuxième bachot pour la prochaine session. Cependant, Fredi restait inquiet. Le travail<noinclude></noinclude> 1fjih68rwkejlivq93pifbh7js9jx0p Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/137 104 4938400 15914902 2026-07-11T06:44:06Z SodiumBot 145972 /* Page non corrigée */ Cunegonde1: split automated match and split edit, revert if incorrect 15914902 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>était bien terminé, mais l’éditeur consentirait-il une avance suffisante. Il détestait ces débats pécuniaires et c’est pourquoi il avait gardé le manuscrit achevé, pendant trois jours, avant de le porter. Comme on ne l’avait pas vu depuis longtemps et que sa précédente étude se vendait toujours bien, il fut reçu avec, presque, des transports de joie. Rusé, malgré son apparence ingénue, il sut aussitôt profiter de cet état d’esprit et, vantant sa nouvelle œuvre, laissa craindre une concurrence possible. Par ce moyen, il obtint l’avance qu’il souhaitait et rentra au logis en taxi, pour mieux s’affirmer sa richesse. En entrant, il poussa des hurlements de fauve ; Xavier et René qui l’attendaient anxieusement, comprirent qu’il avait réussi et accoururent joyeusement. Il fallut que tout le monde descendît ; il offrait, pour l’occasion, un apéritif d’honneur, au grand café du quartier. Il se voyait remonté pour quelque temps et ressentait un grand calme moral. Les deux autres, ignorant combien il se débattait au milieu<noinclude></noinclude> bl3trandpc13qe8qml8jeswto4zwcvy 15915272 15914902 2026-07-11T08:08:44Z Cunegonde1 52509 /* Corrigée */ 15915272 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude>était bien terminé, mais l’éditeur consentirait-il une avance suffisante. Il détestait ces débats pécuniaires et c’est pourquoi il avait gardé le manuscrit achevé, pendant trois jours, avant de le porter. Comme on ne l’avait pas vu depuis longtemps et que sa précédente étude se vendait toujours bien, il fut reçu avec, presque, des transports de joie. Rusé, malgré son apparence ingénue, il sut aussitôt profiter de cet état d’esprit et, vantant sa nouvelle œuvre, laissa craindre une concurrence possible. Par ce moyen, il obtint l’avance qu’il souhaitait et rentra au logis en taxi, pour mieux s’affirmer sa richesse. En entrant, il poussa des hurlements de fauve ; Xavier et René qui l’attendaient anxieusement, comprirent qu’il avait réussi et accoururent joyeusement. Il fallut que tout le monde descendît ; il offrait, pour l’occasion, un apéritif d’honneur, au grand café du quartier. Il se voyait remonté pour quelque temps et ressentait un grand calme moral. Les deux autres, ignorant combien il se débattait au milieu<noinclude></noinclude> k5ke8te7qxlh7f040ans6k5d8o93dds Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/138 104 4938401 15914903 2026-07-11T06:44:16Z SodiumBot 145972 /* Page non corrigée */ Cunegonde1: split automated match and split edit, revert if incorrect 15914903 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>des difficultés de tous les jours ne considéraient point cet événement comme si extraordinaire. En les voyant si paisibles, il éprouvait une satisfaction d’orgueil profonde. Il se disait qu’il était le protecteur de ces deux-là : un enfant et un vieillard. Cette conviction l’encouragea et il rêva de faire mieux, attiré par une sorte d’exaspération du dévouement. À midi, on déjeuna au logis, mais le soir, on revêtit frac et smoking pour retourner visiter les restaurants mondains. René, à cette idée, sentait monter à son cerveau une fièvre d’espérance. Il se voyait prêt à toutes les excentricités pour conquérir un ami. Il soigna sa toilette, ondula ses cheveux au fer, se débarbouilla avec plus d’attention que de coutume et se jugea beau. Dans le costume noir qui se cintrait à la taille, sa fragilité d’éphèbe ressortait mieux, lui faisant une joliesse attirante, très féminine d’ailleurs. Fredi, quoiqu’il n’eut pas les mêmes espoirs pour son jeune ami, se montra satisfait de son élégance et le lui dit. Au restaurant, ils attirèrent les regards, {{tiret|par|mi}}<noinclude></noinclude> c1f793nowjizieiz4ddsmz0v52sd3j1 15915273 15914903 2026-07-11T08:08:51Z Cunegonde1 52509 /* Corrigée */ 15915273 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude>des difficultés de tous les jours ne considéraient point cet événement comme si extraordinaire. En les voyant si paisibles, il éprouvait une satisfaction d’orgueil profonde. Il se disait qu’il était le protecteur de ces deux-là : un enfant et un vieillard. Cette conviction l’encouragea et il rêva de faire mieux, attiré par une sorte d’exaspération du dévouement. À midi, on déjeuna au logis, mais le soir, on revêtit frac et smoking pour retourner visiter les restaurants mondains. René, à cette idée, sentait monter à son cerveau une fièvre d’espérance. Il se voyait prêt à toutes les excentricités pour conquérir un ami. Il soigna sa toilette, ondula ses cheveux au fer, se débarbouilla avec plus d’attention que de coutume et se jugea beau. Dans le costume noir qui se cintrait à la taille, sa fragilité d’éphèbe ressortait mieux, lui faisant une joliesse attirante, très féminine d’ailleurs. Fredi, quoiqu’il n’eut pas les mêmes espoirs pour son jeune ami, se montra satisfait de son élégance et le lui dit. Au restaurant, ils attirèrent les regards, {{tiret|par|mi}}<noinclude></noinclude> 6uwfhtjv7dm2mp9tyxmqf93rmxebd3d Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/139 104 4938402 15914904 2026-07-11T06:44:26Z SodiumBot 145972 /* Page non corrigée */ Cunegonde1: split automated match and split edit, revert if incorrect 15914904 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>{{tiret2|par|mi}} les demi-désœuvrés, l’inversion restait à l’ordre du jour. Fredi dut se convaincre, non sans jalousie, que c’était surtout son jeune ami que l’on admirait. Aussi dès qu’ils sortirent, l’entraîna-t-il dans une rue voisine, relativement solitaire et lui administra une paire de claques, en prétendant qu’il se conduisait comme un voyou. René pleurnicha pour la forme, mais au fond de lui-même, ayant fait les mêmes remarques que Fredi, il se jugeait fort satisfait. Son chagrin dura moins assurément que la rougeur de ses joues et ils durent se promener un moment avant de gagner le music-hall où ils avaient décidé d’achever la soirée. Ils y entrèrent enfin et prirent trois fauteuils. Ils aimaient le genre de spectacle qu’on leur offrait là. Ce n’était point exhibition de femmes nues, mais exercices de force, d’adresse, quelques chansonnettes et un sketch. Silencieusement, ils admiraient les beaux hommes en maillot, et aussitôt leur imagination se mettait en mouvement. Cependant, René, toujours soutenu par un espoir secret, lorgnait de droite et de gauche, se<noinclude></noinclude> 7k9l3bz4qa28l9xpjsal0sdr5nslk9f 15915274 15914904 2026-07-11T08:08:57Z Cunegonde1 52509 /* Corrigée */ 15915274 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude>{{tiret2|par|mi}} les demi-désœuvrés, l’inversion restait à l’ordre du jour. Fredi dut se convaincre, non sans jalousie, que c’était surtout son jeune ami que l’on admirait. Aussi dès qu’ils sortirent, l’entraîna-t-il dans une rue voisine, relativement solitaire et lui administra une paire de claques, en prétendant qu’il se conduisait comme un voyou. René pleurnicha pour la forme, mais au fond de lui-même, ayant fait les mêmes remarques que Fredi, il se jugeait fort satisfait. Son chagrin dura moins assurément que la rougeur de ses joues et ils durent se promener un moment avant de gagner le music-hall où ils avaient décidé d’achever la soirée. Ils y entrèrent enfin et prirent trois fauteuils. Ils aimaient le genre de spectacle qu’on leur offrait là. Ce n’était point exhibition de femmes nues, mais exercices de force, d’adresse, quelques chansonnettes et un sketch. Silencieusement, ils admiraient les beaux hommes en maillot, et aussitôt leur imagination se mettait en mouvement. 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Auprès de lui, il y avait un gentleman élégant, d’apparence exotique. Comment avait-il fait la connaissance de ce personnage, on ne le sut jamais et Fredi ne put lui tirer aucune confidence. Cependant, dès qu’il les aperçut, il les appela et présenta son compagnon sous le nom de Stanie. Fredi reçut un choc au cœur, une jalousie soudaine le bouleversait. Il enviait sa conquête à l’ami, parce que l’homme était de large carrure et très masculin.<noinclude></noinclude> 5ogf349zgz12jrbkjlxx7wuvtnwo4og 15915275 15914905 2026-07-11T08:09:07Z Cunegonde1 52509 /* Corrigée */ 15915275 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude>rendant compte qu’il obtenait le même succès qu’au restaurant. Au premier entr’acte, il s’esquiva avec une telle habileté que les deux autres ne purent l’arrêter. Ils furent un moment désorientés et s’acheminèrent vers le promenoir à la recherche du jeune homme. Mais celui-ci l’avait déjà quitté depuis quelques secondes. Maussades, prévoyant une catastrophe, ils hésitèrent encore un moment. Bref, ils retrouvèrent enfin René, au bar, juché sur un haut tabouret et suçant une paille avec désinvolture. Auprès de lui, il y avait un gentleman élégant, d’apparence exotique. Comment avait-il fait la connaissance de ce personnage, on ne le sut jamais et Fredi ne put lui tirer aucune confidence. Cependant, dès qu’il les aperçut, il les appela et présenta son compagnon sous le nom de Stanie. Fredi reçut un choc au cœur, une jalousie soudaine le bouleversait. 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En réalité, ils se désespéraient de voir le jeune homme pour lequel ils éprouvaient une sincère affection, suivre la voie qui leur avait été si douloureuse. Ils savaient aussi que c’était l’inéluctable, ni objurgations, ni défense ne pouvait empêcher René de courir vers l’éternel mirage. Nullement pressés de rentrer maintenant, ils se promenèrent sur les boulevards à demi-solitaire, puis s’arrêtèrent dans un café où un orchestre trépidait. Seuls, ils n’attiraient plus l’attention ; Fredi conservait bien sa grâce mièvre, mais il s’était légèrement masculinisé, un duvet blond ombrait sa lèvre supérieure et le vieillissait. Ils burent leur consommation presque sans y prendre garde. Adossés à la banquette, ils {{tiret|écou|taient}}<noinclude></noinclude> 30x0dgywnkcutg3o6bmfy8kkc9qhchx 15915276 15914906 2026-07-11T08:09:13Z Cunegonde1 52509 /* Corrigée */ 15915276 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude><nowiki/> Néanmoins, il sut se dominer, remettant sa vengeance à plus tard. Il retourna aux fauteuils avec Xavier, René refusant de le suivre. Au deuxième entr’acte, ils le rejoignirent encore au bar et il leur annonça cavalièrement qu’il partait et qu’on ne l’attende pas avant le lendemain matin. Les deux autres sortirent également, une tristesse les envahissait et ils ne savaient pourquoi. En réalité, ils se désespéraient de voir le jeune homme pour lequel ils éprouvaient une sincère affection, suivre la voie qui leur avait été si douloureuse. Ils savaient aussi que c’était l’inéluctable, ni objurgations, ni défense ne pouvait empêcher René de courir vers l’éternel mirage. Nullement pressés de rentrer maintenant, ils se promenèrent sur les boulevards à demi-solitaire, puis s’arrêtèrent dans un café où un orchestre trépidait. Seuls, ils n’attiraient plus l’attention ; Fredi conservait bien sa grâce mièvre, mais il s’était légèrement masculinisé, un duvet blond ombrait sa lèvre supérieure et le vieillissait. Ils burent leur consommation presque sans y prendre garde. Adossés à la banquette, ils {{tiret|écou|taient}}<noinclude></noinclude> kxbcdwgacx1spgyznr8z2mtgeufj9la Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/142 104 4938405 15914907 2026-07-11T06:44:56Z SodiumBot 145972 /* Page non corrigée */ Cunegonde1: split automated match and split edit, revert if incorrect 15914907 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>{{tiret2|écou|taient}} la musique, l’esprit engourdi par la mélodie. Une détresse entrait en eux, une peine inexplicable leur gonflait le cœur. Instinctivement, lorsque l’orchestre se taisait, ils songeaient à René, ils le voyaient, se précisaient ses gestes. Cela ne ranimait point leurs désirs, et ils s’en étonnaient. Enfin ils ressortirent et trouvant un taxi, ils prirent le chemin du retour. Dans la voiture encore, ils restèrent silencieux, mécontents de rentrer déjà. Fredi se disait qu’il lui restait une longue nuit à passer sans René, le petit compagnon habituel. Ils s’étaient attardés autant que possible et n’avaient vraiment perdu que deux heures. Quand ils mirent pied à terre rue du Moulin Vert, ils discernèrent aussitôt, dans l’encoignure de la porte une ombre floue. Fredi se précipita, tandis que Xavier réglait le chauffeur. Il reconnut René qui lui souriait de ses dents étincelantes. Une joie immense le bouleversa ; il saisit l’éphèbe dans ses bras et l’embrassa fébrilement. Xavier s’avança et René expliqua :<noinclude></noinclude> c58ndpi1p7pfrh2etqk6b383ei7anmf 15915277 15914907 2026-07-11T08:09:19Z Cunegonde1 52509 /* Corrigée */ 15915277 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude>{{tiret2|écou|taient}} la musique, l’esprit engourdi par la mélodie. Une détresse entrait en eux, une peine inexplicable leur gonflait le cœur. Instinctivement, lorsque l’orchestre se taisait, ils songeaient à René, ils le voyaient, se précisaient ses gestes. Cela ne ranimait point leurs désirs, et ils s’en étonnaient. Enfin ils ressortirent et trouvant un taxi, ils prirent le chemin du retour. Dans la voiture encore, ils restèrent silencieux, mécontents de rentrer déjà. Fredi se disait qu’il lui restait une longue nuit à passer sans René, le petit compagnon habituel. Ils s’étaient attardés autant que possible et n’avaient vraiment perdu que deux heures. Quand ils mirent pied à terre rue du Moulin Vert, ils discernèrent aussitôt, dans l’encoignure de la porte une ombre floue. Fredi se précipita, tandis que Xavier réglait le chauffeur. Il reconnut René qui lui souriait de ses dents étincelantes. Une joie immense le bouleversa ; il saisit l’éphèbe dans ses bras et l’embrassa fébrilement. Xavier s’avança et René expliqua :<noinclude></noinclude> b7tacmazh7cho8e1830vaes2syysjuf Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/143 104 4938406 15914908 2026-07-11T06:45:06Z SodiumBot 145972 /* Page non corrigée */ Cunegonde1: split automated match and split edit, revert if incorrect 15914908 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude><nowiki/> — Je n’ai pas la clé, je n’aurais pas pu rentrer… Ils l’entraînèrent joyeusement et dans l’appartement, à la clarté des ampoules flamboyantes, ils l’examinèrent avec attendrissement. Ses vêtements avaient conservé quelque désordre indiquant qu’ils avaient été remis en hâte. — {{Nec|Eh}} bien ? haleta Fredi. Il haussa les épaules en souriant avec mystère : — {{Nec|Eh}} bien !… Stanie viendra me voir ici… il veut faire ta connaissance… Je ne suis pas jaloux…, je te dois cela… Fredi s’était laissé tomber sur le canapé et considérait son ami. Il lui semblait subitement transformé, métamorphosé. Xavier s’était assis dans un fauteuil et le regardait aussi. Il se mit à rire : — Vous voudriez des détails ? Vous n’êtes pas dégoûtés ! Stanie m’a l’air au pèze… il habite une garçonnière meublée qui doit se payer… du côté des Champs-Élysées… Il rit encore : — Vous voyez que ça n’a pas traîné, puisque<noinclude></noinclude> p3dymd8plwxqvw9eel5r5pj1hcvo9ja 15915278 15914908 2026-07-11T08:09:27Z Cunegonde1 52509 /* Corrigée */ 15915278 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude><nowiki/> — Je n’ai pas la clé, je n’aurais pas pu rentrer… Ils l’entraînèrent joyeusement et dans l’appartement, à la clarté des ampoules flamboyantes, ils l’examinèrent avec attendrissement. Ses vêtements avaient conservé quelque désordre indiquant qu’ils avaient été remis en hâte. — {{Nec|Eh}} bien ? haleta Fredi. Il haussa les épaules en souriant avec mystère : — {{Nec|Eh}} bien !… Stanie viendra me voir ici… il veut faire ta connaissance… Je ne suis pas jaloux…, je te dois cela… Fredi s’était laissé tomber sur le canapé et considérait son ami. Il lui semblait subitement transformé, métamorphosé. Xavier s’était assis dans un fauteuil et le regardait aussi. Il se mit à rire : — Vous voudriez des détails ? Vous n’êtes pas dégoûtés ! Stanie m’a l’air au pèze… il habite une garçonnière meublée qui doit se payer… du côté des Champs-Élysées… Il rit encore : — Vous voyez que ça n’a pas traîné, puisque<noinclude></noinclude> qbxz4253gwmsixbio8isxw2uks393bj Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/144 104 4938407 15914909 2026-07-11T06:45:16Z SodiumBot 145972 /* Page non corrigée */ Cunegonde1: split automated match and split edit, revert if incorrect 15914909 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>me voilà déjà… Mais il avait sa limousine qui l’attendait près du music-hall… On a été rendu en cinq minutes… Un taxi m’a ramené. Ils écoutaient, curieusement, souhaitant des précisions qu’une honte instinctive empêchait René de leur fournir. Celui-ci se sauva dans la chambre à coucher et revint bientôt en peignoir et tablier blanc ; il reprenait ses fonctions. Toutefois pour fêter cet heureux événement, il s’en fut à la cuisine chercher la dernière bouteille de champagne, annonçant victorieusement qu’il la remplacerait le lendemain. Il n’avouait pas que Stanie, riche sud-américain, l’avait gratifié d’un billet bleu en remerciement de sa bienveillance. Cet argent, en vérité lui brûlait les mains, et au moment où il l’avait reçu, poussé par l’avarice native, il avait accepté. Avant de trinquer au bonheur futur de René, Fredi se déshabilla également, gêné aux entournures par le frac ajusté. Ce fut une gaîté factice qui régna entre les trois amis ; derrière ce voile d’exubérance, il y avait amertume et désenchantement.<noinclude></noinclude> n8e4o4ogbih8dn16lgct8q8xkcmmyqj 15915279 15914909 2026-07-11T08:12:25Z Cunegonde1 52509 /* Corrigée */ 15915279 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude>me voilà déjà… Mais il avait sa limousine qui l’attendait près du music-hall… On a été rendu en cinq minutes… Un taxi m’a ramené. Ils écoutaient, curieusement, souhaitant des précisions qu’une honte instinctive empêchait René de leur fournir. Celui-ci se sauva dans la chambre à coucher et revint bientôt en peignoir et tablier blanc ; il reprenait ses fonctions. Toutefois pour fêter cet heureux événement, il s’en fut à la cuisine chercher la dernière bouteille de champagne, annonçant victorieusement qu’il la remplacerait le lendemain. Il n’avouait pas que Stanie, riche sud-américain, l’avait gratifié d’un billet bleu en remerciement de sa bienveillance. Cet argent, en vérité lui brûlait les mains, et au moment où il l’avait reçu, poussé par l’avarice native, il avait accepté. Avant de trinquer au bonheur futur de René, Fredi se déshabilla également, gêné aux entournures par le frac ajusté. Ce fut une gaîté factice qui régna entre les trois amis ; derrière ce voile d’exubérance, il y avait amertume et désenchantement.<noinclude></noinclude> fzavh2ljk1wyjhvdkz5zyezsla9im50 Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/145 104 4938408 15914910 2026-07-11T06:45:26Z SodiumBot 145972 /* Page non corrigée */ Cunegonde1: split automated match and split edit, revert if incorrect 15914910 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude><nowiki/> Il était si tard lorsqu’ils eurent fini de se congratuler que Xavier resta coucher là. Ils tinrent tous les trois dans l’unique lit, qui, par chance, était large. {{sep|6|m=2em}}<noinclude></noinclude> gvn0c43cmomz3ae4vww3d32ekubiqif 15915280 15914910 2026-07-11T08:12:33Z Cunegonde1 52509 /* Corrigée */ 15915280 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude><nowiki/> Il était si tard lorsqu’ils eurent fini de se congratuler que Xavier resta coucher là. Ils tinrent tous les trois dans l’unique lit, qui, par chance, était large. {{sep|6|m=2em}}<noinclude></noinclude> lejb34e8kxm5y88yuuk9zyy929aikjq Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/146 104 4938409 15914911 2026-07-11T06:45:36Z SodiumBot 145972 /* Page non corrigée */ Cunegonde1: split automated match and split edit, revert if incorrect 15914911 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude><noinclude></noinclude> muzkvgccrsey0d9atybe0b4jbpxav4k 15915281 15914911 2026-07-11T08:12:42Z Cunegonde1 52509 /* Sans texte */ 15915281 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="0" user="Cunegonde1" /></noinclude><noinclude></noinclude> mu43ii7v9670mvcx4lrw4wd0h04j1fr Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/147 104 4938410 15914912 2026-07-11T06:45:46Z SodiumBot 145972 /* Page non corrigée */ Cunegonde1: split automated match and split edit, revert if incorrect 15914912 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude><nowiki/> {{T2|XI|mt=4em|mb=2em}} Stanie fut émerveillé lorsqu’il vint pour la première fois chez Fredi et qu’il vit René en femme de ménage. Il en conçut pour l’éphèbe un surcroît d’affection. Introduit cérémonieusement au cabinet de travail, il trouva Fredi en kimono japonais et chaussé de souliers de satin à talons {{roi|Louis|XV}}. C’était le dernier costume d’intérieur du jeune homme. Il éprouvait une volupté réelle à se promener en ces chaussures anormales qui l’obligeaient à creuser la taille et à jeter la croupe en arrière. Quand il marchait, cela lui donnait un balancement des hanches qui, non plus, ne manquait de charmes. À l’entrée du Sud-Américain, il se leva avec beaucoup de grâces, la main tendue, si bien que le pauvre Stanie ne sut plus à qui allaient ses préférences : à la patronne ou à la soubrette.<noinclude></noinclude> h9znneg4bh5zthwwltkkijl82a4osrh 15915283 15914912 2026-07-11T08:13:27Z Cunegonde1 52509 /* Corrigée */ 15915283 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude><nowiki/> {{T2|XI|mt=4em|mb=2em}} Stanie fut émerveillé lorsqu’il vint pour la première fois chez Fredi et qu’il vit René en femme de ménage. Il en conçut pour l’éphèbe un surcroît d’affection. Introduit cérémonieusement au cabinet de travail, il trouva Fredi en kimono japonais et chaussé de souliers de satin à talons {{roi|Louis|XV}}. C’était le dernier costume d’intérieur du jeune homme. Il éprouvait une volupté réelle à se promener en ces chaussures anormales qui l’obligeaient à creuser la taille et à jeter la croupe en arrière. Quand il marchait, cela lui donnait un balancement des hanches qui, non plus, ne manquait de charmes. À l’entrée du Sud-Américain, il se leva avec beaucoup de grâces, la main tendue, si bien que le pauvre Stanie ne sut plus à qui allaient ses préférences : à la patronne ou à la soubrette.<noinclude></noinclude> 5auy1vnp5hodnsclcrwi9a610cdrcdi Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/148 104 4938411 15914914 2026-07-11T06:45:56Z SodiumBot 145972 /* Page non corrigée */ Cunegonde1: split automated match and split edit, revert if incorrect 15914914 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude><nowiki/> Minaudant, Fredi le pria de s’installer auprès de lui sur le canapé. Entre temps Xavier survint, mais René l’arrêta dans le vestibule et lorsque le brave homme sut qu’il y avait une visite il s’esquiva discrètement. Auprès de l’éphèbe, Stanie frissonnait d’un impatient espoir. Cette espérance se transforma en vertige quand René parut portant un plateau chargé de verres. Pour l’occasion celui-ci avait aussi chaussé des souliers à hauts talons et une souple jupe à petits plis balançait sur ses jambes. Avec une blouse en crêpe de chine et un tablier à bavette, il était complètement métamorphosé, d’autant plus qu’il avait eu la précaution de friser sa chevelure abondante, se faisant deux jolies {{sic2|chouchettes}} de chaque côté du front. Tous trois ressentaient en cette ambiance trouble, un plaisir morbide et pourtant pénétrant. Fredi ordonna à sa soubrette de demeurer et respectueusement René s’assit sur un coin de chaise. Ses yeux étincelaient en fixant son ami qui<noinclude></noinclude> ipp8bbef6q4ezu26zmowyamynwtab4l 15915284 15914914 2026-07-11T08:13:35Z Cunegonde1 52509 /* Corrigée */ 15915284 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude><nowiki/> Minaudant, Fredi le pria de s’installer auprès de lui sur le canapé. Entre temps Xavier survint, mais René l’arrêta dans le vestibule et lorsque le brave homme sut qu’il y avait une visite il s’esquiva discrètement. Auprès de l’éphèbe, Stanie frissonnait d’un impatient espoir. Cette espérance se transforma en vertige quand René parut portant un plateau chargé de verres. Pour l’occasion celui-ci avait aussi chaussé des souliers à hauts talons et une souple jupe à petits plis balançait sur ses jambes. Avec une blouse en crêpe de chine et un tablier à bavette, il était complètement métamorphosé, d’autant plus qu’il avait eu la précaution de friser sa chevelure abondante, se faisant deux jolies {{sic2|chouchettes}} de chaque côté du front. Tous trois ressentaient en cette ambiance trouble, un plaisir morbide et pourtant pénétrant. Fredi ordonna à sa soubrette de demeurer et respectueusement René s’assit sur un coin de chaise. 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On but une gorgée de Porto, puis soudain, sans avertissement préalable, Stanie saisit Fredi à la taille et l’attira contre lui. Sous ses doigts nerveux, il sentait la chair du buste qui s’enfonçait, se fondait. René demeura imperturbable, mais il savait que Stanie ayant vingt-sept ans, ne craignait pas deux adversaires. Avec des mots très doux, Fredi s’abandonnait, défaillant absolument. Une émotion le pénétrait, il se réjouissait d’être préféré à son ami, pourtant plus jeune. Il entraîna Stanie et René courut derrière eux, pour préparer tout le nécessaire. En même temps que soubrette, il fut valet de chambre auprès de l’Américain. Puis il resta là, ému, attendant les événements et nul ne songea à le renvoyer, au contraire. Il eut son tour assurément et sans doute, afin de lui prêter secours, Fredi ne le quitta pas. L’après-midi s’écoula ainsi et ce fut Xavier, vers six heures du soir qui les tira de leur douce béatitude.<noinclude></noinclude> e7o2hnumnwfjvc3oradehn3wuk1wlcs 15915288 15914917 2026-07-11T08:14:32Z Cunegonde1 52509 /* Corrigée */ 15915288 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude>continuait à minauder, exaspérant le visiteur qui se contenait avec peine. On but une gorgée de Porto, puis soudain, sans avertissement préalable, Stanie saisit Fredi à la taille et l’attira contre lui. Sous ses doigts nerveux, il sentait la chair du buste qui s’enfonçait, se fondait. René demeura imperturbable, mais il savait que Stanie ayant vingt-sept ans, ne craignait pas deux adversaires. Avec des mots très doux, Fredi s’abandonnait, défaillant absolument. Une émotion le pénétrait, il se réjouissait d’être préféré à son ami, pourtant plus jeune. Il entraîna Stanie et René courut derrière eux, pour préparer tout le nécessaire. En même temps que soubrette, il fut valet de chambre auprès de l’Américain. Puis il resta là, ému, attendant les événements et nul ne songea à le renvoyer, au contraire. Il eut son tour assurément et sans doute, afin de lui prêter secours, Fredi ne le quitta pas. L’après-midi s’écoula ainsi et ce fut Xavier, vers six heures du soir qui les tira de leur douce béatitude.<noinclude></noinclude> fvykvik13yj2ome9oygfvp6m1zbzzhj Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/152 104 4938415 15914918 2026-07-11T06:46:36Z SodiumBot 145972 /* Page non corrigée */ Cunegonde1: split automated match and split edit, revert if incorrect 15914918 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude><nowiki/> René, malgré la légèreté de son costume, se précipita pour lui ouvrir et l’introduisit au cabinet de travail. Fredi et Stanie vinrent bientôt le rejoindre, le premier étant en kimono, les pieds nus en ses souliers de satin. Ils prirent l’apéritif, calmement, éprouvant tous comme un alanguissement bienheureux. René avait tamisé les lumières et dans la pièce régnait une pénombre reposante. Stanie maintenant craignait de s’éloigner de ce {{lang|en|home}} hospitalier ; il restait là, enfoncé dans un fauteuil, arrêtant son regard chargé de reconnaissance, tantôt sur Fredi, tantôt sur {{Corr|René,|René.}} Xavier entretenait la conversation à lui seul, nul ne lui répondait, mais il ne s’en inquiétait guère certain qu’on l’écoutait. Stanie proposa que l’on terminât la journée à Montmartre ; Fredi refusa en s’étirant à l’instar d’un jeune chat. L’on était si bien en cette tiédeur du logis que la peur du froid le retenait. Stanie se décida à demeurer et glissa sournoisement à René, deux billets bleus pour commander le dîner à un traiteur voisin. L’éphèbe se hâta, puis revint pour disposer<noinclude></noinclude> od18aqa3yj1zorrw04p12lhf5rlnh22 15915289 15914918 2026-07-11T08:14:39Z Cunegonde1 52509 /* Corrigée */ 15915289 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude><nowiki/> René, malgré la légèreté de son costume, se précipita pour lui ouvrir et l’introduisit au cabinet de travail. Fredi et Stanie vinrent bientôt le rejoindre, le premier étant en kimono, les pieds nus en ses souliers de satin. Ils prirent l’apéritif, calmement, éprouvant tous comme un alanguissement bienheureux. René avait tamisé les lumières et dans la pièce régnait une pénombre reposante. Stanie maintenant craignait de s’éloigner de ce {{lang|en|home}} hospitalier ; il restait là, enfoncé dans un fauteuil, arrêtant son regard chargé de reconnaissance, tantôt sur Fredi, tantôt sur {{Corr|René,|René.}} Xavier entretenait la conversation à lui seul, nul ne lui répondait, mais il ne s’en inquiétait guère certain qu’on l’écoutait. Stanie proposa que l’on terminât la journée à Montmartre ; Fredi refusa en s’étirant à l’instar d’un jeune chat. L’on était si bien en cette tiédeur du logis que la peur du froid le retenait. Stanie se décida à demeurer et glissa sournoisement à René, deux billets bleus pour commander le dîner à un traiteur voisin. 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Au dessert, Stanie qui, fort riche, cultivait une neurasthénie congénitale, murmura, avec conviction : — Comme vous êtes heureux ! Personne ne lui répondit : René songeait à ses espoirs insatisfaits, à ses difficultés pécuniaires, Xavier à ses cheveux gris. Pour prendre le café, ils s’allongèrent tout uniment sur le tapis. Ils n’étaient point couronnés de roses, mais en cela seulement ils différaient des anciens aux soirs des banquets. Cet abandon de toute contrainte leur était agréable, stimulant leurs désirs continuellement émoussés.<noinclude></noinclude> le8hb00wobt12wz9jkx2f9j3klhod5d 15915290 15914920 2026-07-11T08:14:46Z Cunegonde1 52509 /* Corrigée */ 15915290 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude>la table dans le cabinet de travail. Il avait repris son costume de soubrette et Stanie portait un pyjama de Fredi par-dessus son gilet de flanelle. La gaîté ne venait pas cependant ; il y avait en eux une satisfaction imprécise, faite d’apaisement et de calme et cela leur était voluptueux. Le dîner dura longtemps, on bavardait doucement, sans fièvre, jouissant de la tranquillité de l’heure. René courait à la cuisine chercher les plats et servait chacun avec dextérité. Au dessert, Stanie qui, fort riche, cultivait une neurasthénie congénitale, murmura, avec conviction : — Comme vous êtes heureux ! Personne ne lui répondit : René songeait à ses espoirs insatisfaits, à ses difficultés pécuniaires, Xavier à ses cheveux gris. Pour prendre le café, ils s’allongèrent tout uniment sur le tapis. Ils n’étaient point couronnés de roses, mais en cela seulement ils différaient des anciens aux soirs des banquets. Cet abandon de toute contrainte leur était agréable, stimulant leurs désirs continuellement émoussés.<noinclude></noinclude> e1k756mjqo0qc8dc2h1097tqf4m937b Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/154 104 4938417 15914922 2026-07-11T06:46:56Z SodiumBot 145972 /* Page non corrigée */ Cunegonde1: split automated match and split edit, revert if incorrect 15914922 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude><nowiki/> Nulle gêne ne pouvait les entraver, ils se connaissaient maintenant, et ne craignaient point d’avouer les particularités de leurs tendances. D’ailleurs, ils se ressemblaient tous les quatre, ils avaient des goûts identiques, des penchants qui se complétaient et une égale langueur. Cependant, Stanie, en sa qualité d’homme restait le roi de la fête ; c’était à celui qui le comblerait, cherchant à ranimer sa vigueur endormie. Xavier lui-même rajeunissait à la clarté douce des ampoules qui voilaient des écrans de crêpe de chine. Après le café, ils burent des liqueurs, en commençant par du cognac. Ils se grisaient, sans tapage, sans brutalité, câlinement, comme des enfants sages. Et l’ivresse montante faisait tomber un à un les derniers embarras. À minuit, il fallut rhabiller Stanie qui voulait absolument rentrer chez lui. On dut même le soutenir jusqu’au trottoir où un taxi vint le cueillir. Cependant Xavier, le moins ivre de tous, se chargea de l’accompagner.<noinclude></noinclude> qom8veau7s49djl25lkzzgycit1v4g9 15915292 15914922 2026-07-11T08:17:51Z Cunegonde1 52509 /* Corrigée */ 15915292 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude><nowiki/> Nulle gêne ne pouvait les entraver, ils se connaissaient maintenant, et ne craignaient point d’avouer les particularités de leurs tendances. D’ailleurs, ils se ressemblaient tous les quatre, ils avaient des goûts identiques, des penchants qui se complétaient et une égale langueur. Cependant, Stanie, en sa qualité d’homme restait le roi de la fête ; c’était à celui qui le comblerait, cherchant à ranimer sa vigueur endormie. Xavier lui-même rajeunissait à la clarté douce des ampoules qui voilaient des écrans de crêpe de chine. Après le café, ils burent des liqueurs, en commençant par du cognac. Ils se grisaient, sans tapage, sans brutalité, câlinement, comme des enfants sages. Et l’ivresse montante faisait tomber un à un les derniers embarras. À minuit, il fallut rhabiller Stanie qui voulait absolument rentrer chez lui. On dut même le soutenir jusqu’au trottoir où un taxi vint le cueillir. Cependant Xavier, le moins ivre de tous, se chargea de l’accompagner.<noinclude></noinclude> tr0czknx42dycgrih1cmhdmtro8r8bw Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/155 104 4938418 15914923 2026-07-11T06:47:06Z SodiumBot 145972 /* Page non corrigée */ Cunegonde1: split automated match and split edit, revert if incorrect 15914923 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude><nowiki/> Fredi et René remontèrent, toute leur joie était tombée, ils étaient veules, tristes, sans courage. Ils abandonnèrent les débris du festin et s’en furent se coucher, s’endormant aussitôt. Mais le lendemain ils furent réveillés de bonne heure. René semblait avoir tout oublié et vêtu d’un peignoir se mit courageusement à la besogne quotidienne. Fredi se leva aussi, mais accoutumé à réfléchir, il gardait, en son cœur, un souvenir amer. Il se voyait crouler dans la débauche, tomber au même état de dégradation que tous ces viveurs qu’il méprisait jadis. Son besoin de moralité, sa pudibonderie naturelle se réveillaient soudain, lui apportant des regrets insupportables. Il se ravalait au même degré que les prostituées qui fréquentaient les bars américains où les dancings. Il se reprochait surtout de n’avoir point d’amour pour Stanie qui, lui-même, n’éprouvait à son égard, aucun sentiment tendre. Avec René comme avec Raoul il avait été entraîné par une affection réelle. Cela lui semblait normal, parce que, aucune individualité humaine ne peut vivre sans tendresse.<noinclude></noinclude> 1ab4g2nmjag555pkjeit9gn0d5h12zd 15915293 15914923 2026-07-11T08:17:59Z Cunegonde1 52509 /* Corrigée */ 15915293 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude><nowiki/> Fredi et René remontèrent, toute leur joie était tombée, ils étaient veules, tristes, sans courage. Ils abandonnèrent les débris du festin et s’en furent se coucher, s’endormant aussitôt. Mais le lendemain ils furent réveillés de bonne heure. René semblait avoir tout oublié et vêtu d’un peignoir se mit courageusement à la besogne quotidienne. Fredi se leva aussi, mais accoutumé à réfléchir, il gardait, en son cœur, un souvenir amer. Il se voyait crouler dans la débauche, tomber au même état de dégradation que tous ces viveurs qu’il méprisait jadis. Son besoin de moralité, sa pudibonderie naturelle se réveillaient soudain, lui apportant des regrets insupportables. Il se ravalait au même degré que les prostituées qui fréquentaient les bars américains où les dancings. Il se reprochait surtout de n’avoir point d’amour pour Stanie qui, lui-même, n’éprouvait à son égard, aucun sentiment tendre. Avec René comme avec Raoul il avait été entraîné par une affection réelle. Cela lui semblait normal, parce que, aucune individualité humaine ne peut vivre sans tendresse.<noinclude></noinclude> rrtahujyg2dipdkhiu3wvbt8r6zhquz Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/156 104 4938419 15914925 2026-07-11T06:47:16Z SodiumBot 145972 /* Page non corrigée */ Cunegonde1: split automated match and split edit, revert if incorrect 15914925 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude><nowiki/> Mais ce stupre imbécile lui causait une véritable répugnance et il se maudissait d’être descendu jusque-là. Assis à {{sic2|l’oriental}} sur le canapé, il rappela ses souvenirs, analysa toutes les phases de l’entraînement qui l’avait conduit à la déchéance et il conclut qu’il lui faudrait un rude sursaut d’énergie pour échapper à l’avenir, à la tyrannie de la sensualité. Encore une fois, il gémit sur cette tare originelle qui faisait, de son sexe, un maître indomptable. Il aurait voulu se meurtrir pour fuir cette nécessité qui le conduisait parfois au bord d’une sorte de folie passagère. Songeur, il regardait René qui astiquait les meubles en sifflotant. Il l’enviait pour sa tranquillité d’âme, son absence de remords. Agressif, il lui demanda : — Alors, tu trouves que c’est bien ce que nous avons fait ? L’éphèbe eut un rire ingénu : — Pas mal ! Fredi se tut ; il reconnaissait que sa culture intellectuelle, le poussant à la perpétuelle analyse, était sa pire ennemie, sans elle, il aurait<noinclude></noinclude> e61sdlsthesqi5qzza8xuns9gc8sfao 15915294 15914925 2026-07-11T08:18:06Z Cunegonde1 52509 /* Corrigée */ 15915294 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude><nowiki/> Mais ce stupre imbécile lui causait une véritable répugnance et il se maudissait d’être descendu jusque-là. Assis à {{sic2|l’oriental}} sur le canapé, il rappela ses souvenirs, analysa toutes les phases de l’entraînement qui l’avait conduit à la déchéance et il conclut qu’il lui faudrait un rude sursaut d’énergie pour échapper à l’avenir, à la tyrannie de la sensualité. Encore une fois, il gémit sur cette tare originelle qui faisait, de son sexe, un maître indomptable. Il aurait voulu se meurtrir pour fuir cette nécessité qui le conduisait parfois au bord d’une sorte de folie passagère. Songeur, il regardait René qui astiquait les meubles en sifflotant. Il l’enviait pour sa tranquillité d’âme, son absence de remords. Agressif, il lui demanda : — Alors, tu trouves que c’est bien ce que nous avons fait ? L’éphèbe eut un rire ingénu : — Pas mal ! Fredi se tut ; il reconnaissait que sa culture intellectuelle, le poussant à la perpétuelle analyse, était sa pire ennemie, sans elle, il aurait<noinclude></noinclude> t6dcmu3lbg6kw7kogz7to8xnwohg99a Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/157 104 4938420 15914926 2026-07-11T06:47:26Z SodiumBot 145972 /* Page non corrigée */ Cunegonde1: split automated match and split edit, revert if incorrect 15914926 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>vécu paisible, s’abandonnant à son penchant. Mais non, en réfléchissant, il s’avouait que toujours, il aurait été malheureux. Il lui suffisait de se rappeler ses premières années auprès de Xavier. De l’ami, il avait reçu les aveux d’une souffrance morale qui n’avait jamais cessé. René vivait encore dans la quiétude parce qu’il n’avait pas vu le monde. Son heure sonnerait comme pour les autres, heure d’amertume et de regrets. Lui aussi verrait soudain que le bonheur lui échappait et que, toujours, il devrait se contenter d’une illusion. Leur vie à eux se traduisait exactement par leur accoutrement. Ils essayaient de se tromper eux-mêmes, jouant un rôle jusque dans la solitude. Xavier survint avant midi ; il était plus pâle que de coutume, fatigué par cet excès inhabituel. Il affirma en riant : — Il ne faudrait pas que tous les soirs se ressemblent. Fredi fronça les sourcils. — Cela ne sera pas !<noinclude></noinclude> koimcdxew6ym4mqot4i9xlv586h5igf 15915295 15914926 2026-07-11T08:18:13Z Cunegonde1 52509 /* Corrigée */ 15915295 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude>vécu paisible, s’abandonnant à son penchant. Mais non, en réfléchissant, il s’avouait que toujours, il aurait été malheureux. Il lui suffisait de se rappeler ses premières années auprès de Xavier. De l’ami, il avait reçu les aveux d’une souffrance morale qui n’avait jamais cessé. René vivait encore dans la quiétude parce qu’il n’avait pas vu le monde. Son heure sonnerait comme pour les autres, heure d’amertume et de regrets. Lui aussi verrait soudain que le bonheur lui échappait et que, toujours, il devrait se contenter d’une illusion. Leur vie à eux se traduisait exactement par leur accoutrement. Ils essayaient de se tromper eux-mêmes, jouant un rôle jusque dans la solitude. Xavier survint avant midi ; il était plus pâle que de coutume, fatigué par cet excès inhabituel. Il affirma en riant : — Il ne faudrait pas que tous les soirs se ressemblent. 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Cela, Fredi le comprenait nettement, c’est pourquoi il ne conservait plus d’espérance. À première vue, cela aurait pu paraître illogique. Si tous ceux qui se trouvaient dans un cas étaient de purs sentimentaux, il leur était pénible de s’unir. Mais il savait en même temps, que malgré toute la féminité apparente, il restait un bon fond de l’égoïsme masculin. De quelque côté qu’ils se tournassent, ils étaient incomplets. Pour être homme, le physique défaillait, pour être femme, il leur manquait une certaine forme d’affectivité. Cependant, considérant la situation comme<noinclude></noinclude> 5y3zlhuk9uelj4s8eah79sr2tgufy6s 15915296 15914927 2026-07-11T08:18:21Z Cunegonde1 52509 /* Corrigée */ 15915296 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude><nowiki/> Étonné, René se retourna : — Quoi, tu veux vivre en cénobite ? Le jeune homme eut un sourire désenchanté : — J’aurais au moins un idéal… La même tristesse les envahissait ; malgré sa jeunesse, René comprenait également que la route qu’il suivait serait hérissée de souffrances. Mais il se raccrochait à l’espoir de jouir des satisfactions matérielles. Il oubliait seulement que son penchant était causé justement par le déséquilibre entre le cerveau et le physique. Or, pour un cerveau les joies matérielles ne sont rien. Cela, Fredi le comprenait nettement, c’est pourquoi il ne conservait plus d’espérance. À première vue, cela aurait pu paraître illogique. Si tous ceux qui se trouvaient dans un cas étaient de purs sentimentaux, il leur était pénible de s’unir. Mais il savait en même temps, que malgré toute la féminité apparente, il restait un bon fond de l’égoïsme masculin. De quelque côté qu’ils se tournassent, ils étaient incomplets. Pour être homme, le physique défaillait, pour être femme, il leur manquait une certaine forme d’affectivité. 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Attablés tous les trois dans la cuisine, ils se sentaient bien, en une chaude intimité qui les liait un peu plus. René exprima la pensée de tous en murmurant : — Pourvu que Stanie ne vienne pas nous déranger aujourd’hui. Fredi eut un geste bref : — D’ailleurs, je travaille, je ne suis pas millionnaire moi. Néanmoins, après le café, il s’en fut à sa toilette qui, il est vrai, consistait à se peigner, à se<noinclude></noinclude> ohzba8ny6ekwj8cuykeit98mbiinhvu 15915297 15914928 2026-07-11T08:18:28Z Cunegonde1 52509 /* Corrigée */ 15915297 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude>inéluctable, il chassa la tristesse et essaya de se montrer gai. René, ayant achevé le ménage, s’en fut aux provisions. Il possédait un abondant reliquat de la somme donnée la veille par Stanie, il prétendit en faire profiter ses amis, sans leur dire, connaissant leur susceptibilité. Ce lui était aisé, Fredi ignorait totalement le coût des choses. Il lui remettait chaque semaine l’argent nécessaire à leur nourriture à tous et ne s’occupait plus de rien. Aussi leur servit-il un repas fin, dans le but, assura-t-il, de leur remettre l’estomac en équilibre. Attablés tous les trois dans la cuisine, ils se sentaient bien, en une chaude intimité qui les liait un peu plus. René exprima la pensée de tous en murmurant : — Pourvu que Stanie ne vienne pas nous déranger aujourd’hui. Fredi eut un geste bref : — D’ailleurs, je travaille, je ne suis pas millionnaire moi. 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Le millionnaire était revenu poussé par l’ennui qui ne le quittait jamais. Auprès de ceux-ci, au moins, il trouvait une quiétude, un apaisement qui lui tenait lieu de bonheur. Fredi, lorsqu’il vit Stanie installé dans un fauteuil, eut un imperceptible tressaillement. Mais il chassa avec courage l’idée dangereuse et annonça fermement qu’il avait du travail. Le millionnaire fut contraint de se réfugier dans la chambre à coucher en compagnie de René. {{sep|6|m=2em}}<noinclude></noinclude> 8mzo49dhi7xha0wxl9hbh97zwcd5eng 15915298 15914929 2026-07-11T08:18:43Z Cunegonde1 52509 /* Corrigée */ 15915298 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude>laver les dents et à revêtir le kimono de soie neuf et les chaussures à hauts talons. René mit sa jupe plissée, son tablier à bavette et s’installa près d’une fenêtre pour raccommoder les chaussettes de la communauté. Xavier, voluptueusement enfoncé dans un fauteuil, parcourait des revues en fumant les cigarettes américaines de Fredi. Ce fut ainsi que Stanie les surprit. Sincère il s’exclama : — Quelle charmante scène d’intérieur ! Fredi eut une moue aimable, René l’embrassa aux lèvres, et le poussa vers le canapé. Le millionnaire était revenu poussé par l’ennui qui ne le quittait jamais. Auprès de ceux-ci, au moins, il trouvait une quiétude, un apaisement qui lui tenait lieu de bonheur. Fredi, lorsqu’il vit Stanie installé dans un fauteuil, eut un imperceptible tressaillement. Mais il chassa avec courage l’idée dangereuse et annonça fermement qu’il avait du travail. 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C’était à la sottise paternelle qu’il devait son état ; sa débilité première due au demi-alcoolisme de Masseret ; la défaillance de la puberté, au manque de soins judicieux. Cependant, il éprouvait plus de pitié que de colère contre le pauvre homme aveuglé par la bêtise et l’orgueil. En arrivant, il ne trouva pas sa mère sur le<noinclude></noinclude> 6b15i14wfzissqz36iyef50fm15q6dl 15915300 15914930 2026-07-11T08:20:12Z Cunegonde1 52509 /* Corrigée */ 15915300 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude><nowiki/> {{T2|XII|mt=4em|mb=2em}} Fredi reçut, à l’improviste, une dépêche de sa mère lui annonçant que son père était au plus mal. Ce lui fut un choc violent ; malgré le peu d’affection qu’il portait à l’auteur de ses jours, l’idée de le perdre lui causait une sorte d’arrachement douloureux. Il fit incontinent sa valise et prit le train, conduit à la gare par Xavier et René. Durant le voyage, tout le passé lui revint à l’esprit et il comprit mieux que c’était ce passé qui avait engagé l’avenir. C’était à la sottise paternelle qu’il devait son état ; sa débilité première due au demi-alcoolisme de Masseret ; la défaillance de la puberté, au manque de soins judicieux. Cependant, il éprouvait plus de pitié que de colère contre le pauvre homme aveuglé par la bêtise et l’orgueil. En arrivant, il ne trouva pas sa mère sur le<noinclude></noinclude> 2e7mn46borqmdejlyg11o4y1myir4ca Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/162 104 4938425 15914931 2026-07-11T06:48:16Z SodiumBot 145972 /* Page non corrigée */ Cunegonde1: split automated match and split edit, revert if incorrect 15914931 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>quai comme il en avait l’habitude et cela lui causa une peine indéfinissable. Hâtivement, il s’achemina vers la maison, abandonnant sa valise à un homme d’équipe. Devant le seuil, il s’arrêta avant de sonner, une main de fer le serrait à la gorge, des larmes lui montaient aux yeux. Les volets étaient clos, un grand silence pesait sur la demeure entière. Enfin il se décida et atteignit le bouton de cuivre. Une fenêtre s’écarta et le visage de la servante se montra. Elle le reconnut et il l’entendit crier : — C’est Monsieur Fredi ! La porte s’ouvrit immédiatement et sa mère tomba dans ses bras en sanglotant : — Ah ! mon chéri ! mon chéri ! Il la repoussa, étonné de ce chagrin qu’il se figurait de mauvais aloi. Il ne pouvait admettre que l’épouse ne se jugeât pas libérée, ou tout au moins proche de la libération. Elle lui murmura : — Il a passé cette nuit, le pauvre homme ! Il la regarda et ne répondit pas, la repoussant pour gagner la chambre du père.<noinclude></noinclude> g5oq4ion8b4zc6r0ra2sof08snmanld 15915301 15914931 2026-07-11T08:20:18Z Cunegonde1 52509 /* Corrigée */ 15915301 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude>quai comme il en avait l’habitude et cela lui causa une peine indéfinissable. Hâtivement, il s’achemina vers la maison, abandonnant sa valise à un homme d’équipe. Devant le seuil, il s’arrêta avant de sonner, une main de fer le serrait à la gorge, des larmes lui montaient aux yeux. Les volets étaient clos, un grand silence pesait sur la demeure entière. Enfin il se décida et atteignit le bouton de cuivre. Une fenêtre s’écarta et le visage de la servante se montra. Elle le reconnut et il l’entendit crier : — C’est Monsieur Fredi ! La porte s’ouvrit immédiatement et sa mère tomba dans ses bras en sanglotant : — Ah ! mon chéri ! mon chéri ! Il la repoussa, étonné de ce chagrin qu’il se figurait de mauvais aloi. Il ne pouvait admettre que l’épouse ne se jugeât pas libérée, ou tout au moins proche de la libération. Elle lui murmura : — Il a passé cette nuit, le pauvre homme ! Il la regarda et ne répondit pas, la repoussant pour gagner la chambre du père.<noinclude></noinclude> 0z4ji9sewls1car0x92jvv3tgkmum1s Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/163 104 4938426 15914932 2026-07-11T06:48:26Z SodiumBot 145972 /* Page non corrigée */ Cunegonde1: split automated match and split edit, revert if incorrect 15914932 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude><nowiki/> Elle le suivait en trottinant et en pleurnichant ; le bruit de ses sanglots convulsifs l’exaspérait ; il fut sur le point de se retourner pour prier la malheureuse de se taire. Il pénétra dans une chapelle ardente et fut immobilisé par une gêne indéfinissable. Entre les flambeaux, il distinguait celui qui avait été son père. Il n’eut pas une larme cependant et de biais examina sa mère. Celle-ci, le visage dans les mains, pleurait sans répit. Ironique presque, il demanda : — Tu le regrettes ? Elle le fixa, comme suffoquée par cette question. Il insista : — T’a-t-il rendue heureuse ? Elle fut incapable de répondre immédiatement, tant cela lui semblait saugrenu. — Heureuse ! fit-elle indécise. Mon Dieu, il m’a fait ma part de bonheur ; il ne faut pas être trop exigeant en ce monde et courir après des chimères. J’ai eu auprès de lui, des moments très doux et des peines douloureuses. Mais c’est tout cela qui lie un homme et une femme.<noinclude></noinclude> klow1wa2v97ha6j1bdaijfg13b1kxbo 15915302 15914932 2026-07-11T08:20:25Z Cunegonde1 52509 /* Corrigée */ 15915302 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude><nowiki/> Elle le suivait en trottinant et en pleurnichant ; le bruit de ses sanglots convulsifs l’exaspérait ; il fut sur le point de se retourner pour prier la malheureuse de se taire. Il pénétra dans une chapelle ardente et fut immobilisé par une gêne indéfinissable. Entre les flambeaux, il distinguait celui qui avait été son père. Il n’eut pas une larme cependant et de biais examina sa mère. Celle-ci, le visage dans les mains, pleurait sans répit. Ironique presque, il demanda : — Tu le regrettes ? Elle le fixa, comme suffoquée par cette question. Il insista : — T’a-t-il rendue heureuse ? Elle fut incapable de répondre immédiatement, tant cela lui semblait saugrenu. — Heureuse ! fit-elle indécise. Mon Dieu, il m’a fait ma part de bonheur ; il ne faut pas être trop exigeant en ce monde et courir après des chimères. J’ai eu auprès de lui, des moments très doux et des peines douloureuses. Mais c’est tout cela qui lie un homme et une femme.<noinclude></noinclude> skyh88jx3kvsp5xx8hiux3moqxu6unl Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/164 104 4938427 15914933 2026-07-11T06:48:36Z SodiumBot 145972 /* Page non corrigée */ Cunegonde1: split automated match and split edit, revert if incorrect 15914933 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude><nowiki/> Songeur, Fredi s’assit dans un fauteuil en face du lit. La sagesse maternelle l’étonnait, mais il admirait aussi son abnégation. Au bout du compte il conclut que Masseret, quoique père maladroit, avait été un mari passable et, pour cela, il lui donna un regret. Ils quittèrent la chambre mortuaire parce que les employés des pompes funèbres venaient opérer et ils se réfugièrent au salon. Fredi restait inquiet, il ignorait les décisions de sa mère au sujet de l’avenir et n’osait hasarder une proposition de crainte d’en être dupe par la suite. {{Mme|Masseret|nx}} {{Nec|parla}}, vanta l’amabilité des voisins qui l’avaient secourue aux moments critiques. La maladie du père avait été brève. Après une soirée au café, il avait eu une congestion vers quatre heures du matin et n’avait pas repris ses sens. Avant l’aurore il trépassait. Le premier soin de la pauvre femme avait été de télégraphier à son fils qui avait eu le temps d’attraper un train le même matin. Piteusement, elle avoua : — Je me sens si seule tout d’un coup… Il la considéra silencieusement, puis, avec peine proposa :<noinclude></noinclude> 8ta762udcqtan3atkt6oascsh899hb5 15915303 15914933 2026-07-11T08:20:31Z Cunegonde1 52509 /* Corrigée */ 15915303 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude><nowiki/> Songeur, Fredi s’assit dans un fauteuil en face du lit. La sagesse maternelle l’étonnait, mais il admirait aussi son abnégation. Au bout du compte il conclut que Masseret, quoique père maladroit, avait été un mari passable et, pour cela, il lui donna un regret. Ils quittèrent la chambre mortuaire parce que les employés des pompes funèbres venaient opérer et ils se réfugièrent au salon. Fredi restait inquiet, il ignorait les décisions de sa mère au sujet de l’avenir et n’osait hasarder une proposition de crainte d’en être dupe par la suite. {{Mme|Masseret|nx}} {{Nec|parla}}, vanta l’amabilité des voisins qui l’avaient secourue aux moments critiques. La maladie du père avait été brève. Après une soirée au café, il avait eu une congestion vers quatre heures du matin et n’avait pas repris ses sens. Avant l’aurore il trépassait. Le premier soin de la pauvre femme avait été de télégraphier à son fils qui avait eu le temps d’attraper un train le même matin. Piteusement, elle avoua : — Je me sens si seule tout d’un coup… Il la considéra silencieusement, puis, avec peine proposa :<noinclude></noinclude> bi7few1fl06f2tvz6991yfmxmz01vj9 Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/165 104 4938428 15914934 2026-07-11T06:48:46Z SodiumBot 145972 /* Page non corrigée */ Cunegonde1: split automated match and split edit, revert if incorrect 15914934 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude><nowiki/> — Veux-tu venir avec moi à Paris ? Il sentit qu’elle hésitait ; ç’avait été le rêve de ses dernières années que de finir ses jours auprès de son fils bien-aimé. Jamais elle n’avait pu manifester à cet enfant toute la tendresse qui brûlait en elle, parce que Masseret la paralysait par son ironie agressive, son autoritarisme obtus. Mais l’instinct maternel l’avertit que la proposition de Fredi n’était point complètement sincère et elle refusa timidement : — Je ne sais pas encore ce que je ferai, je suis si bouleversée. Fredi respira plus librement ; il avait fait cette offre, la considérant comme un devoir, mais il entrevoyait combien la présence de sa mère rue du Moulin Vert gênerait sa vie. Pourtant il fut triste qu’elle refusât ; il ne savait pourquoi, mais un remords sourd se glissait en son cœur. Il s’éloigna, incapable de demeurer dans cette atmosphère chargée de larmes et il s’en fut au dehors, assez mélancoliquement, par les rues solitaires. Son attitude manifestait assurément le chagrin ; ce n’était point la disparition du père qui<noinclude></noinclude> sdm1t9ncg7422nh9gjbsfskad8u6wdd 15915304 15914934 2026-07-11T08:20:38Z Cunegonde1 52509 /* Corrigée */ 15915304 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude><nowiki/> — Veux-tu venir avec moi à Paris ? Il sentit qu’elle hésitait ; ç’avait été le rêve de ses dernières années que de finir ses jours auprès de son fils bien-aimé. Jamais elle n’avait pu manifester à cet enfant toute la tendresse qui brûlait en elle, parce que Masseret la paralysait par son ironie agressive, son autoritarisme obtus. Mais l’instinct maternel l’avertit que la proposition de Fredi n’était point complètement sincère et elle refusa timidement : — Je ne sais pas encore ce que je ferai, je suis si bouleversée. Fredi respira plus librement ; il avait fait cette offre, la considérant comme un devoir, mais il entrevoyait combien la présence de sa mère rue du Moulin Vert gênerait sa vie. Pourtant il fut triste qu’elle refusât ; il ne savait pourquoi, mais un remords sourd se glissait en son cœur. Il s’éloigna, incapable de demeurer dans cette atmosphère chargée de larmes et il s’en fut au dehors, assez mélancoliquement, par les rues solitaires. Son attitude manifestait assurément le chagrin ; ce n’était point la disparition du père qui<noinclude></noinclude> pm50glq2bipj3y5sqn8kbw075btq32k Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/166 104 4938429 15914935 2026-07-11T06:48:56Z SodiumBot 145972 /* Page non corrigée */ Cunegonde1: split automated match and split edit, revert if incorrect 15914935 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>causait cette peine. Non, il y avait en lui, une douleur latente, profonde, que le moindre événement ranimait. Il rentra pour le déjeuner et de se voir seul en face de sa mère, dans la salle à manger qu’il avait toujours connu, lui produisit une impression décourageante. La présence de Masseret manquait malgré tout, un fil de la trame mystérieuse de la vie était rompu. Il comprit mieux la souffrance maternelle et la partagea plus intimement : — Ma pauvre maman ! balbutia-t-il. Elle ne répondit pas, baissant le nez vers son assiette afin de mieux refouler ses pleurs. Néanmoins, ils ne purent manger ni l’un ni l’autre, et à la cuisine, chez l’humble servante, il en fut de même. L’après-midi se traîna lamentablement, les visites des amis et des relations se multipliaient. La mère et le fils n’eurent pas un instant de solitude et cela leur fut extrêmement pénible. On était à la fin de l’hiver, l’enterrement aurait pu être retardé d’un jour ; Fredi s’y refusa, pressé d’en finir avec ce lugubre appareil. Il jugea comme il se devait tout cet apparat de<noinclude></noinclude> p35kgdg0rj8vbm8lffy3fe8vmhy3ibo 15915306 15914935 2026-07-11T08:21:28Z Cunegonde1 52509 /* Corrigée */ 15915306 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude>causait cette peine. Non, il y avait en lui, une douleur latente, profonde, que le moindre événement ranimait. Il rentra pour le déjeuner et de se voir seul en face de sa mère, dans la salle à manger qu’il avait toujours connu, lui produisit une impression décourageante. La présence de Masseret manquait malgré tout, un fil de la trame mystérieuse de la vie était rompu. Il comprit mieux la souffrance maternelle et la partagea plus intimement : — Ma pauvre maman ! balbutia-t-il. Elle ne répondit pas, baissant le nez vers son assiette afin de mieux refouler ses pleurs. Néanmoins, ils ne purent manger ni l’un ni l’autre, et à la cuisine, chez l’humble servante, il en fut de même. L’après-midi se traîna lamentablement, les visites des amis et des relations se multipliaient. La mère et le fils n’eurent pas un instant de solitude et cela leur fut extrêmement pénible. On était à la fin de l’hiver, l’enterrement aurait pu être retardé d’un jour ; Fredi s’y refusa, pressé d’en finir avec ce lugubre appareil. 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Le soleil étalait ses rayons lumineux dans l’or de ses cheveux, semblant dire à tous que la vie succédait à la mort, que le départ d’un seul n’était point un événement considérable, parce qu’il y avait derrière lui, la longue chaîne des vivants. Sous son voile de crêpe {{Mme|Masseret|nx}} n’avait plus de larmes ; elle le regretta à cause du grand nombre de spectateurs. Sur leur passage, les hommes se découvraient, les femmes se signaient. À tous, Fredi jetait un coup d’œil d’étonnement. Il devinait ces gestes hypocrites, nul ne prenait réellement<noinclude></noinclude> k7l69kpztmb7kwaaoftpyyen0eb1r50 15915307 15914936 2026-07-11T08:21:34Z Cunegonde1 52509 /* Corrigée */ 15915307 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude>la mort, mise en scène aussi lugubre que barbare, destinée à prolonger la souffrance chez ceux qui restaient. À travers la petite ville, le glas des cloches se répercutait, répétant à tous que la douleur planait et menaçait chacun. Ces cloches, Fredi les maudit, pour ce qu’elles apportaient de tristesse au prochain qui n’avait nulle raison de pleurer. C’était, à son avis, lui voler quelques minutes de bonheur, que de lui lancer à la face cette menace. Vêtu de noir, sa beauté ressortant même en ce costume sombre, il suivit le corbillard auprès de sa mère. Le soleil étalait ses rayons lumineux dans l’or de ses cheveux, semblant dire à tous que la vie succédait à la mort, que le départ d’un seul n’était point un événement considérable, parce qu’il y avait derrière lui, la longue chaîne des vivants. Sous son voile de crêpe {{Mme|Masseret|nx}} n’avait plus de larmes ; elle le regretta à cause du grand nombre de spectateurs. Sur leur passage, les hommes se découvraient, les femmes se signaient. À tous, Fredi jetait un coup d’œil d’étonnement. Il devinait ces gestes hypocrites, nul ne prenait réellement<noinclude></noinclude> shmccktguu47wrjxllj038fpj4bk2i1 Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/168 104 4938431 15914937 2026-07-11T06:49:16Z SodiumBot 145972 /* Page non corrigée */ Cunegonde1: split automated match and split edit, revert if incorrect 15914937 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>part à leur douleur, sauf quelques-uns frappés eux-mêmes par la fatalité. La cérémonie au cimetière lui fut odieuse. Un peu à l’écart, le front bas, il adressa un adieu mental à son père. Soudain tout était oublié, la rancune s’était évanouie de son cœur. Cependant, il considérait que toutes choses étaient en ordre ainsi ; il attendait son tour, sans frayeur comme sans impatience, parce qu’il avait déjà, malgré son jeune âge, mesuré l’inanité des espoirs. Pour le repas des funérailles qui devait réunir tous les assistants, il s’enfuit, reprenant son train, promettant à sa mère de revenir lorsque cette lugubre comédie serait achevée. Il se moquait de l’opinion de ses concitoyens et c’est pourquoi, d’ailleurs, ils l’avaient en haute estime. L’écho de ses succès était arrivé jusqu’au pays natal. Son voyage de retour fut une perpétuelle fébrilité. Il avait hâte de retrouver son {{lang|en|home}}, la solitude morale qui tenait maintenant une grande part de sa vie. En débarquant de la gare de Lyon, il sauta presque joyeusement dans un taxi. Rue du Moulin Vert, Xavier l’attendait. À<noinclude></noinclude> 33ybp7a54t99lf53le4g5kk8f355drj 15915308 15914937 2026-07-11T08:21:40Z Cunegonde1 52509 /* Corrigée */ 15915308 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude>part à leur douleur, sauf quelques-uns frappés eux-mêmes par la fatalité. La cérémonie au cimetière lui fut odieuse. Un peu à l’écart, le front bas, il adressa un adieu mental à son père. Soudain tout était oublié, la rancune s’était évanouie de son cœur. Cependant, il considérait que toutes choses étaient en ordre ainsi ; il attendait son tour, sans frayeur comme sans impatience, parce qu’il avait déjà, malgré son jeune âge, mesuré l’inanité des espoirs. Pour le repas des funérailles qui devait réunir tous les assistants, il s’enfuit, reprenant son train, promettant à sa mère de revenir lorsque cette lugubre comédie serait achevée. Il se moquait de l’opinion de ses concitoyens et c’est pourquoi, d’ailleurs, ils l’avaient en haute estime. L’écho de ses succès était arrivé jusqu’au pays natal. Son voyage de retour fut une perpétuelle fébrilité. Il avait hâte de retrouver son {{lang|en|home}}, la solitude morale qui tenait maintenant une grande part de sa vie. En débarquant de la gare de Lyon, il sauta presque joyeusement dans un taxi. Rue du Moulin Vert, Xavier l’attendait. 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Bientôt, il entraîna au dehors le vieil ami et ils s’en furent jusqu’aux grands boulevards, pour {{Corr|flaner|flâner}} parmi le monde. Ils prirent le café à une terrasse et dînèrent à la brasserie. Fredi tâchait de tout oublier, de regarder seulement vers l’avenir. La solitude soudain qui s’écroulait sur lui, le meurtrit, le rendit plus pitoyable et il murmura : — Maman ! Xavier qui l’entendit répliqua :<noinclude></noinclude> hhg7cjubs3aedt75wjvozgkuatrjfxu 15915313 15914939 2026-07-11T08:24:57Z Cunegonde1 52509 /* Corrigée */ 15915313 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude>peine entré, il vit l’ami morne, accablé. Celui-ci lui ouvrit les bras et ils s’embrassèrent comme jadis. Alors Fredi comprit : — Et René ? Xavier eut un geste désolé : — Parti… il est auprès de Stanie et lui sert de femme de chambre. Il en reçoit des émoluments royaux. Fredi n’eut pas de colère, seulement une tristesse aiguë ; il murmura : — Bien, que la vie lui soit légère ! Et ils ne reparlèrent plus de cela. Il changea de costume, exaspéré par les vêtements de deuil qui ne disaient rien, ni à son cœur, ni à son imagination. Bientôt, il entraîna au dehors le vieil ami et ils s’en furent jusqu’aux grands boulevards, pour {{Corr|flaner|flâner}} parmi le monde. Ils prirent le café à une terrasse et dînèrent à la brasserie. Fredi tâchait de tout oublier, de regarder seulement vers l’avenir. La solitude soudain qui s’écroulait sur lui, le meurtrit, le rendit plus pitoyable et il murmura : — Maman ! Xavier qui l’entendit répliqua :<noinclude></noinclude> 22ds0xkqtyqo3l3sqqy4phj0smyg5kz Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/170 104 4938433 15914940 2026-07-11T06:49:36Z SodiumBot 145972 /* Page non corrigée */ Cunegonde1: split automated match and split edit, revert if incorrect 15914940 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude><nowiki/> — Tu devrais la prendre auprès de toi, la pauvre femme. — C’est mon intention, fit-il avec sincérité. L’image maternelle lui revint à la mémoire. Il devina la souffrance continue, bien cachée sous le masque immuable de la petite bourgeoise. Il sentit également quel trésor de tendresse il y avait derrière cette puérilité qui jadis l’énervait. Humble et soumise, elle se méfiait de lui comme du père, n’osant avouer son amour. Il secoua la tête et dit fermement : — Il faut qu’elle soit heureuse ! — Tu peux tout pour elle, assura Xavier qui connaissait la vie. Le passé ne lui fut pas toujours gai, que ses vieux jours au moins soient paisibles. Fredi fut reconnaissant au vieil ami de ces saines paroles qui le ramenaient dans la justice. Nul égoïsme ne le poussait en ses décisions actuelles, au contraire, il rêvait de se dévouer encore, de travailler pour que la mère connût véritablement l’aisance. Il était trop tard pour rien commencer ce soir là. Ils rentrèrent tous les deux de bonne heure<noinclude></noinclude> 4l2a8vhdlexbz5imfgirvlauxfs849g 15915314 15914940 2026-07-11T08:25:04Z Cunegonde1 52509 /* Corrigée */ 15915314 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude><nowiki/> — Tu devrais la prendre auprès de toi, la pauvre femme. — C’est mon intention, fit-il avec sincérité. L’image maternelle lui revint à la mémoire. Il devina la souffrance continue, bien cachée sous le masque immuable de la petite bourgeoise. Il sentit également quel trésor de tendresse il y avait derrière cette puérilité qui jadis l’énervait. Humble et soumise, elle se méfiait de lui comme du père, n’osant avouer son amour. Il secoua la tête et dit fermement : — Il faut qu’elle soit heureuse ! — Tu peux tout pour elle, assura Xavier qui connaissait la vie. Le passé ne lui fut pas toujours gai, que ses vieux jours au moins soient paisibles. Fredi fut reconnaissant au vieil ami de ces saines paroles qui le ramenaient dans la justice. Nul égoïsme ne le poussait en ses décisions actuelles, au contraire, il rêvait de se dévouer encore, de travailler pour que la mère connût véritablement l’aisance. Il était trop tard pour rien commencer ce soir là. 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Il y avait encore dans l’appartement une chambre non {{Corr|meublé|meublée}} qu’il avait laissé ainsi par économie. Il décida aussitôt que ce serait celle de sa mère, parce qu’elle était vaste et donnait sur la rue. La matinée entière fut occupée en courses. Il passa chez le tapissier où il commanda un papier clair et gai ; ensuite, ce fut chez un marchand de meubles où il arrêta son choix sur une chambre presque luxueuse.<noinclude></noinclude> 494w1rikqoavhuw9bshvwgzpint1kw7 15915315 15914941 2026-07-11T08:25:14Z Cunegonde1 52509 /* Corrigée */ 15915315 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude>et Xavier resta auprès du jeune homme jusqu’au lendemain. Ils se crurent un moment revenus aux jours écoulés où l’un et l’autre gardaient au fond du cœur, une espérance imprécise. Mais ce mirage s’évanouit bien vite ; ils se virent en face de la réalité, tous les deux pauvres égarés par le vaste monde, sans foyer, sans famille, errant sans cesse à la suite d’une chimère. Et les premiers mots de Fredi en se levant, furent : — Vivons les jours après les jours, jouissons des minuscules plaisirs passagers, puisque les grandes joies nous sont interdites. Qu’importe le reste ! Il y avait encore dans l’appartement une chambre non {{Corr|meublé|meublée}} qu’il avait laissé ainsi par économie. Il décida aussitôt que ce serait celle de sa mère, parce qu’elle était vaste et donnait sur la rue. La matinée entière fut occupée en courses. Il passa chez le tapissier où il commanda un papier clair et gai ; ensuite, ce fut chez un marchand de meubles où il arrêta son choix sur une chambre presque luxueuse.<noinclude></noinclude> 9iq0h9xri5kkj0ir3wk6ynir4ldjr85 Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/172 104 4938435 15914942 2026-07-11T06:49:56Z SodiumBot 145972 /* Page non corrigée */ Cunegonde1: split automated match and split edit, revert if incorrect 15914942 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude><nowiki/> Il voulait que tout ce qui appartenait à la maison paternelle y demeurât. Ce serait là qu’ils iraient en vacances et plus tard, peut-être, y finirait-il ses jours. Mille souvenirs maintenant s’accrochaient à ce toit, il souhaitait le conserver intact. De même, il aurait plus d’orgueil et plus de joie à savoir sa mère entièrement chez lui. Certes, les scènes auxquelles avaient assisté ces murs restaient pour lui un souci, à l’idée d’y transporter l’honnêteté maternelle. La difficulté de trouver un autre logement l’obligea à se contenter de ce qu’il possédait. Xavier ne le quitta pas une seconde, il fut, encore une fois, le compagnon dévoué qu’il avait toujours été ; mais Fredi, sans le dire, lui rendait dévouement pour dévouement. Les préparatifs durèrent trois jours pleins, parce qu’il activa les choses. Cependant il fut heureux du résultat et se surprit à sourire. Il ne doutait pas du consentement de sa mère ; avec le recul nécessaire, il se rendait compte que c’était le vœu le plus cher de la pauvre esseulée. {{sep|6|m=2em}}<noinclude></noinclude> nrgb18jq6ooi9onh1paot36nn6jsezu 15915316 15914942 2026-07-11T08:25:21Z Cunegonde1 52509 /* Corrigée */ 15915316 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude><nowiki/> Il voulait que tout ce qui appartenait à la maison paternelle y demeurât. Ce serait là qu’ils iraient en vacances et plus tard, peut-être, y finirait-il ses jours. Mille souvenirs maintenant s’accrochaient à ce toit, il souhaitait le conserver intact. De même, il aurait plus d’orgueil et plus de joie à savoir sa mère entièrement chez lui. Certes, les scènes auxquelles avaient assisté ces murs restaient pour lui un souci, à l’idée d’y transporter l’honnêteté maternelle. La difficulté de trouver un autre logement l’obligea à se contenter de ce qu’il possédait. Xavier ne le quitta pas une seconde, il fut, encore une fois, le compagnon dévoué qu’il avait toujours été ; mais Fredi, sans le dire, lui rendait dévouement pour dévouement. Les préparatifs durèrent trois jours pleins, parce qu’il activa les choses. Cependant il fut heureux du résultat et se surprit à sourire. Il ne doutait pas du consentement de sa mère ; avec le recul nécessaire, il se rendait compte que c’était le vœu le plus cher de la pauvre esseulée. {{sep|6|m=2em}}<noinclude></noinclude> ja31as8umupc16vacaenoakw6xal7bc Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/173 104 4938436 15914943 2026-07-11T06:50:06Z SodiumBot 145972 /* Page non corrigée */ Cunegonde1: split automated match and split edit, revert if incorrect 15914943 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude><nowiki/> {{T2|XIII|mt=4em|mb=2em}} Fredi avait retrouvé {{Mme|Masseret|nx}} abîmée dans le plus absolu désespoir. La malheureuse se voyait surprise par cette subite solitude. À la vue de son fils, elle oublia un moment toutes ses peines. Lui, se taisait, ne disait point le but de son retour inattendu. Il ne savait pourquoi il agissait ainsi. Un instinct obscur le poussait à prendre possession de cette vieille maison où maintenant il était le maître. Avec sa mère à son bras, il en parcourut toutes les pièces avec une satisfaction de propriétaire. Parfois {{Mme|Masseret|nx}} soupirait en murmurant : — Je vais me trouver bien seule ici ! Fredi ne répondait rien et souriait malicieusement. Il lui semblait que son attachement pour sa mère grandissait de minute en minute,<noinclude></noinclude> pb6wctoh00bpfjujp5ucgweko3uy7eb 15915318 15914943 2026-07-11T08:26:01Z Cunegonde1 52509 /* Corrigée */ 15915318 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude><nowiki/> {{T2|XIII|mt=4em|mb=2em}} Fredi avait retrouvé {{Mme|Masseret|nx}} abîmée dans le plus absolu désespoir. La malheureuse se voyait surprise par cette subite solitude. À la vue de son fils, elle oublia un moment toutes ses peines. Lui, se taisait, ne disait point le but de son retour inattendu. Il ne savait pourquoi il agissait ainsi. Un instinct obscur le poussait à prendre possession de cette vieille maison où maintenant il était le maître. Avec sa mère à son bras, il en parcourut toutes les pièces avec une satisfaction de propriétaire. Parfois {{Mme|Masseret|nx}} soupirait en murmurant : — Je vais me trouver bien seule ici ! Fredi ne répondait rien et souriait malicieusement. Il lui semblait que son attachement pour sa mère grandissait de minute en minute,<noinclude></noinclude> 1u7kjqa9hwibd1x8u35kom2x2a2shjb Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/174 104 4938437 15914944 2026-07-11T06:50:16Z SodiumBot 145972 /* Page non corrigée */ Cunegonde1: split automated match and split edit, revert if incorrect 15914944 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>qu’il découvrait soudain l’infinie tendresse de la pauvre femme. Il se maudissait de n’avoir vu clair plus tôt et se jurait de rattraper à l’avenir le temps perdu. L’après-midi s’écoula dans la monotonie de la vie provinciale ; quelques visites survinrent, poussées plutôt par la curiosité que par la pitié. Le notaire parut également ; Masseret était mort intestat et Fredi ne présentait aucune difficulté, en conséquence la besogne de l’homme de loi était considérablement facilitée. La mère et le fils se retrouvèrent seuls à table pour le dîner du soir et Fredi eut de nouveau cette impression lourde d’une absence à ce repas. Le cœur bouleversé par une tristesse il se décida à parler : — Tu ne m’as pas demandé pourquoi j’étais revenu ? Elle le considéra en souriant : — Je pensais que c’était pour me voir, mon enfant, mais peut-être me suis-je trompée. Il réfléchit une seconde : — {{Nec|Eh}} bien voilà… Je t’enlève, tu as toute ta journée de demain pour préparer tes affaires,<noinclude></noinclude> hmapc1hlay7sq4ngeobf5arnk8a24er 15915319 15914944 2026-07-11T08:26:09Z Cunegonde1 52509 /* Corrigée */ 15915319 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude>qu’il découvrait soudain l’infinie tendresse de la pauvre femme. Il se maudissait de n’avoir vu clair plus tôt et se jurait de rattraper à l’avenir le temps perdu. 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Il réfléchit une seconde : — {{Nec|Eh}} bien voilà… Je t’enlève, tu as toute ta journée de demain pour préparer tes affaires,<noinclude></noinclude> qosjsiyjy2expjmkfv9vkvb18mr919z Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/175 104 4938438 15914946 2026-07-11T06:50:26Z SodiumBot 145972 /* Page non corrigée */ Cunegonde1: split automated match and split edit, revert if incorrect 15914946 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>pas une heure de plus. Chez moi, à Paris, ta chambre est prête… Une belle chambre, tu verras, avec un papier rouge tout chargé de lumière. Elle l’écoutait les mains aux seins, essayant de dompter son émotion. Elle aussi pour la première fois découvrait son fils. Elle l’avait cru froid, indifférent, et s’apercevait soudain que c’était un tendre. Elle songea au passé et des larmes roulèrent sur ses joues. — Comme tu as dû souffrir, mon pauvre petit ! Il se secoua, refoulant le chagrin, ne voulant voir que l’avenir. Un avenir très clair, où il se dévouerait entièrement pour un être cher. Il avait tout pesé ; sa mère était jeune encore, elle vivrait longtemps sans doute et il la suivrait de près dans la tombe, afin de ne point retomber de nouveau dans la solitude. Elle se leva et se penchant sur Fredi, l’embrassa. Il se dégagea doucement, heureux de cette marque d’affection : — Tu ne m’as pas dit que tu consentais ? Elle se rassit et sourit :<noinclude></noinclude> 3a4ljmsq6wtxdt64exu6e68rm03mzjb 15915320 15914946 2026-07-11T08:26:16Z Cunegonde1 52509 /* Corrigée */ 15915320 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude>pas une heure de plus. Chez moi, à Paris, ta chambre est prête… Une belle chambre, tu verras, avec un papier rouge tout chargé de lumière. Elle l’écoutait les mains aux seins, essayant de dompter son émotion. Elle aussi pour la première fois découvrait son fils. Elle l’avait cru froid, indifférent, et s’apercevait soudain que c’était un tendre. Elle songea au passé et des larmes roulèrent sur ses joues. — Comme tu as dû souffrir, mon pauvre petit ! Il se secoua, refoulant le chagrin, ne voulant voir que l’avenir. Un avenir très clair, où il se dévouerait entièrement pour un être cher. Il avait tout pesé ; sa mère était jeune encore, elle vivrait longtemps sans doute et il la suivrait de près dans la tombe, afin de ne point retomber de nouveau dans la solitude. Elle se leva et se penchant sur Fredi, l’embrassa. Il se dégagea doucement, heureux de cette marque d’affection : — Tu ne m’as pas dit que tu consentais ? 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Il mentait, et c’était la base de toute sa mélancolie que cette impossibilité de trouver le bonheur ici-bas, dans la quiétude du foyer. {{Mme|Masseret|nx}} n’insista pas, son intuition de mère lui révélait qu’il y avait là un secret douloureux. Cependant, maintenant, un grand contentement gisait en eux. Ils achevèrent le dîner rapidement et retournèrent au salon. Fredi donna ses dernières indications : la vieille maison familiale serait conservée, sa mère n’emporterait que le nécessaire et les quelques souvenirs qui lui étaient chers. Elle approuva tout, acquiesça à tout, elle se sentait vraiment trop heureuse et croyait trouver enfin la récompense d’une vie d’abnégation. Le jour suivant fut occupé aux préparatifs.<noinclude></noinclude> olxnhwkm2g167e7zobsgfszsr3mlp9w 15915321 15914947 2026-07-11T08:26:28Z Cunegonde1 52509 /* Corrigée */ 15915321 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude><nowiki/> — Bêta… tu sais bien que c’était mon rêve… mais peut-être te marieras-tu bientôt ? Elle posait cette question en tremblant ; Fredi rougit et dit gravement : — Je ne me marierai pas… non point à cause de ta présence, tranquillise-toi, mais parce que je n’ai aucune aptitude pour la vie de ménage. Tandis qu’il prononçait ces paroles, un sanglot lui déchirait la gorge. Il mentait, et c’était la base de toute sa mélancolie que cette impossibilité de trouver le bonheur ici-bas, dans la quiétude du foyer. {{Mme|Masseret|nx}} n’insista pas, son intuition de mère lui révélait qu’il y avait là un secret douloureux. Cependant, maintenant, un grand contentement gisait en eux. Ils achevèrent le dîner rapidement et retournèrent au salon. Fredi donna ses dernières indications : la vieille maison familiale serait conservée, sa mère n’emporterait que le nécessaire et les quelques souvenirs qui lui étaient chers. Elle approuva tout, acquiesça à tout, elle se sentait vraiment trop heureuse et croyait trouver enfin la récompense d’une vie d’abnégation. Le jour suivant fut occupé aux préparatifs.<noinclude></noinclude> geb0p1qmd01fwo38ar9osuvmlov4nbw Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/177 104 4938440 15914948 2026-07-11T06:50:46Z SodiumBot 145972 /* Page non corrigée */ Cunegonde1: split automated match and split edit, revert if incorrect 15914948 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>La vieille Mélanie qui les servait depuis environ cinq ans se lamentait de ce départ, mais se refusait obstinément à les suivre. Fredi en fut plutôt satisfait, ne voyant pas la possibilité de grever un budget de cette nouvelle bouche. Xavier fut prévenu télégraphiquement et {{Mme|Masseret|nx}}, {{Corr|conduit|conduite}} par son fils, prit un train du soir. Elle partit sans regarder derrière elle, craignant quand même un déchirement, en abandonnant toutes ces vieilles choses. Elle ne voulait plus penser non plus au disparu. Elle lui gardait, au fond du cœur, une tendresse pour les quelques heures de joie qu’il lui avait procurées. Maintenant, son regard se posait orgueilleusement sur son fils qui, par son effort personnel, avait gravi plusieurs échelons de l’échelle sociale. Déjà il était quelqu’un et la nullité du père se trouvait amplement compensée par l’intelligence du fils. De cela, elle était reconnaissante à Masseret et pour cela aussi, elle lui conservait de l’affection. À la gare de Lyon, Xavier toujours aussi fidèle les attendait avec un taxi. {{Mme|Masseret|nx}} devina aussitôt qu’il aimait Fredi, peut-être autant qu’elle. Avec spontanéité, elle lui tendit la main<noinclude></noinclude> rvbhvkly1d1r2z1st9360oge4x2sqi9 15915322 15914948 2026-07-11T08:26:38Z Cunegonde1 52509 /* Corrigée */ 15915322 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude>La vieille Mélanie qui les servait depuis environ cinq ans se lamentait de ce départ, mais se refusait obstinément à les suivre. Fredi en fut plutôt satisfait, ne voyant pas la possibilité de grever un budget de cette nouvelle bouche. Xavier fut prévenu télégraphiquement et {{Mme|Masseret|nx}}, {{Corr|conduit|conduite}} par son fils, prit un train du soir. Elle partit sans regarder derrière elle, craignant quand même un déchirement, en abandonnant toutes ces vieilles choses. Elle ne voulait plus penser non plus au disparu. Elle lui gardait, au fond du cœur, une tendresse pour les quelques heures de joie qu’il lui avait procurées. Maintenant, son regard se posait orgueilleusement sur son fils qui, par son effort personnel, avait gravi plusieurs échelons de l’échelle sociale. Déjà il était quelqu’un et la nullité du père se trouvait amplement compensée par l’intelligence du fils. De cela, elle était reconnaissante à Masseret et pour cela aussi, elle lui conservait de l’affection. À la gare de Lyon, Xavier toujours aussi fidèle les attendait avec un taxi. {{Mme|Masseret|nx}} devina aussitôt qu’il aimait Fredi, peut-être autant qu’elle. 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Tout lui semblait magnifique, plein de gaieté, en cette garçonnière arrangée avec goût. Fredi, joyeux, l’entraîna jusqu’à sa chambre, épiant la joie soudaine sur ce pauvre visage flétri. Xavier les rappela parce que le dîner attendait dans la cuisine. Toujours complaisant, il avait pris soin de tout commander à l’avance chez le traiteur voisin. Ils se réunirent autour de la table et {{Mme|Masseret|nx}} ne regretta point que son intimité fut troublée par la présence d’un tiers. Elle sentait Xavier de la famille ; elle le voyait exactement tel<noinclude></noinclude> rhl73ap94bw5ukm08xnzsbdlvv3mmtg 15915324 15914949 2026-07-11T08:26:48Z Cunegonde1 52509 /* Corrigée */ 15915324 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude>et ils échangèrent une étreinte qui les liait d’une entente secrète. La voiture les mena rapidement rue du Moulin Vert. Durant tout le trajet, Xavier bavarda, mettant Fredi au courant des dernières nouvelles. Il avait passé pour lui à la revue et chez l’éditeur et rapportait des promesses de travail. Son amitié l’avait averti que l’ami aurait désormais besoin de ressources accrues et malheureusement, il ne pouvait plus lui venir en aide. Quand elle pénétra dans le {{lang|en|home}} de son fils, {{Mme|Masseret|nx}} s’extasia. Tout lui semblait magnifique, plein de gaieté, en cette garçonnière arrangée avec goût. Fredi, joyeux, l’entraîna jusqu’à sa chambre, épiant la joie soudaine sur ce pauvre visage flétri. Xavier les rappela parce que le dîner attendait dans la cuisine. Toujours complaisant, il avait pris soin de tout commander à l’avance chez le traiteur voisin. Ils se réunirent autour de la table et {{Mme|Masseret|nx}} ne regretta point que son intimité fut troublée par la présence d’un tiers. 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Les premiers jours, il hésita à revêtir le kimono japonais ; il avait un peu honte de cette faiblesse devant sa mère, quoique celle-ci fut bien incapable d’en deviner la cause. Il se couchait tard et bien enfermé dans sa chambre il s’abandonnait au rêve, escomptant, par ce moyen, pouvoir se passer de la réalité. Il se disait avec apparence de raison qu’il existait de par le monde une multitude de {{tiret|soli|taires}}<noinclude></noinclude> jf6fmqtqu2hgvexio5bb34uwzj2acxc 15915325 15914950 2026-07-11T08:26:56Z Cunegonde1 52509 /* Corrigée */ 15915325 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude>qu’il avait constamment été, le protecteur de son fils. Dès le jour suivant, la vie se régularisa ; Xavier s’en fut chercher {{Mme|Martin|nx}}, qui reprit sa place au nettoyage. Il accompagna également {{Mme|Masseret|nx}} dans ses courses. Il se voyait heureux de la tournure que prenaient les événements, espérant le sauvetage de son ami. Fredi voulait oublier le passé ; il se réinstalla à son bureau et se remit à la tâche. La besogne lui semblait plus légère, il se croyait libéré de la tyrannie de la chair, parce qu’il avait momentanément la satisfaction sentimentale. Les premiers jours, il hésita à revêtir le kimono japonais ; il avait un peu honte de cette faiblesse devant sa mère, quoique celle-ci fut bien incapable d’en deviner la cause. Il se couchait tard et bien enfermé dans sa chambre il s’abandonnait au rêve, escomptant, par ce moyen, pouvoir se passer de la réalité. 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Il entrevoyait, pour lui, la prostitution plus ou moins proche et ensuite la misère. Évidemment René avait été entraîné pour la passion, mais également par l’appât du gain. Seulement il ignorait combien ces amours sont éphémères. Son rêve, chaque nuit, le tenait éveillé environ une heure, si bien que le matin, il se levait brisé. Il s’était ainsi dressé une ligne de conduite, se permettant une solution à époque fixe, de façon à trouver un moment d’apaisement. À ce régime, malheureusement, il tuait son dernier reste de vigueur masculine. Il atteignait à vingt-huit ans, à la sénilité et s’en réjouissait.<noinclude></noinclude> 6i1483c2futwnwf7qeki00vse7uqzm5 15915326 15914951 2026-07-11T08:27:03Z Cunegonde1 52509 /* Corrigée */ 15915326 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude>{{tiret2|soli|taires}} comme lui, que la conscience ou la peur éloignaient de la débauche. Il oubliait seulement qu’il avait goûté au fruit défendu et qu’il en conservait, quoi qu’il fît, la saveur sur les lèvres. En attendant, il trompait sa faim de volupté, plutôt qu’il ne l’apaisait ; mais il ne pensait point que le réveil pût être brutal. De l’abandon de René, il gardait cependant une douleur au cœur ; il regrettait aussi que le jeune homme se fût détourné de la voie qu’il avait choisie. Il entrevoyait, pour lui, la prostitution plus ou moins proche et ensuite la misère. Évidemment René avait été entraîné pour la passion, mais également par l’appât du gain. Seulement il ignorait combien ces amours sont éphémères. Son rêve, chaque nuit, le tenait éveillé environ une heure, si bien que le matin, il se levait brisé. Il s’était ainsi dressé une ligne de conduite, se permettant une solution à époque fixe, de façon à trouver un moment d’apaisement. À ce régime, malheureusement, il tuait son dernier reste de vigueur masculine. 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Elle conduisait le ménage, mais ne s’occupait point de la bourse ; Fredi conservait le souci pour lui, afin de ne pas faire partager ses difficultés à la pauvre femme. Elle ne s’étonnait donc point de la présence continuelle de Xavier. Bien mieux, elle s’en réjouissait, ayant en lui une compagnie aimable, d’une infinie douceur et d’une complaisance sans borne. Le sexagénaire reportait sur la mère un peu de son affection pour le fils. Lui n’oubliait pas les jours passés et il reconnaissait que le maigre bonheur qu’il avait eu en ce monde, c’était Fredi qui le lui avait donné.<noinclude></noinclude> qthagx0xopkdipuhbzh8stcx2jrnbpy 15915327 15914952 2026-07-11T08:27:21Z Cunegonde1 52509 /* Corrigée */ 15915327 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude>Il était fier de cette impuissance morbide qui le plaçait hors la loi commune. Quand il revoyait sa mère, le matin, il avait un peu honte de lui-même, mais le soir, il retombait machinalement dans le même gouffre. {{Mme|Masseret|nx}}, au contraire, rajeunissait ; elle avait trouvé le bonheur dans cette ambiance paisible, mais où il n’y avait pas, au moins, à compter {{Nec|sou à sou}}. Son admiration pour son Fredi s’accroissait et elle n’apercevait point son côté faible, son ignorance de la vie le lui interdisant. Elle conduisait le ménage, mais ne s’occupait point de la bourse ; Fredi conservait le souci pour lui, afin de ne pas faire partager ses difficultés à la pauvre femme. Elle ne s’étonnait donc point de la présence continuelle de Xavier. Bien mieux, elle s’en réjouissait, ayant en lui une compagnie aimable, d’une infinie douceur et d’une complaisance sans borne. Le sexagénaire reportait sur la mère un peu de son affection pour le fils. Lui n’oubliait pas les jours passés et il reconnaissait que le maigre bonheur qu’il avait eu en ce monde, c’était Fredi qui le lui avait donné.<noinclude></noinclude> 5caid3j2d70bi2lg3xnulbql6gle6xk Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/182 104 4938445 15914953 2026-07-11T06:51:36Z SodiumBot 145972 /* Page non corrigée */ Cunegonde1: split automated match and split edit, revert if incorrect 15914953 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude><nowiki/> L’après-midi, tandis que le jeune homme, attaché à son bureau, travaillait, il emmenait madame Masseret et lui faisait visiter Paris. Pour cette bonté à l’égard de sa mère, Fredi lui avait de la gratitude. Il voulait aussi se croire heureux et se le répétait sans cesse. Néanmoins, sa mélancolie subsistait, un découragement invincible l’éloignait de tout effort qui n’était point son habituel travail. Il y avait, en lui, cette perpétuelle sensation d’inassouvissement ; un besoin secret le torturait, le sexe, malgré sa déficience, se révoltait contre son inertie. L’imagination alors prenait le dessus et le malheureux Fredi retombait dans le rêve, toujours, même de plus en plus irréalisable. Il n’essayait même pas de se rapprocher de la femme, certain inconsciemment qu’elle ne lui apporterait pas le contentement. Il conservait à son égard cette timidité spéciale que tous les invertis appellent répugnance. Lassé de lutter continuellement, il se revêtit un matin de son kimono et reprit ses bas de soie avec des jarretières garnies de rococo. Quand il se vif ainsi, dans la glace, il eut un sursaut de joie ; un plaisir morbide s’enfonçait en lui.<noinclude></noinclude> qiiyr8wnhbovnljbs1mrx4xzifk8zmc 15915328 15914953 2026-07-11T08:27:28Z Cunegonde1 52509 /* Corrigée */ 15915328 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude><nowiki/> L’après-midi, tandis que le jeune homme, attaché à son bureau, travaillait, il emmenait madame Masseret et lui faisait visiter Paris. Pour cette bonté à l’égard de sa mère, Fredi lui avait de la gratitude. Il voulait aussi se croire heureux et se le répétait sans cesse. Néanmoins, sa mélancolie subsistait, un découragement invincible l’éloignait de tout effort qui n’était point son habituel travail. Il y avait, en lui, cette perpétuelle sensation d’inassouvissement ; un besoin secret le torturait, le sexe, malgré sa déficience, se révoltait contre son inertie. L’imagination alors prenait le dessus et le malheureux Fredi retombait dans le rêve, toujours, même de plus en plus irréalisable. Il n’essayait même pas de se rapprocher de la femme, certain inconsciemment qu’elle ne lui apporterait pas le contentement. Il conservait à son égard cette timidité spéciale que tous les invertis appellent répugnance. Lassé de lutter continuellement, il se revêtit un matin de son kimono et reprit ses bas de soie avec des jarretières garnies de rococo. Quand il se vif ainsi, dans la glace, il eut un sursaut de joie ; un plaisir morbide s’enfonçait en lui.<noinclude></noinclude> ovs4uc06pqiow0ub629d8q06jrp9pmp Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/183 104 4938446 15914955 2026-07-11T06:51:46Z SodiumBot 145972 /* Page non corrigée */ Cunegonde1: split automated match and split edit, revert if incorrect 15914955 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude><nowiki/> En le trouvant en cet accoutrement bizarre, Madame Masseret crut qu’il se livrait à une farce enfantine et éclata de rire. La honte qu’il éprouva lui fut agréable et il tint un peu plus à son costume. Toutefois, pour sauver la face, il expliqua très sérieusement qu’il était mieux pour travailler, que le pyjama le plus lâche le gênait aux entournures. Elle accepta l’explication, considérant cette manie comme une fantaisie de grand homme et Xavier se garda bien de la détromper. Les jours coulaient dans une tranquillité relative ; Fredi fuyait le monde parce qu’il avait peur de la tentation. Il ne sortait que pour se rendre à la revue ou chez un éditeur. Grâce à Xavier, il en avait découvert un autre qui réclamait spécialement, de lui, des études sur la période Gallo-Romaine. Il dut retourner à la bibliothèque nationale et il le fit avec crainte. Dehors maintenant, il s’en allait très vite, baissant le nez, troublé par une invincible timidité. Si par hasard, un inconnu l’arrêtait dans la rue pour lui demander un renseignement, il rougissait et bégayait.<noinclude></noinclude> 6c1mu90sv10tjntgela0uf80k4avw8s 15915329 15914955 2026-07-11T08:27:34Z Cunegonde1 52509 /* Corrigée */ 15915329 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude><nowiki/> En le trouvant en cet accoutrement bizarre, Madame Masseret crut qu’il se livrait à une farce enfantine et éclata de rire. La honte qu’il éprouva lui fut agréable et il tint un peu plus à son costume. Toutefois, pour sauver la face, il expliqua très sérieusement qu’il était mieux pour travailler, que le pyjama le plus lâche le gênait aux entournures. Elle accepta l’explication, considérant cette manie comme une fantaisie de grand homme et Xavier se garda bien de la détromper. Les jours coulaient dans une tranquillité relative ; Fredi fuyait le monde parce qu’il avait peur de la tentation. Il ne sortait que pour se rendre à la revue ou chez un éditeur. Grâce à Xavier, il en avait découvert un autre qui réclamait spécialement, de lui, des études sur la période Gallo-Romaine. Il dut retourner à la bibliothèque nationale et il le fit avec crainte. Dehors maintenant, il s’en allait très vite, baissant le nez, troublé par une invincible timidité. Si par hasard, un inconnu l’arrêtait dans la rue pour lui demander un renseignement, il rougissait et bégayait.<noinclude></noinclude> 9fcrxefnu4zal3ozbxzaxkv7xkadf6p Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/184 104 4938447 15914956 2026-07-11T06:51:56Z SodiumBot 145972 /* Page non corrigée */ Cunegonde1: split automated match and split edit, revert if incorrect 15914956 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude><nowiki/> Cette gêne le poursuivait, l’enveloppait comme d’un manteau de plomb. C’était là encore une révolte du sexe constamment trompé dans ses besoins. Il avait aussi parfois des obsessions douloureuses, les odeurs surtout produisaient sur lui des impressions indéfinissables. Certains parfums lui causaient une véritable griserie, un alanguissement qui le plongeait pour un moment dans une insurmontable paresse. Aller et revenir de la bibliothèque lui devenait torture ; il ne se sentait l’esprit libre qu’au logis. Devant les grands in-folios sa personnalité également se transformait, à cet instant il était tout esprit. L’obsession semblait grandir chaque jour, peser plus lourdement sur son cerveau. Une crainte le poursuivait, il avait la sensation qu’un malheur le menaçait et il ignorait lequel. Pourtant, il s’entêtait dans sa solitude, ne saisissant pas que tout le mal venait de là. Il croyait au contraire lutter courageusement contre l’appel sourd mais tenace de la chair. Xavier et {{Mme|Masseret|nx}} qui vivaient continuellement auprès de lui, ne remarquaient rien<noinclude></noinclude> ovdcgcvdp4o4ktpg0tnk3233ekfyzz8 15915330 15914956 2026-07-11T08:27:42Z Cunegonde1 52509 /* Corrigée */ 15915330 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude><nowiki/> Cette gêne le poursuivait, l’enveloppait comme d’un manteau de plomb. C’était là encore une révolte du sexe constamment trompé dans ses besoins. Il avait aussi parfois des obsessions douloureuses, les odeurs surtout produisaient sur lui des impressions indéfinissables. Certains parfums lui causaient une véritable griserie, un alanguissement qui le plongeait pour un moment dans une insurmontable paresse. Aller et revenir de la bibliothèque lui devenait torture ; il ne se sentait l’esprit libre qu’au logis. Devant les grands in-folios sa personnalité également se transformait, à cet instant il était tout esprit. L’obsession semblait grandir chaque jour, peser plus lourdement sur son cerveau. Une crainte le poursuivait, il avait la sensation qu’un malheur le menaçait et il ignorait lequel. Pourtant, il s’entêtait dans sa solitude, ne saisissant pas que tout le mal venait de là. Il croyait au contraire lutter courageusement contre l’appel sourd mais tenace de la chair. Xavier et {{Mme|Masseret|nx}} qui vivaient continuellement auprès de lui, ne remarquaient rien<noinclude></noinclude> h2qhpyssa2mwr0c59g9obp710dfq6mz Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/185 104 4938448 15914957 2026-07-11T06:52:06Z SodiumBot 145972 /* Page non corrigée */ Cunegonde1: split automated match and split edit, revert if incorrect 15914957 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>du changement progressif qui avait lieu. Ils ne voyaient pas ses rides naissantes malgré sa jeunesse, ni son teint blafard que le cerne des paupières accentuait encore. Lui, cependant, s’apercevait de sa faiblesse grandissante, de sa difficulté à exécuter tout effort physique, du perpétuel besoin de s’asseoir, parce que ses jambes fléchissaient sous lui. Il n’eut pas peur, mais il songea aux siens, aux deux seuls êtres dont il était l’unique soutien : sa mère et Xavier. Pour eux, il voulut lutter et se mit à un régime tonique, expliquant cette nécessité par l’excès de travail. {{sep|6|m=2em}}<noinclude></noinclude> eyyjz7rat7rqdz4mumx0zvnjxzra9x1 15915331 15914957 2026-07-11T08:27:50Z Cunegonde1 52509 /* Corrigée */ 15915331 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude>du changement progressif qui avait lieu. Ils ne voyaient pas ses rides naissantes malgré sa jeunesse, ni son teint blafard que le cerne des paupières accentuait encore. Lui, cependant, s’apercevait de sa faiblesse grandissante, de sa difficulté à exécuter tout effort physique, du perpétuel besoin de s’asseoir, parce que ses jambes fléchissaient sous lui. Il n’eut pas peur, mais il songea aux siens, aux deux seuls êtres dont il était l’unique soutien : sa mère et Xavier. 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En le voyant, il eut une sorte d’évanouissement et fut incapable de prononcer une parole. Il se traîna vers un fauteuil où il se laissa tomber lourdement. Le millionnaire semblait triste également ; il lui avait dit : — Bonjour Fredi ! d’un ton lamentable. Il s’assit auprès de lui et demeura un instant sans parler. Puis il eut comme une colère subite : — René m’a plaqué. Fredi haussa les épaules. — Ça devait t’arriver, mais je n’avais pas à te prévenir. Tu n’es jamais revenu me voir. Stanie se rapprocha, confus : — Pardonne-moi, c’était la petite qui ne {{tiret|vou|lait}}<noinclude></noinclude> 8br2rfb3qy924pnar0gsfbt67cu4ti4 15915334 15914959 2026-07-11T08:28:35Z Cunegonde1 52509 /* Corrigée */ 15915334 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude><nowiki/> {{T2|XIV|mt=4em|mb=2em}} Stanie parut à l’improviste une après-midi, lorsque Fredi était seul. En le voyant, il eut une sorte d’évanouissement et fut incapable de prononcer une parole. Il se traîna vers un fauteuil où il se laissa tomber lourdement. Le millionnaire semblait triste également ; il lui avait dit : — Bonjour Fredi ! d’un ton lamentable. Il s’assit auprès de lui et demeura un instant sans parler. Puis il eut comme une colère subite : — René m’a plaqué. Fredi haussa les épaules. — Ça devait t’arriver, mais je n’avais pas à te prévenir. Tu n’es jamais revenu me voir. Stanie se rapprocha, confus : — Pardonne-moi, c’était la petite qui ne {{tiret|vou|lait}}<noinclude></noinclude> a4swj28atfo8eecqj335thiijtshxzn Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/188 104 4938451 15914960 2026-07-11T06:52:36Z SodiumBot 145972 /* Page non corrigée */ Cunegonde1: split automated match and split edit, revert if incorrect 15914960 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>{{tiret2|vou|lait}} pas. Nous avons été heureux cependant, je la croyais toute à moi et un matin je me suis aperçu qu’elle voyait régulièrement un riche espagnol, titré par surcroît. Fredi écoutait en souriant ; peu à peu son émotion se calmait, tandis qu’un autre émoi naissait. Stanie poursuivit : — Naturellement je lui ai flanqué une volée… avec un bâton même, pour que ça lui profite mieux. Ça s’est remis à marcher, nous avons eu quelques jours de tranquillité, mon René était doux comme un agneau, docile, respectueux. Mais va-t-en voir… il refile trouver son espagnol et rentre à la nuit. Nouvelle volée, nouvelle période de calme. Cela a duré ainsi pendant deux mois, avec des alternatives de fugue et de gentillesse. Hier après-midi, je suis sorti ; en rentrant, plus de René, toutes ses affaires enlevées et en place, deux lignes : Je suis trop battu, je me sauve, ne me cherche pas, ce soir je ne serai plus en France. Je ne l’ai pas cru évidemment, j’ai battu tout Montmartre, ce matin j’ai été au Bois, j’ai déjeuné au {{sic2|Champ-Élysées}} où son espagnol prenait ses repas. Rien !… ils ont dû partir à l’étranger. Le silence tomba entre eux, la mélancolie les<noinclude></noinclude> m96g6yr7i7ssk6ffmgcbzm8168qridp 15915335 15914960 2026-07-11T08:28:41Z Cunegonde1 52509 /* Corrigée */ 15915335 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude>{{tiret2|vou|lait}} pas. Nous avons été heureux cependant, je la croyais toute à moi et un matin je me suis aperçu qu’elle voyait régulièrement un riche espagnol, titré par surcroît. Fredi écoutait en souriant ; peu à peu son émotion se calmait, tandis qu’un autre émoi naissait. Stanie poursuivit : — Naturellement je lui ai flanqué une volée… avec un bâton même, pour que ça lui profite mieux. Ça s’est remis à marcher, nous avons eu quelques jours de tranquillité, mon René était doux comme un agneau, docile, respectueux. Mais va-t-en voir… il refile trouver son espagnol et rentre à la nuit. Nouvelle volée, nouvelle période de calme. Cela a duré ainsi pendant deux mois, avec des alternatives de fugue et de gentillesse. Hier après-midi, je suis sorti ; en rentrant, plus de René, toutes ses affaires enlevées et en place, deux lignes : Je suis trop battu, je me sauve, ne me cherche pas, ce soir je ne serai plus en France. Je ne l’ai pas cru évidemment, j’ai battu tout Montmartre, ce matin j’ai été au Bois, j’ai déjeuné au {{sic2|Champ-Élysées}} où son espagnol prenait ses repas. Rien !… ils ont dû partir à l’étranger. 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Stanie le prit dans ses bras : — Tu n’es pas ainsi, toi au moins ! La réconciliation fut scellée sur le champ. Ils restèrent ensemble jusqu’au crépuscule, tyrannisés l’un et l’autre par une soif ardente de volupté. Lorsque la nuit approcha, ils songèrent à se revêtir et achevaient juste quand {{Mme|Masseret|nx}} rentra suivie de Xavier. Stanie produisit une excellente impression à la mère et elle ne marqua aucun étonnement en entendant Fredi le retenir à dîner. Stanie qui était musicien promit d’envoyer un piano dès le lendemain afin qu’ils pussent passer les soirées ensemble. Ce furent pour tous des heures charmantes jusqu’au départ du millionnaire. Stanie possédait une amabilité câline qui devait plaire aux femmes ; en outre sa situation l’empêchait de tomber dans la servilité. Xavier fut également heureux de le voir ; il s’était longtemps étonné de la chasteté de Fredi et jugeait cette conduite comme dangereuse. Il ne dit rien cependant, ni de ses inquiétudes<noinclude></noinclude> kk1jeey0sx576jvcgrw8iaipa6dq9hm 15915340 15914966 2026-07-11T08:29:39Z Cunegonde1 52509 /* Corrigée */ 15915340 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude>rapprochait, Fredi oubliait toutes ses résolutions. Stanie le prit dans ses bras : — Tu n’es pas ainsi, toi au moins ! La réconciliation fut scellée sur le champ. Ils restèrent ensemble jusqu’au crépuscule, tyrannisés l’un et l’autre par une soif ardente de volupté. Lorsque la nuit approcha, ils songèrent à se revêtir et achevaient juste quand {{Mme|Masseret|nx}} rentra suivie de Xavier. Stanie produisit une excellente impression à la mère et elle ne marqua aucun étonnement en entendant Fredi le retenir à dîner. Stanie qui était musicien promit d’envoyer un piano dès le lendemain afin qu’ils pussent passer les soirées ensemble. Ce furent pour tous des heures charmantes jusqu’au départ du millionnaire. Stanie possédait une amabilité câline qui devait plaire aux femmes ; en outre sa situation l’empêchait de tomber dans la servilité. Xavier fut également heureux de le voir ; il s’était longtemps étonné de la chasteté de Fredi et jugeait cette conduite comme dangereuse. Il ne dit rien cependant, ni de ses inquiétudes<noinclude></noinclude> tbawdi5uec4cweo8t6lnts19evkv7gr Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/194 104 4938457 15914967 2026-07-11T06:53:36Z SodiumBot 145972 /* Page non corrigée */ Cunegonde1: split automated match and split edit, revert if incorrect 15914967 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>passées, ni de sa satisfaction présente, considérant que tout s’arrange dans la vie. Fredi se mit au travail plus tard que d’habitude, mais acheva sa tâche quand même, si bien qu’il se coucha vers trois heures du matin. Mais il n’eut pas la tentation de s’abandonner au rêve et dormit d’un bon sommeil reposant. Le lendemain, un peu avant midi, le piano annoncé par Stanie arriva. Il fut aussitôt installé et le contre-maître qui avait assisté à la livraison, remit à Fredi la facture acquittée. Le jeune homme eut une vive rougeur et cacha le papier dans sa poche. Pourtant il éprouvait un contentement de ce cadeau magnifique. Lui qui donnait tant aux autres était heureux de recevoir à son tour, espérant trouver une affection et un dévouement semblable au sien. {{Mme|Masseret|nx}} cependant ne se douta de rien, elle fut persuadée que son fils achetait lui-même ce piano. Fredi restait songeur, il demeura dans le cabinet, enfoui dans un fauteuil, les jambes croisées, le front dans la main. Repris par l’habitude d’analyser, il reconnaissait que les incidents de la veille lui avaient apporté une relative quiétude.<noinclude></noinclude> ko7ddy66z4swjt7xtmwgkyvgoufmcyt 15915341 15914967 2026-07-11T08:29:46Z Cunegonde1 52509 /* Corrigée */ 15915341 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude>passées, ni de sa satisfaction présente, considérant que tout s’arrange dans la vie. Fredi se mit au travail plus tard que d’habitude, mais acheva sa tâche quand même, si bien qu’il se coucha vers trois heures du matin. Mais il n’eut pas la tentation de s’abandonner au rêve et dormit d’un bon sommeil reposant. Le lendemain, un peu avant midi, le piano annoncé par Stanie arriva. Il fut aussitôt installé et le contre-maître qui avait assisté à la livraison, remit à Fredi la facture acquittée. Le jeune homme eut une vive rougeur et cacha le papier dans sa poche. Pourtant il éprouvait un contentement de ce cadeau magnifique. Lui qui donnait tant aux autres était heureux de recevoir à son tour, espérant trouver une affection et un dévouement semblable au sien. {{Mme|Masseret|nx}} cependant ne se douta de rien, elle fut persuadée que son fils achetait lui-même ce piano. Fredi restait songeur, il demeura dans le cabinet, enfoui dans un fauteuil, les jambes croisées, le front dans la main. Repris par l’habitude d’analyser, il reconnaissait que les incidents de la veille lui avaient apporté une relative quiétude.<noinclude></noinclude> mrgpbxumsb8rqpcr7gcnezja8xo0t7i Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/195 104 4938458 15914968 2026-07-11T06:53:46Z SodiumBot 145972 /* Page non corrigée */ Cunegonde1: split automated match and split edit, revert if incorrect 15914968 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude><nowiki/> {{img float|file=Des Vignons - Fredi en ménage, 1930 - image-195.jpg|width=450px|align=left|large=100%|cap=''La réconciliation fut scellée…'' (page 183)|style=font-size:100%;font-style:italic|m=1em}}<noinclude></noinclude> aok1rqenxy72rge4anuj0oiluea3sty 15915342 15914968 2026-07-11T08:30:04Z Cunegonde1 52509 /* Corrigée */ 15915342 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude><nowiki/> {{img float|file=Des Vignons - Fredi en ménage, 1930 - image-195.jpg|width=450px|align=left|large=100%|cap=''La réconciliation fut scellée…'' (page 183)|style=font-size:100%;|m=1em}}<noinclude></noinclude> o1nxc0rdc9anajjakns6fuyielwlq0e Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/196 104 4938459 15914969 2026-07-11T06:53:56Z SodiumBot 145972 /* Page non corrigée */ Cunegonde1: split automated match and split edit, revert if incorrect 15914969 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude><noinclude></noinclude> muzkvgccrsey0d9atybe0b4jbpxav4k 15915343 15914969 2026-07-11T08:30:11Z Cunegonde1 52509 /* Sans texte */ 15915343 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="0" user="Cunegonde1" /></noinclude><noinclude></noinclude> mu43ii7v9670mvcx4lrw4wd0h04j1fr Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/197 104 4938460 15914970 2026-07-11T06:54:06Z SodiumBot 145972 /* Page non corrigée */ Cunegonde1: split automated match and split edit, revert if incorrect 15914970 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude><nowiki/> Il en conclut que leur renouvellement à périodes régulières lui était nécessaire. On déjeuna gaiement et aussitôt après, au lieu de traîner lamentablement par les pièces comme il le faisait chaque jour, il s’habilla en hâte et sortit. Sur l’avenue d’Orléans il trouva un taxi qui l’emmena rue Bassano, chez Stanie. Celui-ci l’attendait un peu. Il avait dans cet espoir un vêtement spécial, ample pyjama de soie écarlate, le col largement dégagé, les pieds nus dans des babouches de velours rouge. Fredi, pendu à son bras, visita l’appartement d’un luxe clinquant ; cela ressemblait beaucoup au logement d’une riche entretenue. Dans la chambre à coucher le lit s’étalait, bas, immense, incitant aux ébats amoureux par son aspect monumental. Le salon était de bois doré, avec un tapis épais et une peau d’ours devant le canapé. Il n’y avait pas de salle à manger, Stanie prenait ses repas au restaurant. La cuisine était transformée en atelier de peinture, le millionnaire barbouillant vaguement de la toile. La salle de bain était devenue la bibliothèque, mais une bibliothèque étrange où les<noinclude></noinclude> g57keknb8rqkrvthhou7ezyw10gbwea 15915344 15914970 2026-07-11T08:30:18Z Cunegonde1 52509 /* Corrigée */ 15915344 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude><nowiki/> Il en conclut que leur renouvellement à périodes régulières lui était nécessaire. On déjeuna gaiement et aussitôt après, au lieu de traîner lamentablement par les pièces comme il le faisait chaque jour, il s’habilla en hâte et sortit. Sur l’avenue d’Orléans il trouva un taxi qui l’emmena rue Bassano, chez Stanie. Celui-ci l’attendait un peu. Il avait dans cet espoir un vêtement spécial, ample pyjama de soie écarlate, le col largement dégagé, les pieds nus dans des babouches de velours rouge. Fredi, pendu à son bras, visita l’appartement d’un luxe clinquant ; cela ressemblait beaucoup au logement d’une riche entretenue. Dans la chambre à coucher le lit s’étalait, bas, immense, incitant aux ébats amoureux par son aspect monumental. Le salon était de bois doré, avec un tapis épais et une peau d’ours devant le canapé. Il n’y avait pas de salle à manger, Stanie prenait ses repas au restaurant. La cuisine était transformée en atelier de peinture, le millionnaire barbouillant vaguement de la toile. La salle de bain était devenue la bibliothèque, mais une bibliothèque étrange où les<noinclude></noinclude> ri8s9pvyiadu1pcdn0mawydpg1137gf Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/198 104 4938461 15914971 2026-07-11T06:54:16Z SodiumBot 145972 /* Page non corrigée */ Cunegonde1: split automated match and split edit, revert if incorrect 15914971 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>livres étaient amoncelés à terre et la baignoire remplie de revues. Partout, un parfum d’ambre et de musc flottait. On reconnaissait à ce détail l’origine espagnole du Sud-Américain. Dans cette atmosphère Fredi s’alanguissait, il s’écroula sur le canapé, en proie à une impatience sensuelle intolérable. Stanie, exaspéré, le souleva dans ses bras et le transporta jusqu’à la chambre à coucher. Peu à peu le jeune homme revenait à lui ; il avait des plaintes sourdes qui alternaient avec des mots de passion. Quand il partit, vers cinq heures du soir, il se sentait absolument vigoureux, comme ranimé soudainement. Il prit un taxi afin d’être plus vite au logis et se mit au travail incontinent. La besogne lui sembla d’une facilité extrême, il abattit des pages et des pages sans noter la moindre fatigue. Au dîner, il mangea d’excellent appétit, ce qui ne lui était pas arrivé depuis longtemps. Sa mélancolie s’était évanouie, il reprenait goût à la vie et, pour un instant, l’obsession habituelle le laissait en repos.<noinclude></noinclude> 8wtaaos40if0jeltpci8o9d89zvee6c 15915345 15914971 2026-07-11T08:30:25Z Cunegonde1 52509 /* Corrigée */ 15915345 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude>livres étaient amoncelés à terre et la baignoire remplie de revues. Partout, un parfum d’ambre et de musc flottait. On reconnaissait à ce détail l’origine espagnole du Sud-Américain. Dans cette atmosphère Fredi s’alanguissait, il s’écroula sur le canapé, en proie à une impatience sensuelle intolérable. Stanie, exaspéré, le souleva dans ses bras et le transporta jusqu’à la chambre à coucher. Peu à peu le jeune homme revenait à lui ; il avait des plaintes sourdes qui alternaient avec des mots de passion. Quand il partit, vers cinq heures du soir, il se sentait absolument vigoureux, comme ranimé soudainement. Il prit un taxi afin d’être plus vite au logis et se mit au travail incontinent. La besogne lui sembla d’une facilité extrême, il abattit des pages et des pages sans noter la moindre fatigue. Au dîner, il mangea d’excellent appétit, ce qui ne lui était pas arrivé depuis longtemps. Sa mélancolie s’était évanouie, il reprenait goût à la vie et, pour un instant, l’obsession habituelle le laissait en repos.<noinclude></noinclude> 0o10w1dwvbt3pv55r862qunvvq92c3a Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/199 104 4938462 15914972 2026-07-11T06:54:26Z SodiumBot 145972 /* Page non corrigée */ Cunegonde1: split automated match and split edit, revert if incorrect 15914972 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude><nowiki/> Stanie parut bientôt et l’on acheva la soirée en sa compagnie. {{Mme|Masseret|nx}} éprouvait une sympathie involontaire à l’égard de ce millionnaire modeste et simple, qui semblait en outre jouir d’une inlassable douceur. La vie dès ce jour revint à une autre forme de régularité. Fredi qui était contraint d’aller à la bibliothèque presque chaque après-midi, sortait le matin. Il courait chez Stanie qu’il trouvait en pyjama exorbitants, bleu azur, écarlate, vert pomme galonné d’or. Il s’attardait auprès de lui, dans la tiédeur parfumée de ce {{lang|en|home}}, jusque vers onze heures, puis il retournait rapidement au logis, emportant une provision de cigarettes de luxe. Un matin, Stanie lui offrit une bague de platine orné d’un saphir et d’un brillant. Il accepta en rougissant, regrettant de ne pouvoir donner, en échange, que son attachement et sa fidélité. Dès lors, ce fut une habitude ; Stanie éprouvait une joie inquiète à faire des cadeaux. L’après-midi, il rôdait par les rues à la recherche de ce qu’il pourrait acheter à l’ami. Il le monta ainsi en bijoux, comme un {{tiret|mu|lâtre}}<noinclude></noinclude> dv6f5xwxfbbs52zjp2z8hhrpvw75yz7 15915346 15914972 2026-07-11T08:30:33Z Cunegonde1 52509 /* Corrigée */ 15915346 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude><nowiki/> Stanie parut bientôt et l’on acheva la soirée en sa compagnie. {{Mme|Masseret|nx}} éprouvait une sympathie involontaire à l’égard de ce millionnaire modeste et simple, qui semblait en outre jouir d’une inlassable douceur. La vie dès ce jour revint à une autre forme de régularité. Fredi qui était contraint d’aller à la bibliothèque presque chaque après-midi, sortait le matin. Il courait chez Stanie qu’il trouvait en pyjama exorbitants, bleu azur, écarlate, vert pomme galonné d’or. Il s’attardait auprès de lui, dans la tiédeur parfumée de ce {{lang|en|home}}, jusque vers onze heures, puis il retournait rapidement au logis, emportant une provision de cigarettes de luxe. Un matin, Stanie lui offrit une bague de platine orné d’un saphir et d’un brillant. Il accepta en rougissant, regrettant de ne pouvoir donner, en échange, que son attachement et sa fidélité. Dès lors, ce fut une habitude ; Stanie éprouvait une joie inquiète à faire des cadeaux. L’après-midi, il rôdait par les rues à la recherche de ce qu’il pourrait acheter à l’ami. Il le monta ainsi en bijoux, comme un {{tiret|mu|lâtre}}<noinclude></noinclude> ad8hzi2bilgmgxyp7258u8p3ht2t9ht Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/200 104 4938463 15914973 2026-07-11T06:54:36Z SodiumBot 145972 /* Page non corrigée */ Cunegonde1: split automated match and split edit, revert if incorrect 15914973 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>{{tiret2|mu|lâtre}} Brésilien. Il choisissait le plus coûteux, afin de s’assurer que Fredi ne pourrait, lui-même, s’acheter le semblable. Naturellement, {{Mme|Masseret|nx}} ignorait la provenance de tout cela et se figurait que son fils réalisait, avec ses études historiques, des gains phénoménaux. Après les bijoux, ce furent des nécessaires divers en argent, toute une bimbeloterie de grand luxe. Fredi acceptait toujours, mais chaque cadeau l’écrasait davantage, augmentant son attachement, le faisant humble, faible et sombre devant l’ami. Celui-ci, en revanche, s’apercevant de sa puissance, devenait tyrannique, le besoin de battre se réveilla en lui. Fredi accepta encore, rendu plus docile que jamais par cette force virile qui le dominait. En Stanie, il n’avait plus seulement un ami, mais un maître. Ainsi, il revenait en arrière, aux jours de sa jeunesse, lorsqu’il se distrayait avec des plus grands que lui. Il rentrait parfois au logis, meurtri mais heureux. À son intention, Stanie avait acheté un jonc souple et court. Par ce moyen, il le<noinclude></noinclude> mgrdjbwu77rr4dschy6lnu0xt984wdl 15915347 15914973 2026-07-11T08:30:41Z Cunegonde1 52509 /* Corrigée */ 15915347 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude>{{tiret2|mu|lâtre}} Brésilien. Il choisissait le plus coûteux, afin de s’assurer que Fredi ne pourrait, lui-même, s’acheter le semblable. Naturellement, {{Mme|Masseret|nx}} ignorait la provenance de tout cela et se figurait que son fils réalisait, avec ses études historiques, des gains phénoménaux. Après les bijoux, ce furent des nécessaires divers en argent, toute une bimbeloterie de grand luxe. Fredi acceptait toujours, mais chaque cadeau l’écrasait davantage, augmentant son attachement, le faisant humble, faible et sombre devant l’ami. Celui-ci, en revanche, s’apercevant de sa puissance, devenait tyrannique, le besoin de battre se réveilla en lui. Fredi accepta encore, rendu plus docile que jamais par cette force virile qui le dominait. En Stanie, il n’avait plus seulement un ami, mais un maître. Ainsi, il revenait en arrière, aux jours de sa jeunesse, lorsqu’il se distrayait avec des plus grands que lui. Il rentrait parfois au logis, meurtri mais heureux. À son intention, Stanie avait acheté un jonc souple et court. 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Il ne disait point que c’était cette brutalité qui avait fait fuir René, d’un tempérament un peu différent de Fredi. Xavier voyait tout cela, ou plutôt le devinait parce que les confidences de Fredi étaient rares, mais en même temps, il constatait que son protégé revenait à la vie, que sa tristesse et son découragement s’évanouissaient. Fredi maintenant demeurait en un état de gaîté constant, il n’avait plus les obsessions, les craintes anciennes. Même, il semblait avoir conquis un nouvel équilibre et dirigeait le budget de la famille avec plus de sagesse. Sans aller jusqu’à l’économie, il réglait les dépenses afin qu’un reliquat lui restât chaque mois. Et un matin, il annonça victorieusement qu’il allait acheter une petite auto. Mais il eut le tort d’annoncer ce détail également à Stanie qui l’emmena incontinent chez un marchand et versa la moitié du prix de la voiture afin que l’ami eut quelque chose de mieux. La famille maintenant se composait de quatre personnes, {{Mme|Masseret|nx}} elle-même regardait<noinclude></noinclude> 1c2jiyqc8fotp60tc9zyq9wrzm82r00 15915352 15914976 2026-07-11T08:31:44Z Cunegonde1 52509 /* Corrigée */ 15915352 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude>pliait à sa volonté, souvent extravagante. Il ne disait point que c’était cette brutalité qui avait fait fuir René, d’un tempérament un peu différent de Fredi. Xavier voyait tout cela, ou plutôt le devinait parce que les confidences de Fredi étaient rares, mais en même temps, il constatait que son protégé revenait à la vie, que sa tristesse et son découragement s’évanouissaient. Fredi maintenant demeurait en un état de gaîté constant, il n’avait plus les obsessions, les craintes anciennes. Même, il semblait avoir conquis un nouvel équilibre et dirigeait le budget de la famille avec plus de sagesse. Sans aller jusqu’à l’économie, il réglait les dépenses afin qu’un reliquat lui restât chaque mois. Et un matin, il annonça victorieusement qu’il allait acheter une petite auto. Mais il eut le tort d’annoncer ce détail également à Stanie qui l’emmena incontinent chez un marchand et versa la moitié du prix de la voiture afin que l’ami eut quelque chose de mieux. La famille maintenant se composait de quatre personnes, {{Mme|Masseret|nx}} elle-même regardait<noinclude></noinclude> 7b1kusvsptgzg1wz9d47g22j4l9ra1t Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/204 104 4938467 15914977 2026-07-11T06:55:16Z SodiumBot 145972 /* Page non corrigée */ Cunegonde1: split automated match and split edit, revert if incorrect 15914977 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>Stanie comme un vague parent. L’un semblait nager dans un luxe relatif, le millionnaire qui dînait presque chaque soir rue du Moulin Vert, payait son écho sous des formes détournées. Il montait la cave, faisait envoyer des primeurs coûteuses, des gibiers fabuleux. De lui, Fredi acceptait tout, parce qu’il ne se serait point permis de refuser, définitivement soumis par la force. Mais un matin en arrivant rue Bassano, il trouva la place occupée. La veille, Stanie n’avait pas soupé en famille et au hasard d’une promenade avait fait connaissance d’un ancien pensionnaire d’une maison de détention. Fredi se sauva en pleurant et erra longtemps par les rues avant d’oser rentrer au logis. Il sut assez dissimuler pour que sa mère ne s’aperçut de rien. Mais à Xavier il avoua tout et celui-ci, philosophe, conclut : — C’était fatal ! Le malheureux vécut une semaine dans la tristesse et le désarroi. Il sortait encore le matin pour se tromper lui-même, et s’en allait au bois, cheminant dans les sentiers jonchés de feuilles jaunies. Instinctivement, il espérait une relation {{tiret|nou|velle}}<noinclude></noinclude> pte43baqhd3zvor1ajgw598zww778m5 15915353 15914977 2026-07-11T08:31:50Z Cunegonde1 52509 /* Corrigée */ 15915353 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude>Stanie comme un vague parent. L’un semblait nager dans un luxe relatif, le millionnaire qui dînait presque chaque soir rue du Moulin Vert, payait son écho sous des formes détournées. Il montait la cave, faisait envoyer des primeurs coûteuses, des gibiers fabuleux. De lui, Fredi acceptait tout, parce qu’il ne se serait point permis de refuser, définitivement soumis par la force. Mais un matin en arrivant rue Bassano, il trouva la place occupée. La veille, Stanie n’avait pas soupé en famille et au hasard d’une promenade avait fait connaissance d’un ancien pensionnaire d’une maison de détention. Fredi se sauva en pleurant et erra longtemps par les rues avant d’oser rentrer au logis. Il sut assez dissimuler pour que sa mère ne s’aperçut de rien. Mais à Xavier il avoua tout et celui-ci, philosophe, conclut : — C’était fatal ! Le malheureux vécut une semaine dans la tristesse et le désarroi. Il sortait encore le matin pour se tromper lui-même, et s’en allait au bois, cheminant dans les sentiers jonchés de feuilles jaunies. 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Il fut encore quelques jours à se remettre de cette rude secousse. De nouveau il recommença à croire à l’impossibilité du bonheur et retomba dans le rêve qui entretient l’espoir. Mais l’habitude était définitivement prise maintenant et elle avait créé le besoin physique réel. {{sep|6|m=2em}}<noinclude></noinclude> eijuz3a4bb95g63b1h6dhi3yvsn5cuu 15915354 15914978 2026-07-11T08:31:57Z Cunegonde1 52509 /* Corrigée */ 15915354 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude>{{tiret2|nou|velle}} qui aurait encore une fois comblé le vide de son cœur. Cet espoir devait se réaliser, tout au moins d’une façon transitoire. Mais auparavant, un entrefilet de journal le combla d’aise, satisfaisant sa rancune. Stanie en une nuit avait été cambriolé et trouvé le matin, par son concierge, à demi étranglé. Des soins rapides l’avaient ramené à la vie. Cependant l’affaire n’eut d’autres suites que le départ brusqué du millionnaire. — C’était fatal ! résuma encore Xavier tandis que Fredi dissimulait une larme de regret. Il fut encore quelques jours à se remettre de cette rude secousse. De nouveau il recommença à croire à l’impossibilité du bonheur et retomba dans le rêve qui entretient l’espoir. Mais l’habitude était définitivement prise maintenant et elle avait créé le besoin physique réel. {{sep|6|m=2em}}<noinclude></noinclude> jiu1olwjdvzgr64co5y8fs0ub89f7zl Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/206 104 4938469 15914979 2026-07-11T06:55:36Z SodiumBot 145972 /* Page non corrigée */ Cunegonde1: split automated match and split edit, revert if incorrect 15914979 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude><noinclude></noinclude> muzkvgccrsey0d9atybe0b4jbpxav4k 15915357 15914979 2026-07-11T08:32:51Z Cunegonde1 52509 /* Sans texte */ 15915357 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="0" user="Cunegonde1" /></noinclude><noinclude></noinclude> mu43ii7v9670mvcx4lrw4wd0h04j1fr Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/207 104 4938470 15914980 2026-07-11T06:55:46Z SodiumBot 145972 /* Page non corrigée */ Cunegonde1: split automated match and split edit, revert if incorrect 15914980 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude><nowiki/> {{T2|{{Corr|XX|XV}}|mt=4em|mb=2em}} Fredi se voyait définitivement perdu, dévalant de plus en plus vite sur la pente fatale. Il savait mieux dissimuler encore que par le passé et sa mère ne devinait rien. Ses succès auprès des éditeurs s’accroissaient, il avait constamment du travail en préparation et l’argent rentrait avec une régularité relative. La possession d’une auto grevait lourdement son budget, néanmoins il se tirait d’affaires grâce à une particulière habileté et aussi à l’économie que {{Mme|Masseret|nx}} faisait régner au logis. Mais c’était une fête pour tous, lorsque, une fois par semaine, ils partaient à la campagne dans la souple torpedo. On se grisait d’air durant une journée, on déjeunait au hasard de la route et l’on revenait le soir, les poumons dilatés, de l’espoir plein le cœur. La voiture lui servait également à Paris dans ses courses qui étaient nombreuses. Continuellement il courait après la documentation {{tiret|néces|saire}}<noinclude></noinclude> t45wz2n4e215pqlfxv7zjlfd8so20ga 15915358 15914980 2026-07-11T08:32:58Z Cunegonde1 52509 /* Corrigée */ 15915358 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude><nowiki/> {{T2|{{Corr|XX|XV}}|mt=4em|mb=2em}} Fredi se voyait définitivement perdu, dévalant de plus en plus vite sur la pente fatale. Il savait mieux dissimuler encore que par le passé et sa mère ne devinait rien. Ses succès auprès des éditeurs s’accroissaient, il avait constamment du travail en préparation et l’argent rentrait avec une régularité relative. La possession d’une auto grevait lourdement son budget, néanmoins il se tirait d’affaires grâce à une particulière habileté et aussi à l’économie que {{Mme|Masseret|nx}} faisait régner au logis. Mais c’était une fête pour tous, lorsque, une fois par semaine, ils partaient à la campagne dans la souple torpedo. On se grisait d’air durant une journée, on déjeunait au hasard de la route et l’on revenait le soir, les poumons dilatés, de l’espoir plein le cœur. La voiture lui servait également à Paris dans ses courses qui étaient nombreuses. Continuellement il courait après la documentation {{tiret|néces|saire}}<noinclude></noinclude> bjvfjmewr2fmxjqjgg7la1f6ewcljm9 Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/208 104 4938471 15914981 2026-07-11T06:55:56Z SodiumBot 145972 /* Page non corrigée */ Cunegonde1: split automated match and split edit, revert if incorrect 15914981 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>{{tiret2|néces|saire}} à son travail et naturellement ne trouvait pas tout à la bibliothèque nationale. De même, il promenait sa mère durant une heure chaque après-midi, afin qu’elle put jouir aussi de ce luxe tout nouveau. Assurément, parmi leurs rares relations, on les jugeait heureux, les confrères le considéraient comme un chançard et le jalousaient un peu. On ignorait cependant qu’il se tuait de travail, non seulement en vue de gain, mais également, afin de ne pas penser. Il s’était attelé à l’étude de l’hébreu, dans l’espoir après tant d’autres, de déchiffrer la {{Corr|kabale|kabbale}}. Malgré tout cela, il souffrait et cachait farouchement le ver qui lui rongeait le cœur. Xavier seul savait, parce qu’il avait parcouru un calvaire identique. Fredi croulait parce que le besoin physique sans cesse renouvelé le harcelait. Il avait d’abord sillonné le bois de Boulogne, arrêté par les promeneurs solitaires et parmi ceux-là, il découvrit, un jour, un ami de passage. Dans l’impossibilité de se confier à un inconnu qui d’ailleurs manifestait tout autant de méfiance que lui, il avait fixé un rendez-vous, pour le soir même, encore dans le bois.<noinclude></noinclude> hptg8uyf2mmkvp0w9w4cmtjmwn9r5du 15915359 15914981 2026-07-11T08:33:05Z Cunegonde1 52509 /* Corrigée */ 15915359 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude>{{tiret2|néces|saire}} à son travail et naturellement ne trouvait pas tout à la bibliothèque nationale. De même, il promenait sa mère durant une heure chaque après-midi, afin qu’elle put jouir aussi de ce luxe tout nouveau. Assurément, parmi leurs rares relations, on les jugeait heureux, les confrères le considéraient comme un chançard et le jalousaient un peu. On ignorait cependant qu’il se tuait de travail, non seulement en vue de gain, mais également, afin de ne pas penser. Il s’était attelé à l’étude de l’hébreu, dans l’espoir après tant d’autres, de déchiffrer la {{Corr|kabale|kabbale}}. Malgré tout cela, il souffrait et cachait farouchement le ver qui lui rongeait le cœur. Xavier seul savait, parce qu’il avait parcouru un calvaire identique. Fredi croulait parce que le besoin physique sans cesse renouvelé le harcelait. Il avait d’abord sillonné le bois de Boulogne, arrêté par les promeneurs solitaires et parmi ceux-là, il découvrit, un jour, un ami de passage. Dans l’impossibilité de se confier à un inconnu qui d’ailleurs manifestait tout autant de méfiance que lui, il avait fixé un rendez-vous, pour le soir même, encore dans le bois.<noinclude></noinclude> p313nygowj04k87yoz8nq5rqzghc7rq Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/209 104 4938472 15914982 2026-07-11T06:56:06Z SodiumBot 145972 /* Page non corrigée */ Cunegonde1: split automated match and split edit, revert if incorrect 15914982 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude><nowiki/> Et aussitôt après-dîner, il s’était enfui, sautant dans un taxi qui le mena près de sa destination. Il retrouva le compagnon dans un taillis et là, il connut les affres de la peur en même temps que les joies de la chair. Il rentra chez lui, absolument honteux de lui-même. Mais il lui était désormais interdit de résister ; il lui fallait presque sa pitance quotidienne pour qu’il eut le calme nécessaire à son travail. Pendant près d’un mois, il retourna chaque soir au bois, changeant parfois de compagnon, suivant les hasards de l’heure et aussi courant tous les risques. L’hiver était revenu, glacial ; il dut abandonner ces promenades vespérales et il ne lui resta plus aucun moyen de renouvellement. Triste, il chercha autre chose et découvrit d’autres lieux de rendez-vous où des inconnus faisaient une brève connaissance. Ce fut alors la turpitude des hôtels garnis où souvent il se voyait rabroué par un patron pudique. Mais quand il revenait au logis, il était transformé, la gaîté reconquise, le sang-froid revenu, l’intelligence claire.<noinclude></noinclude> mjrmzt43y7e93pccz9dctz3mm5v80gw 15915361 15914982 2026-07-11T08:33:14Z Cunegonde1 52509 /* Corrigée */ 15915361 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude><nowiki/> Et aussitôt après-dîner, il s’était enfui, sautant dans un taxi qui le mena près de sa destination. Il retrouva le compagnon dans un taillis et là, il connut les affres de la peur en même temps que les joies de la chair. Il rentra chez lui, absolument honteux de lui-même. Mais il lui était désormais interdit de résister ; il lui fallait presque sa pitance quotidienne pour qu’il eut le calme nécessaire à son travail. Pendant près d’un mois, il retourna chaque soir au bois, changeant parfois de compagnon, suivant les hasards de l’heure et aussi courant tous les risques. L’hiver était revenu, glacial ; il dut abandonner ces promenades vespérales et il ne lui resta plus aucun moyen de renouvellement. Triste, il chercha autre chose et découvrit d’autres lieux de rendez-vous où des inconnus faisaient une brève connaissance. Ce fut alors la turpitude des hôtels garnis où souvent il se voyait rabroué par un patron pudique. Mais quand il revenait au logis, il était transformé, la gaîté reconquise, le sang-froid revenu, l’intelligence claire.<noinclude></noinclude> 35evpmcwxdn9leo387mvud5npw5rx7n Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/210 104 4938473 15914983 2026-07-11T06:56:16Z SodiumBot 145972 /* Page non corrigée */ Cunegonde1: split automated match and split edit, revert if incorrect 15914983 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude><nowiki/> Comme ces fugues avaient généralement lieu le soir, dès son retour il se mettait en kimono et s’attablait devant ses papiers. Xavier l’enviait et il finit par l’accompagner de temps à autres, traînant ses cheveux gris au bord des ruisseaux. Il ne possédait plus la beauté juvénile de Fredi, aussi ses succès étaient-ils plus rares. Renseigné, le jeune homme savait qu’il lui était aisé de faire des relations soutenues dans ce monde spécial. Une fierté le retenait, se refusant à se mêler aux prostitués. C’est pourquoi il fuyait les bains turcs et autres établissements du même genre. Jamais il ne rentrait en un de ces bars aux rideaux de soie claire où des éphèbes, avec des {{Corr|voix fillettes|voix de fillettes}}, promenaient leur déchéance. Tout cela lui semblait ridicule, bien mieux, odieux. Il n’admettait point que l’on jouât avec un état suffisamment triste par lui-même, sans y ajouter la honte d’une comédie mal jouée. Pour ces éphèbes qui se livraient à un véritable métier, il n’avait que mépris et les fuyait résolument. Cependant ses courses le ramenaient {{tiret|fatale|ment}}<noinclude></noinclude> 6n701y4ffp167gbw647wbsytouo3oit 15915362 15914983 2026-07-11T08:33:20Z Cunegonde1 52509 /* Corrigée */ 15915362 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude><nowiki/> Comme ces fugues avaient généralement lieu le soir, dès son retour il se mettait en kimono et s’attablait devant ses papiers. Xavier l’enviait et il finit par l’accompagner de temps à autres, traînant ses cheveux gris au bord des ruisseaux. Il ne possédait plus la beauté juvénile de Fredi, aussi ses succès étaient-ils plus rares. Renseigné, le jeune homme savait qu’il lui était aisé de faire des relations soutenues dans ce monde spécial. Une fierté le retenait, se refusant à se mêler aux prostitués. C’est pourquoi il fuyait les bains turcs et autres établissements du même genre. Jamais il ne rentrait en un de ces bars aux rideaux de soie claire où des éphèbes, avec des {{Corr|voix fillettes|voix de fillettes}}, promenaient leur déchéance. Tout cela lui semblait ridicule, bien mieux, odieux. Il n’admettait point que l’on jouât avec un état suffisamment triste par lui-même, sans y ajouter la honte d’une comédie mal jouée. Pour ces éphèbes qui se livraient à un véritable métier, il n’avait que mépris et les fuyait résolument. Cependant ses courses le ramenaient {{tiret|fatale|ment}}<noinclude></noinclude> 7efqwwpc83o4l5mtczs2h9mjyggpdxh Page:Mémoires de l’Académie des sciences, Tome 28.djvu/478 104 4938474 15914984 2026-07-11T06:56:23Z Hilarion~frwiki 89559 /* Corrigée */ 15914984 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Hilarion~frwiki" /></noinclude><nowiki /> {{c|''Formules de transformation.|mt=2em|mb=1em|fs=110%|ff=serif}} On remplace {{g|<math>\begin{align} e&\cos(4h+4g+5l-4h'-4g'-4l')\text{ par}\\ &\left(\frac9{16}-\frac9{4}\gamma^2+\frac{291}{16}e^2-\frac{153}{32}e'^2\right)\frac{n'^4}{n^4}+\left(\frac{33}{20}-\frac{33}{5}\gamma^2+\frac{2335}{32}e^2-\frac{4227}{80}e'^2\right)\frac{n'^5}{n^5}\\ &+\frac{46303}{6400}\frac{n'^6}{n^6}+\frac{478249}{24000}\frac{n'^7}{n^7}+\frac7{32}\frac{n'^2}{n^2}\cdot\frac{a^2}{a'^2}+\frac7{40}\frac{n'^3}{n^3}\cdot\frac{a^2}{a'^2}\\ \\ &+e\cos(4h+4g+5l-4h'-4g'-4l')\\ &-\left[\frac{1221}{64}e^2\frac{n'^4}{n^4}+\frac{23027}{320}e^2\frac{n'^5}{n^5}\right]\cos2(4h+4g+5l-4h'-4g'-4l')\,; \end{align}</math>|fs=70%}} {{g|<math>\begin{align} e&\sin(4h+4g+5l-4h'-4g'-4l')\text{ par}\\ e&\sin(4h+4g+5l-4h'-4g'-4l')\\ -&\left[\frac{1221}{64}e^2\frac{n'^4}{n^4}+\frac{23027}{320}e^2\frac{n'^5}{n^5}\right]\sin2(4h+4g+5l-4h'-4g'-4l')\,; \end{align}</math>|fs=70%}} {{g|<math>\begin{align} a&\text{ par}\\ a&\left\{1+\left[\left(\frac{45}8e-\frac{45}2\gamma^2e+\frac{255}{32}e^3-\frac{765}{16}ee'^2\right)\frac{n'^4}{n^4}\right.\right.\\ &\qquad\qquad +\left(\frac{33}2e-66\gamma^2e+\frac{1907}{32}e^3-\frac{4227}8ee'^2\right)\frac{n'^5}{n^5}\\ &\qquad\qquad +\frac{46303}{640}e\frac{n'^6}{n^6}+\frac{478249}{2400}e\frac{n'^7}{n^7}+\frac{35}{16}e\frac{n'^2}{n^2}\cdot\frac{a^2}{a'^2}\\ &\qquad\qquad\qquad\qquad\qquad\qquad\qquad\qquad \left.\left.+\frac74e\frac{n'^3}{n^3}\cdot\frac{a^2}{a'^2}\right]\cos(4h+4g+5l-4h'-4g'-4l')\right\}\,; \end{align}</math>|fs=70%}} {{g|<math>\begin{align} \gamma^2&\text{ par}\\ \gamma^2&-\left[\frac94\gamma^2e\frac{n'^4}{n^4}+\frac{33}{5}\gamma^2e\frac{n'^5}{n^5}\right]\cos(4h+4g+5l-4h'-4g'-4l')\,; \end{align}</math>|fs=70%}} {{g|<math>\begin{align} h+g+l&\text{ par}\\ h+g+l&-\left[\left(\frac{225}{32}e-\frac{207}8\gamma^2e+\frac{591}{64}e^3-\frac{3825}{64}ee'^2\right)\frac{n'^4}{n^4}\right.\\ &\qquad\quad \left.+\frac{1023}{40}e\frac{n'^5}{n^5}+\frac{1713211}{12800}e\frac{n'^6}{n^6}+\frac{147}{64}e\frac{n'^2}{n^2}\cdot\frac{a^2}{a'^2}\right]\sin(4h+4g+5l-4h'-4g'-4l')\,; \end{align}</math>|fs=70%}}<noinclude> <references/></noinclude> nb2kl01ak3u752o3yrxjkzw5c19jney Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/211 104 4938475 15914985 2026-07-11T06:56:26Z SodiumBot 145972 /* Page non corrigée */ Cunegonde1: split automated match and split edit, revert if incorrect 15914985 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>{{tiret2|fatale|ment}} aux mêmes endroits et c’est ainsi qu’il fut confronté un soir, avec René. Mais un René bien changé, amaigri, l’orbite creuse, la pâleur des joues cachés par le fard et la poudre, les lèvres ravivées par le bâton de carmin. Il n’eut pas de pitié et reconnut avec mélancolie : — Tu devais finir de cette façon ! Devant lui, René se tenait gêné et timide. Il ne fit aucune difficulté pour avouer que désormais la prostitution restait son unique gagne-pain. Ses ressources pourtant étaient maigres, sous le veston pincé, il avait une chemise en lambeaux et noire de crasse parce qu’elle était unique. Tout, il est vrai, était à l’avenant. Fredi le quitta brusquement, en murmurant : — Bonne chance ! Il fuyait l’ancien ami, avec l’impression que son contact cachait la ''guigne.'' Il avait peur de tomber lui aussi à la même bassesse. En réfléchissant cependant, il se rassura, lui au moins conservait l’amour de son travail, ce qui devait toujours le sauver.<noinclude></noinclude> nt93q4ho1831uk7qxm3jqe9ey2ntu43 15915363 15914985 2026-07-11T08:33:27Z Cunegonde1 52509 /* Corrigée */ 15915363 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude>{{tiret2|fatale|ment}} aux mêmes endroits et c’est ainsi qu’il fut confronté un soir, avec René. Mais un René bien changé, amaigri, l’orbite creuse, la pâleur des joues cachés par le fard et la poudre, les lèvres ravivées par le bâton de carmin. Il n’eut pas de pitié et reconnut avec mélancolie : — Tu devais finir de cette façon ! Devant lui, René se tenait gêné et timide. Il ne fit aucune difficulté pour avouer que désormais la prostitution restait son unique gagne-pain. Ses ressources pourtant étaient maigres, sous le veston pincé, il avait une chemise en lambeaux et noire de crasse parce qu’elle était unique. Tout, il est vrai, était à l’avenant. Fredi le quitta brusquement, en murmurant : — Bonne chance ! Il fuyait l’ancien ami, avec l’impression que son contact cachait la ''guigne.'' Il avait peur de tomber lui aussi à la même bassesse. En réfléchissant cependant, il se rassura, lui au moins conservait l’amour de son travail, ce qui devait toujours le sauver.<noinclude></noinclude> 6o92d3rotd53hdrlrqqtmiztnalcnz6 Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/212 104 4938476 15914986 2026-07-11T06:56:36Z SodiumBot 145972 /* Page non corrigée */ Cunegonde1: split automated match and split edit, revert if incorrect 15914986 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude><nowiki/> Ce soir-là, il rentra immédiatement, ne souhaitant plus les hasards d’une rencontre. Quelques jours, il resta dans une sorte d’incertitude sensuelle. Cet incident douloureux avait passagèrement tué le désir. Mais il se rendit compte rapidement que le ver rongeur était toujours présent. En effet, pendant cette période de continence, il ne jouit plus de la même lucidité d’esprit, une sorte de nonchalance le faisait paresseux aux heures du travail. Les mots lui venaient difficilement, ses recherches étaient pénibles. Il constata cet état avec effroi, il se vit {{Corr|ligotté|ligoté}} à sa faiblesse, ce que d’autres auraient appelé son vice. Mais lui savait bien que l’imagination n’avait aucune part dans ce besoin, au contraire, il aurait ressemblé au commun des mortels et il lui semblait qu’il aurait été splendidement heureux dans les bras d’une femme. L’impossibilité de remonter le courant lui était affirmé définitivement. Il connaissait son insensibilité normale et sa sensibilité anormale. Il savait qu’il ne vibrait point par les procédés ordinaires et que même le rêve ne lui apportait aucune satisfaction physique, ne lui procurant<noinclude></noinclude> pl56fa2y9qrsi9qy9rr2zf38pg1b24x 15915364 15914986 2026-07-11T08:33:34Z Cunegonde1 52509 /* Corrigée */ 15915364 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude><nowiki/> Ce soir-là, il rentra immédiatement, ne souhaitant plus les hasards d’une rencontre. Quelques jours, il resta dans une sorte d’incertitude sensuelle. Cet incident douloureux avait passagèrement tué le désir. Mais il se rendit compte rapidement que le ver rongeur était toujours présent. En effet, pendant cette période de continence, il ne jouit plus de la même lucidité d’esprit, une sorte de nonchalance le faisait paresseux aux heures du travail. Les mots lui venaient difficilement, ses recherches étaient pénibles. Il constata cet état avec effroi, il se vit {{Corr|ligotté|ligoté}} à sa faiblesse, ce que d’autres auraient appelé son vice. Mais lui savait bien que l’imagination n’avait aucune part dans ce besoin, au contraire, il aurait ressemblé au commun des mortels et il lui semblait qu’il aurait été splendidement heureux dans les bras d’une femme. L’impossibilité de remonter le courant lui était affirmé définitivement. Il connaissait son insensibilité normale et sa sensibilité anormale. Il savait qu’il ne vibrait point par les procédés ordinaires et que même le rêve ne lui apportait aucune satisfaction physique, ne lui procurant<noinclude></noinclude> bfv28bbodbpa1q68uz9tjqrxdgca9jx Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/213 104 4938477 15914987 2026-07-11T06:56:46Z SodiumBot 145972 /* Page non corrigée */ Cunegonde1: split automated match and split edit, revert if incorrect 15914987 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>que l’espoir de réaliser le plaisir dans un avenir plus ou moins proche. L’idée lui était venue, une fois, de consulter un médecin recommandé par l’une de ses rencontres fortuites. L’homme de l’art lui assura piteusement qu’il n’y avait rien à faire et le conduisit à sa chaise longue. Ce fut toute la rémunération qu’il réclamât pour cette consultation. Fredi y retourna sous prétexte de bobos, mais surtout attiré par la chaise longue. Ainsi sa vie s’écoulait en cahots continus ; de liaison fixe, durable, il n’en découvrait. Il semblait qu’une malchance, à ce propos, s’était accrochée à lui. Ce fut Xavier qui lui indiqua la route à suivre avec sa tranquillité de vieil homme. — Mon pauvre ami, il est inutile de se montrer plus honnête que son époque. Dis-toi bien que tu es un paria, et si on connaissait ton secret, même beaucoup parmi ceux qui ont profité de toi, te cracheraient au visage par respect humain. Combien y en a-t-il de ces individus en amour que tu as fréquentés un soir et qui, le lendemain, au jour, ont feint de ne pas te reconnaître. Fais de même, procure-toi ce que tu as besoin<noinclude></noinclude> roude3svhv7hcx2rrosn67kfm2otve6 15915365 15914987 2026-07-11T08:33:40Z Cunegonde1 52509 /* Corrigée */ 15915365 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude>que l’espoir de réaliser le plaisir dans un avenir plus ou moins proche. L’idée lui était venue, une fois, de consulter un médecin recommandé par l’une de ses rencontres fortuites. L’homme de l’art lui assura piteusement qu’il n’y avait rien à faire et le conduisit à sa chaise longue. Ce fut toute la rémunération qu’il réclamât pour cette consultation. Fredi y retourna sous prétexte de bobos, mais surtout attiré par la chaise longue. Ainsi sa vie s’écoulait en cahots continus ; de liaison fixe, durable, il n’en découvrait. Il semblait qu’une malchance, à ce propos, s’était accrochée à lui. Ce fut Xavier qui lui indiqua la route à suivre avec sa tranquillité de vieil homme. — Mon pauvre ami, il est inutile de se montrer plus honnête que son époque. Dis-toi bien que tu es un paria, et si on connaissait ton secret, même beaucoup parmi ceux qui ont profité de toi, te cracheraient au visage par respect humain. Combien y en a-t-il de ces individus en amour que tu as fréquentés un soir et qui, le lendemain, au jour, ont feint de ne pas te reconnaître. Fais de même, procure-toi ce que tu as besoin<noinclude></noinclude> 9seskrjumehoze2e4nsni90gnkl6ou3 Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/214 104 4938478 15914988 2026-07-11T06:56:56Z SodiumBot 145972 /* Page non corrigée */ Cunegonde1: split automated match and split edit, revert if incorrect 15914988 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>en te servant et de ta situation et de ton argent. Tout se paye aujourd’hui, même le silence. Fredi crut avoir compris et manifesta sa crainte que cela l’entraînât à des frais trop considérables. — Mais non, interrompit Xavier. Ce qu’il te faut, c’est un garçon vigoureux, susceptible de tenir le ménage, ou la place de {{Mme|Martin|nx}}. Certainement ta mère acceptera de se remettre à faire la cuisine. Plus tard on verra. — Un valet de chambre ? coupa Fredi. — Oui, un valet de chambre que tu formeras à tes goûts. Choisis-le parmi les jeunes étrangers venant chercher fortune en France. À côté de la chambre à coucher, il y a un cabinet de toilette dont tu ne te sers jamais. Tu l’installeras là, à proximité. Ce fut décidé immédiatement et Fredi s’en fut à un bureau de placement du centre. Il eut le jour même, un vague tchèque ignorant de tout métier et qui n’avait goûté depuis son arrivée en France qu’à la plus affreuse des misères. L’offre lui parut royale, il accepta incontinent et le soir s’installait. Le lendemain, on l’affublait d’un gilet rayé,<noinclude></noinclude> nu4kp7jvsmtig1xtckkcenrppz03xt9 15915366 15914988 2026-07-11T08:33:47Z Cunegonde1 52509 /* Corrigée */ 15915366 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude>en te servant et de ta situation et de ton argent. Tout se paye aujourd’hui, même le silence. Fredi crut avoir compris et manifesta sa crainte que cela l’entraînât à des frais trop considérables. — Mais non, interrompit Xavier. Ce qu’il te faut, c’est un garçon vigoureux, susceptible de tenir le ménage, ou la place de {{Mme|Martin|nx}}. Certainement ta mère acceptera de se remettre à faire la cuisine. Plus tard on verra. — Un valet de chambre ? coupa Fredi. — Oui, un valet de chambre que tu formeras à tes goûts. Choisis-le parmi les jeunes étrangers venant chercher fortune en France. À côté de la chambre à coucher, il y a un cabinet de toilette dont tu ne te sers jamais. Tu l’installeras là, à proximité. Ce fut décidé immédiatement et Fredi s’en fut à un bureau de placement du centre. Il eut le jour même, un vague tchèque ignorant de tout métier et qui n’avait goûté depuis son arrivée en France qu’à la plus affreuse des misères. L’offre lui parut royale, il accepta incontinent et le soir s’installait. Le lendemain, on l’affublait d’un gilet rayé,<noinclude></noinclude> ptatmvq0cnm5unpv9dly1rtrvlmifog Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/215 104 4938479 15914989 2026-07-11T06:57:06Z SodiumBot 145972 /* Page non corrigée */ Cunegonde1: split automated match and split edit, revert if incorrect 15914989 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>d’un tablier vert et {{Mme|Masseret|nx}} elle-même lui mettait un balai dans la main. La besogne de la journée fut achevée à deux heures de l’après-midi et le brave Stéphane Haukasladani n’eut plus qu’à paresser voluptueusement. Fredi le laissa ainsi huit jours, afin qu’il se rendit compte de l’excellence de l’emploi. Stéphane crut bientôt en effet, être ainsi définitivement au Paradis. Il travaillait peu, mangeait et buvait copieusement et personne ne le brusquait. Comme il était jeune et naïf, il aima ses maîtres, leur vouant un sincère attachement. Lorsque Fredi fut certain de ce fait, il se hasarda un soir. Ayant quitté le kimono superflu, il se glissa dans le cabinet où Stéphane s’apprêtait à se coucher. Le brave garçon n’eut aucun étonnement ; il était fort au courant de ces choses. Et puisque son maître, si bon, faisait appel à sa bienveillance il se garda de refuser. Mais il prit goût, instantanément, et ce fut lui qui empêcha Fredi de regagner sa chambre. Dès ce soir-là, ce fut arrangé entre eux, {{Corr|Stephane|Stéphane}} abandonnerait le cabinet de toilette et de<noinclude></noinclude> 8h6jqz3x3bm1g0z7faniifiz6uvkj5x 15915367 15914989 2026-07-11T08:33:55Z Cunegonde1 52509 /* Corrigée */ 15915367 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude>d’un tablier vert et {{Mme|Masseret|nx}} elle-même lui mettait un balai dans la main. La besogne de la journée fut achevée à deux heures de l’après-midi et le brave Stéphane Haukasladani n’eut plus qu’à paresser voluptueusement. Fredi le laissa ainsi huit jours, afin qu’il se rendit compte de l’excellence de l’emploi. Stéphane crut bientôt en effet, être ainsi définitivement au Paradis. Il travaillait peu, mangeait et buvait copieusement et personne ne le brusquait. Comme il était jeune et naïf, il aima ses maîtres, leur vouant un sincère attachement. Lorsque Fredi fut certain de ce fait, il se hasarda un soir. Ayant quitté le kimono superflu, il se glissa dans le cabinet où Stéphane s’apprêtait à se coucher. Le brave garçon n’eut aucun étonnement ; il était fort au courant de ces choses. Et puisque son maître, si bon, faisait appel à sa bienveillance il se garda de refuser. Mais il prit goût, instantanément, et ce fut lui qui empêcha Fredi de regagner sa chambre. 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Ayant quitté le kimono superflu, il se glissa dans le cabinet où Stéphane s’apprêtait à se coucher. Le brave garçon n’eut aucun étonnement ; il était fort au courant de ces choses. Et puisque son maître, si bon, faisait appel à sa bienveillance il se garda de refuser. Mais il prit goût, instantanément, et ce fut lui qui empêcha Fredi de regagner sa chambre. Dès ce soir-là, ce fut arrangé entre eux, {{Corr|Ste-/phane|Stéphane}} abandonnerait le cabinet de toilette et de<noinclude></noinclude> fki600iktghcv5t28pcx15ova2ikdqb Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/216 104 4938480 15914990 2026-07-11T06:57:16Z SodiumBot 145972 /* Page non corrigée */ Cunegonde1: split automated match and split edit, revert if incorrect 15914990 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>cette façon, il y aurait un lit de moins à arranger chaque matin. Le dimanche suivant, Stéphane s’autorisa sa première sortie. Il était splendidement vêtu de costumes ayant appartenu à Fredi. Rien n’y manquait, depuis les chaussettes jusqu’à la cravate et le chapeau. Il saisit encore mieux toute la bienveillance du hasard qui l’avait conduit rue du Moulin Vert. Fredi fut heureux également, il retrouvait enfin la quiétude nécessaire au labeur quotidien. Les soucis s’enfuirent de son esprit, il mena une existence régulière de bourgeois rangé et eut la sympathie de tous les honnêtes gens qui le connaissaient. {{Mme|Masseret|nx}} cependant, surprit un matin, le grand secret. Elle se sauva pour pleurer dans sa chambre. Mais elle se consola rapidement et séchant ses larmes, balbutia : — C’est mieux ainsi, comme cela, il ne se {{Corr|marira|mariera}} pas et me restera. Et lorsque Xavier avait quelques économies, il les portait à Stéphane qui, abandonnant le balai ou le plumeau, le rendait heureux pendant quelques minutes.<noinclude></noinclude> mv8aaaw33nj2kzeup1t3juryt94pw1t 15915368 15914990 2026-07-11T08:34:01Z Cunegonde1 52509 /* Corrigée */ 15915368 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude>cette façon, il y aurait un lit de moins à arranger chaque matin. Le dimanche suivant, Stéphane s’autorisa sa première sortie. Il était splendidement vêtu de costumes ayant appartenu à Fredi. Rien n’y manquait, depuis les chaussettes jusqu’à la cravate et le chapeau. Il saisit encore mieux toute la bienveillance du hasard qui l’avait conduit rue du Moulin Vert. Fredi fut heureux également, il retrouvait enfin la quiétude nécessaire au labeur quotidien. Les soucis s’enfuirent de son esprit, il mena une existence régulière de bourgeois rangé et eut la sympathie de tous les honnêtes gens qui le connaissaient. {{Mme|Masseret|nx}} cependant, surprit un matin, le grand secret. Elle se sauva pour pleurer dans sa chambre. Mais elle se consola rapidement et séchant ses larmes, balbutia : — C’est mieux ainsi, comme cela, il ne se {{Corr|marira|mariera}} pas et me restera. 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La petite Lotte, 1907.pdf/1 104 4938484 15915000 2026-07-11T07:03:37Z FreeCorp 50516 /* Sans texte */ 15915000 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="0" user="FreeCorp" /></noinclude><noinclude> <references/></noinclude> 5i38tsofy35f1ltd9o0h4vticbhl04y Page:Bodève - La petite Lotte, 1907.pdf/2 104 4938485 15915001 2026-07-11T07:03:47Z FreeCorp 50516 /* Sans texte */ 15915001 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="0" user="FreeCorp" /></noinclude><noinclude> <references/></noinclude> 5i38tsofy35f1ltd9o0h4vticbhl04y Page:Bodève - La petite Lotte, 1907.pdf/3 104 4938486 15915002 2026-07-11T07:03:57Z FreeCorp 50516 /* Sans texte */ 15915002 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="0" user="FreeCorp" /></noinclude><noinclude> <references/></noinclude> 5i38tsofy35f1ltd9o0h4vticbhl04y Page:Bodève - La petite Lotte, 1907.pdf/4 104 4938487 15915003 2026-07-11T07:04:04Z FreeCorp 50516 /* Sans texte */ 15915003 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="0" user="FreeCorp" /></noinclude><noinclude> <references/></noinclude> 5i38tsofy35f1ltd9o0h4vticbhl04y Page:Bodève - 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Fredi en ménage, 1930.djvu/221 104 4938491 15915013 2026-07-11T07:08:35Z Cunegonde1 52509 /* Page non corrigée */ Page créée avec « __NOTOC__ {{TDM}} {{CorpsTdM|largeur=90%|largeurp=50|indentation=-1|espace=0.5em ||[[Fredi en ménage/01|Chapitre I]] |{{pli|5|4}} ||[[Fredi en ménage/02|Chapitre II]] |{{pli|17|4}} ||[[Fredi en ménage/03|Chapitre III]] |{{pli|29|4}} ||[[Fredi en ménage/04|Chapitre IV]] |{{pli|43|4}} ||[[Fredi en ménage/05|Chapitre V]] |{{pli|59|4}} ||[[Fredi en ménage/06|Chapitre VI]] |{{pli|73|4}} ||[[Fredi en ménage/07|Chapitre VII]] |{{pli|85|6}} ||Fredi en ménage/... 15915013 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Cunegonde1" /></noinclude>__NOTOC__ {{TDM}} {{CorpsTdM|largeur=90%|largeurp=50|indentation=-1|espace=0.5em ||[[Fredi en ménage/01|Chapitre I]] |{{pli|5|4}} ||[[Fredi en ménage/02|Chapitre II]] |{{pli|17|4}} ||[[Fredi en ménage/03|Chapitre III]] |{{pli|29|4}} ||[[Fredi en ménage/04|Chapitre IV]] |{{pli|43|4}} ||[[Fredi en ménage/05|Chapitre V]] |{{pli|59|4}} ||[[Fredi en ménage/06|Chapitre VI]] |{{pli|73|4}} ||[[Fredi en ménage/07|Chapitre VII]] |{{pli|85|6}} ||[[Fredi en ménage/08|Chapitre VIII]] |{{pli|101|8}} ||[[Fredi en ménage/09|Chapitre IX]] |{{pli|113|8}} ||[[Fredi en ménage/10|Chapitre X]] |{{pli|125|8}} ||[[Fredi en ménage/11|Chapitre XI]] |{{pli|139|8}} ||[[Fredi en ménage/12|Chapitre XII]] |{{pli|153|8}} ||[[Fredi en ménage/13|Chapitre XIII]] |{{pli|165|8}} ||[[Fredi en ménage/14|Chapitre XIV]] |{{pli|179|8}} ||[[Fredi en ménage/15|Chapitre XV]] |{{pli|197|10}} }}<noinclude> <references/></noinclude> rndv86kmoudngnqdul1in72u8tmkwel 15915390 15915013 2026-07-11T08:45:07Z Cunegonde1 52509 /* Corrigée */ 15915390 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude>__NOTOC__ {{TDM}} {{CorpsTdM|largeur=90%|largeurp=50|indentation=-1|espace=0.5em ||[[Fredi en ménage/01|Chapitre I]] |{{pli|5|4}} ||[[Fredi en ménage/02|Chapitre II]] |{{pli|17|4}} ||[[Fredi en ménage/03|Chapitre III]] |{{pli|29|4}} ||[[Fredi en ménage/04|Chapitre IV]] |{{pli|43|4}} ||[[Fredi en ménage/05|Chapitre V]] |{{pli|59|4}} ||[[Fredi en ménage/06|Chapitre VI]] |{{pli|73|4}} ||[[Fredi en ménage/07|Chapitre VII]] |{{pli|85|6}} ||[[Fredi en ménage/08|Chapitre VIII]] |{{pli|101|8}} ||[[Fredi en ménage/09|Chapitre IX]] |{{pli|113|8}} ||[[Fredi en ménage/10|Chapitre X]] |{{pli|125|8}} ||[[Fredi en ménage/11|Chapitre XI]] |{{pli|139|8}} ||[[Fredi en ménage/12|Chapitre XII]] |{{pli|153|8}} ||[[Fredi en ménage/13|Chapitre XIII]] |{{pli|165|8}} ||[[Fredi en ménage/14|Chapitre XIV]] |{{pli|179|8}} ||[[Fredi en ménage/15|Chapitre XV]] |{{pli|197|10}} }}<noinclude> <references/></noinclude> kyerb991q8ul12av67nwbzl2ltguqos Page:Des Vignons - 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La religion est désavouée en tant que torce nationale ou politique, elle n’est supportée qu’en tant qu’ « affaire de conscience ». S’il y a une politique à laquelle ce régime inconstant aura été fidèle, c’est celle-là. Par le divorce, par l’école, par l’extension indéfinie du domaine matériel de l’Etat (d’un État qu’agitait cet esprit révolutionnaire), par l’action croissante du... » 15915029 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Hektor" /></noinclude>{{tiret2|l’irré|ligion}} de l’État. La religion est désavouée en tant que torce nationale ou politique, elle n’est supportée qu’en tant qu’ « affaire de conscience ». S’il y a une politique à laquelle ce régime inconstant aura été fidèle, c’est celle-là. Par le divorce, par l’école, par l’extension indéfinie du domaine matériel de l’Etat (d’un État qu’agitait cet esprit révolutionnaire), par l’action croissante du fisc en matière de successions, les traditions morales, les ressources physiques des foyers furent méthodiquement saccagées. Est-il possible d’imaginer que c’est le programme d’un tel avenir que le père Hugo put chanter : Semons ! — Semons" ;le gland, et qu’il soit chêne immense ! Semons le droit ; qu’il soit bonheur, gloire et clarté ! Semons l’homme, et qu’il soit peuple ! Semons la France’. Le poète aurait pu se répondre qu’il ne naît plus d’oiseaux quand on brûle les nids. Qui détruit les foyers arrête la naissance des hommes. C’est en démolissant la maison que l’on a su et pu exténuer la race. Ces grandes causes de l’affaiblissement de notre population sont liées de près au corps d’idées et de lois qui forment l’être et l’esprit de la République. On s’en rend compte en prenant garde au peu de succès, au peu de portée, ou au mauvais succès, à la portée faible et fausse des quelques lois dites sociales que le régime a édictées dans des heures de distraction favorable : la loi Ribot sur le bien de famille fonctionne à peine ; l’organisation ouvrière a été conçue de manière à rendre inévitable la guerre des classes ; les lois d’assistance et de retraite obèrent communes et départements, démoralisent souvent les individus. Les tendances sociales de la législation sont anti-sociales dans leurs effets. Les quelques progrès enregistrés dans cet ordre par certaines caisses de syndicats et de mutualités agricoles sont dus à l’énergie héroïque de particuliers, mais ils n’ont exercé aucune action sur le mouvement de la population. La natalité avait contre soi l’ensemble des institutions et les mœurs que les institutions déterminent. A défaut d’une population puissante, la République nous a-t -elle donné de la puissance sur les choses et, à défaut de force numérique, la force économique ? Le développement de l’économie nationale a-t-il gagné eu qualité ce qu’il perdait du côté 1. Au chêne symbolique des Etats-Unis d’Europe, 14 juillet 1870.<noinclude> <references/></noinclude> 4zto0uo36essnudw42t2p134bmyflmw 15915030 15915029 2026-07-11T07:15:14Z Hektor 294 15915030 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Hektor" />{{nr||{{sc|discours préliminaire}}|{{rom|xxxix|39}}}}</noinclude>{{tiret2|l’irré|ligion}} de l’État. La religion est désavouée en tant que torce nationale ou politique, elle n’est supportée qu’en tant qu’ « affaire de conscience ». S’il y a une politique à laquelle ce régime inconstant aura été fidèle, c’est celle-là. 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On s’en rend compte en prenant garde au peu de succès, au peu de portée, ou au mauvais succès, à la portée faible et fausse des quelques lois dites sociales que le régime a édictées dans des heures de distraction favorable : la loi Ribot sur le bien de famille fonctionne à peine ; l’organisation ouvrière a été conçue de manière à rendre inévitable la guerre des classes ; les lois d’assistance et de retraite obèrent communes et départements, démoralisent souvent les individus. Les tendances sociales de la législation sont anti-sociales dans leurs effets. Les quelques progrès enregistrés dans cet ordre par certaines caisses de syndicats et de mutualités agricoles sont dus à l’énergie héroïque de particuliers, mais ils n’ont exercé aucune action sur le mouvement de la population. La natalité avait contre soi l’ensemble des institutions et les mœurs que les institutions déterminent. 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On s’en rend compte en prenant garde au peu de succès, au peu de portée, ou au mauvais succès, à la portée faible et fausse des quelques lois dites sociales que le régime a édictées dans des heures de distraction favorable : la loi Ribot sur le bien de famille fonctionne à peine ; l’organisation ouvrière a été conçue de manière à rendre inévitable la guerre des classes ; les lois d’assistance et de retraite obèrent communes et départements, démoralisent souvent les individus. Les tendances sociales de la législation sont anti-sociales dans leurs effets. Les quelques progrès enregistrés dans cet ordre par certaines caisses de syndicats et de mutualités agricoles sont dus à l’énergie héroïque de particuliers, mais ils n’ont exercé aucune action sur le mouvement de la population. La natalité avait contre soi l’ensemble des institutions et les mœurs que les institutions déterminent. À défaut d’une population puissante, la République nous a-t-elle donné de la puissance sur les choses et, à défaut de force numérique, la force économique ? Le développement de l’économie nationale a-t-il gagné en qualité ce qu’il perdait du côté 1. Au chêne symbolique des États-Unis d’Europe, 14 juillet 1870.<noinclude> <references/></noinclude> b2t4renemy7cozitx3jjif1csnh1z09 15915037 15915035 2026-07-11T07:17:48Z Hektor 294 15915037 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Hektor" />{{nr||{{sc|discours préliminaire}}|{{rom|xxxix|39}}}}</noinclude>{{tiret2|l’irré|ligion}} de l’État. La religion est désavouée en tant que force nationale ou politique, elle n’est supportée qu’en tant qu’ « affaire de conscience ». S’il y a une politique à laquelle ce régime inconstant aura été fidèle, c’est celle-là. 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On s’en rend compte en prenant garde au peu de succès, au peu de portée, ou au mauvais succès, à la portée faible et fausse des quelques lois dites sociales que le régime a édictées dans des heures de distraction favorable : la loi Ribot sur le bien de famille fonctionne à peine ; l’organisation ouvrière a été conçue de manière à rendre inévitable la guerre des classes ; les lois d’assistance et de retraite obèrent communes et départements, démoralisent souvent les individus. Les tendances sociales de la législation sont anti-sociales dans leurs effets. Les quelques progrès enregistrés dans cet ordre par certaines caisses de syndicats et de mutualités agricoles sont dus à l’énergie héroïque de particuliers, mais ils n’ont exercé aucune action sur le mouvement de la population. La natalité avait contre soi l’ensemble des institutions et les mœurs que les institutions déterminent. À défaut d’une population puissante, la République nous a-t-elle donné de la puissance sur les choses et, à défaut de force numérique, la force économique ? Le développement de l’économie nationale a-t-il gagné en qualité ce qu’il perdait du côté 1. Au chêne symbolique des États-Unis d’Europe, 14 juillet 1870.<noinclude> <references/></noinclude> ajh3ypc7z2c50qdof0k3f7n0tvak0h4 15915047 15915037 2026-07-11T07:19:50Z Hektor 294 15915047 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Hektor" />{{nr||{{sc|discours préliminaire}}|{{rom|xxxix|39}}}}</noinclude>{{tiret2|l’irré|ligion}} de l’État. La religion est désavouée en tant que force nationale ou politique, elle n’est supportée qu’en tant qu’ « affaire de conscience ». S’il y a une politique à laquelle ce régime inconstant aura été fidèle, c’est celle-là. Par le divorce, par l’école, par l’extension indéfinie du domaine matériel de l’État (d’un État qu’agitait cet esprit révolutionnaire), par l’action croissante du fisc en matière de successions, les traditions morales, les ressources physiques des foyers furent méthodiquement saccagées. Est-il possible d’imaginer que c’est le programme d’un tel avenir que le père Hugo put chanter : {{pom|Semons ! — Semons le gland, et qu’il soit chêne immense ! Semons le droit ; qu’il soit bonheur, gloire et clarté ! Semons l’homme, et qu’il soit peuple ! Semons la France !|m=2m}} Le poète aurait pu se répondre qu’il ne naît plus d’oiseaux quand on brûle les nids. Qui détruit les foyers arrête la naissance des hommes. C’est en démolissant la maison que l’on a su et pu exténuer la race. Ces grandes causes de l’affaiblissement de notre population sont liées de près au corps d’idées et de lois qui forment l’être et l’esprit de la République. On s’en rend compte en prenant garde au peu de succès, au peu de portée, ou au mauvais succès, à la portée faible et fausse des quelques lois dites sociales que le régime a édictées dans des heures de distraction favorable : la loi Ribot sur le bien de famille fonctionne à peine ; l’organisation ouvrière a été conçue de manière à rendre inévitable la guerre des classes ; les lois d’assistance et de retraite obèrent communes et départements, démoralisent souvent les individus. Les tendances sociales de la législation sont anti-sociales dans leurs effets. Les quelques progrès enregistrés dans cet ordre par certaines caisses de syndicats et de mutualités agricoles sont dus à l’énergie héroïque de particuliers, mais ils n’ont exercé aucune action sur le mouvement de la population. La natalité avait contre soi l’ensemble des institutions et les mœurs que les institutions déterminent. À défaut d’une population puissante, la République nous a-t-elle donné de la puissance sur les choses et, à défaut de force numérique, la force économique ? Le développement de l’économie nationale a-t-il gagné en qualité ce qu’il perdait du côté 1. Au chêne symbolique des États-Unis d’Europe, 14 juillet 1870.<noinclude> <references/></noinclude> smr18436s59peuu3oc4ta3v0zehc1m2 15915048 15915047 2026-07-11T07:20:28Z Hektor 294 15915048 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Hektor" />{{nr||{{sc|discours préliminaire}}|{{rom|xxxix|39}}}}</noinclude>{{tiret2|l’irré|ligion}} de l’État. La religion est désavouée en tant que force nationale ou politique, elle n’est supportée qu’en tant qu’ « affaire de conscience ». S’il y a une politique à laquelle ce régime inconstant aura été fidèle, c’est celle-là. Par le divorce, par l’école, par l’extension indéfinie du domaine matériel de l’État (d’un État qu’agitait cet esprit révolutionnaire), par l’action croissante du fisc en matière de successions, les traditions morales, les ressources physiques des foyers furent méthodiquement saccagées. Est-il possible d’imaginer que c’est le programme d’un tel avenir que le père Hugo put chanter : {{pom|{{tab}}Semons ! — Semons le gland, et qu’il soit chêne immense ! {{tab}}Semons le droit ; qu’il soit bonheur, gloire et clarté ! {{tab}}Semons l’homme, et qu’il soit peuple ! Semons la France !|m=2m}} Le poète aurait pu se répondre qu’il ne naît plus d’oiseaux quand on brûle les nids. Qui détruit les foyers arrête la naissance des hommes. C’est en démolissant la maison que l’on a su et pu exténuer la race. Ces grandes causes de l’affaiblissement de notre population sont liées de près au corps d’idées et de lois qui forment l’être et l’esprit de la République. On s’en rend compte en prenant garde au peu de succès, au peu de portée, ou au mauvais succès, à la portée faible et fausse des quelques lois dites sociales que le régime a édictées dans des heures de distraction favorable : la loi Ribot sur le bien de famille fonctionne à peine ; l’organisation ouvrière a été conçue de manière à rendre inévitable la guerre des classes ; les lois d’assistance et de retraite obèrent communes et départements, démoralisent souvent les individus. Les tendances sociales de la législation sont anti-sociales dans leurs effets. Les quelques progrès enregistrés dans cet ordre par certaines caisses de syndicats et de mutualités agricoles sont dus à l’énergie héroïque de particuliers, mais ils n’ont exercé aucune action sur le mouvement de la population. La natalité avait contre soi l’ensemble des institutions et les mœurs que les institutions déterminent. À défaut d’une population puissante, la République nous a-t-elle donné de la puissance sur les choses et, à défaut de force numérique, la force économique ? Le développement de l’économie nationale a-t-il gagné en qualité ce qu’il perdait du côté 1. Au chêne symbolique des États-Unis d’Europe, 14 juillet 1870.<noinclude> <references/></noinclude> c0dn6kl4uo715k62k25ni52eyvw3dvu 15915055 15915048 2026-07-11T07:22:24Z Hektor 294 15915055 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Hektor" />{{nr||{{sc|discours préliminaire}}|{{rom|xxxix|39}}}}</noinclude>{{tiret2|l’irré|ligion}} de l’État. La religion est désavouée en tant que force nationale ou politique, elle n’est supportée qu’en tant qu’ « affaire de conscience ». S’il y a une politique à laquelle ce régime inconstant aura été fidèle, c’est celle-là. Par le divorce, par l’école, par l’extension indéfinie du domaine matériel de l’État (d’un État qu’agitait cet esprit révolutionnaire), par l’action croissante du fisc en matière de successions, les traditions morales, les ressources physiques des foyers furent méthodiquement saccagées. Est-il possible d’imaginer que c’est le programme d’un tel avenir que le père Hugo put chanter : {{pom|{{tab}}Semons ! — Semons le gland, et qu’il soit chêne immense ! {{tab}}Semons le droit ; qu’il soit bonheur, gloire et clarté ! {{tab}}Semons l’homme, et qu’il soit peuple ! Semons la France !|m=2m}} Le poète aurait pu se répondre qu’il ne naît plus d’oiseaux quand on brûle les nids. Qui détruit les foyers arrête la naissance des hommes. C’est en démolissant la maison que l’on a su et pu exténuer la race. Ces grandes causes de l’affaiblissement de notre population sont liées de près au corps d’idées et de lois qui forment l’être et l’esprit de la République. On s’en rend compte en prenant garde au peu de succès, au peu de portée, ou au mauvais succès, à la portée faible et fausse des quelques lois dites sociales que le régime a édictées dans des heures de distraction favorable : la loi Ribot sur le bien de famille fonctionne à peine ; l’organisation ouvrière a été conçue de manière à rendre inévitable la guerre des classes ; les lois d’assistance et de retraite obèrent communes et départements, démoralisent souvent les individus. Les tendances sociales de la législation sont anti-sociales dans leurs effets. Les quelques progrès enregistrés dans cet ordre par certaines caisses de syndicats et de mutualités agricoles sont dus à l’énergie héroïque de particuliers, mais ils n’ont exercé aucune action sur le mouvement de la population. La natalité avait contre soi l’ensemble des institutions et les mœurs que les institutions déterminent. À défaut d’une population puissante, la République nous a-t-elle donné de la puissance sur les choses et, à défaut de force numérique, la force économique ? Le développement de l’économie nationale a-t-il gagné en qualité ce qu’il perdait du côté 1. Au chêne symbolique des États-Unis d’Europe, 14 juillet 1870.<noinclude> <references/></noinclude> tf3i1i2yoj63hq716v3y13ja7s0kjid 15915060 15915055 2026-07-11T07:23:26Z Hektor 294 15915060 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Hektor" />{{nr||{{sc|discours préliminaire}}|{{rom|xxxix|39}}}}</noinclude>{{tiret2|l’irré|ligion}} de l’État. La religion est désavouée en tant que force nationale ou politique, elle n’est supportée qu’en tant qu’ « affaire de conscience ». S’il y a une politique à laquelle ce régime inconstant aura été fidèle, c’est celle-là. Par le divorce, par l’école, par l’extension indéfinie du domaine matériel de l’État (d’un État qu’agitait cet esprit révolutionnaire), par l’action croissante du fisc en matière de successions, les traditions morales, les ressources physiques des foyers furent méthodiquement saccagées. Est-il possible d’imaginer que c’est le programme d’un tel avenir que le père Hugo put chanter : {{pom|{{tab}}Semons ! — Semons le gland, et qu’il soit chêne immense ! {{tab}}Semons le droit ; qu’il soit bonheur, gloire et clarté ! {{tab}}Semons l’homme, et qu’il soit peuple ! Semons la France !<ref><i>Au chêne symbolique des États-Unis d’Europe</i>, 14 juillet 1870.</ref>|m=2m}} Le poète aurait pu se répondre qu’il ne naît plus d’oiseaux quand on brûle les nids. Qui détruit les foyers arrête la naissance des hommes. C’est en démolissant la maison que l’on a su et pu exténuer la race. Ces grandes causes de l’affaiblissement de notre population sont liées de près au corps d’idées et de lois qui forment l’être et l’esprit de la République. On s’en rend compte en prenant garde au peu de succès, au peu de portée, ou au mauvais succès, à la portée faible et fausse des quelques lois dites sociales que le régime a édictées dans des heures de distraction favorable : la loi Ribot sur le bien de famille fonctionne à peine ; l’organisation ouvrière a été conçue de manière à rendre inévitable la guerre des classes ; les lois d’assistance et de retraite obèrent communes et départements, démoralisent souvent les individus. Les tendances sociales de la législation sont anti-sociales dans leurs effets. Les quelques progrès enregistrés dans cet ordre par certaines caisses de syndicats et de mutualités agricoles sont dus à l’énergie héroïque de particuliers, mais ils n’ont exercé aucune action sur le mouvement de la population. La natalité avait contre soi l’ensemble des institutions et les mœurs que les institutions déterminent. À défaut d’une population puissante, la République nous a-t-elle donné de la puissance sur les choses et, à défaut de force numérique, la force économique ? Le développement de l’économie nationale a-t-il gagné en qualité ce qu’il perdait du côté<noinclude> <references/></noinclude> ipdownqqdpr8akk6yyqw0fsoi7yi2jr 15915065 15915060 2026-07-11T07:24:03Z Hektor 294 15915065 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Hektor" />{{nr||{{sc|discours préliminaire}}|{{rom|xxxix|39}}}}</noinclude>{{tiret2|l’irré|ligion}} de l’État. La religion est désavouée en tant que force nationale ou politique, elle n’est supportée qu’en tant qu’« affaire de conscience ». S’il y a une politique à laquelle ce régime inconstant aura été fidèle, c’est celle-là. Par le divorce, par l’école, par l’extension indéfinie du domaine matériel de l’État (d’un État qu’agitait cet esprit révolutionnaire), par l’action croissante du fisc en matière de successions, les traditions morales, les ressources physiques des foyers furent méthodiquement saccagées. Est-il possible d’imaginer que c’est le programme d’un tel avenir que le père Hugo put chanter : {{pom|{{tab}}Semons ! — Semons le gland, et qu’il soit chêne immense ! {{tab}}Semons le droit ; qu’il soit bonheur, gloire et clarté ! {{tab}}Semons l’homme, et qu’il soit peuple ! Semons la France !<ref><i>Au chêne symbolique des États-Unis d’Europe</i>, 14 juillet 1870.</ref>|m=2m}} Le poète aurait pu se répondre qu’il ne naît plus d’oiseaux quand on brûle les nids. Qui détruit les foyers arrête la naissance des hommes. C’est en démolissant la maison que l’on a su et pu exténuer la race. Ces grandes causes de l’affaiblissement de notre population sont liées de près au corps d’idées et de lois qui forment l’être et l’esprit de la République. On s’en rend compte en prenant garde au peu de succès, au peu de portée, ou au mauvais succès, à la portée faible et fausse des quelques lois dites sociales que le régime a édictées dans des heures de distraction favorable : la loi Ribot sur le bien de famille fonctionne à peine ; l’organisation ouvrière a été conçue de manière à rendre inévitable la guerre des classes ; les lois d’assistance et de retraite obèrent communes et départements, démoralisent souvent les individus. Les tendances sociales de la législation sont anti-sociales dans leurs effets. Les quelques progrès enregistrés dans cet ordre par certaines caisses de syndicats et de mutualités agricoles sont dus à l’énergie héroïque de particuliers, mais ils n’ont exercé aucune action sur le mouvement de la population. La natalité avait contre soi l’ensemble des institutions et les mœurs que les institutions déterminent. À défaut d’une population puissante, la République nous a-t-elle donné de la puissance sur les choses et, à défaut de force numérique, la force économique ? Le développement de l’économie nationale a-t-il gagné en qualité ce qu’il perdait du côté<noinclude> <references/></noinclude> d2vasg4fnbquq6t011noio4s6osy6sb 15915101 15915065 2026-07-11T07:30:53Z Hektor 294 15915101 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Hektor" />{{nr||{{sc|discours préliminaire}}|{{rom|xxxix|39}}}}</noinclude>{{tiret2|l’irré|ligion}} de l’État. La religion est désavouée en tant que force nationale ou politique, elle n’est supportée qu’en tant qu’« affaire de conscience ». S’il y a une politique à laquelle ce régime inconstant aura été fidèle, c’est celle-là. Par le divorce, par l’école, par l’extension indéfinie du domaine matériel de l’État (d’un État qu’agitait cet esprit révolutionnaire), par l’action croissante du fisc en matière de successions, les traditions morales, les ressources physiques des foyers furent méthodiquement saccagées. Est-il possible d’imaginer que c’est le programme d’un tel avenir que le père Hugo put chanter : {{pom|{{tab}}{{tab}}Semons ! — Semons le gland, et qu’il soit chêne immense ! {{tab}}{{tab}}Semons le droit ; qu’il soit bonheur, gloire et clarté ! {{tab}}{{tab}}Semons l’homme, et qu’il soit peuple ! Semons la France !<ref><i>Au chêne symbolique des États-Unis d’Europe</i>, 14 juillet 1870.</ref>|m=2m}} Le poète aurait pu se répondre qu’il ne naît plus d’oiseaux quand on brûle les nids. Qui détruit les foyers arrête la naissance des hommes. C’est en démolissant la maison que l’on a su et pu exténuer la race. Ces grandes causes de l’affaiblissement de notre population sont liées de près au corps d’idées et de lois qui forment l’être et l’esprit de la République. On s’en rend compte en prenant garde au peu de succès, au peu de portée, ou au mauvais succès, à la portée faible et fausse des quelques lois dites sociales que le régime a édictées dans des heures de distraction favorable : la loi Ribot sur le bien de famille fonctionne à peine ; l’organisation ouvrière a été conçue de manière à rendre inévitable la guerre des classes ; les lois d’assistance et de retraite obèrent communes et départements, démoralisent souvent les individus. Les tendances sociales de la législation sont anti-sociales dans leurs effets. Les quelques progrès enregistrés dans cet ordre par certaines caisses de syndicats et de mutualités agricoles sont dus à l’énergie héroïque de particuliers, mais ils n’ont exercé aucune action sur le mouvement de la population. 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Par le divorce, par l’école, par l’extension indéfinie du domaine matériel de l’État (d’un État qu’agitait cet esprit révolutionnaire), par l’action croissante du fisc en matière de successions, les traditions morales, les ressources physiques des foyers furent méthodiquement saccagées. Est-il possible d’imaginer que c’est le programme d’un tel avenir que le père Hugo put chanter : {{pom|{{tab}}{{tab}}Semons ! — Semons le gland, et qu’il soit chêne immense ! {{tab}}{{tab}}Semons le droit ; qu’il soit bonheur, gloire et clarté ! {{tab}}{{tab}}Semons l’homme, et qu’il soit peuple ! Semons la France<ref><i>Au chêne symbolique des États-Unis d’Europe</i>, 14 juillet 1870.</ref>.|m=2m}} Le poète aurait pu se répondre qu’il ne naît plus d’oiseaux quand on brûle les nids. Qui détruit les foyers arrête la naissance des hommes. C’est en démolissant la maison que l’on a su et pu exténuer la race. 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Brenet, Editeur}}|110| 0|''66, Boulevard Magenta, 66''|100| 0|{{sep|1}}|100| 0|1930|110| bp=3| titre=oui }}<noinclude> <references/></noinclude> d4voogz6zny09164iq9n6c2dssd4t03 Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/8 104 4938505 15915039 2026-07-11T07:18:53Z Cunegonde1 52509 /* Sans texte */ 15915039 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="0" user="Cunegonde1" /></noinclude><noinclude> <references/></noinclude> hepuku1dcd5hz342igxc9koy6pijojo Discussion Livre:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu 113 4938506 15915049 2026-07-11T07:20:34Z Cunegonde1 52509 Page créée avec « __TOC__ ==Choix éditoriaux== {{ChoixEd|concept=corr|liste_typo=* Les majuscules sont accentuées, même si elles ne le sont pas dans le fac-similé. * Les fautes d'orthographe ne nuisant pas à la compréhension du texte n’ont pas été corrigées sauf lorsqu’il s'agit de coquilles manifestes, ou de certaines fautes de grammaire qui altèrent la qualité de lecture (ex. a/à, ou/où), dans ce cas le modèle {{m|corr}} est utilisé. * La ponctuation a été h... » 15915049 wikitext text/x-wiki __TOC__ ==Choix éditoriaux== {{ChoixEd|concept=corr|liste_typo=* Les majuscules sont accentuées, même si elles ne le sont pas dans le fac-similé. * Les fautes d'orthographe ne nuisant pas à la compréhension du texte n’ont pas été corrigées sauf lorsqu’il s'agit de coquilles manifestes, ou de certaines fautes de grammaire qui altèrent la qualité de lecture (ex. a/à, ou/où), dans ce cas le modèle {{m|corr}} est utilisé. * La ponctuation a été harmonisée, les points de suspension sont réduits à 1 … * Les mots justes, mais apparaissant en rose comme des risques de scanilles sont marqués avec le modèle {{m|style|class=no_erreurs_communes}} |liste_scanilles=|rem_texte=*{{rouge|Merci aux contributeurs '''de ne pas supprimer''' les sauts de ligne (à l’exception des mots isolés sur la dernière ligne d'un paragraphe). 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Elle pensa au jeune homme « qui faisait route »... - Oui, reprit l'inconnu, je suis le fils du notaire, Me Griffon. Et mon père m'a chargé d'une mission de confiance. - 1 Auprès de ma patronne ? Pas précisément... Seulement, je vais vous expliquer, Mon père est le notaire de la famille Montel... D'abord, permettez-moi une question: est-il vrai que M. Roger Mon... 15915075 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Hektor" />{{nr||— 31 —|}}</noinclude>-31 - Eh bien! Voilà... Je viens de Périgueux... Le cœur d'Amélie battit un peu plus fort... Elle pensa au jeune homme « qui faisait route »... - Oui, reprit l'inconnu, je suis le fils du notaire, Me Griffon. Et mon père m'a chargé d'une mission de confiance. - 1 Auprès de ma patronne ? Pas précisément... Seulement, je vais vous expliquer, Mon père est le notaire de la famille Montel... D'abord, permettez-moi une question: est-il vrai que M. Roger Montel est l'amant de Mme Delrose ? Amélie hésita, ne sachant si elle devait renseigner ce jeune homme, mais elle se décida finalement : C'était vrai, dit-elle, mais il y a huit jours qu'il a lâché Madame. Il est parti dans sa famille... Voilà qui est étrange, reprit le fils Griffon... Il est peut-être parti, mais il n'est pas arrivé... — Pas possible?... - Et l'on est très inquiet, à Périgueux. Pensez donc, sa tante l'attendait pour lui présenter une fiancée... Mais où est-il passé ? - On n'en sait rien. Il n'a plus donné de ses nou- velles? Heureusement, la fiancée en question est malade, et n'a pu venir à Périgueux, ce qui arrange bien les choses... provisoirement... mais cela ne peut durer long- temps. «< Alors, mon père m'a dit: Gaston... - 1 - - Vous vous appelez Gaston ? Oui, mademoiselle... C'est un joli nom! Il me plaît beaucoup... Enchanté, mademoiselle, enchanté !... Mon père donc me dit : « Gaston, tu es un garçon débrouillard... - Ça se voit tout de suite... -<noinclude> <references/></noinclude> bwnvligod4lukxm3axnotcgh4syl4jb 15915092 15915075 2026-07-11T07:27:28Z Hektor 294 15915092 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Hektor" />{{nr||— 31 —|}}</noinclude><nowiki /> — Eh bien ! Voilà… Je viens de Périgueux… Le cœur d’Amélie battit un peu plus fort… Elle pensa au jeune homme « qui faisait route »… — Oui, reprit l’inconnu, je suis le fils du notaire, {{Me|Griffon}}. Et mon père m’a chargé d’une mission de confiance. — Auprès de ma patronne ? — Pas précisément… Seulement, je vais vous expliquer. Mon père est le notaire de la famille Montel… D’abord, permettez-moi une question : est-il vrai que {{M.|Roger Montel}} est l’amant de {{Mme|Delrose|nx}} ? Amélie hésita, ne sachant si elle devait renseigner ce jeune homme, mais elle se décida finalement : — C’était vrai, dit-elle, mais il y a huit jours qu’il a lâché Madame. Il est parti dans sa famille… — Voilà qui est étrange, reprit le fils Griffon… Il est peut-être parti, mais il n’est pas arrivé… — Pas possible ?… — Et l’on est très inquiet, à Périgueux. Pensez donc, sa tante l’attendait pour lui présenter une fiancée… Mais où est-il passé ? — On n’en sait rien. Il n’a plus donné de ses nouvelles ? Heureusement, la fiancée en question est malade, et n’a pu venir à Périgueux, ce qui arrange bien les choses… provisoirement… mais cela ne peut durer longtemps. — Alors, mon père m’a dit : « Gaston… — Vous vous appelez Gaston ? — Oui, mademoiselle… — C’est un joli nom ! 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Recrue de fatigue, fourbue d'émotion, la petite troupe dut s'arrêter dans la cave d'une petite ferme abandonnée, la marche devenant impossible sous la furieuse pluie de projectiles. Et Hilarius, à l'abri, de tirer de cette situation de nouvelles pensées misanthropiques. Le décurion, qui était resté dans la ferme,... » 15915104 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Hektor" />{{nr|210|{{sc|l’île des hommes}}||b=<hr />}}</noinclude>210 L'ILE DES HOMMES Maître Onésime Pintarède, 'égaré par l'épouvante, passait d'un rang de maïs à l'autre, comme une grande sauterelle. Recrue de fatigue, fourbue d'émotion, la petite troupe dut s'arrêter dans la cave d'une petite ferme abandonnée, la marche devenant impossible sous la furieuse pluie de projectiles. Et Hilarius, à l'abri, de tirer de cette situation de nouvelles pensées misanthropiques. Le décurion, qui était resté dans la ferme, des- cendit auprès de Nikée et de ses deux compa- gnons. - Les amazones, dit-il, se replient devant une attaque sur le centre. Les hommes avancent. La bataille commence. Le canon tricotait le ciel de ses coups de gong multipliés. Les avicellas, en nombreux essaims, grattaient l'espace. Il fallut remonter pour s'éloigner de la ferme. D'un instant à l'autre, elle pouvait se trouver en plein combat. Le décurion les guidait maintenant à travers une plantation de caféiers. De droite et de gauche avançaient en ligne les centuries d'hommes découplés comme des bel- luaires, casqués, sans boucliers, avec un sac au dos et, dans les mains, une arme bizarre, désignée par un mot français: fusil. - Le crime du feu! soupira Hilarius, je com- prends maintenant en quoi il consiste. Et il prit en pitié ces hommes jeunes et magni- fig por ent mar hor= Π d'i pour<noinclude> <references/></noinclude> qavasrg20nlrf8o36lp7vev4b7wsssb 15915107 15915104 2026-07-11T07:33:57Z Hektor 294 15915107 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Hektor" />{{nr|210|{{sc|l’île des hommes}}||b=<hr />}}</noinclude>210 L'ILE DES HOMMES Maître Onésime Pintarède, égaré par l’épouvante, passait d’un rang de maïs à l’autre, comme une grande sauterelle. Recrue de fatigue, fourbue d’émotion, la petite troupe dut s’arrêter dans la cave d’une petite ferme abandonnée, la marche devenant impossible sous la furieuse pluie de projectiles. Et Hilarius, à l’abri, de tirer de cette situation de nouvelles pensées misanthropiques. Le décurion, qui était resté dans la ferme, descendit auprès de Nikée et de ses deux compagnons. — Les amazones, dit-il, se replient devant une attaque sur le centre. Les hommes avancent. La bataille commence. Le canon tricotait le ciel de ses coups de gong multipliés. Les avicellas, en nombreux essaims, grattaient l’espace. Il fallut remonter pour s’éloigner de la ferme. D’un instant à l’autre, elle pouvait se trouver en plein combat. Le décurion les guidait maintenant à travers une plantation de caféiers. De droite et de gauche avançaient en ligne les centuries d’hommes découplés comme des belluaires, casqués, sans boucliers, avec un sac au dos et, dans les mains, une arme bizarre, désignée par un mot français : fusil. — Le crime du feu ! soupira Hilarius, je comprends maintenant en quoi il consiste. Et il prit en pitié ces hommes jeunes et {{tiret|magni|fiques}}<noinclude> <references/></noinclude> teqjaub9qfbdu9sykxlj5eyud1y05et 15915108 15915107 2026-07-11T07:34:16Z Hektor 294 15915108 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Hektor" />{{nr|210|{{sc|l’île des hommes}}||b=<hr />}}</noinclude><nowiki /> Maître Onésime Pintarède, égaré par l’épouvante, passait d’un rang de maïs à l’autre, comme une grande sauterelle. Recrue de fatigue, fourbue d’émotion, la petite troupe dut s’arrêter dans la cave d’une petite ferme abandonnée, la marche devenant impossible sous la furieuse pluie de projectiles. Et Hilarius, à l’abri, de tirer de cette situation de nouvelles pensées misanthropiques. Le décurion, qui était resté dans la ferme, descendit auprès de Nikée et de ses deux compagnons. — Les amazones, dit-il, se replient devant une attaque sur le centre. Les hommes avancent. La bataille commence. Le canon tricotait le ciel de ses coups de gong multipliés. 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Et Hilarius, à l’abri, de tirer de cette situation de nouvelles pensées misanthropiques. Le décurion, qui était resté dans la ferme, descendit auprès de Nikée et de ses deux compagnons. — Les amazones, dit-il, se replient devant une attaque sur le centre. Les hommes avancent. La bataille commence. Le canon tricotait le ciel de ses coups de gong multipliés. Les avicellas, en nombreux essaims, grattaient l’espace. Il fallut remonter pour s’éloigner de la ferme. D’un instant à l’autre, elle pouvait se trouver en plein combat. Le décurion les guidait maintenant à travers une plantation de caféiers. De droite et de gauche avançaient en ligne les centuries d’hommes découplés comme des belluaires, casqués, sans boucliers, avec un sac au dos et, dans les mains, une arme bizarre, désignée par un mot français : fusil. — Le crime du feu ! soupira Hilarius, je comprends maintenant en quoi il consiste. Et il prit en pitié ces hommes jeunes et {{tiret|magni|fiques}}<noinclude> <references/></noinclude> tsksgz8prruvt3tikrtccgdtff0ohz9 Page:Renard - Invitation a la peur, 1926.djvu/194 104 4938513 15915124 2026-07-11T07:37:16Z Hektor 294 /* Page non corrigée */ Page créée avec « 186 L'INVITATION A LA PEUR » La glace reflétait toutes nos images. M. de Merfy se signa trois fois. Cela fait, il pria la mar- quise de se signer aussi. Elle s'exécuta sur ses instances, sans paraître comprendre l'objet d'une telle requête; mais, aussitôt, elle déclara se sentir curieusement soulagée, et prétendit que ses vapeurs venaient de se dissiper comme par enchantement. C'est que le sortilège a pris fin! dit M. de Merfy d'un ton de triomphe. »... 15915124 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Hektor" />{{nr|186|{{sc|l’invitation à la peur}}|}}</noinclude>186 L'INVITATION A LA PEUR » La glace reflétait toutes nos images. M. de Merfy se signa trois fois. Cela fait, il pria la mar- quise de se signer aussi. Elle s'exécuta sur ses instances, sans paraître comprendre l'objet d'une telle requête; mais, aussitôt, elle déclara se sentir curieusement soulagée, et prétendit que ses vapeurs venaient de se dissiper comme par enchantement. C'est que le sortilège a pris fin! dit M. de Merfy d'un ton de triomphe. » - » La marquise s'exclama: - > Quel sortilège ? Enfin, m'expliquera-t-on ce que tout cela signifie ? Sire, parlez-moi! Qu'y a-t-il ?... Oh! vous m'épouvantez ! » Elle pâma soudain. Je saisis la sonnette. Une fille de chambre accourut... » La suite importe peu. Sachez seulement que je fis bonne contenance et que nul ne se doute de l'événement, hormis les intéressés. A l'heure qu'il est, la destinée est en suspens. Il faut que nous sachions sans retard la vérité. Je vous ai retracé de mon mieux la suite des faits; quelle est votre opinion? - Sire, la vôtre est autrement fondée, puisque vous fûtes témoin de l'action. Aussi commencerai- je par m'enquérir de votre sentiment. . - Je ne sais. De part et d'autre, les raisons de croire et de ne pas croire s'équilibrent. Vous me voyez impuissant à décider. Pourtant... - Pourtant ?...<noinclude> <references/></noinclude> 9xm8365opd0164oi4c9jqp1kwyu4yji 15915145 15915124 2026-07-11T07:41:12Z Hektor 294 15915145 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Hektor" />{{nr|186|{{sc|l’invitation à la peur}}|}}</noinclude><nowiki /> » La glace reflétait toutes nos images. {{M.|de Merfy}} se signa trois fois. Cela fait, il pria la marquise de se signer aussi. Elle s’exécuta sur ses instances, sans paraître comprendre l’objet d’une telle requête ; mais, aussitôt, elle déclara se sentir curieusement soulagée, et prétendit que ses vapeurs venaient de se dissiper comme par enchantement. — C’est que le sortilège a pris fin ! dit {{M.|de Merfy}} d’un ton de triomphe. » La marquise s’exclama : — Quel sortilège ? Enfin, m’expliquera-t-on ce que tout cela signifie ? Sire, parlez-moi ! Qu’y a-t-il ?… Oh ! vous m’épouvantez ! » Elle pâma soudain. Je saisis la sonnette. Une fille de chambre accourut… » La suite importe peu. Sachez seulement que je fis bonne contenance et que nul ne se doute de l’événement, hormis les intéressés. À l’heure qu’il est, la destinée est en suspens. Il faut que nous sachions sans retard la vérité. Je vous ai retracé de mon mieux la suite des faits ; quelle est votre opinion ? — Sire, la vôtre est autrement fondée, puisque vous fûtes témoin de l’action. Aussi commencerai-je par m’enquérir de votre sentiment. — Je ne sais. De part et d’autre, les raisons de croire et de ne pas croire s’équilibrent. Vous me voyez impuissant à décider. Pourtant… — Pourtant ?… <nowiki /><noinclude> <references/></noinclude> 0hxbzv2my1sdplf1hkipgx2kee8t2r9 Page:Mémoires de l’Académie des sciences, Tome 28.djvu/482 104 4938514 15915127 2026-07-11T07:37:35Z Hilarion~frwiki 89559 /* Corrigée */ 15915127 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Hilarion~frwiki" /></noinclude><nowiki /> {{c|19{{e}} {{sc|opération}}.|mt=2em|mb=1em|fs=110%}} {{c|''{{Taille|destinée à faire disparaître le terme ''(385)'' de'' |110}}<math>\mathrm{R}.</math>|mb=1em|ff=serif}} Prenons dans <math>\mathrm{R}</math> le terme non périodique (1) avec le terme périodique {{nobr|(385)<ref>Il ne faut prendre pour ces termes (1) et (385), dans le chapitre {{rom-maj|IV}}, que les parties qui existaient dans la valeur primitive de <math>\mathrm{R},</math> avec celles qui y ont été introduites par suite des dix-huit premières opérations.</ref>,}} dans lequel l’argument est <math>3h+3g+4l-3h'-3g'-3l',</math> et supposons que <math>\mathrm{R}</math> se réduise à ces termes seuls, de sorte que l’on ait {{g|<math>\begin{align} \mathrm R=&\frac\mu{2a}\\ &+m'\frac{a^2}{a'^3}\left\{\frac14-\frac32\gamma^2+\frac38e^2+\frac38e'^2+\frac32\gamma^4-\frac94\gamma^2e^2-\frac94\gamma^2e'^2+\frac9{16}e^2e'^2+\frac{15}{32}e'^4+\frac94\gamma^4e^2\right.\\ &\quad\qquad\qquad +\frac94\gamma^4e'^2-\frac{27}8\gamma^2e^2e'^2\\ &\quad\qquad\qquad -\left(\frac{37}8-\frac{33}2\gamma^2-\frac{373}8e^2+\frac{555}{16}e'^2+\frac{69}4\gamma^4+\frac{351}2\gamma^2e^2-\frac{495}4\gamma^2e'^2\right.\\ &\qquad\qquad\qquad\qquad\qquad\qquad\qquad\qquad\qquad\qquad\qquad\qquad\qquad \left.+\frac{24341}{512}e^4-\frac{5595}{16}e^2e'^2\right)\frac{n'^2}{n^2}\\ &\quad\qquad\qquad -\left(15-60\gamma^2-162e^2+\frac{405}2e'^2\right)\frac{n'^3}{n^3}\\ &\quad\qquad\qquad -\left(\frac{10915}{192}-\frac{28655}{96}\gamma^2-\frac{568771}{768}e^2+\frac{191867}{192}e'^2\right)\frac{n'^4}{n^4}\\ &\quad\qquad\qquad\qquad\qquad \left.-\frac{45041}{288}\frac{n'^5}{n^5}-\frac{4620391}{18432}\frac{n'^6}{n^6}+\left[\frac9{64}-\frac{45}{16}\gamma^2+\frac{45}{64}e^2+\frac{45}{64}e'^2-\frac{81}{16}\frac{n'^2}{n^2}\right]\frac{a^2}{a'^2}\right\}\\ &+m'\frac{a^3}{a'^4}\left\{\frac{15}{16}e-\frac{45}{16}\gamma^2e-\frac{285}{64}e^3-\frac{45}{8}ee'^2-\frac{2565}{64}ee'^2\frac{n'}{n}+\frac{93}{32}e\frac{n'^2}{n^2}-\frac78e\frac{n'^3}{n^3}\right\} \end{align}</math>|fs=70%}} {{c|<math>\times\cos(3h+3g+4l-3h'-3g'-3l').</math>}} {{SA|D’après la valeur de l’argument <math>\theta</math> du terme périodique que l’on a conservé seul dans cette expression, on a}} {{c|<math>i=4,\qquad i'=3,\qquad i''=3,\qquad i'''=-3.</math>|fs=70%}} {{SA|Si l’on introduit cette valeur de <math>\mathrm{R}</math> dans les équations différentielles, on aura}} {{c|<math>\frac14\frac{d\mathrm L}{dt}=\frac13\frac{d\mathrm G}{dt}=\frac13\frac{d\mathrm H}{dt}\,;</math>|fs=70%}}<noinclude> <references/></noinclude> hgx3gyat1muhz6bc8oor1o7mwf9c40c Fredi en ménage/04 0 4938515 15915142 2026-07-11T07:40:24Z Cunegonde1 52509 Page créée avec « {{TextQuality|100%}}<pages index="Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu" from=47 to=61 header=1 /> » 15915142 wikitext text/x-wiki {{TextQuality|100%}}<pages index="Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu" from=47 to=61 header=1 /> icuw45tjn28qqekf8539b37cei3y551 Page:Colette - Œuvres complètes (éd. Le Fleuron) tome I.djvu/189 104 4938516 15915152 2026-07-11T07:42:54Z Hektor 294 /* Page non corrigée */ Page créée avec « CLAUDINE A L’ÉCOLE décimètre et divisées en centimètres, très faciles à cacher. Il est permis de causer, on en use peu ; on aime mieux faire des mines, le bras tendu, l’œil fermé, pour prendre des mesures avec le porte-fusain. Avec un peu d’adresse, rien de plus simple que de tracer à la règle les lignes de construction (deux traits qui coupent la feuille en croix et un rectangle pour enfermer le ventre de la cruche). Dans l’autre ce... » 15915152 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Hektor" /></noinclude>CLAUDINE A L’ÉCOLE décimètre et divisées en centimètres, très faciles à cacher. Il est permis de causer, on en use peu ; on aime mieux faire des mines, le bras tendu, l’œil fermé, pour prendre des mesures avec le porte-fusain. Avec un peu d’adresse, rien de plus simple que de tracer à la règle les lignes de construction (deux traits qui coupent la feuille en croix et un rectangle pour enfermer le ventre de la cruche). Dans l’autre cercle de chaises, une petite rumeur soudaine, des exclamations étouffées et la voix de Roubaud sévère : « Il n’en faudra pas davantage, Mademoiselle, pour vous faire exclure de l’examen ! » C’est une pauvre petite, étriquée et chétive, qui s’est fait pincer un double-décimètre entre les mains, et sanglote maintenant dans son mouchoir. Du coup, Roubaud devient très fouineur et nous épluche de près ; mais les bandes de papier à divisions ont disparu comme par enchantement. D’ailleurs, on n’en à plus besoin. Ma cruche vient à ravir, bien ventrue. Pendant que je la considère complaisamment, notre surveillant, distrait par l’entrée timide des institutrices qui viennent savoir 4 si les compositions sont bonnes en général », nous laisse seules, et Luce me tire doucement : « Dis-moi, je t’en prie, si mon dessin est bien ; il me semble qu’il y a quelque chose qui cloche. » Après examen, je lui explique : — Pardi, elle a anse trop basse ; ça lui donne l’air d’un chien fouetté qui baisse la queue. — Et la mienne ? demande Marie de l’autre côté. — La tienne, elle est bossue à droite ; mets-lui un corset orthopédique. — Un quoi ? — Je dis que tu dois lui mettre du coton à gauche, elle n’a des 4 avantages » que d’un côté ; demande à Anaïs de te prêter un de ses faux nénés (car la grande Anaïs introduit 178<noinclude> <references/></noinclude> t7s6528cz874qut9njzxifrq1u60y1w 15915156 15915152 2026-07-11T07:43:51Z Hektor 294 15915156 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Hektor" /></noinclude>décimètre et divisées en centimètres, très faciles à cacher. 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Pendant que je la considère complaisamment, notre surveillant, distrait par l’entrée timide des institutrices qui viennent savoir « si les compositions sont bonnes en général », nous laisse seules, et Luce me tire doucement : « Dis-moi, je t’en prie, si mon dessin est bien ; il me semble qu’il y a quelque chose qui cloche. » Après examen, je lui explique : — Pardi, elle a l’anse trop basse ; ça lui donne l’air d’un chien fouetté qui baisse la queue. — Et la mienne ? demande Marie de l’autre côté. — La tienne, elle est bossue à droite ; mets-lui un corset orthopédique. — Un quoi ? — Je dis que tu dois lui mettre du coton à gauche, elle n’a des « avantages » que d’un côté ; demande à Anaïs de te prêter un de ses faux nénés (car la grande Anaïs introduit<noinclude> <references/></noinclude> 01uzpsc6kjmizoqjobrl7s2zjrv1uq2 15915159 15915156 2026-07-11T07:44:06Z Hektor 294 15915159 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Hektor" />{{c|{{espacé|0.2em|CLAUDINE À L’ÉCOLE}}}}</noinclude>décimètre et divisées en centimètres, très faciles à cacher. Il est permis de causer, on en use peu ; on aime mieux faire des mines, le bras tendu, l’œil fermé, pour prendre des mesures avec le porte-fusain. Avec un peu d’adresse, rien de plus simple que de tracer à la règle les lignes de construction (deux traits qui coupent la feuille en croix et un rectangle pour enfermer le ventre de la cruche). Dans l’autre cercle de chaises, une petite rumeur soudaine, des exclamations étouffées et la voix de Roubaud sévère : « Il n’en faudra pas davantage, Mademoiselle, pour vous faire exclure de l’examen ! » C’est une pauvre petite, étriquée et chétive, qui s’est fait pincer un double-décimètre entre les mains, et sanglote maintenant dans son mouchoir. Du coup, Roubaud devient très fouineur et nous épluche de près ; mais les bandes de papier à divisions ont disparu comme par enchantement. D’ailleurs, on n’en a plus besoin. Ma cruche vient à ravir, bien ventrue. Pendant que je la considère complaisamment, notre surveillant, distrait par l’entrée timide des institutrices qui viennent savoir « si les compositions sont bonnes en général », nous laisse seules, et Luce me tire doucement : « Dis-moi, je t’en prie, si mon dessin est bien ; il me semble qu’il y a quelque chose qui cloche. » Après examen, je lui explique : — Pardi, elle a l’anse trop basse ; ça lui donne l’air d’un chien fouetté qui baisse la queue. — Et la mienne ? demande Marie de l’autre côté. — La tienne, elle est bossue à droite ; mets-lui un corset orthopédique. — Un quoi ? — Je dis que tu dois lui mettre du coton à gauche, elle n’a des « avantages » que d’un côté ; demande à Anaïs de te prêter un de ses faux nénés (car la grande Anaïs introduit<noinclude> <references/></noinclude> qpwu7vf5rz54we4w3ef9wp98ck00gbx 15915162 15915159 2026-07-11T07:44:27Z Hektor 294 15915162 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Hektor" />{{c|{{espacé|0.2em|CLAUDINE À L’ÉCOLE}}}}</noinclude>décimètre et divisées en centimètres, très faciles à cacher. 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Pendant que je la considère complaisamment, notre surveillant, distrait par l’entrée timide des institutrices qui viennent savoir « si les compositions sont bonnes en général », nous laisse seules, et Luce me tire doucement : « Dis-moi, je t’en prie, si mon dessin est bien ; il me semble qu’il y a quelque chose qui cloche. » Après examen, je lui explique : — Pardi, elle a l’anse trop basse ; ça lui donne l’air d’un chien fouetté qui baisse la queue. — Et la mienne ? demande Marie de l’autre côté. — La tienne, elle est bossue à droite ; mets-lui un corset orthopédique. — Un quoi ? — Je dis que tu dois lui mettre du coton à gauche, elle n’a des « avantages » que d’un côté ; demande à Anaïs de te prêter un de ses faux nénés (car la grande Anaïs introduit<noinclude> <references/> {{c|178}}</noinclude> 1kbtiasmqwxuk7f794146gjwbofbpyy 15915170 15915162 2026-07-11T07:46:00Z Hektor 294 15915170 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Hektor" />{{c|{{espacé|0.2em|CLAUDINE À L’ÉCOLE}}}}</noinclude>décimètre et divisées en centimètres, très faciles à cacher. Il est permis de causer, on en use peu ; on aime mieux faire des mines, le bras tendu, l’œil fermé, pour prendre des mesures avec le porte-fusain. Avec un peu d’adresse, rien de plus simple que de tracer à la règle les lignes de construction (deux traits qui coupent la feuille en croix et un rectangle pour enfermer le ventre de la cruche). Dans l’autre cercle de chaises, une petite rumeur soudaine, des exclamations étouffées et la voix de Roubaud sévère : « Il n’en faudra pas davantage, Mademoiselle, pour vous faire exclure de l’examen ! » C’est une pauvre petite, étriquée et chétive, qui s’est fait pincer un double-décimètre entre les mains, et sanglote maintenant dans son mouchoir. Du coup, Roubaud devient très fouineur et nous épluche de près ; mais les bandes de papier à divisions ont disparu comme par enchantement. D’ailleurs, on n’en a plus besoin. Ma cruche vient à ravir, bien ventrue. Pendant que je la considère complaisamment, notre surveillant, distrait par l’entrée timide des institutrices qui viennent savoir « si les compositions sont bonnes en général », nous laisse seules, et Luce me tire doucement : « Dis-moi, je t’en prie, si mon dessin est bien ; il me semble qu’il y a quelque chose qui cloche. » Après examen, je lui explique : — Pardi, elle a l’anse trop basse ; ça lui donne l’air d’un chien fouetté qui baisse la queue. — Et la mienne ? demande Marie de l’autre côté. — La tienne, elle est bossue à droite ; mets-lui un corset orthopédique. — Un quoi ? — Je dis que tu dois lui mettre du coton à gauche, elle n’a des « avantages » que d’un côté ; demande à Anaïs de te prêter un de ses faux nénés (car la grande Anaïs introduit<noinclude> <references/> {{c|178}}</noinclude> 1atsy1jubuu5wzfc6dc6nlmok9arx17 Fredi en ménage/05 0 4938517 15915172 2026-07-11T07:46:10Z Cunegonde1 52509 Page créée avec « {{TextQuality|100%}}<pages index="Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu" from=63 to=76 header=1 /> » 15915172 wikitext text/x-wiki {{TextQuality|100%}}<pages index="Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu" from=63 to=76 header=1 /> 0phzvvinzm2serittbdqhkjojyunke4 Fredi en ménage/06 0 4938518 15915195 2026-07-11T07:51:51Z Cunegonde1 52509 Page créée avec « {{TextQuality|100%}}<pages index="Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu" from=77 to=90 header=1 /> » 15915195 wikitext text/x-wiki {{TextQuality|100%}}<pages index="Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu" from=77 to=90 header=1 /> 4f3n06henj6wn6i82lned0i6druuedw Fredi en ménage/07 0 4938519 15915226 2026-07-11T07:55:29Z Cunegonde1 52509 Page créée avec « {{TextQuality|100%}}<pages index="Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu" from=91 to=108 header=1 /> » 15915226 wikitext text/x-wiki {{TextQuality|100%}}<pages index="Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu" from=91 to=108 header=1 /> ecvlwq2ltq06oknb1tbwfncb7hotfjv Fredi en ménage/08 0 4938520 15915232 2026-07-11T07:59:09Z Cunegonde1 52509 Page créée avec « {{TextQuality|100%}}<pages index="Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu" from=109 to=119 header=1 /> » 15915232 wikitext text/x-wiki {{TextQuality|100%}}<pages index="Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu" from=109 to=119 header=1 /> e13i0fumebe8y8hacl9s0y8lc5v8umj Page:Mémoires de l’Académie des sciences, Tome 28.djvu/483 104 4938521 15915247 2026-07-11T08:01:48Z Hilarion~frwiki 89559 /* Corrigée */ 15915247 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Hilarion~frwiki" /></noinclude>et par suite, en intégrant, {{c|<math>\rm G=\frac34L+(G),\qquad H=\frac34L+(H).</math>|fs=70%}} {{SA|<math>(\mathrm G)</math> et <math>(\mathrm H)</math> sont deux constantes arbitraires. Ces deux relations peuvent être regardées comme déterminant <math>a</math> et <math>\gamma</math> en fonction de <math>e\,;</math> en les résolvant, on trouve}} {{MathForm1|{{Taille|(A{{Ind|19}})|140}}|<math>\left\{ \begin{align} a=\frac{4^2(\mathrm G)^2}\mu&\left\{1+4e^2+13e^4+\frac{77}2e^6\right.\\ &\quad -\left[\frac{37}8-\frac{33}{16}\mathrm\frac{(G)-(H)}{G}+\frac{1617}{8}e^2+\frac{555}{16}e'^2\right]\frac{n'^4\cdot4^{12}((\mathrm G))^{12}}{\mu^8}\\ &\qquad\qquad\qquad\qquad\qquad\qquad\qquad \left.-20\frac{n'^5\cdot4^{15}((\mathrm G))^{15}}{\mu^{10}}-\frac{2547}{32}\frac{n'^6\cdot4^{18}((\mathrm G))^{18}}{\mu^{12}}\right\}, \end{align}\right.</math>|fs=70%}} {{g|{{Taille|(B{{Ind|19}})|140}}{{espaces|5}}<math>\gamma^2=\frac18\mathrm\frac{(G)-(H)}{G}\left\{1-\frac32e^2-\frac98e^4+5\frac{n'^4\cdot4^{12}((\mathrm G))^{12}}{\mu^8}\right\}.</math>|fs=70%}} Si l’on remplace <math>a</math> et <math>\gamma^2</math> par leurs valeurs en <math>e</math> dans l’expression de <math>\mathrm{L},</math> il vient {{c|<math>\mathrm L=4(\mathrm G)\left\{1+2e^2+\frac92e^4+\frac{41}4e^6-\frac{1001}{16}e^2\frac{n'^4\cdot4^{12}(\mathrm G)^{12}}{\mu^8}\right\}\,;</math>|fs=70%}} {{SA|et si l’on remarque que <math>\frac{d\mathrm L}{dt}=\frac{d\mathrm R}{dl},</math> on en déduit}} {{MathForm1|{{Taille|(C{{Ind|19}})|140}}|<math>\left\{ \begin{align} \frac{de}{dt}=-\frac{n'^2\cdot4^{5}(\mathrm G)^5}{\mu^3a'}&\left\{\frac{15}{16}-\frac{45}{128}\mathrm\frac{(G)-(H)}{G}+\frac{165}{64}e^2-\frac{45}8e'^2\right.\\ &\qquad\qquad \left.-\frac{2565}{64}e'^2\frac{n'\cdot4^3(\mathrm G)^3}{\mu^2}+\frac{93}{32}\frac{n'^2\cdot4^6(\mathrm G)^6}{\mu^4}-\frac78\frac{n'^3\cdot4^9(\mathrm G)^9}{\mu^6}\right\}\sin\theta. \end{align}\right.</math>|fs=70%}} {{SA|D’ailleurs on a}} {{c|<math>\frac{d\theta}{dt}=3\frac{dh}{dt}+3\frac{dg}{dt}+4\frac{dl}{dt}-3n'=-4\frac{d\mathrm R}{d\mathrm L}-3\frac{d\mathrm R}{d\mathrm G}-3\frac{d\mathrm R}{d\mathrm H}-3n'\,;</math>|fs=70%}} {{SA|en tenant compte des valeurs de <math>\frac{da}{d\mathrm L},\frac{da}{d\mathrm G},\frac{da}{d\mathrm H},\frac{de}{d\mathrm L},\ldots</math> données à la suite de la 10{{e}} opération, et remplaçant <math>a</math> et <math>\gamma^2</math> par leurs valeurs en <math>e,</math> on trouve}} {{MathForm1|{{Taille|(D{{Ind|19}})|140}}|<math>\left\{ \begin{align} \frac{d\theta}{dt}=&\frac{\mu^2}{4^3(\mathrm G)^3}\left\{4-24e^2-3\frac{n'\cdot4^{3}((\mathrm G))^3}{\mu^2}-\frac{19}4\frac{n'^2\cdot4^{6}((\mathrm G))^{6}}{\mu^4}\right\}\\ &-\frac{n'^2\cdot4^{5}((\mathrm G))^5}{\mu^3a'}\cdot\frac1e\left\{\frac{15}{16}-\frac{45}{128}\mathrm\frac{(G)-(H)}{G}+\frac{1035}{64}e^2-\frac{45}{8}e'^2\right.\\ &\qquad\qquad\qquad\qquad \left.-\frac{2565}{64}e'^2\frac{n'\cdot4^3(\mathrm G)^3}{\mu^2}+\frac{93}{32}\frac{n'^2\cdot4^6(\mathrm G)^6}{\mu^4}-\frac78\frac{n'^3\cdot4^9(\mathrm G)^9}{\mu^6}\right\}\cos\theta. \end{align}\right.</math>|fs=70%}}<noinclude> <references/></noinclude> o33x9golvn4y7vme3p25he162iikx2s Fredi en ménage/09 0 4938522 15915267 2026-07-11T08:07:42Z Cunegonde1 52509 Page créée avec « {{TextQuality|100%}}<pages index="Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu" from=121 to=132 header=1 /> » 15915267 wikitext text/x-wiki {{TextQuality|100%}}<pages index="Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu" from=121 to=132 header=1 /> 6117vzhbvwuataaykq5g12icdkp8kts Fredi en ménage/10 0 4938523 15915282 2026-07-11T08:13:08Z Cunegonde1 52509 Page créée avec « {{TextQuality|100%}}<pages index="Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu" from=133 to=145 header=1 /> » 15915282 wikitext text/x-wiki {{TextQuality|100%}}<pages index="Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu" from=133 to=145 header=1 /> 0auhup4s6gh76mbmleopg4ioahyys9q Page:Revue des Deux Mondes - 1848 - tome 23.djvu/37 104 4938524 15915291 2026-07-11T08:15:34Z Berniepyt 17489 /* Corrigée */ 15915291 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Berniepyt" />{{nr||PUYLAURENS.|31}}</noinclude>cette heure pour y manger des confitures et apprendre la musique. Son austérité se remarque à ce goût exquis qu’elle met dans ses ajustemens. {{M.|de}} La Valette, qui l’aime depuis long-temps, lui enseigne un catéchisme de son invention. Quant à la dernière, c’est ma favorite. Avec ses dix-neuf ans, cet œil fripon, ce corsage de guêpe, ces cheveux blonds et cette mine espiègle, elle en sait plus long que moi. Je n’oserais me jouer à vouloir une chose qui ne lui convînt pas, et ne m’aviserais point de lui choisir un mari. Qu’elle s’arrange à sa guise. Si Puylaurens veut bien la mener à table et s asseoir auprès d’elle, je le prie de lui donner quelques avis sur le choix d’un époux, car je le crois d’excellent conseil en ces matières. Maintenant, allons dîner. Votre altesse aime le bon vin ; je lui offrirai le meilleur de ma cave. Le luxe est fort grand dans la maison du cardinal-duc. La table est servie avec une magnificence royale, et les maîtres-d’hôtel, tout galonnés d’or, le bâton à la main et l’épée au côté, marchent devant les viandes, comme chez les princes du sang. Monsieur se récrie de la richesse des surtouts et de la vaisselle. — Je ne suis, dit-il, qu’un pauvre diable auprès de votre éminence, et, quand je m’en retournerai dans mon village, on m’appellera un menteur, si je raconte ces merveilles à mon curé. Deux coups de vin dans la tête du père Joseph ont disposé le saint homme à la contrition. Il demande capucinalement pardon à son altesse d’avoir entretenu le cardinal dans son obstination à ne rien céder, et voudrait que le dîner fût achevé pour baiser les mains d’un prince qu’il a toujours chéri. Monsieur raille le bon père avec ménagement sur cette tendresse qui vient de se retrouver soudain au fond d’une bouteille. Pendant ce temps-là, Antoine de L’Age cause tout bas avec sa voisine, et, comme il s’attendrit par excès de bonheur, la jeune fille lui demande malignement s’il a bu au même flacon que le père Joseph. Puylaurens s’aperçoit que la beauté de {{Mlle|Marguerite}} s’est épanouie comme une fleur. Il admire avec ravissement les plus fraîches joues du monde, des lèvres de carmin et des bras d’ivoire. — Ce sont, dit la jeune fille sérieusement, des objets politiques, puisque je suis l’article troisième de votre traité de paix ; il faut les considérer avec respect. Cet article troisième a mis pour vous sa plus belle parure. Le trouvez-vous coiffé à votre goût ? — Il est charmant ; je ne vis jamais de beauté si parfaite. — Oh ! mon oncle l’a rédigé avec soin. Cette troisième clause est son chef-d’œuvre. Ne vous dissimulez pas que le quatrième article nous donnera du souci. {{M.|le}} cardinal se prépare à vous tourmenter un peu. Cette fois, nous abandonnerons les sentimens héroïques pour faire parade de notre complaisance. Vous feindrez d’engager Monsieur à rompre son mariage ; le vôtre s’en trouvera mieux. Le chemin par<noinclude> <references/></noinclude> jiy8kvdzkfuwiyzudhaom4ijmi8u12t Fredi en ménage/11 0 4938525 15915299 2026-07-11T08:20:02Z Cunegonde1 52509 Page créée avec « {{TextQuality|100%}}<pages index="Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu" from=147 to=160 header=1 /> » 15915299 wikitext text/x-wiki {{TextQuality|100%}}<pages index="Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu" from=147 to=160 header=1 /> 9q4k0q2ybsy8a2nvvzdn7vucziwgw2y Page:Revue des Deux Mondes - 1848 - tome 23.djvu/38 104 4938526 15915311 2026-07-11T08:24:31Z Berniepyt 17489 /* Corrigée */ 15915311 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Berniepyt" />{{nr|32|REVUE DES DEUX MONDES.|}}</noinclude>Bruxelles est trop long pour arriver jusqu’à moi ; ne le prenez plus. Si mon oncle devient trop exigeant, l’article troisième est là, qui veillera sur vous. Il sait le moyen d’apprivoiser les prélats. Les rubans roses que vous voyez sur son épaule vous sont destinés. — Il me semble, dit {{M.|le}} cardinal, que les enfans s’égaient. — Laissez, laissez, répond la jeune fille ; nous discutons sur les conditions d’un traité politique. Le soir, les comédiens du Marais viennent représenter une des plus jolies pièces de Colletet dans laquelle le poète Chapelain a mis une tirade admirable en l’honneur du frère du roi. Monsieur fait appeler l’auteur de ce morceau. On lui présente un pauvre homme avec des habits râpés, une perruque mal peignée, une fraise décousue et des bas noirs devenus roux par les intempéries des saisons : mais, sous cette enveloppe malpropre, est le génie du grand Chapelain, et Monsieur tire de son doigt un diamant qu’il offre au favori d’Apollon. Les rebelles réconciliés sont attendus au Louvre le lendemain, car la reine veut aussi donner une fête à son beau-frère. La foule se presse autour du carrosse de Monsieur dans les rues de Paris. Le peuple regarde avec curiosité ce prince qu’il a vu cent fois, mais dont la gloire a grandi pendant ses malheurs. Combien il faut que Monsieur ait de courage et de force de caractère pour résister si long-temps à la tyrannie d’un ministre inflexible ! C’est un héros qui ne souffrira plus qu’on le moleste, et {{M.|le}} cardinal va rabattre de son despotisme. Au dîner de la reine, on place Puylaurens auprès de {{Mme|de}} Chevreuse, qui le félicite de son bonheur et de ses succès avec une grace, une liberté d’esprit et un dégagement parfait de toute arrière-pensée. Les nièces du ministre arrivent au Louvre pour l’heure des violons. Les fiancés ouvrent le ballet, et Puylaurens mène danser {{Mlle|de}} Pont-Château. À la fin du menuet, les trois jeunes filles détachent leurs rubans et les offrent à leurs galans. Puylaurens se pare des couleurs de sa maîtresse, et il lui est interdit de quitter le rose jusqu’à son mariage. La reine s’amuse de cette cérémonie. Elle sourit au minois espiègle et naïf de l’aimable Marguerite, et, à la fin du bal, sa majesté distribue aux trois jeunes filles des agrafes et des bracelets de diamans. Monsieur a repris son logement au palais du Luxembourg. Puylaurens, en rentrant dans la chambre qu’il a jadis habitée, y retrouve les souvenirs du temps de son début à la cour. Il s’apprête à se mettre au lit lorsqu’on gratte à la porte, et il voit paraître la figure jaune de Lopez. — Seigneur, dit l’Abencerrage, un petit mot seulement de la part de son éminence : on vous a régalé, hébergé, caressé depuis deux jours sans interruption. Vous courtisez à loisir une jolie fille que vous aimez et dont la main vous est promise. À ces signes évidens vous {{Tiret|re|connaissez}}<noinclude> <references/></noinclude> a7oqt1umyy6lxc55k2knwkk3h2sksiq Fredi en ménage/12 0 4938527 15915317 2026-07-11T08:25:43Z Cunegonde1 52509 Page créée avec « {{TextQuality|100%}}<pages index="Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu" from=161 to=172 header=1 /> » 15915317 wikitext text/x-wiki {{TextQuality|100%}}<pages index="Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu" from=161 to=172 header=1 /> 0rr8jymmn0sjmdzzra3og79uy3jnnzw Fredi en ménage/13 0 4938528 15915332 2026-07-11T08:28:12Z Cunegonde1 52509 Page créée avec « {{TextQuality|100%}}<pages index="Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu" from=173 to=185 header=1 /> » 15915332 wikitext text/x-wiki {{TextQuality|100%}}<pages index="Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu" from=173 to=185 header=1 /> sbyx7c3xv7l2ovs8s688sbgkiancnt7 Page:Revue des Deux Mondes - 1848 - tome 23.djvu/39 104 4938529 15915348 2026-07-11T08:30:44Z Berniepyt 17489 /* Corrigée */ 15915348 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Berniepyt" />{{nr||PUYLAURENS.|33}}</noinclude>{{Tiret2|re|connaissez}} que {{M.|le}} cardinal vous rend l’affection d’un ami. En retour de ces bontés, il attend de vous un service. Demain commence l’attaque au sujet du divorce de Monsieur ; son éminence compte sur votre appui. Si l’affaire réussit, vous êtes époux heureux, et, de plus, duc et pair avant huit jours. Quelle réponse porterai-je à {{M.|le}} cardinal ? — Tu lui diras que je vais faire ce qui sera honnêtement possible pour le satisfaire. — Recevez mes complimens, monsieur le duc ; la semaine qui vient, vous aurez le fauteuil à dos au parlement. Je vous souhaite une bonne nuit. — Attends un peu, Lopez : voilà trois ans que je te dois cent écus… — Ne parlons point de cela, monsieur le duc. Je vous ai promis de les venir chercher la veille de votre arrestation ; mais, si vous êtes complaisant à {{M.|le}} cardinal, je vous demanderai mes cent écus le jour où votre fortune touchera si haut que vous serez en un lieu inexpugnable. Lopez s’évade et laisse Puylaurens dans le trouble et l’inquiétude, comme s’il était possible de prévoir ce que l’avenir renferme. {{c|{{rom-maj|XVIII}}.|fs=120%|mt=3em|mb=2em}} Si Catilina eût empaillé des oiseaux, ou formé des musées de statues, on peut croire qu’il eût donné moins de peine au sénat romain, et qu’il eût épargné à Cicéron de grands frais d’éloquence. Monsieur et son favori devisaient innocemment, dans le cabinet des médailles, sur la figure de l’empereur Constantin, lorsqu’on annonça l’arrivée des sept docteurs envoyés par le cardinal pour démontrer au prince la nullité de son mariage. Monsieur, un petit balai à la main, secouait la poussière de sa collection. Il fit ouvrir la porte, et les savans à mines orthodoxes exécutèrent leur entrée solennelle comme des médecins en consultation. En tête du cortége était le capuchon politique du père Joseph, puis l’habit noir de {{M.|de}} Boutillier, puis les visages dévots et argumentateurs des pères Gondrin de l’Oratoire, Maillard, jésuite, Rabardeau, professeur en théologie, Lescot et Isambert, docteurs en Sorbonne. On apporte des siéges, et ces graves discoureurs forment un arc de cercle menaçant, tendu par les cordes de la logique et du droit écrit. Monsieur, toujours enclin à prendre le côté bouffon des choses, s’assied sur une table, et, se tâtant l’abdomen comme un patient : — Vous venez à propos, dit-il, car je sens ici des douleurs sourdes, et les secours de la science vont m’être nécessaires. Avez-vous au moins des apothicaires à votre suite ? — C’est à l’esprit de votre altesse, répond le père Joseph d’un air<noinclude> <references/></noinclude> ba8etwh0ugvdd818idxzt1cnyv0jcdo Fredi en ménage/14 0 4938530 15915355 2026-07-11T08:32:41Z Cunegonde1 52509 Page créée avec « {{TextQuality|100%}}<pages index="Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu" from=187 to=205 header=1 /> » 15915355 wikitext text/x-wiki {{TextQuality|100%}}<pages index="Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu" from=187 to=205 header=1 /> dln0nchsf0b6rk452yk134m2ml2fyz1 Fredi en ménage/15 0 4938531 15915375 2026-07-11T08:35:08Z Cunegonde1 52509 Page créée avec « {{TextQuality|100%}}<pages index="Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu" from=207 to=219 header=1 /> » 15915375 wikitext text/x-wiki {{TextQuality|100%}}<pages index="Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu" from=207 to=219 header=1 /> bcnb9v9vf9aldxp04dcsixas850774v Fredi en ménage 0 4938532 15915381 2026-07-11T08:39:08Z Cunegonde1 52509 Page créée avec « {{TextQuality|100%}}<pages index="Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu" header=Sommaire /> » 15915381 wikitext text/x-wiki {{TextQuality|100%}}<pages index="Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu" header=Sommaire /> dauq0bp0d4oi128p9dsrjpcywxn5uhr 15915384 15915381 2026-07-11T08:41:00Z Cunegonde1 52509 15915384 wikitext text/x-wiki {{TextQuality|100%}}<pages index="Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu" header=Sommaire /> [[Catégorie:Romans français]] [[Catégorie:romans parus en 1930]] [[Catégorie:Publiés à Paris]] [[Catégorie:Littérature LGBT]] [[Catégorie:Private case of the British library]] cyzfdaoburi89hnax3f8h1kabamj8j1 Fredi en ménage/Texte entier 0 4938533 15915383 2026-07-11T08:40:09Z Cunegonde1 52509 Page créée avec « {{TextQuality|100%}}<pages index="Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu" from=9 to=219 header=1 /> [[Catégorie:Textes entiers]] » 15915383 wikitext text/x-wiki {{TextQuality|100%}}<pages index="Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu" from=9 to=219 header=1 /> [[Catégorie:Textes entiers]] axj5fuyt6uouurfc97y5qv9lkh963ae Fredi en ménage/Présentation 0 4938534 15915385 2026-07-11T08:42:06Z Cunegonde1 52509 Page créée avec « {{PrésentationWS}} La série des Fredi en trois volumes est une étude sincère et consciencieuse de l’inversion sexuelle. * Dans Fredi à l’école, c’est le début de l’inversion, sa marche lente et indécise, l’état particulier du jeune inverti, sa mentalité complexe, puis la manifestation des premiers rapprochements. * Dans Fredi s’amuse, celui-ci est sorti de l’école ; il est étudiant, il vit libre. Les femmes le recherchent, mais il sort... » 15915385 wikitext text/x-wiki {{PrésentationWS}} La série des Fredi en trois volumes est une étude sincère et consciencieuse de l’inversion sexuelle. * Dans Fredi à l’école, c’est le début de l’inversion, sa marche lente et indécise, l’état particulier du jeune inverti, sa mentalité complexe, puis la manifestation des premiers rapprochements. * Dans Fredi s’amuse, celui-ci est sorti de l’école ; il est étudiant, il vit libre. Les femmes le recherchent, mais il sort de leurs mains absolument désenchanté et retourne à sa satisfaction réelle. * Dans Fredi en ménage, le dernier tome, c’est le complet épanouissement de l’inversion. Fredi rêve de se créer un foyer, de posséder un ménage, mais, bien entendu, hors la loi naturelle. Source : Catalogue de la Librairie Artistique 1935. 1nl7ilb9pj4iyyvyl6oz58ls03pwl30 Page:Revue des Deux Mondes - 1848 - tome 23.djvu/40 104 4938535 15915386 2026-07-11T08:44:26Z Berniepyt 17489 /* Corrigée */ 15915386 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Berniepyt" />{{nr|34|REVUE DES DEUX MONDES.|}}</noinclude>confit, que nous allons appliquer de petits remèdes qui le mettront en repos et le soulageront des péchés qui le gênent. La séance est ouverte : le révérend capucin se jette dans les considérations de haute volée sur les mariages des princes en général, et celui de Monsieur en particulier. Selon lui, la sûreté de l’état est compromise, l’Europe en danger. {{corr|la|La}} chrétienté entière succombe, si le mariage n’est rompu à l’instant. La cour de Rome en comprendra la nécessité ; le saint-père ne peut refuser une bulle d’urgence. {{M.|de}} Boutillier prend la parole. À son compte, le frère du roi ne saurait contracter une union légitime et valable sans le consentement et l’approbation de sa majesté, surtout lorsqu’il n’existe point de dauphin, et que le susdit frère est l’héritier du trône. Dans ce cas, Monsieur se trouve revêtu des droits du dauphin lui-même, et par conséquent soumis à la même surveillance, assujetti aux mêmes devoirs et à la même obéissance. Le roi conserve sur lui l’autorité d’un père. Or, Monsieur ayant manqué à ce chef de la famille et contracté des engagemens que la tutelle ne lui permettait point d’accepter, ces engagemens sont nuls de droit. À la suite s’ouvre une admirable dissertation en quatre points avec exorde, proposition, confirmation, preuve et péroraison, d’où il résulte que le mariage de Monsieur est ''mariage encombré'', puisque la dot de la princesse n’est point clairement établie, ou qu’elle a été dissipée dans les dépenses de la guerre. Le mariage mérite encore le titre accablant de ''présumé'', frappé du blâme d’{{roi|Honorius|III}}, jusqu’au moment de la seconde célébration, et par conséquent entaché de concubinage aux yeux de l’église durant l’espace d’une année. Il est encore mariage à ''la Gomine'', c’est-à-dire sans bénédiction nuptiale authentique, jusqu’à ladite seconde célébration ; mais cette seconde célébration a été incomplète, puisqu’il n’y a point eu publication de bans : elle ne saurait donc en faire un mariage réhabilité. Bien plus, ce mariage, accablé déjà par tant d’épithètes, ne mérite pas même un nom, et n’a jamais existé, puisque Monsieur était, à cette époque, criminel de lèse-majesté, selon édit du roi vérifié au parlement. Son altesse pourrait dès demain contracter une autre alliance, si elle n’avait pas commis l’imprudence d’écrire au pape pour lui déclarer faussement ce mariage non-existant. Il suffira donc que le prince approuve d’un mot de sa main la lettre que le roi et {{M.|le}} cardinal enverront {{Lang|la|''in curiâ''}}, pour que le saint-père se prête volontiers à briser ces prétendus liens qui ne sont pas sérieusement formés. On dira par cette lettre que son altesse, étant aujourd’hui dans sa famille et son pays, parle, pense et raisonne librement, tandis qu’elle n’avait point sa liberté en pays étranger, au milieu des ennemis du roi, et dans l’état de rébellion, contumace et lèse-majesté, dont elle est à présent purgée par actes de grace en<noinclude> <references/></noinclude> s9euyy7fnsic63pl41qkr224zfgec3o Page:Ivoi - Les Dompteurs de l’or.djvu/235 104 4938536 15915388 2026-07-11T08:44:57Z JLTB34 21327 /* Corrigée */ 15915388 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="JLTB34" /></noinclude><nowiki /> Tout à coup, une idée traverse l’esprit de Tom, une idée qui lui rend un instant d’équilibre moral. Si Teddy, dans un subit accès de fièvre chaude, s’était ''révolvérisé'' lui-même ? Cette seule pensée ragaillardit le terrible chef de bande… Il entrevoit une explication pratique d’un fait parmi tant de faits incompréhensibles. Il se précipite vers le corps du défunt. Il le soulève. Première déception. Le revolver du défunt est demeuré enfoncé dans la poche ''ad hoc''. Cependant, l’espérance pousse Slane à saisir la crosse, à extraire l’arme de la pochette. Il la regarde avidement. William, Blad, les sept survivants de l’équipage, se pressent curieusement autour de lui, pressentant que leur chef est sur une piste. Mais ils sont déçus. Le vieux Slane regarde fixement le barillet d’un air hébété. Les cartouches sont intactes. Aucune n’a été brûlée. Et comme il demeure immobile, les sourcils froncés, le front barré de rides profondes, des jurons, des imprécations le font sursauter. Se serrant autour de leur chef, les bandits ont dégagé la porte. Une grêle de coups… de matraque, prétendent-ils, s’est abattue sur leurs têtes, leurs épaules, leurs tibias. De fait, des sillons sanguinolents barrent plusieurs visages. William, même, a été rudement touché, et sa face rasée porte une marque rouge, qui, de quelque temps, le signalera à l’attention. Durant une longue minute, tous restent sur place, comme anéantis par cette bastonnade jaillie de l’invisible. Puis l’instinct de fuite s’éveille. Une panique éperdue les pousse, les fouaille, éteignant en eux toute possibilité de raisonnement. Ainsi que le troupeau de fauves surpris par la détonation de la carabine du chasseur, ils songent uniquement à s’éloigner de l’endroit où leur compagnon est tombé. Ils se livrent à une galopade éperdue à travers les couloirs, dans l’escalier en spirale. Ils sont frappés<noinclude> <references/></noinclude> jowq1kpdz0aoeajwtfyf2503ux9k586 Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/220 104 4938537 15915389 2026-07-11T08:44:59Z Cunegonde1 52509 /* Sans texte */ 15915389 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="0" user="Cunegonde1" /></noinclude><noinclude><nowiki/> {{sep|6|m=1em}} {{c|1930. Saint-Amand (Cher). — Imprimerie A. CLERC.|fs=80%}} {{sep|6|m=1em}} <references/></noinclude> tljx9lbxiv82d64bg56znac92gqqykj Page:Ivoi - Les Dompteurs de l’or.djvu/236 104 4938538 15915397 2026-07-11T08:53:15Z JLTB34 21327 /* Corrigée */ 15915397 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="JLTB34" /></noinclude>de vertige. Ils courent, se bousculent ; les poings se lèvent, s’abattent, violents, instinctifs, chaque fuyard redoutant de rester le dernier. Car en leurs cerveaux, affolés par les manifestations qui leur apparaissent surnaturelles, surnage cette pensée : le dernier est le plus exposé aux coups des invisibles ennemis qui se sont révélés. Et ces ennemis, ils les désignent, ils les ont reconnus de suite : ce sont des esprits, des revenants, des entités analogues à celles qu’évoquent les spirites. Rien ne leur ôtera désormais de l’idée que l’aéronef est hanté. Parvenus sur le pont supérieur que balaie le vent de la marche, sous la coupole indigo du ciel constellé d’étoiles, les matelots du navire aérien reprennent haleine. Mais si le grand air les apaise un instant, ils retrouvent une énergie sauvage pour déclarer à leur chef qu’ils ne veulent plus servir à bord du ''Vultur''. — Dans quelques heures, disent-ils violemment, nous atteindrons les îles Hawaï. Débarquez-nous aux environs de la capitale, Honolulu. Nous regagnerons l’Amérique par un brave navire, où les esprits malfaisants ne brutaliseront pas les matelots. Vainement, Tom et William tentent de raisonner ces hommes éperdus. Aucun argument ne saurait avoir prise sur eux. Ils n’écoutent plus. En vain, les Slane prient, menacent. Le lieutenant Blad, si flegmatique à l’ordinaire, fait chorus avec ses subordonnés. Comme eux, il débarquera à Honolulu. Comme eux, il brûle de regagner l’Amérique, de fouler le sol pratique de l’Union, où les mauvais esprits des vieilles légendes n’oseraient pas se montrer. — Le ''Vultur'' est hanté ! Le ''Vultur'' est hanté ! Nulle autre réponse ne sort des lèvres des acolytes des Slane. La phrase est une obsession, un leit motiv de la peur dont ils grelottent tous. Les Slane comprennent qu’ils sont tenus de céder. Après tout, le ''Vultur'' se passera de ces {{nec|niais}} qui désertent. Un seul homme suffit à le diriger. Son {{tiret|ravitaille|ment}}<noinclude> <references/></noinclude> sdvs12klf2j1yobxgs8vs13kpi9spkg Page:Revue des Deux Mondes - 1848 - tome 23.djvu/41 104 4938539 15915399 2026-07-11T08:53:47Z Berniepyt 17489 /* Corrigée */ 15915399 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Berniepyt" />{{nr||PUYLAURENS.|35}}</noinclude>bonne forme ; et par ainsi ce mariage ''encombré'', à la ''Gomine'', etc., deviendra immédiatement mariage nul, politiquement, civilement et canoniquement. — Messieurs, répondit Gaston, je viens d’entendre de si belles choses, que je ne saurais rétorquer tant d’argumens, d’exemples et de démonstrations à la fois. Je réfléchirai sur ces importantes matières. Je me tâterai pour voir si cette purgation que je dois aux actes de grace du roi n’a point suffi à soulager ma conscience, et si je trouve cette conscience ''encombrée'', comme mon mariage, il faudra bien avaler les drogues que vous me proposez. C’est à quoi je vais songer avec mon conseiller Puylaurens, qui me servira de garde-malade en attendant l’opération. Les sept docteurs, enchantés de cette bonne parole, rompent l’arc de cercle, se lèvent, saluent le prince et défilent en procession, s’imaginant déjà porter au cimetière les sentimens et l’amour d’un époux, ensevelis dans son contrat comme dans un linceul. Monsieur ne voulait pas même donner de réponse à cette consultation, qu’il traitait de mascarade ; mais Puylaurens le détermina à prendre la chose au sérieux pour contenter le cardinal. Il fut convenu que Monsieur irait respectueusement supplier le roi de ne point exiger son adhésion à une supplique en cour de Rome, qui serait de nature à le déshonorer gratuitement, et qui d’ailleurs était contraire au cri de sa conscience. Puylaurens se chargea de porter la réponse du prince au cardinal. Monsieur et son favori partirent ensemble pour Saint-Germain. Arrivés à Ruel, Gaston poursuivit sa route, tandis que Puylaurens entrait chez le ministre. On ouvrit les portes toutes grandes. {{M.|le}} cardinal accueillit son futur neveu avec un sourire et lui prit familièrement le bras pour le conduire sur une terrasse. — Votre éminence, dit Puylaurens, n’espère pas que je lui apporte des soumissions aveugles de la part de Monsieur. Voici d’abord la réponse officielle que je dois prononcer textuellement : « Malgré tout son désir de complaire au roi son frère, Monsieur, en examinant avec scrupule sa conscience, se regarde comme bien et dûment lié à la princesse Marguerite de Lorraine et la considère comme son épouse légitime, jusqu’à ce que son mariage soit déclaré nul par un jugement régulier et canonique. » — Cela n’est point mal, dit le ministre. Voyons maintenant ce que nous pouvons attendre de l’influence du favori. — Je m’engage d’abord à empêcher que Monsieur n’agisse en opposition aux demandes du roi au saint-siége. Il vous laissera faire et s’occupera de ses médailles ou de ses plaisirs. — Fort bien, reprit le cardinal. Il faudra, dans peu de jours, l’amener à écrire quelque petite apostille sur nos dépêches.<noinclude> <references/></noinclude> dz2m7begxhv2s62q3tpex3xo3nelebq Page:Ivoi - Les Dompteurs de l’or.djvu/237 104 4938540 15915404 2026-07-11T08:58:18Z JLTB34 21327 /* Corrigée */ 15915404 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="JLTB34" /></noinclude>{{tiret2|ravitaille|ment}} en électricité s’opère automatiquement ; on peut se passer des trembleurs et l’on s’en passera. Ils seront mis à terre à Hawaï. Mais, tout en les raillant de leur couardise, Tom et William frissonnent intérieurement. Eux aussi ont peur ; d’autant plus peur qu’ils ignorent de quoi. Cependant il leur faut rejoindre Bubeny laissé seul, dans le cabinet directorial, en face du clavier. Pourvu qu’il ne soit rien arrivé de fâcheux au capitaine ; car, vraiment, on peut s’attendre à tout, sur ce damné ''Vultur''. L’idée traverse le cerveau de Tom, de William. Ils la chassent par cette réflexion : — Si Bubeny était obligé de quitter le clavier, l’appareil tomberait, il ne tombe pas, donc… Mais en dépit de la justesse de l’argument, ils se hâtent vers leur cabine. Une nouvelle surprise les y attend. ! À leur entrée, tout semble normal. Bubeny occupe son poste. L’œil au hublot, la main droite sur la manette de direction, la gauche au-dessus du clavier, le capitaine continue son service imperturbablement. Sa tranquillité réconforte les Slane. Ils respirent en le voyant calme, tout à son devoir. Cela les remet de ne plus se sentir seuls avec des subordonnés aveulis par l’épouvante. Il leur reste donc un compagnon fidèle. Ils ne seront pas livrés à leurs propres forces sur ce ''Vultur'', à bord duquel, ils ne sauraient se le dissimuler, se passent des choses incroyables. Un complice, c’est bien peu pour des chefs de bande ; mais en regard de la solitude qu’ils ont redoutée, un seul fidèle leur semble valoir une armée. Leur satisfaction est brève. Sans quitter sa position de guide vigilant, Bubeny murmure : — C’est vous, gentlemen ; je vous attendais pour vous prier de me déposer à terre sur le sol ferme le plus proche, car je ne saurais plus vivre à bord de cet infernal appareil. Du coup, les Slane restent un moment abasourdis. Quoi ! le capitaine prétend les quitter comme les autres. Tous, tous, alors !<noinclude> <references/></noinclude> ksi1v92a9ctwhxteioi0kuyje69bc1e Page:Revue des Deux Mondes - 1848 - tome 23.djvu/42 104 4938541 15915408 2026-07-11T09:02:33Z Berniepyt 17489 /* Corrigée */ 15915408 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Berniepyt" />{{nr|36|REVUE DES DEUX MONDES.|}}</noinclude><nowiki /> — Je ne puis répondre qu’il y consente, mais j’ai obtenu de lui un point important, c’est de traiter l’affaire sérieusement et d’en parler au roi avec respect ; car Monsieur allait se moquer des consultations et tourner la chose en dérision, si je l’eusse laissé faire. — Vous nous rendez un grand service, mon ami, s’écria le cardinal. Comme le capuchon de Joseph et les bavardages des docteurs prêtent au ridicule, nous étions perdus, si Monsieur eût employé cette arme terrible auprès du roi. Je tremble encore qu’il n’aille faire le bouffon. Ce que {{M.|le}} cardinal craignait venait d’arriver. Monsieur, oubliant les recommandations de Puylaurens, était entré chez son frère en se tenant l’estomac à deux mains. — Ah ! sire, avait-il dit, ayez pitié d’un pauvre malade à qui vos docteurs ont administré sept potions noires, toutes plus épaisses et plus amères les unes que les autres. Je sens là, sur le côté droit, la médecine du mariage ''encombré'' qui travaille mes entrailles ; de cet autre côté, le mariage ''à la Gomine'' me fait souffrir mort et passion. Ouf ! secourez-moi. De l’eau, des sels, par charité, où je m’en vais rendre l’ame par encombrement et suffocation. Le roi éclata de rire des grimaces du malade, et Monsieur, encouragé par le succès, commença la représentation fidèle de la scène entière. Il exécuta l’entrée solennelle des docteurs, imita la voix nasillarde du père Joseph, le bégaiement de l’un, le fausset de l’autre, le faux-bourdon d’un troisième, mêlant ensemble les grands mots, les termes de théologie, de droit et d’histoire, de manière à en former un amalgame si incohérent que le roi s’en tenait les flancs de plaisir. Enfin, au moment de la péroraison, le prince, s’adressant au roi lui-même, s’écria : — Vous voyez donc bien que vous n’êtes point marié, et, si vous persistez à vous croire affligé de la maladie du {{Lang|la|''conjungo''}}, nous vous administrerons ces potions à forte dose, tant et si bien que vous en crèverez, et alors on verra si vous serez encore le mari de dame Marguerite. Nous démarierons vous, vos parens, vos amis et toute votre cour, si vous murmurez ; et que le roi y prenne garde, car nous sommes capables de lui {{corr|administer|administrer}} une cuillerée de notre médecine dans son potage, et alors adieu son alliance avec la maison d’Espagne ! Madame la reine devient demoiselle et vierge par autorité de la science politique, théologique et médicale. {{Roi|Louis|XIII}} passait sa vie dans une mélancolie silencieuse, dont les accès devenaient tous les jours plus longs : ni la musique, ni les ballets, ni les farces italiennes ne le déridaient, et cependant il eût donné un million à qui aurait réussi à le divertir un instant. Qu’on juge s’il sut bon gré à son frère de l’avoir amusé ! La nouvelle de cette scène fut un coup de foudre à Ruel. Le ministre accourut, muni de ses airs<noinclude> <references/></noinclude> h7hnhovzwd7fhn902miytsvqv6ofpin Page:Dictionnaire des Antiquités grecques et romaines - Daremberg - I 2.djvu/939 104 4938542 15915411 2026-07-11T09:08:07Z Yland 11394 /* Corrigée */ 15915411 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Yland" />{{nr|CYB|— 1685 —|CYB}}</noinclude>médailles de Faustine l’ancienne<ref>Eckhel, {{t.}}{{rom-maj|VII}}, {{pg}}41. Cf. L. Visconti (''{{lang|la|Annal. Inst. Arch.}}'' 1867, {{pg}}296 {{sqq.}} {{lang|de|tav. d’agg. S.}}).</ref> qui rappellent la même tradition, la Mère de l’Ida n’est pas représentée par une pierre, mais par une statue assise. Le jour ou la déesse fit son entrée dans Rome fut un jour solennel. On établit un {{sc|lectisternium}} ; on institua une fête, accompagnée de jeux, la fête des {{sc|megalesia}}, dont le nom grec rappelait celui de la Grande Déesse<ref>{{lang|la|Varro, ''De ling. lat.'' 6, 15 ; Cic. ''De har. resp.'' 12, 24 ; Calend. Præn. ad 4 Apr.}}</ref>, et qui se célébra ensuite tous les ans à pareille date, c’est-à-dire du 4 avril<ref>T. Liv. {{rom-maj|XXIX}}, 14, 14. Le texte des {{mss.}} porte « {{lang|la|pridie idus Apriles}} » 12 avril. Mais {{lang|de|Marquardt, ''Röm. Staatsverw.''}} {{rom-maj|III}}, {{pg}}352, {{n.}}11, fait remarquer que les ''ides'' ont dû être confondues avec les ''nones''. Cf. {{lang|la|Calend. Praen. ad 4 Apr.}} D’ailleurs, c’était le 11 avril que commençaient les ''{{lang|la|Cerealia}}''. Cf. Mommsen, ''{{lang|la|Corp. Inscr. lat.}}'' {{rom-maj|I}}, {{pg}}390 b.</ref> au 10 du même mois<ref>Var. {{abr|l. cit.|loco citato (au texte cité)}} ; {{lang|la|Cicer. ''De har. resp.''}} 13, 27, 28 ; {{lang|la|Ovid. ''Fast.''}} {{rom-maj|IV}}, 255 {{sqq.}} ; Strab. {{rom-maj|XII}}, {{pg}}567.</ref>. En même temps, on commençait sur le Palatin la construction d’un temple spécialement consacré à la déesse, lequel fut inauguré treize ans après, le 10 avril 191<ref>{{lang|la|T. Liv. {{rom-maj|XXXVI}}, 36, 3-5 ; Calend. Praen. ad 10 Apr.}}</ref>. Le culte fut constitué, tel qu’il était en Phrygie, mais il conserva longtemps tous les caractères d’un culte étranger. Un sénatus-consulte défendait aux citoyens romains de paraître en costume bariolé aux fêtes de la Mère des Dieux, d’y jouer de la flûte, d’y pratiquer aucun des rites de l’Asie. Dans les processions où l’on portait en grande pompe l’image de la divine Mère, le prêtre et la prêtresse étaient d’origine phrygienne<ref>{{lang|la|Dion. Halic. ''Ant. rom.''}} {{rom-maj|II}}, 19.</ref>. C’étaient ces étrangers qui parcouraient la ville, quêtant pour la Mère des Dieux ({{sc|metragyrtes}}. Ils étaient suivis d’un cortège d’eunuques [{{sc|gallus}}] qui, au bruit des tambours et des cymbales, aux accents éclatants de la trompette et de la flûte, s’avançaient brandissant leurs armes : tout souillés de sang, ils bondissaient en cadence, avec des balancements de tête qui faisaient trembler leurs aigrettes menaçantes. Sur le passage de la déesse, ses adorateurs romains s’empressaient de lui payer tribut, en jonchant son chemin de feuilles de roses, de pièces de bronze et d’argent<ref>{{lang|la|Lucr., ''De nat. r.''}} {{rom-maj|II}}, 610-633 ; {{lang|la|Cic. ''De leg.''}} {{rom-maj|II}}, 16, 40 ; {{lang|la|Varro, ''Sat. Men.''}} {{pg|expl=pages}}173, 131-132 ; {{pg}}174, 149, Bücheler. Servius ({{lang|la|ad Virg. ''Georg.''}} {{rom-maj|II}}, 394) nous apprend en outre que les hymnes chantés en l’honneur de la Mère des dieux étaient en langue grecque.</ref>. Les Romains ne jouaient donc aucun rôle dans les cérémonies de la Mère des dieux, dont ils étaient simplement spectateurs ; mais ils célébraient cette fête par des réjouissances publiques, par des jeux de scène et des jeux de cirque, par les banquets que se donnaient entre eux les patriciens et qui portaient le nom de {{sc|{{Corr|mutitationes|mutilationes}}}}<ref>{{lang|la|Ovid. ''Fast.''}} {{rom-maj|IV}}, 352 ; {{lang|la|Calend. Praen. ad 4 Apr.}}</ref>. Comme cela était arrivé en Grèce, Attis ne s’introduisit pas à Rome en même temps que Cybèle. Aucun texte<ref>Dans le texte de Varron, ''{{lang|la|Sat. Men.}}'' {{pg}}174, 150, Bücheler, le mot Attis ne repose que sur une conjecture.</ref> ne permet de supposer que son culte fût associé dès l’abord à celui de la ''{{lang|la|Mater Idaea}}''. Seul, un denier de Céthégus, qui rappelle l’introduction du culte phrygien sous le consul de ce nom, en 204, nous offre l’image d’Attis<ref>{{lang|de|Mommsen, ''Gesch. d. röm. Münzwesen''}}. {{pg}}540, {{n.}}136.</ref> ; mais cette représentation peut faire allusion à la légende de Pessinonte, sans qu’il soit nécessaire de conclure à l’existence du culte du dieu phrygien à Rome dès cette époque<ref>Nous adoptons l’opinion de Rapp ({{art.}}''Attis'' du ''{{lang|de|Lexicon d. griech. u. röm. Mythol.}}'' publié sous la direction de {{M.|Roscher}}, Leipzig, 1884), contrairement à celle de Marquardt (''{{lang|la|Staatsverwalt.}}'' {{rom-maj|III}}, {{pg}}353, {{abr|not.|note}} 5).</ref>. La belle poésie de Catulle n’en est pas non plus une preuve suffisante ; car ce morceau ne paraît être qu’une imitation des Alexandrins<ref>Voir {{pg}}540 du Commentaire de {{M.|E. Benoist}} (''Poésies de Catulle'', {{trad.}} Rostand, {{t.}}{{rom-maj|II}}).</ref>. C’est seulement sous l’empereur Claude qui, dit-on, fit célébrer le premier la grande fête phrygienne du mois de mars<ref>J. Lydus. ''{{lang|la|De Mens.}}'' {{rom-maj|IV}}, 41. Le calendrier du temps d’Auguste ne connaît pas cette fête. Aucun écrivain n’en parle avant cette époque, et il en est question aussitôt après. Voir {{lang|la|Lucan. ''Phars.''}} 1, 599 ; {{lang|la|Stat. ''Sylv.''}} {{rom-maj|I}}, 2. 176, etc.</ref>, que la religion d’Attis fut définitivement associée à celle de Cybèle. C’est à partir de ce moment que le nom du jeune dieu se rencontre, à côté de celui de la déesse, sur les inscriptions, ou ils se trouvent réunis dans la qualification de ''{{lang|la|dii magni}}'' et de ''{{lang|la|dii conservatores}}''<ref>Orelli, 1896-1907, 2264, 2328, 2352.</ref>. Désormais, les Archigalle qui, à Rome comme dans les provinces, ne sont plus des Phrygiens, mais des citoyens romains<ref>Orelli, 2320, ''{{lang|la|Corp. Inscr. lat.}}'' {{rom-maj|V}}, 488 ; Boissieu, ''Inscr. de Lyon'', {{pg|expl=pages}}28 et 31. C. L. Visconti, ''{{lang|la|Annal. Inst. Arch.}}'' 1888, {{pg}}391, {{n.}}4 ; 1869, {{pg}}244.</ref>, ne se contentent pas de servir le culte de la Mère divine ; ils sont la représentation vivante d’Attis, dont ils portent l’image sur la poitrine<ref>{{lang|de|Müller-Wieseler}}, {{rom-maj|II}}, {{pl.}}{{rom|lxiii}}, {{n°}}817.</ref>. On leur donne le titre de ''{{lang|la|Attis publicus populi romani}}''<ref>Orelli, 2320-2353.</ref>. La fête des {{lang|la|Mégalésia}}, célébrée en avril, n’était que l’anniversaire de l’entrée à Rome de l’idole de Pessinonte. La fête du mois de mars en l’honneur de Cybèle et d’Attis fut la reproduction des cérémonies phrygiennes, transplantées à Rome. La partie essentielle de la fête durait, comme nous l’avons vu plus haut, du 22 au 27 mars. Mais ces cérémonies avaient été précédées, à la date du 13 mars, par la procession des ''{{lang|la|cannophori}}'' qui, le mot indique, s’avançaient tenant à la main des tiges de roseaux<ref>J. Lydus, ''{{lang|la|De Mens.}}'' {{rom-maj|IV}}, 36 ; {{lang|la|Calend. Philoch. ad 15 Mart.}} Le jour est accompagné de la mention « {{lang|la|Canna Intrat}}. »</ref>. Les cannophores étaient organisés en collèges d’hommes et en collèges de femmes<ref>Voir {{lang|de|Marquardt, ''Röm. Staatsverwalt.''}} {{rom-maj|III}}, {{pg}}355, {{n.}}4.</ref>, dont le rapport avec le culte de Cybèle et d’Attis nous a été révélé par les inscriptions provenant du Mètroon d’Ostie<ref>C. L. Visconti, ''{{lang|la|Annal. Inst. Arch.}}'' 1868, {{pg}}362 {{sqq.}}</ref>. Quelle était la signification du symbole qu’ils tenaient à la main ? Ce symbole est certainement en relation avec la légende de Pessinonte ; car, parmi les représentations qui ornent une ciste mystique d’Ostie (voy, {{pg}}1688, {{fig.}}2249, à côté du lion de Cybèle, de la tête de Zeus Idéen, et de la tête d’Attis, figurent des roseaux<ref>''{{lang|la|Monum. Inst. Arch.}}'' {{rom-maj|IX}}, {{abr|tab.|tableau}} {{rom-maj|VIII}}, 1, a, b ; Annal. 1869, {{pg}}242.</ref>. Mais il est inutile de supposer avec C. L. Visconti que ces roseaux fassent allusion à une circonstance de la légende d’Attis, qui ne nous serait pas connue par les textes<ref>{{M.|Visconti}} imagine qu’Attis se serait caché dans les roseaux du fleuve Gallus après son émasculation, pendant que Cybèle le cherchait.</ref>. Hérodien ne nous apprend-il pas que les Phrygiens célébraient jadis les fêtes de la Grande Mère sur les bords du fleuve Gallus<ref>{{lang|la|Herodian. ''Hist.''}} {{rom-maj|I}}, 11, 7.</ref> ? D’après Julien, Attis enfant n’a-t-il pas été exposé sur les rives de ce fleuve et sauvé des eaux par Cybèle<ref>''{{lang|la|Orat.}}'' {{rom-maj|V}}, {{pg}}165, b, {{pg}}180, a.</ref> ? Les roseaux figurés sur la ciste d’Ostie et ceux que portaient à Rome les cannophores nous paraissent donc rappeler cet incident de l’enfance du dieu. Le 22 mars. ''{{lang|la|Arbor intrat}}''<ref>{{lang|la|Calend. Philoch.}}</ref> ; c’est-à-dire que ce jour-là, le pin, symbole d’Attis, était porté en grande pompe dans le temple du Palatin<ref>J. Lydus, ''{{lang|la|De Mens.}}'' {{rom-maj|IV}}, 41 ; {{lang|la|Julian. ''Orat.''}} {{rom-maj|V}}, {{pg}}168, {{n.}}</ref>. Comme en Phrygie, les branches de l’arbre étaient ornées de couronnes de violettes ; son trône était entouré de bandelettes de laine, qui rappelaient celles dont Ia, la fille de Midas, avait enveloppé le corps d’Attis mourant de sa blessure<ref>Arnob. {{rom-maj|V}}, 16.</ref>. Le soin de porter l’arbre sacré [{{sc|dendrophoria}}] était confié au collège des ''{{lang|la|dendrophori}}''<ref>Lydus, ''{{lang|la|{{abr|l. cit.|loco citato (au texte cité)}}}}'' Sur les ''dendrophores'', aux textes cités par Marquardt, {{rom-maj|III}}, {{pg}}356, {{n.}}5, il faut ajouter celui d’une inscription provenant de Tomi, où l’on voit un ''archidendrophore'' consacrer un monument à Attis (Fröhner, ''Notice de la sculpt.'' {{rom-maj|I}}, {{n°}}548, {{pg}}484. Cf. ''{{abr|Rev. contemp.|Revue contemporaine}}'' 1864, {{pg}}375).</ref>, placé sous la surveillance des {{lang|la|quindécemvirs}}<ref>Mommsen, ''{{lang|la|Inscr. regn. Neap.}}'' 2259.</ref>.<noinclude> <references/></noinclude> 8qhzaxsu9bbll8ofkg79lcyh6vy0f3u Page:Revue des Deux Mondes - 1848 - tome 23.djvu/43 104 4938543 15915412 2026-07-11T09:09:11Z Berniepyt 17489 /* Corrigée */ 15915412 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Berniepyt" />{{nr||PUYLAURENS.|37}}</noinclude>les plus graves et les plus sévères ; mais le roi riait en imitant lui-même les mines du père Joseph et de Boutillier. — Tenez, monsieur le cardinal, dit-il, je suis désarmé. Quelle grace aurais-je à vouloir faire le méchant après avoir applaudi la comédie de mon frère ? Laissons cela et n’y pensons plus. C’est chose jugée. Monsieur a gagné son procès à la manière de Gros-Guillaume. — On ne gagne pas ainsi des procès de cette importance, répondit le cardinal. — Eh bien ! reprit le roi, jugez donc la chose vous-même. Je vous en laisse le soin et vous donne mes pouvoirs. Faites en sorte que je n’aie plus besoin de m’en mêler. — Je me charge de tout ; votre majesté n’aura plus qu’à mettre sa signature sur un écrit. En retournant à Paris, Puylaurens gronda Monsieur au sujet de sa bouffonnerie, mais le prince répondit que cette scène de tréteaux l’avait élevé de cent coudées. Le lendemain, le père Joseph arriva au Luxembourg de si grand matin, qu’il trouva Puylaurens au lit. — Mon cher fils, lui dit-il, {{M.|le}} cardinal et moi nous avons passé la nuit à écrire. Voici le résultat de nos travaux ; c’est une supplique de six pages adressée au pape, et qui fera voir à Monsieur si les consultations des docteurs sont des pantalonnades. La signature du roi et celle du ministre y sont apposées. Le succès dépend de vous à présent. Obtenez de Monsieur qu’il approuve ce mémoire par trois lignes de sa main, et, dans deux mois, son mariage est rompu. — Vous me supposez, répondit Puylaurens, une autorité que je n’ai point. Si je pouvais changer d’un jour à l’autre ses sentimens du blanc au noir, Monsieur ne serait plus qu’un automate sans volonté, ou un enfant à confier à des gouvernantes. — Aussi, reprit le capucin, nous regardons l’affaire comme difficile, et c’est pourquoi nous avons recours à vous. Mettez-y le temps. Usez de patience et de ruse. Je vous laisse le mémoire, et vous saisirez le moment propice. — Je ne vous dissimule pas que je n’espère point réussir. — Il le faut pourtant. Vous savez que {{M.|le}} cardinal tient fort à ses idées. Votre fortune, votre mariage, votre duché-pairie, tout dépend de cette entreprise. — Mais enfin, si je ne réussis point ? — Le cardinal vous en saura mauvais gré. Adieu fortune, mariage et duché ! — Vous avouerez que cela est injuste et cruel. — Prenez les gens comme ils sont. Service pour service, c’est la devise de {{M.|le}} cardinal. Adieu, mon enfant ; appliquez-vous à cette {{Tiret|négocia|tion}}<noinclude> <references/></noinclude> 19tdx0320ojofkykhn3qjxyloh6ypil Page:Revue des Deux Mondes - 1848 - tome 23.djvu/44 104 4938544 15915413 2026-07-11T09:16:29Z Berniepyt 17489 /* Corrigée */ 15915413 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Berniepyt" />{{nr|38|REVUE DES DEUX MONDES.|}}</noinclude>{{Tiret2|négocia|tion}} : vous touchez au moment solennel où votre étoile doit briller ou disparaître. Le capucin laissa Puylaurens fort troublé de ces menaces doucereuses. Le mémoire était de la dernière rigueur. À moins de réduire Monsieur au rôle d’un lâche, on ne pouvait espérer de lui faire approuver cet écrit. La perplexité du pauvre Puylaurens fut horrible. Il n’est pas besoin de redire quels intérêts l’engageaient à seconder les vues du ministre. Monsieur, mauvais gardien de son honneur, l’avait confié depuis si long-temps à son favori, qu’on pouvait abuser de ce dépôt sacré. À force de malice et d’importunités, on aurait pu arracher sa signature, sauf à perdre plus tard sa confiance et son amitié, quand la honte et le regret lui seraient venus ; mais, en agissant ainsi, Puylaurens aurait posé sa fortune sur une base infâme, et son ame se révoltait à cette pensée ; il rougissait en face de lui-même, et finalement, lorsque son parti fut pris de renoncer à cette manœuvre coupable, ses espérances s’envolant une à une, il se mit à pleurer comme un enfant. Cependant {{roi|Louis|XIII}}, qui avait pris goût aux plaisanteries de son frère, l’envoya chercher par un écuyer de la petite écurie. Monsieur partit pour Saint-Germain, résolu à se servir amplement de cette arme nouvelle. Le mémoire du cardinal, que Puylaurens lui remit au moment où il montait en carrosse, changea ses dispositions. Le roi s’attendait à des badinages, et, lorsqu’il vit son frère sombre et irrité, cette déception fit tourner sa mauvaise humeur contre le cardinal. — Ne vous inquiétez point des violences de ce fâcheux, dit-il à Monsieur. Je ne souffrirai plus qu’il nous sépare. Jetez ce mémoire sur ma table ; j’aurai soin de l’y oublier. Causons librement en bons frères. Dans cet instant, la porte s’ouvrit, et {{M.|le}} cardinal entra. Le roi parut ému ; ses joues maigres se colorèrent d’une imperceptible couche de vermillon. Il baissa les yeux devant le regard scrutateur de son ministre. Si le cardinal eût sondé prudemment le terrain, il aurait pu remporter une victoire subite, et, en présence de ces deux caractères faibles, il dépendait de lui que Monsieur passât sous les fourches caudines ; mais il se laissa emporter par un mouvement de dépit. — J’arrive mal à propos, dit-il, et je dérange sans doute Monsieur, lorsqu’il me rendait de bons offices auprès de votre majesté. L’embarras du roi devint aussitôt de la colère : — Monsieur se plaint de vous avec raison ; je voulais l’entretenir gaiement, comme hier, et, grace à vous, sa gaieté s’est envolée. Faites qu’en venant me voir, il n’apporte pas ici cette noire tristesse ; c’est assez de la mienne. Gardez ce gros portefeuille que vous avez sous le bras. Je ne travaillerai point ce matin. — Je laisse donc votre majesté à ses gais entretiens, répondit le {{Tiret|mi|nistre}}<noinclude> <references/></noinclude> kn2sczlli2au4f44qcfxkx7t24iqw24 Page:Camille Lemonnier - La Belgique (nouv. éd.), 1905 (IA labelgique00lemo).pdf/287 104 4938545 15915415 2026-07-11T09:19:39Z Franky007 50939 /* Page non corrigée */ Page créée avec « <nowiki/> Aussi primes-nous grand plaisir, le lendemain, an recueillement souriant de l’autre béguinage, comme assoupi dans sa eeinture de briques roses. Un joli soleil pale lustrait les façades, donnait aux volets le vernis d’une peinture neuve, et, sur le miroitement clair des vitres, détachait l’éclat cru des rideaux. Notre tristesse de la veille se fondit dans cette lumière molle, épandue sur la tranquillité bruissante des maisons, du fond desqu.... 15915415 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Franky007" /></noinclude><nowiki/> Aussi primes-nous grand plaisir, le lendemain, an recueillement souriant de l’autre béguinage, comme assoupi dans sa eeinture de briques roses. Un joli soleil pale lustrait les façades, donnait aux volets le vernis d’une peinture neuve, et, sur le miroitement clair des vitres, détachait l’éclat cru des rideaux. Notre tristesse de la veille se fondit dans cette lumière molle, épandue sur la tranquillité bruissante des maisons, du fond desquelles montait. une rumeur d’allées et venues, avec des sourdines de parlotes et de prières. Au milieu de l’enclos, un vaste carré d’herbe verte étendait sa belle tache reluisante d’aquarelle, piquetée d’un étoilement de paquerettes, comme cette prairie mystique de l’Adoration de l’agneau » où Hubert Van Eyck agenouille ses théories de séraphins dans la blancheur flottante des tuniques. Les beaux anges du vieux maitre flamand n’effleuraient pas de leur vol le gazon germé dans ce coin d’idylle, mais un gros mouton y paissait, bêlant et doux, avec une placidité de bête symbolique. Tout autour du pré, des arbres avaient poussé, versant sur le pavé une ombre fraiche dans laquelle s’ébattaient des milliers d’oiseaux; el par moments une coiffe d’antique béguine se glissait sous le demi-jour des feuillées, glacée de tons de vieil argent. Rien ne pourrait dire la douceur de ce paysage; derrière les murs de clôture éclatants de claux neuve, les maisons, avec leurs pignons páles, avaient des langueurs détendues de convalescents; et, comme une odeur de bonnes consciences, nous humions la rusticité qui émanait des choses. - L’envie nous prit de voir de plus près ces eccurs simples. Un des convents - c’est le nom que portent les maisons du bégainage, quel que soit le nombre des héguines qui les habitent nous attirait surtout par sa belle tenue extérieure, d’une placidité heureuse et candide: Cette ame du dedans qui monte aux murs extérieurs des maisons, comme chez les hommes elle monte au visage, et compose leur physionomie sensible, nous avertissait confusément de la présence de créatures plus jeunes et moins mortifiées que les demi- siècles que nous avions vus circuler par les allées. Au troisième coup du heurtoir, la clef tourna dans la serrure, et une tête de vicille, ridée comme une nèfle, sous les blancs neigeux de son fronteau, s’enleva du fond de briques rouges, avec l’azur fané de ses gros yeux regardant par-dessus des besicles en corne. Elle cut une courte hésitation quand nous lui cúmes demandé de risquer un coup d’eil dans l’intérieur; mais sitôt après, aequiescant d’un mouvement de la tête, elle s’effaça pour nous laisser passer. Un petit jardin aux sentiers bordés de buis, avec des pares en forme de cœur et de eroix, précédait le vestibule, surlaussé de deux marches et conduisant à un escalier de bois blane dont les degrés, sous le passage de plusieurs générations, s’étaient usés par le milieu. La digne tourière, les épaules fléchissantes et le dos incurve, toute sèche et ratalinée comme un bois duquel la sève s’est retirée, trottinait devant nous, faisant sonnailler le long de ses maigres jambes les grains d’un interminable elapelet. Des parloirs se succédaient au rez-de- chaussée, d’une pauvreté décente et froide, meublés chacun d’une table, d’une armoire et de quelques chaises, avec une abondance d’images pieuses et de crucifix sur les eleminées et les murs. Dans la nudité sévère d’une de ces salles, plus vastes que les autres, une dizaine de grandes toiles noireies et craquelées, oeuvres de peintres naguère acclamés et de qui l’éphémère gloire devait sombrer dans le rayonnement des maitres du dix-septième siècle, étalaient des allégories et des symboles, parmi des floraisons revéleuses de roses chairs d’anges, selon le goût du jésuite Zeghers, ou bien s’ensanglantaient de rouges martyrs dont l’horreur contrastait avec la fine poussière de silence quiet dansant sous le jour des hautes fenêtres. Du fond des corridors nous arrivait une mussitation lointaine, comme un frémissement de lèvres balbutiantes, et cette rumeur sourde, intermittente des léguines en prières ajoutail encore à l’engourdissante tranquillité de la maison. Chaque jour, en effet, les bonnes filles se 33<noinclude> <references/></noinclude> lkgvu8b4doclvl4ozynx8t5cnprf18s 15915417 15915415 2026-07-11T09:21:18Z Franky007 50939 15915417 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Franky007" /></noinclude><nowiki/> Aussi primes-nous grand plaisir, le lendemain, an recueillement souriant de l’autre béguinage, comme assoupi dans sa eeinture de briques roses. Un joli soleil pale lustrait les façades, donnait aux volets le vernis d’une peinture neuve, et, sur le miroitement clair des vitres, détachait l’éclat cru des rideaux. Notre tristesse de la veille se fondit dans cette lumière molle, épandue sur la tranquillité bruissante des maisons, du fond desquelles montait. une rumeur d’allées et venues, avec des sourdines de parlotes et de prières. Au milieu de l’enclos, un vaste carré d’herbe verte étendait sa belle tache reluisante d’aquarelle, piquetée d’un étoilement de paquerettes, comme cette prairie mystique de l’Adoration de l’agneau » où Hubert Van Eyck agenouille ses théories de séraphins dans la blancheur flottante des tuniques. Les beaux anges du vieux maitre flamand n’effleuraient pas de leur vol le gazon germé dans ce coin d’idylle, mais un gros mouton y paissait, bêlant et doux, avec une placidité de bête symbolique. Tout autour du pré, des arbres avaient poussé, versant sur le pavé une ombre fraiche dans laquelle s’ébattaient des milliers d’oiseaux; el par moments une coiffe d’antique béguine se glissait sous le demi-jour des feuillées, glacée de tons de vieil argent. Rien ne pourrait dire la douceur de ce paysage; derrière les murs de clôture éclatants de claux neuve, les maisons, avec leurs pignons páles, avaient des langueurs détendues de convalescents; et, comme une odeur de bonnes consciences, nous humions la rusticité qui émanait des choses. L’envie nous prit de voir de plus près ces eccurs simples. Un des convents - c’est le nom que portent les maisons du bégainage, quel que soit le nombre des héguines qui les habitent nous attirait surtout par sa belle tenue extérieure, d’une placidité heureuse et candide: Cette ame du dedans qui monte aux murs extérieurs des maisons, comme chez les hommes elle monte au visage, et compose leur physionomie sensible, nous avertissait confusément de la présence de créatures plus jeunes et moins mortifiées que les demi- siècles que nous avions vus circuler par les allées. Au troisième coup du heurtoir, la clef tourna dans la serrure, et une tête de vicille, ridée comme une nèfle, sous les blancs neigeux de son fronteau, s’enleva du fond de briques rouges, avec l’azur fané de ses gros yeux regardant par-dessus des besicles en corne. Elle cut une courte hésitation quand nous lui cúmes demandé de risquer un coup d’eil dans l’intérieur; mais sitôt après, aequiescant d’un mouvement de la tête, elle s’effaça pour nous laisser passer. Un petit jardin aux sentiers bordés de buis, avec des pares en forme de cœur et de eroix, précédait le vestibule, surlaussé de deux marches et conduisant à un escalier de bois blane dont les degrés, sous le passage de plusieurs générations, s’étaient usés par le milieu. La digne tourière, les épaules fléchissantes et le dos incurve, toute sèche et ratalinée comme un bois duquel la sève s’est retirée, trottinait devant nous, faisant sonnailler le long de ses maigres jambes les grains d’un interminable elapelet. Des parloirs se succédaient au rez-de- chaussée, d’une pauvreté décente et froide, meublés chacun d’une table, d’une armoire et de quelques chaises, avec une abondance d’images pieuses et de crucifix sur les eleminées et les murs. Dans la nudité sévère d’une de ces salles, plus vastes que les autres, une dizaine de grandes toiles noireies et craquelées, oeuvres de peintres naguère acclamés et de qui l’éphémère gloire devait sombrer dans le rayonnement des maitres du dix-septième siècle, étalaient des allégories et des symboles, parmi des floraisons revéleuses de roses chairs d’anges, selon le goût du jésuite Zeghers, ou bien s’ensanglantaient de rouges martyrs dont l’horreur contrastait avec la fine poussière de silence quiet dansant sous le jour des hautes fenêtres. Du fond des corridors nous arrivait une mussitation lointaine, comme un frémissement de lèvres balbutiantes, et cette rumeur sourde, intermittente des léguines en prières ajoutail encore à l’engourdissante tranquillité de la maison. Chaque jour, en effet, les bonnes filles se<noinclude> <references/></noinclude> bu1oc9op7icn2khhpsj71g9sud1t9az Page:Revue des Deux Mondes - 1848 - tome 23.djvu/45 104 4938546 15915420 2026-07-11T09:25:37Z Berniepyt 17489 /* Corrigée */ 15915420 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Berniepyt" />{{nr||PUYLAURENS.|39}}</noinclude>{{Tiret2|mi|nistre}} d’un ton piqué. J’attendrai dans l’appartement de Boutillier qu’il plaise au roi de me recevoir. — Allez chez Boutillier, dit le roi d’un ton bourru. Après le départ du cardinal, Gaston d’Orléans fit tous ses efforts pour amuser son frère, et, comme il réussit à le faire sourire deux ou trois fois à grands frais d’esprit, le roi s’écria : — Qu’il est bon de causer, tandis que {{M.|le}} cardinal est chez Boutillier ! Au bout d’une heure, on envoya enfin dire au ministre qu’il pouvait venir travailler ; mais le capitaine des gardes revint seul, et annonça que {{M.|le}} cardinal était parti pour Ruel. — Fort bien, dit le roi en se frottant les mains ; il me boude. Vous verrez qu’il aura demain une attaque de goutte. Je connais ces manéges de coquette. Il croit me faire peur, mais il serait bien étonné s’il savait que je prends sa bouderie comme une récréation. {{M.|de}} Servien, qui arriva au château, vint dire qu’en passant à Ruel, il avait appris du père Joseph que {{M.|le}} cardinal s’était mis au lit avec la goutte et un accès de fièvre. — Bon cela ! s’écria le roi, notre récréation durera huit jours. Il faut en profiter. Monsieur mon frère, revenez me voir demain de grand matin, et amenez avec vous Puylaurens. Il n’aime point {{M.|le}} cardinal ; nous nous régalerons tous à médire de lui. Je vous mènerai à la chasse dans les bois de Versailles pour avoir plus de liberté. Ne dites mot de ceci à personne. {{c|{{rom-maj|XIX}}.|fs=120%|mt=3em|mb=2em}} Le lendemain fut un jour mémorable dans les annales des courtisans. On remarqua au lever du roi un certain mystère, un trouble dans l’étiquette, qui bouleversa les plus fortes cervelles. Hormis {{M.|de}} Saint-Simon, personne n’avait reçu d’instructions, et le roi s’était mis au lit en feignant d’oublier de donner ses ordres. Étant déjà couché, {{roi|Louis|XIII}} avait fait appeler le fauconnier, et lui avait commandé de partir pendant la nuit pour Versailles avec ses tiercelets, sans parler de ce projet de chasse. Chose inouie, le ''coureur du vin'', chargé des provisions de bouche, n’avait point reçu d’avertissement. Quand Monsieur arriva de Paris avec Puylaurens, le roi, qui s’était habillé et chaussé dans les petits appartemens, après avoir mis en présence de la cour ses habits ordinaires, descendit avec Saint-Simon, au grand dépit de messieurs les porte-manteaux, qui devaient l’accompagner jusqu’au carrosse. On avait attelé les chevaux sur un avis secret du valet de chambre de Nyert. {{M.|de}} Saint-Simon aurait dû porter sur un coussin le couteau de chasse et les éperons, en sa qualité de grand-écuyer ; cependant, par<noinclude> <references/></noinclude> sfhqnjqnno7z1zb1lehi6tt5cjr70s0 Page:Revue des Deux Mondes - 1848 - tome 23.djvu/46 104 4938547 15915423 2026-07-11T09:34:48Z Berniepyt 17489 /* Corrigée */ 15915423 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Berniepyt" />{{nr|40|REVUE DES DEUX MONDES.|}}</noinclude>un scandale incroyable, ces éperons et ce couteau se trouvaient déjà attachés aux talons et au côté du roi. On ne sait comment un pareil désordre avait pu s’introduire dans le service. Monsieur lui-même, tout prévenu qu’il était, demeura stupéfait en voyant son frère sur le perron lui faire signe de rester dans son carrosse, et monter en voiture accompagnée de Saint-Simon seulement. Aux fenêtres du château paraissaient des visages décomposés par l’étonnement et l’indignation. Monsieur était à un quart de lieue de Saint Germain, suivant à toutes brides l’équipage du roi, quand le coureur du vin, averti par de Nyert, faillit s’évanouir en apprenant ce brusque départ. Le malheureux assemblait à la hâte les objets prescrits par son bréviaire : les huit pains, les biscuits, les conserves, le fruit, les quatre pâtés de viande, les serviettes et les flacons de vin. Il pleurait et soupirait en mettant tout cela dans le baudrier de drap rouge. Le ''coureur du gobelet'' perdait la tête en préparant l’argenterie, les couteaux, les verres et les plats de vermeil. Au lieu de poser son bagage sur la haquenée de la petite chasse, il partit avec un chariot à six chevaux en tremblant d’arriver trop tard pour la collation en plein air. Le roi était dans les bois de Versailles depuis une heure, et on avait déjà pris, avec les tiercelets, une douzaine de pies et de corneilles, quand les officiers et leur chariot parvinrent au rendez-vous de chasse. L’émotion de ces pauvres gens mit le roi en belle humeur. On servit la collation sur un petit pré. Les convives étaient au nombre de quatre, et il se trouva qu’on avait apporté des provisions pour quinze personnes. Monsieur présenta la serviette à son frère, et ce fut un valet qui goûta les vins, l’échanson chargé de l’essai étant demeuré à Saint-Germain. Au dessert, le roi fit un geste de la main, en disant aux officiers de la bouche : — Messieurs, vous pouvez aller. On comprit alors pourquoi tout ce désordre, et les gens se retirèrent au loin sous un arbre pour se livrer aux conjectures. — Que de peine il faut se donner, s’écria le roi, si l’on veut dire quatre mots en liberté ! Depuis que j’ai à parler en confidence à mon frère, je m’aperçois de mon esclavage. Il y a tant de monde autour de moi, tant d’huissiers ou de gardes derrière les portes, que dans toute ma maison je n’ai pas un endroit pour confier un secret avec sûreté. Cette fois, à moins que les corneilles ne nous écoutent, je crois avoir trouvé le lieu qui nous convient. Savez-vous, Monsieur, qu’il est fort divertissant de conspirer ? Je goûte aujourd’hui un plaisir dont vous avez bien souvent joui, vous et Puylaurens. J’ai voulu vous consulter tous deux sur un parti extrême devant lequel j’hésite encore. {{M.|le cardinal}} se donne les airs de me mettre au défi, en restant à Ruel. Il semble qu’on ne puisse vivre sans lui. Je n’aime point ces façons de maire du palais, et je lui prouverai, s’il continue ce jeu, que je ne suis<noinclude> <references/></noinclude> 16pgig9vvdf8edwmeetftvc8up2k2u4 Page:Ivoi - Les Dompteurs de l’or.djvu/238 104 4938548 15915427 2026-07-11T09:46:02Z JLTB34 21327 /* Corrigée */ 15915427 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="JLTB34" /></noinclude><nowiki /> Pas un ne leur demeurera fidèle. Ils seront seuls pour continuer la lutte entreprise. Pourtant, ils se redressent aussitôt ; ils se ressaisissent. Ah ! ils sont bien les rudes jouteurs faits pour l’action quand même. Que tous désertent leur engin, qu’importe !  Ne sont-ils pas les têtes, orgueilleuses et savantes, qui ont créé les appareils inédits, le groupement de bandits, les laboratoires, ateliers, qui ont enrégimenté la science ? Ils se passeront du concours de ces inférieurs fuyant à la première escarmouche. Et d’une voix rude, Tom questionne : — D’où vient cette décision, mon ami ? Sans se retourner, restant esclave de son devoir de pilote, l’interpellé répond : — Parce que le ''Vultur'' est hanté. — Hanté ! William, en même temps que son père, a répété le mot qui les poursuit partout. Bubeny le dit à son tour, et, comme le lieutenant Blad, comme les matelots, il fuit devant la pensée évoquée. Il faut savoir ce qui motive la subite faiblesse de ce personnage intrépide. Dissimulant la vibration rageuse de sa voix, Tom questionne de nouveau : — Hanté ! Je ne pensais pas qu’un garçon tel que vous, Bubeny, prononcerait une bêtise pareille. — Oh ! moi non plus, je ne l’aurais pas cru, consent aussitôt le capitaine. Seulement, les événements se produisent et, ce que l’on jugeait absurde, vous apparaît tout à coup comme la seule supposition capable d’expliquer l’aventure. Un coup de paume sur une touche, afin de rectifier la direction, et le capitaine reprend : — Du reste, si vous pouvez, gentlemen, vous qui êtes {{nec|malins}} parmi les {{nec|malins}}, me fournir une autre explication de ce qui m’est arrivé… Je ne suis pas entêté, moi ; je ne demande qu’à l’adopter et qu’à vous faire mes remerciements. Les Slane respirèrent. Bubeny, au moins, ne s’affolait pas. Il acceptait la discussion.<noinclude> <references/></noinclude> dldci263owl37um7y2s3nx5v3yvf49j Page:Angran de Rueneuve - Observations sur l agriculture et le jardinage, 1712, tome 1.djvu/416 104 4938549 15915430 2026-07-11T09:50:02Z Narilora 147413 /* Non corrigée */ 15915430 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Narilora" /></noinclude>duire à un Poirier quantité de Boutons à fruit, 327. En quels endroits se forment ces Boutons, 313. 317 ''Bouture'', ce que c’est, 135. Quels sont les Arbres qu’on éleve de Bouture, idem. Comment on s’y prend pour élever des Figuiers, Grenadiers & Coignassiers de Bouture, 295. De quelle maniere se fait le commencement de végétation dans les Arbres qui viennent de Bouture, 136. Temps le plus propre pour élever des Arbres de Bouture, 295 ''Branche d’Arbre'', 301 ''Branche à fruit'', 329. Petit discours sur la durée des Branches à fruit, 336 ''Branche chifonne'', 318. De quelle maniére on la peut rendre feconde, ''idem.'' ''Branche de faux bois'', 336 ''Branches gourmandes'', 328 ''Branches, meres Branches'', idem. ''Branche d’esperance'', 370 ''Branche veule'', 302 ''Brouillamini'', espece de Terre, 254. Proprieté de cette Terre, idem. ''Broüissure'', ce que c’est, 320 ''Buisson'', 348 {{Centré|C.}} ''{{t|C|180}}Aisse'', Vaisseau, 125 ''Calice'', ce que c’est, 310<noinclude> <references/></noinclude> e54beg94hewdvkilu6mq9njrcq3a5d7 Page:Angran de Rueneuve - Observations sur l agriculture et le jardinage, 1712, tome 1.djvu/417 104 4938550 15915437 2026-07-11T09:58:13Z Narilora 147413 /* Non corrigée */ 15915437 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Narilora" /></noinclude><nowiki /> ''Calus'', ce que c’est, 328 ''Cedre'', grand Arbre, 62. Vertus de son bois, ''idem.'' Sa culture, ''idem.'' 216 ''Cendre :'' Les Cendres des Plantes rendent les terres fecondes, 216 ''Cerises'' : Secret pour avoir des Cerises fort tardives, 58. Qualité de la Cerise, 210 ''Chancre'', Maladie des Arbres, 50 ''Châtaigner'', Arbre, 113. Proprieté de son bois, ''idem''. Qualité de son fruit, 114. Comment il faut le conserver, ''idem.'' ''Chatons'', Production du Noyer, 260 ''Circulation de la seve'', 78 ''Cocos'', Arbre, 24. Proprieté de son bois, 25. Vertus de fon fruit, ''idem.'' Le Cocos distille une liqueur qui passe pour du vin, 24 ''Coignassier'', Arbre, 141. Vertus de son fruit, ''idem.'' Coignassier mere, ''idem.'' De quelle maniere il faut faire un Coignassier mere, 140 ''Coudrier'', Arbrisseau, 365. Ses proprietez admirables, 366. Vertus de son fruit, ''idem.'' Comment on multiplie le Coudrier, ''idem.'' ''Couper une branche en moignon'', 360 ''Croiser une branche d’Arbre'', 369 ''Curures de cour & de mares'', font des bons amendemens, 215<noinclude> <references/></noinclude> a9qr3ty61lkom1bz5xxfn84abhuowbe Page:Ribot - Revue philosophique de la France et de l’étranger, tome 74.djvu/176 104 4938551 15915442 2026-07-11T10:00:48Z Yland 11394 /* Corrigée */ 15915442 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Yland" />{{SDT}}</noinclude><nowiki/> {{T2|VARIÉTÉS}} {{—|6|m=1.6em}} {{T3|'''L’ŒUVRE PHILOSOPHIQUE DE {{abr|V.|VICTOR}} BROCHARD'''|ff=serif}} {{—|7|m=1.6em}} '''Victor Brochard'''. {{sc|Études de philosophie ancienne et de philosophie moderne}}, ''recueillies et précédées d’une introduction par'' {{abr|V.|Victor}} {{sc|Delbos}}. Un volume de la ''Bibliothèque de Philosophie contemporaine'', {{in-8°}}, {{rom|xxviii}}-560 {{abr|p.|pages}}, Paris, Félix Alcan, 1912. En même temps qu’il apporte à la mémoire d’un Maître un juste et pieux hommage, ce livre rend aux amis de la philosophie et de son histoire le plus précieux service, et ils ne sauraient être trop reconnaissants à {{Mme|V. Eugène-Lambert}} d’avoir, en le publiant, réalisé l’intention de Victor Brochard, ainsi qu’à {{M.|Delbos}} d’y avoir donné ses soins et d’en avoir si exactement marqué toute la portée dans une sobre et pénétrante introduction. On y trouve rassemblées vingt-quatre études, dont une est inédite, les autres dispersées dans divers périodiques (quelques-unes, parmi les plus importantes, ont paru dans cette revue), et qui manifestent, avec autant d’éclat que le reste de son œuvre imprimée, les qualités brillantes et fortes de cet esprit si personnel et si vigoureux. Ajoutons que par l’harmonie des tendances diverses qui s’y déploient, par la constance d’une méthode parfaitement sûre d’elle-même, ce recueil factice possède le rare privilège d’une remarquable unité. Il y a même dans la constatation de cette unité quelque chose de profondément émouvant. Qu’on se rappelle en effet l’affreuse épreuve qui, en immobilisant Brochard, en le condamnant à la nuit perpétuelle, l’avait contraint par degrés à poursuivre ses travaux dans des conditions qui, pour une volonté moins héroïque, pour une intelligence moins richement douée eussent été d’insurmontables obstacles. Or il serait difficile à son lecteur non averti et qui suivrait les étapes de cette production dans leur ordre chronologique, de soupçonner une telle brisure dans l’existence de l’auteur, de percevoir le moment où les moyens normaux de la recherche scientifique commencèrent de se refuser à lui. De la période qui s’étend de ses thèses de doctorat (''De l’erreur : {{lang|la|De assensione Stoici quid senserint}}'', 1879) à la publication de cet incontestable chef-d’œuvre qu’est le livre sur ''Les Scep-''<noinclude> <references/></noinclude> 3b1p7qig3o44d0oyrgha8glrxwp66rq 15915444 15915442 2026-07-11T10:01:45Z Yland 11394 15915444 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Yland" />{{SDT}}</noinclude><nowiki/> {{T2|VARIÉTÉS|sp=0.05em}} {{—|5|m=1.6em}} {{T3|'''L’ŒUVRE PHILOSOPHIQUE DE {{abr|V.|VICTOR}} BROCHARD'''|ff=serif}} {{—|7|m=1.6em}} '''Victor Brochard'''. {{sc|Études de philosophie ancienne et de philosophie moderne}}, ''recueillies et précédées d’une introduction par'' {{abr|V.|Victor}} {{sc|Delbos}}. Un volume de la ''Bibliothèque de Philosophie contemporaine'', {{in-8°}}, {{rom|xxviii}}-560 {{abr|p.|pages}}, Paris, Félix Alcan, 1912. En même temps qu’il apporte à la mémoire d’un Maître un juste et pieux hommage, ce livre rend aux amis de la philosophie et de son histoire le plus précieux service, et ils ne sauraient être trop reconnaissants à {{Mme|V. Eugène-Lambert}} d’avoir, en le publiant, réalisé l’intention de Victor Brochard, ainsi qu’à {{M.|Delbos}} d’y avoir donné ses soins et d’en avoir si exactement marqué toute la portée dans une sobre et pénétrante introduction. On y trouve rassemblées vingt-quatre études, dont une est inédite, les autres dispersées dans divers périodiques (quelques-unes, parmi les plus importantes, ont paru dans cette revue), et qui manifestent, avec autant d’éclat que le reste de son œuvre imprimée, les qualités brillantes et fortes de cet esprit si personnel et si vigoureux. Ajoutons que par l’harmonie des tendances diverses qui s’y déploient, par la constance d’une méthode parfaitement sûre d’elle-même, ce recueil factice possède le rare privilège d’une remarquable unité. Il y a même dans la constatation de cette unité quelque chose de profondément émouvant. Qu’on se rappelle en effet l’affreuse épreuve qui, en immobilisant Brochard, en le condamnant à la nuit perpétuelle, l’avait contraint par degrés à poursuivre ses travaux dans des conditions qui, pour une volonté moins héroïque, pour une intelligence moins richement douée eussent été d’insurmontables obstacles. Or il serait difficile à son lecteur non averti et qui suivrait les étapes de cette production dans leur ordre chronologique, de soupçonner une telle brisure dans l’existence de l’auteur, de percevoir le moment où les moyens normaux de la recherche scientifique commencèrent de se refuser à lui. De la période qui s’étend de ses thèses de doctorat (''De l’erreur : {{lang|la|De assensione Stoici quid senserint}}'', 1879) à la publication de cet incontestable chef-d’œuvre qu’est le livre sur ''Les Scep-''<noinclude> <references/></noinclude> 3sbk5723brizg0i6uaqnbq9t7cgqrh8 Page:Angran de Rueneuve - Observations sur l agriculture et le jardinage, 1712, tome 1.djvu/418 104 4938552 15915446 2026-07-11T10:05:17Z Narilora 147413 /* Non corrigée */ 15915446 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Narilora" /></noinclude><nowiki /> {{Centré|D.}} ''{{t|D|180}}Atte'', Fruit du Palmier ; 23 {{Centré|E.}} ''{{t|E|180}}Au'' : Les Plantes tirent de l’eau leur principale nourriture, & leur accroissement, 265. Pourquoy l’eau de pluye vaut mieux pour arroser les Plantes, que celle des puits, 233. Propriété de l’eau de pluye, ''idem.'' ''Ebourgeonner'', ce que c’est, 375 ''Ecorce'', 106, A quoy sert l’Ecorce à l’Arbre, ''idem.'' ''Ecusson'', ce que c’est, 157. Comment on applique la greffe en Ecusson, 101. A quoy on connoît que cette greffe a été posée comme il faut, 109 ''Effondrer une terre'', 209 ''Elaguer'', 376 ''Epine blanche'', Arbrisseau, 257. A quoy il est propre, ''idem.'' A quoy il est sujet, ''idem.'' Vertus de sa racine, ''idem.'' Vertus de l’eau de ses fleurs, idem. Vertus du vin de son fruit, ''idem.'' ''Echiquier'', ce que c’est, 277 ''Egayer un Arbre'', 317 ''Espalier'', ce que c’est, 52<noinclude> <references/></noinclude> ao1vfnr9i374nz9judu4xc75fq6tss0 Page:Angran de Rueneuve - Observations sur l agriculture et le jardinage, 1712, tome 1.djvu/419 104 4938553 15915450 2026-07-11T10:32:09Z Narilora 147413 /* Non corrigée */ 15915450 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Narilora" /></noinclude><nowiki /> Etêter, 527 ''Etronçonner'', 361 ''Evaser'', 353 ''Exposition'', 43. Pourquoy l’exposition du Levant doit être preferée aux autres, 51 {{Centré|F.}} {{t|F|180}}Atiguer, ce que c’est, 352 ''Fibres des Plantes'', 138 ''Figue'', Fruit, 324. Quelles sont les bonnes Figues, ''idem.'' Vertus des Figues, ''325.'' Secret pour faire meurir les Figues un mois auparavant la saison ordinaire, 326 ''Figuier'', Arbre, 236. Vertus de son fruit, ''idem.'' A quelle exposition le Figuier réüssit le mieux, 58. Secret pour faire un Figuier nain, 236. Autre pour faire prendre racine à une branche de Figuier, 237. Autre pour avoir des Figues de differentes couleurs, ''idem.'' ''Filaria'', Arbre vert, 348. Vertus de ses feüilles, ''idem.'' ''Fleur des Arbres'', 319. Quelles sont les parties qui la composent, ''idem.'' A quoy servent les feüilles des Fleurs des Arbres, 320. Secret pour donner de nouvelles couleurs aux Fleurs, 150. Autre pour donner de nouvelles odeurs aux<noinclude> <references/></noinclude> nvjjekl8h8140dmox3zn0t0zikhzswq Page:Angran de Rueneuve - Observations sur l agriculture et le jardinage, 1712, tome 1.djvu/420 104 4938554 15915453 2026-07-11T10:39:29Z Narilora 147413 /* Non corrigée */ 15915453 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Narilora" /></noinclude>à Fleurs, ''idem.'' ''Fenilles à chaton'', ce que c’est, 281 ''Fond'', ce que c’est, 144 ''Fraisier'', Plante, 275. Sa culture, ''idem.'' Proprieté de son fruit, 176 ''Franc'', ce que c’est, ''idem.'' ''Fresne'', Arbre, 84. Comment on le multiplie, 85. A quoy est propre son bois, ''idem.'' Vertus de son écorce, ''idem.'' C’est fur cet Arbre qu’on recueille la Manne purgative, ''idem.'' Son suc est un puissant remede contre la morsure des serpens, ''idem.'' ''Fruit.'' Origine des nouveaux Fruits, 176. Pourquoy la plupart des Fruits sont ronds, 139 {{Centré|G.}} ''{{t|G|180}}Ayac'', Bois, 56. Vertus de ce bois, ''idem.'' ''Germe'', 204 ''Germination'', 66. Les principales parties de la Germination des Plantes sont contenues dans leurs semences, 138 ''Giroflée'', Fleur, 150. Vertus de cette Fleur, 151 ''Gomme'', ce que c’est, 129. Ses vertus, 130 ''Greffe'', ce que c’est, 83. Sans l’invention de la Greffe, on n’auroit que de<noinclude> <references/></noinclude> dsk2xap7qaf1o40iv9la10q79elnf9r Page:Œuvres philosophiques de Leibniz, Alcan, 1900, tome 2.djvu/256 104 4938555 15915455 2026-07-11T10:41:08Z Susuman77 51799 /* Page non corrigée */ Page créée avec « rage de ces anciens philosophes de leurs pays. Je ne m’attends pas qu’on fonde sitôt un ordre religieux, dont le but soit d’élever l’homme à ce haut point de perfection ; de telles gens seraient trop au-dessus des autres, et trop formidables aux puissances. Comme il est rare qu’on soit exposé aux extrémités où l’on aurait besoin d’une si grande force d’esprit, on ne s’avisera guère d’en faire provision aux dépens de nos commodités or... » 15915455 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Susuman77" />{{nr|254|ESSAIS DE THÉODICÉE}}</noinclude>rage de ces anciens philosophes de leurs pays. Je ne m’attends pas qu’on fonde sitôt un ordre religieux, dont le but soit d’élever l’homme à ce haut point de perfection ; de telles gens seraient trop au-dessus des autres, et trop formidables aux puissances. Comme il est rare qu’on soit exposé aux extrémités où l’on aurait besoin d’une si grande force d’esprit, on ne s’avisera guère d’en faire provision aux dépens de nos commodités originaires, quoiqu’on y gagnerait incomparablement plus qu’on n’y perdrait. 258. Cependant cela même est une preuve que le bien surpasse déjà le mal, puisqu’on n’a pas besoin de ce grand remède. Euripide<ref>EURIPIDE, illustre tragique grec, né en 480 avant J.-C. Il mourut, dit-on, le jour même où Denys l’Ancien parvint à la tyrannie.</ref> l’a dit aussi : Mala nostra longe judico vinci a bonis. Homère et plusieurs autres poètes étaient d’un autre sentiment, et le vulgaire est du leur. Cela vient de ce que le mal excite plutôt notre attention que le bien : mais cette même raison confirme que le mal est plus rare. Il ne faut donc pas ajouter foi aux expressions chagrines de Pline, qui fait passer la nature pour une marâtre, et qui prétend que l’homme est la plus misérable et la plus vaine de toutes les créatures. Ces deux épithètes ne s’accordent point : on n’est pas assez misérable, quand on est plein de soi-même. Il est vrai que les hommes ne méprisent que trop la nature humaine, apparemment parce qu’ils ne voient point d’autres créatures capables d’exciter leur émulation ; mais ils ne s’estiment que trop, et ne se contentent que trop facilement en particulier. Je suis donc pour Méric Casaubon, qui dans ses notes sur le Xénophane<ref>XENOPHANE, philosophe grec, fondateur de l’école d’Elée, né à Colophon en Asie Mineure, vers 620 avant J.-C., a vécu près d’un siècle. Il avait com- posé un poème, Ilɛpi púcɛwę, dont il nous reste une centaine de vers, qu’on trouvera dans les Philosophorum græcorum veterum reliquiæ de Karsten (in-8°, Amsterdam, 1830).</ref> de Diogène Larëce<ref>DIOGENE LAERCE, ou de Laërte en Cilicie, vivait selon toute probabilité dans le siècle de notre ère. Son seul ouvrage connu pour nous est le célèbre écrit intitulé : Vies, doctrines et sentences des philosophes illustres, mine inestimable pour l’histoire de la philosophie de l’antiquité (éd. gr. lat., avec notes de Casaubon de Ménage, etc., Amst., 2 vol. in-4º, 1692-98 ; et Leipzig, 4 vol. in-8°, 1828-1831).</ref> loue fort les beaux sentiments d’Euripide, jusqu’à lui attribuer d’avoir dit des choses, quæ spirant pectus. Sénèque (lib. IV, c. v, De Benefic.) parle éloquemment des<noinclude> <references/></noinclude> 9gb59nhl4ei5pz4vkeheaa83qojnaj9 Page:Œuvres philosophiques de Leibniz, Alcan, 1900, tome 2.djvu/257 104 4938556 15915456 2026-07-11T10:42:29Z Susuman77 51799 /* Page non corrigée */ Page créée avec « biens dont la nature nous a comblés. M. Bayle dans son dictionnaire, article Xénophane, y oppose plusieurs autorités, et entre autres celle du poète Diphilus<ref>DIPHILUS, poète comique grec, florissait dans la 118 olympiade. Il avait composé, dit-on, cent comédies. — Térence l’a imité dans ses Adelphes ; Plaute dans sa Casina et dans son Rudens.</ref> ; dans les collections de Stobée<ref></ref>, dont le grec pourrait être exprimé ainsi en latin :... » 15915456 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Susuman77" />{{nr||LA BONTÉ DE DIEU, LA LIBERTÉ DE L’HOMME, ETC. {{3e}} PARTIE|255}}</noinclude>biens dont la nature nous a comblés. M. Bayle dans son dictionnaire, article Xénophane, y oppose plusieurs autorités, et entre autres celle du poète Diphilus<ref>DIPHILUS, poète comique grec, florissait dans la 118 olympiade. Il avait composé, dit-on, cent comédies. — Térence l’a imité dans ses Adelphes ; Plaute dans sa Casina et dans son Rudens.</ref> ; dans les collections de Stobée<ref></ref>, dont le grec pourrait être exprimé ainsi en latin : Fortuna cyathis bibere nos datis jubens, Infundit uno terna pro bono mala. 259. M. Bayle croit que s’il ne s’agissait que du mal de coulpe ; ou du mal moral des hommes, le procès serait bientôt terminé à l’avantage de Pline, et qu’Euripide perdrait sa cause. En cela je ne m’y oppose pas ; nos vices surpassent sans doute nos vertus, et c’est l’effet du péché original. Il est pourtant vrai qu’encore là-dessus le vulgaire outre les choses, et que même quelques théologiens abaissent si fort l’homme, qu’ils font tort à la providence de l’auteur de l’homme. C’est pourquoi je ne suis pas pour ceux qui ont cru faire beaucoup d’honneur à notre religion, en disant que les vertus des païens n’étaient que splendida peccata, des vices éclatants. C’est une saillie de saint Augustin, qui n’a point de fondement dans la sainte Écriture, et qui choque la raison. Mais il ne s’agit ici que du bien et du mal physique, et il faut comparer particulièrement les prospérités et les adversités de cette vie. M. Bayle voudrait presque écarter la considération de la santé ; il la compare aux corps raréfiés, qui ne se font guère sentir, comme l’air, par exemple ; mais il compare la douleur aux corps qui ont beaucoup de densité, et qui pèsent beaucoup en peu de volume. Mais la douleur même fait connaître l’importance de la santé, lorsque nous en sommes privés. J’ai déjà remarqué que trop de plaisirs corporels seraient un vrai mal, et la chose ne doit pas être autrement ; il importe trop que l’esprit soit libre. Lactance (Divin. Instit., lib. III, cap. xv) avait dit, que les hommes sont si délicats, qu’ils se plaignent du moindre mal, comme s’il absorbait tous les biens dont ils ont joui. M. Bayle dit là-dessus, qu’il suffit que les hommes sont de ce sentiment, pour juger qu’ils sont mal, puisque c’est le sentiment qui fait la mesure du bien ou du mal. Mais je réponds, que<noinclude> <references/></noinclude> k8ff6ilnwxjbvks3ls6riqc1lw18lak 15915457 15915456 2026-07-11T10:42:46Z Susuman77 51799 15915457 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Susuman77" />{{nr||LA BONTÉ DE DIEU, LA LIBERTÉ DE L’HOMME, ETC. {{3e}} PARTIE|255}}</noinclude>biens dont la nature nous a comblés. M. Bayle dans son dictionnaire, article Xénophane, y oppose plusieurs autorités, et entre autres celle du poète Diphilus<ref>DIPHILUS, poète comique grec, florissait dans la 118 olympiade. Il avait composé, dit-on, cent comédies. — Térence l’a imité dans ses Adelphes ; Plaute dans sa Casina et dans son Rudens.</ref> ; dans les collections de Stobée<ref>STOBÉE, compilateur grec qui vivait vers le ve siècle de notre ère. Son Recueil, qui nous a transmis un nombre considérable d’extraits de poètes et de philosophes anciens, est divisé en deux parties :’Avoldytov ou Florigerium et les’Exhoyà. (Oxford, 6 v. in-8°, édition de Gaisford, 1828-1850.) P. J.</ref>, dont le grec pourrait être exprimé ainsi en latin : Fortuna cyathis bibere nos datis jubens, Infundit uno terna pro bono mala. 259. M. Bayle croit que s’il ne s’agissait que du mal de coulpe ; ou du mal moral des hommes, le procès serait bientôt terminé à l’avantage de Pline, et qu’Euripide perdrait sa cause. En cela je ne m’y oppose pas ; nos vices surpassent sans doute nos vertus, et c’est l’effet du péché original. Il est pourtant vrai qu’encore là-dessus le vulgaire outre les choses, et que même quelques théologiens abaissent si fort l’homme, qu’ils font tort à la providence de l’auteur de l’homme. C’est pourquoi je ne suis pas pour ceux qui ont cru faire beaucoup d’honneur à notre religion, en disant que les vertus des païens n’étaient que splendida peccata, des vices éclatants. C’est une saillie de saint Augustin, qui n’a point de fondement dans la sainte Écriture, et qui choque la raison. Mais il ne s’agit ici que du bien et du mal physique, et il faut comparer particulièrement les prospérités et les adversités de cette vie. M. Bayle voudrait presque écarter la considération de la santé ; il la compare aux corps raréfiés, qui ne se font guère sentir, comme l’air, par exemple ; mais il compare la douleur aux corps qui ont beaucoup de densité, et qui pèsent beaucoup en peu de volume. Mais la douleur même fait connaître l’importance de la santé, lorsque nous en sommes privés. J’ai déjà remarqué que trop de plaisirs corporels seraient un vrai mal, et la chose ne doit pas être autrement ; il importe trop que l’esprit soit libre. Lactance (Divin. Instit., lib. III, cap. xv) avait dit, que les hommes sont si délicats, qu’ils se plaignent du moindre mal, comme s’il absorbait tous les biens dont ils ont joui. M. Bayle dit là-dessus, qu’il suffit que les hommes sont de ce sentiment, pour juger qu’ils sont mal, puisque c’est le sentiment qui fait la mesure du bien ou du mal. Mais je réponds, que<noinclude> <references/></noinclude> qcfz05lwz0er65yrowrkgr0m54hdghj Page:Œuvres philosophiques de Leibniz, Alcan, 1900, tome 2.djvu/258 104 4938557 15915458 2026-07-11T10:43:07Z Susuman77 51799 /* Page non corrigée */ Page créée avec « le présent sentiment n’est rien moins que la véritable mesure du bien-et du mal passé et futur. Je lui accorde qu’on est mal, pendant qu’on fait ces réflexions chagrines mais cela n’empêche point qu’on n’ait été bien auparavant, et que tout compté et tout rabattu, le bien ne surpasse le mal. 260. Je ne m’étonne pas que les païens, peu contents de leurs dieux, se soient plaints de Prométhée et d’Epiméthée, de ce qu’ils avaient forg... » 15915458 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Susuman77" />{{nr|256|ESSAIS DE THÉODICÉE}}</noinclude>le présent sentiment n’est rien moins que la véritable mesure du bien-et du mal passé et futur. Je lui accorde qu’on est mal, pendant qu’on fait ces réflexions chagrines mais cela n’empêche point qu’on n’ait été bien auparavant, et que tout compté et tout rabattu, le bien ne surpasse le mal. 260. Je ne m’étonne pas que les païens, peu contents de leurs dieux, se soient plaints de Prométhée et d’Epiméthée, de ce qu’ils avaient forgé un aussi faible animal que l’homme et qu’ils aient applaudi à la fable du vieux Silène, nourricier de Bacchus, qui fut pris par le roi Midas, et pour le prix de sa délivrance lui enseigna cette prétendue belle sentence que le premier et le plus grand des biens était de ne point naître, et le second, de sortir promptement de cette vie (Cic. Tuscul., lib. I). Platon a cru que les âmes avaient été dans un état plus heureux, et plusieurs des anciens, et Cicéron entre autres dans sa Consolation (au rapport de Lactance), ont cru que pour leurs péchés elles ont été confinées dans les corps, comme dans une prison. Ils rendaient par là une raison de nos maux, et confirmaient leurs préjugés contre la vie humaine il n’y a point de belle prison. Mais outre que, même selon ces mêmes païens, les maux de cette vie seraient contrebalancés et surpassés par les biens des vies passées et futures, j’ose dire qu’en examinant les choses sans prévention nous trouverons que l’un portant l’autre, la vie humaine est passable ordinairement et y joignant les motifs de la religion, nous serons contents de l’ordre que Dieu y a mis. Et pour mieux juger de nos biens et de nos maux, il sera bon de lire Cardan De Ulilitate ex aclversis capienda, et Novarini De Occultis Dei beneficiis. 261. M. Bayle s’étend sur les malheurs des grands, qui passent pour les plus heureux l’usage continuel du beau côté de leur condition les rend insensibles au bien, mais très sensibles au mal. Quelqu’un dira tant pis pour eux, s’ils ne savent pas jouir des avantages de la nature et de la fortune, est-ce la faute de l’une ou de l’autre ? Il y a cependant des grands plus sages, qui savent mettre à profit les faveurs que Dieu leur a faites, qui se consolent facilement de leurs malheurs, et qui tirent même de l’avantage de leurs propres fautes. M. Bayle n’y prend point garde et il aime mieux écouter Pline, qui croit qu’Auguste, prince des plus favorisés de la fortune, a senti pour le moins autant de mal que de bien. J’avoue qu’il a trouvé de grands sujets de chagrin dans sa famille,<noinclude> <references/></noinclude> 3w79hkivdjgptm1kqvdam3vogkkssdl Page:Œuvres philosophiques de Leibniz, Alcan, 1900, tome 2.djvu/259 104 4938558 15915459 2026-07-11T10:44:24Z Susuman77 51799 /* Page non corrigée */ Page créée avec « et que le remords d’avoir opprimé la République l’a peut-être tourmenté mais je crois qu’il a été trop sage pour s’affliger du premier, et que Mécénas lui a fait concevoir, apparemment, que Rome avait besoin d’un maître. Si Auguste n’avait point été converti sur ce point, Virgile n’aurait jamais dit d’un damné Vendidit hic auro patriam ; Dominumque potentem Imposuit, fîxit leges pretio atque refixit. Auguste aurait cru que lui et C... » 15915459 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Susuman77" />{{nr||LA BONTÉ DE DIEU, LA LIBERTÉ DE L’HOMME, ETC. {{3e}} PARTIE|257}}</noinclude>et que le remords d’avoir opprimé la République l’a peut-être tourmenté mais je crois qu’il a été trop sage pour s’affliger du premier, et que Mécénas lui a fait concevoir, apparemment, que Rome avait besoin d’un maître. Si Auguste n’avait point été converti sur ce point, Virgile n’aurait jamais dit d’un damné Vendidit hic auro patriam ; Dominumque potentem Imposuit, fîxit leges pretio atque refixit. Auguste aurait cru que lui et César étaient désignés par ces vers, qui parlent d’un maître donné à un État libre. Mais il y a de l’apparence qu’il en faisait aussi peu d’application à son règne, qu’il regardait comme compatible avec la liberté, et comme un remède nécessaire des maux publics, que les princes d’aujourd’hui s’appliquent ce qui se dit des rois blâmés dans le Télémaque de M. de Cambray<ref>Fénelon, archevêque de Cambrai, né en Périgord en 1650, mort en 1715. Un sait qu’il fut précepteur du duc de Bourgogne, qu’il fut comdamné à Rome pour ses Maximes des Saints, et qu’il fut disgracié par Louis XIV à cause du Télêmaqiie. Ses principaux ouvrages philosophiques sont Le Traité de l’existence de Dieu Y Examen dit système du Père Malebranche Lettres sur la prédestination et la grâce, etc. P. J.</ref>. Chacun croit être dans le bon droit. Tacite, auteur désintéressé, fait l’apologie d’Auguste en deux mots, au commencement de ses Annales. Mais Auguste a pu mieux que personne juger de son bonheur il paraît être mort content, par une raison qui prouve qu’il était content de sa vie car en mourant il dit un vers grec à ses amis, qui signifie autant que ce plaudite qu’on avait coutume de dire à l’issue d’une pièce de théâtre bien jouée. Suétone le rapporte 262. Mais quand même il serait échu plus de mal que de bien au genre humain, il suffit par rapport à Dieu, qu’il y a incomparablement plus de bien que de mal dans l’univers. Le rabbin Maimonide<ref>Maimonide ou Moïse Ben-Maïmoun, illustre docteur israélite du moyen âge. né à Cordoue en 1185, mort en 1204 au Caire, près du sultan Saladin, dont il était le médecin. Il a laissé un grand nombre d’écrits sur le Talmud et sur la médecine mais son principal titre philosophique est le More Neboukim, le Guide des égarés, ouvrage écrit en arabe, et souvent traduit en hébreu. Le texte arabe avec traduction française a été donné par M. Munk. P. J.</ref> (dont on ne reconnaît pas assez le mérite, en disant qu’il est le premier des rabbins qui ait cessé de dire des sottises) a aussi fort bien jugé de cette question de la prévalence du bien sur le mal dans le monde. Voici ce qu’il dit dans son Doctor perplexorum (p. 3, cap. xii) « Il s’élève souvent des pensées dans les âmes des personnes mal ins-<noinclude> <references/></noinclude> nqv4cnbz9tyacichpsqa2oxxwu3pzoj Page:Œuvres philosophiques de Leibniz, Alcan, 1900, tome 2.djvu/260 104 4938559 15915460 2026-07-11T10:44:54Z Susuman77 51799 /* Page non corrigée */ Page créée avec « truites, qui les font croire qu’il y a plus de mal que de bien dans le monde et l’on trouve souvent dans les poésies et dans les chansons des païens, que c’est comme un miracle quand il arrive quelque chose de bon, au lieu que les maux sont ordinaires et continuels : Cette erreur ne s’est pas seulement emparée du vulgaire, ceux mêmes qui veulent passer pour sages ont donné là dedans. Et un auteur célèbre nommé Alrasi, dans son Sepher Elobuth, ou... » 15915460 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Susuman77" />{{nr|258|ESSAIS DE THÉODICÉE}}</noinclude>truites, qui les font croire qu’il y a plus de mal que de bien dans le monde et l’on trouve souvent dans les poésies et dans les chansons des païens, que c’est comme un miracle quand il arrive quelque chose de bon, au lieu que les maux sont ordinaires et continuels : Cette erreur ne s’est pas seulement emparée du vulgaire, ceux mêmes qui veulent passer pour sages ont donné là dedans. Et un auteur célèbre nommé Alrasi, dans son Sepher Elobuth, ou Théosophie, y a mis entre beaucoup d’autres absurdités, qu’il y a plus de maux que de biens, et qu’il se trouverait, en comparant les récréations et les plaisirs dont l’homme jouit en temps de tranquillité, avec les douleurs, les tourments, les troubles, les défauts, les soucis, les chagrins et les afflictions, dont il est accablé, que notre vie est un grand mal, et une véritable peine qui nous est infligée pour nous punir. » Maimonide ajoute que la cause de leur erreur extravagante est, qu’ils s’imaginent que la nature n’a été faite que pour eux, et qu’ils comptent pour rien ce qui est distinct de leur personne d’où ils infèrent que quand il arrive quelque chose contre leur gré, tout va mal dans l’univers. 263. M. Bayle dit que cette remarque de Maimonide ne va point au but, parce que la question est, si parmi les hommes le mal surpasse le bien. Mais en considérant les paroles du rabbin, je trouve que la question qu’il forme est générale, et qu’il a voulu réfuter ceux qui la décident par une raison particulière, tirée des maux du genre humain, comme si tout était fait pour l’homme et il y a de l’apparence que l’auteur qu’il réfute a aussi parlé du bien et du mal en général. Maimonide a raison de dire que, si l’on considérait la petitesse de l’homme par rapport à l’univers, on comprendrait avec évidence que la supériorité du mal, quand il se trouverait parmi les hommes, ne doit pas avoir lieu pour cela parmi les anges, ni parmi les corps célestes, ni parmi les éléments et les mixtes inanimés, ni parmi plusieurs espèces d’animaux. J’ai montré ailleurs, qu’en supposant que le nombre des damnés surpasse celui des sauvés (supposition qui n’est pourtant pas absolument certaine), on pourrait accorder qu’il y a plus de mal que de bien par rapport au genre humain qui nous est connu Mais j’ai donné à considérer, que cela n’empêche point qu’il n’y ait incomparablement plus de bien que de mal moral et physique dans les créatures raisonnables en général, et que la cité de Dieu, qui comprend toutes ces créatures, ne soit le plus parfait état comme en considérant le bien et le mal métaphy-<noinclude> <references/></noinclude> l6b8zrdts8bdyk8hlbm57k9i1iq9bvw Page:Œuvres philosophiques de Leibniz, Alcan, 1900, tome 2.djvu/261 104 4938560 15915461 2026-07-11T10:45:21Z Susuman77 51799 /* Page non corrigée */ Page créée avec « sique, qui se trouve dans toutes les substances, soit douées, soit destituées d’intelligence, et qui, pris dans cette latitude, comprendrait le bien physique et le bien moral, il faut dire que l’univers, tel qu’il est actuellement, doit être le meilleur de tous les systèmes. 264. Au reste, M. Bayle ne veut point qu’on fasse entrer notre faute en ligne de compte, lorsqu’on parle de nos souffrances. Il a raison, quand il s’agit simplement d’estim... » 15915461 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Susuman77" />{{nr||LA BONTÉ DE DIEU, LA LIBERTÉ DE L’HOMME, ETC. {{3e}} PARTIE|259}}</noinclude>sique, qui se trouve dans toutes les substances, soit douées, soit destituées d’intelligence, et qui, pris dans cette latitude, comprendrait le bien physique et le bien moral, il faut dire que l’univers, tel qu’il est actuellement, doit être le meilleur de tous les systèmes. 264. Au reste, M. Bayle ne veut point qu’on fasse entrer notre faute en ligne de compte, lorsqu’on parle de nos souffrances. Il a raison, quand il s’agit simplement d’estimer ces souffrances mais il n’en est pas de même, quand on demande s’il faut les attribuer à Dieu ce qui est principalement le sujet des difficultés de M. Bayle, quand il oppose la raison ou l’expérience à la religion. Je sais qu’il a coutume de dire, qu’il ne sert de rien de recourir à notre franc arbitre, puisque ses objections tendent encore à prouver que l’abus du franc arbitre ne doit pas moins être mis sur le compte de Dieu, qui l’a permis, et qui y a concouru ; et il débite comme une maxime, que pour une difficulté de plus ou de moins, on ne doit pas abandonner un système. C’est ce qu’il avance particulièrement en faveur des méthodes des rigides et du dogme des supralapsaires. Car il s’imagine qu’on se peut tenir à leur sentiment, quoiqu’il laisse toutes les difficultés en leur entier, parce que les autres systèmes, quoiqu’ils en font cesser quelques-unes, ne peuvent pas les résoudre toutes. Je tiens que le véritable système que j’ai expliqué satisfait à tout : cependant quand cela ne serait point, j’avoue que je ne saurais goûter cette maxime de M. Bayle, et je préférerais un système qui lèverait une grande partie des difficultés, à celui qui ne satisferait à rien. Et la considération de la méchanceté des hommes, qui leur attire presque tous leurs malheurs, fait voir au moins qu’ils n’ont aucun droit de se plaindre. Il n’y a point de justice qui doive se mettre en peine de l’origine de la malice d’un scélérat, quand il n’est question que de le punir autre chose est, quand il s’agit de l’empêcher. L’on sait bien que le naturel, l’éducation, la conversation, et souvent même le hasard, y ont beaucoup de part ; en est-il moins punissable ? 265. J’avoue qu’il reste encore une autre difficulté car si Dieu n’est point obligé de rendre raison aux méchants de leur méchanceté, il semble qu’il se doit à soi-même, et à ceux qui l’honorent et qui l’aiment, la justification de son procédé à l’égard de la permission du vice et du crime. Mais Dieu y a déjà satisfait autant qu’il en est besoin ici-bas et en nous donnant la lumière de la raison, il nous a fourni de quoi satisfaire à toutes les difficultés. J’espère l’avoir montré dans ce discours, et d’avoir éclairci la chose dans la partie<noinclude> <references/></noinclude> c87fq91f6x1h9jpu45x6ibz3f2wwelk Page:Ribot - Revue philosophique de la France et de l’étranger, tome 74.djvu/177 104 4938561 15915462 2026-07-11T10:45:26Z Yland 11394 /* Corrigée */ 15915462 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Yland" />{{nr||VARIÉTÉS|173}}</noinclude>''tiques grecs'' (1887), appartiennent, avec la note sur ''Descartes stoïcien'' [320-326], les importants articles, sur ''la loi de similarité dans les associations d’idées'' [446-461] (1880), sur ''la logique de {{lang|en|Stuart Mill}}'' [384-445] (1881), sur ''la croyance'' [462-488] (1884). En 1888, il lit à l’Académie des Sciences morales une lumineuse communication sur ''les arguments de Zénon d’Élée contre le mouvement'' [3-14], question qu’il reprendra en 1893 : ''Les prétendus sophismes de Zénon d’Élée'' [15-23]. L’''{{lang|de|Archiv für Geschichte der Philosophie}}'' publie en 1889 ''Protagoras et Démocrite'' [23-33] et en 1892 une très savante et très ingénieuse étude sur ''la logique des Stoïciens'' [231-238]. En 1891 le livre de {{M.|Adam}} et le commentaire dont Barthélemy Saint-Hilaire avait accompagné son rapport à l’Académie lui fournissent l’occasion de consacrer à la philosophie de {{lang|en|{{lang|en|Bacon}}}} un substantiel article [303-319] ; en 1896, dans une courte note, il insiste très heureusement sur les rapports du ''Traité des passions'' de Descartes avec ''l’Éthique'' de Spinoza [327-331]. Mais peu à peu les menaces du mal implacable, dont il observait, sans illusion, les progrès depuis plusieurs années, sont devenues un fait accompli. Alors sa production intellectuelle, loin de se ralentir, s’accroît, et il faut compter au nombre de ses plus admirables travaux des études dont chacune a été comme une conquête sur la souffrance : en 1900, ''le Devenir dans la philosophie de Platon'' (en collaboration avec {{M.|L. Dauriac}}) [95-112] et ''les Mythes dans la philosophie de Platon'' [46-59] ; en 1901, ''l’œuvre de Socrate'' 34-45] et ''l’éternité des âmes dans la philosophie de Spinoza'' [371-383], de tous les modernes celui auquel Brochard s’est le plus volontiers attaché sans doute parce que, plus voisin qu’aucun autre de l’esprit moral des anciens, il satisfaisait mieux, à ce titre, ses propres aspirations. Une seconde étude, qu’on n’a connue qu’après sa mort, ne le cède en rien à la précédente pour la nouveauté des idées et la belle ordonnance de l’exposition ''le {{Corr|Dieu,|Dieu}} de Spinoza'' [332-370]. Des deux célèbres articles sur ''la Morale ancienne et la morale moderne'' [489-503] et sur ''la Morale éclectique'' [504-538], le premier appartient aussi à cette même année 1901 et le second l’a suivi de près. En 1902 paraissent en outre un solide et judicieux article sur ''les ''Lois'' de Platon et la théorie des Idées'' [151-168], et la notice [539-559, Appendice] sur Francisque Bouillier, à qui en 1900 il avait succédé à l’Institut. Enfin, depuis 1903 jusqu’à la mort de Brochard en 1907, chaque année est marquée par de nouveaux travaux où s’affirment avec autant d’autorité que jamais la vigueur et l’élévation de la pensée, la sûreté et la rigueur des déductions, l’éclatante originalité et la richesse des aperçus ''la Morale d’Épicure'' (294 {{sqq.}}), ''la théorie du plaisir d’après Épicure'' [252-393], ''la Morale de Platon'' [169-220], ''sur le ''Banquet'' de Platon'' [60-94], ''la théorie platonicienne de la participation d’après le'' Parménide ''et le'' Sophiste [113-150]. C’est de la même époque que date encore (cf. Delbos, ''{{abr|Introd.|Introduction}}'' {{rom|xix}}) la seconde étude, inédite, sur ''la logique des Stoïciens'' [239-251], où il discute les objections d’Hamelin<noinclude> <references/></noinclude> t2u2c9kp5uvpm8iyrqub458yef5ahbm Page:Œuvres philosophiques de Leibniz, Alcan, 1900, tome 2.djvu/262 104 4938562 15915463 2026-07-11T10:45:58Z Susuman77 51799 /* Page non corrigée */ Page créée avec « précédente de ces Essais, presque autant qu’il se peut faite par des raisons générales. Après cela, la permission du péché étant justifiée, les autres maux qui en sont une suite, ne reçoivent plus aucune difficulté ; et nous sommes en droit de nous borner ici au mal de coulpe, pour rendre raison du mal de peine, comme fait la sainte Écriture, et comme font presque tous les Pères de l’Église et les Prédicateurs. Et afin que l’on ne dise pas qu... » 15915463 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Susuman77" />{{nr|260|ESSAIS DE THÉODICÉE}}</noinclude>précédente de ces Essais, presque autant qu’il se peut faite par des raisons générales. Après cela, la permission du péché étant justifiée, les autres maux qui en sont une suite, ne reçoivent plus aucune difficulté ; et nous sommes en droit de nous borner ici au mal de coulpe, pour rendre raison du mal de peine, comme fait la sainte Écriture, et comme font presque tous les Pères de l’Église et les Prédicateurs. Et afin que l’on ne dise pas que cela n’est bon que per la prédica, il suffit de considérer qu’après les solutions que nous avons données, rien ne doit paraître plus juste ni plus exact que cette méthode. Car Dieu ayant trouvé déjà parmi les choses possibles avant ses décrets actuels, l’homme abusant de sa liberté, et se procurant son malheur, n’a pu se dispenser de l’admettre à l’existence, parce que le meilleur plan général le demandait de sorte qu’on n’aura plus besoin de dire avec M. Jurieu, qu’il faut dogmatiser comme saint Augustin, et prêcher comme Pelage. 266. Cette méthode de dériver le mal de peine du mal de coulpe, qui ne saurait être blâmée, sert surtout pour rendre raison du plus grand mal physique, qui est la damnation. Ernest Sonerus<ref>Soner (Ernest), philosophe et médecin, né à Nuremberg au milieu du xvic siècle, mort à Altorf en 1612, a l’ait un commentaire de la métaphysique d’Aristote, et a écrit contre l’éternité des peines dans ses Demoustrationes guid selcrna impiorum supplicia non arguant Dei pistifiam sed injustifiam. Il a écrit aussi sur la médecine Ejiistolœ med De Theophrasto Paracelso.</ref>, autrefois professeur en philosophie à Altorf (université établie dans le pays de la République de Nuremberg), qui passait pour un excellent aristotélicien, mais qui a été reconnu enfin socinien caché, avait fait un petit discours intitulé Démonstration contre l’éternité des peines. Elle était fondée sur ce principe assez rebattu, qu’il n’y a point de proportion entre une peine infinie et une coulpe finie. On me la communiqua, imprimée, ce semblait, en Hollande et je répondis qu’il y avait une considération à faire, qui était échappée à feu M. Sonerus c’était qu’il suffisait de dire que la durée de la coulpe causait la durée de la peine ; que les damnés demeurant méchants, ils ne pouvaient être tirés de leur misère : et qu’ainsi on n’avait point besoin, pour justifier la continuation de leurs souffrances, de supposer que le péché est devenu d’une valeur infinie, par l’objet infini offensé qui est Dieu thèse que je n’avais pas assez examinée pour en prononcer. Je sais que l’opinion commune des scolastiques, après le Maître des sentences, est que dans l’autre vie il n’y<noinclude> <references/></noinclude> 3oezpbc2bguww3tlfiboqlz4i0b8xcv Page:Œuvres philosophiques de Leibniz, Alcan, 1900, tome 2.djvu/263 104 4938563 15915464 2026-07-11T10:48:24Z Susuman77 51799 /* Page non corrigée */ Page créée avec « a ni mérite, ni démérite ; mais je ne crois pas qu’elle puisse passer pour un article de foi, lorsqu’on la prend à la rigueur. M. Fechtius<ref>FECHT (Jean), théologien réformé, né à Helzbourg en Brisgau, mort en 1716. Il fut professeur de théologie à Rostock. Nous renonçons à indiquer ses innombrables ouvrages théologiques. Voir le Lexique de Jocher. P. J.</ref>, théologien célèbre à Rostock, l’a fort bien réfutée dans son livre de l’... » 15915464 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Susuman77" />{{nr||LA BONTÉ DE DIEU, LA LIBERTÉ DE L’HOMME, ETC. {{3e}} PARTIE|261}}</noinclude>a ni mérite, ni démérite ; mais je ne crois pas qu’elle puisse passer pour un article de foi, lorsqu’on la prend à la rigueur. M. Fechtius<ref>FECHT (Jean), théologien réformé, né à Helzbourg en Brisgau, mort en 1716. Il fut professeur de théologie à Rostock. Nous renonçons à indiquer ses innombrables ouvrages théologiques. Voir le Lexique de Jocher. P. J.</ref>, théologien célèbre à Rostock, l’a fort bien réfutée dans son livre de l’état des damnés. Elle est très fausse, dit-il (§ 59), Dieu ne saurait changer sa nature ; la justice lui est essentielle ; la mort a fermé la porte de la grâce, et non pas celle de la justice. 267. J’ai remarqué que plusieurs habiles théologiens ont rendu raison de la durée des peines des damnés comme je viens de faire. Jean Gerhard<ref>GERHARD (Jean), célèbre théologien réformé, né à Quendlinbourg en 1582, mort en 1637. — Ouvrages non moins nombreux que ceux du précédent.</ref>, théologien celèbre de la confession d’Augsbourg (in Locis Theol. loco de Inferno, § 60), allègue entre autres arguments que les damnés ont toujours une mauvaise volonté et manquent de la grâce qui la pourrait rendre bonne. Zacharias Ursinus<ref>URSINUS (Zacharias), théologien protestant, né à Breslau en 1534, mort à Heidelberg en 1583, a écrit des Commentaires sur l’Écriture sainte et sur Aristote.</ref>, théologien de Heidelberg, ayant formé cette question, dans son traité de Fide, pourquoi le péché mérite une peine éternelle, après avoir allégué la raison vulgaire, que l’offensé est infini, allègue aussi cette seconde raison, quod non cessante peccato non potest cessare pæna. Et le P. Drexelius<ref>DREXEL (le P.), jésuite, né à Augsbourg en 1581, mort à Munich en 1638, a écrit un Gimnasium patientiæ ; Rhetorica coelestis ; — Gazophilacium Christi, et autres ouvrages à titres non moins bizarres.</ref>, jésuite, dit dans son livre intitulé Nicetas, ou l’Incontinence triomphée (I. II, ch. x1, § 9) : « Nec mirum damnatos semper torqueri ; continuè blasphemant, et sic quasi semper peccant, semper ergo plectuntur. » Il rapporte et approuve la même raison dans son ouvrage de l’éternité (1. II, ch. xv) en disant : « Sunt qui dicant, nec displicet reponsum scelerati in locis infernis semper peccant, ideo semper puniuntur. Et il donne à connaître par là que ce sentiment est assez ordinaire aux docteurs de l’Église romaine. Il est vrai qu’il allègue encore une raison plus subtile, prise du pape Grégoire le Grand<ref>GRÉGOIRE Ier, LE GRAND, ou SAINT GRÉGOIRE, fut pape en 590 et mourut en 604. Il a été l’un des plus grands pontifes de l’Église romaine, et a attaché son nom au calendrier grégorien. Ses Œuvres complètes, dues à la congrégation de Saint-Maur, ont paru à Paris en 4 vol. in-fol., 1705. Ils contiennent les Morales sur Job ; des Homélies, et surtout quatorze livres de Lettres.</ref> (lib. IV,<noinclude> <references/></noinclude> 09gupln15pp5ka3zn504cl9s7hw5hc9 Page:Œuvres philosophiques de Leibniz, Alcan, 1900, tome 2.djvu/264 104 4938564 15915465 2026-07-11T10:49:39Z Susuman77 51799 /* Page non corrigée */ Page créée avec « Dial. c. xliv), que les damnés sont punis éternellement, parce que Dieu a prévu par une espèce de science moyenne qu’ils auraient toujours péché, s’ils avaient toujours vécu sur la terre. Mais c’est une hypothèse où il y a bien à dire. M. Fecht allègue encore plusieurs célèbres théologiens protestants pour le sentiment de M. Gerhard, quoiqu’il en rapporte aussi qui sontd’une autre opinion. 268. M. Bayle même en divers endroits m’a four... » 15915465 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Susuman77" />{{nr|262|ESSAIS DE THÉODICÉE}}</noinclude>Dial. c. xliv), que les damnés sont punis éternellement, parce que Dieu a prévu par une espèce de science moyenne qu’ils auraient toujours péché, s’ils avaient toujours vécu sur la terre. Mais c’est une hypothèse où il y a bien à dire. M. Fecht allègue encore plusieurs célèbres théologiens protestants pour le sentiment de M. Gerhard, quoiqu’il en rapporte aussi qui sontd’une autre opinion. 268. M. Bayle même en divers endroits m’a fourni des passages de deux habiles théologiens de son parti, qui se rapportent assez à ce que je viens de dire. M. Jurieu, dans son livre de l’Unité de l’Église, opposé à celui que M. Nicole avait fait sur le même sujet, juge (p. 379). « que la raison nous dit, qu’une créature qui ne peut cesser d’être criminelle, ne peut aussi cesser d’être misérable ». M. Jaquelot, dans son livre de la Foi et de la Raison (p. 220), croit « que les damnés doivent subsister éternellement privés de la gloire des bienheureux, et que cette privation pourrait bien être l’origine et la cause de toutes leurs peines, par les réflexions que ces malheureuses créatures feront sur leurs crimes qui les auront privées d’un bonheur éternel. On sait quels cuisants regrets, quelle peine l’envie cause à ceux qui se voient privés d’un bien, d’un honneur considérable qu’on leur avait offert, et qu’ils ont rejeté, surtout lorsqu’ils en voient d’autres qui en sont revêtus ». Ce tour est un peu différent de celui de M. Jurieu, mais ils conviennent tous deux dans ce sentiment, que les damnés sont eux-mêmes la cause de la continuation de leurs tourments. L’origéniste de M. Le Clerc ne s’en éloigne pas entièrement, lorsqu’il dit dans la Bibliothèque choisie (t. VII, p. 341) « Dieu, qui a prévu que l’homme tomberait, ne le damne pas pour cela mais seulement parce que pouvant se relever, il ne se relève pas, c’est-à-dire qu’il conserve librement ses mauvaises habitudes jusqu’à la fin de sa Vie. » S’il pousse ce raisonnement au delà de la vie, il attribuera la continuation des peines des méchants à la continuation de leur coulpe. 269. M. Bayle dit (Rép. au Provinc, ch. clxxv, p. 1188), « que ce dogme de l’origéniste est hérétique, en ce qu’il enseigne que la damnation n’est pas simplement fondée sur le péché, mais sur l’impénitence volontaire » mais cette impénitence volontaire n’est-elle pas une continuation du péché ? Je ne voudrais pourtant pas dire simplement, que c’est parce que l’homme pouvant se relever, ne se relève pas ; et j’ajouterais que c’est parce que l’homme ne<noinclude> <references/></noinclude> 7ii38qw7jt145s2y9d2msbk2urx66gx Page:Œuvres philosophiques de Leibniz, Alcan, 1900, tome 2.djvu/265 104 4938565 15915466 2026-07-11T10:50:51Z Susuman77 51799 /* Page non corrigée */ Page créée avec « s’aide pas du secours de la grâce pour se relever : Mais après cette vie, quoiqu’on suppose que ce secours cesse, il y a toujours dans l’homme qui pèche, lors même qu’il est damné, une liberté qui le rend coupable, et une puissance, mais éloignée, de se relever, quoiqu’elle ne vienne jamais à l’acte. Et rien n’empêche qu’on ne puisse dire que ce degré de liberté, exempt de la nécessité, mais non exempt de la certitude, reste dans les... » 15915466 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Susuman77" />{{nr||LA BONTÉ DE DIEU, LA LIBERTÉ DE L’HOMME, ETC. {{3e}} PARTIE|263}}</noinclude>s’aide pas du secours de la grâce pour se relever : Mais après cette vie, quoiqu’on suppose que ce secours cesse, il y a toujours dans l’homme qui pèche, lors même qu’il est damné, une liberté qui le rend coupable, et une puissance, mais éloignée, de se relever, quoiqu’elle ne vienne jamais à l’acte. Et rien n’empêche qu’on ne puisse dire que ce degré de liberté, exempt de la nécessité, mais non exempt de la certitude, reste dans les damnés aussi bien que dans les bienheureux. Outre que les damnés n’ont point besoin d’un secours dont on a besoin dans cette vie, car ils ne savent que trop ce qu’il faut croire ici. 270. L’illustre prélat de l’Église anglicane, qui a publié depuis peu un livre de l’Origine du mal, sur lequel M. Bayle a fait des remarqués dans le second tome de sa Réponse aux Questions d’un Provincial, parle fort ingénieusement des peines des damnés. On représente le sentiment de ce prélat d’après l’auteur des Nouvelles de la République des Lettres (juin 1703), comme s’il faisait « des damnés tout autant de fous qui sentiront vivement leurs misères, mais qui s’applaudiront pourtant de leur conduite, et qui aimeront mieux être, et être ce qu’ils sont, que de ne point être du tout. Ils aimeront leur état, tout malheureux qu’il sera, comme les gens en colère, les amoureux, les ambitieux, les envieux se plaisent dans les choses mêmes qui ne font qu’accroître leur misère. On ajoute que les impies auront tellement accoutumé leur esprit aux faux jugements ; qu’ils n’en feront plus désormais d’autres, et passant perpétuellement d’une erreur dans une autre ; ils ne pourront s’empêcher de désirer perpétuellement des choses dont ils ne pourront jouir, et dont la privation les jettera dans des désespoirs inconcevables, sans que l’expérience les puisse jamais rendre plus sages pour l’avenir, parce que par leur propre faute ils auront entièrement corrompu leur entendement, et l’auront rendu incapable de juger sainement d’aucune chose. » 271. Les anciens ont déjà conçu que le diable demeure éloigné de Dieu volontairement au milieu de ses tourments, et qu’il ne voudrait point se racheter par une soumission. Ils ont feint qu’un anachorète, étant en vision, tira parole de Dieu, qu’il recevrait en grâce le prince des mauvais anges, s’il voulait reconnaître sa faute ; mais que le diable rebuta ce médiateur d’une étrange manière. Au moins les théologiens conviennent ordinairement que les diables et les damnés haïssent Dieu et le blasphèment ; et un tel état ne peut manquer d’être<noinclude> <references/></noinclude> n5563ie7x1lxoycfrooogcqbn5o6h10 Page:Œuvres philosophiques de Leibniz, Alcan, 1900, tome 2.djvu/266 104 4938566 15915467 2026-07-11T10:51:43Z Susuman77 51799 /* Page non corrigée */ Page créée avec « suivi de la continuation de la misère. On peut lire sur cela le savant Traité de M. Fechtius de l’état des damnés. 272. Il y a eu des temps qu’on a cru qu’il n’était pas impossible qu’un damné fût délivré. Le conte qu’on a fait du pape Grégoire le Grand est connu, comme si par ses prières il avait tiré de l’enfer l’âme de l’empereur Trajan, dont la bonté était si célèbre, qu’on souhaitait aux nouveaux empereurs de surpasser A... » 15915467 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Susuman77" />{{nr|264|ESSAIS DE THÉODICÉE}}</noinclude>suivi de la continuation de la misère. On peut lire sur cela le savant Traité de M. Fechtius de l’état des damnés. 272. Il y a eu des temps qu’on a cru qu’il n’était pas impossible qu’un damné fût délivré. Le conte qu’on a fait du pape Grégoire le Grand est connu, comme si par ses prières il avait tiré de l’enfer l’âme de l’empereur Trajan, dont la bonté était si célèbre, qu’on souhaitait aux nouveaux empereurs de surpasser Auguste en bonheur et Trajan en bonté. C’est ce qui attira au dernier la pitié du saint Pape Dieu déféra à ses prières, dit-on, mais il lui défendit d’en faire de semblables à l’avenir. Selon cette fable, les prières de saint Grégoire avaient la force des remèdes d’Esculape, qui fit revenir Hippolyte des enfers et s’il avait continué de faire de telles prières, Dieu s’en serait courroucé, comme Jupiter chez Virgile : <poem>At Pater omnipotens aliquem indignatus ab umbris Mortalem infernis ad lumina surgere vitnc, Ipse repertorem Medicinœ ialis et artis Fulmine Phœbigenam Stygias detrusit ad undas.</poem> Godescalk<ref>GODESCALK, moine allemand, bénédictin du {{sc|ix}}{{e}} siècle, défenseur de la prédestination, mort en 870, a. écrit Libellas de prœdestinatione. P. J.</ref>, moine du {{s|ix}}, qui a brouillé ensemble les théologiens de son temps, et même ceux du nôtre, voulait que les réprouvés devaient prier Dieu de rendre leurs peines plus supportables mais on n’a jamais droit de se croire réprouvé, tant qu’on vit. Le passage de la messe des morts est plus raisonnable, il demande la diminution des peines des damnés et, suivant l’hypothèse que nous venons d’exposer, il faudrait leur souhaiter meliorem mentem. Origène s’étant servi du passage du psaume Lxxvu, vers. 10 « Dieu n’oubliera pas d’avoir pitié, et ne supprimera pas toutes ses « miséricordes dans sa colère » saint Augustin répond (Enchirid., ch. cxn), qu’il se peut que les peines des damnés durent éternellement, et qu’elles soient pourtant/mitigées. Si le texte allait à cela, la diminution irait à l’infini, quant à la durée ; et néanmoins elle aurait un non plus ultra, quant à la grandeur de la diminution comme il y a des figures asymptotes dans la géométrie, ou une longueur infinie ne fait qu’un espace fini. Si la parabole du mauvais riche représentait l’état d’un véritable damné, les hypothèses qui les font si fous et si méchants n’auraient point de lieu. Mais la charité qu’elle lui attribue pour ses frères ne parait point convenir à ce degré de<noinclude> <references/></noinclude> 9c1u0nawpgtvkhta1uomll5kpkdy0ug Page:Œuvres philosophiques de Leibniz, Alcan, 1900, tome 2.djvu/267 104 4938567 15915468 2026-07-11T10:52:29Z Susuman77 51799 /* Page non corrigée */ Page créée avec « méchanceté qu’on donne aux damnés. Saint Grégoire le Grand (ix, Mor. 39) croit qu’il avait peur que leur damnation n’augmentât la sienne mais cette crainte n’est pas assez conforme au naturel d’un méchant achevé. Bonaventure<ref>Bonaventure (saint) ou Jean DE Fiden/a, illustre mystique du xm0 siècle né à Baguarea en Toscane, mort en 1274 à Cellano. Jl entra en 1243] chez les Frères Mineurs, fut évoque de Cellano et cardinal. Les principaux... » 15915468 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Susuman77" />{{nr||LA BONTÉ DE DIEU, LA LIBERTÉ DE L’HOMME, ETC. {{3e}} PARTIE|265}}</noinclude>méchanceté qu’on donne aux damnés. Saint Grégoire le Grand (ix, Mor. 39) croit qu’il avait peur que leur damnation n’augmentât la sienne mais cette crainte n’est pas assez conforme au naturel d’un méchant achevé. Bonaventure<ref>Bonaventure (saint) ou Jean DE Fiden/a, illustre mystique du xm0 siècle né à Baguarea en Toscane, mort en 1274 à Cellano. Jl entra en 1243] chez les Frères Mineurs, fut évoque de Cellano et cardinal. Les principaux de ses ouvrages sont Thaoloyica myslica ; Ecclesiaslica hicrarchica ; Hinera mentis ad Deum ; Commentaires sur les sentences. Les œuvres de saint Bonaventure ont été plusieurs fois publiées (Rome, 158&-96, 7 vol. in-8° Lyon, 1668 : —Venise, 1752-56, 14 vol. in-4-). P. J.</ref>, sur le Maître des sentences, dit que le mauvais riche aurait souhaité de voir damner tout le monde ; mais puisque cela ne devait point arriver, il souhaitait plutôt le salut de ses frères, que celui des autres. Il n’y a pas trop de solidité dans cette réponse. Au contraire, la mission du Lazare qu’il souhaitait aurait servi à sauver beaucoup de monde ; et celui qui se plaît tant à la damnation d’autrui, qu’il souhaite celle de tout le monde, souhaitera peut-être celle des uns, plus que celle des autres mais absolument parlant, il n’aura point de penchant à faire sauver quelqu’un. Quoi qu’il en soit, il faut avouer que tout ce détail est problématique, Dieu nous ayant révélé ce qu’il faut pour craindre le plus grand des malheurs, et non pas ce qu’il faut pour l’entendre. 273. Or, puisqu’il est permis désormais de recourir à l’abus du libre arbitre, et à la mauvaise volonté, pour rendre raison des autres maux, depuis que la permission divine de cet abus est justifiée d’une manière assez évidente, le système ordinaire des théologiens se trouve justifié en même temps. Et c’est à présent que nous pouvons chercher sûrement l’origine du mal dans la liberté des créatures. La première méchanceté nous est connue, c’est celle du diable et de ses anges le diable pèche dès le commencement, et le Fils de Dieu est apparu afin de défaire les œuvres du diable I. Jean, m, 8. Le diable est le père de la méchanceté, meurtrier dès le commencement, et n’a point persévéré dans la vérité Jean, vin, 44. Et pour cela, Dieu n’a point épargné les anges qui ont péché, mais les ayant abîmés avec des chaînes d’obscurité, il les a livrés pour être réservés pour le jugement Il. Pierr., h, 4. Il a réservé sous l’obscurité en des liens éternels (c’est-à-dire durables), jusqu’au jugement du grand jour, les anges qui n’ont point gardé leur origine et leur dignité, mais ont quitté leur propre demeure Jud., v, 6. D’où il est aisé de remarquer qu’une de ces deux lettres doit avoir été vue par l’auteur de l’autre.<noinclude> <references/></noinclude> rx9g4xpx2dledp1hmz1ty52xz8bae4b Page:Œuvres philosophiques de Leibniz, Alcan, 1900, tome 2.djvu/268 104 4938568 15915469 2026-07-11T10:53:14Z Susuman77 51799 /* Page non corrigée */ Page créée avec « <nowiki /> 274. Il semble que l’auteur de l’Apocalypse a voulu éclaircir ce que les autres écrivains canoniques avaient laissé dans l’obscurité il nous fait la narration d’une bataille qui se donna dans le ciel. Michael et ses anges combattaient contre le dragon, et le dragon combattait lui et ses anges. Mais ils ne furent pas les plus forts, et leur place ne fut plus trouvée dans le ciel. Et le grand dragon, le serpent ancien, appelé Diable et Sat... » 15915469 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Susuman77" />{{nr|266|ESSAIS DE THÉODICÉE}}</noinclude><nowiki /> 274. Il semble que l’auteur de l’Apocalypse a voulu éclaircir ce que les autres écrivains canoniques avaient laissé dans l’obscurité il nous fait la narration d’une bataille qui se donna dans le ciel. Michael et ses anges combattaient contre le dragon, et le dragon combattait lui et ses anges. Mais ils ne furent pas les plus forts, et leur place ne fut plus trouvée dans le ciel. Et le grand dragon, le serpent ancien, appelé Diable et Satan, qui séduit tout le monde, fut jeté en terre, et ses anges furent jetés avec lui, Apoc., xii, 7, 8, 9. Car, quoiqu’on mette cette narration après la fuite de la femme dans le désert, et qu’on ait voulu indiquer par là quelque révolution favorable à l’Église, il paraît que le dessein de l’auteur a été de marquer en même temps et l’ancienne chute du premier ennemi, et une chute nouvelle d’un ennemi nouveau. 270. Le mensonge ou la méchanceté vient de ce qui est propre au diable, de sa volonté, parce qu’il était écrit dans le livre des vérités éternelles, qui contient encore les choses possibles avant tout décret de Dieu, que cette créature se tournerait librement au mal, si elle était créée. Il en est de même d’Eve et d’Adam ; ils ont péché librement, quoique le diable les ait séduits. Dieu livre les méchants à un sens réprouvé, Rom., i, 28, en les abandonnant à eux-mêmes, et en leur refusant une grâce qu’il ne leur doit pas, et même qu’il doit leur refuser. 276. Il est dit dans l’Écriture que Dieu endurcit, Exod., iv, 21, et vu, 3 Es., lxiii, 17, que Dieu envoie un esprit de mensonge, I, Reg., xxii, 23 une efficace d’erreur pour croire au mensonge, II, Thess., n, 11 ; qu’il a déçu le prophète, Ezech., xiv, 9 ; qu’il a commandé à Sémeï de maudire, II, Sam., xvi, 10 ; que les enfants d’Eliene voulurent point écouter la voix de leur père, parce que Dieu les voulait faire mourir, 1, Sam., n, 25 ; que Dieu a ôté son bien à Job, quoique cela ait été par la malice des brigands, Job., i, 21 qu’il a suscité Pharaon, pour montrer en lui sa puissance, Exod., i 19, Rom., ix, 17 ; qu’il est comme un potier qui fait un vaisseau à déshonneur, Rom., ix, 21 ; qu’il cache la vérité aux sages et aux entendus, Matlh., xi, 23 qu’il parle par similitudes, afin que ceux qui sont dehors en voyant n’aperçoivent point, et en entendant ne comprennent point, parce qu’autrement ils se pourraient convertir, et leurs péchés leur pourraient être pardonnes, Marc, iv, 12, Luc, vin, 10 ; que Jésus a été livré par le conseil défini, et par la providence de Dieu, Act., h, 23 que Ponce Pilate et Hérode, avec les gentils et le peuple d’Israël, ont fait ce que la main et le conseil<noinclude> <references/></noinclude> djlbhekmv5avqn18o4vfg51aqlvl0l1 Page:Œuvres philosophiques de Leibniz, Alcan, 1900, tome 2.djvu/269 104 4938569 15915470 2026-07-11T10:54:04Z Susuman77 51799 /* Page non corrigée */ Page créée avec « de Dieu avaient auparavant déterminé, Act., iv, 27, 28 ; qu’il venait de l’Éternel, que les ennemis endurcissaient leur cœur, pour sortir en bataille contre Israël, afin qu’il les détruisit sans qu’il leur fît aucune grâce, Jos., xr, 23 que l’Éternel a versé au milieu d’Égypte un esprit de vertige, et l’a fait errer dans toutes ses Œuvres, comme un homme ivre, Es., xix, 14 ; que Roboam n’écouta point la parole du peuple, parce que cel... » 15915470 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Susuman77" />{{nr||LA BONTÉ DE DIEU, LA LIBERTÉ DE L’HOMME, ETC. {{3e}} PARTIE|267}}</noinclude>de Dieu avaient auparavant déterminé, Act., iv, 27, 28 ; qu’il venait de l’Éternel, que les ennemis endurcissaient leur cœur, pour sortir en bataille contre Israël, afin qu’il les détruisit sans qu’il leur fît aucune grâce, Jos., xr, 23 que l’Éternel a versé au milieu d’Égypte un esprit de vertige, et l’a fait errer dans toutes ses Œuvres, comme un homme ivre, Es., xix, 14 ; que Roboam n’écouta point la parole du peuple, parce que cela était ainsi conduit par l’Éternel, I, Rois, xu, 15 qu’il changea lés cœurs des Égyptiens, de sorte qu’ils eurent son peuple en haine, Ps., cv, 25. Mais toutes ces expressions, et autres semblables, insinuent seulement que les choses que Dieu a faites servent d’occasion à l’ignorance,. À l’erreur, à la malice et aux mauvaises actions, et y contribuent Dieu le prévoyant bien, et ayant dessein dé s’en servir pour ses fins ; puisque des raisons supérieures de la parfaite sagesse l’ont déterminé à permettre ces maux, et même à y concourir. Sed non sineret bonus fieri mâle, nisi Omiiipôtens eliam de malo posset f’acere béne, pour parier avec saint Augustin. Mais c’est ce que nous avons explique plus amplement dans là seconde partie. 277. Dieu a fait l’homme à son image, Gen., i, 20, il l’a fait droit, Eccles., vu, fin. Mais aussi il l’a fait libre. L’homme en a mal usé, il est tombé ; niais il reste toujours une certaine liberté après la chute. Moïse dit de la part de Dieu « Je prends aujourd’hui à témoin les cieux et la terre contre vous, que j’ai mis devant toi la vie et la mort, la bénédiction et la malédiction ; choisis donc la vie, Deut., xxx, 19. Ainsi à dit l’Éternel, je mets devant vous lè chemin de la vie et le chemin de la mort, Jer., xxi, 8. Il a laissé l’homme dans la puissance de son conseil, lui donnant ses ordonnances et ses commandements ; si tii veux, tu garderas lés commandements (ou ils te garderont). Il a mis devant toi le feu et l’eau, pour étendre ta main où tu voudras. » Sirac, xv, 14, 15, 16. L’homme tombé, et non régénéré, est sous là domination du péché et de Satan, parce qu’il s’y plaît ; il est esclave volontaire par sa mauvaise concupiscence. C’est ainsi que le franc arbitre et le serf arbitre sont une même chose. 278. « Que nul ne dise je suis tenté de Dieu ; mais chacun est tenté, quand il est attiré et amorcé par sa propre concupiscence. » Jacq. i, 14. Et Satan y contribue ; « il aveugle les entendements des incrédules. » II, Cor., iv, 4. Mais l’homme s’est livré au démon par sa convoitise ; le plaisir qu’il trouve au mal est l’ha-<noinclude> <references/></noinclude> k0xgcd9xzxh8mrn3l2nq10wogd703z2 Page:Ribot - Revue philosophique de la France et de l’étranger, tome 74.djvu/183 104 4938570 15915471 2026-07-11T10:54:15Z Yland 11394 /* Corrigée */ 15915471 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Yland" />{{nr||VARIÉTÉS|179}}</noinclude>conditions de la certitude conduit à l’affirmation d’une certitude morale fondée sur la raison, et la matière de cette certitude est déterminée par la solution même à laquelle a conduit la première recherche. Un rationalisme décidé, allié à une intime tendance volontariste, domine ce développement : ainsi le mysticisme et l’intellectualisme abstrait se trouvent pareillement exclus. Enfin, et par-dessus tout, cette doctrine, en même temps qu’elle est vivifiée par un accent personnel singulièrement attachant, s’appuie d’autre part sur la base solide d’une connaissance historique, qui sait être nettement objective tout en restant philosophique et qui, par l’originalité judicieuse des vues, par la sûreté de la méthode, mérite d’être mise au premier plan dans l’ensemble de ce livre, comme elle est au premier plan dans l’ensemble de l’œuvre de Brochard. {{d|Léon Robin.|3|sc|mb=1.6em}}<noinclude> <references/></noinclude> 1b8nqkp4it9824sz8ufq0ene0mr36p5 Page:Œuvres philosophiques de Leibniz, Alcan, 1900, tome 2.djvu/270 104 4938571 15915473 2026-07-11T10:55:18Z Susuman77 51799 /* Page non corrigée */ Page créée avec « meçon auquel il se laisse prendre. Platon l’a déjà dit, et Cicéron le répète. Plato voluptatem dicebat escam malorum. La grâce y oppose un plaisir plus grand, comme saint Augustin l’a remarqué. Tout plaisir est un sentiment de quelque perfection ; l’on aime un objet, à mesure qu’on en sent les perfections ; rien ne surpasse les perfections divines ; d’où il suit que la charité et l’amour de Dieu donnent le plus grand plaisir qui se puisse c... » 15915473 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Susuman77" />{{nr|268|ESSAIS DE THÉODICÉE}}</noinclude>meçon auquel il se laisse prendre. Platon l’a déjà dit, et Cicéron le répète. Plato voluptatem dicebat escam malorum. La grâce y oppose un plaisir plus grand, comme saint Augustin l’a remarqué. Tout plaisir est un sentiment de quelque perfection ; l’on aime un objet, à mesure qu’on en sent les perfections ; rien ne surpasse les perfections divines ; d’où il suit que la charité et l’amour de Dieu donnent le plus grand plaisir qui se puisse concevoir, à mesure qu’on est pénétré de ces sentiments qui ne sont pas ordinaires aux hommes, parce qu’ils sont occupés et remplis des objets qui se rapportent à leurs passions. 279. Or, comme notre corruption n’est point absolument invincible, et comme nous ne péchons point nécessairement, lors même que nous sommes sous l’esclavage du péché ; il faut dire de même que nous ne sommes pas aidés invinciblement ; et, quelque efficace que soit la grâce divine, il y a lieu de dire qu’on y peut résister. Mais lorsqu’elle se trouvera victorieuse en effet, il est certain et infaillible par avance qu’on cédera à ses attraits, soit qu’elle ait sa force d’elle-même, soit qu’elle trouve moyen de triompher par la congruité des circonstances. Ainsi il faut toujours distinguer entre l’infaillible et le nécessaire. 280. Le système de ceux qui s’appellent disciples de saint Augustin ne s’en éloigne pas entièrement, pourvu qu’on écarte certaines choses odieuses, soit dans les expressions, soit dans les dogmes même. Dans les expressions, je trouve que c’est principalement l’usage des termes, comme nécessaire ou contingent, possible ou impossible, qui donne quelquefois prise, et qui cause bien du bruit. C’est pourquoi, comme M. Loscher<ref>LOESCHER le Jeune (Valentin-Ernest), théologien réformé, fils de Gaspard Loescher, également théologien. Il est né en 1672, et mort en 1749. Entre beaucoup d'écrits théologiques et philosophiques, nous citerons: De Claudi Pasoni doctrina; Oratio contra Lockium et Thomasium; Prænotiones theologica contra naturalistas et fanaticos; De Paroxysmis decreti absouti.</ref> le Jeune l’a fort bien remarqué dans une savante dissertation sur les Paroxysmes du décret absolu, Luther a souhaité, dans son livre du Serf Arbitre, de trouver un mot plus convenable à ce qu’il voulait exprimer, que celui d’une nécessité. Généralement parlant, il paraît plus raisonnable et plus. convenable de dire que l’obéissance aux préceptes de Dieu est toujours possible, même aux non-régénérés ; que la grâce est toujours résistible, même dans les plus saints ; et que la liberté est exempte,<noinclude> <references/></noinclude> 6hecjmysc8m8psdtd2niskiniwecqm7 Page:Œuvres philosophiques de Leibniz, Alcan, 1900, tome 2.djvu/271 104 4938572 15915474 2026-07-11T10:55:40Z Susuman77 51799 /* Page non corrigée */ Page créée avec « non seulement de la contrainte, mais encore de la nécessité, quoiqu’elle ne soit jamais sans la certitude infaillible, ou sans la détermination inclinante. 281. Cependant il y a de l’autre côté un sens dans lequel il serait permis de dire en certaines rencontres, que le pouvoir de bien faire manque souvent, même aux justes ; que les péchés sont souvent nécessaires, même dans les régénérés ; qu’il est impossible quelquefois qu’on ne pèche p... » 15915474 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Susuman77" />{{nr||LA BONTÉ DE DIEU, LA LIBERTÉ DE L’HOMME, ETC. {{3e}} PARTIE|269}}</noinclude>non seulement de la contrainte, mais encore de la nécessité, quoiqu’elle ne soit jamais sans la certitude infaillible, ou sans la détermination inclinante. 281. Cependant il y a de l’autre côté un sens dans lequel il serait permis de dire en certaines rencontres, que le pouvoir de bien faire manque souvent, même aux justes ; que les péchés sont souvent nécessaires, même dans les régénérés ; qu’il est impossible quelquefois qu’on ne pèche pas ; que la grâce est irrésistible ; que la liberté n’est point exempte de la nécessité. Mais ces expressions sont moins exactes et moins revenantes dans les circonstances où nous nous trouvons aujourd’hui et absolument parlant, elles sont plus sujettes aux abus et d’ailleurs elles tiennent quelque chose du populaire, où les termes sont employés avec beaucoup de latitude. Il y a pourtant des circonstances qui les rendent recevables, et même utiles, et il se trouve que des auteurs saints et orthodoxes, et même les saintes Écritures, se sont servis des phrases de l’un et de l’autre côté, sans qu’il y ait une véritable opposition, non plus qu’entre saint Jacques et saint Paul, et sans qu’il y ait de l’erreur de part et d’autre à cause de l’ambiguïté des termes. Et l’on s’est tellement accoutumé à ces diverses manières de parler, que souvent on a de la peine à dire précisément quel sens est le plus ordinaire, le plus naturel, et même le plus envisagé par l’auteur (quis sensus magis naturalis, obvius, intenlus), le même auteur ayant de différentes vues en différents endroits, et les mêmes manières de parler étant plus ou moins reçues ou recevables avant ou après la décision de quelque grand homme, ou de quelque autorité qu’on respecte et qu’on suit. Ce qui fait qu’on peut bien autoriser ou bannir dans l’occasion, et en certains temps, certaines expressions ; mais cela ne fait rien au sens ni à la foi, si l’on ajoute des explications suffisantes des termes. 282. Il ne faut donc que bien entendre les distinctions, comme celle que nous avons pressée bien souvent entre le nécessaire et le certain, et entre la nécessité métaphysique et la nécessité morale. Et il est de même de la possibilité et de l’impossibilité, puisque l’événement dont l’opposé est possible est contingent ; comme celui dont l’opposé est impossible est nécessaire. On distingue aussi avec raison entre un pouvoir prochain et un pouvoir éloigné et, suivant ces différents sens, on dit tantôt qu’une chose se peut, et tantôt qu’elle ne se peut pas. L’on peut dire, dans un certain sens, qu’il est nécessaire que les bienheureux ne pèchent pas que les diables et les<noinclude> <references/></noinclude> do7g58aju7r2696r40z03aaok9a8na3 Page:Œuvres philosophiques de Leibniz, Alcan, 1900, tome 2.djvu/272 104 4938573 15915475 2026-07-11T10:56:10Z Susuman77 51799 /* Page non corrigée */ Page créée avec « damnés pèchent ; que Dieu même choisisse le meilleur que l’homme suive le parti qui après tout le frappe le plus. Mais cette nécessité n’est point opposée à la contingence, ce n’est pas celle qu’on appelle logique, géométrique ou métaphysique, dont l’opposé implique contradiction. M. Nicole s’est servi quelque part d’une comparaison qui n’est point mauvaise. L’on compte pour impossible qu’un magistrat sage et grave, qui n’a pas p... » 15915475 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Susuman77" />{{nr|270|ESSAIS DE THÉODICÉE}}</noinclude>damnés pèchent ; que Dieu même choisisse le meilleur que l’homme suive le parti qui après tout le frappe le plus. Mais cette nécessité n’est point opposée à la contingence, ce n’est pas celle qu’on appelle logique, géométrique ou métaphysique, dont l’opposé implique contradiction. M. Nicole s’est servi quelque part d’une comparaison qui n’est point mauvaise. L’on compte pour impossible qu’un magistrat sage et grave, qui n’a pas perdu le sens, fasse publiquement une grande extravagance, comme serait, par exemple, de courir les rues tout nu, pour faire rire. Il en est de même en quelque façon des bienheureux ils sont encore moins capables de pécher, et la nécessité qui le leur défend est de la même espèce. Enfin je trouve encore que la volonté est un terme aussi équivoque que le pouvoir et la nécessité. Car j’ai déjà remarqué que ceux qui se servent de cet axiome, qu’on ne manque point de faire ce qu’on veut, quand on le peut, et qui en infèrent que Dieu ne veut donc point le salut de tous, entendent une volonté décrétoire et ce n’est que dans ce sens qu’on peut soutenir cette proposition, que le sage ne veut jamais ce qu’il sait être du nombre des choses qui n’arriveront point. Au lieu qu’on peut dire, en prenant la volonté dans un sens plus général et plus conforme à l’usage, que la volonté du sage est inclinée antécédemment à tout bien, quoiqu’il décerne enfin de faire ce qui est le plus convenable. Ainsi on aurait grand tort de refuser à Dieu cette inclination sérieuse et forte de sauver tous les hommes, que la sainte Écriture lui attribue ; et même de lui attribuer une aversion primitive qui l’éloigne d’abord du salut de plusieurs, odium antecedaneum ; il faut plutôt soutenir que le sage tend à tout bien en tant que bien, à proportion de ses connaissances et de ses forces, mais qu’il ne produit que le meilleur faisable. Ceux qui admettent cela, et ne laissent pas de refuser à Dieu la volonté antécédente de sauver tous les hommes, ne manquent que par l’abus du terme, pourvu qu’ils reconnaissent d’ailleurs que Dieu donne à tous des assistances suffisantes pour pouvoir être sauvés, s’ils ont la volonté de s’en servir. 283. Dans les dogmes mêmes des disciples de saint Augustin, je ne saurais goûter la damnation des enfants non régénérés, ni généralement celle qui ne vient que du seul péché originel. Je ne saurais croire non plus, que Dieu damne ceux qui manquent de lumières nécessaires. On peut croire avec plusieurs théologiens, que les hommes reçoivent plus de secours que nous ne savons, quand ce ne serait qu’à l’article de la mort ; II ne paraît point nécessaire non plus<noinclude> <references/></noinclude> h1lpwwd88fcoodhwaqls9hiis4qqjc6 Utilisateur:Danÿa/Gadget-index-stats.js 2 4938574 15915476 2026-07-11T10:56:57Z Danÿa 87281 Page créée avec « "use strict"; $(() => { const VERSION = "1.0"; console.log(`Chargement de Gadget-index-stats.js v${VERSION}`); // TODO move to separate CSS file $("head").append(` <style> #index-progress-stats { font-size: 0.9em; display: flex; flex-direction: column; gap: 0.3em; } .index-progress-bar { height: 1em; line-height: 1; background-color: light-dark(#F0F0F0, #222); border: 1px solid var(--border-color-base); border... » 15915476 javascript text/javascript "use strict"; $(() => { const VERSION = "1.0"; console.log(`Chargement de Gadget-index-stats.js v${VERSION}`); // TODO move to separate CSS file $("head").append(` <style> #index-progress-stats { font-size: 0.9em; 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"Validées" : "Corrigées") + "\u00a0: ", countBold, `/${total} (`, percentBold, `%)` ); return createQualityBadge(quality, text); } /** * Create a small colored badge containing some text. * @param {number} quality The quality level, from 0 to 4. * @param {string | HTMLElement} text The text to display. * @returns {HTMLElement} The badge. */ function createQualityBadge(quality, text) { const badge = document.createElement("a"); if (text instanceof HTMLElement) badge.append(text); else badge.textContent = text; badge.classList.add("badge", "prp-index-pagelist-page"); if (quality >= 0) badge.classList.add(`prp-pagequality-${quality}`, `quality${quality}`); else badge.classList.add("new"); badge.onclick = (e) => { e.preventDefault(); }; return badge; } /** * Round a number to the given number of decimals. * @param {number} x The number to round. * @param {number} precision The maximum number of decimals to keep. * @returns {string} The rounded number as a string. */ function round(x, precision) { return new Intl.NumberFormat("en", { maximumFractionDigits: precision, }).format(x); } }); 5olsj9l8axz49ocldjwhshoi5h8sigb Page:Œuvres philosophiques de Leibniz, Alcan, 1900, tome 2.djvu/273 104 4938575 15915477 2026-07-11T10:57:17Z Susuman77 51799 /* Page non corrigée */ Page créée avec « que tous ceux qui sont sauvés le soient toujours par une grâce efficace par elle-même, indépendamment des circonstances. Je ne trouve pas aussi qu’il soit nécessaire de dire que toutes les vertus des païens étaient fausses, ni que toutes leurs actions étaient dés péchés quoiqu’il soit vrai que ce qui ne vient pas de la foi ou de la droiture de l’âme devant Dieu est infecté du péché, au moins virtuellement. Enfin je tiens que Dieu ne saurait a... » 15915477 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Susuman77" />{{nr||LA BONTÉ DE DIEU, LA LIBERTÉ DE L’HOMME, ETC. {{3e}} PARTIE|271}}</noinclude>que tous ceux qui sont sauvés le soient toujours par une grâce efficace par elle-même, indépendamment des circonstances. Je ne trouve pas aussi qu’il soit nécessaire de dire que toutes les vertus des païens étaient fausses, ni que toutes leurs actions étaient dés péchés quoiqu’il soit vrai que ce qui ne vient pas de la foi ou de la droiture de l’âme devant Dieu est infecté du péché, au moins virtuellement. Enfin je tiens que Dieu ne saurait agir comme au hasard par un décret absolument absolu, ou par une volonté indépendante de motifs raisonnables. Et je suis persuadé qu’il est toujours mû, dans la dispensation de ses grâces, par des raisons où entre la nature des objets autrement il n’agirait. point suivant la sagesse mais j’accorde cependant que ces raisons ne sont pas attachées nécessairement aux bonnes ou aux moins mauvaises qualités naturelles des hommes, comme si Dieu ne donnait jamais ses grâces que suivant ces bonnes qualités quoique je tienne, comme je me suis déjà expliqué ci-dessus, qu’elles entrent en considération, comme toutes les autres circonstances rien ne pouvant être négligé, dans les vues de la suprême sagesse. 284. À ces points près, et quelque peu d’autres, où saint Augustin paraît obscur, ou même rebutant, il semble qu’on se peut accommoder de son système il porte que de la substance de Dieu il ne peut sortir qu’un Dieu, et qu’ainsi la créature est tirée du néant. Augustin. De Lib. arb. lib. 1, ch. n. C’est ce qui la rend imparfaite, défectueuse et corruptible. (De Genes. ad litt., ch. xv, Contr. Epistolam Manichœi, ch. xxxvi.) Le mal ne vient pas de la nature, mais de la mauvaise volonté, August. dans tout le Livre de la nature du bien. Dieu ne peut rien commander qui soit impossible. « Firmissime creditur Deum justum et bonum impossibilia non potuisse præcipere. Lib. de Nat. et Grat., ch. xliii, ch. LXIX. Nemo peccat in eo, quod caveri non potest. Lib. III, de Lib. arb., ch. xvi, xvii. L. I, Retract., ch. xi, xn, xv. » Sous un Dieu juste personne ne peut être malheureux, s’il ne le mérite, neque sub Deo justo miser esse quisquam, nisi merêatur, potest. Lib. I, ch. xxxir. Le libre arbitre ne saurait accomplir les commandements de Dieu, sans le secours de la grâce. Ep. ad Ililar. Cœsaraugustan. Nous savons que la grâce ne se donne pas selon les mérites. Ep. 106, 107, 120. L’homme dans l’état de l’intégrité avait le secours nécessaire pour pouvoir bien faire, s’il voulait mais le vouloir dépendait du libre arbitre, « habebat adjutorium, per quod posset, et sine que non<noinclude> <references/></noinclude> jyrl6idt9obujfedw083g3ri1d4tnfe Page:Œuvres philosophiques de Leibniz, Alcan, 1900, tome 2.djvu/274 104 4938576 15915478 2026-07-11T10:58:03Z Susuman77 51799 /* Page non corrigée */ Page créée avec « vellet, sed non adjutorium quo vellet. » Lib. de corrupt., ch. x1 et ch. x, xu. Dieu a laissé essayer aux anges et aux hommes, ce qu’ils pouvaient par leur libre arbitre, et puis ce que pouvaient sa grâce et sa justice, d. c. 10, 11, 12. Le péché a détourné l’homme de Dieu, pour le tourner vers les créatures. Lib. I, qu. 2, ad Simpl. Se plaire à pécher est la liberté d’un esclave. Enchir., ch. cm. « Liberum arbitrium usque adeo in peccatore non... » 15915478 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Susuman77" />{{nr|272|ESSAIS DE THÉODICÉE}}</noinclude>vellet, sed non adjutorium quo vellet. » Lib. de corrupt., ch. x1 et ch. x, xu. Dieu a laissé essayer aux anges et aux hommes, ce qu’ils pouvaient par leur libre arbitre, et puis ce que pouvaient sa grâce et sa justice, d. c. 10, 11, 12. Le péché a détourné l’homme de Dieu, pour le tourner vers les créatures. Lib. I, qu. 2, ad Simpl. Se plaire à pécher est la liberté d’un esclave. Enchir., ch. cm. « Liberum arbitrium usque adeo in peccatore non periit, ut per illud peccent maxime omnes, qui cum delectatione peccant. » Lib. I, ad Bonif. ch. ii, m. 280. Dieu dit à Moïse « Je ferai miséricorde à celui à qui je ferai miséricorde, et j’aurai pitié de celui de qui j’aurai pitié (Exod., xxxiii, 19.) Ce n’est donc pas du voulant, ni du courant, mais de Dieu, qui fait miséricorde (Rom., ix, 15, 16). Ce qui n’empêche pas que tous ceux qui ont bonne volonté, et qui y persévèrent, ne soient sauvés. Mais Dieu leur donne le vouloir et le faire. Il fait donc miséricorde à celui à qui il veut, et il endurcit qui il veut (Rom., ix,29). Et cependant le même apôtre dit que Dieu veut que tous les hommes soient sauvés, et parviennent à la connaissance de la vérité ce que je ne voudrais pas interpréter suivant quelques endroits de saint Augustin, comme s’il signifiait qu’il n’y, a point de sauvés que ceux dont il veut le salut, ou comme s’il voulait sauver non singulos générum, sed gênera singulorum. Mais j’aime mieux dire qu’il n’y en a aucun dont il ne veuille le salut, autant que de plus grandes raisons le permettent, qui font que Dieu ne sauve que ceux qui reçoivent la foi qu’il leur a offerte, et qui s’y rendent par la grâce qu’il leur a donnée, suivant ce qui convenait à l’intégrité du plan de ses ouvrages, qui ne saurait être mieux conçu. 286. Quant à la prédestination au salut, elle comprend aussi, selon saint Augustin, l’ordonnance des moyens qui mèneront au salut. « Praedestinatio sanctorum nihil aliud est, quam prœscientia et prœparatio beneficiorum Dei, quibus certissime liberantur, quicunque liberantur. » (Lib. De Persev., ch. xiv.) Il ne la conçoit donc point en cela comme un décret absolu il veut qu’il y ait une grâce qui n’est rejetée d’aucun cœur endurci, parce qu’elle est donnée pour ôter surtout’ la dureté des coeurs. (Lib. De Prœdest., ch. vm ; Lib. De Grat., ch. xm, xiv.) Je ne trouve pourtant pas que saint Augustin exprime assez que cette grâce qui soumet le cœur est toujours efficace par elle-même. Et je ne sais si l’on n’aurait pas pu soutenir sans le choquer, qu’un même degré de grâce interne est victo-<noinclude> <references/></noinclude> 9565vzouy4sjvreuvhwzsmndd6tslrx Page:Œuvres philosophiques de Leibniz, Alcan, 1900, tome 2.djvu/275 104 4938577 15915479 2026-07-11T10:59:01Z Susuman77 51799 /* Page non corrigée */ Page créée avec « rieux dans l'un, où il est aidé par les circonstances, et ne l'est pas dans l'autre. 287. La volonté est proportionnée au sentiment que nous avons du bien, et en suit la prévalence. « Si utrumque tantumdem diligi- « mus, nihil horum dabimus. Item, quod amplius nos delectat, se- <cundum id operemur necesse est. » (In ch. v, ad Gal.) J'ai expli- qué déjà comment avec tout cela nous avons véritablement un grand pouvoir sur notre volonté. Saint Augustin.... 15915479 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Susuman77" />{{nr||LA BONTÉ DE DIEU, LA LIBERTÉ DE L’HOMME, ETC. {{3e}} PARTIE|273}}</noinclude>rieux dans l'un, où il est aidé par les circonstances, et ne l'est pas dans l'autre. 287. La volonté est proportionnée au sentiment que nous avons du bien, et en suit la prévalence. « Si utrumque tantumdem diligi- « mus, nihil horum dabimus. Item, quod amplius nos delectat, se- <cundum id operemur necesse est. » (In ch. v, ad Gal.) J'ai expli- qué déjà comment avec tout cela nous avons véritablement un grand pouvoir sur notre volonté. Saint Augustin le prend un peu autre- ment, et d'une manière qui ne mène pas fort loin, comme lorsqu'il dit qu'il n'y a rien qui soit tant en notre puissance que l'action de notre volonté, dont il rend une raison qui est un peu identique. Car, dit-il, cette action est prête au moment que nous voulons. « Nihil tam in nostra potestate est, quam ipsa voluntas, ea enim mox ut volumus præsto est. (Lib. III, Lib. Arb., ch. 1; lib. V, De Civ. Dei, ch. x.) Mais cela signific seulement que nous voulons lorsque nous voulons, et non pas que nous voulons ce que nous souhaitons de vouloir. Il y a plus de sujet de dire avec lui: Aut voluntas non est, aut libera dicenda est (d. I., III, ch. m), et que ce qui porte la volonté au bien infailliblement, ou certainement, ne l'empêche point d'être libre. « Perquam absurdum est, ut ideo dicamus non pertinere ad voluntatem (libertatem) nostram, quod beati esse volumus, quia id omnino nolle non possumus nescio qua bona constrictione naturæ. Nec dicere audemus ideo Deum voluntatem (libertatem), sed necessitatem habere justitiæ, quia non potest velle peccare. Certe Deus ipse numquid quia peccare non potest, ideo liberum arbitrium habere negandus est? (De Nat. et Grat., ch. XLVI, XLVII, XLVIII, XLIX.) Il dit aussi fort bien que Dieu donne le premier bon mouvement, mais que par après l'homme agit aussi. Aguntur ut agant, non ut ipsi nihil agant. (De Corrup., ch. 11.) 288. Nous avons établi que le libre arbitre est la cause prochaine du mal de coulpe, et ensuite du mal de peine; quoiqu'il soit vrai que l'imperfection originale des créatures qui se trouve représentée dans les idées éternelles en est la première et la plus éloignée. Cependant M. Bayle s'oppose toujours à cet usage du libre arbitre, il ne veut pas qu'on lui attribue la cause du mal: il faut écouter ses objections; mais auparavant il sera bon d'éclaircir encore davantage la nature de la liberté. Nous avons fait voir que la liberté, telle qu'on la demande dans les écoles théologiques, consiste dans l'intelligence, qui enveloppe une connaissance distincte de l'objet de la<noinclude> <references/></noinclude> 0tao8w3ec8lpib49u4kqg4mdb6mwq4s 15915480 15915479 2026-07-11T10:59:29Z Susuman77 51799 15915480 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Susuman77" />{{nr||LA BONTÉ DE DIEU, LA LIBERTÉ DE L’HOMME, ETC. {{3e}} PARTIE|273}}</noinclude>rieux dans l’un, où il est aidé par les circonstances, et ne l’est pas dans l’autre. 287. La volonté est proportionnée au sentiment que nous avons du bien, et en suit la prévalence. « Si utrumque tantumdem diligimus, nihil horum dabimus. Item, quod amplius nos delectat, secundum id operemur necesse est. » (In ch. v, ad Gal.) J’ai expliqué déjà comment avec tout cela nous avons véritablement un grand pouvoir sur notre volonté. Saint Augustin le prend un peu autrement, et d’une manière qui ne mène pas fort loin, comme lorsqu’il dit qu’il n’y a rien qui soit tant en notre puissance que l’action de notre volonté, dont il rend une raison qui est un peu identique. Car, dit-il, cette action est prête au moment que nous voulons. « Nihil tam in nostra potestate est, quam ipsa voluntas, ea enim mox ut volumus præsto est. (Lib. III, Lib. Arb., ch. 1 ; lib. V, De Civ. Dei, ch. x.) Mais cela signific seulement que nous voulons lorsque nous voulons, et non pas que nous voulons ce que nous souhaitons de vouloir. Il y a plus de sujet de dire avec lui : Aut voluntas non est, aut libera dicenda est (d. I., III, ch. m), et que ce qui porte la volonté au bien infailliblement, ou certainement, ne l’empêche point d’être libre. « Perquam absurdum est, ut ideo dicamus non pertinere ad voluntatem (libertatem) nostram, quod beati esse volumus, quia id omnino nolle non possumus nescio qua bona constrictione naturæ. Nec dicere audemus ideo Deum voluntatem (libertatem), sed necessitatem habere justitiæ, quia non potest velle peccare. Certe Deus ipse numquid quia peccare non potest, ideo liberum arbitrium habere negandus est ? (De Nat. et Grat., ch. XLVI, XLVII, XLVIII, XLIX.) Il dit aussi fort bien que Dieu donne le premier bon mouvement, mais que par après l’homme agit aussi. Aguntur ut agant, non ut ipsi nihil agant. (De Corrup., ch. 11.) 288. Nous avons établi que le libre arbitre est la cause prochaine du mal de coulpe, et ensuite du mal de peine ; quoiqu’il soit vrai que l’imperfection originale des créatures qui se trouve représentée dans les idées éternelles en est la première et la plus éloignée. Cependant M. Bayle s’oppose toujours à cet usage du libre arbitre, il ne veut pas qu’on lui attribue la cause du mal : il faut écouter ses objections ; mais auparavant il sera bon d’éclaircir encore davantage la nature de la liberté. Nous avons fait voir que la liberté, telle qu’on la demande dans les écoles théologiques, consiste dans l’intelligence, qui enveloppe une connaissance distincte de l’objet de la<noinclude> <references/></noinclude> c68lof50zfws8iakgeadtw4cjzjfw13 Page:Œuvres philosophiques de Leibniz, Alcan, 1900, tome 2.djvu/276 104 4938578 15915481 2026-07-11T10:59:55Z Susuman77 51799 /* Page non corrigée */ Page créée avec « délibération dans la spontanéité, avec laquelle nous nous déterminons et dans la contingence, c’est-à-dire dans l’exclusion de la nécessité logique ou métaphysique. L’intelligence est comme l’âme de la liberté, et le reste en est comme le corps et la base. La substance libre se détermine par elle-même, et cela suivant le motif du bien aperçu par l’entendement qui l’incline sans la nécessiter et toutes les conditions de la liberté sont... » 15915481 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Susuman77" />{{nr|274|ESSAIS DE THÉODICÉE}}</noinclude>délibération dans la spontanéité, avec laquelle nous nous déterminons et dans la contingence, c’est-à-dire dans l’exclusion de la nécessité logique ou métaphysique. L’intelligence est comme l’âme de la liberté, et le reste en est comme le corps et la base. La substance libre se détermine par elle-même, et cela suivant le motif du bien aperçu par l’entendement qui l’incline sans la nécessiter et toutes les conditions de la liberté sont comprises dans ce peu de mots. Il est bon cependant de faire voir que l’imperfection qui se trouve dans nos connaissances et dans notre spontanéité, et la détermination infaillible qui est enveloppée dans notre contingence, ne détruisent point la liberté ni la contingence. 289. Notre connaissance est de deux sortes, distincte ou confuse. La connaissance distincte, ou l’intelligence, a lieu dans le véritable usage de la raison mais les sens nous fournissent des pensées confuses. Et nous pouvons dire que nous sommes exempts d’esclavage, en tant que nous agissons avec une connaissance distincte mais que nous sommes asservis aux passions, en tant que nos perceptions sont confuses. C’est dans ce sens que nous n’avons pas toute la liberté d’esprit qui serait à souhaiter, et que nous pouvons dire, avec saint Augustin, qu’étant assujettis au péché nous avons la liberté d’un esclave. Cependant un esclave, tout esclave qu’il est, ne laisse pas d’avoir la liberté de choisir conformément à l’état où il se trouve, quoiqu’il se trouve le plus souvent dans la dure nécessité de choisir entre deux maux parce qu’une force supérieure ne le laisse pas arriver aux biens où il aspire. Et ce que les liens et la contrainte font en un esclave se fait en nous par les passions, dont la violence est douce, mais n’en est pas moins pernicieuse. Nous ne voulons, à la vérité, que ce qui nous plaît mais par malheur ce qui nous plait à présent est souvent un vrai mal, qui nous déplairait, si nous avions les yeux de l’entendement ouverts. Cependant ce mauvais état où est l’esclave, et celui où nous sommes, n’empêche pas que nous ne fassions un choix libre (aussi bien que lui) de ce qui nous plaît le plus, dans l’état où nous sommes réduits, suivant nos forces et nos connaissances présentes. 290. Pour ce qui est de la spontanéité, elle nous appartient en tant que nous avons en nous le principe de nos actions, comme Aristote l’a fort bien compris. Il est vrai que les impressions des choses extérieures nous détournent souvent de notre chemin, et qu’on a cru communément qu’au moins, à cet égard, une partie des<noinclude> <references/></noinclude> 7ihu28eeaxs4armx15sm8dcxfi7p5yt Page:Œuvres philosophiques de Leibniz, Alcan, 1900, tome 2.djvu/277 104 4938579 15915482 2026-07-11T11:00:16Z Susuman77 51799 /* Page non corrigée */ Page créée avec « principes de nos actions était hors de nous et j’avoue qu’on est obligé de parler ainsi, en s’accommodant au langage populaire, ce qu’on peut faire dans un certain sens, sans blesser la vérité mais quand il s’agit de s’expliquer exactement, je maintiens que notre spontanéité ne souffre point d’exception, et que les choses extérieures n’ont point d’influence physique sur nous, à parler dans la rigueur philosophique. 291. Pour mieux enten... » 15915482 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Susuman77" />{{nr||LA BONTÉ DE DIEU, LA LIBERTÉ DE L’HOMME, ETC. {{3e}} PARTIE|275}}</noinclude>principes de nos actions était hors de nous et j’avoue qu’on est obligé de parler ainsi, en s’accommodant au langage populaire, ce qu’on peut faire dans un certain sens, sans blesser la vérité mais quand il s’agit de s’expliquer exactement, je maintiens que notre spontanéité ne souffre point d’exception, et que les choses extérieures n’ont point d’influence physique sur nous, à parler dans la rigueur philosophique. 291. Pour mieux entendre ce point, il faut savoir qu’une spontanéité exacte nous est commune avec toutes les substances simples, et que, dans la substance intelligente ou libre, elle devient un empire sur ses actions. Ce qui ne peut être mieux expliqué que par le système de l’harmonie préétablie, que j’ai proposé il y a déjà plusieurs années. J’y fais voir que naturellement chaque substance simple a de la perception, et que son individualité consiste dans la loi perpétuelle qui fait la suite des perceptions qui lui sont affectées, et qui naissent naturellement les unes des autres, pour représenter le corps qui lui est assigné, et par son moyen l’univers entier, suivant le point de vue propre à cette substance simple sans qu’elle ait besoin de recevoir aucune influence physique du corps comme le corps aussi de son côté s’accommode aux volontés de l’âme par ses propres Ibis et par conséquent ne lui obéit qu’autant que ces lois le portent. D’où il s’ensuit que l’Ame a donc en elle-même une parfaite spontanéité, en sorte qu’elle ne dépend que de Dieu et d’elle-même dans ses actions. 292. Comme ce système n’a pas été connu auparavant, on a cherché d’autres moyens de sortir de ce labyrinthe, et les cartésiens mêmes ont été embarrassés au sujet du libre arbitre. Ils ne se payaient plus des facultés de l’École, et ils considéraient que toutes les actions de l’âme paraissent être déterminées par ce qui vient de dehors suivant les impressions des sens et qu’enfin tout est dirigé dans l’univers par la providence de Dieu mais il en naissait naturellement cette objection, qu’il n’y a donc point de liberté. À cela M. Descartes répondait que nous sommes assurés de cette providence par la raison, mais que nous sommes assurés aussi de notre liberté par l’expérience intérieure que nous en avons et qu’il faut croire l’une et l’autre, quoique nous ne voyions pas le moyen de les concilier. 293. C’était couper le nœud gordien, et répondre à la conclusion d’un argument, non pas en le résolvant, mais en lui opposant un argument contraire ce qui n’est point conforme aux lois des<noinclude> <references/></noinclude> 1fcojf6e8ejgdcq0ryr7b7sw5awc4pn Page:Ribot - Revue philosophique de la France et de l’étranger, tome 74.djvu/178 104 4938580 15915483 2026-07-11T11:01:50Z Yland 11394 /* Corrigée */ 15915483 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Yland" />{{nr|174|REVUE PHILOSOPHIQUE}}</noinclude>(''Ann. philos., {{rom-maj|XII}}'') contre quelques-unes des conclusions de son premier article sur le même sujet. Dans le cadre étroit de ce compte rendu, il est impossible d’examiner comme il conviendrait chacune de ces études et d’en montrer, par une analyse suffisamment exacte et claire, la richesse et l’élégante solidité. Dans l’''Introduction'', {{M.|Delbos}} a dessiné le tableau le plus précis de l’activité scientifique de Brochard dans ses œuvres diverses ; on ne saurait en mieux faire comprendre la signification essentielle, dans l’ensemble comme dans les parties. J’essaierai seulement de donner quelque idée des qualités séduisantes et fortes qui rayonnent de tout ce livre, et de l’inspiration qui l’anime. Est-ce, tout d’abord, la pensée d’un historien ou bien d’un philosophe qu’il y faut chercher ? Brochard n’a pas conçu, semble-t-il, la possibilité de séparer les deux choses. Si nos croyances sont l’œuvre d’un choix (477-479), n’est-ce pas un devoir pour le philosophe d’être historien, c’est-à-dire de motiver, en partie tout au moins, ses préférences par une intelligence exacte de ce qu’ont fait autrefois de grands esprits, pour poser les mêmes problèmes ou pour les résoudre ? Demander à la réflexion personnelle, entièrement livrée à elle-même et non éclairée par l’histoire, les raisons de ces préférences, c’est se priver d’un excellent moyen de « prendre une conscience plus nette de ses propres théories) » et d’apporter à ses idées des corrections utiles (489, cf. 478) ; c’est s’exposer à faire un choix aveugle et arbitraire. Rien ne vaut l’histoire pour préserver le philosophe de la vanité, odieuse à cet esprit probe et clair, des constructions hâtives et frivoles. Il visera donc partout le progrès même de la réflexion philosophique, avec la méthode de l’histoire pour instrument de cet effort. Ce n’est pas à dire que, chez Brochard, la recherche historique ne prétende en même temps à l’objectivité. En tant qu’instrument elle a sa valeur propre, et elle est solidement soutenue par les textes, dont elle essaie, par l’analyse interne et par la comparaison, de tirer tout ce qu’ils enferment. Nul mieux que lui n’a su en extraire ce qu’ils ont de significatif, la formule ou le mot qui constituent ce « vrai centre de perspective d’où on peut découvrir tout l’ensemble d’un système et en apercevoir l’unité » (255). Il groupe les textes, les manie avec un art souple et précis qui donne l’impression de la puissance, jamais celle de l’effort ni de l’apprêt. Il les soumet à des discussions serrées et pénétrantes, dont ce livre offre d’excellents modèles. Les interprétations enfin témoignent, presque à chaque page, de deux qualités qu’il est rare de trouver si heureusement associées une ingéniosité hardiment inventive qui sait où il faut toucher pour renouveler d’un coup la face de tout un système (voyez par exemple l’examen critique auquel il soumet la conception classique du spinozisme), en même temps qu’un juste sentiment de la mesure et une prudence avisée. Pour en donner quelques exemples entre beaucoup d’autres, il suffira de dire avec quelle finesse et quelle sûreté il limite, dans la question<noinclude> <references/></noinclude> jfzjvsqgy91b0syfep6xgoqu8ouscs4 Page:La Corée Libre, numéro 7, novembre 1920.djvu/23 104 4938581 15915486 2026-07-11T11:10:07Z Camilllle 136753 /* Corrigée */ 15915486 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Camilllle" />{{nr||— 191 —|}}</noinclude>d’Empereurs ; depuis dix-huit siècles révolus la Corée était civilisée et formait une nation gouvernée au moment de la fondation de Rome. La Corée n’est donc pas née subitement comme par enchantement. L’an 1920 est la 4.253{{e}} année de son existence nationale. Elle est plus vieille de quarante siècles que les États-Unis et, durant ces 4.253{{insécable}}années, à l’exception des dix dernières années, son peuple de 20.000.000{{Insécable}}d’individus a toujours joui d’une indépendance nationale. ''Pourquoi'' ''n’en serait-il plus ainsi maintenant ?'' Simplement parce que le Japon, dernier Gouvernement autocratique du monde, dit « ''Non'' ». Que dira la grande république des États-Unis à cette autre république qui lutte en Extrême-Asie ? ''Les États-Unis ont obligé la Corée à signer un Traité en 1882, qui n’a'' ''jamais été annulé. Pourquoi ne plus le respecter ?'' Cinq tentatives furent faites par les États-Unis, dont trois expéditions navales, avant que la Corée ne fut amenée à signer le Traité d’amitié et de commerce de 1882. L’Amérique reconnaissait alors la Corée, et fournissait à ses Ambassadeurs un transport convoyé par des vaisseaux de guerre pour leur mission, aller et retour, aux États-Unis. Courtoisie qui ne fut jamais accordée aux autres Nations. Il était des plus importants, à cette époque, d’avoir des relations et un commerce suivis avec la Corée. Pourquoi ne serait-ce plus maintenant ? L’Amérique promettait, dans ce Traité, protection à la Corée, tout au moins d’user de ses « bons offices » au cas où la Corée serait opprimée ! Les autres puissances ont suivi l’exemple : Angleterre, France, Belgique, Italie, Hollande, y compris la Chine et le Japon, en signant des Traités similaires avec la Corée, et toutes lui ont promis leur protection et leurs « Bons-Offices ». Jusqu’à cette époque, il faut s’en souvenir, la Corée, quoique comparativement une petite Nation, a pu se protéger seule et préserver son indépendance sans aucune aide extérieure et sans jamais avoir recours aux « Bons Offices » de quiconque. ''Comptant sur ces Traités la Corée ne s’{{corr|inquiètait|inquiétaient}} plus de ses armements'' ''et négligeait ses efforts militaires, elle devint de ce fait une Nation protégée'' ''et se trouva à la merci des Puissances avec lesquelles elle avait précisément'' ''traité. Ce fut sa faute !'' Pendant un certain temps, les États-Unis se sont conformés à leur Traité ; en tête des autres Puissances contre la Chine et le Japon, ils obligèrent ces deux derniers pays, au moment de la conclusion de la guerre Sino-Japonaise, d’inscrire dans leur Traité de Paix la reconnaissance de L’''Indépendance et de'' ''l’Intégrité territoriale de la Corée''. La politique des États-Unis était alors conforme aux obligations de leur Traité. Pourquoi cela n’est-il plus ? Parce que le Japon a dit : ''Non !'' Le Président des États-Unis en {{corr|promulgant|promulguant}} ce Traité le 15 juin 1883 déclarait : « …{{sc|Qu’enfin tous les articles et clauses sus-indiqués du Traité seraient observés et remplis avec une entière bonne foi par les États-Unis et tous les citoyens du Pays}}. » Telles furent les paroles de la Proclamation de votre Président. Les exécuterez-vous ? ou bien allez-vous tout simplement vous incliner devant le décret d’un autocrate, le Mikado du Japon ? ''Les Américains ont commencé la construction des chemins de fer,'' ''l’installation de l’éclairage électrique, des Compagnies des Eaux et autres'' ''industries modernes en Corée. Pourquoi ne continueraient-ils pas ?'' Dès après la signature du Traité avec la Corée, les Américains construisirent la première voie ferrée, la première usine électrique, la première ligne de tramways et le service des eaux ; ils entreprirent les premiers le pavage des rues, la construction des routes macadamisées ; ils installèrent les premières exploitations minières et fournirent les instruments agricoles modernes en Corée. Mais le Japon, après avoir eu la route indiquée par l’Amérique, y mit le ''hola'' et c’est lui qui continua tout cela par la suite. La situation économique<noinclude> <references/></noinclude> mv75ruhs0czdhz7uajk1zgxoc6vhcmh Utilisateur:Homunculus simplex 2 4938582 15915489 2026-07-11T11:21:07Z Homunculus simplex 158836 Page créée avec « <div style="box-shadow: 0 0 .3em #999; border-radius: .2em; margin: 1em 0 2em 0; padding: 1px;"> <div style="background: #fad67d; border-radius: .2em; color: #282828; font-size:125%; padding: .4em .8em .5em;"><span style="opacity: .7;">[[File:Wikisource-logo-200px-transparent.png|25px|link=|alt=]]</span> &nbsp; '''Projet en chantier ''' </div> <div title="Projet en chantier" style="padding: 1em;font-size:80%"> {{Gallery | Le Blanc Hubert - Défense de la basse de... » 15915489 wikitext text/x-wiki <div style="box-shadow: 0 0 .3em #999; border-radius: .2em; margin: 1em 0 2em 0; padding: 1px;"> <div style="background: #fad67d; border-radius: .2em; color: #282828; font-size:125%; padding: .4em .8em .5em;"><span style="opacity: .7;">[[File:Wikisource-logo-200px-transparent.png|25px|link=|alt=]]</span> &nbsp; '''Projet en chantier ''' </div> <div title="Projet en chantier" style="padding: 1em;font-size:80%"> {{Gallery | Le Blanc Hubert - Défense de la basse de viole contre les entreprises du violon et les pretentions du violoncel - 1740.djvu |h=150px}}</div> <div style="box-shadow: 0 0 .3em #999; border-radius: .2em; margin: 1em 0 2em 0; padding: 1px;"> <div style="background: #BBFA7C; border-radius: .2em; color: #282828; font-size:125%; padding: .4em .8em .5em;"><span style="opacity: .7;">[[File:Wikisource-logo-200px-transparent.png|25px|link=|alt=]]</span> &nbsp; '''Contribution en 2025''' </div> <div title="Contribution en 2025" style="padding: 1em;font-size:80%"> {{Gallery |Goethe - Œuvres, trad. Porchat, tome II.djvu |h=150px}}{{Centré|(Mise en forme du texte d'''Egmont''.)}}</div> leu0yiu2xbnf41h9g90jwi7e1ah05ob 15915494 15915489 2026-07-11T11:26:03Z Homunculus simplex 158836 15915494 wikitext text/x-wiki <div style="box-shadow: 0 0 .3em #999; border-radius: .2em; margin: 1em 0 2em 0; padding: 1px;"> <div style="background: #fad67d; border-radius: .2em; color: #282828; font-size:125%; padding: .4em .8em .5em;"><span style="opacity: .7;">[[File:Wikisource-logo-200px-transparent.png|25px|link=|alt=]]</span> &nbsp; '''Projet en chantier ''' </div> <div title="Projet en chantier" style="padding: 1em;font-size:80%"> {{Gallery | Le Blanc Hubert - Défense de la basse de viole contre les entreprises du violon et les pretentions du violoncel - 1740.djvu |h=150px}}</div> <div style="box-shadow: 0 0 .3em #999; border-radius: .2em; margin: 1em 0 2em 0; padding: 1px;"> <div style="background: #BBFA7C; border-radius: .2em; color: #282828; font-size:125%; padding: .4em .8em .5em;"><span style="opacity: .7;">[[File:Wikisource-logo-200px-transparent.png|25px|link=|alt=]]</span> &nbsp; '''Contribution en 2025''' </div> <div title="Contribution en 2025" style="padding: 1em;font-size:80%"> {{Gallery |Goethe - Œuvres, trad. Porchat, tome II.djvu |h=150px}}{{Centré|(Mise en forme<br>et relecture<br>du texte<br>d'''[[Egmont]]''.)}}</div> ipt750yl2zr17kbzvrf0mh9pn2k7g1q Page:Krysinska - Intermèdes, 1903.djvu/241 104 4938583 15915496 2026-07-11T11:28:38Z Susuman77 51799 /* Corrigée */ 15915496 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" /></noinclude><nowiki /> {{T5|IV|fs=110%|ff=serif|sp=0.05em|ws=0.2em|m=3em}} {{poem|{{em|2}}Vous avouerez que c’est plutôt navrant {{em|4}}Ce train d’existence, ressemblant {{em|8}}À un manège, {{em|4}}Été, Automne, Hiver, Printemps Et puis de nouveau : Été, Automne, Hiver. Comme aux jours de notre enfance autrefois Lorsqu’on nous juchait sur des chevaux de bois {{em|7}}Qui tournent toujours, {{em|9}}On revoit {{em|2}}Passer les mêmes têtes à chaque tour {{em|4}}Arrêtées là pour regarder, La nounou — telle une cloche — le trottin en beige {{em|4}}Un petit soldat à l’œil écarquillé, {{em|4}}La grosse dame, le {{Nec|môme}} mal peigné, Et le petit chien, tenu en laisse, blanc comme neige, Et d’ainsi revoir les mêmes objets sans cesse {{em|2}}Cela vous met l’estomac en détresse|ds}}<noinclude> <references/></noinclude> sagz8r2lj3goo29ijd79jsjqic5g2j5 Page:Krysinska - Intermèdes, 1903.djvu/242 104 4938584 15915499 2026-07-11T11:34:11Z Susuman77 51799 /* Corrigée */ 15915499 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" /></noinclude>{{Pom| {{em|7}}Ah ! qu’on le connaît {{em|4}}Ton faciès rogue, ô décembre, {{em|5}}En vain le Saint Enfant naît {{em|4}}Tous les ans, dans ses humbles langes {{em|6}}Pour essayer de rendre {{em|3}}L’humain genre, fraternel et tendre. {{em|9}}Et toi{{corr|.|,}} mai, {{em|7}}Jeune libertin {{em|9}}Qui promets {{em|7}}Plus que tu ne tiens. {{em|5}}Non, ce qu’on les sait par cœur {{em|4}}Vos ritournelles, Étés en fleurs {{em|3}}Avec vos blés, débordant fleuve d’or {{em}}Fleuve de lait vermeil généreux et doux {{em|5}}Eh ! bien, cette fois encore {{em|4}}Il n’y en aura pas pour tous. 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Sous vos branches fécondes, sempiternel Automne {{em|4}}Des Sans-Amour, des Sans-Foyer Plus tristes de votre joie qui sourit et rayonne {{em|2}}Arroseront le sol de pleurs amers, {{em|2}}Et, de nouveau, les brumes renfrognées {{em|6}}Et le vent radoteur {{em|6}}Au strident tintamarre|ss}}<noinclude> <references/></noinclude> e5th09ar2uckvkbwvlikskuf8hh3dmq Page:Krysinska - Intermèdes, 1903.djvu/243 104 4938585 15915501 2026-07-11T11:35:37Z Susuman77 51799 /* Corrigée */ 15915501 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" /></noinclude>{{Poem|{{em|6}}Désoleront les cœurs {{em|2}}De leurs lamentos jamais apaisés Grattant, comme sur de vieilles guitares {{em|6}}Sur nos rancœurs.|sf}} {{Brn|2}}<noinclude> <references/></noinclude> 4wnwgm8fbpo0iy2gpt4pixgahaaki85 Page:Ribot - Revue philosophique de la France et de l’étranger, tome 74.djvu/179 104 4938586 15915510 2026-07-11T11:51:12Z Yland 11394 /* Page non corrigée */ Page créée avec « platonicienne, les prétentions de la stylométrie Platon n’a pas renié la doctrine de l’Idée transcendante, et sur ce point capital il faut rester fidèle à la tradition ; mais ce qu’on doit accorder aux novateurs c’est ce que Brochard avait lui-même, par d’autres preuves, établi contre Ed. Zeller, c’est la composition tardive des grands dialogues dialectiques (151-153, 167). De même il sait également reconnaître les titres de la logique de S... » 15915510 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Yland" />{{nr||VARIÉTÉS|175}}</noinclude>platonicienne, les prétentions de la stylométrie Platon n’a pas renié la doctrine de l’Idée transcendante, et sur ce point capital il faut rester fidèle à la tradition ; mais ce qu’on doit accorder aux novateurs c’est ce que Brochard avait lui-même, par d’autres preuves, établi contre Ed. Zeller, c’est la composition tardive des grands dialogues dialectiques (151-153, 167). De même il sait également reconnaître les titres de la logique de Stuart Mill et faire valoir ceux de la vieille logique traditionnelle (442-444). Cette impartialité de savant a sa source dans un sentiment moral profond, un grand amour de la justice « C’est encore un procès à reviser », dit-il à propos de {{lang|en|Bacon}} (304) ; et de ce loyal effort de sa conscience équitable pour redresser les préventions ou les jugements injustes, la tradition doit profiter aussi bien que la nouveauté. Il sait résister à l’entraînement des polémiques c’est ainsi que la vive attaque qu’il mène contre la morale éclectique ne l’empêche pas de rendre hommage avec insistance à la valeur personnelle de plusieurs représentants de l’école, et notamment de Victor Cousin (507, 536 ; cf. 542 {{sq.}}). Sa conviction n’en est pas moins ardente, et Brochard met au service de ses idées une dialectique merveilleusement incisive et pressante. Or dans cette façon de traiter l’histoire, il a choisi d’être essentiellement philosophe. Ce qui l’intéresse, ce ne sont pas les faits, ni les doctrines envisagées comme des faits morts, ce sont les idées, ce sont les grandes doctrines dans leur effort, dont la fécondité ne s’épuise jamais, pour traiter les problèmes fondamentaux, ou bien encore celles qui valent par la subtilité et la force de l’examen critique auquel elles ont soumis les notions philosophiques c’est la philosophie de Platon ou celle de Spinoza, c’est la dialectique des Éléates ou celle des Sceptiques. Mais se faire ainsi l’historien des idées, c’est être philosophe en tant précisément qu’historien, et par là on achève de se convaincre que pour Brochard l’un ne se sépare pas de l’autre. Pour entrer plus avant dans la signification des doctrines, il demande à l’antiquité et à la pensée moderne les éléments de comparaisons fécondes, car « dans son évolution ou dans son progrès la pensée antique a parcouru à peu près les mêmes étapes que la pensée moderne » (238). Sans doute l’affirmation d’une opinion résulte d’un choix personnel et contingent ; mais ce qui n’est pas contingent, ce sont les oppositions, les alternatives, les déterminations de la pensée philosophique Mill et Spencer, comme jadis les Stoïciens, ont opté pour le nominalisme, voilà la part de la contingence ; mais à vingt siècles d’intervalle les fruits du nominalisme demeurent les mêmes (236 {{sqq.}}). Et, comme Hamelin a émis un doute sur la légitimité du rapprochement tenté entre les Stoïciens et Mill, Brochard témoigne encore de l’intérêt que présentent pour lui de telles comparaisons il critique vivement celle qu’a proposée son contradicteur, et, s’il cède sur l’exactitude de la sienne propre, c’est pour suggérer, comme plus complète, l’analogie<noinclude> <references/></noinclude> t7k5sx3i00hwlt20qcei2vnicg6q28f Page:Ribot - Revue philosophique de la France et de l’étranger, tome 74.djvu/180 104 4938587 15915511 2026-07-11T11:54:49Z Yland 11394 /* Page non corrigée */ Page créée avec « des Stoïciens avec Leibniz (346 {{sq.}}, 250 {{sq.}}). Quant à Spinoza, il ne peut être compris qu’à la condition d’être rapproché de Plotin et du péripatétisme néoplatonicien (363-368, 378 {{sqq.}}). Mais Brochard a trop le sentiment du réel pour se laisser prendre aux mirages de ces analogies. 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L’article sur ''la Morale ancienne et la Morale moderne'' ne met pas seulement en relief les oppositions de l’esprit ancien et de l’esprit moderne sur la morale, mais aussi sur les problèmes de Dieu et de la Matière (489-491). Pourquoi avons-nous tant de peine à entrer dans la pensée des Éléates et à comprendre l’importance que Platon accorde à leur dialectique ? Parce que nous ne réussissons plus à retrouver la forte impression que dut produire sur l’esprit ingénieux et subtil des Grecs la formule tranchante dans laquelle Parménide affirma le premier l’autorité de la loi de la contradiction (133 {{sq.}}). « Façonnés par vingt siècles de Christianisme », « obéissant à des habitudes d’esprit invétérées » et toutes différentes de celles d’un Grec du {{s|iv}}, nos esprits modernes sont déconcertés devant la conception platonicienne d’un Dieu inférieur aux Idées (98), devant la doctrine d’une âme universelle (100), devant l’idée que le plaisir puisse être un élément du Souverain Bien (267 {{sq.}}). C’est une question de savoir si notre façon d’entendre la morale comme la recherche d’une loi à laquelle notre conduite doit se soumettre « n’est pas une conception toute religieuse qui nous est rendue familière par l’éducation, de longs siècles de tradition chrétienne et d’hérédité » (509). En résumé, philosophe dans l’histoire par son intelligence profonde des idées, Brochard reste vraiment historien par la conscience qu’il a de l’individualité des doctrines et par un perpétuel souci de sauvegarder cette individualité et de la mettre en lumière. Ce qu’il faudrait encore faire ressortir, c’est l’impression de vie qui se dégage de ce recueil on y sent une personnalité puissante, dans laquelle à l’autorité de la pensée et du caractère s’ajoutent le grain de sel d’une ironie un peu narquoise, ou parfois l’expression discrète d’une résignation courageuse qui ne cache pas tout à fait sa mélancolie ; tous ceux qui ont connu l’accent impérieux ou incisif de sa forte éloquence en retrouveront ici l’écho. Il ne faut pas chercher en effet dans ces études d’histoire une analyse copieuse de la littérature de chaque sujet. Certes Brochard connaît aussi bien que personne les travaux étrangers ou français dont celui-ci a pu être l’occasion ; mais ce ne sont pas des catalogues de livres ou d’opinions qu’il entend dresser. Qu’il s’agisse d’interpréter des textes ou de discuter des interprétations qu’il n’approuve pas, son attitude est toujours la même il proscrit l’érudition lourde, qui étouffe la vie ; pour lui la pensée est partout chose vivante et qui ne peut se com-<noinclude> <references/></noinclude> no7ony4il7mvaequ29mv606fdd0noef Page:Ribot - Revue philosophique de la France et de l’étranger, tome 74.djvu/181 104 4938588 15915513 2026-07-11T11:57:28Z Yland 11394 /* Page non corrigée */ Page créée avec « prendre qu’à condition de la revivre. Ce sentiment de vie se manifeste encore d’une autre façon par le relief que prennent insensiblement à nos yeux les figures de ces philosophes auxquels Brochard s’attache avec prédilection, celles de Spinoza, d’Épicure, de Platon surtout, dont l’admirable étude sur le Banquet contient un portrait, qui n’est sans doute qu’une esquisse, mais singulièrement expressive (66 {{sq.}}). De même l’art avec leque... » 15915513 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Yland" />{{nr||VARIÉTÉS|177}}</noinclude>prendre qu’à condition de la revivre. Ce sentiment de vie se manifeste encore d’une autre façon par le relief que prennent insensiblement à nos yeux les figures de ces philosophes auxquels Brochard s’attache avec prédilection, celles de Spinoza, d’Épicure, de Platon surtout, dont l’admirable étude sur le Banquet contient un portrait, qui n’est sans doute qu’une esquisse, mais singulièrement expressive (66 {{sq.}}). De même l’art avec lequel sa dialectique chaleureuse présente les arguments de Zénon d’Élée, dans les articles où il en a si fortement établi la signification et le durable intérêt, donne à cet « honnête vieux philosophe comme il dit, une personnalité précise il en fait un ironiste, mais que son ironie, masquant la profondeur de sa pensée, a fait prendre pour un sophiste « Peut-être, observe alors plaisamment Brochard, ne faudrait-il jamais plaisanter en métaphysique. » (12, 20 {{sq.}}) N’est-ce pas du reste ce don de l’ironie qui lui permet d’entrer avec autant d’aisance dans ces « jeux sérieux où se complaisent Zénon d’Élée ou l’auteur du Parménide (115 {{sq.}} ; cf. 11 {{sq.}}) ? Ajoutons que dans cette ironie il n’y a nul dilettantisme, et que, si Brochard a aimé la dialectique, il ne l’a aimée qu’en ce qu’elle permet de poser les problèmes et d’en envisager toutes les solutions possibles de la subtilité, écrit-il, « on ne doit craindre ni l’apparence ni la réalité pourvu qu’on ne sorte pas de la vérité » (457). Il y a dans ce livre un passage où s’expriment bien, à condition d’élargir un peu la signification qu’il a dans le contexte, les tendances toutes pratiques de sa pensée et son éloignement à l’égard d’un exercice de l’intelligence qui ne chercherait qu’en lui-même ses satisfactions « On peut penser… pour penser ; cela s’est vu et peut-être même un peu trop souvent. Mais la pensée sérieuse et utile est celle qui mène à la croyance » (420). À la vérité ce souci constamment présent d’une réflexion sérieuse et utile se traduit dans le choix même des questions auxquelles successivement s’est attaché Brochard. Ce sont d’abord les problèmes de la vérité et de l’erreur et de la croyance il cherche à déterminer les conditions de la certitude, et ce qu’il retient du Criticisme c’est son affirmation du rôle de la volonté dans l’affirmation. C’est, à côté, la psychologie du jugement, si finement analysée à propos de l’association par similarité, et, à l’occasion de Protagoras et de Démocrite, la question de la relativité de la connaissance. Les études historiques sur Platon sont tournées vers le problème de la participation, qui répond à la difficulté d’expliquer dans le jugement l’attribution, vers la nature de l’opinion vraie, vers son domaine, le devenir, et son mode d’expression, les mythes, ou encore vers le rôle de l’Amour dans la connaissance. Au milieu de ces recherches, où Brochard démêle avec une rare netteté les applications diverses de la théorie du jugement, prennent place peu à peu les préoccupations morales. À quoi bon faire de la croyance l’acte d’un choix motivé, si la raison ne doit pas justement servir à motiver les croyances les plus capables<noinclude> <references/></noinclude> raaz99zsrru036c238h5xzvqwxpovwu Page:Studdy - Bonzo alpiniste (1937).djvu/6 104 4938589 15915514 2026-07-11T11:57:28Z M-le-mot-dit 10828 /* Corrigée */ 15915514 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="M-le-mot-dit" /></noinclude><nowiki /> {{T3|BONZO SOLDAT}} {{Bloc centré| {{Img float |file=Studdy - Bonzo alpiniste (1937)-p06-a1.jpg |width=480px |align=left |m=.7em |cap={{Initiale|B}}onzo lit une affiche qui conseille aux jeunes gens de s’engager ; il se rend au bureau de recrutement. |alt=JEUNES-GENS ENGAGEZ-VOUS DANS L’ARMÉE / BUREAU DE RECRUTEMENT }} {{Img float |file=Studdy - Bonzo alpiniste (1937)-p06-a2.jpg |width=480px |align=left |m=.7em |cap={{Initiale|S}}on engagement signé, il est habillé et équipé. Après quoi on le met de corvée et il balaie la cour du quartier. |alt=HALTE ! }} {{Img float |file=Studdy - Bonzo alpiniste (1937)-p06-b1.jpg |width=480px |align=left |m=.7em |cap={{Initiale|I}}l tire à la cible et se montre tireur maladroit. Survient une guêpe qui fait partir inopinément son fusil. }} {{Img float |file=Studdy - Bonzo alpiniste (1937)-p06-b2.jpg |width=480px |align=left |m=.7em |cap={{Initiale|B}}onzo la chasse. Au cours de la lutte le fusil part encore. Mais cette fois la balle va frapper le centre de la cible. }} {{Img float |file=Studdy - Bonzo alpiniste (1937)-p06-c1.jpg |width=480px |align=left |m=.7em |cap={{Initiale|B}}onzo est en sentinelle et son ami Loto lui apporte des saucisses. « Bonzo, je vais les accrocher à ta baïonnette. » }} {{Img float |file=Studdy - Bonzo alpiniste (1937)-p06-c2.jpg |width=480px |align=left |m=.7em |cap=« {{Initiale|A}}ttention ! voilà le capitaine ! » Bonzo n’a que le temps de présenter les armes… et les saucisses. }} {{Img float |file=Studdy - Bonzo alpiniste (1937)-p06-d1.jpg |width=480px |align=left |m=.7em |cap={{Initiale|B}}onzo annonce au colonel qu’il va solliciter une commission d’officier. Le colonel en tombe raide. }} {{Img float |file=Studdy - Bonzo alpiniste (1937)-p06-d2.jpg |width=480px |align=left |m=.7em |cap={{Initiale|I}}l se rend au ministère de la guerre. « Je demande à être nommé officier. » Sa demande ne reçoit pas un accueil favorable. }} }}<noinclude> {{Centré|— 6 —}}</noinclude> c8x1cvn5oksyn9c20z47diwynql8r3t