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/* Erreur d'äge dans Bouvard et Pécuchet... la critique de Thibaudet */ nouvelle section
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[[Catégorie:Qualité des textes|Signaler une erreur]]
==Faites votre demande sous cette section==
== Huysmans - A Rebours - erreur de transcription d'une recette. ==
Madame, Monsieur, bonjour,
Dans l'epub d'À Rebours de J-K Huysmans (G. Crès et Cie) à la page 229, dans le chapitre XV, il y a une recette
- Huile de foie de morue
- Thé de bœuf
- Vin de Bourgogne
- Jaune d’œuf.
Or sur la version proposée sur Gallica qui n'est pas du même éditeur, on mentionne pour chaque ingrédient, une quantité.
Je crains que les quantités ne soient passées à la trappe dans votre processus de numérisation.
- Huile de foie de morue 20 grammes
- Thé de bœuf 200 grammes
- Vin de Bourgogne 200 grammes
- Jaune d’œuf numéro 1.
Bien à vous
Etienne R
:Boujour Etienne R, les quantités sont bien présentes mais perdues à l’export (en epub, pdf, …) La page est corrigée. -- • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 31 mai 2026 à 14:58 (UTC)
== Lien vers le mauvais roman ==
Sur la page d'autrice d'Éva Jouan (https://fr.wikisource.org/wiki/Auteur:%C3%89va_Jouan), le lien sur le roman La Meilleure Part renvoie vers le roman du même nom écrit par Janie Dallier et non celui d'Éva Jouan. Le lien Gallica, lui, est correct.
:Merci, corrigé. [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 6 juillet 2026 à 09:34 (UTC)
== Erreur d'äge dans Bouvard et Pécuchet... la critique de Thibaudet ==
Dans l'œuvre téléchargée en page 13: Flaubert précise que Bouvard et Pécuchet on le même âge: 47 ans. Mais Mr Thibaudet (le critique qui écrit) dit que Flaubert avait leur âge: 53 ans, or, ce 53 ans correspond à l'âge jusqu'au quel Pécuchet est resté vierge ce qu'on découvre plus tard dans le roman.Voilà, mais merci pour tout le reste.
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/* Erreur d'äge dans Bouvard et Pécuchet... la critique de Thibaudet */
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[[Catégorie:Maintenance des articles|Signaler une erreur]]
[[Catégorie:Qualité des textes|Signaler une erreur]]
==Faites votre demande sous cette section==
== Huysmans - A Rebours - erreur de transcription d'une recette. ==
Madame, Monsieur, bonjour,
Dans l'epub d'À Rebours de J-K Huysmans (G. Crès et Cie) à la page 229, dans le chapitre XV, il y a une recette
- Huile de foie de morue
- Thé de bœuf
- Vin de Bourgogne
- Jaune d’œuf.
Or sur la version proposée sur Gallica qui n'est pas du même éditeur, on mentionne pour chaque ingrédient, une quantité.
Je crains que les quantités ne soient passées à la trappe dans votre processus de numérisation.
- Huile de foie de morue 20 grammes
- Thé de bœuf 200 grammes
- Vin de Bourgogne 200 grammes
- Jaune d’œuf numéro 1.
Bien à vous
Etienne R
:Boujour Etienne R, les quantités sont bien présentes mais perdues à l’export (en epub, pdf, …) La page est corrigée. -- • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 31 mai 2026 à 14:58 (UTC)
== Lien vers le mauvais roman ==
Sur la page d'autrice d'Éva Jouan (https://fr.wikisource.org/wiki/Auteur:%C3%89va_Jouan), le lien sur le roman La Meilleure Part renvoie vers le roman du même nom écrit par Janie Dallier et non celui d'Éva Jouan. Le lien Gallica, lui, est correct.
:Merci, corrigé. [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 6 juillet 2026 à 09:34 (UTC)
== Erreur d'äge dans Bouvard et Pécuchet... la critique de Thibaudet ==
Dans l'œuvre téléchargée en page 13: Flaubert précise que Bouvard et Pécuchet on le même âge: 47 ans. Mais Mr Thibaudet (le critique qui écrit) dit que Flaubert avait le même âge qu'eux: 53 ans, or, ce 53 ans correspond à l'âge jusqu'au quel Pécuchet est resté innocent ce qu'on découvre plus tard dans le roman.Voilà, mais merci pour tout le reste.
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+ Lettres de Lætitia et de Ludovic de Jacques-Louis Lacour
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text/x-wiki
<noinclude>
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* Ce modèle contient la liste des 20 derniers textes ajoutés à Wikisource. *
* Si vous ajoutez un titre (en début de liste), *
* pensez à déplacer le dernier au début de la seconde liste *
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{{début encart coloré|1=#FFFFFF00}}
:*<big>'''Insérez''' les nouveaux textes en tête de cette liste</big>
:{{m|Nouveauté|titre|auteur|complément}}
: <small>''Autres paramètres'' :
::*<code>|4=titre différent</code>, <code>|5=auteur différent</code>,
::*<code>|auteur1=premier</code>, <code>|auteur2=second auteur</code>
: ''Autres éléments'' :
::*{{m|Présentation|Titre/Présentation}} = {{Présentation|La Dette/Présentation}}
::*{{m|e|{{m|vert|Projet}}}} = {{e|{{vert|L’Échelle}}}}
::*{{m|pam}}={{pam}}</small>
:*<big>'''Déplacez''' les derniers textes dans la seconde liste</big>
{{fin encart}}
<!--LISTE DES 20 DERNIÈRES NOUVEAUTÉS -->
</noinclude><div style="font-size:90%; text-align:left; margin-left:-1.3em;">
# {{Nouveauté|Lettres de Lætitia et de Ludovic|Jacques-Louis Lacour|1834}}
# {{Nouveauté|L’Article 47|Adolphe Belot|1870}}
# {{Nouveauté|La Notion du temps d’après Einstein|Paul Dupont|1922}}
# {{Présentation|Au Poiss’ d’Or/Présentation}} {{Nouveauté|Au Poiss’ d’Or|Alec Scouffi|1929}}
# {{Nouveauté|Les Petits Plats pas cher, avec prix de revient (Jeanne-sans-terre)|Jeanne-sans-terre|1895}} {{e|[[Wikisource:Projets communautaires/Mission Gourmande|Mission gourmande]]}}
# {{Nouveauté|Vers l’autre flamme|Panaït Istrati|1929}}
# {{Nouveauté|De la formule « car tel est notre plaisir » dans la chancellerie française|Louis de Mas Latrie|1882}}
# {{Nouveauté|Essai sur les privilèges|Emmanuel-Joseph Sieyès|1788}}
# {{Nouveauté|Le Lion de Palestine|Jeanne Roche|1957|5=Jeanne Roche-Mazon}}
# {{Nouveauté|Histoires (Tacite)|Tacite|{{trad.}} [[Auteur:Jean-Louis Burnouf|Burnouf]], 1863|Histoires}}
# {{Nouveauté|Césarine Dietrich|George Sand|1870}}
# {{Nouveauté|Le Grizzly|James Oliver Curwood|1926}}
# {{Présentation|Mariage/Présentation}} {{Nouveauté|Mariage|Susan Ferrier|1818}}
# {{Nouveauté|Introduction aux théories de M. Einstein en vue de leur application à l’astronomie|Gustave Juvet|1921}}
# {{Nouveauté|Les Arguments de M. Einstein|François Vial|1922}}
# {{Nouveauté|Une aventure d’Arsène Lupin|Maurice Leblanc|2004}}
# {{Nouveauté|L’Honneur des grandes neiges|James Oliver Curwood|1978}}
# {{Nouveauté|Petite ville|Jules-Hippolyte Percher|1886}}
# {{Nouveauté|Le Fils de Lagardère (théâtre)|Paul Féval fils|1908}}
# {{Présentation|Coralie l’inconstante/Présentation}} {{Nouveauté|Coralie l’inconstante|Angélique Arnaud|1843|Coralie l’inconstante suivi de Loïsa Bianchini}}
</div><br />
----
<noinclude>
<!--LISTE DES AUTRES NOUVEAUTÉS -->
'''Textes précédents (non affichés sur la page d’accueil)'''
: ''(déplacez les éléments en excès depuis la fin de la liste précédente vers la tête de la liste suivante ; quand la liste ci-dessous devient trop longue, transférez la fin de la liste vers la page d’archive, qu’on n’est plus obligé de modifier à chaque fois.)''
# {{Nouveauté|Code gourmand|Horace Raisson|1923}} {{e|[[Wikisource:Projets communautaires/Mission Gourmande|Mission gourmande]]}}
# {{Nouveauté|L’Hermite du mont Saint-Valentin|Fanny Tercy|1821}}
# {{Nouveauté|Dictionnaire de théologie catholique/ABSOLUTION GÉNÉRALE|Auguste Beugnet|[[Dictionnaire de théologie catholique]]|Absolution générale}}
# {{Nouveauté|Patois de la commune de Vionnaz (Bas-Valais)|Jules Gilliéron|1880}}
# {{Nouveauté|Le Secret des corporations|Joséphin Péladan|1905}}
# {{Nouveauté|Les Cœurs les plus farouches|James Oliver Curwood|1926}}
# {{Nouveauté|L’Art du théâtre (Riccoboni)|Antoine-François Riccoboni|1750|L’Art du théâtre|François Riccoboni}}
# {{Nouveauté|Description d’Ukranie|Guillaume Le Vasseur de Beauplan|1660}}
# {{Nouveauté|Mémoire sur l’organisation et les rapports naturels des Tardigrades|Louis Michel François Doyère|1842}}
# {{Nouveauté|Les Fabliaux|Joseph Bédier|1895}}
# {{Nouveauté|Sous le signe du dragon|Paul Claudel|[1910] 1948}}
# {{Nouveauté|Armorial de l’Europe et de la Toison d’or|Anonyme|1401-1500}}
# {{Nouveauté|Sganarelle/Édition Louandre, 1910|Molière|[1660] 1910|Sganarelle}}
# {{Nouveauté|Les Chasseurs d’or|James Oliver Curwood|[1926] 1997}}
# {{Présentation|Fredi s’amuse/Présentation}} {{Nouveauté|Fredi s’amuse|Max Des Vignons|1929}}
# {{nouveauté|Bon sang ne peut mentir|Marie-Eugène Alphonse Denis|1913|Bon sang ne peut mentir}}
# {{nouveauté|Journal historique des événemens arrivés à Saint Eustache|Jacques Paquin|1838|Journal historique des événemens arrivés à Saint Eustache}}
# {{nouveauté|Mélanges de poésie et de prose par Madame la Comtesse de Vidampierre|Madame de Vidampierre|1777|Mélanges de poésie et de prose}}
#{{Présentation|À L’Ombre, ou Mes ébats au milieu des ingénues/Présentation}} {{Nouveauté|À L’Ombre, ou Mes ébats au milieu des ingénues| Anonyme|1889|5=William Lazenby}}
# {{Nouveauté|Monographie du château de Salses|Alexandre Ratheau|1860}}
# {{Nouveauté|Le Nouveau Spectateur, 01 avril 1776|Le Fuel de Méricourt|1776|Le Nouveau Spectateur, Nº. 1}}
#{{Présentation|La Maison de verre/Présentation}} {{Nouveauté|La Maison de verre| Édouard Demarchin|1891|5=E. D.}}
# {{Nouveauté|Oncle Anghel (recueil)|Panaït Istrati|4=Oncle Anghel|1924}}
# {{Nouveauté|Nouvelle histoire de Mouchette|Georges Bernanos|[1937] 1946}}
# {{Nouveauté|Aventures merveilleuses de Huon de Bordeaux|Gaston Paris|1898}}
#{{Présentation|Cydalise ou le Péché dans le miroir/Présentation}} {{Nouveauté|Cydalise ou le Péché dans le miroir|Anonyme|1930|5=attribué à Johannès Gros}}
# {{Nouveauté|Le petit chansonnier des sectateurs de Comus|Anonyme|1835}} {{e|[[Wikisource:Projets communautaires/Mission Gourmande|Mission gourmande]]}}
# {{Nouveauté|Monsieur Ouine|Georges Bernanos|1947}}
# {{Nouveauté|Annales (Tacite)|Tacite|{{trad.}} [[Auteur:Jean-Louis Burnouf|Burnouf]], 1863|Annales}}
# {{Nouveauté|Fables de Fénelon|Fénelon|1800}}
# {{Nouveauté|Les Chasseurs de loups|James Oliver Curwood|1929}}
# {{Nouveauté|Partage de midi (1949)|Paul Claudel|1949|Partage de midi}}
#{{Présentation|Les Délices libertines/Présentation}} {{Nouveauté|Les Délices libertines|Johannès Gros|5=Jacqueline de Lansay|1934}}
# {{Nouveauté|Contestation de l’élection de l’Hon. Hector Langevin|Adolphe-Basile Routhier|1876}}
# {{Nouveauté|L’Œuvre dramatique de Richard Wagner||1886|auteur1=Albert Soubies|auteur2=Charles Malherbe}}
# {{Nouveauté|Les Consultations charitables pour les malades|Théophraste Renaudot|1640}}
# {{Nouveauté|Le Soulier de satin|Paul Claudel|[1929] 1941}}
#{{Présentation|Teleny, étude physiologique/Présentation}} {{Nouveauté|Teleny, étude physiologique|Oscar Wilde|1934}}
# {{export|Souvenirs entomologiques/Série 6}} '''[[Auteur:Jean-Henri Fabre|Jean-Henri Fabre]]''', ''[[Souvenirs entomologiques/Série 6|Souvenirs entomologiques, sixième série]]'', 1899
# {{Nouveauté|Œuvres posthumes (Françoise de Graffigny)|4=Œuvres posthumes|Françoise de Graffigny|1775}}
# {{Nouveauté|L’Impromptu de Paris|Jean Giraudoux|1937}}
# {{Nouveauté|Bécassine chez les Turcs|auteur1=Caumery|auteur2=Joseph Pinchon||1919}}
# {{Nouveauté|Un corsaire sous la Terreur|Gabriel de La Landelle|1879 {{T|({{5e}} éd.)|84}}}}
# {{Présentation|Le Joujou mystérieux/Présentation}} {{Nouveauté|Le Joujou mystérieux|Anonyme|1780}}
# {{Nouveauté|L’Amazone rouge|Rachilde|1931}}
# {{Nouveauté|Le Nouvel Icare|4=Le Nouvel Icare (Imagerie d’Épinal)|Anonyme|1877}}
# {{Nouveauté|En tonneaux|Anonyme|1893}} {{e|[[Wikisource:Projets communautaires/Mission Gourmande|Mission gourmande]]}}
# {{Nouveauté|Les recettes d’une Dame du Monde|Madame X***|1896}} {{e|[[Wikisource:Projets communautaires/Mission Gourmande|Mission gourmande]]}}
#{{Présentation|Régine (Queeny)/Présentation}} {{Nouveauté|Régine (Queeny)|4=Régine|Anonyme|1916}}
# {{Nouveauté|Montauciel en goguette|Anonyme|1850}} {{e|[[Wikisource:Projets communautaires/Mission Gourmande|Mission gourmande]]}}
# {{Nouveauté|Aviation de France|René de Narbonne|1944}}
# {{Nouveauté|Isaac, le tresseur de fil de fer|Panaït Istrati|1927}}
# {{Nouveauté|Un mariage en province|Léonie d’Aunet|1858}}
# {{Nouveauté|La petite Lotte|Simone Bodève|1907}}
#{{Présentation|Sous le ciel bleu/Présentation}} {{Nouveauté|Sous le ciel bleu|Georges Belz de Villas|1884}}
# {{Nouveauté|L’Histoire de don Quichotte de la Manche|Miguel de Cervantes Saavedra|{{trad.}} [[Auteur:César Oudin|C. Oudin]] et [[Auteur:François de Rosset|F. de Rosset]], [1605-1615] 1884}}
#{{Présentation|Vingt ans de la vie d’une jolie femme/Présentation}} {{Nouveauté|Vingt ans de la vie d’une jolie femme|Anonyme|1894|5=Julia R.}}
# {{Nouveauté|Les Livres chinois avant l’invention du papier|Édouard Chavannes|1905}}
#{{Présentation|Fétichisme amoureux/Présentation}} {{Nouveauté|Fétichisme amoureux|Alphonse Momas|1923|5=L’Érotin}}
# {{Nouveauté|Domnitza de Snagov|Panaït Istrati|1926}}
# {{Nouveauté|Le Crime de la Cinquième Avenue|Anna Katharine Green|1886}}
# {{Nouveauté|L’Empreinte du dieu|Maxence Van der Meersch|1936}} {{e|[[Portail:Prix Goncourt|Prix Goncourt]]}}
#{{Présentation|Vénus dans l’Inde/Présentation}} {{Nouveauté|Vénus dans l’Inde|Charles Devereux|1914|5=Charles Dévereux}}
# {{Nouveauté|Bas les armes !|Bertha von Suttner|1899}}
# {{Présentation|Histoire d’un dictionnaire latin/Présentation}} {{export|Histoire d’un dictionnaire latin}} '''[[Auteur:Jeanne Malassez|Jeanne Malassez]]''', ''[[Histoire d’un dictionnaire latin]]'', 1905
# {{Présentation|Nymphes dansant avec des satyres/Présentation}} {{export|Nymphes dansant avec des satyres}} '''[[Auteur:René Boylesve|René Boylesve]]''', ''[[Nymphes dansant avec des satyres]]'', 1920
#{{Présentation|Secrets de poste/Présentation}} {{Nouveauté|Secrets de poste|Alphonse Momas|1891|5=Le Nismois}}
# {{Nouveauté|Fables et légendes du Japon|Claudius Ferrand|1903}}
# {{Nouveauté|Les Paris sont ouverts|Claude Cahun|1934}}
#{{Présentation|Satan et Ève/Présentation}} {{Nouveauté|Satan et Ève|Anonyme|1832}}
# {{Nouveauté|Héroïnes|Claude Cahun|1925}}
# {{Nouveauté|L’Amour libre|Madeleine Vernet|1925}}
# {{Présentation|Ma vie secrète (trad. Perceau)/Présentation}} {{export|Ma vie secrète (trad. Perceau)}}'''[[Auteur:Henry Spencer Ashbee|Henry Spencer Ashbee]]''', [[Ma vie secrète (trad. Perceau)|Ma vie secrète]], traduction [[Auteur:Louis Perceau|Louis Perceau]], 1923
# {{Nouveauté|Lettres sur l’Atlantide de Platon et sur l’ancienne histoire de l’Asie|Jean Sylvain Bailly|1779}}
# {{Nouveauté|Le Mariage des couleurs|Maurice Bedel|1951}}
# {{Nouveauté|L’Ami des lois|Jacques-Claude Martin de Mariveaux|1775|5=Martin de Mariveaux}}
# {{Nouveauté|Pensées (Pascal, éd. Brunschvicg)|Blaise Pascal|{{éd.}} [[Auteur:Léon Brunschvicg|Brunschvicg]], [1904] 1921-1925|4=Pensées}}
# {{Nouveauté|Les Cariatides (Théodore de Banville)|Théodore de Banville|[1842] 1889|4=Les Cariatides}}
# {{Nouveauté|Voyage de Jérôme aux États-Unis d’Amérique|Maurice Bedel|1953}}
# {{Nouveauté|Jeanne de Mauguet|Claude Vignon|1861}}
# {{Nouveauté|Le Pâtissier Royal Belge illustré|Émile Le Graive|1922}} {{e|[[Wikisource:Projets communautaires/Mission Gourmande|Mission gourmande]]}}
# {{Nouveauté|Présentation des Haïdoucs|Panaït Istrati|1925}}
# {{Nouveauté|Dictionnaire de théologie catholique/JACQUES D’ÉDESSE|Eugène Tisserant|Dictionnaire de théologie catholique|Jacques d’Édesse}}
# {{Présentation|Amours perverses/Présentation}} {{Nouveauté|Amours perverses|Anonyme|1912|5=Philédonis}}
# {{Présentation|La Tourelle de Saint-Étienne/Présentation}} {{Nouveauté|La Tourelle de Saint-Étienne| Anonyme|vers 1830}}
# {{Présentation|Le Journal intime d’une soubrette/Présentation}} {{Nouveauté|Le Journal intime d’une soubrette|Anonyme|1930|5=Par ***}}
# {{Présentation|La Bourgeoise pervertie/Présentation}} {{Nouveauté|La Bourgeoise pervertie|André Ibels|1930}}
# {{Présentation|Mes amours avec Victoire (éd. augmentée)/Présentation}} {{Nouveauté|Mes amours avec Victoire (éd. augmentée)|Édouard Demarchin|1889|5=E. D}}
# {{Présentation|Les Carbonari de l’amour/Présentation}} {{Nouveauté|Les Carbonari de l’amour|Alphonse Momas|1902|5=V. d’Andorre}}
# {{Présentation|La Vertu de la sœur Agnès/Présentation}} {{Nouveauté|La Vertu de la sœur Agnès|Anonyme|1891}}
# {{Nouveauté|Variations guesdistes|Émile Pouget|La Sociale, 1897}}
# {{Nouveauté|Le Supplice de Phèdre|Henri Deberly|1926}} {{e|[[Portail:Prix Goncourt|Prix Goncourt]]}}
# {{Nouveauté|Nerrantsoula|Panaït Istrati|1927}}
# {{Nouveauté|Le phénomène humain (Teilhard de Chardin)|Pierre Teilhard de Chardin|1955|Le phénomène humain}}
# {{Présentation|Le Manuel du libertin/Présentation}} {{Nouveauté|Le Manuel du libertin| Anonyme|1914}}
# {{Présentation|Le Précurseur (Fréhel)/Présentation}} {{Nouveauté|Le Précurseur (Fréhel)|Jacques Fréhel|1905|Le Précurseur}}
# {{Présentation|Château-Gaillard/Présentation}} {{Nouveauté|Château-Gaillard|Claude Vignon|1874}}
# {{Nouveauté|Le Laurier d’Apollon|Maurice Bedel|1936}}
# {{Nouveauté|Le Fellah|Edmond About|1883}}
# {{Présentation|Le Nouveau chatouilleur pour dames/Présentation}} {{Nouveauté|Le Nouveau chatouilleur pour dames|Anonyme|1795 (1890 ?)}}
# {{Nouveauté|Mémoire sur les rapports naturels des Makis, Lemur, L. et description d'une nouvelle espèce de mammifère|Étienne Geoffroy Saint-Hilaire|1796}}
# {{Nouveauté|Jérôme 60° latitude nord|Maurice Bedel|1927}} {{e|[[Portail:Prix Goncourt|Prix Goncourt]]}}
# {{Nouveauté|Le Vérificateur des dates|Aimé Paris|1866}}
# {{Nouveauté|Mikhaïl|Panaït Istrati|1927}}
# {{Nouveauté|Et nunc manet in te|André Gide|1951}}
# {{Nouveauté|Éricie ou la Vestale|Jean-Gaspard Dubois-Fontanelle|1768|5=Joseph-Gaspard Dubois-Fontanelle}}
# {{Nouveauté|L’honorable paix japonaise|Jean Escarra|1938}}
# {{Nouveauté|L’Art de jetter les Bombes|François Blondel|1685}}
# {{Nouveauté|Codine|Panaït Istrati|1926}}
# {{Nouveauté|L’Oiseau bleu (Bayard et Varner)||1836|L’Oiseau bleu|auteur1=Jean-François Bayard|auteur2=Antoine-François Varner}}
# {{Nouveauté|La Montagne magique|Thomas Mann|{{trad.}} [[Auteur:Maurice Betz|Maurice Betz]], [1924] 1931}}
# {{Nouveauté|La Place de l’homme dans la nature|Pierre Teilhard de Chardin|1956}}
# {{Nouveauté|Le Droit à la vie et le minimum de salaire|Gabrielle Duchêne|1917}}
# {{Nouveauté|L’Éducation en vue de la paix|Gabrielle Duchêne|1925}}
# {{Nouveauté|La Femme en U.R.S.S.|Gabrielle Duchêne|1934}}
# {{Nouveauté|Le Supplice d’une queue|François-Paul Alibert|1931}}
# {{Nouveauté|Bécassine mobilisée|auteur1=Caumery|auteur2=Édouard Zier||1918}}
# {{Nouveauté|Mon noviciat, ou les joies de Lolotte (éd. Poulet-Malassis)|André-Robert Andréa de Nerciat|1864|4=Mon noviciat, ou les joies de Lolotte|5=Andréa de Nerciat}}
# {{pam}} {{Nouveauté|Le Tonnelier|Nicolas-Médard Audinot|1765}}
# {{Nouveauté|Le Carnet vert|Henriette d’Angeville|1900}}
# {{Nouveauté|Dictionnaire de théologie catholique/ZACHARIE LE RHÉTEUR| Gustave Bardy|1950|Zacharie le rhéteur, Dictionnaire de théologie catholique}}
# {{Nouveauté|Bécassine chez les Alliés|auteur1=Caumery|auteur2=Édouard Zier||1917}}
# {{Nouveauté|Bécassine pendant la guerre|auteur1=Caumery|auteur2=Joseph Pinchon||1916}}
# {{Présentation|La Dette/Présentation}} {{Nouveauté|La Dette|Jacques Morel|1905}}
# {{Nouveauté|Le Cœur de la Matière|Pierre Teilhard de Chardin|1976}}
# {{Nouveauté|La Rose de sang|Louise Hervieu|1953}}
# {{nouveauté|Description et Histoire naturelle du Groenland|Hans Egede|[1729] 1763}}
# {{export|Le Chevalier d’Éon (comédie)}} '''[[Auteur:Jean-François Bayard|Bayard]], [[Auteur:Dumanoir|Dumanoir]]''', ''[[Le Chevalier d’Éon (comédie)]]'', 1837
# {{Nouveauté|Amok (recueil)|Stefan Zweig|1930}}
# {{export|Révoltée !}} '''[[Auteur:Claude Vignon|Claude Vignon]]''', ''[[Révoltée !]]'', 1879
# {{Nouveauté|Les Incas, ou la Destruction de l’empire du Pérou|Jean-François Marmontel|1777}}
# {{Nouveauté|Madame Adonis|Rachilde|1929}}
# {{Nouveauté|Le Crime|Louise Hervieu|1937}}
# {{export|La Bretagne (Janin)}} '''[[Auteur:Jules Janin|Jules Janin]]''', ''[[La Bretagne (Janin)|La Bretagne]]'', 1844
# {{Nouveauté|Comment je crois|Pierre Teilhard de Chardin|1969}}
# {{export|3500 milles d’enfer}} '''[[Auteur:Alexandre Huot|Paul Verchères]]''', ''[[3500 milles d’enfer]]'' 1848
# {{Nouveauté|Science et Christ|Pierre Teilhard de Chardin|1965}}
# {{Nouveauté|Genèse d’une pensée (Lettres 1914-1919)|Pierre Teilhard de Chardin|1961}}
# {{export|Actualités. Insurrection de Paris : Incendie du palais des Tuileries (Imagerie d’Épinal — Estampe 1871)}} '''[[Auteur:Anonyme|Anonyme]]''', ''[[Actualités. Insurrection de Paris : Incendie du palais des Tuileries (Imagerie d’Épinal — Estampe 1871)]]'', 1871
# {{Nouveauté|La médecine dans l’art|Félix Desvernay|1911}} {{e|[[Wikisource:Projets communautaires/Mission Gourmande|Mission gourmande]]}}
# {{export|Les Souhaits (Mlle ***)}} '''[[Auteur:Anonyme|{{Mlle|***}}]]''', ''[[Les Souhaits (Mlle ***)|Les Souhaits]]'', 1742
# {{Nouveauté|Les Poètes de la Ripaille|Collectif|1910}} {{e|[[Wikisource:Projets communautaires/Mission Gourmande|Mission gourmande]]}}
# {{Nouveauté|Sangs|Louise Hervieu|1936}}
# {{Nouveauté|Récit de François Kaondinoketc, chef des Nipissingues (tribu de race algonquine)|François Kaondinoketc|1848}}
# {{Nouveauté|L’Art d’utiliser ses fautes, d’après Saint François de Sales|Joseph Tissot (prêtre)|1878}}
# {{Nouveauté|Les Papillons et les Enfants|Louise Crombach|1845}}
# {{Nouveauté|Écrits du temps de la guerre (1916-1919)|Pierre Teilhard de Chardin|1965}}
# {{export|Une nuit d’orgies à Saint-Pierre Martinique}} '''[[Auteur:Anonyme|Effe Géache]]''', ''[[Une nuit d’orgies à Saint-Pierre Martinique]]'', 1892
# {{Nouveauté|Histoire et Légendes des plantes utiles et curieuses|Jean Rambosson|1868}} {{e|[[Wikisource:Projets communautaires/Mission Gourmande|Mission gourmande]]}}
# {{Nouveauté|Tels qu’ils furent|Édouard Estaunié|illus. [[Auteur:Pierre Lissac|Pierre Lissac]], 1929}}
# {{Nouveauté|Le Milieu divin|Pierre Teilhard de Chardin|1957}}
# {{Nouveauté|L’Oiseau mécanique|Horace Van Offel|1907}}
# {{Nouveauté|L’Amérique vivante|Henri Hauser|1924}}
# {{Nouveauté|La Maniere de enter et planter en iardins|Anonyme|1494}}
# {{Nouveauté|Les Mystères de Saint-Pétersbourg|Ivan Doff|1888}}
# {{Nouveauté|Un pauvre devant Dieu|Louise Crombach|1845}}
# {{Nouveauté|La Sorcière d’Ecbatane|Jane de la Vaudère|1906}}
# {{Nouveauté|Les Mammifères de l’éocène inférieur français et leurs gisements|Pierre Teilhard de Chardin|1921}}
# {{Présentation|Histoire d’une sous-maîtresse/presentation}} {{nouveauté|Histoire d’une sous-maîtresse|Adèle Battanchon|1861|5=Adèle Esquiros}}
# {{nouveauté|Réminiscences (Hervieu)|Louise Hervieu|1946|4=Réminiscences}}
# {{Nouveauté|L’Art d’être une bonne mère|Pauline Fréchette|1923}}
# {{Nouveauté|L’Apparition de l’Homme|Pierre Teilhard de Chardin|1956}}
# {{Nouveauté|Portraits jaunes|Lucien Vigneron|1896}}
# {{Nouveauté|À la Brebis sans tache (recueil)|Marie-Louise Pailleron|1936}}
# {{Nouveauté|Le Pain dur|Paul Claudel|1918}}
# {{export|Guerre de 1870-1871 — Défense héroïque de Belfort par le brave colonel Denfert, la garnison et les habitants de la ville (Imagerie d’Épinal — Estampe 1871)}} '''Charles Malbran''', graveur, ''[[Guerre de 1870-1871 — Défense héroïque de Belfort par le brave colonel Denfert, la garnison et les habitants de la ville (Imagerie d’Épinal — Estampe 1871)|Guerre de 1870-1871 — Défense héroïque de Belfort par le brave colonel Denfert, la garnison et les habitants de la ville]]'', 1871
# {{Nouveauté|La Vie tragique de Geneviève|Louise Compain|1912}}
# {{export|Œuvres mêlées}} '''[[Auteur:Marie-Jeanne L’Héritier de Villandon|Marie-Jeanne L’Héritier de Villandon]]''', ''[[Œuvres mêlées]]'', 1696
# {{export|L’Otage (Claudel)}} '''[[Auteur:Paul Claudel|Paul Claudel]]''', ''[[L’Otage (Claudel)|L’Otage]]'', [1911] 1923
# {{export|Souvenirs entomologiques/Série 10}} '''[[Auteur:Jean-Henri Fabre|Jean-Henri Fabre]]''', ''[[Souvenirs entomologiques/Série 10|Souvenirs entomologiques, Dixième série]]'', 1909
# {{Nouveauté|Le Pur et l’impur|Colette|[1932] 1985}}
# {{Nouveauté|Monseigneur Henry Verjus|Jean Vaudon|1899}}
# {{Nouveauté|Heures de prison|Marie Capelle|1855}}
# {{Nouveauté|Les Voix du silence/La Tour d’ivoire|Victor de Laprade|1865}}
# {{Nouveauté|L’Arbre qui saigne|François-Paul Alibert|1907}}
# {{Nouveauté|Aux Femmes Françaises (affiche 1914)|René Viviani|1914}}
# {{export|Le Diable dupé par les femmes}} '''[[Auteur:Anonyme|F.-N. Henry]]''', ''[[Le Diable dupé par les femmes]]'', frontispice de [[Auteur:Félicien Rops|Félicien Rops]] {{t|Enfer de la BNF|90}}, 1881
# {{nouveauté|Le bienheureux J.-Gabriel Perboyre|Jean Vaudon|1890}}
# {{Nouveauté|Déclaration européenne sur les droits et principes numériques pour la décennie numérique|Commission européenne|2022}}
# {{export|La Liberté civile (Quatrième édition 1872)}} '''[[Auteur:Jules Simon|Jules Simon]]''', ''[[La Liberté civile (Quatrième édition 1872)|La Liberté civile]]'', 1872
# {{Nouveauté|Le Japon intime|Andrée Viollis|1934}}
# {{Nouveauté|Domenica|Marceline Desbordes-Valmore|1843}}
# {{Nouveauté|Les Singes et le Pélican poursuivis par le Serpent enragé (Imagerie d’Épinal — Estampe 1897)|Anonyme|1897}}
# {{export|Histoire amoureuse des Gaules (éd. Originale)}} '''[[Auteur:Roger de Bussy-Rabutin|Roger de Bussy-Rabutin]]''', ''[[Histoire amoureuse des Gaules (éd. Originale)|Histoire amoureuse des Gaules]]'', 1665
# {{Nouveauté|Album primo-avrilesque|Alphonse Allais|1897}}
# {{export|La Mort à Venise}} '''[[Auteur:Thomas Mann|Thomas Mann]]''', ''[[La Mort à Venise]]'', {{trad.}} [[Auteur:Félix Bertaux|F. Bertaux]] et [[Auteur:Charles Sigwalt|Ch. Sigwalt]], [1912] 1929
# {{Nouveauté|Le Père humilié|Paul Claudel|1920}}
<div style="font-size:90%;">
</div>
Voir pages d’archives :
* [[Wikisource:Liste des nouveautés/Global|Global]]
* [[Wikisource:Liste des nouveautés/1000|1000 premières]], [[Wikisource:Liste des nouveautés/2000|2000 premières]]
* Années : [[Wikisource:Liste des nouveautés/2014|2014]], [[Wikisource:Liste des nouveautés/2015|2015]], [[Wikisource:Liste des nouveautés/2016|2016]], [[Wikisource:Liste des nouveautés/2017|2017]], [[Wikisource:Liste des nouveautés/2018|2018]], [[Wikisource:Liste des nouveautés/2019|2019]], [[Wikisource:Liste des nouveautés/2020|2020]], [[Wikisource:Liste des nouveautés/2021|2021]], [[Wikisource:Liste des nouveautés/2022|2022]], [[Wikisource:Liste des nouveautés/2023|2023]], [[Wikisource:Liste des nouveautés/2024|2024]], [[Wikisource:Liste des nouveautés/2025|2025]]
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* Ce modèle contient la liste des 20 derniers textes ajoutés à Wikisource. *
* Si vous ajoutez un titre (en début de liste), *
* pensez à déplacer le dernier au début de la seconde liste *
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{{début encart coloré|1=#FFFFFF00}}
:*<big>'''Insérez''' les nouveaux textes en tête de cette liste</big>
:{{m|Nouveauté|titre|auteur|complément}}
: <small>''Autres paramètres'' :
::*<code>|4=titre différent</code>, <code>|5=auteur différent</code>,
::*<code>|auteur1=premier</code>, <code>|auteur2=second auteur</code>
: ''Autres éléments'' :
::*{{m|Présentation|Titre/Présentation}} = {{Présentation|La Dette/Présentation}}
::*{{m|e|{{m|vert|Projet}}}} = {{e|{{vert|L’Échelle}}}}
::*{{m|pam}}={{pam}}</small>
:*<big>'''Déplacez''' les derniers textes dans la seconde liste</big>
{{fin encart}}
<!--LISTE DES 20 DERNIÈRES NOUVEAUTÉS -->
</noinclude><div style="font-size:90%; text-align:left; margin-left:-1.3em;">
# {{Nouveauté|Lettres de Lætitia et de Ludovic|Jacques-Louis Lacour|1834}}
# {{Nouveauté|L’Article 47|Adolphe Belot|1870}}
# {{Nouveauté|La Notion du temps d’après Einstein|Paul Dupont|1922}}
# {{Présentation|Au Poiss’ d’Or/Présentation}} {{Nouveauté|Au Poiss’ d’Or|Alec Scouffi|1929}}
# {{Nouveauté|Les Petits Plats pas cher, avec prix de revient (Jeanne-sans-terre)|Jeanne-sans-terre|1895}} {{e|[[Wikisource:Projets communautaires/Mission Gourmande|Mission gourmande]]}}
# {{Nouveauté|Vers l’autre flamme|Panaït Istrati|1929}}
# {{Nouveauté|De la formule « car tel est notre plaisir » dans la chancellerie française|Louis de Mas Latrie|1882}}
# {{Nouveauté|Essai sur les privilèges|Emmanuel-Joseph Sieyès|1788}}
# {{Nouveauté|Le Lion de Palestine|Jeanne Roche|1957|5=Jeanne Roche-Mazon}}
# {{Nouveauté|Histoires (Tacite)|Tacite|{{trad.}} [[Auteur:Jean-Louis Burnouf|Burnouf]], 1863|Histoires}}
# {{Nouveauté|Césarine Dietrich|George Sand|1870}}
# {{Nouveauté|Le Grizzly|James Oliver Curwood|1926}}
# {{Présentation|Mariage/Présentation}} {{Nouveauté|Mariage|Susan Ferrier|1818}}
# {{Nouveauté|Introduction aux théories de M. Einstein en vue de leur application à l’astronomie|Gustave Juvet|1921}}
# {{Nouveauté|Les Arguments de M. Einstein|François Vial|1922}}
# {{Nouveauté|Une aventure d’Arsène Lupin|Maurice Leblanc|2004}}
# {{Nouveauté|L’Honneur des grandes neiges|James Oliver Curwood|1978}}
# {{Nouveauté|Petite ville|Jules-Hippolyte Percher|1886}}
# {{Nouveauté|Le Fils de Lagardère (théâtre)|Paul Féval fils|1908}}
# {{Présentation|Coralie l’inconstante/Présentation}} {{Nouveauté|Coralie l’inconstante|Angélique Arnaud|1843|Coralie l’inconstante suivi de Loïsa Bianchini}}
</div><br />
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<noinclude>
<!--LISTE DES AUTRES NOUVEAUTÉS -->
'''Textes précédents (non affichés sur la page d’accueil)'''
: ''(déplacez les éléments en excès depuis la fin de la liste précédente vers la tête de la liste suivante ; quand la liste ci-dessous devient trop longue, transférez la fin de la liste vers la page d’archive, qu’on n’est plus obligé de modifier à chaque fois.)''
#{{Présentation|Fredi en ménage/Présentation}} {{Nouveauté|Fredi en ménage|Max Des Vignons|1930}}
# {{Nouveauté|Code gourmand|Horace Raisson|1923}} {{e|[[Wikisource:Projets communautaires/Mission Gourmande|Mission gourmande]]}}
# {{Nouveauté|L’Hermite du mont Saint-Valentin|Fanny Tercy|1821}}
# {{Nouveauté|Dictionnaire de théologie catholique/ABSOLUTION GÉNÉRALE|Auguste Beugnet|[[Dictionnaire de théologie catholique]]|Absolution générale}}
# {{Nouveauté|Patois de la commune de Vionnaz (Bas-Valais)|Jules Gilliéron|1880}}
# {{Nouveauté|Le Secret des corporations|Joséphin Péladan|1905}}
# {{Nouveauté|Les Cœurs les plus farouches|James Oliver Curwood|1926}}
# {{Nouveauté|L’Art du théâtre (Riccoboni)|Antoine-François Riccoboni|1750|L’Art du théâtre|François Riccoboni}}
# {{Nouveauté|Description d’Ukranie|Guillaume Le Vasseur de Beauplan|1660}}
# {{Nouveauté|Mémoire sur l’organisation et les rapports naturels des Tardigrades|Louis Michel François Doyère|1842}}
# {{Nouveauté|Les Fabliaux|Joseph Bédier|1895}}
# {{Nouveauté|Sous le signe du dragon|Paul Claudel|[1910] 1948}}
# {{Nouveauté|Armorial de l’Europe et de la Toison d’or|Anonyme|1401-1500}}
# {{Nouveauté|Sganarelle/Édition Louandre, 1910|Molière|[1660] 1910|Sganarelle}}
# {{Nouveauté|Les Chasseurs d’or|James Oliver Curwood|[1926] 1997}}
# {{Présentation|Fredi s’amuse/Présentation}} {{Nouveauté|Fredi s’amuse|Max Des Vignons|1929}}
# {{nouveauté|Bon sang ne peut mentir|Marie-Eugène Alphonse Denis|1913|Bon sang ne peut mentir}}
# {{nouveauté|Journal historique des événemens arrivés à Saint Eustache|Jacques Paquin|1838|Journal historique des événemens arrivés à Saint Eustache}}
# {{nouveauté|Mélanges de poésie et de prose par Madame la Comtesse de Vidampierre|Madame de Vidampierre|1777|Mélanges de poésie et de prose}}
#{{Présentation|À L’Ombre, ou Mes ébats au milieu des ingénues/Présentation}} {{Nouveauté|À L’Ombre, ou Mes ébats au milieu des ingénues| Anonyme|1889|5=William Lazenby}}
# {{Nouveauté|Monographie du château de Salses|Alexandre Ratheau|1860}}
# {{Nouveauté|Le Nouveau Spectateur, 01 avril 1776|Le Fuel de Méricourt|1776|Le Nouveau Spectateur, Nº. 1}}
#{{Présentation|La Maison de verre/Présentation}} {{Nouveauté|La Maison de verre| Édouard Demarchin|1891|5=E. D.}}
# {{Nouveauté|Oncle Anghel (recueil)|Panaït Istrati|4=Oncle Anghel|1924}}
# {{Nouveauté|Nouvelle histoire de Mouchette|Georges Bernanos|[1937] 1946}}
# {{Nouveauté|Aventures merveilleuses de Huon de Bordeaux|Gaston Paris|1898}}
#{{Présentation|Cydalise ou le Péché dans le miroir/Présentation}} {{Nouveauté|Cydalise ou le Péché dans le miroir|Anonyme|1930|5=attribué à Johannès Gros}}
# {{Nouveauté|Le petit chansonnier des sectateurs de Comus|Anonyme|1835}} {{e|[[Wikisource:Projets communautaires/Mission Gourmande|Mission gourmande]]}}
# {{Nouveauté|Monsieur Ouine|Georges Bernanos|1947}}
# {{Nouveauté|Annales (Tacite)|Tacite|{{trad.}} [[Auteur:Jean-Louis Burnouf|Burnouf]], 1863|Annales}}
# {{Nouveauté|Fables de Fénelon|Fénelon|1800}}
# {{Nouveauté|Les Chasseurs de loups|James Oliver Curwood|1929}}
# {{Nouveauté|Partage de midi (1949)|Paul Claudel|1949|Partage de midi}}
#{{Présentation|Les Délices libertines/Présentation}} {{Nouveauté|Les Délices libertines|Johannès Gros|5=Jacqueline de Lansay|1934}}
# {{Nouveauté|Contestation de l’élection de l’Hon. Hector Langevin|Adolphe-Basile Routhier|1876}}
# {{Nouveauté|L’Œuvre dramatique de Richard Wagner||1886|auteur1=Albert Soubies|auteur2=Charles Malherbe}}
# {{Nouveauté|Les Consultations charitables pour les malades|Théophraste Renaudot|1640}}
# {{Nouveauté|Le Soulier de satin|Paul Claudel|[1929] 1941}}
#{{Présentation|Teleny, étude physiologique/Présentation}} {{Nouveauté|Teleny, étude physiologique|Oscar Wilde|1934}}
# {{export|Souvenirs entomologiques/Série 6}} '''[[Auteur:Jean-Henri Fabre|Jean-Henri Fabre]]''', ''[[Souvenirs entomologiques/Série 6|Souvenirs entomologiques, sixième série]]'', 1899
# {{Nouveauté|Œuvres posthumes (Françoise de Graffigny)|4=Œuvres posthumes|Françoise de Graffigny|1775}}
# {{Nouveauté|L’Impromptu de Paris|Jean Giraudoux|1937}}
# {{Nouveauté|Bécassine chez les Turcs|auteur1=Caumery|auteur2=Joseph Pinchon||1919}}
# {{Nouveauté|Un corsaire sous la Terreur|Gabriel de La Landelle|1879 {{T|({{5e}} éd.)|84}}}}
# {{Présentation|Le Joujou mystérieux/Présentation}} {{Nouveauté|Le Joujou mystérieux|Anonyme|1780}}
# {{Nouveauté|L’Amazone rouge|Rachilde|1931}}
# {{Nouveauté|Le Nouvel Icare|4=Le Nouvel Icare (Imagerie d’Épinal)|Anonyme|1877}}
# {{Nouveauté|En tonneaux|Anonyme|1893}} {{e|[[Wikisource:Projets communautaires/Mission Gourmande|Mission gourmande]]}}
# {{Nouveauté|Les recettes d’une Dame du Monde|Madame X***|1896}} {{e|[[Wikisource:Projets communautaires/Mission Gourmande|Mission gourmande]]}}
#{{Présentation|Régine (Queeny)/Présentation}} {{Nouveauté|Régine (Queeny)|4=Régine|Anonyme|1916}}
# {{Nouveauté|Montauciel en goguette|Anonyme|1850}} {{e|[[Wikisource:Projets communautaires/Mission Gourmande|Mission gourmande]]}}
# {{Nouveauté|Aviation de France|René de Narbonne|1944}}
# {{Nouveauté|Isaac, le tresseur de fil de fer|Panaït Istrati|1927}}
# {{Nouveauté|Un mariage en province|Léonie d’Aunet|1858}}
# {{Nouveauté|La petite Lotte|Simone Bodève|1907}}
#{{Présentation|Sous le ciel bleu/Présentation}} {{Nouveauté|Sous le ciel bleu|Georges Belz de Villas|1884}}
# {{Nouveauté|L’Histoire de don Quichotte de la Manche|Miguel de Cervantes Saavedra|{{trad.}} [[Auteur:César Oudin|C. Oudin]] et [[Auteur:François de Rosset|F. de Rosset]], [1605-1615] 1884}}
#{{Présentation|Vingt ans de la vie d’une jolie femme/Présentation}} {{Nouveauté|Vingt ans de la vie d’une jolie femme|Anonyme|1894|5=Julia R.}}
# {{Nouveauté|Les Livres chinois avant l’invention du papier|Édouard Chavannes|1905}}
#{{Présentation|Fétichisme amoureux/Présentation}} {{Nouveauté|Fétichisme amoureux|Alphonse Momas|1923|5=L’Érotin}}
# {{Nouveauté|Domnitza de Snagov|Panaït Istrati|1926}}
# {{Nouveauté|Le Crime de la Cinquième Avenue|Anna Katharine Green|1886}}
# {{Nouveauté|L’Empreinte du dieu|Maxence Van der Meersch|1936}} {{e|[[Portail:Prix Goncourt|Prix Goncourt]]}}
#{{Présentation|Vénus dans l’Inde/Présentation}} {{Nouveauté|Vénus dans l’Inde|Charles Devereux|1914|5=Charles Dévereux}}
# {{Nouveauté|Bas les armes !|Bertha von Suttner|1899}}
# {{Présentation|Histoire d’un dictionnaire latin/Présentation}} {{export|Histoire d’un dictionnaire latin}} '''[[Auteur:Jeanne Malassez|Jeanne Malassez]]''', ''[[Histoire d’un dictionnaire latin]]'', 1905
# {{Présentation|Nymphes dansant avec des satyres/Présentation}} {{export|Nymphes dansant avec des satyres}} '''[[Auteur:René Boylesve|René Boylesve]]''', ''[[Nymphes dansant avec des satyres]]'', 1920
#{{Présentation|Secrets de poste/Présentation}} {{Nouveauté|Secrets de poste|Alphonse Momas|1891|5=Le Nismois}}
# {{Nouveauté|Fables et légendes du Japon|Claudius Ferrand|1903}}
# {{Nouveauté|Les Paris sont ouverts|Claude Cahun|1934}}
#{{Présentation|Satan et Ève/Présentation}} {{Nouveauté|Satan et Ève|Anonyme|1832}}
# {{Nouveauté|Héroïnes|Claude Cahun|1925}}
# {{Nouveauté|L’Amour libre|Madeleine Vernet|1925}}
# {{Présentation|Ma vie secrète (trad. Perceau)/Présentation}} {{export|Ma vie secrète (trad. Perceau)}}'''[[Auteur:Henry Spencer Ashbee|Henry Spencer Ashbee]]''', [[Ma vie secrète (trad. Perceau)|Ma vie secrète]], traduction [[Auteur:Louis Perceau|Louis Perceau]], 1923
# {{Nouveauté|Lettres sur l’Atlantide de Platon et sur l’ancienne histoire de l’Asie|Jean Sylvain Bailly|1779}}
# {{Nouveauté|Le Mariage des couleurs|Maurice Bedel|1951}}
# {{Nouveauté|L’Ami des lois|Jacques-Claude Martin de Mariveaux|1775|5=Martin de Mariveaux}}
# {{Nouveauté|Pensées (Pascal, éd. Brunschvicg)|Blaise Pascal|{{éd.}} [[Auteur:Léon Brunschvicg|Brunschvicg]], [1904] 1921-1925|4=Pensées}}
# {{Nouveauté|Les Cariatides (Théodore de Banville)|Théodore de Banville|[1842] 1889|4=Les Cariatides}}
# {{Nouveauté|Voyage de Jérôme aux États-Unis d’Amérique|Maurice Bedel|1953}}
# {{Nouveauté|Jeanne de Mauguet|Claude Vignon|1861}}
# {{Nouveauté|Le Pâtissier Royal Belge illustré|Émile Le Graive|1922}} {{e|[[Wikisource:Projets communautaires/Mission Gourmande|Mission gourmande]]}}
# {{Nouveauté|Présentation des Haïdoucs|Panaït Istrati|1925}}
# {{Nouveauté|Dictionnaire de théologie catholique/JACQUES D’ÉDESSE|Eugène Tisserant|Dictionnaire de théologie catholique|Jacques d’Édesse}}
# {{Présentation|Amours perverses/Présentation}} {{Nouveauté|Amours perverses|Anonyme|1912|5=Philédonis}}
# {{Présentation|La Tourelle de Saint-Étienne/Présentation}} {{Nouveauté|La Tourelle de Saint-Étienne| Anonyme|vers 1830}}
# {{Présentation|Le Journal intime d’une soubrette/Présentation}} {{Nouveauté|Le Journal intime d’une soubrette|Anonyme|1930|5=Par ***}}
# {{Présentation|La Bourgeoise pervertie/Présentation}} {{Nouveauté|La Bourgeoise pervertie|André Ibels|1930}}
# {{Présentation|Mes amours avec Victoire (éd. augmentée)/Présentation}} {{Nouveauté|Mes amours avec Victoire (éd. augmentée)|Édouard Demarchin|1889|5=E. D}}
# {{Présentation|Les Carbonari de l’amour/Présentation}} {{Nouveauté|Les Carbonari de l’amour|Alphonse Momas|1902|5=V. d’Andorre}}
# {{Présentation|La Vertu de la sœur Agnès/Présentation}} {{Nouveauté|La Vertu de la sœur Agnès|Anonyme|1891}}
# {{Nouveauté|Variations guesdistes|Émile Pouget|La Sociale, 1897}}
# {{Nouveauté|Le Supplice de Phèdre|Henri Deberly|1926}} {{e|[[Portail:Prix Goncourt|Prix Goncourt]]}}
# {{Nouveauté|Nerrantsoula|Panaït Istrati|1927}}
# {{Nouveauté|Le phénomène humain (Teilhard de Chardin)|Pierre Teilhard de Chardin|1955|Le phénomène humain}}
# {{Présentation|Le Manuel du libertin/Présentation}} {{Nouveauté|Le Manuel du libertin| Anonyme|1914}}
# {{Présentation|Le Précurseur (Fréhel)/Présentation}} {{Nouveauté|Le Précurseur (Fréhel)|Jacques Fréhel|1905|Le Précurseur}}
# {{Présentation|Château-Gaillard/Présentation}} {{Nouveauté|Château-Gaillard|Claude Vignon|1874}}
# {{Nouveauté|Le Laurier d’Apollon|Maurice Bedel|1936}}
# {{Nouveauté|Le Fellah|Edmond About|1883}}
# {{Présentation|Le Nouveau chatouilleur pour dames/Présentation}} {{Nouveauté|Le Nouveau chatouilleur pour dames|Anonyme|1795 (1890 ?)}}
# {{Nouveauté|Mémoire sur les rapports naturels des Makis, Lemur, L. et description d'une nouvelle espèce de mammifère|Étienne Geoffroy Saint-Hilaire|1796}}
# {{Nouveauté|Jérôme 60° latitude nord|Maurice Bedel|1927}} {{e|[[Portail:Prix Goncourt|Prix Goncourt]]}}
# {{Nouveauté|Le Vérificateur des dates|Aimé Paris|1866}}
# {{Nouveauté|Mikhaïl|Panaït Istrati|1927}}
# {{Nouveauté|Et nunc manet in te|André Gide|1951}}
# {{Nouveauté|Éricie ou la Vestale|Jean-Gaspard Dubois-Fontanelle|1768|5=Joseph-Gaspard Dubois-Fontanelle}}
# {{Nouveauté|L’honorable paix japonaise|Jean Escarra|1938}}
# {{Nouveauté|L’Art de jetter les Bombes|François Blondel|1685}}
# {{Nouveauté|Codine|Panaït Istrati|1926}}
# {{Nouveauté|L’Oiseau bleu (Bayard et Varner)||1836|L’Oiseau bleu|auteur1=Jean-François Bayard|auteur2=Antoine-François Varner}}
# {{Nouveauté|La Montagne magique|Thomas Mann|{{trad.}} [[Auteur:Maurice Betz|Maurice Betz]], [1924] 1931}}
# {{Nouveauté|La Place de l’homme dans la nature|Pierre Teilhard de Chardin|1956}}
# {{Nouveauté|Le Droit à la vie et le minimum de salaire|Gabrielle Duchêne|1917}}
# {{Nouveauté|L’Éducation en vue de la paix|Gabrielle Duchêne|1925}}
# {{Nouveauté|La Femme en U.R.S.S.|Gabrielle Duchêne|1934}}
# {{Nouveauté|Le Supplice d’une queue|François-Paul Alibert|1931}}
# {{Nouveauté|Bécassine mobilisée|auteur1=Caumery|auteur2=Édouard Zier||1918}}
# {{Nouveauté|Mon noviciat, ou les joies de Lolotte (éd. Poulet-Malassis)|André-Robert Andréa de Nerciat|1864|4=Mon noviciat, ou les joies de Lolotte|5=Andréa de Nerciat}}
# {{pam}} {{Nouveauté|Le Tonnelier|Nicolas-Médard Audinot|1765}}
# {{Nouveauté|Le Carnet vert|Henriette d’Angeville|1900}}
# {{Nouveauté|Dictionnaire de théologie catholique/ZACHARIE LE RHÉTEUR| Gustave Bardy|1950|Zacharie le rhéteur, Dictionnaire de théologie catholique}}
# {{Nouveauté|Bécassine chez les Alliés|auteur1=Caumery|auteur2=Édouard Zier||1917}}
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# {{Présentation|La Dette/Présentation}} {{Nouveauté|La Dette|Jacques Morel|1905}}
# {{Nouveauté|Le Cœur de la Matière|Pierre Teilhard de Chardin|1976}}
# {{Nouveauté|La Rose de sang|Louise Hervieu|1953}}
# {{nouveauté|Description et Histoire naturelle du Groenland|Hans Egede|[1729] 1763}}
# {{export|Le Chevalier d’Éon (comédie)}} '''[[Auteur:Jean-François Bayard|Bayard]], [[Auteur:Dumanoir|Dumanoir]]''', ''[[Le Chevalier d’Éon (comédie)]]'', 1837
# {{Nouveauté|Amok (recueil)|Stefan Zweig|1930}}
# {{export|Révoltée !}} '''[[Auteur:Claude Vignon|Claude Vignon]]''', ''[[Révoltée !]]'', 1879
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# {{export|La Bretagne (Janin)}} '''[[Auteur:Jules Janin|Jules Janin]]''', ''[[La Bretagne (Janin)|La Bretagne]]'', 1844
# {{Nouveauté|Comment je crois|Pierre Teilhard de Chardin|1969}}
# {{export|3500 milles d’enfer}} '''[[Auteur:Alexandre Huot|Paul Verchères]]''', ''[[3500 milles d’enfer]]'' 1848
# {{Nouveauté|Science et Christ|Pierre Teilhard de Chardin|1965}}
# {{Nouveauté|Genèse d’une pensée (Lettres 1914-1919)|Pierre Teilhard de Chardin|1961}}
# {{export|Actualités. Insurrection de Paris : Incendie du palais des Tuileries (Imagerie d’Épinal — Estampe 1871)}} '''[[Auteur:Anonyme|Anonyme]]''', ''[[Actualités. Insurrection de Paris : Incendie du palais des Tuileries (Imagerie d’Épinal — Estampe 1871)]]'', 1871
# {{Nouveauté|La médecine dans l’art|Félix Desvernay|1911}} {{e|[[Wikisource:Projets communautaires/Mission Gourmande|Mission gourmande]]}}
# {{export|Les Souhaits (Mlle ***)}} '''[[Auteur:Anonyme|{{Mlle|***}}]]''', ''[[Les Souhaits (Mlle ***)|Les Souhaits]]'', 1742
# {{Nouveauté|Les Poètes de la Ripaille|Collectif|1910}} {{e|[[Wikisource:Projets communautaires/Mission Gourmande|Mission gourmande]]}}
# {{Nouveauté|Sangs|Louise Hervieu|1936}}
# {{Nouveauté|Récit de François Kaondinoketc, chef des Nipissingues (tribu de race algonquine)|François Kaondinoketc|1848}}
# {{Nouveauté|L’Art d’utiliser ses fautes, d’après Saint François de Sales|Joseph Tissot (prêtre)|1878}}
# {{Nouveauté|Les Papillons et les Enfants|Louise Crombach|1845}}
# {{Nouveauté|Écrits du temps de la guerre (1916-1919)|Pierre Teilhard de Chardin|1965}}
# {{export|Une nuit d’orgies à Saint-Pierre Martinique}} '''[[Auteur:Anonyme|Effe Géache]]''', ''[[Une nuit d’orgies à Saint-Pierre Martinique]]'', 1892
# {{Nouveauté|Histoire et Légendes des plantes utiles et curieuses|Jean Rambosson|1868}} {{e|[[Wikisource:Projets communautaires/Mission Gourmande|Mission gourmande]]}}
# {{Nouveauté|Tels qu’ils furent|Édouard Estaunié|illus. [[Auteur:Pierre Lissac|Pierre Lissac]], 1929}}
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# {{Nouveauté|L’Amérique vivante|Henri Hauser|1924}}
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# {{Nouveauté|Les Mystères de Saint-Pétersbourg|Ivan Doff|1888}}
# {{Nouveauté|Un pauvre devant Dieu|Louise Crombach|1845}}
# {{Nouveauté|La Sorcière d’Ecbatane|Jane de la Vaudère|1906}}
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# {{Présentation|Histoire d’une sous-maîtresse/presentation}} {{nouveauté|Histoire d’une sous-maîtresse|Adèle Battanchon|1861|5=Adèle Esquiros}}
# {{nouveauté|Réminiscences (Hervieu)|Louise Hervieu|1946|4=Réminiscences}}
# {{Nouveauté|L’Art d’être une bonne mère|Pauline Fréchette|1923}}
# {{Nouveauté|L’Apparition de l’Homme|Pierre Teilhard de Chardin|1956}}
# {{Nouveauté|Portraits jaunes|Lucien Vigneron|1896}}
# {{Nouveauté|À la Brebis sans tache (recueil)|Marie-Louise Pailleron|1936}}
# {{Nouveauté|Le Pain dur|Paul Claudel|1918}}
# {{export|Guerre de 1870-1871 — Défense héroïque de Belfort par le brave colonel Denfert, la garnison et les habitants de la ville (Imagerie d’Épinal — Estampe 1871)}} '''Charles Malbran''', graveur, ''[[Guerre de 1870-1871 — Défense héroïque de Belfort par le brave colonel Denfert, la garnison et les habitants de la ville (Imagerie d’Épinal — Estampe 1871)|Guerre de 1870-1871 — Défense héroïque de Belfort par le brave colonel Denfert, la garnison et les habitants de la ville]]'', 1871
# {{Nouveauté|La Vie tragique de Geneviève|Louise Compain|1912}}
# {{export|Œuvres mêlées}} '''[[Auteur:Marie-Jeanne L’Héritier de Villandon|Marie-Jeanne L’Héritier de Villandon]]''', ''[[Œuvres mêlées]]'', 1696
# {{export|L’Otage (Claudel)}} '''[[Auteur:Paul Claudel|Paul Claudel]]''', ''[[L’Otage (Claudel)|L’Otage]]'', [1911] 1923
# {{export|Souvenirs entomologiques/Série 10}} '''[[Auteur:Jean-Henri Fabre|Jean-Henri Fabre]]''', ''[[Souvenirs entomologiques/Série 10|Souvenirs entomologiques, Dixième série]]'', 1909
# {{Nouveauté|Le Pur et l’impur|Colette|[1932] 1985}}
# {{Nouveauté|Monseigneur Henry Verjus|Jean Vaudon|1899}}
# {{Nouveauté|Heures de prison|Marie Capelle|1855}}
# {{Nouveauté|Les Voix du silence/La Tour d’ivoire|Victor de Laprade|1865}}
# {{Nouveauté|L’Arbre qui saigne|François-Paul Alibert|1907}}
# {{Nouveauté|Aux Femmes Françaises (affiche 1914)|René Viviani|1914}}
# {{export|Le Diable dupé par les femmes}} '''[[Auteur:Anonyme|F.-N. Henry]]''', ''[[Le Diable dupé par les femmes]]'', frontispice de [[Auteur:Félicien Rops|Félicien Rops]] {{t|Enfer de la BNF|90}}, 1881
# {{nouveauté|Le bienheureux J.-Gabriel Perboyre|Jean Vaudon|1890}}
# {{Nouveauté|Déclaration européenne sur les droits et principes numériques pour la décennie numérique|Commission européenne|2022}}
# {{export|La Liberté civile (Quatrième édition 1872)}} '''[[Auteur:Jules Simon|Jules Simon]]''', ''[[La Liberté civile (Quatrième édition 1872)|La Liberté civile]]'', 1872
# {{Nouveauté|Le Japon intime|Andrée Viollis|1934}}
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# {{Nouveauté|Les Singes et le Pélican poursuivis par le Serpent enragé (Imagerie d’Épinal — Estampe 1897)|Anonyme|1897}}
# {{export|Histoire amoureuse des Gaules (éd. Originale)}} '''[[Auteur:Roger de Bussy-Rabutin|Roger de Bussy-Rabutin]]''', ''[[Histoire amoureuse des Gaules (éd. Originale)|Histoire amoureuse des Gaules]]'', 1665
# {{Nouveauté|Album primo-avrilesque|Alphonse Allais|1897}}
# {{export|La Mort à Venise}} '''[[Auteur:Thomas Mann|Thomas Mann]]''', ''[[La Mort à Venise]]'', {{trad.}} [[Auteur:Félix Bertaux|F. Bertaux]] et [[Auteur:Charles Sigwalt|Ch. Sigwalt]], [1912] 1929
# {{Nouveauté|Le Père humilié|Paul Claudel|1920}}
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* [[Wikisource:Liste des nouveautés/Global|Global]]
* [[Wikisource:Liste des nouveautés/1000|1000 premières]], [[Wikisource:Liste des nouveautés/2000|2000 premières]]
* Années : [[Wikisource:Liste des nouveautés/2014|2014]], [[Wikisource:Liste des nouveautés/2015|2015]], [[Wikisource:Liste des nouveautés/2016|2016]], [[Wikisource:Liste des nouveautés/2017|2017]], [[Wikisource:Liste des nouveautés/2018|2018]], [[Wikisource:Liste des nouveautés/2019|2019]], [[Wikisource:Liste des nouveautés/2020|2020]], [[Wikisource:Liste des nouveautés/2021|2021]], [[Wikisource:Liste des nouveautés/2022|2022]], [[Wikisource:Liste des nouveautés/2023|2023]], [[Wikisource:Liste des nouveautés/2024|2024]], [[Wikisource:Liste des nouveautés/2025|2025]]
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Auteur:Emmanuel-Joseph Sieyès
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== Œuvres ==
* {{L2s|Essai sur les privilèges|Emmanuel Sieyès — Essai sur les privilèges, 1788.djvu}}, 1788
* {{L2s|Qu’est-ce que le tiers état ? |Sieyès-Qu'est ce que le tiers état-1888.djvu}}, 1789
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* {{L2s|Dire de l'abbé Sieyès, sur la question du Veto royal, à la séance du 7 septembre 1789|Dire de l'abbé Sieyès sur la question du Veto royal, à la séance du 7 septembre 1789.djvu}}, 7 septembre 1789
== Voir aussi ==
* [[Sieyès, sa vie et ses travaux]], article de [[Auteur:François-Auguste Mignet|François-Auguste Mignet]], {{RDDM2|9|1837|nocat}}
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}}
[[Catégorie:Membres de l’Académie française]]
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Discussion Portail:Philosophie
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{{Onglets portail/Philosophie}}
ne devrait-il pas y avoir un lien du portail philosophie aussi depuis la partie avec les autres portails ? Ce serait interessant non ? --[[Utilisateur:Catulle|Catulle]] 24 juin 2006 à 11:43 (UTC)
== Bulletin de la Société française de philosophie ==
* http://catalog.hathitrust.org/Record/000505792
== Améliorations graphiques du Portail Wikisource ==
Bonjour {{ping|Marc}}, {{ping|Caton}},
Je vous propose de faire une refonte de la page du portail, et ce pour plusieurs raisons :
* 1/ Améliorer la qualité graphique globale de ces pages et
* 2/ Mettre en place un système responsive (avec les flexbox qui permettent de s'adapter à tous les formats d'écran).
Qu'en pensez-vous, est-ce que cela vous intéresserai ? Auriez-vous des envies/besoins/remarques particulières ?
J'ai par exemple fais la refonte de différents portails comme le [[Portail:Québec]], le [[Portail:Asie]], le [[Portail:Fables]], ou le projet [[Wikisource:Projet Québec/Canada]].
Merci et bonne journée ! (n'hésitez pas à me mentionner pour me répondre) — [[Utilisateur:Koreller|Koreller]] ([[Discussion utilisateur:Koreller|d]]) 10 octobre 2021 à 09:42 (UTC)
:{{fait}} — [[Utilisateur:Koreller|Koreller]] ([[Discussion utilisateur:Koreller|d]]) 17 novembre 2021 à 14:00 (UTC)
== Merci ==
Tanks u [[Spécial:Contributions/~2025-26602-38|~2025-26602-38]] ([[Discussion utilisateur:~2025-26602-38|discussion]]) 25 septembre 2025 à 05:42 (UTC)
== Le bouton "au hasard" ==
Ça serait bien un bouton "au hasard" pour chacune des rubriques. Merci. [[Spécial:Contributions/~2026-39020-55|~2026-39020-55]] ([[Discussion utilisateur:~2026-39020-55|discussion]]) 10 juillet 2026 à 21:41 (UTC)
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== Œuvres ==
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== Voir aussi ==
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{{centré|''Cy commence la table du livre intitulé du chevalier de la Tour, qui fut fait pour l’enseignement des femmes mariées et à marier.''|m=2em}}
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{{table|indentation=-1|largeurp=40|titre=[[Livre pour l’enseignement de ses filles du Chevalier de La Tour Landry/Chapitre 7|Le VII{{e}}, comment les femmes et les filles doivent jeuner.]]|page={{pli|14|70}}|nodots}}
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<noinclude><pagequality level="3" user="Newnewlaw" /></noinclude>{{table|indentation=-1|largeurp=40|titre=[[Livre pour l’enseignement de ses filles du Chevalier de La Tour Landry/Chapitre 12|Le XII{{e}}, de la fille du roy de Dannemarche, qui perdit le roy d’Angleterre par sa folle contenance.]]|page={{pli|25|70}}|nodots}}
{{table|indentation=-1|largeurp=40|titre=[[Livre pour l’enseignement de ses filles du Chevalier de La Tour Landry/Chapitre 13|Le XIII{{e}}, de celle que le chevalier de la Tour refusa pour sa legière manière.]]|page={{pli|28|70}}|nodots}}
{{table|indentation=-1|largeurp=40|titre=[[Livre pour l’enseignement de ses filles du Chevalier de La Tour Landry/Chapitre 14|Le XIIII{{e}} chappitre parle comment la fille du roy d’Arragon perdy le roy d’Espaigne.]]|page={{pli|30|70}}|nodots}}
{{table|indentation=-1|largeurp=40|titre=[[Livre pour l’enseignement de ses filles du Chevalier de La Tour Landry/Chapitre 15|Le XV{{e}}, de celles qui estrivent les unes aux autres.]]|page={{pli|32|70}}|nodots}}
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{{table|indentation=-1|largeurp=40|titre=[[Livre pour l’enseignement de ses filles du Chevalier de La Tour Landry/Chapitre 18|Le XVIII{{e}}, de la bourgeoise qui se fist ferir par son oultraige.]]|page={{pli|40|70}}|nodots}}
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{{table|indentation=-1|largeurp=40|titre=[[Livre pour l’enseignement de ses filles du Chevalier de La Tour Landry/Chapitre 22|Le XXII{{e}}, comment il fait perilleux à estriver à gens sçavans, et parle de la dame qui prist tençon au mareschal de Clermont.]]|page={{pli|50|70}}|nodots}}
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{{table|indentation=-1|largeurp=40|titre=[[Livre pour l’enseignement de ses filles du Chevalier de La Tour Landry/Chapitre 26|Le XXVI{{e}} chappitre parle de celles qui ne veullent vestir leurs bonnes robes aux festes.]]|page={{pli|58|70}}|nodots}}
{{table|indentation=-1|largeurp=40|titre=[[Livre pour l’enseignement de ses filles du Chevalier de La Tour Landry/Chapitre 27|Le XXVII{{e}} parle de la suer saint Bernart.]]|page={{pli|61|70}}|nodots}}
{{table|indentation=-1|largeurp=40|titre=[[Livre pour l’enseignement de ses filles du Chevalier de La Tour Landry/Chapitre 28|Le XXVIII{{e}}, de celles qui ne font que gengler à l’eglise.]]|page={{pli|63|70}}|nodots}}
<noinclude>{{table|indentation=-1|titre=[[Livre pour l’enseignement de ses filles du Chevalier de La Tour Landry/Chapitre 29|Le XXIX{{e}}, de saint Martin de Tours et de saint Brice]]|page= |nodots}}</noinclude><noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Newnewlaw" /></noinclude>{{table|indentation=-1|titre=[[Livre pour l’enseignement de ses filles du Chevalier de La Tour Landry/Chapitre 29|Le XXIX{{e}}, de saint Martin de Tours et de saint Brice et du dyable.]]|page={{pli|65|70}}|nodots}}
{{table|indentation=-1|titre=[[Livre pour l’enseignement de ses filles du Chevalier de La Tour Landry/Chapitre 30|Le XXX{{e}}, de celle qui perdy à ouir la messe.]]|page={{pli|66|70}}|nodots}}
{{table|indentation=-1|titre=[[Livre pour l’enseignement de ses filles du Chevalier de La Tour Landry/Chapitre 31|Le XXXI{{e}}, d’une dame qui employoit le quart du jour pour soy appareiller.]]|page={{pli|70|70}}|nodots}}
{{table|indentation=-1|titre=[[Livre pour l’enseignement de ses filles du Chevalier de La Tour Landry/Chapitre 32|Le XXXII{{e}}, de celles qui oyent voulentiers la messe.]]|page={{pli|71|70}}|nodots}}
{{table|indentation=-1|titre=[[Livre pour l’enseignement de ses filles du Chevalier de La Tour Landry/Chapitre 33|Le XXXIII{{e}}, de la bonne contesse qui tous les jours vouloit ouir trois messes.]]|page={{pli|72|70}}|nodots}}
{{table|indentation=-1|titre=[[Livre pour l’enseignement de ses filles du Chevalier de La Tour Landry/Chapitre 34|Le XXXIIII{{e}} chappitre parle de celles qui vont en pelerinaiges sans devocion.]]|page={{pli|73|70}}|nodots}}
{{table|indentation=-1|titre=[[Livre pour l’enseignement de ses filles du Chevalier de La Tour Landry/Chapitre 35|Le XXXV{{e}}, de ceulx qui firent fornication en l’eglise.]]|page={{pli|80|70}}|nodots}}
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{{table|indentation=-1|titre=[[Livre pour l’enseignement de ses filles du Chevalier de La Tour Landry/Chapitre 37|Le XXXVII{{e}}, des mauvais exemplaires et des malices de ce monde.]]|page={{pli|82|70}}|nodots}}
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{{table|indentation=-1|titre=[[Livre pour l’enseignement de ses filles du Chevalier de La Tour Landry/Chapitre 39|Le XXXIX{{e}}, de Eve notre première mère et de ses folies.]]|page={{pli|85|70}}|nodots}}
{{table|indentation=-1|titre=[[Livre pour l’enseignement de ses filles du Chevalier de La Tour Landry/Chapitre 40|Le XL{{e}} chapitre contient la tierce folie de Eve.]]|page={{pli|88|70}}|nodots}}
{{table|indentation=-1|titre=[[Livre pour l’enseignement de ses filles du Chevalier de La Tour Landry/Chapitre 41|Le XLI{{e}} fait mention de la quarte folie de Eve.]]|page={{pli|89|70}}|nodots}}
{{table|indentation=-1|titre=[[Livre pour l’enseignement de ses filles du Chevalier de La Tour Landry/Chapitre 42|Le XLII{{e}}, la quinte folie.]]|page={{pli|90|70}}|nodots}}
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{{table|indentation=-1|titre=[[Livre pour l’enseignement de ses filles du Chevalier de La Tour Landry/Chapitre 47|Le XLVII{{e}}, d’un saint preudomme evesque qui prescha sur les cointises.]]|page={{pli|98|70}}|nodots}}
{{table|indentation=-1|titre=[[Livre pour l’enseignement de ses filles du Chevalier de La Tour Landry/Chapitre 48|Le XLVIII{{e}} de celles qui cheyrent en la boue.]]|page={{pli|100|70}}|nodots}}
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<noinclude>{{table|indentation=-1|titre=[[Livre pour l’enseignement de ses filles du Chevalier de La Tour Landry/Chapitre 50|Le L{{e}} parle d’un chevalier qui eut trois femmes et]]|page= |nodots}}</noinclude><noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Newnewlaw" /></noinclude>{{table|indentation=-1|titre=[[Livre pour l’enseignement de ses filles du Chevalier de La Tour Landry/Chapitre 50|Le L{{e}} parle d’un chevalier qui eut trois femmes et comment sa première femme fut dampnée.]]|page={{pli|105|70}}|nodots}}
{{table|indentation=-1|titre=[[Livre pour l’enseignement de ses filles du Chevalier de La Tour Landry/Chapitre 51|Le LI{{e}}, de la seconde femme du chevalier et comment elle fut sauvée.]]|page={{pli|107|70}}|nodots}}
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{{table|indentation=-1|titre=[[Livre pour l’enseignement de ses filles du Chevalier de La Tour Landry/Chapitre 55|Le LV{{e}} chappitre parle des filles Loth.]]|page={{pli|115|70}}|nodots}}
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{{table|indentation=-1|titre=[[Livre pour l’enseignement de ses filles du Chevalier de La Tour Landry/Chapitre 63|Le LXIII{{e}} parle du pechié d’orgueil et de Apemena la royne de Surye.]]|page={{pli|132|70}}|nodots}}
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{{table|indentation=-1|titre=[[Livre pour l’enseignement de ses filles du Chevalier de La Tour Landry/Chapitre 67|Le LXVII{{e}}, de Athalia, la royne de Jherusalem, et de Bruneheust, la royne de France.]]|page={{pli|140|70}}|nodots}}
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{{table|indentation=-1|titre=[[Livre pour l’enseignement de ses filles du Chevalier de La Tour Landry/Chapitre 72|Le LXXII{{e}} chappitre parle d’une dame qui ne vouloit venir au mandement à son seigneur.]]|page={{pli|148|70}}|nodots}}<noinclude>
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Les Ateliers nationaux
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L’Europe est aujourd’hui gouvernée par l’imprévu, et bien fou celui qui prétendrait lire dans l’avenir ; mais, si les événemens sont impénétrables, les tendances sont manifestes, et, quand l’arbre est en fleurs, il n’est pas nécessaire d’être un grand astrologue pour prédire quels fruits il portera. À observer ce qui se passe à Paris et dans nos principales villes manufacturières, nous emploierons les années 1848 et 1849 à mettre en lumière, à nos dépens, l’impuissance et la fausseté des systèmes économiques que voudraient naturaliser de force parmi nous des cerveaux frappés par le soleil de février. L’alchimie socialiste fît-elle, en cherchant une autre pierre philosophale, les découvertes les plus inattendues, nous sortirons de ses creusets affaiblis, ruinés, ridiculement distancés par nos rivaux dans la carrière de l’industrie. Cependant, puisque le calice ne saurait être détourné de nos lèvres, avalons-le le plus vite possible, et tâchons au moins que le spectacle instructif que nous donnons aux étrangers ne soit pas perdu pour nous. Nous y payons les places assez cher pour nous permettre cette prétention.
Dans la série des épreuves que nous avons à subir, les ateliers nationaux ne sont pas celle dont le souvenir sera le moins utile à conserver. Ce n’est pas que l’invention soit nouvelle. À toutes les époques, lorsqu’une calamité subite a frappé des populations, l’administration s’est appliquée à mettre à leur portée des travaux accessibles aux bras les moins exercés, et si, dans de pareilles circonstances, elle cherchait plutôt à soulager des souffrances qu’à réaliser d’utiles entreprises, du moins le recours à ces remèdes ruineux était essentiellement {{Tiret|tempo|raire.}}<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Zoé" />{{nr|6|REVUE DES DEUX MONDES.|}}</noinclude>{{Tiret2|tempo|raire.}} Il n’en est plus de même aujourd’hui. Les ateliers nationaux tendent, en principe, à prendre rang parmi nos institutions, et en pratique à s’étendre comme une plaie dévorante sur toute la surface de notre pays. L’établissement de ces ateliers est une conséquence juste, logique, forcée, de doctrines économiques qui, depuis quatre mois, envahissent l’administration. Il est, en effet, des misères engendrées par les vices des individus, il en est qui sont causées par des calamités naturelles, et, si graves qu’elles soient, la responsabilité des unes ni des autres ne pèse sur les gouvernemens ; mais lorsque ceux-ci, par la précipitation de leurs actes, la témérité de leurs engagemens ou les erreurs de leur politique, éloignent eux-mêmes la confiance, paralysent les capitaux, suspendent le travail privé, il leur serait difficile de refuser des ateliers nationaux aux ouvriers sortis des ateliers particuliers qui ont été mis dans l’impuissance de fonctionner. En nous résignant aux maux qu’a déjà faits cette institution, disons bien haut que la permanence des ateliers nationaux et l’extension qui en deviendrait la suite inévitable suffiraient à la ruine des finances et de l’industrie de la France, et travaillons à les empêcher de s’enraciner davantage.
Il serait injuste d’attribuer toutes les souffrances, toutes les difficultés qui pèsent sur l’universalité des travailleurs de notre pays, à l’inexpérience des mains où sont tombées les affaires de l’état. Ceux que la Providence a jetés sur les décombres d’une monarchie qui s’écroulait n’étaient point préparés au rôle de régénérateurs ; ils n’avaient mesuré ni leurs forces, ni le poids qu’ils auraient à soulever, et, malgré tout le mal qu’ils ont fait ou laissé faire, il est dû aux uns de l’estime pour la droiture de leurs intentions, aux autres plus de pitié que de colère pour la présomption avec laquelle ils ont embrassé une tâche qu’ils étaient incapables de remplir. Aujourd’hui que le bon sens public fait justice d’ambitions mal justifiées, que l’assemblée nationale marche si loyalement au rétablissement de l’ordre, le moment serait mal pris pour refuser de tenir compte aux personnes des difficultés des temps. Les mêmes ménagemens ne sont point dus aux fausses doctrines ; celles-ci ont envenimé des plaies qu’il était possible de guérir, et c’est à les démasquer qu’il faut aujourd’hui aider le pouvoir. Il ne suffit pas de la répression des abus impudens dont les ateliers nationaux ont été le théâtre ; il faut remonter aux sources mêmes des vices de l’institution pour les tarir, et moins chercher à lui donner une organisation supportable qu’à la rendre inutile.
En faisant une large part aux besoins extraordinaires créés par l’ébranlement profond de tous les travaux du pays, en distinguant l’usage de l’abus, on peut attribuer la funeste extension qu’ont reçue les ateliers nationaux :
Aux idées fausses et subversives qui, dès le lendemain de la révolution, se répandaient parmi les ouvriers, sous le patronage du gouvernement ;<noinclude>
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Il serait injuste d’attribuer toutes les souffrances, toutes les difficultés qui pèsent sur l’universalité des travailleurs de notre pays, à l’inexpérience des mains où sont tombées les affaires de l’état. Ceux que la Providence a jetés sur les décombres d’une monarchie qui s’écroulait n’étaient point préparés au rôle de régénérateurs ; ils n’avaient mesuré ni leurs forces, ni le poids qu’ils auraient à soulever, et, malgré tout le mal qu’ils ont fait ou laissé faire, il est dû aux uns de l’estime pour la droiture de leurs intentions, aux autres plus de pitié que de colère pour la présomption avec laquelle ils ont embrassé une tâche qu’ils étaient incapables de remplir. Aujourd’hui que le bon sens public fait justice d’ambitions mal justifiées, que l’assemblée nationale marche si loyalement au rétablissement de l’ordre, le moment serait mal pris pour refuser de tenir compte aux personnes des difficultés des temps. Les mêmes ménagemens ne sont point dus aux fausses doctrines ; celles-ci ont envenimé des plaies qu’il était possible de guérir, et c’est à les démasquer qu’il faut aujourd’hui aider le pouvoir. Il ne suffit pas de la répression des abus impudens dont les ateliers nationaux ont été le théâtre ; il faut remonter aux sources mêmes des vices de l’institution pour les tarir, et moins chercher à lui donner une organisation supportable qu’à la rendre inutile.
En faisant une large part aux besoins extraordinaires créés par l’ébranlement profond de tous les travaux du pays, en distinguant l’usage de l’abus, on peut attribuer la funeste extension qu’ont reçue les ateliers nationaux :
Aux idées fausses et subversives qui, dès le lendemain de la révolution, se répandaient parmi les ouvriers, sous le patronage du gouvernement ;<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr||LES ATELIERS NATIONAUX.|7}}</noinclude><nowiki/>
À l’intervention de l’autorité dans des transactions entre travailleurs qui ne sauraient être durables et fécondes qu’à la condition d’être complètement libres ;
Aux atteintes portées à la liberté de travailler par le gouvernement lui-même ;
À la servitude honteuse, quoique volontaire, à laquelle la masse des ouvriers honnêtes se soumet vis-à-vis de meneurs qui le sont rarement, et à l’absence de la protection que l’autorité doit aux ouvriers opprimés contre leurs oppresseurs ;
Aux mesures financières prises par le gouvernement ;
Enfin, et plus qu’à tout le reste, à l’action funeste du voisinage des ateliers nationaux sur les ateliers particuliers et sur la cité tout entière.
Le gouvernement provisoire, qui, le 25{{lié}}février, ne demandait que deux jours pour rendre au peuple le calme qui produit le travail et lui faire avoir son gouvernement<ref>Proclamation, du gouvernement provisoire. (''Bulletin des Lois'', {{n°|1}}.)</ref>, inaugurait le 28, à la place, sa commission pour les travailleurs. Était-ce un expédient pour déporter au Luxembourg deux de ses membres les plus compromettans ? Les événemens qui ont suivi permettraient de le soupçonner ; mais le procédé faisait retomber sur le pays bien plus d’embarras qu’il n’en ôtait à l’Hôtel-de-Ville. Traiter d’''iniques souffrances la condition des ouvriers, aviser à garantir au peuple les fruits légitimes de son travail''<ref>{{Ibid.|cap}}, {{n°|2}},</ref>, c’était déjà lui dire faussement qu’il était spolié, et exciter la colère, quand il fallait inspirer l’union. Fidèle à son origine, la commission, à peine installée, semait, au lieu du calme qui produit le travail, l’agitation qui l’arrête ; possédée d’un désir immodéré de popularité, elle se plaisait à enivrer ses auditeurs d’espérances chimériques, et, quand elle leur avait fait maudire l’ingratitude de leurs travaux, n’était-il pas naturel qu’ils les abandonnassent pour aller attendre dans les ateliers nationaux la réalisation de l’avenir qu’on leur promettait ? Qui pourrait dire combien de pauvres familles, ulcérées contre de prétendus oppresseurs et alléchées par le mirage qu’on faisait miroiter à leurs yeux, ont, en sortant du Luxembourg, repoussé le pain quelles gagnaient honorablement, et pris le chemin du Champ-de-Mars pour se venger des injustices de la société ! Ces impressions funestes ne seront de longtemps effacées ; elles ont ôté au pauvre des biens précieux dans toutes les conditions, la patience et la résignation ; elles lui ont rendu son sort insupportable sans lui apprendre l’art de s’en faire un meilleur, et l’espoir d’exploiter son irritation console peut-être ses instituteurs du malheur d’avoir empoisonné sa vie.
Les ateliers sont aussi devenus le refuge des ouvriers dont les travaux étaient suspendus par suite de prétendues transactions imposées à des<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr|8|REVUE DES DEUX MONDES.|}}</noinclude>chefs d’industrie qu’elles plaçaient dans l’impossibilité mathématique de satisfaire à leurs engagemens. À Paris, la commission du Luxembourg décidait du prix de main-d’œuvre de la fabrication des machines ou des voitures, et remédiait, par l’augmentation des salaires des ouvriers, aux inconvéniens de la réduction des prix de vente et du défaut d’écoulement des marchandises. Les fabricans, n’osant pas user de leur liberté, ne sachant pas se résoudre à des sacrifices immédiats, souscrivaient à des conditions ruineuses, les membres de la commission remontaient dans leurs voitures aux acclamations des ouvriers ; mais, quelques jours plus tard, les ressources des établissemens étaient épuisées, les travaux s’arrêtaient, et les ouvriers errans venaient demander l’exécution des promesses du 25{{lié}}février<ref>« Le gouvernement provisoire de la république française s’engage à garantir l’existence de l’ouvrier par le travail.</p>
<p>« Il s’engage à garantir du travail à tous les citoyens. »{{FAD|''Bulletin des Lois'', I, 18.)|retour=droite}}</p></ref>. Dans les provinces, chaque ville manufacturière a eu quelque commissaire, excitant l’agitation parmi les ouvriers, et arrangeant ensuite les choses d’après les principes et les calculs de la commission, qui pourtant semblait ne devoir s’occuper que de Paris. Les résultats ont été partout les mêmes. Beaucoup de patrons ont été ruinés sans que les ouvriers en fussent pour cela plus riches, et beaucoup d’entreprises qui eussent été continuées par d’autres ont été abandonnées ; à plus forte raison n’en a-t-on point commencé de nouvelles. Cette succession des individus, ce renouvellement des capitaux qui constituent une si grande partie du mouvement industriel, ont été interrompus ; on s’est pressé de sortir d’une carrière où l’on n’était plus maître de sa direction, où s’introduisait, parmi les chances inévitables, une cause permanente de perte, et personne ne s’est présenté pour y entrer. Parmi les mesures de la commission du Luxembourg qui, suivant {{M.|Emile}} Thomas, ont concouru à augmenter si rapidement le personnel des ateliers nationaux, cette intervention a certainement été l’une des plus efficaces, et ''l’effet de ces mesures se manifestait immédiatement par l’arrivée de plusieurs milliers d’ouvriers dont l’industrie était brusquement arrêtée''<ref>Rapport de la commission instituée par décision ministérielle du 17{{lié}}mai 1848, pour l’examen des diverses questions relatives aux ateliers nationaux.</ref>. Les départemens répondaient, comme toujours, à l’appel qui leur était fait de Paris : ''le 6{{lié}}mars, il y avait huit à dix mille ouvriers dans les hôtels garnis du département de la Seine ; il y en avait, le 19{{lié}}mai, de trente à quarante mille'' ; ils n’étaient pas venus pour chercher du travail, et ''la majeure partie profitait pour vivre des facilités que procurait l’établissement des ateliers nationaux''.
La commission du Luxembourg ne rendait pas de pareils services sans qu’il en coûtât rien, et, malgré les exemples de tant d’autres enquêtes faites gratuitement, il a fallu ouvrir, les 3 et 19{{lié}}avril, pour son<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr||LES ATELIERS NATIONAUX.|9}}</noinclude>service pendant moins de deux mois, deux crédits extraordinaires, l’un de 30,000, l’autre de 38,000{{lié}}francs<ref>Numéros 354 et 359 du 34{{e}} ''Bulletin des Lois''.</ref>.
Toutefois cette influence malfaisante était passagère, et elle a trouvé son terme dans la clôture des travaux d’apparat de la commission. La plus funeste et la plus ridicule mesure qu’elle ait conseillée lui survit, et le recrutement permanent des ateliers a été décrété, le 2{{lié}}mars, sur sa proposition, dans la suppression d’une heure de travail par jour pour tous les ouvriers de France. Le droit à l’admission dans l’atelier national est devenu le corrélatif de l’interdiction de travailler au-delà d’une certaine limite. Tant que cette interdiction sera maintenue, l’état devra des dédommagemens à ceux qu’elle frappe ; l’anéantissement de plusieurs branches d’industrie entraîne l’obligation d’élargir le refuge des ouvriers qu’il prive de moyens d’existence.
De toutes les flagorneries empoisonnées qu’on a depuis quelque temps prodiguées aux ouvriers, la plus détestable est celle qui a conduit à leur dénier la liberté de travailler. Cette liberté est celle de vivre, et, quand le gouvernement la refuse ou la limite, une impitoyable logique le condamne à combler le déficit fait par sa faute dans les ressources des familles laborieuses. Tant qu’un décret désorganisateur de l’industrie mettra nos manufactures hors d’état de soutenir la concurrence étrangère, tant qu’il sera interdit à l’ouvrier valide de mettre la durée de son travail au niveau de ses forces, de ses besoins, de ceux de sa famille, de quel droit refuserait-on des secours à sa femme, à ses enfans, à lui-même ? On l’exproprie d’une partie de l’usage de ses bras, on lui doit une indemnité. Le maintien du décret du 2{{lié}}mars implique l’élargissement indéfini des ateliers nationaux, et, si l’assemblée prétend les faire fermer, qu’elle commence par abroger le décret. Elle discutera dans peu de jours le projet de constitution : il fait consister la liberté dans ''le droit d’aller et de venir, de s assembler, de s’associer, de pétitionner, d’exercer son culte, de manifester ses pensées et ses opinions'' ; la commission a omis, est-ce par courtoisie pour le gouvernement provisoire et la commission du Luxembourg ? le droit de travailler : espérons que, plus généreuse, l’assemblée le rétablira.
Depuis l’abolition des maîtrises et jurandes, en 1790, le décret du 2{{lié}}mars dernier est la première atteinte légale portée en France à la liberté du travail, car on ne saurait appeler ainsi les restrictions convenues dans l’intérêt de l’impôt ou dans celui de la sûreté et de la salubrité publiques. Malheureusement, quand la loi consacre la liberté, les ouvriers moins avancés s’assujétissent eux-mêmes à des usages qui constituent pour quelques-uns une véritable servitude. Parfois ils prononcent entre eux l’interdiction de tel travail, de tel atelier, l’exclusion<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{Numérotation|{{sc|revue des deux mondes}}.|10}}</noinclude>de telles personnes. Quelques meneurs se mettent en tête de la coalition ; le reste blâme, souffre, suit en gémissant, et n’ose pas braver cette tyrannie qui s’exerce au nom de l’égalité : la majorité la déteste ; aucun ne sait s’y soustraire individuellement. Il est rare que les ouvriers qui font une grève soient seuls à en souffrir : si les maçons suspendent leurs travaux, les charpentiers, les couvreurs, les menuisiers, sont obligés de renoncer aux leurs. Certaines grèves d’ouvriers étaient justifiées lorsque la coalition pour l’augmentation des salaires était punie par la loi sans que la coalition pour l’abaissement le fût ; mais il en est d’autres qui n’ont pour but que l’oppression la plus révoltante, et Paris vient d’être témoin de la formation d’une de celles-ci.
Les mécaniciens attachés aux chemins de fer reçoivent chacun 325{{lié}}{{abr|fr.|francs}} par mois et ne montent sur les locomotives que de deux jours l’un ; il leur est en outre alloué 5{{lié}}francs quand ils marchent un jour de service sédentaire et 4{{lié}}francs quand ils découchent. Ces avantages ne leur ont pas paru suffisans. Une association formée entre eux, sous le nom fort mal choisi de ''Fraternelle'', a prétendu n’obéir qu’à des chefs de son choix, faire exclure du service tout ouvrier étranger, interdire aux administrations de chemins de fer la faculté d’admettre aucun Français qui ne serait pas présenté par elle et surtout de former des élèves mécaniciens : c’était doubler les abus des anciennes maîtrises, et faire des impérieuses nécessités d’un service public le moyen coërcitif de la cession d’un privilége. Si cette grève n’avait échoué, il serait venu des chemins de fer aux ateliers nationaux presque autant de monde que de la commission du Luxembourg. Une protection légale est due aux victimes que menacent de pareilles machinations ; l’oisiveté par contrainte est une servitude aussi bien que le travail forcé, et quiconque prétend l’imposer doit être atteint par une répression énergique. Si la supériorité d’intelligence et de moralité qui distingue en général les mécaniciens des chemins de fer ne les met pas à l’abri de pareilles aberrations, est-il permis d’attendre davantage de corps d’état dont la pratique n’implique ni la même prudence ni la même instruction ?
Cet abandon des droits des faibles s’est surtout manifesté dans les traitemens qu’ont subis, sous les yeux de l’autorité immobile, les ouvriers étrangers qui partageaient les travaux des nôtres. Les canuts de Lyon ont, les premiers, exigé, la menace à la bouche et les armes à la main, l’expulsion d’autres ouvriers, français par la naissance de ce côté des Alpes, par le langage, par les intérêts, par les sentimens, mais placés par les torts de la politique sous un drapeau différent du nôtre, en un mot des ouvriers savoyards. Ils ont cru remporter une victoire en leur arrachant, au nom de la fraternité, leur part de travail : ils n’ont pas fait autre chose qu’une émigration de manufactures {{tiret|françai|ses}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr|10|REVUE DES DEUX MONDES.|}}</noinclude>de telles personnes. Quelques meneurs se mettent en tête de la coalition ; le reste blâme, souffre, suit en gémissant, et n’ose pas braver cette tyrannie qui s’exerce au nom de l’égalité : la majorité la déteste ; aucun ne sait s’y soustraire individuellement. Il est rare que les ouvriers qui font une grève soient seuls à en souffrir : si les maçons suspendent leurs travaux, les charpentiers, les couvreurs, les menuisiers, sont obligés de renoncer aux leurs. Certaines grèves d’ouvriers étaient justifiées lorsque la coalition pour l’augmentation des salaires était punie par la loi sans que la coalition pour l’abaissement le fût ; mais il en est d’autres qui n’ont pour but que l’oppression la plus révoltante, et Paris vient d’être témoin de la formation d’une de celles-ci.
Les mécaniciens attachés aux chemins de fer reçoivent chacun 325{{lié}}{{abr|fr.|francs}} par mois et ne montent sur les locomotives que de deux jours l’un ; il leur est en outre alloué 5{{lié}}francs quand ils marchent un jour de service sédentaire et 4{{lié}}francs quand ils découchent. Ces avantages ne leur ont pas paru suffisans. Une association formée entre eux, sous le nom fort mal choisi de ''Fraternelle'', a prétendu n’obéir qu’à des chefs de son choix, faire exclure du service tout ouvrier étranger, interdire aux administrations de chemins de fer la faculté d’admettre aucun Français qui ne serait pas présenté par elle et surtout de former des élèves mécaniciens : c’était doubler les abus des anciennes maîtrises, et faire des impérieuses nécessités d’un service public le moyen coërcitif de la cession d’un privilége. Si cette grève n’avait échoué, il serait venu des chemins de fer aux ateliers nationaux presque autant de monde que de la commission du Luxembourg. Une protection légale est due aux victimes que menacent de pareilles machinations ; l’oisiveté par contrainte est une servitude aussi bien que le travail forcé, et quiconque prétend l’imposer doit être atteint par une répression énergique. Si la supériorité d’intelligence et de moralité qui distingue en général les mécaniciens des chemins de fer ne les met pas à l’abri de pareilles aberrations, est-il permis d’attendre davantage de corps d’état dont la pratique n’implique ni la même prudence ni la même instruction ?
Cet abandon des droits des faibles s’est surtout manifesté dans les traitemens qu’ont subis, sous les yeux de l’autorité immobile, les ouvriers étrangers qui partageaient les travaux des nôtres. Les canuts de Lyon ont, les premiers, exigé, la menace à la bouche et les armes à la main, l’expulsion d’autres ouvriers, français par la naissance de ce côté des Alpes, par le langage, par les intérêts, par les sentimens, mais placés par les torts de la politique sous un drapeau différent du nôtre, en un mot des ouvriers savoyards. Ils ont cru remporter une victoire en leur arrachant, au nom de la fraternité, leur part de travail : ils n’ont pas fait autre chose qu’une émigration de manufactures {{tiret|françai|ses}}<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr||LES ATELIERS NATIONAUX.|11}}</noinclude>{{tiret2|françai|ses}}. Déjà les capitaux qui alimentaient le travail de ces ouvriers les suivent en Savoie ; des métiers se dressent, des ateliers s’organisent, des commandes étrangères dirigées sur Lyon se détournent sur Chambéry, et la Savoie va devoir à la brutalité des ''Voraces'' et des ''Ventres creux'', comme la Suisse et la Prusse à la révocation de l’édit de Nantes, des manufactures de soie dont les nôtres rencontreront partout la concurrence. Ce ne sera pas la seule punition des ouvriers de Lyon. Leurs exemples ont été suivis à Paris et dans les environs : les ouvriers anglais ont été chassés des ateliers des chemins de fer, et l’Angleterre répond aujourd’hui à cette provocation insensée par l’engagement que prennent entre elles, la reine en tête, les plus hautes ladies et les plus humbles bourgeoises d’exclure de leur toilette et de leur intérieur tout objet de fabrication française. Nous ne sommes pas en mesure de rendre coup pour coup, car l’Angleterre reçoit pour plus de 70{{lié}}millions de nos produits fabriqués et nous en vend à peine pour 14 des siens. La part de Lyon et de Paris sera considérable dans cette perte de travail. L’Angleterre a reçu de nous en 1846 pour 35,293,000 francs de tissus de soie, et ce chiffre comprend au-delà de 17{{lié}}millions de main d’œuvre. Quant à Paris, qui pourrait compter la multitude d’articles de modes, d’objets de fantaisie dont la fabrication sera paralysée par ces représailles ? Ces familles d’ouvriers qui vont rester inoccupées n’auront-elles pas droit d’admission dans les ateliers nationaux, lorsque leur inaction viendra de ce que les hommes dont la mission était de prévoir et de protéger n’ont su faire ni l’un ni l’autre ? N’y a-t-il pas d’ailleurs à l’étranger autant d’ouvriers français que d’ouvriers étrangers en France ? Si les étrangers traitent nos compatriotes comme nous traitons les leurs, aurons-nous aucun droit de nous plaindre, et ce surcroît de bras oisifs ne retombera-t-il pas aussi par notre faute sur les ateliers nationaux ? L’honneur encore plus que l’intérêt de notre pays veut que cet état de choses cesse. La solidarité qui règne dans le sein de la nation entre toutes les professions ne permet pas de laisser le bien-être et l’existence de classes nombreuses d’ouvriers à la merci des goûts des mécaniciens des chemins de fer de Paris pour le privilége ou des jalousies grossières des ''Voraces'' de Lyon. C’est au gouvernement, dont les inspirations se puisent à d’autres sources, de contenir ces passions basses, et, puisque ceux à qui s’adressait particulièrement son éloquente proclamation du 8{{lié}}avril<ref>Proclamation relative aux travailleurs étrangers. (''Bulletin des Lois'', {{n°|31}}.)</ref> n’en ont pas tenu plus de compte que du décret du 24{{lié}}mars sur l’achèvement du Louvre, l’assemblée nationale ne refusera point les mesures nécessaires pour assurer aux ouvriers étrangers une sécurité dont les nationaux seront les premiers à recueillir les fruits.<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr|12|REVUE DES DEUX MONDES.|}}</noinclude><nowiki/>
Il semble que les finances de la république soient devenues le jouet de quelques écoliers malfaisans ; ils nous ruinent avec leurs secrets d’enrichir tout le monde, et, grace à leur habileté, les ateliers nationaux seront bientôt les seuls où l’on offre aux ouvriers des salaires.
L’inquiétude de l’avenir, le discrédit du papier de commerce, entraînaient au mois de mars dernier la rareté du numéraire et l’interruption du travail ; mais la solvabilité de l’état pouvait venir au secours de celle des particuliers compromise. Il existait dans la circulation pour 274,533,900 francs de bons du trésor ; cette valeur était admise dans toutes les transactions ; il ne s’agissait, pour lui faire faire temporairement l’office de la monnaie, que de la rendre plus acceptable et plus mobile. Bien loin de là, les décrets des 16 et 28{{lié}}mars l’ont paralysée entre les mains de tous les détenteurs. Le premier les déclarait échangeables contre des rentes {{lié|5 pour 100}} au pair, qui ce jour-là même étaient à 69, ou remboursables à six mois, ce qu’on savait bien ne pas pouvoir tenir ; le second leur ôtait, au détriment des accepteurs, jusqu’aux garanties conférées par le droit commun aux moindres effets de commerce. Ainsi, au moment où il importait le plus de faciliter la circulation, un capital de 274{{lié}}millions, qui, dans des circonstances si graves, pouvait en devenir le principal aliment, était frappé d’immobilité par le gouvernement lui-même. Au lieu de ces mesures inintelligentes, pourquoi ne pas offrir aux titulaires de bons nominaux de les changer contre des bons au porteur, fractionnés comme les billets de banque et portant avec soi leur intérêt ? C’eût été la réalisation la plus simple et la plus acceptable d’un système accueilli du public avec une faveur marquée, et si le gouvernement, au moment où il augmentait toutes les dépenses, s’était abstenu de démolir, au profit d’une popularité passagère, le revenu public, aucune valeur n’aurait été plus recherchée que celle-ci. Aurait-on voulu ajouter au crédit qu’a toujours assuré aux bons du trésor la bonne administration des finances ? Les moyens s’offraient en foule : on pouvait les admettre en compensation des dettes de certaines compagnies de chemins de fer envers le trésor, qui n’aurait rien perdu à ce mode de remboursement, puisqu’en l’état il ne saurait être payé ; on pouvait les recevoir en paiement d’immeubles, tels que les fermes du domaine de la couronne, qu’il y aurait tant d’avantages à mettre dans le commerce ; on pouvait enfin prévenir la dépréciation du capital par l’élévation temporaire de l’intérêt. Par ces mesures, et d’autres encore, toute la valeur des bons du trésor se serait maintenue, et l’entrée de fonds nouveaux dans la dette flottante aurait balancé la sortie des remboursement demandés.
Il est permis de croire, malgré la personne en qui l’on devait le moins s’attendre à rencontrer un détracteur des bons du trésor, que le crédit de cette valeur importe encore plus à la masse des travailleurs<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr||LES ATELIERS NATIONAUX.|13}}</noinclude>que le remboursement même des fonds des caisses d’épargne. Les dépôts que fait le pauvre dans ces caisses sont, en effet, pour lui un placement, une réserve, et non pas un moyen de travail. Ce fonds ne lui revient que par un long circuit, tandis que l’aliment de son activité, son instrument de travail, est le capital qui circule dans l’industrie. La disponibilité immédiate de l’un lui importe donc beaucoup moins que celle de l’autre. Il n’y aurait toutefois eu que de l’avantage à offrir aux créanciers des caisses d’épargne qui l’auraient souhaité les mêmes conditions qu’aux porteurs de bons du trésor, et à retenir leurs fonds par un accroissement du taux de l’intérêt. Cela était à la portée de tout le monde. Le gouvernement provisoire a préféré déclarer le 7{{lié}}mars, {{sc|au nom du peuple français}}, que, ''de toutes les propriétés, la plus inviolable et la plus sacrée, c’est l’épargne du pauvre ;… que ce n’est point par des paroles, mais par des actes, que le gouvernement veut répondre à la confiance des créanciers de l’état ; que garantir la propriété que les travailleurs ont acquise à la sueur de leur front ne suffit pas, qu’il faut'' {{sc|lui donner une plus grande valeur}}<ref>Arrêté du gouvernement provisoire. — ''Bulletin des Lois'', {{n°|6}},</ref> et, le surlendemain de ces promesses, on a fait connaître que sur 355,087,717 francs déposés aux caisses d’épargne, il restait disponibles 65,703,620 francs, et que quant aux 286,348,097 francs restans, ils pourraient être remboursés partie en bons du trésor déjà frappés d’une énorme dépréciation, et partie en rentes {{lié|5 pour 100}} au pair, quand le cours en était à 72<ref>Décret du gouvernement provisoire du 9{{lié}}mars, — {{Ibid.|cap}}, {{n°|8}}.</ref>. Cette acception du mot ''rembourser'' n’est pas celle du Dictionnaire de l’Académie, et les travailleurs, charmés des paroles du 7{{lié}}mars, ne comptaient probablement pas sur cette manière de donner une valeur plus grande à leur propriété. Cependant, à ne considérer la mesure que sous le point de vue financier, elle impose au trésor, par les ateliers nationaux, bien plus de charges que n’en eut imposé le maintien du crédit des caisses d’épargne. Depuis que les sociétés sont constituées et que les hommes travaillent, l’année a ses temps de labeur et ses temps de repos, les ouvriers tiennent, aussi bien que les laboureurs, compte de la durée des jours et de la température des saisons.
{{Pom|lang=la|Venturæque hyemis memores, æstate laborem
Experiuntur…|mg=4em|m=1.5em}}
{{SA/o|Tel est l’ordre de la nature ; les travaux de l’été subviennent aux besoins de la morte saison ; les intermittences d’activité et de stagnation se compensent, et la caisse d’épargne est le réservoir qui reçoit ou qui donne suivant la prépondérance des ressources ou des besoins. Le discrédit que jette sur l’institution le décret du 9{{lié}}mars est fait pour envoyer tel jour de l’année, sur la place publique, l’ouvrier qui, faute}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr|14|REVUE DES DEUX MONDES.|}}</noinclude>{{SA/f|d’un gardien fidèle pour ses économies, les aura dévorées ou perdues. Dans une des courses que j’ai faites aux ateliers nationaux, j’ai entendu une pauvre femme tenant deux enfans par la main, s’écrier douloureusement, à la vue des distractions auxquelles on s’y livrait : « On ferait bien mieux de nous rendre l’argent que nous avons mis aux caisses d’épargne que de le donner à tous ces fainéans ! » Ce cri exprimait une vérité profonde, et contenait plus de vraie science économique que beaucoup de décrets anciens et nouveaux.}}
Il n’a pas manqué, depuis quatre mois, de journalistes et de parleurs excitant le peuple contre les riches qui cachent leur argent. Nous avons aujourd’hui infiniment moins de riches et de richesses qu’au commencement de l’année : les fortunes fondées sur le crédit, celles qui alimentent immédiatement le mouvement industriel, se sont évanouies, et nous faisons l’expérience qu’avec toute la bonne volonté du monde de se les partager, on ne peut que les anéantir ; mais, indépendamment de cette triste vérité, il est constant qu’une masse énorme de capitaux s’est resserrée ou a émigré. Ce dernier parti est celui qu’ont notamment pris les capitaux étrangers qui affluaient sur la place de Paris. La loyauté dont fit preuve le gouvernement en 1814 et en 1815 les attira de tous les coins de l’Europe, et depuis lors ils ont repris le même chemin toutes les fois que nous avons ouvert des emprunts ou construit des chemins de fer. Ils s’engageaient avec une égale sécurité dans une multitude d’entreprises particulières. Si ce mouvement s’est arrêté, si les capitaux français se sont éclipsés, si la confiance s’est retirée du gouvernement et par suite des individus, à qui la faute ? Pour répondre, il n’est pas même nécessaire de recourir aux discours insérés au ''Moniteur'', il suffit du ''Bulletin des Lois''. En soixante-neuf jours de durée, indépendamment d’une quantité de mesures créant des dépenses indéterminées, dont quelques-unes, celles des colonies, par exemple, se compteront par centaines de millions, le gouvernement provisoire s’est ouvert, sur le seul exercice de 1848, pour 206,183,035 francs de crédits extraordinaires. Une pareille assertion a besoin d’être justifiée. Voici, par numéros d’ordre et par dates, le détail de ces crédits insérés au ''Bulletin des Lois''.
{|width=100% style="font-size:90%;line-height: 140%;border-top:1.5em;border-bottom:1.5em"
|-
|valign=top|10.
|valign=top|Février
|valign=top|24.
||{{Alinéa|{{Pds|Dégagemens des effets déposés aux monts-de-piété pour prêts de 10{{lié}}{{abr|fr.|francs}} et au-dessous}}|1|-1}}
|align=center valign=bottom|Mémoire
|-
|valign=top|19.
|valign=top|{{Ell|Février|—}}
|valign=top|26.
||{{Alinéa|{{Pds|Adoption des enfans des combattans morts en février}}|1|-1}}
|align=center valign=bottom|{{Id.|cap}}
|-
|valign=top|20.
|valign=top|{{Ell|Février|—}}
|valign=top|25.
||{{Alinéa|{{Pds|Vivres. — Pain pour la garde nationale}}|1|-1}}
|align=center valign=bottom|{{Id.|cap}}
|-
|valign=top|21.
|valign=top|{{Ell|Février|—}}
|valign=top|25.
||{{Alinéa|{{Pds|Vivres. — Viande et vin pour la garde nationale et les citoyens dans le besoin}}|1|-1}}
|align=center valign=bottom|{{Id.|cap}}
|-
|valign=top|62.
|valign=top|Mars
|valign=top|5.
||{{Alinéa|{{Pds|Allocation de 25{{lié}}{{abr|fr.|francs}} par jour à chaque représentant}}|1|-1}}
|align=center valign=bottom|{{Id.|cap}}
|-
|valign=top|77.
|valign=top|{{Ell|Mars|—}}
|valign=top|7.
||{{Alinéa|{{Pds|Élévation de l’intérêt des caisses d’épargne de 4 à {{lié|5 pour 100}}}}|1|-1}}
|align=center valign=bottom|{{Id.|cap}}
|-
|valign=top|113.
|valign=top|{{Ell|Mars|—}}
|valign=top|7.
||{{Alinéa|{{Pds|''Guerre''. Fortifications de Paris et constructions diverses}}|1|-1}}
|align=right valign=bottom|2,260,000
<noinclude>|}</noinclude><noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr||LES ATELIERS NATIONAUX.|15}}</noinclude>{|width=100% style="font-size:90%;line-height: 140%;border-top:1.5em;border-bottom:1.5em"
|-
|valign=top|120.
|valign=top|<noinclude>Mars</noinclude><includeonly>{{Ell|Mars|—}}</includeonly>
|valign=top|16.
||{{Alinéa|{{Pds|''Finances''. Comptoirs nationaux}}|1|-1}}
|align=right valign=bottom|60,000,000
|-
|valign=top|146.
|valign=top|{{Ell|Mars|—}}
|valign=top|22.
||{{Alinéa|{{Pds|''Travaux publics''. Construction de la salle de l’assemblée nationale}}|1|-1}}
|align=right valign=bottom|250,000
|-
|valign=top|147.
|valign=top|{{Ell|Mars|—}}
|valign=top|22.
||{{Alinéa|{{Pds|''Travaux publics''. Conservation des bâtimens de la couronne}}|1|-1}}
|align=right valign=bottom|500,000
|-
|valign=top|155.
|valign=top|{{Ell|Mars|—}}
|valign=top|24.
||{{Alinéa|{{Pds|''Intérieur''. Suppression du travail dans les prisons.}}|1|-1}}
|align=center valign=bottom|Mémoire.
|-
|valign=top|206.
|valign=top|{{Ell|Mars|—}}
|valign=top|30.
||{{Alinéa|{{Pds|''Intérieur''. À-compte sur les dépenses de la garde mobile}}|1|-1}}
|align=right valign=bottom|4,500,000
|-
|valign=top|207.
|valign=top|Avril
|valign=top|3.
||{{Alinéa|{{Pds|''Travaux publics''. Ateliers nationaux}}|1|-1}}
|align=right valign=bottom|3,000,000
|-
|valign=top|210.
|valign=top|Mars
|valign=top|28.
||{{Alinéa|{{Pds|''Intérieur''. Création de dix-huit cents hommes de garde civique}}|1|-1}}
|align=center valign=bottom|Mémoire.
|-
|valign=top|213.
|valign=top|Avril
|valign=top|4.
||{{Alinéa|{{Pds|''Commerce''. Commande de cent trente mille écharpes et de quarante-trois mille drapeaux à la fabrique de Lyon}}|1|-1}}
|align=center valign=bottom|{{Id.|cap}}
|-
|valign=top|223.
|valign=top|{{Ell|Avril|—}}
|valign=top|7.
||{{Alinéa|{{Pds|''Instruction publique''. Création de onze chaires au Collége de France}}|1|-1}}
|align=center valign=bottom|{{Id.|cap}}
|-
|valign=top|229.
|valign=top|{{Ell|Avril|—}}
|valign=top|12.
||{{Alinéa|{{Pds|''Intérieur''. Dépenses de sûreté générale}}|1|-1}}
|align=right valign=bottom|500,000
|-
|valign=top|242.
|valign=top|{{Ell|Avril|—}}
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||{{Alinéa|{{Pds|''Guerre''. Achat de 15,865{{lié}}chevaux}}|1|-1}}
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Si le gouvernement provisoire faisait, en compensation, quelques économies insignifiantes, il désorganisait, dans le seul intérêt de sa popularité, témoin sa suppression des exercices en date du 25{{lié}}mars, sur laquelle il a déjà fallu revenir, et son abolition de l’impôt du sel prononcé le 2{{lié}}mai pour l’année 1849, il désorganisait, disons-nous, le revenu public. Le chemin sur lequel il a marché conduit droit à la banqueroute, et la circonspection des capitalistes a dû se mettre au niveau de son imprudence. Il a détruit, par ses projets sur les chemins de fer, le peu de confiance qui pouvait rester. Ces grandes entreprises se sont exécutées par le large concours des capitaux étrangers, et lorsque, sur la foi promise, ces capitaux se sont immobilisés sur notre sol, nous sommes peut-être à la veille de voir toutes les conventions violées pour satisfaire l’avidité des demandeurs de places de la révolution de février. Quand le crédit public est si audacieusement attaqué par ceux qui devraient en être les gardiens, il ne suffit pas, pour rappeler le crédit particulier, de demander confiance dans des proclamations, et la seule chose qui pût étonner, ce serait que l’industrie reprît ses travaux et la consommation son cours ordinaire. À qui profite un pareil système d’administration ? Quelles folles pensées cache-t-il ? Nous ne saurions le dire et nous frémirions peut-être de le deviner ; mais, s’il tend à réduire les ouvriers à l’atelier national pour toute ressource et au désespoir pour dernière issue, il atteindra infailliblement son but.
Enfin, ce qui tend surtout à faire de l’atelier national une plaie permanente, ce sont les habitudes et les désordres qui naissent inévitablement de la constitution qu’il a reçue. Si l’on n’y prend garde, aucun ouvrier sorti de ces écoles de paresse et de révolte ne sera plus admis dans aucun autre atelier. À Paris, pas plus qu’à Rouen et Lyon, on ne s’est mépris sur le véritable caractère des ateliers : nulle part ils n’ont été acceptés comme des lieux de travail ; si ce n’est que l’aumône y était déguisée, chacun y est venu comme à la porte des anciens couvens de l’Espagne, et ils n’ont, par le fait, introduit parmi nous qu’une nouvelle espèce de mendicité. Mettre cette vérité en relief par des calculs irrécusables aurait dû être le premier acte de la nouvelle administration des ateliers de terrasse de Paris. En rapprochant pour chacun d’entre eux le volume des terres remué des dépenses faites, on aurait fait rougir les ouvriers honnêtes qui ont eu le malheur d’y entrer et soulevé l’indignation de ceux que leur travail, leur prévoyance ou<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr||LES ATELIERS NATIONAUX.|17}}</noinclude>leurs sentimens en ont tenus éloignés. Après les peines infructueuses qu’a prises le ministre des travaux publics pour obtenir à cet égard, de l’ancienne administration, les renseignemens les plus élémentaires, de simples citoyens seraient mal venus à se plaindre de n’avoir pas les secrets de cette dérisoire organisation du travail. Cependant, en la voyant en fonction, on a pu calculer que sur divers points, où le mètre cube de terrasse devait revenir à 40{{lié}}centimes, il a coûté 8{{lié}}francs, et qu’une journée de 2{{lié}}francs rendait pour 40{{lié}}centimes d’ouvrage. Un atelier qui, placé dans le service du génie militaire, a été complètement affranchi d’un certain ordre d’abus, celui du Champ-de-Mars, a déplacé environ 120,000{{lié}}mètres cubes de terre ; ce travail aurait coûté, fait par des soldats, 45,000{{lié}}francs, et, fait à l’entreprise par des ouvriers civils, 80,000{{lié}}francs : à compter le temps qu’il a duré et les 3,000{{lié}}hommes employés, la dépense effective ne peut pas être au-dessous de 400,000{{lié}}francs. Il est juste de dire que cet atelier, indépendant de la direction de Monceaux, n’avait de jeux de loto ni de dominos en permanence, qu’on n’y prenait pas d’autres distractions que le chant, le tabac et les exercices gymnastiques, qu’il était difficile au même individu d’y figurer à la fois dans trois ou quatre chantiers, et que ce n’était pas celui où s’inscrivaient de préférence les amateurs de cumul occupés ailleurs. À Lyon, les abus ont été plus révoltans. Les ateliers n’ont rien fait, que servir de repaire à des associations qui ont porté la désolation dans toute la cité.
Des hommes réunis dans de pareilles conditions ne peuvent pas se croire appelés à travailler. Quelques-uns s’imaginent avoir à défendre la république, et leur pensée se manifeste dans des œuvres telles que la réponse que tout Paris a vu placarder, le 30{{lié}}mai, à une opinion émise dans le sein de l’assemblée nationale sur les salaires qu’on obtient en ne travaillant pas ; d’autres, ennemis par système de tout ordre et de toute société, prêchent leur science funeste à des hommes simples dont ils pervertissent les instincts honnêtes, et la masse, se soumettant à des meneurs qui l’abusent pour l’exploiter, les suit partout où il leur convient de les conduire. C’est ainsi qu’on a vu, parmi les auteurs de l’attentat du 15{{lié}}mai, des groupes sortis des ateliers nationaux marcher bannière déployée, sans que la plupart des hommes qui les composaient se doutassent du but vers lequel on les poussait ; c’est ainsi que les agitateurs de tous les ordres ont considéré les ateliers comme un instrument docile toujours disponible sous leur main, et l’ont témoigné par les réclamations qu’ont soulevées tous les projets de dissémination des travaux.
Si habitués que nous devions être aux manifestations turbulentes, elles suspendent le travail dans la cité, en éloignent les étrangers, et la part qu’y prennent les ateliers nationaux ôte de la main des véritables<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr|18|REVUE DES DEUX MONDES.|}}</noinclude>ouvriers le pain qu’ils gagnent à la sueur de leur front. Ceux qu’y conduisent leur mauvais sort et l’interruption de leurs occupations ordinaires y contractent bientôt des habitudes de paresse, et chaque addition que reçoit l’atelier stérile entraîne la désorganisation d’un travail productif. Un salaire médiocre obtenu dans l’oisiveté a pour la plupart des hommes plus d’attrait qu’un salaire élevé gagné par un labeur réel. Il ne faut donc pas s’étonner qu’on déserte l’industrie laborieuse, qui ne reçoit de la société qu’à la condition de lui rendre l’équivalent, pour l’industrie parasite, qui s’alimente de la substance d’autrui, et que, tandis que l’atelier national est surchargé, il ne soit pas une seule des branches de travail dont subsiste habituellement Paris qui ne demande des ouvriers : chacun peut faire à ce sujet une enquête auprès de son tailleur, de son bottier, de son chapelier, et, quant aux ateliers qui fabriquent pour le dehors, un grand nombre sont obligés, faute d’ouvriers bien plus que de capitaux ou de crédit, de refuser les commandes et de les renvoyer en Angleterre.
À Lyon, on se poste dans l’atelier national pour exiger des salaires inconciliables avec les prix de vente des étoffes ; entre les mains de l’association dévastatrice sous laquelle est courbée la ville, l’atelier est devenu une tranchée d’où l’on bat en brèche toutes les manufactures. Cette guerre a plein succès ; les fabriques tombent, les capitaux qui les alimentaient s’anéantissent bien plus qu’ils ne s’éloignent ; vendue à moitié prix<ref>Le kilogramme de cocons, qui vaut ordinairement 4{{lié}}francs 50{{lié}}{{abr|cent.|centimes}}, s’est vendu cette année 2{{lié}}francs 10{{lié}}centimes.</ref>, la récolte de soie de cette année passera presque tout entière à l’étranger, et avec elle les quatre-vingts millions de main-d’œuvre nécessaires pour la façonner. Ainsi l’atelier national d’aujourd’hui promet de grossir celui des saisons qui vont suivre.
Des résultats analogues se produisent déjà de tous côtés, et, à mesure que nous avancerons dans cette carrière funeste, on verra la désorganisation des travaux féconds correspondre à l’organisation des travaux stériles et s’étendre comme une lèpre, jusqu’à ce que le pays épuisé ne puisse plus soutenir aucun de ces derniers. Il ne saurait en être autrement. Un atelier d’où il ne sort aucune valeur échangeable, qui ne crée aucun capital reproductif pour la société, dans lequel le revenu public s’anéantit au lieu de s’immobiliser, a pour effet inévitable de tarir autour de lui toutes les sources de prospérité, et les ouvriers qui le peuplent ressemblent à ces moines qui ne faisaient d’autre travail que de creuser leur tombe. Toute la différence est que les moines savaient ce qu’ils faisaient, tandis que les ouvriers l’ignorent.
Les ateliers nationaux pouvaient apprendre aux ouvriers une chose<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr||LES ATELIERS NATIONAUX.|19}}</noinclude>bonne, une seule, c’était l’avantage de la vie en commun. La complication de misères amenée par la mauvaise récolte de 1846 et par la désastreuse inondation qui suivit fit établir, pendant l’hiver, des ateliers de secours sur diverses routes du département de la Loire : ces ateliers n’étaient pas dirigés par un socialiste, régénérant le monde avec sa plume, mais par un socialiste pratique, {{M.|Boulangé}}, aujourd’hui ingénieur en chef du Bas-Rhin. Il résolut de nourrir les ouvriers comme les soldats, avec de bon pain, de la viande, et, grace à l’économie du ménage commun, ils vécurent beaucoup mieux et à meilleur marché qu’isolés. Une meilleure exécution des travaux, un bien-être passager, ont été les moindres résultats de cette mesure : la véritable utilité de cette expérience a consisté dans les idées nouvelles qu’elle a semées parmi ceux qui l’ont faite. Il ne paraît pas que, dans le nombreux et savant état-major des ateliers de Paris, il se soit trouvé personne pour conseiller d’en faire autant.
Avant d’indiquer succinctement quelques-uns des moyens de dissoudre de si malfaisantes associations, il n’est pas inutile de dire encore un mot des ateliers nationaux de Paris. À la différence de ceux de Lyon, de Rouen et d’une multitude d’autres villes, qui ne ruinent qu’elles et les réduisent, par l’impossibilité de pourvoir aux dépenses municipales, à la misère, à l’insalubrité et au désordre des villes du moyen-âge, ils sont à la charge du trésor public et en tirent 180,000{{lié}}{{abr|fr.|francs}} par jour. Le système suivi aura bientôt élargi cette plaie ; 50,000 autres ouvriers demandent la solde, on va voir pourquoi nous ne disons pas l’entrée des ateliers. En attendant mieux, ils coûtent, sur le pied actuel, un peu plus que tout le personnel administratif et militaire de la marine<ref>En voici le détail d’après le budget de 1848 :
<p>
{|with=80% align=center cellspacing=0 style="margin-top:1em"
|-
|align=right|{{Chap.}} {{rom-maj|i}} —
||{{Alinéa|{{Pds|Administration centrale, déduction faite des colonies}}|1|-1}}
|align=right|803,810
|rowspan=12 valign=top|{{abr|fr.|francs}}
|-
|align=right|{{rom-maj|iii}} —
||{{Alinéa|{{Pds|Officiers militaires et civils}}|1|-1}}
|align=right valign=bottom|7,614,857
|-
|align=right|{{rom-maj|iv}} —
||{{Alinéa|{{Pds|Maistrance et gardiennage}}|1|-1}}
|align=right|1,767,321
|-
|align=right|{{rom-maj|v}} —
||{{Alinéa|{{Pds|Solde des équipages et des troupes (49,277 hommes)}}|1|-1}}
|align=right valign=bottom|29,864,020
|-
|align=right|{{rom-maj|vi}} —
||{{Alinéa|{{Pds|Hôpitaux}}|1|-1}}
|align=right|1,738,240
|-
|align=right|{{rom-maj|vii}} —
||{{Alinéa|{{Pds|Vivres}}|1|-1}}
|align=right|11,959,646
|-
|align=right|{{rom-maj|viii}} —
||{{Alinéa|{{Pds|Justice maritime}}|1|-1}}
|align=right|91,710
|-
|align=right|{{rom-maj|ix}} —
||{{Alinéa|{{Pds|Salaires d’ouvriers}}|1|-1}}
|align=right|10,300,000
|-
|align=right|{{rom-maj|xiii}} —
||{{Alinéa|{{Pds|École navale}}|1|-1}}
|align=right|103,400
|-
|align=right|{{rom-maj|xvii}} —
||{{Alinéa|{{Pds|Dépenses diverses}}|1|-1}}
|align=right|641,900
|-
|align=right|{{rom-maj|xviii}} —
||{{Alinéa|{{Pds|Dépenses temporaires}}|1|-1}}
|align=right|100,000
|-
|align=right|{{rom-maj|xix}} —
||{{Alinéa|{{Pds|Sciences et arts maritimes}}|1|-1}}
|align=right|481,960
|-
|colspan=2|{{Pds|{{Em|10}}{{sc|Total}}}}
|align=right style="border-top:1px solid"|65,466,864
|style="border-top:1px solid"|{{abr|fr.|francs}}
|}
</p></ref>, absorbent presque le produit brut de la taxe<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr|20|REVUE DES DEUX MONDES.|}}</noinclude>des sels<ref>La taxe sur les sels a rendu en 1847 :
<p>
{|width=80% align=center cellspacing=0 style="margin-top:1em;margin-bottom:1em"
|-
||{{Pds|Perception des douanes}}
|align=right|56,777 000
|rowspan=2 valign=top|{{abr|fr.|francs}}
|-
||{{Pds|{{Ell|Perception|—}}des contributions indirectes}}
|align=right|13,657,000
|-
||
|align=rigth style="border-top:1px solid"|70,434,000
|style="border-top:1px solid"|{{abr|fr.|francs}}
|}
</p>
<p>(''Développemens à l’appui du budget des recettes de 1849'', page 100.)</p></ref>, et personne ne peut dire combien de temps les départemens se soumettront à payer des contributions pour l’entretien de pareils établissemens.
Il est résulté du recensement des ateliers nationaux de Paris, fait au milieu du mois de juin, que nous soldions à ce moment 103,500{{lié}}individus : l’on n’a encore aucuns détails précis sur la division par âges, par origines, par professions, par état civil, de cette masse d’hommes. On paie, cela suffit. Sur ces 103,500{{lié}}hommes, 8,000 seulement sont employés à des travaux de terrasse sur un espace qui n’en admettrait pas plus de 2,000 dans des ateliers bien dirigés, et ces 8,000{{lié}}travaillent comme 200. Un atelier de cordonniers fait des souliers qui reviennent à 8{{lié}}francs, qu’on a revendus 4, puis 6, et, par conséquent, prive de travail son équivalent d’ouvriers libres. Tout le reste reçoit une solde de 8{{lié}}francs par semaine chez soi, sans autre dérangement que celui d’aller la chercher chaque jour. Le mot d’ateliers nationaux est donc à Paris un mensonge, et il couvre l’organisation d’une troupe soldée on ne saurait dire au profit de qui.
Cette troupe est organisée par escouades, brigades, compagnies, bataillons, services et arrondissemens.
« L’escouade est de 10{{lié}}hommes commandés par un chef, total 11{{lié}}hommes ;
« La brigade comprend cinq escouades et obéit à un chef, total 56{{lié}}hommes ;
« Chaque compagnie, composée de quatre brigades, a un lieutenant, total 225{{lié}}hommes ;
« Pour quatre compagnies, il y a un bataillon commandé par un chef, total 901{{lié}}hommes ;
« Un service comprend trois bataillons ou douze compagnies, total 2,704{{lié}}hommes en comptant le chef ;
« Chacun des arrondissemens, suivant les douze circonscriptions territoriales de Paris, a un chef et comprend un nombre de services variables.
« La banlieue ne forme qu’un seul arrondissement.
« La direction centrale nécessite à elle seule plus de 250{{lié}}employés de bureaux, installés dans le domaine de Monceaux<ref>Rapport du 19{{lié}}mai au ministre des travaux publics.</ref>. »
Voilà les faits dans toute leur nudité, et il serait superflu de {{Tiret|cher|cher}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr||LES ATELIERS NATIONAUX.|21}}</noinclude>{{Tiret2|cher|cher}} à devancer les réflexions qu’ils suggéreront à chacun. Toute personne un peu au fait, non pas des mystères, mais des misères de Paris, peut affirmer hardiment que sur ces 103,500{{lié}}individus il s’en trouve au moins 18,000, gens de sac et de corde, repris de justice de tous les degrés, depuis le voleur de la maison de Poissy jusqu’à la plus hideuse écume des bagnes de Brest et de Toulon. Ceux-là sont les dominateurs des travaux, les moniteurs de leurs camarades : ils entraînent les ouvriers honnêtes, sont en tête de toutes les émeutes qu’on décore du nom de manifestations, et s’imaginent être les grenadiers d’une armée d’occupation jetée au milieu de la capitale. Il est triste de dire qu’ils ont osé plus d’une fois recevoir, comme s’ils étaient à leur adresse, des témoignages de satisfaction partis de très haut.
La conclusion de ce rapide aperçu, c’est que les plaies dont les ateliers nationaux commencent à couvrir notre territoire ne peuvent être fermées que par des mesures de gouvernement dont tout le régime économique du pays ressente les effets. Quand une lésion locale du corps humain vient des vices ou de l’appauvrissement du sang, la médecine la combat par des remèdes généraux ; mais, en attendant ces remèdes, il est une mesure énergique, immédiate à prendre : c’est la dissolution ou tout au moins la dissémination des ateliers de Paris. La chose est peut-être moins difficile qu’il ne semble.
J’ai peine à croire, je l’avoue, à la réalité de l’effectif de 103,500{{lié}}travailleurs. Quand le général Bonaparte prit le commandement de l’armée d’Italie, il constata que les revues sur lesquelles s’effectuait la solde comprenaient 16,000{{lié}}hommes de plus que les rangs. De semblables dilapidations ont eu lieu dans d’autres temps et d’autres pays, et, sans affirmer que l’administration des ateliers nationaux ait quelques membres aussi peu scrupuleux qu’en comptait l’administration militaire du directoire, il est permis de regarder après elle ; elle est entourée de trop de subalternes qu’elle n’a pas choisis pour se croire à l’abri de toute tromperie, et, quand on considère comment s’est fait le recrutement des ateliers et ce qu’il a produit, un peu de défiance est légitime. Une multitude d’infortunés, dont beaucoup sont très respectables, ont été admis à la solde ; mais on sait que des brigadiers, lieutenans ou autres agens, ont été chargés de former eux-mêmes leurs brigades ou leurs compagnies. Ils ont enrégimenté leurs hommes, et leurs erreurs sur la moralité du personnel qu’ils sont allés chercher pourraient s’être étendues à la distribution de la solde ; bien des gens seraient capables de saisir de pareilles occasions de faire des économies, sous la réserve d’en employer le produit au triomphe de ce qu’ils appellent la bonne cause. Des indices nombreux feraient soupçonner qu’il couve dans le sein des ateliers des mystères dont ceux qui les dirigent avec loyauté n’ont pas la clé.<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr|22|REVUE DES DEUX MONDES.|}}</noinclude><nowiki/>
Il ne s’agit pas d’ailleurs de disperser à l’instant une association de plus de cent mille hommes. Qu’on expulse sans pitié les quinze ou vingt mille misérables qui la déshonorent et l’infectent ; ceux-là ne sont pas difficiles à reconnaître ; la plupart ont eu affaire à la police, et quand il ne restera dans les ateliers que de véritables ouvriers, la conduite en sera sans danger, et la dissolution en sera prompte.
L’établissement sévère du travail à la tâche arrêtera, à lui seul, un gaspillage effréné. Le premier effet de cette mesure sera de chasser les oisifs et de rendre à leurs travaux habituels une multitude de braves ouvriers que retiennent des engagemens de camaraderie ou de partis. Malheureusement, il y a loin, par le temps qui court, des paroles aux actes, du décret à l’exécution. On allègue la difficulté de trouver des travaux de terrasse à Paris : on aurait achevé ceux du chemin de fer de ceinture, que recommandaient vivement {{MM.|Marie}} et Arago, et qui conduisaient à faire, d’une gare à l’autre pour 75{{lié}}centimes, le transport de la tonne, qui coûte aujourd’hui 4{{lié}}francs, si l’on n’avait craint de blesser par là les camionneurs de Paris. D’ailleurs, quand il ne se trouve pas d’entreprises rapprochées, l’état ne doit pas plus hésiter à employer au loin les bras qui réclament son secours, que les ouvriers les plus recherchés ne craignent eux-mêmes de franchir de longues distances pour aller, comme ils le disent, où l’ouvrage commande. Les chemins de fer fournissent de singulières facilités pour la pratique de ce mode salutaire de dissémination, et il suffit de promener les yeux sur le rayon d’approvisionnement de Paris pour reconnaître mille moyens de féconder notre territoire, réalisables par l’emploi de la pioche, de la bêche et de la brouette, et également profitables aux provinces et à la capitale. Si aucune arrière-pensée politique ne s’était mêlée à l’organisation des ateliers de Paris, si la double condition de la dissémination des travailleurs et de l’utilité des travaux avait prévalu dès le principe, les sommes actuellement dépensées auraient suffi pour vivifier ici la navigation maritime, là pour assainir et rendre à l’agriculture d’immenses étendues de terrain.
Indépendamment des précautions de détail à prendre pour sortir du pas difficile où nous nous sommes fourvoyés, il est indispensable, pour prévenir la ruine dont l’institution des ateliers nationaux menace l’industrie et les finances, d’y régler le prix du travail de manière à ne jamais attirer des hommes réclamés par d’autres occupations ; ces ateliers doivent être des refuges contre les calamités publiques, et non des asiles ouverts aux exigences mécontentes.
Résumons-nous :
La révocation du décret du 2{{lié}}mars et la réparation de l’atteinte stupide qu’il porte à la liberté de travailler ;
Une protection énergique étendue sur les ouvriers opprimés par<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr||LES ATELIERS NATIONAUX.|23}}</noinclude>leurs camarades, sur les ateliers et les établissemens interdits, et particulièrement sur les ouvriers étrangers ;
La reconstitution des caisses d’épargne, si malencontreusement détruites par le décret du 9{{lié}}mars, et des autres établissemens de prévoyance et de secours, tous plus ou moins gravement ébranlés par la marche de l’administration des finances ;
Le rétablissement dans le code pénal de l’ancien article{{lié}}44, qui, au lieu d’interdire au forçat libéré la résidence d’un lieu déterminé et de le laisser libre de parcourir le reste de la France, permettait de l’obliger à une résidence fixe et prévenait l’affluence des condamnés à Paris ;
La colonisation de l’Algérie, qui, dès qu’on dotera ce beau pays d’un véritable gouvernement, s’effectuera presque d’elle-même ;
Telles sont les premières mesures générales à prendre pour désobstruer les ateliers nationaux.
Les améliorations à introduire dans l’éducation populaire, dans l’économie publique du pays et dans son régime financier, exigent de plus longues méditations. Faisons d’abord les réformes les plus simples ; elles nous donneront le temps d’examiner la portée de l’engagement de garantir le travail à tous les citoyens, pris le 25{{lié}}février par le gouvernement provisoire, qui peut-être n’attachait pas à cette promesse si mal tenue et si malheureusement commentée par les faits, plus d’importance qu’à sa déclaration du 7{{lié}}mars, de n’exiger des citoyens aucun sacrifice extraordinaire, si promptement suivie du décret de l’impôt des 45{{lié}}centimes et de celui des créances hypothécaires. Nous reconnaîtrons peut-être alors qu’indépendamment de l’impossibilité de la tenir partout, et de l’injustice de l’appliquer partiellement, la garantie du travail ne serait autre chose qu’une prime à l’incurie, à l’imprévoyance et une dégradation de la dignité de l’ouvrier. Les gouvernemens ne doivent aux individus que la protection et la liberté du travail : tout le reste est chimère, ruine et déception.
''Post-scriptum''. — Ces pages étaient écrites lorsque les événemens du 23{{lié}}juin ont éclaté. L’auteur, qui les a suivis pendant cent vingt longues heures dans les rangs de la garde nationale, était loin d’en prévoir toute l’horreur, et, tout en se croyant à peu près au fait des plaies cachées de ce Paris, la tête et l’amour du monde civilisé, il n’imaginait pas que ses flancs recelassent des bandes de bêtes féroces, professant comme une religion le pillage, le viol et l’incendie. Ah ! sans doute, un pareil état de choses appelle les méditations du philosophe, de l’homme d’état, du chrétien : malheur à qui sortirait d’un pareil spectacle sans autres sentimens que ceux de la vengeance ! mais honte et mépris à qui, cherchant une basse popularité, fléchirait devant la gravité de ses devoirs, et laisserait, après cette leçon, Rome exposée à redevenir la proie des hordes d’Attila !
{{d|J.-J. Baude.|3|sc}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Sully Prudhomme - Œuvres, Poésies 1872-1878.djvu/115
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<noinclude><pagequality level="4" user="DaraDaraDara" />{{nr||{{sc|les vaines tendresses.}}|103|b=<hr>}}</noinclude><nowiki/>
{{taille|{{c|abdication|sc}}|130}}
<poem>
Je voudrais être, sur la terre,
L’unique héritier des grands rois
Dont la force et l’éclat font taire
Tous les revendiqueurs des droits,
De ces rois d’Asie et d’Afrique,
Monarques des derniers pays
Où les maîtres sont, sans réplique,
Sans réserve, encore obéis.
Je verrais, à mon tour idole,
Les trois quarts du monde vivant
Se prosterner sous ma parole
Comme un champ de blés sous le vent.
</poem><noinclude>
<references/></noinclude>
pjud8tu2h6cwr2oarnlbgd8ns0tcucq
Page:Sully Prudhomme - Œuvres, Poésies 1872-1878.djvu/120
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<noinclude><pagequality level="4" user="DaraDaraDara" />{{nr|108|{{sc|les vaines tendresses.}}|b=<hr>}}</noinclude><nowiki/>
{{taille|{{c|vœu|sc}}|130}}
<poem>
Quand je vois des vivants la multitude croître
Sur ce globe mauvais de fléaux infesté,
Parfois je m’abandonne à des pensers de cloître,
Et j’ose prononcer un vœu de chasteté.
Du plus aveugle instinct je me veux rendre maître,
Hélas ! non par vertu, mais par compassion ;
Dans l’invisible essaim des condamnés à naître,
Je fais grâce à celui dont je sens l’aiguillon.
Demeure dans l’empire innommé du possible,
Ô fils le plus aimé qui ne naîtra jamais !
Mieux sauvé que les morts et plus inaccessible,
Tu ne sortiras pas de l’ombre où je dormais !
</poem><noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Sully Prudhomme - Œuvres, Poésies 1872-1878.djvu/121
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<noinclude><pagequality level="4" user="DaraDaraDara" />{{nr||{{sc|les vaines tendresses.}}|109|b=<hr>}}</noinclude><poem>
Le zélé recruteur des larmes par la joie,
L’Amour, guette en mon sang une postérité.
Je fais vœu d’arracher au malheur cette proie ;
Nul n’aura de mon cœur faible et sombre hérité.
Celui qui ne saurait se rappeler l’enfance,
Ses pleurs, ses désespoirs méconnus, sans trembler,
Au bon sens comme au droit ne fera point l’offense
D’y condamner un fils qui lui peut ressembler.
Celui qui n’a pas vu triompher sa jeunesse
Et traîne endoloris ses désirs de vingt ans,
Ne permettra jamais que leur flamme renaisse
Et coure inextinguible en tous ses descendants !
L’homme à qui son pain blanc maudit des populaces
Pèse comme un remords des misères d’autrui,
À l’inégal banquet où se serrent les places
N’élargira jamais la sienne autour de lui !
Non ! pour léguer son souffle et sa chair sans scrupule,
Il faut être enhardi par un espoir puissant,
Pressentir une aurore au lieu d’un crépuscule
Dans les rougeurs que font l’incendie et le sang ;
</poem><noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Sully Prudhomme - Œuvres, Poésies 1872-1878.djvu/124
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Courvey
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<poem>
Quand d’une perte irréparable
On garde au cœur le souvenir,
On est parfois si misérable
Qu’on délibère d’en finir.
La vie extérieure oppresse :
Son mobile et bruyant souci
Fatigue… et dans cette détresse
On murmure : « Que fais-je ici ?
Libre de fuir tout ce tumulte
Où ma douleur n’a point de part,
Où le train du monde l’insulte,
Pourquoi retarder mon départ ?
</poem><noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Charles de Brosses - Lettres familières écrites d’Italie - ed Poulet-Malassis 1858.djvu/240
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Seudo
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Quoique tous les voyageurs veulent que Pise soit une fort grande ville, elle ne m’a pas paru telle, encore que j’aie fort bien vu toute son étendue ; elle est mal peuplée, et presque seulement sur les bords de la rivière. La perte de sa liberté et le voisinage de Livourne lui ont fait grand tort. De vous dire que le marbre y est commun comme l’eau, ce discours, qui peut être vrai presque tous les jours de l’année, seroit ridicule aujourd’hui, vu l’énorme pluie qui tombe maintenant. Je ne pense pas que nulle part ailleurs on puisse trouver dans un si petit espace qu’est la place du Dôme, quatre plus jolies choses que les quatre qui y sont rassemblées ; elles sont toutes de la tête aux pieds, c’est-à-dire des fondations aux toits, même le pavé de la place, de marbre de Carrare plus blanc et presque aussi fin que l’albâtre.
Le premier de ces quatre morceaux est la cathédrale, l’une des nobles et des belles églises que j’aie trouvées.
Le portail, qui est ce qu’il y a de moindre, est gothique, avec des colonnes fort ouvragées. On entre par trois grandes portes de bronze, sculptées par Jean de Bologne, beaucoup meilleures que celles qu’on prise tant au Baptistère de Florence. L’intérieur est majestueusement soutenu par soixante-huit colonnes de granit disposées sur quatre lignes ; celle où est la chaire du prédicateur est la plus curieuse, à cause des deux rampes d’escaliers qui y montent ; chaque marche est isolée, infixée dans la colonne et soutenue par une console. On ne peut rien de plus svelte et de plus joli. Le pavé ne dément pas le reste du bâtiment. Des deux chapelles de la croisée, l’une et l’autre construites d’une belle architecture, celle de la gauche a, en guise de tabernacle, un temple de vermeil, soutenu par des anges, le tout sculpté d’un grand goût ; et derrière l’autel, la Tentation d’Ève par le serpent, à qui le sculpteur a donné fort hors de propos une tête de femme, puisque de toutes les têtes qu’il pouvoit lui donner, celle-là étoit la moins capable de tenter Ève. À la chapelle de la droite, un tombeau d’un dessin -admirable, enrichi de bronze doré. On me fit remarquer dans le fronton de cette chapelle, sur les nuances du marbre, deux têtes humaines, qu’on prétend être un jeu de la nature, mais trop correctement dessinées pour n’y pas soupçonner de l’artifice. Les voûtes de ces deux chapelles.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Labiche - Théâtre complet, Calman-Lévy, 1898, volume 09.djvu/37
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Lorlam
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{{Personnage|Gargaret.|c}}
Adieu !… Habille-toi !
{{di|Il sort par le fond.|d|2}}
{{Scène|XI.}}
{{Acteurs|MUSEROLLE, puis JULIETTE.|n}}
{{PersonnageD|Muserolle|c|seul.}}
Oh ! oui !… il m’a rendu un de ces services !… Ma femme me trompait… oh ! mais carrément ! Moi, je ne me doutais de rien, j’étais heureux, tranquille, confiant… tout le monde le savait et personne n’osait le dire… Eh bien, Gargaret a eu ce courage, il me l’a dit, lui ! il n’a pas craint de briser mon bonheur. Brave ami ! Ce que c’est que le hasard… Gargaret ne connaissait pas ma femme… il ne l’a jamais vue… Un jour, il se trouve dans un cabinet particulier avec… une bergère… qui tenait un bureau de tabac, rue des Prouvaires… Tout à coup, il entend dans le cabinet voisin le bruit d’un baiser… Naturellement, l’homme est curieux… il applique son oreille contre la cloison, et il entend une voix d’homme qui articulait ces mots : « Puisque Muserolle, ton cornichon de mari, — c’était moi, — va demain à la campagne, trouve-toi à midi au Musée, devant le ''Naufrage de la Méduse''… » Admirez-vous le doigt de la Providence ?… Gargaret lâche sa bergère, paye l’addition et vient me conter la chose… J’étais dans mon fauteuil, ma calotte sur la tête, je lisais mon journal… Au premier mot, lui réponds : « Es-tu bête ? Ma femme ! une nature frêle, maigre, qui n’a que le souffle… c’est impossible ! » Il insiste… car il est énergique et tenace, ce Gargaret… sa conviction m’ébranle, et, le lendemain, à midi quatre… Je faisais mon entrée dans<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Labiche - Théâtre complet, Calman-Lévy, 1898, volume 09.djvu/38
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Lorlam
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Lorlam" /></noinclude>le salon carré… Je m’étais mis en noir, c’est plus convenable… Je tournai les yeux vers ''le Naufrage''… et qu’est-ce que j’aperçus ?… ma femme qui roucoulait devant cette grande page… et avec qui ? — ceci est comique, — avec mon notaire, maître Polydore Fragil, celui-là même, qui avait fait mon contrat de mariage !… Ils tournaient le dos, les coudes appuyés sur la balustrade… Aussitôt je fus partagé entre deux tentations bien vives… la première était d’adresser une plainte sévère à la Chambre des notaires !… la seconde… plus sanguinaire peut-être… de lui envoyer mon pied… dans la partie qu’il me présentait… C’est ce que je fis. V’lan ! Il pousse un cri, j’élève la voix, ma femme se trouve mal et les gardiens me flanquent à la porte !… Oh ! justice des sociétés modernes ! Je rentrai chez moi pour attendre la coupable… toujours en noir… comme un juge… ''(Gaiement.)'' Elle ne revint pas… Je ne l’ai plus revue… Bon voyage ! Mais j’en appris de belles sur son compte… La bonne me conta leur moyen de correspondance… Le notaire avait une canne machinée, qui se dévissait par le haut ; il y glissait ses billets doux, et, quand il voulait correspondre avec ma femme, il me disait : « Muserolle, le ciel est nébuleux, prêtez-moi donc un parapluie, je vous laisse ma canne. » Et il partait. Sitôt que j’avais le dos tourné, ma femme prenait le billet, glissait sa réponse à la place, et le lendemain, elle me disait : « Muserolle, le ciel est nébuleux… va donc rechercher notre parapluie chez maître Fragil, et reporte-lui sa canne. » ''(Avec force.)'' Et j’y allais !… J’étais leur messager d’amour ! Alors je fus pris d’un immense dégoût des hommes, des notaires et des choses… Je quittai Paris, ne laissant mon adresse qu’à Gargaret, mon seul ami… et j’achetai un morceau de forêt dans les Ardennes… Généralement, quand on achète une forêt, c’est pour la scier… Je montai une scierie. Je vis là-bas depuis dix ans comme un sauvage, au milieu des scieurs de long et des charbonniers… Mais, hélas !…<noinclude>
<references/></noinclude>
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Lorlam
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Lorlam" /></noinclude>pas de charbonnières ! pas de femmes ! et dame, à la longue ! On croit qu’on n’y pensera pas… et on y pense… Aussi, rien que la vue de cette portière… On a beau posséder une forêt, on n’est pas de bois.
{{PersonnageD|Juliette|c|entrant de droite.}}
La chambre de Monsieur est prête…
{{Personnage|Muserolle.|c}}
Merci, mon enfant… ''(La regardant.)'' Tiens ! elle est rondelette !… ''(La lutinant.)'' Tu es rondelette… J’aime ce genre de beauté !
{{PersonnageD|Juliette|c|se dégageant en riant.}}
Finissez donc !… Comment ! à votre âge, vous pensez à cela ?
{{Personnage|Muserolle.|c}}
Voilà dix ans que j’y pense !
{{Personnage|Juliette.|c}}
Votre chambre est ici, au fond.
{{PersonnageD|Muserolle|c|passant.}}
J’y vais… ''(De la porte, très gracieusement.)'' Tu m’apporteras de l’eau chaude, toi-même ! ''(À part.)'' Elle est rondelette !
{{di|Il entre à droite.|d|2}}
{{Scène|XII.}}
{{Acteurs|JULIETTE, puis ALBERT, puis BLANCHE, LUCIE,<br />LE MARQUIS, DUPAILLON et GARGARET.|n}}
{{PersonnageD|Juliette|c|seule.}}
Est-il drôle, ce bonhomme-là ! Tiens ! il a oublié sa valise.
{{di|Elle la prend.|d|2}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Thieme - Guide bibliographique de la littérature française de 1800 à 1906, 1907.djvu/359
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Khardan
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Khardan" />{{nr||PRUDHOMME, PSICHARI, PYAT|329}}
----</noinclude><nowiki />__NOTOC__
<div style="font-size:85%" class="no_erreurs_communes">
<div class="th-titre-2">
’00. Zadig, — Sully-Prudh., RB. XIII, p. 142-144.
’01. Boschot, A. — Le testament poét. de S. Prudh., RB. XVI, p. 533-537.
’02. Arnould, L. — Sully-Prudhomme, Cor. CCVII, p. 1046-1079.
</div>
</div>
{{—|lh=1}}
<section end="PRUDHOMME"/><section begin="PSICHARI"/>{{ancre|PSICHARI}}
{{t3|'''PSICHARI (Jean)'''}}
{{Centré|1854, ODESSA (Russie) —|fs=83%}}
{{il}}
<div style="font-size:100%" class="no_erreurs_communes">
<div class="th-titre-3">
1881. Térence, les Adelphes, texte lat. et comment., Hachette.
</div>
<div class="th-titre-2">
’84. Sur : Beitr. zu einer Gesch. d. gr. Spr., de Krumbacher, Rev. critique, 1884, {{No}} 49.
’84. La science et la poésie, N.R., 15 févr.
’84. Essai de phonétique néo-gr. Futur composé du grec moderne, Ler.
’84. La ballade de Lénore en Grèce, id.
’84. Le poème à Spanéas, Vieweg.
’85. Essais de gramm. histor. néo-grecque : l’article fém. plur. au moyen-âge et de nos jours, et la prem. décl. mod., L.
’88. Quelques observ. sur la langue littér. mod., L.
’88. Observ. phonét. sur quelques phénom. néo-gr., L.
’88. Sur la phonétique des patois, L.
’88. ''Τὸ ταξίδι μου'', Athènes.
’88. Zur Entstehung d. neugr. Schriftsprache, Berl. philol. Wochenschrift, 1888, {{Nos}} 17-19.
’89. Essais de grammaire histor. néo-grecque : II, Études sur la langue médiévale, Ler.
’89. La vie renaissante (vers), N.Rev., 15 déc.
’89. Portius. Gramm. linguae gr. vulg. ; publ. par Meyer-Lübke, avec une introd. et sous la direction de J. Psichari, Vieweg.
’91. Le roman de Florimont. Contribution à l’histoire littéraire, Bou.
’91. Jalousie (trad. du grec), Chamerot. (100 ex.)
’91. Le vers français et les poètes décadents, Revue Bleue, 6 juin.
’92. Études de philologie néo-grecque, Bou.
’93. Cadeau de noces (et Jalousie), L.
’95. Autour de la Grèce, L.
’97. ''Το όνειρο του Γιαννίρη'', Athènes.
’97. Le rêve de Yanniri, adaptat, franc., L.
’97. La Crète et la Turquie, Revue Bleue, 27 févr.
’99. La croyante, St.
’99. La croyante, Trad. portug. par C. de Brita, Lisbonne.
’99. L’épreuve, L.
</div>
<div class="th-titre-3">
1900. ''Εποιϰα''. Byzant. Zeitschr., tome IX, p. 658.
</div>
<div class="th-titre-2">
’01. Lettres inédites de Béranger à Ary Scheffer, Grande Revue, {{1er}} févr.
’01. Bataille littéraire en Grèce, Revue de Paris, {{1er}} mars.
’01. ''Γιά το Ρωμαίϊκο Θέατρο'', W.
’01. ''Διαγωνισμὸς γιὰ τὴ γλῶσσα'', Athènes.
’02. Lettres inédites de La Fayette, La Revue, {{1er}} déc.
’02. ''Ρόδα και μήλα'', tome I, W.
’02. ''Ρόδα και μήλα, Απόσπασμα'', avec fac-similé d’une lettre de Joachim III, W.
’03. ''Ρόδα και μήλα'', tome II, W.
’04. Les études de grec moderne en France au XIX{{e}} s., Durand-Auzias.
’04. ''Ζωή κι αγάπη στη μοναξιά. Τα ιστορικα ενος καινουργιου Ρωμπινσωνα'', W.
’05. Essai de gramm. hist. néo-grecque ; changement de A en P devant cons., en grec anc., médiéval et mod., Ler.
’05. ''Τὸ ταξίδι μου'', 2{{e}} éd., W.
’06. À propos du Weiberspiegel, Byzant. Zeitschr., tome XVI, p. 156.
’06. ''Ρόδα και μήλα, Απολογία'', tome III, W.
</div>
</div>
{{il}}
{{Centré|''RÉFÉRENCES''|fw=bold}}
{{il}}
<div style="font-size:85%" class="no_erreurs_communes">
<div class="th-titre-3">
1883. Banville, Th. — Mes souvenirs, Ch.
</div>
<div class="th-titre-2">
’92. France, An. — La vie littéraire, tome III.
’93. Sozonovitch. — La Lénore de Burger (en russe).
’94. Kufferath. — Le théâtre de Richard Wagner.
’97. Pernot. — Gramm. gr. mod., Garn.
</div>
<div class="th-titre-3">
1903. Krumbacher, K. — Das Problera der neugr. Schriftsprache, München. 226 p. et Bq. 3, Literg.
</div>
</div>
{{il}}
{{Centré|PÉRIODIQUES}}
{{il}}
<div style="font-size:85%" class="no_erreurs_communes">
<div class="th-titre-3">
1888. Rhoïdis, E. — Sur « Mon voyage », Hestia, 16 oct. (eu grec.).
</div>
<div class="th-titre-2">
’94. Krumbacher, K. — Psichari als Novellist, I, AZB, {{No}} 58, 59.
</div>
<div class="th-titre-3">
1902. Thumb, A. — Sur le Théâtre romaïque, Deutsche literar. Zeitschr, 29 mars.
</div>
<div class="th-titre-2">
’03. Dieterich, K. — Sur « Pommes et Roses, I », Literar. Centralbl., 10 oct.
’04. Thumb, A. — Pommes et Roses, II, Deutsche Literaturzeitung, 2 et 25 avril.
’04. Pavolini, P. E. — La quest. della lingua e l’opera di Psichari, Atene e Roma, {{No}} 61, 62.
’04. Pottier, E. — Vie et amour dans la solitude, le Temps, 27 déc.
’05. Duvillard. — Vie et amour dans la solitude, Journal de Genève, 6 févr.
’05. Pavolini, P. E. — Vie et amour dans la solitude, H. Marzocco, 5 mars.
’06. Palamas, K. — Sur « Mon voyage », Noumas, Athènes, 20 jan.
</div>
</div>
{{—|lh=1}}
<section end="PSICHARI"/><section begin="PYAT"/>{{ancre|PYAT}}
{{t3|'''PYAT (Félix)'''}}
{{Centré|1810, VIERZON — 1889, SAINT-GRATIEN (Seine-et-Oise).|fs=83%}}
{{il}}
<div style="font-size:100%" class="no_erreurs_communes">
<div class="th-titre-3">
1832. Une révolution d’autrefois, ou les Romains chez eux, Tr., avec Burette.
</div>
<div class="th-titre-2">
’33. Une conjuration d’autrefois (dr), id., avec Burette.
’33. Arabelle (dr) dans d’Europe littér., avec Burette.
’34. Le brigand et le philosophe (dr), Tr., avec Luchet.
’35. Ango (dr), ’40, id., avec Luchet.
’41. Les deux serruriers (dr), id.
’42. Cédric le Norwégien (dr), Beck.
’42. Mathilde (dr), Tr., avec E. Sue.
’44. M. Jules Janin jugé par lui-même, Riche.
’44. Marie Joseph Chénier et le prince des critiques, Leriche. 16 p.
’46. Diogène (dr), Tr.
’47. Le chiffonnier de Paris (dr), L. ; ’92, Fayard.
’51. Lettres d’un proscrit, 2 vol., Mn.
’51. Loisirs d’un proscrit, id.
’69. Le proscrit et la France, Panis.
’70. Les inassermentés, id.
’85. L’homme de peine (dr), L.
’86. La folle d’Ostende, L.Pub.
</div>
</div>
{{il}}
{{Centré|''RÉFÉRENCES''|fw=bold}}
{{il}}
<div style="font-size:85%" class="no_erreurs_communes">
<div class="th-titre-3">
1852. M. de Loisne. — Influence de la litt. fr., Lf. 5 fr.
</div>
<div class="th-titre-2">
’67-’72. Mirecourt. — Portr. et silhouettes, L.Con. {{No}} 105. —.50.
</div>
</div>
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{{Centré|PÉRIODIQUES}}
{{il}}
<div style="font-size:85%" class="no_erreurs_communes">
<div class="th-titre-3">
1889. Thierry, Ed. — F. Pyat, RAD. XV, p. 353-358 ; XVI, p. 26-31.
</div>
</div>
{{—|lh=1}}
<section end="PYAT"/><noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Dictionnaire de Trévoux, 1771, I.djvu/639
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Acélan
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Rene1596" />{{Numérotation|AVA||615}}</noinclude><section begin="AVALER"/><nowiki/>
{{StdT|l|☞}} AVALER. v. a. Faire descendre le boire & le manger par le gosier dans l’estomac. ''Voyez'' {{Tr6L|DÉGLUTITION}}. ''{{lang|la|Sorbere , haurire}}''. Alexandre prit d’une main la lettre & de l’autre le breuvage qu’il ''avala''. {{sc|Vaug}}. ''Avaler'' les morceaux sans mâcher. ''Avaler'' un os, une arrête.
<poem>''J’''avalois'' par hasard''
''Quelque aile de poulet dont j’arrachois le lard.''</poem>
{{droite|{{sc|Boil.}}}}
{{StdT|l|☞}} {{sc|Avaler}}, signifioit autrefois, vider. ''Avaler'' un étang, faire écouler les eaux.
{{StdT|l|☞}} {{sc|Avaler}}, sur les rivières. v. n. Aller suivant le courant de l’eau. Ce bateau ''avale'', va en avalant. ''Voyez'' {{Tr6L|AVAL}}.
Ce mot vient de ''{{lang|la|avallare}}'', qui a été fait de ''{{lang|la|ad}}'', & de ''{{lang|la|vallis}}'', comme qui diroit, ''mettre aval''. {{sc|Ménag}}.
{{sc|Avaler}} ''une oreille'', avaler un bras à quelqu’un, signifie, les couper avec une arme tranchante, & les faire choir à terre. ''{{lang|la|Abscindere, amputare}}''. Ce mot est populaire. L’Abbé Talleman s’en est cependant servi dans sa Traduction de Plutarque. Il lui ''avala'' l’épaule d’un coup d’épée. {{sc|Tail. vie de César}}. Il n’en vaut pas mieux.
{{sc|Avaler}}, en termes de Jardinage, c’est couper une branche près du tronc. ''{{lang|la|Rescindere}}''. On dit mieux, ''ravaler'', ou ''abaisser'', dans le même sens.
{{sc|Avaler}}, signifie aussi, descendre quelque chose. ''{{lang|la|Demittere}}''. ''Avalez'' la lampe. ''Avalez'' le crochet à la viande. On dit d’un Tonnelier, qu’il ''avale'' le vin dans la cave, lorsqu’il le descend. Il est populaire.
{{sc|Avaler}} ''la ficelle''. Terme de Chapelier. C’est la faire descendre depuis le haut de la forme du chapeau, jusqu’au bas, qu’on appelle le ''lien''. L’instrument avec lequel se donne cette façon, le nomme une ''avaloire''.
{{StdT|l|☞}} {{sc|Avaler}}, s’emploie quelquefois au figuré, dans des phrases proverbiales. Sa valeur est alors déterminée par les mots auxquels il est joint. ''Avaler'' le calice, c’est se soumettre à quelquechose de fâcheux, malgré la répugnance qu’on peut avoir. On dit dans le même sens, ''avaler'' le morceau. Dorer la pilule pour la faire ''avaler''. ''Avaler'' des couleuvres, recevoir des mortifications qu’on est obligé de dissimuler, sans oser s’en plaindre.
{{sc|Avaler}}, en termes de Banque, c’est répondre d’un billet, ou d’une lettre de change qu’on négocie, & qu’on certifie bon & exigible. ''{{lang|la|Cautionem, vadem dare}}''. Donner son aval, sa souscription. ''Avaler'' un billet, une lettre de change.
{{sc|Avaler}}, se dit aussi souvent avec le prenom personnel, & signifie descendre dans l’estomac. ''{{lang|la|Sorberi, hauriri}}'', &c. Morceau qui s’''avale''. Cela s’''avale'' à merveille. ''{{lang|la|Sorbilis}}''.
s’{{sc|Avaler}}, se dit aussi pour pendre trop bas, descendre trop bas. ''{{lang|la|Pendere}}''. Le ventre de ce cheval s’''avale''. Populaire.
{{sc|Avaler}}, se dit proverbialement en ces phrases. On dit qu’un homme ne fait que tordre & ''avaler'', qu’il ''avaleroit'' la mer & les poissons ; pour dire, qu’il mange goulûment, que rien ne peut le rassasier. ''Avaler'' sans corde & sans poulain, c’est faire volontiers & facilement une chose. On dit en ce sens, ''avaler'' un verre de vin sans corde & sans poulain. Quand on a ''avalé'' le bœuf, il ne faut pas s’arrêter à la queue. {{sc|De Roch}}. C’est-à-dire, que dans une entreprise, quand on a fait la plus difficile, ou la plus grande partie, il ne faut pas se rebuter, ni être arrêté par ce qui reste à faire.
AVALÉ, EE. part. pass. ''{{lang|la|Sorptus, haustus}}''.
<section end="AVALER"/>
<section begin="AVALESSON"/><nowiki/>
AVALESSON. s. f. ''Voyez'' {{Tr6L|AVALAISON, ou AVALASSE|{{sc|Avalaison}}}}.
<section end="AVALESSON"/>
<section begin="AVALEUR"/><nowiki/>
AVALEUR. s. m. Qui avale quelque aliment, solide ou liquide. C’est un ''avaleur'' de tisane. On dit d’un glouton, d’un gourmand, que c’est un ''avaleur'' de poids gris. On dit d’un capitan, d’un fanfaron, que c’est un mangeur, un ''avaleur'' de charrettes ferrées. Mais tout cela ne se dit que dans le style comique & burlesque.
<section end="AVALEUR"/>
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AVALIES. s. f. pl. Terme de Négoce. Ce sont des laines qui proviennent des peaux de moutons, de l’abattis des Bouchers, lorsqu’ils les vendent aux Mégissiers. Il faut faire les trames des étofes d’''avalies'', car les laines de toison ne sont propres que pour faire les chaînes.
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AVALOIRE. s. f. Gosier. ''{{lang|la|Guttur, sauces}}''. Terme de plaisanterie & familier, qui se dit d’un goulu, à qui on reproche qu’il a une belle ''avaloire'', un grand gosier. On dit d’un homme qui a la bouche grande ou qui mange beaucoup, que son pere étoit bâtier, qu’il lui a fait une belle ''avaloire''.
Baraton a donné ce nom burlesque à un valet dans cette épigramme.
<poem>''Albert à bien trinquer mettoit toute sa gloire,''
''Et disoit, en buvant sans cesse de grands coups ;''
''Je veux noyer mon corps de ce nectar si doux,''
''Et mourir à force de boire.''
''Mon cher Maître, lui dit son valet l’''Avaloire,
''Si vous mourez ainsi, que je meure avec vous''.</poem>
{{sc|Avaloire}}, chez les Bourreliers, est une pièce d’un harnois de cheval de trait, qui est sur le derrière, sur les cuisses & la troupe, & qui sert à l’arrêter, & à faire reculer la voiture ; comme qui diroit marcher en ''avalant''.
C’est aussi chez les Chapeliers un outil dont ils se servent pour faire couler la ficelle du chapeau au bas de la forme.
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AVALON. Ville du duché de Bourgogne, en France. ''{{lang|la|Aballo}}''. Elle est dans l’Auxois, sur la rivière de Cousin, à sept lieues d’Auxerre. ''Avallonois, oise''. Qui est d’Avalon. ''{{lang|la|Aballonensis, e}}''.
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{{StdT|l|☞}} AVALLON. Province de l’Amérique septentrionale, dans la partie méridionale de l’île de Terre-Neuve.
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{{StdT|l|☞}} AVALLOS. Province de l’Amérique septentrionale, dans la nouvelle Espagne, & dans la nouvelle Galice.
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AVALURE. s. f. Terme de Manége. C’est la défectuosité d’une nouvelle corne molle & raboteuse, qui croît au pied d’un cheval quand il fait quartier neuf.
{{sc|Avalure}}, terme d’Oiselier, est une maladie qui vient aux serins, & que l’on connoît, lorsqu’ils deviennent fort maigres, & que leur ventre est clair, très-gros & fort dur, tout plein de petites veines rouges.
<section end="AVALURE"/>
<section begin="AVANAZE"/><nowiki/>
AVANAZE. s. m. C’est le nom d’un des meilleurs fruits du Brésil. Il vient à un arbrisseau, aux branches duquel il est attaché. Ce sont comme des noix, ou noisettes très-douces. On les met en morceaux en un certain temps, & non-seulement elles ont un excellent goût, mais elles sentent encore très-bon, & elles se conservent long-temps, si on les confit dans du sucre. ''{{lang|es|Thomas Tamago de Vargas Restauration de la Ciudad del Salvador}}''.
<section end="AVANAZE"/>
<section begin="AVANCE"/><nowiki/>
{{StdT|l|☞}} AVANCE. s. f. Ce terme a plusieurs acceptions. Il se prend pour l’espace de chemin qu’on a devant quelqu’un. ''{{lang|la|Antecessio}}''. Quoiqu’il ait deux journées d’''avance'' sur moi, je l’aurai bientôt rattrapé.
{{StdT|l|☞}} {{sc|Avance}}, se dit aussi de ce qui se trouve déjà de fait, de préparé dans une affaire, dans un ouvrage. C’est une grande ''avance'' dans un procès, que d’avoir tous ses titres en main.
{{StdT|l|☞}} {{sc|Avance}}, dans le commerce. Anticipation de temps. Payer un billet d’''avance'', c’est en compter la valeur avant le temps de son échéance. ''{{lang|la|Pecuniæ, representatio}}''. Payer les ouvriers d’''avance''.
{{StdT|l|☞}} {{sc|Avance}}, signifie aussi argent prêté, ou marchandises fournies à crédit. Je suis en ''avance'' avec lui. Je lui ai prêté une somme considérable, ou fourni beaucoup de marchandises.
On dit, en termes de lettres de change, ''avance'' pour le tireur, lorsque d’une lettre négociée, celui qui la négocie, en reçoit plus que le pair, c’est-à-dire, plus que la somme portée par la lettre. On appelle au contraire, ''avance'' pour le donneur, & perte pour le tireur, lorsque par la négociation, celui à qui appartient la lettre, n’en reçoit pas l’entière valeur.
Le Cap d’''Avance'' est le Cap de l’Amérique méridionale le plus avancé dans le détroit de Magellan, ce qui lui a donné son nom. ''{{lang|la|Promontorium prominens}}''.
{{StdT|l|☞}} {{sc|Avance}}, se dit encore de l’anticipation de temps, lorsqu’on fait une chose en prévenant le temps ou l’on a accoutumé de la faire. Se réjouir par ''avance'', {{tiret|s’affli|ger}} <section end="AVANCE"/><noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Rene1596" />{{Numérotation|AVA||615}}</noinclude><section begin="AVALER"/><nowiki/>
{{StdT|l|☞}} AVALER. v. a. Faire descendre le boire & le manger par le gosier dans l’estomac. ''Voyez'' {{Tr6L|DÉGLUTITION}}. ''{{lang|la|Sorbere, haurire}}''. Alexandre prit d’une main la lettre & de l’autre le breuvage qu’il ''avala''. {{sc|Vaug}}. ''Avaler'' les morceaux sans mâcher. ''Avaler'' un os, une arrête.
{{poem|{{em|2}}''J’''avalois'' par hasard''
''Quelque aile de poulet dont j’arrachois le lard.''
{{droite|Boil.|sc}}|m=1em}}
{{StdT|l|☞}} {{sc|Avaler}}, signifioit autrefois, vider. ''Avaler'' un étang, faire écouler les eaux.
{{StdT|l|☞}} {{sc|Avaler}}, sur les rivières. v. n. Aller suivant le courant de l’eau. Ce bateau ''avale'', va en avalant. ''Voyez'' {{Tr6L|AVAL}}.
Ce mot vient de ''{{lang|la|avallare}}'', qui a été fait de ''{{lang|la|ad}}'', & de ''{{lang|la|vallis}}'', comme qui diroit, ''mettre aval''. {{sc|Ménag}}.
{{sc|Avaler}} ''une oreille'', avaler un bras à quelqu’un, signifie, les couper avec une arme tranchante, & les faire choir à terre. ''{{lang|la|Abscindere, amputare}}''. Ce mot est populaire. L’Abbé Talleman s’en est cependant servi dans sa Traduction de Plutarque. Il lui ''avala'' l’épaule d’un coup d’épée. {{sc|Tail. vie de César}}. Il n’en vaut pas mieux.
{{sc|Avaler}}, en termes de Jardinage, c’est couper une branche près du tronc. ''{{lang|la|Rescindere}}''. On dit mieux, ''ravaler'', ou ''abaisser'', dans le même sens.
{{sc|Avaler}}, signifie aussi, descendre quelque chose. ''{{lang|la|Demittere}}''. ''Avalez'' la lampe. ''Avalez'' le crochet à la viande. On dit d’un Tonnelier, qu’il ''avale'' le vin dans la cave, lorsqu’il le descend. Il est populaire.
{{sc|Avaler}} ''la ficelle''. Terme de Chapelier. C’est la faire descendre depuis le haut de la forme du chapeau, jusqu’au bas, qu’on appelle le ''lien''. L’instrument avec lequel se donne cette façon, le nomme une ''avaloire''.
{{StdT|l|☞}} {{sc|Avaler}}, s’emploie quelquefois au figuré, dans des phrases proverbiales. Sa valeur est alors déterminée par les mots auxquels il est joint. ''Avaler'' le calice, c’est se soumettre à quelquechose de fâcheux, malgré la répugnance qu’on peut avoir. On dit dans le même sens, ''avaler'' le morceau. Dorer la pilule pour la faire ''avaler''. ''Avaler'' des couleuvres, recevoir des mortifications qu’on est obligé de dissimuler, sans oser s’en plaindre.
{{sc|Avaler}}, en termes de Banque, c’est répondre d’un billet, ou d’une lettre de change qu’on négocie, & qu’on certifie bon & exigible. ''{{lang|la|Cautionem, vadem dare}}''. Donner son aval, sa souscription. ''Avaler'' un billet, une lettre de change.
{{sc|Avaler}}, se dit aussi souvent avec le prenom personnel, & signifie descendre dans l’estomac. ''{{lang|la|Sorberi, hauriri}}'', &c. Morceau qui s’''avale''. Cela s’''avale'' à merveille. ''{{lang|la|Sorbilis}}''.
s’{{sc|Avaler}}, se dit aussi pour pendre trop bas, descendre trop bas. ''{{lang|la|Pendere}}''. Le ventre de ce cheval s’''avale''. Populaire.
{{sc|Avaler}}, se dit proverbialement en ces phrases. On dit qu’un homme ne fait que tordre & ''avaler'', qu’il ''avaleroit'' la mer & les poissons ; pour dire, qu’il mange goulûment, que rien ne peut le rassasier. ''Avaler'' sans corde & sans poulain, c’est faire volontiers & facilement une chose. On dit en ce sens, ''avaler'' un verre de vin sans corde & sans poulain. Quand on a ''avalé'' le bœuf, il ne faut pas s’arrêter à la queue. {{sc|De Roch}}. C’est-à-dire, que dans une entreprise, quand on a fait la plus difficile, ou la plus grande partie, il ne faut pas se rebuter, ni être arrêté par ce qui reste à faire.
AVALÉ, EE. part. pass. ''{{lang|la|Sorptus, haustus}}''.
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AVALESSON. s. f. ''Voyez'' {{Tr6L|AVALAISON, ou AVALASSE|{{sc|Avalaison}}}}.
<section end="AVALESSON"/>
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AVALEUR. s. m. Qui avale quelque aliment, solide ou liquide. C’est un ''avaleur'' de tisane. On dit d’un glouton, d’un gourmand, que c’est un ''avaleur'' de poids gris. On dit d’un capitan, d’un fanfaron, que c’est un mangeur, un ''avaleur'' de charrettes ferrées. Mais tout cela ne se dit que dans le style comique & burlesque.
<section end="AVALEUR"/>
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AVALIES. s. f. pl. Terme de Négoce. Ce sont des laines qui proviennent des peaux de moutons, de l’abattis des Bouchers, lorsqu’ils les vendent aux Mégissiers. Il faut faire les trames des étofes d’''avalies'', car les laines de toison ne sont propres que pour faire les chaînes.
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AVALOIRE. s. f. Gosier. ''{{lang|la|Guttur, sauces}}''. Terme de plaisanterie & familier, qui se dit d’un goulu, à qui on reproche qu’il a une belle ''avaloire'', un grand gosier. On dit d’un homme qui a la bouche grande ou qui mange beaucoup, que son pere étoit bâtier, qu’il lui a fait une belle ''avaloire''.
Baraton a donné ce nom burlesque à un valet dans cette épigramme.
{{poem|''Albert à bien trinquer mettoit toute sa gloire,''
''Et disoit, en buvant sans cesse de grands coups ;''
''Je veux noyer mon corps de ce nectar si doux,''
{{em|2}}''Et mourir à force de boire.''
''Mon cher Maître, lui dit son valet l’''Avaloire,
''Si vous mourez ainsi, que je meure avec vous''.|m=1em}}
{{sc|Avaloire}}, chez les Bourreliers, est une pièce d’un harnois de cheval de trait, qui est sur le derrière, sur les cuisses & la troupe, & qui sert à l’arrêter, & à faire reculer la voiture ; comme qui diroit marcher en ''avalant''.
C’est aussi chez les Chapeliers un outil dont ils se servent pour faire couler la ficelle du chapeau au bas de la forme.
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AVALON. Ville du duché de Bourgogne, en France. ''{{lang|la|Aballo}}''. Elle est dans l’Auxois, sur la rivière de Cousin, à sept lieues d’Auxerre. ''Avallonois, oise''. Qui est d’Avalon. ''{{lang|la|Aballonensis, e}}''.
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{{StdT|l|☞}} AVALLON. Province de l’Amérique septentrionale, dans la partie méridionale de l’île de Terre-Neuve.
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{{StdT|l|☞}} AVALLOS. Province de l’Amérique septentrionale, dans la nouvelle Espagne, & dans la nouvelle Galice.
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AVALURE. s. f. Terme de Manége. C’est la défectuosité d’une nouvelle corne molle & raboteuse, qui croît au pied d’un cheval quand il fait quartier neuf.
{{sc|Avalure}}, terme d’Oiselier, est une maladie qui vient aux serins, & que l’on connoît, lorsqu’ils deviennent fort maigres, & que leur ventre est clair, très-gros & fort dur, tout plein de petites veines rouges.
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AVANAZE. s. m. C’est le nom d’un des meilleurs fruits du Brésil. Il vient à un arbrisseau, aux branches duquel il est attaché. Ce sont comme des noix, ou noisettes très-douces. On les met en morceaux en un certain temps, & non-seulement elles ont un excellent goût, mais elles sentent encore très-bon, & elles se conservent long-temps, si on les confit dans du sucre. ''{{lang|es|Thomas Tamago de Vargas Restauration de la Ciudad del Salvador}}''.
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{{StdT|l|☞}} AVANCE. s. f. Ce terme a plusieurs acceptions. Il se prend pour l’espace de chemin qu’on a devant quelqu’un. ''{{lang|la|Antecessio}}''. Quoiqu’il ait deux journées d’''avance'' sur moi, je l’aurai bientôt rattrapé.
{{StdT|l|☞}} {{sc|Avance}}, se dit aussi de ce qui se trouve déjà de fait, de préparé dans une affaire, dans un ouvrage. C’est une grande ''avance'' dans un procès, que d’avoir tous ses titres en main.
{{StdT|l|☞}} {{sc|Avance}}, dans le commerce. Anticipation de temps. Payer un billet d’''avance'', c’est en compter la valeur avant le temps de son échéance. ''{{lang|la|Pecuniæ, representatio}}''. Payer les ouvriers d’''avance''.
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On dit, en termes de lettres de change, ''avance'' pour le tireur, lorsque d’une lettre négociée, celui qui la négocie, en reçoit plus que le pair, c’est-à-dire, plus que la somme portée par la lettre. On appelle au contraire, ''avance'' pour le donneur, & perte pour le tireur, lorsque par la négociation, celui à qui appartient la lettre, n’en reçoit pas l’entière valeur.
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/* Corrigée */ {{M.|Rathery}} madame
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<noinclude><pagequality level="3" user="Courvey" /></noinclude>toujours aux dépens des autres, et je ne veux pas prendre part à vos flibusteries.
— Il faut pourtant, dit mon oncle, que vous y preniez part ce soir, sinon je dis partout où je vous ai accroché.
— Et où l’as-tu donc accroché ? fit Page.
— Imagine, dit Benjamin…
— {{M.|Rathery}} !… s’écria Susurrans mettant un doigt sur sa bouche.
— Eh bien ! consentez-vous à venir avec nous ?
— Mais, considérez que ma femme m’attend ; on me croira mort, assassiné ; on me cherchera sur la route du val des Rosiers.
— Tant mieux, on trouvera peut-être votre tricorne.
— Monsieur Rathery, mon bon monsieur Rathery ! fit Susurrans en joignant les mains.
— Allons donc, dit mon oncle, ne faites donc pas l’enfant ; vous me devez une réparation, et moi je vous dois un dîner ; d’un seul coup nous nous acquittons ensemble.
— Souffrez au moins que j’aille prévenir ma femme.
— Non pas, dit Benjamin se plaçant entre lui et Page ; je connais madame Susurrans pour l’avoir vue à son comptoir ; elle vous enfermerait chez vous à double tour, et je ne veux pas que vous nous échappiez : je ne vous donnerais pas pour dix pistoles.
— Et mon toulon, dit Susurrans, qu’en vais-je faire à présent que je suis clerc de procureur ?
— C’est vrai, dit Benjamin, vous ne pouvez vous présenter à notre client avec un toulon.<noinclude>
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/* Corrigée */ {{lang|la|''Omnia mecum porto''}} {{M.|Susurrans}} madame
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Ils étaient alors au milieu du pont de Beuvron : mon oncle prit le toulon des mains de Susurrans, et le jeta à la rivière.
— Coquin de Rathery, scélérat de Rathery ! s’écria Susurrans, tu me paieras mon toulon ; il m’a coûté six livres, à moi ; mais toi, tu sauras ce qu’il te coûtera.
— Monsieur Susurrans, dit Benjamin prenant une pose majestueuse, imitons le sage qui disait : {{lang|la|''Omnia mecum porto''}}, c’est-à-dire : tout ce qui me gêne, je le jette à la rivière. Tenez, voilà au bout de cette épée un habit magnifique, l’habit des dimanches de mon neveu ; un habit qui pourrait figurer dans un musée, et qui a coûté de façon seulement trente fois autant que votre misérable toulon ; eh bien ! moi je le sacrifie sans le moindre regret : jetez-le par dessus le pont, et nous serons quittes.
Comme {{M.|Susurrans}} n’en voulait rien faire, Benjamin lança l’habit par-dessus le pont, et, prenant le bras de Page et celui de Susurrans :
— Maintenant, dit-il, marchons ; on peut lever le rideau, nous sommes prêts à entrer en scène.
Mais l’homme propose et Dieu dispose : en montant l’escalier de Vieille-Rome, ils se trouvèrent face à face avec madame Susurrans. Celle-ci ne voyant pas revenir son mari, allait au-devant de lui avec une lanterne.
Lorsqu’elle le vit entre mon oncle et l’avocat Page, qui avaient tous deux une réputation suspecte, son inquiétude fit place à la colère.
— Enfin, monsieur, vous voilà ! s’écria-t-elle, c’est vraiment heureux ; j’ai cru que vous n’arriveriez pas ce soir ; vous menez là une jolie vie, et vous donnez un bel exemple à votre fils. !
Puis, parcourant son mari d’un coup d’œil rapide, elle s’aperçut combien il était incomplet.<noinclude>
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— Et vos poulets, monsieur ! et ton chapeau, misérable ! et ton toulon, ivrogne ! qu’en as-tu fait ?
— Madame, répondit gravement Benjamin, les poulets nous les avons mangés ; pour le tricorne, il a eu le malheur de le perdre en route.
— Comment ! le monstre a perdu son tricorne ! un tricorne tout frais retapé !
— Oui, madame, il l’a perdu, et vous êtes bien heureuse, dans la position où il était, qu’il n’ait pas aussi perdu sa perruque ; quant au toulon, on le lui a saisi à l’octroi, et la régie lui a déclaré procès-verbal.
Comme Page ne pouvait s’empêcher de rire :
— Je vois ce que c’est, dit madame Susurrans ; c’est vous qui avez débauché mon mari, et par dessus le marché vous nous plaisantez. Vous feriez bien mieux de vous occuper de vos malades et de payer vos dettes, monsieur Rathery !
— Est-ce que je vous dois quelque chose, madame ? répondit fièrement mon oncle.
— Oui, ma bonne amie, poursuivit Susurrans se sentant fort de la protection de sa femme, c’est lui qui m’a débauché : il m’a mangé mes poulets avec son neveu ; ils m’ont pris mon tricorne, et ils m’ont jeté mon toulon dans la rivière. Il voulait encore, l’infâme qu’il est, me forcer à aller dîner avec lui au Dauphin, et à faire, à mon âge, le personnage d’un clerc de procureur.
Allez, indigne homme, je m’en vais de ce pas chez {{M.|Dulciter}} le prévenir que vous voulez dîner à sa place et à celle de son clerc.
— Vous voyez madame, fit mon oncle, que votre mari est ivre, et qu’il ne sait ce qu’il dit ; si vous m’en croyez, vous le ferez cou-<noinclude>
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/* Corrigée */ {{M.|Rathery}} {{M.|Minxit}}
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<noinclude><pagequality level="3" user="Courvey" /></noinclude>cher aussitôt que vous serez de retour à la maison, et vous lui ferez prendre, de deux en deux heures, une décoction de camomille et de fleurs de tilleul : en le soutenant, j’ai eu l’occasion de lui toucher le pouls, et je vous assure qu’il n’est pas bien du tout.
— Oh ! scélérat, oh ! coquin, oh ! révolutionnaire, tu oses dire encore à ma femme que je suis malade d’avoir trop bu, tandis que c’est toi qui es ivre ! Attends, je m’en vais de suite chez Dulciter, et tu auras tout à l’heure de ses nouvelles.
— Vous devez vous apercevoir, madame, dit Page, avec le plus grand sang-froid du monde, que cet homme bat la campagne : vous manqueriez à tous vos devoirs d’épouse si vous ne faisiez prendre à votre mari de la camomille et de la fleur de tilleul, ainsi que vient de le prescrire {{M.|Rathery}}, qui est assurément le médecin le plus habile du bailliage, et qui répond aux insultes de ce fou en lui sauvant la vie.
Susurrans allait recommencer ses imprécations.
— Allons, lui dit sa femme, je vois que ces messieurs ont raison ; vous êtes ivre à ne pouvoir plus parler ; suivez-moi de suite, ou je ferme la porte en rentrant, et vous irez coucher où vous voudrez.
— C’est cela, dirent ensemble Page et mon oncle ; et ils riaient encore lorsqu’ils arrivèrent à la porte du Dauphin. La première personne qu’ils rencontrèrent dans la cour fut {{M.|Minxit}}, qui allait monter à cheval pour retourner à Corvol.
— Parbleu, dit mon oncle, prenant la bride du cheval, vous ne partirez pas ce soir, monsieur Minxit ; vous allez souper avec nous ; nous avons perdu un convive, mais vous en valez bien trente comme lui.
— Puisque cela te fait plaisir, Benjamin… Garçon, ramenez mon cheval à l’écurie, et dites qu’on me prépare un lit.<noinclude>
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{{c|Comment mon oncle passa la nuit en prières pour l’heureuse délivrance de sa sœur.|fs=100%}}
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{{sc|Mon}} temps est précieux, chers lecteurs, et je suppose que le vôtre ne l’est pas moins ; je ne m’amuserai donc pas à vous décrire ce mémorable souper ; vous connaissez assez les convives pour vous faire une idée de la manière dont ils soupèrent. Mon oncle sortit à minuit de l’hôtel du Dauphin, avançant de trois pas et reculant de deux, comme certains pèlerins d’autrefois, qui faisaient vœu de se rendre avec cette allure à Jérusalem. En rentrant, il aperçut de la lumière dans la chambre de Machecourt, et, supposant que celui-ci griffonnait quelque exploit, il entra avec l’intention de lui souhaiter le bonsoir. Ma grand’mère était alors en mal d’enfant ; la sage-femme, tout effrayée de l’apparition de mon oncle qu’on n’attendait pas à cette heure, vint le prévenir officiellement de l’évènement qui allait avoir lieu. Benjamin se rappela, à travers les brouillards qui obscurcissaient son cerveau, que sa<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Courvey" /></noinclude>sœur, la première année de son mariage, avait eu une couche laborieuse qui avait mis sa vie en danger ;
aussitôt le voilà qui se fond en deux gouttières de larmes.
— Hélas ! s’écriait-il d’une voix à réveiller toute la rue des Moulins, ma chère sœur va mourir, hélas ! elle va…
— Madame Lalande, s’écria ma grand’mère du fond de son lit, mettez-moi ce chien d’ivrogne à la porte.
— Retirez-vous, monsieur Rathery, dit madame Lalande, il n’y a pas le moindre danger ; l’enfant se présente par les épaules, et dans une heure votre sœur sera délivrée.
Mais Benjamin criait toujours : Hélas ! elle va mourir, ma chère sœur.
Machecourt, voyant que la harangue de la sage-femme ne produisait aucun effet, crut devoir intervenir à son tour.
— Oui, Benjamin, mon ami, mon bon frère, l’enfant se présente par les épaules, fais-moi le plaisir d’aller te coucher, je t’en supplie.
Ainsi parla mon grand-père.
— Et toi, Machecourt, mon ami, mon bon frère, lui répondit mon oncle, je t’en supplie, fais-moi le plaisir d’aller…
Ma grand’mère, comprenant qu’elle ne pouvait compter sur un acte de rigueur de Machecourt à Benjamin, se décida à mettre elle-même celui-ci à la porte.
Mon oncle se laissa pousser dehors avec la docilité d’un mouton. Son parti fut bientôt pris : il se décida à aller coucher à côté de Page qui ronflait, comme un soufflet de forge, sur une des tables du Dauphin. Mais, en passant sur la place de l’église, l’idée lui vint de prier Dieu pour l’heureuse délivrance de sa chère sœur ; or, le temps s’était remis à la gelée comme de plus belle, et il faisait un<noinclude>
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Courvey
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/* Corrigée */ {{lang|la| + italiques
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<noinclude><pagequality level="3" user="Courvey" /></noinclude>froid de cinq à six degrés. Nonobstant cela, Benjamin s’agenouilla sur les marches du portail, joignit les mains comme il l’avait vu pratiquer à sa chère sœur, et se mit à marmotter quelques bribes de prières. Comme il entamait son second {{lang|la|''Ave''}}, le sommeil le prit, et il se mit à ronfler à l’instar de son ami Page. Le lendemain matin à cinq heures, lorsque le sacristain vint sonner l’{{lang|la|''Angelus''}}, il aperçut quelque chose d’agenouillé qui avait comme une forme humaine. Il s’imagina d’abord, dans sa simplicité, que c’était un saint qui était sorti de sa niche pour faire quelque exercice de pénitence, et il s’apprêtait à
le faire rentrer dans l’église ; mais, s’étant approché davantage, à la lueur de sa lanterne, il reconnut mon oncle, qui avait un pouce de verglas sur le dos, et à l’extrémité du nez un filet de glace d’une demi-aune.
— Holà, oh ! monsieur Rathery ! s’écria-t-il dans l’oreille de Benjamin.
Comme celui-ci ne répondait pas, il alla tranquillement son-<noinclude>
<references/></noinclude>
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Courvey
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/* Corrigée */ {{lang|la| + italiques + {{M.|Rathery}} + {{M.|le}}
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Courvey" /></noinclude>ner son {{lang|la|''Angelus''}}, et quand il l’eut achevé et parachevé, il revint à {{M.|Rathery}}. Au cas qu’il ne fût pas mort, il le chargea comme un sac sur ses épaules, et l’alla porter à sa sœur. Ma grand’mère était délivrée depuis deux bonnes heures ; les voisines qui passaient la nuit auprès d’elle reportèrent leurs soins sur Benjamin. Elles le placèrent sur un matelas devant le foyer, l’enveloppèrent de serviettes chaudes, de couvertures chaudes, et lui mirent aux pieds une brique chaude : dans l’excès de leur zèle, elles l’auraient volontiers mis au four. Mon oncle se dégela peu à peu ; sa queue, qui était aussi raide que son épée, commença à pleurer sur le traversin, ses articulations se détendirent, l’exercice de la parole lui revint, et le premier usage qu’il en fit fut de demander du vin chaud. On lui en fit vivement une chaudronnée ; quand il en eut bu la moitié, il fut pris d’une telle sueur qu’on crut qu’il s’allait liquéfier. Il avala le reste, se
rendormit, et à huit heures du matin il se portait le mieux du monde. Si {{M.|le}} curé eût dressé le procès-verbal de ces faits, mon oncle eût été infailliblement canonisé. On l’eût probablement donné pour patron aux cabaretiers ; et, sans le flatter, il eût fait, avec sa queue et son habit rouge, une magnifique enseigne d’auberge.
Une semaine et plus s’était écoulée depuis l’heureux accouchement de ma grand’mère, et déjà elle songeait à ses relevailles. Cette espèce de quarantaine que lui imposaient les canons de l’Église avait de graves inconvénients pour elle en particulier, et pour toute la famille en général. D’abord, lorsque quelque évènement un peu saillant, quelque bon scandale par exemple, ridait la surface tranquille du quartier, elle ne pouvait aller en disserter chez son prochain de la rue des Moulins, ce qui était pour elle une cruelle privation ; ensuite elle était obligée d’envoyer Gaspard, enveloppé d’un tablier de cuisine, au marché et à la boucherie. Or, ou Gaspard perdait l’argent du pot-au-feu au bouchon, ou il rapportait du collet pour de la cuisse, ou bien en-<noinclude>
<references/></noinclude>
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Courvey
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/* Corrigée */ 2 x madame {{M.|le}}
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Courvey" /></noinclude>core quand on l’envoyait quérir un chou pour mettre dans la marmite, la soupe était trempée que Gaspard n’était pas encore de retour. Benjamin riait, Machecourt enrageait, et ma grand’mère fouettait Gaspard.
— Pourquoi aussi, lui dit un jour mon grand-père, irrité d’être obligé, par suite de l’absence de Gaspard, de manger une tête de veau sans ciboules, ne fais-tu pas ta besogne toi-même ?
— Pourquoi ! pourquoi ! repartit ma grand’mère, parce que je ne puis aller à la messe sans payer madame Lalande.
— Que diable aussi, chère sœur, dit Benjamin, n’attendiez-vous pas pour accoucher que vous eussiez de l’argent ?
— Demande donc plutôt à ton imbécile de beau-frère pourquoi, depuis un mois il ne m’a pas apporté un pauvre écu de six livres.
— Ainsi donc, dit Benjamin, si vous étiez six mois sans recevoir d’argent, six mois vous resteriez enfermée dans votre maison comme dans un lazaret ?
— Oui, répliqua ma grand’mère, parce que si je sortais avant d’être allée à la messe, le curé parlerait de moi en chaire, et qu’on me montrerait du doigt dans les rues.
— En ce cas, sommez donc {{M.|le}} curé de vous envoyer sa femme de charge pour tenir votre ménage ; car Dieu est trop juste pour exiger que Machecourt mange de la tête de veau sans ciboules, parce que vous lui avez fait un septième enfant.
Heureusement, l’écu de six livres si impatiemment attendu arriva accompagné de quelques autres, et ma grand’mère put aller à la messe.
En rentrant à la maison avec madame Lalande, elle trouva mon oncle étendu dans le fauteuil de cuir de Machecourt, les talons appuyés sur les chenets et ayant devant lui une écuelle pleine de vin<noinclude>
<references/></noinclude>
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Courvey
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/* Corrigée */ ''mais…'' madame
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Courvey" /></noinclude>chaud ; car il faut vous dire que, depuis sa convalescence, Benjamin, reconnaissant envers le vin chaud qui lui avait sauvé la vie, en prenait tous les matins une ration qui aurait suffi à deux officiers de marine. Il disait, pour justifier cet extra monstre, que sa température était encore au-dessous de zéro.
— Benjamin, lui dit ma grand’mère, j’ai un service à te demander.
— Un service ! répondit Benjamin, et que puis-je faire, chère sœur, pour vous être agréable ?
— Tu devrais l’avoir deviné, Benjamin : il faut que tu sois parrain de mon dernier.
Benjamin, qui n’avait rien deviné du tout et qu’au contraire cette proposition prenait à l’improviste, secoua la tête et fit un gros ''mais…''
— Comment, dit ma grand’mère lui jetant un regard plein d’étincelles, est-ce que tu me refuserais cela, par hasard ?
— Non pas, chère sœur, bien au contraire, mais…
— Mais quoi ? Tu commences à m’impatienter avec tes ''mais''.
— C’est que, voyez-vous, je n’ai jamais été parrain, moi, et je ne saurais comment m’y prendre pour remplir mes fonctions.
— Belle difficulté ! on te mettra au courant : je prierai le cousin Guillaumot de te donner quelques leçons.
— Je ne doute ni des talents ni du zèle du cousin Guillaumot ; mais, s’il faut que je prenne des leçons de parinologie, je crains que cette étude n’aille pas à mon genre d’intelligence ; vous feriez mieux peut-être de prendre un parrain tout instruit : Gaspard, par exemple, qui est enfant de chœur, vous conviendrait parfaitement.
— Allons donc, monsieur Rathery, dit madame Lalande, il faut<noinclude>
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Courvey
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/* Corrigée */
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Courvey" /></noinclude>que vous acceptiez l’invitation de votre sœur : c’est un devoir de famille dont vous ne pouvez vous exempter.
— Je vois ce que c’est, madame Lalande, dit Benjamin : quoique je ne sois pas riche, j’ai la réputation de bien faire les choses, et vous aimeriez autant avoir affaire avec moi qu’à Gaspard, n’est-ce pas ?
— Fi donc ! Benjamin, fi donc ! monsieur Rathery, s’exclamèrent ensemble ma grand’mère et Mme Lalande.
— Tenez, ma chère sœur, poursuivit Benjamin, à vous parler franchement, je ne me soucie pas d’être parrain. Je veux bien me conduire avec mon neveu comme si je l’avais tenu sur les fonts de baptême ; j’écouterai avec satisfaction le compliment qu’il m’adressera tous les ans le jour de ma fête, et fût-il de Millot-Rataut, je m’engage à le trouver charmant. Je lui permettrai de m’embrasser le premier jour de chaque année, et je lui donnerai pour ses étrennes un polichinelle à ressort ou une paire de culottes, selon que vous l’aimerez mieux. Je serai même flatté que vous le nommiez Benjamin ; mais aller me planter comme un grand imbécile devant les fonts baptismaux, avec un cierge à la main, ma foi non, chère sœur, n’exigez pas cela de moi : ma dignité d’homme s’y oppose ; j’aurais peur que Djhiarcos ne me rît au nez. Et d’ailleurs, comment puis-je affirmer, moi, que ce petit braillard renonce à Satan et à ses œuvres ? Qu’est-ce qui me prouve qu’il renonce aux œuvres de Satan ? Si la responsabilité du parrain n’est qu’une frime, comme le pensent quelques-uns, à quoi bon un parrain, à quoi bon une marraine, à quoi bon deux cautions au lieu d’une, et pourquoi faire endosser ma signature par un autre ? Si au contraire cette responsabilité est sérieuse, pourquoi en encourrais-je les conséquences ? Notre âme étant ce que nous avons de plus précieux, n’est-ce pas être fou que de la mettre en gage pour celle d’un autre ? Et d’ailleurs, qu’est-ce qui vous presse donc<noinclude>
<references/></noinclude>
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Courvey
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madame
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Courvey" /></noinclude>que vous acceptiez l’invitation de votre sœur : c’est un devoir de famille dont vous ne pouvez vous exempter.
— Je vois ce que c’est, madame Lalande, dit Benjamin : quoique je ne sois pas riche, j’ai la réputation de bien faire les choses, et vous aimeriez autant avoir affaire avec moi qu’à Gaspard, n’est-ce pas ?
— Fi donc ! Benjamin, fi donc ! monsieur Rathery, s’exclamèrent ensemble ma grand’mère et madame Lalande.
— Tenez, ma chère sœur, poursuivit Benjamin, à vous parler franchement, je ne me soucie pas d’être parrain. Je veux bien me conduire avec mon neveu comme si je l’avais tenu sur les fonts de baptême ; j’écouterai avec satisfaction le compliment qu’il m’adressera tous les ans le jour de ma fête, et fût-il de Millot-Rataut, je m’engage à le trouver charmant. Je lui permettrai de m’embrasser le premier jour de chaque année, et je lui donnerai pour ses étrennes un polichinelle à ressort ou une paire de culottes, selon que vous l’aimerez mieux. Je serai même flatté que vous le nommiez Benjamin ; mais aller me planter comme un grand imbécile devant les fonts baptismaux, avec un cierge à la main, ma foi non, chère sœur, n’exigez pas cela de moi : ma dignité d’homme s’y oppose ; j’aurais peur que Djhiarcos ne me rît au nez. Et d’ailleurs, comment puis-je affirmer, moi, que ce petit braillard renonce à Satan et à ses œuvres ? Qu’est-ce qui me prouve qu’il renonce aux œuvres de Satan ? Si la responsabilité du parrain n’est qu’une frime, comme le pensent quelques-uns, à quoi bon un parrain, à quoi bon une marraine, à quoi bon deux cautions au lieu d’une, et pourquoi faire endosser ma signature par un autre ? Si au contraire cette responsabilité est sérieuse, pourquoi en encourrais-je les conséquences ? Notre âme étant ce que nous avons de plus précieux, n’est-ce pas être fou que de la mettre en gage pour celle d’un autre ? Et d’ailleurs, qu’est-ce qui vous presse donc<noinclude>
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/* Corrigée */ vingt-un ans + rajout mot + madame
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Courvey" /></noinclude>tant de faire baptiser votre poupon ? Est-ce une terrine de foies gras ou un jambon de Mayence qui se gâterait s’il n’était salé de suite ? Attendez qu’il ait vingt-cinq ans : au moins, il pourra répondre lui-même, et alors, s’il lui faut une caution, je saurai ce que j’ai à faire. Jusqu’à dix-huit ans, votre fils ne pourra prendre un enrôlement dans l’armée ; jusqu’à vingt-un ans, il ne pourra contracter d’engagements civils ; jusqu’à vingt-cinq ans, il ne pourra se marier sans votre consentement et celui de Machecourt, et vous voulez qu’à neuf jours il
ait assez de discernement pour se choisir une religion. Allons donc ! vous voyez bien vous-même que cela n’est pas raisonnable.
— Oh ! ma chère dame, s’écria la sage-femme, épouvantée de la logique hétérodoxe de mon oncle, votre frère est un damné ; gardez-vous bien de le donner pour parrain à votre enfant : cela lui porterait malheur !
— Madame Lalande, dit Benjamin d’un ton sévère, un cours d’accouchement n’est pas un cours de logique. Il y aurait lâcheté de ma part à discuter avec vous. Je me contenterai seulement de vous demander si saint Jean baptisait dans le Jourdain moyennant un sesterce et un cornet de dattes sèches des néophytes apportés de Jérusalem sur les bras de leur nourrice ?
— Ma foi ! dit madame Lalande, embarrassée de l’objection, j’aime mieux le croire que d’y aller voir.
— Comment, madame, vous aimez mieux le croire que d’y aller voir ! est-ce là le langage d’une sage-femme instruite de sa religion ? Eh bien ! puisque vous le prenez sur ce ton, je me ferai l’honneur de vous poser ce dilemme…
— Laisse-nous donc tranquilles avec tes dilemmes, interrompit ma grand’mère, est-ce que madame Lalande sait ce que c’est qu’un dilemme ?
— Comment, madame, fit la sage-femme piquée de l’observa-<noinclude>
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/* Corrigée */ 3 x mademoiselle + madame + {{lang|la|''lapsus linguæ''}}
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Courvey" /></noinclude>tion de ma grand’mère, je ne sais pas ce que c’est qu’un dilemme ! l’épouse d’un chirurgien, ne pas savoir ce que c’est qu’un dilemme ! Continuez, monsieur Rathery, je vous écoute.
— C’est fort inutile, répliqua sèchement ma grand’mère, j’ai décidé que Benjamin serait parrain, et il le sera : il n’y a pas de dilemme au monde qui puisse l’en exempter.
— J’en appelle à Machecourt ! s’écria Benjamin.
— Machecourt t’a condamné d’avance : il est allé ce matin à Corvol inviter mademoiselle Minxit à être la commère.
— Ainsi donc, s’écria mon oncle, on dispose de moi sans mon consentement : on n’a pas même l’honnêteté de me prévenir ! Me prend-on pour un homme empaillé, pour un gargamelle de pain d’épice ? La belle figure que vont faire mes cinq pieds dix pouces à côté des cinq pieds trois pouces de mademoiselle Minxit, qui aura l’air, avec sa taille plate et calibrée, d’un mât de cocagne couronné de rubans ! Savez-vous que l’idée d’aller à l’église côte à côte avec elle me tourmente depuis six mois, et que j’ai failli, en répugnance de cette corvée, renoncer à l’avantage de devenir son mari ?
— Voyez-vous, madame Lalande, dit ma grand’mère, ce Benjamin comme il est facétieux : il aime mademoiselle Minxit avec passion, et cependant il faut qu’il se raille d’elle.
— Hum ! fit la sage-femme.
Benjamin, qui n’avait pas songé à madame Lalande, s’aperçut qu’il avait fait un {{lang|la|''lapsus linguæ''}} ; pour échapper aux reproches de sa sœur, il se hâta de déclarer qu’il consentait à tout ce qu’on voudrait exiger de lui, et détala avant que la sage-femme fût partie.
Le baptême devait avoir lieu le dimanche suivant ; ma grand’mère s’était mise en frais pour cette cérémonie ; elle avait<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Courvey" /></noinclude>tion de ma grand’mère, je ne sais pas ce que c’est qu’un dilemme ! l’épouse d’un chirurgien, ne pas savoir ce que c’est qu’un dilemme ! Continuez, monsieur Rathery, je vous écoute.
— C’est fort inutile, répliqua sèchement ma grand’mère, j’ai décidé que Benjamin serait parrain, et il le sera : il n’y a pas de dilemme au monde qui puisse l’en exempter.
— J’en appelle à Machecourt ! s’écria Benjamin.
— Machecourt t’a condamné d’avance : il est allé ce matin à Corvol inviter mademoiselle Minxit à être la commère.
— Ainsi donc, s’écria mon oncle, on dispose de moi sans mon consentement : on n’a pas même l’honnêteté de me prévenir ! Me prend-on pour un homme empaillé, pour un gargamelle de pain d’épice ? La belle figure que vont faire mes cinq pieds dix pouces à côté des cinq pieds trois pouces de mademoiselle Minxit, qui aura l’air, avec sa taille plate et calibrée, d’un mât de cocagne couronné de rubans ! Savez-vous que l’idée d’aller à l’église côte à côte avec elle me tourmente depuis six mois, et que j’ai failli, en répugnance de cette corvée, renoncer à l’avantage de devenir son mari ?
— Voyez-vous, madame Lalande, dit ma grand’mère, ce Benjamin comme il est facétieux : il aime mademoiselle Minxit avec passion, et cependant il faut qu’il se raille d’elle.
— Hum ! fit la sage-femme.
Benjamin, qui n’avait pas songé à madame Lalande, s’aperçut qu’il avait fait un {{lang|la|''lapsus linguæ''}} ; pour échapper aux reproches de sa sœur, il se hâta de déclarer qu’il consentait à tout ce qu’on voudrait exiger de lui, et détala avant que la sage-femme fût partie.
Le baptême devait avoir lieu le dimanche suivant ; ma grand’mère s’était mise en frais pour cette cérémonie : elle avait<noinclude>
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/* Validée */
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Courvey" /></noinclude>autorisé Machecourt à inviter à un dîner solennel tous ses amis et
ceux de mon oncle. Pour Benjamin, il était en mesure de faire face
aux dépenses qu’exige le rôle de parrain magnifique : il venait de
recevoir du gouvernement une gratification de cent francs pour le
zèle qu’il avait mis à propager l’inoculation dans le pays, et à
réhabiliter la pomme de terre attaquée à la fois par les agronomes
et les médecins.<noinclude>
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Liens établis
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Bernard54" /></noinclude><nowiki/>
{{Centré|TABLE DES MATIÈRES DU VINGT-TROISIÈME VOLUME.|fs=130%}}
{{séparateur}}
{{table|largeurp=40|indentation=-2|titre=[[Les Ateliers nationaux|{{sc|Les ateliers nationaux}}]], par [[Auteur:Jean-Jacques Baude|{{sc|M. J.-J. Baude}}]].|page=5}}
{{table|largeurp=40|indentation=-2|titre=[[Puylaurens/04|{{sc|Puylaurens}}. — Quatrième partie]], par {{sc|M. Paul de Musset}}.|page=24}}
{{table|largeurp=40|indentation=-2|titre=[[Marilhat|{{sc|Marilhat}}]], par [[auteur:Théophile Gautier|{{sc|M. Théophile Gautier}}]].|page=56}}
{{table|largeurp=40|indentation=-2|titre=Donizetti et l’école italienne depuis Rossini {{sc|Donizetti et l’école italienne depuis rossini}}]], par [[Auteur:Paul Scudo|{{sc|M. P. Scudo}}]].|page=76}}
{{table|largeurp=40|indentation=-2|titre=[[Écrivains révolutionnaires - Chamfort|{{sc|Écrivains révolutionnaires}}. — Chamfort]], par [[Auteur:Arsène Houssaye|{{sc|M. Arsène Houssaye}}]].|page=91}}
{{table|largeurp=40|indentation=-2|titre=[[Lettres sur les symptômes du temps/03|{{sc|Lettres sur les symptômes du temps}}. — III]], par [[Auteur:Émile Montégut|{{sc|M. É. Montégut}}]].|page=106}}
{{table|largeurp=40|indentation=-2|titre=[[Chronique de la quinzaine - 30 juin 1848|{{sc|Chronique de la quinzaine}}<includeonly> - 30 juin 1848</includeonly>]].|page=120}}
{{table|largeurp=40|indentation=-2|titre={{sc|Table générale des travaux de la revue depuis sa fondation}}.|page=133}}
{{table|largeurp=40|indentation=-2|titre=[[Chateaubriand et ses mémoires/1|{{sc|Chateaubriand et ses mémoires}}. — Première partie]], par [[auteur:Louis de Loménie|{{sc|M. Louis de Loménie}}]].|page=133}}
{{table|largeurp=40|indentation=-2|titre=[[Puylaurens/05|{{sc|Puylaurens}}. — Cinquième partie]], par [[Auteur:Paul de Musset|{{sc|M. Paul de Musset}}]].|page=168}}
{{table|largeurp=40|indentation=-2|titre=[[L’Araguaïl|{{sc|L’araguaïl}}. — Scènes de voyage dans l’Amérique du Sud]], par {{sc|M. F. de Castelnau}}.|page=198}}
{{table|largeurp=40|indentation=-2|titre=[[Les Poésies d’Henri Heine/1|{{sc|Les poésies de henri heine}}]], par [[Auteur:Gérard de Nerval|{{sc|M. Gérard de Nerval}}]].|page=224}}
{{table|largeurp=40|indentation=-2|titre=[[Les Socialistes et le travail en commun|{{sc|Les socialistes et le travail en commun}}]], par {{sc|M. le maréchal Bugeaud}}.|page=244}}
{{table|largeurp=40|indentation=-2|titre=[[Lettres sur la Belgique/01|{{sc|Lettres sur la Belgique}}. — I. — Le Parti libéral depuis 1830.]]|page=260}}
{{table|largeurp=40|indentation=-2|titre=[[Chronique de la quinzaine - 14 juillet 1848|{{sc|Chronique de la quinzaine}}<includeonly> - 14 juillet 1848</includeonly>]].|page=271}}
{{table|largeurp=40|indentation=-2|titre={{sc|documens financiers}}.|page=281}}
{{table|largeurp=40|indentation=-2|titre=[[Les affaires d’Italie|{{sc|Les affaires d’italie}}]].|page=285}}
{{table|largeurp=40|indentation=-2|titre=[[La Politique étrangère de la France depuis la révolution de février|{{sc|De la politique étrangère de la france depuis la révolution de février}}]], par [[Auteur:Albert de Broglie|{{sc|M. Albert de Broglie}}]].|page=293}}
{{table|largeurp=40|indentation=-2|titre=[[Élise|{{sc|Élise}}]], par [[Auteur:Léonce de Lavergne|{{sc|M. Léonce de Lavergne}}]].|page=322}}
{{table|largeurp=40|indentation=-2|titre=[[De la Guerre sociale dans ses rapports avec la philosophie panthéiste et le mouvement révolutionnaire de l’Europe|{{sc|De la guerre sociale dans ses rapports avec la philosophie panthéiste et le mouvement révolutionnaire de l’europe}}]], par [[Auteur:Philarète Chasles|{{sc|M. Ph. Chasles}}]].|page=348}}
{{table|largeurp=40|indentation=-2|titre=[[Puylaurens/06|{{sc|Puylaurens}}. — Dernière partie]], par [[Auteur:Paul de Musset|{{sc|M. Paul de Musset}}]].|page=367}}
{{table|largeurp=40|indentation=-2|titre=[[La Hongrie en 1848/02|{{sc|La hongrie}}. — II. — La Constitution hongroise. — Saint Étienne et Joseph II]], par {{sc|M. E. de Langsdorff}}.|page=395}}
{{table|largeurp=40|indentation=-2|titre=[[De l’histoire ancienne de la Grèce/02|{{sc|De l’histoire ancienne de la grèce}}]] (''History of Greece'', de {{M.|George}} Groote), par [[Auteur:Prosper Mérimée|{{sc|M. Prosper Mérimée}}]].|page=428}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Revue des Deux Mondes - 1848 - tome 23.djvu/966
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Liens établis
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Bernard54" /></noinclude>{{table|largeurp=40|indentation=-2|titre=[[Beaux-Arts - Vénus anadyomène - Portrait de Mme de Rothschild|{{sc|Beaux-arts}}. — L’Anadyomène. — Le Portrait de Mme de Rothschild]], par {{sc|M. Ingres}}.|page=441}}
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<noinclude><pagequality level="4" user="Bertille" /></noinclude>{{tiret2|se|raient}} « châtiés de confiscation et de prison perpétuelle », comme pour le crime de misprision. Quant aux femmes trouvées parmi ces hommes, elles subiraient le ''cucking stool'', qui est un trébuchet dont l’appellation, composée du mot français ''coquine'' et du mot allemand ''stuhl'', signifie « chaise de p….. ». La loi anglaise étant douée d’une longévité bizarre, cette punition existe encore dans la législation d’Angleterre pour « les femmes querelleuses ». On suspend le cucking stool au-dessus d’une rivière ou d’un étang, on {{corr|asseoit|assoit}} la femme dedans, et on laisse tomber la chaise dans l’eau, puis on la retire, et on recommence trois fois ce plongeon de la femme, « pour rafraîchir sa colère », dit le commentateur Chamberlayne.<noinclude>
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Une bise opiniâtre du nord souffla sans discontinuer sur le continent européen, et plus rudement encore sur l’Angleterre, pendant tout le mois de décembre 1689 et tout le mois de janvier 1690. De là le froid calamiteux qui a fait noter cet hiver comme « mémorable aux pauvres » sur les marges de la vieille bible de la chapelle<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Bertille" /></noinclude>presbytérienne des Non Jurors de Londres. Grâce à la solidité utile de l’antique parchemin monarchique employé aux registres officiels, de longues listes d’indigents trouvés morts de famine et de nudité sont encore lisibles aujourd’hui dans beaucoup de répertoires locaux, particulièrement dans les pouillés de la Clink liberty Court du bourg de Southwark, de la Pie powder Court, ce qui veut dire Cour des pieds poudreux, de la White Chapel Court, tenue au village de Stapney par le bailli du seigneur. La Tamise prit, ce qui n’arrive pas une fois par siècle, la glace s’y formant difficilement à cause de la secousse de la mer. Les chariots roulèrent sur la rivière gelée ; il y eut sur la Tamise foire avec tentes, et combats d’ours et de taureaux ; on y rôtit un bœuf entier sur la glace. Cette épaisseur de glace dura deux mois. La pénible année 1690 dépassa en rigueur même les hivers célèbres du commencement du dix-septième siècle, si minutieusement observés par le docteur Gédéon Delaun, lequel a été honoré par la ville de Londres d’un buste avec piédouche en qualité d’apothicaire du roi {{roi|Jacques|Ier}}.<noinclude>
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Un soir, vers la fin d’une des plus glaciales journées de ce mois de janvier 1690, il se passait dans une des nombreuses anses inhospitalières du golfe de Portland quelque chose d’inusité qui faisait crier et tournoyer à l’entrée de cette anse les mouettes et les oies de mer, n’osant rentrer.
Dans cette crique, la plus périlleuse de toutes les anses du golfe quand règnent de certains vents, et par conséquent la plus solitaire, commode, à cause de son danger même, aux navires qui se cachent, un petit bâtiment, accostant presque la falaise, grâce à l’eau profonde, était amarré à une pointe de roche. On a tort de dire la nuit tombe ; on devrait dire la nuit monte ; car c’est de terre que vient l’obscurité. Il faisait déjà nuit au bas de la falaise ; il faisait encore jour en haut. Qui se fût approché du bâtiment amarré, eût reconnu une ourque biscayenne.
Le soleil, caché toute la journée par les brumes, venait de se coucher. On commençait à sentir cette angoisse profonde et noire qu’on pourrait nommer l’anxiété du soleil absent.
Le vent ne venant pas de la mer, l’eau de la crique était calme.<noinclude>
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C’était, en hiver surtout, une exception heureuse. Ces criques de Portland sont presque toujours des havres de barre. La mer dans les gros temps s’y émeut considérablement, et il faut beaucoup d’adresse et de routine pour passer là en sûreté. Ces petits ports, plutôt apparents que réels, font un mauvais service. Il est redoutable d’y entrer et terrible d’en sortir. Ce soir-là, par extraordinaire, nul péril.
L’ourque de Biscaye est un ancien gabarit tombé en désuétude. Cette ourque, qui a rendu des services, même à la marine militaire, était une coque robuste, barque par la dimension, navire par la solidité. Elle figurait dans l’Armada ; l’ourque de guerre atteignait, il est vrai, de forts tonnages ; ainsi la capitainesse ''Grand Griffon'', montée par Lope de Médina, jaugeait six cent cinquante tonneaux et portait quarante canons ; mais l’ourque marchande et contrebandière était d’un très faible échantillon. Les gens de mer estimaient et considéraient ce gabarit chétif. Les cordages de l’ourque étaient formés de tourons de chanvre, quelques-uns avec âme en fil de fer, ce qui indique une intention probable, quoique<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Bertille" /></noinclude>peu scientifique, d’obtenir des indications dans les cas de tension magnétique ; la délicatesse de ce gréement n’excluait point les gros câbles de fatigue, les cabrias des galères espagnoles et les cameli des trirèmes romaines. La barre était très longue, ce qui a l’avantage d’un grand bras de levier, mais l’inconvénient d’un petit arc d’effort ; deux rouets dans deux clans au bout de la barre corrigeaient ce défaut et réparaient un peu cette perte de force. La boussole était bien logée dans un habitacle parfaitement carré, et bien balancée par ses deux cadres de cuivre placés l’un dans l’autre horizontalement sur de petits boulons comme dans les lampes de Cardan. Il y avait de la science et de la subtilité dans la construction de l’ourque, mais c’était de la science ignorante et de la subtilité barbare.
L’ourque était primitive comme la prame et la pirogue, participait de la prame par la stabilité et de la pirogue par la vitesse, et avait, comme toutes les embarcations nées de l’instinct pirate et pêcheur, de remarquables qualités de mer. Elle était propre aux eaux fermées et aux eaux ouvertes ; son jeu de voiles, compliqué d’étais et très particulier, lui<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Bertille" /></noinclude>permettait de naviguer petitement dans les baies closes des Asturies, qui sont presque des bassins, comme Pasages par exemple, et largement en pleine mer ; elle pouvait faire le tour d’un lac et le tour du monde ; singulières nefs à deux fins, bonnes pour l’étang, et bonnes pour la tempête. L’ourque était parmi les navires ce qu’est le hochequeue parmi les oiseaux, un des plus petits et un des plus hardis ; le hochequeue, perché, fait à peine plier un roseau, et, envolé, traverse l’océan.
Les ourques de Biscaye, même les plus pauvres, étaient dorées et peintes. Ce tatouage est dans le génie de ces peuples charmants, un peu sauvages. Le sublime bariolage de leurs montagnes, quadrillées de neiges et de prairies, leur révèle le prestige âpre de l’ornement quand même. Ils sont indigents et magnifiques ; ils mettent des armoiries à leurs chaumières ; ils ont de grands ânes qu’ils chamarrent de grelots, et de grands bœufs qu’ils coiffent de plumes ; leurs chariots, dont on entend à deux lieues grincer les roues, sont enluminés, ciselés, et enrubannés. Un savetier a un bas-relief sur sa porte ; c’est saint Crépin<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Bertille" /></noinclude>et une savate, mais c’est en pierre. Ils galonnent leur veste de cuir ; ils ne recousent pas le haillon, mais ils le brodent. Gaîté profonde et superbe. Les basques sont, comme les grecs, des fils du soleil. Tandis que le valencien se drape nu et triste dans sa couverture de laine rousse trouée pour le passage de la tête, les gens de Galice et de Biscaye ont la joie des belles chemises de toiles blanchie à la rosée. Leurs seuils et leurs fenêtres regorgent de faces blondes et fraîches, riant sous les guirlandes de maïs. Une sérénité joviale et fière éclate dans leurs arts naïfs, dans leurs industries, dans leurs coutumes, dans la toilette des filles, dans les chansons. La montagne, cette masure colossale, est en Biscaye toute lumineuse ; les rayons entrent et sortent par toutes ses brèches. Le farouche Jaïzquivel est plein d’idylles. La Biscaye est la grâce pyrénéenne comme la Savoie est la grâce alpestre. Les redoutables baies qui avoisinent Saint-Sébastien, Leso et Fontarabie, mêlent aux tourmentes, aux nuées, aux écumes par-dessus les caps, aux rages de la vague et du vent, à l’horreur, au fracas, des batelières couronnées de roses. Qui a vu le pays<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Bertille" /></noinclude>basque veut le revoir. C’est la terre bénie. Deux récoltes par an, des villages gais et sonores, une pauvreté altière, tout le dimanche un bruit de guitares, danses, castagnettes, amours, des maisons propres et claires, les cigognes dans les clochers.
Revenons à Portland, âpre montagne de la mer.
La presqu’île de Portland, vue en plan géométral, offre l’aspect d’une tête d’oiseau dont le bec est tourné vers l’Océan et l’occiput vers Weymouth ; l’isthme est le cou.
Portland, au grand dommage de sa sauvagerie, existe aujourd’hui pour l’industrie. Les côtes de Portland ont été découvertes par les carriers et les plâtriers vers le milieu du dix-huitième siècle. Depuis cette époque, avec la roche de Portland, on fait du ciment dit romain, exploitation utile qui enrichit le pays et défigure la baie. Il y a deux cents ans, ces côtes étaient ruinées comme une falaise, aujourd’hui elles sont ruinées comme une carrière ; la pioche mord petitement, et le flot grandement ; de là une diminution de beauté. Au gaspillage magnifique de l’Océan a succédé la coupe réglée de l’homme. Cette coupe<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Bertille" /></noinclude>réglée a supprimé la crique où était amarrée l’ourque biscayenne. Pour retrouver quelque vestige de ce petit mouillage démoli, il faudrait chercher sur la côte orientale de la presqu’île, vers la pointe, au delà de Folly-Pier et de Dirdle-Pier, au delà même de Wakeham, entre le lieu dit Church-Hop et le lieu dit Southwell.
La crique, murée de tous les côtés par des escarpements plus hauts qu’elle n’était large, était de minute en minute plus envahie par le soir ; la brume trouble, propre au crépuscule, s’y épaississait ; c’était comme une crue d’obscurité au fond d’un puits ; la sortie de la crique sur la mer, couloir étroit, dessinait dans cet intérieur presque nocturne, où le flot remuait, une fissure blanchâtre. Il fallait être tout près pour apercevoir l’ourque amarrée aux rochers et comme cachée dans leur grand manteau d’ombre. Une planche jetée du bord à une saillie basse et plate de la falaise, unique point où l’on pût prendre pied, mettait la barque en communication avec la terre ; des formes noires marchaient et se croisaient sur ce pont branlant, et dans ces ténèbres des gens s’embarquaient.<noinclude>
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Il faisait moins froid dans la crique qu’en mer, grâce à l’écran de roche dressé au nord de ce bassin ; diminution qui n’empêchait pas ces gens de grelotter. Ils se hâtaient.
Les effets de crépuscule découpent les formes à l’emporte-pièce ; de certaines dentelures à leurs habits étaient visibles, et montraient que ces gens appartenaient à la classe nommée en Angleterre ''{{lang|en|the ragged}}'', c’est-à-dire les déguenillés.
On distinguait vaguement dans les reliefs de la falaise la torsion d’un sentier. Une fille qui laisse pendre et traîner son lacet sur un dossier de fauteuil dessine, sans s’en douter, à peu près tous les sentiers de falaises et de montagnes. Le sentier de cette crique, plein de nœuds et de coudes, presque à pic, et meilleur pour les chèvres que pour les hommes, aboutissait à la plate-forme où était la planche. Les sentiers de falaise sont habituellement d’une déclivité peu tentante ; ils s’offrent moins comme une route que comme une chute ; ils croulent plutôt qu’ils ne descendent. Celui-ci, ramification vraisemblable de quelque chemin dans la plaine, était désagréable à {{tiret|regar|der}}<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Bertille" /></noinclude>{{tiret2|regar|der}}, tant il était vertical. On le voyait d’en bas gagner en zigzag les assises hautes de la falaise d’où il débouchait à travers des effondrements sur le plateau supérieur par une entaille au rocher. C’est par ce sentier qu’avaient dû venir les passagers que cette barque attendait dans cette crique.
Autour du mouvement d’embarquement qui se faisait dans la crique, mouvement visiblement effaré et inquiet, tout était solitaire.
On n’entendait ni un pas, ni un bruit, ni un souffle. À peine apercevait-on, de l’autre côté de la rade, à l’entrée de la baie de Ringstead, une flottille, évidemment fourvoyée, de bateaux à pêcher le requin. Ces bateaux polaires avaient été chassés des eaux danoises dans les eaux anglaises par les bizarreries de la mer. Les bises boréales jouent de ces tours aux pêcheurs. Ceux-ci venaient de se réfugier au mouillage de Portland, signe de mauvais temps présumable et de péril au large. Ils étaient occupés à jeter l’ancre. La maîtresse barque, placée en vedette selon l’ancien usage des flottilles norwégiennes, dessinait en noir tout son gréement sur la blancheur plate de la mer, et<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Bertille" /></noinclude>l’on voyait à l’avant la fourche de pêche portant toutes les variétés de crocs et de harpons destinés au seymnus glacialis, au squalus acanthias et au squalus spinax niger, et le filet à prendre la grande selache. À ces quelques embarcations près, toutes balayées dans le même coin, l’œil, en ce vaste horizon de Portland, ne rencontrait rien de vivant. Pas une maison, pas un navire. La côte, à cette époque, n’était pas habitée, et la rade, en cette saison, n’était pas habitable.
Quel que fût l’aspect du temps, les êtres qu’allait emmener l’ourque biscayenne n’en pressaient pas moins le départ. Ils faisaient au bord de la mer une sorte de groupe affairé et confus, aux allures rapides. Les distinguer l’un de l’autre était difficile. Impossible de voir s’ils étaient vieux ou jeunes. Le soir indistinct les mêlait et les estompait. L’ombre, ce masque, était sur leur visage. C’étaient des silhouettes dans de la nuit. Ils étaient huit, il y avait probablement parmi eux une ou deux femmes, malaisées à reconnaître sous les déchirures et les loques dont tout le groupe était affublé, accoutrements qui n’étaient plus ni des<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Bertille" /></noinclude>vêtements de femmes, ni des vêtements d’hommes. Les haillons n’ont pas de sexe.
Une ombre plus petite, allant et venant parmi les grandes, indiquait un nain ou un enfant.
C’était un enfant.<noinclude>
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{{t4|ISOLEMENT|II|fw=bold}}
En observant de près, voici ce qu’on eût pu noter.
Tous portaient de longues capes, percées et rapiécées, mais drapées, et au besoin les cachant jusqu’aux yeux, bonnes contre la bise et la curiosité. Sous ces capes, ils se mouvaient agilement. La plupart étaient coiffés d’un mouchoir<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Bertille" /></noinclude>roulé autour de la tête, sorte de rudiment par lequel le turban commence en Espagne. Cette coiffure n’avait rien d’insolite en Angleterre. Le Midi à cette époque était à la mode dans le Nord. Peut-être cela tenait-il à ce que le Nord battait le Midi. Il en triomphait et l’admirait. Après la défaite de l’Armada, le castillan fut chez Élisabeth un élégant baragouin de cour. Parler anglais chez la reine d’Angleterre était presque « shocking ». Subir un peu les mœurs de ceux à qui l’on fait la loi, c’est l’habitude du vainqueur barbare vis-à-vis le vaincu raffiné ; le tartare contemple et imite le chinois. C’est pourquoi les modes castillanes pénétraient en Angleterre ; en revanche, les intérêts anglais s’infiltraient en Espagne.
Un des hommes du groupe qui s’embarquait avait un air de chef. Il était chaussé d’alpargates, et attifé de guenilles passementées et dorées, et d’un gilet de paillon, luisant, sous sa cape, comme un ventre de poisson. Un autre rabattait sur son visage un vaste feutre taillé en sombrero. Ce feutre n’avait pas de trou pour la pipe, ce qui indiquait un homme lettré.<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Bertille" /></noinclude><nowiki />
L’enfant, par-dessus ses loques, était affublé, selon le principe qu’une veste d’homme est un manteau d’enfant, d’une souquenille de gabier qui lui descendait jusqu’aux genoux.
Sa taille laissait deviner un garçon de dix à onze ans. Il était pieds nus.
L’équipage de l’ourque se composait d’un patron et de deux matelots.
L’ourque, vraisemblablement, venait d’Espagne et y retournait. Elle faisait, sans nul doute, d’une côte à l’autre, un service furtif.
Les personnes qu’elle était en train d’embarquer, chuchotaient entre elles.
Le chuchotement que ces êtres échangeaient était composite. Tantôt un mot castillan, tantôt un mot allemand, tantôt un mot français ; parfois du gallois, parfois du basque. C’était un patois, à moins que ce ne fût un argot.
Ils paraissaient être de toutes les nations et de la même bande.
L’équipage était probablement des leurs. Il y avait de la connivence dans cet embarquement.
Cette troupe bariolée semblait être une {{tiret|com|pagnie}}<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Bertille" /></noinclude>{{tiret2|com|pagnie}} de camarades, peut-être un tas de complices.
S’il y eût eu un peu plus de jour, et si l’on eût regardé un peu curieusement, on eût aperçu sur ces gens des chapelets et des scapulaires dissimulés à demi sous les guenilles. Un des à-peu-près de femme mêlés au groupe avait un rosaire presque pareil pour la grosseur des grains à un rosaire de derviche, et facile à reconnaître pour un rosaire irlandais de Llanymthefry, qu’on appelle aussi Llanandiffry.
On eût également pu remarquer, s’il y avait eu moins d’obscurité, une Nuestra-Señora, avec le niño, sculptée et dorée à l’avant de l’ourque. C’était probablement la Notre-Dame basque, sorte de panagia des vieux cantabres. Sous cette figure, tenant lieu de poupée de proue, il y avait une cage à feu, point allumée en ce moment, excès de précaution qui indiquait un extrême souci de se cacher. Cette cage à feu était évidemment à deux fins ; quand on l’allumait, elle brûlait pour la Vierge et éclairait la mer, fanal faisant fonction de cierge.
Le taille-mer, long, courbe et aigu sous le<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Bertille" /></noinclude>beaupré, sortait de l’avant comme une corne de croissant. À la naissance du taille-mer, aux pieds de la Vierge, était agenouillé un ange adossé à l’étrave, ailes ployées, et regardant l’horizon avec une lunette. — L’ange était doré comme la Notre-Dame.
Il y avait dans le taille-mer des jours et des claires-voies pour laisser passer les lames, occasion de dorures et d’arabesques.
Sous la Notre-Dame, était écrit en majuscules dorées le mot ''Matutina'', nom du navire, illisible en ce moment à cause de l’obscurité.
Au pied de la falaise était déposé, en désordre dans le pêle-mêle du départ, le chargement que ces voyageurs emportaient et qui, grâce à la planche servant de pont, passait rapidement du rivage dans la barque. Des sacs de biscuits, une caque de ''stock-fish'', une boîte de portativesoup, trois barils, un d’eau douce, un de malt, un de goudron, quatre ou cinq bouteilles d’ale, un vieux porte-manteau bouclé dans des courroies, des malles, des coffres, une balle d’étoupes pour torches et signaux, tel était ce chargement. Ces déguenillés avaient des valises, ce qui semblait<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Bertille" /></noinclude>indiquer une existence nomade ; les gueux ambulants sont forcés de posséder quelque chose ; ils voudraient bien parfois s’envoler comme des oiseaux, mais ils ne peuvent, à moins d’abandonner leur gagne-pain. Ils ont nécessairement des caisses d’outils et des instruments de travail, quelle que soit leur profession errante. Ceux-ci traînaient ce bagage, embarras dans plus d’une occasion.
Il n’avait pas dû être aisé d’apporter ce déménagement au bas de cette falaise. Ceci du reste révélait une intention de départ définitif.
On ne perdait pas le temps ; c’était un passage continuel du rivage à la barque et de la barque au rivage ; chacun prenait sa part de la besogne ; l’un portait un sac, l’autre un coffre. Les femmes possibles ou probables dans cette promiscuité travaillaient comme les autres. On surchargeait l’enfant.
Si cet enfant avait dans ce groupe son père et sa mère, cela est douteux. Aucun signe de vie ne lui était donné. On le faisait travailler, rien de plus. Il paraissait, non un enfant dans une famille,<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Bertille" /></noinclude>mais un esclave dans une tribu. Il servait tout le monde, et personne ne lui parlait.
Du reste, il se dépêchait, et, comme toute cette troupe obscure dont il faisait partie, il semblait n’avoir qu’une pensée, s’embarquer bien vite. Savait-il pourquoi ? probablement non. Il se hâtait machinalement. Parce qu’il voyait les autres se hâter.
L’ourque était pontée. L’arrimage du chargement dans la cale fut promptement exécuté, le moment de prendre le large arriva. La dernière caisse avait été portée sur le pont, il n’y avait plus à embarquer que les hommes. Les deux de cette troupe qui semblaient les femmes étaient déjà à bord ; six, dont l’enfant, étaient encore sur la plate-forme basse de la falaise. Le mouvement de départ se fit dans le navire, le patron saisit la barre, un matelot prit une hache pour trancher le câble d’amarre. Trancher, signe de hâte ; quand on a le temps, on dénoue. ''Andamos'', dit à demi-voix celui des six qui paraissait le chef, et qui avait des paillettes sur ses guenilles. L’enfant se précipita vers la planche pour passer le premier. Comme il y mettait le pied, deux des<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Bertille" /></noinclude>hommes se ruant, au risque de le jeter à l’eau, entrèrent avant lui, un troisième l’écarta du coude et passa, le quatrième le repoussa du poing et suivit le troisième, le cinquième, qui était le chef, bondit plutôt qu’il n’entra dans la barque, et, en y sautant, poussa du talon la planche qui tomba à la mer, un coup de hache coupa l’amarre, la barre du gouvernail vira, le navire quitta le rivage, et l’enfant resta à terre.<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Bertille" /></noinclude><nowiki />
{{t4|SOLITUDE|III|fw=bold}}
L’enfant demeura immobile sur le rocher, l’œil fixe. Il n’appela point. Il ne réclama point. C’était inattendu pourtant ; il ne dit pas une parole. Il y avait dans le navire le même silence. Pas un cri de l’enfant vers ces hommes, pas un adieu de ces hommes à l’enfant. Il y avait des deux parts une acceptation muette de l’intervalle<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Bertille" /></noinclude>grandissant. C’était comme une séparation de mânes au bord d’un styx. L’enfant, comme cloué sur la roche que la marée haute commençait à baigner, regarda la barque s’éloigner. On eût dit qu’il comprenait. Quoi ? que comprenait-il ? l’ombre.
Un moment après, l’ourque atteignit le détroit de sortie de la crique et s’y engagea. On aperçut la pointe du mât sur le ciel clair au-dessus des blocs fendus entre lesquels serpentait le détroit comme entre deux murailles. Cette pointe erra au haut des roches, et sembla s’y enfoncer. On ne la vit plus. C’était fini. La barque avait pris la mer.
L’enfant regarda cet évanouissement.
Il était étonné, mais rêveur.
Sa stupéfaction se compliquait d’une sombre constatation de la vie. Il semblait qu’il y eût de l’expérience dans cet être commençant. Peut-être jugeait-il déjà ? L’épreuve, arrivée trop tôt, construit parfois au fond de la réflexion obscure des enfants on ne sait quelle balance redoutable où ces pauvres petites âmes pèsent Dieu.
Se sentant innocent, il consentait. Pas une plainte.
L’irréprochable ne reproche pas.<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Bertille" /></noinclude><nowiki />
Cette brusque élimination qu’on faisait de lui ne lui arracha pas même un geste. Il eut une sorte de refroidissement intérieur.
Sous cette subite voie de fait du sort qui semblait mettre le dénoûment de son existence presque avant le début, l’enfant ne fléchit pas. Il reçut ce coup de foudre, debout.
Il était évident, pour qui eût vu son étonnement sans accablement, que, dans ce groupe qui l’abandonnait, rien ne l’aimait, et il n’aimait rien.
Pensif, il oubliait le froid. Tout à coup l’eau lui mouilla les pieds ; la marée montait ; une haleine lui passa dans les cheveux ; la bise s’élevait. Il frissonna. Il eut de la tête aux pieds ce tremblement qui est le réveil.
Il jeta les yeux autour de lui.
Il était seul.
Il n’y avait pas eu pour lui jusqu’à ce jour sur la terre d’autres hommes que ceux qui étaient en ce moment dans l’ourque. Ces hommes venaient de se dérober.
Ajoutons, chose étrange à énoncer, que ces hommes, les seuls qu’il connût, lui étaient inconnus.<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Bertille" /></noinclude><nowiki />
Il n’eût pu dire qui étaient ces hommes.
Son enfance s’était passée parmi eux, sans qu’il eût la conscience d’être des leurs. Il leur était juxtaposé ; rien de plus.
Il venait d’être oublié par eux.
Il n’avait pas d’argent sur lui, pas de souliers aux pieds, à peine un vêtement sur le corps, pas même un morceau de pain dans sa poche.
C’était l’hiver. C’était le soir. Il fallait marcher plusieurs lieues avant d’atteindre une habitation humaine.
Il ignorait où il était.
Il ne savait rien, sinon que ceux qui étaient venus avec lui au bord de cette mer s’en étaient allés sans lui.
Il se sentait mis hors de la vie.
Il sentait l’homme manquer sous lui.
Il avait dix ans.
L’enfant était dans un désert, entre des profondeurs où il voyait monter la nuit et des profondeurs où il entendait gronder les vagues.
Il étira ses petits bras maigres et bâilla.
Puis, brusquement, comme quelqu’un qui prend son parti, hardi, et se dégourdissant, et avec une<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Bertille" /></noinclude>agilité d’écureuil, — de clown peut-être, — il tourna le dos à la crique et se mit à monter le long de la falaise. Il escalada le sentier, le quitta, y revint, alerte et se risquant. Il se hâtait maintenant vers la terre. On eût dit qu’il avait un itinéraire. Il n’allait nulle part pourtant.
Il se hâtait sans but, espèce de fugitif devant la destinée.
Gravir est de l’homme, grimper est de la bête ; il gravissait et grimpait. Les escarpements de Portland étant tournés au sud, il n’y avait presque pas de neige dans le sentier. L’intensité du froid avait d’ailleurs fait de cette neige une poussière, assez incommode au marcheur. L’enfant s’en tirait. Sa veste d’homme, trop large, était une complication, et le gênait. De temps en temps, il rencontrait sur un surplomb ou dans une déclivité un peu de glace qui le faisait tomber. Il se raccrochait à une branche sèche ou à une saillie de pierre, après avoir pendu quelques instants sur le précipice. Une fois il eut affaire une veine de brèche qui s’écroula brusquement sous lui, l’entraînant dans sa démolition. Ces effondrements de la brèche sont perfides. L’enfant eut durant<noinclude>
<references/></noinclude>
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Bertille
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<noinclude><pagequality level="4" user="Bertille" /></noinclude>quelques secondes le glissement d’une tuile sur un toit ; il dégringola jusqu’à l’extrême bord de la chute ; une touffe d’herbe empoignée à propos le sauva. Il ne cria pas plus devant l’abîme qu’il n’avait crié devant les hommes ; il s’affermit et remonta silencieux.
L’escarpement était haut. Il eut ainsi quelques péripéties. Le précipice s’aggravait de l’obscurité. Cette roche verticale n’avait pas de fin. Elle reculait devant l’enfant dans la profondeur d’en haut. À mesure que l’enfant montait, le sommet semblait monter. Tout en grimpant, il considérait cet entablement noir, posé comme un barrage entre le ciel et lui. Enfin il arriva.
Il sauta sur le plateau. On pourrait presque dire il prit terre, car il sortait du précipice.
À peine fut-il hors de l’escarpement qu’il grelotta. Il sentit à son visage la bise, cette morsure de la nuit. L’aigre vent du nord-ouest soufflait. Il serra contre sa poitrine sa serpillière de matelot.
C’était un bon vêtement. Cela s’appelle, en langage du bord, un ''suroit'', parce que cette sorte de vareuse-là est peu pénétrable aux pluies du sud-ouest.<noinclude>
<references/></noinclude>
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L’enfant, parvenu sur le plateau, s’arrêta, posa fermement ses deux pieds nus sur le sol gelé, et regarda.
Derrière lui la mer, devant lui la terre, au-dessus de sa tête le ciel.
Mais un ciel sans astres. Une brume opaque masquait le zénith.
En arrivant au haut du mur de rocher, il se trouvait tourné du côté de la terre, il la considéra. Elle était devant lui à perte de vue, plate, glacée, couverte de neige. Quelques touffes de bruyère frissonnaient. On ne voyait pas de routes. Rien. Pas même une cabane de berger. On apercevait çà et là des tournoiements de spirales blêmes qui étaient des tourbillons de neige fine arrachés de terre par le vent, et s’envolant. Une succession d’ondulations de terrain, devenue tout de suite brumeuse, se plissait dans l’horizon. Les grandes plaines ternes se perdaient sous le brouillard blanc. Silence profond. Cela s’élargissait comme l’infini et se taisait comme la tombe.
L’enfant se retourna vers la mer.
La mer comme la terre était blanche ; l’une de neige, l’autre d’écume. Rien de mélancolique<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Bertille" /></noinclude>comme le jour que faisait cette double blancheur. Certains éclairages de la nuit ont des duretés très nettes ; la mer était de l’acier, les falaises étaient de l’ébène. De la hauteur où était l’enfant, la baie de Portland apparaissait presque en carte géographique, blafarde dans son demi-cercle de collines ; il y avait du rêve dans ce paysage nocturne ; une rondeur pâle engagée dans un croissant obscur, la lune offre quelquefois cet aspect. D’un cap à l’autre, dans toute cette côte, on n’apercevait pas un seul scintillement indiquant un foyer allumé, une fenêtre éclairée, une maison vivante. Absence de lumière sur la terre comme au ciel ; pas une lampe en bas, pas un astre en haut. Les larges aplanissements des flots dans le golfe avaient çà et là des soulèvements subits. Le vent dérangeait et fronçait cette nappe. L’ourque était encore visible dans la baie, fuyant.
C’était un triangle noir qui glissait sur cette lividité.
Au loin, confusément, les étendues d’eau remuaient dans le clair-obscur sinistre de l’immensité.<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Bertille" /></noinclude><nowiki />
La ''Matutina'' filait vite. Elle décroissait de minute en minute.
Rien de rapide comme la fonte d’un navire dans les lointains de la mer.
À un certain moment, elle alluma son fanal de proue ; il est probable que l’obscurité se faisait inquiétante autour d’elle, et que le pilote sentait le besoin d’éclairer la vague. Ce point lumineux, scintillation aperçue de loin, adhérait lugubrement à sa haute et longue forme noire. On eût dit un linceul debout et en marche au milieu de la mer, sous lequel rôderait quelqu’un qui aurait à la main une étoile.
Il y avait dans l’air une imminence d’orage. L’enfant ne s’en rendait pas compte, mais un marin eût tremblé. C’était cette minute d’anxiété préalable où il semble que les éléments vont devenir des personnes, et qu’on va assister à la transfiguration mystérieuse du vent en aquilon. La mer va être Océan, les forces vont se révéler volontés, ce qu’on prend pour une chose est une âme. On va le voir. De là l’horreur. L’âme de l’homme redoute cette confrontation avec l’âme de la nature.
Un chaos allait faire son entrée. Le vent,<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Bertille" /></noinclude>froissant le brouillard, et échafaudant les nuées derrière, posait le décor de ce drame terrible de la vague et de l’hiver qu’on appelle une tempête de neige.
Le symptôme des navires rentrants se manifestait. Depuis quelques moments la rade n’était plus déserte. À chaque instant surgissaient de derrière les caps des barques inquiètes se hâtant vers le mouillage. Les unes doublaient le Portland Bill, les autres le Saint-Albans Head. Du plus extrême lointain, des voiles venaient. C’était à qui se réfugierait. Au sud, l’obscurité s’épaississait et les nuages pleins de nuit se rapprochaient de la mer. La pesanteur de la tempête en surplomb et pendante apaisait lugubrement le flot. Ce n’était point le moment de partir. L’ourque était partie cependant.
Elle avait mis le cap au sud. Elle était déjà hors du golfe et en haute mer. Tout à coup la bise souffla en rafale ; la ''Matutina'', qu’on distinguait encore très nettement, se couvrit de toile, comme résolue à profiter de l’ouragan. C’était le noroit, qu’on nommait jadis vent de galerne, bise sournoise et colère. Le noroit eut tout de suite<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Bertille" /></noinclude>sur l’ourque un commencement d’acharnement. L’ourque, prise de côté, pencha, mais n’hésita pas, et continua sa course vers le large. Ceci indiquait une fuite plutôt qu’un voyage, moins de crainte de la mer que de la terre, et plus de souci de la poursuite des hommes que de la poursuite des vents.
L’ourque, passant par tous les degrés de l’amoindrissement, s’enfonça dans l’horizon ; la petite étoile qu’elle traînait dans l’ombre pâlit ; l’ourque, de plus en plus amalgamée à la nuit, disparut.
Cette fois, c’était pour jamais.
Du moins l’enfant parut le comprendre. Il cessa de regarder la mer. Ses yeux se reportèrent sur les plaines, les landes, les collines, vers les espaces où il n’était pas impossible peut-être de faire une rencontre vivante. Il se mit en marche dans cet inconnu.<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Bertille" /></noinclude><nowiki />
{{t4|QUESTIONS|IV|fw=bold}}
Qu’était-ce que cette espèce de bande en fuite laissant derrière elle cet enfant ?
Ces évadés étaient-ils des comprachicos ?
On a vu plus haut le détail des mesures prises par {{lié|Guillaume III}}, et votées en parlement, contre les malfaiteurs, hommes et femmes, dits comprachicos, dits comprapequeños, dits cheylas{{corr||.}}<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Bertille" /></noinclude><nowiki />
Il y a des législations dispersantes. Ce statut tombant sur les comprachicos détermina une fuite générale, non seulement des comprachicos, mais des vagabonds de toute sorte. Ce fut à qui se déroberait et s’embarquerait. La plupart des comprachicos retournèrent en Espagne. Beaucoup, nous l’avons dit, étaient basques.
Cette loi protectrice de l’enfance eut un premier résultat bizarre : un subit délaissement d’enfants.
Ce statut pénal produisit immédiatement une foule d’enfants trouvés, c’est-à-dire perdus. Rien de plus aisé à comprendre. Toute troupe nomade contenant un enfant était suspecte ; le seul fait de la présence de l’enfant la dénonçait. — Ce sont probablement des comprachicos. — Telle était la première idée du shériff, du prévôt, du constable. De là des arrestations et des recherches. Des gens simplement misérables, réduits à rôder et mendier, étaient pris de la terreur de passer pour comprachicos, bien que ne l’étant pas ; mais les faibles sont peu rassurés sur les erreurs possibles de la justice. D’ailleurs les familles vagabondes sont habituellement {{tiret|effa|rées}}<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Bertille" /></noinclude>{{tiret2|effa|rées}}. Ce qu’on reprochait aux comprachicos, c’était l’exploitation des enfants d’autrui. Mais les promiscuités de la détresse et de l’indigence sont telles qu’il eût été parfois malaisé à un père et à une mère de constater que leur enfant était leur enfant. D’où tenez-vous cet enfant ? Comment prouver qu’on le tient de Dieu ? L’enfant devenait un danger ; on s’en défaisait. Fuir seuls sera plus facile. Le père et la mère se décidaient à le perdre, tantôt dans un bois, tantôt sur une grève, tantôt dans un puits.
On trouva dans les citernes des enfants noyés.
Ajoutons que les comprachicos étaient, à l’imitation de l’Angleterre, traqués désormais par toute l’Europe. Le branle de les poursuivre était donné. Rien n’est tel qu’un grelot attaché. Il y avait désormais émulation de toutes les polices pour les saisir, et l’alguazil n’était pas moins au guet que le constable. On pouvait lire encore, il y a vingt-trois ans, sur une pierre de la porte d’Otero, une inscription intraduisible — le code dans les mots brave l’honnêteté — où est du reste marquée par une forte différence pénale la nuance entre les marchands d’enfants<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Bertille" /></noinclude>et les voleurs d’enfants. Voici l’inscription, en castillan un peu sauvage : ''{{lang|es|Aqui quedan las orejas de los comprachicos, y las bolsas de los robaniños, mientras que se van ellos al trabajo de mar}}''. On le voit, les oreilles, etc., confisquées n’empêchaient point les galères. De là un sauve-qui-peut parmi les vagabonds.
Ils partaient effrayés, ils arrivaient tremblants. Sur tout le littoral d’Europe, on surveillait les arrivages furtifs. Pour une bande, s’embarquer avec un enfant était impossible, car débarquer avec un enfant était périlleux.
Perdre l’enfant, c’était plus tôt fait.
Par qui l’enfant qu’on vient d’entrevoir dans la pénombre des solitudes de Portland, était-il rejeté ?
Selon toute apparence, par des comprachicos.<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Bertille" /></noinclude><nowiki />
{{t4|L’ARBRE D’INVENTION HUMAINE|V|fw=bold}}
Il pouvait être environ sept heures du soir. Le vent maintenant diminuait, signe de recrudescence prochaine. L’enfant se trouvait sur l’extrême plateau sud de la pointe de Portland.
Portland est une presqu’île. Mais l’enfant ignorait ce que c’est qu’une presqu’île et ne savait pas même ce mot, Portland. Il ne savait qu’une<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Bertille" /></noinclude>chose, c’est qu’on peut marcher jusqu’à ce qu’on tombe. Une notion est un guide ; il n’avait pas de notion. On l’avait amené là et laissé là. ''On'' et ''là'', ces deux énigmes, représentaient toute sa destinée ; ''on'' était le genre humain ; ''là'' était l’univers. Il n’avait ici-bas absolument pas d’autre point d’appui que la petite quantité de terre où il posait le talon, terre dure et froide à la nudité de ses pieds. Dans ce grand monde crépusculaire ouvert de toutes parts, qu’y avait-il pour cet enfant ? Rien.
Il marchait vers ce Rien.
L’immense abandon des hommes était autour de lui.
Il traversa diagonalement le premier plateau, puis un second, puis un troisième. À l’extrémité de chaque plateau, l’enfant trouvait une cassure de terrain ; la pente était quelquefois abrupte, mais toujours courte, les hautes plaines nues de la pointe de Portland ressemblent à de grandes dalles à demi engagées les unes sous les autres ; le côté sud semble entrer sous la plaine précédente et le côté nord se relève sur la suivante. Cela fait des ressauts que l’enfant franchissait<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Bertille" /></noinclude>agilement. De temps en temps il suspendait sa marche et semblait tenir conseil avec lui-même. La nuit devenait très obscure, son rayon visuel se raccourcissait, il ne voyait plus qu’à quelques pas.
Tout à coup il s’arrêta, écouta un instant, fit un imperceptible hochement de tête satisfait, tourna vivement, et se dirigea vers une éminence de hauteur médiocre qu’il apercevait confusément à sa droite, au point de la plaine le plus rapproché de la falaise. Il y avait sur cette éminence une configuration qui semblait dans la brume un arbre. L’enfant venait d’entendre de ce côté un bruit, qui n’était ni le bruit du vent, ni le bruit de la mer. Ce n’était pas non plus un cri d’animaux. Il pensa qu’il y avait là quelqu’un.
En quelques enjambées il fut au bas du monticule.
Il y avait quelqu’un en effet.
Ce qui était indistinct au sommet de l’éminence était maintenant visible.
C’était quelque chose comme un grand bras sortant de terre tout droit. À l’extrémité supérieure de ce bras, une sorte d’index, soutenu en<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Bertille" /></noinclude>dessous par le pouce, s’allongeait horizontalement. Ce bras, ce pouce et cet index dessinaient sur le ciel une équerre. Au point de jonction de cette espèce d’index et de cette espèce de pouce il y avait un fil auquel pendait on ne sait quoi de noir et d’informe. Ce fil, remué par le vent, faisait le bruit d’une chaîne.
C’était ce bruit que l’enfant avait entendu.
Le fil était, vu de près, ce que son bruit annonçait, une chaîne.
Chaîne marine aux anneaux à demi pleins.
Par cette mystérieuse loi d’amalgame qui dans la nature entière superpose les apparences aux réalités, le lieu, l’heure, la brume, la mer tragique, les lointains tumultes visionnaires de l’horizon, s’ajoutaient à cette silhouette, et la faisaient énorme.
La masse liée à la chaîne offrait la ressemblance d’une gaine.
Elle était {{corr|emmaillottée|emmaillotée}} comme un enfant et longue comme un homme. Il y avait en haut une rondeur autour de laquelle l’extrémité de la chaîne s’enroulait. La gaine se déchiquetait à sa partie inférieure. Des décharnements sortaient de ces déchirures.<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Bertille" /></noinclude><nowiki />
Une brise faible agitait la chaîne, et ce qui pendait à la chaîne vacillait doucement. Cette masse passive obéissait aux mouvements diffus des étendues ; elle avait on ne sait quoi de panique ; l’horreur qui disproportionne les objets lui ôtait presque la dimension en lui laissant le contour ; c’était une condensation de noirceur ayant un aspect ; il y avait de la nuit dessus et de la nuit dedans ; cela était en proie au grandissement sépulcral ; les crépuscules, les levers de lune, les descentes de constellations derrière les falaises, les flottaisons de l’espace, les nuages, toute la rose des vents, avaient fini par entrer dans la composition de ce néant visible ; cette espèce de bloc quelconque suspendu dans le vent participait de l’impersonnalité éparse au loin sur la mer et dans le ciel, et les ténèbres achevaient cette chose qui avait été un homme.
C’était ce qui n’est plus.
Être un reste, ceci échappe à la langue humaine. Ne plus exister, et persister, être dans le gouffre et dehors, reparaître au-dessus de la mort, comme insubmersible, il y a une certaine quantité d’impossible mêlée à de telles réalités.<noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Bertille" /></noinclude>De là l’indicible. Cet être, — était-ce un être ? — ce témoin noir, était un reste, et un reste terrible. Reste de quoi ? de la nature d’abord, de la société ensuite. Zéro et total.
L’inclémence absolue l’avait à sa discrétion. Les profonds oublis de la solitude l’environnaient. Il était livré aux aventures de l’ignoré. Il était sans défense contre l’obscurité, qui en faisait ce qu’elle voulait. Il était à jamais le patient. Il subissait. Les ouragans étaient sur lui. Lugubre fonction des souffles.
Ce spectre était là au pillage. Il endurait cette voie de fait horrible, la pourriture en plein vent. Il était hors la loi du cercueil. Il avait l’anéantissement sans la paix. Il tombait en cendre l’été et en boue l’hiver. La mort doit avoir un voile, la tombe doit avoir une pudeur. Ici ni pudeur ni voile. La putréfaction cynique et en aveu. Il y a de l’effronterie à la mort à montrer son ouvrage. Elle fait insulte à toutes les sérénités de l’ombre quand elle travaille hors de son laboratoire, le tombeau.
Cet être expiré était dépouillé. Dépouiller une dépouille, inexorable achèvement. Sa moelle n’était plus dans ses os, ses entrailles n’étaient<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Bertille" /></noinclude>plus dans son ventre, sa voix n’était plus dans son gosier. Un cadavre est une poche que la mort retourne et vide. S’il avait eu un moi, où ce moi était-il ? Là encore peut-être, et c’était poignant à penser. Quelque chose d’errant autour de quelque chose d’enchaîné. Peut-on se figurer dans l’obscurité un linéament plus funèbre ?
Il existe des réalités ici-bas qui sont comme des issues sur l’inconnu, par où la sortie de la pensée semble possible, et où l’hypothèse se précipite. La conjecture a son ''{{lang|la|compelle intrare}}''. Si l’on passe en certains lieux et devant certains objets, on ne peut faire autrement que de s’arrêter en proie aux songes, et de laisser son esprit s’avancer là-dedans. Il y a dans l’invisible d’obscures portes entre-bâillées. Nul n’eût pu rencontrer ce trépassé sans méditer.
La vaste dispersion l’usait silencieusement. Il avait eu du sang qu’on avait bu, de la peau qu’on avait mangée, de la chair qu’on avait volée. Rien n’avait passé sans lui prendre quelque chose.
Décembre lui avait emprunté du froid, minuit de l’épouvante, le fer de la rouille, la peste des miasmes, la fleur des parfums. Sa lente {{tiret|désa|grégation}}<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Bertille" /></noinclude>{{tiret2|désa|grégation}} était un péage. Péage du cadavre à la rafale, à la pluie, à la rosée, aux reptiles, aux oiseaux.
Toutes les sombres mains de la nuit avaient fouillé ce mort.
C’était on ne sait quel étrange habitant, l’habitant de la nuit.
Il était dans une plaine et sur une colline, et il n’y était pas.
Il était palpable et évanoui. Il était de l’ombre complétant les ténèbres. Après la disparition du jour, dans la vaste obscurité silencieuse, il devenait lugubrement d’accord avec tout. Il augmentait, rien que parce qu’il était là, le deuil de la tempête et le calme des astres. L’inexprimable, qui est dans le désert, se condensait en lui. Épave d’un destin inconnu, il s’ajoutait toutes les farouches réticences de la nuit. Il y avait dans son mystère une vague réverbération de toutes les énigmes.
On sentait autour de lui comme une décroissance de vie allant jusqu’aux profondeurs. Il y avait dans les étendues environnantes une diminution de certitude et de confiance. Le frisson des broussailles et des herbes, une mélancolie désolée, une anxiété où il semblait qu’il y eût de la conscience, appropriaient tragiquement tout le<noinclude>
<references/></noinclude>
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Bertille
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<noinclude><pagequality level="4" user="Bertille" /></noinclude>paysage à cette figure noire suspendue à cette chaîne. La présence d’un spectre dans un horizon est une aggravation à la solitude.
Il était simulacre. Ayant sur lui les souffles qui ne s’apaisent pas, il était l’implacable. Le tremblement éternel le faisait terrible. Il semblait, dans les espaces, un centre, ce qui est effrayant à dire, et quelque chose d’immense s’appuyait sur lui. Qui sait ? Peut-être l’équité entrevue et bravée qui est au delà de notre justice. Il y avait, dans sa durée hors de la tombe, de la vengeance des hommes et de sa vengeance à lui. Il faisait, dans ce crépuscule et dans ce désert, une attestation. Il était la preuve de la matière inquiétante, parce que la matière devant laquelle on tremble est de la ruine d’âme. Pour que la matière morte nous trouble, il faut que l’esprit y ait vécu. Il dénonçait la loi d’en bas à la loi d’en haut. Mis là par l’homme, il attendait Dieu. Au-dessus de lui flottaient, avec toutes les torsions indistinctes de la nuée et de la vague, les énormes rêveries de l’ombre.
Derrière cette vision, il y avait on ne sait quelle occlusion sinistre. L’illimité, borné par rien, ni<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Bertille" /></noinclude>par un arbre, ni par un toit, ni par un passant, était autour de ce mort. Quand l’immanence surplombant sur nous, ciel, gouffre, vie, tombeau, éternité, apparaît patente, c’est alors que nous sentons tout inaccessible, tout défendu, tout muré. Quand l’infini s’ouvre, pas de fermeture plus formidable.<noinclude>
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{{t4|BATAILLE ENTRE LA MORT ET LA NUIT|VI|fw=bold}}
L’enfant était devant cette chose, muet, étonné, les yeux fixes.
Pour un homme c’eût été un gibet, pour l’enfant c’était une apparition.
Où l’homme eût vu le cadavre, l’enfant voyait le fantôme.
Et puis il ne comprenait point.<noinclude>
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Les attractions d’abîme sont de toute sorte ; il y en avait une au haut de cette colline. L’enfant fit un pas, puis deux. Il monta, tout en ayant envie de descendre, et approcha, tout en ayant envie de reculer.
Il vint, tout près, hardi et frémissant, faire une reconnaissance du fantôme.
Parvenu sous le gibet, il leva la tête et examina.
Le fantôme était goudronné. Il luisait çà et là. L’enfant distinguait la face. Elle était enduite de bitume, et ce masque qui semblait visqueux et gluant se modelait dans les reflets de la nuit. L’enfant voyait la bouche qui était un trou, le nez qui était un trou, et les yeux qui étaient des trous. Le corps était enveloppé et comme ficelé dans une grosse toile imbibée de naphte. La toile s’était moisie et rompue. Un genou passait à travers. Une crevasse laissait voir les côtes. Quelques parties étaient cadavre, d’autres squelette. Le visage était couleur de terre ; des limaces, qui avaient erré dessus, y avaient laissé de vagues rubans d’argent. La toile, collée aux os, offrait des reliefs, comme une robe de statue. Le crâne,<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Bertille" /></noinclude>fêlé et fendu, avait l’hiatus d’un fruit pourri. Les dents étaient demeurées humaines, elles avaient conservé le rire. Un reste de cri semblait bruire dans la bouche ouverte. Il y avait quelques poils de barbe sur les joues. La tête, penchée, avait un air d’attention.
On avait fait récemment des réparations. Le visage était goudronné de frais, ainsi que le genou qui sortait de la toile, et les côtes. En bas les pieds passaient.
Juste dessous, dans l’herbe, on voyait deux souliers, devenus informes dans la neige et sous les pluies. Ces souliers étaient tombés de ce mort.
L’enfant, pieds nus, regarda ces souliers.
Le vent, de plus en plus inquiétant, avait de ces interruptions qui font partie des apprêts d’une tempête ; il avait tout à fait cessé depuis quelques instants. Le cadavre ne bougeait plus. La chaîne avait l’immobilité du fil à plomb.
Comme tous les nouveaux venus dans la vie, et en tenant compte de la pression spéciale de sa destinée, l’enfant avait sans nul doute en lui cet éveil d’idées propre aux jeunes années, qui<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Bertille" /></noinclude>tâche d’ouvrir le cerveau et qui ressemble aux coups de bec de l’oiseau dans l’œuf ; mais tout ce qu’il y avait dans sa petite conscience en ce moment se résolvait en stupeur. L’excès de sensation, c’est l’effet du trop d’huile, arrive à l’étouffement de la pensée. Un homme se fût fait des questions, l’enfant ne s’en faisait pas ; il regardait.
Le goudron donnait à cette face un aspect mouillé. Des gouttes de bitume figées dans ce qui avait été les yeux ressemblaient à des larmes. Du reste, grâce à ce bitume, le dégât de la mort était visiblement ralenti, sinon annulé, et réduit au moins de délabrement possible. Ce que l’enfant avait devant lui était une chose dont on avait soin. Cet homme était évidemment précieux. On n’avait pas tenu à le garder vivant, mais on tenait à le conserver mort.
Le gibet était vieux, vermoulu, quoique solide, et servait depuis de longues années.
C’était un usage immémorial en Angleterre de goudronner les contrebandiers. On les pendait au bord de la mer, on les enduisait de bitume, et on les laissait accrochés ; les exemples veulent le<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Bertille" /></noinclude>plein air, et les exemples goudronnés se conservent mieux. Ce goudron était de l’humanité. On pouvait de cette manière renouveler les pendus moins souvent. On mettait des potences de distance en distance sur la côte comme de nos jours les réverbères. Le pendu tenait lieu de lanterne. Il éclairait, à sa façon, ses camarades les contrebandiers. Les contrebandiers, de loin, en mer, apercevaient les gibets. En voilà un, premier avertissement ; puis un autre, deuxième avertissement. Cela n’empêchait point la contrebande ; mais l’ordre se compose de ces choses-là. Cette mode a duré en Angleterre jusqu’au commencement de ce siècle. En 1822, on voyait encore devant le château de Douvres trois pendus vernis.
Du reste, le procédé conservateur ne se bornait point aux contrebandiers. L’Angleterre tirait le même parti des voleurs, des incendiaires et des assassins. John Painter, qui mit le feu aux magasins maritimes de Portsmouth, fut pendu et goudronné en 1776. L’abbé Coyer, qui l’appelle Jean {{lié|Le Peintre}}, le revit en 1777. John Painter était accroché et enchaîné au-dessus de la ruine qu’il avait faite, et rebadigeonné de temps en<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Bertille" /></noinclude>temps. Ce cadavre dura, on pourrait presque dire vécut, près de quatorze ans. Il faisait encore un bon service en 1788. En 1790, pourtant, on dut le remplacer. Les égyptiens faisaient cas de la momie du roi ; la momie de peuple, à ce qu’il paraît, peut être utile aussi.
Le vent, ayant beaucoup de prise sur le monticule, en avait enlevé toute la neige. L’herbe y reparaissait, avec quelques chardons çà et là. La colline était couverte de ce gazon marin dru et ras qui fait ressembler le haut des falaises à du drap vert. Sous la potence, au point même au dessus duquel pendaient les pieds du supplicié, il y avait une touffe haute et épaisse, surprenante sur ce sol maigre. Les cadavres émiettés là depuis des siècles expliquaient cette beauté de l’herbe. La terre se nourrit de l’homme.
Une fascination lugubre tenait l’enfant. Il demeurait là, béant. Il ne baissa le front qu’un moment pour une ortie qui lui piquait les jambes, et qui lui fit la sensation d’une bête. Puis il se redressa. Il regardait au-dessus de lui cette face qui le regardait. Elle le regardait d’autant plus qu’elle n’avait pas d’yeux. C’était du regard {{tiret|ré|pandu}}<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Bertille" /></noinclude>{{tiret2|ré|pandu}}, une fixité indicible où il y avait de la lueur et des ténèbres, et qui sortait du crâne et des dents aussi bien que des arcades sourcilières vides. Toute la tête du mort regarde, et c’est terrifiant. Pas de prunelles, et l’on se sent vu. Horreur des larves.
Peu à peu l’enfant devenait lui-même terrible. Il ne bougeait plus. La torpeur le gagnait. Il ne s’apercevait pas qu’il perdait conscience. Il s’engourdissait et s’ankylosait. L’hiver le livrait silencieusement à la nuit ; il y a du traître dans l’hiver. L’enfant était presque statue. La pierre du froid entrait dans ses os ; l’ombre, ce reptile, se glissait en lui. L’assoupissement qui sort de la neige monte dans l’homme comme une marée obscure ; l’enfant était lentement envahi par une immobilité ressemblant à celle du cadavre. Il allait s’endormir.
Dans la main du sommeil il y a le doigt de la mort. L’enfant se sentait saisi par cette main. Il était au moment de tomber sous le gibet. Il ne savait déjà plus s’il était debout.
La fin toujours imminente, aucune transition entre être et ne plus être, la rentrée au creuset,<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Bertille" /></noinclude>le glissement possible à toute minute, c’est ce précipice-là qui est la création.
Encore un instant, et l’enfant et le trépassé, la vie en ébauche et la vie en ruine, allaient se confondre dans le même effacement.
Le spectre eut l’air de le comprendre et de ne pas le vouloir. Tout à coup il se mit à remuer. On eût dit qu’il avertissait l’enfant. C’était une reprise de vent qui soufflait.
Rien d’étrange comme ce mort en mouvement.
Le cadavre au bout de la chaîne, poussé par le souffle invisible, prenait une attitude oblique, montait à gauche, puis retombait, remontait à droite, et retombait et remontait avec la lente et funèbre précision d’un battement. Va-et-vient farouche. On eût cru voir dans les ténèbres le balancier de l’horloge de l’éternité.
Cela dura quelque temps ainsi. L’enfant devant cette agitation du mort sentait un réveil, et, à travers son refroidissement, avait assez nettement peur. La chaîne, à chaque oscillation, grinçait avec une régularité hideuse. Elle avait l’air de reprendre haleine, puis recommençait. Ce grincement imitait un chant de cigale.<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Bertille" /></noinclude><nowiki />
Les approches d’une bourrasque produisent de subites enflures du vent. Brusquement la brise devint bise. L’oscillation du cadavre s’accentua lugubrement. Ce ne fut plus du balancement, ce fut de la secousse. La chaîne, qui grinçait, cria.
Il sembla que ce cri était entendu. Si c’était un appel, il fut obéi. Du fond de l’horizon, un grand bruit accourut.
C’était un bruit d’ailes.
Un incident survenait, l’orageux incident des cimetières et des solitudes, l’arrivée d’une troupe de corbeaux.
Des taches noires volantes piquèrent le nuage, percèrent la brume, grossirent, approchèrent, s’amalgamèrent, s’épaissirent, se hâtant vers la colline, poussant des cris. C’était comme la venue d’une légion. Cette vermine ailée des ténèbres s’abattit sur le gibet.
L’enfant, effaré, recula.
Les essaims obéissent à des commandements. Les corbeaux s’étaient groupés sur la potence. Pas un n’était sur le cadavre. Ils se parlaient entre eux. Le croassement est affreux. Hurler, siffler, rugir, c’est de la vie ; le croassement est<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Bertille" /></noinclude>une acceptation satisfaite de la putréfaction. On croit entendre le bruit que fait le silence du sépulcre en se brisant. Le croassement est une voix dans laquelle il y a de la nuit. L’enfant était glacé.
Plus encore par l’épouvante que par le froid.
Les corbeaux se turent. Un d’eux sauta sur le squelette. Ce fut un signal. Tous se précipitèrent, il y eut une nuée d’ailes, puis toutes les plumes se refermèrent, et le pendu disparut sous un fourmillement d’ampoules noires remuant dans l’obscurité. En ce moment, le mort se secoua.
Était-ce lui ? Était-ce le vent ? Il eut un bond effroyable. L’ouragan, qui s’élevait, lui venait en aide. Le fantôme entra en convulsion. C’était la rafale, déjà soufflant à pleins poumons, qui s’emparait de lui, et qui l’agitait dans tous les sens. Il devint horrible. Il se mit à se démener. Pantin épouvantable, ayant pour ficelle la chaîne d’un gibet. Quelque parodiste de l’ombre avait saisi son fil et jouait de cette momie. Elle tourna et sauta comme prête à se disloquer. Les oiseaux, effrayés, s’envolèrent. Ce fut comme un {{tiret|rejaillis|sement}}<noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Bertille" /></noinclude>{{tiret2|rejaillis|sement}} de toutes ces bêtes infâmes. Puis ils revinrent. Alors une lutte commença.
Le mort sembla pris d’une vie monstrueuse. Les souffles le soulevaient comme s’ils allaient l’emporter ; on eût dit qu’il se débattait et qu’il faisait effort pour s’évader ; son carcan le retenait. Les oiseaux répercutaient tous ses mouvements, reculant, puis se ruant, effarouchés et acharnés. D’un côté, une étrange fuite essayée ; de l’autre, la poursuite d’un enchaîné.
Le mort, poussé par tous les spasmes de la bise, avait des soubresauts, des chocs, des accès de colère, allait, venait, montait, tombait, refoulant l’essaim éparpillé. Le mort était massue, l’essaim était poussière. La féroce volée assaillante ne lâchait pas prise et s’opiniâtrait. Le mort, comme saisi de folie sous cette meute de becs, multipliait dans le vide ses frappements aveugles semblables aux coups d’une pierre liée à une fronde. Par moments il avait sur lui toutes les griffes et toutes les ailes, puis rien ; c’étaient des évanouissements de la horde, tout de suite suivis de retours furieux. Effrayant supplice continuant après la vie. Les oiseaux semblaient frénétiques. Les<noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Bertille" /></noinclude>soupiraux de l’enfer doivent donner passage des essaims pareils. Coups d’ongle, coups de bec, croassements, arrachements de lambeaux qui n’étaient plus de la chair, craquements de la potence, froissements du squelette, cliquetis des ferrailles, cris de la rafale, tumulte, pas de lutte plus lugubre. Une lémure contre des démons. Sorte de combat spectre.
Parfois, la bise redoublant, le pendu pivotait sur lui-même, faisait face à l’essaim de tous les côtés à la fois, paraissait vouloir courir après les oiseaux, et l’on eût dit que ses dents tâchaient de mordre. Il avait le vent pour lui et la chaîne contre lui, comme si les dieux noirs s’en mêlaient. L’ouragan était de la bataille. Le mort se tordait, la troupe d’oiseaux roulait sur lui en spirale. C’était un tournoiement dans un tourbillon.
On entendait en bas un grondement immense, qui était la mer.
L’enfant voyait ce rêve. Subitement il se mit à trembler de tous ses membres, un frisson ruissela le long de son corps, il chancela, tressaillit, faillit tomber, se retourna, pressa son front de<noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Bertille" /></noinclude>ses deux mains, comme si le front était un point d’appui, et, hagard, les cheveux au vent, descendant la colline à grands pas, les yeux fermés, presque fantôme lui-même, il prit la fuite, laissant derrière lui ce tourment dans la nuit.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Dubuisson - Armorial des principales maisons et familles du royaume, tome 1, 1757.djvu/205
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Corrections du texte
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<noinclude><pagequality level="1" user="Tomthepsg" />{{Rh||C|107}}</noinclude><nowiki />
208. '''<small>LE</small> COCQ''', ''seigneur de Goupillieres, de Corbeville'' : d’azur, à trois coqs d’or, membrés, barbés, becqués & crêtés de gueules.
209. '''<small>DE</small> COCQBORNE''', ''seigneur d’Orval'' : de gueules, à trois coqs d’or, & un cœur d’argent au centre de l’écu.
210. '''CODERE''' : écartelé au 1 & 4 quartier d’argent, à une aigle de sable, couronnée d’une couronne impériale d’or, tenant de sa patte dextre un sceptre, & de la gauche un globe aussi d’or ; au 2 & 3 de gueules, à une bande d’azur, chargée d’un lion d’or, accotée en chef de deux étoiles & d’un croissant au milieu d’argent, & en pointe d’une rose feuillée & tigée de même, le tout dans le sens de la bande.
211. '''COËTLOGON''', ''seigneur de loyat, de Pontlo'' : de gueules, à trois écussons d’hermine.
212. '''COËTQUEN''', ''seigneur de Combourg'' : bandé de gueules & d’argent.
213. '''COEURET''', ''seigneur de Nesle'' : d’argent, à trois cœurs de gueules.
214. '''COEURET''', ''seigneur d’osigny, de Fromonville'' : d’or, au chevron d’azur, accompagné de deux lys au naturel en chef, & d’un cœur de gueules en pointe ; au chef de gueules, chargé d’un lion léopardé d’argent.
215. '''COIGNET''' : d’azur, à une gerbe de bled
d’or, & deux moutons d’argent, saillants, affrontés
& appuyés sur la gerbe.
216. '''COIGNET''', ''seigneur de Courson, de la Thuillerie'' : d’azur, à deux épées d’argent en sautoir, les gardes d’or, accompagnées de quatre croissants d’argent.<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Charlie Main" />{{Rh||C|107}}</noinclude><nowiki />
208. '''<small>LE</small> COCQ''', ''seigneur de Goupillieres, de Corbeville'' : d’azur, à trois coqs d’or, membrés, barbés, becqués & crêtés de gueules.
209. '''<small>DE</small> COCQBORNE''', ''seigneur d’Orval'' : de gueules, à trois coqs d’or, & un cœur d’argent au centre de l’écu.
210. '''CODERE''' : écartelé au 1 & 4 quartier d’argent, à une aigle de sable, couronnée d’une couronne impériale d’or, tenant de sa patte dextre un sceptre, & de la gauche un globe aussi d’or ; au 2 & 3 de gueules, à une bande d’azur, chargée d’un lion d’or, accotée en chef de deux étoiles & d’un croissant au milieu d’argent, & en pointe d’une rose feuillée & tigée de même, le tout dans le sens de la bande.
211. '''COËTLOGON''', ''seigneur de Loyat, de Pontlo'' : de gueules, à trois écussons d’hermine.
212. '''COËTQUEN''', ''seigneur de Combourg'' : bandé de gueules & d’argent.
213. '''COEURET''', ''seigneur de Nesle'' : d’argent, à trois cœurs de gueules.
214. '''COEURET''', ''seigneur d’Osigny, de Fromonville'' : d’or, au chevron d’azur, accompagné de deux lys au naturel en chef, & d’un cœur de gueules en pointe ; au chef de gueules, chargé d’un lion léopardé d’argent.
215. '''COIGNET''' : d’azur, à une gerbe de bled
d’or, & deux moutons d’argent, saillants, affrontés
& appuyés sur la gerbe.
216. '''COIGNET''', ''seigneur de Courson, de la Thuillerie'' : d’azur, à deux épées d’argent en sautoir, les gardes d’or, accompagnées de quatre croissants d’argent.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Dissecthimhowimay
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<noinclude><pagequality level="3" user="Dissecthimhowimay" /></noinclude>elle a ses causes, sa suite et son terme : c’est ce que j’ai essayé de développer.
Je n’ai rien à dire de ce faible essai, je prie qu’on le juge comme si l’on n’était ni Français ni Européen ; mais qui que vous soyez, puissiez-vous en le lisant aimer le cœur de son auteur ; je ne demande rien davantage, et je n’ai point d’autre orgueil que celui de ma liberté.
Un Anglais m’en donna l’idée ; ce fut ''M. de Cugnières'', de la Société philanthropique de Londres, dans une lettre savante qu’il écrivit à ''M. Thuillier'', secrétaire de la municipalité de Blérancourt, quand elle brûla la déclaration du clergé.
Tant d’hommes ont parlé de cette révolution, et la plupart n’en ont rien dit. Je ne sache point que quelqu’un, jusqu’ici, se soit mis en peine de chercher dans le fond de son cœur ce qu’il avait de vertu pour connaître ce qu’il méritait de liberté. Je ne prétends faire le procès à personne ; tout homme fait bien de penser ce qu’il pense, mais quiconque parle ou écrit doit compte de sa vertu à la cité.
Il y eut sans cesse en France, pendant cette révolution, deux partis obstinés, celui du peuple, qui, voulant combler de puissance ses législateurs, aimait les fers qu’il se donnait lui-même ; celui du prince, qui, se voulant élever au-dessus de tous, s’embarrassait moins de sa propre gloire que de sa fortune. Au milieu de ces intérêts, je me suis cherché moi-même : membre du souverain, j’ai voulu savoir si j’étais libre, et si la législation méritait mon obéissance ; dans ce dessein, j’ai cherché le principe et l’harmonie de nos lois, et je ne dirai point, comme Montesquieu, ''que j’ai trouvé sans cesse de nouvelles raisons d’obéir'', mais que j’en ai trouvé pour croire que je n’obéirais qu’à ma vertu.
Qui que vous soyez, ô législateurs, si j’eusse découvert qu’on pensait à m’assujettir, j’aurais fui une patrie malheureuse, et je vous eusse accablé de malédictions.
N’attendez de moi ni flatterie, ni satire ; j’ai dit ce que j’ai pensé de bonne foi. Je suis très-jeune, j’ai pu pécher<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Denis Gagne52" /></noinclude><nowiki />
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Je n’oublierai jamais un seul détail de notre voyage entre Aïn-Draham et Tabarka. Dans la diligence qui nous emmenait et qui n’avait plus que trois chevaux, le quatrième venant, en pleine route, de mourir de misère sous son harnais, nous avions en face de nous un prêtre, noire soutane et bréviaire attentivement lu. Nous sortions à peine de table, et, de l’affreuse gibelotte qui composait ce dernier déjeuner, moi seule j’avais mangé, non sans hésiter à chaque bouchée, tant me semblait inquiétant le goût de ce lapin-là.
Il n’y avait pas deux heures que nous étions en route, des douleurs intolérables me prirent. Le fait est que j’étais tout simplement empoisonnée.
Du paysage nouveau que nous traversions, je puis avouer que je ne vis absolument rien. Courbée en deux et gémissante aux côtés de mon compagnon désolé, je savais que, d’une part, la diligence ne pouvait pas rebrousser chemin puisqu’elle était courrier postal, donc astreinte à une exactitude féroce, et, d’autre part, que descendre où nous étions voulait dire pour nous rester tous deux abandonnés en pleine forêt, loin de toute habitation, avec nos mallettes et valises à nos pieds.
En proie à ma longue torture cahotée, je ne pus même pas m’intéresser à l’aventure qui tout à coup nous advint au bas de cette côte pourtant si peu rude : les trois haridelles, d’un commun accord, s’arrêtant net et refusant absolument de faire un pas de plus.
Vociférations et coups de fouet n’y changèrent rien.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Denis Gagne52
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<noinclude><pagequality level="4" user="Denis Gagne52" />{{nr||{{uc|L’Edough}}|73}}</noinclude>Le cocher, menacé d’une forte amende s’il manquait la correspondance prévue pour les lettres, finit par descendre de son siège et prit alternativement ses bêtes à la bride, avec coups de manche de fouet et coups de pied dans le ventre. Rien. Peut-être les pauvres trois rosses aimaient-elles mieux mourir sur place comme leur camarade que de tenter le petit effort qu’on leur demandait.
Je vis, à travers ma souffrance horrible, mon mari descendre de la voiture, puis l’abbé. Ce dernier releva sa soutane dans sa ceinture, et tous deux se mirent à pousser à la roue avec la dernière énergie, pendant que le cocher, à la tête de l’attelage, continuait sa manœuvre.
Combien de temps dura leur tentative ? Tout à coup je relevai la tête. La diligence venait de repartir, et au grand galop.
Empoisonnée ! Je ne me rendais même pas compte que les chevaux avaient la bride sur le cou, que le cocher n’était plus sur son siège, que je restais seule dans cette diligence emballée, allant immanquablement vers la catastrophe. Tout m’était égal. C’est ce qui arrive quand on souffre trop. Je regardai d’un œil morne le cocher, le prêtre et mon mari courir comme des fous derrière cette voiture en perdition. La poussière, autour d’eux, soulevait d’énormes nuages. La soutane de l’abbé volait jusque par-dessus ses épaules.
Il faut croire qu’ils arrivèrent à rattraper les chevaux puisque, sans nul retard, nous faisions au soleil couchant notre entrée dans Tabarka, ville sablonneuse, poudre d’or au bord d’une Méditerranée dont la couleur ne saurait être traduite que par le mot bleu-paon.
{{saut}}
Avant d’aller vite me coucher dans le lit d’enfant, beaucoup trop court pour moi, mais le seul dont disposât le meilleur hôtel de la ville (et qui ne fut toute la nuit qu’un orage de moustiques), j’eus le temps d’apercevoir, assise sur le seuil de cet hôtel, la patronne en pleurs berçant dans ses bras une petite fille de deux ou trois ans, en train de mourir de la malaria.<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Denis Gagne52" />{{nr|74|{{uc|El Arab}}}}</noinclude><nowiki/>
{{***}}
Ce ne fut qu’au bout de quelques jours passés dans la ville de Bône, où nous nous étions rendus en hâte, qu’après diète complète et soins vigoureux, je commençai tout doucement à reprendre pied dans la vie, c’est-à-dire le voyage.
Satisfaite de faire la connaissance de l’Algérie, j’eus à m’émerveiller avant tout de ce cimetière musulman de Bône qui, tout blanc et tout bleu de faïences intactes, est un des plus ravissants que j’aie connus.
C’est là qu’est enterrée la mère d’Isabelle Eberhardt. J’ignorais en visitant sa tombe que nos nomadismes nous mèneraient un jour à celle de sa fille, cavalière héroïque restée célèbre dans tout le sud-saharien et que la France même est loin d’ignorer.
{{***}}
À travers les couches d’ouate d’une brume invétérée nous voici maintenant engagés dans l’Edough, montés sur de nouveaux chevaux dont la sellerie arabe déteint, rouge, en plein pelage blanc. Novembre commence. Il fait froid. Nos vastes capes de caoutchouc ne nous empêchent pas de frissonner.
Il s’agit pour nous d’atteindre avant la nuit complète je ne sais quel village dont le nom français est pour moi perdu dans l’oubli.
Mais, qui ne s’y est pas perdu, c’est le souvenir de l’auberge où nous arrivâmes enfin, juste comme le soleil venait de se coucher.
Le mot « coupe-gorge » que j’ai employé dans mes Mémoires n’est pas trop fort pour dépeindre un lieu pareil.
Terre battue, chandelles, recoins sombres, meubles boiteux, lits suspects sous lesquels on avait envie de regarder, surtout la mine sinistre du couple qui nous reçut, ménage espagnol à la Zuloaga, rien n’y manquait.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Denis Gagne52
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<noinclude><pagequality level="4" user="Denis Gagne52" />{{nr||{{uc|L’Edough}}|75}}</noinclude>Impossible, en outre, de nous faire comprendre, ces gens-là ne parlant ni le français ni l’arabe.
J’ai dit aussi dans mes Mémoires comment, au milieu d’un tel décor, je me souvins que c’était mon anniversaire de naissance. Mais je n’ai pas raconté cette chose à classer dans ce que j’appelle « aventures sans explication ». Redescendue seule dans la salle d’en bas, j’y fis soudain cette incompréhensible découverte : un piano droit Erard flambant neuf, richement pourvu d’éditions jamais ouvertes encore de Bach, Beethoven, Schumann, Chopin — de quoi pour moi passer une soirée enchantée, après tant de mois où je n’avais pu faire aucune musique.
{{***}}
Des deux ou trois nuits dormies au hasard des postes forestiers qui nous recueillaient de leur mieux, je ne garde qu’un néfaste souvenir de puces, punaises et autres bestioles. Il faut accepter tout quand on a choisi l’inexploré. Mais notre hébergement le plus inédit fut celui de l’école de Marabouts pour laquelle nous nous étions mis en route.
Nous arrivons avec la nuit dans ce creux de forêt où nos chevaux avancent sans aucun bruit sur des matelas de feuilles déjà pourries. Au lieu de la demeure cubique et blanche, bien arabe, à laquelle nous nous attendions, c’est une petite bicoque de banlieue parisienne qui nous apparaît dans le clair-obscur, murs en nougat et toit de tuiles rouges toutes neuves. Et, dès les premiers mots du chef marabout accouru pour nous recevoir, il est facile de deviner qu’il est excessivement fier d’avoir fait construire cette triste chose.
Officiellement prévenu de notre visite car c’est un personnage influent au point de vue français, il a commandé dîner et chambre, et ses serviteurs, ainsi que son frère, un solide gaillard comme lui-même, tous sont présents à notre entrée dans la maison. Salle à manger à l’européenne, couvert à l’européenne. Nous sommes chez des<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Denis Gagne52" />{{nr|76|{{uc|El Arab}}}}</noinclude>musulmans tout à fait francisés en dépit de leurs drapés blancs et de leur turbans immaculés.
Nous nous mettons à table ; mais, malgré son couvert préparé, le chef marabout refuse obstinément de s’asseoir parmi nous. Il tourne autour de la pièce, parlant si fort et avec de tels gestes que je m’informe à mi-voix ; « Qu’est-ce qu’il a ?… Qu’est-ce qu’il dit ? » — car il me fait presque peur.
— Un affreux cabot, me répond tranquillement mon mari. Il dit que le jeûne est sa meilleure nourriture, qu’il n’a pas besoin de manger, car Allah est dans son ventre.
Pendant ce temps, le frère, complètement emberlificoté, tenait sa fourchette à l’envers et aussi son couteau l’index tout au bout de la lame et se coupant le doigt.
Pour ne pas le gêner, je regarde autour de moi. Je m’aperçois alors que les fenêtres, bien que pourvues de vitres et de rideaux en fausse dentelle, ont été percées tellement haut que, même en montant sur une chaise, il serait impossible de les atteindre. Cette maison n’a pas été construite par des Roumis.
{{saut}}
Cependant une longue conversation coranique s’était à présent engagée dont je ne pouvais rien saisir, et fatiguée, je sentais le sommeil sournois m’engourdir de plus en plus. Heureusement l’heure du coucher ne tarda pas trop. Mais, dans la chambre qu’on nous donnait, les draps de nos deux lits avaient été tellement imbibés d’eau de Cologne qu’ils en étaient encore trempés, odeur intenable qu’il fallut bien supporter, pourtant. Et pas moyen d’ouvrir ces fenêtres inaccessibles.
Le lendemain matin, nous fûmes invités à visiter l’école maraboutique. Elle consistait en sept ou huit idiots ou fous occupés à faire des grimaces, affalés dehors sur des bancs. Le plus saint de tous se tenait beaucoup plus loin, debout au milieu d’une mare, les cheveux poussés jusqu’à la taille, le corps dans l’eau jusqu’aux genoux, nu, sordide, à peine un être humain. On nous apprit qu’il n’avait jamais bougé de cette mare depuis<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Denis Gagne52" />{{nr||{{uc|L’Edough}}|77}}</noinclude>deux ans, ni changé de pose, et qu’on lui tendait à manger au bout d’une perche presque tous les jours, bien qu’il ne demandât rien, pour la bonne raison qu’il était incapable de parler.
Je quittai sans regret le chef marabout et son école. Au moment où nous nous mettions en selle, il fit des efforts inouïs autant que vains pour nous faire accepter (bagage très commode, n’est-ce pas ?) une affreuse moquette qu’il avait dans sa maison ridicule, avec le visible espoir de recevoir en échange une de nos capes de caoutchouc qu’il croyait être la peau d’un grand poisson inconnu.<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Denis Gagne52" /></noinclude><nowiki/>
{{t3|m=2em|{{uc|Biskra}}}}
Constantine avait confirmé mon impression : les villes
de l’Algérie, emprise catégorique d’une France démodée,
ne gardaient rien de leur long passé musulman. Banales
sous-préfectures de chez nous, petite bourgeoisie française
installée à la place d’un Islam sans doute somptueux
mais à jamais disparu, le soleil d’Afrique lui-même, à ces
villes sans siècles, ne parvenait pas à conférer quelque
{{corr|personnaliʇé|personnalité.}}
Je ne retrouvai le sentiment du voyage qu’en remontant à cheval au seuil du Sahara dont nous allions enfin connaître la couleur, l’odeur, les horizons indéterminés.
Il ne s’agissait encore que de Biskra, pourtant ; Biskra, ce vieux cliché, cette compote de littératures internationales, Biskra, ses Ouled-Naïl, son village nègre, ses touristes, son ''{{lang|en|Garden of Allah}}'', ses Bédouins photographiés.
Le désert feutré, de couleur léonine, commença sous les sabots de nos montures. Notre entrée crépusculaire dans El Kantara saturée de mimosas et de cassis (mimosas géants) fait partie des grandes émotions de mon passé. Une porte toute grande s’ouvrait sur Ailleurs. Les brumes froides de l’Edough, c’est évident, avaient préparé cette intense sensation de tiédeur, de douceur, de bien-être au cœur même des plus délicieux parfums.
{{***}}
Je ne vais pas à mon tour chanter ici mon petit couplet sur Biskra. Ce fut là pourtant que me fut révélée la {{tiret|fan|tasia}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Denis Gagne52
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<noinclude><pagequality level="4" user="Denis Gagne52" />{{nr||{{uc|Biskra}}|79}}</noinclude>{{tiret2|fan|tasia}}, deux cents cavaliers surgis au galop de charge du fond de l’espace blond et s’arrêtant en bloc devant la tribune d’honneur, tous les chevaux cabrés au maximum dans le vol des burnous blancs traversés de soleil.
Il vaut mieux me souvenir d’une petite histoire bien significative quant à l’âme orientale.
Pour nous diriger à travers le désert jusqu’à Sidi-Okba, nous avions pris comme guide celui qu’à Paris nous recommandait si chaudement André Gide (une des silhouettes de son œuvre, du reste). C’était un jeune garçon un peu négrifié, très orgueilleux de savoir parler français à peu près correctement.
Nous avions déjà fait plus de la moitié du parcours, somnolents à force de lumière et de vide, quand, à l’horizon, apparut, venant vers nous, la biblique silhouette d’une Bédouine. De si loin, Ahmed la reconnut. « C’est ma mère !… » annonça-t-il.
Sitôt assez proche, elle s’élança, commença par baiser la main de son fils qui ne descendit pas pour cela de sa mule, puis vint nous baiser aussi la main avec tous les compliments qu’il fallait. Et la voilà qui se met à marcher devant nos bêtes, sans jamais se retourner, les bras ouverts, la tête renversée, tout en proférant de sa voix profonde d’Arabe vieillissante, des paroles véhémentes et comme incantatoires.
Saisie par la beauté de ses gestes lourds de voiles et de bracelets d’argent, sorte de danse sombre et solitaire sur l’écran du plein soleil saharien, je regardais et j’écoutais.
— Elle est hadji !… nous confia tout bas Ahmed, ce qui signifie avoir fait le voyage de la Mecque.
Et son regard se fanatisa.
— Qu’est-ce qu’elle dit ?… demandai-je, aussi tout bas.
J. C. M. écouta mieux, puis me traduisit.
— Elle raconte le rêve qu’elle a fait cette nuit. Elle voyait son fils Ahmed vêtu d’or, assis sur un trône d’or, et tous les rois de la terre prosternés à ses pieds.
— Oui !… fit Ahmed en se tournant vers moi. C’est tout à fait exact !<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Denis Gagne52" />{{nr|80|{{uc|El Arab}}}}</noinclude><nowiki />
Il tendit l’oreille quelques secondes encore, la flamme noire de ses yeux s’accentua, puis, toujours en français il murmura comme pour lui-même, résumant d’un mot le sens prophétique du rêve maternel :
— Ça, c’est la place de chasseur que je demande depuis un mois à l’hôtel Excelsior d’Alger !
{{saut}}
Je note également la caravane croisée un autre jour au plus immense du désert et que mon mari salua d’un ''{{lang|ar-Latn|Essalâmou{{lié}}’aleïkoum}} !'' sonore (''le salut soit sur vous autres !'') formule coranique recommandée par le Prophète. La réponse due est : ''{{lang|ar-Latn|Oua{{lié}}’aleïkoum essalâm !}}'' (''et sur vous autres soit le salut !'').
Mais, puisqu’il s’agissait d’un Roumi, le chef de la caravane rétorqua sans même se retourner, et en français : « Bonjoû ! Bonjoû ! »
Mohammad lui-même proférant une des sourates de son Coran n’aurait pas eu plus de majestueuse colère que le docteur Mardrus rabrouant le musulman malappris. Je ne comprenais pas, mais je devinais.
De saisissement la caravane s’était arrêtée. Quand les imprécations cessèrent, d’un seul mouvement tous les chameaux furent tournés du côté d’où ils arrivaient. Pour écouter encore l’étranger extraordinaire qui venait de leur faire honte dans un tel langage, ces nomades n’hésitaient pas à rebrousser chemin.
{{***}}
De la chère Tunis où nous rentrâmes pour l’hiver je détache encore, suite à tant d’autres souvenirs déjà soulignés, ce matin de février passé tout entier dans une vaste prairie, à me gorger d’oranges brûlantes de soleil, cueillies à même des orangers par centaines, beaucoup portant à la fois fleurs et fruits sur leurs branches.
… Et aussi plusieurs soirs sous la Koubba du {{tiret|Belvé|dère}}<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Denis Gagne52" />{{nr||{{uc|Biskra}}|81}}</noinclude>{{tiret2|Belvé|dère}}, belle coupole isolée sur la hauteur, et qui n’a d’autre destination que d’accueillir quiconque veut y entrer pour admirer la ville, laquelle, couchée en bas dans sa blancheur d’amidon, se met à chanter au crépuscule selon la voix de quelque flûte arabe, accompagnée à contre-temps par les coups sourds de la daraboukka.<noinclude>
<references/>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Denis Gagne52" /></noinclude><nowiki/>
{{t3|m=2em|{{uc|Encore la Kroumirie}}}}
Le mois de mai débutait à peine que nous étions déjà retournés en Kroumirie, une Kroumirie qui recommençait à devenir crépue, milliers de petites feuilles naissantes aux branches des chênes illimités.
Le coucou nous accueillait de ses deux notes moqueuses, appel mystérieux de la forêt. Toutes les fraîcheurs venaient en même temps au monde. La vie sentait bon. Nos chevaux étaient gais.
À l’une de nos premières sorties, comme nous arrivions au pas sur une petite prairie vallonnée, nous entendîmes, avant de rien voir, une voix arabe, masculine et fâchée, qui scandait on ne savait quelle violente réprimande du côté de ces buissons épineux. Deux bergers enfantins, un garçon et une fille, assis côte à côte sur un rebord de l’herbe, ne semblaient en rien s’émouvoir de cette colère si proche. Ils ne nous entendaient pas venir. Tunique courte, corde aux reins et turban blanc dont un coin retombait sur son épaule, le gamin jouait un instant sur la flûte de roseau qu’il venait de fabriquer comme ils font tous, puis s’arrêtait pour écouter la réponse de la seconde flûte, également son œuvre, qui roucoulait sur les lèvres de l’autre, une fillette déjà chargée de bracelets, amulettes et voiles tout comme les femmes adultes de sa tribu.
Cette églogue virgilienne ainsi surprise au cœur même du printemps s’interrompit à notre vue. C’est alors qu’ayant poussé mon cheval je pus, et avec quelle surprise, me rendre compte que l’Arabe en colère n’était pas<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Denis Gagne52" />{{nr||{{uc|Encore la Kroumirie}}|83}}</noinclude>autre chose qu’un bouc. Pendant que le berger et la bergère concouraient innocemment sur la flûte, ce mâle furieux, avec de véritables syllabes prononcées, et frappant du pied jusqu’à déraciner l’herbe, essayait de convaincre ou plutôt d’obliger une certaine chèvre du troupeau, celle de son choix, à céder à ses objurgations. Mais la chèvre, nymphe effrayée, s’était si bien enchevêtrée dans les buissons qu’elle en devenait inaccessible.
Ce matin-là, je le jure, outre la géorgique qui nous attendait, j’ai vu, barbe tremblante, œil de feu, sabot furibond, se profiler devant moi le terrible dieu Pan lui-même.
{{***}}
Voici, parallèlement à cette mythologie printanière, l’orage jupitérien qu’il nous fallut subir dans la montagne, un après-midi d’été que nous étions montés trop haut malgré les noirceurs accumulées d’un ciel sourcilleux.
Pour tout dire, nous fûmes tout à coup au centre, exactement, de cet orage, environnés d’éclairs dans un nuage de soufre, assourdis par le tonnerre qui nous bombardait sans une seconde de répit. Arrêtés d’eux-mêmes, braqués, nos deux chevaux couchaient les oreilles. Une décharge de grêlons plus gros que des noix nous attaqua si furieusement que force nous fut, pour éviter cent ecchymoses, de nous réfugier sous le ventre des chevaux.
Au moment où la foudre, à deux pas, tomba sur ce chêne, je revois mon mari me tendant la main sans un mot.
Étonnés de n’avoir pas été foudroyés, quand il nous fut possible de redescendre vers le village, nous vîmes, accourus à notre rencontre, tous les Arabes de la région, qui, bien persuadés de notre mort nous sachant là-haut, ne savaient plus comment manifester leur joie et leur émerveillement de nous constater sains et saufs.<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Denis Gagne52" />{{nr|84|{{uc|El Arab}}}}</noinclude><nowiki/>
{{***}}
La nuit venait de tomber à son heure après ce bref crépuscule africain auquel je mis tant de temps à m’habituer. Dans la tiède obscurité que toute la forêt aromatisait, que la lune commençait à bleuir, une envie nous était venue d’aller faire un tour à pied avant de nous coucher.
Nous étions encore sur la route qui traverse Aïn-Draham. Juste au moment de nous engager sous les chênes, un bond de recul nous arrêta tous deux ensemble.
Devant nous, déferlée jusque sur nos souliers, la mer. Ses vagues assez fortes écumaient en blanc jusqu’au bout de l’horizon. L’hallucination marine ne dura pas plus de quelques minutes. Ce fut le premier mirage de mes voyages.
{{***}}
Je n’avais pas été longue à remarquer que notre domestique Salah, comme tout musulman qui se respecte, exerçait autour de mes faits et gestes une surveillance soupçonneuse. Le harem du maître montrait à ses yeux (ou plutôt à son œil puisqu’il était borgne), un peu trop d’indépendance.
Si je montais seule à cheval pour aller chez nos amis Julia pendant que mon mari travaillait à sa table ; si je continuais un moment à chevaucher mon petit étalon au lieu de rentrer immédiatement, j’étais sûre d’apercevoir Salah, masqué par les branches, en train de m’observer sans savoir que je l’avais vu. Et si quelque service, à ces instants, le retenait près de mon mari (qui me le racontait ensuite en riant) : « Où est ta madame ?… » demandait-il sans oser rien de plus.
C’est ainsi que je le vis surgir à mon côté ce matin où, curieuse, d’assister à la fin d’une aventure surprise derrière mes rideaux, je m’étais de quelques pas éloignée de<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Denis Gagne52" />{{nr||{{uc|Encore la Kroumirie}}|85}}</noinclude>l’auberge et dissimulée derrière l’appentis qui lui faisait face. Car, dans cet appentis où l’on rangeait du bois et des outils, je savais quel malin personnage venait de se cacher.
On ne se doute pas en Europe de quelle intelligence et plus encore de quelle ironie sont capables les petits ânes de l’Afrique du Nord. Celui-ci, qui faisait partie d’un troupeau de vingt, venait de passer avec les camarades, tous écrasés d’une trop lourde charge de bois et poussés à coups de bâton par l’Arabe qui les conduisait. En regardant distraitement à la fenêtre j’avais, tout à l’heure, remarqué la manœuvre à peine croyable du dernier de ces ânes. Laissant les autres continuer la route, il avait poussé du museau la porte entr’ouverte de l’appentis, s’était introduit, restait là comme un sale gosse qui joue un bon tour.
L’Arabe allait-il s’apercevoir qu’il lui manquait un âne ? C’était ce dont j’étais venue m’assurer avec l’espoir que le rebelle ne serait pas repris.
Je pouvais déjà me faire comprendre, mon vocabulaire arabe s’étant chaque jour enrichi depuis notre arrivée en Tunisie. Je dis à Salah, puisqu’il se trouvait là : « Il y a un âne dedans ! » Mais je n’avais pas plutôt parlé que l’idiot rappelait l’ânier à grands cris. Et je dus assister, désolée, à la bastonnade qui s’ensuivit pour mon protégé.
{{saut}}
L’ironie des ânes barbaresques ! Une autre fois c’est l’ânier qui, tour à tour, charge chaque bête de sa troupe d’énormes bûches dont l’amas s’élève toujours plus haut. À peine a-t-il terminé sa tâche que sa vingtaine d’animaux, avec un ensemble qui ne peut pas ne pas avoir été concerté, se secoue d’un seul geste et jette à terre tout le chargement.
Une autre fois encore, une troupe similaire s’arrête soudain au milieu de la route, et (les Arabes ne peuvent pas souffrir le braiment des ânes) tout le monde à l’unanimité se met à braire, pendant que l’Arabe affolé court<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Denis Gagne52" />{{nr|86|{{uc|El Arab}}}}</noinclude>de l’un à l’autre en s’écriant : « {{lang|ar-Latn|Ya kouffr méta’{{lié}}el béhaïm !}} » (Ô la mécréance des animaux !)
… Je devais plus tard faire la connaissance des ânes égyptiens, tout aussi fantaisistes que ceux-ci, mais sur le mode joyeux, car ils ne sont pas maltraités.
{{***}}
Ultime vision au pays Kroumir.
Sous un ciel de plein été, tumultueux, sanglant et rapide, une vieille Bédouine, à l’heure du couchant, s’avance à grands pas, et, véritable solfège, accompagne de son bâton frappant le sol la déclamation enrouée, sanglotante, qui ravage sa pauvre poitrine. Droit devant elle, seule au monde, environnée du tourbillon de ses voiles au vent, elle va sans rien regarder, toute à cette vocifération tragique où s’exprime, disciplinée par le rythme, son inconsolable douleur.
Quoi donc ?
Le village nous renseigne. Le misérable peu que possédait la vieille Bédouine vient d’être saisi par l’huissier français de la région, et c’est, ayant suivi son bien jusqu’aux limites du possible, vers son gourbi vidé qu’elle retourne, sous la tempête et dans le crépuscule qui, dans un instant, ne sera plus que de la nuit.
{{***}}
Dès le mois d’août nous quittions encore une fois la Kroumirie, allant voir Alger que des amis tenaient à nous faire connaître.<noinclude>
<references/></noinclude>
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{{t3|m=2em|{{uc|Alger}}}}
Le port d’Alger, célébrité dans le monde entier, n’est évidemment plus qu’un emplacement où jadis s’éleva, rêve d’Orient, une surprenante ville dont plus rien n’est resté.
Derrière la capitale bien française qui s’étage au fond de cette baie lumineuse, parmi la danse des couleurs et reflets non changés, eux, et continuant à se répondre entre le ciel et l’eau marine, se tient un fantôme invisible : Alger avant la conquête.
Dernier vestige, la grande Mosquée, centre immaculé qui vit autour de soi disparaître l’amas blanc de tant d’architectures arabes, n’a plus l’air, dans l’agglomération d’immeubles qui l’écrase, que d’un restant quelconque d’exposition universelle.
En visitant la casbah, bien sûr, on retrouve formes et couleurs islamiques — un Islam pourri d’européanisme où s’allient la puanteur et les colliers de jasmin. Mais le reste n’est que du vieux neuf, c’est-à-dire une ville usagée déjà, mais sans aucune patine.
Certes, à Tunis (notre seconde expérience de colonisation africaine), le ménage a, si l’on peut dire, été beaucoup mieux fait. La ville arabe, respectée, n’a pas souffert de la brutale substitution qui fait disparaître à jamais tout un vénérable et prestigieux passé pour édifier à sa place un présent sans histoire ni beauté. Troisième expérience, le Maroc, surtout entre les mains d’un Lyautey, se devait d’être la perle de notre Afrique du Nord, et l’a prouvé jusqu’à présent, d’après les élites qui l’ont<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Denis Gagne52" />{{nr|88|{{uc|El Arab}}}}</noinclude>visité. Nous pouvons donc espérer désormais un peu moins de barbarie de la part de l’Europe ruée sur les continents sans défense. Ira-t-elle un jour jusqu’à supprimer, en ce qui concerne certains pays mahométans, ce paradoxe monstrueux qui s’appelle l’arabophobie ?
… Alger, pour y revenir, ne me fut pas une déception car je savais à peu près ce que j’allais y voir. À défaut d’autre personnalité, j’y remarquais combien le type busqué des indigènes différait de la grasse mollesse tunisienne. Et que charmantes les Algériennes musulmanes, tout de blanc vêtues, depuis le voile de tête et le voile de visage jusqu’aux pantalons bouffants ne laissant passer qu’une petite mule jaune citron ou rouge !
Beaucoup plus tard, à l’un de mes voyages solitaires en Alger, au temps où j’y allais voir ma sœur religieuse, j’eus l’occasion de visiter avec elle Notre-Dame d’Afrique, cette cathédrale moderne haut située au-dessus de l’azur méditerranéen. Là, je pris les Sœurs Blanches pour des Arabes, tant leur costume ressemble à celui des musulmanes. Ma sœur venait à peine de me détromper que, dans l’église, entrèrent l’une derrière l’autre quatre ou cinq femmes indigènes. Je les vis avec surprise se glisser dans un rang de chaises et lever l’index vers le ciel. Il est vrai que, derrière la Vierge Noire, reine de ces lieux, une inscription en lettres considérables offre à nos regards ceci : « Notre-Dame d’Afrique, priez pour nous et pour les musulmans. »
{{***}}
Lors de notre toute première visite, Alger, au mois d’août, unissait tant de chaleur à tant d’humidité qu’on y respirait comme dans un hammam. Je fus donc bien aise le jour où nous nous remîmes en route pour retourner à Tunis, ou plutôt à Carthage.<noinclude>
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{{t3|m=2em|{{uc|La Petite Kabylie}}}}
Je suis maintenant bien incapable de retrouver pourquoi, le mois de mai qui suivit, nous entreprenions la petite Kabylie plutôt que de reprendre la diligence pour Aïn-Draham et le pays Kroumir.
Nomadisme, sans doute.
Ce que je sais dans tous ses détails, c’est de quelle façon commença notre première incursion dans les montagnes du Thababor.
Dès les sabots de nos chevaux engagés sur la piste montante, un nouvel ouragan de mon mari, scandale coranique, se déchaîna, cette fois sur une seule tête, celle de notre guide, mince adolescent qui parlait un peu le français.
Ne pouvant se douter de ce qu’était le Roumi qui venait de l’engager, et, malheureusement, habitué, de par un métier qui le mettait sans cesse en contact avec les coloniaux, aux sentiments que ceux-ci nourrissent en général pour ce qu’ils appellent « les Bicots », il crut bon s’exclamer tout à coup, sûr de nous faire plaisir :
— Moi pas croire Allah ! Moi manger cochon ! Moi boire vin ! Et allez donc, mon ami !
Malgré mes efforts, quel regret de ne presque rien saisir de ce qu’entendit ce malheureux garçon ! Je vis dans ses yeux s’allumer la flamme de fanatisme déjà surprise dans maint regard arabe. Écrasé mais conquis, pendant tout le reste du voyage il redevint plus farouchement musulman qu’aucun autre.
Si violemment commencée, l’ascension de la montagne<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Denis Gagne52" />{{nr|90|{{uc|El Arab}}}}</noinclude>se continua, presque en silence, par des fleurs ; tant de fleurs, et disposées par la nature en agglomérations si compactes en même temps que si bien séparées les unes des autres, qu’on eût cru des plates-bandes dessinées par un jardinier. Nos chevaux en furent ornés jusqu’au poitrail. Le guide descendait sans cesse de sa mule pour nous en cueillir. Et cela nous rappelait les traînes de feuillage et de clématite sauvage que tiraient derrière elles nos montures de Kroumirie, quand nous avions foncé tête baissée dans quelque verdure dont notre chemin se trouvait barré.
Bientôt j’eus la surprise de voir, dans les arbres de notre parcours, apparaître les premiers singes. Je n’en avais jamais vu qu’en cage ou dans des jardins zoologiques. Ceux-ci, de moyenne taille, libres autant qu’effrontés, nous faisaient comiquement la grimace. Mais les guenons, avec des gestes de femme, se dépêchaient de s’enfuir, emportant leurs petits dans leurs bras.
Plus haut, un sanglier débusqua dans nos jambes. Plus haut encore, juste avant d’arriver à la neige, ce fut un aigle qui prit son vol sous le pied même de mon cheval.
Plus de fleurs. En une seule après-midi nous étions donc passés du printemps à l’hiver.
{{***}}
Non loin de Bougie, notre si charmant port d’attache,
ce fut un grand jour que celui qui nous amena, conte de
fées, devant la grotte de Mansouria. Toutes les sirènes
de la Méditerranée devaient, quand on n’y était pas, se
loger dans cette immense coquille, mouillée d’algues,
d’où l’on voyait
{{bloc centré|{{alinéa|
''…s’ouvrir et se fermer de loin'' <br>
''Les mâchoires de la tempête,''
}}}}
{{alinéa|dit le poème que j’écrivis le soir de ce jour-là.|0|0}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Denis Gagne52" />{{nr||{{uc|La Petite Kabilie}}|91}}</noinclude><nowiki />
Mais les grottes souterraines de Djijelli, depuis peu découvertes (par un hasard de la dynamite, je crois) ; encore impolluées ; refermées sur soi, dès qu’on y entre, comme les pétales d’un géant lis ; leurs stalactites et stalagmites éclatant d’une blancheur surnaturelle sous le magnésium ; leurs carpes aveugles remontées du fond des eaux ensevelies, retrouvant un embryon d’yeux pour sentir que la lumière, chose inconnue pour elles, vient de déchirer leur éternelle obscurité, — cette révélation d’un mystère caché depuis des siècles m’enthousiasma, m’enthousiasme encore quand j’y songe.
J’ai bien peur que, depuis plus de trente ans qu’eut lieu cette visitation, des mutilations, d’ineptes inscriptions d’amoureux, des ampoules électriques et (tout est possible), des réclames d’hôtels et autres n’aient à jamais chassé les âmes inconnues dont cette grotte sans tache était la demeure. Je n’irai certainement pas y voir, et tiens pas à le savoir.
{{***}}
Mais voici, je l’avoue, mon plus beau souvenir de la Petite Kabylie.
Après une longue montée dans le Thababor, nos chevaux demandant quelques instants de repos, nous obliquons, en dehors de la piste, vers cette prairie si verte et si haut perchée.
Gardant des chèvres, assis tout seul dans l’ombre des
arbres, un berger d’une dizaine d’années… Encore une
églogue ?
Je m’approche. Sa tunique est couleur de Tanagra ; blanc est son turban aux plis relâchés ; une seule boucle d’oreille, lourd pendentif d’argent, descend, à gauche, plus bas que son menton. Quel est le sang saharien qui court dans les veines de ce petit Kabyle ? Ses jambes et ses bras nus ont, de même que son visage, d’ardents reflets d’acajou. Ses paupières restant baissées, la courbe des cils noirs touche le haut de sa précieuse joue.<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Denis Gagne52" />{{nr|92|{{uc|El Arab}}}}</noinclude><nowiki />
Arrêtée à contempler cette petite beauté, si foncée dans les pâleurs qui la drapent, je vois se relever lentement les paupières intimidées. J’en ai crié, peut-être. Alors que toute sa lisse personne, depuis les pieds d’or sombre jusqu’au sombre rideau des cils, exigeait des prunelles de velours noir, les yeux de cet enfant sont, en toutes lettres, deux immenses opales.
Je renonce à décrire l’effet stupéfiant produit par ce regard d’arc-en-ciel dans ce teint d’Afrique. Quelque chose de presque effrayant. La rencontre d’un petit dieu.
Appelant J. C. Mardrus :
— Écoute ! Écoute ! Maintenant il me faut ce petit garçon ! Je veux l’emporter à Paris ! Achète-le ! Prends-le comme groom ! Je ne sais pas, moi ! Je ne peux pas avoir trouvé cette merveille dans ce pré pour l’y laisser, tu comprends ? Mais regarde ! Regarde ses yeux !
— Extraordinaires, c’est vrai !
— Demande-lui pourquoi il a ces yeux-là !
Le petit répond. Il ne s’est jamais vu dans une glace. ''Il ne sait pas qu’il a les yeux clairs.''
{{saut}}
Hélas ! après quelques rires de J. C. M. devant mon exaltation, il fallut bien reprendre notre route — sans emmener le petit dieu.
Tout ce que j’avais d’argent sur moi, pour sa joie et sa stupeur, je le versai, du haut de mon cheval, dans ses longues mains d’idole. Son unique pendant d’oreille tremblait dans les molles ombres du turban blanc.
— Demande-lui ce qui lui ferait plaisir !
— Je voudrais, dit l’enfant divin en montrant du doigt, je voudrais une chose comme celle-ci, et aussi une chose comme celle-là.
C’est-à-dire les souliers jaunes à lacets de mon mari, plus — comble d’horreur — son faux-col.
… Ce fut bien mélancoliquement que je sentis, ce jour-là, progresser mon initiation à l’Orient tel qu’il est.<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Denis Gagne52" />{{nr||{{uc|La Petite Kabilie}}|93}}</noinclude><nowiki />
{{***}}
Quelque deux mois après, de Bougie à Blidah, de Blidah à Alger, d’Alger à Marseille, de Marseille à Paris départ, départ.
Mon premier Islam refermait déjà ses portes enchantées. Les voyages en pays musulman n’étaient pas encore, heureusement, près de finir pour moi.<noinclude>
<references/></noinclude>
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{{t2|mt=3em|{{uc|Deuxième Islam}}|{{rom-maj|II|2}}}}
{{t3|mt=1em|mb=3em|{{uc|Le Sud-Oranais}}}}<noinclude>
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Denis Gagne52
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<noinclude><pagequality level="4" user="Denis Gagne52" /></noinclude><nowiki />
{{t4|m=2em|{{uc|Aïn-Sefra}}|fw=bold}}
J’avais assez goûté du désert déjà pour en garder l’inquiétude. Aussi le nouveau voyage qui se présentait après quelques mois de pause en France était-il pour vivement me plaire. En vue d’articles que demandaient divers journaux et revues de Paris, nous allions, dans le Sud Oranais, voir Lyautey, seulement général à cette époque, et qui commandait la division d’Aïn-Sefra, tout près des frontières du Maroc.
Ces frontières, du reste, se confondaient dans le sable avec celles de l’Algérie. Le Maroc était encore maître absolu chez soi. Farouchement, même, étant gardé par un Islam pas si commode que ça.
Rien que le type des Marocains, s’ils ne sont pas négrifiés, affirme leur caractère fermé, dur. Ce sont des traits serrés dans des visages étroits, émaciés encore par la coupe particulière de la barbe ; c’est une expression, si l’on peut dire, cadenassée ; c’est cette sorte d’{{corr|ausérité|austérité}} qui leur est propre, accentuée par leur vêture blanche et noire, par le capuchon dont ils se couvrent volontiers la tête et qui leur donne l’allure comme religieuse qu’ils ont. Et quel regard ! J’ai dit la sorcellerie maugrabine, les ravages qu’elle exerce dans les milieux maltais de Tunis.
{{saut}}
C’est maintenant seulement qu’il m’est permis de raconter sans contrainte ce que je vis et compris pendant ce voyage. Trop de choses étaient dangereuses à dire quand la colonisation du Maroc en était tout juste à ses commencements.<noinclude>
<references/>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Denis Gagne52" />{{nr|98|{{uc|El Arab}}}}</noinclude><nowiki />
En dehors de son génie militaire il fallait toute l’habileté, tout le charme, et, pour parler exactement, toute la poésie du général Lyautey, j’ajouterai sa littérature, voire son ''sens du théâtre'', pour parvenir non seulement à soumettre mais à captiver un peuple pareil.
Lyautey fut le chef qui sait devant des Arabes (trop souvent stupéfiés par le triste et terne costume européen) galoper sur un cheval fougueux au claquement immense d’un manteau de commandement parsemé d’étoiles d’or. C’était ce que j’appelais tout bas « son côté Sarah Bernhardt », et qui fit tout autant pour sa conquête du Maroc que sa plus fine diplomatie.
Pendant les quinze jours passés à Aïn-Sefra, j’eus le loisir de l’étudier en pleine action, une action qui s’exerçait jusque dans les moindres détails. Quand nous revenions de ces courses dans le désert avec des officiers(dont j’ai raconté quelque chose dans mon livre intitulé ''Le Cheval'') il ne manquait jamais de m’appeler près de lui.
— Madame Delarue-Mardrus, venez au rapport !
Il me fallait rester seule avec lui, répondant à toutes ses questions. « Qu’avez-vous vu ? Qu’avez-vous entendu ? Qu’avez-vous remarqué ?… »
Bien des années plus tard, la guerre 1914-1918 depuis longtemps terminée, Jean et Jérôme Tharaud purent nous raconter, dans un Maroc entièrement pacifié sauf quelques derniers points de résistance, et parcouru d’autos sur de belles routes toutes neuves, comment le conquérant, devenu maréchal, faillit mourir à Fez d’une crise aiguë au foie, et comment la population indigène de la ville en accueillit la nouvelle.
{{saut}}
''« Le Maréchal était couché dans une chambre du délicieux palais de Bou Jloud. Les fenêtres de cette chambre s’ouvraient au-dessus d’une cour de marbre. Tout à coup on vit entrer dans la cour une petite foule musulmane, deux cents personnages environ. C’étaient les ''chorfa'' de la ville : ''<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Denis Gagne52" />{{nr||{{uc|Aïn Sefra}}|99}}</noinclude>''aristocratie religieuse qui descend du Prophète : les ulémas qui sont les docteurs de l’Islam ; les imams qui récitent la prière dans les mosquées ; et enfin les mokadems, chefs des grandes confréries, qui jouent un si grand rôle dans l’Islam africain, et qui étaient venus précédés de leurs étendards de soie.''
« ''Tout ce monde qui représentait la plus noble pensée religieuse de Fez et aussi la plus grande force politique, puisque l’esprit religieux et la puissance politique se confondent là-bas, tout ce monde sur plusieurs rangs se rangea dans la cour et récita la ''fatiha'' que chaque vendredi on récite à la mosquée.''
« ''Quand cette prière fut finie, le mokadem de Moulay Idriss, précédé de deux enfants qui tenaient des cierges allumés, et d’un troisième qui portail l’eau sainte du sanctuaire, monta l’escalier qui conduit à la chambre du maréchal. Il s’y rencontra avec {{corr|Mgr|{{Mgr}}}} Donet, évêque du Maroc. Le mokadem offrit au grand malade l’eau sainte qu’il avait apportée et à laquelle on accorde un pouvoir miraculeux.''
« — ''J’espère, dit-il, monsieur le Maréchal, qu’après votre guérison, votre première visite sera pour Moulay Idriss.''
« ''À quoi Lyautey répondit :''
« — ''Non… ce sera ma seconde visite. La première sera pour mon église.'' »
{{saut}}
Cette union entre le Maroc et son conquérant devait attendre encore quelque vingt ans pour se réaliser quand, à la fin de cet hiver-là, nous fîmes notre entrée dans Aïn-Sefra.
Pour commencer, quelque chose d’insolite et de frappant : à droite des manières de baraquements qui constituaient la division, au pied de la dune terriblement saharienne qui s’élevait à deux pas, un pâle rang de jeunes peupliers, souvenir de la France, se trouvait par miracle planté dans ce Sud sans végétation aucune. La tombe d’Isabelle Eberhardt n’était pas loin. Avant même d’entrer à la division, je m’empressai de déposer sur sa pierre<noinclude>
<references/></noinclude>
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Denis Gagne52
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<noinclude><pagequality level="4" user="Denis Gagne52" />{{nr|100|{{uc|El Arab}}}}</noinclude>isolée le bouquet de roses, entièrement desséché mais intact, que j’avais apporté de Paris pour elle.
Le chapitre Isabelle Eberhardt est un des plus curieux parmi les pages qui constituent la passionnante histoire du Sahara.
N’ayant jamais rencontré cette Russe aventureuse, je puis dire pourtant que je la connaissais bien. Car un de ses plus chers amis, le directeur du journal algérien ''L’Akhbar'', me l’avait longuement, minutieusement racontée au cours de conversations sans cesse renouvelées aussi bien à Paris que lors de nos passages dans la ville d’Alger.
Isabelle Eberhardt, qui devait mourir à vingt-sept ans, avait commencé par être étudiante en médecine à Genève. Les hasards de la vie l’ayant conduite en Algérie, elle y était définitivement restée, et, sa mère étant morte à Bône, orpheline solitaire, elle s’était peu à peu transformée non en Bédouine mais en Bédouin, après s’être convertie à l’Islam, bien entendu.
Les livres qu’elle a laissés, quelque peu retouchés quant au tour littéraire par son ami le journaliste, restent un précieux document sur ce que fut la vie du désert avant le viol des autos et du transsaharien. Exacte comme, un objectif, ne brodant pas, n’inventant pas, dans un style plein de monotonie, elle notait simplement ce qu’elle voyait, ce qu’elle entendait autour d’elle pendant ses longues errances de nomade à cheval.
L’arabe était devenu sa langue familière. Habillée en musulman, le crâne rasé sauf la mèche coranique par laquelle l’ange Asraël doit saisir les fidèles après leur mort pour les porter soit en enfer soit au paradis, ce n’était plus une femme mais un adolescent indigène que ''L’Akhbar'' voyait de temps en temps reparaître dans ses bureaux d’Alger.
{{saut}}
« ''Elle s’asseyait à l’arabe sur les coussins de mon petit divan, raconte le directeur, et, d’une voix molle, se mettait, comme on dit dans le Sud, à « parler mulet », ce qui signifie''<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Bzhqc" /></noinclude>depuis le jour du tragique combat sur le Sun Rock,
où Louve Grise avait perdu la vue sous les griffes du
lynx. Kazan ne douta point qu’un gros chat gris ne
fût en route sur la piste rouge et il flaira l’air, en découvrant
ses crocs et en se préparant à la bataille.
Mais alors, à un mille environ, un cri sauvage éclata,
lancé à pleine gorge.
Ce cri était celui du fils véritable du Grand Désert
Blanc : le loup.
Kazan et Louve Grise se tenaient épaule contre
épaule. Ce cri n’était pas pour eux une menace. C’était
la clameur de la faim et l’appel de leurs frères.
Un changement s’opéra dans leur esprit. Par delà
le renard, le chat-pêcheur et les petites hermines
blanches, par delà toutes les autres bêtes du Wild, la
horde farouche avait droit commun à la pâture. Au-dessus
de tout, existait la Fraternité du Loup.
Louve Grise se rassit sur son derrière et, comme un
coup de clairon, lança à ses frères du Wilderness l’appel
triomphant, qui leur annonçait qu’au bout de la
piste rouge un vaste festin leur était servi.
Et le gros chat gris qui rôdait autour de la clairière,
en entendant la double clameur, s’effraya. Il
s’éloigna en rampant, l’oreille basse, et se perdit dans
la vaste forêt que baignait la lune.<noinclude>
<references/></noinclude>
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{{t3|{{t|POUR L’AMOUR DE LA LOUVE|80}}|{{rom-maj|XVII}}|mt=5em|mb=3em}}
Assis sur leur derrière, Kazan et Louve Grise attendirent.
Cinq minutes s’écoulèrent, puis dix, puis quinze.
Louve Grise commençait à s’inquiéter. Aucun cri
n’avait répondu à son appel. Elle jeta à nouveau son
hurlement sonore et, tandis que Kazan frissonnait à
son côté, elle interrogea le silence. Pourquoi la horde
ne lui avait-elle point donné la lointaine réplique coutumière ?
Mais, presque en même temps, ses narines se dilatèrent.
Ceux qu’elle appelait étaient là.
Kazan vit une forme qui se dessinait dans un rayon
de lune, à l’extrémité de la clairière. Puis une seconde
suivit, puis une autre encore, jusqu’à ce qu’il y en eût
cinq, qui s’avançaient la tête baissée, en flairant la
piste rouge.
Elles s’arrêtèrent à une soixantaine de yards et
demeurèrent immobiles.
Alors, chose étrange, Kazan vit Louve Grise qui
reculait. Il la vit rabattre ses oreilles et découvrir ses
crocs, et entendit rouler dans sa gorge un grondement
hostile.
Pourquoi cela ? Pourquoi se mettait-elle ainsi sur la
défensive, maintenant qu’elle était en présence de ses
frères de race, qu’elle-même avait appelés à la curée ?<noinclude>
<references/></noinclude>
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Sans se soucier de ses avertissements, il s’avança,
à pas légers, la tête haute, l’échine hérissée, vers les
nouveaux arrivants. Son flair, au contraire de celui de
Louve Grise, lui enseignait pour eux la sympathie.
Il s’arrêta à une vingtaine de pas du petit groupe,
qui s’était accroupi dans la neige.
Le panache de sa queue commença à s’agiter, tandis
qu’une des bêtes s’était levée d’un bond et s’approchait
de lui. Les autres firent de même et, l’instant
d’après, Kazan était au milieu du groupe. On se flairait
et se reflairait mutuellement, avec tous les signes
évidents de la satisfaction. Les nouveaux venus
n’étaient pas des loups. C’étaient des chiens.
En quelque cabane isolée de la solitude glacée, leur
maître était mort. Alors ils étaient partis dans le Wild.
Ils portaient encore les marques des harnais de
traîneaux auxquels ils avaient été attachés. Autour
de leurs cous étaient des colliers en peau d’élan. Sur
leurs flancs pelés, les poils étaient ras et usés, et l’un
d’eux traînait encore après lui un trait de trois pieds
de long. À demi claqués de faim, ils étaient maigres
sinistrement. Leurs yeux luisaient, rougeâtres, dans
leurs orbites creuses.
Aimablement, Kazan trotta devant eux et les amena
devant le corps du vieil élan. Puis il alla rejoindre
Louve Grise et, tout fier et satisfait, s’assit près d’elle,
en écoutant la mastication des mâchoires des pauvres
bougres qui festoyaient. Et, comme Louve Grise semblait
toujours inquiète, il lui donna, de la langue, une
rapide caresse, afin de l’assurer que tout allait bien.
Leur repas terminé, les chiens s’en vinrent vers
Kazan et vers Louve Grise, afin de nouer plus ample
connaissance. La louve aveugle parut surtout les
intéresser, et ils la reniflèrent sur toutes ses faces. Cette
familiarité déplut à Kazan, qui commença à surveiller
de près ces effrontés.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Un des chiens était surtout formidable. C’était celui
qui traînait après lui le trait brisé. Il approcha son nez
de celui de Louve Grise et l’en toucha, Kazan jeta, en
signe d’avertissement, un cri strident. Le chien recula
et, tous deux, par-dessus la tête de la louve aveugle, se
montrèrent les crocs. C’était le Défi du Mâle.
Le gros husky était le chef de la bande. Nul autre
chien n’avait jamais osé lui résister. Il s’attendait à
ce que Kazan, comme les autres, tremblât devant lui
et se sauvât, la queue basse.
Il parut étonné de voir qu’il n’en était rien. Kazan,
au contraire, était prêt à bondir par-dessus la louve
et à engager immédiatement le combat. Le gros husky
s’éloigna, grognant et grondant, et déchargea sa
colère sur un de ses camarades, qu’il mordit férocement
an flanc.
Louve Grise, sans qu’elle en fît rien voir, avait bien
compris ce qui se passait. Elle se serra tout contre
Kazan, le caressa et tenta de lui persuader qu’ils
devaient tous deux s’éloigner. Elle savait, en effet,
que pour être différé, le combat n’en était pas moins
fatal et elle tremblait pour son compagnon.
La réponse de Kazan fut un roulement de tonnerre
qui gronda dans sa gorge. Il lécha les yeux aveugles
de Louve Grise et se coucha près d’elle, face à face
avec les chiens étrangers.
La lune baissait au ciel et elle finit par disparaître
à l’ouest, derrière le faîte des sapins. Puis ce fut au
tour des étoiles de pâlir et de s’évanouir peu à peu,
pour faire place à l’aube grise et froide du Northland.
Dans cette aube, Kazan vit le gros husky se lever
du trou qu’il s’était creusé dans la neige et se diriger
vers ce qui restait du corps du vieil élan.
Il fut aussitôt sur ses pattes et s’avança, lui aussi,
vers le corps déchiqueté, la tête basse, l’échine hérissée.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Un des chiens était surtout formidable. C’était celui
qui traînait après lui le trait brisé. Il approcha son nez
de celui de Louve Grise et l’en toucha, Kazan jeta, en
signe d’avertissement, un cri strident. Le chien recula
et, tous deux, par-dessus la tête de la louve aveugle, se
montrèrent les crocs. C’était le Défi du Mâle.
Le gros husky était le chef de la bande. Nul autre
chien n’avait jamais osé lui résister. Il s’attendait à
ce que Kazan, comme les autres, tremblât devant lui
et se sauvât, la queue basse.
Il parut étonné de voir qu’il n’en était rien. Kazan,
au contraire, était prêt à bondir par-dessus la louve
et à engager immédiatement le combat. Le gros husky
s’éloigna, grognant et grondant, et déchargea sa
colère sur un de ses camarades, qu’il mordit férocement
au flanc.
Louve Grise, sans qu’elle en fît rien voir, avait bien
compris ce qui se passait. Elle se serra tout contre
Kazan, le caressa et tenta de lui persuader qu’ils
devaient tous deux s’éloigner. Elle savait, en effet,
que pour être différé, le combat n’en était pas moins
fatal et elle tremblait pour son compagnon.
La réponse de Kazan fut un roulement de tonnerre
qui gronda dans sa gorge. Il lécha les yeux aveugles
de Louve Grise et se coucha près d’elle, face à face
avec les chiens étrangers.
La lune baissait au ciel et elle finit par disparaître
à l’ouest, derrière le faîte des sapins. Puis ce fut au
tour des étoiles de pâlir et de s’évanouir peu à peu,
pour faire place à l’aube grise et froide du Northland.
Dans cette aube, Kazan vit le gros husky se lever
du trou qu’il s’était creusé dans la neige et se diriger
vers ce qui restait du corps du vieil élan.
Il fut aussitôt sur ses pattes et s’avança, lui aussi,
vers le corps déchiqueté, la tête basse, l’échine hérissée.<noinclude>
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Le gros husky fit mine de s’éloigner de quelques pas
et de céder la place à Kazan. Celui-ci s’attaqua à la
chair gelée. Il n’avait pas faim. Mais il prétendait
montrer ainsi son droit à cette chair, son droit qui
primait tout autre.
Tandis qu’il était à mordre dans le cou de l’élan
et paraissait en oublier Louve Grise, le husky, se
glissant en arrière, muet comme une ombre, s’en fut
vers la louve et recommença à lui renifler tout le
corps. Puis, incapable de se taire plus longtemps dans
l’ardeur de son rut, il émit à l’adresse de Louve Grisa
un gémissement doux, qui lui disait sa passion, l’exigence
de la nature et du Wild, et qui l’invitait à s’y
soumettre. Louve Grise répondit en enfonçant profondément
ses crocs dans l’épaule du galant.
Une traînée grise, silencieuse et terrible, passa dans
le demi-jour de l’aurore. C’était Kazan qui bondissait.
Sans un grognement, sans un cri, il fut sur le husky et,
l’instant d’après, tous deux étaient aux prises, en un
duel sans merci. Les quatre autres chiens accoururent
et se tinrent immobiles à une douzaine de pas des deux
champions, dans l’attente du résultat de la bataille.
Louve Grise demeurait couchée sur le sol.
Ce fut un bref et forcené combat.
Une rage et une haine égales animaient le husky
géant et le chien-loup. Chacun d’eux, alternativement,
avait sa prise sur l’autre. C’était tantôt l’un et tantôt
l’autre qui était debout ou roulait par terre. Si prestement
se déroulaient les phases du combat que les
quatre chiens spectateurs n’y pouvaient rien reconnaître.
Dès qu’ils voyaient Kazan ou le husky renversé
sur le dos, ils frémissaient du désir de se jeter
sur lui, comme c’était l’usage, pour le mettre en pièces.
Mais ils hésitaient et renonçaient, apeurés, tellement
la décision finale apparaissait incertaine.
Jamais le gros husky n’avait été vaincu, en aucune<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Bzhqc" /></noinclude>bataille. De ses ancêtres danois il avait hérité une
masse formidable et une mâchoire capable de broyer
dans son étreinte la tête d’un chien ordinaire. Mais
en Kazan il trouvait à la fois le chien et le loup, leurs
divers modes de combat, et ce qu’il y avait de meilleur
dans l’une et dans l’autre race. Tous deux, enfin,
s’étaient refait des forces sur la chair du vieil élan.
Ils s’étaient mutuellement empoignés, et solidement,
Kazan tenant le husky par l’épaule, le husky
tenant Kazan par la gorge et y cherchant la veine
jugulaire. Puis, ensemble, ils se lâchèrent et se dégagèrent,
pour une attaque nouvelle. Les quatre chiens
s’avancèrent légèrement, vigilants, l’œil fixe et la
gueule ouverte, dans l’attente du dénouement.
Recourant à sa tactique favorite, Kazan se mit à
tourner en rond autour de son adversaire, comme il
avait fait, avec Louve Grise, autour du vieil élan. Le
husky parut tout décontenancé. Il pivotait péniblement
sur lui-même, les oreilles rabattues, et boitant
sur son épaule brisée.
Toute la prudence de Kazan lui était revenue et,
quoiqu’il saignât abondamment, il avait repris sa
sagesse et sa maîtrise de lui. Cinq fois il décrivit autour
du gros husky son cercle fatal. Puis, soudain,
comme part un coup de feu, il s’élança de côté sur
son ennemi, de tout son poids, pour le renverser.
Le choc fut si violent que le husky en culbuta, les
quatre pattes en l’air. Et déjà les quatre chiens, qui
composaient l’impitoyable tribunal de mort, étaient
sur lui.
Toute la haine accumulée en eux durant des
semaines et des mois, contre le chef arrogant, aux
longs crocs, qui les avait tyrannisés sous le harnais, se
donna libre cours et, en un clin d’œil, il fut mis en
lambeaux.
Kazan vint fièrement se camper aux côtés de Louve<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Bzhqc" /></noinclude>Grise, qui l’avait laissé combattre seul. Avec un petit
pleurnichement joyeux, elle posa câlinement sa tête
sur le cou du triomphateur. C’était la seconde fois que,
pour l’amour d’elle, Kazan avait affronté le mortel
combat. Deux fois il avait vaincu.
Et son âme — si elle avait une âme — en exulta
vers le ciel gris et froid, tandis que, levant ses yeux
aveugles vers l’invisible aurore, elle écoutait craquer,
sous la dent des quatre chiens, la chair et les os de l’ennemi
que son seigneur et maître avait abattu.<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Bzhqc" /></noinclude><nowiki />
{{T3|{{t|LE CARNAVAL DU WILD|80}}|{{rom-maj|XVIII}}|mt=5em|mb=3em}}
Durant trois jours et trois nuits, Kazan et Louve
Grise vécurent sur la chair gelée du vieil élan, montant
la garde auprès de lui, en compagnie des quatre chiens
qui avaient immédiatement reconnu Kazan pour
leur chef.
Louve Grise ne se souciait guère de cette société.
Elle aurait préféré être seule avec son compagnon et,
plusieurs fois, elle tenta de l’attirer à sa suite, dans la
forêt. Mais, chez les animaux comme chez les gens,
l’orgueil est grand de dominer et ce n’était pas sans
plaisir que Kazan avait retrouvé son ancienne dignité
et le temps oublié où il commandait aux chiens de
traîneau.
La température, cependant, s’adoucissait de plus
en plus et la chasse coutumière allait redevenir possible.
Kazan la reprit durant la nuit du quatrième jour et
la conduisit avec entrain, à la tête de la meute des
quatre chiens. Pour la première fois, il avait laissé
derrière lui sa compagne aveugle.
Un jeune daim fut levé et forcé. Kazan lui sauta à
la gorge et le tua. Et pas avant qu’il ne se fût rassasié,
les autres chiens ne se permirent de goûter à la proie
commune. Il était le maître, le tsar tout-puissant, qui<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Bzhqc" /></noinclude>les faisait reculer par un simple grognement. Au seul
aspect de ses crocs, ils se couchaient tremblants, sur
leur ventre, dans la neige.
Louve Grise arriva, une demi-heure après, triste,
les oreilles pendantes et la tête basse. C’est à peine si
elle goûta au daim. Ses yeux aveugles semblaient
supplier Kazan de ne pas l’abandonner, de se séparer
de ces intrus, pour revivre avec elle la solitude passée.
Ses instances demeuraient sans force, car les trois
quarts de chien qui étaient dans Kazan faisaient qu’il
ne lui déplaisait point de se retrouver avec ces cousins
consanguins, en société desquels il avait si longtemps
vécu. Il avait appris à haïr l’homme, non les chiens.
Une autre influence contre-balançait maintenant
celle de Louve Grise.
Deux semaines s’écoulèrent ainsi. Sous la chaleur
croissante du soleil, le thermomètre continuait à monter
et la neige, sur le sol, commençait à fondre. Bientôt
Louve Grise sentit, pour la deuxième fois, dans ses
flancs une prochaine maternité.
Mais, en dépit de ses protestations, la petite troupe
ne cessait de faire route vers l’est et le sud. Kazan et
les chiens savaient que c’était de ce côté que se trouvait
cette civilisation avec laquelle ils souhaitaient
de reprendre contact. L’homme était dans cette direction.
Et ils n’avaient pas vécu assez longtemps de la
vie du Wild pour que l’attirance du passé eût cessé
complètement d’agir sur eux.
Les six bêtes arrivèrent ainsi à proximité d’un des
Postes avancés de la Baie d’Hudson. Comme elles
trottaient sur une longue crête, quelque chose les arrêta.
C’était la voix perçante d’un homme, qui criait
ce mot bien connu des quatre chiens et de Kazan :
« Kouch ! Kouch ! Kouch ! » Au-dessous d’eux, en effet
ils aperçurent, dans la plaine découverte, un attelage
de six chiens qui tirait un traîneau. Un homme {{tiret|cou|rait}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Bzhqc" /></noinclude>{{tiret2|cou|rait}} derrière, les excitant de ce cri répété : « Kouch !
Kouch ! Kouch ! »
Les quatre huskies et le chien-loup demeuraient
tremblants et indécis, avec Louve Grise qui rampait
derrière eux. Lorsque le traîneau eut disparu, ils descendirent
vers la piste qu’il avait laissée et la reniflèrent
brusquement, en grande agitation.
Pendant près d’un mille ils la suivirent, flanqués
de Louve Grise, qui prudemment, et inquiète d’une
telle témérité, se tenait un peu au large. L’odeur de
l’homme la mettait en un inexprimable malaise et
seul son attachement à Kazan l’empêchait de s’enfuir
au loin.
Puis Kazan s’arrêta et, à la grande joie de Louve
Grise, abandonna la piste. Le quart de loup qu’il
avait en lui reprenait le dessus et lui disait de se défier.
Au signal qu’il en donna, toute la compagnie regagna
la plus proche forêt.
Partout la neige fondait et, avec le printemps, le
Wilderness se vidait de tous les hommes qui y avaient
vécu durant l’hiver. Sur une centaine de milles autour
de la petite troupe, ce n’était que trappeurs et chasseurs,
qui s’en revenaient vers la Factorerie, en apportant
leur butin de fourrures. Leurs pistes multiples
mettaient comme un filet autour de la bande errante,
qui avait fini par se rapprocher à une trentaine
de milles du Poste.
Et, tandis que la louve aveugle s’affolait, chaque
jour davantage, de la menace de l’homme, Kazan
finissait par n’y plus pouvoir tenir d’aller rejoindre
ses anciens bourreaux.
Il saisissait dans l’air l’âcre odeur des feux de campements.
Il percevait, durant la nuit, des bribes de
chansons sauvages, suivies des glapissements et des
abois de meutes de chiens. Tout près de lui, il entendit
un jour le rire d’un homme blanc et l’aboiement<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Bzhqc" /></noinclude>joyeux de son attelage, auquel l’homme jetait la pâture
quotidienne de poissons séchés.
Mille par mille, inéluctablement, Kazan se rapprochait
du Poste et Louve Grise sentait approcher l’heure
où l’appel final, plus fort que les autres, lui enlèverait
son compagnon.
Dans la succursale de la Compagnie de la Baie
d’Hudson, l’animation était grande. Jours de règlements
de compte pour les trappeurs, jours de bénéfices
et jours de plaisirs. Jours où le Wild apportait
son trésor de fourrures, qui serait expédié ensuite
vers Londres et vers Paris, et vers les autres capitales
de l’Europe.
Et il y avait, cette année-ci, dans le rassemblement
de tous les gens du Wild, un intérêt supplémentaire
et plus palpitant que de coutume. La Mort Rouge
avait passé et maintenant seulement on connaîtrait,
en les voyant ou ne les voyant pas revenir, le nombre
de ceux qui avaient survécu ou trépassé.
Les Indiens Chippewayans et les métis du Sud arrivèrent
les premiers, avec leurs attelages de chiens
hybrides, ramassés de long des frontières du monde
civilisé.
Après eux apparurent les chasseurs des terres stériles
de l’Ouest. Ils apportaient leurs charges de peaux
de caribous et de renards blancs, halées par une
armée de hounds du Mackenzie, aux grandes pattes
et aux gros pieds, qui tiraient aussi dur que des chevaux
et qui se mettaient à piailler comme des roquets
qu’on fouette, lorsque les gros huskies et les chiens
esquimaux leur couraient sus. Les chiens du Labrador,
farouches et terribles entre tous, et que la mort seule
pouvait vaincre, arrivaient des parages septentrionaux
de la Baie d’Hudson. Les malemutes de l’Athabasca
étaient énormes, avec une robe sombre, et les
chiens esquimaux, jaunes ou gris, étaient aussi prestes<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Bzhqc" /></noinclude>de leurs crocs que leurs petits maîtres, noirauds et
huileux, étaient agiles<ref>Les hounds, les chiens du Labrador, les chiens esquimaux,
les malemutes sont, comme les huskies, autant de variétés
de chiens de traîneaux.</ref>.
Toutes ces meutes, à mesure qu’elles arrivaient, ne
manquaient pas de se jeter les unes sur les autres, grognant,
aboyant, happant et mordant. Il n’y avait pas
de cesse dans la bataille des crocs.
Les combats commençaient à l’aube, avec les arrivées
de traîneaux au Poste, se continuaient toute la
journée et, le soir, autour des feux des campements.
Ces antipathies canines n’avaient pas de fin. Partout
la neige fondante était maculée de sang.
Au cours de ces batailles diurnes et nocturnes,
ceux qui écopaient le plus étaient les chiens hybrides
du Sud, issus et mélangés de mâtins, de danois et de
chiens de berger, et les hounds, lourds et lents, du
Mackenzie.
Lorsque la neige liquéfiée fut devenue complètement
impraticable aux traîneaux et qu’il n’y eut plus
d’espoir de voir apparaître aucun nouvel arrivant,
William, l’agent de la Factorerie, put établir la liste
définitive des hommes qui manquaient. Il biffa leurs
comptes de ses registres, car il savait bien que, ceux-là,
la Mort Rouge les avait fauchés.
Une centaine de feux de campement élevaient leurs
fumées autour du Poste et, des tentes à ces feux,
allaient et venaient sans cesse les femmes et les enfants
des chasseurs, qui, la plupart, les avaient amenés
avec eux.
Mais où ce remue-ménage fut surtout considérable,
ce fut pour la nuit du Grand Carnaval. Durant des
semaines et des mois, hommes, femmes et enfants, de
la forêt et de la plaine, hommes blancs et Peaux Rouges,
jusqu’aux petits Esquimaux qui en rêvaient<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Bzhqc" /></noinclude>dans leurs huttes glacées, avaient attendu cette heure
joyeuse, cette folle nuit de plaisir, qui allait redonner
quelque attrait à la vie. C’était la Compagnie qui
offrait la fête à tous ceux qu’elle employait ou avec
qui elle commerçait.
Cette année plus que les autres, afin de dissiper les
tristes souvenirs de la Mort Rouge, l’agent s’était
mis en frais.
Il avait fait tuer par ses chasseurs quatre gros caribous
et, dans la vaste clairière qui entourait la Factorerie,
empiler d’énormes tas de bûches sèches. Sur
des fourches de sapin, hautes de dix pieds, reposait,
en guise de broche, un autre sapin, lisse et dépouillé
de son écorce. Il y avait quatre de ces broches et sur
chacune d’elles était enfilé un caribou tout entier, qui
rôtissait au-dessus du feu.
Les flammes s’allumèrent à l’heure du crépuscule
et l’agent lui-même entonna le ''Chant du Caribou'',
célèbre dans tout le Northland :
{{pom|Oh ! le caribou-ou-ou, le caribou-ou-ou
{{mpom|Il rôtit en l’air,
Haut sous le ciel clair,}}
Le gros et blanc caribou-ou-ou !|m=1em}}
— À vous, maintenant ! hurla-t-il. À vous, et en
chœur !
Et, se réveillant du long silence qui, si longtemps,
avait pesé sur eux dans le Wild, hommes, femmes et
enfants entonnèrent le chant à leur tour, avec une
frénésie sauvage, qui éclata vers le ciel. En même
temps, se prenant par les mains, ils mettaient en branle,
autour des quatre broches enveloppées de flammes, la
Grande Ronde.
À plusieurs milles au sud et au nord, à l’est et à
l’ouest, se répercuta ce tonnerre formidable. Kazan
et Louve Grise, et les outlaws sans maîtres qui étaient<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Bzhqc" /></noinclude>avec eux, l’entendirent. Et bientôt se mêlèrent aux
voix humaines le hurlement lointain des chiens, qu’excitait
la sarabande infernale.
Les compagnons de Louve Grise et de Kazan ne
tenaient pas en place. Ils dressaient leurs oreilles dans
la direction de l’immense rumeur et gémissaient plaintivement.
Kazan n’était pas moins troublé. Il commença son
manège ordinaire avec Louve Grise, qui s’était reculée
en montrant les dents, et qu’il tentait d’entraîner
à sa suite. Toujours, d’ailleurs, aussi vainement.
Alors il revint vers les quatre huskies. À ce moment,
une bouffée de vent apporta plus distinct l’écho sonore
du Carnaval du Wild et ses ardentes résonances. Les
quatre bêtes, oubliant l’autorité de Kazan, ne résistèrent
pas davantage à l’appel de l’homme. Baissant
la tête et les oreilles, et s’aplatissant sur le sol, elles
filèrent comme des ombres, dans la direction du bruit.
Le chien-loup hésitait encore. De plus en plus, il
pressait Louve Grise, tapie sous un buisson, de consentir
à le suivre. Elle ne broncha pas. Elle aurait, aux
côtés de son compagnon, affronté même le feu. Mais
point l’homme.
La louve aveugle entendit sur les feuilles séchées
un bruit rapide de pattes qui s’éloignaient. L’instant
d’après, elle savait que Kazan était parti. Alors seulement,
elle sortit de son buisson et se mit à pleurnicher
tout haut.
Kazan entendit sa plainte, mais ne se retourna pas.
L’autre appel était le plus fort. Les quatre huskies
avaient sur lui une assez forte avance et il tentait, en
une course folle, de les rattraper.
Puis il se calma un peu, prit le trot et bientôt s’arrêta.
À moins d’un mille devant lui, il pouvait voir les
flammes des grands feux qui empourpraient les ténèbres
et se reflétaient dans le ciel. Il regarda derrière<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Bzhqc" /></noinclude>lui, comme s’il espérait que Louve Grise allait apparaître.
Après avoir attendu quelques minutes, il se
remit en route.
Il ne tarda pas à rencontrer une piste nettement
tracée. C’était celle où l’un des quatre caribous, qui
étaient en train de rôtir, avait été traîné, quelques
jours auparavant. Il la suivit et gagna les arbres qui
bordaient la vaste clairière où s’élevait la Factorerie.
La lueur des flammes était maintenant dans ses
yeux. Devant lui, la Grande Ronde se déroulait échevelée.
On aurait pu se croire dans une maison de fous. Le
vacarme était réellement satanique. Léchant en basse-taille
des hommes, la voix plus perçante des femmes
et des enfants, les trépignements et les éclats de rire de
tous, le tout accompagné par les aboiements déchaînés
d’une centaine de chiens. Kazan en avait les oreilles
abasourdies. Mais il brûlait d’envie de se joindre au
démoniaque concert. Caché dans l’ombre d’un sapin,
il refrénait encore son élan, les narines dilatées vers
le merveilleux arôme des caribous qui achevaient de
rôtir. L’instinct de prudence du loup, que lui avait
inculqué Louve Grise, livrait en lui un dernier combat.
Tout à coup la ronde s’arrêta, le chant se tut. Les
hommes, à l’aide de longs pieux, décrochèrent des
broches qui les portaient les énormes corps des caribous,
qu’ils déposèrent, tout ruisselants de graisse, sur
le sol.
Ce fut alors une ruée générale et joyeuse de tous
les convives, qui avaient mis au clair leurs coutelas
ou leurs couteaux. Et, derrière ce cercle, suivit celui
des chiens, en une masse jappante et grognante. Kazan,
cette fois, n’y tint plus. Abandonnant son sapin,
il se précipita dans la clairière.
Comme il arrivait, rapide comme l’éclair, une douzaine
d’hommes de l’agent de la Factorerie, armés de<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Bzhqc" /></noinclude>longs fouets, avaient commencé à faire reculer les
bêtes. La lanière d’un des fouets s’abattit, redoutable
et coupante, sur l’épaule d’un chien d’Esquimau,
près duquel Kazan se trouvait justement. L’animal,
furieux, lança un coup de gueule vers le fouet, et ce
fut Kazan que ses crocs mordirent au croupion.
Kazan rendit le coup et, en une seconde, les mâchoires
des deux chiens béaient l’une vers l’autre. La
seconde d’après, le chien Esquimau était par terre,
avec Kazan qui le tenait à la gorge.
Les hommes se précipitèrent, pestant et jurant.
Leurs fouets claquèrent, et s’abattirent comme des
couteaux. Kazan, qui était sur son adversaire, sentit
la douleur cuisante. Alors remonta soudain en lui
le souvenir cruel des jours passés, qui avaient fait
de l’homme son tyran. Il gronda et, lentement, desserra
son emprise.
Comme il relevait la tête, il vit un autre homme qui
surgissait de la mêlée — car, animés par l’exemple,
tous les autres chiens s’étaient rués les uns contre les
autres — et cet homme tenait à la main un gourdin !
Le gourdin s’abattit sur son dos et la force du coup
l’envoya s’aplatir sur le sol. Puis le gourdin se leva à
nouveau. Derrière l’énorme bâton était une face rude
et féroce, éclairée par les reflets rouges des feux.
C’était une telle face qui avait jadis poussé Kazan vers
le Wild. Comme le gourdin s’abaissait, il fit un écart
brusque pour l’éviter, et les couteaux d’ivoire de ses
dents brillèrent.
Pour la troisième fois, le gourdin se leva. Kazan,
bondissant, happa l’avant-bras de l’homme qui le portait
et lacéra la chair jusqu’à la main.
— Tonnerre de Dieu ! hurla l’homme.
Et Kazan perçut dans la nuit la lueur d’un canon de
fusil.
Mais il détalait déjà vers la forêt. Un coup de feu<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Bzhqc" /></noinclude>retentit. Quelque chose qui ressemblait à un charbon
rouge frôla le flanc du fuyard.
Lorsqu’il fut assez loin pour être certain de n’être
point poursuivi, le chien-loup s’arrêta de courir et
lécha le sillon brûlant que la balle avait tracé, roussissant
le poil et emportant un lambeau de peau.
Il retrouva Louve Grise qui l’attendait toujours à
la même place. Toute joyeuse, elle bondit à sa rencontre.
Une fois de plus, l’homme lui avait renvoyé son
compagnon.<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Bzhqc" /></noinclude><nowiki />
{{t3|{{t|UN FILS DE KAZAN|80}}|{{rom-maj|XIX}}|mt=5em|mb=3em}}
Épaule contre épaule, les deux bêtes repartirent
dans la direction du nord-ouest, tandis que s’éteignait
derrière eux la grande rumeur.
Étape par étape, elles s’en revinrent, au bout de plusieurs
jours, au marais où elles avaient gîté durant la
famine et avant la rencontre des chiens sauvages.
Alors le sol était gelé et enseveli sous la neige. Aujourd’hui
le soleil brillait au ciel tiède, dans toute la
gloire du printemps. Partout la glace achevait de se
craqueler et de s’effriter, la neige de fondre, et une
multitude d’eaux torrentueuses coulaient sur le sol.
Partout le dégel et la mort de l’hiver se faisaient sentir,
parmi les roches qui reparaissaient comme parmi
les arbres, et la magnifique et froide clarté de l’aurore
boréale, qui avait illuminé tant de nuits passées,
avait reculé plus loin, plus loin encore vers le Pôle, sa
gloire pâlissante.
Les peupliers gonflaient leurs bourgeons, prêts à
éclater, et l’air s’imprégnait du parfum pénétrant des
baumiers, des sapins et des cèdres. Là où, six semaines
auparavant, régnaient la famine et la mort, Kazan et
Louve Grise respiraient à pleines narines l’odeur de la
terre et écoutaient palpiter tous les bruits de la vie
renouvelée.
Au dessus de leurs têtes, un couple {{tiret|d’oiseaux-des|-élans}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Bzhqc" /></noinclude>{{tiret2|d’oiseaux-des-|élans}}<ref>L’oiseau-des-élans, ''{{lang|en|moose-bird}}''. Ces oiseaux ont l’habitude de venir se poser sur le dos des élans, qu’ils débarrassent de leurs parasites, comme font chez nous les sansonnets avec les bœufs et les moutons.</ref>, nouvellement appariés, voletait et criaillait à
leur adresse. Un gros geai lissait ses plumes au soleil.
Plus loin, ils entendirent un lourd sabot qui faisait craquer
sous son poids les brindilles dont le sol était
jonché. Ils perçurent aussi l’odeur d’une mère-ours,
qui était fort occupée à tirer vers le sol les branches
d’un peuplier et leurs bourgeons, dont se délectaient
ses oursons. Partout s’exhalait de la nature le mystère
amoureux et celui de la maternité. Et Louve Grise ne
cessait de frotter sa tête aveugle contre celle de Kazan.
Elle n’était pour lui que caresses et invites à se recroqueviller
tout contre elle, dans un nid bien chaud.
Elle n’éprouvait nul désir de chasser. L’odeur d’un
caribou, ni celle de la mère-ours, n’éveillaient plus
en elle aucun instinct combatif. Son ventre s’était
alourdi de nouveau et elle s’ingéniait en vain à dire
cela à son compagnon.
Ils arrivèrent tous deux en face de l’arbre creux qui
avait été leur ancien gîte. Kazan le reconnut aussitôt
et Louve Grise le sentit.
Le sol, légèrement exhaussé, n’avait point été, ici,
envahi par l’eau provenant de la fonte des neiges et
qui mettait son miroir dans mainte partie du marais.
Mais un petit torrent encerclait le bas de l’arbre et
l’isolait complètement.
Tandis que Louve Grise dressait l’oreille au clapotis
des eaux, Kazan cherchait, à droite et à gauche, un
gué qu’il fût loisible de traverser. Il n’en trouva point,
mais un gros cèdre qui était tombé en travers du torrent
et formait pont. Il s’y engagea et, après quelques
hésitations, Louve Grise le suivit.
Ils parvinrent ainsi à leur ancienne retraite. Ils en<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Bzhqc" /></noinclude>flairèrent, avec prudence, l’ouverture et, comme rien
ne leur apparut d’anormal, ils se décidèrent à entrer.
Lasse et haletante, Louve Grise se laissa choir par
terre aussitôt, dans le recoin le plus obscur du nid
retrouvé, et Kazan vint vers elle, pour lui lécher la tête
en signe de satisfaction. Après quoi, il se prépara à
sortir, afin de s’en aller un peu à la découverte.
Comme il était sur le seuil de son home, l’odeur
d’une chose vivante vint tout à coup jusqu’à lui. Il se
raidit sur ses pattes et ses poils se hérissèrent.
Deux minutes ne s’étaient point écoulées qu’un
caquetage, pareil à celui d’un enfant, se fit entendre et
un porc-épic apparut. Lui aussi cherchait un gîte et,
les yeux au sol, sans regarder devant lui, s’en venait
droit vers l’arbre.
Kazan n’ignorait pas que le porc-épic, lorsqu’on ne
s’attaque point à lui, est la bête la plus inoffensive
qu’il y ait. Il ne réfléchit point qu’un simple grognement
issu de son gosier suffirait à faire s’éloigner, vite
et docilement, cette créature débonnaire, babillarde
et piaillarde, qui sans cesse monologue avec elle-même.
Il ne vit là qu’un fâcheux, qui venait l’importuner, lui
et Louve Grise. Bref, l’humeur du moment fit qu’il
bondit inconsidérément sur le porc-épic.
Un crescendo de piaillements, de pleurnichements
et de cris de cochon, auquel répondit une gamme
forcenée de hurlements, fut le résultat de cette attaque.
Louve Grise se précipita hors de son arbre, tandis
que le porc-épic s’était rapidement enroulé en une
boule hérissée de piquants et que Kazan, à quelques
pieds de là, se démenait follement, en proie aux affres
les plus cuisantes que puisse connaître un hôte du
Wild.
Sa gueule et son museau étaient semblables à une
pelote d’épingles. Il se roulait sur le sol, creusant dans<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>dans la crainte qu’on ne me défendît de me gâter la main à cet exercice. Je vins bientôt à bout de me faire une orthographe à mon usage. Elle était très simplifiée et chargée d’hiéroglyphes. Ma grand’mère surprit une de ces lettres et la trouva très drôle. Elle prétendit que c’était merveille de voir comme j’avais réussi à exprimer mes petites idées avec ces moyens barbares, et elle conseilla à ma mère de me laisser griffonner seule tant que je voudrais. Elle disait avec raison qu’on perd beaucoup de temps à vouloir donner une belle écriture aux enfants, et que pendant ce temps-là ils ne songent point à quoi sert l’écriture. Je fus donc livrée à mes propres recherches, et quand les pages de devoir étaient finies, je revenais à mon système naturel. Longtemps j’écrivis en lettres d’imprimerie, comme celles que je voyais dans les livres, et je ne me rappelle pas comment j’arrivai à employer l’écriture de tout le monde, mais ce que je me rappelle, c’est que je fis comme ma mère, qui apprenait l’orthographe en faisant attention à la manière dont les mots imprimés étaient composés. Je comptais les lettres, et je ne sais par quel instinct j’appris de moi-même les règles principales. Lorsque, plus tard, Deschartres m’enseigna la grammaire, ce fut l’affaire de deux ou trois mois ; car chaque leçon n’était que la confirmation de ce que j’avais observé et appliqué déjà.
À sept ou huit ans, je mettais donc l’orthographe, non pas très correctement, cela ne m’est jamais arrivé, mais aussi bien que la majorité des Français qui l’ont apprise.
Ce fut en apprenant seule à écrire que je parvins à comprendre ce que je lisais. C’est ce travail qui me força à m’en rendre compte ; car j’avais su lire avant de pouvoir comprendre la plupart des mots et de saisir le sens des phrases. Chaque jour cette révélation agrandit son<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>petit cadre, et j’en vins à pouvoir lire seule un conte de fées.
Quel plaisir ce fut pour moi qui les avais tant aimés et à qui ma pauvre mère n’en faisait plus, depuis que le chagrin pesait sur elle ! Je trouvai à Nohant les contes de madame d’Aulnoy et de Perrault dans une vieille édition qui a fait mes délices pendant cinq ou six années. Ah ! quelles heures m’ont fait passer l’''Oiseau bleu'', le ''Petit Poucet'', ''Peau d’Âne, Belle-Belle'' ou ''le Chevalier fortuné, Serpentin vert, Babiole'', et la ''Souris bienfaisante !'' Je ne les ai jamais relus depuis, mais je pourrais tous les raconter d’un bout à l’autre, et je ne crois pas que rien puisse être comparé dans la suite de notre vie intellectuelle, à ces premières jouissances de l’imagination.
Je commençais aussi à lire moi-même mon ''Abrégé de Mythologie grecque'', et j’y prenais grand plaisir ; car cela ressemble aux contes de fées par certains côtés. Mais il y en avait d’autres qui me plaisaient moins ; dans tous ces mythes, les symboles sont sanglants au milieu de leur poésie, et j’aimais mieux les dénouements heureux de mes contes. Pourtant les nymphes, les zéphirs, l’écho, toutes ces personnifications des riants mystères de la nature tournaient mon cerveau vers la poésie, et je n’étais pas encore assez esprit fort pour ne pas espérer parfois de surprendre les napées et les dryades dans les bois et dans les prairies.
Il y avait dans notre chambre un papier de tenture qui m’occupait beaucoup. Le fond était vert foncé uni, très épais, verni, et tendu sur toile. Cette manière d’isoler les papiers de la muraille assurait aux souris un libre parcours, et il se passait, le soir, derrière ce papier, des scènes de l’autre monde, des courses échevelées, des grattements furtifs et de petits cris fort mystérieux. Mais ce n’était pas là ce qui m’occupait le plus. C’était la bordure<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>et les ornements qui entouraient les panneaux. Cette bordure était large d’un pied et représentait une guirlande de feuilles de vigne s’ouvrant par intervalles pour encadrer une suite de médaillons où l’on voyait rire, boire et danser des silènes et des bacchantes. Au-dessus de chaque porte il y avait un médaillon plus grand que les autres, représentant une figurine, et ces figurines me paraissaient incomparables. Elles n’étaient pas pareilles. Celle que je voyais le matin en m’éveillant était une nymphe ou une Flore dansante. Elle était vêtue de bleu pâle, couronnée de roses, et agitait dans ses mains une guirlande de fleurs. Celle-là me plaisait énormément. Mon premier regard, le matin, était pour elle. Elle semblait me rire et m’inviter à me lever pour aller courir et folâtrer en sa compagnie.
Celle qui lui faisait vis-à-vis et que je voyais, le jour de ma table de travail, et le soir, en faisant mes prières avant d’aller me coucher, était d’une expression toute différente, elle ne riait ni ne dansait. C’était une bacchante grave. Sa tunique était verte, sa couronne était de pampres, et son bras étendu s’appuyait sur un thyrse. Ces deux figures représentaient peut-être le Printemps et l’Automne. Quoi qu’il en soit, ces deux personnages, d’un pied de haut environ, me causaient une vive impression. Ils étaient peut-être aussi pacifiques et aussi insignifiants l’un que l’autre ; mais, dans mon cerveau, ils offraient le contraste bien tranché de la gaieté et de la tristesse, de la bienveillance et de la sévérité. Je regardais la bacchante avec étonnement, j’avais lu l’histoire d’Orphée déchiré par ces cruelles, et le soir, quand la lumière vacillante éclairait le bras étendu et le thyrse, je croyais voir la tête du divin chantre au bout d’un javelot.
Mon petit lit était adossé à la muraille de manière que je ne visse point cette figure qui me tourmentait. Comme per-<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>ne se doutait pourtant de ma prévention contre elle, l’hiver étant venu, ma mère changea mon lit de place pour le rapprocher de la cheminée, et de là je tournais le dos à ma nymphe bien-aimée pour ne voir que la ménade redoutable. Je ne me vantai pas de ma faiblesse, je commençais à avoir honte de cela ; mais comme il me semblait que cette diablesse me regardait obstinément et me menaçait de son bras immobile, je mis ma tête sous les couvertures pour ne pas la voir en m’endormant. Ce fut inutile, au milieu de la nuit elle se détacha du médaillon, se glissa le long de la porte, devint aussi grande qu’une personne naturelle, comme disent les enfants, et, marchant à la porte d’en face, elle essaya d’arracher la jolie nymphe de son médaillon. Celle-ci poussait des cris déchirants ; mais la bacchante ne s’en souciait pas. Elle tourmenta et déchira le papier jusqu’à ce que la nymphe s’en détacha et s’enfuit au milieu de la chambre. L’autre l’y poursuivit, et la pauvre nymphe échevelée s’étant précipitée sur mon lit pour se cacher sous mes rideaux, la bacchante furieuse vint vers moi et nous perça toutes deux de son thyrse, qui était devenu une lance acérée, et dont chaque coup était pour moi une blessure dont je sentais la douleur.
Je criai, je me débattis, ma mère vint à mon secours ; mais tandis qu’elle se levait, bien que je fusse assez éveillée pour le constater, j’étais encore assez endormie pour voir la bacchante. Le réel et le chimérique étaient simultanément devant mes yeux, et je vis distinctement la bacchante s’atténuer, s’éloigner, à mesure que ma mère s’approchait d’elle, devenir petite comme elle l’était dans son médaillon, grimper le long de la porte comme eût fait une souris et se replacer dans son cadre de feuilles de vigne, où elle reprit sa pose accoutumée et son air grave.
Je me rendormis, et je vis cette folle qui faisait encore des<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>ne se doutait pourtant de ma prévention contre elle, l’hiver étant venu, ma mère changea mon lit de place pour le rapprocher de la cheminée, et de là je tournais le dos à ma nymphe bien-aimée pour ne voir que la ménade redoutable. Je ne me vantai pas de ma faiblesse, je commençais à avoir honte de cela ; mais comme il me semblait que cette diablesse me regardait obstinément et me menaçait de son bras immobile, je mis ma tête sous les couvertures pour ne pas la voir en m’endormant. Ce fut inutile, au milieu de la nuit elle se détacha du médaillon, se glissa le long de la porte, devint aussi grande qu’une personne naturelle, comme disent les enfants, et, marchant à la porte d’en face, elle essaya d’arracher la jolie nymphe de son médaillon. Celle-ci poussait des cris déchirants ; mais la bacchante ne s’en souciait pas. Elle tourmenta et déchira le papier jusqu’à ce que la nymphe s’en détacha et s’enfuit au milieu de la chambre. L’autre l’y poursuivit, et la pauvre nymphe échevelée s’étant précipitée sur mon lit pour se cacher sous mes rideaux, la bacchante furieuse vint vers moi et nous perça toutes deux de son thyrse, qui était devenu une lance acérée, et dont chaque coup était pour moi une blessure dont je sentais la douleur.
Je criai, je me débattis, ma mère vint à mon secours ; mais tandis qu’elle se levait, bien que je fusse assez éveillée pour le constater, j’étais encore assez endormie pour voir la bacchante. Le réel et le chimérique étaient simultanément devant mes yeux, et je vis distinctement la bacchante s’atténuer, s’éloigner, à mesure que ma mère s’approchait d’elle, devenir petite comme elle l’était dans son médaillon, grimper le long de la porte comme eût fait une souris et se replacer dans son cadre de feuilles de vigne, où elle reprit sa pose accoutumée et son air grave.
Je me rendormis, et je vis cette folle qui faisait encore<noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>des siennes. Elle courait tout le long de la bordure, appelant tous les Silènes et toutes les autres bacchantes qui étaient attablés ou occupés à se divertir dans les médaillons, et elle les forçait à danser avec elle et à casser tous les meubles de la chambre.
Peu à peu le rêve devint très confus, et j’y pris une sorte de plaisir. Le matin, à mon réveil, je vis la bacchante au lieu de la nymphe vis-à-vis de moi, et comme je ne me rendais plus compte de la nouvelle place que mon lit occupait dans la chambre, je crus un instant qu’en retournant à leurs médaillons, les deux petites personnes s’étaient trompées et avaient changé de porte ; mais cette hallucination se dissipa aux premiers rayons du soleil, et je n’y pensai plus de la journée.
Le soir, mes préoccupations revinrent, et il en fut ainsi pendant fort longtemps. Tant que durait le jour, il m’était impossible de prendre au sérieux ces deux figurines coloriées dans le papier, mais les premières ombres de la nuit troublaient mon cerveau et je n’osais plus rester seule dans la chambre. Je ne le disais pas, car ma grand’mère raillait la poltronnerie et je craignais qu’on ne lui racontât ma sottise ; mais j’avais presque huit ans que je ne pouvais pas encore regarder tranquillement la bacchante avant de m’endormir. On ne s’imagine pas tout ce que les enfants portent de bizarreries contenues et d’émotions cachées dans leur petite cervelle.
Le séjour à Nohant de mon grand-oncle l’abbé de Beaumont fut pour mes deux mères une grande consolation, une sorte de retour à la vie. C’était un caractère enjoué, un peu insouciant, comme le sont les vieux garçons, un esprit remarquable, plein de ressources et de fécondité, un caractère à la fois égoïste et généreux ; la nature l’avait fait sensible et ardent, le célibat l’avait rendu personnel ; mais sa personnalité était si aimable, si gracieuse et si séduisante,<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>qu’on était forcé de lui savoir gré de ne pas partager vos peines au point de n’avoir pas la force d’essayer de vous en distraire. C’était le plus beau vieillard que j’aie vu de ma vie. Il avait la peau blanche et fine, l’œil doux et les traits réguliers et nobles de ma grand’mère : mais il avait encore plus de pureté dans les lignes, et sa physionomie était plus animée. À cette époque, il portait encore des ailes de pigeon bien poudrées et la queue à la prussienne. Il était toujours en culottes de satin noir, en souliers à boucles, et, quand il mettait par-dessus son habit sa grande douillette de soie violette piquée et ouatée, il avait l’air solennel d’un portrait de famille.
Il aimait ses aises, et son intérieur était d’un vieux luxe confortable ; sa table était raffinée comme son appétit. Il était despote et impérieux en paroles ; doux, libéral et faible par le fait. J’ai souvent pensé à lui en esquissant le portrait d’un certain chanoine qui a été goûté dans le roman de ''Consuelo.'' Comme lui, bâtard d’un grand personnage, il était friand, impatient, railleur, amoureux des beaux-arts, magnifique, candide et malin en même temps, irascible et débonnaire. J’ai beaucoup chargé la ressemblance pour les besoins du roman, et c’est ici le cas de dire que les portraits tracés de cette sorte ne sont plus des portraits ; c’est pourquoi lorsqu’ils paraissent blessants à ceux qui croient s’y reconnaître, c’est une injustice commise envers l’auteur et envers soi-même. Un portrait de roman, pour valoir quelque chose, est toujours une figure de fantaisie. L’homme est si peu logique, si rempli de contrastes et de disparates dans la réalité, que la peinture d’un homme réel serait impossible et tout à fait insoutenable dans un ouvrage d’art. Le roman entier serait forcé de se plier aux exigences de ce caractère, et ne serait plus un roman. Cela n’aurait ni exposition, ni intrigue, ni nœud, ni dénouement ; cela irait tout de travers comme la vie et n’intéresserait personne,<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>ligne, un léger pli, un rien, qui constitue la dissemblance. ''Mais ce rien est tout !'' »
Ce que Lavater disait à propos des différences dans la réalité physique est encore plus vrai quand on l’applique à la vérité relative dans les arts. La musique n’est pas de l’harmonie imitative, du moins l’harmonie imitative n’est pas de la musique. La couleur en peinture n’est qu’une interprétation, et la reproduction exacte des tons réels n’est pas de la couleur. Les personnages de roman ne sont donc pas des figures ayant un modèle existant. Il faut avoir connu mille personnes pour en peindre une seule. Si on n’en avait étudié qu’une seule et qu’on voulût en faire un type exact, elle ne ressemblerait à rien et ne paraîtrait pas possible.
J’ai fait cette digression pour n’y pas revenir plus tard : elle n’est même pas nécessaire au rapprochement qu’on pourrait faire entre mon oncle de Beaumont et mon chanoine de ''Consuelo'', car j’ai peint un chanoine chaste, et mon grand-oncle se piquait de tout le contraire. Il avait eu de très belles aventures et il eût été bien fâché de n’en point avoir. Il y avait mille autres différences que je n’ai pas besoin d’indiquer, ne fût-ce que celle de la gouvernante de mon roman, qui n’a pas le moindre trait de la gouvernante de mon grand-oncle. Celle-ci était dévouée, sincère, excellente. Elle lui a fermé les yeux, et elle a hérité de lui, ce qui lui était bien dû, et pourtant mon oncle lui parlait quelquefois comme le chanoine parle à ''dame Brigitte'' dans mon roman. Il n’y a donc rien de moins réel que ce qui paraît le plus vrai dans un ouvrage d’art.
Mon grand-oncle n’avait à l’égard des femmes aucune espèce de préjugés. Pourvu qu’elles fussent belles et bonnes, il ne leur demandait compte ni de leur naissance, ni de leur passé. Aussi avait-il entièrement accepté ma mère, et il lui témoigna toute sa vie une affection paternelle. Il la<noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>jugeait bien et la traitait comme un enfant de bon cœur et de mauvaise tête, la grondant, la consolant, la défendant avec énergie quand on était injuste envers elle, la réprimandant avec sévérité quand elle était injuste envers les autres. Il fut toujours un médiateur équitable, un conciliateur persuasif entre elle et ma grand’mère. Il la préservait des boutades de Deschartres en donnant tort ouvertement à celui-ci, sans que jamais il pût se fâcher ni se révolter contre le protectorat ferme et enjoué du grand-oncle.
La légèreté de cet aimable vieillard était donc un bienfait au milieu de nos amertumes domestiques, et j’ai souvent remarqué que tout est bon dans les personnes qui sont bonnes, même leurs défauts apparents. On s’imagine d’avance qu’on en souffrira, et puis il arrive peu à peu qu’on en profite, et que ce qu’elles ont en plus ou en moins dans un certain sens corrige ce que nous avons en moins ou en plus dans le sens contraire. Elles rendent l’équilibre à notre vie, et nous nous apercevons que les tendances que nous leur avons reprochées étaient très nécessaires pour combattre l’abus où l’excès des nôtres.
La sérénité et l’enjouement du grand-oncle parurent donc un peu choquants dans les premiers jours. Il regrettait pourtant très sincèrement son cher Maurice ; mais il voulait distraire ces deux femmes désolées, et il y parvint.
Bientôt on ressuscita un peu avec lui. Il avait tant d’esprit, tant d’activité dans les idées, tant de grâce à raconter, à railler, à amuser les autres en s’amusant lui-même qu’il était impossible d’y résister. Il imagina de nous faire jouer la comédie pour la fête de ma grand’mère, et cette surprise lui fut ménagée de longue main. La grande pièce qui servait d’antichambre à la chambre de ma mère, et dans laquelle ma grand’mère, qui ne montait presque jamais l’escalier, ne risquait guère de surprendre nos apprêts, fut convertie en salle de spectacle.<noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>On dressa des planches sur des tonneaux, les acteurs, qui étaient Hippolyte, Ursule et moi, n’ayant pas la taille assez élevée pour toucher au plafond malgré cet exhaussement du sol. C’était une espèce de théâtre de marionnettes, mais il était charmant. Mon grand-oncle découpa, colla et peignit lui-même les décors. Il fit la pièce et nous enseigna nos rôles, nos couplets et nos gestes. Il se chargea de l’emploi de souffleur, Deschartres avec son flageolet fit office d’orchestre. On s’assura que je n’avais pas oublié le ''bolero'' espagnol, quoique depuis près de trois ans on ne me l’eût pas fait danser. Je fus donc chargée à moi seule de la partie du ballet, et le tout réussit à merveille. La pièce n’était ni longue ni compliquée. C’était un à-propos des plus naïfs, et le dénouement était la présentation d’un bouquet à ''Marie.'' Hippolyte, comme le plus âgé et le plus savant, avait les plus longues tirades. Mais quand l’auteur vit que la meilleure mémoire de nous trois était celle d’Ursule et qu’elle avait un singulier plaisir à déguiser son rôle avec aplomb, il allongea ses répliques et montra notre babillarde drôlette sous son véritable aspect. C’est ce qu’il y eut de meilleur dans la pièce. Elle y conservait son surnom de Caquet bon bec, et y adressait à la bonne maman un compliment de longue haleine et des couplets qui ne finissaient pas.
Je ne dansai pas mon boléro avec moins d’assurance. La timidité et la gaucherie ne m’étaient pas encore venues, et je me souviens que Deschartres m’impatientant, parce que, soit émotion, soit incapacité, il ne jouait ni juste ni dans le rythme, je terminai le ballet par une improvisation d’entrechats et de pirouettes qui fit rire ma grand’mère aux éclats. C’était tout ce que l’on voulait, car il y avait environ trois ans que la pauvre femme n’avait souri. Mais tout à coup, comme effrayée d’elle-même, elle fondit en larmes, et l’on se hâta de me prendre par les pattes au milieu de<noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>mon délire chorégraphique, de me faire passer par-dessus la rampe et de m’apporter sur ses genoux pour y recevoir mille baisers arrosés de pleurs.
Vers la même époque, ma grand’mère commença à m’enseigner la musique. Malgré ses doigts à moitié paralysés et sa voix cassée, elle chantait encore admirablement, et les deux ou trois accords qu’elle pouvait faire pour s’accompagner étaient d’une harmonie si heureuse et si large, que quand elle s’enfermait dans sa chambre pour relire quelque vieux opéra à la dérobée, et qu’elle me permettait de rester auprès d’elle, j’étais dans une véritable extase. Je m’asseyais par terre sous le vieux clavecin, où Brillant, son chien favori, me permettait de partager un coin de tapis, et j’aurais passé là ma vie entière, tant cette voix chevrotante et le son criard de cette épinette me charmaient. C’est qu’en dépit des infirmités de cette voix et de cet instrument, c’était de la belle musique admirablement comprise et sentie. J’ai bien entendu chanter depuis, et avec des moyens magnifiques ; mais si j’ai entendu quelque chose de plus, je puis dire que ce n’a jamais été quelque chose de mieux. Elle avait su beaucoup de musique des maîtres, et elle avait connu Gluck et Piccini, pour lesquels elle était restée impartiale, disant que chacun avait son mérite et qu’il ne fallait pas comparer, mais apprécier les individualités. Elle savait encore par cœur des fragments de Léo, de Hasse et de Durante que je n’ai jamais entendu chanter qu’à elle, et que je ne saurais même désigner, mais que je reconnaîtrais si je les entendais de nouveau. C’étaient des idées simples et grandes, des formes classiques et calmes. Même dans les choses qui avaient été le plus de mode dans sa jeunesse, elle distinguait parfaitement le côté faible et n’aimait pas ce que nous appelons aujourd’hui le rococo. Son goût était pur, sévère et grave.
Elle m’enseigna les principes, et si clairement, que cela<noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>ne me parut pas la mer à boire. Plus tard, quand j’eus des maîtres, je n’y compris plus rien et je me dégoûtai de cette étude, à laquelle je ne me crus pas propre. Mais depuis j’ai bien senti que c’était la faute des maîtres plus que la mienne, et que si ma grand’mère s’en fût toujours mêlée exclusivement, j’aurais été musicienne, car j’étais bien organisée pour l’être, et je comprends le beau, qui, dans cet art, m’impressionne et me transporte plus que dans tous les autres.<noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude><nowiki />
{{T3|XVI}}
{{AN|Madame de Genlis. — Les ''Battuécas.'' — Les rois et les reines des contes de fées. — L’écran vert. — La grotte et la cascade. — Le vieux château. — Première séparation d’avec ma mère. — Catherine. — Effroi que me causaient l’âge et l’air imposant de ma grand’mère.|fs=90%}}
Ma petite cervelle était toujours pleine de poésie et mes lectures me tenaient en haleine sous ce rapport. Berquin, ce vieux ami des enfants qu’on a, je crois, trop vanté, ne me passionna jamais. Quelquefois ma mère nous lisait tout haut des fragments de roman de madame de Genlis, cette bonne dame qu’on a trop oubliée, et qui avait un talent réel. Qu’importe aujourd’hui ses préjugés, sa demi-morale souvent fausse et son caractère personnel qui ne semble pas avoir eu de parti pris entre l’ancien monde et le nouveau ? Relativement au cadre qui a pesé sur elle, elle a peint aussi largement que possible. Son véritable naturel a dû être excellent, et il y a certain roman d’elle qui ouvre vers l’avenir des perspectives très larges. Son imagination est restée fraîche sous les glaces de l’âge, et dans les détails elle est véritablement artiste et poète.
Il existe d’elle un roman publié sous la Restauration, un des derniers, je crois, qu’elle ait écrit, et dont je n’ai jamais entendu parler depuis cette époque. J’avais seize ou dix-sept ans quand je le lus, et je ne saurais dire s’il eut du succès. Je ne me le rappelle pas bien, mais il m’a vivement impressionnée et il a produit son effet sur toute ma vie. Ce roman est intitulé ''les Battuécas'', et il est émi-<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>nemment socialiste. Les ''Battuécas'' sont une petite tribu qui a existé, en réalité ou en imagination, dans une vallée espagnole cernée de montagnes inaccessibles. À la suite de je ne sais quel événement, cette tribu s’est renfermée volontairement en un lieu où la nature lui offre toutes les ressources imaginables, et où, depuis plusieurs siècles, elle se perpétue sans avoir aucun contact avec la civilisation extérieure. C’est une petite république champêtre, gouvernée par des lois d’un idéal naïf. On y est forcément vertueux. C’est l’âge d’or avec tout son bonheur et toute sa poésie. Un jeune homme, dont je ne sais plus le nom, et qui vivait là dans toute la candeur des mœurs primitives, découvre un jour, par hasard, le sentier perdu qui mène au monde moderne. Il se hasarde, il quitte sa douce retraite, le voilà lancé dans notre civilisation, avec la simplicité et la droiture de la logique naturelle. Il voit des palais, des armées, des théâtres, des œuvres d’art, une cour, des femmes du monde, des savants, des hommes célèbres ; et son étonnement, son admiration tiennent du délire. Mais il voit aussi des mendiants, des orphelins abandonnés, des plaies étalées à la porte des églises, des hommes qui meurent de faim à la porte des riches. Il s’étonne encore plus. Un jour, il prend un pain sur l’étalage d’un boulanger pour le donner à une pauvre femme qui pleure avec son enfant pâle et mourant dans les bras. On le traite de voleur, on le menace ; ses amis le grondent et tâchent de lui expliquer ce que c’est que la propriété. Il ne comprend pas. Une belle dame le séduit, mais elle a des fleurs artificielles dans les cheveux, des fleurs qu’il a cru vraies et qui l’étonnent parce qu’elles sont sans parfum. Quand on lui explique que ce ne sont pas des fleurs, il s’effraye, il a peur de cette femme qui lui a semblé si belle, il craint qu’elle ne soit artificielle aussi.
Je ne sais plus combien de déceptions lui viennent quand<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>il voit le mensonge, le charlatanisme, la convention, l’injustice partout. C’est le Candide ou le Huron de Voltaire, mais c’est conçu plus naïvement. C’est une œuvre chaste, sincère, sans amertume, et dont les détails ont une poésie infinie. Je crois que le jeune Battuécas retourne à sa vallée et recouvre sa vertu sans retrouver son bonheur, car il a bu à la coupe empoisonnée du siècle. Je ne voudrais pas relire ce livre, je craindrais de ne plus le trouver aussi charmant qu’il m’a semblé.
Autant qu’il m’en souvient, la conclusion de madame de Genlis n’est pas hardie, elle ne veut pas donner tort à la société, et à plusieurs égards elle a raison d’accepter l’humanité telle qu’elle est devenue par les lois mêmes du progrès. Mais il me semble qu’en général les arguments qu’elle place dans la bouche de l’espèce de mentor dont elle fait accompagner son héros à travers l’examen du monde moderne, sont assez faibles. Je les lisais sans plaisir et sans conviction, et l’on pense bien pourtant qu’à seize ans, sortant du cloître et encore soumise à la loi catholique, je n’avais pas de parti pris contre la société officielle. Les naïfs raisonnements du ''Battuécas'' me charmaient au contraire, et, chose bizarre, c’est peut-être à madame de Genlis, l’institutrice et l’amie de Louis-Philippe, que je dois mes premiers instincts socialistes et démocratiques.
Mais je me trompe, je les dois à la singularité de ma position, à ma naissance ''à cheval'' pour ainsi dire sur deux classes, à mon amour pour ma mère, contrarié et brisé par des préjugés qui m’ont fait souffrir avant que je pusse les comprendre. Je les dois aussi à mon éducation, qui fut tour à tour philosophique et religieuse, et à tous les contrastes que ma propre vie m’a présentés dès l’âge le plus tendre. J’ai donc été démocrate non seulement par le sang que ma mère a mis dans mes veines, mais par les luttes que ce sang du peuple a soulevées dans mon cœur<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>et dans mon existence, et si les livres ont fait de l’effet sur moi, c’est que leurs tendances ne faisaient que confirmer et consacrer les miennes.
Pourtant les princesses et les rois des contes de fées firent longtemps mes délices. C’est que, dans mes rêves d’enfant, ces personnages étaient le type de l’aménité, de la bienfaisance et de la beauté. J’aimais leur luxe et leurs parures, mais tout cela leur venait des fées, et ces rois-là n’ont rien de commun avec les rois véritables. Ils sont traités d’abord fort cavalièrement par les génies, quand ils se conduisent mal, et à cet égard ils sont soumis à une justice plus sévère que celle des peuples.
Les fées et les génies ! Où étaient-ils, ces êtres qui pouvaient tout, et qui, d’un coup de baguette, vous faisaient entrer dans un monde de merveilles ? Ma mère ne voulut jamais me dire qu’ils n’existaient pas, et je lui en sais maintenant un gré infini. Ma grand’mère n’y eût pas été par quatre chemins si j’avais osé lui faire les mêmes questions. Toute pleine de Jean-Jacques et de Voltaire, elle eût démoli sans remords et sans pitié tout l’édifice enchanté de mon imagination. Ma mère procédait autrement. Elle ne m’affirmait rien, elle ne niait rien non plus. La raison venait bien assez vite à son gré, et déjà je pensais bien par moi-même que mes chimères ne se réaliseraient pas ; mais si la porte de l’espérance n’était plus toute grande ouverte comme dans les premiers jours, elle n’était pas encore fermée à clef, il m’était permis de fureter autour et de tâcher d’y trouver une petite fente pour regarder à travers. Enfin je pouvais encore rêver tout éveillée, et je ne m’en faisais pas faute.
Je me souviens que, dans les soirs d’hiver, ma mère nous lisait tantôt du Berquin, tantôt les ''Veillées du château'', par madame de Genlis, et tantôt d’autres fragments de livres à notre portée, mais dont je ne me souviens plus.<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>J’écoutais d’abord attentivement. J’étais assise aux pieds de ma mère, devant le feu, et il y avait entre le feu et moi un vieux écran à pieds garni de taffetas vert. Je voyais un peu le feu à travers ce taffetas usé, et il y produisait de petites étoiles dont j’augmentais le rayonnement en clignant les yeux. Alors peu à peu je perdais le sens des phrases que lisait ma mère ; sa voix me jetait dans une sorte d’assoupissement moral, où il m’était impossible de suivre une idée. Des images se dessinaient devant moi et venaient se fixer sur l’écran vert. C’étaient des bois, des prairies, des rivières, des villes d’une architecture bizarre et gigantesque, comme j’en vois encore souvent en songe ; des palais enchantés avec des jardins comme il n’y en a pas, avec des milliers d’oiseaux d’azur, d’or et de pourpre, qui voltigeaient sur les fleurs et qui se laissaient prendre comme les roses se laissent cueillir. Il y avait des roses vertes, noires, violettes, des roses bleues surtout. Il paraît que la rose bleue a été longtemps le rêve de Balzac. Elle était aussi le mien dans mon enfance, car les enfants, comme les poêles, sont amoureux de ce qui n’existe pas. Je voyais aussi des bosquets illuminés, des jets d’eau, des profondeurs mystérieuses, des ponts chinois, des arbres couverts de fruits d’or et de pierreries. Enfin, tout le monde fantastique de mes contes devenait sensible, évident, et je m’y perdais avec délices. Je fermais les yeux, et je le voyais encore ; mais quand je les rouvrais, ce n’était que sur l’écran que je pouvais le retrouver. Je ne sais quel travail de mon cerveau avait fixé là cette vision plutôt qu’ailleurs ; mais il est certain que j’ai contemplé sur cet écran vert des merveilles inouïes. Un jour ces apparitions devinrent si complètes, que j’en fus comme effrayée et que je demandai à ma mère si elle ne les voyait pas. Je prétendais qu’il y avait de grandes montagnes bleues sur l’écran, et elle me secoua sur ses genoux en chantant pour me<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>ramener à moi-même. Je ne sais si ce fut pour donner un aliment à mon imagination trop excitée qu’elle imagina elle-même une création puérile, mais ravissante pour moi et qui a fait longtemps mes délices. Voici ce que c’était.
Il y a dans notre enclos un petit bois planté de charmilles, d’érables, de frênes, de tilleuls et de lilas. Ma mère choisit un endroit où une allée tournante conduit à une sorte d’impasse. Elle pratiqua, avec l’aide d’Hippolyte, de ma bonne, d’Ursule et de moi, un petit sentier dans le fourré, qui était alors fort épais. Ce sentier fut bordé de violettes, de primevères et de pervenches qui depuis ce temps-là ont tellement prospéré, qu’elles ont envahi presque tout le bois. L’impasse devint donc un petit nid où un banc fut établi sous les lilas et les aubépines, et l’on allait étudier et répéter là ses leçons pendant le beau temps. Ma mère y portait son ouvrage, et nous y portions nos jeux, surtout nos pierres et nos briques pour construire des maisons, et nous donnions à ces édifices, Ursule et moi, des noms pompeux. C’était le château de la fée, c’était le palais de la ''Belle au bois dormant'', etc. Voyant que nous ne venions pas à bout de réaliser nos rêves dans ces constructions grossières, ma mère quitta un jour son ouvrage et se mit de la partie. « Ôtez-moi, nous dit-elle, vos vilaines pierres à chaux et vos briques cassées. Allez me chercher des pierres bien couvertes de mousse, des cailloux roses, verts, des coquillages, et que tout cela soit joli, ou bien je ne m’en mêle pas. »
Voilà notre imagination allumée. Il s’agit de ne rien rapporter qui ne soit joli, et nous nous mettons à la recherche de ces trésors que jusque-là nous avions foulés aux pieds sans les connaître. Que de discussions avec Ursule pour savoir si cette mousse est assez veloutée, si ces pierres ont une forme heureuse, si ces cailloux sont assez brillants ! D’abord tout nous avait paru bon, mais bientôt la compa-<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>raison s’établit, les différences nous frappèrent, et peu à peu rien ne nous paraissait plus digne de notre construction nouvelle. Il fallut que la bonne nous conduisît à la rivière pour y trouver les beaux cailloux d’émeraude, de lapis et de corail qui brillent sous les eaux basses et courantes. Mais, à mesure qu’ils sèchent hors de leur lit, ils perdent leurs vives couleurs, et c’était une déception nouvelle. Nous les replongions cent fois dans l’eau pour en ranimer l’éclat. Il y a dans nos terrains des quartz superbes, et une quantité d’ammonites et de pétrifications antédiluviennes d’une grande beauté et d’une grande variété. Nous n’avions jamais fait attention à tout cela, et le moindre objet nous devenait une surprise, une découverte et une conquête.
Il y avait à la maison un âne, le meilleur âne que j’aie jamais connu ; je ne sais s’il avait été malicieux dans sa jeunesse comme tous ses pareils ; mais il était vieux, très vieux ; il n’avait plus ni rancunes ni caprices. Il marchait d’un pas grave et mesuré ; respecté pour son grand âge et ses bons services, il ne recevait jamais ni corrections ni reproches, et s’il était le plus irréprochable des ânes, on peut dire aussi qu’il était le plus heureux et le plus estimé. On nous mettait, Ursule et moi, chacune dans une de ses bannes, et nous voyagions ainsi sur ses flancs sans qu’il eût jamais la pensée de se débarrasser de nous. Au retour de la promenade, l’âne rentrait dans sa liberté habituelle ; car il ne connaissait ni corde ni râtelier. Toujours errant dans les cours, dans le village ou dans la prairie du jardin, il était absolument livré à lui-même, ne commettant jamais de méfaits et usant discrètement de toutes choses. Il lui prenait souvent fantaisie d’entrer dans la maison, dans la salle à manger et même dans l’appartement de ma grand’mère, qui le trouva un jour installé dans son cabinet de toilette, le nez sur une boîte de poudre d’iris<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>qu’il respirait d’un air sérieux et recueilli. Il avait même appris à ouvrir les portes qui ne fermaient qu’au loquet, d’après l’ancien système du pays, et comme il connaissait parfaitement tout le rez-de-chaussée, il cherchait toujours ma grand’mère, dont il savait bien qu’il recevrait quelque friandise. Il lui était indifférent de faire rire ; supérieur aux sarcasmes, il avait des airs de philosophe qui n’appartenaient qu’à lui. Sa seule faiblesse était le désœuvrement et l’ennui de la solitude qui en est la conséquence. Une nuit, ayant trouvé la porte du lavoir ouverte, il monta un escalier de sept ou huit marches, traversa la cuisine, le vestibule, souleva le loquet de deux ou trois pièces et arriva à la porte de la chambre à coucher de ma grand’mère ; mais trouvant là un verrou, il se mit à gratter du pied pour avertir de sa présence. Ne comprenant rien à ce bruit, et croyant qu’un voleur essayait de crocheter sa porte, ma grand’mère sonna sa femme de chambre, qui accourut sans lumière, vint à la porte, et tomba sur l’âne en jetant les hauts cris.
Mais ceci est une digression, je reviens à nos promenades. L’âne fut mis par nous en réquisition, et il apportait dans ses paniers une provision de pierres pour notre édifice. Ma mère choisissait les plus belles ou les plus bizarres, et quand les matériaux furent rassemblés elle commença à bâtir devant nous avec ses petites mains fortes et diligentes, non pas une maison, non pas un château, mais une grotte en rocaille.
Une grotte ! nous n’avions aucune idée de cela. La nôtre n’atteignit guère que quatre ou cinq pieds de haut et deux ou trois de profondeur ; mais la dimension n’est rien pour les enfants, ils ont la faculté de voir en grand, et comme l’ouvrage dura quelques jours, pendant quelques jours nous crûmes que notre rocaille allait s’élever jusqu’aux nues. Quand elle fut terminée, elle avait acquis dans notre cer-<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>velle les proportions que nous avions rêvées, et j’ai besoin de me rappeler qu’en montant sur ses premières assises, je pouvais en atteindre le sommet, j’ai besoin de voir le petit emplacement qu’elle occupait, et qui existe encore, pour ne pas me persuader encore aujourd’hui que c’était une caverne de montagne.
C’était du moins très joli, je ne pourrai jamais me persuader le contraire. Ce n’étaient que cailloux choisis mariant leurs vives couleurs, pierres couvertes de mousses fines et soyeuses, coquillages superbes, festons de lierre au-dessous et gazons tout autour. Mais cela ne suffisait pas, il y fallait une source et une cascade ; car une grotte sans eau vive est un corps sans âme. Or il n’y avait pas le moindre filet d’eau dans le petit bois. Mais ma mère ne s’arrêtait pas pour si peu. Une grande terrine à fond d’émail vert qui servait aux savonnages fut enterrée jusqu’aux bords dans l’intérieur de la grotte, bordée de plantes et de fleurs qui cachaient la poterie, et remplie d’une eau limpide que nous avions grand soin de renouveler tous les jours. Mais la cascade ? nous la demandions avec ardeur. « Demain vous aurez la cascade, dit ma mère, mais vous n’irez pas voir la grotte avant que je vous fasse appeler ; car il faut que la fée s’en mêle, et votre curiosité peut la contrarier. »
Nous observâmes religieusement cette prescription, et à l’heure dite ma mère vint nous chercher. Elle nous amena par le sentier de la grotte, nous défendit de regarder derrière, et me mettant une petite baguette dans la main, elle frappa trois fois dans les siennes, me recommandant de frapper en même temps de ma baguette le centre de la grotte, qui présentait alors un orifice garni d’un tuyau de sureau. Au troisième coup de baguette, l’eau se précipitant dans le tuyau fit irruption si abondamment que nous fûmes inondées, Ursule et moi, à notre grande satisfaction et en poussant des cris de joie délirante. Puis la cascade tombant<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>de deux pieds de haut dans le bassin formé par la terrine, offrit une nappe cristalline qui dura deux ou trois minutes et s’arrêta… lorsque toute l’eau du vase que ma bonne, cachée derrière la grotte, versait dans le tuyau de sureau fut épuisée, et que débordant de la terrine, l’''onde pure'' eut copieusement arrosé les fleurs plantées sur ses bords. L’illusion fut donc de courte durée, mais elle avait été complète, délicieuse, et je ne crois pas avoir éprouvé plus de surprise et d’admiration quand j’ai vu par la suite les grandes cataractes des Alpes et des Pyrénées.
Quand la grotte eut atteint son dernier degré de perfection, comme ma grand’mère ne l’avait pas encore vue, nous allâmes solennellement la prier de nous honorer de sa visite dans le petit bois, et nous disposâmes tout pour lui donner la surprise de la cascade. Nous nous imaginions qu’elle serait ravie ; mais, soit qu’elle trouvât la chose trop puérile, soit qu’elle fût mal disposée pour ma mère ce jour-là, au lieu d’admirer notre chef-d’œuvre, elle se moqua de nous, et la terrine servant de bassin (nous avions pourtant mis des petits poissons dedans pour lui faire fête) nous attira plus de railleries que d’éloges. Pour mon compte, j’en fus consternée ; car rien au monde ne me paraissait plus beau que notre grotte enchantée et je souffrais réellement quand on s’efforçait de m’ôter une illusion.
Les promenades à âne nous mettaient toujours en grande joie ; nous allions à la messe tous les dimanches sur ce patriarche des roussins, et nous portions notre déjeuner, pour le manger après la messe, dans le vieux château de Saint-Chartier qui touche à l’église. Ce château était gardé par une vieille femme qui nous recevait dans les vastes salles abandonnées du vieux manoir, et ma mère prenait plaisir à y passer une partie de la journée. Ce qui me frappait le plus, c’était l’apparence fantastique de la vieille femme, qui était pourtant une véritable paysanne, mais qui ne tenait<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>aucun compte des dimanches, et filait sa quenouille ce jour-là avec autant d’activité que dans la semaine, bien que l’observation du chômage soit une des plus rigoureuses habitudes du paysan de la vallée Noire. Cette vieille avait-elle servi quelque seigneur de village voltairien et philosophe ? Je ne sais.
J’ai oublié son nom, mais non l’aspect imposant du château tel qu’il a été encore plusieurs années après cette époque. C’était un redoutable manoir, bien entier et très habitable, quoique dégarni de meubles. Il y avait des salles immenses, des cheminées colossales et des oubliettes que je me rappelle parfaitement. Ce château est célèbre dans l’histoire du pays. Il était le plus fort de la province, et longtemps il servit de résidence aux princes du pays du bas Berry. Il a été assiégé par Philippe-Auguste en personne, et plus tard il fut encore occupé par les Anglais et repris sur eux à l’époque des guerres de Charles VII. C’est un grand carré flanqué de quatre tours énormes. Le propriétaire, lassé de l’entretenir, voulut l’abattre pour vendre les matériaux. On réussit à enlever la charpente et à effondrer toutes les cloisons et murailles intérieures. Mais on ne put entamer les tours bâties en ciment romain, et les cheminées furent impossibles à déraciner. Elles sont encore debout, élevant leurs longs tuyaux à quarante pieds dans les airs, sans que jamais, depuis trente ans, la tempête ou la gelée en ait détaché une seule brique. En somme, c’est une ruine magnifique et qui bravera le temps et les hommes pendant bien des siècles encore. La base est de construction romaine, le corps de l’édifice est des premiers temps de la féodalité.
C’était un voyage alors que d’aller à Saint-Chartier. Les chemins étaient impraticables pendant neuf mois de l’année. Il fallait aller par les sentiers des prairies, ou se risquer avec le pauvre âne, qui resta plus d’une fois planté dans<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>la glaise avec son fardeau. Aujourd’hui une route superbe bordée de beaux arbres nous y mène en un quart d’heure. Mais le château me faisait une bien plus vive impression alors qu’il fallait plus de peine pour y arriver.
Enfin les arrangements de famille furent terminés, et ma mère signa l’engagement de me laisser à ma grand’mère, qui voulait absolument se charger de mon éducation. J’avais montré une si vive répugnance pour cette convention, qu’on ne m’en parla plus du moment qu’elle fut adoptée. On s’entendit pour me détacher peu à peu de ma mère, sans que je pusse m’en apercevoir ; et, pour commencer, elle partit seule pour Paris, impatiente qu’elle était de revoir Caroline.
Comme je devais aller à Paris quinze jours après avec ma grand’mère, et que je voyais même déjà préparer la voiture et faire les paquets, je n’eus pas trop d’effroi ni de chagrin. On me disait qu’à Paris je demeurerais tout près de ma petite maman et que je la verrais tous les jours. Pourtant j’éprouvai une sorte de terreur quand je me trouvai sans elle dans cette maison, qui commença à me paraître grande comme dans les premiers jours que j’y avais passés. Il me fallut aussi me séparer de ma bonne, que j’aimais tendrement et qui allait se marier. C’était une paysanne que ma mère avait prise en remplacement de l’Espagnole Cécilia après la mort de mon père. Cette excellente femme vit toujours et vient me voir souvent pour m’apporter des fruits de son cormier, arbre assez rare dans notre pays et qui y atteint pourtant des proportions énormes. Le cormier de Catherine fait son orgueil et sa gloire, et elle en parle comme ferait le gardien ''cicerone'' d’un monument splendide. Elle a eu une nombreuse famille et des malheurs par conséquent. J’ai eu souvent l’occasion de lui rendre service. C’est un bonheur que de pouvoir assister la vieillesse de l’être qui a soigné notre enfance. Il n’y avait rien de plus doux et de<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>plus patient au monde que Catherine. Elle tolérait, elle admirait même naïvement toutes mes sottises. Elle m’a horriblement gâtée et je ne m’en plains pas, car je ne devais pas l’être longtemps par mes bonnes, et j’eus bientôt à expier la tolérance et la tendresse dont je n’avais pas assez senti le prix.
Elle me quitta en pleurant, bien que ce fût pour un mari excellent, d’une belle figure, d’une grande probité, intelligent et riche par-dessus le marché, société bien préférable à celle d’un enfant pleureur et fantasque ; mais le bon cœur de cette fille ne calculait pas et ses larmes me donnèrent la première notion de l’absence. « Pourquoi pleures-tu ? lui disais-je ; nous nous reverrons bien ! — Oui, me disait-elle, mais je m’en vas à une grande demi-lieue d’ici, et je ne vous reverrai pas tous les jours. »
Cela me fit faire des réflexions et je commençai à me tourmenter de l’absence de ma mère. Je ne fus pourtant alors que quinze jours séparée d’elle, mais ces quinze jours sont plus distincts dans ma mémoire que les trois années qui venaient de s’écouler, et même peut-être que les trois années qui suivirent et qu’elle passa encore avec moi. Tant il est vrai que la douleur seule marque dans l’enfance le sentiment de la vie.
Pourtant il ne se passa rien de remarquable durant ces quinze jours. Ma grand’mère, s’apercevant de ma mélancolie, s’efforçait de me distraire par le travail. Elle me donnait mes leçons et se montrait beaucoup plus indulgente que ma mère pour mon écriture et pour la récitation de mes fables. Plus de réprimandes, plus de punitions. Elle en avait toujours été fort sobre, et, voulant se faire aimer, elle me donnait plus d’éloges, d’encouragements et de bonbons que de coutume. Tout cela eût dû me sembler fort doux, car ma mère était rigide et sans miséricorde pour mes langueurs et mes distractions. Eh bien, le cœur de<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>l’enfant est un petit monde déjà aussi bizarre et aussi inconséquent que celui de l’homme. Je trouvais ma grand’mère plus sévère et plus effrayante dans sa douceur que ma mère dans ses emportements. Jusque-là, je l’avais aimée et m’étais montrée confiante et caressante avec elle. De ce moment, et cela dura bien longtemps après, je me sentis froide et réservée en sa présence. Ses caresses me gênaient ou me donnaient envie de pleurer, parce qu’elles me rappelaient les étreintes plus passionnées de ma petite mère. Et puis ce n’était pas avec elle une vie de tous les instants, une familiarité, une expansion continuelles. Il fallait du respect, et cela me semblait glacial. La terreur que ma mère me causait parfois n’était qu’un instant douloureux à passer. L’instant d’après j’étais sur ses genoux, sur son sein, je la tutoyais, tandis qu’avec la bonne maman c’étaient des caresses de cérémonie, pour ainsi dire. Elle m’embrassait solennellement et comme par récompense de ma bonne conduite ; elle ne me traitait pas assez comme un enfant, tant elle souhaitait me donner de la tenue et me faire perdre l’invincible laisser-aller de ma nature, que ma mère n’avait jamais réprimé avec persistance. Il ne fallait plus se rouler par terre, rire bruyamment, parler berrichon. Il fallait se tenir droite, porter des gants, faire silence ou chuchoter bien bas dans un coin avec Ursulette. À chaque élan de mon organisation on opposait une petite répression bien douce, mais assidue. On ne me grondait pas, mais ou me disait vous, et c’était tout dire. « ''Ma fille, vous vous tenez comme une bossue ; ma fille, vous marchez comme une paysanne ; ma fille, vous avez encore perdu vos gants ! ma fille, vous êtes trop grande pour faire de pareilles choses.'' » Trop grande ! j’avais sept ans, et on ne m’avait jamais dit que j’étais grande. Cela me faisait une peur affreuse, d’être devenue tout à coup si grande depuis le départ de ma mère. Et puis, il fallait<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>apprendre toutes sortes d’usages qui me paraissaient ridicules. Il fallait faire la révérence aux personnes qui venaient en visite. Il ne fallait plus mettre le pied à la cuisine et ne plus tutoyer les domestiques, afin qu’ils perdissent l’habitude de me tutoyer. Il ne fallait pas non plus tutoyer ma bonne maman. Il ne fallait pas même lui dire ''vous.'' Il fallait lui parler à la troisième personne : ''Ma bonne maman veut-elle me permettre d’aller au jardin ?''
Elle avait certainement raison, l’excellente femme, de vouloir me frapper d’un grand respect moral pour sa personne et pour le code des grandes habitudes de civilisation qu’elle voulait m’imposer. Elle prenait possession de moi ; elle avait affaire à un enfant quinteux et difficile à manier. Elle avait vu ma mère s’y prendre énergiquement, et elle pensait qu’au lieu de calmer ces accès d’irritation maladive, ma mère, excitant trop ma sensibilité, me soumettait sans me corriger. C’est bien probable. L’enfant trop secoué dans son système nerveux revient d’autant plus vite à son débordement d’impétuosité qu’on l’a plus ébranlé en le matant tout d’un coup. Ma grand’mère savait bien qu’en me subjuguant par une continuité d’observations calmes, elle me plierait à une obéissance instinctive, sans combats, sans larmes et qui m’ôterait jusqu’à l’idée de la résistance. Ce fut en effet l’affaire de quelques jours. Je n’avais jamais eu la pensée d’entrer en révolte contre elle, mais je ne m’étais guère retenue de me révolter contre les autres en sa présence. Dès qu’elle se fut emparée de moi, je sentis qu’en faisant des sottises sous ses yeux j’encourrais son blâme, et ce blâme exprimé si poliment, mais si froidement, me donnait froid jusque dans la moelle des os. Je faisais une telle violence à mes instincts que j’éprouvais des frissons convulsifs dont elle s’inquiétait sans les comprendre.
Elle avait atteint son but, qui était, avant tout, de me rendre disciplinable, et elle s’étonnait d’y être parvenue<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>aussi vite. « Voyez donc, disait-elle, comme elle est douce et gentille ! » et elle s’applaudissait d’avoir eu si peu de peine à me transformer avec un système tout opposé à celui de ma pauvre mère, tour à tour esclave et tyran.
Mais ma chère bonne maman eut bientôt à s’étonner davantage. Elle voulait être respectée religieusement, et en même temps être aimée avec passion. Elle se rappelait l’enfance de son fils et se flattait de la recommencer avec moi. Hélas ! cela ne dépendait ni de moi ni d’elle-même. Elle ne tenait pas assez de compte du degré de génération qui nous séparait et de la distance énorme de nos âges. La nature ne se trompe pas ; et malgré les bontés infinies, les bienfaits sans bornes de ma grand’mère dans mon éducation, je n’hésite pas à le dire, une aïeule âgée et infirme ne peut pas être une mère, et la gouverne absolue d’un jeune enfant par une vieille femme est quelque chose qui contrarie la nature à chaque instant. Dieu sait ce qu’il fait en arrêtant à un certain âge la puissance de la maternité. Il faut au petit être qui commence la vie un être jeune et encore dans la plénitude de la vie. La solennité des manières de ma grand’mère me contristait l’âme. Sa chambre sombre et parfumée me donnait la migraine et des bâillements spasmodiques. Elle craignait le chaud, le froid, un vent coulis, un rayon de soleil. Il me semblait qu’elle m’enfermait avec elle dans une grande boîte quand elle me disait : ''Amusez-vous tranquillement.'' Elle me donnait des gravures à regarder, et je ne les voyais pas, j’avais le vertige. Un chien qui aboyait au dehors, un oiseau qui chantait dans le jardin, me faisaient tressaillir. J’aurais voulu être le chien ou l’oiseau. Et quand j’étais au jardin avec elle, bien qu’elle n’exerçât sur moi aucune contrainte, j’étais enchaînée à ses côtés par le sentiment des égards qu’elle avait déjà su m’inspirer. Elle marchait avec peine, je me tenais tout près pour lui ramasser sa tabatière ou son gant qu’elle<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>laissait souvent tomber et qu’elle ne pouvait pas se baisser pour ramasser, car je n’ai jamais vu de corps plus languissant et plus débile ; et comme elle était néanmoins grasse, fraîche et point malade, cette incapacité de mouvement m’impatientait intérieurement au dernier point. J’avais vu cent fois ma mère brisée par des migraines violentes, étendue sur son lit comme une morte, les joues pâles et les dents serrées ; cela me mettait au désespoir ; mais la nonchalance paralytique de ma grand’mère était quelque chose que je ne pouvais pas m’expliquer et qui parfois me semblait volontaire. Il y avait bien un peu de cela dans le principe, c’était la faute de sa première éducation. Elle avait trop vécu dans une boîte, elle aussi, et son sang avait perdu l’énergie nécessaire à la circulation ; quand on voulait la saigner, on ne pouvait pas lui en tirer une goutte, tant il était inerte dans ses veines. J’avais une peur effroyable de devenir comme elle, et quand elle m’ordonnait de n’être à ses côtés ni agitée ni bruyante, il me semblait qu’elle me commandât d’être morte.
Enfin tous mes instincts se révoltaient contre cette différence d’organisation, et je n’ai aimé véritablement ma grand’mère que lorsque j’ai su raisonner. Jusque-là, je m’en confesse, j’ai eu pour-elle une sorte de vénération morale jointe à un éloignement physique invincible. Elle s’aperçut bien de ma froideur, la pauvre femme, et voulut la vaincre par des reproches qui ne servirent qu’à l’augmenter, en constatant à mes propres yeux un sentiment dont je ne me rendais pas compte. Elle a bien souffert et moi peut-être encore plus, sans pouvoir m’en défendre. Et puis une grande réaction s’est faite en moi quand mon esprit s’est développé, et elle a reconnu qu’elle s’était trompée en me jugeant ingrate et obstinée.
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<noinclude><pagequality level="0" user="Sixdegrés" /></noinclude>{{table|titre= Avant-propos|page= {{rom|v}}}}
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Discussion utilisateur:Denis Gagne52
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Homunculus simplex
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wikitext
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{{bv}}--[[Utilisateur:*j*jac|*j*jac]] ([[Discussion utilisateur:*j*jac|d]]) 9 janvier 2020 à 07:13 (UTC)
== Archives ==
* [[Discussion utilisateur:Denis Gagne52/Archives 2020|Archives 2020]]
* [[Discussion utilisateur:Denis Gagne52/Archives 2021|Archives 2021]]
* [[Discussion utilisateur:Denis Gagne52/Archives 2022|Archives 2022]]
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* [[Discussion utilisateur:Denis Gagne52/Archives 2025|Archives 2025]]
== Bravo ==
Je crois que je n'avais jamais remarqué le paramètre ''include'', qui permet de passer de 4 tomes inclus dans le sommaire à 12, sur [[Œuvres complètes de Saint Augustin (Raulx)]]... [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 16 janvier 2026 à 08:27 (UTC)
:@[[Utilisateur:Seudo|Seudo]] On aurait obtenu le même résultat en ajoutant from et to. L’important est d’éviter une double transclusion soit de l’espace Page vers le sommaire de la page Livre et de la page Livre vers l’espace principal. Ainsi on passe directement de l’espace Page à l’espace principal. Message à ceux qui retirent ces paramètres de la balise pages. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|#008000|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 16 janvier 2026 à 12:39 (UTC)
== Remplacer un fichier sur Commons (suite) ==
Le 11 janvier, vous aviez très gentiment remplacé sur Commons le fichier correspondant à [[Livre:Boyer d’Argens - Lettres juives, 1754, tome 4.djvu]], ce que je n'ai pas (ou pas encore) le droit de faire. Pouvez-vous faire la même chose pour le fichier de [[Livre:Boyer d’Argens - Lettres juives, 1754, tome 5.djvu]]. Le fichier DJVU est sur mon Dropbox https://www.dropbox.com/scl/fi/9nb4z1xznp0wtvw0mm7wq/Boyer-d-Argens-Lettres-juives-1754-tome-5.djvu?rlkey=4vhyw5o73jb0bnzlk1ls2z9r3&dl=0 Le scan et l'OCR de la Bibliothèque Nationale sont meilleurs. Digression : je n'ai pas encore étudié votre réorganisation de [[Le Système du Monde]]. Remerciements. [[Utilisateur:Narilora|Narilora]] ([[Discussion utilisateur:Narilora|d]]) 6 février 2026 à 12:39 (UTC)
:J’hésite à remplacer un fs par un autre de moins bonne qualité mais comme vous venez de compléter le tome 4, je vous laisserai décider. Pouvez-vous comparer les pages 222 ? Sur celle provenant de Gallica, on arrive difficilement à lire la note de bas de page. Quant à l’OCR, celui obtenu avec l’outil intégré à Ws surpasse de loin celui qui est présent dans les 2 f-s. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|#008000|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 6 février 2026 à 18:00 (UTC)
::Très exact. Dans le tome 4 c'était la même chose : les notes de bas de page en latin italique sont toujours illisibles. Dans ce cas j'ai utilisé l'OCR de WS qui donne d'emblée un résultat presque acceptable. Mais dans le texte principal le résultat est généralement bon, les f et s sont discriminés, les lignes pliées au bon endroit et pas n'importe où. La seule grosse faiblesse est la séparation entre les mots. Après avoir essayé sur les introductions et la première lettre, je préfère l'OCR de Gallica. [[Utilisateur:Narilora|Narilora]] ([[Discussion utilisateur:Narilora|d]]) 6 février 2026 à 18:26 (UTC)
:::{{fait}} j’ai dû modifier la résolution qui ne pouvait pas être 300dpi mais plutôt 1200dpi. --[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|#008000|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 6 février 2026 à 18:56 (UTC)
::::Vu. Tout s'est bien passé apparemment. Le nouveau FS est apparu sur les pages après quelques purges. Remerciements. [[Utilisateur:Narilora|Narilora]] ([[Discussion utilisateur:Narilora|d]]) 6 février 2026 à 20:00 (UTC)
== Un nouveau problème de placement d'images ==
Bonjour Denis,
Ça faisait longtemps que je n'avais pas fait appel à ton expertise. Je me demande comment placer au mieux 2 images l'une au-dessus de l'autre, avec un texte flottant. C'est sur [[Page:Histoire et légendes des plantes utiles et curieuses 1868.pdf/291|cette page]] : j'aimerais bien qu'il n'y ait pas de texte entre les 2 images, mais je ne peux caler ça que pour mon affichage, avec la taille de police que j'ai choisie, et donc ça risque de ne pas s'afficher correctement pour d'autres. Le pire, c'est quand il n'y a pas assez de texte, les images se décalent, c'est très moche. [[Utilisateur:Acélan|Acélan]] ([[Discussion utilisateur:Acélan|d]]) 8 février 2026 à 13:21 (UTC)
:Voilà tu auras une autre corde à ton arc. Quand il y a beaucoup d’images flottantes et peu de texte on peut ausssi élargir les marges latérales. Ici par exemple on aura des images de 200px avec marges latérales de 25px. Tu avais très bien déceler les problèmes à éviter selon la largeur des écrans. {{bravo}} Je remarque que dans ce chapitre on a une ou deux roses qui sont plus petites ? [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|#008000|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 8 février 2026 à 15:44 (UTC)
::{{merci}} beaucoup ! avec tous les trucs que tu m'apprends en la matière, et que je répertorie à chaque fois, c'est beaucoup plus gratifiant de mettre en ligne des textes illustrés. (Je n'exclus pas, néanmoins, de faire à nouveau appel à tes services un de ces jours où j'aurai besoin d'un polygone, parce que là, j'ai du mal). Les autres roses ont bénéficié du même traitement, et sont à la même taille : je comptais m'inspirer de ta réponse pour régler leur sort {{clin}}. [[Utilisateur:Acélan|Acélan]] ([[Discussion utilisateur:Acélan|d]]) 8 février 2026 à 16:51 (UTC)
== Une table des matières complexe ==
Bonjour, {{notif|Denis Gagne52}} J’achève la correction du [[Livre:Annales de géographie, tome 14, 1905.pdf|tome 14 des Annales de géographie]] et j’aimerais savoir si je suis sur la bonne voie quant aux différents niveaux que j’ai appliqués à la première page de la table des matières (il me reste à vérifier encore une fois les titres et les numéros de page).
Le tome 14 comporte cinq numéros (73, 74, 75, 76 et 78 — non, pas de 77) subdivisés comme suit :
I — Géographie générale (A, N, C)
II — Géographie régionale, avec différents sous-titres comme Europe, Asie, Afrique, etc., eux-mêmes subdivisés en A, N ou C (voir ci-dessous pour ce qui concerne la lettre A de la première page de la table des matières)
III — Notes et correspondance
IV — Chronique géographique
Errata
Table analytique des matières
Table alphabétique par noms d’auteurs
Comité de patronage (une liste par numéro)
Sommaire (une liste par numéro)
Pour le premier titre, par exemple, j’ai ajouté après tome 14 les niveaux 73/I/A/. Est-ce que c’est ce qu’il fallait faire ?
{{bleu|Reponse : Oui c’est bien et pas trop lourd malgré que le A ne se retrouve pas dans le texte, ni Europe que j’ai vu plus loin. Je me limiterais aux titres présents dans le texte des Annales.}}
:: {{notif|Denis Gagne52}} J’ai supprimé les A/, Europe/, etc.
Autres questions :
* Quand un article commence sur une nouvelle page et se termine au milieu d’une autre comportant un nouvel article, faut-il mettre ## s1 ## au début de cette nouvelle page ?
{{bleu|Reponse : Oui et tu pourrais transclure les articles dans l’ordre de leur apparition pour t’assurer qu’il ne manque rien}}
{{vert|Je me suis mal exprimée : je ne parlais pas de la page où se termine un article et commence un autre, disons la page 100, mais sur la page qui précède, soit la page 99. Donc, faut-il mettre ## s1 ## sur la page 99 ?}}
* Portion de la table des matières commençant par « C. — » : il s’agit d’articles très courts, parfois même de deux ou trois paragraphes seulement. Faut-il procéder comme pour les autres titres afin qu’ils soient cliquables ou peut-on se contenter d’un numéro de page actif pour chacun ?
{{bleu|Reponse : En procédant par Sommaire tu aurais pu regrouper sur la même page les courtes Notes ou Chroniques. Là si tu regroupes, ça ne correspondra pas aux titres et il faudra que tu ajoutes le no de page à la fin du lien quand tu réutiliseras une page existante. }}
{{vert|J’aurais dû préciser ceci au sujet de cette section C. Sur la [[Page:Annales de géographie, tome 14, 1905.pdf/496|page 478]] de la table des matières, l’article (pas son numéro de page) « Les Japonais en Corée. Création d’un réseau… » comporte un lien actif, mais c’est le modèle {{m|table}} qui a été utilisé et non pas le modèle {{m|CorpsTdM}}. Si tu créais un lien pour « Torres Campos, 177 », qui apparaît au tout début de la Nécrologie de la première page de la TdM, je me chargerais du reste.}}
* Quel modèle utiliser pour créer des liens actifs quand une page du même tome est citée ? Exemple, [[Page:Annales de géographie, tome 14, 1905.pdf/385|p. 367]], deuxième note de bas de page.
{{bleu|{{m|lp}} convient bien en autant que la page ne se trouve dans le même chapitre que la note sinon il faut utiliser {{m|lia}}. Ici la ss-page à indiquer en paramètre serait 73/II/<s>Europe/</s>L’évolution de la vie rurale en Basse Bretagne. N-B : On ne peut pas utiliser {{m|plim}} avec ce genre de TDM non conventionnelle}}
:: Corrections à venir.
* Je crois que la lettre A suivie du point et du cadratin a été oubliée pour tous les articles de la section II, tant sur la première que sur la deuxième page de la table. Qu’en penses-tu ?
{{bleu|Reponse : Oui faudrait corriger}}
{{fait}}
Ma liste de questions s’arrête ici, du moins pour aujourd’hui… Merci de me venir en aide encore une fois. [[Utilisateur:Raymonde Lanthier|Raymonde Lanthier]] ([[Discussion utilisateur:Raymonde Lanthier|d]]) 11 février 2026 à 19:13 (UTC)
::Bonsoir, Normalement la transclusion s’appuie sur un sommaire des différentes sujets disposés dans l’ordre de leur apparition dans le texte. J’aurais eu tendance à le construire ainsi et la Table analytique aurait constitué un chapitre au même titre que les autres. Ce que tu as entrepris va quand même donné un bon résultat et un regroupement par numéros (73, 74…) pourra toujours se faire par après si nécessaire.
::: Je comprends vite quand on m’explique longtemps {{gêné}}, mais là, rien à faire. J’aurais dû procéder autrement ? --[[Utilisateur:Raymonde Lanthier|Raymonde Lanthier]] ([[Discussion utilisateur:Raymonde Lanthier|d]]) 12 février 2026 à 16:01 (UTC)
:::Il y a deux modes de découpage possible :
:::1) le mode traditionnel un peu comme on a fait ici [[Livre:Comptes rendus hebdomadaires des séances de l’Académie des sciences, tome 001, 1835.djvu]] mais en détaillant chaque article. Cela implique de créer une {{TDM}}
:::2) le mode où on regroupe par thème et non par nos de parution donc comme tu as fait et on obtiendra un livre dont l’agencement est différent du f-s.
:::Le mode 2 c’est comme si on retournait chez l’éditeur pour qu’il dispose les chapitres autrement. Les deux modes ont des avantages. À ma connaissance, ce sera la première fois qu’on procède ainsi. Je te suggère de poursuivre et de me revenir quand tu en sentiras le besoin. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|#008000|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 12 février 2026 à 20:25 (UTC)
::J’ai répondu en bleu à tes questions. --[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|#008000|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 12 février 2026 à 01:19 (UTC)
Bonjour, {{notif|Denis Gagne52}} Ma transclusion du premier article ne fonctionne pas et je ne l’ai pas sauvegardée. Son titre apparaît tout en haut plutôt que « Annales de géographie, tome 14, 1905 ». Est-ce parce que le titre de ce tome n’a pas été créé correctement ? Si c’est le cas, je ne sais pas quelle correction apporter (mais je connais quelqu’un…). Voici ce que j’ai utilisé : <nowiki><pages index="Annales de géographie, tome 14, 1905.pdf" from="1" to="22" header=1 /></nowiki>.
Aussi, voir {{vert|'''EN VERT'''}} les questions passées inaperçues la dernière fois et quelque peu modifiées aujourd’hui.
J’avoue que j’ai hâte de passer à autre chose (et sans doute toi aussi). Par avance, merci.--[[Utilisateur:Raymonde Lanthier|Raymonde Lanthier]] ([[Discussion utilisateur:Raymonde Lanthier|d]]) 27 février 2026 à 16:32 (UTC)
:Il est tard. Je regarde ça demain à tête reposée. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|#008000|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 28 février 2026 à 03:25 (UTC)
:@[[Utilisateur:Raymonde Lanthier|Raymonde Lanthier]], Il faut indiquer les pages du f-s et non les pages du livre donc from=7 to=31. Tu remarqueras l’affichage du chapitre précédent ''conflit d’édition'' qui disparaîtra lorsque tu enlèveras le {{m|en cours2}}. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|#008000|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 28 février 2026 à 15:23 (UTC)
:Pour transclure Asie si c’est ce que tu recherches : from=100 fromsection=s2 to=101 tosection=s1}} [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|#008000|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 28 février 2026 à 15:52 (UTC)
:@[[Utilisateur:Raymonde Lanthier|Raymonde Lanthier]] Page 478 : Je constate que cet article, tout comme les rares articles de ces Annales qui ont été transclues, sont identifiés sous le titre de l’article sans la structure par Tome, nos... Ce serait plus simple ainsi particulièrement pour les courts articles de C @! Alors comme tu n’as pas commencé encore la transclusion, je te propose d’abandonner cette structure pour se limiter au titre de l’article. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|#008000|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 28 février 2026 à 16:00 (UTC)
{{notif|Denis Gagne52}} Arrgh, je voulais dire from=7 to=31, et c’est ce que j’ai utilisé dans mon essai. Ma question ci-dessus reste donc entière : « Est-ce parce que le titre de ce tome n’a pas été créé correctement ? … » Désolée. --[[Utilisateur:Raymonde Lanthier|Raymonde Lanthier]] ([[Discussion utilisateur:Raymonde Lanthier|d]]) 28 février 2026 à 15:58 (UTC)
:Si tu le veux bien, on va d’abord préciser ce qu’on souhaite obtenir. On peut se limiter à transclure des articles ou on peut vouloir transclure le Tome au complet des Annales. Je te suggère d’y aller uniquement avec les articles et dans ce cas, il faudrait définir ube section et la tranclusion commencerait à
:LE VIIIe CONGRÈS INTERNATIONAL DE GÉOGRAPHIE
:(WASHINGTON, 1904) [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|#008000|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 28 février 2026 à 16:18 (UTC)
{{notif|Denis Gagne52}} J’abandonne jusqu’à lundi. J’ai la tête grosse comme ça. --[[Utilisateur:Raymonde Lanthier|Raymonde Lanthier]] ([[Discussion utilisateur:Raymonde Lanthier|d]]) 28 février 2026 à 16:39 (UTC)
:Je vais en faire un bout en abandonnant toute notion de Tome car c’est cela qui rend les choses difficiles. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|#008000|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 28 février 2026 à 16:45 (UTC)
:@[[Utilisateur:Raymonde Lanthier|Raymonde Lanthier]] Il reste le sommaire du no 78 à compléter et la transclusion des chapitres qu’il contient. Tu pourras t’inspirer des nos précédents. En parcourant le livre, j’ai eu la surprise de voir apparaître un vrai sommaire. C’est lui qu’il faut utiliser pour reconstruire le livre et non la table analytique. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|#008000|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 2 mars 2026 à 02:39 (UTC)
::{{merci}} Je regarde tout ça dans les jours qui viennent. [[Utilisateur:Raymonde Lanthier|Raymonde Lanthier]] ([[Discussion utilisateur:Raymonde Lanthier|d]]) 2 mars 2026 à 17:44 (UTC)
{{sep4}}
Bonjour, {{notif|Denis Gagne52}} Me revoici avec mes questions :
1 — Quelles catégories faut-il attribuer à ces Annales, outre celle intitulée « Géographie » ? Il y a, par exemple, Continents, Exploration, Océans, Régions qui apparaissent dans l’arborescence de cette catégorie et ce sont des termes qui reviennent souvent dans le texte. Est-ce que c’est trop ? Pas assez ? C’est ce qu’il me reste à ajouter pour chaque transclusion d’article, outre <nowiki><references/></nowiki> et l’état d’avancement.
::{{bleu|Je ne suis pas en mesure de bien te conseiller à ce sujet. J’en appose très peu sauf pour les œuvres canadiennes. Il y en a qui en font une spécialité et souvent remplacent ce d’autres ont fait. J’avoue qu’en l’absence d’orientation je préfère me limiter à l’essentiel.}}
2 — Sur la page d’index :
a) faut-il laisser en place l’encadré « Sommaire » (juste sous la couverture) ?
::{{bleu|Il y a une page qui se nomme Index et la page Livre. Je ne vois pas d’encadré dans l’une ou l’autre mais, selon moi, la page Index qui précède la 481 devrait être nommée autrement ??}}
b) faudrait-il remplacer les trois TdM par TAM (comme dans Table analytique des matières) ?
::{{bleu|Oui mais j’évite tjrs d’avoir 2 pages du même nom}}
c) faudrait-il renommer les pages des sommaires (482, 484, 486, 488 et 490) en S-73, S-74, S-75, S-76 et S-78 ?
::{{bleu|oui ou simplement TdM sur la première page et conserver les nos pour les autres}}
J’espère arriver bientôt à la fin de la liste de mes questions… et te laisser en paix, du moins pour un bout de temps. --[[Utilisateur:Raymonde Lanthier|Raymonde Lanthier]] ([[Discussion utilisateur:Raymonde Lanthier|d]]) 11 mars 2026 à 14:42 (UTC)
::{{Sourire}} Pas de souci ! Mais cette fois-ci, ça touche des aspects que tu maîtrises sans doute mieux que moi. Voir mes réponses en bleu. --[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|#008000|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 12 mars 2026 à 01:53 (UTC)
Bonjour, {{notif|Denis Gagne52}} Ça y est, je viens de faire passer ce tome des Annales dans mes « Corrections/contributions terminées ». Encore ne fois, merci pour tout.--[[Utilisateur:Raymonde Lanthier|Raymonde Lanthier]] ([[Discussion utilisateur:Raymonde Lanthier|d]]) 14 mars 2026 à 13:16 (UTC)
:{{Bravo}} @[[Utilisateur:Raymonde Lanthier|Raymonde Lanthier]] ! Sans doute un des premiers recueils de ce genre à avoir été transcrit et transclus de bout en bout. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|#008000|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 14 mars 2026 à 21:03 (UTC)
== Lang dans Poem ==
Salut Denis,
Aurais-tu la bonté de jeter un œil sur cette discussion [[https://fr.wikisource.org/wiki/Discussion_utilisateur:Toto256#Au_sujet_de_modifications_r%C3%A9centes]].
Je n'ai pas reçu de réponse de Toto256. Peut-être pourras-tu m'en fournir une ?
Merci d'avance [[Utilisateur:Berniepyt|Berniepyt]] ([[Discussion utilisateur:Berniepyt|d]]) 17 février 2026 à 10:20 (UTC)
== Un nouveau style ? ==
Salut @[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]],
Dans [[Page:Revue des Deux Mondes - 1848 - tome 21.djvu/460|cette page]] et dans la précédente, on rencontre un style de texte particulier : chaque ligne de texte commence par un guillement ouvert.
J'ai déjà rencontré ce cas dans des corrections précédentes de la RDDM mais cela ne gênait pas de les supprimer (en gardant toutefois les guillemets de début et de fin).
Dans le cas que je te soumets, si on se réfère à la fin de la note de bas de page (sur la page suivante), il serait avantageux de les faire figurer…
Qu'en penses-tu ? [[Utilisateur:Berniepyt|Berniepyt]] ([[Discussion utilisateur:Berniepyt|d]]) 21 février 2026 à 12:04 (UTC)
::@[[Utilisateur:Berniepyt|Berniepyt]] Éventuellement ce sera supporté en css. Pour le moment c’est instable surtout dans Wikisource et non exportable. En attendant j’ai produit un petit bricolage. Voir [[Page:Revue des Deux Mondes - 1848 - tome 21.djvu/460]]. --[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|#008000|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 22 février 2026 à 20:50 (UTC)
:::@[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] Quant à moi, ton petit bricolage me convient. J'attends de tes nouvelles… [[Utilisateur:Berniepyt|Berniepyt]] ([[Discussion utilisateur:Berniepyt|d]]) 22 février 2026 à 22:28 (UTC)
::::@[[Utilisateur:Berniepyt|Berniepyt]] Mon bricolage peut être utilisé sans problème. Ce sont les nouveaux styles CSS comme box-decoration-break:clone; qui ne sont pas ou partiellement supportées et que je n’ai pas pu utiliser. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|#008000|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 23 février 2026 à 00:59 (UTC)
==[[Page:Teilhard de Chardin - Comment je crois, 1969.djvu/297]] et suivante==
Bonsoir Denis, je suis complètement incompétent pour corriger ces 2 pages, peux-tu m’aider stp. --[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<span style="letter-spacing:0.2em; font-variant: small-caps; color:gray">Le ciel est par dessus le toit</span>]] [[Discussion_Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<sup>Parloir</sup>]] 22 février 2026 à 21:23 (UTC)
:@[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]]@[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|Le ciel est par dessus le toit]] '''C'est fait !''' [[Utilisateur:Berniepyt|Berniepyt]] ([[Discussion utilisateur:Berniepyt|d]]) 22 février 2026 à 22:59 (UTC)
::@[[Utilisateur:Berniepyt|Berniepyt]] Oui c’est bien ! Merci de prendre en charge ce genre de demandes puisque tu es habile avec les tableaux mais faudrait le mentionner pour éviter de travailler en parallèle. Est-ce que tu vas poursuivre avec la 2e page ? [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|#008000|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 23 février 2026 à 00:54 (UTC)
:::{{ping|Berniepyt}}, Merci, mais il ya la page suivante, et effectivement se serait bien de communiquer avant d’agir, parce que sinon Denis risque de se trouver en conflit de modification et ce serait dommage de lui faire perdre son temps. --[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<span style="letter-spacing:0.2em; font-variant: small-caps; color:gray">Le ciel est par dessus le toit</span>]] [[Discussion_Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<sup>Parloir</sup>]] 23 février 2026 à 08:34 (UTC)
::::@[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]]@[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|Le ciel est par dessus le toit]] Oui, vous avez raison, j'aurais pu en avertir Denis, mais j'ai eu une impulsion subite…
::::Et oui, je m'occupe à l'instant de la page suivante ! [[Utilisateur:Berniepyt|Berniepyt]] ([[Discussion utilisateur:Berniepyt|d]]) 23 février 2026 à 13:01 (UTC)
:::::'''C'est fait !''' J'ai privilégié dans la première page le modèle {{m|P début}} à {{m|t}} car l'interlignage est meilleur. J'ai mis N.D.E en italique et fait en sorte qu'il affiche une infobulle. Enfin, je n'ai pas pu tester la transclusion qui devrait n'offrir qu'un seul tableau en lieu et place de ceux qui figurent en bas de première page et en haut de deuxième page. [[Utilisateur:Berniepyt|Berniepyt]] ([[Discussion utilisateur:Berniepyt|d]]) 23 février 2026 à 13:32 (UTC)
{{ping|Berniepyt}} Il y a un problème à la transclusion : voir [[Comment je crois/Mes litanies|Mes litanies]], tout le texte de la {{2e}} page est à droite; --[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<span style="letter-spacing:0.2em; font-variant: small-caps; color:gray">Le ciel est par dessus le toit</span>]] [[Discussion_Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<sup>Parloir</sup>]] 23 février 2026 à 14:56 (UTC)
:Ça devrait être mieux ainsi ! [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|#008000|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 23 février 2026 à 15:06 (UTC)
::Merci beaucoup Denis --[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<span style="letter-spacing:0.2em; font-variant: small-caps; color:gray">Le ciel est par dessus le toit</span>]] [[Discussion_Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<sup>Parloir</sup>]] 23 février 2026 à 15:12 (UTC)
==Tables à 2 niveaux==
Bonsoir, excuse-moi de te déranger à nouveau, mais je ne sais pas faire ce que je te demande.
Sur ce Livre : [[Livre:Teilhard de Chardin - Le Cœur de la Matière, 1976.djvu]],
il y a une table générale ici [[Page:Teilhard de Chardin - Le Cœur de la Matière, 1976.djvu/13]] qui correspond au titre du recueil
et une table particulière pour ce texte précis : ''Le Cœur de la Matière'', texte qui débute ici [[Page:Teilhard de Chardin - Le Cœur de la Matière, 1976.djvu/21]] et dont la table pour ce seul texte se trouve là [[Page:Teilhard de Chardin - Le Cœur de la Matière, 1976.djvu/22]]
à la transclusion, il faudrait que cette dernière table figure dans [[Le Cœur de la Matière/Le Cœur de la Matière]] mais qu’elle ne figure pas dans la table générale [[Page:Teilhard de Chardin - Le Cœur de la Matière, 1976.djvu/13]], sachant que dans cette sous-Tdm je ne transcrirai que les titres suivant :
* INTRODUCTION. — Le Buisson Ardent
* I. — Le Cosmique, ou l’Évolutif
* II. — L’Humain (ou le Convergent)
* III. — Le Christique (ou le Centrique) '''ATTENTION''', il y a un autre texte qui s’appelle le Christique dans ce recueil qui n’à rien à voir avec ce texte,
* CLAUSULE
* APPENDICE
inutile de mettre le modèle : "pli" dans cette sous-Tdm ;
je ne sais pas si c’est très clair, en tout cas je te remercie déjà d’y jeter un oeil
--[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<span style="letter-spacing:0.2em; font-variant: small-caps; color:gray">Le ciel est par dessus le toit</span>]] [[Discussion_Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<sup>Parloir</sup>]] 27 février 2026 à 17:59 (UTC)
:Il suffit en fait de construire une TDM conventionnelle et de la transclure avec le titre de la page précédente. J’en ai fait la moitié. Pas de souci pour les 2 Christique. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|#008000|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 28 février 2026 à 03:24 (UTC)
::J’ai suivi ton modèle et j’ai terminée la page, peux-tu jeter un œil stp pour voir si ça convient [[Page:Teilhard de Chardin - Le Cœur de la Matière, 1976.djvu/22]] ; merci beaucoup. --[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<span style="letter-spacing:0.2em; font-variant: small-caps; color:gray">Le ciel est par dessus le toit</span>]] [[Discussion_Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<sup>Parloir</sup>]] 28 février 2026 à 08:36 (UTC)
:::Tout me semble OK. On pourra valider lorsque tu auras complété la transclusion. Avise-moi suite à la transclusion ! Tu vas sûrement remarqué les pages qu’il m’a fallu blanchir suite à un renommage dans le projet Annales de géographie, tome 14. Merci à l’avance pour leur suppression. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|#008000|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 1 mars 2026 à 19:03 (UTC)
::::Les suppressions pour "Annales de géographie" sont faites, sinon je reviendrai te voir à la transclusion --[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<span style="letter-spacing:0.2em; font-variant: small-caps; color:gray">Le ciel est par dessus le toit</span>]] [[Discussion_Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<sup>Parloir</sup>]] 2 mars 2026 à 08:05 (UTC)
:::::comme tu me l’avais demandé je reviens vers toi après la transclusion [[Le Cœur de la Matière]] et [[Le Cœur de la Matière/Le Cœur de la Matière]] pour que tu vérifie que tout fonctionne correctement. Mais comme, depuis l’attaque de Wikimedia du 5 mars, nous n’avons plus la navigation des pages dans la boite de titre, je ne sais pas si tu peux constater quelque chose qu’il faudrait changer. Fais ça quand tu peux, ça ne presse pas. et Merci. --[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<span style="letter-spacing:0.2em; font-variant: small-caps; color:gray">Le ciel est par dessus le toit</span>]] [[Discussion_Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<sup>Parloir</sup>]] 7 mars 2026 à 11:06 (UTC)
::::::Il a fallu fallu ajouter div class="ws-summary" pour forcer l’exportation des chapitres de 2e niveau.
::::::Si tu fais allusion aux liens prev et next du header, ils sont bien présents sur les appareils dont je dispose. Ne te gêne pas si je peux encore te dépanner. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|#008000|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 7 mars 2026 à 15:55 (UTC)
Merci pour la vérification, mais je n’aurai jamais pensé à ça, car c’est du code que je ne connais pas. --[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<span style="letter-spacing:0.2em; font-variant: small-caps; color:gray">Le ciel est par dessus le toit</span>]] [[Discussion_Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<sup>Parloir</sup>]] 7 mars 2026 à 19:30 (UTC)
:Tu ne le connais peut-être pas mais tu le mets en place à chaque fois que tu inscris header=sommaire. Ici on veut utiliser header=1 pour conserver les liens de navigation alors on doit appliquer le code manuellement. Tu accomplis des opérations bien plus compliquées que ça. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|#008000|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 7 mars 2026 à 22:06 (UTC)
==[[Page:Teilhard de Chardin - Le Cœur de la Matière, 1976.djvu/121]]==
Bonjour Denis, excuse moi de te solliciter à nouveaux, mais voici encore une page que je ne saurais corriger, si tu pouvais faire quelque chose je t’en serais grandement reconnaissant. bonne soirée. --[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<span style="letter-spacing:0.2em; font-variant: small-caps; color:gray">Le ciel est par dessus le toit</span>]] [[Discussion_Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<sup>Parloir</sup>]] 4 mars 2026 à 20:13 (UTC)
:@[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|Le ciel est par dessus le toit]] Je suis moins disponible ces temps-ci mais je t’ai produit quelque chose d’assez ressemblant. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|#008000|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 7 mars 2026 à 02:22 (UTC)
Merci Denis, c’est parfait, comme toujours --[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<span style="letter-spacing:0.2em; font-variant: small-caps; color:gray">Le ciel est par dessus le toit</span>]] [[Discussion_Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<sup>Parloir</sup>]] 7 mars 2026 à 07:55 (UTC)
== Modification de ruban par titre, effet de bord ==
Bonjour @[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] Ce matin en regardant le résultat de tes travaux sur ''ruban par titre'' sur la page recensant mes contributions, cela fonctionne parfaitement. En revanche, j'ai ouvert la page des anciennes contributions : [[Utilisateur:Cunegonde1/Contributions/TableauContributions-2015-2025|Tableau des contributions-2015-2025]] qui comprend 423 lignes ; cela bloque à partir de la ligne 180. Le plus embêtant c'est que la page est très longue à s'afficher, et surtout qu'elle est impossible à modifier (délai d'attente dépassé). Je ne peux donc plus la modifier pour supprimer le modèle ruban par titre. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 27 avril 2026 à 05:09 (UTC)
::@[[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] Pourtant je peux l’ouvrir en modif avec [https://fr.wikisource.org/w/index.php?title=Utilisateur:Cunegonde1/Contributions/TableauContributions-2015-2025&action=edit|ce lien]. On dirait que tu as mis un _ devant ruban par titre ce qui n’a pas d’effet. --[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|#008000|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 27 avril 2026 à 07:44 (UTC)
::: Sinon dis-moi quel changement tu souhaites apporter. Je pourrai essayer de mon côté.--[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|#008000|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 27 avril 2026 à 07:47 (UTC)
::::Merci @[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]], j'ai réussi à l'ouvrir avec Edge et le modifier sous Windows (que je n'avais jamais utilisé). J'avais le inscrit le "_" avec AWB, dans le but d'invalider {{m|ruban par titre}} pour ne pas perdre les données de ce tableau. J'y tiens beaucoup car, à la suite d'une mauvaise manœuvre, j'ai reformaté mon disque de données en juin dernier et j'étais content d'avoir ces données en ligne. Si ruban par titre ou un autre modèle de statistiques peut fonctionner avec plus de 200 appels sur une page, ce sera facile de le rétablir. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 27 avril 2026 à 09:30 (UTC)
== Titre à corriger ==
Bonjour @[[Utilisateur:Yann|Yann]], j’ai bêtement copié le titre de ce [[Livre:Faillon - L’héroine chrétienne du Canada, ou Vie de Mlle Le Ber, 1860.djvu|livre]] récupéré sur un site anglophone et il y manque deux yeux au-dessus du i de héroïne. Est-ce que tu peux me corriger ça STP, Merci à l’avance. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 9 mai 2026 à 21:26 (UTC)
:{{ping|Denis Gagne52}} Voilà. Il manquait aussi une majuscule à Héroïne. Il faut corriger les liens dans les transclusions. Cordialement, [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 10 mai 2026 à 11:12 (UTC)
::Oui merci ! Au Canada on ne met pas de majuscule sauf aux noms propres et à la première lettre du titre ou sous-titre mais sur ws on semble avoir convenu de s’en remette à la nationalité de l’auteur qui est Français donc on va y aller pour le grand H dans le titre en transclusion aussi. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 10 mai 2026 à 13:24 (UTC)
== [[Livre:Bouchard - Vieilles choses, vieilles gens, 1926.djvu]] ==
Mes excuses de ne pas avoir porté attention et d’avoir pris le premier livre disponible sur le portail du Québec. J’ai complété la première page des chapitres, mais je ne toucherai à rien d’autre. J’ai trouvé d’autres livres incomplets qui m’intéressent et je veillerai à ce qu’ils soient disponibles.—[[Discussion_utilisateur:Ineuw|Ineuw]] 29 mai 2026 à 02:42 (UTC)
:Bonjour @[[Utilisateur:Ineuw|Ineuw]] ! Ce livre appartient à la communauté et quiconque peut participer à sa transcription. Il est totalement disponible. Pour indiquer qu’on a l’intention de le corriger au complet, on va habituellement rougir toutes les pages comme vous l’avez fait et les autres vont attendre que les pages soient jaunes avant d’intervenir. Donc normalement je ne toucherais pas aux pages rouges pour vous permettre d’en compléter la correction.
:Je constate qu’il y a de légères différences dans les conventions applicables sous ws.en et ws.fr notamment à l’égard des titres de chapitres, des guillemets français qui sont ici généralisés, de l’accentuation des majuscules, etc. Ces différences sont quand même mineures et ne devraient en aucun cas nous empêcher de travailler en collaboration l’un avec l’autre mais la décision vous revient de poursuivre avec ces ''vieilles choses et vieilles gens'' ou d’aller voir ailleurs. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 29 mai 2026 à 12:01 (UTC)
::Une réponse très tardive, mais non oubliée. Mon intention est d’utiliser uniquement les modèles de ce wikisource, mais il m’arrive encore de revenir à mes anciennes habitudes lorsque je ne trouve pas encore le modèle approprié. Si vous voyez qu’il existe un meilleur choix que celui que j’ai utilisé, n’hésitez pas à me le signaler. Je suis désireux d’apprendre. —[[Discussion_utilisateur:Ineuw|Ineuw]] 11 juin 2026 à 02:49 (UTC)
== Modification du modèle {{m|PageTitre2}} ? ==
Bonjour @[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]]. Ce matin, en regardant ma liste de suivi, j'ai constaté que tu avais modifié un certain nombre des pages de grand titre sur lesquelles j'avais contribué, en supprimant la barre verticale après <code>bp=3</code>. Je me rends compte à cette occasion que la dernière ligne de la page de titre ne s'affiche plus ie : [[Page:Anonyme - Teleny, 1934.djvu/11]]. Cela concerne tous les livres que j'ai vérifié sur ce point (une dizaine de mes productions récentes) et le fait que la barre verticale après <code>bp=3</code> soit présente ou pas. Y a-t-il eu un changement sur le modèle ? [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 4 juin 2026 à 03:49 (UTC)
:Bonjour @[[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] Oui il y a une différence. L’ancienne version vérifiait aussi pour s’assurer que le nombre de paramètres sans nom était un multiple de 3 mais elle n’affichait plus le message pour que ce soit corrigé. Donc toutes ces pages ne s’affichaient plus suite à la modif apportée il y a 3 semaines (voir notre discussion sur le scriptorium). Malheureusement hier j’ai ajouté un contrôle supplémentaire sans trop vérifier et cela cachait la dernière ligne. C’est corrigé maintenant. Merci pour le signalement. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 4 juin 2026 à 08:22 (UTC)
::@[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] Merci à toi pour ta réactivité et ton investissement sur les modèles. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 4 juin 2026 à 08:29 (UTC)
== Partition musicale pour une nouvelle de [[Auteur: Maurice Renard|Maurice Renard]] ==
Bonjour @[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]]. Est-ce que je peux te solliciter encore pour une autre partition musicale associée à une nouvelle de Maurice Renard. J'ai essayé mais sans succès. Merci. [[Page:Renard - Invitation a la peur, 1926.djvu/208]] [[Utilisateur:Hektor|Hektor]] ([[Discussion utilisateur:Hektor|d]]) 6 juin 2026 à 16:56 (UTC)
: Merci beaucoup. Cela complète idéalement ce texte. [[Utilisateur:Hektor|Hektor]] ([[Discussion utilisateur:Hektor|d]]) 7 juin 2026 à 08:01 (UTC)
::@[[Utilisateur:Hektor|Hektor]] De rien mais ce fut tout de même compliqué. C’est comme si le typographe avait regardé la partition dans un mirroir. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 7 juin 2026 à 15:56 (UTC)
== Quelques incohérences avec les modèles {{m|P début}} ==
Dans le suivi de ces deux pages, [[Page:Revue des Deux Mondes - 1848 - tome 22.djvu/619]] et [[Page:Revue des Deux Mondes - 1848 - tome 22.djvu/620]], je n'arrive pas à ce que la deuxième page commence par un retrait de paragraphe.
Dans quelques autres cas de suivi de deux pages, si la transclusion respecte les marges avant et après, le mode Page ne les respecte pas. Par exemple ici : [[Page:Revue des Deux Mondes - 1848 - tome 22.djvu/615]].
Ai-je tout faux ? [[Utilisateur:Berniepyt|Berniepyt]] ([[Discussion utilisateur:Berniepyt|d]]) 28 juin 2026 à 11:02 (UTC)
::{{ping|Berniepyt}} Au contraire tu as bien observé ce que d’autres ont échappé. L’auteur de ce modèle exploitait une subtilité de l’extension prp qui fait en sorte qu’un div qui suit un paragraphe balisé avec p va conserver la même indentation. Mais cela ne fonctionne plus en début de page. On a sûrement modifié prp sur laquelle nous n’avons aucun contrôle. J’ai ajusté le modèle pour qu’il s’adapte à ce nouveau comportement de prp mais comme l’auteur du modèle avait dû le faire à quelques reprises, je ne peux garantir que ce ne sera pas à recommencer. J’ai aussi réglé le problème de marge verticale. Merci pour le signalement ! --[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 28 juin 2026 à 15:10 (UTC)
== De la ''Défense de la basse de viole contre les entreprises du violon et les pretentions du violoncel'' d’Hubert Le Blanc ==
Cher Monsieur,<br>
Grand merci pour votre relecture attentive et précise de la ''Défense de la basse de viole contre les entreprises du violon et les pretentions du violoncel'' d’Hubert {{pc|Le Blanc}} — et merci pour les améliorations “wiki-syntaxiques ” : pour les cas “exceptionnels” (pages de titre par exemple), je m’étais inspiré d’autres publications de Wikisource… qui mériteraient donc probablement des reprises du même ordre !<br>
Il me reste à relire les tables des matières que vous avez introduites, et que je n’aurais jamais su mettre en forme “interactive” comme vous l’avez fait.<br>
Je reviendrai peut-être vers vous : je pense qu’il serait intéressant — comme c’est le cas pour les ''Fables'' de {{pc|La Fontaine}} — de faire une édition modernisée de la ''Défense de la basse…''. Malgré son âge, le texte présente un grand intérêt pour les jeunes instrumentistes s’intéressant à la musique ancienne, et l’orthographe du {{pc|xviii}}<sup>e</sup>{{lié}} siècle est souvent pour eux un frein pour y accéder.<br>
En vous remerciant à nouveau et en vous souhaitant un bon été, je vous prie de recevoir, Cher Monsieur, mes meilleures salutations.<br>
[[Utilisateur:Homunculus simplex|Homunculus simplex]] ([[Discussion utilisateur:Homunculus simplex|d]]) 11 juillet 2026 à 11:04 (UTC)
iiaefi1guh9lw1etpjtkiuyceuys5md
15915485
15915484
2026-07-11T11:05:51Z
Homunculus simplex
158836
/* De la Défense de la basse de viole contre les entreprises du violon et les pretentions du violoncel d’Hubert Le Blanc */
15915485
wikitext
text/x-wiki
{{bv}}--[[Utilisateur:*j*jac|*j*jac]] ([[Discussion utilisateur:*j*jac|d]]) 9 janvier 2020 à 07:13 (UTC)
== Archives ==
* [[Discussion utilisateur:Denis Gagne52/Archives 2020|Archives 2020]]
* [[Discussion utilisateur:Denis Gagne52/Archives 2021|Archives 2021]]
* [[Discussion utilisateur:Denis Gagne52/Archives 2022|Archives 2022]]
* [[Discussion utilisateur:Denis Gagne52/Archives 2023|Archives 2023]]
* [[Discussion utilisateur:Denis Gagne52/Archives 2024|Archives 2024]]
* [[Discussion utilisateur:Denis Gagne52/Archives 2025|Archives 2025]]
== Bravo ==
Je crois que je n'avais jamais remarqué le paramètre ''include'', qui permet de passer de 4 tomes inclus dans le sommaire à 12, sur [[Œuvres complètes de Saint Augustin (Raulx)]]... [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 16 janvier 2026 à 08:27 (UTC)
:@[[Utilisateur:Seudo|Seudo]] On aurait obtenu le même résultat en ajoutant from et to. L’important est d’éviter une double transclusion soit de l’espace Page vers le sommaire de la page Livre et de la page Livre vers l’espace principal. Ainsi on passe directement de l’espace Page à l’espace principal. Message à ceux qui retirent ces paramètres de la balise pages. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|#008000|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 16 janvier 2026 à 12:39 (UTC)
== Remplacer un fichier sur Commons (suite) ==
Le 11 janvier, vous aviez très gentiment remplacé sur Commons le fichier correspondant à [[Livre:Boyer d’Argens - Lettres juives, 1754, tome 4.djvu]], ce que je n'ai pas (ou pas encore) le droit de faire. Pouvez-vous faire la même chose pour le fichier de [[Livre:Boyer d’Argens - Lettres juives, 1754, tome 5.djvu]]. Le fichier DJVU est sur mon Dropbox https://www.dropbox.com/scl/fi/9nb4z1xznp0wtvw0mm7wq/Boyer-d-Argens-Lettres-juives-1754-tome-5.djvu?rlkey=4vhyw5o73jb0bnzlk1ls2z9r3&dl=0 Le scan et l'OCR de la Bibliothèque Nationale sont meilleurs. Digression : je n'ai pas encore étudié votre réorganisation de [[Le Système du Monde]]. Remerciements. [[Utilisateur:Narilora|Narilora]] ([[Discussion utilisateur:Narilora|d]]) 6 février 2026 à 12:39 (UTC)
:J’hésite à remplacer un fs par un autre de moins bonne qualité mais comme vous venez de compléter le tome 4, je vous laisserai décider. Pouvez-vous comparer les pages 222 ? Sur celle provenant de Gallica, on arrive difficilement à lire la note de bas de page. Quant à l’OCR, celui obtenu avec l’outil intégré à Ws surpasse de loin celui qui est présent dans les 2 f-s. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|#008000|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 6 février 2026 à 18:00 (UTC)
::Très exact. Dans le tome 4 c'était la même chose : les notes de bas de page en latin italique sont toujours illisibles. Dans ce cas j'ai utilisé l'OCR de WS qui donne d'emblée un résultat presque acceptable. Mais dans le texte principal le résultat est généralement bon, les f et s sont discriminés, les lignes pliées au bon endroit et pas n'importe où. La seule grosse faiblesse est la séparation entre les mots. Après avoir essayé sur les introductions et la première lettre, je préfère l'OCR de Gallica. [[Utilisateur:Narilora|Narilora]] ([[Discussion utilisateur:Narilora|d]]) 6 février 2026 à 18:26 (UTC)
:::{{fait}} j’ai dû modifier la résolution qui ne pouvait pas être 300dpi mais plutôt 1200dpi. --[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|#008000|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 6 février 2026 à 18:56 (UTC)
::::Vu. Tout s'est bien passé apparemment. Le nouveau FS est apparu sur les pages après quelques purges. Remerciements. [[Utilisateur:Narilora|Narilora]] ([[Discussion utilisateur:Narilora|d]]) 6 février 2026 à 20:00 (UTC)
== Un nouveau problème de placement d'images ==
Bonjour Denis,
Ça faisait longtemps que je n'avais pas fait appel à ton expertise. Je me demande comment placer au mieux 2 images l'une au-dessus de l'autre, avec un texte flottant. C'est sur [[Page:Histoire et légendes des plantes utiles et curieuses 1868.pdf/291|cette page]] : j'aimerais bien qu'il n'y ait pas de texte entre les 2 images, mais je ne peux caler ça que pour mon affichage, avec la taille de police que j'ai choisie, et donc ça risque de ne pas s'afficher correctement pour d'autres. Le pire, c'est quand il n'y a pas assez de texte, les images se décalent, c'est très moche. [[Utilisateur:Acélan|Acélan]] ([[Discussion utilisateur:Acélan|d]]) 8 février 2026 à 13:21 (UTC)
:Voilà tu auras une autre corde à ton arc. Quand il y a beaucoup d’images flottantes et peu de texte on peut ausssi élargir les marges latérales. Ici par exemple on aura des images de 200px avec marges latérales de 25px. Tu avais très bien déceler les problèmes à éviter selon la largeur des écrans. {{bravo}} Je remarque que dans ce chapitre on a une ou deux roses qui sont plus petites ? [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|#008000|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 8 février 2026 à 15:44 (UTC)
::{{merci}} beaucoup ! avec tous les trucs que tu m'apprends en la matière, et que je répertorie à chaque fois, c'est beaucoup plus gratifiant de mettre en ligne des textes illustrés. (Je n'exclus pas, néanmoins, de faire à nouveau appel à tes services un de ces jours où j'aurai besoin d'un polygone, parce que là, j'ai du mal). Les autres roses ont bénéficié du même traitement, et sont à la même taille : je comptais m'inspirer de ta réponse pour régler leur sort {{clin}}. [[Utilisateur:Acélan|Acélan]] ([[Discussion utilisateur:Acélan|d]]) 8 février 2026 à 16:51 (UTC)
== Une table des matières complexe ==
Bonjour, {{notif|Denis Gagne52}} J’achève la correction du [[Livre:Annales de géographie, tome 14, 1905.pdf|tome 14 des Annales de géographie]] et j’aimerais savoir si je suis sur la bonne voie quant aux différents niveaux que j’ai appliqués à la première page de la table des matières (il me reste à vérifier encore une fois les titres et les numéros de page).
Le tome 14 comporte cinq numéros (73, 74, 75, 76 et 78 — non, pas de 77) subdivisés comme suit :
I — Géographie générale (A, N, C)
II — Géographie régionale, avec différents sous-titres comme Europe, Asie, Afrique, etc., eux-mêmes subdivisés en A, N ou C (voir ci-dessous pour ce qui concerne la lettre A de la première page de la table des matières)
III — Notes et correspondance
IV — Chronique géographique
Errata
Table analytique des matières
Table alphabétique par noms d’auteurs
Comité de patronage (une liste par numéro)
Sommaire (une liste par numéro)
Pour le premier titre, par exemple, j’ai ajouté après tome 14 les niveaux 73/I/A/. Est-ce que c’est ce qu’il fallait faire ?
{{bleu|Reponse : Oui c’est bien et pas trop lourd malgré que le A ne se retrouve pas dans le texte, ni Europe que j’ai vu plus loin. Je me limiterais aux titres présents dans le texte des Annales.}}
:: {{notif|Denis Gagne52}} J’ai supprimé les A/, Europe/, etc.
Autres questions :
* Quand un article commence sur une nouvelle page et se termine au milieu d’une autre comportant un nouvel article, faut-il mettre ## s1 ## au début de cette nouvelle page ?
{{bleu|Reponse : Oui et tu pourrais transclure les articles dans l’ordre de leur apparition pour t’assurer qu’il ne manque rien}}
{{vert|Je me suis mal exprimée : je ne parlais pas de la page où se termine un article et commence un autre, disons la page 100, mais sur la page qui précède, soit la page 99. Donc, faut-il mettre ## s1 ## sur la page 99 ?}}
* Portion de la table des matières commençant par « C. — » : il s’agit d’articles très courts, parfois même de deux ou trois paragraphes seulement. Faut-il procéder comme pour les autres titres afin qu’ils soient cliquables ou peut-on se contenter d’un numéro de page actif pour chacun ?
{{bleu|Reponse : En procédant par Sommaire tu aurais pu regrouper sur la même page les courtes Notes ou Chroniques. Là si tu regroupes, ça ne correspondra pas aux titres et il faudra que tu ajoutes le no de page à la fin du lien quand tu réutiliseras une page existante. }}
{{vert|J’aurais dû préciser ceci au sujet de cette section C. Sur la [[Page:Annales de géographie, tome 14, 1905.pdf/496|page 478]] de la table des matières, l’article (pas son numéro de page) « Les Japonais en Corée. Création d’un réseau… » comporte un lien actif, mais c’est le modèle {{m|table}} qui a été utilisé et non pas le modèle {{m|CorpsTdM}}. Si tu créais un lien pour « Torres Campos, 177 », qui apparaît au tout début de la Nécrologie de la première page de la TdM, je me chargerais du reste.}}
* Quel modèle utiliser pour créer des liens actifs quand une page du même tome est citée ? Exemple, [[Page:Annales de géographie, tome 14, 1905.pdf/385|p. 367]], deuxième note de bas de page.
{{bleu|{{m|lp}} convient bien en autant que la page ne se trouve dans le même chapitre que la note sinon il faut utiliser {{m|lia}}. Ici la ss-page à indiquer en paramètre serait 73/II/<s>Europe/</s>L’évolution de la vie rurale en Basse Bretagne. N-B : On ne peut pas utiliser {{m|plim}} avec ce genre de TDM non conventionnelle}}
:: Corrections à venir.
* Je crois que la lettre A suivie du point et du cadratin a été oubliée pour tous les articles de la section II, tant sur la première que sur la deuxième page de la table. Qu’en penses-tu ?
{{bleu|Reponse : Oui faudrait corriger}}
{{fait}}
Ma liste de questions s’arrête ici, du moins pour aujourd’hui… Merci de me venir en aide encore une fois. [[Utilisateur:Raymonde Lanthier|Raymonde Lanthier]] ([[Discussion utilisateur:Raymonde Lanthier|d]]) 11 février 2026 à 19:13 (UTC)
::Bonsoir, Normalement la transclusion s’appuie sur un sommaire des différentes sujets disposés dans l’ordre de leur apparition dans le texte. J’aurais eu tendance à le construire ainsi et la Table analytique aurait constitué un chapitre au même titre que les autres. Ce que tu as entrepris va quand même donné un bon résultat et un regroupement par numéros (73, 74…) pourra toujours se faire par après si nécessaire.
::: Je comprends vite quand on m’explique longtemps {{gêné}}, mais là, rien à faire. J’aurais dû procéder autrement ? --[[Utilisateur:Raymonde Lanthier|Raymonde Lanthier]] ([[Discussion utilisateur:Raymonde Lanthier|d]]) 12 février 2026 à 16:01 (UTC)
:::Il y a deux modes de découpage possible :
:::1) le mode traditionnel un peu comme on a fait ici [[Livre:Comptes rendus hebdomadaires des séances de l’Académie des sciences, tome 001, 1835.djvu]] mais en détaillant chaque article. Cela implique de créer une {{TDM}}
:::2) le mode où on regroupe par thème et non par nos de parution donc comme tu as fait et on obtiendra un livre dont l’agencement est différent du f-s.
:::Le mode 2 c’est comme si on retournait chez l’éditeur pour qu’il dispose les chapitres autrement. Les deux modes ont des avantages. À ma connaissance, ce sera la première fois qu’on procède ainsi. Je te suggère de poursuivre et de me revenir quand tu en sentiras le besoin. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|#008000|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 12 février 2026 à 20:25 (UTC)
::J’ai répondu en bleu à tes questions. --[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|#008000|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 12 février 2026 à 01:19 (UTC)
Bonjour, {{notif|Denis Gagne52}} Ma transclusion du premier article ne fonctionne pas et je ne l’ai pas sauvegardée. Son titre apparaît tout en haut plutôt que « Annales de géographie, tome 14, 1905 ». Est-ce parce que le titre de ce tome n’a pas été créé correctement ? Si c’est le cas, je ne sais pas quelle correction apporter (mais je connais quelqu’un…). Voici ce que j’ai utilisé : <nowiki><pages index="Annales de géographie, tome 14, 1905.pdf" from="1" to="22" header=1 /></nowiki>.
Aussi, voir {{vert|'''EN VERT'''}} les questions passées inaperçues la dernière fois et quelque peu modifiées aujourd’hui.
J’avoue que j’ai hâte de passer à autre chose (et sans doute toi aussi). Par avance, merci.--[[Utilisateur:Raymonde Lanthier|Raymonde Lanthier]] ([[Discussion utilisateur:Raymonde Lanthier|d]]) 27 février 2026 à 16:32 (UTC)
:Il est tard. Je regarde ça demain à tête reposée. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|#008000|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 28 février 2026 à 03:25 (UTC)
:@[[Utilisateur:Raymonde Lanthier|Raymonde Lanthier]], Il faut indiquer les pages du f-s et non les pages du livre donc from=7 to=31. Tu remarqueras l’affichage du chapitre précédent ''conflit d’édition'' qui disparaîtra lorsque tu enlèveras le {{m|en cours2}}. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|#008000|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 28 février 2026 à 15:23 (UTC)
:Pour transclure Asie si c’est ce que tu recherches : from=100 fromsection=s2 to=101 tosection=s1}} [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|#008000|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 28 février 2026 à 15:52 (UTC)
:@[[Utilisateur:Raymonde Lanthier|Raymonde Lanthier]] Page 478 : Je constate que cet article, tout comme les rares articles de ces Annales qui ont été transclues, sont identifiés sous le titre de l’article sans la structure par Tome, nos... Ce serait plus simple ainsi particulièrement pour les courts articles de C @! Alors comme tu n’as pas commencé encore la transclusion, je te propose d’abandonner cette structure pour se limiter au titre de l’article. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|#008000|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 28 février 2026 à 16:00 (UTC)
{{notif|Denis Gagne52}} Arrgh, je voulais dire from=7 to=31, et c’est ce que j’ai utilisé dans mon essai. Ma question ci-dessus reste donc entière : « Est-ce parce que le titre de ce tome n’a pas été créé correctement ? … » Désolée. --[[Utilisateur:Raymonde Lanthier|Raymonde Lanthier]] ([[Discussion utilisateur:Raymonde Lanthier|d]]) 28 février 2026 à 15:58 (UTC)
:Si tu le veux bien, on va d’abord préciser ce qu’on souhaite obtenir. On peut se limiter à transclure des articles ou on peut vouloir transclure le Tome au complet des Annales. Je te suggère d’y aller uniquement avec les articles et dans ce cas, il faudrait définir ube section et la tranclusion commencerait à
:LE VIIIe CONGRÈS INTERNATIONAL DE GÉOGRAPHIE
:(WASHINGTON, 1904) [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|#008000|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 28 février 2026 à 16:18 (UTC)
{{notif|Denis Gagne52}} J’abandonne jusqu’à lundi. J’ai la tête grosse comme ça. --[[Utilisateur:Raymonde Lanthier|Raymonde Lanthier]] ([[Discussion utilisateur:Raymonde Lanthier|d]]) 28 février 2026 à 16:39 (UTC)
:Je vais en faire un bout en abandonnant toute notion de Tome car c’est cela qui rend les choses difficiles. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|#008000|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 28 février 2026 à 16:45 (UTC)
:@[[Utilisateur:Raymonde Lanthier|Raymonde Lanthier]] Il reste le sommaire du no 78 à compléter et la transclusion des chapitres qu’il contient. Tu pourras t’inspirer des nos précédents. En parcourant le livre, j’ai eu la surprise de voir apparaître un vrai sommaire. C’est lui qu’il faut utiliser pour reconstruire le livre et non la table analytique. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|#008000|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 2 mars 2026 à 02:39 (UTC)
::{{merci}} Je regarde tout ça dans les jours qui viennent. [[Utilisateur:Raymonde Lanthier|Raymonde Lanthier]] ([[Discussion utilisateur:Raymonde Lanthier|d]]) 2 mars 2026 à 17:44 (UTC)
{{sep4}}
Bonjour, {{notif|Denis Gagne52}} Me revoici avec mes questions :
1 — Quelles catégories faut-il attribuer à ces Annales, outre celle intitulée « Géographie » ? Il y a, par exemple, Continents, Exploration, Océans, Régions qui apparaissent dans l’arborescence de cette catégorie et ce sont des termes qui reviennent souvent dans le texte. Est-ce que c’est trop ? Pas assez ? C’est ce qu’il me reste à ajouter pour chaque transclusion d’article, outre <nowiki><references/></nowiki> et l’état d’avancement.
::{{bleu|Je ne suis pas en mesure de bien te conseiller à ce sujet. J’en appose très peu sauf pour les œuvres canadiennes. Il y en a qui en font une spécialité et souvent remplacent ce d’autres ont fait. J’avoue qu’en l’absence d’orientation je préfère me limiter à l’essentiel.}}
2 — Sur la page d’index :
a) faut-il laisser en place l’encadré « Sommaire » (juste sous la couverture) ?
::{{bleu|Il y a une page qui se nomme Index et la page Livre. Je ne vois pas d’encadré dans l’une ou l’autre mais, selon moi, la page Index qui précède la 481 devrait être nommée autrement ??}}
b) faudrait-il remplacer les trois TdM par TAM (comme dans Table analytique des matières) ?
::{{bleu|Oui mais j’évite tjrs d’avoir 2 pages du même nom}}
c) faudrait-il renommer les pages des sommaires (482, 484, 486, 488 et 490) en S-73, S-74, S-75, S-76 et S-78 ?
::{{bleu|oui ou simplement TdM sur la première page et conserver les nos pour les autres}}
J’espère arriver bientôt à la fin de la liste de mes questions… et te laisser en paix, du moins pour un bout de temps. --[[Utilisateur:Raymonde Lanthier|Raymonde Lanthier]] ([[Discussion utilisateur:Raymonde Lanthier|d]]) 11 mars 2026 à 14:42 (UTC)
::{{Sourire}} Pas de souci ! Mais cette fois-ci, ça touche des aspects que tu maîtrises sans doute mieux que moi. Voir mes réponses en bleu. --[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|#008000|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 12 mars 2026 à 01:53 (UTC)
Bonjour, {{notif|Denis Gagne52}} Ça y est, je viens de faire passer ce tome des Annales dans mes « Corrections/contributions terminées ». Encore ne fois, merci pour tout.--[[Utilisateur:Raymonde Lanthier|Raymonde Lanthier]] ([[Discussion utilisateur:Raymonde Lanthier|d]]) 14 mars 2026 à 13:16 (UTC)
:{{Bravo}} @[[Utilisateur:Raymonde Lanthier|Raymonde Lanthier]] ! Sans doute un des premiers recueils de ce genre à avoir été transcrit et transclus de bout en bout. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|#008000|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 14 mars 2026 à 21:03 (UTC)
== Lang dans Poem ==
Salut Denis,
Aurais-tu la bonté de jeter un œil sur cette discussion [[https://fr.wikisource.org/wiki/Discussion_utilisateur:Toto256#Au_sujet_de_modifications_r%C3%A9centes]].
Je n'ai pas reçu de réponse de Toto256. Peut-être pourras-tu m'en fournir une ?
Merci d'avance [[Utilisateur:Berniepyt|Berniepyt]] ([[Discussion utilisateur:Berniepyt|d]]) 17 février 2026 à 10:20 (UTC)
== Un nouveau style ? ==
Salut @[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]],
Dans [[Page:Revue des Deux Mondes - 1848 - tome 21.djvu/460|cette page]] et dans la précédente, on rencontre un style de texte particulier : chaque ligne de texte commence par un guillement ouvert.
J'ai déjà rencontré ce cas dans des corrections précédentes de la RDDM mais cela ne gênait pas de les supprimer (en gardant toutefois les guillemets de début et de fin).
Dans le cas que je te soumets, si on se réfère à la fin de la note de bas de page (sur la page suivante), il serait avantageux de les faire figurer…
Qu'en penses-tu ? [[Utilisateur:Berniepyt|Berniepyt]] ([[Discussion utilisateur:Berniepyt|d]]) 21 février 2026 à 12:04 (UTC)
::@[[Utilisateur:Berniepyt|Berniepyt]] Éventuellement ce sera supporté en css. Pour le moment c’est instable surtout dans Wikisource et non exportable. En attendant j’ai produit un petit bricolage. Voir [[Page:Revue des Deux Mondes - 1848 - tome 21.djvu/460]]. --[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|#008000|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 22 février 2026 à 20:50 (UTC)
:::@[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] Quant à moi, ton petit bricolage me convient. J'attends de tes nouvelles… [[Utilisateur:Berniepyt|Berniepyt]] ([[Discussion utilisateur:Berniepyt|d]]) 22 février 2026 à 22:28 (UTC)
::::@[[Utilisateur:Berniepyt|Berniepyt]] Mon bricolage peut être utilisé sans problème. Ce sont les nouveaux styles CSS comme box-decoration-break:clone; qui ne sont pas ou partiellement supportées et que je n’ai pas pu utiliser. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|#008000|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 23 février 2026 à 00:59 (UTC)
==[[Page:Teilhard de Chardin - Comment je crois, 1969.djvu/297]] et suivante==
Bonsoir Denis, je suis complètement incompétent pour corriger ces 2 pages, peux-tu m’aider stp. --[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<span style="letter-spacing:0.2em; font-variant: small-caps; color:gray">Le ciel est par dessus le toit</span>]] [[Discussion_Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<sup>Parloir</sup>]] 22 février 2026 à 21:23 (UTC)
:@[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]]@[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|Le ciel est par dessus le toit]] '''C'est fait !''' [[Utilisateur:Berniepyt|Berniepyt]] ([[Discussion utilisateur:Berniepyt|d]]) 22 février 2026 à 22:59 (UTC)
::@[[Utilisateur:Berniepyt|Berniepyt]] Oui c’est bien ! Merci de prendre en charge ce genre de demandes puisque tu es habile avec les tableaux mais faudrait le mentionner pour éviter de travailler en parallèle. Est-ce que tu vas poursuivre avec la 2e page ? [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|#008000|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 23 février 2026 à 00:54 (UTC)
:::{{ping|Berniepyt}}, Merci, mais il ya la page suivante, et effectivement se serait bien de communiquer avant d’agir, parce que sinon Denis risque de se trouver en conflit de modification et ce serait dommage de lui faire perdre son temps. --[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<span style="letter-spacing:0.2em; font-variant: small-caps; color:gray">Le ciel est par dessus le toit</span>]] [[Discussion_Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<sup>Parloir</sup>]] 23 février 2026 à 08:34 (UTC)
::::@[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]]@[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|Le ciel est par dessus le toit]] Oui, vous avez raison, j'aurais pu en avertir Denis, mais j'ai eu une impulsion subite…
::::Et oui, je m'occupe à l'instant de la page suivante ! [[Utilisateur:Berniepyt|Berniepyt]] ([[Discussion utilisateur:Berniepyt|d]]) 23 février 2026 à 13:01 (UTC)
:::::'''C'est fait !''' J'ai privilégié dans la première page le modèle {{m|P début}} à {{m|t}} car l'interlignage est meilleur. J'ai mis N.D.E en italique et fait en sorte qu'il affiche une infobulle. Enfin, je n'ai pas pu tester la transclusion qui devrait n'offrir qu'un seul tableau en lieu et place de ceux qui figurent en bas de première page et en haut de deuxième page. [[Utilisateur:Berniepyt|Berniepyt]] ([[Discussion utilisateur:Berniepyt|d]]) 23 février 2026 à 13:32 (UTC)
{{ping|Berniepyt}} Il y a un problème à la transclusion : voir [[Comment je crois/Mes litanies|Mes litanies]], tout le texte de la {{2e}} page est à droite; --[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<span style="letter-spacing:0.2em; font-variant: small-caps; color:gray">Le ciel est par dessus le toit</span>]] [[Discussion_Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<sup>Parloir</sup>]] 23 février 2026 à 14:56 (UTC)
:Ça devrait être mieux ainsi ! [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|#008000|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 23 février 2026 à 15:06 (UTC)
::Merci beaucoup Denis --[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<span style="letter-spacing:0.2em; font-variant: small-caps; color:gray">Le ciel est par dessus le toit</span>]] [[Discussion_Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<sup>Parloir</sup>]] 23 février 2026 à 15:12 (UTC)
==Tables à 2 niveaux==
Bonsoir, excuse-moi de te déranger à nouveau, mais je ne sais pas faire ce que je te demande.
Sur ce Livre : [[Livre:Teilhard de Chardin - Le Cœur de la Matière, 1976.djvu]],
il y a une table générale ici [[Page:Teilhard de Chardin - Le Cœur de la Matière, 1976.djvu/13]] qui correspond au titre du recueil
et une table particulière pour ce texte précis : ''Le Cœur de la Matière'', texte qui débute ici [[Page:Teilhard de Chardin - Le Cœur de la Matière, 1976.djvu/21]] et dont la table pour ce seul texte se trouve là [[Page:Teilhard de Chardin - Le Cœur de la Matière, 1976.djvu/22]]
à la transclusion, il faudrait que cette dernière table figure dans [[Le Cœur de la Matière/Le Cœur de la Matière]] mais qu’elle ne figure pas dans la table générale [[Page:Teilhard de Chardin - Le Cœur de la Matière, 1976.djvu/13]], sachant que dans cette sous-Tdm je ne transcrirai que les titres suivant :
* INTRODUCTION. — Le Buisson Ardent
* I. — Le Cosmique, ou l’Évolutif
* II. — L’Humain (ou le Convergent)
* III. — Le Christique (ou le Centrique) '''ATTENTION''', il y a un autre texte qui s’appelle le Christique dans ce recueil qui n’à rien à voir avec ce texte,
* CLAUSULE
* APPENDICE
inutile de mettre le modèle : "pli" dans cette sous-Tdm ;
je ne sais pas si c’est très clair, en tout cas je te remercie déjà d’y jeter un oeil
--[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<span style="letter-spacing:0.2em; font-variant: small-caps; color:gray">Le ciel est par dessus le toit</span>]] [[Discussion_Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<sup>Parloir</sup>]] 27 février 2026 à 17:59 (UTC)
:Il suffit en fait de construire une TDM conventionnelle et de la transclure avec le titre de la page précédente. J’en ai fait la moitié. Pas de souci pour les 2 Christique. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|#008000|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 28 février 2026 à 03:24 (UTC)
::J’ai suivi ton modèle et j’ai terminée la page, peux-tu jeter un œil stp pour voir si ça convient [[Page:Teilhard de Chardin - Le Cœur de la Matière, 1976.djvu/22]] ; merci beaucoup. --[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<span style="letter-spacing:0.2em; font-variant: small-caps; color:gray">Le ciel est par dessus le toit</span>]] [[Discussion_Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<sup>Parloir</sup>]] 28 février 2026 à 08:36 (UTC)
:::Tout me semble OK. On pourra valider lorsque tu auras complété la transclusion. Avise-moi suite à la transclusion ! Tu vas sûrement remarqué les pages qu’il m’a fallu blanchir suite à un renommage dans le projet Annales de géographie, tome 14. Merci à l’avance pour leur suppression. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|#008000|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 1 mars 2026 à 19:03 (UTC)
::::Les suppressions pour "Annales de géographie" sont faites, sinon je reviendrai te voir à la transclusion --[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<span style="letter-spacing:0.2em; font-variant: small-caps; color:gray">Le ciel est par dessus le toit</span>]] [[Discussion_Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<sup>Parloir</sup>]] 2 mars 2026 à 08:05 (UTC)
:::::comme tu me l’avais demandé je reviens vers toi après la transclusion [[Le Cœur de la Matière]] et [[Le Cœur de la Matière/Le Cœur de la Matière]] pour que tu vérifie que tout fonctionne correctement. Mais comme, depuis l’attaque de Wikimedia du 5 mars, nous n’avons plus la navigation des pages dans la boite de titre, je ne sais pas si tu peux constater quelque chose qu’il faudrait changer. Fais ça quand tu peux, ça ne presse pas. et Merci. --[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<span style="letter-spacing:0.2em; font-variant: small-caps; color:gray">Le ciel est par dessus le toit</span>]] [[Discussion_Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<sup>Parloir</sup>]] 7 mars 2026 à 11:06 (UTC)
::::::Il a fallu fallu ajouter div class="ws-summary" pour forcer l’exportation des chapitres de 2e niveau.
::::::Si tu fais allusion aux liens prev et next du header, ils sont bien présents sur les appareils dont je dispose. Ne te gêne pas si je peux encore te dépanner. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|#008000|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 7 mars 2026 à 15:55 (UTC)
Merci pour la vérification, mais je n’aurai jamais pensé à ça, car c’est du code que je ne connais pas. --[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<span style="letter-spacing:0.2em; font-variant: small-caps; color:gray">Le ciel est par dessus le toit</span>]] [[Discussion_Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<sup>Parloir</sup>]] 7 mars 2026 à 19:30 (UTC)
:Tu ne le connais peut-être pas mais tu le mets en place à chaque fois que tu inscris header=sommaire. Ici on veut utiliser header=1 pour conserver les liens de navigation alors on doit appliquer le code manuellement. Tu accomplis des opérations bien plus compliquées que ça. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|#008000|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 7 mars 2026 à 22:06 (UTC)
==[[Page:Teilhard de Chardin - Le Cœur de la Matière, 1976.djvu/121]]==
Bonjour Denis, excuse moi de te solliciter à nouveaux, mais voici encore une page que je ne saurais corriger, si tu pouvais faire quelque chose je t’en serais grandement reconnaissant. bonne soirée. --[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<span style="letter-spacing:0.2em; font-variant: small-caps; color:gray">Le ciel est par dessus le toit</span>]] [[Discussion_Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<sup>Parloir</sup>]] 4 mars 2026 à 20:13 (UTC)
:@[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|Le ciel est par dessus le toit]] Je suis moins disponible ces temps-ci mais je t’ai produit quelque chose d’assez ressemblant. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|#008000|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 7 mars 2026 à 02:22 (UTC)
Merci Denis, c’est parfait, comme toujours --[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<span style="letter-spacing:0.2em; font-variant: small-caps; color:gray">Le ciel est par dessus le toit</span>]] [[Discussion_Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<sup>Parloir</sup>]] 7 mars 2026 à 07:55 (UTC)
== Modification de ruban par titre, effet de bord ==
Bonjour @[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] Ce matin en regardant le résultat de tes travaux sur ''ruban par titre'' sur la page recensant mes contributions, cela fonctionne parfaitement. En revanche, j'ai ouvert la page des anciennes contributions : [[Utilisateur:Cunegonde1/Contributions/TableauContributions-2015-2025|Tableau des contributions-2015-2025]] qui comprend 423 lignes ; cela bloque à partir de la ligne 180. Le plus embêtant c'est que la page est très longue à s'afficher, et surtout qu'elle est impossible à modifier (délai d'attente dépassé). Je ne peux donc plus la modifier pour supprimer le modèle ruban par titre. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 27 avril 2026 à 05:09 (UTC)
::@[[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] Pourtant je peux l’ouvrir en modif avec [https://fr.wikisource.org/w/index.php?title=Utilisateur:Cunegonde1/Contributions/TableauContributions-2015-2025&action=edit|ce lien]. On dirait que tu as mis un _ devant ruban par titre ce qui n’a pas d’effet. --[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|#008000|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 27 avril 2026 à 07:44 (UTC)
::: Sinon dis-moi quel changement tu souhaites apporter. Je pourrai essayer de mon côté.--[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|#008000|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 27 avril 2026 à 07:47 (UTC)
::::Merci @[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]], j'ai réussi à l'ouvrir avec Edge et le modifier sous Windows (que je n'avais jamais utilisé). J'avais le inscrit le "_" avec AWB, dans le but d'invalider {{m|ruban par titre}} pour ne pas perdre les données de ce tableau. J'y tiens beaucoup car, à la suite d'une mauvaise manœuvre, j'ai reformaté mon disque de données en juin dernier et j'étais content d'avoir ces données en ligne. Si ruban par titre ou un autre modèle de statistiques peut fonctionner avec plus de 200 appels sur une page, ce sera facile de le rétablir. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 27 avril 2026 à 09:30 (UTC)
== Titre à corriger ==
Bonjour @[[Utilisateur:Yann|Yann]], j’ai bêtement copié le titre de ce [[Livre:Faillon - L’héroine chrétienne du Canada, ou Vie de Mlle Le Ber, 1860.djvu|livre]] récupéré sur un site anglophone et il y manque deux yeux au-dessus du i de héroïne. Est-ce que tu peux me corriger ça STP, Merci à l’avance. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 9 mai 2026 à 21:26 (UTC)
:{{ping|Denis Gagne52}} Voilà. Il manquait aussi une majuscule à Héroïne. Il faut corriger les liens dans les transclusions. Cordialement, [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 10 mai 2026 à 11:12 (UTC)
::Oui merci ! Au Canada on ne met pas de majuscule sauf aux noms propres et à la première lettre du titre ou sous-titre mais sur ws on semble avoir convenu de s’en remette à la nationalité de l’auteur qui est Français donc on va y aller pour le grand H dans le titre en transclusion aussi. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 10 mai 2026 à 13:24 (UTC)
== [[Livre:Bouchard - Vieilles choses, vieilles gens, 1926.djvu]] ==
Mes excuses de ne pas avoir porté attention et d’avoir pris le premier livre disponible sur le portail du Québec. J’ai complété la première page des chapitres, mais je ne toucherai à rien d’autre. J’ai trouvé d’autres livres incomplets qui m’intéressent et je veillerai à ce qu’ils soient disponibles.—[[Discussion_utilisateur:Ineuw|Ineuw]] 29 mai 2026 à 02:42 (UTC)
:Bonjour @[[Utilisateur:Ineuw|Ineuw]] ! Ce livre appartient à la communauté et quiconque peut participer à sa transcription. Il est totalement disponible. Pour indiquer qu’on a l’intention de le corriger au complet, on va habituellement rougir toutes les pages comme vous l’avez fait et les autres vont attendre que les pages soient jaunes avant d’intervenir. Donc normalement je ne toucherais pas aux pages rouges pour vous permettre d’en compléter la correction.
:Je constate qu’il y a de légères différences dans les conventions applicables sous ws.en et ws.fr notamment à l’égard des titres de chapitres, des guillemets français qui sont ici généralisés, de l’accentuation des majuscules, etc. Ces différences sont quand même mineures et ne devraient en aucun cas nous empêcher de travailler en collaboration l’un avec l’autre mais la décision vous revient de poursuivre avec ces ''vieilles choses et vieilles gens'' ou d’aller voir ailleurs. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 29 mai 2026 à 12:01 (UTC)
::Une réponse très tardive, mais non oubliée. Mon intention est d’utiliser uniquement les modèles de ce wikisource, mais il m’arrive encore de revenir à mes anciennes habitudes lorsque je ne trouve pas encore le modèle approprié. Si vous voyez qu’il existe un meilleur choix que celui que j’ai utilisé, n’hésitez pas à me le signaler. Je suis désireux d’apprendre. —[[Discussion_utilisateur:Ineuw|Ineuw]] 11 juin 2026 à 02:49 (UTC)
== Modification du modèle {{m|PageTitre2}} ? ==
Bonjour @[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]]. Ce matin, en regardant ma liste de suivi, j'ai constaté que tu avais modifié un certain nombre des pages de grand titre sur lesquelles j'avais contribué, en supprimant la barre verticale après <code>bp=3</code>. Je me rends compte à cette occasion que la dernière ligne de la page de titre ne s'affiche plus ie : [[Page:Anonyme - Teleny, 1934.djvu/11]]. Cela concerne tous les livres que j'ai vérifié sur ce point (une dizaine de mes productions récentes) et le fait que la barre verticale après <code>bp=3</code> soit présente ou pas. Y a-t-il eu un changement sur le modèle ? [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 4 juin 2026 à 03:49 (UTC)
:Bonjour @[[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] Oui il y a une différence. L’ancienne version vérifiait aussi pour s’assurer que le nombre de paramètres sans nom était un multiple de 3 mais elle n’affichait plus le message pour que ce soit corrigé. Donc toutes ces pages ne s’affichaient plus suite à la modif apportée il y a 3 semaines (voir notre discussion sur le scriptorium). Malheureusement hier j’ai ajouté un contrôle supplémentaire sans trop vérifier et cela cachait la dernière ligne. C’est corrigé maintenant. Merci pour le signalement. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 4 juin 2026 à 08:22 (UTC)
::@[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] Merci à toi pour ta réactivité et ton investissement sur les modèles. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 4 juin 2026 à 08:29 (UTC)
== Partition musicale pour une nouvelle de [[Auteur: Maurice Renard|Maurice Renard]] ==
Bonjour @[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]]. Est-ce que je peux te solliciter encore pour une autre partition musicale associée à une nouvelle de Maurice Renard. J'ai essayé mais sans succès. Merci. [[Page:Renard - Invitation a la peur, 1926.djvu/208]] [[Utilisateur:Hektor|Hektor]] ([[Discussion utilisateur:Hektor|d]]) 6 juin 2026 à 16:56 (UTC)
: Merci beaucoup. Cela complète idéalement ce texte. [[Utilisateur:Hektor|Hektor]] ([[Discussion utilisateur:Hektor|d]]) 7 juin 2026 à 08:01 (UTC)
::@[[Utilisateur:Hektor|Hektor]] De rien mais ce fut tout de même compliqué. C’est comme si le typographe avait regardé la partition dans un mirroir. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 7 juin 2026 à 15:56 (UTC)
== Quelques incohérences avec les modèles {{m|P début}} ==
Dans le suivi de ces deux pages, [[Page:Revue des Deux Mondes - 1848 - tome 22.djvu/619]] et [[Page:Revue des Deux Mondes - 1848 - tome 22.djvu/620]], je n'arrive pas à ce que la deuxième page commence par un retrait de paragraphe.
Dans quelques autres cas de suivi de deux pages, si la transclusion respecte les marges avant et après, le mode Page ne les respecte pas. Par exemple ici : [[Page:Revue des Deux Mondes - 1848 - tome 22.djvu/615]].
Ai-je tout faux ? [[Utilisateur:Berniepyt|Berniepyt]] ([[Discussion utilisateur:Berniepyt|d]]) 28 juin 2026 à 11:02 (UTC)
::{{ping|Berniepyt}} Au contraire tu as bien observé ce que d’autres ont échappé. L’auteur de ce modèle exploitait une subtilité de l’extension prp qui fait en sorte qu’un div qui suit un paragraphe balisé avec p va conserver la même indentation. Mais cela ne fonctionne plus en début de page. On a sûrement modifié prp sur laquelle nous n’avons aucun contrôle. J’ai ajusté le modèle pour qu’il s’adapte à ce nouveau comportement de prp mais comme l’auteur du modèle avait dû le faire à quelques reprises, je ne peux garantir que ce ne sera pas à recommencer. J’ai aussi réglé le problème de marge verticale. Merci pour le signalement ! --[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 28 juin 2026 à 15:10 (UTC)
== De la ''Défense de la basse de viole contre les entreprises du violon et les pretentions du violoncel'' d’Hubert Le Blanc ==
Cher @[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]],<br>
Grand merci pour votre relecture attentive et précise de la ''Défense de la basse de viole contre les entreprises du violon et les pretentions du violoncel'' d’Hubert {{pc|Le Blanc}} — et merci pour les améliorations “wiki-syntaxiques ” : pour les cas “exceptionnels” (pages de titre par exemple), je m’étais inspiré d’autres publications de Wikisource… qui mériteraient donc probablement des reprises du même ordre !<br>
Il me reste à relire les tables des matières que vous avez introduites, et que je n’aurais jamais su mettre en forme “interactive” comme vous l’avez fait.<br>
Je reviendrai peut-être vers vous : je pense qu’il serait intéressant — comme c’est le cas pour les ''Fables'' de {{pc|La Fontaine}} — de faire une édition modernisée de la ''Défense de la basse…''. Malgré son âge, le texte présente un grand intérêt pour les jeunes instrumentistes s’intéressant à la musique ancienne, et l’orthographe du {{pc|xviii}}<sup>e</sup>{{lié}} siècle est souvent pour eux un frein pour y accéder.<br>
En vous remerciant à nouveau et en vous souhaitant un bon été, je vous prie de recevoir, Cher @[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]], mes meilleures salutations.<br>
[[Utilisateur:Homunculus simplex|Homunculus simplex]] ([[Discussion utilisateur:Homunculus simplex|d]]) 11 juillet 2026 à 11:04 (UTC)
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<noinclude><pagequality level="3" user="JLTB34" /></noinclude>sainte.
{{verset|6|23}}Mais on ne mangera aucune victime expiatoire, dont on apportera du sang dans la tente d’assignation, pour faire l’expiation dans le sanctuaire : elle sera brûlée au feu.
'''''Chap. VII.''''' {{verset|7|1}} Voici la loi du sacrifice de culpabilité : c’est une chose très sainte.
{{verset|7|2}}C’est dans le lieu où l’on égorge l’holocauste que sera égorgée la victime pour le sacrifice de culpabilité.
On en répandra le sang sur l’autel tout autour.
{{verset|7|3}}On en offrira toute la graisse, la queue, la graisse qui couvre les entrailles, {{verset|7|4}}les deux rognons, et la graisse qui les entoure, qui couvre les flancs, et le grand lobe du foie, qu’on détachera près des rognons.
{{verset|7|5}}Le prêtre brûlera cela sur l’autel en sacrifice consumé devant l’Éternel.
C’est un sacrifice de culpabilité.
{{verset|7|6}}Tout mâle parmi les prêtres en mangera ; il le mangera dans un lieu saint : c’est une chose très sainte.
{{verset|7|7}}Il en est du sacrifice de culpabilité comme du sacrifice d’expiation ; la loi est la même pour ces deux sacrifices : la victime sera pour le prêtre qui fera l’expiation.
{{verset|7|8}}Le prêtre qui offrira l’holocauste de quelqu’un aura pour lui la peau de l’holocauste qu’il a offert. {{verset|7|9}}Toute offrande cuite au four, préparée sur le gril ou à la poêle, sera pour le prêtre qui l’a offerte. {{verset|7|10}}Toute offrande pétrie à l’huile et sèche sera pour tous les fils d’Aaron, pour l’un comme pour l’autre.
{{verset|7|11}}Voici la loi du sacrifice d’actions de grâces, qu’on offrira à l’Éternel.
{{verset|7|12}}Si quelqu’un l’offre par reconnaissance, il offrira, avec le sacrifice d’actions de grâces, des gâteaux sans levain pétris à l’huile, des galettes sans levain arrosées d’huile, et des gâteaux de fleur de farine frite et pétris à l’huile.
{{verset|7|13}}À ces gâteaux il ajoutera du pain levé pour son offrande, avec son sacrifice de reconnaissance et d’actions de grâces.
{{verset|7|14}}On présentera par élévation à l’Éternel une portion de chaque offrande ; elle sera pour le prêtre qui a répandu le sang de la victime d’actions de grâces.
{{verset|7|15}}La chair du sacrifice de reconnaissance et d’actions de grâces sera mangée le jour où il est offert ; on n’en laissera rien jusqu’au matin.
{{verset|7|16}}Si quelqu’un offre un sacrifice pour l’accomplissement d’un vœu ou comme offrande volontaire, la victime sera mangée le jour où il l’offrira, et ce qui en restera sera mangé le lendemain.
{{verset|7|17}}Ce qui restera de la chair de la victime sera brûlé au feu le troisième jour.
{{verset|7|18}}Dans le cas où l’on mangerait de la chair de son sacrifice d’actions de grâces le troisième jour, le sacrifice ne sera point agréé ; il n’en sera pas tenu compte à celui qui l’a offert ; ce sera une chose infecte, et quiconque en mangera restera chargé de sa faute.
{{verset|7|19}}La chair qui a touché quelque chose d’impur ne sera point mangée : elle sera brûlée au feu.
{{verset|7|20}}Tout homme pur peut manger de la chair ; mais celui qui, se trouvant en état d’impureté, mangera de la chair du sacrifice d’actions de grâces qui appartient à l’Éternel, celui-là sera retranché de son peuple.
{{verset|7|21}}Et celui qui touchera quelque chose d’impur, une souillure humaine, un animal impur, ou quoi que ce soit d’impur, et qui mangera de la chair du sacrifice d’actions de grâces qui appartient à l’Éternel, celui-là sera retranché de son peuple.
{{verset|7|22}}L’Éternel parla à Moïse, et dit :
{{verset|7|23}}Parle aux enfants d’Israël, et dis :
Vous ne mangerez point de graisse de bœuf, d’agneau ni de chèvre.
{{verset|7|24}}La graisse d’une bête morte ou déchirée pourra servir à un usage quelconque ; mais vous ne la mangerez point.
{{verset|7|25}}Car celui qui mangera de la graisse des animaux dont on offre à l’Éternel des sacrifices consumés par le feu, celui-là sera retranché de son peuple.
{{verset|7|26}}Vous ne mangerez point de sang, ni d’oiseau, ni de bétail, dans tous les lieux<noinclude>
<references/></div></noinclude>
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{{brn|2}}{{t3|{{sc|cravatte}}.|VII}}{{brn|2}}
Ici se place naturellement un fait que nous ne devons pas omettre, car il est de ceux qui font le mieux voir quel homme c’était que M. l’évêque de Digne.
Après la destruction de la bande de Gaspard Bès qui avait infesté les gorges d’Ollioules, un de ses lieutenants, Cravatte, se réfugia dans la montagne. Il se cacha quelque temps avec ses bandits, reste de la troupe de Gaspard Bès, dans le comté de Nice, puis gagna le Piémont, et tout à coup reparut en France, du côté de Barcelonnette. On le vit à Jauziers d’abord, puis au Tuiles. Il se cacha dans les cavernes du Joug-de-l’Aigle, et de là il descendait vers les hameaux et les villages par les ravins de l’Ubaye et de l’Ubayette. Il osa même pousser jusqu’à Embrun, pénétra une nuit dans la cathédrale et dévalisa la sacristie. Ses brigandages désolaient le pays. On mit la gendarmerie à ses trousses, mais en vain. Il échappait toujours ; quelquefois il résistait de vive force. C’était un hardi misérable. Au milieu de toute cette terreur, l’évêque arriva. Il faisait sa tournée. Au Chastelar, le maire vint le trouver et l’engagea à rebrousser chemin. Cravatte tenait la montagne jusqu’à l’Arche, et au delà. Il y avait danger, même avec une escorte. C’était exposer inutilement trois ou quatre malheureux gendarmes.
— Aussi, dit l’évêque, je compte aller sans escorte.
— Y pensez-vous, monseigneur ? s’écria le maire.
— J’y pense tellement, que je refuse absolument les gendarmes et que je vais partir dans une heure.
— Partir ?
— Partir.
— Seul ?
— Seul.
— Monseigneur ! vous ne ferez pas cela.
— Il y a là, dans la montagne, reprit l’évêque, une humble petite commune grande comme ça, que je n’ai pas vue depuis trois ans. Ce sont mes bons amis. De doux et honnêtes bergers. Ils possèdent une chèvre sur trente qu’ils gardent. Ils font de fort jolis cordons de laine de diverses couleurs, et ils jouent des airs de montagne sur de petites flûtes à six trous. Ils ont besoin qu’on leur parle de temps en temps du bon Dieu. Que diraient-ils d’un évêque qui a peur ? Que diraient-ils si je n’y allais pas ?<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Chlg" />{{nr|32|LES MISÉRABLES. — FANTINE.|}}</noinclude><nowiki />
— Mais, monseigneur, les brigands ! Si vous rencontrez les brigands !
— Tiens, dit l’évêque, j’y songe. Vous avez raison. Je puis les rencontrer. Eux aussi doivent avoir besoin qu’on leur parle du bon Dieu.
— Monseigneur ! mais c’est une bande ! c’est un troupeau de loups !
— Monsieur le maire, c’est peut-être précisément de ce troupeau que Jésus me fait le pasteur. Qui sait les voies de la Providence ?
— Monseigneur, ils vous dévaliseront.
— Je n’ai rien.
— Ils vous tueront.
— Un vieux bonhomme de prêtre qui passe en marmottant ses momeries ? Bah ! à quoi bon ?
— Ah ! mon Dieu ! si vous alliez les rencontrer !
— Je leur demanderai l’aumône pour mes pauvres.
— Monseigneur, n’y allez pas, au nom du ciel ! vous exposez votre vie.
— Monsieur le maire, dit l’évêque, n’est-ce décidément que cela ? Je ne suis pas en ce monde pour garder ma vie, mais pour garder les âmes.
Il fallut le laisser faire. Il partit, accompagné seulement d’un enfant qui s’offrit à lui servir de guide. Son obstination fit bruit dans le pays, et effraya très fort.
Il ne voulut emmener ni sa sœur ni madame Magloire. Il traversa la montagne à mulet, ne rencontra personne, et arriva sain et sauf chez ses « bons amis » les bergers. Il y resta quinze jours, prêchant, administrant, enseignant, moralisant. Lorsqu’il fut proche de son départ, il résolut de chanter pontificalement un ''{{lang|la|texte=Te Deum}}''. Il en parla au curé. Mais comment faire ? pas d’ornements épiscopaux. On ne pouvait mettre à sa disposition qu’une chétive sacristie de village avec quelques vieilles chasubles de damas usé ornées de galons faux.
— Bah ! dit l’évêque. Monsieur le curé, annonçons toujours au prône notre ''{{lang|la|texte=Te Deum}}''. Cela s’arrangera.
On chercha dans les églises d’alentour. Toutes les magnificences de ces humbles paroisses réunies n’auraient pas suffi à vêtir convenablement un chantre de cathédrale.
Comme on était dans cet embarras, une grande caisse fut apportée et déposée au presbytère pour M. l’évêque par deux cavaliers inconnus qui repartirent sur-le-champ. On ouvrit la caisse ; elle contenait une chape de drap d’or, une mitre ornée de diamants, une croix archiépiscopale, une crosse magnifique, tous les vêtements pontificaux volés un mois auparavant au trésor de Notre-Dame d’Embrun. Dans la caisse, il y avait un papier sur lequel étaient écrits ces mots : ''Cravatte à monseigneur Bienvenu''.
— Quand je disais que cela s’arrangerait ! dit l’évêque. Puis il ajouta<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Chlg" />{{nr||CRAVATTE.|33}}</noinclude>en souriant : À qui se contente d’un surplis de curé, Dieu envoie une chape d’archevêque.
— Monseigneur, murmura le curé en hochant la tête avec un sourire, Dieu, — ou le diable.
L’évêque regarda fixement le curé et reprit avec autorité : — Dieu !
Quand il revint au Chastelar, et tout le long de la route, on venait le regarder par curiosité. Il retrouva au presbytère du Chastelar mademoiselle Baptistine et madame Magloire qui l’attendaient, et il dit à sa sœur : — Eh bien, avais-je raison ? Le pauvre prêtre est allé chez ces pauvres montagnards les mains vides, il en revient les mains pleines. J’étais parti n’emportant que ma confiance en Dieu, je rapporte le trésor d’une cathédrale.
Le soir, avant de se coucher, il dit encore : — Ne craignons jamais les voleurs ni les meurtriers. Ce sont là les dangers du dehors, les petits dangers. Craignons-nous nous-mêmes. Les préjugés, voilà les voleurs ; les vices, voilà les meurtriers. Les grands dangers sont au dedans de nous. Qu’importe ce qui menace notre tête ou notre bourse ! Ne songeons qu’à ce qui menace notre âme.
Puis se tournant vers sa sœur : — Ma sœur, de la part du prêtre jamais de précaution contre le prochain. Ce que le prochain fait, Dieu le permet. Bornons-nous à prier Dieu quand nous croyons qu’un danger arrive sur nous. Prions-le, non pour nous, mais pour que notre frère ne tombe pas en faute à notre occasion.
Du reste, les événements étaient rares dans son existence. Nous racontons ceux que nous savons ; mais d’ordinaire il passait sa vie à faire toujours les mêmes choses aux mêmes moments. Un mois de son année ressemblait à une heure de sa journée.
Quant à ce que devint « le trésor » de la cathédrale d’Embrun, on nous embarrasserait de nous interroger là-dessus. C’étaient là de bien belles choses, et bien tentantes, et bien bonnes à voler au profit des malheureux. Volées, elles l’étaient déjà d’ailleurs. La moitié de l’aventure était accomplie ; il ne restait plus qu’à changer la direction du vol, et qu’à lui faire faire un petit bout de chemin du côté des pauvres. Nous n’affirmons rien du reste à ce sujet. Seulement on a trouvé dans les papiers de l’évêque une note assez obscure qui se rapporte peut-être à cette affaire, et qui est ainsi conçue : ''La question est de savoir si cela doit faire retour à la cathédrale ou à l’hôpital''.<noinclude>
<references/></noinclude>
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/* Les neuf derniers livres ajoutés et corrigés */
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==Les neuf derniers livres ajoutés et corrigés==
<div title="Dernières contributions" style="padding: 1em;font-size:80%">
{{Gallery
|Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu
|Scouffi - Au Poiss’ d’Or, 1929.djvu
|Des Vignons - Fredi s’amuse, 1929.djvu
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|E. D. - La Maison de verre, 1891.djvu
|Cydalise ou le Péché dans le miroir, 1930.djvu
|Lansay - Les Délices libertines, 1934.djvu
|Anonyme - Teleny, 1934.djvu
|Le Joujou mystérieux, 1780.djvu
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</div>
==Livres en cours de préparation==
* Le Roman de la Luxure, éd. 1925, t1 manquant actuellement et figures en couleurs pour les trois volumes.
* [[Ma vie secrète (trad. Wikisource)]]
* L’Anti-Justine, Restif de la Bretonne, éd. 1798, en cours de préparation, transcription originale sans modernisation.
* L’Anti-Justine, Restif de la Bretonne, éd. 1864 Poulet-Malassis, avec 5 figures libres (Enfer-496)
* La Grivoise du temps ou la Charoloise (éd. Hervez), anonyme, 1919.
* L’Espadon satyrique, C. d’Esternod, éd. Mertens, 1863, réimpression sur la copie de celle de 1626.
='''Liste des Contributions :'''=
==Enfer de la BNF==
*Guillaume Apollinaire, Fernand Fleuret, Louis Perceau :
{{l2s|L’Enfer de la Bibliothèque nationale|Apollinaire - L’Enfer de la Bibliothèque nationale.djvu}}
[[Wikisource:Tableau des ouvrages de l’Enfer de la BNF sur Wikisource|Tableau des ouvrages de l’Enfer de la BNF sur Wikisource]]
==Téléversements de livres==
[[Utilisateur:Cunegonde1/Brouillon/Tableau des téléversements de fichiers à rattacher|Tableau des téléversements de fichiers à rattacher]]
[[Utilisateur:Cunegonde1/Brouillon/Tableau des téléversements de livres à corriger|Tableau des téléversements de livres à corriger]]
==Tableau des contributions==
<div style="border:thick double red;width:40%;padding:1em;text-align:center">'''[[Utilisateur:Cunegonde1/Contributions/TableauContributions-2015-2025|Tableau des contributions-2015-2025]]'''<br/>{{t|numéros 0001 à 0423|90}}</div>
===Tableau des contributions (2026-?)===
{{ancre|retour haut de tableau}}
{{g|[[#bas de tableau|↓ Fin de tableau]]}}
La plupart des contributions consiste en préparation et import (i) de fac-similé et correction (c).
{|class="wikitable sortable" style="font-size: 85%"
!N°!!Auteur!!Titre!!Nb. p.!!Date éd.!!Terminé en!!Observations!!État
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|0424||[[Auteur:Roger de Bussy-Rabutin|Bussy-Rabutin, Roger de]]||{{l2s|Histoire amoureuse des Gaules (éd. Originale)|Bussy-Rabutin - Histoire amoureuse des Gaules, 1665.djvu}}||259||1665|1665||01/2026||édition princeps||{{ruban par titre|Livre:Bussy-Rabutin - Histoire amoureuse des Gaules, 1665.djvu}}
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|0425||[[Auteur:Anonyme|Henry, F.-N.]]||{{l2s|Le Diable dupé par les femmes|Henry - Le Diable dupé par les femmes, 1881.djvu}}||49||1881|1741||01/2026||éd. Gay et Doucé 1881, [[L’Enfer_de_la_Bibliothèque_nationale/1#c0036|Enfer-36]]||{{ruban par titre|Livre:Henry - Le Diable dupé par les femmes, 1881.djvu}}
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|0426||[[Auteur:François-Paul Alibert|Alibert, François-Paul]]||{{l2s|L’Arbre qui saigne|Alibert - L’Arbre qui saigne, 1907.djvu}}||135||1907|||01/2026||recueil de poésies||{{ruban par titre|Livre:Alibert - L’Arbre qui saigne, 1907.djvu}}
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|0427||[[Auteur:Anonyme|Effe Géache]]||{{l2s|Une nuit d’orgies à Saint-Pierre Martinique|Effe Géache - Une nuit d’orgies à Saint-Pierre Martinique, 2000.djvu}}||158||2000|1892||02/2026||éd. La Musardine, 2000, L’éd. origin. est classée [[L’Enfer_de_la_Bibliothèque_nationale/2#c0198|Enfer-198]]||{{ruban par titre|Livre:Effe Géache - Une nuit d’orgies à Saint-Pierre Martinique, 2000.djvu}}
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|0428||[[Auteur:Alphonse Momas|Tap-Tap]]||{{l2s|Le Secret de miss Sticker|Tap-Tap - Le Secret de miss Sticker, 1907.djvu}}||165||1907|||02/2026||similaire à Enfer-1246. Rattachement d'un texte sans scan||{{ruban par titre|Livre:Tap-Tap - Le Secret de miss Sticker, 1907.djvu}}
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|0429||[[Auteur:Alphonse Momas|Le Nismois]]||{{l2s|Confession priapale|Momas - Confession priapale, 1911.djvu}}||141||1911|||02/2026||rattachement d'un texte sans scan + correction||{{ruban par titre|Livre:Momas - Confession priapale, 1911.djvu}}
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|0430 ||[[Auteur:Alphonse Momas|Tap-Tap]]||{{l2s|Les Concubines de la directrice|Momas - Les Concubines de la directrice, 1906.djvu}}||176||1906|||02/2026||Similaire à Enfer-1243, remplacement du texte sans scan par fac-similé.||{{ruban par titre|Livre:Momas - Les Concubines de la directrice, 1906.djvu}}
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|0431||[[Auteur:Alphonse Momas|Tap-Tap]]||{{l2s|La Chute des vierges|Tap-Tap - La Chute des vierges, 1907.djvu}}||182||1907|||02/2025||Remplacement du texte sans scan par fac-similé.||{{ruban par titre|Livre:Tap-Tap - La Chute des vierges, 1907.djvu}}
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|0432||[[Auteur:Alphonse Momas|Fuckwell]]||{{l2s|Petites et grandes filles|Fuckwell - Petites et grandes filles, 1907.djvu}}||248||1907|||02/2026||Remplacement du texte sans scan par fac-similé. Ouvrage particulièrement mal composé (437 corrections).||{{ruban par titre|Livre:Fuckwell - Petites et grandes filles, 1907.djvu}}
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|0433||[[Auteur:Alphonse Momas|Le Nismois]]||{{l2s|L’Armée de volupté|Le Nismois - L’Armée de volupté, volume 2, 1900.djvu}}||196||1900|||02/2026||Import et correction du volume 2 qui était manquant.||{{ruban par titre|Livre:Le Nismois - L’Armée de volupté, volume 2, 1900.djvu}}
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|0434||[[Auteur:Alphonse Momas|Fuckwell]]||{{l2s|Débauchées précoces|Fuckwell - Débauchées précoces, volume 2, 1900.djvu}}||184||1900|||03/2026||Import et correction du volume 2 qui était manquant.||{{ruban par titre|Livre:Fuckwell - Débauchées précoces, volume 2, 1900.djvu}}
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|0435||[[Auteur:Alphonse Momas|Le Nismois, ]]||{{l2s|L’Hermaphrodite (Le Nismois)|Le Nismois - L’Hermaphrodite, tome 1, 1902.djvu|L’Hermaphrodite}}||156||1902|||03/2026||Import et correction du volume 1 qui était manquant.||{{ruban par titre|Livre:Le Nismois - L’Hermaphrodite, tome 1, 1902.djvu}}
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|0436||[[Auteur:André-Robert Andréa de Nerciat|Nerciat, Andréa de]]||{{l2s|Mon noviciat, ou les joies de Lolotte (éd. Poulet-Malassis)|Nerciat - Mon noviciat, ou les joies de Lolotte (éd. Poulet-Malassis), 1864.djvu|Mon noviciat, ou les joies de Lolotte}}||477||1864|||03/2026||éd. Poulet-Malassis, 2 tomes idem [[L’Enfer_de_la_Bibliothèque_nationale/5#c0457|Enfer-457]]||{{ruban par titre|Livre:Nerciat - Mon noviciat, ou les joies de Lolotte (éd. Poulet-Malassis), 1864.djvu}}
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|0437||[[Auteur:François-Paul Alibert|Alibert, François-Paul]]||{{l2s|Le Supplice d’une queue|Alibert - Le Supplice d’une queue, 1931.djvu}}||98||1931|||03/2026||éd. René Bonnel, similaire Enfer-2623||{{ruban par titre|Livre:Alibert - Le Supplice d’une queue, 1931.djvu}}
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|0438||[[Auteur: Anonyme|Anonyme]]||{{l2s|Confession galante d’une femme du monde|Confession galante d’une femme du monde, 1875.djvu}}||249||1875|||03/2026||Illustré de 48 gravures libres||{{ruban par titre|Livre:Confession galante d’une femme du monde, 1875.djvu}}
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|0439||[[Auteur: Anonyme|Anonyme]]||{{l2s|Griseries, par un auteur moderne|Griseries, par un auteur moderne, 1937.djvu}}||154||1937|||03/2026||éd. clandestine, ornée de 12 gravures libres||{{ruban par titre|Livre:Griseries, par un auteur moderne, 1937.djvu}}
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|0440||[[Auteur: Anonyme|Anonyme]]||{{l2s|Le Nouveau chatouilleur pour dames|Le Nouveau chatouilleur pour dames, 1795.djvu}}||75||1795 (1890 ?)|||03/2026||''Traduction de The Story of a dildoe''||{{ruban par titre|Livre:Le Nouveau chatouilleur pour dames, 1795.djvu}}
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|0441||[[Auteur: Anonyme|Théroigne de Méricourt]]||{{l2s|Le Manuel du libertin|Le Manuel du libertin, 1914.djvu}}||91||1914|||03/2026||Faussement attribué à Théroigne de Méricourt||{{ruban par titre|Livre:Le Manuel du libertin, 1914.djvu}}
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|0442||[[Auteur: Aimecoups|Aimecoups, ]]||{{l2s|Les Homosexualités d’un prince|Aimecoups - Les Homosexualités d’un prince, 1911.djvu}}||105||1911|||03/2026||Éd. Élias Gaucher, Enfer-2547||{{ruban par titre|Livre:Aimecoups - Les Homosexualités d’un prince, 1911.djvu}}
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|0443||[[Auteur:Anonyme|Fourqueuse, Hercule]]||{{l2s|La Vertu de la sœur Agnès|Fourqueuse - La Vertu de la sœur Agnès, 1891.djvu}}||105||1891|||03/2026||Éd. A. Brancart, (P.C.31.d.35) ouvrage inconnu des bibliographies françaises||{{ruban par titre|Livre:Fourqueuse - La Vertu de la sœur Agnès, 1891.djvu}}
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|0444||[[Auteur:Alphonse Momas|Andorre, V. d’]]||{{l2s|Les Carbonari de l’amour|Andorre - Les Carbonari de l’amour, 1902.djvu}}||562||1902|||04/2026||{{Présentation|Les Carbonari de l’amour/Présentation}} Éd. inconnu, (P.C. 13.ee.1), Enfer-1238||{{ruban par titre|Livre:Andorre - Les Carbonari de l’amour, 1902.djvu}}
|-
|0445||[[Auteur:Édouard Demarchin|D, E.]]||{{l2s|Mes amours avec Victoire (éd. augmentée)|Livre:D. - Mes amours avec Victoire, 1889.djvu}}||188||1889|||04/2026||Éd. A. Brancart édition revue et augmentée de 3 chapitres par rapport à l'éd. originale de 1888. (P.C.30.g.2)||{{ruban par titre|Livre:D. - Mes amours avec Victoire, 1889.djvu}}
|-
|0446||[[Auteur:Édouard Demarchin|D, E.]]||{{l2s|Mes amours avec Victoire|D. - Mes amours avec Victoire, 1888.djvu}}||140||1888|||04/2026||Édition originale (A. Brancart) (P.C.30.g.3). L’exemplaire de la BNF est classé Enfer-1392.||{{ruban par titre|Livre:D. - Mes amours avec Victoire, 1888.djvu}}
|-
|0447||[[Auteur:Édouard Demarchin|D, E.]]||{{l2s|Rondeaux et sonnets galants|D. - Rondeaux et sonnets galants, 1887.djvu}}||204||1887|||04/2026||{{Présentation|Rondeaux et sonnets galants/Présentation}} Éd. A. Brancart, (P.C.30.g.8)||{{ruban par titre|Livre:D. - Rondeaux et sonnets galants, 1887.djvu}}
|-
|0448||[[Auteur:Henry de Balencon|Balencon, Henry de]]||{{l2s|Odette et Martine|Balencon - Odette et Martine, 1911.djvu|Odette et Martine, histoire véridique de deux amies de pension, jolies et passionnées}}||144||1911|||04/2026||{{Présentation|Odette et Martine/Présentation}} Éd. inconnu. (P.C.13.b.9)||{{ruban par titre|Livre:Balencon - Odette et Martine, 1911.djvu}}
|-
|0449||[[Auteur:René Boylesve|Boylesve, René]]||{{l2s|Nymphes dansant avec des satyres|Boylesve - Nymphes dansant avec des satyres, 1920.djvu}}||212||1920|||04/2026||{{Présentation|Nymphes dansant avec des satyres/Présentation}} éd. Calmann-Levy. Recueil de nouvelles||{{ruban par titre|Livre:Boylesve - Nymphes dansant avec des satyres, 1920.djvu}}
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|0450||[[Auteur:Henry de Balencon|Balancon, Henry de]]||{{l2s|La Plus amoureuse|Balancon - La Plus amoureuse, 1921.djvu}}||124||1921|||04/2026||Éd. Partout où l’on s’amuse, roman érotique lesbien, trans et bisexuel. (P.C.13.b.13)||{{ruban par titre|Livre:Balancon - La Plus amoureuse, 1921.djvu}}
|-
|0451||[[Auteur:André Ibels|Ibels, André]]||{{l2s|La Bourgeoise pervertie|Ibels - La Bourgeoise pervertie, 1930.djvu}}||329||1930|||04/2026||{{Présentation|La Bourgeoise pervertie/Présentation}} éd. originale, chez l’auteur. (P.C.32.a.10) ||{{ruban par titre|Livre:Ibels - La Bourgeoise pervertie, 1930.djvu}}
|-
|0452||[[Auteur:Alphonse Momas|Georges de Lesbos]]||{{l2s|Chaudes saturnales|Momas - Chaudes saturnales, 1893.djvu}}||232||1893|||04/2026||{{Présentation|Chaudes saturnales/Présentation}} Ed. fictif ''À la belle fatma'', Alger. (P.C.13.C.6)||{{ruban par titre|Livre:Momas - Chaudes saturnales, 1893.djvu}}
|-
|0453||[[Auteur:Anonyme|Par ***]]||{{l2s|Le Journal intime d’une soubrette|Le Journal intime d’une soubrette, 1930.djvu}}||147||1930|||04/2026||{{Présentation|Le Journal intime d’une soubrette/Présentation}} Éd. Richepanse||{{ruban par titre|Livre:Le Journal intime d’une soubrette, 1930.djvu}}
|-
|0454||[[Auteur: Anonyme|Anonyme]]||{{l2s|La Tourelle de Saint-Étienne|La Tourelle de Saint-Étienne, 1830.djvu}}||115||1830|||04/2026||{{Présentation|La Tourelle de Saint-Étienne/Présentation}} À Cythère, même édition que [[L’Enfer_de_la_Bibliothèque_nationale/8#c0787|Enfer-787]], (P.C.29.b.82).||{{ruban par titre|Livre:La Tourelle de Saint-Étienne, 1830.djvu}}
|-
|0455||[[Auteur: Anonyme|Philédonis, ]]||{{l2s|Amours perverses|Philédonis - Amours perverses, 1912.djvu}}||208||1912|||04/2026||{{Présentation|Amours perverses/Présentation}} À Lesbos, en l’ère de Sapho (Éd. Briffaut) (P.C.14.h.12)||{{ruban par titre|Livre:Philédonis - Amours perverses, 1912.djvu}}
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|0456||[[Auteur:Henry Spencer Ashbee|Ashbee, Henri Spencer]]||{{l2s|Ma vie secrète (trad. Perceau)|Ma vie secrète (trad. Perceau), 1923.djvu}}||358||1923|||05/2026||{{Présentation|Ma vie secrète (trad. Perceau)/Présentation}} éd. Collection de l’Académie des dames (P.C.15.b.16), Enfer-2594||{{ruban par titre|Livre:Ma vie secrète (trad. Perceau), 1923.djvu}}
|-
|0457||[[Auteur: Anonyme|Anonyme]]||{{l2s|Satan et Ève|Satan et Ève, 1832.djvu}}||108||1832|1832||05/2026||{{Présentation|Satan et Ève/Présentation}} A Damnopolis, même édition que [[L’Enfer_de_la_Bibliothèque_nationale/8#c0763|Enfer-763]], (P.C.31.c.11)||{{ruban par titre|Livre:Satan et Ève, 1832.djvu}}
|-
|0458||[[Auteur:Alphonse Momas|Le Nismois]]||{{l2s|Secrets de poste|Momas - Secrets de poste, 1891.djvu}}||246||1891|||05/2026||{{Présentation|Secrets de poste/Présentation}} éd. A. Brancart, même édition que Enfer-1239 (P.C.13.ff.28)||{{ruban par titre|Livre:Momas - Secrets de poste, 1891.djvu}}
|-
|0459||[[Auteur:Charles Devereux|Dévereux, Charles]]||{{l2s|Vénus dans l’Inde|Devereux - Vénus dans l’Inde, 1914.djvu}}||322||1914|||05/2026||{{Présentation|Vénus dans l’Inde/Présentation}} éd. Briffaut, non expurgée, (P.C.15.c.25)||{{c|{{5/4}}}}
|-
|0460||[[Auteur:Alphonse Momas|L’Érotin]]||{{l2s|Fétichisme amoureux|Momas - Fétichisme amoureux, 1923.djvu}}||159||1923|||05/2026|| {{Présentation|Fétichisme amoureux/Présentation}} éd. Librairie Galante (P.C.13.ff.44)||{{ruban par titre|Livre:Momas - Fétichisme amoureux, 1923.djvu}}
|-
|0461||[[Auteur: Anonyme|Anonyme]]||{{l2s|Vingt ans de la vie d’une jolie femme|Vingt ans de la vie d’une jolie femme, 1894.djvu}}||85||1894|1789||05/2026||{{Présentation|Vingt ans de la vie d’une jolie femme/Présentation}} même éd. que [[L’Enfer_de_la_Bibliothèque_nationale/1#c0037|Enfer-37]]), P.C.13.ff.21||{{ruban par titre|Livre:Vingt ans de la vie d’une jolie femme, 1894.djvu}}
|-
|0462||[[Auteur:Georges Belz de Villas|Belz de Villas, Georges]]||{{l2s|Sous le ciel bleu|Belz de Villas - Sous le ciel bleu, 1884.djvu}}||149||1884|||05/2026||{{Présentation|Sous le ciel bleu/Présentation}} même éd. que [[L’Enfer_de_la_Bibliothèque_nationale/1#c0090|Enfer-90]], sous la cote (P.C.31.g.14)||{{ruban par titre|Livre:Belz de Villas - Sous le ciel bleu, 1884.djvu}}
|-
|0463||[[Auteur:Anonyme|Anonyme]]||{{l2s|Régine (Queeny)|Régine (Lady Harpur), 1916.djvu|Régine}}||381||1916|||05/2026||{{Présentation|Régine (Queeny)/Présentation}} (P.C.15.de.5)||{{ruban par titre|Livre:Régine (Lady Harpur), 1916.djvu}}
|-
|0464||[[Auteur: Anonyme|Anonyme]]||{{l2s|Le Joujou mystérieux|Le Joujou mystérieux, 1780.djvu}}||158||1780|||05/2026||{{Présentation|Le Joujou mystérieux/Présentation}} éd. Partout et nulle part (P.C.31.a.40)||{{ruban par titre|Livre:Le Joujou mystérieux, 1780.djvu}}
|-
|0465||[[Auteur:Oscar Wilde|Wilde, Oscar]]||{{l2s|Teleny, étude physiologique|Anonyme - Teleny, 1934.djvu}}||260||1934|||06/2026||{{Présentation|Teleny, étude physiologique/Présentation}} Édition privée pour les membres du Ganymède club, œuvre collective attribuée notamment à Oscar Wilde, Enfer-1223, Private Case (P.C.15.b.11) ||{{ruban par titre|Livre:Anonyme - Teleny, 1934.djvu}}
|-
|0466||[[Auteur:Johannès Gros|Lansay, Jacqueline de]] (alias Johannès Gros)||{{l2s|Les Délices libertines|Lansay - Les Délices libertines, 1934.djvu}}||149||1934|||06/2026||{{Présentation|Les Délices libertines/Présentation}} éd. Au bonheur des dames (M. Duflou), Enfer-1138, (P.C.13.e.5)||{{ruban par titre|Livre:Lansay - Les Délices libertines, 1934.djvu}}
|-
|0467||[[Auteur:Johannès Gros|Gros, Johannès]] (attribué à)||{{l2s|Cydalise ou le Péché dans le miroir|Cydalise ou le Péché dans le miroir, 1930.djvu}}||243||1930|||06/2026||{{Présentation|Cydalise ou le Péché dans le miroir/Présentation}}, éd. s. n. (M. Duflou), Private Case (P.C.14.h.57)||{{ruban par titre|Livre:Cydalise ou le Péché dans le miroir, 1930.djvu}}
|-
|0468||[[Auteur:Édouard Demarchin|E. D.,]]||{{l2s|La Maison de verre|E. D. - La Maison de verre, 1891.djvu}}, Défilé de tableaux vivants||152||1891||06/2026||{{Présentation|La Maison de verre/Présentation}} Éd. Brancart, illustré de 6 eaux fortes. Private Case (P.C.13.h.8)||{{ruban par titre|Livre:E. D. - La Maison de verre, 1891.djvu}}
|-
|0469||[[Auteur: Anonyme|Anonyme]]||{{l2s|À L’Ombre, ou Mes ébats au milieu des ingénues|À L’Ombre, ou Mes ébats au milieu des ingénues, 1889.djvu}}||107||1889|||06/2026||{{Présentation|À L’Ombre, ou Mes ébats au milieu des ingénues/Présentation}} Ed. A. Brancart, Private Case (P.C.30.g.10)||{{ruban par titre|Livre:À L’Ombre, ou Mes ébats au milieu des ingénues, 1889.djvu}}
|-
|0470||[[Auteur:Max Des Vignons|Des Vignons, Max]]||{{l2s|Fredi s’amuse|Des Vignons - Fredi s’amuse, 1929.djvu}}||216||1929|||04/2026||{{Présentation|Fredi s’amuse/Présentation}} Éd. F. Brenet, Private Case (P.C.13.g.28)||{{ruban par titre|Livre:Des Vignons - Fredi s’amuse, 1929.djvu}}
|-
|0471||[[Auteur:Alec Scouffi|Scouffi, Alec]]||{{l2s|Au Poiss’ d’Or|Scouffi - Au Poiss’ d’Or, 1929.djvu}}||249||1929|||07/2026||{{Présentation|Au Poiss’ d’Or/Présentation}} Éd. Montaigne, Fernand Aubier||{{ruban par titre|Livre:Scouffi - Au Poiss’ d’Or, 1929.djvu}}
|-
|colspan=3 style="text-align:right;"|'''Total'''||'''100148'''||colspan=3|'''pages créées et corrigées.'''
|}
{{ancre|bas de tableau}}
{{g|[[#retour haut de tableau|↑ Haut de tableau]]}}
<references />
ecarw6zfk2v1duoutddnrnycy4kgrcq
15915409
15915407
2026-07-11T09:04:31Z
Cunegonde1
52509
/* Tableau des contributions (2026-?) */
15915409
wikitext
text/x-wiki
{{Début des onglets
|Onglet-1=Présentation
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|Onglet-3=Brouillons
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}}
==Les neuf derniers livres ajoutés et corrigés==
<div title="Dernières contributions" style="padding: 1em;font-size:80%">
{{Gallery
|Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu
|Scouffi - Au Poiss’ d’Or, 1929.djvu
|Des Vignons - Fredi s’amuse, 1929.djvu
|À L’Ombre, ou Mes ébats au milieu des ingénues, 1889.djvu
|E. D. - La Maison de verre, 1891.djvu
|Cydalise ou le Péché dans le miroir, 1930.djvu
|Lansay - Les Délices libertines, 1934.djvu
|Anonyme - Teleny, 1934.djvu
|Le Joujou mystérieux, 1780.djvu
|h=150}}
</div>
==Livres en cours de préparation==
* Le Roman de la Luxure, éd. 1925, t1 manquant actuellement et figures en couleurs pour les trois volumes.
* [[Ma vie secrète (trad. Wikisource)]]
* L’Anti-Justine, Restif de la Bretonne, éd. 1798, en cours de préparation, transcription originale sans modernisation.
* L’Anti-Justine, Restif de la Bretonne, éd. 1864 Poulet-Malassis, avec 5 figures libres (Enfer-496)
* La Grivoise du temps ou la Charoloise (éd. Hervez), anonyme, 1919.
* L’Espadon satyrique, C. d’Esternod, éd. Mertens, 1863, réimpression sur la copie de celle de 1626.
='''Liste des Contributions :'''=
==Enfer de la BNF==
*Guillaume Apollinaire, Fernand Fleuret, Louis Perceau :
{{l2s|L’Enfer de la Bibliothèque nationale|Apollinaire - L’Enfer de la Bibliothèque nationale.djvu}}
[[Wikisource:Tableau des ouvrages de l’Enfer de la BNF sur Wikisource|Tableau des ouvrages de l’Enfer de la BNF sur Wikisource]]
==Téléversements de livres==
[[Utilisateur:Cunegonde1/Brouillon/Tableau des téléversements de fichiers à rattacher|Tableau des téléversements de fichiers à rattacher]]
[[Utilisateur:Cunegonde1/Brouillon/Tableau des téléversements de livres à corriger|Tableau des téléversements de livres à corriger]]
==Tableau des contributions==
<div style="border:thick double red;width:40%;padding:1em;text-align:center">'''[[Utilisateur:Cunegonde1/Contributions/TableauContributions-2015-2025|Tableau des contributions-2015-2025]]'''<br/>{{t|numéros 0001 à 0423|90}}</div>
===Tableau des contributions (2026-?)===
{{ancre|retour haut de tableau}}
{{g|[[#bas de tableau|↓ Fin de tableau]]}}
La plupart des contributions consiste en préparation et import (i) de fac-similé et correction (c).
{|class="wikitable sortable" style="font-size: 85%"
!N°!!Auteur!!Titre!!Nb. p.!!Date éd.!!Terminé en!!Observations!!État
|-
|0424||[[Auteur:Roger de Bussy-Rabutin|Bussy-Rabutin, Roger de]]||{{l2s|Histoire amoureuse des Gaules (éd. Originale)|Bussy-Rabutin - Histoire amoureuse des Gaules, 1665.djvu}}||259||1665|1665||01/2026||édition princeps||{{ruban par titre|Livre:Bussy-Rabutin - Histoire amoureuse des Gaules, 1665.djvu}}
|-
|0425||[[Auteur:Anonyme|Henry, F.-N.]]||{{l2s|Le Diable dupé par les femmes|Henry - Le Diable dupé par les femmes, 1881.djvu}}||49||1881|1741||01/2026||éd. Gay et Doucé 1881, [[L’Enfer_de_la_Bibliothèque_nationale/1#c0036|Enfer-36]]||{{ruban par titre|Livre:Henry - Le Diable dupé par les femmes, 1881.djvu}}
|-
|0426||[[Auteur:François-Paul Alibert|Alibert, François-Paul]]||{{l2s|L’Arbre qui saigne|Alibert - L’Arbre qui saigne, 1907.djvu}}||135||1907|||01/2026||recueil de poésies||{{ruban par titre|Livre:Alibert - L’Arbre qui saigne, 1907.djvu}}
|-
|0427||[[Auteur:Anonyme|Effe Géache]]||{{l2s|Une nuit d’orgies à Saint-Pierre Martinique|Effe Géache - Une nuit d’orgies à Saint-Pierre Martinique, 2000.djvu}}||158||2000|1892||02/2026||éd. La Musardine, 2000, L’éd. origin. est classée [[L’Enfer_de_la_Bibliothèque_nationale/2#c0198|Enfer-198]]||{{ruban par titre|Livre:Effe Géache - Une nuit d’orgies à Saint-Pierre Martinique, 2000.djvu}}
|-
|0428||[[Auteur:Alphonse Momas|Tap-Tap]]||{{l2s|Le Secret de miss Sticker|Tap-Tap - Le Secret de miss Sticker, 1907.djvu}}||165||1907|||02/2026||similaire à Enfer-1246. Rattachement d'un texte sans scan||{{ruban par titre|Livre:Tap-Tap - Le Secret de miss Sticker, 1907.djvu}}
|-
|0429||[[Auteur:Alphonse Momas|Le Nismois]]||{{l2s|Confession priapale|Momas - Confession priapale, 1911.djvu}}||141||1911|||02/2026||rattachement d'un texte sans scan + correction||{{ruban par titre|Livre:Momas - Confession priapale, 1911.djvu}}
|-
|0430 ||[[Auteur:Alphonse Momas|Tap-Tap]]||{{l2s|Les Concubines de la directrice|Momas - Les Concubines de la directrice, 1906.djvu}}||176||1906|||02/2026||Similaire à Enfer-1243, remplacement du texte sans scan par fac-similé.||{{ruban par titre|Livre:Momas - Les Concubines de la directrice, 1906.djvu}}
|-
|0431||[[Auteur:Alphonse Momas|Tap-Tap]]||{{l2s|La Chute des vierges|Tap-Tap - La Chute des vierges, 1907.djvu}}||182||1907|||02/2025||Remplacement du texte sans scan par fac-similé.||{{ruban par titre|Livre:Tap-Tap - La Chute des vierges, 1907.djvu}}
|-
|0432||[[Auteur:Alphonse Momas|Fuckwell]]||{{l2s|Petites et grandes filles|Fuckwell - Petites et grandes filles, 1907.djvu}}||248||1907|||02/2026||Remplacement du texte sans scan par fac-similé. Ouvrage particulièrement mal composé (437 corrections).||{{ruban par titre|Livre:Fuckwell - Petites et grandes filles, 1907.djvu}}
|-
|0433||[[Auteur:Alphonse Momas|Le Nismois]]||{{l2s|L’Armée de volupté|Le Nismois - L’Armée de volupté, volume 2, 1900.djvu}}||196||1900|||02/2026||Import et correction du volume 2 qui était manquant.||{{ruban par titre|Livre:Le Nismois - L’Armée de volupté, volume 2, 1900.djvu}}
|-
|0434||[[Auteur:Alphonse Momas|Fuckwell]]||{{l2s|Débauchées précoces|Fuckwell - Débauchées précoces, volume 2, 1900.djvu}}||184||1900|||03/2026||Import et correction du volume 2 qui était manquant.||{{ruban par titre|Livre:Fuckwell - Débauchées précoces, volume 2, 1900.djvu}}
|-
|0435||[[Auteur:Alphonse Momas|Le Nismois, ]]||{{l2s|L’Hermaphrodite (Le Nismois)|Le Nismois - L’Hermaphrodite, tome 1, 1902.djvu|L’Hermaphrodite}}||156||1902|||03/2026||Import et correction du volume 1 qui était manquant.||{{ruban par titre|Livre:Le Nismois - L’Hermaphrodite, tome 1, 1902.djvu}}
|-
|0436||[[Auteur:André-Robert Andréa de Nerciat|Nerciat, Andréa de]]||{{l2s|Mon noviciat, ou les joies de Lolotte (éd. Poulet-Malassis)|Nerciat - Mon noviciat, ou les joies de Lolotte (éd. Poulet-Malassis), 1864.djvu|Mon noviciat, ou les joies de Lolotte}}||477||1864|||03/2026||éd. Poulet-Malassis, 2 tomes idem [[L’Enfer_de_la_Bibliothèque_nationale/5#c0457|Enfer-457]]||{{ruban par titre|Livre:Nerciat - Mon noviciat, ou les joies de Lolotte (éd. Poulet-Malassis), 1864.djvu}}
|-
|0437||[[Auteur:François-Paul Alibert|Alibert, François-Paul]]||{{l2s|Le Supplice d’une queue|Alibert - Le Supplice d’une queue, 1931.djvu}}||98||1931|||03/2026||éd. René Bonnel, similaire Enfer-2623||{{ruban par titre|Livre:Alibert - Le Supplice d’une queue, 1931.djvu}}
|-
|0438||[[Auteur: Anonyme|Anonyme]]||{{l2s|Confession galante d’une femme du monde|Confession galante d’une femme du monde, 1875.djvu}}||249||1875|||03/2026||Illustré de 48 gravures libres||{{ruban par titre|Livre:Confession galante d’une femme du monde, 1875.djvu}}
|-
|0439||[[Auteur: Anonyme|Anonyme]]||{{l2s|Griseries, par un auteur moderne|Griseries, par un auteur moderne, 1937.djvu}}||154||1937|||03/2026||éd. clandestine, ornée de 12 gravures libres||{{ruban par titre|Livre:Griseries, par un auteur moderne, 1937.djvu}}
|-
|0440||[[Auteur: Anonyme|Anonyme]]||{{l2s|Le Nouveau chatouilleur pour dames|Le Nouveau chatouilleur pour dames, 1795.djvu}}||75||1795 (1890 ?)|||03/2026||''Traduction de The Story of a dildoe''||{{ruban par titre|Livre:Le Nouveau chatouilleur pour dames, 1795.djvu}}
|-
|0441||[[Auteur: Anonyme|Théroigne de Méricourt]]||{{l2s|Le Manuel du libertin|Le Manuel du libertin, 1914.djvu}}||91||1914|||03/2026||Faussement attribué à Théroigne de Méricourt||{{ruban par titre|Livre:Le Manuel du libertin, 1914.djvu}}
|-
|0442||[[Auteur: Aimecoups|Aimecoups, ]]||{{l2s|Les Homosexualités d’un prince|Aimecoups - Les Homosexualités d’un prince, 1911.djvu}}||105||1911|||03/2026||Éd. Élias Gaucher, Enfer-2547||{{ruban par titre|Livre:Aimecoups - Les Homosexualités d’un prince, 1911.djvu}}
|-
|0443||[[Auteur:Anonyme|Fourqueuse, Hercule]]||{{l2s|La Vertu de la sœur Agnès|Fourqueuse - La Vertu de la sœur Agnès, 1891.djvu}}||105||1891|||03/2026||Éd. A. Brancart, (P.C.31.d.35) ouvrage inconnu des bibliographies françaises||{{ruban par titre|Livre:Fourqueuse - La Vertu de la sœur Agnès, 1891.djvu}}
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|0444||[[Auteur:Alphonse Momas|Andorre, V. d’]]||{{l2s|Les Carbonari de l’amour|Andorre - Les Carbonari de l’amour, 1902.djvu}}||562||1902|||04/2026||{{Présentation|Les Carbonari de l’amour/Présentation}} Éd. inconnu, (P.C. 13.ee.1), Enfer-1238||{{ruban par titre|Livre:Andorre - Les Carbonari de l’amour, 1902.djvu}}
|-
|0445||[[Auteur:Édouard Demarchin|D, E.]]||{{l2s|Mes amours avec Victoire (éd. augmentée)|Livre:D. - Mes amours avec Victoire, 1889.djvu}}||188||1889|||04/2026||Éd. A. Brancart édition revue et augmentée de 3 chapitres par rapport à l'éd. originale de 1888. (P.C.30.g.2)||{{ruban par titre|Livre:D. - Mes amours avec Victoire, 1889.djvu}}
|-
|0446||[[Auteur:Édouard Demarchin|D, E.]]||{{l2s|Mes amours avec Victoire|D. - Mes amours avec Victoire, 1888.djvu}}||140||1888|||04/2026||Édition originale (A. Brancart) (P.C.30.g.3). L’exemplaire de la BNF est classé Enfer-1392.||{{ruban par titre|Livre:D. - Mes amours avec Victoire, 1888.djvu}}
|-
|0447||[[Auteur:Édouard Demarchin|D, E.]]||{{l2s|Rondeaux et sonnets galants|D. - Rondeaux et sonnets galants, 1887.djvu}}||204||1887|||04/2026||{{Présentation|Rondeaux et sonnets galants/Présentation}} Éd. A. Brancart, (P.C.30.g.8)||{{ruban par titre|Livre:D. - Rondeaux et sonnets galants, 1887.djvu}}
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|0448||[[Auteur:Henry de Balencon|Balencon, Henry de]]||{{l2s|Odette et Martine|Balencon - Odette et Martine, 1911.djvu|Odette et Martine, histoire véridique de deux amies de pension, jolies et passionnées}}||144||1911|||04/2026||{{Présentation|Odette et Martine/Présentation}} Éd. inconnu. (P.C.13.b.9)||{{ruban par titre|Livre:Balencon - Odette et Martine, 1911.djvu}}
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|0449||[[Auteur:René Boylesve|Boylesve, René]]||{{l2s|Nymphes dansant avec des satyres|Boylesve - Nymphes dansant avec des satyres, 1920.djvu}}||212||1920|||04/2026||{{Présentation|Nymphes dansant avec des satyres/Présentation}} éd. Calmann-Levy. Recueil de nouvelles||{{ruban par titre|Livre:Boylesve - Nymphes dansant avec des satyres, 1920.djvu}}
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|0450||[[Auteur:Henry de Balencon|Balancon, Henry de]]||{{l2s|La Plus amoureuse|Balancon - La Plus amoureuse, 1921.djvu}}||124||1921|||04/2026||Éd. Partout où l’on s’amuse, roman érotique lesbien, trans et bisexuel. (P.C.13.b.13)||{{ruban par titre|Livre:Balancon - La Plus amoureuse, 1921.djvu}}
|-
|0451||[[Auteur:André Ibels|Ibels, André]]||{{l2s|La Bourgeoise pervertie|Ibels - La Bourgeoise pervertie, 1930.djvu}}||329||1930|||04/2026||{{Présentation|La Bourgeoise pervertie/Présentation}} éd. originale, chez l’auteur. (P.C.32.a.10) ||{{ruban par titre|Livre:Ibels - La Bourgeoise pervertie, 1930.djvu}}
|-
|0452||[[Auteur:Alphonse Momas|Georges de Lesbos]]||{{l2s|Chaudes saturnales|Momas - Chaudes saturnales, 1893.djvu}}||232||1893|||04/2026||{{Présentation|Chaudes saturnales/Présentation}} Ed. fictif ''À la belle fatma'', Alger. (P.C.13.C.6)||{{ruban par titre|Livre:Momas - Chaudes saturnales, 1893.djvu}}
|-
|0453||[[Auteur:Anonyme|Par ***]]||{{l2s|Le Journal intime d’une soubrette|Le Journal intime d’une soubrette, 1930.djvu}}||147||1930|||04/2026||{{Présentation|Le Journal intime d’une soubrette/Présentation}} Éd. Richepanse||{{ruban par titre|Livre:Le Journal intime d’une soubrette, 1930.djvu}}
|-
|0454||[[Auteur: Anonyme|Anonyme]]||{{l2s|La Tourelle de Saint-Étienne|La Tourelle de Saint-Étienne, 1830.djvu}}||115||1830|||04/2026||{{Présentation|La Tourelle de Saint-Étienne/Présentation}} À Cythère, même édition que [[L’Enfer_de_la_Bibliothèque_nationale/8#c0787|Enfer-787]], (P.C.29.b.82).||{{ruban par titre|Livre:La Tourelle de Saint-Étienne, 1830.djvu}}
|-
|0455||[[Auteur: Anonyme|Philédonis, ]]||{{l2s|Amours perverses|Philédonis - Amours perverses, 1912.djvu}}||208||1912|||04/2026||{{Présentation|Amours perverses/Présentation}} À Lesbos, en l’ère de Sapho (Éd. Briffaut) (P.C.14.h.12)||{{ruban par titre|Livre:Philédonis - Amours perverses, 1912.djvu}}
|-
|0456||[[Auteur:Henry Spencer Ashbee|Ashbee, Henri Spencer]]||{{l2s|Ma vie secrète (trad. Perceau)|Ma vie secrète (trad. Perceau), 1923.djvu}}||358||1923|||05/2026||{{Présentation|Ma vie secrète (trad. Perceau)/Présentation}} éd. Collection de l’Académie des dames (P.C.15.b.16), Enfer-2594||{{ruban par titre|Livre:Ma vie secrète (trad. Perceau), 1923.djvu}}
|-
|0457||[[Auteur: Anonyme|Anonyme]]||{{l2s|Satan et Ève|Satan et Ève, 1832.djvu}}||108||1832|1832||05/2026||{{Présentation|Satan et Ève/Présentation}} A Damnopolis, même édition que [[L’Enfer_de_la_Bibliothèque_nationale/8#c0763|Enfer-763]], (P.C.31.c.11)||{{ruban par titre|Livre:Satan et Ève, 1832.djvu}}
|-
|0458||[[Auteur:Alphonse Momas|Le Nismois]]||{{l2s|Secrets de poste|Momas - Secrets de poste, 1891.djvu}}||246||1891|||05/2026||{{Présentation|Secrets de poste/Présentation}} éd. A. Brancart, même édition que Enfer-1239 (P.C.13.ff.28)||{{ruban par titre|Livre:Momas - Secrets de poste, 1891.djvu}}
|-
|0459||[[Auteur:Charles Devereux|Dévereux, Charles]]||{{l2s|Vénus dans l’Inde|Devereux - Vénus dans l’Inde, 1914.djvu}}||322||1914|||05/2026||{{Présentation|Vénus dans l’Inde/Présentation}} éd. Briffaut, non expurgée, (P.C.15.c.25)||{{c|{{5/4}}}}
|-
|0460||[[Auteur:Alphonse Momas|L’Érotin]]||{{l2s|Fétichisme amoureux|Momas - Fétichisme amoureux, 1923.djvu}}||159||1923|||05/2026|| {{Présentation|Fétichisme amoureux/Présentation}} éd. Librairie Galante (P.C.13.ff.44)||{{ruban par titre|Livre:Momas - Fétichisme amoureux, 1923.djvu}}
|-
|0461||[[Auteur: Anonyme|Anonyme]]||{{l2s|Vingt ans de la vie d’une jolie femme|Vingt ans de la vie d’une jolie femme, 1894.djvu}}||85||1894|1789||05/2026||{{Présentation|Vingt ans de la vie d’une jolie femme/Présentation}} même éd. que [[L’Enfer_de_la_Bibliothèque_nationale/1#c0037|Enfer-37]]), P.C.13.ff.21||{{ruban par titre|Livre:Vingt ans de la vie d’une jolie femme, 1894.djvu}}
|-
|0462||[[Auteur:Georges Belz de Villas|Belz de Villas, Georges]]||{{l2s|Sous le ciel bleu|Belz de Villas - Sous le ciel bleu, 1884.djvu}}||149||1884|||05/2026||{{Présentation|Sous le ciel bleu/Présentation}} même éd. que [[L’Enfer_de_la_Bibliothèque_nationale/1#c0090|Enfer-90]], sous la cote (P.C.31.g.14)||{{ruban par titre|Livre:Belz de Villas - Sous le ciel bleu, 1884.djvu}}
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|0463||[[Auteur:Anonyme|Anonyme]]||{{l2s|Régine (Queeny)|Régine (Lady Harpur), 1916.djvu|Régine}}||381||1916|||05/2026||{{Présentation|Régine (Queeny)/Présentation}} (P.C.15.de.5)||{{ruban par titre|Livre:Régine (Lady Harpur), 1916.djvu}}
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|0464||[[Auteur: Anonyme|Anonyme]]||{{l2s|Le Joujou mystérieux|Le Joujou mystérieux, 1780.djvu}}||158||1780|||05/2026||{{Présentation|Le Joujou mystérieux/Présentation}} éd. Partout et nulle part (P.C.31.a.40)||{{ruban par titre|Livre:Le Joujou mystérieux, 1780.djvu}}
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|0465||[[Auteur:Oscar Wilde|Wilde, Oscar]]||{{l2s|Teleny, étude physiologique|Anonyme - Teleny, 1934.djvu}}||260||1934|||06/2026||{{Présentation|Teleny, étude physiologique/Présentation}} Édition privée pour les membres du Ganymède club, œuvre collective attribuée notamment à Oscar Wilde, Enfer-1223, Private Case (P.C.15.b.11) ||{{ruban par titre|Livre:Anonyme - Teleny, 1934.djvu}}
|-
|0466||[[Auteur:Johannès Gros|Lansay, Jacqueline de]] (alias Johannès Gros)||{{l2s|Les Délices libertines|Lansay - Les Délices libertines, 1934.djvu}}||149||1934|||06/2026||{{Présentation|Les Délices libertines/Présentation}} éd. Au bonheur des dames (M. Duflou), Enfer-1138, (P.C.13.e.5)||{{ruban par titre|Livre:Lansay - Les Délices libertines, 1934.djvu}}
|-
|0467||[[Auteur:Johannès Gros|Gros, Johannès]] (attribué à)||{{l2s|Cydalise ou le Péché dans le miroir|Cydalise ou le Péché dans le miroir, 1930.djvu}}||243||1930|||06/2026||{{Présentation|Cydalise ou le Péché dans le miroir/Présentation}}, éd. s. n. (M. Duflou), Private Case (P.C.14.h.57)||{{ruban par titre|Livre:Cydalise ou le Péché dans le miroir, 1930.djvu}}
|-
|0468||[[Auteur:Édouard Demarchin|E. D.,]]||{{l2s|La Maison de verre|E. D. - La Maison de verre, 1891.djvu}}, Défilé de tableaux vivants||152||1891||06/2026||{{Présentation|La Maison de verre/Présentation}} Éd. Brancart, illustré de 6 eaux fortes. Private Case (P.C.13.h.8)||{{ruban par titre|Livre:E. D. - La Maison de verre, 1891.djvu}}
|-
|0469||[[Auteur: Anonyme|Anonyme]]||{{l2s|À L’Ombre, ou Mes ébats au milieu des ingénues|À L’Ombre, ou Mes ébats au milieu des ingénues, 1889.djvu}}||107||1889|||06/2026||{{Présentation|À L’Ombre, ou Mes ébats au milieu des ingénues/Présentation}} Ed. A. Brancart, Private Case (P.C.30.g.10)||{{ruban par titre|Livre:À L’Ombre, ou Mes ébats au milieu des ingénues, 1889.djvu}}
|-
|0470||[[Auteur:Max Des Vignons|Des Vignons, Max]]||{{l2s|Fredi s’amuse|Des Vignons - Fredi s’amuse, 1929.djvu}}||216||1929|||04/2026||{{Présentation|Fredi s’amuse/Présentation}} Éd. F. Brenet, Private Case (P.C.13.g.28)||{{ruban par titre|Livre:Des Vignons - Fredi s’amuse, 1929.djvu}}
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|0471||[[Auteur:Alec Scouffi|Scouffi, Alec]]||{{l2s|Au Poiss’ d’Or|Scouffi - Au Poiss’ d’Or, 1929.djvu}}||249||1929|||07/2026||{{Présentation|Au Poiss’ d’Or/Présentation}} Éd. Montaigne, Fernand Aubier||{{ruban par titre|Livre:Scouffi - Au Poiss’ d’Or, 1929.djvu}}
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|0472||[[Auteur:Max Des Vignons|Des Vignons, Max]]||{{l2s|Fredi en ménage|Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu}}||211||1930|||07/2026||{{Présentation|Fredi en ménage/Présentation}} Éd. Librairie artistique, Private case (P.C.13.g.29)||{{ruban par titre|Livre:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu}}
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La Fin d’Illa
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{{il|5}}
Emmitouflés d’épaisses fourrures, depuis la
plante des pieds jusqu’au sommet du crâne,
Ottar Wallens, le géologue, et Olaf Densmold,
l’astronome, avançaient lentement sur le champ
de glace.
Devant eux, à une cinquantaine de mètres,
le traîneau conduit par Kobyak, un Indien de
l’Alaska, glissait sur la plaine blanche.
Et puis, c’était le néant : neige gelée, blocs de
glace, ciel gris, sans reflet.
Pas un souffle d’air, mais une température de
28{{Lié}}degrés au-dessous de zéro.
Les trois hommes — le géologue, l’astronome
et l’Indien — avaient quitté, onze jours auparavant,
leur navire, le trois-mâts ''Sirius'', qui les
avait emmenés depuis Bergen jusqu’à la Terre
de Wilkes.
Le ''Sirius'' s’était avancé jusqu’au 70{{e}} {{tiret|paral|lèle}}<noinclude>
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Emmitouflés d’épaisses fourrures, depuis la
plante des pieds jusqu’au sommet du crâne,
Ottar Wallens, le géologue, et Olaf Densmold,
l’astronome, avançaient lentement sur le champ
de glace.
Devant eux, à une cinquantaine de mètres,
le traîneau conduit par Kobyak, un Indien de
l’Alaska, glissait sur la plaine blanche.
Et puis, c’était le néant : neige gelée, blocs de
glace, ciel gris, sans reflet.
Pas un souffle d’air, mais une température de
28{{Lié}}degrés au-dessous de zéro.
Les trois hommes — le géologue, l’astronome
et l’Indien — avaient quitté, onze jours auparavant,
leur navire, le trois-mâts ''Sirius'', qui les
avait emmenés depuis Bergen jusqu’à la Terre
de Wilkes.
Le ''Sirius'' s’était avancé jusqu’au 70{{e}} {{tiret|paral|lèle}}<noinclude>
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Khardan
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Khardan" /></noinclude>{{tiret2|paral|lèle}} et avait dû s’arrêter devant la banquise.
L’expédition n’avait pas strictement pour but
d’atteindre le pôle Sud, mais de s’en rapprocher
le plus possible et de compléter les observations
faites par Amundsen et Shackleton, au point de
vue météorologique, astronomique et géologique.
Comme le ''Sirius'' ne pouvait aller plus avant,
les deux chefs de l’expédition avaient décidé
de s’enfoncer à travers la banquise.
En plus de nombreux instruments scientifiques,
comprenant un petit appareil de télégraphie
sans fil, ils emportaient pour six semaines
de vivres de toutes sortes, un matériel de campement
léger et perfectionné, des armes, le tout
bien arrimé sur un traîneau tiré par douze chiens
de l’Alaska que dirigeait Kobyak, un gigantesque
Peau-Rouge engagé à Nome, dans l’Alaska
occidental.
Ottar Wallens — le géologue — était âgé de
quarante-deux ans. C’était un fort gaillard légèrement
voûté, au visage rond, au nez court
supportant une paire de lunettes à monture
d’écaille. Il était brusque et s’emportait facilement.
Membre de l’Académie royale de Christiania
et de nombreuses sociétés savantes, il avait
composé plusieurs ouvrages sur la constitution
des continents arctiques, qui faisaient autorité.
Son compagnon, Olaf Densmold, venait d’avoir<noinclude>
<references/></noinclude>
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Khardan
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L’expédition n’avait pas strictement pour but
d’atteindre le pôle Sud, mais de s’en rapprocher
le plus possible et de compléter les observations
faites par Amundsen et Shackleton, au point de
vue météorologique, astronomique et géologique.
Comme le ''Sirius'' ne pouvait aller plus avant,
les deux chefs de l’expédition avaient décidé
de s’enfoncer à travers la banquise.
En plus de nombreux instruments scientifiques,
comprenant un petit appareil de télégraphie
sans fil, ils emportaient pour six semaines
de vivres de toutes sortes, un matériel de campement
léger et perfectionné, des armes, le tout
bien arrimé sur un traîneau tiré par douze chiens
de l’Alaska que dirigeait Kobyak, un gigantesque
Peau-Rouge engagé à Nome, dans l’Alaska
occidental.
Ottar Wallens — le géologue — était âgé de
quarante-deux ans. C’était un fort gaillard légèrement
voûté, au visage rond, au nez court
supportant une paire de lunettes à monture
d’écaille. Il était brusque et s’emportait facilement.
Membre de l’Académie royale de Christiania
et de nombreuses sociétés savantes, il avait
composé plusieurs ouvrages sur la constitution
des continents arctiques, qui faisaient autorité.
Son compagnon, Olaf Densmold, venait d’avoir<noinclude>
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Khardan
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Khardan" /></noinclude>cinquante et un ans. Il était maigre et osseux,
avec un visage en proue de navire muni de petits
yeux ronds, noirs et perçants. De caractère taciturne,
il restait muet pendant des journées entières.
Ses travaux sur les satellites de Jupiter,
notamment, avaient eu un énorme retentissement.
On le citait comme un des premiers mathématiciens
vivants.
Au cours de la longue traversée accomplie
sur le ''Sirius'', entre Bergen et la Terre de Wilkes
— près de deux mois — les savants, qui se connaissaient
déjà, avaient achevé de sympathiser,
ou plutôt, de s’habituer l’un à l’autre. Tous deux,
d’ailleurs, étaient également intéressés au succès
de l’expédition qui portait leurs noms…
Et maintenant, côte à côte, ils avançaient sur
la morne banquise.
Ils parlaient peu. Depuis leur départ, ils
avaient eu le temps de tout se dire, leur passé,
leurs projets, leurs ambitions, leurs déceptions.
Et aucun incident n’était survenu.
On était à la fin de septembre — au printemps
antarctique. Pendant quelques heures,
chaque jour, un pâle soleil apparaissait.
Olaf Densmold notait quelques observations
astronomiques sans grand intérêt, puis l’on
repartait. Marches, campement, repas, repos,
la vie était toujours la même.<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Khardan" /></noinclude>cinquante et un ans. Il était maigre et osseux,
avec un visage en proue de navire muni de petits
yeux ronds, noirs et perçants. De caractère taciturne,
il restait muet pendant des journées entières.
Ses travaux sur les satellites de Jupiter,
notamment, avaient eu un énorme retentissement.
On le citait comme un des premiers mathématiciens
vivants.
Au cours de la longue traversée accomplie
sur le ''Sirius'', entre Bergen et la Terre de Wilkes
— près de deux mois — les savants, qui se connaissaient
déjà, avaient achevé de sympathiser,
ou plutôt, de s’habituer l’un à l’autre. Tous deux,
d’ailleurs, étaient également intéressés au succès
de l’expédition qui portait leurs noms…
Et maintenant, côte à côte, ils avançaient sur
la morne banquise.
Ils parlaient peu. Depuis leur départ, ils
avaient eu le temps de tout se dire, leur passé,
leurs projets, leurs ambitions, leurs déceptions.
Et aucun incident n’était survenu.
On était à la fin de septembre — au printemps
antarctique. Pendant quelques heures,
chaque jour, un pâle soleil apparaissait.
Olaf Densmold notait quelques observations
astronomiques sans grand intérêt, puis l’on
repartait. Marches, campement, repas, repos,
la vie était toujours la même.<noinclude>
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Khardan
13512
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Khardan" /></noinclude><nowiki />
Kobyak était aussi taciturne que Densmold ;
s’il parlait, c’était à ses chiens, pour les encourager
ou les menacer. Le claquement de la lanière
de son fouet constituait, d’ailleurs, son principal
discours…
Le traîneau avait déjà laissé derrière lui la
région atteinte par les précédents explorateurs.
Il avançait maintenant dans l’inconnu. Un
inconnu aussi monotone que morne. Aucune
plante. Pas d’arbres. Rien. La glace. Par endroits,
c’était une plaine unie ; plus loin, des blocs
gigantesques, aux formes tourmentées, extraordinaires :
des cubes parfaits, de véritables
vagues figées, des dunes, des pyramides, et le
tout coupé de précipices, de failles aux cassures
nettes, comme taillées par une machine.
Certains de ces précipices étaient larges de plusieurs
mètres : il fallait les contourner. Leur profondeur
variait de dix à cent mètres, et plus.
Il en montait parfois de sourds gargouillements,
décelant le travail de la fonte des eaux. Ailleurs,
la glace cédait sous le poids des explorateurs,
qui devaient apporter toute leur attention à bien
suivre les traces du traîneau. Car l’instinct des
chiens ne les trompait pas.
… Ce jour-là, il y avait déjà quatre heures
qu’ils avançaient et l’étape apparaissait comme
devant être satisfaisante, peu fatigante. Le calme<noinclude>
<references/></noinclude>
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Khardan
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text/x-wiki
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Kobyak était aussi taciturne que Densmold ;
s’il parlait, c’était à ses chiens, pour les encourager
ou les menacer. Le claquement de la lanière
de son fouet constituait, d’ailleurs, son principal
discours…
Le traîneau avait déjà laissé derrière lui la
région atteinte par les précédents explorateurs.
Il avançait maintenant dans l’inconnu. Un
inconnu aussi monotone que morne. Aucune
plante. Pas d’arbres. Rien. La glace. Par endroits,
c’était une plaine unie ; plus loin, des blocs
gigantesques, aux formes tourmentées, extraordinaires :
des cubes parfaits, de véritables
vagues figées, des dunes, des pyramides, et le
tout coupé de précipices, de failles aux cassures
nettes, comme taillées par une machine.
Certains de ces précipices étaient larges de plusieurs
mètres : il fallait les contourner. Leur profondeur
variait de dix à cent mètres, et plus.
Il en montait parfois de sourds gargouillements,
décelant le travail de la fonte des eaux. Ailleurs,
la glace cédait sous le poids des explorateurs,
qui devaient apporter toute leur attention à bien
suivre les traces du traîneau. Car l’instinct des
chiens ne les trompait pas.
… Ce jour-là, il y avait déjà quatre heures
qu’ils avançaient et l’étape apparaissait comme
devant être satisfaisante, peu fatigante. Le calme<noinclude>
<references/></noinclude>
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2026-07-10T17:56:30Z
Khardan
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Khardan" /></noinclude>de l’air rendait le froid très supportable. Et la
surface de la glace était suffisamment lisse.
Cependant, depuis quelques instants, Kobyak,
qui, d’habitude, marchait la tête basse, relevait
le front vers le ciel pâle, tournait le visage à
droite et à gauche, comme quelqu’un qui flaire
le vent.
— Il a l’air drôle, le guide ? maugréa soudain
Ottar Wallens, à l’adresse de son compagnon.
Densmold, en guise de réponse, eut un haussement
d’épaules fataliste, comme pour indiquer
que la contenance de Kobyak lui importait peu.
— Le baromètre est haut, pourtant ! reprit
Wallens. Je ne pense pas qu’une tempête nous
menace !
Nouveau haussement d’épaules de Densmold.
À ce moment précis, Kobyak fit entendre une
sorte de sifflement qui arrêta net les chiens. Et
l’Indien, se retournant, attendit que les deux
savants le rejoignissent. Ce qu’ils firent.
— Eh bien ? demanda Wallens, bref.
— ''Camper ! Abri. Grand ouragan, grand ouragan venir !''
fit Kobyak. ''Pas bon !''
Sans mot dire, les deux Norvégiens s’approchèrent
du traîneau et consultèrent le baromètre
qui y était fixé.
Il marquait beau fixe. Mais l’alcool, dans son<noinclude>
<references/></noinclude>
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2026-07-11T00:04:15Z
Khardan
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Khardan" /></noinclude>tube de verre, baissait avec une rapidité terrifiante.
Vraiment, il fallait camper.
Les trois hommes s’y employèrent.
En quelques instants, les chiens furent dételés
et entravés, le traîneau placé dans un creux
du sol. Puis, à l’aide de leurs couteaux, les explorateurs
taillèrent des blocs de glace avec lesquels
ils confectionnèrent une sorte de hutte
conique devant leur servir d’abri.
Le ciel, cependant, s’était légèrement assombri.
Les chiens, qui venaient d’achever leur
ration de saumon fumé, distribuée par Kobyak,
faisaient entendre de sourds grondements.
Dans la hutte, le réchaud à alcool avait été
allumé. Une bouilloire, suspendue au-dessus,
chantait doucement…
L’ouragan, soudain, se déchaîna avec une violence
inouïe. En quelques secondes, des tourbillons
de neige épaisse s’abattirent du ciel devenu
noir, cependant que les hurlements sinistres des
chiens se mêlaient aux sifflements de la bourrasque.
La hutte, bien construite, ne bougeait pas.
Une longue heure passa. Les trois hommes,
leur repas terminé, avaient allumé leurs pipes
et fumaient en silence.
Kobyak se leva soudain. En réponse à {{tiret|l’inter|rogation}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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2026-07-11T00:05:43Z
Khardan
13512
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Khardan" /></noinclude>{{tiret2|l’inter|rogation}} muette de Wallens, il désigna le trou,
creusé au ras du sol, qui avait permis aux explorateurs
de pénétrer dans la hutte de glace : la
neige l’avait complètement obstrué.
Il fallait dégager l’ouverture, sinon, c’était l’asphyxie
à brève échéance. L’Indien, avant les
savants, l’avait compris !
Armé de son couteau à neige, il se fraya lentement
un chemin à travers la paroi glacée. En
quelques minutes, il eut creusé une sorte de tunnel
dans lequel il disparut.
Enveloppés dans leurs épais sacs de couchage,
Ottar Wallens et Olaf Densmold, étendus côte
à côte, n’avaient pas échangé un mot. Ils ne pouvaient
rien, sinon attendre.
Le formidable grondement de la tempête parvenait
à leurs oreilles, non plus assourdi, mais
distinct, tout proche.
Parmi les sifflements des rafales, d’épouvantables
détonations retentissaient, couvrant l’aboi
des misérables chiens qui hurlaient à la mort.
— Kobyak a dû complètement dégager l’ouverture !
fit Wallens.
Le tumulte de l’ouragan couvrit sa voix.
Un souffle glacé, pénétrant par le trou dans
lequel avait disparu l’Indien, fit vaciller la flamme
du réchaud.
Un frémissement bref, mais très net, ébranla<noinclude>
<references/></noinclude>
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2026-07-11T07:03:28Z
Khardan
13512
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Khardan" /></noinclude>la hutte. Et les détonations cessèrent de se faire
entendre.
Les chiens aboyèrent plus fort.
Quelques minutes s’écoulèrent. Kobyak ne
reparaissait pas.
Les deux savants étaient toujours muets. Ils
pensaient que l’Indien devait travailler à dégager
l’entrée de la hutte sur un large périmètre,
pour ne pas être obligé de recommencer.
Mais une heure passa, deux… Ottar Wallens
vit que Densmold s’était endormi. Il ronflait.
Le géologue consulta sa montre et vit qu’elle
était arrêtée.
Il se sentit la gorge serrée par une angoisse
étrange, si violente qu’il se tourna vers son compagnon
et le réveilla d’une secousse.
— Eh bien ? demanda Densmold, en se redressant,
sourcils froncés.
— Voilà plus de trois heures que Kobyak est
sorti, et il n’a pas reparu !
— Trois heures ?
— Au moins ! Ma montre est arrêtée !
Instinctivement, Densmold tira la sienne :
— La mienne aussi ! constata-t-il, étonné. À
deux heures onze…
— À deux heures onze, ''la mienne aussi'' ! fit
Wallens, qui, le plus vite qu’il put, se coula hors
de son sac de fourrure.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Khardan
13512
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Khardan" /></noinclude><nowiki />
Le réchaud, presque vide, ne donnait plus
qu’une flamme sans chaleur.
Ottar Wallens frissonna et but quelques gorgées
du thé brûlant contenu dans la marmite
suspendue au-dessus du réchaud.
Puis, ayant pris une torche électrique posée
sur une caissette, il l’approcha du baromètre.
Il eut un sursaut d’effarement : ''la colonne d’alcool bouillonnait dans le tube de verre, s’abaissant, se relevant, marquant huit cents millimètres, sept cent cinquante, sept cents dans la même minute !''
— Venez voir, Densmold ! cria Wallens, avec
un son de voix tel que l’astronome, une seconde,
le crut fou.
Lorsqu’il vit, lui aussi, l’étrange agitation de
l’alcool, la stupeur le figea.
— Phénomène… tellurique… aurore boréale.
Étonnant ! murmura-t-il.
— Il faudrait savoir ce que devient Kobyak !
observa Wallens.
L’astronome ne répondit pas, plongé qu’il était
dans de profondes réflexions.
Wallens, sans insister, se coula dans la galerie
creusée par l’Indien à travers la muraille de
glace.
Rampant sur les mains et sur les genoux, il
franchit un coude brusque, sur sa gauche, et<noinclude>
<references/></noinclude>
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2026-07-11T07:06:22Z
Khardan
13512
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Khardan" /></noinclude>déboucha, deux mètres plus loin, sous d’épaisses
colonnes de neige fine et serrée que les rafales
faisaient tournoyer diaboliquement.
Les ténèbres étaient complètes ; mais, vers le
sud-est — direction approximative ! — Ottar
Wallens crut distinguer une lueur diffuse, de
teinte verdâtre, qui semblait sortir du sol.
Était-ce une illusion ? un mirage ? un phénomène
nouveau de réfraction ? Le géologue,
tête courbée sous la violence du vent, se le
demanda.
La pensée de Kobyak l’arracha à ses suppositions.
De toute sa voix, il appela l’Indien. Il
ne vit rien bouger, n’entendit rien.
Les chiens n’aboyaient plus.
Un seul bruit persistait : le sifflement formidable
des rafales…
— Kobyak ! Kobyak !
Rien.
L’inquiétude d’Ottar Wallens devenait peu à
peu de l’anxiété, une anxiété voisine de la terreur,
d’autant plus qu’il se sentait pris d’une
sorte de malaise bizarre. Il lui semblait qu’une
vibration puissante agitait le sol sous ses pieds
et l’air qu’il respirait.
Il se raidit. Il appela encore.
Sans plus de succès.
Dans les ténèbres, il se dirigea vers le {{tiret|traî|neau}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Khardan
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Khardan" /></noinclude>{{tiret2|traî|neau}} qui, à quelques pas de la hutte, formait
sur le sol plat une énorme bosse blanche.
Il l’atteignit bientôt.
En passant devant les chiens, il entendit quelques
faibles aboiements, qui le rassurèrent un
peu.
Arrêté devant le traîneau, il renouvela ses
appels. Ils furent aussi vains que les autres.
Les vibrations qu’il ressentait se faisaient de
plus en plus intenses. Il lui semblait, à présent,
qu’un véritable tremblement agitait son corps,
le sol, la neige.
« Je suis fou ! » pensa-t-il.
Ayant fermé ses yeux, il les rouvrit et ne vit
rien d’anormal, sauf, cependant, cette lueur verdâtre
qui, vers le sud-est, semblait émaner du
sol même.
— Kobyak ! Kobyak ! appela-t-il encore.
Les rafales lui répondirent seules.
Les chiens s’étaient tus.
Ottar Wallens, soudain, eut peur, une peur
terrible, une peur panique, la peur de devenir
fou dans ces ténèbres voilées de neige.
Il lui sembla que d’épouvantables périls le
guettaient. Il appela à lui tout son sang-froid et,
lentement, revint vers la hutte.
Non sans peine, il en retrouva l’ouverture, que
la neige avait déjà commencé d’obstruer. Il la<noinclude>
<references/></noinclude>
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Khardan
13512
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Khardan" /></noinclude>dégagea et, se coulant dans le conduit, se fraya
un passage jusqu’à l’intérieur de la cabane.
Assis sur une caisse, les coudes sur les genoux,
Olaf Densmold regardait un objet qu’il tenait
à la main :
— Kobyak n’est pas revenu ? demanda assez
stupidement le géologue, bien qu’il vît parfaitement
que son collègue était seul dans la hutte.
— Non ! fit brièvement Densmold en relevant
la tête. ''Mais ma boussole est affolée…'' Complètement.
''L’aiguille ne marque plus aucune direction… Elle pointe vers le sol, comme si nous étions au-dessus du pôle magnétique…''
— Oui… oui… murmura Wallens, préoccupé.
— Quoi ? Vous voulez dire quelque chose ?
— Heu… non !… Mais j’ai perçu, tout à l’heure,
certaines vibrations… et j’ai vu… une chose
verte… une lueur verte, toute proche…
— Ah !
— Oui… Non loin du traîneau ! précisa
Wallens.
— Et Kobyak ? demanda Densmold, après un
instant de silence.
— Pas trace. Je l’ai appelé plusieurs fois…
Je suis allé jusqu’au traîneau… J’ai passé devant
les chiens… Il n’est pas là !
— Tombé dans la neige, sans doute, et recouvert !
grommela Densmold. Cette boussole {{tiret|m’in|quiète}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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2026-07-11T07:11:13Z
Khardan
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Khardan" /></noinclude>{{tiret2|m’in|quiète}}… après le baromètre… qui bouillonne de
plus en plus ! Étrange !
— Et nos montres arrêtées !… Vous n’avez pas
senti cette vibration ? J’étais comme ivre, tout à
l’heure !
— Peut-être… je ne saurais dire… murmura
l’astronome.
Le vent devait avoir perdu de sa force, car
ses mugissements s’entendaient à peine.
Ottar Wallens s’assit devant le réchaud :
— Le mieux est d’attendre le jour ! conclut-il.
Il ne va pas tarder !
Densmold resta muet. Il continuait à observer
la grosse boussole qu’il tenait à la main.
— Je me demande ce que cela veut dire ! murmura-t-il
enfin. On dirait que la boussole se
déplace alternativement de chaque côté de
l’équateur magnétique… Regardez, Wallens !
» L’aiguille !… Elle pique tantôt vers l’est, tantôt
vers l’ouest !… Curieux !
— Curieux ! répéta le géologue. Mais… Kobyak ?
Croyez-vous qu’il soit mort ?
Sans répondre, Olaf Densmold eut un bref
haussement d’épaules.
Ottar Wallens frissonna :
— Il fait froid ! murmura-t-il. Si Kobyak est
mort, nous allons être plutôt embarrassés… pour
le traîneau… et les chiens à soigner !<noinclude>
<references/></noinclude>
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Khardan
13512
/* Validée */
15915360
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Khardan" /></noinclude><nowiki />
— La boussole m’embarrasse davantage ! Comment
nous diriger ?…
— Nous avons des boussoles de rechange…
— Qui doivent être affolées comme celle-là !…
— Les étoiles…
— Oui, nous diriger sur elles ; mais, en cas
de brume ?… Enfin, le phénomène n’est peut-être
que passager ? Il sera intéressant d’en connaître
la cause et de le décrire !…
— Attendons le jour ! conclut Wallens. Il ne
va pas tarder !
Ce disant, le géologue s’introduisit dans son
sac de couchage et essaya de dormir, sans y parvenir.
Densmold, toujours assis sur la caisse, continua
d’observer sa boussole.
Wallens le vit soudain se mettre à genoux,
s’introduire et disparaître dans le conduit faisant
communiquer l’intérieur de la hutte avec
le dehors.
Il revint moins de dix minutes plus tard :
— C’est le jour ! grommela-t-il. J’ai retrouvé
Kobyak !
— Vous… Où est-il ?
— Mort. Dévoré par les chiens ! J’ai tué deux
de ces bêtes, pour leur faire lâcher les débris…
La colère m’a emporté ! J’ai eu tort ! Venez voir.
La tempête a cessé !<noinclude>
<references/></noinclude>
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Khardan
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Khardan" /></noinclude><nowiki />
Effaré, et toujours en proie à une sourde
inquiétude, Ottar Wallens se glissa hors de son
sac, resserra ses vêtements de fourrure, et, derrière
l’astronome, sortit.
Au-dehors, c’était le calme absolu. Rien ne
rappelait plus le formidable ouragan de la nuit.
Un jour gris jaune, lugubre, éclairait la banquise.
En quelques pas, les deux hommes furent
devant les chiens.
Sur le sol, parmi la neige souillée de sang,
les restes informes de Kobyak se distinguaient.
Les chiens, assis sur leur arrière-train, immobiles,
oreilles pointées, yeux injectés de sang,
mufles palpitants, semblaient inquiets.
Ils ne bougèrent pas en voyant s’approcher
les savants.
— ''La… la chose !'' Vous avez vu ? demanda
Wallens, en étendant le bras vers le sud-est.
Il venait de se rappeler la lueur verdâtre qu’il
avait aperçue pendant la nuit. Elle avait disparu.
Olaf Densmold se retourna. Il tenait toujours
sa boussole à la main :
— ''La chose ?'' répéta-t-il. Oui !… ''Elle repousse l’aiguille aimantée !'' Venez !
Les deux hommes, laissant les chiens derrière
eux, contournèrent le monticule blanc formé par<noinclude>
<references/></noinclude>
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Khardan
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Khardan" /></noinclude>le traîneau recouvert de neige et, guidés par
l’aiguille aimantée, avancèrent à pas rapides. Ils
franchirent environ un kilomètre, sans rien
découvrir.
La ''chose'', quelle qu’elle fût, était plus loin
qu’ils ne l’avaient cru.
Ils commençaient à douter de son existence,
lorsque, ayant gravi une élévation de la surface
glacée, ils distinguèrent, à quelques mètres d’eux,
une cavité ayant à peu près la forme d’un entonnoir
d’environ quinze mètres de diamètre et
d’une profondeur double.
Ils s’en approchèrent.
En ayant atteint les bords, ils reculèrent
éblouis. Au fond de la cavité, une ''chose'', qui
avait l’apparence d’une énorme émeraude,
gisait, une émeraude polyédrique, à multiples
facettes, d’environ sept mètres de diamètre. Les
facettes, de forme hexagonale, paraissaient avoir
un peu moins de dix centimètres de diamètre.
Une lueur verdâtre, diffuse, en jaillissait.
Olaf Densmold hocha la tête et regarda son
compagnon, qui le regarda.
Tous deux, au risque de glisser dans l’entonnoir
de glace, s’approchèrent encore un peu.
Wallens faillit dégringoler, l’astronome n’eut
que le temps de le retenir. Un fragment de glace,
arraché par le mocassin de Wallens, roula dans<noinclude>
<references/></noinclude>
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Khardan
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Khardan" /></noinclude>l’entonnoir et alla heurter le polyèdre d’émeraude.
Une sorte de ronflement s’entendit, monta vers
les hautes notes, devint un sifflement sec qui,
peu à peu, s’intensifia, modulant une série de
sons tour à tour très doux et très intenses.
''Le polyèdre, cependant, changeait de forme.''
Les deux savants, n’en croyant pas leurs yeux,
virent les facettes disparaître, les parois de la
''chose'' devenir lisses comme celles d’un bloc de
cristal, et la ''chose'' elle-même eut la forme d’une
sphère parfaite. Une sphère d’émeraude !
— Je suis fou ! fit Ottar Wallens, en se frottant
les yeux.
— ''Je suis fou !'' répéta un écho, du fond de
l’entonnoir.
— Taisez-vous ! grommela Densmold qui,
lèvres pincées et yeux largement ouverts, regardait.
''La sphère, lentement, changeait de forme !''
Elle devint un cône, un cube, puis, successivement,
un parallélépipède rectangle, une pyramide,
un cylindre, les principales figures de la
géométrie à trois dimensions.
Les sons continuaient à en jaillir. C’étaient
des gammes chromatiques d’une infinie douceur,
des notes brèves ou filées.
Les deux savants, immobiles comme des {{tiret|sta|tues}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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2026-07-11T08:38:39Z
Khardan
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Khardan" /></noinclude>l’entonnoir et alla heurter le polyèdre d’émeraude.
Une sorte de ronflement s’entendit, monta vers
les hautes notes, devint un sifflement sec qui,
peu à peu, s’intensifia, modulant une série de
sons tour à tour très doux et très intenses.
''Le polyèdre, cependant, changeait de forme.''
Les deux savants, n’en croyant pas leurs yeux,
virent les facettes disparaître, les parois de la
''chose'' devenir lisses comme celles d’un bloc de
cristal, et la ''chose'' elle-même eut la forme d’une
sphère parfaite. Une sphère d’émeraude !
— Je suis fou ! fit Ottar Wallens, en se frottant
les yeux.
— ''Je suis fou !'' répéta un écho, du fond de
l’entonnoir.
— Taisez-vous ! grommela Densmold qui,
lèvres pincées et yeux largement ouverts, regardait.
''La sphère, lentement, changeait de forme !''
Elle devint un cône, un cube, puis, successivement,
un parallélépipède rectangle, une pyramide,
un cylindre, les principales figures de la
géométrie à trois dimensions.
Les sons continuaient à en jaillir. C’étaient
des gammes chromatiques d’une infinie douceur,
des notes brèves ou filées.
Les deux savants, immobiles comme des {{tiret|sta|tues}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Auteur:Max Des Vignons
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== Œuvres ==
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Or, il y a juste dix millions d’électeurs sur ces quarante millions d’habitants.
Pourquoi {{unité|10|millions}} et non pas 12 ou 18 ? Pourquoi ne commence-t-on à voter qu’à 21 ans ? Pourquoi les femmes ne sont-elles pas électeurs ? Pourquoi faut-il que les bons bougres aient des quittances de loyer pour être inscrits ? Pourquoi les soldats ne votent-ils pas ?
Ça, — ainsi que bien d’autres contradictions, — personne n’a jamais pu les expliquer, c’est la bouteille à l’encre !
Donc, y a dans toute la France que dix millions d’électeurs.
Supposons que ces couillons-là poussent en carré, kif-kif les asperges, et pour les classer prenons les chiffres de la foire électorale de 1893. Ils occuperont juste le quart de la page, soit le carré ci-dessous :
[[File:Almanach du Père Peinard, 1896 (page 55 crop).png|center|500px]]
{{??|Tableau}}
Reluquez ça, les camaros, et en un clin d’œil vous aurez constaté que c’est la minorité qui fait la pluie et le beau temps.
Le carré des abstentionnistes fait à lui seul le tiers des électeurs ; vient à côté le carré des votards dont les candidats n’ont pas décroché la timballe, — ils sont 2.458.000. Ces deux carrés réunis font plus de la moitié : ceux-là se passent de députés.
Viennent ensuite les carrés des élus : celui des socialistes est le plus maigre ; celui des réacs le suit, puis celui des radicaux. Faisant la loi à tous ceux-là nous tombons ensuite dans le trou à fumier des opportunards et des ralliés : c’est eux les plus forts, et c’est eux qui gouvernent… et ils ne sont pas le quart des votards.
Et encore, foutre, faut-il pas crier trop haut qu’ils gouvernent ! Les {{unité|300|bouffe-galette}} qui représentent ces 2.300.000{{lié}}votards ont en effet à balancer les {{unité|270|birbes}} des diverses oppositions. Seulement, y a de tels mic-macs à l’Aquarium que la plupart du temps, les députés se fichent de l’opinion de leurs électeurs autant qu’un poisson d’une pomme.
Ils votent suivant les ordres d’un ministre ou les ordres d’un distributeur de chèques.
De sorte que ces 2.300.000{{lié}}andouilles qui ont voté pour des bouffe-galette de la majorité, n’ont — même pas eux ! — la veine d’être représentés selon leur cœur.
En dernier ressort, c’est une douzaine de crapules qui gouvernent la France : des ministres comme Rouvier, Bailhaut ou Dupuy, des distributeurs de chèques comme Arton ou des banquiers comme Rothschild.
{{Centré|— o —}}
Quant à espérer s’enquiller dans la mécanique gouvernementale, de manière à se rendre utile au populo, c’est un rêve de maboules et d’ambitieux.
C’est un sale truc que de se foutre tout rond dans un marécage pestilentiel pour se guérir des fièvres. C’est comme Gribouille qui se fichait à la Seine pour ne pas se mouiller.
D’ailleurs, on a été assez salement échaudés par des bouffe-galette qui parlaient au nom du peuple pour être guéris de la maladie votarde.
De tous les types qui avaient du poil au ventre, alors qu’ils étaient au milieu du populo, combien y en a-t-il qui, une fois élus députés, sont restés propres ?<noinclude>
<references/></noinclude>
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wikitext
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==Brouillon pour Match et Split==
{{ambox|image=[[File:Baustelle.svg|50px]]|text=Ajustements en cours, après Match et Split. Pour éviter les conflits d’édition, merci d’attendre le retrait de ce bandeau pour travailler sur ce livre.}}
{{m|En cours2}}
en cas de problème, on peut mettre un message à [[Discussion utilisateur:Tpt|Tpt]] (en français)
*Page à renseigner pour le Match : https://matchandsplit.toolforge.org/match
*Page à renseigner pour le Split : https://matchandsplit.toolforge.org/split
*Vérifier le statut du Bot : https://matchandsplit.toolforge.org/status
------------
==SPLIT==
==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/9]]==
<nowiki/>
{{T2|I|mt=4em|mb=2em}}
La guerre avait jeté sur le cœur et l’esprit de
Fredi comme un voile d’insurmontable mélancolie.
Bertrand avait disparu dans la tourmente,
Xavier seul lui restait. Mais un Xavier débauché,
vieilli, qui avait désormais abandonné
toute espérance.
Tante Jeannie était morte, laissant à son neveu
tout son bien. Malgré son bonnet de paysanne,
elle était riche et Fredi, du jour au lendemain,
se vit à l’abri du besoin.
La guerre naturellement avait désorganisé les
cours, le jeune homme ne se découragea point,
mais ne travailla plus, en vue d’examen.
Dès que l’héritage de tante Jeannie lui eut assuré
la sécurité matérielle, il se plongea dans
un labeur, intéressant pour lui seul.
L’armistice le surprit dans un petit appartement
qu’il avait meublé avec goût.
==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/10]]==
<nowiki/>
Xavier gardait toujours sa chambre à l’hôtel,
comprenant qu’il ne devait pas embarrasser la
vie du jeune homme.
Celui-ci perçut mieux alors la solitude et ce
sentiment le frappa pour la première fois.
Il se prenait souvent à regarder autour de lui
et ne croyait voir que couples heureux.
Il aurait voulu maintenant ressembler à tous
ces noceurs qui trouvaient le bonheur auprès
d’une femme.
À lui, cela était interdit à jamais. Pendant la
guerre, entraîné par le hasard, il avait tenté
une nouvelle expérience. Une jeune hétaïre, attirée
par sa beauté d’éphèbe, l’avait entraîné
dans une chambre d’hôtel.
Auprès d’un beau corps, ferme et juvénile, il
était demeuré craintif et morne. Sa compagne
avait essayé de le stimuler, il s’abandonna lui-même
à des rêves priapiques. Tout fut en vain,
il se sauva honteusement, avec aux lèvres une imprécation.
Dès ce jour, la femme lui devint odieuse, définitivement ;
il la haït pour sa propre faiblesse.
Le même soir, il courut auprès de Xavier et
retrouva instantanément sa vigueur.
Ce fut son dernier essai ; il évita la {{tiret|compa|gnie}}
==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/11]]==
{{tiret2|compa|gnie}} des femmes qui lui causait de plus en plus
une terreur indéfinissable.
Afin de tromper sa sentimentalité, il versa
dans le pacifisme, mais un pacifisme morbide,
aspirant à se sacrifier pour la cause universelle.
Après l’armistice, il retourna une fois chez
ses parents. Il y demeura quelques jours qui
furent, pour lui, une perpétuelle souffrance.
Masseret était en retraite et passait ses après-midi
au café, à d’interminables parties de manille.
Il rentrait le soir, absolument ivre, sacrant
et bavant.
À ce moment, Fredi, au comble du dégoût, se
sauvait dans sa chambre, laissant sa mère en
face de l’ivrogne.
La pauvre femme se débattait au milieu de
mille difficultés. Masseret considérant que Fredi
maintenant était suffisamment riche, du fait de
l’héritage de sa tante, prétendait ne plus se priver
de rien. Lentement, mais avec persévérance,
il rongeait le modeste capital, amassé pendant
toute une vie commune par {{Mme|Masseret|nx}}.
En réalité, il avait toujours escompté la fortune
de sa sœur pour lui permettre de goûter
au luxe, à la fin de sa vie. De ce que cet argent
==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/12]]==
lui avait échappé, il gardait à son fils une
sourde rancune.
Fredi ne trouvait donc, au sein de la famille,
ce qu’il cherchait désespérément : un attachement
sincère, la possibilité de se dévouer.
Certes, il plaignait sa mère et lui conseillait
une rupture brutale.
Néanmoins, il ne se sentait point en confiance
auprès d’elle, obligé comme toujours de jouer
un rôle, de cacher honteusement le fond de son cœur.
C’était surtout cette perpétuelle nécessité de
paraître autrement qu’il n’était réellement, qui
la poussait à la mélancolie.
Son père quand il se trouvait en sa présence,
ironisait encore comme jadis, essayant de le
traiter de haut, de l’appeler galopin.
Il haussait les épaules avec froideur, ne cachant
plus qu’il avait mesuré cette supériorité à
sa juste valeur.
Mais s’il prenait sa mère en pitié, il ne la jugeait
pas moins sainement. Il voyait son pauvre
caractère étriqué, l’empêchant de regarder au-delà
son minime domaine, c’est-à-dire sa maison.
Il revint à Paris absolument désorienté ; il
==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/13]]==
sentait que désormais il était bien seul dans la
vie, que nul ne le comprendrait et aussi que nul
ne l’aimerait comme il souhaitait être aimé.
L’avenir lui apparaissait sombre soudainement
et il versa dans une véritable crise de neurasthénie.
Ce fut encore Xavier qui le ramena à l’espoir,
lui offrant son propre exemple.
Lui aussi avait erré tristement par la vie,
sans une affection sincère jusqu’au jour où il
avait rencontré le jeune homme. Lui aussi était
un abandonné contraint de jouer un rôle.
Et s’il avait avoué la vérité, l’on aurait eu
pour lui que dédain et moquerie, quand il avait
besoin de beaucoup de pitié.
Fredi au moins avait ses livres, lui manquait
même de ce suprême secours.
La crise du jeune homme dura trois bons
mois, durant lesquels il resta presque continuellement
enfermé chez lui.
Il vivait dans la pénombre, fuyant peureusement
la grande lumière. Les double rideaux de
ses fenêtres se trouvaient toujours à demi-fermés
et quoique l’on fût au printemps, l’électricité
brûlait dès une heure de l’après-midi.
Durant ce temps, il travailla fébrilement à des
==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/14]]==
recherches d’histoire sur le moyen-âge. Cette
période, si loin de notre civilisation l’intriguait.
Et lorsqu’il eut achevé cette tâche, il eut l’idée
de l’envoyer à une revue s’occupant de ces questions.
En réponse lui vinrent des offres avantageuses
et quelques compliments. Il en fut étonné et
brusquement l’avenir parut s’éclaircir. Il se découvrait
soudain un but, un attrait jusque-là
ignoré. Il eut la sensation d’avoir créé quelque
chose, d’avoir apporté son effort à l’éternel labeur collectif.
Il passa aussi vite de la tristesse à la gaieté
qu’il s’était enfoncé dans la mélancolie. Il sortit
vraiment pour la première fois, le jour où il
reçut cette réponse et il entraîna joyeusement
Xavier dîner en un établissement élégant.
Ses idées de luxe le reprirent aussitôt, à la vue
de ce clinquant de restaurant. Il les avait abandonnées,
les jugeant irréalisables avec ses maigres
rentes. Mais maintenant un capital-travail
venait s’ajouter au capital-argent et tous les espoirs
lui semblaient permis.
Il était ce soir-là en frac, mince, dégagé, efféminé
beaucoup, avec sa jolie tête blonde, ses
traits menus, le bleu très doux de ses yeux. Une
==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/15]]==
joie se reflétait sur son visage, mettant une lueur
dans ses prunelles.
Les femmes le regardaient ; il n’y prit garde.
Mais lorsqu’un homme le considérait un instant,
une révolution se produisait en lui.
Se méfiant de lui-même, conscient de sa timidité,
il s’enfermait en une hautaine froideur qui
lui procurait une attitude. Ses gestes étaient
réduits au strict minimum et il ne semblait
rien voir autour de lui. Cela accroissait la distinction
affinée de sa personne tout entière.
Ils restèrent longtemps à table, caressant leur
gourmandise. Quand ils sortirent, il était tard
et ils s’en furent à pied, vers l’Opéra, se tenant
par le bras.
Xavier avait l’impression que les beaux jours
de jadis étaient revenus. Il se trompait ; son
compagnon fixait déjà l’avenir, donnant libre
cours à ses aspirations secrètes.
Il aimait bien Xavier, il éprouvait à son égard
un solide attachement et dans l’intimité, restait
pour lui ce qu’il avait toujours été, l’ami viril.
Cependant cela ne suffisait pas, le souvenir de
Bertrand lui revenait à l’esprit et il rêvait encore
une fois de découvrir ce qu’il appelait naïvement
et avec sincérité l’âme sœur.
==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/16]]==
<nowiki/>
Il eut soudain hâte de quitter Xavier et ils
prirent un taxi qui les ramena au logement du
jeune homme et de là, le sexagénaire s’en fut
chez lui.
Fredi courut à sa chambre, et {{Corr|fièvreusement|fiévreusement}}
se dévêtit entièrement pour s’allonger sur son lit.
Ses rêves anciens le reprirent, c’était la réaction
au travail trop longtemps soutenu qui se
produisait avec une sorte de brutalité.
Il s’endormit au matin seulement ; il était
brisé quoique comme toujours il eut évité une
solution naturelle, retenu encore par son dégoût instinctif.
Cette solution, il l’admettait chez ses amis,
mais jamais pour lui-même. Il n’y avait rien de
raisonné en cette répugnance, le besoin matériel
de se rapprocher de la féminité l’y poussait.
D’ailleurs cette solution ne lui procurait aucune
satisfaction réelle et jamais il n’éprouvait le
besoin véritable qu’elle se réalisât.
Le lendemain très tôt, il se rendit à là revue
où on lui confirma les conditions. Il n’en fut
pas absolument heureux, la première joie déjà
était évanouie, il se produisait en lui un immense
relâchement moral.
==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/17]]==
<nowiki/>
Jusque là, il avait eu l’énergie soutenue par le
travail. Maintenant ce dernier ressort lui échappait.
La sexualité enfermée en son être sans qu’il
le notât précisément, semblait remonter à fleur
de peau, créer en lui un besoin morbide indéfinissable.
Après cette visite, il rentra chez lui, précipitamment,
ayant hâte de retrouver sa chère solitude.
Tout habillé, comme lorsqu’il était étudiant,
il se jeta sur son lit et s’abandonna au rêve qui
endort. Courant après une insaisissable chimère,
il ne s’apercevait pas de l’heure qui passait.
Xavier en arrivant vers midi le surprit ainsi.
Il eut un mot de reproche, réclamant sa part,
mais Fredi anéanti ne fut capable que de balbutier
quelques mots d’excuse.
L’ami se tut tristement ; il connaissait également
ces instants d’exaspération sans but, sans
désir précis, avec l’impossibilité de réaliser une
union normale.
Il entraîna le jeune homme au dehors, l’emmenant
déjeuner en un restaurant élégant des
boulevards. Il espérait le distraire, le tirer de
cette angoisse sensuelle qui lui pesait sur la
nuque comme un casque de plomb.
==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/18]]==
<nowiki/>
Pourtant il savait que ses efforts resteraient
illusoires. Fredi demeura maussade sans cause,
parlant peu, écoutant à peine.
Il fallut revenir au logis de bonne heure, le
bruit, le mouvement des rues, jusqu’à la lumière
lui causaient une gêne insurmontable.
Quand il se revit dans sa chambre aux rideaux
à demi-tirés, il éprouva une subite sensation de
bien-être. Avec un rire trouble, il s’allongea sur
le divan et indifférent presque, s’abandonna.
Xavier était près de lui, s’ingéniant à éveiller
un besoin matériel, physique. Il ne voyait, auprès
de lui, qu’une loque misérable et aveulie.
Fredi finit par s’endormir, d’un sommeil lourd,
l’esprit paralysé par la débauche de rêve précédente.
Xavier, toujours tendre, le veilla, surveillant
sur ses traits affinés, l’éloignement progressif
de la fatigue.
Dès qu’il vit ses paupières tressaillir, il se
sauva à la cuisine et lorsque le jeune homme
ouvrit les yeux, il lui apporta une tasse de thé.
Fredi, allongé sur le divan, le corps roulé
dans un peignoir léger, s’alanguissait mollement.
Il grignotait des gâteaux avec une gourmandise
puérile, souriant à l’ami dévoué.
==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/19]]==
<nowiki/>
Il avait des poses d’une charmante féminité,
d’une grâce souvent pleine de mièvrerie.
Ce ne fut que vers le soir qu’il parut reprendre
un peu d’énergie. Il se leva et s’habilla,
vêtant le frac qui moulait son corps gracile.
Comme il devait prochainement toucher de
l’argent à la revue, il se permit de puiser à
l’avance dans le pécule de ses petites rentes
accumulées. Ils purent ainsi dîner dans un restaurant
réservé à la clientèle de luxe et ils finirent
la soirée à Montmartre.
Il n’aimait point ce quartier cependant, quartier
qui, selon lui, suait la prostitution par tous
ses pavés. Des éphèbes le lorgnaient pourtant,
devinant en lui un confrère. Mais il s’en détournait
avec mépris. Il rêvait une affection sincère,
réelle et non point une comédie sexuelle qui ne
lui aurait apporté aucune satisfaction.
Ce qu’il souhaitait, c’était l’abandon de soi-même
pour le plaisir d’une compagnie fidèle et
ne réclamait rien pour lui.
{{sep|6|m=2em}}
==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/20]]==
==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/21]]==
<nowiki/>
{{T2|II|mt=4em|mb=2em}}
Son étude sur le Moyen-Age valut à Fredi une
renommée immédiate parmi les érudits. À la
revue, on lui réclama une suite en même temps
qu’on lui annonçait que le début serait publié
en volume.
Ainsi l’argent afflua presque subitement et
cela joint à ses rentes le fit riche.
Xaxier, heureux de le voir grandir, l’incita à
soigner sa popularité. Il lui découvrit un autre
appartement, très vaste rue du Moulin Vert,
dans un immeuble cossu.
Il lui fallut renouveler une partie de son mobilier
et surtout l’augmenter. Cela suffit à l’occuper
un moment, lui enlevant la hantise de sa
solitude, apaisant, pendant quelque temps, le
trouble de sa sexualité.
C’était avec une joie puérile et une exubérance
de tous les instants qu’il s’occupait de cette installation.
==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/22]]==
<nowiki/>
Son ameublement nouveau fut absolument
moderne, des teintes crues apposées les unes
sur les autres et faisant contraste.
Son bureau, immense pièce carrée, avait des
bibliothèques basses en guise de boiseries et ces
bibliothèques cerclaient la chambre entière. Et
parsemé, ça et là, des fauteuils qui semblaient
se traîner, ramper sur le tapis épais, des guéridons
chinois vernis rouges ou verts, de la hauteur
d’un nouveau-né.
Le bureau seul conservait la forme ordinaire
avec le fauteuil d’acajou timbré de bronzes dorés.
Au milieu de cette originalité de tons et de
formes, il se sentit bien, dans l’intérieur adéquat
à sa mentalité. Ne ressemblant point au
reste du genre humain, il ne pouvait se complaire
en un cadre uniforme, classique.
Il eût besoin naturellement d’une femme de
ménage qui vint quotidiennement.
La première fois que {{Mme|Martin|nx}} le vit parcourir
ses pièces en kimono jaune à chrysanthèmes
noirs, elle eut une naïve stupeur, d’autant
qu’il était visiblement nu sous ce léger vêtement.
Il aimait cette robe flottante qui lui laissait la
==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/23]]==
sensation continuelle de sa nudité qu’il pouvait
palper à loisirs, en des gestes furtifs.
{{Mme|Martin|nx}} s’habitua rapidement à cet accoutrement ;
elle finit même par le trouver gracieux
étant donnée la beauté féminine du jeune homme.
Elle le lui dit, avec une franchise cordiale et
il eut aussitôt, pour elle, une reconnaissance infinie.
Comme elle était vieille, grisonnante et hirsute,
elle ne lui causait point la même répugnance
que les autres femmes. Il la considérait
un peu comme un être neutre.
Il fut très bon, très indulgent avec elle, rêvant
tout naturellement de la tirer de la demi-misère présente.
Bientôt, elle ne compta plus les heures et
resta des matinées entières, pour le simple plaisir
de demeurer auprès de ce jeune homme, si
doux, si bienveillant, dont l’humeur se teintait
d’une inexplicable mélancolie.
Fredi, sans le savoir, eut ainsi auprès de lui,
un nouveau dévouement. Il n’en éprouvait aucune
gratitude, l’ignorant, mais sa bonté naturelle
l’incitait à faire à la femme une existence
aussi paisible que possible et cela suffit.
==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/24]]==
<nowiki/>
Il traînait donc des matinées entières, vautré
sur le tapis de son bureau, vêtu uniquement de
son kimono ample. Il travaillait de cette façon,
un livre devant lui, des notes à côté.
Un peu avant midi, {{Mme|Martin|nx}} s’en allait et
il restait seul soudain. Comme une stupeur le
saisissait, une angoisse invincible s’emparait
de son cerveau.
Heureusement, Xavier ne tardait pas à arriver
et le trouvait régulièrement nu, étendu sur son tapis.
Il lui fallait un effort pour s’habiller, glisser
une chemise, un costume normal qui lui laissait
l’impression d’être enfermé dans une cuirasse.
Mais s’il réduisait la toilette au strict minimum
visible, il restait coquet quant à l’extérieur.
Ses complets étaient de drap fin, d’une coupe
irréprochable. Il peignait avec soin sa chevelure
aux reflets d’or et qui {{sic2|ondait}} naturellement.
Le feutre gris un tantinet sur l’oreille, il se
regardait dans une glace et se souriait. Xavier
le tirait de cette admiration de soi-même, en
lui annonçant que l’heure de déjeuner avait
sonné depuis longtemps.
==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/25]]==
<nowiki/>
{{img float|file=Des Vignons - Fredi en ménage, 1930 - image-025.jpg|width=450px|align=left|large=100%|cap=''Elle finit même par le trouver gracieux…'' (page 21)|style=font-size:100%;font-style:italic|m=1em}}
==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/26]]==
==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/27]]==
<nowiki/>
Ils prenaient leur repas de midi dans un restaurant
de l’avenue d’Orléans où ils avaient la
considération du patron et des garçons.
Ensuite, ils prenaient le métro qui les déposait
au quartier latin où ils achevaient leur déjeuner
par un café savoureux.
Cette régularité dans l’existence plaisait au
jeune homme dont {{sic2|l’ancestration}} bourgeoise et
paysanne était essentiellement routinière. Mais
il savait aussi que seul, il en aurait été incapable
et se réjouissait d’avoir, auprès de lui,
l’autorité tendre de Xavier.
Au quartier latin, ils rencontraient quelques
vagues relations littéraires. Auprès de ceux-là,
Fredi demeurait silencieux, sur la défiance. Intimement,
il se moquait de leur [[wikt:puffisme|puffisme]] et de
leur grandiloquence voulue. Il avait la conviction
de leur être supérieur, autant par l’érudition
que par la puissance de création qu’il sentait
en lui.
En revanche, la masculinité de beaucoup l’attirait
et s’il demeurait auprès d’eux, à écouter
un bavardage creux, retenu par un sentiment
trouble de désir indécis.
Sagement, Xavier le ramenait au logis vers
quatre heures et le conduisait à son bureau.
==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/28]]==
<nowiki/>
Lui-même s’installait dans un fauteuil pour
que le jeune homme travaillât. La tâche d’ailleurs
ne l’effrayait point, il lui suffisait de s’y
mettre. Le mouvement {{Corr|déclanché|déclenché}}, il besognait
jusqu’à la nuit.
Mais à ce moment, il avait un relâchement
soudain, une impatience sexuelle impossible à analyser.
Il roulait alors sur le tapis, les vêtements en désordre.
Xavier le considérait avec amertume, jugeant
que toute sa vigueur s’en allait en rêves jamais réalisables.
Il essayait bien de combattre cette tendance,
mais tout semblait inutile. Fredi revenait invariablement
à sa faiblesse, comme le fumeur
d’opium retourne, à heure fixe, à la pipée bienfaisante.
C’était chez le jeune homme un besoin invincible,
tyrannique et qui pourtant ne trouvait
jamais son apaisement complet.
Lorsqu’il reprenait son sang-froid, il avait,
pour l’ami, un sourire attristé et s’éloignait en
chancelant, la tête lourde, les jambes molles.
Une lassitude profonde donnait alors à ses
==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/29]]==
gestes une langueur morbide qui ne manquait
point d’une grâce spéciale.
Il changeait de costume, revêtait le frac, se
sachant joli en ce vêtement qui moulait sa taille longue.
Xavier se mettait tout simplement en smoking
et ils descendaient prendre un taxi à la
station d’Alésia.
Ainsi, ils sortaient brusquement d’une ambiance,
pour en retrouver une autre, luxueuse,
bienveillante à la beauté mièvre du jeune homme.
Il avait l’impression de changer d’existence,
ce qui ranimait son ambition l’empêchant de
s’abandonner à la paresse.
Évidemment en ces restaurants à la mode il y
avait bon nombre d’invertis qui flairaient en
Fredi un congénère.
Mais celui-ci, toujours retenu par sa timidité,
demeurait tellement froid, tellement hautain,
qu’au bout du compte on hésitait.
Cette attitude le sauvait sans qu’il s’en rendit
compte, elle le préservait de la basse débauche
dans laquelle, fatalement il aurait été entraîné.
En revanche, il souffrait de la solitude sentimentale
à laquelle il se voyait condamné. Lui
==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/30]]==
aussi sentait que parmi les hommes qui le contemplaient,
il y en avait qui lui ressemblaient.
Il se défiait néanmoins, ignorant ce qu’ils
souhaitaient. Il ne voulait point un autre ami
comme Xavier, ce à quoi il aspirait, c’était une
compagnie vigoureuse et virile qui, au besoin
l’aurait asservi par la brutalité.
C’étaient tous les souvenirs de sa jeunesse qui
lui revenaient en mémoire.
Il se rappelait les camarades plus âgés que
lui, devant lesquels il pliait inconsciemment,
lié par une affection tendre, d’être faible.
Après le dîner dans un cadre de luxe clinquant,
ils rentraient mélancoliquement rue du
Moulin-Vert. Xavier ne s’attardait point, sachant
qu’il n’avait rien à espérer. Toutefois, il
regagnait son logis plus tranquille, ayant laissé
le jeune homme chez lui.
Fredi seul dans son vaste appartement avait
aussitôt une impression amère. Il regardait autour
de lui comme un égaré, considérait ses
meubles avec une sorte de rancune.
Autour de lui, c’était le silence, rien ne bougeait,
pas une présence ne se manifestait.
À pas lents, il gagnait sa chambre et se dévêtait,
mécaniquement, conduit par l’habitude.
==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/31]]==
Il rangeait ses habits avec un ordre méticuleux,
ne laissant rien traîner autour de lui.
Et quand il était nu, il s’effondrait sur le bord
du lit et son visage tombait dans ses mains crispées.
Il avait un râle qui lui déchirait la gorge {{Corr|et/et|et}}
un nom montait à ses lèvres :
— Maman !
C’était la plainte lamentable de l’esseulé qui
cherche inlassablement autour de lui une affection
et qui ne trouve qu’hypocrisie, moquerie
ou basse avarice.
Son cœur était vide comme son logis et c’était
pour cela qu’il pleurait.
Ces larmes cependant lui étaient toujours salutaires,
apaisant momentanément son chagrin.
Il s’en retournait au travail, comme d’autres
vont au verre d’absinthe qui apporte l’oubli.
Il restait nu pour s’asseoir à son bureau, cette
tenue lui procurait une satisfaction indéfinissable,
un bien-être tout physique.
Jusqu’au matin, vers trois heures, il restait
penché sur le labeur patient. Il ne sentait ni la
fatigue, ni le besoin de sommeil.
Alors, il suffisait d’un bruit, du passage d’un
==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/32]]==
camion dans la rue pour le ramener au sens de
la réalité.
Il abandonnait tout en l’état, les feuilles éparses
sur la table, les livres ouverts et gagnait sa
chambre, de la démarche rigide d’un halluciné.
Avec un plaisir voluptueux étrange, il se glissait
dans les draps, frôlant sa chair de ses mains
tièdes et il s’endormait sans même s’en apercevoir.
{{Mme|Martin|nx}} qui possédait une clé de l’appartement,
arrivait très tôt et faisait le ménage, silencieusement,
sans qu’il se réveillât.
Mais à dix heures, elle lui apportait son café
dans son lit, le traitant comme un tout petit enfant.
Elle devinait, par instinct, une faiblesse
en lui et en avait pitié. Elle redevenait maternelle
parfois grondeuse.
Et elle plaisait à Fredi parce qu’elle avait sur
lui cette autorité.
{{sep|6|m=2em}}
==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/33]]==
<nowiki/>
{{T2|III|mt=4em|mb=2em}}
Maintenant Fredi allait presque chaque matin
à la Revue dont il devenait un collaborateur
attitré. Il trouvait là un dérivatif à sa solitude
et à son ennui. Il s’occupait de mille détails
techniques aidant à corriger des épreuves, émettant
des idées commerciales parfois fort judicieuses.
On s’habituait à le voir régulièrement, il faisait
désormais partie de la maison.
Bien vite, l’on s’était rendu compte de son
érudition profonde et on l’estimait un peu {{Corr|plus/plus|plus}}
pour son indémontable modestie.
C’était en sortant de la Revue qu’il rejoignait
Xavier pour aller dîner. Naturellement, ils
avaient abandonné les restaurants de l’avenue
d’Orléans et prenaient leurs repas derrière le
jardin du Luxembourg.
Il croyait fréquenter aussi régulièrement la
==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/34]]==
Revue, uniquement attiré par la compagnie et
le souci du travail.
Il se dupait lui-même, presque volontairement.
Un aimant invincible l’amenait chaque matin
et cet aimant n’était autre qu’un jeune homme
de seize ans, René Luyères.
Tout d’abord il eut pitié de ce garçon à l’aspect
malingre et triste. Avec son intuition spéciale,
il le sentait malheureux, un de ces déshérités
moraux tel qu’il avait été lui-même toute
sa vie.
Bientôt il apprit que René était orphelin de
guerre, ayant perdu son père au front, sa mère
de la grippe.
Sa pitié se transforma en un sentiment tendre
qu’il fut incapable de maîtriser. Quoi qu’il en
soit, il se penchait sur cette misère qu’il aurait
souhaité soulager, il ne savait comment.
Chaque matin, sa première visite en arrivant
dans les bureaux fut pour René très fier de
cette préférence.
En bavardant, il reconnut, que le garçon était
intelligent ; il sut même que la grande catastrophe
l’avait empêché d’achever ses études
qu’il avait abandonnée au seuil de la rhétorique.
==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/35]]==
<nowiki/>
Dès ce jour, une idée germa dans son esprit,
il ne se la précisait pas encore, mais lentement
elle mûrissait.
Enfin, il s’en ouvrit à Xavier qui ne dit ni oui
ni non, répondant seulement par quelques considérations pratiques.
Résolument il passa par dessus tous ces obstacles
et {{Nec|parla}} franchement au directeur de la
Revue qui entra dans ses vues, donnant son
consentement immédiat.
Il s’agissait pour Fredi de prendre René auprès
de lui comme secrétaire et en même temps
de le faire travailler pour le conduire au bachot.
C’était une bonne œuvre, en tout cas cela en
avait toutes les apparences, Fredi s’y trompait
lui-même, n’apercevant point le sentiment tendre
qui le poussait à agir ainsi.
En vérité, il rêvait de jouer auprès de René, le
rôle que Xavier avait tenu à son égard.
Naturellement le jeune garçon accepta avec
joie et le jour même il en {{Nec|parla}} à celui qui lui
servait de tuteur, un cousin lointain.
Fredi n’eut aucune difficulté à trouver sur sa
cassette, les émoluments de ce secrétaire ; il y
gagnerait d’ailleurs du temps et par conséquent
de l’argent.
==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/36]]==
<nowiki/>
Il atteignait en effet à une certaine notoriété
parmi les érudits ; sa première étude qui venait
de paraître en volume avait été enlevée avec
rapidité et l’éditeur lui réclamait instamment un
autre ouvrage du même genre. Cela joint à son
travail à la Revue, lui faisait une besogne assez considérable.
Les arrangements définitifs furent bientôt
arrêtés et dès le lendemain René entra en fonction.
Il arriva le matin, vers neuf heures et trouva
Fredi en kimono. Il eut quelque stupeur et une
teinte de timidité en face de cet original.
Mais le jeune homme se montra si doux, si
patient à son égard qu’il ne tarda pas à reprendre confiance.
Il se mit à la tâche courageusement et en quelques
heures eut débrouillé tout le fatras de notes
de Fredi.
Celui-ci satisfait, l’appela auprès de lui au salon
et ensuite, assis face à face en des fauteuils bas,
ils prirent l’apéritif en fumant des cigarettes d’Orient.
René, lentement, s’ouvrait, il se sentait en liberté
auprès de ce jeune savant plein d’indulgence
et de douceur presque féminine.
==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/37]]==
<nowiki/>
Il {{Nec|parla}} ingénieusement de sa triste vie, de la
mélancolie de ses dimanches au sein d’une famille
quasi étrangère, parfois hostile.
Fredi sentait des larmes lui monter aux yeux,
sa sensiblerie était vivement touchée et il jura,
avec une conviction sincère :
— Nous changerons tout cela, il faut que tu
sois heureux maintenant.
Il disait vrai, ne voyant encore que le côté
sentimental de leur liaison.
Aucun désir impur n’avait agité sa chair ; il
songeait seulement à sa jeunesse solitaire qui
lui avait laissé tant d’amertume.
D’ailleurs il retrouvait en René une identique
tristesse, une sorte de découragement prématuré
qui le rendait veule en face de l’effort à accomplir.
Il lui dit aussi qu’il était seul au monde, oubliant
volontairement ses parents incapables de
lui apporter un peu de bonheur.
Cet aveu les rapprocha mieux que ne l’aurait
fait aucune protestation et à midi, René s’éloigna
absolument intrigué.
Il revint à deux heures lorsque Fredi n’était
pas là, et se mit au travail immédiatement avec
l’ambition de bien faire.
==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/38]]==
<nowiki/>
Un sentiment étrange naissait en son cœur, il
n’aurait su démêler lequel, mais il lui semblait
que depuis toujours il connaissait son nouveau
patron et qu’une intimité déjà ancienne les unissait.
Lui aussi, pauvre chétif, se sentait abandonné,
la vigueur physique lui manquait pour
qu’il fit figure de mâle luttant ardemment contre
les obstacles de la vie.
Il n’aspirait qu’à une autorité bienveillante qui
l’eût conduit à travers les méandres d’un monde
incompréhensible à son ingénuité. Cette autorité,
il croyait l’avoir découverte en Fredi quand
il ne se trouvait réellement qu’auprès d’une faiblesse
semblable à la sienne.
Ce jour-là il fit la connaissance de Xavier qui
rentra avec Fredi. Ce sexagénaire lui plut également,
à cause de sa politesse un peu timide.
Xavier par contre fut ému ; en René, il revoyait
Fredi à son arrivée à Paris et cela lui causait
une joie intime impossible à analyser.
René prépara le thé, et ils s’installèrent dans
des fauteuils autour d’un guéridon bas. Ils grignotèrent
des biscuits, aimant les sucreries
comme des enfants ou des femmes.
Xavier ne s’en alla point, retenu par la {{tiret|pré|sence}}
==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/39]]==
{{tiret2|pré|sence}} de cet éphèbe qui l’attirait invinciblement.
Mais il fallut que celui-ci regagnât le logis et
les deux amis se revirent seuls. Ils demeurèrent
silencieux, n’osant plus se communiquer leurs impressions.
Fredi avait lu le désir dans les yeux de Xavier
et aussitôt le même désir s’était emparé de sa chair.
Ils dînèrent ce soir-là dans les environs et le
jeune homme rentra de bonne heure.
Pour la première fois il ne travailla pas. Il se
dévêtit et nu s’installa dans son salon. Il avait
choisi machinalement le fauteuil que René avait
occupé durant l’après-midi.
Le souvenir de l’éphèbe le poursuivait, faisant
tressaillir sa chair. Pour la première fois
depuis longtemps, il eut un éclair de virilité
sans avoir rien tenté de mécanique dans ce but.
Ce simple tressaillement se transforma bientôt
en fureur, la passion lui brûla le sang, affolant
son cerveau.
Il croula sur le tapis en proie à une véritable
crise ; il bégayait le nom de René en lui donnant
des qualificatifs de ''chéri,'' d’''adoré.''
La fatigue le poussa dans son lit où il s’endormit
aussitôt et le lendemain il fut levé de bonne
==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/40]]==
heure, attendant avec impatience la venue du secrétaire.
{{Mme|Martin|nx}} cependant arriva la première et
fut étonnée de le trouver debout.
Pour l’occasion, il avait changé de kimono,
celui qu’il portait était de ton vieux rose avec
d’immenses fleurs bleu pâle.
Il se refusa à déjeuner sans René et fit préparer
sur un guéridon de son cabinet, tout le nécessaire
comme pour la visite d’une maîtresse aimée.
Lorsque l’éphèbe entra, toute sa fougue s’évanouit,
une timidité soudaine le paralysa.
René, plus perspicace, aurait pu se demander
un moment qui était le patron, tant Fredi se
multipliait en soins tendres. Il le forçait à manger,
lui sucrait son café, veillait à ce qu’il ne
manquât de rien.
Mais quand ce fut fini et que René s’en fut à
la table pour travailler, il se sentit envahi par
une tristesse.
Il se vautra sur le canapé, n’osant malgré tout
s’abandonner au rêve qui le lancinait.
Cependant le jeune garçon put rapidement
s’assurer que le kimono était son unique vêtement.
Une gêne lui fit battre le cœur, mais peu
à peu cette gêne se transforma en curiosité.
==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/41]]==
<nowiki/>
Livré jeune à lui-même, il savait beaucoup de
choses et n’ignorait point l’existence de liaisons illicites.
Cette idée s’enfonça dans son esprit, le laissant inquiet.
Il remarqua aussi la mélancolie de Fredi, mélancolie
qui ne pouvait être feinte. Il se rappela
vaguement la confession de celui-ci et fit entre
eux un simple rapprochement.
De ce que le patron souffrait comme lui, il devint
aussitôt plus cher à son cœur.
{{Mme|Martin|nx}} apporta l’apéritif et le servit.
René, appelé par Fredi, vint s’asseoir auprès de celui-ci.
Ils restèrent un moment silencieux, buvant à
petites gorgées la boisson fraîche.
Fredi, machinalement, étendit le bras et attira
contre la poitrine, la tête du nouvel ami.
René n’eut pas d’étonnement, plutôt une joie
profonde, mais calme. Ce geste lui paraissait
soudain naturel, il sentait qu’une mutuelle tendresse
les unissait.
Fredi balbutia comme malgré lui :
— Je t’aime mon petit et tu m’aimeras aussi.
Nous ne serons plus seuls au monde. Puisque
==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/42]]==
personne ne nous comprend, nous nous comprendrons
l’un l’autre.
Ce fut une lueur de clarté dans l’esprit du
jeune garçon. Il se répéta : personne ne nous
comprend et s’exclama :
— Comme c’est juste !
Il s’apercevait subitement qu’il n’existait autour
de lui aucun être vivant à qui il put se confier
sans détour. Il manquait trop de virilité pour
rechercher la femme, celle que l’on trouve à
cet âge, c’est-à-dire la maîtresse quasi maternelle.
Il devinait que Fredi le comprenait lui, qu’il
lisait en son cœur, percevait ses désirs incomplets,
les tressaillements irréguliers de sa chair.
Midi sonna, ils sursautèrent tous les deux et
machinalement ils s’embrassèrent, aux joues,
en un baiser fraternel.
René se sauva tout joyeux ; enfin il avait un
ami véritable, pas une de ces relations transitoires
devant lesquelles sa timidité ne pouvait tomber.
Il avait la certitude qu’à Fredi il pouvait tout
dire maintenant sans encourir ni le blâme, ni
la moquerie.
Fredi, au contraire, en se revoyant seul fut
==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/43]]==
saisi par ce découragement qui le surprenait
parfois aux moments les plus inattendus. Il dut
faire un effort pour s’habiller et rejoindre Xavier
qui l’attendait au restaurant.
Après le déjeuner, il se refusa à passer à la
revue comme de coutume et quittant le vieil ami,
courut d’une haleine jusqu’au logis.
René évidemment n’était pas encore de retour ;
il se morfondit en l’attendant, prévoyant
déjà une catastrophe qui briserait, dans l’œuf,
son bonheur à venir.
Mais la porte grinça et il se dressa d’une pièce,
le cœur cessant de battre quelques secondes.
Quand René parut, il eut un rire silencieux,
satisfait, toute son anxiété s’évanouissait comme
par enchantement, une joie l’inondait.
Il alla au devant de l’ami et ils s’embrassèrent,
comme le matin, sur les joues, mais un peu plus
près de la bouche cependant.
Aussitôt il s’inquiéta si René avait bien déjeuné,
s’il ne souhaitait rien. Il confectionna lui-même,
sur un samovar perfectionné, un café savoureux
et il servit son secrétaire, se mettant
presque à ses genoux pour lui tendre sa tasse.
Tandis que l’autre buvait et qu’un peu de
rouge montait aux pommettes, il le contemplait
==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/44]]==
amoureusement, détaillant sa beauté gracile
d’éphèbe encore imparfait. Par la pensée, il le
dénudait, apercevait sa chair blonde, la vigueur
de sa masculinité.
Il défaillait de désir et il lui fallait lutter
pour ne point crier sa passion.
Lentement il se calma, la chair s’apaisa laissant
la place à la tendresse. Il examina mieux
le compagnon et nota la fatigue de ses chaussures.
Ils avaient la même pointure, étant de taille
identique. Il courut chercher ses meilleurs souliers
et voulut incontinent chausser le jeune homme.
Celui-ci se défendit en rougissant, mais il dut
céder et reçut même par surcroît une paire de
chaussettes neuves.
Quoiqu’il conservât un peu de honte de ce
que l’on eut entrevu ce qu’il considérait comme
absolument intime, il marqua à Fredi une reconnaissance enfantine.
Le jeune homme inconsciemment se réjouissait
de cette pudeur extrême, de cette timidité qui
rapprochait un peu plus l’éphèbe de lui-même.
Il avait eu et il avait encore cette sorte de pudibonderie
incompréhensible chez un homme.
==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/45]]==
<nowiki/>
La femme même n’offre pas d’exemple d’une retenue
semblable dans les choses de la sensualité.
Ce petit intermède achevé, ils se mirent au
travail l’un et l’autre, de chaque côté de la {{Corr|table|table.}}
Jamais la besogne n’avait paru à Fredi aussi
légère, les heures si courtes et lorsque Xavier
arriva, à la nuit, il le trouva penché sur le labeur.
==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/46]]==
==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/47]]==
<nowiki/>
{{T2|IV|mt=4em|mb=2em}}
Une jalousie sépara momentanément Xavier
et Fredi. Tous les deux se sentaient attirés par
René qui prenait de plus en plus tournure d’éphèbe.
Fredi se révolta et menaça le vieil ami d’une rupture.
L’autre dut céder, l’idée seule de ne plus revoir
ce compagnon de tous les jours lui était insupportable.
Cependant l’intimité des deux jeunes gens ne
s’était pas accrue. Fredi reculait toujours, retenu
malgré sa passion par un scrupule honnête. Il
avait peur d’entraîner René sur la mauvaise
route si ce n’était réellement pas sa voie.
Au contraire, il lui recommandait hardiment
la débauche, lui montrant au dehors les femmes
qui étaient jolies.
René rougissait mais ne répondait pas. Cette
==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/48]]==
insistance de la part de Fredi lui causait une
gêne qu’il n’osait exprimer et il sentait nettement
que son nouvel ami l’attirait beaucoup
plus que toutes les femmes du monde.
Cela, toutefois, il ne pouvait pas l’avouer,
craignant de perdre sa place par un excès d’audace.
Mais le soir, dans son lit, il rêvait à Fredi et
souvent pleurait à la pensée qu’il pouvait le
perdre un jour.
Tous deux néanmoins gardaient l’habitude
de s’embrasser quand ils se rencontraient et
quand ils se quittaient.
Le matin Fredi traînait bien en kimono japonais
à travers l’appartement. Afin même
d’être plus décent, parce que le vêtement était
court, il avait remplacé ses chaussettes par des
bas de soie qui moulaient son jarret un peu gras.
René l’épiait, une curiosité le tenaillait, sachant
que l’autre ne portait que ce peignoir flottant.
Lorsqu’ils s’asseyaient tous deux sur le divan,
il aspirait avec une volupté naïve le parfum de
sa chair et s’en grisait.
Tout cela évidemment échappait à Fredi, {{Corr|mûré|muré}}
en son scrupule.
==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/49]]==
<nowiki/>
{{img float|file=Des Vignons - Fredi en ménage, 1930 - image-049.jpg|width=450px|align=left|large=100%|cap=''Le matin, Fredi traînait bien…'' (page 44)|style=font-size:100%;font-style:italic|m=1em}}
==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/50]]==
==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/51]]==
<nowiki/>
La fin du mois arriva et il compta au secrétaire
la somme promise. Celui-ci follement lui
sauta au cou en murmurant :
— J’ai honte de te prendre cet argent, tu es si
bon pour moi !
Ces mots le comblèrent de bonheur, enfin il
trouvait auprès de lui une reconnaissance et un
sentiment tendre. Il se rappelait qu’il avait été
de même jadis, vis-à-vis de Xavier. Ce souvenir
le rattacha au vieil ami, il le ramena à son logis
qu’il désertait depuis quelque temps.
Tous trois réunis, ils eurent une période de
joie profonde. Une quiétude s’appesantissait sur
eux, assoupissant les soucis, annihilant toute ambition.
Fredi avait repris l’habitude de travailler la
nuit fort tard et quand il se levait, le matin,
René était à la tâche depuis longtemps.
Un jour René ne put y tenir, un désir fou lui
embrasait le cerveau. Il avança sur la pointe des
pieds et poussant la porte de la chambre sans
bruit, il entra au moment où Fredi sautait du lit.
Le jeune homme rougit violemment et avec
précipitation s’enveloppa dans son peignoir se
cachant derrière un fauteuil pour enfiler ses bas.
==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/52]]==
<nowiki/>
Alors seulement il vint à René et l’embrassa,
sans un reproche, avec plutôt au cœur, une satisfaction trouble.
Cet incident scella un peu plus leur intimité.
Ils sentaient qu’ils s’étaient devinés mutuellement
et attendaient le secours du hasard pour
les rapprocher davantage.
Vers onze heures, Xavier arrivait, au moment
où {{Mme|Martin|nx}} achevait le ménage.
C’était lui qui confectionnait l’apéritif et le
servait sur l’un des guéridons bas.
Fredi, alangui, se vautrait sur le divan, tandis
que René, au bureau, terminait la tâche du matin.
La besogne avançait rapidement, le pécule
s’accroissait d’autant et de ce bénéfice, René profitait
pour une large part.
Xaxier n’ayant plus à aider Fredi, tournait
son besoin de générosité vers le nouveau venu
et ainsi, à tous deux, ils renouvelèrent entièrement
la garde robe de l’éphèbe.
Celui-ci, convaincu maintenant d’avoir auprès
de ses deux amis un soutien sûr, se montrait
moins soumis aux volontés tyranniques du tuteur.
Celui-ci, brave homme au demeurant avait
==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/53]]==
reçu l’orphelin à son foyer, plutôt par devoir
que par affection. Il avait lui-même deux enfants
et l’allocation du gouvernement restait insuffisante
pour que René ne prît pas un peu de la
part des siens.
Par un scrupule d’honnêteté, il refusait d’enlever
au jeune homme tout son gain du mois,
si bien qu’il se trouvait toujours en déficit.
Seul, il aurait accepté la chose avec assez de
philosophie, mais sa femme comptant mieux, le
harcelait de ses récriminations. Son humeur
s’aigrissait et René fatalement en supportait les conséquences.
Conscient de sa situation, il ne se révoltait
point et chaque mois, il avait essayé d’augmenter
la somme qu’il remettait à sa cousine.
Le résultat fut nul, l’habitude était prise de
récriminer et quoi qu’il {{Corr|fit|fît}}, il restait une charge
pour cette famille modeste.
Maintenant, il n’attendait plus qu’une occasion
de fuir ce logis, espérant que l’allocation
gouvernementale étant continuée au tuteur
celui-ci ne ferait aucune difficulté à son départ.
Il ne savait encore comment il se tirerait d’affaires,
mais il comptait beaucoup sur ses amis
pour le guider.
==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/54]]==
<nowiki/>
Fredi ignorait tout cela, sinon il aurait eu
peur de lui-même, de sa propre faiblesse.
D’ailleurs René agissait par instinct, il sentait
qu’il fallait trancher le nœud gordien d’une
façon quelconque.
Souvent les deux autres le voyaient soucieux
et par discrétion n’osaient l’interroger. Mais
alors ils {{Corr|s’ingénaient|s’ingéniaient}} à le distraire.
Après l’apéritif, Fredi s’habillait en hâte et
tous trois sortaient, dînant à un restaurant
proche. Dès l’ouverture des bureaux l’on passait
à la revue et René y retrouvait ses anciennes
habitudes. Il constatait combien il avait marché
depuis ce temps peu lointain.
Non seulement sa situation pécuniaire s’était
améliorée, mais moralement, il avançait hardiment
dans une vie inconnue.
Sous la direction de Fredi, il avait travaillé
et se voyait prêt à passer son premier bachot en
juillet. Cela aussi aidait à accroître sa sûreté de lui-même.
En revanche il avait peur de perdre l’affection
de Fredi et cette crainte se transformait en une
mièvrerie étrange.
Il comblait l’ami de soins tendres, allant {{tiret|au|près}}
==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/55]]==
<nowiki/>
{{img float|file=Des Vignons - Fredi en ménage, 1930 - image-055.jpg|width=450px|align=left|large=100%|cap=''Fredi se reposait sur le divan…'' (page 48)|style=font-size:100%;font-style:italic|m=1em}}
==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/56]]==
==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/57]]==
{{tiret2|au|près}} de lui, tout au moins dans l’intimité, jusqu’à
la servilité la plus complète.
Ces détails frappaient surtout Xavier qui avait
franchi les mêmes étapes.
Il étudiait leur protégé et tentait de lever les
scrupules de Fredi, considérant que ce serait le
meilleur moyen d’atteindre au bonheur pour
tous trois.
Le jeune homme hésitait, il ne savait en réalité
pourquoi. Il se complaisait en cette situation
mixte qui lui laissait des désirs sans aucune réalisation.
Pourtant, le soir, lorsque ses deux amis étaient
partis, il avait de véritables crises. Dépouillé de
tout vêtement, il se roulait sur le tapis de son
cabinet et appelait René à mi-voix.
Il y avait en lui, comme des appels de la chair,
de véritables contractions spasmodiques presque
douloureuses. L’inassouvissement le torturait
et il se refusait à essayer un apaisement
aisé à obtenir.
Il se couchait brisé par le rêve sans fin, avec
au fond du cœur la résolution de se montrer
audacieux dès le lendemain.
Mais quand il se réveillait, il prêtait une
oreille apeurée aux bruits du dehors. Depuis le
==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/58]]==
jour où René l’avait surpris, il ne quittait plus
son lit sans de multiples précautions.
Il attirait son peignoir jusqu’à lui et s’en
enveloppait avant de se dégager des draps, cependant,
il demeurait sans bas, ne mettant ce
dernier vêtement qu’à l’arrivée de {{Mme|Martin|nx}}.
C’était une preuve de confiance dont René lui
marquait de la reconnaissance. D’ailleurs il
était bien incapable de divulguer les secrets de
leur intimité.
En l’esprit de Fredi se faisait un travail lent,
régulier. Il aurait été heureux que le protégé prit
la même vie que lui, mais il avait peur aussi de
l’entraîner à l’abîme, de le priver à jamais des
joies du foyer.
Il mesurait sa propre misère, il voyait celle
de Xavier et il faisait des vœux pour que celui
qu’il aimait ne souffrît pas de même.
Seulement sa chair se révoltait contre ces arguments
de sa conscience et n’aurait-il été un
intellectuel affiné que déjà sa volonté aurait fléchi.
Xavier, arrivé au déclin de la vie, n’avait point
ses scrupules qu’il jugeait parfaitement puérils.
Pour lui, en ce bas monde, chacun reçoit
sa part de peine, lui aussi avait évolué et {{tiret|quel|ques}}
==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/59]]==
{{tiret2|quel|ques}} années plus tôt, il ne raisonnait point de
cette façon.
Enfin René souffrait également ; il aspirait à
une union plus complète avec son bienfaiteur, il
savait que c’était possible et manquait de la hardiesse
nécessaire pour faire le premier pas.
Il augmentait chaque jour sa servilité à l’égard
de Fredi, afin de bien montrer à celui-ci que tout
lui était permis, que jamais il ne rencontrerait
une révolte de sa part.
Tous ses efforts restaient vains, cette facilité
d’une victoire espérée augmentait plutôt l’indécision
du jeune homme.
L’approche de l’examen de René {{Corr|déclancha|déclencha}}
chez son tuteur plusieurs scènes violentes. On
jalousait un peu son succès et souhaitait sourdement
qu’il allât à un échec.
Les enfants du cousin ne manifestaient en effet
qu’un goût à l’étude fort relatif et il était à craindre
que le baccalauréat, pour eux, fût un obstacle invincible.
La mère surtout jalousait cet intrus qui semblait
voler jusqu’aux lauriers des siens. Elle
enviait aussi sa tenue soignée, l’élégance de ses
costumes qu’elle ne savait à quoi attribuer.
Pourtant René, sans fausse honte, lui avait
==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/60]]==
avoué la vérité : son patron, de même taille que
lui, lui donnait ses vêtements dont il n’usait plus.
Ce n’était pas tout à fait exact : Fredi ne se
débarrassait point de ses vieilleries, il aurait
rougi de pareil procédé. Mais lorsqu’il allait
chez son tailleur, il commandait en double, portait
le tout quelques jours, puis passait la moitié
à René.
La cousine avait donc quelque raison de se
défier et, hargneuse, gronda un jour :
— Il est bien maigriot ton patron s’il est de ta taille.
Les insultes qui lui étaient adressées laissaient
René indifférent ; mais si l’on attaquait Fredi,
il en était tout autrement.
Son dédain des femmes en général devint
bientôt de la haine doublée de mépris à cause
de la conduite de sa tutrice. Il percevait toute la
fausseté qui se cachait derrière ses arguments ;
il devinait la jalousie basse sous l’acrimonie des
mots. Il conclut du particulier au général et mit
toutes les femmes dans le même panier.
Comme d’autre part le besoin sexuel réel ne
se manifestait point, son raisonnement lui paraissait
sans réplique.
Les derniers jours qui précédèrent son examen
==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/61]]==
furent pour lui une véritable torture. Il lui fut
impossible de travailler au logis, on le dérangeait
avec intention, le chargeant de menues
besognes. Il tenta de rester tard chez Fredi, mais
en rentrant, il fut tancé d’importance sous prétexte
qu’il menait une vie désordonnée.
Néanmoins il parvint à être prêt. Dès que l’on
sut chez lui qu’il était admissible à l’écrit, ce
fut un {{Corr|tolle|tollé}} de rancune. On lui jeta à la face les
pires injures, affirmant qu’il mangeait le pain
de ses cousins pour se hisser dans la vie.
Fredi, Xavier suivaient au contraire avec une
anxiété tendre, la marche de leur protégé. Ils
fêtèrent l’admissibilité par un dîner fin qui les
réunit en un restaurant des boulevards.
René fut reçu, Xavier et Fredi furent heureux,
mais toute l’exaspération des tuteurs se déchaîna
entraînant une discussion violente.
{{sep|6|m=2em}}
==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/62]]==
==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/63]]==
<nowiki/>
{{T2|V|mt=4em|mb=2em}}
René n’avait parlé que très brièvement de ses
difficultés avec son tuteur. Fredi ne croyait point
que les choses en fussent au point où elles en
étaient véritablement.
Aussi un matin lorsque l’ami lui arriva presque
en pleurs, annonçant qu’il avait quitté les
siens, fut-il atterré.
René implorait :
— Tirez-moi d’embarras, donnez-moi un conseil !
Il ne répondit rien encore, ne parvenant à se
décider. Il reconnaissait cependant que le hasard
le poussait vers la voie dangereuse.
René se mit au travail comme de coutume ;
Fredi, en kimono, erra songeur par son appartement.
Il y avait au fond de lui-même une satisfaction
qu’il n’osait s’avouer. Il se voyait en face de l’inéluctable.
==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/64]]==
<nowiki/>
Certes, il aurait pu conseiller au jeune homme
de prendre une chambre à l’hôtel dans le voisinage.
Il s’y refusait, farouchement, prétendant
qu’il avait droit à sa part de bonheur ici-bas.
Pourtant il ne parlait point, il ne disait pas
la {{Corr|propositon|proposition}} qui lui brûlait les lèvres et René
attendait dans l’anxiété.
Lui aussi avait en lui un désir inexprimé et il
n’osait espérer que le patron le satisfît.
Comme s’il eut été attiré par un aimant mystérieux,
Xavier arriva très tôt ce jour-là.
Ce fut lui qui nettement, sans l’ombre d’une
hésitation, trancha la question :
— Bah ! le petit s’installera ici en attendant,
on verra plus tard.
Fredi et René respirèrent, un autre qu’eux
avait dit ce qu’il fallait dire. Le premier cependant
eut une {{Corr|objetion|objection}} :
— Mais je n’ai qu’une chambre à coucher.
Xavier sourit, tant de ténacité l’amusait :
— Évidemment, il couchera avec toi !
— Bien sûr ! fit René le cœur battant.
Ce fut décidé immédiatement et d’un commun
accord pour ne point ranimer les remords,
on n’en {{Nec|parla}} plus.
Ils s’en furent dîner ensemble et ensuite, le
==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/65]]==
secrétaire rentra chez lui prendre ses affaires.
Le tuteur se récria, mais beaucoup pour la
forme ; René assura qu’il s’installait chez son
patron et nul n’insista plus.
Quand il quitta cette maison, définitivement,
René eut un soupir de bonheur. Enfin il laissait
derrière lui la tyrannie jalouse, il pourrait vivre
librement, sans être contraint de toujours dissimuler.
Il prit un taxi qui l’emmena rue du Moulin
Vert où Xavier et Fredi l’attendaient avec une
impatience qu’ils ne se dissimulaient pas l’un
à l’autre.
Fredi eut une exclamation de joie en voyant
sa malle ; c’était pour lui comme une preuve
que tout se trouvait bien fini et que l’éphèbe lui
appartenait désormais.
L’après-midi fut occupé à l’installation. René
reçut sa part de placard et d’armoire à glace
pour ranger ses affaires.
Puis ils s’habillèrent pour achever la soirée
en un quartier plus mondain. Fredi se mit en
frac et prêta un smoking à René et ils partirent,
joyeusement, résolus à fêter la liberté enfin conquise.
Ainsi tous trois, ils attirèrent l’attention,
==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/66]]==
quoique les jeunes gens parussent sous la protection
de Xavier, on devinait vaguement, en
eux, des invertis.
René, depuis son arrivée auprès de Fredi,
s’était affiné ; il avait pris une joliesse menue
qui assurément n’égalait point la beauté mièvre
de son compagnon, mais qui ne manquait point
de charme non plus.
C’était la première fois qu’il venait en ces
établissements de haut luxe et naturellement il
fut ébloui. Il croyait rêver en s’asseyant auprès
de Fredi à une de ces tables toute scintillante
d’argenterie et de cristallerie.
Il sortit de là, après le repas, absolument
grisé. Chez lui aussi l’ambition s’éveilla soudain
et il l’avoua naïvement.
— Nous te conduirons et tu réussiras, promit
Fredi très grave.
Il pensait ce qu’il disait ; il se voyait maintenant
charge d’âme et le bonheur qu’il escomptait
tirer de René, il prétendait le payer par le
succès. Il ignorait encore quelle route il ferait
prendre au protégé ; en attendant il voulait le
mener au baccalauréat de philosophie.
Ne sachant trop à quoi s’occuper, ils s’en
==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/67]]==
allèrent à un music-hall voisin où Xavier loua
trois fauteuils d’orchestre.
Sur la scène, René vit défiler des femmes
demi-nues, tout un étalage de viande relativement fraîche.
Il n’éprouva pas la répugnance de Fredi,
seulement une gêne insurmontable qui l’empêchait
de regarder franchement.
Xavier, qui l’épiait avec curiosité, se pencha
et demanda :
— Que penses-tu de cela ?
Il hocha la tête, tristement :
— Ce sont des cochonneries !
Fredi sourit et approuva :
— Pas autre chose !
Certainement, il était plus cuirassé que son
jeune ami, néanmoins ces spectacles lui déplaisaient
toujours. Malgré l’ironie du fait, il était
pour la moralité générale, n’admettant pas la
débauche, surtout la débauche étalée. Une sorte
de pudibonderie de vieille fille le hantait ; il
détournait la tête lorsque deux amoureux s’embrassaient
devant lui. Il n’aimait point que l’on
parlât en sa présence des choses sexuelles et
souvent il s’était surpris à rougir en entendant
une plaisanterie trop grosse.
==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/68]]==
<nowiki/>
Pour lui, l’acte sexuel, dépourvu du sentiment
qui le magnifie, n’était qu’une bassesse.
Ils attendirent jusqu’au premier entr’acte et,
à ce moment, Fredi demanda :
— On file ?
— Oui ! souffla René amèrement.
Ils sortirent et dehors respirèrent plus librement ;
il leur semblait qu’ils quittaient une
atmosphère empestée, toute chargée d’une électricité
mauvaise. Malgré leur jeunesse à tous
deux, leur chair n’avait point vibré en face de
ces nudités offertes au plus offrant. Ils avaient
considéré avec étonnement leurs voisins qui,
les yeux brillants, le visage tordu, fixaient la
scène avec émoi.
Fredi retrouvait en son compagnon tous les
sentiments qui jadis l’avaient bouleversé et en
éprouvait un contentement infini.
Ils flânèrent sur le boulevard où les promeneurs
étaient encore nombreux à cause de la
fraîcheur du soir.
Ils allaient, silencieux, chacun d’eux remuant
un monde de pensées ; le spectacle malgré tout
les avait troublés, leur rappelant les nécessités
de la bête humaine.
Xavier soupirait tristement, parce qu’il {{tiret|sa|vait}}
==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/69]]==
<nowiki/>
{{img float|file=Des Vignons - Fredi en ménage, 1930 - image-069.jpg|width=450px|align=left|large=100%|cap=''Sur la scène, René vit défiler des femmes demi-nues…'' (page 65)|style=font-size:100%;font-style:italic|m=1em}}
==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/70]]==
==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/71]]==
{{tiret2|sa|vait}} qu’il rentrerait seul, qu’il n’aurait plus, auprès
de lui, l’ami de jadis.
Ils s’arrêtèrent à une terrasse pour prendre
des boissons glacées et fumer une cigarette.
{{Corr|Frédi|Fredi|cohérence avec les autres occurrences}} était blême, une émotion intime arrêtait
la circulation du sang, une peur atroce le torturait.
René demeurait plus calme, il ne craignait
rien de l’avenir, résolu à tous les sacrifices
nécessaires pour conserver l’amitié de son compagnon.
Xavier eut pitié d’eux et se leva le premier :
— Partons ! Prenez un taxi, moi je rentrerai
par le métro.
Fredi le remercia par une poignée de main
chaleureuse et ils se séparèrent sur le bord du trottoir.
Les deux jeunes gens s’engouffrèrent dans une
voiture et instinctivement, sur la banquette, se
rapprochèrent. Et dans l’obscurité, sans un mot,
ils se prirent la main.
Durant le trajet entier, ils ne prononcèrent
une seule parole et rue du Moulin Vert ils descendirent fébrilement.
Cependant ils montèrent les escaliers {{tiret|posé|ment}}
==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/72]]==
{{tiret2|posé|ment}} et pénétrèrent dans l’appartement sans
hâte apparente.
Quand ils eurent fait de la lumière, ils se
regardèrent et se virent très pâles.
— Allons-nous coucher ! fit Fredi tout bas.
L’autre le suivit vers la chambre. Là, ils eurent
une nouvelle hésitation et chacun d’eux se retira
pudiquement dans un coin pour se {{Corr|deshabiller|déshabiller}}.
Avec le même soin méticuleux, ils rangèrent
leurs vêtements, évitant la nudité qui aurait pu
choquer le compagnon.
Ils montèrent dans le lit, chacun par un côté
et tirèrent la couverture.
Ils se turent, le cœur broyé par un émoi intense,
Fredi saisit la poire et éteignit l’électricité.
Dans l’obscurité, ils respirèrent violemment et
un instant demeurèrent immobiles.
Fredi, à bout de force, se retourna et prit René
dans ses bras.
Ils se faisaient tout bas des serments d’amour,
osaient enfin des aveux définitifs, avaient des
exclamations de mutuelle admiration.
Fredi refit de la lumière ; il n’avaient plus de
honte et leur union se compléta.
René s’étonnait de ce que le compagnon, le
patron, ne réclamât rien d’autre de sa bonne {{tiret|vo|lonté.}}
==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/73]]==
{{tiret2|vo|lonté.}} Il avait cru jusqu’à ce jour que les rôles
devaient être renversés. Au bout du compte, il
se sentit satisfait de cette solution qui le libérait
de vagues craintes.
Fredi sauta du lit et courut à son cabinet où
dans un coin de la bibliothèque il y avait une
bouteille de champagne. Ce fut dans le choc des
coupes débordantes de vin mousseux qu’ils scellèrent
leur tendresse.
Désormais ils étaient liés, un secret qui ne
pouvait être divulgué les attachait l’un à l’autre.
Le secrétaire devenait soudainement le maître
qui dominait, tandis que Fredi se faisait humble
et soumis.
Cela lui semblait juste parce que René donnait
le meilleur de lui-même.
Ils ne s’endormirent avant l’aurore, passant
par toutes les phases des émotions rares ; cherchant
ensemble toutes les saveurs du fruit défendu.
Avec ingénuité, ils essayaient de réaliser leurs
rêves anciens et ne parvenaient qu’à une réalité
parfois décevante. Néanmoins ils tiraient de ces
tentatives une satisfaction profonde, celles d’être
hors la loi commune, de se voir libérés de
l’asservissement qui écrasait les autres hommes.
==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/74]]==
<nowiki/>
René demanda grâce et il s’endormit recru
de fatigue. Fredi demeurait immobile auprès
de lui et le considérait en souriant mystérieusement.
Le sommeil le prit à son tour, mais il se
réveilla longtemps avant le compagnon. Sans
bruit, avec précaution, il se leva et pieds nus
courut à la cuisine préparer le premier déjeuner.
Avec amour, il fit le café, beurra les rôties dorées.
Coquettement il disposa tout cela sur un plateau
laqué recouvert d’une batiste légère et s’en
revint à la chambre.
Près de l’ami, il attira un guéridon et posa le plateau.
Il souriait toujours, une joie puérile au fond, du cœur.
Un baiser sur les paupières réveilla René ; il
ouvrit les yeux et vit devant lui l’ami qui pour
l’occasion avait négligé le kimono.
Le souvenir lui revint aussitôt et il sourit à
son tour, tendant les bras.
La vue du déjeuner tout préparé le remplit de
gratitude ; Fredi, avec une coquetterie mièvre, le
fit taire.
==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/75]]==
<nowiki/>
Ils mangèrent côte à côte, les oreillers roulés
sous les reins, le plateau posé sur les genoux relevés.
Ensuite, ils s’étendirent et allumèrent une
cigarette. Ils se tenaient presque immobiles, les
bras liés, hanche contre hanche.
Une sérénité inconnue les détendait, il leur
semblait qu’il ne leur restait plus rien à désirer désormais.
La demie de huit heures sonna ; ils sautèrent
du lit vivement, et s’habillèrent à peu près.
Fredi enfila ses bas, s’enveloppa de son kimono
à ramages, tandis que René se glissait dans un
pyjama de soie que son ami gardait depuis
longtemps à son intention.
Quand ils se virent ainsi accoutrés l’un et l’autre,
ils rougirent et se sourirent. Chacun portait
le costume de son état et cette constatation glissait
en eux une satisfaction perverse.
{{Mme|Martin|nx}} arriva, lorsqu’elle sut que René
vivrait là désormais, elle n’eut point d’étonnement
conservant une âme naïve. Cela apaisa les dernières
craintes de Fredi.
L’esprit libre, la chair en repos, ils se mirent
au travail gaîment et ce matin-là, leur besogne
==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/76]]==
marcha, comme elle n’avait marché depuis longtemps.
Juste avant midi, Xavier arriva ; d’un seul
coup d’œil, il jugea la situation et, prenant
Fredi dans ses bras, murmura mélancoliquement :
— Mon pauvre petit !
René, qui les regardait, comprit qu’un même
secret les liait également et Xaxier lui devint
aussitôt plus cher.
Fredi se dégagea lestement ; il lui était pénible
de s’entendre appeler « mon pauvre ami »
quand il se sentait tant de joie dans le cœur.
Il se sauva pour s’habiller et René le rejoignit.
Par pudeur, celui-ci referma la porte afin que
Xavier ne le vit point.
{{sep|6|m=2em}}
==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/77]]==
<nowiki/>
{{T2|VI|mt=4em|mb=2em}}
La besogne qui restait à terminer à Fredi,
fut rapidement menée. René mettant tout son
courage à aider son ami, passait l’après-midi
à la bibliothèque nationale à son côté.
Il put donc bientôt porter son ouvrage à l’éditeur
et reçut un acompte. C’était d’ailleurs ce
qu’il souhaitait, ayant résolu de conduire son
compagnon à la mer, durant les vacances.
Les malles étaient préparées à l’avance et dès
l’argent touché, ils partirent. On avait envoyé
Xavier en fourrier, si bien qu’ils trouvèrent en
arrivant une installation complète.
Xavier maintenant dédoublait son dévouement ;
les deux jeunes gens lui étaient également
chers et il veillait sur eux avec une attention maternelle.
De tant de soins, il était récompensé par un
attachement puéril qui se manifestait par des
caresses, des amabilités continuelles.
==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/78]]==
<nowiki/>
En vérité la tendresse était partagée ; les
jeunes n’auraient pu se priver de la compagnie
du sexagénaire, pas plus que celui-ci n’aurait
été capable de s’éloigner d’eux.
Pourtant, le soir quand ils avaient gagné la
chambre commune, il éprouvait une souffrance
aiguë qui, cependant, n’était point de la jalousie.
De Fredi, il ne recevait plus rien et celui-ci
assurément était désormais dans l’impossibilité
de lui rendre aucun service.
Il avait complètement adopté un rôle féminin,
trouvant sa satisfaction personnelle dans le
bonheur des autres.
René avait tenté de l’imiter, poussé surtout
par la curiosité ; il avait réclamé que l’ami lui
rendît le même service. Fredi dût rire de cette
prière, se jugeant inapte à toute autre occupation
que la sienne.
Les premiers jours, ils menèrent une existence
de folle gaîté. Chaque matin, ils partaient
tous trois en promenade et déjeunaient au hasard
du chemin, dans une auberge quelconque.
Cependant ils revenaient pour l’heure du bain ;
non point qu’ils en prissent eux-mêmes, bien
==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/79]]==
au contraire. Mais Fredi avait conservé ce goût
des spectacles de déshabillé.
Accroupi sur le sable de la plage, il s’attardait
longuement à contempler les hommes sortant
de l’eau.
René finit par en prendre ombrage, craignant
une concurrence possible. Un soir, en rentrant,
il se fâcha, oubliant que Fredi était le patron, le
dispensateur des appointements.
Et Fredi devant lui trembla, le supplia de
ne point lui faire de scène, promettant en outre
de ne plus retourner à la plage.
Cette promesse fut tenue et, dès le lendemain,
il s’abstint, demeurant à la maison, sous la véranda.
Cependant il en garda une certaine tristesse,
quelque chose d’imprécis lui manquait.
René, par contre, en conçut beaucoup d’orgueil,
il mesura sa force et se sentit plus hardi.
Dès cet instant son attitude changea, il se fit
plus désinvolte, parfois autoritaire. Autour de
lui, chacun pliait : Fredi par crainte, Xavier
par habitude.
Il eut l’avantage aussitôt d’être entouré de
plus de soins, on lui évita les moindres efforts,
ne lui laissant comme besogne que ce qui appartenait
à sa tâche de secrétaire.
==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/80]]==
<nowiki/>
Mais Fredi, le soir, trouvait sa compensation.
Il s’accrochait à l’ami qui l’abreuvait d’amour,
jamais lassé, toujours ranimé par les caresses
subtiles de l’éphèbe.
Xavier, au matin, leur apportait le café au lit
et tous trois mangeaient, un plateau posé sur le drap.
Ils passaient ainsi une heure délicieuse, par
la fenêtre ouverte arrivait, jusqu’à eux, la brise
de mer toute chargée d’iode et de sel, le soleil
glissait un rayon oblique qui s’étalait sur le
plancher mettant de l’or aux coins des meubles.
Mais Xavier devait se retirer lorsque René
souhaitait se lever ; Fredi lui-même réclamait
ce départ, talonné par une sourde jalousie.
Lui, en revanche, avait toutes les permissions
et il promenait insoucieusement, à travers la
pièce, sa féminité croissante.
Son beau corps d’éphèbe se déformait en effet,
il s’empâtait, prenait des rondeurs insolites
faites d’un tissu adipeux qui résistait sous la
pression des doigts.
Il {{Corr|s’énorgueillissait|s’enorgueillissait}} de ce changement graduel,
montrait avec joie ses seins qui gonflaient,
sa taille qui s’épaississait et se cambrait.
Aucun muscle ne saillait sur la chair lisse et
==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/81]]==
<nowiki/>
{{img float|large=100%|file=Des Vignons - Fredi en ménage, 1930 - image-081.jpg|align=left|width=450px|m=1.5em|}}
==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/82]]==
==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/83]]==
blanche ; on voyait le lacis des veines qui traçait
des sinuosités d’un bleu tendre.
Et il pouvait se promener ainsi durant des
heures sans que rien manifestât sa virilité. Il
était devenu atone, neutre, la sensibilité définitivement refoulée.
Il était fier de ce que Xavier ne lui ressemblait
pas, il était plus femme maintenant que le
vieil ami ayant commencé plus tard.
Ceci ne l’empêchait point de surveiller étroitement
Xavier, ne l’autorisant pas à quitter sa
chambre sans être soigneusement vêtu.
Ces précautions n’eurent d’autres résultats
que de donner à René et à Xavier des désirs
qu’ils n’auraient pas eus.
Le désir était assurément latent chez Xavier,
mais il ne lui était jamais venu à l’idée qu’il
fût réalisable.
Fredi, par son attitude, lui fit croire à des
aveux de René, et il eut un peu d’espoir.
Ce dernier supposa pour sa part que le sexagénaire
lui apporterait des satisfactions inconnues.
Une sorte de fluide les unit mystérieusement
et Fredi en reçut des effluves. Il vécut dès lors
en une inquiétude perpétuelle. S’il s’éloignait
==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/84]]==
un instant, il revenait en courant et scrutait les
deux autres avec une terreur visible.
Mais il les dominait tous encore, par sa supériorité
incontestable. Malgré la certitude de son
pouvoir, René demeurait, devant lui, un élève
docile ; quant à Xavier, il avait appris, durant
de nombreuses années, à craindre ses sursauts d’humeur.
Ils s’avouaient cependant qu’ils se désiraient,
ils échangeaient parfois de longs regards qui
n’échappaient pas à Fredi et lui arrachaient de
véritables frissons de terreur.
Cette jalousie continuellement sous pression
lui causait, le soir venu, des exaspérations affolées
que René était chargé d’apaiser. Il y mettait
tant de prodigalité qu’il y réussissait la plupart
du temps.
Ce fut en cette atmosphère lourde que s’écoula
le premier mois des vacances. Chaque jour
Fredi sentait qu’il s’attachait un peu plus à
l’ami ; il se voyait faible devant lui, prêt à
toutes les concessions.
Et René essaya graduellement son pouvoir,
lui faisant supporter la matérialisation de ses
rêves solitaires, ne tenant compte d’aucune répugnance.
==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/85]]==
<nowiki/>
Fredi acceptait tout, se pliait à tout, avec une
passivité indémontable. Récompensé par un
peu de tendresse, il se jugeait satisfait.
La chambre fermée, il devenait l’officiant d’un
culte mystérieux, dont René était le dieu. C’était
pour l’éphèbe, le complet esclavage de la chair,
la soumission totale aux exigences les plus saugrenues.
Il trouvait une compensation en affirmant :
— Jamais une femme ne serait pour toi ce
que je suis.
C’était vrai ; en face de l’ami, il faisait abstraction
de tous les sentiments les plus naturels,
n’ayant plus ni fierté, ni amour-propre. Il
se faisait esclave bénévolement, avec même une
joie morbide.
La cause secrète de tant de faiblesse était la
jalousie. La peur de perdre l’objet aimé, se persuadant
{{Corr|ingénuement|ingénument}} que René était seul sur la
terre, capable de l’aimer.
En septembre, la fatigue obligea René à plus
de retenue. De cette débilité subite, Fredi éprouva
comme une joie sadique, avec la certitude
que nul autre, momentanément, ne lui ravirait
l’ami bien-aimé.
Sa surveillance se relâcha, il s’autorisa même
==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/86]]==
quelques promenades solitaires, pour s’effondrer
au pied d’une dune et comme jadis s’enfoncer
dans le rêve.
Xavier crut que l’affection des deux jeunes
gens se relâchait et pensa que son heure était venue.
Aux moments où Fredi s’éloignait, il accourait
auprès de René et se faisait tout miel, les
rapprochements ranimèrent les désirs du secrétaire,
d’autant qu’il savait pouvoir obtenir la
tranquillité, le soir, s’il la réclamait.
Pourtant il n’osait trop se hasarder, non point
par crainte de Fredi, mais retenu simplement
par une naïve pudeur.
Xavier, en revanche, avait des regards précis
qui voulaient en dire long et sur lesquels il
était impossible de se tromper.
Un après-midi d’orage, les nerfs en pelote,
René se décida. Ayant préparé l’attaque, il était
demeuré en pyjama depuis le matin.
Il n’eut pas besoin de supplier, Xavier fut
aussitôt à ses genoux, mettant sa science à gagner
les préférences du jeune homme.
Cela le rajeunissait d’ailleurs, il se croyait
soudain vingt années de moins, puisque l’on
tournait encore les yeux de son côté.
==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/87]]==
<nowiki/>
À ce moment, Fredi errait mélancoliquement
par les dunes.
Quoiqu’il eut la conviction d’être satisfait, il
se voyait ressaisi par cette insurmontable tristesse
qui avait été le compagnon de toute son
enfance, de toute sa jeunesse. Il y avait en lui
un regret inconscient, insoupçonné même, de
n’être point normal. Femme, il avait, en lui, un
mâle inconnu qui réagissait parfois, lui donnant
la sensation d’inassouvissement.
Malgré René, malgré Xavier, sa solitude morale
demeurait. Il ne jouait point de rôle en face
de ceux-là, mais néanmoins, il ne se dévoilait
pas avec une réelle sincérité.
Il ne pouvait être le complémentaire de René,
comme l’épouse l’est de son mari, parce que
l’ami restait, malgré tout, trop semblable à lui.
Ils n’étaient pas deux parties de l’unité, mais
chacun une unité.
Peu à peu il se rendait compte que le bonheur
lui était impossible, qu’il traînerait lamentablement
par la vie, comme il errait à travers cette
campagne, sans but, sans idéal, sans attraits.
Le foyer, la famille, les enfants lui étaient interdits.
Il prétendait se moquer de ces fadaises ;
==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/88]]==
en réalité il manquait de sincérité vis-à-vis de lui-même.
Les mouvements de vanité qu’il avait quelquefois,
pour s’enorgueillir de son état, n’étaient
que les aspirations subites de sa tristesse.
L’esprit troublé, le cœur attristé, il s’en revint
vers la villa, recherchant inconsciemment une
compagnie qui le débarrassât de ses pensées.
Il marchait doucement, sans bruit ; il put ouvrir
la porte du salon sans être entendu.
Il s’immobilisa sur le seuil et un grand cri lui
déchira la gorge.
Épouvanté presque, il regardait ses deux
amis. Une amertume lui montait aux lèvres :
même pas cela ne lui restait ; René ne l’aimait
point exclusivement.
Il recula, cachant les larmes qui inondaient
son visage, tandis que les deux autres, pantois,
attendaient, de sa part, une explosion de colère.
Mais ils ne le revirent pas, il était retourné
vers la plage, en un coin où la solitude lui était assurée.
Là, il pleura, languissamment, comme un enfant.
Il y avait en lui un grand chagrin qu’il ne parvenait
pas à préciser, en ignorant la cause
==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/89]]==
exacte. Il sentait seulement qu’il était effroyablement
malheureux, que nul espoir ne subsistait plus.
Pour se consoler il se répétait avec sérieux :
— Tous les hommes sont comme ça, pourquoi
m’en faire ? René est un homme, il me reviendra
et voilà tout.
Cependant il y avait en son cœur quelque
chose d’irrémédiablement brisé. D’une façon définitive,
il avait la preuve que le bonheur était irréalisable.
À l’heure du bain, il quitta sa place et s’en
fut vers la masse des cabines. Il se promena, la
mine songeuse, mais guignant d’un regard hypocrite,
les anatomies masculines.
On le connaissait ; pour beaucoup parmi les
baigneuses il était : le jeune savant plein d’avenir.
Les femmes avaient pour lui des sourires
engageants, des mines de chattes gourmandes
parce que, outre sa science, il avait la beauté.
Il ne voyait rien que les maillots noirs plaqués
sur les cuisses par l’eau et ce spectacle faisait
courir, en ses veines, un sang brûlant. Il aurait
voulu, en une splendide impudeur, crier à
tous ces mâles :
— Je suis ainsi ! Voilà… et je vous appartiens
==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/90]]==
à tous. Parce que l’amour n’existe pas, la chair
seule est sensible.
Son attitude n’échappa point à un baigneur
qui le persécuta d’un regard trouble. Il frissonna
et aussitôt tout son chagrin s’évanouit.
D’ailleurs, il en était toujours ainsi, ces peines
restaient en général très fugaces.
Il arriva au logis où les deux autres l’attendaient
dans l’effroi. Il souriait bonace et oublieux
des injures.
Comme d’ordinaire, il embrassa René et ingénu demanda :
— Tu ne t’es pas ennuyé sans moi ?
{{sep|6|m=2em}}
==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/91]]==
<nowiki/>
{{T2|VII|mt=4em|mb=2em}}
Le ménage à trois se continua dans la quiétude
et la gaîté, Fredi avait accepté la situation
de bonne grâce et il prêtait volontiers René à
Xavier, le plus simplement du monde.
Au bout du compte, tout cela lui parut extrêmement
drôle et sa mentalité changea soudain.
Il n’aspira plus à un attachement sincère. Il y
avait en lui, maintenant, un besoin intense et incoercible.
Vis-à-vis de René, lorsque celui-ci se montrait
trop frigide, il avait des colères subites,
des mots grossiers. Les deux autres tremblaient
devant lui : Xavier par habitude, le secrétaire
par crainte de perdre sa situation.
Il ne pensait même pas à se séparer de l’infidèle
qui lui semblait faire partie de son mobilier.
Le hasard le ramena à la plage à l’heure du
bain et le baigneur remarqué une fois {{tiret|s’ingé|nia,}}
==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/92]]==
{{tiret2|s’ingé|nia,}} à plusieurs reprises, à sortir de l’eau devant lui.
Ils se sourirent mystérieusement, Fredi eut
un tremblement convulsif parce que l’homme
paraissait un colosse.
Ce ne fut, il est vrai, qu’une entrée en matière ;
la prudence de part et d’autre restait nécessaire.
Mais le lendemain Fredi accourut au même
endroit où l’inconnu l’attendait visiblement.
Il nota que sa cabine était proche et rôda aux
alentours tandis que l’autre se déshabillait. De
nouveau il frissonna, ses jambes fléchirent sous
lui et il dut s’asseoir sur le sable.
Vêtu de son maillot, l’homme passa près de
lui et lança :
— Vous ne vous baignez pas ?
Il fut incapable de répondre et en rougissant,
balbutia comme une ingénue énamourée.
Cependant la connaissance était faite ; quand
il ressortit de l’eau, le baigneur vint s’asseoir
auprès de lui :
— Je vous connais assurément… vous habitez
la villa bleue, là-bas, avec deux amis.
Comme jadis, il eut ce sourire bêta qui ne
signifiait rien, mais il ne put prononcer une {{tiret|pa|role.}}
==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/93]]==
<nowiki/>
{{img float|large=100%|file=Des Vignons - Fredi en ménage, 1930 - image-093.jpg|align=left|width=450px|m=1.5em|}}
==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/94]]==
==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/95]]==
{{tiret2|pa|role.}} De nouveau ses yeux s’abaissèrent et il défaillit,
cherchant à fuir la hantise qui le persécutait.
Indifférent, l’inconnu lui apprit qu’il s’appelait
Raoul, qu’il resterait à la plage jusqu’à la
fin septembre et enfin qu’il se promenait régulièrement
chaque matin dans un bois de pins
voisin toujours solitaire.
Ils se serrèrent la main et Fredi s’esquiva le
cœur chaviré. Au retour, il ne regarda même
pas René et la soirée entière, il fut songeur.
Xavier qui le connaissait bien, se doutait
qu’un événement imprévu s’était produit, mais
il ne devinait lequel.
Par extraordinaire, Fredi s’endormit très tôt,
laissant en paix son compagnon qui en éprouva quelqu’inquiétude.
Au matin, il se vêtit presque tout de suite, au
lieu de traîner en kimono comme de coutume.
Fréquemment il consultait sa montre et après
le premier déjeuner, il quitta le logis sans un
mot à ses compagnons.
Il se dirigea immédiatement vers le petit
bois ; déjà il croyait entrevoir la haute silhouette
de Raoul.
==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/96]]==
<nowiki/>
Il marcha encore un instant et sur le point
d’atteindre le but, s’arrêta.
Il haletait, son cœur battait à se rompre, une
émotion jamais éprouvée le paralysait. C’était
un mélange de terreur et d’espérance.
Comme un halluciné, il rebroussa chemin et
se mit à courir {{Corr|éperduement|éperdument}}. Essoufflé, il croula
sur le sable et y demeura immobile, une sueur
au front, une anxiété au fond du cœur.
Maintenant il regrettait d’avoir manqué de
courage, à l’ultime minute, mais ne songeant
pas à retourner sur ses pas.
Les yeux clos, il restait allongé, délicieusement
douché par le soleil du matin. Une voix
résonna auprès de lui ; il sursauta et reconnut René.
Lorsque celui-ci se fut étendu à son tour, il
l’attira à lui, violemment et l’embrassa. Un rire
étrange brillait dans ses yeux bleus, une moue
ironique tordait sa bouche sensuelle.
Xavier survint à son tour et s’étonna de les
trouver là.
— Tu aimes bien la solitude ! fit-il avec un léger
reproche dans la voix.
— Tu n’as pas à t’en plaindre, rétorqua-t-il amèrement.
==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/97]]==
<nowiki/>
Toute sa rancune lui remontait aux lèvres, et
la sensation d’avoir laissé échapper une occasion
ranimait son chagrin. Il fut malaisé de le
ramener à plus de gaîté, il fut sombre, parfois
agressif ou s’enfermait dans un mutisme obstiné
et sans cause.
À midi les deux autres l’entraînèrent et il dut
rentrer au logis. La femme qui s’occupait de
leur ménage avait dressé la table sous la véranda,
en face la mer.
Xavier, espérant le tirer de son apathie, lui
montra l’horizon d’un geste large :
— Regarde comme c’est beau !
Il haussa les épaules avec dédain :
— Qu’est-ce que ça peut me {{abr|f…|foutre}} !
René tremblait, il n’aimait point ces colères
sourdes qui étaient pour lui de continuelles menaces.
Certes, il craignait de perdre la situation
mais aussi l’ami à qui il avait voué, en dépit
des apparences, une réelle affection.
Prudent, il se tint coi, laissant Xavier se débrouiller
avec Fredi. Celui-ci, il est vrai, n’eut
pas beaucoup de peines, le jeune homme se mit
à manger, silencieusement, le front bas.
Il ressentait un mécontentement indéfinissable ;
il aurait voulu se servir d’une insulte qu’il
==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/98]]==
ne parvenait à se préciser. Il lui semblait que le
genre humain tout entier lui était un ennemi personnel.
Après le dessert, il se leva de table et tournant
le dos à ses amis, il s’enfonça dans un rocking-chair
pour fumer une cigarette.
René lui apporta timidement son café ; il le
prit, sans un mot, jetant au compagnon un regard féroce.
Les deux autres ne comprirent rien à cette
mauvaise humeur, ils se taisaient et se faisaient
tout petits dans un coin de la véranda.
Il se dressa et sans même paraître s’apercevoir
de la présence de ses amis, il s’éloigna à
pas lents, descendant vers la plage.
Des enfants jouaient sur le sable ; il les contempla
un instant et éclata de rire. Toute sa colère
était tombée, il ne s’en souvenait même
plus. Il s’en allait maintenant en souriant.
Il passait ainsi fréquemment d’une humeur à
l’autre, sans transition apparente. Il avait de la
peine au point d’en pleurer et cinq minutes plus
tard, il était soulevé par une gaieté folle.
Il y avait au fond de cela, une exaspération
nerveuse dont il ne se rendait pas compte. Une
obsession le persécutait et il ignorait laquelle. Il
==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/99]]==
gardait l’impression continuelle qu’un malheur
le {{Corr|menacait|menaçait}}, mais quand il oubliait pour un moment
cette menace, il riait, parce que le fond de
son caractère était gai.
Il traîna sur la plage, attendant inconsciemment
l’heure du bain. Il s’arrêta près de la cabine
de Raoul et s’installa sur le sable.
Une voix mystérieuse l’avait averti que l’inconnu
viendrait tôt et en effet, un peu plus tard,
celui ci dressa sa stature d’athlète devant l’éphèbe.
Il s’assit auprès de lui et insinua :
— Je me suis promené dans le bois de pins
ce matin.
— Je n’ai pas été jusque-là, répliqua Fredi honteusement.
Tout en parlant, il examinait cet homme qui
traversait soudain sa vie. Il le vit gras, blême,
visiblement un grand lymphatique. Il comprit
la cause de l’attirance qu’il produisait sur lui.
Celui-là aussi était incapable d’efforts virils,
s’il n’avait pas le stimulant d’une chose hétéroclite.
Très certainement les femmes devaient
l’admirer, mais il s’en détournait le plus souvent
possible, devinant instinctivement sa faiblesse.
==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/100]]==
<nowiki/>
Alors il eut plus de courage, certain qu’il
saurait être, le cas échéant, le stimulant nécessaire.
Il reprit aussitôt sa liberté d’esprit et avec un
sourire hypocrite, conseilla :
— Baignez-vous, la mer est assez haute !
Raoul acquiesça et s’en fut à sa cabine, tandis
que Fredi s’immobilisait non loin, devant l’entrebâillement
de la porte.
Ils se comprirent définitivement et après deux
ou trois plongeons, Raoul réintégra ses vêtements.
Les baigneurs maintenant arrivaient en foule,
Fredi proposa :
— Si on allait faire un tour !
Ils quittèrent la plage avec l’intention de gagner
le bois de pins.
Mais après quelques pas, il discerna au loin
les silhouettes de ses deux amis. Aussitôt il eut
honte de ses intentions secrètes et prit brusquement
congé de Raoul.
Celui-ci haussa les épaules avec dépit :
— C’est un dingo, mais ça ne fait rien !
Fredi aborda Xavier et René avec une hautaine
ironie. Il possédait maintenant la certitude
de remplacer l’infidèle quand il lui plairait. Il
==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/101]]==
s’étonna de n’éprouver plus d’attachement pour
le jeune camarade qu’il avait initié ; mais il se
rendit compte que la mauvaise action de celui-ci
avait brisé quelque chose en lui, le transformant
tout entier.
Ils remontèrent ensemble vers la villa ; Fredi
se montrait gai, mais cette gaîté était feinte ; il
ressentait, au contraire, un profond découragement.
Cependant il n’en laissa rien voir, cachant un
peu plus que par le passé, ses sentiments intimes.
Même avec ceux-là, il allait être contraint
de jouer un rôle et à l’avance, il se sentait épuisé.
De très bonne heure, il entraîna René et fit
preuve ce soir-là, d’une exaspération extraordinaire.
Le secrétaire crut la paix revenue et se tranquillisa.
De même, au premier déjeuner du lendemain
matin, il fut d’humeur joyeuse. Mais dès qu’il
put s’esquiver, il le fit, avec précaution.
Sans une hésitation, il se dirigea vers le bois
et bientôt découvrit Raoul qui l’attendait assis
au pied d’un arbre.
Il s’installa à son côté et aussitôt l’autre lui
==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/102]]==
indiqua que ce n’était point les sentiments qui
l’attiraient. Ses tendances étaient en effet beaucoup
plus matérielle.
Fredi accepta cette solution sans embarras,
évoluant lui-même à son insu, ayant constaté
que la sincérité était chose rare.
Que lui importait désormais ; il était décidé à
fermer son cœur, à cacher au fond de lui-même,
l’immense besoin d’amour qui le dévorait. Il
serait ce que les compagnons à venir voudraient
qu’il soit.
Il connut ce matin-là des sensations nouvelles
qui l’émurent douloureusement. Il se vit brusquement
attaché à ce grand Raoul qu’il ignorait
quelques jours plus tôt.
Son roman recommençait, sur d’autres assises,
mais il était repris par des fibres mystérieuses
qui le {{Corr|ligottaient|ligotaient}} au dernier conquérant.
Ils se séparèrent un peu avant midi et comme
s’il eut été en faute, Fredi courut d’une haleine
jusqu’à la villa.
Ses deux amis l’attendaient sous la véranda ;
ils le scrutèrent anxieusement pour tâcher
de deviner son humeur.
Il laissa tomber sur eux un regard chargé de
==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/103]]==
<nowiki/>
{{img float|file=Des Vignons - Fredi en ménage, 1930 - image-103.jpg|width=450px|align=left|large=100%|cap=''Il s’installa à son côté et aussitôt lui indiqua que ce n’était pas les sentiments…'' (page 93)|style=font-size:100%;font-style:italic|m=1em}}
==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/104]]==
==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/105]]==
dédain et s’en fut s’installer dans un rocking-chair.
Pendant le déjeuner, il rit beaucoup, d’un rire
nerveux, parfois convulsif. Il luttait contre une
impression pénible qu’il ne réussissait pas à s’expliquer.
La présence de René lui devenait subitement
pesante et {{lang|la|in-petto}}, il regretta d’être moralement
lié à lui.
Après le déjeuner, il gagna le salon et se mit
à travailler, espérant occuper son esprit.
Une atmosphère lourde pesait, chacun sentait
qu’il y avait quelque chose de changé dans leur intimité.
Fredi ne quitta la tâche qu’au crépuscule et
s’éloigna seul, refusant brutalement la compagnie
de Xavier.
Il allait au hasard, droit devant lui, en proie
à un lourd ennui. Il ignorait ce qu’il désirait
exactement et même l’eut-il su qu’il aurait
manqué d’énergie pour l’exécuter.
Il retrouva Raoul sur ce sable et allongé paresseusement,
il demeura auprès de lui jusqu’à
l’heure du dîner.
Ensuite, il lui fut pénible de rentrer au logis
==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/106]]==
et quoiqu’il n’y eut plus personne sur la plage,
il s’y promena encore un long moment.
Il se décida enfin et rencontra René qui, inquiet,
accourait au devant de lui.
— Qu’est-ce que tu veux ? fit-il brusquement.
Interloqué, l’autre répliqua :
— Comme tu arrives tard !
Silencieusement, ils s’acheminèrent vers le
logis où Xavier les attendait sous la véranda.
Comme l’autre, celui-ci murmura, en le scrutant anxieusement.
— Comme tu viens tard !
Il lui tourna le dos, en maugréant :
— Voilà maintenant que je ne suis plus libre.
Il ne voulait pas admettre l’inquiétude de ses
deux {{Corr|amies|amis}} ; l’affection de Xavier lui paraissait
soudain une tyrannie insupportable ; en revanche
l’attachement de René le laissait indifférent.
À table, il ne prononça pas dix paroles, non
pas qu’il eut exactement de la mauvaise humeur ;
mais la même mélancolie qui jadis l’envahissait lentement.
Il se rendait compte qu’il courait après une
chimère, que la satisfaction sensuelle n’existait
pas, tout au moins pour lui. Il en arrivait à {{tiret|mau|dire}}
==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/107]]==
{{tiret2|mau|dire}} ce sexe qui le tourmentait ; il aurait voulu
retomber dans cette quiétude de son enfance.
Mais aussi loin qu’il se rappelait, il retrouvait
le besoin trouble, incoercible et pourtant imprécis.
Le désir sourd de découvrir un apaisement
à une gêne qu’il ne parvenait pas à se formuler.
Immédiatement après le dîner, il courut à sa
chambre et chercha une solution momentanée à
cette obsession. Il l’obtint à l’instant où René le
rejoignait et il l’envoya au diable avec des mots
durs, empreints de lassitude.
Triste, René retourna auprès de Xavier qui
tenta de le consoler, lui montrant combien l’humeur
de leur ami était changeante.
Fredi se coucha, incapable de travailler ce
soir-là. L’ennui, toujours le même, sans cause
appréciable, le terrassait. Il avait envie de fuir,
et ne pas revoir ses deux compagnons dont la
présence continuelle arrivait à l’exaspérer. Jusqu’à
leur tendresse maintenant lui était pénible.
Il se disait aussi que s’il était vraiment sage,
il ne reverrait non plus Raoul. Il se voyait pour
l’instant, sous l’influence d’un prurit de chasteté.
Rageur, il se répétait ces mots qu’il s’était dit souvent.
==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/108]]==
<nowiki/>
— L’homme complètement chaste serait un
dieu, il saurait dompter la matière.
Cette idée de continence absolue le hantait par
crises. Raisonneur, aimant la logique il
reconnaissait que l’acte par lui-même ne représentait
rien, ni un plaisir, ni une souffrance.
Cela restait pour lui un choc nerveux aux conséquences déplorables.
C’était également cette même idée qui le poussait
toujours à fuir une solution naturelle. Et à
cause d’elle aussi, il se croyait supérieur au
reste des humains, parce qu’il incitait le prochain
à cette solution dont il se privait volontairement.
Tout cela laissait en son être un fond d’amertume
dont il n’apercevait pas la raison véritable.
Il était en un perpétuel inassouvissement,
l’assouvissement ne pouvant pas se réaliser en
lui procurant une volupté.
{{sep|6|m=2em}}
==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/109]]==
<nowiki/>
{{T2|VIII|mt=4em|mb=2em}}
Pendant quelques jours, Fredi rejoignit régulièrement,
chaque matin, Raoul dans le bois de pins.
Il se lassa bien vite de cette contrainte et
d’ailleurs, il éprouvait un naïf orgueil de cette
nouvelle conquête. Il aurait aimé prouver à ses
amis qu’ils n’étaient point indispensable à son bonheur.
Brusquement, il se décida et un soir au moment
de quitter Raoul, il lui dit fermement :
— À demain ! viens chez moi, vers dix heures,
je serai levé.
L’autre ne vit aucun inconvénient à cette
combinaison, sachant en quels termes Fredi se
trouvait avec René et Xavier.
Le jeune homme en rentrant eut un regard
narquois pour ses ordinaires complices et ne les
avertit point de la visite attendue.
==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/110]]==
<nowiki/>
Le jour suivant, il fut levé plus tôt que de
coutume, bien avant que Xavier eut apporté le
chocolat et les toasts.
Il se vêtit de son plus flamboyant kimono,
resta pieds nus en des sandales et se jugea parfait.
René, réveillé un instant après lui, courut le
rejoindre au salon, réclamant une explication à
ce changement d’habitude. Xavier parut à son
tour portant le plateau soutenant les tasses.
Fredi ne voulut rien dire, se contentant de
ricaner d’une façon légèrement agressive.
Xavier jurait qu’il ne l’avait jamais vu ainsi ;
René se taisait, le cœur bourrelé d’inquiétudes.
Tous trois traînèrent au soleil matinal, devant
la villa, face à la mer.
À dix heures précises, Raoul arriva, saluant
tout le monde sans embarras.
Fredi présenta ; il eut un rire orgueilleux et
précis à leur situation respective avec des mots crus.
René se sentit atterré, tandis que Fredi entraînait
Raoul vers l’intérieur de la maison.
Les deux autres restèrent accroupis dans le
sable, suivant, d’un regard attristé, Fredi qui
s’en allait au bras de sa dernière conquête.
==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/111]]==
<nowiki/>
À la peine de René, se mêlait une inquiétude
pour l’avenir ; il craignait que Fredi, lassé, ne
se débarrassât d’un secrétaire, au demeurant
inutile. Or il avait beaucoup compté sur son
secours pour passer son deuxième baccalauréat.
Ensuite, mon Dieu, il se serait débrouillé au
mieux, tout en poursuivant ses études.
En vérité, Fredi ne songeait point à une
rupture, il ne pensait même pas que ce fût possible.
Il se considérait comme le protecteur naturel
du jeune homme, tant que celui-ci n’avait
point une situation assise.
Xavier avait moins d’anxiété, il se sentait
assuré que Fredi aurait toujours besoin de ses
conseils et que s’il ne lui donnait rien autre
chose, il le gratifierait de sa confiance. Et au
bout du compte, cela lui suffisait.
Pendant ce temps l’éphèbe se pâmait dans les
bras d’athlète de Raoul. Il redevenait pour lui
ce qu’il avait été à l’égard de René, c’est-à-dire
un esclave humble et docile.
De savoir ses deux amis tout proches lui procurait
en outre une satisfaction perverse qui
accroissait son plaisir.
Il avait oublié tout soudain, ses projets de
==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/112]]==
chasteté de la veille ou tout au plus les concevait
à un état mitigé.
Cependant, il gardait la certitude de sa supériorité,
quand il voyait Raoul, malgré sa force,
anéanti sur le divan, tandis que lui-même, restait
alerte, n’ayant que fort peu donné de lui-même.
Il usait de toutes les ruses en son pouvoir,
pour ranimer le désir chez le compagnon et il
y parvenait mieux que la plus savante des courtisanes.
Il se revêtit de son kimono, glissa des bas de
soie à ses jambes d’éphèbe et entraîna Raoul au
salon ; puis se penchant à la fenêtre, il appela
René et Xavier.
Il fut heureux de voir le trio réuni devant lui ;
il les dominait tous, sans bien savoir pourquoi.
Ils savaient pourtant qu’il était humble et soumis,
néanmoins, ils lui marquaient une déférence
incontestable, comme une crainte continuelle
de lui déplaire.
Vautré sur le divan, les autres formant le
cercle autour de lui, en des fauteuils, il minaudait,
prenait des attitudes de jeune chatte, se faisait
servir avec des sourires penchés.
Le peignoir moulait ses formes graciles quand
==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/113]]==
il le tirait étroitement sur son corps d’éphèbe,
laissant entrevoir çà et là, un peu de son épiderme
maintenant bruni.
La femme de ménage apporta l’apéritif, mais
les quatre hommes bavardaient avec un tel sérieux
qu’elle ne fut nullement choquée par cette scène.
C’était du vermouth avec du citron et de l’eau,
boisson préférée de Fredi.
Xavier prépara le mélange et René se précipita
pour présenter le verre à Fredi.
On fumait aussi des cigarettes, remplissant la
pièce d’un nuage bleuté et odorant.
La conversation restait des plus sages, on
parlait littérature, art, science avec une conviction sereine.
La supériorité de Fredi éclatait immédiatement
et les autres s’inclinaient devant sa science.
La femme de ménage, de nouveau ouvrit la
porte et annonça que le déjeuner était servi, ce
fut tout juste si l’on ne s’étonna pas de ce qu’elle
négligeât la formule consacrée :
— Madame est servie !
Toujours minaudant, Fredi s’accrocha au bras
de Raoul pour passer à la salle à manger,
==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/114]]==
tandis que les deux autres par derrière faisaient
triste mine.
Fredi présida le repas comme une aimable
maîtresse de maison. Et en vérité, avec son
kimono, son visage presque imberbe, sa chevelure
dorée qui ondait gracieusement et sa
beauté mièvre, on pouvait parfaitement prendre
l’éphèbe pour une jeune femme.
Il avait des gestes puérils, mièvres, des sourires
languides qui écartaient ses lèvres rouges
sur ses dents éclatantes.
Tout cela était chez lui purement instinctif,
nullement étudié ou préparé.
Il était homme, ou à peu près, par le cerveau,
mais enfant par le corps. Celui-ci n’avait point
mûri s’il avait grandi. La masculinité n’était
jamais parvenue à se former. Il restait donc une
sorte d’androgyne, n’éprouvant pas les sensations
ordinaires de l’homme, mais non plus
exactement celles de la femme.
Comme il le reconnaissait lui-même et
l’avouait franchement, sa sensibilité n’était
point externe ainsi que cela se passe dans le
sexe fort, elle était demeurée à mi-chemin, enfermée
en lui-même.
Il ne trouvait donc le plaisir qu’au moyen de
==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/115]]==
certains procédés. En dehors de cela, il restait
froid, dans l’impossibilité de trouver une sensation véritable.
L’habitude de raisonner l’avait amené lentement
à cette constatation, et il disait avec apparence
de justesse que son état ne provenait point
d’une déformation mentale, mais bien d’une
défectuosité organique, à laquelle on aurait pu
parer assurément, dans son enfance. Nul
n’avait pris garde à sa débilité, ne songeant
qu’à ses succès scolaires. Comme il n’y avait
pas assez de vigueur pour le cerveau et le corps,
le premier avait tout pris.
René, en l’écoutant, découvrait en lui de nombreux
rapprochements avec l’ami. Lui non plus
ne jouissait point d’une sensibilité normale ;
s’il se pliait aux volontés de Fredi, c’était surtout
pour lui complaire et aussi beaucoup par
ignorance de son propre état.
Il prévoyait que dès que l’occasion se présenterait,
il abandonnerait à son tour le premier
rôle, pour se subordonner à un ami.
Fredi devinait cela et c’était surtout à cause
de cette conviction secrète qu’il se détachait peu
à peu du jeune homme. Il lui conservait {{tiret|néan|moins}}
==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/116]]==
{{tiret2|néan|moins}} une tendresse spéciale, une sorte de pitié
pour leur commune faiblesse.
Le déjeuner achevé, on passa cérémonieusement
au salon pour prendre le café et les liqueurs.
Ce fut une après-midi agréable, vers quatre
heures Raoul se retira enchanté ayant joui d’une
conversation éclectique, sans compter les autres
avantages de cette rencontre.
Quand il fut parti, René se jeta dans les bras
de Fredi ; il pleurait presque en bégayant :
— Je n’aurais jamais cru cela de toi !
Fredi le considéra avec mauvaise humeur :
— Ne suis-je plus libre maintenant ?
Il recula, épouvanté :
— Bien sûr… mais j’ai de la peine !
Xavier, dans un coin du salon, parcourait le
journal, il se désintéressait de cette scène d’attendrissement,
sachant à l’avance comment elle finirait.
Une heure plus tard en effet, ils étaient parfaitement
d’accord, ayant reconquis l’un et l’autre
toute leur gaîté.
Fredi s’habilla et il sortit avec René, laissant
Xavier se balançant mélancoliquement sous la
véranda, dans un rocking-chair.
==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/117]]==
<nowiki/>
Inconsciemment ils descendirent vers la plage
et avec des frissons intimes, surveillèrent les baigneurs.
Ils étaient troublés par les mêmes émotions,
les mêmes désirs. Ils avaient des plaisanteries
crues, exprimées à mi-voix et qui leur arrachaient
des rires convulsifs.
Cependant ils se promenaient calmement, conservant
une attitude indifférente. Ils savaient
avec une habile sournoiserie, dissimuler leurs
émois et regarder sans être remarqués.
René avoua que tous ces hommes lui causaient
une gêne insurmontable, comme une
crainte mêlée d’attrait.
Fredi haussa les épaules avec lassitude :
— Il y a longtemps que je m’en doute, tu
finiras comme les autres, toi aussi. Alors pourquoi lutter ?
Cette réflexion, fut pour le désir insidieux de
René, un véritable coup de fouet. Il aperçut sa
voie subitement, et la jugea inéluctable.
Ne sachant à qui s’attaquer pour ses débuts,
ne connaissant personne en dehors de ses deux
{{Corr|amies|amis}}, il se montra du dernier gracieux vis-à-vis
de Raoul qu’ils rencontrèrent un instant
plus tard.
==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/118]]==
<nowiki/>
Son attitude était tellement frappante que
Fredi en conçut aussitôt de l’inquiétude. Il brusqua
l’entrevue et ramena son compagnon vers
la villa.
Mais à peine furent-ils masqués par une
dune qu’il se retourna et administra au délinquant,
une paire de claques sonores.
René ne se révolta pas, il se mit à pleurnicher,
à tel point que Fredi en eut pitié et le consola
par de bonnes paroles, lui répétant que de convoiter
le bien d’autrui restait toujours une mauvaise affaire.
La scène eut une suite inattendue. Le soir,
quand ils furent seuls, Fredi prétendit que si
l’ami désirait lui ressembler en tous points, il
lui fallait se soumettre à un régime spécial. Ce
régime consistait à supprimer toute preuve apparente
de vigueur masculine. Par cela, il devait
s’adonner au rêve, inlassablement, sans jamais
se permettre une solution.
René obéit, ayant l’instinct de la soumission.
Dès ce moment, il ne fut plus pour Fredi, qu’une
compagne. Ils eurent alors des conversations
toutes féminines, comme s’ils eussent eu honte
d’être nés d’un sexe qu’ils désiraient chez les autres.
==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/119]]==
<nowiki/>
Le lendemain, Fredi annonça victorieusement
cette bonne nouvelle à Xaxier, qui hocha la
tête sans répondre. Il avait, par pur altruisme,
toujours espéré que René se tirerait de l’ornière.
Il suffisait peut-être, pour cela, qu’il trouvât
sur sa route une femme qui sut l’attirer.
Il ignorait que pareil événement était impossible,
que tôt ou tard la vraie nature se manifesterait
et le ramènerait à son unique route.
D’ailleurs, il aurait dû se rappeler son passé
de souffrance.
René, au contraire, éprouvait de cette décision,
comme une satisfaction intime. Il avait l’impression
de ne plus être obligé de se contraindre,
de jouer un rôle en face de ses amis.
Au bout du compte, il franchissait les mêmes
étapes que Fredi jadis, pour aboutir un jour ou
l’autre à des résultats identiques, c’est-à-dire, la
tristesse, l’anxiété et le découragement.
Pour l’instant, il enviait son ami qui, drapé
dans son kimono de soie jaune, attendait Raoul
avec une impatience amoureuse.
{{sep|6|m=2em}}
==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/120]]==
==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/121]]==
<nowiki/>
{{T2|IX|mt=4em|mb=2em}}
L’argent reçu de l’éditeur touchant à sa fin,
Fredi précipita le départ, pressé de se revoir à
Paris, sans d’ailleurs bien savoir pourquoi.
Raoul partait aussi, mais cela n’aurait pas été
une raison suffisante.
Fredi, insensiblement, se transformait ; il
n’avait plus de ces tendresses profondes en
ayant inconsciemment mesuré l’inanité. Il se
trouvait plutôt maintenant sous le joug des toquades
passagères, résolu à glaner le plaisir, au
cours du chemin de la vie.
Il se disait donc, avec une certaine sérénité,
que si Raoul lui échappait, un autre, possédant
tout autant de qualités, le remplacerait.
Il ne s’apercevait point qu’il s’engageait sur
la pente dangereuse qui est celle de beaucoup
d’invertis. En d’autres termes, il courait à la
débauche, étant dans l’impossibilité de satisfaire
les besoins sentimentaux de son cœur.
Nul ne fit d’objection à sa décision lorsqu’il
==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/122]]==
annonça le départ ; il avait soumis ses amis à la
douce tyrannie. René, moins que tout autre, ne
regrettait pas le séjour à la mer, où forcément
le cercle des relations était réduit.
Lorsque tous trois débarquèrent à la gare
St-Lazare, ils eurent un soupir de soulagement.
Ils se retrouvaient chez eux, dans l’ambiance familière.
Un taxi les amena tous rue du Moulin-Vert et
Fredi se revit dans son appartement avec une
joie enfantine.
Il ouvrit toutes les fenêtres, laissant largement
pénétrer le pâle soleil couchant des derniers
jours de septembre.
Avec des rires, des exclamations, il examinait
ses meubles, ses livres. Il s’assit à son bureau,
joyeusement, fouillant dans ses papiers
avec une fièvre de travail soudaine.
On changea de costume pour achever la
journée gaiement. Ils dînèrent dans un restaurant
à la mode et firent une courte station à un
music-hall proche, qui venait de rouvrir ses portes.
Dès le lendemain matin, il passa à la revue et
chez son éditeur. Nulle part il ne trouva de réel
encouragement, non point que l’on dépréciât
==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/123]]==
son œuvre, mais parce que chacun se montrait hésitant.
Il rentra au logis fort décontenancé, entrevoyant
une période de gêne et de difficulté pécuniaire.
Xavier offrit généreusement de l’aider ; il refusa.
René ne disait rien, tremblant pour sa situation.
Mais Fredi ne songeait même pas à se séparer
de lui.
Dans le salon, assis, tous trois en face de
l’apéritif, ils discutèrent. Fredi fut le seul à mesurer
avec exactitude l’état des choses. Il conclut, paisible :
— Il n’y a rien à faire. Il faut supprimer momentanément
la mère Martin. Toi, René, tu feras
le ménage et la cuisine ; je me débrouillerai seul
avec mon travail.
René approuva avec joie. Il éprouvait un certain
penchant pour les travaux féminins. Il lavait
parfaitement la vaisselle, faisait un lit dans
la perfection et ses connaissances culinaires
étaient assez étendues.
Tout fut entendu sur l’heure, René mettant
==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/124]]==
comme unique condition que Fredi continuât à
le préparer pour le bachot.
Il s’en fut incontinent aux provisions, un filet
à la main et revint une demi-heure plus tard,
lourdement chargé, mais n’ayant rien oublié.
Tandis qu’il préparait le déjeuner sur le fourneau
à gaz, Xavier dressait le couvert dans la cuisine.
Fredi, roulé dans son kimono, fumait pensivement
des cigarettes et dressait son emploi du
temps pour l’avenir, sincèrement il se croyait
charge d’âmes. Son opulence permettait à Xavier
de ne pas se priver et il se voyait nécessaire à
l’avenir de René.
Cette difficulté inattendue les rapprocha tous trois.
Ils se sentirent subitement plus unis, obligés
de travailler dans un but commun.
On se mit à table gaîment et le déjeuner de
René fut déclaré succulent.
Dans le courant de l’après-midi, ils sortirent
ensemble puis Fredi rentra pour attaquer courageusement
une besogne nouvelle.
Dès le lendemain, René montra qu’il prenait
très au sérieux son rôle de femme de chambre.
Les jambes gainées de bas de fil, drapé dans
==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/125]]==
un kimono, un tablier blanc cerclant la taille, il
frotta, astiqua, épousseta sans répit.
Il avait les gestes féminins, les attitudes de l’emploi.
De son labeur, l’appartement surgit reluisant
et net comme il ne l’avait jamais été.
Alors René changea de costume et partit aux
commissions, tandis que Xaxier s’installait au
salon, auprès de Fredi, levé depuis peu.
Avant de s’éloigner cependant, il avait demandé
à ses deux amis ce qu’ils désiraient manger.
Quand il rentra, il nota sur un carnet les
prix qu’il avait payé, pour les diverses denrées.
Puis placide, il s’assit dans un coin de la cuisine
pour éplucher les légumes.
Fredi le sonna ; il accourut aux ordres, mais
c’était uniquement pour prendre l’apéritif et il
s’étonna que l’on eut tant de condescendance
pour une humble servante.
Et ce sentiment était sincère, tout au moins
d’une façon passagère.
Avant de passer à table, il s’en fut revêtir son
costume féminin, avec son tablier blanc, insigne
de son emploi.
Ses deux amis n’eurent point à se {{tiret|déran|ger}}
==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/126]]==
{{tiret2|déran|ger}} une seule fois. Il les servit avec une attention
soutenue, allant de ci, de là, courant au
fourneau où mijotait une sauce.
En récompense de tant d’efforts, il reçut des
compliments pour son déjeuner et il en rougit d’aise.
Dès cet instant la vie fut régularisée, chacun
eut sa besogne et l’on vécut côte-à-côte.
Mais les deux éphèbes n’oubliaient pas le côté
sensuel : René s’acharnait toujours à tuer les
manifestations d’une vigueur masculine quelconque
et sans l’avouer positivement à Fredi,
il avait hâte de se trouver un maître.
La première fois que Raoul vint rue du Moulin
Vert, il eut une douce stupéfaction.
À son coup de sonnette, il vit accourir une
accorte soubrette qu’il ne reconnut point et à laquelle
il demanda timidement :
— Mademoiselle, Monsieur Fredi est-il là ?
René s’inclina en une belle révérence et livra
passage au visiteur qu’elle conduisit vers le cabinet
de travail.
Laissant Raoul en face de Fredi, il courut
préparer la chambre à coucher, mettant toutes
chose en l’état nécessaire.
==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/127]]==
<nowiki/>
Puis, discrètement, il vint avertir Fredi que
tout était prêt.
À ce moment Raoul le reconnut et éclata de rire.
Tristement, il se retira dans sa cuisine tandis
que les deux autres gagnaient triomphalement
la chambre à coucher.
Pour se distraire, il récura les casseroles, fit
les chaussures pour le lendemain matin et préparer
le dîner du soir.
Quand il entendit Raoul et Fredi revenir au
cabinet de travail, il retourna silencieusement
à la chambre.
En entrant, il huma l’air et frissonna, tout
l’être tordu par un désir profond.
Il mit de l’ordre, vidant avec une sorte de
satisfaction morbide, les eaux sales, se complaisant
dans les besognes les plus pénibles.
Sachant qu’il viendrait, Fredi en effet n’avait
pris aucun soin.
À ce moment Xavier sonna ; il courut lui
ouvrir et chuchota en rougissant :
— Madame est avec son ami !
Xavier ne songea même pas à rire, cette explication
lui paraissait normale.
Ayant dit, René se sauva à la cuisine, afin de
==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/128]]==
soigner le dîner du soir. Il prévoyait que Raoul
resterait et il avait fait ses préparatifs en conséquence.
La salle à manger manquant dans l’appartement,
on dut, malgré la présence d’un invité,
s’installer à la cuisine. Le repas n’en fut pas
moins savoureux et René fut encore complimenté.
Raoul, amusé de le voir en ce costume féminin,
un tablier blanc sur le ventre, avait à son
égard des gestes osés qui le remplissaient d’aise.
La fête se prolongea tard et Raoul se retira
vers minuit.
Malgré tout, René ne se sentait pas complètement
heureux ; il lui manquait, comme il le
disait naïvement : un peu d’amour.
Fredi semblait terne, se contentant de cette
existence paisible, régulière. Il travaillait sans
ardeur fiévreuse, mais avec continuité. Parfois,
il passait des après-midi entières à la bibliothèque
nationale et revenait le soir, absolument harassé.
Mais la quiétude du {{lang|en|home}} le reposait instantanément
et il se montrait reconnaissant à René
de lui faire une vie si unie.
==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/129]]==
<nowiki/>
{{img float|file=Des Vignons - Fredi en ménage, 1930 - image-129.jpg|width=450px|align=left|large=100%|cap=''Il courut lui ouvrir…'' (page 119)|style=font-size:100%;font-style:italic|m=1em}}
==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/130]]==
==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/131]]==
<nowiki/>
Xavier déclinait, s’enfonçant de plus en plus
dans la tristesse. Sa solitude semblait s’accentuer,
sa tendresse pour Fredi ne lui paraissait
plus payée de retour et il en éprouvait un chagrin
qu’il cachait jalousement.
Contrairement à ce qu’il avait dit jadis à
Fredi, il incitait René à retourner vers la voie
droite, lui offrant son propre exemple.
Rien, en vérité, ne pouvait remplacer sa solitude
sentimentale. Autour de lui, il n’y avait
plus personne, plus une affection. Fredi, qui se
plongeait de plus en plus dans ses recherches
historiques, avait trouvé un idéal et lui échappait
naturellement chaque jour davantage.
Son âge ne lui permettait point de découvrir
une nouvelle attache et il attendait l’heure dernière
avec une mélancolie désabusée. Il se voyait
poussé à la tombe par le destin ennemi et ne
laissant derrière lui ni un regret, ni une peine.
René était trop jeune pour comprendre toute
l’amertume de cette vieillesse. Comme tous ceux
de son âge, il se voyait assez fort pour vaincre
le hasard.
Et lorsqu’il parlait à Fredi de ces choses, il
ne voyait devant lui que la plus incomplète incompréhension.
==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/132]]==
<nowiki/>
L’éphèbe se transformait peu à peu en vieux
savant maniaque ; il vivait par le rêve à d’autres
époques révolues et se passionnait pour
l’écriture gothique de vieux manuscrits.
Il ne se réveillait réellement que le soir au
moment de donner à René la leçon quotidienne
en présence de Xavier qui fumait sa pipe silencieusement.
René, en effet, n’abandonnait point ses projets,
il voulait son deuxième bachot, afin de préparer
ensuite une licence. Secrètement, il aspirait à
un emploi de fonctionnaire, parce qu’il savait
ses goûts modestes et sa peur des difficultés de
la vie.
{{sep|6|m=2em}}
==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/133]]==
<nowiki/>
{{T2|X|mt=4em|mb=2em}}
On était entré dans l’hiver, Fredi passait par
une crise de travail fiévreuse. En vérité, il avait
hâte de terminer l’étude à laquelle il était attelée
depuis sa rentrée. Cette hâte était causée surtout
par le besoin d’argent qui se manifestait de
plus en plus pressant. Il avait bien touché quelques
menues sommes de la revue, mais cela restait
insuffisant pour subvenir à tout.
Même à Xavier, il n’avouait pas ses difficultés
et celui-ci, pourtant, prenait avec lui tous ses repas.
Il tenait qu’il en fut ainsi, parce que cela
permettait au vieil ami de s’offrir quelques
douceurs. Le rentier, en effet, à cause du renchérissement
de toutes choses, était devenu nouveau
pauvre et sans Fredi, il aurait maintenant
vécu péniblement.
Le jeune homme éprouvait une âpre jouissance
intime à se dévouer pour ses compagnons.
Il trouvait là un dérivatif à son besoin de
tendresse. Il n’en espérait non plus aucune {{tiret|re|connaissance,}}
==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/134]]==
{{tiret2|re|connaissance,}} très persuadé que René s’envolerait
du nid, dès que ses ailes se montreraient
assez solides.
Celui-ci se dévouait également à sa façon et
n’en disait rien non plus. Il avait courageusement
conservé son emploi de femme de ménage
et s’en tirait à son honneur. Il avait remplacé
le vieux kimono par un véritable peignoir en
molleton et portait par dessus l’immuable tablier blanc.
Tôt levé, couché tard, il travaillait pour les
autres et pour lui-même. Sa matinée s’écoulait
dans le nettoyage, la vaisselle, etc. Il changeait
de costume cependant pour s’en aller aux provisions.
Mais dès son retour, il reprenait avec
joie le peignoir.
Vers midi, Xavier, qui se levait tard maintenant,
arrivait juste pour se mettre à table. Fredi
abandonnait momentanément la besogne, apparaissant
hirsute et fatigué, drapé toujours en
un kimono de soie dont la teinte jaune se diaprait
de taches d’encre.
Ce repas était, pour eux trois, le meilleur moment
de la journée. Une quiétude les réunissait,
ils sentaient mieux leur attachement mutuel.
Ensuite, on prenait le café dans le cabinet,
==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/135]]==
s’autorisant quelques distractions qui apaisaient
l’exaspération intime.
Fredi entraînait tout son monde dehors pour
une courte promenade, éprouvant lui-même le
besoin de se détendre.
La température glaciale était un coup de fouet
à leur lassitude, ranimant pour un moment leur énergie.
Régulièrement, quand on rentrait, René s’installait
dans le cabinet, en compagnie des deux
autres et {{Corr|racommodait|raccommodait}} les chaussettes, même
celles de Xavier. Il avait acquis en ce genre de
travail, une habileté extraordinaire et réussissait
une reprise, mieux qu’une ménagère.
Ses amis ne trouvaient point étrange qu’il se
livrât à ce soin, au contraire, ils lui en étaient reconnaissants.
Les chaussettes, il les lavait également, jugeant
que ce n’était point médiocre économie.
En ces différentes tâches, il trouvait également
un dérivatif à sa féminité.
Pourtant, il lui manquait quelque chose, le
rêve ne suffisait point à apaiser l’exaltation secrète
de son être.
Fredi avait Raoul qui venait deux fois par {{tiret|se|maine}}
==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/136]]==
{{tiret2|se|maine}} et déjeunait avec eux ; mais lui ne possédait personne.
En ses rares promenades solitaires, il avait
tenté de se créer une relation, mais en vain,
comme il se méfiait lui-même, les autres se défiaient.
À ses aveux, Fredi répondait avec désinvolture :
— Tu as bien le temps ! Moi j’ai attendu plus
que toi.
Il ne disait rien et renfermait avec amertume
son désir qui grandissait de plus en plus.
Lorsque Fredi eut terminé son étude, il y eut
chez les trois amis, une brusque détente. Après
la fièvre du travail, le jeune homme tomba subitement
en un morne relâchement.
En revanche, il se fit plus gai, plus exubérant
et les trois jours qui suivirent furent occupés
en longues promenades.
On partait le matin, et après avoir erré par
la banlieue, on déjeunait au hasard.
Le soir néanmoins restait consacré aux études
de René et celui-ci avançait rapidement, ce qui
lui permettait d’espérer le deuxième bachot pour
la prochaine session.
Cependant, Fredi restait inquiet. Le travail
==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/137]]==
était bien terminé, mais l’éditeur consentirait-il
une avance suffisante.
Il détestait ces débats pécuniaires et c’est pourquoi
il avait gardé le manuscrit achevé, pendant
trois jours, avant de le porter.
Comme on ne l’avait pas vu depuis longtemps
et que sa précédente étude se vendait
toujours bien, il fut reçu avec, presque, des transports
de joie.
Rusé, malgré son apparence ingénue, il sut
aussitôt profiter de cet état d’esprit et, vantant
sa nouvelle œuvre, laissa craindre une concurrence possible.
Par ce moyen, il obtint l’avance qu’il souhaitait
et rentra au logis en taxi, pour mieux s’affirmer
sa richesse.
En entrant, il poussa des hurlements de fauve ;
Xavier et René qui l’attendaient anxieusement,
comprirent qu’il avait réussi et accoururent joyeusement.
Il fallut que tout le monde descendît ; il
offrait, pour l’occasion, un apéritif d’honneur,
au grand café du quartier.
Il se voyait remonté pour quelque temps et
ressentait un grand calme moral. Les deux autres,
ignorant combien il se débattait au milieu
==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/138]]==
des difficultés de tous les jours ne considéraient
point cet événement comme si extraordinaire.
En les voyant si paisibles, il éprouvait une
satisfaction d’orgueil profonde. Il se disait qu’il
était le protecteur de ces deux-là : un enfant et
un vieillard. Cette conviction l’encouragea et il
rêva de faire mieux, attiré par une sorte d’exaspération
du dévouement.
À midi, on déjeuna au logis, mais le soir, on
revêtit frac et smoking pour retourner visiter
les restaurants mondains.
René, à cette idée, sentait monter à son cerveau
une fièvre d’espérance. Il se voyait prêt à
toutes les excentricités pour conquérir un ami.
Il soigna sa toilette, ondula ses cheveux au
fer, se débarbouilla avec plus d’attention que de
coutume et se jugea beau.
Dans le costume noir qui se cintrait à la taille,
sa fragilité d’éphèbe ressortait mieux, lui faisant
une joliesse attirante, très féminine d’ailleurs.
Fredi, quoiqu’il n’eut pas les mêmes espoirs
pour son jeune ami, se montra satisfait de son
élégance et le lui dit.
Au restaurant, ils attirèrent les regards, {{tiret|par|mi}}
==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/139]]==
{{tiret2|par|mi}} les demi-désœuvrés, l’inversion restait à
l’ordre du jour.
Fredi dut se convaincre, non sans jalousie,
que c’était surtout son jeune ami que l’on admirait.
Aussi dès qu’ils sortirent, l’entraîna-t-il dans
une rue voisine, relativement solitaire et lui
administra une paire de claques, en prétendant
qu’il se conduisait comme un voyou.
René pleurnicha pour la forme, mais au fond
de lui-même, ayant fait les mêmes remarques
que Fredi, il se jugeait fort satisfait. Son chagrin
dura moins assurément que la rougeur de
ses joues et ils durent se promener un moment
avant de gagner le music-hall où ils avaient décidé
d’achever la soirée.
Ils y entrèrent enfin et prirent trois fauteuils.
Ils aimaient le genre de spectacle qu’on leur
offrait là. Ce n’était point exhibition de femmes
nues, mais exercices de force, d’adresse, quelques
chansonnettes et un sketch.
Silencieusement, ils admiraient les beaux
hommes en maillot, et aussitôt leur imagination
se mettait en mouvement.
Cependant, René, toujours soutenu par un espoir
secret, lorgnait de droite et de gauche, se
==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/140]]==
rendant compte qu’il obtenait le même succès
qu’au restaurant.
Au premier entr’acte, il s’esquiva avec une
telle habileté que les deux autres ne purent l’arrêter.
Ils furent un moment désorientés et s’acheminèrent
vers le promenoir à la recherche du jeune homme.
Mais celui-ci l’avait déjà quitté depuis quelques secondes.
Maussades, prévoyant une catastrophe, ils
hésitèrent encore un moment.
Bref, ils retrouvèrent enfin René, au bar,
juché sur un haut tabouret et suçant une paille
avec désinvolture. Auprès de lui, il y avait un
gentleman élégant, d’apparence exotique.
Comment avait-il fait la connaissance de ce
personnage, on ne le sut jamais et Fredi ne put
lui tirer aucune confidence.
Cependant, dès qu’il les aperçut, il les appela
et présenta son compagnon sous le nom de Stanie.
Fredi reçut un choc au cœur, une jalousie
soudaine le bouleversait. Il enviait sa conquête
à l’ami, parce que l’homme était de large carrure
et très masculin.
==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/141]]==
<nowiki/>
Néanmoins, il sut se dominer, remettant sa
vengeance à plus tard.
Il retourna aux fauteuils avec Xavier, René
refusant de le suivre. Au deuxième entr’acte, ils
le rejoignirent encore au bar et il leur annonça
cavalièrement qu’il partait et qu’on ne l’attende
pas avant le lendemain matin.
Les deux autres sortirent également, une tristesse
les envahissait et ils ne savaient pourquoi.
En réalité, ils se désespéraient de voir le
jeune homme pour lequel ils éprouvaient une
sincère affection, suivre la voie qui leur avait
été si douloureuse. Ils savaient aussi que c’était
l’inéluctable, ni objurgations, ni défense ne pouvait
empêcher René de courir vers l’éternel mirage.
Nullement pressés de rentrer maintenant, ils
se promenèrent sur les boulevards à demi-solitaire,
puis s’arrêtèrent dans un café où un orchestre trépidait.
Seuls, ils n’attiraient plus l’attention ; Fredi
conservait bien sa grâce mièvre, mais il s’était
légèrement masculinisé, un duvet blond ombrait
sa lèvre supérieure et le vieillissait.
Ils burent leur consommation presque sans y
prendre garde. Adossés à la banquette, ils {{tiret|écou|taient}}
==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/142]]==
{{tiret2|écou|taient}} la musique, l’esprit engourdi par la mélodie.
Une détresse entrait en eux, une peine inexplicable
leur gonflait le cœur. Instinctivement,
lorsque l’orchestre se taisait, ils songeaient à
René, ils le voyaient, se précisaient ses gestes.
Cela ne ranimait point leurs désirs, et ils s’en étonnaient.
Enfin ils ressortirent et trouvant un taxi, ils
prirent le chemin du retour.
Dans la voiture encore, ils restèrent silencieux,
mécontents de rentrer déjà. Fredi se disait
qu’il lui restait une longue nuit à passer
sans René, le petit compagnon habituel.
Ils s’étaient attardés autant que possible et
n’avaient vraiment perdu que deux heures.
Quand ils mirent pied à terre rue du Moulin
Vert, ils discernèrent aussitôt, dans l’encoignure
de la porte une ombre floue.
Fredi se précipita, tandis que Xavier réglait
le chauffeur.
Il reconnut René qui lui souriait de ses dents étincelantes.
Une joie immense le bouleversa ; il saisit
l’éphèbe dans ses bras et l’embrassa fébrilement.
Xavier s’avança et René expliqua :
==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/143]]==
<nowiki/>
— Je n’ai pas la clé, je n’aurais pas pu rentrer…
Ils l’entraînèrent joyeusement et dans l’appartement,
à la clarté des ampoules flamboyantes,
ils l’examinèrent avec attendrissement.
Ses vêtements avaient conservé quelque désordre
indiquant qu’ils avaient été remis en hâte.
— {{Nec|Eh}} bien ? haleta Fredi.
Il haussa les épaules en souriant avec mystère :
— {{Nec|Eh}} bien !… Stanie viendra me voir ici… il
veut faire ta connaissance… Je ne suis pas jaloux…,
je te dois cela…
Fredi s’était laissé tomber sur le canapé et
considérait son ami. Il lui semblait subitement
transformé, métamorphosé.
Xavier s’était assis dans un fauteuil et le regardait aussi.
Il se mit à rire :
— Vous voudriez des détails ? Vous n’êtes pas
dégoûtés ! Stanie m’a l’air au pèze… il habite
une garçonnière meublée qui doit se payer… du
côté des Champs-Élysées…
Il rit encore :
— Vous voyez que ça n’a pas traîné, puisque
==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/144]]==
me voilà déjà… Mais il avait sa limousine qui
l’attendait près du music-hall… On a été rendu
en cinq minutes… Un taxi m’a ramené.
Ils écoutaient, curieusement, souhaitant des
précisions qu’une honte instinctive empêchait
René de leur fournir.
Celui-ci se sauva dans la chambre à coucher
et revint bientôt en peignoir et tablier blanc ;
il reprenait ses fonctions.
Toutefois pour fêter cet heureux événement,
il s’en fut à la cuisine chercher la dernière bouteille
de champagne, annonçant victorieusement
qu’il la remplacerait le lendemain.
Il n’avouait pas que Stanie, riche sud-américain,
l’avait gratifié d’un billet bleu en remerciement
de sa bienveillance. Cet argent, en vérité
lui brûlait les mains, et au moment où il
l’avait reçu, poussé par l’avarice native, il avait accepté.
Avant de trinquer au bonheur futur de René,
Fredi se déshabilla également, gêné aux entournures
par le frac ajusté.
Ce fut une gaîté factice qui régna entre les
trois amis ; derrière ce voile d’exubérance, il y
avait amertume et désenchantement.
==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/145]]==
<nowiki/>
Il était si tard lorsqu’ils eurent fini de se congratuler
que Xavier resta coucher là. Ils tinrent
tous les trois dans l’unique lit, qui, par chance,
était large.
{{sep|6|m=2em}}
==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/146]]==
==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/147]]==
<nowiki/>
{{T2|XI|mt=4em|mb=2em}}
Stanie fut émerveillé lorsqu’il vint pour la
première fois chez Fredi et qu’il vit René en
femme de ménage. Il en conçut pour l’éphèbe
un surcroît d’affection.
Introduit cérémonieusement au cabinet de travail,
il trouva Fredi en kimono japonais et
chaussé de souliers de satin à talons {{roi|Louis|XV}}.
C’était le dernier costume d’intérieur du jeune
homme. Il éprouvait une volupté réelle à se
promener en ces chaussures anormales qui
l’obligeaient à creuser la taille et à jeter la croupe
en arrière.
Quand il marchait, cela lui donnait un balancement
des hanches qui, non plus, ne manquait
de charmes.
À l’entrée du Sud-Américain, il se leva avec
beaucoup de grâces, la main tendue, si bien
que le pauvre Stanie ne sut plus à qui allaient
ses préférences : à la patronne ou à la soubrette.
==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/148]]==
<nowiki/>
Minaudant, Fredi le pria de s’installer auprès
de lui sur le canapé.
Entre temps Xavier survint, mais René l’arrêta
dans le vestibule et lorsque le brave homme
sut qu’il y avait une visite il s’esquiva discrètement.
Auprès de l’éphèbe, Stanie frissonnait d’un
impatient espoir. Cette espérance se transforma
en vertige quand René parut portant un plateau
chargé de verres.
Pour l’occasion celui-ci avait aussi chaussé des
souliers à hauts talons et une souple jupe à petits
plis balançait sur ses jambes. Avec une
blouse en crêpe de chine et un tablier à bavette,
il était complètement métamorphosé, d’autant
plus qu’il avait eu la précaution de friser sa
chevelure abondante, se faisant deux jolies
{{sic2|chouchettes}} de chaque côté du front.
Tous trois ressentaient en cette ambiance
trouble, un plaisir morbide et pourtant pénétrant.
Fredi ordonna à sa soubrette de demeurer et
respectueusement René s’assit sur un coin de chaise.
Ses yeux étincelaient en fixant son ami qui
==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/149]]==
<nowiki/>
{{img float|file=Des Vignons - Fredi en ménage, 1930 - image-149.jpg|width=450px|align=left|large=100%|cap=''Il trouva Fredi en kimono japonais chaussé de souliers à talons {{roi|Louis|XV}}…'' (page 139)|style=font-size:100%;font-style:italic|m=1em}}
==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/150]]==
==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/151]]==
continuait à minauder, exaspérant le visiteur
qui se contenait avec peine.
On but une gorgée de Porto, puis soudain,
sans avertissement préalable, Stanie saisit Fredi
à la taille et l’attira contre lui.
Sous ses doigts nerveux, il sentait la chair
du buste qui s’enfonçait, se fondait.
René demeura imperturbable, mais il savait
que Stanie ayant vingt-sept ans, ne craignait pas
deux adversaires.
Avec des mots très doux, Fredi s’abandonnait,
défaillant absolument.
Une émotion le pénétrait, il se réjouissait
d’être préféré à son ami, pourtant plus jeune.
Il entraîna Stanie et René courut derrière eux,
pour préparer tout le nécessaire. En même
temps que soubrette, il fut valet de chambre
auprès de l’Américain.
Puis il resta là, ému, attendant les événements
et nul ne songea à le renvoyer, au contraire.
Il eut son tour assurément et sans doute, afin
de lui prêter secours, Fredi ne le quitta pas.
L’après-midi s’écoula ainsi et ce fut Xavier,
vers six heures du soir qui les tira de leur douce béatitude.
==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/152]]==
<nowiki/>
René, malgré la légèreté de son costume, se
précipita pour lui ouvrir et l’introduisit au cabinet
de travail.
Fredi et Stanie vinrent bientôt le rejoindre, le
premier étant en kimono, les pieds nus en ses
souliers de satin.
Ils prirent l’apéritif, calmement, éprouvant
tous comme un alanguissement bienheureux.
René avait tamisé les lumières et dans la pièce
régnait une pénombre reposante.
Stanie maintenant craignait de s’éloigner de
ce {{lang|en|home}} hospitalier ; il restait là, enfoncé dans
un fauteuil, arrêtant son regard chargé de reconnaissance,
tantôt sur Fredi, tantôt sur {{Corr|René,|René.}}
Xavier entretenait la conversation à lui seul,
nul ne lui répondait, mais il ne s’en inquiétait
guère certain qu’on l’écoutait.
Stanie proposa que l’on terminât la journée à
Montmartre ; Fredi refusa en s’étirant à l’instar
d’un jeune chat.
L’on était si bien en cette tiédeur du logis
que la peur du froid le retenait.
Stanie se décida à demeurer et glissa sournoisement
à René, deux billets bleus pour commander
le dîner à un traiteur voisin.
L’éphèbe se hâta, puis revint pour disposer
==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/153]]==
la table dans le cabinet de travail. Il avait repris
son costume de soubrette et Stanie portait
un pyjama de Fredi par-dessus son gilet de flanelle.
La gaîté ne venait pas cependant ; il y avait
en eux une satisfaction imprécise, faite d’apaisement
et de calme et cela leur était voluptueux.
Le dîner dura longtemps, on bavardait doucement,
sans fièvre, jouissant de la tranquillité de l’heure.
René courait à la cuisine chercher les plats et
servait chacun avec dextérité.
Au dessert, Stanie qui, fort riche, cultivait
une neurasthénie congénitale, murmura, avec conviction :
— Comme vous êtes heureux !
Personne ne lui répondit : René songeait à
ses espoirs insatisfaits, à ses difficultés pécuniaires,
Xavier à ses cheveux gris.
Pour prendre le café, ils s’allongèrent tout
uniment sur le tapis. Ils n’étaient point couronnés
de roses, mais en cela seulement ils différaient
des anciens aux soirs des banquets.
Cet abandon de toute contrainte leur était
agréable, stimulant leurs désirs continuellement émoussés.
==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/154]]==
<nowiki/>
Nulle gêne ne pouvait les entraver, ils se
connaissaient maintenant, et ne craignaient
point d’avouer les particularités de leurs tendances.
D’ailleurs, ils se ressemblaient tous les quatre,
ils avaient des goûts identiques, des penchants
qui se complétaient et une égale langueur.
Cependant, Stanie, en sa qualité d’homme
restait le roi de la fête ; c’était à celui qui le
comblerait, cherchant à ranimer sa vigueur endormie.
Xavier lui-même rajeunissait à la clarté douce
des ampoules qui voilaient des écrans de crêpe
de chine.
Après le café, ils burent des liqueurs, en commençant
par du cognac. Ils se grisaient, sans tapage,
sans brutalité, câlinement, comme des enfants sages.
Et l’ivresse montante faisait tomber un à un
les derniers embarras.
À minuit, il fallut rhabiller Stanie qui voulait
absolument rentrer chez lui. On dut même le
soutenir jusqu’au trottoir où un taxi vint le
cueillir. Cependant Xavier, le moins ivre de
tous, se chargea de l’accompagner.
==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/155]]==
<nowiki/>
Fredi et René remontèrent, toute leur joie était
tombée, ils étaient veules, tristes, sans courage.
Ils abandonnèrent les débris du festin et s’en
furent se coucher, s’endormant aussitôt.
Mais le lendemain ils furent réveillés de bonne
heure. René semblait avoir tout oublié et vêtu
d’un peignoir se mit courageusement à la besogne quotidienne.
Fredi se leva aussi, mais accoutumé à réfléchir,
il gardait, en son cœur, un souvenir amer.
Il se voyait crouler dans la débauche, tomber
au même état de dégradation que tous ces viveurs
qu’il méprisait jadis.
Son besoin de moralité, sa pudibonderie naturelle
se réveillaient soudain, lui apportant des
regrets insupportables.
Il se ravalait au même degré que les prostituées
qui fréquentaient les bars américains où
les dancings.
Il se reprochait surtout de n’avoir point
d’amour pour Stanie qui, lui-même, n’éprouvait
à son égard, aucun sentiment tendre.
Avec René comme avec Raoul il avait été entraîné
par une affection réelle. Cela lui semblait
normal, parce que, aucune individualité humaine
ne peut vivre sans tendresse.
==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/156]]==
<nowiki/>
Mais ce stupre imbécile lui causait une véritable
répugnance et il se maudissait d’être descendu jusque-là.
Assis à {{sic2|l’oriental}} sur le canapé, il rappela ses
souvenirs, analysa toutes les phases de l’entraînement
qui l’avait conduit à la déchéance et il
conclut qu’il lui faudrait un rude sursaut d’énergie
pour échapper à l’avenir, à la tyrannie de
la sensualité.
Encore une fois, il gémit sur cette tare originelle
qui faisait, de son sexe, un maître indomptable.
Il aurait voulu se meurtrir pour fuir cette
nécessité qui le conduisait parfois au bord
d’une sorte de folie passagère.
Songeur, il regardait René qui astiquait les
meubles en sifflotant. Il l’enviait pour sa tranquillité
d’âme, son absence de remords.
Agressif, il lui demanda :
— Alors, tu trouves que c’est bien ce que nous
avons fait ?
L’éphèbe eut un rire ingénu :
— Pas mal !
Fredi se tut ; il reconnaissait que sa culture
intellectuelle, le poussant à la perpétuelle analyse,
était sa pire ennemie, sans elle, il aurait
==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/157]]==
vécu paisible, s’abandonnant à son penchant.
Mais non, en réfléchissant, il s’avouait que
toujours, il aurait été malheureux. Il lui suffisait
de se rappeler ses premières années auprès
de Xavier. De l’ami, il avait reçu les aveux
d’une souffrance morale qui n’avait jamais cessé.
René vivait encore dans la quiétude parce
qu’il n’avait pas vu le monde. Son heure sonnerait
comme pour les autres, heure d’amertume
et de regrets.
Lui aussi verrait soudain que le bonheur lui
échappait et que, toujours, il devrait se contenter
d’une illusion.
Leur vie à eux se traduisait exactement par
leur accoutrement. Ils essayaient de se tromper
eux-mêmes, jouant un rôle jusque dans la solitude.
Xavier survint avant midi ; il était plus pâle
que de coutume, fatigué par cet excès inhabituel.
Il affirma en riant :
— Il ne faudrait pas que tous les soirs se ressemblent.
Fredi fronça les sourcils.
— Cela ne sera pas !
==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/158]]==
<nowiki/>
Étonné, René se retourna :
— Quoi, tu veux vivre en cénobite ?
Le jeune homme eut un sourire désenchanté :
— J’aurais au moins un idéal…
La même tristesse les envahissait ; malgré sa
jeunesse, René comprenait également que la
route qu’il suivait serait hérissée de souffrances.
Mais il se raccrochait à l’espoir de jouir des
satisfactions matérielles.
Il oubliait seulement que son penchant était
causé justement par le déséquilibre entre le cerveau
et le physique. Or, pour un cerveau les
joies matérielles ne sont rien.
Cela, Fredi le comprenait nettement, c’est
pourquoi il ne conservait plus d’espérance. À première
vue, cela aurait pu paraître illogique. Si
tous ceux qui se trouvaient dans un cas étaient
de purs sentimentaux, il leur était pénible de
s’unir. Mais il savait en même temps, que malgré
toute la féminité apparente, il restait un bon
fond de l’égoïsme masculin. De quelque côté
qu’ils se tournassent, ils étaient incomplets.
Pour être homme, le physique défaillait, pour
être femme, il leur manquait une certaine forme d’affectivité.
Cependant, considérant la situation comme
==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/159]]==
inéluctable, il chassa la tristesse et essaya de se
montrer gai.
René, ayant achevé le ménage, s’en fut aux
provisions. Il possédait un abondant reliquat de
la somme donnée la veille par Stanie, il prétendit
en faire profiter ses amis, sans leur dire,
connaissant leur susceptibilité.
Ce lui était aisé, Fredi ignorait totalement le
coût des choses. Il lui remettait chaque semaine
l’argent nécessaire à leur nourriture à tous et ne
s’occupait plus de rien.
Aussi leur servit-il un repas fin, dans le but,
assura-t-il, de leur remettre l’estomac en équilibre.
Attablés tous les trois dans la cuisine, ils se
sentaient bien, en une chaude intimité qui les
liait un peu plus.
René exprima la pensée de tous en murmurant :
— Pourvu que Stanie ne vienne pas nous
déranger aujourd’hui.
Fredi eut un geste bref :
— D’ailleurs, je travaille, je ne suis pas millionnaire moi.
Néanmoins, après le café, il s’en fut à sa toilette
qui, il est vrai, consistait à se peigner, à se
==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/160]]==
laver les dents et à revêtir le kimono de soie
neuf et les chaussures à hauts talons.
René mit sa jupe plissée, son tablier à bavette
et s’installa près d’une fenêtre pour raccommoder
les chaussettes de la communauté.
Xavier, voluptueusement enfoncé dans un fauteuil,
parcourait des revues en fumant les cigarettes
américaines de Fredi.
Ce fut ainsi que Stanie les surprit. Sincère il s’exclama :
— Quelle charmante scène d’intérieur !
Fredi eut une moue aimable, René l’embrassa
aux lèvres, et le poussa vers le canapé.
Le millionnaire était revenu poussé par l’ennui
qui ne le quittait jamais. Auprès de ceux-ci,
au moins, il trouvait une quiétude, un apaisement
qui lui tenait lieu de bonheur.
Fredi, lorsqu’il vit Stanie installé dans un fauteuil,
eut un imperceptible tressaillement. Mais
il chassa avec courage l’idée dangereuse et
annonça fermement qu’il avait du travail.
Le millionnaire fut contraint de se réfugier
dans la chambre à coucher en compagnie de René.
{{sep|6|m=2em}}
==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/161]]==
<nowiki/>
{{T2|XII|mt=4em|mb=2em}}
Fredi reçut, à l’improviste, une dépêche de sa
mère lui annonçant que son père était au plus mal.
Ce lui fut un choc violent ; malgré le peu
d’affection qu’il portait à l’auteur de ses jours,
l’idée de le perdre lui causait une sorte d’arrachement douloureux.
Il fit incontinent sa valise et prit le train, conduit
à la gare par Xavier et René.
Durant le voyage, tout le passé lui revint à
l’esprit et il comprit mieux que c’était ce passé
qui avait engagé l’avenir. C’était à la sottise paternelle
qu’il devait son état ; sa débilité première
due au demi-alcoolisme de Masseret ; la
défaillance de la puberté, au manque de soins judicieux.
Cependant, il éprouvait plus de pitié que de
colère contre le pauvre homme aveuglé par la
bêtise et l’orgueil.
En arrivant, il ne trouva pas sa mère sur le
==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/162]]==
quai comme il en avait l’habitude et cela lui
causa une peine indéfinissable.
Hâtivement, il s’achemina vers la maison,
abandonnant sa valise à un homme d’équipe.
Devant le seuil, il s’arrêta avant de sonner,
une main de fer le serrait à la gorge, des larmes
lui montaient aux yeux.
Les volets étaient clos, un grand silence pesait
sur la demeure entière.
Enfin il se décida et atteignit le bouton de cuivre.
Une fenêtre s’écarta et le visage de la servante
se montra. Elle le reconnut et il l’entendit crier :
— C’est Monsieur Fredi !
La porte s’ouvrit immédiatement et sa mère
tomba dans ses bras en sanglotant :
— Ah ! mon chéri ! mon chéri !
Il la repoussa, étonné de ce chagrin qu’il se
figurait de mauvais aloi. Il ne pouvait admettre
que l’épouse ne se jugeât pas libérée, ou tout au
moins proche de la libération.
Elle lui murmura :
— Il a passé cette nuit, le pauvre homme !
Il la regarda et ne répondit pas, la repoussant
pour gagner la chambre du père.
==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/163]]==
<nowiki/>
Elle le suivait en trottinant et en pleurnichant ;
le bruit de ses sanglots convulsifs l’exaspérait ;
il fut sur le point de se retourner pour prier la
malheureuse de se taire.
Il pénétra dans une chapelle ardente et fut
immobilisé par une gêne indéfinissable.
Entre les flambeaux, il distinguait celui qui
avait été son père.
Il n’eut pas une larme cependant et de biais
examina sa mère.
Celle-ci, le visage dans les mains, pleurait sans répit.
Ironique presque, il demanda :
— Tu le regrettes ?
Elle le fixa, comme suffoquée par cette question.
Il insista :
— T’a-t-il rendue heureuse ?
Elle fut incapable de répondre immédiatement,
tant cela lui semblait saugrenu.
— Heureuse ! fit-elle indécise. Mon Dieu, il
m’a fait ma part de bonheur ; il ne faut pas être
trop exigeant en ce monde et courir après des
chimères. J’ai eu auprès de lui, des moments
très doux et des peines douloureuses. Mais c’est
tout cela qui lie un homme et une femme.
==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/164]]==
<nowiki/>
Songeur, Fredi s’assit dans un fauteuil en face
du lit. La sagesse maternelle l’étonnait, mais il
admirait aussi son abnégation.
Au bout du compte il conclut que Masseret,
quoique père maladroit, avait été un mari passable
et, pour cela, il lui donna un regret.
Ils quittèrent la chambre mortuaire parce que
les employés des pompes funèbres venaient opérer
et ils se réfugièrent au salon.
Fredi restait inquiet, il ignorait les décisions
de sa mère au sujet de l’avenir et n’osait hasarder
une proposition de crainte d’en être dupe
par la suite.
{{Mme|Masseret|nx}} {{Nec|parla}}, vanta l’amabilité des
voisins qui l’avaient secourue aux moments critiques.
La maladie du père avait été brève. Après
une soirée au café, il avait eu une congestion
vers quatre heures du matin et n’avait pas repris
ses sens. Avant l’aurore il trépassait.
Le premier soin de la pauvre femme avait été
de télégraphier à son fils qui avait eu le temps
d’attraper un train le même matin.
Piteusement, elle avoua :
— Je me sens si seule tout d’un coup…
Il la considéra silencieusement, puis, avec
peine proposa :
==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/165]]==
<nowiki/>
— Veux-tu venir avec moi à Paris ?
Il sentit qu’elle hésitait ; ç’avait été le rêve de
ses dernières années que de finir ses jours auprès
de son fils bien-aimé. Jamais elle n’avait pu
manifester à cet enfant toute la tendresse qui
brûlait en elle, parce que Masseret la paralysait
par son ironie agressive, son autoritarisme obtus.
Mais l’instinct maternel l’avertit que la proposition
de Fredi n’était point complètement sincère
et elle refusa timidement :
— Je ne sais pas encore ce que je ferai, je suis
si bouleversée.
Fredi respira plus librement ; il avait fait
cette offre, la considérant comme un devoir,
mais il entrevoyait combien la présence de sa
mère rue du Moulin Vert gênerait sa vie.
Pourtant il fut triste qu’elle refusât ; il ne
savait pourquoi, mais un remords sourd se glissait
en son cœur.
Il s’éloigna, incapable de demeurer dans cette
atmosphère chargée de larmes et il s’en fut au
dehors, assez mélancoliquement, par les rues solitaires.
Son attitude manifestait assurément le chagrin ;
ce n’était point la disparition du père qui
==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/166]]==
causait cette peine. Non, il y avait en lui, une
douleur latente, profonde, que le moindre événement ranimait.
Il rentra pour le déjeuner et de se voir seul en
face de sa mère, dans la salle à manger qu’il
avait toujours connu, lui produisit une impression décourageante.
La présence de Masseret manquait malgré
tout, un fil de la trame mystérieuse de la vie était
rompu. Il comprit mieux la souffrance maternelle
et la partagea plus intimement :
— Ma pauvre maman ! balbutia-t-il.
Elle ne répondit pas, baissant le nez vers son
assiette afin de mieux refouler ses pleurs. Néanmoins,
ils ne purent manger ni l’un ni l’autre,
et à la cuisine, chez l’humble servante, il en fut
de même.
L’après-midi se traîna lamentablement, les
visites des amis et des relations se multipliaient.
La mère et le fils n’eurent pas un instant de solitude
et cela leur fut extrêmement pénible.
On était à la fin de l’hiver, l’enterrement aurait
pu être retardé d’un jour ; Fredi s’y refusa,
pressé d’en finir avec ce lugubre appareil.
Il jugea comme il se devait tout cet apparat de
==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/167]]==
la mort, mise en scène aussi lugubre que barbare,
destinée à prolonger la souffrance chez
ceux qui restaient.
À travers la petite ville, le glas des cloches se
répercutait, répétant à tous que la douleur planait
et menaçait chacun.
Ces cloches, Fredi les maudit, pour ce qu’elles
apportaient de tristesse au prochain qui n’avait
nulle raison de pleurer. C’était, à son avis, lui
voler quelques minutes de bonheur, que de lui
lancer à la face cette menace.
Vêtu de noir, sa beauté ressortant même en ce
costume sombre, il suivit le corbillard auprès
de sa mère. Le soleil étalait ses rayons lumineux
dans l’or de ses cheveux, semblant dire à tous
que la vie succédait à la mort, que le départ
d’un seul n’était point un événement considérable,
parce qu’il y avait derrière lui, la longue
chaîne des vivants.
Sous son voile de crêpe {{Mme|Masseret|nx}} n’avait
plus de larmes ; elle le regretta à cause du grand
nombre de spectateurs.
Sur leur passage, les hommes se découvraient,
les femmes se signaient. À tous, Fredi
jetait un coup d’œil d’étonnement. Il devinait
ces gestes hypocrites, nul ne prenait réellement
==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/168]]==
part à leur douleur, sauf quelques-uns frappés
eux-mêmes par la fatalité.
La cérémonie au cimetière lui fut odieuse. Un
peu à l’écart, le front bas, il adressa un adieu
mental à son père. Soudain tout était oublié, la
rancune s’était évanouie de son cœur.
Cependant, il considérait que toutes choses
étaient en ordre ainsi ; il attendait son tour,
sans frayeur comme sans impatience, parce qu’il
avait déjà, malgré son jeune âge, mesuré l’inanité
des espoirs.
Pour le repas des funérailles qui devait réunir
tous les assistants, il s’enfuit, reprenant son
train, promettant à sa mère de revenir lorsque
cette lugubre comédie serait achevée.
Il se moquait de l’opinion de ses concitoyens
et c’est pourquoi, d’ailleurs, ils l’avaient en
haute estime. L’écho de ses succès était arrivé
jusqu’au pays natal.
Son voyage de retour fut une perpétuelle
fébrilité. Il avait hâte de retrouver son {{lang|en|home}},
la solitude morale qui tenait maintenant une
grande part de sa vie.
En débarquant de la gare de Lyon, il sauta
presque joyeusement dans un taxi.
Rue du Moulin Vert, Xavier l’attendait. À
==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/169]]==
peine entré, il vit l’ami morne, accablé. Celui-ci
lui ouvrit les bras et ils s’embrassèrent
comme jadis.
Alors Fredi comprit :
— Et René ?
Xavier eut un geste désolé :
— Parti… il est auprès de Stanie et lui sert
de femme de chambre. Il en reçoit des émoluments royaux.
Fredi n’eut pas de colère, seulement une tristesse
aiguë ; il murmura :
— Bien, que la vie lui soit légère !
Et ils ne reparlèrent plus de cela.
Il changea de costume, exaspéré par les vêtements
de deuil qui ne disaient rien, ni à son
cœur, ni à son imagination.
Bientôt, il entraîna au dehors le vieil ami et
ils s’en furent jusqu’aux grands boulevards,
pour {{Corr|flaner|flâner}} parmi le monde. Ils prirent le café
à une terrasse et dînèrent à la brasserie.
Fredi tâchait de tout oublier, de regarder seulement
vers l’avenir. La solitude soudain qui
s’écroulait sur lui, le meurtrit, le rendit plus
pitoyable et il murmura :
— Maman !
Xavier qui l’entendit répliqua :
==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/170]]==
<nowiki/>
— Tu devrais la prendre auprès de toi, la
pauvre femme.
— C’est mon intention, fit-il avec sincérité.
L’image maternelle lui revint à la mémoire.
Il devina la souffrance continue, bien cachée
sous le masque immuable de la petite bourgeoise.
Il sentit également quel trésor de tendresse
il y avait derrière cette puérilité qui jadis
l’énervait. Humble et soumise, elle se méfiait
de lui comme du père, n’osant avouer son amour.
Il secoua la tête et dit fermement :
— Il faut qu’elle soit heureuse !
— Tu peux tout pour elle, assura Xavier qui
connaissait la vie. Le passé ne lui fut pas toujours
gai, que ses vieux jours au moins soient paisibles.
Fredi fut reconnaissant au vieil ami de ces
saines paroles qui le ramenaient dans la justice.
Nul égoïsme ne le poussait en ses décisions
actuelles, au contraire, il rêvait de se dévouer
encore, de travailler pour que la mère connût
véritablement l’aisance.
Il était trop tard pour rien commencer ce soir
là. Ils rentrèrent tous les deux de bonne heure
==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/171]]==
et Xavier resta auprès du jeune homme jusqu’au lendemain.
Ils se crurent un moment revenus aux jours
écoulés où l’un et l’autre gardaient au fond du
cœur, une espérance imprécise.
Mais ce mirage s’évanouit bien vite ; ils se
virent en face de la réalité, tous les deux pauvres
égarés par le vaste monde, sans foyer, sans
famille, errant sans cesse à la suite d’une chimère.
Et les premiers mots de Fredi en se levant, furent :
— Vivons les jours après les jours, jouissons
des minuscules plaisirs passagers, puisque les
grandes joies nous sont interdites. Qu’importe
le reste !
Il y avait encore dans l’appartement une
chambre non {{Corr|meublé|meublée}} qu’il avait laissé ainsi par
économie. Il décida aussitôt que ce serait celle
de sa mère, parce qu’elle était vaste et donnait
sur la rue.
La matinée entière fut occupée en courses. Il
passa chez le tapissier où il commanda un papier
clair et gai ; ensuite, ce fut chez un marchand
de meubles où il arrêta son choix sur une chambre
presque luxueuse.
==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/172]]==
<nowiki/>
Il voulait que tout ce qui appartenait à la
maison paternelle y demeurât. Ce serait là
qu’ils iraient en vacances et plus tard, peut-être,
y finirait-il ses jours. Mille souvenirs maintenant
s’accrochaient à ce toit, il souhaitait le conserver intact.
De même, il aurait plus d’orgueil et plus de
joie à savoir sa mère entièrement chez lui.
Certes, les scènes auxquelles avaient assisté
ces murs restaient pour lui un souci, à l’idée
d’y transporter l’honnêteté maternelle. La difficulté
de trouver un autre logement l’obligea à
se contenter de ce qu’il possédait.
Xavier ne le quitta pas une seconde, il fut, encore
une fois, le compagnon dévoué qu’il avait
toujours été ; mais Fredi, sans le dire, lui rendait
dévouement pour dévouement.
Les préparatifs durèrent trois jours pleins,
parce qu’il activa les choses. Cependant il fut
heureux du résultat et se surprit à sourire.
Il ne doutait pas du consentement de sa
mère ; avec le recul nécessaire, il se rendait
compte que c’était le vœu le plus cher de la pauvre esseulée.
{{sep|6|m=2em}}
==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/173]]==
<nowiki/>
{{T2|XIII|mt=4em|mb=2em}}
Fredi avait retrouvé {{Mme|Masseret|nx}} abîmée
dans le plus absolu désespoir. La malheureuse
se voyait surprise par cette subite solitude. À la
vue de son fils, elle oublia un moment toutes ses peines.
Lui, se taisait, ne disait point le but de son
retour inattendu. Il ne savait pourquoi il agissait
ainsi. Un instinct obscur le poussait à prendre
possession de cette vieille maison où maintenant
il était le maître.
Avec sa mère à son bras, il en parcourut
toutes les pièces avec une satisfaction de propriétaire.
Parfois {{Mme|Masseret|nx}} soupirait en murmurant :
— Je vais me trouver bien seule ici !
Fredi ne répondait rien et souriait malicieusement.
Il lui semblait que son attachement
pour sa mère grandissait de minute en minute,
==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/174]]==
qu’il découvrait soudain l’infinie tendresse de la
pauvre femme.
Il se maudissait de n’avoir vu clair plus tôt et
se jurait de rattraper à l’avenir le temps perdu.
L’après-midi s’écoula dans la monotonie de la
vie provinciale ; quelques visites survinrent,
poussées plutôt par la curiosité que par la pitié.
Le notaire parut également ; Masseret était
mort intestat et Fredi ne présentait aucune difficulté,
en conséquence la besogne de l’homme de
loi était considérablement facilitée.
La mère et le fils se retrouvèrent seuls à table
pour le dîner du soir et Fredi eut de nouveau
cette impression lourde d’une absence à ce repas.
Le cœur bouleversé par une tristesse il se décida
à parler :
— Tu ne m’as pas demandé pourquoi j’étais revenu ?
Elle le considéra en souriant :
— Je pensais que c’était pour me voir, mon
enfant, mais peut-être me suis-je trompée.
Il réfléchit une seconde :
— {{Nec|Eh}} bien voilà… Je t’enlève, tu as toute ta
journée de demain pour préparer tes affaires,
==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/175]]==
pas une heure de plus. Chez moi, à Paris, ta
chambre est prête… Une belle chambre, tu verras,
avec un papier rouge tout chargé de lumière.
Elle l’écoutait les mains aux seins, essayant
de dompter son émotion. Elle aussi pour la première
fois découvrait son fils. Elle l’avait cru
froid, indifférent, et s’apercevait soudain que
c’était un tendre.
Elle songea au passé et des larmes roulèrent
sur ses joues.
— Comme tu as dû souffrir, mon pauvre petit !
Il se secoua, refoulant le chagrin, ne voulant
voir que l’avenir. Un avenir très clair, où il se
dévouerait entièrement pour un être cher. Il
avait tout pesé ; sa mère était jeune encore, elle
vivrait longtemps sans doute et il la suivrait
de près dans la tombe, afin de ne point retomber
de nouveau dans la solitude.
Elle se leva et se penchant sur Fredi, l’embrassa.
Il se dégagea doucement, heureux de cette
marque d’affection :
— Tu ne m’as pas dit que tu consentais ?
Elle se rassit et sourit :
==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/176]]==
<nowiki/>
— Bêta… tu sais bien que c’était mon rêve…
mais peut-être te marieras-tu bientôt ?
Elle posait cette question en tremblant ; Fredi
rougit et dit gravement :
— Je ne me marierai pas… non point à cause
de ta présence, tranquillise-toi, mais parce que
je n’ai aucune aptitude pour la vie de ménage.
Tandis qu’il prononçait ces paroles, un sanglot
lui déchirait la gorge. Il mentait, et c’était
la base de toute sa mélancolie que cette impossibilité
de trouver le bonheur ici-bas, dans la
quiétude du foyer.
{{Mme|Masseret|nx}} n’insista pas, son intuition de
mère lui révélait qu’il y avait là un secret douloureux.
Cependant, maintenant, un grand contentement
gisait en eux. Ils achevèrent le dîner rapidement
et retournèrent au salon.
Fredi donna ses dernières indications : la
vieille maison familiale serait conservée, sa
mère n’emporterait que le nécessaire et les quelques
souvenirs qui lui étaient chers.
Elle approuva tout, acquiesça à tout, elle se
sentait vraiment trop heureuse et croyait trouver
enfin la récompense d’une vie d’abnégation.
Le jour suivant fut occupé aux préparatifs.
==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/177]]==
La vieille Mélanie qui les servait depuis environ
cinq ans se lamentait de ce départ, mais se refusait
obstinément à les suivre.
Fredi en fut plutôt satisfait, ne voyant pas la
possibilité de grever un budget de cette nouvelle bouche.
Xavier fut prévenu télégraphiquement et
{{Mme|Masseret|nx}}, {{Corr|conduit|conduite}} par son fils, prit un
train du soir. Elle partit sans regarder derrière
elle, craignant quand même un déchirement, en
abandonnant toutes ces vieilles choses.
Elle ne voulait plus penser non plus au disparu.
Elle lui gardait, au fond du cœur, une tendresse
pour les quelques heures de joie qu’il lui
avait procurées. Maintenant, son regard se posait
orgueilleusement sur son fils qui, par son
effort personnel, avait gravi plusieurs échelons
de l’échelle sociale. Déjà il était quelqu’un et la
nullité du père se trouvait amplement compensée
par l’intelligence du fils. De cela, elle était
reconnaissante à Masseret et pour cela aussi, elle
lui conservait de l’affection.
À la gare de Lyon, Xavier toujours aussi fidèle
les attendait avec un taxi. {{Mme|Masseret|nx}} devina
aussitôt qu’il aimait Fredi, peut-être autant
qu’elle. Avec spontanéité, elle lui tendit la main
==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/178]]==
et ils échangèrent une étreinte qui les liait d’une
entente secrète.
La voiture les mena rapidement rue du Moulin
Vert. Durant tout le trajet, Xavier bavarda,
mettant Fredi au courant des dernières nouvelles.
Il avait passé pour lui à la revue et chez
l’éditeur et rapportait des promesses de travail.
Son amitié l’avait averti que l’ami aurait désormais
besoin de ressources accrues et malheureusement,
il ne pouvait plus lui venir en aide.
Quand elle pénétra dans le {{lang|en|home}} de son fils,
{{Mme|Masseret|nx}} s’extasia. Tout lui semblait magnifique,
plein de gaieté, en cette garçonnière
arrangée avec goût.
Fredi, joyeux, l’entraîna jusqu’à sa chambre,
épiant la joie soudaine sur ce pauvre visage flétri.
Xavier les rappela parce que le dîner attendait
dans la cuisine. Toujours complaisant, il
avait pris soin de tout commander à l’avance
chez le traiteur voisin.
Ils se réunirent autour de la table et {{Mme|Masseret|nx}}
ne regretta point que son intimité fut troublée
par la présence d’un tiers. Elle sentait Xavier
de la famille ; elle le voyait exactement tel
==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/179]]==
qu’il avait constamment été, le protecteur de son fils.
Dès le jour suivant, la vie se régularisa ; Xavier
s’en fut chercher {{Mme|Martin|nx}}, qui reprit
sa place au nettoyage.
Il accompagna également {{Mme|Masseret|nx}} dans
ses courses.
Il se voyait heureux de la tournure que prenaient
les événements, espérant le sauvetage de
son ami.
Fredi voulait oublier le passé ; il se réinstalla
à son bureau et se remit à la tâche.
La besogne lui semblait plus légère, il se
croyait libéré de la tyrannie de la chair, parce
qu’il avait momentanément la satisfaction sentimentale.
Les premiers jours, il hésita à revêtir le kimono
japonais ; il avait un peu honte de cette
faiblesse devant sa mère, quoique celle-ci fut
bien incapable d’en deviner la cause.
Il se couchait tard et bien enfermé dans sa
chambre il s’abandonnait au rêve, escomptant,
par ce moyen, pouvoir se passer de la réalité. Il
se disait avec apparence de raison qu’il existait
de par le monde une multitude de {{tiret|soli|taires}}
==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/180]]==
{{tiret2|soli|taires}} comme lui, que la conscience ou la peur
éloignaient de la débauche.
Il oubliait seulement qu’il avait goûté au fruit
défendu et qu’il en conservait, quoi qu’il fît, la
saveur sur les lèvres.
En attendant, il trompait sa faim de volupté,
plutôt qu’il ne l’apaisait ; mais il ne pensait
point que le réveil pût être brutal.
De l’abandon de René, il gardait cependant
une douleur au cœur ; il regrettait aussi que le
jeune homme se fût détourné de la voie qu’il
avait choisie. Il entrevoyait, pour lui, la prostitution
plus ou moins proche et ensuite la misère.
Évidemment René avait été entraîné pour la
passion, mais également par l’appât du gain.
Seulement il ignorait combien ces amours sont éphémères.
Son rêve, chaque nuit, le tenait éveillé environ
une heure, si bien que le matin, il se levait
brisé. Il s’était ainsi dressé une ligne de conduite,
se permettant une solution à époque fixe,
de façon à trouver un moment d’apaisement.
À ce régime, malheureusement, il tuait son
dernier reste de vigueur masculine. Il atteignait
à vingt-huit ans, à la sénilité et s’en réjouissait.
==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/181]]==
Il était fier de cette impuissance morbide qui le
plaçait hors la loi commune.
Quand il revoyait sa mère, le matin, il avait
un peu honte de lui-même, mais le soir, il retombait
machinalement dans le même gouffre.
{{Mme|Masseret|nx}}, au contraire, rajeunissait ; elle
avait trouvé le bonheur dans cette ambiance
paisible, mais où il n’y avait pas, au moins, à
compter sou à sou.
Son admiration pour son Fredi s’accroissait
et elle n’apercevait point son côté faible, son
ignorance de la vie le lui interdisant.
Elle conduisait le ménage, mais ne s’occupait
point de la bourse ; Fredi conservait le souci
pour lui, afin de ne pas faire partager ses difficultés
à la pauvre femme.
Elle ne s’étonnait donc point de la présence
continuelle de Xavier. Bien mieux, elle s’en réjouissait,
ayant en lui une compagnie aimable,
d’une infinie douceur et d’une complaisance
sans borne.
Le sexagénaire reportait sur la mère un peu
de son affection pour le fils. Lui n’oubliait pas
les jours passés et il reconnaissait que le maigre
bonheur qu’il avait eu en ce monde, c’était Fredi
qui le lui avait donné.
==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/182]]==
<nowiki/>
L’après-midi, tandis que le jeune homme, attaché
à son bureau, travaillait, il emmenait madame
Masseret et lui faisait visiter Paris.
Pour cette bonté à l’égard de sa mère, Fredi
lui avait de la gratitude. Il voulait aussi se
croire heureux et se le répétait sans cesse. Néanmoins,
sa mélancolie subsistait, un découragement
invincible l’éloignait de tout effort qui
n’était point son habituel travail.
Il y avait, en lui, cette perpétuelle sensation
d’inassouvissement ; un besoin secret le torturait,
le sexe, malgré sa déficience, se révoltait
contre son inertie. L’imagination alors prenait le
dessus et le malheureux Fredi retombait dans le
rêve, toujours, même de plus en plus irréalisable.
Il n’essayait même pas de se rapprocher de la
femme, certain inconsciemment qu’elle ne lui
apporterait pas le contentement. Il conservait
à son égard cette timidité spéciale que tous les
invertis appellent répugnance.
Lassé de lutter continuellement, il se revêtit
un matin de son kimono et reprit ses bas de
soie avec des jarretières garnies de rococo.
Quand il se vif ainsi, dans la glace, il eut un
sursaut de joie ; un plaisir morbide s’enfonçait
en lui.
==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/183]]==
<nowiki/>
En le trouvant en cet accoutrement bizarre,
Madame Masseret crut qu’il se livrait à une farce
enfantine et éclata de rire.
La honte qu’il éprouva lui fut agréable et il
tint un peu plus à son costume.
Toutefois, pour sauver la face, il expliqua
très sérieusement qu’il était mieux pour travailler,
que le pyjama le plus lâche le gênait
aux entournures.
Elle accepta l’explication, considérant cette
manie comme une fantaisie de grand homme et
Xavier se garda bien de la détromper.
Les jours coulaient dans une tranquillité relative ;
Fredi fuyait le monde parce qu’il avait
peur de la tentation. Il ne sortait que pour se
rendre à la revue ou chez un éditeur.
Grâce à Xavier, il en avait découvert un autre
qui réclamait spécialement, de lui, des études
sur la période Gallo-Romaine.
Il dut retourner à la bibliothèque nationale
et il le fit avec crainte.
Dehors maintenant, il s’en allait très vite, baissant
le nez, troublé par une invincible timidité.
Si par hasard, un inconnu l’arrêtait dans la rue
pour lui demander un renseignement, il rougissait
et bégayait.
==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/184]]==
<nowiki/>
Cette gêne le poursuivait, l’enveloppait comme
d’un manteau de plomb. C’était là encore une
révolte du sexe constamment trompé dans ses besoins.
Il avait aussi parfois des obsessions douloureuses,
les odeurs surtout produisaient sur lui
des impressions indéfinissables.
Certains parfums lui causaient une véritable
griserie, un alanguissement qui le plongeait
pour un moment dans une insurmontable paresse.
Aller et revenir de la bibliothèque lui devenait
torture ; il ne se sentait l’esprit libre qu’au
logis. Devant les grands in-folios sa personnalité
également se transformait, à cet instant il
était tout esprit.
L’obsession semblait grandir chaque jour, peser
plus lourdement sur son cerveau. Une crainte
le poursuivait, il avait la sensation qu’un malheur
le menaçait et il ignorait lequel.
Pourtant, il s’entêtait dans sa solitude, ne saisissant
pas que tout le mal venait de là. Il croyait
au contraire lutter courageusement contre l’appel
sourd mais tenace de la chair.
Xavier et {{Mme|Masseret|nx}} qui vivaient continuellement
auprès de lui, ne remarquaient rien
==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/185]]==
du changement progressif qui avait lieu. Ils ne
voyaient pas ses rides naissantes malgré sa jeunesse,
ni son teint blafard que le cerne des paupières
accentuait encore.
Lui, cependant, s’apercevait de sa faiblesse
grandissante, de sa difficulté à exécuter tout
effort physique, du perpétuel besoin de s’asseoir,
parce que ses jambes fléchissaient sous lui.
Il n’eut pas peur, mais il songea aux siens,
aux deux seuls êtres dont il était l’unique soutien :
sa mère et Xavier. Pour eux, il voulut
lutter et se mit à un régime tonique, expliquant
cette nécessité par l’excès de travail.
{{sep|6|m=2em}}
==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/186]]==
==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/187]]==
<nowiki/>
{{T2|XIV|mt=4em|mb=2em}}
Stanie parut à l’improviste une après-midi,
lorsque Fredi était seul. En le voyant, il eut une
sorte d’évanouissement et fut incapable de prononcer
une parole. Il se traîna vers un fauteuil
où il se laissa tomber lourdement.
Le millionnaire semblait triste également ; il
lui avait dit :
— Bonjour Fredi !
d’un ton lamentable.
Il s’assit auprès de lui et demeura un instant
sans parler. Puis il eut comme une colère subite :
— René m’a plaqué.
Fredi haussa les épaules.
— Ça devait t’arriver, mais je n’avais pas à
te prévenir. Tu n’es jamais revenu me voir.
Stanie se rapprocha, confus :
— Pardonne-moi, c’était la petite qui ne {{tiret|vou|lait}}
==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/188]]==
{{tiret2|vou|lait}} pas. Nous avons été heureux cependant, je la
croyais toute à moi et un matin je me suis aperçu
qu’elle voyait régulièrement un riche espagnol,
titré par surcroît.
Fredi écoutait en souriant ; peu à peu son
émotion se calmait, tandis qu’un autre émoi
naissait. Stanie poursuivit :
— Naturellement je lui ai flanqué une volée…
avec un bâton même, pour que ça lui profite
mieux. Ça s’est remis à marcher, nous avons
eu quelques jours de tranquillité, mon René était
doux comme un agneau, docile, respectueux.
Mais va-t-en voir… il refile trouver son espagnol
et rentre à la nuit. Nouvelle volée, nouvelle période
de calme. Cela a duré ainsi pendant deux
mois, avec des alternatives de fugue et de gentillesse.
Hier après-midi, je suis sorti ; en rentrant,
plus de René, toutes ses affaires enlevées
et en place, deux lignes : Je suis trop battu, je
me sauve, ne me cherche pas, ce soir je ne serai
plus en France. Je ne l’ai pas cru évidemment,
j’ai battu tout Montmartre, ce matin j’ai été au
Bois, j’ai déjeuné au {{sic2|Champ-Élysées}} où son espagnol
prenait ses repas. Rien !… ils ont dû partir
à l’étranger.
Le silence tomba entre eux, la mélancolie les
==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/189]]==
<nowiki/>
{{img float|large=100%|file=Des Vignons - Fredi en ménage, 1930 - image-189.jpg|align=left|width=450px|m=1.5em|}}
==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/190]]==
==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/191]]==
<nowiki/>
{{img float|file=Des Vignons - Fredi en ménage, 1930 - image-191.jpg|width=450px|align=left|large=100%|cap=''Je lui ai flanqué une volée avec un bâton…'' (page 180)|style=font-size:100%;font-style:italic|m=1em}}
==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/192]]==
==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/193]]==
rapprochait, Fredi oubliait toutes ses résolutions.
Stanie le prit dans ses bras :
— Tu n’es pas ainsi, toi au moins !
La réconciliation fut scellée sur le champ.
Ils restèrent ensemble jusqu’au crépuscule,
tyrannisés l’un et l’autre par une soif ardente
de volupté.
Lorsque la nuit approcha, ils songèrent à se
revêtir et achevaient juste quand {{Mme|Masseret|nx}}
rentra suivie de Xavier.
Stanie produisit une excellente impression à
la mère et elle ne marqua aucun étonnement en
entendant Fredi le retenir à dîner.
Stanie qui était musicien promit d’envoyer un
piano dès le lendemain afin qu’ils pussent passer
les soirées ensemble.
Ce furent pour tous des heures charmantes
jusqu’au départ du millionnaire. Stanie possédait
une amabilité câline qui devait plaire aux
femmes ; en outre sa situation l’empêchait de
tomber dans la servilité.
Xavier fut également heureux de le voir ; il
s’était longtemps étonné de la chasteté de Fredi
et jugeait cette conduite comme dangereuse.
Il ne dit rien cependant, ni de ses inquiétudes
==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/194]]==
passées, ni de sa satisfaction présente, considérant
que tout s’arrange dans la vie.
Fredi se mit au travail plus tard que d’habitude,
mais acheva sa tâche quand même, si bien
qu’il se coucha vers trois heures du matin. Mais
il n’eut pas la tentation de s’abandonner au rêve
et dormit d’un bon sommeil reposant.
Le lendemain, un peu avant midi, le piano
annoncé par Stanie arriva. Il fut aussitôt installé
et le contre-maître qui avait assisté à la
livraison, remit à Fredi la facture acquittée.
Le jeune homme eut une vive rougeur et
cacha le papier dans sa poche. Pourtant il éprouvait
un contentement de ce cadeau magnifique.
Lui qui donnait tant aux autres était heureux de
recevoir à son tour, espérant trouver une affection
et un dévouement semblable au sien.
{{Mme|Masseret|nx}} cependant ne se douta de rien,
elle fut persuadée que son fils achetait lui-même
ce piano.
Fredi restait songeur, il demeura dans le cabinet,
enfoui dans un fauteuil, les jambes croisées,
le front dans la main. Repris par l’habitude
d’analyser, il reconnaissait que les incidents de
la veille lui avaient apporté une relative quiétude.
==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/195]]==
<nowiki/>
{{img float|file=Des Vignons - Fredi en ménage, 1930 - image-195.jpg|width=450px|align=left|large=100%|cap=''La réconciliation fut scellée…'' (page 183)|style=font-size:100%;font-style:italic|m=1em}}
==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/196]]==
==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/197]]==
<nowiki/>
Il en conclut que leur renouvellement à périodes
régulières lui était nécessaire.
On déjeuna gaiement et aussitôt après, au
lieu de traîner lamentablement par les pièces
comme il le faisait chaque jour, il s’habilla en
hâte et sortit.
Sur l’avenue d’Orléans il trouva un taxi qui
l’emmena rue Bassano, chez Stanie.
Celui-ci l’attendait un peu. Il avait dans cet
espoir un vêtement spécial, ample pyjama de
soie écarlate, le col largement dégagé, les pieds
nus dans des babouches de velours rouge.
Fredi, pendu à son bras, visita l’appartement
d’un luxe clinquant ; cela ressemblait beaucoup
au logement d’une riche entretenue.
Dans la chambre à coucher le lit s’étalait, bas,
immense, incitant aux ébats amoureux par son
aspect monumental.
Le salon était de bois doré, avec un tapis
épais et une peau d’ours devant le canapé. Il n’y
avait pas de salle à manger, Stanie prenait ses
repas au restaurant.
La cuisine était transformée en atelier de peinture,
le millionnaire barbouillant vaguement de
la toile. La salle de bain était devenue la bibliothèque,
mais une bibliothèque étrange où les
==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/198]]==
livres étaient amoncelés à terre et la baignoire
remplie de revues.
Partout, un parfum d’ambre et de musc flottait.
On reconnaissait à ce détail l’origine espagnole
du Sud-Américain.
Dans cette atmosphère Fredi s’alanguissait, il
s’écroula sur le canapé, en proie à une impatience
sensuelle intolérable.
Stanie, exaspéré, le souleva dans ses bras et le
transporta jusqu’à la chambre à coucher.
Peu à peu le jeune homme revenait à lui ; il
avait des plaintes sourdes qui alternaient avec
des mots de passion.
Quand il partit, vers cinq heures du soir, il se
sentait absolument vigoureux, comme ranimé
soudainement. Il prit un taxi afin d’être plus
vite au logis et se mit au travail incontinent.
La besogne lui sembla d’une facilité extrême,
il abattit des pages et des pages sans noter la
moindre fatigue.
Au dîner, il mangea d’excellent appétit, ce
qui ne lui était pas arrivé depuis longtemps.
Sa mélancolie s’était évanouie, il reprenait
goût à la vie et, pour un instant, l’obsession
habituelle le laissait en repos.
==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/199]]==
<nowiki/>
Stanie parut bientôt et l’on acheva la soirée
en sa compagnie.
{{Mme|Masseret|nx}} éprouvait une sympathie involontaire
à l’égard de ce millionnaire modeste et
simple, qui semblait en outre jouir d’une inlassable douceur.
La vie dès ce jour revint à une autre forme
de régularité. Fredi qui était contraint d’aller
à la bibliothèque presque chaque après-midi,
sortait le matin.
Il courait chez Stanie qu’il trouvait en pyjama
exorbitants, bleu azur, écarlate, vert pomme
galonné d’or.
Il s’attardait auprès de lui, dans la tiédeur
parfumée de ce {{lang|en|home}}, jusque vers onze heures,
puis il retournait rapidement au logis, emportant
une provision de cigarettes de luxe.
Un matin, Stanie lui offrit une bague de platine
orné d’un saphir et d’un brillant. Il accepta
en rougissant, regrettant de ne pouvoir donner,
en échange, que son attachement et sa fidélité.
Dès lors, ce fut une habitude ; Stanie éprouvait
une joie inquiète à faire des cadeaux.
L’après-midi, il rôdait par les rues à la recherche
de ce qu’il pourrait acheter à l’ami.
Il le monta ainsi en bijoux, comme un {{tiret|mu|lâtre}}
==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/200]]==
{{tiret2|mu|lâtre}} Brésilien. Il choisissait le plus coûteux,
afin de s’assurer que Fredi ne pourrait, lui-même,
s’acheter le semblable.
Naturellement, {{Mme|Masseret|nx}} ignorait la
provenance de tout cela et se figurait que son
fils réalisait, avec ses études historiques, des
gains phénoménaux.
Après les bijoux, ce furent des nécessaires
divers en argent, toute une bimbeloterie de
grand luxe.
Fredi acceptait toujours, mais chaque cadeau
l’écrasait davantage, augmentant son attachement,
le faisant humble, faible et sombre
devant l’ami.
Celui-ci, en revanche, s’apercevant de sa puissance,
devenait tyrannique, le besoin de battre
se réveilla en lui.
Fredi accepta encore, rendu plus docile que
jamais par cette force virile qui le dominait. En
Stanie, il n’avait plus seulement un ami, mais
un maître. Ainsi, il revenait en arrière, aux
jours de sa jeunesse, lorsqu’il se distrayait avec
des plus grands que lui.
Il rentrait parfois au logis, meurtri mais
heureux. À son intention, Stanie avait acheté
un jonc souple et court. Par ce moyen, il le
==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/201]]==
<nowiki/>
{{img float|file=Des Vignons - Fredi en ménage, 1930 - image-201.jpg|width=450px|align=left|large=100%|cap=''Un matin, Stanie lui offrit une bague de platine…'' (page 189)|style=font-size:100%;font-style:italic|m=1em}}
==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/202]]==
==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/203]]==
pliait à sa volonté, souvent extravagante.
Il ne disait point que c’était cette brutalité
qui avait fait fuir René, d’un tempérament un
peu différent de Fredi.
Xavier voyait tout cela, ou plutôt le devinait
parce que les confidences de Fredi étaient rares,
mais en même temps, il constatait que son protégé
revenait à la vie, que sa tristesse et son
découragement s’évanouissaient. Fredi maintenant
demeurait en un état de gaîté constant, il
n’avait plus les obsessions, les craintes anciennes.
Même, il semblait avoir conquis un nouvel
équilibre et dirigeait le budget de la famille avec
plus de sagesse. Sans aller jusqu’à l’économie,
il réglait les dépenses afin qu’un reliquat lui
restât chaque mois.
Et un matin, il annonça victorieusement qu’il
allait acheter une petite auto.
Mais il eut le tort d’annoncer ce détail également
à Stanie qui l’emmena incontinent chez
un marchand et versa la moitié du prix de la
voiture afin que l’ami eut quelque chose de mieux.
La famille maintenant se composait de quatre
personnes, {{Mme|Masseret|nx}} elle-même regardait
==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/204]]==
Stanie comme un vague parent. L’un semblait
nager dans un luxe relatif, le millionnaire qui
dînait presque chaque soir rue du Moulin Vert,
payait son écho sous des formes détournées. Il
montait la cave, faisait envoyer des primeurs
coûteuses, des gibiers fabuleux.
De lui, Fredi acceptait tout, parce qu’il ne se
serait point permis de refuser, définitivement
soumis par la force.
Mais un matin en arrivant rue Bassano, il
trouva la place occupée. La veille, Stanie n’avait
pas soupé en famille et au hasard d’une promenade
avait fait connaissance d’un ancien pensionnaire
d’une maison de détention.
Fredi se sauva en pleurant et erra longtemps
par les rues avant d’oser rentrer au logis. Il
sut assez dissimuler pour que sa mère ne
s’aperçut de rien. Mais à Xavier il avoua tout et
celui-ci, philosophe, conclut :
— C’était fatal !
Le malheureux vécut une semaine dans la
tristesse et le désarroi. Il sortait encore le matin
pour se tromper lui-même, et s’en allait au bois,
cheminant dans les sentiers jonchés de feuilles jaunies.
Instinctivement, il espérait une relation {{tiret|nou|velle}}
==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/205]]==
{{tiret2|nou|velle}} qui aurait encore une fois comblé le vide
de son cœur.
Cet espoir devait se réaliser, tout au moins
d’une façon transitoire. Mais auparavant, un
entrefilet de journal le combla d’aise, satisfaisant
sa rancune.
Stanie en une nuit avait été cambriolé et
trouvé le matin, par son concierge, à demi
étranglé. Des soins rapides l’avaient ramené à
la vie. Cependant l’affaire n’eut d’autres suites
que le départ brusqué du millionnaire.
— C’était fatal ! résuma encore Xavier tandis
que Fredi dissimulait une larme de regret.
Il fut encore quelques jours à se remettre de
cette rude secousse. De nouveau il recommença
à croire à l’impossibilité du bonheur et retomba
dans le rêve qui entretient l’espoir.
Mais l’habitude était définitivement prise
maintenant et elle avait créé le besoin physique réel.
{{sep|6|m=2em}}
==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/206]]==
==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/207]]==
<nowiki/>
{{T2|{{Corr|XX|XV}}|mt=4em|mb=2em}}
Fredi se voyait définitivement perdu, dévalant
de plus en plus vite sur la pente fatale.
Il savait mieux dissimuler encore que par le
passé et sa mère ne devinait rien. Ses succès
auprès des éditeurs s’accroissaient, il avait
constamment du travail en préparation et l’argent
rentrait avec une régularité relative. La
possession d’une auto grevait lourdement son
budget, néanmoins il se tirait d’affaires grâce
à une particulière habileté et aussi à l’économie
que {{Mme|Masseret|nx}} faisait régner au logis.
Mais c’était une fête pour tous, lorsque, une
fois par semaine, ils partaient à la campagne
dans la souple torpedo. On se grisait d’air
durant une journée, on déjeunait au hasard de
la route et l’on revenait le soir, les poumons
dilatés, de l’espoir plein le cœur.
La voiture lui servait également à Paris dans
ses courses qui étaient nombreuses. Continuellement
il courait après la documentation {{tiret|néces|saire}}
==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/208]]==
{{tiret2|néces|saire}} à son travail et naturellement ne trouvait
pas tout à la bibliothèque nationale.
De même, il promenait sa mère durant une
heure chaque après-midi, afin qu’elle put jouir
aussi de ce luxe tout nouveau.
Assurément, parmi leurs rares relations, on
les jugeait heureux, les confrères le considéraient
comme un chançard et le jalousaient un
peu. On ignorait cependant qu’il se tuait de
travail, non seulement en vue de gain, mais également,
afin de ne pas penser. Il s’était attelé à
l’étude de l’hébreu, dans l’espoir après tant
d’autres, de déchiffrer la {{Corr|kabale|kabbale}}.
Malgré tout cela, il souffrait et cachait farouchement
le ver qui lui rongeait le cœur. Xavier
seul savait, parce qu’il avait parcouru un calvaire identique.
Fredi croulait parce que le besoin physique
sans cesse renouvelé le harcelait. Il avait d’abord
sillonné le bois de Boulogne, arrêté par les
promeneurs solitaires et parmi ceux-là, il découvrit,
un jour, un ami de passage.
Dans l’impossibilité de se confier à un inconnu
qui d’ailleurs manifestait tout autant de
méfiance que lui, il avait fixé un rendez-vous,
pour le soir même, encore dans le bois.
==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/209]]==
<nowiki/>
Et aussitôt après-dîner, il s’était enfui, sautant
dans un taxi qui le mena près de sa destination.
Il retrouva le compagnon dans un taillis et
là, il connut les affres de la peur en même temps
que les joies de la chair.
Il rentra chez lui, absolument honteux de
lui-même. Mais il lui était désormais interdit de
résister ; il lui fallait presque sa pitance quotidienne
pour qu’il eut le calme nécessaire à son travail.
Pendant près d’un mois, il retourna chaque
soir au bois, changeant parfois de compagnon,
suivant les hasards de l’heure et aussi courant
tous les risques.
L’hiver était revenu, glacial ; il dut abandonner
ces promenades vespérales et il ne lui
resta plus aucun moyen de renouvellement.
Triste, il chercha autre chose et découvrit
d’autres lieux de rendez-vous où des inconnus
faisaient une brève connaissance.
Ce fut alors la turpitude des hôtels garnis où
souvent il se voyait rabroué par un patron pudique.
Mais quand il revenait au logis, il était transformé,
la gaîté reconquise, le sang-froid revenu,
l’intelligence claire.
==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/210]]==
<nowiki/>
Comme ces fugues avaient généralement lieu
le soir, dès son retour il se mettait en kimono et
s’attablait devant ses papiers.
Xavier l’enviait et il finit par l’accompagner
de temps à autres, traînant ses cheveux gris
au bord des ruisseaux. Il ne possédait plus la
beauté juvénile de Fredi, aussi ses succès étaient-ils
plus rares.
Renseigné, le jeune homme savait qu’il lui
était aisé de faire des relations soutenues dans
ce monde spécial. Une fierté le retenait, se refusant
à se mêler aux prostitués.
C’est pourquoi il fuyait les bains turcs et
autres établissements du même genre. Jamais il
ne rentrait en un de ces bars aux rideaux de
soie claire où des éphèbes, avec des {{Corr|voix fillettes|voix de fillettes}},
promenaient leur déchéance.
Tout cela lui semblait ridicule, bien mieux,
odieux. Il n’admettait point que l’on jouât avec
un état suffisamment triste par lui-même,
sans y ajouter la honte d’une comédie mal jouée.
Pour ces éphèbes qui se livraient à un véritable
métier, il n’avait que mépris et les fuyait résolument.
Cependant ses courses le ramenaient {{tiret|fatale|ment}}
==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/211]]==
{{tiret2|fatale|ment}} aux mêmes endroits et c’est ainsi qu’il fut
confronté un soir, avec René.
Mais un René bien changé, amaigri, l’orbite
creuse, la pâleur des joues cachés par le fard
et la poudre, les lèvres ravivées par le bâton de carmin.
Il n’eut pas de pitié et reconnut avec mélancolie :
— Tu devais finir de cette façon !
Devant lui, René se tenait gêné et timide. Il
ne fit aucune difficulté pour avouer que désormais
la prostitution restait son unique gagne-pain.
Ses ressources pourtant étaient maigres, sous
le veston pincé, il avait une chemise en lambeaux
et noire de crasse parce qu’elle était
unique. Tout, il est vrai, était à l’avenant.
Fredi le quitta brusquement, en murmurant :
— Bonne chance !
Il fuyait l’ancien ami, avec l’impression que
son contact cachait la ''guigne.'' Il avait peur de
tomber lui aussi à la même bassesse.
En réfléchissant cependant, il se rassura, lui
au moins conservait l’amour de son travail, ce
qui devait toujours le sauver.
==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/212]]==
<nowiki/>
Ce soir-là, il rentra immédiatement, ne souhaitant
plus les hasards d’une rencontre.
Quelques jours, il resta dans une sorte d’incertitude
sensuelle. Cet incident douloureux
avait passagèrement tué le désir. Mais il se rendit
compte rapidement que le ver rongeur était
toujours présent.
En effet, pendant cette période de continence,
il ne jouit plus de la même lucidité d’esprit, une
sorte de nonchalance le faisait paresseux aux
heures du travail. Les mots lui venaient difficilement,
ses recherches étaient pénibles.
Il constata cet état avec effroi, il se vit {{Corr|ligotté|ligoté}}
à sa faiblesse, ce que d’autres auraient appelé
son vice.
Mais lui savait bien que l’imagination n’avait
aucune part dans ce besoin, au contraire, il
aurait ressemblé au commun des mortels et il
lui semblait qu’il aurait été splendidement heureux
dans les bras d’une femme.
L’impossibilité de remonter le courant lui
était affirmé définitivement. Il connaissait son
insensibilité normale et sa sensibilité anormale.
Il savait qu’il ne vibrait point par les procédés
ordinaires et que même le rêve ne lui apportait
aucune satisfaction physique, ne lui procurant
==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/213]]==
que l’espoir de réaliser le plaisir dans un avenir
plus ou moins proche.
L’idée lui était venue, une fois, de consulter
un médecin recommandé par l’une de ses rencontres fortuites.
L’homme de l’art lui assura piteusement qu’il
n’y avait rien à faire et le conduisit à sa chaise
longue. Ce fut toute la rémunération qu’il réclamât
pour cette consultation.
Fredi y retourna sous prétexte de bobos, mais
surtout attiré par la chaise longue.
Ainsi sa vie s’écoulait en cahots continus ; de
liaison fixe, durable, il n’en découvrait. Il semblait
qu’une malchance, à ce propos, s’était accrochée
à lui.
Ce fut Xavier qui lui indiqua la route à suivre
avec sa tranquillité de vieil homme.
— Mon pauvre ami, il est inutile de se montrer
plus honnête que son époque. Dis-toi bien
que tu es un paria, et si on connaissait ton secret,
même beaucoup parmi ceux qui ont profité de toi,
te cracheraient au visage par respect humain.
Combien y en a-t-il de ces individus en amour
que tu as fréquentés un soir et qui, le lendemain,
au jour, ont feint de ne pas te reconnaître.
Fais de même, procure-toi ce que tu as besoin
==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/214]]==
en te servant et de ta situation et de ton argent.
Tout se paye aujourd’hui, même le silence.
Fredi crut avoir compris et manifesta sa
crainte que cela l’entraînât à des frais trop considérables.
— Mais non, interrompit Xavier. Ce qu’il te
faut, c’est un garçon vigoureux, susceptible de
tenir le ménage, ou la place de {{Mme|Martin|nx}}. Certainement
ta mère acceptera de se remettre à
faire la cuisine. Plus tard on verra.
— Un valet de chambre ? coupa Fredi.
— Oui, un valet de chambre que tu formeras
à tes goûts. Choisis-le parmi les jeunes étrangers
venant chercher fortune en France. À côté
de la chambre à coucher, il y a un cabinet de
toilette dont tu ne te sers jamais. Tu l’installeras
là, à proximité.
Ce fut décidé immédiatement et Fredi s’en fut
à un bureau de placement du centre. Il eut le
jour même, un vague tchèque ignorant de tout
métier et qui n’avait goûté depuis son arrivée en
France qu’à la plus affreuse des misères.
L’offre lui parut royale, il accepta incontinent
et le soir s’installait.
Le lendemain, on l’affublait d’un gilet rayé,
==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/215]]==
d’un tablier vert et {{Mme|Masseret|nx}} elle-même
lui mettait un balai dans la main.
La besogne de la journée fut achevée à deux
heures de l’après-midi et le brave Stéphane Haukasladani
n’eut plus qu’à paresser voluptueusement.
Fredi le laissa ainsi huit jours, afin qu’il se
rendit compte de l’excellence de l’emploi. Stéphane
crut bientôt en effet, être ainsi définitivement
au Paradis. Il travaillait peu, mangeait et
buvait copieusement et personne ne le brusquait.
Comme il était jeune et naïf, il aima ses
maîtres, leur vouant un sincère attachement.
Lorsque Fredi fut certain de ce fait, il se hasarda
un soir. Ayant quitté le kimono superflu,
il se glissa dans le cabinet où Stéphane s’apprêtait
à se coucher.
Le brave garçon n’eut aucun étonnement ; il
était fort au courant de ces choses. Et puisque
son maître, si bon, faisait appel à sa bienveillance
il se garda de refuser.
Mais il prit goût, instantanément, et ce fut lui
qui empêcha Fredi de regagner sa chambre.
Dès ce soir-là, ce fut arrangé entre eux, {{Corr|Stephane|Stéphane}}
abandonnerait le cabinet de toilette et de
==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/216]]==
cette façon, il y aurait un lit de moins à arranger
chaque matin.
Le dimanche suivant, Stéphane s’autorisa sa
première sortie. Il était splendidement vêtu de
costumes ayant appartenu à Fredi. Rien n’y
manquait, depuis les chaussettes jusqu’à la cravate
et le chapeau.
Il saisit encore mieux toute la bienveillance
du hasard qui l’avait conduit rue du Moulin Vert.
Fredi fut heureux également, il retrouvait
enfin la quiétude nécessaire au labeur quotidien.
Les soucis s’enfuirent de son esprit, il mena
une existence régulière de bourgeois rangé et
eut la sympathie de tous les honnêtes gens qui
le connaissaient.
{{Mme|Masseret|nx}} cependant, surprit un matin, le
grand secret. Elle se sauva pour pleurer dans sa
chambre. Mais elle se consola rapidement et séchant
ses larmes, balbutia :
— C’est mieux ainsi, comme cela, il ne se {{Corr|marira|mariera}}
pas et me restera.
Et lorsque Xavier avait quelques économies,
il les portait à Stéphane qui, abandonnant le
balai ou le plumeau, le rendait heureux pendant
quelques minutes.
==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/217]]==
<nowiki/>
{{img float|large=100%|file=Des Vignons - Fredi en ménage, 1930 - image-217.jpg|align=left|width=450px|m=1.5em|}}
==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/218]]==
==[[Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/219]]==
<nowiki/>
Ils vécurent tous, côte à côte, dans la quiétude
et la sérénité, convaincus d’avoir découvert
la philosophie du bonheur.
{{c|FIN|mt=2em}}
{{sep|6|m=4em}}
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SodiumBot
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Cunegonde1: split automated match and split edit, revert if incorrect
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==Brouillon pour Match et Split==
{{ambox|image=[[File:Baustelle.svg|50px]]|text=Ajustements en cours, après Match et Split. Pour éviter les conflits d’édition, merci d’attendre le retrait de ce bandeau pour travailler sur ce livre.}}
{{m|En cours2}}
en cas de problème, on peut mettre un message à [[Discussion utilisateur:Tpt|Tpt]] (en français)
*Page à renseigner pour le Match : https://matchandsplit.toolforge.org/match
*Page à renseigner pour le Split : https://matchandsplit.toolforge.org/split
*Vérifier le statut du Bot : https://matchandsplit.toolforge.org/status
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==SPLIT==
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2026-07-10T18:21:22Z
Favete linguistis
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File:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu|page=4|{{export|Fredi en ménage}} '''[[Auteur:Max Des Vignons|Max Des Vignons]]''' ''[[Fredi en ménage]]'', 1930 {{Présentation|Fredi en ménage/Présentation}}
File:Scouffi - Au Poiss’ d’Or, 1929.djvu|page=3|{{export|Au Poiss’ d’Or}} '''[[Auteur:Alec Scouffi|Alec Scouffi]]''' ''[[Au Poiss’ d’Or]]'', 1929 {{Présentation|Au Poiss’ d’Or/Présentation}}
File:Des Vignons - Fredi s’amuse, 1929.djvu|page=4|{{export|Fredi s’amuse}} '''[[Auteur:Max Des Vignons|Max Des Vignons]]''' ''[[Fredi s’amuse]]'', 1929 {{Présentation|Fredi s’amuse/Présentation}}
File:Anonyme - Teleny, 1934.djvu|page=11|{{export|Teleny, étude physiologique}} '''[[Auteur:Oscar Wilde|Oscar Wilde]]''' ''[[Teleny, étude physiologique]]'', 1934 {{Présentation|Teleny, étude physiologique/Présentation}}
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File:Teleny, or The Reverse of the Medal, t. I.djvu|page=13|{{export|Teleny ou le revers de la médaille}}<br/>'''[[Auteur:Oscar Wilde|O. Wilde]]'''<br/>[[Teleny ou le revers de la médaille]], éd. 1893, traduction Wikisource.
File:Mairobert - Anandria, ou Confessions de Mademoiselle Sapho, 1789.djvu|page=5|{{export|Anandria, ou Confessions de Mademoiselle Sapho, éd. 1789}}<br/>'''[[Auteur:Mathieu-François Pidansat de Mairobert|M.-F. Pidansat de Mairobert]]'''<br/>[[Anandria, ou Confessions de Mademoiselle Sapho, éd. 1789|Anandria, ou Confessions de Mademoiselle Sapho]]<br/>1789|link=Anandria, ou Confessions de Mademoiselle Sapho, éd. 1789
File:Adelswärd-Fersen - Messes noires ; Lord Lyllian, 1905.djvu|page=7|{{export|Messes noires ; Lord Lyllian}}<br/>'''[[Auteur:Jacques d’Adelswärd-Fersen|J. d’Adelswärd-Fersen]]'''<br/>[[Messes noires ; Lord Lyllian]], <br />1905<br />|link=Messes noires ; Lord Lyllian
File:Fontanges - Délicieuses voluptés, 1935.djvu|page=5|{{export|Délicieuses voluptés}}<br/>'''[[Auteur:Serge de Fontanges|S. de Fontanges]]'''<br/>[[Délicieuses voluptés]], <br />1935<br />|link=Délicieuses voluptés
File:La Vaudère - Les Androgynes, 1903.djvu|page=9|{{export|Les Androgynes}}<br/>'''[[Auteur:Jane de la Vaudère|J. de la Vaudère]]'''<br/>[[Les Androgynes]], <br />1903<br />|link=Les Androgynes
File:Farley - Jean-Paul, 1929.djvu|page=1|{{export|Jean-Paul (Farley)}}<br/>'''[[Auteur:Paul-Émile Farley|P.-É. Farley]]'''<br/>[[Jean-Paul (Farley)|Jean-Paul]], <br />1929<br />|link=Jean-Paul (Farley)
File:Mirbeau - Sébastien Roch, 1890.djvu|page=1|{{export|Sébastien Roch}}<br/>'''[[Auteur:Octave Mirbeau|O. Mirbeau]]'''<br/>[[Sébastien Roch]], <br />1890<br />|link=Sébastien Roch
File:Devaux - Les Fellatores, mœurs de la décadence, 1888.djvu|page=3|{{export|Les Fellatores}}<br/>'''[[Auteur:Paul Devaux|P. Devaux (Dr. Luiz)]]'''<br/>[[Les Fellatores|Les Fellatores, mœurs de la décadence]], <br />1888|link=Les Fellatores
File:Bonnetain - Charlot s'amuse, 1883.djvu|page=1|{{export|Charlot s’amuse}}<br/>'''[[Auteur:Paul Bonnetain|P. Bonnetain]]'''<br/>[[Charlot s’amuse]], <br />1883|link=Charlot s’amuse
File:Apollinaire - Les Onze mille verges, 1911.djvu|page=17|{{export|Les Onze Mille Verges ou les Amours d’un Hospodar}}<br/>'''[[Auteur:Guillaume Apollinaire|G. Apollinaire]]'''<br/>[[Les Onze Mille Verges ou les Amours d’un Hospodar]], <br />1911|link=Les Onze Mille Verges ou les Amours d’un Hospodar
File:Argis - Sodome, 1888.djvu|page=9|{{export|Sodome (Argis)}}<br/>'''[[Auteur:Henri d’Argis|H. d’Argis]]'''<br/>[[Sodome (Argis)|Sodome]],<br />1888|link=Sodome (Argis)
File:Des Vignons - Fredi à l’école, 1929.djvu|page=7|{{export|Fredi à l’école}}<br/>'''[[Auteur:Max Des Vignons|M. Des Vignons]]'''<br/>[[Fredi à l’école|Fredi à l’école, le roman d’un inverti]],<br />1929|link=Fredi à l’école
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===Poésie===
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File:Adelswärd-Fersen - L’Hymnaire d’Adonis, 1902.djvu|page=1|{{export|L’Hymnaire d’Adonis}}<br/>'''[[Auteur:Jacques d’Adelswärd-Fersen|Jacques d’Adelswärd-Fersen]]'''<br/>[[L’Hymnaire d’Adonis]], <br />1902<br/>|link=L’Hymnaire d’Adonis
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=== Nouvelles===
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Fichier:Antée, revue mensuelle de littérature, 1905-06.pdf|page=139|'''[[Auteur:Blanche Rousseau|Blanche Rousseau]]''',<br />''[[La Littéraire]]'', 1905<br />{{export|La Littéraire}}
File : Adam - La mésaventure, La Revue indépendante, Juin 1888.djvu|page=1|[[La mésaventure]], <br />'''[[Auteur:Paul Adam|Paul Adam]]''',<br />1888<br />9 juillet 2015<br />'''Nouvelle''' {{export|La mésaventure}}|link=La mésaventure
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===Ouvrages===
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File : Gide - Corydon, 1925.djvu|page=7|{{export|Corydon}}'''[[Auteur:André Gide|André Gide]]'''<br/>[[Corydon]], éd. 1925|link=Corydon
File:Porché - L’Amour qui n’ose pas dire son nom, 1927.djvu|page=5|{{export|L’Amour qui n’ose pas dire son nom}}<br/>'''[[Auteur:François Porché|François Porché]]'''<br/>[[L’Amour qui n’ose pas dire son nom]], 1927
File : Jacobus X - L'amour aux Colonies, 1893.djvu|page=1|{{export|L’Amour aux Colonies}}<br/>'''[[Auteur:Jacobus X|Jacobus X]]'''<br/>[[L’Amour aux Colonies]],<br />1893|link=L’Amour aux Colonies
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File:Hirschfeld - Les homosexuels de Berlin, 1908.pdf|page=7|{{export|Les Homosexuels de Berlin}}''<br/>'''[[Auteur:Magnus Hirschfeld|Magnus Hirschfeld]]'''<br/>[[Les Homosexuels de Berlin]]''<br/>1908
File : Les petits Bougres au Manège, s. d. - Enfer-746.djvu|page=5|{{export|Les petits Bougres au Manège (Enfer-746)}}<br/>'''[[Auteur:Anonyme|Anonyme]]'''<br/>[[Les petits Bougres au Manège (Enfer-746)|Les petits Bougres au Manège]], <br />1793|link=Les petits Bougres au Manège (Enfer-746)
File : Estrée - Les infâmes sous l’ancien régime, 1902.djvu|page=9|{{export|Les Infâmes sous l’ancien régime}}<br/>'''[[Auteur:Paul d’Estrée|Paul d’Estrée]]'''<br/>[[Les Infâmes sous l’ancien régime]], {{t|documents historiques recueillis à la Bibliothèque nationale et à l’Arsenal (dépôt des papiers de la Bastille)|90}}, <br />1793|link=Les Infâmes sous l’ancien régime
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<noinclude><pagequality level="1" user="Cantons-de-l'Est" />{{nr|206|KOM|}}</noinclude>des grains en herbe. Part. kôlôet. Réd é vézô
kàloa ann ti, il faudra couvrir la maisun en
paille, li’n eo, kiiltiid ar r’hcsiuu- gwénan, il
fait froid, garnissez les ruches de paille. Kôlùed hoch
eiishu diuddn ar zauud.-" avez-vous
mis de la paille sous les vaches ? Né két c’hoaz
kùlàed ar c’herc’h, ravoin< ; n’est pas encore
inonléc en paille. Voyez Plouza.
Kôlôek, s. f. Paillier, lieu où l’on serre la
paille. Meule ou monceau de paille. l’I. kùUégnu.
Id da gousked d’ar (j6l6ek,aiWi vous coucher
au paillicr.
Kôlôen, s. f. Tout ouvrage (issu en paille.
Ruche, panier en forme de cloche, qui serti
mettre les abeilles. Corbeille servant à couvrir
le pain sur la table, ou à porter la pâte au
four ; on les nomme ainsi, parce qu’on les
fait ordinairement en paille. l’I. kàlôcnnou.
Kàtùen, dans presque toutes ces acceptions,
ne s’emploie jamais seul, mais on dit kôlôenicénan,
ruche d’abeilles. k’Olôen-iara ou kolOen
ar bara, corbeille du pain. Voyez Kést,
premier arlicle.
KÔLÔE.’^. Voyez KôliJ.
Kolorejc. Le même que Kéler.
Kotvin. Voyez Golva>(.
Komb, KombaÑT OU Kocmbast, S. m. Vallon,
espace de terre entre deu.x coteaux Vallée.
PI- /«>m6a ?i(ou ,et, par abus, kombanchou.
Voy. Kamd, Traonien et Saùi^e.’s.
Kombot. Voyez Kembot.
Kombota, v. a. Etager, disposer par étages.
Part.f(. H. V.
Komm, s. m. Foukrie, lieu où l’on foule les
draps. l’I. ou. liusid ar viézcr-zé d’ar c’homm,
portez ce drap à la foulerie. Miun-gomm, moulin
à foulon, moulin à fouler les draps. Louzaouen
ar c homm, l’herbe aux foulons.
Komu, s. m. Auge, pierre ou pièce de bois
creusée, qui sert à donner, ! boire et à manger
aux chevaux, etc. Pl. ou. Likiddourcrc’homm,
mettez de l’eaudans l’auge. Voy. LAOuerelNÉo.
Komma, v.a. Bat(re,fouler les draps. Part et.
Kommad, s. m. Augée, lacontcnance d’une
auge. Pl. ou.
KommadiR, s. m..ction de battre, de fouler
les draps.
Koumer, s. m. Foulon ou fouleur, ouvrier
qui foule les draps. Pl. ien. On dit aussi ytommermézer.
KommocL ou KoüMMoüL, S. ni. Nuage, amas
de vapeurs dans l’air. Il se dit plus particulièrement
des nuages Irès-thargés, fort épais.
Kommouun, f., un seul nuage. Pl. kommoulennon,
ou simplement kommoul. Âr c’hommoxd
a laha ann amscr da vcza U’val, les
nuages rendent le temps sombre. Voy. Koabr.
KommoiLA, v. n. Se couvrir de nuages épais.
S’obscurcir. Part. ''et.''
Kommo0LEK,adj. Nuageux. Nébuleux. Obscurci
parles nuages. Sombre.
KomuoüLE.N. Voyez Kommocl.
Rompez ou Kompoez (de -2 syll., kom-poez),
adj. Uni, qui n’est point raboteux. Poli, qui
a la superficie unie et luisante. Plain, qui est
KOM
sans inégalité. Plat, dont les parties ne sont
pas plus élevées les unes que les autres. Nékét
kompez awalc’h ann douar -maii, cette tcrru
n’est pas assez unie. Kompez brdz eo ar vrômañ,
ce pays-ci est fort plat. En Vannes,
kwnpoez.
Komi’KZ ou Kompoez (de 2 syll., kompoez),
adj. (icrrnain. Uriùryompez, frère germain,
frère de père et de mère. Moéréb-gompez,
tante germaine, S(j ;ur du père ou de la mère.
h’endini-gompez, cousins germains, fils de»
deux frères ou des deux sœurs, ou du frère et
de la Sd’ur, etc. En Vannes, kampoez.
KompÉZA ou KompoÉzA (de 3 syll., kompoé-za
), v. a. Unir. Polir. Aplanir. Aplatir.
Ilendre uni, poli, etc. Part. et. Ne helliñl bikcn
kompéza ann heñt-zé, ils ne pourront jamais
aplanir ce chemin. En Van., kampoézein.
KompÉzEN, 3. f. Plaine, plate campagne.
Pays uni. Pl. kompézcnnou. Eur gompézen gaer
hoc’ h eüzdadreüzi, vous avez une belle plaine
à traverser. — En gaël-irl. et écos., kamp.
Voyez Kamp et Kaupe.nn. H. V.
K.üMpfcze>(.NAD, s. f. Plaine, la contenance
d’une plaine. Pl. ou. Chélu cur gompézennad
gaer a dd, voilà une belle plaine de blé.
Kdmpézer, s. m. Celui qui unit, qui polit,
etc. Pl. ien.
KompÉzÉREZ, s. m. Action d’unir, de polir.
KompÉziDiuez, s. f. Le même que le précédent.
Kompod. Voyez BELLÉTENXik(Vann.) H. V.
Kompoez. Voyez Kompez.
KompoÉzA. Voyez Kompéza.
Komps OU Komz, s. f. Parole, mot prononcé.
Discours. Parler. Langage. Accent. Pl.
kompsiou, kotnzou ou komziou (de 2 syll.,
komp-siou nu kom-siou). Dalc’hed eo enn hé
gomz, il est arrêté à la parole. Héanaoud a rann
diouc’h hé gomz, je le connais à son parler.
Voyez Gér.
Koupsa ou Komza, et, par abus, Komps ou
Komz, v. n. Parler, proférer, prononcer, articuler
les mots. Discourir. Part. et. Na gomzit
két ker kré, ne parlez pas si haut. Id da
gomza oud va zâd, allez parler à mon père.
Kompser ou Komzer, s. m. Parleur, celui
qui parle beaucoup. Discoureur. Pl. ien. Eur
c’hompser kaer eo, c’est un beau parleur,
un homme éloquent.
Kompsérez ou Komzérez, s. f. Parleuse,
celle qui parle beaucoup. Discoureuse. Pl. ed.
Komz. Voyez Komps.
Koñ, s. m. Coin. Angle, l’endroit où se fait
la rencontre de deux côtés de quelque chose.
Encoignure. Pl. ou. ''E koñ ann ti'', au coin de
la maison. Voyez {{sc|Korn}}, deuxième art.
Koña, v.a. Reléguer. Confiner. Exiler. Part. e«.
Koñkoez (de 2 syllab., kon-koez), s. m.
Gourme, maladie des jeunes chevaux. Èma
ar c’honkoez gant va marc’h iaouank, mon
jeune cheval a la gourme.
Koñek, adj. Angulaire, qui a un ou plusieurs
angles. Ar méan koñek, la pierre angulaire.
Voyez Kornek, deuxième art.<noinclude>
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Ki’iDÀLEn. Voyez Kuuahrii.
•Kouait ou ^ ;(^rlAH, s. f. Galiarc, petit l’Atimwil
large ut plat pour rcmonltT les rivières.
PI. kùbiii ou yobiri. Quelques-uns prononcent
kiibirri ou iji’ibiiri. IJ’ur cur gûbar vrdz
iñd dciid aman, ils sont venus ici sur une
gramie galiare. ICn Vannes, kùbal. l’I. eu.
KôDARKii ou (jùiuuËU, 8. ui. Galiarier, patron
ou conducteur d’une gabare. l’I. kii. ï.n
Vannes, kôbalour, l’I. ion.
* Kok, 8. ni. Coq, oiseau de liusse-cour, le
niàledo la poule. PI.Ac’f/iou kéger. Ce mot est
du dialecte de Cornouaille, de Vannes et de
celui de Trég. Ailleurs, on dit/it/cA.
Ifok, s. ra. C’est le nom que l’un donne à
la graine ou au fruit du houx.
* Kok, s. m. Ce mut, quoique inusité oujourd’hui
chez les Bretons, a dil signilier cuisinier ;
on le retrouve encore dans sun composé
kok-lôa. D’ailleurs kok doit être le radical
de kegin, cuisine, de kcyincr, cuisinier,
etc. C’est ainsi que de kiok, on a fait kregi,
de losk, le ski, etc. — Quoique commun aux
Gallois et aux Armoricains, il vient sans doute
du latin,où il a toutesa fajuille. H. V.
Kok-LÔA, s. f. Grande cuiller qui sert à
tremper la soupe. Cuiller à pol.Pl./cok-Waiou.A
la lettre, ccilleudeciiisimer. En Vaii., koklôé
ou koklc. Quelques-uns prononcent klogé.
* Koked, s. m. J- squif, petit canot dont on
ft sert à divers usages dans la navigation. Pl.
ou. Ce mot est du dialecte de Corn. Yuy. Bàg.
KoklÉ. Voyez Kok-lùa.
KÔD. Voyez G<^d ou Gùbel.
Kodioc’h, s. m. C’est, uu des noms que l’on
donne à l’alouette, dans le diid.de Van, PI. éd.
Voy. Alc’houéder, Kabellsk et Kogeinnee.
Koed. Voyez Koat.
KoÉDEi.N. Ñ oyez Roada.
* KoÉF (d’une seule syll.), s. m. Coiffe,
espèce de couverture de tête à l’usage des femmes.
PI. ou et iou. Né deùz ncCrà cvit gùlei hé
c’hoéf, mar gra glaô, elle n’a rien pour couvrir
sa coiffe, s’il pleut.
* IvoÉF-Nôz, s. m. Serre-tête, coiffe de nuit.
PI. koéj’ou-nàz. H. V.
* KoÉFA(de 2 syll., koé-fa), v. a. Coiffer,
mettre une coiffe à une femme. Part. ''et.'' Nocli
kél koéfel mâd, vous n’êtes pas bien coiffée,
vous n’avez pas bien rais votre coiffe. En em
goéfa, se coiflcr, mettre sa coïKcenem gpéfa a
ra er c’hiz ko ;, elle se coiffe à l’ancienne mode.
Koéc’hein. Voyez Koaza.
Koéc’hérec’h. Voyez Koazébez.
Koen. Voyez Koan.
KoÉMEin. Voyez Koama.
Koenv (d’une seule syll.), s. m. Enflure.
Tumeur. Bouffissure. D£ plus, hydropisie,
maladie, enOure causée par un épanchcment
et un amas d’eau. Tiscd eo hé vorzcd yañd
koenv hé droad, l’enllure de son pied a atteint
sa cuisse. Gand ar c’hocnv eo marvel, il est
mort d’hydropisie. En Van., /"oanv ou /hwam).
lioENvi (dfe 2 syll., kocn-vi), v. n. Enfler.
S’enfler. Devenir plus gros. Part. ''et.'' Eocnvi
KOI"
a ra ht vréae’h, son bras enfle. En Vannes,
fuuanvein ou fnuanuuein.
Kofeiieü ou KulÈUED ;de 2 syll., koéred ou
kouéred), s. m. La cliarrée, cendre qui reste
8ur le cuvicr après que la lessive est coulée.
Ce mot est du dialecte de Vannes el doit être
co»i|)usc de koué pour kuues, buée, lessive,
el dercd, flux, écoulemeut. ’oy. Str-oAif.
lyoÉrAAT. Voyez Koada.
K()Évii.>. Voyez Kuaven.
Koftve.>.>EIN. N’oyez K0AVRM<l.^.
Kor ou Kôv, s. m. Ventre, la capacité du
corps de l’auimal où sont enfermés lusboyaax.
En parlant des femmes etdes femdies des animaux,
il se prend particulièrement pour le
lieu où se forme et se nourrissent les enfants,
les petits de l’animal. Sein. Panse. L’endroit
plus gros d’un vase. La partie d’un mur qui
;ivance et menace de s’écrouler. Pl. kofou ou
kofiou (de 2 syll., ko-fiou), kôtou on kôiAou.
Drouk kùfem eûz, j’ai mal au ventre, h’ianv
brdz eo bid hé vamm, keit a m’é deiiz /k’îoi»gcl
enn hé c’hùf, sa mère a été fort malade,
tout le temps qu’elle l’a porté dans son scirT.
lié a gùo é ditiz ar bùdez-zé, cette terrine a
trop de ventre. On appelle /f(i/-foi/tart(Voy. ce
mol.) le ventricule ou l’estomac, le viscète,
dans le corps de l’animal, qui reçoit et digère
les aliments ; il se dit plus ordinairement de
lliomme ; à la lettre, petit ve.nthe, ce qui
est bien exprimé en français par le mot ventricule.
Voyez Bolzen.
Kof-Biha,>, s. m. Bas-ventre, la partie inférieure
du ventre. H. V.
Kof-GÀa, s. m. Mollet, le gras de la jambe.
A la lettre, ventre de jambe. On dit aussi kôv
ar c’hàr,
KÔFA ou KôvA, v. a. et n. Porter le ventre
en avant. S efforcer de soutenir quelque chose
du ventre ou par le ventre. Faire ventre, en
parlant d’un mur qui crève. Part. ''et.'' Voyez
Keina et Bolzenm.
KôFAD ou Kôv AD, S. m. Ventrée, la capacité,
la contenance du ventre. Portée, tous les
petits que les animaux font en une fois. En
ce sens, i’ s’applique aussi au fruit de la fename.
PI. ou. kur c’hôcad tndd a iôd en dcùz
gréai, il a fait une bonne ventrée de bouillie.
Kofadoti brdz é deûz alaô ar iviz-zé, cette
truie a toujours de fortes portées. Eûz a eur
c’hi’vnd iñt, ils sontjumeaux,- à la lettre, ils
SOKT D’CNE VENTRÉE.
Itofata, V. n. Se remplir la panse ; faire
bombance. Part. et. H. V.
Kofekou RôvEK, adj. et s. m. Ventru. Pansu.
Quia un gros ventre, une grosse panse.
Pourle plur. du subst., kciféien ou kùféged.
Voy. Bëgéliee, BigÔFEK et Teïbennek.
RÔFÉGEZ, s. f. Femme qui a un gros ventre.
PI. éd.
• KofiNox ou KorfiÑoN, s. m. Chausson,
chaussure de toile, de laine, de cuir, etc.,
qui ne couvre que le pied. Pl. ou. Je ne connais
ce mot que par le Dictionnaire du P. Grégoire-
— C’est le vieux nom français du<noinclude>
<references/></noinclude>
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{{T4|LE BALCON.|{{rom-maj|XXXVI}}|fs=130%|ff=Old Standard, serif|sp=0.08em|ws=0.2em|m=2.5em}}
{{Poem|Mère des souvenirs, maîtresse des maîtresses,
Ô toi, tous mes plaisirs ! ô toi, tous mes devoirs !
Tu te rappelleras la beauté des caresses,
La douceur du foyer et le charme des soirs,
Mère des souvenirs, maîtresse des maîtresses !
Les soirs illuminés par l’ardeur du charbon,
Et les soirs au balcon, voilés de vapeurs roses.
Que ton sein m’était doux ! que ton cœur m’était bon !
Nous avons dit souvent d’impérissables choses
Les soirs illuminés par l’ardeur du charbon.
Que les soleils sont beaux dans les chaudes soirées !
Que l’espace est profond ! que le cœur est puissant !
En me penchant vers toi, reine des adorées,
Je croyais respirer le parfum de ton sang.
Que les soleils sont beaux dans les chaudes soirées !
La nuit s’épaississait ainsi qu’une cloison,
Et mes yeux dans le noir devinaient tes prunelles,
Et je buvais ton souffle, ô douceur, ô poison !
Et tes pieds s’endormaient dans mes mains fraternelles.
La nuit s’épaississait ainsi qu’une cloison.|ds|m=2em}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Susuman77" />{{nr|60|LES FLEURS DU MAL.|}}</noinclude>{{Poem|
Je sais l’art d’évoquer les minutes heureuses,
Et revis mon passé blotti dans tes genoux.
Car à quoi bon chercher tes beautés langoureuses
Ailleurs qu’en ton cher corps et qu’en ton cœur si doux ?
Je sais l’art d’évoquer les minutes heureuses !
Ces serments, ces parfums, ces baisers infinis,
Renaîtront-ils d’un gouffre interdit à nos sondes,
Comme montent au ciel les soleils rajeunis
Après s’être lavés au fond des mers profondes ?
— Ô serments ! ô parfums ! ô baisers infinis !|sf|m=2em}}
{{Brn|2}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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{{T4|LE POSSÉDÉ.|{{rom-maj|XXXVII}}|fs=130%|ff=Old Standard, serif|sp=0.08em|ws=0.2em|m=2.5em}}
{{Poem|Le soleil s’est couvert d’un crêpe. Comme lui,
Ô Lune de ma vie ! emmitoufle-toi d’ombre ;
Dors ou fume à ton gré ; sois muette, sois sombre,
Et plonge tout entière au gouffre de l’Ennui ;
Je t’aime ainsi ! Pourtant, si tu veux aujourd’hui,
Comme un astre éclipsé qui sort de la pénombre,
Te pavaner aux lieux que la Folie encombre,
C’est bien ! Charmant poignard, jaillis de ton étui !
Allume ta prunelle à la flamme des lustres !
Allume le désir dans les regards des rustres !
Tout de toi m’est plaisir, morbide ou pétulant ;
Sois ce que tu voudras, nuit noire, rouge aurore ;
Il n’est pas une fibre en tout mon corps tremblant
Qui ne crie : ''Ô mon cher Belzébuth, je t’adore !''|m=2em}}
{{Brn|2}}<noinclude>
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{{T4|UN FANTÔME.|{{rom-maj|XXXVIII}}|fs=130%|ff=Old Standard, serif|sp=0.08em|ws=0.2em|m=2.5em}}
{{T5|{{sc|les ténèbres.}}|{{rom-maj|I}}|fs=115%|ff=Old Standard, serif|sp=0.06em|ws=0.2em|mb=2em}}
{{Poem|Dans les caveaux d’insondable tristesse
Où le Destin m’a déjà relégué ;
Où jamais n’entre un rayon rose et gai ;
Où, seul avec la Nuit, maussade hôtesse,
Je suis comme un peintre qu’un Dieu moqueur
Condamne à peindre, hélas ! sur les ténèbres ;
Où, cuisinier aux appétits funèbres,
Je fais bouillir et je mange mon cœur,
Par instants brille, et s’allonge, et s’étale
Un spectre fait de grâce et de splendeur.
À sa rêveuse allure orientale,
Quand il atteint sa totale grandeur,
Je reconnais ma belle visiteuse :
C’est Elle ! sombre et pourtant lumineuse.|m=2em}}<noinclude>
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{{T5|{{sc|les ténèbres.}}|{{rom-maj|I}}|fs=115%|ff=Old Standard, serif|sp=0.06em|ws=0.2em|mb=2em}}
{{Poem|Dans les caveaux d’insondable tristesse
Où le Destin m’a déjà relégué ;
Où jamais n’entre un rayon rose et gai ;
Où, seul avec la Nuit, maussade hôtesse,
Je suis comme un peintre qu’un Dieu moqueur
Condamne à peindre, hélas ! sur les ténèbres ;
Où, cuisinier aux appétits funèbres,
Je fais bouillir et je mange mon cœur,
Par instants brille, et s’allonge, et s’étale
Un spectre fait de grâce et de splendeur.
À sa rêveuse allure orientale,
Quand il atteint sa totale grandeur,
Je reconnais ma belle visiteuse :
C’est Elle ! sombre et pourtant lumineuse.|mg=20%|m=2em}}<noinclude>
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{{T4|UN FANTÔME.|{{rom-maj|XXXVIII}}|fs=130%|ff=Old Standard, serif|sp=0.08em|ws=0.2em|m=2.5em}}
{{T5|{{sc|les ténèbres.}}|{{rom-maj|I}}|fs=115%|ff=Old Standard, serif|sp=0.06em|ws=0.2em|mb=2em}}
{{Poem|Dans les caveaux d’insondable tristesse
Où le Destin m’a déjà relégué ;
Où jamais n’entre un rayon rose et gai ;
Où, seul avec la Nuit, maussade hôtesse,
Je suis comme un peintre qu’un Dieu moqueur
Condamne à peindre, hélas ! sur les ténèbres ;
Où, cuisinier aux appétits funèbres,
Je fais bouillir et je mange mon cœur,
Par instants brille, et s’allonge, et s’étale
Un spectre fait de grâce et de splendeur.
À sa rêveuse allure orientale,
Quand il atteint sa totale grandeur,
Je reconnais ma belle visiteuse :
C’est Elle ! sombre et pourtant lumineuse.|mg=20%|m=2em}}
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{{T5|{{sc|le parfum.}}|{{rom-maj|II}}|fs=115%|ff=Old Standard, serif|sp=0.06em|ws=0.2em|m=2em}}
{{Poem|Lecteur, as-tu quelquefois respiré
Avec ivresse et lente gourmandise
Ce grain d’encens qui remplit une église,
Ou d’un sachet le musc invétéré ?
Charme profond, magique, dont nous grise
Dans le présent le passé restauré !
Ainsi l’amant sur un corps adoré
Du souvenir cueille la fleur exquise.
De ses cheveux élastiques et lourds,
Vivant sachet, encensoir de l’alcôve,
Une senteur montait, sauvage et fauve,
Et des habits, mousseline ou velours,
Tout imprégnés de sa jeunesse pure,
Se dégageait un parfum de fourrure.|mg=20%|m=2em}}
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{{T5|{{sc|le cadre.}}|{{rom-maj|III}}|fs=115%|ff=Old Standard, serif|sp=0.06em|ws=0.2em|mb=2em}}
{{Poem|Comme un beau cadre ajoute à la peinture,
Bien qu’elle soit d’un pinceau très-vanté,
Je ne sais quoi d’étrange et d’enchanté
En l’isolant de l’immense nature,
Ainsi bijoux, meubles, métaux, dorure,
S’adaptaient juste à sa rare beauté ;
Rien n’offusquait sa parfaite clarté,
Et tout semblait lui servir de bordure.
Même on eût dit parfois qu’elle croyait
Que tout voulait l’aimer ; elle noyait
Dans les baisers du satin et du linge
Son beau corps nu, plein de frissonnements.
Et, lente ou brusque, en tous ses mouvements.
Montrait la grâce enfantine du singe.|mg=20%|m=2em}}
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{{T5|{{sc|le portrait.}}|{{rom-maj|IV}}|fs=115%|ff=Old Standard, serif|sp=0.06em|ws=0.2em|mb=2em}}
{{Poem|La Maladie et la Mort font des cendres
De tout le feu qui pour nous flamboya.
De ces grands yeux si fervents et si tendres,
De cette bouche où mon cœur se noya,
De ces baisers puissants comme un dictame,
De ces transports plus vifs que des rayons,
Que reste-t-il ? C’est affreux, ô mon âme !
Rien qu’un dessin fort pâle, aux trois crayons,
Qui, comme moi, meurt dans la solitude,
Et que le Temps, injurieux vieillard,
Chaque jour frotte avec son aile rude…
Noir {{corr|asssasin|assassin}} de la Vie et de l’Art,
Tu ne tueras jamais dans ma mémoire
Celle qui fut mon plaisir et ma gloire !|mg=20%|m=2em}}
{{Brn|2}}<noinclude>
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{{T4|{{rom-maj|XXXIX}}|fs=130%|ff=Old Standard, serif|sp=0.08em|ws=0.2em|m=2.5em}}
{{Poem|Je te donne ces vers afin que si mon nom
Aborde heureusement aux époques lointaines,
Et fait rêver un soir les cervelles humaines,
Vaisseau favorisé par un grand aquilon,
Ta mémoire, pareille aux fables incertaines,
Fatigue le lecteur ainsi qu’un tympanon,
Et par un fraternel et mystique chaînon
Reste comme pendue à mes rimes hautaines ;
Être maudit à qui, de l’abîme profond
Jusqu’au plus haut du ciel, rien, hors moi, ne répond !
— Ô toi qui, comme une ombre à la trace éphémère,
Foules d’un pied léger et d’un regard serein
Les stupides mortels qui t’ont jugée amère,
Statue aux yeux de jais, grand ange au front d’airain !|m=2em}}
{{Brn|2}}<noinclude>
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{{T4|{{lang|la|SEMPER EADEM}}.|{{rom-maj|XL}}|fs=130%|ff=Old Standard, serif|sp=0.08em|ws=0.2em|m=2.5em}}
{{Poem|« D’où vous vient, disiez-vous, cette tristesse étrange,
Montant comme la mer sur le roc noir et nu ? »
— Quand notre cœur a fait une fois sa vendange,
Vivre est un mal. C’est un secret de tous connu,
Une douleur très-simple et non mystérieuse,
Et, comme votre joie, éclatante pour tous.
Cessez donc de chercher, ô belle curieuse !
Et, bien que votre voix soit douce, taisez-vous !
Taisez-vous, ignorante ! âme toujours ravie !
Bouche au rire enfantin ! Plus encor que la Vie,
La Mort nous tient souvent par des liens subtils.
Laissez, laissez mon cœur s’enivrer d’un ''mensonge'',
Plonger dans vos beaux yeux comme dans un beau songe,
Et sommeiller longtemps à l’ombre de vos cils !|m=2em}}
{{Brn|2}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Susuman77" />{{nr|68|LES FLEURS DU MAL.|}}</noinclude><nowiki/>
{{T4|TOUT ENTIÈRE.|{{rom-maj|XLI}}|fs=130%|ff=Old Standard, serif|sp=0.08em|ws=0.2em|m=2.5em}}
{{Poem|Le Démon, dans ma chambre haute,
Ce matin est venu me voir,
Et, tâchant à me prendre en faute,
Me dit : « Je voudrais bien savoir,
Parmi toutes les belles choses
Dont est fait son enchantement,
Parmi les objets noirs ou roses
Qui composent son corps charmant,
Quel est le plus doux. » — Ô mon âme !
Tu répondis à l’Abhorré :
« Puisqu’en Elle tout est dictame,
Rien ne peut être préféré.
Lorsque tout me ravit, j’ignore
Si quelque chose me séduit.
Elle éblouit comme l’Aurore
Et console comme la Nuit ;
Et l’harmonie est trop exquise,
Qui gouverne tout son beau corps,|ds|m=2em}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Susuman77" />{{nr||SPLEEN ET IDÉAL.|69}}</noinclude>{{Poem|Pour que l’impuissante analyse
En note les nombreux accords.
Ô métamorphose mystique
De tous mes sens fondus en un !
Son haleine fait la musique,
Comme sa voix fait le parfum ! »|sf|m=2em}}
{{Brn|2}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Susuman77" />{{nr|70|LES FLEURS DU MAL.|}}</noinclude><nowiki/>
{{T4|{{rom-maj|XLII}}|fs=130%|ff=Old Standard, serif|sp=0.08em|ws=0.2em|m=2.5em}}
{{Poem|Que diras-tu ce soir, pauvre âme solitaire,
Que diras-tu, mon cœur, cœur autrefois flétri,
À la très-belle, à la très-bonne, à la très-chère,
Dont le regard divin t’a soudain refleuri ?
— Nous mettrons notre orgueil à chanter ses louanges,
Rien ne vaut la douceur de son autorité ;
Sa chair spirituelle a le parfum des Anges,
Et son œil nous revêt d’un habit de clarté.
Que ce soit dans la nuit et dans la solitude,
Que ce soit dans la rue et dans la multitude,
Son fantôme dans l’air danse comme un flambeau.
Parfois il parle et dit : « Je suis belle, et j’ordonne
Que pour l’amour de moi vous n’aimiez que le Beau ;
Je suis l’Ange gardien, la Muse et la Madone ! »|m=2em}}
{{Brn|2}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Susuman77" />{{nr||SPLEEN ET IDÉAL.|71}}</noinclude><nowiki/>
{{T4|LE FLAMBEAU VIVANT.|{{rom-maj|XLIII}}|fs=130%|ff=Old Standard, serif|sp=0.08em|ws=0.2em|m=2.5em}}
{{Poem|Ils marchent devant moi, ces Yeux pleins de lumières,
Qu’un Ange très-savant a sans doute aimantés ;
Ils marchent, ces divins frères qui sont mes frères,
Secouant dans mes yeux leurs feux diamantés.
Me sauvant de tout piège et de tout péché grave,
Ils conduisent mes pas dans la route du Beau ;
Ils sont mes serviteurs et je suis leur esclave ;
Tout mon être obéit à ce vivant flambeau.
Charmants Yeux, vous brillez de la clarté mystique
Qu’ont les cierges brûlant en plein jour ; le soleil
Rougit, mais n’éteint pas leur flamme fantastique ;
Ils célèbrent la Mort, vous chantez le Réveil ;
Vous marchez en chantant le réveil de mon âme,
Astres dont nul soleil ne peut flétrir la flamme !|m=2em}}
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{{T4|RÉVERSIBILITÉ.|{{rom-maj|XLIV}}|fs=130%|ff=Old Standard, serif|sp=0.08em|ws=0.2em|m=2.5em}}
{{Poem|Ange plein de gaîté, connaissez-vous l’angoisse,
La honte, les remords, les sanglots, les ennuis
Et les vagues terreurs de ces affreuses nuits
Qui compriment le cœur comme un papier qu’on froisse ?
Ange plein de gaîté, connaissez-vous l’angoisse ?
Ange plein de bonté, connaissez-vous la haine,
Les poings crispés dans l’ombre et les larmes de fiel,
Quand la Vengeance bat son infernal rappel,
Et de nos facultés se fait le capitaine ?
Ange plein de bonté, connaissez-vous la haine ?
Ange plein de santé, connaissez-vous les Fièvres,
Qui, le long des grands murs de l’hospice blafard,
Comme des exilés, s’en vont d’un pied traînard,
Cherchant le soleil rare et remuant les lèvres ?
Ange plein de santé, connaissez-vous les Fièvres ?
Ange plein de beauté, connaissez-vous les rides,
Et la peur de vieillir, et ce hideux tourment
De lire la secrète horreur du dévoûment
Dans des yeux où longtemps burent nos yeux avides ?
Ange plein de beauté, connaissez-vous les rides ?|ds|m=2em}}<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Susuman77" />{{nr||SPLEEN ET IDÉAL.|73}}</noinclude>{{Poem|
Ange plein de bonheur, de joie et de lumières,
David mourant aurait demandé la santé
Aux émanations de ton corps enchanté ;
Mais de toi je n’implore, ange, que tes prières,
Ange plein de bonheur, de joie et de lumières !|sf|m=2em}}
{{Brn|2}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Susuman77" />{{nr|74|LES FLEURS DU MAL.|}}</noinclude><nowiki/>
{{T4|CONFESSION.|{{rom-maj|XLV}}|fs=130%|ff=Old Standard, serif|sp=0.08em|ws=0.2em|m=2.5em}}
{{Poem|Une fois, une seule, aimable et douce femme,
{{em|3}}À mon bras votre bras poli
S’appuya (sur le fond ténébreux de mon âme
{{em|3}}Ce souvenir n’est point pâli) ;
Il était tard ; ainsi qu’une médaille neuve
{{em|3}}La pleine lune s’étalait.
Et la solennité de la nuit, comme un fleuve,
{{em|3}}Sur Paris dormant ruisselait.
Et le long des maisons, sous les portes cochères,
{{em|3}}Des chats passaient furtivement,
L’oreille au guet, ou bien, comme des ombres chères,
{{em|3}}Nous accompagnaient lentement.
Tout à coup, au milieu de l’intimité libre
{{em|3}}Éclose à la pâle clarté,
De vous, riche et sonore instrument où ne vibre
{{em|3}}Que la radieuse gaîté,
De vous, claire et joyeuse ainsi qu’une fanfare
{{em|3}}Dans le matin étincelant,|ds|m=2em}}<noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Susuman77" />{{nr||SPLEEN ET IDÉAL.|75}}</noinclude>{{Poem|Une note plaintive, une note bizarre
{{em|3}}S’échappa, tout en chancelant
Comme une enfant chétive, horrible, sombre, immonde
{{em|3}}Dont sa famille rougirait,
Et qu’elle aurait longtemps, pour la cacher au monde,
{{em|3}}Dans un caveau mise au secret !
Pauvre ange, elle chantait, votre note criarde :
{{em|3}}« Que rien ici-bas n’est certain,
Et que toujours, avec quelque soin qu’il se farde,
{{em|3}}Se trahit l’égoïsme humain ;
Que c’est un dur métier que d’être belle femme,
{{em|3}}Et que c’est le travail banal
De la danseuse folle et froide qui se pâme
{{em|3}}Dans un sourire machinal ;
Que bâtir sur les cœurs est une chose sotte ;
{{em|3}}Que tout craque, amour et beauté,
Jusqu’à ce que l’Oubli les jette dans sa hotte
{{em|3}}Pour les rendre à l’Éternité ! »
J’ai souvent évoqué cette lune enchantée,
{{em|3}}Ce silence et cette langueur,
Et cette confidence horrible chuchotée
{{em|3}}Au confessionnal du cœur.|sf|m=2em}}
{{Brn|2}}<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Susuman77" />{{nr|76|LES FLEURS DU MAL.|}}</noinclude><nowiki/>
{{T4|L’AUBE SPIRITUELLE.|{{rom-maj|XLVI}}|fs=130%|ff=Old Standard, serif|sp=0.08em|ws=0.2em|m=2.5em}}
{{Poem|Quand chez les débauchés l’aube blanche et vermeille
Entre en société de l’Idéal rongeur,
Par l’opération d’un mystère vengeur
Dans la brute assoupie un Ange se réveille.
Des Cieux Spirituels l’inaccessible azur,
Pour l’homme terrassé qui rêve encore et souffre,
S’ouvre et s’enfonce avec l’attirance du gouffre.
Ainsi, chère Déesse, Être lucide et pur,
Sur les débris fumeux des stupides orgies
Ton souvenir plus clair, plus rose, plus charmant,
À mes yeux agrandis voltige incessamment.
Le soleil a noirci la flamme des bougies ;
Ainsi, toujours vainqueur, ton fantôme est pareil,
Âme resplendissante, à l’immortel Soleil !|m=2em}}
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{{T4|HARMONIE DU SOIR.|{{rom-maj|XLVII}}|fs=130%|ff=Old Standard, serif|sp=0.08em|ws=0.2em|m=2.5em}}
{{Poem|Voici venir les temps où vibrant sur sa tige
Chaque fleur s’évapore ainsi qu’un encensoir ;
Les sons et les parfums tournent dans l’air du soir ;
Valse mélancolique et langoureux vertige !
Chaque fleur s’évapore ainsi qu’un encensoir ;
Le violon frémit comme un cœur qu’on afflige ;
Valse mélancolique et langoureux vertige !
Le ciel est triste et beau comme un grand reposoir.
Le violon frémit comme un cœur qu’on afflige,
Un cœur tendre, qui hait le néant vaste et noir !
Le ciel est triste et beau comme un grand reposoir ;
Le soleil s’est noyé dans son sang qui se fige…
Un cœur tendre, qui hait le néant vaste et noir,
Du passé lumineux recueille tout vestige !
Le soleil s’est noyé dans son sang qui se fige…
Ton souvenir en moi luit comme un ostensoir !|m=2em}}
{{Brn|2}}<noinclude>
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{{T4|LE FLACON.|{{rom-maj|XLVIII}}|fs=130%|ff=Old Standard, serif|sp=0.08em|ws=0.2em|m=2.5em}}
{{Poem|Il est de forts parfums pour qui toute matière
Est poreuse. On dirait qu’ils pénètrent le verre.
En ouvrant un coffret venu de l’Orient
Dont la serrure grince et rechigne en criant,
Ou dans une maison déserte quelque armoire
Pleine de l’âcre odeur des temps, poudreuse et noire,
Parfois on trouve un vieux flacon qui se souvient,
D’où jaillit toute vive une âme qui revient.
Mille pensers dormaient, chrysalides funèbres,
Frémissant doucement dans les lourdes ténèbres,
Qui dégagent leur aile et prennent leur essor,
Teintés d’azur, glacés de rose, lamés d’or.
Voilà le souvenir enivrant qui voltige
Dans l’air troublé ; les yeux se ferment ; le Vertige
Saisit l’âme vaincue et la pousse à deux mains
Vers un gouffre obscurci de miasmes humains ;
Il la terrasse au bord d’un gouffre séculaire,
Où, Lazare odorant déchirant son suaire,|ds|m=2em}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Susuman77" />{{nr||SPLEEN ET IDÉAL.|79}}</noinclude>{{Poem|Se meut dans son réveil le cadavre spectral
D’un vieil amour ranci, charmant et sépulcral.
Ainsi, quand je serai perdu dans la mémoire
Des hommes, dans le coin d’une sinistre armoire
Quand on m’aura jeté, vieux flacon désolé,
Décrépit, poudreux, sale, abject, visqueux, fêlé,
Je serai ton cercueil, aimable pestilence !
Le témoin de ta force et de ta virulence,
Cher poison préparé par les anges ! liqueur
Qui me ronge, ô la vie et la mort de mon cœur !|sf|m=2em}}
{{Brn|2}}<noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Susuman77" />{{nr|80|LES FLEURS DU MAL.|}}</noinclude><nowiki/>
{{T4|BÉNÉDICTION.|{{rom-maj|XL}}|fs=130%|ff=Old Standard, serif|sp=0.08em|ws=0.2em|m=2.5em}}
{{Poem|Le vin sait revêtir le plus sordide bouge
{{em|3}}D’un luxe miraculeux,
Et fait surgir plus d’un portique fabuleux
{{em|3}}Dans l’or de sa vapeur rouge,
Comme un soleil couchant dans un ciel nébuleux.
L’opium agrandit ce qui n’a pas de bornes,
{{em|3}}Allonge l’illimité,
Approfondit le temps, creuse la volupté,
{{em|3}}Et de plaisirs noirs et mornes
Remplit l’âme au delà de sa capacité.
Tout cela ne vaut pas le poison qui découle
{{em|3}}De tes yeux, de tes yeux verts,
Lacs où mon âme tremble et se voit à l’envers…
{{em|3}}Mes songes viennent en foule
Pour se désaltérer à ces gouffres amers.
Tout cela ne vaut pas le terrible prodige
{{em|3}}De ta salive qui mord,
Qui plonge dans l’oubli mon âme sans remord,
{{em|3}}Et, charriant le vertige,
La {{Nec|roule}} défaillante aux rives de la mort !|m=2em}}
{{Brn|2}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Susuman77" />{{nr|80|LES FLEURS DU MAL.|}}</noinclude><nowiki/>
{{T4|LE POISON.|{{rom-maj|XLIX}}|fs=130%|ff=Old Standard, serif|sp=0.08em|ws=0.2em|m=2.5em}}
{{Poem|Le vin sait revêtir le plus sordide bouge
{{em|3}}D’un luxe miraculeux,
Et fait surgir plus d’un portique fabuleux
{{em|3}}Dans l’or de sa vapeur rouge,
Comme un soleil couchant dans un ciel nébuleux.
L’opium agrandit ce qui n’a pas de bornes,
{{em|3}}Allonge l’illimité,
Approfondit le temps, creuse la volupté,
{{em|3}}Et de plaisirs noirs et mornes
Remplit l’âme au delà de sa capacité.
Tout cela ne vaut pas le poison qui découle
{{em|3}}De tes yeux, de tes yeux verts,
Lacs où mon âme tremble et se voit à l’envers…
{{em|3}}Mes songes viennent en foule
Pour se désaltérer à ces gouffres amers.
Tout cela ne vaut pas le terrible prodige
{{em|3}}De ta salive qui mord,
Qui plonge dans l’oubli mon âme sans remord,
{{em|3}}Et, charriant le vertige,
La {{Nec|roule}} défaillante aux rives de la mort !|m=2em}}
{{Brn|2}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Susuman77" />{{nr||SPLEEN ET IDÉAL.|81}}</noinclude><nowiki/>
{{T4|CIEL BROUILLÉ.|{{rom-maj|L}}|fs=130%|ff=Old Standard, serif|sp=0.08em|ws=0.2em|m=2.5em}}
{{Poem|On dirait ton regard d’une vapeur couvert ;
Ton œil mystérieux (est-il bleu, gris ou vert ?)
Alternativement tendre, rêveur, cruel,
Réfléchit l’indolence et la pâleur du ciel.
Tu rappelles ces jours blancs, tièdes et voilés,
Qui font se fondre en pleurs les cœurs ensorcelés,
Quand, agités d’un mal inconnu qui les tord,
Les nerfs trop éveillés raillent l’esprit qui dort.
Tu ressembles parfois à ces beaux horizons
Qu’allument les soleils des brumeuses saisons…
Comme tu resplendis, paysage mouillé
Qu’enflamment les rayons tombant d’un ciel brouillé !
Ô femme dangereuse, ô séduisants climats !
Adorerai-je aussi ta neige et vos frimas,
Et saurai-je tirer de l’implacable hiver
Des plaisirs plus aigus que la glace et le fer ?|m=2em}}
{{Brn|2}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Livre:Jubinal - Nouveau recueil de contes, dits, fabliaux et autres pièces inédites des XIIIe, XIVe, et XVe siècles, volume 2, 1842.djvu
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Favete linguistis
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proofread-index
text/x-wiki
{{:MediaWiki:Proofreadpage_index_template
|Type=book
|Titre=Nouveau recueil de contes, dits, fabliaux et autres pièces inédites des XIII{{e}}, XIV{{e}}, et XV{{e}} siècles,
|Sous_titre=pour faire suite aux collections de Legrand d'Aussy, Barbazan et Méon. Mis au jour pour la première fois par A. J., d'après les MSS. de la Bibliothèque du Roi, Michel Louis Achille Jubinal
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*[[Li Romanz des Franceis]]
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[[Catégorie:Sommaires à construire]]
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Homunculus simplex
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wikitext
text/x-wiki
__NOTOC__
== Utilisation ==
Permet de <section begin=description />générer un index par mots-clés en fin d’ouvrage comportant des hyperliens aux pages concernés<section end=description />. Ce modèle évite d’avoir à répéter le modèle {{m|lp}} autant de fois qu’il y a de pages à relier à un mot-clé de l’index.
== Syntaxe ==
<code><nowiki>{{Plim}}</nowiki></code>
<code><nowiki>{{Plim|1=|2=|3=|parg=|ecarts|index=|sep1=|sep2=}}</nowiki></code>
* 1 : mot-clé
* 2 : liste des pages (PLivre) où se retrouve le mot-clé
* 3 : caractère(s) qui sépare deux mots-clé (souvent une virgule)
== Particularités ==
* Seuls les paramètres 1, 2, 3 sont obligatoires et se répètent autant de fois qu’il y a de mots-clés dans la liste.
* Plim ne fonctionne que dans l’espace page et dans l’espace principal.
* En mode autonome, le modèle va lui-même recueillir les données nécessaires pour construire les liens vers les pages contenant une référence au mot-clé. Cette information est puisée dans le contenu des champs « sommaire » et « pagelist » de l’Index ou espace Livre. Si « sommaire » et « pagelist » contiennent des informations concernant d’autres livres de la même collection ou une duplication dans les numéros de page, Plim ne pourra pas être utilisé en mode autonome.
== Paramètres ==
<templatedata>
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"params": {
"1": {
"label": "Mot-clé",
"description": "Élément de l’index",
"type": "string",
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"example": "Samuel de Champlain"
},
"2": {
"label": "Page(s)",
"description": "Liste des pages (PLivre) où on retrouve une référence au mot-clé. Seules les valeurs numériques sont supportées. Ici un lien sera créé sur les page 101, 233 et 458 mais pas sur la page 234",
"example": "101, 233-234, 458",
"type": "string",
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"3": {
"label": "Séparateur de mots-clés",
"description": "Souvent un ; entre mots-clés d’un même ensemble et un « . » entre deux ensembles regroupés dans des paragraphes différents. Ici « Orange » commencera un nouveau paragraphe. ",
"example": "Pomme | 3-5 | ; | Lobo | 5, 6 | . | Orange | etc",
"type": "string",
"suggestedvalues": [
"À ajuster selon le texte du f-s"
]
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"ecarts": {
"label": "Écarts de pagination",
"description": "Page du livre : différence avec la page du djvu. Dans l’exemple la page 9 du livre correspond à la page 9 du f-s mais la page 10 à la page 12",
"example": "ecarts = 1:0;10:2",
"type": "string"
},
"index": {
"label": "Découpage espace princ",
"description": "Nom des sous-page suivi de 1ère page à transclure à l’intérieur de cette sous-page généralement identifiée par le paramètre from.",
"example": "index = chapitre I:20;chapitre II:45",
"type": "string"
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"sep1": {
"label": "Séparateur alternatif pour « : » ",
"description": "Si une sous-page contient le caractère « : », il faudra utiliser un autre séparateur dans la saisie des données. Ex : Le « Chap : 1 » commence à la page 10.",
"example": "index = chap : I*10 | sep1 = *",
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"sep2": {
"label": "Séparateur alternatif pour « ; » ",
"description": "Situation similaire à sep1 si un nom de sous-page contient le caractère « ; » ",
"type": "string"
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"parg": {
"label": "Changement de paragraphe",
"description": "Si ( séparateur de mot-clé ) = parg, il y aura un changement de paragraphe après ce mot-clé",
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"classe": {
"label": "Classe",
"description": "classe CSS applicable à tous les éléments d’une liste",
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"label": "Style noPage",
"description": "Style CSS applicable au numéro de page",
"example": "font-style: italic;",
"type": "string"
}
},
"description": "Permet de construire un index des mots-clé contenus dans une œuvre. Utilisable en mode saisie avec paramètres nommés ou autonome sans ces paramètres.",
"format": "inline",
"paramOrder": [
"1",
"2",
"3",
"parg",
"ecarts",
"index",
"sep1",
"sep2",
"classe",
"stylep"
]
}
</templatedata>
== Exemples ==
* En mode saisie : [[Page:Roy - Vieux manoirs, vieilles maisons, 1927.djvu/409]]
* En mode autonome : [[Page:Groulx - Mes mémoires tome I, 1970.djvu/425]]
* Avec corrections : [[Page:Thibaudet – Histoire de la littérature française.pdf/581]]
== Voir aussi ==
* {{m|pli}}
* {{m|lp}}
<includeonly>[[Catégorie:Modèles de liens|Lien page]] [[Catégorie:Modèles de tableau]]</includeonly>
<noinclude>[[Catégorie:Documentations de modèles]]</noinclude>
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Page:Dictionnaire de la Bible - F. Vigouroux - Tome V.djvu/871
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|1707|SIDONIE — SIÈGE|1708}}</noinclude>appelée « Sarepta de Sidonie ». Le nom de Sidonie se trouve aussi dans Homère, Odys., {{rom|xiii}}, 285.
'''SIDONIENS''' (hébreu : Sîdomm ; Septante : 218wviot), habitants de Sidon et, par extension, Phéniciens en général. — Les Sidoniens appellent l’Hermon Sirion. Deut., {{rom|iii}}, 9. — Maara, Jos., {{rom|xix}}, 4, et Sarepta, III Reg., xvii, 9, sont des villes sidoniennes. — Les Sidoniens
savaient travailler le bois, III Reg., {{rom|v}}, 6 ; ils adoraient
Astarthé et Astaroth. III Reg., {{rom|xi}}, 5, 33 ; IV Reg., {{rom|xxiii}}, 13.— Salomon épousa des Sidoniennes. III Reg., {{rom|xi}}, 1. Ethbaal, père de Jézabel, était roi des Sidoniens. III Reg., {{rom|xvi}}, 31.— Voir aussi Jos., {{rom|xiii}}, 4, 6 ; Jud., {{rom|iii}}, 3 ; x, 12 ; {{rom|xviii}}, 7 ; IPar., {{rom|xxii}}, 4 ; [ Esd., {{rom|iii}}, 7 ; Act., {{rom|xii}}, 20.
<section begin="SIDRACH"/><nowiki/>
'''SIDRACH''' (hébreu : Sadrak ; Septante : ïkSpax),
nom chaldéo-assyrien donné à Ananie, un des trois
compagnons de Daniel. Voir {{sc|Ananie}} 5, t. {{rom|i}}, col. 540.
Ce nom peut être le babylonien Sudur-Aku, « commandement
du (dieu) Lune ». Voir Eb. Schrader, Die Keilinschriften
und das aile Testament, 2{{e}} édit., p. 429.
<section end="SIDRACH"/>
<section begin="SIÈCLE"/><nowiki/>
'''SIÈCLE''' (hébreu : ''’ôlâm'' ; Septante : a’ciôv ; Vulgate : ''sæculum''), long espace de temps, passé ou futur. L’idée de siècle équivalant à une durée de cent ans est étrangère à la Sainte Écriture.
1° ''Le pass''é. — Le mot ''’ôlâm'' s’applique à une durée indéfinie dans le passé. On a ainsi les jours du passé, Deut., {{rom|xxxii}}, 7 ; Mich., {{rom|v}}, 1 ; Is., {{rom|lxiii}}, 9 ; les années du passé, Ps. lxxvii ({{rom|lxxvi}}) ; 6 ; les morts du passé, qui le sont depuis longtemps, Ps. cxliii ({{rom|cxlii}})’, 3 ; le peuple du passé, maintenant dans le schèôl, Ezech., {{rom|xxvi}}, 20 ; les montagnes du passé, les antiques montagnes, Gen, xlix, 26 ; Deut., {{rom|xxxiii}}, 15 ; Hab., {{rom|iii}}, 6 ; les portes du passé, les anciennes portes, Ps. xxiv (xxm), 7, 9 ; etc.
2° ''L’avenir.'' — Le même mot désigne aussi un avenir plus ou moins long, mais indéterminé. L’esclave ’ôlâm l’est à perpétuité. Exod., {{rom|xxi}}, 6 ; Deut., {{rom-maj|XV}}, 17. La durée supposée par ce mot est naturellement plus longue quand il s’agit d’un peuple. Deut., {{rom|xxiii}}, 4 ; II Esd., {{rom|xiii}}, 1. On souhaite que le roi vive ’ôlâm, c’est-à-dire le plus longtemps possible. III Reg., {{rom|i}}, 31 ;
Dan., {{rom|ii}}, 4 ; {{rom|iii}}, 9 ; II Esd., {{rom|ii}}, 3. Samuel est consacré à Dieu, ’'ad’ôlâm, pour toujours, pour toute sa vie.
I Reg. (Sam.), {{rom|i}}, 22. La durée est beaucoup plus considérable
et peut même égaler celle de l’humanité sur la terre, quand il est question des promesses ou des institutions divines. Exod., {{rom|xv}}, 18 ; I Reg., {{rom|ii}}, 30 ; {{rom|xiii}}, 13 ; II Reg., {{rom|vii}}, 16 ; Ps. xviii ({{rom|xvii}}), 51 ; Is., {{rom|xxxv}}, 10 ; li, 11 ; {{rom|lxi}}, 7 ; Jer., {{rom|vii}}, 7 ; etc.
3° ''L’éternité''. — Quand il s’agit de Dieu lui-même, ’ôlâm désigne la durée sans limites. Gen., {{rom|iii}}, 22 ; {{rom|xxi}}, 33 ; Job, {{rom|vii}}, 16 ; Is., {{rom|ix}}, 6 ; {{rom|xl}}, 28 ; Dan., {{rom|xii}}, 7 ; Eccli.,
xxxvi, 19 ; etc. Voir Éternité, t, {{rom|ii}}, col. 2001. — L’éternité
est encore indiquée par les expressions suivantes : le ’ôlâm vâ’èd, eïç tôv aîûva toû aiwvoç, ''in sæculum sæculi'', « pour le siècle du siècle », Ps. {{rom|ix}}, 6 ; ên’atwva xa ËTt, in œtemum et ultra, « éternellement et au delà », Exod., {{rom|xv}}, 18 ; Mich., {{rom-maj|IV}}, 5 ; in perpetuas æternitates, « pour des éternités sans fin », Dan., {{rom|xii}}, 3 ; —’âdê-’ad, et ; tov atâva toû attôvoç, in sæculum sseculi, « jusqu’à toujours », Ps. lxxxiii({{rom|lxxxii}}), 18 ; — ledôrvddôr, ira »-jevewv eî ; ycvsâç, « pour la génération et la génération », Ps. xxxiii ({{rom|xxxii}}), 11 ; — ’ad’âlmâ’ve’ad’àlam’âlmayyd’, ïu>z ottovo ; tûv aéwvojv, « pour le
siècle et le siècle du siècle », Dan., {{rom|vii}}, 18 ; — eîç tou ;
aiœvaç-rajv aîûvuiv, e. dans les siècles des siècles »,
Gal., {{rom|i}}, 5 ; Phil., {{rom|iv}}, 20 ; I Tim., {{rom|i}}, 17 ; II Tim., {{rom|iv}}, 18 ;
Heb., {{rom|xiii}}, 21 ; I Pet., {{rom-maj|IV}}, 11 ; {{rom|v}}, 11 ; Apoc, {{rom|i}}, 6, etc. — Saint Jude, 25, donne cette formule de l’éternité : irpô icivtôç toû alûvo ; , xaî vûv, xai eîc TtâvTaç toùç aîûva ; , « avant tout siècle, maintenant et dans tous les siècles (des siècles) ». Ces expressions évoquent l’idée d’une durée sans commencement ni fin, telle qu’elle convient à l’éternité de Dieu.
4° ''Le présent.'' — Le mot’oldm n’a jamais le sens de « temps présent » dans l’Ancien Testament ; il ne le prend que dans l’hébreu post-biblique. Par contre, les mots a’twv, sæculum, sont employés avec la signification
de « temps présent » et, par extension, de « monde », le monde n’étant que la génération qui vit dans le temps présent. Dans le livre de la Sagesse, {{rom|xiii}}, 9 ; {{rom|xiv}}, 6 ; xviii, 4, le « siècle » désigne déjà le monde physique et l’humanité. Dans le Nouveau Testament, le terme se rapporte à l’humanité présente, avec ses idées, ses
mœurs et ses vices. Les sollicitudes du siècle sont les mille liens qui attachent les hommes aux choses de la vie présente. Matth., {{rom|xiii}}, 22 ; Marc, {{rom|iv}}, 19. Les fils de ce siècle, Luc, {{rom|xvi}}, 8, les princes de ce siècle, I Cor., ii, 8, les riches de ce siècle, I Tim., {{rom|vi}}, 17, sont ceux qui vivent selon les maximes en cours dans le monde présent et ne visent que les intérêts de la terre. Les amis de ce siècle sont donc ennemis de Dieu. Jacob., iv, 4. La justice de ce siècle, II Cor., {{rom|vii}}, 10, la règle du siècle de ce monde, Eph., Il, 2, sont choses mauvaises, car le siècle présent est mauvais. Gal., {{rom|i}}, 4. Le chrétien ne doit donc pas se conformer à ce siècle, Rom., xii, 2 ; il doit se conserver pur de ce siècle, Jacob., {{rom|i}},
27, et vivre pieusement dans ce siècle au milieu duquel il est placé. Tit., {{rom|ii}}, 12. Voir {{sc|Monde}}, t. {{rom|iv}}, col. 1234.
{{d|H. Lesêtre.|3|sc}}
<section end="SIÈCLE"/>
<section begin="SIÈGE"/><nowiki/>
'''SIÈGE''' (hébreu : kissê, môSâb ; Septante : Sicpooç, xoc9É8pa, 8pôvoç ; Vulgate : cathedra, sella, sedes, sedile), meuble dont on se sert pour s’asseoir. — Le siège des rois et celui de Dieu prennent le nom de trône. Voir Trône. — Les anciens Égyptiens avaient des sièges ressemblant à nos chaises et à nos tabourets (fig. 370). Les gens du peuple se passaient de ce genre de meubles ; ils se contentaient de s’accroupir à terre. Cf. t. {{rom|iv}}, fig. 104, col. 303. Les sages-femmes égyptiennes, en
attendant le moment de l’accouchement, se tenaient assises sur un siège bas appelé ’ébén, « pierre » ou double pierre, semblable à la roue des potiers et encore en usage aujourd’hui. Exod., {{rom|i}}, 16. Cf. Gesenius, ''Thesaurus, Addenda'', p. 63. Les versions ne rendent pas ce mot et certains commentateurs pensent qu’il se rapporte plutôt au sexe des nouveau-nés. Cf. de Hummelauer, ''In Exod. et Levit.'', Paris, 1897,
p. 35.— Chez les Hébreux, les sièges ordinaires étaient au moins aussi simples qu’en Egypte et en Chaldée.
Voir t. {{rom|iv}}, fig. 123, col. 422. D’après les Septante et la
Vulgate, les Philistins accablés de fléaux à cause de la présence de l’Arche se firent des sièges, é’Bpocç, ''sedes'', de peaux. I Reg., {{rom|v}}, 9. Il n’est pas fait mention de ces sièges dans le texte hébreu. Le grand-prêtre Héli avait son siège à la porte du sanctuaire. I Reg., {{rom|i}}, 9 ; IV, 13. Il en tomba à la renverse quand on lui apprit la prise de l’Arche. I Reg., {{rom|iv}}, 18. Saül avait le sien,
placé près du mur, dans sa salle de festin. I Reg., xx, 25. Quand la femme de Sunam voulut meubler une chambre pour recevoir Elisée, elle y mit un lit, une table, un siège et un chandelier. IV Reg., {{rom-maj|IV}}, 10. On prépara deux sièges d’honneur pour l’entrevue de
Nicanor et de Judas Machabée. II Mach., {{rom-maj|XIV}}, 21.
Notre-Seigneur renversa dans le Temple les sièges des vendeurs. Matth., xxt, 12 ; Marc, {{rom-maj|XI}}, 15. Il reprocha aux scribes et aux pharisiens de s’attribuer les premiers sièges dans les synagogues. Matth., {{rom|xxiii}}, 6 ; Marc, xii, 39 ; Luc, {{rom|xi}}, 43 ; {{rom|xx}}, 46. — La sagesse est assise sur un siège élevé, du haut duquel elle invite les hommes à venir à elle. Prov., {{rom|ix}}, 14. Il est recommandé de ne pas solliciter du roi un siège d’honneur, Eccli., vil, 4, et de ne pas placer un ennemi à sa droite, de peur qu’il ne s’empare du siège de son hôte.
Eccli., {{rom|xii}}, 12. — Les scribes sont assis sur les sièges
de Moïse, c’est-à-dire enseignent à sa place. Matth.,<section end="SIÈGE"/><noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|1709|SIÈGE - SIÈGE D’UNE VILLE|1710}}</noinclude>xxiii, 2. — Le siège est aussi la place occupée par le juge. Eccli., {{rom|xxxviii}}, 38 (33). Job, {{rom|xxix}}, 7, avait son siège sur la place publique. À Jérusalem étaient établis les sièges de la justice. Ps. cxxii ({{rom|cxxi}}), 5. Les apôtres prendront place un jour sur douze sièges, comme assesseurs du souverain Juge. Matth., {{rom|xix}}, 28. — Vingt-quatre sièges sont réservés dans le ciel pour les vieillards qui entourent le trône de Dieu. Apoc., iv, 4. {{d|H. Lesêtre.|3|sc}}
<section begin="SIÈGE D’UNE VILLE"/><nowiki/>
'''SIÈGE D’UNE VILLE''' (hébreu : ''mâṣôr'', de ''ṣûr'', et ''ṣârar'', « assiéger » ; Septante : 7rspiox*i> vjytXziaf41 ; Vulgate : ''obsidio''), attaque d’une place protégée par des murs et des fortifications. Voir fig. 371. Voir aussi le siège de Lachis, t. {{rom|iv}}, fig. 4, col. 15-16 ; d’Ascalon, t. 1, fig. 286, col. 1061-1062.
I. {{sc|Prescriptions légales.}} — Il fut ordonné aux Hébreux d’assiéger les villes de Chanaan, mais seulement après leur avoir offert la paix. Deut., {{rom|xx}}, 10, 12. Quand on entreprenait un siège, il était défendu de détruire les arbres fruitiers ; on ne pouvait se servir contre la ville que de bois provenant des autres arbres.
^*rs
370. — Sièges égyptiens.
Deut., {{rom|xx}}, 19, 20. — Si les Israélites sont infidèles,
Dieu enverra contre eux une nation impitoyable qui
dévorera tous leurs biens, assiégera toutes leurs villes et
les réduira eux-mêmes à se nourrir du fruit de leurs
entrailles. Deut., {{rom|xxviii}}, 49-53. — Salomon demanda
que le peuple assiégé, venant prier dans le Temple,
fût exaucé par le Seigneur. III Reg., {{rom|viii}}, 37.
II. Les opérations d’un siège. — Beaucoup de villes
de Palestine étaient fortifiées. Voir {{sc|Fortifications}},
t. {{rom|ii}}, col. 2318. Dans un temps où les invasions se
produisaient avec tant de fréquence et d’imprévu, il
était important de mettre à l’abri d’un coup de main
les personnes et les biens. Faute de cette précaution,
des bandes de Philistins et d’Arabes purent impunément
enlever les richesses, les fils et les femmes de
Joram, roi de Ju’a. II Par., {{rom|xxi}}, 17. Les anciennes
villes chananéennes, que Josué et les Hébreux eurent
à assiéger et à prendre, étaient pourvues de fortifications
bien conçues, caractérisées par les trois éléments
suivants : murs assez épais pour résister à la sape et
permettre d’utiliser la crête pour la défense, socle de
pierre et glacis à la base du rempart, et enfin tracé à
saillies suffisantes pour protéger la base de la muraille
dans toute son étendue. Ce système défensif se distinguait
nettement de la fortification égyptienne, à
hautes et longues murailles nues pourvues d’un faible
parapet, et se rapprochait beaucoup, au contraire, de
la fortification chaldéenne à-laquelle elle avait emprunté
ses inspirations. Cf. H. Vincent, Canaan, Paris, 1907,
p. 83, 84 (fig. 372). Les Hébreux se heurtèrent pour la
première fois à des murailles de ce genre à Jéricho, et ce ne fut pas leur attaque, mais un miracle qui en vint à bout.
1° Les assiégés. — Ils se mettaient à l’abri de leurs
murs, flanqués de tours. II Par., {{rom|xxvi}}, 15 ; {{rom|xxxii}}, 5 ;
Soph., {{rom|i}}, 16. Les murailles étaient percées çà et là de
portes voûtées, garnies de barres solides. Deut., {{rom|iii}}, 5.
Sur les tours et aux angles, quand on le pouvait, on
plaçait des machines pour lancer des flèches et de
grosses pierres et empêcher l’ennemi d’approcher du
pied de la fortification. II Par., {{rom|xxvi}}, 15. Voir {{sc|Machine}}
de guerre, t. {{rom|iv}}, col. 505. En avant de la muraille était
ménagé un fossé, protégé lui-même par un petit mur,
! }êl, itpoT£t’; (i<T[Ji.a, xspiretxoç, antemurale. II Reg.,
xx, 15 ; Is., {{rom|xxvi}}, 1 ; Lam., {{rom|ii}}, 8 ; Nah., {{rom|iii}}, 8. Cf.
III Reg., {{rom|xxi}}, 23 ; Ps. xlviii ({{rom|xlvii}}), 14. Quelques villes
avaient des forteresses détachées. Jud., {{rom|ix}}, 46, 51 ;
II Reg., {{rom|v}}, 7 ; II Par., {{rom|xxvli}}, 4. On veillait à pourvoir
la place de vivres et de munitions. Judith, {{rom-maj|IV}}, 4 ;
I Mach., {{rom|xiii}}, 33. La famine était le plus grand danger
couru par une place assiégée ; si forte fût-elle, elle
succombait fatalement à la faim quand le siège se prolongeait.
Voir {{sc|Famine}}, t. {{rom|ii}}, col. 2175. La question de
l’eau avait aussi une importance capitale. Nah., {{rom-maj|III}}, 14.
Pour assurer l’eau à Jérusalem en cas de siège, Ezéchias
fit creuser le tunnel de Siloé. IV Reg., {{rom|xx}}, 20 ;
II Par., {{rom|xxxii}}, 30 ; Eccli., {{rom|xlviii}}, 17. Voir {{sc|Aqueduc}},
t. {{rom|i}}, col. 804. Pour réparer les brèches, on disposait
des fours à briques et l’on se munissait de provisions
d’argile. Enfin, les armes nécessaires étaient distribuées
aux hommes capables de s’en servir utilement. Nah.,
m, 14. Au besoin, on abattait des maisons pour faciliter
la défense. Is., {{rom|xxii}}, 10. On faisait des sorties pour
tâcher de détruire parle feu les machines de l’ennemi.
II Reg., {{rom|xi}}, 17 ; I Mach., {{rom|vi}}, 31. Du haut des murs, on
lançait sur lui des pierres, des flèches, et toutes sortes
de projectiles. Jud., {{rom|ix}}, 53 ; II Reg., {{rom|xi}}, 21, 24.
2° Les assiégeants. —Ils commençaient par entourer
la ville de travaux de circonvallation, palissades, murs
ou fossés, pour empêcher le ravitaillement de la ville.
Deut., {{rom|xx}}, 20 ; IV Reg., {{rom|xxv}}, 1 ; Jer., {{rom|lii}}, 4 ; Ezech.,
xvii, 17 ; Luc, {{rom|xix}}, 43. Ils coupaient les aqueducs et
s’emparaient des fontaines pour en interdire l’usage
aux assiégés. Judith, {{rom|vii}}, 6, 7. Ensuite, ils abattaient
des arbres pour construire des terrasses et des tours
d’attaque que l’on approchait des murs, pour être
à la hauteur des assiégés ou les dominer. II Reg.,
xx, 15 ; IV Reg., {{rom|xix}}, 32 ; Eccle., {{rom|ix}}, 14 ; Is., {{rom|xxxvii}},
33 ; Jer., {{rom|vi}}, 6 ; Ezech., {{rom|iv}}, 2 ; {{rom|xxi}}, 27 ; {{rom|xxvi}}, 8. Au
moyen de béliers (fig. 373) et de machines diverses,
Ezech., {{rom|iv}}, 2 ; {{rom|xxi}}, 27 ; I Mach., {{rom|xi}}, 20 ; {{rom|xiii}}, 43, on
s’efforçait d’enfoncer les portes ou de pratiquer des
brèches dans la muraille. Voir {{sc|Bélier}}, t. {{rom|i}}, col. 1562.
A l’aide d’échelles, on tentait l’escalade. Voir Échelle,
<section end="SIÈGE D’UNE VILLE"/><noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|1709|SIÈGE - SIÈGE D’UNE VILLE|1710}}</noinclude>xxiii, 2. — Le siège est aussi la place occupée par le juge. Eccli., {{rom|xxxviii}}, 38 (33). Job, {{rom|xxix}}, 7, avait son siège sur la place publique. À Jérusalem étaient établis les sièges de la justice. Ps. cxxii ({{rom|cxxi}}), 5. Les apôtres prendront place un jour sur douze sièges, comme assesseurs du souverain Juge. Matth., {{rom|xix}}, 28. — Vingt-quatre sièges sont réservés dans le ciel pour les vieillards qui entourent le trône de Dieu. Apoc., iv, 4. {{d|H. Lesêtre.|3|sc}}
<section begin="SIÈGE D’UNE VILLE"/><nowiki/>
'''SIÈGE D’UNE VILLE''' (hébreu : ''mâṣôr'', de ''ṣûr'', et ''ṣârar'', « assiéger » ; Septante : 7rspiox*i> vjytXziaf41 ; Vulgate : ''obsidio''), attaque d’une place protégée par des murs et des fortifications. Voir fig. 371. Voir aussi le siège de Lachis, t. {{rom|iv}}, fig. 4, col. 15-16 ; d’Ascalon, t. 1, fig. 286, col. 1061-1062.
I. {{sc|Prescriptions légales.}} — Il fut ordonné aux Hébreux d’assiéger les villes de Chanaan, mais seulement après leur avoir offert la paix. Deut., {{rom|xx}}, 10, 12. Quand on entreprenait un siège, il était défendu de détruire les arbres fruitiers ; on ne pouvait se servir contre la ville que de bois provenant des autres arbres.
{{Img float-p |file={{??|image}} |align=center|width=300px|padt=25px|padb=12px |cap=370. — Sièges égyptiens.|capalign=center |style=font-size:12px}}
Deut., {{rom|xx}}, 19, 20. — Si les Israélites sont infidèles,
Dieu enverra contre eux une nation impitoyable qui
dévorera tous leurs biens, assiégera toutes leurs villes et
les réduira eux-mêmes à se nourrir du fruit de leurs
entrailles. Deut., {{rom|xxviii}}, 49-53. — Salomon demanda
que le peuple assiégé, venant prier dans le Temple,
fût exaucé par le Seigneur. III Reg., {{rom|viii}}, 37.
II. {{sc|Les opérations d’un siège.}} — Beaucoup de villes de Palestine étaient fortifiées. Voir {{sc|Fortifications}}, t. {{rom|ii}}, col. 2318. Dans un temps où les invasions se produisaient avec tant de fréquence et d’imprévu, il était important de mettre à l’abri d’un coup de main
les personnes et les biens. Faute de cette précaution, des bandes de Philistins et d’Arabes purent impunément enlever les richesses, les fils et les femmes de Joram, roi de Juda. II Par., {{rom|xxi}}, 17. Les anciennes villes chananéennes, que Josué et les Hébreux eurent à assiéger et à prendre, étaient pourvues de fortifications bien conçues, caractérisées par les trois éléments suivants : murs assez épais pour résister à la sape et permettre d’utiliser la crête pour la défense, socle de pierre et glacis à la base du rempart, et enfin tracé à
saillies suffisantes pour protéger la base de la muraille dans toute son étendue. Ce système défensif se distinguait nettement de la fortification égyptienne, à hautes et longues murailles nues pourvues d’un faible
parapet, et se rapprochait beaucoup, au contraire, de la fortification chaldéenne à-laquelle elle avait emprunté ses inspirations. Cf. H. Vincent, ''Canaan'', Paris, 1907, p. 83, 84 (fig. 372). Les Hébreux se heurtèrent pour la première fois à des murailles de ce genre à Jéricho, et ce ne fut pas leur attaque, mais un miracle qui en vint à bout.
1° ''Les assiégés.'' — Ils se mettaient à l’abri de leurs
murs, flanqués de tours. II Par., {{rom|xxvi}}, 15 ; {{rom|xxxii}}, 5 ;
Soph., {{rom|i}}, 16. Les murailles étaient percées çà et là de
portes voûtées, garnies de barres solides. Deut., {{rom|iii}}, 5.
Sur les tours et aux angles, quand on le pouvait, on plaçait des machines pour lancer des flèches et de grosses pierres et empêcher l’ennemi d’approcher du pied de la fortification. II Par., {{rom|xxvi}}, 15. Voir {{sc|Machine de guerre}}, t. {{rom|iv}}, col. 505. En avant de la muraille était ménagé un fossé, protégé lui-même par un petit mur,
! }êl, itpoT£t’; (i<T[Ji.a, xspiretxoç, ''antemurale''. II Reg.,
xx, 15 ; Is., {{rom|xxvi}}, 1 ; Lam., {{rom|ii}}, 8 ; Nah., {{rom|iii}}, 8. Cf. III Reg., {{rom|xxi}}, 23 ; Ps. xlviii ({{rom|xlvii}}), 14. Quelques villes avaient des forteresses détachées. Jud., {{rom|ix}}, 46, 51 ; II Reg., {{rom|v}}, 7 ; II Par., {{rom|xxvli}}, 4. On veillait à pourvoir la place de vivres et de munitions. Judith, {{rom-maj|IV}}, 4 ;
I Mach., {{rom|xiii}}, 33. La famine était le plus grand danger couru par une place assiégée ; si forte fût-elle, elle succombait fatalement à la faim quand le siège se prolongeait. Voir {{sc|Famine}}, t. {{rom|ii}}, col. 2175. La question de l’eau avait aussi une importance capitale. Nah., {{rom-maj|III}}, 14. Pour assurer l’eau à Jérusalem en cas de siège, Ezéchias fit creuser le tunnel de Siloé. IV Reg., {{rom|xx}}, 20 ;
II Par., {{rom|xxxii}}, 30 ; Eccli., {{rom|xlviii}}, 17. Voir {{sc|Aqueduc}}, t. {{rom|i}}, col. 804. Pour réparer les brèches, on disposait des fours à briques et l’on se munissait de provisions d’argile. Enfin, les armes nécessaires étaient distribuées aux hommes capables de s’en servir utilement. Nah., {{rom|iii}}, 14. Au besoin, on abattait des maisons pour faciliter la défense. Is., {{rom|xxii}}, 10. On faisait des sorties pour tâcher de détruire parle feu les machines de l’ennemi. II Reg., {{rom|xi}}, 17 ; I Mach., {{rom|vi}}, 31. Du haut des murs, on lançait sur lui des pierres, des flèches, et toutes sortes de projectiles. Jud., {{rom|ix}}, 53 ; II Reg., {{rom|xi}}, 21, 24.
2° ''Les assiégeants.'' —Ils commençaient par entourer la ville de travaux de circonvallation, palissades, murs ou fossés, pour empêcher le ravitaillement de la ville. Deut., {{rom|xx}}, 20 ; IV Reg., {{rom|xxv}}, 1 ; Jer., {{rom|lii}}, 4 ; Ezech., xvii, 17 ; Luc, {{rom|xix}}, 43. Ils coupaient les aqueducs et s’emparaient des fontaines pour en interdire l’usage aux assiégés. Judith, {{rom|vii}}, 6, 7. Ensuite, ils abattaient
des arbres pour construire des terrasses et des tours d’attaque que l’on approchait des murs, pour être à la hauteur des assiégés ou les dominer. II Reg., xx, 15 ; IV Reg., {{rom|xix}}, 32 ; Eccle., {{rom|ix}}, 14 ; Is., {{rom|xxxvii}}, 33 ; Jer., {{rom|vi}}, 6 ; Ezech., {{rom|iv}}, 2 ; {{rom|xxi}}, 27 ; {{rom|xxvi}}, 8. Au moyen de béliers (fig. 373) et de machines diverses, Ezech., {{rom|iv}}, 2 ; {{rom|xxi}}, 27 ; I Mach., {{rom|xi}}, 20 ; {{rom|xiii}}, 43, on s’efforçait d’enfoncer les portes ou de pratiquer des brèches dans la muraille. Voir {{sc|Bélier}}, t. {{rom|i}}, col. 1562. A l’aide d’échelles, on tentait l’escalade. Voir {{sc|Échelle}},<section end="SIÈGE D’UNE VILLE"/><noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Verbex" /></noinclude>{{Img float-p |file={{??|image}} |align=center|width=400px|padt=25px|padb=12px
|cap=371. — Siège d*une ville par les Assyriens.<br />
D’après A. Layard, ''Monuments of Nineveh'', t. {{rom|i}}, pl. 68.|capalign=center |style=font-size:12px}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|1713|SIÈGE D’UNE VILLE|1714}}</noinclude>t. {{rom|ii}}, col. 1559 ; Ascalon, t. {{rom|i}}, fig. 286, col. 1061. Pour
hâter la reddition de la place, on renforçait le blocus et on dressait des embuscades. Jer., Ll, 12. Quand la place était prise, les vainqueurs détruisaient les murs et les maisons, et massacraient les habitants, Jud. i, 25 ; {{rom|ix}}, 45 ; Jer., {{rom|li}}, 58 ; I Mach., {{rom|v}}, 51, 52 ; II Mach., v, 13 ; {{rom|x}}, 17, 23, ou les emmenaient en esclavage. Voir {{sc|Esclavage}}, t. {{rom|ii}}, col. 1918. Les rois hébreux n’appliquaient pas ces mesures à la rigueur ; ils passaient pour être cléments. III Reg., {{rom|xx}}, 31. Ils se contentaient parfois d’otages, IV Reg., {{rom|xiv}}, 14, ou de tributs. II Reg.,
vin, 6, 14.
III. {{sc|Sièges mentionnés dans la Bible.}} — 1° Sous Josué et les Juges — Jéricho, qui fut emportée par miracle au bout de sept jours. Jos., {{rom|v}}, 12-24. — Haï,
prise à la suite d’une embuscade. Jos., {{rom|viii}}, 10-24. — Sichem, prise d’assaut par Abimélech, qui brûla ensuite la tour de Sichem avec ceux qu’elle contenait. Jud., {{rom|ix}}, 42-49. — Thèbes, dans laquelle Abimélech entra de
vive force, mais périt le crâne brisé par une pierre jetée du haut de la tour. Jud., {{rom|ix}}, 50-54. — Gabaa, prise par les tribus soulevées contre Benjamin. Jud., {{rom|xx}}, 36, 37.
{{Img float-p |file={{??|image}} |align=center|width=400px|padt=25px|padb=12px
|cap=372. — Plan d’une place chaldéenne, sur la tablette de Goudéa.
D’après de Sarzec-Heuzey, Découvertes en Châtiée, pl. 15, 1.
|capalign=center |style=font-size:12px}}
2° ''Sous les rois avant le schisme''. — Jabès, assiégé par les Ammonites et délivré par Saül. I Reg., {{rom|xi}}, 1-11.
— Jérusalem, prise par David aux Jébuséens, qui le défiaient d’y entrer. II Reg., {{rom|v}}, 6-9. — Rabbath, longtemps assiégée par Joab et défendue par les Ammonites ; David vint lui donner le dernier assaut, y fit un grand butin et réduisit les habitants en esclavage. II Reg., xi, 1-17 ; {{rom|xii}}, 26-31. — Abel-Beth-Maacha, assiégé par Joab et où la tête du révolté Séba fut jetée à l’assiégeant du haut de la muraille. II Reg., {{rom|xx}}, 14-22. — Gazer, que le roi d’Egypte prit et donna à Salomon comme dot de sa fille. III Reg., {{rom|ix}}, 16.
3° ''Sous les rois après le schisme''. — Jérusalem, prise par le pharaon Sésac et dépouillée de ses trésors. III Reg., xiv, 25, 26. — Gebbéthon, qu’assiégeait Nadab, roi d’Israël, quand il fut tué par Baasa. III Reg., {{rom|xv}}, 27 ; {{rom|xvi}}, 15. — Samarie, assiégée par Bénadad, roi de Syrie, sous Achab, et délivrée par une sortie des Israélites. III Reg., xx, 1-21. — Ramoth Galaad, assiégé sans succès par Achab et Josaphat. III Reg., {{rom|xxii}}, 3-36. — ''Samarie'', assiégée longtemps par Bénadad, roi de Syrie, pour la seconde fois. La famine s’y fit si cruellement sentir qu’une femme mangea son enfant. Les Syriens, pris de panique,
prirent subitement la fuite un matin, en laissant leur camp plein de provisions. III Reg., {{rom|vi}}, 24-vii, 20. — Jérusalem, prise par Joas, roi d’Israël, sous Amasias, roi de Juda. Joas fit une brèche de quatre cents coudées dans la muraille et emporta les trésors du Temple et
du roi ainsi que des otages. IV Reg., {{rom|xiv}}, 13, 14. — Jérusalem, assiégée en vain, sous Achaz, par Rasin, de Syrie, et Phacée, d’Israël. IV Reg., {{rom|xvi}}, 5. — Samarie, assiégée pendant trois ans par Salmanasar, roi d’Assyrie. La prise de la ville entraîna la ruine du
royaume d’Israël et la déportation de ses habitants. IV Reg., {{rom|xvii}}, 5, 6. — Béthulie, assiégée par Holopherne,
chef d’armée du roi d’Assyrie, épuisée par le manque d’eau et sauvée par Judith. Judith, {{rom|vii}}, 1-25 ; {{rom|xiii}}, 1-11.
— Jérusalem, menacée de près par Sennachérib, sous Ézéchias, et délivrée par une intervention divine, qui extermina l’armée assyrienne. IV Reg., {{rom|xviii}}, 17-37 ; xix, 35-36. — Jérusalem, assiégée une première fois, sous Joachin, par Nabuchodonosor, qui emporta les vases sacrés du Temple et emmena en captivité Joachin et plusieurs milliers d’Israélites. IV Reg., {{rom|xxiv}}, 10-16.
— Jérusalem, assiégée une seconde fois par Nabuchodonosor, sous Sédécias. Le siège dura dix-huit mois, interrompu seulement pendant quelque temps par une diversion du pharaon d’Egypte. Voir {{sc|Sédécias}} 2, col. 1558.
La ville eut à souffrir de la famine. Les Chaldéens y entrèrent par une brèche faite dans la muraille, brûlèrent le Temple et les grandes maisons et emmenèrent en captivité la plus grande partie de la population.
IV Reg., {{rom|xxv}}, 1-21 ; Jer., {{rom|xxxix}}, 1-10 ; {{rom|lii}}, 1-34.
4° ''Sièges annoncés et décrits par les prophètes.'' — Les prophètes s’étendent assez longuement sur les sièges auxquels succomberont les villes suivantes : Samarie, Is., {{rom|xxviii}}, 1-4 ; Ezech., {{rom|xxiii}}, 5-10 ; Ose., {{rom|xiv}}, 1 ; Mich., {{rom|i}}, 6, 7. — Jérusalem, Is., {{rom|xxii}}, 1-11 ; {{rom|xxix}}, 1-8 : Jer., {{rom|vi}}, 1-9, 22-30 ; {{rom|xxi}}, 5-10 ; {{rom|xxxiv}}, 1-7 ; Ezech., iv, 1-3 ; {{rom|x}}, 1-8 ; {{rom|xxi}}, 23-32 ; {{rom|xxiii}}, 22-25. — Rabbath Ammon, Jer., {{rom|xlix}}, 2-5 ; Ezech., {{rom|xxv}}, 3-7 ; Am., {{rom|i}}, 13-15.
— Damas, Is., {{rom|xvii}}, 1, 2 ; Jer., {{rom|xxiii}}, 24-27. — Ninive,
Nah., {{rom|ii}}, 1-13. — Tyr, Is., {{rom|xxiii}}, 1-14 ; Ezech., {{rom|xxvi}}, 2-21.
— Sidon, Ezech., {{rom|xxviii}}, 22-24. — Babylone, Is., {{rom|xiii}},
1-2 ; {{rom|xxi}}, 1-9 ; {{rom|xlvi}}, 1, 2 ; {{rom|xlvii}}, 1-15 ; Jer., {{rom|xxv}}, 12-14 ; {{rom|l}}, 2-46 ; {{rom|li}}, 1-58 ; cf. Dan., {{rom|v}}, 28-31.
5° ''Sous les Machabées''. — Jérusalem est prise par Judas Machabée, sauf la citadelle qui avait une garnison syrienne. I Mach., {{rom|i}}, 36-60. — Judas Machabée assiégea et prit successivement les tours des Iduméens, ! Mach., {{rom|v}}, 5, Gazer, I Mach., {{rom|v}}, 8, Bosor, I Mach., {{rom|v}}, 28, Maspha, I Mach., {{rom|v}}, 35, Camaïm, dont il brûla le temple, I Mach., v, 43-45, Éphron, prise après un jour et une nuit d’assaut, I Mach., {{rom|v}}, 46-51, Hébron, dont il détruisit les fortifications, I Mach., {{rom|v}}, 65, et Azot, où il démolit les autels idolâtriques. I Mach., {{rom|v}}, 68. Il assiégea ensuite la citadelle de Jérusalem, mais sans résultat. I Mach., {{rom|vi}}, 18-22. — Bethsur, assiégé par les Syriens, dut se rendre, malgré une sortie heureuse des Juifs, à cause du manque de vivres. I Mach., {{rom|vi}}, 26-50. — Lysias assiégea longtemps le Temple, dans lequel les vivres finirent aussi par
manquer, et, y étant entré en vertu d’un traité, il viola son serment en faisant abattre la muraille protectrice. I Mach., {{rom|vi}}, 48-62. — Bethbessen, fortifiée par Jonathas et Simon, fut assiégée par Bacchide et délivrée grâce à une sortie de Simon concordant avec une attaque extérieure de Jonathas. I Mach., {{rom|ix}}, 62-69. — Joppé fut prise par Jonathas. I Mach., {{rom|x}}, 75, 76. — Jonathas assiégea de nouveau la citadelle de Jérusalem, occupée par les Syriens, mais ne put en obtenir la reddition. 1 Mach., xi, 20-23, 41-43, 53. — Gaza et Belhsur, assiégées se rendirent. 1 Mach., {{rom|xi}}, 62, 65. — Gaza, assiégée de nouveau par Simon, fut prise d’assaut. I Mach., {{rom|xiii}}, 43-48. — Simon s’empara enfin de la citadelle de Jérusalem, dont la garnison souffrait de la famine. IMach., {{rom|xiii}}, 49-51. — Dora, assiégée par Antiochus VII. I Mach., {{rom|xv}}, 13, 14, 25.
6° ''Les derniers sièges de Jérusalem''. — Sous Jean Hyrcan, Antiochus Sidétès mit le siège devant Jérusalem et investit la ville de sept camps. Pour épargner les vivres, les assiégés firent sortir les bouches
inutiles, que les Syriens empêchèrent de passer, et qu’il fallut reprendre dans la ville. Antiochus ayant accordé un armistice à l’occasion de la fête des {{tiret|Taber|nacles}}<noinclude>
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hâter la reddition de la place, on renforçait le blocus et on dressait des embuscades. Jer., Ll, 12. Quand la place était prise, les vainqueurs détruisaient les murs et les maisons, et massacraient les habitants, Jud. i, 25 ; {{rom|ix}}, 45 ; Jer., {{rom|li}}, 58 ; I Mach., {{rom|v}}, 51, 52 ; II Mach., v, 13 ; {{rom|x}}, 17, 23, ou les emmenaient en esclavage. Voir {{sc|Esclavage}}, t. {{rom|ii}}, col. 1918. Les rois hébreux n’appliquaient pas ces mesures à la rigueur ; ils passaient pour être cléments. III Reg., {{rom|xx}}, 31. Ils se contentaient parfois d’otages, IV Reg., {{rom|xiv}}, 14, ou de tributs. II Reg.,
vin, 6, 14.
III. {{sc|Sièges mentionnés dans la Bible.}} — 1° Sous Josué et les Juges — Jéricho, qui fut emportée par miracle au bout de sept jours. Jos., {{rom|v}}, 12-24. — Haï, prise à la suite d’une embuscade. Jos., {{rom|viii}}, 10-24. — Sichem, prise d’assaut par Abimélech, qui brûla ensuite la tour de Sichem avec ceux qu’elle contenait. Jud., {{rom|ix}}, 42-49. — Thèbes, dans laquelle Abimélech entra de vive force, mais périt le crâne brisé par une pierre jetée du haut de la tour. Jud., {{rom|ix}}, 50-54. — Gabaa, prise par les tribus soulevées contre Benjamin. Jud., {{rom|xx}}, 36, 37.
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|cap=372. — Plan d’une place chaldéenne, sur la tablette de Goudéa.
D’après de Sarzec-Heuzey, ''Découvertes en Chaldée'', pl. 15, 1.
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2° ''Sous les rois avant le schisme''. — Jabès, assiégé par les Ammonites et délivré par Saül. I Reg., {{rom|xi}}, 1-11. — Jérusalem, prise par David aux Jébuséens, qui le défiaient d’y entrer. II Reg., {{rom|v}}, 6-9. — Rabbath, longtemps assiégée par Joab et défendue par les Ammonites ; David vint lui donner le dernier assaut, y fit un grand butin et réduisit les habitants en esclavage. II Reg., xi, 1-17 ; {{rom|xii}}, 26-31. — Abel-Beth-Maacha, assiégé par Joab et où la tête du révolté Séba fut jetée à l’assiégeant du haut de la muraille. II Reg., {{rom|xx}}, 14-22. — Gazer, que le roi d’Egypte prit et donna à Salomon comme dot de sa fille. III Reg., {{rom|ix}}, 16.
3° ''Sous les rois après le schisme''. — Jérusalem, prise par le pharaon Sésac et dépouillée de ses trésors. III Reg., xiv, 25, 26. — Gebbéthon, qu’assiégeait Nadab, roi d’Israël, quand il fut tué par Baasa. III Reg., {{rom|xv}}, 27 ; {{rom|xvi}}, 15. — Samarie, assiégée par Bénadad, roi de Syrie, sous Achab, et délivrée par une sortie des Israélites. III Reg., xx, 1-21. — Ramoth Galaad, assiégé sans succès par Achab et Josaphat. III Reg., {{rom|xxii}}, 3-36. — ''Samarie'', assiégée longtemps par Bénadad, roi de Syrie, pour la seconde fois. La famine s’y fit si cruellement sentir qu’une femme mangea son enfant. Les Syriens, pris de panique,
prirent subitement la fuite un matin, en laissant leur camp plein de provisions. III Reg., {{rom|vi}}, 24-vii, 20. — Jérusalem, prise par Joas, roi d’Israël, sous Amasias, roi de Juda. Joas fit une brèche de quatre cents coudées dans la muraille et emporta les trésors du Temple et
du roi ainsi que des otages. IV Reg., {{rom|xiv}}, 13, 14. — Jérusalem, assiégée en vain, sous Achaz, par Rasin, de Syrie, et Phacée, d’Israël. IV Reg., {{rom|xvi}}, 5. — Samarie, assiégée pendant trois ans par Salmanasar, roi d’Assyrie. La prise de la ville entraîna la ruine du
royaume d’Israël et la déportation de ses habitants. IV Reg., {{rom|xvii}}, 5, 6. — Béthulie, assiégée par Holopherne,
chef d’armée du roi d’Assyrie, épuisée par le manque d’eau et sauvée par Judith. Judith, {{rom|vii}}, 1-25 ; {{rom|xiii}}, 1-11.
— Jérusalem, menacée de près par Sennachérib, sous Ézéchias, et délivrée par une intervention divine, qui extermina l’armée assyrienne. IV Reg., {{rom|xviii}}, 17-37 ; xix, 35-36. — Jérusalem, assiégée une première fois, sous Joachin, par Nabuchodonosor, qui emporta les vases sacrés du Temple et emmena en captivité Joachin et plusieurs milliers d’Israélites. IV Reg., {{rom|xxiv}}, 10-16.
— Jérusalem, assiégée une seconde fois par Nabuchodonosor, sous Sédécias. Le siège dura dix-huit mois, interrompu seulement pendant quelque temps par une diversion du pharaon d’Egypte. Voir {{sc|Sédécias}} 2, col. 1558.
La ville eut à souffrir de la famine. Les Chaldéens y entrèrent par une brèche faite dans la muraille, brûlèrent le Temple et les grandes maisons et emmenèrent en captivité la plus grande partie de la population.
IV Reg., {{rom|xxv}}, 1-21 ; Jer., {{rom|xxxix}}, 1-10 ; {{rom|lii}}, 1-34.
4° ''Sièges annoncés et décrits par les prophètes.'' — Les prophètes s’étendent assez longuement sur les sièges auxquels succomberont les villes suivantes : Samarie, Is., {{rom|xxviii}}, 1-4 ; Ezech., {{rom|xxiii}}, 5-10 ; Ose., {{rom|xiv}}, 1 ; Mich., {{rom|i}}, 6, 7. — Jérusalem, Is., {{rom|xxii}}, 1-11 ; {{rom|xxix}}, 1-8 : Jer., {{rom|vi}}, 1-9, 22-30 ; {{rom|xxi}}, 5-10 ; {{rom|xxxiv}}, 1-7 ; Ezech., iv, 1-3 ; {{rom|x}}, 1-8 ; {{rom|xxi}}, 23-32 ; {{rom|xxiii}}, 22-25. — Rabbath Ammon, Jer., {{rom|xlix}}, 2-5 ; Ezech., {{rom|xxv}}, 3-7 ; Am., {{rom|i}}, 13-15.
— Damas, Is., {{rom|xvii}}, 1, 2 ; Jer., {{rom|xxiii}}, 24-27. — Ninive,
Nah., {{rom|ii}}, 1-13. — Tyr, Is., {{rom|xxiii}}, 1-14 ; Ezech., {{rom|xxvi}}, 2-21.
— Sidon, Ezech., {{rom|xxviii}}, 22-24. — Babylone, Is., {{rom|xiii}},
1-2 ; {{rom|xxi}}, 1-9 ; {{rom|xlvi}}, 1, 2 ; {{rom|xlvii}}, 1-15 ; Jer., {{rom|xxv}}, 12-14 ; {{rom|l}}, 2-46 ; {{rom|li}}, 1-58 ; cf. Dan., {{rom|v}}, 28-31.
5° ''Sous les Machabées''. — Jérusalem est prise par Judas Machabée, sauf la citadelle qui avait une garnison syrienne. I Mach., {{rom|i}}, 36-60. — Judas Machabée assiégea et prit successivement les tours des Iduméens, ! Mach., {{rom|v}}, 5, Gazer, I Mach., {{rom|v}}, 8, Bosor, I Mach., {{rom|v}}, 28, Maspha, I Mach., {{rom|v}}, 35, Camaïm, dont il brûla le temple, I Mach., v, 43-45, Éphron, prise après un jour et une nuit d’assaut, I Mach., {{rom|v}}, 46-51, Hébron, dont il détruisit les fortifications, I Mach., {{rom|v}}, 65, et Azot, où il démolit les autels idolâtriques. I Mach., {{rom|v}}, 68. Il assiégea ensuite la citadelle de Jérusalem, mais sans résultat. I Mach., {{rom|vi}}, 18-22. — Bethsur, assiégé par les Syriens, dut se rendre, malgré une sortie heureuse des Juifs, à cause du manque de vivres. I Mach., {{rom|vi}}, 26-50. — Lysias assiégea longtemps le Temple, dans lequel les vivres finirent aussi par
manquer, et, y étant entré en vertu d’un traité, il viola son serment en faisant abattre la muraille protectrice. I Mach., {{rom|vi}}, 48-62. — Bethbessen, fortifiée par Jonathas et Simon, fut assiégée par Bacchide et délivrée grâce à une sortie de Simon concordant avec une attaque extérieure de Jonathas. I Mach., {{rom|ix}}, 62-69. — Joppé fut prise par Jonathas. I Mach., {{rom|x}}, 75, 76. — Jonathas assiégea de nouveau la citadelle de Jérusalem, occupée par les Syriens, mais ne put en obtenir la reddition. 1 Mach., xi, 20-23, 41-43, 53. — Gaza et Belhsur, assiégées se rendirent. 1 Mach., {{rom|xi}}, 62, 65. — Gaza, assiégée de nouveau par Simon, fut prise d’assaut. I Mach., {{rom|xiii}}, 43-48. — Simon s’empara enfin de la citadelle de Jérusalem, dont la garnison souffrait de la famine. IMach., {{rom|xiii}}, 49-51. — Dora, assiégée par Antiochus VII. I Mach., {{rom|xv}}, 13, 14, 25.
6° ''Les derniers sièges de Jérusalem''. — Sous Jean Hyrcan, Antiochus Sidétès mit le siège devant Jérusalem et investit la ville de sept camps. Pour épargner les vivres, les assiégés firent sortir les bouches
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<noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|1715|SIÈGE D’UNE VILLE — SIFFLEMENT|1716}}</noinclude>nacles, les affaires s’arrangèrent et la cité se rendit à certaines conditions peu onéreuses. Josèphe, ''Ant. jud.'', XIII, {{rom|viii}}, 2. — En 65, Aristobule, en discorde avec son frère Hyrcan, se réfugia dansle Temple de Jérusalem. Les Arabes d’Arétas, alliés d’Hyrcan, vinrent l’y assiéger, avec le concours de tout le peuple, car Aristobule n’avait que les prêtres avec lui. Le siège se prolongea, sans qu’on pût célébrer la Pâque, et il ne fut levé que sur l’ordre du légat de Syrie, Scaurus. Josèphe, ''Ant. jud.'', {{rom-maj|XIV}}, {{rom-maj|II}}, 1-3. — Deux ans après, la compétition persistant entre les deux frères, Pompée vint à Jérusalem, dont les partisans d’Hyrcan lui ouvrirent les
portes, tandis que ceux d’Aristobule se retranchaient dans le Temple. Pompée fit venir des machines de Tyr, assiégea la place pendant trois mois, parvint à renverser une tour et pénétra dans l’enceinte sacrée. De grands massacres y. furent exécutés. Pompée pénétra dans le
373. — Assyriens attaquant une ville assiégée, les uns à pied, les autres montés sur un bélier en forme de tour roulante.
D’après A. Layard, ''Nineveh and its Remains'', t. {{rom|ii}}, p. 368.
Saint des saints, et ensuite ordonna de purifier le sanctuaire
afin d’y recommencer l’offrande des victimes. La
Judée devint dès lors province romaine. Josèphe, Ant.
jud., {{rom-maj|XIV}}, {{rom|iv}}, 1-4. — En 40, Antigone, fils d’Aristobule,
désireux de succéder à son père, surprit la capitale et s’établit dans le Temple, pendant qu’Hérode occupait la forteresse de Baris. Les deux partis engagèrent une lutte sanglante et les Parthes, appelés par Antigone, pillèrent la ville et ses environs. Josèphe, ''Ant. jud.'', XIV, {{rom|xiii}}, 3-10. — Couronné roi de Judée à Rome, en 39, Hérode vint assiéger Jérusalem au printemps de l’année 37, pour la reprendre à Antigone. Onze légions romaines et six mille hommes de cavalerie poursuivirent le siège avec vigueur. Il leur fallut néanmoins
cinq mois d’efforts pour prendre la ville et ils durent . « nsuite donner l’assaut au Temple. Un grand carnage s’ensuivit. Josèphe, ''Ant. jud.'', {{rom-maj|XIV}}, {{rom|xvi}}, 1, 2.^1
7° ''Le siège final.'' — Notre-Seigneur a prédit les principaux événements du siège de Jérusalem par les Romains. Il dit à la cité rebelle aux appels de la grâce : « Des jours viendront sur toi où tes ennemis t’entoureront d’un retranchement, t’environneront et te presseront de toutes parts ; ils t’abattront jusqu’à terre ainsi que tes fils qui habitent en toi, et ils ne laisseront pas en toi pierre sur pierre. s Luc, {{rom|xix}}, 43, 44. Deux ou trois jours après cette première prédiction et presque à la veille de sa mort, le Sauveur est entré dans plus de détails. Tout d’abord, on verra l’abomination de la désolation
dans le lieu saint : ce sera pour ses disciples qui seront en Judée le moment de fuir dans les montagnes, sans plus tarder. Il y aura ensuite une grande tribulation, telle qu’on n’en a pas vu précédemment. Jérusalem sera investie par une armée ; une terrible fureur se déchaînera contre le peuple ; les uns seront frappés du glaive, les autres traînés en captivité parmi toutes les nations. La ville sera foulée aux pieds par les gentils et, du Temple, il ne restera pas pierre sur pierre. Matth., xxiv, 2-22 ; Marc, {{rom|xiii}}, 2-19 ; Luc, {{rom|xxi}}, 6-24. Enfin, pendant qu’on le menait au Calvaire, Jésus dit aux
femmes de Jérusalem de pleurer sur elles-mêmes et sur leurs enfants, à raison des jours qui allaient venir. Luc, {{rom|xxii}}, 28, 29. La génération contemporaine du Sauveur était donc destinée à voir l’accomplissement de la prophétie. Les événements se déroulèrent conformément à la prédiction du Sauveur. Voir [[Dictionnaire de la Bible/Jérusalem|{{sc|Jérusalem}}]], t. {{rom|iii}}, col. 1393. {{d|H. Lesêtre.|3|sc}}
<section begin="SIFFLEMENT"/><nowiki/>
'''SIFFLEMENT''' (hébreu : ''serêqâh'', de Sàracj, « siffler » ; Septante : <rjpi<sy.6< ; , o-yptyM-oç, <715pty|jia ; Vulgate : ''sibilus''), son particulier produit par l’expulsion de l’air à travers les lèvres disposées d’une certaine façon. Par extension, on dit que le vent siffle, Sap., {{rom|xvii}}, 17,
à cause du bruit aigu que détermine son passage à travers différents obstacles. — 1° Le sifflement sert pour appeler certains animaux que ce son attire, soit
instinctivement soit par suite d’une habitude. Il est dit métaphoriquement que Dieu sifflera les nations étrangères, Is., {{rom|v}}, 26, les mouches d’Egypte et les abeilles d’Assyrie, c’est-à-dire les guerriers de ces deux pays, contre son peuple devenu infidèle. Is., vii, 18. De même, plus tard, pour rassembler les restes d’Éphraïm, il les sifflera comme des êtres familiarisés avec cet appel. Zach., {{rom|x}}, 8. — 2° En hébreu, comme en grec, en latin et en beaucoup d’autres langues, le sifflement est aussi un signe de moquerie, probablement
parce que siffler quelqu’un, c’est lui adresser le seul langage que comprennent habituellement les animaux. On siffle sur le méchant après sa mort. Job,
xxvii, 23. Chacun siffle l’infamie du paresseux. Eccli.,
<section end="SIFFLEMENT"/><noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|1715|SIÈGE D’UNE VILLE — SIFFLEMENT|1716}}</noinclude>nacles, les affaires s’arrangèrent et la cité se rendit à certaines conditions peu onéreuses. Josèphe, ''Ant. jud.'', XIII, {{rom|viii}}, 2. — En 65, Aristobule, en discorde avec son frère Hyrcan, se réfugia dansle Temple de Jérusalem. Les Arabes d’Arétas, alliés d’Hyrcan, vinrent l’y assiéger, avec le concours de tout le peuple, car Aristobule n’avait que les prêtres avec lui. Le siège se prolongea, sans qu’on pût célébrer la Pâque, et il ne fut levé que sur l’ordre du légat de Syrie, Scaurus. Josèphe, ''Ant. jud.'', {{rom-maj|XIV}}, {{rom-maj|II}}, 1-3. — Deux ans après, la compétition persistant entre les deux frères, Pompée vint à Jérusalem, dont les partisans d’Hyrcan lui ouvrirent les
portes, tandis que ceux d’Aristobule se retranchaient dans le Temple. Pompée fit venir des machines de Tyr, assiégea la place pendant trois mois, parvint à renverser une tour et pénétra dans l’enceinte sacrée. De grands massacres y. furent exécutés.
{{Img float-p |file={{??|image}} |align=center|width=400px|padt=25px|padb=12px
|cap=373. — Assyriens attaquant une ville assiégée, les uns à pied, les autres montés sur un bélier en forme de tour roulante.
D’après A. Layard, ''Nineveh and its Remains'', t. {{rom|ii}}, p. 368.
|capalign=center |style=font-size:12px}}
Pompée pénétra dans le Saint des saints, et ensuite ordonna de purifier le sanctuaire afin d’y recommencer l’offrande des victimes. La Judée devint dès lors province romaine. Josèphe, ''Ant. jud.'', {{rom-maj|XIV}}, {{rom|iv}}, 1-4. — En 40, Antigone, fils d’Aristobule,
désireux de succéder à son père, surprit la capitale et s’établit dans le Temple, pendant qu’Hérode occupait la forteresse de Baris. Les deux partis engagèrent une lutte sanglante et les Parthes, appelés par Antigone, pillèrent la ville et ses environs. Josèphe, ''Ant. jud.'', XIV, {{rom|xiii}}, 3-10. — Couronné roi de Judée à Rome, en 39, Hérode vint assiéger Jérusalem au printemps de l’année 37, pour la reprendre à Antigone. Onze légions romaines et six mille hommes de cavalerie poursuivirent le siège avec vigueur. Il leur fallut néanmoins cinq mois d’efforts pour prendre la ville et ils durent . « nsuite donner l’assaut au Temple. Un grand carnage s’ensuivit. Josèphe, ''Ant. jud.'', {{rom-maj|XIV}}, {{rom|xvi}}, 1, 2.¶
7° ''Le siège final.'' — Notre-Seigneur a prédit les principaux événements du siège de Jérusalem par les Romains. Il dit à la cité rebelle aux appels de la grâce : « Des jours viendront sur toi où tes ennemis t’entoureront d’un retranchement, t’environneront et te presseront de toutes parts ; ils t’abattront jusqu’à terre ainsi que tes fils qui habitent en toi, et ils ne laisseront pas en toi pierre sur pierre. s Luc, {{rom|xix}}, 43, 44. Deux ou trois jours après cette première prédiction et presque à la veille de sa mort, le Sauveur est entré dans plus de détails. Tout d’abord, on verra l’abomination de la désolation dans le lieu saint : ce sera pour ses disciples qui seront en Judée le moment de fuir dans les montagnes, sans plus tarder. Il y aura ensuite une grande tribulation, telle qu’on n’en a pas vu précédemment. Jérusalem sera investie par une armée ; une terrible fureur se déchaînera contre le peuple ; les uns seront frappés du glaive, les autres traînés en captivité parmi toutes les nations. La ville sera foulée aux pieds par les gentils et, du Temple, il ne restera pas pierre sur pierre. Matth., xxiv, 2-22 ; Marc, {{rom|xiii}}, 2-19 ; Luc, {{rom|xxi}}, 6-24. Enfin, pendant qu’on le menait au Calvaire, Jésus dit aux femmes de Jérusalem de pleurer sur elles-mêmes et sur leurs enfants, à raison des jours qui allaient venir. Luc, {{rom|xxii}}, 28, 29. La génération contemporaine du Sauveur était donc destinée à voir l’accomplissement de la prophétie. Les événements se déroulèrent conformément à la prédiction du Sauveur. Voir [[Dictionnaire de la Bible/Jérusalem|{{sc|Jérusalem}}]], t. {{rom|iii}}, col. 1393. {{d|H. Lesêtre.|3|sc}}
<section begin="SIFFLEMENT"/><nowiki/>
'''SIFFLEMENT''' (hébreu : ''šerêqâh'', de ''šàraq'', « siffler » ; Septante : <rjpi<sy.6< ; , o-yptyM-oç, <715pty|jia ; Vulgate : ''sibilus''), son particulier produit par l’expulsion de l’air à travers les lèvres disposées d’une certaine façon. Par extension, on dit que le vent siffle, Sap., {{rom|xvii}}, 17, à cause du bruit aigu que détermine son passage à travers différents obstacles. — 1° Le sifflement sert pour appeler certains animaux que ce son attire, soit instinctivement soit par suite d’une habitude. Il est dit métaphoriquement que Dieu sifflera les nations étrangères, Is., {{rom|v}}, 26, les mouches d’Egypte et les abeilles d’Assyrie, c’est-à-dire les guerriers de ces deux pays, contre son peuple devenu infidèle. Is., vii, 18. De même, plus tard, pour rassembler les restes d’Éphraïm, il les sifflera comme des êtres familiarisés avec cet appel. Zach., {{rom|x}}, 8. — 2° En hébreu, comme en grec, en latin et en beaucoup d’autres langues, le sifflement est aussi un signe de moquerie, probablement parce que siffler quelqu’un, c’est lui adresser le seul langage que comprennent habituellement les animaux. On siffle sur le méchant après sa mort. Job, xxvii, 23. Chacun siffle l’infamie du paresseux. Eccli.,
<section end="SIFFLEMENT"/><noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Verbex" />{{nr|1717|SIFFLEMENT — SIGNE|1718}}</noinclude>{{rom|xxii}}, 1 (grec). On sifflera sur la nation israélite, sur son Temple, et sur Juda devenu infidèle. III Reg., {{rom|ix}}, 8 ; II Par., {{rom|xxix}}, 8. Jérémie annonce les sifflets de moquerie qui poursuivront Juda et Jérusalem, {{rom|xviii}}, 16 ; {{rom|xix}}, 8 ; {{rom|xxv}}, 9, 18 ; {{rom|xxix}}, 18 ; Édom, {{rom|xlix}}, 17, et Babel, L, 13 ; {{rom|li}}, 37. La prophétie s’accomplit pour Jérusalem prise par les Chaldéens. Lam., {{rom|ii}}, 15, 16. Les sifflets moqueurs sont encore prédits à Israël, Mich., {{rom|vi}}, 16, à Tyr, Ezech., {{rom|xxvil}}, 36, et à Ninive. Soph., {{rom|ii}}, 15. {{d|[[Auteur:Henri Lesêtre|H. Lesêtre]].|3|sc}}
<section begin="SIGGÂYÔN"/><nowiki/>
'''ŠIGGÂYÔN''' (Septante : {{lang|grc|ψαλμός, ᾠδή}} ; Vulgate : ''psalmus. pro ignorantiis''), est un terme musical désignant vraisemblablement un hymne strophique. Il se lit au titre du Psaume {{rom|vii}} et au cantique d’Habacuc,
{{rom|iii}}, 1, sous la forme plurielle ''sigyànôṭ''. La traduction des Septante : {{lang|grc|μετὰ ὠδῆς}}, Hab., {{rom|iii}}, 1, répond à celle du targum chaldéen {{lang|he|אזדיתא}}, « louange ». Ps. {{rom|vii}}, 1. La racine est {{lang|he|שנת}} II. Cf. {{lang|he|שנת}} et {{lang|he|שנת}}, « se multiplier, grandir », Syr. {{arabe|j) » /w}}, « être grand, nombreux » ; causatif : « grandir, magnifier ». Le terme siggâyôn, de même forme que higgâyôn (voir {{sc|Musique des Hébreux}}, t. {{rom|iv}}, col. 1348), semble correspondre au terme liturgique syriaque {{arabe|J A. ^-i » * *y}} désignation d’hymnes composées de plusieurs strophes. Il est vrai que les psaumes sont généralement des pièces strophiques ; mais ''siggâyôn'' pourrait s’appliquer à des morceaux d’un rythme déterminé. Or le psaume {{rom|vii}} et le Cantique d’Habacuc, qui portent cette indication, étant écrits suivant la mesure heptasyllabique à trois parallèles distincts, E. Bouvy, ''Le rythme syllabique'', dans ''Lettres chrétiennes'', l. {{rom|ii}}, p. 280 ; ''siggâyôn'' désignerait ce mètre ou la mélodie applicable à ce mètre. Il est vrai que ce même rythme est suivi par d’autres psaumes et cantiques, auxquels notre indication n’est pas attribuée ; mais on sait que les indications rythmiques ou musicales, ajoutées au texte sans doute par les copistes, ayant perdu dans la suite leur signification, ne se trouvent ni constamment ni exactement portées dans le psautier. — La traduction ''pro ignorantiis'', à cause du pluriel ''sigyànôṭ'', Hab., {{rom|iii}}, 1, de la Vulgate provient de la racine {{lang|he|שנת}} {{rom-maj|I}}, « errer, s’égarer, changer, pécher par ignorance ». C’est sans doute aussi le sens de « changer, varier », qui a fait donner à ''sûgîṭâ'' et à ''šigyônôṭ'' le sens de « tons variables ». La ''santa Biblia traducida de las lenguas originales. Version moderna'', New-York, 1899, p. 830. — Gesenius, ''Thesaurus'' (continué par Roediger), p. 1362, donne à Siggdyôn le sens de poème analogue au dithyrambe, ode irrégulière {voir Psaumes, col. 808), et cette explication est acceptée par un grand nombre d’hébraïsants. {{d|[[Auteur:Jean_Parisot|J. Parisot]].|3|sc}}
<section end="SIGGÂYÔN"/>
<section begin="SIGNATURE"/><nowiki/>
'''SIGNATURE''' (grec : {{lang|grc|σημεῖον}}, Vulgate : ''signum''), marque personnelle servant à authentiquer un écrit. — Souvent on se servait du sceau comme de marque personnelle. Voir {{sc|Gravure}}, t. {{rom|iii}}, col. 308 ; Sceau, t {{rom|v}}, col. 1522. D’autres fois, on traçait un signe à la main à la fin de l’écrit. Job, {{rom|xxxi}}, 35, parlant de sa défense, dit en l’achevant : « Voici mon ''ṭâv''. » Les versions ne rendent pas ce mot. Le ''ṭâv'' est la dernière lettre des alphabets sémitiques ; il avait fréquemment la forme d’une croix ou d’un X. Voir {{sc|Alphabet}}, 1. 1, col. 406-414. On s’en servait comme de signe pour marquer des personnes, ou des choses. Ezech., {{rom-maj|IX}}, 4. Il est possible que Job, arrivé à la fin de son plaidoyer, veuille dire simplement : « Voici ma dernière lettre », mon dernier mot. Cf. Frz. Delitzsch, ''Das Buch Job'', Leipzig, 1876, p. 421. On croit cependant que le ''ṭâv'' pourrait être aussi la signature de Job, de même qu’une croix a été longtemps et est encore la signature de ceux qui ne savent pas écrire. Cf. A. Le Hir, ''Le livre de Job'', Paris, 1873, p. 364 ; S. Cox, ''Book of Job'', Londres, 1880, p. 400 ; Knabenbauer, ''In Job'', Paris, 1885, p. 366. — Les Chaldéens signaient les contrats en mettant l’empreinte de leur ongle sur l’argile encore fraîche qui avait reçu le texte (fi g. 374). Voir {{sc|Ongle}}, t. {{rom-maj|IV}}, col. 1814. — Saint Paul a signé plusieurs de ses Épîtres avec la formule : « Salutation, de ma main à moi, Paul ». I Cor., {{rom|xvi}}, 21 ; Col., {{rom|iv}}, 8 ; Philem., 19. Aux Galates, {{rom|vi}}, 11, il écrit : « Voyez quelles lettres j’ai tracées pour vous de ma propre main, » faisant allusion sans doute aux grosses lettres que son mal d’yeux l’obligeait à former.
{{Img float-p |file={{??|image}} |align=center|width=400px|padt=25px|padb=12px
|cap=374. — Signatures d’ongles.
D’après Scheil, ''Textes élamitiques-sémitiques'', Paris, 1902, p. 173, 175, 179, 181.
|capalign=center |style=font-size:12px}}
À la fin de sa seconde Épître aux Thessaloniciens, {{rom|iii}}, 17, il écrit : « La salutation est de ma propre main, à moi Paul ; c’est là ma signature dans toutes mes lettres : c’est ainsi que j’écris. » Le nom de l’auteur d’une lettre se mettait ordinairement au début. L’Apôtre ajoutait une signature de sa propre main, à la fin de l’Épître qu’il avait dictée, afin de mettre ses correspondants en garde contre les entreprises des faussaires. {{d|H. Lesêtre.|3|sc}}
<section end="SIGNATURE"/>
<section begin="SIGNE"/><nowiki/>
'''SIGNE''' (hébreu : ''ʾôṭ'', et beaucoup plus rarement ''môʿêd, môfêʾ, miḥyâh, maṡʾêṭ, nés'' ; Septante : {{lang|grc|σημεῖον, σύσσημον}} ; Vulgate : ''signum''), attestation visible d’une chose qui ne se voit pas.
1° ''Signes dans le ciel.'' — Les grands astres, le soleil et la lune, sont les signes du temps, ils en marquent la division en jours et en années. Gen., {{rom|i}}, 14. Il se produit dans le ciel différents phénomènes astronomiques ou météorologiques dont les gentils tirent des conséquences fâcheuses. Voir {{sc|Astrologues}}, t. {{rom|i}}, col. 1191. Jérémie, {{rom|x}}, 2, dit qu’il ne faut pas se laisser effrayer par ces signes du ciel. Les idoles sont incapables de faire apparaître de pareils signes. Bar., {{rom|vi}}, 66. On tirait de l’aspect du ciel des pronostics sur le temps. Matth., {{rom|xvi}}, 2-4 ; Luc, {{rom|xii}}, 54-56. Les pharisiens et les sadducéens demandèrent à Notre-Seigneur un signe dans le ciel, en preuve de sa mission. Il leur refusa ce miracle de pure curiosité. Matth., {{rom|xvi}}, 1-4 ; Marc, {{rom|viii}}, 11, 12. Luc, {{rom|xi}}, 16. Il y aura dans le ciel des signes précurseurs de la lin du monde. Matth., {{rom|xxiv}}, 3 ; Luc, xxi, 7, 25 ; Marc, {{rom|xiii}}, 4.
2° ''Signes naturels.'' — De ce nombre sont les signes de la lèpre, Lev., {{rom|xiii}}, 10, 24, et ceux de la virginité. Deut., {{rom|xxii}}, 15, 17. Les anges disent aux bergers qu’ils reconnaîtront le Sauveur dont ils annoncent la naissance à ce signe : un enfant enveloppé de langes et couché dans la crèche. Luc, {{rom|ii}}, 12.
3° ''Signes conventionnels.'' — Le sang de l’agneau pascal, sur les montants et le linteau de la porte des Hébreux en Egypte, sera le signe que leurs maisons doivent être épargnées. Exod., {{rom|xii}}, 13. Rahab devra mettre sur sa maison le signe qu’on lui indique, pour<section end="SIGNE"/><noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|1719|SIGNE — SIHA|1720}}</noinclude>échapper à l’extermination. Jos., {{rom|ii}}, 12, 18. La fumée s’élevant de Gabaa sera pour les Hébreux le signe que le moment est venu de sortir de leur embuscade. Jud., XX, 38. Jonathas convient avec son étuyer que, si les Philistins les appellent, ce sera le signe qu’ils peuvent
monter les attaquer. I Reg., {{rom|xiv}}, 10. Toutefois ce signe
implique une convention tacite avec Dieu, qui seul peut faire réussir l’entreprise. On élevait des signaux sur la montagne, probablement en allumant un feu, pour annoncer l’approche des ennemis. Jer., {{rom|vi}}, 1. On employait le même procédé pour faire connaître à tout le
pays le jour de la néoménie. Voir [[Dictionnaire de la Bible/Néoménie|{{sc|Néoménie}}]], t. {{rom|iv}}, col. 1590. Tobie donna à son fils l’écrit de son parent concernant sa dette, afin que celui-ci le reconnût. Tob., v, 2. Judas fit d’un baiser donné à Jésus le signe auquel
la cohorte reconnaîtrait celui qu’elle devait arrêter. Matth., {{rom|xxvi}}, 48 ; Marc, {{rom|xiv}}, 44. — Il y avait des signes
adoptés pour distinguer dans les campements les familles des diverses tribus, Num., ir, 2, les combattants des différentes nations. Ps. lxxiv ({{rom|lxxiii}}), 4, etc. Voir {{sc|Étendard}}, t. {{rom-maj|II}}, Col. 1998.
4° ''Signes commémoratifs.'' — Par la volonté de Dieu l’arc-en-ciel devient le signe de son alliance avec l’humanité. Gen., {{rom|ix}}, 12, 13, 17. L’alliance de Dieu avec la race d’Abraham a pour signes la circoncision, Gen., xvii, 11 ; Rom., {{rom|iv}}, 11, et le sabbat. Exod., {{rom|xxxi}}, 13 ; Ezech., {{rom-maj|XX}}, 12, 20. Les phylactères sont les signes des commandements divins, spécialement de ceux qui concernent les azymes et les premiers-nés, et rappellent ainsi la délivrance de l’Egypte. Exod., {{rom|xiii}}, 9, 16 ; Deut., vi, 8 ; {{rom|xi}}, 18. Voir [[Dictionnaire de la Bible/Phylactères|{{sc|Phylactères}}]], col. 349. Les encensoirs de Coré et de ses compagnons de révolte furent
réduits en lames et appliqués à l’autel, comme signes de la faute et de son châtiment. Num., {{rom|xvi}}, 38. La verge fleurie d’Aaron fut placée devant l’Arche, comme signe de la répression exercée sur ceux qui s’étaient révoltés contre le grand-prêtre. Num., {{rom|xvii}}, 10. Josué fit dresser douze pierres prises dans le lit du Jourdain, comme
signes, pour la postérité, du passage miraculeux des Hébreux. Jos., {{rom|iv}}, 6. Judas Machabée fit attacher à la citadelle la tête de Nicanor, en signe de la protection accordée par Dieu à ses serviteurs. II Mach., {{rom|xv}}, 35.
5° ''Signes indicatifs.'' — Dieu mit un signe sur Caïn afin qu’on le reconnût. Gen., {{rom|iv}}, 15. Coré et ses complices furent engloutis, pour servir de signes de la colère de Dieu. Num., {{rom|xxvi}}, 10. Cf. Deut., {{rom|xxviii}}, 46 ; Job, {{rom|xxi}}, 29 ; Ezech., {{rom|xiv}}, 8. Gédéon demanda un signe de la volonté de Dieu qui l’envoyait combattre les Madianistes. Jud., {{rom|vi}}, 17, 39. Le persécuté est pour la foule
un signe de la protection de Dieu, parce que ses ennemis ne peuvent venir à bout de lui. Ps. lxxi ({{rom|lxx}}), 7. Saint Paul donne comme signes de la légitimité de son apostolat ses vertus et ses miracles. II Cor., {{rom|xii}}, 12. — Le Sauveur doit « être un signe en butte à la contradiction, et ainsi seront révélées les pensées cachées dans le cœur d’un grand nombre, n Luc, {{rom|ii}}, 34, 35. L’attitude que l’on prendra vis-à-vis de lui indiquera ce que l’on pense et ce que l’on veut au fond de l’âme.
6° ''Signes prophétiques.'' — Le signe que Dieu sera avec Moïse, c’est qu’il sera servi sur la montagne où il lui parle. Exod., {{rom|iii}}, 12. Ici les deux faits sont futurs et le second confirmera le premier. Mais la parole de Dieu doit donner toute certitude à Moïse. La mort des
deux fils d’Héli le même jour prouvera la réalité des événements annoncés comme devant suivre. I Reg., Il, 34. Samuel indique à Saül différents signes qui vont se produire et confirmeront la légitimité de son titre
de roi. I Reg., {{rom|x}}, 1, 7-9. L’autel de Béthel se fend sous
les yeux de Jéroboam en signe de sa destruction future.
III Reg., {{rom|xiii}}, 3, 5. Isaîe, {{rom|vii}}, 11-14, donne à Achaz
le signe de l’Emmanuel, pour annoncer le prochain châtiment de la Syrie et d’Israël. La récolte de la troisième année sera le signe de la restauration de Sion. IV Reg., {{rom|xix}}, 29 ; Is., {{rom|xxxvii}}, 30. La rétrogradation de l’ombre du cadran solaire est le signe de la prochaine guérison d’Ézéchias et de la délivrance du pays. IV Reg., {{rom|xx}}, 8, 9 ; II Par., {{rom|xxxii}}, 24, 31 ; Is., {{rom|xxxviii}}, 7, 22. Les Israélites fidèles sont le signe et le présage que Dieu n’abandonnera pas son peuple. Is., {{rom|viii}}, 18. Le prophète nu et déchaussé est le signe du sort préparé à l’Égypte et à l’Éthiopie. Is., {{rom|xx}}, 3. Le pharaon Éphrée livré à ses ennemis est le signe du châtiment qui frappera les Juifs idolâtres. Jer., {{rom|xliv}}, 29, 30.
Ézéchiel, {{rom|iv}}, 3, met une poêle de fer entre lui et Jérusalem,
en signe du siège imminent de la ville. Il reçoit l’ordre de fuir par un trou de la muraille, pour signifier la fuite de Sédécias. Ezech., {{rom|xii}}, 6, 11. Le silence imposé au prophète est le signe de la prise de Jérusalem, bientôt réduite, elle aussi, au silence. Ezech.,
xxiv, 24, 27. Le grand-prêtre et ses collègues sont les signes du Messie futur. Zach., {{rom|iii}}, 8. Beaucoup d’autres actions symboliques, accomplies par les prophètes, sont les signes des événements qu’ils ont à prédire. La sagesse prédit et interprète ces signes. Sap., {{rom|viii}},
8. — Saint Jean décrit plusieurs signes prophétiques des destinées de l’Église. Apoc, {{rom-maj|XII}}, 1, 3 ; {{rom|xv}}, 1.
7° ''Signes miraculeux.'' — Les miracles sont appelés des « signes », parce qu’ils sont la démonstration visible de la puissance de Dieu, au service de sa bonté ou de sa justice. Des signes nombreux ont accompagné
la délivrance du peuple hébreu de l’Egypte. Exod., iv, 8, 9 ; {{rom|vii}}, 3, 9 ; {{rom|x}}, 1, 2 ; Deut., {{rom|iv}}, 34 ; {{rom|vi}}, 22 ; {{rom|vii}}, 19 ; xi, 3 ; {{rom|xxvi}}, 8 ; {{rom|xxix}}, 3 ; {{rom|xxxiv}}, 11 ; Ps. lxxvih ({{rom|lxxvii}}), 43 ; Jer., {{rom|xxxii}}, 20 ; Bar., {{rom|ii}}, 11 ; II Esd., {{rom|ix}}, 10, etc.
Les Israélites comptaient si bien sur ces interventions divines qu’à certaines époques ils se plaignaient en disant : « Nous ne voyons plus nos signes. » Ps. lxxiv ({{rom|lxxiii}}), 9. Cependant ceux-ci n’ont jamais fait défaut. II Mach., {{rom|xiv}}, 15 ; Dan., {{rom|iii}}, 99, 100 ; {{rom|vi}}, 27 ; {{rom|xiv}}, 42. Comme de faux prophètes pouvaient opérer certains signes, il était défendu de les croire, malgré toutes les
apparences de puissance qu’ils présentaient. Deut., {{rom|xiii}}, 2.
— Dans le Nouveau Testament, les miracles sont habituellement appelés des « signes », parce qu’ils sont la manifestation visible de la mission et de la divinité de Jésus-Christ. Voir [[Dictionnaire de la Bible/Jésus-Christ|{{sc|Jésus-Christ}}]], t. {{rom|iii}}, col. 1504 ; {{sc|Miracle}}, t. {{rom-maj|IV}}, col. 1111. Les Juifs veulent voir des signes. Matth., {{rom|xii}}, 38, 39 ; I Cor., {{rom|i}}, 22. Ils demandent à Notre-Seigneur quel signe il fait pour justifier ses paroles et sa conduite. Joa., {{rom|ii}}, 18 ; {{rom|vi}}, 30. Ces signes sont opérés par le Sauveur, Luc, {{rom|xxiii}}, 8, etc., et par ses Apôtres, Act., {{rom|ii}}, 19, 22, 43, etc. ; ils le seront par tous les croyants. Marc, {{rom|xvi}}, 17, 20.
— Le don des langues est un signe, mais seulement pour les infidèles. I Cor., {{rom|xiv}}, 22. Voir [[Dictionnaire de la Bible/Langues (Don des)|{{sc|Langues (Don des)}}]], t. {{rom|iv}}, col. 79.
— À la fin du monde apparaîtra le signe du Fils de l’homme. Matth., {{rom|xxiv}}, 30. D’après S. Cyrille de Jérusalem, Catech., {{rom|xv}}, 22, t. {{rom|xxxiii}}, col. 899, S. Jean Damascène, ''De fid. orthod.'', {{rom|iv}}, 11, t. {{rom|xciv}}, col. 1132, et beaucoup d’auteurs, ce signe n’est autre que la croix. C’est ce que suppose également la liturgie des fêtes de l’Invention et de l’Exaltation de la Croix, ''ad resp.'' Saint Jérôme, ''In Matth.'', {{rom-maj|IV}}, 24, t. {{rom|xxvi}}, col. 180, dit que ce peut être la croix ou un étendard de victoire. Quelques-uns ont pensé que ce serait le Christ lui-même, mais à tort, car le Christ ne peut être son propre signe. Comme rien n’indique que le Sauveur ait eu l’intention, dans ce passage, de faire mention de sa croix, il est possible que le signe du Fils de l’homme soit la gloire particulière qui appartient au Verbe incarné et qu’il revendique pour lui-même la veille de sa mort. Joa., {{rom|xvii}}, 5. Cf. Knabenbauer. ''Evang. sec. Matth.'', Paris, 1893, t. {{rom|ii}}, p. 339. {{d|H. Lesêtre.|3|sc}}
'''SIHA''' (hébreu : ''Ṣiḥa’''; Septante : Sov6îa), chef d’une famille de Nathinéens. I Esd., {{rom|ii}}, 43 ; II Esd., {{rom|vii}}, 47,<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|1721|SIHA — SILENCE|1722}}</noinclude>(hébreu, 46). Ils retournèrent en Palestine avec Zorobabel. Dans les Septante et la Vulgate, le nom est écrit Σηά et Soha. Voir {{sc|Soha}}.
<section begin="SIHOR D’EGYPTE"/><nowiki/>
'''SIHOR D’EGYPTE''' (hébreu : ''Šîḥôr Misraïm'' ; Septante : àpo êpiwv AiyûnTou ; Vulgate : Sihor Ægypti), ruisseau d’Egypte qui formait la frontière de l’Égypte et la séparait de l’Asie. David, pour le transport de l’arche de Cariathiarim à Jérusalem, rassembla toutIsraël depuis Sihor au sud jusqu’à l’entrée d’Émath au nord. I Par., {{rom|xiii}}, 5. — Ce ruisseau est appelé aussi Sihor dans Josué, {{rom|xiii}}, 3, texte hébreu, où la Vulgate traduit : ''a fluvio turbido qui irrigat Ægyptum'' ; elle l’a pris pour le Nil, qui est en effet désigné par ce nom dans Isaïe, {{rom|xxiii}}, 3, et dans Jérémie, {{rom|ii}}, 18, où elle
a mal traduit « qui arrose l’Egypte » ; l’hébreu porte : « qui est en face de l’Egypte » et le distingue ainsi du fleuve qui coule au milieu de l’Egypte dans sa longueur. Voir {{sc|Egypte}} 3, t. {{rom|ii}}, col. 1621. — Pour sihôr désignant le Nil dans le texte hébreu, Is., {{rom|xxiii}}, 3 ; Jer., {{rom|ii}}, 18, voir {{sc|Chihôr}}, t. {{rom|ii}}, col. 1702 ; Nil, t. {{rom|iv}}, col. 1622.
'''SIHOR-LABANATH''' (hébreu : Sihôr LibnàÇ ; Septante, ''Codex Vaticanus'' : Sstràv stai AaëavàO ; ''Codex Alexandrinus'' : Seiwp xat Aaêavâû ; Vulgate : Sihor et Labanath), nom qui sert à déterminer la limite méridionale de la tribu d’Aser. Jos., {{rom|xix}}, 26. Les Septante et la Vulgate voient ici deux noms distincts, unis par la conjonction « et », ce qui suppose la lecture du vav hébreu. On peut joindre à leur témoignage celui de la Peschito. Eusèbe et saint Jérôme, ''Onomastica sacra'', Gœttingue, 1870, p. 136, 152, 275, 294, distinguent également Sior et Labanath dans la tribu d’Aser. À quel texte donner la préférence ? Il est difficile de le savoir. II peut aussi y avoir eu dans ce passage un déplacement de noms. Cependant, comme le mot sihôr est pris ailleurs, Jos., {{rom|xiii}}, 3, pour désigner un fleuve ou une rivière (voir {{sc|Sihor d’Egypte}}), on accepte plus généralement le texte massorétique. Mais où trouver ce « fleuve de Labanath » ? On le cherche
au-dessus ou au-dessous du Carmel, auquel il est associé dans le tracé de la frontière. Quelques-uns, s’appuyant sur le mot Libnaf, qui veut dire « blancheur », veulent identifier la rivière en question avec l’ancien Bélus, aujourd’hui Nahr Na’mdn ou Na’min, dont le sable servait à la fabrication du verre, cf. Pline, {{abr|H. N.|Histoire naturelle}}, {{rom|xxxvl}}, 26, et qui se jette dans la Méditerranée au sud et
près de Saint-Jean d’Acre. Cf. G.Armstrong, W. Wilson et Conder, ''Names and places in the Old and New Testament'', Londres, 1889, p. 164. Mais, d’après le texte de Josué, le fleuve qui servait de limite à Aser
devait se trouver au sud plutôt qu’au nord du Carmel.
D’ailleurs, si l’on avait voulu indiquer près de la montagne un cours d’eau important, pouvant avec elle marquer la frontière, on eût plus naturellement choisi le Cison. Aussi beaucoup d’auteurs assimilent
plutôt le sihôr Libnat au Nahr ez-Zerqâ, qui se jette dans la mer au sud de Tantàrah, l’ancienne Dor. C’est le ''flumen Crocodilon'' de Pline, II. N., {{rom|v}}, 17, dans lequel on signalait encore en 1870 la présence de petits crocodiles. Cf. V. Guérin, ''Samarie'', t. {{rom|ii}}, p. 317. Y aurait-il eu dans le texte une leçon primitive, jnnb Timw, Sihôr
livyâfdn, « le fleuve du crocodile », qui se serait changée en rjnb nnnr, Sihôr libnat ? Il est permis de faire ici toutes les conjectures. Cf. F. de Hummelauer, ''Comment. in Josue'', Paris, 1903, p. 429. On peut
objecter à cette hypothèse que c’est transporter bien loin la frontière méridionale d’Aser. Mais nous savons par Josué, {{rom|xvii}}, 11, qu’elle s’étendait primitivement jusqu’à Dor et ses dépendances, et qu’elle fut englobée plus tard dans la tribu de Manassé. Il n’est donc pas impossible de l’arrêter au Nahr ez-Zerqâ. Cf. A. Dillmann, ''Josua'', Leipzig, 1886, p. 560. {{d|[[Auteur:Alphonse Legendre|A. Legendre]].|3|sc}}
<section end="SIHOR D’EGYPTE"/>
<section begin="SILAS"/><nowiki/>
'''SILAS''' (grec. SiXa ;), un des chrétiens importants de l’Église primitive de Jérusalem. On admet communément que le Silas des Actes est le même que le Silvain ou Silvanus des Épitres. Silvas peut être une
contraction de Silvanus, comme Apollos d’Apollonius ; ou bien Silvanus est une forme latinisée du nom sémitique Silas. Cf. I Par., {{rom|vii}}, 35 ; Josèphe, ''Ant. jud.'', {{rom-maj|XIV}}, iii, 2 ; {{rom-maj|XVIII}}, {{rom|vi}}, 8 ; Vita, 17. Il paraît avoir eu comme saint Paul le titre de citoyen romain. Act., {{rom|xvi}}, 37.
— C’était un des principaux chrétiens de Jérusalem et il fut envoyé par les Apôtres et l’Église de cette ville à Antioche, en même temps que Judas Barsabas, avec Paul et Barnabé, afin d’y porter la lettre qui contenait les décisions du concile de Jérusalem. Act., {{rom|xv}}, 22-29.
Il demeura quelque temps en Syrie et y consola et instruisit
les nouveaux chrétiens, j. 32, 34. Saint Paul se l’adjoignit comme auxiliaire, après s’être séparé de Barnabé et de Jean-Marc, <small>℣</small>. 40. Il l’emmena avec lui en Syrie, en Cilicie, en Lycaonie, en Phrygie, en Galatie, à Troade, en Macédoine, à Philippes où
ils furent battus et emprisonnés ensemble, à Thessalonique et à Bérée, et il le laissa dans cette dernière ville, lors de son départ pour Athènes. Act., {{rom|xvi}}, 1-xvii, 14. Silas devait aller l’y rejoindre avec Timothée, xvii, 15, mais on n’a pas la preuve que le voyage ait eu
lieu. Nous retrouvons Silas avec saint Paul à Corinthe, où il était venu le rejoindre de Macédoine, {{rom|xviii}}, 5. Les Actes ne nous apprennent plus rien de son ministère apostolique. Saint Paul, II Cor., {{rom|i}}, 19, lui rend le témoignage qu’il a prêché Jésus-Christ dans cette ville
avec lui et Timothée. Saint Jérôme, In Gal., {{rom|i}}, 19, t. {{rom|xxvi}}, col. 330-331, dit qu’il a été apôtre avec Judas : ''Ab apostolis apostoli nominantur''. Saint Paul, dans ses deux Épîtres adressées de Corinthe aux Thessaloniciens, i, 1, leur écrit au nom de « Paul, Silvain et Timothée ». Silvain est certainement Silas. On admet
aussi généralement que le Silvanus ou Silvain, mentionné I Pet., {{rom|v}}, 12, comme porteur de cette Épître aux chrétiens du Pont, de la Galatie, de la Cappadoce, de l’Asie et de la Bythinie, n’est pas différent de Silas. Saint Jérôme, ''Epist. {{rom|xviii}}, ad Damasum'', t. {{rom|xxii}}, col. 376, dit même : Titiose Silvanus legitur pro Sila.
Le pseudo-Dorothée, ''De LXX discipulis'', 15, 17, t. {{rom|xcii}}, col. 1061, et Hippolyte, De lxx Apost., 16, 17, t. {{rom|x}}, col. 956, distinguent, comme les Grecs, Silas et Silvain et font le premier évêque de Corinthe et le second de Thessalonique.
<section end="SILAS"/>
<section begin="SILENCE"/><nowiki/>
'''SILENCE''' (hébreu : ''dûmâm'' ; grec : {{lang|grc|σιγή}} Vulgate : ''silentium''), cessation de tout bruit, particulièrement de la parole.
{{1o}} On commande le silence quand on veut se faire entendre. Jud., {{rom|iii}}, 19 ; Is., {{rom|xli}}, 1 ; Judith, {{rom|xiii}}, 16 ;
Act., {{rom|xii}}, 17 ; {{rom|xiii}}, 16 ; {{rom|xix}}, 33 ; {{rom|xxi}}, 40. Quand on veut entendre, on fait silence et, au besoin, on se met la
main sur la bouche, Jud., {{rom|xviii}}, 19 ; Job, {{rom|vi}}, 24 ; {{rom|xxix}}, 21 ; Sap., {{rom|viii}}, 12 ; Act., {{rom|xv}}, 12 ; {{rom|xxii}}, 2, et l’on fait taire les autres. Matth., {{rom|xx}}, 31 ; Marc, {{rom|x}}, 48 ; Luc, {{rom|xviii}}, 39. — {{2o}} On garde le silence quand on ne veut pas répondre, Gen., {{rom|xxxiv}}, 5 ; Is., {{rom|xxxvi}}, 21 ; IV Reg., xviii, 36 ; Luc, {{rom|ix}}, 36 ; Matth., {{rom|xxvi}}, 63 ; Marc, {{rom|xiv}}, 61, ou quand on ne sait pas que répondre. II Esd., {{rom|v}}, 8 ; Eccli., {{rom|xx}}, 6 ; Matth., {{rom|xxii}}, 34 ; Marc, {{rom|iii}}, 4 ; {{rom-maj|IX}}, 33 ;
Luc, {{rom|xiv}}, 4 ; {{rom|xx}}, 26. — {{3o}} Dans les temps de calamités, on ensevelit les morts en silence. Am., {{rom|vi}}, 11 ; {{rom|viii}}, 3. — {{4o}} Il y a temps de se taire et temps de parler. Eccle., iii, 7. Le silence peut parfois devenir coupable. IV Reg., {{rom|vii}}, 9. Il est souvent une preuve d’intelligence
et de prudence, Prov., {{rom|xi}}, 12 ; Eccli., {{rom-maj|XIX}}, 28 ; {{rom|xx}}, 7 ; xxxii, 9, au point que le sot qui se tait peut passer pour sage. Job, {{rom|xiii}}, 5 ; Prov., {{rom|xvii}}, 28. Dans l’assemblée chrétienne, il est prescrit aux femmes. I Cor., {{rom|xiv}}, 34 ; I Tim., {{rom|ii}}, 11, 12. Celui qui possédait le don des langues<section end="SILENCE"/><noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|1723|SILENCE — SILO|1724}}</noinclude>devait aussi garder le silence, si un interprète n’était pas présent. 1 Cor., {{rom|xiv}}, 28. — 5° Le silence est chez les idoles une marque d’impuissance. Ps. cxv ({{rom|cxiv}}), 5 ; Hab., ir, 19. Chez les hommes, il peut signifier ou accompagner l’acquiescement, Num., {{rom|xxx}}, 4, 12, 15 ; l’adulation, Eccli., {{rom|xiii}}, 28 ; la soumission, I Mach., {{rom|i}}, 3 ; la résignation, Am., {{rom|v}}, 13 ; Lam., {{rom|iii}}, 28 ; l’espérance, Lam., {{rom|iii}}, 26 ; l’anéantissement. Is., {{rom|xlvii}}, 5 ; Jer., xlviii, 2. — 6° À la créature convient le silence en face de Dieu. Hab., {{rom|ii}}, 20 ; Soph., {{rom|i}}, 7 ; Zach., {{rom|ii}}, 13. Ce silence s’unit quelquefois à la prière. Judith, {{rom|xiii}}, 6. — 7° Dieu lui-même garde le silence, quand il n’intervient pas malgré les épreuves de ses serviteurs, Ps. xxviii
({{rom|xxvii}}), l ; xxxv ({{rom|xxxiv}}), 22 ; Is., {{rom|xlii}}, 14, ou les péchés des hommes. Ps. l ({{rom|xlix}}), 21 ; Is., {{rom|lvii}}, 11. Mais ce silence ne dure pas toujours. Ps. l ({{rom|xlix}}), 3 ; Is., {{rom|xlii}}, 14. — 8° Saint Jean note un silence, c’est-à-dire une
interruption de révélation d’une demi-heure dans le ciel, au milieu des manifestations de la justice divine. Apoc., {{rom|viii}}, 1. {{d|H. Lesêtre.|3|sc}}
<section begin="SILLON"/><nowiki/>
'''SILLON''' (hébreu : ''gedûr'', via’dnâh, télém ; Septante : a-jÀa ? ; Vulgate : ''sulcus''), tranchée ouverte dans la terre par le soc de la charrue. — Dieu féconde les sillons en les arrosant par la pluie. Ps. lxv fLXiv), 11. Le laboureur met tout son cœur à tracer les sillons,
Eccli., {{rom|xxxviii}}, 27, et il se garde de les quitter des yeux,
afin de les tracer bien droits. Luc, {{rom|ix}}, 62. Voir {{sc|Charrue}},
t. {{rom|ii}}, col. 605. Il n’attelle pas l’aurochs à la charrue qui
les creuse. Job, {{rom|xxxix}}, 10. Voir [[Dictionnaire de la Bible/Aurochs|{{sc|Aurochs}}]], t. {{rom|i}}, col. 1260. Le pavot croit dans les sillons des champs. Ose., {{rom|x}}, 4. On fait des monceaux avec les pierres qui s’y trouvent et dont la présence gênerait la culture. Ose., {{rom|xii}}, 11. — Au figuré, le sillon pleure, quand le champ dont il fait partie a été mal acquis. Job, xxxj, 38. Il ne faut pas
semer dans les sillons de l’injustice. Eccli., {{rom|vii}}, 3. Les
méchants tracent des sillons sur le dos de leur victime, par les coups qu’ils lui infligent. Ps. cxxix ({{rom|cxxviii}}), 3. — Il est raconté que Jonathas et son écuyer tuèrent environ vingt hommes « sur la moitié de l’espace qu’une paire de bœufs avait labouré en un jour » (hébreu :
''çéméd. I Reg.'', {{rom|xiv}}, 14. Cf. Gesenius, ''Thesaurus'', p. 1172.
Septante : Ils les tuèrent « avec des javelots, des pierres
et des cailloux du champ. » II. Lesêtre.
'''SILO''' (hébreu : ''Silôh'', Silôh, Silo, Sîlô ; Septante :
2ï|Xo>, 2ï|1w(ji., ville dans la tribu d’Éphraïm, aujourd’hui
Seiloun (fig. 375).
1° ''Description.'' — Silo était « dans la terre de Chanaan. » Jos., {{rom|xxi}}, 2 ; {{rom|xxii}}, 12 ; Jud., {{rom|xxi}}, 12. Elle se trouvait « au nord de Béthel, [à droite ou] à l’est du chemin
allant de Béthel à Sichem, au midi de Lebona, » Jud., {{rom|xxi}}, 19, et par conséquent aussi au midi de Sichem. Seiloûn n’est maintenant qu’un « amas de ruines », couvrant le sommet et les pentes méridionales
d’un mamelon, dominé au nord par la montagne de Qariôt, ou épandues à sa base surtout au sud-ouest. Le groupe des habitations renversées, qui occupaient la colline, présente généralement les caractères d’un village
arabe assez important ; mais les citernes, de nombreux caveaux pratiqués dans le roc ou construits avec des soubassements ou des parties formées de grosses pierres à peine équarries, semblent remonter aux temps les plus antiques. Au pied de la colline, au sud, à l’ombre d’un immense chêne vert qui tombe de vétusté, se voit un édifice carré d’environ dix mètres de côté, construit avec des pierres anciennes très régulièrement
travaillées. La voûte en est soutenue par deux colonnes. Un mifirab revêtu de belles plaques de marbre indique que ce bâtiment a servi de mosquée. On le nomme Djamé’el-Yâteim. La « fontaine de Silo », ’Ain Seilûn, coule au nord. Des deux côtés du chemin qui conduit à la fontaine on voit de nombreuses grottes sépulcrales antiques. La source, de débit médiocre, sort du rocher et l’eau se dirige par un canal, vers un bassin carré, de trois mètres environ de côté, en partie taillé dans le roc et en partie bâti et situé à quinze pas. Non loin on remarque un grand quartier de rocher isolé, avec deux cavités en forme d’''arcosolia'' ou de niches, à la base desquels est une auge de près de cinquante centimètres de profondeur. On croit généralement voir là d’anciens tombeaux détachés par accident de la montagne voisine. Des degrés
pratiqués à l’arrière et des ouvertures circulaires au sommet des arcs permettent de supposer que ces cavités ont été utilisées pour les purifications. — Un vaste espace, où pourraient tenir plusieurs milliers de personnes, se développe en amphithéâtre à l’avant de l’ancienne
plate-forme, et s’ouvre au sud sur une belle plaine large de près de trois kilomètres du nord au sud et de plus de quatre d’est à ouest. Les montagnes, dont la plaine est entourée au midi et au couchant, forment
comme une immense enceinte au site de Seiloûn et lui impriment un caractère plein de grandeur et de majesté. — Selon toute apparence, le Djdmé’el-’Ar-ba’in, situé à 400 mètres au sud-est du Djdmé el-Yateim,
n’est pas différent de la mosquée ou dôme de la Sekinah des écrivains du moyen âge, et l’édifice était évidemment destiné à honorer le souvenir du séjour de l’arche et du tabernacle en cet endroit. Quant à « la Table » dont parlent ces auteurs, faut-il y voir la mention des Tables de la Loi ou celle de l’autel montré au IV{{e}} siècle et où faut-il la chercher ? Peut-on la voir, comme l’ont cru plusieurs des explorateurs modernes,
auDjamé’ei-Ya£eim ?oubien, comme semble l’indiquer Estori, à la mosquée annexe à’el-’Arba’in ? ou bien encore en avant de cet édifice, à l’ouest où devait se trouver l’autel des holocaustes ? C’est plutôt à ce dernier,
semble-t-il, que conviendrait l’expression arabe el-Mâi’déh, à moins qu’on ne l’entende du rocher aplani sur lequel pouvait reposer l’arche. Si l’expression ''sâmûk'', « attenant », du rabbin du XIII{{e}} siècle semble désigner la petite mosquée, il peut cependant l’avoir prise dans la signification plus large de « près », et avoir eu en vue l’emplacement voisin de l’autel. Dans tous les cas, il paraît difficile de pouvoir l’étendre jusqu’au Djdmé’el-Yateim. Peut-être faut-il voir ici
l’endroit où l’on vénérait les restes du prophète Ahias qui, selon l’auteur de la Vie des prophètes, 2, t. {{rom|xliii}}, col. 393, fut enseveli sous le chêne de Silo. Cf. S. Jérôme, ''Epist. cviii'', t. {{rom|xxii}}, col. 888 ; In Soph., {{rom|i}}, 15, t. {{rom|xxv}}, col. 1353.
2° ''Histoire.'' — La conquête du pays de Chanaan était achevée. Silo se trouvait à distance égale entre les frontières du nord et du midi ; sa plaine offrait l’emplacement le plus favorable pour camper et était facilement abordable du côté de l’est : Josué et les anciens d’Israël
choisirent cette ville pour y établir le tabernacle, et tout le peuple s’y rendit pour cette inauguration. Jos., {{rom|xviii}}, 1. Silo devint dès lors le lieu ordinaire des assemblées de la nation. À la première, on fit choix des hommes qui devaient procéder à la délimitation des territoires pour les sept tribus qui n’en avaient pas reçu de définitif.
Ibid., 2-8. Dans la seconde, tenue à leur retour et présidée par le grand-prêtre Éléazar et par Josué, on tira au sort la part de chacune d’elles. ''Ibid''., 9-10 ; {{rom|xix}}, 51. C’est à l’assemblée de Silo’que les lévites vinrent réclamer la portion que leur attribuaient les institutions de Moïse. ''Ibid''., {{rom|xxi}}, 1-2. Les guerriers des tribus orientales avaient reçu de Josué leur congé à Silo. Avant de
repasser le Jourdain, ils avaient élevé un autel gigantesque sur la rive du fleuve. Instruits de ce fait, les anciens se réunirent de nouveau à Silo, dans l’intention de prendre les armes contre eux ; mais ils furent
apaisés par les explications rapportées par Planées et les autres envoyés. ''Ibid''., {{rom|xxii}}. — Selon les Septante, <section end="SILLON"/><noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|1725|SILO|1726}}</noinclude>ibid., {{rom|xxiv}}, 1, 25, la grande assemblée convoquée par Josué, vers la fin de sa vie, se serait tenue également à Silo. Le texte hébreu et la Vulgate nomment Sichém, et cette leçon paraît la meilleure. Outre les souvenirs se rattachant à cette ville avec lesquels Josué voulait
mettre le peuple en contact, à cause de l’abondance de ses eaux, elle convenait mieux pour une assemblée plénière que Silo. Ce motif fut vraisemblablement un de ceux qui à celle-ci firent encore préférer Maspha et Béthel, quand il s’agit de l’affaire du lévite de Bethléhem, Jud., {{rom|xx}}, {{rom|xxi}}. Et c’est à tort que le traducteur de la Vulgate prend, ''ibid''., {{rom|xx}}, 18, et {{rom|xxi}}, 2, la localité de Béthel, pour bel’élôhîni, « la maison de Dieu », c’est-à-dire le lieu du tabernacle, et qu’à cette traduction erronée il ajoute la glose hoc est in Silo ;
{{Img float-p |file={{??|image}} |align=center|width=400px|padt=25px|padb=12px
|cap=375. — Ruines de Silo. D’après une photographie de M. L. Heidet.
|capalign=center |style=font-size:12px}}
et ce n’est pas moins arbitrairement qu’il remplace, ''ibid''., xxt, 9, l’adverbe Sâm, èxel, « là », c’est-à-dire à Maspha, par ''cum essent in Silo''. Josèphe, égaré de même, par l’expression « ils se réunirent devant le Seigneur, » de {{rom|xx}}, 1, l’interprète aussi sîç tr|v St’Xouv, « à Silo ». Ant. jud., {{rom-maj|V}}, {{rom|ii}}, 9. Le peuple y revint en effet, la guerre contre la tribu de Benjamin terminée, pour y rapporter l’arche sainte, et c’est là qu’on amena au camp les 400 jeunes filles de Jabès de Galaad épargnées au sac de cette ville. Jud., XXI, 12. Les 600 Benjamites survivants furent invités à y venir pour les prendre. Les 200 qui restaient sans épouse, suivant l’avis des anciens, se cachèrent dans les vignes, et quand les filles de Silo, au jour de la fête, sortirent de la ville pour exécuter leurs danses usitées, ils se jetèrent sur elles, pour s’emparer chacun d’une compagne. Jud., {{rom|xxi}}, 13-23. Pour accomplir la loi, Deut., {{rom|xvi}}, 16, tous les Israélites devaient monter plusieurs fois l’an à Silo où était le Sanctuaire. Elcana, père de Samuel, s’y rendait régulièrement, avec sa famille. I Sam., {{rom|i}}, 3. C’est dans une de ses visites qu’Anne, son épouse, priant devant le tabernacle et bénie par le grand-prêtre Héli, obtint de devenir la mère du prophète.
I Sam., 1, 4-23. Quand l’enfant fut sevré, elle vint à Silo avec son mari, pour le consacrer au service du Seigneur, <small>℣</small>. 24-28 ; {{rom|ii}}, 1-10. Samuel y grandit et y entendit pour la première fois l’appel de Dieu au ministère prophétique. Il l’inaugura en venant répéter à Héli les menaces du Seigneur, que déjà lui avait annoncées un homme de Dieu, contre sa maison, à cause des scandales donnés par ses fils Ophni et Phinées. I Sam., ir, 11-36 ; {{rom|iii}}, l-18. — Le Seigneur continua à se manifester à Samuel à Silo et on s’y rendait de tout Israël pour
le consulter, <small>℣</small>. 19-21. La ruine prédite de la maison
d’Héli ne tarda pas d’arriver et d’entraîner avec elle la ruine du Sanctuaire de Silo. L’armée des Philistins avait fait invasion sur le territoire de leurs voisins ; les Israélites en voulant les repousser avaient été battus à Aphec et avaient envoyé chercher l’arche à Silo. Défaits une seconde fois, les deux fils d’Héli avaient péri dans la bataille et l’arche sainte était tombée aux mains de l’ennemi. La triste nouvelle était arrivée à Silo le même jour, apportée par un Benjamite aux
habits lacérés, à la tête couverte de terre, échappé du combat. Toute la ville s’était aussitôt remplie de tumulte et de cris. Héli, qui était assis sur son siège à l’entrée du tabernacle, « en apprenant le sort de l’arche, tomba à la renverse et mourut sur le coup. » I Sam., IV. — L’arche ne devait plus revenir à Silo ; le tabernacle devait être
transporté ailleurs, suivi par les restes de la famille d’Héli. Samuel quitta Silo pour retourner à Ramatha sa patrie. À cause des profanations commises, « le Seigneur avait répudié le tabernacle de Silo, la tente où il avait habité parmi les hommes. » Ps. txxvii, 60. Silo délaissée
restera l’exemple des sévérités divines. Jer., {{rom|vii}}, 1213 ; cf. {{rom|xxvi}}, 6, 9. Vers la fin du règne de Salomon, le<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|1727|SILO — SILŒ|1728}}</noinclude>prophète Ahias, habitant de Silo, reçut la mission d’annoncer,
en punition des fautes du roi, la division du royaume après sa mort. III Reg., {{rom|xi}}, 29 ; {{rom|xii}}, 15 ; II Par., ix, 29 ; {{rom|x}}, 15. À la femme du roi Jéroboam qui venait déguisée le consulter à Silo au sujet de son fils malade à Thersa, le même prophète lui annonçait qu’à cause de l’infidélité de son mari à répondre au choix que Dieu avait fait de lui, leur fils mourrait. III Reg., {{rom|xiv}}, 1-18 ; {{rom-maj|XV}}, 29. — Cent trente ans après la prise de Samarie et après la destruction de Jérusalem par les Chaldéens, Silo avait des habitants fidèles au culte légitime : une partie des pèlerins montant à Jérusalem pour y offrir leurs présents et qui furent massacrés par Ismahel àMaspha, étaient de Silo. Jer., {{rom|xli}}, 5. — Cette ville resta cependant attachée à la province de Samarie jusqu’à l’époque des Machabées. Elle dut être annexée à la province de Judée, en même temps que la toparchie d’Acrahathène dont elle faisait partie, après la prise de Sichem et du Garizim par Jean Hyrcan (128 av. J.-C). Au {{IVe}} siècle Silo était déserte. Cf. S. Jérôme, ''In Soph., loc. cit.'' Seiloûn est complètement abandonné aujourd’hui. V. Guérin, ''Samarie'', 1875, c. {{rom|xxiii}}, t. {{rom|ii}}, p. 21-27 ; ''The Survey of Western Palestine, Memoirs'', Londres, 1882, t. {{rom|ii}}, p. 367-370. {{d|L. Heidet.|3|sc}}
'''SILOÉ''' (hébreu : ''haS-Sîloah et Silôah ''; Septante et Nouveau Testament : 6 SiXtoifi), nom d’une source, d’un canal par où coulent ses eaux, de la piscine où elles aboutissent et de la région au midi de Jérusalem où ils se trouvent. — L’hébreu nlur, slh, II Esd., {{rom|iii}},
15, a été vocalisé Sélah, par les massorètes ; les Septante l’ont traduit par xwSiov, « peau », lui attribuant la signification de l’arabe Juo, de iL*o, « écorcher » ; la Vulgate l’a transcrit Siloë comme ailleurs. Rien n’indique que le nom écrit ici comme il devait l’être partout avant la massore soit en effet différent. La glose : ô lp|i.r]VEÛ£Tai à ; ce7Ta).|jivo ; , quod interpretatur Alissus, ajoutée au nom par l’évangéliste, Joa., {{rom|ix}}, 7, prouve
bien que l’appellation historique et traditionnelle se
prononçait avec h et dérivait de la racine lâlah, « il a
envoyé » ; la finale y. de la transcription grecque aura
été prise par motif d’euphonie et la forme Silôân
constamment employée par les Arabes leur sera venue
par l’intermédiaire des Byzantins. Un grand nombre
d’exégètes croient voir dans cette glose l’intention de
l’évangéliste de rattacher ce nom, par un sens prophétique
ou mystique, au fait raconté par lui. Signifiant
littéralement emissio [aquarum], il est l’équivalent de « canal » et de « tunnel », et le nom lui aura été donné
quand ceux-ci auront été faits pour envoyer les eaux
de la fontaine aux jardins du roi ou à la piscine. Du
canal le nom passa à la source, au réservoir et à la
région. Quelques auteurs cependant y voient une allusion
au « jet » précipité des eaux intermittentes de la
fontaine. Cf. I. Knabenbauer, In Jsaiam, Paris, 1887,
t. {{rom|i}}, p. 202-204 ; P. Schanz, Commentarium ûber das
Evangelium des h. Johannes, Tubingue, 1885, p. 367 ;
Gesenius, Thésaurus, p. 1416.
I. {{sc|Siloé (La fontaine de).}} — Elle est comprise dans
la locution générale : t » ê haS-Siloah, tô Oôtap toy Ei-Xb
>x[i, aquæ Siloë, Is., {{rom|viii}}, 6, désignant en même temps
le cours de ses eaux. Le prophète met en opposition « les eaux de Siloé qui coulent en silence, ’» image de
la maison de David, et « les eaux tumultueuses et
abondantes du fleuve, » c’est-à-dire de l’Euphrate qui
représentent * le roi d’Assyrie et toute sa puissance. »
La fontaine de Siloé est appelée simplement « la fontaine », hd-’Aîn, II Esd., {{rom|iii}}, 15, parce qu’elle est la
fontaine unique de Jérusalem ; les autres sont « les
fontaines du dehors de la ville. » Il Par., {{rom|xxxiii}}, 4.
Les Juifs du premier siècle s’expriment de même par
la bouche de Josèphe : « Siloé, c’est le nom que nous donnons à la fontaine. i> ''{{abr|Bell. jud.|Bellum Judaicum (La Guerre des Juifs contre les Romains)}}'', {{rom-maj|V}}, {{rom|iv}}, 1 ; cf. {{rom|vi}}, 1 ; xii, 2 ; Tacite, Hist., {{rom|v}}, 12. L’historien juif distingue de
même entre « Siloé et les sources du dehors de la ville. »
Ibid., {{rom|ix}}, 4. Il indique Siloé ou « la fontaine », vers
l’extrémité méridionale de la ville et de la vallée du Tyropéon qui court entre la montagne du Temple et la ville haute. ''Ibid.'', {{rom|ii}}, {{rom|xvi}}, 2 ; "V, {{rom|iv}}, 1, 2. Il désigne ainsi la bouche du canal par où sortent les eaux. En donnant, II Esd., {{rom|iii}}, 15, le nom de « porte de la fontaine » à la porte la plus voisine de la piscine où aboutissaient
376. — Piscine et église de Siloé.
D’après M. L. Heidet.
ces eaux et qui est sans doute la porte découverte en 1897, par M. Bliss, à la pointe sud-est de la montagne supérieure, à 280 mètres à l’ouest du birket el-Hamrâ, Néhémie, sous le nom de « fontaine », désigne évidemment
la même issue. Les indigènes arabes n’ont point cessé de l’appeler ’aïn Silôân, tout en donnant parfois le même nom à la source d’où viennent les eaux. Cf. Guy le Strange, ''Palestine under the Muslems'', Londres,
1890, p. 74, 162, 179, 212, 220. Celle-ci est plus communément
appelée par eux aujourd’hui « la fontaine des Degrés », ’Ain Umm ed-Deradj, ou « la fontaine de la Vierge », ’Ain Sitti-Mariam. En décrivant cette source, « dont les eaux ne sont pas continues, mais sortent seulement à des heures irrégulières du jour, en bouillonnant et à grand bruit, des cavités de la terre dans une grotte de rocher très dur, » saint Jérôme la nomme positivement s la fontaine de Siloé ». In Is., {{rom|viii}}, 6,<noinclude>
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en punition des fautes du roi, la division du royaume après sa mort. III Reg., {{rom|xi}}, 29 ; {{rom|xii}}, 15 ; II Par., ix, 29 ; {{rom|x}}, 15. À la femme du roi Jéroboam qui venait déguisée le consulter à Silo au sujet de son fils malade à Thersa, le même prophète lui annonçait qu’à cause de l’infidélité de son mari à répondre au choix que Dieu avait fait de lui, leur fils mourrait. III Reg., {{rom|xiv}}, 1-18 ; {{rom-maj|XV}}, 29. — Cent trente ans après la prise de Samarie et après la destruction de Jérusalem par les Chaldéens, Silo avait des habitants fidèles au culte légitime : une partie des pèlerins montant à Jérusalem pour y offrir leurs présents et qui furent massacrés par Ismahel àMaspha, étaient de Silo. Jer., {{rom|xli}}, 5. — Cette ville resta cependant attachée à la province de Samarie jusqu’à l’époque des Machabées. Elle dut être annexée à la province de Judée, en même temps que la toparchie d’Acrahathène dont elle faisait partie, après la prise de Sichem et du Garizim par Jean Hyrcan (128 av. J.-C). Au {{IVe}} siècle Silo était déserte. Cf. S. Jérôme, ''In Soph., loc. cit.'' Seiloûn est complètement abandonné aujourd’hui. V. Guérin, ''Samarie'', 1875, c. {{rom|xxiii}}, t. {{rom|ii}}, p. 21-27 ; ''The Survey of Western Palestine, Memoirs'', Londres, 1882, t. {{rom|ii}}, p. 367-370. {{d|L. Heidet.|3|sc}}
'''SILOÉ''' (hébreu : ''haS-Sîloah et Silôah ''; Septante et Nouveau Testament : 6 SiXtoifi), nom d’une source, d’un canal par où coulent ses eaux, de la piscine où elles aboutissent et de la région au midi de Jérusalem où ils se trouvent. — L’hébreu nlur, slh, II Esd., {{rom|iii}},
15, a été vocalisé Sélah, par les massorètes ; les Septante l’ont traduit par xwSiov, « peau », lui attribuant la signification de l’arabe Juo, de iL*o, « écorcher » ; la Vulgate l’a transcrit Siloë comme ailleurs. Rien n’indique que le nom écrit ici comme il devait l’être partout avant la massore soit en effet différent. La glose : ô lp|i.r]VEÛ£Tai à ; ce7Ta).|jivo ; , quod interpretatur Alissus, ajoutée au nom par l’évangéliste, Joa., {{rom|ix}}, 7, prouve bien que l’appellation historique et traditionnelle se prononçait avec ''h'' et dérivait de la racine lâlah, « il a envoyé » ; la finale y. de la transcription grecque aura été prise par motif d’euphonie et la forme Silôân constamment employée par les Arabes leur sera venue par l’intermédiaire des Byzantins. Un grand nombre d’exégètes croient voir dans cette glose l’intention de l’évangéliste de rattacher ce nom, par un sens prophétique
ou mystique, au fait raconté par lui. Signifiant littéralement ''emissio [aquarum]'', il est l’équivalent de « canal » et de « tunnel », et le nom lui aura été donné quand ceux-ci auront été faits pour envoyer les eaux de la fontaine aux jardins du roi ou à la piscine. Du canal le nom passa à la source, au réservoir et à la région. Quelques auteurs cependant y voient une allusion au « jet » précipité des eaux intermittentes de la fontaine. Cf. I. Knabenbauer, ''In Isaiam'', Paris, 1887, t. {{rom|i}}, p. 202-204 ; P. Schanz, ''Commentarium über das Evangelium des h. Johannes'', Tubingue, 1885, p. 367 ; Gesenius, ''Thesaurus'', p. 1416.
I. {{sc|Siloé (La fontaine de).}} — Elle est comprise dans la locution générale : t » ê haS-Siloah, tô Oôtap toy Ei-Xb >x[i, aquæ Siloë, Is., {{rom|viii}}, 6, désignant en même temps le cours de ses eaux. Le prophète met en opposition « les eaux de Siloé qui coulent en silence, ’» image de la maison de David, et « les eaux tumultueuses et abondantes du fleuve, » c’est-à-dire de l’Euphrate qui représentent * le roi d’Assyrie et toute sa puissance. » La fontaine de Siloé est appelée simplement « la fontaine », hd-’Aîn, II Esd., {{rom|iii}}, 15, parce qu’elle est la
fontaine unique de Jérusalem ; les autres sont « les fontaines du dehors de la ville. » Il Par., {{rom|xxxiii}}, 4. Les Juifs du premier siècle s’expriment de même par la bouche de Josèphe : « Siloé, c’est le nom que nous donnons à la fontaine. i> ''{{abr|Bell. jud.|Bellum Judaicum (La Guerre des Juifs contre les Romains)}}'', {{rom-maj|V}}, {{rom|iv}}, 1 ; cf. {{rom|vi}}, 1 ; xii, 2 ; Tacite, ''Hist.'', {{rom|v}}, 12. L’historien juif distingue de même entre « Siloé et les sources du dehors de la ville. » Ibid., {{rom|ix}}, 4. Il indique Siloé ou « la fontaine », vers l’extrémité méridionale de la ville et de la vallée du Tyropéon qui court entre la montagne du Temple et la ville haute. ''Ibid.'', {{rom|ii}}, {{rom|xvi}}, 2 ; "V, {{rom|iv}}, 1, 2. Il désigne ainsi la bouche du canal par où sortent les eaux. En donnant, II Esd., {{rom|iii}}, 15, le nom de « porte de la fontaine » à la porte la plus voisine de la piscine où aboutissaient
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|cap=376. — Piscine et église de Siloé.<br />
D’après M. L. Heidet.
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ces eaux et qui est sans doute la porte découverte en 1897, par M. Bliss, à la pointe sud-est de la montagne supérieure, à 280 mètres à l’ouest du birket el-Hamrâ, Néhémie, sous le nom de « fontaine », désigne évidemment
la même issue. Les indigènes arabes n’ont point cessé de l’appeler ’aïn Silôân, tout en donnant parfois le même nom à la source d’où viennent les eaux. Cf. Guy le Strange, ''Palestine under the Muslems'', Londres,
1890, p. 74, 162, 179, 212, 220. Celle-ci est plus communément
appelée par eux aujourd’hui « la fontaine des Degrés », ’Ain Umm ed-Deradj, ou « la fontaine de la Vierge », ’Ain Sitti-Mariam. En décrivant cette source, « dont les eaux ne sont pas continues, mais sortent seulement à des heures irrégulières du jour, en bouillonnant et à grand bruit, des cavités de la terre dans une grotte de rocher très dur, » saint Jérôme la nomme positivement s la fontaine de Siloé ». In Is., {{rom|viii}}, 6,<noinclude>
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'''SILOÉ''' (hébreu : ''haS-Sîloah et Silôah ''; Septante et Nouveau Testament : 6 SiXtoifi), nom d’une source, d’un canal par où coulent ses eaux, de la piscine où elles aboutissent et de la région au midi de Jérusalem où ils se trouvent. — L’hébreu nlur, slh, II Esd., {{rom|iii}},
15, a été vocalisé Sélah, par les massorètes ; les Septante l’ont traduit par xwSiov, « peau », lui attribuant la signification de l’arabe Juo, de iL*o, « écorcher » ; la Vulgate l’a transcrit Siloë comme ailleurs. Rien n’indique que le nom écrit ici comme il devait l’être partout avant la massore soit en effet différent. La glose : ô lp|i.r]VEÛ£Tai à ; ce7Ta).|jivo ; , quod interpretatur Alissus, ajoutée au nom par l’évangéliste, Joa., {{rom|ix}}, 7, prouve bien que l’appellation historique et traditionnelle se prononçait avec ''h'' et dérivait de la racine lâlah, « il a envoyé » ; la finale y. de la transcription grecque aura été prise par motif d’euphonie et la forme Silôân constamment employée par les Arabes leur sera venue par l’intermédiaire des Byzantins. Un grand nombre d’exégètes croient voir dans cette glose l’intention de l’évangéliste de rattacher ce nom, par un sens prophétique
ou mystique, au fait raconté par lui. Signifiant littéralement ''emissio [aquarum]'', il est l’équivalent de « canal » et de « tunnel », et le nom lui aura été donné quand ceux-ci auront été faits pour envoyer les eaux de la fontaine aux jardins du roi ou à la piscine. Du canal le nom passa à la source, au réservoir et à la région. Quelques auteurs cependant y voient une allusion au « jet » précipité des eaux intermittentes de la fontaine. Cf. I. Knabenbauer, ''In Isaiam'', Paris, 1887, t. {{rom|i}}, p. 202-204 ; P. Schanz, ''Commentarium über das Evangelium des h. Johannes'', Tubingue, 1885, p. 367 ; Gesenius, ''Thesaurus'', p. 1416.
I. {{sc|Siloé (La fontaine de).}} — Elle est comprise dans la locution générale : t » ê haS-Siloah, tô Oôtap toy Ei-Xb >x[i, aquæ Siloë, Is., {{rom|viii}}, 6, désignant en même temps le cours de ses eaux. Le prophète met en opposition « les eaux de Siloé qui coulent en silence, ’» image de la maison de David, et « les eaux tumultueuses et abondantes du fleuve, » c’est-à-dire de l’Euphrate qui représentent * le roi d’Assyrie et toute sa puissance. » La fontaine de Siloé est appelée simplement « la fontaine », hd-’Aîn, II Esd., {{rom|iii}}, 15, parce qu’elle est la
fontaine unique de Jérusalem ; les autres sont « les fontaines du dehors de la ville. » Il Par., {{rom|xxxiii}}, 4. Les Juifs du premier siècle s’expriment de même par la bouche de Josèphe : « Siloé, c’est le nom que nous donnons à la fontaine. i> ''{{abr|Bell. jud.|Bellum Judaicum (La Guerre des Juifs contre les Romains)}}'', {{rom-maj|V}}, {{rom|iv}}, 1 ; cf. {{rom|vi}}, 1 ; xii, 2 ; Tacite, ''Hist.'', {{rom|v}}, 12. L’historien juif distingue de même entre « Siloé et les sources du dehors de la ville. » Ibid., {{rom|ix}}, 4. Il indique Siloé ou « la fontaine », vers l’extrémité méridionale de la ville et de la vallée du Tyropéon qui court entre la montagne du Temple et la ville haute. ''Ibid.'', {{rom|ii}}, {{rom|xvi}}, 2 ; "V, {{rom|iv}}, 1, 2. Il désigne ainsi la bouche du canal par où sortent les eaux. En donnant, II Esd., {{rom|iii}}, 15, le nom de « porte de la fontaine » à la porte la plus voisine de la piscine où aboutissaient
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|cap=376. — Piscine et église de Siloé.<br />
D’après M. L. Heidet.
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ces eaux et qui est sans doute la porte découverte en 1897, par M. Bliss, à la pointe sud-est de la montagne supérieure, à 280 mètres à l’ouest du birket el-Hamrâ, Néhémie, sous le nom de « fontaine », désigne évidemment
la même issue. Les indigènes arabes n’ont point cessé de l’appeler ’aïn Silôân, tout en donnant parfois le même nom à la source d’où viennent les eaux. Cf. Guy le Strange, ''Palestine under the Muslems'', Londres,
1890, p. 74, 162, 179, 212, 220. Celle-ci est plus communément
appelée par eux aujourd’hui « la fontaine des Degrés », ’Ain Umm ed-Deradj, ou « la fontaine de la Vierge », ’Ain Sitti-Mariam. En décrivant cette source, « dont les eaux ne sont pas continues, mais sortent seulement à des heures irrégulières du jour, en bouillonnant et à grand bruit, des cavités de la terre dans une grotte de rocher très dur, » saint Jérôme la nomme positivement s la fontaine de Siloé ». In Is., {{rom|viii}}, 6,<noinclude>
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'''SILOÉ''' (hébreu : ''haš-Šîloaḥ'' et ''Šilôah ''; Septante et Nouveau Testament : lang|grc|ὁ Σιλωάμ}}), nom d’une source, d’un canal par où coulent ses eaux, de la piscine où elles aboutissent et de la région au midi de Jérusalem où ils se trouvent. — L’hébreu {{lang|he|שלה}}, ''slḥ'', II Esd., {{rom|iii}}, 15, a été vocalisé Sélah, par les massorètes ; les Septante l’ont traduit par xwSiov, « peau », lui attribuant la signification de l’arabe {{arabe|Juo}}, de {{arabe|iL*o}}, « écorcher » ; la Vulgate l’a transcrit Siloë comme ailleurs. Rien n’indique que le nom écrit ici comme il devait l’être partout avant la massore soit en effet différent. La glose : ô lp|i.r]VEÛ£Tai à ; ce7Ta).|jivo ; , ''quod interpretatur Alissus'', ajoutée au nom par l’évangéliste, Joa., {{rom|ix}}, 7, prouve bien que l’appellation historique et traditionnelle se prononçait avec ''h'' et dérivait de la racine lâlah, « il a envoyé » ; la finale y. de la transcription grecque aura été prise par motif d’euphonie et la forme Silôân constamment employée par les Arabes leur sera venue par l’intermédiaire des Byzantins. Un grand nombre d’exégètes croient voir dans cette glose l’intention de l’évangéliste de rattacher ce nom, par un sens prophétique
ou mystique, au fait raconté par lui. Signifiant littéralement ''emissio [aquarum]'', il est l’équivalent de « canal » et de « tunnel », et le nom lui aura été donné quand ceux-ci auront été faits pour envoyer les eaux de la fontaine aux jardins du roi ou à la piscine. Du canal le nom passa à la source, au réservoir et à la région. Quelques auteurs cependant y voient une allusion au « jet » précipité des eaux intermittentes de la fontaine. Cf. I. Knabenbauer, ''In Isaiam'', Paris, 1887, t. {{rom|i}}, p. 202-204 ; P. Schanz, ''Commentarium über das Evangelium des h. Johannes'', Tubingue, 1885, p. 367 ; Gesenius, ''Thesaurus'', p. 1416.
I. {{sc|Siloé (La fontaine de).}} — Elle est comprise dans la locution générale : t » ê haS-Siloah, tô Oôtap toy Ei-Xb >x[i, aquæ Siloë, Is., {{rom|viii}}, 6, désignant en même temps le cours de ses eaux. Le prophète met en opposition « les eaux de Siloé qui coulent en silence, ’» image de la maison de David, et « les eaux tumultueuses et abondantes du fleuve, » c’est-à-dire de l’Euphrate qui représentent * le roi d’Assyrie et toute sa puissance. » La fontaine de Siloé est appelée simplement « la fontaine », hd-’Aîn, II Esd., {{rom|iii}}, 15, parce qu’elle est la
fontaine unique de Jérusalem ; les autres sont « les fontaines du dehors de la ville. » Il Par., {{rom|xxxiii}}, 4. Les Juifs du premier siècle s’expriment de même par la bouche de Josèphe : « Siloé, c’est le nom que nous donnons à la fontaine. » ''{{abr|Bell. jud.|Bellum Judaicum (La Guerre des Juifs contre les Romains)}}'', {{rom-maj|V}}, {{rom|iv}}, 1 ; cf. {{rom|vi}}, 1 ; xii, 2 ; Tacite, ''Hist.'', {{rom|v}}, 12. L’historien juif distingue de même entre « Siloé et les sources du dehors de la ville. » Ibid., {{rom|ix}}, 4. Il indique Siloé ou « la fontaine », vers l’extrémité méridionale de la ville et de la vallée du Tyropéon qui court entre la montagne du Temple et la ville haute. ''Ibid.'', {{rom|ii}}, {{rom|xvi}}, 2 ; "V, {{rom|iv}}, 1, 2. Il désigne ainsi la bouche du canal par où sortent les eaux. En donnant, II Esd., {{rom|iii}}, 15, le nom de « porte de la fontaine » à la porte la plus voisine de la piscine où aboutissaient
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D’après M. L. Heidet.
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la même issue. Les indigènes arabes n’ont point cessé de l’appeler ’aïn Silôân, tout en donnant parfois le même nom à la source d’où viennent les eaux. Cf. Guy le Strange, ''Palestine under the Muslems'', Londres,
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<noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|1727|SILO — SILŒ|1728}}</noinclude>prophète Ahias, habitant de Silo, reçut la mission d’annoncer, en punition des fautes du roi, la division du royaume après sa mort. III Reg., {{rom|xi}}, 29 ; {{rom|xii}}, 15 ; II Par., ix, 29 ; {{rom|x}}, 15. À la femme du roi Jéroboam qui venait déguisée le consulter à Silo au sujet de son fils malade à Thersa, le même prophète lui annonçait qu’à cause de l’infidélité de son mari à répondre au choix que Dieu avait fait de lui, leur fils mourrait. III Reg., {{rom|xiv}}, 1-18 ; {{rom-maj|XV}}, 29. — Cent trente ans après la prise de Samarie et après la destruction de Jérusalem par les Chaldéens, Silo avait des habitants fidèles au culte légitime : une partie des pèlerins montant à Jérusalem pour y offrir leurs présents et qui furent massacrés par Ismahel à Maspha, étaient de Silo. Jer., {{rom|xli}}, 5. — Cette ville resta cependant attachée à la province de Samarie jusqu’à l’époque des Machabées. Elle dut être annexée à la province de Judée, en même temps que la toparchie d’Acrahathène dont elle faisait partie, après la prise de Sichem et du Garizim par Jean Hyrcan (128 av. J.-C). Au {{IVe}} siècle Silo était déserte. Cf. S. Jérôme, ''In Soph., loc. cit.'' Seiloûn est complètement abandonné aujourd’hui. V. Guérin, ''Samarie'', 1875, c. {{rom|xxiii}}, t. {{rom|ii}}, p. 21-27 ; ''The Survey of Western Palestine, Memoirs'', Londres, 1882, t. {{rom|ii}}, p. 367-370. {{d|L. Heidet.|3|sc}}
'''SILOÉ''' (hébreu : ''haš-Šîloaḥ'' et ''Šilôah ''; Septante et Nouveau Testament : {{lang|grc|ὁ Σιλωάμ}}), nom d’une source, d’un canal par où coulent ses eaux, de la piscine où elles aboutissent et de la région au midi de Jérusalem où ils se trouvent. — L’hébreu {{lang|he|שלה}}, ''slḥ'', II Esd., {{rom|iii}}, 15, a été vocalisé Sélah, par les massorètes ; les Septante l’ont traduit par xwSiov, « peau », lui attribuant la signification de l’arabe {{arabe|Juo}}, de {{arabe|iL*o}}, « écorcher » ; la Vulgate l’a transcrit Siloë comme ailleurs. Rien n’indique que le nom écrit ici comme il devait l’être partout avant la massore soit en effet différent. La glose : ô lp|i.r]VEÛ£Tai à ; ce7Ta).|jivo ; , ''quod interpretatur Alissus'', ajoutée au nom par l’évangéliste, Joa., {{rom|ix}}, 7, prouve bien que l’appellation historique et traditionnelle se prononçait avec ''h'' et dérivait de la racine lâlah, « il a envoyé » ; la finale y. de la transcription grecque aura été prise par motif d’euphonie et la forme Silôân constamment employée par les Arabes leur sera venue par l’intermédiaire des Byzantins. Un grand nombre d’exégètes croient voir dans cette glose l’intention de l’évangéliste de rattacher ce nom, par un sens prophétique
ou mystique, au fait raconté par lui. Signifiant littéralement ''emissio [aquarum]'', il est l’équivalent de « canal » et de « tunnel », et le nom lui aura été donné quand ceux-ci auront été faits pour envoyer les eaux de la fontaine aux jardins du roi ou à la piscine. Du canal le nom passa à la source, au réservoir et à la région. Quelques auteurs cependant y voient une allusion au « jet » précipité des eaux intermittentes de la fontaine. Cf. I. Knabenbauer, ''In Isaiam'', Paris, 1887, t. {{rom|i}}, p. 202-204 ; P. Schanz, ''Commentarium über das Evangelium des h. Johannes'', Tubingue, 1885, p. 367 ; Gesenius, ''Thesaurus'', p. 1416.
I. {{sc|Siloé (La fontaine de).}} — Elle est comprise dans la locution générale : t » ê haS-Siloah, tô Oôtap toy Ei-Xb >x[i, aquæ Siloë, Is., {{rom|viii}}, 6, désignant en même temps le cours de ses eaux. Le prophète met en opposition « les eaux de Siloé qui coulent en silence, ’» image de la maison de David, et « les eaux tumultueuses et abondantes du fleuve, » c’est-à-dire de l’Euphrate qui représentent * le roi d’Assyrie et toute sa puissance. » La fontaine de Siloé est appelée simplement « la fontaine », hd-’Aîn, II Esd., {{rom|iii}}, 15, parce qu’elle est la
fontaine unique de Jérusalem ; les autres sont « les fontaines du dehors de la ville. » Il Par., {{rom|xxxiii}}, 4. Les Juifs du premier siècle s’expriment de même par la bouche de Josèphe : « Siloé, c’est le nom que nous donnons à la fontaine. » ''{{abr|Bell. jud.|Bellum Judaicum (La Guerre des Juifs contre les Romains)}}'', {{rom-maj|V}}, {{rom|iv}}, 1 ; cf. {{rom|vi}}, 1 ; xii, 2 ; Tacite, ''Hist.'', {{rom|v}}, 12. L’historien juif distingue de même entre « Siloé et les sources du dehors de la ville. » Ibid., {{rom|ix}}, 4. Il indique Siloé ou « la fontaine », vers l’extrémité méridionale de la ville et de la vallée du Tyropéon qui court entre la montagne du Temple et la ville haute. ''Ibid.'', {{rom|ii}}, {{rom|xvi}}, 2 ; "V, {{rom|iv}}, 1, 2. Il désigne ainsi la bouche du canal par où sortent les eaux. En donnant, II Esd., {{rom|iii}}, 15, le nom de « porte de la fontaine » à la porte la plus voisine de la piscine où aboutissaient
{{Img float-p |file={{??|image}} |align=center|width=400px|padt=25px|padb=12px
|cap=376. — Piscine et église de Siloé.<br />
D’après M. L. Heidet.
|capalign=center |style=font-size:12px}}
ces eaux et qui est sans doute la porte découverte en 1897, par M. Bliss, à la pointe sud-est de la montagne supérieure, à 280 mètres à l’ouest du birket el-Hamrâ, Néhémie, sous le nom de « fontaine », désigne évidemment
la même issue. Les indigènes arabes n’ont point cessé de l’appeler ’aïn Silôân, tout en donnant parfois le même nom à la source d’où viennent les eaux. Cf. Guy le Strange, ''Palestine under the Muslems'', Londres,
1890, p. 74, 162, 179, 212, 220. Celle-ci est plus communément
appelée par eux aujourd’hui « la fontaine des Degrés », ’Ain Umm ed-Deradj, ou « la fontaine de la Vierge », ’Ain Sitti-Mariam. En décrivant cette source, « dont les eaux ne sont pas continues, mais sortent seulement à des heures irrégulières du jour, en bouillonnant et à grand bruit, des cavités de la terre dans une grotte de rocher très dur, » saint Jérôme la nomme positivement s la fontaine de Siloé ». In Is., {{rom|viii}}, 6,<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|1729|SILŒ|1730}}</noinclude>t. {{rom|xxiv}}, col. 116. Il l’indique, ''ibid''., « au pied du
mont Sion », c’est-à-dire « au pied du mont Moria », comme il s’exprime, In Matth., {{rom|x}}, 28, t. {{rom|xxvi}}, col. 66. — Les auteurs du Targum, de la version syriaque et de la version arabe remplacent, III (I) Reg., {{rom|i}}, 33, 38, 45, le nom de Gihon, par ’en êilôhà’, ’aïn Silôhd, donnant ainsi à entendre que ce dernier nom est le plus récent.
Les commentateurs juifs suivent généralement le même sentiment. Cf. Estôri ha Parchi, Caflor va-Phérach, édit. de Jérusalem, 1897, p. 204 ; Ishaq Chelo, dans Carmoly, ''Itinér. de la T. S.'', 1847, p. 236. Voir [[Dictionnaire de la Bible/Gihon|{{sc|Gihon}}]], t. {{rom|iii}}, col. 1503.
{{Img float-p |file={{??|image}} |align=center|width=400px|padt=25px|padb=12px
|cap=377. — ''Birket Siloân''. Restes de l’ancienne piscine et de l’église. Issue du canal.
D’après une photographie de M. L. Heidet.
|capalign=center |style=font-size:12px}}
La « piscine supérieure », IV Reg., {{rom|xviii}}, 17 ; 1s., {{rom|xxxvi}}, 2, est parfois aussi identifiée avec la fontaine supérieure de Siloé. Cf. Piscine supérieure, col. 441. Quelques-uns y voient encore la « fontaine de Rogel ». Cf. col. 1108.
II. {{sc|Siloé (L’aqueduc de).}} — La Bible, suivant un grand nombre d’interprètes et d’archéologues, mentionne deux cours des eaux de Siloé : 1° un cours à ciel ouvert qui passait par la vallée de Cédron en contournant la colline orientale de Jérusalem ou l’Ophel ; 2° leur
passage par un conduit pratiqué dans le roc de la même colline pour se rendre au sud-ouest. — Le premier, antérieur au percement du tunnel, est le cours modeste des eaux de Siloé, positivement nommé par Isaîe, {{rom|viii}}, 6. Il passait, croit-on, par un canal en partie taillé
dans le rocher au bas de la colline, et dont divers savants auraient reconnu le tracé. Il aurait été désigné d’abord sous le nom de sinnôr. II (Sam.) Reg., {{rom|v}}, 8. Il serait le « canal t, (e’âldh, d’Is., {{rom|vli}}, 3 ; {{rom|xxxvi}}, 2 ; IV Reg., xviii, 17, et le nafral haS-Sôtêf be-(ôk hà-âréç, ''rivus qui fluebat in medio terrœ''. II Par., {{rom|xxxii}}, 4. Il est fait allusion au second dans le travail d’Ezéchias pour dérober ce « courant », nafyal, à l’ennemi. C’est le te-’àlâh établi pour conduire les eaux de Gihon, par-dessous, à la ville, IV Reg., {{rom|xx}}, 20 ; II Par., {{rom|xxxii}}, 30 ; c’est le percement du rocher avec le fer pour détourner les eaux de Gog (Septante, pour Gihon) au milieu de la ville. Eccli., xlviii, 19. Voir [[Dictionnaire de la Bible/Aqueduc|{{sc|Aqueduc}}]], t. {{rom|i}}, col. 803-808. III. Siloé (Piscine de) (hébreu, II Esd., {{rom|iii}}, 15 : berêkat has-Sélah ; Septante : xo).vi|i.61f|8pa tû>v xeoSiwv-uf.
xo’jpï toû pstTi’Xec* ; ; Joa., {{rom-maj|IX}}, 7 : xoXu[A6r|8pa toO 21X>>>â[x, réservoir ou étang destiné à recueillir les eaux de la
fontaine de Siloé au débouché du canal (fig. 377).
— 1° L’étang de Siloé est une seule fois cité dans l’ancien Testament, II Esd., {{rom|iii}}, 15, par son nom propre. Sellun, fils de Cholhoza, chef du district de Maspha, releva du temps de Néhémie la porte de la fontaine et le mur de la piscine de Siloé près du jardin du roi et jusqu’aux
degrés descendant de la Cité de David. — À 60 mètres au nord-est de la porte découverte en 1896 et qui a l’apparence d’être la porte de la fontaine de Néhémie, nous avons rencontré déjà le birket el-Hamrd. Ses
caractères témoignent d’une assez haute antiquité. Il est formé au midi par un mur de barrage s’étendant de l’extrémité méridionale de la colline dite d’Ophel à la montagne occidentale de Sion, sur près de 90 mètres. Ce mur, épais de deux mètres et demi, repose sur un fondement de six mètres de largeur. Aujourd’hui haut de sept mètres, il paraît avoir été jadis
V. — 55<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|1729|SILOÉ|1730}}</noinclude>t. {{rom|xxiv}}, col. 116. Il l’indique, ''ibid''., « au pied du
mont Sion », c’est-à-dire « au pied du mont Moria », comme il s’exprime, In Matth., {{rom|x}}, 28, t. {{rom|xxvi}}, col. 66. — Les auteurs du Targum, de la version syriaque et de la version arabe remplacent, III (I) Reg., {{rom|i}}, 33, 38, 45, le nom de Gihon, par ’en êilôhà’, ’aïn Silôhd, donnant ainsi à entendre que ce dernier nom est le plus récent.
Les commentateurs juifs suivent généralement le même sentiment. Cf. Estôri ha Parchi, Caflor va-Phérach, édit. de Jérusalem, 1897, p. 204 ; Ishaq Chelo, dans Carmoly, ''Itinér. de la T. S.'', 1847, p. 236. Voir [[Dictionnaire de la Bible/Gihon|{{sc|Gihon}}]], t. {{rom|iii}}, col. 1503.
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|cap=377. — ''Birket Siloân''. Restes de l’ancienne piscine et de l’église. Issue du canal.
D’après une photographie de M. L. Heidet.
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La « piscine supérieure », IV Reg., {{rom|xviii}}, 17 ; 1s., {{rom|xxxvi}}, 2, est parfois aussi identifiée avec la fontaine supérieure de Siloé. Cf. Piscine supérieure, col. 441. Quelques-uns y voient encore la « fontaine de Rogel ». Cf. col. 1108.
II. {{sc|Siloé (L’aqueduc de).}} — La Bible, suivant un grand nombre d’interprètes et d’archéologues, mentionne deux cours des eaux de Siloé : 1° un cours à ciel ouvert qui passait par la vallée de Cédron en contournant la colline orientale de Jérusalem ou l’Ophel ; 2° leur
passage par un conduit pratiqué dans le roc de la même colline pour se rendre au sud-ouest. — Le premier, antérieur au percement du tunnel, est le cours modeste des eaux de Siloé, positivement nommé par Isaîe, {{rom|viii}}, 6. Il passait, croit-on, par un canal en partie taillé
dans le rocher au bas de la colline, et dont divers savants auraient reconnu le tracé. Il aurait été désigné d’abord sous le nom de sinnôr. II (Sam.) Reg., {{rom|v}}, 8. Il serait le « canal t, (e’âldh, d’Is., {{rom|vli}}, 3 ; {{rom|xxxvi}}, 2 ; IV Reg., xviii, 17, et le nafral haS-Sôtêf be-(ôk hà-âréç, ''rivus qui fluebat in medio terrœ''. II Par., {{rom|xxxii}}, 4. Il est fait allusion au second dans le travail d’Ezéchias pour dérober ce « courant », nafyal, à l’ennemi. C’est le te-’àlâh établi pour conduire les eaux de Gihon, par-dessous, à la ville, IV Reg., {{rom|xx}}, 20 ; II Par., {{rom|xxxii}}, 30 ; c’est le percement du rocher avec le fer pour détourner les eaux de Gog (Septante, pour Gihon) au milieu de la ville. Eccli., xlviii, 19. Voir [[Dictionnaire de la Bible/Aqueduc|{{sc|Aqueduc}}]], t. {{rom|i}}, col. 803-808. III. Siloé (Piscine de) (hébreu, II Esd., {{rom|iii}}, 15 : berêkat has-Sélah ; Septante : xo).vi|i.61f|8pa tû>v xeoSiwv-uf.
xo’jpï toû pstTi’Xec* ; ; Joa., {{rom-maj|IX}}, 7 : xoXu[A6r|8pa toO 21X>>>â[x, réservoir ou étang destiné à recueillir les eaux de la
fontaine de Siloé au débouché du canal (fig. 377).
— 1° L’étang de Siloé est une seule fois cité dans l’ancien Testament, II Esd., {{rom|iii}}, 15, par son nom propre. Sellun, fils de Cholhoza, chef du district de Maspha, releva du temps de Néhémie la porte de la fontaine et le mur de la piscine de Siloé près du jardin du roi et jusqu’aux
degrés descendant de la Cité de David. — À 60 mètres au nord-est de la porte découverte en 1896 et qui a l’apparence d’être la porte de la fontaine de Néhémie, nous avons rencontré déjà le birket el-Hamrd. Ses
caractères témoignent d’une assez haute antiquité. Il est formé au midi par un mur de barrage s’étendant de l’extrémité méridionale de la colline dite d’Ophel à la montagne occidentale de Sion, sur près de 90 mètres. Ce mur, épais de deux mètres et demi, repose sur un fondement de six mètres de largeur. Aujourd’hui haut de sept mètres, il paraît avoir été jadis
V. — 55<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|1731|SILOÉ — SIMEON|1732}}</noinclude>plus élevé pour servir de rempart. De puissants contreforts en blocs à bossage, au nombre de sept, soutiennent le mur, et semblent avoir été construits pour l’empêcher de céder sous la poussée de l’eau. Divers autres ouvrages en maçonnerie assez grossière sont venus dans la suite renforcer cette digue. Le bassin resserré entre les montagnes était de forme irrégulière et pouvait se développer du midi au nord sur une étendue de plus de cent mètres. La muraille, dont M. Bliss a retrouvé les
restes en même temps que la porte, arrivée de celle-ci à la pointe sud-est du Sion et au barrage, remontait vers le nord en suivant le bord de la piscine. Au delà un escalier large de 7 à 9 mètres et dont on a découvert 34 degrés, descendait sur le flanc de la montagne occidentale
le long de l’escarpe et aboutissait à la piscine à son angle nord-ouest. Il y a tout lieu de croire que c’est bien l’escalier descendant de la Cité de David et par conséquent que le birket el-Ḥamra n’est pas différent de la « piscine de Siloé » de II Esd., {{rom|iii}}, 15. — Dans son excursion nocturne pour reconnaître l’état des murs de Jérusalem, Néhémie, venant par « la vallée », gê’[Hinnom], était « passé à la porte de la Fontaine et à la piscine du Roi », avant de remonter par ce le torrent », nahal [de Cédron]. Les exégètes admettent cependant communément que cette piscine n’est pas autre que la piscine de Siloé.
2° La piscine de Siloé où l’aveugle-né fut envoyé par le Sauveur est, d’après une tradition séculaire, au débouché du tunnel. On voit là un bassin formé de mauvais murs dont celui de l’est est éboulé depuis
quelques années. La longueur est de 15 mètres sur 5 de largeur et autant de profondeur. Quelques tronçons de colonnes gisent au fond et les eaux du canal le traversent. Les indigènes le nomment birkét Silôân. Dans
les fouilles pratiquées aux alentours en 1896, M. Bliss a découvert les restes d’une piscine beaucoup plus importante dont ce bassin n’occupe qu’une partie. Fresque carrée, elle mesure 22 mètres du nord au sud,
23 d’est à ouest et 5 et demi de hauteur. Sur le bord de la piscine, au nord, était une église à une nef. — Voir ''Revue biblique'', 1897, p. 299-306 ; F. I. Bliss, ''Excavations of Jérusalem (1894-1897)'', Londres, 1898, p. 132-210.
IV. {{sc|Siloé (La. tour et le quartier de).}} — Jésus fait allusion, Luc, xur, 4, à une tour qui, s’étant écroulée, écrasa dix-huit Galiléens, Turris in Siloë. La tour ici mentionnée est-elle la tour découverte par M. Bliss près de la porte de la fontaine ou quelque autre, rien n’autorise à formuler une identification précise. Il ressort toutefois de l’expression que le vocable de Siloé se donnait encore à la région en général. Plusieurs fois Josèphe, dans les passages cités, l’emploie avec
cette signification. Les saints Pères en usent fréquemment de même, particulièrement saint Jérôme. Cf. ''In Jer.'', {{rom|vii}}, 31, t. {{rom|xxiv}}, col. 735 ; In Soph., {{rom|i}}, 11, t. {{rom|xxv}},
col. 1349 ; ''In Matth.'', {{rom|x}}, 28, t. {{rom|xxvi}}, col. 66. Cf.Épiphane, ''Vitæ prophet.'', {{rom|vii}}, t. {{rom|xliii}}, col. 397. Voir Ch. Warren et Conder, ''Survey of Western Palestine'', Londres, 1884, part. 2, p. 345-371 ; Cari Mommert, ''Siloah, Brunnen, Teich, Kanal zu Jérusalem'', {{in-8°}}, Leipzig, 1908.
{{d|L. Heidet.|3|sc}}
<section begin="SILONI"/><nowiki/>
'''SILONI''' (hébreu : ''èilônî ''; Septante : Etjïwv ! ), descendants
de Séla, de la tribu de Juda, qui habitèrent à Jérusalem à une époque difficile à préciser. I Par., ix, 5. Dans les Nombres, {{rom|xxvi}}, 20, les descendants de Séla sont appelés Sélaïtes. Dans Néhémie, Siloni ou
Silonite, IIEsd., {{rom|xi}}, 5, désigne un descendant de Phares.
*. 4, 6. L’article qui précède ce dernier nom dans le texte hébreu, has-Sïlôm, indique que c’est un appellatif, ce qui peut signifier qu’il était de Silo. Voir {{sc|Silonite}}.
<section end="SILONI"/>
<section begin="SILONITE"/><nowiki/>
'''SILONITE''' (hébreu : ''haS-Silônî ''; Septante : 6 ^.t, Xu>v : ’ttiç), originaire de Silo ou habitant de cette ville. Le prophète Ahias ou Ahia est surnommé le Silonite. III Reg., xi, 29 ; {{rom|xii}}, 15 ; {{rom|xv}}, 29 ; II Par., {{rom|ix}}, 29 ; {{rom|x}}, 15. Voir {{sc|Ahia 3}}, t. 1, col. 291.— Sur le Silonide II Esd., {{rom|xi}}, 5, voir Siloni.
'''SILVAIN''' (SiXouocvd ; ), nom par lequel Silas est désigné dans les Épîtres. II Cor., {{rom|l}}, 19 ; I Thess., {{rom|i}}, 1 ; I Pet., {{rom|v}}, 12. Voir {{sc|Silas}}, col. 1722. Dans la Vulgate le nom est écrit (dans plusieurs éditions) Sylvanus.
'''SILVESTRE (VALLÉE)''', nom de la vallée de Siddim dans la Vulgate, Gen., {{rom|xiv}}, 3, 8, 10 : ''Vallis Sylvestris''. Voir {{sc|Siddim}}, col. 1702.
<section end="SILONITE"/>
<section begin="SIMÉON"/><nowiki/>
'''SIMÉON''' (hébreu : Sim’ôn ; grec : Eu|j.£cJv), nom d’un patriarche, d’une tribu et de plusieurs personnages d’Israël.
1. '''SIMÉON''', le second fils que Jacob eut de Lia. Gen., xxix, 33 ; {{rom|xxxv}}, 23. Sa mère, en le mettant au monde, s’écria : « Jéhovah a entendu (hébreu : iâma’) que j’étais haïe, il m’a encore donné celui-là. Et elle le nomma Siméon (Sim’ôn). » Gen., {{rom|xxix}}, 33. L’origine
de son nom repose donc sur ce jeu de mots. Quant à son histoire, elle n’est marquée que par deux épisodes. Le premier fut sanglant et imprima sur son front une tache que son père lui-même sut lui rappeler. Gen.,
xlix, 5, 7. Pour venger l’honneur de sa sœur Dina, il s’unit à Lévi, et tous deux, au mépris de la parole donnée et de l’alliance contractée, traitèrent avec cruauté les Chananéens au milieu desquels ils se trouvaient. Gen., {{rom|xxxiv}}, 25-30. Voir {{sc|LÉvi}} {{rom|i}}, t. {{rom|iv}}, col. 199. Le second se passa en Égypte, où Siméon fut retenu
comme otage par Joseph et jeté en prison jusqu’à ce que ses frères eussent amené Benjamin. Gen., {{rom|xlii}}, 25, 36 ; {{rom|xliii}}, 23. Expiait-il ainsi la dureté particulière que son caractère violent lui aurait fait exercer envers Joseph, comme il s’était manifesté contre les
Chananéens ? Peut-être. On peut croire aussi qu’il payait la dette de ses frères en sa qualité de second fils de Jacob, Joseph n’ayant pas voulu retenir l’aîné, Ruben, dont il venait de découvrir le rôle bienveillant
à son égard, lors du crime commis par les autres. Les fils de Siméon furent : Jamuel, Jamin, Ahod, Jachin, Soar, et Saul fils d’une Chananêenne. Gen., {{rom|xlvi}}, 10 ; Exod., {{rom|vi}}, 15. La liste de I Par., {{rom|iv}}, 24-43, diffère un peu et donne plus de détails sur les descendants du patriarche. Voir ce qui concerne la tribu dont il fut le père. {{d|[[Auteur:Alphonse Legendre|A. Legendre]].|3|sc}}
'''2. SIMÉON''', une des douze tribus d’Israël.
I. {{sc|Géographie.}} — La tribu de Siméon occupait l’extrême sud de la Palestine ou le Négéb. Son territoire avait été détaché de celui de Juda. Jos., {{rom|xix}}, 2. L’Écriture ne décrit pas ses limites ; elle donne seulement la liste de ses villes principales.
''I. {{sc|villes principales.}}'' — Elles sont énumérées dans Josué, {{rom-maj|XIX}}, 1-9, et dans I Par., {{rom|iv}}, 28-33. Ces deux
listes présentent les mêmes noms, suivent le même ordre, tout en offrant des variantes que nous allons signaler. Les noms se retrouvent pour la plupart dans le catalogue des cités de la tribu de Juda, Jos., {{rom|xv}}, 26-32, mais dans un ordre un "peu différent. Nous
renvoyons, pour les détails, à ce dernier catalogue, t. {{rom-maj|III}}, col. 1758-1759, en dehors des articles consacrés à chaque nom dans le Dictionnaire. Les listes de Josué et du premier livre des Paralipomènes partagent les villes de Siméon en deux groupes. Voir la carte, fig. 378.
''{{1er}} groupe''. — 1. '''Bersabée''', aujourd’hui Bir es-Séba’,
40 à 45 kil. au sud-ouest d’Hébron. Voir [[Dictionnaire de la Bible/Bersabée|{{sc|Bersabée}}]], t. {{rom|i}},
cot. 1629.
2. '''Sabée''' (hébreu : Séba’; Septante, Codex Vaticanus :
Sijiaa ; Codex À lexandrinus : Sâëse), peut-être
la même que Sama. Jos., {{rom|xv}}, 26. Mais elle manque
dans le texte hébreu de I Par., {{rom-maj|IV}}, 28, ce qui ferait
<section end="SIMÉON"/><noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|1743|SIMON|1744}}</noinclude>contre le pétrinisme. Voir {{sc|Baur}}, t. {{rom|i}}, col. 1522. La théorie de Baur qui a rencontré tant de partisans, surtout en Allemagne, est aujourd’hui morte et à peu près abandonnée. - Voir {{sc|Simon Magus}}, dans Smith, ''A Dictionary of Christian Biography'', t. {{rom|iv}}, 1887, p. 681-688 ; Volkmar, ''Ueber den Simon Magus der Apostelgeschichte'', dans ''Theologische Jahrbücher'', 1856, p. 279 ; Lipsius, ''Die Quellen der römischen Petrus-Sage kritisch untersucht'', Kiel, 1872 ; ''Id., Die apokryphen Apostelgeschichten und Apostellegenden'', Brunswick, t. {{rom|ii}}, 1, 1887.
{{Img float-p |file={{??|image}} |align=center|width=400px|padt=25px|padb=12px
|cap=379. — Maison dite de Simon le corroyeur à Jaffa. D’après une photographie.
|capalign=center |style=font-size:12px}}
'''13. SIMON LE CORROYEUR''', chrétien de Joppé qui donna l’hospitalité à saint Pierre. L’Apôtre eut dans sa maison la vision qui lui apprit que les païens étaient appelés au don de la foi. Cette maison était située sur le bord de la mer, l’eau étant nécessaire à Simon pour exercer son métier. On montre encore aujourd’hui aux pèlerins à Jaffa l’emplacement traditionnel de la maison du corroyeur (fig. 379).
'''14. SIMON NIGER''' ou le Noir, chrétien d’Antioche (en grec : Eu[ie<jSv), mentionné seulement, Act., {{rom|xiii}}, 1, comme un des docteurs et des prophètes de l’Église d’Antioche. On ne connaît sur lui rien de certain. Son nom de Simon doit indiquer son origine juive. Le surnom de Noir lui fut donné sans doute à cause de sa complexion pour le distinguer de ses homonymes, sans qu’on puisse conclure de là qu’il était nègre et Africain, comme quelques-uns l’ont supposé.
<section begin="SIMON Richard"/><nowiki/>
'''SIMON''' Richard, exégète français, né à Dieppe le 13 mai 1638, mort dans cette ville le 11 avril 1712. Il entra à l’Oratoire de Paris en octobre 1659. Il en sortit bientôt pour y rentrer en 1662. À deux reprises professeur à Juilly, il revint bientôt à la maison mère de Saint-Honoré qu’il habita jusqu’à son exclusion de l’Oratoire le 21 mai 1678. Il se retira à ce moment dans son prieuré-cure de Bolleville en Normandie mais s’en démit au bout de deux ans pour revenir reprendre à Paris le cours de ses travaux littéraires. Il y resta jusqu’en 1681, puis se retira à Dieppe où il mourut chrétiennement. Avant de mentionner ses principaux ouvrages, une remarque s’impose : R. Simon a été attaqué, non seulement par les savants et critiques de son temps, aussi bien jésuites que jansénistes, aussi bien par Bossuet, Huet, Mabillon que par les protestants orthodoxes, mais « par presque tous les auteurs qui ont écrit sur l’Ancien Testament à la lin du XVIIe siècle et dans la {{1re}} moitié du {{rom-maj|xviii}}{{e}} siècle, » dit le pasteur Bernus, ''Richard Simon'', 1869, p. 132. Or, quelle raison donner de ce fait, si R. Simon avait été dans le vrai ? Mettre la chose sur le compte de son mauvais caractère, de la méchanceté de ses satires, de ses mensonges continuels, de sa vanité, n’explique pas suffisamment que tous les ailleurs se soient ainsi unis contre lui. Si l’on peut le regarder comme un précurseur du modernisme « par sa manière habile de déguiser les témérités de sa critique, ses ruses et sa mauvaise foi, ses diatribes contre les Saints Pères si révoltantes » (expressions de la Biographie Michaud), il l’est bien davantage encore par toute sa tendance rationaliste, ce dont Renan s’est bien rendu compte, par son manque de sens catholique, et peut-on même dire par son esprit anti-<section end="SIMON Richard"/><noinclude>
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|file=Wanderings in Bible lands- notes of travel in Italy, Greece, Asia-Minor, Egypt, Nubia, Ethiopia, Cush, and Palestine (1894) (14804344643).jpg |align=center|width=300px|padt=25px|padb=12px
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'''13. SIMON LE CORROYEUR''', chrétien de Joppé qui donna l’hospitalité à saint Pierre. L’Apôtre eut dans sa maison la vision qui lui apprit que les païens étaient appelés au don de la foi. Cette maison était située sur le bord de la mer, l’eau étant nécessaire à Simon pour exercer son métier. On montre encore aujourd’hui aux pèlerins à Jaffa l’emplacement traditionnel de la maison du corroyeur (fig. 379).
'''14. SIMON NIGER''' ou le Noir, chrétien d’Antioche (en grec : {{lang|grc|Συμεών}}), mentionné seulement, Act., {{rom|xiii}}, 1, comme un des docteurs et des prophètes de l’Église d’Antioche. On ne connaît sur lui rien de certain. Son nom de Simon doit indiquer son origine juive. Le surnom de Noir lui fut donné sans doute à cause de sa complexion pour le distinguer de ses homonymes, sans qu’on puisse conclure de là qu’il était nègre et Africain, comme quelques-uns l’ont supposé.
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'''SIMON''' Richard, exégète français, né à Dieppe le 13 mai 1638, mort dans cette ville le 11 avril 1712. Il entra à l’Oratoire de Paris en octobre 1659. Il en sortit bientôt pour y rentrer en 1662. À deux reprises professeur à Juilly, il revint bientôt à la maison mère de Saint-Honoré qu’il habita jusqu’à son exclusion de l’Oratoire le 21 mai 1678. Il se retira à ce moment dans son prieuré-cure de Bolleville en Normandie mais s’en démit au bout de deux ans pour revenir reprendre à Paris le cours de ses travaux littéraires. Il y resta jusqu’en 1681, puis se retira à Dieppe où il mourut chrétiennement. Avant de mentionner ses principaux ouvrages, une remarque s’impose : R. Simon a été attaqué, non seulement par les savants et critiques de son temps, aussi bien jésuites que jansénistes, aussi bien par Bossuet, Huet, Mabillon que par les protestants orthodoxes, mais « par presque tous les auteurs qui ont écrit sur l’Ancien Testament à la lin du XVIIe siècle et dans la {{1re}} moitié du {{rom-maj|xviii}}{{e}} siècle, » dit le pasteur Bernus, ''Richard Simon'', 1869, p. 132. Or, quelle raison donner de ce fait, si R. Simon avait été dans le vrai ? Mettre la chose sur le compte de son mauvais caractère, de la méchanceté de ses satires, de ses mensonges continuels, de sa vanité, n’explique pas suffisamment que tous les ailleurs se soient ainsi unis contre lui. Si l’on peut le regarder comme un précurseur du modernisme « par sa manière habile de déguiser les témérités de sa critique, ses ruses et sa mauvaise foi, ses diatribes contre les Saints Pères si révoltantes » (expressions de la Biographie Michaud), il l’est bien davantage encore par toute sa tendance rationaliste, ce dont Renan s’est bien rendu compte, par son manque de sens catholique, et peut-on même dire par son esprit anti-<section end="SIMON Richard"/><noinclude>
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'''13. SIMON LE CORROYEUR''', chrétien de Joppé qui donna l’hospitalité à saint Pierre. L’Apôtre eut dans sa maison la vision qui lui apprit que les païens étaient appelés au don de la foi. Cette maison était située sur le bord de la mer, l’eau étant nécessaire à Simon pour exercer son métier. On montre encore aujourd’hui aux pèlerins à Jaffa l’emplacement traditionnel de la maison du corroyeur (fig. 379).
'''14. SIMON NIGER''' ou le Noir, chrétien d’Antioche (en grec : {{lang|grc|Συμεών}}), mentionné seulement, Act., {{rom|xiii}}, 1, comme un des docteurs et des prophètes de l’Église d’Antioche. On ne connaît sur lui rien de certain. Son nom de Simon doit indiquer son origine juive. Le surnom de Noir lui fut donné sans doute à cause de sa complexion pour le distinguer de ses homonymes, sans qu’on puisse conclure de là qu’il était nègre et Africain, comme quelques-uns l’ont supposé.
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'''SIMON''' Richard, exégète français, né à Dieppe le 13 mai 1638, mort dans cette ville le 11 avril 1712. Il entra à l’Oratoire de Paris en octobre 1659. Il en sortit bientôt pour y rentrer en 1662. À deux reprises professeur à Juilly, il revint bientôt à la maison mère de Saint-Honoré qu’il habita jusqu’à son exclusion de l’Oratoire le 21 mai 1678. Il se retira à ce moment dans son prieuré-cure de Bolleville en Normandie mais s’en démit au bout de deux ans pour revenir reprendre à Paris le cours de ses travaux littéraires. Il y resta jusqu’en 1681, puis se retira à Dieppe où il mourut chrétiennement. Avant de mentionner ses principaux ouvrages, une remarque s’impose : R. Simon a été attaqué, non seulement par les savants et critiques de son temps, aussi bien jésuites que jansénistes, aussi bien par Bossuet, Huet, Mabillon que par les protestants orthodoxes, mais « par presque tous les auteurs qui ont écrit sur l’Ancien Testament à la lin du XVIIe siècle et dans la {{1re}} moitié du {{rom-maj|xviii}}{{e}} siècle, » dit le pasteur Bernus, ''Richard Simon'', 1869, p. 132. Or, quelle raison donner de ce fait, si R. Simon avait été dans le vrai ? Mettre la chose sur le compte de son mauvais caractère, de la méchanceté de ses satires, de ses mensonges continuels, de sa vanité, n’explique pas suffisamment que tous les ailleurs se soient ainsi unis contre lui. Si l’on peut le regarder comme un précurseur du modernisme « par sa manière habile de déguiser les témérités de sa critique, ses ruses et sa mauvaise foi, ses diatribes contre les Saints Pères si révoltantes » (expressions de la Biographie Michaud), il l’est bien davantage encore par toute sa tendance rationaliste, ce dont Renan s’est bien rendu compte, par son manque de sens catholique, et peut-on même dire par son esprit anti-<section end="SIMON Richard"/><noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|1745|SIMON — SIMPLICITE|1746}}</noinclude>chrétien. Bossuet a bien montré tout le danger des idées de R. Simon. Il est de mode aujourd’hui de le trouver injuste et sévère ; mais quand il était question de l’intégrité de la foi, le grand évêque ne transigeait
point. La condamnation par Rome de la plupart des écrits de R. Simon justifie amplement le zèle de Bossuet sans qu’il soit besoin d’insister. Reconnaissons cependant en R. Simon une science incontestable, une érudition étonnante, une grande sagacité de critique notamment pour le discernement des bons manuscrits. Avec encore la réserve que personne ne sut faire parade comme lui de choses qu’il ne savait pas, et que ses ouvrages sont pleins plutôt de choses rares et curieuses que de faits exacts et contrôlés par un mûr examen. Voici les principaux de ces ouvrages : nous renvoyons pour les autres aux sources indiquées plus loin.
* ''Histoire critique du Vieux Testament'', s. 1. et a. (Paris), {{in-4°}}, Billaine, 1678 (nous n’indiquerons que les éditions princeps). Cette édition fut supprimée, mais il s’en fit coup sur coup sept autres, sans parler des traductions latines et anglaises. Dans cet ouvrage R. Simon attaque l’authenticité mosaïque du Pentateuque (ch. v) puisqu’il n’en attribue à Moïse que la partie législative. Voir {{sc|Pentateuque}}, t. {{rom|iv}}, col. 84.
* ''Histoire critique du texte du Nouveau Testament'', {{in-8°}}, Rotterdam, R. Leers, 1689. Deux éditions et deux traductions, en anglais et en allemand. — R. Simon, comme a dit Bossuet, « y attaque directement l’inspiration, » cherchant à prouver qu’il suffit que l’Écriture soit inspirée quant à la substance et qu’on ne doit entendre par l’inspiration qu’une assistance négative du Saint-Esprit qui n’a pas permis que les écrivains sacrés soient tombés dans l’erreur.
* ''Histoire critique des Versions du Nouveau Testament'', {{in-4°}}, Rotterdam, R. Leers, 1690. Traduite en allemand et en anglais. R. Simon y loue beaucoup trop certaines versions anciennes, notamment la version arménienne d’Uscan.
* ''Histoire critique des principaux commentateurs du Nouveau Testament'', {{in-4°}}, Rotterdam, R. Leers, 1693. C’est contre cet ouvrage, où l’auteur attaque si impertinemment les Pères, que Bossuet écrivit sa Défense de la Tradition et des saints Pères, mais qui ne devait
paraître qu’en 1763. — Nouvelles Observations sur le texte et les versions du Nouveau Testament, {{in-4°}}, Paris, Boudot, 1635.
* ''Le Nouveau Testament… traduit sur l’ancienne Édition latine'', 4 {{in-8°}}, Trévoux, Etienne Ganeau, 1702. On y a relevé non seulement des
nouveautés d’expressions toujours regrettables, mais des tournures de phrases qui n’expriment pas la foi catholique comme celles que l’auteur veut remplacer.
— Il y aurait aussi à mentionner les divers travaux de R. Simon relatifs aux Églises orientales, aux juifs, ses Lettres choisies, sa ''Bibliothèque critique'', sa ''Nouvelle bibliothèque choisie''.
Par sa faute, dirons-nous en empruntant les expressions de P. de Valroger, « R. Simon devait perdre le fruit de ses facultés et de son immense érudition… L’attention resta concentrée sur les parties dangereuses de ses ouvrages, dont les erreurs ont compromis la partie saine et féconde, » Et pour terminer par le jugement de Bossuet : « Richard Simon ne s’excusera jamais… d’avoir renversé les fondements de la foi, et avec le caractère de prêtre d’avoir fait le personnage d’un ennemi de l’Église. »
Voir Batterel, ''Mémoires domestiques'', Paris, 1907, t. {{rom|iv}}, p. 233, 295 ; Cochet, ''Galerie dieppoise'', 1862, p. 327-381 ; Graf, R. Simon, Iéna, 1847 (le meilleur travail d’ensemble, d’après Bernus) ; A. Bernus, ''R. Simon et son Histoire critique du V. Testament'' (thèse), Lausanne, 1869 ; Denis, ''Critique et controverse ou R. Simon et Bossuet'', Cæn, 1870 ; A. Ingold, ''Essai de bibliographie oratorienne'', article de M. Bernus, p. 121-163 ; îi. Reusch, ''Der Index der verbotenen Bücher'', 1885, ii, p. 422 ; R. de la Broise, ''Bossuet et la Bible'', Paris, 1891 (le ch. {{rom|xii}}, p. 335-355) ; Margival, ''Richard Simon'', dans la ''Revue d’histoire et de littérature religieuses'',
t. {{rom|ii}}. (Sur cette dernière étude, tout à fait suspecte, cf. le Bulletin de littérature ecclésiastique de Toulouse, nov. 1900 ; Revue thomiste, janvier 1901 ; ''Revue d’histoire ecclésiastique de Louvain'', t. {{rom|i}}, p. 127.)
{{d|A. Ingold.|3|sc}}
<section begin="SIMONIS Johannes"/><nowiki/>
'''SIMONIS''' Johannes, né le 10 février 1698 à Drusen près de Schraalkaden, mort le 2 janvier 1768, hébraïsant distingué. Il professa l’histoire ecclésiastique et l’archéologie chrétienne à l’université de Halle. On a de lui : ''Vorlesungen über die jüdischen Alterthümer
nach Adrian Reland'', ouvrage publié après la mort de l’auteur par S. Mursinna, {{in-8°}}, Halle, 1769 ; ''Onomasticum Veteris Testamenti'', 1741 ; ''Analysis et explicatio lectionum masorethicarum Ketiban et Krijan vulgo dictarum, ea forma quæ illæ in textu sacro exstant'',
{{in-8°}}, Halle, 1752 ; 2{{e}} édit., 1782 ; 3{{e}} édit., publiée
par E. F. K. Rosenmüller, 1824 ; ''Dictionarium Veteris Testamenti hebræo-chaldaicum, ut cum Bibliis hebraicis manualibus conjungi queat'', {{in-8°}}, Halle, 1752 ; ''Introductio grammatico-critica in linguam
hebraicam'', {{in-8°}}, Halle, 1753 ; ''Lexicon manuale hebraicum et chaldaicum'', {{in-8°}}, Halle, 1756 ; ''editio altera, priori longe auctior, cui accessit vita auctoris, a Sam. Mursinna, curante Jh. Ludw. Schulzio'', 1771 ; 3{{e}} édit., auxit J. G. Eichhorn, 1793 ; 4{{e}} édit., auxit F. G. Winer, {{in-8°}}, Leipzig, 1828 ; ''Onomasticum Novi Testamenti et librorum Veteris Testamenti apocryphorum'', {{in-4°}}, Halle, 1762 ; ''Observationes Lexicæ in suppl. Lexici hebraici manualis'', {{in-8°}}, Halle, 1763 ; ''Lexicon manuale græcum'', {{in-8°}}, Halle, 1766. On lui doit aussi une édition de la Bible hébraïque, Halle, 1752, avec des corrections importantes, 1767, au texte de Van der Hooght.
<section end="SIMONIS Johannes"/>
<section begin="SIMPLICITÉ"/><nowiki/>
'''SIMPLICITÉ''' (hébreu : ''tôm ''; Septante : « tcXotyiç, àqsEXÔTï] ; ; Vulgate : ''simplicitas''), vertu de celui qui agit sans arrière-pensée, avec loyauté et sincérité, sans chercher à tromper autrui et sans afficher lui-même aucune prétention. Cette vertu est opposée à l’hypocrisie ou duplicité. Voir {{sc|Hypocrisie}}, t. {{rom|iii}}, col. 795. Le simple, âicXôoç, simplex, est ainsi l’antithèse du double,
SiTciôoç, duplex. — Les versions appellent souvent « simplicité » des vertus désignées dans l’hébreu sous les noms de « droiture, intégrité, innocence ». — Jacob, Gen., {{rom|xxv}}, 27, et Job, {{rom-maj|I}}, 1, 8 ; {{rom|ii}}, 3, sont appelés des hommes « simples », c’est-à-dire francs et droits. Abimélech s’empara de Sara d’un cœur simple, c’est-à-dire
sans arrière-pensée d’adultère. Gen., {{rom|xx}}, 5. Deux cents hommes partirent de Jérusalem à la suite d’Absalom avec simplicité, sans se douter de ses projets de révolte. II Reg., {{rom-maj|XV}}, 11. Salomon se propose d’agir d’un cœur simple et droit. III Reg., {{rom|ix}}, 4 ; I Par., {{rom|xxix}}, 17. Achab fut atteint par une flèche tirée simplement, par quelqu’un qui ne le visait pas. III Reg., {{rom|xxii}}, 34. Les Juifs, compagnons de Mathathias, veulent mourir dans la simplicité de leur cœur, sans autre pensée que celle de la fidélité à leur loi. IMach., 11, 37. Les premiers chrétiens prenaient ensemble leurs repas avec joie et simplicité. Act., {{rom|ii}}, 46. Bien souvent, la simplicité est trompée par le mensonge, Esth., {{rom|xvi}}, 6, parce que, comme la charité, « elle ne tient pas compte du mal, elle ne prend pas plaisir à l’injustice, elle se réjouit de la vérité, elle excuse tout. » I Cor., {{rom|xiii}}, 5-7. — La simplicité est fréquemment recommandée dans la Sainte Écriture.
Elle est opposée aux détours des perfides. Prov., {{rom|xi}}, 3, 20. La récompense lui est promise. Prov., {{rom|ii}}, 21. Il faut chercher le Seigneur d’un cœur sincère. Sap., {{rom|i}}, 1. Le Sauveur prescrit à ses disciples d’être « sans mélange », àxépaioi, simplices, simples comme des
colombes. Matth., {{rom|x}}, 16. Il remarque que, quand l’œil<section end="SIMPLICITÉ"/><noinclude>
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point. La condamnation par Rome de la plupart des écrits de R. Simon justifie amplement le zèle de Bossuet sans qu’il soit besoin d’insister. Reconnaissons cependant en R. Simon une science incontestable, une érudition étonnante, une grande sagacité de critique notamment pour le discernement des bons manuscrits. Avec encore la réserve que personne ne sut faire parade comme lui de choses qu’il ne savait pas, et que ses ouvrages sont pleins plutôt de choses rares et curieuses que de faits exacts et contrôlés par un mûr examen. Voici les principaux de ces ouvrages : nous renvoyons pour les autres aux sources indiquées plus loin.
* ''Histoire critique du Vieux Testament'', s. 1. et a. (Paris), {{in-4°}}, Billaine, 1678 (nous n’indiquerons que les éditions princeps). Cette édition fut supprimée, mais il s’en fit coup sur coup sept autres, sans parler des traductions latines et anglaises. Dans cet ouvrage R. Simon attaque l’authenticité mosaïque du Pentateuque (ch. v) puisqu’il n’en attribue à Moïse que la partie législative. Voir {{sc|Pentateuque}}, t. {{rom|iv}}, col. 84.
* ''Histoire critique du texte du Nouveau Testament'', {{in-8°}}, Rotterdam, R. Leers, 1689. Deux éditions et deux traductions, en anglais et en allemand. — R. Simon, comme a dit Bossuet, « y attaque directement l’inspiration, » cherchant à prouver qu’il suffit que l’Écriture soit inspirée quant à la substance et qu’on ne doit entendre par l’inspiration qu’une assistance négative du Saint-Esprit qui n’a pas permis que les écrivains sacrés soient tombés dans l’erreur.
* ''Histoire critique des Versions du Nouveau Testament'', {{in-4°}}, Rotterdam, R. Leers, 1690. Traduite en allemand et en anglais. R. Simon y loue beaucoup trop certaines versions anciennes, notamment la version arménienne d’Uscan.
* ''Histoire critique des principaux commentateurs du Nouveau Testament'', {{in-4°}}, Rotterdam, R. Leers, 1693. C’est contre cet ouvrage, où l’auteur attaque si impertinemment les Pères, que Bossuet écrivit sa Défense de la Tradition et des saints Pères, mais qui ne devait
paraître qu’en 1763. — Nouvelles Observations sur le texte et les versions du Nouveau Testament, {{in-4°}}, Paris, Boudot, 1635.
* ''Le Nouveau Testament… traduit sur l’ancienne Édition latine'', 4 {{in-8°}}, Trévoux, Etienne Ganeau, 1702. On y a relevé non seulement des
nouveautés d’expressions toujours regrettables, mais des tournures de phrases qui n’expriment pas la foi catholique comme celles que l’auteur veut remplacer.
— Il y aurait aussi à mentionner les divers travaux de R. Simon relatifs aux Églises orientales, aux juifs, ses Lettres choisies, sa ''Bibliothèque critique'', sa ''Nouvelle bibliothèque choisie''.
Par sa faute, dirons-nous en empruntant les expressions de P. de Valroger, « R. Simon devait perdre le fruit de ses facultés et de son immense érudition… L’attention resta concentrée sur les parties dangereuses de ses ouvrages, dont les erreurs ont compromis la partie saine et féconde, » Et pour terminer par le jugement de Bossuet : « Richard Simon ne s’excusera jamais… d’avoir renversé les fondements de la foi, et avec le caractère de prêtre d’avoir fait le personnage d’un ennemi de l’Église. »
Voir Batterel, ''Mémoires domestiques'', Paris, 1907, t. {{rom|iv}}, p. 233, 295 ; Cochet, ''Galerie dieppoise'', 1862, p. 327-381 ; Graf, R. Simon, Iéna, 1847 (le meilleur travail d’ensemble, d’après Bernus) ; A. Bernus, ''R. Simon et son Histoire critique du V. Testament'' (thèse), Lausanne, 1869 ; Denis, ''Critique et controverse ou R. Simon et Bossuet'', Cæn, 1870 ; A. Ingold, ''Essai de bibliographie oratorienne'', article de M. Bernus, p. 121-163 ; îi. Reusch, ''Der Index der verbotenen Bücher'', 1885, ii, p. 422 ; R. de la Broise, ''Bossuet et la Bible'', Paris, 1891 (le ch. {{rom|xii}}, p. 335-355) ; Margival, ''Richard Simon'', dans la ''Revue d’histoire et de littérature religieuses'',
t. {{rom|ii}}. (Sur cette dernière étude, tout à fait suspecte, cf. le Bulletin de littérature ecclésiastique de Toulouse, nov. 1900 ; Revue thomiste, janvier 1901 ; ''Revue d’histoire ecclésiastique de Louvain'', t. {{rom|i}}, p. 127.)
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'''SIMONIS''' Johannes, né le 10 février 1698 à Drusen près de Schraalkaden, mort le 2 janvier 1768, hébraïsant distingué. Il professa l’histoire ecclésiastique et l’archéologie chrétienne à l’université de Halle. On a de lui : ''Vorlesungen über die jüdischen Alterthümer
nach Adrian Reland'', ouvrage publié après la mort de l’auteur par S. Mursinna, {{in-8°}}, Halle, 1769 ; ''Onomasticum Veteris Testamenti'', 1741 ; ''Analysis et explicatio lectionum masorethicarum Ketiban et Krijan vulgo dictarum, ea forma quæ illæ in textu sacro exstant'',
{{in-8°}}, Halle, 1752 ; 2{{e}} édit., 1782 ; 3{{e}} édit., publiée
par E. F. K. Rosenmüller, 1824 ; ''Dictionarium Veteris Testamenti hebræo-chaldaicum, ut cum Bibliis hebraicis manualibus conjungi queat'', {{in-8°}}, Halle, 1752 ; ''Introductio grammatico-critica in linguam hebraicam'', {{in-8°}}, Halle, 1753 ; ''Lexicon manuale hebraicum et chaldaicum'', {{in-8°}}, Halle, 1756 ; ''editio altera, priori longe auctior, cui accessit vita auctoris, a Sam. Mursinna, curante Jh. Ludw. Schulzio'', 1771 ; 3{{e}} édit., auxit J. G. Eichhorn, 1793 ; 4{{e}} édit., auxit F. G. Winer, {{in-8°}}, Leipzig, 1828 ; ''Onomasticum Novi Testamenti et librorum Veteris Testamenti apocryphorum'', {{in-4°}}, Halle, 1762 ; ''Observationes Lexicæ in suppl. Lexici hebraici manualis'', {{in-8°}}, Halle, 1763 ; ''Lexicon manuale græcum'', {{in-8°}}, Halle, 1766. On lui doit aussi une édition de la Bible hébraïque, Halle, 1752, avec des corrections importantes, 1767, au texte de Van der Hooght.
<section end="SIMONIS Johannes"/>
<section begin="SIMPLICITÉ"/><nowiki/>
'''SIMPLICITÉ''' (hébreu : ''tôm ''; Septante : « tcXotyiç, àqsEXÔTï] ; ; Vulgate : ''simplicitas''), vertu de celui qui agit sans arrière-pensée, avec loyauté et sincérité, sans chercher à tromper autrui et sans afficher lui-même aucune prétention. Cette vertu est opposée à l’hypocrisie ou duplicité. Voir {{sc|Hypocrisie}}, t. {{rom|iii}}, col. 795. Le simple, âicXôoç, ''simplex'', est ainsi l’antithèse du double,
SiTciôoç, ''duplex''. — Les versions appellent souvent « simplicité » des vertus désignées dans l’hébreu sous les noms de « droiture, intégrité, innocence ». — Jacob, Gen., {{rom|xxv}}, 27, et Job, {{rom-maj|I}}, 1, 8 ; {{rom|ii}}, 3, sont appelés des hommes « simples », c’est-à-dire francs et droits. Abimélech s’empara de Sara d’un cœur simple, c’est-à-dire
sans arrière-pensée d’adultère. Gen., {{rom|xx}}, 5. Deux cents hommes partirent de Jérusalem à la suite d’Absalom avec simplicité, sans se douter de ses projets de révolte. II Reg., {{rom-maj|XV}}, 11. Salomon se propose d’agir d’un cœur simple et droit. III Reg., {{rom|ix}}, 4 ; I Par., {{rom|xxix}}, 17. Achab fut atteint par une flèche tirée simplement, par quelqu’un qui ne le visait pas. III Reg., {{rom|xxii}}, 34. Les Juifs, compagnons de Mathathias, veulent mourir dans la simplicité de leur cœur, sans autre pensée que celle de la fidélité à leur loi. I Mach., 11, 37. Les premiers chrétiens prenaient ensemble leurs repas avec joie et simplicité. Act., {{rom|ii}}, 46. Bien souvent, la simplicité est trompée par le mensonge, Esth., {{rom|xvi}}, 6, parce que, comme la charité, « elle ne tient pas compte du mal, elle ne prend pas plaisir à l’injustice, elle se réjouit de la vérité, elle excuse tout. » I Cor., {{rom|xiii}}, 5-7. — La simplicité est fréquemment recommandée dans la Sainte Écriture.
Elle est opposée aux détours des perfides. Prov., {{rom|xi}}, 3, 20. La récompense lui est promise. Prov., {{rom|ii}}, 21. Il faut chercher le Seigneur d’un cœur sincère. Sap., {{rom|i}}, 1. Le Sauveur prescrit à ses disciples d’être « sans mélange », àxépaioi, ''simplices'', simples comme des
colombes. Matth., {{rom|x}}, 16. Il remarque que, quand l’œil<section end="SIMPLICITÉ"/><noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|1745|SIMON — SIMPLICITE|1746}}</noinclude>chrétien. Bossuet a bien montré tout le danger des idées de R. Simon. Il est de mode aujourd’hui de le trouver injuste et sévère ; mais quand il était question de l’intégrité de la foi, le grand évêque ne transigeait
point. La condamnation par Rome de la plupart des écrits de R. Simon justifie amplement le zèle de Bossuet sans qu’il soit besoin d’insister. Reconnaissons cependant en R. Simon une science incontestable, une érudition étonnante, une grande sagacité de critique notamment pour le discernement des bons manuscrits. Avec encore la réserve que personne ne sut faire parade comme lui de choses qu’il ne savait pas, et que ses ouvrages sont pleins plutôt de choses rares et curieuses que de faits exacts et contrôlés par un mûr examen. Voici les principaux de ces ouvrages : nous renvoyons pour les autres aux sources indiquées plus loin.
* ''Histoire critique du Vieux Testament'', s. 1. et a. (Paris), {{in-4°}}, Billaine, 1678 (nous n’indiquerons que les éditions princeps). Cette édition fut supprimée, mais il s’en fit coup sur coup sept autres, sans parler des traductions latines et anglaises. Dans cet ouvrage R. Simon attaque l’authenticité mosaïque du Pentateuque (ch. v) puisqu’il n’en attribue à Moïse que la partie législative. Voir {{sc|Pentateuque}}, t. {{rom|iv}}, col. 84.
* ''Histoire critique du texte du Nouveau Testament'', {{in-8°}}, Rotterdam, R. Leers, 1689. Deux éditions et deux traductions, en anglais et en allemand. — R. Simon, comme a dit Bossuet, « y attaque directement l’inspiration, » cherchant à prouver qu’il suffit que l’Écriture soit inspirée quant à la substance et qu’on ne doit entendre par l’inspiration qu’une assistance négative du Saint-Esprit qui n’a pas permis que les écrivains sacrés soient tombés dans l’erreur.
* ''Histoire critique des Versions du Nouveau Testament'', {{in-4°}}, Rotterdam, R. Leers, 1690. Traduite en allemand et en anglais. R. Simon y loue beaucoup trop certaines versions anciennes, notamment la version arménienne d’Uscan.
* ''Histoire critique des principaux commentateurs du Nouveau Testament'', {{in-4°}}, Rotterdam, R. Leers, 1693. C’est contre cet ouvrage, où l’auteur attaque si impertinemment les Pères, que Bossuet écrivit sa Défense de la Tradition et des saints Pères, mais qui ne devait
paraître qu’en 1763. — Nouvelles Observations sur le texte et les versions du Nouveau Testament, {{in-4°}}, Paris, Boudot, 1635.
* ''Le Nouveau Testament… traduit sur l’ancienne Édition latine'', 4 {{in-8°}}, Trévoux, Etienne Ganeau, 1702. On y a relevé non seulement des nouveautés d’expressions toujours regrettables, mais des tournures de phrases qui n’expriment pas la foi catholique comme celles que l’auteur veut remplacer.
— Il y aurait aussi à mentionner les divers travaux de R. Simon relatifs aux Églises orientales, aux juifs, ses Lettres choisies, sa ''Bibliothèque critique'', sa ''Nouvelle bibliothèque choisie''.
Par sa faute, dirons-nous en empruntant les expressions de P. de Valroger, « R. Simon devait perdre le fruit de ses facultés et de son immense érudition… L’attention resta concentrée sur les parties dangereuses de ses ouvrages, dont les erreurs ont compromis la partie saine et féconde, » Et pour terminer par le jugement de Bossuet : « Richard Simon ne s’excusera jamais… d’avoir renversé les fondements de la foi, et avec le caractère de prêtre d’avoir fait le personnage d’un ennemi de l’Église. »
Voir Batterel, ''Mémoires domestiques'', Paris, 1907, t. {{rom|iv}}, p. 233, 295 ; Cochet, ''Galerie dieppoise'', 1862, p. 327-381 ; Graf, R. Simon, Iéna, 1847 (le meilleur travail d’ensemble, d’après Bernus) ; A. Bernus, ''R. Simon et son Histoire critique du V. Testament'' (thèse), Lausanne, 1869 ; Denis, ''Critique et controverse ou R. Simon et Bossuet'', Cæn, 1870 ; A. Ingold, ''Essai de bibliographie oratorienne'', article de M. Bernus, p. 121-163 ; îi. Reusch, ''Der Index der verbotenen Bücher'', 1885, ii, p. 422 ; R. de la Broise, ''Bossuet et la Bible'', Paris, 1891 (le ch. {{rom|xii}}, p. 335-355) ; Margival, ''Richard Simon'', dans la ''Revue d’histoire et de littérature religieuses'',
t. {{rom|ii}}. (Sur cette dernière étude, tout à fait suspecte, cf. le Bulletin de littérature ecclésiastique de Toulouse, nov. 1900 ; Revue thomiste, janvier 1901 ; ''Revue d’histoire ecclésiastique de Louvain'', t. {{rom|i}}, p. 127.)
{{d|A. Ingold.|3|sc}}
<section begin="SIMONIS Johannes"/><nowiki/>
'''SIMONIS''' Johannes, né le 10 février 1698 à Drusen près de Schraalkaden, mort le 2 janvier 1768, hébraïsant distingué. Il professa l’histoire ecclésiastique et l’archéologie chrétienne à l’université de Halle. On a de lui : ''Vorlesungen über die jüdischen Alterthümer
nach Adrian Reland'', ouvrage publié après la mort de l’auteur par S. Mursinna, {{in-8°}}, Halle, 1769 ; ''Onomasticum Veteris Testamenti'', 1741 ; ''Analysis et explicatio lectionum masorethicarum Ketiban et Krijan vulgo dictarum, ea forma quæ illæ in textu sacro exstant'',
{{in-8°}}, Halle, 1752 ; 2{{e}} édit., 1782 ; 3{{e}} édit., publiée
par E. F. K. Rosenmüller, 1824 ; ''Dictionarium Veteris Testamenti hebræo-chaldaicum, ut cum Bibliis hebraicis manualibus conjungi queat'', {{in-8°}}, Halle, 1752 ; ''Introductio grammatico-critica in linguam hebraicam'', {{in-8°}}, Halle, 1753 ; ''Lexicon manuale hebraicum et chaldaicum'', {{in-8°}}, Halle, 1756 ; ''editio altera, priori longe auctior, cui accessit vita auctoris, a Sam. Mursinna, curante Jh. Ludw. Schulzio'', 1771 ; 3{{e}} édit., auxit J. G. Eichhorn, 1793 ; 4{{e}} édit., auxit F. G. Winer, {{in-8°}}, Leipzig, 1828 ; ''Onomasticum Novi Testamenti et librorum Veteris Testamenti apocryphorum'', {{in-4°}}, Halle, 1762 ; ''Observationes Lexicæ in suppl. Lexici hebraici manualis'', {{in-8°}}, Halle, 1763 ; ''Lexicon manuale græcum'', {{in-8°}}, Halle, 1766. On lui doit aussi une édition de la Bible hébraïque, Halle, 1752, avec des corrections importantes, 1767, au texte de Van der Hooght.
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'''SIMPLICITÉ''' (hébreu : ''tôm ''; Septante : « tcXotyiç, àqsEXÔTï] ; ; Vulgate : ''simplicitas''), vertu de celui qui agit sans arrière-pensée, avec loyauté et sincérité, sans chercher à tromper autrui et sans afficher lui-même aucune prétention. Cette vertu est opposée à l’hypocrisie ou duplicité. Voir {{sc|Hypocrisie}}, t. {{rom|iii}}, col. 795. Le simple, âicXôoç, ''simplex'', est ainsi l’antithèse du double,
SiTciôoç, ''duplex''. — Les versions appellent souvent « simplicité » des vertus désignées dans l’hébreu sous les noms de « droiture, intégrité, innocence ». — Jacob, Gen., {{rom|xxv}}, 27, et Job, {{rom-maj|I}}, 1, 8 ; {{rom|ii}}, 3, sont appelés des hommes « simples », c’est-à-dire francs et droits. Abimélech s’empara de Sara d’un cœur simple, c’est-à-dire
sans arrière-pensée d’adultère. Gen., {{rom|xx}}, 5. Deux cents hommes partirent de Jérusalem à la suite d’Absalom avec simplicité, sans se douter de ses projets de révolte. II Reg., {{rom-maj|XV}}, 11. Salomon se propose d’agir d’un cœur simple et droit. III Reg., {{rom|ix}}, 4 ; I Par., {{rom|xxix}}, 17. Achab fut atteint par une flèche tirée simplement, par quelqu’un qui ne le visait pas. III Reg., {{rom|xxii}}, 34. Les Juifs, compagnons de Mathathias, veulent mourir dans la simplicité de leur cœur, sans autre pensée que celle de la fidélité à leur loi. I Mach., 11, 37. Les premiers chrétiens prenaient ensemble leurs repas avec joie et simplicité. Act., {{rom|ii}}, 46. Bien souvent, la simplicité est trompée par le mensonge, Esth., {{rom|xvi}}, 6, parce que, comme la charité, « elle ne tient pas compte du mal, elle ne prend pas plaisir à l’injustice, elle se réjouit de la vérité, elle excuse tout. » I Cor., {{rom|xiii}}, 5-7. — La simplicité est fréquemment recommandée dans la Sainte Écriture.
Elle est opposée aux détours des perfides. Prov., {{rom|xi}}, 3, 20. La récompense lui est promise. Prov., {{rom|ii}}, 21. Il faut chercher le Seigneur d’un cœur sincère. Sap., {{rom|i}}, 1. Le Sauveur prescrit à ses disciples d’être « sans mélange », àxépaioi, ''simplices'', simples comme des
colombes. Matth., {{rom|x}}, 16. Il remarque que, quand l’œil<section end="SIMPLICITÉ"/><noinclude>
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point. La condamnation par Rome de la plupart des écrits de R. Simon justifie amplement le zèle de Bossuet sans qu’il soit besoin d’insister. Reconnaissons cependant en R. Simon une science incontestable, une érudition étonnante, une grande sagacité de critique notamment pour le discernement des bons manuscrits. Avec encore la réserve que personne ne sut faire parade comme lui de choses qu’il ne savait pas, et que ses ouvrages sont pleins plutôt de choses rares et curieuses que de faits exacts et contrôlés par un mûr examen. Voici les principaux de ces ouvrages : nous renvoyons pour les autres aux sources indiquées plus loin.
* ''Histoire critique du Vieux Testament'', s. 1. et a. (Paris), {{in-4°}}, Billaine, 1678 (nous n’indiquerons que les éditions princeps). Cette édition fut supprimée, mais il s’en fit coup sur coup sept autres, sans parler des traductions latines et anglaises. Dans cet ouvrage R. Simon attaque l’authenticité mosaïque du Pentateuque (ch. v) puisqu’il n’en attribue à Moïse que la partie législative. Voir {{sc|Pentateuque}}, t. {{rom|iv}}, col. 84.
* ''Histoire critique du texte du Nouveau Testament'', {{in-8°}}, Rotterdam, R. Leers, 1689. Deux éditions et deux traductions, en anglais et en allemand. — R. Simon, comme a dit Bossuet, « y attaque directement l’inspiration, » cherchant à prouver qu’il suffit que l’Écriture soit inspirée quant à la substance et qu’on ne doit entendre par l’inspiration qu’une assistance négative du Saint-Esprit qui n’a pas permis que les écrivains sacrés soient tombés dans l’erreur.
* ''Histoire critique des Versions du Nouveau Testament'', {{in-4°}}, Rotterdam, R. Leers, 1690. Traduite en allemand et en anglais. R. Simon y loue beaucoup trop certaines versions anciennes, notamment la version arménienne d’Uscan.
* ''Histoire critique des principaux commentateurs du Nouveau Testament'', {{in-4°}}, Rotterdam, R. Leers, 1693. C’est contre cet ouvrage, où l’auteur attaque si impertinemment les Pères, que Bossuet écrivit sa Défense de la Tradition et des saints Pères, mais qui ne devait paraître qu’en 1763. — Nouvelles Observations sur le texte et les versions du Nouveau Testament, {{in-4°}}, Paris, Boudot, 1635.
* ''Le Nouveau Testament… traduit sur l’ancienne Édition latine'', 4 {{in-8°}}, Trévoux, Etienne Ganeau, 1702. On y a relevé non seulement des nouveautés d’expressions toujours regrettables, mais des tournures de phrases qui n’expriment pas la foi catholique comme celles que l’auteur veut remplacer.
— Il y aurait aussi à mentionner les divers travaux de R. Simon relatifs aux Églises orientales, aux juifs, ses Lettres choisies, sa ''Bibliothèque critique'', sa ''Nouvelle bibliothèque choisie''.
Par sa faute, dirons-nous en empruntant les expressions de P. de Valroger, « R. Simon devait perdre le fruit de ses facultés et de son immense érudition… L’attention resta concentrée sur les parties dangereuses de ses ouvrages, dont les erreurs ont compromis la partie saine et féconde, » Et pour terminer par le jugement de Bossuet : « Richard Simon ne s’excusera jamais… d’avoir renversé les fondements de la foi, et avec le caractère de prêtre d’avoir fait le personnage d’un ennemi de l’Église. »
Voir Batterel, ''Mémoires domestiques'', Paris, 1907, t. {{rom|iv}}, p. 233, 295 ; Cochet, ''Galerie dieppoise'', 1862, p. 327-381 ; Graf, R. Simon, Iéna, 1847 (le meilleur travail d’ensemble, d’après Bernus) ; A. Bernus, ''R. Simon et son Histoire critique du V. Testament'' (thèse), Lausanne, 1869 ; Denis, ''Critique et controverse ou R. Simon et Bossuet'', Cæn, 1870 ; A. Ingold, ''Essai de bibliographie oratorienne'', article de M. Bernus, p. 121-163 ; îi. Reusch, ''Der Index der verbotenen Bücher'', 1885, ii, p. 422 ; R. de la Broise, ''Bossuet et la Bible'', Paris, 1891 (le ch. {{rom|xii}}, p. 335-355) ; Margival, ''Richard Simon'', dans la ''Revue d’histoire et de littérature religieuses'',
t. {{rom|ii}}. (Sur cette dernière étude, tout à fait suspecte, cf. le Bulletin de littérature ecclésiastique de Toulouse, nov. 1900 ; Revue thomiste, janvier 1901 ; ''Revue d’histoire ecclésiastique de Louvain'', t. {{rom|i}}, p. 127.)
{{d|A. Ingold.|3|sc}}
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'''SIMONIS''' Johannes, né le 10 février 1698 à Drusen près de Schraalkaden, mort le 2 janvier 1768, hébraïsant distingué. Il professa l’histoire ecclésiastique et l’archéologie chrétienne à l’université de Halle. On a de lui : ''Vorlesungen über die jüdischen Alterthümer
nach Adrian Reland'', ouvrage publié après la mort de l’auteur par S. Mursinna, {{in-8°}}, Halle, 1769 ; ''Onomasticum Veteris Testamenti'', 1741 ; ''Analysis et explicatio lectionum masorethicarum Ketiban et Krijan vulgo dictarum, ea forma quæ illæ in textu sacro exstant'',
{{in-8°}}, Halle, 1752 ; 2{{e}} édit., 1782 ; 3{{e}} édit., publiée
par E. F. K. Rosenmüller, 1824 ; ''Dictionarium Veteris Testamenti hebræo-chaldaicum, ut cum Bibliis hebraicis manualibus conjungi queat'', {{in-8°}}, Halle, 1752 ; ''Introductio grammatico-critica in linguam hebraicam'', {{in-8°}}, Halle, 1753 ; ''Lexicon manuale hebraicum et chaldaicum'', {{in-8°}}, Halle, 1756 ; ''editio altera, priori longe auctior, cui accessit vita auctoris, a Sam. Mursinna, curante Jh. Ludw. Schulzio'', 1771 ; 3{{e}} édit., auxit J. G. Eichhorn, 1793 ; 4{{e}} édit., auxit F. G. Winer, {{in-8°}}, Leipzig, 1828 ; ''Onomasticum Novi Testamenti et librorum Veteris Testamenti apocryphorum'', {{in-4°}}, Halle, 1762 ; ''Observationes Lexicæ in suppl. Lexici hebraici manualis'', {{in-8°}}, Halle, 1763 ; ''Lexicon manuale græcum'', {{in-8°}}, Halle, 1766. On lui doit aussi une édition de la Bible hébraïque, Halle, 1752, avec des corrections importantes, 1767, au texte de Van der Hooght.
<section end="SIMONIS Johannes"/>
<section begin="SIMPLICITÉ"/><nowiki/>
'''SIMPLICITÉ''' (hébreu : ''tôm ''; Septante : « tcXotyiç, àqsEXÔTï] ; ; Vulgate : ''simplicitas''), vertu de celui qui agit sans arrière-pensée, avec loyauté et sincérité, sans chercher à tromper autrui et sans afficher lui-même aucune prétention. Cette vertu est opposée à l’hypocrisie ou duplicité. Voir {{sc|Hypocrisie}}, t. {{rom|iii}}, col. 795. Le simple, âicXôoç, ''simplex'', est ainsi l’antithèse du double,
SiTciôoç, ''duplex''. — Les versions appellent souvent « simplicité » des vertus désignées dans l’hébreu sous les noms de « droiture, intégrité, innocence ». — Jacob, Gen., {{rom|xxv}}, 27, et Job, {{rom-maj|I}}, 1, 8 ; {{rom|ii}}, 3, sont appelés des hommes « simples », c’est-à-dire francs et droits. Abimélech s’empara de Sara d’un cœur simple, c’est-à-dire
sans arrière-pensée d’adultère. Gen., {{rom|xx}}, 5. Deux cents hommes partirent de Jérusalem à la suite d’Absalom avec simplicité, sans se douter de ses projets de révolte. II Reg., {{rom-maj|XV}}, 11. Salomon se propose d’agir d’un cœur simple et droit. III Reg., {{rom|ix}}, 4 ; I Par., {{rom|xxix}}, 17. Achab fut atteint par une flèche tirée simplement, par quelqu’un qui ne le visait pas. III Reg., {{rom|xxii}}, 34. Les Juifs, compagnons de Mathathias, veulent mourir dans la simplicité de leur cœur, sans autre pensée que celle de la fidélité à leur loi. I Mach., 11, 37. Les premiers chrétiens prenaient ensemble leurs repas avec joie et simplicité. Act., {{rom|ii}}, 46. Bien souvent, la simplicité est trompée par le mensonge, Esth., {{rom|xvi}}, 6, parce que, comme la charité, « elle ne tient pas compte du mal, elle ne prend pas plaisir à l’injustice, elle se réjouit de la vérité, elle excuse tout. » I Cor., {{rom|xiii}}, 5-7. — La simplicité est fréquemment recommandée dans la Sainte Écriture.
Elle est opposée aux détours des perfides. Prov., {{rom|xi}}, 3, 20. La récompense lui est promise. Prov., {{rom|ii}}, 21. Il faut chercher le Seigneur d’un cœur sincère. Sap., {{rom|i}}, 1. Le Sauveur prescrit à ses disciples d’être « sans mélange », àxépaioi, ''simplices'', simples comme des
colombes. Matth., {{rom|x}}, 16. Il remarque que, quand l’œil<section end="SIMPLICITÉ"/><noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|1747|SIMPLICITÉ — SIN (DÉSERT DE)|1748}}</noinclude>est simple, tout le corps est dans la lumière, Malth., {{rom|vi}}, 22, c’est-à-dire quand l’œil est sain, sans rien qui le ternisse, il est capable de diriger tous les mouvements et tous les actes du corps ; de même, quand l’œil de l’âme est simple, quand l’intention est pure et droite, toute la conduite en ressent l’heureuse influence. Celui qui fait les distributions aux autres doit s’acquitter de sa tâche avec simplicité, sans préférences injustifiées, parce que la charité doit agir à découvert, àvunJxpiTaç, sine simulatione. Rom., {{rom|xii}}, 8-9. Il faut être sage visà-vis du bien, et simple vis-à-vis du mal. Rom., {{rom|xvi}},
19. Saint Paul se fait gloire de s’être toujours conduit avec simplicité et sincérité. II Cor., {{rom|i}}, "12. Il redoute que l’astuce du démon fasse déchoir ses fidèles de la simplicité qui vient du Christ. II Cor., {{rom|xi}}, 3. Il félicite les églises de Macédoine de s’être montrées très généreuses avec simplicité et il demande aux Corinthiens de donner eux aussi d’un cœur simple. II Cor., {{rom|viii}}, 2 ; {{rom-maj|IX}}, 11. Les serviteurs doivent obéir à leurs maîlres en toute simplicité de cœur. Eph., {{rom|vi}}, 5 ; Col., {{rom|iii}}, 22. La simplicité convient aux enfants de Dieu, Phil., Il, 15, selon le précepte du Seigneur. Saint Pierre veut aussi que les fidèles s’aiment les uns les autres d’un cœur simple. I Pet., {{rom|i}}, 22. {{d|H. Lesêtre.|3|sc}}
<section begin="SIMULATION"/><nowiki/>
'''SIMULATION''' (grec : ûicôxpimc ; Vulgate : ''simulatio''), acte par lequel on semble faire ce que l’on ne veut pas faire, ou paraître ce que l’on n’est pas. — Pour prendre la ville de Haï, Josué et ses guerriers simulent une fuite qui attire les habitants dehors. Jos., {{rom|viii}}, 15-20. Les Gabaonites feignent de venir de très loin, afin que Josué les épargne. Jos., {{rom|ix}}, 3-15. Ce sont là des ruses de guerre, ’ormâh, itavoupYta. Jos., {{rom|ix}}, 4. De même, les Israélites fuient devant les guerriers de Benjamin, afin d’attirer ceux-ci dans l’embuscade. Jud., {{rom|xx}}, 29-45. — Des personnes se font passer pour ce qu’elles
ne sont pas. Avec l’aide de sa mère Rébecca, Jacob se présente à Isaac comme étant Ésaù. Gen., {{rom|xxvii}}, 6-29. Lia se fait passer pourRachel. Gen., {{rom|xxix}}, 21-25. Rachel feint la fatigue pour ne pas se lever devant Laban. Gen., xxxi, 35. Thamar prend les dehors d’une femme de mauvaise vie. Gen., {{rom|xxxviii}}, 14-19. Chez le roi de Geth,
David simule la folie. I Reg., {{rom|xxi}}, 12-15. Amnon fait le malade pour attirer Thamar auprès de lui. II Reg., {{rom|xiii}}, 5. Une femme de Thécué feint de demander justice à David, aGn de ménager le retour en grâce d’Absalom, II Reg., {{rom|xiv}}, 2-20. La femme de Jéroboam se déguise pour aller consulter le prophète Ahias sans être reconnue
de lui. III Reg., {{rom|xiv}}, 2-6. Apollonius feint des intentions pacifiques, pour tromper les Juifs qu’il s’apprête à massacrer. II Mach., {{rom|v}}, 25, 26. On veut décider Éléazarà feindre de manger des viandes défendues, afin d’épargner sa vie. Mais le vieillard se refuse à cette
simulation. II Mach., {{rom-maj|VI}}, 18-28. Les Juifs envoyaient auprès de Notre-Seigneur des gens qui feignaient d’être justes, afin de le prendre en défaut. Luc, {{rom|xx}}, 20. Notre-Seigneur feint lui-même de ne pas vouloir exaucer la Chananéenne, Matth., {{rom|xv}}, 23-27, et de s’abstenir d’aller à la fête des Tabernacles. Joa., {{rom|vii}}, 6-10. Après sa résurrection, arrivé à Emmaûs avec les deux disciples, il fait
semblant de vouloir aller plus loin. Luc, {{rom|xxiv}}, 28. Saint Paul qualifie de dissimulation la conduite de saint Pierre, s’abstenant à Antioche de manger avec les chrétiens venus du paganisme, à l’arrivée des chrétiens de Jérusalem. Gal., {{rom|ii}}, 12-14. Il y a donc des simulations qui sont légitimes, d’autres qui sont répréhensibles.
Voir {{sc|Hypocrisie}}, t. {{rom|iii}}, col. 795. — La simulation doit
être bannie des sentiments. I Pet., {{rom|ii}}, 11. On est porté
à flatter ceux qu’on redoute. Ps. xviii ({{rom|xvii}}), 45 ; lxvi
({{rom|lxv}}), 3 ; lxxxi ({{rom|lxxx}}), 16. Les Apôtres veulent que tout
soit sincère dans les rapports avec Dieu et avec le prochain
et que la simulation ne vicie ni la sagesse, ni la charité. Rom., {{rom|xii}}, 9 ; II Cor., {{rom|vi}}, 6 ; I Tim., {{rom|i}}, 5 ;
II Tim. ; {{rom|ii}}, 5 ; Jacob., {{rom|iii}}, 17 ; II Pet., {{rom|ii}}, 3. {{d|H. Lesêtre.|3|sc}}
'''SIN''', nom dans le texte hébreu de la ville d’Egypte
que la Vulgate a rendu par Péluse. Ezech., {{rom-maj|XXX}}, 15.
Voir {{sc|Péluse}}, col. 28.
'''SIN (DÉSERT DE)''', deux déserts qui portent le
même nom dans la Vulgate, mais dont l’orthographe
est différente en hébreu.
'''1. SIN''' (hébreu : ''midbâr-Sîn ''; Septante : spui^oç Eîv),
nom du désert qui, d’après les Nombres, {{rom|xxxiii}}, 11, fut
la huitième station des Israélites d’Égypte à la terre
de Chanaan.
I. {{sc|Identification.}} — D’après l’Exode, {{rom|xvi}}, 1, le désert
de Sin était « entre Élim et le Sinaï s, dans la presqu’île
sinaïtique. Dans le même livre, {{rom|xvii}}, {{rom-maj|I}}, la station de Raphidim est mentionnée entre le désert de Sin et le
désert de Sinaï. Enfin, dans le catalogue des stations des
enfants d’Israël, rapporté par les Nombres, {{rom|xxxiii}}, 3-49,
entre Élim’et le désert de Sin on fait mention d’un nouveau
campement, celui de la mer Rouge, {{rom|xxxiii}}, 10-11 ; et
de deux autres entre le désert de Sin et le désertée Sinaï,
c’est-à-dire de ceux de Daphca et d’Alus, {{rom|xxxiii}}, 12-14,
avant d’arriver à Raphidim. De ces indications il ressort
qu’on doit chercher le désert de Sin dans la partie de
l’itinéraire des enfants d’Israël qui précéda la station
du Sinaï, et plus précisément entre la station des « bords
de la mer Rouge », Num., {{rom|xxxiii}}, 10, et la station de
Daphca, jꝟ. 12. L’étude des lieux permet de fixer la station
des bords de la mer Rouge, avec assez de certitude, à
l’extrémité inférieure de l’ouadi Taiyibéh, ou à un point quelconque du littoral, dans la plaine A’el-Mourkheiyéh. Presque tous ceux qui ont visité ce pays s’accordent sur ce point, avec les savants de l’expédition
scientifique anglaise. Cf. H. S. Palmer, ''Sinai'', Londres, 1878, p. 192-193 ; E. H. Palmer, ''The Desert of the Exodus'', Londres, 1871, t. {{rom|i}}, p.238-239 ; Vigouroux, ''La Bible et les découvertes modernes'', Paris, 1896, t. {{rom|ii}}, p. 457-458 ; Lagrange, ''L’itinéraire des Israélites'', dans la ''Revue biblique'', janvier 1900, p. 83. Pour ce qui regarde la station de Daphca, son identification avec les mines de Magharah, vers le point de jonction des ouadis Sidréh, Gné ou Igné et Mokatteb, a en sa faveur un ensemble considérable de probabilités. Voir {{sc|Daphca}}, t. {{rom|ii}}, col. 1291-1292. En acceptant ces deux points de l’itinéraire comme acquis, la station du désert de Sin doit nécessairement être placée dans quelque endroit de la plaine d’el-Markha, qui commence à une distance de seize kilomètres, au sud de l’ouadi Taiyibéh, sur la plage de la mer Rouge. Cette identification s’impose même lorsqu’on veut faire suivre par le gros des Israélites, avec les troupeaux, la voie de la côte, et le faire
remonter au Sinaï par l’ouadi Feiran, tandis que des détachements isolés, pour éviter un détourne dix-sept kilomètres de chemin, auraient quitté assez vite la plaine d’el-Markha, pour aller rejoindre le ouàdi Feiran, remontant par le ouâdi Sidréh et le ouàdi Mokatteb. Voir
{{sc|Raphidim}}, t. {{rom|v}}, col. 981-982. Nous écartons, sans y insister,
l’hypothèse de l’identification du désert de Sin avec le grand désert i’el-Qdah, qui s’étend près de la
mer Rouge, au sud de la péninsule, au pied du massif
granitique du Sinaï. Il est très éloigné d’Élim, qu’on ne
peut faire descendre au sud plus bas que la station au
bord de la mer, voir Llim, t. {{rom|ii}}, col. 1680-1683 ; aucun
nom moderne ne rappelle d’une façon plausible ni
Daphca, ni Alus, ni Raphidim, dans cette immense plaine
aride ; aucune tradition ancienne n’a eu en vue ce chemin.
Cf. Lagrange, dans la Revue biblique, l900, p. 84. Mais
de l’ouadi Taiyibéh, sans parler de la route qui suit la
mer, et traversant la plaine d’el-Markha, monte ensuite
dans les montagnes, on peut se rendre au montSinaï par
la route dite du Nord. Celle-ci remonte l’ouadi Taiyibéh
jusqu’à la naissance de la vallée, se continue dans
l’intérieur des terres, tourne ensuite au sud-est jusqu’à
<section end="SIMULATION"/><noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Dictionnaire de la Bible - F. Vigouroux - Tome II.djvu/642
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<noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|1223|DAMAS|1224}}</noinclude>pour renfermer la tête du saint Précurseur. Trois hauts minarets dominent la mosquée : celui de « la Fiancée » au nord, celui de « Jésus » à Test, et celui qui est appelé « de l’ouest ». Ce monument occupe évidemment l’emplacement d’un ancien temple païen, primitivement peut-être,
dédié à Rimmon, la principale divinité de Damas (IV Reg., {{rom|v}}, 18), et plus tard, à l’époque gréco-romaine, à Jupiter. Ce temple était, comme celui de Palmyre, entouré de magnifiques colonnades, dont une partie se
voit dans la cour actuelle de la mosquée, et dont l’autre, incrustée dans les constructions modernes, se retrouve dans le bazar des cordonniers et celui des orfèvres. A l’est et à l’ouest s’élevaient deux entrées triomphales. Celle de l’ouest forme une des plus belles ruines de Damas (voir fig. 467). Quatre énormes colonnes, dont les fûts seuls sont visibles, sont ornées de ravissants chapiteaux corinthiens. Elles supportaient un arc magnifique, dont il reste encore une portion considérable. La frise et la corniche sont finement sculptées. Ce monument avait environ 25 mètres de large sur 20 de hauteur : il se rattachait au temple par une double colonnade d’environ 60 mètres de longueur. Le sanctuaire païen fut transformé en église chrétienne, sous le vocable de saint Jean-Baptiste : une inscription grecque, découverte
près de la porte orientale de la grande cour, nous apprend que « l’église du bienheureux saint Jean-Baptiste fut restaurée par Arcadius, fils de Théodose » (395-408). Lors de la prise de la ville par les Sarrasins, elle fut partagée entre les chrétiens et les musulmans ; mais ceux-ci
l’occupèrent totalement en 705. Cependant, sur ces murailles profanées par l’islamisme, le nom du Christ vainqueur est toujours resté gravé dans une belle inscription grecque, qui porte : « Ta royauté, ô Christ, est une royauté qui embrasse tous les siècles, et ta domination s’étend de
génération en génération. »
6. ''Population et commerce.'' — Damas n’a point, comme le Caire ou Constantinople, de grandes places ni de larges promenades ; mais elle a pour nous un attrait que ne présentent pas, du moins au même degré, ces deux villes, c’est qu’elle a gardé presque sans mélange le caractère
complètement oriental. Il y a dans sa physionomie quelque chose de la grandeur sauvage et mystérieuse des déserts qui l’entourent. Sa population, loin d’offrir, comme beaucoup d’autres cités de la Syrie, la variété des types et le mélange des races, a conservé dans la beauté et la fierté de ses traits la pureté du sang arabe. Elle passe cependant
pour avoir assez mauvais caractère, s’il faut en croire le proverbe arabe : Schâmi schoûmi, « Damasquin, coquin. » Son fanatisme cruel ne s’est que trop révélé dans les massacres de 1860. Si elle laisse maintenant plus
de liberté aux étrangers, ceux-ci n’en doivent pas moins montrer une très grande prudence.
Damas, avec ses {{formatnum:120000}} habitants (d’après la statistique officielle de 1888 ; mais ce chiffre n’a qu’une valeur approximative), fait un commerce considérable et n’est qu’un vaste entrepôt pour les produits de l’Orient. Admirablement située au.carrefour des grandes routes qui mènent de l’Euphrate à la Palestine, du Hauran à la grande plaine de Cœlésyrie et aux côtes méditerranéennes, elle est le rendez-vous de toutes les caravanes qui sillonnent ces chemins. Les Bédouins des contrées les plus éloignées y apportent leurs marchandises et s’y approvisionnent de tout ce qui leur est nécessaire. Aussi une des principales curiosités de la ville, ce sont ses bazars, qui forment tout un immense quartier. Le long de ces rues couvertes, entrecoupées de cours bien éclairées, s’ouvrent de petites échoppes assez étroites ; mais dans tous ces quartiers distincts sont entassés les objets les plus variés, depuis les vieilles armes, les porcelaines précieuses, les pièces d’orfèvrerie, jusqu’aux manteaux, sandales ou, matières de première nécessité. Rien de plus pittoresque que de voir la foule bigarrée qui se presse, crie, gesticule dans ce dédale de ruelles, au milieu des
quelles passent chameaux et ânes chargés. Damas fabrique beaucoup de soieries et d’étoffes pour ''abayéh'' (sorte de manteau), pour ''kouffiéh'' (voile dont les Arabes se couvrent la tête pour la protéger contre les ardeurs du soleil). Elle est maintenant reliée aux riches plaines du Hauran par un tramway ; une route carrossable et un chemin de fer la mettent en communication avec Beyrout. De nombreuses caravanes établissent ses rapports avec Bagdad, Alep, Tripoli et Saint-Jean-d’Acre.
III. {{sc|Histoire.}} — L’admirable site qu’occupe Damas est, on le voit, un de ceux qui semblent avoir été de tout temps destinés à l’emplacement d’une grande ville. Aussi celle qu’on a appelée « la perle » ou « l’œil de l’Orient a peut-elle être rangée parmi les plus antiques cités du monde. Son origine et sa puissance n’égalent point celles des grandes capitales des bords du Nil et de l’Euphrate ; mais elle a sur elles l’avantage d’avoir, presque sans éclipse, gardé sa splendeur jusqu’à nos jours. Babylone et Ninive, longtemps même ignorées, ne sont plus que des collines pleines de débris ; Memphis est devenue un champ de palmiers, et Thèbes n’est plus qu’un splendide amas de ruines : Damas est toujours là vivante et gracieuse, dominant en reine, au moins par ses richesses et son commerce, les pays qui l’asservirent autrefois. C’est un exemple assez rare dans les annales de l’humanité.
''I. {{sc|Première période}}. — 1° Origines''. — Nous ne savons
rien de précis sur l’origine de cette ville. D’après Josèphe,
Ant. jud., {{rom|i}}, {{rom|vi}}, 4, elle aurait été fondée par Us, Oî<toç,
fils d’Aram et petit-fils de Sem. Elle apparaît pour la
première fois dans la Bible avec Abraham. Gen., {{rom|xiv}}, 15 ;
xv, 2. Placée sur la route de Mésopotamie en Palestine,
elle vit passer la caravane du grand patriarche descendant
de Haran sur les rives du Jourdain. Suivant une
tradition locale, rapportée par Nicolas de Damas dans
Josèphe, ''Ant. jud.'', 1, {{rom|vii}}, 2, Abraham y aurait même fait
séjour et en aurait été roi. Des souvenirs plus ou moins
authentiques désignaient encore, au temps de l’historien
juif, ''Ant. jud.'', {{rom|i}}, {{rom|vii}}, 2, près dé Damas, l’emplacement
de son habitation. Le texte sacré n’a pas expressément
mentionné cette station de l’élu de Dieu, mais en nous
montrant la ville comme la patrie d’Éliézer, son serviteur
de confiance, Gen., {{rom|xv}}, 2, il indique bien que, si celui-ci
n’est pas’le trophée d’une victoire sur les habitants, il est
au moins la preuve d’un séjour au milieu d’eux. Cf. Vigoureux,
La Bible et les découvertes modernes, 6{{e}} édit.,
Paris, 1896, t. {{rom|i}}, p. 452. Plus tard, le saint patriarche
poursuivit avec sa petite troupe, jusqu’au nord de Damas,
Chodorlahomor et ses alliés vaincus, qui suivaient en
sens inverse la route de Mésopotamie, par lui parcourue
pour venir en Palestine. — D’Abraham à David, l’Écriture
ne nous dit absolument rien, et les monuments anciens
très peu de chose, sur Damas. « Si le nom que les
inscriptions cunéiformes donnent à Damas et au pays
de Damas, Gar - ImiriSu, ImiriSu, ImiriM, signifie
réellement ta forteresse des Amorrhéens (Sayce, dans
The Academy, 1881, p. 161 ; Hommel, Die Semitischen
Vôlker und Sprachen, p. 178 ; F. Lenormant, Les origines
de l’histoire, t. {{rom|ii}}, p. 288, 338), on y trouverait la
preuve que ce peuple possédait réellement la Syrie Damascène :
elle leur aurait été enlevée par les Hittites,
d’après Hommel vers le xx{{e}} siècle avant notre ère, selon
Lenormant tout à la fin de la {{XVIIIe}} dynastie. Si, d’autre
part, le nom a été lu réellement par les Assyriens Saimiri-Su,
de manière à signifier ta ville de ses ânes
(Haupt, Der keilschriftliche Name des Reiches von
Damaskus, dans la Zeitschrifl fur Assyriologie, t. {{rom|ii}},
p. 321-322), ce serait par un jeu de mots purement assyrien,
qui ne préjugerait rien sur la valeur primitive du
nom. » G. Maspero, Histoire ancienne des peuples de
l’Orient classique, Paris, 1897, t. {{rom|ii}}, p. 140, note 3. Soumise
par Thoutmès {{rom-maj|III}}, elle reconnut la suzeraineté de
l’Egypte, et son nom, comme nous l’avons dit plus haut,<noinclude>
<references/></noinclude>
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dédié à Rimmon, la principale divinité de Damas (IV Reg., {{rom|v}}, 18), et plus tard, à l’époque gréco-romaine, à Jupiter. Ce temple était, comme celui de Palmyre, entouré de magnifiques colonnades, dont une partie se
voit dans la cour actuelle de la mosquée, et dont l’autre, incrustée dans les constructions modernes, se retrouve dans le bazar des cordonniers et celui des orfèvres. A l’est et à l’ouest s’élevaient deux entrées triomphales. Celle de l’ouest forme une des plus belles ruines de Damas (voir fig. 467). Quatre énormes colonnes, dont les fûts seuls sont visibles, sont ornées de ravissants chapiteaux corinthiens. Elles supportaient un arc magnifique, dont il reste encore une portion considérable. La frise et la corniche sont finement sculptées. Ce monument avait environ 25 mètres de large sur 20 de hauteur : il se rattachait au temple par une double colonnade d’environ 60 mètres de longueur. Le sanctuaire païen fut transformé en église chrétienne, sous le vocable de saint Jean-Baptiste : une inscription grecque, découverte
près de la porte orientale de la grande cour, nous apprend que « l’église du bienheureux saint Jean-Baptiste fut restaurée par Arcadius, fils de Théodose » (395-408). Lors de la prise de la ville par les Sarrasins, elle fut partagée entre les chrétiens et les musulmans ; mais ceux-ci
l’occupèrent totalement en 705. Cependant, sur ces murailles profanées par l’islamisme, le nom du Christ vainqueur est toujours resté gravé dans une belle inscription grecque, qui porte : « Ta royauté, ô Christ, est une royauté qui embrasse tous les siècles, et ta domination s’étend de
génération en génération. »
6. ''Population et commerce.'' — Damas n’a point, comme le Caire ou Constantinople, de grandes places ni de larges promenades ; mais elle a pour nous un attrait que ne présentent pas, du moins au même degré, ces deux villes, c’est qu’elle a gardé presque sans mélange le caractère
complètement oriental. Il y a dans sa physionomie quelque chose de la grandeur sauvage et mystérieuse des déserts qui l’entourent. Sa population, loin d’offrir, comme beaucoup d’autres cités de la Syrie, la variété des types et le mélange des races, a conservé dans la beauté et la fierté de ses traits la pureté du sang arabe. Elle passe cependant
pour avoir assez mauvais caractère, s’il faut en croire le proverbe arabe : Schâmi schoûmi, « Damasquin, coquin. » Son fanatisme cruel ne s’est que trop révélé dans les massacres de 1860. Si elle laisse maintenant plus
de liberté aux étrangers, ceux-ci n’en doivent pas moins montrer une très grande prudence.
Damas, avec ses {{formatnum:120000}} habitants (d’après la statistique officielle de 1888 ; mais ce chiffre n’a qu’une valeur approximative), fait un commerce considérable et n’est qu’un vaste entrepôt pour les produits de l’Orient. Admirablement située au.carrefour des grandes routes qui mènent de l’Euphrate à la Palestine, du Hauran à la grande plaine de Cœlésyrie et aux côtes méditerranéennes, elle est le rendez-vous de toutes les caravanes qui sillonnent ces chemins. Les Bédouins des contrées les plus éloignées y apportent leurs marchandises et s’y approvisionnent de tout ce qui leur est nécessaire. Aussi une des principales curiosités de la ville, ce sont ses bazars, qui forment tout un immense quartier. Le long de ces rues couvertes, entrecoupées de cours bien éclairées, s’ouvrent de petites échoppes assez étroites ; mais dans tous ces quartiers distincts sont entassés les objets les plus variés, depuis les vieilles armes, les porcelaines précieuses, les pièces d’orfèvrerie, jusqu’aux manteaux, sandales ou, matières de première nécessité. Rien de plus pittoresque que de voir la foule bigarrée qui se presse, crie, gesticule dans ce dédale de ruelles, au milieu des
quelles passent chameaux et ânes chargés. Damas fabrique beaucoup de soieries et d’étoffes pour ''abayéh'' (sorte de manteau), pour ''kouffiéh'' (voile dont les Arabes se couvrent la tête pour la protéger contre les ardeurs du soleil). Elle est maintenant reliée aux riches plaines du Hauran par un tramway ; une route carrossable et un chemin de fer la mettent en communication avec Beyrout. De nombreuses caravanes établissent ses rapports avec Bagdad, Alep, Tripoli et Saint-Jean-d’Acre.
III. {{sc|Histoire.}} — L’admirable site qu’occupe Damas est, on le voit, un de ceux qui semblent avoir été de tout temps destinés à l’emplacement d’une grande ville. Aussi celle qu’on a appelée « la perle » ou « l’œil de l’Orient a peut-elle être rangée parmi les plus antiques cités du monde. Son origine et sa puissance n’égalent point celles des grandes capitales des bords du Nil et de l’Euphrate ; mais elle a sur elles l’avantage d’avoir, presque sans éclipse, gardé sa splendeur jusqu’à nos jours. Babylone et Ninive, longtemps même ignorées, ne sont plus que des collines pleines de débris ; Memphis est devenue un champ de palmiers, et Thèbes n’est plus qu’un splendide amas de ruines : Damas est toujours là vivante et gracieuse, dominant en reine, au moins par ses richesses et son commerce, les pays qui l’asservirent autrefois. C’est un exemple assez rare dans les annales de l’humanité.
''I. {{sc|Première période}}. — 1° Origines''. — Nous ne savons
rien de précis sur l’origine de cette ville. D’après Josèphe,
''Ant. jud.'', {{rom|i}}, {{rom|vi}}, 4, elle aurait été fondée par Us, {{lang|grc|Oὗσος}}, fils d’Aram et petit-fils de Sem. Elle apparaît pour la première fois dans la Bible avec Abraham. Gen., {{rom|xiv}}, 15 ;
xv, 2. Placée sur la route de Mésopotamie en Palestine, elle vit passer la caravane du grand patriarche descendant de Haran sur les rives du Jourdain. Suivant une tradition locale, rapportée par Nicolas de Damas dans Josèphe, ''Ant. jud.'', 1, {{rom|vii}}, 2, Abraham y aurait même fait séjour et en aurait été roi. Des souvenirs plus ou moins
authentiques désignaient encore, au temps de l’historien juif, ''Ant. jud.'', {{rom|i}}, {{rom|vii}}, 2, près dé Damas, l’emplacement de son habitation. Le texte sacré n’a pas expressément mentionné cette station de l’élu de Dieu, mais en nous montrant la ville comme la patrie d’Éliézer, son serviteur de confiance, Gen., {{rom|xv}}, 2, il indique bien que, si celui-ci n’est pas le trophée d’une victoire sur les habitants, il est au moins la preuve d’un séjour au milieu d’eux. Cf. Vigouroux, ''La Bible et les découvertes modernes'', 6{{e}} édit.,
Paris, 1896, t. {{rom|i}}, p. 452. Plus tard, le saint patriarche
poursuivit avec sa petite troupe, jusqu’au nord de Damas, Chodorlahomor et ses alliés vaincus, qui suivaient en sens inverse la route de Mésopotamie, par lui parcourue pour venir en Palestine. — D’Abraham à David, l’Écriture ne nous dit absolument rien, et les monuments anciens
très peu de chose, sur Damas. « Si le nom que les inscriptions cunéiformes donnent à Damas et au pays de Damas, Gar - ImiriSu, ImiriSu, ImiriM, signifie réellement la forteresse des Amorrhéens (Sayce, dans
''The Academy'', 1881, p. 161 ; Hommel, ''Die Semitischen Völker und Sprachen'', p. 178 ; F. Lenormant, ''Les origines de l’histoire'', t. {{rom|ii}}, p. 288, 338), on y trouverait la preuve que ce peuple possédait réellement la Syrie Damascène : elle leur aurait été enlevée par les Hittites, d’après Hommel vers le xx{{e}} siècle avant notre ère, selon Lenormant tout à la fin de la {{XVIIIe}} dynastie. Si, d’autre
part, le nom a été lu réellement par les Assyriens Saimiri-Su, de manière à signifier ta ville de ses ânes (Haupt, ''Der keilschriftliche Name des Reiches von Damaskus'', dans la ''Zeitschrift fur Assyriologie'', t. {{rom|ii}}, p. 321-322), ce serait par un jeu de mots purement assyrien,
qui ne préjugerait rien sur la valeur primitive du nom. » G. Maspero, ''Histoire ancienne des peuples de l’Orient classique'', Paris, 1897, t. {{rom|ii}}, p. 140, note 3. Soumise par Thoutmès {{rom-maj|III}}, elle reconnut la suzeraineté de l’Égypte, et son nom, comme nous l’avons dit plus haut,<noinclude>
<references/></noinclude>
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dédié à Rimmon, la principale divinité de Damas (IV Reg., {{rom|v}}, 18), et plus tard, à l’époque gréco-romaine, à Jupiter. Ce temple était, comme celui de Palmyre, entouré de magnifiques colonnades, dont une partie se
voit dans la cour actuelle de la mosquée, et dont l’autre, incrustée dans les constructions modernes, se retrouve dans le bazar des cordonniers et celui des orfèvres. A l’est et à l’ouest s’élevaient deux entrées triomphales. Celle de l’ouest forme une des plus belles ruines de Damas (voir fig. 467). Quatre énormes colonnes, dont les fûts seuls sont visibles, sont ornées de ravissants chapiteaux corinthiens. Elles supportaient un arc magnifique, dont il reste encore une portion considérable. La frise et la corniche sont finement sculptées. Ce monument avait environ 25 mètres de large sur 20 de hauteur : il se rattachait au temple par une double colonnade d’environ 60 mètres de longueur. Le sanctuaire païen fut transformé en église chrétienne, sous le vocable de saint Jean-Baptiste : une inscription grecque, découverte
près de la porte orientale de la grande cour, nous apprend que « l’église du bienheureux saint Jean-Baptiste fut restaurée par Arcadius, fils de Théodose » (395-408). Lors de la prise de la ville par les Sarrasins, elle fut partagée entre les chrétiens et les musulmans ; mais ceux-ci
l’occupèrent totalement en 705. Cependant, sur ces murailles profanées par l’islamisme, le nom du Christ vainqueur est toujours resté gravé dans une belle inscription grecque, qui porte : « Ta royauté, ô Christ, est une royauté qui embrasse tous les siècles, et ta domination s’étend de
génération en génération. »
6. ''Population et commerce.'' — Damas n’a point, comme le Caire ou Constantinople, de grandes places ni de larges promenades ; mais elle a pour nous un attrait que ne présentent pas, du moins au même degré, ces deux villes, c’est qu’elle a gardé presque sans mélange le caractère
complètement oriental. Il y a dans sa physionomie quelque chose de la grandeur sauvage et mystérieuse des déserts qui l’entourent. Sa population, loin d’offrir, comme beaucoup d’autres cités de la Syrie, la variété des types et le mélange des races, a conservé dans la beauté et la fierté de ses traits la pureté du sang arabe. Elle passe cependant
pour avoir assez mauvais caractère, s’il faut en croire le proverbe arabe : Schâmi schoûmi, « Damasquin, coquin. » Son fanatisme cruel ne s’est que trop révélé dans les massacres de 1860. Si elle laisse maintenant plus
de liberté aux étrangers, ceux-ci n’en doivent pas moins montrer une très grande prudence.
Damas, avec ses {{formatnum:120000}} habitants (d’après la statistique officielle de 1888 ; mais ce chiffre n’a qu’une valeur approximative), fait un commerce considérable et n’est qu’un vaste entrepôt pour les produits de l’Orient. Admirablement située au.carrefour des grandes routes qui mènent de l’Euphrate à la Palestine, du Hauran à la grande plaine de Cœlésyrie et aux côtes méditerranéennes, elle est le rendez-vous de toutes les caravanes qui sillonnent ces chemins. Les Bédouins des contrées les plus éloignées y apportent leurs marchandises et s’y approvisionnent de tout ce qui leur est nécessaire. Aussi une des principales curiosités de la ville, ce sont ses bazars, qui forment tout un immense quartier. Le long de ces rues couvertes, entrecoupées de cours bien éclairées, s’ouvrent de petites échoppes assez étroites ; mais dans tous ces quartiers distincts sont entassés les objets les plus variés, depuis les vieilles armes, les porcelaines précieuses, les pièces d’orfèvrerie, jusqu’aux manteaux, sandales ou, matières de première nécessité. Rien de plus pittoresque que de voir la foule bigarrée qui se presse, crie, gesticule dans ce dédale de ruelles, au milieu des
quelles passent chameaux et ânes chargés. Damas fabrique beaucoup de soieries et d’étoffes pour ''abayéh'' (sorte de manteau), pour ''kouffiéh'' (voile dont les Arabes se couvrent la tête pour la protéger contre les ardeurs du soleil). Elle est maintenant reliée aux riches plaines du Hauran par un tramway ; une route carrossable et un chemin de fer la mettent en communication avec Beyrout. De nombreuses caravanes établissent ses rapports avec Bagdad, Alep, Tripoli et Saint-Jean-d’Acre.
III. {{sc|Histoire.}} — L’admirable site qu’occupe Damas est, on le voit, un de ceux qui semblent avoir été de tout temps destinés à l’emplacement d’une grande ville. Aussi celle qu’on a appelée « la perle » ou « l’œil de l’Orient a peut-elle être rangée parmi les plus antiques cités du monde. Son origine et sa puissance n’égalent point celles des grandes capitales des bords du Nil et de l’Euphrate ; mais elle a sur elles l’avantage d’avoir, presque sans éclipse, gardé sa splendeur jusqu’à nos jours. Babylone et Ninive, longtemps même ignorées, ne sont plus que des collines pleines de débris ; Memphis est devenue un champ de palmiers, et Thèbes n’est plus qu’un splendide amas de ruines : Damas est toujours là vivante et gracieuse, dominant en reine, au moins par ses richesses et son commerce, les pays qui l’asservirent autrefois. C’est un exemple assez rare dans les annales de l’humanité.
''I. {{sc|Première période}}. — 1° Origines''. — Nous ne savons
rien de précis sur l’origine de cette ville. D’après Josèphe,
''Ant. jud.'', {{rom|i}}, {{rom|vi}}, 4, elle aurait été fondée par Us, {{lang|grc|Oὗσος}}, fils d’Aram et petit-fils de Sem. Elle apparaît pour la première fois dans la Bible avec Abraham. Gen., {{rom|xiv}}, 15 ;
xv, 2. Placée sur la route de Mésopotamie en Palestine, elle vit passer la caravane du grand patriarche descendant de Haran sur les rives du Jourdain. Suivant une tradition locale, rapportée par Nicolas de Damas dans Josèphe, ''Ant. jud.'', 1, {{rom|vii}}, 2, Abraham y aurait même fait séjour et en aurait été roi. Des souvenirs plus ou moins
authentiques désignaient encore, au temps de l’historien juif, ''Ant. jud.'', {{rom|i}}, {{rom|vii}}, 2, près dé Damas, l’emplacement de son habitation. Le texte sacré n’a pas expressément mentionné cette station de l’élu de Dieu, mais en nous montrant la ville comme la patrie d’Éliézer, son serviteur de confiance, Gen., {{rom|xv}}, 2, il indique bien que, si celui-ci n’est pas le trophée d’une victoire sur les habitants, il est au moins la preuve d’un séjour au milieu d’eux. Cf. Vigouroux, ''La Bible et les découvertes modernes'', 6{{e}} édit.,
Paris, 1896, t. {{rom|i}}, p. 452. Plus tard, le saint patriarche
poursuivit avec sa petite troupe, jusqu’au nord de Damas, Chodorlahomor et ses alliés vaincus, qui suivaient en sens inverse la route de Mésopotamie, par lui parcourue pour venir en Palestine. — D’Abraham à David, l’Écriture ne nous dit absolument rien, et les monuments anciens
très peu de chose, sur Damas. « Si le nom que les inscriptions cunéiformes donnent à Damas et au pays de Damas, Gar - ImiriSu, ImiriSu, ImiriM, signifie réellement la forteresse des Amorrhéens (Sayce, dans
''The Academy'', 1881, p. 161 ; Hommel, ''Die Semitischen Völker und Sprachen'', p. 178 ; F. Lenormant, ''Les origines de l’histoire'', t. {{rom|ii}}, p. 288, 338), on y trouverait la preuve que ce peuple possédait réellement la Syrie Damascène : elle leur aurait été enlevée par les Hittites, d’après Hommel vers le xx{{e}} siècle avant notre ère, selon Lenormant tout à la fin de la {{XVIIIe}} dynastie. Si, d’autre
part, le nom a été lu réellement par les Assyriens Saimiri-Su, de manière à signifier ta ville de ses ânes (Haupt, ''Der keilschriftliche Name des Reiches von Damaskus'', dans la ''Zeitschrift fur Assyriologie'', t. {{rom|ii}}, p. 321-322), ce serait par un jeu de mots purement assyrien,
qui ne préjugerait rien sur la valeur primitive du nom. » G. Maspero, ''Histoire ancienne des peuples de l’Orient classique'', Paris, 1897, t. {{rom|ii}}, p. 140, note 3. Soumise par Thoutmès {{rom-maj|III}}, elle reconnut la suzeraineté de l’Égypte, et son nom, comme nous l’avons dit plus haut,<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Verbex" />{{nr|1223|DAMAS|1224}}</noinclude>pour renfermer la tête du saint Précurseur. Trois hauts minarets dominent la mosquée : celui de « la Fiancée » au nord, celui de « Jésus » à l’est, et celui qui est appelé « de l’ouest ». Ce monument occupe évidemment l’emplacement d’un ancien temple païen, primitivement peut-être,
dédié à Rimmon, la principale divinité de Damas (IV Reg., {{rom|v}}, 18), et plus tard, à l’époque gréco-romaine, à Jupiter. Ce temple était, comme celui de Palmyre, entouré de magnifiques colonnades, dont une partie se
voit dans la cour actuelle de la mosquée, et dont l’autre, incrustée dans les constructions modernes, se retrouve dans le bazar des cordonniers et celui des orfèvres. À l’est et à l’ouest s’élevaient deux entrées triomphales. Celle de l’ouest forme une des plus belles ruines de Damas (voir fig. 467). Quatre énormes colonnes, dont les fûts seuls sont visibles, sont ornées de ravissants chapiteaux corinthiens. Elles supportaient un arc magnifique, dont il reste encore une portion considérable. La frise et la corniche sont finement sculptées. Ce monument avait environ 25 mètres de large sur 20 de hauteur : il se rattachait au temple par une double colonnade d’environ 60 mètres de longueur. Le sanctuaire païen fut transformé en église chrétienne, sous le vocable de saint Jean-Baptiste : une inscription grecque, découverte
près de la porte orientale de la grande cour, nous apprend que « l’église du bienheureux saint Jean-Baptiste fut restaurée par Arcadius, fils de Théodose » (395-408). Lors de la prise de la ville par les Sarrasins, elle fut partagée entre les chrétiens et les musulmans ; mais ceux-ci
l’occupèrent totalement en 705. Cependant, sur ces murailles profanées par l’islamisme, le nom du Christ vainqueur est toujours resté gravé dans une belle inscription grecque, qui porte : « Ta royauté, ô Christ, est une royauté qui embrasse tous les siècles, et ta domination s’étend de
génération en génération. »
6. ''Population et commerce.'' — Damas n’a point, comme le Caire ou Constantinople, de grandes places ni de larges promenades ; mais elle a pour nous un attrait que ne présentent pas, du moins au même degré, ces deux villes, c’est qu’elle a gardé presque sans mélange le caractère
complètement oriental. Il y a dans sa physionomie quelque chose de la grandeur sauvage et mystérieuse des déserts qui l’entourent. Sa population, loin d’offrir, comme beaucoup d’autres cités de la Syrie, la variété des types et le mélange des races, a conservé dans la beauté et la fierté de ses traits la pureté du sang arabe. Elle passe cependant
pour avoir assez mauvais caractère, s’il faut en croire le proverbe arabe : Schâmi schoûmi, « Damasquin, coquin. » Son fanatisme cruel ne s’est que trop révélé dans les massacres de 1860. Si elle laisse maintenant plus
de liberté aux étrangers, ceux-ci n’en doivent pas moins montrer une très grande prudence.
Damas, avec ses {{formatnum:120000}} habitants (d’après la statistique officielle de 1888 ; mais ce chiffre n’a qu’une valeur approximative), fait un commerce considérable et n’est qu’un vaste entrepôt pour les produits de l’Orient. Admirablement située au.carrefour des grandes routes qui mènent de l’Euphrate à la Palestine, du Hauran à la grande plaine de Cœlésyrie et aux côtes méditerranéennes, elle est le rendez-vous de toutes les caravanes qui sillonnent ces chemins. Les Bédouins des contrées les plus éloignées y apportent leurs marchandises et s’y approvisionnent de tout ce qui leur est nécessaire. Aussi une des principales curiosités de la ville, ce sont ses bazars, qui forment tout un immense quartier. Le long de ces rues couvertes, entrecoupées de cours bien éclairées, s’ouvrent de petites échoppes assez étroites ; mais dans tous ces quartiers distincts sont entassés les objets les plus variés, depuis les vieilles armes, les porcelaines précieuses, les pièces d’orfèvrerie, jusqu’aux manteaux, sandales ou, matières de première nécessité. Rien de plus pittoresque que de voir la foule bigarrée qui se presse, crie, gesticule dans ce dédale de ruelles, au milieu des
quelles passent chameaux et ânes chargés. Damas fabrique beaucoup de soieries et d’étoffes pour ''abayéh'' (sorte de manteau), pour ''kouffiéh'' (voile dont les Arabes se couvrent la tête pour la protéger contre les ardeurs du soleil). Elle est maintenant reliée aux riches plaines du Hauran par un tramway ; une route carrossable et un chemin de fer la mettent en communication avec Beyrout. De nombreuses caravanes établissent ses rapports avec Bagdad, Alep, Tripoli et Saint-Jean-d’Acre.
III. {{sc|Histoire.}} — L’admirable site qu’occupe Damas est, on le voit, un de ceux qui semblent avoir été de tout temps destinés à l’emplacement d’une grande ville. Aussi celle qu’on a appelée « la perle » ou « l’œil de l’Orient a peut-elle être rangée parmi les plus antiques cités du monde. Son origine et sa puissance n’égalent point celles des grandes capitales des bords du Nil et de l’Euphrate ; mais elle a sur elles l’avantage d’avoir, presque sans éclipse, gardé sa splendeur jusqu’à nos jours. Babylone et Ninive, longtemps même ignorées, ne sont plus que des collines pleines de débris ; Memphis est devenue un champ de palmiers, et Thèbes n’est plus qu’un splendide amas de ruines : Damas est toujours là vivante et gracieuse, dominant en reine, au moins par ses richesses et son commerce, les pays qui l’asservirent autrefois. C’est un exemple assez rare dans les annales de l’humanité.
''I. {{sc|Première période}}. — 1° Origines''. — Nous ne savons
rien de précis sur l’origine de cette ville. D’après Josèphe,
''Ant. jud.'', {{rom|i}}, {{rom|vi}}, 4, elle aurait été fondée par Us, {{lang|grc|Oὗσος}}, fils d’Aram et petit-fils de Sem. Elle apparaît pour la première fois dans la Bible avec Abraham. Gen., {{rom|xiv}}, 15 ;
xv, 2. Placée sur la route de Mésopotamie en Palestine, elle vit passer la caravane du grand patriarche descendant de Haran sur les rives du Jourdain. Suivant une tradition locale, rapportée par Nicolas de Damas dans Josèphe, ''Ant. jud.'', 1, {{rom|vii}}, 2, Abraham y aurait même fait séjour et en aurait été roi. Des souvenirs plus ou moins
authentiques désignaient encore, au temps de l’historien juif, ''Ant. jud.'', {{rom|i}}, {{rom|vii}}, 2, près de Damas, l’emplacement de son habitation. Le texte sacré n’a pas expressément mentionné cette station de l’élu de Dieu, mais en nous montrant la ville comme la patrie d’Éliézer, son serviteur de confiance, Gen., {{rom|xv}}, 2, il indique bien que, si celui-ci n’est pas le trophée d’une victoire sur les habitants, il est au moins la preuve d’un séjour au milieu d’eux. Cf. Vigouroux, ''La Bible et les découvertes modernes'', 6{{e}} édit.,
Paris, 1896, t. {{rom|i}}, p. 452. Plus tard, le saint patriarche
poursuivit avec sa petite troupe, jusqu’au nord de Damas, Chodorlahomor et ses alliés vaincus, qui suivaient en sens inverse la route de Mésopotamie, par lui parcourue pour venir en Palestine. — D’Abraham à David, l’Écriture ne nous dit absolument rien, et les monuments anciens
très peu de chose, sur Damas. « Si le nom que les inscriptions cunéiformes donnent à Damas et au pays de Damas, ''Gar-Imirišu, Imirišu, Imiriš'', signifie réellement ''la forteresse des Amorrhéens'' (Sayce, dans ''The Academy'', 1881, p. 161 ; Hommel, ''Die Semitischen Völker und Sprachen'', p. 178 ; F. Lenormant, ''Les origines de l’histoire'', t. {{rom|ii}}, p. 288, 338), on y trouverait la preuve que ce peuple possédait réellement la Syrie Damascène : elle leur aurait été enlevée par les Hittites, d’après Hommel vers le xx{{e}} siècle avant notre ère, selon Lenormant tout à la fin de la {{XVIIIe}} dynastie. Si, d’autre
part, le nom a été lu réellement par les Assyriens Saimiri-Su, de manière à signifier ta ville de ses ânes (Haupt, ''Der keilschriftliche Name des Reiches von Damaskus'', dans la ''Zeitschrift für Assyriologie'', t. {{rom|ii}}, p. 321-322), ce serait par un jeu de mots purement assyrien,
qui ne préjugerait rien sur la valeur primitive du nom. » G. Maspero, ''Histoire ancienne des peuples de l’Orient classique'', Paris, 1897, t. {{rom|ii}}, p. 140, note 3. Soumise par Thoutmès {{rom-maj|III}}, elle reconnut la suzeraineté de l’Égypte, et son nom, comme nous l’avons dit plus haut,<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Dictionnaire de la Bible - F. Vigouroux - Tome II.djvu/643
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|1225|DAMAS|1226}}</noinclude>est inscrit sur les pylônes de Kamak dans la liste des villes de la Syrie que signale le bulletin de victoire.
2° Du temps de David et de Salomon. — À l’époque de David, la Syrie était morcelée en divers royaumes, ceux de Damas (hébreu : ''ʾAram Damméèéq'', Vulgate : ''Syria Damasci''), de Soba (’Aram Sôbd’; Syrus Soba),
de Rohob (’Aram bêt-Rehôb ; Syrus Rohob) et de Maacha (’Aram Ma’âkâh ; Syria Maacha). Le prince qui régnait alors sur Soba, Adarézer, fils de Rohob, s’apprêtait à les englober tous et rêvait même de porter ses
armes jusqu’à l’Euphrate, profitant de l’abaissement de la puissance assyrienne, quand David, déjà vainqueur des Philistins et des Moabites, fondit sur lui et remporta une victoire signalée. Alarmés de cette défaite, les voisins du roi vaincu, principalement ceux de Damas, envoyèrent des troupes à son secours. Mais David leur tua vingt-deux
mille hommes, plaça une garnison dans la Syrie Damascène, qui lui fut assujettie et paya un lourd tribut. II Reg., {{rom|viii}}, 5-6 ; I Par., {{rom|xviii}}, 5-6. Le roi de cette contrée, selon Nicolas de Damas, cité par Josèphe, ''Ant. jud.'', {{rom-maj|VII}}, {{rom|v}}, 2, s’appelait alors Hadad, et sa postérité aurait occupé le trône de Syrie pendant dix générations. Si ce dernier détail est exact, il faut cependant dire que
ce ne fut pas sans interruption ; car un des principaux adversaires de Salomon fut Razon, fils d’Éliada, qui, après avoir quitté Adarézer, son maître, assembla des gens contre lui, se fit chef d’une bande de voleurs, qui vinrent habiter Damas et l’y établirent roi. « Et il fut ennemi d’Israël pendant tout le règne de Salomon, … et il régna en Syrie. » III Reg., {{rom|xi}}, 23-25.
''II. {{sc|Deuxième période. Guerres de Damas avec Israël et l’Assyrie.}}'' — Voici, pour l’intelligence de cette époque, la liste des rois de Damas, tels qu’ils nous sont connus par la Bible et par l’épigraphie assyrienne, d’après 6. Smith, ''The Assyrian Eponym Canon'', p. 191 :
Noms. Dates.
Razon ( Rasin I"). 990-970
Tabrémon 970-950
Bénadad I"… 950-930
Roi dont le nom
est inconnu… 930-910
Bénadad II 910-886
Hazaël I" 886-857
Bénadad III… 857-844
(Hazaël II 844-830)
(Bénadad IV… 830-800)
Mariha 800-770
Hadara( ?)… 770-750
Rasin II 750-732
Contemporains de
Salomon ; III Reg., {{rom|xi}}, 23-25 ;
appelé Hézion III Reg.,
xv, 18.
Jéroboam I « ; III Reg., {{rom|xv}}, 18.
Baasa ; III Reg., {{rom|xv}}, 18-20.
Amri ; III Reg., {{rom|xx}}, 34.
Achab ; III Reg., xx.
Jéhu ; IV Reg., {{rom|viii}}, 9.
Joachaz ; IV Reg., {{rom|xiii}}, 3 ;
Inscription de Salmanasar.
Joachaz et Joas ; IV Reg.,
xii, 17 ; {{rom|xiii}}, 22.
Joaset Jéroboam II ; IV Reg.,
xiii, 24.
Jéroboam II ; Inscription de
Rammannirar III.
Manahem ; Inscription de
Théglathphalasar III (Extract
xvi, 11).
Phacée ; IV Reg., {{rom|xv}}, 37 ;
Inscriptions de Théglathphalasar
III.
M. Smith fait suivre, non sans raison, ce tableau en partie hypothétique des réflexions suivantes : « Les deux rois les plus douteux dans cette liste sont Hazaël II et Bénadad IV ; il est possible qu’ils ne soient que des dédoublements de Hazaël I" et de Bénadad III. » La date des
premiers rois n’est pas non plus exacte. Cf. F. Vigouroux, ''La Bible et les découvertes modernes'', t. {{rom|iii}}, p. 457-458.
Sous les descendants de Razon, la puissance de Damas s’accrut au point que les deux royaumes d’Israël et de Juda, dont elle était pourtant l’ennemie naturelle, se disputèrent son amitié. C’est ainsi qu’{{lié}} « Asa, prenant tout l’argent et l’or qui étaient restés dans les trésors de la maison du Seigneur et dans les trésors du palais du roi, les mit entre les mains de ses serviteurs, et les envoya à Bénadad, fils de Tabrémon, fils d’Hézion, roi de Syrie, qui demeurait à Damas, et lui fit dire : Il y a alliance entre vous et moi, comme entre mon père et le vôtre.
C’est pourquoi je vous ai envoyé des présents, de l’argent et de l’or ; et je vous prie de venir et de rompre l’alliance que vous avez avec Baasa, roi d’Israël, afin qu’il se retire de dessus mes terres. Bénadad, s’étant rendu à la prière du roi Asa, envoya les généraux de son armée contre les villes d’Israël, et ils prirent Ahion, Dan, Abel-Beth-Maacha,
et toute la contrée de Cennéroth, c’est-à-dire toutes les terres de Nephthali ». III Reg., {{rom|xv}}, 18-20 ; II Par., {{rom|xvi}}, 2-4. Cette puissante diversion sur la frontière nord d’Israël força Baasa d’abandonner ses conquêtes temporaires’dans la partie septentrionale de Juda. Mais une telle alliance, conclue avec un roi païen, déplut à Dieu, qui par la bouche d’un prophète adressa de graves reproches à Asa. II Par., {{rom|xvi}}, 7-9.
Le prophète Élie reçut un jour du Seigneur l’ordre d’aller à Damas et de sacrer Hazaël roi de Syrie. III Reg., xix, 15. Cette mission ne fut remplie que plus tard, et par Élisée, IV Reg., {{rom|viii}}, 7-15 ; mais le prince syrien n’en fut pas moins dès lors désigné comme le futur instrument des vengeances divines, III Reg., {{rom|xix}}, 17, et son
glaive devait, en effet, être terrible pour le royaume d’Israël.
Cf. IV Reg., {{rom|viii}}, 28-29 ; {{rom|x}}, 32-33 ; {{rom|xiii}}, 3. Cependant Samarie, à peine fondée par Amri, avait vu un de ses quartiers occupé par les Syriens, sous le successeur de Bénadad I{{er}}, dont le nom est inconnu. III Reg., {{rom|xx}}, 34. Bénadad II vint l’assiéger, sous Achab, avec trente-deux dynastes, ses vassaux, et une nombreuse armée. Vaincu, il recommença la guerre un an après ; mais, battu de
nouveau et fait prisonnier à Aphec, il sut fléchir son vainqueur et en obtenir une paix honorable. Entre autres conditions, il proposa de lui rendre certaines villes enlevées précédemment, et lui permit « de se faire des places publiques dans Damas », c’est-à-dire probablement d’y
occuper, pour le commerce, certains emplacements ou des rues qui appartiendraient en propre aux Israélites. Achab accepta ses propositions avec une étonnante légèreté, sans consulter celui qui lui avait donné la victoire.
III Reg., {{rom|xx}}. Peut-être cependant le roi d’Israël, alors inquiet des progrès menaçants de la puissance assyrienne, et en particulier des excursions d’Assurnasirabal sur le littoral de la Méditerranée, était-il bien aisé de ménager le roi de Damas, qui devait servir de rempart à son
royaume contre les attaques de ces nouveaux ennemis.
Si le texte sacré ne nous dit pas que l’alliance fut faite dans ce but, cela résulte des documents assyriens. Bénadad II régnait quand Salmanasar II monta sur le trône d’Assyrie. C’était le plus puissant prince à l’ouest de l’Euphrate ; la ligue dont il était le chef comprenait douze rois, parmi lesquels Irkulini de Hamath et Achab d’Israël. Cette confédération entreprit d’arrêter le monarque de Ninive dans sa marche triomphante vers l’occident. Celui-ci nous raconte, dans une inscription, la victoire qu’il remporta sur elle. Voici ce qu’il dit sur Damas
et Israël : « 90. … Il réunit à son secours {{formatnum:1200}} chars, {{formatnum:1200}} cavaliers et {{formatnum:20000}} hommes de Benhadar « 91. de Damas (du pays d’imeriiu), 700 chars, 700 cavaliers et {{formatnum:10000}} hommes d’Irkulini de Hamat, 2000 chars et {{formatnum:10000}} hommes d’Achab « 92. d’Israël (''Sirlaai''), etc. « 95. …Ces douze rois ensemble se liguèrent… « 97. …De Karkar à Gilzau j’achevai leur défaite : {{formatnum:14000}} hommes « 98. de leurs troupes je tuai. » Cf. ''Cuneiform Inscriptions of Western Asia'', t. {{rom|iii}}, pl. 8 ;
''Kurkh Monolith'', Reverse, 1. 78-102 ; E. Schrader, ''Die''<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|1225|DAMAS|1226}}</noinclude>est inscrit sur les pylônes de Kamak dans la liste des villes de la Syrie que signale le bulletin de victoire.
2° ''Du temps de David et de Salomon.'' — À l’époque de David, la Syrie était morcelée en divers royaumes, ceux de Damas (hébreu : ''ʾAram Damméèéq'', Vulgate : ''Syria Damasci''), de Soba (’Aram Sôbd’; Syrus Soba), de Rohob (’Aram bêt-Rehôb ; Syrus Rohob) et de Maacha (’Aram Ma’âkâh ; ''Syria Maacha''). Le prince qui régnait alors sur Soba, Adarézer, fils de Rohob, s’apprêtait à les englober tous et rêvait même de porter ses armes jusqu’à l’Euphrate, profitant de l’abaissement de la puissance assyrienne, quand David, déjà vainqueur des Philistins et des Moabites, fondit sur lui et remporta une victoire signalée. Alarmés de cette défaite, les voisins du roi vaincu, principalement ceux de Damas, envoyèrent des troupes à son secours. Mais David leur tua vingt-deux
mille hommes, plaça une garnison dans la Syrie Damascène, qui lui fut assujettie et paya un lourd tribut. II Reg., {{rom|viii}}, 5-6 ; I Par., {{rom|xviii}}, 5-6. Le roi de cette contrée, selon Nicolas de Damas, cité par Josèphe, ''Ant. jud.'', {{rom-maj|VII}}, {{rom|v}}, 2, s’appelait alors Hadad, et sa postérité aurait occupé le trône de Syrie pendant dix générations. Si ce dernier détail est exact, il faut cependant dire que
ce ne fut pas sans interruption ; car un des principaux adversaires de Salomon fut Razon, fils d’Éliada, qui, après avoir quitté Adarézer, son maître, assembla des gens contre lui, se fit chef d’une bande de voleurs, qui vinrent habiter Damas et l’y établirent roi. « Et il fut ennemi d’Israël pendant tout le règne de Salomon, … et il régna en Syrie. » III Reg., {{rom|xi}}, 23-25.
''II. {{sc|Deuxième période. Guerres de Damas avec Israël et l’Assyrie.}}'' — Voici, pour l’intelligence de cette époque, la liste des rois de Damas, tels qu’ils nous sont connus par la Bible et par l’épigraphie assyrienne, d’après 6. Smith, ''The Assyrian Eponym Canon'', p. 191 :
Noms. Dates.
Razon ( Rasin I"). 990-970
Tabrémon 970-950
Bénadad I"… 950-930
Roi dont le nom
est inconnu… 930-910
Bénadad II 910-886
Hazaël I" 886-857
Bénadad III… 857-844
(Hazaël II 844-830)
(Bénadad IV… 830-800)
Mariha 800-770
Hadara( ?)… 770-750
Rasin II 750-732
Contemporains de
Salomon ; III Reg., {{rom|xi}}, 23-25 ;
appelé Hézion III Reg.,
xv, 18.
Jéroboam I « ; III Reg., {{rom|xv}}, 18.
Baasa ; III Reg., {{rom|xv}}, 18-20.
Amri ; III Reg., {{rom|xx}}, 34.
Achab ; III Reg., xx.
Jéhu ; IV Reg., {{rom|viii}}, 9.
Joachaz ; IV Reg., {{rom|xiii}}, 3 ;
Inscription de Salmanasar.
Joachaz et Joas ; IV Reg.,
xii, 17 ; {{rom|xiii}}, 22.
Joaset Jéroboam II ; IV Reg.,
xiii, 24.
Jéroboam II ; Inscription de
Rammannirar III.
Manahem ; Inscription de
Théglathphalasar III (Extract
xvi, 11).
Phacée ; IV Reg., {{rom|xv}}, 37 ;
Inscriptions de Théglathphalasar
III.
M. Smith fait suivre, non sans raison, ce tableau en partie hypothétique des réflexions suivantes : « Les deux rois les plus douteux dans cette liste sont Hazaël II et Bénadad IV ; il est possible qu’ils ne soient que des dédoublements de Hazaël I" et de Bénadad III. » La date des
premiers rois n’est pas non plus exacte. Cf. F. Vigouroux, ''La Bible et les découvertes modernes'', t. {{rom|iii}}, p. 457-458.
Sous les descendants de Razon, la puissance de Damas s’accrut au point que les deux royaumes d’Israël et de Juda, dont elle était pourtant l’ennemie naturelle, se disputèrent son amitié. C’est ainsi qu’{{lié}} « Asa, prenant tout l’argent et l’or qui étaient restés dans les trésors de la maison du Seigneur et dans les trésors du palais du roi, les mit entre les mains de ses serviteurs, et les envoya à Bénadad, fils de Tabrémon, fils d’Hézion, roi de Syrie, qui demeurait à Damas, et lui fit dire : Il y a alliance entre vous et moi, comme entre mon père et le vôtre.
C’est pourquoi je vous ai envoyé des présents, de l’argent et de l’or ; et je vous prie de venir et de rompre l’alliance que vous avez avec Baasa, roi d’Israël, afin qu’il se retire de dessus mes terres. Bénadad, s’étant rendu à la prière du roi Asa, envoya les généraux de son armée contre les villes d’Israël, et ils prirent Ahion, Dan, Abel-Beth-Maacha,
et toute la contrée de Cennéroth, c’est-à-dire toutes les terres de Nephthali ». III Reg., {{rom|xv}}, 18-20 ; II Par., {{rom|xvi}}, 2-4. Cette puissante diversion sur la frontière nord d’Israël força Baasa d’abandonner ses conquêtes temporaires’dans la partie septentrionale de Juda. Mais une telle alliance, conclue avec un roi païen, déplut à Dieu, qui par la bouche d’un prophète adressa de graves reproches à Asa. II Par., {{rom|xvi}}, 7-9.
Le prophète Élie reçut un jour du Seigneur l’ordre d’aller à Damas et de sacrer Hazaël roi de Syrie. III Reg., xix, 15. Cette mission ne fut remplie que plus tard, et par Élisée, IV Reg., {{rom|viii}}, 7-15 ; mais le prince syrien n’en fut pas moins dès lors désigné comme le futur instrument des vengeances divines, III Reg., {{rom|xix}}, 17, et son
glaive devait, en effet, être terrible pour le royaume d’Israël.
Cf. IV Reg., {{rom|viii}}, 28-29 ; {{rom|x}}, 32-33 ; {{rom|xiii}}, 3. Cependant Samarie, à peine fondée par Amri, avait vu un de ses quartiers occupé par les Syriens, sous le successeur de Bénadad I{{er}}, dont le nom est inconnu. III Reg., {{rom|xx}}, 34. Bénadad II vint l’assiéger, sous Achab, avec trente-deux dynastes, ses vassaux, et une nombreuse armée. Vaincu, il recommença la guerre un an après ; mais, battu de
nouveau et fait prisonnier à Aphec, il sut fléchir son vainqueur et en obtenir une paix honorable. Entre autres conditions, il proposa de lui rendre certaines villes enlevées précédemment, et lui permit « de se faire des places publiques dans Damas », c’est-à-dire probablement d’y
occuper, pour le commerce, certains emplacements ou des rues qui appartiendraient en propre aux Israélites. Achab accepta ses propositions avec une étonnante légèreté, sans consulter celui qui lui avait donné la victoire.
III Reg., {{rom|xx}}. Peut-être cependant le roi d’Israël, alors inquiet des progrès menaçants de la puissance assyrienne, et en particulier des excursions d’Assurnasirabal sur le littoral de la Méditerranée, était-il bien aisé de ménager le roi de Damas, qui devait servir de rempart à son
royaume contre les attaques de ces nouveaux ennemis.
Si le texte sacré ne nous dit pas que l’alliance fut faite dans ce but, cela résulte des documents assyriens. Bénadad II régnait quand Salmanasar II monta sur le trône d’Assyrie. C’était le plus puissant prince à l’ouest de l’Euphrate ; la ligue dont il était le chef comprenait douze rois, parmi lesquels Irkulini de Hamath et Achab d’Israël. Cette confédération entreprit d’arrêter le monarque de Ninive dans sa marche triomphante vers l’occident. Celui-ci nous raconte, dans une inscription, la victoire qu’il remporta sur elle. Voici ce qu’il dit sur Damas
et Israël : « 90. … Il réunit à son secours {{formatnum:1200}} chars, {{formatnum:1200}} cavaliers et {{formatnum:20000}} hommes de Benhadar « 91. de Damas (du pays d’imeriiu), 700 chars, 700 cavaliers et {{formatnum:10000}} hommes d’Irkulini de Hamat, 2000 chars et {{formatnum:10000}} hommes d’Achab « 92. d’Israël (''Sirlaai''), etc. « 95. …Ces douze rois ensemble se liguèrent… « 97. …De Karkar à Gilzau j’achevai leur défaite : {{formatnum:14000}} hommes « 98. de leurs troupes je tuai. » Cf. ''Cuneiform Inscriptions of Western Asia'', t. {{rom|iii}}, pl. 8 ;
''Kurkh Monolith'', Reverse, 1. 78-102 ; E. Schrader, ''Die''<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Dictionnaire de la Bible - F. Vigouroux - Tome II.djvu/646
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<noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|1231|DAMAS — DAN (TRIBU DE)|1232}}</noinclude>entre autres de Cléopâtre, frappées dans les années 37, 36 et 32 avant J.-C, offrant le type de la ville assise sur un rocher, avec le fleuve Chrysorrhoas (Abana) à ses pieds (fig. 468). Cf. F. de Saulcy, ''Numismatique de la Terre Sainte'', {{in-4°}}, Paris, -1874, p. 30-56, 401, pl. 2. La Bible,
nous l’avons vu aussi, fait plusieurs fois allusion à la
beauté, à la richesse et au commerce de la capitale syrienne.
Elle mentionne également un des dieux qu’on
y adorait, Remmon, IV Reg., {{rom|v}}, 18, dont le nom se retrouve
dans celui d’un roi, Tabrémon, comme le nom de Hadad revient dans celui de Bénadad.
{{Img float-p
|file={{??|image}}
|align=center|width=300px|padt=25px|padb=12px
|cap=468. — Monnaie de Damas.<br />Buste de Cléopâtre. à droite. — r). AAMAEKHNQN | EŒ, ou plutôt COS (275 on 276). Femme coiffée de tours, assise sur un rocher, tournée à gauche, le bras droit étendu, et tenant de la main gauche une corne d’abondance. Devant ses pieds, un épi ; sous ses pieds, un Fleuve vu à mi-corps. Le tout dans une couronne.
|capalign=center|style=font-size : 12px ;}}
Pour la civilisation, la langue et la religion, voir {{sc|Syrie}}.
IV. {{sc|Bibliographie.}} — G. H. von Schubert, ''Reise in das Morgenland'', 3 {{in-8°}}, Erlangen, 1840, t. {{rom|iii}}, p. 276-304 ; J. Wilson, ''The Lands of the Bible'', 3 {{in-8°}}, Édimbourg, 1847, t. {{rom|ii}}, p. 325-369 ; J. L. Porter, ''Five years in Damascus'', 2 {{in-8°}}, Londres, 1855, t. {{rom|i}}, p. 24-148 ; ''The giant çities of Bashan'', {{in-8°}}, Londres, 1871, p. 336-353 ; U. J. Seetzen, ''Reisen durch Syrien'', etc., 4 {{in-8°}}, édit. Kruse, Berlin, 1854, t. {{rom|i}}, p. 264-285 ; E. Robinson, ''Biblical Researches in Palestine'', 3 {{in-8°}}, Londres, 1856, t. {{rom|iii}},
p : 443-472 ; A. P. Stanley, ''Sinai and Palestine'', {{in-8°}},
Londres, 1866, p. 414 g-m ; A. Chauvet et E. Isambert, ''Syrie, Palestine'', {{in-8°}}, Paris, 1887, p. 632-644 ; K. Bædeker, ''Palestine et Syrie'', Leipzig, 1893, p. 308-334 ; W. M. Thomson, ''The Land and the Book'', 3 {{in-8°}}, Londres, 1886, t. {{rom|iii}}, p. 361 - 417 ; Lortet, ''La Syrie d’aujourd’hui'', dans le ''Tour du monde'', t. {{rom|xiiv}}, p. 358-384 ; V. Guérin, La Terre Sainte, 2 in-f°, Paris, 1882, t. {{rom|i}}, p. 383-420 ; E. Le Camus, Notre voyage aux pays bibliques, 3 {{in-8°}}, Paris, 1890, t. {{rom|ii}}, p. 296-311 ; C. R. Conder, ''Tent Work in Palestine'', {{in-8°}}, Londres, 1889, p. 123-129 ; H. Sauvaire, ''Description de Damas'', dans le ''Journal asiatique'', 1894, 1895 et 1896. {{d|[[Auteur:Alphonse Legendre|A. Legendre]].|3|sc}}
<section begin="DAMNA"/><nowiki/>
'''DAMNA''' (hébreu : Dimnâh ; Septante, ''Codex Alexandrinus'' :
Aau.vdt ; omis par le ''Codex Vaticanus'' ou remplacé par SsXXà), ville de la tribu de Zabulon, donnée aux Lévites fils de Mérari. Jos., {{rom|xxi}}, 35. Mentionnée une seule fois dans l’Écriture, elle ne se trouve point dans l’énumération des cités assignées à la tribu. Jos., {{rom|xix}}, 10-16. La liste parallèle de I Par., {{rom|vi}}, 77 (hébreu, 62), ne donne que deux noms au lieu de quatre, et le premier est Remmono, dans lequel on a voulu voir la vraie forme du mot, dont Dimnâh ne serait qu’une lecture fautive. Il est, en effet, facile de comprendre comment "liai, Rim-mônô, ou peut-être n : fai, ''Rimmônàh'', a pu devenir
ïi : dt, Dimnâh, par le changement assez fréquent du resch, {{lang|he|ר}}, en daleth, {{lang|he|ד}}, deux lettres qu’il est aisé de confondre.
La Peschito appuie cette hypothèse, car elle a mis, Jos., {{rom|xxi}}, 35, Remîn au lieu de Dimnâh, que la paraphrase chaldaïque a conservé. Cependant les manuscrits hébreux n’offrent pas de variantes. Il faut dire aussi que le texte sacré a bien pu subir quelque altération.
A la place des quatre villes lévitiques indiquées par Josué, {{rom|xxi}}, 34-35, Jecnam, Carlha, Damna et Naalol, le premier livre des Paralipomènes, {{rom|vi}}, 77, n’en désigne que deux, et encore sont-elles différentes, Remmono et Thabor. Les Septante, dans le Codex Vaticanus, ne mentionnent que trois villes, Jos., {{rom|xxi}}, 35, Maàv, KâSniç et SsXXà, et deux, comme l’hébreu, I Par., {{rom|vi}}, 77, ’Ps|jiu.ù- » et @&xxt{a ou ôaêùp. Le ''Codex Alexandrinus'', qui suit
assez exactement le texte original, Jos., {{rom|xxi}}, 35, le complète,
I Par., {{rom|vi}}, 77, d’après Josué. Malgré ces difficultés,
la conjecture : Damna = Remmono, reste plausible, et dans ce cas la cité lévitique dont nous parlons serait actuellement représentée par Roummanéh, village situé au nord de Nazareth, et qui n’est autre que l’ancienne ville de Zabulon appelée Remmon (hébreu : Rimmôn).
Jos., {{rom|xix}}, 13. Cette identification est admise, quoique
avec réserve, par G. Armstrong, W. Wilson et Conder, ''Names and places in the Old and New Testament'', Londres, 1889, p. 51. Van de Velde, ''Reise durch Syrien und Palästina'', Leipzig, 1855, t. {{rom|i}}, p. 216, note 2, avait cru reconnaître Damna dans le bourg de Damoun, qui,
à l’ouest de Kaboul (l’ancienne Cabul de Jos., {{rom|xix}}, .27),
domine la plaine de Saint-Jean-d’Acre ; mais cette localité
appartient à la tribu d’Aser. {{d|[[Auteur:Alphonse Legendre|A. Legendre]].|3|sc}}
<section end="DAMNA"/>
<section begin="DAMNATION"/><nowiki/>
'''DAMNATION''', DAMNÉS. Voir {{sc|Enfer}}.
'''DAN''' (hébreu : Dan ; Septante : Aiv), nom d’un des fils de Jacob, de deux ou trois villes et d’un pays.
'''1. DAN''', cinquième fils de Jacob, le premier qu’il eut de Bala, servante de Rachel. Celle-ci, désolée de n’avoir pas d’enfants, pria Jacob de lui en donner de sa servante, comme Sara avait demandé à Abraham de lui donner un fils d’Agar, Jacob eut ainsi de Bala un premier fils, et
Rachel dit : s Dieu a jugé (dan) en ma faveur, il a exaucé ma voix et m’a donné un fils. C’est pourquoi elle l’appela du nom de Dan. » Gen., {{rom|xxx}}, 1-6. Le nom de Dan (sous-entendu : Dieu) correspond, comme l’a observé Josèphe, ''Ant. jud.'', {{rom|i}}, {{rom|xix}}, 8, à celui de Théocrite : Aâv, OsixptTOv av tiv£5 sîjcoiev xarà rrçv’EXXrjvtôv y^< « >tvav. Le patriarche Jacob fait aussi allusion au sens du
nom de Dan dans sa bénédiction. Gen., {{rom|xlix}}, 16. Bala
eut plus tard un second fils, qui fut Nephthali. Le nom
de Dina, fille de Jacob, paraît être, à part le changement
de genre, le même que celui de Dan. — Nous ne savons
rien de particulier sur l’histoire du fils aîné de Bala. Son
nom apparaît seulement, Gen., {{rom|xxxv}}, 25, dans l’énumération
des fils de Jacob, et Gen., {{rom|xlvi}}, 23, dans la liste
généalogique des enfants des douze patriarches, où nous
lisons : « Fils de Dan : Husim. » C’est le seul de ses descendants
qui soit nommé ; mais comme Husim est en hébreu
(Husim) une forme plurielle, il est possible que ce mot
désigne une famille, non un individu. Cette explication
permettrait de comprendre plus facilement comment la
tribu de Dan, lors de l’exode, était la plus nombreuse de
toutes, après celle de Juda ; elle ne comptait pas moins
de 62700 hommes capables de porter les armes. Num.,
i, 38-39. Tous les autres passages de l’Écriture où se lit le
nom de Dan, même dans la bénédiction de Jacob, Gen.,
xlix, 16-17, et dans celle de Moïse, Deut., {{rom|xxxiii}}, 32, se
rapportent, non à la personne du patriarche, mais à la
tribu issue de lui. Voir {{sc|Dan}} 2. Le plus célèbre des descendants
de Dan fut Samson. F. Vigourobx.
2. DAN, une des douze tribus d’Israël. — I. GÉOGRA-PHIE.
— La tribu de Dan était bornée au nord et au nordest
par celle d’Éphraïm, à l’est par celle de Benjamin, an
sud par celle de Juda, et à l’ouest par la mer Méditerranée.
Le territoire assez restreint qu’elle occupait comprenait
la partie septentrionale de la plaine de Séphéla
et les premiers contreforts de la montagne. Après avoir
<section end="DAMNATION"/><noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|1231|DAMAS — DAN (TRIBU DE)|1232}}</noinclude>entre autres de Cléopâtre, frappées dans les années 37, 36 et 32 avant J.-C, offrant le type de la ville assise sur un rocher, avec le fleuve Chrysorrhoas (Abana) à ses pieds (fig. 468). Cf. F. de Saulcy, ''Numismatique de la Terre Sainte'', {{in-4°}}, Paris, -1874, p. 30-56, 401, pl. 2. La Bible,
nous l’avons vu aussi, fait plusieurs fois allusion à la
beauté, à la richesse et au commerce de la capitale syrienne.
Elle mentionne également un des dieux qu’on
y adorait, Remmon, IV Reg., {{rom|v}}, 18, dont le nom se retrouve
dans celui d’un roi, Tabrémon, comme le nom de Hadad revient dans celui de Bénadad.
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|cap=468. — Monnaie de Damas.<br />Buste de Cléopâtre. à droite. — r). AAMAEKHNQN EŒ, ou plutôt COS (275 on 276). Femme coiffée de tours, assise sur un rocher, tournée à gauche, le bras droit étendu, et tenant de la main gauche une corne d’abondance. Devant ses pieds, un épi ; sous ses pieds, un Fleuve vu à mi-corps. Le tout dans une couronne.
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Pour la civilisation, la langue et la religion, voir {{sc|Syrie}}.
IV. {{sc|Bibliographie.}} — G. H. von Schubert, ''Reise in das Morgenland'', 3 {{in-8°}}, Erlangen, 1840, t. {{rom|iii}}, p. 276-304 ; J. Wilson, ''The Lands of the Bible'', 3 {{in-8°}}, Édimbourg, 1847, t. {{rom|ii}}, p. 325-369 ; J. L. Porter, ''Five years in Damascus'', 2 {{in-8°}}, Londres, 1855, t. {{rom|i}}, p. 24-148 ; ''The giant çities of Bashan'', {{in-8°}}, Londres, 1871, p. 336-353 ; U. J. Seetzen, ''Reisen durch Syrien'', etc., 4 {{in-8°}}, édit. Kruse, Berlin, 1854, t. {{rom|i}}, p. 264-285 ; E. Robinson, ''Biblical Researches in Palestine'', 3 {{in-8°}}, Londres, 1856, t. {{rom|iii}},
p : 443-472 ; A. P. Stanley, ''Sinai and Palestine'', {{in-8°}},
Londres, 1866, p. 414 g-m ; A. Chauvet et E. Isambert, ''Syrie, Palestine'', {{in-8°}}, Paris, 1887, p. 632-644 ; K. Bædeker, ''Palestine et Syrie'', Leipzig, 1893, p. 308-334 ; W. M. Thomson, ''The Land and the Book'', 3 {{in-8°}}, Londres, 1886, t. {{rom|iii}}, p. 361 - 417 ; Lortet, ''La Syrie d’aujourd’hui'', dans le ''Tour du monde'', t. {{rom|xiiv}}, p. 358-384 ; V. Guérin, La Terre Sainte, 2 in-f°, Paris, 1882, t. {{rom|i}}, p. 383-420 ; E. Le Camus, Notre voyage aux pays bibliques, 3 {{in-8°}}, Paris, 1890, t. {{rom|ii}}, p. 296-311 ; C. R. Conder, ''Tent Work in Palestine'', {{in-8°}}, Londres, 1889, p. 123-129 ; H. Sauvaire, ''Description de Damas'', dans le ''Journal asiatique'', 1894, 1895 et 1896. {{d|[[Auteur:Alphonse Legendre|A. Legendre]].|3|sc}}
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'''DAMNA''' (hébreu : Dimnâh ; Septante, ''Codex Alexandrinus'' :
Aau.vdt ; omis par le ''Codex Vaticanus'' ou remplacé par SsXXà), ville de la tribu de Zabulon, donnée aux Lévites fils de Mérari. Jos., {{rom|xxi}}, 35. Mentionnée une seule fois dans l’Écriture, elle ne se trouve point dans l’énumération des cités assignées à la tribu. Jos., {{rom|xix}}, 10-16. La liste parallèle de I Par., {{rom|vi}}, 77 (hébreu, 62), ne donne que deux noms au lieu de quatre, et le premier est Remmono, dans lequel on a voulu voir la vraie forme du mot, dont Dimnâh ne serait qu’une lecture fautive. Il est, en effet, facile de comprendre comment "liai, Rim-mônô, ou peut-être n : fai, ''Rimmônàh'', a pu devenir
ïi : dt, Dimnâh, par le changement assez fréquent du resch, {{lang|he|ר}}, en daleth, {{lang|he|ד}}, deux lettres qu’il est aisé de confondre.
La Peschito appuie cette hypothèse, car elle a mis, Jos., {{rom|xxi}}, 35, Remîn au lieu de Dimnâh, que la paraphrase chaldaïque a conservé. Cependant les manuscrits hébreux n’offrent pas de variantes. Il faut dire aussi que le texte sacré a bien pu subir quelque altération.
A la place des quatre villes lévitiques indiquées par Josué, {{rom|xxi}}, 34-35, Jecnam, Carlha, Damna et Naalol, le premier livre des Paralipomènes, {{rom|vi}}, 77, n’en désigne que deux, et encore sont-elles différentes, Remmono et Thabor. Les Septante, dans le Codex Vaticanus, ne mentionnent que trois villes, Jos., {{rom|xxi}}, 35, Maàv, KâSniç et SsXXà, et deux, comme l’hébreu, I Par., {{rom|vi}}, 77, ’Ps|jiu.ù- » et @&xxt{a ou ôaêùp. Le ''Codex Alexandrinus'', qui suit
assez exactement le texte original, Jos., {{rom|xxi}}, 35, le complète,
I Par., {{rom|vi}}, 77, d’après Josué. Malgré ces difficultés,
la conjecture : Damna = Remmono, reste plausible, et dans ce cas la cité lévitique dont nous parlons serait actuellement représentée par Roummanéh, village situé au nord de Nazareth, et qui n’est autre que l’ancienne ville de Zabulon appelée Remmon (hébreu : Rimmôn).
Jos., {{rom|xix}}, 13. Cette identification est admise, quoique
avec réserve, par G. Armstrong, W. Wilson et Conder, ''Names and places in the Old and New Testament'', Londres, 1889, p. 51. Van de Velde, ''Reise durch Syrien und Palästina'', Leipzig, 1855, t. {{rom|i}}, p. 216, note 2, avait cru reconnaître Damna dans le bourg de Damoun, qui,
à l’ouest de Kaboul (l’ancienne Cabul de Jos., {{rom|xix}}, .27),
domine la plaine de Saint-Jean-d’Acre ; mais cette localité
appartient à la tribu d’Aser. {{d|[[Auteur:Alphonse Legendre|A. Legendre]].|3|sc}}
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'''DAMNATION''', DAMNÉS. Voir {{sc|Enfer}}.
'''DAN''' (hébreu : Dan ; Septante : Aiv), nom d’un des fils de Jacob, de deux ou trois villes et d’un pays.
'''1. DAN''', cinquième fils de Jacob, le premier qu’il eut de Bala, servante de Rachel. Celle-ci, désolée de n’avoir pas d’enfants, pria Jacob de lui en donner de sa servante, comme Sara avait demandé à Abraham de lui donner un fils d’Agar, Jacob eut ainsi de Bala un premier fils, et
Rachel dit : s Dieu a jugé (dan) en ma faveur, il a exaucé ma voix et m’a donné un fils. C’est pourquoi elle l’appela du nom de Dan. » Gen., {{rom|xxx}}, 1-6. Le nom de Dan (sous-entendu : Dieu) correspond, comme l’a observé Josèphe, ''Ant. jud.'', {{rom|i}}, {{rom|xix}}, 8, à celui de Théocrite : Aâv, OsixptTOv av tiv£5 sîjcoiev xarà rrçv’EXXrjvtôv y^< « >tvav. Le patriarche Jacob fait aussi allusion au sens du
nom de Dan dans sa bénédiction. Gen., {{rom|xlix}}, 16. Bala
eut plus tard un second fils, qui fut Nephthali. Le nom
de Dina, fille de Jacob, paraît être, à part le changement
de genre, le même que celui de Dan. — Nous ne savons
rien de particulier sur l’histoire du fils aîné de Bala. Son
nom apparaît seulement, Gen., {{rom|xxxv}}, 25, dans l’énumération
des fils de Jacob, et Gen., {{rom|xlvi}}, 23, dans la liste
généalogique des enfants des douze patriarches, où nous
lisons : « Fils de Dan : Husim. » C’est le seul de ses descendants
qui soit nommé ; mais comme Husim est en hébreu
(Husim) une forme plurielle, il est possible que ce mot
désigne une famille, non un individu. Cette explication
permettrait de comprendre plus facilement comment la
tribu de Dan, lors de l’exode, était la plus nombreuse de
toutes, après celle de Juda ; elle ne comptait pas moins
de 62700 hommes capables de porter les armes. Num.,
i, 38-39. Tous les autres passages de l’Écriture où se lit le
nom de Dan, même dans la bénédiction de Jacob, Gen.,
xlix, 16-17, et dans celle de Moïse, Deut., {{rom|xxxiii}}, 32, se
rapportent, non à la personne du patriarche, mais à la
tribu issue de lui. Voir {{sc|Dan}} 2. Le plus célèbre des descendants
de Dan fut Samson. F. Vigourobx.
2. DAN, une des douze tribus d’Israël. — I. GÉOGRA-PHIE.
— La tribu de Dan était bornée au nord et au nordest
par celle d’Éphraïm, à l’est par celle de Benjamin, an
sud par celle de Juda, et à l’ouest par la mer Méditerranée.
Le territoire assez restreint qu’elle occupait comprenait
la partie septentrionale de la plaine de Séphéla
et les premiers contreforts de la montagne. Après avoir
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nous l’avons vu aussi, fait plusieurs fois allusion à la
beauté, à la richesse et au commerce de la capitale syrienne.
Elle mentionne également un des dieux qu’on
y adorait, Remmon, IV Reg., {{rom|v}}, 18, dont le nom se retrouve
dans celui d’un roi, Tabrémon, comme le nom de Hadad revient dans celui de Bénadad.
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Pour la civilisation, la langue et la religion, voir {{sc|Syrie}}.
IV. {{sc|Bibliographie.}} — G. H. von Schubert, ''Reise in das Morgenland'', 3 {{in-8°}}, Erlangen, 1840, t. {{rom|iii}}, p. 276-304 ; J. Wilson, ''The Lands of the Bible'', 3 {{in-8°}}, Édimbourg, 1847, t. {{rom|ii}}, p. 325-369 ; J. L. Porter, ''Five years in Damascus'', 2 {{in-8°}}, Londres, 1855, t. {{rom|i}}, p. 24-148 ; ''The giant çities of Bashan'', {{in-8°}}, Londres, 1871, p. 336-353 ; U. J. Seetzen, ''Reisen durch Syrien'', etc., 4 {{in-8°}}, édit. Kruse, Berlin, 1854, t. {{rom|i}}, p. 264-285 ; E. Robinson, ''Biblical Researches in Palestine'', 3 {{in-8°}}, Londres, 1856, t. {{rom|iii}},
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'''DAMNA''' (hébreu : Dimnâh ; Septante, ''Codex Alexandrinus'' :
Aau.vdt ; omis par le ''Codex Vaticanus'' ou remplacé par SsXXà), ville de la tribu de Zabulon, donnée aux Lévites fils de Mérari. Jos., {{rom|xxi}}, 35. Mentionnée une seule fois dans l’Écriture, elle ne se trouve point dans l’énumération des cités assignées à la tribu. Jos., {{rom|xix}}, 10-16. La liste parallèle de I Par., {{rom|vi}}, 77 (hébreu, 62), ne donne que deux noms au lieu de quatre, et le premier est Remmono, dans lequel on a voulu voir la vraie forme du mot, dont Dimnâh ne serait qu’une lecture fautive. Il est, en effet, facile de comprendre comment "liai, Rim-mônô, ou peut-être n : fai, ''Rimmônàh'', a pu devenir
ïi : dt, Dimnâh, par le changement assez fréquent du resch, {{lang|he|ר}}, en daleth, {{lang|he|ד}}, deux lettres qu’il est aisé de confondre.
La Peschito appuie cette hypothèse, car elle a mis, Jos., {{rom|xxi}}, 35, Remîn au lieu de Dimnâh, que la paraphrase chaldaïque a conservé. Cependant les manuscrits hébreux n’offrent pas de variantes. Il faut dire aussi que le texte sacré a bien pu subir quelque altération.
A la place des quatre villes lévitiques indiquées par Josué, {{rom|xxi}}, 34-35, Jecnam, Carlha, Damna et Naalol, le premier livre des Paralipomènes, {{rom|vi}}, 77, n’en désigne que deux, et encore sont-elles différentes, Remmono et Thabor. Les Septante, dans le Codex Vaticanus, ne mentionnent que trois villes, Jos., {{rom|xxi}}, 35, Maàv, KâSniç et SsXXà, et deux, comme l’hébreu, I Par., {{rom|vi}}, 77, ’Ps|jiu.ù- » et @&xxt{a ou ôaêùp. Le ''Codex Alexandrinus'', qui suit
assez exactement le texte original, Jos., {{rom|xxi}}, 35, le complète,
I Par., {{rom|vi}}, 77, d’après Josué. Malgré ces difficultés,
la conjecture : Damna = Remmono, reste plausible, et dans ce cas la cité lévitique dont nous parlons serait actuellement représentée par Roummanéh, village situé au nord de Nazareth, et qui n’est autre que l’ancienne ville de Zabulon appelée Remmon (hébreu : Rimmôn).
Jos., {{rom|xix}}, 13. Cette identification est admise, quoique
avec réserve, par G. Armstrong, W. Wilson et Conder, ''Names and places in the Old and New Testament'', Londres, 1889, p. 51. Van de Velde, ''Reise durch Syrien und Palästina'', Leipzig, 1855, t. {{rom|i}}, p. 216, note 2, avait cru reconnaître Damna dans le bourg de Damoun, qui,
à l’ouest de Kaboul (l’ancienne Cabul de Jos., {{rom|xix}}, .27),
domine la plaine de Saint-Jean-d’Acre ; mais cette localité
appartient à la tribu d’Aser. {{d|[[Auteur:Alphonse Legendre|A. Legendre]].|3|sc}}
<section end="DAMNA"/>
<section begin="DAMNATION"/><nowiki/>
'''DAMNATION''', DAMNÉS. Voir {{sc|Enfer}}.
'''DAN''' (hébreu : Dan ; Septante : Aiv), nom d’un des fils de Jacob, de deux ou trois villes et d’un pays.
'''1. DAN''', cinquième fils de Jacob, le premier qu’il eut de Bala, servante de Rachel. Celle-ci, désolée de n’avoir pas d’enfants, pria Jacob de lui en donner de sa servante, comme Sara avait demandé à Abraham de lui donner un fils d’Agar, Jacob eut ainsi de Bala un premier fils, et
Rachel dit : s Dieu a jugé (dan) en ma faveur, il a exaucé ma voix et m’a donné un fils. C’est pourquoi elle l’appela du nom de Dan. » Gen., {{rom|xxx}}, 1-6. Le nom de Dan (sous-entendu : Dieu) correspond, comme l’a observé Josèphe, ''Ant. jud.'', {{rom|i}}, {{rom|xix}}, 8, à celui de Théocrite : Aâv, OsixptTOv av tiv£5 sîjcoiev xarà rrçv’EXXrjvtôv y^< « >tvav. Le patriarche Jacob fait aussi allusion au sens du
nom de Dan dans sa bénédiction. Gen., {{rom|xlix}}, 16. Bala
eut plus tard un second fils, qui fut Nephthali. Le nom
de Dina, fille de Jacob, paraît être, à part le changement
de genre, le même que celui de Dan. — Nous ne savons
rien de particulier sur l’histoire du fils aîné de Bala. Son
nom apparaît seulement, Gen., {{rom|xxxv}}, 25, dans l’énumération
des fils de Jacob, et Gen., {{rom|xlvi}}, 23, dans la liste
généalogique des enfants des douze patriarches, où nous lisons : « Fils de Dan : Husim. » C’est le seul de ses descendants qui soit nommé ; mais comme Husim est en hébreu (Husim) une forme plurielle, il est possible que ce mot désigne une famille, non un individu. Cette explication
permettrait de comprendre plus facilement comment la tribu de Dan, lors de l’exode, était la plus nombreuse de toutes, après celle de Juda ; elle ne comptait pas moins de {{formatnum:62700}} hommes capables de porter les armes. Num., i, 38-39. Tous les autres passages de l’Écriture où se lit le nom de Dan, même dans la bénédiction de Jacob, Gen., xlix, 16-17, et dans celle de Moïse, Deut., {{rom|xxxiii}}, 32, se rapportent, non à la personne du patriarche, mais à la tribu issue de lui. Voir {{sc|Dan}} 2. Le plus célèbre des descendants de Dan fut Samson. {{d|F. Vigouroux.|3|sc}}
'''2. DAN''', une des douze tribus d’Israël. — I. {{sc|Géographie.}} — La tribu de Dan était bornée au nord et au nord-est par celle d’Éphraïm, à l’est par celle de Benjamin, au sud par celle de Juda, et à l’ouest par la mer Méditerranée. Le territoire assez restreint qu’elle occupait comprenait la partie septentrionale de la plaine de Séphéla et les premiers contreforts de la montagne. Après avoir
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<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|1231|DAMAS — DAN (TRIBU DE)|1232}}</noinclude>entre autres de Cléopâtre, frappées dans les années 37, 36 et 32 avant J.-C, offrant le type de la ville assise sur un rocher, avec le fleuve Chrysorrhoas (Abana) à ses pieds (fig. 468). Cf. F. de Saulcy, ''Numismatique de la Terre Sainte'', {{in-4°}}, Paris, -1874, p. 30-56, 401, pl. 2. La Bible, nous l’avons vu aussi, fait plusieurs fois allusion à la beauté, à la richesse et au commerce de la capitale syrienne.
Elle mentionne également un des dieux qu’on y adorait, Remmon, IV Reg., {{rom|v}}, 18, dont le nom se retrouve dans celui d’un roi, Tabrémon, comme le nom de Hadad revient dans celui de Bénadad.
{{Img float-p
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|cap=468. — Monnaie de Damas.<br />Buste de Cléopâtre. à droite. — r). ΔΑΜΑΣΚΗΝΩΝ ǀ EOΣ, ou plutôt COS (275 on 276). Femme coiffée de tours, assise sur un rocher, tournée à gauche, le bras droit étendu, et tenant de la main gauche une corne d’abondance. Devant ses pieds, un épi ; sous ses pieds, un Fleuve vu à mi-corps. Le tout dans une couronne.
|capalign=center|style=font-size : 12px ;}}
Pour la civilisation, la langue et la religion, voir {{sc|Syrie}}.
IV. {{sc|Bibliographie.}} — G. H. von Schubert, ''Reise in das Morgenland'', 3 {{in-8°}}, Erlangen, 1840, t. {{rom|iii}}, p. 276-304 ; J. Wilson, ''The Lands of the Bible'', 3 {{in-8°}}, Édimbourg, 1847, t. {{rom|ii}}, p. 325-369 ; J. L. Porter, ''Five years in Damascus'', 2 {{in-8°}}, Londres, 1855, t. {{rom|i}}, p. 24-148 ; ''The giant çities of Bashan'', {{in-8°}}, Londres, 1871, p. 336-353 ; U. J. Seetzen, ''Reisen durch Syrien'', etc., 4 {{in-8°}}, édit. Kruse, Berlin, 1854, t. {{rom|i}}, p. 264-285 ; E. Robinson, ''Biblical Researches in Palestine'', 3 {{in-8°}}, Londres, 1856, t. {{rom|iii}},
p : 443-472 ; A. P. Stanley, ''Sinai and Palestine'', {{in-8°}},
Londres, 1866, p. 414 g-m ; A. Chauvet et E. Isambert, ''Syrie, Palestine'', {{in-8°}}, Paris, 1887, p. 632-644 ; K. Bædeker, ''Palestine et Syrie'', Leipzig, 1893, p. 308-334 ; W. M. Thomson, ''The Land and the Book'', 3 {{in-8°}}, Londres, 1886, t. {{rom|iii}}, p. 361 - 417 ; Lortet, ''La Syrie d’aujourd’hui'', dans le ''Tour du monde'', t. {{rom|xiiv}}, p. 358-384 ; V. Guérin, La Terre Sainte, 2 in-f°, Paris, 1882, t. {{rom|i}}, p. 383-420 ; E. Le Camus, Notre voyage aux pays bibliques, 3 {{in-8°}}, Paris, 1890, t. {{rom|ii}}, p. 296-311 ; C. R. Conder, ''Tent Work in Palestine'', {{in-8°}}, Londres, 1889, p. 123-129 ; H. Sauvaire, ''Description de Damas'', dans le ''Journal asiatique'', 1894, 1895 et 1896. {{d|[[Auteur:Alphonse Legendre|A. Legendre]].|3|sc}}
<section begin="DAMNA"/><nowiki/>
'''DAMNA''' (hébreu : Dimnâh ; Septante, ''Codex Alexandrinus'' :
Aau.vdt ; omis par le ''Codex Vaticanus'' ou remplacé par SsXXà), ville de la tribu de Zabulon, donnée aux Lévites fils de Mérari. Jos., {{rom|xxi}}, 35. Mentionnée une seule fois dans l’Écriture, elle ne se trouve point dans l’énumération des cités assignées à la tribu. Jos., {{rom|xix}}, 10-16. La liste parallèle de I Par., {{rom|vi}}, 77 (hébreu, 62), ne donne que deux noms au lieu de quatre, et le premier est Remmono, dans lequel on a voulu voir la vraie forme du mot, dont Dimnâh ne serait qu’une lecture fautive. Il est, en effet, facile de comprendre comment "liai, Rim-mônô, ou peut-être n : fai, ''Rimmônàh'', a pu devenir
ïi : dt, Dimnâh, par le changement assez fréquent du resch, {{lang|he|ר}}, en daleth, {{lang|he|ד}}, deux lettres qu’il est aisé de confondre.
La Peschito appuie cette hypothèse, car elle a mis, Jos., {{rom|xxi}}, 35, Remîn au lieu de Dimnâh, que la paraphrase chaldaïque a conservé. Cependant les manuscrits hébreux n’offrent pas de variantes. Il faut dire aussi que le texte sacré a bien pu subir quelque altération.
A la place des quatre villes lévitiques indiquées par Josué, {{rom|xxi}}, 34-35, Jecnam, Carlha, Damna et Naalol, le premier livre des Paralipomènes, {{rom|vi}}, 77, n’en désigne que deux, et encore sont-elles différentes, Remmono et Thabor. Les Septante, dans le Codex Vaticanus, ne mentionnent que trois villes, Jos., {{rom|xxi}}, 35, Maàv, KâSniç et SsXXà, et deux, comme l’hébreu, I Par., {{rom|vi}}, 77, ’Ps|jiu.ù- » et @&xxt{a ou ôaêùp. Le ''Codex Alexandrinus'', qui suit
assez exactement le texte original, Jos., {{rom|xxi}}, 35, le complète,
I Par., {{rom|vi}}, 77, d’après Josué. Malgré ces difficultés,
la conjecture : Damna = Remmono, reste plausible, et dans ce cas la cité lévitique dont nous parlons serait actuellement représentée par Roummanéh, village situé au nord de Nazareth, et qui n’est autre que l’ancienne ville de Zabulon appelée Remmon (hébreu : Rimmôn).
Jos., {{rom|xix}}, 13. Cette identification est admise, quoique
avec réserve, par G. Armstrong, W. Wilson et Conder, ''Names and places in the Old and New Testament'', Londres, 1889, p. 51. Van de Velde, ''Reise durch Syrien und Palästina'', Leipzig, 1855, t. {{rom|i}}, p. 216, note 2, avait cru reconnaître Damna dans le bourg de Damoun, qui,
à l’ouest de Kaboul (l’ancienne Cabul de Jos., {{rom|xix}}, .27),
domine la plaine de Saint-Jean-d’Acre ; mais cette localité
appartient à la tribu d’Aser. {{d|[[Auteur:Alphonse Legendre|A. Legendre]].|3|sc}}
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'''DAMNATION''', DAMNÉS. Voir {{sc|Enfer}}.
'''DAN''' (hébreu : Dan ; Septante : Aiv), nom d’un des fils de Jacob, de deux ou trois villes et d’un pays.
'''1. DAN''', cinquième fils de Jacob, le premier qu’il eut de Bala, servante de Rachel. Celle-ci, désolée de n’avoir pas d’enfants, pria Jacob de lui en donner de sa servante, comme Sara avait demandé à Abraham de lui donner un fils d’Agar, Jacob eut ainsi de Bala un premier fils, et
Rachel dit : s Dieu a jugé (dan) en ma faveur, il a exaucé ma voix et m’a donné un fils. C’est pourquoi elle l’appela du nom de Dan. » Gen., {{rom|xxx}}, 1-6. Le nom de Dan (sous-entendu : Dieu) correspond, comme l’a observé Josèphe, ''Ant. jud.'', {{rom|i}}, {{rom|xix}}, 8, à celui de Théocrite : Aâv, OsixptTOv av tiv£5 sîjcoiev xarà rrçv’EXXrjvtôv y^< « >tvav. Le patriarche Jacob fait aussi allusion au sens du
nom de Dan dans sa bénédiction. Gen., {{rom|xlix}}, 16. Bala
eut plus tard un second fils, qui fut Nephthali. Le nom
de Dina, fille de Jacob, paraît être, à part le changement
de genre, le même que celui de Dan. — Nous ne savons
rien de particulier sur l’histoire du fils aîné de Bala. Son
nom apparaît seulement, Gen., {{rom|xxxv}}, 25, dans l’énumération
des fils de Jacob, et Gen., {{rom|xlvi}}, 23, dans la liste
généalogique des enfants des douze patriarches, où nous lisons : « Fils de Dan : Husim. » C’est le seul de ses descendants qui soit nommé ; mais comme Husim est en hébreu (Husim) une forme plurielle, il est possible que ce mot désigne une famille, non un individu. Cette explication
permettrait de comprendre plus facilement comment la tribu de Dan, lors de l’exode, était la plus nombreuse de toutes, après celle de Juda ; elle ne comptait pas moins de {{formatnum:62700}} hommes capables de porter les armes. Num., i, 38-39. Tous les autres passages de l’Écriture où se lit le nom de Dan, même dans la bénédiction de Jacob, Gen., xlix, 16-17, et dans celle de Moïse, Deut., {{rom|xxxiii}}, 32, se rapportent, non à la personne du patriarche, mais à la tribu issue de lui. Voir {{sc|Dan}} 2. Le plus célèbre des descendants de Dan fut Samson. {{d|F. Vigouroux.|3|sc}}
'''2. DAN''', une des douze tribus d’Israël. — I. {{sc|Géographie.}} — La tribu de Dan était bornée au nord et au nord-est par celle d’Éphraïm, à l’est par celle de Benjamin, au sud par celle de Juda, et à l’ouest par la mer Méditerranée. Le territoire assez restreint qu’elle occupait comprenait la partie septentrionale de la plaine de Séphéla et les premiers contreforts de la montagne. Après avoir
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Elle mentionne également un des dieux qu’on y adorait, Remmon, IV Reg., {{rom|v}}, 18, dont le nom se retrouve dans celui d’un roi, Tabrémon, comme le nom de Hadad revient dans celui de Bénadad.
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Pour la civilisation, la langue et la religion, voir {{sc|Syrie}}.
IV. {{sc|Bibliographie.}} — G. H. von Schubert, ''Reise in das Morgenland'', 3 {{in-8°}}, Erlangen, 1840, t. {{rom|iii}}, p. 276-304 ; J. Wilson, ''The Lands of the Bible'', 3 {{in-8°}}, Édimbourg, 1847, t. {{rom|ii}}, p. 325-369 ; J. L. Porter, ''Five years in Damascus'', 2 {{in-8°}}, Londres, 1855, t. {{rom|i}}, p. 24-148 ; ''The giant çities of Bashan'', {{in-8°}}, Londres, 1871, p. 336-353 ; U. J. Seetzen, ''Reisen durch Syrien'', etc., 4 {{in-8°}}, édit. Kruse, Berlin, 1854, t. {{rom|i}}, p. 264-285 ; E. Robinson, ''Biblical Researches in Palestine'', 3 {{in-8°}}, Londres, 1856, t. {{rom|iii}},
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Londres, 1866, p. 414 g-m ; A. Chauvet et E. Isambert, ''Syrie, Palestine'', {{in-8°}}, Paris, 1887, p. 632-644 ; K. Bædeker, ''Palestine et Syrie'', Leipzig, 1893, p. 308-334 ; W. M. Thomson, ''The Land and the Book'', 3 {{in-8°}}, Londres, 1886, t. {{rom|iii}}, p. 361 - 417 ; Lortet, ''La Syrie d’aujourd’hui'', dans le ''Tour du monde'', t. {{rom|xiiv}}, p. 358-384 ; V. Guérin, La Terre Sainte, 2 in-f°, Paris, 1882, t. {{rom|i}}, p. 383-420 ; E. Le Camus, Notre voyage aux pays bibliques, 3 {{in-8°}}, Paris, 1890, t. {{rom|ii}}, p. 296-311 ; C. R. Conder, ''Tent Work in Palestine'', {{in-8°}}, Londres, 1889, p. 123-129 ; H. Sauvaire, ''Description de Damas'', dans le ''Journal asiatique'', 1894, 1895 et 1896. {{d|[[Auteur:Alphonse Legendre|A. Legendre]].|3|sc}}
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'''DAMNA''' (hébreu : Dimnâh ; Septante, ''Codex Alexandrinus'' :
Aau.vdt ; omis par le ''Codex Vaticanus'' ou remplacé par SsXXà), ville de la tribu de Zabulon, donnée aux Lévites fils de Mérari. Jos., {{rom|xxi}}, 35. Mentionnée une seule fois dans l’Écriture, elle ne se trouve point dans l’énumération des cités assignées à la tribu. Jos., {{rom|xix}}, 10-16. La liste parallèle de I Par., {{rom|vi}}, 77 (hébreu, 62), ne donne que deux noms au lieu de quatre, et le premier est Remmono, dans lequel on a voulu voir la vraie forme du mot, dont Dimnâh ne serait qu’une lecture fautive. Il est, en effet, facile de comprendre comment "liai, Rim-mônô, ou peut-être n : fai, ''Rimmônàh'', a pu devenir
ïi : dt, Dimnâh, par le changement assez fréquent du resch, {{lang|he|ר}}, en daleth, {{lang|he|ד}}, deux lettres qu’il est aisé de confondre.
La Peschito appuie cette hypothèse, car elle a mis, Jos., {{rom|xxi}}, 35, Remîn au lieu de Dimnâh, que la paraphrase chaldaïque a conservé. Cependant les manuscrits hébreux n’offrent pas de variantes. Il faut dire aussi que le texte sacré a bien pu subir quelque altération.
A la place des quatre villes lévitiques indiquées par Josué, {{rom|xxi}}, 34-35, Jecnam, Carlha, Damna et Naalol, le premier livre des Paralipomènes, {{rom|vi}}, 77, n’en désigne que deux, et encore sont-elles différentes, Remmono et Thabor. Les Septante, dans le Codex Vaticanus, ne mentionnent que trois villes, Jos., {{rom|xxi}}, 35, Maàv, KâSniç et SsXXà, et deux, comme l’hébreu, I Par., {{rom|vi}}, 77, ’Ps|jiu.ù- » et @&xxt{a ou ôaêùp. Le ''Codex Alexandrinus'', qui suit
assez exactement le texte original, Jos., {{rom|xxi}}, 35, le complète,
I Par., {{rom|vi}}, 77, d’après Josué. Malgré ces difficultés,
la conjecture : Damna = Remmono, reste plausible, et dans ce cas la cité lévitique dont nous parlons serait actuellement représentée par Roummanéh, village situé au nord de Nazareth, et qui n’est autre que l’ancienne ville de Zabulon appelée Remmon (hébreu : Rimmôn).
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avec réserve, par G. Armstrong, W. Wilson et Conder, ''Names and places in the Old and New Testament'', Londres, 1889, p. 51. Van de Velde, ''Reise durch Syrien und Palästina'', Leipzig, 1855, t. {{rom|i}}, p. 216, note 2, avait cru reconnaître Damna dans le bourg de Damoun, qui,
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'''DAMNATION''', DAMNÉS. Voir {{sc|Enfer}}.
'''DAN''' (hébreu : Dan ; Septante : Aiv), nom d’un des fils de Jacob, de deux ou trois villes et d’un pays.
'''1. DAN''', cinquième fils de Jacob, le premier qu’il eut de Bala, servante de Rachel. Celle-ci, désolée de n’avoir pas d’enfants, pria Jacob de lui en donner de sa servante, comme Sara avait demandé à Abraham de lui donner un fils d’Agar, Jacob eut ainsi de Bala un premier fils, et
Rachel dit : s Dieu a jugé (dan) en ma faveur, il a exaucé ma voix et m’a donné un fils. C’est pourquoi elle l’appela du nom de Dan. » Gen., {{rom|xxx}}, 1-6. Le nom de Dan (sous-entendu : Dieu) correspond, comme l’a observé Josèphe, ''Ant. jud.'', {{rom|i}}, {{rom|xix}}, 8, à celui de Théocrite : Aâv, OsixptTOv av tiv£5 sîjcoiev xarà rrçv’EXXrjvtôv y^< « >tvav. Le patriarche Jacob fait aussi allusion au sens du nom de Dan dans sa bénédiction. Gen., {{rom|xlix}}, 16. Bala eut plus tard un second fils, qui fut Nephthali. Le nom de Dina, fille de Jacob, paraît être, à part le changement de genre, le même que celui de Dan. — Nous ne savons rien de particulier sur l’histoire du fils aîné de Bala. Son nom apparaît seulement, Gen., {{rom|xxxv}}, 25, dans l’énumération des fils de Jacob, et Gen., {{rom|xlvi}}, 23, dans la liste généalogique des enfants des douze patriarches, où nous lisons : « Fils de Dan : Husim. » C’est le seul de ses descendants qui soit nommé ; mais comme Husim est en hébreu (Husim) une forme plurielle, il est possible que ce mot désigne une famille, non un individu. Cette explication permettrait de comprendre plus facilement comment la tribu de Dan, lors de l’exode, était la plus nombreuse de toutes, après celle de Juda ; elle ne comptait pas moins de {{formatnum:62700}} hommes capables de porter les armes. Num., i, 38-39. Tous les autres passages de l’Écriture où se lit le nom de Dan, même dans la bénédiction de Jacob, Gen., xlix, 16-17, et dans celle de Moïse, Deut., {{rom|xxxiii}}, 32, se rapportent, non à la personne du patriarche, mais à la tribu issue de lui. Voir {{sc|Dan}} 2. Le plus célèbre des descendants de Dan fut Samson. {{d|F. Vigouroux.|3|sc}}
'''2. DAN''', une des douze tribus d’Israël. — I. {{sc|Géographie.}} — La tribu de Dan était bornée au nord et au nord-est par celle d’Éphraïm, à l’est par celle de Benjamin, au sud par celle de Juda, et à l’ouest par la mer Méditerranée. Le territoire assez restreint qu’elle occupait comprenait la partie septentrionale de la plaine de Séphéla et les premiers contreforts de la montagne. Après avoir
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Pour la civilisation, la langue et la religion, voir {{sc|Syrie}}.
IV. {{sc|Bibliographie.}} — G. H. von Schubert, ''Reise in das Morgenland'', 3 {{in-8°}}, Erlangen, 1840, t. {{rom|iii}}, p. 276-304 ; J. Wilson, ''The Lands of the Bible'', 3 {{in-8°}}, Édimbourg, 1847, t. {{rom|ii}}, p. 325-369 ; J. L. Porter, ''Five years in Damascus'', 2 {{in-8°}}, Londres, 1855, t. {{rom|i}}, p. 24-148 ; ''The giant çities of Bashan'', {{in-8°}}, Londres, 1871, p. 336-353 ; U. J. Seetzen, ''Reisen durch Syrien'', etc., 4 {{in-8°}}, édit. Kruse, Berlin, 1854, t. {{rom|i}}, p. 264-285 ; E. Robinson, ''Biblical Researches in Palestine'', 3 {{in-8°}}, Londres, 1856, t. {{rom|iii}}, p. 443-472 ; A. P. Stanley, ''Sinai and Palestine'', {{in-8°}}, Londres, 1866, p. 414 g-m ; A. Chauvet et E. Isambert, ''Syrie, Palestine'', {{in-8°}}, Paris, 1887, p. 632-644 ; K. Bædeker, ''Palestine et Syrie'', Leipzig, 1893, p. 308-334 ; W. M. Thomson, ''The Land and the Book'', 3 {{in-8°}}, Londres, 1886, t. {{rom|iii}}, p. 361 - 417 ; Lortet, ''La Syrie d’aujourd’hui'', dans le ''Tour du monde'', t. {{rom|xiiv}}, p. 358-384 ; V. Guérin, La Terre Sainte, 2 in-f°, Paris, 1882, t. {{rom|i}}, p. 383-420 ; E. Le Camus, Notre voyage aux pays bibliques, 3 {{in-8°}}, Paris, 1890, t. {{rom|ii}}, p. 296-311 ; C. R. Conder, ''Tent Work in Palestine'', {{in-8°}}, Londres, 1889, p. 123-129 ; H. Sauvaire, ''Description de Damas'', dans le ''Journal asiatique'', 1894, 1895 et 1896. {{d|[[Auteur:Alphonse Legendre|A. Legendre]].|3|sc}}
<section begin="DAMNA"/><nowiki/>
'''DAMNA''' (hébreu : Dimnâh ; Septante, ''Codex Alexandrinus'' :
Δαμνά}} ; omis par le ''Codex Vaticanus'' ou remplacé par {{lang|grc|Σελλὰ}}), ville de la tribu de Zabulon, donnée aux Lévites fils de Mérari. Jos., {{rom|xxi}}, 35. Mentionnée une seule fois dans l’Écriture, elle ne se trouve point dans l’énumération des cités assignées à la tribu. Jos., {{rom|xix}}, 10-16. La liste parallèle de I Par., {{rom|vi}}, 77 (hébreu, 62), ne donne que deux noms au lieu de quatre, et le premier est Remmono, dans lequel on a voulu voir la vraie forme du mot, dont Dimnâh ne serait qu’une lecture fautive. Il est, en effet, facile de comprendre comment {{lang|he|רמנו}}, Rim-mônô, ou peut-être {{lang|he|רמנה}}, ''Rimmônàh'', a pu devenir {{lang|he|דמנה}}, ''Dimnâh'', par le changement assez fréquent du ''resch'', {{lang|he|ר}}, en ''daleth'', {{lang|he|ד}}, deux lettres qu’il est aisé de confondre. La Peschito appuie cette hypothèse, car elle a mis, Jos., {{rom|xxi}}, 35, ''Remîn'' au lieu de ''Dimnâh'', que la paraphrase chaldaïque a conservé. Cependant les manuscrits hébreux n’offrent pas de variantes. Il faut dire aussi que le texte sacré a bien pu subir quelque altération.
A la place des quatre villes lévitiques indiquées par Josué, {{rom|xxi}}, 34-35, Jecnam, Cartha, Damna et Naalol, le premier livre des Paralipomènes, {{rom|vi}}, 77, n’en désigne que deux, et encore sont-elles différentes, Remmono et Thabor. Les Septante, dans le Codex Vaticanus, ne mentionnent que trois villes, Jos., {{rom|xxi}}, 35, {{lang|grc|Mαὰν, Kάδης}} et {{lang|grc|Σελλὰ}}, et deux, comme l’hébreu, I Par., {{rom|vi}}, 77, {{lang|grc|Ῥεμμὼν}} et {{lang|grc|Θαχχειὰ}} ou {{lang|grc|Θαϐὼρ}}. Le ''Codex Alexandrinus'', qui suit assez exactement le texte original, Jos., {{rom|xxi}}, 35, le complète, I Par., {{rom|vi}}, 77, d’après Josué. Malgré ces difficultés, la conjecture : Damna = Remmono, reste plausible, et dans ce cas la cité lévitique dont nous parlons serait actuellement représentée par Roummanéh, village situé au nord de Nazareth, et qui n’est autre que l’ancienne ville de Zabulon appelée Remmon (hébreu : Rimmôn).
Jos., {{rom|xix}}, 13. Cette identification est admise, quoique
avec réserve, par G. Armstrong, W. Wilson et Conder, ''Names and places in the Old and New Testament'', Londres, 1889, p. 51. Van de Velde, ''Reise durch Syrien und Palästina'', Leipzig, 1855, t. {{rom|i}}, p. 216, note 2, avait cru reconnaître Damna dans le bourg de Damoun, qui,
à l’ouest de Kaboul (l’ancienne Cabul de Jos., {{rom|xix}}, .27),
domine la plaine de Saint-Jean-d’Acre ; mais cette localité
appartient à la tribu d’Aser. {{d|[[Auteur:Alphonse Legendre|A. Legendre]].|3|sc}}
<section end="DAMNA"/>
<section begin="DAMNATION"/><nowiki/>
'''DAMNATION''', DAMNÉS. Voir {{sc|Enfer}}.
'''DAN''' (hébreu : Dan ; Septante : {{lang|grc|Δάν}}), nom d’un des fils de Jacob, de deux ou trois villes et d’un pays.
'''1. DAN''', cinquième fils de Jacob, le premier qu’il eut de Bala, servante de Rachel. Celle-ci, désolée de n’avoir pas d’enfants, pria Jacob de lui en donner de sa servante, comme Sara avait demandé à Abraham de lui donner un fils d’Agar, Jacob eut ainsi de Bala un premier fils, et
Rachel dit : s Dieu a jugé (dan) en ma faveur, il a exaucé ma voix et m’a donné un fils. C’est pourquoi elle l’appela du nom de Dan. » Gen., {{rom|xxx}}, 1-6. Le nom de Dan (sous-entendu : Dieu) correspond, comme l’a observé Josèphe, ''Ant. jud.'', {{rom|i}}, {{rom|xix}}, 8, à celui de Théocrite : Aâv, OsixptTOv av tiv£5 sîjcoiev xarà rrçv’EXXrjvtôv y^< « >tvav. Le patriarche Jacob fait aussi allusion au sens du nom de Dan dans sa bénédiction. Gen., {{rom|xlix}}, 16. Bala eut plus tard un second fils, qui fut Nephthali. Le nom de Dina, fille de Jacob, paraît être, à part le changement de genre, le même que celui de Dan. — Nous ne savons rien de particulier sur l’histoire du fils aîné de Bala. Son nom apparaît seulement, Gen., {{rom|xxxv}}, 25, dans l’énumération des fils de Jacob, et Gen., {{rom|xlvi}}, 23, dans la liste généalogique des enfants des douze patriarches, où nous lisons : « Fils de Dan : Husim. » C’est le seul de ses descendants qui soit nommé ; mais comme Husim est en hébreu (Husim) une forme plurielle, il est possible que ce mot désigne une famille, non un individu. Cette explication permettrait de comprendre plus facilement comment la tribu de Dan, lors de l’exode, était la plus nombreuse de toutes, après celle de Juda ; elle ne comptait pas moins de {{formatnum:62700}} hommes capables de porter les armes. Num., i, 38-39. Tous les autres passages de l’Écriture où se lit le nom de Dan, même dans la bénédiction de Jacob, Gen., xlix, 16-17, et dans celle de Moïse, Deut., {{rom|xxxiii}}, 32, se rapportent, non à la personne du patriarche, mais à la tribu issue de lui. Voir {{sc|Dan}} 2. Le plus célèbre des descendants de Dan fut Samson. {{d|F. Vigouroux.|3|sc}}
'''2. DAN''', une des douze tribus d’Israël. — I. {{sc|Géographie.}} — La tribu de Dan était bornée au nord et au nord-est par celle d’Éphraïm, à l’est par celle de Benjamin, au sud par celle de Juda, et à l’ouest par la mer Méditerranée. Le territoire assez restreint qu’elle occupait comprenait la partie septentrionale de la plaine de Séphéla et les premiers contreforts de la montagne. Après avoir
<section end="DAMNATION"/><noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Verbex" />{{nr|2309|FORÊT — FORGERON|2310}}</noinclude>cette question. Les cèdres du Liban ont disparu. Des massifs plus ou moins épais revêtent encore certaines parties du Carmel, les collines de Galilée, le Thabor, et, au delà du Jourdain, les pentes du Djebel Hauran. On trouve dans la plaine de Saron, vers Qaisariyéh ou Césarée
maritime, une forêt de chênes clairsemés, appartenant presque tous à l’espèce nommée ''quercus cerris'' et ''quercus crinita'' ; quelques-uns atteignent une dizaine de mètres de hauteur, mais beaucoup d’autres sont plus petits et ne s’élèvent guère au-dessus de la taille de hautes broussailles. C’est là tout le reste d’une forêt qui, à l’époque des croisades, est désignée sous le nom de forêt d’Arsouf, parce qu’elle se prolongeait, vers le sud, jusque dans les environs de cette ville. Cf. V. Guérin, ''La Samarie'', t. {{rom|ii}}, p. 388. Mais la Judée surtout est dénudée ; tout se réduit à quelques bouquets d’arbres qu’on voit par ci par là. Il est sur que la main de l’homme a beaucoup détruit sans replanter, et que la dent des animaux a arrêté l’essor des pousses naturelles. Nous croyons cependant que le ''ya’ar'' hébreu n’a pas toute
l’étendue de notre mot « forêt », et que la Vulgate a eu raison de le rendre indifféremment par ''saltus'' et ''silva'' ; il correspond plus souvent à notre « bois ». Les Hébreux ont sans doute utilisé les arbres pour les usages courants de la vie. Et pourtant, si, dans la plaine, la pierre faisait défaut pour bâtir leurs maisons, la montagne la leur
offrait en suffisante quantité pour ne pas dépenser beaucoup en charpente. Ils étaient loin d’avoir le luxe de meubles que nous possédons maintenant. Ils brûlaient du bois dans le Temple, pour les sacrifices ; mais pour eux-mêmes, ils se servaient souvent comme combustible d’herbes sèches ou de paille, Matth., {{rom|iii}}, 12 ; {{rom|vi}}, 30 ; Luc, xii, 28, ou même d’excréments desséchés d’animaux.
Ezech., {{rom|iv}}, 12, 15. Ils n’ont donc pas dû faire de très grands ravages dans les parties boisées de Chanaan. Les musulmans qui leur ont succédé ont plus contribué à la dénudation du pays par leurs destructions et surtout par leur incurie.
Ainsi, sans croire que la Palestine ait jamais été une terre très boisée, on ne peut nier cependant que, comme certains autres pays, la Grèce, par exemple, elle n’ait beaucoup perdu sous ce rapport. N’est-ce point même du déboisement que provient, avec son aridité actuelle, la pauvreté qui la désole en beaucoup d’endroits ? On sait quel rôle important jouent les forêts dans le régime des eaux et la fécondité du sol. Elles ne sont pas seulement une parure pour la terre ; elles n’assainissent pas seulement l’air en y répandant de l’oxygène, tandis
qu’elles absorbent le carbone ; mais elles ajoutent en même temps l’humus au sol, condensent les vapeurs atmosphérique, et régularisent la température. Les feuilles jaunies qui tombent à l’automne couvrent d’un
lit épais l’herbe et la mousse ; mouillées par les pluies de l’hiver et du printemps, pénétrées par l’humidité d’une terre toujours ombragée, elles se décomposent et forment une nouvelle couche d’humus qui s’ajoute aux couches anciennes. De leurs vastes et profondes masses, quand elles sont vertes, il se dégage sans cesse une abondante vapeur d’eau qui se répand aux alentours en rosées vivifiantes ; chaque feuille, en effet, est le siège d’une active évaporation, et les grands arbres sont des machines hydrauliques d’une puissance extraordinaire. En outre, quand une forte pluie tombe sur un bois, elle mouille d’abord toute la voûte du feuillage, puis elle descend progressivement et n’arrive par terre que goutte à goutte. Alors elle pénètre doucement dans le sol, qui s’en
imprègne comme fait une éponge. Une partie de cette eau est absorbée par les arbres ; mais l’autre, plus considérable, s’infiltre peu à peu dans les couches plus profondes du terrain, finit par y rencontrer un fond imperméable, dont elle suit les pentes, pour s’échapper au dehors sous forme de sources. Celles-ci donnent naissance aux ruisseaux, aux rivières et aux fleuves.
Dans ces conditions, on comprend comment les vieux massifs d’arbres de la Palestine contribuaient de toutes façons à sa beauté physique, en la parant de verdure, en alimentant les fontaines, si précieuses et relativement rares dans ce pays, brûlé pendant six mois par le soleil.
Voir {{sc|Fontaine}}. Nous ne voulons pas dire par là que la désolation actuelle de la Terre Sainte ait pour unique cause le déboisement. Il y en a d’autres, en particulier la négligence et le manque d’industrie des habitants. Mais il est permis de croire que la dénudation a eu de très pernicieux effets. Les forêts cependant avaient-elles une influence sur le régime des pluies, qu’elles auraient rendues plus fréquentes et plus abondantes ? Quelques-uns le croient. Ainsi on a constaté que, à Nazareth, qui est au sein d’une contrée mieux boisée, il tombe plus
d’eau qu’à Jérusalem, dont les environs sont dénudés, et qui pourtant est à une altitude supérieure. Il y a peut-être lieu de distinguer. La pluie d’hiver ou première pluie, qui se déverse en torrents inconnus à nos climats, n’a pas dû diminuer. Mais il est probable que celle du.
printemps était autrefois plus abondante qu’aujourd’hui. Beaucoup de nuages légers qui passent en venant de l’ouest étaient arrêtés par le bois et se répandaient en pluie sur le haut pays. Voir {{sc|Pluie}}. — Pour ce qui concerne l’influence des montagnes boisées sur le régime des eaux en Palestine, et l’état actuel du pays au point de vue des massifs d’arbres qui existent encore, on peut voir L. Anderlind, ''Der Einfluss der Gebirgswaldungen im nördlichen Palästina auf die Vermehrung der wässerigen Niederschläge daselbst'', dans la ''Zeitschrift des Deutschen Palästina-Vereins'', Leipzig, t. {{rom|viii}}, 1885, p. 101-116.
{{d|[[Auteur:Alphonse Legendre|A. Legendre]].|3|sc}}
<section begin="FORGERON"/><nowiki/>
'''FORGERON''' (hébreu : ''ḥârâš barzél'', « ouvrier du fer ; » Septante : {{lang|grc|τέϰτων σιδήρου}} ; Vulgate : ''faber ferrarius'' ; hébreu : ''ḥârâš nekoséṭ'', « ouvrier du cuivre ou airain ; » Septante : {{lang|grc|τέϰτων χαλϰοῦ, χαλϰεύς}} ; Vulgate : ''serarius'') (fig. 676). Les ouvriers qui travaillaient le fer et ceux qui travaillaient l’airain étaient les mêmes. La Genèse, {{rom|iv}}, 22, mentionne l’art de travailler le cuivre et le fer dès le temps des premiers patriarches. Tubalcaïn en fut l’inventeur. L’Ecclésiastique, xxxviii, 28, décrit le travail du forgeron. « Il est assis près de l’enclume et considère le morceau de fer. La vapeur du feu lui brûle la chair, et il tient bon contre la chaleur de son fourneau. La voix du marteau frappe sans cesse son oreille, et son œil est fixé sur le modèle de l’ustensile qu’il fabrique. Il met son cœur à achever son ouvrage, et il veille à le rendre parfait. » Le forgeron commençait donc par amollir le fer au feu et le façonnait ensuite sur l’enclume (''pâ’as'' ; Septante : {{lang|grc|ἄϰμων}} ; Vulgate : ''incus''), à l’aide du marteau (hébreu : ''halemûṭ, maqqabâh, pattiš'' ; Septante : {{lang|grc|σφύρη}} ; Vulgate : ''malleus''). Le ''pattiš'' servait surtout à polir le fer déjà frappé sur l’enclume, c’était donc un marteau moins gros, avec lequel l’ouvrier frappait à petits coups. Is., xli, 7. Le feu de la forge était entretenu à l’aide du soufflet (hébreu : ''mâpuaḥ'' ; Septante : {{lang|grc|φυσητήρ}} ; Vulgate : ''sufflatorium'').Jer., {{rom|vi}}, 29. — Les forgerons fabriquaient des armes et des chars. I Reg. (Sam.), {{rom|viii}}, 12, Is., xliv, 12 ; lv, 16. C’est pourquoi les Philistins interdirent l’exercice de cette profession chez les Israélites. I Reg. (Sam.), xiii, 19. Nabuchodonosor, pour la même raison, emmena en captivité tous les forgerons. Jer., {{rom|xxiv}}, 1. Ils travaillaient aussi à la fabrication des idoles. Isaïe, {{rom|xli}}, 7, décrit les différentes phases de ce travail : « Le sculpteur encourage le fondeur, celui qui polit au marteau encourage celui qui frappe sur l’enclume. Il dit de la soudure : Elle est bonne, et il fixe l’idole avec des clous pour qu’elle ne branle pas. » Cf. Is., {{rom-maj|XL}}, 19 ; Bar., {{rom|vi}}, 45. On trouve aussi des ouvriers en fer et en airain occupés à réparer le Temple. II Par., {{rom|xxiv}}, 12. C’est à l’aide d’un marteau de forgeron que Jahel enfonça un clou dans la tête de Sisara. Jud., {{rom|v}}, 26. Par métaphore, Zacharie, {{rom|i}}, 20, annonce que quatre forgerons briseront les cornes, c’est-à-dire<section end="FORGERON"/><noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Verbex" />{{nr|2313|FORGERON — FORNICATION|2314}}</noinclude>ses travaux, à la gueule du four de sa forge, les doigts rugueux comme la peau des crocodiles et puant plus que le frai de poisson. » G. Maspero, ''Histoire ancienne des peuples de l’Orient'', t. {{rom|i}}, 1895, p. 311. Une peinture du tombeau de Rekhmarà représente deux forgerons manœuvrant avec leurs pieds les soufflets de la forge (fig. 677). Cf. Rosellini, ''Monumenti civili'', pl. 2, a. ; ''Mémoires de la mission archéologique française du Caire'', t. {{rom|v}}, pl. xiii et xiv ;
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|cap=678. — Forgerons grecs.<br />D’après L. Beck, ''Geschichte des Eisens'', t. {{rom|i}}, 1884, fig. "5, p. 462 — Vase grec. Musée de Berlin.
|capalign=center|style=font-size : 12px ;}}
G. Maspero, ''Histoire ancienne'', p. 311. Aucun monument ne nous les montre frappant le fer. Les forgerons égyptiens formaient une corporation représentée par des chefs auprès des autorités locales. Les stèles d’Abydos nous font connaître les noms de quelques-uns de ces chefs. Mariette, Catalogue général des monuments d’Abydos, p. 287, n° 856. Homère mentionne les soufflets de forge et nous montre les forgerons assis devant le foyer. Iliad., {{rom|xviii}}, 410, 470 (fig. 678). C’est dans la même attitude qu’est représenté dans les peintures de vases celui qui tient le fer à l’aide d’une pince, tandis que son compagnon le frappe à l’aide d’un marteau.
{{Img float-p
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|cap=679. — Forgerons romains.<br /> — Bas-relief d’un sarcophage de Rome. D’après Beck, ''Geschichte des Eisens'', t. {{rom|i}}, fig. 114, p. 537.
|capalign=center|style=font-size : 12px ;}}
Le forgeron assis préserve son visage contre la chaleur en étendant la main gauche. Lenormant et de Witte, ''Élite des monuments céramographiques'', in-f°, Paris, t. {{rom|i}}, p. 51 ; ''Monumenti dell’Institulo archeol.'', t. {{rom|xi}}, pi. {{rom|xxix}}, 2. Cf. Blümner, ''Technologie und Terminologie der Gewerbe und Künste'', {{in-8°}}, Leipzig, 1886, t. {{rom|iv}}, p. 365-368. — Sur les monuments romains, les forgerons sont installés à la manière moderne (fig. 679). Clarac, ''Musée de sculpture ; Bas-reliefs'', 216, n° 30 ; Martigny, ''Dictionnaire des antiquités chrétiennes'', 2{{e}} édit., {{in-8°}}, Paris, 1877, p. 379. — Voir, pour les divers instruments du forgeron, {{sc|Four}}, {{sc|Marteau}}, {{sc|Soufflet}}. {{d|E. Beurlier.|3|sc}}
<section begin="FORNICATION"/><nowiki/>
'''FORNICATION''' (hébreu : ''zenûnîm'', du verbe zânâh, « commettre l’impureté ; » Septante : {{lang|grc|πορνεία, μοιχεία}}, Sap., {{rom|xiv}}, 26 ; Vulgate : ''fornicatio'', ''prostitutio'', ''mœchia'', ''impudicitia'', ''immunditia''), toute faute contre les mœurs, proscrite par le sixième précepte du Décalogue. La Sainte Écriture appelle de ce nom général non seulement les fautes commises entre personnes libres, mais encore l’adultère, Ose., {{rom|iii}}, 3 ; Matth., {{rom|v}}, 32 ; l’inceste, Gen., xxxviii, 24 ; I Cor., {{rom|v}}, 1, etc.
I. {{sc|Dans l’Ancien Testament.}} — 1° ''Chez les ancêtres et les voisins des Hébreux.'' — 1. Des actes de la plus grave immoralité sont signalés par la Sainte Écriture dans la famille de Lot, Gen., {{rom|xix}}, 30-38 ; parmi les fils de Jacob, Gen., {{rom|xxxvii}}, 2 ; dans la famille de Juda. Gen., xxviii, 9, 15-26. — 2. Les pires abominations se commettaient à Sodome. Gen., {{rom|xix}}, 4 ; Is., {{rom|iii}}, 9 ; II Petr., {{rom|ii}}, 7. En Égypte, l’immoralité ne connaissait pas de limites. Hérodote, {{rom|ii}}, 46. La femme de Putiphar en fournit un exemple. Gen., {{rom|xxxix}}, 7. Les excès n’étaient pas moindres chez les Moabites, Num., {{rom|xxv}}, 1, 6 ; les Chananéens, Jos., {{rom|ii}}, 1 ; les Philistins, , Tud., {{rom|xvi}}, 1, et tous les peuples qui occupaient ou entouraient la Palestine. Cf. Astarthé, t. {{rom|i}}, col. 1187 ; Vigouroux, ''La Bible et les découvertes modernes'', Paris, 1896, t. {{rom|iii}}, p. 92-95. — 3. Il est à remarquer que, chez les Arabes, on regarde comme beaucoup plus grave et plus digne de vengeance l’outrage fait à une sœur que celui dont est victime une épouse. Cf. Arvieux, ''Mémoires'', Paris, 1735, t. {{rom|iii}}, p. 263 ; Niebuhr, ''Beschreibung von Arabien'', Copenhague, 1772, p. 31 ; Michælis, ''Mosaisches Recht'', Francfort-sur le-Main,
1775, t. {{rom|v}}, p. 253. On en donne comme raison qu’un mari peut toujours répudier sa femme, quand elle s’est mal conduite, tandis qu’une sœur, même déshonorée, fait toujours partie de la famille. De la Roque, ''Voyage dans la Palestine'', Amsterdam, 1718, p. 235. Cf. Hérodote,
{{rom|iii}}, 119.
2° ''La législation mosaïque sur l’immoralité.'' — 1. Le sixième précepte du Décalogue est ainsi conçu : ''lοʾṭinʾâf'', , où {{lang|grc|oὐ μοιχεὐσεις}}, ''non mœchaberis''. Exod., {{rom|xx}}, 14 ; Deut., {{rom|v}}, 18 ; Matth., {{rom|v}}, 27 ; Luc, {{rom|xviii}}, 20. Le verbe nà’af se rapporte au péché commis par l’époux avec une étrangère, Lev., {{rom|xx}}, 10 ; Prov., {{rom|vi}}, 32 ; Jer., {{rom|xxix}}, 23 ; par l’épouse avec un étranger, Ose., {{rom|iv}}, 13, ou par la nation d’Israël infidèle à son Dieu. Jer., {{rom|iii}}, 8 ; Ezech., {{rom|xxiii}}, 37. C’est donc l’adultère qui est spécialement visé. Mais en disant : « Vous ne commettrez pas d’adultère, » le Seigneur défend tous les péchés de la chair, de même que par les paroles : « Vous ne tuerez point, vous ne déroberez point, » il défend en général toutes les violences contre les personnes et toutes les injustices. — 2. En dehors de la prohibition générale, la Loi entre dans le détail. Il est défendu aux Hébreux de se permettre ce qu’ils ont vu en Égypte et en Chanaan. Lev., {{rom|xviii}}, 3, 24-30 ; {{rom|xx}}, 23. — La peine de mort est portée contre celui qui commet le crime de bestialité, Lev., {{rom|xviii}}, 23 ; xx, 15, 16 ; contre les adultères et les incestueux, Lev., {{rom|xx}}, 10-14 ; contre la fille du prêtre qui s’est prostituée, Lev., {{rom|xxi}}, 9 ; contre la jeune fille qui s’est rendue coupable avant son mariage. Deut., {{rom|xxii}}, 21. — Il est défendu d’exposer sa fille au péché, Lev., {{rom|xix}}, 29 ; de se marier avec une femme qui a perdu son honneur, Lev., {{rom|xxi}},
7, 14 ; d’admettre dans la société israélite, même à la dixième génération, celui qui est né d’une union illicite. Deut., {{rom|xxiii}}, 2. — La Loi proscrit d’une manière générale la présence des femmes de mauvaise vie en Israël. Deut., {{rom|xxiii}}, 17. Pour éviter toute surprise, elle défend même de porter des habits qui ne sont pas de son sexe. Deut., {{rom|xxii}}, 5. — Comme on s’abandonnait au mal moyennant
salaire, Gen., {{rom|xxxviii}}, 17 ; Ezech., {{rom|xvi}}, 31-34, la Loi
déclare abominable le prix du crime et défend {{tiret|exprès|sément}}
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<noinclude><pagequality level="3" user="Verbex" />{{nr|2313|FORGERON — FORNICATION|2314}}</noinclude>ses travaux, à la gueule du four de sa forge, les doigts rugueux comme la peau des crocodiles et puant plus que le frai de poisson. » G. Maspero, ''Histoire ancienne des peuples de l’Orient'', t. {{rom|i}}, 1895, p. 311. Une peinture du tombeau de Rekhmarà représente deux forgerons manœuvrant avec leurs pieds les soufflets de la forge (fig. 677). Cf. Rosellini, ''Monumenti civili'', pl. 2, a. ; ''Mémoires de la mission archéologique française du Caire'', t. {{rom|v}}, pl. xiii et xiv ;
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|cap=678. — Forgerons grecs.<br />D’après L. Beck, ''Geschichte des Eisens'', t. {{rom|i}}, 1884, fig. "5, p. 462 — Vase grec. Musée de Berlin.
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G. Maspero, ''Histoire ancienne'', p. 311. Aucun monument ne nous les montre frappant le fer. Les forgerons égyptiens formaient une corporation représentée par des chefs auprès des autorités locales. Les stèles d’Abydos nous font connaître les noms de quelques-uns de ces chefs. Mariette, Catalogue général des monuments d’Abydos, p. 287, n° 856. Homère mentionne les soufflets de forge et nous montre les forgerons assis devant le foyer. Iliad., {{rom|xviii}}, 410, 470 (fig. 678). C’est dans la même attitude qu’est représenté dans les peintures de vases celui qui tient le fer à l’aide d’une pince, tandis que son compagnon le frappe à l’aide d’un marteau.
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|cap=679. — Forgerons romains.<br /> — Bas-relief d’un sarcophage de Rome. D’après Beck, ''Geschichte des Eisens'', t. {{rom|i}}, fig. 114, p. 537.
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Le forgeron assis préserve son visage contre la chaleur en étendant la main gauche. Lenormant et de Witte, ''Élite des monuments céramographiques'', in-f°, Paris, t. {{rom|i}}, p. 51 ; ''Monumenti dell’Institulo archeol.'', t. {{rom|xi}}, pi. {{rom|xxix}}, 2. Cf. Blümner, ''Technologie und Terminologie der Gewerbe und Künste'', {{in-8°}}, Leipzig, 1886, t. {{rom|iv}}, p. 365-368. — Sur les monuments romains, les forgerons sont installés à la manière moderne (fig. 679). Clarac, ''Musée de sculpture ; Bas-reliefs'', 216, n° 30 ; Martigny, ''Dictionnaire des antiquités chrétiennes'', 2{{e}} édit., {{in-8°}}, Paris, 1877, p. 379. — Voir, pour les divers instruments du forgeron, {{sc|Four}}, {{sc|Marteau}}, {{sc|Soufflet}}. {{d|E. Beurlier.|3|sc}}
<section begin="FORNICATION"/><nowiki/>
'''FORNICATION''' (hébreu : ''zenûnîm'', du verbe ''zânâh'', « commettre l’impureté ; » Septante : {{lang|grc|πορνεία, μοιχεία}}, Sap., {{rom|xiv}}, 26 ; Vulgate : ''fornicatio'', ''prostitutio'', ''mœchia'', ''impudicitia'', ''immunditia''), toute faute contre les mœurs, proscrite par le sixième précepte du Décalogue. La Sainte Écriture appelle de ce nom général non seulement les fautes commises entre personnes libres, mais encore l’adultère, Ose., {{rom|iii}}, 3 ; Matth., {{rom|v}}, 32 ; l’inceste, Gen., {{rom|xxxviii}}, 24 ; I Cor., {{rom|v}}, 1, etc.
I. {{sc|Dans l’Ancien Testament.}} — 1° ''Chez les ancêtres et les voisins des Hébreux.'' — 1. Des actes de la plus grave immoralité sont signalés par la Sainte Écriture dans la famille de Lot, Gen., {{rom|xix}}, 30-38 ; parmi les fils de Jacob, Gen., {{rom|xxxvii}}, 2 ; dans la famille de Juda. Gen., {{rom|xxviii}}, 9, 15-26. — 2. Les pires abominations se commettaient à Sodome. Gen., {{rom|xix}}, 4 ; Is., {{rom|iii}}, 9 ; II Petr., {{rom|ii}}, 7. En Égypte, l’immoralité ne connaissait pas de limites. Hérodote, {{rom|ii}}, 46. La femme de Putiphar en fournit un exemple. Gen., {{rom|xxxix}}, 7. Les excès n’étaient pas moindres chez les Moabites, Num., {{rom|xxv}}, 1, 6 ; les Chananéens, Jos., {{rom|ii}}, 1 ; les Philistins, , Tud., {{rom|xvi}}, 1, et tous les peuples qui occupaient ou entouraient la Palestine. Cf. Astarthé, t. {{rom|i}}, col. 1187 ; Vigouroux, ''La Bible et les découvertes modernes'', Paris, 1896, t. {{rom|iii}}, p. 92-95. — 3. Il est à remarquer que, chez les Arabes, on regarde comme beaucoup plus grave et plus digne de vengeance l’outrage fait à une sœur que celui dont est victime une épouse. Cf. Arvieux, ''Mémoires'', Paris, 1735, t. {{rom|iii}}, p. 263 ; Niebuhr, ''Beschreibung von Arabien'', Copenhague, 1772, p. 31 ; Michælis, ''Mosaisches Recht'', Francfort-sur le-Main,
1775, t. {{rom|v}}, p. 253. On en donne comme raison qu’un mari peut toujours répudier sa femme, quand elle s’est mal conduite, tandis qu’une sœur, même déshonorée, fait toujours partie de la famille. De la Roque, ''Voyage dans la Palestine'', Amsterdam, 1718, p. 235. Cf. Hérodote,
{{rom|iii}}, 119.
2° ''La législation mosaïque sur l’immoralité.'' — 1. Le sixième précepte du Décalogue est ainsi conçu : ''lοʾṭinʾâf'', {{lang|grc|oὐ μοιχεὐσεις}}, ''non mœchaberis''. Exod., {{rom|xx}}, 14 ; Deut., {{rom|v}}, 18 ; Matth., {{rom|v}}, 27 ; Luc, {{rom|xviii}}, 20. Le verbe ''nàʾâf'' se rapporte au péché commis par l’époux avec une étrangère, Lev., {{rom|xx}}, 10 ; Prov., {{rom|vi}}, 32 ; Jer., {{rom|xxix}}, 23 ; par l’épouse avec un étranger, Ose., {{rom|iv}}, 13, ou par la nation d’Israël infidèle à son Dieu. Jer., {{rom|iii}}, 8 ; Ezech., {{rom|xxiii}}, 37. C’est donc l’adultère qui est spécialement visé. Mais en disant : « Vous ne commettrez pas d’adultère, » le Seigneur défend tous les péchés de la chair, de même que par les paroles : « Vous ne tuerez point, vous ne déroberez point, » il défend en général toutes les violences contre les personnes et toutes les injustices. — 2. En dehors de la prohibition générale, la Loi entre dans le détail. Il est défendu aux Hébreux de se permettre ce qu’ils ont vu en Égypte et en Chanaan. Lev., {{rom|xviii}}, 3, 24-30 ; {{rom|xx}}, 23. — La peine de mort est portée contre celui qui commet le crime de bestialité, Lev., {{rom|xviii}}, 23 ; xx, 15, 16 ; contre les adultères et les incestueux, Lev., {{rom|xx}}, 10-14 ; contre la fille du prêtre qui s’est prostituée, Lev., {{rom|xxi}}, 9 ; contre la jeune fille qui s’est rendue coupable avant son mariage. Deut., {{rom|xxii}}, 21. — Il est défendu d’exposer sa fille au péché, Lev., {{rom|xix}}, 29 ; de se marier avec une femme qui a perdu son honneur, Lev., {{rom|xxi}},
7, 14 ; d’admettre dans la société israélite, même à la dixième génération, celui qui est né d’une union illicite. Deut., {{rom|xxiii}}, 2. — La Loi proscrit d’une manière générale la présence des femmes de mauvaise vie en Israël. Deut., {{rom|xxiii}}, 17. Pour éviter toute surprise, elle défend même de porter des habits qui ne sont pas de son sexe. Deut., {{rom|xxii}}, 5. — Comme on s’abandonnait au mal moyennant
salaire, Gen., {{rom|xxxviii}}, 17 ; Ezech., {{rom|xvi}}, 31-34, la Loi
déclare abominable le prix du crime et défend {{tiret|expres|sément}}
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<noinclude><pagequality level="3" user="Verbex" />{{nr|2315|FORNICATION|2316}}</noinclude>sèment de présenter au Seigneur ce qui vient de la courtisane ou du kêlèb, c’est-à-dire du « chien ». Deut., {{rom|xxiii}}, 18. Ce mot ne désigne pas, comme l’ont cru certains auteurs à la suite de Josèphe, ''Ant. jud.'', {{rom-maj|IV}}, {{rom|viii}}, 9, le chien proprement dit, dont il serait défendu d’offrir au Seigneur le prix de vente. Le kéléb n’est autre ici que le débauché infâme qui vit de sa honte, l’un de ceux que les Grecs appelaient {{lang|grc|κίναιδoι}}, Platon, ''Gorg.'', 491 a ; les Romains, exoleti, Cicéron, ''Pro Milon.'', ’21, 55, etc., et que saint Jean, Apoc., {{rom|xxii}}, 15, range parmi « les chiens et les impudiques ». Voir [[Dictionnaire de la Bible/Chien|{{sc|Chien}}]], col. 702. — 4° Le texte sacré, Deut., {{rom|xxiii}}, 17, donne aussi au kéléb le nom de ''qâdéš'', « séparé, » consacré au culte d’une divinité impure, Septante : {{lang|grc|τελισϰόμενος}} ou {{lang|grc|τετελεσμένος}}, « initié ; » Vulgate : ''scortator''. Le ''qâdéš'' est le débauché qu’une honteuse mutilation a voué au culte d’une divinité infâme. Saint Jérôme, ''In Osée'', {{rom|i}}, 4, t. {{rom|xxv}}, col. 851, le compare aux Galles ou prêtres de Cybèle, bien que la mutilation n’eût pas lieu chez les Hébreux. Les Grecs appelaient d’un nom analogue, {{lang|grc|ἱερόδουλοι}}, Strabon, 272, les créatures dégradées qui entouraient les temples des divinités sensuelles, particulièrement à Corinthe le temple de Vénus Aphrodite, à Rome les sanctuaires d’Isis, etc. Les êtres de l’un et de l’autre sexe qui devaient servir à la débauche, partie essentielle du culte des faux dieux, vivaient toujours en nombre autour des temples païens, aussi bien dans le monde oriental que dans le monde grec et romain. Cf. Hérodote, {{rom|ii}}, 64 ; Döllinger, ''Paganisme et judaïsme'', trad. J. de P., Bruxelles, 1858, t. {{rom|i}}, p. 129, 261, 325 ; t. {{rom|ii}}, p. 146, 241, 287 ; t. {{rom|iii}}, p. 242, 266-272 ; t. {{rom|iv}}, p. 34-47, 86, etc.
3° ''La fornication chez les Israélites''. — 1. À l’origine, on constate chez les Hébreux d’énergiques répressions de l’immoralité. Quand le peuple se laisse séduire par les filles de Moab, le Seigneur s’irrite, Moïse ordonne le massacre des prévaricateurs et Phinées frappe du poignard deux coupables. Vingt-quatre mille hommes payent ensuite leur crime de leur vie. Num., {{rom|xxv}}, 1-9.
— Lorsque les Benjamites de Gabaa abusent de la femme du lévite d’Ephraïm, tout Israël se lève contre eux, et vingt-cinq mille hommes de la tribu coupable sont mis à mort. Jud., {{rom|xix}}, 1-xx, 47. — 2. Sous l’influence du climat, des exemples de leurs voisins et des mauvais instincts de leur nature, les Israélites laissèrent souvent les représentants de l’immoralité s’établir chez eux. Sous Salomon, deux prostituées sont admises à plaider devant le roi en personne. III Reg., {{rom|iii}}, 16. Les désordres qui signalèrent la fin du règne facilitèrent l’entrée du royaume à un grand nombre d’étrangères aux
mœurs équivoques. III Reg., {{rom|xi}}, 1-8. Elles sont encore là sous Roboam. III Reg., {{rom|xiv}}, 24. Asa les chasse, III Reg., xv, 12, et Josaphat fait de même. III Reg., {{rom|xxii}}, 47. Josias démolit les réduits que les ''qedêšîm'', {{lang|grc|καδησίμ}}, ''effeminati'', s’étaient pratiqués sous les portiques mêmes du Temple. IV Reg., {{rom|xxiii}}, 7 ; cf. III Reg., {{rom|xiv}}, 24. Les fornications se multiplient en Israël sous Jézabel et Joram. IV Reg., îx, 2. Cependant l’influence néfaste des Assyriens et des Chaldéens s’exerçait déjà à Jérusalem et se traduisait par l’imitation de leur immoralité, Ezech., {{rom|xvi}}, 26-29, si bien que la cité sainte n’avait rien à envier ni à Sodome ni à Samarie. Ezech., {{rom|xvi}}, 46, 47, 52 ; III Reg., xxii, 38. Pendant l’exil, les Israélites trouvèrent à Babylone un foyer actif de corruption. Bar., {{rom|vi}}, 42, 43 ; Hérodote, i, 199. — 3. Ézéchiel, {{rom|xvi}}, 24, 31, 39, parle de lieux de débauche auxquels il donne le nom de gab. Ce mot désigne originairement ce qui a une forme convexe, comme le dos, le bouclier. Rosenmüller, ''Ezéchiel'', Leipzig, 1808, t. {{rom|i}}, p. 439, pense qu’il s’agit ici d’une colline, d’un lieu élevé et arrondi, mis en parallélisme avec les ''bâmôṭ'', les hauts lieux que le prophète nomme dans la seconde partie du verset. Les versions l’ont compris autrement : Septante : {{lang|grc|oἴϰημα, πορνιϰόν, πορνεῖον}}, « maison de fornication ; » Vulgate : ''prostibulum'', ''lupanar'' ; Symmaque et Théodotion : {{lang|grc|πορνεῖον}} ; Aquila : {{lang|grc|βoθύνον}}, « fosse. » C’est aussi le sens qu’assignent à ce mot Robertson, ''Thesaurus linguæ sanctæ'', Londres, 1680, p. 108 ; Gesenius, ''Thesaurus'', p. 256 ; Hoffmann, ''Lexicon'', Leipzig, 1847, p. 170, etc. Le ''gab'' serait alors une chambre voûtée analogue à la fornix romaine, qui a donné son nom à la fornication. Juvénal, ''Sat.'', {{rom|iii}}, 156 ; {{rom|xi}}, 171 ; Horace, ''Ep.'', I, {{rom|xiv}}, 21. On en a retrouvé de semblables dans les ruines de Pompéi. Baedeker, ''Italie méridionale'', Leipzig, 1883, p. 132. — 4. Au temps des Machabées, la corruption païenne fit une nouvelle invasion à Jérusalem, grâce à l’influence néfaste des Séleucides. I Mach., {{rom|i}}, 16.
4° ''La fornication d’après les prophètes''. — 1. Les auteurs sacrés représentent très fréquemment l’idolâtrie sous les traits de la fornication. Exod., {{rom|xxxiv}}, 15 ; Lev., {{rom|xvii}}, 7 ;
xx, 5, 6 ; Deut., {{rom|xxxi}}, 16 ; Jud., {{rom|ii}}, 17 ; {{rom|viii}}, 33 ; I Par., v, 25 ; II Par., {{rom|xxi}}, 13, etc. Cette assimilation n’est pas arbitraire. En vertu de l’alliance, la nation israélite appartient au Seigneur et lui doit fidélité comme l’épouse à
l’époux. En passant au service des faux dieux, elle commet donc un crime analogue à la fornication et à l’adultère. Voir [[Dictionnaire de la Bible/Idolâtrie|{{sc|Idolâtrie}}]]. C’est à ce point de vue que les prophètes parlent de la fornication. — 2. Isaïe, {{rom|xxiii}}, 16, reproduit, au sujet de Tyr, un refrain de chanson que redit la courtisane : « Prends la harpe, parcours la ville, courtisane qu’on oublie, joue bien, répète ton chant, pour qu’on se souvienne de toi ! » Il appelle les Israélites prévaricateurs « fils de devineresse, race d’adultère et de courtisane ». lvii, 3. Notre-Seigneur adressera des reproches analogues aux Juifs de son temps, qui lui diront : « Nous ne sommes pas nés de la fornication. » Joa., {{rom|viii}}, 41. — Jérémie, {{rom|iii}}, 2-9, accuse Israël et Juda d’avoir souillé le pays par
leurs fornications, et Jérusalem de s’être abandonnée à toutes les abominations, {{rom|xiii}}, 27. — Êzéchiel, {{rom|xvi}}, 15-34 ;
{{rom|xxiii}}, 5-43 ; {{rom|xliii}}, 7, 8, a des prophéties entières dans lesquelles il fait la peinture de la fornication, prise comme symbole de l’idolâtrie de Jérusalem et de Samarie. — Osée se sert d’images analogues et ajoute même des actions symboliques pour peindre les vices de son peuple.
1, 2 ; {{rom|ii}}, 4-9 ; {{rom|iii}}, 1 ; {{rom|iv}}, 11-19 ; {{rom|v}}, 4 ; {{rom|vi}}, 10. — Nahum, {{rom|iii}}, 4-6, décrit avec les mêmes traits les crimes de Ninive. — Bien que, dans ces peintures, les prophètes aient surtout en vue l’idolâtrie, il faut bien croire qu’ils se servent de comparaisons familières aux Juifs de leur temps, et qu’à leur époque toutes les sortes de fornications qu’ils décrivent étaient connues de tous et pratiquées par quelques-uns.
5° ''La fornication dans les livres sapientiaux.'' — 1. Job, {{rom|xxxvi}}, 14, parle de la mort prématurée qui est la conséquence de la débauche, et indique la précaution qu’il a prise pour ne pas donner lieu à la tentation, {{rom|xxxi}}, 1 :
<small><poem>J’ai fait un pacte avec mes yeux
Et n’aurais pas regardé une jeune fille.</poem></small>
— 2. L’auteur des Proverbes signale l’influence que les mauvais instincts peuvent exercer sur le cœur de l’homme, v, 1-19 ; {{rom|vi}}, 24-35 ; {{rom|vii}}, 5-23. Il ne veut pas que l’on combatte de front la tentation ; la fuite est la seule défense efficace, {{rom|ii}}, 16-17, car la moindre étincelle peut allumer l’incendie, {{rom|vi}}, 27. Il révèle à la jeunesse tout ce qui peut la faire tomber dans le piège : les douces paroles, {{rom|ii}}, 16 ; les charmes extérieurs, {{rom|vi}}, 25 ; le luxe effréné, {{rom|vii}}, 16, 17 ; l’espoir de l’impunité, {{rom|vii}}, 19, 20, et même les prétextes religieux mis parfois en avant pour atténuer l’horreur du mal. {{rom|viii}}, 14. Il ne craint pas, pour prémunir son disciple, de faire la description d’une malheureuse chute dont il a été témoin, {{rom|vii}}, 5-23, et ne cesse de répéter que la fornication conduit à la mort de l’âme et du corps, {{rom|ii}}, 18 ; {{rom|v}}, 5 ; {{rom|vii}}, 27 ; {{rom|xxiii}}, 27-28, mort que l’on évite en se tenant sur ses gardes, {{rom|xxiii}}, 28, à moins que Dieu ne permette la chute en punition de fautes précédentes, xxii, 14. — 3. Tobie, {{rom|iv}}, 13, recommande à son<noinclude>
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3° ''La fornication chez les Israélites''. — 1. À l’origine, on constate chez les Hébreux d’énergiques répressions de l’immoralité. Quand le peuple se laisse séduire par les filles de Moab, le Seigneur s’irrite, Moïse ordonne le massacre des prévaricateurs et Phinées frappe du poignard deux coupables. Vingt-quatre mille hommes payent ensuite leur crime de leur vie. Num., {{rom|xxv}}, 1-9.
— Lorsque les Benjamites de Gabaa abusent de la femme du lévite d’Ephraïm, tout Israël se lève contre eux, et vingt-cinq mille hommes de la tribu coupable sont mis à mort. Jud., {{rom|xix}}, 1-xx, 47. — 2. Sous l’influence du climat, des exemples de leurs voisins et des mauvais instincts de leur nature, les Israélites laissèrent souvent les représentants de l’immoralité s’établir chez eux. Sous Salomon, deux prostituées sont admises à plaider devant le roi en personne. III Reg., {{rom|iii}}, 16. Les désordres qui signalèrent la fin du règne facilitèrent l’entrée du royaume à un grand nombre d’étrangères aux
mœurs équivoques. III Reg., {{rom|xi}}, 1-8. Elles sont encore là sous Roboam. III Reg., {{rom|xiv}}, 24. Asa les chasse, III Reg., xv, 12, et Josaphat fait de même. III Reg., {{rom|xxii}}, 47. Josias démolit les réduits que les ''qedêšîm'', {{lang|grc|καδησίμ}}, ''effeminati'', s’étaient pratiqués sous les portiques mêmes du Temple. IV Reg., {{rom|xxiii}}, 7 ; cf. III Reg., {{rom|xiv}}, 24. Les fornications se multiplient en Israël sous Jézabel et Joram. IV Reg., îx, 2. Cependant l’influence néfaste des Assyriens et des Chaldéens s’exerçait déjà à Jérusalem et se traduisait par l’imitation de leur immoralité, Ezech., {{rom|xvi}}, 26-29, si bien que la cité sainte n’avait rien à envier ni à Sodome ni à Samarie. Ezech., {{rom|xvi}}, 46, 47, 52 ; III Reg., xxii, 38. Pendant l’exil, les Israélites trouvèrent à Babylone un foyer actif de corruption. Bar., {{rom|vi}}, 42, 43 ; Hérodote, i, 199. — 3. Ézéchiel, {{rom|xvi}}, 24, 31, 39, parle de lieux de débauche auxquels il donne le nom de gab. Ce mot désigne originairement ce qui a une forme convexe, comme le dos, le bouclier. Rosenmüller, ''Ezéchiel'', Leipzig, 1808, t. {{rom|i}}, p. 439, pense qu’il s’agit ici d’une colline, d’un lieu élevé et arrondi, mis en parallélisme avec les ''bâmôṭ'', les hauts lieux que le prophète nomme dans la seconde partie du verset. Les versions l’ont compris autrement : Septante : {{lang|grc|oἴϰημα, πορνιϰόν, πορνεῖον}}, « maison de fornication ; » Vulgate : ''prostibulum'', ''lupanar'' ; Symmaque et Théodotion : {{lang|grc|πορνεῖον}} ; Aquila : {{lang|grc|βoθύνον}}, « fosse. » C’est aussi le sens qu’assignent à ce mot Robertson, ''Thesaurus linguæ sanctæ'', Londres, 1680, p. 108 ; Gesenius, ''Thesaurus'', p. 256 ; Hoffmann, ''Lexicon'', Leipzig, 1847, p. 170, etc. Le ''gab'' serait alors une chambre voûtée analogue à la fornix romaine, qui a donné son nom à la fornication. Juvénal, ''Sat.'', {{rom|iii}}, 156 ; {{rom|xi}}, 171 ; Horace, ''Ep.'', I, {{rom|xiv}}, 21. On en a retrouvé de semblables dans les ruines de Pompéi. Baedeker, ''Italie méridionale'', Leipzig, 1883, p. 132. — 4. Au temps des Machabées, la corruption païenne fit une nouvelle invasion à Jérusalem, grâce à l’influence néfaste des Séleucides. I Mach., {{rom|i}}, 16.
4° ''La fornication d’après les prophètes''. — 1. Les auteurs sacrés représentent très fréquemment l’idolâtrie sous les traits de la fornication. Exod., {{rom|xxxiv}}, 15 ; Lev., {{rom|xvii}}, 7 ;
xx, 5, 6 ; Deut., {{rom|xxxi}}, 16 ; Jud., {{rom|ii}}, 17 ; {{rom|viii}}, 33 ; I Par., v, 25 ; II Par., {{rom|xxi}}, 13, etc. Cette assimilation n’est pas arbitraire. En vertu de l’alliance, la nation israélite appartient au Seigneur et lui doit fidélité comme l’épouse à
l’époux. En passant au service des faux dieux, elle commet donc un crime analogue à la fornication et à l’adultère. Voir [[Dictionnaire de la Bible/Idolâtrie|{{sc|Idolâtrie}}]]. C’est à ce point de vue que les prophètes parlent de la fornication. — 2. Isaïe, {{rom|xxiii}}, 16, reproduit, au sujet de Tyr, un refrain de chanson que redit la courtisane : « Prends la harpe, parcours la ville, courtisane qu’on oublie, joue bien, répète ton chant, pour qu’on se souvienne de toi ! » Il appelle les Israélites prévaricateurs « fils de devineresse, race d’adultère et de courtisane ». {{rom|lvii}}, 3. Notre-Seigneur adressera des reproches analogues aux Juifs de son temps, qui lui diront : « Nous ne sommes pas nés de la fornication. » Joa., {{rom|viii}}, 41. — Jérémie, {{rom|iii}}, 2-9, accuse Israël et Juda d’avoir souillé le pays par leurs fornications, et Jérusalem de s’être abandonnée à toutes les abominations, {{rom|xiii}}, 27. — Êzéchiel, {{rom|xvi}}, 15-34 ;
{{rom|xxiii}}, 5-43 ; {{rom|xliii}}, 7, 8, a des prophéties entières dans lesquelles il fait la peinture de la fornication, prise comme symbole de l’idolâtrie de Jérusalem et de Samarie. — Osée se sert d’images analogues et ajoute même des actions symboliques pour peindre les vices de son peuple. 1, 2 ; {{rom|ii}}, 4-9 ; {{rom|iii}}, 1 ; {{rom|iv}}, 11-19 ; {{rom|v}}, 4 ; {{rom|vi}}, 10. — Nahum, {{rom|iii}}, 4-6, décrit avec les mêmes traits les crimes de Ninive. — Bien que, dans ces peintures, les prophètes aient surtout en vue l’idolâtrie, il faut bien croire qu’ils se servent de comparaisons familières aux Juifs de leur temps, et qu’à leur époque toutes les sortes de fornications qu’ils décrivent étaient connues de tous et pratiquées par quelques-uns.
5° ''La fornication dans les livres sapientiaux.'' — 1. Job, {{rom|xxxvi}}, 14, parle de la mort prématurée qui est la conséquence de la débauche, et indique la précaution qu’il a prise pour ne pas donner lieu à la tentation, {{rom|xxxi}}, 1 :
<small><poem>J’ai fait un pacte avec mes yeux
Et n’aurais pas regardé une jeune fille.</poem></small>
— 2. L’auteur des Proverbes signale l’influence que les mauvais instincts peuvent exercer sur le cœur de l’homme, v, 1-19 ; {{rom|vi}}, 24-35 ; {{rom|vii}}, 5-23. Il ne veut pas que l’on combatte de front la tentation ; la fuite est la seule défense efficace, {{rom|ii}}, 16-17, car la moindre étincelle peut allumer l’incendie, {{rom|vi}}, 27. Il révèle à la jeunesse tout ce qui peut la faire tomber dans le piège : les douces paroles, {{rom|ii}}, 16 ; les charmes extérieurs, {{rom|vi}}, 25 ; le luxe effréné, {{rom|vii}}, 16, 17 ; l’espoir de l’impunité, {{rom|vii}}, 19, 20, et même les prétextes religieux mis parfois en avant pour atténuer l’horreur du mal. {{rom|viii}}, 14. Il ne craint pas, pour prémunir son disciple, de faire la description d’une malheureuse chute dont il a été témoin, {{rom|vii}}, 5-23, et ne cesse de répéter que la fornication conduit à la mort de l’âme et du corps, {{rom|ii}}, 18 ; {{rom|v}}, 5 ; {{rom|vii}}, 27 ; {{rom|xxiii}}, 27-28, mort que l’on évite en se tenant sur ses gardes, {{rom|xxiii}}, 28, à moins que Dieu ne permette la chute en punition de fautes précédentes, xxii, 14. — 3. Tobie, {{rom|iv}}, 13, recommande à son<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Verbex" />{{nr|2315|FORNICATION|2316}}</noinclude>sèment de présenter au Seigneur ce qui vient de la courtisane ou du ''kêlèb'', c’est-à-dire du « chien ». Deut., {{rom|xxiii}}, 18. Ce mot ne désigne pas, comme l’ont cru certains auteurs à la suite de Josèphe, ''Ant. jud.'', {{rom-maj|IV}}, {{rom|viii}}, 9, le chien proprement dit, dont il serait défendu d’offrir au Seigneur le prix de vente. Le ''kéléb'' n’est autre ici que le débauché infâme qui vit de sa honte, l’un de ceux que les Grecs appelaient {{lang|grc|κίναιδoι}}, Platon, ''Gorg.'', 491 a ; les Romains, ''exoleti'', Cicéron, ''Pro Milon.'', ’21, 55, etc., et que saint Jean, Apoc., {{rom|xxii}}, 15, range parmi « les chiens et les impudiques ». Voir [[Dictionnaire de la Bible/Chien|{{sc|Chien}}]], col. 702. — 4° Le texte sacré, Deut., {{rom|xxiii}}, 17, donne aussi au kéléb le nom de ''qâdéš'', « séparé, » consacré au culte d’une divinité impure, Septante : {{lang|grc|τελισϰόμενος}} ou {{lang|grc|τετελεσμένος}}, « initié ; » Vulgate : ''scortator''. Le ''qâdéš'' est le débauché qu’une honteuse mutilation a voué au culte d’une divinité infâme. Saint Jérôme, ''In Osée'', {{rom|i}}, 4, t. {{rom|xxv}}, col. 851, le compare aux Galles ou prêtres de Cybèle, bien que la mutilation n’eût pas lieu chez les Hébreux. Les Grecs appelaient d’un nom analogue, {{lang|grc|ἱερόδουλοι}}, Strabon, 272, les créatures dégradées qui entouraient les temples des divinités sensuelles, particulièrement à Corinthe le temple de Vénus Aphrodite, à Rome les sanctuaires d’Isis, etc. Les êtres de l’un et de l’autre sexe qui devaient servir à la débauche, partie essentielle du culte des faux dieux, vivaient toujours en nombre autour des temples païens, aussi bien dans le monde oriental que dans le monde grec et romain. Cf. Hérodote, {{rom|ii}}, 64 ; Döllinger, ''Paganisme et judaïsme'', trad. J. de P., Bruxelles, 1858, t. {{rom|i}}, p. 129, 261, 325 ; t. {{rom|ii}}, p. 146, 241, 287 ; t. {{rom|iii}}, p. 242, 266-272 ; t. {{rom|iv}}, p. 34-47, 86, etc.
3° ''La fornication chez les Israélites''. — 1. À l’origine, on constate chez les Hébreux d’énergiques répressions de l’immoralité. Quand le peuple se laisse séduire par les filles de Moab, le Seigneur s’irrite, Moïse ordonne le massacre des prévaricateurs et Phinées frappe du poignard deux coupables. Vingt-quatre mille hommes payent ensuite leur crime de leur vie. Num., {{rom|xxv}}, 1-9.
— Lorsque les Benjamites de Gabaa abusent de la femme du lévite d’Ephraïm, tout Israël se lève contre eux, et vingt-cinq mille hommes de la tribu coupable sont mis à mort. Jud., {{rom|xix}}, 1-xx, 47. — 2. Sous l’influence du climat, des exemples de leurs voisins et des mauvais instincts de leur nature, les Israélites laissèrent souvent les représentants de l’immoralité s’établir chez eux. Sous Salomon, deux prostituées sont admises à plaider devant le roi en personne. III Reg., {{rom|iii}}, 16. Les désordres qui signalèrent la fin du règne facilitèrent l’entrée du royaume à un grand nombre d’étrangères aux
mœurs équivoques. III Reg., {{rom|xi}}, 1-8. Elles sont encore là sous Roboam. III Reg., {{rom|xiv}}, 24. Asa les chasse, III Reg., xv, 12, et Josaphat fait de même. III Reg., {{rom|xxii}}, 47. Josias démolit les réduits que les ''qedêšîm'', {{lang|grc|καδησίμ}}, ''effeminati'', s’étaient pratiqués sous les portiques mêmes du Temple. IV Reg., {{rom|xxiii}}, 7 ; cf. III Reg., {{rom|xiv}}, 24. Les fornications se multiplient en Israël sous Jézabel et Joram. IV Reg., îx, 2. Cependant l’influence néfaste des Assyriens et des Chaldéens s’exerçait déjà à Jérusalem et se traduisait par l’imitation de leur immoralité, Ezech., {{rom|xvi}}, 26-29, si bien que la cité sainte n’avait rien à envier ni à Sodome ni à Samarie. Ezech., {{rom|xvi}}, 46, 47, 52 ; III Reg., xxii, 38. Pendant l’exil, les Israélites trouvèrent à Babylone un foyer actif de corruption. Bar., {{rom|vi}}, 42, 43 ; Hérodote, i, 199. — 3. Ézéchiel, {{rom|xvi}}, 24, 31, 39, parle de lieux de débauche auxquels il donne le nom de gab. Ce mot désigne originairement ce qui a une forme convexe, comme le dos, le bouclier. Rosenmüller, ''Ezéchiel'', Leipzig, 1808, t. {{rom|i}}, p. 439, pense qu’il s’agit ici d’une colline, d’un lieu élevé et arrondi, mis en parallélisme avec les ''bâmôṭ'', les hauts lieux que le prophète nomme dans la seconde partie du verset. Les versions l’ont compris autrement : Septante : {{lang|grc|oἴϰημα, πορνιϰόν, πορνεῖον}}, « maison de fornication ; » Vulgate : ''prostibulum'', ''lupanar'' ; Symmaque et Théodotion : {{lang|grc|πορνεῖον}} ; Aquila : {{lang|grc|βoθύνον}}, « fosse. » C’est aussi le sens qu’assignent à ce mot Robertson, ''Thesaurus linguæ sanctæ'', Londres, 1680, p. 108 ; Gesenius, ''Thesaurus'', p. 256 ; Hoffmann, ''Lexicon'', Leipzig, 1847, p. 170, etc. Le ''gab'' serait alors une chambre voûtée analogue à la fornix romaine, qui a donné son nom à la fornication. Juvénal, ''Sat.'', {{rom|iii}}, 156 ; {{rom|xi}}, 171 ; Horace, ''Ep.'', I, {{rom|xiv}}, 21. On en a retrouvé de semblables dans les ruines de Pompéi. Baedeker, ''Italie méridionale'', Leipzig, 1883, p. 132. — 4. Au temps des Machabées, la corruption païenne fit une nouvelle invasion à Jérusalem, grâce à l’influence néfaste des Séleucides. I Mach., {{rom|i}}, 16.
4° ''La fornication d’après les prophètes''. — 1. Les auteurs sacrés représentent très fréquemment l’idolâtrie sous les traits de la fornication. Exod., {{rom|xxxiv}}, 15 ; Lev., {{rom|xvii}}, 7 ;
xx, 5, 6 ; Deut., {{rom|xxxi}}, 16 ; Jud., {{rom|ii}}, 17 ; {{rom|viii}}, 33 ; I Par., v, 25 ; II Par., {{rom|xxi}}, 13, etc. Cette assimilation n’est pas arbitraire. En vertu de l’alliance, la nation israélite appartient au Seigneur et lui doit fidélité comme l’épouse à
l’époux. En passant au service des faux dieux, elle commet donc un crime analogue à la fornication et à l’adultère. Voir [[Dictionnaire de la Bible/Idolâtrie|{{sc|Idolâtrie}}]]. C’est à ce point de vue que les prophètes parlent de la fornication. — 2. Isaïe, {{rom|xxiii}}, 16, reproduit, au sujet de Tyr, un refrain de chanson que redit la courtisane : « Prends la harpe, parcours la ville, courtisane qu’on oublie, joue bien, répète ton chant, pour qu’on se souvienne de toi ! » Il appelle les Israélites prévaricateurs « fils de devineresse, race d’adultère et de courtisane ». {{rom|lvii}}, 3. Notre-Seigneur adressera des reproches analogues aux Juifs de son temps, qui lui diront : « Nous ne sommes pas nés de la fornication. » Joa., {{rom|viii}}, 41. — Jérémie, {{rom|iii}}, 2-9, accuse Israël et Juda d’avoir souillé le pays par leurs fornications, et Jérusalem de s’être abandonnée à toutes les abominations, {{rom|xiii}}, 27. — Êzéchiel, {{rom|xvi}}, 15-34 ;
{{rom|xxiii}}, 5-43 ; {{rom|xliii}}, 7, 8, a des prophéties entières dans lesquelles il fait la peinture de la fornication, prise comme symbole de l’idolâtrie de Jérusalem et de Samarie. — Osée se sert d’images analogues et ajoute même des actions symboliques pour peindre les vices de son peuple. 1, 2 ; {{rom|ii}}, 4-9 ; {{rom|iii}}, 1 ; {{rom|iv}}, 11-19 ; {{rom|v}}, 4 ; {{rom|vi}}, 10. — Nahum, {{rom|iii}}, 4-6, décrit avec les mêmes traits les crimes de Ninive. — Bien que, dans ces peintures, les prophètes aient surtout en vue l’idolâtrie, il faut bien croire qu’ils se servent de comparaisons familières aux Juifs de leur temps, et qu’à leur époque toutes les sortes de fornications qu’ils décrivent étaient connues de tous et pratiquées par quelques-uns.
5° ''La fornication dans les livres sapientiaux.'' — 1. Job, {{rom|xxxvi}}, 14, parle de la mort prématurée qui est la conséquence de la débauche, et indique la précaution qu’il a prise pour ne pas donner lieu à la tentation, {{rom|xxxi}}, 1 :
<small><poem>J’ai fait un pacte avec mes yeux
Et n’aurais pas regardé une jeune fille.</poem></small>
— 2. L’auteur des Proverbes signale l’influence que les mauvais instincts peuvent exercer sur le cœur de l’homme, v, 1-19 ; {{rom|vi}}, 24-35 ; {{rom|vii}}, 5-23. Il ne veut pas que l’on combatte de front la tentation ; la fuite est la seule défense efficace, {{rom|ii}}, 16-17, car la moindre étincelle peut allumer l’incendie, {{rom|vi}}, 27. Il révèle à la jeunesse tout ce qui peut la faire tomber dans le piège : les douces paroles, {{rom|ii}}, 16 ; les charmes extérieurs, {{rom|vi}}, 25 ; le luxe effréné, {{rom|vii}}, 16, 17 ; l’espoir de l’impunité, {{rom|vii}}, 19, 20, et même les prétextes religieux mis parfois en avant pour atténuer l’horreur du mal. {{rom|viii}}, 14. Il ne craint pas, pour prémunir son disciple, de faire la description d’une malheureuse chute dont il a été témoin, {{rom|vii}}, 5-23, et ne cesse de répéter que la fornication conduit à la mort de l’âme et du corps, {{rom|ii}}, 18 ; {{rom|v}}, 5 ; {{rom|vii}}, 27 ; {{rom|xxiii}}, 27-28, mort que l’on évite en se tenant sur ses gardes, {{rom|xxiii}}, 28, à moins que Dieu ne permette la chute en punition de fautes précédentes, xxii, 14. — 3. Tobie, {{rom|iv}}, 13, recommande à son<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Verbex" />{{nr|2317|FORNICATION — FORTIFICATIONS|2318}}</noinclude>fils de se tenir à l’écart de toute fornication et de ne rien savoir de ce qui peut porter atteinte à la fidélité conjugale.
— 4. L’auteur de la Sagesse, {{rom|xiv}}, 26, met au nombre des conséquences de l’idolâtrie la souillure des âmes, les vices contre nature, l’inconstance des unions, les désordres de la fornication et de l’impureté.
— 5. L’Ecclésiastique représente la fornication comme une pourriture
qui ronge le cœur et amène la mort, {{rom|xix}}, 1-3 ; {{rom|xix}}, 3 ;
xxiii, 24. Il décrit les conséquences honteuses d’un vice
qui ne peut échapper au regard de Dieu, {{rom|xxiv}}, 21-38. Il
recommande de fuir la fornicatrice, {{lang|grc|πόρνη}}, ''fornicaria'', IX, 6 ; {{rom|xli}}, 25, qui est un vrai fumier, {{rom|ix}}, 10, et se reconnaît à sa démarche, {{rom|xxvi}}, 12. Il prie lui-même, {{rom|xxiii}}, 5, 6, pour échapper à un vice qui doit faire rougir de honte, {{rom|xli}}, 21, 25. Voir {{sc|Courtisane}}, col. 1091.
II. {{sc|Dans le Nouveau Testament.}} —{{1o}} Notre-Seigneur admet la fornication comme cause de séparation, mais non de divorce, dans le mariage. Matth., {{rom|v}}, 32 ; {{rom|xix}}, 9 ; Marc, {{rom|x}}, 12 ; Luc, {{rom|xvi}}, 18. Voir {{sc|Divorce}}, col. 1452 ; {{sc|Adultère}}, t. {{rom|i}}, col. 245. — Il rappelle que la vraie source du péché est dans le cœur, c’est-à-dire dans la volonté qui consent aux pensées et aux désirs criminels. Matth., v, 28 ; {{rom|xv}}, 19 ; Marc, {{rom|vii}}, 21. — {{2o}} À l’assemblée de Jérusalem, les Apôtres mettent la fornication au nombre des trois choses qui seront spécialement défendues aux chrétiens venus de la gentilité. Act., {{rom|xv}}, 20, 29 ; {{rom|xxi}}, 25. La fornication est spécialement mentionnée parce qu’elle était regardée comme chose indifférente parmi les païens, Platon, ''Conviv.'', 9, 16, édit. Teubner, 1874, t. ii, p. 150, 163 ; Térence, ''Adelph.'', {{rom|i}}, 2, 21 ; ''Eunuch''., {{rom|iii}}, 5, 35 ; Cicéron, ''Pro Cœlio'', 20, et que même on en faisait un acte sacré dans certains cultes. Saint Jérôme, ''Epist. {{rom|lxxvii}}'', 3, t. {{rom|xxii}}, col. 691, et saint Augustin, ''De civit. Dei'', {{rom|xiv}}, 18, t. {{rom|xli}}, col. 426, témoignent que de leur temps encore certaines fornications passaient pour licites dans l’opinion des païens. Cf. Sap., {{rom|xiv}}, 26, 27 ; Rom., {{rom|i}}, 24 ; Eph., {{rom|v}}, 19.
— Les Apôtres signalent la présence de ce vice chez les païens, Rom., {{rom|i}}, 27-29 ; Apoc, {{rom|ii}}, 14, 20 ; chez les Juifs, Rom., {{rom|ii}}, 22, et chez les chrétiens. 1 Cor., {{rom|v}}, 1, 11 ; Il Cor., xii, 21. Ils le stigmatisent, Gal., {{rom|v}}, 19 ; Eph., {{rom|v}}, 5 ; Hebr., {{rom|xiii}}, 4 ; Apoc, {{rom|xvii}}, 16 ; {{rom|xxi}}, 8, prescrivent sévèrement de s’en abstenir, I Cor., {{rom|vi}}, 18 ; {{rom|x}}, 8 ; I Thés., {{rom|iv}}, 3 ; Hebr.,
{{rom|xii}}, 16, et défendent même de le nommer dans une
assemblée chrétienne. Eph., {{rom|v}}, 3. Ils rappellent que ce
vice exclut du ciel. I Cor., {{rom|vi}}, 9 ; I Tim., {{rom|i}}, 10 ; Hebr., {{rom|xiii}}, 4 ; Apoc, {{rom|xxi}}, 8 ; {{rom|xxii}}, 15. Pour le combattre, saint Paul recommande la mortification, Col., {{rom|iii}}, 5, et rappelle le droit de Dieu sur le corps de l’homme, I Cor., {{rom|vi}}, 13, 18 ; à ceux qui n’ont pas la force de garder la continence, il conseille le mariage. I Cor., {{rom|vii}}, 2. — À l’exemple des prophètes, saint Jean parle de l’idolâtrie sous la
figure de la fornication. Apoc, {{rom|ii}}, 21 ; {{rom|ix}}, 21 ; {{rom|xiv}}, 8 ; xvii, 4, 5 ; {{rom|xviii}}, 3. {{d|H. Lesêtre.|3|sc}}
<section begin="FOROJULIENSIS"/><nowiki/>
'''FOROJULIENSIS (CODEX)''', manuscrit de la version latine des quatre Évangiles de la Vulgate, avec des notes de la version antérieure à saint Jérôme. Il est ainsi nommé parce que la majeure partie, c’est-à-dire les
Évangiles de saint Matthieu, de saint Luc et de saint Jean, est conservée à Cividale del Friuli (l’ancien Forum Julii). L’Évangile de saint Marc se trouve en partie à Venise et en partie à Prague. Le manuscrit est écrit sur parchemin, en lettres onciales. Il a appartenu primitivement à l’Église d’Aquilée. Les deux derniers cahiers
de saint Marc, comprenant {{rom|xii}}, 21-xvi, 20, furent donnés,
en 1354, à l’empereur d’Allemagne Charles IV par son frère, Nicolas de Luxembourg, archevêque d’Aquilée. L’empereur en fit présent au chapitre de Prague, où on l’honora comme une relique précieuse, parce qu’on crut,
à tort, que c’était l’autographe même de saint Marc. En 1409, à cause des troubles politiques qui désolaient l’Italie, les chanoines d’Aquilée confièrent le Codex des Évangiles, tel qu’il leur restait, à la garde des citoyens de Cividale del Friuli. Quelque temps après, ces derniers,
sur la demande pressante du doge de Venise Thomas Mocenigo, lui donnèrent les cinq premiers cahiers de l’Évangile de saint Marc, i-xii, 30. Cette partie, en très mauvais état, est illisible, et n’a jamais été publiée. Les fragments du Codex conservé à Prague ont été édités
par l’abbé Joseph Dobrowski, ''Fragmentum Pragense Evangelii S. Marci, vulgo autographi'', {{in-4°}}, Prague, 1778 (Bibliothèque Nationale, À 2612). Un spécimen sert de frontispice. — Joseph Bianchini, chanoine de Vérone, a publié la partie principale, saint Matthieu, saint Luc et saint Jean, conservés à Cividale del Friuli, dans un appendice de son ''Evangeliarium quadruplex latines versionis antiquæ, seu veteris Italicæ'', in-f°, Rome, 1749, part, {{rom|ii}}, t. {{rom|ii}}, p. cdlxxiii-dxlii, avec un spécimen, p. dxlii. — Le ''Codex Evangeliorum'' de la Bibliothèque Nationale de Paris 17726, en lettres onciales, est semblable au ''Codex Forojuliensis''. Van Sittart, dans le ''Journal
of Philology'', année 1809, t. {{rom|ii}}, p. 545. — Pour l’histoire
et la description détaillée, voir Bianchini, part, {{rom|ii}},
t. {{rom|ii}}, p. {{rom|dxliii-dlxi}} ; Dobrowski, p. 3-26. — On désigne
ordinairement le ''Codex Forojuliensis'' par l’abréviation For. {{d|F. Vigouroux.|3|sc}}
'''FORTIFICATIONS'''. Constructions destinées à défendre une ville ou un pays contre les attaques de l’ennemi.
I. {{sc|Noms}}. — Les villes fortifiées sont désignées en hébreu par les mots ''ʿir meṣûrah'', II Par., {{rom|xi}}, 10, 23 ; xii, 4 ; {{rom|xiv}}, 6, etc. ; ''mibeṣâr'', Num., {{rom|xxxii}}, 17, 36 ; Jos., x, 20 ; {{rom|xix}}, 35, etc. ; ''mâʿôn'', Is., {{rom|xvii}}, 9. Les Septante traduisent ces mots par {{lang|grc|ὀχυρώμα}}, « ville forte, » Jos., {{rom|xix}}, 29 ; IV (II) Reg., {{rom|viii}}, 11 ; Is., {{rom|xxii}}, 10, etc. ; {{lang|grc|ὀχύρoς}}, Num., xm, 29 ; {{rom|xxxii}}, 36, etc. ; {{lang|grc|τειχήρης}}, « entourée de murailles, » Deut., {{rom|iii}}, 5 ; {{rom|xxviii}}, 52, etc. ; {{lang|grc|τετειχισμένος}} ; Num., {{rom|xxxii}}, 17 ; {{lang|grc|περιτετειχισμένος}}, Os., {{rom|x}}, 15 ; la Vulgate par ''urbs munita'', Num., {{rom|xxxii}}, 16, 36, etc. ; ''civitas munita'', IV (II) Reg., {{rom|xvii}}, 9 ; {{rom|xviii}}, 8 ; ''munitissima'', Jos., {{rom|xi}}, 13 ; {{rom|xix}}, 29 ; II Par., {{rom|viii}}, 4, etc. ; ''clausa atque munita'', Jos., {{rom|vi}}, 1 ; ''murata'', Num., {{rom|xiii}}, 20, 29 ; Deut., ix, 1, etc. ; munitio, IV (II) Reg., {{rom|xix}}, 32 ; {{rom|xxiv}}, 10 ; ''civitas firma'', IV (II) Reg., {{rom|x}}, 2 ; ''civitas fortitudinis''. Is., {{rom|xvii}}, 3. Dans Nahum, {{rom|ii}}, 1, le texte hébreu porte ''nâsôr mesûrah'', « garde la forteresse ; » les Septante traduisent par {{lang|grc|ἐξαιρούμενος ἐϰ θλίψεως}}, et la Vulgate par ''qui custodiat obsidionem'', « qui gardera le siège, » ce qui n’est pas un sens acceptable.
II. {{sc|Espèces diverses de fortifications}}. — Les fortifications
des villes se composaient de murailles (hébreu : hômâh ; Septante : {{lang|grc|τεῖχος}} ; Vulgate : ''murus, moenia''). Voir {{sc|Mur}}. Ces murailles étaient protégées à intervalles et surtout aux angles par des tours (hébreu : ''bîrâh, migdâl'' ; Septante : {{lang|grc|πύργος}} ; Vulgate : ''turris'') ; les portes (hébreu : ''géléṭ, saʿar'' ; Septante : {{lang|grc|θύρα, πύλη}} ; Vulgate : ''porta'') étaient également protégées par des tours. Voir {{sc|Porte}}, {{sc|Tour}}. Il y avait souvent une citadelle (hébreu ''birâh'' ; Septante : {{lang|grc|πύργος, βάσις}} ; Vulgate : ''arx'') à l’intérieur de la ville ou à côté d’elle. II Esdr., {{rom|i}}, 1 ; Esth., r 2, 5 ; {{rom|ii}}, 3, 5, 8 ; {{rom|iii}}, 15, etc. ; Dan., {{rom|viii}}, 2. Parfois ces termes désignaient la ville fortifiée elle-même. II Par, xvii, 12 ; {{rom|xxvii}}, 14 ; Esth., {{rom|i}}, 5 ; {{rom|ii}}, 5, etc. Ce mot a été emprunté par les Juifs aux Perses. Cependant un mot semblable, ''birtu'', existait dans la langue assyrienne ; Frd. Delitszch, ''The hebrew language viewed in the light of Assyrian Research'', {{in-8°}}, Londres, 1883, p. 22-23 ; F. Vigouroux, ''La Bible et les découvertes modernes'', 6{{e}} édit., in-12, Paris, 1896, p. 625, n. 2. En avant des’, murailles il y avait quelquefois des ouvrages avancés (hébreu : hêl ; Septante : {{lang|grc|προτείχισμα, πέριτείχος}} ; Vulgate : ''antemurale'', ''ager''). I (III) Reg., {{rom|xxi}}, 33 ; Is., {{rom|xxvi}}, 1. Ces ouvrages consistaient en un fossé (hébreu : ''hârûs'' ; chaldéen : ''hâris'' ; Septante : {{lang|grc|πλατεία}} ; Vulgate : ''platea'') et une contrescarpe ou un mur bas. Dan., {{rom|ix}}, 25, etc.<section end="FOROJULIENSIS"/><noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Verbex" />{{nr|2317|FORNICATION — FORTIFICATIONS|2318}}</noinclude>fils de se tenir à l’écart de toute fornication et de ne rien savoir de ce qui peut porter atteinte à la fidélité conjugale.
— 4. L’auteur de la Sagesse, {{rom|xiv}}, 26, met au nombre des conséquences de l’idolâtrie la souillure des âmes, les vices contre nature, l’inconstance des unions, les désordres de la fornication et de l’impureté.
— 5. L’Ecclésiastique représente la fornication comme une pourriture
qui ronge le cœur et amène la mort, {{rom|xix}}, 1-3 ; {{rom|xix}}, 3 ;
xxiii, 24. Il décrit les conséquences honteuses d’un vice
qui ne peut échapper au regard de Dieu, {{rom|xxiv}}, 21-38. Il
recommande de fuir la fornicatrice, {{lang|grc|πόρνη}}, ''fornicaria'', IX, 6 ; {{rom|xli}}, 25, qui est un vrai fumier, {{rom|ix}}, 10, et se reconnaît à sa démarche, {{rom|xxvi}}, 12. Il prie lui-même, {{rom|xxiii}}, 5, 6, pour échapper à un vice qui doit faire rougir de honte, {{rom|xli}}, 21, 25. Voir {{sc|Courtisane}}, col. 1091.
II. {{sc|Dans le Nouveau Testament.}} —{{1o}} Notre-Seigneur admet la fornication comme cause de séparation, mais non de divorce, dans le mariage. Matth., {{rom|v}}, 32 ; {{rom|xix}}, 9 ; Marc, {{rom|x}}, 12 ; Luc, {{rom|xvi}}, 18. Voir {{sc|Divorce}}, col. 1452 ; {{sc|Adultère}}, t. {{rom|i}}, col. 245. — Il rappelle que la vraie source du péché est dans le cœur, c’est-à-dire dans la volonté qui consent aux pensées et aux désirs criminels. Matth., v, 28 ; {{rom|xv}}, 19 ; Marc, {{rom|vii}}, 21. — {{2o}} À l’assemblée de Jérusalem, les Apôtres mettent la fornication au nombre des trois choses qui seront spécialement défendues aux chrétiens venus de la gentilité. Act., {{rom|xv}}, 20, 29 ; {{rom|xxi}}, 25. La fornication est spécialement mentionnée parce qu’elle était regardée comme chose indifférente parmi les païens, Platon, ''Conviv.'', 9, 16, édit. Teubner, 1874, t. ii, p. 150, 163 ; Térence, ''Adelph.'', {{rom|i}}, 2, 21 ; ''Eunuch''., {{rom|iii}}, 5, 35 ; Cicéron, ''Pro Cœlio'', 20, et que même on en faisait un acte sacré dans certains cultes. Saint Jérôme, ''Epist. {{rom|lxxvii}}'', 3, t. {{rom|xxii}}, col. 691, et saint Augustin, ''De civit. Dei'', {{rom|xiv}}, 18, t. {{rom|xli}}, col. 426, témoignent que de leur temps encore certaines fornications passaient pour licites dans l’opinion des païens. Cf. Sap., {{rom|xiv}}, 26, 27 ; Rom., {{rom|i}}, 24 ; Eph., {{rom|v}}, 19.
— Les Apôtres signalent la présence de ce vice chez les païens, Rom., {{rom|i}}, 27-29 ; Apoc, {{rom|ii}}, 14, 20 ; chez les Juifs, Rom., {{rom|ii}}, 22, et chez les chrétiens. 1 Cor., {{rom|v}}, 1, 11 ; Il Cor., xii, 21. Ils le stigmatisent, Gal., {{rom|v}}, 19 ; Eph., {{rom|v}}, 5 ; Hebr., {{rom|xiii}}, 4 ; Apoc, {{rom|xvii}}, 16 ; {{rom|xxi}}, 8, prescrivent sévèrement de s’en abstenir, I Cor., {{rom|vi}}, 18 ; {{rom|x}}, 8 ; I Thés., {{rom|iv}}, 3 ; Hebr.,
{{rom|xii}}, 16, et défendent même de le nommer dans une
assemblée chrétienne. Eph., {{rom|v}}, 3. Ils rappellent que ce
vice exclut du ciel. I Cor., {{rom|vi}}, 9 ; I Tim., {{rom|i}}, 10 ; Hebr., {{rom|xiii}}, 4 ; Apoc, {{rom|xxi}}, 8 ; {{rom|xxii}}, 15. Pour le combattre, saint Paul recommande la mortification, Col., {{rom|iii}}, 5, et rappelle le droit de Dieu sur le corps de l’homme, I Cor., {{rom|vi}}, 13, 18 ; à ceux qui n’ont pas la force de garder la continence, il conseille le mariage. I Cor., {{rom|vii}}, 2. — À l’exemple des prophètes, saint Jean parle de l’idolâtrie sous la
figure de la fornication. Apoc, {{rom|ii}}, 21 ; {{rom|ix}}, 21 ; {{rom|xiv}}, 8 ; xvii, 4, 5 ; {{rom|xviii}}, 3. {{d|H. Lesêtre.|3|sc}}
<section begin="FOROJULIENSIS"/><nowiki/>
'''FOROJULIENSIS (CODEX)''', manuscrit de la version latine des quatre Évangiles de la Vulgate, avec des notes de la version antérieure à saint Jérôme. Il est ainsi nommé parce que la majeure partie, c’est-à-dire les
Évangiles de saint Matthieu, de saint Luc et de saint Jean, est conservée à Cividale del Friuli (l’ancien Forum Julii). L’Évangile de saint Marc se trouve en partie à Venise et en partie à Prague. Le manuscrit est écrit sur parchemin, en lettres onciales. Il a appartenu primitivement à l’Église d’Aquilée. Les deux derniers cahiers
de saint Marc, comprenant {{rom|xii}}, 21-xvi, 20, furent donnés,
en 1354, à l’empereur d’Allemagne Charles IV par son frère, Nicolas de Luxembourg, archevêque d’Aquilée. L’empereur en fit présent au chapitre de Prague, où on l’honora comme une relique précieuse, parce qu’on crut,
à tort, que c’était l’autographe même de saint Marc. En 1409, à cause des troubles politiques qui désolaient l’Italie, les chanoines d’Aquilée confièrent le Codex des Évangiles, tel qu’il leur restait, à la garde des citoyens de Cividale del Friuli. Quelque temps après, ces derniers,
sur la demande pressante du doge de Venise Thomas Mocenigo, lui donnèrent les cinq premiers cahiers de l’Évangile de saint Marc, i-xii, 30. Cette partie, en très mauvais état, est illisible, et n’a jamais été publiée. Les fragments du Codex conservé à Prague ont été édités
par l’abbé Joseph Dobrowski, ''Fragmentum Pragense Evangelii S. Marci, vulgo autographi'', {{in-4°}}, Prague, 1778 (Bibliothèque Nationale, À 2612). Un spécimen sert de frontispice. — Joseph Bianchini, chanoine de Vérone, a publié la partie principale, saint Matthieu, saint Luc et saint Jean, conservés à Cividale del Friuli, dans un appendice de son ''Evangeliarium quadruplex latines versionis antiquæ, seu veteris Italicæ'', in-f°, Rome, 1749, part, {{rom|ii}}, t. {{rom|ii}}, p. cdlxxiii-dxlii, avec un spécimen, p. dxlii. — Le ''Codex Evangeliorum'' de la Bibliothèque Nationale de Paris 17726, en lettres onciales, est semblable au ''Codex Forojuliensis''. Van Sittart, dans le ''Journal
of Philology'', année 1809, t. {{rom|ii}}, p. 545. — Pour l’histoire
et la description détaillée, voir Bianchini, part, {{rom|ii}},
t. {{rom|ii}}, p. {{rom|dxliii-dlxi}} ; Dobrowski, p. 3-26. — On désigne
ordinairement le ''Codex Forojuliensis'' par l’abréviation For. {{d|F. Vigouroux.|3|sc}}
'''FORTIFICATIONS'''. Constructions destinées à défendre une ville ou un pays contre les attaques de l’ennemi.
I. {{sc|Noms}}. — Les villes fortifiées sont désignées en hébreu par les mots ''ʿir meṣûrah'', II Par., {{rom|xi}}, 10, 23 ; xii, 4 ; {{rom|xiv}}, 6, etc. ; ''mibeṣâr'', Num., {{rom|xxxii}}, 17, 36 ; Jos., x, 20 ; {{rom|xix}}, 35, etc. ; ''mâʿôn'', Is., {{rom|xvii}}, 9. Les Septante traduisent ces mots par {{lang|grc|ὀχυρώμα}}, « ville forte, » Jos., {{rom|xix}}, 29 ; IV (II) Reg., {{rom|viii}}, 11 ; Is., {{rom|xxii}}, 10, etc. ; {{lang|grc|ὀχύρoς}}, Num., {{rom|xiii}}, 29 ; {{rom|xxxii}}, 36, etc. ; {{lang|grc|τειχήρης}}, « entourée de murailles, » Deut., {{rom|iii}}, 5 ; {{rom|xxviii}}, 52, etc. ; {{lang|grc|τετειχισμένος}} ; Num., {{rom|xxxii}}, 17 ; {{lang|grc|περιτετειχισμένος}}, Os., {{rom|x}}, 15 ; la Vulgate par ''urbs munita'', Num., {{rom|xxxii}}, 16, 36, etc. ; ''civitas munita'', IV (II) Reg., {{rom|xvii}}, 9 ; {{rom|xviii}}, 8 ; ''munitissima'', Jos., {{rom|xi}}, 13 ; {{rom|xix}}, 29 ; II Par., {{rom|viii}}, 4, etc. ; ''clausa atque munita'', Jos., {{rom|vi}}, 1 ; ''murata'', Num., {{rom|xiii}}, 20, 29 ; Deut., {{rom|ix}}, 1, etc. ; ''munitio'', IV (II) Reg., {{rom|xix}}, 32 ; {{rom|xxiv}}, 10 ; ''civitas firma'', IV (II) Reg., {{rom|x}}, 2 ; ''civitas fortitudinis''. Is., {{rom|xvii}}, 3. Dans Nahum, {{rom|ii}}, 1, le texte hébreu porte ''nâsôr mesûrah'', « garde la forteresse ; » les Septante traduisent par {{lang|grc|ἐξαιρούμενος ἐϰ θλίψεως}}, et la Vulgate par ''qui custodiat obsidionem'', « qui gardera le siège, » ce qui n’est pas un sens acceptable.
II. {{sc|Espèces diverses de fortifications}}. — Les fortifications
des villes se composaient de murailles (hébreu : hômâh ; Septante : {{lang|grc|τεῖχος}} ; Vulgate : ''murus, moenia''). Voir {{sc|Mur}}. Ces murailles étaient protégées à intervalles et surtout aux angles par des tours (hébreu : ''bîrâh, migdâl'' ; Septante : {{lang|grc|πύργος}} ; Vulgate : ''turris'') ; les portes (hébreu : ''géléṭ, saʿar'' ; Septante : {{lang|grc|θύρα, πύλη}} ; Vulgate : ''porta'') étaient également protégées par des tours. Voir {{sc|Porte}}, {{sc|Tour}}. Il y avait souvent une citadelle (hébreu ''birâh'' ; Septante : {{lang|grc|πύργος, βάσις}} ; Vulgate : ''arx'') à l’intérieur de la ville ou à côté d’elle. II Esdr., {{rom|i}}, 1 ; Esth., r 2, 5 ; {{rom|ii}}, 3, 5, 8 ; {{rom|iii}}, 15, etc. ; Dan., {{rom|viii}}, 2. Parfois ces termes désignaient la ville fortifiée elle-même. II Par, xvii, 12 ; {{rom|xxvii}}, 14 ; Esth., {{rom|i}}, 5 ; {{rom|ii}}, 5, etc. Ce mot a été emprunté par les Juifs aux Perses. Cependant un mot semblable, ''birtu'', existait dans la langue assyrienne ; Frd. Delitszch, ''The hebrew language viewed in the light of Assyrian Research'', {{in-8°}}, Londres, 1883, p. 22-23 ; F. Vigouroux, ''La Bible et les découvertes modernes'', 6{{e}} édit., in-12, Paris, 1896, p. 625, n. 2. En avant des murailles il y avait quelquefois des ouvrages avancés (hébreu : ''ḥêl'' ; Septante : {{lang|grc|προτείχισμα, πέριτείχος}} ; Vulgate : ''antemurale'', ''ager''). I (III) Reg., {{rom|xxi}}, 33 ; Is., {{rom|xxvi}}, 1. Ces ouvrages consistaient en un fossé (hébreu : ''hârûs'' ; chaldéen : ''hâris'' ; Septante : {{lang|grc|πλατεία}} ; Vulgate : ''platea'') et une contrescarpe ou un mur bas. Dan., {{rom|ix}}, 25, etc.<section end="FOROJULIENSIS"/><noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Verbex" />{{nr|2375|FRANCISCAINS (TRAVAUX DES) SUR LES SAINTES ÉCRITURES|2376}}</noinclude>{{tiret2|Psal|mos}}. — Astesan d’Asti : ''Summa quæstionum S. Scripturæ
de orani materia libri octo''. — Auger William, mort en 1404 : ''In Lucam''. — Belengari Antoine, maître en théologie : ''Figuræ totius Bibliæ''. — Blomendal Jean : ''In Psalmos''. — Bonnet Nicolas, de Messine d’après les uns, de Tours d’après les autres, mort en 1360, auteur de ''Postilla super Genesim'', Venise, 1505 (t. {{rom|i}},
col. 1846). — Caracciolo Landolphe, de Naples, commenta
les Évangiles, {{in-4°}}, Naples, 1637 (col. 241). —
Careto (Henri de), évêque de Lucques, mort en 1330 : ''Expositio visionum S. Scriptural''. — Conington Richard, mort en 1330 : ''In Psalmos Pœnitentiæ''. — Cossey ou Costsay, Henri, docteur d’Oxford, mort en 1336 : ''In Psalterium ; Explanationes mult. loc. S. Scripturæ ; In Apocalypsim''. — Cugnières (Christophe de), docteur de Sorbonne,
donna une édition de la Bible. — Donato Louis, général des Frères Mineurs, cardinal, mort en 1386 : ''In Psalmos Pænitentiales''. — Dufour Vital, frère mineur et cardinal, Français, mort en 1326 : ''Speculum morale S. Scripturæ'', {{in-4°}}, Lyon, 1563, etc. ; ''In Proverbia ; In Evangelia ; In Apocalypsim''. Voir [[Dictionnaire de la Bible/Dufour|{{sc|Dufour}}]], col. 1509. — Élie de Nabinaux (Charente), ou peut-être de Nasbinals (Lozère), docteur de Sorbonne, archevêque de Nicosie,
cardinal : ''In Apocalypsim''. — Fortanerius Vasselli, général des Frères Mineurs, archevêque de Ravenne, patriarche de Venise, cardinal, mort en 1361 : ''In fere omnes libros S. Scripturæ''. — Gauthier de Bruges, évêque de Poitiers, mort en 1307 : ''Tabula originalium nominum super universam Scripturam''. — Ghisolfi Philippe : ''In Apocalypsim''. — Glaunwill ou Graunwise Barthélémy, issu, d’après quelques bibliographes, des comtes de Suffolk, mort en 1360 : ''Allegoriæ et tropologiæ in utrumque Testamentum'', Paris, 1574. — Gonzalve de Vallebona, général des Frères Mineurs, mort en 1313, écrivit beaucoup sur les Saintes Écritures. — Guillaume de Nottingham : ''Expositio Evangeliorum ; Quæstiones in Evangelia ; Concordantiarum quatuor Evangeliorum libri {{rom|xii}}''.
— Henri de Mongiardino, maître en théologie : ''In Apocalypsim ; In Evang. Joannis''. — Herbert William, docteur d’Oxford : ''In Deuteronomium ; In Apocalypsim''. — Herbron Nicolas, mineur conventuel, Écossais d’après quelques-uns, mais plus probablement Allemand, de la province de Cologne : ''Enarrationes latinæ Evangeliorum quadragesimahum'', Anvers, 1533, et Paris, 1593. — Jean d’Attigny, ''Correctura Bibliæ Parisiensis''. — Jean d’Erfurth, docteur en théologie : ''Vocabularium latin. vocum Bibliæ''. — Jean de Gascogne : ''Biblia mellificata''. — Jean de Montecorvino, mort en 1332 : Traduction du Nouveau Testament et des Psaumes en langue chinoise. — La Barthe (Dominique de), mort en 1343 : ''In Apocalypsim''. — Laurent
d’Ariano, évêque d’Ariano, mort en 1342 : ''Origo Christi et Mariæ'' ; ''Collectio temporum Veleris Testamenti''. — Lissey William, doctor eximius : ''In Jeremiam et Prophetas minores''. — Lombard Alexandre, général des Frères Mineurs, mort en 1314 : In Ecclesiasticum ;
In Job ; In Isaiam et Tobiam ; In Joannem ; In Epistolani ad Romanos. — Longo Jean, maître en théologie, mort en 1363 : ''Compilatio super tota Biblia.'' — Lulle Raymond, du Tiers Ordre de Saint-François, tué à coups
de pierres, en Mauritanie, le 29 mars 1315, à l’âge de quatre-vingt-neuf ans : ''Liber super quatuor sensus S. Scripturæ ; Commentaria in primordiale Evangelium Joannis, seu in caput primum Evangelii Joannis'',
Amiens, 1511. — Manfred de Tortona, ''Polylogium dictionum S. Scripturæ in Matthæum.'' — Meyronnis (François de), de son nom patronymique Hospitalieri, Provençal, mort en 1325, laissa en manuscrit un commentaire sur la Genèse et sur le Cantique des cantiques, et des annotations sur toute l’Écriture. — Michel de Césène, général des Frères Mineurs, mort en 1343 : ''In Ezechielem ; In Psalterium''. — Nicolas de Lyre, mort en 1340, l’un des plus célèbres commentateurs du moyen âge :
''Perpetua Postillæ in universa Biblia'', 5 in-f°, Rome, 1471 ; souvent réimprimé. Voir [[Dictionnaire de la Bible/Nicolas|{{sc|Nicolas}}]] de Lyre. — Odon Gérard, docteur de Sorbonne, dit « Docteur moral », général
des Frères Mineurs, patriarche d’Antioche, mort en 1349 : ''In Psalmos ; In Sapientiam ; De figuris Bibliorum''. — Oleari Barthélémy, évêque d’Ancône, archevêque de Florence, cardinal, mort en 1396 : ''In Evangelia''. — Perruzzini André, maître en théologie : ''In Evang. Joannis''. — Philippe de Florence, docteur de Sorbonne : ''Concordantia Evangeliorum''. — Philippe de Moncalieri, dit aussi de Gênes, frère mineur de la province de Gênes et de la custodie de Piémont. Il était professeur de son ordre à Padoue, en 1330, et pénitencier pontifical à Rome, en 1336 : ''Postilla super Evangelia dominicalia'', Lyon, 1541 ; ''Postilla super Evangelia quadragesimalia'', Milan, 1498 ; Lyon, 1510, 1512 ; commentaires restés manuscrits sur la Genèse, etc. — Pierre de Lille, docteur de Sorbonne, dit Doctor notabilis : ''In Psalmos ; Principium Bibliæ''. — Ridewall Jean, docteur d’Oxford : ''In Psalterium ; In Canticum ; In Evangelium Joannis ; In Epistolas Pauli''. — Robert de Leicester, mort en 1348 : ''Lecturæ in S. Scripturam ; In Computum Hebræorum''.
— Rodimpton Raoul, docteur d’Oxford : In fere totam S. Scripturam. — Rossi François, docteur de Sorbonne, Doctor succinctus : In quatuor Evangelia. — Royard Arnaud, maître en théologie, archevêque de Salerne,
évêque de Sarlat, mort en 1334 : Distinctiones super S. Scripturam. — Scot Jean, dit Duns, « docteur subtil » de l’Université de Paris, mort en 1308 : In Genesim ; In Matthæum ; In Epistolas Pauli ; In Apocalypsim ; In Canticum. — Seymour Jean : Biblia versibus compendiose.
— Stravesham Thomas, mort en 1346 : In Isaiam ; Job ; Numéros ; Deuteronomium ; Josue ; Judices ; Ruth ; Exodum ; Leviticum ; Lucam. — Tederisi Jacques, docteur en théologie : In Epistolam ad Romanos. — Thomas Pierre : In Canticum ; In Danielem ; In Apocalypsim. — Thomas de Tolentino : In Epistolas canonicas.
— Tour (Bertrand de la), maître en théologie de l’Université de Paris, archevêque de Salerne et cardinal, mort en 1334 : ''In fere omnes S. Scripturæ libros''. — Ubertin de Casal, dont le nom de famille était « de Ilia » : ''De septem visionïbus Ecclesiæ juxta septem visiones Apocalypsis'', {{in-4°}}, Venise, 1516. — Uguccio de Pérouse : ''In S. Scripturam''.
III. {{sc|Écrivains du {{rom-maj|xv}}{{e}} siècle}}. — Alexandre {{rom-maj|V}}, pape, mort en 1410 : ''In Lucam-versibus hexametris ; In Canticum'', idem. — Alphonse de Paleuzuola, observant, évêque de Ciudad, puis d’Oviedo, mort en 1470 : Varia commentaria. — Antoine d’Assise, mort en 1466, auteur de ''Tabula Bibliæ'' (t. {{rom|i}}, col. 708). — Antoine de Bitonto, Napolitain, mort en 1459 : ''Questiones scholasticæ theologicæ in Epistolas et Evangelia totius anni'' (t. {{rom|i}},
col. 708). — Antoine de Matelica : ''Postilla ex Lyrano et quæstiunculæ ad omnes lectiones Veteris et Novi Testamenti quæ per totum annum recitantur''. — S. Bernardin de Sienne (1380-1444) : ''Commentaria in Apocalypsim'', Lyon, 1636 (dans ses ''Œuvres'', t. {{rom|i}}, col. 1620). — Bruni Gabriel, mort en 1490 : ''Index alphabeticus ex singulis libris utriusque Testamenti'', Bâle, 1514. Nouvelle édition de la Bible, précédée de l’histoire de toutes les éditions depuis le temps de Ptolémée Philadelphe. Venise, 1494, 1519 ; Lyon, 1513. — Busolini Jacques, général des Frères Mineurs, mort en 1457 : ''Collationes in Psalmum cxviii''.
— Butler William, docteur d’Oxford : ''Contra translationem anglicam''. — Calderoni Pierre, conventuel, évêque d’Antioche, mort en 1440 : In Oseam. — Dirleton Michel : ''In Psalmos''. — Doring Mathias, général des Frères Mineurs, mort en 1450 : ''Opus grande super Isaiam ; Defensorium Postillæ N. de Lyra, videlicet additiones in Vetus et Novum Testamentum'', Bâle, 1507. — Gaultier Pierre ou Jean : ''In Genesim ; In Epistolas''. — S. Jean de Capestrano ou Capistran (1385-1446), disciple de saint Bernardin de Sienne, de l’Observance : ''Tractatus seu concionatoriæ expositiones super : Ecce virgo'' con-<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Khardan" /></noinclude>{{tiret2|mau|vaise}} coutume, profitaient du désarroi général pour
s’emparer en passant devant tous les huis barricadés
des pièces de viande, moutons, cochons, dindons
laissés à l’aventure.
On courut la matinée entière. Tantôt le loup se
montrait au sommet des remparts d’où on croyait
le précipiter à force de cailloux et il sautait sur un
groupe, démolissait une épaule ou une jambe d’une
seule morsure. Tantôt il se faufilait entre des
fagots, des tonnes, forçait une étable où l’on entendait
un concert de bêlements éperdus. Tous les
enfants pleuraient, et les femmes lançaient des
imprécations du haut des toits, tendaient le poing
aux soldats que ces injures exaspéraient plus
complètement.
Le comte Maccon, vers l’heure de son repas,
déclara que le loup devait être fourbu. Pour lui, il
ne chevaucherait pas davantage. Cette chasse devenait
inutile. Les enfants n’étaient point rares,
merci Dieu, en la très populeuse ville de Poitiers !
Il balaya la place d’un grand coup de son chaperon
de sanglier bordé d’une plume de coq et se retira
sous sa tente pour y boire un gobelet de vin chaud.
De sa lucarne donnant sur l’église il suivrait le jeu
et sonnerait de la trompe, le moment échu. Autour
de lui des servantes se lamentaient, déclarant que<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Khardan" /></noinclude>toutes les venaisons seraient trop cuites. Il fit
dresser la table, attendit vainement le clergé. Ni
l’évêque ni son collège de clercs ne se montra.
Le vacarme assourdissant de la foule des coureurs
à présent débandés et se croyant en ville conquise
leur tenait lieu d’avertissement. À quoi bon tirer
les barres des vantaux pour voir entrer une troupe
de soldats en délire ! Marovée, tout anxieux derrière
le porche, entendait bruire les imprécations
des chasseurs et hochait la tête gravement. Un
clerc, à plat ventre, brûlait un cierge. Toute l’ombre
de leur église planant sur eux, les jeunes prêtres
naïfs se croyaient dans la vallée de Josaphat.
Cependant Marovée distinguait, de temps à autre,
des rugissements singuliers, des cris de bête.
— Quelle forme, selon toi, Landéric, l’ennemi
du genre humain a-t-il revêtue pour effrayer ainsi
notre peuple ? questionna-t-il.
Landéric portait encore une corbeille vide en
bouclier sur sa poitrine. Il leva une figure bouffie
d’angelot, de créature sans âge et sans sexe.
— J’ai cru voir un ours, répondit-il tout frémissant
d’horreur.
— Moi, seigneur, déclara le clerc prosterné, j’ai
vu le démon en chair et en os ; il avait une queue
fouettante de poils gris.<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Khardan" /></noinclude><nowiki/>
Il tourna la tête du côté de son évêque, la cire
lui gouttant sur les manches. Marovée posa sa
crosse de bois doré, ôta sa mitre. Il était chauve,
de teint maladif, de nez long, avec des lèvres fines
qui raillaient doucement.
— Si tu n’as vu que cela… serait-ce point quelque
pauvre animal échappé des basses-cours ?
Une oie mal saignée…
Un clerc s’écria malgré le respect sacerdotal :
— Une oie ? Il n’est ni oie, ni poule, ni canard,
ni paon qui aurait les yeux qui me sont apparus
entre les planches de l’auvent. J’ai vu luire sur
votre tête tous les feux infernaux !
— Dis-moi, toi, Ebroïn, qui as osé regarder, continua
l’évêque, ce diable paraissait-il jeune ou vieux ?
— Je ne saurais préciser son âge, mais il avait
des ailes, j’en jurerais par la Sainte-Croix… et une
gueule crachant des flammes !
L’évêque murmura, l’oreille toujours tendue :
— Une queue de poils gris, des ailes, des cornes,
des yeux luisants, une gueule crachant des flammes !…
Il faut monter sur la plus haute galerie
pour nous rendre compte du danger que doit courir
ce peuple… Allons, puisque la messe est dite.
Suivi de tout son clergé, l’évêque, après avoir
tâtonné de la crosse, commença l’ascension de sa<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Khardan" /></noinclude>basilique. Ils montaient un à un derrière lui par un
escalier de bois grossièrement équarri. Le son des
trompes d’alarme tonnait là dedans et soufflait en
tempête. Tout se coalisait pour effrayer les clercs
déjà presque morts. Marovée, perplexe, pensait à la
tristesse de l’époque.
Là haut, sur la galerie qui reliait le fronton, l’air
se fit plus vif. Du soleil les inonda. Ils aperçurent,
comme joint à eux par un pont de lumière, le monastère
de la Sainte-Croix surplombant la basilique,
tout proche, à toucher de leur index, suspendu sur
leur tête en apparition céleste dans une gloire d’azur
et d’or. Pourtant une immense roche séparait
le monastère de la ville, bien qu’il fût à la fois en
Poitiers et hors les murs, mais, à présent, cette
roche comblée de neige, les blancheurs veloutant
toutes ses aspérités, on avait l’illusion de pouvoir
l’atteindre rien qu’en gravissant encore quelques
marches. L’évêque n’aimait pas ce couvent. Il cligna
des paupières, ébloui, se pencha du côté de la
place où grouillaient les mendiants de tout à l’heure.
Il la vit déserte. Alors ses clercs tournés vers la
Sainte-Croix adjurèrent l’ombre de la bienheureuse
Radegunde.
— Par le bois… psalmodiait Landéric.
— Par les clous… bégayait Ebroïn.<noinclude></noinclude>
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— Par le sang du Sauveur et sa couronne d’épines,
ajoutait instinctivement l’évêque, repris dans
les anneaux de la chaîne liturgique.
— Par la très sainte et très auguste Croix, protège-nous,
bienheureuse Radegunde.
— Ô mère de toutes les vierges de lignées royales
qui te sont confiées.
— Éloigne de nous le péril ! soupira Landéric,
dont le cierge s’éteignit.
À ce moment, où toute une ville haletait d’horreur
en présence du maudit, on vit une chose jolie
comme une image pieuse. Une femme se montra
sur les terrasses romaines du monastère. Elle était
habillée de blanc et suivie de deux servantes qui
soutenaient la traîne de sa robe. Elle marchait lentement,
faisant scintiller, en balançant le col, une
sorte d’auréole blonde. Si elle leur avait crié : Ainsi
soit-il, certainement ils auraient entendu. Mais elle
ne se souciait point de l’évêque sur sa basilique ni
de ses clercs balbutiant des litanies. Elle passait.
Peut-être même ignorait-elle qu’un loup rôdât aux
environs. Après elle passèrent, également suivies
de deux esclaves, une femme, moins claire de
silhouette, auréolée d’un nimbe obscur tachant la
gloire du ciel, et une abbesse en manteau bleu,
très digne en ses ornements bien qu’aucune<noinclude></noinclude>
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Khardan
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Khardan" /></noinclude>auréole ne la glorifiât, car elle portait un capuce
rabattu, puis, toutes les religieuses en habit de
fête.
Durant que la trompe d’alarme tonnait, que le
comte de Poitiers, las d’attendre son évêque, se faisait
servir un quartier de venaison déjà froid, et
que Marovée, las d’invoquer sainte Radegunde, les
clercs las de trembler, regardaient mélancoliquement
les nonnes se rendant à leur réfectoire, deux
hommes s’arrêtaient aux portes de la ville, fort surpris
de les trouver hermétiquement closes. Ils
avaient la tournure de simples bergers. Leurs
sayons de poils de chèvre hérissés de glaçons et
leurs jambières frottées d’huile témoignaient de
leurs habituelles courses en forêts ; ils étaient flanqués
d’une troupe de sept chiens, vigoureux quoique
maigres, dont une jeune et superbe chienne
blanche qui étincelait sur la neige comme une perle
de la mer sur son écume. Tous ces animaux s’assirent
en de fières attitudes, attendant que leurs maîtres
eussent demandé passage au portier. Le portier
était absent.
— Il y a du désordre ici, dit le plus jeune des
bergers à son compagnon.
— A… us ! grogna l’autre. Un jour de fête. J’ai
soif !<noinclude></noinclude>
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Khardan
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— Avant de boire, je crois que nous ferons bien
de tourner le dos, déclara le premier.
— A… og ! fit le second, grand, gros et de muscles
solides. Cela sent le soldat pillard, mais on peut
se battre.
Disant cela il tira son couteau de sa gaîne de cuir
vernie par l’usage, une bonne lame soigneusement
graissée aux rainures.
— Ragna, nous risquerions nos chiens. Ils ont
vieilli depuis leur voyage. Regarde-les. Ils sont
fatigués.
— On fera ton plaisir, Harog ! soupira Ragnacaire,
incapable de vouloir autre chose que ce que
désirait son ami.
Depuis plusieurs années, les deux compagnons,
tantôt chasseurs tantôt bergers, couraient les
champs et les bois avec leurs chiens, les mêmes
chiens qu’ils avaient un jour conduits au prince
Chilpéric, chef de la Neustrie. Si la chienne mère, la
pauvre Méréra, s’était laissée couler en Marne, ses
six époux étaient revenus par monts et par vaux,
mangeant au hasard de leur propre chasse, flairant
les traces des pas de ce berger-sorcier qui les avait
enchaînés à sa triste fortune de vagabond. Traversant
une moitié du royaume des Francs semé de
ruines, jonché de cadavres, fuyant les bastonnades<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Khardan" /></noinclude>brutales des esclaves, les caresses intéressées des
soldats, les braves bêtes avaient fourni une lune de
galops pour aller retrouver deux pauvres. Ragnacaire,
ancien esclave d’une famille gallo-romaine qui
avait quitté le Poitou, demeuré sans maître, gardait
les porcs du monastère de la Sainte-Croix, n’aimant
guère les porcs, mais bien davantage sa liberté.
Harog, enfant trouvé sous un chêne, en plein bois,
avait poussé tout seul comme une plante sauvage, et,
comme il connaissait les différentes vertus de ses
sœurs, les herbes folles, on le croyait un peu sorcier
tout en le redoutant beaucoup. Il chassait pour
la table du comte Maccon, méprisant du reste ce
seigneur trop paresseux pour chasser lui-même.
Les deux compagnons habitaient ensemble une
caverne située dans la forêt, à une portée de flèche
de la maison abbatiale de Radegunde. Ne possédant
ni habitation vraiment humaine, ni arpent de terrain
qu’on pouvait signaler aux viguiers, ils ne
payaient ni l’impôt ni la corvée et, sous le rapport
des services à rendre aux seigneurs d’alentour, leur
mauvaise volonté était notoire. Ils vivaient librement
à l’ombre de la grande croix dressée sur le
donjon romain de l’abbaye, et quand l’ombre de
cette croix s’allongeait jusqu’au sable qui tapissait
leur nid de gueux, prenant une forme de sinistre<noinclude></noinclude>
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Khardan
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Khardan" /></noinclude>gibet, cela leur indiquait l’heure du souper. Ragna
préparait le feu et Harog dépeçait la viande. Ce fut
là qu’un soir d’été, l’ombre de la croix se faisant
plus lourde, les pauvres garçons ébahis virent
apparaître d’autres ombres, des fantômes de chiens !
Un à un, épuisés, à moitié morts de faim et de
soif, presque muets d’avoir trop bramé leur espoir
de retour, les six chiens s’écroulèrent aux pieds
d’Harog pendant que Ragna les comptait, ses gros
yeux mouillés de joie.
— Ba-os ! A-os ! Ou-ros ! Néréus ! Gerbaud !
Gombaud !… Méréra !
Non. Méréra s’était noyée, mais de la caverne
surgit un mince fantôme blanc, svelte et fin, une
autre chienne issue des flancs de la première Méréra,
cette même petite bête qu’une fille de roi avait
daigné nourrir.
Elle geignait.
Ils grondèrent.
Harog se précipita entre sa nouvelle favorite et
ses anciens courtisans.
— Arrière vous tous, sale engeance, pourriture
de grand chemin, vermine de la paille ! Si l’un de
vous la mord, je l’écrase !
Ragnacaire stupéfait étendit son manteau sur la
chienne-enfant.<noinclude></noinclude>
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— Qu’as-tu contre nos frères ? dit-il en roulant
ses bons gros yeux de simple homme étonné. Ils
ont fait leur devoir ! Ils nous sont fidèles ! Moi,
je vais leur saigner un porc.
Et il alla d’un pas déterminé ravir un cochon de
lait à l’étable du couvent pour festoyer dignement
avec ''ses frères''. Ah ! s’il avait pu dérober le veau
de l’Écriture !
Les sept chiens, moins maigres depuis cette aventure
datant de loin déjà, attendaient donc devant
la porte de Poitiers que le veilleur annonçât d’un
coup de trompe qu’on pouvait s’introduire dans un
sanctuaire de bienheureuses ripailles, mais au lieu
d’un son de trompe ils ouïrent une sorte d’aboi
rauque, étranglé, qui les dressa sur leurs pattes, le
poil hérissé, la gueule rouge.
— Aog ! gronda Ragnacaire, l’œil subitement
luisant. Ça sent le gibier !
— Ça sent le loup, affirma Harog, dont le front
pâle se rida sous la barre noire de ses cheveux.
Les chiens foncèrent courageusement sur la
poterne qui s’ouvrit toute seule parce que personne
n’avait songé à la refermer au verrou, le guetteur
étant mort.
— Soit, fit Ragna, nous chasserons en ville,
aujourd’hui !<noinclude></noinclude>
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— Par la Croix et l’herbe des douleurs ! Voici
que les coureurs d’enfer détalent. Ils l’ont vu ! dit
Harog éclatant de rire.
Ce fut une entrée triomphante dans une cité
mise à mal.
Si on faisait beaucoup de bruit, on ne songeait
même plus à déranger le loup qui s’acharnait, maintenant,
sur le cadavre du veilleur, faute de meilleur
plat. Une troupe de soldats le menaçait du bout
de la rue et toutes les portes des maisons demeuraient
closes, derrière lesquelles femmes, enfants,
vieillards criaient miséricorde autant pour la terreur
que leur inspirait la bête féroce que pour
l’épouvante qu’ils avaient des rôdeurs pillant à sa
suite.
Avec Harog et Ragnacaire, la véritable chasse
s’ordonna, comme réglée selon le bon plaisir des
spectateurs. De sa lucarne, le comte Maccon vit
fondre une armée de sept gueules bien fendues
mordant aux jarrets le loup ayant immédiatement
tourné son derrière à ses vieux ennemis intimes.
Ragna appuyait la charge, poussant droit vers l’église,
hurlant plus fort que ses frères.
— A-us ! A-us ! Fa ! us ! Gombaud ! A-us Aog !
Il lançait les ''us'' et les ''og'' tel un soufflet de forge
lance des braises au nez des gens penchés sur le<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Khardan" /></noinclude>fourneau. Harog, lui, sifflant d’un ton de serpent
rageur, essayait de retenir sa chienne, la favorite,
qui volait en bonds de chèvre folle, de droite à
gauche. Il rabattait les bêtes vers Ragna, leur faisant
brûler l’arrière-train du gibier maudit, déjà
très averti de sa fin. Toute la ville respirait. Ces
deux garçons menaient cela de don naturel et il ne
fallait point s’étonner du miracle.
Des galeries de la basilique de Saint-Hilaire,
l’évêque, émerveillé, conclut à l’intervention de la
Providence, mais, chasseur à ses moments laïques,
il admira l’ardeur de ces braves animaux courant
au diable. Une âcre senteur montait du tourbillon
de ces fourrures chaudes, seul parfum capable de
semer la panique parmi tous les chevaux d’une
contrée. Ces chiens-là, providentiels, chassaient
le loup et non une forme quelconque de Satan.
Quant au comte Maccon, il se saisit de sa grande
corne de vache pour virilement imiter le fracas de
la Boivre et du Clain, un soir de débâcle.
— C’est Harog, le petit berger ! Harog, le chasseur !
Harog, le sorcier ! s’exclama-t-il avec des signes
de victoire à l’adresse de la basilique.
— C’est un berger ! criait l’évêque Marovée se
hâtant de descendre de la tour, tandis que ses clercs
levaient les bras au ciel. Qu’on chante la délivrance !<noinclude></noinclude>
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Khardan
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Khardan" /></noinclude>Voici que le petit berger David va encore tuer Goliath !
— Ils vont clouer le maudit sous le porche ! affirmait
la foule spontanément jaillie des seuils. C’est
le petit berger Harog et Ragnacaire son compagnon !
Délivrance !
Le loup, qui n’avait pas le droit d’asile, retrouvant
le porche qu’il connaissait, ne songea guère à en
enfoncer les vantaux. D’un effort de ses reins moulus
il sauta sur l’auvent, car les animaux traqués
perdent le sens, se répètent et leurs feintes sont leurs
fosses.
Maccon posa sa corne, jugeant le gibier pris à ce
pauvre retour de sa malice.
Harog sauta aux épaules de Ragna, se servit de
son compagnon docile en guise de courte-échelle.
— Tiens-toi, fit-il, ce n’est pas la peine de s’y
mettre à deux. Le loup se rend.
Comme Harog égorgeait la bête, un pied en l’air,
le poing gauche sur les planches de l’auvent, l’évêque
Marovée ouvrait la porte de l’église, lui tendait
sa bénédiction durant que ses clercs bourdonnaient :
— Salut au petit berger David !
— Je m’appelle Harog, répliqua tranquillement
le petit berger en essuyant son couteau. Et il eut<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Khardan" /></noinclude>un sourire dont l’orgueil démentait la modestie de
la phrase.
— Aog ! rugit Ragna, l’accolant au milieu d’un
chœur de sept chiens qui aboyaient de joie.
On fit cortège aux jeunes aventuriers jusqu’à la
table du seigneur comte.
— Je vous invite à rompre le pain chez moi, mes
amis, leur dit celui-ci généreusement. Vous venez
d’accomplir de bonne besogne. Vos mauvaises têtes
ont de bons bras à leur service. Je garderai la peau
en souvenir du beau spectacle que vous m’avez
offert.
— Il a tué le démon Goliath qui s’était changé en
loup ! clamait la foule délivrée de ses angoisses, ivre
de ne plus avoir peur.
Et des esclaves se hâtèrent d’apporter les gobelets
de vin aromatisé pour les nouveaux convives.
On remarqua que le petit berger Harog, ce serf,
ayant eu les honneurs du pain rompu avec un seigneur
guerrier, contrairement aux usages qui voulaient
qu’on gardât le morceau, l’offrit à sa chienne,
la grande goulue blanche, laquelle, sans plus de
façon, l’avala.<noinclude></noinclude>
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Livre:Desenne - Code général français, tome X, 1819.djvu
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Auteur:Jacques-Louis Lacour
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les sens me {{corr|voila|voilà}} enfin de retour, {{corr|Je|je}} dis enfin,
certes ce n’est pas là l’expression dont je devrais
me servir, {{corr|Il|il}} {{corr|eut|eût}} mieux valu pour moi disparaitre
à jamais dans un des précipices que j’ai
vus ; mais n’importe, il ne s’agit pas de cela ;
j’ai {{corr|a|à}} répondre à votre lettre, je le dois, l’amitié
que vous m’avez témoignée exige que je vous parle
avec franchise ; je le veux, puissé-je en trouver
le courage !
Combien vous êtes bon de me gronder
ainsi de mon silence. Si vous saviez ce qu’il
m’en a couté pour le garder, vous me plaindriez
sans doute, aussi maintenant je ne cesserai de
vous écrire que lorsque vous m’aurez dit que je
ne suis plus votre amie, d’ici là vous saurez tout
et alors vous prononcerez en connaissance de cause.
C’est une longue histoire, il vous suffira d’en<noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="FreeCorp" />{{nr||(132)}}</noinclude>connaître la fin, plus tard, lorsque vous
viendrez à Paris, car je vous espère maintenant,
je vous en dirai tous les détails, si toutefois
vous roulez bien encore me voir ; mais d’abord
vous me parlez de vos peines et vous me grondez
de n’avoir point répondu à cet article. Que
pouvais-je vous dire, mon ami, si ce n’est que
vos chagrins je voudrais pouvoir vous les prendre
ou au moins les partager. En bien, je les partage ;
ceux qui souffrent et qui cependant ne sont pas
vous, ceux-là je les plains et voudrais pouvoir les
consoler, jugez de ce que je ferais pour vous, pour
vous qui avez toute ma confiance, sans que je
puisse en aucune façon m’expliquer par quel
prodige mon sort s’est ainsi uni à votre destinée.
Depuis votre départ, j’ai une carte détaillée de la
Grèce, à chacune de vos lettres je suis, en vous
lisant avec attention, les excursions que vous avez<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Lacour - Lettres de Laetitia et de Ludovic, 1834.pdf/136
104
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="FreeCorp" />{{nr||(133)}}</noinclude>faites, il me semble que vos dangers sont les
miens et dans les Pyrénées, lorsque j’affrontais
quelque péril, j’ai cru souvent voir votre image
là, à mes {{corr|cotés|côtés}}, et votre bras tendu pour me soutenir
dans quelque descente difficile, ce bras cependant
n’était point le vôtre ; mais l’âme qui le {{corr|fesait|faisait}}
mouvoir, cette âme est, comme la vôtre, le siège de
toutes les vertus ! Je vois que je tourne et hésite
pour arriver à ce point où vous me demandez ma
confiance tout entière, en me reprochant de ne m’être
pas bien expliquée dans ma lettre précédente, alors
je dois vous dire, d’abord, qu’en m’expliquant aussi
mal, j’avais pensé que pour vous mon langage
devait être clair. Écoutez donc, mon véritable ami,
je vais parler à vous, comme chaque soir je parle
à Dieu ; j’espère en vous indulgence et pardon,
comme j’espère de lui pardon dans un autre monde.
Vous allez venir à Paris, je vais vous voir, je ne<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Lacour - Lettres de Laetitia et de Ludovic, 1834.pdf/137
104
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="FreeCorp" />{{nr||(134)}}</noinclude>saurais me taire lorsque vous me demanderiez
ma confiance et je sens que j’aurai moins de
honte à écrire que je n’en aurais à parler.
Vous allez donc ouvrir les yeux, et c’est moi qui
aurai le courage de déchirer le voile :
Il y a cinq ans, c’était en 1828 le {{corr|Lundi|lundi}}
de Pâques, j’étais engagée à un bal, j’y étais
depuis une heure environ, lorsqu’au milieu de ces
femmes brillantes, de ces fleurs, de ces lumières,
je remarquai, dans l’embrasure d’une croisée et
debout appuyé contre l’espagnolette, un jeune homme ;
il avait alors 25 ans, pâle, l’air malade, ayant
perdu plusieurs dents de devant, louchant et
aux trois quarts chauve, avec cela une taille
élégante et toute l’apparence d’un jeune homme
de bon ton ; je demandai son nom à la maitresse
de la maison, elle se mit à rire en me disant :
Ô doux effets de la sympathie ! vous demandez<noinclude>
<references/></noinclude>
pdhlfok3dxht1j2tm3gqvawo9yp0y06
Page:Lacour - Lettres de Laetitia et de Ludovic, 1834.pdf/138
104
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="FreeCorp" />{{nr||(135)}}</noinclude>son nom ? donc vous l’avez remarqué et lui
n’est ici que parce qu’il a su ce matin que
vous y veniez. Il est je crois fou de vous, prenez
garde cependant, car on prétend qu’il est
attendu sous peu dans l’autre monde ; Elle partit,
moi je n’avais point envie de rire, et, en partant
pour la contredanse, j’avais le cœur si gros que
je résolus de sortir dès qu’elle serait achevée.
Pendant que je dansais, je voyais cette figure si
pâle, ces yeux si souffrans occupés de moi, de moi
seule, oh ! les femmes ne se trompent jamais dans
ce cas. Je quittai pour la première fois de ma vie
le bal avant onze heures, et je passai la nuit
sans dormir. mille idées que jamais je n’avais
eues vinrent en foule oppresser mon cœur, {{corr|J|j}}’avais
peur, sans savoir pourquoi ; par à peu je
m’apprivoisai avec le souvenir de mon fantôme
c’est ainsi que je l’appelais) et bientôt je plaçai<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
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n’est ici que parce qu’il a su ce matin que
vous y veniez. Il est je crois fou de vous, prenez
garde cependant, car on prétend qu’il est
attendu sous peu dans l’autre monde ; Elle partit,
moi je n’avais point envie de rire, et, en partant
pour la contredanse, j’avais le cœur si gros que
je résolus de sortir dès qu’elle serait achevée.
Pendant que je dansais, je voyais cette figure si
pâle, ces yeux si souffrans occupés de moi, de moi
seule, oh ! les femmes ne se trompent jamais dans
ce cas. Je quittai pour la première fois de ma vie
le bal avant onze heures, et je passai la nuit
sans dormir : mille idées que jamais je n’avais
eues vinrent en foule oppresser mon cœur, {{corr|J|j}}’avais
peur, sans savoir pourquoi ; par à peu je
m’apprivoisai avec le souvenir de mon fantôme
c’est ainsi que je l’appelais) et bientôt je plaçai<noinclude>
<references/></noinclude>
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2026-07-11T06:35:24Z
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n’est ici que parce qu’il a su ce matin que
vous y veniez. Il est je crois fou de vous, prenez
garde cependant, car on prétend qu’il est
attendu sous peu dans l’autre monde ; Elle partit,
moi je n’avais point envie de rire, et, en partant
pour la contredanse, j’avais le cœur si gros que
je résolus de sortir dès qu’elle serait achevée.
Pendant que je dansais, je voyais cette figure si
pâle, ces yeux si souffrans occupés de moi, de moi
seule, oh ! les femmes ne se trompent jamais dans
ce cas. Je quittai pour la première fois de ma vie
le bal avant onze heures, et je passai la nuit
sans dormir : mille idées que jamais je n’avais
eues vinrent en foule oppresser mon cœur, {{corr|J|j}}’avais
peur, sans savoir pourquoi ; par à peu je
m’apprivoisai avec le souvenir de mon fantôme
c’est ainsi que je l’appelais) et bientôt je plaçai<noinclude>
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Page:Lacour - Lettres de Laetitia et de Ludovic, 1834.pdf/139
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="FreeCorp" />{{nr||(136)}}</noinclude>des idées dans cette tête souffrante, je plaçais
aussi un langage d’amour dans cette bouche
que je n’avais entendu profèrer aucun son, et
dans son cœur, je mis toutes vos qualités, si douces
et si solides ; je lui donnais de vous tout ce que je
pouvais ; mais je lui supprimais l’art de plaire
que vous possédez si bien ; au contraire, je le voulais
maussade pour tout le monde, J’aurais trop
souffert si j’avais craint que chacun {{corr|put|pût}} l’aimer.
Enfin, je m’endormais {{corr|fesant|faisant}} penser et parler
mon fantôme, je me réveillais et je {{corr|repondais|répondais}} à
tout ce qu’il m’avait dit la veille au soir. Huit
jours après, j’étais en visite dans cette même
maison où j’avais été au bal, lorsqu’on
annonça ce même Monsieur. Il se présenta avec
toute la grâce que je lui voulais, et très adroitement
annonça qu’il venait prendre congé et que le
lendemain il partait pour rejoindre son régiment,<noinclude>
<references/></noinclude>
oggn4lk625iu25jjdyl0axpwoatmuy5
Page:Lacour - Lettres de Laetitia et de Ludovic, 1834.pdf/140
104
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2026-07-11T00:43:12Z
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="FreeCorp" />{{nr||(137)}}</noinclude>il ajouta que jamais il n’aurait autant {{corr|desiré|désiré}}
rester à Paris, mais que le devoir commandait :
tout le temps que je le vis, je ne prononçai pas
un seul moi, ma langue était glacée dans ma
bouche, je me levai et partis ― voilà jusqu’en
1830. Le rêve qui occupait jour et nuit ma pauvre
tête ; ces deux entrevues se présentaient sans cesse
à ma mémoire ; en m’endormant, je pensais à mon
fantôme, je me réveillais en y pensant encore.
Pendant ce temps {{M.|***}} devenait insupportable
au moins il me paraissait tel ; ses mauvais
procédés à mon égard, tout semblait me rapprocher
d’un être que je ne connaissais, ni ne voulais connaître.
La {{corr|revolution|révolution}} de 1830 arriva, mon fantôme donna
sa démission et vint se fixer à Paris. Je le vis
souvent, ma société était aussi la sienne. {{M.|***}}
aigri par cette révolution, devenait moins traitable
que jamais, lorsqu’un jour, parce que j’avais<noinclude>
<references/></noinclude>
9anlbgn10aupr3enovi69gc69i4miyh
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2026-07-11T06:35:10Z
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="FreeCorp" />{{nr||(137)}}</noinclude>il ajouta que jamais il n’aurait autant {{corr|desiré|désiré}}
rester à Paris, mais que le devoir commandait :
tout le temps que je le vis, je ne prononçai pas
un seul moi, ma langue était glacée dans ma
bouche, je me levai et partis ― voilà jusqu’en
1830. Le rêve qui occupait jour et nuit ma pauvre
tête ; ces deux entrevues se présentaient sans cesse
à ma mémoire ; en m’endormant, je pensais à mon
fantôme, je me réveillais en y pensant encore.
Pendant ce temps M*** devenait insupportable
au moins il me paraissait tel ; ses mauvais
procédés à mon égard, tout semblait me rapprocher
d’un être que je ne connaissais, ni ne voulais connaître.
La {{corr|revolution|révolution}} de 1830 arriva, mon fantôme donna
sa démission et vint se fixer à Paris. Je le vis
souvent, ma société était aussi la sienne. M***
aigri par cette révolution, devenait moins traitable
que jamais, lorsqu’un jour, parce que j’avais<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Lacour - Lettres de Laetitia et de Ludovic, 1834.pdf/141
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="FreeCorp" />{{nr||(138)}}</noinclude>renvoyé une cuisinière insolente avec moi, il
monta dans ma chambre, me signifia que cette
femme resterait, qu’au dehors je pouvais faire
tout ce que bon me semblait ; qu’il n’était point
assez sot pour mettre son honneur sous les cotillons
d’une femelle, qu’il s’en souciait peu, mais que
chez lui il voulait être maître et si cela ne me
convenait pas je pouvais m’en aller ! J’étais
outrée ; je crois que le courage m’a seul manqué
pour le tuer. J’étais blessée, je pensai à un autre
protecteur qui m’offrit amour, soins, fortune, et
je pensai plus encore au dédain avec lequel
m’avait traitée l’homme auquel j’avais été sacrifiée.
Je reconnus qu’à l’indifférence que jusqu’alors
j’arais eue pour lui avait succédé la haine et
le mépris le plus complet. Huit jours plus tard…
j’étais vengée !… Alors j’entrai chez lui, et, de
sang froid, je lui contai tout et lui dis que je<noinclude>
<references/></noinclude>
efx4ri6xsdksrmt0dqrfggietd3s2lg
Page:Lacour - Lettres de Laetitia et de Ludovic, 1834.pdf/142
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="FreeCorp" />{{nr||(139)}}</noinclude>voulais partir. À cela il parut s’émouvoir un peu,
et me dit qu’il n’y consentirait jamais ; mais que je
serais libre autant qu’on peut l’être. J’ai compté
sur sa parole, il m’a trompée ! Je n’ai point de
liberté ! je crains d’être oubliée, je crains qu’on ne soit
infidèle, et je passe ma vie dans les plus cruelles
inquiétudes ! Voilà, mon ami, une histoire cruelle
à dire ; J’ajouterai que si ce qui j’ai fait était à faire
demain, la nuit me paraîtrait cruellement longue pour
arriver à ce demain si vivement attendu ! je n’ai point
de regrets, si ce n’est la crainte de perdre votre
bienveillance, et celui de voir si rarement celui pour
qui je voudrais vivre et mourir ! Ne m’accablez pas,
ne me parlez jamais de tout ceci, le mal est sans
remède, il en existerait que je n’en voudrais pas
faire usage. Maman doit ignorer que je vous
ai fait cet aveu ; Elle s’est bien mal conduite dans
tout ceci, elle a voulu user d’une sévérité dont je<noinclude>
<references/></noinclude>
j0qlglg34yqtl4t6hc5d538df5x3sdu
Page:Lacour - Lettres de Laetitia et de Ludovic, 1834.pdf/143
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/* Corrigée */
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="FreeCorp" />{{nr||(140)}}</noinclude>ne lui reconnaissais pas le droit après l’infâme
mariage qu’elle m’avait fait faire ; Je vis très
froidement avec elle, si elle continue, il me sera
impossible de rester chez moi, elle me l’a rendu
insupportable. Si vous vivez à Paris, de grâce
voyez-moi, mon cœur n’était pas destiné à être
coupable ; mais ma position a tout fait… surtout
je vous en supplie, que Maman ne {{corr|sâche|sache}} pas
que vous savez cela.
J’ai lu votre chant Grec, on admire
beaucoup à Paris le chant du Klepthe, certes
c’est à cent lieues de votre Maniote. Je le sais par
cœur et voudrais qu’il {{corr|fut déja|fût déjà}} en musique afin
de pouvoir le chanter.
Adieu, Monsieur, je n’ose plus vous
dire mon ami, écrivez-moi à Paris, j’y serai les
premiers jours d’octobre, et quoi que vous deviez penser de
moi, permettez-moi de toujours vous aimer.<noinclude>
<references/></noinclude>
53ea0e4im74riygm5ooj556z85sl5ve
Lettres de Lætitia et de Ludovic
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/* Relu et corrigé */
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text/x-wiki
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[[Catégorie:Bon pour export]]
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Lettres de Laetitia et de Ludovic/Lettre 11
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/* Relu et corrigé */
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wikitext
text/x-wiki
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Page:Dictionnaire des Antiquités grecques et romaines - Daremberg - I 2.djvu/931
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Yland
11394
/* Ajout des images */
15914031
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Yland" />{{nr|CYA|— 1677 —|CYB}}</noinclude><section begin="CYATHUS"/>{{fig.}}2238). On en voit de différentes formes et de différentes grandeurs, ce qui semble indiquer que, dans l’usage courant, ils n’avaient pas tous une capacité exactement déterminée, comme la mesure qui portait le même nom. {{Img float-p
|file=Cyathus-fig-2238.jpg
|align=left |width=130px
|padt=25px |padb=12px
|cap={{Fig.|2238|cap}}. — Cyathus.
|cap-align=center
|font-size:12px}}Les uns ont la forme de petits cylindres ; les autres s’évasent en forme de coupes plates ; quelques-uns, munis d’un manche mobile, rappellent par leur forme ovoïde l’expression dont se sert Hésychius ({{lang|grc|ὠάρια διδηρᾶ}}) en parlant des cyathes ({{fig.}}2239)<ref>''{{lang|it|Mus. Borbonico}}'', {{rom-maj|XII}}, {{pl.|59}}.</ref>. Le manche, ordinairement vertical, est quelquefois adapté horizontalement à la panse du vase<ref>''{{lang|it|Bulletino napolitano}}'' 1857, {{pl.}}3.</ref>.
En somme, l’instrument que Grecs ont appelé {{lang|grc|κύαθος}} paraît être tout a fait semblable à celui que les Romains ont nomme {{sc|simpulum}} ; il n’y a guère eu de différence entre eux, si ce n’est que le dernier mot est resté spécialement affecté au vase à puiser dont on se servait dans les cérémonies religieuses. Varron constate, en effet, que dans les banquets l’''épichysis'' et le ''cyathus'' grecs se substituèrent bientôt au {{sc|guttus}} et au {{sc|simpulum}} ancien des Latins, mais que l’on garda ces derniers dans les sacrifices<ref>{{lang|la|Varro, ''Ling. lat.''}} {{rom-maj|V}}, 124.</ref>.
{{Img float-p
|file=Cyathus-avec-manche-mobile-fig-2239.jpg
|align=center|width=400px|padt=25px|padb=12px
|cap={{c|{{Fig.|2239|cap}}. — Cyathus avec manche mobile.|fs=85%|m=0.5em}}
}}
{{rom-maj|II}}. Chez les Grecs, le {{lang|grc|κύαθος}} ne compte comme mesure légale que pour les liquides<ref>Comme mesure pour les matières sèches, il n’en est question que dans un texte douteux ; Cf. {{lang|de|Hultsch, ''Gr. u Röm. Metrologie''}}, {{2e}} {{éd.}}, {{pg}}116, note 1.</ref>. Il représente la 864{{e}} partie du {{sc|métrétès}}, la 72{{e}} du {{sc|chous}}, la 12{{e}} du {{sc|xestès}}, la 6{{e}} de la {{sc|cotylé}}, la moitié de l’{{sc|oxybaphon}}<ref>Cf {{lang|de|Hultsch}}, {{loc. cit.}} {{pg|expl=pages}}102, 104 et {{pg}}703, tabl. {{rom-maj|X}}.</ref>. Chez les Romains, il représente la 576{{e}} partie du {{sc|quadrantal}}, la 288{{e}} de l’{{sc|urna}}, la 6{{e}} de l’{{sc|hemina}}. Il sert aussi de mesure pour les matières sèches et équivaut à la 19{{e}} partie du {{sc|modius}} et à la 6{{e}} de l’{{sc|hemina}}. Comme poids on l’évalue exactement 1 ½ ''uncia'' et 4 ''scripula ;'' mais dans l’usage commun, on le regarde comme égal une once<ref>{{Id.}} {{pg|expl=pages}}116 à 122 et {{pg}}704, tabl. {{rom-maj|XI}}.</ref>. L’évaluation en mesures modernes change suivant qu’on adopte le système de Galien, de Dioscoride ou d’autres, qui donnent à la cotyle une mesure un peu différente<ref>{{Id.}} {{pg|expl=pages}}637-638 ; Wex, ''Métrologie grecque et romaine'', {{|traduct.}} française {{pg|expl=pages}}32 et 35, note 1 ; Letronne, ''Œuvres choisies'', {{3e}} série, {{rom-maj|I}}, {{pg|expl=pages}}127 et 133, tabl. {{rom-maj|VII}} ; {{lang|de|Becker, ''Gallus''}}, {{édit.}} Göll, {{rom-maj|III}}, {{pg}}402 ; {{lang|de|Boeck, ''Metrolog. Untersuchungen''}}, {{pg|expl=pages}}22 et 200 ; Aurès, ''Mémoires de l’Académie du Gard'', 1873, {{pg|expl=pages}}8 à 27 ; Bouché Leclercq, ''Atlas p. l’hist. grecque de Curtius'', {{pg}}96, tabl. {{rom-maj|III}} ; ''Manuel des Institutions romaines'', {{pg|expl=pages}}573, 575. — {{sc|Bibliographie}}. Pour la métrologie, {{abr|v.|voyez}} la note précédente. Pour le vase à puiser, on peut consulter Panofka, ''Recherches sur les véritables noms des vases grecs'', {{pg}}24 ; Gerhard, ''{{lang|it|Annali dell’ Instituto}}'', 1831, {{pg}}251 ; 1836, {{pg}}155 ; 1836, {{pg}}155 ; Letronne, ''Œuvres choisies'', éditions Fagnan, {{3e}} série, {{rom-maj|I}}, {{pg|expl=pages}}448, 456 ; {{lang|de|O. Jahn, ''Beschreibung der Vasensammlung zu München''}}, {{pg}}{{rom|xcvii}} ; Ussing, ''{{lang|la|De nominibus vasorum graecorum}}'', {{pg|expl=pages}}111-113 ; {{lang|de|Krause, ''Angeiologie''}}, {{pg|expl=pages}}352-354 ; Becker, ''Gallus'', {{éd.}} Göll, {{rom-maj|III}}, {{pg|expl=pages}}400-404 ; Stephani, ''Comptes rendus de la Comm. imp. de Saint-Pétersb.'', {{pg}}1867, {{pg|expl=pages}}154-156 ; {{pg}}1873, {{pg}}97 ; {{pg}}1877, {{pg}}228 ; Aurès, ''Explications sur le véritable sens du mot Cyathus'', Nîmes 1873, (Mémoires de l’Acad. du Gard).</ref>. Le chiffre généralement adopté pour le cyathe est 0{{e|lit.}},0456. C’est donc une mesure très petite ; on s’en servait beaucoup pour doser les médicaments. Il n’y avait au-dessous que la {{sc|ligula}}, qui valait ½ cyathe et le {{sc|cochlear}}, ou de ¾ de cyathe.
{{d|E. {{sc|Pottier}}.|3|sc}}
{{References-Bayle}}
<section end="CYATHUS"/>
<section begin="CYBAEA"/>'''{{lang|la|CYBAEA}}'''. — Bâtiment de transport dont le nom revient plusieurs fois dans les discours de Cicéron contre Verrès<ref>{{lang|la|Cic. ''Verr.''}}, {{rom-maj|II}}, 4, 8 ; {{rom-maj|III}}, 5, 17.</ref>. La forme du mot semble trahir une origine grecque, mais nous ne connaissons pas de texte dans cette langue qui nous donne le primitif du terme latin. Diverses étymologies ont été proposées. {{M.|Jal}} se demande s’il ne dérive pas du grec {{lang|grc|κύπη}}, barque, bateau<ref>Jal, ''Glossaire nautique''.</ref>. D’autres critiques, plus hardis, ont admis aventureusement que la ''{{lang|la|cybaea}}'' devait sa dénomination à sa forme cubique. Cicéron parle d’une ''{{lang|la|cybaea}}'' si belle et richement ornée qu’elle ressemblait à une ''trirème''<ref>{{lang|la|Cic. ''Verr.''}}, {{rom-maj|VII}}, 17.</ref>.
{{d|E. Roschach|3|sc}}
{{References-Bayle}}
<section end="CYBAEA"/>
<section begin="CYBELÉ"/>'''CYBELÉ'''. — Cette déesse phrygienne fut, d’assez bonne heure, confondue par les Grecs avec une autre déesse, peut-être aussi d’origine asiatique, qui portait le nom de ''Rhéa''. Ces deux divinités ont sans doute plusieurs caractères communs ; mais leurs légendes ne se ressemblent pas et leur religion ne s’est pas établie dans les mêmes contrées. Il importe donc de les distinguer. Nous nous occuperons d’abord de Rhéa, qui a été connue des Grecs la première.
{{sc|Rhéa}}. — Le nom de cette divinité {{lang|grc|Ρέα}} et {{lang|grc|Ρεία, Ρέη}} et {{lang|grc|Ρείη}}) a été rattaché, chez les anciens, à la même racine que le verbe {{lang|grc|ῥεῖν}}, couler. S’il faut en croire Platon<ref>''Cratyle'', {{pg}}402, b. Cf. ''Etym. M'' {{s. v.}} {{lang|grc|Ρέα}} et {{lang|grc|Ρεία}}. Les Orphiques expliquaient le mot par {{lang|grc|ῥοή}}. Pour eux, (''Fragm.'' 34), Rhéa est la source qui alimente la vie des êtres.</ref>, Rhéa, « celle qui coule », serait une divinité de l’élément liquide. Suivant d’autres, le mot {{lang|grc|Ρέα}} est une métathèse de {{lang|grc|ἔρα}}, vieux mot<ref>Ce mot ne se rencontre que chez les grammairiens et les scoliastes ; mais son existence ancienne est suffisamment établie par la forme homérique {{lang|grc|ἔραζε}} = à terre.</ref> qui signifiait « la terre ». Cette explication déjà donnée par Eustathe<ref>''{{lang|la|Ad Iliad.}}'' {{rom-maj|I}}, 55.</ref>, adoptée par Adalbert Kuhn<ref>Cf. {{lang|de|Weber, ''Indische Studien''}}, {{rom-maj|I}}, 302.</ref>, par Welcker<ref>''{{lang|de|Griech. Götterlehre}}'', {{rom-maj|II}}, 216.</ref>, et, tout récemment, par Buchholz<ref>''{{lang|de|Homerische realien}}'', {{rom-maj|III}}, {{pg}}11.</ref>, et assez vraisemblable. Si on l’admet, Rhéa serait par son nom même, une divinité de la terre, ou la Terre personnifiée.
Rhéa ne joue aucun rôle dans les poèmes homériques, où elle n’est mentionnée qu’en passant<ref>''Iliad.'', {{rom-maj|XIV}}, 203 ; {{rom-maj|XV}}, 187. Il est possible, sans qu’on puisse le démontrer d’ailleurs, que ces deux passages soient des interpolations.</ref>. Sa légende est, au contraire, assez longuement développée dans la ''Théogonie'' hésiodique. Nous y apprenons que Rhéa est une Titanide, fille du couple primordial, Ouranos et Gæea<ref>''{{lang|la|Theogon.}}'', 133-135, {{éd.}} Göttling-Flach.</ref>. Elle a eu pour frère et elle a pour époux Cronos, avec qui elle règne sur les Titans<ref>D’après une tradition nous ignorons la source, et que l’on rencontre pour la première fois chez Apollonius de Rhodes (''{{abr|Argon.|Argonautiques}}'' {{rom-maj|I}}, 503 sqq.), Cronos et Rhéa avaient vaincu par la force et précipité dans les flots de l’Océan Ophion et Eurynomé, qui régnaient avant eux sur l’Olympe. Cf. Tzetz. {{lang|la|ad Lycoph. ''Cass.''}} 1192.</ref>. De leur union naissent Hestia, Dèmèter et Hèrè, Hadès, Poséidon et Zeus<ref>''{{lang|la|Theog.}}'' 453-457. Cf. ''Iliad.'' {{rom-maj|IV}}, 59, {{rom-maj|XV}}, 187-188.</ref>. Rhéa est une<section end="CYBELÉ"/><noinclude>
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''B''. Le Fou du Roi à la {{4me}} Caſe du Fou de
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''B''. Le Pion du Fou de la Dame un pas.
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''B'' Le Pion de la Dame deux pas<ref name="p.1">Ce Pion ſe pouſſe deux pas pour deux Raiſons d’importance :
La premiere, pour empécher le Fou du Roi
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''N''. Le Pion le prend.<noinclude>
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Discussion Livre:Dictionnaire encyclopédique de la noblesse de France - volume 2 - Nicolas Viton de Saint-Allais.djvu
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| rem_texte =L'ouvrage ayant été publié avant la réforme orthographique de 1835 (et suivantes), certaines graphies de mots peuvent sembler erronées mais il n'en est rien.
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}}
== Poursuite des choix éditoriaux du volume 1 ==
Dans le volume sont décris un certain nombre de choix éditoriaux qui seront repris dans cet ouvrage : [[Discussion Livre:Dictionnaire encyclopédique de la noblesse de France - volume 1 - Nicolas Viton de Saint-Allais.djvu#Détails_des_choix_d’édition|détails de choix éditoriaux du volume 1]]. [[Utilisateur:Jpgibert|Jpgibert]] ([[Discussion utilisateur:Jpgibert|d]]) 9 février 2026 à 08:54 (UTC)
On n'aura donc ici, uniquement les éléments non présents dans le volume 1.
=== Orthographes d'avant les réformes de 1835 et plus ===
L'ouvrage ayant été publié avant la réforme orthographique de 1835 (et suivantes), certaines graphies de mots peuvent sembler erronées mais il n'en est rien.
Je liste ici les graphies que j'ai trouvées durant la correction de l'ouvrage avec (quand c'est possible) le lien vers le wiktionnaire montrant la validité de la graphie.
Bien entendu, ces termes ne doivent pas faire l'objet d'une correction et être conservés tels quels.
{{colonnes|nombre=3|
* [[wikt:alcove|alcove]] (alcôve)
* [[wikt:barraque|barraque]] (baraque)
* [[wikt:bobêche|bobêche]] (bobèche)
* [[wikt:celébrer|celébrer]] (célébrer)
* [[wikt:czar|czar]] (tsar)
* [[wikt:déjeûner|déjeûner]] (déjeuner)
* [[wikt:faulx|faulx]] (faux)
* [[wikt:hacquenée|hacquenée]] (haquenée)
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* [[wikt:nazeau|nazeau]] (naseau)
* [[wikt:ouie|ouie]] (ouïe)
* [[wikt:orfévrerie|orfévrerie]] (orfèvrerie)
* [[wikt:querir|querir]] (quérir)
}}
=== Conjugaisons anciennes ===
Des graphies de conjugaison de certains verbes ont changé, elles ne doivent pas être corrigées, ce ne sont pas des coquilles :
{{colonnes|nombre=3|
* [[wikt:assujétit|assujétit]] (assujettit)
* [[wikt:achéterait|achéterait]] (achèterait)
* [[wikt:décéderaient|décéderaient]] (décèderaient)
* [[wikt:desireront|desireront]] (désireront)
* [[wikt:prèchent|prèchent]] (prêchent)
* [[wikt:renouvèle|renouvèle]]* (renouvelle)
}}
'''Note''' :
<nowiki>*</nowiki> à noter que suite à la réforme orthographique de 1990, la forme a été réintroduite en français.
=== Hétérogénéité des graphies ===
Certaines graphies anciennes peuvent apparaître mais il s'agit en fait de coquilles. En effet, l'auteur utilise une forme plus récente partout ailleurs. On peut donc en homogénéiser l'utilisation (hors citations).
* cravatte ⇒ cravate
* privilège ⇒ prévilège
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{{Poem|{{em|3}}Ah ! vous en avez une touche
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{{em|5}}Vous ressemblez à des
{{em|5}}Parapluies mouillés.
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{{em|2}}À vous entendre il n’y avait pas mieux
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{{poem|Encore des jours et puis des jours tous pareils
{{em|2}}À quoi bon, vraiment, ce chapelet gris,
{{em|5}}Si tout au moins d’enfiler
{{em|7}}Ces grains peu vermeils
{{em|6}}On risquait de gagner —
{{em|3}}Comme aux macarons — son paradis.
{{em|2}}Mais non, on en devient plutôt mauvais,
{{em|8}}Comme une ourse
On trouve que Dieu le père se moque de sa créature
De ne point lui départir pour le bonheur, plus de ressources
Et de la mettre devant l’Infini en si piètre posture.
{{em|4.5}}Car enfin que votre cœur
{{em|1.5}}Saute de joie ainsi qu’un lièvre au pré
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{{em|5}}Tel un roc foudroyé
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{{T5|III|fs=110%|ff=serif|sp=0.05em|ws=0.2em|m=3em}}
{{poem|{{em|3}}À quoi sers-tu, longueur du temps,
{{em|3}}Patience mise aux abois ?
Monotone déroulée de jours — comme des aunes de rubans
{{em|2}}Montrés par un obséquieux trafiquant
Qui vend une marchandise de mauvais aloi.
{{em|3}}Au bout de cette année ce sera
{{em|6}}Le repos et la joie
Mais il faut prendre tout le métrage malheureusement
Qui pèse lourd ; c’est du plomb et non pas de la soie
Et puis au bout on est encore volé effrontément
{{em|6}}Les buts atteints — c’est bien pire :
{{em|3}}— Comment ! Ce n’était donc que cela !
Ce serait aussi bête d’en pleurer que d’en rire
{{em|9}}Alors, quoi ?}}
{{brn|2}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Li romans de Bauduin de Sebourc.pdf/91
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<noinclude><pagequality level="4" user="Manseng" />{{nr||DE SEBOURC. {{sc|Chant}} III.|69}}</noinclude><poem>
« O ma consine Ydain, qui le doit gouverner.
« Hélas ! c’est grans mesquiez de li mal marier ;
« Car mauvais mariagez m’a fait deshériter :
« ''On fait bien tant dou sien c’on n’i a que donner.'' »
{{em}}Or s’en vont, par le mer, les {{rom-min|·iij·|3}} damez gentis,
Qui ont les cuerz dolans et tristrez et maris :
Eliénor ploroit ; si fait Roze toudis ;
La dame de Pontieu s’escriot à haus cris :
« Certez miex doi plourer que nulz corpz qui soit vis !
« Car navrés est mes sirez, qu’estre doit mes maris ;{{nvd|210}}
« Toute joie ai perdue, tous solas, tous délis. »
Et dist Eliénor « Diex ! qu’est-che que tu dis ?
« Dame, bien est vos corpz aujourd’ui rasotis !
« A Esmeret n’avez que vaille {{rom-min|·ij·|2}} espis ;
« Car je l’ai fianchie piècha, en main d’amis.
« Pour vous à contrebatre vins en cestui païs ;
« Quoi que fuissiez plévie de lui, c’est mes amis :
« J’éusse esté la dame quant fust venu as lis. »
La dame de Pontieu, quant ces mos a oïs,
Fu de coer si dolante tous li taindi li vis ;{{nvd|220}}
D’ire et de mautalent li est li sans fuïs ;
Près ne li desquira les dras qu’elle ot vestis.
Et Rose, la royne, li escrie à haus cris :
« Or, dame de Pontieu, ne li faitez despis,
« Car elle se dist voir, par Dieu de paradis ;
« Sachiés que c’est ma fille, mes filz est ses maris.
« Riens n’avez à mon fil, li jeus est revertis ;
« En une autre manière il est à droit partis. »
Quant la duchoise l’ot, si geta {{rom-min|·j·|1}} faus ris ;
Puis a dit : « n’i aconte le monte d’un parisis !{{nvd|230}}
« Se j’en ai {{rom-min|·j·|1}} perdut, tost en {{erratum|rarai|r’arai}} {{rom-min|·j·|1}} quis.
« Quant ne set c’un seul trou, perdue est li soris. »
{{em}}Les {{rom-min|·iij·|3}} dames commenchent l’un à l’autre à tenchier.
El cuer de la duchoise n’i ot que courechier,
Il s’en falli petit que ne s’ala noïer.
</poem><noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Manseng" />{{nr|70|LI ROMANS DE BAUDUIN}}</noinclude><poem>
Eliénor li dist, pour li {{corr|contraiier|contrariier}} :
« Douche dame, pour Dieu voelliez vo doel laissier.
« Andeus nous passerons moult bien d’un chevalier ;
« L’une l’ara l’estet, et li autre l’ivier.
« Je sarai bien acroire ; vous sarez bien païer. »{{nvd|240}}
Quant la duchoise l’ot, bien cuide marvoïer ;
Pour la belle férir, se va bien tost dréchier.
Si com férir le volt, és-vous le maronnier
A haute vois escrie : « laissiez vostre tenchier !
« Ou par le foy que doy au père droiturier,
« Se vous ne vous volez bonnement appaisier,
« Je vous irai tantost en celle mer noïer.
« N’aroie pas fianche que Diex me puist aidier,
« Quant femmes se courrouchent : par Dieu c’on doit prisier,
« Elles ont ens ès corpz le déable d’enfier ! »{{nvd|250}}
{{em}}Moult mainent male vie les damez ou chalant ;
Et le mer se tourmente, {{rom-min|·j·|1}} grans vens va levant :
En une nuit alèrent, parmi le mer nagant,
{{rom-min|·iiij·{{e|c}}|400}} liewez d’iauwe, dusqu’à nonne sonnant.
Li tampz se rapura ; li solaus va luisant.
{{rom-min|·viij·|8}} jours furent en mer : orage fist si grant,
Et eurent si fort vent, au voloir Diu le grant,
Que terre de Surie vont les dames passant ;
Ne scèvent où il vont, cascune a cuer dolant.
Tant alèrent par mer, au voloir Dieu le grant,{{nvd|260}}
Qu’il virent {{rom-min|·j·|1}} tour si haute, en son estant,
De {{rom-min|·c·|100}} liewez et plus le furent perchevant ;
Et se cuidoient bien n’i ait c’un desrubant.
« E ! Diex, » che a dit Roze, « com j’ai le cuer joïant !
« Car je voi le tour d’ordre de Boulongne, le grant ;
« A Boulongne venrons, à miedi sonnant. »
Et li maronnierz va celle part adréchant.
{{rom-min|·j·|1}} jour et une nuit va, par le mer nagant,
Enchois car il venissent à le tour reluisant.
Bien cuident à Boulongne arriver maintenant :{{nvd|2/0}}
</poem><noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Manseng" />{{nr|70|LI ROMANS DE BAUDUIN}}</noinclude><poem>
Eliénor li dist, pour li {{erratum|contraiier|contrariier}} :
« Douche dame, pour Dieu voelliez vo doel laissier.
« Andeus nous passerons moult bien d’un chevalier ;
« L’une l’ara l’estet, et li autre l’ivier.
« Je sarai bien acroire ; vous sarez bien païer. »{{nvd|240}}
Quant la duchoise l’ot, bien cuide marvoïer ;
Pour la belle férir, se va bien tost dréchier.
Si com férir le volt, ès-vous le maronnier
A haute vois escrie : « laissiez vostre tenchier !
« Ou par le foy que doy au père droiturier,
« Se vous ne vous volez bonnement appaisier,
« Je vous irai tantost en celle mer noïer.
« N’aroie pas fianche que Diex me puist aidier,
« Quant femmes se courrouchent : par Dieu c’on doit prisier,
« Elles ont ens ès corpz le déable d’enfier ! »{{nvd|250}}
{{em}}Moult mainent male vie les damez ou chalant ;
Et le mer se tourmente, {{rom-min|·j·|1}} grans vens va levant :
En une nuit alèrent, parmi le mer nagant,
{{rom-min|·iiij·{{e|c}}|400}} liewez d’iauwe, dusqu’à nonne sonnant.
Li tampz se rapura ; li solaus va luisant.
{{rom-min|·viij·|8}} jours furent en mer : orage fist si grant,
Et eurent si fort vent, au voloir Diu le grant,
Que terre de Surie vont les dames passant ;
Ne scèvent où il vont, cascune a cuer dolant.
Tant alèrent par mer, au voloir Dieu le grant,{{nvd|260}}
Qu’il virent {{rom-min|·j·|1}} tour si haute, en son estant,
De {{rom-min|·c·|100}} liewez et plus le furent perchevant ;
Et se cuidoient bien n’i ait c’un desrubant.
« E ! Diex, » che a dit Roze, « com j’ai le cuer joïant !
« Car je voi le tour d’ordre de Boulongne, le grant ;
« A Boulongne venrons, à miedi sonnant. »
Et li maronnierz va celle part adréchant.
{{rom-min|·j·|1}} jour et une nuit va, par le mer nagant,
Enchois car il venissent à le tour reluisant.
Bien cuident à Boulongne arriver maintenant :{{nvd|270}}
</poem><noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Manseng" />{{nr||DE SEBOURC. {{sc|Chant}} III.|71}}</noinclude><poem>
Mais c’estoit Babilone, qu’il virent apparant,
Et le grant tour Babel, qui delez va séant.
Au port de Babilone va le nef arrestant.
Li roys Salehadins, qui l’aloit gouvernant,
Repairoit de juer ; o lui mille Persant.
Au port, sus le gravier, vont le nef perchevant ;
Celle part esporonne cascuns sen auferrant ;
Quant perchurent les damez moult s’en vont mervellant.
Si tost qu’Eliénor perchiut le Roy-Soudant,
A le royne Roze alors dit en plourant :{{nvd|280}}
« Dame, je sui honnie, par Dieu le tout poissant !
« Car veschi Babilone, dont li mur sont si grant ;
« Mes onclez est li roys qui le va gouvernant :
« Si tost qu’il me tenra, je vous jure et créant
« Qu’il me fera ardoir, dedens {{rom-min|·j·|1}} feu bruant. »
La dame de Pontieu se va haut escriant :
« Par foy, pute mauvaise, de vous m’irai vengant !
« Je vous racuserai, par me foy, maintenant ;
« N’arai garde de mort : je crérai Tervagant,
« Si renoierai Dieu et le corpz saint Vinchant,{{nvd|290}}
« Ou despit d’Esmeret, qu’ensi me va gabant. »
Dont vont li Sarrasins dedens le nef entrant,
Les dames amenèrent, par devant le Soudant ;
Toutez {{rom-min|·iij·|3}} les mena, en son palais luisant.
Eliénor, sa nièche, va moult bien ravisant :
S’escuser ne se puet, mal li est convenant.
{{em}}Mais il n’est créature, en che siècle vivant,
Qui péust une femme approuver, tant ne quant,
Qu’afaire éust éut, à son loïal amant ;
Et le trouvast-on bien, aveuques li gisant,{{nvd|300}}
Plus tost s’escuse femme que vens ne voist ventant.
{{em}}Li rois Salehadins forment s’esmerveilla
D’Eliénor, sa nièche, qu’ens ou calant trouva ;
Bien avoit oï dire com son frère laissa.
La dame de Pontieu le Soudant apella :
</poem><noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Li romans de Bauduin de Sebourc.pdf/94
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<noinclude><pagequality level="4" user="Manseng" />{{nr|72|LI ROMANS DE BAUDUIN}}</noinclude><poem>
« Sire, prendez vo nièche ; bien ait qui l’ardera !
« Elle s’est baptisie, en Franche, par delà. »
« Par Mahom ! » dist Soudans, « ses corpz le comperra !
« Je manderai son frère qui le chastiëra.
« Et vous, dame gentis, or ne me chélez jà,{{nvd|310}}
« Estes-vous mariéez ? » le quelle le dira ?
La dame de Pontieu, où tant de biautet a,
Dist :« je n’ai nul marit ; mais ceste dame l’a. »
« Par Mahom ! » dist Soudans, « bèle dame en vous a ;
« Onques si belle dame mes corpz ne regarda !
« Le vostre grant biauté si fort déchéut m’a,
« Se croire me volez, vostre honnour croistera
« De {{rom-min|·xiiij·|14}} royaumez, tant en tien-ge piècha,
« Et s’arez Babilone et tout che qu’il i a. »
« Honnis soit, » dist la dame, « qui le refusera !{{nvd|320}}
« Et je renoië Dieu, et le pooir qu’il a ;
« Et Marie, sa mère, qu’on dist qui le porta ;
« Mahom voel aourer, aportez-le-moi chà. »
Quant Roze l’entendi, tout li sans li mua ;
Se tenist {{rom-min|·j·|1}} coutel, elle le tuast jà ;
De le hide qu’elle ot mille fois se saina.
Ne sai c’on vous disist ? li Soudans commanda
Qu’on aportast Mahom ; et celle l’aoura.
A le loy Sarrasine li Soudan l’espousa ;
La nuit jut o la dame. {{rom-min|·ij·|2}} enfans engenra :{{nvd|330}}
{{rom-min|·j·|1}} fil et une fille, à che qu’on me conta ;
Salatie ot à nom ichelle fille là,
Li fiex Salehadins, qui cristiens greva.
Car che que Godefrois de Buillon acquesta,
Et Bauduins ses frèrez, ens ou tamps qui régna,
Ichius Salehadins trestout regaingna ;
Et tous les cristiens desconfi et mata ;
Bauduin de Sebourc en bataille tua,
Fiex Roze, la royne, de quoi on vous dira
La plus belle matère qu’onques nulz recorda,{{nvd|340}}
</poem><noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Manseng" />{{nr||DE SEBOURC. {{sc|Chant}} III.|73}}</noinclude><poem>
Encore est à Sebourc, que bien tost gerpira.
Le matère faut dire ensement qu’elle va.
{{em}}Li roys Salehadins point ne s’i atterga :
Par dedens Abilant, Rouge-Lion manda
Retrouvée est sa soer, et querre le voist là.
Quant li Rouges-Lions le parole escouta,
Il en fu moult joïans, car se soer moult ama.
D’Abilant est issus, et si ''s’a''chemina ;
Au lès vers Babilone li riches Roys s’en va.
Il a tant esploitiet, qu’en le cité entra,{{nvd|350}}
Ou palais est venus où le Soudan trouva.
Quant li Soudans le voit, contre lui se drécha :
« Biaus niés, bien viengniés-vous au païs par dechà !
« Vo soer est retrouvée, que mes frères gaingna,
« Li rois Rouge-Lions, que Godefrois tua. »
Lors li fu ammenée, et la belle ploura.
« Frère, » dist la pucelle, « entendez à moi cha ;
« Je vous prie merchi, pour Mahom qui tout a,
« Sé j’ai estet en Franche, {{rom-min|·j·|1}} déablez m’i porta.
{{em}}« Frèrez, » dist la pucelle, « voelliés moi escouter :{{nvd|360}}
« L’autr’ïer, hors d’Abilant m’en aloië jouer,
« Par dedens {{rom-min|·j·|1}} vergier, qui moult fait à loer ;
« Ensi com je cuidoie au palais retourner,
« Vinrent doy noir corbaut mon corpz avironner ;
« Tout en l’air me levèrent, et m’alèrent porter
« Droitement en enfier, où ne fait mie cler.
« Là trouvai le mien père, c’on avoit fait bouter
« Dedens une caudière de plonc à couveter ;
« Et si vi Brohadas, le jone bacheler.
« Mes pères vous salue ; par moi vous fait mander,{{nvd|370}}
« Sé vous volez jammais l’âme de lui sauver,
« Vengiés l’âme de lui sus la gent d’outre-mer,
« Que li déable ont fait de chà mer arriver.
« Et quant j’alai mon père le congiet demander,
« Li corbaut me levèrent : si m’alèrent porter
</poem><noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Li romans de Bauduin de Sebourc.pdf/96
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<noinclude><pagequality level="4" user="Manseng" />{{nr|74|LI ROMANS DE BAUDUIN}}</noinclude><poem>
« Droitement à Nimaye, me laissièrent ester ;
« Et là me trouvai seule, si ne sceus que disner :
« J’alai, pour Mahommet, l’aumoisne demander.
« Quant cristien me oïrent de Mahommet parler,
« A celle dame là m’alèrent présenter :{{nvd|380}}
« Elle dist que tantost me feroit embraser,
« Se tost ne me fasoie baptisier et lever.
« Pour le doubte de mort m’alai crestiéner ;
« Mais onques, en ma vie, ne peus lor Dieu amer.
« Or ai tant esploitiet, dont Mahom doy loer,
« Par mon engien ai fait ces dames arriver
« Ou païs par dechà, si com poez regarder.
« Dit vous ai véritet, sans mensoingne conter,
« Je ne sui pas taillie de telz bourdez trouver. »
{{em}}Quant li Rouges-Lions sa soer ot et entent,{{nvd|390}}
Il le va acoler, si le baise souvent.
« Frère, » che dist la belle, « je vous ai en couvent
« Que ceste dame chi est de si haute gent,
« Cousine, à Godefroi, germaine proprement ;
« Et sé li crestien, par leur efforcement,
« Vous avoient assis avironnablement,
« Par ceste dame-chi ariés délivrement :
« Si le faitez garder bien et songneusement. »
Dist li Rouges-Lions : « vous parlez saigement. »
Adont li pardonna trestout son mautalent.{{nvd|400}}
{{em}}Ensi set faire femme ; de tours scet plus de cent.
Il se fait boin fier en ellez vraiëment,
Otrestant que sus glache, qui sor une nuit prent.
{{em}}Li rois Rouge-Lions n’i fist arrestement,
Au Soudan prist congiet, et à toute sa gent ;
Si emmena sa soer bien et paisiblement,
Et Roze, la royne, qui le coer ot dolent :
Or li sont eslongiet si fil et si parent ;
Et s’a perdut Nimaye et quant qu’il i appent,
Et trestout son royaume, si lons com il s’estent.{{nvd|410}}
</poem><noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Li romans de Bauduin de Sebourc.pdf/97
104
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<noinclude><pagequality level="4" user="Manseng" />{{nr||DE SEBOURC. {{sc|Chant}} III.|75}}</noinclude><poem>
Par mauvais mariage sont perdut mainte gent.
{{em}}Par dedens Abilant fu Roze, la royne ;
Tost fust morte d’annoy, sé ne fust la mesquine
Eliénor, la belle, qui fu de franche orine,
Qui li dist : « douche dame, n’aïés nulle quorine ;
« Car telz est en prison une longe termine,
« Qui puis est à baudour et tient noble saizine,
« ''Et tels i muert, par sainte Cateline,''
« ''Qu’apriès sa mort ara de paradis l’estrine.'' »
{{em}}Des damez vous lairai, qu’en terre Sarrasine{{nvd|420}}
Furent, au gré de Dieu, dont le cuer se démine.
Au fil la dame Rose est drois que je décline,
Qui estoit à Sebourc, en le tour marberine,
Avoec le chevalier qui l’amoit d’amour fine.
En la ville à Sebourc n’i ot belle mesquine
Qui de che damoisel n’éust fait sa gésine ;
{{rom-min|·xxx·|30}} fiex à bastars ot-il en che termine.
Li chevaliers l’amoit, pour sa noble couvine :
Car il estoit tant biaus, et de telle doctrine,
Que dame ne le voit qui à li ne s’acline ;{{nvd|430}}
Il n’est cuerz de pucelle qui tous n’en renlumine ;
Et s’estoit bien hardis de faire amoureus signe,
Et demander à ellez le clef de leur huissine.
{{em}}Tant fu biaus Bauduins, et de gente fachon,
Leus que dame le voit désire le baron :
Li oel li sont, au chief, plus vair que nul faucon ;
S’ot le bouche rians, n’ot barbe né grenon ;
{{rom-min|·xij·|12}} piés ot de haut, sans lever le talon ;
Onques plus biaus de lui ne vesti haubregon,
Né ne chaindi espée au sénestre giron.{{nvd|440}}
Il estoit gens de corpz, apers qu’esmérillon ;
S’ot le nez bel et droit, et fourvelut menton ;
Et fu tant gracieus, en sa douche raison,
Qu’il ne parlot à dame, puis qu’elle éust baron,
Qu’au revenir ne fuist batue en sa maison.
</poem><noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Li romans de Bauduin de Sebourc.pdf/98
104
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<noinclude><pagequality level="4" user="Manseng" />{{nr|76|LI ROMANS DE BAUDUIN}}</noinclude><poem>
{{em}}A Sebourc fu nouris Bauduins {{rom-min|·xiiij·|14}} ans,
Et {{rom-min|·iij·|3}} qu’il en avoit, quant il i fu entrans.
Il estoit loncz et drois, et p''arc''réus, et grans :
S’avoit {{rom-min|·xxx·|30}} bastars, tous haitiez et vivans,
Des fillez as villains et à ches païsans ;{{nvd|450}}
A fillez et à mèrez estoit-il habitans.
Li sirez de Sebourc, qui moult fu souffisans,
Amoit tant Bauduin, pour chou qu’il ert sachans,
Ne fust {{rom-min|·ij·|2}} piez de terre, sans l’enfant, cheminans.
{{em}}Si avint, en che terme dont je vous sui contans,
Que droit à Valenchiènez, une ville plaisans,
Ot {{rom-min|·j·|1}} tournoy criet, de chevaliers vaillans.
En Hainnau ot un conte, signour, à ichel tampz ;
Flandre tint et Hainnau, s’en faisoit ses commans :
Contez Robers ot nom, che nous dist li rommans.{{nvd|460}}
Si n’avoit c’une soer, qui moult estoit sachans ;
N’ot plus belle de lui nė si très avenans,
En trestoute la terre, là où est Dieu créans :
Ains ne ''l''e volt donner ses frèrez, li poissans,
A conte ni à duc, tant fuist terre tenans.
Fait avoit séremens, li contes souffissans,
Jà sa soer n’auroit prinches, tant fuist vaillans,
S’il ne tenoit royame qui fuist noble et frans.
{{em}}Tels escondist sa fille cellui qu’il est rouvans,
Que puissedi en fait li homs ses remananz.{{nvd|470}}
{{em}}Signour, à Valenchi''è''nez fu li tournois criez.
Li quens Robers de Flandre va mandant, à tous lès,
Chevaliers de sa terre, à esperons dorés :
Li sirez de Sebourc i fu par nom mandez,
Car chevaliers estoit moult bien enparentez,
Et s’estoit riches homs, fondéëment meublez ;
Et s’estoit à Sebourc ses bons chastiaus fremez,
Mais il fu puis, par terre, abatus et versés,
Onques puis, à nul jour, il ne fu relevés.
Par mauvais hoirs déchièent maisons et féraietez.{{nvd|480}}
</poem><noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Manseng" />{{nr||DE SEBOURC. {{sc|Chant}} III.|77}}</noinclude><poem>
{{em}}Au jour que li tournois fu devisés et mis,
Fu li contes de Flandre de chevaliers garnis.
De Hainnau et de Flandre en i ot {{rom-min|·c·|100}} et dis ;
Mais li tournois adont fu tellement partis,
Que chil de Hainnau èrent, à che tournoy, empris
Contre otant de Flamens. Ensi fu li fais pris :
Qui se courechera, {{rom-min|·ij·|2}} ans pert son païs ;
Toute sa revenue n’en tenra {{rom-min|·ij·|2}} espis.
{{em}}Diex ! que sus le marchiet a-on ches hours bastis,
En haut sus les fenestres, de grans mariens mastis,{{nvd|490}}
Où les puchellez sont blanchez que flour de lis,
Vestiez noblement à capiaus d’or polis,
A riches escarbouclez et pendant par avis ;
Leur cheveus galonnez, gannez et esclarchis,
Pendans sus ches espaulez, delez ces nés traitis,
A pièrez et à perles gentement agentis.
Tantes bellez pucellez, bien fourréez de gris,
Couronnéez d’or fin, les bons capiaus d’or mis,
Véissiez as fenestres atendans. Les marchis
Qui viènent au tournoy, dessus les Arrabis,{{nvd|500}}
Si noblement armet, à tourniclez vestis,
Que che sambloient angèle venant de paradis,
Regardent ches pucellez, qui ont lez corpz polis.
Il n’est si dolans coers qui n’en fuist resjoïs ;
Mais telz en convoita, à faire ses délis,
Qui pour {{rom-min|·m·|1000}} mars d’or n’en finast d’un seul ris :
Car chose qui est quière est amée tout dis.
{{em}}Moult fu noble le feste, ''et très bien'' ordenée.
Li tournois fu partis dro''it à la'' matinée ;
Par dessus le marquié fu ''faite'' l’assamblée.{{nvd|510}}
Li quens Robers de Flandre a sa seur regardée,
Qui estoit aussi blanche que serainne né fée.
« Hé ! soer, » che dist li contez, « moult estez belle née !
« Par ma foy, sé je vis, bien serez mariée. »
Et li chevalier viènent, sans nulle demourée,
</poem><noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Li romans de Bauduin de Sebourc.pdf/100
104
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Manseng" />{{nr|78|LI ROMANS DE BAUDUIN}}</noinclude><poem>
Sus le camp s’a cascuns son enseigne ordenée ;
Li sires de Sebourc i vint, à teste armée,
Bauduins le sievoit, qui le brach of quarrée :
N’avoit plus biaus de lui, jusqu’à le mer Béthée ;
Deseure tous les autrez fu se hauture passée{{nvd|520}}
{{rom-min|·j·|1}} piet tout mesuret, c’est véritez provée.
Quant ou marchiet entra, droitement à s’entrée,
Sus {{rom-min|·j·|1}} hourt regarda : si a Blanche avisée,
Soer au conte Robert de Hainnau le contrée,
Qui estoit si très belle, vermeille et coulourée,
Qu’onques mais si très belle n’ot li bers regardée ;
Et s’estoit gentement vestie et aournée.
« Pucelle, » dist li enfès, « à bien fuissiez-vous née !
« Je croi que de nous {{rom-min|·ij·|2}} porroit faire assamblée,
« N’aroit si belle paire jusques en Galilée ;{{nvd|530}}
« Mais n’aferroit à vous que me fuissiez donnée,
« Car fiex sui d’un villain, qui n’ot vaillant riens née :
« Si m’a nourri mes sires, pour Diu, plus d’une année ;
« Ensi le me dist-on. J’ai le chière irée !
« Car pas ne sui villains de cuer né de pensée,
« Et j’ai bien oï dire, il a mainte journée,
« Que nulz homs n’est villains, de maise renommée,
« Sé de cuer ne li vient ; c’est véritez prouvée.
« Ahi ! noble pucelle, très bien enluminée,
« Pour vostre amour ferrai anuit tel cop d’espée,{{nvd|540}}
« Dont telz le comperra c’ore n’en sot riens née. »
Dont broche le cheval ; si a le coife ostée :
A le pucelle fist une douche enclinée.
Leus que celle le vit, fu toute enamourée ;
De l’amour Bauduin esprise et enflambée.
Dist à une pucelle qui estoit à l’entrée :
« Qui est chius escuierz ? ne me faitez célée. »
« Dame, » dist la pucelle, qui bien fu avisée,
« Au signour de Sebourc a servi mainte année,
« On dist car il ''l''i a sa fille présentée ;{{nvd|550}}
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<references/></noinclude>
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Œuvres posthumes (Françoise de Graffigny)
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on diroit 🧐
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<noinclude><pagequality level="3" user="Psephos" /></noinclude>le raffinement de l’adulation, & pour la fécondité des ressources, quand il vouloit parvenir à ses fins. Il avoit un goût de dépense incroyable, & une vanité singuliere, qui vraisemblablement en étoit le principe. Il ne faisoit plus parler de lui depuis longtems, & se regardoit ainsi comme mort d’avance.
{{brn|1}}
''12 Avril.'' La prison du Châtelet est devenue pour {{M.|de{{lié}}Lisle}} de{{lié}}{{corr|Salces|Sales}} un lieu de triomphe. Le concierge s’est délogé pour lui, & l’on a fait meubler l’appartement avec magnificence ; il ne désemplit point de visites ; tous les illustres philosophes & les femmes les plus distinguées du parti l’ont été féliciter : on lui offre de l’argent de toutes parts ; il lui arrive des rouleaux de Louis anonymement, que sa délicatesse ne lui permet pas d’accepter & qui vraisemblablement tourneront au profit des prisonniers. Mais ce qui s’en trouve mieux encore, c’est son livre, qui de cette persécution reçoit une vogue qu’il n’auroit jamais être par son mérite intrinseque. Tour le monde sait aujourd’hui qu’il étoit disciple du célebre Helvétius, & qu’on l’avoit choisi pour propager sa doctrine, au moins avec permission tacite. Enfin depuis la détention de {{mlle|Clairon|nx,pt}} au Fort-l’Evêque, on n’avoit point vu de captif aussi fêté.
{{brn|1}}
''13 Avril 1777.'' {{Mlle|Raucoux|nx,pt}} n’a pas échappé longtems à la poursuite de ses créanciers ; on la croit arrêtée de nouveau, ou cachée, ou obligée de s’enfuir.
{{brn|1}}
''13 Avril.'' Il y a eu hier à la plaine des Sa-<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Psephos" /></noinclude>le raffinement de l’adulation, & pour la fécondité des ressources, quand il vouloit parvenir à ses fins. Il avoit un goût de dépense incroyable, & une vanité singuliere, qui vraisemblablement en étoit le principe. Il ne faisoit plus parler de lui depuis longtems, & se regardoit ainsi comme mort d’avance.
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''12 Avril.'' La prison du Châtelet est devenue pour {{M.|de{{lié}}Lisle}} de{{lié}}Salces un lieu de triomphe. Le concierge s’est délogé pour lui, & l’on a fait meubler l’appartement avec magnificence ; il ne désemplit point de visites ; tous les illustres philosophes & les femmes les plus distinguées du parti l’ont été féliciter : on lui offre de l’argent de toutes parts ; il lui arrive des rouleaux de Louis anonymement, que sa délicatesse ne lui permet pas d’accepter & qui vraisemblablement tourneront au profit des prisonniers. Mais ce qui s’en trouve mieux encore, c’est son livre, qui de cette persécution reçoit une vogue qu’il n’auroit jamais être par son mérite intrinseque. Tour le monde sait aujourd’hui qu’il étoit disciple du célebre Helvétius, & qu’on l’avoit choisi pour propager sa doctrine, au moins avec permission tacite. Enfin depuis la détention de {{mlle|Clairon|nx,pt}} au Fort-l’Evêque, on n’avoit point vu de captif aussi fêté.
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''13 Avril 1777.'' {{Mlle|Raucoux|nx,pt}} n’a pas échappé longtems à la poursuite de ses créanciers ; on la croit arrêtée de nouveau, ou cachée, ou obligée de s’enfuir.
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Psephos" /></noinclude>à la veille d’être décidé par la premiere Chambre des Requêtes. C’est le même Rapporteur de la Grand’Chambre qui doit continuer son travail devant le nouveau Tribunal & il sera contredit par le Compartiteur, {{M.|l’Abbé}} Farjonal. On sait que par ''Compartiteur'' on entend au Palais le chef de l’opinion contraire qui a d’abord eu faveur, lequel a occasionné le partage des voix. En conséquence {{M.|Luneau}} a encore publié, ''Récapitulation de faits physiquement démontrés par pieces produites au Procès, que le {{Sr.}}{{lié}}''le Breton'' & ses Associés à l’impression de l’Encyclopédie, ont intenté au {{Sr.}}{{lié}}''Luneau de Boisjermain,'' au sujet de la connoissance qu’il a donnée au mois de Décembre 1769, des surprises faites au public dans la souscription ouverte pour cet ouvrage.''
Cependant hier, au grand étonnement du Public, le {{Sr.|Luneau}} a perdu, & il est condamné à tous les dépens.
{{brn|1}}
''11 Mai.'' Le {{Sr.|Torré}} devoit donner jeudi, premier Mai, une fête nouvelle intitulée ''le Mai.'' Le mauvais tems qu’il a fait ce jour, l’a obligé de l’exécuter seulement dans la Rotonde & il n’y avoit presque personne. Elle a eu lieu jeudi dernier en plein air avec un concours de spectateurs si prodigieux, qu’on laissoit à peine aux acteurs la place de se remuer.
{{brn|1}}
<nowiki>*</nowiki> ''11 Mai 1777.'' La Lettre de {{Me|Linguet|nx,pt}} à {{M.|le}} Comte de Vergennes ne fait que le corps de son ouvrage, elle est précédée d’un avertissement & suivie de notes.<noinclude>
<references/></noinclude>
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{{brn|1}}
''21 Mai 1777.'' {{M.|le}} Comte de Falckenstein, curieux de voir Madame la Comtesse Dubarri, mais voulant le faire sans affectation, a pris le prétexte d’aller visiter son pavillon de Luciennes, un jour où il savoit qu’elle y étoit. Il est resté seul avec elle pendant deux heures & a déclaré qu’il en avoit été fort content, mais qu’il la croyoit mieux de figure.
Ce Prince est aussi allé voir le ''Palais de Terpsicore'' & la Divinité qui l’habite, qu’on sait être {{Mlle|Guimard|nx,pt}}.
{{brn|1}}
''22 Mai.'' On annonce enfin pour vendredi l’Opéra de ''Céphale & Procris,'' mal reçu à la cour en{{lié}}1774, & à la ville en{{lié}}1775. Les auteurs s’obstinent à le faire goûter du Public. On sait que {{M.|Marmontel}} est l’auteur des paroles & {{M.|Grétry}} celui de la musique.
{{brn|1}}
''23 Mai.'' On a multiplié les estampes concernant ''Desrues,'' au point que cela fait aujourd’hui collection. On en compte 16. On l’a représenté dans toutes les circonstances les plus atroces de sa scélératesse, qui lui a fait réunir tant de crimes pour en couvrir un.
{{brn|1}}
''23 Mai.'' On voit avec peine s’approcher le moment du départ de l’Empereur & il paroît lui-même se plaire ici & le retarder. On continue à observer toutes ses démarches. Il est allé voir {{M.|de}} Buffon plusieurs fois. Il se faut rappeller que ce grand homme, lors du voyage de l’Archiduc, eut l’honneur de lui présenter un exemplaire de ses œuvres ; que ce Prince le trouva<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Psephos" /></noinclude>fait informe.
{{brn|1}}
''29 Mai 1777.'' La seconde représentation des trois fermiers, au moyen du dénouement changé & amélioré, a eu encore plus de succès : on a demandé de nouveau les deux auteurs. Monvel a reparu pour la seconde fois, & le musicien malade le premier jour est venu recevoir la couronne de laurier.
{{brn|1}}
''30 Mai 1777.'' Il y a eu hier un concours de monde considérable au Concert Spirituel pour entendre le ''Te Deum'' du {{Sr.|Floquet}}. Ce jeune Musicien, après avoir passé plusieurs années en Italie, est de retour ici. On peut se rappeller qu’il avoit d’avance vanté ce ''Te Deum'' comme exécuté déjà à Naples avec le plus grand succès. Ses enthousiastes l’ont trouvé admirable, mais les connoisseurs impartiaux en rendant justice à quelques passages, l’ont jugé long, sans génie & rempli d’un pillage continuel, qu’il n’a pas eu l’art de coudre bien pour en faire du moins un tout. Les amateurs de la musique françoise, qui d’après ''l’Union de l’Amour & des Arts'' mettoient leur espoir en lui, comme éleve & soutien futur de cette école, lui reprochent aujourd’hui d’être un lâche déserteur & de n’avoir plus qu’une maniere Italienne.
{{brn|1}}
''30 Mai 1777. Céphale & Procris'' est tellement abandonné qu’on va donner ''Castor & Pollux,'' mais quatre fois seulement. On le réservera pour l’hiver, & l’on va faire passer ''Ernelinde.''
{{brn|1}}
<nowiki>*</nowiki> ''30 Mai 1777. Un Chrétien contre six Juifs'' est<noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Psephos" /></noinclude>{{pom|
Un Peuple aimable & doux, peut-être un peu léger,
{{Em|2}}Mais aimant l’honneur & son Maître,
Epris du vrai mérite & sachant le juger,
Vous voit d’autant plus grand que vous voulez moins l’être.
{{Em|2}}Ah ! soyez toujours notre ami ;
Que de l’Aigle & des Lys pour le bien de la terre,
Tout resserre le nœud par l’amour affermi.
France heureuse ! à jamais d’une union si chere
{{Em|2}}Puisses-tu goûter la douceur !
Et ne jamais avoir, en adorant la Sœur,
{{Em|2}}Qu’à former des voeux pour le Frere !|sf}}
<nowiki/>
On voit que le poëte a voulu éviter ici le défaut ordinaire de ses confreres, celui de faire la satyre du Maître en exaltant trop un Souverain étranger. {{M.|Saurin}} amene chacun à son rang & lui distribue tour à tour des éloges.
{{brn|1}}
''3 Juin 1777.'' Le {{Sr.|de}} Sauvigny étant fort désagréable à {{M.|le}} Noir dans sa place de Censeur de la Police qu’il avoit obtenue sous {{M.|Albert}}, le Magistrat lui enleve autant qu’il peut de ses fonctions. En conséquence on vient de lui ôter les Spectacles, pour les donner à {{M.|Suard}}, c’est-à-dire, les Comédies. Quant à l’Opéra, c’est un {{M.|le}} Bret qui en est chargé.
{{brn|1}}
<nowiki>*</nowiki> ''4 Juin 1777.'' On annonce pour samedi la comédie de {{M.|Cailhava}}, qu’on sait être ''l’Egoïste,'' ou ''l’Egoïsme.''
{{brn|1}}
''5 Juin.'' On ne donne plus ''Castor,'' qu’on avoit annoncé à l’Opéra. Les Directeurs ont<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Psephos" /></noinclude>& vient d’être mis à la tête d’une compagnie qui entreprend de dessécher environ 26000 arpens de marais dans la Xaintonge, moyennant une concession de la moitié des terreins mis en valeur. Cette opération patriotique est encouragée par le gouvernement, qui accorde toutes lettres patentes à ce nécessaires.
{{brn|1}}
''20 Juin.'' Il faut que le sermon de {{M.|l’abbé}} Perrin ait été bien violent, puisque {{M.|l’Evêque}} de Châlons, présent, a déclaré depuis que c’étoit trop fort, & que s’il n’avoit craint de commettre un scandale, il auroit fait descendre de chaire ce prédicateur ; & cependant {{M.|de}} Juigné est un Moliniste ardent, un grand défenseur des Jésuites.
{{brn|1}}
<nowiki>*</nowiki> ''20 Juin 1777.'' On lit dans le Numéro du 15{{lié}}Juin du ''Journal des théâtres,'' une ''Lettre d’un Elu de la ville de… au Rédacteur de ce Journal,'' que celui-ci a insérée sans en sentir la méchanceté, non plus que le Censeur. On ne peut douter en la lisant que l’auteur n’ait eu en vue de tourner en ridicule le Chef de la justice. Il y est question de la résistance de l’Elu prétendu, à qui l’on veut faire jouer la comédie & surtout les rôles de ''Crispin'' ; il trouve que cela ne va point avec la magistrature. Quiconque sait que {{M.|de}} Miromesnil jouoit ces rôles chez {{M.|de}} Maurepas, sent parfaitement l’allusion : cette Lettre fait un bruit du diable par l’art avec lequel les ennemis du Garde des sceaux en se recriant contre l’audace du critique, répandent plus gé-<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Psephos" /></noinclude>Hume, Robertson est l’historien le plus estimé des Anglois. On dit cet ouvrage d’un style riche, magnifique & philosophiquement traité, dans le goût de celui de l’Abbé Raynal.
{{brn|1}}
''25 Juin 1777. Extrait d’une Lettre de Bordeaux du 21 Juin.'' « Il y a eu les mêmes fêtes pour ''Monsieur'' que pour le Comte d’Artois : illumination tous les jours, bal masqué à la comédie, bal à la bourse, bal au Chartron, spectacle à chaque soirée. La premiere fois on a donné une piece en un acte, que Desforges, le comédien, avoit fait pour {{S. A.}} Royale, intitulée ''la voix du cœur,'' qu’on a trouvée très jolie, & ''le Barbier de Seville,'' qui a été joué beaucoup mieux qu’à Paris. La seconde, ils ont exécuté ''la Partie de chasse de {{roi|Henri|IV}},'' où l’on avoit ajouté des couplets analogues à la circonstance.
Ce Prince a très-bien pris ici, & il {{corr|paroit|paroît}} s’y être amusé, car la veille de son départ, c’est-à-dire mercredi, lorsque ce même ''Desforges'' vint lui adresser le compliment d’adieu, on crut voir à {{S. A.}} Royale les larmes aux yeux. Il est vrai que la maniere avec laquelle l’acteur débita son discours, attendrit tout le monde.
''Monsieur'' a voulu tout voir. On s’accorde à dire qu’il est très-instruit. Il est parti jeudi matin pour aller coucher à Agen, & doit se rendre à Toulon le jour suivant. »
{{brn|1}}
''26 Juin 1777.'' Suivant les Lettres de Bordeaux, l’Empereur y est arrivé le lendemain du départ de ''Monsieur.'' Il a débarqué d’un brigan-<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Psephos" /></noinclude>pour l’ancien Evêque d’Amiens l’ait empêché, comme on l’assure, de publier cette nouvelle facétie dans un tems où il ne s’en seroit pas fait scrupule, mais il craignoit d’allarmer l’ame timorée du Prélat & de lui faire quelque peine.
{{brn|1}}
<nowiki>*</nowiki> ''11 Juillet 1777.'' On ne peut encore prononcer sur ''Ernelinde,'' où les partisans du {{Sr.|Philidor}} étoient en si grand nombre, {{corr|qu’effectiment|qu’effectivement}} les applaudissemens ont été continuels & très vifs ; ils étoient sous le charme, ils disoient que cet opéra connu depuis longtems leur faisoit éprouver des sensations nouvelles. Le spectacle d’ailleurs offrant le coup d’œil le plus magnifique & le plus imposant, a produit beaucoup d’illusion. On a surtout admiré dans le premier acte la chûte des murailles d’une ville assiégée ; la danse laponne a été regardée comme un morceau de choréographie unique, digne de l’invention des {{Srs.|Gardel}} & Noverre, dessinateurs des ballets.
Les détracteurs reprochent à ceux-ci d’avoir embarrassé la scene & coupé trop souvent l’action par des ballets & des marches ; ils trouvent le récitatif pénible & n’ayant nullement l’aisance de la déclamation, comme ceux du Chevalier Gluck ; ils se disent enfin étourdis par les chœurs trop bruyans, suivant la vieille méthode des anciens compositeurs, s’imaginant que les cris étoient de la musique.
Les gens impartiaux avouent que les éloges des uns & les critiques des autres, quoiqu’outrés de<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Psephos" /></noinclude>part & d’autre, sont fondés ; il y a à parier que cet opéra se soutiendra, sinon par le fond, au moins par les accessoires.
{{brn|1}}
<nowiki>*</nowiki> ''12 Juillet 1777.'' On connoissoit déjà l’effroyable dénouement de ''Gabrielle de Vergy,'' & l’on avoit peine à le soutenir à la lecture. Il a produit en action un tel effet, que plusieurs femmes se sont trouvées mal & que des vaporeux ont déclaré qu’ils se sentoient le cœur serré, oppressé & qu’ils ne reviendroient point à cette piece. Tout ce qui précede est si faux, si vicieux, si gigantesque, si absurde, que d’autres connoisseurs ont soutenu de sang froid l’atrocité de la catastrophe, & n’y ont vu que le noir délire d’une imagination romanesque. Il est certain que nous n’avons plus rien à envier au théâtre anglois. {{M.|de}} Voltaire a observé au sujet de certains drames, que nous avions un nouveau genre de comédie, la comédie ''horrible'' ; nous en avons un aussi dans le tragique, la tragédie ''exécrable'' : qualification que mérite à tous égards celle de {{M.|Du}}{{lié}}Belloy même, quant au style, dont la barbarie & l’enflure ordinaires sont encore plus remarquables dans une piece de sentimens. On ne peut nier cependant qu’il n’y ait des tirades, ou plutôt des passages, en petit nombre, dans le vrai langage de la passion, écrits avec correction, élégance, onction même ; quoique l’ame du poëte, en général, ait plus de chaleur & de force que de vraie sensibilité. On remarque encore dans la contexture quelques<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Psephos" /></noinclude>une défiance des acteurs, qui voudroient ainsi se mettre à l’abri des reproches du public, qu’ils ont mérités tant de fois impunément.
{{brn|1}}
''20 Juillet.'' La Reine, Madame & Madame la Comtesse d’Artois sont venues hier à la Comédie Italienne. On a donné pour premiere piece les ''Intrigues d’Arlequin.'' On y a introduit par addition le {{Sr.|Dorsonville}}, nouvelle haute-contre, dont ce spectacle a fait acquisition & que {{S. M.}} désiroit entendre. Il est bien de figure, il a une voix peu forte, mais charmante & est doué déja d’un goût exquis. Il a reçu les plus grands applaudissemens lorsqu’il a débuté. Le parterre lui a fait l’honneur de le demander après la piece, pour lui témoigner spécialement sa satisfaction : triomphe dont n’avoit encore joui aucun acteur.
Quant à la piece nouvelle, intitulée ''Ernestine,'' le poëte a eu l’art de rendre détestable un sujet si agréable & si touchant dans le conte. Rien de plus plat. Il y a des choses agréables dans la musique, & en général elle est digne de meilleures paroles. Les auteurs n’ayant point eu de succès ont jugé à propos de garder l’anonyme.
Pour dédommager le public, les Comédiens ont annoncé tout de suite une autre nouveauté, intitulée ''Laurette.''
{{brn|1}}
''21 Juillet 1777.'' On rapporte que le Docteur Bouvard ayant été appellé depuis peu par le Grand-Aumônier, en enfance, mais n’en étant pas moins susceptible des maux physiques,<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Psephos" /></noinclude>les preuves acquises, il s’assujetit à ne pas excéder la hauteur du parapet & à ne donner à son édifice que 37{{lié}}pieds de hauteur, qui ne peut être surpassée par les plus grandes eaux. Il propose une décoration agréable & de bon goût, qui se verra partout des quais. Il a eu l’honneur de présenter son plan au Roi ; mais comme les meilleures choses & les plus simples sont faites pour essuyer ici beaucoup de formalités & de contradictions, il a été renvoyé à se pourvoir par devers Messieurs de la ville, & ceux-ci n’ont paru faire aucune attention à cette idée, qui n’est qu’utile qu’à une classe d’hommes dont on ne se soucie gueres.
{{brn|1}}
<nowiki>*</nowiki> ''{{1er|Août|nx,pt}} 1777.'' Le Colysée est une hydre de procès qui doit ruiner à jamais les propriétaires. Par l’arrêt du Conseil de son institution en date du 26 Juin 1769, il a un privilege exclusif pendant trente ans de tous les spectacles & assemblées particulieres, même de celles permises ou tolérées, & cependant les spectacles d’Audinot, de Nicolet, les danses & les feux d’artifices aux environs de Paris, le Wauxhall d’hiver, celui d’été, ont été continués ou tolerés par les Ministres & voilà aujourd’hui le Cirque Royal qui s’éleve en concurrence. Il a permission d’ouvrir tous les dimanches de 15{{lié}}jours en 15{{lié}}jours ; nouvelle infraction qui excite les plaintes & fournit matiere à une contestation au Conseil.
{{brn|1}}
''2 Août 1777.'' L’opposition de {{M.|le}} Comte d’Angiviller, qui fait la matiere d’un procès entre<noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Psephos" /></noinclude>espoir cependant de parvenir jamais à la même réputation. Il en a une, sinon plus durable, au moins plus sûre pour aller au bonheur ; il passe pour un des premiers étalons de France. Ce renom le fait rechercher des femmes & donne un grand relief à ses opuscules poétiques, peu de chose en eux-mêmes. C’est ainsi qu’on vante beaucoup un opéra-comique esquissé, composé, répété & représenté en huit jours, au dire de l’auteur. Il a pour titre ''le double déguisement,'' ou ''les vendanges de Puteaux,'' lieu où il a été exécuté le 3 Novembre 1776. La dédicace à Colette est ce qu’il y a de mieux.
{{c|''À Colette.''|mt=1em}}
{{pom|{{em}}J’écris comme tu plais, Colette,
{{em}}Sans art & sans prétention ;
Je suis toujours content de ma musette,
{{em}}Lorsque ta douce voix repete
{{em}}Et mes plaisirs & ma chanson.
{{em}}Sois encor mon interprête ;
{{em}}Qu’en voyant ton joli nom
{{em}}Gravé, comme sur ta houlette,
{{em}}La critique reste muette,
{{em}}On dise, avec toi, ma chanson :
{{em|2}}« ''Il écrivit pour sa Colette,''
{{em|2}}« ''Le plaisir fut son Apollon'' ».|m=1.5em}}
''Nota.'' {{M.|Laus}} de Boissy n’est point bâtard du poëte de ce nom : il est fils d’un riche artisan ; il est Lieutenant particulier de la Connétablie & Maréchaussée de France. Comme il aime<noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Psephos" /></noinclude>ceux de Naples, propre aux progrès de l’art & à l’avancement des jeunes éleves. Il doit y enseigner tous les secrets du mécanisme vocal de ses compatriotes, c’est-à-dire la méthode de vocaliser sur toutes les voyelles, de prendre la respiration en mesurant son haleine à la musique & aux paroles, d’augmenter & de diminuer insensiblement les sons sans altérer l’intonation. Enfin, il familiarisera ses disciples avec l’accompagnement, de façon qu’ils ne manquent ni la mesure ni l’à{{lié}}plomb, & qu’ils acquierent l’assurance que donne l’habitude & la nécessité de chanter ensemble.
En outre, il s’est établi un Bureau où l’on se propose de faire venir toutes les Ariettes des grands maîtres d’Italie les plus estimées, à mesure qu’elles paroîtront.
{{brn|1}}
<nowiki>*</nowiki> ''11 Août 1777.'' La ''Franc-maçonnerie'' est en honneur plus que jamais ici ; un artiste a composé un dessin magnifique pour consacrer à la postérité cette époque de splendeur, & {{M.|le}} Duc de Chartres, Grand-maître de toutes les loges de France, en est le héros principal. On l’a gravé & l’estampe est d’une grande beauté.
{{brn|1}}
<nowiki>*</nowiki> ''11 Août 1777.'' On en est à la septieme représentation de ''Gabrielle de Vergy ;'' il y a eu constamment des femmes qui se sont trouvées mal, ce qui ne sert qu’à donner plus de véhicule à la piece, suivie avec autant de fureur que le ''Siege de Calais.'' Les acteurs se sont tous remis dans le sens de leur rôle & jouent infiniment mieux<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Psephos" /></noinclude>par la ''transmutation,'' en argent, l’un par la tête, l’autre par la pointe & le troisieme en totalité. On prétend que la portion de fer restante est attirable à l’aimant, propriété qui cesse lorsqu’on promene la pierre sur le clou & qu’elle parvient à la partie devenue argent.
On raconte que cette découverte a eu lieu dans le laboratoire de l’Académicien, en sa présence & en celle de nombre de Chymistes tous en garde contre l’auteur du prodige. Ce qui rend l’anecdote plus frappante, c’est la facilité de l’opération qui, au rapport des témoins, se fit par la seule immersion des clous dans une liqueur, dont étoit pourvu le Physicien & dont il ne donna point de connoissance. Voilà de quoi exercer le zele des investigateurs de la pierre philosophale & faire allumer bien des fourneaux. Il est étonnant qu’un fait aussi curieux n’ait pas occasionné plus de bruit dans le tems & ne soit pas consigné dans les Mémoires de l’Académie des Sciences. Ensorte que les gens de l’art le révoquent fort en doute.
{{brn|1}}
<nowiki>*</nowiki> ''19 Août 1777.'' Quoique {{M.|le{{lié}}Vacher}} de Charnois, le nouveau rédacteur du ''[[Journal des Théâtres#LVdC|Journal des théâtres]],'' se fût fait un devoir de ne point offenser les comédiens, dont il tenoit en quelque sorte sa mission ; comme il n’a pû les louer tous à outrance, ainsi qu’ils l’auroient désiré ; que d’ailleurs devant entrer dans la famille du {{Sr.|Préville}}, lui ayant plus spécialement l’obligation de son nouvel état, & trouvant plus de matiere à ses<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Raymonde Lanthier" />{{nr||LES BŒUFS|45|b=<hr/>}}</noinclude>tellement identiques de pelage et d’apparence à celles de jadis qu’il pouvait croire se trouver en face de celles mêmes qu’il avait vendues il y avait de cela six bonnes années. Il les paya, séance tenante, un prix qui lui coûta les yeux de la tête, puis les accompagna lui-même jusque chez lui, ne voulant laisser à personne autre la charge d’en prendre soin. Après deux jours de trajet, il arriva chez lui à la nuit, ce qui, en outre de la proximité de la gare, lui facilita le transfert de ses deux bêtes sans que personne en eût trop connaissance. Seule, sa femme avait été mise dans le secret, et tous deux se rendirent à l’étable installer les nouveaux venus et s’assurer que rien ne manquait pour leur confort. Cela fait, ils se regardèrent un bon moment, la bouche s’ouvrant pour un large rire et les yeux tout humides de plaisir. Il n’y avait pas à dire, c’était de la belle besogne et joliment faite.
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Le grand jour de l’épreuve avait été fixé à une semaine de là. On était à la fin d’avril et il allait falloir se hâter pour les labours et les semailles. Le « coup de la grand’rivière », comme disent les vieux pour désigner le temps de chaleurs précoces où se fait la débâcle du Saint-Laurent, était déjà passé depuis une semaine. À vue d’œil, la terre s’effritait et fumait au soleil. Partout, les {{tiret|bour|geons}}<noinclude>
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Auteur:Susan Ferrier
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==Voir aussi==
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Page:Société Saint-Jean-Baptiste - Au pays de l'érable (quatrième concours littéraire), 1919.djvu/57
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Raymonde Lanthier
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L’huissier-détective ramena l’enfant prodigue au logis, où son retour fut salué par l’indignation générale. Colères, malédictions, rien ne fut épargné à l’adolescent, et, comme résultat de toutes ces scènes de famille, on le mit à la porte sans pitié. Nestor partit de la maison avec recommandation expresse, de la part de sa belle-maman, de n’y plus jamais remettre les pieds.
Il advint que Nestor, qui avait déjà fait montre d’une passion avérée pour le {{nobr|tam-tam}}, entra comme facteur au service des Postes de la Cité de Champlain, et, entre temps, après un peu d’exercice, devint membre de la Société Symphonique, en qualité de cymbalier.
On le voyait chaque soir dans le kiosque des musiciens sur la terrasse, et c’était toujours pour lui fête nouvelle que ces nuits langoureuses, animées par la houle des promeneurs et la musique délirante de l’orchestre. Nestor faisait partie de tous les concerts, si bien que moins d’un an<noinclude>
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Raymonde Lanthier
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L’huissier-détective ramena l’enfant prodigue au logis, où son retour fut salué par l’indignation générale. Colères, malédictions, rien ne fut épargné à l’adolescent, et, comme résultat de toutes ces scènes de famille, on le mit à la porte sans pitié. Nestor partit de la maison avec recommandation expresse, de la part de sa belle-maman, de n’y plus jamais remettre les pieds.
Il advint que Nestor, qui avait déjà fait montre d’une passion avérée pour le {{nobr|tam-tam}}, entra comme facteur au service des Postes de la Cité de Champlain, et, entre temps, après un peu d’exercice, devint membre de la Société Symphonique, en qualité de cymbalier.
On le voyait chaque soir dans le kiosque des musiciens sur la terrasse, et c’était toujours pour lui fête nouvelle que ces nuits langoureuses, animées par la houle des promeneurs et la musique délirante de l’orchestre. Nestor faisait partie de tous les concerts, si bien que moins d’un an<noinclude>
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Raymonde Lanthier
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L’huissier-détective ramena l’enfant prodigue au logis, où son retour fut salué par l’indignation générale. Colères, malédictions, rien ne fut épargné à l’adolescent, et, comme résultat de toutes ces scènes de famille, on le mit à la porte sans pitié. Nestor partit de la maison avec recommandation expresse, de la part de sa belle-maman, de n’y plus jamais remettre les pieds.
Il advint que Nestor, qui avait déjà fait montre d’une passion avérée pour le {{nobr|tam-tam}}, entra comme facteur au service des Postes de la Cité de Champlain, et, entre temps, après un peu d’exercice, devint membre de la Société Symphonique, en qualité de cymbalier.
On le voyait chaque soir dans le kiosque des musiciens sur la terrasse, et c’était toujours pour lui fête nouvelle que ces nuits langoureuses, animées par la houle des promeneurs et la musique délirante de l’orchestre. Nestor faisait partie de tous les concerts, si bien que moins d’un an<noinclude>
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Raymonde Lanthier
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Raymonde Lanthier
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Raymonde Lanthier
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Raymonde Lanthier
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Raymonde Lanthier
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Fabrice Dury
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{{g|43.<includeonly> '''Re3 Dh3+'''</includeonly>|17.6}}
''B''. Le Roi à ſa {{3me}} Caſe.
''N''. La Dame donne Echec à la {{3me}} Caſe de
la Tour du Roi blanc.
{{g|44.<includeonly> '''Cf3 Dxf3+'''</includeonly>|17.6}}
''B''. Le Chevalier couvre l’Echec, n’ayant point
d’autre jeu.
{{AN|{{Em|2}}''N''. La Dame prend le Chevalier, enſuite la
Tour & donne Mat au ſecond{{Em|4}}Coup.}}
{{Interligne}}
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{{il|1em}}
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{|style="width:100%;margin-left:auto;margin-right:auto;"
|style="border-right:0px solid black;width:10%;" |{{Caché|2em}}''Blanc''.<br />{{Caché}}
|style="width:90%;"|{{Lettrine|lignes=3|L}}E Roi à la Caſe de ſa Tour.<br />{{caché|E }}''Noir''. Le Fou à la ſeconde Caſe de ſon Roi.
|}
{{g|8.<includeonly> '''Fxf7+ Rxf7'''</includeonly>|17.6}}
''B''. Le Fou du Roi prend le Pion & donne Echec.
N. Le Roi prend le Fou.
{{g|9.<includeonly> '''Ce5 Re6'''</includeonly>|17.6}}
''B''. Le Chevalier du Roi à la {{4me}} Caſe du Roi
noir donnant double Echec.
''N''. Le Roi à ſa {{3me}} Caſe. Ailleurs il perd
ſa Dame.
{{g|10.<includeonly> '''Df4+ Rxe5'''</includeonly>|17.6}}
''B''. La Dame donne Echec à la {{4me}} Caſe du
Chevalier de ſon Roi.<noinclude>
<references/>
{{d|''N''. Le}}</noinclude>
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Fabrice Dury
1855
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proofread-page
text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Lorlam" />{{nr||[ 121 ]|}}</noinclude><nowiki />
''N''. Le Roi prend le Chevalier.
{{g|11.<includeonly> '''Df5+ Rd6'''</includeonly>|17.6}}
''B''. La Dame donne Echec à la {{4me}} Caſe du
Fou du Roi noir.
''N''. Le Roi à la {{3me}} Caſe de ſa Dame.
{{g|12.<includeonly> '''Dd5#'''</includeonly>|17.6}}
''B''. La Dame donne Echec & Mat à la {{4me}}
Caſe de la Dame noire.
{{Interligne}}
{{Séparateur|l}}
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{{c|SUITE de ce|fs=120%}}
{{il|1em}}
{{c|{{espacé|{{sc|Premier}} RENVOY}},|fs=200%}}
{{il|1em}}
{{c|En cas que le Roi refuſe de prendre
votre Fou au {{8me}} Coup.|fs=120%}}
{{g|8.<includeonly> '''Fxf6+ Rf8'''</includeonly>|17.6}}
{| border=0|class="wikitable"
|-
| style="vertical-align:top;" |{{Em|2}}''Blanc''. || style="vertical-align:top;" |{{Lettrine|L|lignes=3}}E Fou du Roi prend le Pion, & donne Echec.
|-
| colspan=2|{{Em|2}}''Noir''. Le Roi à la Cafe de ſon Fou.
|}
{{il|1em}}
{{g|9.<includeonly> '''Cg5 Cf6'''</includeonly>|17.6}}
''B''. Le Chevalier du Roi à la {{4me}} Caſe du Roi
noir.
''N''. Le Chevalier du Roi à la {{3me}} Caſe du Fou
de ſon Roi.
{{g|10.<includeonly> ''' Fb3 De8'''</includeonly>|17.6}}
''B''. Le Fou du Roi à la {{3me}} Caſe du Chevalier
de la Dame.
''N''. La Dame à la Caſe de ſon Roi.
{{g|11.<includeonly> '''Cf7 Tg8'''</includeonly>|17.6}}
''B''. Le Chevalier du Roi à la ſeconde Caſe du
Fou du Roi noir.<noinclude>
<references/>
{{d|''N''. La}}</noinclude>
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Fabrice Dury
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proofread-page
text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Lorlam" />{{nr||[ 122 ]|}}</noinclude><nowiki />
''N''. La Tour à la Caſe de ſon Chevalier.
{{g|12.<includeonly> '''e5 d5'''</includeonly>|17.6}}
''B''. Le Pion du Roi un pas.
''N''. Le Pion de la Dame deux pas.
{{g|13.<includeonly> '''exf6 gxf6'''</includeonly>|17.6}}
''B''. Le Pion prend le Chevalier.
''N''. Le Pion reprend le Pion.
{{g|14.<includeonly> '''Fxd5 Fg4'''</includeonly>|17.6}}
''B''. Le Fou prend le Pion.
''N''. Le Fou de la Dame à la {{4me}} Caſe du Chevalier
du Roi blanc.
{{g|15.<includeonly> '''De1 Fh5'''</includeonly>|17.6}}
''B''. La Dame à la Caſe de ſon Roi.
''N''. Le Fou de la Dame à la {{4me}} Caſe de la
Tour de ſon Roi.
{{g|16.<includeonly> '''d4 Fxf7'''</includeonly>|17.6}}
''B''. Le Pion de la Dame deux pas<ref>Le Blanc ſacrifie cette Piece uniquement pour abréger
la Partie.</ref>.
''N''. Le Fou prend le Chevalier,
{{g|17.<includeonly> '''Fh6+ Tg7'''</includeonly>|17.6}}
''B''. Le Fou de la Dame donne Echec.
''N''. La Tour couvre l’Echec.
{{g|18.<includeonly> '''Cc3 Fxd5'''</includeonly>|17.6}}
''B''. Le Chevalier à la {{3me}} Caſe du Fou de ſa
Dame.
''N''. Le Fou prend le Fou.
{{g|19.<includeonly> '''Cxd5 Df7'''</includeonly>|17.6}}
''B''. Le Chevalier reprend le Fou.
''N''. La Dame à la ſeconde Caſe du Fou de ſon
Roi.<noinclude>
<references/>
{{d|20. ''B''.}}</noinclude>
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Fabrice Dury
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Lorlam" />{{nr||[ 123 ]|}}</noinclude><nowiki />
{{g|20.<includeonly> '''Cxe7 Dxe7'''</includeonly>|17.6}}
''B''. Le Chevalier prend le Fou.
''N''. La Dame reprend le Chevalier.
{{g|21.<includeonly> '''Dxe7 Rxe7'''</includeonly>|17.6}}
''B''. La Dame prend la Dame.
''N''. Le Roi reprend la Dame.
{{g|22.<includeonly> '''Fxg7'''</includeonly>|17.6}}
{{AN|{{Em|2}}''B''. Le Fou prend la Tour, & enſuite doit gagner avec la ſupériorité d’une Tour{{Em|4}}& une très-bonne ſituation.}}
{{Interligne}}
{{Séparateur|l}}
{{il|2em}}
{{c|{{espacé|{{sc|Second}} RENVOY}}|fs=200%}}
{{il|1em}}
{{c|Du Gambit de Cunningham,|fs=140%}}
{{il|1em}}
{{c|Commençant au 11{{e|me}} Coup.|fs=140%}}
{{g|11.<includeonly> '''c4 Ce4'''</includeonly>|17.6}}
{|style="width:100%;margin-left:auto;margin-right:auto;"
|style="border-right:0px solid black;width:10%;" |{{Caché|2em}}''Blanc''.<br />{{Caché}}
|style="width:90%;"|{{Lettrine|lignes=3|L}}E Pion de la Dame deux pas.<br />{{caché|E }}''Noir''. Le Chevalier du Roi à la {{4me}} Caſe du Roi blanc.
|}
{{g|12.<includeonly> '''Ff4 f5'''</includeonly>|17.6}}
''B''. Le Fou de la Dame à la {{4me}} Caſe du Fou
de ſon Roi.
''N''. Le Pion du Fou du Roi deux pas.
{{g|13.<includeonly> '''Cd2 De2'''</includeonly>|17.6}}
''B''. Le Chevalier de la Dame à la ſeconde Caſe
de la Dame<ref name="p.123">Vous jouez ce Chevalier pour tenter votre Adverſaire
de le prendre, mais il eſt bon d’avertir ici qu’il {{tiret|joue|roit}}</ref>.<noinclude>
<references/>
{{d|''N''. La}}</noinclude>
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Fabrice Dury
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Lorlam" />{{nr||[ 124 ]|}}</noinclude><nowiki />
''N''. La Dame à la ſeconde Caſe de ſon Roi.
{{g|14.<includeonly> '''c4 c6'''</includeonly>|17.6}}
''B''. Le Pion du Fou de la Dame deux pas.
''N''. Le Pion du Fou de la Dame un pas<ref>S’il prenoit votre Pion, ſon jeu diminueroit beaucoup
de ſa force, parce que ſon Cavalier ne ſeroit plus ſoutenu
que d’un ſeul Pion, qui ſe trouveroit enſuite ſans défenſe,
s’il ſouffroit que vous priſſiez ſon Cavalier Royal ; il ſeroit
donc obligé de le retirer pour conſerver ſon Pion, & cela
repareroit beaucoup votre jeu.</ref>.
{{g|15.<includeonly> '''cxd5 cxd5'''</includeonly>|17.6}}
''B''. Le Pion prend le Pion.
''N''. Le Pion reprend le Pion.
{{g|16.<includeonly> '''Tac1 Cc6'''</includeonly>|17.6}}
''B''. La Tour de la Dame à la Caſe de ſon Fou.
''N''. Le Chevalier de la Dame à la {{3me}} Caſe de
ſon Fou.
{{g|17.<includeonly> '''Cxe4 Fxe4'''</includeonly>|17.6}}
''B''. Le Chevalier de la Dame prend le {{corr|Chevavalier|Chevalier}}
noir.
''N''. Le Pion du Fou du Roi reprend le Chevalier.
{{g|18.<includeonly> '''Cxh2 0-0'''</includeonly>|17.6}}
''B''. Le Chevalier prend le Pion noir près de
ſon Roi.
<ref follow="p.123">{{tiret2|joue|roit}} très-mal s’il prenoit, parce qu’un Chevalier ſitué ou
poſté de cete maniere : (s’entend, ſoutenu de deux Pions)
pendant qu’il ne vous reſte aucun Pion à pouſſer ſur lui
pour le faire décamper, vaut au moins autant qu’une Tour,
à cauſe qu’il vous devient tellement incommode que vous
ſerez obligé de le prendre ; & en tel cas votre Adverſaire
réuniſſant ſes deux Pions, dont celui qui eſt à la tête (n’ayant
plus d’obſtacle du côté de ſes Pions ennemis) doit
probablement vous coûter une Piece, ſi vous voulez l’empêcher
de faire une Dame.</ref><noinclude>
<references/></noinclude>
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Fabrice Dury
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Lorlam" />{{nr||[ 125 ]|}}</noinclude><nowiki />
''N''. Le Roi Roque du côté de ſa Tour.
{{g|19.<includeonly> '''Dd2 h6'''</includeonly>|17.6}}
''B''. La Dame à ſa ſeconde Caſe.
''N''. Le Pion de la Tour du Roi un pas.
{{g|20.<includeonly> '''Tc5 TAd8'''</includeonly>|17.6}}
''B''. La Tour de la Dame à la {{4me}} Caſe du Fou
de la Dame noire.
''N''. La Tour de la Dame à la Caſe de ſa Dame.
{{g|21.<includeonly> '''Fa4 g5'''</includeonly>|17.6}}
''B''. Le Fou du Roi à la {{4me}} Caſe de la Tour
de ſa Dame.
''N''. Le Pion du Chevalier du Roi deux pas.
{{g|22.<includeonly> '''Fe3 Txf1'''</includeonly>|17.6}}
''B''. Le Fou de la Dame à la {{3me}} Caſe de ſon
Roi.
''N''. La Tour prend la Tour.
{{g|23.<includeonly> '''Cxf1 Dd6'''</includeonly>|17.6}}
''B''. Le Chevalier reprend la Tour.
''N''. La Dame à la {{3me}} Caſe.
{{g|24.<includeonly> '''Dh2 Rg7'''</includeonly>|17.6}}
''B''. La Dame à la ſeconde Caſe de la Tour de
ſon Roi.
''N''. Le Roi à la ſeconde Caſe de ſon Chevalier.
{{g|25.<includeonly> '''Dxd6 Txd6'''</includeonly>|17.6}}
''B''. La Dame prend la Dame.
''N''. La Tour reprend la Dame.
{{g|26.<includeonly> '''a3 Rg6'''</includeonly>|17.6}}
''B''. Le Pion de la Tour de la Dame un pas.
''N''. Le Roi à la {{3me}} Caſe de ſon Chevalier.
{{g|27.<includeonly> '''b4 h7'''</includeonly>|17.6}}
''B''. Le Pion du Chevalier de la Dame deux
pas.<noinclude>
<references/>
{{d|''N''. Le}}</noinclude>
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text/x-wiki
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''N''. Le Pion de la Tour du Roi un pas.
{{g|28.<includeonly> '''b5 Ce7'''</includeonly>|17.6}}
''B''. Le Pion du Chevalier de la Dame un pas.
''N''. Le Chevalier à la ſeconde Caſe de ſon
Roi.
{{g|29.<includeonly> '''Tc7 Td7'''</includeonly>|17.6}}
''B''. La Tour à la ſeconde Caſe du Fou de la
Dame noire.
''N''. La Tour à la ſeconde Caſe de ſa Dame.
{{g|30.<includeonly> '''Txd7 Fxd7'''</includeonly>|17.6}}
''B''. La Tour prend la Tour. Ne prenant point,
cela revient au même.
''N''. Le Fou reprend la Tour.
{{g|31.<includeonly> '''Rg2 h4'''</includeonly>|17.6}}
''B''. Le Roi à la ſeconde Caſe de ſon Chevalier.
''N''. Le Pion de la Tour du Roi un pas.
{{g|32.<includeonly> '''Ff2 Rh5'''</includeonly>|17.6}}
''B''. Le Fou de la Dame à la ſeconde Caſe du
Fou de ſon Roi.
''N''. Le Roi à la {{4me}} Caſe de ſa Tour.
{{g|33.<includeonly> '''Fd1+ Fg4'''</includeonly>|17.6}}
''B''. Le Fou du Roi donne Echec.
''N''. Le Fou couvre l’Echec.
{{g|34.<includeonly> '''Fxg4 Rxg4'''</includeonly>|17.6}}
''B''. Le Fou prend le Fou.
''N''. Le Roi reprend le Fou.
{{g|35.<includeonly> '''Ce3+ Rf4'''</includeonly>|17.6}}
''B''. Le Chevalier donne Echec à la {{3me}} Caſe de
son Roi.
''N''. Le Roi à la {{4me}} Cafe du Fou du Roi
blanc.<noinclude>
<references/>
{{d|36. ''B''.}}</noinclude>
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Page:Philidor L analyze des echecs.djvu/149
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{{g|36.<includeonly> '''Rh3 Rf3'''</includeonly>|17.6}}
''B''. Le Roi à la {{3me}} Caſe de ſa Tour.
''N''. Le Roi à la {{3me}} Caſe du Fou du Roi
blanc.
{{g|37.<includeonly> '''Cg4 Cf4'''</includeonly>|17.6}}
''B''. Le Chevalier à la {{4me}} Caſe du Chevalier
de ſon Roi.
''N''. Le Chevalier à la {{4me}} Caſe du Fou de ſon
Roi.
{{g|38.<includeonly> '''Fg1 e3'''</includeonly>|17.6}}
''B''. Le Fou à la Caſe du Chevalier de ſon Roi.
''N''. Le Pion du Roi un pas.
{{g|39.<includeonly> '''a4 e2'''</includeonly>|17.6}}
''B''. Le Pion de la Tour de la Dame un pas.
''N''. Le Pion du Roi un pas.
{{g|40.<includeonly> '''Ff2 Cxd4'''</includeonly>|17.6}}
''B''. Le Fou à la ſeconde Caſe du Fou de ſon
Roi.
''N''. Le Chevalier prend le Pion de la Dame &
gagne enſuite la Partie.
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{{Séparateur|l}}
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<references/>
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{{c|1.}}
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|style="border-right:0px solid black;width:10%;" |{{Caché|2em}}''Blanc''.<br />{{Caché}}
|style="width:90%;"|{{Lettrine|lignes=3|L}}E Pion {{corr|du Roi|de la Dame}} deux pas.<br />{{caché|E }}''Noir''. De même.
|}
{{c|2.}}
''B''. Le Pion du Fou de la Dame deux pas.
''N''. Le Pion prend le Pion.
{{c|3.}}
''B''. Le Pion du Roi deux pas<ref>Si au lieu de deux vous ne pouſſez ce Pion qu’au
pas, votre Adverſaire ſeroit en état de tenir le Fou de votre
Dame renfermé pendant la moitié de la Partie. Un
premier Renvoy en ſera le témoignage. Je me ſers en
même tems de cette occaſion pour dire qu’un certain Auteur
(d’ailleurs aſſez intelligent & qui ſe plaît à jouer prefque
toujours cette Partie) enſeigne à ne point pouſſer ce
Pion deux pas : Cependant on ſera convaincu par ce Renvoy
que c’eſt le Coup le mieux joué. Il eſt bien vrai
qu’en ne le pouſſant qu’un pas, l’on peut quelquefois attrapper
un mauvais joueur, mais cela ne juſtifie pas le
Coup.</ref>.<noinclude>
<references/>
{{d|''N''. Le}}</noinclude>
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|}
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''B''. Le Pion du Fou de la Dame deux pas.
''N''. Le Pion prend le Pion.
{{g|3.<includeonly> '''-'''</includeonly>|17.6}}
''B''. Le Pion du Roi deux pas<ref>Si au lieu de deux vous ne pouſſez ce Pion qu’au
pas, votre Adverſaire ſeroit en état de tenir le Fou de votre
Dame renfermé pendant la moitié de la Partie. Un
premier Renvoy en ſera le témoignage. Je me ſers en
même tems de cette occaſion pour dire qu’un certain Auteur
(d’ailleurs aſſez intelligent & qui ſe plaît à jouer prefque
toujours cette Partie) enſeigne à ne point pouſſer ce
Pion deux pas : Cependant on ſera convaincu par ce Renvoy
que c’eſt le Coup le mieux joué. Il eſt bien vrai
qu’en ne le pouſſant qu’un pas, l’on peut quelquefois attrapper
un mauvais joueur, mais cela ne juſtifie pas le
Coup.</ref>.<noinclude>
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''B''. Le Pion du Fou de la Dame deux pas.
''N''. Le Pion prend le Pion.
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''B''. Le Pion du Roi deux pas<ref>Si au lieu de deux vous ne pouſſez ce Pion qu’au
pas, votre Adverſaire ſeroit en état de tenir le Fou de votre
Dame renfermé pendant la moitié de la Partie. Un
premier Renvoy en ſera le témoignage. Je me ſers en
même tems de cette occaſion pour dire qu’un certain Auteur
(d’ailleurs aſſez intelligent & qui ſe plaît à jouer prefque
toujours cette Partie) enſeigne à ne point pouſſer ce
Pion deux pas : Cependant on ſera convaincu par ce Renvoy
que c’eſt le Coup le mieux joué. Il eſt bien vrai
qu’en ne le pouſſant qu’un pas, l’on peut quelquefois attrapper
un mauvais joueur, mais cela ne juſtifie pas le
Coup.</ref>.<noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Lorlam" />{{nr||[ 129 ]|}}</noinclude><nowiki />
N. Le Pion du Roi deux pas<ref>Si au lieu de jouer ce Pion, il eut ſoutenu celui du
Gambit, il perdoit la Partie : C’eſt ce qu’on verra par un
ſecond Renvoy. Mais ne faiſant ici ni l’un ni l’autre, vous
deviez pouſſer en tel-cas le Pion du Fou de votre Roi 2
pas, & votre ſituation auroit été des meilleures, puiſque
vous auriez eu 3 Pions de front.</ref>.
{{g|4.<includeonly> '''-'''</includeonly>|17.6}}
B. Le Pion de la Dame un pas<ref>Si au lieu de pouſſer en avant vous euſſiez pris le
Pion de ſon Roi, vous perdiez l’avantage de l’attaque. Ce
ſera le ſujet du {{3me}} Renvoy.</ref>.
N. Le Pion du Fou du Roi deux pas<ref>S’il eut joué toute autre choſe, vous deviez pouſſer
le Pion du Fou de votre Roi deux pas, & par ce moyen
vous auriez procuré une entiere liberté à vos Piéces.</ref>.
{{g|5.<includeonly> '''-'''</includeonly>|17.6}}
B. Le Chevalier de la Dame à la {{3me}} Caſe de
ſon Fou.
N. Le Chevalier du Roi à la {{3me}} Caſe de
ſon Fou.
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B. Le Pion du Fou du Roi un pas.
N. Le Fou du Roi a la {{4me}} Caſe du Fou de
ſa Dame.
{{g|7.<includeonly> '''-'''</includeonly>|17.6}}
B. Le Chevalier de la Dame à la {{4me}} Caſe de
la Tour<ref>Si au lieu de jouer ce Chevalier pour vous défaire
du Fou de ſon Roi, ou le faire retirer de cette ligne
(comme vous êtes inſtruit dans la Remarque (c) de la
premiere Partie) vous eufſiez pris le Pion du Gambit,
vous perdiez la Partie. C’eſt ce qu’il eſt encore néceſſaire
de faire voir par un {{4me}} Renyoy ſur cette Partie.</ref>.<noinclude>
<references/>
{{d|''N''. Le}}</noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Lorlam" />{{nr||[ 129 ]|}}</noinclude><nowiki />
N. Le Pion du Roi deux pas<ref>Si au lieu de jouer ce Pion, il eut ſoutenu celui du
Gambit, il perdoit la Partie : C’eſt ce qu’on verra par un
ſecond Renvoy. Mais ne faiſant ici ni l’un ni l’autre, vous
deviez pouſſer en tel-cas le Pion du Fou de votre Roi 2
pas, & votre ſituation auroit été des meilleures, puiſque
vous auriez eu 3 Pions de front.</ref>.
{{g|4.<includeonly> '''-'''</includeonly>|17.6}}
B. Le Pion de la Dame un pas<ref>Si au lieu de pouſſer en avant vous euſſiez pris le
Pion de ſon Roi, vous perdiez l’avantage de l’attaque. Ce
ſera le ſujet du {{3me}} Renvoy.</ref>.
N. Le Pion du Fou du Roi deux pas<ref>S’il eut joué toute autre choſe, vous deviez pouſſer
le Pion du Fou de votre Roi deux pas, & par ce moyen
vous auriez procuré une entiere liberté à vos Piéces.</ref>.
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B. Le Chevalier de la Dame à la {{3me}} Caſe de
ſon Fou.
N. Le Chevalier du Roi à la {{3me}} Caſe de
ſon Fou.
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B. Le Pion du Fou du Roi un pas.
N. Le Fou du Roi à la {{4me}} Caſe du Fou de
ſa Dame.
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B. Le Chevalier de la Dame à la {{4me}} Caſe de
la Tour<ref>Si au lieu de jouer ce Chevalier pour vous défaire
du Fou de ſon Roi, ou le faire retirer de cette ligne
(comme vous êtes inſtruit dans la Remarque (c) de la
premiere Partie) vous eufſiez pris le Pion du Gambit,
vous perdiez la Partie. C’eſt ce qu’il eſt encore néceſſaire
de faire voir par un {{4me}} Renyoy ſur cette Partie.</ref>.<noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Lorlam" />{{nr||[ 129 ]|}}</noinclude><nowiki />
N. Le Pion du Roi deux pas<ref>Si au lieu de jouer ce Pion, il eut ſoutenu celui du
Gambit, il perdoit la Partie : C’eſt ce qu’on verra par un
ſecond Renvoy. Mais ne faiſant ici ni l’un ni l’autre, vous
deviez pouſſer en tel-cas le Pion du Fou de votre Roi 2
pas, & votre ſituation auroit été des meilleures, puiſque
vous auriez eu 3 Pions de front.</ref>.
{{g|4.<includeonly> '''d4 f5'''</includeonly>|17.6}}
B. Le Pion de la Dame un pas<ref>Si au lieu de pouſſer en avant vous euſſiez pris le
Pion de ſon Roi, vous perdiez l’avantage de l’attaque. Ce
ſera le ſujet du {{3me}} Renvoy.</ref>.
N. Le Pion du Fou du Roi deux pas<ref>S’il eut joué toute autre choſe, vous deviez pouſſer
le Pion du Fou de votre Roi deux pas, & par ce moyen
vous auriez procuré une entiere liberté à vos Piéces.</ref>.
{{g|5.<includeonly> '''Cc3 Cf6'''</includeonly>|17.6}}
B. Le Chevalier de la Dame à la {{3me}} Caſe de
ſon Fou.
N. Le Chevalier du Roi à la {{3me}} Caſe de
ſon Fou.
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N. Le Fou du Roi à la {{4me}} Caſe du Fou de
ſa Dame.
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B. Le Chevalier de la Dame à la {{4me}} Caſe de
la Tour<ref>Si au lieu de jouer ce Chevalier pour vous défaire
du Fou de ſon Roi, ou le faire retirer de cette ligne
(comme vous êtes inſtruit dans la Remarque (c) de la
premiere Partie) vous eufſiez pris le Pion du Gambit,
vous perdiez la Partie. C’eſt ce qu’il eſt encore néceſſaire
de faire voir par un {{4me}} Renyoy ſur cette Partie.</ref>.<noinclude>
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2026-07-10T14:17:05Z
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Lorlam" />{{nr||[ 130 ]|}}</noinclude><nowiki />
''N''. Le Fou prend le Chevalier près de la Tour
du Roi blanc<ref>Si au lieu de prendre votre Chevalier il eut joué
ſon Fou à la {{4me}} Caſe de votre Dame, vous deviez l’attaquer
avec votre Chevalier Royal, & le prendre le Coup
suivant.</ref>.
{{g|8.<includeonly> '''-'''</includeonly>|17.6}}
''B''. La Tour reprend le Fou.
''N''. Le Roi Roque<ref>Si au lieu de Roquer il eut pouſſé le Pion du Chevalier
de la Dame deux pas, pour soutenir le Pion du
Gambit, vous ſerez convaincu par un {{5me}} Renvoy qu’il
perdoit encore la Partie : Et ſi au lieu d’un de ces deux
Coups, il eut choiſi celui de prendre le Pion de votre Roi,
en reprenant le ſien, il n’auroit oſé prendre derechef le
vôtre avec ſon Cavalier, parce qu’en lui donnant enſuite
Echec de votre Dame, il perdoit indubitablement la Partie.
C’eſt ce qu’il eſt aiſé de voir ſans Renvoy,</ref>.
{{g|9.<includeonly> '''-'''</includeonly>|17.6}}
''B''. Le Chevalier à la {{3me}} Caſe du Fou de ſa
Dame.
''N''. Le Pion prend le Pion.
{{g|10<includeonly> '''-'''</includeonly>|17.6}}
''B''. Le Fou du Roi prend le Pion du Gambit<ref>Voici encore un Coup particulier, & qui demande
un {{6me}} Renvoy. C’eſt que fi vous euſſiez repris le Pion
du Fou de ſon Roi avec celui du vôtre, vous perdiez la
Partie.</ref>.
''N''. Le Pion prend le Pion du Fou du Roi
blanc.
{{g|11.<includeonly> '''-'''</includeonly>|17.6}}
''B''. Le Pion reprend le Pion<ref name="p.130">En reprenant de ce Pion, vous donnez une ouverture
à votre Tour ſur ſon Roi, & ce Pion ſert auſſi à</ref>.<noinclude>
<references/>
{{d|''N''. Le}}</noinclude>
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2026-07-11T06:59:25Z
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Lorlam" />{{nr||[ 130 ]|}}</noinclude><nowiki />
''N''. Le Fou prend le Chevalier près de la Tour
du Roi blanc<ref>Si au lieu de prendre votre Chevalier il eut joué
ſon Fou à la {{4me}} Caſe de votre Dame, vous deviez l’attaquer
avec votre Chevalier Royal, & le prendre le Coup
suivant.</ref>.
{{g|8.<includeonly> '''Txg1 0-0'''</includeonly>|17.6}}
''B''. La Tour reprend le Fou.
''N''. Le Roi Roque<ref>Si au lieu de Roquer il eut pouſſé le Pion du Chevalier
de la Dame deux pas, pour soutenir le Pion du
Gambit, vous ſerez convaincu par un {{5me}} Renvoy qu’il
perdoit encore la Partie : Et ſi au lieu d’un de ces deux
Coups, il eut choiſi celui de prendre le Pion de votre Roi,
en reprenant le ſien, il n’auroit oſé prendre derechef le
vôtre avec ſon Cavalier, parce qu’en lui donnant enſuite
Echec de votre Dame, il perdoit indubitablement la Partie.
C’eſt ce qu’il eſt aiſé de voir ſans Renvoy,</ref>.
{{g|9.<includeonly> '''Cc3 fxe4'''</includeonly>|17.6}}
''B''. Le Chevalier à la {{3me}} Caſe du Fou de ſa
Dame.
''N''. Le Pion prend le Pion.
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''B''. Le Fou du Roi prend le Pion du Gambit<ref>Voici encore un Coup particulier, & qui demande
un {{6me}} Renvoy. C’eſt que fi vous euſſiez repris le Pion
du Fou de ſon Roi avec celui du vôtre, vous perdiez la
Partie.</ref>.
''N''. Le Pion prend le Pion du Fou du Roi
blanc.
{{g|11.<includeonly> '''gxf3 Ff5'''</includeonly>|17.6}}
''B''. Le Pion reprend le Pion<ref name="p.130">En reprenant de ce Pion, vous donnez une ouverture
à votre Tour ſur ſon Roi, & ce Pion ſert auſſi à</ref>.<noinclude>
<references/>
{{d|''N''. Le}}</noinclude>
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Page:Philidor L analyze des echecs.djvu/153
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2026-07-10T14:20:37Z
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Lorlam" />{{nr||[ 131 ]|}}</noinclude><nowiki />
''N''. Le Fou de la Dame à la {{4me}} Caſe du Fou
de ſon Roi.
{{g|12.<includeonly> '''-'''</includeonly>|17.6}}
''B''. Le Fou de la Dame à la {{3me}} Caſe de ſon
Roi.
''N''. Le Chevalier de la Dame à la ſeconde Caſe
de ſa Dame.
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''B''. La Dame à ſa ſeconde Caſe.
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''B''. Le Fou de la Dame prend le Chevalier.
''N''. Le Pion de la Tour reprend le Fou.
{{g|15.<includeonly> '''-'''</includeonly>|17.6}}
''B''. Le Roi Roque du côté de ſa Dame.
''N''. Le Roi à la Caſe de ſa Tour.
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''B''. La Tour du Roi à la {{4me}} Caſe du Chevalier
du Roi noir.
''N''. Le Pion du Chevalier du Roi un pas.
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''B''. La Dame à la {{3me}} Caſe de ſon Roi.
''N''. La Dame à ſa {{3me}} Caſe.
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''B''. Le Chevalier à la {{4me}} Caſe de ſon Roi.
''N''. Le Fou prend le Chevalier.
{{g|19.<includeonly> '''-'''</includeonly>|17.6}}
''B''. Le Pion reprend le Fou, pour ſe réunir
à ſon Camarade.
<ref follow="p.130">mieux couvrir votre Roi, outre qu’il arrête ſon Chevalier.
Et malgré que vous avez un Pion de moins, vous avez
plutôt l’avantage dans cette Partie.</ref><noinclude>
<references/>
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text/x-wiki
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''N''. Le Fou de la Dame à la {{4me}} Caſe du Fou
de ſon Roi.
{{g|12.<includeonly> '''Fe3 Cd7'''</includeonly>|17.6}}
''B''. Le Fou de la Dame à la {{3me}} Caſe de ſon
Roi.
''N''. Le Chevalier de la Dame à la ſeconde Caſe
de ſa Dame.
{{g|13.<includeonly> '''Dd2 Cb6'''</includeonly>|17.6}}
''B''. La Dame à ſa ſeconde Caſe.
''N''. Le Chevalier de la Dame à ſa {{3me}} Caſe.
{{g|14.<includeonly> '''Fb6 axb6'''</includeonly>|17.6}}
''B''. Le Fou de la Dame prend le Chevalier.
''N''. Le Pion de la Tour reprend le Fou.
{{g|15.<includeonly> '''0-0-0 Rh8'''</includeonly>|17.6}}
''B''. Le Roi Roque du côté de ſa Dame.
''N''. Le Roi à la Caſe de ſa Tour.
{{g|16.<includeonly> '''Tg5 g6'''</includeonly>|17.6}}
''B''. La Tour du Roi à la {{4me}} Caſe du Chevalier
du Roi noir.
''N''. Le Pion du Chevalier du Roi un pas.
{{g|17.<includeonly> '''De3 Dd6'''</includeonly>|17.6}}
''B''. La Dame à la {{3me}} Caſe de ſon Roi.
''N''. La Dame à ſa {{3me}} Caſe.
{{g|18.<includeonly> '''Ce4 Fxe4'''</includeonly>|17.6}}
''B''. Le Chevalier à la {{4me}} Caſe de ſon Roi.
''N''. Le Fou prend le Chevalier.
{{g|19.<includeonly> '''fxe4 Tfe8'''</includeonly>|17.6}}
''B''. Le Pion reprend le Fou, pour ſe réunir
à ſon Camarade.
<ref follow="p.130">mieux couvrir votre Roi, outre qu’il arrête ſon Chevalier.
Et malgré que vous avez un Pion de moins, vous avez
plutôt l’avantage dans cette Partie.</ref><noinclude>
<references/>
{{d|''N''. La}}</noinclude>
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Page:Philidor L analyze des echecs.djvu/154
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''N''. La Tour du Roi à la Caſe de ſon Roi.
{{g|20.<includeonly> '''-'''</includeonly>|17.6}}
''B''. Le Roi à la Caſe du Chevalier de ſa
Dame.
''N''. La Dame à la {{4me}} Caſe de ſon Fou.
{{g|21.<includeonly> '''-'''</includeonly>|17.6}}
''B''. La Dame prend la Dame.
''N''. Le Pion reprend la Dame.
{{g|22.<includeonly> '''-'''</includeonly>|17.6}}
''B''. La Tour de la Dame à la Caſe de ſon Roi.
''N''. Le Roi à la ſeconde Caſe de ſon Chevalier.
{{g|23.<includeonly> '''-'''</includeonly>|17.6}}
''B''. Le Roi à la ſeconde Caſe du Fou de ſa
Dame.
''N''. Le Pion de la Tour du Roi un pas.
{{g|24.<includeonly> '''-'''</includeonly>|17.6}}
''B''. La Tour du Roi à la {{3me}} Caſe de ſon
Chevalier.
''N''. Le Chevalier à la {{4me}} Caſe de la Tour de
ſon Roi.
{{g|25.<includeonly> '''-'''</includeonly>|17.6}}
{{AN|{{Em|2}}''B''. La Tour attaquée par le Chevalier, ſe ſauve à la {{3me}} Caſe du Chevalier{{Em|4}}de ſa Dame.}}
''N''. Le Pion du Chevalier de la Dame un
pas.
{{g|26.<includeonly> '''-'''</includeonly>|17.6}}
{{AN|{{Em|2}}''B''. Le Pion de la Dame un pas, pour faire ouverture à votre Tour & à votre{{Em|4}}Fou.}}
''N''. Le Pion prend le Pion.
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''B''. La Tour du Roi prend le Pion.<noinclude>
<references/>
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text/x-wiki
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''N''. La Tour du Roi à la Caſe de ſon Roi.
{{g|20.<includeonly> '''Rb1 Dc5'''</includeonly>|17.6}}
''B''. Le Roi à la Caſe du Chevalier de ſa
Dame.
''N''. La Dame à la {{4me}} Caſe de ſon Fou.
{{g|21.<includeonly> '''Dxc5 bxc5'''</includeonly>|17.6}}
''B''. La Dame prend la Dame.
''N''. Le Pion reprend la Dame.
{{g|22.<includeonly> '''Te1 Rg7'''</includeonly>|17.6}}
''B''. La Tour de la Dame à la Caſe de ſon Roi.
''N''. Le Roi à la ſeconde Caſe de ſon Chevalier.
{{g|23.<includeonly> '''Rc2 h6'''</includeonly>|17.6}}
''B''. Le Roi à la ſeconde Caſe du Fou de ſa
Dame.
''N''. Le Pion de la Tour du Roi un pas.
{{g|24.<includeonly> '''Tg3 Ch5'''</includeonly>|17.6}}
''B''. La Tour du Roi à la {{3me}} Caſe de ſon
Chevalier.
''N''. Le Chevalier à la {{4me}} Caſe de la Tour de
ſon Roi.
{{g|25.<includeonly> '''Tb3 b6'''</includeonly>|17.6}}
{{AN|{{Em|2}}''B''. La Tour attaquée par le Chevalier, ſe ſauve à la {{3me}} Caſe du Chevalier{{Em|4}}de ſa Dame.}}
''N''. Le Pion du Chevalier de la Dame un
pas.
{{g|26.<includeonly> '''d6 cxd6'''</includeonly>|17.6}}
{{AN|{{Em|2}}''B''. Le Pion de la Dame un pas, pour faire ouverture à votre Tour & à votre{{Em|4}}Fou.}}
''N''. Le Pion prend le Pion.
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''B''. La Tour du Roi prend le Pion.<noinclude>
<references/>
{{d|''N''. La}}</noinclude>
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text/x-wiki
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''N''. La Tour de la Dame à la Caſe de ſa
Dame.
{{g|28.<includeonly> '''-'''</includeonly>|17.6}}
''B''. La Tour de la Dame à la Caſe de ſa
Dame.
''N''. Le Chevalier à la {{3me}} Caſe du Fou de ſon
Roi.
{{g|29.<includeonly> '''-'''</includeonly>|17.6}}
''B''. La Tour du Roi donne Echec.
''N''. Le Roi à la Caſe de ſa Tour.
{{g|30.<includeonly> '''-'''</includeonly>|17.6}}
{{AN|{{Em|2}}''B''. Le Fou à la {{4me}} Caſe de la Dame noire, pour empêcher l’avancement des{{Em|4}}Pions de l’Adverſaire.}}
''N''. Le Chevalier prend le Fou.
{{g|31.<includeonly> '''-'''</includeonly>|17.6}}
''B''. La Tour reprend le Chevalier.
''N''. La Tour du Roi à la Caſe de ſon Fou.
{{g|32.<includeonly> '''-'''</includeonly>|17.6}}
''B''. La Tour de la Dame à la ſeconde Caſe
de ſa Dame.
''N''. La Tour du Roi à la {{4me}} Caſe du Fou
du Roi blanc.
{{g|33.<includeonly> '''-'''</includeonly>|17.6}}
''B''. La Tour de la Dame à la ſeconde Caſe de
ſon Roi.
''N''. Le Pion de la Dame un pas.
{{g|34.<includeonly> '''-'''</includeonly>|17.6}}
''B''. Le Pion prend le Pion.
''N''. La Tour de la Dame reprend le Pion.
{{g|35.<includeonly> '''-'''</includeonly>|17.6}}
''B''. La Tour du Roi à la {{2de}} Caſe du Roi noir.<noinclude>
<references/>
{{d|''N''. Le}}</noinclude>
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text/x-wiki
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''N''. La Tour de la Dame à la Caſe de ſa
Dame.
{{g|28.<includeonly> '''Td1 Cf6'''</includeonly>|17.6}}
''B''. La Tour de la Dame à la Caſe de ſa
Dame.
''N''. Le Chevalier à la {{3me}} Caſe du Fou de ſon
Roi.
{{g|29.<includeonly> '''Tb7+ Rh8'''</includeonly>|17.6}}
''B''. La Tour du Roi donne Echec.
''N''. Le Roi à la Caſe de ſa Tour.
{{g|30.<includeonly> '''Fd5 Cxd5'''</includeonly>|17.6}}
{{AN|{{Em|2}}''B''. Le Fou à la {{4me}} Caſe de la Dame noire, pour empêcher l’avancement des{{Em|4}}Pions de l’Adverſaire.}}
''N''. Le Chevalier prend le Fou.
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''B''. La Tour reprend le Chevalier.
''N''. La Tour du Roi à la Caſe de ſon Fou.
{{g|32.<includeonly> '''Td2 Tf4'''</includeonly>|17.6}}
''B''. La Tour de la Dame à la ſeconde Caſe
de ſa Dame.
''N''. La Tour du Roi à la {{4me}} Caſe du Fou
du Roi blanc.
{{g|33.<includeonly> '''Te2 d5'''</includeonly>|17.6}}
''B''. La Tour de la Dame à la ſeconde Caſe de
ſon Roi.
''N''. Le Pion de la Dame un pas.
{{g|34.<includeonly> '''exd5 Txd5'''</includeonly>|17.6}}
''B''. Le Pion prend le Pion.
''N''. La Tour de la Dame reprend le Pion.
{{g|35.<includeonly> '''Te7 g5'''</includeonly>|17.6}}
''B''. La Tour du Roi à la {{2de}} Caſe du Roi noir.<noinclude>
<references/>
{{d|''N''. Le}}</noinclude>
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Page:Philidor L analyze des echecs.djvu/156
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text/x-wiki
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{{AN|{{Em|2}}''N''. Le Pion du Chevalier du Roi un pas. S’il
ſoutenoit le Pion il perdroit la{{Em|4}}Partie.}}
{{g|36.<includeonly> '''-'''</includeonly>|17.6}}
''B''. Une des deux Tours prend le Pion.
''N''. La Tour prend la Tour.
{{g|37.<includeonly> '''-'''</includeonly>|17.6}}
''B''. La Tour reprend la Tour.
''N''. La Tour donne Echec à la ſeconde Caſe
du Fou du Roi blanc.
{{g|38.<includeonly> '''-'''</includeonly>|17.6}}
''B''. Le Roi à la {{3me}} Caſe du Fou de ſa Dame.
''N''. La Tour prend le Pion.
{{g|39.<includeonly> '''-'''</includeonly>|17.6}}
''B''. Le Pion de la Tour deux pas<ref>Si au lieu de pouſſer ce Pion vous euſſiez pris le
ſien avec votre Tour, vous auriez perdu la Partie ; parce
que votre Roi auroit empêché votre Tour de venir à tems
pour barrer le paſſage au Pion de ſon Chevalier. C’eſt
ce que l’on peut voir en jouant les mêmes Coups.</ref>.
''N''. Le Pion du Chevalier du Roi un pas.
{{g|40.<includeonly> '''-'''</includeonly>|17.6}}
''B''. Le Pion de la Tour un pas.
''N''. Le Pion du Chevalier un pas.
{{g|41.<includeonly> '''-'''</includeonly>|17.6}}
''B''. La Tour à la Caſe de ſon Roi.
''N''. Le Pion du Chevalier un pas.
{{g|42.<includeonly> '''-'''</includeonly>|17.6}}
''B''. La Tour à la Caſe du Chevalier de ſon
Roi.
''N''. La Tour donne Echec.
{{g|43.<includeonly> '''-'''</includeonly>|17.6}}
''N''. Le Roi à la {{4me}} Caſe du Fou de ſa Dame.<noinclude>
<references/>
{{d|''N''. La}}</noinclude>
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text/x-wiki
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{{AN|{{Em|2}}''N''. Le Pion du Chevalier du Roi un pas. S’il
ſoutenoit le Pion il perdroit la{{Em|4}}Partie.}}
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''B''. Une des deux Tours prend le Pion.
''N''. La Tour prend la Tour.
{{g|37.<includeonly> '''Txe5 Tf2+'''</includeonly>|17.6}}
''B''. La Tour reprend la Tour.
''N''. La Tour donne Echec à la ſeconde Caſe
du Fou du Roi blanc.
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''B''. Le Roi à la {{3me}} Caſe du Fou de ſa Dame.
''N''. La Tour prend le Pion.
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''B''. Le Pion de la Tour deux pas<ref>Si au lieu de pouſſer ce Pion vous euſſiez pris le
ſien avec votre Tour, vous auriez perdu la Partie ; parce
que votre Roi auroit empêché votre Tour de venir à tems
pour barrer le paſſage au Pion de ſon Chevalier. C’eſt
ce que l’on peut voir en jouant les mêmes Coups.</ref>.
''N''. Le Pion du Chevalier du Roi un pas.
{{g|40.<includeonly> '''a5 g3'''</includeonly>|17.6}}
''B''. Le Pion de la Tour un pas.
''N''. Le Pion du Chevalier un pas.
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''B''. La Tour à la Caſe de ſon Roi.
''N''. Le Pion du Chevalier un pas.
{{g|42.<includeonly> '''Tg1 Th3+'''</includeonly>|17.6}}
''B''. La Tour à la Caſe du Chevalier de ſon
Roi.
''N''. La Tour donne Echec.
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''N''. Le Roi à la {{4me}} Caſe du Fou de ſa Dame.<noinclude>
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text/x-wiki
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''N''. La Tour à la {{3me}} Caſe du Chevalier du
Roi blanc.
{{g|44.<includeonly> '''-'''</includeonly>|17.6}}
''B''. Le Pion de la Tour un pas.
''N''. La Tour à la ſeconde Caſe de ſon Chevalier.
{{g|45.<includeonly> '''-'''</includeonly>|17.6}}
''B''. Le Roi prend le Pion.
''N''. Le Pion de la Tour un pas
{{g|46.<includeonly> '''-'''</includeonly>|17.6}}
''B''. Le Roi à la {{3me}} Caſe du Chevalier de la
Dame noire.
''N''. Le Pion de la Tour un pas.
{{g|47.<includeonly> '''-'''</includeonly>|17.6}}
''B''. Le Pion de la Tour un pas.
''N''. La Tour prend le Pion<ref>S’il ne prenoit pas votre Pion il perdroit la Partie
en prenant immédiatement le ſien.</ref>.
{{g|48.<includeonly> '''-'''</includeonly>|17.6}}
''B''. La Tour prend le Pion<ref>Si au lieu de prendre ſon Pion vous euſſiez pris ſa
Tour, vous auriez perdu.</p>
<p>Il n’eſt pas néceſſaire de Renvoys ſur ces derniers Coups,
puiſqu’il eft facile de les trouver du moment qu’on ſe donne
la peine de les chercher.</ref>.
''N''. La Tour à la ſeconde Caſe de la Tour du Roi.
{{g|49.<includeonly> '''-'''</includeonly>|17.6}}
''B''. Le Pion deux pas.
''N''. Le Pion un pas.
{{g|50.<includeonly> '''-'''</includeonly>|17.6}}
''B''. La Tour à la ſeconde Caſe de la Tour de
ſon Roi.
''N''. Le Roi à la ſeconde Caſe de ſon Chevalier.<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
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''N''. La Tour à la {{3me}} Caſe du Chevalier du
Roi blanc.
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''B''. Le Pion de la Tour un pas.
''N''. La Tour à la ſeconde Caſe de ſon Chevalier.
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''B''. Le Roi prend le Pion.
''N''. Le Pion de la Tour un pas
{{g|46.<includeonly> '''Rb6 h4'''</includeonly>|17.6}}
''B''. Le Roi à la {{3me}} Caſe du Chevalier de la
Dame noire.
''N''. Le Pion de la Tour un pas.
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''B''. Le Pion de la Tour un pas.
''N''. La Tour prend le Pion<ref>S’il ne prenoit pas votre Pion il perdroit la Partie
en prenant immédiatement le ſien.</ref>.
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''B''. La Tour prend le Pion<ref>Si au lieu de prendre ſon Pion vous euſſiez pris ſa
Tour, vous auriez perdu.</p>
<p>Il n’eſt pas néceſſaire de Renvoys ſur ces derniers Coups,
puiſqu’il eft facile de les trouver du moment qu’on ſe donne
la peine de les chercher.</ref>.
''N''. La Tour à la ſeconde Caſe de la Tour du Roi.
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''B''. Le Pion deux pas.
''N''. Le Pion un pas.
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''B''. La Tour à la ſeconde Caſe de la Tour de
ſon Roi.
''N''. Le Roi à la ſeconde Caſe de ſon Chevalier.<noinclude>
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Page:Philidor L analyze des echecs.djvu/158
104
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''B''. Le Roi à la {{3me}} Caſe du Fou de la
Dame noire.
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''B''. Le Pion un pas.
''N''. Le Roi à la {{4me}} Caſe du Chevalier du Roi
blanc.
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''B''. Le Pion avance.
{{AN|{{Em|2}}''N''. La Tour prend le Pion, & jouant enſuite ſon Roi ſur la Tour, il eſt viſible{{Em|3}}que c’eſt un refait, parce que ſon Pion vous coûtera la Tour.}}
{{il|2em}}
{{Séparateur|l}}
{{il|2em}}
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{{il|1em}}
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| style="vertical-align:top;" rowspan=2|{{Em|2}}''Blanc''. || style="vertical-align:top;" rowspan=2|{{Lettrine|L|lignes=3}} || E Pion du Roi un pas.
|-
| {{caché|E }}''Noir''. Le Pion du Fou du Roi deux pas<ref>Le jeu de ce Pion doit vous convaincre que vous
auriez mieux fait d’avancer celui de votre Roi deux Pas,
puiſque ſon Pion vous empêche à préſent de mettre celui
de votre Roi, de front avec celui de votre Dame.</ref>.
|}<noinclude>
<references/>
{{d|4. ''B''.}}</noinclude>
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2026-07-11T07:10:53Z
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text/x-wiki
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Dame noire.
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''B''. Le Pion un pas.
''N''. Le Roi à la {{4me}} Caſe du Chevalier du Roi
blanc.
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''B''. Le Pion avance.
{{AN|{{Em|2}}''N''. La Tour prend le Pion, & jouant enſuite ſon Roi ſur la Tour, il eſt viſible{{Em|3}}que c’eſt un refait, parce que ſon Pion vous coûtera la Tour.}}
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auriez mieux fait d’avancer celui de votre Roi deux Pas,
puiſque ſon Pion vous empêche à préſent de mettre celui
de votre Roi, de front avec celui de votre Dame.</ref>.
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text/x-wiki
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{{AN|{{Em|2}}''N''. La Tour prend le Pion, & jouant enſuite ſon Roi ſur la Tour, il eſt viſible{{Em|3}}que c’eſt un refait, parce que ſon Pion vous coûtera la Tour.}}
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auriez mieux fait d’avancer celui de votre Roi deux Pas,
puiſque ſon Pion vous empêche à préſent de mettre celui
de votre Roi, de front avec celui de votre Dame.</ref>.
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B. Le Pion du Fou du Roi un pas.
N. Le Chevalier du Roi à la {{3me}} Caſe de ſon
Fou<ref>C’eſt encore par le même principe qu’il joue ce
Chevalier, qui eſt d’empêcher l’union du Pion de votre
Roi avec celui de votre Dame.</ref>.
{{g|6.<includeonly> '''-'''</includeonly>|17.6}}
B. Le Chevalier de la Dame à la Caſe de
ſon Fou.
N. Le Pion du Fou de la Dame deux pas<ref>Ce Pion eſt encore pouſſé avec le même deſſein
d’empêcher les Pions du centre à ſe réunir de front.</ref>.
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B. Le Chevalier du Roi à la ſeconde Caſe de
ſon Roi.
N. Le Chevalier de la Dame à la {{3me}} Caſe de
ſon Fou.
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B. Le Roi Roque.
N. Le Pion du Chevalier du Roi deux pas<ref>Il joue ce Pion pour pouſſer, en cas de beſoin celui
du Fou de ſon Roi ſur votre Pion Royal, ce qui cauſeroit
infailliblement la ſéparation de vos meilleurs Pions.</ref>.
{{g|9.<includeonly> '''-'''</includeonly>|17.6}}
B. Le Pion de la Dame prend le Pion<ref>Si au lieu de prendre ce Pion, vous l’euſfiez pouſſé
en avant, votre Adverſaire auroit attaqué le Fou de votre
Roi avec le Chevalier de ſa Dame, pour vous obliger à
lui donner Echec, & en tel cas, jouant ſon Roi à la ſeconde
Caſe de ſon Fou, il gagnoit le Coup ſur vous &
une bonne ſituation de jeu.</ref>.<noinclude>
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B. Le Pion du Fou du Roi un pas.
N. Le Chevalier du Roi à la {{3me}} Caſe de ſon
Fou<ref>C’eſt encore par le même principe qu’il joue ce
Chevalier, qui eſt d’empêcher l’union du Pion de votre
Roi avec celui de votre Dame.</ref>.
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B. Le Chevalier de la Dame à la {{3me}} Caſe de
ſon Fou.
N. Le Pion du Fou de la Dame deux pas<ref>Ce Pion eſt encore pouſſé avec le même deſſein
d’empêcher les Pions du centre à ſe réunir de front.</ref>.
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B. Le Chevalier du Roi à la ſeconde Caſe de
ſon Roi.
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ſon Fou.
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B. Le Roi Roque.
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du Fou de ſon Roi ſur votre Pion Royal, ce qui cauſeroit
infailliblement la ſéparation de vos meilleurs Pions.</ref>.
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B. Le Pion de la Dame prend le Pion<ref>Si au lieu de prendre ce Pion, vous l’euſfiez pouſſé
en avant, votre Adverſaire auroit attaqué le Fou de votre
Roi avec le Chevalier de ſa Dame, pour vous obliger à
lui donner Echec, & en tel cas, jouant ſon Roi à la ſeconde
Caſe de ſon Fou, il gagnoit le Coup ſur vous &
une bonne ſituation de jeu.</ref>.<noinclude>
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B. Le Pion de la Dame prend le Pion<ref>Si au lieu de prendre ce Pion, vous l’euſfiez pouſſé
en avant, votre Adverſaire auroit attaqué le Fou de votre
Roi avec le Chevalier de ſa Dame, pour vous obliger à
lui donner Echec, & en tel cas, jouant ſon Roi à la ſeconde
Caſe de ſon Fou, il gagnoit le Coup ſur vous &
une bonne ſituation de jeu.</ref>.<noinclude>
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N. Le Chevalier du Roi à la {{3me}} Caſe de ſon
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Chevalier, qui eſt d’empêcher l’union du Pion de votre
Roi avec celui de votre Dame.</ref>.
{{g|6.<includeonly> '''Cc3 c5'''</includeonly>|17.6}}
B. Le Chevalier de la Dame à la {{3me}} Caſe de
ſon Fou.
N. Le Pion du Fou de la Dame deux pas<ref>Ce Pion eſt encore pouſſé avec le même deſſein
d’empêcher les Pions du centre à ſe réunir de front.</ref>.
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ſon Roi.
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ſon Fou.
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B. Le Pion de la Dame prend le Pion<ref>Si au lieu de prendre ce Pion, vous l’euſfiez pouſſé
en avant, votre Adverſaire auroit attaqué le Fou de votre
Roi avec le Chevalier de ſa Dame, pour vous obliger à
lui donner Echec, & en tel cas, jouant ſon Roi à la ſeconde
Caſe de ſon Fou, il gagnoit le Coup ſur vous &
une bonne ſituation de jeu.</ref>.<noinclude>
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''B''. La Tour reprend la Dame.
''N''. Le Fou du Roi prend le Pion.
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''B''. Le Chevalier du Roi à la {{4me}} Caſe de ſa
Dame.
''N''. Le Roi à la ſeconde Caſe.
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''B''. Le Chevalier de la Dame à la {{4me}} Caſe de
ſa Tour.
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''B''. Le Pion du Fou du Roi un pas<ref>Vous avancez ce Pion pour empêcher votre Adverſaire
de mettre trois Pions de front, ce qu’il auroit fait
en pouſſant celui de ſon Roi.</ref>.
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''B''. Le Fou de la Dame à la ſeconde Caſe de
sa Dame.
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''B''. Le Pion du Chevalier du Roi un pas.
''N''. Le Fou de la Dame a la ſeconde Caſe de
ſa Dame.
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ſa Tour.
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ſa Dame.
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ſa Tour.
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de mettre trois Pions de front, ce qu’il auroit fait
en pouſſant celui de ſon Roi.</ref>.
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Roi.
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de ſon Roi.
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''B''. Le Fou prend la Tour<ref>Si vous eufſiez repris ſon Pion avec celui de votre
Chevalier, il auroit pouſſé celui de ſa Dame ſur votre Fou,
& enſuite il ſeroit entré dans votre jeu par un Echec de
ſa Tour ſoutenue du Fou de ſa Dame. Et ſi vous euſſiez
repris ce Pion avec celui de votre Roi, il auroit fait de
même, ce qui lui auroit donné un beau jeu, & cela,
pour avoir un Pion de paſſé, c’eſt-à-dire, un Pion qui ne
peut être arrêté que par des Pieces, & qui probablement en
doit coûter une, pour empêcher qu’il ne faſſe une Dame.</ref>.
''N''. Le Pion prend le Pion du Roi donnant
Echec.
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''B''. Le Roi reprend le Pion
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Roi.
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de ſon Roi.
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''B''. Le Fou prend la Tour<ref>Si vous eufſiez repris ſon Pion avec celui de votre
Chevalier, il auroit pouſſé celui de ſa Dame ſur votre Fou,
& enſuite il ſeroit entré dans votre jeu par un Echec de
ſa Tour ſoutenue du Fou de ſa Dame. Et ſi vous euſſiez
repris ce Pion avec celui de votre Roi, il auroit fait de
même, ce qui lui auroit donné un beau jeu, & cela,
pour avoir un Pion de paſſé, c’eſt-à-dire, un Pion qui ne
peut être arrêté que par des Pieces, & qui probablement en
doit coûter une, pour empêcher qu’il ne faſſe une Dame.</ref>.
''N''. Le Pion prend le Pion du Roi donnant
Echec.
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''B''. Le Roi reprend le Pion
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''B''. Le Roi à la ſeconde Caſe de ſon Fou.
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blanc.
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''B''. La Tour de la Dame à la Caſe de ſon Roi.
''N''. Le Roi à la {{4me}} Caſe de ſa Dame.
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''B''. La Tour du Roi à la ſeconde Caſe de ſon
Roi.
''N''. La Tour à la Caſe de ſon Roi.
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text/x-wiki
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''N''. Le Roi à la {{3me}} Caſe.
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blanc.
{{g|27.<includeonly> '''Te1 Rd5'''</includeonly>|17.6}}
''B''. La Tour de la Dame à la Caſe de ſon Roi.
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{{g|28.<includeonly> '''Tde2 Te8'''</includeonly>|17.6}}
''B''. La Tour du Roi à la ſeconde Caſe de ſon
Roi.
''N''. La Tour à la Caſe de ſon Roi.
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''B''. Le Pion du Chevalier du Roi un pas.
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''B''. Le Pion de la Tour du Roi un pas.
''N''. Le Pion du Fou de la Dame un pas.
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''B''. La Tour du Roi à la Caſe de la Tour du
Roi noir.
''N''. Le Pion de la Dame un pas.<noinclude>
<references/>
{{d|33. ''B''.}}</noinclude>
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''N''. Le Fou du Roi donne Echec à la {{4me}}
Caſe du Fou de ſa Dame.
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''B''. Le Roi à la {{4me}} Caſe de ſon Fou, ne pouvant
mettre ailleurs.
''N''. Le Pion de la Dame un pas, & gagne la
Partie.
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Je laiſſe prendre cette Partie, pour faire voir la force des
deux Fous contre les Tours, particulièrement lorſque le
Roi eſt entre deux Pions. Si donc au lieu d’employer vos
Tours à faire la guerre à ſes Pions, vous vous euſſiez
défait du Fou de ſon Roi jouant votre Tour, au 31{{e|me}}
Coup à la Caſe de la Dame noire ; au 32{{e|me}}, porté votre
autre Tour à la ſeconde Caſe du Roi de l’Adverſaire ;
au 33{{e|me}}, ſacrifié votre premiere Tour pour le Fou de ſon
Roi, vous verrez que de la Partie vous en voudrez faire
une remiſe.
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deux Fous contre les Tours, particulièrement lorſque le
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défait du Fou de ſon Roi jouant votre Tour, au 31{{e|me}}
Coup à la Caſe de la Dame noire ; au 32{{e|me}}, porté votre
autre Tour à la ſeconde Caſe du Roi de l’Adverſaire ;
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deux Fous contre les Tours, particulièrement lorſque le
Roi eſt entre deux Pions. Si donc au lieu d’employer vos
Tours à faire la guerre à ſes Pions, vous vous euſſiez
défait du Fou de ſon Roi jouant votre Tour, au 31{{e|me}}
Coup à la Caſe de la Dame noire ; au 32{{e|me}}, porté votre
autre Tour à la ſeconde Caſe du Roi de l’Adverſaire ;
au 33{{e|me}}, ſacrifié votre premiere Tour pour le Fou de ſon
Roi, vous verrez que de la Partie vous en voudrez faire
une remiſe.
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''B''. Le Pion du Chevalier de la Dame un
pas<ref>Il eſt de la même conſéquence, dans l’attaque du
Gambit de la Dame, de ſéparer les Pions de l’Adverſaire
de ce côté, que dans les Gambits du Roi de ſéparer ceux
du côté du Roi.</ref>.
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''B''. Le Pion de la Tour prend le Pion.
''N''. Le Pion du Fou de la Dame reprend le
Pion.
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text/x-wiki
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''B''. Le Pion du Chevalier de la Dame un
pas<ref>Il eſt de la même conſéquence, dans l’attaque du
Gambit de la Dame, de ſéparer les Pions de l’Adverſaire
de ce côté, que dans les Gambits du Roi de ſéparer ceux
du côté du Roi.</ref>.
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''B''. Le Chevalier de la Dame à la {{3me}} Caſe de
ſon Fou.
''N''. Le Chevalier du Roi à la {{4me}} Caſe de ſa
Dame<ref>Dans la ſituation préſente, votre adverſaire eſt forcé
de vous propoſer à changer de Chevalier, malgré qu’il ſépare
ſes Pions par ce Coup ; parce que s’il eut joué tout
autre choſe, vous auriez gagné le Pion de ſa Tour, en
jouant votre Cavalier à la {{4me}} Caſe de celui de la Dame
noire.</ref>.
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<ref follow="p.142">forcer à pouſſer en avant celui de votre Roi, pour que celui
de votre Dame qui eſt à la tête, reſte en arriere &
vous devienne inutile, (voyez la Remarque (l) de la {{3me}}
Partie) il faudra néanmoins le jouer ; mais, vous tâcherez
enſuite, par le ſecours de vos Pieces, de changer le Pion de
votre Dame pour celui de ſon Roi, & donner par ce moyen
un paſſage libre à celui du vôtre.</ref><noinclude>
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ſon Fou.
''N''. Le Chevalier du Roi à la {{4me}} Caſe de ſa
Dame<ref>Dans la ſituation préſente, votre adverſaire eſt forcé
de vous propoſer à changer de Chevalier, malgré qu’il ſépare
ſes Pions par ce Coup ; parce que s’il eut joué tout
autre choſe, vous auriez gagné le Pion de ſa Tour, en
jouant votre Cavalier à la {{4me}} Caſe de celui de la Dame
noire.</ref>.
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''B''. Le Roi à la {{3me}} Caſe de ſon Fou.
<ref follow="p.142">forcer à pouſſer en avant celui de votre Roi, pour que celui
de votre Dame qui eſt à la tête, reſte en arriere &
vous devienne inutile, (voyez la Remarque (l) de la {{3me}}
Partie) il faudra néanmoins le jouer ; mais, vous tâcherez
enſuite, par le ſecours de vos Pieces, de changer le Pion de
votre Dame pour celui de ſon Roi, & donner par ce moyen
un paſſage libre à celui du vôtre.</ref><noinclude>
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Tour Adverſaire.
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Tour Adverſaire.
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text/x-wiki
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la Dame.
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''B''. La Tour du Roi à la Caſe de la Tour de
ſa Dame.
''N''. La Tour du Roi à la ſeconde Caſe du
Chevalier de la Dame.
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Tour Adverſaire.
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''N''. Le Fou de la Dame à la {{3me}} Caſe de ſon
Roi.
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''N''. Le Pion du Chevalier du Roi un pas.
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''B''. Le Chevalier de la Dame à la {{3me}} Caſe de
ſon Fou.
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de ſa Dame.
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Roi.
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''B''. Le Roi à la ſeconde Caſe du Fou de ſa
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<references/>
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text/x-wiki
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Roi.
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le Pion.
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''N''. Le Chevalier du Roi à la {{3me}} Caſe du Fou
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de la Dame blanche.
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''N''. Le Pion de la Dame un pas.
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blanche ſoutenue de ſon Fou.</ref>.
''N''. Le Chevalier à la {{3me}} Caſe du Chevalier
de la Dame blanche.
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''B''. Le Pion un pas.
''N''. La Tour à la Caſe de la Tour de ſa Dame,
pour donner Mat.
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''B''. La Tour prend le Pion.
''N''. La Tour donne Echec.
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''B''. Le Roi à la ſeconde Caſe du Fou n’ayant
point d’autre retraite.
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blanche ſoutenue de ſon Fou.</ref>.
''N''. Le Chevalier à la {{3me}} Caſe du Chevalier
de la Dame blanche.
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''B''. Le Pion un pas.
''N''. La Tour à la Caſe de la Tour de ſa Dame,
pour donner Mat.
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text/x-wiki
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''N''. Le Chevalier du Roi à la {{4me}} Caſe de la
Tour de ſa Dame.
{{g|28.<includeonly> '''Cxd4 cxd4'''</includeonly>|17.6}}
''B''. Le Chevalier prend le Chevalier.
''N''. Le Pion reprend le Chevalier.
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''B''. Le Fou prend le Pion.
''N''. Le Roi à la {{4me}} Caſe du Fou de ſa Dame.
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''N''. Le Chevalier à la {{3me}} Caſe du Chevalier
de la Dame blanche.
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''N''. La Tour à la Caſe de la Tour de ſa Dame,
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''B''. Le Roi à la ſeconde Caſe du Fou n’ayant
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blanc.
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''N''. Le Fou de la Dame à la {{4me}} Caſe du
Chevalier du Roi blanc.
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''B''. La Dame à ſa {{3me}} Caſe.
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{{g|14.<includeonly> '''-'''</includeonly>|17.6}}
''B''. Le Roi ſe retire.
''N''. Le Fou du Roi prend le Chevalier, &
doit enſuite gagner facilement.
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{{Séparateur|l}}
{{il|2em}}
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|style="width:90%;"|{{Lettrine|lignes=3|L}}{{Nec|A}} Tour reprend le Fou.<br />{{caché|E }}''Noir''. Le Pion du Chevalier de la Dame deux pas.
|}
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''B''. Le Chevalier à la {{4me}} Caſe du Fou de la
Dame noire.
''N''. Le Roi Roque.
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''B''. Le Pion de la Tour de la Dame deux pas.
''N''. Le Chevalier de la Dame à la {{3me}} Caſe de
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''N''. Le Fou reprend le Chevalier.
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''B''. Le Pion du Chevalier de la Dame un pas.
''N''. Le Pion du Fou du Roi prend le Pion.
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''B''. Le Pion du Chevalier de la Dame prend
le Pion.<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Lorlam" />{{nr||[ 151 ]|}}</noinclude><nowiki />
''N''. Le Fou à la ſeconde Caſe de ſa Dame.
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du Roi noir.
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Dame.
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Roi noir.
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Roi blanc.
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''B''. La Dame à la ſeconde Caſe de ſon Fou.
''N''. Le Chevalier prend le Fou pour éviter le
Mat.
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''B''. La Dame reprend le Chevalier.
''N''. Le Fou à la {{4me}} Caſe du Fou de ſon Roi.
{{g|23.<includeonly> '''-'''</includeonly>|17.6}}
''B''. La Dame donne Echec.<noinclude>
<references/>
{{d|''N''. Le}}</noinclude>
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Page:Philidor L analyze des echecs.djvu/174
104
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2026-07-10T15:41:57Z
Fabrice Dury
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proofread-page
text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Lorlam" />{{nr||[ 152 ]|}}</noinclude><nowiki />
''N''. Le Roi ſe retire.
{{g|24.<includeonly> '''-'''</includeonly>|17.6}}
''B''. Le Pion du Chevalier du Roi un pas.
''N''. Le Fou prend le Pion.
{{g|25.<includeonly> '''-'''</includeonly>|17.6}}
''B''. La Dame prend le Fou.
''N''. La Dame à la {{3me}} Caſe du Fou de ſon Roi.
{{g|26.<includeonly> '''-'''</includeonly>|17.6}}
''B''. La Tour de la Dame à la {{3me}} Caſe de la
Tour de la Dame noire.
''N''. La Dame prend la Dame.
{{g|27.<includeonly> '''-'''</includeonly>|17.6}}
''B''. La Tour de la Dame reprend la Dame.
''N''. La Tour du Roi à la ſeconde Caſe de ſon
Fou.
{{g|28.<includeonly> '''-'''</includeonly>|17.6}}
''B''. Le Roi a ſa ſeconde Caſe.
''N''. Le Pion de la Tour de la Dame deux pas.
{{g|29.<includeonly> '''-'''</includeonly>|17.6}}
''B''. La Tour de la Dame à la {{3me}} Caſe du Roi
noir.
''N''. Le Pion de la Tour un pas.
{{g|30.<includeonly> '''-'''</includeonly>|17.6}}
''B''. La Tour prend le Pion.
''N''. Le Pion de la Tour un pas.
{{g|31.<includeonly> '''-'''</includeonly>|17.6}}
''B''. La Tour du Roi à la Caſe de la Tour de ſa
Dame.
''N''. Le Pion de la Tour un pas.
{{g|32.<includeonly> '''-'''</includeonly>|17.6}}
''B''. La Tour à la {{3me}} Caſe de ſon Roi.
''N''. La Tour du Roi à la {{3me}} Caſe de ſon Fou.<noinclude>
<references/>
{{d|33. ''B''.}}</noinclude>
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Page:Philidor L analyze des echecs.djvu/175
104
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2026-07-10T15:43:32Z
Fabrice Dury
1855
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proofread-page
text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Lorlam" />{{nr||[ 153 ]|}}</noinclude><nowiki />
{{g|33.<includeonly> '''-'''</includeonly>|17.6}}
''B''. Le Roi à la {{3me}} Caſe de ſa Dame.
''N''. La Tour donne Echec.
{{g|34.<includeonly> '''-'''</includeonly>|17.6}}
''B''. Le Roi à sa {{4me}} Caſe.
''N''. La Tour prend la Tour.
{{g|35.<includeonly> '''-'''</includeonly>|17.6}}
''B''. Le Roi reprend la Tour.
''N''. La Tour à la {{3me}} Caſe de la Tour de ſa
Dame.
{{g|36.<includeonly> '''-'''</includeonly>|17.6}}
''B''. Le Roi à la {{4me}} Caſe de ſa Dame.
''N''. Le Roi à la ſeconde Caſe de ſon Fou.
{{g|37.<includeonly> '''-'''</includeonly>|17.6}}
''B''. Le Roi à la {{3me}} Caſe du Fou de ſa Dame.
''N''. La Tour donne Echec.
{{g|38.<includeonly> '''-'''</includeonly>|17.6}}
''B''. Le Roi à la {{4me}} Caſe du Chevalier de ſa
Dame.
''N''. La Tour prend le Pion.
{{g|39.<includeonly> '''-'''</includeonly>|17.6}}
''B''. La Tour prend le Pion.
''N''. Le Roi à ſa ſeconde Caſe.
{{g|40.<includeonly> '''-'''</includeonly>|17.6}}
''B''. Le Pion du Fou de la Dame un pas.
''N''. Le Pion du Chevalier du Roi deux pas.
{{g|41.<includeonly> '''-'''</includeonly>|17.6}}
''B''. La Tour à la ſeconde Caſe de la Tour de
la Dame noire.
''N''. Le Roi à la Caſe de ſa Dame.
{{g|42.<includeonly> '''-'''</includeonly>|17.6}}
''B''. Le Roi à la {{4me}} Caſe du Chevalier de la
Dame noire.<noinclude>a
<references/>
{{d|''N''. Le}}</noinclude>
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Page:Philidor L analyze des echecs.djvu/176
104
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2026-07-10T15:57:23Z
Fabrice Dury
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proofread-page
text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Lorlam" />{{nr||[ 154 ]|}}</noinclude><nowiki />
''N''. Le Pion du Chevalier un pas.
{{g|43.<includeonly> '''-'''</includeonly>|17.6}}
''B''. Le Roi à la {{4me}} Case du Fou de la Dame
noire.
''N''. La Tour donne Echec.
{{g|44.<includeonly> '''-'''</includeonly>|17.6}}
''B''. Le Pion couvre l’Echec.
''N''. Le Pion prend le Pion.
{{g|45.<includeonly> '''-'''</includeonly>|17.6}}
''B''. Le Pion reprend le Pion.
''N''. Le Roi à ſa Caſe.
{{g|46.<includeonly> '''-'''</includeonly>|17.6}}
''B''. La Tour à la ſeconde Caſe du Chevalier
du Roi noir.
''N''. La Tour à la {{3me}} Caſe de la Tour.
{{g|47.<includeonly> '''-'''</includeonly>|17.6}}
{{A|''B''. Le Roi à la ſeconde Caſe du Fou de la Dame noire, & gagnera la Partie en pouſſant ſon Pion.|4}}
''N''.
{{il|2em}}
{{Séparateur|l}}
{{il|2em}}
{{c|{{espacé|{{sc|Sixieme}} RENVOY}}|fs=200%}}
{{il|1em}}
{{c|Du Gambit de la Dame,|fs=140%}}
{{il|1em}}
{{c|Au dixieme Coup du Blanc.|fs=140%}}
{{il|2em}}
{{g|10.<includeonly> '''-'''</includeonly>|17.6}}
{| border=0|class="wikitable"
|-
| style="vertical-align:top;" |{{Em|2}}''Blanc''. || style="vertical-align:top;" |{{Lettrine|L|lignes=3}}E Pion du Fou du Roi prend le Pion.
|-
| colspan=2|{{Em|2}}''Noir''. Le Chevalier prend le Pion du Roi.
|}
{{il|1em}}
{{g|11.<includeonly> '''-'''</includeonly>|17.6}}
''B''. Le Chevalier reprend le Chevalier.<noinclude>
<references/>
{{d|''N''. La}}</noinclude>
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Page:Philidor L analyze des echecs.djvu/177
104
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2026-07-10T15:58:21Z
Fabrice Dury
1855
15914047
proofread-page
text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Lorlam" />{{nr||[ 155 ]|}}</noinclude><nowiki />
''N''. La Dame donne Echec.
{{g|12.<includeonly> '''-'''</includeonly>|17.6}}
''B''. Le Chevalier à la {{3me}} Caſe du Chevalier
de ſon Roi.
''N''. Le Fou de la Dame à la {{4me}} Caſe du
Chevalier du Roi blanc.
{{g|13.<includeonly> '''-'''</includeonly>|17.6}}
''B''. Le Fou du Roi à la ſeconde Caſe de ſon
Roi<ref>Tout ce que vous euſſiez pû jouer, ne pouvoit vous
empêcher de perdre une Piece.</ref>.
''N''. La Dame prend le Pion de la Tour.
{{g|14.<includeonly> '''-'''</includeonly>|17.6}}
''B''. La Tour du Roi à la Caſe de ſon Fou<ref>Si au lieu de jouer votre Tour, vous euſſiez joué
votre Roi, il gagnoit plus facilement en jouant ſa Tour
à la ſeconde Caſe du Fou de votre Roi.</ref>.
''N''. La Dame prend le Chevalier & donne Echec.
{{g|15.<includeonly> '''-'''</includeonly>|17.6}}
''B''. Le Roi à la ſeconde Caſe de ſa Dame.
''N''. Le Chevalier de la Dame à la ſeconde Caſe
de ſa Dame.
{{g|16.<includeonly> '''-'''</includeonly>|17.6}}
''B''. La Tour prend la Tour<ref>Si vous euſſiez pris ſon Fou, il vous auroit donné
Echec avec ſa Dame à la {{3me}} Caſe de la vôtre, & Mat le
Coup après, en prenant votre Tour.</ref>.
''N''. La Tour reprend la Tour.
{{g|17.<includeonly> '''-'''</includeonly>|17.6}}
''B''. La Dame à la Caſe de ſon Roi.
''N''. La Tour à la ſeconde Caſe du Fou du Roi
blanc, & gagne la Partie.<noinclude>
<references/>
{{d|Le}}</noinclude>
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Page:Philidor L analyze des echecs.djvu/178
104
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2026-07-10T16:00:42Z
Fabrice Dury
1855
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proofread-page
text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Lorlam" />{{nr||[ 156 ]|}}</noinclude><nowiki />
{{il|1em}}
{{Séparateur|l}}
{{il|1em}}
{{c|Le Mat du Fou & de la Tour contre<br />une Tour.|fs=160%}}
{{il|1em}}
{{Séparateur|l}}
{{Interligne|0.5em}}
{{AN|La Situation dans laquelle je mets les Pieces, eſt la plus avantageuſe pour la Tour qui défend le Mat, mais en cas qu’elle ne s’y place point, il eſt aſſez facile de forcer le Roi à l’extrémité de l’Echiquier.}}
{{Interligne|0.5em}}
{{c|SITUATION.|fs=120%}}
{{c|''NOIR''.|fs=120%}}
{{AN|Le Roi à ſa Caſe, & la Tour à la ſeconde
Caſe de ſa Dame.}}
{{c|''BLANC''.|fs=120%}}
{{AN|Le Roi à la {{3me}} Caſe du Roi noir, la Tour ſur la ligne du Fou de la Dame, & le Fou à la {{4me}} Caſe du Roi noir.}}
{{il|1em}}
{{Séparateur|l}}
{{g|1.<includeonly> '''-'''</includeonly>|17.6}}
{| border=0|class="wikitable"
|-
| style="vertical-align:top;" rowspan=2|{{Em|2}}''Blanc''. || style="vertical-align:top;" rowspan=2|{{Lettrine|L|lignes=3}} ||{{Nec|A}} Tour donne Echec.
|-
| {{caché|E }}''Noir''. La Tour couvre l’Echec.
|}
{{g|2.<includeonly> '''-'''</includeonly>|17.6}}
''B''. La Tour à la ſeconde Caſe du Fou de la
Dame noire,
''N''. La Tour à la ſeconde Caſe de la Dame
blanche.
{{g|3.<includeonly> '''-'''</includeonly>|17.6}}
''B''. La Tour à la ſeconde Caſe du Chevalier.
de la Dame noire.
''N''. La Tour à la Caſe de la Dame blanche.
{{c|{{4me}} ''Coup, ſur lequel il y a un Renvoy''.}}<noinclude>
<references/>
{{d|''B''. La}}</noinclude>
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Page:Philidor L analyze des echecs.djvu/179
104
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2026-07-10T16:02:17Z
Fabrice Dury
1855
15914052
proofread-page
text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Lorlam" />{{nr||[ 157 ]|}}</noinclude><nowiki />
''B''. La Tour à la ſeconde Caſe du Chevalier
du Roi noir.
''N''. La Tour à la Caſe du Fou du Roi blanc.
{{g|5.<includeonly> '''-'''</includeonly>|17.6}}
{{c|{{5me}} ''Coup, ſur lequel on trouvera un ſecond''
''Renvoy''.}}
''B''. Le Fou à la {{3me}} Caſe du Chevalier de
son Roi.
''N''. Le Roi à la Caſe de ſon Fou.
{{g|6.<includeonly> '''-'''</includeonly>|17.6}}
''B''. La Tour à la {{4me}} Caſe du Chevalier de ſon
Roi.
''N''. Le Roi à ſa place.
{{g|7.<includeonly> '''-'''</includeonly>|17.6}}
{{c|{{7me}} ''Coup, avec un {{3me}} Renvoy''.}}
''B''. La Tour à la {{4me}} Caſe du Fou de ſa Dame.
''N''. La Tour à la Caſe de la Dame blanche.
{{g|8.<includeonly> '''-'''</includeonly>|17.6}}
''B''. Le Fou à la {{4me}} Caſe de la Tour de ſon
Roi.
''N''. Le Roi à la Caſe de ſon Fou.
{{g|9.<includeonly> '''-'''</includeonly>|17.6}}
''B''. Le Fou à la {{3me}} Caſe du Fou du Roi
noir.
''N''. La Tour donne Echec à la Caſe du Roi
blanc.
{{g|10.<includeonly> '''-'''</includeonly>|17.6}}
''B''. Le Fou couvre l’Echec.
''N''. Le Roi à la Caſe de ſon Chevalier.
{{g|11.<includeonly> '''-'''</includeonly>|17.6}}
''B''. La Tour à la {{4me}} Caſe de la Tour du Roi
& donne Echec & Mat, le Coup
après.<noinclude>
<references/>
{{d|Premier}}</noinclude>
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Page:Philidor L analyze des echecs.djvu/180
104
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proofread-page
text/x-wiki
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{{Séparateur|l}}
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{{c|{{espacé|{{sc|Premier}} RENVOY}}|fs=200%}}
{{il|1em}}
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{{il|2em}}
{{g|4.<includeonly> '''-'''</includeonly>|17.6}}
{{c|{{corr|{{4me}} ''Coup''.|4.}}}}
{| border=0|class="wikitable"
|-
| style="vertical-align:top;" |{{Em|2}}''Blanc''. || style="vertical-align:top;" |{{Lettrine|L|lignes=3}}{{Nec|A}} Tour à la ſeconde Caſe du Chevalier du Roi noir.
|-
| colspan=2|{{Em|2}}''Noir''. Le Roi à la Caſe de ſon Fou.
|}
<br />
{{g|5.<includeonly> '''-'''</includeonly>|17.6}}
''B''. La Tour à la ſeconde Caſe de la Tour du
Roi noir.
''N''. La Tour à la Caſe du Chevalier du Roi.
blanc.
{{g|67.<includeonly> '''-'''</includeonly>|17.6}}
{{c|''{{6me}} Coup, avec un Renvoy ſur ce même Renvoy''.}}
{{c|{{corr||6.}}}}
''B''. La Tour à la ſeconde Caſe du Fou de la
Dame noire.
''N''. La Tour donne Echec à la {{3me}} Cale du
Chevalier de ſon Roi.
{{g|7.<includeonly> '''-'''</includeonly>|17.6}}
''B''. Le Fou couvre l’Echec.
''N''. Le Roi à la Caſe de ſon Chevalier.
{{g|8.<includeonly> '''-'''</includeonly>|17.6}}
''B''. La Tour donne Echec.
''N''. Le Roi à la ſeconde Caſe de ſa Tour.
{{c|9.}}
''B''. La Tour donne Echec & Mat à la Caſe
de la Tour du Roi noir.
{{il|2em}}
{{c|''Suite du {{6me}} Coup ſur ce Renvoy, en cas
qu’il ne donne point Echec''.}}
{{g|6.<includeonly> '''-'''</includeonly>|17.6}}
''B''. La Tour à la ſeconde Caſe du Fou de la
Dame noire.<noinclude>
<references/>
{{d|''N''. Le}}</noinclude>
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2026-07-10T16:06:42Z
Fabrice Dury
1855
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proofread-page
text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Lorlam" />{{nr||[ 158 ]|}}</noinclude>{{Interligne}}
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{{il|2em}}
{{c|{{espacé|{{sc|Premier}} RENVOY}}|fs=200%}}
{{il|1em}}
{{c|Au {{4me}} Coup.|fs=120%}}
{{il|2em}}
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|-
| style="vertical-align:top;" |{{Em|2}}''Blanc''. || style="vertical-align:top;" |{{Lettrine|L|lignes=3}}{{Nec|A}} Tour à la ſeconde Caſe du Chevalier du Roi noir.
|-
| colspan=2|{{Em|2}}''Noir''. Le Roi à la Caſe de ſon Fou.
|}
<br />
{{g|5.<includeonly> '''-'''</includeonly>|17.6}}
''B''. La Tour à la ſeconde Caſe de la Tour du
Roi noir.
''N''. La Tour à la Caſe du Chevalier du Roi.
blanc.
{{g|67.<includeonly> '''-'''</includeonly>|17.6}}
{{g|6.<includeonly> '''-'''</includeonly>|17.6}}
{{c|''{{6me}} Coup, avec un Renvoy ſur ce même Renvoy''.}}
''B''. La Tour à la ſeconde Caſe du Fou de la
Dame noire.
''N''. La Tour donne Echec à la {{3me}} Cale du
Chevalier de ſon Roi.
{{g|7.<includeonly> '''-'''</includeonly>|17.6}}
''B''. Le Fou couvre l’Echec.
''N''. Le Roi à la Caſe de ſon Chevalier.
{{g|8.<includeonly> '''-'''</includeonly>|17.6}}
''B''. La Tour donne Echec.
''N''. Le Roi à la ſeconde Caſe de ſa Tour.
{{g|9.<includeonly> '''-'''</includeonly>|17.6}}
''B''. La Tour donne Echec & Mat à la Caſe
de la Tour du Roi noir.
{{il|2em}}
{{c|''Suite du {{6me}} Coup ſur ce Renvoy, en cas
qu’il ne donne point Echec''.}}
{{g|6.<includeonly> '''-'''</includeonly>|17.6}}
''B''. La Tour à la ſeconde Caſe du Fou de la
Dame noire.<noinclude>
<references/>
{{d|''N''. Le}}</noinclude>
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2026-07-10T16:08:31Z
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text/x-wiki
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|-
| style="vertical-align:top;" |{{Em|2}}''Blanc''. || style="vertical-align:top;" |{{Lettrine|L|lignes=3}}{{Nec|A}} Tour à la ſeconde Caſe du Chevalier du Roi noir.
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| colspan=2|{{Em|2}}''Noir''. Le Roi à la Caſe de ſon Fou.
|}
<br />
{{g|5.<includeonly> '''-'''</includeonly>|17.6}}
''B''. La Tour à la ſeconde Caſe de la Tour du
Roi noir.
''N''. La Tour à la Caſe du Chevalier du Roi.
blanc.
{{g|6.<includeonly> '''-'''</includeonly>|17.6}}
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''B''. La Tour à la ſeconde Caſe du Fou de la
Dame noire.
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Chevalier de ſon Roi.
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''N''. Le Roi à la ſeconde Caſe de ſa Tour.
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''B''. La Tour donne Echec & Mat à la Caſe
de la Tour du Roi noir.
{{il|2em}}
{{c|''Suite du {{6me}} Coup ſur ce Renvoy, en cas
qu’il ne donne point Echec''.}}
{{g|6.<includeonly> '''-'''</includeonly>|17.6}}
''B''. La Tour à la ſeconde Caſe du Fou de la
Dame noire.<noinclude>
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2026-07-10T16:09:32Z
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Lorlam" />{{nr||[ 159 ]|}}</noinclude><nowiki />
''N''. Le Roi à la Caſe de ſon Chevalier.
{{g|7.<includeonly> '''-'''</includeonly>|17.6}}
''B''. La Tour donne Echec à la Caſe du Fou
de la Dame.
''N''. Le Roi à la ſeconde Caſe de ſa Tour.
{{g|8.<includeonly> '''-'''</includeonly>|17.6}}
''B''. La Tour donne Echec à la Caſe de la
Tour du Roi noir.
''N''. Le Roi à la {{3me}} Caſe de ſon Chevalier.
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{{AN|{{Em|2}}''B''. La Tour donne Echec à la Caſe du Chevalier du Roi noir, & prend la Tour{{Em|2}}pour rien.}}
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<br />
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|-
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''B''. Le Fou à la {{3me}} Caſe de la Dame noire.
''N''. La Tour donne Echec.
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''B''. Le Fou couvre l’Echec.
''N''. La Tour à la {{3me}} Caſe du Fou du Roi
blanc.<noinclude>
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Page:Philidor L analyze des echecs.djvu/182
104
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2026-07-10T16:10:15Z
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Lorlam" />{{nr||[ 160 ]|}}</noinclude><nowiki />
{{g|8.<includeonly> '''-'''</includeonly>|17.6}}
''B''. La Tour donne Echec à la ſeconde Caſe
du Roi noir.
''N''. Le Roi à la Caſe de ſa Dame.
{{g|9.<includeonly> '''-'''</includeonly>|17.6}}
{{AN|{{Em|2}}''B''. La Tour à la ſeconde Caſe du Chevalier de la Dame noire, & donne Echec{{Em|2}}& Mat le Coup après, à la Caſe du Chevalier de la Dame noire.}}
{{Interligne}}
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<br />
{{g|7.<includeonly> '''-'''</includeonly>|17.6}}
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|-
| style="vertical-align:top;" |{{Em|2}}''Blanc''. || style="vertical-align:top;" |{{Lettrine|L|lignes=3}}{{Nec|A}} Tour à la {{4me}} Caſe du Fou de ſa Dame
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{{AN|{{Em|2}}''B''. La Tour à la {{4me}} Caſe de la Tour de ſon Roi, & donne Mat le Coup ſuivant{{Em|2}}à la Caſe de la Tour du Roi noir.}}<noinclude>
<references/>
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{{AN|Où l’on peut être convaincu qu’ayant le Trait, il n’eſt point avantageux de jouer le Pion du Fou de la Dame au ſecond Coup.}}
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{{g|1.<includeonly> '''-'''</includeonly>|17.6}}
{| border=0|class="wikitable"
|-
| style="vertical-align:top;" rowspan=2|{{Em|2}}''Noir''. || style="vertical-align:top;" rowspan=2|{{Lettrine|L|lignes=3}} || E Pion du Roi deux pas.
|-
| {{caché|E }}''Blanc''. De même.
|}
{{il|1em}}
{{g|2.<includeonly> '''-'''</includeonly>|17.6}}
''N''. Le Pion du Fou de la Dame un pas.
''B''. Le Pion de la Dame deux pas.
{{g|3.<includeonly> '''-'''</includeonly>|17.6}}
''N''. Le Pion prend le Pion.
''B''. La Dame reprend le Pion,
{{g|4.<includeonly> '''-'''</includeonly>|17.6}}
''N''. Le Pion de la Dame deux pas.
''B''. Le Pion prend le Pion.
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''N''. Le Pion reprend le Pion.
''{{corr|N|B}}''. Le Pion du Fou de la Dame deux pas.<noinclude>
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{{g|6.<includeonly> '''-'''</includeonly>|17.6}}
''N''. Le Fou de la Dame à la {{3me}} Caſe de ſon
Roi.
''B''. Le Pion prend le Pion.
{{g|7.<includeonly> '''-'''</includeonly>|17.6}}
''N''. La Dame reprend le Pion.
''B''. La Dame preñd la Dame.
{{g|8.<includeonly> '''-'''</includeonly>|17.6}}
''N''. Le Fou reprend la Dame.
''B''. Le Chevalier de la Dame à la {{3me}} Caſe de
ſon Fou.
{{P début|90}}
Sans aller plus loin, je laiſſe conſidérer, par la ſituation
préſente, ſi le Noir a profité quelque choſe de ſon
attaque.
{{P fin}}
{{Brn|3}}
[[File :Philidor L analyze des echecs (page 184 crop).jpg|150px|center]]<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" />{{nr||LA BONTÉ DE DIEU, LA LIBERTÉ DE L’HOMME, ETC. 2{{e}} PARTIE|185}}</noinclude>sa sainteté n’est autre chose que le suprême degré de la bonté,
comme le crime qui lui est opposé est ce qu’il y a de plus mauvais
dans le mal.
{{Ancre|p152}}152. {{M.}} Bayle fait combattre Mélisse<ref>{{sc|Mélissus}}, philosophe grec de l’école d’Élée, né à Samos, florissait vers 444
avant Jésus-Christ. — Ses Fragments ont été recueillis par {{M.|Brandis}}. — {{abr|P.{{lié}}J.|Paul Janet}}</ref>, philosophe grec, défenseur de l’unité du principe (et peut-être même de l’unité de la substance), avec Zoroastre, comme avec le premier auteur de la dualité.
Zoroastre avoue que l’hypothèse de Mélisse est plus conforme à
l’ordre et aux raisons ''a{{lié}}priori'', mais il nie qu’elle soit conforme à
l’expérience et aux raisons ''a{{lié}}posteriori''. « Je vous surpasse, dit-il,
dans l’explication des phénomènes, qui est le principal caractère
d’un bon système. » Mais, à mon sens, ce n’est pas une fort belle
explication d’un phénomène, quand on lui assigne un principe exprès :
au mal, un ''{{lang|la|principium maleficum}}'' ; au froid, un ''{{lang|la|primum frigidum}}'' : il n’y a rien de si aisé, ni rien de si plat. C’est à peu près comme si quelqu’un disait que les péripatéticiens surpassent les nouveaux
mathématiciens dans l’explication des phénomènes des astres, en leur
donnant des intelligences tout exprès qui les conduisent ; puisque après cela il est bien aisé de concevoir pourquoi les planètes font
leur chemin avec tant de justesse ; au lieu qu’il faut beaucoup de
géométrie et de méditation pour entendre comment de la pesanteur
des planètes qui les porte vers le soleil, jointe à quelque tourbillon
qui les emporte, ou à leur propre impétuosité, peut venir le mouvement elliptique de Kepler, qui satisfait si bien aux apparences.
Un homme incapable de goûter les spéculations profondes applaudira
d’abord aux péripatéticiens, et traitera nos mathématiciens de rêveurs.
Quelque vieux galéniste<ref>''Galéniste'', disciple de Galien, qui multipliait beaucoup les qualités occultes. — {{abr|P.{{lié}}J.|Paul Janet}}</ref> en fera autant par rapport aux Facultés de l’école, il en admettra une chylifique, une chymifique et une sanguifique, et il en assignera exprès à chaque opération ; il croira d’avoir fait merveilles, et se moquera de ce qu’il appellera les chimères des modernes, qui prétendent expliquer mécaniquement ce
qui se passe dans le corps d’un animal.
{{Ancre|p153}}153. L’explication de la cause du mal par un principe, ''{{lang|la|per principium maleficum}}'', est de la même nature. Le mal n’en a point besoin,
non plus que le froid et les ténèbres : il n’y a point de ''{{lang|la|primum frigidum}}'', ni de principe des ténèbres. Le mal même ne vient que<noinclude>
<references/></noinclude>
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<div style="text-align:center"><div style="font-size:350%;font-family:Baskerville">MARIAGE,</div>
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TRADUIT DE L’ANGLAIS
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CHEZ LECOINTE ET DUREY, LIBRAIRES,
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1825</div></div>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" />{{nr|204|ESSAIS DE THÉODICÉE}}</noinclude>nécessairement droits, et que le contraire implique contradiction.
{{ancre|p175}}175. Il y a des gens qui sont allés à l’autre extrémité, et sous
prétexte d’affranchir la nature divine du joug de la nécessité, ils
l’ont voulu rendre tout à fait indifférente, d’une indifférence d’équilibre :
ne considérant point qu’autant que la nécessité métaphysique
est absurde par rapport aux actions de Dieu ''{{lang|la|ad extra}}'', autant la
nécessité morale est digne de lui. C’est une heureuse nécessité qui
oblige le sage à bien faire, au lieu que l’indifférence par rapport au
bien et au mal serait la marque d’un défaut de bonté ou de sagesse.
Outre que l’indifférence en elle-même, qui tiendrait la volonté dans
un parfait équilibre, serait une chimère, comme il a été montré
ci-dessus, elle choquerait le grand principe de la raison déterminante.
{{ancre|p176}}176. Ceux qui croient que Dieu a établi le bien et le mal par un décret
arbitraire tombent dans ce sentiment étrange d’une pure indifférence,
et dans d’autres absurdités encore plus étranges. Ils lui ôtent le titre
de bon ; car quel sujet pourrait-on avoir de le louer de ce qu’il a fait,
s’il avait fait également bien en faisant toute autre chose ? Et je
me suis étonné bien souvent que plusieurs théologiens supralapsaires,
comme par exemple Samuel Retorfort, professeur en théologie
en Écosse, qui a écrit lorsque les controverses avec les remontrants
étaient le plus en vogue, ont pu donner dans une si étrange pensée.
Retorfort, dans son Exercitation apologétique pour la grâce, dit
positivement que rien n’est injuste ou moralement mauvais par rapport
à Dieu, et avant sa défense : ainsi sans cette défense, il serait
indifférent d’assassiner ou de sauver un homme, d’aimer Dieu ou de
le haïr, de le louer ou de le blasphémer.
Il n’y a rien de si déraisonnable : et soit qu’on enseigne que Dieu
a établi le bien et le mal dans une loi positive ; soit qu’on soutienne
qu’il y a quelque chose de bon et de juste antécédemment à son
décret, mais qu’il n’est pas déterminé à s’y conformer, et que rien ne
l’empêche d’agir injustement, et de damner peut-être des innocents ;
l’on dit à peu près la même chose, et on le déshonore presque également.
Car si la justice a été établie arbitrairement et sans aucun sujet,
si Dieu est tombé par une espèce de hasard, comme lorsqu’on tire
au sort : sa bonté et sa sagesse n’y paraissent pas, et il n’y a rien aussi
qui l’y attache. Et si c’est par un décret purement arbitraire, sans
aucune raison, qu’il a établi ou fait ce que nous appelons la justice
et la bonté, il les peut défaire ou en changer la nature, de sorte<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Œuvres philosophiques de Leibniz, Alcan, 1900, tome 2.djvu/207
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Susuman77
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" />{{nr||LA BONTÉ DE DIEU, LA LIBERTÉ DE L’HOMME, ETC. 2{{e}} PARTIE|205}}</noinclude>qu’on n’a aucun sujet de se promettre qu’il les observera toujours ;
comme on peut dire qu’il fera, lorsqu’on suppose qu’elles sont
fondées en raisons. Il en serait de même à peu près si sa justice était
différente de la nôtre, c’est-à-dire s’il était écrit, par exemple, dans
son code, qu’il est juste de rendre des innocents éternellement
malheureux. Suivant ces principes, rien aussi n’obligerait Dieu de
garder sa parole, ou ne nous assurerait de son effet. Car pourquoi la
loi de la justice, qui porte que les promesses raisonnables doivent
être gardées, serait-elle plus inviolable à son égard que toutes les
autres ?
{{ancre|p177}}177. Tous ces dogmes, quoique un peu différents entre eux, savoir :
{{1o}}{{lié}}que la nature de la justice est arbitraire ; {{2o}}{{lié}}qu’elle est fixe, mais qu’il n’est pas sûr que Dieu l’observe ; et enfin {{3o}}{{lié}}que la justice que nous connaissons n’est pas celle qu’il observe ; détruisent et la
confiance en Dieu, qui fait notre repos, et l’amour de Dieu, qui fait
notre félicité. Rien n’empêche qu’un tel Dieu n’en use en tyran et en
ennemi des gens de bien, et qu’il se plaise à ce que nous appelons
mal. Pourquoi ne serait-il donc pas aussi bien le mauvais principe
des manichéens que le bon principe unique des orthodoxes ? Au
moins serait-il neutre et comme suspendu entre deux, ou même
tantôt l’un, tantôt l’autre ; ce qui vaudrait autant que si quelqu’un
disait qu’Oromasdes et Arimanius règnent tour à tour, selon que
l’un ou l’autre est plus fort ou plus adroit. À peu près comme une
femme Mugalle, ayant ouï dire apparemment, qu’autrefois sous
Chingis-Chan et ses successeurs, sa nation avait eu l’empire de la
plus grande partie du septentrion et de l’orient, avait dit dernièrement
aux Moscovites, lorsque {{M.|Isbrand}} alla à la Chine de la part
du Czar par le pays de ces Tartares, que le dieu des Mugalles avait
été chassé du ciel, mais qu’un jour il reprendrait sa place. Le vrai
Dieu est toujours le même ; la religion naturelle même demande
qu’il soit essentiellement bon et sage autant que puissant : il n’est
guère plus contraire à la raison et à la piété, de dire que Dieu agit
sans connaissance, que de vouloir qu’il ait une connaissance qui ne
trouve point les règles éternelles de la bonté et de la justice parmi
ses objets : ou enfin qu’il ait une volonté qui n’ait point d’égard à
ces règles.
{{ancre|p178}}178. Quelques théologiens, qui ont écrit du droit de Dieu sur les
créatures, ont paru lui accorder un droit sans bornes, un pouvoir
arbitraire et despotique. Ils ont cru que c’était poser la divinité dans<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Œuvres philosophiques de Leibniz, Alcan, 1900, tome 2.djvu/208
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Susuman77
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" />{{nr|206|ESSAIS DE THÉODICÉE}}</noinclude>le plus haut point de grandeur et d’élévation, où elle puisse être
imaginée ; que c’était anéantir tellement la créature devant le Créateur,
que le Créateur ne soit lié d’aucune espèce de lois à l’égard de
la créature. Il y a des passages de Twisse, de Retorfort, et de quelques
autres supralapsaires, qui insinuent que Dieu ne saurait pécher,
quoi qu’il fasse, parce qu’il n’est sujet à aucune loi. {{M.|Bayle}}
lui-même juge que cette doctrine est monstrueuse et contraire à la
sainteté de Dieu ({{abr|''Diction.''|Dictionaire historique et critique}}, v. {{lint|Dictionnaire historique et critique/11e éd., 1820/Pauliciens|''Pauliciens''}}, p. 2332, initio) : mais je m’imagine que l’intention de quelques-uns de ces auteurs a été moins mauvaise qu’il ne paraît. Et apparemment sous le nom de droit ils
ont entendu {{lang|grc|ἀνυπευθυνίαν}}, un état où l’on n’est responsable à personne
de ce qu’on fait. Mais ils n’auront pas nié que Dieu se doit à soi-même
ce que la bonté et la justice lui demandent. L’on peut voir
là-dessus l’apologie de Calvin faite par {{M.|Amyraud}}<ref>{{sc|Amyraud}}, théologien réformé, né à Bourgueil, en Anjou, en{{lié}}1596, mort en{{lié}}1664. Il appartient à l’école de Saumur. Ses principaux ouvrages sont : ''De la Souveraineté des rois'' ; — ''Traité des religions contre ceux qui les estiment indifférentes'' ; — ''Morale chrétienne'', 6{{lié}}{{vol.}}{{in-8°}} ; — ''Du Gouvernement de l’Église'' ; — ''Considérations sur les droits par lesquels la nature a réglé les mariages'' ; — ''Vie de François de la Noue.'' — {{abr|P.{{lié}}J.|Paul Janet}}</ref> : il est vrai que Calvin paraît orthodoxe sur ce chapitre, et qu’il n’est nullement
du nombre des supralapsaires outrés.
{{ancre|p179}}179. Ainsi quand {{M.}} Bayle dit quelque part que saint Paul ne se
tire de la prédestination que par le droit absolu de Dieu, et par
l’incompréhensibilité de ses voies ; on y doit sous-entendre que si
on les comprenait, on les trouverait conformes à la justice, Dieu ne
pouvant user autrement de son pouvoir. Saint Paul lui-même dit
que c’est une profondeur, mais de sagesse (''{{lang|la|altitudo sapientiæ}}'') ;
et la justice est comprise dans la bonté du sage. Je trouve que
{{M.|Bayle}} parle très bien ailleurs de l’application de nos notions de
la bonté aux actions de Dieu ({{abr|''Rép. au Provinc.''|Réponses aux questions d’un Provincial}}, ch.{{lié}}{{rom|LXXXI}}, {{pg|139}}).
« Il ne faut point ici prétendre, dit-il, que la bonté de l’être infini
n’est point soumise aux mêmes règles que la bonté de la créature.
Car s’il y a en Dieu un attribut qu’on puisse nommer bonté,
il faut que les caractères de la bonté en général lui conviennent.
Or quand nous réduisons la bonté à l’abstraction la plus générale,
nous y trouvons la volonté de faire du bien. Divisez et subdivisez
en autant d’espèces qu’il vous plaira, cette bonté générale, en
bonté infinie, en bonté finie, en bonté royale, en bonté de père,
en bonté de mari, en bonté de maître ; vous trouverez dans cha-<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Œuvres philosophiques de Leibniz, Alcan, 1900, tome 2.djvu/209
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Susuman77
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" />{{nr||LA BONTÉ DE DIEU, LA LIBERTÉ DE L’HOMME, ETC. 2{{e}} PARTIE|207}}</noinclude>cune, comme un attribut inséparable, la volonté de faire du
bien. »
{{ancre|p180}}180. Je trouve aussi que {{M.|Bayle}} combat fort bien le sentiment
de ceux qui prétendent que la bonté et la justice dépendent
uniquement du choix arbitraire de Dieu, et qui s’imaginent que si Dieu
avait été déterminé à agir par la bonté des choses mêmes, il serait
un agent entièrement nécessité dans ses actions, ce qui ne peut
compatir avec la liberté. C’est confondre la nécessité métaphysique
avec la nécessité morale. Voici ce que {{M.|Bayle}} oppose à cette
erreur (''Rép. au Provincial'', ch.{{lié}}{{rom|lxxxix}}, {{pg|203}}) : « La conséquence de cette doctrine sera, qu’avant que Dieu se déterminât à créer le
monde, il ne voyait rien de meilleur dans la vertu que dans le
vice, et que ses idées ne lui montraient pas que la vertu fût plus
digne de son amour que le vice. Cela ne laisse nulle distinction
entre le droit naturel et le droit positif ; il n’y aura plus rien
d’immuable, ou d’indispensable dans la morale ; il aura été aussi
possible à Dieu de commander que l’on fût vicieux, que de
commander qu’on fût vertueux ; et l’on ne pourra pas être assuré que
les lois morales ne seront pas un jour abrogées, comme l’ont été
les lois cérémonielles des Juifs. Ceci, en un mot, nous mène tout
droit à croire que Dieu a été l’auteur libre, non seulement de la
bonté, de la vertu, mais aussi de la vérité et de l’essence des
choses. Voilà ce qu’une partie des cartésiens prétendent, et
j’avoue que leur sentiment ({{abr|voy.|voyez}} la ''Continuation des Pensées sur les comètes'', {{pg|554}}) pourrait être de quelque usage en
certaines rencontres ; mais il est combattu par tant de raisons, et
sujet à des conséquences si fâcheuses ({{abr|voy.|voyez}} le ch.{{lié}}{{rom|clii}} de la même ''Continuation''), qu’il n’y a guère d’extrémités qu’il ne vaille
mieux subir, que de se jeter dans celle-là. Elle ouvre la porte au
pyrrhonisme le plus outré ; car elle donne lieu de prétendre que
cette proportion, trois et trois font six, n’est vraie qu’où et
pendant le temps qu’il plaît à Dieu : qu’elle est peut-être fausse
dans quelques parties de l’univers, et que peut-être elle le sera
parmi les hommes l’année qui vient ; tout ce qui dépend du libre
arbitre de Dieu, pouvant avoir été limité à certains lieux et à
certains temps, comme les cérémonies judaïques. On étendra cette
conséquence sur toutes les lois du Décalogue, si les actions
qu’elles commandent sont de leur nature aussi privées de toute
bonté, que les actions qu’elles défendent. »<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Œuvres philosophiques de Leibniz, Alcan, 1900, tome 2.djvu/210
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<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" />{{nr|208|ESSAIS DE THÉODICÉE}}</noinclude><nowiki/>
{{ancre|p181}}181. Et de dire que Dieu ayant résolu de créer l’homme tel qu’il
est, il n’a pu n’en pas exiger la piété, la sobriété, la justice et la
chasteté, parce qu’il est impossible que les désordres capables de
bouleverser ou de troubler son ouvrage lui puissent plaire, c’est
revenir en effet au sentiment commun. Les vertus ne sont vertus
que parce qu’elles servent à la perfection, ou empêchent l’imperfection
de ceux qui sont vertueux, ou même de ceux qui ont à faire à
eux. Et elles ont cela par leur nature et par la nature des créatures
raisonnables, avant que Dieu décerne de les créer. D’en juger autrement,
ce serait comme si quelqu’un disait que les règles des proportions
et de l’harmonie sont arbitraires par rapport aux musiciens,
parce qu’elles n’ont lieu dans la musique que lorsqu’on s’est résolu à
chanter ou à jouer de quelque instrument. Mais c’est justement ce
qu’on appelle essentiel à une bonne musique ; car elles lui
conviennent déjà dans l’état idéal, lors même que personne ne s’avise de
chanter, puisque l’on sait qu’elles lui doivent convenir nécessairement
aussitôt qu’on chantera. Et de même les vertus conviennent à l’état
idéal de la créature raisonnable avant que Dieu décerne de la créer,
et c’est pour cela même que nous soutenons que les vertus sont
bonnes par leur nature.
{{ancre|p182}}182. {{M.}} Bayle a mis un chapitre exprès dans sa ''Continuation des Pensées diverses'' (c’est le ch.{{lié}}{{rom|CLII}}), où il fait voir « que les
docteurs chrétiens enseignent qu’il y a des choses qui sont justes
antécédemment aux décrets de Dieu ». Des théologiens de la
confession d’Augsbourg ont blâmé quelques réformés qui ont paru être
d’un autre sentiment, et on a considéré cette erreur comme si elle
était une suite du Décret absolu, dont la doctrine semble exempter
la volonté de Dieu de toute sorte de raisons, ''{{lang|la|ubi stat pro ratione voluntas}}''. Mais, comme je l’ai remarqué plus d’une fois ci-dessus,
Calvin même a reconnu que les décrets de Dieu sont conformes à la
justice et à la sagesse, quoique les raisons qui pourraient montrer
cette conformité en détail nous soient inconnues. Ainsi, selon lui,
les règles de la bonté et de la justice sont antérieures aux décrets
de Dieu. {{M.|Bayle}}, au même endroit, cite un passage du célèbre
{{M.|Turretin}}, qui distingue les lois divines naturelles et les lois
divines positives. Les morales sont de la première espèce, et les
cérémonielles de la seconde. {{M.|Samuel}} Des{{lié}}Marets<ref name=p208>{{sc|Des Marets}} (Samuel), théologien protestant, né en Picardie en{{lié}}1599, mort</ref>, théologien<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Œuvres philosophiques de Leibniz, Alcan, 1900, tome 2.djvu/211
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<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" />{{nr||LA BONTÉ DE DIEU, LA LIBERTÉ DE L’HOMME, ETC. 2{{e}} PARTIE|209}}</noinclude>célèbre autrefois à Groningue, et {{M.|Strimesius}}<ref>{{sc|Strimesius}}, théologien réformé, né en{{lié}}1648 à Koenigsberg, mort en{{lié}}1730. — Il a écrit un grand nombre d’ouvrages théologiques et philosophiques, entre lesquels nous citerons : ''{{lang|la|Tractatus de fundamentalibus fidei christiane articulis}}'' ; — ''{{lang|la|De Justitia Dei et hominis}}'' ; — ''{{lang|la|Praxiologia apodictica contra Hobbesium}}''. — {{abr|P.{{lié}}J.|Paul Janet}}</ref>, qui l’est encore
à Francfort-sur-l’Oder, ont enseigné la même chose : et je crois que
c’est le sentiment le plus reçu même parmi les réformés. Thomas
d’Aquin et tous les thomistes ont été du même sentiment, avec le
commun des scolastiques et des théologiens de l’Église romaine.
Les casuistes en sont aussi : je compte Grotius entre les plus
éminents parmi eux, et il a été suivi en cela par ses commentateurs.
{{M.|Puffendorf}} a paru être d’une autre opinion, qu’il a voulu soutenir
contre les censures de quelques théologiens : mais il ne doit pas
être compté, et il n’était pas entré assez avant dans ces sortes de
matières. Il crie terriblement contre le décret absolu dans son
''{{lang|la|Fecialis divinus}}'', et cependant il approuve ce qu’il y a de pire dans
les sentiments des défenseurs de ce décret, et sans lequel ce décret
(comme d’autres réformés l’expliquent) devient supportable. Aristote
a été très orthodoxe sur ce chapitre de la justice, et l’école l’a
suivi : elle distingue, aussi bien que Cicéron et les jurisconsultes,
entre le droit perpétuel, qui oblige tous et partout, et le droit positif,
qui n’est que pour certains temps et certains peuples. J’ai lu
autrefois avec plaisir l’''Euthyphron'' de Platon, qui fait soutenir la
vérité là-dessus à Socrate, et {{M.|Bayle}} a remarqué le même passage.
{{ancre|p183}}183. Il soutient lui-même cette vérité avec beaucoup de force en
quelque endroit, et il sera bon de copier son passage tout entier,
quelque long qu’il soit ({{T.|{{rom-maj|II}}|cap}} de la ''Continuation des Pensées diverses'', ch.{{lié}}{{rom|CLII}}, {{pg|771}}, sqq.) : « Selon la doctrine d’une infinité d’auteurs graves, dit-il, il y a dans la nature et dans l’essence de
certaines choses un bien ou un mal moral qui précède le décret
divin. Ils prouvent principalement cette doctrine par les conséquences affreuses du dogme contraire ; car de ce que ne faire tort
à personne serait une bonne action, non pas en soi-même, mais
par une disposition arbitraire de la volonté de Dieu, il s’ensuivrait
que Dieu aurait pu donner à l’homme une loi directement opposée
en tous ses points aux commandements du Décalogue. Cela fait
<ref follow=p208>à Groningue en{{lié}}1673, appartient également à l’école de Saumur. Il a écrit un très grand nombre d’ouvrages, dont le principal est le ''{{lang|la|Collegium theologicum, sive breve systema universæ theologiæ}}'', {{in-4°}}, 4{{lié}}éditions, 1645-49-56-73. — {{abr|P.{{lié}}J.|Paul Janet}}</ref><noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" />{{nr|210|ESSAIS DE THÉODICÉE}}</noinclude>horreur. Mais voici une preuve plus directe, et tirée de la
métaphysique. C’est une chose certaine, que l’existence de Dieu n’est
pas un effet de sa volonté. Il n’existe point, parce qu’il veut exister,
mais par la nécessité de sa nature infinie. Sa puissance et sa science
existent par la même nécessité. Il n’est pas tout-puissant, il ne
connaît pas toutes choses, parce qu’il le veut ainsi, mais parce que ce
sont des attributs nécessairement identifiés avec lui-même. L’empire
de sa volonté ne regarde que l’exercice de sa puissance, il ne
produit hors de lui actuellement que ce qu’il veut, et il laisse tout
le reste dans la pure possibilité. De là vient que cet empire ne
s’étend que sur l’existence des créatures, il ne s’étend point aussi
sur leurs essences. Dieu a pu créer la matière, un homme, un
cercle, ou les laisser dans le néant ; mais il n’a pu les produire,
sans leur donner leurs propriétés essentielles. Il a fallu nécessairement
qu’il fît l’homme un animal raisonnable, et qu’il donnât à
un cercle la figure ronde, puisque, selon ses idées éternelles et
indépendantes des décrets libres de sa volonté, l’essence de l’homme
consistait dans les attributs d’animal et de raisonnable, et que l’essence
du cercle consistait dans une circonférence également éloignée
du centre quant à toutes ses parties. Voilà ce qui a fait
avouer aux philosophes chrétiens, que les essences des choses
sont éternelles, et qu’il y a des propositions d’une éternelle vérité ;
et par conséquent que les essences des choses, et la vérité des
premiers principes, sont immuables. Cela ne se doit pas seulement
entendre des premiers principes théorétiques, mais aussi des
premiers principes pratiques, et de toutes les propositions qui
contiennent la véritable définition des créatures. Ces essences, ces
vérités émanent de la même nécessité de la nature, que la science
de Dieu : comme donc c’est par la nature des choses que Dieu
existe, qu’il est tout-puissant, et qu’il connaît tout en perfection ;
c’est aussi par la nature des choses que la matière, que le triangle,
que l’homme, que certaines actions de l’homme, etc., ont tels et
tels attributs essentiellement. Dieu a vu de toute éternité et de
toute nécessité les rapports essentiels des nombres et l’identité de
l’attribut et du sujet des propositions qui contiennent l’essence de
chaque chose. Il a vu de la même manière, que le terme juste est
enfermé dans ceux-ci : estimer ce qui est estimable, avoir de la
gratitude pour son bienfaiteur, accomplir les conventions d’un
contrat, et ainsi de plusieurs autres propositions de morale. On a<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Société Saint-Jean-Baptiste - Au pays de l'érable (quatrième concours littéraire), 1919.djvu/82
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Page:Œuvres philosophiques de Leibniz, Alcan, 1900, tome 2.djvu/213
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<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" />{{nr||LA BONTÉ DE DIEU, LA LIBERTÉ DE L’HOMME, ETC. 2{{e}} PARTIE|211}}</noinclude>donc raison de dire que les préceptes de la loi naturelle supposent
l’honnêteté et la justice de ce qui est commandé, et qu’il serait du
devoir de l’homme de pratiquer ce qu’ils contiennent, quand
même Dieu aurait eu la condescendance de n’ordonner rien là-dessus.
Prenez garde, je vous prie, qu’en remontant par nos abstractions
à cet instant idéal où Dieu n’a encore rien décrété, nous
trouvions dans les idées de Dieu les principes de morale sous des
termes qui emportent une obligation. Nous y concevons ces
maximes comme certaines et dérivées de l’ordre éternel et
immuable : il est digne de la créature raisonnable de se conformer
à la raison ; une créature raisonnable qui se conforme à la raison
est louable, elle est blâmable quand elle ne s’y conforme pas.
Vous n’oseriez dire que ces vérités n’imposent pas un devoir à
l’homme par rapport à tous les actes conformes à la droite raison,
tels que ceux-ci : il faut estimer tout ce qui est estimable ; rendre
le bien pour le bien ; ne faire tort à personne ; honorer son père ;
rendre à un chacun ce qui lui est dû, etc. Or, puisque par la nature
même des choses, et antérieurement aux lois divines, les vérités de
morale imposent à l’homme certains devoirs, il est manifeste que
Thomas d’Aquin et Grotius ont pu dire que s’il n’y avait point de
Dieu, nous ne laisserions pas d’être obligés à nous conformer au
droit naturel. D’autres {{corr|on|ont}} dit que quand même tout ce qu’il y a
d’intelligences périrait, les propositions véritables demeureraient
véritables. Cajétan a soutenu que s’il restait seul dans l’univers,
toutes les autres choses sans nulle exception ayant été anéanties,
la science qu’il avait de la nature d’une rose ne laisserait pas de
subsister. »
{{ancre|p184}}184. Feu {{M.}} Jacques Thomasius célèbre professeur à Leipzig, n’a
pas mal observé dans ses éclaircissements des règles philosophiques
de Daniel Stahlius<ref>{{sc|Stahlius}} (Daniel), philosophe, né à Hamelbourg en{{lié}}1589, professeur de logique et de métaphysique à Iéna, mort en{{lié}}1654. Il a écrit : ''{{lang|la|Compendium metaphysicæ institutionis logicæ}}'' ; — ''{{lang|la|Philosophia moralis}}'' ; — ''{{lang|la|Tractatus logicus
contra sophismatum resolutionem}}'', etc. — {{abr|P.{{lié}}J.|Paul Janet}}</ref>, professeur de Iéna, qu’il n’est pas à propos
d’aller tout à fait au delà de Dieu et qu’il ne faut point dire avec
quelques scotistes, que les vérités éternelles subsisteraient, quand
il n’y aurait point d’entendement, pas même celui de Dieu. Car c’est
à mon avis l’entendement divin qui fait la réalité des vérités
éternelles, quoique sa volonté n’y ait point de part. Toute réalité doit<noinclude>
<references/></noinclude>
9958mcfily5u9wygdg449l9u0hqo2b7
Page:Œuvres philosophiques de Leibniz, Alcan, 1900, tome 2.djvu/214
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<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" />{{nr|212|ESSAIS DE THÉODICÉE}}</noinclude>être fondée dans quelque chose d’existant. Il est vrai qu’un athée
peut être géomètre. Mais s’il n’y avait point de Dieu, il n’y aurait
point d’objet de la géométrie. Et sans Dieu, non seulement il n’y
aurait rien d’existant, mais il n’y aurait même rien de possible. Cela
n’empêche pas pourtant que ceux qui ne voient pas la liaison de toutes
choses entre elles et avec Dieu, ne puissent entendre certaines
sciences, sans en connaître la première source qui est en Dieu. Aristote,
quoiqu’il ne l’ait guère connu non plus, n’a pas laissé de dire
quelque chose d’approchant et de très bon, lorsqu’il a reconnu que
les principes des sciences particulières dépendent d’une science supérieure
qui en donne la raison ; et cette science supérieure doit
avoir l’être, et par conséquent Dieu, source de l’être pour objet.
{{M.|Dreier}} de Kœnigsberg<ref>{{sc|Dreier}} (Pierre), vivait vers 1670, et a écrit ''{{lang|la|De Naturâ metaphysicæ}}'' ; — ''{{lang|la|De Naturâ logicæ}}'' ; — ''{{lang|la|De Illustribus quætionibus philosophiæ}}''. — {{abr|P.{{lié}}J.|Paul Janet}}</ref> a bien remarqué que la vraie métaphysique
qu’Aristote cherchait, et qu’il appelait {{lang|grc|τὴν ζητουμένην}}, son
''{{lang|la|desideratum}}'', était la théologie.
{{ancre|p185}}185. Cependant, le même {{M.|Bayle}}, qui dit de si belles chose pour
montrer que les règles de la bonté et de la justice, et les vérités
éternelles en général, subsistent par leur nature, et non pas par un
choix arbitraire de Dieu, en a parlé d’une manière fort chancelante
dans un autre endroit (''{{abr|Continuat. des Pensées div.|Continuation des Pensées diverses}}'' {{t.}}{{rom-maj|II}}, ch.{{lié}}{{rom|cxiv}},
vers la fin). Après y avoir rapporté le sentiment de {{M.|Descartes}}, et
d’une partie de ses sectateurs, qui soutiennent que Dieu est la cause
libre des vérités et des essences, il ajoute ({{pg|554}}) : « J’ai fait tout ce
que j’ai pu pour bien comprendre ce dogme, et pour trouver la
solution des difficultés qui l’environnent. Je vous confesse ingénument
que je n’en suis pas venu encore tout à fait à bout. Cela
ne me décourage point ; je m’imagine, comme ont fait d’autres philosophes
en d’autres cas, que le temps développera ce beau paradoxe. Je voudrais que le {{P.|Mallebranche}} eût pu trouver bon de le soutenir, mais il a pris d’autres mesures. » Est-il possible que le plaisir de douter puisse tant sur un habile homme, que de lui
faire souhaiter et de lui faire espérer de pouvoir croire que deux
contradictoires ne se trouvent jamais ensemble, que parce que Dieu
le leur a défendu, et qu’il aurait pu leur donner un ordre qui les aurait
toujours fait aller de compagnie ? Le beau paradoxe que voilà !
Le {{R. P.|Mallebranche}} a fait fort sagement de prendre d’autres
mesures.<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" />{{nr||LA BONTÉ DE DIEU, LA LIBERTÉ DE L’HOMME, ETC. 2{{e}} PARTIE|213}}</noinclude><nowiki/>
{{ancre|p186}}186. Je ne saurais même m’imaginer que {{M.|Descartes}} ait pu être
tout de bon de ce sentiment quoiqu’il ait eu des sectateurs qui ont
eu la facilité de le croire, et de le suivre bonnement où il ne faisait
que semblant d’aller. C’était apparemment un de ses tours, une
de ses ruses philosophiques : il se préparait quelque échappatoire,
comme lorsqu’il trouva un tour pour nier le mouvement de
la terre, pendant qu’il était copernicien à outrance. Je soupçonne
qu’il a eu en vue ici une autre manière de parler extraordinaire, de
son invention, qui était de dire que les affirmations et les négations,
et généralement les jugements internes, sont des opérations de la
volonté. Et par cet artifice, les vérités éternelles, qui avaient été
jusqu’à cet auteur un objet de l’entendement divin, sont devenues
tout d’un coup un objet de sa volonté. Or, les actes de la volonté
sont libres, donc Dieu est la cause libre des vérités. Voilà le dénoûment
de la pièce. ''{{lang|la|Spectatum admissi.}}'' Un petit changement de la
signification des termes a causé tout ce fracas. Mais si les affirmations
des vérités nécessaires étaient des actions de la volonté du
plus parfait esprit, ces actions ne seraient rien moins que libres, car
il n’y a rien à choisir. Il paraît que {{M.|Descartes}} ne s’expliquait pas
assez sur la nature de la liberté, et qu’il en avait une notion assez
extraordinaire, puisqu’il lui donnait une si grande étendue, jusqu’à
vouloir que les affirmations des vérités nécessaires étaient libres en
Dieu. C’était ne garder que le nom de la liberté.
{{ancre|p187}}187. {{M.}} Bayle, qu’il entend avec d’autres d’une liberté d’indifférence, que Dieu avait eue d’établir, par exemple, les vérités des nombres,
et d’ordonner que trois fois trois fissent neuf, au lieu qu’il leur
eût pu enjoindre de faire dix, conçoit dans une opinion si étrange, s’il
y avait moyen de la défendre, je ne sais quel avantage contre les
stratoniciens. Straton a été un des chefs de l’école d’Aristote et successeur
de Théophraste ; il a soutenu, au rapport de Cicéron, que ce monde
avait été formé tel qu’il est par la nature, ou par une cause nécessaire
destituée de connaissance. J’avoue que cela se pourrait, si Dieu avait
préformé la matière comme il faut pour faire un tel effet par les
seules loi du mouvement. Mais sans Dieu, il n’y aurait pas même
aucune raison de l’existence, et moins encore de telle ou telle existence
des choses : ainsi le système de Straton n’est point à craindre.
{{ancre|p188}}188. Cependant {{M.}} Bayle s’en embarrasse : il ne veut point
admettre les natures plastiques destituées de connaissance, que
{{M.|Cudworth}} et autres avaient introduites ; de peur que les Strato-<noinclude>
<references/></noinclude>
gr1e2l6ryq0mzdr7n6u3kun8i4lzc6j
Page:Œuvres philosophiques de Leibniz, Alcan, 1900, tome 2.djvu/216
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<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" />{{nr|214|ESSAIS DE THÉODICÉE}}</noinclude>niciens modernes, c’est-à-dire les Spinosistes, n’en profitent. C’est
ce qui l’engage dans des disputes avec {{M.|le{{lié}}Clerc}}. Et prévenu de
cette erreur, qu’une cause non intelligente ne saurait rien produire
où il paraisse de l’artifice, il est éloigné de m’accorder la préformation,
qui produit naturellement les organes des animaux, et le
système d’une harmonie que Dieu ait préétablie dans les corps, pour les
faire répondre par leurs propres lois aux pensées et aux volontés
des âmes. Mais il fallait considérer que cette cause non intelligente
qui produit de si belles choses dans les graines et dans les semences
des plantes et des animaux, et qui produit les actions des corps
comme la volonté les ordonne, a été formée par les mains de Dieu,
infiniment plus habile qu’un horloger, qui fait pourtant des machines
et des automates capables de produire d’assez beaux effets, comme
s’ils avaient de l’intelligence.
{{ancre|p189}}189. Or pour venir à ce que {{M.|Bayle}} appréhende des Stratoniciens,
en cas qu’on admette des vérités indépendantes de la volonté de Dieu :
il semble craindre qu’ils ne se prévalent contre nous de la parfaite
régularité des vérités éternelles car cette régularité ne venant que
de la nature et de la nécessité des choses, sans être dirigée par
aucune connaissance, {{M.|Bayle}} craint qu’on en pourrait inférer avec
Straton, que le monde a pu aussi devenir régulier par une nécessité
aveugle. Mais il est aisé d’y répondre : dans la région des vérités éternelles
se trouvent tous les possibles et, par conséquent, tant le régulier
que l’irrégulier : il faut qu’il y ait une raison qui ait fait préférer
l’ordre et le régulier, et cette raison ne peut être trouvée que dans
l’entendement. De plus, ces vérités mêmes ne sont pas sans qu’il y
ait un entendement qui en prenne connaissance ; car elles ne subsisteraient point, s’il n’y avait un entendement divin, où elles se
trouvent réalisées, pour ainsi dire. C’est pourquoi Straton ne vient
pas à son but, qui est d’exclure la connaissance de ce qui entre dans
l’origine des choses.
{{ancre|p190}}190. La difficulté que {{M.|Bayle}} s’est figurée du côté de Straton,
paraît un peu trop subtile et trop recherchée. On appelle cela,
''{{lang|la|timere, ubi non est timor}}''. Il s’en fait une autre, qui n’a pas plus
de fondement. C’est que Dieu serait assujetti à une espèce de fatum.
Voici ses paroles ({{pg|555}}) : « S’il y a des propositions d’une éternelle
vérité, qui sont telles de leur nature, et non point par l’institution
de Dieu, si elles ne sont point véritables par un décret libre de
sa volonté, mais si au contraire il les a connues nécessairement<noinclude>
<references/></noinclude>
ilw5518zvocsuv3re3exlu7dch1wk79
Page:Œuvres philosophiques de Leibniz, Alcan, 1900, tome 2.djvu/217
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" />{{nr||LA BONTÉ DE DIEU, LA LIBERTÉ DE L’HOMME, ETC. 2{{e}} PARTIE|215}}</noinclude>véritables, parce que telle était leur nature, voilà une espèce de
''fatum'' auquel il est assujetti ; voilà une nécessité naturelle absolument insurmontable. Il résulte encore de là, que l’entendement
divin, dans l’infinité de ses idées, a rencontré toujours et du premier coup leur conformité parfaite avec leurs objets, sans qu’aucune connaissance le dirigeât ; car il y aurait contradiction qu’aucune cause exemplaire eût servi de plan aux actes de l’entendement de Dieu. On ne trouverait jamais par là des idées éternelles, ni aucune première intelligence. Il faudra donc dire qu’une nature qui existe nécessairement trouve toujours son chemin, sans qu’on le lui montre ; et comment vaincre après cela l’opiniâtreté d’un {{corr|stratonicien ?|stratonicien ? »}}
{{ancre|p191}}191. Mais il est encore aisé de répondre : ce prétendu ''fatum'', qui
oblige même la divinité, n’est autre chose que la propre nature de
Dieu, son propre entendement, qui fournit les règles à sa sagesse et
à sa bonté ; c’est une heureuse nécessité, sans laquelle il ne serait
ni bon ni sage. Voudrait-on que Dieu ne fût point obligé d’être
parfait et heureux ? Notre condition, qui nous rend capables de
faillir, est-elle digne d’envie ? et ne serions-nous pas bien aises de
la changer contre l’impeccabilité, si cela dépendait de nous ? Il faut
être bien dégoûté, pour souhaiter la liberté de se perdre, et pour
plaindre la divinité de ce qu’elle ne l’a point. C’est ainsi que
{{M.|Bayle}} raisonne lui-même ailleurs contre ceux qui exaltent
jusqu’aux nues une liberté outrée qu’ils s’imaginent dans la volonté,
lorsqu’ils la voudraient indépendante de la raison.
{{ancre|p192}}192. Au reste, {{M.|Bayle}} s’étonne « que l’entendement divin dans
l’infinité de ses idées rencontre toujours et du premier coup leur
conformité parfaite avec leurs objets, sans qu’aucune connaissance le dirige ». Cette objection est nulle, de toute nullité : toute
idée distincte est par là même conforme avec son objet ; et il n’y en
a que de distinctes en Dieu : outre que d’abord l’objet n’existe nulle
part, et quand il existera, il sera formé sur cette idée. D’ailleurs,
{{M.|Bayle}} sait fort bien que l’entendement divin n’a point besoin de
temps pour voir la liaison des choses. Tous les raisonnements sont
éminemment en Dieu, et ils gardent un ordre entre eux dans son
entendement, aussi bien que dans le nôtre ; mais chez lui, ce n’est
qu’un ordre et une priorité de nature, au lieu que chez nous, il y a
une priorité de temps. Il ne faut donc point s’étonner que celui qui
pénètre toutes les choses tout d’un coup, doit toujours rencontrer<noinclude>
<references/></noinclude>
frwesogssq4vm3dt2kc57l7roy45zgf
Page:Œuvres philosophiques de Leibniz, Alcan, 1900, tome 2.djvu/218
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Susuman77
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" />{{nr|216|ESSAIS DE THÉODICÉE}}</noinclude>du premier coup ; et on ne doit point dire qu’il réussit sans qu’aucune connaissance le dirige. Au contraire, c’est parce que sa connaissance est parfaite, que ses actions volontaires le sont aussi.
{{ancre|p193}}193. Jusqu’ici nous avons fait voir que la volonté de Dieu n’est
point indépendante des règles de la sagesse ; quoiqu’il soit étonnant
qu’on ait été obligé de raisonner là-dessus, et de combattre pour
une vérité si grande et si reconnue. Mais il n’est presque pas moins
étonnant qu’il y ait des gens qui croient que Dieu n’observe ces
règles qu’à demi, et ne choisit point le meilleur, quoique sa sagesse le
lui fasse connaître ; en un mot, qu’il y ait des auteurs qui tiennent
que Dieu pouvait mieux faire. C’est à peu près l’erreur du fameux
Alphonse<ref>{{roi|{{sc|Alphonse}}|X}} (l’''Astronome'' ou le ''Philosophe''), roi de Castille et de Léon, fils de Ferdinand le Saint, né en{{lié}}1221, roi en{{lié}}1252, après un règne très agité. Il a fait ou plutôt achevé le recueil de lois nommé ''{{lang|es|Las Partidas}}''. — Il fit les ''Tables Alphonsines'' ou ''Tables astronomiques''. — {{abr|P.{{lié}}J.|Paul Janet}}</ref>, roi de Castille, élu roi des Romains par quelques
électeurs, et promoteur des tables astronomiques qui portent son
nom. L’on prétend que ce prince a dit que si Dieu l’eût appelé à son
conseil, quand il fit le monde, il lui aurait donné de bons avis.
Apparemment le système du monde de Ptolémée, qui régnait en ce temps-là,
lui déplaisait. Il croyait donc qu’on aurait pu faire quelque chose
de mieux concerté, et il avait raison. Mais s’il avait connu le système
de Copernic avec les découvertes de Kepler, augmentées maintenant
par la connaissance de la pesanteur des planètes, il aurait bien
reconnu que l’invention du vrai système est merveilleuse. L’on voit
donc qu’il ne s’agissait que du plus ou du moins, qu’Alphonse
prétendait seulement qu’on avait pu mieux faire, et que son jugement
a été blâmé de tout le monde.
{{ancre|p194}}194. Cependant des philosophes et des théologiens osent soutenir
dogmatiquement un jugement semblable : et je me suis étonné cent
fois que des personnes habiles et pieuses aient été capables de donner
des bornes à la bonté et à la perfection de Dieu. Car d’avancer qu’il
sait ce qui est meilleur, qu’il le peut faire, et qu’il ne le fait pas, c’est
avouer qu’il ne tenait qu’à sa volonté de rendre le monde meilleur
qu’il n’est ; mais c’est ce qu’on appelle manquer de bonté. C’est agir
contre cet axiome marqué déjà ci-dessus : ''{{lang|la|Minus bonum habet rationem mali}}''. Si quelques-uns allèguent l’expérience, pour prouver
que Dieu aurait pu mieux faire, ils s’érigent en censeurs ridicules de
ses ouvrages, et on leur dira ce qu’on répond à tous ceux qui cri-<noinclude>
<references/></noinclude>
cgesdag8rf0m7tzidu4352wr1ru4dy3
Page:Œuvres philosophiques de Leibniz, Alcan, 1900, tome 2.djvu/219
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Susuman77
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" />{{nr||LA BONTÉ DE DIEU, LA LIBERTÉ DE L’HOMME, ETC. 2{{e}} PARTIE|217}}</noinclude>tiquent le procédé de Dieu, et qui de cette même supposition, c’est-à-dire
des prétendus défauts du monde, en voudraient inférer qu’il
y a un mauvais Dieu, ou du moins un Dieu neutre entre le bien et le
mal. Et si nous jugeons comme le roi Alphonse, on nous répondra,
dis-je : Vous ne connaissez le monde que depuis trois jours, vous
n’y voyez guère plus loin que votre nez, et vous y trouvez à redire.
Attendez à le connaître davantage, et y considérez surtout les parties
qui présentent un tout complet (comme font les corps organiques) ;
et vous y trouverez un artifice et une beauté qui va au delà de l’imagination. Tirons-en des conséquences pour la sagesse et pour la
bonté de l’auteur des choses, encore dans les choses que nous ne
connaissons pas. Nous en trouvons dans l’univers qui ne nous plaisent
point ; mais sachons qu’il n’est pas fait pour nous seuls. Il est pourtant fait pour nous, si nous sommes sages : il nous accommodera, si
nous nous en accommodons ; nous y serons heureux, si nous le voulons être.
{{ancre|p195}}195. Quelqu’un dira, qu’il est impossible de produire le meilleur,
parce qu’il n’y a point de créature parfaite et qu’il est toujours
possible d’en produire une qui le soit davantage. Je réponds que ce
qui se peut dire d’une créature ou d’une substance particulière, qui
peut toujours être surpassée par une autre, ne doit pas être appliqué
à l’univers, lequel se devant étendre par toute l’éternité future, est
un infini. De plus, il y a une infinité de créatures dans la moindre
parcelle de la matière, à cause de la division actuelle du ''{{lang|la|Continuum}}''
à l’infini. Et l’infini, c’est-à-dire l’amas d’un nombre infini de substances, à proprement parler, n’est pas un tout ; non plus que le
nombre infini lui-même, duquel on ne saurait dire s’il est pair ou
impair. C’est cela même qui sert à réfuter ceux qui font du monde un
Dieu, ou qui conçoivent Dieu comme l’âme du monde ; le monde ou
l’univers ne pouvant pas être considérés comme un animal, ou
comme une substance.
{{ancre|p196}}196. Il ne s’agit donc pas d’une créature, mais de l’univers ; et
l’adversaire sera obligé de soutenir qu’un univers possible peut être
meilleur que l’autre, à l’infini ; mais c’est en quoi il se tromperait,
et c’est ce qu’il ne saurait prouver. Si cette opinion était véritable,
il s’ensuivrait que Dieu n’en aurait produit aucun ; car il est incapable d’agir sans raison, et ce serait même agir contre la raison.
C’est comme si l’on s’imaginait que Dieu eût décerné de faire une
sphère matérielle, sans qu’il y eût aucune raison de la faire d’une<noinclude>
<references/></noinclude>
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Discussion Livre:Philidor L analyze des echecs.djvu
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Fabrice Dury
1855
/* Editions */ nouvelle section
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wikitext
text/x-wiki
== Notation moderne ==
{{ping|Lorlam}} Je serais d'avis de compléter les indications des coups par leur notation moderne. Qu'en penses-tu ? Par exemple : on ajouterait e4-e5 sous le numéro 1. Je vais faire un essai dans ce sens. [[Utilisateur:Fabrice Dury|Fabrice Dury]] ([[Discussion utilisateur:Fabrice Dury|d]]) 24 juin 2026 à 12:44 (UTC)
:@[[Utilisateur:Fabrice Dury|Fabrice Dury]] : Pourquoi pas, mais à condition que les indications "modernes" soient assez "discrètes" pour que le visuel puisse rester fidèle à la présentation de l'ouvrage d'origine, et en montrant bien que ces indications sont des rajouts de Wikisource... mais si tu veux le faire pour tout le livre, ça me semble être un travail de titan !!! [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 24 juin 2026 à 12:53 (UTC)
::@[[Utilisateur:Fabrice Dury|Fabrice Dury]] : Après... je te laisse faire si tu en as envie, mais cela ne me semble pas forcément nécessaire... Au contraire, je n'ai pas encore essayé de retranscrire une partie, mais, ça m'amuserait de voir ce que ça donne ! {{sourire}} [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 24 juin 2026 à 13:04 (UTC)
:::@[[Utilisateur:Fabrice Dury|Fabrice Dury]] : J'ai vu ton rajout (1. e4 e5) => ça va très bien si tu veux faire comme ça... Par contre, si tu te lances, merci de ne le faire qu'après la validation des pages et pas à la correction des nouvelles pages... pour éviter de rajouter des informations qui compliqueraient la validation des pages à venir... {{sourire}} [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 24 juin 2026 à 14:20 (UTC)
::::@[[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] : D’accord. Finissons d’abord la validation sans les ajouts. Je vais simplement tester différentes options sur la même page. [[Utilisateur:Fabrice Dury|Fabrice Dury]] ([[Discussion utilisateur:Fabrice Dury|d]]) 24 juin 2026 à 14:36 (UTC)
== Transclusion du ſ ==
Le signe ſ est partout remplacé par un s. Peut-on corriger ? [[Utilisateur:Fabrice Dury|Fabrice Dury]] ([[Discussion utilisateur:Fabrice Dury|d]]) 24 juin 2026 à 14:58 (UTC)
:@[[Utilisateur:Fabrice Dury|Fabrice Dury]] : Moi je vois bien les "ſ"... mais il y a le modèle "Modernisation" sur les transclusions, ce qui "normalement" te donne le choix entre les orthographes "originales" ou "modernes" en haut de la page... Si tu as activité le gadget "Modernisation" dans tes préférences... tes problèmes de visualisation ne viendraient-ils pas de là ? [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 24 juin 2026 à 17:35 (UTC)
::@[[Utilisateur:Fabrice Dury|Fabrice Dury]] : Merci. En activant '''Orthographe originale''', le défaut persiste. Je chercherai plus tard la solution. [[Utilisateur:Fabrice Dury|Fabrice Dury]] ([[Discussion utilisateur:Fabrice Dury|d]]) 25 juin 2026 à 06:49 (UTC)
== Coups avec lettrines ==
{{ping|Lorlam}} La typographie de l'original n'est pas constante (il y a deux cas). Si on veut respecter la conformité, je propose ceci :
* Cas 1 (''Noir'' aligné avec ''Blanc'').
{| border=0|class="wikitable"
|-
| style="vertical-align:top;"|{{Em|2}}''Blanc''. || {{Lettrine|L|lignes=2}}E Pion de la Tour du Roi deux pas.
|}
{{Em|2}}''Noir''. etc.
* Cas 2 (''Noir'' aligné avec la lettrine).
{| border=0|class="wikitable"
|-
| style="vertical-align:top;"|{{Em|2}}''Blanc''. || {{Lettrine|L|lignes=2}}E Pion de la Tour du Roi deux pas.
|-
| || ''Noir''. etc.
|}
Qu'en penses-tu ? [[Utilisateur:Fabrice Dury|Fabrice Dury]] ([[Discussion utilisateur:Fabrice Dury|d]]) 29 juin 2026 à 12:45 (UTC)
:@[[Utilisateur:Fabrice Dury|Fabrice Dury]] : oui j'avais moi aussi constaté les deux cas... qui sont le plus souvent liés au fait que le commentaire du coup de blanc tienne sur une ligne ou bien deux lignes dans le fs... Personnellement, je proposerais bien d'uniformiser avec le cas 2... (sachant que les commentaires sur 2 lignes dans le fs tiennent souvent sur une seule ligne dans notre transcription) ; mais ça ne me choquerait pas que l'on puisse utiliser alternativement les cas 1 et 2 pour ressembler à la présentation du fs. [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 29 juin 2026 à 13:03 (UTC)
== Diagrammes ==
{{ping|Lorlam}} On pourrait compléter la version transcluse avec des diagrammes qui indiqueraient la position des pièces sur l’échiquier avant le début de chaque renvoy. Qu'en penses-tu ? J’ai fait un essai à partir du modèle (allure ci-dessous) que je trouve sur wikipédia. Hélas ! Il ne semble pas fonctionner sur wikisource.<br />
<nowiki >{{Diagramme d'échecs</nowiki ><br />
<nowiki >|tright</nowiki ><br />
<nowiki >|</nowiki ><br />
<nowiki >|rd|nd|bd|qd|kd|bd|nd|rd</nowiki ><br />
<nowiki >|pd|pd|pd|pd|pd|pd|pd|pd</nowiki ><br />
<nowiki >| | | | | | | |</nowiki ><br />
<nowiki >| | | | | | | |</nowiki ><br />
<nowiki >| | | | | | | |</nowiki ><br />
<nowiki >| | | | | | | |</nowiki ><br />
<nowiki >|pl|pl|pl|pl|pl|pl|pl|pl</nowiki ><br />
<nowiki >|rl|nl|bl|ql|kl|bl|nl|rl</nowiki ><br />
<nowiki >| Position au début du x{{e|me}} renvoy.</nowiki ><br />
<nowiki >}}</nowiki ><br />[[Utilisateur:Fabrice Dury|Fabrice Dury]] ([[Discussion utilisateur:Fabrice Dury|d]]) 2 juillet 2026 à 08:54 (UTC)
:Bonjour @[[Utilisateur:Fabrice Dury|Fabrice Dury]] : Personnellement, je n'irais pas jusque là, mais ça ne me dérange pas si tu veux le faire... [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 2 juillet 2026 à 11:13 (UTC)
== Avertissement ==
Sur [[L’Analyze des Échecs/Première PARTIE|cette page]], j’ai mis un « Avertissement wikisource ». Est-ce que cela répond bien à ton souhait ? [[Utilisateur:Fabrice Dury|Fabrice Dury]] ([[Discussion utilisateur:Fabrice Dury|d]]) 2 juillet 2026 à 22:03 (UTC)
:@[[Utilisateur:Fabrice Dury|Fabrice Dury]] : Oui, le principe de cet avertissement est très bien. Seule la formulation finale "et ne figurent pas dans les pages djvu." me semble être peu claire et à changer : par exemple "et ne figurent pas dans les pages ''individuelles''" ou "ne sont pas visibles en ''mode page''"... Je ne sais pas, mais la notion de "djvu" n'est compréhensible que des contributeurs avancés de Wikisource, et pas des visiteurs ou curieux qui tomberaient sur ce livre en cherchant sur le web... [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 2 juillet 2026 à 23:57 (UTC)
::{{merci}} pour ta modification : ça me va très bien comme ça ! {{sourire}}. [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 3 juillet 2026 à 08:07 (UTC)
== Version du texte avec notation algébrique et diagrammes ==
@[[Utilisateur:Fabrice Dury|Fabrice Dury]] : Pour info, il existe un fac-similé de ce même livre ré-édité ultérieurement avec "avec une nouvelle notation abrégée, et des planches où se trouve figurée la situation du jeu pour les renvois et les fins de parties" ici : https://archive.org/details/bub_gb_cikCAAAAYAAJ/mode/2up [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 3 juillet 2026 à 00:02 (UTC)
:@[[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]]. Bonjour. Merci pour ce signalement. Sur la question de la notation moderne et des diagrammes en début de renvois, cette édition 1803 constitue un cas flagrant de ce que les oulipiens appellent un « plagiat par anticipation » ! En outre, je vais disposer de quoi vérifier mes ajouts. Merci ! Cordialement. [[Utilisateur:Fabrice Dury|Fabrice Dury]] ([[Discussion utilisateur:Fabrice Dury|d]]) 3 juillet 2026 à 07:33 (UTC)
::@[[Utilisateur:Fabrice Dury|Fabrice Dury]] : Oui, c'est bien pour la vérification que je t’ai signalé cette édition {{clin}}--[[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 3 juillet 2026 à 08:08 (UTC)
== Editions ==
* [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k3065054b.texteImage Paris, Chez Causette libraire, 1830]
[[Utilisateur:Fabrice Dury|Fabrice Dury]] ([[Discussion utilisateur:Fabrice Dury|d]]) 10 juillet 2026 à 22:01 (UTC)
ppex0adol5oxkl5x32l5xc1mgv6ysub
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Fabrice Dury
1855
/* Editions */
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== Notation moderne ==
{{ping|Lorlam}} Je serais d'avis de compléter les indications des coups par leur notation moderne. Qu'en penses-tu ? Par exemple : on ajouterait e4-e5 sous le numéro 1. Je vais faire un essai dans ce sens. [[Utilisateur:Fabrice Dury|Fabrice Dury]] ([[Discussion utilisateur:Fabrice Dury|d]]) 24 juin 2026 à 12:44 (UTC)
:@[[Utilisateur:Fabrice Dury|Fabrice Dury]] : Pourquoi pas, mais à condition que les indications "modernes" soient assez "discrètes" pour que le visuel puisse rester fidèle à la présentation de l'ouvrage d'origine, et en montrant bien que ces indications sont des rajouts de Wikisource... mais si tu veux le faire pour tout le livre, ça me semble être un travail de titan !!! [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 24 juin 2026 à 12:53 (UTC)
::@[[Utilisateur:Fabrice Dury|Fabrice Dury]] : Après... je te laisse faire si tu en as envie, mais cela ne me semble pas forcément nécessaire... Au contraire, je n'ai pas encore essayé de retranscrire une partie, mais, ça m'amuserait de voir ce que ça donne ! {{sourire}} [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 24 juin 2026 à 13:04 (UTC)
:::@[[Utilisateur:Fabrice Dury|Fabrice Dury]] : J'ai vu ton rajout (1. e4 e5) => ça va très bien si tu veux faire comme ça... Par contre, si tu te lances, merci de ne le faire qu'après la validation des pages et pas à la correction des nouvelles pages... pour éviter de rajouter des informations qui compliqueraient la validation des pages à venir... {{sourire}} [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 24 juin 2026 à 14:20 (UTC)
::::@[[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] : D’accord. Finissons d’abord la validation sans les ajouts. Je vais simplement tester différentes options sur la même page. [[Utilisateur:Fabrice Dury|Fabrice Dury]] ([[Discussion utilisateur:Fabrice Dury|d]]) 24 juin 2026 à 14:36 (UTC)
== Transclusion du ſ ==
Le signe ſ est partout remplacé par un s. Peut-on corriger ? [[Utilisateur:Fabrice Dury|Fabrice Dury]] ([[Discussion utilisateur:Fabrice Dury|d]]) 24 juin 2026 à 14:58 (UTC)
:@[[Utilisateur:Fabrice Dury|Fabrice Dury]] : Moi je vois bien les "ſ"... mais il y a le modèle "Modernisation" sur les transclusions, ce qui "normalement" te donne le choix entre les orthographes "originales" ou "modernes" en haut de la page... Si tu as activité le gadget "Modernisation" dans tes préférences... tes problèmes de visualisation ne viendraient-ils pas de là ? [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 24 juin 2026 à 17:35 (UTC)
::@[[Utilisateur:Fabrice Dury|Fabrice Dury]] : Merci. En activant '''Orthographe originale''', le défaut persiste. Je chercherai plus tard la solution. [[Utilisateur:Fabrice Dury|Fabrice Dury]] ([[Discussion utilisateur:Fabrice Dury|d]]) 25 juin 2026 à 06:49 (UTC)
== Coups avec lettrines ==
{{ping|Lorlam}} La typographie de l'original n'est pas constante (il y a deux cas). Si on veut respecter la conformité, je propose ceci :
* Cas 1 (''Noir'' aligné avec ''Blanc'').
{| border=0|class="wikitable"
|-
| style="vertical-align:top;"|{{Em|2}}''Blanc''. || {{Lettrine|L|lignes=2}}E Pion de la Tour du Roi deux pas.
|}
{{Em|2}}''Noir''. etc.
* Cas 2 (''Noir'' aligné avec la lettrine).
{| border=0|class="wikitable"
|-
| style="vertical-align:top;"|{{Em|2}}''Blanc''. || {{Lettrine|L|lignes=2}}E Pion de la Tour du Roi deux pas.
|-
| || ''Noir''. etc.
|}
Qu'en penses-tu ? [[Utilisateur:Fabrice Dury|Fabrice Dury]] ([[Discussion utilisateur:Fabrice Dury|d]]) 29 juin 2026 à 12:45 (UTC)
:@[[Utilisateur:Fabrice Dury|Fabrice Dury]] : oui j'avais moi aussi constaté les deux cas... qui sont le plus souvent liés au fait que le commentaire du coup de blanc tienne sur une ligne ou bien deux lignes dans le fs... Personnellement, je proposerais bien d'uniformiser avec le cas 2... (sachant que les commentaires sur 2 lignes dans le fs tiennent souvent sur une seule ligne dans notre transcription) ; mais ça ne me choquerait pas que l'on puisse utiliser alternativement les cas 1 et 2 pour ressembler à la présentation du fs. [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 29 juin 2026 à 13:03 (UTC)
== Diagrammes ==
{{ping|Lorlam}} On pourrait compléter la version transcluse avec des diagrammes qui indiqueraient la position des pièces sur l’échiquier avant le début de chaque renvoy. Qu'en penses-tu ? J’ai fait un essai à partir du modèle (allure ci-dessous) que je trouve sur wikipédia. Hélas ! Il ne semble pas fonctionner sur wikisource.<br />
<nowiki >{{Diagramme d'échecs</nowiki ><br />
<nowiki >|tright</nowiki ><br />
<nowiki >|</nowiki ><br />
<nowiki >|rd|nd|bd|qd|kd|bd|nd|rd</nowiki ><br />
<nowiki >|pd|pd|pd|pd|pd|pd|pd|pd</nowiki ><br />
<nowiki >| | | | | | | |</nowiki ><br />
<nowiki >| | | | | | | |</nowiki ><br />
<nowiki >| | | | | | | |</nowiki ><br />
<nowiki >| | | | | | | |</nowiki ><br />
<nowiki >|pl|pl|pl|pl|pl|pl|pl|pl</nowiki ><br />
<nowiki >|rl|nl|bl|ql|kl|bl|nl|rl</nowiki ><br />
<nowiki >| Position au début du x{{e|me}} renvoy.</nowiki ><br />
<nowiki >}}</nowiki ><br />[[Utilisateur:Fabrice Dury|Fabrice Dury]] ([[Discussion utilisateur:Fabrice Dury|d]]) 2 juillet 2026 à 08:54 (UTC)
:Bonjour @[[Utilisateur:Fabrice Dury|Fabrice Dury]] : Personnellement, je n'irais pas jusque là, mais ça ne me dérange pas si tu veux le faire... [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 2 juillet 2026 à 11:13 (UTC)
== Avertissement ==
Sur [[L’Analyze des Échecs/Première PARTIE|cette page]], j’ai mis un « Avertissement wikisource ». Est-ce que cela répond bien à ton souhait ? [[Utilisateur:Fabrice Dury|Fabrice Dury]] ([[Discussion utilisateur:Fabrice Dury|d]]) 2 juillet 2026 à 22:03 (UTC)
:@[[Utilisateur:Fabrice Dury|Fabrice Dury]] : Oui, le principe de cet avertissement est très bien. Seule la formulation finale "et ne figurent pas dans les pages djvu." me semble être peu claire et à changer : par exemple "et ne figurent pas dans les pages ''individuelles''" ou "ne sont pas visibles en ''mode page''"... Je ne sais pas, mais la notion de "djvu" n'est compréhensible que des contributeurs avancés de Wikisource, et pas des visiteurs ou curieux qui tomberaient sur ce livre en cherchant sur le web... [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 2 juillet 2026 à 23:57 (UTC)
::{{merci}} pour ta modification : ça me va très bien comme ça ! {{sourire}}. [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 3 juillet 2026 à 08:07 (UTC)
== Version du texte avec notation algébrique et diagrammes ==
@[[Utilisateur:Fabrice Dury|Fabrice Dury]] : Pour info, il existe un fac-similé de ce même livre ré-édité ultérieurement avec "avec une nouvelle notation abrégée, et des planches où se trouve figurée la situation du jeu pour les renvois et les fins de parties" ici : https://archive.org/details/bub_gb_cikCAAAAYAAJ/mode/2up [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 3 juillet 2026 à 00:02 (UTC)
:@[[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]]. Bonjour. Merci pour ce signalement. Sur la question de la notation moderne et des diagrammes en début de renvois, cette édition 1803 constitue un cas flagrant de ce que les oulipiens appellent un « plagiat par anticipation » ! En outre, je vais disposer de quoi vérifier mes ajouts. Merci ! Cordialement. [[Utilisateur:Fabrice Dury|Fabrice Dury]] ([[Discussion utilisateur:Fabrice Dury|d]]) 3 juillet 2026 à 07:33 (UTC)
::@[[Utilisateur:Fabrice Dury|Fabrice Dury]] : Oui, c'est bien pour la vérification que je t’ai signalé cette édition {{clin}}--[[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 3 juillet 2026 à 08:08 (UTC)
== Editions ==
* [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1050358s Londres, 1749]
* [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k3065054b.texteImage Paris, Chez Causette libraire, 1830]
[[Utilisateur:Fabrice Dury|Fabrice Dury]] ([[Discussion utilisateur:Fabrice Dury|d]]) 10 juillet 2026 à 22:01 (UTC)
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Fabrice Dury
1855
/* Editions */
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wikitext
text/x-wiki
== Notation moderne ==
{{ping|Lorlam}} Je serais d'avis de compléter les indications des coups par leur notation moderne. Qu'en penses-tu ? Par exemple : on ajouterait e4-e5 sous le numéro 1. Je vais faire un essai dans ce sens. [[Utilisateur:Fabrice Dury|Fabrice Dury]] ([[Discussion utilisateur:Fabrice Dury|d]]) 24 juin 2026 à 12:44 (UTC)
:@[[Utilisateur:Fabrice Dury|Fabrice Dury]] : Pourquoi pas, mais à condition que les indications "modernes" soient assez "discrètes" pour que le visuel puisse rester fidèle à la présentation de l'ouvrage d'origine, et en montrant bien que ces indications sont des rajouts de Wikisource... mais si tu veux le faire pour tout le livre, ça me semble être un travail de titan !!! [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 24 juin 2026 à 12:53 (UTC)
::@[[Utilisateur:Fabrice Dury|Fabrice Dury]] : Après... je te laisse faire si tu en as envie, mais cela ne me semble pas forcément nécessaire... Au contraire, je n'ai pas encore essayé de retranscrire une partie, mais, ça m'amuserait de voir ce que ça donne ! {{sourire}} [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 24 juin 2026 à 13:04 (UTC)
:::@[[Utilisateur:Fabrice Dury|Fabrice Dury]] : J'ai vu ton rajout (1. e4 e5) => ça va très bien si tu veux faire comme ça... Par contre, si tu te lances, merci de ne le faire qu'après la validation des pages et pas à la correction des nouvelles pages... pour éviter de rajouter des informations qui compliqueraient la validation des pages à venir... {{sourire}} [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 24 juin 2026 à 14:20 (UTC)
::::@[[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] : D’accord. Finissons d’abord la validation sans les ajouts. Je vais simplement tester différentes options sur la même page. [[Utilisateur:Fabrice Dury|Fabrice Dury]] ([[Discussion utilisateur:Fabrice Dury|d]]) 24 juin 2026 à 14:36 (UTC)
== Transclusion du ſ ==
Le signe ſ est partout remplacé par un s. Peut-on corriger ? [[Utilisateur:Fabrice Dury|Fabrice Dury]] ([[Discussion utilisateur:Fabrice Dury|d]]) 24 juin 2026 à 14:58 (UTC)
:@[[Utilisateur:Fabrice Dury|Fabrice Dury]] : Moi je vois bien les "ſ"... mais il y a le modèle "Modernisation" sur les transclusions, ce qui "normalement" te donne le choix entre les orthographes "originales" ou "modernes" en haut de la page... Si tu as activité le gadget "Modernisation" dans tes préférences... tes problèmes de visualisation ne viendraient-ils pas de là ? [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 24 juin 2026 à 17:35 (UTC)
::@[[Utilisateur:Fabrice Dury|Fabrice Dury]] : Merci. En activant '''Orthographe originale''', le défaut persiste. Je chercherai plus tard la solution. [[Utilisateur:Fabrice Dury|Fabrice Dury]] ([[Discussion utilisateur:Fabrice Dury|d]]) 25 juin 2026 à 06:49 (UTC)
== Coups avec lettrines ==
{{ping|Lorlam}} La typographie de l'original n'est pas constante (il y a deux cas). Si on veut respecter la conformité, je propose ceci :
* Cas 1 (''Noir'' aligné avec ''Blanc'').
{| border=0|class="wikitable"
|-
| style="vertical-align:top;"|{{Em|2}}''Blanc''. || {{Lettrine|L|lignes=2}}E Pion de la Tour du Roi deux pas.
|}
{{Em|2}}''Noir''. etc.
* Cas 2 (''Noir'' aligné avec la lettrine).
{| border=0|class="wikitable"
|-
| style="vertical-align:top;"|{{Em|2}}''Blanc''. || {{Lettrine|L|lignes=2}}E Pion de la Tour du Roi deux pas.
|-
| || ''Noir''. etc.
|}
Qu'en penses-tu ? [[Utilisateur:Fabrice Dury|Fabrice Dury]] ([[Discussion utilisateur:Fabrice Dury|d]]) 29 juin 2026 à 12:45 (UTC)
:@[[Utilisateur:Fabrice Dury|Fabrice Dury]] : oui j'avais moi aussi constaté les deux cas... qui sont le plus souvent liés au fait que le commentaire du coup de blanc tienne sur une ligne ou bien deux lignes dans le fs... Personnellement, je proposerais bien d'uniformiser avec le cas 2... (sachant que les commentaires sur 2 lignes dans le fs tiennent souvent sur une seule ligne dans notre transcription) ; mais ça ne me choquerait pas que l'on puisse utiliser alternativement les cas 1 et 2 pour ressembler à la présentation du fs. [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 29 juin 2026 à 13:03 (UTC)
== Diagrammes ==
{{ping|Lorlam}} On pourrait compléter la version transcluse avec des diagrammes qui indiqueraient la position des pièces sur l’échiquier avant le début de chaque renvoy. Qu'en penses-tu ? J’ai fait un essai à partir du modèle (allure ci-dessous) que je trouve sur wikipédia. Hélas ! Il ne semble pas fonctionner sur wikisource.<br />
<nowiki >{{Diagramme d'échecs</nowiki ><br />
<nowiki >|tright</nowiki ><br />
<nowiki >|</nowiki ><br />
<nowiki >|rd|nd|bd|qd|kd|bd|nd|rd</nowiki ><br />
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<nowiki >|rl|nl|bl|ql|kl|bl|nl|rl</nowiki ><br />
<nowiki >| Position au début du x{{e|me}} renvoy.</nowiki ><br />
<nowiki >}}</nowiki ><br />[[Utilisateur:Fabrice Dury|Fabrice Dury]] ([[Discussion utilisateur:Fabrice Dury|d]]) 2 juillet 2026 à 08:54 (UTC)
:Bonjour @[[Utilisateur:Fabrice Dury|Fabrice Dury]] : Personnellement, je n'irais pas jusque là, mais ça ne me dérange pas si tu veux le faire... [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 2 juillet 2026 à 11:13 (UTC)
== Avertissement ==
Sur [[L’Analyze des Échecs/Première PARTIE|cette page]], j’ai mis un « Avertissement wikisource ». Est-ce que cela répond bien à ton souhait ? [[Utilisateur:Fabrice Dury|Fabrice Dury]] ([[Discussion utilisateur:Fabrice Dury|d]]) 2 juillet 2026 à 22:03 (UTC)
:@[[Utilisateur:Fabrice Dury|Fabrice Dury]] : Oui, le principe de cet avertissement est très bien. Seule la formulation finale "et ne figurent pas dans les pages djvu." me semble être peu claire et à changer : par exemple "et ne figurent pas dans les pages ''individuelles''" ou "ne sont pas visibles en ''mode page''"... Je ne sais pas, mais la notion de "djvu" n'est compréhensible que des contributeurs avancés de Wikisource, et pas des visiteurs ou curieux qui tomberaient sur ce livre en cherchant sur le web... [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 2 juillet 2026 à 23:57 (UTC)
::{{merci}} pour ta modification : ça me va très bien comme ça ! {{sourire}}. [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 3 juillet 2026 à 08:07 (UTC)
== Version du texte avec notation algébrique et diagrammes ==
@[[Utilisateur:Fabrice Dury|Fabrice Dury]] : Pour info, il existe un fac-similé de ce même livre ré-édité ultérieurement avec "avec une nouvelle notation abrégée, et des planches où se trouve figurée la situation du jeu pour les renvois et les fins de parties" ici : https://archive.org/details/bub_gb_cikCAAAAYAAJ/mode/2up [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 3 juillet 2026 à 00:02 (UTC)
:@[[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]]. Bonjour. Merci pour ce signalement. Sur la question de la notation moderne et des diagrammes en début de renvois, cette édition 1803 constitue un cas flagrant de ce que les oulipiens appellent un « plagiat par anticipation » ! En outre, je vais disposer de quoi vérifier mes ajouts. Merci ! Cordialement. [[Utilisateur:Fabrice Dury|Fabrice Dury]] ([[Discussion utilisateur:Fabrice Dury|d]]) 3 juillet 2026 à 07:33 (UTC)
::@[[Utilisateur:Fabrice Dury|Fabrice Dury]] : Oui, c'est bien pour la vérification que je t’ai signalé cette édition {{clin}}--[[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 3 juillet 2026 à 08:08 (UTC)
== Editions ==
* [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1050358s Londres, 1749]
* [https://archive.org/details/bub_gb_cikCAAAAYAAJ/page/n7/mode/2up Paris, Chez Amand König, 1803]
* [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k3065054b.texteImage Paris, Chez Causette libraire, 1830]
[[Utilisateur:Fabrice Dury|Fabrice Dury]] ([[Discussion utilisateur:Fabrice Dury|d]]) 10 juillet 2026 à 22:01 (UTC)
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Fabrice Dury
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/* Editions */
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wikitext
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== Notation moderne ==
{{ping|Lorlam}} Je serais d'avis de compléter les indications des coups par leur notation moderne. Qu'en penses-tu ? Par exemple : on ajouterait e4-e5 sous le numéro 1. Je vais faire un essai dans ce sens. [[Utilisateur:Fabrice Dury|Fabrice Dury]] ([[Discussion utilisateur:Fabrice Dury|d]]) 24 juin 2026 à 12:44 (UTC)
:@[[Utilisateur:Fabrice Dury|Fabrice Dury]] : Pourquoi pas, mais à condition que les indications "modernes" soient assez "discrètes" pour que le visuel puisse rester fidèle à la présentation de l'ouvrage d'origine, et en montrant bien que ces indications sont des rajouts de Wikisource... mais si tu veux le faire pour tout le livre, ça me semble être un travail de titan !!! [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 24 juin 2026 à 12:53 (UTC)
::@[[Utilisateur:Fabrice Dury|Fabrice Dury]] : Après... je te laisse faire si tu en as envie, mais cela ne me semble pas forcément nécessaire... Au contraire, je n'ai pas encore essayé de retranscrire une partie, mais, ça m'amuserait de voir ce que ça donne ! {{sourire}} [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 24 juin 2026 à 13:04 (UTC)
:::@[[Utilisateur:Fabrice Dury|Fabrice Dury]] : J'ai vu ton rajout (1. e4 e5) => ça va très bien si tu veux faire comme ça... Par contre, si tu te lances, merci de ne le faire qu'après la validation des pages et pas à la correction des nouvelles pages... pour éviter de rajouter des informations qui compliqueraient la validation des pages à venir... {{sourire}} [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 24 juin 2026 à 14:20 (UTC)
::::@[[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] : D’accord. Finissons d’abord la validation sans les ajouts. Je vais simplement tester différentes options sur la même page. [[Utilisateur:Fabrice Dury|Fabrice Dury]] ([[Discussion utilisateur:Fabrice Dury|d]]) 24 juin 2026 à 14:36 (UTC)
== Transclusion du ſ ==
Le signe ſ est partout remplacé par un s. Peut-on corriger ? [[Utilisateur:Fabrice Dury|Fabrice Dury]] ([[Discussion utilisateur:Fabrice Dury|d]]) 24 juin 2026 à 14:58 (UTC)
:@[[Utilisateur:Fabrice Dury|Fabrice Dury]] : Moi je vois bien les "ſ"... mais il y a le modèle "Modernisation" sur les transclusions, ce qui "normalement" te donne le choix entre les orthographes "originales" ou "modernes" en haut de la page... Si tu as activité le gadget "Modernisation" dans tes préférences... tes problèmes de visualisation ne viendraient-ils pas de là ? [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 24 juin 2026 à 17:35 (UTC)
::@[[Utilisateur:Fabrice Dury|Fabrice Dury]] : Merci. En activant '''Orthographe originale''', le défaut persiste. Je chercherai plus tard la solution. [[Utilisateur:Fabrice Dury|Fabrice Dury]] ([[Discussion utilisateur:Fabrice Dury|d]]) 25 juin 2026 à 06:49 (UTC)
== Coups avec lettrines ==
{{ping|Lorlam}} La typographie de l'original n'est pas constante (il y a deux cas). Si on veut respecter la conformité, je propose ceci :
* Cas 1 (''Noir'' aligné avec ''Blanc'').
{| border=0|class="wikitable"
|-
| style="vertical-align:top;"|{{Em|2}}''Blanc''. || {{Lettrine|L|lignes=2}}E Pion de la Tour du Roi deux pas.
|}
{{Em|2}}''Noir''. etc.
* Cas 2 (''Noir'' aligné avec la lettrine).
{| border=0|class="wikitable"
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| style="vertical-align:top;"|{{Em|2}}''Blanc''. || {{Lettrine|L|lignes=2}}E Pion de la Tour du Roi deux pas.
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| || ''Noir''. etc.
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Qu'en penses-tu ? [[Utilisateur:Fabrice Dury|Fabrice Dury]] ([[Discussion utilisateur:Fabrice Dury|d]]) 29 juin 2026 à 12:45 (UTC)
:@[[Utilisateur:Fabrice Dury|Fabrice Dury]] : oui j'avais moi aussi constaté les deux cas... qui sont le plus souvent liés au fait que le commentaire du coup de blanc tienne sur une ligne ou bien deux lignes dans le fs... Personnellement, je proposerais bien d'uniformiser avec le cas 2... (sachant que les commentaires sur 2 lignes dans le fs tiennent souvent sur une seule ligne dans notre transcription) ; mais ça ne me choquerait pas que l'on puisse utiliser alternativement les cas 1 et 2 pour ressembler à la présentation du fs. [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 29 juin 2026 à 13:03 (UTC)
== Diagrammes ==
{{ping|Lorlam}} On pourrait compléter la version transcluse avec des diagrammes qui indiqueraient la position des pièces sur l’échiquier avant le début de chaque renvoy. Qu'en penses-tu ? J’ai fait un essai à partir du modèle (allure ci-dessous) que je trouve sur wikipédia. Hélas ! Il ne semble pas fonctionner sur wikisource.<br />
<nowiki >{{Diagramme d'échecs</nowiki ><br />
<nowiki >|tright</nowiki ><br />
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<nowiki >| Position au début du x{{e|me}} renvoy.</nowiki ><br />
<nowiki >}}</nowiki ><br />[[Utilisateur:Fabrice Dury|Fabrice Dury]] ([[Discussion utilisateur:Fabrice Dury|d]]) 2 juillet 2026 à 08:54 (UTC)
:Bonjour @[[Utilisateur:Fabrice Dury|Fabrice Dury]] : Personnellement, je n'irais pas jusque là, mais ça ne me dérange pas si tu veux le faire... [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 2 juillet 2026 à 11:13 (UTC)
== Avertissement ==
Sur [[L’Analyze des Échecs/Première PARTIE|cette page]], j’ai mis un « Avertissement wikisource ». Est-ce que cela répond bien à ton souhait ? [[Utilisateur:Fabrice Dury|Fabrice Dury]] ([[Discussion utilisateur:Fabrice Dury|d]]) 2 juillet 2026 à 22:03 (UTC)
:@[[Utilisateur:Fabrice Dury|Fabrice Dury]] : Oui, le principe de cet avertissement est très bien. Seule la formulation finale "et ne figurent pas dans les pages djvu." me semble être peu claire et à changer : par exemple "et ne figurent pas dans les pages ''individuelles''" ou "ne sont pas visibles en ''mode page''"... Je ne sais pas, mais la notion de "djvu" n'est compréhensible que des contributeurs avancés de Wikisource, et pas des visiteurs ou curieux qui tomberaient sur ce livre en cherchant sur le web... [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 2 juillet 2026 à 23:57 (UTC)
::{{merci}} pour ta modification : ça me va très bien comme ça ! {{sourire}}. [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 3 juillet 2026 à 08:07 (UTC)
== Version du texte avec notation algébrique et diagrammes ==
@[[Utilisateur:Fabrice Dury|Fabrice Dury]] : Pour info, il existe un fac-similé de ce même livre ré-édité ultérieurement avec "avec une nouvelle notation abrégée, et des planches où se trouve figurée la situation du jeu pour les renvois et les fins de parties" ici : https://archive.org/details/bub_gb_cikCAAAAYAAJ/mode/2up [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 3 juillet 2026 à 00:02 (UTC)
:@[[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]]. Bonjour. Merci pour ce signalement. Sur la question de la notation moderne et des diagrammes en début de renvois, cette édition 1803 constitue un cas flagrant de ce que les oulipiens appellent un « plagiat par anticipation » ! En outre, je vais disposer de quoi vérifier mes ajouts. Merci ! Cordialement. [[Utilisateur:Fabrice Dury|Fabrice Dury]] ([[Discussion utilisateur:Fabrice Dury|d]]) 3 juillet 2026 à 07:33 (UTC)
::@[[Utilisateur:Fabrice Dury|Fabrice Dury]] : Oui, c'est bien pour la vérification que je t’ai signalé cette édition {{clin}}--[[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 3 juillet 2026 à 08:08 (UTC)
== Editions ==
* [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1050358s Londres, 1749]
* [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k3065686c.texteImage Londres, Chez Elmsley, 1777]
* [https://archive.org/details/bim_eighteenth-century_analyse-du-jeu-des-chec_philidor-f-d-franco_1777/page/n1/mode/2up Londres 1778]
* [https://archive.org/details/bub_gb_cikCAAAAYAAJ/page/n7/mode/2up Paris, Chez Amand König, 1803]
* [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k3065054b.texteImage Paris, Chez Causette libraire, 1830]
[[Utilisateur:Fabrice Dury|Fabrice Dury]] ([[Discussion utilisateur:Fabrice Dury|d]]) 10 juillet 2026 à 22:01 (UTC)
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Fabrice Dury
1855
/* Editions */
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== Notation moderne ==
{{ping|Lorlam}} Je serais d'avis de compléter les indications des coups par leur notation moderne. Qu'en penses-tu ? Par exemple : on ajouterait e4-e5 sous le numéro 1. Je vais faire un essai dans ce sens. [[Utilisateur:Fabrice Dury|Fabrice Dury]] ([[Discussion utilisateur:Fabrice Dury|d]]) 24 juin 2026 à 12:44 (UTC)
:@[[Utilisateur:Fabrice Dury|Fabrice Dury]] : Pourquoi pas, mais à condition que les indications "modernes" soient assez "discrètes" pour que le visuel puisse rester fidèle à la présentation de l'ouvrage d'origine, et en montrant bien que ces indications sont des rajouts de Wikisource... mais si tu veux le faire pour tout le livre, ça me semble être un travail de titan !!! [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 24 juin 2026 à 12:53 (UTC)
::@[[Utilisateur:Fabrice Dury|Fabrice Dury]] : Après... je te laisse faire si tu en as envie, mais cela ne me semble pas forcément nécessaire... Au contraire, je n'ai pas encore essayé de retranscrire une partie, mais, ça m'amuserait de voir ce que ça donne ! {{sourire}} [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 24 juin 2026 à 13:04 (UTC)
:::@[[Utilisateur:Fabrice Dury|Fabrice Dury]] : J'ai vu ton rajout (1. e4 e5) => ça va très bien si tu veux faire comme ça... Par contre, si tu te lances, merci de ne le faire qu'après la validation des pages et pas à la correction des nouvelles pages... pour éviter de rajouter des informations qui compliqueraient la validation des pages à venir... {{sourire}} [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 24 juin 2026 à 14:20 (UTC)
::::@[[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] : D’accord. Finissons d’abord la validation sans les ajouts. Je vais simplement tester différentes options sur la même page. [[Utilisateur:Fabrice Dury|Fabrice Dury]] ([[Discussion utilisateur:Fabrice Dury|d]]) 24 juin 2026 à 14:36 (UTC)
== Transclusion du ſ ==
Le signe ſ est partout remplacé par un s. Peut-on corriger ? [[Utilisateur:Fabrice Dury|Fabrice Dury]] ([[Discussion utilisateur:Fabrice Dury|d]]) 24 juin 2026 à 14:58 (UTC)
:@[[Utilisateur:Fabrice Dury|Fabrice Dury]] : Moi je vois bien les "ſ"... mais il y a le modèle "Modernisation" sur les transclusions, ce qui "normalement" te donne le choix entre les orthographes "originales" ou "modernes" en haut de la page... Si tu as activité le gadget "Modernisation" dans tes préférences... tes problèmes de visualisation ne viendraient-ils pas de là ? [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 24 juin 2026 à 17:35 (UTC)
::@[[Utilisateur:Fabrice Dury|Fabrice Dury]] : Merci. En activant '''Orthographe originale''', le défaut persiste. Je chercherai plus tard la solution. [[Utilisateur:Fabrice Dury|Fabrice Dury]] ([[Discussion utilisateur:Fabrice Dury|d]]) 25 juin 2026 à 06:49 (UTC)
== Coups avec lettrines ==
{{ping|Lorlam}} La typographie de l'original n'est pas constante (il y a deux cas). Si on veut respecter la conformité, je propose ceci :
* Cas 1 (''Noir'' aligné avec ''Blanc'').
{| border=0|class="wikitable"
|-
| style="vertical-align:top;"|{{Em|2}}''Blanc''. || {{Lettrine|L|lignes=2}}E Pion de la Tour du Roi deux pas.
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{{Em|2}}''Noir''. etc.
* Cas 2 (''Noir'' aligné avec la lettrine).
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| || ''Noir''. etc.
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Qu'en penses-tu ? [[Utilisateur:Fabrice Dury|Fabrice Dury]] ([[Discussion utilisateur:Fabrice Dury|d]]) 29 juin 2026 à 12:45 (UTC)
:@[[Utilisateur:Fabrice Dury|Fabrice Dury]] : oui j'avais moi aussi constaté les deux cas... qui sont le plus souvent liés au fait que le commentaire du coup de blanc tienne sur une ligne ou bien deux lignes dans le fs... Personnellement, je proposerais bien d'uniformiser avec le cas 2... (sachant que les commentaires sur 2 lignes dans le fs tiennent souvent sur une seule ligne dans notre transcription) ; mais ça ne me choquerait pas que l'on puisse utiliser alternativement les cas 1 et 2 pour ressembler à la présentation du fs. [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 29 juin 2026 à 13:03 (UTC)
== Diagrammes ==
{{ping|Lorlam}} On pourrait compléter la version transcluse avec des diagrammes qui indiqueraient la position des pièces sur l’échiquier avant le début de chaque renvoy. Qu'en penses-tu ? J’ai fait un essai à partir du modèle (allure ci-dessous) que je trouve sur wikipédia. Hélas ! Il ne semble pas fonctionner sur wikisource.<br />
<nowiki >{{Diagramme d'échecs</nowiki ><br />
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<nowiki >| Position au début du x{{e|me}} renvoy.</nowiki ><br />
<nowiki >}}</nowiki ><br />[[Utilisateur:Fabrice Dury|Fabrice Dury]] ([[Discussion utilisateur:Fabrice Dury|d]]) 2 juillet 2026 à 08:54 (UTC)
:Bonjour @[[Utilisateur:Fabrice Dury|Fabrice Dury]] : Personnellement, je n'irais pas jusque là, mais ça ne me dérange pas si tu veux le faire... [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 2 juillet 2026 à 11:13 (UTC)
== Avertissement ==
Sur [[L’Analyze des Échecs/Première PARTIE|cette page]], j’ai mis un « Avertissement wikisource ». Est-ce que cela répond bien à ton souhait ? [[Utilisateur:Fabrice Dury|Fabrice Dury]] ([[Discussion utilisateur:Fabrice Dury|d]]) 2 juillet 2026 à 22:03 (UTC)
:@[[Utilisateur:Fabrice Dury|Fabrice Dury]] : Oui, le principe de cet avertissement est très bien. Seule la formulation finale "et ne figurent pas dans les pages djvu." me semble être peu claire et à changer : par exemple "et ne figurent pas dans les pages ''individuelles''" ou "ne sont pas visibles en ''mode page''"... Je ne sais pas, mais la notion de "djvu" n'est compréhensible que des contributeurs avancés de Wikisource, et pas des visiteurs ou curieux qui tomberaient sur ce livre en cherchant sur le web... [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 2 juillet 2026 à 23:57 (UTC)
::{{merci}} pour ta modification : ça me va très bien comme ça ! {{sourire}}. [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 3 juillet 2026 à 08:07 (UTC)
== Version du texte avec notation algébrique et diagrammes ==
@[[Utilisateur:Fabrice Dury|Fabrice Dury]] : Pour info, il existe un fac-similé de ce même livre ré-édité ultérieurement avec "avec une nouvelle notation abrégée, et des planches où se trouve figurée la situation du jeu pour les renvois et les fins de parties" ici : https://archive.org/details/bub_gb_cikCAAAAYAAJ/mode/2up [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 3 juillet 2026 à 00:02 (UTC)
:@[[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]]. Bonjour. Merci pour ce signalement. Sur la question de la notation moderne et des diagrammes en début de renvois, cette édition 1803 constitue un cas flagrant de ce que les oulipiens appellent un « plagiat par anticipation » ! En outre, je vais disposer de quoi vérifier mes ajouts. Merci ! Cordialement. [[Utilisateur:Fabrice Dury|Fabrice Dury]] ([[Discussion utilisateur:Fabrice Dury|d]]) 3 juillet 2026 à 07:33 (UTC)
::@[[Utilisateur:Fabrice Dury|Fabrice Dury]] : Oui, c'est bien pour la vérification que je t’ai signalé cette édition {{clin}}--[[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 3 juillet 2026 à 08:08 (UTC)
== Editions ==
* [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1050358s Londres, 1749]
* [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k3065686c.texteImage Londres, Chez Elmsley, 1777]
* [https://archive.org/details/bim_eighteenth-century_analyse-du-jeu-des-chec_philidor-f-d-franco_1777/page/n1/mode/2up Londres 1778]
* [https://archive.org/details/bub_gb_cikCAAAAYAAJ/page/n7/mode/2up Paris, Chez Amand König, 1803]
* [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k3065054b.texteImage Paris, Chez Causette libraire, 1830]
* [https://bm.mairie-belfort.fr/default/lanalyze-des-echecs-de-philidor.aspx?_lg=fr-FR La Bibliothèque municipale de Belfort] cite un grand nombre d'éditions.
[[Utilisateur:Fabrice Dury|Fabrice Dury]] ([[Discussion utilisateur:Fabrice Dury|d]]) 10 juillet 2026 à 22:01 (UTC)
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Page:Œuvres philosophiques de Leibniz, Alcan, 1900, tome 2.djvu/220
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<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" />{{nr|218|ESSAIS DE THÉODICÉE}}</noinclude>telle ou telle grandeur. Ce décret serait inutile, il porterait avec soi
ce qui en empêcherait l’effet. Ce serait autre chose, si Dieu décernait
de tirer d’un point donné une ligne droite, jusqu’à une autre ligne
droite donnée, sans qu’il y eût aucune détermination de l’angle, ni
dans le décret, ni dans ses circonstances ; car en ce cas, la détermination
viendrait de la nature de la chose, la ligne serait perpendiculaire,
et l’angle serait droit, puisqu’il n’y a que cela qui soit déterminé,
et qui se distingue. C’est ainsi qu’il faut concevoir la création
du meilleur de tous les univers possibles, d’autant plus que Dieu ne
décerne pas seulement de créer un univers, mais qu’il décerne
encore de créer le meilleur de tous ; car il ne décerne point sans
connaître, et il ne fait point de décrets détachés, qui ne seraient que
des volontés antécédentes, que nous avons assez expliquées et distinguées
des véritables décrets.
{{ancre|p197}}197. {{M.}} Diroys<ref>{{sc|Diroys}} (François) accompagne à Rome le cardinal d’Estrées en{{lié}}1672, mort en{{lié}}1691. — Il a écrit : ''Preuves et préjugés pour la religion chrétienne et catholique contre les fausses religions'', Paris, 1683. — {{abr|P.{{lié}}J.|Paul Janet}}</ref>, que j’ai connu à Rome, théologien de {{M.|le}} cardinal d’Estrées<ref>D’{{sc|Estrées}} (cardinal), né à Paris en{{lié}}1628, mort en la même ville en{{lié}}1714. Il fut ambassadeur à Rome, et concourut aux élections de quatre papes. Ses ''Négociations à Rome'' (1672-1687) sont conservées à la Bibliothèque nationale. — {{abr|P.{{lié}}J.|Paul Janet}}</ref>, a fait un livre intitulé ''Preuves et Préjugés pour la religion chrétienne'', publié à Paris l’an{{lié}}1683. {{M.|Bayle}} (''{{abr|Rép. au Provinc.|Réponses aux questions d’un Provincial}}'', {{chap.}}{{rom|clxv}}, {{pg|1058}}, {{t.}}{{rom-maj|III}}) en rapporte l’objection
qu’il se fait. « Il y a encore une difficulté, dit-il, à laquelle il n’est
pas moins important de satisfaire qu’aux précédentes, puisqu’elle
fait plus de peine à ceux qui jugent des biens et des maux par des
considérations fondées sur les maximes les plus pures et les plus
élevées. C’est que Dieu étant la sagesse et la bonté souveraine, il
leur semble qu’il devrait faire toutes choses comme les personnes
sages et vertueuses souhaiteraient qu’elles se fissent, suivant les
règles de sagesse et de bonté que Dieu leur a imprimées, et
comme ils seraient obligés de les faire eux-mêmes, si elles dépendaient
d’eux. Ainsi voyant que les affaires du monde ne vont pas
si bien qu’elles pourraient aller à leur avis, et qu’elles iraient s’ils
s’en mêlaient, ils concluent que Dieu qui est infiniment meilleur et
plus sage qu’eux, ou plutôt la sagesse et la bonté même, ne s’en
mêle point. »
{{ancre|p197}}198. {{M.}} Diroys dit de bonnes choses là-dessus, que je ne répète<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Œuvres philosophiques de Leibniz, Alcan, 1900, tome 2.djvu/221
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<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" />{{nr||LA BONTÉ DE DIEU, LA LIBERTÉ DE L’HOMME, ETC. 2{{e}} PARTIE|219}}</noinclude>point, puisque nous avons assez satisfait à l’objection en plus d’un
endroit, et ç’a été le principal but de tout notre discours. Mais il
avance quelque chose dont je ne saurais demeurer d’accord. Il
prétend que l’objection prouve trop. Il faut encore mettre ses propres
paroles, avec {{M.|Bayle}}, {{pg|1059}}. « S’il n’est pas convenable à la
sagesse et à la bonté souveraine de ne faire pas ce qui est meilleur
et plus parfait, il s’ensuit que tous les êtres sont éternellement,
immuablement et essentiellement aussi parfaits et aussi bons qu’ils
puissent être, puisque rien ne peut changer, qu’en passant ou
d’un état moins bon à un meilleur, ou d’un meilleur à un moins
bon. Or cela ne peut arriver, s’il ne convient pas à Dieu de ne
point faire ce qui est meilleur et plus parfait, lorsqu’il le peut :
il faudra donc que tous les êtres soient éternellement et essentiellement remplis d’une connaissance et d’une vertu aussi parfaite
que Dieu puisse leur donner. Or tout ce qui est éternellement et
essentiellement aussi parfait que Dieu le puisse faire, procède
essentiellement de lui ; en un mot, est éternellement et essentiellement bon comme lui, et par conséquent il est Dieu comme lui.
Voilà où va cette maxime, qu’il répugne à la justice et à la bonté
souveraine de ne faire pas les choses aussi bonnes et aussi
parfaites qu’elles puissent être. Car il est essentiel à la sagesse et à la
bonté essentielle d’éloigner tout ce qui lui répugne absolument. Il
faut donc établir comme une première vérité touchant la conduite
de Dieu à l’égard des créatures, qu’il n’y a rien qui répugne à cette
bonté et à cette sagesse de faire des choses moins parfaites qu’elles
ne pourraient être ni de permettre que les biens qu’elle a produits,
ou cessent entièrement d’être ou se changent et s’altèrent ;
puisqu’il ne répugne pas à Dieu qu’il y ait d’autres êtres que lui,
c’est-à-dire des êtres qui puissent n’être pas ce qu’ils sont, et ne
faire pas ce qu’ils font, ou faire ce qu’ils ne font pas. »
{{ancre|p199}}199. {{M.}} Bayle traite cette réponse de pitoyable, mais je trouve
que ce qu’il lui oppose est embarrassé. {{M.|Bayle}} veut que ceux qui
sont pour les deux principes se fondent principalement sur la supposition
de la souveraine liberté de Dieu ; car s’il était nécessité à
produire tout ce qu’il peut, il produirait aussi les péchés et les douleurs :
ainsi les dualistes ne pourraient rien tirer de l’existence du
mal contre l’unité de principe, si ce principe était autant porté au
mal qu’au bien. Mais c’est en cela que {{M.|Bayle}} porte la notion de la
liberté trop loin : car quoique Dieu soit souverainement libre, il ne<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" />{{nr|220|ESSAIS DE THÉODICÉE}}</noinclude>s’ensuit point qu’il soit dans une indifférence d’équilibre ; et quoiqu’il
soit incliné à agir, il ne s’ensuit point qu’il soit nécessité par
cette inclination à produire tout ce qu’il peut. Il ne produira que ce
qu’il veut, car son inclination le porte au bien. Nous convenons de
la souveraine liberté de Dieu ; mais nous ne la confondons pas
avec l’indifférence d’équilibre, comme s’il pouvait agir sans raison.
{{M.|Diroys}} conçoit donc que les dualistes, en voulant que le bon principe
unique ne produise aucun mal, demandent trop ; car, par la
même raison, ils devraient aussi demander, selon lui, qu’il produisît
le plus grand bien, le moindre bien étant une espèce de mal. Je tiens
que les dualistes ont tort à l’égard du premier point, et qu’ils auraient
raison à l’égard du second, où {{M.|Diroys}} les blâme sans sujet ; ou
plutôt qu’on peut concilier le mal ou le moins bon dans quelques
parties, avec le meilleur dans le tout. Si les dualistes demandaient
que Dieu fît le meilleur, ils ne demanderaient rien de trop. Ils se
trompent plutôt en prétendant que le meilleur dans le tout soit
exempt de mal dans les parties ; et qu’ainsi ce que Dieu a fait n’est
point le meilleur.
{{ancre|p200}}200. Mais {{M.}} Diroys prétend que si Dieu produit toujours le
meilleur, il produira d’autres dieux ; autrement chaque substance
qu’il produirait ne serait point la meilleure ni la plus parfaite. Mais il se
trompe, faute de considérer l’ordre et la liaison des choses. Si chaque
substance prise à part était parfaite, elles seraient toutes semblables ;
ce qui n’est point convenable ni possible. Si c’étaient des dieux, il
n’aurait pas été possible de les produire. Le meilleur système des
choses ne contiendra donc point de dieux ; il sera toujours un système
de corps (c’est-à-dire de choses rangées selon les lieux et les
temps) et d’âmes qui représentent et aperçoivent les corps, et suivant
lesquelles les corps sont gouvernés en bonne partie. Et comme
le dessein d’un bâtiment peut être le meilleur de tous par rapport
au but, à la dépense et aux circonstances ; et comme un arrangement
de quelques corps figurés qu’on vous donne peut être le
meilleur qu’on puisse trouver ; il est aisé de concevoir de même
qu’une structure de l’univers peut être la meilleure de toutes, sans
qu’il devienne un Dieu. La liaison et l’ordre des choses fait que le
corps de tout animal et de toute plante est composé d’autres animaux
et d’autres plantes, ou d’autres êtres vivants et organiques ; et que
par conséquent il y ait de la subordination, et qu’un corps, une substance
serve à l’autre : ainsi leur perfection ne saurait être égale.<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" />{{nr||LA BONTÉ DE DIEU, LA LIBERTÉ DE L’HOMME, ETC. 2{{e}} PARTIE|221}}</noinclude><nowiki/>
{{ancre|p201}}201. Il paraît à {{M.|Bayle}} ({{pg|1063}}) que {{M.|Diroys}} a confondu deux propositions différentes ; l’une, que Dieu doit faire toutes choses
comme des personnes sages et vertueuses souhaiteraient qu’elles se
fissent, suivant les règles de sagesse et de bonté que Dieu leur a
imprimées, et comme ils seraient obligés de les faire eux-mêmes, si
elles dépendaient d’eux ; et l’autre, qu’il n’est pas convenable à la
sagesse et à la bonté souveraine de ne faire pas ce qui est meilleur
et plus parfait. {{M.|Diroys}} (au jugement de {{M.|Bayle}}) s’objecte la
première proposition, et répond à la seconde. Mais il a raison en cela,
ce me semble : car ces deux propositions sont liées, la seconde est
une suite de la première ; faire moins de bien qu’on ne pouvait est
manquer contre la sagesse ou contre la bonté. Être le meilleur, et
être désiré par les plus vertueux et les plus sages est la même {{corr|chose|chose.}}
Et l’on peut dire que si nous pouvions entendre la structure et l’économie
de l’univers, nous trouverions qu’il est fait et gouverné
comme les plus sages et les plus vertueux le pourraient souhaiter,
Dieu ne pouvant manquer de faire ainsi. Cependant cette nécessité
n’est que morale : et j’avoue que si Dieu était nécessité par une nécessité métaphysique à produire ce qu’il fait, il produirait tous les possibles,
ou rien ; et dans ce sens, la conséquence de {{M.|Bayle}} serait
fort juste. Mais comme tous les possibles ne sont point compatibles
entre eux dans une même suite d’univers, c’est pour cela même que
tous les possibles ne sauraient être produits, et qu’on peut dire que
Dieu n’est point nécessité, métaphysiquement parlant, à la création
de ce monde. L’on peut dire qu’aussitôt que Dieu a décerné de créer
quelque chose, il y a un combat entre tous les possibles, tous prétendant à
l’existence ; et que ceux qui joints ensemble produisent le
plus de réalité, le plus de perfection, le plus d’intelligibilité, l’emportent.
Il est vrai que tout ce combat ne peut être qu’idéal, c’est-à-dire
il ne peut être qu’un conflit de raisons dans l’entendement le
plus parfait, qui ne peut manquer d’agir de la manière la plus
parfaite, et par conséquent de choisir le mieux. Cependant Dieu est
obligé, par une nécessité morale, à faire les choses en sorte qu’il ne
se puisse rien de mieux : autrement non seulement d’autres auraient
sujet de critiquer ce qu’il fait, mais, qui plus est, il s’en reprocherait
l’imperfection ; ce qui est contre la souveraine félicité de la nature
divine. Ce sentiment continuel de sa propre faute ou imperfection lui
serait une source inévitable de chagrins, comme {{M.|Bayle}} le dit dans
une autre occasion ({{pg|953}}).<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" />{{nr|222|ESSAIS DE THÉODICÉE}}</noinclude><nowiki/>
{{ancre|p202}}202. L’argument de {{M.|Diroys}} suppose faux, lorsqu’il dit que rien
ne peut changer qu’en passant d’un état moins bon à un meilleur,
ou d’un meilleur à un moins bon ; et qu’ainsi, si Dieu fait le meilleur,
ce produit ne saurait être changé : que ce serait une substance éternelle,
un dieu. Mais je ne vois point pourquoi une chose ne puisse
changer d’espèce par rapport au bien et au mal, sans en changer le
degré. En passant du plaisir de la musique à celui de la peinture, ou
''vice versa'' du plaisir des yeux à celui des oreilles, le degré des
plaisirs pourra être le même, sans que le dernier ait pour lui d’autre
avantage que celui de la nouveauté. S’il se faisait la quadrature du
cercle, ou, pour parler de même, la circulature du carré, c’est-à-dire
si le cercle était changé en carré de la même grandeur, ou le carré
en cercle, il serait difficile de dire, parlant absolument, sans avoir
égard à quelque usage particulier, si l’on aurait gagné ou perdu.
Ainsi le meilleur peut être changé en un autre qui ne lui cède point
et qui ne le surpasse point : mais il y aura toujours entre eux un
ordre et le meilleur ordre qui soit possible. Prenant toute la suite
des choses, le meilleur n’a point d’égal ; mais une partie de la suite
peut être égalée par une autre partie de la même suite. Outre qu’on
pourrait dire que toute la suite des choses à l’infini peut être la
meilleure qui soit possible, quoique ce qui existe par tout l’univers
dans chaque partie du temps ne soit pas le meilleur. Il se pourrait
donc que l’univers allât toujours de mieux en mieux, si telle était la
nature des choses qu’il ne fût point permis d’atteindre au meilleur
d’un seul coup. Mais ce sont des problèmes dont il nous est difficile
de juger.
{{ancre|p203}}203. {{M.}} Bayle dit ({{pg|1064}}) que la question, si Dieu a pu faire des choses plus accomplies qu’il ne les a faites, est aussi très difficile, et
que les raisons du pour et du contre sont très fortes. Mais c’est, à
mon avis, autant que si on mettait en question si les actions de Dieu
sont conformes à la plus parfaite sagesse ou la plus grande bonté.
C’est une chose bien étrange, qu’en changeant un peu les termes,
on rend douteux ce qui bien entendu est le plus clair du monde.
Les raisons contraires sont de nulle force, n’étant fondées que sur
l’apparence des défauts ; et l’objection de {{M.|Bayle}}, qui tend à
prouver que la loi du meilleur imposerait à Dieu une véritable nécessité
métaphysique, n’est qu’une illusion qui vient de l’abus des termes.
{{M.|Bayle}} avait été d’un autre sentiment autrefois, quand il applaudissait à celui du {{R. P.|Malebranche}}, assez approchant du mien<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Œuvres philosophiques de Leibniz, Alcan, 1900, tome 2.djvu/225
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" />{{nr||LA BONTÉ DE DIEU, LA LIBERTÉ DE L’HOMME, ETC. 2{{e}} PARTIE|223}}</noinclude>sur ce sujet. Mais {{M.|Arnauld}} ayant écrit contre ce Père{{corr|.|,}} {{M.|Bayle}}
a changé d’opinion, et je m’imagine que son penchant à douter, qui
s’est augmenté en lui avec l’âge, y a contribué{{corr|,|.}} {{M.|Arnauld}} a été un
grand homme, sans doute, et son autorité est d’un grand poids : il a
fait plusieurs bonnes remarques dans ses écrits contre le {{P.|Malebranche}},
mais il n’a pas eu raison de combattre ce que ce Père a dit
d’approchant de ce que nous disons de la règle du meilleur.
{{ancre|p204}}204. L’excellent auteur de la ''Recherche de la Vérité'', ayant passé
de la philosophie à la théologie, publia enfin un fort beau traité de la
nature et de la grâce ; il y fit voir à sa manière, comme {{M.|Bayle}}
l’a expliqué dans ses ''Pensées diverses sur les comètes'' (ch.{{lié}}{{rom|ccxxxiv}}), que les événements qui naissent de l’exécution des lois générales ne
sont point l’objet d’une volonté particulière de Dieu. Il est vrai que
quand on veut une chose, on veut aussi en quelque façon {{corr|tous|tout}} ce
qui y est nécessairement attaché ; et par conséquent Dieu ne saurait
vouloir les lois générales, sans vouloir aussi en quelque façon
tous les effets particuliers qui en doivent naître nécessairement ;
mais il est toujours vrai qu’on ne veut pas ces événements particuliers
à cause d’eux-mêmes ; et c’est ce qu’on entend, en disant qu’on
ne les veut pas par une volonté particulière et directe. Il n’y a point
de doute que quand Dieu s’est déterminé à agir au dehors, il n’ait
fait choix d’une manière d’agir qui fût digne de l’être souverainement
parfait, c’est-à-dire qui fût infiniment simple et uniforme, et
néanmoins d’une fécondité infinie. On peut même s’imaginer que
cette manière d’agir par des volontés générales lui a paru préférable,
quoiqu’il en dût résulter quelques événements superflus, et même
mauvais en les prenant à part, (c’est ce que j’ajoute), à une autre
manière plus composée et plus régulière, selon ce Père. Rien n’est
plus propre que cette supposition (au sentiment de {{M.|Bayle}}, lorsqu’il
écrivait ses ''Pensées sur les comètes''), à résoudre mille difficultés
qu’on fait contre la Providence divine. « Demander à Dieu,
dit-il, pourquoi il a fait des choses qui servent à rendre les hommes
plus méchants, ce serait demander pourquoi Dieu a exécuté son
plan, qui ne peut être qu’infiniment beau, par les voies les plus
simples et les plus uniformes, et pourquoi, par une complication
de décrets qui s’entrecoupassent incessamment, il n’a point empêché
le mauvais usage du libre arbitre de l’homme. » Il ajoute, que
« les miracles, étant des volontés particulières, doivent avoir une fin
digne de Dieu. »<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Société Saint-Jean-Baptiste - Au pays de l'érable (quatrième concours littéraire), 1919.djvu/83
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Raymonde Lanthier
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Raymonde Lanthier" />{{nr||LE RETOUR AU FOYER|75|b=<hr/>}}</noinclude>autour de cet âtre ? Il fut un temps où nous étions une vingtaine, pour le moins.
— Et maintenant, il n’y a plus que vous et moi, grand’mère !
— Oui, mon enfant, le bon Dieu a oublié la vieille branche desséchée à côté de la petite feuille qui sort du bourgeon. Que son saint nom soit béni !
— Grand’mère, je voudrais prier, mais je ne puis, avoua humblement Marie-Anne.
— Ah ! si ton pauvre grand’père était encore de ce monde, il te dirait le ''Chant des Trépassés'' qu’il avait coutume de chanter, le soir de la Toussaint, car c’était un homme de foi, et la prière alors, de tes lèvres jaillirait comme de terre une source limpide.
— Chantez-le-moi, vous, grand’mère, demanda Marie-Anne. Cela vous rappellera les autres veillées où vous aviez tous vos enfants autour de vous.
— Eh ! bien, ma fille, écoute.
<includeonly>{{Img float
| file=Société Saint-Jean-Baptiste - Au pays de l'érable (quatrième concours littéraire), 1919 (page 82 crop).jpg
| width = 480px
| align = center
| m = 2em
|cap = {{t|''… et ses vieux doigts ridés tenaient encore les grains en buis de son rosaire.''<noinclude> (''{{pg|77}}'')</noinclude>|90}}
}}</includeonly>
Et la vieille Pauline chanta, elle chanta d’une voix chevrotante et cassée, en se signant à certains passages. :
{{il|0.5}}
{{pom|Bonne santé, à vous gens de cette maison ;
Bonheur et joie de grand cœur nous vous souhaitons.|ds}}<noinclude>
<references/></noinclude>
tm08nbnzwg01ys60xfofw3lobfxf8sg
Livre:Ferrier - L Heritage Tome 1.djvu
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|Tomes=[[Livre:Ferrier - L Heritage Tome 1.djvu|Tome 1]], [[Livre:Ferrier - L Heritage Tome 2.djvu|tome 2]], [[Livre:Ferrier - L Heritage Tome 3.djvu|tome 3]], [[Livre:Ferrier - L Heritage Tome 4.djvu|tome 4]], [[Livre:Ferrier - L Heritage Tome 5.djvu|tome 5]].
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>tress Saint-Clair en frissonnant et en serrant
sa pelisse autour d’elle.
— Vous êtes bien pâle, maman, dit
Gertrude ; et, quant à moi, j’avoue que je
n’ai jamais eu si froid. Et, pendant qu’elle
fermoit les glaces de la voiture, le valet et
la femme de chambre qu’elles avoient
{{corr|amenés la|amenés de}} France, et qui étoient dans
le ''dicky''<ref >
Espèce de cabriolet tenant au devant des
voitures de voyage, et destiné aux domestiques{{corr||.}}
</ref>, se regardoient l’un l’autre,
et sembloient se dire : — ''Qu’est-ce que cela ?''
Le postillon paroissoit penser de même,
car il arrêta un instant pour jeter sur ses
épaules une grande redingote garnie de
nombreux collets, qu’il boutonna jusqu’au
menton, après quoi il se remit en route
d’un air qui sembloit défier les élémens.
L’air se {{corr|réfroidit|refroidit}} encore davantage ; le
brouillard devint plus épais ; les cris des
oiseaux de mer redoublèrent ; enfin une
grêle affreuse tombant avec violence, et<noinclude>
<references/></noinclude>
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Sapcal22
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>poussée par le vent, menaçoit de briser
les glaces de la voiture. L’intrépide postillon
fut forcé de courber la tête sous l’orage,
et il fouetta ses chevaux, comme
pour chercher à échapper à la fureur de
la tempête.
— Voilà donc l’Écosse ! et nous sommes
au mois de mai ! s’écria mistress Saint-Clair
d’un air de dépit, en regardant les champs
blanchis par la grêle amoncelée, tandis
que ses pensées se reportoient vers le ciel
souriant et le zéphir {{corr|printannier|printanier}} du sud de
la France.
— Je conviens que l’Écosse nous accueille
un peu rudement, lui dit sa fille ;
mais heureusement je ne suis pas superstitieuse,
et voyez, elle commence déjà à
nous sourire.
Effectivement les nuages se dispersoient
déjà ; au bout de quelques minutes le soleil
brilla de tout son éclat, et s’arma de toute
sa chaleur ; la grêle qui couvroit la terre
en disparut ; l’alouette s’éleva vers le ciel
{{corr|eu|en}} entonnant un chant joyeux ; les oiseaux<noinclude>
<references/></noinclude>
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Sapcal22
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/* Corrigée */
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>diversifiés. En quelques endroits ils étoient
couverts d’arbres qui commençoient à se
revêtir de la première parure du printemps.
La teinte pâle du peuplier et le vert
tendre du laryx se marioient à la feuille
rougeâtre du chêne, et au bouton brun du
sycomore qui s’entr’ouvroit à peine. Ailleurs
des rochers à tête grise s’élevoient
au milieu des lichens et des plantes grimpantes,
qui les couvroient comme un {{corr|vêtetement|vêtement}}
de diverses couleurs, et la rose
sauvage les ornoit de sa beauté passagère.
Un peu plus loin, les bords devenoient
moins escarpés, et descendoient vers la
rivière par une pente douce, couverte
d’une belle verdure. Les seuls sons qui se
mêlassent au murmure des eaux étoient le
chant joyeux du merle, le roucoulement
plaintif du ramier, et le cri sauvage, mais
non discordant du coucou. Gertrude regardoit
avec extase tout ce qui l’entouroit ; son
cœur se gonfloit de plaisir en songeant
qu’elle étoit destinée à posséder un jour ce
beau paysage, et un sentiment vague d’a-<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Ferrier - L Heritage Tome 1.djvu/45
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/* Corrigée */
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>troisième fois, sans s’en apercevoir. Enfin
elle prenoit soin, comme si c’eût été son
enfant, d’un petit chien hargneux, d’une
graisse monstrueuse, et sujet à des attaques
d’épilepsie. Sa manie étoit d’assommer de
questions tous ceux qu’elle voyoit, et qui
souvent ne se donnoient pas la peine d’y
répondre.
Nos voyageuses ne virent ce soir que
ces deux membres de la famille Rossville,
mais le comte les informa que deux de ses
neveux étoient en visite dans le voisinage,
et qu’on pouvoit s’attendre à les voir le
lendemain.
— Puisque vous voilà maintenant, Madame,
dit-il en s’adressant à mistress
Saint-Clair, incorporée en quelque sorte
à la famille de Rossville, il est expédient
et convenable que vous en connoissiez
tous les membres. Je ne veux point parler
ici de cette connoissance qu’on acquiert
par une fréquentation personnelle, mais
de celle qu’on peut devoir à une opinion
préexistante, fondée sur l’expérience de<noinclude>
<references/></noinclude>
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L’Héritage (Ferrier)/Texte entier
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{{Modernisation|
*accens: accents
*s accommoderoit: s’accommoderait
*j aimerois: j’aimerais
*très attrayans: très attrayants
*avoit: avait
*chagrinoit: chagrinait
*chalans: chalands
*claquoient: claquaient
*concertoient: concertaient
*connoissoit: connaissait
*connoître: connaître
*créoit: créait
*crême: crème
*croassemens: croassements
*croiroit: croirait
*débitoit: débitait
*déjeunoit: déjeunait
*demandoit: demandait
*dispersoient: dispersaient
*doroient: doraient
*étoit: était
*falloit: fallait
*figuroient: figuraient
*foiblesse: faiblesse
*frayoient: frayaient
*garnissoient: garnissaient
*impertinens: impertinents
*s inquiétoit: s’inquiétait
*l interrogeoient: l'interrogeaient
*jappemens: jappements
*jeterez: jetterez
*mugissemens: mugissements
*occupoit: occupait
*ornoient: ornaient
*parierois: parierais
*parloit: parlait
*passoit: passait
*pataugeoient: pataugeaient
*pensoit: pensait
*pourroit: pourrait
*pourrois je: pourrais-je
*pouvoit: pouvait
*reconnoître: reconnaître
*recueilloit: recueillait
*remplissoient: remplissaient
*renseignemens: renseignements
*retentissoient: retentissaient
*sauroit: saurait
*suivroient: suivraient
*scioit: sciait
*Seroit ce: Serait-ce
*suffisoit: suffisait
*tâcherois: tâcherais
*venoit: venait
*vivifioit: vivifiait
*voudrois: voudrais
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{{Modernisation|
*accens: accents
*s accommoderoit: s’accommoderait
*j aimerois: j’aimerais
*assomante: assommante
*très attrayans: très attrayants
*avoit: avait
*badigeonée: badigeonnée
*bavardoit: bavardait
*chagrinoit: chagrinait
*chalans: chalands
*claquoient: claquaient
*concertoient: concertaient
*connoissoit: connaissait
*connoître: connaître
*créoit: créait
*crême: crème
*croassemens: croassements
*croiroit: croirait
*débitoit: débitait
*décoroient: décoraient
*défrichoit: défrichait
*déjeunoit: déjeunait
*demandoit: demandait
*dispersoient: dispersaient
*doroient: doraient
*étoit: était
*falloit: fallait
*figuroient: figuraient
*foiblesse: faiblesse
*frayoient: frayaient
*garnissoient: garnissaient
*gesticuloit: gesticulait
*grand chose: grand-chose
*impertinens: impertinents
*s inquiétoit: s’inquiétait
*l interrogeoient: l'interrogeaient
*jappemens: jappements
*jeterez: jetterez
*mugissemens: mugissements
*occupoit: occupait
*offrirois: offrirais
*ornoient: ornaient
*parierois: parierais
*parloit: parlait
*passoit: passait
*pataugeoient: pataugeaient
*pensoit: pensait
*pourroit: pourrait
*pourrois je: pourrais-je
*pouvoit: pouvait
*rappeloient: rappelaient
*reconnoître: reconnaître
*recueilloit: recueillait
*relevoient: relevaient
*remplissoient: remplissaient
*renseignemens: renseignements
*réparoit: réparait
*retentissoient: retentissaient
*sauroit: saurait
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*Seroit ce: Serait-ce
*songerois: songerais
*suffisoit: suffisait
*suivroient: suivraient
*survivoit: survivait
*tâcherois: tâcherais
*théyère: théière
*toléroit: tolérait
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{{Modernisation|
*accens: accents
*s accommoderoit: s’accommoderait
*j aimerois: j’aimerais
*s arracheroient: s’arracheraient
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*très attrayans: très attrayants
*attrayans: attrayants
*avoit: avait
*badigeonée: badigeonnée
*bavardoit: bavardait
*chagrinoit: chagrinait
*chalans: chalands
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*défrichoit: défrichait
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*étoit: était
*falloit: fallait
*figuroient: figuraient
*foiblesse: faiblesse
*frayoient: frayaient
*garnissoient: garnissaient
*gesticuloit: gesticulait
*grand chose: grand-chose
*impertinens: impertinents
*s inquiétoit: s’inquiétait
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*jappemens: jappements
*jeterez: jetterez
*mugissemens: mugissements
*occasionant: occasionnant
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*retentissoient: retentissaient
*sauroit: saurait
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*scioit: sciait
*Seroit ce: Serait-ce
*songerois: songerais
*suffisoit: suffisait
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*survivoit: survivait
*tâcherois: tâcherais
*théyère: théière
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text/x-wiki
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{{Modernisation|
*accens: accents
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*j aimerois: j’aimerais
*allégeoit: allégeait
*s arracheroient: s’arracheraient
*d à parte: d’aparté
*assomante: assommante
*très attrayans: très attrayants
*attrayans: attrayants
*avoit: avait
*badigeonée: badigeonnée
*bavardoit: bavardait
*chagrinoit: chagrinait
*chalans: chalands
*claquoient: claquaient
*comprendroient: comprendraient
*concertoient: concertaient
*connoissoit: connaissait
*connoître: connaître
*créoit: créait
*crême: crème
*croassemens: croassements
*croiroit: croirait
*débitoit: débitait
*décoroient: décoraient
*défrichoit: défrichait
*déjeunoit: déjeunait
*demandoit: demandait
*dispersoient: dispersaient
*doroient: doraient
*édifians: édifiants
*étoit: était
*s égaroit: s’égarait
*faciliteroit: faciliterait
*falloit: fallait
*figuroient: figuraient
*foiblesse: faiblesse
*frayoient: frayaient
*garnissoient: garnissaient
*gâtoit: gâtait
*gesticuloit: gesticulait
*grand chose: grand-chose
*impertinens: impertinents
*s inquiétoit: s’inquiétait
*inspiroit: inspirait
*l interrogeoient: l'interrogeaient
*jappemens: jappements
*jeterez: jetterez
*maririez vous: marieriez-vous
*mugissemens: mugissements
*occasionant: occasionnant
*occupoit: occupait
*offrirois: offrirais
*ornoient: ornaient
*parierois: parierais
*parloit: parlait
*passoit: passait
*pataugeoient: pataugeaient
*pensoit: pensait
*piquoient: piquaient
*pourroit: pourrait
*pourrois je: pourrais-je
*pouvoit: pouvait
*rappeloient: rappelaient
*reconnoître: reconnaître
*recueilloit: recueillait
*regarderois: regarderais
*relevoient: relevaient
*remplissoient: remplissaient
*renseignemens: renseignements
*réparoit: réparait
*rétabliroit: rétablirait
*retentissoient: retentissaient
*sauroit: saurait
*schal: châle
*scioit: sciait
*sentiroient: sentiraient
*Seroit ce: Serait-ce
*songerois: songerais
*suffisoit: suffisait
*suivroient: suivraient
*survivoit: survivait
*tâcherois: tâcherais
*théyère: théière
*toléroit: tolérait
*tremblottante: tremblotante
*trempoient: trempaient
*venoit: venait
*vigilans: vigilants
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Discussion:L’Héritage (Ferrier)
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wikitext
text/x-wiki
==Présentations==
Pour modifier l’accroche du livre (ci-dessous) c’est [https://fr.wikisource.org/w/index.php?title=L’Héritage (Ferrier)/Pr%C3%A9sentation&action=edit ici].
{{:L’Héritage (Ferrier)/Présentation}}
==Éditions==
*en anglais
**{{Google|G9tWO-2Av1EC}} Londres
**volume 1 {{Google|6zkljePpx7cC}} 1824 Philadelphia in 2 volumes
**volume 2 {{Google|5QA4QqrLAUsC}} 1825 Edinburgh in 3 volumes
**volume 3 {{Google|3-YQAAAAYAAJ}} 1824 Edinburgh in 3 volumes
==À voir==
*opiniatrément ?
==Extraits==
*C’étoit ainsi que le colonel se justifioit de tarder si long-temps à rejoindre Gertrude, et, suivant son usage, il '''mêloit la vérité au mensonge'' dans ce qu’il disoit à ce sujet. … … Il aimoit Gertrude autant qu’il pouvoit aimer ; mais il étoit alors tellement sûr d’en posséder toute l’affection, qu’il ne lui restoit ni jalousie, ni inquiétude, et qu’il ne croyoit plus avoir besoin de faire '''aucun effort pour maintenir l’ascendant qu’il avoit obtenu sur elle'''.
*Le colonel Delmour trouva qu’il avoit été assez loin pour le moment, et que ce ne seroit que par degrés insensibles qu’il pourroit établir son influence sur l’esprit de la douce et tendre Gertrude.
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Sapcal22
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wikitext
text/x-wiki
==Présentations==
Pour modifier l’accroche du livre (ci-dessous) c’est [https://fr.wikisource.org/w/index.php?title=L’Héritage (Ferrier)/Pr%C3%A9sentation&action=edit ici].
{{:L’Héritage (Ferrier)/Présentation}}
==Éditions==
*en anglais
**{{Google|G9tWO-2Av1EC}} Londres
**volume 1 {{Google|6zkljePpx7cC}} 1824 Philadelphia in 2 volumes
**volume 2 {{Google|5QA4QqrLAUsC}} 1825 Edinburgh in 3 volumes
**volume 3 {{Google|3-YQAAAAYAAJ}} 1824 Edinburgh in 3 volumes
==À voir==
*opiniatrément ?
==Statistiques==
*228 659 soit plus de 15 heure de lecture à 250 mots/minute.
==Extraits==
*C’étoit ainsi que le colonel se justifioit de tarder si long-temps à rejoindre Gertrude, et, suivant son usage, il '''mêloit la vérité au mensonge'' dans ce qu’il disoit à ce sujet. … … Il aimoit Gertrude autant qu’il pouvoit aimer ; mais il étoit alors tellement sûr d’en posséder toute l’affection, qu’il ne lui restoit ni jalousie, ni inquiétude, et qu’il ne croyoit plus avoir besoin de faire '''aucun effort pour maintenir l’ascendant qu’il avoit obtenu sur elle'''.
*Le colonel Delmour trouva qu’il avoit été assez loin pour le moment, et que ce ne seroit que par degrés insensibles qu’il pourroit établir son influence sur l’esprit de la douce et tendre Gertrude.
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/* Extraits */
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wikitext
text/x-wiki
==Présentations==
Pour modifier l’accroche du livre (ci-dessous) c’est [https://fr.wikisource.org/w/index.php?title=L’Héritage (Ferrier)/Pr%C3%A9sentation&action=edit ici].
{{:L’Héritage (Ferrier)/Présentation}}
==Éditions==
*en anglais
**{{Google|G9tWO-2Av1EC}} Londres
**volume 1 {{Google|6zkljePpx7cC}} 1824 Philadelphia in 2 volumes
**volume 2 {{Google|5QA4QqrLAUsC}} 1825 Edinburgh in 3 volumes
**volume 3 {{Google|3-YQAAAAYAAJ}} 1824 Edinburgh in 3 volumes
==À voir==
*opiniatrément ?
==Statistiques==
*228 659 soit plus de 15 heure de lecture à 250 mots/minute.
==Extraits==
*C’étoit ainsi que le colonel se justifioit de tarder si long-temps à rejoindre Gertrude, et, suivant son usage, il '''mêloit la vérité au mensonge''' dans ce qu’il disoit à ce sujet. … … Il aimoit Gertrude autant qu’il pouvoit aimer ; mais il étoit alors tellement sûr d’en posséder toute l’affection, qu’il ne lui restoit ni jalousie, ni inquiétude, et qu’il ne croyoit plus avoir besoin de faire '''aucun effort pour maintenir l’ascendant qu’il avoit obtenu sur elle'''.
*Le colonel Delmour trouva qu’il avoit été assez loin pour le moment, et que ce ne seroit que par degrés insensibles qu’il pourroit établir son influence sur l’esprit de la douce et tendre Gertrude.
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>qui fut de sauter légèrement dans le jardin.
En respirant l’air frais du matin et l’odeur
des fleurs {{corr|printannières|printanières}} dont il étoit parfumé,
en écoutant le gazouillement des
oiseaux qui saluoient le soleil levant, en
admirant toutes les beautés de la nature,
son cœur s’épanouit, et elle se livra à toute
la gaîté qu’inspirent la jeunesse et la santé.
Elle traversa les bosquets, fit une longue
course dans le parc, et, étant montée sur
une éminence, elle s’y arrêta pour admirer
l’effet que produisoit la vue de quelques
chaumières situées sur les rives verdoyantes
de la rivière.
— Quel aspect pittoresque offre une
chaumière ! se dit-elle à elle-même ; comme
cette fumée s’élève avec grâce à travers les
arbres, et contraste avec la pureté de l’atmosphère !
Quand ce domaine m’appartiendra,
je ferai bien certainement construire
quelques jolies chaumières en vue
du château, et je ferai danser sur la verdure
les bonnes gens que j’y placerai,
quand ils auront fini l’ouvrage de leur<noinclude>
<references/></noinclude>
4k6pp2c4dqfaoz664ya6i9jqttyrygj
Page:Ferrier - L Heritage Tome 1.djvu/60
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>avec l’accent écossais le plus prononcé,
le brave homme est malade, et bien malade,
et je ne sais que faire de lui. Ce n’étoit
d’abord qu’une sorte de gros rhume, mais
à présent il a l’air de s’en aller en ''consomption'',
et je ne crois pas qu’il en revienne.
— Avez-vous consulté quelque médecin ?
— Oh ! ce ne sont pas les docteurs qui
lui ont manqué ; je n’ai rien épargné pour
lui. Je suis sûre qu’il a pris assez de drogues
pour guérir vingt fois, et avec tout
cela je crois que plus il en prend, plus mal
il va.
— {{corr|Peut être|Peut-être}} en prend-il trop.
— Je ne dirai pas le contraire, Milady ;
mais que voulez-vous ? il faut bien qu’il
prenne ce que le docteur lui envoie, sans
quoi ce seroit du bien perdu. Ce n’est pas
qu’il ne fasse quelquefois la grimace pour
avaler toutes ces drogues, malgré tout l’argent
qu’elles coûtent, car ce sont de chères
bouchées.
— Il feroit peut-être bien de renoncer
aux médecines ; d’essayer l’effet que pour-<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Ferrier - L Heritage Tome 1.djvu/68
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<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude><nowiki/>
— Gertrude fut confondue, Milord, {{corr|sécria-t-elle|s’écria-t-elle}}
avec un accent de surprise ; je
suis bien fâchée s’il est arrivé quelque
chose…, et elle regarda autour d’elle
comme pour chercher une explication.
Le comte toussa de nouveau, et prit un
air encore plus grave et plus solennel.
— Vous savez sans doute, miss Saint-Clair,
lui dit-il, que dans tous les pays où
la civilisation a fait quelques progrès, la
délicatesse et le soin des convenances sont
les qualités qu’on estime et qu’on respecte
le plus dans une femme.
Il se tut un instant, et personne ne paroissant
disposé à nier cet aphorisme, il
continua ainsi qu’il suit.
— Mais vous savez, ou vous devez certainement
savoir aussi que ces vertus doivent
être plantées avec soin, et surveillées avec
vigilance dans la jeunesse ; car il ne suffit
pas de les posséder pour que la bonne renommée
d’une femme soit protégée par un
bouclier suffisant. Une maxime de Jules
César, sans contredit le plus grand des<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>conquérans qui aient jamais existé, étoit
qu’il falloit non-seulement que son épouse
fût sans tache, mais qu’elle ne pût être
soupçonnée par personne ; maxime qui, à
mon avis, devroit être gravée en lettres d’or,
et qu’on ne peut imprimer ni trop tôt ni
trop profondément dans le cœur des jeunes
personnes de votre sexe.
Il se tut un moment, sans doute pour
voir quel effet produiroit son éloquence.
{{corr|Mistres|Mistress}} Saint-Clair fit un {{corr|mouvemens|mouvement}} presque
théâtral, qui annonçoit la plus profonde
attention et la plus vive admiration.
— Tels étant mes sentimens, continua le
comte, sentimens dans lesquels je suis soutenu
par le témoignage d’un des plus grands
hommes qui aient jamais vécu, comment
seroit-il possible que je ne fusse pas affligé,
grièvement affligé de l’indiscrétion que
vous avez déjà commise depuis le peu de
temps que vous êtes dans ce château !
Autre pose, pendant laquelle l’excès de
l’étonnement ferma les lèvres de Gertrude.<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>qui appeloit un vent glacial et piquant une
brise rafraîchissante.
Lord Rossville fit reprendre à sa canne
une position horizontale, et expliqua fort
longuement les ravages que la rivière avoit
faits sur les terres de son voisin et de son
ami, M. Boghall. Mistress Saint-Clair auroit
désiré que M. Boghall et ses terres
fussent au fond de la mer Rouge ; mais le
comte auroit peut-être été les y pêcher,
comme un magicien évoque des esprits
de l’abîme pour tourmenter ses victimes.
— Venez par ici, dit le comte en prenant
le bras de sa belle-sœur, et en la
conduisant précisément du côté qu’elle
redoutoit le plus, c’est-à-dire, en face du
vent ; voyez, nous avons ici une vue d’un
genre tout différent, mais toujours magnifique,
vous voyez cette chaîne de montagnes ?
— Superbe ! répondit mistress Saint-Clair,
en tremblant de tous ses membres.
— Sans doute, les montagnes sont fort
bien en elles-mêmes ; mais ne {{corr|voyez vous|voyez-vous}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>ne cherchoit pas à plaire ; et, avant que la
compagnie se séparât, il avoit réussi à faire
une impression très-favorable sur la seule
personne de la société dont il {{corr|desirât|désirât}} obtenir
les bonnes grâces.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Raymonde Lanthier
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Raymonde Lanthier" />{{nr||LA VISITE DE MONSIEUR LE CURÉ|85|b=<hr/>}}</noinclude>rustiques de ses paroissiens, avait accepté dans toute sa plénitude le rôle de père qui lui était dévolu, et, à voir ce témoignage de foi simple et sincère, il se sentit tout ému.
Arrivé à l’école, il descendit de voiture sous l’arche embaumant le sapin. Une lisière de catalognes avait été étendue dans le sentier allant du chemin du roi à la porte de l’école, et l’école elle-même était saturée de l’{{corr|acre|âcre}} parfum du sapin.
<includeonly>{{Img float
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}}</includeonly>
Avec mille précautions, Monsieur le Curé monta sur l’estrade, et s’assit dans le beau fauteuil rembourré de velours vert, orgueil du salon de Désautels.
Sur un signal de la Grand’Quette, tous les élèves se levèrent. D’un coin de la salle deux ou trois accords retentirent, c’était Fontaine qui accordait son violon.
La maîtresse donna un nouveau signal. Alors avec un admirable entrain, tous les élèves chantèrent :
{{il|0.5}}
{{pom|Le voici l’Agneau si doux,
Le vrai pain des Anges,
Du ciel il descend pour nous.
Adorons-le tous…}}
{{il|0.5}}
Monsieur le curé se mordit les lèvres pour ne pas éclater de rire, mais il dut en entendre trois longs couplets.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Sapcal22
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>distinguoit son cousin ; mais il avoit, ce,
qui est beaucoup plus rare, cette simplicité
de manières qui ne doit rien à l’imitation,
et, comme quelqu’un l’a très-justement
remarqué, rien n’est plus-frappant
qu’une absence totale d’affectation.
À peine avoit-il eu le temps d’adresser
quelques paroles à Gertrude, que miss
Millbank chercha à fixer sur elle son attention.
— Comme je vous plains, lui dit-elle,
d’avoir été si long-temps enfermé dans une
voiture avec cette pauvre Pratt ! Juste ciel !
comment {{corr|avez vous|avez-vous}} pu vous imposer une
pénitence si sévère ? Ne l’avez-vous pas
trouvée bien ennuyeuse, bien assommante ?
— Ennuyeuse et assomante jusqu’à un
certain point, comme le sont tous ceux
qui font des questions oiseuses, répondit
Lyndsay avec un sourire rempli de douceur,
mais qui ressembloit à un avis au
lecteur. Cependant, si telle étoit son intention,
miss Millbank ne crut pas que cet
avis fût à son adresse.<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>et dans le blanc, on vous prendra pour
une pie, ajouta miss Millbank.
— Pas mauvais, sur ma parole, dit miss
Pratt ; je répéterai cela à Anthony White.
Et quoi, lady Millbank, vous ne pensez
pas encore à vous en aller ? Ne prendrez-vous
pas quelques rafraîchissemens ? Une
soupe par exemple. Je puis vous répondre
que le cuisinier de milord n’a pas son égal
pour les soupes.
Malgré cette invitation pressante, lady
Millbank partit avec ses filles, et à peine
{{corr|étoient elles|étoient-elles}} sorties qu’on annonça que le
second déjeuner étoit servi.
— Venez, ma chère, dit miss Pratt à
Gertrude, en lui prenant le bras, il faut
que nous nous placions l’une à côté de
l’autre, car je veux faire une connoissance
plus particulière avec vous. Mais je voudrois
trouver votre ressemblance. Elle entroit
dans la salle à manger en prononçant
ces mots, et elle regarda avec attention des
portraits de famille qui la décoroient.<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>lui devoit au point de faire une comparaison
si basse, si vulgaire, si offensante.
— Je suis presque tenté de la regarder
comme flatteuse, dit M. Lyndsay en souriant ;
il y a malheureusement peu de
bouches qu’on pourroit représenter comme
un emblême de charité.
— Fort bien dit, M. Edouard ! s’écria
miss Pratt, que la mercuriale du comte
n’avoit nullement déconcertée ; vous enverrai-je
cette {{corr|cotelette|côtelette}} en remercîment ?
Milord, je vous recommande la tourte à la
rhubarbe <ref>
Je prie mes lecteurs de ne pas faire de mauvaises
plaisanteries sur cet entremets anglais ; je
puis les assurer qu’une tourte à la rhubarbe est une
fort bonne chose. « ''Experto credite, cives''."
</ref>. Miss Diane…, pardon, miss
Saint-Clair, mais je ne sais si je pourrai
jamais vous donner un autre nom que celui
de Diane ; la ressemblance est si frappante !
Mais à quoi donc avez-vous pensé vous
tous tant que vous êtes, pour n’avoir pas
va sur-le-champ que miss Saint-Clair<noinclude>
<references/></noinclude>
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Sapcal22
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude><nowiki/>
{{interligne|2em}}
{{T3|CHAPITRE IX.}}
{{interligne|2em}}
{{épigraphe|<poem>
« Pourquoi donc nous vanter avec tant d’étalage
Le sang que tes aïeux t’ont transmis en partage !
Par tes propres hauts faits {{corr|tâche|tache}} d’être connu ;
Fais croire à ta noblesse en prouvant ta vertu. »
</poem>
|''Mildmay Fane, comte de Westmoreland''.}}
{{interligne|2em}}
{{sc|La}} première chose qui attira les regards
de miss Pratt en entrant dans ce que le
comte appeloit ses appartemens privés fut
un miroir de toilette. Elle prétendit qu’il
n’étoit pas d’une forme convenable, étant
plus long que large, tandis que celui
dont Anthony Whyte se servoit étoit
plus large que long. Il en résulta une querelle,
lord Rossville n’étant pas homme à
souffrir qu’une femme lui fît ainsi la barbe ;
mais elle interrompit la grave philippique
du comte en s’écriant : — Mais à quoi
pensons-nous donc, au lieu d’examiner la
Diane ? Ah ! comme vous l’avez placée sous
un mauvais jour ! Il faut un certain art<noinclude>
<references/></noinclude>
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Sapcal22
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude><nowiki/>
— Mon cher lord Rossville, s’écria miss
Pratt, comment {{corr|est il|est-il}} possible qu’avec des
yeux dans la tête on puisse nier cette ressemblance !
Tournez-vous donc, ma chère,
et montrez-vous, dit-elle à Gertrude, qui,
éprouvant un peu de confusion de l’examen
auquel on soumettoit ses traits, s’étoit retirée
à l’écart et causoit avec le colonel
Delmour.
M. Lyndsay contemploit le tableau d’un
air pensif, jetoit de temps en temps un
coup d’œil sur Gertrude, mais ne disoit
rien.
— Ne trouvez-vous pas cette ressemblance
bien extraordinaire ? demanda à
mistress Saint-Clair lady Betty, qui, tenant
sous le bras sa grosse Flora, considéroit
aussi la Diane, la bouche ouverte.
— Je ne sais qu’en dire, répondit-elle,
et si le modèle de cette Diane n’a existé
que dans l’imagination du peintre…
— Ce n’est pas cela, je puis vous en assurer,
dit miss Pratt ; l’original de ce portrait
étoit une femme en chair et en os,<noinclude>
<references/></noinclude>
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Sapcal22
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>nie complète. Cependant, il n’y avoit entre
eux qu’un défaut d’accord ; jamais ils ne se
querelloient, car ils avoient été toute leur
vie accoutumés l’un à l’autre ; et, tandis
qu’elle attribuoit à la bile tous les reproches
et toutes les rebuffades qu’elle en recevoit,
il toléroit toutes ses inconséquences, à
cause des liens du sang qui les unissoient.
La douceur et la complaisance de mistress
Saint-Clair formoient un contraste si
frappant avec les attaques un peu hargneuses
de miss Pratt, que le comte prit de
jour en jour plus de goût pour la société de
sa belle-sœur ; et elle se trouva bientôt si
bien ancrée dans ses bonnes grâces, qu’elle
se hasarda à lui demander son agrément
pour qu’elle allât avec sa fille rendre une
visite à ses parens, avec lesquels elle
n’avoit encore eu de communication que
par lettres.
— Certainement, ma {{corr|cher|chère}} mistress Saint-Clair,
lui répondit lord Rossville, rien ne
peut être plus juste et plus raisonnable que
le désir que vous témoignez de rendre<noinclude>
<references/></noinclude>
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Narilora
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>trois fils et trois filles<ref>Voir le détail dans la Chesnaye des Bois, in-4, II, 318.</ref>, et Jeanne étoit morte vers
1436, puisque ce fut par contrat du 2 février 1437<ref>Anselme, VIII, 270 E.</ref>
que Bertrand se remaria à Françoise de Brezé ; non seulement
il survécut encore à celle-ci, mais, après avoir
épousé en troisièmes noces Ide du Châtelet, il épousa
en quatrièmes noces Blanche d’Anjou, fille naturelle
du roi René, et « les armes de toutes ces alliances
sont remarquées dans les églises des Augustins, Cordelières,
Carmes et Jacobins d’Angers, où le corps
de ladite Jeanne receut sepulture, ce qui est justifié
par son tombeau<ref>''Généal. ms.'' 1.</ref>. »
Pour Ponthus, nous savons qu’il fut chevalier,
seigneur de La Tour Landry, de Bourmont, du Loroux-Bottereau
et baron de Bouloir en Vendomois<ref>''Généal. ms.'' 1, 2.</ref> ;
il donna en 1424 aux prieur et couvent de Saint-Jean
l’Evangéliste d’Angers la dixme des grains de
sa terre de Cornoailles<ref>''Généal. ms.'' 2.</ref>, par acte signé de Jean de
Lahève « ainsi qu’il est remarqué au trésor des tiltres
de Chasteaubriant<ref>''Généal. ms.'' 1.</ref> », et il possédoit aussi une terre
que le duc de Bretagne lui confisqua, parcequ’il tenoit
le parti d’Olivier de Chatillon<ref>''Geneal. ms.'' 2.</ref>. Ce doit être lui qui se
rendit otage à Nantes pour répondre de l’exécution
du mariage (21 mars 1431) entre le comte de Montfort
et Yoland, fille de la reine de Sicile<ref>''Histoire de Bretagne'', par Dom Lobineau, Paris, in fol., I, 1706, p. 588.</ref>, et qui reçut
ensuite une coupe dorée, en même temps que sa fem-<noinclude>
<references/></noinclude>
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15915356
15894572
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Narilora
147413
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>me et sa fille recevoient d’autres présents<ref>Dom Lobineau, ''Preuves'', col. 1018 ; Dom Morice, ''Preuves'', II, col. 1232-3.</ref>. C’est aussi
probablement lui que cite l’auteur de l’histoire d’Artus,
duc de Bretaigne, dans l’énumération de ceux qui se sont
trouvés à la bataille de Formigny<ref>Collection Michaud et Poujoulat, {{1re}} série, III, 226.</ref>, le 15 avril 1450.
Il est aussi bien à croire que c’est lui qui a fait
écrire par quelque clerc le roman de chevalerie de
Ponthus, fils du roi de Galice, et de la belle Sidoine,
fille du roy de Bretaigne, souvent réimprimé ; c’étoit
un moyen de populariser l’illustration de la famille
et d’en faire reculer très loin l’ancienneté, — Bourdigné,
comme on l’a vu, s’y est laissé prendre, — que de
la mettre au milieu d’une action à la fois romanesque
et à demi historique. Les La Tour Landry ont voulu
avoir aussi leur roman, comme les Lusignan avoient
Mélusine. Nous n’avons pas à entrer dans le détail de
ce très pauvre roman, qui se passe en Galice, en Bretagne
et en Angleterre, ni à suivre les péripéties des
amours de Ponthus et de Sidoine, traversées par
fourberies du traître Guennelet et enfin couronnées
par un mariage. Ce qu’il nous importe de signaler
c’est la certitude de l’origine de ce roman. Le héros
de l’histoire porte le nom fort particulier d’un des membres
de la famille, et, parmi ses compagnons, se voit
toujours au premier rang Landry de La Tour. Tous
les noms propres sont de ce côté de la France ; ce
sont : Geoffroy de Lusignan, le sire de Laval, d’Oucelles
et de Sillié, Guillaume et Benard de la Roche,
le sire de Doé, Girard de Chasteau-Gaultier, Jean<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Livre du Chevalier de La Tour Landry.djvu/30
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15915374
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Narilora
147413
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>Molevrier. Les quelques noms de localités françoises
concourent aussi à la même preuve : c’est à Vannes
que se fait le grand tournois, et, quand l’armée se
réunit, c’est à la tour d’Orbondelle, près de Tallemont ;
or Talmont est un bourg de Vendée (Poitou)
situé à 13 kil. des Sables. Un passage donneroit
peut-être la date exacte de la composition du roman,
c’est lorsque, pour réunir une armée contre les Sarrasins,
on écrit à la comtesse d’Anjou : car, dit le
romancier, le comte étoit mort et son fils n’avoit que
dix ans. Mais c’est trop long-temps m’arrêter à ce
livre, qu’il étoit pourtant nécessaire de signaler<ref>Pour les nombreuses éditions, et les traductions en anglois et en allemand du roman de Ponthus, voyez l’excellent article de M.
Brunet, III, 812-4.</ref>.
L’on ne connoît que deux enfants de Ponthus,
Blanche et Louis {{1er}} du nom. Blanche épousa Guillaume
d’Avaugour, seigneur de La Roche Mabile, de
Grefneuville et de Mesnil Raoulet, bailly de Touraine,
veuf de Marie de Coullietes, femme en premières
noces de Gilles Quatrebarbes<ref>''Généal. ms.'' 1. — Avaugour, d’argent au chef de gueules.</ref>. On donne ordinairement
cette Blanche comme fille de Louis 2{{e}} du nom<ref>''Généal. ms.'' 2. — Le Laboureur, p. 80.</ref> ;
mais la remarque de d’Hozier<ref>''Généal. ms.'' 1.</ref> est formelle sur ce
point : « Bien que les mémoires de la maison de La
Tour Landry remarquent icelle Blanche de La
Tour estre issue de Louis et de Jeanne Quatrebarbes ;
néanmoins tous les tiltres que j’ay me persuadent
le contraire, et particulièrement l’arrest, sur
requeste, du Parlement de Paris, que ladite Jeanne<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Livre du Chevalier de La Tour Landry.djvu/31
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Narilora
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15915377
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>Quatrebarbes, demeurée veufve, obtint, le dernier
jour de décembre 1453, contre Blanche de La Tour,
aussy veufve, où il est porté en termes exprès
qu’elle estoit sœur de feu Louis de La Tour, mary
de Jeanne Quatrebarbes. » Quant à Louis de La
Tour, chevalier, baron dudit lieu et du Boulloir, seigneur
de Bourmont, la Gallonnère, de la Cornouaille,
de Clervaux, Rue d’Indre et Dreux le Pallateau, il
épousa en 1430 Jeanne Quatrebarbes, dame de La
Touche Quatrebarbes, etc., fille de Gilles Quatrebarbes
et de Marie de Coullietes<ref>''Généal. ms.'' 1, qui donne tous les titres de Jeanne Quatrebarbes.</ref>. Louis étoit mort
avant 1453, et, le 22 juin 1455, sa veuve, en présence
de son fils Christophe, ratifie un acte fait le 6
juin précédent par son procureur et le procureur de
Blanche de la Tour, veuve de Guillaume d’Avaugour<ref>''Généal. ms.'' 1.</ref>.
En 1458 elle fit son testament, et nomma pour ses exécuteurs
testamentaires René, Christophe et Louis, ses
enfants<ref>Des extraits de ce testament et de quelques autres pièces
postérieures sont joints à la ''Généal. ms.'' 1.</ref>.
On vient de voir les noms des trois fils de Louis ;
un quatrième, Geoffroy<ref>Le Laboureur (page 80), qui le cite avant ses frères.</ref>, paroît être mort de bonne
heure, puisqu’il n’a pas laissé de traces. Pour René,
il se démit en 1438 de ses biens, sauf les seigneuries
de la Gallonnère et de Cornouaille, en faveur de Christophe,
son frère puîné, ainsi qu’il est verifié dans le
trésor des titres de Châteaubriant<ref>''Généal. ms.'' 1.</ref>, se fit prêtre et<noinclude>
<references/></noinclude>
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Narilora
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>mourut le 4 mai 1498<ref>''Généal. ms.'' ; Le Laboureur, p. 80.</ref>. Pour Christophe, Bourdigné<ref>''Hystoire agrégative d’Anjou.'' f. cxlix. v{{o}}</ref>
nous apprend qu’en 1449 il se trouva au siége
de Rouen avec le duc de Calabre, fils du roi René,
qui étoit allé secourir son père. En 1460, il transigea
pour des terres avec Pierre d’Avaugour, fils
de Guillaume et de Blanche de la Tour ; en 1463,
il donna procuration audit Pierre de recevoir les
foi et hommage dus à ses terres ; en 1469, il
rend adveu de la terre du Genest au comte de
Monfort, et, la même année, fonde dans l’église du
Genest des prières à dire le jour de la Toussaint,
avant la grand’messe, pour les âmes de ses prédécesseurs<ref>''Généal. ms.'' 1.</ref>.
Il mourut sans enfants, puisque ce fut Louis,
2{{e}} du nom, qui resta chef de la famille. Il avoit épousé
Catherine Gaudin, fille d’Anceau, sieur de Pasée
ou Basée, et de Marguerite D’Espinay Lauderoude,
maison alliée à celle de Laval<ref>''Généal. ms.'' 1.</ref>.
C’est en lui que s’éteignit la descendance mâle de
notre Geoffroy, car Louis n’eut que des filles. On a
vu que Blanche, dont on le faisoit le père, n’étoit
pas sa fille, mais sa tante ; ses filles furent Françoise
et Marguerite, « femme de René Bourré<ref>D’argent à la bande fuselée de gueules. — ''Généal. ms.'' 1.</ref>, seigneur de
Jarzé, dont la postérité est tombée dans la maison
Du Plessis des Roches Pichemel, de laquelle est M. le
marquis de Jarzé<ref>Le Laboureur, p. 80.</ref>. » Quant à Françoise, fille aînée
et principale héritière de son père Louis, elle épousa,
le 30 juillet 1494, Hardouin de Maillé, 10{{e}} du nom,<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Livre du Chevalier de La Tour Landry.djvu/33
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Narilora
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>né en 1462. Il s’obligea de prendre le nom et les armes
de La Tour, sous peine de 50,000 écus ; mais,
après la mort de ses frères sans hoirs mâles, il se
déclara aîné de sa maison, et François I{{er}} releva ses
descendants de cette obligation, leur permettant de
reprendre le nom et les armes de Maillé, en y ajoutant
le nom de La Tour Landry<ref>Anselme, VII, 502 ; et La Chesnaye des Bois, IX, 314.</ref>. » Les armes de
Maillé sont bien connues, d’or à trois fasces ondées
de gueules ; mais celles de La Tour Landry le sont
bien moins, précisément à cause de l’abandon qui en
fut fait. Le Laboureur (p. 80) dit qu’elles sont d’or
à une fasce crenelée de 3 pièces et massonnée de sable ;
Gaignières, qui les a dessinées et blasonnées de sa
main sur un feuillet de papier, passé, comme toute la
partie héraldique de sa collection, dans les dossiers
du Cabinet des titres, nous donne de plus l’émail de
la fasce, qui étoit de gueules. La description qui s’en
trouve en tête des généalogies manuscrites a un détail
différent : elle indique la fasce comme bretessée,
c’est-à-dire crénelée, de trois pièces ''et demie.'' Il n’est
pas rare de trouver une fasce crénelée de deux pièces
et deux demi-pièces ; dans le cas de trois pièces
et demie, il faudroit, sa place n’étant pas indiquée,
mettre la demi-pièce à dextre ; mais nous préférons
nous tenir à la première armoirie, qui est la plus
probable, puisqu’elle ne sort pas des conditions ordinaires.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Sapcal22
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>et elle garda le silence. Sa mère reprit la
parole.
— À propos, Gertrude, quand vous
serez comtesse de Rossville, il faudra que
vous me fassiez construire, sur les bords
de cette rivière, une petite maison où je
puisse vivre dans une solitude paisible,
tandis que vous jouerez le rôle de grande
dame. Promettez-le-moi, Gertrude ; je ne
vous demande qu’une chaumière, un enclos
pour une vache, et un petit jardin potager.
Il y avoit quelque chose de si forcé et de
si peu naturel dans la gaieté soudaine de sa
mère, que miss Saint-Clair, quoique habituée
à toutes les inégalités de son caractère,
en fut presque effrayée et ne sut que lui
répondre.
— Ainsi, Gertrude, vous ne voulez pas
même me promettre de me rendre indépendante
à si peu de frais dans ma vieillesse ?
Vous avez peut-être raison d’être
circonspecte : les filles du roi {{corr|Léar|Lear}} firent
de belles promesses à leur père, et finirent<noinclude>
<references/></noinclude>
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Sapcal22
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>Voilà pourtant ce que j’ai gagné à courir
après vous jeunes gens.
Elle ouvrit son sac à ouvrage, et en un
clin-d’œil, le bout de son doigt étoit armé
d’un dé, et son aiguille couroit avec rapidité
pour réparer le malheur qui lui étoit
arrivé.
— Et de quoi {{corr|parlions nous|parlions-nous}} donc ? continua-t-elle.
Ah ! des gens qui se taisent.
Je voudrois bien que ces oiseaux en fissent
autant ; leur sot ramage m’étourdit. — Dans
le fait, je crois qu’il seroit assez à propos
que les jeunes gens ne parlassent que pour
répondre quand on les interroge. — Ah !
n’est-ce pas un poisson qui vient de sauter
dans l’eau ? C’est bien dommage que chacun
de vous n’ait pas pris une ligne, au
lieu de cet arc et de ces flèches qui ne sont
bons à rien. Il y auroit eu quelque plaisir
à vous voir pêcher une truite pesant trois
ou quatre livres. — Quant aux vieillards, ils
feroient bien d’y songer en deux fois avant
de se mettre à parler, car quand ils commencent,
on ne sait quand ils finiront.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Monsigny - Le Déserteur (1769).djvu/27
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Psephos
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Psephos" /></noinclude>{{brn|2}}
<score sound raw>
#(set-default-paper-size "b4")
violonA = {
\partial 8
a8\f | d[ fis e] d[ fis e] | d4 a8 \appoggiatura a g4 fis8 | b4 a8 \appoggiatura a g4 fis8 | \grace fis8_( \afterGrace e4._+ {d16)[_( e]} d4)
a'8\p\segno | d[ fis e] d[ fis e] | d4 a8 \appoggiatura a g4 fis8 |
b4 a8 \appoggiatura a g4 fis8 | \appoggiatura fis e4. \appoggiatura {d16[ e]} d4 a'8 | d[ fis e] d[ fis e] | d[ a b] cis[ d e] | fis[( gis) a]
cis,4( b8)^+ |
\after 8 ^\markup\large\bold{"𝄏"}
a4 e'8_\markup\italic"Refrain" e[( fis) e]-! |
g4 e8 b4 \grace d8^( \afterGrace cis^+ {b16[ cis])} | d4 fis8 fis[( g) fis]-! | a4 d,8 \grace d( cis4) d8 | fis2.(\fermata
% p 24
e8) r8\fermata a, d[( cis) b]-! | a4 a8 a[( d) a] | a[( d) a] e'[( d) cis]-! | cis4 a8 a[( e') a,]-! | a^( e'4) d8[ e fis] |
fis[(^+ e) d]-! d[(^+ cis) b]-! | b4. e8[ fis g] | g([^+ fis) e]-! e[(^+ d) cis]-! | cis4 a'8 a[( a,) a']-! | a[( a,) g']-! \grace g fis4 \grace fis8( \afterGrace e8^+ {d16[ e])} |
fis4 a8 a[( a,) a']-! | a[( a,) g']-! \grace g fis4( \grace fis8 \afterGrace e8^+ {d16[ e]} | d4.)~ d4 |
}
violonB = {
fis8\f | fis[ a g] fis[ a g] | fis4 fis8 \appoggiatura fis e4 d8 | r4 d8 \appoggiatura d cis4 d8 | \grace d8_( \afterGrace cis4._+ {b16)[_( cis]} d4)
fis8\p\segno | fis[ a g] fis[ a g] | fis4 fis8 \appoggiatura fis e4 d8 |
r4 d8 \appoggiatura d cis4 d8 | \appoggiatura d cis4._+ \appoggiatura {b16[ cis]} d4 fis8 | fis[ a g] fis[ a g] | fis[ fis g] a[ b cis] | d4 b8
a4( gis8)_+ |
\after 8 ^\markup\large\bold{"𝄏"}
a4
cis8_\markup\italic"Refrain" c[( d) c]-! |
b4 r8 g4.( | fis4) d'8 d[( e) d]-! | d4 a8 \appoggiatura a g4 fis8 | d2.(\fermata |
% p 24
cis8) r\fermata fis fis[( e) g]-! | fis4 r8 d4 r8 | d4 cis8 cis'[( b) a]-! | a4 r8 e4 r8 | e4 r8 fis[ g a] |
a[( g) fis]-! fis[( e) d]-! | d4. g8[ a b] | b[( a) g]-! g[( fis) e]-! | e4 fis'8 fis[( fis,) fis']-! | fis[( fis,) e']-! \grace e d4 \grace d8^( \afterGrace cis^+ {b16[ cis])} |
d4 fis8 fis[( fis,) fis']-! | fis[( fis,) e']-! \grace e d4 \grace d8^( \afterGrace cis^+ {b16[ cis])} | d4.~ d4
}
hautbois = {
r8 | a4\f r8 a4 r8 | a4 a8 a4 a8 | d4 a8 a4 a8 | g4. fis4
r8\segno | a4\p r8 a4 r8 | a4 a8 a4 a8 |
d4 a8 a4 a8 | g4. fis4 r8 | a4 r8 a4 r8 | a4 r8 r4 r8 | a'4 fis8
e4 d8 |
\after 8 ^\markup\large\bold{"𝄏"}
cis4 r8_\markup\italic"Refrain" a'4.( | e4) r8 e4.( | b4) r8 b'4.( | fis4) a8 a4 a8 | a2.~ |
% p 24
a8 r4\fermata r4 r8 | r4 r8 fis4 r8 | fis4 r8 r4 r8 | r4 r8 cis4 r8 | cis4 r8 r4 r8 |
a'4.~ a4 a8 | g4 r8 r4 r8 | b4.~ b4 b8 | a4 r8 d,4. | d4 b'8 a4 g8 |
fis4 r8 d4. | d4 b'8 a4 g8 | fis4.~ fis4
}
jeannette = {
r8 | R2. | R2. | R2. | r2 r8
a8\segno | d fis e d fis e | d4 a8 \appoggiatura a g4 fis8 |
b4 a8 \appoggiatura a g4 fis8 | \appoggiatura fis8 e4.^+ \appoggiatura {d16[ e]} d4 a'8 | d fis e d fis e | d a b cis d e | fis[( gis)] a
cis,4( b8)^+ |
\after 8 ^\markup\large\bold{"𝄏"} a4
e'8^\markup\italic\small"Refrain" e[ fis] e | g4 e8 b4 \grace d8^( \afterGrace cis8^+ {b16[ cis])} | d4 fis8 fis[ g] fis | a4 d,8 \grace d( cis4) d8 | fis2.(\fermata |
% p 24
e8) r\fermata a, d[ cis] b | a4 a8 a[( d)] a | a[( d)] a e'[ d] cis | cis4 a8 a[ e'] a, | \once\stemDown a( e'4) d8 e fis |
fis8[^+ e] d d[^+ cis] b | b4. e8 fis g | g[^+ fis] e e[^+ d] cis | cis4 a'8 a[( a,)] a' | a[( a,)] g' \grace g8^( fis4) \grace fis8^( \afterGrace e^+ {d16[ e])} |
fis4 a8 a[( a,)] a' | a[( a,)] g' \appoggiatura g fis4 \grace fis8^( \afterGrace e^+ {d16[ e])} | d4.~ d4 \bar ".."
}
paroles = { \new Lyrics \lyricmode {
_8 _2.*3 _2 _8 J’a -- vois é -- ga -- ré mon fu -- seau,4 je8 le4 cher8 --
chois4 sur8 la4 fou8 -- ge4. -- "re :"4 Co8 -- lin,8 en m’ô -- tant son cha -- peau, Me "dit :" Que cher -- chez vous,4 Ber8 --
ge4. -- "re ?"4 Un8 peu4 d’a8 -- mour,4 un8 peu4 de8 soin4 Me8 -- nent4 sou8 -- vent4 un8 cœur4 bien8 loin.2.
% p 24
_4 Un8 peu4 d’a8 -- mour,4 un8 peu4 un8 peu4 un8 peu4 de8 soin,4 un8 peu4 un8 peu4. un8 peu d’a --
"mour ;"4 un8 peu4 de8 soin4. un8 peu d’a -- mour4 un8 peu4 de8 soin,4 Me8 -- nent4 sou8 -- vent4 un8 cœur4 bien8
loin,4 me8 -- nent4 sou8 -- vent4 un8 cœur4 bien8 loin.8*5
}}
bcont = {
r8 | d4\f r8 d4 r8 | d4 d8 e4 fis8 | g4 fis8 e4 d8 | a'4 a,8 d4
r8\segno | d4\p r8 d4 r8 | d4 d8 e4 fis8 |
g4 fis8 e4 d8 | a'4 a,8 d4 r8 | d4 r8 d4 r8 | d4 r8 r4 r8 | d4 d8
e4 e,8 |
\after 8 ^\markup\large\bold{"𝄏"} a4
r8_\markup\italic"Refrain" a'4.( | e4) r8 e4.( | b4) r8 b'4.( | fis4) fis8 e4 d8 | a2.~_\fermata |
% p 24
a8 r4\fermata r4 r8 | r4 r8 fis'4 r8 | fis4 r8 r4 r8 | r4 r8 cis4 r8 | cis4 r8 r4 r8 |
d4.~ d4 d8 | g4 r8 r4 r8 | e4.~ e4 e8 | a4 r8 fis4. | g4. a4. |
d,4 r8 fis4. | g4. a4. | d,4.~ d4 |
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<noinclude><pagequality level="4" user="Clhu" />{{Numérotation|LES POMMES D’IMMORTALITÉ||}}</noinclude>printemps. Rousse-Gertrude connut quelque douleur à voir disparaître le maître et l’initiateur qui lui avait ouvert sa route, mais l’œuvre entreprise n’en fut pas retardée. Si la mère veuve avait espéré que ce deuil rapprocherait d’elle son enfant, elle devait être déçue. La nuit même qui suivit les obsèques de l’alchimiste, sa fille se rendit au laboratoire, la date étant favorable aussi bien que l’aspect du ciel. Et une sorte d’exaltation lui gonflait le cœur à se sentir seule devant sa besogne et libre de la diriger.
Cette nuit-là, des cavaliers qui avaient coupé hardiment à travers le parc aperçurent de loin la magicienne par une fenêtre éclairée de sa tour. Debout, immobile, elle élevait un flacon vers la lumière pour en examiner le contenu. Sa forme droite et son profil se détachaient en ombre grise avec une grâce et une netteté surprenantes. Un reflet couleur de flamme cernait la masse de ses cheveux et le liquide qu’elle mirait brillait entre ses doigts comme une étoile violette.
Celui des cavaliers qui passait le premier retint son cheval et tout à coup monta dans la nuit une voix jeune, tendre, impérieuse.
— « Belle… ho… belle… ! » appela la voix dans la nuit.<noinclude>
<references/>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Clhu" />{{Numérotation|LES POMMES D’IMMORTALITÉ||}}</noinclude><nowiki />
Rousse-Gertrude entendit sans doute, mais elle garda son attitude jusqu’à ce que les dernières résonances se fussent éteintes dans les halliers dépouillés. Puis elle se détourna, fit un pas, et cessa d’être visible.
Peu de temps avant l’aube, elle descendit l’escalier de la tour, chargée d’une urne de cristal, et s’enfonça dans la forêt.
Il faisait sombre encore, un arôme de printemps parfumait l’air, bien que les branchages parussent desséchés et morts comme en décembre. Quelques bouquets de primevères semaient des taches pâles dans les sous-bois. Les herbes humides frôlaient les pieds nus de la jeune fille avec de longues caresses glacées. Elle marchait vite, sans regarder autour d’elle, au milieu d’un silence si profond qu’à la moindre halte elle pouvait entendre la mousse foulée par ses sandales craquer bas en se redressant.
Lorsqu’elle déboucha au sommet d’une clairière inclinée dont le sable luisait entre des touffes de fougères mortes, une clarté jaune paraissait déjà vers l’est. Le ciel était pur, sans qu’il se fût formé de rosée pendant la<noinclude>
<references/>
{{Centré|35}}</noinclude>
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Clhu
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Clhu" />{{Numérotation|LES POMMES D’IMMORTALITÉ||}}</noinclude>nuit. Aucun souffle de vent au loin, aucun brouillard sur le sol friable qui s’abaissait dans la direction du levant. Toutes les conditions requises par les vieux maîtres se présentaient ensemble de façon parfaite, et déjà se dégageait la senteur unique, imperceptiblement soufrée, que les livres nomment « l’effluve universel ». La magicienne, les yeux clos, recueillait en soi toutes ses forces pour se laisser traverser sans ivresse par cette émanation douce et terrible. Soudain, l’impression d’un regard fixé sur elle la fit tressaillir. C’était le premier rayon du soleil qui venait de toucher ses paupières.
Les mains élevées, elle tendit vers l’astre le vase de cristal qui sembla flamber un moment comme une torche. Puis elle reporta ses regards éblouis sur le sol.
Elle n’eut pas de surprise en voyant la pente sablonneuse semée de corolles glauques de la ''flos coeli'' qui miroitaient dans la lumière rousse de l’aube, pareilles à des plaques de gelée verdâtre, rondes et aux bords un peu crispés comme des champignons sans consistance qui surgissent sur le bois mort, rétractées en<noinclude>
<references/>
{{Centré|36}}</noinclude>
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Clhu
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Clhu" />{{Numérotation|LES POMMES D’IMMORTALITÉ||}}</noinclude>petits grains, ou plus larges et minces que des feuilles d’érable.
Pas à pas, Rousse-Gertrude fit sa récolte, se domptant pour que son trouble ne lui fît oublier ni un geste, ni une précaution rituelle, et elle forçait sa pensée à s’attacher uniquement aux paroles qu’elle répétait : « Quand tu l’auras cueillie tu la mettras dans eau de fontaine, tu la nettoieras parfaitement pour qu’il n’y reste aucun limon… tu l’essuieras avec un linge blanc de lessive… tu la pileras dans le mortier de marbre… » Cependant une gêne étrange l’accompagnait. Ce n’était plus un seul regard qui lui semblait la guetter. On eût dit que toute la forêt, jusqu’à la vieille souche qui tordait ses racines enchevêtrées au bas de la clairière, que tous les points du sol et du ciel observaient la jeune fille à la fois, avec une attention ironique.
Au laboratoire, pendant quarante jours, elle traita la ''flos coeli'' d’abord, puis « l’extrait limpide qui est son sang » et qui se doit exposer au soleil et à la lune dans un alambic bien luté « pour se dissiper de soi-même par les opérations du mouvement », puis « l’esprit qui<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Clhu" />{{Numérotation|LES POMMES D’IMMORTALITÉ||}}</noinclude>succède au sang, pareil à une eau très pure ».
Bien souvent déjà, et sans connaître d’insuccès, Rousse-Gertrude avait ainsi préparé près de son père soit cette fleur femelle du mois de mars, soit celle qui se récolte à l’équinoxe d’automne et est appelée mâle. Elle n’eut pas d’embarras davantage à recueillir l’esprit liquide qu’elle fit sept fois « congeler en cristal, sur feu de lampe fort léger ». Ainsi « la corporification était complète », et il ne restait qu’à purifier les sels des gros cristaux qui s’y étaient formés. Après quoi ils se calcinent d’eux-mêmes et ils se mettent en cette poudre subtile et impalpable qui contient en soi toutes les vertus de la Terre, du Feu, de la Rosée, de l’opération de la Lune et du Soleil.
La magicienne, ayant achevé sa tâche à l’heure qu’elle s’était fixée, ne voyait plus devant elle que l’opération finale, celle qui peut être tentée une nuit seulement chaque année : l’union des deux semences de printemps et d’automne, d’où doit naître l’Arbre de vie, couvert de ses fruits défendus. Mais, cette œuvre suprême, jamais le vieil alchimiste et sa fille n’avaient pu seulement l’ébaucher. À chaque essai nouveau, l’échec s’était produit dès le début, causé en apparence par quelque inci-<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Clhu" />{{Numérotation|LES POMMES D’IMMORTALITÉ||}}</noinclude>dent minime ou, parfois, inexplicable.
Sous le long soleil de la mi-été, Rousse-Gertrude put faire ranger minutieusement son laboratoire. Les foyers divers furent garnis, prêts à recevoir la flamme ; les cuivres et les cristaux s’alignèrent au bord des tables de marbre. Sur un socle isolé, la poudre de ''flos coeli'' printanière étincelait dans un flacon transparent, à côté d’un autre flacon semblable pour la forme, mais au verre coloré de rouge, qui renfermait la fleur mâle du précédent équinoxe.
Le crépuscule commençait quand la jeune fille, restée seule, s’approcha d’une fenêtre ouverte. L’horizon se teignait d’or entre les masses violettes de la forêt et les ifs sombres du jardin. La verdure de juin transfigurait les taillis proches ; d’admirables roses montaient à l’assaut de la tour, et les châtaigniers en fleur répandaient leur parfum dans la lumière orangée du soir. Avec une sorte d’étonnement, pour la première fois peut-être, l’obstinée travailleuse s’aperçut que la nature et les hommes se modifiaient et vivaient tandis qu’elle poursuivait son rêve, et elle évoqua vague-<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Clhu" />{{Numérotation|LES POMMES D’IMMORTALITÉ||}}</noinclude>{{Nec|ment}} l’image d’un couple royal, supérieur au changement comme à la caducité. Deux êtres jeunes, beaux, possédant en commun le pouvoir et la science — et immortels, — ne pourraient-ils se dire ''semblables à des Dieux'' ?… Entre deux collines nues, quelques tentes se devinaient, à demi cachées par un pli de terrain. Le Prince héritier préparait une expédition ; son armée campait pour s’aguerrir, et, au-dessus d’un étendard flottant, les derniers rayons du jour faisaient resplendir un écusson couronné.
De ce côté, dans le ciel où venait de disparaître le soleil, un nuage étroit s’illumina une seconde ainsi qu’une épée flamboyante. Puis le silence et l’ombre s’étendirent. La nature semblait se recueillir, concentrée dans l’attente grave de cette {{Ancre|P5}}{{Refn|Le Lion de Palestine/Notes#N5|nuit du solstice}} qui commençait, la nuit de la grande tentative tragique, toujours déçue et toujours renouvelée, où les forces de la lumière, à la limite suprême de leur assaut annuel contre les forces obscures, menacent de si près l’équilibre séculaire qu’un atome impondérable, l’ardeur d’un désir humain pourrait entraîner leur victoire et changer l’axe du destin.
La magicienne, les yeux fixes, s’absorbait de<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Clhu" />{{Numérotation|LES POMMES D’IMMORTALITÉ||}}</noinclude>plus en plus dans sa pensée. Sa soif passionnée du but, sa décision implacable de l’atteindre grandissaient à mesure que s’approchait l’heure. Tout son être se tendait, se bandait comme un arc où vibre un trait irrésistible. Elle se leva enfin, lentement, et elle se tint face aux ténèbres.
Et, à cette seconde précise, quelque chose fut changé au silence. Sans aucun signe perceptible, la résistance extérieure céda. Ce fut comme la rupture sèche d’une corde infiniment tendue, comme si une félure s’était ouverte à l’armure rigide de l’univers.
Rousse-Gertrude chancelait de tout son corps, et elle ne prit pas d’abord conscience d’un bruit léger et lointain, régulier comme le battement de son cœur. Un pas venait vers elle de la forêt. Ce pas lent traversa le jardin, puis la terrasse envahie de roses. Il pénétra sous la voûte où il fit halte un instant. Alors la fille de l’alchimiste retira les verrous de sa porte, et elle revint s’asseoir sans détourner les yeux de l’entrée. En bas, la première marche de l’escalier craqua, le pas montait ; il atteignit le palier de bois, la porte<noinclude>
<references/>
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Sapcal22
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>le moment d’une pause pour prendre le dé
à son tour, ni à recourir à aucun de ces
petits moyens si usités pour attirer sur lui
les regards de la société. Les qualités précieuses
de son esprit, couvertes du voile
de la modestie, ne frappoient donc pas l’imagination,
comme celles plus brillantes
du colonel Delmour ; et, comme dans les
événemens journaliers de la vie domestique
on trouve peu d’occasions pour mettre
au jour les attributs les plus nobles et les
plus élevés de l’âme, ce n’est que par degrés
lents et imperceptibles qu’un tel caractère
peut se faire connoître et gagner
l’affection. Une seule phrase, empruntée
d’un auteur éloquent, pourrait suffire pour
tracer le portrait de Lyndsay. Il donnoit
l’exemple de toutes les vertus morales,
sans orgueil, et de toutes celles du chrétien,
sans fausse honte.
Mais Gertrude ne voyoit rien de tout
cela. Elle voyoit seulement sur le front du
colonel un sombre nuage qu’elle auroit
bien voulu dissiper. Dans cette intention,<noinclude>
<references/></noinclude>
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Raymonde Lanthier
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Raymonde Lanthier" />{{nr||LA FIN D’UN TRAÎTRE|105|b=<hr/>}}</noinclude><nowiki />
— Dieu me pardonne ! dit grand-père, en passant la main sur son front, et d’un bond, il s’élança dans la caverne.
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| cap = {{t|''… Les os craquèrent de nouveau, les doigts pendirent inertes, et le couteau tomba à{{lié}}terre.'' <noinclude>(''{{pg|103}}'')♣</noinclude>|90}}
}}</includeonly>
Cette lutte, si longue à raconter, avait duré quelques minutes à peine, lutte effrayante et silencieuse dont le bruit imperceptible était à peine venu aux oreilles du blessé.
Celui-ci était couché, il se souleva, en entendant marcher. Grand-père fut étonné d’entendre sa voix.
— C’est toi, père ?
— Oui, es-tu bien mal ?
— Mais non, je suis très bien, au contraire. Pourquoi serais-je mal ?
Grand-père respira. Le traître avait menti.
— C’est heureux que tu ailles bien, répond-il avec un ton parfait d’indifférence, il va falloir déménager, cet asile est moins sûr que je pensais.
— Nous sommes découverts ? J’ai entendu un cri en effet, tout à l’heure. Aurais-tu rencontré quelqu’un ?
— C’est moi qui ai fait un faux pas, j’ai bien failli rouler en bas de la falaise. Il fait si noir, on ne sait plus où l’on met le pied. Bon, voyons cette blessure, et puis soupons, ajouta-t-il en posant son panier.<noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>Il y avoit pourtant du bon dans son caractère,
et, s’il eût été époux et père, et
que son cœur se fût ouvert aux plus doux
sentimens de la vie, peut-être seroit-il devenu
un homme aimable et un des ornemens
de la société ; car il avoit l’âme naturellement
aimante, et ce sentiment,
quoique depuis long-temps engourdi,
n’étoit pas encore tout-à-fait éteint en lui.
On disoit que, dans sa première jeunesse,
il avoit aimé une jeune fille aussi pauvre
que lui, dont la naissance étoit encore d’un
degré au-dessous de la sienne, et qui répondoit
à sa tendresse. C’étoit dans l’espoir
d’acquérir de quoi l’épouser qu’il avoit
traversé les mers, et cherché l’opulence
en pays étranger. Mais on peut la chercher
long-temps sans la trouver. Bien des années
s’écoulèrent et laissèrent M. Ramsay
aussi pauvre que lorsqu’il étoit parti. Désespérant
alors de sa fortune, il écrivit à
son amante pour la dégager de la promesse
qu’elle lui avoit faite de lui conserver sa
main. Le temps finit pourtant par le com-<noinclude>
<references/></noinclude>
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Sapcal22
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>un qui fût digne de dénouer les cordons
des souliers de Lizzie. La reine sur son
trône pourroit regarder comme un honneur
de lui être comparée !
L’appartement de l’oncle Adam paroissoit
trop petit pour le contenir dans sa
colère ; il le parcouroit à grands pas, les
mains croisées derrière le dos, et il n’avoit
plus rien de gêné, de gauche, ni d’embarrassé
dans ses manières ; il se montroit
dans son caractère naturel, et tel que la
nature l’avoit fait. Enfin, s’arrêtant tout-à-coup :
— Et que seriez-vous donc devenue,
s’écria-t-il, si j’avois fait de Lizzie Lundie
ce que j’espérois autrefois en faire, ma
femme légitime ? Qu’auroit dit l’orgueil
de vos Rossville ? Auriez-vous regardé
comme une honte que votre fille ressemblât
à la femme de votre oncle ?
— Oh ! c’est par trop fort ! s’écria mistress
Saint-Clair, en fondant en larmes.
— Qu’est-ce qu’il y a de trop fort ? dit
son oncle avec le même ton de mécontentement.
Mais en voyant couler les pleurs<noinclude>
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Sapcal22
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>bien jouée, que, dans la situation où je me
trouve, je ne puis faire de visite. Si j’allois
dans un endroit, il faudroit que j’allasse
ailleurs, et le major a dans le comté
tant de connoissances qui s’attendroient à
me voir, que je me trouverois fort {{corr|embarrasée|embarrassée}}.
Je puis vous assurer que je ne sors
que pour venir chez mon oncle, à qui je
me fais un devoir de montrer des attentions,
puisqu’il n’a que moi dans toute
la famille qui connoisse son caractère, et
qui sache comment agir avec lui.
M. Ramsay, ayant satisfait l’antipathie
qu’il avoit pour sa nièce, par le mépris
qu’il avoit témoigné pour son présent,
étoit alors presque en belle humeur, et,
s’approchant d’elle, il lui dit : — Eh bien,
miss Bell, qu’avez-vous fait de votre
nabab, de votre berger, de votre amoureux,
de votre… ? Comment l’appelez-vous ?
— Si vous voulez dire le major, répondit
miss Bell avec dignité, il m’a accompagnée
jusqu’ici, et il est allé voir<noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude><nowiki/>
Le major{{corr|,|}} entra ; M. Ramsay le reçut
avec assez de civilité, et mistress Saint-Clair,
qui désiroit s’assurer sa voix pour
l’élection, alloit y préparer les voies en lui
adressant quelques riens d’un ton doucereux
et flatteur ; mais miss Bell ne souffroit
jamais que le major regardât ou écoutât
qui que ce fût en sa présence, et elle
s’empressa de lui dire : — Eh bien, major,
avez-vous vu les chevaux ? Qu’en pensez-vous ?
— Ils paroissent en état de faire leur
service. Sans être d’une beauté remarquable ;
et…
— De quelle couleur sont-ils ? Voulez-vous
me verser un verre d’eau, major ? `
— Noirs. N’y mettrai-je point un peu
de vin ?
— La moindre goutte. Et vous croyez
qu’ils pourront nous convenir ? Oh ! vous
en mettez trop !
— Ce n’est pas à moi à en décider. Peut-être
voudrez-vous bien y jeter un coup
d’œil.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Sapcal22
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude><nowiki />
— Moi, major ! Voulez-vous bien remettre
mon verre sur la table ? Comment
voulez-vous que, dans la situation où je me
trouve, j’aille à l’Ours-Blanc ?
— Je dirai donc au palefrenier de les
amener ici. Il n’y a qu’un pas.
— Je ne veux pas qu’on amène vos {{corr|cheveaux|chevaux}}
à ma porte ! s’écria M. Ramsay. On
feroit courir le bruit que je vais prendre
voiture ; ce seroit une belle chose ! Et il se
mit à se promener d’un air mécontent.
— Mon cher Monsieur…, dit le major ;
mais l’oncle Adam ne lui permit pas d’achever
sa phrase.
— Je vous dis que je ne veux pas de vos
chevaux ! s’écria-t-il.
— En vérité, mon oncle, dit miss Bell,
je ne vois pas ce qu’il y auroit de si fâcheux
pour vous qu’on crût que vous allez
prendre voiture. Cela vous feroit honneur
à bon marché.
— Bel honneur, sur ma foi ! Avoir l’honneur
de passer pour un vieux fou plein
d’ostentation !<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>cela auroit une apparence bien étrange aux
yeux du monde.
Quelles que puissent être les pensées
de M. Ramsay, son air annonçoit une tempête
prête à éclater ; mais, Gertrude s’étant
approchée de lui en ce moment pour
lui faire ses adieux, les rides de son front
s’aplanirent tout à coup, et firent place
a une expression qui auroit presque pu
passer pour un sourire.
— Les yeux du monde ! répéta-t-il en
levant les épaules. Et se tournant vers
Gertrude : — Je ne donnerois pas un regard
des vôtres, lui dit-il, pour tous les
yeux du monde. Et croyez-moi, ma chère
petite nièce, que les yeux du monde
ne vous empêchent jamais, comme tant
d’autres, de consulter votre bonheur.
Adieu, mon enfant, ajouta-t-il en lui
appuyant une main sur l’épaule ; je vous
dirai ce que je ne dis pas à beaucoup de
gens. Je serai toujours bien aise de vous
voir, venez quand il vous plaira. Bon jour,
miss Bell Black, mettez sur votre dos les<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>plaisir qu’il avoit à la revoir étoient trop
flatteurs pour qu’elle ne les entendît pas
avec ravissement, et ils bannirent toute
autre idée de sa mémoire. — Est-il possible,
pensa-t-elle en le regardant, que
cet être plein de grâce et d’élégance, appartienne
à la même espèce qu’un oncle
Adam et un major Waddell ? Le colonel vit
qu’une matinée d’absence ne lui avoit rien
fait perdre, et à l’instant où sa mère se retourna
pour appeler sa fille, il commençoit
à parler à Gertrude plus sérieusement
qu’il ne l’avoit encore fait. Elle rougit,
sourit, et courut joindre mistress Saint-Clair.
<br /><noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>voir ceux de vos parens qui peuvent nous
être utiles.
Ici M. Delmour prit son agenda et écrivit
les noms du major Waddell, de M. Ramsay
et de M. Black, sur la liste des visites
qu’il devoit faire le lendemain. — Je voudrois
surtout que nous pussions nous assurer
du suffrage de votre oncle, dit-il à mistress
Saint-Clair ; et, se tournant ensuite vers
lord Rossville : — Le domaine de Bloom-Parc,
dit-il, étoit, il n’y a pas bien long-temps,
divisé en quatre propriétés séparées,
et il seroit possible d’arranger les choses de
manière à ce que quatre individus, et peut-être
même cinq, eussent le droit de voter
à l’élection. Avec un tel renfort, et les
voix sur lesquelles nous devons compter,
nous serions sûrs de notre affaire. Ne le
pensez-vous pas ?
— Cela est conforme à toutes les règles
de la probabilité, répondit lord Rossville,
mais il faut prendre garde d’admettre
comme absolument certain ce qui n’est que
vraisemblable. D’ailleurs, je ne sais pas<noinclude>
<references/></noinclude>
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Sapcal22
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>tère, et il crut l’avoir découvert. Mistress
Saint-Clair s’étoit sans doute aperçue de
l’attachement mutuel qui existoit entre sa
fille et lui, et Gertrude souffroit une persécution
à ce sujet. Il ne craignit pourtant
pas que le résultat lui en fût défavorable ;
il connoissoit assez bien la nature humaine
pour savoir qu’une légère opposition ne
peut produire qu’un bon effet sur un caractère
ardent et romanesque, comme
l’étoit celui de Gertrude ; et que le plus
sûr moyen d’exciter en quelqu’un de l’intérêt
pour un autre étoit quelquefois de
chercher à lui inspirer des préventions
contre lui.
Pendant ce temps, celle qui étoit ainsi
l’objet de la sollicitude générale étoit assise
près de sa croisée. On étoit alors dans
cette belle saison de l’année où la nuit succède
au jour par des nuances si imperceptibles,
qu’elle semble n’être qu’un jour
modifié, plus doux et plus tranquille. On
ne voyoit pas ces magnifiques masses de
nuages qui, dans ce climat, forment la<noinclude>
<references/></noinclude>
e9269bzzrfqxj8z31uesi3e47z4yxu3
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Sapcal22
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>tendit les voix des personnes de la famille
qui descendoient du salon pour se rendre
dans la salle à manger ; les portes se fermèrent,
et tout rentra dans le silence.
— Voici le moment, dit mistress Saint-Clair
d’une voix que l’agitation rendoit
presque inarticulée. Un instant ! Si par
quelque malheureux hasard lord Rossville
venoit à apprendre qu’on nous a vues sortir
ensemble du château à une pareille heure !
Non ! cela n’est pas prudent ! Gertrude,
il faut que vous marchiez la première, et je
vous suivrai.
— Oh ! non, non ! s’écria sa fille, pâlissant
de terreur ; n’exigez pas que je fasse
un pas sans vous ! D’ailleurs quelle différence
cela peut-il faire ?
— Aucune en réalité, mais beaucoup en
apparence, répondit mistress Saint-Clair
avec un ton d’impatience. Que vous sortiez
pour vous promener au clair de lune, ce
seroit une folie, mais cela n’a rien {{corr|d’improblable|d’improbable}} ;
que j’arrive ensuite pour vous
suivre, cela est parfaitement naturel ; mais<noinclude>
<references/></noinclude>
1fhq4wnlcv5ps94y1kee6ejgsxhwsdk
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104
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Sapcal22
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>miler aux leurs. Enfin miss Lilly alla chercher
son album pour amuser sa cousine,
et lui en montra, l’une après l’autre, toutes
les pages, chargées de misérables dessins,
sur lesquels on voyoit des Cupidons hydropiques,
des tourterelles qu’on auroit prises
pour des vautours, et des roses d’une taille
si énorme et d’un {{corr|cramosi|cramoisi}} si vif, qu’on auroit
cru y reconnoître des pivoines. Tous
ces dessins étoient accompagnés de vers, ou
de quelques lignes destinées à passer pour de
la poésie. Gertrude s’arrêta quelque temps
à lire un sonnet placé sous une pensée,
non qu’elle y trouvât le moindre mérite,
mais parce qu’il offroit le triple attrait d’être
souverainement ridicule sous le rapport
des idées, du style, et surtout de la rime.
— Oh ! il ne faut pas que vous lisiez ces
vers, dit miss Lilly en les couvrant de sa
main avec affectation : ce sont des folies
du lieutenant O’Brien.
— Permettez-moi d’en finir la lecture,
dit Gertrude, qui s’amusoit de cette rapsodie.<noinclude>
<references/></noinclude>
juforoyibbso42buojeh0vskzkudyko
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>cas : il dit que c’est un jeune homme très-aimable,
très-sensé et très-instruit.
À la grande surprise de mistress Black,
cet éloge ne fit pas briller de plaisir les
yeux de Gertrude ; car, comme beaucoup
d’autres excellentes femmes, elle pensoit que
l’opinion de son mari devoit avoir un très-grand
poids, et que miss Saint-Clair devoit
être flattée d’apprendre que l’époux qui lui
étoit destiné avoit obtenu l’approbation de
M. Black. Car le comte, pour favoriser
ses projets politiques, avoit laissé échapper
à dessein, dans la longue harangue qu’il
lui avoit débitée, quelques mots relatifs à
l’union qu’il projetoit entre son neveu et la
nièce de mistress Black ; ce que celle-ci
avoit regardé comme l’annonce d’un mariage
décidé.
Ne sachant trop que faire de sa nièce,
et voyant la froideur avec laquelle elle
écoutoit les éloges de son amant supposé,
mistress Black proposa alors que les jeunes
gens allassent faire une promenade, et
qu’on fît voir à Gertrude toutes les {{tiret|dépen|dances}}<noinclude>
<references/></noinclude>
l8l4ajdkv5xg6psm4hwq9mluoy645mf
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>{{tiret2|dépen|dances}} de Bellevue. Il y avoit le ruisseau
qui traversoit les prairies, la colline de
Hawkhill, les nouvelles plantations, la
basse-cour. Si miss Saint-Clair aimoit la
volaille, celle de Bellevue étoit reconnue
comme la plus belle de tout le comté. Les
jeunes gens partirent donc chargés des
conseils et des instructions de mistress
Black. Il est assez rare qu’une compagnie
sorte pour se promener sans qu’il se manifeste
quelque différence d’opinion sur la
route qu’on suivra ; mais, en cette occasion,
miss Bell détermina la marche sur-le-champ
en disant au major qu’il y avoit
si long-temps qu’elle n’avoit vu sa sœur,
mistress Fairbairn, que, si sa cousine n’y
trouvoit pas d’inconvénient, elle seroit
charmée d’aller jusqu’à Holm.
— Je meurs d’envie de voir le cher petit
qui porte votre nom ; je ne l’ai pas vu depuis
qu’il a eu la rougeole, dit-elle au major ;
et se tournant vers Gertrude, elle
ajouta : — Car il est bien entendu que,
quoique dans la situation où je me trouve<noinclude>
<references/></noinclude>
eyzduy6l291j622yjj1eo835vrcj8km
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>mais comment se porte mon petit favori
André ?
— Il n’est pas encore bien fort, le
pauvre enfant, et il exige de grands ménagemens,
dit mistress Fairbairn ; et se tournant
vers miss Saint-Clair : Il vient d’avoir
la rougeole, ajouta-t-elle, et vous savez que
les suites en sont plus dangereuses que la
maladie même. André ! André Waddell,
venez donc ici, mon amour ; vous n’avez
pas encore dit bonjour à ces dames.
Et André Waddel, qui s’amusoit à
{{corr|’autre|l’autre}} bout du salon, arriva en bonnet
de nuit, à cheval sur un bâton. Comme
c’étoit le filleul du major, miss Bell, dans
l’ardeur de son attachement, le prit sur
ses genoux pour le caresser, et ouvrit
même sa montre pour l’amuser.
Ah ! je vois qui gâte André Waddell,
s’écria la mère enchantée.
Le major sourit de satisfaction ; miss
Bell prétendit qu’elle ne gâtoit pas ce charmant
enfant, et pendant quelques minutes<noinclude>
<references/></noinclude>
bz4gtp0abqwgds3lz5rfy6eee8bljel
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Psephos
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Psephos" /></noinclude>{{brn|2}}
{{c|''Duo''|fs=200%|ff=serif|sp=2px}}
<score sound raw>
\version "2.24.4"
#(set-default-paper-size "b4")
rinF = \markup {\italic"rin"\dynamic f}
#(make-dynamic-script rinF)
violonA = {
r4\f \afterGrace f_+( {e16[ f])} aes4 c |
f, \grace des'8^( \afterGrace c4^+ {bes16[ c])} des4 c |
\grace des8^( c4 b4) b2 |
r4 \afterGrace e,4_(_+ {des16[ e])} g4 bes |
e, \grace c'8^( \afterGrace bes4^+ {aes16[ bes])} c4 bes |
\grace c8( bes4 a) a2 |
<des, f bes>4 bes'2 \grace des8^( \afterGrace c4^+ {bes16[ c])} |
\appoggiatura ees8 des4 \appoggiatura c8 bes4 \appoggiatura aes8 g4 \grace g8_( \afterGrace f4_+ {e16[ f])} |
e8.[ c'16 e8. c16] g'8.[ c,16] bes'4 |
<des,, f bes>4 bes'2 \grace des8^( \afterGrace c4^+ {bes16[ c])} |
\appoggiatura ees8 des4 \appoggiatura c8 bes4 \appoggiatura aes8 g4 \grace g8_( \afterGrace f4_+ {e16[ f])} |
e8.[ c'16 e8. c16] g'8.[ c,16] bes'4 |
r4\p \afterGrace f,4_(_+ {ees16[ f])} aes4 c |
f, \grace des'8^( \afterGrace c4^+ {des16[)^( c]} des4) c |
\grace des8^( c4 b) b2 |
% VIOLON1 p 42
r4 \grace f8_( \afterGrace e4_+ {des16)[_( e]} g4) bes |
e, \grace c'8^( \afterGrace bes4^+ {aes16)[^( bes]} c4) bes |
\grace c8_( bes4 a) a2 |
<des, f bes>4\f bes'2\p \grace des8^( \afterGrace c4^+ {des16)[ c]} |
\appoggiatura ees8 des4 \appoggiatura c8 bes4 \appoggiatura aes8 g4 \grace g8_( \afterGrace f4_+ {e16)[ f]} |
e8.[\f c'16 e8. c16] g'8.[ c,16] bes'4 | <des,, f bes>4 bes'2\p \grace des8^( \afterGrace c4^+ {c16[ des])} |
\appoggiatura ees8 des4 \appoggiatura c8 bes4 \appoggiatura aes8 g4 \grace g8_( \afterGrace f4_+ {e16)[ f]} |
e4 \grace des'8^( \afterGrace c4^+ {bes16)[^( c]} e4) g |
c, \grace aes'8^( \afterGrace g4^+ {f16)[^( g]} aes4) g |
\grace aes8^( g4 fis) fis2 |
r4 \grace c8^( \afterGrace b4^+ {aes16)[^( b]} d4) f |
b, \grace g'8^( \afterGrace f4^+ {ees16)[^( f]} g4) f |
% VIOLON1 p 43
\grace g8^( f4 e) e2 |
<aes, c f>4-!\f f'2\p \grace aes8^( \afterGrace g4^+ {f16[ g])} |
aes4 \tuplet 3/2 {des,8[( ees des)]} c4 b | c8.[\f c16 e8. c16] g'8.[ c,16] bes'4 |
<aes, c f>4-!\f f'2\p \grace aes8^( \afterGrace g4^+ {f16[ g])} |
aes4 \tuplet 3/2 {des,8[( ees des)]} c4 bes |
c \grace bes8_( \afterGrace aes4_+ {g16)[_( aes]} c4) ees |
aes, \grace f'8^( \afterGrace ees4^+ {des16)[^( ees]} f4) ees |
\grace f8 ees4( d) d2 |
r4 \afterGrace g,_(_+ {f16[ g])} bes4 des |
g, \grace ees'8^( \afterGrace des4^+ {c16)[^( des]} ees4) des |
\grace ees8 des4( c) c2 |
R1 |
% VIOLON1 p 44
<des, f>4\f des'2\p \grace des8^( \afterGrace c4 {bes16[ c])} |
bes4 bes2 \grace bes8_( \afterGrace aes4^+ {g16)[_( aes])} |
g2 r |
ees4 ees'2 bes4~ |
bes ces2 g4~ |
g \grace f8_( \afterGrace ees4_+ {des16[ ees])} g4 bes |
ees, \grace c'8^( \afterGrace bes4^+ {aes16)[^( bes]} c4) bes |
\grace c8 bes4( a) a2 |
r4 \grace ees8_( \afterGrace d4_+ {c16[ d])} f4 aes |
d, \grace bes'8_( \afterGrace aes4_+ {g16[ aes])} bes4 aes |
\grace bes8( aes4)( g) g2 |
R1 |
% VIOLON1 p 45
<aes, ees'>4\f^! aes'2\p \grace aes8_( \afterGrace g4_+ {f16[ g])} |
f4 f2 \grace f8_( \afterGrace ees4_+ {des16[ ees])} |
\appoggiatura ees8 d2 r |
bes4 bes'2 f4~ |
f ges2 d4~ |
d! \grace c'8^( \afterGrace bes4^+ {aes16[ bes])} d4 f |
bes, \grace g'8^( \afterGrace f4^+ {ees16)[^( f]} ges4) f |
\grace g8^( f4 e) e2 |
r4 \grace bes8^( \afterGrace a4^+ {g16[ a])} c4 ees |
a, \grace f'8^( \afterGrace ees4^+ {des16[ees])} f4 ees |
% VIOLON1 p 46
\grace f8( ees4 d) d2 |
<bes, ges' ees'>4\f ees'2\p \grace ges8 \afterGrace f4 {ees16[( f)]} |
\appoggiatura aes8 ges4 \appoggiatura f8 ees4 \appoggiatura des8 c4 \grace c8 \afterGrace bes4 {aes16[ bes]} |
a8.[\f f16 a8. f16] c'8.[ a16] ees'4 |
<bes, ges' ees'>4\f ees'2\p \grace ges8^( \afterGrace f4^+ {ees16[ f)]} |
\appoggiatura aes8 ges4 \appoggiatura f8 ees4 \appoggiatura des8 c4 \grace c8^( \afterGrace bes4^+ {aes16[ bes])} |
a4 \grace g8_( \afterGrace f4_+ {ees16[ f])} a4 c |
f, \grace des'8^( \afterGrace c4^+ {bes16[ c])} des4 c |
\grace des8 c4( b) b2 |
r4 \grace f8_( \afterGrace e4_+ {des16[ e])} g4 bes |
e, \grace c'8^( \afterGrace bes4^+ {aes16[ bes])^(} c4) bes |
\grace c8 bes4( a) a2 |
<des, f bes>4\f_! bes'2\p \grace des8^( \afterGrace c4^+ {bes16[ c])} |
% VIOLON1 p 47
\appoggiatura ees8 des4 \appoggiatura c8 bes4 \appoggiatura aes8 g4 \grace g8_( \afterGrace f4_+ {ees16[ f])} |
e8.[\f c'16 e8. c16] g'8.[ c,16] bes'4 |
<des,, f bes>4_! bes'2\p \grace des8^( \afterGrace c4^+ {bes16[ c])} |
\appoggiatura ees8 des4 \appoggiatura c8 bes4 \appoggiatura aes8 g4 \grace g8_( \afterGrace f4_+ {ees16[ f])} |
e2 e8_[( c' bes' c,)] |
f,_[( c' aes' c,)] g_[( c e c)] |
aes_[( c f c)] e,_[( c' bes' c,)] |
f,_[( c' aes' c,)] g_[( c e c)] |
aes_[( c f c)] des4. des8 |
g4 b, \appoggiatura des8 c4 b8[ c] |
c4 c2 c4 |
% VIOLON1 p 48
f4 a, \appoggiatura c8 bes4 a8[ bes] |
bes4 bes2 bes4 |
ees g, \appoggiatura bes8 aes4 g8[ aes] |
aes4 aes2 aes4 |
des f, \appoggiatura aes8 ges4 f8[ g] |
ges8[( bes)] bes[( des)] des[( bes) g( f] |
e1)\fermata |
r2 e8_[( c' bes' c,)] |
f,_[( c' aes' c,)] g_[( c e c)] |
aes_[( c f c)] e,_[( c' bes' c,)] |
f,_[( c' aes' c,)] g_[( c e c)] |
aes_[( c f c)] \appoggiatura ees8 des4 c8[ bes] |
% VIOLON1 p 49
<aes c>4 f'8[ aes] <g, bes>4 e'8[ g] |
f,2 f |
g8 g4 g8 \appoggiatura aes8 g4 f8[ g] |
aes2 aes |
bes8 bes4 bes8 \appoggiatura c8 bes4 aes8[ bes] |
c2 c |
des2.( ees8[ des]) |
c2.( des8[ c]) |
bes2.( c8[ bes]) |
aes2 aes |
aes^\rinF^\< aes\! | aes^\f aes^\p | }
finViolonALayout = {
% VIOLON1 layout p 50
aes2\rinF^\< aes | \appoggiatura aes8^\f g1\fermata |
r2 e16[(^\p\cresc c' bes' c,)] e,[( c' bes' c,)] |
f,[( c' aes' c,)] \repeat tremolo 4 {<f, c' aes'>16_\markup\italic"Segue"} g16[( c e c)] \repeat tremolo 4 {<g c e>16} |
aes16[( c f c]) \repeat tremolo 4 {<aes c f>16} e16[( c' bes' c,]) \repeat tremolo 4 {<e, c' bes'>16} |
f16[( c' aes' c,)] \repeat tremolo 4 {<f, c' aes'>16} g16[( c e c)] \repeat tremolo 4 {<g c e>16} |
aes16[(^\f c f c)] aes[( c f c)] \appoggiatura ees8 des4 c8[ bes] |
<<{\voiceOne c4 }\new Voice{\voiceTwo aes4 }>>\oneVoice
f'8[ aes]
<<{\voiceOne bes,4 }\new Voice{\voiceTwo g4 }>>\oneVoice
e'8[ g] |
f,2 e16[( c' bes' c,)] e,[( c' bes' c,)] |
f,16[( c' aes' c,)] \repeat tremolo 4 {<f, c' aes'>16_\markup\italic"Segue"} g16[( c e c)] \repeat tremolo 4 {<g c e>16} |
aes16[( c f c]) \repeat tremolo 4 {<aes c f>16} e16[( c' bes' c,]) \repeat tremolo 4 {<e, c' bes'>16} |
% VIOLON1 layout p 51
f16[( c' aes' c,)] \repeat tremolo 4 {<f, c' aes'>16} g16[( c e c)] \repeat tremolo 4 {<g c e>16} |
aes16[( c f c)] aes[( c f c)] \appoggiatura ees8 des4 c8[ bes] |
<<{\voiceOne c4 }\new Voice{\voiceTwo aes4 }>>\oneVoice
f'8[ aes]
<<{\voiceOne bes,4 }\new Voice{\voiceTwo g4 }>>\oneVoice
e'8[ g] |
aes,16[( c f c)] aes[( c f c)] \appoggiatura ees8 des4 c8[ bes] |
<<{\voiceOne c4 }\new Voice{\voiceTwo aes4 }>>\oneVoice
f'8[ aes]
<<{\voiceOne c,4 }\new Voice{\voiceTwo aes4 }>>\oneVoice
f'8[ aes] |
<<{\voiceOne bes,4 }\new Voice{\voiceTwo g4 }>>\oneVoice
e'8[ g]
<<{\voiceOne bes,4 }\new Voice{\voiceTwo g4 }>>\oneVoice
e'8[ g] |
f,2 aes8[( c c' c,)] |
g[( c c' c,)] <c, bes'>2 |
<c aes'>2 aes'8[( c c' c,)] |
g[( c c' c,)] <c, bes'>2 |
<c aes'>8.[ f16 aes8. c16] f4. c8 |
\appoggiatura ees8 des4 c8[ bes] aes4 g_+ |
f8.[ f16 aes8. c16] f4. c8 |
\appoggiatura ees8 des4 c8[ bes] aes4 g_+ |
\stemUp f4 <f c' f>4 4 4 |
1
}
finViolonAMidi = {
% VIOLON1 midi p 50
aes2\rinF^\< aes | \appoggiatura aes8^\f g1\fermata |
r2 e16[(^\p\cresc c' bes' c,)] e,[( c' bes' c,)] |
f,[( c' aes' c,)]
%%%
f,[( c' aes' c,)]
g16[( c e c)]
%%%
g16[( c e c)] |
aes16[( c f c])
%%%
aes16[( c f c])
e,16[( c' bes' c,])
%%%
e,16[( c' bes' c,]) |
f,16[( c' aes' c,)]
%%%
f,16[( c' aes' c,)]
g16[( c e c)]
%%%
g16[( c e c)] |
aes16[(^\f c f c)] aes[( c f c)] \appoggiatura ees8 des4 c8[ bes] |
<<{\voiceOne c4 }\new Voice{\voiceTwo aes4 }>>\oneVoice
f'8[ aes]
<<{\voiceOne bes,4 }\new Voice{\voiceTwo g4 }>>\oneVoice
e'8[ g] |
f,2 e16[( c' bes' c,)] e,[( c' bes' c,)] |
f,16[( c' aes' c,)]
f,16[( c' aes' c,)]
g16[( c e c)]
g16[( c e c)] |
aes16[( c f c])
aes16[( c f c])
e,16[( c' bes' c,])
e,16[( c' bes' c,]) |
% VIOLON1 midi p 51
f,16[( c' aes' c,)]
f,16[( c' aes' c,)]
g16[( c e c)]
g16[( c e c)] |
aes16[( c f c)] aes[( c f c)]
\appoggiatura ees8 des4 c8[ bes] |
<<{\voiceOne c4 }\new Voice{\voiceTwo aes4 }>>\oneVoice
f'8[ aes]
<<{\voiceOne bes,4 }\new Voice{\voiceTwo g4 }>>\oneVoice
e'8[ g] |
aes,16[( c f c)] aes[( c f c)] \appoggiatura ees8 des4 c8[ bes] |
<<{\voiceOne c4 }\new Voice{\voiceTwo aes4 }>>\oneVoice
f'8[ aes]
<<{\voiceOne c,4 }\new Voice{\voiceTwo aes4 }>>\oneVoice
f'8[ aes] |
<<{\voiceOne bes,4 }\new Voice{\voiceTwo g4 }>>\oneVoice
e'8[ g]
<<{\voiceOne bes,4 }\new Voice{\voiceTwo g4 }>>\oneVoice
e'8[ g] |
f,2 aes8[( c c' c,)] |
g[( c c' c,)] <c, bes'>2 |
<c aes'>2 aes'8[( c c' c,)] |
g[( c c' c,)] <c, bes'>2 |
<c aes'>8.[ f16 aes8. c16] f4. c8 |
\appoggiatura ees8 des4 c8[ bes] aes4 g_+ |
f8.[ f16 aes8. c16] f4. c8 |
\appoggiatura ees8 des4 c8[ bes] aes4 g_+ |
f4 <f c' f>4 4 4 |
1
}
violonB = {
f1~\f |
f4 \afterGrace aes4_+_( {g16[ aes]} bes4) aes |
aes2( g) |
c,1~ |
c4 \afterGrace g'4_( {f16[ g]} aes4) g |
ges2( f) |
<des f bes>4 f2 f4~ |
f f2 \grace ees8_( \afterGrace d4_+ {c16[ d])} |
c8.[ g'16 c8. g16] e'8.[ g,16] g'4 | <des, f bes>4 f2 f4~ |
f f2 \grace ees8_( \afterGrace d4_+ {c16[ d])} |
c8.[ g'16 c8. g16] e'8.[ g,16] g'4 |
f,1~\p |
f4 \grace bes8_( \afterGrace aes4_+ {g16[ aes])} bes4 aes |
aes2( g) |
% VIOLON2 p 42
c1~ |
c4 \grace aes'8_( \afterGrace g4_+ {f16)[_( g]} aes4) g |
ges2( f) |
<des, f bes>4\f f2\p f4~ |
f f2 \grace ees8_( \afterGrace d4_+ {c16)[ d]} |
c8.[\f g'16 c8. g16] e'8.[ g,16] g'4 |
<des, f bes>4 f2\p f4~ |
f f2 \grace ees8_( \afterGrace d4_+ {c16)[ d]} |
c1~ |
c4 \grace f'8^( \afterGrace ees4^+ {des16)[^( ees]} f4) ees |
ees2( d) |
g,1~ |
g4 \grace ees'8^( \afterGrace d4^+ {c16)[^( d]} ees4) d |
% VIOLON2 p 43
des!2( c) | <aes c f>4\f-! c2\p c4~ | c aes( g) f_+ | e8.[ g16 c8. g16] e'8.[ g,16] g'4 | <aes, c f>4-! c2\p c4~ | c aes2 g4_+ | aes1~ |
aes4 \grace des8^( \afterGrace c4^+ {bes16)[^( c]} des4) c | bes1 | ees,1~ | ees4 \grace c'8^( \afterGrace bes4^+ {aes16[)^( bes]} c4) bes4 | aes1 | <des, f>4\f des'2\p \grace des8^( \afterGrace c4^+ {bes16[ c])} |
% VIOLON2 p 44
bes4 bes2 \grace bes8_( \afterGrace aes4^+ {g16[ aes])} |
g4 g2 \grace g8_( \afterGrace f4_+ {ees16[ f])} |
ees4 ees'2 bes4~ | bes ces2 g4~ |
g aes2 ees4~ |
ees1~ |
ees4 \grace aes8_( \afterGrace g4_+ {f16)_([ g]} aes4) g | f1 | bes,~ | bes4 \grace g'8_( \afterGrace f4_+ {ees16)_([ f]} g4) f | ees1 | <aes, ees'>4\f^! aes'2\p \grace aes8_( \afterGrace g4_+ {f16[ g])} |
% VIOLON2 p 45
f4 f2 \grace f8_( \afterGrace ees4_+ {des16[ ees])} | d4 d2 \grace d8_( \afterGrace c4_+ {bes16[ c])} | bes4 bes'2 f4~ | f ges2 d4~ |
d ees2 bes4~ | bes1~ | bes4 \grace ees'8^( \afterGrace des4^+ {c16)[^( des]} ees4) des | des2( c) | f,1~ | f4 \grace des'8^( \afterGrace c4 {bes16[ c])} des4 c |
% VIOLON2 p 46
ces2( bes) | <bes, ges' ees'>4\f bes'2\p bes4~ | bes bes2 \grace aes8_( \afterGrace g4_+ {f16[ g])} | f8.[\f c16 f8. c16] aes'8.[ f16] c'4 | <bes, ges' ees'>4\f bes'2\p bes4~ | bes bes2 \grace aes8_( \afterGrace g4_+ {f16[ g])} | f1~ |
f4 \grace bes8_( \afterGrace aes4_+ {g16[ aes])} bes4 aes | aes2( g) | c,1~ | c4 \grace aes'8_( \afterGrace g4_+ {f16)[_( g]} aes4) g | ges2( f) | <des f bes>4_!\f f2\p f4~ |
% VIOLON2 p 47
f f2 \grace ees8_( \afterGrace d4_+ {c16[ d])} |
c8.[\f g'16 c8. g16] e'8.[ g,16] g'4 |
<des, f bes>_! f2\p f4~ |
f f2 \grace ees8_( \afterGrace d4_+ {c16[ d])} |
c2 c8_[( bes' g' bes,)] |
c,_[( aes' f' aes,)] c,_[( g' c g)] |
c,_[( aes' c aes)] c,_[( bes' g' bes,)] | c,_[( aes' f' aes,)] c,_[( g' c g)] |
c,_[( aes' c aes)] bes4 bes~ |
bes g2 g4~ |
g g2 aes4~ |
% VIOLON2 p 48
aes f2 f4~ |
f f2 g4~ |
g4 ees2 ees4~ |
ees ees2 f4~ |
f des2 des4~ |
des f2 des4 |
c1\fermata |
r2 c8_[( bes' g' bes,)] |
c,_[( aes' f' aes,)] c,_[( g' c g)] |
c,_[( aes' c aes)] c,_[( bes' g' bes,)] | c,_[( aes' f' aes,)] c,_[( g' c g)] |
c,_[( aes' c aes)] \appoggiatura c bes4 aes8[ g] |
% VIOLON2 p 49
<aes, f'>4 aes'8[ c] <g, e'>4 g'8[ bes] |
f2 f~ |
f e4 g~ |
g2 f4 aes4~ |
aes2 g4 bes~ |
bes2 aes4 c~ |
c2 bes~ |
bes aes~ |
aes g~ |
g f |
f^\rinF^\< f |
f^\f f^\p |
% VIOLON2 p 50
}
hautboisA = {
R1^"1" | \repeat unfold 79 {R1} |
% BOIS1 p 47
r2 bes( | aes) e( |
f) bes( | aes) e( | f) r2 | R1 | R1 |
% BOIS1 p 48
\repeat unfold 6 {R1} |
r1\fermata | r2 bes( | aes) e( | f) bes( | aes) e( | f) f( |
% BOIS1 p 49
f2) e-+ | f r | \repeat unfold 7 {R1} |
r2 aes~ | aes1^\< | \after 2 ^\p aes1~^\f |
% BOIS1 p 50
aes\rinF\< | \grace aes8\f g1\fermata | r2 bes( | aes) e( | f) bes( | aes) e( |
f) f( | f) e-+ | f bes( | aes) e( | f) bes( |
% BOIS1 p 51
aes) e( | f) f( | f) e-+ | f f( | f1) |
e-+ | f2 c'( | c) bes( | aes) c( | c) bes( | aes) f | g4 f2 e4-+ | f2 f | g4 f2 e4-+ | f f f f | f1 |
}
hautboisB = {
R1_"2" | \repeat unfold 79 {R1} |
% BOIS2 p 47
r2 g( | f) bes,( |
aes) g'( | f) bes,( | aes) r | R1 | R1 |
% BOIS2 p 48
\repeat unfold 6 {R1} |
r1 | r2 g'( | f) bes,( | aes) g'( | f) bes,( | aes) g( |
% BOIS2 p 49
aes) g-+ | f r | \repeat unfold 7 {R1} |
r2 f'~ | f1 | \after 2 _\p f1~_\f |
% BOIS2 p 50
f | \grace f8_\f e1_\fermata | r2 g(\p\cresc | f) bes,( | aes) g'( | f) bes,( |
aes)\f g( | aes) g-+ | f g'( | f) bes,( | aes) g'( |
% BOIS2 p 51
f) bes,( | aes) g( | aes) g-+ | f g( | aes1) |
g_+ | f2 aes'( | g) e( | f) aes( | g) e( | f) c | bes2 aes4 g-+ | f2 c' | bes aes4 g-+ | f f f f | f1 |
}
corsA = {
R1^"1" | \repeat unfold 79 {R1} |
% CORS1 p 47
r2 g~ | g1~ |
g~ | g~ | g2 r | R1 | R1 |
% CORS1 p 48
\repeat unfold 6 {R1} |
r1\fermata | r2 g~ | g1~ | g~ | g~ | g2 c |
% CORS1 p 49
c2 g | g r | \repeat unfold 7 {R1} |
r2 c~^\< | c1~ | \after 2 ^\p c1~^\f |
% CORS1 p 50
c^\rinF | d\fermata | r2 g,~ | g1~ | g~ | g~ |
g2 c | c g | g g~ | g1~ | g~ |
% CORS1 p 51
g~ | g2 c | c g | g c | c1 |
g | g2 g | g g | g g | g g | g c | c2. g4 | g2 c | c2. g4 | g g g g | g1 |
}
corsB = {
R1_"2" | \repeat unfold 79 {R1} |
% CORS2 p 47
r2 g~ | g1~ |
g~ | g~ | g2 r | R1 | R1 |
% CORS2 p 48
\repeat unfold 6 {R1} |
r1 | r2 g~ | g1~ | g~ | g~ | g2 c |
% CORS2 p 49
c2 g' | c, r | \repeat unfold 7 {R1} |
r2 c~ | c1~ | \after 2 \p c1~\f |
% CORS2 p 50
c_\rinF | d'_\fermata | r2 g,,~ | g1~ | g~ | g~ |
g2 c | c g' | c, g~ | g1~ | g~ |
% CORS2 p 51
g~ | g2 c | c g' | c, c | c1 |
g' | c,2 g' | g g, | c g' | g g, | c c | c2. g'4 | c,2 c | c2. g'4 | c, c c c | c1 |
}
alto = {
c1~\f | c4 f2 c4 | d d2 d4 | g1~ | g4 c,2 4 | 4 2 4 | des2. ees4 | des2 e4 g4 |
g4 g4 g2 | des2. ees4 | des2 e4 g4 | g4 g4 g2 | c,1~\p | c4 f2 c4 | d4 2 4 |
% ALTO p 42
g1~ | g4 c,2 c4 | c c2 c4 | \after 4 \p des2.\f-! ees4 | des2 d4 g | g\f g g2 | des2.\p-! ees4 |
des2 d4 g | g1~ | g4 c2 g4 | a4 a2 a4 | d1~ | d4 g,2 g4 |
% ALTO p 43
g g2 g4 | \after 4 \p aes2.\f-! bes4 | aes4 c2 g4 | g\f g g2 | \after 4 \p aes2.-! bes4 | aes2 ees4 ees | ees1~ |
ees4 aes2 ees4 | f4 f2 f4 | bes1~ | bes4 ees,2 ees4 | ees ees2 ees4 | f4\f aes2\p aes4 |
% ALTO p 44
aes4 f2 ees4 | ees2. bes4 | bes g'2 g4~ | g aes2 ees4 | ees2. bes4 | bes1~ |
bes4 ees2 bes4 | c4 c2 c4 | f1~ | f4 bes,2 bes4 | bes bes2 bes4 | c4\f-! ees2\p ees4 |
% ALTO p 45
ees c2 bes4 | bes2. f4 | f d'2 d4~ | d! ees2 bes4 |
bes2. f'4 | f1~ | f4 bes2 f4 | g g2 g4 | c1~ | c4 f,2 f4 |
% ALTO p 46
f4 f2 f4 | \after 2 \p ges2.\f aes4 | ges2 g4 c | c\f c c2 | \after 4 \p ges2. aes4 | ges2 ges4 c,4 | c1~ |
c4 f2 c4 | d4 d2 d4 | g1~ | g4 c,2 c4 | c c2 c4 | \after 4 \p des2.\f ees4 |
% ALTO p 47
des2 d4 g | g\f g g2 | \after 4 \p des2. ees4 | des2 d4 g4 | g2 g4( c) | aes( c) bes( c) |
f,( c') g( c) | aes( c) bes( c) | f,( c') bes2 | r4 e,2 g4 | aes1 |
% ALTO p 48
r4 d,2 f4 | g1 | r4 c,2 ees4 | g1 | r4 bes,2 f'4 | f des g g |
g1\fermata | r2 g4( c) | aes( c) bes( c) | f,( c') g( c) | aes( c) bes( c) | f,( c') f, f |
% ALTO p 49
c c bes bes | aes2 c | c2. c4 | \dotsUp c2. f4 | \dotsNeutral des2. g4 |
ees2. aes4 | f2 ees4 g | ees2 des4 f | des2 c4 e | c2 des4 c | b2_\rinF^\< c\! | \after 2 \p des1\f |
% ALTO p 50
b2_\rinF_\< c\! | bes1\f\fermata |
r2 g'8[(\p\cresc c) g( c)] |
aes[( c) aes( c)] bes[( c) bes( c)] |
f,[( c') f,( c')] g[( c) g( c)] |
aes[( c) aes( c)] bes[( c) bes( c)] |
f,[(\f c') f,( c')] f,[ f f f] |
c[ c c c] \repeat tremolo 4 {bes8} |
aes2 aes'8[( c) g( c)] |
aes[( c) aes( c)] bes[( c) bes( c)] |
f,[( c') f,( c')] g[( c) g( c)] |
% ALTO p 51
aes[( c) aes( c)] bes[( c) bes( c)] |
f,[( c') f,( c')] f,[ f f f] |
c[ c c c] \repeat tremolo 4 {bes8} |
aes[ f' f f] f[ f f f] |
\repeat tremolo 4 {c8} \repeat tremolo 4 {c8} |
\repeat tremolo 4 {bes8} \repeat tremolo 4 {bes8} |
aes2 f'4 aes |
e g c,2 |
f f4 aes |
e g c,2 |
f c4 f4~ |
f2 c4 bes |
aes2 c4 f4~ |
f2 c4 bes |
aes aes aes aes |
aes1 |
}
jeannette = {
\tweak self-alignment-X #LEFT
\textMark\markup\italic{\large"Jeannette" " (elle le regarde Malicieusement.)"}
\repeat unfold 23 {R1} |
% JEANNETTE p 42
r4 c e g | c, g' aes g | \grace aes8^( g4 fis) fis2 | r4 b, d f | b, f' g f |
% JEANNETTE p 43
\grace g8^( f4 e) e2 | r4 f f g | aes des, c b | c2 r | r4 f f g | aes des, c bes | c2 r |
r4 c des c | bes bes d f | bes,2 bes4 r | r bes c bes | aes aes c ees | aes,2 aes4 r |
% JEANNETTE p 44
r4 des des c | bes bes bes aes | g2 r | r4 ees' ees bes | bes ces ces g | g r r2 |
r4 g aes g | f f a c | f,2 f4 r | r f g f | ees ees g bes | ees,2 ees4 r |
% JEANNETTE p 45
r4 aes aes g | f f f ees | d2 r | r4 bes' bes f |
f ges ges d | d r4 r2 | \repeat unfold 10 {R1}
% JEANNETTE p 46
r4 f a c |
a % ???
c des c | \grace des8^( c4 b) b2 | r4 e, g bes | e, bes' c bes | \grace c8_( bes4 a) a2 | r4 bes bes c |
% JEANNETTE p 47
des bes g f | e2 r | r4 bes' bes c | des bes g f | e2 bes''2 | aes4 g8 f e4 des8 c |
f2 bes | aes4 g8 f e4 des8 c | f4 c des4. 8 | g4 b, \appoggiatura des8 c4 b8[ c] | c4 c c c |
% JEANNETTE p 48
f a, \appoggiatura c8 bes4 a8[ bes] | bes4 bes bes4. bes8 | ees4 g, \appoggiatura bes8 aes4 g8[ aes] | aes4 aes aes aes | des f, \appoggiatura aes8 ges4 f8[ ges] | ges[ bes] bes[ des] des[ bes] ges[ f] |
\appoggiatura f8 e1\fermata | r2 bes'' | aes4 g8 f e4 des8 c | f2 bes | aes4 g8 f e4 des8 c | f4 c \appoggiatura ees8 des4 c8[ bes] |
% JEANNETTE p 49
aes2 g^+ | f f | g4 g8 g \appoggiatura aes8 g4 f8 g | aes2 aes | bes4 bes8 bes8 \appoggiatura c8 bes4 aes8 bes |
c2 c | des2. ees8[ des] | c2. des8[ c] | bes2. c8[ bes] | aes2 2 | 2 2 | 2 2 |
% JEANNETTE p 50
2 2 | \grace aes8 g1 | r2 bes' | aes4 g8 f e4 des8 c | f2 bes | aes4 g8 f e4 des8 c |
f4 c \appoggiatura ees8 des4 c8[ bes] | aes2 g^+ | f2 bes' | aes4 g8 f e4 des8 c | f2 bes |
% JEANNETTE p 51
aes4 g8 f e4 des8 c | f4 c \appoggiatura ees8 des4 c8[ bes] | aes2 g^+ | f4 c' \appoggiatura ees8 des4 c8[ bes] | aes1 |
g^+ | f2 r | \repeat unfold 9 {R1} \bar ".."
}
motsjeannette = {
\new Lyrics \lyricmode {
_1*23
_4 "Ah !" com -- me je sçais bien l’en -- ten2 -- "dre :" _4 "Ah !" com -- me je sçais bien m’y
% JEANNETTE MOTS p 43
pren2 -- dre. _4 bon, bon, quel plai -- sir il au -- ra.2 _ _4 Quand il sçau -- ra Que ce n’est pas.2 _
_4 Que vou -- lés vous que je vous di2 -- se.4 _ _ Oui c’est la no -- ce de Lou -- i2 -- se,4 _
% JEANNETTE MOTS p 44
_4 La fil -- le de Lou -- is Bas -- "set ;"2 _ _4 C’est el -- le mê -- me qui pas -- "soit ;" _ _2
_4 Oui, c’est la no -- ce de Lou -- i2 -- se,4 _ _ Oui, c’est la no -- ce de Lou -- i2 -- se,4 _
% JEANNETTE MOTS p 45
_4 A -- vec Ber -- trand son grand cou -- "sin ;"2 _ _4 C’est au -- jour -- d’hui le len -- de -- main. _2. _1*10
% JEANNETTE MOTS p 46
_4 "Ah !" com -- me
je sçais bien m’y pren2 -- "dre :" _4 Son cha -- grin ne peut se com -- pren2 -- "dre :" _4 Mais, mais quel
% JEANNETTE MOTS p 47
plai4 -- sir il au -- ra,2 _ _4 Quand il sçau -- ra que ce n’est pas.2 Mais, mais,4 quel8 plai -- sir4 il8 au --
ra,2 quand il4 sçau8 -- ra que4 ce8 n’est pas,4 à voir4. le8 cha4 -- grin qu’il res -- sent "ah !" que son
% JEANNETTE MOTS p 48
plai4 -- sir se -- ra grand. À voir4. le8 cha4 -- grin qu’il res -- sent, "ah !" que son plai -- sir se -- ra grand, qu’il se -- ra
grand.1 _2 Bon, bon,4 quel8 plai -- sir4 il8 au -- ra,2 quand il4 sçau8 -- ra que4 ce8 n’est pas.4 Quel plai -- sir
% JEANNETTE MOTS p 49
il2 au -- ra. mais, mais,4 com8 -- "me il" sem4 -- ble8 fa -- ché.2 Ce2 que4 j’ai8 dit, l’a4 trop8 tou --
ché.2 Je "vais :"2. non,4 non,2. je4 crains2. je4 crains2 qu’il n’en pren -- ne trop
% JEANNETTE MOTS p 50
de cha -- grin.1 _2 Mais, mais,4 quel8 plai -- sir4 il8 au -- ra,2 quand il4 sçau8 -- ra que4 ce8 n’est
pas.4 Quel plai -- sir il2 au -- "ra :" bon, bon,4 quel8 plai -- sir4 il8 au -- "ra :"2 quand
% JEANNETTE MOTS p 51
il4 sçau8 -- ra8 que4 ce8 n’est "pas :"4 quel plai -- sir il2 au -- ra,4 quel plai -- sir il1 au -- ra.2
}}
alexis = {
\tweak self-alignment-X #LEFT
\textMark\markup\italic{\large"Alexis" " (il laisse tomber sa tête sur son estomach.)"}
\repeat unfold 12 {R1} | r4 f aes c | f, c' des c | \grace des8^( c4 b) b2 |
% ALEXIS p 42
r4 e, g bes | e, bes' c bes | \grace c8^( bes4 a) a2 | r4 bes bes c | des bes g f | e2 r | r4 bes' bes c |
des bes g f | e2 r | R1 | R1 | R1 | R1 |
% ALEXIS p 43
\repeat unfold 5 {R1} | R1_\markup\italic"(à Jeannette)" | r4 aes c ees |
aes, ees' f ees | \grace f8^( ees4 d) d2 | r4 g, bes des | g, des' ees des | \grace ees8^( des4 c) c2 | r4 des des c |
% alexis p 44
bes4 4 4 4 | g2 r | r4 ees' ees bes | bes ces ces g | g r r2 | r4 ees g bes |
ees, bes' c bes | \appoggiatura c8 bes4( a) a2 | r4 d, f aes | d, aes' bes aes | \appoggiatura bes8 aes4( g) % corr ajout() d'après les paroles Lou -- iiiiiii -- se comme ailleurs
g2 | r4 aes aes g |
% ALEXIS p 45
f f f ees | d2 r | r4 bes' bes f | f ges ges d |
d r r2 | r4 bes' d f | bes, f' ges f | \grace ges8^( f4 e) e2 | r4 a, c ees | a, ees' f ees |
% ALEXIS p 46
\appoggiatura f8 ees4( d) d2 | r4 ees ees f | ges ees c bes | a2 r | r4 ees' ees f | ges ees c bes | a2 r |
\repeat unfold 6 {R1} |
% ALEXIS p 47
R1 | R1 | R1 | R1 | r2 e | f g |
aes e | f g | aes f' | e1 | r4 ees! ees ees |
% ALEXIS p 48
d1 | r2 des | c1 | r4 ces ces ces | bes2 bes | bes bes |
c1_\fermata | r2 e, | f g | aes e | f g | aes4 aes bes bes |
% ALEXIS p 49
c2 c, | f f | f4 f e g | g g f aes | aes aes g bes |
bes bes aes c | c2 bes | bes aes | aes g | g f | f f | f f |
% ALEXIS p 50
f f | \grace f8 g1 | r2 e | f g | aes e | f g |
aes4 aes bes bes | c2 c, | f e | f g | aes e |
% ALEXIS p 51
f g | aes4 aes bes bes | c2 c, | f4 aes bes bes | c1 |
c, | f2 r | \repeat unfold 9 {R1}
}
motsalexis = {
\new Lyrics \lyricmode {
_1*12
_4 Se -- roit -- il vray, puis -- je l’en -- ten2 -- "dre ?"
% ALEXIS MOTS p 42
_4 Non, ce -- la ne peut se com -- pren2 -- "dre ?" _4 non, non, ce -- la ne se peut "pas ;"2 _ _4 elle au -- roit
vou -- lu mon tré -- "pas ;"2 _ _1*4
% ALEXIS MOTS p 43
_1*6 _4 Ma bel -- "le en" --
fant, que je vous di2 -- se, _4 C’est là la no -- ce de Lou -- i2 -- se, _4 La fil -- le
% ALEXIS MOTS p 44
de4 Lou -- is Bas -- "set ;"2 _ _4 C’est el -- le mê -- me qui pas -- "soit ;" _ _2 _4 Ré -- pon -- dez
bien a -- vec fran -- chi2 -- "se ;" _4 Quoy, c’est la no -- ce de Lou -- i2 -- se, _4 A -- vec Ber --
% ALEXIS MOTS p 45
trand son grand cou -- "sin ;"2 _ _4 C’est au -- jour -- d’hui le len -- de --
main, _ _2 _4 Il est donc "vrai ?" j’ai pu l’en -- ten2 -- "dre :" _4 "Dieux !" ce -- la peut- -- il se com --
% ALEXIS MOTS p 46
pren2 -- "dre ?" _4 el -- "le a" donc vou -- lu mon tré -- "pas ?"2 _ _4 Ah, "ciel !" je ne me sou -- tiens pas.2 _
_1*6
% ALEXIS MOTS p 47
_1*4 _2 Je sens un
froid, mon cœur s’en va. ah, "Ciel ?"1 _4 je sens un
% ALEXIS MOTS p 48
froid,1 _2 ah, "ciel ?"1 _4 Je sens un froid,2 mon cœur s’en
va.1 _2 Je sens un froid, mon cœur s’en va.4 mon cœur mon
% ALEXIS MOTS p 49
cœur2 s’en va. El -- "le a"4 donc vou -- lu mon tré -- pas. Ah "ciel !" je ne me
sou -- tiens pas. Je sens2 un froid, mon cœur s’en va. De -- vois -- je m’at -- ten --
% ALEXIS MOTS p 50
"dre à" ce -- la1 _2 Ah, "ciel !" je ne me sou -- tiens
pas.4 Je ne me sou2 -- tiens pas. Je sens un froid, mon
% ALEXIS MOTS p 51
cœur s’en va,4 mon "cœur :" mon4 cœur2 s’en va,4 mon cœur, mon cœur1
s’en va.2
}}
bcont = {
f1\f | f,2. f'4~ | f f g f | e1 | c2. e4( | ees) ees f ees | des2. a4 | bes2 b |
c4 c c2 | des2. a4 | bes2 b | c4 c c2 | f1\p f,2. f'4~ | f f g f |
% BCONT p 42
e1 | c2. e4( | ees) ees f ees | \after 4 \p des2.-!\f a4 | bes2 b | c4\f c c2 | des2.\p-! a4 |
bes2 b | c1 | c2. c'4~ | c c d c | b1 | g2. b4( |
% BCONT p 43
bes!) bes c bes | \after 4 \p aes2.-!\f e4 | f f ees des | c\f c c2 | \after 4 \p aes'2. e4 | f f ees des | c1 |
aes2. aes'4~ | aes aes bes aes | g1 | ees2. g4( | ges) ges aes ges | \after 4 \p f2.\f ees4 |
% BCONT p 44
des2 r | ees2. d4 | ees1~ | ees~ | ees~ | ees |
ees,2. ees'4~ | ees ees f ees | d1 | bes2. d4( | des!) des ees des | \after 2 \p c2.\f bes4 |
% BCONT p 45
aes2 r | bes2. a4 | bes1~ | bes~ |
bes~ | bes | bes2. bes'4~ | bes bes c bes | a1 | f2. a4( |
% BCONT p 46
aes!) aes bes aes | \after 2 \p ges2.\f d4 | ees2 e | f4\f f f2 | \after 4 \p ges2. d4 | ees2 e | f1 |
f,2. f'4~ | f f g f | e1 | c2. e4( | ees!) ees f ees | \after 4 \p des2.\f-! a4 |
% BCONT p 47
bes2 b | c4\f c c2 | \after 4 \p des2. a4 | bes2 b | c2 e4( c) | f( c) g'( c,) |
aes'( c,) e( c) | f( c) g'( c,) | aes'( c,) f( f) | e( g) c( e,) | ees!( ees) ees( ees) |
% BCONT p 48
d( f) bes( d,) | des!( des) des( des) | c( ees) aes( c,) | ces( ces) ces( ces) | bes( des) ges( bes,) | bes( bes) bes( bes) |
c1\fermata | r2 e4( c) | f( c) g'( c,) | aes'( c,) e( c) | f( c) g'( c,) | aes' aes, bes bes |
% BCONT p 49
c c c, c | f2 f' | c1 | f,2 f' | g1 |
aes2 aes | bes4 aes g f | aes g f des | g f e c | f ees des c | b2_\rinF_\< c\! | \after 2 \p des1\f |
% BCONT p 50
b2_\rinF_\< c\! |
des1\f\fermata |
r2 e8[(\p\cresc c) e( c)] |
f[( c) f( c)] g'[( c,) g'( c,)] |
aes'[( c,) aes'( c,)] e[( c) e( c)] |
f[( c) f( c)] g'[( c,) g'( c,)] |
aes'[\f aes aes, aes] bes[ bes bes bes] |
c[ c c c] c,[ c c c] |
f2 e'8[( c) e( c)] |
f[( c) f( c)] g'[( c,) g'( c,)] |
aes'[( c,) aes'( c,)] e[( c) e( c)] |
% BCONT p 51
f[( c) f( c)] g'[( c,) g'( c,)] |
aes'[ aes aes, aes] bes[ bes bes bes] |
c[ c c c] c,[ c c c] |
f[ f aes aes] bes[ bes bes bes] |
c[ c c c] c[ c c c] |
c,[ c c c] c[ c c c] | f2 f' | e c | f f | e c | f aes, | bes c | f aes, | bes c | f4 f, f f | f1 |
}
\score { % Score affichage seulement
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\remove "Text_mark_engraver"
\autoBeamOff
}
\context {\Staff
\override Rest.style = #'classical
\consists "Melody_engraver"
\consists "Text_mark_engraver"
\omit TupletBracket
\tupletUp
\override DynamicTextSpanner.style = #'none
}
}
\new StaffGroup
<<
\override StaffGroup.BarLine.allow-span-bar = ##f
\new Staff
\with{
instrumentName = \markup\italic\large {1. Violons}
}<<
\time 2/2 \key f \minor
\relative c' {
\tempo \markup\normal-text\huge\italic "Allegro"
\violonA
\finViolonALayout
}
>>
\new Staff
\with{
instrumentName = \markup\italic\large {2. Violons}
}<<
\time 2/2 \key f \minor
\relative c' {
\violonB
}
>>
\new Staff
\with{
instrumentName = \markup\italic\large {Haubois}
}<<
\time 2/2 \key f \minor
\relative c''' {\voiceOne
\hautboisA
}
\new Voice {
\relative c''' {\voiceTwo
\hautboisB
}}
>>
\new Staff
\with{
instrumentName = \markup\italic\large {Cors}
}<<
\time 2/2
\relative c'' {\voiceOne
\corsA
}
\new Voice {
\relative c' {\voiceTwo
\corsB
}}
>>
\new Staff
\with{
instrumentName = \markup\italic\large {Alto}
}<<
\time 2/2 \key f \minor \clef alto
\relative c' {
\alto
}
>>
\new Staff
<<
\time 2/2 \key f \minor
\relative c'' {
\jeannette
}
\motsjeannette
>>
\new Staff
<<
\time 2/2 \key f \minor \clef F
\relative c {
\alexis
}
\motsalexis
>>
\new Staff
\with{
instrumentName = \markup\italic\large {B. C.}
}<<
\time 2/2 \key f \minor \clef F
\relative c {
\bcont
}
>>
>>% fin StaffGroup
}% fin Score affichage
\header { tagline = ##f }
\paper { ragged-bottom = ##t print-page-number = ##f }
\score { % Score MIDI seulement
\midi { \tempo 4 = 115 }
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\new Staff
<<
\set Staff.midiInstrument = "violin"
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\violonA
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>>
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<<
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\violonB
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>>
\new Staff
<<
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\hautboisA
}
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\relative c''' {
\hautboisB
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>>
\new Staff
<<
\set Staff.midiInstrument = "french horn"
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\transpose c f {
\relative c'' {
\corsA
}}
\new Voice {
\transpose c f {
\relative c' {
\corsB
}}}
>>
\new Staff
<<
\set Staff.midiInstrument = "viola"
\set Staff.midiMinimumVolume = 0.15
\relative c' {\unfoldRepeats
\alto
}
>>
\new Staff
<<
\set Staff.midiInstrument = "flute"
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\relative c'' {
\jeannette
}
\motsjeannette
>>
\new Staff
<<
\set Staff.midiInstrument = "clarinet"
\set Staff.midiMinimumVolume = 0.7
\relative c {
\alexis
}
\motsalexis
>>
\new Staff
<<
\set Staff.midiInstrument = "cello"
\set Staff.midiMinimumVolume = 0.2
\relative c {
\bcont
}
>>
>>% fin StaffGroup
}% fin Score MIDI
</score><noinclude>
<references/></noinclude>
02lovudwztabwb74wtwqgc1ot2toj0j
Page:Ferrier - L Heritage Tome 2.djvu/232
104
4934940
15914321
15904227
2026-07-10T19:08:45Z
Sapcal22
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proofread-page
text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>à des droits encore plus sacrés. Je le répète,
je ne me marierai jamais sans le
consentement de mes parens, mais je crois
que leur orgueil céderoit à leur affection
pour moi, si mon cher William étoit placé
dans le ministère. Je rougis presque de
vous entretenir si longuement de mes intérêts
particuliers, mais je sais que vous
m’aiderez à aplanir les obstacles qui s’opposent
à mon bonheur, si vous le pouvez.
L’église de Clearburn est à la nomination
de lord Rossville ; le ministre en est infirme
et très-âgé ; on doit lui donner incessamment
un coadjuteur à qui l’on accordera
en même temps la survivance à ce
bénéfice. Je ne vous demande pas de recommander
au comte William Leslie,
{{corr|parce|parce que}} vous ne devez pas recommander,
pour remplir des fonctions si importantes,
un homme que vous ne connoissez pas.
Mais si vous vouliez le lui nommer, le
prier de prendre des renseignemens sur
ses talens et ses qualités, de gens qui sont<noinclude>
<references/></noinclude>
0utfeogvo1e4d4dhj5ip470yx51jspu
Page:Ferrier - L Heritage Tome 4.djvu/293
104
4936350
15913870
15907416
2026-07-10T13:09:27Z
Sapcal22
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proofread-page
text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>serve pour ses favoris, dit la duchesse avec
un sourire insolent, car il ne me l’a jamais
chanté. C’est une perfidie que je ne manquerai
pas de lui reprocher quand je le
verrai. Adieu, chère lady Rossville, je
suis charmée de voir que votre indisposition
n’ait pas eu de suites. Et serrant la main
de la comtesse, elle salua légèrement mistress
Saint-Clair, jeta un regard effronté
et méprisant sur les Larkins, qui tous s’étoient
levés précipitamment pour la saluer
avec un profond respect, et sortit du salon
d’un pas libre et dégagé.
Gertrude étoit trop atterrée pour faire
aucune attention à ce qui se passa pendant
le reste de la visite. Elle crut entendre parler
d’un dîner, d’une partie de spectacle,
de la campagne de M. Larkins, de la jambe
de mistress Larkins la mère ; elle approuva
tout, répondit machinalement à toutes les
questions ; et les Larkins se retirèrent enfin,
impatiens d’aller raconter à leurs connoissances
subalternes tout ce qu’ils venoient de
voir et d’entendre.<noinclude>
<references/></noinclude>
nbzp5e787t73m35g06srhi1i0ztv6w4
Page:Ferrier - L Heritage Tome 5.djvu/142
104
4936430
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2026-07-10T13:49:12Z
Sapcal22
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>rie se trouve mieux, dit Lewiston en poussant
ceux qui se trouvoient devant lui pour
s’approcher d’elle ; mais, au seul son de
sa voix, une pâleur mortelle se répandit
sur les traits de Gertrude, et ses sens l’abandonnèrent
de nouveau.
— Ne sauriez-vous donc traîner ce fou
hors d’ici ? cria Delmour avec véhémence
aux domestiques qui s’empressoient autour
de la comtesse.
— Non ! non ! non ! s’écria mistress Saint-Clair
en se jetant entre eux et Lewiston,
qu’ils cherchoient à entourer ; Marshall…,
Jourdain…, sur votre tête, je vous défends
de le toucher !
— Envoyez à l’instant chercher du secours !
dit Delmour au désespoir, en
pressant entre les siennes la main froide et
sans vie de Gertrude ; vite, allez chercher
Bruce, Smith ; vous tous, partez. Qu’attendez-vous
encore ? Par le ciel ! elle seroit
morte avant…, et arrachant des mains
des femmes de chambre de la comtesse les
sels et les cordiaux qu’elles lui présen-<noinclude>
<references/></noinclude>
bva7v5zgokeiullmcf2gm7on3xdor6l
Page:Ferrier - L Heritage Tome 5.djvu/158
104
4936441
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2026-07-10T19:13:19Z
Sapcal22
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>servir de mère à son enfant, si elle venoit
à mourir dans un pays étranger, après lui
avoir donné la naissance, ce fut alors que
le tentateur me fit entendre sa voix, et je
ne l’écoutai que trop.
— Oh ! que ne suis-je morte avant de
voir le jour ! s’écria Gertrude avec toute
l’agonie du chagrin.
— Gertrude, ne me déchirez pas le
cœur en me forçant à entrer dans des détails
qui ne peuvent être maintenant d’aucune
utilité. À quoi bon vous parler des
idées qui se présentèrent à moi, de la lutte
que j’eus à soutenir contre moi-même, des
argumens et des prières que j’employai
tant avec elle qu’avec mon mari pour les
engager à seconder mon projet ? Il suffit
de vous dire qu’il fut adopté et qu’il réussit.
Nous quittâmes Bordeaux sous prétexte de
retourner en Écosse ; vous {{corr|reçutes|reçûtes}} le jour
dans le village de Bagnolet, près de Paris,
et nous vous fîmes passer pour héritière
de la famille Rossville. Vous l’êtes encore,<noinclude>
<references/></noinclude>
a822j3fevz4dl4ohlcbvy3j4m43ahrt
Page:Ferrier - L Heritage Tome 5.djvu/162
104
4936446
15914326
15907575
2026-07-10T19:12:30Z
Sapcal22
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proofread-page
text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>dant les mains de désespoir ; oh ! comment
a-t-elle pu vendre son enfant ?
— Elle ne vous a pas vendue, Gertrude.
Jamais mère n’aima son enfant comme elle
vous aimoit. Tant qu’elle vécut, vous pouvez
vous rappeler qu’elle ne vous perdit
jamais de vue. L’univers entier n’auroit
pu la déterminer à se séparer de vous. Si
elle pouvoit vous voir au point d’élévation
où vous êtes parvenue…
— Oh ! que ne m’a-t-elle laissé vivre
comme j’étois née, dans la mendicité !
— Ne parlez pas ainsi, ma chère Gertrude,
à moins que vous ne vouliez me faire
périr de chagrin. Calmez-vous ! Tout ira
bien ! Oui, tout ira bien ; votre père…
— Ne me parlez pas de lui ! Ne lui donnez
pas ce nom ! Ô mon Dieu ! pourrez-vous
me pardonner, misérable que je suis ?
Et elle frémit d’horreur en songeant aux
sentimens que lui inspiroit celui que la nature
lui avoit donné pour père.
— Eh bien, parlons de votre mère, ma<noinclude>
<references/></noinclude>
42kn4a88ruimp2dluf01umfpfiuthy4
Page:Les Œuvres libres, numéro 15, 1922.djvu/219
104
4936465
15914543
15907597
2026-07-10T22:19:40Z
DvChe
151879
15914543
proofread-page
text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="DvChe" />{{nr||LE POÈTE ET L’INFIDÈLE|211}}</noinclude><nowiki/>
— Rappelez-moi donc le titre de votre dernier volume ?
Mérovac faillit s’étrangler, devint pourpre et bredouilla :
— ''Primes et Barèmes''.
La marquise de Bôle l’examinait à travers son face-à-main d’écaille :
— Il est beau, murrura-t-elle ; il semble timide et modeste. Il est délicieux !
Et elle se passa la langue sur les lèvres.
Mais Serge Couturier hurlait :
— ''Crimes et Blasphèmes !'' Mais, je l’ai lu, monsieur ! C’est un ouvrage en tout point admirable et je vous félicite de n’avoir pas versé dans les extravagances des écoles nouvelles qui ne sort que folie et négation ! Dans mon temps la jeunesse n’avait point tant d’impertinence, elle admirait l’effort et la patience et elle ne concevait pas qu’il y eut quelque chose de plus délectahle que d’être vieux et comblé d’honneurs.
Puis, tourné vers le critique :
— Je parie, monsieur Lagasse, que vous n’en avez pas parlé.
Mais Lagasse n’était pas homme à contrarier un membre de l’Institut, il répondit :
— Cher maître, vous privez en ce moment {{M.|Mérovac}} du plaisir que nous procure toujours la surprise. Mon prochain feuilleton, que je viens d’envoyer à l’imprimerie, ne parlera que de lui. J’y exprime, à peu de chose près, l’opinion que vous venez d’émettre.
— J’ose croire que vous rendrez hommage, dit Tiffaine, à la sollicitude avec laquelle j’ai soutenu ses premiers pas. Ainsi l’on ne m’accusera plus de ne pas aider les jeunes.
— Je le ferai, mon cher, à condition que vous ne disiez plus que je n’entends rien à la poésie.
— Vous craignez donc que cela se sache ? demanda Ninette.<noinclude>
<references/></noinclude>
qa6ke5nd2sw0r0ytscnlbjkj1tir0ov
Blanche et Bleue, ou les deux couleuvres fées/Chapitre V
0
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15914094
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2026-07-10T16:44:46Z
Lorlam
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wikitext
text/x-wiki
{{TextQuality|100%}}
<pages index="Julien - Blanche et Bleue, ou les deux couleuvres fees, 1834.djvu" from=132 to=165 header=1 current="Blanche et Bleue, ou les deux couleuvres fées" prev="[[../Chapitre IV]]" next="[[../Chapitre VI]]" />
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Page:Monsigny - Le Déserteur (1769).djvu/56
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2026-07-10T19:12:39Z
Psephos
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15914327
proofread-page
text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Psephos" /></noinclude>['''{{coloré|#f00|TEXTE}}''']
<score sound raw>
#(set-default-paper-size "a3")
violonA = {
\set Score.tempoHideNote = ##t
e16^\p^\cresc 8 8 8 16( fis) 8 16( a) 8 16( |
gis)^\ff 8 8 8 16~ 4 r |
e16^\p^\cresc 8 8 8 16( fis) 8 16( a) 8 16( |
16)^\ff 8 8 8 16~ 4 r\fermata | \break
% VIOLON1 P 53
\tempo 4 = 52
<g, e'>1~\p^\markup\italic"Adagio" |
\tempo 4 = 70
e'16[\cresc^\markup\italic"Andante" e8 e16]( fis)[ 8 16]( a)[ 8 16]( c)[ 8 16]( |
16)[^\ff 8 8 8 16] 2~\p\fermata |
\tempo 4 = 52
c1^\markup\italic"Adagio" |
\tempo 4 = 70
d,16[\cresc 8 16] g[ 8 16]( bes)[ 8 16]( e)[ 8 16]( |\break
16)[\ff 8 8 8 16] 2\p\fermata |
\tempo 4 = 52
d1^\markup\italic"Adagio" |
\tempo 4 = 70
<cis a'>16[^\markup\italic"Andante" a'8 16]( bes)[ bes( a) a]( bes)[ bes( a) a]( bes4) |
r16 d,,32[ fis] a16[ fis32 a] d16[ a32 d] fis16[ d32 fis] a4 r\fermata |
R1 |
% VIOLON1 P 54
R1 | R1 | R1 | \repeat tremolo 16 {a,32\cresc} \repeat unfold 3 {\repeat tremolo 16 {g32}} |
\repeat tremolo 16 {f32\ff} g32[ g f f] \repeat tremolo 4 {f32} g32[ g f f] \repeat tremolo 4 {f32} |
g32[ g f f] f[ f f f] \repeat tremolo 4 {f32} \repeat tremolo 4 {f32} fis4 r\fermata |
R1 | R1 | R1 |
% VIOLON1 p 55
R1 |
\repeat tremolo 16 {a32\cresc} \repeat tremolo 16 {g32} |
\repeat tremolo 16 {g32\ff} \repeat tremolo 16 {g32} |
fis16[^\markup\italic"Andante"\ff dis8 fis16]( b)[ b8 b16]( b)[ dis,8 fis16]( a)[ a8 a16]( |
a)[ dis,8 fis16]( g)[ g8 g16]( g)[ dis8 fis16]( fis)[ fis8 fis16]( |
fis4) r\fermata r2 |
\repeat unfold 4 {R1} |
% VIOLON1 p 56
R1 | R1 | \after 2 \fermata R1 |
\tempo 4 = 90
r8^\markup\italic"Allegro" gis'8[(\f e) b']-! gis4~ gis8.[ e,16] |
\tempo 4 = 70
f4(^\markup\italic"Andante" e8) r8 r2 |
\tempo 4 = 90
r8^\markup\italic"Allegro" ais'8[(\f fis) cis']-! ais4~ ais8.[ fis,16] |
\tempo 4 = 70
g4(^\markup\italic"Andante" fis8) r8 r2 |
\repeat tremolo 16 {<e cis'>32\p\cresc} \repeat tremolo 16 {<e cis'>32} |
b16[(\ff dis fis b)] a[( g fis g)] fis[( e dis e)] dis[( cis b cis)] |
b16[( dis fis b)] a[( g fis g)] fis[( e dis e)] dis[( cis b cis)] |
b2 r4_\fermata r8
}
violonB = {
e16^\p^\cresc 8 8 8 16( c) 8 16( fis) 8 16( |
f)^\ff 8 8 8 16~ 4 r |
e16^\p^\cresc 8 8 8 16( 16) 8 16( fis) 8 16( |
16)^\ff 8 8 8 16~ 4 r\fermata |
% VIOLON2 P 53
<g, e'>1~\p |
e'16[\cresc 8 8 8 16]( fis)[ 8 16]( a)[ 8 16]( |
16)[\ff 8 8 8 16] 2~\p |
a1 |
d,16[\cresc 8 8 8 16]( g)[ 8 16]( bes)[ 8 16]( |
16)[\ff 8 8 8 16] a2~\p\fermata |
a gis |
a8\ff cis4 4 4( 8) |
r8 r16 d,32[ fis] a16[ fis32 a] d16[ a32 d] fis4 r\fermata |
R1 |
% VIOLON2 p 54
R1 | R1 | R1 | \repeat tremolo 16 {fis,32\cresc} \repeat tremolo 16 {g32} |
\repeat tremolo 16 {e32} \repeat tremolo 16 {e32} |
\repeat tremolo 16 {d32\ff} ees32[ ees d d] \repeat tremolo 4 {d32} ees32[ ees d d] \repeat tremolo 4 {d32} |
ees32[ ees d d] \repeat unfold 3 {\repeat tremolo 4 {d32}} d4 r\fermata |
R1 | R1 | R1 |
% VIOLON2 p 55
R1 |
\repeat tremolo 16 {fis32\cresc} \repeat tremolo 16 {g32} |
\repeat tremolo 16 {e32} \repeat tremolo 16 {e32} |
dis16[\ff b8 dis16]( g)[ g8 g16]( g)[ b,8 dis16]( fis)[ fis8 fis16]( |
fis)[ b,8 dis16]( e)[ e8 e16]( e)[ b8 dis16]( dis)[ dis8 dis16]( |
dis4) r\fermata r2 |
\repeat unfold 4 {R1} |
% VIOLON2 p 56
}
hautboisA = {
R1^1 | R1 | R1 | \after 2. \fermata R1 |
% BOIS1 P 53
}
hautboisB = {
R1_2 | R1 | R1 | \after 2. _\fermata R1 |
% BOIS2 P 53
}
corsA = {
R1^1 | R1 | R1 | \after 2. \fermata R1 |
% CORS1 P 53
}
corsB = {
R1_2 | R1 | R1 | \after 2. _\fermata R1 |
% CORS2 P 53
}
alto = {
b16[^\p^\cresc 8 8 8 16]( a)[ 8 16]( c)[ 8 16]( |
b)[\ff 8 8 8 16]~ 4 r |
a16[\p\cresc 8 8 8 16]( 16)[ 8 16]( e)[ 8 16]( |
dis)[ 8 8 8 16]~ 4 r\fermata |
% ALTO P 53
}
bassons = {
e16[ 8 8 8 16]( \once\hideNotes e16) s4. s16 | s1*3
% BASSON p 53
s1*8
s2 fis,4 r\fermata |
r4 r8^\markup\italic"Solo" r16^\markup\italic"Adagio" b'16 b4.( a16[^+ g]) |
% BASSON p 54
g4 g r2 | r4 r8 r16 d' d4.( c16[^+ b]) | b4 b8.[ g16]( a8.)[ fis16( g8.) e16]( | fis2) \repeat tremolo 16 {b,32} | %colbasso
s1 |
%colbasso
s1 | s2 a4 r\fermata | r4 r8^\markup\italic"Solo" r16 b'16 b4.( a16[^+ g]) |
g4 g r2 | r4 r8 r16 d' d4.( c16[^+ b]) |
% BASSON p 55
}
bassonsColB = {
s2 e16\p\cresc e8 8 8 16 | d\ff 8 8 8 16 4 r | c16\p\cresc 8 8 8 16 16 8 8 8 16 | b\ff 8 8 8 16 4 r |
% colB p 53
}
alexis = {
R1 | R1 | R1 | r2 r4\fermata b8. b16 |
% ALEXIS P 53
}
alexismots = {\new Lyrics \lyricmode {
_1*3 _2 _4 In8. -- fi16 --
}}
bcont = {
e16[\p\cresc 8 8 8 16]~ 16[ 8 8 8 16]( |
d16)[\ff 8 8 8 16]( 4) r |
c16[\p\cresc 8 8 8 16]( 16)[ 8 8 8 16]( |
b16)[\ff 8 8 8 16]~ 4 r_\fermata |
% BASSE P 53
}
\score { % Score affichage seulement
\layout {
\context {\Score
\remove "Bar_number_engraver"
\autoBeamOff
}
\context {\Staff
\override Rest.style = #'classical
\override DynamicTextSpanner.style = #'none
}
}
\new StaffGroup <<
\override StaffGroup.BarLine.allow-span-bar = ##f
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\violonA
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>>
\new Staff <<
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>>
\new Staff <<
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\hautboisA
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\relative c''{
\hautboisB
}}
>>
\new Staff <<
\relative c'' {
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\corsB
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>>
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\relative c' {
\alto
}
>>
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>>
\new Staff <<
\key g\major \clef F
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\alexis
}
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>>
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\relative c {
\bcont
}
>>
>>% fin StaffGroup
}% fin Score affichage
\header { tagline = ##f }
\paper { ragged-bottom = ##t print-page-number = ##f }
\score { % Score MIDI seulement
\midi { \tempo 4 = 70 }
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\new Voice {
\relative c''{
\hautboisB
}}
>>
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\corsA
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\new Voice {
\transpose c g {
\relative c' {
\corsB
}}}
>>
\new Staff <<
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}
>>
\new Staff <<
\set Staff.midiInstrument = "bassoon"
\set Staff.midiMinimumVolume = 0.3
\relative c {\unfoldRepeats
\bassons
}
\new Voice {
\relative c {
\bassonsColB
}}
>>
\new Staff <<
\set Staff.midiInstrument = "clarinet"
\set Staff.midiMinimumVolume = 0.7
\relative c' {
\alexis
}
>>
\new Staff <<
\set Staff.midiInstrument = "cello"
\relative c {\unfoldRepeats
\bcont
}
>>
>>% fin StaffGroup
}% fin Score MIDI
</score><noinclude>
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15914357
15914327
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#(set-default-paper-size "a3")
violonA = {
\set Score.tempoHideNote = ##t
e16^\p^\cresc 8 8 8 16( fis) 8 16( a) 8 16( |
gis)^\ff 8 8 8 16~ 4 r |
e16^\p^\cresc 8 8 8 16( fis) 8 16( a) 8 16( |
16)^\ff 8 8 8 16~ 4 r\fermata | \break
% VIOLON1 P 53
\tempo 4 = 52
<g, e'>1~\p^\markup\italic"Adagio" |
\tempo 4 = 70
e'16[\cresc^\markup\italic"Andante" e8 e16]( fis)[ 8 16]( a)[ 8 16]( c)[ 8 16]( |
16)[^\ff 8 8 8 16] 2~\p\fermata |
\tempo 4 = 52
c1^\markup\italic"Adagio" |
\tempo 4 = 70
d,16[\cresc 8 16] g[ 8 16]( bes)[ 8 16]( e)[ 8 16]( |\break
16)[\ff 8 8 8 16] 2\p\fermata |
\tempo 4 = 52
d1^\markup\italic"Adagio" |
\tempo 4 = 70
<cis a'>16[^\markup\italic"Andante" a'8 16]( bes)[ bes( a) a]( bes)[ bes( a) a]( bes4) |
r16 d,,32[ fis] a16[ fis32 a] d16[ a32 d] fis16[ d32 fis] a4 r\fermata |
R1 |
% VIOLON1 P 54
R1 | R1 | R1 | \repeat tremolo 16 {a,32\cresc} \repeat unfold 3 {\repeat tremolo 16 {g32}} |
\repeat tremolo 16 {f32\ff} g32[ g f f] \repeat tremolo 4 {f32} g32[ g f f] \repeat tremolo 4 {f32} |
g32[ g f f] f[ f f f] \repeat tremolo 4 {f32} \repeat tremolo 4 {f32} fis4 r\fermata |
R1 | R1 | R1 |
% VIOLON1 p 55
R1 |
\repeat tremolo 16 {a32\cresc} \repeat tremolo 16 {g32} |
\repeat tremolo 16 {g32\ff} \repeat tremolo 16 {g32} |
fis16[^\markup\italic"Andante"\ff dis8 fis16]( b)[ b8 b16]( b)[ dis,8 fis16]( a)[ a8 a16]( |
a)[ dis,8 fis16]( g)[ g8 g16]( g)[ dis8 fis16]( fis)[ fis8 fis16]( |
fis4) r\fermata r2 |
\repeat unfold 4 {R1} |
% VIOLON1 p 56
R1 | R1 | \after 2 \fermata R1 |
\tempo 4 = 90
r8^\markup\italic"Allegro" gis'8[(\f e) b']-! gis4~ gis8.[ e,16] |
\tempo 4 = 70
f4(^\markup\italic"Andante" e8) r8 r2 |
\tempo 4 = 90
r8^\markup\italic"Allegro" ais'8[(\f fis) cis']-! ais4~ ais8.[ fis,16] |
\tempo 4 = 70
g4(^\markup\italic"Andante" fis8) r8 r2 |
\repeat tremolo 16 {<e cis'>32\p\cresc} \repeat tremolo 16 {<e cis'>32} |
b16[(\ff dis fis b)] a[( g fis g)] fis[( e dis e)] dis[( cis b cis)] |
b16[( dis fis b)] a[( g fis g)] fis[( e dis e)] dis[( cis b cis)] |
b2 r4_\fermata r8
}
violonB = {
e16^\p^\cresc 8 8 8 16( c) 8 16( fis) 8 16( |
f)^\ff 8 8 8 16~ 4 r |
e16^\p^\cresc 8 8 8 16( 16) 8 16( fis) 8 16( |
16)^\ff 8 8 8 16~ 4 r\fermata |
% VIOLON2 P 53
<g, e'>1~\p |
e'16[\cresc 8 8 8 16]( fis)[ 8 16]( a)[ 8 16]( |
16)[\ff 8 8 8 16] 2~\p |
a1 |
d,16[\cresc 8 8 8 16]( g)[ 8 16]( bes)[ 8 16]( |
16)[\ff 8 8 8 16] a2~\p\fermata |
a gis |
a8\ff cis4 4 4( 8) |
r8 r16 d,32[ fis] a16[ fis32 a] d16[ a32 d] fis4 r\fermata |
R1 |
% VIOLON2 p 54
R1 | R1 | R1 | \repeat tremolo 16 {fis,32\cresc} \repeat tremolo 16 {g32} |
\repeat tremolo 16 {e32} \repeat tremolo 16 {e32} |
\repeat tremolo 16 {d32\ff} ees32[ ees d d] \repeat tremolo 4 {d32} ees32[ ees d d] \repeat tremolo 4 {d32} |
ees32[ ees d d] \repeat unfold 3 {\repeat tremolo 4 {d32}} d4 r\fermata |
R1 | R1 | R1 |
% VIOLON2 p 55
R1 |
\repeat tremolo 16 {fis32\cresc} \repeat tremolo 16 {g32} |
\repeat tremolo 16 {e32} \repeat tremolo 16 {e32} |
dis16[\ff b8 dis16]( g)[ g8 g16]( g)[ b,8 dis16]( fis)[ fis8 fis16]( |
fis)[ b,8 dis16]( e)[ e8 e16]( e)[ b8 dis16]( dis)[ dis8 dis16]( |
dis4) r\fermata r2 |
\repeat unfold 4 {R1} |
% VIOLON2 p 56
}
hautboisA = {
R1^1 | R1 | R1 | \after 2. \fermata R1 |
% BOIS1 P 53
}
hautboisB = {
R1_2 | R1 | R1 | \after 2. _\fermata R1 |
% BOIS2 P 53
}
corsA = {
R1^1 | R1 | R1 | \after 2. \fermata R1 |
% CORS1 P 53
R1 | R1 | \after 2 \fermata R1 | R1 | R1 |
\after 2 \fermata R1 | R1 | R1 | \after 2 \fermata R1 | r2 g2~ |
% CORS1 p 54
g1~ | g~ | g2 g4 g | R1 | R1 |
R1 | \after 2. \fermata R1 | r2 g2~ | g1~ | g~ |
% CORS1 p 55
}
corsB = {
R1_2 | R1 | R1 | \after 2. _\fermata R1 |
% CORS2 P 53
R1 | R1 | \after 2 _\fermata R1 | R1 | R1 |
\after 2 _\fermata R1 | R1 | R1 | \after 2 _\fermata R1 | \after 16*7 \p r2 c2~ |
% CORS2 p 54
c1~ | c~ | c2 r2 | R1 | R1 |
R1 | \after 2. _\fermata R1 | \after 16*7 \p r2 c2~ | c1~ | c~ |
% CORS2 p 55
}
alto = {
b16[^\p^\cresc 8 8 8 16]( a)[ 8 16]( c)[ 8 16]( |
b)[\ff 8 8 8 16]~ 4 r |
a16[\p\cresc 8 8 8 16]( 16)[ 8 16]( e)[ 8 16]( |
dis)[ 8 8 8 16]~ 4 r\fermata |
% ALTO P 53
}
bassons = {
e16[ 8 8 8 16]( \once\hideNotes e16) s4. s16 | s1*3
% BASSON p 53
s1*8
s2 fis,4 r\fermata |
r4 r8^\markup\italic"Solo" r16^\markup\italic"Adagio" b'16 b4.( a16[^+ g]) |
% BASSON p 54
g4 g r2 | r4 r8 r16 d' d4.( c16[^+ b]) | b4 b8.[ g16]( a8.)[ fis16( g8.) e16]( | fis2) \repeat tremolo 16 {b,32} | %colbasso
s1 |
%colbasso
s1 | s2 a4 r\fermata | r4 r8^\markup\italic"Solo" r16 b'16 b4.( a16[^+ g]) |
g4 g r2 | r4 r8 r16 d' d4.( c16[^+ b]) |
% BASSON p 55
}
bassonsColB = {
s2 e16\p\cresc e8 8 8 16 | d\ff 8 8 8 16 4 r | c16\p\cresc 8 8 8 16 16 8 8 8 16 | b\ff 8 8 8 16 4 r |
% colB p 53
}
alexis = {
R1 | R1 | R1 | r2 r4\fermata b8. b16 |
% ALEXIS P 53
}
alexismots = {\new Lyrics \lyricmode {
_1*3 _2 _4 In8. -- fi16 --
}}
bcont = {
e16[\p\cresc 8 8 8 16]~ 16[ 8 8 8 16]( |
d16)[\ff 8 8 8 16]( 4) r |
c16[\p\cresc 8 8 8 16]( 16)[ 8 8 8 16]( |
b16)[\ff 8 8 8 16]~ 4 r_\fermata |
% BASSE P 53
}
\score { % Score affichage seulement
\layout {
\context {\Score
\remove "Bar_number_engraver"
\autoBeamOff
}
\context {\Staff
\override Rest.style = #'classical
\override DynamicTextSpanner.style = #'none
}
}
\new StaffGroup <<
\override StaffGroup.BarLine.allow-span-bar = ##f
\new Staff <<
\key g\major
\relative c' {
\violonA
}
>>
\new Staff <<
\key g\major
\relative c' {
\violonB
}
>>
\new Staff <<
\key g\major
\relative c'' {\voiceOne
\hautboisA
}
\new Voice {
\relative c''{\voiceTwo
\hautboisB
}}
>>
\new Staff <<
\relative c'' {\voiceOne
\corsA
}
\new Voice{
\relative c'{\voiceTwo
\corsB
}}
>>
\new Staff <<
\key g\major \clef alto
\relative c' {
\alto
}
>>
\new Staff <<
\key g\major \clef F
\relative c {
\bassons
}
>>
\new Staff <<
\key g\major \clef F
\relative c' {
\alexis
}
\alexismots
>>
\new Staff <<
\key g\major \clef F
\relative c {
\bcont
}
>>
>>% fin StaffGroup
}% fin Score affichage
\header { tagline = ##f }
\paper { ragged-bottom = ##t print-page-number = ##f }
\score { % Score MIDI seulement
\midi { \tempo 4 = 70 }
\new StaffGroup <<
\new Staff <<
\set Staff.midiInstrument = "violin"
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\violonA
}
>>
\new Staff <<
\set Staff.midiInstrument = "violin"
\relative c' {\unfoldRepeats
\violonB
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>>
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\relative c'' {
\hautboisA
}
\new Voice {
\relative c''{
\hautboisB
}}
>>
\new Staff <<
\set Staff.midiInstrument = "french horn"
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\transpose c g {
\relative c'' {
\corsA
}}
\new Voice {
\transpose c g {
\relative c' {
\corsB
}}}
>>
\new Staff <<
\set Staff.midiInstrument = "viola"
\relative c' {\unfoldRepeats
\alto
}
>>
\new Staff <<
\set Staff.midiInstrument = "bassoon"
\set Staff.midiMinimumVolume = 0.3
\relative c {\unfoldRepeats
\bassons
}
\new Voice {
\relative c {
\bassonsColB
}}
>>
\new Staff <<
\set Staff.midiInstrument = "clarinet"
\set Staff.midiMinimumVolume = 0.7
\relative c' {
\alexis
}
>>
\new Staff <<
\set Staff.midiInstrument = "cello"
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\bcont
}
>>
>>% fin StaffGroup
}% fin Score MIDI
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#(set-default-paper-size "a3")
violonA = {
\set Score.tempoHideNote = ##t
e16^\p^\cresc 8 8 8 16( fis) 8 16( a) 8 16( |
gis)^\ff 8 8 8 16~ 4 r |
e16^\p^\cresc 8 8 8 16( fis) 8 16( a) 8 16( |
16)^\ff 8 8 8 16~ 4 r\fermata | \break
% VIOLON1 P 53
\tempo 4 = 52
<g, e'>1~\p^\markup\italic"Adagio" |
\tempo 4 = 70
e'16[\cresc^\markup\italic"Andante" e8 e16]( fis)[ 8 16]( a)[ 8 16]( c)[ 8 16]( |
16)[^\ff 8 8 8 16] 2~\p\fermata |
\tempo 4 = 52
c1^\markup\italic"Adagio" |
\tempo 4 = 70
d,16[\cresc 8 16] g[ 8 16]( bes)[ 8 16]( e)[ 8 16]( |\break
16)[\ff 8 8 8 16] 2\p\fermata |
\tempo 4 = 52
d1^\markup\italic"Adagio" |
\tempo 4 = 70
<cis a'>16[^\markup\italic"Andante" a'8 16]( bes)[ bes( a) a]( bes)[ bes( a) a]( bes4) |
r16 d,,32[ fis] a16[ fis32 a] d16[ a32 d] fis16[ d32 fis] a4 r\fermata |
R1 |
% VIOLON1 P 54
R1 | R1 | R1 | \repeat tremolo 16 {a,32\cresc} \repeat unfold 3 {\repeat tremolo 16 {g32}} |
\repeat tremolo 16 {f32\ff} g32[ g f f] \repeat tremolo 4 {f32} g32[ g f f] \repeat tremolo 4 {f32} |
g32[ g f f] f[ f f f] \repeat tremolo 4 {f32} \repeat tremolo 4 {f32} fis4 r\fermata |
R1 | R1 | R1 |
% VIOLON1 p 55
R1 |
\repeat tremolo 16 {a32\cresc} \repeat tremolo 16 {g32} |
\repeat tremolo 16 {g32\ff} \repeat tremolo 16 {g32} |
fis16[^\markup\italic"Andante"\ff dis8 fis16]( b)[ b8 b16]( b)[ dis,8 fis16]( a)[ a8 a16]( |
a)[ dis,8 fis16]( g)[ g8 g16]( g)[ dis8 fis16]( fis)[ fis8 fis16]( |
fis4) r\fermata r2 |
\repeat unfold 4 {R1} |
% VIOLON1 p 56
R1 | R1 | \after 2 \fermata R1 |
\tempo 4 = 90
r8^\markup\italic"Allegro" gis'8[(\f e) b']-! gis4~ gis8.[ e,16] |
\tempo 4 = 70
f4(^\markup\italic"Andante" e8) r8 r2 |
\tempo 4 = 90
r8^\markup\italic"Allegro" ais'8[(\f fis) cis']-! ais4~ ais8.[ fis,16] |
\tempo 4 = 70
g4(^\markup\italic"Andante" fis8) r8 r2 |
\repeat tremolo 16 {<e cis'>32\p\cresc} \repeat tremolo 16 {<e cis'>32} |
b16[(\ff dis fis b)] a[( g fis g)] fis[( e dis e)] dis[( cis b cis)] |
b16[( dis fis b)] a[( g fis g)] fis[( e dis e)] dis[( cis b cis)] |
b2 r4_\fermata r8
}
violonB = {
e16^\p^\cresc 8 8 8 16( c) 8 16( fis) 8 16( |
f)^\ff 8 8 8 16~ 4 r |
e16^\p^\cresc 8 8 8 16( 16) 8 16( fis) 8 16( |
16)^\ff 8 8 8 16~ 4 r\fermata |
% VIOLON2 P 53
<g, e'>1~\p |
e'16[\cresc 8 8 8 16]( fis)[ 8 16]( a)[ 8 16]( |
16)[\ff 8 8 8 16] 2~\p |
a1 |
d,16[\cresc 8 8 8 16]( g)[ 8 16]( bes)[ 8 16]( |
16)[\ff 8 8 8 16] a2~\p\fermata |
a gis |
a8\ff cis4 4 4( 8) |
r8 r16 d,32[ fis] a16[ fis32 a] d16[ a32 d] fis4 r\fermata |
R1 |
% VIOLON2 p 54
R1 | R1 | R1 | \repeat tremolo 16 {fis,32\cresc} \repeat tremolo 16 {g32} |
\repeat tremolo 16 {e32} \repeat tremolo 16 {e32} |
\repeat tremolo 16 {d32\ff} ees32[ ees d d] \repeat tremolo 4 {d32} ees32[ ees d d] \repeat tremolo 4 {d32} |
ees32[ ees d d] \repeat unfold 3 {\repeat tremolo 4 {d32}} d4 r\fermata |
R1 | R1 | R1 |
% VIOLON2 p 55
R1 |
\repeat tremolo 16 {fis32\cresc} \repeat tremolo 16 {g32} |
\repeat tremolo 16 {e32} \repeat tremolo 16 {e32} |
dis16[\ff b8 dis16]( g)[ g8 g16]( g)[ b,8 dis16]( fis)[ fis8 fis16]( |
fis)[ b,8 dis16]( e)[ e8 e16]( e)[ b8 dis16]( dis)[ dis8 dis16]( |
dis4) r\fermata r2 |
\repeat unfold 4 {R1} |
% VIOLON2 p 56
}
hautboisA = {
R1^1 | R1 | R1 | \after 2. \fermata R1 |
% BOIS1 P 53
}
hautboisB = {
R1_2 | R1 | R1 | \after 2. _\fermata R1 |
% BOIS2 P 53
}
corsA = {
R1^1 | R1 | R1 | \after 2. \fermata R1 |
% CORS1 P 53
R1 | R1 | \after 2 \fermata R1 | R1 | R1 |
\after 2 \fermata R1 | R1 | R1 | \after 2 \fermata R1 | r2 g2~ |
% CORS1 p 54
g1~ | g~ | g2 g4 g | R1 | R1 |
R1 | \after 2. \fermata R1 | r2 g2~ | g1~ | g~ |
% CORS1 p 55
g2 g4 g | R1 | R1 | R1 | R1 |
r2\fermata c2~ | c c4 g | g r c2~ | c d4. e8 | \appoggiatura d8 c4 c c2~ |
% CORS1 p 56
c g4 g | g2 r2 | \after 2 \fermata R1 |
\repeat unfold 7 {R1} |
r2 r4 r8 }
corsB = {
R1_2 | R1 | R1 | \after 2. _\fermata R1 |
% CORS2 P 53
R1 | R1 | \after 2 _\fermata R1 | R1 | R1 |
\after 2 _\fermata R1 | R1 | R1 | \after 2 _\fermata R1 | \after 16*7 \p r2 c2~ |
% CORS2 p 54
c1~ | c~ | c2 r2 | R1 | R1 |
R1 | \after 2. _\fermata R1 | \after 16*7 \p r2 c2~ | c1~ | c~ |
% CORS2 p 55
c2 r2| R1 | R1 | R1 | R1 |
r2_\fermata c2~\p | c c4 g' | e r c2~ | c g'2~ | g c2~ |
% CORS2 p 56
c g4 g | g2 r2 |
\repeat unfold 8 {R1} |
r2 r4_\fermata r8 }
alto = {
b16[^\p^\cresc 8 8 8 16]( a)[ 8 16]( c)[ 8 16]( |
b)[\ff 8 8 8 16]~ 4 r |
a16[\p\cresc 8 8 8 16]( 16)[ 8 16]( e)[ 8 16]( |
dis)[ 8 8 8 16]~ 4 r\fermata |
% ALTO P 53
}
bassons = {
e16[ 8 8 8 16]( \once\hideNotes e16) s4. s16 | s1*3
% BASSON p 53
s1*8
s2 fis,4 r\fermata |
r4 r8^\markup\italic"Solo" r16^\markup\italic"Adagio" b'16 b4.( a16[^+ g]) |
% BASSON p 54
g4 g r2 | r4 r8 r16 d' d4.( c16[^+ b]) | b4 b8.[ g16]( a8.)[ fis16( g8.) e16]( | fis2) \repeat tremolo 16 {b,32} | %colbasso
s1 |
%colbasso
s1 | s2 a4 r\fermata | r4 r8^\markup\italic"Solo" r16 b'16 b4.( a16[^+ g]) |
g4 g r2 | r4 r8 r16 d' d4.( c16[^+ b]) |
% BASSON p 55
}
bassonsColB = {
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% colB p 53
}
alexis = {
R1 | R1 | R1 | r2 r4\fermata b8. b16 |
% ALEXIS P 53
}
alexismots = {\new Lyrics \lyricmode {
_1*3 _2 _4 In8. -- fi16 --
}}
bcont = {
e16[\p\cresc 8 8 8 16]~ 16[ 8 8 8 16]( |
d16)[\ff 8 8 8 16]( 4) r |
c16[\p\cresc 8 8 8 16]( 16)[ 8 8 8 16]( |
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% BASSE P 53
}
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\score { % Score MIDI seulement
\midi { \tempo 4 = 70 }
\new StaffGroup <<
\new Staff <<
\set Staff.midiInstrument = "violin"
\relative c' {\unfoldRepeats
\violonA
}
>>
\new Staff <<
\set Staff.midiInstrument = "violin"
\relative c' {\unfoldRepeats
\violonB
}
>>
\new Staff <<
\set Staff.midiInstrument = "oboe"
\set Staff.midiMinimumVolume = 0.3
\relative c'' {
\hautboisA
}
\new Voice {
\relative c''{
\hautboisB
}}
>>
\new Staff <<
\set Staff.midiInstrument = "french horn"
\set Staff.midiMinimumVolume = 0.35
\transpose c g {
\relative c'' {
\corsA
}}
\new Voice {
\transpose c g {
\relative c' {
\corsB
}}}
>>
\new Staff <<
\set Staff.midiInstrument = "viola"
\relative c' {\unfoldRepeats
\alto
}
>>
\new Staff <<
\set Staff.midiInstrument = "bassoon"
\set Staff.midiMinimumVolume = 0.3
\relative c {\unfoldRepeats
\bassons
}
\new Voice {
\relative c {
\bassonsColB
}}
>>
\new Staff <<
\set Staff.midiInstrument = "clarinet"
\set Staff.midiMinimumVolume = 0.7
\relative c' {
\alexis
}
>>
\new Staff <<
\set Staff.midiInstrument = "cello"
\relative c {\unfoldRepeats
\bcont
}
>>
>>% fin StaffGroup
}% fin Score MIDI
</score><noinclude>
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15914417
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Psephos
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<score sound raw>
#(set-default-paper-size "a3")
violonA = {
\set Score.tempoHideNote = ##t
e16^\p^\cresc 8 8 8 16( fis) 8 16( a) 8 16( |
gis)^\ff 8 8 8 16~ 4 r |
e16^\p^\cresc 8 8 8 16( fis) 8 16( a) 8 16( |
16)^\ff 8 8 8 16~ 4 r\fermata | \break
% VIOLON1 P 53
\tempo 4 = 52
<g, e'>1~\p^\markup\italic"Adagio" |
\tempo 4 = 70
e'16[\cresc^\markup\italic"Andante" e8 e16]( fis)[ 8 16]( a)[ 8 16]( c)[ 8 16]( |
16)[^\ff 8 8 8 16] 2~\p\fermata |
\tempo 4 = 52
c1^\markup\italic"Adagio" |
\tempo 4 = 70
d,16[\cresc 8 16] g[ 8 16]( bes)[ 8 16]( e)[ 8 16]( |\break
16)[\ff 8 8 8 16] 2\p\fermata |
\tempo 4 = 52
d1^\markup\italic"Adagio" |
\tempo 4 = 70
<cis a'>16[^\markup\italic"Andante" a'8 16]( bes)[ bes( a) a]( bes)[ bes( a) a]( bes4) |
r16 d,,32[ fis] a16[ fis32 a] d16[ a32 d] fis16[ d32 fis] a4 r\fermata |
R1 |
% VIOLON1 P 54
R1 | R1 | R1 | \repeat tremolo 16 {a,32\cresc} \repeat unfold 3 {\repeat tremolo 16 {g32}} |
\repeat tremolo 16 {f32\ff} g32[ g f f] \repeat tremolo 4 {f32} g32[ g f f] \repeat tremolo 4 {f32} |
g32[ g f f] f[ f f f] \repeat tremolo 4 {f32} \repeat tremolo 4 {f32} fis4 r\fermata |
R1 | R1 | R1 |
% VIOLON1 p 55
R1 |
\repeat tremolo 16 {a32\cresc} \repeat tremolo 16 {g32} |
\repeat tremolo 16 {g32\ff} \repeat tremolo 16 {g32} |
fis16[^\markup\italic"Andante"\ff dis8 fis16]( b)[ b8 b16]( b)[ dis,8 fis16]( a)[ a8 a16]( |
a)[ dis,8 fis16]( g)[ g8 g16]( g)[ dis8 fis16]( fis)[ fis8 fis16]( |
fis4) r\fermata r2 |
\repeat unfold 4 {R1} |
% VIOLON1 p 56
R1 | R1 | \after 2 \fermata R1 |
\tempo 4 = 90
r8^\markup\italic"Allegro" gis'8[(\f e) b']-! gis4~ gis8.[ e,16] |
\tempo 4 = 70
f4(^\markup\italic"Andante" e8) r8 r2 |
\tempo 4 = 90
r8^\markup\italic"Allegro" ais'8[(\f fis) cis']-! ais4~ ais8.[ fis,16] |
\tempo 4 = 70
g4(^\markup\italic"Andante" fis8) r8 r2 |
\repeat tremolo 16 {<e cis'>32\p\cresc} \repeat tremolo 16 {<e cis'>32} |
b16[(\ff dis fis b)] a[( g fis g)] fis[( e dis e)] dis[( cis b cis)] |
b16[( dis fis b)] a[( g fis g)] fis[( e dis e)] dis[( cis b cis)] |
b2 r4_\fermata r8
}
violonB = {
e16^\p^\cresc 8 8 8 16( c) 8 16( fis) 8 16( |
f)^\ff 8 8 8 16~ 4 r |
e16^\p^\cresc 8 8 8 16( 16) 8 16( fis) 8 16( |
16)^\ff 8 8 8 16~ 4 r\fermata |
% VIOLON2 P 53
<g, e'>1~\p |
e'16[\cresc 8 8 8 16]( fis)[ 8 16]( a)[ 8 16]( |
16)[\ff 8 8 8 16] 2~\p |
a1 |
d,16[\cresc 8 8 8 16]( g)[ 8 16]( bes)[ 8 16]( |
16)[\ff 8 8 8 16] a2~\p\fermata |
a gis |
a8\ff cis4 4 4( 8) |
r8 r16 d,32[ fis] a16[ fis32 a] d16[ a32 d] fis4 r\fermata |
R1 |
% VIOLON2 p 54
R1 | R1 | R1 | \repeat tremolo 16 {fis,32\cresc} \repeat tremolo 16 {g32} |
\repeat tremolo 16 {e32} \repeat tremolo 16 {e32} |
\repeat tremolo 16 {d32\ff} ees32[ ees d d] \repeat tremolo 4 {d32} ees32[ ees d d] \repeat tremolo 4 {d32} |
ees32[ ees d d] \repeat unfold 3 {\repeat tremolo 4 {d32}} d4 r\fermata |
R1 | R1 | R1 |
% VIOLON2 p 55
R1 |
\repeat tremolo 16 {fis32\cresc} \repeat tremolo 16 {g32} |
\repeat tremolo 16 {e32} \repeat tremolo 16 {e32} |
dis16[\ff b8 dis16]( g)[ g8 g16]( g)[ b,8 dis16]( fis)[ fis8 fis16]( |
fis)[ b,8 dis16]( e)[ e8 e16]( e)[ b8 dis16]( dis)[ dis8 dis16]( |
dis4) r\fermata r2 |
\repeat unfold 4 {R1} |
% VIOLON2 p 56
}
hautboisA = {
R1^1 | R1 | R1 | \after 2. \fermata R1 |
% BOIS1 P 53
}
hautboisB = {
R1_2 | R1 | R1 | \after 2. _\fermata R1 |
% BOIS2 P 53
}
corsA = {
R1^1 | R1 | R1 | \after 2. \fermata R1 |
% CORS1 P 53
R1 | R1 | \after 2 \fermata R1 | R1 | R1 |
\after 2 \fermata R1 | R1 | R1 | \after 2 \fermata R1 | r2 g2~ |
% CORS1 p 54
g1~ | g~ | g2 g4 g | R1 | R1 |
R1 | \after 2. \fermata R1 | r2 g2~ | g1~ | g~ |
% CORS1 p 55
g2 g4 g | R1 | R1 | R1 | R1 |
r2\fermata c2~ | c c4 g | g r c2~ | c d4. e8 | \appoggiatura d8 c4 c c2~ |
% CORS1 p 56
c g4 g | g2 r2 | \after 2 \fermata R1 |
\repeat unfold 7 {R1} |
r2 r4 r8 }
corsB = {
R1_2 | R1 | R1 | \after 2. _\fermata R1 |
% CORS2 P 53
R1 | R1 | \after 2 _\fermata R1 | R1 | R1 |
\after 2 _\fermata R1 | R1 | R1 | \after 2 _\fermata R1 | \after 16*7 \p r2 c2~ |
% CORS2 p 54
c1~ | c~ | c2 r2 | R1 | R1 |
R1 | \after 2. _\fermata R1 | \after 16*7 \p r2 c2~ | c1~ | c~ |
% CORS2 p 55
c2 r2| R1 | R1 | R1 | R1 |
r2_\fermata c2~\p | c c4 g' | e r c2~ | c g'2~ | g c2~ |
% CORS2 p 56
c g4 g | g2 r2 |
\repeat unfold 8 {R1} |
r2 r4_\fermata r8 }
alto = {
b16[^\p^\cresc 8 8 8 16]( a)[ 8 16]( c)[ 8 16]( |
b)[\ff 8 8 8 16]~ 4 r |
a16[\p\cresc 8 8 8 16]( 16)[ 8 16]( e)[ 8 16]( |
dis)[ 8 8 8 16]~ 4 r\fermata |
% ALTO P 53
}
bassons = {
e16[ 8 8 8 16]( \once\hideNotes e16) s4. s16 | s1*3
% BASSON p 53
s1*8
s2 fis,4 r\fermata |
r4 r8^\markup\italic"Solo" r16^\markup\italic"Adagio" b'16 b4.( a16[^+ g]) |
% BASSON p 54
g4 g r2 | r4 r8 r16 d' d4.( c16[^+ b]) | b4 b8.[ g16]( a8.)[ fis16( g8.) e16]( | fis2) \repeat tremolo 16 {b,32} | %colbasso
s1 |
%colbasso
s1 | s2 a4 r\fermata | r4 r8^\markup\italic"Solo" r16 b'16 b4.( a16[^+ g]) |
g4 g r2 | r4 r8 r16 d' d4.( c16[^+ b]) |
% BASSON p 55
}
bassonsColB = {
s2 e16\p\cresc e8 8 8 16 | d\ff 8 8 8 16 4 r | c16\p\cresc 8 8 8 16 16 8 8 8 16 | b\ff 8 8 8 16 4 r |
% colB p 53
}
alexis = {
R1 | R1 | R1 | r2 r4\fermata b8. b16 |
% ALEXIS P 53
e,4 e8 r16 b' e4 b | c2 r | r r8 r16\fermata a fis4 | a r8 a d4 d8. a16 | bes2 r |
r2 r4\fermata a8. a16 | d4 d8. 16 f4. b,8 | \grace d8^( cis4) cis r2 | r2 r4 r16\fermata a fis a | d,2 r |
% ALEXIS p 54
}
alexismots = {\new Lyrics \lyricmode {
_1*3 _2 _4 In8. -- fi16 --
% MOTS p 53
dé4 -- le,8 _16 que t’ai4 -- je "fait ?"2 _ _ _8. Dis16 -- moi,4 dis _8 quel est4 le8. su16 -- jet2 _
_ _4 qui8. te16 fait4 m’ar8. -- ra16 -- cher4. la8 vi4 -- "e ?" _2 _ _4 _16 Ré -- ponds, ré -- ponds,2 _
% MOTS p 54
}}
bcont = {
e16[\p\cresc 8 8 8 16]~ 16[ 8 8 8 16]( |
d16)[\ff 8 8 8 16]( 4) r |
c16[\p\cresc 8 8 8 16]( 16)[ 8 8 8 16]( |
b16)[\ff 8 8 8 16]~ 4 r_\fermata |
% BASSE P 53
}
\score { % Score affichage seulement
\layout {
\context {\Score
\remove "Bar_number_engraver"
\autoBeamOff
}
\context {\Staff
\override Rest.style = #'classical
\override DynamicTextSpanner.style = #'none
}
}
\new StaffGroup <<
\override StaffGroup.BarLine.allow-span-bar = ##f
\new Staff <<
\key g\major
\relative c' {
\violonA
}
>>
\new Staff <<
\key g\major
\relative c' {
\violonB
}
>>
\new Staff <<
\key g\major
\relative c'' {\voiceOne
\hautboisA
}
\new Voice {
\relative c''{\voiceTwo
\hautboisB
}}
>>
\new Staff <<
\relative c'' {\voiceOne
\corsA
}
\new Voice{
\relative c'{\voiceTwo
\corsB
}}
>>
\new Staff <<
\key g\major \clef alto
\relative c' {
\alto
}
>>
\new Staff <<
\key g\major \clef F
\relative c {
\bassons
}
>>
\new Staff <<
\key g\major \clef F
\relative c' {
\alexis
}
\alexismots
>>
\new Staff <<
\key g\major \clef F
\relative c {
\bcont
}
>>
>>% fin StaffGroup
}% fin Score affichage
\header { tagline = ##f }
\paper { ragged-bottom = ##t print-page-number = ##f }
\score { % Score MIDI seulement
\midi { \tempo 4 = 70 }
\new StaffGroup <<
\new Staff <<
\set Staff.midiInstrument = "violin"
\relative c' {\unfoldRepeats
\violonA
}
>>
\new Staff <<
\set Staff.midiInstrument = "violin"
\relative c' {\unfoldRepeats
\violonB
}
>>
\new Staff <<
\set Staff.midiInstrument = "oboe"
\set Staff.midiMinimumVolume = 0.3
\relative c'' {
\hautboisA
}
\new Voice {
\relative c''{
\hautboisB
}}
>>
\new Staff <<
\set Staff.midiInstrument = "french horn"
\set Staff.midiMinimumVolume = 0.35
\transpose c g {
\relative c'' {
\corsA
}}
\new Voice {
\transpose c g {
\relative c' {
\corsB
}}}
>>
\new Staff <<
\set Staff.midiInstrument = "viola"
\relative c' {\unfoldRepeats
\alto
}
>>
\new Staff <<
\set Staff.midiInstrument = "bassoon"
\set Staff.midiMinimumVolume = 0.3
\relative c {\unfoldRepeats
\bassons
}
\new Voice {
\relative c {
\bassonsColB
}}
>>
\new Staff <<
\set Staff.midiInstrument = "clarinet"
\set Staff.midiMinimumVolume = 0.7
\relative c' {
\alexis
}
>>
\new Staff <<
\set Staff.midiInstrument = "cello"
\relative c {\unfoldRepeats
\bcont
}
>>
>>% fin StaffGroup
}% fin Score MIDI
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<score sound raw>
#(set-default-paper-size "a3")
violonA = {
\tempo \markup\normal-text\italic"Andante"
\set Score.tempoHideNote = ##t
e16^\p^\cresc 8 8 8 16( fis) 8 16( a) 8 16( |
gis)^\ff 8 8 8 16~ 4 r |
e16^\p^\cresc 8 8 8 16( fis) 8 16( a) 8 16( |
16)^\ff 8 8 8 16~ 4 r\fermata | \break
% VIOLON1 P 53
\tempo 4 = 52
<g, e'>1~\p^\markup\italic"Adagio" |
\tempo 4 = 70
e'16[\cresc^\markup\italic"Andante" e8 e16]( fis)[ 8 16]( a)[ 8 16]( c)[ 8 16]( |
16)[^\ff 8 8 8 16] 2~\p\fermata |
\tempo 4 = 52
c1^\markup\italic"Adagio" |
\tempo 4 = 70
d,16[\cresc 8 16] g[ 8 16]( bes)[ 8 16]( e)[ 8 16]( |\break
16)[\ff 8 8 8 16] 2\p\fermata |
\tempo 4 = 52
d1^\markup\italic"Adagio" |
\tempo 4 = 70
<cis a'>16[^\markup\italic"Andante" a'8 16]( bes)[ bes( a) a]( bes)[ bes( a) a]( bes4) |
r16 d,,32[ fis] a16[ fis32 a] d16[ a32 d] fis16[ d32 fis] a4 r\fermata |
R1 |
% VIOLON1 P 54
R1 | R1 | R1 | \repeat tremolo 16 {a,32\cresc} \repeat unfold 3 {\repeat tremolo 16 {g32}} |
\repeat tremolo 16 {f32\ff} g32[ g f f] \repeat tremolo 4 {f32} g32[ g f f] \repeat tremolo 4 {f32} |
g32[ g f f] f[ f f f] \repeat tremolo 4 {f32} \repeat tremolo 4 {f32} fis4 r\fermata |
R1 | R1 | R1 |
% VIOLON1 p 55
R1 |
\repeat tremolo 16 {a32\cresc} \repeat tremolo 16 {g32} |
\repeat tremolo 16 {g32\ff} \repeat tremolo 16 {g32} |
fis16[^\markup\italic"Andante"\ff dis8 fis16]( b)[ b8 b16]( b)[ dis,8 fis16]( a)[ a8 a16]( |
a)[ dis,8 fis16]( g)[ g8 g16]( g)[ dis8 fis16]( fis)[ fis8 fis16]( |
fis4) r\fermata r2 |
\repeat unfold 4 {R1} |
% VIOLON1 p 56
R1 | R1 | \after 2 \fermata R1 |
\tempo 4 = 90
r8^\markup\italic"Allegro" gis'8[(\f e) b']-! gis4~ gis8.[ e,16] |
\tempo 4 = 70
f4(^\markup\italic"Andante" e8) r8 r2 |
\tempo 4 = 90
r8^\markup\italic"Allegro" ais'8[(\f fis) cis']-! ais4~ ais8.[ fis,16] |
\tempo 4 = 70
g4(^\markup\italic"Andante" fis8) r8 r2 |
\repeat tremolo 16 {<e cis'>32\p\cresc} \repeat tremolo 16 {<e cis'>32} |
b16[(\ff dis fis b)] a[( g fis g)] fis[( e dis e)] dis[( cis b cis)] |
b16[( dis fis b)] a[( g fis g)] fis[( e dis e)] dis[( cis b cis)] |
b2 r4_\fermata r8
}
violonB = {
e16^\p^\cresc 8 8 8 16( c) 8 16( fis) 8 16( |
f)^\ff 8 8 8 16~ 4 r |
e16^\p^\cresc 8 8 8 16( 16) 8 16( fis) 8 16( |
16)^\ff 8 8 8 16~ 4 r\fermata |
% VIOLON2 P 53
<g, e'>1~\p |
e'16[\cresc 8 8 8 16]( fis)[ 8 16]( a)[ 8 16]( |
16)[\ff 8 8 8 16] 2~\p |
a1 |
d,16[\cresc 8 8 8 16]( g)[ 8 16]( bes)[ 8 16]( |
16)[\ff 8 8 8 16] a2~\p\fermata |
a gis |
a8\ff cis4 4 4( 8) |
r8 r16 d,32[ fis] a16[ fis32 a] d16[ a32 d] fis4 r\fermata |
R1 |
% VIOLON2 p 54
R1 | R1 | R1 | \repeat tremolo 16 {fis,32\cresc} \repeat tremolo 16 {g32} |
\repeat tremolo 16 {e32} \repeat tremolo 16 {e32} |
\repeat tremolo 16 {d32\ff} ees32[ ees d d] \repeat tremolo 4 {d32} ees32[ ees d d] \repeat tremolo 4 {d32} |
ees32[ ees d d] \repeat unfold 3 {\repeat tremolo 4 {d32}} d4 r\fermata |
R1 | R1 | R1 |
% VIOLON2 p 55
R1 |
\repeat tremolo 16 {fis32\cresc} \repeat tremolo 16 {g32} |
\repeat tremolo 16 {e32} \repeat tremolo 16 {e32} |
dis16[\ff b8 dis16]( g)[ g8 g16]( g)[ b,8 dis16]( fis)[ fis8 fis16]( |
fis)[ b,8 dis16]( e)[ e8 e16]( e)[ b8 dis16]( dis)[ dis8 dis16]( |
dis4) r\fermata r2 |
\repeat unfold 4 {R1} |
% VIOLON2 p 56
}
hautboisA = {
R1^1 | R1 | R1 | \after 2. \fermata R1 |
% BOIS1 P 53
}
hautboisB = {
R1_2 | R1 | R1 | \after 2. _\fermata R1 |
% BOIS2 P 53
}
corsA = {
R1^1 | R1 | R1 | \after 2. \fermata R1 |
% CORS1 P 53
R1 | R1 | \after 2 \fermata R1 | R1 | R1 |
\after 2 \fermata R1 | R1 | R1 | \after 2 \fermata R1 | r2 g2~ |
% CORS1 p 54
g1~ | g~ | g2 g4 g | R1 | R1 |
R1 | \after 2. \fermata R1 | r2 g2~ | g1~ | g~ |
% CORS1 p 55
g2 g4 g | R1 | R1 | R1 | R1 |
r2\fermata c2~ | c c4 g | g r c2~ | c d4. e8 | \appoggiatura d8 c4 c c2~ |
% CORS1 p 56
c g4 g | g2 r2 | \after 2 \fermata R1 |
\repeat unfold 7 {R1} |
r2 r4 r8 }
corsB = {
R1_2 | R1 | R1 | \after 2. _\fermata R1 |
% CORS2 P 53
R1 | R1 | \after 2 _\fermata R1 | R1 | R1 |
\after 2 _\fermata R1 | R1 | R1 | \after 2 _\fermata R1 | \after 16*7 \p r2 c2~ |
% CORS2 p 54
c1~ | c~ | c2 r2 | R1 | R1 |
R1 | \after 2. _\fermata R1 | \after 16*7 \p r2 c2~ | c1~ | c~ |
% CORS2 p 55
c2 r2| R1 | R1 | R1 | R1 |
r2_\fermata c2~\p | c c4 g' | e r c2~ | c g'2~ | g c2~ |
% CORS2 p 56
c g4 g | g2 r2 |
\repeat unfold 8 {R1} |
r2 r4_\fermata r8 }
alto = {
b16[^\p^\cresc 8 8 8 16]( a)[ 8 16]( c)[ 8 16]( |
b)[\ff 8 8 8 16]~ 4 r |
a16[\p\cresc 8 8 8 16]( 16)[ 8 16]( e)[ 8 16]( |
dis)[ 8 8 8 16]~ 4 r\fermata |
% ALTO P 53
}
bassons = {
e16[ 8 8 8 16]( \once\hideNotes e16) s4. s16 | s1*3
% BASSON p 53
s1*8
s2 fis,4 r\fermata |
r4 r8^\markup\italic"Solo" r16^\markup\italic"Adagio" b'16 b4.( a16[^+ g]) |
% BASSON p 54
g4 g r2 | r4 r8 r16 d' d4.( c16[^+ b]) | b4 b8.[ g16]( a8.)[ fis16( g8.) e16]( | fis2) \repeat tremolo 16 {b,32} | %colbasso
s1 |
%colbasso
s1 | s2 a4 r\fermata | r4 r8^\markup\italic"Solo" r16 b'16 b4.( a16[^+ g]) |
g4 g r2 | r4 r8 r16 d' d4.( c16[^+ b]) |
% BASSON p 55
}
bassonsColB = {
s2 e16\p\cresc e8 8 8 16 | d\ff 8 8 8 16 4 r | c16\p\cresc 8 8 8 16 16 8 8 8 16 | b\ff 8 8 8 16 4 r |
% colB p 53
}
alexis = {
R1 | R1 | R1 | r2 r4\fermata b8. b16 |
% ALEXIS P 53
e,4 e8 r16 b' e4 b | c2 r | r r8 r16\fermata a fis4 | a r8 a d4 d8. a16 | bes2 r |
r2 r4\fermata a8. a16 | d4 d8. 16 f4. b,8 | \grace d8^( cis4) cis r2 | r2 r4 r16\fermata a fis a | d,2 r |
% ALEXIS p 54
r4 r8 r16 d' d4. c16[(^+ b)] | b4 b8 r16 b b4. a16[(^+ g]) | g4 g8 r8 r2 | r2 r4 b8 d | cis4 e2 r16 a, a a |
\grace g8^( f2) r | r r4 r16\fermata a fis a | d,2 r | r4 r8 r16 d' d4.( c16[^+ b]) | b4 b8 r16 b b4. a16[( g)] |
% ALEXIS p 55
}
alexismots = {\new Lyrics \lyricmode {
_1*3 _2 _4 In8. -- fi16 --
% MOTS p 53
dé4 -- le,8 _16 que t’ai4 -- je "fait ?"2 _ _ _8. Dis16 -- moi,4 dis _8 quel est4 le8. su16 -- jet2 _
_ _4 qui8. te16 fait4 m’ar8. -- ra16 -- cher4. la8 vi4 -- "e ?" _2 _ _4 _16 Ré -- ponds, ré -- ponds,2 _
% MOTS p 54
_4. _16 tou -- jours4. ché8 -- ri4 -- "e :"8 _16 tou -- jours4. ché8 -- ri4 -- e……8 _ _2 _ _4 Dans8 mon cœur,4 …ah2 _16 quel16 trou -- "ble af" --
freux2 _ _ _4 _16 Ré -- ponds, ré -- ponds,2 _ _4. _16 tou -- jours4. ché8 -- ri4 -- "e :"8 _16 tou -- jours4. ché8 --
% MOTS p 55
}}
bcont = {
e16[\p\cresc 8 8 8 16]~ 16[ 8 8 8 16]( |
d16)[\ff 8 8 8 16]( 4) r |
c16[\p\cresc 8 8 8 16]( 16)[ 8 8 8 16]( |
b16)[\ff 8 8 8 16]~ 4 r_\fermata |
% BASSE P 53
}
\score { % Score affichage seulement
\layout {
\context {\Score
\remove "Bar_number_engraver"
\autoBeamOff
}
\context {\Staff
\override Rest.style = #'classical
\override DynamicTextSpanner.style = #'none
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\new StaffGroup <<
\override StaffGroup.BarLine.allow-span-bar = ##f
\new Staff <<
\key g\major
\relative c' {
\violonA
}
>>
\new Staff <<
\key g\major
\relative c' {
\violonB
}
>>
\new Staff <<
\key g\major
\relative c'' {\voiceOne
\hautboisA
}
\new Voice {
\relative c''{\voiceTwo
\hautboisB
}}
>>
\new Staff <<
\relative c'' {\voiceOne
\corsA
}
\new Voice{
\relative c'{\voiceTwo
\corsB
}}
>>
\new Staff <<
\key g\major \clef alto
\relative c' {
\alto
}
>>
\new Staff <<
\key g\major \clef F
\relative c {
\bassons
}
>>
\new Staff <<
\key g\major \clef F
\relative c' {
\alexis
}
\alexismots
>>
\new Staff <<
\key g\major \clef F
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\bcont
}
>>
>>% fin StaffGroup
}% fin Score affichage
\header { tagline = ##f }
\paper { ragged-bottom = ##t print-page-number = ##f }
\score { % Score MIDI seulement
\midi { \tempo 4 = 70 }
\new StaffGroup <<
\new Staff <<
\set Staff.midiInstrument = "violin"
\relative c' {\unfoldRepeats
\violonA
}
>>
\new Staff <<
\set Staff.midiInstrument = "violin"
\relative c' {\unfoldRepeats
\violonB
}
>>
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\set Staff.midiInstrument = "oboe"
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\hautboisA
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\relative c''{
\hautboisB
}}
>>
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\set Staff.midiInstrument = "french horn"
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\transpose c g {
\relative c'' {
\corsA
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\new Voice {
\transpose c g {
\relative c' {
\corsB
}}}
>>
\new Staff <<
\set Staff.midiInstrument = "viola"
\relative c' {\unfoldRepeats
\alto
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>>
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\set Staff.midiInstrument = "bassoon"
\set Staff.midiMinimumVolume = 0.3
\relative c {\unfoldRepeats
\bassons
}
\new Voice {
\relative c {
\bassonsColB
}}
>>
\new Staff <<
\set Staff.midiInstrument = "clarinet"
\set Staff.midiMinimumVolume = 0.7
\relative c' {
\alexis
}
>>
\new Staff <<
\set Staff.midiInstrument = "cello"
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\bcont
}
>>
>>% fin StaffGroup
}% fin Score MIDI
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Psephos
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<score sound raw>
#(set-default-paper-size "a3")
violonA = {
\tempo \markup\normal-text\italic"Andante"
\set Score.tempoHideNote = ##t
e16^\p^\cresc 8 8 8 16( fis) 8 16( a) 8 16( |
gis)^\ff 8 8 8 16~ 4 r |
e16^\p^\cresc 8 8 8 16( fis) 8 16( a) 8 16( |
16)^\ff 8 8 8 16~ 4 r\fermata | \break
% VIOLON1 P 53
\tempo 4 = 52
<g, e'>1~\p^\markup\italic"Adagio" |
\tempo 4 = 70
e'16[\cresc^\markup\italic"Andante" e8 e16]( fis)[ 8 16]( a)[ 8 16]( c)[ 8 16]( |
16)[^\ff 8 8 8 16] 2~\p\fermata |
\tempo 4 = 52
c1^\markup\italic"Adagio" |
\tempo 4 = 70
d,16[\cresc 8 16] g[ 8 16]( bes)[ 8 16]( e)[ 8 16]( |\break
16)[\ff 8 8 8 16] 2\p\fermata |
\tempo 4 = 52
d1^\markup\italic"Adagio" |
\tempo 4 = 70
<cis a'>16[^\markup\italic"Andante" a'8 16]( bes)[ bes( a) a]( bes)[ bes( a) a]( bes4) |
r16 d,,32[ fis] a16[ fis32 a] d16[ a32 d] fis16[ d32 fis] a4 r\fermata |
R1 |
% VIOLON1 P 54
R1 | R1 | R1 | \repeat tremolo 16 {a,32\cresc} \repeat unfold 3 {\repeat tremolo 16 {g32}} |
\repeat tremolo 16 {f32\ff} g32[ g f f] \repeat tremolo 4 {f32} g32[ g f f] \repeat tremolo 4 {f32} |
g32[ g f f] f[ f f f] \repeat tremolo 4 {f32} \repeat tremolo 4 {f32} fis4 r\fermata |
R1 | R1 | R1 |
% VIOLON1 p 55
R1 |
\repeat tremolo 16 {a32\cresc} \repeat tremolo 16 {g32} |
\repeat tremolo 16 {g32\ff} \repeat tremolo 16 {g32} |
fis16[^\markup\italic"Andante"\ff dis8 fis16]( b)[ b8 b16]( b)[ dis,8 fis16]( a)[ a8 a16]( |
a)[ dis,8 fis16]( g)[ g8 g16]( g)[ dis8 fis16]( fis)[ fis8 fis16]( |
fis4) r\fermata r2 |
\repeat unfold 4 {R1} |
% VIOLON1 p 56
R1 | R1 | \after 2 \fermata R1 |
\tempo 4 = 90
r8^\markup\italic"Allegro" gis'8[(\f e) b']-! gis4~ gis8.[ e,16] |
\tempo 4 = 70
f4(^\markup\italic"Andante" e8) r8 r2 |
\tempo 4 = 90
r8^\markup\italic"Allegro" ais'8[(\f fis) cis']-! ais4~ ais8.[ fis,16] |
\tempo 4 = 70
g4(^\markup\italic"Andante" fis8) r8 r2 |
\repeat tremolo 16 {<e cis'>32\p\cresc} \repeat tremolo 16 {<e cis'>32} |
b16[(\ff dis fis b)] a[( g fis g)] fis[( e dis e)] dis[( cis b cis)] |
b16[( dis fis b)] a[( g fis g)] fis[( e dis e)] dis[( cis b cis)] |
b2 r4_\fermata r8
}
violonB = {
e16^\p^\cresc 8 8 8 16( c) 8 16( fis) 8 16( |
f)^\ff 8 8 8 16~ 4 r |
e16^\p^\cresc 8 8 8 16( 16) 8 16( fis) 8 16( |
16)^\ff 8 8 8 16~ 4 r\fermata |
% VIOLON2 P 53
<g, e'>1~\p |
e'16[\cresc 8 8 8 16]( fis)[ 8 16]( a)[ 8 16]( |
16)[\ff 8 8 8 16] 2~\p |
a1 |
d,16[\cresc 8 8 8 16]( g)[ 8 16]( bes)[ 8 16]( |
16)[\ff 8 8 8 16] a2~\p\fermata |
a gis |
a8\ff cis4 4 4( 8) |
r8 r16 d,32[ fis] a16[ fis32 a] d16[ a32 d] fis4 r\fermata |
R1 |
% VIOLON2 p 54
R1 | R1 | R1 | \repeat tremolo 16 {fis,32\cresc} \repeat tremolo 16 {g32} |
\repeat tremolo 16 {e32} \repeat tremolo 16 {e32} |
\repeat tremolo 16 {d32\ff} ees32[ ees d d] \repeat tremolo 4 {d32} ees32[ ees d d] \repeat tremolo 4 {d32} |
ees32[ ees d d] \repeat unfold 3 {\repeat tremolo 4 {d32}} d4 r\fermata |
R1 | R1 | R1 |
% VIOLON2 p 55
R1 |
\repeat tremolo 16 {fis32\cresc} \repeat tremolo 16 {g32} |
\repeat tremolo 16 {e32} \repeat tremolo 16 {e32} |
dis16[\ff b8 dis16]( g)[ g8 g16]( g)[ b,8 dis16]( fis)[ fis8 fis16]( |
fis)[ b,8 dis16]( e)[ e8 e16]( e)[ b8 dis16]( dis)[ dis8 dis16]( |
dis4) r\fermata r2 |
\repeat unfold 4 {R1} |
% VIOLON2 p 56
}
hautboisA = {
R1^1 | R1 | R1 | \after 2. \fermata R1 |
% BOIS1 P 53
}
hautboisB = {
R1_2 | R1 | R1 | \after 2. _\fermata R1 |
% BOIS2 P 53
}
corsA = {
R1^1 | R1 | R1 | \after 2. \fermata R1 |
% CORS1 P 53
R1 | R1 | \after 2 \fermata R1 | R1 | R1 |
\after 2 \fermata R1 | R1 | R1 | \after 2 \fermata R1 | r2 g2~ |
% CORS1 p 54
g1~ | g~ | g2 g4 g | R1 | R1 |
R1 | \after 2. \fermata R1 | r2 g2~ | g1~ | g~ |
% CORS1 p 55
g2 g4 g | R1 | R1 | R1 | R1 |
r2\fermata c2~ | c c4 g | g r c2~ | c d4. e8 | \appoggiatura d8 c4 c c2~ |
% CORS1 p 56
c g4 g | g2 r2 | \after 2 \fermata R1 |
\repeat unfold 7 {R1} |
r2 r4 r8 }
corsB = {
R1_2 | R1 | R1 | \after 2. _\fermata R1 |
% CORS2 P 53
R1 | R1 | \after 2 _\fermata R1 | R1 | R1 |
\after 2 _\fermata R1 | R1 | R1 | \after 2 _\fermata R1 | \after 16*7 \p r2 c2~ |
% CORS2 p 54
c1~ | c~ | c2 r2 | R1 | R1 |
R1 | \after 2. _\fermata R1 | \after 16*7 \p r2 c2~ | c1~ | c~ |
% CORS2 p 55
c2 r2| R1 | R1 | R1 | R1 |
r2_\fermata c2~\p | c c4 g' | e r c2~ | c g'2~ | g c2~ |
% CORS2 p 56
c g4 g | g2 r2 |
\repeat unfold 8 {R1} |
r2 r4_\fermata r8 }
alto = {
b16[^\p^\cresc 8 8 8 16]( a)[ 8 16]( c)[ 8 16]( |
b)[\ff 8 8 8 16]~ 4 r |
a16[\p\cresc 8 8 8 16]( 16)[ 8 16]( e)[ 8 16]( |
dis)[ 8 8 8 16]~ 4 r\fermata |
% ALTO P 53
}
bassons = {
e16[ 8 8 8 16]( \once\hideNotes e16) s4. s16 | s1*3
% BASSON p 53
s1*8
s2 fis,4 r\fermata |
r4 r8^\markup\italic"Solo" r16^\markup\italic"Adagio" b'16 b4.( a16[^+ g]) |
% BASSON p 54
g4 g r2 | r4 r8 r16 d' d4.( c16[^+ b]) | b4 b8.[ g16]( a8.)[ fis16( g8.) e16]( | fis2) \repeat tremolo 16 {b,32} | %colbasso
s1 |
%colbasso
s1 | s2 a4 r\fermata | r4 r8^\markup\italic"Solo" r16 b'16 b4.( a16[^+ g]) |
g4 g r2 | r4 r8 r16 d' d4.( c16[^+ b]) |
% BASSON p 55
}
bassonsColB = {
s2 e16\p\cresc e8 8 8 16 | d\ff 8 8 8 16 4 r | c16\p\cresc 8 8 8 16 16 8 8 8 16 | b\ff 8 8 8 16 4 r |
% colB p 53
}
alexis = {
R1 | R1 | R1 | r2 r4\fermata b8. b16 |
% ALEXIS P 53
e,4 e8 r16 b' e4 b | c2 r | r r8 r16\fermata a fis4 | a r8 a d4 d8. a16 | bes2 r |
r2 r4\fermata a8. a16 | d4 d8. 16 f4. b,8 | \grace d8^( cis4) cis r2 | r2 r4 r16\fermata a fis a | d,2 r |
% ALEXIS p 54
r4 r8 r16 d' d4. c16[(^+ b)] | b4 b8 r16 b b4. a16[(^+ g]) | g4 g8 r8 r2 | r2 r4 b8 d | cis4 e2 r16 a, a a |
\grace g8^( f2) r | r r4 r16\fermata a fis a | d,2 r | r4 r8 r16 d' d4.( c16[^+ b]) | b4 b8 r16 b b4. a16[( g)] |
% ALEXIS p 55
g4 g8 r r2 | r r4 b8 b | e2 r8 g,16 g g8. g16 | fis4 r r2 | R1 |
r4 r8\fermata b8 d4 g, | \grace fis8^( e4) c'16[( a e' c)] b4 a^+ | g r8 c e4 fis8 g | d2 a4. b8 | \grace a^( g4) g c b8 e |
% ALEXIS p 56
e8[ d] d[ g] g4 b, | \grace c8^( \afterGrace b4 {a16[ b])} a4 r2 | r2 r4\fermata b8 b | e,2 r | r r4 e16 e a b | cis2 r |
r4 cis8. cis16 b4 b8. b16 | ais2 fis' | \grace e8^( dis2) r2 | R1 | r2 r4_\fermata r8 }
alexismots = {\new Lyrics \lyricmode {
_1*3 _2 _4 In8. -- fi16 --
% MOTS p 53
dé4 -- le,8 _16 que t’ai4 -- je "fait ?"2 _ _ _8. Dis16 -- moi,4 dis _8 quel est4 le8. su16 -- jet2 _
_ _4 qui8. te16 fait4 m’ar8. -- ra16 -- cher4. la8 vi4 -- "e ?" _2 _ _4 _16 Ré -- ponds, ré -- ponds,2 _
% MOTS p 54
_4. _16 tou -- jours4. ché8 -- ri4 -- "e :"8 _16 tou -- jours4. ché8 -- ri4 -- e……8 _ _2 _ _4 Dans8 mon cœur,4 …ah2 _16 quel16 trou -- "ble af" --
freux2 _ _ _4 _16 Ré -- ponds, ré -- ponds,2 _ _4. _16 tou -- jours4. ché8 -- ri4 -- "e :"8 _16 tou -- jours4. ché8 --
% MOTS p 55
}}
bcont = {
e16[\p\cresc 8 8 8 16]~ 16[ 8 8 8 16]( |
d16)[\ff 8 8 8 16]( 4) r |
c16[\p\cresc 8 8 8 16]( 16)[ 8 8 8 16]( |
b16)[\ff 8 8 8 16]~ 4 r_\fermata |
% BASSE P 53
}
\score { % Score affichage seulement
\layout {
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\override StaffGroup.BarLine.allow-span-bar = ##f
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\violonA
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>>
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Sapcal22
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<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>peintres qui ont consacré leur temps et
leurs talens à des sujets religieux, ce seroit
vouloir entrer dans un détail immense, et
j’ai déjà à me reprocher d’avoir occupé
trop long-temps l’attention de la compagnie,
quand il se trouve ici des personnes
beaucoup plus en état que moi de soutenir
cette belle cause.
En achevant ces mots, il fit une inclination
de tête à un ministre qui étoit près
de lui, et dont les yeux annonçoient l’intérêt
qu’il prenoit à cette discussion. À voir
l’extérieur simple et sans prétentions de
M. Z…, peu de gens se seroient figuré la
profondeur de son savoir, l’étendue et la
variété de ses connoissances, et l’ardeur
de son zèle pour le christianisme. Aussi
ferme dans ses principes que modéré dans
ses expressions ; sentant vivement, mais
doué du caractère le plus doux ; en état
de parler, mais toujours disposé à écouter,
son esprit étoit une source féconde d’instruction
pour les autres, tandis qu’il sembloit
toujours ne songer qu’à s’instruire.<noinclude>
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{{t3|A.}}
{{plim|classe=liste|
{{lettrineP|A|ml=-15px|mr=15px}}''Chille'' renverſé par un coup lâche & malheureux, ne perd rien de ſa gloire. |5.|​|Parut dans un état décent, la Lyre en main, devant les Ambaſſadeurs d''’Agamemnon''.|90.||
''André'' (Madame la Marquiſe de St.). En quoi confiſtoit ſa grande habileté.| 6.||
''Anglois'' (les) ont ſagement pris le parti de prêcher papier en main.|20.||
''Anne'' (la Reine) renvoie le Prince ''Eugène'' à
Utrecht dès qu’il ceſſe de parler en ſon propre nom, ſous lequel il avoit reçu le plus grand accueil.|57.||
''Architecture''. L’Italie a produit les Princes de l’Architecture,|8.|​|& ceux de la Peinture. ''ibid.''|||
''Avelin'' (Madame la Comteſſe ''d’''). Éloge qu’on en fait. |6.||
''Auguſte'' (l’Empereur) liſoit ſes Diſcours.| 20, 21.|}}
{{t3|B.}}
<noinclude>{{plim|classe=liste|
{{lettrineP|B|ml=-15px|mr=15px}}''Aſſe de Viole'' (la) tombée en partage aux François. |2.|​|Trouve un ſoutien en la perſonne du Pere ''Marais'', & en celle de ''Forcroi'' le Père. |4.|​|Ce que c’eſt que le Man-||}}</noinclude><noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Homunculus simplex" /></noinclude>& en vénération ſingulière, comme
vraiment Original dans la
bonne compoſition & la belle éxécution.
Sans être reſtreint, il
ſe reſtreignit à ſes Pièces ; & lui,
qui poſſédoit la plénitude de l’Harmonie,
ne fut point cenſé renfermé
par les bornes qu'il ſçut ſe
Preſcrire.
Cependant, ſi la Baſſe de Viole
avoit un beau ſoutien en la
perſonne du Père ''Marais'', elle
en eut un ſolide en celle de ''Forcroi''
le Père. Il conſidéra très ſérieuſement
que tous les ''Galbavons'',
avec leur entêtement de
faire jouer des Pièces, avoient
grand tort de ne pas prendre
exemple ſur le Luth, la Harpe,
la Guitare, & le Timpanon, qui
étoient hors d’uſage. C’en étoit
aſſez pour conclure que tous Inſtrumens
reſtreints aux Pièces,
ont le ſort d’aller au grénier en<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Homunculus simplex" /></noinclude>& en vénération ſingulière, comme
vraiment Original dans la
bonne compoſition & la belle éxécution.
Sans être reſtreint, il
ſe reſtreignit à ſes Pièces ; & lui,
qui poſſédoit la plénitude de l’Harmonie,
ne fut point cenſé renfermé
par les bornes qu’il ſçut ſe
Preſcrire.
Cependant, ſi la Baſſe de Viole
avoit un beau ſoutien en la
perſonne du Père ''Marais'', elle
en eut un ſolide en celle de ''Forcroi''
le Père. Il conſidéra très ſérieuſement
que tous les ''Galbavons'',
avec leur entêtement de
faire jouer des Pièces, avoient
grand tort de ne pas prendre
exemple ſur le Luth, la Harpe,
la Guitare, & le Timpanon, qui
étoient hors d’uſage. C’en étoit
aſſez pour conclure que tous Inſtrumens
reſtreints aux Pièces,
ont le ſort d’aller au grénier en<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Homunculus simplex" /></noinclude>tes ſes Pièces, ceux qui ſe ſont
ſentis la hardieſſe de l’éxécution,
l’ont laiſſé dire, & ſe ſont embarqués
à voiles déployées ſur la
Mer immenſe des Sonates, quoiqu’il
déclamât contre, & malgré
les Couplets chantés à leur deſavantage
par une prémière Dame
à Grénoble, ils ſe réduiſent à ce
qu’il eſt plus aiſé & plus court de
mépriſer la Science profonde, que
de l’aquérir, & nous donnent occaſion
d’éxaminer la nature de la
Sonate, & ſi les railleries de Madame
de C***, & les mépris affectés
qu’en faiſoit le Père ''Marais''
ont un fondement ſolide.
Mr. de Voltaire a bien raiſon
d’avancer, que nous étions obligés
de reconnoitre les Italiens
pour nos maitres en beaucoup de
choſes. Car en peut-on douter,
lorsqu’on voit dans leur ''Galilée''
un ''Chriſtophle Colombe'' naviger le<noinclude>
<references/></noinclude>
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Sapcal22
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>faire. Je vous rembourserai les frais de
votre voyage d’Amérique ici ; je paierai les
frais de votre passage pour y retourner, et
je vous assurerai cinquante livres de revenu
annuel, à condition que vous me donnerez
la lettre dont vous m’avez parlé, et que
vous ne remettrez jamais le pied dans la
Grande-Bretagne.
— J’aimerois mieux une somme ronde
payée comptant. J’ai besoin de…
— Il est inutile de discuter ce sujet plus
long-temps. Si vous désirez une heure de
réflexion, je vous l’accorde, mais pas une
minute de plus. Je prendrai sur-le-champ
telles mesures que je croirai nécessaires, et
il est probable que vous vous repentirez
d’avoir refusé mes offres, quand il sera
trop tard pour les accepter.
Lyndsay se retiroit, Lewiston le retint
par le bras.
— Eh bien voulez-vous mettre en noir
et blanc tout ce que vous venez de dire ?
Alors, alors, nous verrons.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Homunculus simplex
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Homunculus simplex" /></noinclude>prémier par la ſubſtance éthérée,
pour accrocher, fonder & méſurer
les Corps immenſes qui voguent
parmi, d’autre grandeur
que les Cyclades auxquelles ''Virgile''
compare les Vaiſſeaux d’''Actium''.
Quand on rencontre dans
un de leurs Médecins l’inventeur
du Thermomètre, pour éprouver
le dégré d’une fièvre par celui
de l’efferveſcence de la liqueur.
Lorsqu’on trouve que ce
climat a produit les Princes de
l’Architecture, ''Michel Ange'', le
''Palladio'', & ''Scamozi'' ; ceux de la
Peinture, ''Raphaël'', le ''Titien'', &
le ''Corrège''. Quand on continue
ſa route on ſe ſent arrêté, ſans
pouvoir paſſer outre, par ''Corelli''<ref>''{{lang|la|Quo me feſſum rapis, Corelli, tu maximus ille es.}}''</ref>.
Il eft queftion ſi cet Inventeur<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Denis Gagne52" />{{nr||DES MATIÈRES}}</noinclude>{{plim|classe=liste|
<noinclude>
{{em}}en ſa faveur.| 92.|​| Deux Baſſes de Viole miſes
en parallèle.| 104.|​|La Viole donne à la Voix
ſans ôter à la réſonnance.| 107.|​| Il n’y a Muſique au monde, dont la Viole ne ſoit capable de venir à bout.| 110.|​| Pourquoi la
Viole a été moins cultivée que le Violon.|
115.|​| L’ancienne manière d’enſeigner la Viole a fait avorter ſon avancement.| 121.|​| On
doit l’enſeigner comme on fait le Clavecin
aux Dames.| 124. | S| la Viole ayant des Touches, eſt inférieure au Violoncel qui n’en a
point.| 133,| ſuiv.​| Réponſe à une objection qu’on fait contre la Viole.|138, |& ſuiv.​|
Des Meſſieurs ſur deux Violes, où l’on aura bien mis la monture, donneront le même ton plus conforme l’un à l’autre, que
deux Maitres de Violon au deſſus du commun.| 144.||</noinclude>
''Bellemont'' (Mr. ''de''). Son habileté ſur la Viole.| 6.||
''Blanc'' (Mr. ''Le'' ; poſſède à fond le manche de
la Viole.| 6.||
''Blavet'' (Mr.). La Flute jouée par lui eſt préférable au prémier Violon, lorsqu’il s’agit
d’imiter la voix, qui ne ſauroit faire pluſieurs tons à la fois.| 49.|​| Son jeu au deſſus
des atteintes que prétend lui donner la méthode d’introduire les accords.| 51.|​| En quoi
conſiſte ſon art divin.| 55.|​| Les Dames l’engagent à jouer, & pourquoi.| 99.|​| Éloges
qu’on donne à ſon jeu.| 100, 101.|​| À qui il
eſt redevable de ſon goût correct. franc, &
ennemi des miaulemens & fignolemens de
faux aloi.| 103.||
''Boſſuet''. Idée qu’on donne de ſa Proſe.| 10.|}}
{{t3|C.}}
{{plim|classe=liste|
{{lettrineP|C|ml=-15px|mr=15px}}''Aſtagno'' (Mr.) d’Anvers. La Flute à Bec
jouée par lui eſt d’Harmonie fémelle.|74.|}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Denis Gagne52" />{{nr||DES MATIÈRES}}</noinclude>{{plim|classe=liste|
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{{em}}en ſa faveur.| 92.|​| Deux Baſſes de Viole miſes
en parallèle.| 104.|​|La Viole donne à la Voix
ſans ôter à la réſonnance.| 107.|​| Il n’y a Muſique au monde, dont la Viole ne ſoit capable de venir à bout.| 110.|​| Pourquoi la
Viole a été moins cultivée que le Violon.|
115.|​| L’ancienne manière d’enſeigner la Viole a fait avorter ſon avancement.| 121.|​| On
doit l’enſeigner comme on fait le Clavecin
aux Dames.| 124. | S| la Viole ayant des Touches, eſt inférieure au Violoncel qui n’en a
point.| 133,|''& ſuiv.''​| Réponſe à une objection qu’on fait contre la Viole.|138, |& ſuiv.​|
Des Meſſieurs ſur deux Violes, où l’on aura bien mis la monture, donneront le même ton plus conforme l’un à l’autre, que
deux Maitres de Violon au deſſus du commun.| 144.||</noinclude>
''Bellemont'' (Mr. ''de''). Son habileté ſur la Viole.| 6.||
''Blanc'' (Mr. ''Le'' ; poſſède à fond le manche de
la Viole.| 6.||
''Blavet'' (Mr.). La Flute jouée par lui eſt préférable au prémier Violon, lorsqu’il s’agit
d’imiter la voix, qui ne ſauroit faire pluſieurs tons à la fois.| 49.|​| Son jeu au deſſus
des atteintes que prétend lui donner la méthode d’introduire les accords.| 51.|​| En quoi
conſiſte ſon art divin.| 55.|​| Les Dames l’engagent à jouer, & pourquoi.| 99.|​| Éloges
qu’on donne à ſon jeu.| 100, 101.|​| À qui il
eſt redevable de ſon goût correct. franc, &
ennemi des miaulemens & fignolemens de
faux aloi.| 103.||
''Boſſuet''. Idée qu’on donne de ſa Proſe.| 10.|}}
{{t3|C.}}
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{{lettrineP|C|ml=-15px|mr=15px}}''Aſtagno'' (Mr.) d’Anvers. La Flute à Bec
jouée par lui eſt d’Harmonie fémelle.|74.|}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Homunculus simplex
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Denis Gagne52" />{{c|TABLE|sp=10px}}</noinclude>{{plim|classe=liste|
<includeonly>{{lettrineP|B|ml=-15px|mr=15px}}''Aſſe de Viole'' (la) tombée en partage aux François.| 2.|​|Trouve un ſoutien en la perſonne du Pere ''Marais'', & en celle de ''Forcroi'' le Père.| 4.|​|Ce que c’eſt que le Man</includeonly><noinclude>{{em}}</noinclude>che de la Viole.| 6.|​| L’Empire de la Baſſe
de Viole par qui fondé & puiſſamment établi.| 28.|​| Délicateſſe de ſon touché, & ſon
Harmonie fine de réſonnance dans les endroits propres à examiner de près les attraits.| 38.|​| Entrépriſes formées contre elle
pendant ſon abſence.| 55.|​| Accueil qu’on lui
fait au retour de ſon voyage.| 56.|​| Elle s’adreſſe à ''Forcroi'' le Père, & lui demande du
ſecours contre ſes ennemis.| 57.|​| Embaras,
où elle ſe trouve.| 58, 59.|​| Elle arrête le Violon comme il alloit au Concert.| 60.|​| Conſeil qu’on lui donne de ne pas commettre
ſon ancienne gloire à éxercer ſes talens dans
un grand endroit plus favorable au Violon
qu’à elle.| 61.|​| Refuſe de diſputer ſon Droit
comme une Harangère à la porte du Concert.| 62.|​| Applaudiſſement que lui donnent
les Dames.| 65.|​| Comparaiſon dont elle ſe
ſert pour faire valoir ſes belles qualités, &
détruire celles du Violon. {{ibid.}} ''& ſuiv.'' Ses
raiſons écoutées avec ſatisfaction par les
Dames.| 67.|​| Réponſe qu’elle fait aux inſultes du Violon qui l’avoit outragée.| 68|, ''& ſuiv.''| Quel eſt le Son de la Viole.| 73.|​| Appelée ''Madame la Chaudière'' par le Clavecin.
{{ibid.}} Les perſonnes de diſtinction s’acharnent à jouer bien plus longtems de la Viole que du Violon.| 76.|​| Elle eſt un Inſtrument
plus flateur que le Violon. {{ibid.}} Elle a une
Harmonie fémelle. {{ibid.}} Réponſe qu’elle fait
à une objection tirée du Son des Cloches.|
80.|​| Avantage qu’elle a d’avoir place dans le
Cabinet & la Chambre des Princes.| 81.|​| Reſtera le partage d’un galant homme, qui fait
prévenir l’ennui, & ſe procurer du plaiſir.|
38.|​| Elle a les qualités de la Lyre, & encore de meilleures.| 91.|​| Jugement des Dames <includeonly>en ſa faveur.| 92.|​| Deux Baſſes de Viole miſes
en parallèle.| 104.|​|La Viole donne à la Voix
ſans ôter à la réſonnance.| 107.|​| Il n’y a Muſique au monde, dont la Viole ne ſoit capable de venir à bout.| 110.|​| Pourquoi
Viole a été moins cultivée que le Violon.|
115.|​| L’ancienne manière d’enſeigner la Viole a fait avorter ſon avancement.| 121.|​| On
doit l’enſeigner comme on fait le Clavecin
aux Dames.| 124. | S| la Viole ayant des Touches, eſt inférieure au Violoncel qui n’en a
point.| 133,| ''& ſuiv.''| Réponſe à une objection qu’on fait contre la Viole.|138, |''& ſuiv.''|
Des Meſſieurs ſur deux Violes, où l’on aura bien mis la monture, donneront le même ton plus conforme l’un à l’autre, que
deux Maitres de Violon au deſſus du commun.| 144.</includeonly><noinclude>|</noinclude>|}}<noinclude>
<references/></noinclude>
l4pz2a22qi2ajpr2pyjufqljlmjtt04
Page:Camille Lemonnier - La Belgique (nouv. éd.), 1905 (IA labelgique00lemo).pdf/286
104
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Franky007
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/* Corrigée */
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Franky007" /></noinclude>sur le sol gantois, a eu la joie de voir prospérer le vaste établissement fondé par ses soins.
D’autres maisons rivales se sont élevées autour de la sienne ; aucune n’a fait oublier l’éclat de
la grande création de Louis van Houtte. On a pu dire de lui qu’il aimait la fleur en poète
plutôt qu’en spéculateur : à côté des installations où fonctionnait l’organisme de son entreprise,
il monta un atelier pour la mise en couleur et l’impression des plantes d’un recueil qu’il avait
lancé sous le titre « Flore des serres et des jardins de l’Europe ». Une vingtaine d’artistes s’y
employaient constamment à reproduire les fleurs dans leur forme et leurs chatoyants iris ; des
presses à bras servaient ensuite à tirer les épreuves ; la publication inaugurée il y a plus de six
lustres a fini par former une somptueuse bibliothèque, haut placée dans l’iconographie florale.
Ce vaillant homme malheureusement n’est plus ; mais un monument d’une belle ordonnance,
avec une noble figure élevant des palmes jusqu’à son buste, œuvre du sculpteur Paul de
Vigne, glorifie sa mémoire sur la place publique du village qui lui doit sa prospérité.
{{T3||V}}
{{c|Les béguinages. ― Visite au petit Béguinage. ― L’ouvroir. ― Échappée sur la vie des béguines.}}
Tu te souviens, toi, l’amoureux des pâles religieuses et des humbles créatures, tu te
souviens, mon cher Mellery, de notre entrée au béguinage de Gand, à celui qu’on appelle
le petit, pour le distinguer de l’autre, le nouveau, plus vaste dans son entour de murs
crénelés comme des remparts. Celui-ci, nous l’avons visité la veille, tout en courant des
lourds beffrois plantés en plein ciel aux grandes églises sombres enfonçant leurs piliers
trapus dans l’ombre des cryptes comme dans le froid des nécropoles. Nous avions enfilé
les étroites venelles de ce quartier reconstruit, longé les alignements symétriques de ses
petites maisons jumelles, et sans grand entraînement toutefois, par complaisance peut-être
pour les pignons des vieilles estampes, vanté la gothique modernité de cette ville, poussée
un beau matin dans la vétusté de l’autre.
Au fond, ces kilomètres de murs, d’un ton de brique calcinée et presque noire, tournant
sur eux-mêmes dans le labyrinthe des ruelles et ne laissant apercevoir que les profils
déchiquetés des habitations, sans une gaîté pour les yeux, surtout sans une échappée sur
les claires verdures, cette douceur des solitudes, nous avaient tristement impressionné comme
là où le train de la vie expiré ne laisse plus régner que la mélancolie du silence et de
l’abandon. Le triste brouillard, abattu sur la petite cité à cette heure crépusculaire, avait
peut-être contribué aussi à l’impression navrée qui nous fit souhaiter d’être brusquement
transportés dans le tapage et la circulation des quartiers marchands.
Nous quittâmes la morne cité, emportant aux épaules le frisson toujours ressenti aux
approches de la mort et nous demandant si toutes ces maisons étaient vraiment habitées
ou si elles n’étaient que des tombeaux au fond desquels, rigides en leurs robes à plis
réguliers, dormaient les béguines trépassées. Comme nous contournions l’angle d’une rue,
un fer de cheval cliqueta à l’autre extrémité, sur les pavés enténébrés, dans la sourde
paix de l’air. Et nous vîmes passer, garnie d’un humble mobilier, une tapissière que suivait,
dodelinant la tête, une petite dame très vieille, coiffée d’un chapeau ridicule. Où allait
ce déménagement perpétré entre chien et loup ? Nous finîmes par nous persuader que les
ombres grandissantes du soir nous avaient brouillé les yeux et que la tapissière était simplement un corbillard conduisant une bonne âme vers les ifs du cimetière.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Ferrier - L Heritage Tome 5.djvu/55
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2026-07-10T13:48:41Z
Sapcal22
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>être qu’une pauvre sorte de bonheur, bien
différent de celui de mes deux filles aînées,
dont chacune a sa voiture. Je crois réellement
que la famille n’a que peu d’obligations
à M. Lyndsay.
L’arrivée d’Anne mit fin aux lamentations
de mistress Black, qui demanda à la comtesse
si elle avoit vu à Londres mistress
Larkins, qui lui paroissoit, d’après les
lettres qu’elle en avoit reçues, devoir
y être un personnage très-important. Lady
Rossville n’essaya pas de la détromper, et
lui fit un tableau aussi flatteur qu’elle {{corr|le
le|le}} put de la prospérité de mistress Larkins.
Apprenant que sa cousine se proposoit
d’aller à Barnford pour rendre visite à ses
tantes, la comtesse lui offrit de l’y conduire
dans sa voiture. Anne accepta cette proposition
avec plaisir, et monta dans sa chambre
pour se préparer à partir. Pendant son
absence, mistress Black revint à la charge
et exprima de nouveau à sa nièce sa reconnoissance
et celle de M. Black du refus
qu’elle avoit fait, ce qui étoit de sa part,<noinclude>
<references/></noinclude>
0r7atpwau0tmayzv00ceamyqek2bpco
Page:Théophile Moreux - Pour comprendre Einstein.pdf/15
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Yann
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{{interligne}}
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Yann" /></noinclude><nowiki />
{{c|CHAPITRE PREMIER|fs=120%}}
{{interligne}}
{{c|'''LA SCIENCE AVANT EINSTEIN'''}}
On avait l’habitude autrefois de considérer l’atome comme une matière inerte, simple support d’énergie pour ainsi dire, réceptacle d’une force mystérieuse et inconnue ; l’atome, en outre, restait insécable… quoique étendu. On a beau répéter le mot de Bacon : « Physique, garde-toi de la Métaphysique », lorsqu’un physicien nous expose ses idées, nous avons le droit de lui demander des précisions ; nous avons beau faire, nous cherchons, malgré nous, à y voir clair et à classer nos notions nouvelles dans un ordre logique, soucieux toujours d’éviter les contradictions.
C’est qu’en fait, il n’y a pas deux façons de raisonner, l’une pour l’homme de science, l’autre pour le philosophe. Parmi ces derniers, ceux qui font appel<noinclude>
<references/></noinclude>
1gjqs7oh9gsa6wbqyxd7mmekpg36pv3
Page:Le Blanc Hubert - Défense de la basse de viole contre les entreprises du violon et les pretentions du violoncel - 1740.djvu/166
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Denis Gagne52" />{{c|TABLE|sp=20px}}</noinclude><nowiki />
__NOTOC__
{{t3|Q.}}
{{plim|classe=liste|
{{lettrineP|Q|ml=-15px|mr=15px}}''Uenel'' (Melle.) Éloge de sa Voix.| {{Corr|75|24}}.|}}
{{clear}}
{{t3|R.}}
{{plim|classe=liste|
{{lettrineP|R|ml=-15px|mr=15px}}''Oulades'' de Sons multipliés à l’infini que
formoient les goſiers de Ceſſoni & Fauſtina.| 24.|}}
{{t3|S.}}
{{plim|classe=liste|
{{lettrineP|S|ml=-15px|mr=15px}}''Omis'' étale le majeſtueux du plus beau coup
d’Archet de l’Europe.| 96.|​| Il vient à bout
du grand œuvre sur le Violon.| 97.|​| Accueil
gracieux qu’on lui fait. {{ibid.}} Ennui qu’il cauſe
au bout d’un certain tems, & pourquoi.| 98.||
''Sonate''. Qui eſt l’inventeur de la Sonate.| 8, 9.|​|
Il eſt beſoin d’un Génie heureux pour parvenir
à une vrai beauté & inconteſtable dans
certaines Sonates.| 10.|​| Avec les Sonates, le
commerce de la vie ſe ſoutient mieux à parler
qu’à chanter.| 13.|​| Avantages des Sonates
ſur les Pièces.| 14.|​| Ont été adoptées en
place des Pièces.| 15.|​| Combien la manière de
jouer à la Sonate eſt plus propre à la varieté
& nobleſſe du jeu, que celle de jouer
les Pièces par les coups d’Archet enlevés &
tout en l’air.| 23.|​| Leur caractère.| 26.||
''Sons''. Obſervation eſſentielle à faire ſur la nature
du Son des Inſtrumens| 71.|​| Son du Luth.
{{ibid.}} Celui du Violon.| 73.|​| De la Viole. {{ibid.}}||}}
{{t3|T.}}
{{plim|classe=liste|
{{lettrineP|T|ml=-15px|mr=15px}}''Huorbe'' (le) a, dans le manque d’Archet,
le défaut eſſentiel de ne pas exprimer.|
107.||
''Tisène'' (le gros) enrôlé fous les étendarts de
la Muſique par ''Lully''.| 77.|​| Autoit ruiné en
Vin ''Louis'' {{rom-maj|XIV}}, ſi ce grand Monarque n’eût
été inruinable.| 78.|}}
{{t3|V.}}
{{plim|classe=liste|
{{lettrineP|V|ml=-15px|mr=15px}}''Iole'' (la Baſſe de). Voyez ''Baſſe de Viole''.||{{clear}}<noinclude>|
''Violon'' (le) tombé en partage aux Italiens.||</noinclude>}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Homunculus simplex
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text/x-wiki
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__NOTOC__
{{t3|Q.}}
{{plim|classe=liste|
{{lettrineP|Q|ml=-15px|mr=15px}}''Uenel'' (Melle.) Éloge de ſa Voix.| {{Corr|75|24}}.|}}
{{clear}}
{{t3|R.}}
{{plim|classe=liste|
{{lettrineP|R|ml=-15px|mr=15px}}''Oulades'' de Sons multipliés à l’infini que
formoient les goſiers de Ceſſoni & Fauſtina.| 24.|}}
{{t3|S.}}
{{plim|classe=liste|
{{lettrineP|S|ml=-15px|mr=15px}}''Omis'' étale le majeſtueux du plus beau coup
d’Archet de l’Europe.| 96.|​| Il vient à bout
du grand œuvre sur le Violon.| 97.|​| Accueil
gracieux qu’on lui fait. {{ibid.}} Ennui qu’il cauſe
au bout d’un certain tems, & pourquoi.| 98.||
''Sonate''. Qui eſt l’inventeur de la Sonate.| 8, 9.|​|
Il eſt beſoin d’un Génie heureux pour parvenir
à une vrai beauté & inconteſtable dans
certaines Sonates.| 10.|​| Avec les Sonates, le
commerce de la vie ſe ſoutient mieux à parler
qu’à chanter.| 13.|​| Avantages des Sonates
ſur les Pièces.| 14.|​| Ont été adoptées en
place des Pièces.| 15.|​| Combien la manière de
jouer à la Sonate eſt plus propre à la varieté
& nobleſſe du jeu, que celle de jouer
les Pièces par les coups d’Archet enlevés &
tout en l’air.| 23.|​| Leur caractère.| 26.||
''Sons''. Obſervation eſſentielle à faire ſur la nature
du Son des Inſtrumens| 71.|​| Son du Luth.
{{ibid.}} Celui du Violon.| 73.|​| De la Viole. {{ibid.}}||}}
{{t3|T.}}
{{plim|classe=liste|
{{lettrineP|T|ml=-15px|mr=15px}}''Huorbe'' (le) a, dans le manque d’Archet,
le défaut eſſentiel de ne pas exprimer.|
107.||
''Tisène'' (le gros) enrôlé fous les étendarts de
la Muſique par ''Lully''.| 77.|​| Autoit ruiné en
Vin ''Louis'' {{rom-maj|XIV}}, ſi ce grand Monarque n’eût
été inruinable.| 78.|}}
{{t3|V.}}
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Homunculus simplex
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text/x-wiki
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formoient les goſiers de Ceſſoni & Fauſtina.| 24.|}}
{{t3|S.}}
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{{lettrineP|S|ml=-15px|mr=15px}}''Omis'' étale le majeſtueux du plus beau coup
d’Archet de l’Europe.| 96.|​| Il vient à bout
du grand œuvre sur le Violon.| 97.|​| Accueil
gracieux qu’on lui fait. {{ibid.}} Ennui qu’il cauſe
au bout d’un certain tems, & pourquoi.| 98.||
''Sonate''. Qui eſt l’inventeur de la Sonate.| 8, 9.|​|
Il eſt beſoin d’un Génie heureux pour parvenir
à une vrai beauté & inconteſtable dans
certaines Sonates.| 10.|​| Avec les Sonates, le
commerce de la vie ſe ſoutient mieux à parler
qu’à chanter.| 13.|​| Avantages des Sonates
ſur les Pièces.| 14.|​| Ont été adoptées en
place des Pièces.| 15.|​| Combien la manière de
jouer à la Sonate eſt plus propre à la varieté
& nobleſſe du jeu, que celle de jouer
les Pièces par les coups d’Archet enlevés &
tout en l’air.| 23.|​| Leur caractère.| 26.||
''Sons''. Obſervation eſſentielle à faire ſur la nature
du Son des Inſtrumens| 71.|​| Son du Luth.
{{ibid.}} Celui du Violon.| 73.|​| De la Viole. {{ibid.}}||}}
{{t3|T.}}
{{plim|classe=liste|
{{lettrineP|T|ml=-15px|mr=15px}}''Huorbe'' (le) a, dans le manque d’Archet,
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''Tisène'' (le gros) enrôlé fous les étendarts de
la Muſique par ''Lully''.| 77.|​| Autoit ruiné en
Vin ''Louis'' {{rom-maj|XIV}}, ſi ce grand Monarque n’eût
été inruinable.| 78.|}}
{{t3|V.}}
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''Violon'' (le) tombé en partage aux Italiens.||</noinclude>}}<noinclude>
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Page:Angran de Rueneuve - Observations sur l agriculture et le jardinage, 1712, tome 1.djvu/197
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Narilora
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Narilora" /></noinclude>égouts d’autres terrains voisins plus élévez,
qui conduiront l’eau des pluyes quand
elle tombera en abondance, dans les labours
qu’on y aura donné. Ou bien on
fera des chutes d’eaux artificielles, ou de
frequens arrosemens, avec de l’eau qui
été exposée au Soleil pendant trente
heures au moins.
{{sc|Terrain}} se dit, en terme d’Agriculture, de
la terre séche, aride, humide, molle & dure.
Le plant d’Arbres ne profite qu’à proportion de
la bonté du terrain, de la bonne culture qu’on
y donne, des amendemens qu’on y fait transporter,
& d’autres secours qu’on luy procure.
Dans la Theorie & pratique du jardinage, où il est
traité à fond des beaux Jardins appellez communément
les Jardins de propreté, comme les Parterres,
les Bosquets, les Boulingrins, &c. chap. 2. de la
seconde partie, il y a une excellente maniere de
[...]sser un terrain, & de foüiller & transporter
les terres.
On pourra de la même maniere reborder
les planches d’un Jardin potager.
On ne suivra cette methode que dans
un terrain sec & sablonneux. Le moyen
de réüssir, c’est de relever de la terre
à suffire autour de ces planches tant
de la longueur que de la largeur, afin
de retenir dans le milieu l’eau des pluyes
& des arrosemens, & empêcher qu’elle<noinclude>
<references/></noinclude>
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Narilora
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Narilora" /></noinclude>égouts d’autres terrains voisins plus élévez,
qui conduiront l’eau des pluyes quand
elle tombera en abondance, dans les labours
qu’on y aura donné. Ou bien on
fera des chutes d’eaux artificielles, ou de
frequens arrosemens, avec de l’eau qui
été exposée au Soleil pendant trente
heures au moins.
{{sc|Terrain}} se dit, en terme d’Agriculture, de
la terre séche, aride, humide, molle & dure.
Le plant d’Arbres ne profite qu’à proportion de
la bonté du terrain, de la bonne culture qu’on
y donne, des amendemens qu’on y fait transporter,
& d’autres secours qu’on luy procure.
Dans la Theorie & pratique du jardinage, où il est
traité à fond des beaux Jardins appellez communément
les Jardins de propreté, comme les Parterres,
les Bosquets, les Boulingrins, &c. chap. 2. de la
seconde partie, il y a une excellente maniere de
dresser un terrain, & de foüiller & transporter
les terres.
On pourra de la même maniere reborder
les planches d’un Jardin potager.
On ne suivra cette methode que dans
un terrain sec & sablonneux. Le moyen
de réüssir, c’est de relever de la terre
à suffire autour de ces planches tant
de la longueur que de la largeur, afin
de retenir dans le milieu l’eau des pluyes
& des arrosemens, & empêcher qu’elle<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Le Blanc Hubert - Défense de la basse de viole contre les entreprises du violon et les pretentions du violoncel - 1740.djvu/28
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Denis Gagne52
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Homunculus simplex" /></noinclude>rie, l’eau a été ramaſſée à longs
traits, mais ne coule pas de ſource.
''Forcroi'' le Père, jaloux de tirer
la Viole hors de page, comme
elle y avoit été jusqu’à lui, &
hors de pair des inſtrumens bornés
aux Pièces, fit la guerre au
''Par cœur'', comme à l’ânerie la
plus ſignalée, quand on en faiſoit
le fondement du ſavoir, laquelle
rendoit l’eſprit émouſſé
non entréprenant, & tenoit la
main dans l’engourdiſſement. Il
regarda toujours le tems comme
perdu, qu’on emploie à apprendre
par mémoire, de même que
les Sermons dès qu’on a diſpoſition
à la grande éxécution ou à
la compoſition :
Chez les Anglois, on a ſagement
pris le parti de précher papier
en main. L’Empereur ''Auguſte''
le pratiqua à l’égard de ſes<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Le Blanc Hubert - Défense de la basse de viole contre les entreprises du violon et les pretentions du violoncel - 1740.djvu/29
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Denis Gagne52
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Homunculus simplex" /></noinclude>Diſcours, qu’il liſoit ſans façon.
Le bon uſage du travail eſt de
contracter l’habitude de bien faire
à Livre ouvert, ſans préparation,
avec aiſance : la main en
vaut infiniment mieux, & vient
à ſurpaſſer celle de ces Enchanteurs
par-cœur, qui ordinairement
dans les Sonates, & aſſez
ſouvent dans les Pièces, ſont pris
au défaut de la cuiraſſe, faute de
s’être bien perſuadés que les agrémens
ſe tirent infiniment
moins à flatter, (comme il leur
arrive dès le commencement de
leurs études, où ils font les agréablés
de trop bonne heure),
qu’à tirer la douceur de la force,
ainſi que fit ''Samſon'', le vrai adouciſſement
venant en conſéquence d’avoir ſouvent mâtiné
l’Inſtrument, dont le ſon ſoutenu
étant rendu continu, à la manière
de celui de la voix, on ſe trou-<noinclude>
<references/></noinclude>
a9im4zxmyol45ww2aivo733wt4osgqu
Page:Le Blanc Hubert - Défense de la basse de viole contre les entreprises du violon et les pretentions du violoncel - 1740.djvu/37
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Homunculus simplex
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Homunculus simplex" /></noinclude>l’avoit formé de belles Pièces en
bon nombre. ''Forcroi'' le Père, un
autre ''Sélim'' Prémier, venoit d’ajouter
à l’Empire autant qu’il y
avoit auparavant, ayant donné
& ſubjugué les Sonates, conquétes
prodigieuſes, qui faiſoient entrer
la Viole dans les travaux des
autres compoſiteurs, la rendant
participante à ce que tous les jours
ils tirent du néant. Enfin les ''Décaix''
avoient procuré un ſolide
appui du côté de l’accompagnement,
par une manière dégagée
de manier l’Archet, qui faiſoit
tirer à leurs Écoliers un Son de
la plus belle nature. En cette
ſorte, l’Empire de forme triangulaire,
de même que l’Afrique ou
la Sicile, ſe trouvant remparé des
trois côtés où il pouvoit {{Corr|étre|être}} attaqué,
ſe promettoit une durée éternelle,
ſans trop ſe flatter ; mais
le Ciel ſe plait à confondre les<noinclude>
<references/></noinclude>
ictaebyqjczfamy4mcgc5vglkakcl04
Page:Le Blanc Hubert - Défense de la basse de viole contre les entreprises du violon et les pretentions du violoncel - 1740.djvu/38
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Homunculus simplex
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Homunculus simplex" /></noinclude>projets d’ici bas, prenant expreſſément
les plus petits ſujets pour
en tirer les plus grands effets.
Sultan Violon, un Avorton,
un Pygmée, ſe met en tête d’en
vouloir à la Monarchie univerſelle.
Non content de l’Italie ſon
partage, il ſe propoſe d’envahir
les États voiſins, & rendre à la
Baſſe de Viole à ſon tour, ce
qu’elle avoit prêté aux Luths,
Thuorbe & Guitarre, ſans même
excepter la Harpe du Roi ''David'',
qui étoient anéantis par le charme
des Pièces du Père ''Marais''.
Aſpirer, & ſe mettre en devoir
d’exécuter fut la même choſe.
Précisément dans le cas de ''Porto-Carréro'',
Gouverneur de Dourlans,
qui, au dire du Père Daniel,
avoit dans un corps de Nain l’a
me d’un Géant, celui-ci ſe trouve
pourvu de l’ame d’Encelade, petit
de corps, où il réſide un force<noinclude>
<references/></noinclude>
d3ohfonyt6a5xkbaq2nqa5odnez054c
Page:Lucas - Théorie des nombres, 1891.pdf/62
104
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DvChe
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retrait paragraphe
15914573
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Charlie Main" />{{Nr|28|LIVRE I. — LES NOMBRES ENTIERS.|}}</noinclude><nowiki/>
Pour multiplier par 8, on multiplie par (10 — 2) ou par (9 — 1) ; voici quelques exemples curieux de multiplication :
{{c|Fig. 21.
<math>12\ 345\ 679 \times 8 = 98\ 765\ 432</math>
<math>
\begin{align}
1 \cdot 9 + 2 &= 1\ 1\\
1\ 2 \cdot 9 + 3 &= 1\ 1\ 1\\
1\ 2\ 3 \cdot 9 + 4 &= 1\ 1\ 1\ 1\\
1\ 2\ 3\ 4 \cdot 9 + 5 &= 1\ 1\ 1\ 1\ 1\\
1\ 2\ 3\ 4\ 5 \cdot 9 + 6 &= 1\ 1\ 1\ 1\ 1\ 1\\
1\ 2\ 3\ 4\ 5\ 6 \cdot 9 + 7 &= 1\ 1\ 1\ 1\ 1\ 1\ 1\\
1\ 2\ 3\ 4\ 5\ 6\ 7 \cdot 9 + 8 &= 1\ 1\ 1\ 1\ 1\ 1\ 1\ 1\\
1\ 2\ 3\ 4\ 5\ 6\ 7\ 8 \cdot 9 + 9 &= 1\ 1\ 1\ 1\ 1\ 1\ 1\ 1\ 1
\end{align}
</math>
}}
{{Centré|
<math>\begin{align}
9 \cdot 9 + 7 &= 8\ 8\\
9\ 8 \cdot 9 + 6 &= 8\ 8\ 8\\
9\ 8\ 7 \cdot 9 + 5 &= 8\ 8\ 8\ 8\\
9\ 8\ 7\ 6 \cdot 9 + 4 &= 8\ 8\ 8\ 8\ 8\\
9\ 8\ 7\ 6\ 5 \cdot 9 + 3 &= 8\ 8\ 8\ 8\ 8\ 8\\
9\ 8\ 7\ 6\ 5\ 4 \cdot 9 + 2 &= 8\ 8\ 8\ 8\ 8\ 8\ 8\\
9\ 8\ 7\ 6\ 5\ 4\ 3 \cdot 9 + 1 &= 8\ 8\ 8\ 8\ 8\ 8\ 8\ 8\\
9\ 8\ 7\ 6\ 5\ 4\ 3\ 2 \cdot 9 + 0 &= 8\ 8\ 8\ 8\ 8\ 8\ 8\ 8\ 8\\
\end{align}
</math>
}}
{{Centré|
<math>\begin{align}
1 \cdot 8 + 1 &= 9\\
1\ 2 \cdot 8 + 2 &= 9\ 8\\
1\ 2\ 3 \cdot 8 + 3 &= 9\ 8\ 7\\
1\ 2\ 3\ 4 \cdot 8 + 4 &= 9\ 8\ 7\ 6\\
1\ 2\ 3\ 4\ 5 \cdot 8 + 5 &= 9\ 8\ 7\ 6\ 5\\
1\ 2\ 3\ 4\ 5\ 6 \cdot 8 + 6 &= 9\ 8\ 7\ 6\ 5\ 4\\
1\ 2\ 3\ 4\ 5\ 6\ 7 \cdot 8 + 7 &= 9\ 8\ 7\ 6\ 5\ 4\ 3\\
1\ 2\ 3\ 4\ 5\ 6\ 7\ 8 \cdot 8 + 8 &= 9\ 8\ 7\ 6\ 5\ 4\ 3\ 2\\
1\ 2\ 3\ 4\ 5\ 6\ 7\ 8\ 9 \cdot 8 + 9 &= 9\ 8\ 7\ 6\ 5\ 4\ 3\ 2\ 1\\
\end{align}
</math>
}}
{{c|Multiplications curieuses.}}
''Exemple. III.'' — ''Carrés et produits de nombres formés d’un même chiffre.'' — Ces exemples sont extraits du ''Talkhys''.
{{Centré|
Fig. 22.
<math>\begin{array}{rcccccc}
9^2&=&81&\quad&9 \cdot 7&=&63\\
99^2&=&9801&&99 \cdot 77&=&7623\\
999^2&=&998001&&999 \cdot 777&=&776223\\
9999^2&=&99980001&&9999 \cdot 7777&=&77762223\\
99999^2&=&9999800001&&99999 \cdot 77777&=&7777622223
\end{array}
</math>
}}
{{c|Tirée du Talkhys.}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Homunculus simplex
158836
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Homunculus simplex" /></noinclude>de chœur, où il n’a que leur touché
délicat pour tout flatté. Il ne
tiendra qu’à vous, l’un de faire
fortune, & le prémier d’augmenter
la ſienne. Je vous propoſe
de vous aſſocier à moi, & de
nous porter pour les trois Inſtrumens
ſeuls néceſſaires en Muſique,
avec leſquels on peut ſe paſſer
de tous les autres, & dont
l’abſence ne ſauroit trouver rien
d’équivalent qui la répare.
Ils le remercièrent ''affectuoſo'',
delà vient ſon origine, lui firent
compliment qu’il étoit l’''Aléxandre''
des Inſtrumens, à meilleur titre
que ''Rodilard'' celui des Chats. Ils
le ſaluèrent d’avance comme l’''Attilla'', le fleau de la Baſſe de Viole,
& l’exterminateur de tous les
Inſtrumens Mulâtres : là-deſſus
ils entrèrent en propos ſur les
moyens qu’il avoit à employer.
Le Violon répond. Ils ſont tout<noinclude>
<references/></noinclude>
l4pb74kgf0awxaiih7a7fx507odbw8b
Page:Le Blanc Hubert - Défense de la basse de viole contre les entreprises du violon et les pretentions du violoncel - 1740.djvu/46
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Denis Gagne52
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Denis Gagne52" /></noinclude>tices, du nombre deſquels il étoit,
en y menant les principaux Citoyens,
& s’y éxerçant avec eux.
Le Violon ne pouvant donc
diſputer à la Viole la délicateſſe
de ſon touché, & ſon Harmonie
fine de réſonnance dans les endroits
propres à éxaminer de près
ſes attraits, & leur permettre de
faire impreſſion, s’aviſe de transporter
la Scène dans une Salle
d’eſpace immenſe, où il arriveroit
nombre d’effets auſſi nuiſibles
à la Viole que favorables au
Violon.
Il y avoit déja du tems que le
Père ''Marais'', ce grand Athlète
contre la Muſique Ultramontaine,
ne paroiſſoit plus dans le
Monde Muſical : on n’entendoit
plus parler d’aucun exploit de ſa
part. L’''Arabeſque'', ſa dernière
production, faiſoit voir la grandeur
de la perte dans un tel per-<noinclude>
<references/></noinclude>
6qv2cc3xpxoyb0ofs44eyqj7qa08r9p
Page:Le Blanc Hubert - Défense de la basse de viole contre les entreprises du violon et les pretentions du violoncel - 1740.djvu/51
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Denis Gagne52
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15914255
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Denis Gagne52" /></noinclude><nowiki />
Rempli de ces penſées, il dicta
l’Affiche à placarder dans Paris,
& ne fut que trop éxaucé.
Les Affiches annonçoient un
plaiſir réſultant de l’aſſemblage de
ce qui étoit le plus excellent, Flute,
Violon & Violoncel, non
ſeulement de Paris, mais de delà
les Monts, & par delà la Mer,
d’où arrivoient les fameux Athlètes
des Nations, comme à de
nouveaux Jeux Olympiques.
La Renommée, telle que la décrit
''Virgile'', marchoit devant ''Somis'',
''Geminiani'', & ''Lancetti'' : elle débitoit
du faux, comme du vrai, ſur
les miracles de l’Art qu’elle en
rapportoit (<ref>''{{lang|la|Pariter facta atque infecta canebat.}}''</ref>).
À cette Batterie du dehors ſe
joignit l’attaque du dedans, par
le déſir qu’inſpire la nouveauté de
faire entrer la Muſique dans le<noinclude>
<references/></noinclude>
5r5jtcq10sq8ngsjfga0psjlcldyf2w
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Denis Gagne52
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Denis Gagne52" /></noinclude><nowiki />
Rempli de ces penſées, il dicta
l’Affiche à placarder dans Paris,
& ne fut que trop éxaucé.
Les Affiches annonçoient un
plaiſir réſultant de l’aſſemblage de
ce qui étoit le plus excellent, Flute,
Violon & Violoncel, non
ſeulement de Paris, mais de delà
les Monts, & par delà la Mer,
d’où arrivoient les fameux Athlètes
des Nations, comme à de
nouveaux Jeux Olympiques.
La Renommée, telle que la décrit
''Virgile'', marchoit devant ''Somis'',
''Geminiani'', & ''Lancetti'' : elle débitoit
du faux, comme du vrai, ſur
les miracles de l’Art qu’elle en
rapportoit{{lié}}(<ref>''{{lang|la|Pariter facta atque infecta canebat.}}''</ref>).
À cette Batterie du dehors ſe
joignit l’attaque du dedans, par
le déſir qu’inſpire la nouveauté de
faire entrer la Muſique dans le<noinclude>
<references/></noinclude>
gxi78jc9wwz5a0b0uwzv2k2f0qc80u9
Page:Le Blanc Hubert - Défense de la basse de viole contre les entreprises du violon et les pretentions du violoncel - 1740.djvu/57
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Denis Gagne52
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/* Corrigée */
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Denis Gagne52" /></noinclude><nowiki />
Cependant, malgré tous ces avantages,
le Violon rencontra
dans la Flute traversière une Émule,
au point où il ne s’attendoit
pas, & qui rabattoit bien de la
bonne opinion qu’il avoit conçue
de ſon propre mérite, & donnée
aux autres ſur la nature du Son
qu’il tiroit. La Flute ſe trouva
mieux déclamer que le Violon,
être plus, maitreſſe d’enfler ou faire
des diminutions. Après la fin
du Concert on en remporta cette
opinion, que la Flute jouée par
un ''Blavet'', s’entend, eſt préférable
au prémier Violon, lorſqu’il
s’agit dimiter la Voix, qui ne ſauroit,
comme chacun fait, faire pluſieurs
Tons à la fois.
Le Violon voulant dominer,
à quelque prix que ce fût, & anéantir
la Flute, auſſi bien que
la Viole, s’il ſe pouvoit, fit des
efforts ſurprenans pour cela. Ils<noinclude>
<references/></noinclude>
781c8k7d2e2iwxltq7usb0tryolxtwt
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Homunculus simplex
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Homunculus simplex" /></noinclude>cédé du Violon à l’égard de la
Flute, ſentoit ſon avoir abandonné
la grande route du droit Jeu,
pour ſe jetter dans les égarées ;
que le Jeu de Mr.{{lié}}''Blavet'' étoit au-deſſus
des atteintes qu’avoit prétendu
lui donner la méthode d’introduire
les accords. Les Voix
de ''Fauſtina'' & ''Coſſoni'' étoient préciſément
dans le même cas de ne
pouvoir former qu’une ſucceſſion
de Sons, ſans ''Groupé'', comparée
à la ligne qui eſt une continuation
de points.
Le Clavecin ſe révolta ouvertement
contre le Violon, ſe plaignant,
de le voir chaſſer ſur ſes
terres toutes ſemées d’accords ;
&, qui plus eſt, d’affecter de
triompher en ce genre, à quoi le
petit nombre de ſes Cordes le
rendoit ſi peu propre, ſes accords
ne pouvoient être qu’affamés,
réduits à l’eſpace d’un fi petit ma-<noinclude>
<references/></noinclude>
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Homunculus simplex
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Homunculus simplex" /></noinclude>cédé du Violon à l’égard de la
Flute, ſentoit ſon avoir abandonné
la grande route du droit Jeu,
pour ſe jetter dans les égarées ;
que le Jeu de Mr.{{lié}}''Blavet'' étoit au-deſſus
des atteintes qu’avoit prétendu
lui donner la méthode d’introduire
les accords. Les Voix
de ''Fauſtina'' & ''Coſſoni'' étoient préciſément
dans le même cas de ne
pouvoir former qu’une ſucceſſion
de Sons, ſans ''Groupé'', comparée
à la ligne qui eſt une continuation
de points.
Le Clavecin ſe révolta ouvertement
contre le Violon, ſe plaignant,
de le voir chaſſer ſur ſes
terres toutes ſemées d’accords ;
&, qui plus eſt, d’affecter de
triompher en ce genre, à quoi le
petit nombre de ſes Cordes le
rendoit ſi peu propre, ſes accords
ne pouvoient être qu’affamés,
réduits à l’eſpace d’un ſi petit ma-<noinclude>
<references/></noinclude>
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Homunculus simplex
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Homunculus simplex" /></noinclude>la jufteſſe parfaite ſi chatouilleuſe
à bleſſer le moindrement, n’eſt-elle
pas préférable à ce Jeu que j’appelle
effronté, & non pas hardi,
qui ne ſondant jamais le guet, ne
manque pas de croquer, c’eſt-à-dire
de mentir avec aſſurance ſur
la juſteſſe, & ne prend pour dupe
que le Peuple, envers qui l’audace
du débité a toujours été impoſante
dans la Muſique, comme
dans l’Éloquence.
Tâtez ſans qu’il y paroiſſe, une
juſteſſe, pour la rendre parfaite,
enſuite appuiez tant que vous
voudrez, vous ne tirerez que douceur ;
mais l’éxécution eſt plutôt
brutale que véhémente, qui commence
par appuier avec audace :
la juſteſſe ſe rencontre par hazard,
ſi elle peut, on paſſe outre, arrête,
dis-je, le défaut couvert
vaut-il donc le n’en point avoir ?
Mr.{{lié}}''Le{{lié}}Cler'' repouſſant l’arro-<noinclude>
<references/></noinclude>
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Homunculus simplex
158836
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Homunculus simplex" /></noinclude>de ſe réſoudre à produire le mérite
de la Viole & de le faire ſentir,
lorſqu’on affecte de donner
pour Champ de bataille la vaſte
concavité d’une Sale énorme en
grandeur, où il eſt impoſſible
qu’elle eût la force de poumon de
fournir !
La Viole, plus en colère du
procédé des François, que de
l’inaction de ''Forcroi'', ne put éviter
d’eſſuier le mortifiant de ſe
trouver devant la Sale, où l’on
devoit faire un troiſième Concert
ſpirituel, & d’y répréſenter ſous
le rôle de viſage inconnu, qui,
s’il entroit, ſeroit peut-être de
trop, ou qu’il n’étoit pas trop ſûr
qui eût le mérite de ſe faire admettre.
Le ſujet des Lamentations étoit
pathétique, tel que de ''Marius''
ſur la ruine de Carthage,
lorſqu’il mit en oppoſition la ſien-<noinclude>
<references/></noinclude>
qusiby93yxjpg4helgnsd6twausmhts
Page:Dictionnaire encyclopédique de la noblesse de France - volume 2 - Nicolas Viton de Saint-Allais.djvu/331
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Jpgibert
59041
ajout pluriel
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Jpgibert" />{{c|PRE}}</noinclude><section begin="PREUVES"/>{{tiret2|remon|taient}} à l’année 1550, également sans principe connu. Il fallait établir une {{sc|Preuve}} de possession de noblesse de 140 ans, pour être admis dans la maison royale de Saint-Cyr ; il était {{corr|nécesaire|nécessaire}} qu’elle fût de 200 ans, pour avoir entrée dans la maison de l’Enfant-Jésus.
Les honneurs de la Cour n’étaient accordées généralement qu’à ceux qui pouvaient établir une possession de noblesse non interrompue, depuis l’année 1400, sans anoblissement.
On a considéré deux choses dans les {{sc|Preuves}}, la ''filiation'' et la ''noblesse''. La filiation se justifie par la production de titres authentiques, qui expriment la liaison de chacun des degrés de la généalogie entr’eux, tels que les extraits de baptême ou de sépulture, les actes de partage, les contrats de mariage et les testaments. La noblesse se justifie par la représentation des titres, qui sont, ou ''primordiaux'', ou ''constitutifs'', ou ''confirmatifs'' de la qualité, ou simplement ''civils'' et portant ''qualification''.
Les titres primordiaux sont, à l’égard des familles anoblies, comme les lettres-patentes d’anoblissement, ou comme les provisions de charges attributives de noblesse.
Les titres constitutifs sont, pour les gentilshommes de la province de Bretagne, les partages faits suivant l’assise du comte Geoffroi, et le gouvernement noble et avantageux, et en général pour ceux de toutes les provinces du Royaume, les certificats de service dans l’arrière-ban, séance dans l’ordre de la noblesse aux tenues des États, et d’exemption des taxes qui se lèvent sur les roturiers ; enfin les actes de foi et hommages rendus à la manière des nobles, ou les reprises de fiefs.
Les titres confirmatifs sont, à l’égard des familles de Bretagne, ceux qui prouvent qu’elles ont été comprises dans les réformations de la noblesse faites dans les XV{{e}}, XVI{{e}} et XVII{{e}} siècles. {{corr|A|À}} l’égard des nobles de la province de Normandie, ces titres sont ceux qui apprènent qu’ils ont été maintenus lors de la recherche des faux nobles, faite en 1463 par Remond Monfauf, et en 1598 et 1599 par {{abr|M.|Monsieur}} de Boissy. {{corr|A|À}} l’égard de la province du Dauphiné, les extraits des révisions de feux qui ont eu lieu, pendant les XIV, XV, XVI, et XVII{{e|es}} siècles ; et enfin pour tous les gentilshommes du Royaume, les arrêts, soit du conseil d’{{corr|Etat|État}}, soit des commissaires généraux du conseil, et les jugements des commissaires départis dans les généralités du
<section end="PREUVES"/><noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Le Blanc Hubert - Défense de la basse de viole contre les entreprises du violon et les pretentions du violoncel - 1740.djvu/69
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Homunculus simplex
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Homunculus simplex" /></noinclude>d’Athènes aux Lacédémoniens,
quand il avoit quelque avantage :
il affecta d’inviter la Viole d’entrer
avec tout le ''Gracioſo'' dont il
eſt ſuſceptible, ajoutant : Madame,
quand on eſt charmante comme
vous l’étes, on l’eſt par-tout
& en tous lieux.
La Muſique intéreſſée à ce que
la Baſſe de Viole ne fût pas proſcrite,
de même que la Grèce à
ce qu’Athènes ne fût pas détruite,
c’eût été perdre un œil, deſcendit
de l’Olimpe, & ſe montrant
à la Viole, ſans que le Violon l’a
vit, ni l’entendit : gardez-vous
bien, lui dit-elle, de commettre
votre ancienne gloire à éxercer
vos talens dans un grand endroit
auſſi favorable au Violon qu’il
vous l’eſt peu : alléguez les deux
''Minerves'' d’Athènes, & diſtinguez
les Harmonies des deux eſpèces.
Elle diſparut à ces mots.<noinclude>
<references/></noinclude>
0lg5zrgjc8u1cptwl38kdk86a2vwhh2
Page:Obry - Du nirvana bouddhique.djvu/20
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2026-07-10T16:38:15Z
Assassas77
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Assassas77" />{{nr||— 16 —|}}</noinclude>sans cesse dans mes discours, et que je pratique moi-même
en vous prêchant d’exemple » ? N’est-ce pas aussi
faire injure au bon sens des peuples bouddhistes qui,
après tout, sont nos frères, si ce n’est tout-à-fait nos
semblables, comme le remarque très bien l’habile critique<ref>''Le Bouddha et sa Religion'', p. 182.</ref>, disons mieux et disons vrai : n’est-ce pas faire
injure à l’humanité tout entière que de poser comme
article de foi bouddhique cette étrange proposition : depuis
vingt-cinq siècles, les crédules et fervents ascètes
bouddhistes s’efforcent de pratiquer la rigide discipline
de leur maître, afin d’en être récompensés par le néant ! »
Voilà les considérations extrinsèques, mais puissantes,
qui m’ont déterminé et qui me déterminent encore à
combattre, à armes fort inégales sans doute, l’opinion
du Nirvâna-néant. Ce que j’ai dit une première fois, je
le redirai de nouveau, au risque de me répéter ; je le
redirai malgré tout mon respect pour la mémoire vénérée
d’Eugène Burnouf, malgré toute mon estime pour
la grande érudition de M. Barthélemy Saint-Hilaire. Si
l’on trouve qu’il y a de ma part trop de présomption,
j’invoquerai encore la seule excuse que je puisse faire
valoir, toute banale qu’elle est devenue : {{lang|la|''amicus Plato,
amicus Aristoteles ; sed magis amica veritas !''}}
Après ces observations préliminaires sur lesquelles
j’aurai encore occasion de revenir à la fin de ce travail, je
me hâte de résumer en quelques lignes les preuves dites
irréfutables et les autorités non moins imposantes sur
lesquelles le savant académicien insiste dans son ''Mémoire-avertissement'',
pour justifier son système. Il écarte,
bien entendu, comme peu recevables les objections puisées
dans les lois générales de l’esprit humain, et s’at-<noinclude>
<references/></noinclude>
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Assassas77
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Assassas77" />{{nr||— 16 —|}}</noinclude>sans cesse dans mes discours, et que je pratique moi-même
en vous prêchant d’exemple » ? N’est-ce pas aussi
faire injure au bon sens des peuples bouddhistes qui,
après tout, sont nos frères, si ce n’est tout-à-fait nos
semblables, comme le remarque très bien l’habile critique<ref>''Le Bouddha et sa Religion'', p. 182.</ref>, disons mieux et disons vrai : n’est-ce pas faire
injure à l’humanité tout entière que de poser comme
article de foi bouddhique cette étrange proposition : depuis
vingt-cinq siècles, les crédules et fervents ascètes
bouddhistes s’efforcent de pratiquer la rigide discipline
de leur maître, afin d’en être récompensés par le néant ! »
Voilà les considérations extrinsèques, mais puissantes,
qui m’ont déterminé et qui me déterminent encore à
combattre, à armes fort inégales sans doute, l’opinion
du Nirvâna-néant. Ce que j’ai dit une première fois, je
le redirai de nouveau, au risque de me répéter ; je le
redirai malgré tout mon respect pour la mémoire vénérée
d’Eugène Burnouf, malgré toute mon estime pour
la grande érudition de M. Barthélemy Saint-Hilaire. Si
l’on trouve qu’il y a de ma part trop de présomption,
j’invoquerai encore la seule excuse que je puisse faire
valoir, toute banale qu’elle est devenue : {{lang|la|''amicus Plato,''
''amicus Aristoteles ; sed magis amica veritas !''}}
Après ces observations préliminaires sur lesquelles
j’aurai encore occasion de revenir à la fin de ce travail, je
me hâte de résumer en quelques lignes les preuves dites
irréfutables et les autorités non moins imposantes sur
lesquelles le savant académicien insiste dans son ''Mémoire-avertissement'',
pour justifier son système. Il écarte,
bien entendu, comme peu recevables les objections puisées
dans les lois générales de l’esprit humain, et s’at-<noinclude>
<references/></noinclude>
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Homunculus simplex
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Homunculus simplex" /></noinclude><nowiki />
La Baſſe de Viole refuſant d’entrer,
dit au Violon : beau Sire,
je ne m’attendois pas à diſcuter
mon Droit comme une Harangère
à la porte ; mais vous n’y regardez
pas de ſi près ; vous jouez
à l’air dans les vaſtes lieux, ſéjours
de l’Opera, de la Comédie, ou
des Théatres ambulans, ſous l’axe
nud du Ciel (<ref>''Gelidique ſub Ætheris axe.''</ref>).
Madame, lui répondit le Violon,
vous avez toujours eu la parole
plutôt que la main à commandement,
pour exciter à vous
rechercher, comme vous y parveniez
jadis, en faiſant la renchérie,
uſant de toutes les minauderies
d’une précieuſe. Vous
cherchez aujourdhui à décliner
la juridiction, & eſquiver l’attaque.
Les Seigneurs & grandes Da-<noinclude>
<references/></noinclude>
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Homunculus simplex
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Homunculus simplex" /></noinclude><nowiki />
La Baſſe de Viole refuſant d’entrer,
dit au Violon : beau Sire,
je ne m’attendois pas à diſcuter
mon Droit comme une Harangère
à la porte ; mais vous n’y regardez
pas de ſi près ; vous jouez
à l’air dans les vaſtes lieux, ſéjours
de l’Opera, de la Comédie, ou
des Théatres ambulans, ſous l’axe
nud du Ciel (<ref>''{{lang|la|Gelidique ſub Ætheris axe.}}''</ref>).
Madame, lui répondit le Violon,
vous avez toujours eu la parole
plutôt que la main à commandement,
pour exciter à vous
rechercher, comme vous y parveniez
jadis, en faiſant la renchérie,
uſant de toutes les minauderies
d’une précieuſe. Vous
cherchez aujourdhui à décliner
la juridiction, & eſquiver l’attaque.
Les Seigneurs & grandes Da-<noinclude>
<references/></noinclude>
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Homunculus simplex
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Homunculus simplex" /></noinclude>n’aye pas de main, que je ne ſois
pas en humeur, que j’aye froid,
que je manque d’éxercice, ou
que la mémoire me faille.
Qu’eſt-ce autre, répliqua la
Viole, que le plus odieux manège,
de faire conſiſter le mérite
dans un Inſtrument à remplir le
concave d’un vaſte endroit, où
vous avez introduit qu’on en déploiroit
le volume. Quoi ! nous
laiſſera-t-on confondre la force de
poumon avec la bonté des raiſons.
Les coups fins à la Paume cèdent-ils
au Jeu forcé ? Stentor, avec ſon
haleine de Borée, a-t-il remporté
l’eſtime des Grecs ſur les raifonnemens
au naturel ou avec véhémence
de ''Démades'' & ''Démoſthènes'',
qui n’avoient pas ainſi une
poitrine de fer & un goſier d’airain,
de même que vous & la
Trompette.
Il s’éleva un grand cri d’applau-<noinclude>
<references/></noinclude>
bn5d3scjr38a5eiu0021u4zr7hi03ed
Page:Le Blanc Hubert - Défense de la basse de viole contre les entreprises du violon et les pretentions du violoncel - 1740.djvu/79
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2026-07-10T15:35:47Z
Homunculus simplex
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Homunculus simplex" /></noinclude>limpe, vu l’importance des points.
qu’on alloit agiter. S’agiſſant de
tempéramens à garder, ni le Violon
ni la Viole n’étoient propres
à les prendre à cauſe de leur
partialité. Elle prit la figure de
M<sup>elle</sup>.{{lié}}''Certain'' ; & l’Aſſemblée étant
complète, parla en ces termes.
Avant que de donner l’éclairciſſement
promis, une obſervation
eſt eſſentielle à faire ſur la
nature du Son des Inſtrumens.
Il ſe rencontre des ''Sons d’Or'',
des ''Sons d’Argent'', & des ''Sons d’Airain''.
La politique eſt très grande
à garder pour qu’ils ſe ſuccèdent
à propos.
Le Luth eſt le Prince de toute
l’Harmonie dorée, apres qu’on a
entendu le Son d’Or qui en ſort,
le paſſage à d’autres Inſtrumens
cauſe de la répugnance à l’oreille,
& fait faire la grimace de ''Ther''-<noinclude>
<references/></noinclude>
24viodxj0bxn0nwebaog1zqwv7vdi6z
Page:Le Blanc Hubert - Défense de la basse de viole contre les entreprises du violon et les pretentions du violoncel - 1740.djvu/86
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Homunculus simplex" /></noinclude>lodie ſans pareille contre les Chevaux
qu’il conduiſoit, qui n’avançoient
point. ''Tifène'', les délices
de ''Louis''{{lié}}XIV, lequel il auroit
ruiné en vin, ſi le grand Monarque
n’eût été inruinable : il falloit
une machine de Marly pour entretenir
plein l’énorme canal d’un
goſier de telle circonférence.
Les Cloches de l’Abbaye St.{{lié}}Germain
ont un frémiſſement ſi
charmant, que des Majeſtés, des
Sérénités, & des Excellences ſe
ſont levées la nuit pour les entendre.
''Lully'' avoit pris ſon logement
auprès, pour qu’elles fiſſent
ſur lui l’effet d’''{{lang|la|adducite mihi pſaltem}}''.
La diminution du Ton qui
ſuit, le coup de bataille étant
donné, eſt en Quarte. Il en arrive
que la moindre de St.{{lié}}Germain
fait dans ſon Ton diminué
Quinte à la groſſe, & celle-ci
fait Tierce à ſa Sœur, ainſi voi-<noinclude>
<references/></noinclude>
otgozqxjbnca9knudykr14qexr6hv2p
Page:Ferrier - L Heritage Tome 4.djvu/77
104
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Sapcal22
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15913916
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude><nowiki/>
— Parbleu, j’en ai eu bien assez. Ne
l’ai-je pas vu me saluer comme s’il étoit le
prince de Galles ?
— Eh bien ! c’est précisément ce que dit
Anthony Whyte, mon neveu, M. Whyte
de Whyte-Hall ! Il dit qu’il n’est rien qu’il
puisse moins supporter qu’un salut du colonel
Delmour ; qu’on croiroit que c’est son
cordonnier qu’il salue. Un homme qui
pourroit l’acheter et le revendre, lui et
toute sa génération ! Pour moi je suis ravie,
je vous assure, qu’il me fasse grâce de
ses politesses.
— Qu’est-ce qui l’amène ici ? demanda
l’oncle Adam, arrivant graduellement au
point où on vouloit l’amener.
— Pour cela, Monsieur, c’est ce que
je ne saurois dire, à moins qu’il ne veuille
essayer s’il ne seroit pas plus heureux auprès
de la comtesse qu’il ne l’a été auprès
de l’héritière. Mais il ne {{corr|réusira|réussira}} pas, ou je
serois bien trompée.
— Ma nièce a trop d’esprit, je l’espère.
— Oui ; sans doute. Ce n’est pas que je<noinclude>
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Livre:Demoustier - Le divorce, Paris, Maradan, 1795.djvu
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Denis Gagne52
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|Titre=[[Le Divorce par Demoustier|Le Divorce]]
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|Auteur=[[auteur:Charles-Albert Demoustier|Charles-Albert Demoustier]]
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LE DIVORCE,|t:200;ws:10px;sp:4px||
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EN DEUX ACTES, EN VERS.|t:120;ws:5px||
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Prix, 30 sols.|||
{{—|15|mt=.5em|mb=60px}}|||
À PARIS,|t:140;sp:7px;ws:10px;mb:10px||
Chez MARADAN, Libraire, rue du Cimetière|||
André-des-Arts, ne 9.|||
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L’AN TROISIÈME DE LA RÉPUBLIQUE.|t:90
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Denis Gagne52
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{{personnages|
'''GUILLAUME''', bourgeois de village.
'''MARTIN''', valet de cour.
'''UN JUGE DE PAIX'''.
'''THÉRÈSE''', épouse de Guillaume.
'''UN ENFANT''' de huit ans.
}}
{{c|''La scène se passe à la campagne.''|m=2em}}<noinclude>
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Denis Gagne52
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{{SDT}}
{{ACTE}}
{{Didascalie|{{AN|Le théâtre représente l’intérieur de l’habitation de Guillaume : au fond, la porte d’entrée ; à droite, la porte de la chambre à coucher : à gauche, une petite table, près d’une porte, au-dessus de laquelle est une croisée ovale.}}}}
{{—|l|m=1.5em}}
{{Scène|PREMIÈRE.|uc}}
{{PersonnageD|MARTIN|c|seul, entrant avec précaution, et tenant un papier imprimé.}}
<poem>Il n’est pas encor jour chez ma chère Thérèse ;
Elle est sans doute avec son éternel mari,
Son Guillaume… Et moi ! moi ? je me morfonds ici.
Guillaume ! ce nom-là me fatigue et me pèse.
Un Guillaume rival de moi, monsieur Martin,
Noble, ou peu s’en falloit. Moi qui, par mon mérite ;
Aux faveurs de la Cour me frayant un chemin,
Habillois un ministre, et protégeois sous main
{{iv|3}}Une sultane favorite !
Retiré dans ces lieux, j’y conçois quelque goût
Pour un petit minois campagnard… Point du tout !
Un… mari me supplante. Ah ! j’en rougis de honte.</poem><noinclude>
<references/></noinclude>
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Denis Gagne52
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Elle est sans doute avec son éternel mari,
Son Guillaume… Et moi ! moi ? je me morfonds ici.
Guillaume ! ce nom-là me fatigue et me pèse.
Un Guillaume rival de moi, monsieur Martin,
Noble, ou peu s’en falloit. Moi qui, par mon mérite ;
Aux faveurs de la Cour me frayant un chemin,
Habillois un ministre, et protégeois sous main
{{iv|3}}Une sultane favorite !
Retiré dans ces lieux, j’y conçois quelque goût
Pour un petit minois campagnard… Point du tout !
Un… mari me supplante. Ah ! j’en rougis de honte.</poem><noinclude>
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Denis Gagne52
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<poem>{{Initiale|I}}{{sct|l}} n’est pas encor jour chez ma chère Thérèse ;
Elle est sans doute avec son éternel mari,
Son Guillaume… Et moi ! moi ? je me morfonds ici.
Guillaume ! ce nom-là me fatigue et me pèse.
Un Guillaume rival de moi, monsieur Martin,
Noble, ou peu s’en falloit. Moi qui, par mon mérite ;
Aux faveurs de la Cour me frayant un chemin,
Habillois un ministre, et protégeois sous main
{{iv|3}}Une sultane favorite !
Retiré dans ces lieux, j’y conçois quelque goût
Pour un petit minois campagnard… Point du tout !
Un… mari me supplante. Ah ! j’en rougis de honte.</poem><noinclude>
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Denis Gagne52
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Denis Gagne52" />{{nr|2.| LE DIVORCE,}}</noinclude><poem>
J’ai voulu les brouiller trente fois, mais en vain :
Les séparations sont si longues ! Enfin
{{iv}}''(montrant l’imprime.)''
Voici qui nous indique une marche plus prompte.
Les époux désormais par les nœuds de l’hymen,
{{iv|3}}Ne seront plus unis de force.
La belle invention que celle du Divorce !
{{iv|3}}On se prendra, se quittera,
{{iv|3}}Se reprendra quand on voudra.
Ainsi par des contrats, cu de vente ou d’échange,
{{iv|3}}Tout le sexe circulera ;
{{iv|3}}Et bientôt pour ces effets-là
{{iv|3}}Nous aurons des Agens de change.
Mais il faut à ce point amener les esprits.
{{iv|3}}Se planter-là comme on s’est pris,
{{iv|3}}Dès long-temps, c’est une misère,
{{iv|3}}Une bagatelle à Paris :
{{iv|3}}Au village, c’est une affaire.
Poursuivons celle-ci : brouillons nos bonnes gens.
Hier, j’ai préparé leurs esprits, et j’espère…
{{iv}}''(il écoute à la porte de la chambre.)''
{{iv|3}}Bon ! je crois que je les entends
{{iv|18}}''(avec dépit).''
Se quereller encor… Fort bien !… Ciel ! on s’embrasse !
{{iv}}''({{corr|a ce|avec}} fureur.)''
{{iv|3}}C’est pour me narguer… Les voici.
Exposons ce papier bien vite à cette place ;
{{iv|3}}Nous en verrons l’effet d’ici.
{{iv}}''(il pose le papier sur la table, et se cache au fond de la scène.)''
</poem><noinclude>
<references/></noinclude>
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Denis Gagne52
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text/x-wiki
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{{Scène|II.|uc}}
{{PersonnageD|THÉRÈSE, GUILLAUME|c| tenant leur fils par la main.}}
{{PersonnageD|Guillaume|c|gaiement en entrant.}}
Allons, n’en parlons plus, et que tout soit fini.
''(à son fils).''
Embrassez votre mère. ''(il présente l’enfant à la mère.)''
{{PersonnageD|Thérèse|c|de même après l’avoir embrassé.}}
Embrassez votre père.
{{PersonnageD|L’enfant|c|regardant sur la table.}}
Le {{sic2|déjeûné|déjeûner}} n’est pas prêt ?
{{PersonnageD|Thérèse |c|à Guillaume tendrement.}}
{{g|Mais aussi|60%}}
Nous nous sommes levés un peu tard aujourd’hui.
{{Personnage|Guillaume.|c}}
T’en plaindrois-tu, ma Thérèse ?
{{PersonnageD|Thérèse|c|timidement.}}
{{g|Au contraire : |60%}}
Les momens que l’on passe auprès de son ami
{{g|''(vers la porte à droite.)''|50%}}
Sont si doux !… Servez donc !… Quelle lenteur extrême !…
{{Personnage|Guillaume.|c}}
Patience !
{{PersonnageD|Thérèse|c|vivement.}}
{{g|Le bon parti,|40%}}
Quand on veut être bien servi,
Tiens, c’est de se servir soi-même, ''(elle sort en courant)''
{{Personnage|L’enfant.|c}}
Papa, veux-tu que j’aide maman ?
{{PersonnageD|Guillaume|c|le caressant.}}
Oui. (''l’enfant court après sa mère''.)<noinclude>
<references/></noinclude>
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Denis Gagne52
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{{PersonnageD|Guillaume|c|gaiement en entrant.}}
Allons, n’en parlons plus, et que tout soit fini.
''(à son fils).''
Embrassez votre mère. ''(il présente l’enfant à la mère.)''
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Embrassez votre père.
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Le {{sic2|déjeûné|déjeûner}} n’est pas prêt ?
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Denis Gagne52
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text/x-wiki
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{{Scène|II.|uc}}
{{PersonnageD|THÉRÈSE, GUILLAUME|c| tenant leur fils par la main.}}
{{PersonnageD|Guillaume|c|gaiement en entrant.}}
{{sct|Allons}}, n’en parlons plus, et que tout soit fini.
''(à son fils).''
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{{PersonnageD|Thérèse|c|de même après l’avoir embrassé.}}
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2026-07-10T18:01:47Z
Denis Gagne52
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proofread-page
text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Denis Gagne52" />{{nr|4.| LE DIVORCE,}}</noinclude><nowiki />
{{Scène| III.}}
{{PersonnageD|GUILLAUME|c|seul.}}
<poem>
{{sc|Quelle}} vivacité !… J’en ai ma part. Aussi,
{{iv}}Je ne crois pas qu’il existe un ménage
{{iv|4}}Plus orageux, ni plus uni.
{{iv|4}}Hier encor, quel orage !
{{iv|4}}Ma foi, sans notre bon voisin,
Qui chez nous vient souvent rétablir l’harmonie,
{{iv}}C’en étoit fait : Thérèse étoit partie…
{{iv|4}}(''gaîment''.)
{{iv|4}}Pour revenir le lendemain.
Si ce jour-ci pouvoit se passer sans nuage,
Ce seroit le premier, à peu de chose près.
{{iv|4}}Voilà pourtant le mariage !
{{iv|4}}Mais après la guerre, la paix.
{{iv|4}}Du traité l’Amour fait les frais ;
{{iv|4}}Et l’on s’en aime davantage.
</poem>
{{Scène| IV.}}
{{PersonnageD|GUILLAUME, THÉRÈSE et l’ENFANT|c| portant le déjeûner.}}
{{Personnage|l’enfant.|c}}
{{sc|Papa,}} l’on a servi.
{{PersonnageD|Thérèse|c|gaîment.}}
{{g|Monsieur veut-il s’asseoir ?|45%}}
{{PersonnageD|GUILLAUME|c|de même.}}
<poem>Madame, en vérité, je suis au désespoir
{{iv}}De la peine que je vous donne.
{{mpom|''(On s’assied. Thérèse sert ; Guillaume parcourt le papier qu’Martin a laissé).''|c}}</poem><noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Le Blanc Hubert - Défense de la basse de viole contre les entreprises du violon et les pretentions du violoncel - 1740.djvu/94
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2026-07-10T15:28:21Z
Homunculus simplex
158836
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proofread-page
text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Homunculus simplex" /></noinclude>Cloches peu épaiſſes s’exhale en
eſpèce de fumée. ''Emmanuelle'' de
Lille en Flandre n’a rien de moileux
ni d’étoffé de loin, elle qui
a une ſi belle voix de près tire
dans le lointain ſur la Cloche de
Mélun. La Viole & le Clavecin
ſont précisément dans le cas. Le
Son de la Viole entendu de loin,
ou dans un grand eſpace, rempli
de perſonnes avec leurs habits,
reſſemble à la vapeur de l’eſprit
de Vin qu’on jette en l’air, dont
il ne retombe rien, pendant que
la Baſſe de Crémone, comme la
Cloche de Gand, le Violon & la
Flute traverſière, de même que
les Cloches ci-deſſus en ''Eſimi'', envoyent
dans l’éloignement un Son
moileux & étoffé, comparable au
Damas de l’ancienne fabrique de
Lion à l’égard du Satin d’aujourdhui.
La Viole fut obligée de conve-<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Le Blanc Hubert - Défense de la basse de viole contre les entreprises du violon et les pretentions du violoncel - 1740.djvu/98
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2026-07-10T15:59:49Z
Homunculus simplex
158836
15914049
proofread-page
text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Homunculus simplex" /></noinclude>ducation noble. La belle choſe
que ç’auroit été qu’''Achylle'' ſurpris
par les Ambaſſadeurs d’''Agamemnon'',
jouant du Violon, ſe donnant
en ſpectacle à ſon voiſinage, faiſant
de ſa chambre un Cloché, ſe
mettant dans le cas de ſe dire à
lui-même : Ah ! que ne ſuis-je à
demi-lieue de moi pour m’entendre
avec plaiſir ; au-lieu qu’''Achylle''
parut dans un état décent, la
Lyre en main, ſemblable à une
Viole, avec laquelle on peut
chanter les louanges des Héros,
& non avec le Violon, de qui
l’''alta voce'' affecte ſi fort de dominer
qu’il auroit effacé ceux dont
il eût célébré la mémoire.
''Achille'' ne quitta point brusquement
la Lyre, mais fit deux tours
de chambre, la tenant encore. Il
étoit à propos en pareille occaſion
de paroitre non desœuvré,
non ennuié, non à charge à foi ;<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Le Blanc Hubert - Défense de la basse de viole contre les entreprises du violon et les pretentions du violoncel - 1740.djvu/105
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2026-07-10T14:42:11Z
Denis Gagne52
101614
feule -> ſeule
15913975
proofread-page
text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Homunculus simplex" /></noinclude>monta l’écueil où l’on échoue, en
un mot vint à bout du grand œuvre ſur le Violon, ''la tenue d’une''
''ronde''. Un ſeul tiré d’Archet dura,
que le ſouvenir en fait perdre haleine
quand on y penſe, & parut
ſemblable à un cordage de ſoie
tendu, qui pour ne pas ennuier
dans la nudité de ſon uni, eſt entouré
de fleurs, de feſtons d’argent,
de filigranes d’or entremêlés
de Diamans, de Rubis, de
Grénats, & ſur-tout de Perles.
On les voyoit lui ſortir du bout
des doigts.
La Muſique deſcendit de l’Olimpe,
& ayant ſon deſſein, mit
dans l’eſprit aux Dames de faire
accueil à ''Somis''. Il fut donc reçu
tantôt chez les unes, tantôt chez
les autres, & ce l’eſpace d’un
mois, ſans que durant ce tems
il fût mention de porter un jugement
où l’on ſongeât ſeule-<noinclude>
<references/></noinclude>
2baynufzfe0dogudlfb3u3l5y0kz6vt
15913976
15913975
2026-07-10T14:42:21Z
Denis Gagne52
101614
/* Corrigée */
15913976
proofread-page
text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Denis Gagne52" /></noinclude>monta l’écueil où l’on échoue, en
un mot vint à bout du grand œuvre ſur le Violon, ''la tenue d’une''
''ronde''. Un ſeul tiré d’Archet dura,
que le ſouvenir en fait perdre haleine
quand on y penſe, & parut
ſemblable à un cordage de ſoie
tendu, qui pour ne pas ennuier
dans la nudité de ſon uni, eſt entouré
de fleurs, de feſtons d’argent,
de filigranes d’or entremêlés
de Diamans, de Rubis, de
Grénats, & ſur-tout de Perles.
On les voyoit lui ſortir du bout
des doigts.
La Muſique deſcendit de l’Olimpe,
& ayant ſon deſſein, mit
dans l’eſprit aux Dames de faire
accueil à ''Somis''. Il fut donc reçu
tantôt chez les unes, tantôt chez
les autres, & ce l’eſpace d’un
mois, ſans que durant ce tems
il fût mention de porter un jugement
où l’on ſongeât ſeule-<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Le Blanc Hubert - Défense de la basse de viole contre les entreprises du violon et les pretentions du violoncel - 1740.djvu/114
104
4937761
15914011
15913541
2026-07-10T15:37:41Z
Homunculus simplex
158836
15914011
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Homunculus simplex" /></noinclude>gonflement, il eſt beſoin, dans le
Son de l’Inſtrument, d’enflés prodigieux,
& de diminutions à propos
qui l’excitent ? Le Clavecin
n’eſt donc propre qu’à badiner,
ou faire tapage, ne ſachant que
pincer, flatter, ou cadencer, comparable
au client de ''Démosthène'',
lequel en qualité d’Avocat conſulté
par cet Homme qui vient
ſe plaindre à lui de ſang froid
d’avoir été battu, répond d’un
ſang pas plus échauffé : ''Vous vous ''
''moquez, on ne vous a pas battu.''
Comment ! répond le complaignant,
hauſſant la voix & le Ton :
''Je n’ai point été battu.'' Alors il ſe
fait ajouter foi, quand on lui voit
enfler la veine jugulaire. Croit-on
donc en être quite envers des
Inſtrumens, en diſant : il ne leur
manque que l’expreſſion. Ha !
oui, ce ſont perſonnes à qui il ne
manque pour être belles que le<noinclude>
<references/></noinclude>
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4937803
15914014
15913681
2026-07-10T15:38:44Z
Homunculus simplex
158836
15914014
proofread-page
text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Homunculus simplex" /></noinclude>lieux. Alors moindre nombre de
perſonnes ſe devouent à provigner
ſon éxercice, comme peu
fructueux. Les Maitres ſont très
excuſables en cela.
Mais le ſont-ils d’avoir mis la
patience des Écoliers de Viole à
telle épreuve, que celle des Diſciples
de ''Pythagore'' n’en étoit que
le prélude. Après trois fois le
tems que dura le Siège de Troye,
on étoit encore à connoître le vrai
nœud de la difficulté de l’Inſtrument.
Chifrer le Doigt, pointiller
la corde, eſt toujours à recommencer,
l’eſprit ne trouve
pas dans cette Méthode de points
fixes à ſaiſir, ou s’attacher, ou
faire correſpondre ſes connoiſſances
en forme de ſuite. Il vague
parmi les cas ſinguliers, dans lesquels
agit une mémoire locale qui
ne fait pas principe. Comme ſi
dans la Juriſprudence, on s’en te-<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Le Blanc Hubert - Défense de la basse de viole contre les entreprises du violon et les pretentions du violoncel - 1740.djvu/129
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2026-07-10T18:21:08Z
Denis Gagne52
101614
/* Corrigée */
15914263
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Denis Gagne52" /></noinclude><nowiki />
On a donc percé une autre route,
qui eſt que le travail ſur la
Viole, de même que ſur le Violon,
ſe trouve plus puiſſant que
le miſtère.
Pendant l’aſſoupiſſement de la
Baſſe de Viole entretenue par les
Pièces dans une vraie létargie, de
même que ''Renaud'' enchanté par
''Armide'', les Maitres de Violon,
de Flute & de Violoncel ont gagné
une avance prodigieuſe,
faiſant éprouver à ceux de Viole
ce que c’eſt de s’arrêter tant ſoit
peu en chemin, combien on ſe
voit enſuite dévancé par ſes compagnons
de voyage.
La troiſième cauſe, qui a fait
avorter l’avancement de la Baſſe
de Viole, vient de l’ancienne
manière de l’enſeigner : car l’idée
étoit qu’il falloit, tant que l’on
pouvoit, jouer ſur la même corde.
Or cette idée n’a pour fon-<noinclude>
<references/></noinclude>
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15913722
2026-07-10T15:55:46Z
Homunculus simplex
158836
15914040
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Homunculus simplex" /></noinclude>à cauſe du ſonore qui en réſulte.
La main ne ſe forme point
quand on s’aſſervit à la plus grande
portion de la Corde, comme ayant
plus de vibration : au-lieu qu’à
preſſer pluſieurs Cordes à la fois
vivement contre la touche, on
s’apprend à tirer preſque autant
de Sons que de la Corde à vuide.
On évite ces ſauts de ''Niagara'' ſi
diſgracieux à voir dans le transport
de la main, leſquels ſuppoſent
une ignorance du Manche,
& font obſtacle aux ''Tons Conjoints'',
c’eſt-à-dire, qui ayent la ſuite d’une
eſpèce de liaiſon par l’Archet,
qui trouve les Cordes comprimées
prêtes à le recevoir, comme par
la voix de ''Coſſoni'' ſont réunis en
tiſſu tant de Tons qu’elle fait tous
d’une haleine.
Il ne faut pas s’imaginer que
dans le déplacement de main, on<noinclude>
<references/></noinclude>
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4937823
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15913740
2026-07-10T15:48:43Z
Homunculus simplex
158836
15914032
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Homunculus simplex" /></noinclude>cutant les Sonates : au-lieu qu’à l’égard
des Pièces, on a toujours à
recommencer. Comme on ne ſauroit
trop appuier ſur ce principe,
je l’ai battu & rebattu.
Selon que l’Auteur a compoſé,
il faut jouer : ſi c’eſt au bas du
Manche, s’y tenir ferme, fier, &
aſſuré ; car à le deſcendre & remonter
inceſſamment, on marchande
entre le Ciel & Bélial. On
ne ſauroit bien ſervir pluſieurs
maitres à la fois.
Généralement parlant, il faut
poſer les Doigts ſelon la prémière
tranſpoſition pour ''Senaillé'' dans
ſes prémiers Livres. Suivant la
ſeconde dans Mr.{{lié}}''Michel'', & ſelon
la troiſième pour Mr.{{lié}}''Le Cler'',
& la cinquième ''Senaillé''.
Avoir toujours dans l’idée que
ce que l’on joue ſoit réductible à
l’''Harpegé'', lequel eſt la pierre de
touche qui décide de pluſieurs<noinclude>
<references/></noinclude>
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2026-07-10T15:56:21Z
Homunculus simplex
158836
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Homunculus simplex" /></noinclude>poſitions qu’un habile a à commandement
ſur le même ſujet.
Que ſur le manche de la Viole
on puiſſe trouver quatre fois le
Clavier de l’Orgue ou du Clavecin,
ſe prouvera de ce qu’on a
en quatre endroits le même ''re'' depuis
la chanterelle à vuide incluſivement
juſques ſur la Corde du
milieu par-delà les Touches, emprunts
à pratiquer dans Mr.{{lié}}''Le''
''Cler''.
Lorſque les ''Tons Intermédiaires''
de la Viole ſont connus, c’est-à-dire
tous les Carreaux répandus
par le Manche au delà des Tons
familiers aux élèves, tout eſt jouable
ſans déplacement de main
par article, que d’un demi-Ton
avancé ou reculé, à cauſe de l’accord
''C ſol ut'' en Tierce, mélé parmi
tous les autres accords en
Quarte.
Victorieux de la connoiſſance<noinclude>
<references/></noinclude>
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15914042
15914041
2026-07-10T15:56:49Z
Homunculus simplex
158836
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Homunculus simplex" /></noinclude>poſitions qu’un habile a à commandement
ſur le même ſujet.
Que ſur le manche de la Viole
on puiſſe trouver quatre fois le
Clavier de l’Orgue ou du Clavecin,
ſe prouvera de ce qu’on a
en quatre endroits le même ''re'' depuis
la chanterelle à vuide incluſivement
juſques ſur la Corde du
milieu par-delà les Touches, emprunts
à pratiquer dans Mr.{{lié}}''Le''
''Cler''.
Lorſque les ''Tons Intermédiaires''
de la Viole ſont connus, c’est-à-dire
tous les Carreaux répandus
par le Manche au delà des Tons
familiers aux élèves, tout eſt jouable
ſans déplacement de main
par article, que d’un demi-Ton
avancé ou reculé, à cauſe de l’accord
''C ſol ut'' en Tierce, mélé parmi
tous les autres accords en
Quarte.
Victorieux de la connoiſſance<noinclude>
<references/></noinclude>
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15914035
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2026-07-10T15:51:47Z
Homunculus simplex
158836
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Homunculus simplex" /></noinclude>de Tons, qui peuvent l’emprunter
ſur la Viole, un proſélite eſt
auſſi conſidérablement métamorphoſé
que la Noix confite l’a été
par le ſucre. Ô prodige ! il
n’eſt plus de difficultés, dont l’aſpect
cauſe l’épouvante, & l’entière
éxécution paroiſſe, ni ſoit
impoſſible. Bien plus les difficultés
deviennent un ſujet de plaiſir,
qui ſe fait moins acheter que celui
de développer des énigmes ;
car il ne commence point par un
embarras de l’eſprit dans un cerveau,
où il n’y a que clarté &
netteté d’idées au ſujet des quatre
tranſpoſitions qui y ſont rangées.
Ho ! il ſe rit de qui auroit voulu
l’embaraſſer par ſon travail fait à
la lampe.
La vieille méthode a penſé tout
perdre avec ſon entêtement pour
ſes Pièces, fondé fur l’avantage
que ceux qui étoient confits dans<noinclude>
<references/></noinclude>
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2026-07-10T15:57:32Z
Homunculus simplex
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Homunculus simplex" /></noinclude>de Tons, qui peuvent l’emprunter
ſur la Viole, un proſélite eſt
auſſi conſidérablement métamorphoſé
que la Noix confite l’a été
par le ſucre. Ô prodige ! il
n’eſt plus de difficultés, dont l’aſpect
cauſe l’épouvante, & l’entière
éxécution paroiſſe, ni ſoit
impoſſible. Bien plus les difficultés
deviennent un ſujet de plaiſir,
qui ſe fait moins acheter que celui
de développer des énigmes ;
car il ne commence point par un
embarras de l’eſprit dans un cerveau,
où il n’y a que clarté &
netteté d’idées au ſujet des quatre
tranſpoſitions qui y ſont rangées.
Ho ! il ſe rit de qui auroit voulu
l’embaraſſer par ſon travail fait à
la lampe.
La vieille méthode a penſé tout
perdre avec ſon entêtement pour
ſes Pièces, fondé ſur l’avantage
que ceux qui étoient confits dans<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Julien - Blanche et Bleue, ou les deux couleuvres fees, 1834.djvu/150
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15913764
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Lorlam
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Lorlam" /></noinclude>laisser la vie. Ce n’est pas tout : le même dieu
m’engagea à aller sur la montagne de Tsé-weï,
auprès du dieu du pôle austral, pour lui demander
une branche de la plante divine qui a le pouvoir
de rappeler à la vie. J’allai donc au palais du
pôle austral. Le dieu qui l’habitait eut pitié de
moi, et m’accorda une branche de la plante
d’immortalité. Je le remerciai de cette faveur signalée ;
mais comme je m’en revenais, je rencontrai
en chemin un jeune dieu à tête de cigogne
qui me poursuivit avec acharnement. Je
poussai un cri d’effroi et je tombai sans vie au
pied de la montagne. Il s’élança après moi d’un
vol impétueux, et se préparait à me déchirer à
coups de bec ; mais un jeune dieu à tête de loriot
blanc accourut par l’ordre de Fo (Bouddha),
qui habite la mer du Midi ; il arrêta la fureur
du dieu à tête de cigogne, et me délivra de la
mort. Si le dieu à tête de loriot blanc ne m’eût
communiqué son souffle divin, comment aurais-je
pu revenir à la vie ? J’ai bravé mille morts
pour aller chercher cette plante divine. Hâte-toi<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Théophile Moreux - Pour comprendre Einstein.pdf/40
104
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15913765
2026-07-10T11:59:30Z
Yann
4
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Yann" /></noinclude>chaleur par une qualité occulte ; vint ensuite le règne des fluides, puis celui de l’agitation moléculaire ; or, constatation surprenante, chaque génération de savants s’est contentée des explications mises à sa disposition. Ces vieux schémas nous font sourire ; nous les contemplons avec un état d’esprit analogue à celui d’un préhistorien étudiant les outils en silex taillé de nos ancêtres ; et cependant, sans nous en douter, c’est un arsenal où nous puisons à l’occasion, tellement pauvre est l’imagination humaine.
Ajoutons aussi pour être juste que la tâche du vrai savant est autrement difficile que celle du manœuvre de la science ; le rôle de ce dernier consiste surtout à amasser des faits qu’une technique de plus en plus perfectionnée lui fournit avec une incroyable prodigalité.
Tout autre est l’occupation du théoricien auquel incombe le classement ; chaque fait nouveau lui montre l’étroitesse des cadres mis à sa disposition et c’est ainsi que nombre de phénomènes font antichambre et attendent leur tour d’incorporation ; mais, règle générale, tout se passe comme dans la société, ce sont les plus récalcitrants et ceux qui réclament bruyamment qui passent les premiers.
Les expériences sur la vitesse de la lumière sont là pour illustrer cette thèse. Pour expliquer la nature de la lumière qui se transmet à raison de 300 000 {{tiret|kilo|mètres}}<noinclude>
<references/></noinclude>
khoytxn1ldj8sqy1wgk5ydkl2qitx8d
Page:Ferrier - L Heritage Tome 4.djvu/116
104
4937843
15913766
2026-07-10T12:00:27Z
Sapcal22
420
/* Corrigée */
15913766
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>il est indispensable de les séparer, et cela
sans délai ; car, tant qu’ils resteront ensemble,
l’influence du colonel l’emporteroit
sur la mienne. Déjà son ascendant n’est que
trop visible ; chaque jour, chaque minute
de plus qu’ils passeroient réunis ne servira
qu’à l’augmenter. Mon autorité seule seroit
impuissante ; mais vous avez sur Gertrude
une influence…
— Que je n’ai ni le droit ni le désir de
faire valoir. Ne précipitez rien ; les mesures
brusques et violentes ne font que rendre la
résistance plus opiniâtre. Comptez sur la
promesse de Gertrude de ne point se marier…
Et la voix de Lyndsay trembla un
peu lorsqu’il ajouta : — avant qu’elle soit
majeure. Jusque là employez la douceur,
montrez-lui de la confiance ; auprès d’un
caractère tel que le sien, ce sont des
moyens plus sûrs que les grilles et les verrous.
Laissez le temps à son âme de se développer,
à son jugement de se mûrir.
Qu’elle voie d’autres hommes non moins
aimables peut-être que le colonel Delmour ;<noinclude>
<references/></noinclude>
bvx19xzn03agk9m3wmqn0ju7wnkuqqu
Page:Le Blanc Hubert - Défense de la basse de viole contre les entreprises du violon et les pretentions du violoncel - 1740.djvu/139
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15913767
2026-07-10T12:00:57Z
Homunculus simplex
158836
/* Page non corrigée */ Page créée avec « Jeu de Sonates compoſées à la ''Michel'', la main eſt mieux ''eſpacée'', pour être prête aux trois ou quatre accords auxquels ſe peut réduire ce qui ſe préſente ſucceſſivement à éxécuter, que dans un Jeu de Pièces ordinairement moins bien compoſées ; car elles ne ſont pas ainſi réductibles à l’''Harpegé'', & la main ſent ſes ''eſpacemens'' troublés par des Tons hétéroclitement poſés. La nouvelle Méthode que voici, fait... »
15913767
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Homunculus simplex" /></noinclude>Jeu de Sonates compoſées à la ''Michel'',
la main eſt mieux ''eſpacée'',
pour être prête aux trois ou quatre
accords auxquels ſe peut réduire
ce qui ſe préſente ſucceſſivement
à éxécuter, que dans un
Jeu de Pièces ordinairement moins
bien compoſées ; car elles ne ſont
pas ainſi réductibles à l’''Harpegé'',
& la main ſent ſes ''eſpacemens'' troublés
par des Tons hétéroclitement
poſés.
La nouvelle Méthode que voici,
fait garder à la main ſes ''eſpacemens''
en l’air, quand elle ſe tranſporte,
fait qu’elle tombe ſurement ſur la
meilleure poſition babituelle, ainſi
que la règle de l’Octave, dans les
Sonates; & non pas qu’elle rencontre
par routine les poſitions
lechées ''actuelles'' des Pièces, où il
entre toujours du ''par-Cœur'', &
où la main, dès lors qu’elle grimace,
marque ſurement des mai-<noinclude>
<references/></noinclude>
78wrf6e7bwmi2p8whjtqplxd7k545r5
Page:Ferrier - L Heritage Tome 4.djvu/117
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15913768
2026-07-10T12:01:58Z
Sapcal22
420
/* Corrigée */
15913768
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>laissez-la librement comparer, et tirer
elle-même ses conclusions. Peut-être,
lorsqu’elle le connoîtra mieux, commencera-t-elle
à l’estimer moins ; mais ce n’est
pas dans une âme telle que la sienne qu’on
peut faire entrer de force la conviction ;
vous n’y réussirez jamais. Vous aigririez
son caractère ; vous ne le corrigeriez pas,
et je ne me prêterai jamais à des mesures
de cette sorte.
C’étoit tout le contraire de ce que mistress
Saint-Clair avoit espéré. Elle s’étoit
flattée qu’il mordroit avidement à l’hameçon,
et qu’il s’empresseroit de la seconder
dans tous les projets qu’elle pourroit
former pour la séparation des amans. Mais
Lyndsay avoit une trop belle âme pour se
laisser jamais aveugler par aucune considération
personnelle, même lorsque la tentation
étoit la plus puissante. Il n’avoit
point de passions basses à contenter, ni
haine, ni jalousie, ni vengeance ; aussi ses
résolutions étoient-elles toujours basées sur
la justice. Mais il n’en étoit pas de même<noinclude>
<references/></noinclude>
akbeiq60ptivwqkm5parwtthflz20hs
Page:Ferrier - L Heritage Tome 4.djvu/118
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15913770
2026-07-10T12:04:46Z
Sapcal22
420
/* Corrigée */
15913770
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>de mistress Saint-Clair ; et son désappointement
égaloit sa mortification de n’avoir
pu lui faire approuver les mesures violentes
qu’elle avoit projetées. Sachant cependant
qu’il seroit inutile de vouloir lutter tout à
{{corr|a|la}} fois contre la comtesse et contre lui, il lui
{{corr|allut|fallut}} bien se soumettre encore, et paroître
{{corr|éder|céder}} à ses raisons.
Lady {{corr|Rosville|Rossville}} fut alors appelée à la conférence,
et le résultat fut que lord Millbank,
et M. Alexandre Black seroient priés
de partager les soins de la tutelle avec mistress
Saint-Clair et M. Lyndsay.
Comme il n’y a point maintenant de secrets
entre nous, Gertrude, lui dit sa mère
du ton le plus emphatique en prenant la
main de M. Lyndsay, je puis vous dire que
M. Lyndsay et moi nous avons décidé
entre nous que le colonel Delmour pourroit
continuer à rester ici pour le moment,
tant est grande la confiance que nous inspirent
à tous deux votre raison et votre délicatesse.
Lady Rossville devint rouge jusqu’au<noinclude>
<references/></noinclude>
mip11pf2zun04u6z5133eufbz1zqsc2
Page:Froissart - Œuvres de Froissart, Chroniques, Tome 1, 1873.djvu/234
104
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2026-07-10T12:04:49Z
M-le-mot-dit
10828
/* Corrigée */
15913771
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="M-le-mot-dit" />{{Numérotation|SECONDE RÉDACTION|224|}}</noinclude>Écriture de la seconde moitié du {{s|XIV}}. Miniatures faites avec beaucoup de soin sur fond tantôt échiquêté d’or, de gueules et d’azur, tantôt orné d’arabesques d’or sur fond rouge ou de carreaux d’or sur fond d’azur. Dans la première lettrine on aperçoit la trace de l’écu de Coucy. Provient du château de Boxmer près de Bois-le-Duc, que possédait à la fin du {{s|XVIII}}
la maison de Berg. C’est le plus ancien manuscrit de Froissart avec date certaine, puisqu’il a appartenu à Enguerrand de Coucy, l’un « des seigneurs et maistres de Froissart, » qui mourut {{Lié|en 1396}}.
L’héritière des Coucy épousa Henri de Bar ; Robert de Bar, Jeanne de Béthune. Jeanne de Bar fut la femme du connétable Louis de Luxembourg. Que devinrent les livres de Louis de Luxembourg ? L’un de ces volumes confisqués par {{Roi|Louis|XI}} serait-il le Froissart que ce prince fit relier {{Lié|en 1481}} ? {{Roi|Louis|XI}} l’aurait-il donné au prince d’Orange, l’un des traîtres qui, au témoignage de Commines, lui livrèrent la Bourgogne ? Aurait-il passé ainsi aux seigneurs de Boxmer, issus des princes d’Orange ? ''{{lang|la|Habent sua fata libelli.}}''
De grandes miniatures sont placées au commencement de chaque partie.
Une grande miniature initiale est divisée en quatre tableaux. Froissart offre son livre au roi d’Angleterre que est représenté jeune et qui porte un manteau rouge semé de trois léopards. La reine Isabelle débarque à Boulogne où elle est solennellement reçue par le clergé ; elle présente son fils au roi de France ; elle assiége Bristol.
Dans la seconde miniature placée avant le commence-<noinclude>
<references/></noinclude>
4q3k3cnx11fz54pe6ytvi3hq3f0lvdy
Page:Le Blanc Hubert - Défense de la basse de viole contre les entreprises du violon et les pretentions du violoncel - 1740.djvu/140
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15913772
2026-07-10T12:04:57Z
Homunculus simplex
158836
/* Page non corrigée */ Page créée avec « tres apprentifs dans la connoiſſance à fonds de l’Inſtrument, malgré leurs compoſitions qui ne ſont qu’impoſantes. Les Pièces forment ſi peu la main, qu’il ſemble à ceux qui les jouent, quand ils ſont par-delà les Touches, être ſur un Clocher, ils ne vont qu’en tremblant. Mais les ſavans dans les Sonates ſont hardis à franchir les Touches, ſe promener au delà avec aſſurance, tirer des Sons une fois plus moileux, jouant au haut... »
15913772
proofread-page
text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Homunculus simplex" /></noinclude>tres apprentifs dans la connoiſſance
à fonds de l’Inſtrument, malgré
leurs compoſitions qui ne ſont
qu’impoſantes.
Les Pièces forment ſi peu la
main, qu’il ſemble à ceux qui les
jouent, quand ils ſont par-delà
les Touches, être ſur un Clocher,
ils ne vont qu’en tremblant.
Mais les ſavans dans les Sonates
ſont hardis à franchir les Touches,
ſe promener au delà avec aſſurance,
tirer des Sons une fois
plus moileux, jouant au haut du
Manche infiniment plus juſte que
ceux qui ſe bornent aux Pièces.
Qu’eſt-ce autre, ſinon avoir la
main plus formée, puiſque c’eſt
un païs eſcarpé pour leurs Antagoniſtes.
Il est vrai que dans les Tons
renfermés dans les Touches, les
joueurs routinés aux Pièces tirent
des Sons approchans davantage<noinclude>
<references/></noinclude>
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Sapcal22
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>front à ce discours extraordinaire, et Lyndsay
n’en fut pas moins interdit.
— Ce seroit, dit-il, vouloir m’arroger une
autorité bien étrange, que d’avoir la présomption
de m’entremettre dans le choix
des personnes que lady Rossville reçoit
chez elle. Et inclinant légèrement la tête,
il sortit de l’appartement.
— Que cet arrangement me soulage d’un
grand poids, dit mistress Saint-Clair en
poussant un soupir qui démentoit un peu
ses paroles ; et maintenant, ma chère Gertrude,
voulez-vous que je demande la voiture ?
Nous avons quelques visites à faire.
Il faut avant tout que nous allions chez
mon frère. M. Lyndsay s’est chargé de voir
ce matin lord Millbanck, et d’obtenir son
consentement ; c’est un homme stupide,
mais il paroît que c’est un de vos parens,
et qu’il entend les affaires ; ainsi, il pourra
convenir. Quand à votre oncle, il est convenable
que vous alliez le voir vous-même.
Je ne crois pas que vous ayez été à Bellevue
depuis la mort de lord Rossville ?<noinclude>
<references/></noinclude>
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Homunculus simplex
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « de la réſonnance des timbres de Pendule. Mais nous voici rélégués à la Muſique d’oſtentation, qui ne ſe montre que quelques minutes, occupant ſeulement un coin qu’elle bat & rebat. N’eſt-il pas queſtion, dans la manière de bien paſſer la vie, de la Muſique de commerce ? Qui eſt-ce qui doute qu’eût-on la bouche d’Or de Mr.{{lié}}le Cardinal de ''Polignac'', il eſt impoſſible de parler une Proſe ſi recherchée que les Vers de... »
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Homunculus simplex" /></noinclude>de la réſonnance des timbres de
Pendule. Mais nous voici rélégués
à la Muſique d’oſtentation,
qui ne ſe montre que quelques minutes,
occupant ſeulement un
coin qu’elle bat & rebat.
N’eſt-il pas queſtion, dans la
manière de bien paſſer la vie, de
la Muſique de commerce ? Qui
eſt-ce qui doute qu’eût-on la bouche
d’Or de Mr.{{lié}}le Cardinal de
''Polignac'', il eſt impoſſible de parler
une Proſe ſi recherchée que
les Vers de ''Phèdre'' ou d’''Iphigénie'' ?
Le malheur dans un Art, eſt de
faire l’agréable de trop bonne
heure ; mais ſe borner à l’agrément,
quel caractère eft-ce pour
le fonds, lorſque l’on n’a que
quelques Scènes par cœur à réciter ?
Un Seigneur qui fait la Viole a
témoigné qu’ayant des Touches,
elle eſt inférieure au Violoncel,<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude><nowiki/>
— Mais cette matinée est si délicieuse
que ce seroit un meurtre que de l’employer
à se faire traîner en voiture jusqu’à Bellevue.
Un autre jour conviendra aussi bien,
{{corr|t|et}} j’ai un million de choses à faire {{corr|aujour-’hui|aujourd’hui}}. Il faut que je voie où en est mon
{{corr|ont|pont}} rustique, si l’on a commencé ma
{{corr|errasse|terrasse}}, si mon berceau avance, si mes
{{corr|lates-bandes|plate-bandes}} sont arrangées comme je {{corr|l’en- ends|l’entends}},
si les fleurs sont bien placées… Et à
{{corr|ropos|propos}} de fleurs, maman, comme il y en
{{corr||a}} peu ici. Il faut en faire venir, il n’y a pas
{{corr|n|un}} instant à perdre. Il faut que partout les
{{corr|oses|roses}} semblent naître de tous côtés à {{corr|l’ap- roche|l’approche}}
d’un aussi beau printemps.
— Trève à toutes ces folies, Gertrude ;
{{corr|u|du}} du moins rappelez-vous qu’il y a un
{{corr|emps|temps}} pour tout, même pour les folies.
{{corr|ans|dans}} ce moment il s’agit d’objets plus {{corr|im- ortans|importans}} que d’acheter des fleurs ou {{corr|d’or- er|d’orner}}
des parterres.
— Eh bien ! maman, de grâce {{corr|arran- ez|arrangez}}
tout cela comme vous l’entendrez, mais<noinclude>
<references/></noinclude>
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Homunculus simplex
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « qui n’en a point : elle eſt ſujette, dit-il, à ce que les demi-Tons Majeurs & Mineurs ſoient employés indifféremment, & les uns pour les autres. Pour ſatisfaire à cette Objection des plus conſidérables, il faut remarquer que de la part de la Viole, avoir des Touches eſt différent d’être partagé en demi-Tons fixes, à la manière du Clavecin & de l’Orgue : on ne les accorde qu’une fois pour toutes, pour un Concert, & quelquefois pour un... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="Homunculus simplex" /></noinclude>qui n’en a point : elle eſt ſujette,
dit-il, à ce que les demi-Tons
Majeurs & Mineurs ſoient employés
indifféremment, & les uns
pour les autres.
Pour ſatisfaire à cette Objection
des plus conſidérables, il faut
remarquer que de la part de la
Viole, avoir des Touches eſt différent
d’être partagé en demi-Tons
fixes, à la manière du Clavecin
& de l’Orgue : on ne les
accorde qu’une fois pour toutes,
pour un Concert, & quelquefois
pour une demi-année.
Mais ſur la Viole la Cheville
mobile point trop multipliée, comme
ſur le Luth, anéantit le défaut
d’avoir des Touches, car elle
le répare en accordant à chaque
Ton ſur lequel on va jouer.
Si l’on regarde l’Objection comme
non réſolue, parce qu’après
le choix du Ton dans lequel on<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>voir admirer toutes ces belles choses l’une
après l’autre. Miss Pratt alloit même plus
loin, et elle espéroit se faire donner au
moins une demi-pièce de mousseline des
Indes, pareille à la robe de mistress Waddell,
dont elle se mit aussitôt à faire l’éloge
le plus flatteur. Elle vouloit en même temps
se mettre assez bien dans ses bonnes grâces
pour être invitée à aller passer quelque temps
chez elle ; car, se disoit-elle, il n’y avoit
personne qui fit meilleure chère que ces
nababs ; comme ils ont d’ordinaire le
tempérament bilieux, et qu’ils sont dégoûtés
de tout, il leur faut des morceaux recherchés ;
en outre on est toujours sûr de
trouver de bon madère sur leur table ; et,
pour un estomac usé, c’est un excellent
confortatif.
Miss Pratt se mit donc à faire les honneurs
avec encore plus que son activité ordinaire.
Elle s’empressa d’ôter elle-même
la pelisse de mistress Waddell, et elle en
admira la beauté. Elle exigea qu’elle mît
ses pieds sur un tabouret, arrangea les<noinclude>
<references/></noinclude>
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « entre, lorſqu’on paſſera du ''b quarre'' au ''b mol'', la difficulté reſte entière à l’égard des demi-Tons Majeurs remplacés par les Mineurs. Je répons que cela prouve que la fauſſeté vient d’ailleurs que des demi-Tons Majeurs & Mineurs, ils ſont un objet trop peu conſidérable. La preuve de leur peu d’influence eſt, qu’il y a des Clavecins où ſe trouvent les demi-Tons des deux eſpèces, leſquels néanmoins ne font pas exemts des j... »
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Homunculus simplex" /></noinclude>entre, lorſqu’on paſſera du ''b quarre''
au ''b mol'', la difficulté reſte entière
à l’égard des demi-Tons Majeurs
remplacés par les Mineurs.
Je répons que cela prouve que
la fauſſeté vient d’ailleurs que des
demi-Tons Majeurs & Mineurs,
ils ſont un objet trop peu conſidérable.
La preuve de leur peu d’influence
eſt, qu’il y a des Clavecins où
ſe trouvent les demi-Tons des
deux eſpèces, leſquels néanmoins
ne font pas exemts des juremens
dans les changemens de Tons à
d’autres. On s’eſt déſiſté de cette
pratique comme d’un léger avantage.
L’objection du demi-Ton tire
tout ſon dégré de conſidération du
cas où il devient le Ton capital
dans lequel on joue alors fur l’Orgue
& le Clavecin, il eſt un jure-<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Homunculus simplex" /></noinclude>entre, lorſqu’on paſſera du ''b quarre''
au ''b mol'', la difficulté reſte entière
à l’égard des demi-Tons Majeurs
remplacés par les Mineurs.
Je répons que cela prouve que
la fauſſeté vient d’ailleurs que des
demi-Tons Majeurs & Mineurs,
ils ſont un objet trop peu conſidérable.
La preuve de leur peu d’influence
eſt, qu’il y a des Clavecins où
ſe trouvent les demi-Tons des
deux eſpèces, leſquels néanmoins
ne ſont pas exemts des juremens
dans les changemens de Tons à
d’autres. On s’eſt déſiſté de cette
pratique comme d’un léger avantage.
L’objection du demi-Ton tire
tout ſon dégré de conſidération du
cas où il devient le Ton capital
dans lequel on joue alors fur l’Orgue
& le Clavecin, il eſt un jure-<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Homunculus simplex" /></noinclude>entre, lorſqu’on paſſera du ''b quarre''
au ''b mol'', la difficulté reſte entière
à l’égard des demi-Tons Majeurs
remplacés par les Mineurs.
Je répons que cela prouve que
la fauſſeté vient d’ailleurs que des
demi-Tons Majeurs & Mineurs,
ils ſont un objet trop peu conſidérable.
La preuve de leur peu d’influence
eſt, qu’il y a des Clavecins où
ſe trouvent les demi-Tons des
deux eſpèces, leſquels néanmoins
ne ſont pas exemts des juremens
dans les changemens de Tons à
d’autres. On s’eſt déſiſté de cette
pratique comme d’un léger avantage.
L’objection du demi-Ton tire
tout ſon dégré de conſidération du
cas où il devient le Ton capital
dans lequel on joue alors ſur l’Orgue
& le Clavecin, il eſt un jure-<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>coussins du sopha pour qu’elle pût s’y appuyer
plus commodément, et lui offrit une
tasse de chocolat avec des instances auxquelles
il étoit impossible de résister. Elle
fut obligée néanmoins de se tenir un peu
sur le second plan, lorsque mistress Saint-Clair
fit, suivant son usage, une entrée solennelle,
et salua ses parens avec un air
de grandeur et de protection qui pulvérisoit
tous les petits airs d’importance que
miss Pratt se donnoit.
Mistress Saint-Clair avoit des idées assez
étroites pour se sentir flattée de l’étalage
que faisoit sa nièce. Un brillant équipage,
une toilette du dernier goût, et avec cela
une très-jolie figure, que falloit-il de plus ?
D’ailleurs le major tenoit un rang honorable
dans le monde ; ils n’avoient, il est
vrai ; grand esprit ni l’un ni l’autre ; mais la
sottise en équipage n’étoit pas du tout à
mépriser.
— Je vois, Isabelle, que les chevaux
sont encore à votre voiture, lui dit-elle ;
assurément vous n’êtes pas venue de si loin<noinclude>
<references/></noinclude>
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Sapcal22
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>avec le major pour nous rendre une simple
visite du matin. Gertrude, il faut que vous
joigniez vos instances aux miennes pour
engager notre cousine…
— La meilleure de toutes les instances,
dit miss Pratt, c’est de donner ordre de
dételer ; c’est un argument irrésistible ;
n’est-ce pas, major ? Je vais sonner, lady
Rossville.
— Mais, à vous dire vrai, le major et
moi nous nous étions dit, avant de partir,
que, si nous vous trouvions absolument
seuls, nous ne nous refuserions pas à passer
un ou deux jours avec vous en famille ;
mais, comme je ne vais absolument nulle
part à présent, il faut que ce soit sous la
condition expresse que je garderai le plus
strict incognito.
Mistress Saint Clair se repentit déjà de
son invitation ; et Gertrude ne put que répondre :
— Nous sommes tout-à-fait en
famille.
— En ce cas, major, je crois que nous
resterons, n’est-ce pas ? Il seroit bon que<noinclude>
<references/></noinclude>
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Homunculus simplex
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « ment perpétuel. Mais la Baſſe de Viole eſt tirée de pair par le changement dans ſon accord facile à mouvoir. On commence à accorder par ''ut'' ſur le Son du demi-Ton donné. Au contraire dans le Diſcours Muſical, le peu d’attention que s’attirent les demi-Tons, ſe prouve de ce qu’ils ne tiennent lieu que de particules de liaiſon conjonctives, ou de tranſition, telles que ''car'', ''néanmoins'', &c. Sur leſquelles l’eſprit n’appuie p... »
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Homunculus simplex" /></noinclude>ment perpétuel. Mais la Baſſe
de Viole eſt tirée de pair par le
changement dans ſon accord facile
à mouvoir. On commence
à accorder par ''ut'' ſur le Son du
demi-Ton donné.
Au contraire dans le Diſcours
Muſical, le peu d’attention que
s’attirent les demi-Tons, ſe prouve
de ce qu’ils ne tiennent lieu que
de particules de liaiſon conjonctives,
ou de tranſition, telles que
''car'', ''néanmoins'', &c. Sur leſquelles
l’eſprit n’appuie pas, comme
dans la chute ſur un Ton, lorsque
le ſens finit.
Il faut donc tirer d’ailleurs la
raiſon de décider.
Ce ſera des Tons Majeurs &
Mineurs transpoſés de leur ordre
naturel dans l’Octave. Car les
cinq Tons entiers qui en forment
plus des deux tiers, ne gardent pas
une diſtance égale de l’un à l’au-<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Froissart - Œuvres de Froissart, Chroniques, Tome 1, 1873.djvu/235
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M-le-mot-dit
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="M-le-mot-dit" />{{Numérotation|DU LIVRE{{Lié}}{{Ier}}.||225}}</noinclude>{{Nec|ment}} des guerres de Bretagne, on voit les serviteurs du duc Jean portant le cercueil de leur maître et des guerriers montant à un assaut.
La troisième offre les obsèques de Philippe de Valois et le couronnement du roi Jean.
La quatrième représente les funérailles du roi Jean.
Plusieurs petites miniatures faites avec moins de soin sont répandues*dans le texte.
Rubrique : ''Cy commancent les croniques que fist maistre Jehan Froissart, qui parlent des nouvelles guerres de France et d’Angleterre, d’Escoce, d’Espaigne et de Bretaigne, lesquelles sont divisées en quatre parties.''
Incipit : ''Afin que honnourables avenues et nobles aventures faittes d’armes, lesquelles sont avenues par les guerres de France et d’Angleterre, soient noblement registrées{{Lié|, etc.}}''
Explicit : ''que tout ne feust deslcos et en l’obé…'' ({{Lié|Tome IX}}, {{pg|97}}.)
La fin manque.
On ne saurait assez regretter que ce précieux manuscrit soit réduit à un petit nombre de feuillets. Il renfermait les {{Lié|livres I, II}} {{Lié|et III}}.
On lit dans le prologue, avec les meilleurs manuscrits, que « toutes grosses rivières sont faites et rassemblées ''de divers lieux et de plusieurs sources ;'' qu’il emprit assés hardiement, issu de l’école, ''à dittier et à rimer'' les guerres de France et d’Angleterre. »
— Clumber-Park (Bibliothèque du duc de Newcastle). In-folio, vélin, à deux colonnes. Miniature initiale a quatre sujets représentant l’hommage du livre à {{Roi|Richard|II}}, la fuite de la reine Isabelle à Boulogne, son<noinclude>
<references/></noinclude>
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Sapcal22
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>vous allassiez parler vous-même à Robert
pour les chevaux ; et en même-temps vous
recommanderez à César d’avoir bien soin
de ne rien laisser dans la voiture. Comme
nous n’étions nullement sûrs de rester, je
n’ai pas songé à amener ma femme de
chambre avec moi. Ah ! major, dites-lui
de bien regarder dans les poches, je dois
y avoir laissé mon flacon d’odeurs. Lorsqu’on
voyage dans sa voiture, on y jette
tout pêle-mêle sans faire grande attention ;
aussi je vous assure que c’est un vrai pillage
que la mienne.
— Vous avez là un bien bel équipage,
dit miss Pratt en regardant par la fenêtre.
— Oh ! bien simple, le major et moi
nous n’aimons que la simplicité.
Cette voiture si simple étoit au contraire
de l’élégance la plus recherchée. Sur un fond
bleu-tendre ressortoient les armes des
Black et des Waddell, peintes en écarlate
au milieu d’un écusson de la plus grande
beauté.
— À propos, j’apprends d’étranges<noinclude>
<references/></noinclude>
l2yx9946nshc8mgihpwbcijmjdl4bm7
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Sapcal22
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/* Corrigée */
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>choses de mon pauvre oncle, dit mistress
Waddell après un moment de silence. On
me dit, cousine, que vous l’avez trouvé
presque mort dans sa maison, et que vous
l’avez emmené dans un triste état. Le major
et moi nous étions absens alors ; nous
étions allés passer quelque temps chez
lord Fairacre, et nous ne l’avons appris
qu’à notre retour, il y a deux jours. Autrement
nous nous serions empressés de
venir savoir de ses nouvelles. Il ne garde
pas le lit, j’espère ? Sait-il que nous
sommes ici ?
— Je vais aller le lui dire moi-même, dit
lady Rossville, qui soupçonna aussitôt que
si l’oncle Adam venoit à apprendre brusquement
que le major et sa femme étoient
sous le même toit que lui, il s’échapperoit
au plus vite sans qu’on eût même le temps
de le retenir. Charmée aussi d’avoir un
prétexte pour quitter la compagnie, elle
se rendit à la tourelle jaune. Elle frappa
plusieurs fois à la porte ; personne ne répondit.
Elle écouta, et n’entendit aucun<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Le Blanc Hubert - Défense de la basse de viole contre les entreprises du violon et les pretentions du violoncel - 1740.djvu/145
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « tre ; &, lorſqu’on change de Ton, il ſe fait un bouleverſement général, les Tons les plus ''eſpacés'' viennent à être remplacés par de plus foibles, ceux qui ont une moyenne ''efpace'' ſont relevés de ſentinelle par d’autres qui en ont une plus grande ou une moindre à garder, il s’enſuit des juremens exécrables ſur les Inſtrumens, qui n’ont pas le ſecours des Chevilles mobiles, ou qui manquent pour les modérer d’une haleine auſſi j... »
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Homunculus simplex" /></noinclude>tre ; &, lorſqu’on change de
Ton, il ſe fait un bouleverſement
général, les Tons les plus ''eſpacés''
viennent à être remplacés par de
plus foibles, ceux qui ont une
moyenne ''efpace'' ſont relevés de
ſentinelle par d’autres qui en ont
une plus grande ou une moindre
à garder, il s’enſuit des juremens
exécrables ſur les Inſtrumens, qui
n’ont pas le ſecours des Chevilles
mobiles, ou qui manquent pour
les modérer d’une haleine auſſi
judicieuſement employée que celle
de Mr.{{lié}}''Blavet''.
Ainſi chaque fois qu’on change
de Ton, le déplacement des
parties met tout ſans-deſſus-deſſous
dans la prémière Octave, &
les autres qui en font la répétition.
Les Spéculatifs ont obſervé que
les cordes, ſelon qu’elles font plus
ou moins groſſes, font VG la<noinclude>
<references/></noinclude>
m2780wfle5h37jli8gza2c1dto2wmt2
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2026-07-10T15:40:54Z
Homunculus simplex
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Homunculus simplex" /></noinclude>tre ; &, lorſqu’on change de
Ton, il ſe fait un bouleverſement
général, les Tons les plus ''eſpacés''
viennent à être remplacés par de
plus foibles, ceux qui ont une
moyenne ''efpace'' ſont relevés de
ſentinelle par d’autres qui en ont
une plus grande ou une moindre
à garder, il s’enſuit des juremens
exécrables ſur les Inſtrumens, qui
n’ont pas le ſecours des Chevilles
mobiles, ou qui manquent pour
les modérer d’une haleine auſſi
judicieuſement employée que celle
de Mr.{{lié}}''Blavet''.
Ainſi chaque fois qu’on change
de Ton, le déplacement des
parties met tout ſans-deſſus-deſſous
dans la prémière Octave, &
les autres qui en ſont la répétition.
Les Spéculatifs ont obſervé que
les cordes, ſelon qu’elles font plus
ou moins groſſes, font VG la<noinclude>
<references/></noinclude>
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Homunculus simplex
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Homunculus simplex" /></noinclude>tre ; &, lorſqu’on change de
Ton, il ſe fait un bouleverſement
général, les Tons les plus ''eſpacés''
viennent à être remplacés par de
plus foibles, ceux qui ont une
moyenne ''efpace'' ſont relevés de
ſentinelle par d’autres qui en ont
une plus grande ou une moindre
à garder, il s’enſuit des juremens
exécrables ſur les Inſtrumens, qui
n’ont pas le ſecours des Chevilles
mobiles, ou qui manquent pour
les modérer d’une haleine auſſi
judicieuſement employée que celle
de Mr.{{lié}}''Blavet''.
Ainſi chaque fois qu’on change
de Ton, le déplacement des
parties met tout ſans-deſſus-deſſous
dans la prémière Octave, &
les autres qui en ſont la répétition.
Les Spéculatifs ont obſervé que
les cordes, ſelon qu’elles ſont plus
ou moins groſſes, font VG la<noinclude>
<references/></noinclude>
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Sapcal22
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<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>bruit ; elle ouvrit doucement la porte, on
n’y fit pas attention. Elle passa la tête, et
vit l’oncle Adam assis sur son fauteuil, ses
lunettes sur le nez, les yeux fixés sur un
livre avec tant d’attention que tous ses
sens paroissoient entièrement captivés par
sa lecture. Gertrude toussa, mais inutilement ;
elle parla, c’étoit parler aux murs,
elle s’approcha tout près de lui, mais il
ne la vit pas ; à la fin elle se hasarda à
poser sa main sur son épaule, et… Guy
Mannering tomba sur le plancher.
— Vous semblez prendre beaucoup d’intérêt
à votre lecture, dit lady Rossville en
lui présentant le volume.
M. Ramsay rougit de honte, et il répondit
en affectant un ton d’indifférence :
— Oh !… voyez-vous,… toutes ces babioles…
je venois justement… Parbleu ! il
faut être bien désœuvré pour se mettre à
écrire de pareilles fadaises.
— L’auteur n’est guère habitué à voir
traiter ainsi ses ouvrages, dit lady Rossville
en souriant ; et personne ne doit<noinclude>
<references/></noinclude>
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Sapcal22
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>rougir d’avouer l’intérêt que lui font éprouver
ces productions admirables du génie.
— L’intérêt ! bah ! on a, je crois, assez de
choses auxquelles on puisse s’intéresser dans
ce monde ; je suis sûr qu’il n’y a pas un mot
de vrai dans tout cela. Je ne conçois pas
comment un homme peut inventer toutes
ces histoires… ; je ne puis souffrir ce coquin
de Glossin. Je donnerois tout à
l’heure mille livres sterling de ma poche
pour voir pendre ce misérable, si ce n’étoit
encore lui faire trop d’honneur !
— Eh bien consolez-vous, dit lady
Rossville ; car il lui arrive encore pis.
— Parbleu, j’en suis charmé ! car si ce
scélérat étoit resté tranquillement en possession
du bien, je crois en vérité que
j’aurois jeté le livre au feu. Puis, honteux
de la véhémence qu’il montroit pour une
pareille cause, il ajouta d’un ton de mauvaise
humeur : — Mais, après tout ce ne
sont que des sottises, et je ne veux pas
m’en remplir la tête plus long-temps.
Lady Rossville lui annonça alors avec les<noinclude>
<references/></noinclude>
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Sapcal22
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>plus grands ménagemens l’arrivée des Waddell ;
mais elle eut beau faire, c’étoit un
événement qui ne pouvoit manquer de
mettre en mouvement toute la bile de
M. Ramsay. Il garda quelque temps le silence ;
il se promenoit à grands pas dans
la chambre, se frottoit le front, comme s’il
ne savoit quel parti prendre. Enfin, il s’arrêta
et répondit :
— Je sais bien ce qui les amène ici.
Cette Isabelle, toute folle qu’elle est, est
aussi rusée qu’un démon ; mais vous pouvez
lui dire de ma part que tout cela n’avancera
à rien ; qu’elle n’aura jamais un schelling
de moi ; elle peut y compter.
Gertrude essaya de défendre sa cousine
et de repousser des soupçons aussi humilians ;
mais l’oncle Adam l’arrêta court au
milieu de sa phrase :
— Eh bien ! si vous ne voulez pas le lui
dire, je le lui dirai moi-même. Je n’entends
pas être relancé de cette manière. Je ne
puis plus faire un pas sans avoir ce major
et sa moitié sur mes talons. Et en disant ces<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Froissart - Œuvres de Froissart, Chroniques, Tome 1, 1873.djvu/236
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M-le-mot-dit
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="M-le-mot-dit" />{{Numérotation|SECONDE RÉDACTION|226|}}</noinclude>arrivée à Paris et son retour devant Bristol. Dans le texte se trouvent quelques petites miniatures, parmi lesquelles on peut citer celles qui représentent le combat de Cadzand et la bataille de l’Écluse. Une main assez récente y a ajouté un écu d’azur à la barre échiquetée de gueules et d’or accompagnée de deux étoiles d’or. À deux colonnes. Écriture du commencement du {{s|XV}}
sans chapitres. Divisé en quatre parties. Deux volumes in-folio couverts de velours vert.
Incipit : ''Afin que honnourables avenues et nobles aventures faictes d’armes, lesquelles sont avenues par les guerres de France et d’Angleterre, soient noblement registrées''{{Lié|, etc.}}
Explicit : ''sur l’enclos, de Constentin.''
Rubrique : ''Cy commencent les croniques que fist maistre Jehan Froissart, qui parlent des nouvelles guerres de France et d’Angleterre, d’Escose, d’Espaigne et de Bretaigne, lesquelles sont divisées en quatre parties.''
Au commencement de la seconde partie, une troupe de chevaliers portant l’hermine sur leur écu assiége une forteresse. On avait écrit au bas du feuillet : « Soit ycy une grant chevauchée de gens d’armes devant une ville. » Au commencement de la troisième partie on voit une miniature qui représente le couronnement du roi Jean. Celle qui précède la quatrième, reproduit ses obsèques. Quelques religieux célèbrent l’office des morts. Une femme couverte d’un manteau bleu fleurdelysé prie : derrière elle se trouvent quelques personnages avec vêtements et capuchons noirs.
Ce manuscrit est interpolé. On y lit, au chapitre de la mort de Marcel, que « messire Jehan de Chargny le « féri d’une hache en la teste. »<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Le Blanc Hubert - Défense de la basse de viole contre les entreprises du violon et les pretentions du violoncel - 1740.djvu/146
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Homunculus simplex
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « Quinte, à différens dégrés d’éloignement du Chevalet mobile du Monocorde, ils en concluent une impoſſibilité de juſteſſe dans la Touche, qui eſt une Ligne de traverſe ſervant pour ſept cordes, dont pas une ne ſe reſſemble en groſſeur. La réponſe eſt que les Loix pour la corde de boyau font toutes variables. Deux cordes de même groſſeur, claires comme criſtal de roche, feront la Quinte à un dégré conſidérablement différent e... »
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Homunculus simplex" /></noinclude>Quinte, à différens dégrés d’éloignement
du Chevalet mobile du
Monocorde, ils en concluent une
impoſſibilité de juſteſſe dans la
Touche, qui eſt une Ligne de traverſe
ſervant pour ſept cordes,
dont pas une ne ſe reſſemble en
groſſeur.
La réponſe eſt que les Loix
pour la corde de boyau font toutes
variables. Deux cordes de
même groſſeur, claires comme
criſtal de roche, feront la Quinte
à un dégré conſidérablement
différent en avant & en arrière,
ſans qu’il ſoit poſſible d’en deviner
la raiſon, ni pourquoi la corde
la plus tranſparente ſans le
moindre nœud ſera ſauſſe, pendant
que ſa compagne laide, obſcure,
quelquefois pleine de ſauts,
ſera juſte ; ainſi marchant à l’aveugle
de la part de l’eſprit, l’expérience
ſert de guide. Deux at-<noinclude>
<references/></noinclude>
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15914021
15913803
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Homunculus simplex
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Homunculus simplex" /></noinclude>Quinte, à différens dégrés d’éloignement
du Chevalet mobile du
Monocorde, ils en concluent une
impoſſibilité de juſteſſe dans la
Touche, qui eſt une Ligne de traverſe
ſervant pour ſept cordes,
dont pas une ne ſe reſſemble en
groſſeur.
La réponſe eſt que les Loix
pour la corde de boyau ſont toutes
variables. Deux cordes de
même groſſeur, claires comme
criſtal de roche, feront la Quinte
à un dégré conſidérablement
différent en avant & en arrière,
ſans qu’il ſoit poſſible d’en deviner
la raiſon, ni pourquoi la corde
la plus tranſparente ſans le
moindre nœud ſera ſauſſe, pendant
que ſa compagne laide, obſcure,
quelquefois pleine de ſauts,
ſera juſte ; ainſi marchant à l’aveugle
de la part de l’eſprit, l’expérience
ſert de guide. Deux at-<noinclude>
<references/></noinclude>
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Sapcal22
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>mots, il recommença sa promenade, comme
pour donner ainsi le démenti à ses paroles.
— Je rumine dans ce moment, reprit-il,
si je déserterai la maison à l’instant même,
ou si je resterai au contraire pour les en
voir partir. Ses regards se dirigèrent sur
''Guy Mannering'', puis sur Lizzie Lundie,
et il ajouta : — Je ne veux pas qu’ils aient la
satisfaction de croire qu’ils m’ont fait déloger.
C’est tout ce qu’elle veut, je le sais ;
Eh bien ! je resterai en dépit d’elle.
Cette résolution magnanime une fois
formée, lady Rossville essaya de le décider
à descendre au salon avec elle ; mais pour
le coup ses efforts furent inutiles. Il déclara
que, tant que le dîner ne seroit sur table, il
ne bougeroit pas d’où il étoit ; et lady
Rossville, qui le connoissoit trop bien pour
pouvoir espérer de le faire changer d’opinion,
fut obligée de le laisser, et de chercher
à excuser de son mieux son absence.
À peine étoit-elle sortie que M. Ramsay
s’enferma à double tour pour prévenir de
nouvelles importunités ; et, après quelque<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Froissart - Œuvres de Froissart, Chroniques, Tome 1, 1873.djvu/237
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M-le-mot-dit
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="M-le-mot-dit" />{{Numérotation|DU LIVRE{{Lié}}{{Ier}}.||227}}</noinclude><nowiki />
Je dois la communication de ce manuscrit à {{M.|Gladstone}}, premier lord de la trésorerie, qui a eu l’obligeance de m’autoriser à l’examiner dans sa résidence de Downing-street.
{{T6|C.}}
Rubrique : ''Cy commencent les croniques que fit sire Jehan Froissart, lesquelles parlent des nouvelles guerres de France et d’Angleterre, d’Escoce et d’Espaigne et de Bretaigne, et sont divisées en quatre parties, dont le premier chapitre fait mention de la cause pour quoy elles sont faites.''
Incipit du prologue : ''Afin que honnourables avenues et nobles aventures faictes en armes, lesquelles sont avenues par les guerres de France et d’Angleterre soient noblement registrées.''
— Stonyhurst, Bibliothèque des {{RR. PP.}} de la Compagnie de Jésus. In-folio, vélin, à deux colonnes, écriture du commencement du {{s|XV}}. Vingt-cinq miniatures, dont quatre grandes. Divisé en quatre parties.
Ce manuscrit a été donné au collége de Stonyhurst par lord Arundel de Wardour qui mourut {{Lié|en 1834}}.
Rubrique : ''Cy commencent les croniques que fist sire Jehan Froissart, lesquelles parlent des nouvelles guerres de France et d’Angleterre, d’Escoce, d’Espaigne et de Bretaigne, et sont divisées en quatre parties, dont le premier chappitre fait mention de la cause pour quoy elles sont faittes.''
Incipit : ''Afin que honnourables adventures et nobles adventures faittes en armes, lesquelles sont advenues''<noinclude>
<references/></noinclude>
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Sapcal22
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>d’œil lancés à Lizzie, il se remit
à sa lecture avec plus d’ardeur que jamais.
Le colonel Delmour et M. Lyndsay
avoient joint la compagnie pendant l’absence
de Gertrude ; et elle fut de nouveau
tentée de rougir de ses parens, en voyant
les airs de hauteur et presque de protection
que le colonel prenoit avec eux, tandis que
le major pauvre s’évertuoit pour se mettre
à son niveau, et paroissoit encore dix fois
plus sot et plus embarrassé qu’à son ordinaire.
Il n’en étoit pas de même de Lyndsay ;
car, quoique ses manières ne fussent
pas moins nobles, loin de se faire valoir,
il se mettoit à la portée des personnes avec
lesquelles il se trouvoit, pour leur épargner
le sentiment pénible de leur infériorité.
Peut-être, s’il fût resté, le major et son
épouse seroient-ils bientôt sortis de l’état
de malaise où les tenoient les manières hautaines
du colonel ; mais on lui avoit annoncé
depuis quelque temps que ses chevaux
étoient prêts, et il partit pour se rendre
au château de lord Millbank.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Le Blanc Hubert - Défense de la basse de viole contre les entreprises du violon et les pretentions du violoncel - 1740.djvu/147
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Homunculus simplex
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « tentions, quand on monte une Viole, feront remédier à l’inconvénient objecté. 1. Que Chaque corde en particulier ait des vibrations, qui à l’œil ſe partagent en parties égales de part & d’autre, & ſe réuniffent ſans le tremblement de main des vieillards, des malades d’obſtructions, ou des perſonnes qui ont des tics. 2. De préſenter manuellement, avec l’aide d’une perſonne, la corde ſur le Sillet & ſur le Chevalet, & d’éprou... »
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Homunculus simplex" /></noinclude>tentions, quand on monte une
Viole, feront remédier à l’inconvénient
objecté.
1. Que Chaque corde en particulier
ait des vibrations, qui à
l’œil ſe partagent en parties égales
de part & d’autre, & ſe réuniffent
ſans le tremblement de
main des vieillards, des malades
d’obſtructions, ou des perſonnes
qui ont des tics.
2. De préſenter manuellement,
avec l’aide d’une perſonne, la
corde ſur le Sillet & ſur le Chevalet,
& d’éprouver ſur les Touches
ſi elle fait Tierce, Quinte,
Uniſſon & Octave, juſte avec ſes
voiſines, en pareil dégré de diſtance.
À force de changer, vous trouverez
ce qui vous accommode, à
cauſe que la différence d’une corde
à l’autre, quoique de même
apparence, eſt très conſidérable<noinclude>
<references/></noinclude>
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15913808
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Homunculus simplex
158836
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Homunculus simplex" /></noinclude>tentions, quand on monte une
Viole, feront remédier à l’inconvénient
objecté.
1. Que Chaque corde en particulier
ait des vibrations, qui à
l’œil ſe partagent en parties égales
de part & d’autre, & ſe réuniſſent
ſans le tremblement de
main des vieillards, des malades
d’obſtructions, ou des perſonnes
qui ont des tics.
2. De préſenter manuellement,
avec l’aide d’une perſonne, la
corde ſur le Sillet & ſur le Chevalet,
& d’éprouver ſur les Touches
ſi elle fait Tierce, Quinte,
Uniſſon & Octave, juſte avec ſes
voiſines, en pareil dégré de diſtance.
À force de changer, vous trouverez
ce qui vous accommode, à
cauſe que la différence d’une corde
à l’autre, quoique de même
apparence, eſt très conſidérable<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Viollet-le-Duc - Dictionnaire raisonné du mobilier français de l'époque carlovingienne à la Renaissance (1873-1874), tome 6.djvu/44
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X-Javier
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<noinclude><pagequality level="3" user="X-Javier" />{{nr|[ HARNOIS ]|— 34 —}}</noinclude><nowiki />
La figure 7<ref>D’un chapiteau déposé dans le musée de Toulouse ({{s|xii}}).</ref> montre une disposition de brides semblable à celle{{Img float
| file = Viollet-le-Duc - Dictionnaire raisonné du mobilier français de l'époque carlovingienne à la Renaissance (1873-1874), tome 6 (44a).jpg
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| large = 100%}} que donne la figure 6. De plus, cette sculpture donne aussi{{Img float
| file = Viollet-le-Duc - Dictionnaire raisonné du mobilier français de l'époque carlovingienne à la Renaissance (1873-1874), tome 6 (44b).jpg
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| align = center
| large = 100%}} une selle. Les deux sangles sont fixées sur les quartiers et sous le siège.<noinclude></noinclude>
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X-Javier
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="X-Javier" />{{nr|[ HARNOIS ]|— 34 —}}</noinclude><nowiki />
La figure 7<ref>D’un chapiteau déposé dans le musée de Toulouse ({{s|xii}}).</ref> montre une disposition de brides semblable à celle{{Img float
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Page:Ferrier - L Heritage Tome 4.djvu/136
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Sapcal22
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude><nowiki/>
— Savez-vous que je commence à trouver
M. Lyndsay fort bien, et qu’il a des manières
tout-à-fait aimables, dit mistress
Waddell d’un air de condescendance,
comme s’il ne lui manquoit que son approbation
pour être un homme accompli.
— Il se tient admirablement à cheval,
dit le major ; on diroit qu’il a servi dans
les dragons.
— Ferez-vous un tour aujourd’hui,
lady Rossville ? demanda brusquement le
colonel.
Comme il n’étoit plus question alors
d’aller à Bellevue, Gertrude répondit affirmativement,
et proposa à mistress Waddell
d’être de la partie.
— Oh ! il faut d’abord que vous obteniez
la permission de mon seigneur et maître.
Vous entendez, major ; on me propose
d’aller faire un tour de promenade ; qu’en
pensez-vous ? lui dit-elle en jetant un regard
de malice sur le reste de la société.
Le major parut aux abois.
— Mais vous savez, Isabelle, que la<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Froissart - Œuvres de Froissart, Chroniques, Tome 1, 1873.djvu/238
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M-le-mot-dit
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="M-le-mot-dit" />{{Numérotation|SECONDE RÉDACTION|228|}}</noinclude>''par les guerres de France et d’Angleterre, soient noblement registrées{{Lié|, etc.}}''
Explicit : ''sur le clos de Constentin.''
Au premier feuillet on voit une miniature à quatre tableaux. Le premier sujet nous montre Froissart s’inclinant devant le roi d’Angleterre et lui offrant un livre. Deux courtisans se tiennent derrière le roi qui porte une robe rouge ornée de léopards. Le second sujet représente Isabelle d’Angleterre accompagnée de deux dames et réclamant l’appui du roi de France Charles le Bel. Dans le troisième sujet la même princesse entourée de chevaliers et d’hommes d’armes aborde en Angleterre. Dans le quatrième elle assiége la ville de Bristol.
La seconde partie commence aux guerres de Bretagne et est précédée de la rubrique suivante :
''Comment le duc de Bretaigne mourut sans hoir masle, et des grans guerres qui à cause de ce advinrent.''
La troisième partie qui commence au combat de Raoul de Cahors {{Lié|en 1350}}, a aussi sa rubrique :
''Cy commence la tierce partie de ces présentes croniques et premièrement comment le roy Philippe trespassa à Nogent-le-Roy et comment Jehan son aisné fils fut couronné à Reims.''
Enfin la rubrique de la quatrième partie est conçue comme suit :
''Comment le corps du roy Jehan fut honnourablement ensepvely et de la pourvéance que le roy Charles fist à son commencement et comment les Françoys et les Angloys s’ordonnèrent à bataille à Cocherel.''
— Bibliothèque Nationale de Paris, {{n°|2663}} ({{Lié|ancien 8332}}). In-folio, vélin, écriture de la première moitié<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Ferrier - L Heritage Tome 4.djvu/137
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Sapcal22
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15913814
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>dernière fois que vous avez été à l’air
(c’étoit pour voir la nouvelle terre aux
ananas de lord Fairacre), vous avez certainement
pris du froid ; car vous pouvez
vous rappeler que lady Fairacre remarqua
le lendemain matin que vos yeux étoient
chargés ; et vous me paroissez un peu pâle
aujourd’hui, ma chère.
— Là vous voyez ; j’en étois sûre ! je
vous dis que je suis {{corr|entièremet|entièrement}} à ses ordres.
Mais, je vous en prie, que je ne vous empêche
pas d’aller faire un tour… avec votre
attentif, ajouta-t-elle en se penchant à l’oreille
de lady Rossville, qui, outrée d’une
pareille extravagance, se leva pour aller se
préparer à sortir, en invitant tous ceux
qui voudroient l’accompagner à en faire
autant.
À son retour elle vit que le major et le
colonel avoient seuls accepté son offre.
Lady Betty et mistress Saint-Clair, comme
mistress Waddell, n’alloient jamais se
promener que lorsqu’elles ne pouvoient
faire autrement ; et mis Pratt vouloit s’at-<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Le Blanc Hubert - Défense de la basse de viole contre les entreprises du violon et les pretentions du violoncel - 1740.djvu/148
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Homunculus simplex
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « en avant ou en arrière. Je le répète, il faut diſcernement, patience, & cordes à choiſir. La prémière précaution (ce qui eſt d’étrange en Muſique), dépend plus de l’Œil que de l’Oreille. ''Hurel'' autrefois & moi aujourdhui, aurions choiſi ce qu’il y a de bon chez un Lutier, en badinant avec les cordes dans nos doigts, exerçant ſeulement une vibration ſur chacune. ''Pierret'' voyant l’air dont je m’y prenois, ſans m’en laiſ... »
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Homunculus simplex" /></noinclude>en avant ou en arrière. Je le répète,
il faut diſcernement, patience,
& cordes à choiſir.
La prémière précaution (ce
qui eſt d’étrange en Muſique),
dépend plus de l’Œil que de l’Oreille.
''Hurel'' autrefois & moi
aujourdhui, aurions choiſi ce
qu’il y a de bon chez un Lutier, en
badinant avec les cordes dans nos
doigts, exerçant ſeulement une
vibration ſur chacune. ''Pierret'' voyant
l’air dont je m’y prenois,
ſans m’en laiſſer impoſer par la
tranſparence de ſes cordes comme
de la gélée, dit en parlant du
nés, qu’il ne me laiſſeroit pas
monter chez lui Viole ou Violon
à mon choix pour 15{{lié}}Francs,
comme je m’y connoiſſois. Auſſi
Mr.{{lié}}de ''B''*** reconnoiſſoit-il combien
ma Viole étoit montée plus
juſte que les ſiennes.
On ne doit pas ſe plaindre qu’on<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Froissart - Œuvres de Froissart, Chroniques, Tome 1, 1873.djvu/239
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M-le-mot-dit
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="M-le-mot-dit" />{{Numérotation|DU LIVRE{{Lié}}{{Ier}}.||229}}</noinclude>du {{s|XV}}, {{Lié|405 feuillets}}. Miniatures et lettres ornées. Sur une feuille de vélin blanc au commencement du volume, on a placé un écu écartelé aux armes de Derval, de France, de Laval-Montmorency et de Bourbon. On y a ajouté les armes de Béthune qui se retrouvent aussi sur la reliure.
Décrit Catalogue des manuscrits de la Bibliothèque Nationale de Paris, {{t.|I}}, {{pg|440}}.
Une grande miniature divisée en quatre sujets représente Froissart offrant sa chronique au roi d’Angleterre, Isabelle et son fils réclamant le secours de Charles le Bel, Isabelle abordant en Angleterre, et enfin le siége qu’elle mit devant Bristol.
Ce manuscrit est orné de quelques autres miniatures. Je mentionnerai celles qui reproduisent les funérailles de Philippe de Valois et le sacre du roi Jean, et surtout celle où Eustache de Saint-Pierre est représenté en chemise allant avec trois bourgeois remettre les clés de Calais à {{Roi|Édouard|III}}.
Rubrique : ''Cy commencent les croniques que fist sire Jehan Froissart, lesquelles parlent des nouvelles guerres de France, d’Angleterre et d’Escoce, d’Espaigne et de Bretaigne, et sont divisées en quatre parties, dont le premier chapitre fait mention de la cause pour quoy elles sont faites.''
Incipit : ''Affin que honnourables avenues et nobles aventures faittes en armes, lesquelles sont avenues par les guerres de France et d’Angleterre, soient noblement enregistrées'' (au lieu de : ''registrées'').
Explicit : ''le clos de Costentin.''
Au bas du {{Lié|folio 405}} verso on lit : ''Ce livre donna mes''-<noinclude>
<references/></noinclude>
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Sapcal22
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>tacher si assidûment aux pas de la nouvelle
veuve, elle avoit tant à dire, tant à
dire, que, contre son usage, elle résolut
de rester à poste fixe pour toute la journée.
— Major Waddell, s’écria mistress
Saint-Clair du ton le plus injurieux au moment
où ils alloient sortir, rappelez-vous
que je vous confie exclusivement lady
Rossville. Gertrude, vous ferez voir au
major les beautés du parc, et vous lui demanderez
son avis sur les améliorations
que vous projetez.
— Vous voyez, major, à quoi vous vous
exposez par vos tendres inquiétudes pour
moi, lui dit sa femme, assez peu flattée
de cet arrangement qui lui sembloit empiéter
un peu sur ses priviléges.
Lady Rossville et le colonel étoient trop
contrariés de se voir donner ainsi un
mentor pour dire la moindre chose ; et
le colonel avisoit déjà aux moyens de le
congédier, tandis que la comtesse hésitoit
si elle ne se borneroit pas à faire un tour
ou deux sur la pelouse devant le château,<noinclude>
<references/></noinclude>
1spb4bfhz42aqywnf0cnq6bqth3ec58
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Sapcal22
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>lorsqu’au moment où ils traversoient la
cour, on entendit une voix qui rappeloit
vivement le major, et bientôt mistress
Waddell parut elle-même sur le vestibule,
livrée à une violente agitation.
— Eh bien ! major, je crois vraiment
que vous alliez sortir sans votre manteau,
quand vous savez très-bien que vous étiez
si enrhumé ce matin que je pouvois à peine
entendre ce que vous disiez ?
— Allons, ma bonne amie, au nom du
ciel, tranquillisez-vous, lui dit tout bas le
major.
— Non, major, c’est impossible, à
moins que vous ne mettiez votre manteau.
— Mais je vous assure que je m’enrhumerai
plutôt avec mon manteau que si je
n’en ai pas. En vérité, il fait si chaud aujourd’hui
qu’on se croiroit presque au
Bengal. Je vous assure que je ne pourrois
supporter…
— Mais, major, quand je vous dis…
— Allons, allons, ma bonne amie, n’en
dites pas davantage. De grâce tranquil-<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Froissart - Œuvres de Froissart, Chroniques, Tome 1, 1873.djvu/240
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M-le-mot-dit
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="M-le-mot-dit" />{{Numérotation|SECONDE RÉDACTION|230|}}</noinclude>''sire Tangui du Chastel à Jehan, sire de Derval'', et plus loin : ''À hault et puissant seigneur monseigneur de Derval appartient ce livre.''
Une main plus récente a ajouté la table des chapitres.
Ce manuscrit quoique ancien est peu correct notamment en ce qui touche les désignations géographiques. On y lit : L’Aigle pour Laille, Harton pour Hasnon{{Lié|, etc.}}
Ce texte fait partie du manuscrit en deux volumes qui a appartenu à Tannegui du Chastel.
— Bibliothèque Nationale de Paris, {{n°|2674}} ({{Lié|ancien 8343}}) vélin, in-folio, écriture de la fin du {{s|XV}}. {{Lié|324 feuillets}}. Pas de table de chapitres. On y lit ces mots d’une écriture de la fin du {{s|XVI}}, « Ce livre est à monsieur de Tournon, seigneur de Beauchastel. »
Le sommaire indique la division en quatre parties qu’on a oublié de faire figurer dans le texte.
Texte incorrect et abrégé en plusieurs endroits. Décrit Catalogue des manuscrits de la Bibliothèque Nationale de Paris, {{t.|I}}, {{pg|441}}.
Rubrique : ''Cy commencent les croniques que fist sire Jehan Froissart, lesquelles parlent des nouvelles guerres de France, d’Angleterre et d’Espaigne et de Bretaigne, et sont divisées en quatre parties, dont le premier chapitre fait mention de la cause pour quoy elles sont faites.''
Incipit : ''Affin que honnourables avenues et notables'' (''sic'') ''aventures faittes en armes, lesquelles sont avenues par les guerres de France et d’Engleterre, soyent noblement registrées.''
Explicit : ''le clous de Costentin.''
Ce manuscrit a peu de valeur.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Demoustier - Le divorce, Paris, Maradan, 1795.djvu/17
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Organophone
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Organophone" /></noinclude>THÉRÈSE, ''sèchement''.
Hélas! non.
GUILLAUME, ''trés-vivement''.
Eh bien! madame, eh bien! le remède est facile.
THÉRÈSE, ''avec dépit''.
Et vous ne demandez pas mieux
Que de l’employer?
GUILLAUME.
Moi?... vous le savez, grands dieux!
THÉRÈSE, ''à part''.
J’en mourrai de douleur.
MARTIN, ''les prenant tous deux par la main''.
La plainte est inutile
Dès que l’on peut agir; voisins, examinons
Votre cœur, votre état, vos droits, et raisonnons:
Vous vous êtes unis pour vivre heureux ensemble;
Vous aviez trouvé le bonheur.
Vous ne le trouvez plus? dénouez sans humeur.
Et de concert, le nœud qui vous rassemble.
Nous nous aimons? formons le lien le plus doux.
La nature, l’amour, la loi nous y convie;
Passons ensemble notre vie...
Nous ne nous aimons plus? adieu, séparons-nous.
''(à Guillaume.) (à Thérèse.)''
Voilà les droits de l’homme, ainsi que de la femme.
GUILLAUME, ''vivement''.
Vous pouvez en user, madame.
THÉRÈSE.
C’est mon projet, monsieur.
GUILLAUME.
C’est mon projet aussi;
Je veux l’exécuter demain..... dès aujourd’hui.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Le Blanc Hubert - Défense de la basse de viole contre les entreprises du violon et les pretentions du violoncel - 1740.djvu/149
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Homunculus simplex
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « ait à raccorder, cela n’arrive guère plus ſouvent ſur la Baſſe de Viole que ſur le Violon, & le Violoncel ; car non ſeulement ils ſont ſujets à ce qu’on y touche quelque choſe à chaque Sonate ; mais Mr.{{lié}}''Le Cler'' remarque que la ſouveraine juſteſſe demande qu’on le faſſe à chaque membre qui la compoſe. Les partiſans de la juſteſſe tant vantée du Violon n’ont que faire de ſonger à y comprendre le Violoncel, ſous pré... »
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Homunculus simplex" /></noinclude>ait à raccorder, cela n’arrive
guère plus ſouvent ſur la Baſſe
de Viole que ſur le Violon, & le
Violoncel ; car non ſeulement
ils ſont ſujets à ce qu’on y touche
quelque choſe à chaque Sonate ;
mais Mr.{{lié}}''Le Cler'' remarque que
la ſouveraine juſteſſe demande
qu’on le faſſe à chaque membre
qui la compoſe.
Les partiſans de la juſteſſe tant
vantée du Violon n’ont que faire
de ſonger à y comprendre le Violoncel,
ſous prétexte qu’il n’a
point de Touches, parce que ſi la
fauſſeté n’y eſt pas à la vérité d’une
conſéquence de néceſſité, elle
y eſt trop ſouvent d’une d’infaillibilité.
Qu’ils ſachent que deux raiſons
obligent ſur ces Inſtrumens, auſſi
bien que ſur la Viole, d’accorder
ſur le total du Ton où l’on va
jouer. La prémière que les Loix<noinclude>
<references/></noinclude>
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Sapcal22
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>lisez-vous… Mais ce manteau est si horriblement
lourd ! pesez-le, je vous prie.
— Mais quand je vous dis, major…
— Allons, ma chère, j’y consens ; je
suis prêt à tout pour vous faire plaisir ; et
le pauvre major endossa le manteau, tandis
que mistress Waddell relevoit le collet,
mettoit les agrafes, et l’étouffoit littéralement
à force de soins et d’attentions.
— Je vous recommande, major, de
bien vous envelopper, et sous aucun prétexte
ne rabattez pas le collet. Me le promettez-vous ?
— Mais, ma chère Bell…
— Mais, major, j’exige…
— Eh bien ! soit dit le pauvre major
tout haletant, je vous le promets.
— Ah ! maintenant, je me sens tout à
l’aise, dit mistress Waddell.
— Je voudrois pouvoir en dire autant,
pensa le major en sortant pour rejoindre
lady Rossville et le colonel, qui avoient
profité de ce petit colloque conjugal pour
s’échapper. Il paroît qu’ils ont pris les<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Froissart - Œuvres de Froissart, Chroniques, Tome 1, 1873.djvu/241
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M-le-mot-dit
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="M-le-mot-dit" />{{Numérotation|DU LIVRE{{Lié}}{{Ier}}.||231}}</noinclude><nowiki />
— Bibliothèque de la ville de Besançon.
Nous réservons à la description de ce manuscrit un chapitre spécial.
Rubrique : ''Cy commencent les rubriques du premier volume des croniques que fist sire Jehan Froissart, lesquelles parlent des nouvelles guerres de France, d’Angleterre, d’Escoce, d’Espaigne et de Bretaigne.''
Incipit : ''Afin que honourables advenues et nobles aventures faites en armes, lesquelles sont advenues par les guerres de France et d’Angleterre, soient noblement registrées.''
Explicit : ''le clos de Constentin.''
{{T6|D.}}
Rubrique : ''Cy commencent les croniques de sire Jehan Froissart contenans les nouvelles guerres de France et d’Angleterre.''
Incipit : ''Afin que honourables avenues et nobles adventures faictes en armes, lesquelles sont advenues par les guerres de France et d’Angleterre, soient noblement registrées.''
La date du combat d’{{Roi|Édouard|III}} est fixée comme suit : ''Le premier jour de janvier.''
Subdivision en quatre parties.
— Bibliothèque Nationale de Paris, {{n°|2649}} ({{Lié|ancien 8324}}), in-folio, vélin, écriture de la fin du {{s|XIV}}. {{Lié|417 feuillets}}. Pas de table de chapitres. Miniatures et lettres ornées. La première miniature est divisée en quatre tableaux. Dans le premier un chanoine vêtu de pourpre, l’aumusse sur l’épaule, offre son livre à un prince qui porte une couronne et une robe ornée de léopards. Ce<noinclude>
<references/></noinclude>
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Sapcal22
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>d’inquiétudes. L’amour est une passion,
et vous voulez qu’il soit calme et tranquille.
— Je ne crois pas du moins qu’il puisse
exister sans la confiance ; et pour moi, je
ne doute pas plus de votre fidélité que de
la mienne.
— Mais on fera tout pour détruire cette
confiance. Votre mère est ambitieuse,
Gertrude, elle désire pour vous une alliance
plus brillante ; elle me trouve indigne de
vous, et je n’ai pas la présomption de dire
qu’elle ait tort.
— On ne peut du moins m’ôter la liberté
du choix et elle sait que le mien est
fait, dit la comtesse en rougissant.
— Mais il n’est pas approuvé. Ah ! Gertrude,
plût à Dieu que vous m’aimassiez
comme je vous aime ! Vous sentiriez alors
combien sont amers les chagrins de l’absence ;
et vous ne me parleriez plus d’une
séparation, qui est pour moi cent fois pire
que la mort.
— Mais cette séparation n’est que dans<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Le Blanc Hubert - Défense de la basse de viole contre les entreprises du violon et les pretentions du violoncel - 1740.djvu/150
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Homunculus simplex
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « de la Nature exigeant que les Octaves ſoient juſtes, & les Quintes foibles, le ''la'' qu’on donne pour accorder comme une ſelle à tous chevaux, eſt une ineptie, il n’eſt bon que pour jouer en ''Amila'', il faut donner ''ut'' & ſes Médiantes Majeures ou Mineures pour jouer en ''C ſol ut'', &c. ; & méme ſur le Violon conformer un peu les cordes à vuide aux endroits où l’on a accoutumé de poſer les doigts ſur la totalité du Ton. On eſt obli... »
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Homunculus simplex" /></noinclude>de la Nature exigeant que les Octaves
ſoient juſtes, & les Quintes
foibles, le ''la'' qu’on donne pour
accorder comme une ſelle à tous
chevaux, eſt une ineptie, il n’eſt
bon que pour jouer en ''Amila'', il
faut donner ''ut'' & ſes Médiantes
Majeures ou Mineures pour jouer
en ''C ſol ut'', &c. ; & méme ſur le
Violon conformer un peu les
cordes à vuide aux endroits où
l’on a accoutumé de poſer les
doigts ſur la totalité du Ton.
On eſt obligé tant ſur le Violon
& le Violoncel, que ſur la
Viole, de ſacrifier à la corde du
Ton où l’on entre, tant ſoit peu
des autres : par ce moyen on parviendra
mieux à la juſteſſe (moralement
parlant) du tout, en
prenant ſur la juſteſſe phyſique de
toutes les parties comparées enfemble,
qu’en donnant à chaque
corde iſolée ſa perfection Arith-<noinclude>
<references/></noinclude>
3hms4vb10l8nsj2dei08muqtrqn3vie
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Sapcal22
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/* Corrigée */
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>les fatigues du jour pour prendre aucune
part à ce qui se passoit, et il restoit dans
l’apathie la plus complète.
— Voyez donc comme votre nièce mistress
Waddell est jolie ! dit mis Pratt à l’oreille
de l’oncle Adam, tandis qu’ils s’acheminoient
ensemble vers la salle à manger.
— Jolie ! qu’est-ce donc qui la rend jolie,
avec sa figure de papier mâché ?
— Ah ! il est vrai qu’elle ne ressemble pas
à lady Rossville ; mais aussi où trouver sa
pareille ? Des traits si distingués ! une physionomie
si expressive ! voyez : elle n’a
dans ses cheveux que cette branche de
myrte qu’elle a été cueillir dans le jardin
avant le dîner. Eh bien ! n’est-elle pas
cent fois mieux que mistress Waddell,
malgré son aigrette de perles fines qui doit
lui avoir coûté bien des roupies d’or ! En
vérité, comme diroit Anthony Whyte,
elle est tout-à-fait classique.
— Je vous prie de n’établir aucune
comparaison entre elles, dit M. Ramsay
en l’interrompant d’un air d’impatience,<noinclude>
<references/></noinclude>
6zpljpt5h6ln5so79plg2fx2f0504ck
Page:Demoustier - Le divorce, Paris, Maradan, 1795.djvu/18
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Organophone
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/* Corrigée */
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Organophone" /></noinclude>THÉRÈSE, ''très-vivement''.
''(à Martin.)''
Et moi, dès ce moment! Rendez-moi le service
D’aller chercher le juge.
''(Martin feint d’hésiter.)''
GUILLAUME, ''le pressant''.
Allez!
MARTIN, d’un ton hypocrite.
Hélas! j’y vais.
C’est un rôle pénible; mais
Je crois sincèrement vous rendre un bon office.
<hr>
SCÈNE VI.
THERESE, GUILLAUME.
GUILLAUME.
C’est vous qui me forcez à cette extrémité.
THÉRÈSE.
C’est vous-même, monsieur.
GUILLAUME.
C’est votre caractère.
Insupportable.
THÉRÈSE.
Oui, j’ai de la vivacité;
Et si vous en souffrez, j’en souffre la première.
Mais votre caractère est-il moins emporté?
Depuis dix ans, n'ai-je pas supporté
Vos inconstances, vos folies,
Vos inégalités et vos bizarreries,
Et votre humeur, et votre autorité?...
Mais, malheureuses que nous sommes,
Le préjugé cruel nous défend de gémir.<noinclude>
<references/></noinclude>
lke6jvgsr7qvooo4xvhw5jjc19a9f3m
Page:Angran de Rueneuve - Observations sur l agriculture et le jardinage, 1712, tome 1.djvu/204
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Narilora
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/* Non corrigée */
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Narilora" /></noinclude>il ne leur faut qu’un terroir qui ait quatorze
à quinze pouces au plus de profondeur.
Pour y planter un Poirier greffé
sur Coignassïer, il suffira qu’il en ait
deux pieds ; mais si cet Arbre est greffé
sur franc, il faudra absolument qu’il y
en ait trois & demi, parce que ses racines
piquent fort profondement dans la
terre ; ce que ne font point celles de
Poirier greffé sur Coignassier.
{{sc|Franc}}, se dit en terme de Jardinage, des
Poiriers venus de pépin ou d’autres qui proviennent
des greffes prises sur de bons Poiriers, lesquelles
on applique sur des Poiriers sauvages. Lorsque
l’on coupe une greffe sur un Sauvageon, &
qu’on l’applique sur le même sujet, cela sîgnifie
greffer franc sur franc, & voila l’origine des nouveaux
fruits que l’on voit de temps en temps.
Plus souvent on rapplique cette Greffe sur le
même sujet ; plutôt le fruit qu’il devra produire
deviendra & plus gros & d’un plus fin relief, parce
que l’acreté de ce fruit se perdant peu à peu
il devient plus doux à mesure qu’il devient
gros, son suc se raffinant comme l’or fait dans
la fournaise. Pour faire perdre en peu d’années
cette acreté à un fruit provenant d’une greffe prise
sur un Poirier sauvage, on en prendra une
sur un dont les feüilles soient un peu larges &
epaisses, qu’on appliquera sur une branche d’Arbre
qui produit un fruit doux & sucré, comme
sont les Poires de Rousselet, Bonchrétien musqué,
Messire-Jean, Orange musquée & quelques
autres. Ce mot de Franc se dit en Grec {{lang|grc|απιος}},<noinclude>
<references/></noinclude>
dz57n5qswsbjsoh7u1s0ejeeem7gf2j
Page:Ferrier - L Heritage Tome 4.djvu/192
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15913830
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Sapcal22
420
/* Corrigée */
15913830
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>partiroit avec eux pour Thornbank, où
elle fit entendre qu’elle ne pourroit rester
long-temps, parce que lady Wellwood et
lady Restall, dès qu’elles apprendroient
qu’elle étoit dans les environs, n’auroient
pas un instant de répit qu’elles ne la
tinssent dans leur château.
Ce point important une fois arrêté, il
s’agissoit de faire le plus de fracas possible
pour annoncer son départ, afin de ne point
paroître faire une retraite forcée par suite
des propos que cet impudent colonel avoit
tenus. Baisser tristement la tête, se montrer
humiliée et confondue, et s’éclipser
sans bruit, comme si elle se tenoit pour
battue, c’eût été lui donner trop de satisfaction.
Elle se mit au contraire ouvertement
à l’ouvrage, agita toutes les sonnettes,
appela tous les domestiques, donna
des ordres à haute voix, mais avec calme,
parla des apprêts de son départ à lady
Betty et à mistress Saint-Clair, et finit
par se rendre dans le salon où elle avoit<noinclude>
<references/></noinclude>
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Homunculus simplex
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « La ſeconde raiſon eſt qu’il n’y a pas un ſeul homme ſur le Violon, & encore moins ſur le Violoncel, qui faſſe précisément un Ton comme un autre le fait, ni qui mette entre les Tons les mêmes diſtances employées par cet autre. La preuve de la non-conformité eſt, que deux grands Violons ne joueront jamais enſemble un ''ſolo'' fans ſe donner des démentis en bien des endroits, à cauſe de la double différence du ''Citra'' & de l’''Ultra... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="Homunculus simplex" /></noinclude>La ſeconde raiſon eſt qu’il n’y
a pas un ſeul homme ſur le Violon,
& encore moins ſur le Violoncel,
qui faſſe précisément un
Ton comme un autre le fait, ni qui
mette entre les Tons les mêmes
diſtances employées par cet autre.
La preuve de la non-conformité
eſt, que deux grands Violons
ne joueront jamais enſemble un
''ſolo'' fans ſe donner des démentis
en bien des endroits, à cauſe de
la double différence du ''Citra'' &
de l’''Ultra'' dans la manière d’avancer
le doigt, laquelle reſte ſimple
à l’égard du milieu proportionel
quand on joue ſeul.
La Baſſe a beſoin d’une bien autre
indulgence à cauſe des eſpacemens en l’air dans les doigts qui
voltigent. Ainſi la qualité d’étre
ſans Touches, réclamée vainement
comme une perfection naturelle
au Violoncel, devient un vice par<noinclude>
<references/></noinclude>
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Homunculus simplex
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a pas un ſeul homme ſur le Violon,
& encore moins ſur le Violoncel,
qui faſſe précisément un
Ton comme un autre le fait, ni qui
mette entre les Tons les mêmes
diſtances employées par cet autre.
La preuve de la non-conformité
eſt, que deux grands Violons
ne joueront jamais enſemble un
''ſolo'' ſans ſe donner des démentis
en bien des endroits, à cauſe de
la double différence du ''Citra'' &
de l’''Ultra'' dans la manière d’avancer
le doigt, laquelle reſte ſimple
à l’égard du milieu proportionel
quand on joue ſeul.
La Baſſe a beſoin d’une bien autre
indulgence à cauſe des eſpacemens en l’air dans les doigts qui
voltigent. Ainſi la qualité d’étre
ſans Touches, réclamée vainement
comme une perfection naturelle
au Violoncel, devient un vice par<noinclude>
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Denis Gagne52
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La ſeconde raiſon eſt qu’il n’y
a pas un ſeul homme ſur le Violon,
& encore moins ſur le Violoncel,
qui faſſe précisément un
Ton comme un autre le fait, ni qui
mette entre les Tons les mêmes
diſtances employées par cet autre.
La preuve de la non-conformité
eſt, que deux grands Violons
ne joueront jamais enſemble un
''ſolo'' ſans ſe donner des démentis
en bien des endroits, à cauſe de
la double différence du ''Citra'' &
de l’''Ultra'' dans la manière d’avancer
le doigt, laquelle reſte ſimple
à l’égard du milieu proportionel
quand on joue ſeul.
La Baſſe a beſoin d’une bien autre
indulgence à cauſe des eſpacemens en l’air dans les doigts qui
voltigent. Ainſi la qualité d’être
ſans Touches, réclamée vainement
comme une perfection naturelle
au Violoncel, devient un vice par<noinclude>
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Homunculus simplex
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La ſeconde raiſon eſt qu’il n’y
a pas un ſeul homme ſur le Violon,
& encore moins ſur le Violoncel,
qui faſſe précisément un
Ton comme un autre le fait, ni qui
mette entre les Tons les mêmes
diſtances employées par cet autre.
La preuve de la non-conformité
eſt, que deux grands Violons
ne joueront jamais enſemble un
''ſolo'' ſans ſe donner des démentis
en bien des endroits, à cauſe de
la double différence du ''Citra'' &
de l’''Ultra'' dans la manière d’avancer
le doigt, laquelle reſte ſimple
à l’égard du milieu proportionel
quand on joue ſeul.
La Baſſe a beſoin d’une bien autre
indulgence à cauſe des eſpacemens en l’air dans les doigts qui
voltigent. Ainſi la qualité d’{{Corr|étre|être}}
ſans Touches, réclamée vainement
comme une perfection naturelle
au Violoncel, devient un vice par<noinclude>
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Sapcal22
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>fectivement elle avoit tort. Que voulez-vous
que je fasse ?
— Non, Gertrude, il ne m’appartient pas
de régler votre conduite. J’aurois voulu
pouvoir vous cacher tout ce que vous me
faisiez souffrir ; mais lorsque vous voulez
me forcer à devenir l’ami d’un homme qui,
malgré nos vœux mutuels, ose vous aimer…
— Mais ce sont des chimères que vous
vous faites ?
— Non, je suis certain de ce que je
vous dis. Est-il possible, Gertrude, que
vous soyez assez aveugle pour n’en avoir
pas été frappée mille fois ?
— Plût à Dieu que je fusse en effet
aveugle pour ne pas voir les élémens de
discorde qui menacent pour jamais ma
tranquillité ! dit lady Rossville avec émotion.
Que je serois heureuse si je n’avois
sans cesse à combattre les préjugés et les
passions des autres ; et combien il est désolant
pour moi de voir tous ceux que
j’aime toujours en opposition ! Si c’est la
conséquence nécessaire de la fortune et de<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Froissart - Œuvres de Froissart, Chroniques, Tome 1, 1873.djvu/242
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M-le-mot-dit
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="M-le-mot-dit" />{{Numérotation|SECONDE RÉDACTION|232|}}</noinclude>prince paraît jeune. Nous y reconnaissons {{Roi|Richard|II}}. Dans le second tableau, un vaisseau voguant à pleines voiles transporte d’Angleterre en France la reine Isabelle et son fils Édouard ; dans le troisième, la même reine présente son fils à Charles le Bel ; dans le quatrième, elle assiége Bristol.
Deux autres miniatures qui représentent les funérailles du roi Jean et le couronnement de Philippe de Valois, sont placées au commencement de la seconde partie.
Décrit Catalogue des manuscrits de la Bibliothèque Nationale, {{t.|I}}, {{pg|438}}.
Ce manuscrit a appartenu à Claude Dupuy dont il porte la signature. C’est l’un des bons manuscrits du premier livre.
Rubrique : ''Cy commencent les croniques de sire Jehan Froissart, contenons les nouvelles guerres de France, d’Angleterre, d’Escosse, d’Espaigne, d’Alemaigne, de Navarre, de Bretaigne, et sont divisées en quatre parties, et premier le prologue de l’aucteur.''
Incipit : ''Affin que honnorables avenues et nobles aventures faites en armes, lesquelles sont advenues par les guerres de France et d’Angleterre, soient noblement registrées.''
Ce manuscrit finit par les mots : ''ains passèrent oultre et prindrent…'' ({{Lié|Tome VIII}}, {{pg|400}}.) Il y manque un cahier qui se terminait sans aucun doute par les mots : ''clos de Constentin.''
— British Muséum, Arundel, {{n°|67¹}}. In folio, vélin, orné de miniatures, à deux colonnes. Rubriques des chapitres en encre rouge. Écriture du commencement ou du milieu du {{s|XV}}. {{Lié|373 feuillets}} formant {{Lié|227 chapitres}}.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Au pays de l’érable/Les bœufs
0
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15913838
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Raymonde Lanthier
75548
Section.
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wikitext
text/x-wiki
{{TextQuality|100%}}
<pages index="Société Saint-Jean-Baptiste - Au pays de l'érable (quatrième concours littéraire), 1919.djvu" from="33" to="50" header=1 />
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Page:Ferrier - L Heritage Tome 4.djvu/207
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Sapcal22
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>jamais il n’a pris avec moi le langage d’un
amant. Dans plusieurs occasions il s’est
montré mon ami, et comme tel j’aurai
toujours de l’attachement pour lui ; ainsi
donc, mon cher Delmour, n’empoisonnez
plus mon bonheur par une injuste jalousie.
Le temps est passé, ajouta-t-elle, avec un
sourires, où Lyndsay auroit pu songer à
m’aimer.
— Mais je vous assure qu’il vous aime,
Gertrude ; le trouble que lui a fait éprouver
mon arrivée ne m’a que trop décelé son
amour. Il prévoyoit que ses plans alloient
être déjoués, il savoit que je déteste les
sourdes menées, et que j’irois droit au but
pour m’assurer l’objet de mes vœux. Je
l’ai fait ; vous m’avez promis d’être à moi,
il le sait, et cependant il voudroit me ravir
votre cœur. Et vous, Gertrude, est-il bien
à vous de continuer à l’encourager et de le
combler d’attentions ?
— Que puis-je faire ? demanda la comtesse,
qui commençoit à se persuader qu’ef-<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Angran de Rueneuve - Observations sur l agriculture et le jardinage, 1712, tome 1.djvu/205
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Narilora
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Narilora" /></noinclude>derive d’{{lang|grc|Αρια}}, Province de Peloponese, où il
y avoit dts Arbres francs en abondance.
Aprés que la terre d’un Jardin fruitier
destiné pour y planter des Poiriers greffez
sur franc, aura été approfondie comme
il faut, on la dressera au niveau selon
sa pente naturelle, afin que ces Arbres
ne soient ni trop haut, ni trop bas
plantez. S’ils l’étoient trop haut, ils ne
manqueroient pas de pousser du sauvageon ;
& s’ils l’étoient trop bas, le Soleil
ne pourroit penetrer jusquà leurs racines.
Pour bien approfondir une terre, il
faut, si elle paroît bonne, & s’il y a
beaucoup de pierres, la passer à la claye.
Si on ne faisoit pas ce travail, la terre
quoyque substancielle, ne pourroit faire
produire aux Arbres que l’on y planteroit,
de beaux jets. Cette claye que
l’on tiendra un peu couchée, sera soutenuë
par derriere avec un bâton. Et une
personne un peu robuste prendra cette
terre avec la péle, & la jettera avec
force contre la claye. La terre passera
à travers ses bâtons, & les pierres
tomberont aux pieds de cette personne.
L’on continuera jusqu’à ce qu’il
y ait assez de terre passée.
Une terre qui aura été ainsi appro-<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Ferrier - L Heritage Tome 4.djvu/206
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Sapcal22
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>rompit-il, vous me mettez à la torture,
et lorsque j’ose me plaindre, je ne m’attire
que des reproches.
— Dites-moi donc ce que vous demandez
de moi, puisque tout ce que j’ai fait, tout
ce que j’ai souffert pour vous, ne vous
suffit pas encore.
— Tout ce que je demande de vous,
Gertrude, c’est au moins que vous ne me
parliez plus de devenir l’ami d’un homme
qui, je le sais, cherche à me supplanter
dans votre cœur ; je ne puis être l’ami d’un
hypocrite.
— Edouard un hypocrite ! Ah ! Delmour,
combien la passion vous aveugle !
rien ne peut égaler sa véracité et sa franchise.
Après une courte pause elle ajouta ;
Lorsque je réfléchis à la situation d’esprit
où je me trouvois il y a peu de mois, ayant
tant de raisons de douter de votre constance,
je ne sais, en supposant que Lyndsay eût
été ce que vous dites, et qu’il eût cherché
à me plaire, s’il lui eût été bien difficile
d’y réussir. Mais jamais il ne l’a tenté,<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Froissart - Œuvres de Froissart, Chroniques, Tome 1, 1873.djvu/243
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M-le-mot-dit
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="M-le-mot-dit" />{{Numérotation|DU LIVRE{{Lié}}{{Ier}}.||233}}</noinclude><nowiki />
Toutes les miniatures à l’exception de deux ont été enlevées à coups de ciseaux. Il en est de même d’un grand nombre de lettrines.
Ce volume offert {{Lié|en 1681}} à la Société Royale de Londres par Henri Howard, duc de Norfolk, n’est entré au British Muséum {{Lié|qu’en 1831}}.
Pas de rubrique générale ; on lit seulement en tête de la table des chapitres : ''C’est la table de ce présent livre des croniques d’Angleterre, en laquelle sont contenues les rubriches des chapitres dicellui.''
Le prologue manque, le premier feuillet ayant été arraché, mais il est mentionné dans la table des chapitres.
Incipit : ''Mais veés-en ci la droite vraye cause et fondation de la matière. Et pour ce que je n’y vueil mettre, ne ester, oublier, ne corrompre, ne abrégier l’istoire en riens par {{Nec|défaute}} de langaige, mais le vueil multiplier et acroistre{{Lié|, etc.}}'' ({{Lié|Tome II}}, {{pg|5}}.)
Explicit : ''sur le clos de Constantin.''
Nous signalerons un peu plus loin une addition importante faite à ce manuscrit.
{{T6|E.}}
Rubrique : ''Cy commencent les croniques de sire Jehan Froissart contenans les nouvelles guerres de France et d’Angleterre{{Lié|, etc.}}''
Incipit : ''Affin que honnourables avenues et nobles aventures faittes en armes, lesquelles sont avenues par les guerres de France et d’Angleterre, soient noblement registrées.''<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Le Blanc Hubert - Défense de la basse de viole contre les entreprises du violon et les pretentions du violoncel - 1740.djvu/152
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Homunculus simplex
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « rapport aux hommes, dont les doigts dans les diſtances qu’ils ont à garder, ſont bien éloignés d’avoir la juſteſſe du Compas à vis ou du Trouſſequin. Des Meſſieurs ſur deux Violes, où j’aurai mis la monture, & que je viendrai d’accorder, donneront le même Ton plus conforme l’un à l’autre, que deux Maitres de Violon au deſſus du commun ſi on leur arrête le doigt une fois placé, on verra qu’en nombre de Tons, la reſſembl... »
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Homunculus simplex" /></noinclude>rapport aux hommes, dont les
doigts dans les diſtances qu’ils ont
à garder, ſont bien éloignés d’avoir
la juſteſſe du Compas à vis ou
du Trouſſequin.
Des Meſſieurs ſur deux Violes,
où j’aurai mis la monture, &
que je viendrai d’accorder, donneront
le même Ton plus conforme
l’un à l’autre, que deux Maitres
de Violon au deſſus du commun
ſi on leur arrête le doigt
une fois placé, on verra qu’en
nombre de Tons, la reſſemblance
ne ſera pas ſi parfaite.
Jamais deux Violoncels aſpireront-ils
à ſoutenir l’épreuve dans
les ''Duetti'' de Mr.{{lié}}''Le Cler'', &c. ? ils crieront fort comme Stentor ;
mais parleront-ils juſte enſemble
ſans ſe contredire l’un l’autre.
Ils auront les ſuffrages de ceux
envers qui le bruit eſt impoſant,
& qui ſe laiſſent entrainer par la<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Ferrier - L Heritage Tome 4.djvu/224
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Sapcal22
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/* Corrigée */
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>cher encore. La veille du jour fixé pour
leur départ se trouvoit être le jour de la
naissance de la comtesse, mais elle ne
voulut pas qu’on le célébrât.
— Dans deux ans, dit-elle au colonel,
vous le célébrerez avec pompe, avec éclat,
si vous le jugez convenable.
— Et ce jour s’écoulera-t-il comme les
autres, s’écria le colonel, sans rien qui le
distingue des jours ordinaires, sans être signalé
par le moindre gage de notre tendresse ?
Tout indigne que j’en suis, ne
pourrai-je vous faire agréer la marque
même la plus légère de souvenir ?
— Je ne serai pas aussi exigeante que
les héroïnes d’antique mémoire, dit la
comtesse en souriant ; je ne vous demanderai
ni l’écaille d’un dragon, ni la tête
d’une hydre, ni même une goutte de l’eau
jaune, ou une branche de l’arbre qui
chante ; mais vous irez me chercher dans
la serre une rose unique, et ce sera ma
seule parure aujourd’hui.
Le colonel Delmour lui apporta la rose.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Angran de Rueneuve - Observations sur l agriculture et le jardinage, 1712, tome 1.djvu/206
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Narilora
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/* Non corrigée */
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Narilora" /></noinclude>fondie, sera quelque tempsà s’affaiser,
avant que toutes ses parties soient jointes
ensemble ; cela fait qu’il y demeure
quelques espaces où l’air entre, qui causent
des humiditez, & qui donnent plus
de facilité au Soleil d’échauffer le fond
de cette terre ; & sa chaleur se joignant
à l’humididité de cet air, la perfectionne
en la rendant plus ameublie, & fait
former aux Arbres qui y font plantez,
plusieurs belles racines, par la bouche
desquelles monte la séve, qui fait non
seulement grossir leur tronc, mais encore
fait pousser de beaux & longs jets.
Une des choses importantes qu’il y ait
en fait de Jardinage, est la connoissance
ou le choix qu’il faut faire des fruitiers
quand on en veut planter ; car sans cette
connoissànce ou ce choix qu’on en doit
faire, il est à craindre d’en planter qui
nous donnent bien du chagrin. Pour
faire un bon choix de ces Arbres, il n’y
a qu’à examiner s’ils ont poussé de beaux
jets, & s’ils ne sont point alterez au haut
ou au bas.
Il y a de si bons ménagers, que quand
ils achètent des Arbres, ils ne s’attachent
qu’à les avoir à juste prix, au lieu qu’ils
devroient examiner si leurs racines sont
bien ou mal conditionnées. Il faut pren-<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Froissart - Œuvres de Froissart, Chroniques, Tome 1, 1873.djvu/244
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M-le-mot-dit
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="M-le-mot-dit" />{{Numérotation|SECONDE RÉDACTION DU LIVRE{{Lié}}{{Ier}}.|234|}}</noinclude><nowiki />
La date du combat d’{{Roi|Édouard|III}} est indiquée en ces termes : ''le jour de janvier''.
— Bibliothèque Nationale de Paris, {{n°|6471}} (ancien supplément {{Lié|français 94}}), in-folio, papier. Table des matières. Écriture de la fin du {{s|XV}}. {{Lié|417 feuillets}}. Pas de divisions.
Rubrique : ''Cy commencent les croniques de sire Jehan Froissart contenans les nouvelles guerres de France, d’Angleterre, d’Escosse, d’Espaigne, d’Allemagne et de Bretaigne, et sont divisées en quatre parties selon ce qu’il est contenu en son prologue.''
Incipit : ''Affin que honnorables avenues et nobles aventures faites en armes, lesquelles sont avenues par les guerres de France et d’Angleterre, soient noblement registrées.''
Explicit : ''le clos de Constantin''.
<references/>
{{Séparateur personnalisé|sp|50|d|6|sp|50|mt=3em}}<noinclude>
<references/></noinclude>
rzdy7t9sxsbkenk1gcbhf44gvrxp57d
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Sapcal22
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>vous perdu si l’on vous voyoit dans la loge
de lady Augusta parlant à une cousine venue
du fond de l’Écosse.
— Le front du colonel Delmour se rembrunit.
— Vous m’obligeriez véritablement, lui
dit-il, si vous évitiez de paroître en public
pendant un jour ou deux. Malgré toutes
les folies que je viens de vous débiter, je
vous assure sérieusement qu’une première
présentation tire plus à conséquence que
vous ne le croyez.
— À conséquence ! répéta Gertrude
d’un air de dédain ; si je ne dois pas obtenir
de considération par moi-même,
je ne désire certainement pas la devoir à
lady Charles Arabin.
— Vous ne me comprenez pas, ma chère
Gertrude ; je veux que vous paroissiez avec
cet effet que vous ne pouvez manquer de
produire, mais que vous devrez moins à
votre rang qu’à vos grâces et à votre beauté.
Je ne puis faire comprendre exactement
à une personne aussi novice que vous dans<noinclude>
<references/></noinclude>
kn11bqga8161rvxhepd59amy32ct8sm
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Sapcal22
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>vous perdu si l’on vous voyoit dans la loge
de lady Augusta parlant à une cousine venue
du fond de l’Écosse.
Le front du colonel Delmour se rembrunit.
— Vous m’obligeriez véritablement, lui
dit-il, si vous évitiez de paroître en public
pendant un jour ou deux. Malgré toutes
les folies que je viens de vous débiter, je
vous assure sérieusement qu’une première
présentation tire plus à conséquence que
vous ne le croyez.
— À conséquence ! répéta Gertrude
d’un air de dédain ; si je ne dois pas obtenir
de considération par moi-même,
je ne désire certainement pas la devoir à
lady Charles Arabin.
— Vous ne me comprenez pas, ma chère
Gertrude ; je veux que vous paroissiez avec
cet effet que vous ne pouvez manquer de
produire, mais que vous devrez moins à
votre rang qu’à vos grâces et à votre beauté.
Je ne puis faire comprendre exactement
à une personne aussi novice que vous dans<noinclude>
<references/></noinclude>
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Sapcal22
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>yeux du monde un titre suffisant de recommandation.
— Quels sont donc les dons précieux
de la nature, les qualités du cœur ou de
l’esprit qui peuvent mériter l’approbation
de votre cercle magique ? demanda la
comtesse.
— C’est ce je ne sais quoi que tout le
monde admire, mais que personne ne peut
définir, et auquel par malheur mes très-respectables
parens sont entièrement étrangers.
La duchesse est une excellente
personne dans son espèce ; mais elle a
des idées antiques et surannées, elle se
met d’une manière choquante, donne des
soirées où je rougirois d’être aperçu, et
je serois un homme perdu si l’on me voyoit
lui donner le bras en public.
Ces paroles furent prononcées d’un ton
léger qui fit croire à Gertrude que ce n’étoit
qu’une plaisanterie.
— D’après cela, je ne sais trop si je dois
m’attendre à être avouée par vous ce soir,
dit-elle sur le même ton ; peut-être seriez-<noinclude>
<references/></noinclude>
hhfitlv6t0jrsb03ocymv68s5eedcpq
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Homunculus simplex
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « hardieſſe, mais les connoiſſeurs éclairés ſeront pour la pudeur de mal faire qu’ont deux Violes qui commencent par jouer juſte avant que de chercher à tant appuier. La fauſſeté qui a beſoin abſolument de l’effronterie de mentir hardiment pour paſſer, l’emportera-t-elle donc ſur la juſteſſe avec ſon honnête retenue ? Un habile homme ſur le Violon me tint à Dijon des diſcours mépriſans de la Viole, comme ſi elle étoit dans le... »
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Homunculus simplex" /></noinclude>hardieſſe, mais les connoiſſeurs
éclairés ſeront pour la pudeur de
mal faire qu’ont deux Violes qui
commencent par jouer juſte avant
que de chercher à tant appuier.
La fauſſeté qui a beſoin abſolument
de l’effronterie de mentir
hardiment pour paſſer, l’emportera-t-elle
donc ſur la juſteſſe avec
ſon honnête retenue ?
Un habile homme ſur le Violon
me tint à Dijon des diſcours mépriſans
de la Viole, comme ſi elle étoit dans le cas où l’on diſoit
autrefois : ''les Miléſiens furent braves jadis''.
Mettant le Violoncel
plus haut que la Viole, il dit que
le Violoncel n’entreprenoit pas les
deſſus, mais qu’il ſe contenoit dans
la ſphère de la Baſſe.
Je lui réponds ici publiquement,
qu’un Inſtrument eſt le
plus indignement borné, lorſque
l’on n’y ſauroit jouer les deſſus qui<noinclude>
<references/></noinclude>
9kab9mkdmzupwi0a597bk2bfkdg8yk6
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Sapcal22
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>son orgueil, ses diamans, ses soirées, son
douaire, son indépendance ; détails que
celle ci termina en disant avec un soupir :
— Croiriez-vous que je ne vois jamais la
duchesse de Saint-Yves sans regretter qu’on
ne puisse pas naître veuve ?
Gertrude revint chez elle avec l’espoir
secret que le colonel y seroit venu pendant
son absence.
— Est-il venu quelque visite depuis que
je suis sortie ? demanda-t-elle à son portier
en descendant de voiture.
— Oui, Milady, répondit-il, un peu
surpris de cette question et en lui remettant
un paquet de cartes.
— Personne d’autre ? dit-elle d’un air
chagrin en les parcourant.
— Non, Milady, répondit-il, de plus
en plus étonné d’être pour la première fois
interrogé avec tant de soin sur les devoirs
de son emploi.
— Peut être est-il venu et que cet homme
l’a oublié, pensa-t-elle. Il reviendra sûrement,
il n’est pas encore tard. Ces pen-<noinclude>
<references/></noinclude>
4jz5il7gfsdc5a8jdaziipxhdzv2mlf
Page:Ferrier - L Heritage Tome 4.djvu/288
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Sapcal22
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>mais je vous assure que c’est seulement
d’avant-hier que nous sommes arrivés, et
hier nous ne pûmes avoir la voiture de
M. Larkins père, parce qu’il en avoit besoin
pour lui-même, mais il nous l’a prêtée
aujourd’hui ; mistress Larkins la mère est
venue avec nous à Londres ; mais elle s’est
démis le pied, et elle a beaucoup de peine
à marcher : elle espère que vous voudrez
bien l’excuser.
— Vous avez là une charmante maison,
dit M. Auguste, en parcourant des yeux
tout l’appartement.
— Une maison superbe, en vérité, dit
miss Larkins.
— C’est une bien jolie maison, dit miss
Barbara Larkins.
— Sans doute, Madame, vous avez¸vu
tous nos théâtres ? demanda M. Auguste.
Lady Rossville répondit négativement.
— Bon Dieu ! Madame, est-il bien possible ?
mais vous n’avez donc rien vu ? Si
nous faisions une partie pour aller un de ces
soirs à Drury-Lane ?<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Angran de Rueneuve - Observations sur l agriculture et le jardinage, 1712, tome 1.djvu/413
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Narilora
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Narilora" /></noinclude><nowiki />
{{Centré|TABLE}}
{{Centré|ALPHABETIQUE}}
{{AN|''DES ARBRES, ARBRISSEAUX, Arbustes, Fleurs, Fruits, Grains & Legumes, avec les termes propres à l’Agriculture & au Jardinage, contenus dans ce premier Volume.''}}
{{Centré|A.}}
''Abricotier'', Arbre, pag. 133, A quoy
son fruit est propre, 134. Vertus
de ce fruit, idem. Secret pour avoir de
tres-gros Abricots, 208. Autre pour
en avoir de hâtifs, 134. Autre pour les
garantir des gelées blanches, & des
pluyes froides, 208
''Agriote'', Fruit, 210
''Allées des Jardins & Avenuës'', quelles
largeurs elles doivent avoir, 185
''Amandes & Noyaux'' : Secret pour en faci-<noinclude>
<references/></noinclude>
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Homunculus simplex
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « ſont l’ame du commerce de la Muſique. Les Violoncels ſentent ſi bien l’importance de ce que j’avance, qu’il s’obſtinent à naviger contre vent & marée ſur la mer infinie des Deſſus de Sonates, & ne prennent pas ſur cet article ſon avis. Les Baſſes de Viole y déféreront encore moins, car elles lui feront voir en champ clos, & non pas ſous l’axe nud du Ciel, que dans les Sonates à accord il y a autant d’endroits où elles réuſ... »
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Homunculus simplex" /></noinclude>ſont l’ame du commerce de la Muſique.
Les Violoncels ſentent ſi
bien l’importance de ce que j’avance,
qu’il s’obſtinent à naviger
contre vent & marée ſur la mer
infinie des Deſſus de Sonates, &
ne prennent pas ſur cet article ſon
avis.
Les Baſſes de Viole y déféreront
encore moins, car elles lui feront
voir en champ clos, & non
pas ſous l’axe nud du Ciel, que
dans les Sonates à accord il y a
autant d’endroits où elles réuſſiſſent
mieux que le Violon à tirer
des Sons plus francs & plus réſonnans,
qu’il n’y en a où le Violon
joue plus net & avec moins
d’embaras. La compenſation eſt
égale : tu me paſſe en des endroits,
je te ſurpaſſe en d’autres. Le Violon
n’oſera ſoutenir l’épreuve de
près, il ſera obligé de recourir au
lointain pour couvrir l’éraille-<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Ferrier - L Heritage Tome 4.djvu/289
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Sapcal22
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude><nowiki/>
Des coups redoublés frappés à la porte
annoncèrent une nouvelle visite, et Gertrude
pensa s’évanouir quand on annonça
la duchesse de Saint-Ives. Elle se leva pour
aller la recevoir dans une autre salle ; mais
il étoit trop tard, la duchesse se trouvoit
déjà au milieu même des Larkins.
— Comment vous portez-vous, chère
lady Rossville ? on m’a dit que vous vous
étiez trouvée mal hier soir à l’assemblée de
la duchesse d’Arlington, et j’étois d’une
inquiétude mortelle sur votre santé, mais
vous me semblez assez bien ce matin ?
Ces paroles furent prononcées avec un
ton de supériorité et en même temps de
condescendance, destiné à faire ressortir le
bonheur insultant de celle qui les prononçoit,
et sa feinte pitié pour la personne à
qui elles étoient adressées. Gertrude tenta
de lui répondre sur le même ton ; mais
elle ne savoit pas encore dissimuler ; et son
air d’insouciance ne paroissoit pas naturel
lorsqu’elle répondit qu’elle avoit été simplement
fatiguée de la longueur du ballet à<noinclude>
<references/></noinclude>
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Sapcal22
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>l’Opéra, et qu’elle n’avoit pu supporter la
chaleur excessive des appartemens de la
duchesse,
— J’ai donc bien fait, dit la duchesse de
Saint-Ives, de ne pas quitter ma petite
société, quoiqu’à dire vrai j’aie été sage un
peu malgré moi. J’avois à dîner deux ou
trois amis, qui ne voulurent pas s’en aller,
et il me fallut chanter toute la soirée, au
point que je suis tout enrouée ce matin ;
et une petite toux affectée accompagna ces
paroles.
Gertrude rougit involontairement ; son
cœur palpita, mais elle ne répondit rien.
Mistress Saint-Clair jugea qu’il étoit urgent
de dire quelque chose, ne fût-ce que pour
empêcher les Larkins de placer un seul
mot.
— On dit que votre grâce chante à ravir,
et qu’on oublie en l’écoutant, même
la merveille du jour, la célèbre Catalani.
— Oh ! mon Dieu, non ! dit la duchesse
d’un air d’insouciance et en même temps
de mépris, comme si elle dédaignoit les<noinclude>
<references/></noinclude>
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Homunculus simplex
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « ment de bien des Sons. La Viole poſe en fait au Violon, qu’il ne doit l’aſcendant qu’il affecte ſi fort à l’égard des autres Inſtrumens, qu’à l’éclat du Son procédant de la hauteur du Ton, & nullement à la manière de ſe tirer délicatement des paſſages ; car il fait trop ſentir la corde à vuide, ſemblable à l’Orphévrerie, qui éblouit par le brillant de la matière plus que par la vraie beauté du mis en œuvre. Si au moyen d... »
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Homunculus simplex" /></noinclude>ment de bien des Sons.
La Viole poſe en fait au Violon,
qu’il ne doit l’aſcendant qu’il
affecte ſi fort à l’égard des autres
Inſtrumens, qu’à l’éclat du Son
procédant de la hauteur du Ton,
& nullement à la manière de ſe tirer
délicatement des paſſages ; car
il fait trop ſentir la corde à vuide,
ſemblable à l’Orphévrerie, qui
éblouit par le brillant de la matière
plus que par la vraie beauté du
mis en œuvre. Si au moyen d’une
ſourdine le Violon eſt deſtitué
de ſon éclat, il ne ſe trouve non
plus ſupportable à l’encontre de la
Viole, que la laideur des Jambes
du Paon, après tant de fierté
qu’il a accoutumé de témoigner
faiſant la roue.
Ceci eſt compoſé ſeulement
pour réhabiliter la Viole dans ſes
droits, & non pour vanter ceux
qui en jouent par-deſſus les<noinclude>
<references/></noinclude>
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Sapcal22
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>complimens ; mais il est agréable de faire
de la musique avec des personnes qui connoissent
votre manière de chanter. Il n’est
qu’une personne de ma connoissance qui
sache chanter ''{{lang|it|Felice chi vi mira}}'', de la
même manière que je le chante.
C’étoit l’air favori du colonel Delmour ;
Gertrude l’avoit souvent chanté avec lui,
et elle lui avoit entendu dire que la duchesse
de Saint-Ives le chantoit aussi avec
assez de succès, quoique d’une manière
toute différente. Elle sentoit que son agitation
la trahiroit si elle essayoit de soutenir
la conversation, et elle fut bien aise de
trouver une ressource même dans les Larkins,
qui, attirés par la belle reliure de
quelques livres qui se trouvoient sur la
table, les considéroient avec attention.
— Voilà qui est superbe, dit mistress
Larkins en montrant à ses belles-sœurs un
volume qui étoit orné de belles gravures.
Je n’avois jamais vu cet ouvrage : ''Piche'',
par mistress Tighe, ajouta-t-elle en lisant
le titre.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Sapcal22
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>complimens ; mais il est agréable de faire
de la musique avec des personnes qui connoissent
votre manière de chanter. Il n’est
qu’une personne de ma connoissance qui
sache chanter ''{{lang|it|Felice chi vi mira}}'', de la
même manière que je le chante.
C’étoit l’air favori du colonel Delmour ;
Gertrude l’avoit souvent chanté avec lui,
et elle lui avoit entendu dire que la duchesse
de Saint-Ives le chantoit aussi avec
assez de succès, quoique d’une manière
toute différente. Elle sentoit que son agitation
la trahiroit si elle essayoit de soutenir
la conversation, et elle fut bien aise de
trouver une ressource même dans les Larkins,
qui, attirés par la belle reliure de
quelques livres qui se trouvoient sur la
table, les considéroient avec attention.
— Voilà qui est superbe, dit mistress
Larkins en montrant à ses belles-sœurs un
volume qui étoit orné de belles gravures.
Je n’avois jamais vu cet ouvrage : ''Pichè'',
par mistress Tighe, ajouta-t-elle en lisant
le titre.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Angran de Rueneuve - Observations sur l agriculture et le jardinage, 1712, tome 1.djvu/414
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Narilora
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Narilora" /></noinclude>liter la germination & la végétation, 70
''Amandier'', Arbre, 341. Quelle terre luy
est propre, ''idem.'' Vertus de la gomme
que produit cet Arbre, ''idem.'' Secret
pour faire réüssir la greffe appliquée
sur un Amandier, 129
''Amendement'', 215
''Aouté'', ce que c’est, 375
''Arboisier'', Arbre, 118. Proprieté de son
fruit, 129. Comment on fait prendre
une Greffe de Noyer sur une branche
d’Arboisier, 128
''Arbre végétal'', 354. Où est le principe de
vie des Arbres, 227. Combien il y a de
principes qui contribuent à former un
Arbre dans la terre, 354. Nouvelles
figures qu’on peut donner à des Arbres
fruitiers, 79. 347. En quoy les branches
peuvent être nuisibles aux Arbres,
302. Pourquoy il faut planter les
Arbres avant l’Hiver, 183. Pourquoy
il faut les planter en la même situation
qu’ils étoient, 153. Pourquoy il faut
empailler les Arbres avant que de les
voiturer, 113. Avec quoyon doit les
empailler, ''idem.'' Ce qu’il faut faire
pour que les Arbres greffez prennent
une belle tête, 92. Comment il faut
transporter les Arbres rares & curieux
d’une Province en une autre, 264.<noinclude>
<references/></noinclude>
0sp63neqmcsopqpu4zkc4cy3quvpng7
Page:Flammarion - Les Étoiles et les curiosités du ciel, 1882.djvu/291
104
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F0x1
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="F0x1" />{{nr||ASSOCIATIONS NATURELLES D’ÉTOILES|269|b=<hr/>}}</noinclude>''Orange'' et ''bleu saphir''. Couleurs charmantes. Très beau contraste.
35 : {{6e}} et {{8e}}, à 12″. C’est la supérieure des trois petites étoiles, entre δ et ω.
51 : à gauche de ce petit groupe de trois étoiles, entre lui et δ ; {{6e}} et {{9e}},
{{Img float|style=width:100%; margin: 0 auto 1.5em auto; font-size:85%; line-height:1.25em;
|file=Flammarion - Curiosités du ciel - fig-191v.svg
|width=364px|above={{Ancre|f191}}
|cap={{style|position:relative;top:0.5em|Fig. 191. — Alignements naturels d’étoiles dans les Poissons.}}}}
à 28″. Blanc de perle et lilas pâle. Au télescope, ce couple solitaire a
un aspect mélancolique.
{{Img float|style=width:100%; margin: 0 auto 1.5em auto; font-size:85%; line-height:1.25em;
|file=Flammarion - Curiosités du ciel - fig-192v.svg
|width=372px|above={{Ancre|f192}}
|cap={{style|position:relative;top:0.5em|Fig. 192. — Courants d’étoiles dans les Poissons.}}}}
Cette constellation des Poissons ne renferme aucun amas, aucune
nébuleuse, qui soit accessible aux instruments de moyenne puissance.<noinclude>
<references/></noinclude>
4glmmv8pxvdwkcod9icuzq01rs7nfnp
Page:Ferrier - L Heritage Tome 4.djvu/292
104
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Sapcal22
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude><nowiki/>
— ''Psyché'', ma chère, lui souffla M. Larkins,
un peu confus de l’ignorance de son
épouse.
— Tiens ! c’est la ''Psyché'' ! dit miss
Larkins ; oh ! que c’est joli !
Gertrude étoit sur les épines, tandis que
la duchesse avoit recours à sa petite toux
affectée pour cacher l’envie de rire qu’elle
ne pouvoit modérer.
— À propos de musique dont nous
parlions tout à l’heure, dit-elle enfin, dites-moi,
je vous prie, le colonel Delmour
n’est-il pas de vos parens ? Il me dit, je
crois, l’autre jour que vous étiez tant soit
peu cousins. Qu’il chante bien ''{{lang|it|Felice chi
vi mira}}'' !
— Oui, je crois que nous sommes parens,
dit lady Rossville, qui ayant eu le
temps de se remettre avoit pris un air de
dédaigneuse indifférence ; il est des airs
qu’il chante avec beaucoup d’expression,
surtout celui de ''{{lang|it|Vorrei che almen per
gioco}}''.
— Ah ! c’est sans doute, un air qu’il ré-<noinclude>
<references/></noinclude>
clqsbtpomx66h69od0lxinz9jlnu125
Page:Ferrier - L Heritage Tome 4.djvu/271
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Sapcal22
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>étoit impatient de montrer son triomphe
sur la duchesse de Saint-Yves.
Lady Rossville et la duchesse s’étoient
rencontrées dans le monde ; elles s’étoient
envoyé mutuellement leur carte ; elles se
voyoient même quelquefois ; mais une sorte
d’antipathie d’instinct s’étoit manifestée en
elles du premier abord. Elles étoient toutes
deux jeunes, belles, indépendantes et à
la mode, rivales en célébrité et en extravagances ;
Gertrude apprenoit pour la
première fois qu’elles l’étoient aussi en
amour, et celle découverte fit pour un
moment une impression pénible sur son
esprit. Mais elle n’étoit point de nature à
nourrir des soupçons jaloux, et elle les
eût bientôt repoussés. Non, pensa-t-elle,
à quelques égaremens que Delmour
ait pu se livrer, je lui ferois injure si je
doutois de son amour. Et, se rappelant
quelques remarques satiriques et piquantes
qu’il avoit faites la veille sur la duchesse,
elle écoutoit avec complaisance le babil de
miss Delmour sur sa rivale, sa beauté,<noinclude>
<references/></noinclude>
l2ipv4qig9gjsea3k70r5thck6lkdax
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Sapcal22
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>étoit impatient de montrer son triomphe
sur la duchesse de Saint-Yves.
Lady Rossville et la duchesse s’étoient
rencontrées dans le monde ; elles s’étoient
envoyé mutuellement leur carte ; elles se
voyoient même quelquefois ; mais une sorte
d’antipathie d’instinct s’étoit manifestée en
elles du premier abord. Elles étoient toutes
deux jeunes, belles, indépendantes et à
la mode, rivales en célébrité et en extravagances ;
Gertrude apprenoit pour la
première fois qu’elles l’étoient aussi en
amour, et cette découverte fit pour un
moment une impression pénible sur son
esprit. Mais elle n’étoit point de nature à
nourrir des soupçons jaloux, et elle les
eût bientôt repoussés. Non, pensa-t-elle,
à quelques égaremens que Delmour
ait pu se livrer, je lui ferois injure si je
doutois de son amour. Et, se rappelant
quelques remarques satiriques et piquantes
qu’il avoit faites la veille sur la duchesse,
elle écoutoit avec complaisance le babil de
miss Delmour sur sa rivale, sa beauté,<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>et tous les quatre étoient entrés dans la
cour avant que lady Rossville eût pu donner
des ordres pour se garantir de cette
irruption soudaine.
M. et mistress Auguste Larkins, miss
Larkins, miss Barbara Larkins, se firent annoncer,
et ce fut alors un assaut de révérences,
de complimens et de félicitations. La
bonne et simple Lilly sembloit ne devoir
jamais se lasser de secouer la main de sa
tante et de sa cousine, et d’exprimer son
ravissement de les revoir. À la fin tout le
monde s’assit et l’on commença à s’excuser
de n’être pas venu plus tôt.
— Vous avez dû le trouver bien étrange,
dit-elle ; mais nous nous sommes arrêtés à
Willow Bank, cette jolie maison de campagne
de M. Larkins père, et nous ne
sommes à Londres que depuis avant-hier.
Que c’est drôle que ce soit à l’Opéra que
nous nous soyons vues d’abord ! Je vis bien
que vous ne m’aviez pas reconnue de suite.
Auguste soutenoit que vous étiez fâchée de
ce que je n’étois pas encore venue vous voir ;<noinclude>
<references/></noinclude>
cizcec6nzarmaozrhcx2livcqoghm4v
Page:Ferrier - L Heritage Tome 4.djvu/223
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Sapcal22
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>Gertrude goûtoit avec tant de charmes.
Mais, persuadé qu’elle exciteroit l’admiration
générale à son arrivée à Londres, il
étoit contrarié qu’elle y parût avant qu’il
pût la présenter sous le nom de son épouse.
Ce n’étoit pas qu’il craignit d’être supplanté
par quelque rival ; il avoit trop
bonne opinion et d’elle et de lui-même ;
mais le grand monde n’étoit pas un théâtre
favorable pour le développement de la tendresse.
La multiplicité des objets, la variété
des amusemens, le bruit, le fracas
du monde, ne pouvoient manquer de distraire
son attention, et de diminuer la
force de cet attachement exclusif qu’elle
avoit alors pour lui ; et absolu, égoïste
comme il l’étoit, il sentoit que le charme
diminueroit si le culte qui lui étoit rendu
étoit moins ardent.
Mais Gertrude ne trouvoit dans les
plaintes et les lamentations de son amant
que l’expression de ces mêmes regrets dont
elle étoit navrée ; et cette sympathie dans
leurs sentimens ne le lui rendoit que plus<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>elle trouva le major et son épouse, qui commençoient
à reprendre leur équilibre. Lorsqu’on
a l’âme un peu froissée, c’est toujours
une satisfaction de rencontrer des
personnes qui soient dans la même situation
d’esprit, surtout si la cause de votre humeur
est à peu près semblable ; et quoique
ni miss Pratt, ni le couple courroucé,
n’eussent voulu pour un empire se révéler
mutuellement la cause de leur indignation,
ils éprouvèrent en se voyant cette
sorte de sympathie mutuelle qu’excite un
malheur commun.
Miss Pratt étoit trop versée dans l’art de
quêter une invitation, de s’assurer une
place dans la voiture d’un ami, et dans
toutes les manœuvres de ce genre, pour
éprouver le moindre embarras dans la
circonstance actuelle. De leur coté, le
major et son épouse, malgré tout leur étalage,
n’étoient pas fort recherchés, et ils
n’étoient pas fâchés de trouver quelqu’un
qui s’offrît pour venir leur tenir compagnie.
Il fut donc bientôt convenu que miss Pratt<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>elle trouva le major et son épouse, qui commençoient
à reprendre leur équilibre. Lorsqu’on
a l’âme un peu froissée, c’est toujours
une satisfaction de rencontrer des
personnes qui soient dans la même situation
d’esprit, surtout si la cause de votre humeur
est à peu près semblable ; et quoique
ni miss Pratt, ni le couple courroucé,
n’eussent voulu pour un empire se révéler
mutuellement la cause de leur indignation,
ils éprouvèrent en se voyant cette
sorte de sympathie mutuelle qu’excite un
malheur commun.
Miss Pratt étoit trop versée dans l’art de
quêter une invitation, de s’assurer une
place dans la voiture d’un ami, et dans
toutes les manœuvres de ce genre, pour
éprouver le moindre embarras dans la
circonstance actuelle. De leur {{corr|coté|côté}}, le
major et son épouse, malgré tout leur étalage,
n’étoient pas fort recherchés, et ils
n’étoient pas fâchés de trouver quelqu’un
qui s’offrît pour venir leur tenir compagnie.
Il fut donc bientôt convenu que miss Pratt<noinclude>
<references/></noinclude>
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Jpgibert
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Jpgibert" />{{c|PRE}}</noinclude><section begin="PREUVES"/>Royaume, pour la recherche des usurpateurs de noblesse, commencée en 1666, interrompue en 1674, et continuée, en 1696, et années suivantes, qui ont maintenu leurs aïeux dans la possession de leur état.
Les actes civils, et portant qualification, sont les créations de tutelle et de curatelle, les garde-nobles, les partages, les transactions, les hommages, les aveux et dénombrements de fiefs, les ventes, les échanges, les contrats de mariage, les testaments, les inventaires après décès, etc.
Le caractère des qualifications nobles se tire de l’usage des provinces. La qualité de ''chevalier'' et d’''écuyer'' est entièrement caractéristique de noblesse, dans tout le Royaume, celle de ''noble'' dans les provinces de Flandres, Hainaut, Artois, Franche-Comté, Lyonnois, Chesle, Bugey, Dauphiné, Provence, Languedoc et Roussillon, et dans l’étendue des parlements de Toulouse, Bordeaux et Pau ; celle de ''noble homme'', en Normandie seulement.
Pour donner une base quelconque à la {{sc|Preuve}} de noblesse, on exige donc, suivant la nature et l’étendue de la {{sc|Preuve}} requise, pour les familles nobles d’''ancienne extraction'', un titre confirmatif de l’espèce de ceux que je viens de désigner ; et pour ceux dont les pères auraient été anoblis, le titre primordial de leur qualité.
{{corr|A|À}} défaut de l’un de ces deux titres, il est d’usage de remonter la {{sc|Preuve}} à l’année 1560, parce que, dans la recherche des faux nobles, faite dans le siècle dernier, le terme de la {{sc|Preuve}} centenaire requise était fixé à cette époque, et il est certain qu’alors chacun restant davantage dans les bornes de sa condition, les usurpations n’étaient pas devenues encore aussi fréquentes : quand au lieu de joindre à la production le titre confirmatif de sa qualité, il a été vérifié au contraire, que la famille a été déclarée usurpatrice dans les recherches des faux nobles, on n’a nul égard à la possession qu’elle aurait continuée après le jugement de sa condamnation ; il ne lui reste alors d’autre moyen, pour s’en relever, que de se pourvoir au conseil, et de remplir les conditions de la même {{sc|Preuve}} qu’était tenu de faire l’auteur qui aurait été condamné. La {{sc|Preuve}} devient alors une {{sc|Preuve}} toute de rigueur ; c’est ce que l’on appèle {{sc|Preuve}} ''de noblesse en matière contentieuse''. L’on comprend en général, sous cette dénomination, toutes les {{sc|Preuves}} faites par les familles pour être reconnues, maintenues, rétablies, réhabilitées dans leur noblesse.
<section end="PREUVES"/><noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude><nowiki/>
— Si vous m’aimez, ne revenez pas sur
ce sujet ; j’ai promis à ma mère de ne contracter
aucun engagement, avant l’âge de
vingt-un ans, mais je vous promets qu’alors…
— Alors ! interrompit Delmour avec
impétuosité, tout cela n’est qu’une dérision.
Ah ! Gertrude, si vous m’aimiez comme
je vous aime, parleriez-vous avec tant de
calme d’une si longue attente ? Chaque
jour qui doit s’écouler avant que vous soyez
à moi pour jamais me semble une éternité.
Jusqu’à l’âge de vingt-un ans ! Il vaudroit
mieux me dire de suite de renoncer
à toute espérance ; le désespoir lui-même
seroit presque un bienfait, comparé à
cette agonie d’incertitude.
— Ah ! Delmour, pouvez-vous être assez
injuste envers vous-même et envers moi
pour me parler ainsi. Je ne doute point de
votre foi et de votre constance, pourquoi
vous défier de la mienne.
— Parce qu’on ne peut aimer comme
moi, jusqu’à la fureur, sans être dévoré<noinclude>
<references/></noinclude>
100yu56wn6hc4oxgei4rcwrh9scjyt2
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F0x1
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="F0x1" />{{nr|270|ASSOCIATIONS NATURELLES D’ÉTOILES||b=<hr/>}}</noinclude>Toutefois la distribution de ses étoiles met en évidence ce fait, encore
si peu étudié et si peu connu, des systèmes sidéraux formés par des
étoiles associées entre elles, quoique réellement très éloignées les unes
des autres. En général, les alignements naturels de certaines étoiles
entre elles sont difficiles à reconnaître sur les cartes, à cause des
lettres, des noms, des tracés qui les surchargent plus ou moins. Mais
si l’on supprime toutes les indications utiles pour les recherches
et qu’on examine ces alignements sur une carte muette ({{lia|11|f191|''fig''.{{lié}}191|291}}),
on ne peut s’empêcher de penser que ces files d’étoiles ne sont pas
un simple effet du hasard et qu’une loi de la nature a présidé
à cette distribution. Il y a certainement des groupes naturels, des associations,
des courants d’étoiles, dus à la formation même des univers,
comme on remarque des vides, des déserts, des solitudes, où, pour
une raison ou pour une autre, l’espace est resté dépourvu de toute
richesse sidérale. La distribution des étoiles sur la sphère céleste
n’offre aucune régularité, et c’est sans contredit l’étude des irrégularités
mêmes qui peut nous mettre sur la voie de la structure des différentes
parties de l’Univers.
On éprouvera la même impression à l’examen d’un petit rectangle
pris dans les cartes écliptiques faites par Chacornac à l’Observatoire
de Paris (position <math>=</math> 23{{e|h}}{{liéFin}}26{{e|m}} et {{4o}}{{lié}}1/2 de déclinaison sud, dans les
Poissons également). On voit là ({{lia|11|f192|''fig''.{{lié}}192|291}}) une série d’étoiles alignées
de telle sorte, et séparées par des vides relatifs si obscurs, que l’on
ne peut s’empêcher de penser que ce sont là de véritables systèmes
sidéraux, que la plupart des soleils qui dessinent cet immense cirque
céleste sont associés par leur origine même dans une commune
destinée. Non, les soleils de l’espace ne sont pas distribués régulièrement,
isolément, de profondeurs en profondeurs, à travers l’immensité
infinie ; ils forment des associations multiples et variées, que
l’astronomie des siècles futurs est destinée à découvrir et à expliquer.
Que le contemplateur du ciel « s’amuse » à promener sa lunette à
travers cette constellation des Poissons, et, au surplus, vers une
région quelconque choisie arbitrairement dans la campagne céleste,
et il ne tardera pas à être émerveillé des surprises qui s’offriront à sa
vue, des groupements d’étoiles, des alignements, des associations,
des richesses sidérales et même des ''déserts'' et des ''solitudes'', qui n’impressionnent
pas moins la pensée que les régions les plus opulentes ;
car à travers ces profondeurs béantes, l’esprit n’étant plus arrêté par
aucune île de lumière, s’envole peut-être plus loin encore dans les
abîmes de l’infini !<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>bon goût, dit Lyndsay ; il en est de triviales,
de grossières même, et j’en connois
peu qu’on pût écouter patiemment d’un
bout à l’autre ; mais convenez aussi que
dans presque toutes on trouve des vers
pleins de grâce, des pensées naïves,
qui…
— Je croyois que les personnes qui
étoient vraiment musiciennes s’inquiétoient
peu des paroles d’une chanson,
s’écria mistress Waddell d’un air de
triomphe.
— Milton en jugeoit autrement, et c’est
un juge que sous ce rapport il est difficile
de récuser. Si des paroles ne sont pas faites
pour être entendues, il ne faut pas les
chanter. Parce que des paroles sont écossaises,
il ne s’ensuit pas pour cela qu’elles
soient nécessairement vulgaires. Il y a plus :
j’ai entendu dire à de très-bons musiciens
que la langue écossaise, dont les mots sont
presque toujours terminés par des voyelles,
convient mieux à la musique que toute
autre langue, excepté toutefois l’italien.<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>en se redressant avec dignité ; il n’y a pas
le moindre doute à cet égard ; et je puis
vous protester que je respecte trop le major
Waddell, que je me respecte trop moi-même,
pour souffrir qu’on m’appelle d’un
nom aussi vulgaire et aussi grossier.
— J’ai vu bien des choses étranges dans
ma vie, dit l’oncle Adam, mais voici qui
passe tout le reste. Madame, qui ne veut pas
souffrir qu’on l’appelle la femme de son
mari ! à quoi ne devons-nous donc pas nous
attendre après cela ? Voulez-vous donc
qu’on vous appelle sa douce amie ?
— En vérité, mon cher oncle, j’ai supporté
bien des choses de votre part, bien
des choses assurément ; mais il est des
égards qu’on se doit à soi-même, et c’est à
regret que je dois vous dire que ni moi ni
le major nous n’avons pas reçu de vous l’accueil
que nous devions attendre. Le dépit de
mistress Waddell augmentoit visiblement,
et le major commença à prendre l’alarme.
— De grâce, ma chère, calmez-vous ;
votre bon oncle n’a pu avoir l’intention de<noinclude>
<references/></noinclude>
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Sapcal22
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>vous offenser. Il sera facile de tout concilier,
mon cher Monsieur, ajouta-t-il en
offrant la plume à l’oncle Adam ; prenez
seulement la peine d’écrire de nouveau le
nom suivant l’usage ordinaire, le major
Waddell et son épouse, et tout sera pour
le mieux.
— Je me couperois plutôt le doigt, s’écria
l’oncle Adam en fureur ; si elle ne veut
pas entrer dans ma maison comme votre
femme, elle n’y mettra jamais les pieds
sous un autre nom.
— Ma chère Bell, vous l’entendez, dit
le pauvre major.
— Oui, major, je l’entends ; mais j’ai
trop de respect pour vous pour céder sur
ce point. Ce seroit vous avilir aux yeux du
monde, que de souffrir qu’on me traite
comme la femme du dernier manant de
province. C’est ce qui ne sera jamais. Et
d’un air majestueux elle prit le billet et le
jeta au feu.
L’oncle Adain la regarda un mornent,
comme s’il alloit jeter feu et flamme à son<noinclude>
<references/></noinclude>
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Sapcal22
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>nous chargerez-vous pas de quelque message
pour Bloom-Park ? vous savez que
nous passons tout auprès. Et à propos, mon
cher oncle, je voudrois bien que vous eussiez
la bonté de nous donner un billet pour
que nous soyons admis à visiter vos domaines,
car le monde trouve fort étrange
que le major ne soit jamais entré chez
vous.
— Mais, ma chère Bell, si votre oncle
a de la répugnance à montrer sa maison…
— Allons, allons, point de bruit ; puisqu’après
tout ce doit être une mortification,
donnez-moi une plume et de l’encre,
et je vais vous faire un billet, si c’est là
tout ce que vous voulez, dit M. Ramsay
d’un ton d’impatience.
On lui donna sur-le-champ plume, encre
et papier ; il s’assit à une table d’un air
résolu et remit le billet.
Mistress Waddell y eut à peine jeté les
yeux que le rouge lui monta au visage :
— Grand Dieu, s’écria-t-elle, à quoi pensez-vous,
mon oncle ? Qu’avez-vous écrit<noinclude>
<references/></noinclude>
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Jpgibert
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Jpgibert" />{{c|PRE}}</noinclude><section begin="PREUVES"/>Les {{sc|Preuves}} se faisaient par titres. Ces titres devaient être originaux. On n’admettait aucunes copies collationnées, de quelques formalités qu’elles fussent revêtues.
On nomme actes originaux, savoir ; pour ceux passés devant notaire, les premières grosses délivrées sur les minutes par ceux-mêmes qui les ont reçues ; et pour les procès-verbaux de {{sc|Preuves}} de noblesse, les arrêts et jugements de noblesse, les lettres, commissions et brevets de grades militaires, nominations et réceptions dans l’ordre de Saint-Louis, brevets et lettres de pension, et provisions des charges, les expéditions délivrées par les greffiers et autres personnes publiques à ce préposés. Chaque degré de la généalogie doit être établi par trois actes pour le XVIII{{e}} siècle, le {{sc|Xvii}} et le XVI{{e}}, et par deux seulement pour les siècles antérieurs.
Quand les {{sc|Preuves}} de noblesse sont parfaitement conformes à ce que je viens de dire, il n’existe qu’un seul moyen de les contester, qui est de démontrer la fausseté des titres produits. La fabrication des actes représentés se décèle bientôt, avec un peu d’attention, aux yeux d’un homme réellement exercé dans l’étude de la diplomatique, par des vices dans le style, l’orthographe et le caractère d’écriture, qui changent dans les actes de 50 en 50 ans, par la façon du parchemin, qui était anciennement plus fort et plus épais qu’il ne l’est aujourd’hui, et par la marque du papier qui n’a pas toujours été la même.
La malpropreté affectée des contrats, l’application des sceaux que l’on tire d’un acte vrai, pour les attacher à des actes plus ou moins récemment fabriqués, les contradictions qui s’y trouvent à l’égard des temps, des lieux et des personnes, sont autant d’indices de supposition qui tombent facilement sous les sens, quand l’attention et l’impartialité se trouvent jointes.
On prétend que les généalogies n’ont commencé à être en usage que vers l’an 1600, auparavant on faisait les {{sc|Preuves}} de noblesse par ''enquête''.
En Allemagne et dans presque tout le nord, où la multiplicité des chapitres nobles a rendu la noblesse attentive à ne se point mésallier, les {{sc|Preuves}} se sont faites par de simples quartiers, qui sont de 16, 52, et 64, suivant que l’exigent les statuts de chaque chapitre.
En Angleterre, en Irlande et en Écosse, la noblesse se prouve par des tables généalogiques, dans lesquelles
<section end="PREUVES"/><noinclude>
<references/></noinclude>
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Sapcal22
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>sur ce papier ? Recevez le major Waddell
et sa femme ! Sa femme ! En vérité je n’ai
jamais rien vu de semblable.
— Que voulez-vous dire ? demanda
l’oncle Adam d’une voix de tonnerre ;
n’êtes-vous pas la femme du major Waddell ?
— Mais, mon bon Monsieur, dit le major
d’une voix douce, vous savez que ce n’est
pas l’usage à présent d’appeler ''femmes''
les dames d’un certain rang.
— Assurément non, s’écria son épouse
en l’interrompant, je croyois que tout le
monde savoit cela. Sa femme ! Diriez-vous
autrement si le major étoit un voiturier ?
— Qu’êtes-vous donc, si vous n’êtes pas
sa femme ?
— Mais, mon cher Monsieur, en vous
servant du terme d’épouse, il me semble que
vous auriez employé une expression plus
délicate et plus convenable.
— Votre épouse ! s’écria l’oncle Adam
avec un rire sardonique ; votre épouse !
— Assurément, dit mistress Waddell<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>tour ; puis tout à coup, comme s’il dédaignoit
de lui répondre, il s’élança hors de
l’appartement, fermant la porte après lui
avec une violence qui auroit suffi pour faire
sortir lord Chesterfield du tombeau.
— Le vieillard a de l’humeur ce matin,
dit le major.
— Je suis surprise de votre patience ;
en vérité, je ne conçois pas qu’on se laisse
ainsi marcher sur le pied. Votre femme !
plus j’y songe, moins je puis le comprendre !
Qu’auroit-il dit en parlant de la femme
de mon cocher ?
— Rien n’est plus vrai, ma chère, la
même idée m’a frappé ; et, sous le point de
vue politique, il me semble que c’est le
devoir de tout vrai gentilhomme qui désire
la prospérité de son pays, de maintenir
l’ordre existant, et de ne pas laisser confondre
les rangs établis dans la société !
— C’est exactement mon avis, major. Il
est indispensable d’observer les distances.
Votre femme ! chaque mendiant a une
femme !<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude><nowiki/>
— Je l’ai toujours trouvé au contraire
extrêmement modéré dans ses sentimens,
équitable dans ses jugemens ; et il a, j’en
suis sûre, beaucoup plus de tolérance que
moi. Je souhaite vous voir meilleurs amis ;
pourquoi ce vœu ne seroit-il pas exaucé ?
— Parce que je ne suis pas un hypocrite,
Gertrude, et peut-être aussi parce que…
Vous avouerai-je toute ma foiblesse ? je
suis jaloux que vous montriez tant d’égards
pour lui.
— Jaloux de mes égards pour Edouard
Lyndsay ! s’écria la comtesse ; mais si j’avois
un frère, vous seriez donc jaloux de
l’affection que je lui témoignerois ?
— Je le crois en vérité ; lorsqu’un
homme aime comme moi jusqu’à l’adoration,
il ne peut souffrir aucun partage dans
des affections qu’il regarde comme devant
lui appartenir exclusivement. Je ne suis pas
de ces stoïciens de glace qui se contentent
d’une amitié froide et banale. Ah ! Gertrude,
le cœur d’une femme est le temple
le plus auguste, s’il n’admet qu’un seul<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>hôte, et combien alors on doit être heureux
et fier d’être ce mortel privilégié !
— Je crois que vous préféreriez en faire
une cellule, dit Gertrude en souriant,
et en devenir l’ermite inhospitalier.
— Cellule ou palais, peu importe,
pourvu qu’il soit à moi, exclusivement à
moi, répéta Delmour avec impatience.
— Mais s’il étoit à vous, exclusivement
à vous, dit la comtesse, et elle rougit du
ton d’emphase avec lequel elle avoit prononcé
ces mots, vous ne voudriez sûrement
pas qu’il devînt injuste et ingrat envers
tous les autres ; il perdroit bientôt par
cette conduite tout son prix à vos yeux.
— Plaignez-moi, Gertrude, et ne me
blâmez point. Connoissant toute la valeur
du trésor que je possède, je crois voir un
ravisseur dans tous ceux qui l’approchent ;
et, comme l’avare, je voudrois connoître
seul le lieu qui le recèle. Vous êtes pour
moi tout l’univers. Le jour, la nuit, je ne
pense, je ne rêve qu’à vous. Une île déserte
me sembleroit avec vous un paradis. Ah !<noinclude>
<references/></noinclude>
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Au pays de l’érable/Nestor et Piccolo
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Raymonde Lanthier
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<pages index="Société Saint-Jean-Baptiste - Au pays de l'érable (quatrième concours littéraire), 1919.djvu" from="51" to="60" header=1 />
<references/>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>Gertrude, si vous partagiez mes sentimens,
que vous vous occuperiez peu de tout le
reste du monde !
— Hélas ! que vous me connoissez peu !
et comment puis-je espérer de convaincre
votre incrédulité de toute l’étendue de…
de ma folie, ajouta-t-elle avec un léger
sourire ? Mais vous ne voudriez pas me
rendre parjure envers ma mère, me forcer
à chasser de chez moi un parent et un ami
auquel je dois tant, ni me faire manquer
à la parole que je lui ai donnée en le choisissant
pour tuteur ?
Le colonel garda le silence.
— Vous ne sauriez vouloir que j’eusse
assez peu de délicatesse pour vous donner
de telles preuves d’attachement.
Le colonel Delmour trouva qu’il avoit
été assez loin pour le moment, et que ce
ne seroit que par degrés insensibles qu’il
pourroit établir son influence sur l’esprit
de la douce et tendre Gertrude. Il ne pouvoit
douter qu’elle ne l’aimât avec toute la<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Dictionnaire encyclopédique de la noblesse de France - volume 2 - Nicolas Viton de Saint-Allais.djvu/334
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Jpgibert
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<noinclude><pagequality level="3" user="Jpgibert" />{{c|PRE―PRI}}</noinclude><section begin="PREUVES"/>sont cités les monuments qui servent de {{sc|Preuves}}, et les générations autorisées des dates de l’existence des personnes qui les forment. Ces tables généalogiques, dressées par les rois d’armes de ces royaumes, sont certifiées par six ou huit gentilshommes des cantons et provinces, où la famille est domiciliée.
En Espagne, en Italie, en France, les {{sc|Preuves}} de noblesse sont de l’espèce de celles que l’on appèle littérales, c’est-à-dire qu’elles se font par des titres de famille ; ce sont les plus sûrs et les plus authentiques.
<section end="PREUVES"/>
<section begin="PREUVES DE NOBLESSE"/><nowiki/>
{{uc|Preuves de Noblesse}}, ''Voyez'' {{sc|Arbre Généalogique}}, {{sc|Degrés}}, {{sc|Généalogie}}, {{sc|Quartiers}}.
<section end="PREUVES DE NOBLESSE"/>
<section begin="PRÉVÔT DE L’HÔTEL DU ROI"/><nowiki/>
{{uc|Prévôt de l’Hôtel du Roi}} (Grand). ''Voyez'' {{sc|Maison du Roi}}, page 88.
<section end="PRÉVÔT DE L’HÔTEL DU ROI"/>
<section begin="PRÉVÔT DE MARÉCHAUSSÉE"/><nowiki/>
{{uc|Prévôt de Maréchaussée}}. ''Voyez'' {{sc|Maréchaussée}}.
<section end="PRÉVÔT DE MARÉCHAUSSÉE"/>
<section begin="PRÉVÔT DES MARCHANDS"/><nowiki/>
{{uc|Prévôt des Marchands}}. ''Voyez'' {{sc|Paris E}}t pour Lyon, ''voyez'' tome I, pages 37 et 38.
<section end="PRÉVÔT DES MARCHANDS"/>
<section begin="PRIMAT"/><nowiki/>
{{uc|Primat}}, {{abr|subst.|substantif}} {{abr|masc.|masculin}}, archevêque établi au-dessus d’un ou de plusieurs autres métropolitains.
Il y avait huit archevêques en France qui se disaient {{sc|Primats}} ; celui de Sens se qualifiait {{sc|Primat}} de Germanie et des Gaules ; les archevêques de Bourges et de Bordeaux se disaient tous deux Patriarches d’Aquitaine, ceux d’Arles et de Vienne se disputaient la Primatie de la Gaule narbonnaise ; ceux de Rouen et de Narbonne se prétendaient aussi {{sc|Primats}} de leurs détroits.
<section end="PRIMAT"/>
<section begin="PRIMORDIAL"/><nowiki/>
{{uc|Primordial}}, {{abr|adjec.|adjectif}} On appèle titre {{sc|Primordial}}, le titre constitutif de Noblesse.
<section end="PRIMORDIAL"/>
<section begin="PRINCES DU SANG DE FRANCE"/><nowiki/>
{{uc|Princes du Sang de France}}. Depuis que François {{Ier}} voulut bien se qualifier ''premier gentilhomme de son royaume'', quelque auguste que soit la naissance des {{sc|Princes du Sang}}, on peut, sans crainte de leur déplaire, les mettre à la tête de la noblesse.
Le royaume de France étant héréditaire, l’espérance d’y succéder, quelqu’éloignée qu’elle soit, a donné dans tous les temps aux {{sc|Princes du Sang}}, un rang très-respectable.
Autrefois la qualité de petit fils de France, n’était pas toujours portée par ceux qui se trouvaient en ce degré. Philippe de Valois, avant son avènement à la couronne, et
<section end="PRINCES DU SANG DE FRANCE"/><noinclude>
<references/></noinclude>
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Sapcal22
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<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>ferveur et la simplicité d’un cœur jeune
et confiant ; mais cet amour étoit trop pur
pour avoir pu porter encore la moindre
atteinte à l’excellence de son caractère.
Tous les sentimens qui s’échappoient de
son âme respiroient la candeur et la générosité.
Elle aimoit, elle étoit aimée, et
pour elle la douce espérance peignoit tous
les objets des plus riantes couleurs. Aucun
soupçon, aucune défiance, ne se glissoient
dans son âme pour troubler son bonheur.
Les sentimens d’égoïsme que venoit de manifester
son amant lui sembloient la quintessence
de l’amour, et elle répondoit à sa
tendresse avec l’heureuse sérénité de la
confiance.
— Décidez de mon sort, il est entre vos
mains, Gertrude, répondit-il ; vous connoissez
votre pouvoir sur moi. Je vous ai
avoué toutes mes foiblesses ; vous savez
combien je suis fier, jaloux, violent peut-être
dès qu’il s’agit des intérêts de mon
amour ; mais, malgré tous mes défauts,
vous avez bien voulu promettre de m’ap-<noinclude>
<references/></noinclude>
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « '''{{Centré|Brochetons frits.}}''' On fait frire les brochetons comme tout autre poisson, c’est-à-dire en les saupoudrant de farine ; mais cette friture, très estimée, demande à être mangée en sortant de la poêle. '''{{Centré|Cabillaud.}}''' Le cabillaud ou morue fraîche, que nous mangeons en France, est pêché dans la Manche et dans la mer du Nord. Ce poisson est plus agréable au goût et moins indigeste frais que salé. Le meilleure cabillaud est... »
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Madehub" />{{Nr|60|LA CUISINE MODERNE}}</noinclude>'''{{Centré|Brochetons frits.}}'''
On fait frire les brochetons comme tout autre poisson, c’est-à-dire en les saupoudrant de farine ; mais cette friture, très estimée, demande à être mangée en sortant de la poêle.
'''{{Centré|Cabillaud.}}'''
Le cabillaud ou morue fraîche, que nous mangeons en France, est pêché dans la Manche et dans la mer du Nord. Ce poisson est plus agréable au goût et moins indigeste frais que salé. Le meilleure cabillaud est court et rond. On en reconnaît la fraîcheur à l’œil qui alors est saillant.
'''{{Centré|Cabillaud à la hollandaise.}}'''
Faites cuire au court-bouillon, dressez ensuite sur un plat avec pommes de terre bouillies, et une sauce hollandaise dans une saucière à part.
Lorsque nous en serons à la Morue, nous donnerons diverses recettes pour la bonne préparation de ce poisson, soit frais, soit salé.
'''{{Centré|Carpe.}}'''
Les carpes provenant des eaux vives sont les plus recherchées, car elles n’ont pas le goût de vase que l’on trouve dans celles provenant des étangs.
Pour faire passer le goût de la vase, faites avaler à la carpe, aussitôt pêchée, un verre de vinaigre d’Orléans. Cela amène sur le corps poisson. Faites dégorger pendant deux heures dans l’eau fraîche, avec du vinaigre, les chairs reprendront leur fermeté, et la carpe sera aussi agréable au goût, que si elle sortait de l’eau vive.
Les carpes laitées sont préférables aux carpes œuvées. La laitance et les œufs sont fort appréciés. On doit de préférence choisir une carpe laitée et bien dorée, car c’est aux côtés dorés, au ventre blanc, et au dos brun que l'on reconnaît celle qui vient de la rivière.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Sapcal22
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>chanta ce couplet avec autant de goût que
d’expression :
<poem>
« Ne veux-tu pas être ma tourterelle ?
Quand au chagrin tu céderas,
Ne veux-tu pas que ton amant fidèle
Vienne pleurer entre tes bras ?
Ne veux-tu pas qu’il tarisse tes larmes,
En en répandant avec toi ?
Ne veux-tu pas, pour bannir tes alarmes,
Compter à jamais sur sa foi ?</poem>
— Eh bien, je suppose que c’est manque
de goût, dit mistress Waddell en
haussant les épaules avec dédain ; mais
j’avoue que je ne vois rien de merveilleux
dans tout cela. Ma tourterelle ! quelle
expression vulgaire ! quel air aurois-je,
major, si vous alliez m’appeler votre tourterelle !
— Ah ! ah ! parfait ! c’est une charmante
chose que votre chanson, ma chère,
''{{lang|it|Rosina mia cara}}'', dit le major, qui étoit à
{{corr|oitié|moitié}} endormi.
— Quelques-unes des chansons écossaises
sont assurément réprouvées par le<noinclude>
<references/></noinclude>
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Sapcal22
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>vous ne m’aviez pas encore assez prévenue
en leur faveur.
— Je vous avois dit que vous trouveriez
dans lady Augusta une personne bien
élevée et fort affable, n’est-ce pas ? dit-il
en souriant ; et quant à ses filles, elles sont
très-gaies, très-éveillées, enfin elles sont
comme toutes les jeunes personnes de leur
âge.
— Oh ! elles sont mille fois mieux ! lady
Augustą est charmante ; et vos sœurs ne
sont-elles pas bien plus aimables, par
exemple, que les miss Millbank ?
— Trouvez-vous ? Il est vrai que les miss
Millbank sont bien Écossaises ; mais du
reste, toutes les miss se ressemblent, qu’elles
soient d’Écosse ou d’Angleterre.
Une maison avoit été retenue dans Park-Lane.
Mistress Saint-Clair la trouvoit trop
chère et trop splendide, mais le colonel
Delmour l’avoit choisie ; elle plut à lady
Rossville, et la maison fut louée. Vinrent ensuite
les équipages, les chevaux, les livrées,
enfin un établissement complet pour lequel<noinclude>
<references/></noinclude>
3n2t624vadq2ubj24e6r7lcag9krur6
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>le goût et la magnificence furent seuls consultés,
sans faire attention s’il étoit en harmonie
avec une fortune que Gertrude elle-même
croyoit inépuisable, tandis que le
colonel ne songeoit à l’argent que pour le
dépenser. Depuis que lady Rossville devoit
faire son entrée dans le monde, toute l’ambition
de son amant étoit qu’elle se plaçât
de prime abord à la tête de la société,
persuadé que si elle commençoit par n’y
occuper qu’un rang secondaire, elle ne
pourroit plus par la suite, devenue même
son épouse, reprendre cette prééminence
qu’elle auroit laissé échapper, et à laquelle
il attachoit le plus grand prix.
— Lady Augusta a eu la bonté de m’offrir
de me conduire chez sa marchande de
modes, chez son bijoutier, chez tous ces
gens enfin dont nous ne saurions nous
passer, lui dit-elle un jour ; et ce soir elle
nous a proposé de nous conduire maman
et moi à l’Opéra.
Le colonel reçut cette nouvelle assez
froidement, et parut chercher quelque<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>temps sa réponse : — J’ai beaucoup de respect
pour lady Augusta, dit-il enfin ; elle a les
meilleures intentions du monde ; mais les
marchands qu’elle emploie sont si peu à la
mode, et sont tellement de l’ancien temps,
que vous m’obligerez de ne pas vous en
servir.
Gertrude étoit tentée de croire que c’étoit
une plaisanterie ; mais elle vit bientôt que
le colonel parloit sérieusement. Lady Augusta
ne s’habille pas avec assez de goût,
ajouta-t-il ; et quant aux petites, elles ne savent
seulement pas ce que c’est que d’en
avoir ; elles s’affublent de plumes, de fleurs,
de tout ce qui leur tombe sous la main.
Emilie les porte encore assez bien ; mais
pour la pauvre Georgina, elle a l’air si
gauche qu’on diroit qu’on les lui a jetées
au hasard sur la tête.
— Mais comment puis-je refuser une
offre si obligeante ? et d’ailleurs, je ne sais
à qui m’adresser.
— Reposez-vous de tout sur moi, ou
plutôt sur une dame de mes amies, lady<noinclude>
<references/></noinclude>
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Sapcal22
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>Charles Arabin, qui arrive demain à Londres,
et que je vous amènerai sur-le-champ.
Voyant que Gertrude paroissoit surprise,
il ajouta : — Elle n’est pas jolie et est
un peu passée, mais elle a le meilleur goût ;
c’est elle aujourd’hui qui donne le ton à
toute la ville ; et j’aime mieux que vous la
preniez pour guide que lady Augusta, du
moins en fait de goût et de modes.
— Mais j’ai mon goût aussi à consulter
pour ma toilette, dit lady Rossville, un
peu piquée de l’idée qu’il lui faudroit se
soumettre à la décision d’une autre.
— Et ce goût est parfait, dit le colonel
Delmour ; mais que peut faire le goût seul
sans la mode ? Vénus elle-même, quand
les Grâces auroient présidé à sa toilette,
paroîtroit maussade, si elle étoit présentée
par une duchesse qui n’eût pas été reçue
dans les salons d’Almack <ref>
Salons où se réunissent tous les ''fashionables'' de Londres.
</ref>.<noinclude>
<references/></noinclude>
l40fl4w2e0xgnbvj7kdfok9g3h4oc45
Page:Flammarion - Les Étoiles et les curiosités du ciel, 1882.djvu/293
104
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F0x1
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="F0x1" />{{nr||ORIGINE DES CONSTELLATIONS|271|b=<hr/>}}</noinclude><nowiki/>
La constellation du ''Bélier'' se compose d’abord des trois étoiles α,
β et γ, dont nous avons parlé tout à l’heure, et qui brillent au sud du
Triangle, et elle se continue vers l’est par quelques petites étoiles qui
la complètent sur ε, δ et ζ (''{{abr|voy.|voyez}}'' la {{lia|11|f187|''fig''.{{lié}}187|286}}). Un peu plus loin à l’est
scintillent les Pléiades. Il n’est pas facile de trouver dans cet assemblage
d’étoiles l’explication du symbole auquel elles ont servi de prétexte ;
cependant si une certaine disposition des étoiles de la tête peut
donner l’idée d’une corne de bélier et de la direction de la tête qui
regarde en arrière, l’analogie doit mettre sur la voie de l’origine de
cette dénomination, d’autant plus que la corne de bélier était autrefois
honorée d’une célébrité particulière par sa consécration à Jupiter.
Or, si l’on réunit par un trait les étoiles β, γ, ι, θ et η, on trace une
courbe qui n’est pas fort éloignée de cette forme caractéristique. Peut-être
dans l’antiquité une étoile assez brillante la complétait-elle suffisamment
pour justifier le symbole. Il y a deux mille ans, le soleil
occupait le Bélier à l’équinoxe de printemps, et ce fécond animal se
plaçait très naturellement à la tête de l’origine des signes du Zodiaque ;
mais deux mille ans auparavant, c’était le Taureau qui ouvrait les
signes, et le Bélier existait déjà. Ce n’est donc pas un symbole de
fécondité qui a fait imaginer le Bélier en cette région du ciel, puisqu’à
l’époque de l’invention du Zodiaque il ne marchait pas à la tête des
signes ; mais il se trouva ensuite très heureusement placé, et les commentateurs
ont pris cette coïncidence pour la cause même de sa création.
La logique ne joue pas généralement le premier rôle dans les
œuvres humaines et dans les événements historiques ; ni les constellations
du Zodiaque ni les autres n’ont été établies suivant un plan
déterminé ; les premières remarques des contemplateurs du ciel sont
restées dans les traditions et dans les souvenirs ; le lien qui devait les
réunir plus tard en un même ensemble plus ou moins homogène n’a
été formé que par des conceptions scientifiques qui ne pouvaient naître
qu’à une époque beaucoup plus avancée. Les théoriciens trouvent
ensuite un plan très logique qui n’a jamais existé. C’est ce qui arrive
constamment en histoire : les révolutions, les guerres, les événements
politiques sont expliqués par chaque historien à sa façon suivant la
logique la plus admirable et la plus rigoureuse : « c’est évidemment
ainsi que les choses devaient arriver » ; et si elles étaient arrivées
autrement, l’enchaînement n’en serait pas moins logique ni moins
naturel. L’esprit humain met son mastic dans tous les vides et, sans
s’en douter, arrange tout à son image.
Le Bélier s’appelait aussi, anciennement, Jupiter Ammon, {{tiret|Chryso|mallus}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Au pays de l’érable/Pour l’honneur
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Raymonde Lanthier
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Section.
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wikitext
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<pages index="Société Saint-Jean-Baptiste - Au pays de l'érable (quatrième concours littéraire), 1919.djvu" from="61" to="74" header=1 />
<references/>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>ticiper jusqu’à un certain point aux bonnes
ou aux mauvaises qualités de l’objet aimé ;
et il soupiroit avec amertume quand il réfléchissoit
combien le caractère de Gertrude,
encore si pur, si élevé, si généreux
et si aimable au milieu de ses défauts,
pouvoit être perverti en étant continuellement
en contact avec celui du colonel.
Quel modèle de perfection elle pourroit
devenir sous un meilleur guide, se disoit-il,
elle qui se laisse si facilement conduire
par son cœur ! Quel trésor de bonheur ce
cœur si tendre ne renferme-t-il pas pour
elle-même et pour les autres ! Mais hélas !
combien toutes ces bonnes qualités, mal
dirigées, ne pouront-elles pas devenir
non-seulement inutiles, mais dangereuses,
sous une si pernicieuse influence ! Et
Lyndsay, pour la première fois en opposition
avec lui-même, fut incertain et
irrésolu sur la manière dont il devoit agir.
Chaque jour sembloit augmenter l’éloignement
qui existoit entre lui et le colonel ;
mais la conduite de Lyndsay étoit si calme<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Ferrier - L Heritage Tome 4.djvu/202
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Sapcal22
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>et si mesurée que personne n’eût remarqué
leur mésintelligence sans l’animosité qui
perçoit à travers toutes les actions de son
antagoniste.
— Comment se fait-il, dit un jour lady
Rossville à son amant, qu’Edouard et vous
ne soyez pas meilleurs amis ? Quelque querelle
a-t-elle eu lieu ? Il régnoit moins de
froideur entre vous la première fois que
je vous vis l’un et l’autre. Alors on vous
rencontroit souvent vous promenant, chassant
ou causant ensemble ; maintenant
vous semblez vous éviter avec affectation ;
je ne puis vous dire à quel point j’en suis
affligée.
— Vous êtes vous-même la cause de
notre désunion, Gertrude, répondit le colonel
avec chaleur. Comment pouvez-vous
imaginer que je puisse supporter la vue
d’un homme qui, sachant les termes où
nous en sommes, est assez présomptueux,
d’après les encouragemens que vous lui
donnez, pour vous aimer et pour chercher
à me supplanter auprès de vous ! Certes, il<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:La cuisine moderne, comprenant la cuisine en général, la pâtisserie, la confiserie et les conserves classées méthodiquement par une réunion de cuisiniers - 1896.pdf/71
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « <nowiki/> Ne pas oublier d’enlever la pierre jaune qui se trouve à l’extrémité du palais, car sans cela le poisson deviendrait amer. '''{{Centré|Carpe frite.}}''' Écaillez, videz, fendez le dos de la tête à la queue, mais sans séparer les deux parties ; essuyez, saupoudrez de farine, et plongez dans la friture bouillante. Retirez et laissez égoutter. Dressez ensuite et servez avec du persil frit et un rond de citron. Les petites carpes se font ég... »
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Madehub" />{{Nr|LA CUISINE MODERNE|61}}</noinclude><nowiki/>
Ne pas oublier d’enlever la pierre jaune qui se trouve à l’extrémité du palais, car sans cela le poisson deviendrait amer.
'''{{Centré|Carpe frite.}}'''
Écaillez, videz, fendez le dos de la tête à la queue, mais sans séparer les deux parties ; essuyez, saupoudrez de farine, et plongez dans la friture bouillante. Retirez et laissez égoutter. Dressez ensuite et servez avec du persil frit et un rond de citron.
Les petites carpes se font également frire au beurre, en opérant comme ci-dessus, et en ajoutant au moment de servir, un peu de beurre frais, manié de persil haché, et un jus de citron.
'''{{Centré|Carpe grillées, sauce aux câpres.}}'''
Videz, fendez, etc., comme pour la ''Carpe frite''. Mettez mariner pendant une heure, avec huile, sel, poivre, oignons, laurier, thym et persil en branches. Égouttez ensuite ; mettez sur le gril du côté ouvert ; retournez. La cuisson terminée, posez sur un plat, et couvrez d’une sauce blanche aux câpres.
'''{{Centré|Carpe grillées à la maître-d’hôtel.}}'''
Préparez exactement comme pour la ''Carpe grillée sauce aux câpres'', et servez très chaud sur une maître-d’hôtel.
'''{{Centré|Carpe à la Chambord.}}'''
Procédez comme il est dit pour la ''Truite à la Chambord'', page 96, mais en ayant soin de choisir une carpe de bonne grosseur.
'''{{Centré|Carpe à la provançale.}}'''
Prenez une grosse carpe ; après l’avoir nettoyée, coupez-la par tronçons et mettez-les dans une casserole avec de l’huile, une ou deux cuillerées de farine, selon la grosseur du poisson. Tournez le<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>me semble que je ne suis que trop patient !
— Lyndsay m’aime ? dit la comtesse ;
quelles chimères vous vous faites ! Mais au
même moment une foule d’idées confuses
et de souvenirs presque effacés se réveillèrent
dans son esprit, et firent monter sur
ses joues une rougeur qui n’échappa point
au colonel.
— Oui, il vous aime à sa manière froide
et méthodique, et non comme moi jusqu’à
la folie, jusqu’à l’idolâtrie ; son existence,
son âme n’est point, comme la mienne, inséparablement
unie à la vôtre, mais il voudroit
pouvoir me supplanter.
— Son amour doit être en effet d’une
nature toute différente du vôtre, dit lady
Rossville, essayant de calmer par une plaisanterie
l’orage qu’elle voyoit près d’éclater,
car à peine m’a-t-il jamais dit une
phrase flatteuse ; et, quant aux complimens,
je me suis quelquefois efforcée de lui en
arracher quelques-uns, mais toujours sans
le moindre succès. Mais ne froncez donc<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>pas ainsi les sourcils, Delmour ; si Lyndsay
ne flatte pas, au moins il ne gronde
jamais.
Cette remarque ne fit qu’obscurcir, au
lieu de le dissiper, le nuage qui couvroit le
front de son amant. Il se mordit les lèvres
comme pour réprimer l’explosion de sa
colère, et dit quelques instans après d’une
voix concentrée : — Je ne vous ai jamais flattée,
si par la flatterie vous entendez un
manque de sincérité ; mais je m’étois flatté
moi-même, en pensant que vous étiez au-dessus
de ces misérables artifices par lesquels
tant de femmes cherchent à se faire
valoir, je m’étois flatté, Gertrude, que
vous étiez supérieure à la coquetterie ; mais,
lorsque je vous vois encourager les attentions
d’un homme qui ose vous aimer,
même sous les yeux de celui à qui vous
avez promis votre foi, d’un homme surtout
que vous savez être mon ennemi,
pouvez-vous vous étonner que je me sente
porté à le haïr, et à douter que vous m’aimiez
réellement ?<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>votre imagination. Vous pouvez quitter le
service et ne plus vous éloigner ; nous nous
verrons souvent, bien souvent ; et de cette
manière deux années se passeront bien
vite.
— Et pendant ce temps, que n’aurois-je
point à craindre des faux rapports de votre
mère, et des insinuations artificieuses de
ce personnage si phlegmatique de Lyndsay ?
— En vérité, vous faites tort à votre
cousin par une telle supposition ; il est loin
de la mériter.
— Ne vous a-t-il jamais rien dit qui
tendît à diminuer votre estime pour moi
demanda Delmour en la regardant fixement.
— Il l’eût tenté bien inutilement, dit la
comtesse avec un sourire ; mais Edouard
est incapable d’aucune insinuation perfide.
— Il s’est donc expliqué clairement !
s’écria le colonel avec fureur ; il vous aura
parlé des folies, des extravagances de ma
première jeunesse, extravagances qu’il a<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>jusqu’à un certain point partagées, et qu’il
n’aura pas manqué de vous dépeindre
comme autant de vices, en vous prévenant
de vous défier du prodigue qui, dans une
seule nuit, perdit au jeu je ne sais combien
de cent livres sterling.
— Non, en vérité, il ne m’a rien dit de
tout cela ; vous lui faites tort, vous êtes injustes
l’un envers l’autre ; mais il faut que
vous deveniez amis, maintenant qu’il est
mon tuteur.
— Votre tuteur, s’écria Delmour, comme
frappé de la foudre, au nom du ciel que
voulez-vous dire ?
— Il paroissoit nécessaire de me nommer
des tuteurs, et j’ai d’abord choisi mon
cousin. Depuis long-temps il s’étoit montré
mon ami en plus d’une occasion ; depuis
long-temps je crois lui devoir la vie ; vous
ne pouvez donc vous étonner de mon choix.
— Cependant vous n’ignoriez pas que
Lyndsay n’est pas mon ami. Notre manière
de voir est trop différente ; ses opinions sont
trop outrées et trop intolérantes pour moi.<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>probablement, répondit le colonel avec
un sourire dédaigneux.
— Lady Rossville, ma chère cousine,
je vous supplie de me dire ce que le major
est devenu ?
— Je présume qu’il n’est pas loin, répondit
la comtesse, mais il ne nous a pas
rejoints.
— Grand Dieu ! s’écria mistress Waddell,
palpitante d’effroi, il ne vous a pas
rejoints ; il faut donc qu’il se soit perdu !
— Ma chère mistress Waddell, ne vous
effrayez pas, dit miss Pratt ; soyez sûre
qu’il va revenir ; il fait encore jour ; il
rencontrera dans les bois des ouvriers qui
lui enseigneront son chemin, et nous allons
l’envoyer chercher par quelques domestiques.
Colonel Delmour, voulez-vous
tirer le cordon de la sonnette ; il ne pensera
sûrement pas à gravir le rocher de
Craw-Fort, et c’est le seul endroit dangereux
de ces rivages. Lady Rossville, passez-moi
ce flacon de sels. Heureusement que
les eaux de la rivière sont basses en ce<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Filipvansnaeskerke" /></noinclude><poem>
L’avoir rencontrée,
Autrefois, cette chose,
Je ne l’avais pas comprise<ref>Atsoutada (?-943) veut dire que lorsqu’il compare l’état de son cœur avant et après la rencontre décisive, il se rend compte que jusqu’alors il n’avait pas compris l’amour.</ref> !
</poem>
{{d|(''Shouïshou'', XII, Amour, 2. — ''H.-i.'', n{{o}} 43.)}}
{{t6|''AÇATADA''}}
{{c|{{sc|second sous-secrétaire d’état}}}}
<poem>
Si je n’avais jamais eu
D’entrevue avec elle,
Cela eût mieux valu :
Ni quant à cette personne» ni quant à moi
Je n’aurais à me plaindre<ref>Açatada (?-961) était, dit-on, fils du « ministre de la Troisième avenue », l’auteur de la tannka n{{o}} 25 (p. 114). — S’il n’avait pas connu l’amante qui l’a délaissé, il n’aurait ni à se plaindre d’elle, ni à se plaindre lui-même.</ref>.
</poem>
{{d|(''Shouïshou'', XI, Amour, 1. — ''H.-i.'', n{{o}} 44.)}}
{{t6|''LE SEIGNEUR KENNTOKOU''}}
<poem>
Celle qui devrait dire :
« Quelle pitié ! »
Ne pensant plus à moi,
Pour moi, un rien
Je deviendrai, hélas<ref>Kenntokou Kô, nom littéraire de Foujiwara no Korétada (?-97) — Abandonné par une inhumaine, il se contente d’un tendre reproche : il deviendra un être inutile, il souffrira en vain, et c’est tout.</ref> !
</poem>
{{d|(''Shouïshou'', XV, Amour, 5. — ''H.-i.'', n{{o}} 45.)}}
{{t6|''SÔNÉ NO YOSHITADA''}}
<poem>
Comme un marin qui traverse
Le détroit de Youra,
Son gouvernail perdu,
</poem><noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Filipvansnaeskerke" /></noinclude><poem>
L’avoir rencontrée,
Autrefois, cette chose,
Je ne l’avais pas comprise<ref>Atsoutada (?-943) veut dire que lorsqu’il compare l’état de son cœur avant et après la rencontre décisive, il se rend compte que jusqu’alors il n’avait pas compris l’amour.</ref> !
</poem>
{{d|(''Shouïshou'', XII, Amour, 2. — ''H.-i.'', n{{o}} 43.)}}
{{t6|''AÇATADA''}}
{{c|{{sc|second sous-secrétaire d’état}}}}
<poem>
Si je n’avais jamais eu
D’entrevue avec elle,
Cela eût mieux valu :
Ni quant à cette personne» ni quant à moi
Je n’aurais à me plaindre<ref>Açatada (?-961) était, dit-on, fils du « ministre de la Troisième avenue », l’auteur de la tannka n{{o}} 25 (p. 114). — S’il n’avait pas connu l’amante qui l’a délaissé, il n’aurait ni à se plaindre d’elle, ni à se plaindre lui-même.</ref>.
</poem>
{{d|(''Shouïshou'', XI, Amour, 1. — ''H.-i.'', n{{o}} 44.)}}
{{t6|''LE SEIGNEUR KENNTOKOU''}}
<poem>
Celle qui devrait dire :
« Quelle pitié ! »
Ne pensant plus à moi,
Pour moi, un rien
Je deviendrai, hélas<ref>Kenntokou Kô, nom littéraire de Foujiwara no Korétada (?-972) — Abandonné par une inhumaine, il se contente d’un tendre reproche : il deviendra un être inutile, il souffrira en vain, et c’est tout.</ref> !
</poem>
{{d|(''Shouïshou'', XV, Amour, 5. — ''H.-i.'', n{{o}} 45.)}}
{{t6|''SÔNÉ NO YOSHITADA''}}
<poem>
Comme un marin qui traverse
Le détroit de Youra,
Son gouvernail perdu,
</poem><noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>moment. Jackson, apportez ici un verre
d’eau le plus vite possible, et envoyez
quelques hommes à la recherche du major.
— Qu’ils se munissent surtout de cloches,
de cordes et de lanternes, dit le colonel.
Voilà le major Waddell, Madame,
dit Jackson en jetant un coup d’œil du
côté de la fenêtre.
— Où est-il ? où est-il ? s’écria l’épouse
éplorée en se précipitant vers la croisée ; et
elle retomba sur sa chaise.
C’étoit bien le major ''in propriá personá'',
arrivant lentement et péniblement, et boutonné
jusqu’au menton, quoiqu’évidemment
prêt à succomber de chaleur et de
fatigue. Il portoit son mouchoir à la main
et ne cessoit de s’en essuyer la figure qui
étoit ruisselante de sueur. Pour accroître
encore son embarras, mis Pratt, ouvrant la
croisée, se mit à crier : — Hâtez-vous, major,
arrivez vite, votre chère épouse est ici
qui se pâme d’inquiétude pour vous.
Le pauvre major, poussant un cri de
désespoir, fit tous ses efforts pour doubler<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:La cuisine moderne, comprenant la cuisine en général, la pâtisserie, la confiserie et les conserves classées méthodiquement par une réunion de cuisiniers - 1896.pdf/72
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « tout un instant sur le feu en ayant soin de ne pas laisser prendre couleur. Ajoutez alors du vin rouge, sel, poivre, ail, échalotes, ciboules, champignons, persil, le tout haché. Laissez cuire. La sauce réduite, dressez sur un plat et servez très chaud. '''{{Centré|Carpe au bleu.}}''' Prenez une très grosse carpe et opérez comme il est dit pour le ''Brochet au bleu'', page 59. '''{{Centré|Marinade de carpes ou d’autres poissons d’eau douce.}}''' Cou...
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Madehub" />{{Nr|62|LA CUISINE MODERNE}}</noinclude>tout un instant sur le feu en ayant soin de ne pas laisser prendre couleur. Ajoutez alors du vin rouge, sel, poivre, ail, échalotes, ciboules, champignons, persil, le tout haché. Laissez cuire. La sauce réduite, dressez sur un plat et servez très chaud.
'''{{Centré|Carpe au bleu.}}'''
Prenez une très grosse carpe et opérez comme il est dit pour le ''Brochet au bleu'', page 59.
'''{{Centré|Marinade de carpes ou d’autres poissons d’eau douce.}}'''
Coupez carpe, tanche, brochet, anguille, en tronçons, et faites-les mariner avec sel, poivre, thym, laurier, clous de girofle, oignons, un jus de citron ; remuez pour faire prendre goût. Laissez mariner pendant une heure ; égouttez ; passez vos tronçons dans la farine, et faites frire de belle couleur. Servez avec une garniture de persil frit.
'''{{Centré|Carpe à l’étuvée.}}'''
Opérez comme il est dit pour l’''Anguille en {{corr|matelotte|matelote}}'', page 51.
Nous ne quitterons pas la carpe, qui tient si bien sa place dans la matelote, sans indiquer comment on fait la matelote à la marinière et la matelote au vin blanc.
'''{{Centré|Matelote à la marinière.}}'''
Prenez anguille, carpe, brochet, barbillon, de grosseur moyenne. Nettoyez en procédant, comme à l’ordinaire, et coupez par tronçons. Rangez-les au fond d’un chaudron. Joignez un bouquet garni et une douzaine de gousses d’ail enfilées en chapelet. Couvrez le poisson avec de bon vin rouge, et mettez sur le feu. Quand le vin est bien chaud, ajoutez-y un verre de cognac, allumez-le et laissez-le brûler et cuire pendant un quart d’heure. Retirez du feu.
Dressez les tronçons sur un plat. Liez votre sauce avec du beurre manié de farine ; joignez-y des petits oignons jaunis à l’avance<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>le pas, et c’étoit une pitié que de le voir
se débattre au milieu des replis multipliés
de son énorme manteau, dont les lourds
collet, et les manches pendantes gênoient
encore sa marche, jusqu’à ce qu’enfin,
par une dernière secousse, toute la masse
se trouvât transportée dans l’intérieur de
l’appartement.
— Oh, major ! s’écria son épouse d’une
voix défaillante, en se levant pour aller à
sa rencontre.
— Ma chère Bell, que signifie tout ceci ?
s’écria le major en rejetant son manteau en
arrière et en étendant les bras vers elle.
— Combien vous m’avez inquiétée,
major ! il faut qu’il vous soit arrivé quelque
accident ; comme vous avez chaud !
je vois qu’il vous est arrivé quelque chose ;
racontez-moi cela.
— Rien, je vous assure, ma chère ; mais
je préférerois aller à la chasse d’oies sauvages,
que de recommencer la course que
je viens de faire, essayant toujours, mais en
vain, de rejoindre la comtesse, qui m’avoit<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>été confiée, se tournant alors vers elle et
vers le colonel : Il m’a été impossible de
vous atteindre ni de me faire entendre,
continua-t-il, quoique je ne vous aie presque
jamais perdus de vue pendant tout le
chemin. Cette remarque fit sourire le colonel
et amena une légère rougeur sur les
joues de lady Rossville, ce que miss Pratt
ne put voir sans qu’une terreur vague la fît
frémir des pieds à la tête.
— Cela est bien singulier, dit mistress
Waddell en se remettant un peu ; je ne
doutois pas que vous ne fussiez tous ensemble.
Je ferai attention une autre fois à
qui je vous confierai pour vous promener
sans moi : comme vous voilà échauffé ! Je
suis sûre que vous allez vous enrhumer. Je
vous en prie, miss Pratt, fermez cette fenêtre ;
major, ne vous asseyez pas du côté
de la porte ; et je vous conjure de ne pas
ôter votre manteau que vous ne soyez un
peu rafraîchi.
— Mais, ma chère Bell ! soupira le major
presque suffoqué.<noinclude>
<references/></noinclude>
livrqv6ucl2s7s5usprdfptq69k7ran
Discussion Page:Revon - Anthologie de la littérature japonaise, 1923.djvu/132
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Filipvansnaeskerke
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/* Note 3 */ nouvelle section
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wikitext
text/x-wiki
== Note 3 ==
La note 3, ici difficilement lisible par endroits, a été corrigée grâce au scan présent sur Gallica : https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k12694118/f129.item [[Utilisateur:Filipvansnaeskerke|Filipvansnaeskerke]] ([[Discussion utilisateur:Filipvansnaeskerke|d]]) 10 juillet 2026 à 14:01 (UTC)
op900ov72cvo4fuyh34uwmdwh0f4ajk
Au pays de l’érable/Le retour au foyer
0
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Raymonde Lanthier
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Section.
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text/x-wiki
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<pages index="Société Saint-Jean-Baptiste - Au pays de l'érable (quatrième concours littéraire), 1919.djvu" from="75" to="85" header=1 />
<references/>
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Page:Ferrier - L Heritage Tome 4.djvu/157
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude><nowiki/>
— Non, major, je vous prie…
— Mais, sur mon âme, il fait ici mille
degrés de chaleur de plus que je n’en ai
jamais ressenti dans le Bengale.
— Cela est possible ; mais, major, vous
savez combien vous vous êtes mal trouvé
d’avoir ôté votre manteau, il n’y a pas encore
long-temps, et vous m’avez promis
de ne plus faire de pareille imprudence.
— Mais, ma chère Bell, il fait aussi
chaud que si nous étions en juin.
— C’est égal, major, et…
Heureusement pour les parties intéressées,
la harangue de mistress Waddell fut
interrompue par le son du gong, annonçant
qu’il étoit temps de s’habiller pour le
dîner. Elle fut combattue quelques instans
entre le désir de soigner la petite santé du
major, en le tenant enveloppé de son manteau
dans une chambre bien chaude, et
celui d’employer les trois quarts d’heure
qui lui restoient à la grande affaire de la
toilette ; enfin la coquetterie féminine l’emporta
sur la tendresse conjugale ; et, ne<noinclude>
<references/></noinclude>
eypgufz1mjsyg5yhgtp3wcrmvqpwb5o
Page:Ferrier - L Heritage Tome 4.djvu/195
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>dans le salon avant que miss Pratt eût pu
trouver des expressions pour peindre sa
stupeur de voir qu’il commençoit déjà à se
mêler de l’administration de la maison. Ce
ne fut alors qu’embrassemens, promesses,
invitations, adieux définitifs, et cette scène
ne se termina que par le départ de la voiture.
Le trio qui s’éloignoit de Rossville
étoit parfaitement assorti ; l’harmonie la
plus complète devoit régner entre ceux
qui le composoient, car chacun d’eux
avoit quelque critique à faire sur ce qu’il
avoit vu à Rossville, et l’on peut croire
que ces langues charitables ne ménagèrent
personne.
L’oncle Adam au dîner s’aperçut de l’absence
de miss Pratt, et les tendres adieux
qu’elle avoit chargé mistress Saint-Clair de
lui faire de sa part ne lui furent pas répétés.
Lyndsay sembloit préoccupé ; lady
Rossville étoit distraite ; et au milieu d’eux
l’oncle Adam se trouvoit dans la solitude.
Il n’avoit plus aussi que deux pages à lire<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:La cuisine moderne, comprenant la cuisine en général, la pâtisserie, la confiserie et les conserves classées méthodiquement par une réunion de cuisiniers - 1896.pdf/73
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « dans du beurre, et versez le tout sur la matelote. Vous pouvez entourer le plat de belles écrevisses. '''{{Centré|Matelote au vin blanc.}}''' Prenez anguille, carpe, brochet, barbillon, de grosseur moyenne. Nettoyez en procédant comme à l’ordinaire, et coupez par tronçons. Rangez-les au fond d'un chaudron. Joignez un bouquet garni, une ou deux gousses d’ail, sel, poivre et un morceau de beurre. Couvrez le poisson avec de bon vin blanc. Faites parti à...
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Madehub" />{{Nr|LA CUISINE MODERNE|63}}</noinclude>dans du beurre, et versez le tout sur la matelote. Vous pouvez entourer le plat de belles écrevisses.
'''{{Centré|Matelote au vin blanc.}}'''
Prenez anguille, carpe, brochet, barbillon, de grosseur moyenne. Nettoyez en procédant comme à l’ordinaire, et coupez par tronçons. Rangez-les au fond d'un chaudron. Joignez un bouquet garni, une ou deux gousses d’ail, sel, poivre et un morceau de beurre. Couvrez le poisson avec de bon vin blanc. Faites parti à grand feu, laissez bouillir quelques minutes, puis retirez sur le côté du fourneau.
D’autre part, sautez au beurre des petits oignons et des champignons ; ajoutez poivre et un peu de muscade râpée, deux ou trois cuillerées de farine ; mouillez avec un peu de cuisson. Quand la sauce est cuite, liez-là avec des jaunes d’œufs, et masquez-en le poisson, que vous aurez égoutté avant de le dresser dans le plat. On peut garnir le plat avec écrevisses et croûtons frits alternés.
'''{{Centré|Carrelet.}}'''
Le carrelet est un poisson plat, à chaud blanche, mais peu délicate. Il est souvent d’assez grosse taille.
On le prépare de diverses manières.
'''{{Centré|Carrelet à la hollandaise.}}'''
Opérez comme pour la ''Barbue à la hollandaise'', page 56, en ayant soin de tenir le court-bouillon très relevé.
'''{{Centré|Carrelet au gratin.}}'''
Opérez comme pour la ''Barbue au gratin'', page 56.
'''{{Centré|Carrelet à la maître-d’hôtel.}}'''
Faites cuire comme la ''Barbue à la hollandaise'', page 56, mais servez sur une sauce maître-d’hôtel.<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>compagner dans leur voyage, et Gertrude
avoit sans difficulté cédé sur ce point à sa
mère. Quelque chagrin qu’il en ressentît, il
fut obligé de se conformer à leurs ordres ;
il partit, et fit la route avec tant de rapidité
qu’il les précéda de plusieurs jours à
Londres. Un billet de la comtesse lui apprit
le jour de leur arrivée, et il se trouva
à leur hôtel prêt à les recevoir.
Le lendemain, il vint présenter sa mère
et ses sœurs à lady Rossville. Gertrude avoit
vu approcher l’instant de cette entrevue
avec un trouble bien naturel dans la position
où elle se trouvoit ; mais elle fut bientôt
rassurée par les manières douces et
prévenantes de lady Augusta, et par l’aimable
franchise et la gaieté entraînante
de ses filles. Il n’y avoit rien en elles d’effrayant ;
au contraire on se sentoit naturellement
prévenu en leur faveur ; et Gertrude
ne les avoit pas vues une demi-heure
que déjà elle se sentoit aussi à l’aise avec
elles que si elle les eût connues toute
sa vie.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Au pays de l’érable/La visite de monsieur le curé
0
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Raymonde Lanthier
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Section.
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<pages index="Société Saint-Jean-Baptiste - Au pays de l'érable (quatrième concours littéraire), 1919.djvu" from="87" to="96" header=1 />
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Page:Dictionnaire encyclopédique de la noblesse de France - volume 2 - Nicolas Viton de Saint-Allais.djvu/335
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Jpgibert
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<noinclude><pagequality level="3" user="Jpgibert" />{{c|PRI―PRO}}</noinclude><section begin="PRINCES DU SANG DE FRANCE"/>Charles, comte d’Alençon, son frère, l’un et l’autre petits fils de Philippe le Hardi, prirent la qualité de petits fils de France, et ils étaient véritablement en ce degré. Les princesses, filles de Gaston-Jean-Baptiste de France, duc d’Orléans, sont les premières princesses qui aient pris la qualité de petites-filles de France, et elles étaient en effet petites-filles du roi Henri IV.
On appèle {{sc|Premier Prince du Sang}}, celui qui vient immédiatement après les enfants de France. {{sc|le Premier Prince du Sang}} a un état de maison comme les enfants de France, mais il n’est pas si considérable.
Lorsque le {{sc|Premier Prince du Sang}} a des frères il ne leur donne jamais la main, pas même chez lui.
On sait que le fils aîné des rois de France, a seul le droit de porter le titre de ''Dauphin'' ; les autres enfants du roi, portent le surnom de ''France''.
Il n’y a que les fils du roi, du dauphin, ou de l’héritier présomptif de la couronne, en ''ligne directe'', qui aient le droit de {{corr|portre|porter}} le ''surnom'' de ''France''. Les enfants des chefs des lignes collatérales portent le nom de l’apanage de leur père. Ainsi, par exemple, nos seigneurs les ducs d’Angoulême et de Berri, ajoutent à leur nom de baptême, le surnom de France, tandis que le duc d’Orléans et le prince de Condé ne peuvent le faire, parce que les premiers sont fils de Son Altesse Royale {{sc|Monsieur}}, comte d’Artois héritier présomptif de la couronne, tandis que les seconds ne sont que chefs de branches collatérales.
Dès que les enfants de France sont nés, le Roi leur envoie le cordon et la croix de l’ordre du Saint-Esprit, par un des secrétaires d’{{corr|Etat|État}}, officier du même ordre, et à vingt-cinq ans accomplis ils sont reçus chevaliers ; tandis qu’il faut trente-cinq ans pour les autres chevaliers. ''Voyez'' {{sc|Enfants de France}}, {{sc|Fils de France}}, {{sc|Titres Honorifiques}}.
<section end="PRINCES DU SANG DE FRANCE"/>
<section begin="PRINCES"/><nowiki/>
{{uc|Princes}}. Il y a quelques seigneurs particuliers qui portent la qualité de {{sc|Prince}}, à cause de certaines terres qui ont titre de ''Principauté''. Il y avait aussi, avant la révolution, des principautés ecclésiastiques, qui étaient unies aux évêchés on archevêchés.
<section end="PRINCES"/>
<section begin="PROBOSCIDE"/><nowiki/>
{{uc|Proboscide}}, {{abr|subst.|substantif}} {{abr|fém.|féminin}}, nom que les anciens ont donné à la trompe de l’éléphant. Ce meuble est très-rare, surtout dans les écus français. On en voit seulement sur quelques armoiries pour cimiers.
<section end="PROBOSCIDE"/><noinclude>
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Au pays de l’érable/La fin d’un traître
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Raymonde Lanthier
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Discussion Page:Philidor L analyze des echecs.djvu/150
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Fabrice Dury
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== Correction ==
Dans le livre, les Coups 1 et 3 sont identiques ('''e4 e5'''). Cvest impossible. Il y a donc une erreur. Je la corrige en utilisant
[https://archive.org/details/bub_gb_cikCAAAAYAAJ/page/n159/mode/2up l’édition 1803, page 99], avec comme premier Coup '''d4 d5'''. [[Utilisateur:Fabrice Dury|Fabrice Dury]] ([[Discussion utilisateur:Fabrice Dury|d]]) 10 juillet 2026 à 14:13 (UTC)
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Fabrice Dury
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/* Correction */
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== Correction ==
Dans le livre, les Coups 1 et 3 sont identiques ('''e4 e5'''). C’est impossible. Il y a donc une erreur. Je la corrige en utilisant
[https://archive.org/details/bub_gb_cikCAAAAYAAJ/page/n159/mode/2up l’édition 1803, page 99], avec comme premier Coup '''d4 d5'''. [[Utilisateur:Fabrice Dury|Fabrice Dury]] ([[Discussion utilisateur:Fabrice Dury|d]]) 10 juillet 2026 à 14:13 (UTC)
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Page:La cuisine moderne, comprenant la cuisine en général, la pâtisserie, la confiserie et les conserves classées méthodiquement par une réunion de cuisiniers - 1896.pdf/74
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Madehub
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « <nowiki/> '''{{Centré|Daurade.}}''' La daurade est un poisson abondant dans la Méditerranée ; la chair en est délicate et d’une digestion très facile. '''{{Centré|Daurade au court-bouillon.}}''' Se fait cuire au court-bouillon, comme les autres gros poissons ; et se sert accompagnée d’une sauce aux câpres ou d’une sauce hollandaise. '''{{Centré|Daurade à l’eau de sel.}}''' Se fait cuire somplement à l’eau de sel, ce qui lui conserve toute... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="Madehub" />{{Nr|64|LA CUISINE MODERNE}}</noinclude><nowiki/>
'''{{Centré|Daurade.}}'''
La daurade est un poisson abondant dans la Méditerranée ; la chair en est délicate et d’une digestion très facile.
'''{{Centré|Daurade au court-bouillon.}}'''
Se fait cuire au court-bouillon, comme les autres gros poissons ; et se sert accompagnée d’une sauce aux câpres ou d’une sauce hollandaise.
'''{{Centré|Daurade à l’eau de sel.}}'''
Se fait cuire somplement à l’eau de sel, ce qui lui conserve toute sa saveur, et dans ce cas se sert également accompagnée d'une sauce aux câpres ou d’une sauce hollandaise.
'''{{Centré|Daurade grillée.}}'''
Après avoir vidé, écaillé, lavé et essuyé avec soin une daurade de moyenne grosseur, ciselez-la de chaque côté ; salez et laissez mariner dans l’huile pendant une demi-heure. Retirez et faites cuire sur le gril à feu doux, en faisant prendre une belle couleur de chaque côté. Ainsi préparée, la daurade peut se servir sur une sauce tomate ou sur une sauce maître-d’hôtel.
'''{{Centré|Églefin.}}'''
Ce poisson est de la famille de la morue ou cabillaud ; sa chair s’effeuille comme celle du cabillaud, et on le prépare exactement de la même manière que ce dernier. Voir morue, page 77.
'''{{Centré|Éperlan.}}'''
L’éperlan se tient dans la mer, généralement à l’embouchure des fleuves. Sa chair est peu nourrissante, mais elle est d’une digestion très facile.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Revon - Anthologie de la littérature japonaise, 1923.djvu/133
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Filipvansnaeskerke
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<noinclude><pagequality level="3" user="Filipvansnaeskerke" /></noinclude><poem>
Hélas ! sur le chemin de l’amour
Je ne sais où je pourrai aboutir<ref>Yoshitada ({{s|x|e|s.}}). — Le détroit de Youra, entre l’île d’Awaji et l’île Principale, se trouve à la jonction de la Mer Intérieure et du Pacifique, et présente pour le navigateur des écueils qui justifient suffisamment la métaphore du poète.</ref>…
</poem>
{{d|(''Shouïshou'', XII, Amour, 1. — ''H.-i.'', n{{o}} 46.)}}
{{t6|''LE BONZE EIKEI''}}
<poem>
À la solitude
De la maison couverte
De gaillets,
Bien qu’on ne voie personne,
L’automne est venu<ref>Ce bonze du {{s|x}} s’est réfugié dans une solitude où l’on ne voit nul être humain ; seul, l’automne est venu lui faire visite. — La plante dont il est question ici (''yaé-mougoura'', « houblon octuple ») n’est autre que le gaillet (Galium aparine) ou grateron, cette herbe grimpante, à feuilles verticillées (d’où le mot ''yaé''), qu’on rencontre si souvent dans nos haies et dont les fruits hérissés s’attachent aux vêtements. On comprend donc que le poète l’ait choisie pour évoquer l’image d’une hutte enfouie sous la végétation sauvage.</ref>.
</poem>
{{d|(''Shouïshou'', III, Automne. — ''H.-i.'', n{{o}} 47.)}}
{{t6|''MINAMOTO NO SHIGHÉYOUKI''}}
<poem>
Comme les vagues qui frappent un rocher
Par la violence du vent,
Moi seul,
Brisé, à des choses tristes
Je pense maintenant, hélas<ref>Shighéyouki (?-963). — Le poète, poussé par sa passion, vient se briser sans cesse contre un cœur de pierre, comme les vagues, contre un rocher ; et « lui seul » est désespéré, puisque celle qu’il aime ne partage en rien sa peine.</ref> !
</poem>
{{d|(''Shikwashou'', VII, Amour, 1. — ''H.-i.'', n{{o}} 48.)}}
{{t6|''OHNAKATOMI NO YOSHINOBOU''}}
<poem>
comme le feu allumé par la garde
Qui protège le Palais impérial,
Brûlant la nuit,
</poem><noinclude>
<references/></noinclude>
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Filipvansnaeskerke
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Hélas ! sur le chemin de l’amour
Je ne sais où je pourrai aboutir<ref>Yoshitada ({{s|x|e|s.}}). — Le détroit de Youra, entre l’île d’Awaji et l’île Principale, se trouve à la jonction de la Mer Intérieure et du Pacifique, et présente pour le navigateur des écueils qui justifient suffisamment la métaphore du poète.</ref>…
</poem>
{{d|(''Shouïshou'', XII, Amour, 1. — ''H.-i.'', n{{o}} 46.)}}
{{t6|''LE BONZE ÉIKEI''}}
<poem>
À la solitude
De la maison couverte
De gaillets,
Bien qu’on ne voie personne,
L’automne est venu<ref>Ce bonze du {{s|x}} s’est réfugié dans une solitude où l’on ne voit nul être humain ; seul, l’automne est venu lui faire visite. — La plante dont il est question ici (''yaé-mougoura'', « houblon octuple ») n’est autre que le gaillet (Galium aparine) ou grateron, cette herbe grimpante, à feuilles verticillées (d’où le mot ''yaé''), qu’on rencontre si souvent dans nos haies et dont les fruits hérissés s’attachent aux vêtements. On comprend donc que le poète l’ait choisie pour évoquer l’image d’une hutte enfouie sous la végétation sauvage.</ref>.
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{{d|(''Shouïshou'', III, Automne. — ''H.-i.'', n{{o}} 47.)}}
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<poem>
Comme les vagues qui frappent un rocher
Par la violence du vent,
Moi seul,
Brisé, à des choses tristes
Je pense maintenant, hélas<ref>Shighéyouki (?-963). — Le poète, poussé par sa passion, vient se briser sans cesse contre un cœur de pierre, comme les vagues, contre un rocher ; et « lui seul » est désespéré, puisque celle qu’il aime ne partage en rien sa peine.</ref> !
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{{d|(''Shikwashou'', VII, Amour, 1. — ''H.-i.'', n{{o}} 48.)}}
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comme le feu allumé par la garde
Qui protège le Palais impérial,
Brûlant la nuit,
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Page:La cuisine moderne, comprenant la cuisine en général, la pâtisserie, la confiserie et les conserves classées méthodiquement par une réunion de cuisiniers - 1896.pdf/75
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « <nowiki/> '''{{Centré|Éperlans frits.}}''' Après avoir nettoyé comme d’usage, embrochez par les yeux, avec des brochettes en métal en mettant les éperlans par six : trempez dans le lait froid, plongez dans la farine et ensuite dans la friture boullante. Enlevez, égouttez, et servez dans un plat garni d'une serviette, en les mettant par rangées, et enroués de persil frit et de quartiers de citron. '''{{Centré|Éperlans au gratin.}}''' Nettoyez, enleve....
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<noinclude><pagequality level="1" user="Madehub" />{{Nr|LA CUISINE MODERNE|65}}</noinclude><nowiki/>
'''{{Centré|Éperlans frits.}}'''
Après avoir nettoyé comme d’usage, embrochez par les yeux, avec des brochettes en métal en mettant les éperlans par six : trempez dans le lait froid, plongez dans la farine et ensuite dans la friture boullante. Enlevez, égouttez, et servez dans un plat garni d'une serviette, en les mettant par rangées, et enroués de persil frit et de quartiers de citron.
'''{{Centré|Éperlans au gratin.}}'''
Nettoyez, enlevez la tête ; placez dans un plat à gratin préalablement beurré, en saupoudrant avec des fines herbes, oignons, champignons, persil haché ; ajoutez un verre de vin blanc, couvrez d’une légère couche de chapelure, arrosez avec du beurre fondu, mettez au four ; cuisez pendant un quart d’heure et servez dans le plat.
'''{{Centré|Éperlans marinés.}}'''
Prenez-en un certain nombre. Nettoyez, farinez et faites frire. Égouttez et mettez dans un plat? Faites une marinade, laissez-la refroidir, et versez-la sur les éperlans. Le lendemain, dressez les éperlans sur un plat, et servez-les en les couvrant d’un peu de leur marinade passée ; garnissez le plat avec des tranches de citron.
'''{{Centré|Esturgeon.}}'''
L’esturgeon se pêche dans la mer et les grands fleuves. Il est célèbre par sa grosseur. Sa chair est ferme et ressemble à celle du bœuf dans certaines parties et à celle du veau dans d’autres. Avec ses œufs, les Russes font le ''Caviar''.
L’esturgeon en raison de sa taille se prépare généralement par tranches ou darnes.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Après avoir nettoyé comme d’usage, embrochez par les yeux, avec des brochettes en métal en mettant les éperlans par six : trempez dans le lait froid, plongez dans la farine et ensuite dans la friture boullante. Enlevez, égouttez, et servez dans un plat garni d'une serviette, en les mettant par rangées, et enroués de persil frit et de quartiers de citron.
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Nettoyez, enlevez la tête ; placez dans un plat à gratin préalablement beurré, en saupoudrant avec des fines herbes, oignons, champignons, persil haché ; ajoutez un verre de vin blanc, couvrez d’une légère couche de chapelure, arrosez avec du beurre fondu, mettez au four ; cuisez pendant un quart d’heure et servez dans le plat.
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Prenez-en un certain nombre. Nettoyez, farinez et faites frire. Égouttez et mettez dans un plat. Faites une marinade, laissez-la refroidir, et versez-la sur les éperlans. Le lendemain, dressez les éperlans sur un plat, et servez-les en les couvrant d’un peu de leur marinade passée ; garnissez le plat avec des tranches de citron.
'''{{Centré|Esturgeon.}}'''
L’esturgeon se pêche dans la mer et les grands fleuves. Il est célèbre par sa grosseur. Sa chair est ferme et ressemble à celle du bœuf dans certaines parties et à celle du veau dans d’autres. Avec ses œufs, les Russes font le ''Caviar''.
L’esturgeon en raison de sa taille se prépare généralement par tranches ou darnes.<noinclude>
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Page:Revon - Anthologie de la littérature japonaise, 1923.djvu/134
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « <poem> Éteint le jour, Je pense, inquiet<ref>Yoshinobou (fin du {{s|x|e|s.}}), un des compilateurs du ''Gocennshou.''</ref>. </poem> {{d|(''Shikwashou'', VII, Amour, 1. — ''H.-i.'', n{{o}} 49.)}} {{t6|''FOUJIWARA NO YOSHITAKÉ''}} <poem> À cause de toi La vie même Me m’était pas chère : Oh ! qu’elle dure longtemps ! Voilà Ce que, maintenant, j’ai pensé<ref>Yoshitaké (?-974).</ref>. </poem> {{d|(''Goshouïshou'', XII, Amour, 2. — ''H.-i... »
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Éteint le jour,
Je pense, inquiet<ref>Yoshinobou (fin du {{s|x|e|s.}}), un des compilateurs du ''Gocennshou.''</ref>.
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À cause de toi
La vie même
Me m’était pas chère :
Oh ! qu’elle dure longtemps ! Voilà
Ce que, maintenant, j’ai pensé<ref>Yoshitaké (?-974).</ref>.
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{{t6|''FOUJIWARA NO SANÉKATA''}}
<poem>
Qu’il en est ainsi,
(Comment le lui dire ?
Du mont Ibouki
Au moxa
Égales, ne peuvent être connues
Mes pensées ardentes<ref>Sanékata, fin du {{s|x|e|s.}}. — ''Ibouki'' est le mot-pivot sur lequel tourne cette poésie. Tout en achevant la première partie, où il tient lieu d’''iou-béki'', « comment pourrais-je dire », il commence la seconde, cette fois avec son sens géographique. Or le mont Ibouki, bien connu dans la mythologie nationale (voy. ''Kojiki'', ci-dessus, p. 74), était fameux pour son armoise (''moé-kouça'', « l’herbe brûlante », contracté en ''mogouça'', qui se retrouve dans le nom botanique ''artemisia mogusa'', et qui a fini par devenir ''moxa'') ; et comme les petits cônes de feuilles d’armoise que les Japonais allument sur la peau, en guise de pointes de feu, pour guérir toutes sortes de maladies, sont justement la chose qui peut le plus vite s’offrir à leur esprit s’ils veulent évoquer l’idée d’un feu qui dévore, le poète en arrive tout naturellement, par ces diverses associations d’idées, à employer enfin cette métaphore énergique pour exprimer son ardeur.</ref> !
</poem>
{{d|(''Goshouïshou'', XI, Amour, 1. — ''H.-i.'', n{{o}} 51.)}}
{{t6|''FOUJIWARA NO MITCHINOBOU''}}
<poem>
Bien que je sache
Qu’après l’aurore
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Filipvansnaeskerke
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À cause de toi
La vie même
Ne m’était pas chère :
Oh ! qu’elle dure longtemps ! Voilà
Ce que, maintenant, j’ai pensé<ref>Yoshitaké (?-974).</ref>.
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Comment le lui dire ?
Du mont Ibouki
Au moxa
Égales, ne peuvent être connues
Mes pensées ardentes<ref>Sanékata, fin du {{s|x|e|s.}}. — ''Ibouki'' est le mot-pivot sur lequel tourne cette poésie. Tout en achevant la première partie, où il tient lieu d’''iou-béki'', « comment pourrais-je dire », il commence la seconde, cette fois avec son sens géographique. Or le mont Ibouki, bien connu dans la mythologie nationale (voy. ''Kojiki'', ci-dessus, p. 74), était fameux pour son armoise (''moé-kouça'', « l’herbe brûlante », contracté en ''mogouça'', qui se retrouve dans le nom botanique ''artemisia mogusa'', et qui a fini par devenir ''moxa'') ; et comme les petits cônes de feuilles d’armoise que les Japonais allument sur la peau, en guise de pointes de feu, pour guérir toutes sortes de maladies, sont justement la chose qui peut le plus vite s’offrir à leur esprit s’ils veulent évoquer l’idée d’un feu qui dévore, le poète en arrive tout naturellement, par ces diverses associations d’idées, à employer enfin cette métaphore énergique pour exprimer son ardeur.</ref> !
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À cause de toi
La vie même
Ne m’était pas chère :
Oh ! qu’elle dure longtemps ! Voilà
Ce que, maintenant, j’ai pensé<ref>Yoshitaké (?-974).</ref>.
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Qu’il en est ainsi,
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Au moxa
Égales, ne peuvent être connues
Mes pensées ardentes<ref>Sanékata, fin du {{s|x|e|s.}}. — ''Ibouki'' est le mot-pivot sur lequel tourne cette poésie. Tout en achevant la première partie, où il tient lieu d’''iou-béki'', « comment pourrais-je dire », il commence la seconde, cette fois avec son sens géographique. Or le mont Ibouki, bien connu dans la mythologie nationale (voy. ''Kojiki'', ci-dessus, p. 74), était fameux pour son armoise (''moé-kouça'', « l’herbe brûlante », contracté en ''mogouça'', qui se retrouve dans le nom botanique ''artemisia mogusa'', et qui a fini par devenir ''moxa'') ; et comme les petits cônes de feuilles d’armoise que les Japonais allument sur la peau, en guise de pointes de feu, pour guérir toutes sortes de maladies, sont justement la chose qui peut le plus vite s’offrir à leur esprit s’ils veulent évoquer l’idée d’un feu qui dévore, le poète en arrive tout naturellement, par ces diverses associations d’idées, à employer enfin cette métaphore énergique pour exprimer son ardeur.</ref> !
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Défense de la basse de viole contre les entréprises du violon et les prétentions du violoncel/02
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « <nowiki/> '''{{Centré|Esturgeon sauce Italienne.}}''' Prenez un petit esturgeon ; enlevez la peau, videz, lavez et faites cuire dans la poissonnière dans un bon court-bouillon, auquel vous mélangerez une bouteille de vin blanc, en ayant soin que le poisson baigne entièrement. La cuisson terminée, retirez, égouttez et dressez sur le plat à poisson, ou sur une planche garnie d’une serviette ; garnissez d’une bordure de persil en branches, et accompagne...
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'''{{Centré|Esturgeon sauce Italienne.}}'''
Prenez un petit esturgeon ; enlevez la peau, videz, lavez et faites cuire dans la poissonnière dans un bon court-bouillon, auquel vous mélangerez une bouteille de vin blanc, en ayant soin que le poisson baigne entièrement.
La cuisson terminée, retirez, égouttez et dressez sur le plat à poisson, ou sur une planche garnie d’une serviette ; garnissez d’une bordure de persil en branches, et accompagnez d’une sauce Italienne dans une saucière à part.
'''{{Centré|Esturgeon sauce aux câpres.}}'''
Opérez comme ci-dessus. La cuisson terminée, dressez sur un plat à poisson, avec une garniture de persil en branches et de pommes de terre cuites à l’eau salée. Accompagnez d’une sauce aux câpres dans une saucière à part.
'''{{Centré|Esturgeon sauce provençale.}}'''
Prenez un petit esturgeon ; enlevez la peau, videz, lavez et mettez-le dans une poissonnière, où vous le laisserez mariner pendant deux heures avec une bouteille de vin blanc, un peu d’huile, sel, épices, et citron coupé en tranches. Placez la poissonnière dans le four et faites cuire en arrosant de temps en temps avec la marinade. Laissez prendre une belle couleur, retirez et dressez sur un plat. Passez et mélangez une petite partie de la cuisson avec une sauce provençale ; envoyez le poisson, et la sauce dans une saucière à part.
'''{{Centré|Esturgeon rôti sauce poivrade.}}'''
Prenez une darne ou tranche d’esturgeon. Retirez-en la peau. Piquez de lard ; salez, poivrez et mettez dans une marinade pendant deux heures. Retirez, égouttez, passez dans la mie de pain ;<noinclude>
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Défense de la basse de viole contre les entréprises du violon et les prétentions du violoncel/03
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Denis Gagne52
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<noinclude><pagequality level="3" user="Jpgibert" />{{c|PRO}}</noinclude><section begin="PROBOSCIDE"/><nowiki/>
La {{sc|Proboscide}} paraît en pal, recourbée en forme du chiffre 2, les nazeaux vers l’angle supérieur de l’écu.
{{alinéa|{{sc|Barschker}}, en Silésie : d’azur, au ''Proboscide'' d’or.|4|-1}}
<section end="PROBOSCIDE"/>
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{{uc|Procureur}}. ''Voyez'' Dérogeance, tome I, page 251, à la note.
<section end="PROCUREUR"/>
<section begin="PROFÈS"/><nowiki/>
{{uc|Profès}}, {{sc|se}}, {{abr|subst.|substantif}} et {{abr|adj.|adjectif}}, est celui ou celle qui fait ses vœux religieux, soit dans quelque ordre régulier, tel que l’ordre de Malte, soit dans quelque monastère, ou quelque congrégation de chanoines, ou chanoinesses réguliers ; les {{sc|Religieux Profès}} sont les seuls qui aient voix au chapitre ; ils sont morts civilement du jour de leur profession.
<section end="PROFÈS"/>
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{{uc|Professeurs en droit}}. ''Voyez'' {{sc|Docteurs}}.
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{{uc|Profil}}. On dit {{sc|de Profil}} des animaux ou de leurs têtes en particulier, qui sont ainsi tournés contre leur ordinaire.
La plupart des animaux sont représentés dans l’écu de {{sc|Profil}} ; il en est de même des têtes d’animal. La tête du lion est toujours de {{sc|Profil}} ; lorsqu’elle est ''de front'', on la nomme tête de léopard.
{{alinéa|{{sc|de la Motte}}, en Bourbonnais : d’azur à l’aigle de ''profil'' essorante d’or.|4|-1}}
<section end="PROFIL"/>
<section begin="PROFITS DE FIEF"/><nowiki/>
{{uc|Profits de fief}}, {{abr|subst.|substantif}} {{abr|masc.|masculin}} {{abr|plur.|pluriel}} C’étaient les droits utiles que les fiefs produisaient au seigneur dominant, quand il y avait changement de vassal ; tels que le chambellage, le relief du rachat, le quint et le requint, etc. Ces {{sc|Profits}} étaient différents, selon les coutumes ou les titres, et suivant la mutation.
<section end="PROFITS DE FIEF"/>
<section begin="PROVENCE"/><nowiki/>
{{uc|Provence}}. Pour être admis dans l’ordre de la noblesse aux états de {{sc|Provence}}, il fallait faire preuve de cent ans, ou trois degrés.
Nulle distinction ne doit régner entre les familles nobles de {{sc|Provence}}, sous prétexte de descendance ou alliance avec des Juifs, Sarrasins et autres Infidèles. {{corr|Edit|Édit}} du mois d’avril 1778.
<section end="PROVENCE"/>
<section begin="PROVISIONS EN FAIT DE CHARGES ET OFFICES"/><nowiki/>
{{uc|Provisions en fait de charges et offices}}. C’étaient les lettres-patentes par lesquelles le Roi conférait à quelqu’un le titre d’un office pour en faire les fonctions. Avant que les offices eussent été rendus stables et permanents, il n’y avait que de simples ''commissions'' qui étaient annales ; ensuites elles furent indéfinie, mais {{tiret|néan|moins}}
<section end="PROVISIONS EN FAIT DE CHARGES ET OFFICES"/><noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Journal de psychologie normale et pathologique, tome 1, 1904.djvu/193
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Raymonde Lanthier
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<noinclude><pagequality level="3" user="Raymonde Lanthier" />{{nr||''MÉMOIRE, IMAGINATION ET OPÉRATIONS INTELLECTUELLES''|181}}
{{corrBandeau}}</noinclude>cette constatation en théorie générale. Enfin l’habileté augmente à la suite d’un intervalle de repos apporté à l’éducation. {{abr|S.|Swift}}{{lié}}signale quelques règles pédagogiques suggérées par ses observations. Pour le second groupe {{abr|S.|Swift}}{{lié}}prend comme exemple l’étude de la sténographie : ses conclusions sont sensiblement les mêmes. Pour le troisième groupe, l’exemple choisi fut le réflexe palpébral, qu’il s’agit de diriger volontairement. Les résultats sont figurés par de longs tableaux ; ils permettent de constater la complexité du {{corr|reflexe|réflexe}}, le peu d’effet de {{corr|l’attention|l’attention,}} de la fatigue, des mouvements des muscles éloignés, l’importance au contraire de l’ouïe et des mouvements des muscles proches de l’œil. Les mêmes expériences recommencées avec une petite fille de six mois montrèrent l’importance du son jusqu’au cinquantième jour, le caractère organique des réactions, l’apparition tardive du réflexe visuel et son développement inverse du réflexe auditif. Une liste bibliographique termine l’article.
{{d|Jean-L. {{pc|Schlegel}}.|4|mt=0.5em|mb=2em}}
<div style=text-align-last:center>
{{SA|'''109. — Des phénomènes de paramnésie''', par {{pc|A.{{lié}}Lemaître}} (Genève). (''Archives de Psychologie''. {{T.|{{rom-maj|III}}|cap}}. N{{e|o}}{{lié}}9. Novembre{{lié}}1903.)|mb=1em}}
</div>
Les sujets qui présentent des phénomènes de paramnésie ne savent en général ni où, ni comment, ni quand l’impression qui les frappe leur est déjà apparue. Le sujet qu’a observé{{lié}}{{abr|L.|Lemaître}} fait exception à cette règle. Il se appelle dans tous les cas le où — c’était à la même place, — le comment — c’était en rêve — le quand — c’était à telle date approximative ou très précise ; le sujet a été souvent en proie à des hallucinations, à des accès de somnambulisme. C’est un excellent visuel, très riche en images mentales. Il n’est pas d’ailleurs question pour lui de paramnésie, mais simplement de rêves qui se réalisent. Voici une ou deux des seize observations rapportées par{{lié}}{{abr|L.|Lemaître}} et qui toutes restent à peu près identiques quant au fond :
(6){{iv|0.5}}Je suis à me peigner devant mon miroir et ma brosse tombe. Brusquement, je me souviens du rêve exact que j’avais eu quinze jours plus tôt.
(3){{iv|0.5}}Je rêve que je monte le trottoir devant la laiterie de Vandœuvres et que, de la bordure de granit {{corr|ou|où}} je cheminais, j’apercevais l’intérieur du magasin d’un tailleur qui a déménagé depuis. J’ai fait le rêve le 12{{lié}}novembre, il se réalisa le 27{{lié}}décembre.
Enfin le sujet s’aperçoit en même temps « sous son rêve » dans un diagramme des saisons qui est le même pour tous les rêves qui se réalisent et n’apparaît pas en dehors d’eux.
Dans tous les cas, le sentiment de la paramnésie n’est ni voulu, ni prévu. Il dure une seconde au plus ; et le souvenir du rêve ne le précède jamais. À ce sentiment ne participent d’ailleurs ni les sensations gustatives, ni les sensations olfactives.
{{abr|L.|Lemaître}} donne de ces faits une explication basée sur la théorie du polygone de Grasset. Étant donné qu’il existe en chacun de nous, à des degrés divers un automatisme supérieur ou psychisme polygonal doué d’une activité propre qui par elle-même n’est pas consciente et ne le deviendra qu’après communication avec les centres supérieurs, on comprend qu’avec une {{tiret|dissocia|tion}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Discussion Page:Journal de psychologie normale et pathologique, tome 1, 1904.djvu/193
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Raymonde Lanthier
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Pdd.
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<section begin="correction"/>{{CorrDiscussion/lst|l’attention|l’attention,|3=|ligne=|par=|expl=ponctuation manquante|endroit=}}<section end="correction"/>
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Auteur:George Ernest Studdy
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<noinclude><pagequality level="3" user="JLTB34" /></noinclude>{{tiret2|con|naissait}}, en opposition avec toutes les lois naturelles, se produisaient à bord du ''Vultur'', lui donnant, comme à ses subalternes, l’impression que des ennemis invisibles déambulaient autour de lui.
L’idée, exprimée par le vocable naïf « hanté », exerçait une emprise terrifiante sur son cerveau.
Ah ! il la repoussait de toutes ses forces.
Sans doute, mais dans le domaine de l’esprit, on ne se débarrasse d’une formule qu’en lui substituant une formule différente.
Où était la formule différente ?
Autour de lui, ses hommes, le lieutenant Blad, son fils William lui-même, le regardaient, craintifs et ahuris.
Il comprenait que tous, à cette heure affolante, attendaient de lui les paroles rassurantes.
— Allons voir, prononça-t-il pour dire quelque chose.
Il prit la tête de la petite troupe ; d’un pas qu’il s’efforçait de rendre assuré, il se mit en marche vers le compartiment des machines.
Brusquement, tous s’immobilisèrent, les jambes flageolantes.
Teddy, qu’ils avaient laissé seul aux appareils (ils s’en apercevaient à ce moment, car un coup d’œil circulaire leur montrait son absence), Teddy venait de pousser un grand cri.
Le cri les immobilisa, les paroles qui suivirent les glacèrent d’épouvante.
Leur camarade rugissait, ahanant comme s’il soutenait une lutte disproportionnée :
— Ah ! je te tiens ! Tu m’as rendu aveugle ; je ne te vois pas ; mais je te tiens et du diable si je te lâche.
Qui pouvait-il tenir, puisqu’il n’y avait personne avec lui ?
Abandonnés à eux-mêmes, les bandits eussent certainement pris la fuite sans chercher à élucider la question.
Mais Tom Slane se trouvait au milieu d’eux.
Les paroles de Teddy rallumèrent un espoir en son cerveau.
L’ennemi, révélé par les bizarres incidents de la nuit, s’était sans doute laissé surprendre.
Il luttait contre le matelot de l’air.
Instinctivement, Tom se rua en avant.
Son mouvement déclancha le courage de ses complices.
Tous bondirent dans ses traces.<noinclude>
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M-le-mot-dit
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{{Initiale|B}}onzo et son jeune ami Loto, qui séjournent dans la montagne, ont quitté leur hôtel et sont partis pour une ascension.
{{Initiale|L}}’ascension est rude. Que de rochers à escalader ! Bonzo et Loto se révèlent de merveilleux alpinistes.
{{Initiale|Q}}uelle joie d’arriver à la halte, de se retrouver sain et sauf après avoir bravé le vertige et mille dangers !
{{Initiale|M}}ais soudain, tandis que Loto prend un repos bien gagné, Bonzo aperçoit deux dames qui viennent d’arriver en avion.
« {{Initiale|J}}e vais au-devant d’elles ! » s’écrie-t-il et il s’élance dans la neige, tandis que Loto tire de l’étui un appareil de photographie.
« {{Initiale|B}}onjour, mesdames… J’ai l’honneur de vous saluer. Vous êtes des sportives intrépides. — Vous êtes bien aimable, monsieur. »
{{Initiale|M}}ais tout à coup les dames s’écrient : « Un ours ! » et elles s’enfuient en courant de toutes leurs forces vers leur avion.
{{Initiale|L}}’avion s’envole. « Où est l’ours ? se demande Bonzo, je ne le vois pas. Ces poltronnes ont fui devant un danger imaginaire. »
{{Initiale|À}} ce moment, il se retourne et aperçoit l’animal féroce qui s’avance vers lui, d’un air menaçant, montrant les dents.
{{Initiale|D}}ans sa frayeur, il ne voit pas le précipice qui s’ouvre sous ses pas et dégringole sur Loto qui allait prendre une photographie.
{{Initiale|L}}e malheureux Loto pousse un terrible cri d’effroi et est lancé dans un gouffre avec son appareil photographique.
{{Initiale|A}}près tant d’émotions, Bonzo, oubliant le malheureux sort de Loto, se restaure avec une boîte de lait condensé.<noinclude>
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M-le-mot-dit
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Lorlam
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<noinclude><pagequality level="3" user="Lorlam" /></noinclude>de la faire bouillir avec le plus grand soin, afin
de ressusciter mon époux. »
En entendant ces paroles, la petite Bleue restait
pensive et silencieuse, et se tenait, sans bouger,
à côté de sa maîtresse.
Blanche est transportée de colère, « Misérable !
s’écria-t-elle, je me suis exposée à mille dangers
à cause de mon époux, j’ai bravé même la
mort pour obtenir cette plante ; et lorsque je
t’ordonne d’aller la faire bouillir, afin de le
rappeler à la vie, tu restes dans une froide indifférence !
Il faut que tu aies les entrailles d’une
bête féroce !
— Madame, répondit là petite Bleue, vous
connaissez mal le fond de mon cœur. Si je ne
vais pas faire bouillir cette plante, ce n’est point
que j’aie les entrailles d’une bête féroce. Naguères,
pour avoir bu du vin mêlé de soufre mâle,
vous avez laissé voir votre première forme, et
vous avez fait mourir vôtre époux de peur. Si
je fais bouillir maintenant cette plante, et que
Vous le rappeliez à la vie, il ne manquera pas de<noinclude>
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Lorlam
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Lorlam" /></noinclude>dire que nous sommes des fées, et quand vous
auriez mille bouches et mille langues, il vous
serait impossible de vous laver de ce reproche
et de le réduire au silence. Voilà ce qui me rend
si lente à vous obéir ; voilà ce qui m’empêche
de faire bouillir cette plante divine. Il faut, madame,
que vous imaginiez quelque stratagème
merveilleux pour tromper votre époux et dissiper
ses doutes. »
Blanche est ébranlée par les paroles de la petite
Bleue, et reste quelque temps en silence.
Puis elle relève là tête d’un air épanoui. « Petite
Bleue, s’écria-t-elle, j’ai un moyen excellent. »
Soudain elle ouvre un coffre, et en tire une
écharpe de soie blanche. Elle la prend dans sa
main, murmure quelques paroles magiques, et
souffle dessus en criant : ''pien !'' (change !)
À ces mots, l’écharpe de soie se change en une
Couleuvre blanche. La Fée saisit une précieuse
épée qui était suspendue au mur, et coupe la Couleuvre
blanche en plusieurs morceaux, qu’elle
jette dans le vestibule.<noinclude>
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Page:Julien - Blanche et Bleue, ou les deux couleuvres fees, 1834.djvu/153
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Lorlam
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Lorlam" /></noinclude><nowiki />
La petite Bleue est transportée de joie à la vue
de ce prodige.
« Madame, dit-elle à Blanche, en
la félicitant, en vérité, vous êtes douée d’une
puissance merveilleuse. De cette manière, il vous
sera facile de tromper votre époux. »
Elle prit de suite la plante d’immortalité, et
sortit de la chambre. Elle revint bientôt avec l’infusion,
qui fut préparée en peu d’instants.
Blanche prit Hân-wen dans ses bras, et lui
entr’ouvrit la bouche, et la petite Bleue lui fit
avaler tout le breuvage divin.
En un clin d’œil il revint aux portes de la vie.
Les articulations de tous ses membres furent agitées
d’un mouvement subit, et son âme anima
une seconde fois le séjour qu’elle avait quitté. Il
s’éveille en s’écriant : « Hélas ! quel profond sommeil ! »
Il se retourne, se lève sur son séant, et voit
Blanche qui était assise sur le bord de son lit, et la
petite Bleue qui se tenait debout à ses côtés. « Ainsi
donc, s’écria-t-il en les accablant d’injures, vous
êtes toutes deux des esprits de Couleuvres, qui
êtes venues ici pour tourmenter ma vie ! Depuis<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Julien - Blanche et Bleue, ou les deux couleuvres fees, 1834.djvu/154
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Lorlam
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Lorlam" /></noinclude>le commencement, vous n’avez cessé de me tromper,
et je vois clairement que c’est vous qui m’avez
fait mourir de frayeur. Heureusement, le ciel
avait décrété que ma famille ne devait pas encore
s’éteindre, et c’est pour cela que je suis revenu à
la vie. Éloignez-vous au plus vite, sans cela je vous
extermine avec cette épée. »
En entendant ces injures, Blanche est couverte
de confusion ; ses yeux se baignent de larmes, et
elle ne cesse de pousser des cris déchirants.
« Monsieur, dit la petite Bleue, en s’approchant
de Hân-wen, est-il possible que vous montriez
tant d’ingratitude ! Comme vous étiez allé voir la
joute des barques à têtes de dragon, madame,
étant sortie de l’ivresse où vous l’aviez plongée,
entra dans la chambre du fond pour s’informer
de ma maladie. Pendant ce temps-là, une Couleuvre
blanche est venue, je ne sais d’où, et s’est
élancée sur son lit. Madame vous entendant pousser
des cris affreux, accourut en toute hâte ; elle vous
trouva étendu par terre, sans mouvement, et elle
vit sortir du milieu du lit une énorme Couleuvre<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Julien - Blanche et Bleue, ou les deux couleuvres fees, 1834.djvu/155
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Lorlam
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Lorlam" /></noinclude>qui voulait vous dévorer. Ma maîtresse resta glacée
d’effroi, et fut quelque temps sans savoir quel
parti prendre. Puis elle saisit sa précieuse épée,
et coupa ce serpent infernal en plusieurs morceaux,
qu’elle jeta dans la cour. Mais, comme la
vue de ce serpent diabolique vous avait fait mourir
de frayeur, elle alla trouver la vénérable déesse
qui habite sur le mont Li-chân. Elle obtint d’elle
une branche de la plante d’immortalité, qu’elle
fit bouillir ; elle vous en fit boire une infusion et
vous rappela à la vie. Et maintenant, monsieur,
au lieu de reconnaître un si grand bienfait, vous
poursuivez madame de toute votre haine ; vous
l’accablez d’injures, et vous la traitez de fée ! Si
vous ne voulez pas me croire, monsieur, allez
dans la cour, et vous verrez vous-même la vérité
de ce que j’avance.
— La petite Bleue a raison, se dit Hân-wen en
lui-même ; je vais aller dans la cour, pour m’assurer
moi-même de la vérité. » Sur-le-champ, il
se lève et se dispose à sortir.
« Monsieur, lui dit Blanche en l’arrêtant par le<noinclude>
<references/></noinclude>
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{{T3|BONZO SE DÉGUISE}}
{{Initiale|P}}rofitant d’une absence de sa maîtresse, Bonzo, toujours curieux et avide d’aventures, se glisse dans son cabinet de toilette.
{{Initiale|I}}l ouvre le coffret à bijoux et s’amuse à se parer de précieux joyaux. « Quelles magnifiques boucles d’oreilles ! »
{{Initiale|P}}uis il endosse le manteau de sa maîtresse et se coiffe de son chapeau. « Comme je dois avoir l’air élégant ! »
{{Initiale|I}}l allait s’admirer devant le miroir quand soudain il prête l’oreille : il entend un bruit qui le remplit d’inquiétude.
{{Nec|{{Initiale|T}}rès}} effrayé, redoutant les suites de son divertissement, il n’en mène pas large et se cache derrière une chaise.
{{Initiale|M}}ais il est aperçu par la femme de chambre, très effrayée elle aussi à la vue de cet étrange fantôme qui brandit un parapluie.
« {{Initiale|I}}l y a un drôle d’épouvantail dans l’appartement ! » confie-t-elle d’une voix terrifiée et entrecoupée au valet de chambre.
« {{Initiale|S}}i je m’habillais en homme, se dit Bonzo, cela m’irait peut-être mieux. Je vais me mettre en costume de soirée. »
{{Initiale|I}}l s’empare des vêtements de son maître et les emporte, ainsi qu’un haut de forme étincelant.
{{Initiale|L}}es deux domestiques sont surpris d’apercevoir sur un lit les vêtements de « monsieur ». « Je ne les avais pas mis là », dit le valet.
« {{Initiale|Q}}ui a bien pu les apporter ? » se demande-t-il d’un air perplexe. « Il y a quelque mystère lä-dessous. »
{{Initiale|S}}oudain le valet de chambre découvre Bonzo qui n’a pas l’air très rassuré. « Ah ! c’est toi qui as fait cette farce ? »<noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Lorlam" /></noinclude>bras, songez que vous êtes en convalescence. Il
fait beaucoup de vent dehors, et il y aurait du
danger à vous y exposer. »
D’un côté, se dit Hân-wen en lui-même, la
petite Bleue m’invite à aller voir la couleuvre ; de
l’autre, Blanche me retient pour m’en empêcher :
il est évident que ces deux femmes se
sont liguées contre moi pour me tromper. Soudain
il repousse Blanche, sort précipitamment
de sa chambre, et s’élance dans la cour. Il voit en
effet, au bas du vestibule, une couleuvre blanche
qui était coupée en plusieurs morceaux, et dont
le sang avait rougi la terre. Tous les doutes de
Hân-wen sont dissipés ; il rentre dans sa chambre,
et, s’approchant de Blanche : « Chère épouse, lui
dit-il en riant, apaisez votre juste colère. J’ignorais
que vous vous fussiez donné tant de peine
pour me sauver la vie. Je vous ai accusée injustement ;
daignez me pardonner. Il faut maintenant
enterrer cette couleuvre, et tout sera fini.
— Monsieur, lui répondit Blanche d’un air
joyeux, si vos doutes sont dissipés et que vous ne<noinclude>
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Lorlam
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Lorlam" /></noinclude>me preniez plus pour une fée, je serai au comble
du bonheur, et j’oublierai pour toujours vos cruels
reproches. »
À ces mots, elle ordonne à la petite Bleue de
prendre la fausse couleuvre, de la brûler dehors,
et d’enterrer ses débris.
La petite Bleue enterra la fausse couleuvre après
l’avoir brûlée, et revint dans la chambre auprès
de sa maîtresse.
« Petite Bleue, s’écria Blanche en pleurant à
dessein, lorsque j’ai affronté mille dangers et enduré
toutes sortes de fatigues pour aller chercher
l’herbe d’immortalité et rappeler mon époux à la
vie, mon unique désir était de vivre avec lui dans
une heureuse union, jusqu’à la vieillesse la plus
avancée. Pouvais-je prévoir que mon époux, sans
avoir égard à toutes les peines que j’ai souffertes
pour lui, concevrait d’injurieux soupçons, et me
traiterait de fée !{{corr|..|…}} Au reste, en réfléchissant à ces
reproches, à ces marques de mépris, je reconnais
que c’est la conséquence des péchés que j’ai commis
dans ma vie passée. J’ai l’intention de me couper les<noinclude>
<references/></noinclude>
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Lorlam
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Lorlam" /></noinclude>cheveux et d’entrer dans un couvent, afin de me
préparer un sort heureux dans ma vie future. »
Hân-wen est consterné en entendant ces dernières
paroles. « Chère épouse, lui dit-il, je
vous ai offensée sans le savoir ; j’espère que vous
songerez à l’affection éternelle que vous m’avez
jurée ; je vous en supplie, pardonnez-moi, et oubliez
ce funeste dessein.
— Seigneur, lui dit Blanche, il est bien vrai que
je suis une Fée ; laissez-moi entrer en religion,
afin qu’à l’avenir je ne tourmente plus votre
existence qui est aussi précieuse que l’or.
— Chère épouse, lui dit Hân-wen, à quoi bon
tenir un pareil langage ? Si votre époux vous a offensée,
il avoue ses torts et il vous en demande
pardon. » Il dit et se prosterne à ses pieds.
Blanche est remplie d’émotion et se jette à genoux
devant lui. ((Monsieur, s’écria-t-elle, levez-vous !
Un homme ne doit point se mettre à
genoux, quand ce serait pour ramasser de l’or.
Tuez-moi plutôt : tout cela n’est arrivé que par
l’imprudence de ma langue. J’espère que vous<noinclude>
<references/></noinclude>
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Lorlam
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Lorlam" /></noinclude>oublierez mon crime et que vous m’accorderez
un généreux pardon. »
Hân-wen releva Blanche avec empressement,
et se livra à toute la joie que lui causait cette réconciliation.
Depuis ce moment les deux époux vécurent,
comme auparavant, dans une heureuse harmonie.
La petite Bleue riait en secret de la simplicité de
Hân-wen, et du stratagème adroit qu’avait employé
sa maîtresse ; mais passons à un autre sujet.
Le préfet de Sou-tcheou-fou s’appelait Tchîn ;
son surnom était Lun, et son nom honorifique
était So-king. Il s’était élevé à cette charge par
ses succès littéraires. C’était un homme pur et
intègre dans l’accomplissement de ses devoirs, et
il aimait le peuple comme sa propre famille. Sa
femme, nommée Hao-chi, était enceinte de neuf
mois, et touchait au terme de sa grossesse. Mais,
elle ressentit pendant trois jours et trois nuits les
douleurs de l’enfantement, sans, pouvoir devenir
mère. II appela tous les médecins de la ville, qui
déclarèrent unanimement que les ressources de<noinclude>
<references/></noinclude>
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Lorlam
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Lorlam" /></noinclude>l’art étaient impuissantes. Le préfet fut rempli
d’effroi et de douleur. Il s’assied, tout découragé,
dans la salle de réception ; mais bientôt la fatigue
s’empare de ses sens, ses yeux s’obscurcissent, et
il s’endort d’un profond sommeil. Il vit en songe
un homme vêtu de blanc, qui lui dit : « Monsieur
le préfet Tchîn, je suis le dieu Kouân-in ; je connais
la pureté et le désintéressement que vous avez
constamment montré dans toutes vos fonctions ;
je veux vous en récompenser aujourd’hui. Votre
femme est en travail d’enfant et ne peut devenir
mère ; je viens vous indiquer le moyen de la délivrer
de ses souffrances. Envoyez quelqu’un dans
la rue de Wou-kia, à la boutique appelée Pao-ngan-tang
(le magasin de la santé), et appelez
auprès d’elle le médecin célèbre que l’on nomme
Hiu-hân-wen : c’est le seul homme qui puisse la
sauver. Souvenez-vous bien de mes paroles :
adieu ! »
Après avoir dit ces mots, il monte sur un
char de nuages étincelants, et disparaît dans
l’espace.<noinclude>
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M-le-mot-dit
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Texte.
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="M-le-mot-dit" /></noinclude><nowiki />
{{T3|LE RÊVE DE BONZO}}
{{Initiale|B}}onzo a trouvé un os excellent qu’il déguste, dans un coin tranquille, avec appétit. « Rien dans l’existence ne vaut un bon os. »
{{Initiale|A}}près avoir consciencieusement rongé l’os en question, il s’endort du sommeil du juste. Un petit somme facilite la digestion.
{{Initiale|P}}uis il s’envole avec légèreté et une étrange impression de bonheur vers le pays merveilleux des rêves.
{{Initiale|S}}oudain, un magnifique poulet rôti à point, aux jolies couleurs dorées, apparaît à ses yeux éblouis.
{{Initiale|M}}ais, avant que Bonzo ait pu y planter couteau ou fourchette, le splendide poulet rôti se métamorphose tout à coup en chat.
{{Initiale|B}}onzo — toujours en rêve, — déguste une exquise boisson glacée, une citronnade à la fois aigrelette et sucrée.
{{Initiale|M}}ais, à leur tour, le verre se transforme en théière et le breuvage frais en un liquide fumant et bouillant.
{{Initiale|B}}onzo, qui s’est cruellement brûlé, court au robinet afin d’apaiser avec de l’eau fraîche la cuisante douleur.
{{Initiale|S}}a tasse, — phénomène curieux et abasourdissant, — ne se remplit pas d’eau froide, mais d’un succulent saucisson.
« {{Initiale|Q}}uel régal ! songe Bonzo, moi qui aime tant le saucisson, surtout quand il est à l’ail ! Je vais le dévorer. »
{{Initiale|I}}l mord à belles dents dans le beau saucisson dodu et rondelet à souhait. Ah ! quelle chair exquise !
{{Initiale|À}} ce moment, Bonzo se réveille. Cruelle déception ! Atroce désillusion ! Comme saucisson, il n’a plus que son vieil os !<noinclude>
<references/></noinclude>
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M-le-mot-dit
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text/x-wiki
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|cap={{Initiale|A}}près avoir consciencieusement rongé l’os en question, il s’endort du sommeil du juste. Un petit somme facilite la digestion.
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|cap={{Initiale|S}}oudain, un magnifique poulet rôti à point, aux jolies couleurs dorées, apparaît à ses yeux éblouis.
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{{Interligne}}
{{sep4}}
{{Interligne|2em}}
{{c|ARGUMENT.|fs=90%}}
{{Interligne|1.5em}}
{{P début|90}}
Les médecins irrités imaginent un stratagème pour perdre
Hân-wen.
Un magistrat bienveillant lui témoigne son affection, et le
condamne à une peine légère.
{{P fin}}
{{Interligne|0.5em}}
{{-|4}}
{{Interligne|0.5em}}
{{sc|Comme}} le préfet était occupé à causer avec
Hân-wen dans la salle de réception sur la maladie
de sa femme, il vit accourir une servante
qui lui dit : « Seigneur, bonnes nouvelles ! Dès
que l’épouse de Votre Excellence eut avalé les
deux pilules, elle éprouva une violente douleur,<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Julien - Blanche et Bleue, ou les deux couleuvres fees, 1834.djvu/188
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Lorlam" /></noinclude><nowiki/>
Depuis leur départ, il se passa beaucoup d’événements
dignes d’être racontés. Si vous désirez
connaître la suite de cette histoire, lisez le chapitre
septième.
{{Brn|2}}
{{-|5}}<noinclude>
<references/></noinclude>
mh3nwach4utms347nieevqzhtdnwv16
Blanche et Bleue, ou les deux couleuvres fées/Chapitre VI
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wikitext
text/x-wiki
{{TextQuality|100%}}
<pages index="Julien - Blanche et Bleue, ou les deux couleuvres fees, 1834.djvu" from=166 to=188 header=1 current="Blanche et Bleue, ou les deux couleuvres fées" prev="[[../Chapitre V]]" next="[[../Chapitre VII]]" />
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Lorlam" /></noinclude><nowiki />
Soudain le préfet s’éveilla. Tout à l’heure, se
dit-il en lui-même, le dieu Kouân-în a daigné
m’apparaître en songe, et m’a engagé à faire appeler
le docteur Hiu-hân-wen, en m’assurant que
ce médecin était capable de sauver ma femme.
Sans perdre de temps, il envoie deux de ses
serviteurs, qu’il charge d’aller lui remettre un
billet pour l’inviter à venir.
Les deux serviteurs obéissent à l’ordre du préfet,
et se hâtent d’aller remplir leur commission.
Le lecteur demandera si c’était en effet le dieu
Kouân-în qui était apparu en songe au préfet :
ce dieu n’était autre que Blanche. Comme elle
savait que la femme du préfet était près d’accoucher,
et qu’elle ne pouvait devenir mère, elle
s’esquiva de la vue de Hân-wen, prit la forme et
le costume du dieu Kouân-în, et alla se montrer
en songe au préfet, qu’elle invita à venir consulter
son époux.
Il y avait déjà quelques instants que Blanche
était de retour chez elle, quand les deux serviteurs
arrivèrent devant sa porte. Ils entrent dans<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Lorlam" /></noinclude>la boutique, présentent le billet du préfet, et
font connaître le motif de leur visite. Tao-jin reçoit
le billet, et va les annoncer à Hân-wen.
À cette nouvelle, Hân-wen est rempli d’étonnement.
« Chère épouse, dit-il à Blanche, le
préfet de la ville envoie ses serviteurs avec un
billet de sa main, pour me prier de traiter sa
femme qui est en travail d’enfant. Je ne connais
que les propriétés des plantes, et je n’entends
rien à la doctrine du pouls{{corr||.}} Ajoutez à cela, qu’il
s’agit de la femme du préfet ; ce n’est pas comme
si je devais donner mes soins à une personne vulgaire.
Si, par hasard, je commets quelque imprudence
dans mes prescriptions médicales, je
suis un homme perdu ! Comment faire ?
— Monsieur, lui dit Blanche, n’ayez aucune inquiétude.
Je sais que la femme du préfet porte
dans son sein deux jumeaux, et c’est pour cela
qu’elle a tant de peine à les mettre au jour. J’ai
préparé d’avance deux pilules d’un effet merveilleux.
Emportez-les avec vous, je vous réponds
qu’elle accouchera aussitôt après les avoir prises,<noinclude>
<references/></noinclude>
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Catégorie:Bonzo alpiniste
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M-le-mot-dit
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Catégories
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[[Catégorie:Domaine public en 2033]]
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Lorlam
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Lorlam" /></noinclude>et que le préfet vous offrira un riche cadeau pour
vous témoigner sa reconnaissance. »
Aussitôt, elle ordonne à la petite Bleue d’ouvrir
une cassette et d’y prendre les deux pilules,
qu’elle remit à Hân-wen.
« J’ai vraiment une femme prodigieuse, s’écria
Hân-wen transporté de joie ; elle sait trouver des
expédients qui annoncent un pouvoir divin. » Il
prit les deux pilules, les serra dans sa manche,
et sortit avec les deux serviteurs.
Dès qu’il fut arrivé à la préfecture, les deux
serviteurs entrèrent devant lui, et allèrent l’annoncer.
À cette nouvelle, le préfet sortit de son cabinet
pour aller au-devant de Hân-wen, et le fit
asseoir dans la salle de réception.
« Seigneur, demanda Hân-wen après avoir pris
le thé, j’ignore pour quelle personne votre Excellence
me fait l’honneur de réclamer mes soins.
— Monsieur le docteur, répondit le préfet, ma
femme est près de son terme, et elle ressent, depuis
trois jours et trois nuits, les douleurs de<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Julien - Blanche et Bleue, ou les deux couleuvres fees, 1834.djvu/164
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Lorlam
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Lorlam" /></noinclude>l’enfantement sans pouvoir devenir mère. Je connais
depuis long-temps votre haute réputation,
et c’est pour ce motif que je vous ai prié de venir.
J’espère que vous voudrez, bien aider ma femme
de votre divin savoir, et sauver la vie à deux personnes
à la fois ; vous pouvez compter sur ma
reconnaissance.
— Seigneur, répondit Hân-wen, que votre
noble cœur cesse de s’inquiéter. Par mon humble
condition, je suis soumis aux ordres de votre
Excellence, et je dois faire tous mes efforts pour
soulager votre illustre épouse. J’ose vous promettre
qu’elle se sentira soulagée dès qu’elle aura
pris mes médicaments. »
Le préfet est rempli de joie, et accompagne
Hân-wen dans la chambre de sa femme. Le docteur,
prenant un air d’importance, tâte le pouls
de la main droite et de la main gauche, et sort
avec le préfet, qui le fait asseoir auprès de lui
dans la salle de réception. « Je vous félicite, seigneur,
s’écria tout à coup Hân-wen ; l’épouse de
votre Excellence porte deux fils jumeaux dans son<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Demoustier - Le divorce, Paris, Maradan, 1795.djvu/19
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Organophone
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Organophone" /></noinclude>Victimes de la haine et de l’amour des hommes,
Notre sort fut toujours d’aimer et de souffrir.
GUIILLAUME.
Vous ne souffrirez pas long-teins.
THÉRÈSE.
Mais je l’espère.
GUILLAUME.
Un époux plus heureux...
THÉRÈSE.
Une épouse plus chère...
''(ici Guillaume se détourne.)''
Ingrat! tu me dédaigne; mais
Tu me regretteras.
GUILLAUME, ''vivement, avec émotion''.
Vous parlez de regrets?...
THÉRÈSE.
Que vous éprouverez.
GUILLAUME, ''ironiquement'':
Vous croyez ?
THÉRÈSE.
J’en suis sûre.
GUILLAUME.
Et vous, Madame?
THÉRÈSE, ''avec une indifférence affectée'':
Oh! quant à moi....
GUILLAUME, ''piqué''.
Je n’en éprouve pas plus que vous, je veus jure.
Vous croyez donc, en bonne-foi,
Que je vais consacrer ma vie
A regretter un être qui m’oublie?
THÉRÈSE, ''avec émotion''.
Je ne dis pas cela tout-à-fait.<noinclude>
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[[Catégorie:Bonzo alpiniste]]
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="F0x1" />{{nr|272|LA CONSTELLATION DU BÉLIER||b=<hr/>}}</noinclude>{{tiret2|Chryso|mallus}} ou la Toison d’or, et l’expédition des Argonautes a certains
rapports originaires avec cette constellation, comme avec celles du
navire Argo, d’Hercule et du Dragon. Mais il me semble que Dupuis,
Lalande et leurs émules ont eu tort d’en conclure que cette expédition
n’est qu’une fable astronomique, une allégorie fondée sur les levers
et couchers de ces constellations. C’est comme les commentaires de
l’Apocalypse qui assurent que l’Agneau de Dieu, la Vierge, le Dragon
et le Serpent, dont parle l’apôtre Jean, ne sont autre chose que des
personnifications mystiques de ces constellations. L’Apocalypse est tout
autre chose qu’une rêverie astronomique, et il n’y a là que des rapports
de mots. Le prophète de Pathmos s’imaginait que la fin du
monde ne tarderait pas à venir, suivant la prédiction illusoire de
Jésus (Mathieu, XXIV, 29, 30, 31 et 34 ; Marc, XIII, 24, 25, 26, 27,
et 30 ; Luc, XXI, 25, 26, 27 et 32), et c’est cet événement qu’il redoute,
contemple et décrit dans cette étrange composition.
Voici les étoiles dont la constellation du Bélier est composée.
{| style="border-spacing:1.5em 0; margin:1em auto; font-size:85%; line-height: 1.50em; font-variant-numeric:tabular-nums; text-align:left;"
|colspan=12 style="font-size:90%; padding-bottom:0.5em; text-align:center; line-height:1.33em"|{{Ancre+|T11-2|PRINCIPALES ÉTOILES DE LA CONSTELLATION DU BÉLIER}}{{br0}} DEUX MILLE ANS D’OBSERVATION
|-
|style="font-size:90%; padding-bottom:0.25em; test-align:center;"| {{sc|Étoiles}}
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{{SA/o|Remarque curieuse, l’étoile la plus brillante de cette constellation,}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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== Description ==
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|Description=''Bonzo alpiniste'', bande dessinée
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<noinclude><pagequality level="3" user="Assassas77" />{{nr||— 17 —|}}</noinclude>tache aux arguments spéciaux fournis par les textes
bouddhiques ou tirés du fond même du sujet<ref>''Compte-rendu'' etc., déjà cité, p. 348-50. — Le ''Bouddha et sa Religion'', Avertissement, p. {{rom|XVIII}}-{{rom|XIX}}, texte, p. 396.</ref>. En
conséquence, il fonde sa théorie « d’abord sur le caractère
propre du Bouddhisme venant réformer et contredire
la foi brahmanique ; en second lieu, sur
l’athéïsme instinctif et spontané de la nouvelle doctrine ;
troisièmement, sur ses rapports avec le Sânkhya
de Kapila, dit Sânkhya athée ; puis ensuite, sur
les textes mêmes des ''soûtras'' bouddhiques, sur les
noms significatifs que les Brahmanes infligent aux
Bouddhistes, et enfin, sur la métaphysique tout entière
du Bouddhisme, depuis l'''Abhidharma'' do Kâcyapa,
(successeur immédiat de Çâkyamouni), jusqu’aux ''Vinaya''
''soutras'' de Nâgârdjouna, (docteur nihiliste, s’il en
fut jamais), venu quatre ou cinq siècles après lui<ref>''Ouv. cité'', Avertissement, p. {{rom|XV}}. — M. Lassen, ''Indische Alterthumseunde'', II, {{corr|p|p.}} 59, note 2, p. 413 et 889, place ce
Pyrrhon indien dans la seconde moitié du premier siècle de notre
ère. Si donc le Bouddha est mori l’an 513 avant J. C., l’intervalle
signalé excèderait six cents ans.</ref>.
Cet ensemble de preuves lui paraît plus que suffisant ;
mais pour qu’il ne manque rien à la démonstration, il
rappelle un dernier fait qui, à son avis, ne serait ni le
moins intéressant ni le moins décisif. C’est que les
Bouddhistes de nos jours, malgré les modifications que
les siècles ont apportées aux doctrines du maître, ne se
feraient pas une autre idée du ''Nirvâna'' que leurs prédécesseurs :
assertion qu’il croit établir par les témoignages
plus ou moins explicites des modernes missionnaires
chrétiens nommés ci-dessus : M. Spence Hardy,<noinclude>
<references/></noinclude>
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Assassas77
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bouddhiques ou tirés du fond même du sujet<ref>''Compte-rendu'' etc., déjà cité, p. 348-50. — Le ''Bouddha et sa Religion'', Avertissement, p. {{rom|XVIII}}-{{rom|XIX}}, texte, p. 396.</ref>. En
conséquence, il fonde sa théorie « d’abord sur le caractère
propre du Bouddhisme venant réformer et contredire
la foi brahmanique ; en second lieu, sur
l’athéïsme instinctif et spontané de la nouvelle doctrine ;
troisièmement, sur ses rapports avec le Sânkhya
de Kapila, dit Sânkhya athée ; puis ensuite, sur
les textes mêmes des ''soûtras'' bouddhiques, sur les
noms significatifs que les Brahmanes infligent aux
Bouddhistes, et enfin, sur la métaphysique tout entière
du Bouddhisme, depuis l’''Abhidharma'' de Kâcyapa,
(successeur immédiat de Çâkyamouni), jusqu’aux ''Vinaya''
''soutras'' de Nâgârdjouna, (docteur nihiliste, s’il en
fut jamais), venu quatre ou cinq siècles après lui<ref>''Ouv. cité'', Avertissement, p. {{rom|XV}}. — M. Lassen, ''Indische Alterthumseunde'', II, {{corr|p|p.}} 59, note 2, p. 413 et 889, place ce
Pyrrhon indien dans la seconde moitié du premier siècle de notre
ère. Si donc le Bouddha est mori l’an 513 avant J. C., l’intervalle
signalé excèderait six cents ans.</ref>.
Cet ensemble de preuves lui paraît plus que suffisant ;
mais pour qu’il ne manque rien à la démonstration, il
rappelle un dernier fait qui, à son avis, ne serait ni le
moins intéressant ni le moins décisif. C’est que les
Bouddhistes de nos jours, malgré les modifications que
les siècles ont apportées aux doctrines du maître, ne se
feraient pas une autre idée du ''Nirvâna'' que leurs prédécesseurs :
assertion qu’il croit établir par les témoignages
plus ou moins explicites des modernes missionnaires
chrétiens nommés ci-dessus : M. Spence Hardy,<noinclude>
<references/></noinclude>
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Sapcal22
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>étoit dans tout l’éclat de la beauté, et l’artiste
dans toute la perfection de son talent.
Il n’avoit donc pas uniquement le mérite
de la ressemblance, ce n’étoit pas seulement
un portrait, c’étoit un tableau achevé,
et du plus grand prix, comme la plupart
des ouvrages de ce grand maître.
— Il y a quelque chose de Lyndsay dans
l’expression tout à la fois douce et mélancolique
de ces grands yeux noirs, pensa
Gertrude en jetant les yeux sur le tableau,
quelque chose aussi de son air de reproche ;
ajouta-t-elle avec un soupir, en songeant
qu’il avoit sujet de lui en adresser.
Elle écrivit quelques lignes pour accompagner
le tableau qui ne devoit lui être
envoyé qu’après son départ ; et, ayant terminé
tous ces arrangemens, elle dit adieu
à Rossville, et une larme brilla dans ses
yeux en voyant ses verts bocages et ses
eaux transparentes éclairés par les doux
rayons du soleil du printemps.
Mistress Saint-Clair avoit positivement
refusé au colonel la permission de les ac-<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Ferrier - L Heritage Tome 4.djvu/229
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Sapcal22
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>les inspiroient n’avoient pour mobile que
la bienfaisance et l’humanité, quoiqu’ils
eussent pris une direction bien différente
depuis qu’ils étoient soumis à la direction
de son amant.
Elle fit remettre des présens plus splendides
que convenables à ses tantes et à sa
cousine Anne, et donna des ordres pour
qu’on leur envoyât toujours de Rossville
les plus beaux fruits et les plus belles fleurs
du jardin. Il lui en coûtoit de partir sans
envoyer quelque souvenir à Lyndsay,
quelque légère marque de sa reconnoissance
pour toutes les peines qu’il s’étoit
données pour elle, et qu’elle avoit jusqu’alors
si mal reconnues ; mais elle n’osoit
en parler au colonel Delmour, dans la
crainte d’exciter ses transports jaloux. Elle
avoit un portrait de la mère de Lyndsay ;
c’étoit le plus beau, le plus remarquable
de tous les tableaux de famille qui ornoient
le château. Elle résolut de le lui envoyer.
Ce portrait avoit été peint par sir Josué
Reynolds, et à une époque où le modèle<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Ferrier - L Heritage Tome 4.djvu/225
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>Lady Rossville tira de son doigt une pierre
rare et précieuse qui avoit appartenú au
feu comte.
— Ces souvenirs ne sont plus que des
répétitions bien banales et bien usées
d'une vieille histoire, dit-elle avec un
sourire, depuis la reine Elisabeth et le
comte d'Essex jusqu'à la laitière et sa bague
de jonc; mais du moins ils nous rappelleront
cette journée, n'est-ce pas ? et si
jamais je deviens tyran ou vous rebelle,
ayez soin de choisir un messager plus fidèle
que le pauvre d'Essex! Voilà toute la morale
de ma fable.
— Malheur à celui qui oseroit toucher
à cette bague tant que je vivrai ! s'écria
Delmour en la pressant contre ses lèvres;
et il la mit aussitôt à son doigt.
Lorsque lady Rossville parut au dîner,
elle n'avoit pour toute parure que la rose;
mais la chaleur de la salle la fit s'épanouir
trop vite, et elle s'effeuilla presque au
même instant.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Sapcal22
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>Lady Rossville tira de son doigt une pierre
rare et précieuse qui avoit appartenu au
feu comte.
— Ces souvenirs ne sont plus que des
répétitions bien banales et bien usées
d’une vieille histoire, dit-elle avec un
sourire, depuis la reine Elisabeth et le
comte d’Essex jusqu’à la laitière et sa bague
de jonc ; mais du moins ils nous rappelleront
cette journée, n’est-ce pas ? et si
jamais je deviens tyran ou vous rebelle,
ayez soin de choisir un messager plus fidèle
que le pauvre d’Essex ! Voilà toute la morale
de ma fable.
— Malheur à celui qui oseroit toucher
à cette bague tant que je vivrai ! s’écria
Delmour en la pressant contre ses lèvres ;
et il la mit aussitôt à son doigt.
Lorsque lady Rossville parut au dîner,
elle n’avoit pour toute parure que la rose ;
mais la chaleur de la salle la fit s’épanouir
trop vite, et elle s’effeuilla presque au
même instant.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Ferrier - L Heritage Tome 4.djvu/276
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Sapcal22
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>lui indiquoit, et elle y aperçut, au milieu
du parterre, l’objet de leurs sarcasmes.
Au-dessus d’un cou long et mince se montroit
une jolie petite figure toute ronde,
toute rayonnante, surmontée d’une forêt
de cheveux arrangés si artistement qu’on
eût pu y reconnoître tous les genres de
coiffure, depuis les tresses à la grecque
jusqu’aux boucles à la romaine. Les gestes,
les signes de tête se renouvelèrent avec
plus de force que jamais lorsque la comtesse
tourna les yeux de ce côté.
— Assurément, se dit-elle, voilà une
figure que {{corr|jai|j’ai}} vue quelque part. Elle regarda
plus attentivement, et, sous l’attirail dont
elle étoit affublée, elle reconnut enfin sa
cousine mistress Auguste Larkins ! Pour
qu’il ne pût lui rester aucun doute,
M. Auguste en personne, véritable caricature
des modes régnantes, se retourna
et joignit ses saluts aux signes de tête de
sa Lilly. À son arrivée à Londres, Gertrude
avoit appris de mistress Saint-Clair
qu’ils étoient à la campagne, ce qui l’avoit<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Ferrier - L Heritage Tome 4.djvu/260
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Sapcal22
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude><nowiki/>
— Une de ces lettres est de Lyndsay, dit
Gertrude avec tristesse.
— Et vous semblez craindre de la regarder.
L’ouvrirai-je pour vous ?
La comtesse ayant fait un signe d’assentiment,
le colonel lui lut la lettre de Lyndsay.
Elle étoit courte et sembloit écrite à
la hâte. Lyndsay annonçoit à Gertrude la
mort subite du ministre de la paroisse de
Rossville, ce qui fournissoit à la comtesse
les moyens de placer le jeune Leslie, qui
étoit venu le prier de lui écrire en sa faveur.
— Quel est ce Leslie qui trouve un protecteur
si zélé dans Lyndsay ? demanda le
colonel.
{{corr||— }}C’est un jeune homme fort intéressant,
qui doit épouser ma cousine Anne Black.
Ses parens attendoient seulement qu’il fût
nommé ministre d’une paroisse. C’étoit le
seul obstacle à leur union. Que je suis heureuse
de pouvoir l’écarter ! avancez-moi, je
vous prie, l’écritoire, que j’arrange sur-le-champ
cette affaire.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Sapcal22
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>moi-même en parlant avec cette légèreté d’un
événement qui n’est arrivé que par ma faute ;
mais je n’en sens pas moins vivement mes
torts. J’ai fait de folles dépenses !…
— Que voulez-vous dire ?
— Ce service, par exemple, dit-elle en
montrant un superbe déjeuner de porcelaine
de Sèvres ; je frémis en songeant au
prix qu’il a coûté.
À coup sûr de la faïence eut été moins
chère ; et pour l’œil d’un philosophe un
plat d’étain est tout aussi convenable qu’un
plat d’argent. Quel dommage que vous ne
m’ayez pas consulté plutôt que lady Charles
avant d’en faire l’emplette. Il est certain
que lady Charles est bien prodigue, dit la
comtesse d’un ton grave.
Peut-elle faire autrement ? Lord Charles
a de la fortune, et il lui permet de la dépenser,
ce qu’elle fait pour soutenir son
rang dans le monde. Les méthodistes voudroient,
je crois, abolir toutes ces distinctions,
pour bâtir des églises, et pour doter
des hôpitaux.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Bonzo alpiniste/Bonzo fait de l’alpinisme
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10828
Bonzo, 1 page
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text/x-wiki
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Sapcal22
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/* Corrigée */
15914145
proofread-page
text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude><nowiki/>
Lady Augusta lui fit de vives instances
pour qu’elle vînt dîner chez elle avec sa
mère dans Brook-Street, mais mistress
Saint-Clair déclara qu’elle étoit encore trop
fatiguée du voyage pour accepter aucune
invitation, et Gertrude voulut rester pour
lui tenir compagnie. Il fut cependant convenu
qu’on se reverroit le lendemain, que
l’on conviendroit alors de quelque chose ; et
après beaucoup de pourparlers et de grandes
protestations de tendresse, on se sépara.
Mistress Saint-Clair elle-même fut plus
satisfaite de la visite qu’elle venoit de recevoir
qu’elle n’auroit voulu se l’avouer à
elle-même, car elle avoit été l’objet d’égards
et de prévenances auxquels elle n’étoit
pas accoutumée ; et si ces dames n’eussent
pas été la mère et les sœurs du colonel
Delmour, elle n’auroit pas tari sur leur
éloge. Gertrude en parla à son amant avec
tout l’enthousiasme qu’elles lui avoient inspiré,
mais il ne parut pas très-sensible à
ses complimens. — On croiroit, lui dit-elle,
que vous n’appréciez pas tout leur mérite ;<noinclude>
<references/></noinclude>
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== Description ==
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|Description=''Bonzo alpiniste'', bande dessinée
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== Description ==
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[[Catégorie:Bonzo alpiniste]]
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|Description=''Bonzo alpiniste'', bande dessinée
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15914149
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text/x-wiki
== Description ==
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Mais au lieu d’obéir, Delmour prit la main
qu’elle étendoit d’un air d’impatience : est-il
possible, ma chère Gertrude, lui dit-il
que vous parliez sérieusement ? pouvez-vous
bien penser un instant à placer vos
parents si près de vous dans une situation
si inférieure ? Faites seulement attention
que le presbytère est à la porte du château.
C’est de peu d’importance lorsqu’il
est habité par des gens qui n’ont aucune
relation avec vous. Mais la comtesse
de Rossville et sa cousine, la femme du
ministre, ainsi rapprochées, voilà de ces
choses qui bouleversent toutes les idées et
qui blessent les convenances.
Lady Rossville prit un air mécontent :
ma cousine, répondit-elle, est une personne
dont je ne saurois jamais rougir.
— Non pas sans doute actuellement ;
mais lorsque ce ne sera plus que la femme
du ministre avec sa robe imprimée et ses
mitaines noires. Le joli spectacle de la voir
suivie d’une troupe de marmots mal léchés,
et le ministre lui-même à leur tête,<noinclude>
<references/></noinclude>
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Sapcal22
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<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>le cher homme ! avec ses cheveux bien lisses,
et son habit noir bien rapé, venir tous ensemble
rendre visite à leur cousine la comtesse,
et peut-être même lui faire l’honneur
de s’asseoir à sa table.
— Si mes parens vous font rougir, vous
auriez dû le dire plus tôt, reprit Gertrude
en cherchant à maîtriser son émotion ; au
surplus, il n’est pas encore trop tard…
— Ma chère Gertrude, comme vous
prenez mon badinage au sérieux ; je voulois
seulement vous faire comprendre, et
vous le sentez aussi bien que moi, que,
lorsque le rang et les habitudes sont aussi
différentes, il seroit peut-être mieux d’éviter
de vivre aussi rapprochées. Vous avez
trop de raison, trop de discernement, pour
ne pas comprendre tous les désagrémens
inévitables qui en résulteroient, les tracasseries
sans nombre, la susceptibilité blessée,
les offenses qu’on croira recevoir, et puis le
chapitre des plaintes et des lamentations
qu’il faudra essuyer.
— Je n’ai rien de semblable à craindre<noinclude>
<references/></noinclude>
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Manseng
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « <nowiki/> Gelee, ''ce qui est gelé'' 3654, 4349, 4541. Geline, ''poule'' 4248. Gemais, gemès, gemez, ''jamais'' 116, 1055, 1107, 1177, 1540, 1555, 1758, 1955, 2182, 2218, ''etc.'', ''renforce simplement la'' ''négation'' 1999, 2200, 2519, 5216. ''Cf.'' Ja, Mais. Gemé, ''orné de pierres précieuses'' 801, 1791, 3115. Genitriz, ''mère'' (''épith. de'' roïne) 4033, 4703. Gent, ''peuple'' 4, ''gens'' 715, 1064, 1165, 1182, 1245, 1316, 1816, 1869, 187...
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Gelee, ''ce qui est gelé'' 3654,
4349, 4541.
Geline, ''poule'' 4248.
Gemais, gemès, gemez, ''jamais''
116, 1055, 1107, 1177, 1540,
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''etc.'', ''renforce simplement la''
''négation'' 1999, 2200, 2519,
5216. ''Cf.'' Ja, Mais.
Gemé, ''orné de pierres précieuses''
801, 1791, 3115.
Genitriz, ''mère'' (''épith. de'' roïne)
4033, 4703.
Gent, ''peuple'' 4, ''gens'' 715, 1064,
1165, 1182, 1245, 1316, 1816,
1869, 1879, 1954, ''etc.''
Gent, ''gracieux'', ''joli'' 1819, 1845,
1966, 2873, 4150, 4259, 5350,
''courtois'' 3213, ''bien apprêté''
(''en parlant du manger'') 4480.
Gentement, ''gracieusement'', ''noblement''
643, 2274, 2436,
3359, 4941, ''bien'' 3286.
Gentil, ''suj.'' gentis (: -is) 2410,
''noble'', ''de haute naissance''
1944, 2410, 2517, 2913, 4871,
4947, 5029, 5081, 5615, 6233,
''etc.'', ''vaillant'' 2876, 4335,
4749, 4976, 5275, 5548, ''etc.''
Ges, ''je les'' 1049.
Gesir, ''pf. 3'' jut 3798, 3962,
4284, 5088, 5325, 6406, ''fut. 3''
gerra 114, 3631, ''pt. p.'' geü
3391, 3960, ''être couché'', ''coucher''.
114, 3391, 3631, 3960,
3962, 4284, 4295, 5088, 5583,
5878, ''etc.'' ; ''réfl.'', ''être couché''
5675 ; ''se coucher'' 3798.
Geter, giter, gitier (: -ier 1909,
3099), ''pr. 3'' giete 914, ''6'' gietent
4253, gitent 4213, ''faire''
''sortir'', ''tirer hors'' (''de'') 548,
1314, 2154, 3374, 3380, 3426,
3536, 4253, 4699, 5084, ''etc.'',
''chasser'', ''expulser'' 942, ''débarquer''.
5588, ''déposer'', ''placer''
5803,''répandre'' 234, 914, 4213,
''tirer de l’arc''1729, ''laisser partir'',
''lâcher'' (''un épervier'') 1909 ;
g. mort, ''tuer'' 46, 3506, 4556 ;
g. son sort, ''dire la bonne''
''aventure'' 1822.
Geudon, ''soldat à pied'' 6192.
Geuent, ''voy.'' Juer.
Gibaier, ''chasser aux oiseaux''
1907.
Gié, ''voy.'' Jé.
Giet, ''lien par lequel on retient''
''un oiseau de chasse'' 1913.
Giete, ''voy.'' Geter.
Giron, ''pan de robe'' 237, ''tunique''
4984.
Giter, ''voy.'' Geter.
Glai, ''glaïeul'' 913, 1095, 1633,
1927, 2214.
Glais, ''glas'' (2372).
Gtatir, ''crier'', ''hurler'' 4155.
Gloton, ''suj.'' gloz, glos, ''coquin'',
''fripon'' (''ferme d’injure'') 2159,
2163, 2602, 2707, 2773, 2778,
2871, 2951, 2956, 3012, ''etc.''
Gonfanon, gonfenon, confanon,
''drapeau'', ''bannière'', 528, 843,
879, 1058, 3125, ''etc.''
Gonfenonnier, ''celui qui porte le''
''gonfanon'' 1619, 1780, 2228.
Goté, ''tacheté'' (''en forme de''
''gouttes'') 492, 2272.
Gonne, ''vêtement de religieuse''
5575, 5602, ''équivalant''<noinclude>
<references/></noinclude>
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— Que vous êtes injuste et cruel ! dit
lady Rossville en le regardant tendrement.
— C’est vous, Gertrude que, je pourrois
accuser d’injustice et de cruauté. Mon
cœur est tout à vous ; toutes ses pensées,
tous ses désirs sont concentrés en vous ;
mais il veut avoir le vôtre en retour, le
vôtre tout entier et sans partage ; un abandon
sans réserve peut seul satisfaire un
amour comme le mien.
Lady Rossville gardoit le silence, et
l’agitation du colonel augmentoit de moment
en moment.
— Je vois maintenant ce que c’est, s’écria-t-il
avec fureur ; ses insinuations perfides
ont prévalu ; mais il m’en rendra
raison.
Gertrude posa sa main sur le bras de son
amant et fondit en larmes.
— Ah ! Delmour, si vous m’aimez autant
que vous le dites, comment pouvez-vous
me tourmenter ainsi ? pour rien au monde
je ne voudrois vous affliger volontairement.
— Mais vous ne faites que cela, inter-<noinclude>
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/* Tableau des étoiles du Bélier (Ari) */ nouvelle section
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== Tableau des étoiles du Bélier (Ari) ==
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|colspan=17 style="font-size:90%; padding-bottom:0.25em; text-align:center;"|PRINCIPALES ÉTOILES DE LA CONSTELLATION DU BÉLIER {{br0}} (liste complétée avec des données (arrondies) tirées de [[w:Simbad|Simbad]])
|-
|style="font-size:90%; padding-bottom:0.25em;"| {{ell|00 ma|{{sc|Étoiles}}}}
|style="font-size:90%; padding-bottom:0.25em;"| {{ell|00|−130}}
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|style="padding-bottom:0.25em; font-size:90%; font-weight:bold;"| 2025
|style="padding-bottom:0.25em; font-size:90%;"| Nom usuel
|style="padding-bottom:0.25em; font-size:90%;"| {{nobr|{{abr|Dist.(pc)|Distance en parsecs (1pc vaut 3.26 al)}}}}
|style="padding-bottom:0.25em; font-size:90%;"| {{nobr|Type {{abr|sp.|spectral}}}}
|style="padding-bottom:0.25em; font-size:90%;"| Coordonnées J2000
|-
| {{cach|000 }}α
| 3.2
| 3.2
| 3
| 3
| 2
| 2
| 2
| 3
| 2
| 2
| 2,2
|''' 2.01''' || α Ari || {{cach|000}}20 || K2-IIIbCa-1 || 02 07 10.4 +23 27 45
|-
| {{cach|000 }}β
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| 3
| 3
| 4
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| 3
| 3
| 3
| 3
| 3
| 3,0
|''' 2.65''' || β Ari || {{cach|000}}18 || kA4hA5mA5Va || 01 54 38.4 +20 48 29
|-
| {{cach|000 }}γ
| 3
| 3.4
| 3
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| 3
| 4
| 4
| 4.5
| 4.3
| 4.3
| 3,9
|'''3.80''' || γ Ari || {{cach|000}}50 || kA0hA3(IV)+B9.5IV || 01 53 31.8 +19 17 38
|-
| {{cach|000 }}δ
| 4
| 4
| 4
| 4
| 4
| 4
| 4
| 4
| 4.5
| 4
| 4,1
|''' 4.37''' || δ Ari || {{cach|000}}51 || G9.5IIIb || 03 11 37.8 +19 43 36
|-
| {{cach|000 }}ε
| 5
| 5
| 5
| 5
| 4
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| 5
| 5
| 4.5
| 4.5
| 4,8
|''' 4.63''' || ε Ari || {{cach|00}}102 || A2IV+A3IVs || 02 59 12.7 +21 20 26
|-
| {{cach|000 }}ζ
| 4
| 4
| 4
| 5
| 4
| 5
| 5
| 5
| 4.5
| 5.4
| 4,9
|''' 4.87''' || ζ Ari || {{cach|000}}84 || A1V || 03 14 54.1 +21 02 40
|-
| {{cach|000 }}η
| 5
| 5.6
| 5
| 6
| 6
| 6
| 6
| 6
| 5.6
| 5.6
| 5,5
|''' 5.11''' || η Ari || {{cach|000}}30 || F5V || 02 12 48.1 +21 12 40
|-
| {{cach|000 }}θ
| 5
| 5.6
| 5
| 6
| 6
| 5
| {{sfrac|5|3|4}}
| 6
| 6.5
| 6.5
| 5,7
|''' 5.57''' || θ Ari || {{cach|00}}138 || A1Vn || 02 18 07.5 +19 54 04
|-
| {{cach|000 }}ι
| 5
| 5
| 5
| 5
| 6
| 5
| 6
| 6
| 6
| 6.5
| 5,8
|''' 5.11''' || ι Ari || {{cach|00}}135 || G8III || 01 57 21.1 +17 49 03
|-
| {{cach|000 }}κ
| 0
| 6
| 0
| 6
| 6
| 5
| {{sfrac|5|3|4}}
| 6
| 6.5
| 6.5
| 5,7
|''' 5.02''' || κ Ari || {{cach|000}}55 || kA1VmF2III/IVSr || 02 06 33.9 +22 38 54
|-
| {{cach|000 }}λ
| 0
| 5.6
| 0
| 0
| 6
| 6
| 5
| 5.6
| 5
| 5
| 5,3
|''' 4.77''' || λ Ari || {{cach|000}}40 || F0V || 01 57 55.7 +23 35 46
|-
| {{cach|000 }}μ
| 0
| 0
| 0
| 6
| 6
| 6
| 6
| 6
| 6.5
| 6.5
| 5,8
|''' 5.74''' || μ Ari || {{cach|00}}132 || A0V || 02 42 21.9 +20 00 41
|-
| {{cach|000 }}ν
| 6
| 6
| 6
| 6
| 6
| 6
| 6
| 5.6
| 6.5
| 6.5
| 6,0
|''' 5.45''' || ν Ari || {{cach|000}}83 || A7V || 02 38 49.0 +21 57 41
|-
| {{cach|000 }}ξ
| 0
| 0
| 0
| 0
| 6
| 0
| 6
| 6
| 5.6
| 5.6
| 5,5
|''' 5.48''' || ξ Ari || {{cach|00}}235 || B7IV || 02 24 49.1 +10 36 38
|-
| {{cach|000 }}ο
| 0
| 0
| 0
| 6
| 6
| 6
| 6
| 6.7
| 6
| 6
| 6,0
|''' 5.78''' || ο Ari || {{cach|00}}173 || B9Vn || 02 44 33.0 +15 18 43
|-
| {{cach|000 }}π
| 0
| 0
| 0
| 6
| 6
| 6
| 6
| 5
| 6.5
| 6.5
| 5,6
|'''5.24''' || π Ari || {{cach|00}}239 || B6+A0Vp || 02 49 17.6 +17 27 52
|-
| {{cach|000 }}ρ
| 5
| 5
| 5
| 6
| 6
| 6
| {{sfrac|6|1|2}}
| 6
| 6
| 6
| 6,0
|''' 5.58''' || ρ Ari || {{cach|000}}37 || F6V || 02 56 26.2 +18 01 24
|-
| {{cach|000 }}σ
| 5
| 5
| 5
| 6
| 6
| 6
| 6
| 6
| 6
| 6.5
| 5,8
|''' 5.52''' || σ Ari || {{cach|00}}142 || B7V || 02 51 29.6 +15 04 55
|-
| {{cach|0}}61 τ¹
| 4
| 4
| 4
| 6
| 6
| 6
| 7
| 6
| 5
| 5
| 5,0
|''' 5.36''' || 61 Ari || {{cach|00}}162 || B5IV || 03 21 13.6 +21 08 49
|-
| {{cach|0}}63 τ²
| 0
| 5
| 0
| 0
| 0
| 0
| 6
| 7
| 5.6
| 5.6
| 5,5
|''' 5.13''' || 63 Ari || {{cach|00}}102 || K3III || 03 22 45.2 +20 44 31
|-
| {{cach|0}}14
| 0
| 0
| 0
| 0
| 0
| 6
| 6
| 5.6
| 5
| 5
| 5,4
|''' 4.98''' || 14 Ari || {{cach|000}}53 || F2III || 02 09 25.3 +25 56 23
|-
| {{cach|0}}33
| 5
| 5.6
| 5
| 5
| 5
| 5
| 5
| 6
| 6.5
| 6.5
| 5,8
|''' 5.30''' || 33 Ari || {{cach|000}}79 || A2/3V || 02 40 41.1 +27 03 39
|-
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|-
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|-
| {{abr|P.|Piazzi}} III, 32
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|''' 4.47''' || HR 999 || {{cach|00}}199 || K3IIIaBa0.5 || 03 20 20.4 +29 02 54
|} [[Utilisateur:F0x1|F0x1]] ([[Discussion utilisateur:F0x1|d]]) 10 juillet 2026 à 17:48 (UTC)
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Sapcal22
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/* Corrigée */
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>le portrait du véritable amour ; quiconque
l’étudie apprendra bientôt à distinguer le
véritable de celui qui n’est que simulé. Et
il lut cette description simple et touchante
d’un attachement vertueux avec une émotion
qui ne montroit que trop avec quelle
force il l’éprouvoit lui-même.
Il suffit de dire qu’il n’y eut jamais de
passion plus ardente, et en même-temps
plus vertueuse. Il aimoit avec transport,
mais sans idolâtrie. Avec une tendresse
inexprimable, il avoit pour elle la plus
haute estime. Il l’aimoit plus que la vie ;
cependant il mettoit encore l’honneur, la
religion et ses devoirs au-dessus d’elle. Sa
passion n’étoit pas assez aveugle pour lui
cacher les imperfections de son amante ;
mais il les voyoit d’un œil si indulgent que,
sans rien perdre de son estime pour elle,
il sentoit encore accroître sa tendresse ; et
toute son étude étoit de faire disparoître
ces taches légères qui, dans un être moins
parfait, n’auroient pas même été remarquées.<noinclude>
<references/></noinclude>
ija94c84wmfahz0bolugnj0zd66qgrq
Page:Angran de Rueneuve - Observations sur l agriculture et le jardinage, 1712, tome 1.djvu/415
104
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Narilora
147413
/* Non corrigée */
15914202
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Narilora" /></noinclude><nowiki />
Pourquoy il faut arroser les jeunes Arbres
& les Legumes, 261
''Arbre sterile'', 330. Secret pour faire fructifier
les Arbres steriles, ''idem.''
''Arbre triste'', 356
''Arbre fort vert'', qui étend ses racines au
milieu du feu, ''idem.''
''Argot'', Bois sec, 312
''Avorter'', ce que c’est, 304
''Auronne'', Plante, 165. Proprieté de la
Fleur, ''idem.'' Vin d’Auronne, ''idem.''
''Azerolier'', Arbre, 258. Propriété de
son fruit, ''idem.'' En quel endroit il le
produit, ''idem.''
{{Centré|B.}}
''Bergamote d’Italie'', Fruit, 117
''Borneyer'', ce que c’est, 185
''Bosquet'', petit Bois, 241
''Botanique'', Science, 40
''Boüis'', Arbre, 55. Vertus de ses feuilles
& de son bois, ''idem.'' Boüis d’Artois,
''idem.'' A quoy il est propre, 56
''Bouleau'', Arbre, 364. Proprieté de son
bois, ''idem.'' A quoy est propre son
suc, 365
''Bourlet qui est à l’Arbre'', 99. Comment
se forme ce Bourlet, ''idem.''
''Bourse'', ce que c’est, 318
''Boutons à fruit'' : Secret pour faire pro-<noinclude>
<references/></noinclude>
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Fichier:Studdy - Bonzo alpiniste (1937)-p04-c2.jpg
6
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M-le-mot-dit
10828
== Description ==
{{Information
|Description=''Bonzo alpiniste'', bande dessinée
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[[Catégorie:Bonzo alpiniste]]
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== Description ==
{{Information
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[[Catégorie:Bonzo alpiniste]]
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Sapcal22
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>féra quelque chose qui tenoit le milieu
entre un gémissement et une marque d’improbation.
— Bien, bien, je souhaite que cela dure,
cependant la rue et le thym croissent sur
le même sol. Mais je vous ferai grâce de
mes conseils, car je sais que les gens qui
n’ont besoin de rien sont rarement disposés
à en recevoir. Ainsi adieu, portez-vous
bien. Et, après lui avoir presque rendu
son serrement de main, l’oncle Adam
quitta Gertrude, qui ne jouit que bien
peu d’instans du calme que lui laissoit le
départ des parens de sa mère.
Les jours suivans furent presque entièrement
consacrés aux affaires, lord Millbank
et M. Alexandre Black étant arrivés
à Rossville pour divers arrangemens qui
donnèrent lieu à des entretiens et à des discussions
interminables, auxquels Gertrude
étoit presque toujours forcée d’assister, au
grand regret du colonel, qui, pendant les
longues heures où il étoit séparé de la
comtesse, n’avoit d’autre ressource que de<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Bulletin du Comité de l'Asie française, numéro 207, décembre 1922.pdf/214
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2026-07-10T17:58:04Z
Favete linguistis
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Page:Ferrier - L Heritage Tome 4.djvu/179
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Sapcal22
420
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>côté le major réfléchit pendant quelques
instans s’il ne devoit pas sommer le vieillard
de s’expliquer, de dire ce qu’il avoit
prétendu faire entendre par ses allusions
à… Mais le pauvre major ne pouvoit se
dire même à lui-même ce qu’il devoit faire ;
force lui fut d’avaler son affront avec sa
dernière tasse de thé, et lorsque le déjeuner
fut terminé, le digne couple étoit prêt
à entrer de nouveau en lice avec l’oncle
Adam.
Lorsque mistress Waddell parla de son
départ, Gertrude dit tout ce que la circonstance
exigeoit ; mais elle étoit trop
sincère pour faire de grands efforts pour la
retenir. Elle sentoit que ses parens étoient
ridicules, et qu’ils déplaisoient au colonel
Delmour. C’étoit presque un soulagement
pour elle d’apprendre qu’ils alloient partir ;
mais si ses instances ne furent pas très-vives,
miss Pratt y suppléa abondamment
par l’énergie de ses regrets. Elle leur protesta
qu’ils n’avoient encore rien vu à Rossville ;
que ce n’étoit pas là une visite ; qu’à<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Studdy - Bonzo alpiniste (1937).djvu/5
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M-le-mot-dit
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{{T3|MARCASSIN {{Nec|A}} SOMMEIL}}
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|cap={{Initiale|B}}onzo fait une partie de cartes avec son ami Marcassin. Jusqu’ici
il n’a pas eu de jeu et c’est Marcassin qui gagne. Cette injustice
du sort l’agace, mais il ne fait entendre aucune plainte, car il
espère bien prendre sa revanche. Ah ! si le sort lui devenait favorable,
Marcassin n’aurait qu’à se bien tenir.
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|cap={{Initiale|J}}ustement voilà une bonne carte. Le visage de Bonzo s’éclaire et
trahit son contentement. Son sourire triomphant n’a pas échappé
à Marcassin qui est un fin renard. Tout à coup, celui-ci bâille ;
une violente envie de dormir s’empare de lui et bientôt il ronfle.
Bonzo ne pourra pas prendre sa revanche.
}}
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M-le-mot-dit
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Paragraphes continus.
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|cap={{Initiale|B}}onzo fait une partie de cartes avec son ami Marcassin. Jusqu’ici il n’a pas eu de jeu et c’est Marcassin qui gagne. Cette injustice du sort l’agace, mais il ne fait entendre aucune plainte, car il espère bien prendre sa revanche. Ah ! si le sort lui devenait favorable, Marcassin n’aurait qu’à se bien tenir.
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|cap={{Initiale|J}}ustement voilà une bonne carte. Le visage de Bonzo s’éclaire et trahit son contentement. Son sourire triomphant n’a pas échappé à Marcassin qui est un fin renard. Tout à coup, celui-ci bâille ; une violente envie de dormir s’empare de lui et bientôt il ronfle. Bonzo ne pourra pas prendre sa revanche.
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Sapcal22
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>cependant elle étoit trop polie pour ne pas
lui faire les instances que la bienséance
exigeoit.
— De grâce, chantez-nous un air écossais,
lui dit-elle au moment ou elle se
préparoit à ''exécuter'' un air de bravoure
italien ; j’ai pris goût aux ballades écossaises.
— Aux ballades écossaises ! répéta mistress
Waddell d’un air d’étonnement et de
mépris. Vous plaisantez, ma cousine. Je
vous assure qu’elles sont maintenant bannies
de tous les salons. On les appelle des chansons
de cuisine, ajouta-t-elle avec un sourire
affecté.
— Qu’on les appelle comme on voudra,
dit lady Rossville, j’apprendrai certainement
à chanter les airs de mon pays, et
même à les chanter à ma manière, ''con''
''amore''.
— Alors vous les chanterez mieux que
le chanteur de profession le plus habile,
dit M. Lyndsay.
— Mais je vous assure, cousine, que<noinclude>
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Bonzo alpiniste/Bonzo se déguise
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M-le-mot-dit
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Bonzo alpiniste/Le rêve de Bonzo
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Bonzo, 1 page
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text/x-wiki
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Bonzo alpiniste/Marcassin a sommeil
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M-le-mot-dit
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Bonzo, 1 page
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text/x-wiki
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Denis Gagne52
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Denis Gagne52
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15914230
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text/x-wiki
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Sapcal22
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>peine avoit-on eu le temps de se voir, qu’il
falloit au moins trois jours entiers pour se
connoître, etc., etc.
En dépit de toutes les remontrances de
miss Pratt, le major et son épouse restèrent
inflexibles. Tout ce qu’elle put obtenir
fut qu’ils resteroient une partie de la
matinée, et César eut ordre de faire les
apprêts du départ.
Après que tous les convives, à l’exception
de Lyndsay, eurent traîné le plus
long-temps possible le déjeuner en longueur,
après avoir lu leurs lettres et leurs
journaux, avoir caressé leurs chiens, avoir
fait en un mot tout ce que les gens désœuvrés
font pour tuer le temps, la compagnie
se sépara. L’oncle Adam opéra sa retraite
comme les autres ; mistress Waddell entra
après lui dans l’antichambre, traînant,
suivant son usage, le major à sa suite.
— Avant de partir, mon cher oncle, je
viens savoir si je ne pourrois pas faire quelque
chose pour vous, puisque vous ne voulez
pas absolument nous accompagner ; ne<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Ferrier - L Heritage Tome 4.djvu/277
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Sapcal22
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>soulagée d’un grand poids, et depuis lors
jamais M. ni mistress Larkins ne lui étoient
venus dans l’idée. Mais en être ainsi reconnue
en public, lorsqu’ils ne se faisoient remarquer
que par leurs ridicules, et qu’ils servoient
de plastron à toutes les plaisanteries,
quelle mortification pour la comtesse ! elle
sentoit qu’elle avoit la figure en feu, et se
récriant sur la chaleur de la salle, elle se
leva pour aller s’asseoir dans le fond de la
loge.
— Quelle petitesse d’esprit, se dit-elle
en elle-même, de n’oser reconnoître mes
propres parens, dans la crainte du ridicule
que pourroient jeter sur moi deux ou trois
individus qui ne me sont rien ! Je me battrois
volontiers pour me punir de ma
folie. Ah ! Delmour me connoît mieux que
je ne me connois moi-même ; c’est donc
pour cela que je l’ai querellé ? et des larmes
de mortification et de désappointement
brillèrent dans ses yeux. Je veux surmonter
un sentiment si pitoyable, se dit-elle aussitôt ;
et elle reprit sa place sur le devant<noinclude>
<references/></noinclude>
eaafu2xs80yv3addxvwo1s8444qg3wo
Le Divorce par Demoustier
0
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Denis Gagne52
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wikitext
text/x-wiki
<pages index="Demoustier - Le divorce, Paris, Maradan, 1795.djvu" from=5 to=58 header=sommaire />
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Page:Flammarion - Les Étoiles et les curiosités du ciel, 1882.djvu/295
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F0x1
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="F0x1" />{{nr||LA CONSTELLATION DU BÉLIER|273|b=<hr/>}}{{corrBandeau}}</noinclude>{{SA/f|α, n’était pas autrefois incorporée dans la figure du Bélier ; c’était un
astre externe, et Hipparque la nomme « celle qui est au-dessus de la
tête ». Au {{s|X}} de notre ère, l’astronome persan Sûfi dit : « Elle
brille au nord des deux de la corne », et il ajoute : « on la nomme
''al-nâtih'' (qui frappe de la corne) ». Au {{s|xv}}, l’astronome arabe
Ulugh-Beigh la met aussi en dehors de la figure, au-dessus de la tête
cornue. Au {{s|xvi}} seulement, Tycho la place dans la tête, au front.}}
Non loin de là, à l’est, les étoiles 33, 35, 39 et 41, externes aussi,
et observées dès le temps d’Hipparque, ont été réunies en une petite
figure, en une ''Mouche'' par Bartschius, gendre de Kepler, sur son
globe céleste dessiné en{{lié}}1623. Puis on en a fait une ''Fleur-de-lis''
pour être agréable à {{roi|Louis|XIV}}. Cette constellation, aussi éphémère
qu’insignifiante, n’a pas tardé à disparaître ; pourtant l’atlas de Bode
({{lia|11|f188|''fig''.{{lié}}{{corr|189|188}}|287}}) la donne encore. Pour nous, ce qui nous intéresse, c’est de
remarquer que sur ces quatre étoiles l’une, la première à l’ouest (33),
a diminué d’éclat, car elle était anciennement égale à 35 et 39.
λ, dans la tête, a certainement augmenté d’éclat, car les anciens
n’en ont pas fait mention. Au temps de Sûfi elle a paru de {{sfrac|{{5e}}|1|2|fs=65%}}.
τ¹, anciennement de {{4e|grandeur}}, d’Hipparque à Ulugh-Beigh, est
tombée à la {{6e}} au temps de Tycho, Bayer,{{lié}}etc. Elle est actuellement
de cinquième. Sûfi remarque expressément qu’elle est de {{4e|grandeur}},
comme δ et ζ, et il ajoute qu’il y a dans son voisinage une étoile dont
Ptolémée n’a pas parlé : c’est celle que l’on voit encore aujourd’hui à
côté (τ²), qui est de cinquième grandeur aussi, un peu moins brillante
que τ. Il est probable qu’elle était alors assez brillante, puisqu’il
s’étonne que Ptolémée n’en ait pas parlé, mais qu’elle était moins
évidente que τ, puisqu’il lui donne une place secondaire : elle était
de cinquième grandeur. Il y a eu là de curieuses variations, car
Bayer n’a pas marqué cette étoile du tout, Hévélius non plus ; Flamsteed
l’a vue plus brillante que la précédente (τ¹), qu’il n’a notée que
de {{7e}} ; Piazzi a fait le contraire de Flamsteed, et aujourd’hui nous les
voyons à peu près comme Sûfi a dû les voir, mais moins brillantes.
L’étoile 14, qui paraîtrait avoir augmenté d’éclat, a pu ne pas
varier, et n’avoir pas été remarquée par les anciens à cause de sa
position extérieure. Il en est de même de {{abr|P.|Piazzi}}{{lié}}III,{{lié}}32.
Telles sont les étoiles de la constellation du Bélier. Plusieurs
d’entre elles sont des doubles remarquables :
Et d’abord γ : 4,2 et 4,5 ; écartement <math>=</math> 8″,9. Couple facile pour les
petits instruments. ''C’est la première étoile double que l’on ait découverte :''
sa première observation date de l’année{{lié}}1664. En suivant la<noinclude>
<references/></noinclude>
8npzxndkqg8znti374zrasq53p20iin
Page:Ferrier - L Heritage Tome 4.djvu/278
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Sapcal22
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>de la loge, déterminée à saluer sa cousine.
Mais le ballet tiroit à sa fin et le dénouement
captivoit toute l’attention de M. et de
mistress Larkins ; enfin le spectacle finit, et
dans le tumulte et la confusion du départ
Gertrude commençoit à croire qu’elle n’auroit
que l’honneur de sa magnanime résolution,
lorsqu’elle aperçut de nouveau la
joyeuse petite figure de Lilly, qui la regardoit
avec un air d’amitié et de confiance.
Lady Rossville lui rendit son sourire et la
salua en signe de reconnoissance ; mais elle
perdit bientôt tout son courage, et elle
sentit le feu lui monter au visage, lorsqu’elle
vit toute sa société se tourner simultanément
vers elle, comme si tous ceux
qui la composoient eussent été touchés par
l’électricité, et la regarder avec l’air de la
plus vive surprise. Elle se détourna de
nouveau et ne respira librement que lorsqu’elle
se trouva dans sa voiture.
Delmour n’étoit pas chez la duchesse
d’Arlington. Lady Charles exprima son
étonnement de ne l’avoir rencontré nulle<noinclude>
<references/></noinclude>
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Discussion Page:Flammarion - Les Étoiles et les curiosités du ciel, 1882.djvu/295
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{{corrDiscussion
|l’atlas de Bode (''fig''. 189)
|l’atlas de Bode (''fig''. 188)
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<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>part dans la soirée, et Gertrude assura
qu’elle ne savoit point ce qu’il étoit devenu
de l’air le plus indifférent qu’il lui fut possible
de prendre.
— Il est probablement chez la duchesse
de Saint-Ives, dit lady Stanley ; elle a, je
crois, une soirée de musique.
La comtesse trouva de nouveau la chaleur
insupportable, et sa complaisante
compagne quitta la société avec elle, aussitôt
qu’elles purent faire avancer leur
voiture.
Gertrude rentra chez elle également fatiguée
de corps et d’esprit. Ce jour l’avoit
vue successivement tourmentée par les
passions les plus violentes ; le ressentiment,
l’envie, l’orgueil, la jalousie, l’avoient
agitée tour à tour, et leur levain empoisonné
fermentoit encore dans son cœur.
— Oh ! combien je me hais, pensa Gertrude ;
et comme je deviens laide, ajouta-t-elle en
jetant un coup d’œil dans son miroir ; et
voilà ce qu’on appelle plaisir. Oh ! combien
je regrette les jours doux et tranquilles que<noinclude>
<references/></noinclude>
8d80mbdxinp4emrh04ruoku4x1uea5w
Page:Bulletin du Comité de l'Asie française, numéro 207, décembre 1922.pdf/230
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<references/></noinclude>
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Sapcal22
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<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>Gertrude. Ah ! c’est sans doute qu’il a un
goût moins épuré, des idées moins délicates
que le colonel. Et, après s’être ainsi
efforcée de se tromper elle-même, elle chassa
ces pensées importunes, et alla presser
son oncle d’attendre au moins jusqu’au déjeuner,
et d’accepter sa voiture pour retourner
chez lui. Mais il avoit coutume de
ne jamais se départir du plan qu’il s’étoit
créé, quelque bizarre, quelqu’incommode
qu’il fût souvent.
— Adieu, dit-il d’un ton beaucoup plus
doux que de coutume ; mais avant de me
quitter, dites-moi si vous ne désirez rien
de moi.
— Rien, mon cher oncle, répondit Gertrude
en lui pressant la main avec affection,
je n’ai rien à vous demander ; mais
je n’oublierai jamais votre bonté pour moi
lorsque j’ai dû y avoir recours ; je voudrois
pouvoir vous rendre aussi heureux
que… que je le suis moi-même, ajouta-t-elle
avec un léger sourire et en rougissant.
M. Ramsay secoua la tête, et pro-<noinclude>
<references/></noinclude>
9o8gw850ryude1iuk1c3ihil5j3lgw0
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Sapcal22
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<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>parcourir la maison et toutes ses dépendances,
et de former mille plans d’embellissement
et d’amélioration, qu’il étoit
impatient de pouvoir mettre à exécution.
Aucune vue bienfaisante ou charitable ne
trouvoit place dans ses projets ; toutes ses
idées étoient concentrées en lui-même et
ne respiroient que luxe et magnificence.
Enfin les affaires furent terminées, et
Gertrude retrouva toute sa liberté ; car
mistress Saint-Clair, après avoir vainement
essayé plusieurs fois de contrôler les actions
de sa fille et de vouloir la faire agir d’après
ses propres idées, renonça prudemment à
ce projet, et résolut de ne tenir les rênes
que d’une main légère, de peur que la
comtesse ne les secouât tout-à-fait.
De tous les hôtes qui avoient animé le
château, Lyndsay restoit seul et ne pouvoit
se décider à le quitter, tant il craignoit
d’abandonner entièrement Gertrude à l’influence
du colonel Delmour. Il savoit qu’un
cœur ne peut être long-temps et exclusivement
attaché à un seul objet sans par-<noinclude>
<references/></noinclude>
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Sapcal22
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<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>j’ai passés à Rossville ! je n’étois pas alors
ce que je suis devenue, vaine, folle et
fantasque. Lyndsay avoit bien raison de
me dire que je ne trouverois pas le bonheur
dans ce que le monde appelle plaisir ; et lady
Rossville, objet de l’admiration et de l’envie
de toutes les femmes, se disoit que personne
au contraire n’avoit plus de droits
qu’elle à la pitié.
Mais un sommeil paisible et la clarté
d’un beau jour sont de puissans auxiliaires
pour chasser de sombres pensées. Le lendemain
matin Gertrude étoit plus jolie,
1 plus fraîche que jamais, et elle renaissoit
à l’espoir du bonheur. Elle voulut d’abord
étudier d’avance comment elle recevroit
le colonel ; mais elle savoit que son cœur
déjouoit toujours tous ses calculs, et qu’elle
n’étoit jamais gouvernée que par les circonstances
ou l’impulsion du moment, et
elle s’abandonna à des guides si sages et
si prudens.
— Peut-être le trouverai-je déjà au salon,
pensa-t-elle ; et dans ce vague espoir elle<noinclude>
<references/></noinclude>
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Sapcal22
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<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>dules et ces montres françaises vont toujours
mal, ajouta-t-elle en voyant qu’elles
démentoient son assertion ; je suis sûre
qu’il n’est pas plus de sept heures.
Gertrude vit bientôt paroître sa mère
dans sa plus grande parure ; elle se disposoit
à aller au spectacle avec une société
d’un genre un peu subalterne, dans laquelle
elle avoit le plaisir de se voir prodiguer
ces hommages, ces attentions que l’argent
procure toujours, surtout dans une certaine
classe. Mistress Saint-Clair exprima
son étonnement de trouver encore sa fille
en négligé du matin, et celle-ci se levant
précipitamment, lui dit qu’elle alloit justement
commencer sa toilette ; je ne m’étois
pas pressée, ajouta la comtesse, parce que
je dîne avec lady Peverley, qui n’est jamais
prête.
— Et que faites-vous ce soir ? lui demanda
sa mère.
— J’irai, je crois, à l’Opéra avec lady
Charles, et peut-être passerai-je ensuite<noinclude>
<references/></noinclude>
iabw945a5602dxv32vuij9g8pb0gvg9
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Sapcal22
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>une demi-heure chez la duchesse d’Arlington.
— Vous vous tuez, Gertrude, vous vous
tuez absolument, voyez comme vous avez
les yeux battus. Je veux mettre un terme
à cette vie fatigante. Il faut que nous quittions
Londres.
— Nous parlerons de cela demain, au
revoir maman, s’écria la comtesse en courant
vers sa chambre, toujours empressée
d’éviter toute discussion désagréable.
Elle espéroit dîner avec le colonel Delmour,
mais son espoir fut trompé. Du
moins elle ne pouvoit douter qu’il ne vînt
à l’Opéra où elle devoit se rendre avec lady
Charles, escortée de deux ou trois hommes
à la mode ; mais Delmour n’étoit pas du
nombre, et Gertrude épioit le moment où
l’on ouvroit chaque loge pour voir si ce
n’étoit pas lui qui arrivoit. Cette occupation
absorboit toute son attention, et elle
ne voyoit rien de ce qui se passoit dans sa
loge. Elle entendoit seulement qu’on rioit
autour d’elle, sans qu’elle en sût la raison,<noinclude>
<references/></noinclude>
a23td92tqe098b9bwpkvb058v1us1bb
Page:Almanach du Père Peinard, 1896.djvu/7
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « 6 ÀLMANACH DU PÈRE PEINARD VENDÉMIAIRE Lever 1 r i - i Coucher j r par de h Ium ’. Lever £ ( 2 Coucherj 3 1 Primidi 2 Duodi 3 Tridi 4 Quartidi 5 QUINTH) ! 6 Sextidi 7 Septidi 8 Octidi 9 Nonidi 10 Décadi 11 Primidi 12 Duodi 13 Tridi 14 Quartidi 15 Qcintidi 16 Sextidi 17 Septidi 18 Octidi 19 Nonidi 20 Décadi .. 21 Primidi 22 Duodi 23 Tridi 24 Quartidi 25 Qllntidi 26 Sextidi 27 Septidi 28 Octidi 29 Nonidi 30 Décadi. . Raisin Safran Châtaigne Colchique C...
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<noinclude><pagequality level="1" user="Favete linguistis" />{{??|Tableau}}</noinclude>6
ÀLMANACH DU PÈRE PEINARD
VENDÉMIAIRE
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22 Duodi
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28 Octidi
29 Nonidi
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Safran
Châtaigne
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Lundi, 23 Septembre 1895.
Mardi, 24 — —
Mercredi, 25 — —
Jeudi, 26 — —
Vendredi, 27 —
Samedi. 28 — —
Dimanche.. 29 —
Lundi. 30 — —
Mardi, 1er Octobre 1895.
Mercredi, 2 — —
Jeudi. 3
Vendredi, 4 — —
Samedi. 5 -Dimanche.
.. 6 —
Lundi, 7 —
Mardi. 8 — —
Mercredi, 9 — —
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Vendredi, 11 — —
Samedi, 12 —
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Lundi, 14 —
Mardi, 15
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Balsamine
Carotte
Amaranthe
Panais
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Pomme de terre
Immortelle
Potiron
Réséda
Ane
Belle de Nuit
Citrouille
Sarrasin
Tournesol
Pressoir
Chanvre
Pêche
Navet
Amaryllis
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I : LA LUXE montrera le pif de son phemieh
LQUAHTiEH le 25 septembre à G b. «32 du soir. - Le
3 octobre, à 10 h. «57 du soir, elle sera pleine...
dam, c’est pas pour des prunes qu’on sera à la
saison des vendanges. — Le 11 octobre, à 2 h. 44
du soir, mamzelle La Lune en. sera a son debnèer
qcartîek. — Par exemple, le 18, y aura pas
inèehe de reluquer sa tronche : ce jour-là. à
6 h. 19 du matin, elle sera nouvelle et se présentera
de dos : or, comme elle a le cul noir, on
n’y verra que du bleu.
LES SIGNES DU ZODIAQUE sont des assem-Jdages
d’étoiles devant le nez desquelles le soleil
passe à queue leu-leu, dans la route qu’il semble
faire autour de la Terre.
C’est dans le signe de La Balance que le Soleil
Hanoehera du 23 septembre au 22 octobre.
Cette constellation est l’emblème des jugeurs ;
il eût donc etc plus logique de la baptiser
balançoire Ix*s types qui naissent sous ce
signe sont crgotcurs/chamaiBeurs, chicaniers et
procéduriers en diable. Ça fait de bons commerçants,
car ils s’entendent bougrement bien à
vendre à faux poids, domine on leur a serine
que pour réussir dans la société actuelle faut
dévorer son voisin, ils ne s’en font pas faute.
Le jour où toute la racaille jugense aura été rejoindre
son emblème dans le fin fond du ciel,
les mauvais instincts ne pouvant pas germer,
puisqu’on vivra en frangins, dans une société
échcuiMéc de dominateurs, les types qui naîtront
sous ce signe ne garderont (pie les lionnes qualités
. ça fera de Beaux gas, avec du bagout et
de la prudence à la clé. — Quant aux femmes,
aimables et gaies, leur seul tort est d’être un
tantinet pointilleuses et susceptibles.<noinclude>
<references/></noinclude>
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15914259
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<noinclude><pagequality level="1" user="Favete linguistis" />{{??|Tableau}}</noinclude><nowiki />
ALMANACH DU PÈRE PEINARD
1
Primidi
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1 Mercredi,
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1895.
6
34
4
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6
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21
—
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4
12
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8 21
LA Ll’NE embrumée s’enfilera dans son
pREMIek qvaktieh le 25 octobre. à II h. 13 du
matin. — Le 2 novembre, à 3 h. 28 du soir, elle !
Sera pleine et c’est le 9, à 11 h. 16 du soir, qu elle
en sera à son deknieh qvahtikh. — Puis, elle .
deviendra noi veli.k le 16, à 5 h. 21 du soir. !
LE SIGNE DV ZODIAQL’E devant lequel le !
Soleil fera le pied de grue, du 23 octobre au •
21 novembre, sera le Scorpion.
Ma somnambule prétend que ce signe farcit de ;
malice, de fourberie et d inconséquence dans :
leurs actes, les hommes qui sortent de la coquiHe
ce mois-là. Ils sont casseurs d’assiettes,
rouspéteurs, appellent un chat un chat, les pa- ;
trous des voleurs, les députés des crapules î
mais ça s’arrête souvent là ! Ces oiseaux font le ।
contraire de ce tpi iis disent et à eux revient le
pompon comme poseurs de lapins. Turellcment,
avec un peu d’éducation et de volonté y a mèche
de se décrasser des défauts et de ne garder que
^cs bonnes qualités.
Pour ce qui est des femmes, ce mois-là, les
pauvres copines sont encore plus mal fadces que
les hommes ; elles sont roublardes, perfides,
débineuscs Mais, si celles que vous connaissez
ne sont rien de tout ça, c’est que mamzelle
Vents aura passé par là" : cette demoiselle est
une planète qui occupe son temps à depioter les
salopiscs du Scorpion,
Avec ma somnambule, de mêmequ’avec tous les
prédiseurs d’avenir, y a toujours mèche de s’entendre :
comme y a* à hoire et à manger dans
leurs boniments, chacun y trouve son compte !<noinclude>
<references/></noinclude>
2kqnv80l4ezlcacx3eevabkq2xeycko
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Favete linguistis
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « <nowiki /> 8 ALMANACH DU PÈRE PEINARD ^■1/^ SOLEIL LUNE Z y S T / MB O — «r — S3 1 Primidi Baiponse Vendredi, 22 Novembre 1895. 7 21 4 11 i 0 i ‘.»y33 2 Duodi Turneps Samedi. 23 — — 7 23 1 10 8 i ’»=l« ]0qt4 3 Tridi Chicorée Dimanche, .24 — — 7 21 4 9 9 i » » 11 52 4 Quartidi Nèfle Lundi, 25 — — 7 26 1 8 10 ; 1 ir> 1 5 Q( 1NTIDI Cochon Mardi. 26 — — 7 27 1 8 11 i 1 & i nsôi» 6 Sextidi Mâche Mercredi. 27 - — 7 28 1 7 1... »
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Favete linguistis" />{{??|Tableau}}</noinclude><nowiki />
8
ALMANACH DU PÈRE PEINARD
^■1/^
SOLEIL
LUNE
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1 Primidi
Baiponse
Vendredi, 22 Novembre 1895.
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Samedi. 23 — —
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Jeudi. 28 — —
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7 31
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1 4 25
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Samedi, 30 — —
7 32
4 5
15
2 35 i
! 5 39
10 Décadi. .
Pioche
Dimanche, 1’ Décembre 1895.
7 31 ।
1 1
16 !
3 13
6 54
11 Primidi
Cire
Lundi. 2 —
7 35
1 4
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i 8 9
12 Duodi
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Mardi. 3 — —
7 36
1 3
18 !
: 1 39
, 9 16
13 Tridi
Cèdre
Mercredi. 4
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19 1
! 5 48 ‘
10 10
14 Quartidi
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Jeudi. 5 —
7 39
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7 / ;
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15 Qeintidi
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Vendredi, 6 — —
7 10 ;
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16 Sextidi 1
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17 Septidi
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Dimanche. .8 — —
7 42 i
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23
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18 Octidi
Lierre
Lundi. 9
7 13 !
4 2
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19 Nonidi
Sabine
Mardi. 10 -
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Mercredi, 11 —
7 15 ■
4 1
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0 52
21 Primidi
Erable-Sucre
Jeudi. 12 —
7 46
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22 Duodi
Bruyère
Vendredi. 13 — —
7 47 !
1 1
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1 35
23 Tridi
Boseau
Samedi. 14 —
7 48 |
4 1
29
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2 5
24 Quartidi
Oscille
Dimanche, .15 — —
7 19 ;
1 2
30
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2 47
25 Quintidi
GlULLOX
Lundi. 16 —
7 50
4 2
1
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26 Sextidi
Pignon
Mardi. 17 — —
7 5o ;
4 2
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4 48
27 Septidi
Liège
Mercredi. 18
7 51
1 2
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28 Octidi
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Jeudi. 19 - -
4 3
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7 15
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Vendredi. 20
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10 31
8 27
30 Décadi. .
jPelle
Samedi. 21 —
7 53
4 4
6
11 8
9 37
LA LUNE aura la frimousse neigeuse et surtout
glaciale, dans les alentours de son piiemieh
QUARTiEn, où elle s’enfilera le 24 novembre, à
7 h. 28 du soir. Le 2 décembre, à 6 h. 48. elle
deviendra pleine, entrera dans son dehmek
quahtiek le 9, à 7 h. 19 du matin, puis sefa
nouvelle k* 16, à 6 h. 39.
Le SIGNE DU ZODIAQUE de frimaire (du 21 novembre
au 20 décembre} sera le SAcrrrAiHE. —
aussi les gas qui montreront leur crête ce moislà
en pinceront dur pour s’agiter. Leur pat ion.
un vieux de la vieille, nommé Chiron, doit son
nom caractéristique aux boudins extraordinaires
qui sortaient de son boyau culier. Ce merlan-là
fut une riche moule de son vivant : c’est lui l inventeur
des sociétés de gymnastique qui, depuis
lors, ont bougrement aidé au développement
d’un microbe dangereux : le microbe patriotique.
(2e microbe agit sur les types qu’il contamine,
kif-kif son copain de la rage . les malheureux
qui en sont atteints se précipitent sur des hommes
qu’ils n’ont jamais vus, qui ne leur ont
jamais rien fait, et les étripent le mieux qu’ils
peuvent sans jamais savoir pourquoi ! Ce qui
est plus triste (pie tout, c’est (pie ce microbe ne
s’attaque pas qu’aux pauvres bougres nés sous
ce signe : il fait des victimes les douze mois de
l’année.
Le seul défaut des femmes <pii naissent ce
mois-là est d’être portées à la bigoterie... encore
un microbe, nom de dieu !<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>ni qu’elle se souciât de l’apprendre. À la
fin lady Charles lui toucha le bras, et
lui dit :
— Allons, lady Rossville, prenez donc
part à notre plaisir, tout pitoyable qu’il est.
Cette petite figure grotesque qui se donne
tant d’agitation au milieu du parterre est
trop bonne pour que nous la gardions à
nous seuls ; et ce qu’il y a de plus comique,
c’est que ses signes et ses grimaces
semblent tous dirigés sur notre loge.
— C’est bien mal à nous de ne pas répondre
à ses avances, dit lord Ilfrington ;
qui de nous veut s’en charger ?
— Ce ne seroit pas une sinécure, dit
M. Vavasour, surtout s’il falloit payer l’arriéré,
ajouta-t-il en voyant que les signes
de tête se succédoient sans interruption.
— Il faut tirer au sort, dit lord Irfrington
à moins que Vavasour ne se dévoue.
Il n’y a que sa tête qui puisse résister à un
exercice aussi violent.
Pendant cet entretien, lady Rossville
avoit tourné les yeux sur l’endroit qu’on<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>n’étoient pas moins ridicules que les longues
queues dans lesquelles on s’embarrasse en
marchant, et elle ne savoit plus que faire
de ses mains. Il n’est rien de plus piquant
en effet pour les personnes qui s’étoient
flattées d’avoir atteint le suprême bon ton
en multipliant les gestes et en se donnant
beaucoup de mouvement, que de découvrir
tout à coup que tout ce fracas n’est plus
de mode, et que c’est en faisant le moins
d’efforts qu’on produit le plus d’effet.
Lady Charles sortit la première du salon
avec le colonel Delmour ; Gertrude s’étoit
arrêtée un instant pour faire ses adieux à sa
mère. En allant les rejoindre, elle entendit
lady Charles dire au colonel, en réponse
sans doute à quelque remarque qu’il lui
avoit adressée : — Elle est parfaite, et elle
rougit en voyant le regard expressif qu’il
jeta sur elle en se retournant. On courut
les boutiques toute la matinée ; on fit emplettes
sur emplettes ; robes élégantes,
bijoux précieux, tout fut acheté par Gertrude,
qui, conduite de surprises en sur-<noinclude>
<references/></noinclude>
2umwvnpmudgwazzdvxegtluq5tz80tp
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<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>Et encore, quelle supériorité dans notre
poésie ! Quel naturel, Quelle variété, quel
sentiment trouve-t-on dans la plupart des
ariettes italiennes ?
— Avez-vous jamais entendu <i>{{lang|it|di tanti
palpiti}}</i> ? demanda mistress Waddell en se
redressant d’un air d’importance.
M. Lyndsay eut peine à retenir un sourire
à cette question, <i>{{lang|di tanti palpiti}}</i> ne
courant pas moins les rues aujourd’hui que
la fleur de ''dumblanc'', ou la chanson de
Nanny.
Mais sans attendre de réponse, elle
arrondit ses bras, plaça ses doigts sur la
harpe, étendit le pied, et commença son
ariette de bravoure en agitant la tête et en
roulant ses yeux de côté et d’autre comme
ces chanteurs prétentieux qui cherchent à
remplacer, à force de gestes, ce qui leur
manque de goût, de voix et d’expression.
Dans ce moment le colonel Delmour
parloit à voix basse à lady Rossville ; autrement
il est probable qu’il ne l’auroit pas<noinclude>
<references/></noinclude>
r5s5bdzs3omumggzng20iwuyak88y2c
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104
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>de grâce, n’en faites pas une femme à la
mode.
Le colonel Delmour étoit dans le ravissement ;
il la remercia mille fois, et ne la
quitta que pour aller dire à sa mère que
lady Rossville étoit disposée, et qu’elle se
trouvoit hors d’état de tenir sa promesse.
Ses sœurs vinrent la voir dans le cours de
la journée, et Gertrude rougit involontairement
en confirmant cet innocent mensonge.
— J’ai un demi-soupçon, dit Georgina
en riant, que Frédéric est venu vous dire
que maman n’est pas une dame du grand
ton ; il est si admiré, si recherché lui-même,
que nous trouvons qu’il se donne
des airs. Gardez-vous donc bien de l’encourager,
ou vous le gâterez entièrement.
— N’est-ce pas une chose révoltante,
dit miss Emilie, qu’il ne veuille pas que
vous alliez avec nous ; car je vois bien que
c’est lui qui vous empêche de nous accom-<noinclude>
<references/></noinclude>
qpodaydz3gn1hilp4luiygofvxjvnh1
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104
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<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>pagner ce matin chez Kitchner <ref>
Célèbre bijoutier de Londres.
</ref> ; et on
y voit maintenant de si jolies choses, des
choses qui vraiment vous font mourir
d’envie ! ajouta-t-elle en soupirant.
— S’il en est ainsi, dit Gertrude avec
un sourire, il est heureux pour moi que
j’échappe à ce danger ; mais, si vous ne craignez
pas de vous y exposer, veuillez, je
vous prie, vous charger de mes emplettes,
et {{corr|choissisez-moi|choisissez-moi}} chacune quelque chose de
votre goût ; nous verrons alors si nos goûts
se ressemblent.
— Que vous êtes heureuse de pouvoir
choisir ce que vous préférez ! dirent les
deux sœurs avec tristesse.
— Pour aujourd’hui, je veux m’en rapporter
entièrement à vous, reprit lady
Rossville ; rappelez-vous seulement que je
vous prie de choisir exactement ce que
vous choisiriez pour vous-mêmes.
Les sœurs partirent, charmées de la<noinclude>
<references/></noinclude>
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104
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>le monde, le mécanisme arbitraire et capricieux
de la mode.
— Ne le tentez pas, je vous en prie. Je
sens que je ne serai jamais à la mode. Ah !
Delmour, ce n’étoit pas ainsi que vous me
parliez à Rossville ! Le monde alors n’étoit
rien pour nous.
— Plût au ciel que nous y fussions encore !
dit Delmour en soupirant ; mais
encore une fois, Gertrude, vous ne me
comprenez point ; ce n’est pas que je mette
le monde en balance avec vous ; mais c’est
qu’il me seroit pénible de vous voir, par
suite de la préférence que vous m’accordez,
descendre du rang auquel vous avez droit.
Oui, vous avez tout ce qu’il faut pour occuper
la première place dans les cercles
les plus brillans ; mais, quelque absurde
que cela puisse vous paroître, je vous
avouerai franchement que ma famille,
quoique noble et considérée, ne peut vous
rendre la justice que vous méritez. Si vous
entrez une fois dans le cercle dont elle
est entourée, vous vous trouverez affublée<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>de connoissances dont vous ne pourrez
plus vous délivrer, et qui éloigneront de
vous toutes les personnes du bon ton. Par
exemple, lady Augusta, malgré mes représentations,
a voulu introduire ses filles
dans la société des Burlington. La conséquence
c’est qu’elles sont continuellement
obsédées par des hommes que je ne saurois
voir ; en un mot, par des hommes secondaires
auxquels elles sont obligées de produire
leurs sourires, faute de mieux. Mais
il ne faut pas qu’il en soit de même de
vous, Gertrude ; vous n’avez déjà que trop
abandonné pour moi ; n’ajoutez pas, si
vous m’aimez, aux reproches que je m’adresse
souvent à moi-même pour avoir
souffert que vous fissiez pour moi tant de
sacrifices.
— C’est un sentiment noble et généreux,
dit la comtesse ; mais je ne puis m’empêcher
de croire qu’il est erroné. Quoi qu’il
en soit, puisque vous êtes si scrupuleux,
je vous céderai sur ce point. Faites donc
de moi ce que vous voudrez ; seulement,<noinclude>
<references/></noinclude>
mf70gsr114g8opmfohmvxtx2o7ulg5c
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>prises, fut bientôt étourdie par les scènes
bruyantes et variées dans lesquelles elle se
trouvoit appelée pour la première fois à
jouer un rôle.
Ce n’est pas au premier abord que
Londres excite l’étonnement ou l’admiration.
C’est un théâtre trop vaste et trop
compliqué pour qu’il soit possible de l’embrasser
d’un coup d’œil, et il faut un peu
d’étude même pour jouir de la variété de
ses plaisirs, à mesure que dans leur succession
rapide et continuelle ils viennent
frapper nos sens éblouis. Lady Rossville,
comme toutes les novices, éprouvoit un
peu de ce prestige ; et elle soupiroit après
sa paisible retraite, où elle étoit tout pour
les autres, et où son amant étoit tout pour
elle. Mais à son âge, lorsqu’on est l’objet
de l’admiration générale, et que les plaisirs
offrent à chaque instant leur séduisante
image, on ne continue pas long-temps à
se livrer à ses tendres rêveries ; et Gertrude
se laissa bientôt entraîner comme les autres
par le brillant tourbillon du monde.<noinclude>
<references/></noinclude>
qhk1tzhiagxrr5jamrnt218wj41tu1u
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude><nowiki/>
Cédant au torrent auquel elle avoit d’abord
cru résister, elle avoit à peine le temps
de se reconnoître. Partout où elle paroissoit,
elle étoit reçue comme la reine de toutes les
fêtes. C’étoit l’idole du jour, et l’encens
que ses admirateurs brûloient sans cesse à
ses pieds lui causoit une ivresse dont les
effets n’étoient pas moins dangereux pour
sa tête que pour son cœur. Au milieu des
douces illusions de ses sens, elle oublioit
tout, excepté son amant. Lorsque tous les
regards étoient tournés sur elle, comme
attirés par un aimant irrésistible, c’étoit
dans ses yeux seuls qu’elle cherchoit à lire
son triomphe.
Quoique les prétentions du colonel Delmour
fussent assez généralement connues, et
qu’il portât les couleurs d’un amant privilégié,
de nouveaux paladins ne s’en présentèrent
pas moins dans la lice ; au contraire,
c’étoit un attrait de plus ; et des hommes
qui l’emportoient beaucoup sur lui pour
le rang et pour la fortune, sans lui paroître
inférieurs pour les qualités personnelles,<noinclude>
<references/></noinclude>
ljn2ltmnxex5razod1wk6fcifr7p7e7
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>s’étoient déclarés les adorateurs de la comtesse.
Mais, le colonel même, tout jaloux,
tout susceptible qu’il étoit, sentoit qu’il n’avoit
pas sujet de craindre un rival dans son
cœur. M. Delmour et Gertrude ne s’étoient
rencontrés qu’une fois, et c’étoit à un
dîner de cérémonie chez le duc de Burlington,
où ils ne s’étoient dit que quelques
mots de simple politesse. Il étoit évidemment
de la souche des Delmour, le duc et la
duchesse étant de graves personnages, bien
lourds et bien guindés, habitant un hôtel
spacieux, orné d’une quantité de meubles
magnifiques, qui leur avoient été transmis
par leurs ancêtres.
— Voilà pourtant quelle eût été votre
demeure, Gertrude, lui dit sa mère en
soupirant, un jour qu’elles sortoient de
cet hôtel, où mistress Saint-Clair s’étoit
trouvée plus à son aise qu’au milieu d’un
monde frivole dans lequel elle se sentoit
déplacée. Quelle folie de rejeter un sort
si brillant ! mais il est encore temps…
— Ah ! de grâce, maman ; gardez-vous<noinclude>
<references/></noinclude>
2zd6rz39nc3zkx21yqt62m5fsjiwkck
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<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>son âme s’étoit ouverte avec le plus de
force à la joie ou à la tristesse, et Rossville,
ses arbres, ses rives, ses fleurs même,
sembloient liés à son existence. C’est ainsi
que, lorsque le cœur est exclusivement occupé
d’un objet, il s’attache avec une force
incroyable aux moindres circonstances qui
s’y rapportent.
— Ah, maman ! dit-elle avec un soupir,
qu’il est triste de quitter Rossville, lorsque
la nature commence à s’y déployer dans
toute sa beauté, pour aller s’enfermer dans
les murs de Londres, au milieu de la boue,
de la fumée et de la poussière ! Regardez
seulement ces beaux amandiers.
Mais mistress Saint-Clair prétexta l’état
de sa santé ; elle fit voir une consultation
de la faculté de Londres, qui lui prescrivoit
le changement d’air ; et sa fille n’eut
plus rien à dire.
Le colonel Delmour partagea ses regrets,
mais par des motifs bien différens. Il aimoit
trop le monde et ses pompes pour
connoître ces plaisirs purs et simples que<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>fluence. Elle se rappeloit aussi ce que lui
avoit dit Lyndsay. — Quelle voie d’autres
hommes non moins aimables que lui ; et
elle pensa qu’il n’étoit pas impossible qu’il
ne s’opérât quelque révolution dans les
sentimens de Gertrude. Du moins étoit-elle
plus en droit de l’espérer au milieu
du mouvement continuel et des plaisirs
sans cesse renaissans de la capitale, que
dans la retraite calme et romantique de
Rossville.
Cette résolution causa une peine infinie
aux deux amans. Gertrude avoit tout l’enthousiasme
d’une âme jeune et sensible.
Pour elle tout le bonheur sembloit concentré
dans l’endroit où elle se trouvoit avec
l’objet de ses affections. Les objets inanimés
de la nature, les bois, les eaux, les
rochers ; ne sont rien par eux-mêmes ;
mais, combinés avec les idées que la mémoire
ou l’imagination s’est plu à y attacher,
ils acquièrent un puissant empire
sur nos cœurs. Chaque pas rappeloit à Gertrude
un souvenir. C’étoit à Rossville que<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>mais trop bas pour qu’il lui fit possible
de distinguer les paroles.
— Puisque miss Pratt vous est désagréable
et qu’elle m’est odieuse, pourquoi
donc ne pas la renvoyer sur-le-champ ? demandoit
le colonel Delmour ; il ne suffit
pas de la mépriser ; c’est une femme qui
peut faire beaucoup de mal. Ah, Gertrude !
Le colonel prit alors un accent plus tendre,
et sa voix ne pénétra plus à travers la porte
massive qui les séparoit. Miss Pratt avoit
éprouvé plus d’une mortification dans sa
vie ; mais celle-ci passoit toutes les autres,
et les oreilles lui tintoient de rage de s’entendre
traiter ainsi.
— Oh ! si Anthony Whyte pouvoit l’entendre !
se dit-elle dans le premier moment,
quoique, en y réfléchissant un peu,
elle eût dû se convaincre, que, si Anthony
Whyte l’eût entendue, ce n’eût été que
pour se moquer d’elle. Elle prêta de nouveau
l’oreille, dans l’espoir de distinguer
quelques mots qui expliquassent de manière
ou d’autre ces expressions injurieuses ; elle<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>ne recueillit plus que des sons entrecoupés ;
''l’amour, le doute, serment irrévocable'',
''tout à moi, attachement pour la vie'', furent
les seules paroles qui parvinrent jusqu’à
elle. Mais c’en étoit déjà trop ; elle se sentoit
frappée d’une arme à deux tranchans ;
sa réputation (et c’étoit son côté foible)
étoit compromise, la prolongation de son
séjour dans une maison où elle aimoit à se
regarder comme chez elle étoit plus qu’incertaine,
et ses cinq guinées couroient le
plus grand danger. En un mot, elle se
trouvoit dans une position très-critique, et
ce qu’elle avoit de mieux à faire pour le
moment c’étoit de prendre son congé
avant de le recevoir.
— Me renvoyer, vraiment ! renvoyer
sa propre parente ! Le cœur de miss Pratt
se soulevoit, son pouls battoit avec force à
la seule idée d’une pareille indignité. Elle
pouvoit descendre du cabinet par un petit
escalier dérobé sans passer par le salon et
sans rencontrer ses adversaires. Elle le prit,
et après quelques instans de recherches,<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>vement de sa tête, dans l’expression de sa
figure, et jusque sur ses lèvres, je ne sais
quel air de gêne et d’embarras, lorsqu’on
annonça cette dame et le colonel Delmour.
Mais le premier regard qu’elle jeta sur lady
Charles dissipa à l’instant toutes ses craintes,
et fit évanouir les fantômes alarmans
qu’elle s’étoit créés. Elle vit une femme de
moyen âge, sans aucune prétention à la
beauté, ayant des traits assez réguliers,
et une taille si mince, quoique bien prise,
qu’elle trahissoit son extrême maigreur.
Sa toilette étoit remarquable sans être bizarre ;
ses manières n’avoient rien d’affecté,
c’étoit l’élégance même, mais sans gêne et
sans efforts. L’ensemble de sa personne,
en portant pour ainsi dire l’empreinte de
la noblesse de sa naissance, et du fini de
l’éducation qu’elle avoit reçue, avoit je ne
sais quoi de délicat et de raffiné qu’il est
impossible d’analyser ou de décrire, et qui
auroit quelquefois même échappé à l’observation,
sans l’impression qu’elle ne manquoit
jamais de produire.<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude><nowiki/>
Gertrude ne s’étoit jamais aperçue que
sa mère avoit des manières communes,
avant d’avoir comparé son air guindé et
prétentieux avec l’aisance, la grâce et la
simplicité de lady charles Arabin. Elle parloit
peu, et sa conversation ne rouloit que
sur les bruits du jour, sur les frivolités de
la mode : mais elle avoit la voix la plus séduisante,
l’accent le plus agréable, et elle
effleuroit tous les sujets avec une légèreté
en quelque sorte aérienne, qui ne permettoit
pas de l’arrêter dans sa course pour la
contredire un seul instant, quand même
on auroit pu être tenté de le faire. Elle
proposa à Gertrude de venir faire un tour
avec elle, ce que sa nouvelle amie accepta
avec empressement, au grand déplaisir de
sa mère, qui n’osa cependant pas s’y opposer.
Mistress Saint-Clair éprouvoit une vive
mortification en observant les manières de
lady Charles, qui lui faisoient sentir que les
siennes étoient outrées et passées de mode.
Elle avoit coutume de prodiguer les gestes
et les protestations ; mais elle vit qu’ils<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude><nowiki/>
— Qui peut donc alors attacher aucun
prix à l’admiration aveugle de la multitude ?
dit Gertrude ; ce n’est pas moi, du moins ;
c’est un triomphe trop pitoyable à mes
yeux pour que je me donne aucune peine
pour l’obtenir. Je ne me soucie nullement
de distinctions aussi futiles, et je préférerois
l’approbation de votre mère à celle de
tous les favoris de la mode.
— L’approbation, Gertrude ! est-ce là
ce qu’il vous faut ? L’approbation est une
chose très estimable sans doute, et c’est un
mot fort utile dans les écoles ; mais pour
vous, Gertrude, avec vos charmes et vos
grâces, suffit-il d’être approuvée ? non, il
faut que vous soyez suivie, admirée, adorée ;
il faut que le culte qu’on vous rendra aille
jusqu’à l’idolâtrie.
— Je crains bien de n’être jamais déifiée
que dans votre imagination, dit Gertrude
en souriant ; et je me garderai bien de
briguer les honneurs de l’immortalité. Je
n’ai pas d’ambition, Delmour ; votre hommage,
votre amour sincère, me suffiront,<noinclude>
<references/></noinclude>
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Sapcal22
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>puisque vous ne voulez point m’accorder
l’approbation de votre famille.
— Mais moi, chère Gertrude, j’ai de
l’ambition, de la vanité pour vous, dit
Delmour avec gaieté, et je ne dois pas
souffrir que l’affection que vous me portez
ainsi qu’à mes parens diminue en rien
l’éclat dont vous devez paroître entourée.
— J’aimerois mieux cependant être présentée
par eux que par tout autre. Si lady
Augusta n’est pas très-répandue dans la
société, il y a votre tante, la duchesse de
Burlington.
— De mal en pis, s’écria Delmour ; il
vaudroit mieux ne jamais paroître dans le
monde que d’y être introduite par elle.
— Et pourquoi donc ? demanda Gertrude
avec quelque surprise ; n’est-ce pas
une dame respectable ?
Le colonel Delmour eut peine à conserver
sa gravité à cette question. — Respectable ?
répondit-il ; c’est ce dont on ne
tient aucun compte ici ; et ce n’est pas aux<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>son humeur augmentant encore à la vue de
l’air hautain mais gracieux avec lequel le
colonel Delmour conduisoit la comtesse au
haut bout de la table, et, comme une chose
toute naturelle, se plaçoit à côté d’elle.
— On veut nous donner ici une nouvelle
représentation du moyen d’emporter d’assaut
le cœur d’une femme ; mais nous y
mettrons ordre, dit miss Pratt entre ses
dents avec une légère palpitation de cœur,
qu’elle auroit cependant rougi de s’avouer
même à elle-même.
Les dîners sont la chose du monde la
plus insipide, lorsqu’il n’y a point quelque
bel esprit pour donner le branle aux
autres convives, et servir comme de sauce
piquante dans le festin. Mais, excepté
miss Pratt, il n’y avoit {{corr|peronne|personne}} qui fût
d’humeur à faire les frais de la conversation ;
et elle se sentoit elle-même un peu
mortifiée, toutes les fois que le souvenir
de ses cinq guinées venoit lui arracher un
soupir. Pour chercher à s’étourdir, son
unique soin étoit de faire remarquer, et<noinclude>
<references/></noinclude>
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Sapcal22
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>de commenter ensuite les moindres attentions
que lady Rossville avoit pour Lyndsay,
au grand déplaisir de tous les deux, et au
mécontentement visible du colonel Delmour,
qui faisoit de vains efforts pour cacher
son indignation.
Mistress Waddell trouvoit que ni le
major ni elle n’étoient traités avec ces égards
auxquels ils avoient droit. Elle resta donc
assise avec une gravité immobile, l’escarboucle
d’Hyder Aly lançant de sombres
rayons, comme si elle partageoit sa mauvaise
humeur. La soirée se passa un peu
mieux, quoiqu’il fût difficile d’espérer
beaucoup de concorde avec les élémens
hétérogènes dont la société étoit composée ;
mais alors du moins chacun se trouvoit
libre de faire ce qu’il vouloit, et si la musique
n’a pas toujours le pouvoir d’adoucir
un cœur sauvage, elle a du moins le mérite
d’entretenir parfois l’harmonie dans la
société. Lady Rossville ne pouvoit pas se
promettre beaucoup de plaisir en entendant
mistress Waddell déployer ses talens ;<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>personne au monde ne les chante à présent,
s’écria la femme du major avec chaleur.
— Tant pis pour tout le monde, reprit
tranquillement Gertrude.
— Pour tous ceux du moins qui savent
les chanter, dit Lyndsay ; mais je crois
qu’il est beaucoup plus difficile de bien
chanter la musique de son pays natal que
d’exécuter la musique la plus éloquente dans
une langue étrangère ; la première parle à
l’âme de tous ceux qui l’écoutent, tandis
que l’autre ne s’adresse qu’à l’oreille ou au
goût, souvent même à l’ignorance des auditeurs.
Pour bien chanter des ballades
écossaises, il ne suffit pas d’avoir une voix
étendue, une prononciation claire et distincte,
il faut encore avoir de l’âme.
— De grâce, M. Lyndsay, avez-vous
jamais voyagé ? demanda mistress Waddell
en l’interrompant.
— J’ai passé deux années sur le continent,
Madame, dont une à Rome.
— En vérité ! reprit-elle d’un ton de<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>doute et d’incrédulité, un peu piquée de
penser que quelqu’un eût pu faire un
voyage que le major n’avoit pas fait. Eh
bien, je dois en convenir, j’ai peine à
comprendre comment quelqu’un qui a
voyagé peut supporter la musique écossaise.
Ne m’avez-vous pas dit, major, qu’elle
n’étoit plus de votre goût, depuis que vous
ayiez été dans les Indes !
— Oh ! rien n’est plus vrai, dit le major,
qui savoit à peine distinguer le son
d’une flûte de celui d’un tambour.
— Quelques-uns des airs écossais sont
assez jolis, dit le colonel Delmour, qui,
sans le désir de contrarier mistress Waddell,
auroit lancé contre eux le plus terrible
anathème.
— Et vous en admirez sans doute les
paroles ? dit mistress Waddell d’un air
ironique.
— D’un grand nombre du moins, dit
lady Rossville. Et je vous en fais juge
vous-même, ajouta-t-elle en se penchant
sur sa harpe ; elle en pinça les cordes, et<noinclude>
<references/></noinclude>
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Sapcal22
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>laissée achever. Il sembloit regarder le major
et sa femme comme des êtres infiniment
au-dessous de sa sphère ; et dès le prélude,
il auroit tout au moins quitté le salon, si
la présence de Gertrude ne l’avoit retenu ;
non pas que son chant pût lui déplaire plus
qu’il ne déplaisoit à Lyndsay ; mais l’un
étoit accoutumé à ne consulter que son
plaisir, l’autre n’eût voulu pour rien au
monde blesser qui que ce fut.
— Quelle quantité de jolies ballades
écossaises votre sœur Anne ne sait-elle pas !
dit lady Rossville, cherchant à faire oublier
le ridicule dont se couvroit mistress
Waddell en reportant l’attention sur sa
sœur.
— Ma sœur Anne sait une quantité de
sottises, dit mistress Waddell en secouant
la tête ; et elle a le cerveau si rempli
d’hymnes, de chansons et de cantiques,
qu’il n’y reste que bien peu de place pour
le simple bon sens.
— J’ai lu, je ne sais plus où, dit<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>Lyndsay, un portrait qui me semble lui
convenir ; il est, je crois, du vieil Isaac
Walton. En parlant sans doute d’une personne
de cette sorte, il fait cette réflexion :
— À dire vrai, elle n’est jamais seule, elle a
une compagnie qui ne la quitte jamais :
de vieilles chansons, des pensées honnêtes
et de courtes prières.
— Ce portrait convient bien à ma cousine
Anne, dit lady Rossville ; elle est
pleine de douceur, et, j’en suis sûre, de
bonté. J’aurois voulu qu’elle vînt ici avec
mes tantes ; mais elle m’écrit qu’elle ne
peut s’absenter dans ce moment, et je crois
bien que nous ne devons plus compter sur
elle.
Le colonel Delmour plaça un cahier de
musique devant lady Rossville, et ils chantèrent
des duos italiens et français pendant
le reste de la soirée. Miss Pratt et
M. Ramsay se mesurèrent de nouveau au
trictrac. Miss Pratt fut victorieuse ; et
pendant la partie elle chercha de nou-<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>laissé la comtesse et son amant, et où elle
les retrouva encore.
— En vérité, lady Rossville, je viens
vous faire mille excuses ; je sens que j’ai
agi fort mal envers vous ; mais vos bons
amis, le major et son épouse, m’ont forcée
d’accepter une place dans leur voiture, et,
comme il y a une foule de visites que j’aurois
dû rendre depuis long-temps, entre
autres à nos cousins les Millbanks, je vais
vous quitter précipitamment. Mon Dieu !
j’entends la voiture. À propos, comtesse,
j’ai oublié de vous rendre un coupon de
soie que j’avois pris pour échantillon ; mais
je vous le rapporterai la première fois que
je viendrai. Et elle jeta un regard de froid
dédain sur le colonel Delmour.
— Gardez-le, je vous prie, dit lady
Rossville, un peu embarrassée de ce qu’elle
diroit ensuite ; mais c’est une résolution
bien soudaine que vous avez prise.
— Je déteste les longs apprêts. Annoncer
d’avance son départ, ce n’est que le rendre
plus pénible. Adieu donc, ma chère ;<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>prenez garde à vous, lui dit-elle avec le
ton d’emphase d’un oracle, prenez bien
garde à vous ; si vous voulez en croire les
conseils d’une ancienne amie, ajouta-t-elle
en se rapprochant de Gertrude, mais
ayant soin de parler assez haut pour être
entendue du colonel, vous congédierez
au moins l’un de vos amans. Et elle regarda
malicieusement le colonel Delmour, qui,
depuis l’instant de son arrivée, s’amusoit
avec une tabatière à carillon, comme
s’il ne s’apercevoit seulement pas de sa
présence.
Gertrude alloit sortir de l’appartement
avec miss Pratt pour la conduire jusqu’à
la voiture, lorsque le colonel, levant enfin
yeux, lui demanda : — Irai-je visiter
vos écuries pour voir quels sont les chevaux
qui vous manquent, ou attendrai-je
votre retour ?
— Je ne me connois pas en chevaux,
répondit la comtesse, ainsi je vous abandonne
entièrement ce soin. Et elle passa<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>peur de vous, surtout lorsque je sais que
je mérite d’être grondée ?
— Vous serez bientôt délivrée de vos
craintes ; je vous quitterai aujourd’hui.
— Mon cher cousin, ce que j’ai dit n’est
qu’une plaisanterie, s’écria Gertrude, mise
hors de garde et reprenant son air ouvert
et amical.
— Pas tout-à-fait, dit Lyndsay avec un
sourire mélancolique ; mais soit effet de la
crainte, soit tout autre cause, je ne vois
que trop que vous ne me regardez plus
comme votre ami.
— Vous me faites injure, répondit la
comtesse avec émotion ; jamais je ne cesserai
de vous regarder comme mon ami :
que ne devenez-vous aussi l’ami de ceux
qui me sont chers !
— Impossible, s’écria Lyndsay, et le feu
lui monta au visage ; il garda un moment
le silence, et reprit d’un ton plus calme :
— Je ne suis l’ennemi de personne ; mon
cœur, je l’espère, sera toujours étranger à
tout sentiment de haine et de vengeance ;<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>mais il est des hommes à l’égard desquels
je ne saurois aller plus loin.
Lady Rossville ne répondit rien, mais
sa rougeur subite, et ses regards baissés
peignoient son mécontentement.
— Vous vous défiez de moi, Gertrude,
dit Lyndsay, et cela est encore plus mal
que d’en avoir peur.
— Je ne suis peut-être pas assez défiante
envers qui que ce soit, répondit-elle ; il
n’est point et j’espère qu’il ne sera jamais
dans mon caractère de soupçonner le mal.
Assurément il est d’autres marques pour
reconnoître ceux qui nous aiment, que
celles qu’une misérable défiance peut nous
fournir.
— Oui sans doute, et en voici une, dit
Lyndsay en prenant un livre au milieu
d’une foule de romans français qui étoient
épars sur la table. C’étoit la Vie du colonel
Hutchinson. Lyndsay avoit commencé
à la lire à Gertrude avant l’arrivée
du colonel Delmour ; mais depuis lors, la
la lecture avoit été abandonnée : — Voici<noinclude>
<references/></noinclude>
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Sapcal22
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<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>mais il est des hommes à l’égard desquels
je ne saurois aller plus loin.
Lady Rossville ne répondit rien, mais
sa rougeur subite, et ses regards baissés
peignoient son mécontentement.
— Vous vous défiez de moi, Gertrude,
dit Lyndsay, et cela est encore plus mal
que d’en avoir peur.
— Je ne suis peut-être pas assez défiante
envers qui que ce soit, répondit-elle ; il
n’est point et j’espère qu’il ne sera jamais
dans mon caractère de soupçonner le mal.
Assurément il est d’autres marques pour
reconnoître ceux qui nous aiment, que
celles qu’une misérable défiance peut nous
fournir.
— Oui sans doute, et en voici une, dit
Lyndsay en prenant un livre au milieu
d’une foule de romans français qui étoient
épars sur la table. C’étoit la Vie du colonel
Hutchinson. Lyndsay avoit commencé
à la lire à Gertrude avant l’arrivée
du colonel Delmour ; mais depuis lors, {{corr|la
la|la}} lecture avoit été abandonnée : — Voici<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Ferrier - L Heritage Tome 4.djvu/216
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2026-07-10T19:03:30Z
Sapcal22
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/* Corrigée */
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude><nowiki/>
Il ferma le livre ; lady Rossville ne fit
aucune réflexion. Elle continua à placer
dans un vase de jolies fleurs qu’on venoit
de lui apporter, et parut leur donner toute
son attention. Ce silence dura quelques minutes,
et Lyndsay ne fit aucun effort pour
l’interrompre. Tout à coup le bruit d’une
voiture se fit entendre ; Gertrude leva la
tête, et vit le colonel Delmour dans un
charmant phaeton attelé de quatre chevaux
de toute beauté. Un sentiment d’orgueil et
de plaisir fit palpiter son cœur ; elle courut
à la fenêtre ; et, comme elle se penchoit
pour voir de plus près ce brillant équipage,
Delmour l’appela pour lui demander si elle
étoit prête. Elle répondit affirmativement,
et, tout entière au plaisir qu’elle se promettoit,
elle alloit sortir, lorsque Lyndsay
lui dit :
— Est-ce donc ainsi que nous devons
nous quitter, Gertrude, après tant de
jours heureux passés ensemble ?
Lady Rossville s’arrêta, et se retournant<noinclude>
<references/></noinclude>
948di6e8shy60b8qi54tsu8ru6b8dou
Page:Ferrier - L Heritage Tome 4.djvu/217
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Sapcal22
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>vers lui : — Vous ne songez pas sérieusement,
dit-elle, à nous quitter aujourd’hui ?
— Pardonnez-moi, j’y suis décidé.
— Restez au moins jusqu’à demain ; on
ne fait pas des adieux aussi précipités. Je
vous en prie, donnez-nous encore un jour.
— Je donnerois tous les jours de ma vie
pour vous être utile ; mais c’est impossible.
Pardonnez-moi, ma chère cousine, si je
vous ai fait de la peine. Adieu ; soyez heureuse.
Le cœur de Gertrude se gonfla, une
larme brilla dans ses yeux, tandis qu’elle
serroit la main de son cousin ; mais elle
surmonta son émotion.
— Vous reviendrez bientôt ? lui dit-elle.
Mais Lyndsay ne répondit rien, et ils se
séparèrent.
— Je crains de n’avoir pas fait ce que
j’aurois dû, pensa Gertrude en soupirant ;
mais l’instant d’après cette pensée s’étoit
dissipée, et elle étoit assise à côté de son<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Chrétien, Coutances, anonyme - Évangile de Nicodème.djvu/276
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Favete linguistis
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/* Sans texte */
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<references/></noinclude>
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Page:Chrétien, Coutances, anonyme - Évangile de Nicodème.djvu/274
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2026-07-10T19:34:04Z
Favete linguistis
129184
/* Sans texte */
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="0" user="Favete linguistis" /></noinclude><noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Revue des Deux Mondes - 1848 - tome 23.djvu/30
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Berniepyt
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Berniepyt" />{{SDT}}</noinclude><nowiki/>
{{c|PUYLAURENS.|fs=300%|mt=1.5em}}
{{Séparateur|2|m=3em}}
{{c|QUATRIÈME PARTIE.<ref>Voyez les livraisons des 15{{lié}}mai, {{1er}} et 15{{lié}}juin.</ref>|fs=90%}}
{{Séparateur|6|mt=3em|mb=5em}}
{{c|{{rom-maj|XVI}}.|fs=120%|mt=3em|mb=2em}}
Antoine de L’Age prenait les choses de haut en voulant rentrer en grace par la seule volonté du roi et malgré l’opposition du cardinal. Ce jeu-là était dangereux ; mais, dans les cabales de ce genre, le péril devient un attrait par la grandeur qu’il donne à l’entreprise. {{roi|Louis|XIII}} aurait tout de suite rappelé son frère, si le ministre, substituant l’intérêt de l’état à ses rancunes, n’eût fait sentir au roi que cette querelle de famille deviendrait le prétexte utile d’un envahissement de la Lorraine. On feignit à la cour de France plus de colère qu’on n’en avait de la fuite de Monsieur, et les troupes reçurent l’ordre de marcher sur Nancy, où elles entrèrent sans rencontrer d’obstacle.
Gaston d’Orléans et ses amis s’étaient retirés à Bruxelles. L’infante d’Espagne les y reçut avec plus de magnificence encore qu’à leur premier voyage. Le prince eut quinze mille livres par mois pour l’entretien de sa maison, ce qui était alors une somme considérable. On distribua aux gentilshommes français des chaînes d’or avec des médailles au portrait du roi d’Espagne. Le trésorier de l’infante donna des secours aux officiers nécessiteux. Ces libéralités mirent en joie la petite cour de Monsieur. N’ayant point de présens à faire en retour de cette {{Tiret|géné|rosité}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Jubinal - Nouveau recueil de contes, dits, fabliaux et autres pièces inédites des XIIIe, XIVe, et XVe siècles, volume 2, 1842.djvu/436
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Favete linguistis
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Page:Desenne - Code général français, tome X, 1819.djvu/10
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Favete linguistis
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text/x-wiki
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Page:Desenne - Code général français, tome X, 1819.djvu/1
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Favete linguistis
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « {{table|titre= Déclaration du Roi pour le rétablissement de l’ordre et de la tranquillité dans son Royaume|page= 1}} {{table|titre= Loi Martiale contre les Attroupemens, décrétée par l’Assemblée constituante|page= 2}} {{table|titre= Décret de l’Assemblée constituante concernant la sûreté des Personnes, des Propriétés, et la perception des Impôts|page= 4}} {{table|titre= Décret relatif à l’exercice de la Police. Paris, le 19 = 21 avril 1790... »
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Favete linguistis" /></noinclude>{{table|titre= Déclaration du Roi pour le rétablissement de l’ordre et de la tranquillité dans son Royaume|page= 1}}
{{table|titre= Loi Martiale contre les Attroupemens, décrétée par l’Assemblée constituante|page= 2}}
{{table|titre= Décret de l’Assemblée constituante concernant la sûreté des Personnes, des Propriétés, et la perception des Impôts|page= 4}}
{{table|titre= Décret relatif à l’exercice de la Police. Paris, le 19 = 21 avril 1790. (''Voy''. tome II, page 185.)|nodots}}
{{table|titre= Décret de l’Assemblée constituante concernant les poursuites à exercer et les précautions à prendre contre les Brigands et les Imposteurs qui séduisent, trompent et soulèvent le Peuple, notamment dans les départemens du Cher, de la Nièvre, de l’Allier et de la Corrèze|page= 5}}
{{table|titre= Décret portant suspension des Procédures relatives aux dédommagemens dus à raison des dégâts sur les terrains et marais desséchés ; et attribution aux Directoires des districts, pour régler ces dédommagemens|page= 7}}
{{table|titre= Décret concernant les Délits commis sur les côtes de la Méditerranée, soumises à la domination française|page= 7}}<noinclude>
<references/></noinclude>
54nfuyy8153q4fy05lfv1mw3ccmy3tp
Page:Soulice - Petit dictionnaire de la langue française, 1860.pdf/496
104
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2026-07-10T20:04:08Z
Poslovitch
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Poslovitch" />{{nr||SCE — 486 — SCI}}</noinclude><section begin="SCANDER"/>quantité des vers dans les langues
anciennes, et le nombre de leurs
syllabes dans les modernes.
<section end="SCANDER"/>
<section begin="SCAPHANDRE"/>'''SCAPHANDRE''', ''s. m.'' Sorte de gilet
de liége pour se soutenir sur l’eau.
<section end="SCAPHANDRE"/>
<section begin="SCAPULAIRE"/>'''SCAPULAIRE''', ''s. m.'' Pièce d’étoffe
qui fait partie de l’habit de certains
religieux ; morceaux d’étoffe bénite
qu’on porte sur le corps.
<section end="SCAPULAIRE"/>
<section begin="SCARABÉE"/>'''SCARABÉE''', ''s. m.'' Nom générique
des insectes à ailes membraneuses
renfermées dans des étuis écailleux.
<section end="SCARABÉE"/>
<section begin="SCARAMOUCHE"/>'''SCARAMOUCHE''', ''s. m.'' Personnage
bouffon de l’ancienne comédie italienne.
<section end="SCARAMOUCHE"/>
<section begin="SCARE"/>'''SCARE''', ''s. m.'' Sorte de poisson de
mer.
<section end="SCARE"/>
<section begin="SCARIFICATEUR"/>'''SCARIFICATEUR''', ''s. m.'' Instrument
pour faire à la fois plusieurs
scarifications.
<section end="SCARIFICATEUR"/>
<section begin="SCARIFICATION"/>'''SCARIFICATION''', ''s. f.'' Incision
faite sur la peau.
<section end="SCARIFICATION"/>
<section begin="SCARIFIER"/>'''SCARIFIER''' (''part.'' é, ée), ''v. a.'' Déchiqueter ;
faire des incisions sur la peau.
<section end="SCARIFIER"/>
<section begin="SCARLATINE"/>'''SCARLATINE''', ''s. f.'' Fièvre accompagnée
de rougeur à la peau.
<section end="SCARLATINE"/>
<section begin="SCEAU"/>'''SCEAU''', ''s. m.'' Grand cachet ; son
empreinte ; ''fig.'' Empreinte, marque.
<section end="SCEAU"/>
<section begin="SCEAUX"/>'''SCEAUX''', chef-lieu d’arr. du dép.
de la Seine.
<section end="SCEAUX"/>
<section begin="SCEL"/>'''SCEL''', ''s. m.'' Sceau.
<section end="SCEL"/>
<section begin="SCÉLÉRAT, SCÉLÉRATE"/>'''SCÉLÉRAT, E''', ''adj.'' et ''s.'' Coupable
ou Capable de crimes.
<section end="SCÉLÉRAT, SCÉLÉRATE"/>
<section begin="SCÉLÉRATESSE"/>'''SCÉLÉRATESSE''', ''s. f.'' Méchanceté
noire, crime affreux.
<section end="SCÉLÉRATESSE"/>
<section begin="SCELLÉ"/>'''SCELLÉ''', ''s. m.'' Sceau apposé par
autorité de justice, pour empêcher
l’ouverture d’un meuble, d’un appartement,
etc.
<section end="SCELLÉ"/>
<section begin="SCELLEMENT"/>'''SCELLEMENT''', ''s. m.'' Action de
sceller.
<section end="SCELLEMENT"/>
<section begin="SCELLER"/>'''SCELLER''' (''part.'' é, ée), ''v. a.'' Appliquer
le sceau ; attacher du bois, du
fer dans un mur avec du plâtre ou
du plomb ; ''fig.'' Affermir, cimenter.
<section end="SCELLER"/>
<section begin="SCELLEUR"/>'''SCELLEUR''', ''s. m.'' Officier qui
appose le sceau.
<section end="SCELLEUR"/>
<section begin="SCÈNE"/>'''SCÈNE''', ''s. f.'' Partie du théâtre où
jouent les acteurs ; décors ; lieu où
se passe l’action qu’on représente ;
division du drame, marquée par
l’entrée ou la sortie d’un acteur ;
''fig.'' Le théâtre, l’art dramatique ;
toute action qui offre quelque chose
d’animé ; querelle, apostrophe brusque.
<section end="SCÈNE"/>
<section begin="SCÉNIQUE"/>'''SCÉNIQUE''', ''adj. 2 g.'' Qui a rapport
à la scène.
<section end="SCÉNIQUE"/>
<section begin="SCEPTICISME"/>'''SCEPTICISME''', ''s. m.'' Doctrine des
sceptiques.
<section end="SCEPTICISME"/>
<section begin="SCEPTIQUE"/>'''SCEPTIQUE''', ''adj.'' et ''s. 2 g.'' Qui fait
profession de douter de tout ; pyrrhonien.
<section end="SCEPTIQUE"/>
<section begin="SCEPTRE"/>'''SCEPTRE''', ''s. m.'' Bâton de commandement,
marque de royauté ;
''fig.'' Pouvoir souverain, supériorité.
<section end="SCEPTRE"/>
<section begin="SCHABRAQUE"/>'''SCHABRAQUE''', ''s. f.'' Espèce de
housse sur la selle des chevaux de
cavalerie.
<section end="SCHABRAQUE"/>
<section begin="SCHAH"/>'''SCHAH''' (''pron. châ''), ''s. m.'' Souverain
de la Perse.
<section end="SCHAH"/>
<section begin="SCHALL"/>'''SCHALL'''. Voy. ''Châle''.
<section end="SCHALL"/>
<section begin="SCHÉLESTADT"/>'''SCHÉLESTADT''', chef-lieu d’arr. du
dép. du Bas-Rhin.
<section end="SCHÉLESTADT"/>
<section begin="SCHELLING"/>'''SCHELLING''', ''s. m.'' Monnaie d’argent
anglaise qui vaut 1 fr. 25 c.
<section end="SCHELLING"/>
<section begin="SCHISMATIQUE"/>'''SCHISMATIQUE''', ''adj.'' et ''s. 2 g.'' Qui
est dans le schisme.
<section end="SCHISMATIQUE"/>
<section begin="SCHISME"/>'''SCHISME''', ''s. m.'' Séparation du
corps et de la communion d’une religion ;
scission entre des partis.
<section end="SCHISME"/>
<section begin="SCHISTE"/>'''SCHISTE''', ''s. m.'' Pierre qui se sépare
par lames comme l’ardoise.
<section end="SCHISTE"/>
<section begin="SCHISTEUX, SCHISTEUSE"/>'''SCHISTEUX, EUSE''', ''adj.'' Qui se devise
en lames ou en feuilles.
<section end="SCHISTEUX, SCHISTEUSE"/>
<section begin="SCHLAGUE"/>'''SCHLAGUE''', ''s. f.'' Coups de baguettes
donnés aux soldats dans
quelques pays du Nord.
<section end="SCHLAGUE"/>
<section begin="SCHOLAIRE"/>'''SCHOLAIRE''', etc. Voy. ''Scolaire'', etc.
<section end="SCHOLAIRE"/>
<section begin="SCIAGE"/>'''SCIAGE''', ''s. m.'' Ouvrage, travail du
scieur ; ''bois de —'', propre à être
scié en long.
<section end="SCIAGE"/>
<section begin="SCIATIQUE"/>'''SCIATIQUE''', ''adj. 2 g.'' Qui a rapport
à la hanche ; —, ''s. f.'' Douleur
rhumatismale qui a son siége dans
les hanches.
<section end="SCIATIQUE"/>
<section begin="SCIE"/>'''SCIE''', ''s. f.'' Lame de fer longue,
étroite, avec ou sans dents, pour
couper le bois ou la pierre ; ''fig.''
Peine, ennui.
'''SCIE''', ''s. f.'' Grand poisson cartilagineux.
<section end="SCIE"/>
<section begin="SCIEMMENT"/>'''SCIEMMENT''', ''adv.'' Avec connaissance
de cause.
<section end="SCIEMMENT"/>
<section begin="SCIENCE"/>'''SCIENCE''', ''s. f.'' Connaissance
fondée sur des principes ; système de
règles, de principes ou de faits relatifs
à un objet ; instruction acquise ;
connaissance d’une chose.<section end="SCIENCE"/><noinclude>
<references/></noinclude>
mrnpsrx9fpic6d49n9l5rl5t0ixef7u
Page:La Corée Libre, numéro 7, novembre 1920.djvu/21
104
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15914384
2026-07-10T20:32:10Z
Camilllle
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Camilllle" />{{nr||— 189 —|}}</noinclude><nowiki/>
{{M.|Hersman}} ajoute que seule l’indépendance absolue pourra donner
satisfaction aux Coréens. « Je me suis fait une opinion très nette sur le
Japon, et je suis convaincu que l’Amérique doit avoir recours à une politique
de fermeté à l’égard de l’Extrême-Orient et cela sans délai. »
{{M.}}{{insécable}}le Député Hersman, a quitté ses collègues du Congrès en cours
de route, refusant d’être l’hôte officiel du Gouvernement japonais après ce
qu’il avait pu expérimenter ou observer de son séjour en Corée.
Le Sénateur Harris, de Georgie, déclare que les Japonais commencent
à se rendre compte des fautes qu’ils ont commises en Corée, etc…
{{Droite|(''New-York Sun et New-York Herald.''){{espaces|8}}}}
{{Centré|⁂}}
Texte de la supplique remise par les femmes Coréennes aux Parlementaires
Américains :
« Nous, les pauvres filles de la Corée, vous adressons cette lettre, parce
que nous avons un profond respect pour vous, un grand espoir en vous, qui
êtes membres du Parlement des États-Unis et qui représentez le grand peuple
Américain. Parce que vous êtes nos seuls consolateurs dans ce monde
entièrement dépourvu de justice et d’humanité ; que vous venez nous
apporter de l’espérance le long de la route de notre dur calvaire rougi de
sang pour la cause de la liberté. Nos yeux s’emplissent des larmes pour
votre gratitude envers nous.
Hélas ! vous ne trouverez sur votre passage aucune ville, aucun village,
qui n’ait été arrosé de nos pleurs.
Le sol que vous allez fouler a été sanctifié de notre sang. Les prisons,
les geoles, les cachots, que vous ne verrez très probablement pas, sont les
témoins muets des tortures, des insultes indescriptibles que nous endurons
de la part des Japonais ; le sol, les murs de ces lieux maudits sont encore
tout imprégnés de nos larmes et de nos lamentations.
À travers les rues de Pyeng-Yang, de Séoul, où vous allez circuler, nous
avons été frappées, traînées par les cheveux, sous les coups des baïonnettes
nipponnes ; devant les piloris où vous vous arrêterez, sachez que nous y
avons été ligotées et fouettées ! Interrogez chacune de nos sœurs qui ont
été arrêtées par les gendarmes nippons et vous recevrez toujours les mêmes
réponses sur les cruautés et les tortures que nous avons dû subir. Mises
à nu par la force devant la foule des hommes japonais ; frappée à coups
de pied, flagellées, souillées. Vous dire que beaucoup d’entre nous furent
marquées au fer rouge paraîtrait incroyable à vos yeux d’hommes civilisés !
Triste est notre obligation de vous raconter notre lamentable histoire et
nous devons faire violence à nos sentiments pour y arriver. Que nous ayons
passé par ces souffrances et que nous soyons encore en vie, c’est là une
grâce de Dieu ! À qui pouvons nous faire entendre nos plaintes, si ce
n’est à Lui et à vous. À vous, représentants d’un peuple libre, qui connaissez
toute la valeur de la justice et de la liberté, les considérez à l’égal de la
vie et les respectez ; au nom chevaleresque et compatissant, au nom des
grands principes sur lesquels vos ancêtres, Washington et les autres, ont
fondé la Nation américaine, au nom de tous ces principes si élevés en
humanité, nous osons vous faire appel.
Il ne sera que juste que vous prêtiez l’oreille à nos supplications. Nos
yeux brillent de joie et nos cœurs palpitent d’allégresse à la lueur d’espérance
qui nous vient d’Amérique, éclairer les sinistres brouillards de notre
trop longue agonie.
Combien de milliers de nos frères, de nos sœurs, pères, mères, époux,
ont été les victimes de la mitraille nipponne, des coups de pique et de sable
de la police, des coups de matraque des civils japonais ? Il n’y en a pas
une de nous qui n’ait eu quelqu’un de cher arraché à son amour. Allez,
questionnez dans toute la Corée, du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest, s’il
n’y a pas une vieille femme qui n’ait perdu son fils ou sa fille ; s’il n’y a
pas une femme qui n’ait perdu son époux ; s’il n’y a pas un enfant qui
n’ait perdu sa mère ou son père. Regardez bien notre terre couverte d’une<noinclude>
<references/></noinclude>
nj9ojnuhf1zpf3chyyw6f33tp6e6mji
15914386
15914384
2026-07-10T20:32:44Z
Camilllle
136753
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Camilllle" />{{nr||— 189 —|}}</noinclude><nowiki/>
{{M.|Hersman}} ajoute que seule l’indépendance absolue pourra donner
satisfaction aux Coréens. « Je me suis fait une opinion très nette sur le
Japon, et je suis convaincu que l’Amérique doit avoir recours à une politique
de fermeté à l’égard de l’Extrême-Orient et cela sans délai. »
{{M.}}{{insécable}}le Député Hersman, a quitté ses collègues du Congrès en cours
de route, refusant d’être l’hôte officiel du Gouvernement japonais après ce
qu’il avait pu expérimenter ou observer de son séjour en Corée.
Le Sénateur Harris, de Georgie, déclare que les Japonais commencent
à se rendre compte des fautes qu’ils ont commises en Corée, etc…
{{Droite|(''New-York Sun et New-York Herald.''){{espaces|8}}}}
{{Interligne|1em}}
{{Centré|⁂}}
Texte de la supplique remise par les femmes Coréennes aux Parlementaires
Américains :
« Nous, les pauvres filles de la Corée, vous adressons cette lettre, parce
que nous avons un profond respect pour vous, un grand espoir en vous, qui
êtes membres du Parlement des États-Unis et qui représentez le grand peuple
Américain. Parce que vous êtes nos seuls consolateurs dans ce monde
entièrement dépourvu de justice et d’humanité ; que vous venez nous
apporter de l’espérance le long de la route de notre dur calvaire rougi de
sang pour la cause de la liberté. Nos yeux s’emplissent des larmes pour
votre gratitude envers nous.
Hélas ! vous ne trouverez sur votre passage aucune ville, aucun village,
qui n’ait été arrosé de nos pleurs.
Le sol que vous allez fouler a été sanctifié de notre sang. Les prisons,
les geoles, les cachots, que vous ne verrez très probablement pas, sont les
témoins muets des tortures, des insultes indescriptibles que nous endurons
de la part des Japonais ; le sol, les murs de ces lieux maudits sont encore
tout imprégnés de nos larmes et de nos lamentations.
À travers les rues de Pyeng-Yang, de Séoul, où vous allez circuler, nous
avons été frappées, traînées par les cheveux, sous les coups des baïonnettes
nipponnes ; devant les piloris où vous vous arrêterez, sachez que nous y
avons été ligotées et fouettées ! Interrogez chacune de nos sœurs qui ont
été arrêtées par les gendarmes nippons et vous recevrez toujours les mêmes
réponses sur les cruautés et les tortures que nous avons dû subir. Mises
à nu par la force devant la foule des hommes japonais ; frappée à coups
de pied, flagellées, souillées. Vous dire que beaucoup d’entre nous furent
marquées au fer rouge paraîtrait incroyable à vos yeux d’hommes civilisés !
Triste est notre obligation de vous raconter notre lamentable histoire et
nous devons faire violence à nos sentiments pour y arriver. Que nous ayons
passé par ces souffrances et que nous soyons encore en vie, c’est là une
grâce de Dieu ! À qui pouvons nous faire entendre nos plaintes, si ce
n’est à Lui et à vous. À vous, représentants d’un peuple libre, qui connaissez
toute la valeur de la justice et de la liberté, les considérez à l’égal de la
vie et les respectez ; au nom chevaleresque et compatissant, au nom des
grands principes sur lesquels vos ancêtres, Washington et les autres, ont
fondé la Nation américaine, au nom de tous ces principes si élevés en
humanité, nous osons vous faire appel.
Il ne sera que juste que vous prêtiez l’oreille à nos supplications. Nos
yeux brillent de joie et nos cœurs palpitent d’allégresse à la lueur d’espérance
qui nous vient d’Amérique, éclairer les sinistres brouillards de notre
trop longue agonie.
Combien de milliers de nos frères, de nos sœurs, pères, mères, époux,
ont été les victimes de la mitraille nipponne, des coups de pique et de sable
de la police, des coups de matraque des civils japonais ? Il n’y en a pas
une de nous qui n’ait eu quelqu’un de cher arraché à son amour. Allez,
questionnez dans toute la Corée, du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest, s’il
n’y a pas une vieille femme qui n’ait perdu son fils ou sa fille ; s’il n’y a
pas une femme qui n’ait perdu son époux ; s’il n’y a pas un enfant qui
n’ait perdu sa mère ou son père. Regardez bien notre terre couverte d’une<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Soulice - Petit dictionnaire de la langue française, 1860.pdf/497
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Poslovitch
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<noinclude><pagequality level="3" user="Poslovitch" />{{nr||SCO — 487 — SÉB}}</noinclude><section begin="SCIENTIFIQUE"/><nowiki/>
'''SCIENTIFIQUE''', ''adj. 2 g.'' Qui concerne
les sciences abstraites.
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manière scientifique.
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avec une scie, avec une faucille ;
ramer à rebours, ''t. de mar.''
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en grand le sciage du bois.
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<section begin="SCINTILLANT, SCINTILLANTE"/>'''SCINTILLANT, E''', ''adj.'' Qui scintille.
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<section begin="SCION"/>'''SCION''', ''s. m.'' Petit rejeton flexible
d’un arbre.
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<section begin="SCISSILE"/>'''SCISSILE''', ''adj. 2 g.'' Qui peut être
fendu en lames.
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<section begin="SCISSION"/>'''SCISSION''', ''s. f.'' Division, séparation,
mésintelligence.
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<section begin="SCISSIONNAIRE"/>'''SCISSIONNAIRE''', ''adj.'' et ''s. 2 g.'' Qui
fait scission.
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<section begin="SCISSURE"/>'''SCISSURE''', ''s. f.'' Fente sur les os.
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<section begin="SCIURE"/>'''SCIURE''', ''s. f.'' Ce qui tombe du
bois quand on le scie.
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<section begin="SCOLAIRE"/>'''SCOLAIRE''', ''adj. 2 g.'' Qui a rapport
aux écoles.
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<section begin="SCOLASTIQUE"/>'''SCOLASTIQUE''', ''adj. 2 g.'' Qui appartient
à l’école ; —, ''s. f.'' Théologie
scolastique ; —, ''s. m.'' Celui qui
traite de la théologie scolastique.
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<section begin="SCOLASTIQUEMENT"/>'''SCOLASTIQUEMENT''', ''adv.'' D’une
manière scolastique.
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<section begin="SCOLIASTE"/>'''SCOLIASTE''', ''s. m.'' Commentateur
d’un auteur grec.
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<section begin="SCOLIE"/>'''SCOLIE''', ''s. f.'' Note pour servir à
l’intelligence d’un auteur classique ;
—, ''s. m.'' Remarque relative à une
proposition précédente ; ''t. de géom.''
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<section begin="SCOLOPENDRE"/>'''SCOLOPENDRE''', ''s. f.'' Plante médicinale ;
insecte, sorte de mille-pieds.
<section end="SCOLOPENDRE"/>
<section begin="SCOMBRE"/>'''SCOMBRE''', ''s. m.'' Genre de poissons
de mer.
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<section begin="SCORBUT"/>'''SCORBUT''', ''s. m.'' Maladie caractérisée
par le gonflement sanguinolent
des gencives.
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<section begin="SCORBUTIQUE"/>'''SCORBUTIQUE''', ''s.'' Celui ou Celle
qui a le scorbut ; —, ''adj. 2 g.'' Qui
est de la nature du scorbut.
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<section begin="SCORIE"/>'''SCORIE''', ''s. f.'' Substance vitrifiée
qui nage sur la surface des métaux
fondus.
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<section begin="SCORIFICATION"/>'''SCORIFICATION''', ''s. f.'' Action de
réduire en scories.
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<section begin="SCORIFIER"/>'''SCORIFIER''' (''part.'' é, ée), ''v. a.'' Réduire
en scories.
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<section begin="SCORPION"/>'''SCORPION''', ''s. m.'' Insecte venimeux ;
un des douze signes du zodiaque.
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<section begin="SCRIBE"/>'''SCRIBE''', ''s. m.'' Docteur qui interprétait
la loi juive ; copiste, homme
qui gagne sa vie à copier.
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<section begin="SCROFULAIRE"/>'''SCROFULAIRE''', ''s. f.'' Plante médicinale.
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<section begin="SCROFULEUX, SCROFULEUSE"/>'''SCROFULEUX, EUSE''', ''adj.'' Affecté
de scrofules ; qui cause les écrouelles.
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<section begin="SCRUPULE"/>'''SCRUPULE''', ''s. m.'' Inquiétude d’une
conscience timorée ; grande exactitude
à remplir ses devoirs ; difficultés
qui restent après l’éclaircissement
d’une question ; poids de
24 grains ; (''t. d’astron.'') petite partie
de la minute.
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<section begin="SCRUPULEUSEMENT"/>'''SCRUPULEUSEMENT''', ''adv.'' Avec
scrupule.
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<section begin="SCRUPULEUX, SCRUPULEUSE"/>'''SCRUPULEUX, EUSE''', ''adj.'' et ''s.'' Qui
a des scrupules ; exact, minutieux.
<section end="SCRUPULEUX, SCRUPULEUSE"/>
<section begin="SCRUTATEUR"/>'''SCRUTATEUR''', ''s. m.'' Celui qui
sonde les cœurs ; observateur clairvoyant ;
vérificateur (d’un scrutin) ;
—, ''adj.'' Pénétrant.
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Sonder, examiner à fond.
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quelque figure en marbre, en
pierre, en bois, etc.
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<section begin="SCULPTEUR"/>'''SCULPTEUR''', ''s. m.'' Celui qui travaille
en sculpture.
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ouvrage du sculpteur.
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<section begin="SE"/>'''SE''', ''pron. de la {{3e}} pers.'' Soi, à soi.
<section end="SE"/>
<section begin="SÉANCE"/>'''SÉANCE''', ''s. f.'' Droit de prendre
place dans une assemblée, etc. ;
assemblée ; durée d’une assemblée ;
temps passé à une chose.
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assise dans son lit.
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siégeant.
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de l’eau ; ce qu’il contient ; mesure
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Manseng
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « <section begin="Simonide2"/>de tous les chrétiens, ''Qu’est-ce que'' ''Dieu, et quels sont ses attributs ?'' ils eussent eu sur-le-champ une réponse catégorique, et si exacte que rien n’y aurait manqué. Tertullien va trop vite ; il se laisse trop entraîner à son imagination. Il ne considère pas que les philosophes du paganisme, qui se reconnaissaient incapables de satisfaire la curiosité de ceux qui leur demandaient qu’est-ce que Dieu, n’étaient... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="Manseng" />{{nr||SIMONIDE.|293}}</noinclude><section begin="Simonide2"/>de tous les chrétiens, ''Qu’est-ce que''
''Dieu, et quels sont ses attributs ?''
ils eussent eu sur-le-champ une réponse
catégorique, et si exacte que
rien n’y aurait manqué. Tertullien
va trop vite ; il se laisse trop entraîner
à son imagination. Il ne considère
pas que les philosophes du paganisme,
qui se reconnaissaient incapables
de satisfaire la curiosité de
ceux qui leur demandaient qu’est-ce
que Dieu, n’étaient réduits au silence
que parce qu’ils ne se voulaient
pas arrêter à des notions populaires
comme un ignorant ferait. Rien ne
leur aurait été plus facile que de répondre :
Dieu est un être infini et
tout-puissant, qui a formé l’univers
et qui le gouverne, qui punit et qui
récompense, qui se fâche contre les
pécheurs, et qui s’apaise par nos sacrifices.
Voilà de quelle manière nos
artisans répondraient à Hiéron, en
ajoutant ce que nous lisons dans le
Catéchisme touchant les personnes
de la Trinité, et touchant la mort et
passion de Jésus-Christ, etc. Encore
un coup, si Thalès ou Simonide s’étaient
contentés de ces idées générales,
ils n’auraient point demandé du
temps pour préparer leur réponse ;
ils auraient satisfait à la question
par un ''impromptu''. Mais comme
ils voulaient que tous les termes
de la définition demandée fussent
évidemment incontestables, et qu’ils
trouvaient eux-mêmes qu’on pourrait
leur contester tout ce qu’ils avanceraient,
ils demandèrent délai sur délai,
et enfin ils ne surent que répondre.
Je pense que Simonide s’imagina
que sa réponse serait donnée à examiner
aux beaux esprits de la cour
de Syracuse, et qu’il serait obligé de
la garantir en éclaircissant toutes
leurs difficultés.
Voici apparemment de quel air il
raisonna. Si je réponds que Dieu est
distinct de tous les corps qui composent
l’univers, on me demandera :
L’Univers a-t-il toujours existé, du
moins à l’égard de sa matière ? Cette
matière a-t-elle une cause efficiente ?
Et si je réponds qu’elle en a une, je
m’engage à soutenir qu’elle a été faite
de rien ; or c’est un dogme que je ne
pourrais jamais faire comprendre ni
au roi Hiéron, ni aux beaux esprits
de sa cour, et que je ne comprends
pas moi-même ; j’ai donc lieu d’être
incertain si ce dogme est vrai ou
s’il ne l’est pas ; car pendant qu’il me
sera incompréhensible, je ne pourrai
pas être légitimement assuré de son
état et de sa nature. Si je dis que la
matière de l’univers n’a point de cause
efficiente, on me demandera d’où
vient le pouvoir que Dieu a sur elle,
et pourquoi elle n’a pas autant de
pouvoir sur Dieu que Dieu sur elle
<ref>''Voyez'', ''tom. VI'', ''pag.'' 196, ''la remarque''
[[Dictionnaire historique et critique/11e éd., 1820/Épicure#ancrage_Épicure-(T)|(T)]] ''de l’article'' [[Dictionnaire historique et critique/11e éd., 1820/Épicure|{{sc|Épicure}}]], ''et {{M.|''Burnet''}}, évêque''
''de Salisburi, dans l’''Histoire des Ouvrages des
Savans, ''octobre'' 1699, ''pag.'' 442.</ref> ? Il faudra que je donne de bonnes
raisons pourquoi de deux êtres
l’indépendans l’un de l’autre quant à
l’existence, également nécessaires et
éternels, l’un peut tout sur l’autre
sans être réciproquement soumis à
l’action de l’autre. Ce n’est pas assez de
dire que Dieu est distinct des corps
qui composent l’univers, on voudra
savoir s’il leur ressemble à l’égard de
l’étendue, c’est-à-dire s’il est étendu.
Si je réponds qu’il est étendu, on en
conclura qu’il est corporel et matériel :
et je ne me vois pas en état de faire
comprendre qu’il y a deux espèces
d’étendue, l’une corporelle, l’autre
incorporelle ; l’une composée de parties
et par conséquent divisible ; l’autre
parfaitement simple et par conséquent
indivisible. Si je dis que Dieu
n’est pas étendu, on en conclura
qu’il n’est nulle part, et qu’il ne
peut avoir aucune union avec le
monde. Comment donc mouvra-t-il
les corps ? comment agira-t-il où il
n’est pas ? outre que notre entendement
n’est point capable de concevoir
une substance non étendue, et
un esprit entièrement séparé de la
matière <ref>{{lang|la|''Si mentem istam quasi animal aliquod esse''
''voluit, erit aliquid interius ex quo illud animal''
''nominetur. Quid autem interius mente ? Cingitur''
''igitur corpore externo. Quòd quoniam non placet,''
''aperta, simplexque mens nullâ re adjunctâ''
''quæ sentire possit, fugere intelligentiæ nostræ''
''vim et notionem videtur.'' Cicero, ''lib. I'' de Naturâ
Deorum, ''pag'', 39, ''edit.'' Lescaloperii.}}</ref>. Mais si l’on m’accordait
une fois que Dieu est une substance
immatérielle et non étendue, un esprit
infini et tout-puissant, combien
de nouvelles questions n’aurais-je
pas à résoudre ? Cet esprit n’existe-t-il
pas nécessairement, soit à l’égard
de sa substance, soit à l’égard de ses
qualités ? Sa puissance n’est-elle pas<section end="Simonide2"/><noinclude>
{{References-Bayle}}</noinclude>
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « <section begin="Simonide2"/>un attribut aussi nécessaire que sa science ? Il n’agit donc pas librement, à prendre la liberté pour une force d’agir ou de n’agir pas : tout ce donc qu’il fait est nécessaire et inévitable ; vous renversez donc de fond en comble la religion, me dira-t-on ; car elle est nécessairement bâtie sur l’hypothèse que Dieu change de parti lorsque les hommes changent de vie ; et que si les hommes ne l’apaisaient point par l... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="Manseng" />{{nr|294|SIMONIDE.}}</noinclude><section begin="Simonide2"/>un attribut aussi nécessaire que sa
science ? Il n’agit donc pas librement,
à prendre la liberté pour une force
d’agir ou de n’agir pas : tout ce
donc qu’il fait est nécessaire et inévitable ;
vous renversez donc de fond
en comble la religion, me dira-t-on ;
car elle est nécessairement bâtie sur
l’hypothèse que Dieu change de parti
lorsque les hommes changent de vie ;
et que si les hommes ne l’apaisaient
point par leurs prières, il ferait une
infinité de choses qu’il supprime à
la vue de leurs dévotions. Que si j’évite
ce fâcheux inconvénient par
l’hypothèse de la liberté d’indifférence,
et des volontés conditionnelles,
je m’engage à faire comprendre
et que cette sorte de liberté est compatible
avec un être qui n’est point
la cause de sa puissance <ref>''La nature de Dieu avec tous ses attributs''
''existe nécessairement ; il faut donc que sa puissance''
''et sa volonté soient des êtres nécessaires ;''
''or la nécessité est exclusive de l’indifférence.''</ref>, et
qu’un attirail infini de décrets conditionnels
est compatible avec une
cause infiniment sage et indépendante,
qui a dû se faire un plan fixe et
immobile, et qui au fond n’a point
d’attributs plus essentiels que l’immutabilité ;
car il n’y a point de vertu
plus évidemment contenue que celle-là
dans l’idée de l’Être souverainement
parfait. Voilà, si je ne me trompe, une
petite partie des raisons que Simonide
roula dans sa tête en cherchant la
définition qu’on lui demandait, et
qui le firent résoudre à ne rien dire,
tant il craignit d’affirmer des choses
non véritables.
J’ose dire qu’il n’y a guère de gens
à qui il convienne moins qu’à Tertullien
de faire le rodomont au préjudice
de Thalès et à l’avantage de
nos artisans ; car il se serait tiré mal
d’affaire s’il avait été à la place ou
de Thalès ou de Simonide. Ardent et
impétueux qu’il était, il eût répondu
sur-le-champ, ou à la demande de
Crésus, ou à celle d’Hiéron. Mais si
vous voulez savoir ce qu’il aurait
répondu, lisez ces paroles de {{M.|Daillé}}
<ref>Daillé, du vrai Usage des Pères, ''liv. II'',
''chap. IV'', ''pag. m.'' 354.</ref> : ''Combien est étrange sa philosophie''
''touchant la nature de Dieu''
<ref group=*>(*) {{lang|la|Tertull., ''l.'' 1, ''a. Marc. c.'', 25, ''et'' 1, 2, ''c.'' 16.}}</ref>'', qu’il semble rendre sujette à des''
''affections semblables aux nôtres, à un''
''courroux, à une haine, à une douleur !''
''lui attribue'' <ref group=*>(*) {{lang|la|''Id., adv. Orig., cap.'' 7, ''et lib.'' 2 ''contra''
''Marc., cap.'' 16. Quis negabit Deum corpus esse,
etsi Deus spiritus est}} ?</ref> ''une substance''
''corporelle, ne croyant pas, ce dit-il,''
''qu’aucun voulût nier que Dieu soit''
''un corps ; ce qui fait que nous nous''
''devons moins étonner s’il définit'' <ref group=*>(*) {{lang|la|''Id., lib. adv. Herm., cap.'' 35. Cùm ipsa,
substantia corpus sit cujusque.}}</ref>
''hardiment qu’il n’y a point de substance''
''qui ne soit corporelle.'' Chacun
voit que Tertullien eût défini Dieu
''une substance corporelle sujette aux''
''passions.'' Paraphrasant sa définition,
il aurait dit que nos péchés irritent
la divinité, qu’elle hait le crime,
qu’elle sent une véritable douleur
quand on transgresse ses lois, mais
que d’ailleurs elle s’apaise facilement
quand on implore sa miséricorde.
Aurait-il pu soutenir cette réponse
devant Simonide, et devant les
autres savans que le roi Hiéron entretenait ?
ne lui eussent ils pas objecté
que tout corps est divisible, composé
de parties, et par conséquent que
l’Être souverainement parfait n’est
pas un corps ? n’eussent-ils point dit
que la souveraine béatitude est essentielle
à la nature divine, et qu’ainsi
elle est exempte de toute passion, et
que rien ne peut l’affliger ni la fâcher ?
n’eussent-ils point dit qu’elle
est immuable, et par conséquent
qu’elle ne saurait passer ni de l’amour
à la haine, ni de la haine à l’amour ;
ni de la pitié à la colère, ni de la
colère à la pitié ? S’il eût recouru aux
métaphores, on lui aurait répliqué
que Hiéron ne demandait pas une réponse
d’orateur, mais une définition
exacte et parfaitement conforme aux
lois de la dialectique. On m’avouera,
je m’assure, que Tertullien aurait
mieux fait s’il eût gardé le silence,
comme le garda celui qu’il insulte.
Supposons que son artisan chrétien,
qu’il fait si habile, soit interrogé par
Hiéron, et qu’il réponde : ''Dieu est un''
''être immatériel, infini, tout-puissant,''
''souverainement bon, souverainement''
''saint, souverainement juste, qui a''
''créé toutes choses selon le bon plaisir''
''de sa volonté'', pourrions -nous
croire que Simonide examinant cette
réponse, n’eût dit : Cela m’est venu
dans la pensée aussi-bien qu’à vous,<section end="Simonide2"/><noinclude>
{{References-Bayle}}</noinclude>
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Poslovitch
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<noinclude><pagequality level="1" user="Poslovitch" />{{nr||SEC — 488 — SEC}}</noinclude><section begin="SEC, SÈCHE"/><nowiki/>
'''SEC, SÈCHE''', ''adj.'' Qui a peu ou
point d'humidité ; qu'on a fait sécher ;
maigre ; décharné ; ''fig.'' Qui
n'est point affable, peu gracieux ;
dépourvu d'ornements ; ''tout sec, loc. adv.''
Sans rien de plus ; ''sec, s. m.''
Sécheresse ; fourrage sec ; ''sec, adv.''
Sèchement ; rudement.
<section end="SEC, SÈCHE"/>
<section begin="SÉCABLE"/>'''SÉCABLE''', ''adj. 2 g.'' Qu'on peut
couper.
<section end="SÉCABLE"/>
<section begin="SÉCANTE"/>'''SÉCANTE''', ''s. f.'' Ligne qui en
coupe une autre ; ''t. de géom.''
<section end="SÉCANTE"/>
<section begin="SÈCHE, SEICHE"/>'''SÈCHE ou SEICHE''', ''s. f.'' Poisson
qui distille autour de lui une liqueur
noire et puante, lorsqu'il est
poursuivi.
<section end="SÈCHE, SEICHE"/>
<section begin="SÈCHEMENT"/>'''SÈCHEMENT''', ''adv.'' En lieu sec ;
''fig.'' D'une manière rude, incivile.
<section end="SÈCHEMENT"/>
<section begin="SÉCHER"/>'''SÉCHER''' (''part.'' é, ée), ''v. a.'' Rendre
sec ; mettre à sec ; —, ''v. n.'' Devenir
sec.
<section end="SÉCHER"/>
<section begin="SÉCHERESSE"/>'''SÉCHERESSE''', ''s. f.'' État, qualité
de ce qui est sec ; temps chaud sans
pluie ; ''fig.'' Manières peu affables ;
défaut de grâce dans le style.
<section end="SÉCHERESSE"/>
<section begin="SÉCHOIR"/>'''SÉCHOIR''', ''s. m.'' Endroit pour faire
sécher.
<section end="SÉCHOIR"/>
<section begin="SECOND, SECONDE"/>'''SECOND, E''', ''adj.'' Deuxième, qui
suit immédiatement le premier ;
''eau seconde'', eau-forte étendue d'eau ;
—, ''s.'' Celui ou Celle qui tient le second
rang ; ''second, s. m.'' Celui qui
soutient, qui aide un autre ; celui
qui sert sous un autre ; le second
étage d'une maison. Voy. ''Seconde''.
<section end="SECOND, SECONDE"/>
<section begin="SECONDAIRE"/>'''SECONDAIRE''', ''adj. 2 g.'' Accessoire,
qui ne vient qu'en second ; ''planète —'',
qui tourne autour d'une autre.
<section end="SECONDAIRE"/>
<section begin="SECONDAIREMENT"/>'''SECONDAIREMENT''', ''adv.'' D'une
manière secondaire.
<section end="SECONDAIREMENT"/>
<section begin="SECONDE"/>'''SECONDE''', ''s. f.'' Classe qui précède
la rhétorique ; soixantième partie
d'une minute ; (''t. de mus.'') intervalle
d'un ton ou de deux demi-tons.
<section end="SECONDE"/>
<section begin="SECONDEMENT"/>'''SECONDEMENT''', ''adv.'' En second
lieu.
<section end="SECONDEMENT"/>
<section begin="SECONDER"/>'''SECONDER''' (''part.'' é, ée), ''v. a.''
Aider, favoriser, servir.
<section end="SECONDER"/>
<section begin="SECOUER"/>'''SECOUER''' (''part.'' é, ée), ''v. a.'' Remuer
fortement ; ébranler ; agiter ;
''fig.'' Exciter, réprimander ; ''se —, v. pr.''
Sortir de son oisiveté ; prendre de
l'exercice.
<section end="SECOUER"/>
<section begin="SECOÛMENT, SECOUEMENT"/>'''SECOÛMENT ou SECOUEMENT''',
''s. m.'' Action de secouer.
<section end="SECOÛMENT, SECOUEMENT"/><noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Théophile Moreux - Pour comprendre Einstein.pdf/41
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Yann
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Yann" /></noinclude>{{tiret2|kilo|mètres}} par seconde, les physiciens, nous le savons, avaient été naguère acculés, avec Young et Fresnel à la théorie des ondulations ; mais qui dit ''ondulations'', sous-entend milieu qui ondule : de là, l’hypothèse de l’éther.
Personne n’a jamais pu définir ''l’éther'' et aucun physicien n’est parvenu à nous décrire ses propriétés. Celles-ci sont d’ailleurs contradictoires : l’éther doit être le plus subtil des éléments et la vitesse de la lumière lui impose une densité infinitésimale ; mais, d’autre part, il doit être l’un des plus ''solides'' pour propager les ondulations transversales et l’un des plus résistants à la tension pour supporter les forces gravitationnelles ; alors, comment les corps célestes peuvent-ils s’y mouvoir sans résistance apparente ?
On n’explique rien en faisant intervenir des champs électro-magnétiques, ou des champs de gravitation ; ceux-ci ne sont qu’une modalité de l’énergie ; or l’énergie elle-même, nous l’avons dit, n’est autre que la substance vue sous un certain jour. Entre les astres, si nous voulons éviter l’action à distance, il y a donc des supports d’énergie et nous voilà ramenés à l’éther. — Pas du tout, il n’y a rien, disent les Einsteiniens. — Mais alors, dites nous ce qu’est l’espace en dehors des corps ? Y aurait-il donc un espace ''en soi'' ? Évidemment non !<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Théophile Moreux - Pour comprendre Einstein.pdf/42
104
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2026-07-10T21:48:08Z
Yann
4
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Yann" /></noinclude><nowiki />
L’ancien éther mécanique est décédé d’inanition<ref>Cf. P. G. {{sc|Nutting}} : ''Sur l’éther'' dans Rev. Gén. des Sc. Août 1922.</ref> ; soit, mais l’éther pur et simple a résisté, pour la bonne raison que si personne ne peut le définir, personne ne peut s’en passer. Son existence est un fait logique, pour ainsi dire, mais on désirerait davantage, on voudrait qu’il fût d’ordre expérimental. Pouvons-nous caresser ce dernier espoir ? Peut-être ; et par un moyen assez simple en apparence.
Lorsque nous nous déplaçons dans l’atmosphère, notre vitesse se traduit par une impression très sensible. À moins de nous trouver en ballon libre et d’être transportés avec la couche d’air, nous sentons le vent nous fouetter le visage ; n’en serait-il pas de même pour l’éther dans lequel nous sommes plongés ? La Terre, en effet, n’est pas fixe dans l’espace ; alors, de deux choses l’une ou bien l’éther participe à notre mouvement et est entrainé avec nous, en partie ou en totalité ; ou bien il est immobile par rapport à nous qui marchons et, dans les deux cas, nous pouvons imaginer des expériences qui nous fixeront à ce sujet.
Lorsque vous êtes dans un train avançant à une vitesse de 60 kilomètres à l’heure, si vous rencontrez un express marchant à 100 kilomètres, et venant en sens inverse, ce dernier passera à vos côtés comme s’il<noinclude>
<references/></noinclude>
8s3wvd183dz09li9ouubsq8uiu2nm83
Page:La Corée Libre, numéro 7, novembre 1920.djvu/22
104
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Camilllle
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Camilllle" />{{nr||— 190 —|}}</noinclude>profonde terreur ; nos yeux, pleins d’angoisse ? Notre animosité contre
l’envahisseur et le tyran nippon est profonde, elle atteint jusqu’à nos os.
Notre ardent désir vers la liberté a gonflé toutes nos poitrines, et rien, non,
rien ne viendra détruire notre vœu le plus cher. ''La Liberté ou la Mort''
sera toujours sur nos lèvres jusqu’à ce que la lumière de la vie nous les
ait arrachés.
L’ennemi tente, avec l’appui de réformes hypocrites, qui ne sont qu’une
strangulation de plus en plus serrée vers la mort, de surprendre notre bonne
foi, de conquérir notre bonne volonté, tandis que par l’action militariste
et les tortures, nos frères patriotes et nos sœurs sont atrocement assassinés
afin de mieux perpétuer son illégale domination sur notre terre ! Ceci est
impossible !
Pendant toute l’histoire continue de plus de quarante siècles de notre
pays, nous n’avons jamais été soumis ou dirigés par un peuple étranger,
sauf les tributs occasionnels que nous donnions à la Chine plutôt en matière
de courtoisie et d’amitié qu’en celle de la soumission. Une nation ayant un
tel actif, qui est fière à juste titre de ses gloires passées et qui a toujours
nourri des sentiments de méfiance et hostiles à l’égard du Japon, elle en
avait de sérieux motifs du reste, ne peut pas par ce temps de liberté,
d’émancipation de toutes les races, se soumettre ainsi de plein cœur au joug
militariste du Japon, quelque bon et doux puisse-t-il être !
Même si ces raisons étaient écartées, les méthodes et les moyens
employés par les Japonais en Corée durant ces quinze dernières années,
seraient suffisants pour entretenir notre haine du Japonais. Le Japon, en
voulant nous conquérir uniquement par la force ne fait qu’augmenter les
malentendus et les ressentiments entre nos deux races et contribue ainsi
indirectement à l’instabilité de la paix du monde.
Nuit et jour nous travaillerons pour recouvrer notre terre perdue. Dans
la pensée de nos enfants, nous instillerons la haine des Japonais. Nous-mêmes,
nous donnerons tout pour la liberté et l’indépendance. Nous préférons
mourir et être des esprits libres de la Corée, que de vivre et d’être
les sujets du Mikado !
Celles d’entre nous qui sont encore en vie s’efforcent de trouver le meilleur
moyen de pouvoir mourir utilement pour la cause de notre patrie, et tôt
ou tard, le sol que vous foulez en ce moment sera trempé de notre sang.
Nous vous supplions de voir la réalité de notre situation, en mémoire de
tous les bienfaits que vous avez accomplis pour la démocratie et l’humanité.
Nous sommes isolés et faibles, nous avons besoin de secours. D’où ce secours
peut-il nous venir, si ce n’est de vous ? Dirigeants des destinés du grand
peuple américain, écoutez notre appel mourant ! »
{{Droite|{{sc|Les Femmes de Corée.}}{{espaces|8}}}}
{{Interligne|1em}}
{{Centré|'''IV — Déclaration Coréenne à la Convention de Californie'''}}
La Commission Coréenne vient de présenter une déclaration au Comité
d’Action (Platform Comittee) de la Convention Nationale de San-Francisco.
Le Comité a reçu avec empressement cette déclaration et l’a distribuée
en de nombreux exemplaires imprimés à tous ses Membres et Délégués.
Voici le texte de cette déclaration :
''Les États-Unis ont reconnu la Corée 134{{insécable}}ans après leur révolution en''
''leur propre déclaration d’indépendance. Pourquoi ne le feraient-ils plus à''
''présent ?''
La Corée possède l’histoire authentique et écrite la plus vieille de
n’importe quelle nation du monde. Son Gouvernement fut établi quelques
siècles après le commencement du monde selon le Calendrier Hébraïque.
Elle formait déjà une nation depuis vingt en un siècles au moment où
l’Empereur de Chine, Tsing, brûlait tous les documents écrits chinois et
se proclamait le Premier-Empereur-Fondateur de la Chine.
La Corée existait depuis vingt-huit siècles lorsqu’un second ambitieux
du même genre accomplit le même geste au Japon afin d’établir une lignée<noinclude>
<references/></noinclude>
4omu7qcg7prw8wxc7pxsmzpub8kgmgm
Page:Théophile Moreux - Pour comprendre Einstein.pdf/43
104
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2026-07-10T21:53:08Z
Yann
4
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Yann" /></noinclude>faisait du 160 à l’heure les vitesses s’ajoutent ; elles se retrancheraient si l’express, venant derrière vous, dépassait votre convoi ; vous auriez la sensation d’un train omnibus filant à la vitesse de 40 kilomètres.
Le même raisonnement semble valable pour le globe terrestre qui avance dans l’espace à raison de 30 kilomètres par seconde. Si nous nous dirigeons en effet vers un point bien repéré, la vitesse de la lumière venue de cette direction, devrait augmenter de 30 kilomètres en apparence ; de même, nous devrions constater une diminution pour le mouvement de la lumière qui nous rattrape en cours de route.
Voilà ce qu’indique la théorie. Et l’expérience, que nous dit-elle ? Exactement le contraire. Des mesures minutieuses et d’une exactitude extrême, faites par Michelson en 1881 et en 1887, ont démontré que, quelles que soient la direction, la vitesse de la Terre et du rayon lumineux, tout se passe comme si nous n’avançions pas.
Depuis ces constatations, vous pensez bien que les explications n’ont pas fait défaut ; comme le disait malicieusement Henri Poincaré, on en trouve toujours ; les hypothèses, c’est le fonds qui manque le moins.
Fizeau proposa d’admettre que l’éther, dans nos expériences, était entraîné en partie par notre mouvement ; Stokes voulait un entraînement total. Les {{tiret|phy|siciens}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Théophile Moreux - Pour comprendre Einstein.pdf/44
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Yann
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Yann" /></noinclude>{{tiret2|phy|siciens}}, par de nouvelles expériences, les renvoyèrent
dos à dos.
C’est alors que Fitzgerald et Lorentz conçurent une idée bizarre, afin de sauver les principes de notre Mécanique. D’après eux, l’éther reste bien immobile, mais lorsque la Terre avance dans une direction, tous les corps se contractent dans le sens du mouvement. Oh ! la contraction est très faible ; néanmoins, sa mesure n’est pas en dehors de nos moyens ; malheureusement le double-décimètre qui nous servirait à la déceler se contracte, lui aussi, et voilà pourquoi nous ne pouvons nous en apercevoir.
Le calcul de cet effet de contraction est assez simple, mais pour notre but, il nous suffira ici d’indiquer les résultats. On démontre en effet que dans les conditions énoncées, chaque unité de longueur, au lieu de valoir 1 exactement (soit un mètre), vaut la racine carrée de (1 ''moins'' une fraction) et c’est précisément la valeur de cette dernière qui fait tout l’intérêt du problème. Cette fraction a pour numérateur ''le carré de la vitesse de la Terre'', soit <math>30 \times 30 = 900</math> kilomètres, et pour dénominateur, le carré de la vitesse de la lumière, soit <math>300 000 \times 300 000 = 90</math> milliards ; on aurait donc pour valeur de la fraction 300/30 milliards soit, en simplifiant : 1/100 000 000, ou 1 divisé par cent millions ; c’est cette valeur qu’il faut d’abord retrancher<noinclude>
<references/></noinclude>
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Yann
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<noinclude><pagequality level="3" user="Yann" /></noinclude>{{tiret2|phy|siciens}}, par de nouvelles expériences, les renvoyèrent
dos à dos.
C’est alors que Fitzgerald et Lorentz conçurent une idée bizarre, afin de sauver les principes de notre Mécanique. D’après eux, l’éther reste bien immobile, mais lorsque la Terre avance dans une direction, tous les corps se contractent dans le sens du mouvement. Oh ! la contraction est très faible ; néanmoins, sa mesure n’est pas en dehors de nos moyens ; malheureusement le double-décimètre qui nous servirait à la déceler se contracte, lui aussi, et voilà pourquoi nous ne pouvons nous en apercevoir.
Le calcul de cet effet de contraction est assez simple, mais pour notre but, il nous suffira ici d’indiquer les résultats. On démontre en effet que dans les conditions énoncées, chaque unité de longueur, au lieu de valoir 1 exactement (soit un mètre), vaut la racine carrée de (1 ''moins'' une fraction) et c’est précisément la valeur de cette dernière qui fait tout l’intérêt du problème. Cette fraction a pour numérateur ''le carré de la vitesse de la Terre'', soit <math>30 \times 30 = 900</math> kilomètres, et pour dénominateur, le carré de la vitesse de la lumière, soit <math>\num{300 000} \times \num{300 000} = 90</math> milliards ; on aurait donc pour valeur de la fraction 300/30 milliards soit, en simplifiant : 1/100 000 000, ou 1 divisé par cent millions ; c’est cette valeur qu’il faut d’abord retrancher<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Yann" /></noinclude>{{tiret2|phy|siciens}}, par de nouvelles expériences, les renvoyèrent
dos à dos.
C’est alors que Fitzgerald et Lorentz conçurent une idée bizarre, afin de sauver les principes de notre Mécanique. D’après eux, l’éther reste bien immobile, mais lorsque la Terre avance dans une direction, tous les corps se contractent dans le sens du mouvement. Oh ! la contraction est très faible ; néanmoins, sa mesure n’est pas en dehors de nos moyens ; malheureusement le double-décimètre qui nous servirait à la déceler se contracte, lui aussi, et voilà pourquoi nous ne pouvons nous en apercevoir.
Le calcul de cet effet de contraction est assez simple, mais pour notre but, il nous suffira ici d’indiquer les résultats. On démontre en effet que dans les conditions énoncées, chaque unité de longueur, au lieu de valoir 1 exactement (soit un mètre), vaut la racine carrée de (1 ''moins'' une fraction) et c’est précisément la valeur de cette dernière qui fait tout l’intérêt du problème. Cette fraction a pour numérateur ''le carré de la vitesse de la Terre'', soit <math>30 \times 30 = 900</math> kilomètres, et pour dénominateur, le carré de la vitesse de la lumière, soit <math>\num{300000} \times \num{300000} = 90</math> milliards ; on aurait donc pour valeur de la fraction 300/30 milliards soit, en simplifiant : 1/100 000 000, ou 1 divisé par cent millions ; c’est cette valeur qu’il faut d’abord retrancher<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Yann" /></noinclude>{{tiret2|phy|siciens}}, par de nouvelles expériences, les renvoyèrent
dos à dos.
C’est alors que Fitzgerald et Lorentz conçurent une idée bizarre, afin de sauver les principes de notre Mécanique. D’après eux, l’éther reste bien immobile, mais lorsque la Terre avance dans une direction, tous les corps se contractent dans le sens du mouvement. Oh ! la contraction est très faible ; néanmoins, sa mesure n’est pas en dehors de nos moyens ; malheureusement le double-décimètre qui nous servirait à la déceler se contracte, lui aussi, et voilà pourquoi nous ne pouvons nous en apercevoir.
Le calcul de cet effet de contraction est assez simple, mais pour notre but, il nous suffira ici d’indiquer les résultats. On démontre en effet que dans les conditions énoncées, chaque unité de longueur, au lieu de valoir 1 exactement (soit un mètre), vaut la racine carrée de (1 ''moins'' une fraction) et c’est précisément la valeur de cette dernière qui fait tout l’intérêt du problème. Cette fraction a pour numérateur ''le carré de la vitesse de la Terre'', soit <math>30 \times 30 = 900</math> kilomètres, et pour dénominateur, le carré de la vitesse de la lumière, soit <math>\\mathrm{300 000} \times \\mathrm{300 000} = 90</math> milliards ; on aurait donc pour valeur de la fraction 300/30 milliards soit, en simplifiant : 1/100 000 000, ou 1 divisé par cent millions ; c’est cette valeur qu’il faut d’abord retrancher<noinclude>
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C’est alors que Fitzgerald et Lorentz conçurent une idée bizarre, afin de sauver les principes de notre Mécanique. D’après eux, l’éther reste bien immobile, mais lorsque la Terre avance dans une direction, tous les corps se contractent dans le sens du mouvement. Oh ! la contraction est très faible ; néanmoins, sa mesure n’est pas en dehors de nos moyens ; malheureusement le double-décimètre qui nous servirait à la déceler se contracte, lui aussi, et voilà pourquoi nous ne pouvons nous en apercevoir.
Le calcul de cet effet de contraction est assez simple, mais pour notre but, il nous suffira ici d’indiquer les résultats. On démontre en effet que dans les conditions énoncées, chaque unité de longueur, au lieu de valoir 1 exactement (soit un mètre), vaut la racine carrée de (1 ''moins'' une fraction) et c’est précisément la valeur de cette dernière qui fait tout l’intérêt du problème. Cette fraction a pour numérateur ''le carré de la vitesse de la Terre'', soit <math>30 \times 30 = 900</math> kilomètres, et pour dénominateur, le carré de la vitesse de la lumière, soit <math>\mathrm{300 000} \times \mathrm{300 000} = 90</math> milliards ; on aurait donc pour valeur de la fraction 300/30 milliards soit, en simplifiant : 1/100 000 000, ou 1 divisé par cent millions ; c’est cette valeur qu’il faut d’abord retrancher<noinclude>
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C’est alors que Fitzgerald et Lorentz conçurent une idée bizarre, afin de sauver les principes de notre Mécanique. D’après eux, l’éther reste bien immobile, mais lorsque la Terre avance dans une direction, tous les corps se contractent dans le sens du mouvement. Oh ! la contraction est très faible ; néanmoins, sa mesure n’est pas en dehors de nos moyens ; malheureusement le double-décimètre qui nous servirait à la déceler se contracte, lui aussi, et voilà pourquoi nous ne pouvons nous en apercevoir.
Le calcul de cet effet de contraction est assez simple, mais pour notre but, il nous suffira ici d’indiquer les résultats. On démontre en effet que dans les conditions énoncées, chaque unité de longueur, au lieu de valoir 1 exactement (soit un mètre), vaut la racine carrée de (1 ''moins'' une fraction) et c’est précisément la valeur de cette dernière qui fait tout l’intérêt du problème. Cette fraction a pour numérateur ''le carré de la vitesse de la Terre'', soit <math>30 \times 30 = 900</math> kilomètres, et pour dénominateur, le carré de la vitesse de la lumière, soit <math>300\;000 \times 300\;000 = 90</math> milliards ; on aurait donc pour valeur de la fraction 300/30 milliards soit, en simplifiant : 1/100 000 000, ou 1 divisé par cent millions ; c’est cette valeur qu’il faut d’abord retrancher<noinclude>
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C’est alors que Fitzgerald et Lorentz conçurent une idée bizarre, afin de sauver les principes de notre Mécanique. D’après eux, l’éther reste bien immobile, mais lorsque la Terre avance dans une direction, tous les corps se contractent dans le sens du mouvement. Oh ! la contraction est très faible ; néanmoins, sa mesure n’est pas en dehors de nos moyens ; malheureusement le double-décimètre qui nous servirait à la déceler se contracte, lui aussi, et voilà pourquoi nous ne pouvons nous en apercevoir.
Le calcul de cet effet de contraction est assez simple, mais pour notre but, il nous suffira ici d’indiquer les résultats. On démontre en effet que dans les conditions énoncées, chaque unité de longueur, au lieu de valoir 1 exactement (soit un mètre), vaut la racine carrée de (1 ''moins'' une fraction) et c’est précisément la valeur de cette dernière qui fait tout l’intérêt du problème. Cette fraction a pour numérateur ''le carré de la vitesse de la Terre'', soit <math>30 \times 30 = 900</math> kilomètres, et pour dénominateur, le carré de la vitesse de la lumière, soit <math>300\;000 \times 300\;000 = 90</math> milliards ; on aurait donc pour valeur de la fraction <math>300/30</math> milliards soit, en simplifiant : <math>1/100\;000\;000</math>, ou <math>1</math> divisé par cent millions ; c’est cette valeur qu’il faut d’abord retrancher<noinclude>
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C’est alors que Fitzgerald et Lorentz conçurent une idée bizarre, afin de sauver les principes de notre Mécanique. D’après eux, l’éther reste bien immobile, mais lorsque la Terre avance dans une direction, tous les corps se contractent dans le sens du mouvement. Oh ! la contraction est très faible ; néanmoins, sa mesure n’est pas en dehors de nos moyens ; malheureusement le double-décimètre qui nous servirait à la déceler se contracte, lui aussi, et voilà pourquoi nous ne pouvons nous en apercevoir.
Le calcul de cet effet de contraction est assez simple, mais pour notre but, il nous suffira ici d’indiquer les résultats. On démontre en effet que dans les conditions énoncées, chaque unité de longueur, au lieu de valoir 1 exactement (soit un mètre), vaut la racine carrée de (1 ''moins'' une fraction) et c’est précisément la valeur de cette dernière qui fait tout l’intérêt du problème. Cette fraction a pour numérateur ''le carré de la vitesse de la Terre'', soit <math>30 \times 30 = 900</math> kilomètres, et pour dénominateur, le carré de la vitesse de la lumière, soit <math>300\;000 \times 300\;000 = 90</math> milliards ; on aurait donc pour valeur de la fraction <math>300/30 \mathrm{milliards}</math> soit, en simplifiant : <math>1/100\;000\;000</math>, ou <math>1</math> divisé par cent millions ; c’est cette valeur qu’il faut d’abord retrancher<noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Yann" /></noinclude>{{tiret2|phy|siciens}}, par de nouvelles expériences, les renvoyèrent
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C’est alors que Fitzgerald et Lorentz conçurent une idée bizarre, afin de sauver les principes de notre Mécanique. D’après eux, l’éther reste bien immobile, mais lorsque la Terre avance dans une direction, tous les corps se contractent dans le sens du mouvement. Oh ! la contraction est très faible ; néanmoins, sa mesure n’est pas en dehors de nos moyens ; malheureusement le double-décimètre qui nous servirait à la déceler se contracte, lui aussi, et voilà pourquoi nous ne pouvons nous en apercevoir.
Le calcul de cet effet de contraction est assez simple, mais pour notre but, il nous suffira ici d’indiquer les résultats. On démontre en effet que dans les conditions énoncées, chaque unité de longueur, au lieu de valoir 1 exactement (soit un mètre), vaut la racine carrée de (1 ''moins'' une fraction) et c’est précisément la valeur de cette dernière qui fait tout l’intérêt du problème. Cette fraction a pour numérateur ''le carré de la vitesse de la Terre'', soit <math>30 \times 30 = 900</math> kilomètres, et pour dénominateur, le carré de la vitesse de la lumière, soit <math>300\;000 \times 300\;000 = 90\;\mathrm{milliards}</math> ; on aurait donc pour valeur de la fraction <math>300/30\;\mathrm{milliards}</math> soit, en simplifiant : <math>1/100\;000\;000</math>, ou <math>1</math> divisé par cent millions ; c’est cette valeur qu’il faut d’abord retrancher<noinclude>
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Page:Flammarion - Les Étoiles et les curiosités du ciel, 1882.djvu/296
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="F0x1" />{{nr|274|LA CONSTELLATION DU BÉLIER||b=<hr/>}}</noinclude>comète de cette année-là, l’astronome anglais Hooke, contemporain
de Newton et de Flamsteed, remarqua que cette étoile était double :
« {{lang|en|I took notice}}, dit-il, {{lang|en|that it consisted of {{corr|tow|two}} small stars very near together}} ;
<span style="display:inline-block; float:left; width:100%; vertical-align:bottom; width:100%; margin: 0 0 1.5em 0; font-size:85%; line-height:1.25em;">{{Img float
|file=Flammarion - Curiosités du ciel - fig-193.png
|width=240px|align=left|above={{Ancre|f193}}
|cap={{style|position:relative;top:0.5em|Fig. 193. — L’étoile double γ du Bélier.}}}}{{Img float
|file=Flammarion - Curiosités du ciel - fig-194.png
|width=240px|align=right|above={{Ancre|f194}}
|cap={{style|position:relative;top:0.5em|Fig. 194. — L’étoile triple 14 du Bélier.}}}}</span>
{{lang|en|a like instance to which I have not else met with in all the heaven}}. »
Il ne se doutait pas de l’importance que, devait prendre un
jour dans la science l’étude de ces lointains systèmes. La première
mesure de la position des deux composantes de ce beau couple date de
1756 (Bradley). Herschel les croyait en mouvement orbital ; mais en
réalité elles sont restées fixes depuis cette première mesure. Elles n’en
forment pas moins un système physique : elles voguent de concert
dans l’espace, emportées par un mouvement propre assez rapide.
λ : 5,3 et 8 ; écartement <math>=</math> 38″. Fixe depuis la première mesure faite
en{{lié}}1781. Néanmoins, système physique : mouvement propre commun.
ε : {{5e}} et {{6e}}. Très serrées, à 1″,3. Une bonne lunette est nécessaire pour
opérer le dédoublement. Ce couple était le plus serré du ciel à l’époque
de sa découverte en{{lié}}1827 par William Struve, et depuis la distance
a régulièrement augmenté. Les deux étoiles ont dû se rencontrer
vers l’année{{lié}}1800 et s’éclipser réellement, car la distance des centres
est descendue à un dixième de seconde. C’est probablement là un système
orbital très serré, tournant dans le plan de notre rayon visuel.
14 : triple ; 5,4, {{10e}} et {{9e}}, à 82″ et 106″ ; blanche, ''bleue et lilas''
π : triple ; 5,6, 8,5 et {{11e}}, à 3″ et 25″. Pas facile.
30 : {{6e}} et {{7e}} à 38″. Il y a au nord une dizaine d’étoiles doubles variées.
33 : 5,8 et 9, à 28″.
Rien de particulier à signaler comme amas d’étoiles ou nébuleuses.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Hugo - Œuvres complètes, Impr. nat., Poésie, tome XII.djvu/434
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Chlg" /></noinclude>{{Toute la lyre/pgmarge||
{{Toute la lyre/variante||''On ne voit pas quelqu’un qui lui parle à l’oreille,''}}
Il a toujours un bruit de chaînes dans l’oreille,
{{Toute la lyre/variante||''C’est la fureur ; il songe ; un mouchard lui dit tu''}}
Il est on ne sait quoi d’abject et de battu…
{{Toute la lyre/variante||''Affronts,''}}
Quel sort ? labeur sans fin, pain noir, paille pourrie !
{{Toute la lyre/var|Alors dans ce cœur sombre et |''terrible''|funeste, il éclaire…. }}
v=0}}
{{t5|XXVI. ''OH ! QUE L’HOMME N’EST RIEN ET QUE VOUS ÊTES TOUT…''}}
{{Toute la lyre/pgmarge|Page 198.|
{{Toute la lyre/variante|Seigneur ! Ô Dieu |tonnant }}
{{Toute la lyre/variante|Seigneur ! Ô Dieu |serein }}
Seigneur ! O Dieu vivant, toi seul restes debout…
{{Toute la lyre/variante||''Toute abjection rampe''}}
L’abjection habite avec la bête humaine…
{{Toute la lyre/variante||''L’homme est de son vivant, faux, corrompu,''}}
L’amour vénal, l’erreur folle, l’instinct bâtard…
{{Toute la lyre/var|Temps |''d’Hercule''|d’Alcide, d’Hermès, d’Achille, d’Amadis…}}
|v=5em}}
{{t5|XXVII. À PAUL M.}}
{{Toute la lyre/pgmarge|Page 199.|
{{Toute la lyre/variante||La rose par le ver, Rome par la }}
{{Toute la lyre/variante|Une |belle }}
Une femme en squelette, un palais en masure…
n’est pas exécré
{{Toute la lyre/var|Qui |n’est pas exécré|ne fut point haï, n’a vécu qu’à demi ; }}
{{Toute la lyre/var|Et, tâchant d’être |vrai|bon, je laisse, ô mon ami, }}
{{Toute la lyre/var|Passer l’un après l’autre, en |ce monde|cette ombre où nous sommes… }}
{{Toute la lyre/var|Qu’on appelle la |tombe|mort et que j’appelle Dieu. }}
|v=5em}}
{{t5|XXIX. ''À MESURE QU’AU LOIN S’ÉCLIPSE…''}}
{{Toute la lyre/pgmarge|Page 201.|
{{Toute la lyre/var|La |terre|plaine effacée au regard…}}
{{Toute la lyre/variante||L’assiègent }}
L’entourent, et sortant de l’ombre…
}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Chlg
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syntax error (qui faisait disparaître tout un paragraphe)
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n’est pas exécré
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{{t5|XXIX. ''À MESURE QU’AU LOIN S’ÉCLIPSE…''}}
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redondant
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text/x-wiki
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{{t5|XXVI. ''OH ! QUE L’HOMME N’EST RIEN ET QUE VOUS ÊTES TOUT…''}}
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{{Toute la lyre/variante|Seigneur ! Ô Dieu |tonnant }}
{{Toute la lyre/variante|Seigneur ! Ô Dieu |serein }}
Seigneur ! O Dieu vivant, toi seul restes debout…
{{Toute la lyre/variante||''Toute abjection rampe''}}
L’abjection habite avec la bête humaine…
{{Toute la lyre/variante||''L’homme est de son vivant, faux, corrompu,''}}
L’amour vénal, l’erreur folle, l’instinct bâtard…
{{Toute la lyre/var|Temps |''d’Hercule''|d’Alcide, d’Hermès, d’Achille, d’Amadis…}}
|v=5em}}
{{t5|XXVII. À PAUL M.}}
{{Toute la lyre/pgmarge|Page 199.|
{{Toute la lyre/variante||La rose par le ver, Rome par la }}
{{Toute la lyre/variante|Une |belle }}
Une femme en squelette, un palais en masure…
{{Toute la lyre/var|Qui |n’est pas exécré|ne fut point haï, n’a vécu qu’à demi ; }}
{{Toute la lyre/var|Et, tâchant d’être |vrai|bon, je laisse, ô mon ami, }}
{{Toute la lyre/var|Passer l’un après l’autre, en |ce monde|cette ombre où nous sommes… }}
{{Toute la lyre/var|Qu’on appelle la |tombe|mort et que j’appelle Dieu. }}
|v=5em}}
{{t5|XXIX. ''À MESURE QU’AU LOIN S’ÉCLIPSE…''}}
{{Toute la lyre/pgmarge|Page 201.|
{{Toute la lyre/var|La |terre|plaine effacée au regard…}}
{{Toute la lyre/variante||L’assiègent }}
L’entourent, et sortant de l’ombre…
}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Théophile Moreux - Pour comprendre Einstein.pdf/45
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<noinclude><pagequality level="3" user="Yann" /></noinclude>de 1 dans la formule<ref>(¹)</ref> ; si l’on effectue toutes les opérations, on voit qu’à la vitesse de 30 kilomètres par seconde, notre mètre se raccourcit de 5 millionièmes de millimètre ; pour le diamètre du globe terrestre, on trouverait 6 centimètres 4 millimètres.
Ainsi, la contraction est très faible, mais ce résultat tient à ce que notre vitesse n’est que de 30 kilomètres à la seconde. Si celle-ci était aussi forte que celle de la lumière, que se passerait-il ? Le numérateur de notre fraction au lieu de 900, vaudrait 90 milliards, c’est-à-dire que numérateur et dénominateur seraient égaux ; or tout le monde sait que, dans ces conditions, une fraction représente l’unité. Ainsi, au lieu d’avoir dans la formule 1 moins une fraction, nous aurions : 1 moins 1, c’est-à-dire ''zéro''. Ce qui veut dire que la contraction serait tellement accusée que la longueur de notre mètre serait réduite à zéro. La conclusion est valable pour un corps quelconque, pour la Terre par exemple,
Si l’on désigne par <math>v</math> la vitesse de la règle en mouvement
(mètre par ex.) et par <math>c</math> la vitesse de la lumière, la règle-unité, au lieu de valoir 1, vaut <math>\sqrt{1-\frac{v^2}{c^2}}</math> ; c’est de la fraction ce qu’il s’agit dans le texte. On voit immédiatement que si <math>v = C</math>, la valeur de la fraction <math>\frac{v^2}{c^2}</math> est égale à 1. La quantité sous le radical devient donc <math>\sqrt{1 - 1} = 0</math> ; si <math>v</math> était plus grand que <math>c</math>, la fraction <math>\frac{v^2}{c^2}</math> aurait une valeur supérieure à 1 et la quantité sous le radical deviendrait imaginaire.<noinclude>
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Ainsi, la contraction est très faible, mais ce résultat tient à ce que notre vitesse n’est que de 30 kilomètres à la seconde. Si celle-ci était aussi forte que celle de la lumière, que se passerait-il ? Le numérateur de notre fraction au lieu de 900, vaudrait 90 milliards, c’est-à-dire que numérateur et dénominateur seraient égaux ; or tout le monde sait que, dans ces conditions, une fraction représente l’unité. Ainsi, au lieu d’avoir dans la formule 1 moins une fraction, nous aurions : 1 moins 1, c’est-à-dire ''zéro''. Ce qui veut dire que la contraction serait tellement accusée que la longueur de notre mètre serait réduite à zéro. La conclusion est valable pour un corps quelconque, pour la Terre par exemple,<noinclude>
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Ainsi, la contraction est très faible, mais ce résultat tient à ce que notre vitesse n’est que de 30 kilomètres à la seconde. Si celle-ci était aussi forte que celle de la lumière, que se passerait-il ? Le numérateur de notre fraction au lieu de 900, vaudrait 90 milliards, c’est-à-dire que numérateur et dénominateur seraient égaux ; or tout le monde sait que, dans ces conditions, une fraction représente l’unité. Ainsi, au lieu d’avoir dans la formule 1 moins une fraction, nous aurions : 1 moins 1, c’est-à-dire ''zéro''. Ce qui veut dire que la contraction serait tellement accusée que la longueur de notre mètre serait réduite à zéro. La conclusion est valable pour un corps quelconque, pour la Terre par exemple,<noinclude>
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Mérovac n’en entendit pas davantage. Entre ses cils baissés, il observait {{Mme|de Bôle}}. La jeune femme, sans le quitter des yeux, s’était penchée à l’oreille de Babu, l’homme politique. Elle murmura quelques paroles.
— Comment, s’écria Babu, il n’est pas encore décoré ?
D’un geste familier, il tira son crayon d’or, griffonna deux mots sur sa manchette et, regardant Mérovac :
— Croyez, marquise, que cet oubli sera réparé sans retard. Il suffit que vous l’ayez demandé.
Mérovac était inquiet. L’on s’occupait trop de lui. Il redoutait les questions. Mais les hommes de génie supportent mal que l’on parle longtemps d’autre chose que d’eux-mêmes. Ils abandonnèrent Mérovac et, des quatre coins de la table, une rumeur monta, coassements de grenouilles dans une mare.
— Moi, je… Moi, je… Moi, moi, moi…
Personne n’écoutait plus personne. Chacun mangeait, buvait, parlait de soi. Ils étaient heureux ! Mérovac l’était moins : l’insistance avec laquelle {{Mme|Murielle}} lui souriait le paralysait.
— À quoi songez-vous, monsieur Mérovac ? demanda-t-elle, Vous semblez ténébreux et méditatif.
Le pauvre garçon rougit, comme si elle avait pu lire dans sa pensée. Il balbutia :
— Mais comme tout le monde, madame, à rien !
— L’amour naissant qu’un tout jeune homme éprouve à l’égard d’une femme un peu mûre, mais encore belle, est la chose la plus poétique du monde, murmura Lucy Bel.
Et semblant découvrir, à ce moment, la présence de Mérovac, elle ajouta :<noinclude>
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Les Étoiles et les curiosités du ciel/11
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Page:Les Œuvres libres, numéro 15, 1922.djvu/221
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<noinclude><pagequality level="3" user="DvChe" />{{nr||LE POÈTE ET L’INFIDÈLE|213}}</noinclude><nowiki/>
— Ce serait pour vous, monsieur, un bien beau sujet de pièce. Je serais ravie de l’interpréter.
— Je pourrai vous donner quelques conseils, scanda Coriolan.
Et {{Mme|de Tiffaine}} murmura :
— Les conseils d’une aïeule.
Lucy Bel souligna ce mot d’un rire plein d’insolence. Ninette, un peu confuse, se leva.
Dans le salon, une fois le café pris, elle vint s’asscoir auprès de Mérovac. Il en fut satisfait. Sa gloire irréelle n’avait pas encore étouffé sa conscience professionnelle ; il se rappela qu’il était là pour l’étudier. Mais, dans le même instant, des sentiments plus obscurs, à lui-même inavouables, le firent trembler délicieusement. {{Mme|de Tiffaine}} lui posa la main sur le bras et, le regardant dans les yeux :
— Monsieur, dit-elle, vous m’êtes extrêmement sympathique, mais plus je vous observe et plus s’affirme en moi un pressentiment qui me trouble. Oh ! dites-moi, je vous en prie, dites-moi…
Elle se tut, un instant, l’haleine suspendue : un parfum pénétrant, mais indéfinissable, se dégageait de son corps souple et menu.
— Dites-moi, monsieur, mais que ce soit la vérité, dites-moi que vous n’êtes pas poète…
Mérovac la regarda, il sentit que devant cette femme, jamais il ne pourrait mentir :
— Hélas ! non, madame, je ne suis pas poète ! Je suis courtier d’assurances et je m’occupe du contentieux.
Elle soupira dans un sourire :
— Du contentieux ! Du contentieux ! Ah ! monsieur. Depuis le temps où, petite fille blottie dans l’ombre de la chapelle odorante et câline de mon couvent, j’écoutais chanter aux sons de l’orgue les litanies de la Vierge, je n’ai rien entendu de si doux… Vous reviendrez me voir, n’est-ce pas ?<noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Yann" /></noinclude>qui serait infiniment aplatie et prendrait la forme d’un disque sans épaisseur.
Voilà pourquoi les physiciens avaient conclu que la vitesse d’un corps quelconque ne pouvait dépasser celle de la lumière. Cette vitesse de 300 000 kilomètres par seconde est donc la dernière limite des possibilités. J’ai insisté sur cette particularité parce que nous retrouverons bientôt cette même formule dans la théorie de la relativité.
La contraction lorentzienne — ainsi fut-elle appelée — suscita les plus vives discussions ; on la traita de ''deux ex machina'' ; cette compensation exacte des effets du mouvement avait l’air d’une intervention providentielle ; et puis, si la contraction se produit dans le sens de la marche de la Terre sur son orbite, je ne vois pas pourquoi elle ne se produirait pas dans le sens de la translation du système solaire, puisqu’en fait, la Terre participe à ce mouvement qui atteint une vingtaine de kilomètres à la seconde ; d’autre part, notre Voie lactée ne parait pas fixe dans l’Univers et quelques astronomes pensent, non sans raison, que nous volons avec elle dans la direction du Capricorne, au taux de 750 kilomètres à la seconde : encore une autre source de contraction, la troisième cette fois et il s’en trouve d’autres probablement.
Si l’on se tourne du côté du principe de l’action et de la réaction, Poincaré nous fera observer que les<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Théophile Moreux - Pour comprendre Einstein.pdf/47
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Yann" /></noinclude>choses ne s’arrangent guère mieux : l’hypothèse de la contraction de Lorentz se heurte ici à d’inextricables difficultés, en raison même de l’éther que nous voyons réapparaître inopinément. Pour se prononcer, il faudrait connaître les rapports de la matière avec l’éther et sur ce point nous ignorons tout.
Entre temps, Michelson et Morley reprirent l’expérience des vitesses de la lumière dans toutes les directions et les résultats furent encore négatifs. C’est alors qu’Einstein intervint : « Ne cherchez l’explication, nous dit-il, ni dans la contraction de Lorentz, ni dans la nature de l’éther, le nœud du problème réside entièrement dans la relativité du temps. »
C’est ce que nous allons examiner dans le chapitre suivant, mais d’ores et {{corr|déja|déjà}}, il apparait au lecteur que les vues d’Einstein ne sont ou ne ''peuvent être'', la plupart du temps, qu’une simple explication, puisque tous les faits relatés au cours des pages précédentes étaient connus avant qu’il n’intervînt ; que ces faits subsisteront même si la théorie de la relativité disparaît en tout ou en partie et qu’en dernière analyse, la faillite de notre Mécanique classique n’est pas due à Einstein, ainsi qu’on l’a publié et clamé aux quatre vents du ciel. Le rôle du physicien allemand a été fort exagéré, puisqu’en fait, ce dernier n’offre que l’interprétation, à sa manière, d’une formule imposée jusqu’ici par nos expériences.<noinclude>
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Pour comprendre Einstein/Chapitre 1
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<noinclude><pagequality level="3" user="DvChe" />{{nr|214|LE POÈTE ET L’INFIDÈLE}}</noinclude><nowiki />
Mérovac ne répondit pas, ses paupières battirent.
— Mérovac ! Mérovac ! criait Rol de Tiffaine. Ma femme vous accapare. Venez donc un peu près de nous, vous puiserez dans nos propos des enseignements magaifiques. Et toi aussi, Ninette, écoute ! Coriolan de Nettenterre nous parle de son dernier volume, sa parole a l’éclat des vieilles soies d’autrefois. C’est un régal que de l’entendre.
— Oui, dit Nettenterre, je disais à votre mari que mon éditeur ne m’avait d’abord offert que soïxante centimes par volume, ce n’est qu’après l’avoir menacé d’un scandale que j’ai pu obtenir soixante-cing…. Par contre, il ne m’a tiré qu’à trois mille, le traître… J’entends : trois mille, sans la passe… car pour cela, c’est l’inconnu…
— Et voilà comment naissent les poèmes, murmura Ninette à l’oreille de Mérovae. Rien n’est plus émouvant que de pénétrer ainsi les arcanes du génie et de connaître les pensées mystérieuses qui absorbent les grands hommes au point de se faire écraser aux carrefours.
— Moi, le théâtre, disait Tiffaine, c’est plus terrible encore. Quand ''Présages'' a quitté l’affiche, il faisait trois mille six…
— Ne leur dites pas que vous vous occupez de contentieux, disait Ninette. Ils vous mépriseraient.
— Et ils auraient raison ! dit Mérovac. Chez nous, quand un employé ne sert à rien, qu’il embrouille les chiffres, perd les dossiers et dort sur les contrats, on dit : c’est un poète !
Ils s’étaient écartés d’un pas. Une étrange comiplicité semblait les unir, les isoler. Mais Rol de Tiffaine s’approcha de Mérovac et, lui prenant le bras,il l’entraîina à l’écart :
— Et bien, dit-il. Vous avez vu ma femme. Comment la trouvez-vous ?
— Charmante.<noinclude>
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Mérovac ne répondit pas, ses paupières battirent.
— Mérovac ! Mérovac ! criait Rol de Tiffaine. Ma femme vous accapare. Venez donc un peu près de nous, vous puiserez dans nos propos des enseignements magaifiques. Et toi aussi, Ninette, écoute ! Coriolan de Nettenterre nous parle de son dernier volume, sa parole a l’éclat des vieilles soies d’autrefois. C’est un régal que de l’entendre.
— Oui, dit Nettenterre, je disais à votre mari que mon éditeur ne m’avait d’abord offert que soïxante centimes par volume, ce n’est qu’après l’avoir menacé d’un scandale que j’ai pu obtenir soixante-cinq… Par contre, il ne m’a tiré qu’à trois mille, le traître… J’entends : trois mille, sans la passe… car pour cela, c’est l’inconnu…
— Et voilà comment naissent les poèmes, murmura Ninette à l’oreille de Mérovae. Rien n’est plus émouvant que de pénétrer ainsi les arcanes du génie et de connaître les pensées mystérieuses qui absorbent les grands hommes au point de se faire écraser aux carrefours.
— Moi, le théâtre, disait Tiffaine, c’est plus terrible encore. Quand ''Présages'' a quitté l’affiche, il faisait trois mille six…
— Ne leur dites pas que vous vous occupez de contentieux, disait Ninette. Ils vous mépriseraient.
— Et ils auraient raison ! dit Mérovac. Chez nous, quand un employé ne sert à rien, qu’il embrouille les chiffres, perd les dossiers et dort sur les contrats, on dit : c’est un poète !
Ils s’étaient écartés d’un pas. Une étrange comiplicité semblait les unir, les isoler. Mais Rol de Tiffaine s’approcha de Mérovac et, lui prenant le bras,il l’entraîina à l’écart :
— Et bien, dit-il. Vous avez vu ma femme. Comment la trouvez-vous ?
— Charmante.<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="DvChe" />{{nr|236|LE POÈTE ET L’INFIDÈLE}}</noinclude><no<iki/>
— Eh bien, jeune homme ? Vous êtes content ?
— Oh ! oui, monsieur, je venais...
— C’est bon ; c’est bon, n’en parlons plus.
Les pommettes brillantes, les paupières fourdes, congestionné, le Maître semblait avoir grande envie de dormir. Mérovac ne sachant que dire murmura :
— Vous avez beaucoup de livres.
— Trop, monsieur, beaucoup trop.
— Êtes-vous assuré ?
— Pardon ?
— Je dis que tout cela pourrait brûler. Ce serait dommage.
— Peuh !
— Nous serions en mesure de vous établir une assurance spéciale, fort avantageuse...
Lagasse n’écoutait plus. Il sommeillait. Mérovac, encouragé, alla jusqu’au bout de son discours, tira de sa serviette une police d’assurance, y griflonna quelques mots et la présenta au critique :
— Vous n’avez qu’à signer là.
Les hommes de plume éprouvent à signer une inexplicable jouissance : articles, reçus, engagements, contrats. Ah ! surtout les contrats ! Ils croient toujours que c’est un pacte avec le diable et, voluptueusement, ils écrivent leur cher nom. Lagasse ayant entendu qu’on lui parlait de signer signa ; puis, il se rendormit. Mérovac replia doucement ses papiers et, sur la pointe des pieds, s’en alla. Il entendit sonner quatre heures. {{Mme|de Tiffaine}} l’aurait-elle attendu ? Il ne trouvait point de voiture, s’énervait, courait dans la rue et, songeant à la façon dont sa visite avait tourné, il s’arrétait pour en rire.
{{Mme|de Tiffaine}} n’éprouva pas moins de gaîté, lorsqu’il lui raconta son équipée. Il est des cas où la mémoire exacte l’emporte en drôlerie sur<noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="DvChe" />{{nr|236|LE POÈTE ET L’INFIDÈLE}}</noinclude><nowiki/>
— Eh bien, jeune homme ? Vous êtes content ?
— Oh ! oui, monsieur, je venais…
— C’est bon ; c’est bon, n’en parlons plus.
Les pommettes brillantes, les paupières fourdes, congestionné, le Maître semblait avoir grande envie de dormir. Mérovac ne sachant que dire murmura :
— Vous avez beaucoup de livres.
— Trop, monsieur, beaucoup trop.
— Êtes-vous assuré ?
— Pardon ?
— Je dis que tout cela pourrait brûler. Ce serait dommage.
— Peuh !
— Nous serions en mesure de vous établir une assurance spéciale, fort avantageuse…
Lagasse n’écoutait plus. Il sommeillait. Mérovac, encouragé, alla jusqu’au bout de son discours, tira de sa serviette une police d’assurance, y griffonna quelques mots et la présenta au critique :
— Vous n’avez qu’à signer là.
Les hommes de plume éprouvent à signer une inexplicable jouissance : articles, reçus, engagements, contrats. Ah ! surtout les contrats ! Ils croient toujours que c’est un pacte avec le diable et, voluptueusement, ils écrivent leur cher nom. Lagasse ayant entendu qu’on lui parlait de signer signa ; puis, il se rendormit. Mérovac replia doucement ses papiers et, sur la pointe des pieds, s’en alla. Il entendit sonner quatre heures. {{Mme|de Tiffaine}} l’aurait-elle attendu ? Il ne trouvait point de voiture, s’énervait, courait dans la rue et, songeant à la façon dont sa visite avait tourné, il s’arrétait pour en rire.
{{Mme|de Tiffaine}} n’éprouva pas moins de gaîté, lorsqu’il lui raconta son équipée. Il est des cas où la mémoire exacte l’emporte en drôlerie sur<noinclude>
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Page:Théophile Moreux - Pour comprendre Einstein.pdf/49
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « <nowiki /> {{c|CHAPITRE II|fs=120%}} {{interligne}} {{c|'''LA DOCTRINE DE LA RELATIVITÉ'''}} Depuis longtemps, les philosophes nous avaient accoutumés à envisager l’espace, comme quelque chose de tout relatif. Toute appréciation de l’étendue se ramène en effet à l’évaluation d’une grandeur ; celle-ci est comparée, dans ce but, à une autre grandeur prise pour unité. Le nombre obtenu est donc un peu artificiel ; néanmoins, direz —vous, l... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="Yann" /></noinclude><nowiki />
{{c|CHAPITRE II|fs=120%}}
{{interligne}}
{{c|'''LA DOCTRINE DE LA RELATIVITÉ'''}}
Depuis longtemps, les philosophes nous avaient
accoutumés à envisager l’espace, comme quelque
chose de tout relatif. Toute appréciation de l’étendue
se ramène en effet à l’évaluation d’une grandeur ;
celle-ci est comparée, dans ce but, à une autre grandeur prise pour unité. Le nombre obtenu est donc un
peu artificiel ; néanmoins, direz —vous, la grandeur
reste bien la même, qu’elle soit évaluée en pouces ou
en centimètres et votre réflexion est très juste.
Mais nous pouvons compliquer le problème :
Supposons qu’un génie ou un démon vous joue le
vilain tour, pendant votre sommeil, d’accroître toutes
les dimensions de la Terre et mieux, celles de l’Univers ; rien à votre réveil, penserez-vous, ne sera<noinclude>
<references/></noinclude>
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Yann
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text/x-wiki
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{{c|CHAPITRE II|fs=120%}}
{{interligne}}
{{c|'''LA DOCTRINE DE LA RELATIVITÉ'''}}
Depuis longtemps, les philosophes nous avaient accoutumés à envisager l’espace, comme quelque chose de tout relatif. Toute appréciation de l’étendue se ramène en effet à l’évaluation d’une grandeur ; celle-ci est comparée, dans ce but, à une autre grandeur prise pour unité. Le nombre obtenu est donc un peu artificiel ; néanmoins, direz-vous, la grandeur reste bien la même, qu’elle soit évaluée en pouces ou en centimètres et votre réflexion est très juste.
Mais nous pouvons compliquer le problème : Supposons qu’un génie ou un démon vous joue le vilain tour, pendant votre sommeil, d’accroître toutes les dimensions de la Terre et mieux, celles de l’Univers ; rien à votre réveil, penserez-vous, ne sera<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Les Œuvres libres, numéro 15, 1922.djvu/266
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DvChe
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<noinclude><pagequality level="3" user="DvChe" />{{nr|258|LE POÈTE ET L’INFIDÈLE}}</noinclude>fragiles. Maintenant, il était sûr de lui. Les arguments dont il se servait depuis huit jours, et qui commençaient à s’user, s’étaient fortifiés. Sa résolution fut prise : il ne reverrait plus Ninette.
Sur son bureau, il trouva un télégramme. Il J’ouvrit lentement, avec cette indifférence qu’il lui semblait devoir apporter désormais, en toutes choses, puis il sursauta. La dépêche était de Tiffaine, elle disait : « Ami. Veux être premier vous embrasser. Venez déjeuner. Ninette se plaint ne plus vous voir, brûle vous féliciter. {{sc|Rol}}. »
Un nuage passa devant les yeux de Mérovac ; puis brusquement, sans réfléchir, il ferma son encrier, rangea ses papiers, prit son chapeau et partit. Il était onze heures.
— J’ai le temps d’aller m’habiller, murmura-t-il.
Une fièvre heureuse le transportait. Il se sentait délivré.
Chez lui, il trouva — déjà ! — deux lettres portées, L’une de la marquise de Bôle, l’autre de la Murielle. Toutes deux lui mandaient qu’on l’attendait : à cinq heures pour le féliciter. Il déchira la lettre de Camille Murielle, sans même l’achever, mais il replia celle de {{Mme|de Bôle}} et la glissa dans sa poche, rêveusement.
Lorsqu’il arriva chez Tiffaine, Rol et Ninette l’attendaient. Le poète le prit dans ses bras, le serra sur sa poitrine, puis lui saisissant les deux mains :
— Bravo ! mon ami ! Il est heureux que vous ayez conquis ce trophée avant même que de descendre dans l’arêne. Vous ne savez pas le mal que ce bout de ruban peut faire à ceux qui ne le possédent pas, le temps perdu qu’il représente.<noinclude>
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Page:Lucas - Théorie des nombres, 1891.pdf/68
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Charlie Main
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Corrections du texte
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<noinclude><pagequality level="1" user="Charlie Main" />{{Nr|34|LIVRE I. — LES NOMBRES ENTIERS.|}}</noinclude>''Exemple I.'' — Les derniers chiffres des puissances (''résidus potentiels'' dans le système décimal) sont
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Les cinquièmes puissances sont terminées comme les premières ; cette remarque a donné naissance au théorème de {{sc|Fermat}}. Les derniers chiffres des puissances successives d’un nombre se reproduisent périodiquement de quatre en quatre.
Tout bicarré est terminé par l’un des chiffres 0, 1, 5, 6.
''Exemple II.'' — Former les puissances successives de 2. — En doublant continuellement, on forme la suite des nombres
{{c|<math>1,\ 2,\ 4,\ 8,\ 16,\ 32,\ 64,\ 128,\ 256,\ 512,\ 1024,\ \cdots</math>;}}
{{G|on vérifie les calculs par les résultats suivants :}}
{{c|<math>\begin{align}
2^{16} &= 65536,\\
2^{32} &= 42919 67296,\\
2^{64} &= 18446\ 74407\ 37095\ 51616;
\end{align}
</math>}}
{{G|la puissance de 2 d’exposant 196, égale à seize fois le cube de la précédente, se compose des soixante chiffres suivants :}}
{{c|<math>\begin{align}
10043\ &36277\ 66186\ 89222\ 13726\ 30771\\
32266\ &26576\ 37687\ 11142\ 45522\ 06336.
\end{align}
</math>}}
''Exemple III.'' — Vérifier la formule
{{c|<math>1 + 2 + 2^2 + 2^3 + \cdots + 2^n = 2^{n+1} - 1</math>.}}
''Exemple IV.'' — Former les puissances successives de 5. On en trouve une table étendue dans la Préface des ''Tables de logarithmes de {{sc|Callet}}.
''Exemple V.'' — Le chiffre des dizaines de mille d’une puissance quelconque de 5, ne peut être ni un 3, ni un 8. ({{sc|Laisant}}.)
'''24. Table des carrés.''' — Si l’on remplace la première colonne
des 1 du triangle arithmétique par des 2, on forme un autre Tableau
de sommes. Alors la seconde colonne représente les nombres ''{{tiret|im|pair}}''<noinclude>
<references/></noinclude>
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Charlie Main
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Charlie Main" />{{Nr|34|LIVRE I. — LES NOMBRES ENTIERS.|}}</noinclude>''Exemple I.'' — Les derniers chiffres des puissances (''résidus potentiels'' dans le système décimal) sont
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Les cinquièmes puissances sont terminées comme les premières ; cette remarque a donné naissance au théorème de {{sc|Fermat}}. Les derniers chiffres des puissances successives d’un nombre se reproduisent périodiquement de quatre en quatre.
Tout bicarré est terminé par l’un des chiffres 0, 1, 5, 6.
''Exemple II.'' — Former les puissances successives de 2. — En doublant continuellement, on forme la suite des nombres
{{c|<math>1,\ 2,\ 4,\ 8,\ 16,\ 32,\ 64,\ 128,\ 256,\ 512,\ 1024,\ \cdots</math>;}}
{{G|on vérifie les calculs par les résultats suivants :}}
{{c|<math>\begin{align}
2^{16} &= 65536,\\
2^{32} &= 42919\ 67296,\\
2^{64} &= 18446\ 74407\ 37095\ 51616;
\end{align}
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{{G|la puissance de 2 d’exposant 196, égale à seize fois le cube de la précédente, se compose des soixante chiffres suivants :}}
{{c|<math>\begin{align}
10043\ &36277\ 66186\ 89222\ 13726\ 30771\\
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''Exemple III.'' — Vérifier la formule
{{c|<math>1 + 2 + 2^2 + 2^3 + \cdots + 2^n = 2^{n+1} - 1</math>.}}
''Exemple IV.'' — Former les puissances successives de 5. On en trouve une table étendue dans la Préface des ''Tables de logarithmes de {{sc|Callet}}.
''Exemple V.'' — Le chiffre des dizaines de mille d’une puissance quelconque de 5, ne peut être ni un 3, ni un 8. ({{sc|Laisant}}.)
'''24. Table des carrés.''' — Si l’on remplace la première colonne
des 1 du triangle arithmétique par des 2, on forme un autre Tableau
de sommes. Alors la seconde colonne représente les nombres ''{{tiret|im|pair}}''<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Théophile Moreux - Pour comprendre Einstein.pdf/50
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Yann
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<noinclude><pagequality level="3" user="Yann" /></noinclude>changé. Vos mètres étant triplés, ainsi que vos dimensions corporelles, en même temps que vos appartements et tout le reste, votre salle à manger contiendra le même nombre d’unités de mesure que la veille. En serait-il de même pour le temps ? Oui répondrez-vous ?
Eh bien, cela n’est pas certain, quoi qu’en dise Poincaré dans ses ''Dernières Pensées''<ref>H. {{sc|Poincaré}} : ''Dernières pensées'' p.37 (Flammarion, Paris 1913).</ref>. Il est vrai qu’en la circonstance l’auteur ne parle que de la relativité de l’espace. Au point de vue mécanique, tout serait changé et nous ne tarderions pas à nous en apercevoir. C’est bien ce qu’ont démontré autrefois Delbœuf, dans son ''Mégamicros'', et mon ami, feu le colonel du Ligondès<ref>Cf. ''Rev. des Quest. Scient.'' 1904 pp. 70 et 597.</ref>.
En attendant, adoptons, au point de vue purement spatial, les conclusions de Poincaré et supposons que la grandeur d’espace, comme la durée, soit extensible indéfiniment à la façon d’un fil de caoutchouc parfaitement élastique ; toutes les grandeurs mesurables seront relatives. Mais la relativité envisagée par les physiciens de la fin du {{sc|xix}}{{e}} siècle et qu’Einstein n’a nullement inventée, soit dit en passant, n’a rien de commun avec les exemples précédents.<noinclude>
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Page:Théophile Moreux - Pour comprendre Einstein.pdf/51
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « <nowiki /> En effet, dans tout ce que nous venons de considérer, les rapports de temps et d’espace ne sont pas altérés. Une fois l’unité de mesure adoptée, celle-ci est toujours contenue le même nombre de fois dans la grandeur à évaluer. Si je m’entends avec vous pour définir la minute de temps et la durée d’une heure, je trouverai, comme vous, que l’heure vaut 60 minutes. à toutes les horloges réglées sur la mienne. Or, nous dit Einstein,... »
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Yann" /></noinclude><nowiki />
En effet, dans tout ce que nous venons de considérer, les rapports de temps et d’espace ne sont pas
altérés. Une fois l’unité de mesure adoptée, celle-ci
est toujours contenue le même nombre de fois dans
la grandeur à évaluer. Si je m’entends avec vous pour
définir la minute de temps et la durée d’une heure,
je trouverai, comme vous, que l’heure vaut 60 minutes.
à toutes les horloges réglées sur la mienne.
Or, nous dit Einstein, comment allez-vous régler
vos horloges ? Evidemment par la coincidence des
aiguilles de leur cadran. Ceci est facile quand toutes
les horloges sont toutes réunies en un même lieu.
Lorsque la première marque midi, la seconde et les
suivantes marqueront midi également et il en sera
ainsi de toute la suite des minutes et des heures. Et
nous voici amenés à la notion de simultanéité.
Lorsqu’un événement se passera dans le lieu des
horloges, soit une décharge électrique, l’heure indiquée par les horloges, me donnera l’heure de l’événement. L’événement, ici, est l’étincelle produite, je
suppose, par la décharge et l’heure est la position de
l’aiguille des horloges ; je dirai que heure et événement (étincelle)sont des faits simultanés.
Et si l’événement n’a pas lieu à côté de l’horloge ?
Ah ! cette fois, le problème est moins simple et il faut
adopter des conventions. Voici la solution que propose
Einstein.<noinclude>
<references/></noinclude>
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15914577
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Yann
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proofread-page
text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Yann" /></noinclude><nowiki />
En effet, dans tout ce que nous venons de considérer, les rapports de temps et d’espace ne sont pas altérés. Une fois l’unité de mesure adoptée, celle-ci est toujours contenue le même nombre de fois dans la grandeur à évaluer. Si je m’entends avec vous pour définir la minute de temps et la durée d’une heure, je trouverai, comme vous, que l’heure vaut 60 minutes. à toutes les horloges réglées sur la mienne.
Or, nous dit Einstein, comment allez-vous régler vos horloges ? Évidemment par la coincidence des aiguilles de leur cadran. Ceci est facile quand toutes les horloges sont toutes réunies en un même lieu. Lorsque la première marque midi, la seconde et les suivantes marqueront midi également et il en sera ainsi de toute la suite des minutes et des heures. Et nous voici amenés à la notion de ''simultanéité''.
Lorsqu’un événement se passera dans le lieu des horloges, soit une décharge électrique, l’heure indiquée par les horloges, me donnera l’heure de l’événement. L’événement, ici, est l’étincelle produite, je suppose, par la décharge et l’heure est la position de l’aiguille des horloges ; je dirai que ''heure'' et ''événement'' (étincelle) sont des faits simultanés.
Et si l’événement n’a pas lieu à côté de l’horloge ? Ah ! cette fois, le problème est moins simple et il faut adopter des conventions. Voici la solution que propose Einstein.<noinclude>
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Yann
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En effet, dans tout ce que nous venons de considérer, les rapports de temps et d’espace ne sont pas altérés. Une fois l’unité de mesure adoptée, celle-ci est toujours contenue le même nombre de fois dans la grandeur à évaluer. Si je m’entends avec vous pour définir la minute de temps et la durée d’une heure, je trouverai, comme vous, que l’heure vaut 60 minutes à toutes les horloges réglées sur la mienne.
Or, nous dit Einstein, comment allez-vous régler vos horloges ? Évidemment par la coincidence des aiguilles de leur cadran. Ceci est facile quand toutes les horloges sont toutes réunies en un même lieu. Lorsque la première marque midi, la seconde et les suivantes marqueront midi également et il en sera ainsi de toute la suite des minutes et des heures. Et nous voici amenés à la notion de ''simultanéité''.
Lorsqu’un événement se passera dans le lieu des horloges, soit une décharge électrique, l’heure indiquée par les horloges, me donnera l’heure de l’événement. L’événement, ici, est l’étincelle produite, je suppose, par la décharge et l’heure est la position de l’aiguille des horloges ; je dirai que ''heure'' et ''événement'' (étincelle) sont des faits simultanés.
Et si l’événement n’a pas lieu à côté de l’horloge ? Ah ! cette fois, le problème est moins simple et il faut adopter des conventions. Voici la solution que propose Einstein.<noinclude>
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Fichier:Studdy - Bonzo alpiniste (1937)-cover-notext.jpg
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M-le-mot-dit
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== Description ==
{{Information
|Description=''Bonzo alpiniste'', bande dessinée
|Source={{Gallica|btv1b108438096}}
|Date=1937
|Author=[[Auteur:George Ernest Studdy|George E. Studdy]]
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|other_versions=[[Fichier:Studdy - Bonzo alpiniste (1937).djvu|120px]]
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[[Catégorie:Bonzo alpiniste]]
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== Description ==
{{Information
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[[Catégorie:Bonzo alpiniste]]
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2026-07-10T22:53:30Z
Yann
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text/x-wiki
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Je suis placé au milieu d’une droite alors que deux observateurs en occupent les extrémités et je me fais envoyer par eux, des signaux optiques ; dès lors que la lumière n’est pas instantanée et qu’elle franchit 300 000 kilomètres à la seconde, je recevrai les signaux en retard je le sais parfaitement, mais cela m’importe peu pour l’instant. Ce qui reste vrai, c’est que les deux observateurs étant à la même distance de mon œil, si je reçois en même temps<ref>Par un dispositif de miroirs inclinés, facile à imaginer.</ref>, c’est-à-dire à la même indication de mon chronomètre, les signaux émis, j’en inférerai que ces signaux sont partis des deux stations également éloignées, ''au même moment''. Les signaux ici sont encore simultanés dans le temps.
Nous allons résumer cet exemple au moyen d’une figure (v. figure 3) la droite est A B. J’occupe le
{{c|<u>A M B</u>}}
{{c|Fig. 3. - Illustrant la définition de la simultanéité optique.|fs=90%}}
milieu M ; donc A M égale M B. La lumière mettant le même temps pour parcourir les deux moitiés de la ligne, si je reçois les signaux de A et de B au même moment, j’en infère que ces signaux sont partis de A et de B en même temps, c’est-à -dire simultanément.<noinclude>
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2026-07-10T23:01:57Z
Yann
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proofread-page
text/x-wiki
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Je suis placé au milieu d’une droite alors que deux observateurs en occupent les extrémités et je me fais envoyer par eux, des signaux optiques ; dès lors que la lumière n’est pas instantanée et qu’elle franchit 300 000 kilomètres à la seconde, je recevrai les signaux en retard je le sais parfaitement, mais cela m’importe peu pour l’instant. Ce qui reste vrai, c’est que les deux observateurs étant à la même distance de mon œil, si je reçois en même temps<ref>Par un dispositif de miroirs inclinés, facile à imaginer.</ref>, c’est-à-dire à la même indication de mon chronomètre, les signaux émis, j’en inférerai que ces signaux sont partis des deux stations également éloignées, ''au même moment''. Les signaux ici sont encore simultanés dans le temps.
Nous allons résumer cet exemple au moyen d’une figure (v. figure 3) la droite est A B. J’occupe le
{{interligne}}
{{c|<u>A_____________M_____________B</u>|fs=150%}}
{{interligne|0.5em}}
{{c|Fig. 3. — Illustrant la définition de la simultanéité optique.|fs=90%}}
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Page:Revue des Deux Mondes - 1848 - tome 23.djvu/31
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2026-07-10T23:13:18Z
Berniepyt
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/* Corrigée */
15914587
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Berniepyt" />{{nr||PUYLAURENS.|25}}</noinclude>{{Tiret2|géné|rosité}}, les réfugiés payèrent en monnaie de galanterie. Le prince donna l’exemple en se déclarant le serviteur de la fille du comte Colonia. Il n’y eut bientôt pas une fille d’honneur de l’infante qui n’eût un adorateur dans la suite de Monsieur, et, pour obéir à cette mode, Puylaurens rendit ses hommages à la beauté de {{Mlle|de}} Chimay. Depuis le premier séjour de Gaston d’Orléans à Bruxelles, les dames espagnoles avaient appris à parler français. Les vers, le phébus, les violons, allaient grand train, et il ne se passait pas de nuit sans une quantité de sérénades.
L’étiquette d’Espagne étant la plus sévère du monde, l’infante ne craignait rien pour ses filles d’honneur. Grace à la hauteur des murs du palais, l’amour se faisait à distance, et les soupirans ne causaient avec leurs belles qu’aux heures de réception devant tant de témoins que les mères pouvaient dormir en toute sécurité. Une demi-douzaine de duels animèrent ces galanteries. Hormis le baron de Vaucelas, qui se laissa vendanger par un coup de maladresse, il n’y eut que des égratignures, et les rivaux firent amitié ensemble après ces différends, dont la moitié furent accommodés par Monsieur. L’infante s’amusait de ces folies, et, si {{M.|le}} cardinal eût voulu rabattre un peu de sa raideur, il aurait pu profiter des succès de la jeunesse française en pays étranger pour faire sa paix avec l’Espagne par l’entremise de Monsieur.
{{Mlle|de}} Chimay, toute fraîche débutante, avec une grande beauté et un cœur neuf, où les émotions commençent à remuer comme des oiseaux éclos de la veille, s’essayait doucement à causer avec Puylaurens. La princesse sa mère, personne de sens et d’esprit, demeurait en tiers dans les conversations. Comme elle voyait bien que ces amours n’étaient qu’un badinage, elle ne s’en inquiétait point, et son indulgence reposait sur une amitié dont Puylaurens lui avait trop de reconnaissance pour songer à la tromper. Les violons que le favori de Monsieur envoyait le soir sous les fenêtres jouaient pour elle comme pour sa fille. Sauf trois ou quatre bouquets et autant de rubans que la demoiselle jeta par une jalousie élevée de trente pieds, Puylaurens ne tira d’autre profit de ses promenades nocturnes que du froid sur les épaules et la satisfaction de se dire favorisé par une belle personne ; mais il n’en souhaitait pas davantage.
Au milieu des délices de Bruxelles, la discorde trouva le moyen de se glisser parmi les ennemis du cardinal. La reine-mère, qui commençait à vieillir, ne se gouvernait plus que par les conseils du père Chanteloup, le plus étrange confesseur qu’ait jamais pris une femme dévote. Ce prêtre, perclus de la goutte, était cependant plein de violence, avec une ame scélérate et une physionomie forcenée. Marie de Médicis et son directeur, dont la haine ne voulait point d’accommodement avec le cardinal, accusèrent Puylaurens de négocier sans leur participation, et ils ne se trompaient pas, car Monsieur entretenait secrètement une<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Berniepyt" />{{nr|26|REVUE DES DEUX MONDES.|}}</noinclude>correspondance avec le roi son frère. Le père Chanleloup envoya en France un estafier à ses gages avec la commission peu chrétienne d’assassiner le cardinal. Cet homme manqua son coup, et l’on sut à la cour de France que Gaston d’Orléans s’était brouillé avec sa mère pour s’être opposé à ce guet-apens. {{Mme|de}} Phalsbourg, qui ne pardonnait pas à Puylaurens le tour pendable qu’elle lui avait joué, ni les mensonges qu’elle lui avait faits, se joignit au père Chanteloup. Le duc d’Elbeuf l’y accompagna, et Le Coigneux, jaloux de l’autorité d’Antoine de l’Age, passa dans le parti de la reine-mère.
De leur côté, les Espagnols murmuraient. Monsieur, disaient-ils, s’apprêtait, pour prix des libéralités de l’infante, à ne laisser en Flandre que ses vieux habits. Un soir, on tira sur Puylaurens un coup d’espingole qui ne l’atteignit pas, mais dont une personne de sa suite fut blessée. Le marquis d’Aytone, gouverneur de Bruxelles, tout en faisant grand bruit de cette affaire, ne rechercha point l’assassin, qui était payé par le père Chanteloup. La police secrète de {{M.|le}} cardinal porta les nouvelles en France, et l’explosion de cette espingole eut un retentissement favorable jusqu’au château de Saint-Germain.
Un jour, Gaston d Orléans reçut une lettre entièrement écrite de la main du roi : « Mon frère, écrivait {{roi|Louis|XIII}}, j’apprends avec effroi qu’il n’y a plus de sûreté pour votre personne chez les étrangers. Revenez auprès de vos véritables amis. Je ferai grace à vos serviteurs, et je vous rends dès à présent la tendresse que je vous dois. Le chevalier d’Elbeine vous portera des conditions acceptables. »
Le même courrier remit à Puylaurens une lettre de {{M.|le}} cardinal ainsi conçue :
« Le roi ayant oublié ses sujets de mécontentement, vous pouvez pénétrer jusqu’aux genoux de sa majesté, à couvert sous l’amitié dont Monsieur vous honore. Je suis aise de vous savoir séparé d’une cabale qui ne doit plus espérer de pardon, et je vous félicite d’avoir échappé aux tentatives criminelles de cette cabale contre votre personne. Je vous montrerai peut-être, de façon à vous toucher le cœur en un point sensible, que dans la réconciliation comme dans l’inimitié je ne fais pas les choses à demi. »
Au-dessous de la signature du ministre, {{Mlle|de}} Pont-Château avait écrit ces mots :
« Mon oncle cherche son bâton de cire d’Espagne et son cachet. Il ne les trouve point, parce que je les ai dans ma poche. Je profite de ce moment pour vous faire savoir que {{M.|le}} cardinal vient de me prendre par l’oreille en me demandant si je serais bien aise de vous revoir, et si j’aurais pour agréable que vous me fissiez votre cour. Fuyez cet affreux pays où l’on vous tire des coups d’espingole. Signez, promettez, jurez aveuglément, si vous ne voulez que je meure d’ennui, d inquiétude<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Berniepyt" />{{nr||PUYLAURENS.|27}}</noinclude>et… Voici {{M.|le}} cardinal qui m’appelle : je vous dirai plus tard ce dernier mot qu’il ne m’a pas laissé le temps d’écrire. »
Ce n’était pas la crainte des coups d’espingole qui faisait souhaiter à Antoine de l’Age de rentrer en France. L’amour lui soufflait mille raisons plus persuasives que celles de l’ambition. Marguerite de Pont-Château s’ennuyait de cette vertu de tragédie qui tenait son amant à cent lieues d’elle. Puylaurens attendit le projet de traité de {{M.|le}} cardinal, résolu à le signer sans discussion. Quels furent son étonnement et sa joie en y découvrant des conditions plus douces qu’il ne devait raisonnablement l’espérer ! Une estafette, qui le réveilla au milieu de la nuit, lui remit un papier sur lequel il trouva ces clauses dictées à {{M.|de}} Chavigny par le ministre :
{{Alinéa|''Traité secret entre son éminence Armand Duplessis, cardinal, duc de Richelieu et Antoine de L’Age, marquis de Puylaurens, premier chambellan de son altesse royale Monsieur.''|1|-1}}
{{1o|{{M.|le}}}} cardinal, ayant à cœur de témoigner à Puylaurens sa bonne volonté et le plaisir qu’il éprouve de la réconciliation complète et définitive ménagée par ledit Puylaurens entre le roi et Monsieur, lui rend son amitié sans aucune réserve.
{{2o|En}} signe de cette amitié, {{M.|le}} cardinal promet à Puylaurens de le faire nommer duc et pair du royaume, au premier service qu’il rendra au roi.
{{3o|Puylaurens}}, ayant exprimé en diverses rencontres une inclination tendre pour mademoiselle de Pont-Château, la cadette, cousine de son éminence, {{M.|le}} cardinal approuve ce penchant et permet audit Puylaurens d’en espérer des suites favorables à ses désirs.
{{4o|En}} retour de ces graces signalées, Puylaurens s’engagera, sur sa vie et son honneur, à découvrir au roi, sans qu’on ait besoin de l’y inviter, ce qui pourrait être entrepris contre le service de sa majesté et le bien de l’état ; enfin, ledit Puylaurens promet de faire tout ce qui sera honnêtement possible pour déterminer Monsieur à laisser rompre son mariage avec la princesse Marguerite de Lorraine, à moins que le roi ne vienne à se relâcher de sa sévérité sur cet article.
Sans tarder d’une minute, Antoine de l’Age écrivit au bas de ce traité son acceptation dans les termes suivans :
« Pénétré de reconnaissance des graces du roi et des faveurs de {{M.|le cardinal}}, je demande pardon à sa majesté de mes fautes passées, je m’engage sur ma vie et mon honneur à remplir scrupuleusement les conditions de l’article{{lié}}4, en insistant sur ces deux mots qui s’y trouvent consignés : c’est ''au roi lui-même'' que je découvrirai ce qui pourra être médité contre son service, et je tenterai ce qui sera honnêtement possible pour la rupture du mariage de son altesse royale. »<noinclude>
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Berniepyt
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<noinclude><pagequality level="3" user="Berniepyt" />{{nr|28|REVUE DES DEUX MONDES.|}}</noinclude><nowiki />
Puylaurens venait, tout palpitant d’aise, d’apposer sa signature, lorsque Monsieur l’envoya chercher. Ce prince, à demi chaussé, bondissait au milieu des ténèbres. Son traité avec le roi n’était pas moins favorable que celui de Puylaurens. On lui rendait sa position à la cour, ses {{corr|apanage|apagnages}}, pensions et gouvernemens ; on accordait grace entière à tous ses serviteurs, excepté Le Coigneux. La seule condition imposée était que Monsieur souffrirait patiemment une consultation de docteurs en Sorbonne sur la validité de son mariage, dont le roi promettait de ne poursuivre la nullité que dans les formes accoutumées pour les autres sujets du royaume.
Il ne fallait plus à Gaston d’Orléans qu’un peu de discrétion et de prudence pour se tirer des mains des Espagnols ; mais les gens faibles agissent toujours d’une façon imprévue à chaque rencontre. Au lieu de se tenir en repos et d’attendre l’occasion de rentrer en France, Monsieur voulut aller chez le gouverneur de Bruxelles pour y étudier les dispositions des autorités à son égard. Le bon papier qu’il avait dans sa poche lui donnant une émotion qu’il ne pouvait dissimuler, sa langue ne se contenait plus. Il débuta par faire cent plaisanteries contre le cardinal et le roi. Effrayé de sa propre imprudence, il voulut prendre un ton plus sérieux, et s’avisa de parler d’une nouvelle guerre ; il s’engageait, si le roi d’Espagne le voulait aider, à pénétrer jusqu’à Paris, à renverser {{M.|le}} cardinal et reléguer {{roi|Louis|XIII}} dans un couvent. Les regards défians des vieux politiques espagnols le troublant davantage à mesure qu’il s’égarait, la peur le poussait plus avant dans le précipice. Il en vint jusqu’à proposer de signer, séance tenante, un traité avec l’infante. Le marquis d’Aytone saisit aussitôt l’occasion, offrit la plume à Monsieur, et le pria de mettre lui-même par écrit les clauses de ce traité. Le prince, pris au piége, n’osa point reculer. Il se plaça devant le bureau du gouverneur, et se mit à écrire un projet de traité si violent, que sa majesté catholique n’aurait pu rien souhaiter de mieux. Il demandait douze mille fantassins et trois mille cavaliers, deux compagnies de maîtres volontaires, la somme d’un demi-million de livres pour le jour de l’entrée en campagne, et promettait en échange des avantages qui auraient causé la ruine de la France, si cette folie n’eût pas été d’une exécution impossible. Puylaurens arriva par hasard chez le marquis d’Aytone au moment où Monsieur accordait sans difficulté la renonciation de la couronne de France à ses droits sur une partie du Roussillon, ainsi qu’à ses prétentions nouvelles sur la Lorraine. Il demeura stupéfait en écoutant ces sottises incohérentes, et le prince, tout honteux d’une faute aussi grossière, regardait son favori avec des yeux égarés.
— Vous venez à propos, dit le gouverneur à Puylaurens ; il manque dans ce traité une clause qui vous concerne. Le roi, mon maître, saura<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Organophone" /></noinclude><nowiki />
{{PersonnageD|GUILLAUME|c}}
{{iv|16}}A-peu-près.
{{PersonnageD|THÉRÈSE|c|avec dépit.}}
<poem>
{{iv|4}}Vous interprétez mal exprès
{{iv}}Tous mes discours.
</poem>
{{PersonnageD|GUILLAUME|c|avec amertume.}}
{{iv|12}}Moi, Madame ! au contraire....
{{PersonnageD|THÉRÈSE|c|avec emportement.}}
{{iv}} Finissons !
{{PersonnageD|GUILLAUME|c|impérieusement.}}
{{iv|8}}Pour finir, Madame, il faut se taire.
{{PersonnageD|THÉRÈSE|c|étouffant de dépis.}}
<poem>
{{iv}}Ma présence , Monsieur , commence à vous lasser.
{{iv}}Par vos discours amers vous voulez me chasser :
{{iv}}Epargnez-les ; je sors.
</poem>
{{PersonnageD|GUILLAUME|c|sèchement.}}
<poem>
Non, Madame ; de grâce,
Appaisez-vous : c’est moi qui vons cède la place.
</poem>
{{mpom|''(Il sort.)''|c}}
{{Scène| VII.}}
{{PersonnageD|THÉRÈSE|c|seule, regardant autour d'elle.}}
<poem>
{{iv|4}}{{sc|Il}} faut donc quitter pour jamais
{{iv|4}}Cette habitation chérie !
{{iv}}Cruel ! tu ne sais pas à quel point je t’aimois....
{{iv}}Mais ton orgueil feroit le malheur de ma vie ;
{{iv}}Et ce que l’amour veut, la raison le défend ...
{{iv}}Allons revoir mon fils ; allons, en l’embrassant,
{{iv|4}}Soulager mon ame attendrie :
{{iv}}Il n’est point de chagrins qu’une mère n’oublie
{{iv|4}}Entre les bras de son enfant.
</poem>
{{mpom|''( Elle sort à droit par la porte latérale ; Martin, le Juge entrent en même temps par la porte au fond. )''|c}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Berniepyt" />{{nr||PUYLAURENS.|29}}</noinclude>votre passion pour {{Mlle|de}} Chimay, et vous fera de belles conditions pour vous fixer dans ce pays.
Puylaurens demanda la permission de jeter un coup d’œil sur le projet de traité. À peine l’eut-on remis entre ses mains, qu’il le déchira sans s’émouvoir.
— Tout ceci, dit-il, n’est pas assez mûrement réfléchi, et surtout ne doit pas être écrit de la main de Monsieur.
Le gouverneur échangea quelques mots en espagnol avec les seigneurs qui l’entouraient, et puis, s’adressant à Gaston d’Orléans :
— Votre altesse, lui dit-il, a reçu de bonnes nouvelles de France, à ce qu’il paraît. Je me réjouis de la savoir réconciliée avec le roi son frère.
Monsieur eût voulu, dans ce moment, se jeter tout armé dans un abîme pour y cacher sa confusion. Il allait protester de sa bonne foi et se plonger encore dans le mensonge ; mais Puylaurens le saisit par le bras et l’emmena malgré lui. Le soir, la police espagnole rôdait autour du palais de Monsieur, et l’ordre était envoyé à la poste de ne donner de chevaux à aucun Français. Trente estafiers payés par Le Coigneux, Chanteloup et {{Mme|de}} Phalsbourg, cherchaient Puylaurens, résolus à le poignarder en place publique, partout où ils le rencontreraient. Tel était l’heureux effet des finesses de Gaston d’Orléans.
Une fuite précipitée devenait donc absolument nécessaire, et la faute que Monsieur venait de commettre rendait ce parti difficile et périlleux. Le 8{{lié}}octobre au matin, le prince envoya proposer au gouverneur de chasser le renard avec lui. Le marquis d’Aytone n’osa refuser de laisser sortir les équipages de chasse ; mais il répondit qu’il avait affaire à son gouvernement, et qu’il tiendrait compagnie à Puylaurens, tandis que Monsieur serait à la campagne ; autant eût valu dire que {{M.|de}} L’Age demeurerait à Bruxelles pour y servir de caution. Gaston embrassa son favori, persuadé qu’il ne le reverrait jamais, et partit enchanté de montrer ses talons à la capitale des Flandres espagnoles.
Dès neuf heures du matin, le bruit courait déjà de l’évasion des Français. Cependant le capitaine La Pistole vint à la hâte avertir Puylaurens qu’on pouvait tenter de sortir de la ville à la faveur d’une parade militaire. Antoine de L’Age monta à cheval, suivi du capitaine seulement, et traversa de l’air le plus tranquille tout le beau quartier de Bruxelles. Devant l’hôlel de Chimay, il salua les dames, qui étaient sur leur balcon. La princesse lui fit signe de la main de ne point s’arrêter et de s’enfuir bien vite ; {{Mlle|de}} Chimay lui jeta un mouchoir garni de dentelles, qu’il ne manqua pas d’attacher à son épaule, selon la mode de ce temps-là.
À la porte de Namur était le régiment de royal-infant qui faisait des manœuvres. Les Espagnols remarquèrent parmi les curieux deux {{Tiret|per|sonnes}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Berniepyt
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Berniepyt" />{{nr|30|REVUE DES DEUX MONDES.|}}</noinclude>{{Tiret2|per|sonnes}} à cheval qui, à la faveur des mouvemens de troupes, passaient devant le front des soldats. Un officier reconnut {{M.|de}} L’Age et s’écria : — Voilà Puylaurens qui s’échappe !
Il n’y avait plus à hésiter : Puylaurens et La Pistole tournèrent par un sentier de traverse et s’enfuirent au galop. Deux gendarmes du royal-infant cherchèrent à couper le chemin en courant à travers une prairie. Comme le premier de ces gendarmes s’apprêtait à sauter un fossé, Puylaurens lui lâcha un coup de pistolet dans le visage. Le second gendarme, voyant son compagnon tomber le nez en terre, s’arrêta au bord du fossé. Les fugitifs gagnèrent sans autre accident la route de France, et, après une course de cinq minutes à franc étrier, le capitaine La Pistole, hors de danger, arrêta son cheval barbe pour regarder de loin les clochers de Bruxelles en s’écriant : — Hospitalité espagnole, ratafia de Hollande, et vous, blondes servantes des aimables cabarets de Flandre, salut ! recevez mes tendres adieux !
{{c|{{rom-maj|XVII}}.|fs=120%|mt=3em|mb=2em}}
À partir de ce moment, le destin d’Antoine de L’Age s’élève, et je n’aurais pas entrepris d’écrire son histoire, sans les événemens qu’il me reste à raconter.
Le 21{{lié}}octobre, Monsieur fut reçu à Saint-Germain par le roi, qui l’accueillit d’un air glacial et ennuyé, en lui disant des paroles qui, dans une autre bouche que la sienne, auraient paru assez tendres. Puylaurens était à Ruel, où l’on attendait Monsieur pour l’heure du dîner. Le prince s’y rendit avec douze de ses gentilshommes, que le ministre avait invités. Quelle journée pour notre héros ! D’abord {{M.|le}} cardinal l’embrasse cordialement et le mène promener dans son jardin. Les grandes eaux jouent, des tables de rafraîchissemens sont dressées sous les grottes, et la symphonie se fait entendre. Avant de passer dans la salle à manger, {{M.|le}} cardinal dit à Puylaurens avec un sourire amical :
— Vous comptez vos brebis, comme Polyphème, et vous voyez qu’il vous en manque. Je vais faire appeler mes nièces.
Trois jeunes filles, conduites par leurs gouvernantes, s’avancent en rougissant.
— Monsieur, dit le ministre au frère du roi, voici trois minois pour qui je réclame vos bontés. La plus âgée de ces enfans, {{Mlle|Du}} Plessis-Chivray, n’a pas encore vingt-deux ans. C’est une persorme de grande sagesse, comme on le voit à cette bouche en cœur, à ces yeux doux et à ces appas philosophes. {{M.|le}} comte de Guiche veut lui enseigner quelque chose comme l’art d’aimer, et paraît être un assez bon docteur, puisqu’elle l’écoute patiemment. {{Mlle|Marie}} de Pont-Château, l’aînée des deux autres, est une dévote qui a voulu rester au couvent jusqu’à<noinclude>
<references/></noinclude>
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{{Scène| IV.}}
{{Personnage|LE JUGE, MARTIN.|c}}
{{PersonnageD|MARTIN|c|saluant.}}
{{sc|Entrez}}, Monsieur, entrez.
{{PersonnageD|LE JUGE|c}}.
<poem>{{iv|16}}Je suis fâché d’apprendre
Que deux honnêtes gens veuillent se séparer.
</poem>
{{PersonnageD|MARTIN|c}}.
Je crois que c’est vraiment un service à leur rendre.
{{PersonnageD|LE JUGE|c}}.
Si l’un des deux a tort, ne peut-il réparer?...
{{PersonnageD|MARTIN|c}}.
{{iv}}Non : ils sont brouillés pour la vie.
{{PersonnageD|LE JUGE|c}}.
Je gage qu’aujourd’hui je les reconcilie.
{{PersonnageD|MARTIN|c}}.
<poem>{{iv}}Vous n’en viendrez jamais à bout.
L’habitude a chez eux fait naître le dégoût;
{{iv}}Et le dégoût l’antipathie.
</poem>
{{PersonnageD|LE JUGE|c}}.
<poem>Tant pis. Je l’avouerai, ce n’est qu’en gémissant
Que je vais dans ces lieux remplir mon ministère.
</poem>
{{PersonnageD|MARTIN|c}}.
Pourquoi donc? tant de gens le trouvent consolant !
{{PersonnageD|LE JUGE|c}}.
<poem>Hélas! ce n’est ici le père ni la mère
{{iv|4}}Que je plains; mais c’est leur enfant;
{{iv}}Et je voudrois que la loi secourable,
{{iv}}Qui des époux rompt la société,
Pût sauver l’innocent de cette extrémité;
</poem><noinclude>
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Organophone
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Que deux honnêtes gens veuillent se séparer.
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Je crois que c’est vraiment un service à leur rendre.
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Si l’un des deux a tort, ne peut-il réparer?...
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{{iv}}Non : ils sont brouillés pour la vie.
{{PersonnageD|LE JUGE.|c}}
Je gage qu’aujourd’hui je les reconcilie.
{{PersonnageD|MARTIN.|c}}
<poem>{{iv}}Vous n’en viendrez jamais à bout.
L’habitude a chez eux fait naître le dégoût;
{{iv}}Et le dégoût l’antipathie.
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{{PersonnageD|LE JUGE.|c}}
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Que je vais dans ces lieux remplir mon ministère.
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{{PersonnageD|MARTIN.|c}}
Pourquoi donc? tant de gens le trouvent consolant !
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Pût sauver l’innocent de cette extrémité;
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{{Scène| IV.}}
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Que deux honnêtes gens veuillent se séparer.
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Que je vais dans ces lieux remplir mon ministère.
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Pût sauver l’innocent de cette extrémité;
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Page:Demoustier - Le divorce, Paris, Maradan, 1795.djvu/22
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Organophone" /></noinclude><nowiki />
<poem>Et que le premier fruit de la paternité,
{{iv}}Fût un obstacle insurmontable
{{iv}}Au divorce.</poem>
{{PersonnageD|Martin.|c|}}
{{g|Et la liberté ?|50%}}
{{PersonnageD|le Juge.|c|avec feu.}}
<poem>{{iv|4}}La liberté consiste à faire
{{iv}}Tout ce qui peut nous servir ou nous plaire.
{{iv|4}}Sans nuire aux intérêts d’autrui :
Or, est-il d’intérêt plus sacré que celui
{{iv}}De l’Être auquel on a donné naissance,
De l’Être dont le Ciel confie à notre cœur
{{iv|4}}Et la foiblesse et l’innocence,
Et qui peut, en sortant de notre dépendance ,
Nous demander un jour compte de son bonheur?
</poem>
{{PersonnageD|Martin.|c|}}
<poem>{{iv|2}}Mais vous savez que la masse commune
{{iv|4}}De la fortune des parens
Assure pour jamais l’intérêt des enfans. </poem>
{{PersonnageD|le Juge|c|très-vivement.}}
<poem>{{iv|4}}Il s’agit bien de la fortune !
{{iv|4}}Quand l’innocence et la vertu
{{iv|4}}Sont en danger, tout est perdu. </poem>
{{PersonnageD|Martin.|c|}}
Où voyez-vous?...
{{PersonnageD|le Juge.|c|}}
<poem>{{iv|16}}Je vois un époux, une mère
Loin du toît conjugal exilés sans retour;
Et je vois leur enfant isolé sur la terre,
Privé, presque en naissant, de bonheur et d’amour. </poem>
{{PersonnageD|Martin.|c|}}
Mais leur amour pour lui sera toujours le même
{{PersonnageD|le Juge.|c|}}
Eh ! doit-on s’éloigner de l’Être que l’on aime?
{{PersonnageD|Martin.}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Demoustier - Le divorce, Paris, Maradan, 1795.djvu/23
104
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2026-07-11T00:15:03Z
Organophone
164412
/* Corrigée */
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Organophone" /></noinclude>{{PersonnageD|Martin.|c|}}
{{iv}}L’aime-t-on moins quand on en est absent?
{{PersonnageD|le Juge.|c|}}
<poem>{{iv}}Oui, l’amitié ressemble à la lumière
{{iv|4}}Qui s’affoiblit en s’éloignant.
C’est dans ses bras qu’on doit élever son enfant;
{{iv|4}}C’est entre son père et sa mère
{{iv|4}}Qu’il doit croître au sein de l’amour.
{{iv}}C’est là qu’il doit recevoir tour à tour
Et rendre innocemment caresse pour caresse.
Il faut ( car l’amitié d’un seul ne suffit pas )
Que des bras de son père il passe dans les bras
De sa mère, et, lui seul, épuise leur tendresse.
Enfin, pour affermir son heureux naturel,
Son esprit incertain, sa raison chancelante,
{{iv}}Il faut sur cette jeune plante
Concentrer tous les feux de l’amour paternel. </poem>
{{PersonnageD|Martin.|c|}}
Oui; mais la Loi....
{{PersonnageD|le Juge.|c|}}
<poem>{{iv|16}}La loi, Monsieur, est inutile
Où régnent de concert l’amour et les vertus.
{{iv|4}}La Loi seroit bien moins facile
{{iv|4}}Si nous étions moins corrompus.</poem>
{{PersonnageD|Martin.|c|}}
Enfin, si c’est un mal, c’est un mal nécessaire.
{{PersonnageD|le Juge.|c|}}
<poem>Je n’en accuse aussi que nos égaremens;
Et plains la Loi des maux qu’elle est réduite à faire
Pour en éviter de plus grands. </poem><noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Crenne - Songe (1541).djvu/146
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15914637
2026-07-11T02:35:41Z
Psephos
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Psephos" /></noinclude>me reduicte : de ce qu’elle aspiroit de scavoir bien informée, elle fut longue espace taciturne, pource qu’elle estoit toute esprise des salutiferes parolles qu’elle avoit avec incredible affection escoutées : lesquelles aurent tant d’efficace, qu’apres le mediter requist à dame Raison, que si la contrition que son delicieux cueur avoit receue, estoit digne d’aulcune recompense, que de la societé de ceste preclaire compaignie la rendist digne : À quoy liberalement Raison se consentit, & encores luy dit :
{{c|{{all-sc|{{sp|Raiso}}n.}}|mt=2em|mb=1em}}
{{lettrine4|S}}I tu veulx estre totalement bien vivante, il t’est necessaire à toute richesse renoncer, en eslisant pauvreté : car veritablement c’est celle qui est riche de grace & nue d’erreur. Recorde toy de ce que dict le Seigneur en son evangile : si tu veulx,<noinclude>
<references/></noinclude>
7kylagljkqr1ifb08xqkseo2so41ztn
Page:Crenne - Songe (1541).djvu/147
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Psephos
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Psephos" /></noinclude>ce dict il, estre parfaict, va exposer à vendition tous les biens que tu possede : & les disperse aux pauvres, & t’enviens apres moy me ensuyvre. Ceulx qui ce font, sont les pauvres d’esperitz, & fault estimer, que pauvreté de soy n’est point louable ne vertu : pource dict le Salvateur : la seule pauvreté d’esperit estre felice, c’est à dire, de volunté spirituelle. Et telle est volunté de pauvreté, quand pour aspirer à la possession d’une beatitude spirituelle, que diligente est nostre volunté pour l’aquision de si supreme merite & utilité spirituelle, on est content endurer diminuation au temporel si dieu l’envoye : ou on la demande de propre mouvement, pretendant à ceste fin, qui est, augmentation de merite : tel, est vray pauvre d’esperit. Ceste pauvreté a receu habitation en sainct Matthieu, quand pour estre embrasé du feu de<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Monsigny - Le Déserteur (1769).djvu/61
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Psephos
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « {{brn|2}} <score sound raw> #(set-default-paper-size "b4") violonA = { \partial 8 dis8\f | } violonB = { r8 | } hautboisA = { r8^1 | } hautboisB = { r8_2 | } corsA = { r8^1 | } corsB = { r8_2 | } alto = { r8 | } bassons = { r8 | } alexis = { b8 | } motsalexis = {\new Lyrics \lyricmode { Fuy8 -- ons2 ce }} gardeA = { r8 | \repeat unfold 41 {R1} } motsGardeA = {\new Lyrics \lyricmode { _8 _1*41 }} gardeB = { r8 |...
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Psephos
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\partial 8 \tempo\markup\normal-text\italic\large"Allegro"
b8\f | e2 e | e8[\p e( dis) dis]( cis)[ cis( b) b]( |
\appoggiatura dis) cis4^+ b2\f b4\p |
cis8[( dis e) e]-! e4 dis^+ |
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% VIOLON1 p 58
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e cis'8[ a] fis4 a8[ fis] |
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% VIOLON2 p 58
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% BOIS1 p 58
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% ALTO p 58
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% BASSE p 58
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Psephos
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% VIOLON1 p 58
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% VIOLON2 p 58
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% BOIS1 p 58
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% BOIS2 p 58
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% CORS1 p 58
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}
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% ALEXIS p 58
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% ALEXIS MOTS p 58
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% MOTS GARDE 2 p 63
_2 _4 Al8 -- te là,2 sol -- dat. _ _1*10
% MOTS GARDE 2 p 65
}}
gardeC = {
\textMark\markup\italic\huge{"3."\super"e""Garde"}
r8 | \repeat unfold 49 {R1}
% GARDE3 p 64
r4 b4 fis a | gis2 r2 | R1 | R1 | R1 |
% GARDE3 p 65
}
motsGardeC = {\new Lyrics \lyricmode {
_8 _1*49
_4 Où cou -- rés "vous ?"2 _ _1*3
% GARDE3 mots p 65
}}
courchemin = {
\textMark\markup\italic\huge{"Courchemin"}
r8 | \repeat unfold 47 {R1}
r4 cis gis b |
% COURCHEMIN p 64
ais2 r | \repeat unfold 5 {R1}
% COURCHEMIN p 65
}
motsCourchemin = {\new Lyrics \lyricmode {
_8 _1*47
_4 Où cou -- rez
% COURCHEMIN MOTS p 64
"vous ?"2 _ _1*5
}}
bcont = {
r8 | e2\f e | e,1\p | e4\f gis8[ b] e4 gis,\p | a2 b | e,4 e''8[\f b] gis4 b8[ gis] |\break
% BASSE p 58
}
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>>
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>>% fin StaffGroup
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<references/></noinclude>
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15915151
15914938
2026-07-11T07:42:22Z
Psephos
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15915151
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Psephos" /></noinclude>{{brn|2}}
<score sound raw>
#(set-default-paper-size "b4")
violonA = {
\partial 8 \tempo\markup\normal-text\italic\large"Allegro"
b8\f | e2 e | e8[\p e( dis) dis]( cis)[ cis( b) b]( |
\appoggiatura dis) cis4^+ b2\f b4\p |
cis8[( dis e) e]-! e4 dis^+ |
e,4.\f gis16[ b] e8[ b16 e] gis8[ e16 gis] |
% VIOLON1 p 58
}
violonB = {
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\appoggiatura b) a4_+ gis2\f e4~\p |
e cis'8[ a] fis4 a8[ fis] |
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% VIOLON2 p 58
}
hautboisA = {
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% BOIS1 p 58
}
hautboisB = {
r8_2 | gis2\f gis | cis4 r4 r2 | r4 \afterGrace e4-+( {dis16[ e]} gis4) r4 | R1 | r4 \afterGrace gis,4-+(\f {fis16[ gis]} b4) \grace fis'8-+( \afterGrace e4 {dis16[ e])} |
% BOIS2 p 58
}
corsA = {
r8^1 | c2 c | c4 r4 r2 | r4 c8[ c] c4 r | R1 | r4 c8[ c] c4 c |
% CORS1 p 58
}
corsB = {
r8_2 | c2\f c | c4 r4 r2 | r4 e8[\f e] e4 r | R1 | r4 e8[\f e] e4 e |
% CORS2 p 58
}
alto = {
r8 | b2\f b | e1\p | e4 b8[\f e] gis4 e\p | fis2 b,4 a | gis\f gis'8[ e] b4 b |
% ALTO p 58
}
bassons = {
r8 | e2
% C'EST COLB JUSQU'À LA PAGE 76
}
alexis = {
\tweak self-alignment-X #LEFT
\textMark\markup\italic\huge{"Alexis"}
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% ALEXIS p 58
}
motsalexis = {\new Lyrics \lyricmode {
Fuy8 -- ons2 ce lieu4 que je dé -- tes -- "te ;" _ il fut si beau,4. pour8 moy,2 _
% ALEXIS MOTS p 58
}}
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\tweak self-alignment-X #LEFT
\textMark\markup\italic\huge{"1."\super"e""Garde"}
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% GARDE1 p 65
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% MOTS GARDe1 p 63
_2 _4 Al8 -- te là,2 sol -- dat. _ _1*7
% MOTS GARDE1 p 65
}}
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\textMark\markup\italic\huge{"2."\super"e""Garde"}
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% GARDE2 p 63
r2 r4 b8 b | dis2 dis | fis r2 | \repeat unfold 10 {R1}
% GARDE2 p 65
}
motsGardeB = {\new Lyrics \lyricmode {
_8 _1*41
% MOTS GARDE 2 p 63
_2 _4 Al8 -- te là,2 sol -- dat. _ _1*10
% MOTS GARDE 2 p 65
}}
gardeC = {
\textMark\markup\italic\huge{"3."\super"e""Garde"}
r8 | \repeat unfold 49 {R1}
% GARDE3 p 64
r4 b4 fis a | gis2 r2 | R1 | R1 | R1 |
% GARDE3 p 65
}
motsGardeC = {\new Lyrics \lyricmode {
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_4 Où cou -- rés "vous ?"2 _ _1*3
% GARDE3 mots p 65
}}
courchemin = {
\textMark\markup\italic\huge{"Courchemin"}
r8 | \repeat unfold 47 {R1}
r4 cis gis b |
% COURCHEMIN p 64
ais2 r | \repeat unfold 5 {R1}
% COURCHEMIN p 65
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motsCourchemin = {\new Lyrics \lyricmode {
_8 _1*47
_4 Où cou -- rez
% COURCHEMIN MOTS p 64
"vous ?"2 _ _1*5
}}
bcont = {
r8 | e2\f e | e,1\p | e4\f gis8[ b] e4 gis,\p | a2 b | e,4 e''8[\f b] gis4 b8[ gis] |\break
% BASSE p 58
e4 e e2 | \repeat tremolo 4 {dis8\p} \repeat unfold 5 {\repeat tremolo 4 {dis8}} | e4 b'16[(\f a gis fis] e4) r | \repeat tremolo 4 {eis8\p} \repeat unfold 5 {\repeat tremolo 4 {eis8}} |\break
% BASSE p 59
fis4 cis'16[(\f b ais gis]) fis4 fis | fis\p fis e' dis | cis b ais gis | fis fis,8[\f fis] e'[ e dis dis] | cis[ cis b b] ais[ ais gis gis] | \after 4 \p fis2 fis4 e'( | dis) b( ais) fis |\break
% BASSE p 60
b8[ b\f dis fis] b4 b, | \repeat tremolo 4 {fis'8} \repeat tremolo 4 {eis8} | fis2\p fis,4 e'( | dis) b( ais) fis | b8[ b\f dis fis] b4 b, | \repeat tremolo 4 {fis'8} \repeat tremolo 4 {eis8} |\break
% BASSE p 61
fis4\p fis' e dis | cis b ais gis | fis b,8[\f b] dis[ dis e e] | \repeat tremolo 4 {dis8} \repeat tremolo 4 {dis,8} | \repeat tremolo 4 {e8} \repeat tremolo 4 {fis8} | \repeat unfold 4 {\repeat tremolo 4 {gis8}} |\break
% BASSE p 62
fis4\p fis'' e dis | cis b ais gis | fis b,8[\f b] dis[ dis e e] | \repeat tremolo 4 {dis8} \repeat tremolo 4 {dis,8} | \repeat tremolo 4 {e8} \repeat tremolo 4 {fis8} | b4. dis16[ fis] b4. fis16[ dis] | b4 \appoggiatura ais8 b4 \appoggiatura ais8 b4 \appoggiatura ais8 b4 |
% BASSE p 63
b4. dis16[ fis] b4. fis16[ dis] | b4 b b r | b2\p b'( | a) dis,( | e4)\f gis16[( a gis fis)] e4 r | cis2\p cis'( | b) eis,( | fis4) r eis2( |
% BASSE p 64
e4) ais,2 ais4( | b) r dis2( | d4) gis,2 gis4 | a4\f e'16[( fis e d)] cis4 cis16[( dis cis b)] | a4 r e\p d'( | cis) a( gis) e |
% BASSE p 65
}
\score { % Score affichage seulement
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\courchemin
}
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instrumentName = \markup\italic\large {B. C.}
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\bcont
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>>
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\hautboisB
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<<
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\gardeC
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<<
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\courchemin
} >>
\new Staff
<<
\set Staff.midiInstrument = "cello"
\relative c {
\bcont
} >>
>>% fin StaffGroup
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</score><noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Alzog - Histoire universelle de l’Église, tome 2.djvu/181
104
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15914702
2026-07-11T05:16:04Z
JLTB34
21327
/* Corrigée */
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="JLTB34" /></noinclude>souvent, on provoqua même les empiétements d’un pouvoir sur l’autre.
Ainsi, par exemlte, on accepta avec reconnaissance, on loua hautement, comme un remède aux perturbations sociales, la déposition du pape Jean XII par l’empereur Othon {{Ier}}, de même que la nomination de plusieurs papes par son fils, par son petit-fils et par Henri III, parce qu’ils le firent avec des dispositions chrétiennes et d’après les exigences particulières du moment.
Mais lorsque l’on s’aperçut que les empereurs voulaient, dans le but d’asservir et de démoraliser l’Église, s’arroger, comme un droit, un pouvoir exceptionnel et passager, né de la confiance et fondé sur les nécessités temporaires, telles que la lutte des partis en Italie, alors ce devint un devoir impérieux, pour les chefs ecclésiastiques, de déterminer, d’une manière précise et générale, les rapports du pape et de l’empereur, de l’État et de l’Église.
Et tel fut en effet le but des efforts de tous les papes, successeurs d’Alexandre II.
{{interligne|2em}}
{{sep4|100px}}<noinclude>
<references/></noinclude>
adxw27outu41wefgx85v033myv27n8d
Page:Alzog - Histoire universelle de l’Église, tome 2.djvu/182
104
4938252
15914710
2026-07-11T05:23:31Z
JLTB34
21327
/* Corrigée */
15914710
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="JLTB34" /></noinclude><nowiki/>
{{T4|CHAPITRE III.<br />HISTOIRE DE LA CONSTITUTION DE L’ÉGLISE.|fw=bold}}
{{séparateur|m=2em}}
{{T5|§ 192. — ''L’Église dans ses rapports avec l’État.''.}}
{{interligne}}
{{alinéa|''Thomassini'' Vetus et nova Ecclesiæ disciplina, P. III, lib. I, c. 26-30 (de Temporabil. Ecclesiæ concessis) ; P. II, lib. II, c. 48-49 (de Sacramento fidelitatis quæ summis principibus persolvere episcopi et abbates, etc.). ''Planck'', Hist. de la const. de la société chrét. et eccles., t. III, p. 411. ''Philipps'', Hist. eccl., t. III, P. I.|2.5|-2|fs=85%}}
{{interligne}}
Toutes les institutions de l’Église devaient se ressentir de sa position particulière vis-à-vis des différents États, comme la papauté elle-même s’était ressentie de la diversité de ses rapports avec les populations germaniques.
Nous l’avons déjà rappelé plus haut, les évêques furent fatalement entraînés dans les liens de la féodalité qui, née avec l’invasion des peuples barbares, achevait de s’établir au milieu du {{s|IX|e|-}} et du {{s|X}}.
Ce fut surtout au temps des guerres civiles des Carlovingiens, qui prodiguaient à leurs vassaux les biens de la couronne, que les évêques, sur la fidélité desquels les princes comptaient plus spécialement, obtinrent une partie de ces biens pour servir à l’entretien des hommes de guerre.
Ils reçurent jusqu’à des duchés et des comtés entiers, les rois d’Allemagne, spécialement depuis Othon {{Ier}}, espérant par là se procurer des alliés fidèles, contre les princes devenus puissants par l’hérédité des fiefs.
Les évêques, pour mettre sur pied une force armée nombreuse, furent obligés de donner eux-mêmes en fiefs une partie considérable de leurs biens.
Les évêques indépendants devinrent ambitieux.
Quoique dispensés de la {{tiret|presta|tion}}<noinclude>
<references/></noinclude>
oec6ayvy90vpqsd8wi5lxfgjueb9j5c
Page:Histoire d’une âme (édition de 1912).pdf/504
104
4938253
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2026-07-11T05:28:30Z
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21327
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text/x-wiki
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{{T3|'''Un lis au milieu des épines.'''|fs=120%|mt=3em|mb=1em}}
{{c|Composé pour une novice.|fs=85%}}
{{c|{{iv|20}}Air : ''L’envers du ciel.''|fs=80%|mt=1em}}
{{sep|3|mt=.5em|mb=3em}}
{{poem|
Ô Seigneur tout-puissant ! dès ma plus tendre enfance,
Je puis bien m’appeler l’œuvre de ton amour ;
Je voudrais, ô mon Dieu, dans ma reconnaissance,
Ah ! je voudrais pouvoir te payer de retour.
Jésus, mon Bien-Aimé, quel est ce privilège ?
Pauvre petit néant, qu’avais-je fait pour toi ?
Et je me vois ici, suivant le blanc cortège
Des vierges de ta cour, aimable et divin Roi !
Hélas ! je ne suis rien que la faiblesse même :
Tu le sais bien, mon Dieu, je n’ai pas de vertus !
Mais tu le sais aussi, pour moi, le bien suprême
Qui me charma toujours… c’est toi, mon doux Jésus !
Lorsqu’en mon jeune cœur s’alluma cette flamme
Qui se nomme l’amour… tu vins la réclamer.
Et toi seul, ô Jésus, pus contenter mon âme,
Car jusqu’à l’infini j’avais besoin d’aimer !
Comme un petit agneau loin de la bergerie,
Gaîment je folâtrais, ignorant le danger ;
Mais, ô Reine des cieux, ma Bergère chérie,
Ton invisible main savait me protéger !
Ainsi, tout en jouant au bord des précipices,
Déjà tu me montrais le sommet du Carmel ;
Je comprenais alors les austères délices
Qu’il me faudrait aimer pour m’envoler au ciel.
Seigneur, si tu chéris la pureté de l’Ange,
De ce brillant esprit qui nage dans l’azur,
N’aimes-tu pas aussi, s’élevant de la fange,
Le lis que ton amour a su conserver pur ?
S’il est heureux, mon Dieu, l’Ange à l’aile vermeille
Qui paraît devant toi tout blanc de pureté,
Ma robe, dès ce monde, à la sienne est pareille,
Puisque j’ai le trésor de la virginité !
|df}}
{{d|1897.|5|fs=75%}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Histoire d’une âme/4/1/19
0
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JLTB34
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wikitext
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<pages index="Histoire d’une âme (édition de 1912).pdf" include="504" header=1 />
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Page:Histoire d’une âme (édition de 1912).pdf/505
104
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JLTB34
21327
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text/x-wiki
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{{T3|'''La rose effeuillée.'''|fs=120%|mt=3em}}
{{c|{{iv|20}}Air : ''Le fil de la Vierge ou La Rose mousse.''|fs=80%|mt=1em}}
{{sep|3|mt=1em|mb=3em}}
{{poem|
Jésus, quand je te vois soutenu par ta Mère,
{{em|6}}Quitter ses bras,
Essayer en tremblant sur notre triste terre
{{em|6}}Tes premiers pas ;
Devant toi je voudrais effeuiller une rose
{{em|6}}En sa fraîcheur,
Pour que ton petit pied bien doucement repose
{{em|6}}Sur une fleur.
Cette rose effeuillée est la fidèle image,
{{em|6}}Divin Enfant !
Du cœur qui veut pour toi s’immoler sans partage
{{em|6}}À chaque instant.
Seigneur, sur tes autels plus d’une fraîche rose
{{em|6}}Aime à briller ;
Elle se donne à toi, mais je rêve autre chose :
{{em|6}}C’est m’effeuiller…
La rose en son éclat peut embellir ta fête,
{{em|6}}Aimable Enfant !
Mais la rose effeuillée, on l’oublie, on la jette
{{em|6}}Au gré du vent…
La rose, en s’effeuillant, sans recherche se donne
{{em|6}}Pour n’être plus.
Comme elle, avec bonheur, à toi je m’abandonne,
{{em|6}}Petit Jésus !
L’on marche sans regret sur des feuilles de rose,
{{em|6}}Et ces débris
Sont un simple ornement que sans art on dispose,
{{em|6}}Je l’ai compris…
Jésus, pour ton amour j’ai prodigué ma vie,
{{em|6}}Mon avenir ;
Aux regards des mortels, rose à jamais flétrie,
{{em|6}}Je dois mourir !
|ds}}<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="JLTB34" /></noinclude>{{Poem|
Pour toi je dois mourir, Jésus, beauté suprême,
{{em|6}}Oh ! quel bonheur !
Je veux en m’effeuillant te prouver que je t’aime
{{em|6}}De tout mon cœur.
Sous tes pas enfantins je veux avec mystère
{{em|6}}Vivre ici-bas ;
Et je voudrais encore adoucir au Calvaire
{{em|6}}Tes derniers pas…
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{{Épigraphe|« L’abandon est le fruit délicieux de l’amour. »|''Saint Augustin''.|fs=80|marge=50|margeauteur=12}}
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{{poem|
Il est sur cette terre
Un arbre merveilleux ;
Sa racine, ô mystère !
Se trouve dans les cieux.
Jamais, sous son ombrage,
Rien ne saurait blesser ;
Là, sans craindre l’orage,
On peut se reposer.
De cet arbre ineffable,
''L’amour'', voilà le nom ;
Et son fruit délectable
S’appelle l’''abandon !''
Ce fruit, dès cette vie,
Me donne le bonheur ;
Mon âme est réjouie
Par sa divine odeur.
Ce fruit, quand je le touche,
Me paraît un trésor ;
Le portant à ma bouche,
Il m’est plus doux encor.
Il me donne en ce monde
Un océan de paix ;
En cette paix profonde
Je repose à jamais.
Seul, l’''abandon'' me livre
En tes bras, ô Jésus !
C’est lui qui me fait vivre
Du pain de tes élus ;
À toi je m’abandonne,
Ô mon divin Époux !
Et je n’ambitionne
Que ton regard si doux.
Toujours je veux sourire,
M’endormant sur ton Cœur…
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<noinclude><pagequality level="3" user="JLTB34" /></noinclude>{{Poem|Et là, je veux redire
Que je t’aime, Seigneur !
Comme la pâquerette
Au calice vermeil,
Moi, petite fleurette,
Je m’entr’ouvre au soleil.
Mon doux soleil de vie,
Ô mon aimable Roi !
C’est ta divine Hostie,
Petite comme moi…
De sa céleste flamme
Le lumineux rayon
Fait naître dans mon âme
Le parfait ''abandon''.
Toutes les créatures
Peuvent me délaisser ;
Je saurai sans murmures
Près de toi m’en passer.
Et si tu me délaisses,
Ô mon divin Trésor !
N’ayant plus tes caresses,
Je veux sourire encor.
En paix je veux attendre,
Doux Jésus, ton retour,
Et sans jamais suspendre
Mes cantiques d’amour !
Non, rien ne m’inquiète,
Rien ne peut me troubler.
Plus haut que l’alouette
Mon âme sait voler !
Au-dessus des nuages,
Le ciel est toujours bleu ;
On touche les rivages
Où règne le bon Dieu !
J’attends en paix la gloire
Du céleste séjour,
Car je trouve au ciboire
''Le doux fruit de l’amour !''
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<section begin="s2"/>{{c|Première poésie de Sœur Thérèse de l’Enfant-Jésus.|fs=90%}}
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{{T3|'''La Rosée divine<br />ou le Lait virginal de Marie.'''|fs=120%}}
{{c|{{iv|20}}Air : ''Noël d’Adam.''|fs=80%|mt=1em}}
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{{poem|
Mon doux Jésus, sur le sein de ta Mère
Tu m’apparais tout rayonnant d’amour ;
Daigne à mon cœur révéler le mystère
Qui t’exila du céleste séjour.
Ah ! laisse-moi me cacher sous le voile
Qui te dérobe à tout regard mortel.
Près de toi seule, ô matinale étoile,
Mon âme trouve un avant-goût du ciel !
Quand, au réveil d’une nouvelle aurore,
Du soleil d’or on voit les premiers feux,
La tendre fleur qui commence d’éclore
Attend d’en haut un baume précieux :
C’est du matin la perle étincelante,
Mystérieuse et pleine de fraîcheur,
Qui, produisant une sève abondante,
Tout doucement fait entr’ouvrir la fleur.
C’est toi, Jésus, la Fleur à peine éclose.
Je te contemple à ton premier éveil ;
C’est toi, Jésus, la ravissante rose,
Le frais bouton, gracieux et vermeil.
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Histoire d’une âme/4/2
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<noinclude><pagequality level="3" user="JLTB34" /></noinclude>{{Poem|Les bras si purs de ta Mère chérie
Forment pour toi : berceau, trône royal.
Ton doux soleil, c’est le sein de Marie,
''Et ta rosée est le lait virginal !''
Mon Bien-Aimé, mon divin petit Frère,
En ton regard je vois tout l’avenir :
Bientôt pour moi tu quitteras ta Mère ;
Déjà l’amour te presse de souffrir !
Mais sur la croix, ô Fleur épanouie !
Je reconnais ton parfum matinal ;
Je reconnais ''les perles'' de Marie :
''Ton sang divin c’est le lait virginal !''
Cette rosée, elle est au sanctuaire,
L’Ange voudrait s’en abreuver aussi ;
Offrant à Dieu sa sublime prière,
Comme saint Jean il redit : « ''Le Voici !'' »
Oui, le voici ce Verbe fait Hostie,
Prêtre éternel, Agneau sacerdotal !
Le Fils de Dieu, c’est le Fils de Marie…
''Le Pain de l’Ange est le lait virginal !''
Le Séraphin se nourrit de la gloire,
Du pur amour et du bonheur parfait ;
Moi, faible enfant, je ne vois au ciboire
Que la couleur, la figure du lait.
Mais c’est le lait qui convient à l’enfance,
Du Cœur divin, l’amour est sans égal…
Ô tendre amour, insondable puissance !
''Ma blanche Hostie est le lait virginal !''
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Histoire d’une âme/4/2/1
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<noinclude><pagequality level="3" user="JLTB34" /></noinclude><nowiki />
Ils parviennent en se bousculant à l’entrée de la machinerie ; mais là, ils se figent sur place.
Teddy se débat follement au milieu de la vaste salle en parallélogramme, se heurtant aux dynamos, aux appareils producteurs du mouvement du navire aérien.
On jurerait qu’il soutient un combat éperdu contre un adversaire invisible.
— Je vous vois, chef ; je vous vois tous, camarades.
Je ne suis pas aveugle, et je tiens le gaillard aux soufflets.
Où prend-il le gaillard aux soufflets ?
Personne ne discerne quoi que ce soit.
Et tandis qu’il s’interrogent du regard, hésitant à s’approcher de Teddy, qui continue à se démener tumultueusement, brusquement l’inattendu éclate, Le matelot, dont les traits sont contractés, dont la respiration siffle entre les dents serrées, articule d’une voix éteinte, étouffée :
— Misérable ! Tu m’étrangles ! À moi !
L’appel s’interrompt net.
Une détonation stridente ébranle l’atmosphère, et Teddy s’abat, le crâne troué, une mare de sang s’agrandissant autour de lui.
Un coup de revolver vient d’être tiré.
Impossible d’en douter.
Le son est familier à tous ces professionnels du crime.
Mais où est l’arme qui a détoné ?
Où est la main qui a actionné la gâchette ?
Il n’y a pas d’arme sous leurs yeux.
Il n’y a pas de main.
Et cependant, des volutes de fumée, subitement apparues au milieu de la salle, traînent avec elle une odeur de poudre.
Quel cauchemar hante donc les assistants ?
Car cela ne saurait être qu’un cauchemar !
Comment admettre autrement l’existence d’un revolver qui se trahit uniquement par une fumée.
Et le cadavre de Teddy est là, la tempe trouée ; le nuage blanchâtre fleurant la poudre se dissipe lentement ; tout cela n’est pas du rêve.
On a tué sous les yeux des Slane, de leur équipage.
On a abattu l’un des marins.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Dictionnaire des Antiquités grecques et romaines - Daremberg - I 2.djvu/938
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Yland
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Yland" />{{nr|CYB|— 1684 —|CYB}}</noinclude>cymbales. « Heureux, disent les femmes du chœur des ''Bacchantes'' d’Euripide, celui qui, pratiquant les orgies de la Grande Mère Cybèle, agite le thyrse et, couronné de lierre, se fait le serviteur de Dionysos<ref>{{lang|la|Eurip. ''Bacch.''}} 75 {{sqq.}} Cf. {{lang|la|Plut. ''Amat.''}} 13.</ref> ! » Plus tard Strabon assimilait les rites phrygiens à ceux du culte de Cotys et de Bendis en Thrace, et aux pratiques de la religion du Bacchus asiatique<ref>Strab. {{rom-maj|X}}, 3, {{pg}}469. Apollodore, ''Bibl.'' {{rom-maj|III}}, 5, 1, rapportait une tradition d’après laquelle Dionysos, rendu furieux par Héra, était arrivé en Phrygie, où il avait été purifié par Rhéa-Cybèle et initié par elle à ses mystères.</ref>. Cybèle fut d’ailleurs, de très bonne heure, en relation avec l’un des principaux personnages du cortège de Dionysos, avec Pan, dont le culte était associé au sien à Thèbes, au temps de Pindare. « Pan, disait le poète, est le compagnon de la Grande Mère, le chien qui la suit<ref>''Pyth.'' {{rom-maj|III}}, 77 ; {{abr|Fragm.|Fragments}}72 et 73, {{éd.}} Bergk.</ref>. » Sur le bas-relief connu, consacré par Adamas aux Nymphes, on voit, en effet, Pan assis, jouant de la syrinx, au-dessus de la grotte où Cybèle et les Nymphes accueillent la procession des suppliants<ref>{{lang|en|Stuart, ''Antiq. of Athens''}}, {{rom-maj|IV}}, {{chap.}}{{rom|vi}}, {{pl.}}{{rom|v}} ; {{lang|de|Müller-Wieseler}}, {{t.}}{{rom-maj|II}}, {{pl.}}{{rom|lxiii}}, {{n°}}814. Cf. ''{{lang|de|Arch. Zeitung}}'', 1880, {{pl.}}{{rom|xviii}}.</ref>. Il n’est pas étonnant que la déesse se trouvât en rapport avec le Silène Marsyas, originaire, comme elle, de la Phrygie. On attribuait à Marsyas l’invention des airs de flûte consacrés à la Mère des Dieux<ref>Pausan. {{rom-maj|X}}, 30, 9.</ref>. Sur plusieurs bas-reliefs, on voit Cybèle intervenir avec d’autres divinités, auprès d’Apollon, en faveur du Silène, ou bien assister à la scène de son supplice<ref>Clarac, ''Musée de sculpt.'' {{pl.}}{{rom|cxxiii}} ; Müller-Wieseler, {{t.}}{{rom-maj|II}}, {{pl.}}{{rom|xiv}}, {{n°}}152 ; {{lang|de|Winckelmann, ''Monum. ined.''}} 42 ; Millin, ''Galler. Mythol.'' {{pl.}}{{rom|xxv}}, {{n°}}78. Sur d’autres monuments, Cybèle assiste à la scène où Athéna rejette la flûte, dont elle abandonne la possession à Marsyas ; {{lang|de|Gerhard, ''Ant. Bildwerke''}}, {{pl.}}{{rom|lxxxv}}, {{n°}}2 ; Müller-Wieseler, {{t.}}{{rom-maj|II}}, {{pl.}}{{rom|xli}}, {{n°}}492.</ref>. D’autres monuments, ceux qui représentent les noces de Cadmus et d’Harmonia, nous montrent Cybèle assise au milieu de toutes les autres divinités debout<ref>{{lang|de|Zoega, ''Bassiril. ant.''}} {{rom-maj|I}}, 2 ; {{lang|de|Millin, ''Galler. Mythol.''}} {{pl.}}{{rom|xcix}}, {{n°|397}}.</ref> ; elle fait donc partie de la société de l’Olympe. Cybèle paraît avoir été spécialement associée à Hermès, si toutefois il faut reconnaître Hermès dans le personnage qui, sur plusieurs bas-reliefs votifs, se tient debout, une aiguière dans la main droite, à côté de Cybèle<ref>{{lang|de|Conze, ''Arch. Zeitung''}}. 1880, {{pg|expl=pages}}1-10, {{pl.}}{{rom|i-iv}}. Cf. {{lang|de|Körte, ''Mittheil. d. arch. Inst.''}} {{rom-maj|III}}, {{pg}}397 {{sqq.}}</ref>. Cet Hermès serait l’Hermès-Kadmilos dont le culte, à Samothrace et ailleurs, était étroitement lié à celui du groupe des divinités chthoniennes, groupe dont Cybèle, par suite de son assimilation à Dèmèter, ferait partie. Peut-être,
{{Img float-p |file=Cybèle, Coré et Hermès.jpg |align=left|width=250px|padt=20px|padb=20px |cap={{Fig.|2242|cap}} — Cybèle, Coré et Hermès. |capalign=center |style=font-size :12px}}
d’après la même conception, faut-il reconnaître Coré et non pas Hécate<ref>Nous adoptons l’opinion de {{lang|de|O. Jahn (''Arch. Zeit.''}} 1864, {{pg}}132), contraire à celle de {{M.|Conze}}.</ref> dans la jeune fille qui, sur les mêmes monuments, est debout à côté de Cybèle, tenant à la main un ou deux flambeaux<ref>''{{lang|de|Arch. Zeit.}}'' 1880, {{pl.|expl=planches}}{{rom|i-iv}}.</ref> ({{fig.}}2242). Ces faits, que l’on pourrait multiplier, tendent à établir que les Grecs, en repoussant les rites phrygiens, adoptèrent au contraire facilement la personne même de la déesse phrygienne qui, pour eux, se confondait souvent avec les grandes divinités helléniques de la terre, avec Gæa et Dèmèter.
{{rom-maj|IV}}. ''Culte de Cybèle et d’Attis à Rome''. — Le culte de Cybèle s’introduisit à Rome plus tard qu’en Grèce. Pendant la seconde guerre punique, les décemvirs découvrirent dans les livres Sibyllins un oracle qui promettait à Rome la victoire, à la condition que la Mère de l’Ida (''{{lang|la|Mater Idæa}}'') fût transportée de Pessinonte à Rome. Au même moment, la Pythie consultée prédisait un triomphe éclatant pour le peuple romain. Il n’y avait pas à hésiter. En l’an 203, une ambassade solennelle fut envoyée au roi Attale, qui conduisit lui-même les députés à Pessinonte, où il remit entre leurs mains la pierre sacrée « qui aux yeux des gens du pays était la Mère des Dieux<ref>T. Liv. {{rom-maj|XXIX}}, 10, 4 ; 11, 5, 8.</ref> ». Aussitôt un député prit les devants, porteur de cette bonne nouvelle ; il avertissait en même temps que, suivant le conseil du dieu de Delphes, la déesse, à son arrivée à Rome, devait être reçue par le plus honnête homme de la ville. Ce fut en 204 que le vaisseau qui portait la déesse arriva à Terracine. Publius Scipion Nasica, déclaré par le sénat l’homme le plus honnête de la république, alla, avec une suite de matrones, à la rencontre de la déesse jusqu’à Ostie. Il monta sur le navire, reçut la pierre sacrée des mains des prêtres phrygiens et la remit aux dames romaines qui, en s’en chargeant à tour de rôle, l’apportèrent à Rome, où elle fut déposée dans le temple de la Victoire sur le Palatin<ref>{{Ibid.|cap}} 14.</ref>. Chez Ovide, ce fait est devenu une légende. Quand le vaisseau touche à Ostie, la ville entière se porte à sa rencontre, le peuple, les chevaliers, le sénat, les femmes, les jeunes filles, et parmi elles les Vestales. On essaie de faire remonter le Tibre au navire, mais il s’engrave dans le sable ; il est impossible de le remettre à flot. C’est alors qu’une Vestale, dont la réputation était compromise, Claudia Quinta, s’avance devant tout le peuple. Elle supplie la déesse de la suivre, de témoigner ainsi qu’elle est pure et sans tache ; et aussitôt, par un léger effort, au moyen de sa ceinture, elle dégage le vaisseau du banc de sable<ref>{{lang|la|Ovid. ''Fast.''}} {{rom-maj|IV}}, 247 {{sqq.}} Cf. {{lang|la|Julian. ''Orat.''}} {{rom-maj|V}}, {{pg|expl=pages}}159-160. Tite Live fait une simple allusion à cet événement. Chez lui, {{lang|la|Claudia Quinta}} n’est pas une Vestale, mais une matrone. Cf. {{lang|la|Cic. ''Pro Coelio''}}, 14, 34 ; {{lang|la|Sueton. ''Tib.''}} 2 ; Valer. Max. {{rom-maj|I}}, 8, 11 ; Sil. Italic. {{rom-maj|XVII}}, 1-47 ; Herodian. {{rom-maj|I}}, 11 ; {{lang|la|Macrob. ''Sat.''}} {{rom-maj|II}}, 5, 4.</ref>. Claudia Quinta, qui avait rendu un tel service à la république, devint plus tard, sous le nom de ''{{lang|la|Navisalvia}}'', une sorte de déesse protectrice de la navigation du Tibre<ref>''{{lang|la|Corp. inscr. lat.}}'' {{rom-maj|VI}}, 492. Orelli, 1906.</ref>. Le bas-relief d’un autel trouvé sur les bords du fleuve, bas-relief consacré à la Mère des
{{Img float-p |file=Claudia Quinta et la Mère des dieux.jpg |align=center|width=400px|padt=20px|padb=20px |cap={{Fig.|2243|cap}} — Claudia Quinta et la Mère des dieux. |capalign=center |style=font-size:12px}}
Dieux et à {{lang|la|Navisalvia}}<ref>''{{lang|la|Mus. Capit.}}'' {{rom-maj|IV}}, 57 ; {{lang|de|Millin, ''Galer. Myth.''}} {{pl.}}{{rom|iv}}, {{n°}}10 ; {{lang|de|Müller-Wieseler}}, {{t.}}{{rom-maj|II}}, {{pl.}}{{rom|lxiii}}, {{n°}}816.</ref> nous offre l’image de ce fait merveilleux ({{fig.}}2243). Sur ce monument, comme sur les<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Yland" />{{nr|CYB|— 1684 —|CYB}}</noinclude>cymbales. « Heureux, disent les femmes du chœur des ''Bacchantes'' d’Euripide, celui qui, pratiquant les orgies de la Grande Mère Cybèle, agite le thyrse et, couronné de lierre, se fait le serviteur de Dionysos<ref>{{lang|la|Eurip. ''Bacch.''}} 75 {{sqq.}} Cf. {{lang|la|Plut. ''Amat.''}} 13.</ref> ! » Plus tard Strabon assimilait les rites phrygiens à ceux du culte de Cotys et de Bendis en Thrace, et aux pratiques de la religion du Bacchus asiatique<ref>Strab. {{rom-maj|X}}, 3, {{pg}}469. Apollodore, ''Bibl.'' {{rom-maj|III}}, 5, 1, rapportait une tradition d’après laquelle Dionysos, rendu furieux par Héra, était arrivé en Phrygie, où il avait été purifié par Rhéa-Cybèle et initié par elle à ses mystères.</ref>. Cybèle fut d’ailleurs, de très bonne heure, en relation avec l’un des principaux personnages du cortège de Dionysos, avec Pan, dont le culte était associé au sien à Thèbes, au temps de Pindare. « Pan, disait le poète, est le compagnon de la Grande Mère, le chien qui la suit<ref>''Pyth.'' {{rom-maj|III}}, 77 ; {{abr|Fragm.|Fragments}}72 et 73, {{éd.}} Bergk.</ref>. » Sur le bas-relief connu, consacré par Adamas aux Nymphes, on voit, en effet, Pan assis, jouant de la syrinx, au-dessus de la grotte où Cybèle et les Nymphes accueillent la procession des suppliants<ref>{{lang|en|Stuart, ''Antiq. of Athens''}}, {{rom-maj|IV}}, {{chap.}}{{rom|vi}}, {{pl.}}{{rom|v}} ; {{lang|de|Müller-Wieseler}}, {{t.}}{{rom-maj|II}}, {{pl.}}{{rom|lxiii}}, {{n°}}814. Cf. ''{{lang|de|Arch. Zeitung}}'', 1880, {{pl.}}{{rom|xviii}}.</ref>. Il n’est pas étonnant que la déesse se trouvât en rapport avec le Silène Marsyas, originaire, comme elle, de la Phrygie. On attribuait à Marsyas l’invention des airs de flûte consacrés à la Mère des Dieux<ref>Pausan. {{rom-maj|X}}, 30, 9.</ref>. Sur plusieurs bas-reliefs, on voit Cybèle intervenir avec d’autres divinités, auprès d’Apollon, en faveur du Silène, ou bien assister à la scène de son supplice<ref>Clarac, ''Musée de sculpt.'' {{pl.}}{{rom|cxxiii}} ; Müller-Wieseler, {{t.}}{{rom-maj|II}}, {{pl.}}{{rom|xiv}}, {{n°}}152 ; {{lang|de|Winckelmann, ''Monum. ined.''}} 42 ; Millin, ''Galler. Mythol.'' {{pl.}}{{rom|xxv}}, {{n°}}78. Sur d’autres monuments, Cybèle assiste à la scène où Athéna rejette la flûte, dont elle abandonne la possession à Marsyas ; {{lang|de|Gerhard, ''Ant. Bildwerke''}}, {{pl.}}{{rom|lxxxv}}, {{n°}}2 ; Müller-Wieseler, {{t.}}{{rom-maj|II}}, {{pl.}}{{rom|xli}}, {{n°}}492.</ref>. D’autres monuments, ceux qui représentent les noces de Cadmus et d’Harmonia, nous montrent Cybèle assise au milieu de toutes les autres divinités debout<ref>{{lang|de|Zoega, ''Bassiril. ant.''}} {{rom-maj|I}}, 2 ; {{lang|de|Millin, ''Galler. Mythol.''}} {{pl.}}{{rom|xcix}}, {{n°|397}}.</ref> ; elle fait donc partie de la société de l’Olympe. Cybèle paraît avoir été spécialement associée à Hermès, si toutefois il faut reconnaître Hermès dans le personnage qui, sur plusieurs bas-reliefs votifs, se tient debout, une aiguière dans la main droite, à côté de Cybèle<ref>{{lang|de|Conze, ''Arch. Zeitung''}}. 1880, {{pg|expl=pages}}1-10, {{pl.}}{{rom|i-iv}}. Cf. {{lang|de|Körte, ''Mittheil. d. arch. Inst.''}} {{rom-maj|III}}, {{pg}}397 {{sqq.}}</ref>. Cet Hermès serait l’Hermès-Kadmilos dont le culte, à Samothrace et ailleurs, était étroitement lié à celui du groupe des divinités chthoniennes, groupe dont Cybèle, par suite de son assimilation à Dèmèter, ferait partie. Peut-être,
{{Img float-p |file=Cybèle, Koré et Hermès.jpg |align=left|width=250px|padt=20px|padb=20px |cap={{Fig.|2242|cap}}. — Cybèle, Coré et Hermès. |capalign=center |style=font-size :12px}}
d’après la même conception, faut-il reconnaître Coré et non pas Hécate<ref>Nous adoptons l’opinion de {{lang|de|O. Jahn (''Arch. Zeit.''}} 1864, {{pg}}132), contraire à celle de {{M.|Conze}}.</ref> dans la jeune fille qui, sur les mêmes monuments, est debout à côté de Cybèle, tenant à la main un ou deux flambeaux<ref>''{{lang|de|Arch. Zeit.}}'' 1880, {{pl.|expl=planches}}{{rom|i-iv}}.</ref> ({{fig.}}2242). Ces faits, que l’on pourrait multiplier, tendent à établir que les Grecs, en repoussant les rites phrygiens, adoptèrent au contraire facilement la personne même de la déesse phrygienne qui, pour eux, se confondait souvent avec les grandes divinités helléniques de la terre, avec Gæa et Dèmèter.
{{rom-maj|IV}}. ''Culte de Cybèle et d’Attis à Rome''. — Le culte de Cybèle s’introduisit à Rome plus tard qu’en Grèce. Pendant la seconde guerre punique, les décemvirs découvrirent dans les livres Sibyllins un oracle qui promettait à Rome la victoire, à la condition que la Mère de l’Ida (''{{lang|la|Mater Idæa}}'') fût transportée de Pessinonte à Rome. Au même moment, la Pythie consultée prédisait un triomphe éclatant pour le peuple romain. Il n’y avait pas à hésiter. En l’an 203, une ambassade solennelle fut envoyée au roi Attale, qui conduisit lui-même les députés à Pessinonte, où il remit entre leurs mains la pierre sacrée « qui aux yeux des gens du pays était la Mère des Dieux<ref>T. Liv. {{rom-maj|XXIX}}, 10, 4 ; 11, 5, 8.</ref> ». Aussitôt un député prit les devants, porteur de cette bonne nouvelle ; il avertissait en même temps que, suivant le conseil du dieu de Delphes, la déesse, à son arrivée à Rome, devait être reçue par le plus honnête homme de la ville. Ce fut en 204 que le vaisseau qui portait la déesse arriva à Terracine. Publius Scipion Nasica, déclaré par le sénat l’homme le plus honnête de la république, alla, avec une suite de matrones, à la rencontre de la déesse jusqu’à Ostie. Il monta sur le navire, reçut la pierre sacrée des mains des prêtres phrygiens et la remit aux dames romaines qui, en s’en chargeant à tour de rôle, l’apportèrent à Rome, où elle fut déposée dans le temple de la Victoire sur le Palatin<ref>{{Ibid.|cap}} 14.</ref>. Chez Ovide, ce fait est devenu une légende. Quand le vaisseau touche à Ostie, la ville entière se porte à sa rencontre, le peuple, les chevaliers, le sénat, les femmes, les jeunes filles, et parmi elles les Vestales. On essaie de faire remonter le Tibre au navire, mais il s’engrave dans le sable ; il est impossible de le remettre à flot. C’est alors qu’une Vestale, dont la réputation était compromise, Claudia Quinta, s’avance devant tout le peuple. Elle supplie la déesse de la suivre, de témoigner ainsi qu’elle est pure et sans tache ; et aussitôt, par un léger effort, au moyen de sa ceinture, elle dégage le vaisseau du banc de sable<ref>{{lang|la|Ovid. ''Fast.''}} {{rom-maj|IV}}, 247 {{sqq.}} Cf. {{lang|la|Julian. ''Orat.''}} {{rom-maj|V}}, {{pg|expl=pages}}159-160. Tite Live fait une simple allusion à cet événement. Chez lui, {{lang|la|Claudia Quinta}} n’est pas une Vestale, mais une matrone. Cf. {{lang|la|Cic. ''Pro Coelio''}}, 14, 34 ; {{lang|la|Sueton. ''Tib.''}} 2 ; Valer. Max. {{rom-maj|I}}, 8, 11 ; Sil. Italic. {{rom-maj|XVII}}, 1-47 ; Herodian. {{rom-maj|I}}, 11 ; {{lang|la|Macrob. ''Sat.''}} {{rom-maj|II}}, 5, 4.</ref>. Claudia Quinta, qui avait rendu un tel service à la république, devint plus tard, sous le nom de ''{{lang|la|Navisalvia}}'', une sorte de déesse protectrice de la navigation du Tibre<ref>''{{lang|la|Corp. inscr. lat.}}'' {{rom-maj|VI}}, 492. Orelli, 1906.</ref>. Le bas-relief d’un autel trouvé sur les bords du fleuve, bas-relief consacré à la Mère des
{{Img float-p |file=Claudia Quinta et la Mère des dieux.jpg |align=center|width=400px|padt=20px|padb=20px |cap={{Fig.|2243|cap}}. — Claudia Quinta et la Mère des dieux. |capalign=center |style=font-size:12px}}
Dieux et à {{lang|la|Navisalvia}}<ref>''{{lang|la|Mus. Capit.}}'' {{rom-maj|IV}}, 57 ; {{lang|de|Millin, ''Galer. Myth.''}} {{pl.}}{{rom|iv}}, {{n°}}10 ; {{lang|de|Müller-Wieseler}}, {{t.}}{{rom-maj|II}}, {{pl.}}{{rom|lxiii}}, {{n°}}816.</ref> nous offre l’image de ce fait merveilleux ({{fig.}}2243). Sur ce monument, comme sur les<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Mémoires de l’Académie des sciences, Tome 28.djvu/477
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{{g|<math>\begin{align}
\frac{d(h+g+l)}{dt}=&n-\frac{n'^2}n\left[1-\frac92\gamma^2+\frac98e^2+\frac32e'^2-\frac{259}{16}\frac{n'^2}{n^2}\right]\\
&-\frac{n'^2}n\left[\left(\frac{855}{32}e-\frac{765}8\gamma^2e+\frac{1095}{32}e^3-\frac{14535}{64}ee'^2\right)\frac{n'^2}{n^2}\right.\\
&\qquad\qquad\qquad\qquad\qquad\qquad\qquad\qquad
\left.+75e\frac{n'^3}{n^3}+\frac{209033}{512}e\frac{n'^4}{n^4}+\frac{525}{64}e\frac{a^2}{a'^2}\right]\cos\theta,
\end{align}</math>|fs=70%}}
{{g|<math>\frac{dh}{dt}=-\frac34\frac{n'^2}n-\frac{n'^4}{n^3}\left[\frac{45}8e+12e\frac{n'}n\right]\cos\theta\,;</math>|fs=70%}}
{{SA|d’où, en remplaçant <math>a,\gamma,e,\theta</math> par leurs valeurs en <math>t</math> données par les formules (E’{{Ind|18}}), (F’{{Ind|18}}), (G’{{Ind|18}}), (H’{{Ind|18}}), puis intégrant, nous tirerons}}
{{MathForm1|{{Taille|(K{{Ind|18}})|140}}|<math>\left\{
\begin{align}
h+g+l=&\frac15(h)+\frac15(g)+\frac15(4h'+4g'+4l')+\frac15(\theta_0+h_0+g_0)(t+c)\\
&-\left[\left(\frac{225}{32}e_0-\frac{207}8\gamma^2_0e_0+\frac{591}{64}e^3_0-\frac{3825}{64}e_0e'^2\right)\frac{n'^4}{n^4_0}\right.\\
&\qquad\qquad\qquad\qquad
\left.+\frac{1023}{40}e_0\frac{n'^5}{n^5_0}+\frac{1713211}{12800}e_0\frac{n'^6}{n^6_0}+\frac{147}{64}e_0\frac{n'^2}{n^2_0}\cdot\frac{a^2_0}{a'^2}\right]\sin\theta_0(t+c),\\
\end{align}\right.</math>|fs=70%}}
{{MathForm1|{{Taille|(L{{Ind|18}})|140}}|align=left|{{espaces|5}}<math>h=(h)+h_0(t+c)-\left[\frac98e_0\frac{n'^4}{n^4_0}+\frac{33}{10}e_0\frac{n'^5}{n^5_0}\right]\sin\theta_0(t+c).</math>|fs=70%}}
{{SA|<math>(h)</math> et <math>(g)</math> sont les deux constantes introduites par l’intégration ({{n°}}21) ; <math>h_0</math> et <math>g_0</math> sont des quantités qui, comme <math>\theta_0,</math> dépendent de <math>n_0,e_0,\gamma,n',e',</math> mais dont nous ne donnons pas les valeurs, parce que nous n’en avons pas besoin. La forme sous laquelle nous avons mis la partie non périodique de la valeur de <math>h+g+l</math> vient de ce que l’on a}}
{{c|<math>h+g+l=\frac15\theta+\frac15h+\frac15g+\frac15(4h'+4g'+4l').</math>|fs=70%}}
Les six formules (E’{{Ind|18}}), (F’{{Ind|18}}), (G’{{Ind|18}}), (H’{{Ind|18}}), (K{{Ind|18}}), (L{{Ind|18}}), constituent les intégrales de nos six équations différentielles, dans le cas où la fonction <math>\mathrm{R}</math> y est supposée réduite aux deux termes (1) et (222) ; dès lors nous n’avons plus qu’à appliquer la règle du {{n°}}29, et nous serons conduits à effectuer la transformation suivante :<noinclude>
<references/></noinclude>
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La guerre avait jeté sur le cœur et l’esprit de
Fredi comme un voile d’insurmontable mélancolie.
Bertrand avait disparu dans la tourmente,
Xavier seul lui restait. Mais un Xavier débauché,
vieilli, qui avait désormais abandonné
toute espérance.
Tante Jeannie était morte, laissant à son neveu
tout son bien. Malgré son bonnet de paysanne,
elle était riche et Fredi, du jour au lendemain,
se vit à l’abri du besoin.
La guerre naturellement avait désorganisé les
cours, le jeune homme ne se découragea point,
mais ne travailla plus, en vue d’examen.
Dès que l’héritage de tante Jeannie lui eut assuré
la sécurité matérielle, il se plongea dans
un labeur, intéressant pour lui seul.
L’armistice le surprit dans un petit appartement
qu’il avait meublé avec goût.<noinclude></noinclude>
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La guerre avait jeté sur le cœur et l’esprit de
Fredi comme un voile d’insurmontable mélancolie.
Bertrand avait disparu dans la tourmente,
Xavier seul lui restait. Mais un Xavier débauché,
vieilli, qui avait désormais abandonné
toute espérance.
Tante Jeannie était morte, laissant à son neveu
tout son bien. Malgré son bonnet de paysanne,
elle était riche et Fredi, du jour au lendemain,
se vit à l’abri du besoin.
La guerre naturellement avait désorganisé les
cours, le jeune homme ne se découragea point,
mais ne travailla plus, en vue d’examen.
Dès que l’héritage de tante Jeannie lui eut assuré
la sécurité matérielle, il se plongea dans
un labeur, intéressant pour lui seul.
L’armistice le surprit dans un petit appartement
qu’il avait meublé avec goût.<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude><nowiki/>
Xavier gardait toujours sa chambre à l’hôtel,
comprenant qu’il ne devait pas embarrasser la
vie du jeune homme.
Celui-ci perçut mieux alors la solitude et ce
sentiment le frappa pour la première fois.
Il se prenait souvent à regarder autour de lui
et ne croyait voir que couples heureux.
Il aurait voulu maintenant ressembler à tous
ces noceurs qui trouvaient le bonheur auprès
d’une femme.
À lui, cela était interdit à jamais. Pendant la
guerre, entraîné par le hasard, il avait tenté
une nouvelle expérience. Une jeune hétaïre, attirée
par sa beauté d’éphèbe, l’avait entraîné
dans une chambre d’hôtel.
Auprès d’un beau corps, ferme et juvénile, il
était demeuré craintif et morne. Sa compagne
avait essayé de le stimuler, il s’abandonna lui-même
à des rêves priapiques. Tout fut en vain,
il se sauva honteusement, avec aux lèvres une imprécation.
Dès ce jour, la femme lui devint odieuse, définitivement ;
il la haït pour sa propre faiblesse.
Le même soir, il courut auprès de Xavier et
retrouva instantanément sa vigueur.
Ce fut son dernier essai ; il évita la {{tiret|compa|gnie}}<noinclude></noinclude>
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Xavier gardait toujours sa chambre à l’hôtel,
comprenant qu’il ne devait pas embarrasser la
vie du jeune homme.
Celui-ci perçut mieux alors la solitude et ce
sentiment le frappa pour la première fois.
Il se prenait souvent à regarder autour de lui
et ne croyait voir que couples heureux.
Il aurait voulu maintenant ressembler à tous
ces noceurs qui trouvaient le bonheur auprès
d’une femme.
À lui, cela était interdit à jamais. Pendant la
guerre, entraîné par le hasard, il avait tenté
une nouvelle expérience. Une jeune hétaïre, attirée
par sa beauté d’éphèbe, l’avait entraîné
dans une chambre d’hôtel.
Auprès d’un beau corps, ferme et juvénile, il
était demeuré craintif et morne. Sa compagne
avait essayé de le stimuler, il s’abandonna lui-même
à des rêves priapiques. Tout fut en vain,
il se sauva honteusement, avec aux lèvres une imprécation.
Dès ce jour, la femme lui devint odieuse, définitivement ;
il la haït pour sa propre faiblesse.
Le même soir, il courut auprès de Xavier et
retrouva instantanément sa vigueur.
Ce fut son dernier essai ; il évita la {{tiret|compa|gnie}}<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>{{tiret2|compa|gnie}} des femmes qui lui causait de plus en plus
une terreur indéfinissable.
Afin de tromper sa sentimentalité, il versa
dans le pacifisme, mais un pacifisme morbide,
aspirant à se sacrifier pour la cause universelle.
Après l’armistice, il retourna une fois chez
ses parents. Il y demeura quelques jours qui
furent, pour lui, une perpétuelle souffrance.
Masseret était en retraite et passait ses après-midi
au café, à d’interminables parties de manille.
Il rentrait le soir, absolument ivre, sacrant
et bavant.
À ce moment, Fredi, au comble du dégoût, se
sauvait dans sa chambre, laissant sa mère en
face de l’ivrogne.
La pauvre femme se débattait au milieu de
mille difficultés. Masseret considérant que Fredi
maintenant était suffisamment riche, du fait de
l’héritage de sa tante, prétendait ne plus se priver
de rien. Lentement, mais avec persévérance,
il rongeait le modeste capital, amassé pendant
toute une vie commune par {{Mme|Masseret|nx}}.
En réalité, il avait toujours escompté la fortune
de sa sœur pour lui permettre de goûter
au luxe, à la fin de sa vie. De ce que cet argent<noinclude></noinclude>
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une terreur indéfinissable.
Afin de tromper sa sentimentalité, il versa
dans le pacifisme, mais un pacifisme morbide,
aspirant à se sacrifier pour la cause universelle.
Après l’armistice, il retourna une fois chez
ses parents. Il y demeura quelques jours qui
furent, pour lui, une perpétuelle souffrance.
Masseret était en retraite et passait ses après-midi
au café, à d’interminables parties de manille.
Il rentrait le soir, absolument ivre, sacrant
et bavant.
À ce moment, Fredi, au comble du dégoût, se
sauvait dans sa chambre, laissant sa mère en
face de l’ivrogne.
La pauvre femme se débattait au milieu de
mille difficultés. Masseret considérant que Fredi
maintenant était suffisamment riche, du fait de
l’héritage de sa tante, prétendait ne plus se priver
de rien. Lentement, mais avec persévérance,
il rongeait le modeste capital, amassé pendant
toute une vie commune par {{Mme|Masseret|nx}}.
En réalité, il avait toujours escompté la fortune
de sa sœur pour lui permettre de goûter
au luxe, à la fin de sa vie. De ce que cet argent<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>lui avait échappé, il gardait à son fils une
sourde rancune.
Fredi ne trouvait donc, au sein de la famille,
ce qu’il cherchait désespérément : un attachement
sincère, la possibilité de se dévouer.
Certes, il plaignait sa mère et lui conseillait
une rupture brutale.
Néanmoins, il ne se sentait point en confiance
auprès d’elle, obligé comme toujours de jouer
un rôle, de cacher honteusement le fond de son cœur.
C’était surtout cette perpétuelle nécessité de
paraître autrement qu’il n’était réellement, qui
la poussait à la mélancolie.
Son père quand il se trouvait en sa présence,
ironisait encore comme jadis, essayant de le
traiter de haut, de l’appeler galopin.
Il haussait les épaules avec froideur, ne cachant
plus qu’il avait mesuré cette supériorité à
sa juste valeur.
Mais s’il prenait sa mère en pitié, il ne la jugeait
pas moins sainement. Il voyait son pauvre
caractère étriqué, l’empêchant de regarder au-delà
son minime domaine, c’est-à-dire sa maison.
Il revint à Paris absolument désorienté ; il<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude>lui avait échappé, il gardait à son fils une
sourde rancune.
Fredi ne trouvait donc, au sein de la famille,
ce qu’il cherchait désespérément : un attachement
sincère, la possibilité de se dévouer.
Certes, il plaignait sa mère et lui conseillait
une rupture brutale.
Néanmoins, il ne se sentait point en confiance
auprès d’elle, obligé comme toujours de jouer
un rôle, de cacher honteusement le fond de son cœur.
C’était surtout cette perpétuelle nécessité de
paraître autrement qu’il n’était réellement, qui
la poussait à la mélancolie.
Son père quand il se trouvait en sa présence,
ironisait encore comme jadis, essayant de le
traiter de haut, de l’appeler galopin.
Il haussait les épaules avec froideur, ne cachant
plus qu’il avait mesuré cette supériorité à
sa juste valeur.
Mais s’il prenait sa mère en pitié, il ne la jugeait
pas moins sainement. Il voyait son pauvre
caractère étriqué, l’empêchant de regarder au-delà
son minime domaine, c’est-à-dire sa maison.
Il revint à Paris absolument désorienté ; il<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>sentait que désormais il était bien seul dans la
vie, que nul ne le comprendrait et aussi que nul
ne l’aimerait comme il souhaitait être aimé.
L’avenir lui apparaissait sombre soudainement
et il versa dans une véritable crise de neurasthénie.
Ce fut encore Xavier qui le ramena à l’espoir,
lui offrant son propre exemple.
Lui aussi avait erré tristement par la vie,
sans une affection sincère jusqu’au jour où il
avait rencontré le jeune homme. Lui aussi était
un abandonné contraint de jouer un rôle.
Et s’il avait avoué la vérité, l’on aurait eu
pour lui que dédain et moquerie, quand il avait
besoin de beaucoup de pitié.
Fredi au moins avait ses livres, lui manquait
même de ce suprême secours.
La crise du jeune homme dura trois bons
mois, durant lesquels il resta presque continuellement
enfermé chez lui.
Il vivait dans la pénombre, fuyant peureusement
la grande lumière. Les double rideaux de
ses fenêtres se trouvaient toujours à demi-fermés
et quoique l’on fût au printemps, l’électricité
brûlait dès une heure de l’après-midi.
Durant ce temps, il travailla fébrilement à des<noinclude></noinclude>
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vie, que nul ne le comprendrait et aussi que nul
ne l’aimerait comme il souhaitait être aimé.
L’avenir lui apparaissait sombre soudainement
et il versa dans une véritable crise de neurasthénie.
Ce fut encore Xavier qui le ramena à l’espoir,
lui offrant son propre exemple.
Lui aussi avait erré tristement par la vie,
sans une affection sincère jusqu’au jour où il
avait rencontré le jeune homme. Lui aussi était
un abandonné contraint de jouer un rôle.
Et s’il avait avoué la vérité, l’on aurait eu
pour lui que dédain et moquerie, quand il avait
besoin de beaucoup de pitié.
Fredi au moins avait ses livres, lui manquait
même de ce suprême secours.
La crise du jeune homme dura trois bons
mois, durant lesquels il resta presque continuellement
enfermé chez lui.
Il vivait dans la pénombre, fuyant peureusement
la grande lumière. Les double rideaux de
ses fenêtres se trouvaient toujours à demi-fermés
et quoique l’on fût au printemps, l’électricité
brûlait dès une heure de l’après-midi.
Durant ce temps, il travailla fébrilement à des<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>recherches d’histoire sur le moyen-âge. Cette
période, si loin de notre civilisation l’intriguait.
Et lorsqu’il eut achevé cette tâche, il eut l’idée
de l’envoyer à une revue s’occupant de ces questions.
En réponse lui vinrent des offres avantageuses
et quelques compliments. Il en fut étonné et
brusquement l’avenir parut s’éclaircir. Il se découvrait
soudain un but, un attrait jusque-là
ignoré. Il eut la sensation d’avoir créé quelque
chose, d’avoir apporté son effort à l’éternel labeur collectif.
Il passa aussi vite de la tristesse à la gaieté
qu’il s’était enfoncé dans la mélancolie. Il sortit
vraiment pour la première fois, le jour où il
reçut cette réponse et il entraîna joyeusement
Xavier dîner en un établissement élégant.
Ses idées de luxe le reprirent aussitôt, à la vue
de ce clinquant de restaurant. Il les avait abandonnées,
les jugeant irréalisables avec ses maigres
rentes. Mais maintenant un capital-travail
venait s’ajouter au capital-argent et tous les espoirs
lui semblaient permis.
Il était ce soir-là en frac, mince, dégagé, efféminé
beaucoup, avec sa jolie tête blonde, ses
traits menus, le bleu très doux de ses yeux. Une<noinclude></noinclude>
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période, si loin de notre civilisation l’intriguait.
Et lorsqu’il eut achevé cette tâche, il eut l’idée
de l’envoyer à une revue s’occupant de ces questions.
En réponse lui vinrent des offres avantageuses
et quelques compliments. Il en fut étonné et
brusquement l’avenir parut s’éclaircir. Il se découvrait
soudain un but, un attrait jusque-là
ignoré. Il eut la sensation d’avoir créé quelque
chose, d’avoir apporté son effort à l’éternel labeur collectif.
Il passa aussi vite de la tristesse à la gaieté
qu’il s’était enfoncé dans la mélancolie. Il sortit
vraiment pour la première fois, le jour où il
reçut cette réponse et il entraîna joyeusement
Xavier dîner en un établissement élégant.
Ses idées de luxe le reprirent aussitôt, à la vue
de ce clinquant de restaurant. Il les avait abandonnées,
les jugeant irréalisables avec ses maigres
rentes. Mais maintenant un capital-travail
venait s’ajouter au capital-argent et tous les espoirs
lui semblaient permis.
Il était ce soir-là en frac, mince, dégagé, efféminé
beaucoup, avec sa jolie tête blonde, ses
traits menus, le bleu très doux de ses yeux. Une<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>joie se reflétait sur son visage, mettant une lueur
dans ses prunelles.
Les femmes le regardaient ; il n’y prit garde.
Mais lorsqu’un homme le considérait un instant,
une révolution se produisait en lui.
Se méfiant de lui-même, conscient de sa timidité,
il s’enfermait en une hautaine froideur qui
lui procurait une attitude. Ses gestes étaient
réduits au strict minimum et il ne semblait
rien voir autour de lui. Cela accroissait la distinction
affinée de sa personne tout entière.
Ils restèrent longtemps à table, caressant leur
gourmandise. Quand ils sortirent, il était tard
et ils s’en furent à pied, vers l’Opéra, se tenant
par le bras.
Xavier avait l’impression que les beaux jours
de jadis étaient revenus. Il se trompait ; son
compagnon fixait déjà l’avenir, donnant libre
cours à ses aspirations secrètes.
Il aimait bien Xavier, il éprouvait à son égard
un solide attachement et dans l’intimité, restait
pour lui ce qu’il avait toujours été, l’ami viril.
Cependant cela ne suffisait pas, le souvenir de
Bertrand lui revenait à l’esprit et il rêvait encore
une fois de découvrir ce qu’il appelait naïvement
et avec sincérité l’âme sœur.<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude>joie se reflétait sur son visage, mettant une lueur
dans ses prunelles.
Les femmes le regardaient ; il n’y prit garde.
Mais lorsqu’un homme le considérait un instant,
une révolution se produisait en lui.
Se méfiant de lui-même, conscient de sa timidité,
il s’enfermait en une hautaine froideur qui
lui procurait une attitude. Ses gestes étaient
réduits au strict minimum et il ne semblait
rien voir autour de lui. Cela accroissait la distinction
affinée de sa personne tout entière.
Ils restèrent longtemps à table, caressant leur
gourmandise. Quand ils sortirent, il était tard
et ils s’en furent à pied, vers l’Opéra, se tenant
par le bras.
Xavier avait l’impression que les beaux jours
de jadis étaient revenus. Il se trompait ; son
compagnon fixait déjà l’avenir, donnant libre
cours à ses aspirations secrètes.
Il aimait bien Xavier, il éprouvait à son égard
un solide attachement et dans l’intimité, restait
pour lui ce qu’il avait toujours été, l’ami viril.
Cependant cela ne suffisait pas, le souvenir de
Bertrand lui revenait à l’esprit et il rêvait encore
une fois de découvrir ce qu’il appelait naïvement
et avec sincérité l’âme sœur.<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude><nowiki/>
Il eut soudain hâte de quitter Xavier et ils
prirent un taxi qui les ramena au logement du
jeune homme et de là, le sexagénaire s’en fut
chez lui.
Fredi courut à sa chambre, et {{Corr|fièvreusement|fiévreusement}}
se dévêtit entièrement pour s’allonger sur son lit.
Ses rêves anciens le reprirent, c’était la réaction
au travail trop longtemps soutenu qui se
produisait avec une sorte de brutalité.
Il s’endormit au matin seulement ; il était
brisé quoique comme toujours il eut évité une
solution naturelle, retenu encore par son dégoût instinctif.
Cette solution, il l’admettait chez ses amis,
mais jamais pour lui-même. Il n’y avait rien de
raisonné en cette répugnance, le besoin matériel
de se rapprocher de la féminité l’y poussait.
D’ailleurs cette solution ne lui procurait aucune
satisfaction réelle et jamais il n’éprouvait le
besoin véritable qu’elle se réalisât.
Le lendemain très tôt, il se rendit à là revue
où on lui confirma les conditions. Il n’en fut
pas absolument heureux, la première joie déjà
était évanouie, il se produisait en lui un immense
relâchement moral.<noinclude></noinclude>
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Cunegonde1
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text/x-wiki
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Il eut soudain hâte de quitter Xavier et ils
prirent un taxi qui les ramena au logement du
jeune homme et de là, le sexagénaire s’en fut
chez lui.
Fredi courut à sa chambre, et {{Corr|fièvreusement|fiévreusement}}
se dévêtit entièrement pour s’allonger sur son lit.
Ses rêves anciens le reprirent, c’était la réaction
au travail trop longtemps soutenu qui se
produisait avec une sorte de brutalité.
Il s’endormit au matin seulement ; il était
brisé quoique comme toujours il eut évité une
solution naturelle, retenu encore par son dégoût instinctif.
Cette solution, il l’admettait chez ses amis,
mais jamais pour lui-même. Il n’y avait rien de
raisonné en cette répugnance, le besoin matériel
de se rapprocher de la féminité l’y poussait.
D’ailleurs cette solution ne lui procurait aucune
satisfaction réelle et jamais il n’éprouvait le
besoin véritable qu’elle se réalisât.
Le lendemain très tôt, il se rendit à là revue
où on lui confirma les conditions. Il n’en fut
pas absolument heureux, la première joie déjà
était évanouie, il se produisait en lui un immense
relâchement moral.<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
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Jusque là, il avait eu l’énergie soutenue par le
travail. Maintenant ce dernier ressort lui échappait.
La sexualité enfermée en son être sans qu’il
le notât précisément, semblait remonter à fleur
de peau, créer en lui un besoin morbide indéfinissable.
Après cette visite, il rentra chez lui, précipitamment,
ayant hâte de retrouver sa chère solitude.
Tout habillé, comme lorsqu’il était étudiant,
il se jeta sur son lit et s’abandonna au rêve qui
endort. Courant après une insaisissable chimère,
il ne s’apercevait pas de l’heure qui passait.
Xavier en arrivant vers midi le surprit ainsi.
Il eut un mot de reproche, réclamant sa part,
mais Fredi anéanti ne fut capable que de balbutier
quelques mots d’excuse.
L’ami se tut tristement ; il connaissait également
ces instants d’exaspération sans but, sans
désir précis, avec l’impossibilité de réaliser une
union normale.
Il entraîna le jeune homme au dehors, l’emmenant
déjeuner en un restaurant élégant des
boulevards. Il espérait le distraire, le tirer de
cette angoisse sensuelle qui lui pesait sur la
nuque comme un casque de plomb.<noinclude></noinclude>
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Cunegonde1
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/* Corrigée */
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text/x-wiki
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Jusque là, il avait eu l’énergie soutenue par le
travail. Maintenant ce dernier ressort lui échappait.
La sexualité enfermée en son être sans qu’il
le notât précisément, semblait remonter à fleur
de peau, créer en lui un besoin morbide indéfinissable.
Après cette visite, il rentra chez lui, précipitamment,
ayant hâte de retrouver sa chère solitude.
Tout habillé, comme lorsqu’il était étudiant,
il se jeta sur son lit et s’abandonna au rêve qui
endort. Courant après une insaisissable chimère,
il ne s’apercevait pas de l’heure qui passait.
Xavier en arrivant vers midi le surprit ainsi.
Il eut un mot de reproche, réclamant sa part,
mais Fredi anéanti ne fut capable que de balbutier
quelques mots d’excuse.
L’ami se tut tristement ; il connaissait également
ces instants d’exaspération sans but, sans
désir précis, avec l’impossibilité de réaliser une
union normale.
Il entraîna le jeune homme au dehors, l’emmenant
déjeuner en un restaurant élégant des
boulevards. Il espérait le distraire, le tirer de
cette angoisse sensuelle qui lui pesait sur la
nuque comme un casque de plomb.<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude><nowiki/>
Pourtant il savait que ses efforts resteraient
illusoires. Fredi demeura maussade sans cause,
parlant peu, écoutant à peine.
Il fallut revenir au logis de bonne heure, le
bruit, le mouvement des rues, jusqu’à la lumière
lui causaient une gêne insurmontable.
Quand il se revit dans sa chambre aux rideaux
à demi-tirés, il éprouva une subite sensation de
bien-être. Avec un rire trouble, il s’allongea sur
le divan et indifférent presque, s’abandonna.
Xavier était près de lui, s’ingéniant à éveiller
un besoin matériel, physique. Il ne voyait, auprès
de lui, qu’une loque misérable et aveulie.
Fredi finit par s’endormir, d’un sommeil lourd,
l’esprit paralysé par la débauche de rêve précédente.
Xavier, toujours tendre, le veilla, surveillant
sur ses traits affinés, l’éloignement progressif
de la fatigue.
Dès qu’il vit ses paupières tressaillir, il se
sauva à la cuisine et lorsque le jeune homme
ouvrit les yeux, il lui apporta une tasse de thé.
Fredi, allongé sur le divan, le corps roulé
dans un peignoir léger, s’alanguissait mollement.
Il grignotait des gâteaux avec une gourmandise
puérile, souriant à l’ami dévoué.<noinclude></noinclude>
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Cunegonde1
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Pourtant il savait que ses efforts resteraient
illusoires. Fredi demeura maussade sans cause,
parlant peu, écoutant à peine.
Il fallut revenir au logis de bonne heure, le
bruit, le mouvement des rues, jusqu’à la lumière
lui causaient une gêne insurmontable.
Quand il se revit dans sa chambre aux rideaux
à demi-tirés, il éprouva une subite sensation de
bien-être. Avec un rire trouble, il s’allongea sur
le divan et indifférent presque, s’abandonna.
Xavier était près de lui, s’ingéniant à éveiller
un besoin matériel, physique. Il ne voyait, auprès
de lui, qu’une loque misérable et aveulie.
Fredi finit par s’endormir, d’un sommeil lourd,
l’esprit paralysé par la débauche de rêve précédente.
Xavier, toujours tendre, le veilla, surveillant
sur ses traits affinés, l’éloignement progressif
de la fatigue.
Dès qu’il vit ses paupières tressaillir, il se
sauva à la cuisine et lorsque le jeune homme
ouvrit les yeux, il lui apporta une tasse de thé.
Fredi, allongé sur le divan, le corps roulé
dans un peignoir léger, s’alanguissait mollement.
Il grignotait des gâteaux avec une gourmandise
puérile, souriant à l’ami dévoué.<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
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Il avait des poses d’une charmante féminité,
d’une grâce souvent pleine de mièvrerie.
Ce ne fut que vers le soir qu’il parut reprendre
un peu d’énergie. Il se leva et s’habilla,
vêtant le frac qui moulait son corps gracile.
Comme il devait prochainement toucher de
l’argent à la revue, il se permit de puiser à
l’avance dans le pécule de ses petites rentes
accumulées. Ils purent ainsi dîner dans un restaurant
réservé à la clientèle de luxe et ils finirent
la soirée à Montmartre.
Il n’aimait point ce quartier cependant, quartier
qui, selon lui, suait la prostitution par tous
ses pavés. Des éphèbes le lorgnaient pourtant,
devinant en lui un confrère. Mais il s’en détournait
avec mépris. Il rêvait une affection sincère,
réelle et non point une comédie sexuelle qui ne
lui aurait apporté aucune satisfaction.
Ce qu’il souhaitait, c’était l’abandon de soi-même
pour le plaisir d’une compagnie fidèle et
ne réclamait rien pour lui.
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Il avait des poses d’une charmante féminité,
d’une grâce souvent pleine de mièvrerie.
Ce ne fut que vers le soir qu’il parut reprendre
un peu d’énergie. Il se leva et s’habilla,
vêtant le frac qui moulait son corps gracile.
Comme il devait prochainement toucher de
l’argent à la revue, il se permit de puiser à
l’avance dans le pécule de ses petites rentes
accumulées. Ils purent ainsi dîner dans un restaurant
réservé à la clientèle de luxe et ils finirent
la soirée à Montmartre.
Il n’aimait point ce quartier cependant, quartier
qui, selon lui, suait la prostitution par tous
ses pavés. Des éphèbes le lorgnaient pourtant,
devinant en lui un confrère. Mais il s’en détournait
avec mépris. Il rêvait une affection sincère,
réelle et non point une comédie sexuelle qui ne
lui aurait apporté aucune satisfaction.
Ce qu’il souhaitait, c’était l’abandon de soi-même
pour le plaisir d’une compagnie fidèle et
ne réclamait rien pour lui.
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{{T2|II|mt=4em|mb=2em}}
Son étude sur le Moyen-Age valut à Fredi une
renommée immédiate parmi les érudits. À la
revue, on lui réclama une suite en même temps
qu’on lui annonçait que le début serait publié
en volume.
Ainsi l’argent afflua presque subitement et
cela joint à ses rentes le fit riche.
Xaxier, heureux de le voir grandir, l’incita à
soigner sa popularité. Il lui découvrit un autre
appartement, très vaste rue du Moulin Vert,
dans un immeuble cossu.
Il lui fallut renouveler une partie de son mobilier
et surtout l’augmenter. Cela suffit à l’occuper
un moment, lui enlevant la hantise de sa
solitude, apaisant, pendant quelque temps, le
trouble de sa sexualité.
C’était avec une joie puérile et une exubérance
de tous les instants qu’il s’occupait de cette installation.<noinclude></noinclude>
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Cunegonde1
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Son étude sur le Moyen-Age valut à Fredi une
renommée immédiate parmi les érudits. À la
revue, on lui réclama une suite en même temps
qu’on lui annonçait que le début serait publié
en volume.
Ainsi l’argent afflua presque subitement et
cela joint à ses rentes le fit riche.
Xaxier, heureux de le voir grandir, l’incita à
soigner sa popularité. Il lui découvrit un autre
appartement, très vaste rue du Moulin Vert,
dans un immeuble cossu.
Il lui fallut renouveler une partie de son mobilier
et surtout l’augmenter. Cela suffit à l’occuper
un moment, lui enlevant la hantise de sa
solitude, apaisant, pendant quelque temps, le
trouble de sa sexualité.
C’était avec une joie puérile et une exubérance
de tous les instants qu’il s’occupait de cette installation.<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
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Son ameublement nouveau fut absolument
moderne, des teintes crues apposées les unes
sur les autres et faisant contraste.
Son bureau, immense pièce carrée, avait des
bibliothèques basses en guise de boiseries et ces
bibliothèques cerclaient la chambre entière. Et
parsemé, ça et là, des fauteuils qui semblaient
se traîner, ramper sur le tapis épais, des guéridons
chinois vernis rouges ou verts, de la hauteur
d’un nouveau-né.
Le bureau seul conservait la forme ordinaire
avec le fauteuil d’acajou timbré de bronzes dorés.
Au milieu de cette originalité de tons et de
formes, il se sentit bien, dans l’intérieur adéquat
à sa mentalité. Ne ressemblant point au
reste du genre humain, il ne pouvait se complaire
en un cadre uniforme, classique.
Il eût besoin naturellement d’une femme de
ménage qui vint quotidiennement.
La première fois que {{Mme|Martin|nx}} le vit parcourir
ses pièces en kimono jaune à chrysanthèmes
noirs, elle eut une naïve stupeur, d’autant
qu’il était visiblement nu sous ce léger vêtement.
Il aimait cette robe flottante qui lui laissait la<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
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Son ameublement nouveau fut absolument
moderne, des teintes crues apposées les unes
sur les autres et faisant contraste.
Son bureau, immense pièce carrée, avait des
bibliothèques basses en guise de boiseries et ces
bibliothèques cerclaient la chambre entière. Et
parsemé, ça et là, des fauteuils qui semblaient
se traîner, ramper sur le tapis épais, des guéridons
chinois vernis rouges ou verts, de la hauteur
d’un nouveau-né.
Le bureau seul conservait la forme ordinaire
avec le fauteuil d’acajou timbré de bronzes dorés.
Au milieu de cette originalité de {{Nec|tons}} et de
formes, il se sentit bien, dans l’intérieur adéquat
à sa mentalité. Ne ressemblant point au
reste du genre humain, il ne pouvait se complaire
en un cadre uniforme, classique.
Il eût besoin naturellement d’une femme de
ménage qui vint quotidiennement.
La première fois que {{Mme|Martin|nx}} le vit parcourir
ses pièces en kimono jaune à chrysanthèmes
noirs, elle eut une naïve stupeur, d’autant
qu’il était visiblement nu sous ce léger vêtement.
Il aimait cette robe flottante qui lui laissait la<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>sensation continuelle de sa nudité qu’il pouvait
palper à loisirs, en des gestes furtifs.
{{Mme|Martin|nx}} s’habitua rapidement à cet accoutrement ;
elle finit même par le trouver gracieux
étant donnée la beauté féminine du jeune homme.
Elle le lui dit, avec une franchise cordiale et
il eut aussitôt, pour elle, une reconnaissance infinie.
Comme elle était vieille, grisonnante et hirsute,
elle ne lui causait point la même répugnance
que les autres femmes. Il la considérait
un peu comme un être neutre.
Il fut très bon, très indulgent avec elle, rêvant
tout naturellement de la tirer de la demi-misère présente.
Bientôt, elle ne compta plus les heures et
resta des matinées entières, pour le simple plaisir
de demeurer auprès de ce jeune homme, si
doux, si bienveillant, dont l’humeur se teintait
d’une inexplicable mélancolie.
Fredi, sans le savoir, eut ainsi auprès de lui,
un nouveau dévouement. Il n’en éprouvait aucune
gratitude, l’ignorant, mais sa bonté naturelle
l’incitait à faire à la femme une existence
aussi paisible que possible et cela suffit.<noinclude></noinclude>
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Cunegonde1
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text/x-wiki
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palper à loisirs, en des gestes furtifs.
{{Mme|Martin|nx}} s’habitua rapidement à cet accoutrement ;
elle finit même par le trouver gracieux
étant donnée la beauté féminine du jeune homme.
Elle le lui dit, avec une franchise cordiale et
il eut aussitôt, pour elle, une reconnaissance infinie.
Comme elle était vieille, grisonnante et hirsute,
elle ne lui causait point la même répugnance
que les autres femmes. Il la considérait
un peu comme un être neutre.
Il fut très bon, très indulgent avec elle, rêvant
tout naturellement de la tirer de la demi-misère présente.
Bientôt, elle ne compta plus les heures et
resta des matinées entières, pour le simple plaisir
de demeurer auprès de ce jeune homme, si
doux, si bienveillant, dont l’humeur se teintait
d’une inexplicable mélancolie.
Fredi, sans le savoir, eut ainsi auprès de lui,
un nouveau dévouement. Il n’en éprouvait aucune
gratitude, l’ignorant, mais sa bonté naturelle
l’incitait à faire à la femme une existence
aussi paisible que possible et cela suffit.<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
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Il traînait donc des matinées entières, vautré
sur le tapis de son bureau, vêtu uniquement de
son kimono ample. Il travaillait de cette façon,
un livre devant lui, des notes à côté.
Un peu avant midi, {{Mme|Martin|nx}} s’en allait et
il restait seul soudain. Comme une stupeur le
saisissait, une angoisse invincible s’emparait
de son cerveau.
Heureusement, Xavier ne tardait pas à arriver
et le trouvait régulièrement nu, étendu sur son tapis.
Il lui fallait un effort pour s’habiller, glisser
une chemise, un costume normal qui lui laissait
l’impression d’être enfermé dans une cuirasse.
Mais s’il réduisait la toilette au strict minimum
visible, il restait coquet quant à l’extérieur.
Ses complets étaient de drap fin, d’une coupe
irréprochable. Il peignait avec soin sa chevelure
aux reflets d’or et qui {{sic2|ondait}} naturellement.
Le feutre gris un tantinet sur l’oreille, il se
regardait dans une glace et se souriait. Xavier
le tirait de cette admiration de soi-même, en
lui annonçant que l’heure de déjeuner avait
sonné depuis longtemps.<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
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Il traînait donc des matinées entières, vautré
sur le tapis de son bureau, vêtu uniquement de
son kimono ample. Il travaillait de cette façon,
un livre devant lui, des notes à côté.
Un peu avant midi, {{Mme|Martin|nx}} s’en allait et
il restait seul soudain. Comme une stupeur le
saisissait, une angoisse invincible s’emparait
de son cerveau.
Heureusement, Xavier ne tardait pas à arriver
et le trouvait régulièrement nu, étendu sur son tapis.
Il lui fallait un effort pour s’habiller, glisser
une chemise, un costume normal qui lui laissait
l’impression d’être enfermé dans une cuirasse.
Mais s’il réduisait la toilette au strict minimum
visible, il restait coquet quant à l’extérieur.
Ses complets étaient de drap fin, d’une coupe
irréprochable. Il peignait avec soin sa chevelure
aux reflets d’or et qui {{sic2|ondait}} naturellement.
Le feutre gris un tantinet sur l’oreille, il se
regardait dans une glace et se souriait. Xavier
le tirait de cette admiration de soi-même, en
lui annonçant que l’heure de déjeuner avait
sonné depuis longtemps.<noinclude></noinclude>
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{{img float|file=Des Vignons - Fredi en ménage, 1930 - image-025.jpg|width=450px|align=left|large=100%|cap=''Elle finit même par le trouver gracieux…'' (page 21)|style=font-size:100%;font-style:italic|m=1em}}<noinclude></noinclude>
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Cunegonde1
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Cunegonde1
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Cunegonde1
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Cunegonde1
52509
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/* Page non corrigée */ Cunegonde1: split automated match and split edit, revert if incorrect
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude><nowiki/>
Ils prenaient leur repas de midi dans un restaurant
de l’avenue d’Orléans où ils avaient la
considération du patron et des garçons.
Ensuite, ils prenaient le métro qui les déposait
au quartier latin où ils achevaient leur déjeuner
par un café savoureux.
Cette régularité dans l’existence plaisait au
jeune homme dont {{sic2|l’ancestration}} bourgeoise et
paysanne était essentiellement routinière. Mais
il savait aussi que seul, il en aurait été incapable
et se réjouissait d’avoir, auprès de lui,
l’autorité tendre de Xavier.
Au quartier latin, ils rencontraient quelques
vagues relations littéraires. Auprès de ceux-là,
Fredi demeurait silencieux, sur la défiance. Intimement,
il se moquait de leur [[wikt:puffisme|puffisme]] et de
leur grandiloquence voulue. Il avait la conviction
de leur être supérieur, autant par l’érudition
que par la puissance de création qu’il sentait
en lui.
En revanche, la masculinité de beaucoup l’attirait
et s’il demeurait auprès d’eux, à écouter
un bavardage creux, retenu par un sentiment
trouble de désir indécis.
Sagement, Xavier le ramenait au logis vers
quatre heures et le conduisait à son bureau.<noinclude></noinclude>
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Cunegonde1
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text/x-wiki
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Ils prenaient leur repas de midi dans un restaurant
de l’avenue d’Orléans où ils avaient la
considération du patron et des garçons.
Ensuite, ils prenaient le métro qui les déposait
au quartier latin où ils achevaient leur déjeuner
par un café savoureux.
Cette régularité dans l’existence plaisait au
jeune homme dont {{sic2|l’ancestration}} bourgeoise et
paysanne était essentiellement routinière. Mais
il savait aussi que seul, il en aurait été incapable
et se réjouissait d’avoir, auprès de lui,
l’autorité tendre de Xavier.
Au quartier latin, ils rencontraient quelques
vagues relations littéraires. Auprès de ceux-là,
Fredi demeurait silencieux, sur la défiance. Intimement,
il se moquait de leur [[wikt:puffisme|puffisme]] et de
leur grandiloquence voulue. Il avait la conviction
de leur être supérieur, autant par l’érudition
que par la puissance de création qu’il sentait
en lui.
En revanche, la masculinité de beaucoup l’attirait
et s’il demeurait auprès d’eux, à écouter
un bavardage creux, retenu par un sentiment
trouble de désir indécis.
Sagement, Xavier le ramenait au logis vers
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude><nowiki/>
Lui-même s’installait dans un fauteuil pour
que le jeune homme travaillât. La tâche d’ailleurs
ne l’effrayait point, il lui suffisait de s’y
mettre. Le mouvement {{Corr|déclanché|déclenché}}, il besognait
jusqu’à la nuit.
Mais à ce moment, il avait un relâchement
soudain, une impatience sexuelle impossible à analyser.
Il roulait alors sur le tapis, les vêtements en désordre.
Xavier le considérait avec amertume, jugeant
que toute sa vigueur s’en allait en rêves jamais réalisables.
Il essayait bien de combattre cette tendance,
mais tout semblait inutile. Fredi revenait invariablement
à sa faiblesse, comme le fumeur
d’opium retourne, à heure fixe, à la pipée bienfaisante.
C’était chez le jeune homme un besoin invincible,
tyrannique et qui pourtant ne trouvait
jamais son apaisement complet.
Lorsqu’il reprenait son sang-froid, il avait,
pour l’ami, un sourire attristé et s’éloignait en
chancelant, la tête lourde, les jambes molles.
Une lassitude profonde donnait alors à ses<noinclude></noinclude>
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Lui-même s’installait dans un fauteuil pour
que le jeune homme travaillât. La tâche d’ailleurs
ne l’effrayait point, il lui suffisait de s’y
mettre. Le mouvement {{Corr|déclanché|déclenché}}, il besognait
jusqu’à la nuit.
Mais à ce moment, il avait un relâchement
soudain, une impatience sexuelle impossible à analyser.
Il roulait alors sur le tapis, les vêtements en désordre.
Xavier le considérait avec amertume, jugeant
que toute sa vigueur s’en allait en rêves jamais réalisables.
Il essayait bien de combattre cette tendance,
mais tout semblait inutile. Fredi revenait invariablement
à sa faiblesse, comme le fumeur
d’opium retourne, à heure fixe, à la pipée bienfaisante.
C’était chez le jeune homme un besoin invincible,
tyrannique et qui pourtant ne trouvait
jamais son apaisement complet.
Lorsqu’il reprenait son sang-froid, il avait,
pour l’ami, un sourire attristé et s’éloignait en
chancelant, la tête lourde, les jambes molles.
Une lassitude profonde donnait alors à ses<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>gestes une langueur morbide qui ne manquait
point d’une grâce spéciale.
Il changeait de costume, revêtait le frac, se
sachant joli en ce vêtement qui moulait sa taille longue.
Xavier se mettait tout simplement en smoking
et ils descendaient prendre un taxi à la
station d’Alésia.
Ainsi, ils sortaient brusquement d’une ambiance,
pour en retrouver une autre, luxueuse,
bienveillante à la beauté mièvre du jeune homme.
Il avait l’impression de changer d’existence,
ce qui ranimait son ambition l’empêchant de
s’abandonner à la paresse.
Évidemment en ces restaurants à la mode il y
avait bon nombre d’invertis qui flairaient en
Fredi un congénère.
Mais celui-ci, toujours retenu par sa timidité,
demeurait tellement froid, tellement hautain,
qu’au bout du compte on hésitait.
Cette attitude le sauvait sans qu’il s’en rendit
compte, elle le préservait de la basse débauche
dans laquelle, fatalement il aurait été entraîné.
En revanche, il souffrait de la solitude sentimentale
à laquelle il se voyait condamné. Lui<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude>gestes une langueur morbide qui ne manquait
point d’une grâce spéciale.
Il changeait de costume, revêtait le frac, se
sachant joli en ce vêtement qui moulait sa taille longue.
Xavier se mettait tout simplement en smoking
et ils descendaient prendre un taxi à la
station d’Alésia.
Ainsi, ils sortaient brusquement d’une ambiance,
pour en retrouver une autre, luxueuse,
bienveillante à la beauté mièvre du jeune homme.
Il avait l’impression de changer d’existence,
ce qui ranimait son ambition l’empêchant de
s’abandonner à la paresse.
Évidemment en ces restaurants à la mode il y
avait bon nombre d’invertis qui flairaient en
Fredi un congénère.
Mais celui-ci, toujours retenu par sa timidité,
demeurait tellement froid, tellement hautain,
qu’au bout du compte on hésitait.
Cette attitude le sauvait sans qu’il s’en rendit
compte, elle le préservait de la basse débauche
dans laquelle, fatalement il aurait été entraîné.
En revanche, il souffrait de la solitude sentimentale
à laquelle il se voyait condamné. Lui<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>aussi sentait que parmi les hommes qui le contemplaient,
il y en avait qui lui ressemblaient.
Il se défiait néanmoins, ignorant ce qu’ils
souhaitaient. Il ne voulait point un autre ami
comme Xavier, ce à quoi il aspirait, c’était une
compagnie vigoureuse et virile qui, au besoin
l’aurait asservi par la brutalité.
C’étaient tous les souvenirs de sa jeunesse qui
lui revenaient en mémoire.
Il se rappelait les camarades plus âgés que
lui, devant lesquels il pliait inconsciemment,
lié par une affection tendre, d’être faible.
Après le dîner dans un cadre de luxe clinquant,
ils rentraient mélancoliquement rue du
Moulin-Vert. Xavier ne s’attardait point, sachant
qu’il n’avait rien à espérer. Toutefois, il
regagnait son logis plus tranquille, ayant laissé
le jeune homme chez lui.
Fredi seul dans son vaste appartement avait
aussitôt une impression amère. Il regardait autour
de lui comme un égaré, considérait ses
meubles avec une sorte de rancune.
Autour de lui, c’était le silence, rien ne bougeait,
pas une présence ne se manifestait.
À pas lents, il gagnait sa chambre et se dévêtait,
mécaniquement, conduit par l’habitude.<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude>aussi sentait que parmi les hommes qui le contemplaient,
il y en avait qui lui ressemblaient.
Il se défiait néanmoins, ignorant ce qu’ils
souhaitaient. Il ne voulait point un autre ami
comme Xavier, ce à quoi il aspirait, c’était une
compagnie vigoureuse et virile qui, au besoin
l’aurait asservi par la brutalité.
C’étaient tous les souvenirs de sa jeunesse qui
lui revenaient en mémoire.
Il se rappelait les camarades plus âgés que
lui, devant lesquels il pliait inconsciemment,
lié par une affection tendre, d’être faible.
Après le dîner dans un cadre de luxe clinquant,
ils rentraient mélancoliquement rue du
Moulin-Vert. Xavier ne s’attardait point, sachant
qu’il n’avait rien à espérer. Toutefois, il
regagnait son logis plus tranquille, ayant laissé
le jeune homme chez lui.
Fredi seul dans son vaste appartement avait
aussitôt une impression amère. Il regardait autour
de lui comme un égaré, considérait ses
meubles avec une sorte de rancune.
Autour de lui, c’était le silence, rien ne bougeait,
pas une présence ne se manifestait.
À pas lents, il gagnait sa chambre et se dévêtait,
mécaniquement, conduit par l’habitude.<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>Il rangeait ses habits avec un ordre méticuleux,
ne laissant rien traîner autour de lui.
Et quand il était nu, il s’effondrait sur le bord
du lit et son visage tombait dans ses mains crispées.
Il avait un râle qui lui déchirait la gorge {{Corr|et/et|et}}
un nom montait à ses lèvres :
— Maman !
C’était la plainte lamentable de l’esseulé qui
cherche inlassablement autour de lui une affection
et qui ne trouve qu’hypocrisie, moquerie
ou basse avarice.
Son cœur était vide comme son logis et c’était
pour cela qu’il pleurait.
Ces larmes cependant lui étaient toujours salutaires,
apaisant momentanément son chagrin.
Il s’en retournait au travail, comme d’autres
vont au verre d’absinthe qui apporte l’oubli.
Il restait nu pour s’asseoir à son bureau, cette
tenue lui procurait une satisfaction indéfinissable,
un bien-être tout physique.
Jusqu’au matin, vers trois heures, il restait
penché sur le labeur patient. Il ne sentait ni la
fatigue, ni le besoin de sommeil.
Alors, il suffisait d’un bruit, du passage d’un<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude>Il rangeait ses habits avec un ordre méticuleux,
ne laissant rien traîner autour de lui.
Et quand il était nu, il s’effondrait sur le bord
du lit et son visage tombait dans ses mains crispées.
Il avait un râle qui lui déchirait la gorge {{Corr|et/et|et}}
un nom montait à ses lèvres :
— Maman !
C’était la plainte lamentable de l’esseulé qui
cherche inlassablement autour de lui une affection
et qui ne trouve qu’hypocrisie, moquerie
ou basse avarice.
Son cœur était vide comme son logis et c’était
pour cela qu’il pleurait.
Ces larmes cependant lui étaient toujours salutaires,
apaisant momentanément son chagrin.
Il s’en retournait au travail, comme d’autres
vont au verre d’absinthe qui apporte l’oubli.
Il restait nu pour s’asseoir à son bureau, cette
tenue lui procurait une satisfaction indéfinissable,
un bien-être tout physique.
Jusqu’au matin, vers trois heures, il restait
penché sur le labeur patient. Il ne sentait ni la
fatigue, ni le besoin de sommeil.
Alors, il suffisait d’un bruit, du passage d’un<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>camion dans la rue pour le ramener au sens de
la réalité.
Il abandonnait tout en l’état, les feuilles éparses
sur la table, les livres ouverts et gagnait sa
chambre, de la démarche rigide d’un halluciné.
Avec un plaisir voluptueux étrange, il se glissait
dans les draps, frôlant sa chair de ses mains
tièdes et il s’endormait sans même s’en apercevoir.
{{Mme|Martin|nx}} qui possédait une clé de l’appartement,
arrivait très tôt et faisait le ménage, silencieusement,
sans qu’il se réveillât.
Mais à dix heures, elle lui apportait son café
dans son lit, le traitant comme un tout petit enfant.
Elle devinait, par instinct, une faiblesse
en lui et en avait pitié. Elle redevenait maternelle
parfois grondeuse.
Et elle plaisait à Fredi parce qu’elle avait sur
lui cette autorité.
{{sep|6|m=2em}}<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
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la réalité.
Il abandonnait tout en l’état, les feuilles éparses
sur la table, les livres ouverts et gagnait sa
chambre, de la démarche rigide d’un halluciné.
Avec un plaisir voluptueux étrange, il se glissait
dans les draps, frôlant sa chair de ses mains
tièdes et il s’endormait sans même s’en apercevoir.
{{Mme|Martin|nx}} qui possédait une clé de l’appartement,
arrivait très tôt et faisait le ménage, silencieusement,
sans qu’il se réveillât.
Mais à dix heures, elle lui apportait son café
dans son lit, le traitant comme un tout petit enfant.
Elle devinait, par instinct, une faiblesse
en lui et en avait pitié. Elle redevenait maternelle
parfois grondeuse.
Et elle plaisait à Fredi parce qu’elle avait sur
lui cette autorité.
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude><nowiki/>
{{T2|III|mt=4em|mb=2em}}
Maintenant Fredi allait presque chaque matin
à la Revue dont il devenait un collaborateur
attitré. Il trouvait là un dérivatif à sa solitude
et à son ennui. Il s’occupait de mille détails
techniques aidant à corriger des épreuves, émettant
des idées commerciales parfois fort judicieuses.
On s’habituait à le voir régulièrement, il faisait
désormais partie de la maison.
Bien vite, l’on s’était rendu compte de son
érudition profonde et on l’estimait un peu {{Corr|plus/plus|plus}}
pour son indémontable modestie.
C’était en sortant de la Revue qu’il rejoignait
Xavier pour aller dîner. Naturellement, ils
avaient abandonné les restaurants de l’avenue
d’Orléans et prenaient leurs repas derrière le
jardin du Luxembourg.
Il croyait fréquenter aussi régulièrement la<noinclude></noinclude>
gquk17jvl5605xt3xszfxnl0rjues8q
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Cunegonde1
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text/x-wiki
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{{T2|III|mt=4em|mb=2em}}
Maintenant Fredi allait presque chaque matin
à la Revue dont il devenait un collaborateur
attitré. Il trouvait là un dérivatif à sa solitude
et à son ennui. Il s’occupait de mille détails
techniques aidant à corriger des épreuves, émettant
des idées commerciales parfois fort judicieuses.
On s’habituait à le voir régulièrement, il faisait
désormais partie de la maison.
Bien vite, l’on s’était rendu compte de son
érudition profonde et on l’estimait un peu {{Corr|plus/plus|plus}}
pour son indémontable modestie.
C’était en sortant de la Revue qu’il rejoignait
Xavier pour aller dîner. Naturellement, ils
avaient abandonné les restaurants de l’avenue
d’Orléans et prenaient leurs repas derrière le
jardin du Luxembourg.
Il croyait fréquenter aussi régulièrement la<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>Revue, uniquement attiré par la compagnie et
le souci du travail.
Il se dupait lui-même, presque volontairement.
Un aimant invincible l’amenait chaque matin
et cet aimant n’était autre qu’un jeune homme
de seize ans, René Luyères.
Tout d’abord il eut pitié de ce garçon à l’aspect
malingre et triste. Avec son intuition spéciale,
il le sentait malheureux, un de ces déshérités
moraux tel qu’il avait été lui-même toute
sa vie.
Bientôt il apprit que René était orphelin de
guerre, ayant perdu son père au front, sa mère
de la grippe.
Sa pitié se transforma en un sentiment tendre
qu’il fut incapable de maîtriser. Quoi qu’il en
soit, il se penchait sur cette misère qu’il aurait
souhaité soulager, il ne savait comment.
Chaque matin, sa première visite en arrivant
dans les bureaux fut pour René très fier de
cette préférence.
En bavardant, il reconnut, que le garçon était
intelligent ; il sut même que la grande catastrophe
l’avait empêché d’achever ses études
qu’il avait abandonnée au seuil de la rhétorique.<noinclude></noinclude>
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Cunegonde1
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/* Corrigée */
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude>Revue, uniquement attiré par la compagnie et
le souci du travail.
Il se dupait lui-même, presque volontairement.
Un aimant invincible l’amenait chaque matin
et cet aimant n’était autre qu’un jeune homme
de seize ans, René Luyères.
Tout d’abord il eut pitié de ce garçon à l’aspect
malingre et triste. Avec son intuition spéciale,
il le sentait malheureux, un de ces déshérités
moraux tel qu’il avait été lui-même toute
sa vie.
Bientôt il apprit que René était orphelin de
guerre, ayant perdu son père au front, sa mère
de la grippe.
Sa pitié se transforma en un sentiment tendre
qu’il fut incapable de maîtriser. Quoi qu’il en
soit, il se penchait sur cette misère qu’il aurait
souhaité soulager, il ne savait comment.
Chaque matin, sa première visite en arrivant
dans les bureaux fut pour René très fier de
cette préférence.
En bavardant, il reconnut, que le garçon était
intelligent ; il sut même que la grande catastrophe
l’avait empêché d’achever ses études
qu’il avait abandonnée au seuil de la rhétorique.<noinclude></noinclude>
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Page:Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu/35
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2026-07-11T06:27:06Z
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145972
/* Page non corrigée */ Cunegonde1: split automated match and split edit, revert if incorrect
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude><nowiki/>
Dès ce jour, une idée germa dans son esprit,
il ne se la précisait pas encore, mais lentement
elle mûrissait.
Enfin, il s’en ouvrit à Xavier qui ne dit ni oui
ni non, répondant seulement par quelques considérations pratiques.
Résolument il passa par dessus tous ces obstacles
et {{Nec|parla}} franchement au directeur de la
Revue qui entra dans ses vues, donnant son
consentement immédiat.
Il s’agissait pour Fredi de prendre René auprès
de lui comme secrétaire et en même temps
de le faire travailler pour le conduire au bachot.
C’était une bonne œuvre, en tout cas cela en
avait toutes les apparences, Fredi s’y trompait
lui-même, n’apercevant point le sentiment tendre
qui le poussait à agir ainsi.
En vérité, il rêvait de jouer auprès de René, le
rôle que Xavier avait tenu à son égard.
Naturellement le jeune garçon accepta avec
joie et le jour même il en {{Nec|parla}} à celui qui lui
servait de tuteur, un cousin lointain.
Fredi n’eut aucune difficulté à trouver sur sa
cassette, les émoluments de ce secrétaire ; il y
gagnerait d’ailleurs du temps et par conséquent
de l’argent.<noinclude></noinclude>
ab4s3zsdm93iw96taxicmrwk7r9t8x2
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Cunegonde1
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/* Corrigée */
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text/x-wiki
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Dès ce jour, une idée germa dans son esprit,
il ne se la précisait pas encore, mais lentement
elle mûrissait.
Enfin, il s’en ouvrit à Xavier qui ne dit ni oui
ni non, répondant seulement par quelques considérations pratiques.
Résolument il passa par dessus tous ces obstacles
et {{Nec|parla}} franchement au directeur de la
Revue qui entra dans ses vues, donnant son
consentement immédiat.
Il s’agissait pour Fredi de prendre René auprès
de lui comme secrétaire et en même temps
de le faire travailler pour le conduire au bachot.
C’était une bonne œuvre, en tout cas cela en
avait toutes les apparences, Fredi s’y trompait
lui-même, n’apercevant point le sentiment tendre
qui le poussait à agir ainsi.
En vérité, il rêvait de jouer auprès de René, le
rôle que Xavier avait tenu à son égard.
Naturellement le jeune garçon accepta avec
joie et le jour même il en {{Nec|parla}} à celui qui lui
servait de tuteur, un cousin lointain.
Fredi n’eut aucune difficulté à trouver sur sa
cassette, les émoluments de ce secrétaire ; il y
gagnerait d’ailleurs du temps et par conséquent
de l’argent.<noinclude></noinclude>
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/* Page non corrigée */ Cunegonde1: split automated match and split edit, revert if incorrect
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude><nowiki/>
Il atteignait en effet à une certaine notoriété
parmi les érudits ; sa première étude qui venait
de paraître en volume avait été enlevée avec
rapidité et l’éditeur lui réclamait instamment un
autre ouvrage du même genre. Cela joint à son
travail à la Revue, lui faisait une besogne assez considérable.
Les arrangements définitifs furent bientôt
arrêtés et dès le lendemain René entra en fonction.
Il arriva le matin, vers neuf heures et trouva
Fredi en kimono. Il eut quelque stupeur et une
teinte de timidité en face de cet original.
Mais le jeune homme se montra si doux, si
patient à son égard qu’il ne tarda pas à reprendre confiance.
Il se mit à la tâche courageusement et en quelques
heures eut débrouillé tout le fatras de notes
de Fredi.
Celui-ci satisfait, l’appela auprès de lui au salon
et ensuite, assis face à face en des fauteuils bas,
ils prirent l’apéritif en fumant des cigarettes d’Orient.
René, lentement, s’ouvrait, il se sentait en liberté
auprès de ce jeune savant plein d’indulgence
et de douceur presque féminine.<noinclude></noinclude>
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15915082
15914788
2026-07-11T07:26:02Z
Cunegonde1
52509
/* Corrigée */
15915082
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text/x-wiki
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Il atteignait en effet à une certaine notoriété
parmi les érudits ; sa première étude qui venait
de paraître en volume avait été enlevée avec
rapidité et l’éditeur lui réclamait instamment un
autre ouvrage du même genre. Cela joint à son
travail à la Revue, lui faisait une besogne assez considérable.
Les arrangements définitifs furent bientôt
arrêtés et dès le lendemain René entra en fonction.
Il arriva le matin, vers neuf heures et trouva
Fredi en kimono. Il eut quelque stupeur et une
teinte de timidité en face de cet original.
Mais le jeune homme se montra si doux, si
patient à son égard qu’il ne tarda pas à reprendre confiance.
Il se mit à la tâche courageusement et en quelques
heures eut débrouillé tout le fatras de notes
de Fredi.
Celui-ci satisfait, l’appela auprès de lui au salon
et ensuite, assis face à face en des fauteuils bas,
ils prirent l’apéritif en fumant des cigarettes d’Orient.
René, lentement, s’ouvrait, il se sentait en liberté
auprès de ce jeune savant plein d’indulgence
et de douceur presque féminine.<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude><nowiki/>
Il {{Nec|parla}} ingénieusement de sa triste vie, de la
mélancolie de ses dimanches au sein d’une famille
quasi étrangère, parfois hostile.
Fredi sentait des larmes lui monter aux yeux,
sa sensiblerie était vivement touchée et il jura,
avec une conviction sincère :
— Nous changerons tout cela, il faut que tu
sois heureux maintenant.
Il disait vrai, ne voyant encore que le côté
sentimental de leur liaison.
Aucun désir impur n’avait agité sa chair ; il
songeait seulement à sa jeunesse solitaire qui
lui avait laissé tant d’amertume.
D’ailleurs il retrouvait en René une identique
tristesse, une sorte de découragement prématuré
qui le rendait veule en face de l’effort à accomplir.
Il lui dit aussi qu’il était seul au monde, oubliant
volontairement ses parents incapables de
lui apporter un peu de bonheur.
Cet aveu les rapprocha mieux que ne l’aurait
fait aucune protestation et à midi, René s’éloigna
absolument intrigué.
Il revint à deux heures lorsque Fredi n’était
pas là, et se mit au travail immédiatement avec
l’ambition de bien faire.<noinclude></noinclude>
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Il {{Nec|parla}} ingénieusement de sa triste vie, de la
mélancolie de ses dimanches au sein d’une famille
quasi étrangère, parfois hostile.
Fredi sentait des larmes lui monter aux yeux,
sa sensiblerie était vivement touchée et il jura,
avec une conviction sincère :
— Nous changerons tout cela, il faut que tu
sois heureux maintenant.
Il disait vrai, ne voyant encore que le côté
sentimental de leur liaison.
Aucun désir impur n’avait agité sa chair ; il
songeait seulement à sa jeunesse solitaire qui
lui avait laissé tant d’amertume.
D’ailleurs il retrouvait en René une identique
tristesse, une sorte de découragement prématuré
qui le rendait veule en face de l’effort à accomplir.
Il lui dit aussi qu’il était seul au monde, oubliant
volontairement ses parents incapables de
lui apporter un peu de bonheur.
Cet aveu les rapprocha mieux que ne l’aurait
fait aucune protestation et à midi, René s’éloigna
absolument intrigué.
Il revint à deux heures lorsque Fredi n’était
pas là, et se mit au travail immédiatement avec
l’ambition de bien faire.<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude><nowiki/>
Un sentiment étrange naissait en son cœur, il
n’aurait su démêler lequel, mais il lui semblait
que depuis toujours il connaissait son nouveau
patron et qu’une intimité déjà ancienne les unissait.
Lui aussi, pauvre chétif, se sentait abandonné,
la vigueur physique lui manquait pour
qu’il fit figure de mâle luttant ardemment contre
les obstacles de la vie.
Il n’aspirait qu’à une autorité bienveillante qui
l’eût conduit à travers les méandres d’un monde
incompréhensible à son ingénuité. Cette autorité,
il croyait l’avoir découverte en Fredi quand
il ne se trouvait réellement qu’auprès d’une faiblesse
semblable à la sienne.
Ce jour-là il fit la connaissance de Xavier qui
rentra avec Fredi. Ce sexagénaire lui plut également,
à cause de sa politesse un peu timide.
Xavier par contre fut ému ; en René, il revoyait
Fredi à son arrivée à Paris et cela lui causait
une joie intime impossible à analyser.
René prépara le thé, et ils s’installèrent dans
des fauteuils autour d’un guéridon bas. Ils grignotèrent
des biscuits, aimant les sucreries
comme des enfants ou des femmes.
Xavier ne s’en alla point, retenu par la {{tiret|pré|sence}}<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
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Un sentiment étrange naissait en son cœur, il
n’aurait su démêler lequel, mais il lui semblait
que depuis toujours il connaissait son nouveau
patron et qu’une intimité déjà ancienne les unissait.
Lui aussi, pauvre chétif, se sentait abandonné,
la vigueur physique lui manquait pour
qu’il fit figure de mâle luttant ardemment contre
les obstacles de la vie.
Il n’aspirait qu’à une autorité bienveillante qui
l’eût conduit à travers les méandres d’un monde
incompréhensible à son ingénuité. Cette autorité,
il croyait l’avoir découverte en Fredi quand
il ne se trouvait réellement qu’auprès d’une faiblesse
semblable à la sienne.
Ce jour-là il fit la connaissance de Xavier qui
rentra avec Fredi. Ce sexagénaire lui plut également,
à cause de sa politesse un peu timide.
Xavier par contre fut ému ; en René, il revoyait
Fredi à son arrivée à Paris et cela lui causait
une joie intime impossible à analyser.
René prépara le thé, et ils s’installèrent dans
des fauteuils autour d’un guéridon bas. Ils grignotèrent
des biscuits, aimant les sucreries
comme des enfants ou des femmes.
Xavier ne s’en alla point, retenu par la {{tiret|pré|sence}}<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>{{tiret2|pré|sence}} de cet éphèbe qui l’attirait invinciblement.
Mais il fallut que celui-ci regagnât le logis et
les deux amis se revirent seuls. Ils demeurèrent
silencieux, n’osant plus se communiquer leurs impressions.
Fredi avait lu le désir dans les yeux de Xavier
et aussitôt le même désir s’était emparé de sa chair.
Ils dînèrent ce soir-là dans les environs et le
jeune homme rentra de bonne heure.
Pour la première fois il ne travailla pas. Il se
dévêtit et nu s’installa dans son salon. Il avait
choisi machinalement le fauteuil que René avait
occupé durant l’après-midi.
Le souvenir de l’éphèbe le poursuivait, faisant
tressaillir sa chair. Pour la première fois
depuis longtemps, il eut un éclair de virilité
sans avoir rien tenté de mécanique dans ce but.
Ce simple tressaillement se transforma bientôt
en fureur, la passion lui brûla le sang, affolant
son cerveau.
Il croula sur le tapis en proie à une véritable
crise ; il bégayait le nom de René en lui donnant
des qualificatifs de ''chéri,'' d’''adoré.''
La fatigue le poussa dans son lit où il s’endormit
aussitôt et le lendemain il fut levé de bonne<noinclude></noinclude>
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Cunegonde1
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/* Corrigée */
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude>{{tiret2|pré|sence}} de cet éphèbe qui l’attirait invinciblement.
Mais il fallut que celui-ci regagnât le logis et
les deux amis se revirent seuls. Ils demeurèrent
silencieux, n’osant plus se communiquer leurs impressions.
Fredi avait lu le désir dans les yeux de Xavier
et aussitôt le même désir s’était emparé de sa chair.
Ils dînèrent ce soir-là dans les environs et le
jeune homme rentra de bonne heure.
Pour la première fois il ne travailla pas. Il se
dévêtit et nu s’installa dans son salon. Il avait
choisi machinalement le fauteuil que René avait
occupé durant l’après-midi.
Le souvenir de l’éphèbe le poursuivait, faisant
tressaillir sa chair. Pour la première fois
depuis longtemps, il eut un éclair de virilité
sans avoir rien tenté de mécanique dans ce but.
Ce simple tressaillement se transforma bientôt
en fureur, la passion lui brûla le sang, affolant
son cerveau.
Il croula sur le tapis en proie à une véritable
crise ; il bégayait le nom de René en lui donnant
des qualificatifs de ''chéri,'' d’''adoré.''
La fatigue le poussa dans son lit où il s’endormit
aussitôt et le lendemain il fut levé de bonne<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>heure, attendant avec impatience la venue du secrétaire.
{{Mme|Martin|nx}} cependant arriva la première et
fut étonnée de le trouver debout.
Pour l’occasion, il avait changé de kimono,
celui qu’il portait était de ton vieux rose avec
d’immenses fleurs bleu pâle.
Il se refusa à déjeuner sans René et fit préparer
sur un guéridon de son cabinet, tout le nécessaire
comme pour la visite d’une maîtresse aimée.
Lorsque l’éphèbe entra, toute sa fougue s’évanouit,
une timidité soudaine le paralysa.
René, plus perspicace, aurait pu se demander
un moment qui était le patron, tant Fredi se
multipliait en soins tendres. Il le forçait à manger,
lui sucrait son café, veillait à ce qu’il ne
manquât de rien.
Mais quand ce fut fini et que René s’en fut à
la table pour travailler, il se sentit envahi par
une tristesse.
Il se vautra sur le canapé, n’osant malgré tout
s’abandonner au rêve qui le lancinait.
Cependant le jeune garçon put rapidement
s’assurer que le kimono était son unique vêtement.
Une gêne lui fit battre le cœur, mais peu
à peu cette gêne se transforma en curiosité.<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude>heure, attendant avec impatience la venue du secrétaire.
{{Mme|Martin|nx}} cependant arriva la première et
fut étonnée de le trouver debout.
Pour l’occasion, il avait changé de kimono,
celui qu’il portait était de ton vieux rose avec
d’immenses fleurs bleu pâle.
Il se refusa à déjeuner sans René et fit préparer
sur un guéridon de son cabinet, tout le nécessaire
comme pour la visite d’une maîtresse aimée.
Lorsque l’éphèbe entra, toute sa fougue s’évanouit,
une timidité soudaine le paralysa.
René, plus perspicace, aurait pu se demander
un moment qui était le patron, tant Fredi se
multipliait en soins tendres. Il le forçait à manger,
lui sucrait son café, veillait à ce qu’il ne
manquât de rien.
Mais quand ce fut fini et que René s’en fut à
la table pour travailler, il se sentit envahi par
une tristesse.
Il se vautra sur le canapé, n’osant malgré tout
s’abandonner au rêve qui le lancinait.
Cependant le jeune garçon put rapidement
s’assurer que le kimono était son unique vêtement.
Une gêne lui fit battre le cœur, mais peu
à peu cette gêne se transforma en curiosité.<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude><nowiki/>
Livré jeune à lui-même, il savait beaucoup de
choses et n’ignorait point l’existence de liaisons illicites.
Cette idée s’enfonça dans son esprit, le laissant inquiet.
Il remarqua aussi la mélancolie de Fredi, mélancolie
qui ne pouvait être feinte. Il se rappela
vaguement la confession de celui-ci et fit entre
eux un simple rapprochement.
De ce que le patron souffrait comme lui, il devint
aussitôt plus cher à son cœur.
{{Mme|Martin|nx}} apporta l’apéritif et le servit.
René, appelé par Fredi, vint s’asseoir auprès de celui-ci.
Ils restèrent un moment silencieux, buvant à
petites gorgées la boisson fraîche.
Fredi, machinalement, étendit le bras et attira
contre la poitrine, la tête du nouvel ami.
René n’eut pas d’étonnement, plutôt une joie
profonde, mais calme. Ce geste lui paraissait
soudain naturel, il sentait qu’une mutuelle tendresse
les unissait.
Fredi balbutia comme malgré lui :
— Je t’aime mon petit et tu m’aimeras aussi.
Nous ne serons plus seuls au monde. Puisque<noinclude></noinclude>
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Cunegonde1
52509
/* Corrigée */
15915087
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text/x-wiki
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Livré jeune à lui-même, il savait beaucoup de
choses et n’ignorait point l’existence de liaisons illicites.
Cette idée s’enfonça dans son esprit, le laissant inquiet.
Il remarqua aussi la mélancolie de Fredi, mélancolie
qui ne pouvait être feinte. Il se rappela
vaguement la confession de celui-ci et fit entre
eux un simple rapprochement.
De ce que le patron souffrait comme lui, il devint
aussitôt plus cher à son cœur.
{{Mme|Martin|nx}} apporta l’apéritif et le servit.
René, appelé par Fredi, vint s’asseoir auprès de celui-ci.
Ils restèrent un moment silencieux, buvant à
petites gorgées la boisson fraîche.
Fredi, machinalement, étendit le bras et attira
contre la poitrine, la tête du nouvel ami.
René n’eut pas d’étonnement, plutôt une joie
profonde, mais calme. Ce geste lui paraissait
soudain naturel, il sentait qu’une mutuelle tendresse
les unissait.
Fredi balbutia comme malgré lui :
— Je t’aime mon petit et tu m’aimeras aussi.
Nous ne serons plus seuls au monde. Puisque<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>personne ne nous comprend, nous nous comprendrons
l’un l’autre.
Ce fut une lueur de clarté dans l’esprit du
jeune garçon. Il se répéta : personne ne nous
comprend et s’exclama :
— Comme c’est juste !
Il s’apercevait subitement qu’il n’existait autour
de lui aucun être vivant à qui il put se confier
sans détour. Il manquait trop de virilité pour
rechercher la femme, celle que l’on trouve à
cet âge, c’est-à-dire la maîtresse quasi maternelle.
Il devinait que Fredi le comprenait lui, qu’il
lisait en son cœur, percevait ses désirs incomplets,
les tressaillements irréguliers de sa chair.
Midi sonna, ils sursautèrent tous les deux et
machinalement ils s’embrassèrent, aux joues,
en un baiser fraternel.
René se sauva tout joyeux ; enfin il avait un
ami véritable, pas une de ces relations transitoires
devant lesquelles sa timidité ne pouvait tomber.
Il avait la certitude qu’à Fredi il pouvait tout
dire maintenant sans encourir ni le blâme, ni
la moquerie.
Fredi, au contraire, en se revoyant seul fut<noinclude></noinclude>
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/* Corrigée */
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude>personne ne nous comprend, nous nous comprendrons
l’un l’autre.
Ce fut une lueur de clarté dans l’esprit du
jeune garçon. Il se répéta : personne ne nous
comprend et s’exclama :
— Comme c’est juste !
Il s’apercevait subitement qu’il n’existait autour
de lui aucun être vivant à qui il put se confier
sans détour. Il manquait trop de virilité pour
rechercher la femme, celle que l’on trouve à
cet âge, c’est-à-dire la maîtresse quasi maternelle.
Il devinait que Fredi le comprenait lui, qu’il
lisait en son cœur, percevait ses désirs incomplets,
les tressaillements irréguliers de sa chair.
Midi sonna, ils sursautèrent tous les deux et
machinalement ils s’embrassèrent, aux joues,
en un baiser fraternel.
René se sauva tout joyeux ; enfin il avait un
ami véritable, pas une de ces relations transitoires
devant lesquelles sa timidité ne pouvait tomber.
Il avait la certitude qu’à Fredi il pouvait tout
dire maintenant sans encourir ni le blâme, ni
la moquerie.
Fredi, au contraire, en se revoyant seul fut<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>saisi par ce découragement qui le surprenait
parfois aux moments les plus inattendus. Il dut
faire un effort pour s’habiller et rejoindre Xavier
qui l’attendait au restaurant.
Après le déjeuner, il se refusa à passer à la
revue comme de coutume et quittant le vieil ami,
courut d’une haleine jusqu’au logis.
René évidemment n’était pas encore de retour ;
il se morfondit en l’attendant, prévoyant
déjà une catastrophe qui briserait, dans l’œuf,
son bonheur à venir.
Mais la porte grinça et il se dressa d’une pièce,
le cœur cessant de battre quelques secondes.
Quand René parut, il eut un rire silencieux,
satisfait, toute son anxiété s’évanouissait comme
par enchantement, une joie l’inondait.
Il alla au devant de l’ami et ils s’embrassèrent,
comme le matin, sur les joues, mais un peu plus
près de la bouche cependant.
Aussitôt il s’inquiéta si René avait bien déjeuné,
s’il ne souhaitait rien. Il confectionna lui-même,
sur un samovar perfectionné, un café savoureux
et il servit son secrétaire, se mettant
presque à ses genoux pour lui tendre sa tasse.
Tandis que l’autre buvait et qu’un peu de
rouge montait aux pommettes, il le contemplait<noinclude></noinclude>
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Cunegonde1
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/* Corrigée */
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude>saisi par ce découragement qui le surprenait
parfois aux moments les plus inattendus. Il dut
faire un effort pour s’habiller et rejoindre Xavier
qui l’attendait au restaurant.
Après le déjeuner, il se refusa à passer à la
revue comme de coutume et quittant le vieil ami,
courut d’une haleine jusqu’au logis.
René évidemment n’était pas encore de retour ;
il se morfondit en l’attendant, prévoyant
déjà une catastrophe qui briserait, dans l’œuf,
son bonheur à venir.
Mais la porte grinça et il se dressa d’une pièce,
le cœur cessant de battre quelques secondes.
Quand René parut, il eut un rire silencieux,
satisfait, toute son anxiété s’évanouissait comme
par enchantement, une joie l’inondait.
Il alla au devant de l’ami et ils s’embrassèrent,
comme le matin, sur les joues, mais un peu plus
près de la bouche cependant.
Aussitôt il s’inquiéta si René avait bien déjeuné,
s’il ne souhaitait rien. Il confectionna lui-même,
sur un samovar perfectionné, un café savoureux
et il servit son secrétaire, se mettant
presque à ses genoux pour lui tendre sa tasse.
Tandis que l’autre buvait et qu’un peu de
rouge montait aux pommettes, il le contemplait<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>amoureusement, détaillant sa beauté gracile
d’éphèbe encore imparfait. Par la pensée, il le
dénudait, apercevait sa chair blonde, la vigueur
de sa masculinité.
Il défaillait de désir et il lui fallait lutter
pour ne point crier sa passion.
Lentement il se calma, la chair s’apaisa laissant
la place à la tendresse. Il examina mieux
le compagnon et nota la fatigue de ses chaussures.
Ils avaient la même pointure, étant de taille
identique. Il courut chercher ses meilleurs souliers
et voulut incontinent chausser le jeune homme.
Celui-ci se défendit en rougissant, mais il dut
céder et reçut même par surcroît une paire de
chaussettes neuves.
Quoiqu’il conservât un peu de honte de ce
que l’on eut entrevu ce qu’il considérait comme
absolument intime, il marqua à Fredi une reconnaissance enfantine.
Le jeune homme inconsciemment se réjouissait
de cette pudeur extrême, de cette timidité qui
rapprochait un peu plus l’éphèbe de lui-même.
Il avait eu et il avait encore cette sorte de pudibonderie
incompréhensible chez un homme.<noinclude></noinclude>
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15915091
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Cunegonde1
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/* Corrigée */
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude>amoureusement, détaillant sa beauté gracile
d’éphèbe encore imparfait. Par la pensée, il le
dénudait, apercevait sa chair blonde, la vigueur
de sa masculinité.
Il défaillait de désir et il lui fallait lutter
pour ne point crier sa passion.
Lentement il se calma, la chair s’apaisa laissant
la place à la tendresse. Il examina mieux
le compagnon et nota la fatigue de ses chaussures.
Ils avaient la même pointure, étant de taille
identique. Il courut chercher ses meilleurs souliers
et voulut incontinent chausser le jeune homme.
Celui-ci se défendit en rougissant, mais il dut
céder et reçut même par surcroît une paire de
chaussettes neuves.
Quoiqu’il conservât un peu de honte de ce
que l’on eut entrevu ce qu’il considérait comme
absolument intime, il marqua à Fredi une reconnaissance enfantine.
Le jeune homme inconsciemment se réjouissait
de cette pudeur extrême, de cette timidité qui
rapprochait un peu plus l’éphèbe de lui-même.
Il avait eu et il avait encore cette sorte de pudibonderie
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/* Page non corrigée */ Cunegonde1: split automated match and split edit, revert if incorrect
15914798
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude><nowiki/>
La femme même n’offre pas d’exemple d’une retenue
semblable dans les choses de la sensualité.
Ce petit intermède achevé, ils se mirent au
travail l’un et l’autre, de chaque côté de la {{Corr|table|table.}}
Jamais la besogne n’avait paru à Fredi aussi
légère, les heures si courtes et lorsque Xavier
arriva, à la nuit, il le trouva penché sur le labeur.<noinclude></noinclude>
cxkwee0qgfgu7x3sfyvtjuk19key8wc
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15914798
2026-07-11T07:27:54Z
Cunegonde1
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La femme même n’offre pas d’exemple d’une retenue
semblable dans les choses de la sensualité.
Ce petit intermède achevé, ils se mirent au
travail l’un et l’autre, de chaque côté de la {{Corr|table|table.}}
Jamais la besogne n’avait paru à Fredi aussi
légère, les heures si courtes et lorsque Xavier
arriva, à la nuit, il le trouva penché sur le labeur.
<includeonly>{{sep|6|m=2em}}</includeonly><noinclude></noinclude>
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SodiumBot
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/* Page non corrigée */ Cunegonde1: split automated match and split edit, revert if incorrect
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Cunegonde1
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SodiumBot
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{{T2|IV|mt=4em|mb=2em}}
Une jalousie sépara momentanément Xavier
et Fredi. Tous les deux se sentaient attirés par
René qui prenait de plus en plus tournure d’éphèbe.
Fredi se révolta et menaça le vieil ami d’une rupture.
L’autre dut céder, l’idée seule de ne plus revoir
ce compagnon de tous les jours lui était insupportable.
Cependant l’intimité des deux jeunes gens ne
s’était pas accrue. Fredi reculait toujours, retenu
malgré sa passion par un scrupule honnête. Il
avait peur d’entraîner René sur la mauvaise
route si ce n’était réellement pas sa voie.
Au contraire, il lui recommandait hardiment
la débauche, lui montrant au dehors les femmes
qui étaient jolies.
René rougissait mais ne répondait pas. Cette<noinclude></noinclude>
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Cunegonde1
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Une jalousie sépara momentanément Xavier
et Fredi. Tous les deux se sentaient attirés par
René qui prenait de plus en plus tournure d’éphèbe.
Fredi se révolta et menaça le vieil ami d’une rupture.
L’autre dut céder, l’idée seule de ne plus revoir
ce compagnon de tous les jours lui était insupportable.
Cependant l’intimité des deux jeunes gens ne
s’était pas accrue. Fredi reculait toujours, retenu
malgré sa passion par un scrupule honnête. Il
avait peur d’entraîner René sur la mauvaise
route si ce n’était réellement pas sa voie.
Au contraire, il lui recommandait hardiment
la débauche, lui montrant au dehors les femmes
qui étaient jolies.
René rougissait mais ne répondait pas. Cette<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>insistance de la part de Fredi lui causait une
gêne qu’il n’osait exprimer et il sentait nettement
que son nouvel ami l’attirait beaucoup
plus que toutes les femmes du monde.
Cela, toutefois, il ne pouvait pas l’avouer,
craignant de perdre sa place par un excès d’audace.
Mais le soir, dans son lit, il rêvait à Fredi et
souvent pleurait à la pensée qu’il pouvait le
perdre un jour.
Tous deux néanmoins gardaient l’habitude
de s’embrasser quand ils se rencontraient et
quand ils se quittaient.
Le matin Fredi traînait bien en kimono japonais
à travers l’appartement. Afin même
d’être plus décent, parce que le vêtement était
court, il avait remplacé ses chaussettes par des
bas de soie qui moulaient son jarret un peu gras.
René l’épiait, une curiosité le tenaillait, sachant
que l’autre ne portait que ce peignoir flottant.
Lorsqu’ils s’asseyaient tous deux sur le divan,
il aspirait avec une volupté naïve le parfum de
sa chair et s’en grisait.
Tout cela évidemment échappait à Fredi, {{Corr|mûré|muré}}
en son scrupule.<noinclude></noinclude>
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15914801
2026-07-11T07:35:58Z
Cunegonde1
52509
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gêne qu’il n’osait exprimer et il sentait nettement
que son nouvel ami l’attirait beaucoup
plus que toutes les femmes du monde.
Cela, toutefois, il ne pouvait pas l’avouer,
craignant de perdre sa place par un excès d’audace.
Mais le soir, dans son lit, il rêvait à Fredi et
souvent pleurait à la pensée qu’il pouvait le
perdre un jour.
Tous deux néanmoins gardaient l’habitude
de s’embrasser quand ils se rencontraient et
quand ils se quittaient.
Le matin Fredi traînait bien en kimono japonais
à travers l’appartement. Afin même
d’être plus décent, parce que le vêtement était
court, il avait remplacé ses chaussettes par des
bas de soie qui moulaient son jarret un peu gras.
René l’épiait, une curiosité le tenaillait, sachant
que l’autre ne portait que ce peignoir flottant.
Lorsqu’ils s’asseyaient tous deux sur le divan,
il aspirait avec une volupté naïve le parfum de
sa chair et s’en grisait.
Tout cela évidemment échappait à Fredi, {{Corr|mûré|muré}}
en son scrupule.<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude><nowiki/>
La fin du mois arriva et il compta au secrétaire
la somme promise. Celui-ci follement lui
sauta au cou en murmurant :
— J’ai honte de te prendre cet argent, tu es si
bon pour moi !
Ces mots le comblèrent de bonheur, enfin il
trouvait auprès de lui une reconnaissance et un
sentiment tendre. Il se rappelait qu’il avait été
de même jadis, vis-à-vis de Xavier. Ce souvenir
le rattacha au vieil ami, il le ramena à son logis
qu’il désertait depuis quelque temps.
Tous trois réunis, ils eurent une période de
joie profonde. Une quiétude s’appesantissait sur
eux, assoupissant les soucis, annihilant toute ambition.
Fredi avait repris l’habitude de travailler la
nuit fort tard et quand il se levait, le matin,
René était à la tâche depuis longtemps.
Un jour René ne put y tenir, un désir fou lui
embrasait le cerveau. Il avança sur la pointe des
pieds et poussant la porte de la chambre sans
bruit, il entra au moment où Fredi sautait du lit.
Le jeune homme rougit violemment et avec
précipitation s’enveloppa dans son peignoir se
cachant derrière un fauteuil pour enfiler ses bas.<noinclude></noinclude>
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Cunegonde1
52509
/* Corrigée */
15915120
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text/x-wiki
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La fin du mois arriva et il compta au secrétaire
la somme promise. Celui-ci follement lui
sauta au cou en murmurant :
— J’ai honte de te prendre cet argent, tu es si
bon pour moi !
Ces mots le comblèrent de bonheur, enfin il
trouvait auprès de lui une reconnaissance et un
sentiment tendre. Il se rappelait qu’il avait été
de même jadis, vis-à-vis de Xavier. Ce souvenir
le rattacha au vieil ami, il le ramena à son logis
qu’il désertait depuis quelque temps.
Tous trois réunis, ils eurent une période de
joie profonde. Une quiétude s’appesantissait sur
eux, assoupissant les soucis, annihilant toute ambition.
Fredi avait repris l’habitude de travailler la
nuit fort tard et quand il se levait, le matin,
René était à la tâche depuis longtemps.
Un jour René ne put y tenir, un désir fou lui
embrasait le cerveau. Il avança sur la pointe des
pieds et poussant la porte de la chambre sans
bruit, il entra au moment où Fredi sautait du lit.
Le jeune homme rougit violemment et avec
précipitation s’enveloppa dans son peignoir se
cachant derrière un fauteuil pour enfiler ses bas.<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
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Alors seulement il vint à René et l’embrassa,
sans un reproche, avec plutôt au cœur, une satisfaction trouble.
Cet incident scella un peu plus leur intimité.
Ils sentaient qu’ils s’étaient devinés mutuellement
et attendaient le secours du hasard pour
les rapprocher davantage.
Vers onze heures, Xavier arrivait, au moment
où {{Mme|Martin|nx}} achevait le ménage.
C’était lui qui confectionnait l’apéritif et le
servait sur l’un des guéridons bas.
Fredi, alangui, se vautrait sur le divan, tandis
que René, au bureau, terminait la tâche du matin.
La besogne avançait rapidement, le pécule
s’accroissait d’autant et de ce bénéfice, René profitait
pour une large part.
Xaxier n’ayant plus à aider Fredi, tournait
son besoin de générosité vers le nouveau venu
et ainsi, à tous deux, ils renouvelèrent entièrement
la garde robe de l’éphèbe.
Celui-ci, convaincu maintenant d’avoir auprès
de ses deux amis un soutien sûr, se montrait
moins soumis aux volontés tyranniques du tuteur.
Celui-ci, brave homme au demeurant avait<noinclude></noinclude>
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15915122
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2026-07-11T07:37:04Z
Cunegonde1
52509
/* Corrigée */
15915122
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text/x-wiki
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Alors seulement il vint à René et l’embrassa,
sans un reproche, avec plutôt au cœur, une satisfaction trouble.
Cet incident scella un peu plus leur intimité.
Ils sentaient qu’ils s’étaient devinés mutuellement
et attendaient le secours du hasard pour
les rapprocher davantage.
Vers onze heures, Xavier arrivait, au moment
où {{Mme|Martin|nx}} achevait le ménage.
C’était lui qui confectionnait l’apéritif et le
servait sur l’un des guéridons bas.
Fredi, alangui, se vautrait sur le divan, tandis
que René, au bureau, terminait la tâche du matin.
La besogne avançait rapidement, le pécule
s’accroissait d’autant et de ce bénéfice, René profitait
pour une large part.
Xaxier n’ayant plus à aider Fredi, tournait
son besoin de générosité vers le nouveau venu
et ainsi, à tous deux, ils renouvelèrent entièrement
la garde robe de l’éphèbe.
Celui-ci, convaincu maintenant d’avoir auprès
de ses deux amis un soutien sûr, se montrait
moins soumis aux volontés tyranniques du tuteur.
Celui-ci, brave homme au demeurant avait<noinclude></noinclude>
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2026-07-11T06:30:06Z
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145972
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15914806
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>reçu l’orphelin à son foyer, plutôt par devoir
que par affection. Il avait lui-même deux enfants
et l’allocation du gouvernement restait insuffisante
pour que René ne prît pas un peu de la
part des siens.
Par un scrupule d’honnêteté, il refusait d’enlever
au jeune homme tout son gain du mois,
si bien qu’il se trouvait toujours en déficit.
Seul, il aurait accepté la chose avec assez de
philosophie, mais sa femme comptant mieux, le
harcelait de ses récriminations. Son humeur
s’aigrissait et René fatalement en supportait les conséquences.
Conscient de sa situation, il ne se révoltait
point et chaque mois, il avait essayé d’augmenter
la somme qu’il remettait à sa cousine.
Le résultat fut nul, l’habitude était prise de
récriminer et quoi qu’il {{Corr|fit|fît}}, il restait une charge
pour cette famille modeste.
Maintenant, il n’attendait plus qu’une occasion
de fuir ce logis, espérant que l’allocation
gouvernementale étant continuée au tuteur
celui-ci ne ferait aucune difficulté à son départ.
Il ne savait encore comment il se tirerait d’affaires,
mais il comptait beaucoup sur ses amis
pour le guider.<noinclude></noinclude>
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15915123
15914806
2026-07-11T07:37:11Z
Cunegonde1
52509
/* Corrigée */
15915123
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude>reçu l’orphelin à son foyer, plutôt par devoir
que par affection. Il avait lui-même deux enfants
et l’allocation du gouvernement restait insuffisante
pour que René ne prît pas un peu de la
part des siens.
Par un scrupule d’honnêteté, il refusait d’enlever
au jeune homme tout son gain du mois,
si bien qu’il se trouvait toujours en déficit.
Seul, il aurait accepté la chose avec assez de
philosophie, mais sa femme comptant mieux, le
harcelait de ses récriminations. Son humeur
s’aigrissait et René fatalement en supportait les conséquences.
Conscient de sa situation, il ne se révoltait
point et chaque mois, il avait essayé d’augmenter
la somme qu’il remettait à sa cousine.
Le résultat fut nul, l’habitude était prise de
récriminer et quoi qu’il {{Corr|fit|fît}}, il restait une charge
pour cette famille modeste.
Maintenant, il n’attendait plus qu’une occasion
de fuir ce logis, espérant que l’allocation
gouvernementale étant continuée au tuteur
celui-ci ne ferait aucune difficulté à son départ.
Il ne savait encore comment il se tirerait d’affaires,
mais il comptait beaucoup sur ses amis
pour le guider.<noinclude></noinclude>
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2026-07-11T06:30:16Z
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15914807
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude><nowiki/>
Fredi ignorait tout cela, sinon il aurait eu
peur de lui-même, de sa propre faiblesse.
D’ailleurs René agissait par instinct, il sentait
qu’il fallait trancher le nœud gordien d’une
façon quelconque.
Souvent les deux autres le voyaient soucieux
et par discrétion n’osaient l’interroger. Mais
alors ils {{Corr|s’ingénaient|s’ingéniaient}} à le distraire.
Après l’apéritif, Fredi s’habillait en hâte et
tous trois sortaient, dînant à un restaurant
proche. Dès l’ouverture des bureaux l’on passait
à la revue et René y retrouvait ses anciennes
habitudes. Il constatait combien il avait marché
depuis ce temps peu lointain.
Non seulement sa situation pécuniaire s’était
améliorée, mais moralement, il avançait hardiment
dans une vie inconnue.
Sous la direction de Fredi, il avait travaillé
et se voyait prêt à passer son premier bachot en
juillet. Cela aussi aidait à accroître sa sûreté de lui-même.
En revanche il avait peur de perdre l’affection
de Fredi et cette crainte se transformait en une
mièvrerie étrange.
Il comblait l’ami de soins tendres, allant {{tiret|au|près}}<noinclude></noinclude>
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15915125
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Cunegonde1
52509
/* Corrigée */
15915125
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text/x-wiki
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Fredi ignorait tout cela, sinon il aurait eu
peur de lui-même, de sa propre faiblesse.
D’ailleurs René agissait par instinct, il sentait
qu’il fallait trancher le nœud gordien d’une
façon quelconque.
Souvent les deux autres le voyaient soucieux
et par discrétion n’osaient l’interroger. Mais
alors ils {{Corr|s’ingénaient|s’ingéniaient}} à le distraire.
Après l’apéritif, Fredi s’habillait en hâte et
tous trois sortaient, dînant à un restaurant
proche. Dès l’ouverture des bureaux l’on passait
à la revue et René y retrouvait ses anciennes
habitudes. Il constatait combien il avait marché
depuis ce temps peu lointain.
Non seulement sa situation pécuniaire s’était
améliorée, mais moralement, il avançait hardiment
dans une vie inconnue.
Sous la direction de Fredi, il avait travaillé
et se voyait prêt à passer son premier bachot en
juillet. Cela aussi aidait à accroître sa sûreté de lui-même.
En revanche il avait peur de perdre l’affection
de Fredi et cette crainte se transformait en une
mièvrerie étrange.
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2026-07-11T06:30:26Z
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text/x-wiki
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Cunegonde1
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text/x-wiki
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2026-07-11T07:38:17Z
Cunegonde1
52509
15915131
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text/x-wiki
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2026-07-11T06:30:36Z
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/* Page non corrigée */ Cunegonde1: split automated match and split edit, revert if incorrect
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text/x-wiki
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/* Sans texte */
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>{{tiret2|au|près}} de lui, tout au moins dans l’intimité, jusqu’à
la servilité la plus complète.
Ces détails frappaient surtout Xavier qui avait
franchi les mêmes étapes.
Il étudiait leur protégé et tentait de lever les
scrupules de Fredi, considérant que ce serait le
meilleur moyen d’atteindre au bonheur pour
tous trois.
Le jeune homme hésitait, il ne savait en réalité
pourquoi. Il se complaisait en cette situation
mixte qui lui laissait des désirs sans aucune réalisation.
Pourtant, le soir, lorsque ses deux amis étaient
partis, il avait de véritables crises. Dépouillé de
tout vêtement, il se roulait sur le tapis de son
cabinet et appelait René à mi-voix.
Il y avait en lui, comme des appels de la chair,
de véritables contractions spasmodiques presque
douloureuses. L’inassouvissement le torturait
et il se refusait à essayer un apaisement
aisé à obtenir.
Il se couchait brisé par le rêve sans fin, avec
au fond du cœur la résolution de se montrer
audacieux dès le lendemain.
Mais quand il se réveillait, il prêtait une
oreille apeurée aux bruits du dehors. Depuis le<noinclude></noinclude>
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la servilité la plus complète.
Ces détails frappaient surtout Xavier qui avait
franchi les mêmes étapes.
Il étudiait leur protégé et tentait de lever les
scrupules de Fredi, considérant que ce serait le
meilleur moyen d’atteindre au bonheur pour
tous trois.
Le jeune homme hésitait, il ne savait en réalité
pourquoi. Il se complaisait en cette situation
mixte qui lui laissait des désirs sans aucune réalisation.
Pourtant, le soir, lorsque ses deux amis étaient
partis, il avait de véritables crises. Dépouillé de
tout vêtement, il se roulait sur le tapis de son
cabinet et appelait René à mi-voix.
Il y avait en lui, comme des appels de la chair,
de véritables contractions spasmodiques presque
douloureuses. L’inassouvissement le torturait
et il se refusait à essayer un apaisement
aisé à obtenir.
Il se couchait brisé par le rêve sans fin, avec
au fond du cœur la résolution de se montrer
audacieux dès le lendemain.
Mais quand il se réveillait, il prêtait une
oreille apeurée aux bruits du dehors. Depuis le<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>jour où René l’avait surpris, il ne quittait plus
son lit sans de multiples précautions.
Il attirait son peignoir jusqu’à lui et s’en
enveloppait avant de se dégager des draps, cependant,
il demeurait sans bas, ne mettant ce
dernier vêtement qu’à l’arrivée de {{Mme|Martin|nx}}.
C’était une preuve de confiance dont René lui
marquait de la reconnaissance. D’ailleurs il
était bien incapable de divulguer les secrets de
leur intimité.
En l’esprit de Fredi se faisait un travail lent,
régulier. Il aurait été heureux que le protégé prit
la même vie que lui, mais il avait peur aussi de
l’entraîner à l’abîme, de le priver à jamais des
joies du foyer.
Il mesurait sa propre misère, il voyait celle
de Xavier et il faisait des vœux pour que celui
qu’il aimait ne souffrît pas de même.
Seulement sa chair se révoltait contre ces arguments
de sa conscience et n’aurait-il été un
intellectuel affiné que déjà sa volonté aurait fléchi.
Xavier, arrivé au déclin de la vie, n’avait point
ses scrupules qu’il jugeait parfaitement puérils.
Pour lui, en ce bas monde, chacun reçoit
sa part de peine, lui aussi avait évolué et {{tiret|quel|ques}}<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
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son lit sans de multiples précautions.
Il attirait son peignoir jusqu’à lui et s’en
enveloppait avant de se dégager des draps, cependant,
il demeurait sans bas, ne mettant ce
dernier vêtement qu’à l’arrivée de {{Mme|Martin|nx}}.
C’était une preuve de confiance dont René lui
marquait de la reconnaissance. D’ailleurs il
était bien incapable de divulguer les secrets de
leur intimité.
En l’esprit de Fredi se faisait un travail lent,
régulier. Il aurait été heureux que le protégé prit
la même vie que lui, mais il avait peur aussi de
l’entraîner à l’abîme, de le priver à jamais des
joies du foyer.
Il mesurait sa propre misère, il voyait celle
de Xavier et il faisait des vœux pour que celui
qu’il aimait ne souffrît pas de même.
Seulement sa chair se révoltait contre ces arguments
de sa conscience et n’aurait-il été un
intellectuel affiné que déjà sa volonté aurait fléchi.
Xavier, arrivé au déclin de la vie, n’avait point
ses scrupules qu’il jugeait parfaitement puérils.
Pour lui, en ce bas monde, chacun reçoit
sa part de peine, lui aussi avait évolué et {{tiret|quel|ques}}<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>{{tiret2|quel|ques}} années plus tôt, il ne raisonnait point de
cette façon.
Enfin René souffrait également ; il aspirait à
une union plus complète avec son bienfaiteur, il
savait que c’était possible et manquait de la hardiesse
nécessaire pour faire le premier pas.
Il augmentait chaque jour sa servilité à l’égard
de Fredi, afin de bien montrer à celui-ci que tout
lui était permis, que jamais il ne rencontrerait
une révolte de sa part.
Tous ses efforts restaient vains, cette facilité
d’une victoire espérée augmentait plutôt l’indécision
du jeune homme.
L’approche de l’examen de René {{Corr|déclancha|déclencha}}
chez son tuteur plusieurs scènes violentes. On
jalousait un peu son succès et souhaitait sourdement
qu’il allât à un échec.
Les enfants du cousin ne manifestaient en effet
qu’un goût à l’étude fort relatif et il était à craindre
que le baccalauréat, pour eux, fût un obstacle invincible.
La mère surtout jalousait cet intrus qui semblait
voler jusqu’aux lauriers des siens. Elle
enviait aussi sa tenue soignée, l’élégance de ses
costumes qu’elle ne savait à quoi attribuer.
Pourtant René, sans fausse honte, lui avait<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude>{{tiret2|quel|ques}} années plus tôt, il ne raisonnait point de
cette façon.
Enfin René souffrait également ; il aspirait à
une union plus complète avec son bienfaiteur, il
savait que c’était possible et manquait de la hardiesse
nécessaire pour faire le premier pas.
Il augmentait chaque jour sa servilité à l’égard
de Fredi, afin de bien montrer à celui-ci que tout
lui était permis, que jamais il ne rencontrerait
une révolte de sa part.
Tous ses efforts restaient vains, cette facilité
d’une victoire espérée augmentait plutôt l’indécision
du jeune homme.
L’approche de l’examen de René {{Corr|déclancha|déclencha}}
chez son tuteur plusieurs scènes violentes. On
jalousait un peu son succès et souhaitait sourdement
qu’il allât à un échec.
Les enfants du cousin ne manifestaient en effet
qu’un goût à l’étude fort relatif et il était à craindre
que le baccalauréat, pour eux, fût un obstacle invincible.
La mère surtout jalousait cet intrus qui semblait
voler jusqu’aux lauriers des siens. Elle
enviait aussi sa tenue soignée, l’élégance de ses
costumes qu’elle ne savait à quoi attribuer.
Pourtant René, sans fausse honte, lui avait<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>avoué la vérité : son patron, de même taille que
lui, lui donnait ses vêtements dont il n’usait plus.
Ce n’était pas tout à fait exact : Fredi ne se
débarrassait point de ses vieilleries, il aurait
rougi de pareil procédé. Mais lorsqu’il allait
chez son tailleur, il commandait en double, portait
le tout quelques jours, puis passait la moitié
à René.
La cousine avait donc quelque raison de se
défier et, hargneuse, gronda un jour :
— Il est bien maigriot ton patron s’il est de ta taille.
Les insultes qui lui étaient adressées laissaient
René indifférent ; mais si l’on attaquait Fredi,
il en était tout autrement.
Son dédain des femmes en général devint
bientôt de la haine doublée de mépris à cause
de la conduite de sa tutrice. Il percevait toute la
fausseté qui se cachait derrière ses arguments ;
il devinait la jalousie basse sous l’acrimonie des
mots. Il conclut du particulier au général et mit
toutes les femmes dans le même panier.
Comme d’autre part le besoin sexuel réel ne
se manifestait point, son raisonnement lui paraissait
sans réplique.
Les derniers jours qui précédèrent son examen<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
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lui, lui donnait ses vêtements dont il n’usait plus.
Ce n’était pas tout à fait exact : Fredi ne se
débarrassait point de ses vieilleries, il aurait
rougi de pareil procédé. Mais lorsqu’il allait
chez son tailleur, il commandait en double, portait
le tout quelques jours, puis passait la moitié
à René.
La cousine avait donc quelque raison de se
défier et, hargneuse, gronda un jour :
— Il est bien maigriot ton patron s’il est de ta taille.
Les insultes qui lui étaient adressées laissaient
René indifférent ; mais si l’on attaquait Fredi,
il en était tout autrement.
Son dédain des femmes en général devint
bientôt de la haine doublée de mépris à cause
de la conduite de sa tutrice. Il percevait toute la
fausseté qui se cachait derrière ses arguments ;
il devinait la jalousie basse sous l’acrimonie des
mots. Il conclut du particulier au général et mit
toutes les femmes dans le même panier.
Comme d’autre part le besoin sexuel réel ne
se manifestait point, son raisonnement lui paraissait
sans réplique.
Les derniers jours qui précédèrent son examen<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>furent pour lui une véritable torture. Il lui fut
impossible de travailler au logis, on le dérangeait
avec intention, le chargeant de menues
besognes. Il tenta de rester tard chez Fredi, mais
en rentrant, il fut tancé d’importance sous prétexte
qu’il menait une vie désordonnée.
Néanmoins il parvint à être prêt. Dès que l’on
sut chez lui qu’il était admissible à l’écrit, ce
fut un {{Corr|tolle|tollé}} de rancune. On lui jeta à la face les
pires injures, affirmant qu’il mangeait le pain
de ses cousins pour se hisser dans la vie.
Fredi, Xavier suivaient au contraire avec une
anxiété tendre, la marche de leur protégé. Ils
fêtèrent l’admissibilité par un dîner fin qui les
réunit en un restaurant des boulevards.
René fut reçu, Xavier et Fredi furent heureux,
mais toute l’exaspération des tuteurs se déchaîna
entraînant une discussion violente.
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text/x-wiki
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impossible de travailler au logis, on le dérangeait
avec intention, le chargeant de menues
besognes. Il tenta de rester tard chez Fredi, mais
en rentrant, il fut tancé d’importance sous prétexte
qu’il menait une vie désordonnée.
Néanmoins il parvint à être prêt. Dès que l’on
sut chez lui qu’il était admissible à l’écrit, ce
fut un {{Corr|tolle|tollé}} de rancune. On lui jeta à la face les
pires injures, affirmant qu’il mangeait le pain
de ses cousins pour se hisser dans la vie.
Fredi, Xavier suivaient au contraire avec une
anxiété tendre, la marche de leur protégé. Ils
fêtèrent l’admissibilité par un dîner fin qui les
réunit en un restaurant des boulevards.
René fut reçu, Xavier et Fredi furent heureux,
mais toute l’exaspération des tuteurs se déchaîna
entraînant une discussion violente.
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text/x-wiki
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Cunegonde1
52509
/* Sans texte */
15915146
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text/x-wiki
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude><nowiki/>
{{T2|V|mt=4em|mb=2em}}
René n’avait parlé que très brièvement de ses
difficultés avec son tuteur. Fredi ne croyait point
que les choses en fussent au point où elles en
étaient véritablement.
Aussi un matin lorsque l’ami lui arriva presque
en pleurs, annonçant qu’il avait quitté les
siens, fut-il atterré.
René implorait :
— Tirez-moi d’embarras, donnez-moi un conseil !
Il ne répondit rien encore, ne parvenant à se
décider. Il reconnaissait cependant que le hasard
le poussait vers la voie dangereuse.
René se mit au travail comme de coutume ;
Fredi, en kimono, erra songeur par son appartement.
Il y avait au fond de lui-même une satisfaction
qu’il n’osait s’avouer. Il se voyait en face de l’inéluctable.<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
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{{T2|V|mt=4em|mb=2em}}
René n’avait parlé que très brièvement de ses
difficultés avec son tuteur. Fredi ne croyait point
que les choses en fussent au point où elles en
étaient véritablement.
Aussi un matin lorsque l’ami lui arriva presque
en pleurs, annonçant qu’il avait quitté les
siens, fut-il atterré.
René implorait :
— Tirez-moi d’embarras, donnez-moi un conseil !
Il ne répondit rien encore, ne parvenant à se
décider. Il reconnaissait cependant que le hasard
le poussait vers la voie dangereuse.
René se mit au travail comme de coutume ;
Fredi, en kimono, erra songeur par son appartement.
Il y avait au fond de lui-même une satisfaction
qu’il n’osait s’avouer. Il se voyait en face de l’inéluctable.<noinclude></noinclude>
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2026-07-11T06:31:56Z
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude><nowiki/>
Certes, il aurait pu conseiller au jeune homme
de prendre une chambre à l’hôtel dans le voisinage.
Il s’y refusait, farouchement, prétendant
qu’il avait droit à sa part de bonheur ici-bas.
Pourtant il ne parlait point, il ne disait pas
la {{Corr|propositon|proposition}} qui lui brûlait les lèvres et René
attendait dans l’anxiété.
Lui aussi avait en lui un désir inexprimé et il
n’osait espérer que le patron le satisfît.
Comme s’il eut été attiré par un aimant mystérieux,
Xavier arriva très tôt ce jour-là.
Ce fut lui qui nettement, sans l’ombre d’une
hésitation, trancha la question :
— Bah ! le petit s’installera ici en attendant,
on verra plus tard.
Fredi et René respirèrent, un autre qu’eux
avait dit ce qu’il fallait dire. Le premier cependant
eut une {{Corr|objetion|objection}} :
— Mais je n’ai qu’une chambre à coucher.
Xavier sourit, tant de ténacité l’amusait :
— Évidemment, il couchera avec toi !
— Bien sûr ! fit René le cœur battant.
Ce fut décidé immédiatement et d’un commun
accord pour ne point ranimer les remords,
on n’en {{Nec|parla}} plus.
Ils s’en furent dîner ensemble et ensuite, le<noinclude></noinclude>
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Cunegonde1
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/* Corrigée */
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text/x-wiki
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Certes, il aurait pu conseiller au jeune homme
de prendre une chambre à l’hôtel dans le voisinage.
Il s’y refusait, farouchement, prétendant
qu’il avait droit à sa part de bonheur ici-bas.
Pourtant il ne parlait point, il ne disait pas
la {{Corr|propositon|proposition}} qui lui brûlait les lèvres et René
attendait dans l’anxiété.
Lui aussi avait en lui un désir inexprimé et il
n’osait espérer que le patron le satisfît.
Comme s’il eut été attiré par un aimant mystérieux,
Xavier arriva très tôt ce jour-là.
Ce fut lui qui nettement, sans l’ombre d’une
hésitation, trancha la question :
— Bah ! le petit s’installera ici en attendant,
on verra plus tard.
Fredi et René respirèrent, un autre qu’eux
avait dit ce qu’il fallait dire. Le premier cependant
eut une {{Corr|objetion|objection}} :
— Mais je n’ai qu’une chambre à coucher.
Xavier sourit, tant de ténacité l’amusait :
— Évidemment, il couchera avec toi !
— Bien sûr ! fit René le cœur battant.
Ce fut décidé immédiatement et d’un commun
accord pour ne point ranimer les remords,
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/* Page non corrigée */ Cunegonde1: split automated match and split edit, revert if incorrect
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>secrétaire rentra chez lui prendre ses affaires.
Le tuteur se récria, mais beaucoup pour la
forme ; René assura qu’il s’installait chez son
patron et nul n’insista plus.
Quand il quitta cette maison, définitivement,
René eut un soupir de bonheur. Enfin il laissait
derrière lui la tyrannie jalouse, il pourrait vivre
librement, sans être contraint de toujours dissimuler.
Il prit un taxi qui l’emmena rue du Moulin
Vert où Xavier et Fredi l’attendaient avec une
impatience qu’ils ne se dissimulaient pas l’un
à l’autre.
Fredi eut une exclamation de joie en voyant
sa malle ; c’était pour lui comme une preuve
que tout se trouvait bien fini et que l’éphèbe lui
appartenait désormais.
L’après-midi fut occupé à l’installation. René
reçut sa part de placard et d’armoire à glace
pour ranger ses affaires.
Puis ils s’habillèrent pour achever la soirée
en un quartier plus mondain. Fredi se mit en
frac et prêta un smoking à René et ils partirent,
joyeusement, résolus à fêter la liberté enfin conquise.
Ainsi tous trois, ils attirèrent l’attention,<noinclude></noinclude>
eu8t48hcb38n69a3bat1hfm341pe3vf
15915149
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Cunegonde1
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/* Corrigée */
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude>secrétaire rentra chez lui prendre ses affaires.
Le tuteur se récria, mais beaucoup pour la
forme ; René assura qu’il s’installait chez son
patron et nul n’insista plus.
Quand il quitta cette maison, définitivement,
René eut un soupir de bonheur. Enfin il laissait
derrière lui la tyrannie jalouse, il pourrait vivre
librement, sans être contraint de toujours dissimuler.
Il prit un taxi qui l’emmena rue du Moulin
Vert où Xavier et Fredi l’attendaient avec une
impatience qu’ils ne se dissimulaient pas l’un
à l’autre.
Fredi eut une exclamation de joie en voyant
sa malle ; c’était pour lui comme une preuve
que tout se trouvait bien fini et que l’éphèbe lui
appartenait désormais.
L’après-midi fut occupé à l’installation. René
reçut sa part de placard et d’armoire à glace
pour ranger ses affaires.
Puis ils s’habillèrent pour achever la soirée
en un quartier plus mondain. Fredi se mit en
frac et prêta un smoking à René et ils partirent,
joyeusement, résolus à fêter la liberté enfin conquise.
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>quoique les jeunes gens parussent sous la protection
de Xavier, on devinait vaguement, en
eux, des invertis.
René, depuis son arrivée auprès de Fredi,
s’était affiné ; il avait pris une joliesse menue
qui assurément n’égalait point la beauté mièvre
de son compagnon, mais qui ne manquait point
de charme non plus.
C’était la première fois qu’il venait en ces
établissements de haut luxe et naturellement il
fut ébloui. Il croyait rêver en s’asseyant auprès
de Fredi à une de ces tables toute scintillante
d’argenterie et de cristallerie.
Il sortit de là, après le repas, absolument
grisé. Chez lui aussi l’ambition s’éveilla soudain
et il l’avoua naïvement.
— Nous te conduirons et tu réussiras, promit
Fredi très grave.
Il pensait ce qu’il disait ; il se voyait maintenant
charge d’âme et le bonheur qu’il escomptait
tirer de René, il prétendait le payer par le
succès. Il ignorait encore quelle route il ferait
prendre au protégé ; en attendant il voulait le
mener au baccalauréat de philosophie.
Ne sachant trop à quoi s’occuper, ils s’en<noinclude></noinclude>
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de Xavier, on devinait vaguement, en
eux, des invertis.
René, depuis son arrivée auprès de Fredi,
s’était affiné ; il avait pris une joliesse menue
qui assurément n’égalait point la beauté mièvre
de son compagnon, mais qui ne manquait point
de charme non plus.
C’était la première fois qu’il venait en ces
établissements de haut luxe et naturellement il
fut ébloui. Il croyait rêver en s’asseyant auprès
de Fredi à une de ces tables toute scintillante
d’argenterie et de cristallerie.
Il sortit de là, après le repas, absolument
grisé. Chez lui aussi l’ambition s’éveilla soudain
et il l’avoua naïvement.
— Nous te conduirons et tu réussiras, promit
Fredi très grave.
Il pensait ce qu’il disait ; il se voyait maintenant
charge d’âme et le bonheur qu’il escomptait
tirer de René, il prétendait le payer par le
succès. Il ignorait encore quelle route il ferait
prendre au protégé ; en attendant il voulait le
mener au baccalauréat de philosophie.
Ne sachant trop à quoi s’occuper, ils s’en<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>allèrent à un music-hall voisin où Xavier loua
trois fauteuils d’orchestre.
Sur la scène, René vit défiler des femmes
demi-nues, tout un étalage de viande relativement fraîche.
Il n’éprouva pas la répugnance de Fredi,
seulement une gêne insurmontable qui l’empêchait
de regarder franchement.
Xavier, qui l’épiait avec curiosité, se pencha
et demanda :
— Que penses-tu de cela ?
Il hocha la tête, tristement :
— Ce sont des cochonneries !
Fredi sourit et approuva :
— Pas autre chose !
Certainement, il était plus cuirassé que son
jeune ami, néanmoins ces spectacles lui déplaisaient
toujours. Malgré l’ironie du fait, il était
pour la moralité générale, n’admettant pas la
débauche, surtout la débauche étalée. Une sorte
de pudibonderie de vieille fille le hantait ; il
détournait la tête lorsque deux amoureux s’embrassaient
devant lui. Il n’aimait point que l’on
parlât en sa présence des choses sexuelles et
souvent il s’était surpris à rougir en entendant
une plaisanterie trop grosse.<noinclude></noinclude>
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trois fauteuils d’orchestre.
Sur la scène, René vit défiler des femmes
demi-nues, tout un étalage de viande relativement fraîche.
Il n’éprouva pas la répugnance de Fredi,
seulement une gêne insurmontable qui l’empêchait
de regarder franchement.
Xavier, qui l’épiait avec curiosité, se pencha
et demanda :
— Que penses-tu de cela ?
Il hocha la tête, tristement :
— Ce sont des cochonneries !
Fredi sourit et approuva :
— Pas autre chose !
Certainement, il était plus cuirassé que son
jeune ami, néanmoins ces spectacles lui déplaisaient
toujours. Malgré l’ironie du fait, il était
pour la moralité générale, n’admettant pas la
débauche, surtout la débauche étalée. Une sorte
de pudibonderie de vieille fille le hantait ; il
détournait la tête lorsque deux amoureux s’embrassaient
devant lui. Il n’aimait point que l’on
parlât en sa présence des choses sexuelles et
souvent il s’était surpris à rougir en entendant
une plaisanterie trop grosse.<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude><nowiki/>
Pour lui, l’acte sexuel, dépourvu du sentiment
qui le magnifie, n’était qu’une bassesse.
Ils attendirent jusqu’au premier entr’acte et,
à ce moment, Fredi demanda :
— On file ?
— Oui ! souffla René amèrement.
Ils sortirent et dehors respirèrent plus librement ;
il leur semblait qu’ils quittaient une
atmosphère empestée, toute chargée d’une électricité
mauvaise. Malgré leur jeunesse à tous
deux, leur chair n’avait point vibré en face de
ces nudités offertes au plus offrant. Ils avaient
considéré avec étonnement leurs voisins qui,
les yeux brillants, le visage tordu, fixaient la
scène avec émoi.
Fredi retrouvait en son compagnon tous les
sentiments qui jadis l’avaient bouleversé et en
éprouvait un contentement infini.
Ils flânèrent sur le boulevard où les promeneurs
étaient encore nombreux à cause de la
fraîcheur du soir.
Ils allaient, silencieux, chacun d’eux remuant
un monde de pensées ; le spectacle malgré tout
les avait troublés, leur rappelant les nécessités
de la bête humaine.
Xavier soupirait tristement, parce qu’il {{tiret|sa|vait}}<noinclude></noinclude>
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Cunegonde1
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text/x-wiki
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Pour lui, l’acte sexuel, dépourvu du sentiment
qui le magnifie, n’était qu’une bassesse.
Ils attendirent jusqu’au premier entr’acte et,
à ce moment, Fredi demanda :
— On file ?
— Oui ! souffla René amèrement.
Ils sortirent et dehors respirèrent plus librement ;
il leur semblait qu’ils quittaient une
atmosphère empestée, toute chargée d’une électricité
mauvaise. Malgré leur jeunesse à tous
deux, leur chair n’avait point vibré en face de
ces nudités offertes au plus offrant. Ils avaient
considéré avec étonnement leurs voisins qui,
les yeux brillants, le visage tordu, fixaient la
scène avec émoi.
Fredi retrouvait en son compagnon tous les
sentiments qui jadis l’avaient bouleversé et en
éprouvait un contentement infini.
Ils flânèrent sur le boulevard où les promeneurs
étaient encore nombreux à cause de la
fraîcheur du soir.
Ils allaient, silencieux, chacun d’eux remuant
un monde de pensées ; le spectacle malgré tout
les avait troublés, leur rappelant les nécessités
de la bête humaine.
Xavier soupirait tristement, parce qu’il {{tiret|sa|vait}}<noinclude></noinclude>
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Cunegonde1
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>{{tiret2|sa|vait}} qu’il rentrerait seul, qu’il n’aurait plus, auprès
de lui, l’ami de jadis.
Ils s’arrêtèrent à une terrasse pour prendre
des boissons glacées et fumer une cigarette.
{{Corr|Frédi|Fredi|cohérence avec les autres occurrences}} était blême, une émotion intime arrêtait
la circulation du sang, une peur atroce le torturait.
René demeurait plus calme, il ne craignait
rien de l’avenir, résolu à tous les sacrifices
nécessaires pour conserver l’amitié de son compagnon.
Xavier eut pitié d’eux et se leva le premier :
— Partons ! Prenez un taxi, moi je rentrerai
par le métro.
Fredi le remercia par une poignée de main
chaleureuse et ils se séparèrent sur le bord du trottoir.
Les deux jeunes gens s’engouffrèrent dans une
voiture et instinctivement, sur la banquette, se
rapprochèrent. Et dans l’obscurité, sans un mot,
ils se prirent la main.
Durant le trajet entier, ils ne prononcèrent
une seule parole et rue du Moulin Vert ils descendirent fébrilement.
Cependant ils montèrent les escaliers {{tiret|posé|ment}}<noinclude></noinclude>
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Cunegonde1
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text/x-wiki
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de lui, l’ami de jadis.
Ils s’arrêtèrent à une terrasse pour prendre
des boissons glacées et fumer une cigarette.
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la circulation du sang, une peur atroce le torturait.
René demeurait plus calme, il ne craignait
rien de l’avenir, résolu à tous les sacrifices
nécessaires pour conserver l’amitié de son compagnon.
Xavier eut pitié d’eux et se leva le premier :
— Partons ! Prenez un taxi, moi je rentrerai
par le métro.
Fredi le remercia par une poignée de main
chaleureuse et ils se séparèrent sur le bord du trottoir.
Les deux jeunes gens s’engouffrèrent dans une
voiture et instinctivement, sur la banquette, se
rapprochèrent. Et dans l’obscurité, sans un mot,
ils se prirent la main.
Durant le trajet entier, ils ne prononcèrent
une seule parole et rue du Moulin Vert ils descendirent fébrilement.
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>{{tiret2|posé|ment}} et pénétrèrent dans l’appartement sans
hâte apparente.
Quand ils eurent fait de la lumière, ils se
regardèrent et se virent très pâles.
— Allons-nous coucher ! fit Fredi tout bas.
L’autre le suivit vers la chambre. Là, ils eurent
une nouvelle hésitation et chacun d’eux se retira
pudiquement dans un coin pour se {{Corr|deshabiller|déshabiller}}.
Avec le même soin méticuleux, ils rangèrent
leurs vêtements, évitant la nudité qui aurait pu
choquer le compagnon.
Ils montèrent dans le lit, chacun par un côté
et tirèrent la couverture.
Ils se turent, le cœur broyé par un émoi intense,
Fredi saisit la poire et éteignit l’électricité.
Dans l’obscurité, ils respirèrent violemment et
un instant demeurèrent immobiles.
Fredi, à bout de force, se retourna et prit René
dans ses bras.
Ils se faisaient tout bas des serments d’amour,
osaient enfin des aveux définitifs, avaient des
exclamations de mutuelle admiration.
Fredi refit de la lumière ; il n’avaient plus de
honte et leur union se compléta.
René s’étonnait de ce que le compagnon, le
patron, ne réclamât rien d’autre de sa bonne {{tiret|vo|lonté.}}<noinclude></noinclude>
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Cunegonde1
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text/x-wiki
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hâte apparente.
Quand ils eurent fait de la lumière, ils se
regardèrent et se virent très pâles.
— Allons-nous coucher ! fit Fredi tout bas.
L’autre le suivit vers la chambre. Là, ils eurent
une nouvelle hésitation et chacun d’eux se retira
pudiquement dans un coin pour se {{Corr|deshabiller|déshabiller}}.
Avec le même soin méticuleux, ils rangèrent
leurs vêtements, évitant la nudité qui aurait pu
choquer le compagnon.
Ils montèrent dans le lit, chacun par un côté
et tirèrent la couverture.
Ils se turent, le cœur broyé par un émoi intense,
Fredi saisit la poire et éteignit l’électricité.
Dans l’obscurité, ils respirèrent violemment et
un instant demeurèrent immobiles.
Fredi, à bout de force, se retourna et prit René
dans ses bras.
Ils se faisaient tout bas des serments d’amour,
osaient enfin des aveux définitifs, avaient des
exclamations de mutuelle admiration.
Fredi refit de la lumière ; il n’avaient plus de
honte et leur union se compléta.
René s’étonnait de ce que le compagnon, le
patron, ne réclamât rien d’autre de sa bonne {{tiret|vo|lonté.}}<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>{{tiret2|vo|lonté.}} Il avait cru jusqu’à ce jour que les rôles
devaient être renversés. Au bout du compte, il
se sentit satisfait de cette solution qui le libérait
de vagues craintes.
Fredi sauta du lit et courut à son cabinet où
dans un coin de la bibliothèque il y avait une
bouteille de champagne. Ce fut dans le choc des
coupes débordantes de vin mousseux qu’ils scellèrent
leur tendresse.
Désormais ils étaient liés, un secret qui ne
pouvait être divulgué les attachait l’un à l’autre.
Le secrétaire devenait soudainement le maître
qui dominait, tandis que Fredi se faisait humble
et soumis.
Cela lui semblait juste parce que René donnait
le meilleur de lui-même.
Ils ne s’endormirent avant l’aurore, passant
par toutes les phases des émotions rares ; cherchant
ensemble toutes les saveurs du fruit défendu.
Avec ingénuité, ils essayaient de réaliser leurs
rêves anciens et ne parvenaient qu’à une réalité
parfois décevante. Néanmoins ils tiraient de ces
tentatives une satisfaction profonde, celles d’être
hors la loi commune, de se voir libérés de
l’asservissement qui écrasait les autres hommes.<noinclude></noinclude>
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Cunegonde1
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude>{{tiret2|vo|lonté.}} Il avait cru jusqu’à ce jour que les rôles
devaient être renversés. Au bout du compte, il
se sentit satisfait de cette solution qui le libérait
de vagues craintes.
Fredi sauta du lit et courut à son cabinet où
dans un coin de la bibliothèque il y avait une
bouteille de champagne. Ce fut dans le choc des
coupes débordantes de vin mousseux qu’ils scellèrent
leur tendresse.
Désormais ils étaient liés, un secret qui ne
pouvait être divulgué les attachait l’un à l’autre.
Le secrétaire devenait soudainement le maître
qui dominait, tandis que Fredi se faisait humble
et soumis.
Cela lui semblait juste parce que René donnait
le meilleur de lui-même.
Ils ne s’endormirent avant l’aurore, passant
par toutes les phases des émotions rares ; cherchant
ensemble toutes les saveurs du fruit défendu.
Avec ingénuité, ils essayaient de réaliser leurs
rêves anciens et ne parvenaient qu’à une réalité
parfois décevante. Néanmoins ils tiraient de ces
tentatives une satisfaction profonde, celles d’être
hors la loi commune, de se voir libérés de
l’asservissement qui écrasait les autres hommes.<noinclude></noinclude>
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2026-07-11T06:33:36Z
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/* Page non corrigée */ Cunegonde1: split automated match and split edit, revert if incorrect
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude><nowiki/>
René demanda grâce et il s’endormit recru
de fatigue. Fredi demeurait immobile auprès
de lui et le considérait en souriant mystérieusement.
Le sommeil le prit à son tour, mais il se
réveilla longtemps avant le compagnon. Sans
bruit, avec précaution, il se leva et pieds nus
courut à la cuisine préparer le premier déjeuner.
Avec amour, il fit le café, beurra les rôties dorées.
Coquettement il disposa tout cela sur un plateau
laqué recouvert d’une batiste légère et s’en
revint à la chambre.
Près de l’ami, il attira un guéridon et posa le plateau.
Il souriait toujours, une joie puérile au fond, du cœur.
Un baiser sur les paupières réveilla René ; il
ouvrit les yeux et vit devant lui l’ami qui pour
l’occasion avait négligé le kimono.
Le souvenir lui revint aussitôt et il sourit à
son tour, tendant les bras.
La vue du déjeuner tout préparé le remplit de
gratitude ; Fredi, avec une coquetterie mièvre, le
fit taire.<noinclude></noinclude>
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2026-07-11T07:45:09Z
Cunegonde1
52509
/* Corrigée */
15915166
proofread-page
text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude><nowiki/>
René demanda grâce et il s’endormit recru
de fatigue. Fredi demeurait immobile auprès
de lui et le considérait en souriant mystérieusement.
Le sommeil le prit à son tour, mais il se
réveilla longtemps avant le compagnon. Sans
bruit, avec précaution, il se leva et pieds nus
courut à la cuisine préparer le premier déjeuner.
Avec amour, il fit le café, beurra les rôties dorées.
Coquettement il disposa tout cela sur un plateau
laqué recouvert d’une batiste légère et s’en
revint à la chambre.
Près de l’ami, il attira un guéridon et posa le plateau.
Il souriait toujours, une joie puérile au fond, du cœur.
Un baiser sur les paupières réveilla René ; il
ouvrit les yeux et vit devant lui l’ami qui pour
l’occasion avait négligé le kimono.
Le souvenir lui revint aussitôt et il sourit à
son tour, tendant les bras.
La vue du déjeuner tout préparé le remplit de
gratitude ; Fredi, avec une coquetterie mièvre, le
fit taire.<noinclude></noinclude>
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SodiumBot
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/* Page non corrigée */ Cunegonde1: split automated match and split edit, revert if incorrect
15914832
proofread-page
text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude><nowiki/>
Ils mangèrent côte à côte, les oreillers roulés
sous les reins, le plateau posé sur les genoux relevés.
Ensuite, ils s’étendirent et allumèrent une
cigarette. Ils se tenaient presque immobiles, les
bras liés, hanche contre hanche.
Une sérénité inconnue les détendait, il leur
semblait qu’il ne leur restait plus rien à désirer désormais.
La demie de huit heures sonna ; ils sautèrent
du lit vivement, et s’habillèrent à peu près.
Fredi enfila ses bas, s’enveloppa de son kimono
à ramages, tandis que René se glissait dans un
pyjama de soie que son ami gardait depuis
longtemps à son intention.
Quand ils se virent ainsi accoutrés l’un et l’autre,
ils rougirent et se sourirent. Chacun portait
le costume de son état et cette constatation glissait
en eux une satisfaction perverse.
{{Mme|Martin|nx}} arriva, lorsqu’elle sut que René
vivrait là désormais, elle n’eut point d’étonnement
conservant une âme naïve. Cela apaisa les dernières
craintes de Fredi.
L’esprit libre, la chair en repos, ils se mirent
au travail gaîment et ce matin-là, leur besogne<noinclude></noinclude>
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15915167
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Cunegonde1
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/* Corrigée */
15915167
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text/x-wiki
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Ils mangèrent côte à côte, les oreillers roulés
sous les reins, le plateau posé sur les genoux relevés.
Ensuite, ils s’étendirent et allumèrent une
cigarette. Ils se tenaient presque immobiles, les
bras liés, hanche contre hanche.
Une sérénité inconnue les détendait, il leur
semblait qu’il ne leur restait plus rien à désirer désormais.
La demie de huit heures sonna ; ils sautèrent
du lit vivement, et s’habillèrent à peu près.
Fredi enfila ses bas, s’enveloppa de son kimono
à ramages, tandis que René se glissait dans un
pyjama de soie que son ami gardait depuis
longtemps à son intention.
Quand ils se virent ainsi accoutrés l’un et l’autre,
ils rougirent et se sourirent. Chacun portait
le costume de son état et cette constatation glissait
en eux une satisfaction perverse.
{{Mme|Martin|nx}} arriva, lorsqu’elle sut que René
vivrait là désormais, elle n’eut point d’étonnement
conservant une âme naïve. Cela apaisa les dernières
craintes de Fredi.
L’esprit libre, la chair en repos, ils se mirent
au travail gaîment et ce matin-là, leur besogne<noinclude></noinclude>
mlc9hlq5h6z38ig1cirw878311kwj6x
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>marcha, comme elle n’avait marché depuis longtemps.
Juste avant midi, Xavier arriva ; d’un seul
coup d’œil, il jugea la situation et, prenant
Fredi dans ses bras, murmura mélancoliquement :
— Mon pauvre petit !
René, qui les regardait, comprit qu’un même
secret les liait également et Xaxier lui devint
aussitôt plus cher.
Fredi se dégagea lestement ; il lui était pénible
de s’entendre appeler « mon pauvre ami »
quand il se sentait tant de joie dans le cœur.
Il se sauva pour s’habiller et René le rejoignit.
Par pudeur, celui-ci referma la porte afin que
Xavier ne le vit point.
{{sep|6|m=2em}}<noinclude></noinclude>
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/* Corrigée */
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<noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude>marcha, comme elle n’avait marché depuis longtemps.
Juste avant midi, Xavier arriva ; d’un seul
coup d’œil, il jugea la situation et, prenant
Fredi dans ses bras, murmura mélancoliquement :
— Mon pauvre petit !
René, qui les regardait, comprit qu’un même
secret les liait également et Xaxier lui devint
aussitôt plus cher.
Fredi se dégagea lestement ; il lui était pénible
de s’entendre appeler « mon pauvre ami »
quand il se sentait tant de joie dans le cœur.
Il se sauva pour s’habiller et René le rejoignit.
Par pudeur, celui-ci referma la porte afin que
Xavier ne le vit point.
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text/x-wiki
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{{T2|VI|mt=4em|mb=2em}}
La besogne qui restait à terminer à Fredi,
fut rapidement menée. René mettant tout son
courage à aider son ami, passait l’après-midi
à la bibliothèque nationale à son côté.
Il put donc bientôt porter son ouvrage à l’éditeur
et reçut un acompte. C’était d’ailleurs ce
qu’il souhaitait, ayant résolu de conduire son
compagnon à la mer, durant les vacances.
Les malles étaient préparées à l’avance et dès
l’argent touché, ils partirent. On avait envoyé
Xavier en fourrier, si bien qu’ils trouvèrent en
arrivant une installation complète.
Xavier maintenant dédoublait son dévouement ;
les deux jeunes gens lui étaient également
chers et il veillait sur eux avec une attention maternelle.
De tant de soins, il était récompensé par un
attachement puéril qui se manifestait par des
caresses, des amabilités continuelles.<noinclude></noinclude>
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Cunegonde1
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La besogne qui restait à terminer à Fredi,
fut rapidement menée. René mettant tout son
courage à aider son ami, passait l’après-midi
à la bibliothèque nationale à son côté.
Il put donc bientôt porter son ouvrage à l’éditeur
et reçut un acompte. C’était d’ailleurs ce
qu’il souhaitait, ayant résolu de conduire son
compagnon à la mer, durant les vacances.
Les malles étaient préparées à l’avance et dès
l’argent touché, ils partirent. On avait envoyé
Xavier en fourrier, si bien qu’ils trouvèrent en
arrivant une installation complète.
Xavier maintenant dédoublait son dévouement ;
les deux jeunes gens lui étaient également
chers et il veillait sur eux avec une attention maternelle.
De tant de soins, il était récompensé par un
attachement puéril qui se manifestait par des
caresses, des amabilités continuelles.<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude><nowiki/>
En vérité la tendresse était partagée ; les
jeunes n’auraient pu se priver de la compagnie
du sexagénaire, pas plus que celui-ci n’aurait
été capable de s’éloigner d’eux.
Pourtant, le soir quand ils avaient gagné la
chambre commune, il éprouvait une souffrance
aiguë qui, cependant, n’était point de la jalousie.
De Fredi, il ne recevait plus rien et celui-ci
assurément était désormais dans l’impossibilité
de lui rendre aucun service.
Il avait complètement adopté un rôle féminin,
trouvant sa satisfaction personnelle dans le
bonheur des autres.
René avait tenté de l’imiter, poussé surtout
par la curiosité ; il avait réclamé que l’ami lui
rendît le même service. Fredi dût rire de cette
prière, se jugeant inapte à toute autre occupation
que la sienne.
Les premiers jours, ils menèrent une existence
de folle gaîté. Chaque matin, ils partaient
tous trois en promenade et déjeunaient au hasard
du chemin, dans une auberge quelconque.
Cependant ils revenaient pour l’heure du bain ;
non point qu’ils en prissent eux-mêmes, bien<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
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En vérité la tendresse était partagée ; les
jeunes n’auraient pu se priver de la compagnie
du sexagénaire, pas plus que celui-ci n’aurait
été capable de s’éloigner d’eux.
Pourtant, le soir quand ils avaient gagné la
chambre commune, il éprouvait une souffrance
aiguë qui, cependant, n’était point de la jalousie.
De Fredi, il ne recevait plus rien et celui-ci
assurément était désormais dans l’impossibilité
de lui rendre aucun service.
Il avait complètement adopté un rôle féminin,
trouvant sa satisfaction personnelle dans le
bonheur des autres.
René avait tenté de l’imiter, poussé surtout
par la curiosité ; il avait réclamé que l’ami lui
rendît le même service. Fredi dût rire de cette
prière, se jugeant inapte à toute autre occupation
que la sienne.
Les premiers jours, ils menèrent une existence
de folle gaîté. Chaque matin, ils partaient
tous trois en promenade et déjeunaient au hasard
du chemin, dans une auberge quelconque.
Cependant ils revenaient pour l’heure du bain ;
non point qu’ils en prissent eux-mêmes, bien<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>au contraire. Mais Fredi avait conservé ce goût
des spectacles de déshabillé.
Accroupi sur le sable de la plage, il s’attardait
longuement à contempler les hommes sortant
de l’eau.
René finit par en prendre ombrage, craignant
une concurrence possible. Un soir, en rentrant,
il se fâcha, oubliant que Fredi était le patron, le
dispensateur des appointements.
Et Fredi devant lui trembla, le supplia de
ne point lui faire de scène, promettant en outre
de ne plus retourner à la plage.
Cette promesse fut tenue et, dès le lendemain,
il s’abstint, demeurant à la maison, sous la véranda.
Cependant il en garda une certaine tristesse,
quelque chose d’imprécis lui manquait.
René, par contre, en conçut beaucoup d’orgueil,
il mesura sa force et se sentit plus hardi.
Dès cet instant son attitude changea, il se fit
plus désinvolte, parfois autoritaire. Autour de
lui, chacun pliait : Fredi par crainte, Xavier
par habitude.
Il eut l’avantage aussitôt d’être entouré de
plus de soins, on lui évita les moindres efforts,
ne lui laissant comme besogne que ce qui appartenait
à sa tâche de secrétaire.<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude>au contraire. Mais Fredi avait conservé ce goût
des spectacles de déshabillé.
Accroupi sur le sable de la plage, il s’attardait
longuement à contempler les hommes sortant
de l’eau.
René finit par en prendre ombrage, craignant
une concurrence possible. Un soir, en rentrant,
il se fâcha, oubliant que Fredi était le patron, le
dispensateur des appointements.
Et Fredi devant lui trembla, le supplia de
ne point lui faire de scène, promettant en outre
de ne plus retourner à la plage.
Cette promesse fut tenue et, dès le lendemain,
il s’abstint, demeurant à la maison, sous la véranda.
Cependant il en garda une certaine tristesse,
quelque chose d’imprécis lui manquait.
René, par contre, en conçut beaucoup d’orgueil,
il mesura sa force et se sentit plus hardi.
Dès cet instant son attitude changea, il se fit
plus désinvolte, parfois autoritaire. Autour de
lui, chacun pliait : Fredi par crainte, Xavier
par habitude.
Il eut l’avantage aussitôt d’être entouré de
plus de soins, on lui évita les moindres efforts,
ne lui laissant comme besogne que ce qui appartenait
à sa tâche de secrétaire.<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
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Mais Fredi, le soir, trouvait sa compensation.
Il s’accrochait à l’ami qui l’abreuvait d’amour,
jamais lassé, toujours ranimé par les caresses
subtiles de l’éphèbe.
Xavier, au matin, leur apportait le café au lit
et tous trois mangeaient, un plateau posé sur le drap.
Ils passaient ainsi une heure délicieuse, par
la fenêtre ouverte arrivait, jusqu’à eux, la brise
de mer toute chargée d’iode et de sel, le soleil
glissait un rayon oblique qui s’étalait sur le
plancher mettant de l’or aux coins des meubles.
Mais Xavier devait se retirer lorsque René
souhaitait se lever ; Fredi lui-même réclamait
ce départ, talonné par une sourde jalousie.
Lui, en revanche, avait toutes les permissions
et il promenait insoucieusement, à travers la
pièce, sa féminité croissante.
Son beau corps d’éphèbe se déformait en effet,
il s’empâtait, prenait des rondeurs insolites
faites d’un tissu adipeux qui résistait sous la
pression des doigts.
Il {{Corr|s’énorgueillissait|s’enorgueillissait}} de ce changement graduel,
montrait avec joie ses seins qui gonflaient,
sa taille qui s’épaississait et se cambrait.
Aucun muscle ne saillait sur la chair lisse et<noinclude></noinclude>
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Mais Fredi, le soir, trouvait sa compensation.
Il s’accrochait à l’ami qui l’abreuvait d’amour,
jamais lassé, toujours ranimé par les caresses
subtiles de l’éphèbe.
Xavier, au matin, leur apportait le café au lit
et tous trois mangeaient, un plateau posé sur le drap.
Ils passaient ainsi une heure délicieuse, par
la fenêtre ouverte arrivait, jusqu’à eux, la brise
de mer toute chargée d’iode et de sel, le soleil
glissait un rayon oblique qui s’étalait sur le
plancher mettant de l’or aux coins des meubles.
Mais Xavier devait se retirer lorsque René
souhaitait se lever ; Fredi lui-même réclamait
ce départ, talonné par une sourde jalousie.
Lui, en revanche, avait toutes les permissions
et il promenait insoucieusement, à travers la
pièce, sa féminité croissante.
Son beau corps d’éphèbe se déformait en effet,
il s’empâtait, prenait des rondeurs insolites
faites d’un tissu adipeux qui résistait sous la
pression des doigts.
Il {{Corr|s’énorgueillissait|s’enorgueillissait}} de ce changement graduel,
montrait avec joie ses seins qui gonflaient,
sa taille qui s’épaississait et se cambrait.
Aucun muscle ne saillait sur la chair lisse et<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>blanche ; on voyait le lacis des veines qui traçait
des sinuosités d’un bleu tendre.
Et il pouvait se promener ainsi durant des
heures sans que rien manifestât sa virilité. Il
était devenu atone, neutre, la sensibilité définitivement refoulée.
Il était fier de ce que Xavier ne lui ressemblait
pas, il était plus femme maintenant que le
vieil ami ayant commencé plus tard.
Ceci ne l’empêchait point de surveiller étroitement
Xavier, ne l’autorisant pas à quitter sa
chambre sans être soigneusement vêtu.
Ces précautions n’eurent d’autres résultats
que de donner à René et à Xavier des désirs
qu’ils n’auraient pas eus.
Le désir était assurément latent chez Xavier,
mais il ne lui était jamais venu à l’idée qu’il
fût réalisable.
Fredi, par son attitude, lui fit croire à des
aveux de René, et il eut un peu d’espoir.
Ce dernier supposa pour sa part que le sexagénaire
lui apporterait des satisfactions inconnues.
Une sorte de fluide les unit mystérieusement
et Fredi en reçut des effluves. Il vécut dès lors
en une inquiétude perpétuelle. S’il s’éloignait<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
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des sinuosités d’un bleu tendre.
Et il pouvait se promener ainsi durant des
heures sans que rien manifestât sa virilité. Il
était devenu atone, neutre, la sensibilité définitivement refoulée.
Il était fier de ce que Xavier ne lui ressemblait
pas, il était plus femme maintenant que le
vieil ami ayant commencé plus tard.
Ceci ne l’empêchait point de surveiller étroitement
Xavier, ne l’autorisant pas à quitter sa
chambre sans être soigneusement vêtu.
Ces précautions n’eurent d’autres résultats
que de donner à René et à Xavier des désirs
qu’ils n’auraient pas eus.
Le désir était assurément latent chez Xavier,
mais il ne lui était jamais venu à l’idée qu’il
fût réalisable.
Fredi, par son attitude, lui fit croire à des
aveux de René, et il eut un peu d’espoir.
Ce dernier supposa pour sa part que le sexagénaire
lui apporterait des satisfactions inconnues.
Une sorte de fluide les unit mystérieusement
et Fredi en reçut des effluves. Il vécut dès lors
en une inquiétude perpétuelle. S’il s’éloignait<noinclude></noinclude>
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2026-07-11T06:35:16Z
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>un instant, il revenait en courant et scrutait les
deux autres avec une terreur visible.
Mais il les dominait tous encore, par sa supériorité
incontestable. Malgré la certitude de son
pouvoir, René demeurait, devant lui, un élève
docile ; quant à Xavier, il avait appris, durant
de nombreuses années, à craindre ses sursauts d’humeur.
Ils s’avouaient cependant qu’ils se désiraient,
ils échangeaient parfois de longs regards qui
n’échappaient pas à Fredi et lui arrachaient de
véritables frissons de terreur.
Cette jalousie continuellement sous pression
lui causait, le soir venu, des exaspérations affolées
que René était chargé d’apaiser. Il y mettait
tant de prodigalité qu’il y réussissait la plupart
du temps.
Ce fut en cette atmosphère lourde que s’écoula
le premier mois des vacances. Chaque jour
Fredi sentait qu’il s’attachait un peu plus à
l’ami ; il se voyait faible devant lui, prêt à
toutes les concessions.
Et René essaya graduellement son pouvoir,
lui faisant supporter la matérialisation de ses
rêves solitaires, ne tenant compte d’aucune répugnance.<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude>un instant, il revenait en courant et scrutait les
deux autres avec une terreur visible.
Mais il les dominait tous encore, par sa supériorité
incontestable. Malgré la certitude de son
pouvoir, René demeurait, devant lui, un élève
docile ; quant à Xavier, il avait appris, durant
de nombreuses années, à craindre ses sursauts d’humeur.
Ils s’avouaient cependant qu’ils se désiraient,
ils échangeaient parfois de longs regards qui
n’échappaient pas à Fredi et lui arrachaient de
véritables frissons de terreur.
Cette jalousie continuellement sous pression
lui causait, le soir venu, des exaspérations affolées
que René était chargé d’apaiser. Il y mettait
tant de prodigalité qu’il y réussissait la plupart
du temps.
Ce fut en cette atmosphère lourde que s’écoula
le premier mois des vacances. Chaque jour
Fredi sentait qu’il s’attachait un peu plus à
l’ami ; il se voyait faible devant lui, prêt à
toutes les concessions.
Et René essaya graduellement son pouvoir,
lui faisant supporter la matérialisation de ses
rêves solitaires, ne tenant compte d’aucune répugnance.<noinclude></noinclude>
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/* Page non corrigée */ Cunegonde1: split automated match and split edit, revert if incorrect
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude><nowiki/>
Fredi acceptait tout, se pliait à tout, avec une
passivité indémontable. Récompensé par un
peu de tendresse, il se jugeait satisfait.
La chambre fermée, il devenait l’officiant d’un
culte mystérieux, dont René était le dieu. C’était
pour l’éphèbe, le complet esclavage de la chair,
la soumission totale aux exigences les plus saugrenues.
Il trouvait une compensation en affirmant :
— Jamais une femme ne serait pour toi ce
que je suis.
C’était vrai ; en face de l’ami, il faisait abstraction
de tous les sentiments les plus naturels,
n’ayant plus ni fierté, ni amour-propre. Il
se faisait esclave bénévolement, avec même une
joie morbide.
La cause secrète de tant de faiblesse était la
jalousie. La peur de perdre l’objet aimé, se persuadant
{{Corr|ingénuement|ingénument}} que René était seul sur la
terre, capable de l’aimer.
En septembre, la fatigue obligea René à plus
de retenue. De cette débilité subite, Fredi éprouva
comme une joie sadique, avec la certitude
que nul autre, momentanément, ne lui ravirait
l’ami bien-aimé.
Sa surveillance se relâcha, il s’autorisa même<noinclude></noinclude>
fk86dgc1c855rtm5fxq8hkmoovo16bu
15915185
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Cunegonde1
52509
/* Corrigée */
15915185
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude><nowiki/>
Fredi acceptait tout, se pliait à tout, avec une
passivité indémontable. Récompensé par un
peu de tendresse, il se jugeait satisfait.
La chambre fermée, il devenait l’officiant d’un
culte mystérieux, dont René était le dieu. C’était
pour l’éphèbe, le complet esclavage de la chair,
la soumission totale aux exigences les plus saugrenues.
Il trouvait une compensation en affirmant :
— Jamais une femme ne serait pour toi ce
que je suis.
C’était vrai ; en face de l’ami, il faisait abstraction
de tous les sentiments les plus naturels,
n’ayant plus ni fierté, ni amour-propre. Il
se faisait esclave bénévolement, avec même une
joie morbide.
La cause secrète de tant de faiblesse était la
jalousie. La peur de perdre l’objet aimé, se persuadant
{{Corr|ingénuement|ingénument}} que René était seul sur la
terre, capable de l’aimer.
En septembre, la fatigue obligea René à plus
de retenue. De cette débilité subite, Fredi éprouva
comme une joie sadique, avec la certitude
que nul autre, momentanément, ne lui ravirait
l’ami bien-aimé.
Sa surveillance se relâcha, il s’autorisa même<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>quelques promenades solitaires, pour s’effondrer
au pied d’une dune et comme jadis s’enfoncer
dans le rêve.
Xavier crut que l’affection des deux jeunes
gens se relâchait et pensa que son heure était venue.
Aux moments où Fredi s’éloignait, il accourait
auprès de René et se faisait tout miel, les
rapprochements ranimèrent les désirs du secrétaire,
d’autant qu’il savait pouvoir obtenir la
tranquillité, le soir, s’il la réclamait.
Pourtant il n’osait trop se hasarder, non point
par crainte de Fredi, mais retenu simplement
par une naïve pudeur.
Xavier, en revanche, avait des regards précis
qui voulaient en dire long et sur lesquels il
était impossible de se tromper.
Un après-midi d’orage, les nerfs en pelote,
René se décida. Ayant préparé l’attaque, il était
demeuré en pyjama depuis le matin.
Il n’eut pas besoin de supplier, Xavier fut
aussitôt à ses genoux, mettant sa science à gagner
les préférences du jeune homme.
Cela le rajeunissait d’ailleurs, il se croyait
soudain vingt années de moins, puisque l’on
tournait encore les yeux de son côté.<noinclude></noinclude>
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/* Corrigée */
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<noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude>quelques promenades solitaires, pour s’effondrer
au pied d’une dune et comme jadis s’enfoncer
dans le rêve.
Xavier crut que l’affection des deux jeunes
gens se relâchait et pensa que son heure était venue.
Aux moments où Fredi s’éloignait, il accourait
auprès de René et se faisait tout miel, les
rapprochements ranimèrent les désirs du secrétaire,
d’autant qu’il savait pouvoir obtenir la
tranquillité, le soir, s’il la réclamait.
Pourtant il n’osait trop se hasarder, non point
par crainte de Fredi, mais retenu simplement
par une naïve pudeur.
Xavier, en revanche, avait des regards précis
qui voulaient en dire long et sur lesquels il
était impossible de se tromper.
Un après-midi d’orage, les nerfs en pelote,
René se décida. Ayant préparé l’attaque, il était
demeuré en pyjama depuis le matin.
Il n’eut pas besoin de supplier, Xavier fut
aussitôt à ses genoux, mettant sa science à gagner
les préférences du jeune homme.
Cela le rajeunissait d’ailleurs, il se croyait
soudain vingt années de moins, puisque l’on
tournait encore les yeux de son côté.<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude><nowiki/>
À ce moment, Fredi errait mélancoliquement
par les dunes.
Quoiqu’il eut la conviction d’être satisfait, il
se voyait ressaisi par cette insurmontable tristesse
qui avait été le compagnon de toute son
enfance, de toute sa jeunesse. Il y avait en lui
un regret inconscient, insoupçonné même, de
n’être point normal. Femme, il avait, en lui, un
mâle inconnu qui réagissait parfois, lui donnant
la sensation d’inassouvissement.
Malgré René, malgré Xavier, sa solitude morale
demeurait. Il ne jouait point de rôle en face
de ceux-là, mais néanmoins, il ne se dévoilait
pas avec une réelle sincérité.
Il ne pouvait être le complémentaire de René,
comme l’épouse l’est de son mari, parce que
l’ami restait, malgré tout, trop semblable à lui.
Ils n’étaient pas deux parties de l’unité, mais
chacun une unité.
Peu à peu il se rendait compte que le bonheur
lui était impossible, qu’il traînerait lamentablement
par la vie, comme il errait à travers cette
campagne, sans but, sans idéal, sans attraits.
Le foyer, la famille, les enfants lui étaient interdits.
Il prétendait se moquer de ces fadaises ;<noinclude></noinclude>
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À ce moment, Fredi errait mélancoliquement
par les dunes.
Quoiqu’il eut la conviction d’être satisfait, il
se voyait ressaisi par cette insurmontable tristesse
qui avait été le compagnon de toute son
enfance, de toute sa jeunesse. Il y avait en lui
un regret inconscient, insoupçonné même, de
n’être point normal. Femme, il avait, en lui, un
mâle inconnu qui réagissait parfois, lui donnant
la sensation d’inassouvissement.
Malgré René, malgré Xavier, sa solitude morale
demeurait. Il ne jouait point de rôle en face
de ceux-là, mais néanmoins, il ne se dévoilait
pas avec une réelle sincérité.
Il ne pouvait être le complémentaire de René,
comme l’épouse l’est de son mari, parce que
l’ami restait, malgré tout, trop semblable à lui.
Ils n’étaient pas deux parties de l’unité, mais
chacun une unité.
Peu à peu il se rendait compte que le bonheur
lui était impossible, qu’il traînerait lamentablement
par la vie, comme il errait à travers cette
campagne, sans but, sans idéal, sans attraits.
Le foyer, la famille, les enfants lui étaient interdits.
Il prétendait se moquer de ces fadaises ;<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>en réalité il manquait de sincérité vis-à-vis de lui-même.
Les mouvements de vanité qu’il avait quelquefois,
pour s’enorgueillir de son état, n’étaient
que les aspirations subites de sa tristesse.
L’esprit troublé, le cœur attristé, il s’en revint
vers la villa, recherchant inconsciemment une
compagnie qui le débarrassât de ses pensées.
Il marchait doucement, sans bruit ; il put ouvrir
la porte du salon sans être entendu.
Il s’immobilisa sur le seuil et un grand cri lui
déchira la gorge.
Épouvanté presque, il regardait ses deux
amis. Une amertume lui montait aux lèvres :
même pas cela ne lui restait ; René ne l’aimait
point exclusivement.
Il recula, cachant les larmes qui inondaient
son visage, tandis que les deux autres, pantois,
attendaient, de sa part, une explosion de colère.
Mais ils ne le revirent pas, il était retourné
vers la plage, en un coin où la solitude lui était assurée.
Là, il pleura, languissamment, comme un enfant.
Il y avait en lui un grand chagrin qu’il ne parvenait
pas à préciser, en ignorant la cause<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude>en réalité il manquait de sincérité vis-à-vis de lui-même.
Les mouvements de vanité qu’il avait quelquefois,
pour s’enorgueillir de son état, n’étaient
que les aspirations subites de sa tristesse.
L’esprit troublé, le cœur attristé, il s’en revint
vers la villa, recherchant inconsciemment une
compagnie qui le débarrassât de ses pensées.
Il marchait doucement, sans bruit ; il put ouvrir
la porte du salon sans être entendu.
Il s’immobilisa sur le seuil et un grand cri lui
déchira la gorge.
Épouvanté presque, il regardait ses deux
amis. Une amertume lui montait aux lèvres :
même pas cela ne lui restait ; René ne l’aimait
point exclusivement.
Il recula, cachant les larmes qui inondaient
son visage, tandis que les deux autres, pantois,
attendaient, de sa part, une explosion de colère.
Mais ils ne le revirent pas, il était retourné
vers la plage, en un coin où la solitude lui était assurée.
Là, il pleura, languissamment, comme un enfant.
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pas à préciser, en ignorant la cause<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>exacte. Il sentait seulement qu’il était effroyablement
malheureux, que nul espoir ne subsistait plus.
Pour se consoler il se répétait avec sérieux :
— Tous les hommes sont comme ça, pourquoi
m’en faire ? René est un homme, il me reviendra
et voilà tout.
Cependant il y avait en son cœur quelque
chose d’irrémédiablement brisé. D’une façon définitive,
il avait la preuve que le bonheur était irréalisable.
À l’heure du bain, il quitta sa place et s’en
fut vers la masse des cabines. Il se promena, la
mine songeuse, mais guignant d’un regard hypocrite,
les anatomies masculines.
On le connaissait ; pour beaucoup parmi les
baigneuses il était : le jeune savant plein d’avenir.
Les femmes avaient pour lui des sourires
engageants, des mines de chattes gourmandes
parce que, outre sa science, il avait la beauté.
Il ne voyait rien que les maillots noirs plaqués
sur les cuisses par l’eau et ce spectacle faisait
courir, en ses veines, un sang brûlant. Il aurait
voulu, en une splendide impudeur, crier à
tous ces mâles :
— Je suis ainsi ! Voilà… et je vous appartiens<noinclude></noinclude>
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malheureux, que nul espoir ne subsistait plus.
Pour se consoler il se répétait avec sérieux :
— Tous les hommes sont comme ça, pourquoi
m’en faire ? René est un homme, il me reviendra
et voilà tout.
Cependant il y avait en son cœur quelque
chose d’irrémédiablement brisé. D’une façon définitive,
il avait la preuve que le bonheur était irréalisable.
À l’heure du bain, il quitta sa place et s’en
fut vers la masse des cabines. Il se promena, la
mine songeuse, mais guignant d’un regard hypocrite,
les anatomies masculines.
On le connaissait ; pour beaucoup parmi les
baigneuses il était : le jeune savant plein d’avenir.
Les femmes avaient pour lui des sourires
engageants, des mines de chattes gourmandes
parce que, outre sa science, il avait la beauté.
Il ne voyait rien que les maillots noirs plaqués
sur les cuisses par l’eau et ce spectacle faisait
courir, en ses veines, un sang brûlant. Il aurait
voulu, en une splendide impudeur, crier à
tous ces mâles :
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>à tous. Parce que l’amour n’existe pas, la chair
seule est sensible.
Son attitude n’échappa point à un baigneur
qui le persécuta d’un regard trouble. Il frissonna
et aussitôt tout son chagrin s’évanouit.
D’ailleurs, il en était toujours ainsi, ces peines
restaient en général très fugaces.
Il arriva au logis où les deux autres l’attendaient
dans l’effroi. Il souriait bonace et oublieux
des injures.
Comme d’ordinaire, il embrassa René et ingénu demanda :
— Tu ne t’es pas ennuyé sans moi ?
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seule est sensible.
Son attitude n’échappa point à un baigneur
qui le persécuta d’un regard trouble. Il frissonna
et aussitôt tout son chagrin s’évanouit.
D’ailleurs, il en était toujours ainsi, ces peines
restaient en général très fugaces.
Il arriva au logis où les deux autres l’attendaient
dans l’effroi. Il souriait bonace et oublieux
des injures.
Comme d’ordinaire, il embrassa René et ingénu demanda :
— Tu ne t’es pas ennuyé sans moi ?
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{{T2|VII|mt=4em|mb=2em}}
Le ménage à trois se continua dans la quiétude
et la gaîté, Fredi avait accepté la situation
de bonne grâce et il prêtait volontiers René à
Xavier, le plus simplement du monde.
Au bout du compte, tout cela lui parut extrêmement
drôle et sa mentalité changea soudain.
Il n’aspira plus à un attachement sincère. Il y
avait en lui, maintenant, un besoin intense et incoercible.
Vis-à-vis de René, lorsque celui-ci se montrait
trop frigide, il avait des colères subites,
des mots grossiers. Les deux autres tremblaient
devant lui : Xavier par habitude, le secrétaire
par crainte de perdre sa situation.
Il ne pensait même pas à se séparer de l’infidèle
qui lui semblait faire partie de son mobilier.
Le hasard le ramena à la plage à l’heure du
bain et le baigneur remarqué une fois {{tiret|s’ingé|nia,}}<noinclude></noinclude>
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Le ménage à trois se continua dans la quiétude
et la gaîté, Fredi avait accepté la situation
de bonne grâce et il prêtait volontiers René à
Xavier, le plus simplement du monde.
Au bout du compte, tout cela lui parut extrêmement
drôle et sa mentalité changea soudain.
Il n’aspira plus à un attachement sincère. Il y
avait en lui, maintenant, un besoin intense et incoercible.
Vis-à-vis de René, lorsque celui-ci se montrait
trop frigide, il avait des colères subites,
des mots grossiers. Les deux autres tremblaient
devant lui : Xavier par habitude, le secrétaire
par crainte de perdre sa situation.
Il ne pensait même pas à se séparer de l’infidèle
qui lui semblait faire partie de son mobilier.
Le hasard le ramena à la plage à l’heure du
bain et le baigneur remarqué une fois {{tiret|s’ingé|nia,}}<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>{{tiret2|s’ingé|nia,}} à plusieurs reprises, à sortir de l’eau devant lui.
Ils se sourirent mystérieusement, Fredi eut
un tremblement convulsif parce que l’homme
paraissait un colosse.
Ce ne fut, il est vrai, qu’une entrée en matière ;
la prudence de part et d’autre restait nécessaire.
Mais le lendemain Fredi accourut au même
endroit où l’inconnu l’attendait visiblement.
Il nota que sa cabine était proche et rôda aux
alentours tandis que l’autre se déshabillait. De
nouveau il frissonna, ses jambes fléchirent sous
lui et il dut s’asseoir sur le sable.
Vêtu de son maillot, l’homme passa près de
lui et lança :
— Vous ne vous baignez pas ?
Il fut incapable de répondre et en rougissant,
balbutia comme une ingénue énamourée.
Cependant la connaissance était faite ; quand
il ressortit de l’eau, le baigneur vint s’asseoir
auprès de lui :
— Je vous connais assurément… vous habitez
la villa bleue, là-bas, avec deux amis.
Comme jadis, il eut ce sourire bêta qui ne
signifiait rien, mais il ne put prononcer une {{tiret|pa|role.}}<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
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Ils se sourirent mystérieusement, Fredi eut
un tremblement convulsif parce que l’homme
paraissait un colosse.
Ce ne fut, il est vrai, qu’une entrée en matière ;
la prudence de part et d’autre restait nécessaire.
Mais le lendemain Fredi accourut au même
endroit où l’inconnu l’attendait visiblement.
Il nota que sa cabine était proche et rôda aux
alentours tandis que l’autre se déshabillait. De
nouveau il frissonna, ses jambes fléchirent sous
lui et il dut s’asseoir sur le sable.
Vêtu de son maillot, l’homme passa près de
lui et lança :
— Vous ne vous baignez pas ?
Il fut incapable de répondre et en rougissant,
balbutia comme une ingénue énamourée.
Cependant la connaissance était faite ; quand
il ressortit de l’eau, le baigneur vint s’asseoir
auprès de lui :
— Je vous connais assurément… vous habitez
la villa bleue, là-bas, avec deux amis.
Comme jadis, il eut ce sourire bêta qui ne
signifiait rien, mais il ne put prononcer une {{tiret|pa|role.}}<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
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Cunegonde1
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text/x-wiki
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>{{tiret2|pa|role.}} De nouveau ses yeux s’abaissèrent et il défaillit,
cherchant à fuir la hantise qui le persécutait.
Indifférent, l’inconnu lui apprit qu’il s’appelait
Raoul, qu’il resterait à la plage jusqu’à la
fin septembre et enfin qu’il se promenait régulièrement
chaque matin dans un bois de pins
voisin toujours solitaire.
Ils se serrèrent la main et Fredi s’esquiva le
cœur chaviré. Au retour, il ne regarda même
pas René et la soirée entière, il fut songeur.
Xavier qui le connaissait bien, se doutait
qu’un événement imprévu s’était produit, mais
il ne devinait lequel.
Par extraordinaire, Fredi s’endormit très tôt,
laissant en paix son compagnon qui en éprouva quelqu’inquiétude.
Au matin, il se vêtit presque tout de suite, au
lieu de traîner en kimono comme de coutume.
Fréquemment il consultait sa montre et après
le premier déjeuner, il quitta le logis sans un
mot à ses compagnons.
Il se dirigea immédiatement vers le petit
bois ; déjà il croyait entrevoir la haute silhouette
de Raoul.<noinclude></noinclude>
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15915202
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Cunegonde1
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text/x-wiki
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cherchant à fuir la hantise qui le persécutait.
Indifférent, l’inconnu lui apprit qu’il s’appelait
Raoul, qu’il resterait à la plage jusqu’à la
fin septembre et enfin qu’il se promenait régulièrement
chaque matin dans un bois de pins
voisin toujours solitaire.
Ils se serrèrent la main et Fredi s’esquiva le
cœur chaviré. Au retour, il ne regarda même
pas René et la soirée entière, il fut songeur.
Xavier qui le connaissait bien, se doutait
qu’un événement imprévu s’était produit, mais
il ne devinait lequel.
Par extraordinaire, Fredi s’endormit très tôt,
laissant en paix son compagnon qui en éprouva quelqu’inquiétude.
Au matin, il se vêtit presque tout de suite, au
lieu de traîner en kimono comme de coutume.
Fréquemment il consultait sa montre et après
le premier déjeuner, il quitta le logis sans un
mot à ses compagnons.
Il se dirigea immédiatement vers le petit
bois ; déjà il croyait entrevoir la haute silhouette
de Raoul.<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude><nowiki/>
Il marcha encore un instant et sur le point
d’atteindre le but, s’arrêta.
Il haletait, son cœur battait à se rompre, une
émotion jamais éprouvée le paralysait. C’était
un mélange de terreur et d’espérance.
Comme un halluciné, il rebroussa chemin et
se mit à courir {{Corr|éperduement|éperdument}}. Essoufflé, il croula
sur le sable et y demeura immobile, une sueur
au front, une anxiété au fond du cœur.
Maintenant il regrettait d’avoir manqué de
courage, à l’ultime minute, mais ne songeant
pas à retourner sur ses pas.
Les yeux clos, il restait allongé, délicieusement
douché par le soleil du matin. Une voix
résonna auprès de lui ; il sursauta et reconnut René.
Lorsque celui-ci se fut étendu à son tour, il
l’attira à lui, violemment et l’embrassa. Un rire
étrange brillait dans ses yeux bleus, une moue
ironique tordait sa bouche sensuelle.
Xavier survint à son tour et s’étonna de les
trouver là.
— Tu aimes bien la solitude ! fit-il avec un léger
reproche dans la voix.
— Tu n’as pas à t’en plaindre, rétorqua-t-il amèrement.<noinclude></noinclude>
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Il marcha encore un instant et sur le point
d’atteindre le but, s’arrêta.
Il haletait, son cœur battait à se rompre, une
émotion jamais éprouvée le paralysait. C’était
un mélange de terreur et d’espérance.
Comme un halluciné, il rebroussa chemin et
se mit à courir {{Corr|éperduement|éperdument}}. Essoufflé, il croula
sur le sable et y demeura immobile, une sueur
au front, une anxiété au fond du cœur.
Maintenant il regrettait d’avoir manqué de
courage, à l’ultime minute, mais ne songeant
pas à retourner sur ses pas.
Les yeux clos, il restait allongé, délicieusement
douché par le soleil du matin. Une voix
résonna auprès de lui ; il sursauta et reconnut René.
Lorsque celui-ci se fut étendu à son tour, il
l’attira à lui, violemment et l’embrassa. Un rire
étrange brillait dans ses yeux bleus, une moue
ironique tordait sa bouche sensuelle.
Xavier survint à son tour et s’étonna de les
trouver là.
— Tu aimes bien la solitude ! fit-il avec un léger
reproche dans la voix.
— Tu n’as pas à t’en plaindre, rétorqua-t-il amèrement.<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude><nowiki/>
Toute sa rancune lui remontait aux lèvres, et
la sensation d’avoir laissé échapper une occasion
ranimait son chagrin. Il fut malaisé de le
ramener à plus de gaîté, il fut sombre, parfois
agressif ou s’enfermait dans un mutisme obstiné
et sans cause.
À midi les deux autres l’entraînèrent et il dut
rentrer au logis. La femme qui s’occupait de
leur ménage avait dressé la table sous la véranda,
en face la mer.
Xavier, espérant le tirer de son apathie, lui
montra l’horizon d’un geste large :
— Regarde comme c’est beau !
Il haussa les épaules avec dédain :
— Qu’est-ce que ça peut me {{abr|f…|foutre}} !
René tremblait, il n’aimait point ces colères
sourdes qui étaient pour lui de continuelles menaces.
Certes, il craignait de perdre la situation
mais aussi l’ami à qui il avait voué, en dépit
des apparences, une réelle affection.
Prudent, il se tint coi, laissant Xavier se débrouiller
avec Fredi. Celui-ci, il est vrai, n’eut
pas beaucoup de peines, le jeune homme se mit
à manger, silencieusement, le front bas.
Il ressentait un mécontentement indéfinissable ;
il aurait voulu se servir d’une insulte qu’il<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
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Toute sa rancune lui remontait aux lèvres, et
la sensation d’avoir laissé échapper une occasion
ranimait son chagrin. Il fut malaisé de le
ramener à plus de gaîté, il fut sombre, parfois
agressif ou s’enfermait dans un mutisme obstiné
et sans cause.
À midi les deux autres l’entraînèrent et il dut
rentrer au logis. La femme qui s’occupait de
leur ménage avait dressé la table sous la véranda,
en face la mer.
Xavier, espérant le tirer de son apathie, lui
montra l’horizon d’un geste large :
— Regarde comme c’est beau !
Il haussa les épaules avec dédain :
— Qu’est-ce que ça peut me {{abr|f…|foutre}} !
René tremblait, il n’aimait point ces colères
sourdes qui étaient pour lui de continuelles menaces.
Certes, il craignait de perdre la situation
mais aussi l’ami à qui il avait voué, en dépit
des apparences, une réelle affection.
Prudent, il se tint coi, laissant Xavier se débrouiller
avec Fredi. Celui-ci, il est vrai, n’eut
pas beaucoup de peines, le jeune homme se mit
à manger, silencieusement, le front bas.
Il ressentait un mécontentement indéfinissable ;
il aurait voulu se servir d’une insulte qu’il<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>ne parvenait à se préciser. Il lui semblait que le
genre humain tout entier lui était un ennemi personnel.
Après le dessert, il se leva de table et tournant
le dos à ses amis, il s’enfonça dans un rocking-chair
pour fumer une cigarette.
René lui apporta timidement son café ; il le
prit, sans un mot, jetant au compagnon un regard féroce.
Les deux autres ne comprirent rien à cette
mauvaise humeur, ils se taisaient et se faisaient
tout petits dans un coin de la véranda.
Il se dressa et sans même paraître s’apercevoir
de la présence de ses amis, il s’éloigna à
pas lents, descendant vers la plage.
Des enfants jouaient sur le sable ; il les contempla
un instant et éclata de rire. Toute sa colère
était tombée, il ne s’en souvenait même
plus. Il s’en allait maintenant en souriant.
Il passait ainsi fréquemment d’une humeur à
l’autre, sans transition apparente. Il avait de la
peine au point d’en pleurer et cinq minutes plus
tard, il était soulevé par une gaieté folle.
Il y avait au fond de cela, une exaspération
nerveuse dont il ne se rendait pas compte. Une
obsession le persécutait et il ignorait laquelle. Il<noinclude></noinclude>
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genre humain tout entier lui était un ennemi personnel.
Après le dessert, il se leva de table et tournant
le dos à ses amis, il s’enfonça dans un rocking-chair
pour fumer une cigarette.
René lui apporta timidement son café ; il le
prit, sans un mot, jetant au compagnon un regard féroce.
Les deux autres ne comprirent rien à cette
mauvaise humeur, ils se taisaient et se faisaient
tout petits dans un coin de la véranda.
Il se dressa et sans même paraître s’apercevoir
de la présence de ses amis, il s’éloigna à
pas lents, descendant vers la plage.
Des enfants jouaient sur le sable ; il les contempla
un instant et éclata de rire. Toute sa colère
était tombée, il ne s’en souvenait même
plus. Il s’en allait maintenant en souriant.
Il passait ainsi fréquemment d’une humeur à
l’autre, sans transition apparente. Il avait de la
peine au point d’en pleurer et cinq minutes plus
tard, il était soulevé par une gaieté folle.
Il y avait au fond de cela, une exaspération
nerveuse dont il ne se rendait pas compte. Une
obsession le persécutait et il ignorait laquelle. Il<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>gardait l’impression continuelle qu’un malheur
le {{Corr|menacait|menaçait}}, mais quand il oubliait pour un moment
cette menace, il riait, parce que le fond de
son caractère était gai.
Il traîna sur la plage, attendant inconsciemment
l’heure du bain. Il s’arrêta près de la cabine
de Raoul et s’installa sur le sable.
Une voix mystérieuse l’avait averti que l’inconnu
viendrait tôt et en effet, un peu plus tard,
celui ci dressa sa stature d’athlète devant l’éphèbe.
Il s’assit auprès de lui et insinua :
— Je me suis promené dans le bois de pins
ce matin.
— Je n’ai pas été jusque-là, répliqua Fredi honteusement.
Tout en parlant, il examinait cet homme qui
traversait soudain sa vie. Il le vit gras, blême,
visiblement un grand lymphatique. Il comprit
la cause de l’attirance qu’il produisait sur lui.
Celui-là aussi était incapable d’efforts virils,
s’il n’avait pas le stimulant d’une chose hétéroclite.
Très certainement les femmes devaient
l’admirer, mais il s’en détournait le plus souvent
possible, devinant instinctivement sa faiblesse.<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
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le {{Corr|menacait|menaçait}}, mais quand il oubliait pour un moment
cette menace, il riait, parce que le fond de
son caractère était gai.
Il traîna sur la plage, attendant inconsciemment
l’heure du bain. Il s’arrêta près de la cabine
de Raoul et s’installa sur le sable.
Une voix mystérieuse l’avait averti que l’inconnu
viendrait tôt et en effet, un peu plus tard,
celui ci dressa sa stature d’athlète devant l’éphèbe.
Il s’assit auprès de lui et insinua :
— Je me suis promené dans le bois de pins
ce matin.
— Je n’ai pas été jusque-là, répliqua Fredi honteusement.
Tout en parlant, il examinait cet homme qui
traversait soudain sa vie. Il le vit gras, blême,
visiblement un grand lymphatique. Il comprit
la cause de l’attirance qu’il produisait sur lui.
Celui-là aussi était incapable d’efforts virils,
s’il n’avait pas le stimulant d’une chose hétéroclite.
Très certainement les femmes devaient
l’admirer, mais il s’en détournait le plus souvent
possible, devinant instinctivement sa faiblesse.<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude><nowiki/>
Alors il eut plus de courage, certain qu’il
saurait être, le cas échéant, le stimulant nécessaire.
Il reprit aussitôt sa liberté d’esprit et avec un
sourire hypocrite, conseilla :
— Baignez-vous, la mer est assez haute !
Raoul acquiesça et s’en fut à sa cabine, tandis
que Fredi s’immobilisait non loin, devant l’entrebâillement
de la porte.
Ils se comprirent définitivement et après deux
ou trois plongeons, Raoul réintégra ses vêtements.
Les baigneurs maintenant arrivaient en foule,
Fredi proposa :
— Si on allait faire un tour !
Ils quittèrent la plage avec l’intention de gagner
le bois de pins.
Mais après quelques pas, il discerna au loin
les silhouettes de ses deux amis. Aussitôt il eut
honte de ses intentions secrètes et prit brusquement
congé de Raoul.
Celui-ci haussa les épaules avec dépit :
— C’est un dingo, mais ça ne fait rien !
Fredi aborda Xavier et René avec une hautaine
ironie. Il possédait maintenant la certitude
de remplacer l’infidèle quand il lui plairait. Il<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
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Alors il eut plus de courage, certain qu’il
saurait être, le cas échéant, le stimulant nécessaire.
Il reprit aussitôt sa liberté d’esprit et avec un
sourire hypocrite, conseilla :
— Baignez-vous, la mer est assez haute !
Raoul acquiesça et s’en fut à sa cabine, tandis
que Fredi s’immobilisait non loin, devant l’entrebâillement
de la porte.
Ils se comprirent définitivement et après deux
ou trois plongeons, Raoul réintégra ses vêtements.
Les baigneurs maintenant arrivaient en foule,
Fredi proposa :
— Si on allait faire un tour !
Ils quittèrent la plage avec l’intention de gagner
le bois de pins.
Mais après quelques pas, il discerna au loin
les silhouettes de ses deux amis. Aussitôt il eut
honte de ses intentions secrètes et prit brusquement
congé de Raoul.
Celui-ci haussa les épaules avec dépit :
— C’est un dingo, mais ça ne fait rien !
Fredi aborda Xavier et René avec une hautaine
ironie. Il possédait maintenant la certitude
de remplacer l’infidèle quand il lui plairait. Il<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>s’étonna de n’éprouver plus d’attachement pour
le jeune camarade qu’il avait initié ; mais il se
rendit compte que la mauvaise action de celui-ci
avait brisé quelque chose en lui, le transformant
tout entier.
Ils remontèrent ensemble vers la villa ; Fredi
se montrait gai, mais cette gaîté était feinte ; il
ressentait, au contraire, un profond découragement.
Cependant il n’en laissa rien voir, cachant un
peu plus que par le passé, ses sentiments intimes.
Même avec ceux-là, il allait être contraint
de jouer un rôle et à l’avance, il se sentait épuisé.
De très bonne heure, il entraîna René et fit
preuve ce soir-là, d’une exaspération extraordinaire.
Le secrétaire crut la paix revenue et se tranquillisa.
De même, au premier déjeuner du lendemain
matin, il fut d’humeur joyeuse. Mais dès qu’il
put s’esquiver, il le fit, avec précaution.
Sans une hésitation, il se dirigea vers le bois
et bientôt découvrit Raoul qui l’attendait assis
au pied d’un arbre.
Il s’installa à son côté et aussitôt l’autre lui<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
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le jeune camarade qu’il avait initié ; mais il se
rendit compte que la mauvaise action de celui-ci
avait brisé quelque chose en lui, le transformant
tout entier.
Ils remontèrent ensemble vers la villa ; Fredi
se montrait gai, mais cette gaîté était feinte ; il
ressentait, au contraire, un profond découragement.
Cependant il n’en laissa rien voir, cachant un
peu plus que par le passé, ses sentiments intimes.
Même avec ceux-là, il allait être contraint
de jouer un rôle et à l’avance, il se sentait épuisé.
De très bonne heure, il entraîna René et fit
preuve ce soir-là, d’une exaspération extraordinaire.
Le secrétaire crut la paix revenue et se tranquillisa.
De même, au premier déjeuner du lendemain
matin, il fut d’humeur joyeuse. Mais dès qu’il
put s’esquiver, il le fit, avec précaution.
Sans une hésitation, il se dirigea vers le bois
et bientôt découvrit Raoul qui l’attendait assis
au pied d’un arbre.
Il s’installa à son côté et aussitôt l’autre lui<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>indiqua que ce n’était point les sentiments qui
l’attiraient. Ses tendances étaient en effet beaucoup
plus matérielle.
Fredi accepta cette solution sans embarras,
évoluant lui-même à son insu, ayant constaté
que la sincérité était chose rare.
Que lui importait désormais ; il était décidé à
fermer son cœur, à cacher au fond de lui-même,
l’immense besoin d’amour qui le dévorait. Il
serait ce que les compagnons à venir voudraient
qu’il soit.
Il connut ce matin-là des sensations nouvelles
qui l’émurent douloureusement. Il se vit brusquement
attaché à ce grand Raoul qu’il ignorait
quelques jours plus tôt.
Son roman recommençait, sur d’autres assises,
mais il était repris par des fibres mystérieuses
qui le {{Corr|ligottaient|ligotaient}} au dernier conquérant.
Ils se séparèrent un peu avant midi et comme
s’il eut été en faute, Fredi courut d’une haleine
jusqu’à la villa.
Ses deux amis l’attendaient sous la véranda ;
ils le scrutèrent anxieusement pour tâcher
de deviner son humeur.
Il laissa tomber sur eux un regard chargé de<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude>indiqua que ce n’était point les sentiments qui
l’attiraient. Ses tendances étaient en effet beaucoup
plus matérielle.
Fredi accepta cette solution sans embarras,
évoluant lui-même à son insu, ayant constaté
que la sincérité était chose rare.
Que lui importait désormais ; il était décidé à
fermer son cœur, à cacher au fond de lui-même,
l’immense besoin d’amour qui le dévorait. Il
serait ce que les compagnons à venir voudraient
qu’il soit.
Il connut ce matin-là des sensations nouvelles
qui l’émurent douloureusement. Il se vit brusquement
attaché à ce grand Raoul qu’il ignorait
quelques jours plus tôt.
Son roman recommençait, sur d’autres assises,
mais il était repris par des fibres mystérieuses
qui le {{Corr|ligottaient|ligotaient}} au dernier conquérant.
Ils se séparèrent un peu avant midi et comme
s’il eut été en faute, Fredi courut d’une haleine
jusqu’à la villa.
Ses deux amis l’attendaient sous la véranda ;
ils le scrutèrent anxieusement pour tâcher
de deviner son humeur.
Il laissa tomber sur eux un regard chargé de<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
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Cunegonde1
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text/x-wiki
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2026-07-11T06:38:36Z
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text/x-wiki
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Cunegonde1
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text/x-wiki
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>dédain et s’en fut s’installer dans un rocking-chair.
Pendant le déjeuner, il rit beaucoup, d’un rire
nerveux, parfois convulsif. Il luttait contre une
impression pénible qu’il ne réussissait pas à s’expliquer.
La présence de René lui devenait subitement
pesante et {{lang|la|in-petto}}, il regretta d’être moralement
lié à lui.
Après le déjeuner, il gagna le salon et se mit
à travailler, espérant occuper son esprit.
Une atmosphère lourde pesait, chacun sentait
qu’il y avait quelque chose de changé dans leur intimité.
Fredi ne quitta la tâche qu’au crépuscule et
s’éloigna seul, refusant brutalement la compagnie
de Xavier.
Il allait au hasard, droit devant lui, en proie
à un lourd ennui. Il ignorait ce qu’il désirait
exactement et même l’eut-il su qu’il aurait
manqué d’énergie pour l’exécuter.
Il retrouva Raoul sur ce sable et allongé paresseusement,
il demeura auprès de lui jusqu’à
l’heure du dîner.
Ensuite, il lui fut pénible de rentrer au logis<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude>dédain et s’en fut s’installer dans un rocking-chair.
Pendant le déjeuner, il rit beaucoup, d’un rire
nerveux, parfois convulsif. Il luttait contre une
impression pénible qu’il ne réussissait pas à s’expliquer.
La présence de René lui devenait subitement
pesante et {{lang|la|in-petto}}, il regretta d’être moralement
lié à lui.
Après le déjeuner, il gagna le salon et se mit
à travailler, espérant occuper son esprit.
Une atmosphère lourde pesait, chacun sentait
qu’il y avait quelque chose de changé dans leur intimité.
Fredi ne quitta la tâche qu’au crépuscule et
s’éloigna seul, refusant brutalement la compagnie
de Xavier.
Il allait au hasard, droit devant lui, en proie
à un lourd ennui. Il ignorait ce qu’il désirait
exactement et même l’eut-il su qu’il aurait
manqué d’énergie pour l’exécuter.
Il retrouva Raoul sur ce sable et allongé paresseusement,
il demeura auprès de lui jusqu’à
l’heure du dîner.
Ensuite, il lui fut pénible de rentrer au logis<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>et quoiqu’il n’y eut plus personne sur la plage,
il s’y promena encore un long moment.
Il se décida enfin et rencontra René qui, inquiet,
accourait au devant de lui.
— Qu’est-ce que tu veux ? fit-il brusquement.
Interloqué, l’autre répliqua :
— Comme tu arrives tard !
Silencieusement, ils s’acheminèrent vers le
logis où Xavier les attendait sous la véranda.
Comme l’autre, celui-ci murmura, en le scrutant anxieusement.
— Comme tu viens tard !
Il lui tourna le dos, en maugréant :
— Voilà maintenant que je ne suis plus libre.
Il ne voulait pas admettre l’inquiétude de ses
deux {{Corr|amies|amis}} ; l’affection de Xavier lui paraissait
soudain une tyrannie insupportable ; en revanche
l’attachement de René le laissait indifférent.
À table, il ne prononça pas dix paroles, non
pas qu’il eut exactement de la mauvaise humeur ;
mais la même mélancolie qui jadis l’envahissait lentement.
Il se rendait compte qu’il courait après une
chimère, que la satisfaction sensuelle n’existait
pas, tout au moins pour lui. Il en arrivait à {{tiret|mau|dire}}<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude>et quoiqu’il n’y eut plus personne sur la plage,
il s’y promena encore un long moment.
Il se décida enfin et rencontra René qui, inquiet,
accourait au devant de lui.
— Qu’est-ce que tu veux ? fit-il brusquement.
Interloqué, l’autre répliqua :
— Comme tu arrives tard !
Silencieusement, ils s’acheminèrent vers le
logis où Xavier les attendait sous la véranda.
Comme l’autre, celui-ci murmura, en le scrutant anxieusement.
— Comme tu viens tard !
Il lui tourna le dos, en maugréant :
— Voilà maintenant que je ne suis plus libre.
Il ne voulait pas admettre l’inquiétude de ses
deux {{Corr|amies|amis}} ; l’affection de Xavier lui paraissait
soudain une tyrannie insupportable ; en revanche
l’attachement de René le laissait indifférent.
À table, il ne prononça pas dix paroles, non
pas qu’il eut exactement de la mauvaise humeur ;
mais la même mélancolie qui jadis l’envahissait lentement.
Il se rendait compte qu’il courait après une
chimère, que la satisfaction sensuelle n’existait
pas, tout au moins pour lui. Il en arrivait à {{tiret|mau|dire}}<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>{{tiret2|mau|dire}} ce sexe qui le tourmentait ; il aurait voulu
retomber dans cette quiétude de son enfance.
Mais aussi loin qu’il se rappelait, il retrouvait
le besoin trouble, incoercible et pourtant imprécis.
Le désir sourd de découvrir un apaisement
à une gêne qu’il ne parvenait pas à se formuler.
Immédiatement après le dîner, il courut à sa
chambre et chercha une solution momentanée à
cette obsession. Il l’obtint à l’instant où René le
rejoignait et il l’envoya au diable avec des mots
durs, empreints de lassitude.
Triste, René retourna auprès de Xavier qui
tenta de le consoler, lui montrant combien l’humeur
de leur ami était changeante.
Fredi se coucha, incapable de travailler ce
soir-là. L’ennui, toujours le même, sans cause
appréciable, le terrassait. Il avait envie de fuir,
et ne pas revoir ses deux compagnons dont la
présence continuelle arrivait à l’exaspérer. Jusqu’à
leur tendresse maintenant lui était pénible.
Il se disait aussi que s’il était vraiment sage,
il ne reverrait non plus Raoul. Il se voyait pour
l’instant, sous l’influence d’un prurit de chasteté.
Rageur, il se répétait ces mots qu’il s’était dit souvent.<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude>{{tiret2|mau|dire}} ce sexe qui le tourmentait ; il aurait voulu
retomber dans cette quiétude de son enfance.
Mais aussi loin qu’il se rappelait, il retrouvait
le besoin trouble, incoercible et pourtant imprécis.
Le désir sourd de découvrir un apaisement
à une gêne qu’il ne parvenait pas à se formuler.
Immédiatement après le dîner, il courut à sa
chambre et chercha une solution momentanée à
cette obsession. Il l’obtint à l’instant où René le
rejoignait et il l’envoya au diable avec des mots
durs, empreints de lassitude.
Triste, René retourna auprès de Xavier qui
tenta de le consoler, lui montrant combien l’humeur
de leur ami était changeante.
Fredi se coucha, incapable de travailler ce
soir-là. L’ennui, toujours le même, sans cause
appréciable, le terrassait. Il avait envie de fuir,
et ne pas revoir ses deux compagnons dont la
présence continuelle arrivait à l’exaspérer. Jusqu’à
leur tendresse maintenant lui était pénible.
Il se disait aussi que s’il était vraiment sage,
il ne reverrait non plus Raoul. Il se voyait pour
l’instant, sous l’influence d’un prurit de chasteté.
Rageur, il se répétait ces mots qu’il s’était dit souvent.<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude><nowiki/>
— L’homme complètement chaste serait un
dieu, il saurait dompter la matière.
Cette idée de continence absolue le hantait par
crises. Raisonneur, aimant la logique il
reconnaissait que l’acte par lui-même ne représentait
rien, ni un plaisir, ni une souffrance.
Cela restait pour lui un choc nerveux aux conséquences déplorables.
C’était également cette même idée qui le poussait
toujours à fuir une solution naturelle. Et à
cause d’elle aussi, il se croyait supérieur au
reste des humains, parce qu’il incitait le prochain
à cette solution dont il se privait volontairement.
Tout cela laissait en son être un fond d’amertume
dont il n’apercevait pas la raison véritable.
Il était en un perpétuel inassouvissement,
l’assouvissement ne pouvant pas se réaliser en
lui procurant une volupté.
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— L’homme complètement chaste serait un
dieu, il saurait dompter la matière.
Cette idée de continence absolue le hantait par
crises. Raisonneur, aimant la logique il
reconnaissait que l’acte par lui-même ne représentait
rien, ni un plaisir, ni une souffrance.
Cela restait pour lui un choc nerveux aux conséquences déplorables.
C’était également cette même idée qui le poussait
toujours à fuir une solution naturelle. Et à
cause d’elle aussi, il se croyait supérieur au
reste des humains, parce qu’il incitait le prochain
à cette solution dont il se privait volontairement.
Tout cela laissait en son être un fond d’amertume
dont il n’apercevait pas la raison véritable.
Il était en un perpétuel inassouvissement,
l’assouvissement ne pouvant pas se réaliser en
lui procurant une volupté.
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{{T2|VIII|mt=4em|mb=2em}}
Pendant quelques jours, Fredi rejoignit régulièrement,
chaque matin, Raoul dans le bois de pins.
Il se lassa bien vite de cette contrainte et
d’ailleurs, il éprouvait un naïf orgueil de cette
nouvelle conquête. Il aurait aimé prouver à ses
amis qu’ils n’étaient point indispensable à son bonheur.
Brusquement, il se décida et un soir au moment
de quitter Raoul, il lui dit fermement :
— À demain ! viens chez moi, vers dix heures,
je serai levé.
L’autre ne vit aucun inconvénient à cette
combinaison, sachant en quels termes Fredi se
trouvait avec René et Xavier.
Le jeune homme en rentrant eut un regard
narquois pour ses ordinaires complices et ne les
avertit point de la visite attendue.<noinclude></noinclude>
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Pendant quelques jours, Fredi rejoignit régulièrement,
chaque matin, Raoul dans le bois de pins.
Il se lassa bien vite de cette contrainte et
d’ailleurs, il éprouvait un naïf orgueil de cette
nouvelle conquête. Il aurait aimé prouver à ses
amis qu’ils n’étaient point indispensable à son bonheur.
Brusquement, il se décida et un soir au moment
de quitter Raoul, il lui dit fermement :
— À demain ! viens chez moi, vers dix heures,
je serai levé.
L’autre ne vit aucun inconvénient à cette
combinaison, sachant en quels termes Fredi se
trouvait avec René et Xavier.
Le jeune homme en rentrant eut un regard
narquois pour ses ordinaires complices et ne les
avertit point de la visite attendue.<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude><nowiki/>
Le jour suivant, il fut levé plus tôt que de
coutume, bien avant que Xavier eut apporté le
chocolat et les toasts.
Il se vêtit de son plus flamboyant kimono,
resta pieds nus en des sandales et se jugea parfait.
René, réveillé un instant après lui, courut le
rejoindre au salon, réclamant une explication à
ce changement d’habitude. Xavier parut à son
tour portant le plateau soutenant les tasses.
Fredi ne voulut rien dire, se contentant de
ricaner d’une façon légèrement agressive.
Xavier jurait qu’il ne l’avait jamais vu ainsi ;
René se taisait, le cœur bourrelé d’inquiétudes.
Tous trois traînèrent au soleil matinal, devant
la villa, face à la mer.
À dix heures précises, Raoul arriva, saluant
tout le monde sans embarras.
Fredi présenta ; il eut un rire orgueilleux et
précis à leur situation respective avec des mots crus.
René se sentit atterré, tandis que Fredi entraînait
Raoul vers l’intérieur de la maison.
Les deux autres restèrent accroupis dans le
sable, suivant, d’un regard attristé, Fredi qui
s’en allait au bras de sa dernière conquête.<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
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Le jour suivant, il fut levé plus tôt que de
coutume, bien avant que Xavier eut apporté le
chocolat et les toasts.
Il se vêtit de son plus flamboyant kimono,
resta pieds nus en des sandales et se jugea parfait.
René, réveillé un instant après lui, courut le
rejoindre au salon, réclamant une explication à
ce changement d’habitude. Xavier parut à son
tour portant le plateau soutenant les tasses.
Fredi ne voulut rien dire, se contentant de
ricaner d’une façon légèrement agressive.
Xavier jurait qu’il ne l’avait jamais vu ainsi ;
René se taisait, le cœur bourrelé d’inquiétudes.
Tous trois traînèrent au soleil matinal, devant
la villa, face à la mer.
À dix heures précises, Raoul arriva, saluant
tout le monde sans embarras.
Fredi présenta ; il eut un rire orgueilleux et
précis à leur situation respective avec des mots crus.
René se sentit atterré, tandis que Fredi entraînait
Raoul vers l’intérieur de la maison.
Les deux autres restèrent accroupis dans le
sable, suivant, d’un regard attristé, Fredi qui
s’en allait au bras de sa dernière conquête.<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude><nowiki/>
À la peine de René, se mêlait une inquiétude
pour l’avenir ; il craignait que Fredi, lassé, ne
se débarrassât d’un secrétaire, au demeurant
inutile. Or il avait beaucoup compté sur son
secours pour passer son deuxième baccalauréat.
Ensuite, mon Dieu, il se serait débrouillé au
mieux, tout en poursuivant ses études.
En vérité, Fredi ne songeait point à une
rupture, il ne pensait même pas que ce fût possible.
Il se considérait comme le protecteur naturel
du jeune homme, tant que celui-ci n’avait
point une situation assise.
Xavier avait moins d’anxiété, il se sentait
assuré que Fredi aurait toujours besoin de ses
conseils et que s’il ne lui donnait rien autre
chose, il le gratifierait de sa confiance. Et au
bout du compte, cela lui suffisait.
Pendant ce temps l’éphèbe se pâmait dans les
bras d’athlète de Raoul. Il redevenait pour lui
ce qu’il avait été à l’égard de René, c’est-à-dire
un esclave humble et docile.
De savoir ses deux amis tout proches lui procurait
en outre une satisfaction perverse qui
accroissait son plaisir.
Il avait oublié tout soudain, ses projets de<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
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À la peine de René, se mêlait une inquiétude
pour l’avenir ; il craignait que Fredi, lassé, ne
se débarrassât d’un secrétaire, au demeurant
inutile. Or il avait beaucoup compté sur son
secours pour passer son deuxième baccalauréat.
Ensuite, mon Dieu, il se serait débrouillé au
mieux, tout en poursuivant ses études.
En vérité, Fredi ne songeait point à une
rupture, il ne pensait même pas que ce fût possible.
Il se considérait comme le protecteur naturel
du jeune homme, tant que celui-ci n’avait
point une situation assise.
Xavier avait moins d’anxiété, il se sentait
assuré que Fredi aurait toujours besoin de ses
conseils et que s’il ne lui donnait rien autre
chose, il le gratifierait de sa confiance. Et au
bout du compte, cela lui suffisait.
Pendant ce temps l’éphèbe se pâmait dans les
bras d’athlète de Raoul. Il redevenait pour lui
ce qu’il avait été à l’égard de René, c’est-à-dire
un esclave humble et docile.
De savoir ses deux amis tout proches lui procurait
en outre une satisfaction perverse qui
accroissait son plaisir.
Il avait oublié tout soudain, ses projets de<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>chasteté de la veille ou tout au plus les concevait
à un état mitigé.
Cependant, il gardait la certitude de sa supériorité,
quand il voyait Raoul, malgré sa force,
anéanti sur le divan, tandis que lui-même, restait
alerte, n’ayant que fort peu donné de lui-même.
Il usait de toutes les ruses en son pouvoir,
pour ranimer le désir chez le compagnon et il
y parvenait mieux que la plus savante des courtisanes.
Il se revêtit de son kimono, glissa des bas de
soie à ses jambes d’éphèbe et entraîna Raoul au
salon ; puis se penchant à la fenêtre, il appela
René et Xavier.
Il fut heureux de voir le trio réuni devant lui ;
il les dominait tous, sans bien savoir pourquoi.
Ils savaient pourtant qu’il était humble et soumis,
néanmoins, ils lui marquaient une déférence
incontestable, comme une crainte continuelle
de lui déplaire.
Vautré sur le divan, les autres formant le
cercle autour de lui, en des fauteuils, il minaudait,
prenait des attitudes de jeune chatte, se faisait
servir avec des sourires penchés.
Le peignoir moulait ses formes graciles quand<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
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à un état mitigé.
Cependant, il gardait la certitude de sa supériorité,
quand il voyait Raoul, malgré sa force,
anéanti sur le divan, tandis que lui-même, restait
alerte, n’ayant que fort peu donné de lui-même.
Il usait de toutes les ruses en son pouvoir,
pour ranimer le désir chez le compagnon et il
y parvenait mieux que la plus savante des courtisanes.
Il se revêtit de son kimono, glissa des bas de
soie à ses jambes d’éphèbe et entraîna Raoul au
salon ; puis se penchant à la fenêtre, il appela
René et Xavier.
Il fut heureux de voir le trio réuni devant lui ;
il les dominait tous, sans bien savoir pourquoi.
Ils savaient pourtant qu’il était humble et soumis,
néanmoins, ils lui marquaient une déférence
incontestable, comme une crainte continuelle
de lui déplaire.
Vautré sur le divan, les autres formant le
cercle autour de lui, en des fauteuils, il minaudait,
prenait des attitudes de jeune chatte, se faisait
servir avec des sourires penchés.
Le peignoir moulait ses formes graciles quand<noinclude></noinclude>
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/* Page non corrigée */ Cunegonde1: split automated match and split edit, revert if incorrect
15914876
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>il le tirait étroitement sur son corps d’éphèbe,
laissant entrevoir çà et là, un peu de son épiderme
maintenant bruni.
La femme de ménage apporta l’apéritif, mais
les quatre hommes bavardaient avec un tel sérieux
qu’elle ne fut nullement choquée par cette scène.
C’était du vermouth avec du citron et de l’eau,
boisson préférée de Fredi.
Xavier prépara le mélange et René se précipita
pour présenter le verre à Fredi.
On fumait aussi des cigarettes, remplissant la
pièce d’un nuage bleuté et odorant.
La conversation restait des plus sages, on
parlait littérature, art, science avec une conviction sereine.
La supériorité de Fredi éclatait immédiatement
et les autres s’inclinaient devant sa science.
La femme de ménage, de nouveau ouvrit la
porte et annonça que le déjeuner était servi, ce
fut tout juste si l’on ne s’étonna pas de ce qu’elle
négligeât la formule consacrée :
— Madame est servie !
Toujours minaudant, Fredi s’accrocha au bras
de Raoul pour passer à la salle à manger,<noinclude></noinclude>
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15915238
15914876
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/* Corrigée */
15915238
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude>il le tirait étroitement sur son corps d’éphèbe,
laissant entrevoir çà et là, un peu de son épiderme
maintenant bruni.
La femme de ménage apporta l’apéritif, mais
les quatre hommes bavardaient avec un tel sérieux
qu’elle ne fut nullement choquée par cette scène.
C’était du vermouth avec du citron et de l’eau,
boisson préférée de Fredi.
Xavier prépara le mélange et René se précipita
pour présenter le verre à Fredi.
On fumait aussi des cigarettes, remplissant la
pièce d’un nuage bleuté et odorant.
La conversation restait des plus sages, on
parlait littérature, art, science avec une conviction sereine.
La supériorité de Fredi éclatait immédiatement
et les autres s’inclinaient devant sa science.
La femme de ménage, de nouveau ouvrit la
porte et annonça que le déjeuner était servi, ce
fut tout juste si l’on ne s’étonna pas de ce qu’elle
négligeât la formule consacrée :
— Madame est servie !
Toujours minaudant, Fredi s’accrocha au bras
de Raoul pour passer à la salle à manger,<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>tandis que les deux autres par derrière faisaient
triste mine.
Fredi présida le repas comme une aimable
maîtresse de maison. Et en vérité, avec son
kimono, son visage presque imberbe, sa chevelure
dorée qui ondait gracieusement et sa
beauté mièvre, on pouvait parfaitement prendre
l’éphèbe pour une jeune femme.
Il avait des gestes puérils, mièvres, des sourires
languides qui écartaient ses lèvres rouges
sur ses dents éclatantes.
Tout cela était chez lui purement instinctif,
nullement étudié ou préparé.
Il était homme, ou à peu près, par le cerveau,
mais enfant par le corps. Celui-ci n’avait point
mûri s’il avait grandi. La masculinité n’était
jamais parvenue à se former. Il restait donc une
sorte d’androgyne, n’éprouvant pas les sensations
ordinaires de l’homme, mais non plus
exactement celles de la femme.
Comme il le reconnaissait lui-même et
l’avouait franchement, sa sensibilité n’était
point externe ainsi que cela se passe dans le
sexe fort, elle était demeurée à mi-chemin, enfermée
en lui-même.
Il ne trouvait donc le plaisir qu’au moyen de<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude>tandis que les deux autres par derrière faisaient
triste mine.
Fredi présida le repas comme une aimable
maîtresse de maison. Et en vérité, avec son
kimono, son visage presque imberbe, sa chevelure
dorée qui ondait gracieusement et sa
beauté mièvre, on pouvait parfaitement prendre
l’éphèbe pour une jeune femme.
Il avait des gestes puérils, mièvres, des sourires
languides qui écartaient ses lèvres rouges
sur ses dents éclatantes.
Tout cela était chez lui purement instinctif,
nullement étudié ou préparé.
Il était homme, ou à peu près, par le cerveau,
mais enfant par le corps. Celui-ci n’avait point
mûri s’il avait grandi. La masculinité n’était
jamais parvenue à se former. Il restait donc une
sorte d’androgyne, n’éprouvant pas les sensations
ordinaires de l’homme, mais non plus
exactement celles de la femme.
Comme il le reconnaissait lui-même et
l’avouait franchement, sa sensibilité n’était
point externe ainsi que cela se passe dans le
sexe fort, elle était demeurée à mi-chemin, enfermée
en lui-même.
Il ne trouvait donc le plaisir qu’au moyen de<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>certains procédés. En dehors de cela, il restait
froid, dans l’impossibilité de trouver une sensation véritable.
L’habitude de raisonner l’avait amené lentement
à cette constatation, et il disait avec apparence
de justesse que son état ne provenait point
d’une déformation mentale, mais bien d’une
défectuosité organique, à laquelle on aurait pu
parer assurément, dans son enfance. Nul
n’avait pris garde à sa débilité, ne songeant
qu’à ses succès scolaires. Comme il n’y avait
pas assez de vigueur pour le cerveau et le corps,
le premier avait tout pris.
René, en l’écoutant, découvrait en lui de nombreux
rapprochements avec l’ami. Lui non plus
ne jouissait point d’une sensibilité normale ;
s’il se pliait aux volontés de Fredi, c’était surtout
pour lui complaire et aussi beaucoup par
ignorance de son propre état.
Il prévoyait que dès que l’occasion se présenterait,
il abandonnerait à son tour le premier
rôle, pour se subordonner à un ami.
Fredi devinait cela et c’était surtout à cause
de cette conviction secrète qu’il se détachait peu
à peu du jeune homme. Il lui conservait {{tiret|néan|moins}}<noinclude></noinclude>
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froid, dans l’impossibilité de trouver une sensation véritable.
L’habitude de raisonner l’avait amené lentement
à cette constatation, et il disait avec apparence
de justesse que son état ne provenait point
d’une déformation mentale, mais bien d’une
défectuosité organique, à laquelle on aurait pu
parer assurément, dans son enfance. Nul
n’avait pris garde à sa débilité, ne songeant
qu’à ses succès scolaires. Comme il n’y avait
pas assez de vigueur pour le cerveau et le corps,
le premier avait tout pris.
René, en l’écoutant, découvrait en lui de nombreux
rapprochements avec l’ami. Lui non plus
ne jouissait point d’une sensibilité normale ;
s’il se pliait aux volontés de Fredi, c’était surtout
pour lui complaire et aussi beaucoup par
ignorance de son propre état.
Il prévoyait que dès que l’occasion se présenterait,
il abandonnerait à son tour le premier
rôle, pour se subordonner à un ami.
Fredi devinait cela et c’était surtout à cause
de cette conviction secrète qu’il se détachait peu
à peu du jeune homme. Il lui conservait {{tiret|néan|moins}}<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>{{tiret2|néan|moins}} une tendresse spéciale, une sorte de pitié
pour leur commune faiblesse.
Le déjeuner achevé, on passa cérémonieusement
au salon pour prendre le café et les liqueurs.
Ce fut une après-midi agréable, vers quatre
heures Raoul se retira enchanté ayant joui d’une
conversation éclectique, sans compter les autres
avantages de cette rencontre.
Quand il fut parti, René se jeta dans les bras
de Fredi ; il pleurait presque en bégayant :
— Je n’aurais jamais cru cela de toi !
Fredi le considéra avec mauvaise humeur :
— Ne suis-je plus libre maintenant ?
Il recula, épouvanté :
— Bien sûr… mais j’ai de la peine !
Xavier, dans un coin du salon, parcourait le
journal, il se désintéressait de cette scène d’attendrissement,
sachant à l’avance comment elle finirait.
Une heure plus tard en effet, ils étaient parfaitement
d’accord, ayant reconquis l’un et l’autre
toute leur gaîté.
Fredi s’habilla et il sortit avec René, laissant
Xavier se balançant mélancoliquement sous la
véranda, dans un rocking-chair.<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
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pour leur commune faiblesse.
Le déjeuner achevé, on passa cérémonieusement
au salon pour prendre le café et les liqueurs.
Ce fut une après-midi agréable, vers quatre
heures Raoul se retira enchanté ayant joui d’une
conversation éclectique, sans compter les autres
avantages de cette rencontre.
Quand il fut parti, René se jeta dans les bras
de Fredi ; il pleurait presque en bégayant :
— Je n’aurais jamais cru cela de toi !
Fredi le considéra avec mauvaise humeur :
— Ne suis-je plus libre maintenant ?
Il recula, épouvanté :
— Bien sûr… mais j’ai de la peine !
Xavier, dans un coin du salon, parcourait le
journal, il se désintéressait de cette scène d’attendrissement,
sachant à l’avance comment elle finirait.
Une heure plus tard en effet, ils étaient parfaitement
d’accord, ayant reconquis l’un et l’autre
toute leur gaîté.
Fredi s’habilla et il sortit avec René, laissant
Xavier se balançant mélancoliquement sous la
véranda, dans un rocking-chair.<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
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Inconsciemment ils descendirent vers la plage
et avec des frissons intimes, surveillèrent les baigneurs.
Ils étaient troublés par les mêmes émotions,
les mêmes désirs. Ils avaient des plaisanteries
crues, exprimées à mi-voix et qui leur arrachaient
des rires convulsifs.
Cependant ils se promenaient calmement, conservant
une attitude indifférente. Ils savaient
avec une habile sournoiserie, dissimuler leurs
émois et regarder sans être remarqués.
René avoua que tous ces hommes lui causaient
une gêne insurmontable, comme une
crainte mêlée d’attrait.
Fredi haussa les épaules avec lassitude :
— Il y a longtemps que je m’en doute, tu
finiras comme les autres, toi aussi. Alors pourquoi lutter ?
Cette réflexion, fut pour le désir insidieux de
René, un véritable coup de fouet. Il aperçut sa
voie subitement, et la jugea inéluctable.
Ne sachant à qui s’attaquer pour ses débuts,
ne connaissant personne en dehors de ses deux
{{Corr|amies|amis}}, il se montra du dernier gracieux vis-à-vis
de Raoul qu’ils rencontrèrent un instant
plus tard.<noinclude></noinclude>
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Cunegonde1
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text/x-wiki
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Inconsciemment ils descendirent vers la plage
et avec des frissons intimes, surveillèrent les baigneurs.
Ils étaient troublés par les mêmes émotions,
les mêmes désirs. Ils avaient des plaisanteries
crues, exprimées à mi-voix et qui leur arrachaient
des rires convulsifs.
Cependant ils se promenaient calmement, conservant
une attitude indifférente. Ils savaient
avec une habile sournoiserie, dissimuler leurs
émois et regarder sans être remarqués.
René avoua que tous ces hommes lui causaient
une gêne insurmontable, comme une
crainte mêlée d’attrait.
Fredi haussa les épaules avec lassitude :
— Il y a longtemps que je m’en doute, tu
finiras comme les autres, toi aussi. Alors pourquoi lutter ?
Cette réflexion, fut pour le désir insidieux de
René, un véritable coup de fouet. Il aperçut sa
voie subitement, et la jugea inéluctable.
Ne sachant à qui s’attaquer pour ses débuts,
ne connaissant personne en dehors de ses deux
{{Corr|amies|amis}}, il se montra du dernier gracieux vis-à-vis
de Raoul qu’ils rencontrèrent un instant
plus tard.<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
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Son attitude était tellement frappante que
Fredi en conçut aussitôt de l’inquiétude. Il brusqua
l’entrevue et ramena son compagnon vers
la villa.
Mais à peine furent-ils masqués par une
dune qu’il se retourna et administra au délinquant,
une paire de claques sonores.
René ne se révolta pas, il se mit à pleurnicher,
à tel point que Fredi en eut pitié et le consola
par de bonnes paroles, lui répétant que de convoiter
le bien d’autrui restait toujours une mauvaise affaire.
La scène eut une suite inattendue. Le soir,
quand ils furent seuls, Fredi prétendit que si
l’ami désirait lui ressembler en tous points, il
lui fallait se soumettre à un régime spécial. Ce
régime consistait à supprimer toute preuve apparente
de vigueur masculine. Par cela, il devait
s’adonner au rêve, inlassablement, sans jamais
se permettre une solution.
René obéit, ayant l’instinct de la soumission.
Dès ce moment, il ne fut plus pour Fredi, qu’une
compagne. Ils eurent alors des conversations
toutes féminines, comme s’ils eussent eu honte
d’être nés d’un sexe qu’ils désiraient chez les autres.<noinclude></noinclude>
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Cunegonde1
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text/x-wiki
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Son attitude était tellement frappante que
Fredi en conçut aussitôt de l’inquiétude. Il brusqua
l’entrevue et ramena son compagnon vers
la villa.
Mais à peine furent-ils masqués par une
dune qu’il se retourna et administra au délinquant,
une paire de claques sonores.
René ne se révolta pas, il se mit à pleurnicher,
à tel point que Fredi en eut pitié et le consola
par de bonnes paroles, lui répétant que de convoiter
le bien d’autrui restait toujours une mauvaise affaire.
La scène eut une suite inattendue. Le soir,
quand ils furent seuls, Fredi prétendit que si
l’ami désirait lui ressembler en tous points, il
lui fallait se soumettre à un régime spécial. Ce
régime consistait à supprimer toute preuve apparente
de vigueur masculine. Par cela, il devait
s’adonner au rêve, inlassablement, sans jamais
se permettre une solution.
René obéit, ayant l’instinct de la soumission.
Dès ce moment, il ne fut plus pour Fredi, qu’une
compagne. Ils eurent alors des conversations
toutes féminines, comme s’ils eussent eu honte
d’être nés d’un sexe qu’ils désiraient chez les autres.<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
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Le lendemain, Fredi annonça victorieusement
cette bonne nouvelle à Xaxier, qui hocha la
tête sans répondre. Il avait, par pur altruisme,
toujours espéré que René se tirerait de l’ornière.
Il suffisait peut-être, pour cela, qu’il trouvât
sur sa route une femme qui sut l’attirer.
Il ignorait que pareil événement était impossible,
que tôt ou tard la vraie nature se manifesterait
et le ramènerait à son unique route.
D’ailleurs, il aurait dû se rappeler son passé
de souffrance.
René, au contraire, éprouvait de cette décision,
comme une satisfaction intime. Il avait l’impression
de ne plus être obligé de se contraindre,
de jouer un rôle en face de ses amis.
Au bout du compte, il franchissait les mêmes
étapes que Fredi jadis, pour aboutir un jour ou
l’autre à des résultats identiques, c’est-à-dire, la
tristesse, l’anxiété et le découragement.
Pour l’instant, il enviait son ami qui, drapé
dans son kimono de soie jaune, attendait Raoul
avec une impatience amoureuse.
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Cunegonde1
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text/x-wiki
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Le lendemain, Fredi annonça victorieusement
cette bonne nouvelle à Xaxier, qui hocha la
tête sans répondre. Il avait, par pur altruisme,
toujours espéré que René se tirerait de l’ornière.
Il suffisait peut-être, pour cela, qu’il trouvât
sur sa route une femme qui sut l’attirer.
Il ignorait que pareil événement était impossible,
que tôt ou tard la vraie nature se manifesterait
et le ramènerait à son unique route.
D’ailleurs, il aurait dû se rappeler son passé
de souffrance.
René, au contraire, éprouvait de cette décision,
comme une satisfaction intime. Il avait l’impression
de ne plus être obligé de se contraindre,
de jouer un rôle en face de ses amis.
Au bout du compte, il franchissait les mêmes
étapes que Fredi jadis, pour aboutir un jour ou
l’autre à des résultats identiques, c’est-à-dire, la
tristesse, l’anxiété et le découragement.
Pour l’instant, il enviait son ami qui, drapé
dans son kimono de soie jaune, attendait Raoul
avec une impatience amoureuse.
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text/x-wiki
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Cunegonde1
52509
/* Sans texte */
15915248
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text/x-wiki
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2026-07-11T06:41:26Z
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145972
/* Page non corrigée */ Cunegonde1: split automated match and split edit, revert if incorrect
15914885
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude><nowiki/>
{{T2|IX|mt=4em|mb=2em}}
L’argent reçu de l’éditeur touchant à sa fin,
Fredi précipita le départ, pressé de se revoir à
Paris, sans d’ailleurs bien savoir pourquoi.
Raoul partait aussi, mais cela n’aurait pas été
une raison suffisante.
Fredi, insensiblement, se transformait ; il
n’avait plus de ces tendresses profondes en
ayant inconsciemment mesuré l’inanité. Il se
trouvait plutôt maintenant sous le joug des toquades
passagères, résolu à glaner le plaisir, au
cours du chemin de la vie.
Il se disait donc, avec une certaine sérénité,
que si Raoul lui échappait, un autre, possédant
tout autant de qualités, le remplacerait.
Il ne s’apercevait point qu’il s’engageait sur
la pente dangereuse qui est celle de beaucoup
d’invertis. En d’autres termes, il courait à la
débauche, étant dans l’impossibilité de satisfaire
les besoins sentimentaux de son cœur.
Nul ne fit d’objection à sa décision lorsqu’il<noinclude></noinclude>
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15914885
2026-07-11T08:05:34Z
Cunegonde1
52509
/* Corrigée */
15915253
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text/x-wiki
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{{T2|IX|mt=4em|mb=2em}}
L’argent reçu de l’éditeur touchant à sa fin,
Fredi précipita le départ, pressé de se revoir à
Paris, sans d’ailleurs bien savoir pourquoi.
Raoul partait aussi, mais cela n’aurait pas été
une raison suffisante.
Fredi, insensiblement, se transformait ; il
n’avait plus de ces tendresses profondes en
ayant inconsciemment mesuré l’inanité. Il se
trouvait plutôt maintenant sous le joug des toquades
passagères, résolu à glaner le plaisir, au
cours du chemin de la vie.
Il se disait donc, avec une certaine sérénité,
que si Raoul lui échappait, un autre, possédant
tout autant de qualités, le remplacerait.
Il ne s’apercevait point qu’il s’engageait sur
la pente dangereuse qui est celle de beaucoup
d’invertis. En d’autres termes, il courait à la
débauche, étant dans l’impossibilité de satisfaire
les besoins sentimentaux de son cœur.
Nul ne fit d’objection à sa décision lorsqu’il<noinclude></noinclude>
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2026-07-11T06:41:36Z
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/* Page non corrigée */ Cunegonde1: split automated match and split edit, revert if incorrect
15914886
proofread-page
text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>annonça le départ ; il avait soumis ses amis à la
douce tyrannie. René, moins que tout autre, ne
regrettait pas le séjour à la mer, où forcément
le cercle des relations était réduit.
Lorsque tous trois débarquèrent à la gare
St-Lazare, ils eurent un soupir de soulagement.
Ils se retrouvaient chez eux, dans l’ambiance familière.
Un taxi les amena tous rue du Moulin-Vert et
Fredi se revit dans son appartement avec une
joie enfantine.
Il ouvrit toutes les fenêtres, laissant largement
pénétrer le pâle soleil couchant des derniers
jours de septembre.
Avec des rires, des exclamations, il examinait
ses meubles, ses livres. Il s’assit à son bureau,
joyeusement, fouillant dans ses papiers
avec une fièvre de travail soudaine.
On changea de costume pour achever la
journée gaiement. Ils dînèrent dans un restaurant
à la mode et firent une courte station à un
music-hall proche, qui venait de rouvrir ses portes.
Dès le lendemain matin, il passa à la revue et
chez son éditeur. Nulle part il ne trouva de réel
encouragement, non point que l’on dépréciât<noinclude></noinclude>
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15915254
15914886
2026-07-11T08:05:41Z
Cunegonde1
52509
/* Corrigée */
15915254
proofread-page
text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude>annonça le départ ; il avait soumis ses amis à la
douce tyrannie. René, moins que tout autre, ne
regrettait pas le séjour à la mer, où forcément
le cercle des relations était réduit.
Lorsque tous trois débarquèrent à la gare
St-Lazare, ils eurent un soupir de soulagement.
Ils se retrouvaient chez eux, dans l’ambiance familière.
Un taxi les amena tous rue du Moulin-Vert et
Fredi se revit dans son appartement avec une
joie enfantine.
Il ouvrit toutes les fenêtres, laissant largement
pénétrer le pâle soleil couchant des derniers
jours de septembre.
Avec des rires, des exclamations, il examinait
ses meubles, ses livres. Il s’assit à son bureau,
joyeusement, fouillant dans ses papiers
avec une fièvre de travail soudaine.
On changea de costume pour achever la
journée gaiement. Ils dînèrent dans un restaurant
à la mode et firent une courte station à un
music-hall proche, qui venait de rouvrir ses portes.
Dès le lendemain matin, il passa à la revue et
chez son éditeur. Nulle part il ne trouva de réel
encouragement, non point que l’on dépréciât<noinclude></noinclude>
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15914887
2026-07-11T06:41:46Z
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145972
/* Page non corrigée */ Cunegonde1: split automated match and split edit, revert if incorrect
15914887
proofread-page
text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>son œuvre, mais parce que chacun se montrait hésitant.
Il rentra au logis fort décontenancé, entrevoyant
une période de gêne et de difficulté pécuniaire.
Xavier offrit généreusement de l’aider ; il refusa.
René ne disait rien, tremblant pour sa situation.
Mais Fredi ne songeait même pas à se séparer
de lui.
Dans le salon, assis, tous trois en face de
l’apéritif, ils discutèrent. Fredi fut le seul à mesurer
avec exactitude l’état des choses. Il conclut, paisible :
— Il n’y a rien à faire. Il faut supprimer momentanément
la mère Martin. Toi, René, tu feras
le ménage et la cuisine ; je me débrouillerai seul
avec mon travail.
René approuva avec joie. Il éprouvait un certain
penchant pour les travaux féminins. Il lavait
parfaitement la vaisselle, faisait un lit dans
la perfection et ses connaissances culinaires
étaient assez étendues.
Tout fut entendu sur l’heure, René mettant<noinclude></noinclude>
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/* Corrigée */
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<noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude>son œuvre, mais parce que chacun se montrait hésitant.
Il rentra au logis fort décontenancé, entrevoyant
une période de gêne et de difficulté pécuniaire.
Xavier offrit généreusement de l’aider ; il refusa.
René ne disait rien, tremblant pour sa situation.
Mais Fredi ne songeait même pas à se séparer
de lui.
Dans le salon, assis, tous trois en face de
l’apéritif, ils discutèrent. Fredi fut le seul à mesurer
avec exactitude l’état des choses. Il conclut, paisible :
— Il n’y a rien à faire. Il faut supprimer momentanément
la mère Martin. Toi, René, tu feras
le ménage et la cuisine ; je me débrouillerai seul
avec mon travail.
René approuva avec joie. Il éprouvait un certain
penchant pour les travaux féminins. Il lavait
parfaitement la vaisselle, faisait un lit dans
la perfection et ses connaissances culinaires
étaient assez étendues.
Tout fut entendu sur l’heure, René mettant<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>comme unique condition que Fredi continuât à
le préparer pour le bachot.
Il s’en fut incontinent aux provisions, un filet
à la main et revint une demi-heure plus tard,
lourdement chargé, mais n’ayant rien oublié.
Tandis qu’il préparait le déjeuner sur le fourneau
à gaz, Xavier dressait le couvert dans la cuisine.
Fredi, roulé dans son kimono, fumait pensivement
des cigarettes et dressait son emploi du
temps pour l’avenir, sincèrement il se croyait
charge d’âmes. Son opulence permettait à Xavier
de ne pas se priver et il se voyait nécessaire à
l’avenir de René.
Cette difficulté inattendue les rapprocha tous trois.
Ils se sentirent subitement plus unis, obligés
de travailler dans un but commun.
On se mit à table gaîment et le déjeuner de
René fut déclaré succulent.
Dans le courant de l’après-midi, ils sortirent
ensemble puis Fredi rentra pour attaquer courageusement
une besogne nouvelle.
Dès le lendemain, René montra qu’il prenait
très au sérieux son rôle de femme de chambre.
Les jambes gainées de bas de fil, drapé dans<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude>comme unique condition que Fredi continuât à
le préparer pour le bachot.
Il s’en fut incontinent aux provisions, un filet
à la main et revint une demi-heure plus tard,
lourdement chargé, mais n’ayant rien oublié.
Tandis qu’il préparait le déjeuner sur le fourneau
à gaz, Xavier dressait le couvert dans la cuisine.
Fredi, roulé dans son kimono, fumait pensivement
des cigarettes et dressait son emploi du
temps pour l’avenir, sincèrement il se croyait
charge d’âmes. Son opulence permettait à Xavier
de ne pas se priver et il se voyait nécessaire à
l’avenir de René.
Cette difficulté inattendue les rapprocha tous trois.
Ils se sentirent subitement plus unis, obligés
de travailler dans un but commun.
On se mit à table gaîment et le déjeuner de
René fut déclaré succulent.
Dans le courant de l’après-midi, ils sortirent
ensemble puis Fredi rentra pour attaquer courageusement
une besogne nouvelle.
Dès le lendemain, René montra qu’il prenait
très au sérieux son rôle de femme de chambre.
Les jambes gainées de bas de fil, drapé dans<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>un kimono, un tablier blanc cerclant la taille, il
frotta, astiqua, épousseta sans répit.
Il avait les gestes féminins, les attitudes de l’emploi.
De son labeur, l’appartement surgit reluisant
et net comme il ne l’avait jamais été.
Alors René changea de costume et partit aux
commissions, tandis que Xaxier s’installait au
salon, auprès de Fredi, levé depuis peu.
Avant de s’éloigner cependant, il avait demandé
à ses deux amis ce qu’ils désiraient manger.
Quand il rentra, il nota sur un carnet les
prix qu’il avait payé, pour les diverses denrées.
Puis placide, il s’assit dans un coin de la cuisine
pour éplucher les légumes.
Fredi le sonna ; il accourut aux ordres, mais
c’était uniquement pour prendre l’apéritif et il
s’étonna que l’on eut tant de condescendance
pour une humble servante.
Et ce sentiment était sincère, tout au moins
d’une façon passagère.
Avant de passer à table, il s’en fut revêtir son
costume féminin, avec son tablier blanc, insigne
de son emploi.
Ses deux amis n’eurent point à se {{tiret|déran|ger}}<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
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frotta, astiqua, épousseta sans répit.
Il avait les gestes féminins, les attitudes de l’emploi.
De son labeur, l’appartement surgit reluisant
et net comme il ne l’avait jamais été.
Alors René changea de costume et partit aux
commissions, tandis que Xaxier s’installait au
salon, auprès de Fredi, levé depuis peu.
Avant de s’éloigner cependant, il avait demandé
à ses deux amis ce qu’ils désiraient manger.
Quand il rentra, il nota sur un carnet les
prix qu’il avait payé, pour les diverses denrées.
Puis placide, il s’assit dans un coin de la cuisine
pour éplucher les légumes.
Fredi le sonna ; il accourut aux ordres, mais
c’était uniquement pour prendre l’apéritif et il
s’étonna que l’on eut tant de condescendance
pour une humble servante.
Et ce sentiment était sincère, tout au moins
d’une façon passagère.
Avant de passer à table, il s’en fut revêtir son
costume féminin, avec son tablier blanc, insigne
de son emploi.
Ses deux amis n’eurent point à se {{tiret|déran|ger}}<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>{{tiret2|déran|ger}} une seule fois. Il les servit avec une attention
soutenue, allant de ci, de là, courant au
fourneau où mijotait une sauce.
En récompense de tant d’efforts, il reçut des
compliments pour son déjeuner et il en rougit d’aise.
Dès cet instant la vie fut régularisée, chacun
eut sa besogne et l’on vécut côte-à-côte.
Mais les deux éphèbes n’oubliaient pas le côté
sensuel : René s’acharnait toujours à tuer les
manifestations d’une vigueur masculine quelconque
et sans l’avouer positivement à Fredi,
il avait hâte de se trouver un maître.
La première fois que Raoul vint rue du Moulin
Vert, il eut une douce stupéfaction.
À son coup de sonnette, il vit accourir une
accorte soubrette qu’il ne reconnut point et à laquelle
il demanda timidement :
— Mademoiselle, Monsieur Fredi est-il là ?
René s’inclina en une belle révérence et livra
passage au visiteur qu’elle conduisit vers le cabinet
de travail.
Laissant Raoul en face de Fredi, il courut
préparer la chambre à coucher, mettant toutes
chose en l’état nécessaire.<noinclude></noinclude>
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soutenue, allant de ci, de là, courant au
fourneau où mijotait une sauce.
En récompense de tant d’efforts, il reçut des
compliments pour son déjeuner et il en rougit d’aise.
Dès cet instant la vie fut régularisée, chacun
eut sa besogne et l’on vécut côte-à-côte.
Mais les deux éphèbes n’oubliaient pas le côté
sensuel : René s’acharnait toujours à tuer les
manifestations d’une vigueur masculine quelconque
et sans l’avouer positivement à Fredi,
il avait hâte de se trouver un maître.
La première fois que Raoul vint rue du Moulin
Vert, il eut une douce stupéfaction.
À son coup de sonnette, il vit accourir une
accorte soubrette qu’il ne reconnut point et à laquelle
il demanda timidement :
— Mademoiselle, Monsieur Fredi est-il là ?
René s’inclina en une belle révérence et livra
passage au visiteur qu’elle conduisit vers le cabinet
de travail.
Laissant Raoul en face de Fredi, il courut
préparer la chambre à coucher, mettant toutes
chose en l’état nécessaire.<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude><nowiki/>
Puis, discrètement, il vint avertir Fredi que
tout était prêt.
À ce moment Raoul le reconnut et éclata de rire.
Tristement, il se retira dans sa cuisine tandis
que les deux autres gagnaient triomphalement
la chambre à coucher.
Pour se distraire, il récura les casseroles, fit
les chaussures pour le lendemain matin et préparer
le dîner du soir.
Quand il entendit Raoul et Fredi revenir au
cabinet de travail, il retourna silencieusement
à la chambre.
En entrant, il huma l’air et frissonna, tout
l’être tordu par un désir profond.
Il mit de l’ordre, vidant avec une sorte de
satisfaction morbide, les eaux sales, se complaisant
dans les besognes les plus pénibles.
Sachant qu’il viendrait, Fredi en effet n’avait
pris aucun soin.
À ce moment Xavier sonna ; il courut lui
ouvrir et chuchota en rougissant :
— Madame est avec son ami !
Xavier ne songea même pas à rire, cette explication
lui paraissait normale.
Ayant dit, René se sauva à la cuisine, afin de<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
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Puis, discrètement, il vint avertir Fredi que
tout était prêt.
À ce moment Raoul le reconnut et éclata de rire.
Tristement, il se retira dans sa cuisine tandis
que les deux autres gagnaient triomphalement
la chambre à coucher.
Pour se distraire, il récura les casseroles, fit
les chaussures pour le lendemain matin et préparer
le dîner du soir.
Quand il entendit Raoul et Fredi revenir au
cabinet de travail, il retourna silencieusement
à la chambre.
En entrant, il huma l’air et frissonna, tout
l’être tordu par un désir profond.
Il mit de l’ordre, vidant avec une sorte de
satisfaction morbide, les eaux sales, se complaisant
dans les besognes les plus pénibles.
Sachant qu’il viendrait, Fredi en effet n’avait
pris aucun soin.
À ce moment Xavier sonna ; il courut lui
ouvrir et chuchota en rougissant :
— Madame est avec son ami !
Xavier ne songea même pas à rire, cette explication
lui paraissait normale.
Ayant dit, René se sauva à la cuisine, afin de<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>soigner le dîner du soir. Il prévoyait que Raoul
resterait et il avait fait ses préparatifs en conséquence.
La salle à manger manquant dans l’appartement,
on dut, malgré la présence d’un invité,
s’installer à la cuisine. Le repas n’en fut pas
moins savoureux et René fut encore complimenté.
Raoul, amusé de le voir en ce costume féminin,
un tablier blanc sur le ventre, avait à son
égard des gestes osés qui le remplissaient d’aise.
La fête se prolongea tard et Raoul se retira
vers minuit.
Malgré tout, René ne se sentait pas complètement
heureux ; il lui manquait, comme il le
disait naïvement : un peu d’amour.
Fredi semblait terne, se contentant de cette
existence paisible, régulière. Il travaillait sans
ardeur fiévreuse, mais avec continuité. Parfois,
il passait des après-midi entières à la bibliothèque
nationale et revenait le soir, absolument harassé.
Mais la quiétude du {{lang|en|home}} le reposait instantanément
et il se montrait reconnaissant à René
de lui faire une vie si unie.<noinclude></noinclude>
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Cunegonde1
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude>soigner le dîner du soir. Il prévoyait que Raoul
resterait et il avait fait ses préparatifs en conséquence.
La salle à manger manquant dans l’appartement,
on dut, malgré la présence d’un invité,
s’installer à la cuisine. Le repas n’en fut pas
moins savoureux et René fut encore complimenté.
Raoul, amusé de le voir en ce costume féminin,
un tablier blanc sur le ventre, avait à son
égard des gestes osés qui le remplissaient d’aise.
La fête se prolongea tard et Raoul se retira
vers minuit.
Malgré tout, René ne se sentait pas complètement
heureux ; il lui manquait, comme il le
disait naïvement : un peu d’amour.
Fredi semblait terne, se contentant de cette
existence paisible, régulière. Il travaillait sans
ardeur fiévreuse, mais avec continuité. Parfois,
il passait des après-midi entières à la bibliothèque
nationale et revenait le soir, absolument harassé.
Mais la quiétude du {{lang|en|home}} le reposait instantanément
et il se montrait reconnaissant à René
de lui faire une vie si unie.<noinclude></noinclude>
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Cunegonde1
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude><nowiki/>
Xavier déclinait, s’enfonçant de plus en plus
dans la tristesse. Sa solitude semblait s’accentuer,
sa tendresse pour Fredi ne lui paraissait
plus payée de retour et il en éprouvait un chagrin
qu’il cachait jalousement.
Contrairement à ce qu’il avait dit jadis à
Fredi, il incitait René à retourner vers la voie
droite, lui offrant son propre exemple.
Rien, en vérité, ne pouvait remplacer sa solitude
sentimentale. Autour de lui, il n’y avait
plus personne, plus une affection. Fredi, qui se
plongeait de plus en plus dans ses recherches
historiques, avait trouvé un idéal et lui échappait
naturellement chaque jour davantage.
Son âge ne lui permettait point de découvrir
une nouvelle attache et il attendait l’heure dernière
avec une mélancolie désabusée. Il se voyait
poussé à la tombe par le destin ennemi et ne
laissant derrière lui ni un regret, ni une peine.
René était trop jeune pour comprendre toute
l’amertume de cette vieillesse. Comme tous ceux
de son âge, il se voyait assez fort pour vaincre
le hasard.
Et lorsqu’il parlait à Fredi de ces choses, il
ne voyait devant lui que la plus incomplète incompréhension.<noinclude></noinclude>
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15915264
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/* Corrigée */
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text/x-wiki
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Xavier déclinait, s’enfonçant de plus en plus
dans la tristesse. Sa solitude semblait s’accentuer,
sa tendresse pour Fredi ne lui paraissait
plus payée de retour et il en éprouvait un chagrin
qu’il cachait jalousement.
Contrairement à ce qu’il avait dit jadis à
Fredi, il incitait René à retourner vers la voie
droite, lui offrant son propre exemple.
Rien, en vérité, ne pouvait remplacer sa solitude
sentimentale. Autour de lui, il n’y avait
plus personne, plus une affection. Fredi, qui se
plongeait de plus en plus dans ses recherches
historiques, avait trouvé un idéal et lui échappait
naturellement chaque jour davantage.
Son âge ne lui permettait point de découvrir
une nouvelle attache et il attendait l’heure dernière
avec une mélancolie désabusée. Il se voyait
poussé à la tombe par le destin ennemi et ne
laissant derrière lui ni un regret, ni une peine.
René était trop jeune pour comprendre toute
l’amertume de cette vieillesse. Comme tous ceux
de son âge, il se voyait assez fort pour vaincre
le hasard.
Et lorsqu’il parlait à Fredi de ces choses, il
ne voyait devant lui que la plus incomplète incompréhension.<noinclude></noinclude>
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/* Page non corrigée */ Cunegonde1: split automated match and split edit, revert if incorrect
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude><nowiki/>
L’éphèbe se transformait peu à peu en vieux
savant maniaque ; il vivait par le rêve à d’autres
époques révolues et se passionnait pour
l’écriture gothique de vieux manuscrits.
Il ne se réveillait réellement que le soir au
moment de donner à René la leçon quotidienne
en présence de Xavier qui fumait sa pipe silencieusement.
René, en effet, n’abandonnait point ses projets,
il voulait son deuxième bachot, afin de préparer
ensuite une licence. Secrètement, il aspirait à
un emploi de fonctionnaire, parce qu’il savait
ses goûts modestes et sa peur des difficultés de
la vie.
{{sep|6|m=2em}}<noinclude></noinclude>
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15915265
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Cunegonde1
52509
/* Corrigée */
15915265
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text/x-wiki
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L’éphèbe se transformait peu à peu en vieux
savant maniaque ; il vivait par le rêve à d’autres
époques révolues et se passionnait pour
l’écriture gothique de vieux manuscrits.
Il ne se réveillait réellement que le soir au
moment de donner à René la leçon quotidienne
en présence de Xavier qui fumait sa pipe silencieusement.
René, en effet, n’abandonnait point ses projets,
il voulait son deuxième bachot, afin de préparer
ensuite une licence. Secrètement, il aspirait à
un emploi de fonctionnaire, parce qu’il savait
ses goûts modestes et sa peur des difficultés de
la vie.
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/* Page non corrigée */ Cunegonde1: split automated match and split edit, revert if incorrect
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude><nowiki/>
{{T2|X|mt=4em|mb=2em}}
On était entré dans l’hiver, Fredi passait par
une crise de travail fiévreuse. En vérité, il avait
hâte de terminer l’étude à laquelle il était attelée
depuis sa rentrée. Cette hâte était causée surtout
par le besoin d’argent qui se manifestait de
plus en plus pressant. Il avait bien touché quelques
menues sommes de la revue, mais cela restait
insuffisant pour subvenir à tout.
Même à Xavier, il n’avouait pas ses difficultés
et celui-ci, pourtant, prenait avec lui tous ses repas.
Il tenait qu’il en fut ainsi, parce que cela
permettait au vieil ami de s’offrir quelques
douceurs. Le rentier, en effet, à cause du renchérissement
de toutes choses, était devenu nouveau
pauvre et sans Fredi, il aurait maintenant
vécu péniblement.
Le jeune homme éprouvait une âpre jouissance
intime à se dévouer pour ses compagnons.
Il trouvait là un dérivatif à son besoin de
tendresse. Il n’en espérait non plus aucune {{tiret|re|connaissance,}}<noinclude></noinclude>
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{{T2|X|mt=4em|mb=2em}}
On était entré dans l’hiver, Fredi passait par
une crise de travail fiévreuse. En vérité, il avait
hâte de terminer l’étude à laquelle il était attelée
depuis sa rentrée. Cette hâte était causée surtout
par le besoin d’argent qui se manifestait de
plus en plus pressant. Il avait bien touché quelques
menues sommes de la revue, mais cela restait
insuffisant pour subvenir à tout.
Même à Xavier, il n’avouait pas ses difficultés
et celui-ci, pourtant, prenait avec lui tous ses repas.
Il tenait qu’il en fut ainsi, parce que cela
permettait au vieil ami de s’offrir quelques
douceurs. Le rentier, en effet, à cause du renchérissement
de toutes choses, était devenu nouveau
pauvre et sans Fredi, il aurait maintenant
vécu péniblement.
Le jeune homme éprouvait une âpre jouissance
intime à se dévouer pour ses compagnons.
Il trouvait là un dérivatif à son besoin de
tendresse. Il n’en espérait non plus aucune {{tiret|re|connaissance,}}<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>{{tiret2|re|connaissance,}} très persuadé que René s’envolerait
du nid, dès que ses ailes se montreraient
assez solides.
Celui-ci se dévouait également à sa façon et
n’en disait rien non plus. Il avait courageusement
conservé son emploi de femme de ménage
et s’en tirait à son honneur. Il avait remplacé
le vieux kimono par un véritable peignoir en
molleton et portait par dessus l’immuable tablier blanc.
Tôt levé, couché tard, il travaillait pour les
autres et pour lui-même. Sa matinée s’écoulait
dans le nettoyage, la vaisselle, etc. Il changeait
de costume cependant pour s’en aller aux provisions.
Mais dès son retour, il reprenait avec
joie le peignoir.
Vers midi, Xavier, qui se levait tard maintenant,
arrivait juste pour se mettre à table. Fredi
abandonnait momentanément la besogne, apparaissant
hirsute et fatigué, drapé toujours en
un kimono de soie dont la teinte jaune se diaprait
de taches d’encre.
Ce repas était, pour eux trois, le meilleur moment
de la journée. Une quiétude les réunissait,
ils sentaient mieux leur attachement mutuel.
Ensuite, on prenait le café dans le cabinet,<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude>{{tiret2|re|connaissance,}} très persuadé que René s’envolerait
du nid, dès que ses ailes se montreraient
assez solides.
Celui-ci se dévouait également à sa façon et
n’en disait rien non plus. Il avait courageusement
conservé son emploi de femme de ménage
et s’en tirait à son honneur. Il avait remplacé
le vieux kimono par un véritable peignoir en
molleton et portait par dessus l’immuable tablier blanc.
Tôt levé, couché tard, il travaillait pour les
autres et pour lui-même. Sa matinée s’écoulait
dans le nettoyage, la vaisselle, etc. Il changeait
de costume cependant pour s’en aller aux provisions.
Mais dès son retour, il reprenait avec
joie le peignoir.
Vers midi, Xavier, qui se levait tard maintenant,
arrivait juste pour se mettre à table. Fredi
abandonnait momentanément la besogne, apparaissant
hirsute et fatigué, drapé toujours en
un kimono de soie dont la teinte jaune se diaprait
de taches d’encre.
Ce repas était, pour eux trois, le meilleur moment
de la journée. Une quiétude les réunissait,
ils sentaient mieux leur attachement mutuel.
Ensuite, on prenait le café dans le cabinet,<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>s’autorisant quelques distractions qui apaisaient
l’exaspération intime.
Fredi entraînait tout son monde dehors pour
une courte promenade, éprouvant lui-même le
besoin de se détendre.
La température glaciale était un coup de fouet
à leur lassitude, ranimant pour un moment leur énergie.
Régulièrement, quand on rentrait, René s’installait
dans le cabinet, en compagnie des deux
autres et {{Corr|racommodait|raccommodait}} les chaussettes, même
celles de Xavier. Il avait acquis en ce genre de
travail, une habileté extraordinaire et réussissait
une reprise, mieux qu’une ménagère.
Ses amis ne trouvaient point étrange qu’il se
livrât à ce soin, au contraire, ils lui en étaient reconnaissants.
Les chaussettes, il les lavait également, jugeant
que ce n’était point médiocre économie.
En ces différentes tâches, il trouvait également
un dérivatif à sa féminité.
Pourtant, il lui manquait quelque chose, le
rêve ne suffisait point à apaiser l’exaltation secrète
de son être.
Fredi avait Raoul qui venait deux fois par {{tiret|se|maine}}<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude>s’autorisant quelques distractions qui apaisaient
l’exaspération intime.
Fredi entraînait tout son monde dehors pour
une courte promenade, éprouvant lui-même le
besoin de se détendre.
La température glaciale était un coup de fouet
à leur lassitude, ranimant pour un moment leur énergie.
Régulièrement, quand on rentrait, René s’installait
dans le cabinet, en compagnie des deux
autres et {{Corr|racommodait|raccommodait}} les chaussettes, même
celles de Xavier. Il avait acquis en ce genre de
travail, une habileté extraordinaire et réussissait
une reprise, mieux qu’une ménagère.
Ses amis ne trouvaient point étrange qu’il se
livrât à ce soin, au contraire, ils lui en étaient reconnaissants.
Les chaussettes, il les lavait également, jugeant
que ce n’était point médiocre économie.
En ces différentes tâches, il trouvait également
un dérivatif à sa féminité.
Pourtant, il lui manquait quelque chose, le
rêve ne suffisait point à apaiser l’exaltation secrète
de son être.
Fredi avait Raoul qui venait deux fois par {{tiret|se|maine}}<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>{{tiret2|se|maine}} et déjeunait avec eux ; mais lui ne possédait personne.
En ses rares promenades solitaires, il avait
tenté de se créer une relation, mais en vain,
comme il se méfiait lui-même, les autres se défiaient.
À ses aveux, Fredi répondait avec désinvolture :
— Tu as bien le temps ! Moi j’ai attendu plus
que toi.
Il ne disait rien et renfermait avec amertume
son désir qui grandissait de plus en plus.
Lorsque Fredi eut terminé son étude, il y eut
chez les trois amis, une brusque détente. Après
la fièvre du travail, le jeune homme tomba subitement
en un morne relâchement.
En revanche, il se fit plus gai, plus exubérant
et les trois jours qui suivirent furent occupés
en longues promenades.
On partait le matin, et après avoir erré par
la banlieue, on déjeunait au hasard.
Le soir néanmoins restait consacré aux études
de René et celui-ci avançait rapidement, ce qui
lui permettait d’espérer le deuxième bachot pour
la prochaine session.
Cependant, Fredi restait inquiet. Le travail<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
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En ses rares promenades solitaires, il avait
tenté de se créer une relation, mais en vain,
comme il se méfiait lui-même, les autres se défiaient.
À ses aveux, Fredi répondait avec désinvolture :
— Tu as bien le temps ! Moi j’ai attendu plus
que toi.
Il ne disait rien et renfermait avec amertume
son désir qui grandissait de plus en plus.
Lorsque Fredi eut terminé son étude, il y eut
chez les trois amis, une brusque détente. Après
la fièvre du travail, le jeune homme tomba subitement
en un morne relâchement.
En revanche, il se fit plus gai, plus exubérant
et les trois jours qui suivirent furent occupés
en longues promenades.
On partait le matin, et après avoir erré par
la banlieue, on déjeunait au hasard.
Le soir néanmoins restait consacré aux études
de René et celui-ci avançait rapidement, ce qui
lui permettait d’espérer le deuxième bachot pour
la prochaine session.
Cependant, Fredi restait inquiet. Le travail<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>était bien terminé, mais l’éditeur consentirait-il
une avance suffisante.
Il détestait ces débats pécuniaires et c’est pourquoi
il avait gardé le manuscrit achevé, pendant
trois jours, avant de le porter.
Comme on ne l’avait pas vu depuis longtemps
et que sa précédente étude se vendait
toujours bien, il fut reçu avec, presque, des transports
de joie.
Rusé, malgré son apparence ingénue, il sut
aussitôt profiter de cet état d’esprit et, vantant
sa nouvelle œuvre, laissa craindre une concurrence possible.
Par ce moyen, il obtint l’avance qu’il souhaitait
et rentra au logis en taxi, pour mieux s’affirmer
sa richesse.
En entrant, il poussa des hurlements de fauve ;
Xavier et René qui l’attendaient anxieusement,
comprirent qu’il avait réussi et accoururent joyeusement.
Il fallut que tout le monde descendît ; il
offrait, pour l’occasion, un apéritif d’honneur,
au grand café du quartier.
Il se voyait remonté pour quelque temps et
ressentait un grand calme moral. Les deux autres,
ignorant combien il se débattait au milieu<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude>était bien terminé, mais l’éditeur consentirait-il
une avance suffisante.
Il détestait ces débats pécuniaires et c’est pourquoi
il avait gardé le manuscrit achevé, pendant
trois jours, avant de le porter.
Comme on ne l’avait pas vu depuis longtemps
et que sa précédente étude se vendait
toujours bien, il fut reçu avec, presque, des transports
de joie.
Rusé, malgré son apparence ingénue, il sut
aussitôt profiter de cet état d’esprit et, vantant
sa nouvelle œuvre, laissa craindre une concurrence possible.
Par ce moyen, il obtint l’avance qu’il souhaitait
et rentra au logis en taxi, pour mieux s’affirmer
sa richesse.
En entrant, il poussa des hurlements de fauve ;
Xavier et René qui l’attendaient anxieusement,
comprirent qu’il avait réussi et accoururent joyeusement.
Il fallut que tout le monde descendît ; il
offrait, pour l’occasion, un apéritif d’honneur,
au grand café du quartier.
Il se voyait remonté pour quelque temps et
ressentait un grand calme moral. Les deux autres,
ignorant combien il se débattait au milieu<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>des difficultés de tous les jours ne considéraient
point cet événement comme si extraordinaire.
En les voyant si paisibles, il éprouvait une
satisfaction d’orgueil profonde. Il se disait qu’il
était le protecteur de ces deux-là : un enfant et
un vieillard. Cette conviction l’encouragea et il
rêva de faire mieux, attiré par une sorte d’exaspération
du dévouement.
À midi, on déjeuna au logis, mais le soir, on
revêtit frac et smoking pour retourner visiter
les restaurants mondains.
René, à cette idée, sentait monter à son cerveau
une fièvre d’espérance. Il se voyait prêt à
toutes les excentricités pour conquérir un ami.
Il soigna sa toilette, ondula ses cheveux au
fer, se débarbouilla avec plus d’attention que de
coutume et se jugea beau.
Dans le costume noir qui se cintrait à la taille,
sa fragilité d’éphèbe ressortait mieux, lui faisant
une joliesse attirante, très féminine d’ailleurs.
Fredi, quoiqu’il n’eut pas les mêmes espoirs
pour son jeune ami, se montra satisfait de son
élégance et le lui dit.
Au restaurant, ils attirèrent les regards, {{tiret|par|mi}}<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude>des difficultés de tous les jours ne considéraient
point cet événement comme si extraordinaire.
En les voyant si paisibles, il éprouvait une
satisfaction d’orgueil profonde. Il se disait qu’il
était le protecteur de ces deux-là : un enfant et
un vieillard. Cette conviction l’encouragea et il
rêva de faire mieux, attiré par une sorte d’exaspération
du dévouement.
À midi, on déjeuna au logis, mais le soir, on
revêtit frac et smoking pour retourner visiter
les restaurants mondains.
René, à cette idée, sentait monter à son cerveau
une fièvre d’espérance. Il se voyait prêt à
toutes les excentricités pour conquérir un ami.
Il soigna sa toilette, ondula ses cheveux au
fer, se débarbouilla avec plus d’attention que de
coutume et se jugea beau.
Dans le costume noir qui se cintrait à la taille,
sa fragilité d’éphèbe ressortait mieux, lui faisant
une joliesse attirante, très féminine d’ailleurs.
Fredi, quoiqu’il n’eut pas les mêmes espoirs
pour son jeune ami, se montra satisfait de son
élégance et le lui dit.
Au restaurant, ils attirèrent les regards, {{tiret|par|mi}}<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>{{tiret2|par|mi}} les demi-désœuvrés, l’inversion restait à
l’ordre du jour.
Fredi dut se convaincre, non sans jalousie,
que c’était surtout son jeune ami que l’on admirait.
Aussi dès qu’ils sortirent, l’entraîna-t-il dans
une rue voisine, relativement solitaire et lui
administra une paire de claques, en prétendant
qu’il se conduisait comme un voyou.
René pleurnicha pour la forme, mais au fond
de lui-même, ayant fait les mêmes remarques
que Fredi, il se jugeait fort satisfait. Son chagrin
dura moins assurément que la rougeur de
ses joues et ils durent se promener un moment
avant de gagner le music-hall où ils avaient décidé
d’achever la soirée.
Ils y entrèrent enfin et prirent trois fauteuils.
Ils aimaient le genre de spectacle qu’on leur
offrait là. Ce n’était point exhibition de femmes
nues, mais exercices de force, d’adresse, quelques
chansonnettes et un sketch.
Silencieusement, ils admiraient les beaux
hommes en maillot, et aussitôt leur imagination
se mettait en mouvement.
Cependant, René, toujours soutenu par un espoir
secret, lorgnait de droite et de gauche, se<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude>{{tiret2|par|mi}} les demi-désœuvrés, l’inversion restait à
l’ordre du jour.
Fredi dut se convaincre, non sans jalousie,
que c’était surtout son jeune ami que l’on admirait.
Aussi dès qu’ils sortirent, l’entraîna-t-il dans
une rue voisine, relativement solitaire et lui
administra une paire de claques, en prétendant
qu’il se conduisait comme un voyou.
René pleurnicha pour la forme, mais au fond
de lui-même, ayant fait les mêmes remarques
que Fredi, il se jugeait fort satisfait. Son chagrin
dura moins assurément que la rougeur de
ses joues et ils durent se promener un moment
avant de gagner le music-hall où ils avaient décidé
d’achever la soirée.
Ils y entrèrent enfin et prirent trois fauteuils.
Ils aimaient le genre de spectacle qu’on leur
offrait là. Ce n’était point exhibition de femmes
nues, mais exercices de force, d’adresse, quelques
chansonnettes et un sketch.
Silencieusement, ils admiraient les beaux
hommes en maillot, et aussitôt leur imagination
se mettait en mouvement.
Cependant, René, toujours soutenu par un espoir
secret, lorgnait de droite et de gauche, se<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>rendant compte qu’il obtenait le même succès
qu’au restaurant.
Au premier entr’acte, il s’esquiva avec une
telle habileté que les deux autres ne purent l’arrêter.
Ils furent un moment désorientés et s’acheminèrent
vers le promenoir à la recherche du jeune homme.
Mais celui-ci l’avait déjà quitté depuis quelques secondes.
Maussades, prévoyant une catastrophe, ils
hésitèrent encore un moment.
Bref, ils retrouvèrent enfin René, au bar,
juché sur un haut tabouret et suçant une paille
avec désinvolture. Auprès de lui, il y avait un
gentleman élégant, d’apparence exotique.
Comment avait-il fait la connaissance de ce
personnage, on ne le sut jamais et Fredi ne put
lui tirer aucune confidence.
Cependant, dès qu’il les aperçut, il les appela
et présenta son compagnon sous le nom de Stanie.
Fredi reçut un choc au cœur, une jalousie
soudaine le bouleversait. Il enviait sa conquête
à l’ami, parce que l’homme était de large carrure
et très masculin.<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude>rendant compte qu’il obtenait le même succès
qu’au restaurant.
Au premier entr’acte, il s’esquiva avec une
telle habileté que les deux autres ne purent l’arrêter.
Ils furent un moment désorientés et s’acheminèrent
vers le promenoir à la recherche du jeune homme.
Mais celui-ci l’avait déjà quitté depuis quelques secondes.
Maussades, prévoyant une catastrophe, ils
hésitèrent encore un moment.
Bref, ils retrouvèrent enfin René, au bar,
juché sur un haut tabouret et suçant une paille
avec désinvolture. Auprès de lui, il y avait un
gentleman élégant, d’apparence exotique.
Comment avait-il fait la connaissance de ce
personnage, on ne le sut jamais et Fredi ne put
lui tirer aucune confidence.
Cependant, dès qu’il les aperçut, il les appela
et présenta son compagnon sous le nom de Stanie.
Fredi reçut un choc au cœur, une jalousie
soudaine le bouleversait. Il enviait sa conquête
à l’ami, parce que l’homme était de large carrure
et très masculin.<noinclude></noinclude>
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/* Page non corrigée */ Cunegonde1: split automated match and split edit, revert if incorrect
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude><nowiki/>
Néanmoins, il sut se dominer, remettant sa
vengeance à plus tard.
Il retourna aux fauteuils avec Xavier, René
refusant de le suivre. Au deuxième entr’acte, ils
le rejoignirent encore au bar et il leur annonça
cavalièrement qu’il partait et qu’on ne l’attende
pas avant le lendemain matin.
Les deux autres sortirent également, une tristesse
les envahissait et ils ne savaient pourquoi.
En réalité, ils se désespéraient de voir le
jeune homme pour lequel ils éprouvaient une
sincère affection, suivre la voie qui leur avait
été si douloureuse. Ils savaient aussi que c’était
l’inéluctable, ni objurgations, ni défense ne pouvait
empêcher René de courir vers l’éternel mirage.
Nullement pressés de rentrer maintenant, ils
se promenèrent sur les boulevards à demi-solitaire,
puis s’arrêtèrent dans un café où un orchestre trépidait.
Seuls, ils n’attiraient plus l’attention ; Fredi
conservait bien sa grâce mièvre, mais il s’était
légèrement masculinisé, un duvet blond ombrait
sa lèvre supérieure et le vieillissait.
Ils burent leur consommation presque sans y
prendre garde. Adossés à la banquette, ils {{tiret|écou|taient}}<noinclude></noinclude>
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15915276
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Cunegonde1
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15915276
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text/x-wiki
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Néanmoins, il sut se dominer, remettant sa
vengeance à plus tard.
Il retourna aux fauteuils avec Xavier, René
refusant de le suivre. Au deuxième entr’acte, ils
le rejoignirent encore au bar et il leur annonça
cavalièrement qu’il partait et qu’on ne l’attende
pas avant le lendemain matin.
Les deux autres sortirent également, une tristesse
les envahissait et ils ne savaient pourquoi.
En réalité, ils se désespéraient de voir le
jeune homme pour lequel ils éprouvaient une
sincère affection, suivre la voie qui leur avait
été si douloureuse. Ils savaient aussi que c’était
l’inéluctable, ni objurgations, ni défense ne pouvait
empêcher René de courir vers l’éternel mirage.
Nullement pressés de rentrer maintenant, ils
se promenèrent sur les boulevards à demi-solitaire,
puis s’arrêtèrent dans un café où un orchestre trépidait.
Seuls, ils n’attiraient plus l’attention ; Fredi
conservait bien sa grâce mièvre, mais il s’était
légèrement masculinisé, un duvet blond ombrait
sa lèvre supérieure et le vieillissait.
Ils burent leur consommation presque sans y
prendre garde. Adossés à la banquette, ils {{tiret|écou|taient}}<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>{{tiret2|écou|taient}} la musique, l’esprit engourdi par la mélodie.
Une détresse entrait en eux, une peine inexplicable
leur gonflait le cœur. Instinctivement,
lorsque l’orchestre se taisait, ils songeaient à
René, ils le voyaient, se précisaient ses gestes.
Cela ne ranimait point leurs désirs, et ils s’en étonnaient.
Enfin ils ressortirent et trouvant un taxi, ils
prirent le chemin du retour.
Dans la voiture encore, ils restèrent silencieux,
mécontents de rentrer déjà. Fredi se disait
qu’il lui restait une longue nuit à passer
sans René, le petit compagnon habituel.
Ils s’étaient attardés autant que possible et
n’avaient vraiment perdu que deux heures.
Quand ils mirent pied à terre rue du Moulin
Vert, ils discernèrent aussitôt, dans l’encoignure
de la porte une ombre floue.
Fredi se précipita, tandis que Xavier réglait
le chauffeur.
Il reconnut René qui lui souriait de ses dents étincelantes.
Une joie immense le bouleversa ; il saisit
l’éphèbe dans ses bras et l’embrassa fébrilement.
Xavier s’avança et René expliqua :<noinclude></noinclude>
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Une détresse entrait en eux, une peine inexplicable
leur gonflait le cœur. Instinctivement,
lorsque l’orchestre se taisait, ils songeaient à
René, ils le voyaient, se précisaient ses gestes.
Cela ne ranimait point leurs désirs, et ils s’en étonnaient.
Enfin ils ressortirent et trouvant un taxi, ils
prirent le chemin du retour.
Dans la voiture encore, ils restèrent silencieux,
mécontents de rentrer déjà. Fredi se disait
qu’il lui restait une longue nuit à passer
sans René, le petit compagnon habituel.
Ils s’étaient attardés autant que possible et
n’avaient vraiment perdu que deux heures.
Quand ils mirent pied à terre rue du Moulin
Vert, ils discernèrent aussitôt, dans l’encoignure
de la porte une ombre floue.
Fredi se précipita, tandis que Xavier réglait
le chauffeur.
Il reconnut René qui lui souriait de ses dents étincelantes.
Une joie immense le bouleversa ; il saisit
l’éphèbe dans ses bras et l’embrassa fébrilement.
Xavier s’avança et René expliqua :<noinclude></noinclude>
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— Je n’ai pas la clé, je n’aurais pas pu rentrer…
Ils l’entraînèrent joyeusement et dans l’appartement,
à la clarté des ampoules flamboyantes,
ils l’examinèrent avec attendrissement.
Ses vêtements avaient conservé quelque désordre
indiquant qu’ils avaient été remis en hâte.
— {{Nec|Eh}} bien ? haleta Fredi.
Il haussa les épaules en souriant avec mystère :
— {{Nec|Eh}} bien !… Stanie viendra me voir ici… il
veut faire ta connaissance… Je ne suis pas jaloux…,
je te dois cela…
Fredi s’était laissé tomber sur le canapé et
considérait son ami. Il lui semblait subitement
transformé, métamorphosé.
Xavier s’était assis dans un fauteuil et le regardait aussi.
Il se mit à rire :
— Vous voudriez des détails ? Vous n’êtes pas
dégoûtés ! Stanie m’a l’air au pèze… il habite
une garçonnière meublée qui doit se payer… du
côté des Champs-Élysées…
Il rit encore :
— Vous voyez que ça n’a pas traîné, puisque<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
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— Je n’ai pas la clé, je n’aurais pas pu rentrer…
Ils l’entraînèrent joyeusement et dans l’appartement,
à la clarté des ampoules flamboyantes,
ils l’examinèrent avec attendrissement.
Ses vêtements avaient conservé quelque désordre
indiquant qu’ils avaient été remis en hâte.
— {{Nec|Eh}} bien ? haleta Fredi.
Il haussa les épaules en souriant avec mystère :
— {{Nec|Eh}} bien !… Stanie viendra me voir ici… il
veut faire ta connaissance… Je ne suis pas jaloux…,
je te dois cela…
Fredi s’était laissé tomber sur le canapé et
considérait son ami. Il lui semblait subitement
transformé, métamorphosé.
Xavier s’était assis dans un fauteuil et le regardait aussi.
Il se mit à rire :
— Vous voudriez des détails ? Vous n’êtes pas
dégoûtés ! Stanie m’a l’air au pèze… il habite
une garçonnière meublée qui doit se payer… du
côté des Champs-Élysées…
Il rit encore :
— Vous voyez que ça n’a pas traîné, puisque<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>me voilà déjà… Mais il avait sa limousine qui
l’attendait près du music-hall… On a été rendu
en cinq minutes… Un taxi m’a ramené.
Ils écoutaient, curieusement, souhaitant des
précisions qu’une honte instinctive empêchait
René de leur fournir.
Celui-ci se sauva dans la chambre à coucher
et revint bientôt en peignoir et tablier blanc ;
il reprenait ses fonctions.
Toutefois pour fêter cet heureux événement,
il s’en fut à la cuisine chercher la dernière bouteille
de champagne, annonçant victorieusement
qu’il la remplacerait le lendemain.
Il n’avouait pas que Stanie, riche sud-américain,
l’avait gratifié d’un billet bleu en remerciement
de sa bienveillance. Cet argent, en vérité
lui brûlait les mains, et au moment où il
l’avait reçu, poussé par l’avarice native, il avait accepté.
Avant de trinquer au bonheur futur de René,
Fredi se déshabilla également, gêné aux entournures
par le frac ajusté.
Ce fut une gaîté factice qui régna entre les
trois amis ; derrière ce voile d’exubérance, il y
avait amertume et désenchantement.<noinclude></noinclude>
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l’attendait près du music-hall… On a été rendu
en cinq minutes… Un taxi m’a ramené.
Ils écoutaient, curieusement, souhaitant des
précisions qu’une honte instinctive empêchait
René de leur fournir.
Celui-ci se sauva dans la chambre à coucher
et revint bientôt en peignoir et tablier blanc ;
il reprenait ses fonctions.
Toutefois pour fêter cet heureux événement,
il s’en fut à la cuisine chercher la dernière bouteille
de champagne, annonçant victorieusement
qu’il la remplacerait le lendemain.
Il n’avouait pas que Stanie, riche sud-américain,
l’avait gratifié d’un billet bleu en remerciement
de sa bienveillance. Cet argent, en vérité
lui brûlait les mains, et au moment où il
l’avait reçu, poussé par l’avarice native, il avait accepté.
Avant de trinquer au bonheur futur de René,
Fredi se déshabilla également, gêné aux entournures
par le frac ajusté.
Ce fut une gaîté factice qui régna entre les
trois amis ; derrière ce voile d’exubérance, il y
avait amertume et désenchantement.<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
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Il était si tard lorsqu’ils eurent fini de se congratuler
que Xavier resta coucher là. Ils tinrent
tous les trois dans l’unique lit, qui, par chance,
était large.
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Il était si tard lorsqu’ils eurent fini de se congratuler
que Xavier resta coucher là. Ils tinrent
tous les trois dans l’unique lit, qui, par chance,
était large.
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text/x-wiki
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{{T2|XI|mt=4em|mb=2em}}
Stanie fut émerveillé lorsqu’il vint pour la
première fois chez Fredi et qu’il vit René en
femme de ménage. Il en conçut pour l’éphèbe
un surcroît d’affection.
Introduit cérémonieusement au cabinet de travail,
il trouva Fredi en kimono japonais et
chaussé de souliers de satin à talons {{roi|Louis|XV}}.
C’était le dernier costume d’intérieur du jeune
homme. Il éprouvait une volupté réelle à se
promener en ces chaussures anormales qui
l’obligeaient à creuser la taille et à jeter la croupe
en arrière.
Quand il marchait, cela lui donnait un balancement
des hanches qui, non plus, ne manquait
de charmes.
À l’entrée du Sud-Américain, il se leva avec
beaucoup de grâces, la main tendue, si bien
que le pauvre Stanie ne sut plus à qui allaient
ses préférences : à la patronne ou à la soubrette.<noinclude></noinclude>
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Stanie fut émerveillé lorsqu’il vint pour la
première fois chez Fredi et qu’il vit René en
femme de ménage. Il en conçut pour l’éphèbe
un surcroît d’affection.
Introduit cérémonieusement au cabinet de travail,
il trouva Fredi en kimono japonais et
chaussé de souliers de satin à talons {{roi|Louis|XV}}.
C’était le dernier costume d’intérieur du jeune
homme. Il éprouvait une volupté réelle à se
promener en ces chaussures anormales qui
l’obligeaient à creuser la taille et à jeter la croupe
en arrière.
Quand il marchait, cela lui donnait un balancement
des hanches qui, non plus, ne manquait
de charmes.
À l’entrée du Sud-Américain, il se leva avec
beaucoup de grâces, la main tendue, si bien
que le pauvre Stanie ne sut plus à qui allaient
ses préférences : à la patronne ou à la soubrette.<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
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Minaudant, Fredi le pria de s’installer auprès
de lui sur le canapé.
Entre temps Xavier survint, mais René l’arrêta
dans le vestibule et lorsque le brave homme
sut qu’il y avait une visite il s’esquiva discrètement.
Auprès de l’éphèbe, Stanie frissonnait d’un
impatient espoir. Cette espérance se transforma
en vertige quand René parut portant un plateau
chargé de verres.
Pour l’occasion celui-ci avait aussi chaussé des
souliers à hauts talons et une souple jupe à petits
plis balançait sur ses jambes. Avec une
blouse en crêpe de chine et un tablier à bavette,
il était complètement métamorphosé, d’autant
plus qu’il avait eu la précaution de friser sa
chevelure abondante, se faisant deux jolies
{{sic2|chouchettes}} de chaque côté du front.
Tous trois ressentaient en cette ambiance
trouble, un plaisir morbide et pourtant pénétrant.
Fredi ordonna à sa soubrette de demeurer et
respectueusement René s’assit sur un coin de chaise.
Ses yeux étincelaient en fixant son ami qui<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
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Minaudant, Fredi le pria de s’installer auprès
de lui sur le canapé.
Entre temps Xavier survint, mais René l’arrêta
dans le vestibule et lorsque le brave homme
sut qu’il y avait une visite il s’esquiva discrètement.
Auprès de l’éphèbe, Stanie frissonnait d’un
impatient espoir. Cette espérance se transforma
en vertige quand René parut portant un plateau
chargé de verres.
Pour l’occasion celui-ci avait aussi chaussé des
souliers à hauts talons et une souple jupe à petits
plis balançait sur ses jambes. Avec une
blouse en crêpe de chine et un tablier à bavette,
il était complètement métamorphosé, d’autant
plus qu’il avait eu la précaution de friser sa
chevelure abondante, se faisant deux jolies
{{sic2|chouchettes}} de chaque côté du front.
Tous trois ressentaient en cette ambiance
trouble, un plaisir morbide et pourtant pénétrant.
Fredi ordonna à sa soubrette de demeurer et
respectueusement René s’assit sur un coin de chaise.
Ses yeux étincelaient en fixant son ami qui<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
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text/x-wiki
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>continuait à minauder, exaspérant le visiteur
qui se contenait avec peine.
On but une gorgée de Porto, puis soudain,
sans avertissement préalable, Stanie saisit Fredi
à la taille et l’attira contre lui.
Sous ses doigts nerveux, il sentait la chair
du buste qui s’enfonçait, se fondait.
René demeura imperturbable, mais il savait
que Stanie ayant vingt-sept ans, ne craignait pas
deux adversaires.
Avec des mots très doux, Fredi s’abandonnait,
défaillant absolument.
Une émotion le pénétrait, il se réjouissait
d’être préféré à son ami, pourtant plus jeune.
Il entraîna Stanie et René courut derrière eux,
pour préparer tout le nécessaire. En même
temps que soubrette, il fut valet de chambre
auprès de l’Américain.
Puis il resta là, ému, attendant les événements
et nul ne songea à le renvoyer, au contraire.
Il eut son tour assurément et sans doute, afin
de lui prêter secours, Fredi ne le quitta pas.
L’après-midi s’écoula ainsi et ce fut Xavier,
vers six heures du soir qui les tira de leur douce béatitude.<noinclude></noinclude>
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Cunegonde1
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/* Corrigée */
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude>continuait à minauder, exaspérant le visiteur
qui se contenait avec peine.
On but une gorgée de Porto, puis soudain,
sans avertissement préalable, Stanie saisit Fredi
à la taille et l’attira contre lui.
Sous ses doigts nerveux, il sentait la chair
du buste qui s’enfonçait, se fondait.
René demeura imperturbable, mais il savait
que Stanie ayant vingt-sept ans, ne craignait pas
deux adversaires.
Avec des mots très doux, Fredi s’abandonnait,
défaillant absolument.
Une émotion le pénétrait, il se réjouissait
d’être préféré à son ami, pourtant plus jeune.
Il entraîna Stanie et René courut derrière eux,
pour préparer tout le nécessaire. En même
temps que soubrette, il fut valet de chambre
auprès de l’Américain.
Puis il resta là, ému, attendant les événements
et nul ne songea à le renvoyer, au contraire.
Il eut son tour assurément et sans doute, afin
de lui prêter secours, Fredi ne le quitta pas.
L’après-midi s’écoula ainsi et ce fut Xavier,
vers six heures du soir qui les tira de leur douce béatitude.<noinclude></noinclude>
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/* Page non corrigée */ Cunegonde1: split automated match and split edit, revert if incorrect
15914918
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude><nowiki/>
René, malgré la légèreté de son costume, se
précipita pour lui ouvrir et l’introduisit au cabinet
de travail.
Fredi et Stanie vinrent bientôt le rejoindre, le
premier étant en kimono, les pieds nus en ses
souliers de satin.
Ils prirent l’apéritif, calmement, éprouvant
tous comme un alanguissement bienheureux.
René avait tamisé les lumières et dans la pièce
régnait une pénombre reposante.
Stanie maintenant craignait de s’éloigner de
ce {{lang|en|home}} hospitalier ; il restait là, enfoncé dans
un fauteuil, arrêtant son regard chargé de reconnaissance,
tantôt sur Fredi, tantôt sur {{Corr|René,|René.}}
Xavier entretenait la conversation à lui seul,
nul ne lui répondait, mais il ne s’en inquiétait
guère certain qu’on l’écoutait.
Stanie proposa que l’on terminât la journée à
Montmartre ; Fredi refusa en s’étirant à l’instar
d’un jeune chat.
L’on était si bien en cette tiédeur du logis
que la peur du froid le retenait.
Stanie se décida à demeurer et glissa sournoisement
à René, deux billets bleus pour commander
le dîner à un traiteur voisin.
L’éphèbe se hâta, puis revint pour disposer<noinclude></noinclude>
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Cunegonde1
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/* Corrigée */
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude><nowiki/>
René, malgré la légèreté de son costume, se
précipita pour lui ouvrir et l’introduisit au cabinet
de travail.
Fredi et Stanie vinrent bientôt le rejoindre, le
premier étant en kimono, les pieds nus en ses
souliers de satin.
Ils prirent l’apéritif, calmement, éprouvant
tous comme un alanguissement bienheureux.
René avait tamisé les lumières et dans la pièce
régnait une pénombre reposante.
Stanie maintenant craignait de s’éloigner de
ce {{lang|en|home}} hospitalier ; il restait là, enfoncé dans
un fauteuil, arrêtant son regard chargé de reconnaissance,
tantôt sur Fredi, tantôt sur {{Corr|René,|René.}}
Xavier entretenait la conversation à lui seul,
nul ne lui répondait, mais il ne s’en inquiétait
guère certain qu’on l’écoutait.
Stanie proposa que l’on terminât la journée à
Montmartre ; Fredi refusa en s’étirant à l’instar
d’un jeune chat.
L’on était si bien en cette tiédeur du logis
que la peur du froid le retenait.
Stanie se décida à demeurer et glissa sournoisement
à René, deux billets bleus pour commander
le dîner à un traiteur voisin.
L’éphèbe se hâta, puis revint pour disposer<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>la table dans le cabinet de travail. Il avait repris
son costume de soubrette et Stanie portait
un pyjama de Fredi par-dessus son gilet de flanelle.
La gaîté ne venait pas cependant ; il y avait
en eux une satisfaction imprécise, faite d’apaisement
et de calme et cela leur était voluptueux.
Le dîner dura longtemps, on bavardait doucement,
sans fièvre, jouissant de la tranquillité de l’heure.
René courait à la cuisine chercher les plats et
servait chacun avec dextérité.
Au dessert, Stanie qui, fort riche, cultivait
une neurasthénie congénitale, murmura, avec conviction :
— Comme vous êtes heureux !
Personne ne lui répondit : René songeait à
ses espoirs insatisfaits, à ses difficultés pécuniaires,
Xavier à ses cheveux gris.
Pour prendre le café, ils s’allongèrent tout
uniment sur le tapis. Ils n’étaient point couronnés
de roses, mais en cela seulement ils différaient
des anciens aux soirs des banquets.
Cet abandon de toute contrainte leur était
agréable, stimulant leurs désirs continuellement émoussés.<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude>la table dans le cabinet de travail. Il avait repris
son costume de soubrette et Stanie portait
un pyjama de Fredi par-dessus son gilet de flanelle.
La gaîté ne venait pas cependant ; il y avait
en eux une satisfaction imprécise, faite d’apaisement
et de calme et cela leur était voluptueux.
Le dîner dura longtemps, on bavardait doucement,
sans fièvre, jouissant de la tranquillité de l’heure.
René courait à la cuisine chercher les plats et
servait chacun avec dextérité.
Au dessert, Stanie qui, fort riche, cultivait
une neurasthénie congénitale, murmura, avec conviction :
— Comme vous êtes heureux !
Personne ne lui répondit : René songeait à
ses espoirs insatisfaits, à ses difficultés pécuniaires,
Xavier à ses cheveux gris.
Pour prendre le café, ils s’allongèrent tout
uniment sur le tapis. Ils n’étaient point couronnés
de roses, mais en cela seulement ils différaient
des anciens aux soirs des banquets.
Cet abandon de toute contrainte leur était
agréable, stimulant leurs désirs continuellement émoussés.<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude><nowiki/>
Nulle gêne ne pouvait les entraver, ils se
connaissaient maintenant, et ne craignaient
point d’avouer les particularités de leurs tendances.
D’ailleurs, ils se ressemblaient tous les quatre,
ils avaient des goûts identiques, des penchants
qui se complétaient et une égale langueur.
Cependant, Stanie, en sa qualité d’homme
restait le roi de la fête ; c’était à celui qui le
comblerait, cherchant à ranimer sa vigueur endormie.
Xavier lui-même rajeunissait à la clarté douce
des ampoules qui voilaient des écrans de crêpe
de chine.
Après le café, ils burent des liqueurs, en commençant
par du cognac. Ils se grisaient, sans tapage,
sans brutalité, câlinement, comme des enfants sages.
Et l’ivresse montante faisait tomber un à un
les derniers embarras.
À minuit, il fallut rhabiller Stanie qui voulait
absolument rentrer chez lui. On dut même le
soutenir jusqu’au trottoir où un taxi vint le
cueillir. Cependant Xavier, le moins ivre de
tous, se chargea de l’accompagner.<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
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Nulle gêne ne pouvait les entraver, ils se
connaissaient maintenant, et ne craignaient
point d’avouer les particularités de leurs tendances.
D’ailleurs, ils se ressemblaient tous les quatre,
ils avaient des goûts identiques, des penchants
qui se complétaient et une égale langueur.
Cependant, Stanie, en sa qualité d’homme
restait le roi de la fête ; c’était à celui qui le
comblerait, cherchant à ranimer sa vigueur endormie.
Xavier lui-même rajeunissait à la clarté douce
des ampoules qui voilaient des écrans de crêpe
de chine.
Après le café, ils burent des liqueurs, en commençant
par du cognac. Ils se grisaient, sans tapage,
sans brutalité, câlinement, comme des enfants sages.
Et l’ivresse montante faisait tomber un à un
les derniers embarras.
À minuit, il fallut rhabiller Stanie qui voulait
absolument rentrer chez lui. On dut même le
soutenir jusqu’au trottoir où un taxi vint le
cueillir. Cependant Xavier, le moins ivre de
tous, se chargea de l’accompagner.<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
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Fredi et René remontèrent, toute leur joie était
tombée, ils étaient veules, tristes, sans courage.
Ils abandonnèrent les débris du festin et s’en
furent se coucher, s’endormant aussitôt.
Mais le lendemain ils furent réveillés de bonne
heure. René semblait avoir tout oublié et vêtu
d’un peignoir se mit courageusement à la besogne quotidienne.
Fredi se leva aussi, mais accoutumé à réfléchir,
il gardait, en son cœur, un souvenir amer.
Il se voyait crouler dans la débauche, tomber
au même état de dégradation que tous ces viveurs
qu’il méprisait jadis.
Son besoin de moralité, sa pudibonderie naturelle
se réveillaient soudain, lui apportant des
regrets insupportables.
Il se ravalait au même degré que les prostituées
qui fréquentaient les bars américains où
les dancings.
Il se reprochait surtout de n’avoir point
d’amour pour Stanie qui, lui-même, n’éprouvait
à son égard, aucun sentiment tendre.
Avec René comme avec Raoul il avait été entraîné
par une affection réelle. Cela lui semblait
normal, parce que, aucune individualité humaine
ne peut vivre sans tendresse.<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
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Fredi et René remontèrent, toute leur joie était
tombée, ils étaient veules, tristes, sans courage.
Ils abandonnèrent les débris du festin et s’en
furent se coucher, s’endormant aussitôt.
Mais le lendemain ils furent réveillés de bonne
heure. René semblait avoir tout oublié et vêtu
d’un peignoir se mit courageusement à la besogne quotidienne.
Fredi se leva aussi, mais accoutumé à réfléchir,
il gardait, en son cœur, un souvenir amer.
Il se voyait crouler dans la débauche, tomber
au même état de dégradation que tous ces viveurs
qu’il méprisait jadis.
Son besoin de moralité, sa pudibonderie naturelle
se réveillaient soudain, lui apportant des
regrets insupportables.
Il se ravalait au même degré que les prostituées
qui fréquentaient les bars américains où
les dancings.
Il se reprochait surtout de n’avoir point
d’amour pour Stanie qui, lui-même, n’éprouvait
à son égard, aucun sentiment tendre.
Avec René comme avec Raoul il avait été entraîné
par une affection réelle. Cela lui semblait
normal, parce que, aucune individualité humaine
ne peut vivre sans tendresse.<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
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Mais ce stupre imbécile lui causait une véritable
répugnance et il se maudissait d’être descendu jusque-là.
Assis à {{sic2|l’oriental}} sur le canapé, il rappela ses
souvenirs, analysa toutes les phases de l’entraînement
qui l’avait conduit à la déchéance et il
conclut qu’il lui faudrait un rude sursaut d’énergie
pour échapper à l’avenir, à la tyrannie de
la sensualité.
Encore une fois, il gémit sur cette tare originelle
qui faisait, de son sexe, un maître indomptable.
Il aurait voulu se meurtrir pour fuir cette
nécessité qui le conduisait parfois au bord
d’une sorte de folie passagère.
Songeur, il regardait René qui astiquait les
meubles en sifflotant. Il l’enviait pour sa tranquillité
d’âme, son absence de remords.
Agressif, il lui demanda :
— Alors, tu trouves que c’est bien ce que nous
avons fait ?
L’éphèbe eut un rire ingénu :
— Pas mal !
Fredi se tut ; il reconnaissait que sa culture
intellectuelle, le poussant à la perpétuelle analyse,
était sa pire ennemie, sans elle, il aurait<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
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Mais ce stupre imbécile lui causait une véritable
répugnance et il se maudissait d’être descendu jusque-là.
Assis à {{sic2|l’oriental}} sur le canapé, il rappela ses
souvenirs, analysa toutes les phases de l’entraînement
qui l’avait conduit à la déchéance et il
conclut qu’il lui faudrait un rude sursaut d’énergie
pour échapper à l’avenir, à la tyrannie de
la sensualité.
Encore une fois, il gémit sur cette tare originelle
qui faisait, de son sexe, un maître indomptable.
Il aurait voulu se meurtrir pour fuir cette
nécessité qui le conduisait parfois au bord
d’une sorte de folie passagère.
Songeur, il regardait René qui astiquait les
meubles en sifflotant. Il l’enviait pour sa tranquillité
d’âme, son absence de remords.
Agressif, il lui demanda :
— Alors, tu trouves que c’est bien ce que nous
avons fait ?
L’éphèbe eut un rire ingénu :
— Pas mal !
Fredi se tut ; il reconnaissait que sa culture
intellectuelle, le poussant à la perpétuelle analyse,
était sa pire ennemie, sans elle, il aurait<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>vécu paisible, s’abandonnant à son penchant.
Mais non, en réfléchissant, il s’avouait que
toujours, il aurait été malheureux. Il lui suffisait
de se rappeler ses premières années auprès
de Xavier. De l’ami, il avait reçu les aveux
d’une souffrance morale qui n’avait jamais cessé.
René vivait encore dans la quiétude parce
qu’il n’avait pas vu le monde. Son heure sonnerait
comme pour les autres, heure d’amertume
et de regrets.
Lui aussi verrait soudain que le bonheur lui
échappait et que, toujours, il devrait se contenter
d’une illusion.
Leur vie à eux se traduisait exactement par
leur accoutrement. Ils essayaient de se tromper
eux-mêmes, jouant un rôle jusque dans la solitude.
Xavier survint avant midi ; il était plus pâle
que de coutume, fatigué par cet excès inhabituel.
Il affirma en riant :
— Il ne faudrait pas que tous les soirs se ressemblent.
Fredi fronça les sourcils.
— Cela ne sera pas !<noinclude></noinclude>
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Mais non, en réfléchissant, il s’avouait que
toujours, il aurait été malheureux. Il lui suffisait
de se rappeler ses premières années auprès
de Xavier. De l’ami, il avait reçu les aveux
d’une souffrance morale qui n’avait jamais cessé.
René vivait encore dans la quiétude parce
qu’il n’avait pas vu le monde. Son heure sonnerait
comme pour les autres, heure d’amertume
et de regrets.
Lui aussi verrait soudain que le bonheur lui
échappait et que, toujours, il devrait se contenter
d’une illusion.
Leur vie à eux se traduisait exactement par
leur accoutrement. Ils essayaient de se tromper
eux-mêmes, jouant un rôle jusque dans la solitude.
Xavier survint avant midi ; il était plus pâle
que de coutume, fatigué par cet excès inhabituel.
Il affirma en riant :
— Il ne faudrait pas que tous les soirs se ressemblent.
Fredi fronça les sourcils.
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude><nowiki/>
Étonné, René se retourna :
— Quoi, tu veux vivre en cénobite ?
Le jeune homme eut un sourire désenchanté :
— J’aurais au moins un idéal…
La même tristesse les envahissait ; malgré sa
jeunesse, René comprenait également que la
route qu’il suivait serait hérissée de souffrances.
Mais il se raccrochait à l’espoir de jouir des
satisfactions matérielles.
Il oubliait seulement que son penchant était
causé justement par le déséquilibre entre le cerveau
et le physique. Or, pour un cerveau les
joies matérielles ne sont rien.
Cela, Fredi le comprenait nettement, c’est
pourquoi il ne conservait plus d’espérance. À première
vue, cela aurait pu paraître illogique. Si
tous ceux qui se trouvaient dans un cas étaient
de purs sentimentaux, il leur était pénible de
s’unir. Mais il savait en même temps, que malgré
toute la féminité apparente, il restait un bon
fond de l’égoïsme masculin. De quelque côté
qu’ils se tournassent, ils étaient incomplets.
Pour être homme, le physique défaillait, pour
être femme, il leur manquait une certaine forme d’affectivité.
Cependant, considérant la situation comme<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
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Étonné, René se retourna :
— Quoi, tu veux vivre en cénobite ?
Le jeune homme eut un sourire désenchanté :
— J’aurais au moins un idéal…
La même tristesse les envahissait ; malgré sa
jeunesse, René comprenait également que la
route qu’il suivait serait hérissée de souffrances.
Mais il se raccrochait à l’espoir de jouir des
satisfactions matérielles.
Il oubliait seulement que son penchant était
causé justement par le déséquilibre entre le cerveau
et le physique. Or, pour un cerveau les
joies matérielles ne sont rien.
Cela, Fredi le comprenait nettement, c’est
pourquoi il ne conservait plus d’espérance. À première
vue, cela aurait pu paraître illogique. Si
tous ceux qui se trouvaient dans un cas étaient
de purs sentimentaux, il leur était pénible de
s’unir. Mais il savait en même temps, que malgré
toute la féminité apparente, il restait un bon
fond de l’égoïsme masculin. De quelque côté
qu’ils se tournassent, ils étaient incomplets.
Pour être homme, le physique défaillait, pour
être femme, il leur manquait une certaine forme d’affectivité.
Cependant, considérant la situation comme<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>inéluctable, il chassa la tristesse et essaya de se
montrer gai.
René, ayant achevé le ménage, s’en fut aux
provisions. Il possédait un abondant reliquat de
la somme donnée la veille par Stanie, il prétendit
en faire profiter ses amis, sans leur dire,
connaissant leur susceptibilité.
Ce lui était aisé, Fredi ignorait totalement le
coût des choses. Il lui remettait chaque semaine
l’argent nécessaire à leur nourriture à tous et ne
s’occupait plus de rien.
Aussi leur servit-il un repas fin, dans le but,
assura-t-il, de leur remettre l’estomac en équilibre.
Attablés tous les trois dans la cuisine, ils se
sentaient bien, en une chaude intimité qui les
liait un peu plus.
René exprima la pensée de tous en murmurant :
— Pourvu que Stanie ne vienne pas nous
déranger aujourd’hui.
Fredi eut un geste bref :
— D’ailleurs, je travaille, je ne suis pas millionnaire moi.
Néanmoins, après le café, il s’en fut à sa toilette
qui, il est vrai, consistait à se peigner, à se<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude>inéluctable, il chassa la tristesse et essaya de se
montrer gai.
René, ayant achevé le ménage, s’en fut aux
provisions. Il possédait un abondant reliquat de
la somme donnée la veille par Stanie, il prétendit
en faire profiter ses amis, sans leur dire,
connaissant leur susceptibilité.
Ce lui était aisé, Fredi ignorait totalement le
coût des choses. Il lui remettait chaque semaine
l’argent nécessaire à leur nourriture à tous et ne
s’occupait plus de rien.
Aussi leur servit-il un repas fin, dans le but,
assura-t-il, de leur remettre l’estomac en équilibre.
Attablés tous les trois dans la cuisine, ils se
sentaient bien, en une chaude intimité qui les
liait un peu plus.
René exprima la pensée de tous en murmurant :
— Pourvu que Stanie ne vienne pas nous
déranger aujourd’hui.
Fredi eut un geste bref :
— D’ailleurs, je travaille, je ne suis pas millionnaire moi.
Néanmoins, après le café, il s’en fut à sa toilette
qui, il est vrai, consistait à se peigner, à se<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>laver les dents et à revêtir le kimono de soie
neuf et les chaussures à hauts talons.
René mit sa jupe plissée, son tablier à bavette
et s’installa près d’une fenêtre pour raccommoder
les chaussettes de la communauté.
Xavier, voluptueusement enfoncé dans un fauteuil,
parcourait des revues en fumant les cigarettes
américaines de Fredi.
Ce fut ainsi que Stanie les surprit. Sincère il s’exclama :
— Quelle charmante scène d’intérieur !
Fredi eut une moue aimable, René l’embrassa
aux lèvres, et le poussa vers le canapé.
Le millionnaire était revenu poussé par l’ennui
qui ne le quittait jamais. Auprès de ceux-ci,
au moins, il trouvait une quiétude, un apaisement
qui lui tenait lieu de bonheur.
Fredi, lorsqu’il vit Stanie installé dans un fauteuil,
eut un imperceptible tressaillement. Mais
il chassa avec courage l’idée dangereuse et
annonça fermement qu’il avait du travail.
Le millionnaire fut contraint de se réfugier
dans la chambre à coucher en compagnie de René.
{{sep|6|m=2em}}<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude>laver les dents et à revêtir le kimono de soie
neuf et les chaussures à hauts talons.
René mit sa jupe plissée, son tablier à bavette
et s’installa près d’une fenêtre pour raccommoder
les chaussettes de la communauté.
Xavier, voluptueusement enfoncé dans un fauteuil,
parcourait des revues en fumant les cigarettes
américaines de Fredi.
Ce fut ainsi que Stanie les surprit. Sincère il s’exclama :
— Quelle charmante scène d’intérieur !
Fredi eut une moue aimable, René l’embrassa
aux lèvres, et le poussa vers le canapé.
Le millionnaire était revenu poussé par l’ennui
qui ne le quittait jamais. Auprès de ceux-ci,
au moins, il trouvait une quiétude, un apaisement
qui lui tenait lieu de bonheur.
Fredi, lorsqu’il vit Stanie installé dans un fauteuil,
eut un imperceptible tressaillement. Mais
il chassa avec courage l’idée dangereuse et
annonça fermement qu’il avait du travail.
Le millionnaire fut contraint de se réfugier
dans la chambre à coucher en compagnie de René.
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/* Page non corrigée */ Cunegonde1: split automated match and split edit, revert if incorrect
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude><nowiki/>
{{T2|XII|mt=4em|mb=2em}}
Fredi reçut, à l’improviste, une dépêche de sa
mère lui annonçant que son père était au plus mal.
Ce lui fut un choc violent ; malgré le peu
d’affection qu’il portait à l’auteur de ses jours,
l’idée de le perdre lui causait une sorte d’arrachement douloureux.
Il fit incontinent sa valise et prit le train, conduit
à la gare par Xavier et René.
Durant le voyage, tout le passé lui revint à
l’esprit et il comprit mieux que c’était ce passé
qui avait engagé l’avenir. C’était à la sottise paternelle
qu’il devait son état ; sa débilité première
due au demi-alcoolisme de Masseret ; la
défaillance de la puberté, au manque de soins judicieux.
Cependant, il éprouvait plus de pitié que de
colère contre le pauvre homme aveuglé par la
bêtise et l’orgueil.
En arrivant, il ne trouva pas sa mère sur le<noinclude></noinclude>
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{{T2|XII|mt=4em|mb=2em}}
Fredi reçut, à l’improviste, une dépêche de sa
mère lui annonçant que son père était au plus mal.
Ce lui fut un choc violent ; malgré le peu
d’affection qu’il portait à l’auteur de ses jours,
l’idée de le perdre lui causait une sorte d’arrachement douloureux.
Il fit incontinent sa valise et prit le train, conduit
à la gare par Xavier et René.
Durant le voyage, tout le passé lui revint à
l’esprit et il comprit mieux que c’était ce passé
qui avait engagé l’avenir. C’était à la sottise paternelle
qu’il devait son état ; sa débilité première
due au demi-alcoolisme de Masseret ; la
défaillance de la puberté, au manque de soins judicieux.
Cependant, il éprouvait plus de pitié que de
colère contre le pauvre homme aveuglé par la
bêtise et l’orgueil.
En arrivant, il ne trouva pas sa mère sur le<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>quai comme il en avait l’habitude et cela lui
causa une peine indéfinissable.
Hâtivement, il s’achemina vers la maison,
abandonnant sa valise à un homme d’équipe.
Devant le seuil, il s’arrêta avant de sonner,
une main de fer le serrait à la gorge, des larmes
lui montaient aux yeux.
Les volets étaient clos, un grand silence pesait
sur la demeure entière.
Enfin il se décida et atteignit le bouton de cuivre.
Une fenêtre s’écarta et le visage de la servante
se montra. Elle le reconnut et il l’entendit crier :
— C’est Monsieur Fredi !
La porte s’ouvrit immédiatement et sa mère
tomba dans ses bras en sanglotant :
— Ah ! mon chéri ! mon chéri !
Il la repoussa, étonné de ce chagrin qu’il se
figurait de mauvais aloi. Il ne pouvait admettre
que l’épouse ne se jugeât pas libérée, ou tout au
moins proche de la libération.
Elle lui murmura :
— Il a passé cette nuit, le pauvre homme !
Il la regarda et ne répondit pas, la repoussant
pour gagner la chambre du père.<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude>quai comme il en avait l’habitude et cela lui
causa une peine indéfinissable.
Hâtivement, il s’achemina vers la maison,
abandonnant sa valise à un homme d’équipe.
Devant le seuil, il s’arrêta avant de sonner,
une main de fer le serrait à la gorge, des larmes
lui montaient aux yeux.
Les volets étaient clos, un grand silence pesait
sur la demeure entière.
Enfin il se décida et atteignit le bouton de cuivre.
Une fenêtre s’écarta et le visage de la servante
se montra. Elle le reconnut et il l’entendit crier :
— C’est Monsieur Fredi !
La porte s’ouvrit immédiatement et sa mère
tomba dans ses bras en sanglotant :
— Ah ! mon chéri ! mon chéri !
Il la repoussa, étonné de ce chagrin qu’il se
figurait de mauvais aloi. Il ne pouvait admettre
que l’épouse ne se jugeât pas libérée, ou tout au
moins proche de la libération.
Elle lui murmura :
— Il a passé cette nuit, le pauvre homme !
Il la regarda et ne répondit pas, la repoussant
pour gagner la chambre du père.<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
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Elle le suivait en trottinant et en pleurnichant ;
le bruit de ses sanglots convulsifs l’exaspérait ;
il fut sur le point de se retourner pour prier la
malheureuse de se taire.
Il pénétra dans une chapelle ardente et fut
immobilisé par une gêne indéfinissable.
Entre les flambeaux, il distinguait celui qui
avait été son père.
Il n’eut pas une larme cependant et de biais
examina sa mère.
Celle-ci, le visage dans les mains, pleurait sans répit.
Ironique presque, il demanda :
— Tu le regrettes ?
Elle le fixa, comme suffoquée par cette question.
Il insista :
— T’a-t-il rendue heureuse ?
Elle fut incapable de répondre immédiatement,
tant cela lui semblait saugrenu.
— Heureuse ! fit-elle indécise. Mon Dieu, il
m’a fait ma part de bonheur ; il ne faut pas être
trop exigeant en ce monde et courir après des
chimères. J’ai eu auprès de lui, des moments
très doux et des peines douloureuses. Mais c’est
tout cela qui lie un homme et une femme.<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
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Elle le suivait en trottinant et en pleurnichant ;
le bruit de ses sanglots convulsifs l’exaspérait ;
il fut sur le point de se retourner pour prier la
malheureuse de se taire.
Il pénétra dans une chapelle ardente et fut
immobilisé par une gêne indéfinissable.
Entre les flambeaux, il distinguait celui qui
avait été son père.
Il n’eut pas une larme cependant et de biais
examina sa mère.
Celle-ci, le visage dans les mains, pleurait sans répit.
Ironique presque, il demanda :
— Tu le regrettes ?
Elle le fixa, comme suffoquée par cette question.
Il insista :
— T’a-t-il rendue heureuse ?
Elle fut incapable de répondre immédiatement,
tant cela lui semblait saugrenu.
— Heureuse ! fit-elle indécise. Mon Dieu, il
m’a fait ma part de bonheur ; il ne faut pas être
trop exigeant en ce monde et courir après des
chimères. J’ai eu auprès de lui, des moments
très doux et des peines douloureuses. Mais c’est
tout cela qui lie un homme et une femme.<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude><nowiki/>
Songeur, Fredi s’assit dans un fauteuil en face
du lit. La sagesse maternelle l’étonnait, mais il
admirait aussi son abnégation.
Au bout du compte il conclut que Masseret,
quoique père maladroit, avait été un mari passable
et, pour cela, il lui donna un regret.
Ils quittèrent la chambre mortuaire parce que
les employés des pompes funèbres venaient opérer
et ils se réfugièrent au salon.
Fredi restait inquiet, il ignorait les décisions
de sa mère au sujet de l’avenir et n’osait hasarder
une proposition de crainte d’en être dupe
par la suite.
{{Mme|Masseret|nx}} {{Nec|parla}}, vanta l’amabilité des
voisins qui l’avaient secourue aux moments critiques.
La maladie du père avait été brève. Après
une soirée au café, il avait eu une congestion
vers quatre heures du matin et n’avait pas repris
ses sens. Avant l’aurore il trépassait.
Le premier soin de la pauvre femme avait été
de télégraphier à son fils qui avait eu le temps
d’attraper un train le même matin.
Piteusement, elle avoua :
— Je me sens si seule tout d’un coup…
Il la considéra silencieusement, puis, avec
peine proposa :<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
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Songeur, Fredi s’assit dans un fauteuil en face
du lit. La sagesse maternelle l’étonnait, mais il
admirait aussi son abnégation.
Au bout du compte il conclut que Masseret,
quoique père maladroit, avait été un mari passable
et, pour cela, il lui donna un regret.
Ils quittèrent la chambre mortuaire parce que
les employés des pompes funèbres venaient opérer
et ils se réfugièrent au salon.
Fredi restait inquiet, il ignorait les décisions
de sa mère au sujet de l’avenir et n’osait hasarder
une proposition de crainte d’en être dupe
par la suite.
{{Mme|Masseret|nx}} {{Nec|parla}}, vanta l’amabilité des
voisins qui l’avaient secourue aux moments critiques.
La maladie du père avait été brève. Après
une soirée au café, il avait eu une congestion
vers quatre heures du matin et n’avait pas repris
ses sens. Avant l’aurore il trépassait.
Le premier soin de la pauvre femme avait été
de télégraphier à son fils qui avait eu le temps
d’attraper un train le même matin.
Piteusement, elle avoua :
— Je me sens si seule tout d’un coup…
Il la considéra silencieusement, puis, avec
peine proposa :<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude><nowiki/>
— Veux-tu venir avec moi à Paris ?
Il sentit qu’elle hésitait ; ç’avait été le rêve de
ses dernières années que de finir ses jours auprès
de son fils bien-aimé. Jamais elle n’avait pu
manifester à cet enfant toute la tendresse qui
brûlait en elle, parce que Masseret la paralysait
par son ironie agressive, son autoritarisme obtus.
Mais l’instinct maternel l’avertit que la proposition
de Fredi n’était point complètement sincère
et elle refusa timidement :
— Je ne sais pas encore ce que je ferai, je suis
si bouleversée.
Fredi respira plus librement ; il avait fait
cette offre, la considérant comme un devoir,
mais il entrevoyait combien la présence de sa
mère rue du Moulin Vert gênerait sa vie.
Pourtant il fut triste qu’elle refusât ; il ne
savait pourquoi, mais un remords sourd se glissait
en son cœur.
Il s’éloigna, incapable de demeurer dans cette
atmosphère chargée de larmes et il s’en fut au
dehors, assez mélancoliquement, par les rues solitaires.
Son attitude manifestait assurément le chagrin ;
ce n’était point la disparition du père qui<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
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— Veux-tu venir avec moi à Paris ?
Il sentit qu’elle hésitait ; ç’avait été le rêve de
ses dernières années que de finir ses jours auprès
de son fils bien-aimé. Jamais elle n’avait pu
manifester à cet enfant toute la tendresse qui
brûlait en elle, parce que Masseret la paralysait
par son ironie agressive, son autoritarisme obtus.
Mais l’instinct maternel l’avertit que la proposition
de Fredi n’était point complètement sincère
et elle refusa timidement :
— Je ne sais pas encore ce que je ferai, je suis
si bouleversée.
Fredi respira plus librement ; il avait fait
cette offre, la considérant comme un devoir,
mais il entrevoyait combien la présence de sa
mère rue du Moulin Vert gênerait sa vie.
Pourtant il fut triste qu’elle refusât ; il ne
savait pourquoi, mais un remords sourd se glissait
en son cœur.
Il s’éloigna, incapable de demeurer dans cette
atmosphère chargée de larmes et il s’en fut au
dehors, assez mélancoliquement, par les rues solitaires.
Son attitude manifestait assurément le chagrin ;
ce n’était point la disparition du père qui<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>causait cette peine. Non, il y avait en lui, une
douleur latente, profonde, que le moindre événement ranimait.
Il rentra pour le déjeuner et de se voir seul en
face de sa mère, dans la salle à manger qu’il
avait toujours connu, lui produisit une impression décourageante.
La présence de Masseret manquait malgré
tout, un fil de la trame mystérieuse de la vie était
rompu. Il comprit mieux la souffrance maternelle
et la partagea plus intimement :
— Ma pauvre maman ! balbutia-t-il.
Elle ne répondit pas, baissant le nez vers son
assiette afin de mieux refouler ses pleurs. Néanmoins,
ils ne purent manger ni l’un ni l’autre,
et à la cuisine, chez l’humble servante, il en fut
de même.
L’après-midi se traîna lamentablement, les
visites des amis et des relations se multipliaient.
La mère et le fils n’eurent pas un instant de solitude
et cela leur fut extrêmement pénible.
On était à la fin de l’hiver, l’enterrement aurait
pu être retardé d’un jour ; Fredi s’y refusa,
pressé d’en finir avec ce lugubre appareil.
Il jugea comme il se devait tout cet apparat de<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude>causait cette peine. Non, il y avait en lui, une
douleur latente, profonde, que le moindre événement ranimait.
Il rentra pour le déjeuner et de se voir seul en
face de sa mère, dans la salle à manger qu’il
avait toujours connu, lui produisit une impression décourageante.
La présence de Masseret manquait malgré
tout, un fil de la trame mystérieuse de la vie était
rompu. Il comprit mieux la souffrance maternelle
et la partagea plus intimement :
— Ma pauvre maman ! balbutia-t-il.
Elle ne répondit pas, baissant le nez vers son
assiette afin de mieux refouler ses pleurs. Néanmoins,
ils ne purent manger ni l’un ni l’autre,
et à la cuisine, chez l’humble servante, il en fut
de même.
L’après-midi se traîna lamentablement, les
visites des amis et des relations se multipliaient.
La mère et le fils n’eurent pas un instant de solitude
et cela leur fut extrêmement pénible.
On était à la fin de l’hiver, l’enterrement aurait
pu être retardé d’un jour ; Fredi s’y refusa,
pressé d’en finir avec ce lugubre appareil.
Il jugea comme il se devait tout cet apparat de<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>la mort, mise en scène aussi lugubre que barbare,
destinée à prolonger la souffrance chez
ceux qui restaient.
À travers la petite ville, le glas des cloches se
répercutait, répétant à tous que la douleur planait
et menaçait chacun.
Ces cloches, Fredi les maudit, pour ce qu’elles
apportaient de tristesse au prochain qui n’avait
nulle raison de pleurer. C’était, à son avis, lui
voler quelques minutes de bonheur, que de lui
lancer à la face cette menace.
Vêtu de noir, sa beauté ressortant même en ce
costume sombre, il suivit le corbillard auprès
de sa mère. Le soleil étalait ses rayons lumineux
dans l’or de ses cheveux, semblant dire à tous
que la vie succédait à la mort, que le départ
d’un seul n’était point un événement considérable,
parce qu’il y avait derrière lui, la longue
chaîne des vivants.
Sous son voile de crêpe {{Mme|Masseret|nx}} n’avait
plus de larmes ; elle le regretta à cause du grand
nombre de spectateurs.
Sur leur passage, les hommes se découvraient,
les femmes se signaient. À tous, Fredi
jetait un coup d’œil d’étonnement. Il devinait
ces gestes hypocrites, nul ne prenait réellement<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude>la mort, mise en scène aussi lugubre que barbare,
destinée à prolonger la souffrance chez
ceux qui restaient.
À travers la petite ville, le glas des cloches se
répercutait, répétant à tous que la douleur planait
et menaçait chacun.
Ces cloches, Fredi les maudit, pour ce qu’elles
apportaient de tristesse au prochain qui n’avait
nulle raison de pleurer. C’était, à son avis, lui
voler quelques minutes de bonheur, que de lui
lancer à la face cette menace.
Vêtu de noir, sa beauté ressortant même en ce
costume sombre, il suivit le corbillard auprès
de sa mère. Le soleil étalait ses rayons lumineux
dans l’or de ses cheveux, semblant dire à tous
que la vie succédait à la mort, que le départ
d’un seul n’était point un événement considérable,
parce qu’il y avait derrière lui, la longue
chaîne des vivants.
Sous son voile de crêpe {{Mme|Masseret|nx}} n’avait
plus de larmes ; elle le regretta à cause du grand
nombre de spectateurs.
Sur leur passage, les hommes se découvraient,
les femmes se signaient. À tous, Fredi
jetait un coup d’œil d’étonnement. Il devinait
ces gestes hypocrites, nul ne prenait réellement<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>part à leur douleur, sauf quelques-uns frappés
eux-mêmes par la fatalité.
La cérémonie au cimetière lui fut odieuse. Un
peu à l’écart, le front bas, il adressa un adieu
mental à son père. Soudain tout était oublié, la
rancune s’était évanouie de son cœur.
Cependant, il considérait que toutes choses
étaient en ordre ainsi ; il attendait son tour,
sans frayeur comme sans impatience, parce qu’il
avait déjà, malgré son jeune âge, mesuré l’inanité
des espoirs.
Pour le repas des funérailles qui devait réunir
tous les assistants, il s’enfuit, reprenant son
train, promettant à sa mère de revenir lorsque
cette lugubre comédie serait achevée.
Il se moquait de l’opinion de ses concitoyens
et c’est pourquoi, d’ailleurs, ils l’avaient en
haute estime. L’écho de ses succès était arrivé
jusqu’au pays natal.
Son voyage de retour fut une perpétuelle
fébrilité. Il avait hâte de retrouver son {{lang|en|home}},
la solitude morale qui tenait maintenant une
grande part de sa vie.
En débarquant de la gare de Lyon, il sauta
presque joyeusement dans un taxi.
Rue du Moulin Vert, Xavier l’attendait. À<noinclude></noinclude>
33ybp7a54t99lf53le4g5kk8f355drj
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15914937
2026-07-11T08:21:40Z
Cunegonde1
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15915308
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude>part à leur douleur, sauf quelques-uns frappés
eux-mêmes par la fatalité.
La cérémonie au cimetière lui fut odieuse. Un
peu à l’écart, le front bas, il adressa un adieu
mental à son père. Soudain tout était oublié, la
rancune s’était évanouie de son cœur.
Cependant, il considérait que toutes choses
étaient en ordre ainsi ; il attendait son tour,
sans frayeur comme sans impatience, parce qu’il
avait déjà, malgré son jeune âge, mesuré l’inanité
des espoirs.
Pour le repas des funérailles qui devait réunir
tous les assistants, il s’enfuit, reprenant son
train, promettant à sa mère de revenir lorsque
cette lugubre comédie serait achevée.
Il se moquait de l’opinion de ses concitoyens
et c’est pourquoi, d’ailleurs, ils l’avaient en
haute estime. L’écho de ses succès était arrivé
jusqu’au pays natal.
Son voyage de retour fut une perpétuelle
fébrilité. Il avait hâte de retrouver son {{lang|en|home}},
la solitude morale qui tenait maintenant une
grande part de sa vie.
En débarquant de la gare de Lyon, il sauta
presque joyeusement dans un taxi.
Rue du Moulin Vert, Xavier l’attendait. À<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>peine entré, il vit l’ami morne, accablé. Celui-ci
lui ouvrit les bras et ils s’embrassèrent
comme jadis.
Alors Fredi comprit :
— Et René ?
Xavier eut un geste désolé :
— Parti… il est auprès de Stanie et lui sert
de femme de chambre. Il en reçoit des émoluments royaux.
Fredi n’eut pas de colère, seulement une tristesse
aiguë ; il murmura :
— Bien, que la vie lui soit légère !
Et ils ne reparlèrent plus de cela.
Il changea de costume, exaspéré par les vêtements
de deuil qui ne disaient rien, ni à son
cœur, ni à son imagination.
Bientôt, il entraîna au dehors le vieil ami et
ils s’en furent jusqu’aux grands boulevards,
pour {{Corr|flaner|flâner}} parmi le monde. Ils prirent le café
à une terrasse et dînèrent à la brasserie.
Fredi tâchait de tout oublier, de regarder seulement
vers l’avenir. La solitude soudain qui
s’écroulait sur lui, le meurtrit, le rendit plus
pitoyable et il murmura :
— Maman !
Xavier qui l’entendit répliqua :<noinclude></noinclude>
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15915313
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2026-07-11T08:24:57Z
Cunegonde1
52509
/* Corrigée */
15915313
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude>peine entré, il vit l’ami morne, accablé. Celui-ci
lui ouvrit les bras et ils s’embrassèrent
comme jadis.
Alors Fredi comprit :
— Et René ?
Xavier eut un geste désolé :
— Parti… il est auprès de Stanie et lui sert
de femme de chambre. Il en reçoit des émoluments royaux.
Fredi n’eut pas de colère, seulement une tristesse
aiguë ; il murmura :
— Bien, que la vie lui soit légère !
Et ils ne reparlèrent plus de cela.
Il changea de costume, exaspéré par les vêtements
de deuil qui ne disaient rien, ni à son
cœur, ni à son imagination.
Bientôt, il entraîna au dehors le vieil ami et
ils s’en furent jusqu’aux grands boulevards,
pour {{Corr|flaner|flâner}} parmi le monde. Ils prirent le café
à une terrasse et dînèrent à la brasserie.
Fredi tâchait de tout oublier, de regarder seulement
vers l’avenir. La solitude soudain qui
s’écroulait sur lui, le meurtrit, le rendit plus
pitoyable et il murmura :
— Maman !
Xavier qui l’entendit répliqua :<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude><nowiki/>
— Tu devrais la prendre auprès de toi, la
pauvre femme.
— C’est mon intention, fit-il avec sincérité.
L’image maternelle lui revint à la mémoire.
Il devina la souffrance continue, bien cachée
sous le masque immuable de la petite bourgeoise.
Il sentit également quel trésor de tendresse
il y avait derrière cette puérilité qui jadis
l’énervait. Humble et soumise, elle se méfiait
de lui comme du père, n’osant avouer son amour.
Il secoua la tête et dit fermement :
— Il faut qu’elle soit heureuse !
— Tu peux tout pour elle, assura Xavier qui
connaissait la vie. Le passé ne lui fut pas toujours
gai, que ses vieux jours au moins soient paisibles.
Fredi fut reconnaissant au vieil ami de ces
saines paroles qui le ramenaient dans la justice.
Nul égoïsme ne le poussait en ses décisions
actuelles, au contraire, il rêvait de se dévouer
encore, de travailler pour que la mère connût
véritablement l’aisance.
Il était trop tard pour rien commencer ce soir
là. Ils rentrèrent tous les deux de bonne heure<noinclude></noinclude>
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— Tu devrais la prendre auprès de toi, la
pauvre femme.
— C’est mon intention, fit-il avec sincérité.
L’image maternelle lui revint à la mémoire.
Il devina la souffrance continue, bien cachée
sous le masque immuable de la petite bourgeoise.
Il sentit également quel trésor de tendresse
il y avait derrière cette puérilité qui jadis
l’énervait. Humble et soumise, elle se méfiait
de lui comme du père, n’osant avouer son amour.
Il secoua la tête et dit fermement :
— Il faut qu’elle soit heureuse !
— Tu peux tout pour elle, assura Xavier qui
connaissait la vie. Le passé ne lui fut pas toujours
gai, que ses vieux jours au moins soient paisibles.
Fredi fut reconnaissant au vieil ami de ces
saines paroles qui le ramenaient dans la justice.
Nul égoïsme ne le poussait en ses décisions
actuelles, au contraire, il rêvait de se dévouer
encore, de travailler pour que la mère connût
véritablement l’aisance.
Il était trop tard pour rien commencer ce soir
là. Ils rentrèrent tous les deux de bonne heure<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>et Xavier resta auprès du jeune homme jusqu’au lendemain.
Ils se crurent un moment revenus aux jours
écoulés où l’un et l’autre gardaient au fond du
cœur, une espérance imprécise.
Mais ce mirage s’évanouit bien vite ; ils se
virent en face de la réalité, tous les deux pauvres
égarés par le vaste monde, sans foyer, sans
famille, errant sans cesse à la suite d’une chimère.
Et les premiers mots de Fredi en se levant, furent :
— Vivons les jours après les jours, jouissons
des minuscules plaisirs passagers, puisque les
grandes joies nous sont interdites. Qu’importe
le reste !
Il y avait encore dans l’appartement une
chambre non {{Corr|meublé|meublée}} qu’il avait laissé ainsi par
économie. Il décida aussitôt que ce serait celle
de sa mère, parce qu’elle était vaste et donnait
sur la rue.
La matinée entière fut occupée en courses. Il
passa chez le tapissier où il commanda un papier
clair et gai ; ensuite, ce fut chez un marchand
de meubles où il arrêta son choix sur une chambre
presque luxueuse.<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude>et Xavier resta auprès du jeune homme jusqu’au lendemain.
Ils se crurent un moment revenus aux jours
écoulés où l’un et l’autre gardaient au fond du
cœur, une espérance imprécise.
Mais ce mirage s’évanouit bien vite ; ils se
virent en face de la réalité, tous les deux pauvres
égarés par le vaste monde, sans foyer, sans
famille, errant sans cesse à la suite d’une chimère.
Et les premiers mots de Fredi en se levant, furent :
— Vivons les jours après les jours, jouissons
des minuscules plaisirs passagers, puisque les
grandes joies nous sont interdites. Qu’importe
le reste !
Il y avait encore dans l’appartement une
chambre non {{Corr|meublé|meublée}} qu’il avait laissé ainsi par
économie. Il décida aussitôt que ce serait celle
de sa mère, parce qu’elle était vaste et donnait
sur la rue.
La matinée entière fut occupée en courses. Il
passa chez le tapissier où il commanda un papier
clair et gai ; ensuite, ce fut chez un marchand
de meubles où il arrêta son choix sur une chambre
presque luxueuse.<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude><nowiki/>
Il voulait que tout ce qui appartenait à la
maison paternelle y demeurât. Ce serait là
qu’ils iraient en vacances et plus tard, peut-être,
y finirait-il ses jours. Mille souvenirs maintenant
s’accrochaient à ce toit, il souhaitait le conserver intact.
De même, il aurait plus d’orgueil et plus de
joie à savoir sa mère entièrement chez lui.
Certes, les scènes auxquelles avaient assisté
ces murs restaient pour lui un souci, à l’idée
d’y transporter l’honnêteté maternelle. La difficulté
de trouver un autre logement l’obligea à
se contenter de ce qu’il possédait.
Xavier ne le quitta pas une seconde, il fut, encore
une fois, le compagnon dévoué qu’il avait
toujours été ; mais Fredi, sans le dire, lui rendait
dévouement pour dévouement.
Les préparatifs durèrent trois jours pleins,
parce qu’il activa les choses. Cependant il fut
heureux du résultat et se surprit à sourire.
Il ne doutait pas du consentement de sa
mère ; avec le recul nécessaire, il se rendait
compte que c’était le vœu le plus cher de la pauvre esseulée.
{{sep|6|m=2em}}<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
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Il voulait que tout ce qui appartenait à la
maison paternelle y demeurât. Ce serait là
qu’ils iraient en vacances et plus tard, peut-être,
y finirait-il ses jours. Mille souvenirs maintenant
s’accrochaient à ce toit, il souhaitait le conserver intact.
De même, il aurait plus d’orgueil et plus de
joie à savoir sa mère entièrement chez lui.
Certes, les scènes auxquelles avaient assisté
ces murs restaient pour lui un souci, à l’idée
d’y transporter l’honnêteté maternelle. La difficulté
de trouver un autre logement l’obligea à
se contenter de ce qu’il possédait.
Xavier ne le quitta pas une seconde, il fut, encore
une fois, le compagnon dévoué qu’il avait
toujours été ; mais Fredi, sans le dire, lui rendait
dévouement pour dévouement.
Les préparatifs durèrent trois jours pleins,
parce qu’il activa les choses. Cependant il fut
heureux du résultat et se surprit à sourire.
Il ne doutait pas du consentement de sa
mère ; avec le recul nécessaire, il se rendait
compte que c’était le vœu le plus cher de la pauvre esseulée.
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text/x-wiki
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{{T2|XIII|mt=4em|mb=2em}}
Fredi avait retrouvé {{Mme|Masseret|nx}} abîmée
dans le plus absolu désespoir. La malheureuse
se voyait surprise par cette subite solitude. À la
vue de son fils, elle oublia un moment toutes ses peines.
Lui, se taisait, ne disait point le but de son
retour inattendu. Il ne savait pourquoi il agissait
ainsi. Un instinct obscur le poussait à prendre
possession de cette vieille maison où maintenant
il était le maître.
Avec sa mère à son bras, il en parcourut
toutes les pièces avec une satisfaction de propriétaire.
Parfois {{Mme|Masseret|nx}} soupirait en murmurant :
— Je vais me trouver bien seule ici !
Fredi ne répondait rien et souriait malicieusement.
Il lui semblait que son attachement
pour sa mère grandissait de minute en minute,<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
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{{T2|XIII|mt=4em|mb=2em}}
Fredi avait retrouvé {{Mme|Masseret|nx}} abîmée
dans le plus absolu désespoir. La malheureuse
se voyait surprise par cette subite solitude. À la
vue de son fils, elle oublia un moment toutes ses peines.
Lui, se taisait, ne disait point le but de son
retour inattendu. Il ne savait pourquoi il agissait
ainsi. Un instinct obscur le poussait à prendre
possession de cette vieille maison où maintenant
il était le maître.
Avec sa mère à son bras, il en parcourut
toutes les pièces avec une satisfaction de propriétaire.
Parfois {{Mme|Masseret|nx}} soupirait en murmurant :
— Je vais me trouver bien seule ici !
Fredi ne répondait rien et souriait malicieusement.
Il lui semblait que son attachement
pour sa mère grandissait de minute en minute,<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>qu’il découvrait soudain l’infinie tendresse de la
pauvre femme.
Il se maudissait de n’avoir vu clair plus tôt et
se jurait de rattraper à l’avenir le temps perdu.
L’après-midi s’écoula dans la monotonie de la
vie provinciale ; quelques visites survinrent,
poussées plutôt par la curiosité que par la pitié.
Le notaire parut également ; Masseret était
mort intestat et Fredi ne présentait aucune difficulté,
en conséquence la besogne de l’homme de
loi était considérablement facilitée.
La mère et le fils se retrouvèrent seuls à table
pour le dîner du soir et Fredi eut de nouveau
cette impression lourde d’une absence à ce repas.
Le cœur bouleversé par une tristesse il se décida
à parler :
— Tu ne m’as pas demandé pourquoi j’étais revenu ?
Elle le considéra en souriant :
— Je pensais que c’était pour me voir, mon
enfant, mais peut-être me suis-je trompée.
Il réfléchit une seconde :
— {{Nec|Eh}} bien voilà… Je t’enlève, tu as toute ta
journée de demain pour préparer tes affaires,<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude>qu’il découvrait soudain l’infinie tendresse de la
pauvre femme.
Il se maudissait de n’avoir vu clair plus tôt et
se jurait de rattraper à l’avenir le temps perdu.
L’après-midi s’écoula dans la monotonie de la
vie provinciale ; quelques visites survinrent,
poussées plutôt par la curiosité que par la pitié.
Le notaire parut également ; Masseret était
mort intestat et Fredi ne présentait aucune difficulté,
en conséquence la besogne de l’homme de
loi était considérablement facilitée.
La mère et le fils se retrouvèrent seuls à table
pour le dîner du soir et Fredi eut de nouveau
cette impression lourde d’une absence à ce repas.
Le cœur bouleversé par une tristesse il se décida
à parler :
— Tu ne m’as pas demandé pourquoi j’étais revenu ?
Elle le considéra en souriant :
— Je pensais que c’était pour me voir, mon
enfant, mais peut-être me suis-je trompée.
Il réfléchit une seconde :
— {{Nec|Eh}} bien voilà… Je t’enlève, tu as toute ta
journée de demain pour préparer tes affaires,<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>pas une heure de plus. Chez moi, à Paris, ta
chambre est prête… Une belle chambre, tu verras,
avec un papier rouge tout chargé de lumière.
Elle l’écoutait les mains aux seins, essayant
de dompter son émotion. Elle aussi pour la première
fois découvrait son fils. Elle l’avait cru
froid, indifférent, et s’apercevait soudain que
c’était un tendre.
Elle songea au passé et des larmes roulèrent
sur ses joues.
— Comme tu as dû souffrir, mon pauvre petit !
Il se secoua, refoulant le chagrin, ne voulant
voir que l’avenir. Un avenir très clair, où il se
dévouerait entièrement pour un être cher. Il
avait tout pesé ; sa mère était jeune encore, elle
vivrait longtemps sans doute et il la suivrait
de près dans la tombe, afin de ne point retomber
de nouveau dans la solitude.
Elle se leva et se penchant sur Fredi, l’embrassa.
Il se dégagea doucement, heureux de cette
marque d’affection :
— Tu ne m’as pas dit que tu consentais ?
Elle se rassit et sourit :<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude>pas une heure de plus. Chez moi, à Paris, ta
chambre est prête… Une belle chambre, tu verras,
avec un papier rouge tout chargé de lumière.
Elle l’écoutait les mains aux seins, essayant
de dompter son émotion. Elle aussi pour la première
fois découvrait son fils. Elle l’avait cru
froid, indifférent, et s’apercevait soudain que
c’était un tendre.
Elle songea au passé et des larmes roulèrent
sur ses joues.
— Comme tu as dû souffrir, mon pauvre petit !
Il se secoua, refoulant le chagrin, ne voulant
voir que l’avenir. Un avenir très clair, où il se
dévouerait entièrement pour un être cher. Il
avait tout pesé ; sa mère était jeune encore, elle
vivrait longtemps sans doute et il la suivrait
de près dans la tombe, afin de ne point retomber
de nouveau dans la solitude.
Elle se leva et se penchant sur Fredi, l’embrassa.
Il se dégagea doucement, heureux de cette
marque d’affection :
— Tu ne m’as pas dit que tu consentais ?
Elle se rassit et sourit :<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude><nowiki/>
— Bêta… tu sais bien que c’était mon rêve…
mais peut-être te marieras-tu bientôt ?
Elle posait cette question en tremblant ; Fredi
rougit et dit gravement :
— Je ne me marierai pas… non point à cause
de ta présence, tranquillise-toi, mais parce que
je n’ai aucune aptitude pour la vie de ménage.
Tandis qu’il prononçait ces paroles, un sanglot
lui déchirait la gorge. Il mentait, et c’était
la base de toute sa mélancolie que cette impossibilité
de trouver le bonheur ici-bas, dans la
quiétude du foyer.
{{Mme|Masseret|nx}} n’insista pas, son intuition de
mère lui révélait qu’il y avait là un secret douloureux.
Cependant, maintenant, un grand contentement
gisait en eux. Ils achevèrent le dîner rapidement
et retournèrent au salon.
Fredi donna ses dernières indications : la
vieille maison familiale serait conservée, sa
mère n’emporterait que le nécessaire et les quelques
souvenirs qui lui étaient chers.
Elle approuva tout, acquiesça à tout, elle se
sentait vraiment trop heureuse et croyait trouver
enfin la récompense d’une vie d’abnégation.
Le jour suivant fut occupé aux préparatifs.<noinclude></noinclude>
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Cunegonde1
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/* Corrigée */
15915321
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text/x-wiki
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— Bêta… tu sais bien que c’était mon rêve…
mais peut-être te marieras-tu bientôt ?
Elle posait cette question en tremblant ; Fredi
rougit et dit gravement :
— Je ne me marierai pas… non point à cause
de ta présence, tranquillise-toi, mais parce que
je n’ai aucune aptitude pour la vie de ménage.
Tandis qu’il prononçait ces paroles, un sanglot
lui déchirait la gorge. Il mentait, et c’était
la base de toute sa mélancolie que cette impossibilité
de trouver le bonheur ici-bas, dans la
quiétude du foyer.
{{Mme|Masseret|nx}} n’insista pas, son intuition de
mère lui révélait qu’il y avait là un secret douloureux.
Cependant, maintenant, un grand contentement
gisait en eux. Ils achevèrent le dîner rapidement
et retournèrent au salon.
Fredi donna ses dernières indications : la
vieille maison familiale serait conservée, sa
mère n’emporterait que le nécessaire et les quelques
souvenirs qui lui étaient chers.
Elle approuva tout, acquiesça à tout, elle se
sentait vraiment trop heureuse et croyait trouver
enfin la récompense d’une vie d’abnégation.
Le jour suivant fut occupé aux préparatifs.<noinclude></noinclude>
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2026-07-11T06:50:46Z
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>La vieille Mélanie qui les servait depuis environ
cinq ans se lamentait de ce départ, mais se refusait
obstinément à les suivre.
Fredi en fut plutôt satisfait, ne voyant pas la
possibilité de grever un budget de cette nouvelle bouche.
Xavier fut prévenu télégraphiquement et
{{Mme|Masseret|nx}}, {{Corr|conduit|conduite}} par son fils, prit un
train du soir. Elle partit sans regarder derrière
elle, craignant quand même un déchirement, en
abandonnant toutes ces vieilles choses.
Elle ne voulait plus penser non plus au disparu.
Elle lui gardait, au fond du cœur, une tendresse
pour les quelques heures de joie qu’il lui
avait procurées. Maintenant, son regard se posait
orgueilleusement sur son fils qui, par son
effort personnel, avait gravi plusieurs échelons
de l’échelle sociale. Déjà il était quelqu’un et la
nullité du père se trouvait amplement compensée
par l’intelligence du fils. De cela, elle était
reconnaissante à Masseret et pour cela aussi, elle
lui conservait de l’affection.
À la gare de Lyon, Xavier toujours aussi fidèle
les attendait avec un taxi. {{Mme|Masseret|nx}} devina
aussitôt qu’il aimait Fredi, peut-être autant
qu’elle. Avec spontanéité, elle lui tendit la main<noinclude></noinclude>
rvbhvkly1d1r2z1st9360oge4x2sqi9
15915322
15914948
2026-07-11T08:26:38Z
Cunegonde1
52509
/* Corrigée */
15915322
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude>La vieille Mélanie qui les servait depuis environ
cinq ans se lamentait de ce départ, mais se refusait
obstinément à les suivre.
Fredi en fut plutôt satisfait, ne voyant pas la
possibilité de grever un budget de cette nouvelle bouche.
Xavier fut prévenu télégraphiquement et
{{Mme|Masseret|nx}}, {{Corr|conduit|conduite}} par son fils, prit un
train du soir. Elle partit sans regarder derrière
elle, craignant quand même un déchirement, en
abandonnant toutes ces vieilles choses.
Elle ne voulait plus penser non plus au disparu.
Elle lui gardait, au fond du cœur, une tendresse
pour les quelques heures de joie qu’il lui
avait procurées. Maintenant, son regard se posait
orgueilleusement sur son fils qui, par son
effort personnel, avait gravi plusieurs échelons
de l’échelle sociale. Déjà il était quelqu’un et la
nullité du père se trouvait amplement compensée
par l’intelligence du fils. De cela, elle était
reconnaissante à Masseret et pour cela aussi, elle
lui conservait de l’affection.
À la gare de Lyon, Xavier toujours aussi fidèle
les attendait avec un taxi. {{Mme|Masseret|nx}} devina
aussitôt qu’il aimait Fredi, peut-être autant
qu’elle. Avec spontanéité, elle lui tendit la main<noinclude></noinclude>
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15914949
2026-07-11T06:50:56Z
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/* Page non corrigée */ Cunegonde1: split automated match and split edit, revert if incorrect
15914949
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>et ils échangèrent une étreinte qui les liait d’une
entente secrète.
La voiture les mena rapidement rue du Moulin
Vert. Durant tout le trajet, Xavier bavarda,
mettant Fredi au courant des dernières nouvelles.
Il avait passé pour lui à la revue et chez
l’éditeur et rapportait des promesses de travail.
Son amitié l’avait averti que l’ami aurait désormais
besoin de ressources accrues et malheureusement,
il ne pouvait plus lui venir en aide.
Quand elle pénétra dans le {{lang|en|home}} de son fils,
{{Mme|Masseret|nx}} s’extasia. Tout lui semblait magnifique,
plein de gaieté, en cette garçonnière
arrangée avec goût.
Fredi, joyeux, l’entraîna jusqu’à sa chambre,
épiant la joie soudaine sur ce pauvre visage flétri.
Xavier les rappela parce que le dîner attendait
dans la cuisine. Toujours complaisant, il
avait pris soin de tout commander à l’avance
chez le traiteur voisin.
Ils se réunirent autour de la table et {{Mme|Masseret|nx}}
ne regretta point que son intimité fut troublée
par la présence d’un tiers. Elle sentait Xavier
de la famille ; elle le voyait exactement tel<noinclude></noinclude>
rhl73ap94bw5ukm08xnzsbdlvv3mmtg
15915324
15914949
2026-07-11T08:26:48Z
Cunegonde1
52509
/* Corrigée */
15915324
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude>et ils échangèrent une étreinte qui les liait d’une
entente secrète.
La voiture les mena rapidement rue du Moulin
Vert. Durant tout le trajet, Xavier bavarda,
mettant Fredi au courant des dernières nouvelles.
Il avait passé pour lui à la revue et chez
l’éditeur et rapportait des promesses de travail.
Son amitié l’avait averti que l’ami aurait désormais
besoin de ressources accrues et malheureusement,
il ne pouvait plus lui venir en aide.
Quand elle pénétra dans le {{lang|en|home}} de son fils,
{{Mme|Masseret|nx}} s’extasia. Tout lui semblait magnifique,
plein de gaieté, en cette garçonnière
arrangée avec goût.
Fredi, joyeux, l’entraîna jusqu’à sa chambre,
épiant la joie soudaine sur ce pauvre visage flétri.
Xavier les rappela parce que le dîner attendait
dans la cuisine. Toujours complaisant, il
avait pris soin de tout commander à l’avance
chez le traiteur voisin.
Ils se réunirent autour de la table et {{Mme|Masseret|nx}}
ne regretta point que son intimité fut troublée
par la présence d’un tiers. Elle sentait Xavier
de la famille ; elle le voyait exactement tel<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>qu’il avait constamment été, le protecteur de son fils.
Dès le jour suivant, la vie se régularisa ; Xavier
s’en fut chercher {{Mme|Martin|nx}}, qui reprit
sa place au nettoyage.
Il accompagna également {{Mme|Masseret|nx}} dans
ses courses.
Il se voyait heureux de la tournure que prenaient
les événements, espérant le sauvetage de
son ami.
Fredi voulait oublier le passé ; il se réinstalla
à son bureau et se remit à la tâche.
La besogne lui semblait plus légère, il se
croyait libéré de la tyrannie de la chair, parce
qu’il avait momentanément la satisfaction sentimentale.
Les premiers jours, il hésita à revêtir le kimono
japonais ; il avait un peu honte de cette
faiblesse devant sa mère, quoique celle-ci fut
bien incapable d’en deviner la cause.
Il se couchait tard et bien enfermé dans sa
chambre il s’abandonnait au rêve, escomptant,
par ce moyen, pouvoir se passer de la réalité. Il
se disait avec apparence de raison qu’il existait
de par le monde une multitude de {{tiret|soli|taires}}<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude>qu’il avait constamment été, le protecteur de son fils.
Dès le jour suivant, la vie se régularisa ; Xavier
s’en fut chercher {{Mme|Martin|nx}}, qui reprit
sa place au nettoyage.
Il accompagna également {{Mme|Masseret|nx}} dans
ses courses.
Il se voyait heureux de la tournure que prenaient
les événements, espérant le sauvetage de
son ami.
Fredi voulait oublier le passé ; il se réinstalla
à son bureau et se remit à la tâche.
La besogne lui semblait plus légère, il se
croyait libéré de la tyrannie de la chair, parce
qu’il avait momentanément la satisfaction sentimentale.
Les premiers jours, il hésita à revêtir le kimono
japonais ; il avait un peu honte de cette
faiblesse devant sa mère, quoique celle-ci fut
bien incapable d’en deviner la cause.
Il se couchait tard et bien enfermé dans sa
chambre il s’abandonnait au rêve, escomptant,
par ce moyen, pouvoir se passer de la réalité. Il
se disait avec apparence de raison qu’il existait
de par le monde une multitude de {{tiret|soli|taires}}<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>{{tiret2|soli|taires}} comme lui, que la conscience ou la peur
éloignaient de la débauche.
Il oubliait seulement qu’il avait goûté au fruit
défendu et qu’il en conservait, quoi qu’il fît, la
saveur sur les lèvres.
En attendant, il trompait sa faim de volupté,
plutôt qu’il ne l’apaisait ; mais il ne pensait
point que le réveil pût être brutal.
De l’abandon de René, il gardait cependant
une douleur au cœur ; il regrettait aussi que le
jeune homme se fût détourné de la voie qu’il
avait choisie. Il entrevoyait, pour lui, la prostitution
plus ou moins proche et ensuite la misère.
Évidemment René avait été entraîné pour la
passion, mais également par l’appât du gain.
Seulement il ignorait combien ces amours sont éphémères.
Son rêve, chaque nuit, le tenait éveillé environ
une heure, si bien que le matin, il se levait
brisé. Il s’était ainsi dressé une ligne de conduite,
se permettant une solution à époque fixe,
de façon à trouver un moment d’apaisement.
À ce régime, malheureusement, il tuait son
dernier reste de vigueur masculine. Il atteignait
à vingt-huit ans, à la sénilité et s’en réjouissait.<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude>{{tiret2|soli|taires}} comme lui, que la conscience ou la peur
éloignaient de la débauche.
Il oubliait seulement qu’il avait goûté au fruit
défendu et qu’il en conservait, quoi qu’il fît, la
saveur sur les lèvres.
En attendant, il trompait sa faim de volupté,
plutôt qu’il ne l’apaisait ; mais il ne pensait
point que le réveil pût être brutal.
De l’abandon de René, il gardait cependant
une douleur au cœur ; il regrettait aussi que le
jeune homme se fût détourné de la voie qu’il
avait choisie. Il entrevoyait, pour lui, la prostitution
plus ou moins proche et ensuite la misère.
Évidemment René avait été entraîné pour la
passion, mais également par l’appât du gain.
Seulement il ignorait combien ces amours sont éphémères.
Son rêve, chaque nuit, le tenait éveillé environ
une heure, si bien que le matin, il se levait
brisé. Il s’était ainsi dressé une ligne de conduite,
se permettant une solution à époque fixe,
de façon à trouver un moment d’apaisement.
À ce régime, malheureusement, il tuait son
dernier reste de vigueur masculine. Il atteignait
à vingt-huit ans, à la sénilité et s’en réjouissait.<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>Il était fier de cette impuissance morbide qui le
plaçait hors la loi commune.
Quand il revoyait sa mère, le matin, il avait
un peu honte de lui-même, mais le soir, il retombait
machinalement dans le même gouffre.
{{Mme|Masseret|nx}}, au contraire, rajeunissait ; elle
avait trouvé le bonheur dans cette ambiance
paisible, mais où il n’y avait pas, au moins, à
compter sou à sou.
Son admiration pour son Fredi s’accroissait
et elle n’apercevait point son côté faible, son
ignorance de la vie le lui interdisant.
Elle conduisait le ménage, mais ne s’occupait
point de la bourse ; Fredi conservait le souci
pour lui, afin de ne pas faire partager ses difficultés
à la pauvre femme.
Elle ne s’étonnait donc point de la présence
continuelle de Xavier. Bien mieux, elle s’en réjouissait,
ayant en lui une compagnie aimable,
d’une infinie douceur et d’une complaisance
sans borne.
Le sexagénaire reportait sur la mère un peu
de son affection pour le fils. Lui n’oubliait pas
les jours passés et il reconnaissait que le maigre
bonheur qu’il avait eu en ce monde, c’était Fredi
qui le lui avait donné.<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude>Il était fier de cette impuissance morbide qui le
plaçait hors la loi commune.
Quand il revoyait sa mère, le matin, il avait
un peu honte de lui-même, mais le soir, il retombait
machinalement dans le même gouffre.
{{Mme|Masseret|nx}}, au contraire, rajeunissait ; elle
avait trouvé le bonheur dans cette ambiance
paisible, mais où il n’y avait pas, au moins, à
compter {{Nec|sou à sou}}.
Son admiration pour son Fredi s’accroissait
et elle n’apercevait point son côté faible, son
ignorance de la vie le lui interdisant.
Elle conduisait le ménage, mais ne s’occupait
point de la bourse ; Fredi conservait le souci
pour lui, afin de ne pas faire partager ses difficultés
à la pauvre femme.
Elle ne s’étonnait donc point de la présence
continuelle de Xavier. Bien mieux, elle s’en réjouissait,
ayant en lui une compagnie aimable,
d’une infinie douceur et d’une complaisance
sans borne.
Le sexagénaire reportait sur la mère un peu
de son affection pour le fils. Lui n’oubliait pas
les jours passés et il reconnaissait que le maigre
bonheur qu’il avait eu en ce monde, c’était Fredi
qui le lui avait donné.<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude><nowiki/>
L’après-midi, tandis que le jeune homme, attaché
à son bureau, travaillait, il emmenait madame
Masseret et lui faisait visiter Paris.
Pour cette bonté à l’égard de sa mère, Fredi
lui avait de la gratitude. Il voulait aussi se
croire heureux et se le répétait sans cesse. Néanmoins,
sa mélancolie subsistait, un découragement
invincible l’éloignait de tout effort qui
n’était point son habituel travail.
Il y avait, en lui, cette perpétuelle sensation
d’inassouvissement ; un besoin secret le torturait,
le sexe, malgré sa déficience, se révoltait
contre son inertie. L’imagination alors prenait le
dessus et le malheureux Fredi retombait dans le
rêve, toujours, même de plus en plus irréalisable.
Il n’essayait même pas de se rapprocher de la
femme, certain inconsciemment qu’elle ne lui
apporterait pas le contentement. Il conservait
à son égard cette timidité spéciale que tous les
invertis appellent répugnance.
Lassé de lutter continuellement, il se revêtit
un matin de son kimono et reprit ses bas de
soie avec des jarretières garnies de rococo.
Quand il se vif ainsi, dans la glace, il eut un
sursaut de joie ; un plaisir morbide s’enfonçait
en lui.<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
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L’après-midi, tandis que le jeune homme, attaché
à son bureau, travaillait, il emmenait madame
Masseret et lui faisait visiter Paris.
Pour cette bonté à l’égard de sa mère, Fredi
lui avait de la gratitude. Il voulait aussi se
croire heureux et se le répétait sans cesse. Néanmoins,
sa mélancolie subsistait, un découragement
invincible l’éloignait de tout effort qui
n’était point son habituel travail.
Il y avait, en lui, cette perpétuelle sensation
d’inassouvissement ; un besoin secret le torturait,
le sexe, malgré sa déficience, se révoltait
contre son inertie. L’imagination alors prenait le
dessus et le malheureux Fredi retombait dans le
rêve, toujours, même de plus en plus irréalisable.
Il n’essayait même pas de se rapprocher de la
femme, certain inconsciemment qu’elle ne lui
apporterait pas le contentement. Il conservait
à son égard cette timidité spéciale que tous les
invertis appellent répugnance.
Lassé de lutter continuellement, il se revêtit
un matin de son kimono et reprit ses bas de
soie avec des jarretières garnies de rococo.
Quand il se vif ainsi, dans la glace, il eut un
sursaut de joie ; un plaisir morbide s’enfonçait
en lui.<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude><nowiki/>
En le trouvant en cet accoutrement bizarre,
Madame Masseret crut qu’il se livrait à une farce
enfantine et éclata de rire.
La honte qu’il éprouva lui fut agréable et il
tint un peu plus à son costume.
Toutefois, pour sauver la face, il expliqua
très sérieusement qu’il était mieux pour travailler,
que le pyjama le plus lâche le gênait
aux entournures.
Elle accepta l’explication, considérant cette
manie comme une fantaisie de grand homme et
Xavier se garda bien de la détromper.
Les jours coulaient dans une tranquillité relative ;
Fredi fuyait le monde parce qu’il avait
peur de la tentation. Il ne sortait que pour se
rendre à la revue ou chez un éditeur.
Grâce à Xavier, il en avait découvert un autre
qui réclamait spécialement, de lui, des études
sur la période Gallo-Romaine.
Il dut retourner à la bibliothèque nationale
et il le fit avec crainte.
Dehors maintenant, il s’en allait très vite, baissant
le nez, troublé par une invincible timidité.
Si par hasard, un inconnu l’arrêtait dans la rue
pour lui demander un renseignement, il rougissait
et bégayait.<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
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En le trouvant en cet accoutrement bizarre,
Madame Masseret crut qu’il se livrait à une farce
enfantine et éclata de rire.
La honte qu’il éprouva lui fut agréable et il
tint un peu plus à son costume.
Toutefois, pour sauver la face, il expliqua
très sérieusement qu’il était mieux pour travailler,
que le pyjama le plus lâche le gênait
aux entournures.
Elle accepta l’explication, considérant cette
manie comme une fantaisie de grand homme et
Xavier se garda bien de la détromper.
Les jours coulaient dans une tranquillité relative ;
Fredi fuyait le monde parce qu’il avait
peur de la tentation. Il ne sortait que pour se
rendre à la revue ou chez un éditeur.
Grâce à Xavier, il en avait découvert un autre
qui réclamait spécialement, de lui, des études
sur la période Gallo-Romaine.
Il dut retourner à la bibliothèque nationale
et il le fit avec crainte.
Dehors maintenant, il s’en allait très vite, baissant
le nez, troublé par une invincible timidité.
Si par hasard, un inconnu l’arrêtait dans la rue
pour lui demander un renseignement, il rougissait
et bégayait.<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude><nowiki/>
Cette gêne le poursuivait, l’enveloppait comme
d’un manteau de plomb. C’était là encore une
révolte du sexe constamment trompé dans ses besoins.
Il avait aussi parfois des obsessions douloureuses,
les odeurs surtout produisaient sur lui
des impressions indéfinissables.
Certains parfums lui causaient une véritable
griserie, un alanguissement qui le plongeait
pour un moment dans une insurmontable paresse.
Aller et revenir de la bibliothèque lui devenait
torture ; il ne se sentait l’esprit libre qu’au
logis. Devant les grands in-folios sa personnalité
également se transformait, à cet instant il
était tout esprit.
L’obsession semblait grandir chaque jour, peser
plus lourdement sur son cerveau. Une crainte
le poursuivait, il avait la sensation qu’un malheur
le menaçait et il ignorait lequel.
Pourtant, il s’entêtait dans sa solitude, ne saisissant
pas que tout le mal venait de là. Il croyait
au contraire lutter courageusement contre l’appel
sourd mais tenace de la chair.
Xavier et {{Mme|Masseret|nx}} qui vivaient continuellement
auprès de lui, ne remarquaient rien<noinclude></noinclude>
ovdcgcvdp4o4ktpg0tnk3233ekfyzz8
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text/x-wiki
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Cette gêne le poursuivait, l’enveloppait comme
d’un manteau de plomb. C’était là encore une
révolte du sexe constamment trompé dans ses besoins.
Il avait aussi parfois des obsessions douloureuses,
les odeurs surtout produisaient sur lui
des impressions indéfinissables.
Certains parfums lui causaient une véritable
griserie, un alanguissement qui le plongeait
pour un moment dans une insurmontable paresse.
Aller et revenir de la bibliothèque lui devenait
torture ; il ne se sentait l’esprit libre qu’au
logis. Devant les grands in-folios sa personnalité
également se transformait, à cet instant il
était tout esprit.
L’obsession semblait grandir chaque jour, peser
plus lourdement sur son cerveau. Une crainte
le poursuivait, il avait la sensation qu’un malheur
le menaçait et il ignorait lequel.
Pourtant, il s’entêtait dans sa solitude, ne saisissant
pas que tout le mal venait de là. Il croyait
au contraire lutter courageusement contre l’appel
sourd mais tenace de la chair.
Xavier et {{Mme|Masseret|nx}} qui vivaient continuellement
auprès de lui, ne remarquaient rien<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>du changement progressif qui avait lieu. Ils ne
voyaient pas ses rides naissantes malgré sa jeunesse,
ni son teint blafard que le cerne des paupières
accentuait encore.
Lui, cependant, s’apercevait de sa faiblesse
grandissante, de sa difficulté à exécuter tout
effort physique, du perpétuel besoin de s’asseoir,
parce que ses jambes fléchissaient sous lui.
Il n’eut pas peur, mais il songea aux siens,
aux deux seuls êtres dont il était l’unique soutien :
sa mère et Xavier. Pour eux, il voulut
lutter et se mit à un régime tonique, expliquant
cette nécessité par l’excès de travail.
{{sep|6|m=2em}}<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude>du changement progressif qui avait lieu. Ils ne
voyaient pas ses rides naissantes malgré sa jeunesse,
ni son teint blafard que le cerne des paupières
accentuait encore.
Lui, cependant, s’apercevait de sa faiblesse
grandissante, de sa difficulté à exécuter tout
effort physique, du perpétuel besoin de s’asseoir,
parce que ses jambes fléchissaient sous lui.
Il n’eut pas peur, mais il songea aux siens,
aux deux seuls êtres dont il était l’unique soutien :
sa mère et Xavier. Pour eux, il voulut
lutter et se mit à un régime tonique, expliquant
cette nécessité par l’excès de travail.
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text/x-wiki
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/* Sans texte */
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text/x-wiki
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude><nowiki/>
{{T2|XIV|mt=4em|mb=2em}}
Stanie parut à l’improviste une après-midi,
lorsque Fredi était seul. En le voyant, il eut une
sorte d’évanouissement et fut incapable de prononcer
une parole. Il se traîna vers un fauteuil
où il se laissa tomber lourdement.
Le millionnaire semblait triste également ; il
lui avait dit :
— Bonjour Fredi !
d’un ton lamentable.
Il s’assit auprès de lui et demeura un instant
sans parler. Puis il eut comme une colère subite :
— René m’a plaqué.
Fredi haussa les épaules.
— Ça devait t’arriver, mais je n’avais pas à
te prévenir. Tu n’es jamais revenu me voir.
Stanie se rapprocha, confus :
— Pardonne-moi, c’était la petite qui ne {{tiret|vou|lait}}<noinclude></noinclude>
8br2rfb3qy924pnar0gsfbt67cu4ti4
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Cunegonde1
52509
/* Corrigée */
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text/x-wiki
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{{T2|XIV|mt=4em|mb=2em}}
Stanie parut à l’improviste une après-midi,
lorsque Fredi était seul. En le voyant, il eut une
sorte d’évanouissement et fut incapable de prononcer
une parole. Il se traîna vers un fauteuil
où il se laissa tomber lourdement.
Le millionnaire semblait triste également ; il
lui avait dit :
— Bonjour Fredi !
d’un ton lamentable.
Il s’assit auprès de lui et demeura un instant
sans parler. Puis il eut comme une colère subite :
— René m’a plaqué.
Fredi haussa les épaules.
— Ça devait t’arriver, mais je n’avais pas à
te prévenir. Tu n’es jamais revenu me voir.
Stanie se rapprocha, confus :
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2026-07-11T06:52:36Z
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/* Page non corrigée */ Cunegonde1: split automated match and split edit, revert if incorrect
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>{{tiret2|vou|lait}} pas. Nous avons été heureux cependant, je la
croyais toute à moi et un matin je me suis aperçu
qu’elle voyait régulièrement un riche espagnol,
titré par surcroît.
Fredi écoutait en souriant ; peu à peu son
émotion se calmait, tandis qu’un autre émoi
naissait. Stanie poursuivit :
— Naturellement je lui ai flanqué une volée…
avec un bâton même, pour que ça lui profite
mieux. Ça s’est remis à marcher, nous avons
eu quelques jours de tranquillité, mon René était
doux comme un agneau, docile, respectueux.
Mais va-t-en voir… il refile trouver son espagnol
et rentre à la nuit. Nouvelle volée, nouvelle période
de calme. Cela a duré ainsi pendant deux
mois, avec des alternatives de fugue et de gentillesse.
Hier après-midi, je suis sorti ; en rentrant,
plus de René, toutes ses affaires enlevées
et en place, deux lignes : Je suis trop battu, je
me sauve, ne me cherche pas, ce soir je ne serai
plus en France. Je ne l’ai pas cru évidemment,
j’ai battu tout Montmartre, ce matin j’ai été au
Bois, j’ai déjeuné au {{sic2|Champ-Élysées}} où son espagnol
prenait ses repas. Rien !… ils ont dû partir
à l’étranger.
Le silence tomba entre eux, la mélancolie les<noinclude></noinclude>
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15914960
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Cunegonde1
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croyais toute à moi et un matin je me suis aperçu
qu’elle voyait régulièrement un riche espagnol,
titré par surcroît.
Fredi écoutait en souriant ; peu à peu son
émotion se calmait, tandis qu’un autre émoi
naissait. Stanie poursuivit :
— Naturellement je lui ai flanqué une volée…
avec un bâton même, pour que ça lui profite
mieux. Ça s’est remis à marcher, nous avons
eu quelques jours de tranquillité, mon René était
doux comme un agneau, docile, respectueux.
Mais va-t-en voir… il refile trouver son espagnol
et rentre à la nuit. Nouvelle volée, nouvelle période
de calme. Cela a duré ainsi pendant deux
mois, avec des alternatives de fugue et de gentillesse.
Hier après-midi, je suis sorti ; en rentrant,
plus de René, toutes ses affaires enlevées
et en place, deux lignes : Je suis trop battu, je
me sauve, ne me cherche pas, ce soir je ne serai
plus en France. Je ne l’ai pas cru évidemment,
j’ai battu tout Montmartre, ce matin j’ai été au
Bois, j’ai déjeuné au {{sic2|Champ-Élysées}} où son espagnol
prenait ses repas. Rien !… ils ont dû partir
à l’étranger.
Le silence tomba entre eux, la mélancolie les<noinclude></noinclude>
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SodiumBot
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Cunegonde1
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SodiumBot
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SodiumBot
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Cunegonde1
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SodiumBot
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text/x-wiki
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SodiumBot
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>rapprochait, Fredi oubliait toutes ses résolutions.
Stanie le prit dans ses bras :
— Tu n’es pas ainsi, toi au moins !
La réconciliation fut scellée sur le champ.
Ils restèrent ensemble jusqu’au crépuscule,
tyrannisés l’un et l’autre par une soif ardente
de volupté.
Lorsque la nuit approcha, ils songèrent à se
revêtir et achevaient juste quand {{Mme|Masseret|nx}}
rentra suivie de Xavier.
Stanie produisit une excellente impression à
la mère et elle ne marqua aucun étonnement en
entendant Fredi le retenir à dîner.
Stanie qui était musicien promit d’envoyer un
piano dès le lendemain afin qu’ils pussent passer
les soirées ensemble.
Ce furent pour tous des heures charmantes
jusqu’au départ du millionnaire. Stanie possédait
une amabilité câline qui devait plaire aux
femmes ; en outre sa situation l’empêchait de
tomber dans la servilité.
Xavier fut également heureux de le voir ; il
s’était longtemps étonné de la chasteté de Fredi
et jugeait cette conduite comme dangereuse.
Il ne dit rien cependant, ni de ses inquiétudes<noinclude></noinclude>
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Cunegonde1
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Stanie le prit dans ses bras :
— Tu n’es pas ainsi, toi au moins !
La réconciliation fut scellée sur le champ.
Ils restèrent ensemble jusqu’au crépuscule,
tyrannisés l’un et l’autre par une soif ardente
de volupté.
Lorsque la nuit approcha, ils songèrent à se
revêtir et achevaient juste quand {{Mme|Masseret|nx}}
rentra suivie de Xavier.
Stanie produisit une excellente impression à
la mère et elle ne marqua aucun étonnement en
entendant Fredi le retenir à dîner.
Stanie qui était musicien promit d’envoyer un
piano dès le lendemain afin qu’ils pussent passer
les soirées ensemble.
Ce furent pour tous des heures charmantes
jusqu’au départ du millionnaire. Stanie possédait
une amabilité câline qui devait plaire aux
femmes ; en outre sa situation l’empêchait de
tomber dans la servilité.
Xavier fut également heureux de le voir ; il
s’était longtemps étonné de la chasteté de Fredi
et jugeait cette conduite comme dangereuse.
Il ne dit rien cependant, ni de ses inquiétudes<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>passées, ni de sa satisfaction présente, considérant
que tout s’arrange dans la vie.
Fredi se mit au travail plus tard que d’habitude,
mais acheva sa tâche quand même, si bien
qu’il se coucha vers trois heures du matin. Mais
il n’eut pas la tentation de s’abandonner au rêve
et dormit d’un bon sommeil reposant.
Le lendemain, un peu avant midi, le piano
annoncé par Stanie arriva. Il fut aussitôt installé
et le contre-maître qui avait assisté à la
livraison, remit à Fredi la facture acquittée.
Le jeune homme eut une vive rougeur et
cacha le papier dans sa poche. Pourtant il éprouvait
un contentement de ce cadeau magnifique.
Lui qui donnait tant aux autres était heureux de
recevoir à son tour, espérant trouver une affection
et un dévouement semblable au sien.
{{Mme|Masseret|nx}} cependant ne se douta de rien,
elle fut persuadée que son fils achetait lui-même
ce piano.
Fredi restait songeur, il demeura dans le cabinet,
enfoui dans un fauteuil, les jambes croisées,
le front dans la main. Repris par l’habitude
d’analyser, il reconnaissait que les incidents de
la veille lui avaient apporté une relative quiétude.<noinclude></noinclude>
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Cunegonde1
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que tout s’arrange dans la vie.
Fredi se mit au travail plus tard que d’habitude,
mais acheva sa tâche quand même, si bien
qu’il se coucha vers trois heures du matin. Mais
il n’eut pas la tentation de s’abandonner au rêve
et dormit d’un bon sommeil reposant.
Le lendemain, un peu avant midi, le piano
annoncé par Stanie arriva. Il fut aussitôt installé
et le contre-maître qui avait assisté à la
livraison, remit à Fredi la facture acquittée.
Le jeune homme eut une vive rougeur et
cacha le papier dans sa poche. Pourtant il éprouvait
un contentement de ce cadeau magnifique.
Lui qui donnait tant aux autres était heureux de
recevoir à son tour, espérant trouver une affection
et un dévouement semblable au sien.
{{Mme|Masseret|nx}} cependant ne se douta de rien,
elle fut persuadée que son fils achetait lui-même
ce piano.
Fredi restait songeur, il demeura dans le cabinet,
enfoui dans un fauteuil, les jambes croisées,
le front dans la main. Repris par l’habitude
d’analyser, il reconnaissait que les incidents de
la veille lui avaient apporté une relative quiétude.<noinclude></noinclude>
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Cunegonde1
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Cunegonde1
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text/x-wiki
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text/x-wiki
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Il en conclut que leur renouvellement à périodes
régulières lui était nécessaire.
On déjeuna gaiement et aussitôt après, au
lieu de traîner lamentablement par les pièces
comme il le faisait chaque jour, il s’habilla en
hâte et sortit.
Sur l’avenue d’Orléans il trouva un taxi qui
l’emmena rue Bassano, chez Stanie.
Celui-ci l’attendait un peu. Il avait dans cet
espoir un vêtement spécial, ample pyjama de
soie écarlate, le col largement dégagé, les pieds
nus dans des babouches de velours rouge.
Fredi, pendu à son bras, visita l’appartement
d’un luxe clinquant ; cela ressemblait beaucoup
au logement d’une riche entretenue.
Dans la chambre à coucher le lit s’étalait, bas,
immense, incitant aux ébats amoureux par son
aspect monumental.
Le salon était de bois doré, avec un tapis
épais et une peau d’ours devant le canapé. Il n’y
avait pas de salle à manger, Stanie prenait ses
repas au restaurant.
La cuisine était transformée en atelier de peinture,
le millionnaire barbouillant vaguement de
la toile. La salle de bain était devenue la bibliothèque,
mais une bibliothèque étrange où les<noinclude></noinclude>
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Cunegonde1
52509
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15915344
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text/x-wiki
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Il en conclut que leur renouvellement à périodes
régulières lui était nécessaire.
On déjeuna gaiement et aussitôt après, au
lieu de traîner lamentablement par les pièces
comme il le faisait chaque jour, il s’habilla en
hâte et sortit.
Sur l’avenue d’Orléans il trouva un taxi qui
l’emmena rue Bassano, chez Stanie.
Celui-ci l’attendait un peu. Il avait dans cet
espoir un vêtement spécial, ample pyjama de
soie écarlate, le col largement dégagé, les pieds
nus dans des babouches de velours rouge.
Fredi, pendu à son bras, visita l’appartement
d’un luxe clinquant ; cela ressemblait beaucoup
au logement d’une riche entretenue.
Dans la chambre à coucher le lit s’étalait, bas,
immense, incitant aux ébats amoureux par son
aspect monumental.
Le salon était de bois doré, avec un tapis
épais et une peau d’ours devant le canapé. Il n’y
avait pas de salle à manger, Stanie prenait ses
repas au restaurant.
La cuisine était transformée en atelier de peinture,
le millionnaire barbouillant vaguement de
la toile. La salle de bain était devenue la bibliothèque,
mais une bibliothèque étrange où les<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>livres étaient amoncelés à terre et la baignoire
remplie de revues.
Partout, un parfum d’ambre et de musc flottait.
On reconnaissait à ce détail l’origine espagnole
du Sud-Américain.
Dans cette atmosphère Fredi s’alanguissait, il
s’écroula sur le canapé, en proie à une impatience
sensuelle intolérable.
Stanie, exaspéré, le souleva dans ses bras et le
transporta jusqu’à la chambre à coucher.
Peu à peu le jeune homme revenait à lui ; il
avait des plaintes sourdes qui alternaient avec
des mots de passion.
Quand il partit, vers cinq heures du soir, il se
sentait absolument vigoureux, comme ranimé
soudainement. Il prit un taxi afin d’être plus
vite au logis et se mit au travail incontinent.
La besogne lui sembla d’une facilité extrême,
il abattit des pages et des pages sans noter la
moindre fatigue.
Au dîner, il mangea d’excellent appétit, ce
qui ne lui était pas arrivé depuis longtemps.
Sa mélancolie s’était évanouie, il reprenait
goût à la vie et, pour un instant, l’obsession
habituelle le laissait en repos.<noinclude></noinclude>
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15915345
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Cunegonde1
52509
/* Corrigée */
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text/x-wiki
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remplie de revues.
Partout, un parfum d’ambre et de musc flottait.
On reconnaissait à ce détail l’origine espagnole
du Sud-Américain.
Dans cette atmosphère Fredi s’alanguissait, il
s’écroula sur le canapé, en proie à une impatience
sensuelle intolérable.
Stanie, exaspéré, le souleva dans ses bras et le
transporta jusqu’à la chambre à coucher.
Peu à peu le jeune homme revenait à lui ; il
avait des plaintes sourdes qui alternaient avec
des mots de passion.
Quand il partit, vers cinq heures du soir, il se
sentait absolument vigoureux, comme ranimé
soudainement. Il prit un taxi afin d’être plus
vite au logis et se mit au travail incontinent.
La besogne lui sembla d’une facilité extrême,
il abattit des pages et des pages sans noter la
moindre fatigue.
Au dîner, il mangea d’excellent appétit, ce
qui ne lui était pas arrivé depuis longtemps.
Sa mélancolie s’était évanouie, il reprenait
goût à la vie et, pour un instant, l’obsession
habituelle le laissait en repos.<noinclude></noinclude>
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/* Page non corrigée */ Cunegonde1: split automated match and split edit, revert if incorrect
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text/x-wiki
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Stanie parut bientôt et l’on acheva la soirée
en sa compagnie.
{{Mme|Masseret|nx}} éprouvait une sympathie involontaire
à l’égard de ce millionnaire modeste et
simple, qui semblait en outre jouir d’une inlassable douceur.
La vie dès ce jour revint à une autre forme
de régularité. Fredi qui était contraint d’aller
à la bibliothèque presque chaque après-midi,
sortait le matin.
Il courait chez Stanie qu’il trouvait en pyjama
exorbitants, bleu azur, écarlate, vert pomme
galonné d’or.
Il s’attardait auprès de lui, dans la tiédeur
parfumée de ce {{lang|en|home}}, jusque vers onze heures,
puis il retournait rapidement au logis, emportant
une provision de cigarettes de luxe.
Un matin, Stanie lui offrit une bague de platine
orné d’un saphir et d’un brillant. Il accepta
en rougissant, regrettant de ne pouvoir donner,
en échange, que son attachement et sa fidélité.
Dès lors, ce fut une habitude ; Stanie éprouvait
une joie inquiète à faire des cadeaux.
L’après-midi, il rôdait par les rues à la recherche
de ce qu’il pourrait acheter à l’ami.
Il le monta ainsi en bijoux, comme un {{tiret|mu|lâtre}}<noinclude></noinclude>
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15915346
15914972
2026-07-11T08:30:33Z
Cunegonde1
52509
/* Corrigée */
15915346
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text/x-wiki
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Stanie parut bientôt et l’on acheva la soirée
en sa compagnie.
{{Mme|Masseret|nx}} éprouvait une sympathie involontaire
à l’égard de ce millionnaire modeste et
simple, qui semblait en outre jouir d’une inlassable douceur.
La vie dès ce jour revint à une autre forme
de régularité. Fredi qui était contraint d’aller
à la bibliothèque presque chaque après-midi,
sortait le matin.
Il courait chez Stanie qu’il trouvait en pyjama
exorbitants, bleu azur, écarlate, vert pomme
galonné d’or.
Il s’attardait auprès de lui, dans la tiédeur
parfumée de ce {{lang|en|home}}, jusque vers onze heures,
puis il retournait rapidement au logis, emportant
une provision de cigarettes de luxe.
Un matin, Stanie lui offrit une bague de platine
orné d’un saphir et d’un brillant. Il accepta
en rougissant, regrettant de ne pouvoir donner,
en échange, que son attachement et sa fidélité.
Dès lors, ce fut une habitude ; Stanie éprouvait
une joie inquiète à faire des cadeaux.
L’après-midi, il rôdait par les rues à la recherche
de ce qu’il pourrait acheter à l’ami.
Il le monta ainsi en bijoux, comme un {{tiret|mu|lâtre}}<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>{{tiret2|mu|lâtre}} Brésilien. Il choisissait le plus coûteux,
afin de s’assurer que Fredi ne pourrait, lui-même,
s’acheter le semblable.
Naturellement, {{Mme|Masseret|nx}} ignorait la
provenance de tout cela et se figurait que son
fils réalisait, avec ses études historiques, des
gains phénoménaux.
Après les bijoux, ce furent des nécessaires
divers en argent, toute une bimbeloterie de
grand luxe.
Fredi acceptait toujours, mais chaque cadeau
l’écrasait davantage, augmentant son attachement,
le faisant humble, faible et sombre
devant l’ami.
Celui-ci, en revanche, s’apercevant de sa puissance,
devenait tyrannique, le besoin de battre
se réveilla en lui.
Fredi accepta encore, rendu plus docile que
jamais par cette force virile qui le dominait. En
Stanie, il n’avait plus seulement un ami, mais
un maître. Ainsi, il revenait en arrière, aux
jours de sa jeunesse, lorsqu’il se distrayait avec
des plus grands que lui.
Il rentrait parfois au logis, meurtri mais
heureux. À son intention, Stanie avait acheté
un jonc souple et court. Par ce moyen, il le<noinclude></noinclude>
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Cunegonde1
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<noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude>{{tiret2|mu|lâtre}} Brésilien. Il choisissait le plus coûteux,
afin de s’assurer que Fredi ne pourrait, lui-même,
s’acheter le semblable.
Naturellement, {{Mme|Masseret|nx}} ignorait la
provenance de tout cela et se figurait que son
fils réalisait, avec ses études historiques, des
gains phénoménaux.
Après les bijoux, ce furent des nécessaires
divers en argent, toute une bimbeloterie de
grand luxe.
Fredi acceptait toujours, mais chaque cadeau
l’écrasait davantage, augmentant son attachement,
le faisant humble, faible et sombre
devant l’ami.
Celui-ci, en revanche, s’apercevant de sa puissance,
devenait tyrannique, le besoin de battre
se réveilla en lui.
Fredi accepta encore, rendu plus docile que
jamais par cette force virile qui le dominait. En
Stanie, il n’avait plus seulement un ami, mais
un maître. Ainsi, il revenait en arrière, aux
jours de sa jeunesse, lorsqu’il se distrayait avec
des plus grands que lui.
Il rentrait parfois au logis, meurtri mais
heureux. À son intention, Stanie avait acheté
un jonc souple et court. Par ce moyen, il le<noinclude></noinclude>
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{{img float|file=Des Vignons - Fredi en ménage, 1930 - image-201.jpg|width=450px|align=left|large=100%|cap=''Un matin, Stanie lui offrit une bague de platine…'' (page 189)|style=font-size:100%;font-style:italic|m=1em}}<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>pliait à sa volonté, souvent extravagante.
Il ne disait point que c’était cette brutalité
qui avait fait fuir René, d’un tempérament un
peu différent de Fredi.
Xavier voyait tout cela, ou plutôt le devinait
parce que les confidences de Fredi étaient rares,
mais en même temps, il constatait que son protégé
revenait à la vie, que sa tristesse et son
découragement s’évanouissaient. Fredi maintenant
demeurait en un état de gaîté constant, il
n’avait plus les obsessions, les craintes anciennes.
Même, il semblait avoir conquis un nouvel
équilibre et dirigeait le budget de la famille avec
plus de sagesse. Sans aller jusqu’à l’économie,
il réglait les dépenses afin qu’un reliquat lui
restât chaque mois.
Et un matin, il annonça victorieusement qu’il
allait acheter une petite auto.
Mais il eut le tort d’annoncer ce détail également
à Stanie qui l’emmena incontinent chez
un marchand et versa la moitié du prix de la
voiture afin que l’ami eut quelque chose de mieux.
La famille maintenant se composait de quatre
personnes, {{Mme|Masseret|nx}} elle-même regardait<noinclude></noinclude>
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Il ne disait point que c’était cette brutalité
qui avait fait fuir René, d’un tempérament un
peu différent de Fredi.
Xavier voyait tout cela, ou plutôt le devinait
parce que les confidences de Fredi étaient rares,
mais en même temps, il constatait que son protégé
revenait à la vie, que sa tristesse et son
découragement s’évanouissaient. Fredi maintenant
demeurait en un état de gaîté constant, il
n’avait plus les obsessions, les craintes anciennes.
Même, il semblait avoir conquis un nouvel
équilibre et dirigeait le budget de la famille avec
plus de sagesse. Sans aller jusqu’à l’économie,
il réglait les dépenses afin qu’un reliquat lui
restât chaque mois.
Et un matin, il annonça victorieusement qu’il
allait acheter une petite auto.
Mais il eut le tort d’annoncer ce détail également
à Stanie qui l’emmena incontinent chez
un marchand et versa la moitié du prix de la
voiture afin que l’ami eut quelque chose de mieux.
La famille maintenant se composait de quatre
personnes, {{Mme|Masseret|nx}} elle-même regardait<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>Stanie comme un vague parent. L’un semblait
nager dans un luxe relatif, le millionnaire qui
dînait presque chaque soir rue du Moulin Vert,
payait son écho sous des formes détournées. Il
montait la cave, faisait envoyer des primeurs
coûteuses, des gibiers fabuleux.
De lui, Fredi acceptait tout, parce qu’il ne se
serait point permis de refuser, définitivement
soumis par la force.
Mais un matin en arrivant rue Bassano, il
trouva la place occupée. La veille, Stanie n’avait
pas soupé en famille et au hasard d’une promenade
avait fait connaissance d’un ancien pensionnaire
d’une maison de détention.
Fredi se sauva en pleurant et erra longtemps
par les rues avant d’oser rentrer au logis. Il
sut assez dissimuler pour que sa mère ne
s’aperçut de rien. Mais à Xavier il avoua tout et
celui-ci, philosophe, conclut :
— C’était fatal !
Le malheureux vécut une semaine dans la
tristesse et le désarroi. Il sortait encore le matin
pour se tromper lui-même, et s’en allait au bois,
cheminant dans les sentiers jonchés de feuilles jaunies.
Instinctivement, il espérait une relation {{tiret|nou|velle}}<noinclude></noinclude>
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nager dans un luxe relatif, le millionnaire qui
dînait presque chaque soir rue du Moulin Vert,
payait son écho sous des formes détournées. Il
montait la cave, faisait envoyer des primeurs
coûteuses, des gibiers fabuleux.
De lui, Fredi acceptait tout, parce qu’il ne se
serait point permis de refuser, définitivement
soumis par la force.
Mais un matin en arrivant rue Bassano, il
trouva la place occupée. La veille, Stanie n’avait
pas soupé en famille et au hasard d’une promenade
avait fait connaissance d’un ancien pensionnaire
d’une maison de détention.
Fredi se sauva en pleurant et erra longtemps
par les rues avant d’oser rentrer au logis. Il
sut assez dissimuler pour que sa mère ne
s’aperçut de rien. Mais à Xavier il avoua tout et
celui-ci, philosophe, conclut :
— C’était fatal !
Le malheureux vécut une semaine dans la
tristesse et le désarroi. Il sortait encore le matin
pour se tromper lui-même, et s’en allait au bois,
cheminant dans les sentiers jonchés de feuilles jaunies.
Instinctivement, il espérait une relation {{tiret|nou|velle}}<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>{{tiret2|nou|velle}} qui aurait encore une fois comblé le vide
de son cœur.
Cet espoir devait se réaliser, tout au moins
d’une façon transitoire. Mais auparavant, un
entrefilet de journal le combla d’aise, satisfaisant
sa rancune.
Stanie en une nuit avait été cambriolé et
trouvé le matin, par son concierge, à demi
étranglé. Des soins rapides l’avaient ramené à
la vie. Cependant l’affaire n’eut d’autres suites
que le départ brusqué du millionnaire.
— C’était fatal ! résuma encore Xavier tandis
que Fredi dissimulait une larme de regret.
Il fut encore quelques jours à se remettre de
cette rude secousse. De nouveau il recommença
à croire à l’impossibilité du bonheur et retomba
dans le rêve qui entretient l’espoir.
Mais l’habitude était définitivement prise
maintenant et elle avait créé le besoin physique réel.
{{sep|6|m=2em}}<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
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de son cœur.
Cet espoir devait se réaliser, tout au moins
d’une façon transitoire. Mais auparavant, un
entrefilet de journal le combla d’aise, satisfaisant
sa rancune.
Stanie en une nuit avait été cambriolé et
trouvé le matin, par son concierge, à demi
étranglé. Des soins rapides l’avaient ramené à
la vie. Cependant l’affaire n’eut d’autres suites
que le départ brusqué du millionnaire.
— C’était fatal ! résuma encore Xavier tandis
que Fredi dissimulait une larme de regret.
Il fut encore quelques jours à se remettre de
cette rude secousse. De nouveau il recommença
à croire à l’impossibilité du bonheur et retomba
dans le rêve qui entretient l’espoir.
Mais l’habitude était définitivement prise
maintenant et elle avait créé le besoin physique réel.
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Cunegonde1
52509
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text/x-wiki
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude><nowiki/>
{{T2|{{Corr|XX|XV}}|mt=4em|mb=2em}}
Fredi se voyait définitivement perdu, dévalant
de plus en plus vite sur la pente fatale.
Il savait mieux dissimuler encore que par le
passé et sa mère ne devinait rien. Ses succès
auprès des éditeurs s’accroissaient, il avait
constamment du travail en préparation et l’argent
rentrait avec une régularité relative. La
possession d’une auto grevait lourdement son
budget, néanmoins il se tirait d’affaires grâce
à une particulière habileté et aussi à l’économie
que {{Mme|Masseret|nx}} faisait régner au logis.
Mais c’était une fête pour tous, lorsque, une
fois par semaine, ils partaient à la campagne
dans la souple torpedo. On se grisait d’air
durant une journée, on déjeunait au hasard de
la route et l’on revenait le soir, les poumons
dilatés, de l’espoir plein le cœur.
La voiture lui servait également à Paris dans
ses courses qui étaient nombreuses. Continuellement
il courait après la documentation {{tiret|néces|saire}}<noinclude></noinclude>
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Cunegonde1
52509
/* Corrigée */
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text/x-wiki
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{{T2|{{Corr|XX|XV}}|mt=4em|mb=2em}}
Fredi se voyait définitivement perdu, dévalant
de plus en plus vite sur la pente fatale.
Il savait mieux dissimuler encore que par le
passé et sa mère ne devinait rien. Ses succès
auprès des éditeurs s’accroissaient, il avait
constamment du travail en préparation et l’argent
rentrait avec une régularité relative. La
possession d’une auto grevait lourdement son
budget, néanmoins il se tirait d’affaires grâce
à une particulière habileté et aussi à l’économie
que {{Mme|Masseret|nx}} faisait régner au logis.
Mais c’était une fête pour tous, lorsque, une
fois par semaine, ils partaient à la campagne
dans la souple torpedo. On se grisait d’air
durant une journée, on déjeunait au hasard de
la route et l’on revenait le soir, les poumons
dilatés, de l’espoir plein le cœur.
La voiture lui servait également à Paris dans
ses courses qui étaient nombreuses. Continuellement
il courait après la documentation {{tiret|néces|saire}}<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>{{tiret2|néces|saire}} à son travail et naturellement ne trouvait
pas tout à la bibliothèque nationale.
De même, il promenait sa mère durant une
heure chaque après-midi, afin qu’elle put jouir
aussi de ce luxe tout nouveau.
Assurément, parmi leurs rares relations, on
les jugeait heureux, les confrères le considéraient
comme un chançard et le jalousaient un
peu. On ignorait cependant qu’il se tuait de
travail, non seulement en vue de gain, mais également,
afin de ne pas penser. Il s’était attelé à
l’étude de l’hébreu, dans l’espoir après tant
d’autres, de déchiffrer la {{Corr|kabale|kabbale}}.
Malgré tout cela, il souffrait et cachait farouchement
le ver qui lui rongeait le cœur. Xavier
seul savait, parce qu’il avait parcouru un calvaire identique.
Fredi croulait parce que le besoin physique
sans cesse renouvelé le harcelait. Il avait d’abord
sillonné le bois de Boulogne, arrêté par les
promeneurs solitaires et parmi ceux-là, il découvrit,
un jour, un ami de passage.
Dans l’impossibilité de se confier à un inconnu
qui d’ailleurs manifestait tout autant de
méfiance que lui, il avait fixé un rendez-vous,
pour le soir même, encore dans le bois.<noinclude></noinclude>
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15915359
15914981
2026-07-11T08:33:05Z
Cunegonde1
52509
/* Corrigée */
15915359
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude>{{tiret2|néces|saire}} à son travail et naturellement ne trouvait
pas tout à la bibliothèque nationale.
De même, il promenait sa mère durant une
heure chaque après-midi, afin qu’elle put jouir
aussi de ce luxe tout nouveau.
Assurément, parmi leurs rares relations, on
les jugeait heureux, les confrères le considéraient
comme un chançard et le jalousaient un
peu. On ignorait cependant qu’il se tuait de
travail, non seulement en vue de gain, mais également,
afin de ne pas penser. Il s’était attelé à
l’étude de l’hébreu, dans l’espoir après tant
d’autres, de déchiffrer la {{Corr|kabale|kabbale}}.
Malgré tout cela, il souffrait et cachait farouchement
le ver qui lui rongeait le cœur. Xavier
seul savait, parce qu’il avait parcouru un calvaire identique.
Fredi croulait parce que le besoin physique
sans cesse renouvelé le harcelait. Il avait d’abord
sillonné le bois de Boulogne, arrêté par les
promeneurs solitaires et parmi ceux-là, il découvrit,
un jour, un ami de passage.
Dans l’impossibilité de se confier à un inconnu
qui d’ailleurs manifestait tout autant de
méfiance que lui, il avait fixé un rendez-vous,
pour le soir même, encore dans le bois.<noinclude></noinclude>
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2026-07-11T06:56:06Z
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/* Page non corrigée */ Cunegonde1: split automated match and split edit, revert if incorrect
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude><nowiki/>
Et aussitôt après-dîner, il s’était enfui, sautant
dans un taxi qui le mena près de sa destination.
Il retrouva le compagnon dans un taillis et
là, il connut les affres de la peur en même temps
que les joies de la chair.
Il rentra chez lui, absolument honteux de
lui-même. Mais il lui était désormais interdit de
résister ; il lui fallait presque sa pitance quotidienne
pour qu’il eut le calme nécessaire à son travail.
Pendant près d’un mois, il retourna chaque
soir au bois, changeant parfois de compagnon,
suivant les hasards de l’heure et aussi courant
tous les risques.
L’hiver était revenu, glacial ; il dut abandonner
ces promenades vespérales et il ne lui
resta plus aucun moyen de renouvellement.
Triste, il chercha autre chose et découvrit
d’autres lieux de rendez-vous où des inconnus
faisaient une brève connaissance.
Ce fut alors la turpitude des hôtels garnis où
souvent il se voyait rabroué par un patron pudique.
Mais quand il revenait au logis, il était transformé,
la gaîté reconquise, le sang-froid revenu,
l’intelligence claire.<noinclude></noinclude>
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Cunegonde1
52509
/* Corrigée */
15915361
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text/x-wiki
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Et aussitôt après-dîner, il s’était enfui, sautant
dans un taxi qui le mena près de sa destination.
Il retrouva le compagnon dans un taillis et
là, il connut les affres de la peur en même temps
que les joies de la chair.
Il rentra chez lui, absolument honteux de
lui-même. Mais il lui était désormais interdit de
résister ; il lui fallait presque sa pitance quotidienne
pour qu’il eut le calme nécessaire à son travail.
Pendant près d’un mois, il retourna chaque
soir au bois, changeant parfois de compagnon,
suivant les hasards de l’heure et aussi courant
tous les risques.
L’hiver était revenu, glacial ; il dut abandonner
ces promenades vespérales et il ne lui
resta plus aucun moyen de renouvellement.
Triste, il chercha autre chose et découvrit
d’autres lieux de rendez-vous où des inconnus
faisaient une brève connaissance.
Ce fut alors la turpitude des hôtels garnis où
souvent il se voyait rabroué par un patron pudique.
Mais quand il revenait au logis, il était transformé,
la gaîté reconquise, le sang-froid revenu,
l’intelligence claire.<noinclude></noinclude>
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2026-07-11T06:56:16Z
SodiumBot
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/* Page non corrigée */ Cunegonde1: split automated match and split edit, revert if incorrect
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proofread-page
text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude><nowiki/>
Comme ces fugues avaient généralement lieu
le soir, dès son retour il se mettait en kimono et
s’attablait devant ses papiers.
Xavier l’enviait et il finit par l’accompagner
de temps à autres, traînant ses cheveux gris
au bord des ruisseaux. Il ne possédait plus la
beauté juvénile de Fredi, aussi ses succès étaient-ils
plus rares.
Renseigné, le jeune homme savait qu’il lui
était aisé de faire des relations soutenues dans
ce monde spécial. Une fierté le retenait, se refusant
à se mêler aux prostitués.
C’est pourquoi il fuyait les bains turcs et
autres établissements du même genre. Jamais il
ne rentrait en un de ces bars aux rideaux de
soie claire où des éphèbes, avec des {{Corr|voix fillettes|voix de fillettes}},
promenaient leur déchéance.
Tout cela lui semblait ridicule, bien mieux,
odieux. Il n’admettait point que l’on jouât avec
un état suffisamment triste par lui-même,
sans y ajouter la honte d’une comédie mal jouée.
Pour ces éphèbes qui se livraient à un véritable
métier, il n’avait que mépris et les fuyait résolument.
Cependant ses courses le ramenaient {{tiret|fatale|ment}}<noinclude></noinclude>
6n701y4ffp167gbw647wbsytouo3oit
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Cunegonde1
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude><nowiki/>
Comme ces fugues avaient généralement lieu
le soir, dès son retour il se mettait en kimono et
s’attablait devant ses papiers.
Xavier l’enviait et il finit par l’accompagner
de temps à autres, traînant ses cheveux gris
au bord des ruisseaux. Il ne possédait plus la
beauté juvénile de Fredi, aussi ses succès étaient-ils
plus rares.
Renseigné, le jeune homme savait qu’il lui
était aisé de faire des relations soutenues dans
ce monde spécial. Une fierté le retenait, se refusant
à se mêler aux prostitués.
C’est pourquoi il fuyait les bains turcs et
autres établissements du même genre. Jamais il
ne rentrait en un de ces bars aux rideaux de
soie claire où des éphèbes, avec des {{Corr|voix fillettes|voix de fillettes}},
promenaient leur déchéance.
Tout cela lui semblait ridicule, bien mieux,
odieux. Il n’admettait point que l’on jouât avec
un état suffisamment triste par lui-même,
sans y ajouter la honte d’une comédie mal jouée.
Pour ces éphèbes qui se livraient à un véritable
métier, il n’avait que mépris et les fuyait résolument.
Cependant ses courses le ramenaient {{tiret|fatale|ment}}<noinclude></noinclude>
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Hilarion~frwiki
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/* Corrigée */
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Hilarion~frwiki" /></noinclude><nowiki />
{{c|''Formules de transformation.|mt=2em|mb=1em|fs=110%|ff=serif}}
On remplace
{{g|<math>\begin{align}
e&\cos(4h+4g+5l-4h'-4g'-4l')\text{ par}\\
&\left(\frac9{16}-\frac9{4}\gamma^2+\frac{291}{16}e^2-\frac{153}{32}e'^2\right)\frac{n'^4}{n^4}+\left(\frac{33}{20}-\frac{33}{5}\gamma^2+\frac{2335}{32}e^2-\frac{4227}{80}e'^2\right)\frac{n'^5}{n^5}\\
&+\frac{46303}{6400}\frac{n'^6}{n^6}+\frac{478249}{24000}\frac{n'^7}{n^7}+\frac7{32}\frac{n'^2}{n^2}\cdot\frac{a^2}{a'^2}+\frac7{40}\frac{n'^3}{n^3}\cdot\frac{a^2}{a'^2}\\
\\
&+e\cos(4h+4g+5l-4h'-4g'-4l')\\
&-\left[\frac{1221}{64}e^2\frac{n'^4}{n^4}+\frac{23027}{320}e^2\frac{n'^5}{n^5}\right]\cos2(4h+4g+5l-4h'-4g'-4l')\,;
\end{align}</math>|fs=70%}}
{{g|<math>\begin{align}
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e&\sin(4h+4g+5l-4h'-4g'-4l')\\
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\end{align}</math>|fs=70%}}
{{g|<math>\begin{align}
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a&\left\{1+\left[\left(\frac{45}8e-\frac{45}2\gamma^2e+\frac{255}{32}e^3-\frac{765}{16}ee'^2\right)\frac{n'^4}{n^4}\right.\right.\\
&\qquad\qquad
+\left(\frac{33}2e-66\gamma^2e+\frac{1907}{32}e^3-\frac{4227}8ee'^2\right)\frac{n'^5}{n^5}\\
&\qquad\qquad
+\frac{46303}{640}e\frac{n'^6}{n^6}+\frac{478249}{2400}e\frac{n'^7}{n^7}+\frac{35}{16}e\frac{n'^2}{n^2}\cdot\frac{a^2}{a'^2}\\
&\qquad\qquad\qquad\qquad\qquad\qquad\qquad\qquad
\left.\left.+\frac74e\frac{n'^3}{n^3}\cdot\frac{a^2}{a'^2}\right]\cos(4h+4g+5l-4h'-4g'-4l')\right\}\,;
\end{align}</math>|fs=70%}}
{{g|<math>\begin{align}
\gamma^2&\text{ par}\\
\gamma^2&-\left[\frac94\gamma^2e\frac{n'^4}{n^4}+\frac{33}{5}\gamma^2e\frac{n'^5}{n^5}\right]\cos(4h+4g+5l-4h'-4g'-4l')\,;
\end{align}</math>|fs=70%}}
{{g|<math>\begin{align}
h+g+l&\text{ par}\\
h+g+l&-\left[\left(\frac{225}{32}e-\frac{207}8\gamma^2e+\frac{591}{64}e^3-\frac{3825}{64}ee'^2\right)\frac{n'^4}{n^4}\right.\\
&\qquad\quad
\left.+\frac{1023}{40}e\frac{n'^5}{n^5}+\frac{1713211}{12800}e\frac{n'^6}{n^6}+\frac{147}{64}e\frac{n'^2}{n^2}\cdot\frac{a^2}{a'^2}\right]\sin(4h+4g+5l-4h'-4g'-4l')\,;
\end{align}</math>|fs=70%}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>{{tiret2|fatale|ment}} aux mêmes endroits et c’est ainsi qu’il fut
confronté un soir, avec René.
Mais un René bien changé, amaigri, l’orbite
creuse, la pâleur des joues cachés par le fard
et la poudre, les lèvres ravivées par le bâton de carmin.
Il n’eut pas de pitié et reconnut avec mélancolie :
— Tu devais finir de cette façon !
Devant lui, René se tenait gêné et timide. Il
ne fit aucune difficulté pour avouer que désormais
la prostitution restait son unique gagne-pain.
Ses ressources pourtant étaient maigres, sous
le veston pincé, il avait une chemise en lambeaux
et noire de crasse parce qu’elle était
unique. Tout, il est vrai, était à l’avenant.
Fredi le quitta brusquement, en murmurant :
— Bonne chance !
Il fuyait l’ancien ami, avec l’impression que
son contact cachait la ''guigne.'' Il avait peur de
tomber lui aussi à la même bassesse.
En réfléchissant cependant, il se rassura, lui
au moins conservait l’amour de son travail, ce
qui devait toujours le sauver.<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
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confronté un soir, avec René.
Mais un René bien changé, amaigri, l’orbite
creuse, la pâleur des joues cachés par le fard
et la poudre, les lèvres ravivées par le bâton de carmin.
Il n’eut pas de pitié et reconnut avec mélancolie :
— Tu devais finir de cette façon !
Devant lui, René se tenait gêné et timide. Il
ne fit aucune difficulté pour avouer que désormais
la prostitution restait son unique gagne-pain.
Ses ressources pourtant étaient maigres, sous
le veston pincé, il avait une chemise en lambeaux
et noire de crasse parce qu’elle était
unique. Tout, il est vrai, était à l’avenant.
Fredi le quitta brusquement, en murmurant :
— Bonne chance !
Il fuyait l’ancien ami, avec l’impression que
son contact cachait la ''guigne.'' Il avait peur de
tomber lui aussi à la même bassesse.
En réfléchissant cependant, il se rassura, lui
au moins conservait l’amour de son travail, ce
qui devait toujours le sauver.<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude><nowiki/>
Ce soir-là, il rentra immédiatement, ne souhaitant
plus les hasards d’une rencontre.
Quelques jours, il resta dans une sorte d’incertitude
sensuelle. Cet incident douloureux
avait passagèrement tué le désir. Mais il se rendit
compte rapidement que le ver rongeur était
toujours présent.
En effet, pendant cette période de continence,
il ne jouit plus de la même lucidité d’esprit, une
sorte de nonchalance le faisait paresseux aux
heures du travail. Les mots lui venaient difficilement,
ses recherches étaient pénibles.
Il constata cet état avec effroi, il se vit {{Corr|ligotté|ligoté}}
à sa faiblesse, ce que d’autres auraient appelé
son vice.
Mais lui savait bien que l’imagination n’avait
aucune part dans ce besoin, au contraire, il
aurait ressemblé au commun des mortels et il
lui semblait qu’il aurait été splendidement heureux
dans les bras d’une femme.
L’impossibilité de remonter le courant lui
était affirmé définitivement. Il connaissait son
insensibilité normale et sa sensibilité anormale.
Il savait qu’il ne vibrait point par les procédés
ordinaires et que même le rêve ne lui apportait
aucune satisfaction physique, ne lui procurant<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude><nowiki/>
Ce soir-là, il rentra immédiatement, ne souhaitant
plus les hasards d’une rencontre.
Quelques jours, il resta dans une sorte d’incertitude
sensuelle. Cet incident douloureux
avait passagèrement tué le désir. Mais il se rendit
compte rapidement que le ver rongeur était
toujours présent.
En effet, pendant cette période de continence,
il ne jouit plus de la même lucidité d’esprit, une
sorte de nonchalance le faisait paresseux aux
heures du travail. Les mots lui venaient difficilement,
ses recherches étaient pénibles.
Il constata cet état avec effroi, il se vit {{Corr|ligotté|ligoté}}
à sa faiblesse, ce que d’autres auraient appelé
son vice.
Mais lui savait bien que l’imagination n’avait
aucune part dans ce besoin, au contraire, il
aurait ressemblé au commun des mortels et il
lui semblait qu’il aurait été splendidement heureux
dans les bras d’une femme.
L’impossibilité de remonter le courant lui
était affirmé définitivement. Il connaissait son
insensibilité normale et sa sensibilité anormale.
Il savait qu’il ne vibrait point par les procédés
ordinaires et que même le rêve ne lui apportait
aucune satisfaction physique, ne lui procurant<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>que l’espoir de réaliser le plaisir dans un avenir
plus ou moins proche.
L’idée lui était venue, une fois, de consulter
un médecin recommandé par l’une de ses rencontres fortuites.
L’homme de l’art lui assura piteusement qu’il
n’y avait rien à faire et le conduisit à sa chaise
longue. Ce fut toute la rémunération qu’il réclamât
pour cette consultation.
Fredi y retourna sous prétexte de bobos, mais
surtout attiré par la chaise longue.
Ainsi sa vie s’écoulait en cahots continus ; de
liaison fixe, durable, il n’en découvrait. Il semblait
qu’une malchance, à ce propos, s’était accrochée
à lui.
Ce fut Xavier qui lui indiqua la route à suivre
avec sa tranquillité de vieil homme.
— Mon pauvre ami, il est inutile de se montrer
plus honnête que son époque. Dis-toi bien
que tu es un paria, et si on connaissait ton secret,
même beaucoup parmi ceux qui ont profité de toi,
te cracheraient au visage par respect humain.
Combien y en a-t-il de ces individus en amour
que tu as fréquentés un soir et qui, le lendemain,
au jour, ont feint de ne pas te reconnaître.
Fais de même, procure-toi ce que tu as besoin<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude>que l’espoir de réaliser le plaisir dans un avenir
plus ou moins proche.
L’idée lui était venue, une fois, de consulter
un médecin recommandé par l’une de ses rencontres fortuites.
L’homme de l’art lui assura piteusement qu’il
n’y avait rien à faire et le conduisit à sa chaise
longue. Ce fut toute la rémunération qu’il réclamât
pour cette consultation.
Fredi y retourna sous prétexte de bobos, mais
surtout attiré par la chaise longue.
Ainsi sa vie s’écoulait en cahots continus ; de
liaison fixe, durable, il n’en découvrait. Il semblait
qu’une malchance, à ce propos, s’était accrochée
à lui.
Ce fut Xavier qui lui indiqua la route à suivre
avec sa tranquillité de vieil homme.
— Mon pauvre ami, il est inutile de se montrer
plus honnête que son époque. Dis-toi bien
que tu es un paria, et si on connaissait ton secret,
même beaucoup parmi ceux qui ont profité de toi,
te cracheraient au visage par respect humain.
Combien y en a-t-il de ces individus en amour
que tu as fréquentés un soir et qui, le lendemain,
au jour, ont feint de ne pas te reconnaître.
Fais de même, procure-toi ce que tu as besoin<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>en te servant et de ta situation et de ton argent.
Tout se paye aujourd’hui, même le silence.
Fredi crut avoir compris et manifesta sa
crainte que cela l’entraînât à des frais trop considérables.
— Mais non, interrompit Xavier. Ce qu’il te
faut, c’est un garçon vigoureux, susceptible de
tenir le ménage, ou la place de {{Mme|Martin|nx}}. Certainement
ta mère acceptera de se remettre à
faire la cuisine. Plus tard on verra.
— Un valet de chambre ? coupa Fredi.
— Oui, un valet de chambre que tu formeras
à tes goûts. Choisis-le parmi les jeunes étrangers
venant chercher fortune en France. À côté
de la chambre à coucher, il y a un cabinet de
toilette dont tu ne te sers jamais. Tu l’installeras
là, à proximité.
Ce fut décidé immédiatement et Fredi s’en fut
à un bureau de placement du centre. Il eut le
jour même, un vague tchèque ignorant de tout
métier et qui n’avait goûté depuis son arrivée en
France qu’à la plus affreuse des misères.
L’offre lui parut royale, il accepta incontinent
et le soir s’installait.
Le lendemain, on l’affublait d’un gilet rayé,<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude>en te servant et de ta situation et de ton argent.
Tout se paye aujourd’hui, même le silence.
Fredi crut avoir compris et manifesta sa
crainte que cela l’entraînât à des frais trop considérables.
— Mais non, interrompit Xavier. Ce qu’il te
faut, c’est un garçon vigoureux, susceptible de
tenir le ménage, ou la place de {{Mme|Martin|nx}}. Certainement
ta mère acceptera de se remettre à
faire la cuisine. Plus tard on verra.
— Un valet de chambre ? coupa Fredi.
— Oui, un valet de chambre que tu formeras
à tes goûts. Choisis-le parmi les jeunes étrangers
venant chercher fortune en France. À côté
de la chambre à coucher, il y a un cabinet de
toilette dont tu ne te sers jamais. Tu l’installeras
là, à proximité.
Ce fut décidé immédiatement et Fredi s’en fut
à un bureau de placement du centre. Il eut le
jour même, un vague tchèque ignorant de tout
métier et qui n’avait goûté depuis son arrivée en
France qu’à la plus affreuse des misères.
L’offre lui parut royale, il accepta incontinent
et le soir s’installait.
Le lendemain, on l’affublait d’un gilet rayé,<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>d’un tablier vert et {{Mme|Masseret|nx}} elle-même
lui mettait un balai dans la main.
La besogne de la journée fut achevée à deux
heures de l’après-midi et le brave Stéphane Haukasladani
n’eut plus qu’à paresser voluptueusement.
Fredi le laissa ainsi huit jours, afin qu’il se
rendit compte de l’excellence de l’emploi. Stéphane
crut bientôt en effet, être ainsi définitivement
au Paradis. Il travaillait peu, mangeait et
buvait copieusement et personne ne le brusquait.
Comme il était jeune et naïf, il aima ses
maîtres, leur vouant un sincère attachement.
Lorsque Fredi fut certain de ce fait, il se hasarda
un soir. Ayant quitté le kimono superflu,
il se glissa dans le cabinet où Stéphane s’apprêtait
à se coucher.
Le brave garçon n’eut aucun étonnement ; il
était fort au courant de ces choses. Et puisque
son maître, si bon, faisait appel à sa bienveillance
il se garda de refuser.
Mais il prit goût, instantanément, et ce fut lui
qui empêcha Fredi de regagner sa chambre.
Dès ce soir-là, ce fut arrangé entre eux, {{Corr|Stephane|Stéphane}}
abandonnerait le cabinet de toilette et de<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude>d’un tablier vert et {{Mme|Masseret|nx}} elle-même
lui mettait un balai dans la main.
La besogne de la journée fut achevée à deux
heures de l’après-midi et le brave Stéphane Haukasladani
n’eut plus qu’à paresser voluptueusement.
Fredi le laissa ainsi huit jours, afin qu’il se
rendit compte de l’excellence de l’emploi. Stéphane
crut bientôt en effet, être ainsi définitivement
au Paradis. Il travaillait peu, mangeait et
buvait copieusement et personne ne le brusquait.
Comme il était jeune et naïf, il aima ses
maîtres, leur vouant un sincère attachement.
Lorsque Fredi fut certain de ce fait, il se hasarda
un soir. Ayant quitté le kimono superflu,
il se glissa dans le cabinet où Stéphane s’apprêtait
à se coucher.
Le brave garçon n’eut aucun étonnement ; il
était fort au courant de ces choses. Et puisque
son maître, si bon, faisait appel à sa bienveillance
il se garda de refuser.
Mais il prit goût, instantanément, et ce fut lui
qui empêcha Fredi de regagner sa chambre.
Dès ce soir-là, ce fut arrangé entre eux, {{Corr|Stephane|Stéphane}}
abandonnerait le cabinet de toilette et de<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude>d’un tablier vert et {{Mme|Masseret|nx}} elle-même
lui mettait un balai dans la main.
La besogne de la journée fut achevée à deux
heures de l’après-midi et le brave Stéphane Haukasladani
n’eut plus qu’à paresser voluptueusement.
Fredi le laissa ainsi huit jours, afin qu’il se
rendit compte de l’excellence de l’emploi. Stéphane
crut bientôt en effet, être ainsi définitivement
au Paradis. Il travaillait peu, mangeait et
buvait copieusement et personne ne le brusquait.
Comme il était jeune et naïf, il aima ses
maîtres, leur vouant un sincère attachement.
Lorsque Fredi fut certain de ce fait, il se hasarda
un soir. Ayant quitté le kimono superflu,
il se glissa dans le cabinet où Stéphane s’apprêtait
à se coucher.
Le brave garçon n’eut aucun étonnement ; il
était fort au courant de ces choses. Et puisque
son maître, si bon, faisait appel à sa bienveillance
il se garda de refuser.
Mais il prit goût, instantanément, et ce fut lui
qui empêcha Fredi de regagner sa chambre.
Dès ce soir-là, ce fut arrangé entre eux, {{Corr|Ste-/phane|Stéphane}}
abandonnerait le cabinet de toilette et de<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>cette façon, il y aurait un lit de moins à arranger
chaque matin.
Le dimanche suivant, Stéphane s’autorisa sa
première sortie. Il était splendidement vêtu de
costumes ayant appartenu à Fredi. Rien n’y
manquait, depuis les chaussettes jusqu’à la cravate
et le chapeau.
Il saisit encore mieux toute la bienveillance
du hasard qui l’avait conduit rue du Moulin Vert.
Fredi fut heureux également, il retrouvait
enfin la quiétude nécessaire au labeur quotidien.
Les soucis s’enfuirent de son esprit, il mena
une existence régulière de bourgeois rangé et
eut la sympathie de tous les honnêtes gens qui
le connaissaient.
{{Mme|Masseret|nx}} cependant, surprit un matin, le
grand secret. Elle se sauva pour pleurer dans sa
chambre. Mais elle se consola rapidement et séchant
ses larmes, balbutia :
— C’est mieux ainsi, comme cela, il ne se {{Corr|marira|mariera}}
pas et me restera.
Et lorsque Xavier avait quelques économies,
il les portait à Stéphane qui, abandonnant le
balai ou le plumeau, le rendait heureux pendant
quelques minutes.<noinclude></noinclude>
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15914990
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Cunegonde1
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15915368
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude>cette façon, il y aurait un lit de moins à arranger
chaque matin.
Le dimanche suivant, Stéphane s’autorisa sa
première sortie. Il était splendidement vêtu de
costumes ayant appartenu à Fredi. Rien n’y
manquait, depuis les chaussettes jusqu’à la cravate
et le chapeau.
Il saisit encore mieux toute la bienveillance
du hasard qui l’avait conduit rue du Moulin Vert.
Fredi fut heureux également, il retrouvait
enfin la quiétude nécessaire au labeur quotidien.
Les soucis s’enfuirent de son esprit, il mena
une existence régulière de bourgeois rangé et
eut la sympathie de tous les honnêtes gens qui
le connaissaient.
{{Mme|Masseret|nx}} cependant, surprit un matin, le
grand secret. Elle se sauva pour pleurer dans sa
chambre. Mais elle se consola rapidement et séchant
ses larmes, balbutia :
— C’est mieux ainsi, comme cela, il ne se {{Corr|marira|mariera}}
pas et me restera.
Et lorsque Xavier avait quelques économies,
il les portait à Stéphane qui, abandonnant le
balai ou le plumeau, le rendait heureux pendant
quelques minutes.<noinclude></noinclude>
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Ils vécurent tous, côte à côte, dans la quiétude
et la sérénité, convaincus d’avoir découvert
la philosophie du bonheur.
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la philosophie du bonheur.
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{{g|<math>\begin{align}
h&\text{ par}\\
h&-\left[\frac98e\frac{n'^4}{n^4}+\frac{33}{10}e\frac{n'^5}{n^5}\right]\sin(4h+4g+5l-4h'-4g'-4l').
\end{align}</math>|fs=70%}}
{{c|''Formules qui s’en déduisent.|mt=2em|mb=1em|fs=110%|ff=serif}}
On remplace
{{g|<math>\begin{align}
e^2&\text{ par}\\
e^2&+\frac{81}{256}\frac{n'^8}{n^8}\\
&+\left[\frac98e\frac{n'^4}{n^4}+\frac{33}{10}e\frac{n'^5}{n^5}\right]\cos(4h+4g+5l-4h'-4g'-4l')\,;
\end{align}</math>|fs=70%}}
{{g|<math>e^2\cdot\left\{\begin{align}&\cos\\&\sin\end{align}\right\}2(4h+4g+5l-4h'-4g'-4l')</math><ref>''Voir'' à la fin de ce chapitre une note dans laquelle l’usage de cette formule se trouve expliqué.</ref> par|fs=70%}}
{{g|<math>\begin{align}
&\quad
\left[\left(\frac98e-\frac92\gamma^2e+\frac{291}8e^3-\frac{153}{16}ee'^4\right)\frac{n'^4}{n^4}\right.\\
&\qquad\qquad\qquad\qquad
\left.+\frac{33}{10}e\frac{n'^5}{n^5}+\frac{46303}{3200}e\frac{n'^6}{n^6}+\frac7{16}e\frac{n'^2}{n^2}\cdot\frac{a^2}{a'^2}\right]\cdot\left\{\begin{align}&\cos\\&\sin\end{align}\right\}(4h+4g+5l-4h'-4g'-4l')\\
&\quad
+e^2\cdot\left\{\begin{align}&\cos\\&\sin\end{align}\right\}2(4h+4g+5l-4h'-4g'-4l')\\
&\quad
-\frac{1221}{32}e^3\frac{n'^4}{n^4}\cdot\left\{\begin{align}&\cos\\&\sin\end{align}\right\}3(4h+4g+5l-4h'-4g'-4l').
\end{align}</math>|fs=70%}}
{{c|{{Taille|''Nouvelles valeurs de |110}}<math>\mathrm{R,L,G,H}.</math>|mt=2em|mb=1em|ff=serif}}
Si, après avoir déduit des formules (E’{{Ind|18}}), (F’{{Ind|18}}) la valeur de <math>e^2</math> en fonction de <math>t,</math> on introduit cette valeur, ainsi que celles de <math>a</math> et <math>\gamma^2</math> données par les formules (G’{{Ind|18}}), (H’{{Ind|18}}), dans les expressions de <math>\mathrm{L,G,H}</math> en <math>a,e,\gamma,</math> on aura, en supprimant les indices de <math>a_0,e_0,\gamma_0</math> et <math>n_0,</math>
{{g|<math>\begin{align}
\mathrm L_0=&\text{ ancienne valeur de }\mathrm L\text{ (page 442)}\\\\
\mathrm L_1=
&\sqrt{a\mu}\left\{\frac{45}{16}e\frac{n'^4}{n^4}+\frac{33}4e\frac{n'^5}{n^5}\right\}\,;\\\\
\end{align}</math>|fs=70%}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « __NOTOC__ {{TDM}} {{CorpsTdM|largeur=90%|largeurp=50|indentation=-1|espace=0.5em ||[[Fredi en ménage/01|Chapitre I]] |{{pli|5|4}} ||[[Fredi en ménage/02|Chapitre II]] |{{pli|17|4}} ||[[Fredi en ménage/03|Chapitre III]] |{{pli|29|4}} ||[[Fredi en ménage/04|Chapitre IV]] |{{pli|43|4}} ||[[Fredi en ménage/05|Chapitre V]] |{{pli|59|4}} ||[[Fredi en ménage/06|Chapitre VI]] |{{pli|73|4}} ||[[Fredi en ménage/07|Chapitre VII]] |{{pli|85|6}} ||Fredi en ménage/...
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Cunegonde1
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « {{tiret2|l’irré|ligion}} de l’État. La religion est désavouée en tant que torce nationale ou politique, elle n’est supportée qu’en tant qu’ « affaire de conscience ». S’il y a une politique à laquelle ce régime inconstant aura été fidèle, c’est celle-là. Par le divorce, par l’école, par l’extension indéfinie du domaine matériel de l’Etat (d’un État qu’agitait cet esprit révolutionnaire), par l’action croissante du... »
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Hektor" /></noinclude>{{tiret2|l’irré|ligion}} de l’État. La religion est désavouée en tant que torce
nationale ou politique, elle n’est supportée qu’en tant qu’ « affaire
de conscience ». S’il y a une politique à laquelle ce régime
inconstant aura été fidèle, c’est celle-là. Par le divorce, par
l’école, par l’extension indéfinie du domaine matériel de l’Etat
(d’un État qu’agitait cet esprit révolutionnaire), par l’action
croissante du fisc en matière de successions, les traditions
morales, les ressources physiques des foyers furent méthodiquement
saccagées. Est-il possible d’imaginer que c’est le programme
d’un tel avenir que le père Hugo put chanter :
Semons !
—
Semons" ;le gland, et qu’il soit chêne immense !
Semons le droit ; qu’il soit bonheur, gloire et clarté !
Semons l’homme, et qu’il soit peuple ! Semons la France’.
Le poète aurait pu se répondre qu’il ne naît plus d’oiseaux
quand on brûle les nids. Qui détruit les foyers arrête la naissance
des hommes. C’est en démolissant la maison que l’on a su et pu
exténuer la race. Ces grandes causes de l’affaiblissement de
notre population sont liées de près au corps d’idées et de lois
qui forment l’être et l’esprit de la République. On s’en rend
compte en prenant garde au peu de succès, au peu de portée, ou
au mauvais succès, à la portée faible et fausse des quelques lois
dites sociales que le régime a édictées dans des heures de distraction
favorable : la loi Ribot sur le bien de famille fonctionne
à peine ; l’organisation ouvrière a été conçue de manière à
rendre inévitable la guerre des classes ; les lois d’assistance et
de retraite obèrent communes et départements, démoralisent
souvent les individus. Les tendances sociales de la législation
sont anti-sociales dans leurs effets. Les quelques progrès
enregistrés dans cet ordre par certaines caisses de syndicats et
de mutualités agricoles sont dus à l’énergie héroïque de particuliers,
mais ils n’ont exercé aucune action sur le mouvement de
la population. La natalité avait contre soi l’ensemble des institutions
et les mœurs que les institutions déterminent.
A défaut d’une population puissante, la République nous
a-t -elle donné de la puissance sur les choses et, à défaut de force
numérique, la force économique ? Le développement de l’économie
nationale a-t-il gagné eu qualité ce qu’il perdait du côté
1. Au chêne symbolique des Etats-Unis d’Europe, 14 juillet 1870.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Hektor
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Hektor" />{{nr||{{sc|discours préliminaire}}|{{rom|xxxix|39}}}}</noinclude>{{tiret2|l’irré|ligion}} de l’État. La religion est désavouée en tant que torce
nationale ou politique, elle n’est supportée qu’en tant qu’ « affaire
de conscience ». S’il y a une politique à laquelle ce régime
inconstant aura été fidèle, c’est celle-là. Par le divorce, par
l’école, par l’extension indéfinie du domaine matériel de l’Etat
(d’un État qu’agitait cet esprit révolutionnaire), par l’action
croissante du fisc en matière de successions, les traditions
morales, les ressources physiques des foyers furent méthodiquement
saccagées. Est-il possible d’imaginer que c’est le programme
d’un tel avenir que le père Hugo put chanter :
Semons !
—
Semons" ;le gland, et qu’il soit chêne immense !
Semons le droit ; qu’il soit bonheur, gloire et clarté !
Semons l’homme, et qu’il soit peuple ! Semons la France’.
Le poète aurait pu se répondre qu’il ne naît plus d’oiseaux
quand on brûle les nids. Qui détruit les foyers arrête la naissance
des hommes. C’est en démolissant la maison que l’on a su et pu
exténuer la race. Ces grandes causes de l’affaiblissement de
notre population sont liées de près au corps d’idées et de lois
qui forment l’être et l’esprit de la République. On s’en rend
compte en prenant garde au peu de succès, au peu de portée, ou
au mauvais succès, à la portée faible et fausse des quelques lois
dites sociales que le régime a édictées dans des heures de distraction
favorable : la loi Ribot sur le bien de famille fonctionne
à peine ; l’organisation ouvrière a été conçue de manière à
rendre inévitable la guerre des classes ; les lois d’assistance et
de retraite obèrent communes et départements, démoralisent
souvent les individus. Les tendances sociales de la législation
sont anti-sociales dans leurs effets. Les quelques progrès
enregistrés dans cet ordre par certaines caisses de syndicats et
de mutualités agricoles sont dus à l’énergie héroïque de particuliers,
mais ils n’ont exercé aucune action sur le mouvement de
la population. La natalité avait contre soi l’ensemble des institutions
et les mœurs que les institutions déterminent.
A défaut d’une population puissante, la République nous
a-t -elle donné de la puissance sur les choses et, à défaut de force
numérique, la force économique ? Le développement de l’économie
nationale a-t-il gagné eu qualité ce qu’il perdait du côté
1. Au chêne symbolique des Etats-Unis d’Europe, 14 juillet 1870.<noinclude>
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Semons !
Semons le gland, et qu’il soit chêne immense !
Semons le droit ; qu’il soit bonheur, gloire et clarté !
Semons l’homme, et qu’il soit peuple ! Semons la France !
Le poète aurait pu se répondre qu’il ne naît plus d’oiseaux quand on brûle les nids. Qui détruit les foyers arrête la naissance des hommes. C’est en démolissant la maison que l’on a su et pu exténuer la race. Ces grandes causes de l’affaiblissement de notre population sont liées de près au corps d’idées et de lois qui forment l’être et l’esprit de la République. On s’en rend compte en prenant garde au peu de succès, au peu de portée, ou au mauvais succès, à la portée faible et fausse des quelques lois dites sociales que le régime a édictées dans des heures de distraction favorable : la loi Ribot sur le bien de famille fonctionne à peine ; l’organisation ouvrière a été conçue de manière à rendre inévitable la guerre des classes ; les lois d’assistance et de retraite obèrent communes et départements, démoralisent souvent les individus. Les tendances sociales de la législation sont anti-sociales dans leurs effets. Les quelques progrès enregistrés dans cet ordre par certaines caisses de syndicats et de mutualités agricoles sont dus à l’énergie héroïque de particuliers, mais ils n’ont exercé aucune action sur le mouvement de la population. La natalité avait contre soi l’ensemble des institutions et les mœurs que les institutions déterminent.
À défaut d’une population puissante, la République nous a-t-elle donné de la puissance sur les choses et, à défaut de force numérique, la force économique ? Le développement de l’économie nationale a-t-il gagné en qualité ce qu’il perdait du côté
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nationale ou politique, elle n’est supportée qu’en tant qu’ « affaire
de conscience ». S’il y a une politique à laquelle ce régime
inconstant aura été fidèle, c’est celle-là. Par le divorce, par
l’école, par l’extension indéfinie du domaine matériel de l’État
(d’un État qu’agitait cet esprit révolutionnaire), par l’action
croissante du fisc en matière de successions, les traditions
morales, les ressources physiques des foyers furent méthodiquement
saccagées. Est-il possible d’imaginer que c’est le programme
d’un tel avenir que le père Hugo put chanter :
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Semons !
Semons le gland, et qu’il soit chêne immense !
Semons le droit ; qu’il soit bonheur, gloire et clarté !
Semons l’homme, et qu’il soit peuple ! Semons la France !
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Le poète aurait pu se répondre qu’il ne naît plus d’oiseaux quand on brûle les nids. Qui détruit les foyers arrête la naissance des hommes. C’est en démolissant la maison que l’on a su et pu exténuer la race. Ces grandes causes de l’affaiblissement de notre population sont liées de près au corps d’idées et de lois qui forment l’être et l’esprit de la République. On s’en rend compte en prenant garde au peu de succès, au peu de portée, ou au mauvais succès, à la portée faible et fausse des quelques lois dites sociales que le régime a édictées dans des heures de distraction favorable : la loi Ribot sur le bien de famille fonctionne à peine ; l’organisation ouvrière a été conçue de manière à rendre inévitable la guerre des classes ; les lois d’assistance et de retraite obèrent communes et départements, démoralisent souvent les individus. Les tendances sociales de la législation sont anti-sociales dans leurs effets. Les quelques progrès enregistrés dans cet ordre par certaines caisses de syndicats et de mutualités agricoles sont dus à l’énergie héroïque de particuliers, mais ils n’ont exercé aucune action sur le mouvement de la population. La natalité avait contre soi l’ensemble des institutions et les mœurs que les institutions déterminent.
À défaut d’une population puissante, la République nous a-t-elle donné de la puissance sur les choses et, à défaut de force numérique, la force économique ? Le développement de l’économie nationale a-t-il gagné en qualité ce qu’il perdait du côté
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nationale ou politique, elle n’est supportée qu’en tant qu’ « affaire
de conscience ». S’il y a une politique à laquelle ce régime
inconstant aura été fidèle, c’est celle-là. Par le divorce, par
l’école, par l’extension indéfinie du domaine matériel de l’État
(d’un État qu’agitait cet esprit révolutionnaire), par l’action
croissante du fisc en matière de successions, les traditions
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Semons ! — Semons le gland, et qu’il soit chêne immense !
Semons le droit ; qu’il soit bonheur, gloire et clarté !
Semons l’homme, et qu’il soit peuple ! Semons la France !
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À défaut d’une population puissante, la République nous a-t-elle donné de la puissance sur les choses et, à défaut de force numérique, la force économique ? Le développement de l’économie nationale a-t-il gagné en qualité ce qu’il perdait du côté
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inconstant aura été fidèle, c’est celle-là. Par le divorce, par
l’école, par l’extension indéfinie du domaine matériel de l’État
(d’un État qu’agitait cet esprit révolutionnaire), par l’action
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Le poète aurait pu se répondre qu’il ne naît plus d’oiseaux quand on brûle les nids. Qui détruit les foyers arrête la naissance des hommes. C’est en démolissant la maison que l’on a su et pu exténuer la race. Ces grandes causes de l’affaiblissement de notre population sont liées de près au corps d’idées et de lois qui forment l’être et l’esprit de la République. On s’en rend compte en prenant garde au peu de succès, au peu de portée, ou au mauvais succès, à la portée faible et fausse des quelques lois dites sociales que le régime a édictées dans des heures de distraction favorable : la loi Ribot sur le bien de famille fonctionne à peine ; l’organisation ouvrière a été conçue de manière à rendre inévitable la guerre des classes ; les lois d’assistance et de retraite obèrent communes et départements, démoralisent souvent les individus. Les tendances sociales de la législation sont anti-sociales dans leurs effets. Les quelques progrès enregistrés dans cet ordre par certaines caisses de syndicats et de mutualités agricoles sont dus à l’énergie héroïque de particuliers, mais ils n’ont exercé aucune action sur le mouvement de la population. La natalité avait contre soi l’ensemble des institutions et les mœurs que les institutions déterminent.
À défaut d’une population puissante, la République nous a-t-elle donné de la puissance sur les choses et, à défaut de force numérique, la force économique ? Le développement de l’économie nationale a-t-il gagné en qualité ce qu’il perdait du côté
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de conscience ». S’il y a une politique à laquelle ce régime
inconstant aura été fidèle, c’est celle-là. Par le divorce, par
l’école, par l’extension indéfinie du domaine matériel de l’État
(d’un État qu’agitait cet esprit révolutionnaire), par l’action
croissante du fisc en matière de successions, les traditions
morales, les ressources physiques des foyers furent méthodiquement
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Le poète aurait pu se répondre qu’il ne naît plus d’oiseaux quand on brûle les nids. Qui détruit les foyers arrête la naissance des hommes. C’est en démolissant la maison que l’on a su et pu exténuer la race. Ces grandes causes de l’affaiblissement de notre population sont liées de près au corps d’idées et de lois qui forment l’être et l’esprit de la République. On s’en rend compte en prenant garde au peu de succès, au peu de portée, ou au mauvais succès, à la portée faible et fausse des quelques lois dites sociales que le régime a édictées dans des heures de distraction favorable : la loi Ribot sur le bien de famille fonctionne à peine ; l’organisation ouvrière a été conçue de manière à rendre inévitable la guerre des classes ; les lois d’assistance et de retraite obèrent communes et départements, démoralisent souvent les individus. Les tendances sociales de la législation sont anti-sociales dans leurs effets. Les quelques progrès enregistrés dans cet ordre par certaines caisses de syndicats et de mutualités agricoles sont dus à l’énergie héroïque de particuliers, mais ils n’ont exercé aucune action sur le mouvement de la population. La natalité avait contre soi l’ensemble des institutions et les mœurs que les institutions déterminent.
À défaut d’une population puissante, la République nous a-t-elle donné de la puissance sur les choses et, à défaut de force numérique, la force économique ? Le développement de l’économie nationale a-t-il gagné en qualité ce qu’il perdait du côté
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inconstant aura été fidèle, c’est celle-là. Par le divorce, par
l’école, par l’extension indéfinie du domaine matériel de l’État
(d’un État qu’agitait cet esprit révolutionnaire), par l’action
croissante du fisc en matière de successions, les traditions
morales, les ressources physiques des foyers furent méthodiquement
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d’un tel avenir que le père Hugo put chanter :
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Le poète aurait pu se répondre qu’il ne naît plus d’oiseaux
quand on brûle les nids. Qui détruit les foyers arrête la naissance
des hommes. C’est en démolissant la maison que l’on a su et pu
exténuer la race. Ces grandes causes de l’affaiblissement de
notre population sont liées de près au corps d’idées et de lois
qui forment l’être et l’esprit de la République. On s’en rend
compte en prenant garde au peu de succès, au peu de portée, ou
au mauvais succès, à la portée faible et fausse des quelques lois
dites sociales que le régime a édictées dans des heures de distraction
favorable : la loi Ribot sur le bien de famille fonctionne
à peine ; l’organisation ouvrière a été conçue de manière à
rendre inévitable la guerre des classes ; les lois d’assistance et
de retraite obèrent communes et départements, démoralisent
souvent les individus. Les tendances sociales de la législation
sont anti-sociales dans leurs effets. Les quelques progrès
enregistrés dans cet ordre par certaines caisses de syndicats et
de mutualités agricoles sont dus à l’énergie héroïque de particuliers,
mais ils n’ont exercé aucune action sur le mouvement de la population.
La natalité avait contre soi l’ensemble des institutions
et les mœurs que les institutions déterminent.
À défaut d’une population puissante, la République nous
a-t-elle donné de la puissance sur les choses et, à défaut de force
numérique, la force économique ? Le développement de l’économie
nationale a-t-il gagné en qualité ce qu’il perdait du côté
1. Au chêne symbolique des États-Unis d’Europe, 14 juillet 1870.<noinclude>
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nationale ou politique, elle n’est supportée qu’en tant qu’ « affaire
de conscience ». S’il y a une politique à laquelle ce régime
inconstant aura été fidèle, c’est celle-là. Par le divorce, par
l’école, par l’extension indéfinie du domaine matériel de l’État
(d’un État qu’agitait cet esprit révolutionnaire), par l’action
croissante du fisc en matière de successions, les traditions
morales, les ressources physiques des foyers furent méthodiquement
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{{pom|{{tab}}Semons ! — Semons le gland, et qu’il soit chêne immense !
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quand on brûle les nids. Qui détruit les foyers arrête la naissance
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de retraite obèrent communes et départements, démoralisent
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mais ils n’ont exercé aucune action sur le mouvement de la population.
La natalité avait contre soi l’ensemble des institutions
et les mœurs que les institutions déterminent.
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l’école, par l’extension indéfinie du domaine matériel de l’État
(d’un État qu’agitait cet esprit révolutionnaire), par l’action
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{{pom|{{tab}}Semons ! — Semons le gland, et qu’il soit chêne immense !
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Le poète aurait pu se répondre qu’il ne naît plus d’oiseaux
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(d’un État qu’agitait cet esprit révolutionnaire), par l’action
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saccagées. Est-il possible d’imaginer que c’est le programme
d’un tel avenir que le père Hugo put chanter :
{{pom|{{tab}}{{tab}}Semons ! — Semons le gland, et qu’il soit chêne immense !
{{tab}}{{tab}}Semons le droit ; qu’il soit bonheur, gloire et clarté !
{{tab}}{{tab}}Semons l’homme, et qu’il soit peuple ! Semons la France<ref><i>Au chêne symbolique des États-Unis d’Europe</i>, 14 juillet 1870.</ref>.|m=2m}}
Le poète aurait pu se répondre qu’il ne naît plus d’oiseaux
quand on brûle les nids. Qui détruit les foyers arrête la naissance
des hommes. C’est en démolissant la maison que l’on a su et pu
exténuer la race. Ces grandes causes de l’affaiblissement de
notre population sont liées de près au corps d’idées et de lois
qui forment l’être et l’esprit de la République. On s’en rend
compte en prenant garde au peu de succès, au peu de portée, ou
au mauvais succès, à la portée faible et fausse des quelques lois
dites sociales que le régime a édictées dans des heures de distraction
favorable : la loi Ribot sur le bien de famille fonctionne
à peine ; l’organisation ouvrière a été conçue de manière à
rendre inévitable la guerre des classes ; les lois d’assistance et
de retraite obèrent communes et départements, démoralisent
souvent les individus. Les tendances sociales de la législation
sont anti-sociales dans leurs effets. Les quelques progrès
enregistrés dans cet ordre par certaines caisses de syndicats et
de mutualités agricoles sont dus à l’énergie héroïque de particuliers,
mais ils n’ont exercé aucune action sur le mouvement de la population.
La natalité avait contre soi l’ensemble des institutions
et les mœurs que les institutions déterminent.
À défaut d’une population puissante, la République nous
a-t-elle donné de la puissance sur les choses et, à défaut de force
numérique, la force économique ? Le développement de l’économie
nationale a-t-il gagné en qualité ce qu’il perdait du côté<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Mémoires de l’Académie des sciences, Tome 28.djvu/480
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Hilarion~frwiki
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{{g|<math>\begin{align}
\mathrm G_0=&\text{ ancienne valeur de }\mathrm G\text{ (page 443)}\\
&-\sqrt{a\mu}\frac{81}{512}\frac{n'^8}{n^8}\,;\\\\
\mathrm H_0=&\text{ ancienne valeur de }\mathrm H\text{ (page 443)}\\
&-\sqrt{a\mu}\frac{81}{512}\frac{n'^8}{n^8}\,;
\end{align}</math>|fs=70%}}
{{SA|D’ailleurs, en calculant <math>\theta_1</math> à l’aide de la première formule (41), on trouve}}
{{c|<math>\theta_1=\frac1e\left\{-frac9{16}\frac{n'^4}{n^4}-\frac{33}{20}\frac{n'^5}{n^5}\right\}</math>|fs=70%}}
{{SA|De là on conclut}}
{{c|<math>\frac12(\theta_1\mathrm L_1+2\theta_2\mathrm L_2+\ldots)=\sqrt{a\mu}\left\{-\frac{405}{512}\frac{n'^8}{n^8}-\frac{297}{64}\frac{n'^9}{n^9}\right\}.</math>|fs=70%}}
Cela posé, si l’on se reporte à la règle du {{n°}}29, et qu’on tienne compte des valeurs de <math>i,i',i'',i''',</math> on voit que d’abord la nouvelle fonction <math>\mathrm{R}</math> s’obtiendra en faisant les substitutions indiquées précédemment (pages 450 et 451) dans la valeur qu’avait cette fonction avant la 18{{e}} opération, et y ajoutant
{{c|<math>+\frac45n'(\mathrm{L-L_0})-\frac45n'\cdot\frac12(\theta_1\mathrm L_1+2\theta_2\mathrm L_2+\ldots).</math>|fs=70%}}
{{SA|Par ces substitutions, l’ensemble des deux termes (1) et (222) de <math>\mathrm{R},</math> joint à la quantité <math>+\frac45n'(\mathrm{L-L_0}),</math> doit se réduire à une simple fonction de <math>a,e,\gamma,</math> ce qui fournit une vérification des formules de transformation employées ; la fonction de <math>a,e,\gamma,</math> ainsi obtenue, réunie à la quantité}}
{{c|<math>-\frac45n'\cdot\frac12(\theta_1\mathrm L_1+2\theta_2\mathrm L_2+\ldots),</math>|fs=70%}}
{{SA|se compose de la valeur qu’avait précédemment le terme (1) et d’une nouvelle partie qui est donnée dans le chapitre {{rom-maj|IV}} avec l’indication <math>\scriptstyle[18\ldots\ldots1,222].</math> Ensuite les nouvelles valeurs de <math>\mathrm{L,G,H},</math> seront}}
{{g|<math>\begin{align}
\mathrm L=\sqrt{a\mu}&\left\{1+\left(\frac{37}{16}-\frac{33}4\gamma^2-\frac{105}4e^2+\frac{555}{32}e'^2+\frac{69}8\gamma^4+\frac{201}2\gamma^2e^2-\frac{495}8\gamma^2e'^2\right.\right.\\
&\quad\qquad\qquad\qquad\qquad\qquad\qquad\qquad\qquad\qquad\qquad
\left.+\frac{28549}{1024}e^4-\frac{1575}8e^2e'^2+\frac{3885}{64}e'^4\right)\frac{n'^4}{n^4}\\
&\qquad\qquad\qquad\qquad\qquad\qquad\scriptstyle\text{Cette formule se continue à la page suivante.}
\end{align}</math>|fs=70%}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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{{PageTitre2|style=font-family:serif;background-color:#e2d2c2;|
2|'''MAX DES VIGNONS'''|150|
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4|{{style|display:inline-block;-webkit-transform:scaleY(2); -moz-transform:scaleY(2); -o-transform:scaleY(2);font-weight:bold|FREDI en MÉNAGE}}|300|
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Page créée avec « __TOC__ ==Choix éditoriaux== {{ChoixEd|concept=corr|liste_typo=* Les majuscules sont accentuées, même si elles ne le sont pas dans le fac-similé. * Les fautes d'orthographe ne nuisant pas à la compréhension du texte n’ont pas été corrigées sauf lorsqu’il s'agit de coquilles manifestes, ou de certaines fautes de grammaire qui altèrent la qualité de lecture (ex. a/à, ou/où), dans ce cas le modèle {{m|corr}} est utilisé. * La ponctuation a été h... »
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__TOC__
==Choix éditoriaux==
{{ChoixEd|concept=corr|liste_typo=* Les majuscules sont accentuées, même si elles ne le sont pas dans le fac-similé.
* Les fautes d'orthographe ne nuisant pas à la compréhension du texte n’ont pas été corrigées sauf lorsqu’il s'agit de coquilles manifestes, ou de certaines fautes de grammaire qui altèrent la qualité de lecture (ex. a/à, ou/où), dans ce cas le modèle {{m|corr}} est utilisé.
* La ponctuation a été harmonisée, les points de suspension sont réduits à 1 …
* Les mots justes, mais apparaissant en rose comme des risques de scanilles sont marqués avec le modèle {{m|style|class=no_erreurs_communes}}
|liste_scanilles=|rem_texte=*{{rouge|Merci aux contributeurs '''de ne pas supprimer''' les sauts de ligne (à l’exception des mots isolés sur la dernière ligne d'un paragraphe). Cela facilite la relecture pour la majorité des relecteurs.}}
|utilisateur_création=--[[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 11 juillet 2026 à 07:20 (UTC)|utilisateur_contrib=|rem_utilisateur=}}
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « -31 - Eh bien! Voilà... Je viens de Périgueux... Le cœur d'Amélie battit un peu plus fort... Elle pensa au jeune homme « qui faisait route »... - Oui, reprit l'inconnu, je suis le fils du notaire, Me Griffon. Et mon père m'a chargé d'une mission de confiance. - 1 Auprès de ma patronne ? Pas précisément... Seulement, je vais vous expliquer, Mon père est le notaire de la famille Montel... D'abord, permettez-moi une question: est-il vrai que M. Roger Mon...
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<noinclude><pagequality level="1" user="Hektor" />{{nr||— 31 —|}}</noinclude>-31 -
Eh bien! Voilà... Je viens de Périgueux...
Le cœur d'Amélie battit un peu plus fort... Elle pensa
au jeune homme « qui faisait route »...
-
Oui, reprit l'inconnu, je suis le fils du notaire,
Me Griffon. Et mon père m'a chargé d'une mission de
confiance.
-
1
Auprès de ma patronne ?
Pas précisément... Seulement, je vais vous expliquer,
Mon père est le notaire de la famille Montel... D'abord,
permettez-moi une question: est-il vrai que M. Roger
Montel est l'amant de Mme Delrose ?
Amélie hésita, ne sachant si elle devait renseigner ce
jeune homme, mais elle se décida finalement :
C'était vrai, dit-elle, mais il y a huit jours qu'il a
lâché Madame. Il est parti dans sa famille...
Voilà qui est étrange, reprit le fils Griffon... Il est
peut-être parti, mais il n'est pas arrivé...
—
Pas possible?...
- Et l'on est très inquiet, à Périgueux. Pensez
donc, sa tante l'attendait pour lui présenter une fiancée...
Mais où est-il passé ?
-
On n'en sait rien. Il n'a plus donné de ses nou-
velles? Heureusement, la fiancée en question est malade,
et n'a pu venir à Périgueux, ce qui arrange bien les
choses... provisoirement... mais cela ne peut durer long-
temps.
«< Alors, mon père m'a dit: Gaston...
-
1
-
-
Vous vous appelez Gaston ?
Oui, mademoiselle...
C'est un joli nom! Il me plaît beaucoup...
Enchanté, mademoiselle, enchanté !... Mon père
donc me dit : « Gaston, tu es un garçon débrouillard...
- Ça se voit tout de suite...
-<noinclude>
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— Eh bien ! Voilà… Je viens de Périgueux…
Le cœur d’Amélie battit un peu plus fort… Elle pensa
au jeune homme « qui faisait route »…
— Oui, reprit l’inconnu, je suis le fils du notaire,
{{Me|Griffon}}. Et mon père m’a chargé d’une mission de
confiance.
— Auprès de ma patronne ?
— Pas précisément… Seulement, je vais vous expliquer.
Mon père est le notaire de la famille Montel… D’abord,
permettez-moi une question : est-il vrai que {{M.|Roger Montel}}
est l’amant de {{Mme|Delrose|nx}} ?
Amélie hésita, ne sachant si elle devait renseigner ce
jeune homme, mais elle se décida finalement :
— C’était vrai, dit-elle, mais il y a huit jours qu’il a lâché Madame. Il est parti dans sa famille…
— Voilà qui est étrange, reprit le fils Griffon… Il est peut-être parti, mais il n’est pas arrivé…
— Pas possible ?…
— Et l’on est très inquiet, à Périgueux. Pensez donc, sa tante l’attendait pour lui présenter une fiancée… Mais où est-il passé ?
— On n’en sait rien. Il n’a plus donné de ses nouvelles ? Heureusement, la fiancée en question est malade, et n’a pu venir à Périgueux, ce qui arrange bien les choses… provisoirement… mais cela ne peut durer longtemps.
— Alors, mon père m’a dit : « Gaston…
— Vous vous appelez Gaston ?
— Oui, mademoiselle…
— C’est un joli nom ! Il me plaît beaucoup…
— Enchanté, mademoiselle, enchanté !… Mon père donc me dit : « Gaston, tu es un garçon débrouillard…
— Ça se voit tout de suite…
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— Eh bien ! Voilà… Je viens de Périgueux…
Le cœur d’Amélie battit un peu plus fort… Elle pensa
au jeune homme « qui faisait route »…
— Oui, reprit l’inconnu, je suis le fils du notaire,
{{Me|Griffon}}. Et mon père m’a chargé d’une mission de
confiance.
— Auprès de ma patronne ?
— Pas précisément… Seulement, je vais vous expliquer.
Mon père est le notaire de la famille Montel… D’abord,
permettez-moi une question : est-il vrai que {{M.|Roger Montel}}
est l’amant de {{Mme|Delrose|nx}} ?
Amélie hésita, ne sachant si elle devait renseigner ce
jeune homme, mais elle se décida finalement :
— C’était vrai, dit-elle, mais il y a huit jours qu’il a
lâché Madame. Il est parti dans sa famille…
— Voilà qui est étrange, reprit le fils Griffon… Il est
peut-être parti, mais il n’est pas arrivé…
— Pas possible ?…
— Et l’on est très inquiet, à Périgueux. Pensez
donc, sa tante l’attendait pour lui présenter une fiancée… Mais où est-il passé ?
— On n’en sait rien. Il n’a plus donné de ses nouvelles ?
Heureusement, la fiancée en question est malade,
et n’a pu venir à Périgueux, ce qui arrange bien les
choses… provisoirement… mais cela ne peut durer longtemps.
— Alors, mon père m’a dit : « Gaston…
— Vous vous appelez Gaston ?
— Oui, mademoiselle…
— C’est un joli nom ! Il me plaît beaucoup…
— Enchanté, mademoiselle, enchanté !… Mon père
donc me dit : « Gaston, tu es un garçon débrouillard…
— Ça se voit tout de suite…
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peut-être parti, mais il n’est pas arrivé…
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— Et l’on est très inquiet, à Périgueux. Pensez
donc, sa tante l’attendait pour lui présenter une fiancée… Mais où est-il passé ?
— On n’en sait rien. Il n’a plus donné de ses nouvelles ?
Heureusement, la fiancée en question est malade,
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« Alors, mon père m’a dit : Gaston…
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Fredi en ménage/02
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Hilarion~frwiki
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text/x-wiki
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{{g|<math>\begin{align}
&\quad
+\left(10-40\gamma^2-115e^2+135e'^2+60\gamma^4+419\gamma^2e^2-540\gamma^2e'^2+\frac{7349}{64}e^4-\frac{3105}2e^2e'^2\right)\frac{n'^5}{n^5}\\
&\quad
+\left(\frac{2547}{64}-\frac{6191}{32}\gamma^2-\frac{138661}{256}e^2+\frac{47375}{64}e'^2\right)\frac{n'^6}{n^6}\\
&\quad
+\left(\frac{36049}{288}-\frac{94481}{144}\gamma^2-\frac{2069437}{1152}e^2+\frac{676807}{192}e'^2\right)\frac{n'^7}{n^7}\\
&\quad\qquad\qquad\qquad\qquad\qquad\qquad
\left.+\frac{11595889}{55296}\frac{n'^8}{n^8}-\frac{483527}{1728}\frac{n'^9}{n^9}+\frac{81}{32}\frac{n'^4}{n^4}\cdot\frac{a^2}{a'^2}+\frac{45}4\frac{n'^5}{n^5}\cdot\frac{a^2}{a'^2}\right\}\,;
\end{align}</math>|fs=70%}}
{{g|<math>\begin{align}
\mathrm G=\sqrt{a\mu}&\left\{1-\frac12e^2-\frac18e^4-\frac1{16}e^6-\frac{5}{128}e^8\right.\\
&\quad
+\left(\frac{37}{16}-\frac{33}4\gamma^2-\frac{753}{64}e^2+\frac{555}{32}e'^2+\frac{69}8\gamma^4+\frac{917}{16}\gamma^2e^2-\frac{495}8\gamma^2e'^2\right.\\
&\quad\qquad\qquad\qquad\qquad\qquad\qquad\qquad\qquad\qquad\qquad\qquad
\left.-\frac{78757}{1024}e^4-\frac{11295}{128}e^2e'^2\right)\frac{n'^4}{n^4}\\
&\quad
+\left(10-40\gamma^2-\frac{139}3e^2+135e'^2\right)\frac{n'^5}{n^5}+\left(\frac{2547}{64}-\frac{6191}{32}\gamma^2-\frac{335561}{1536}e^2+\frac{47375}{64}e'^2\right)\frac{n'^6}{n^6}\\
&\qquad\qquad\qquad\qquad\qquad\qquad\qquad\qquad\qquad
\left.+\frac{36049}{288}\frac{n'^7}{n^7}+\frac{11595889}{55296}\frac{n'^8}{n^8}+\frac{81}{32}\frac{n'^4}{n^4}\cdot\frac{a^2}{a'^2}\right\}\,;
\end{align}</math>|fs=70%}}
{{g|<math>\begin{align}
\mathrm H=\sqrt{a\mu}&\left\{1-2\gamma^2-\frac12e^2+\gamma^2e^2-\frac18e^4+\frac14\gamma^2e^4-\frac1{16}e^6+\frac18\gamma^2e^6-\frac{5}{128}e^8\right.\\
&\quad
+\left(\frac{37}{16}-\frac{23}8\gamma^2-\frac{753}{64}e^2+\frac{555}{32}e'^2-\frac{119}8\gamma^4+\frac{235}{32}\gamma^2e^2-\frac{345}{16}\gamma^2e'^2\right.\\
&\quad\qquad\qquad\qquad\qquad\qquad\qquad\qquad\qquad\qquad\qquad\qquad
\left.-\frac{78757}{1024}e^4-\frac{11295}{128}e^2e'^2\right)\frac{n'^4}{n^4}\\
&\quad
+\left(10-\frac{59}{3}\gamma^2-\frac{139}3e^2+135e'^2\right)\frac{n'^5}{n^5}+\left(\frac{2547}{64}-\frac{1319}{12}\gamma^2-\frac{335561}{1536}e^2+\frac{47375}{64}e'^2\right)\frac{n'^6}{n^6}\\
&\qquad\qquad\qquad\qquad\qquad\qquad\qquad\qquad\qquad
\left.+\frac{36049}{288}\frac{n'^7}{n^7}+\frac{11595889}{55296}\frac{n'^8}{n^8}+\frac{81}{32}\frac{n'^4}{n^4}\cdot\frac{a^2}{a'^2}\right\}.
\end{align}</math>|fs=70%}}
{{SA|Les valeurs de <math>\frac{da}{d\mathrm L},\frac{da}{d\mathrm G},\frac{da}{d\mathrm H},\frac{de}{d\mathrm L},\ldots,</math> qui se déduisent de ces relations entre <math>\mathrm{L,G,H}</math> et <math>a,e,\gamma,</math> sont les mêmes que celles qui ont été données à la suite de la 10{{e}} opération (page 383).}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Fredi en ménage/03
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Page:Raymond Clauzel L'Ile des hommes 1924.djvu/214
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « 210 L'ILE DES HOMMES Maître Onésime Pintarède, 'égaré par l'épouvante, passait d'un rang de maïs à l'autre, comme une grande sauterelle. Recrue de fatigue, fourbue d'émotion, la petite troupe dut s'arrêter dans la cave d'une petite ferme abandonnée, la marche devenant impossible sous la furieuse pluie de projectiles. Et Hilarius, à l'abri, de tirer de cette situation de nouvelles pensées misanthropiques. Le décurion, qui était resté dans la ferme,... »
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L'ILE DES HOMMES
Maître Onésime Pintarède, 'égaré par l'épouvante,
passait d'un rang de maïs à l'autre, comme une
grande sauterelle.
Recrue de fatigue, fourbue d'émotion, la petite
troupe dut s'arrêter dans la cave d'une petite ferme
abandonnée, la marche devenant impossible sous la
furieuse pluie de projectiles.
Et Hilarius, à l'abri, de tirer de cette situation
de nouvelles pensées misanthropiques.
Le décurion, qui était resté dans la ferme, des-
cendit auprès de Nikée et de ses deux compa-
gnons.
-
Les amazones, dit-il, se replient devant une
attaque sur le centre. Les hommes avancent. La
bataille commence.
Le canon tricotait le ciel de ses coups de gong
multipliés. Les avicellas, en nombreux essaims,
grattaient l'espace.
Il fallut remonter pour s'éloigner de la ferme.
D'un instant à l'autre, elle pouvait se trouver en
plein combat. Le décurion les guidait maintenant
à travers une plantation de caféiers.
De droite et de gauche avançaient en ligne les
centuries d'hommes découplés comme des bel-
luaires, casqués, sans boucliers, avec un sac au dos
et, dans les mains, une arme bizarre, désignée par
un mot français: fusil.
-
Le crime du feu! soupira Hilarius, je com-
prends maintenant en quoi il consiste.
Et il prit en pitié ces hommes jeunes et magni-
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L'ILE DES HOMMES
Maître Onésime Pintarède, égaré par l’épouvante, passait d’un rang de maïs à l’autre, comme une grande sauterelle.
Recrue de fatigue, fourbue d’émotion, la petite troupe dut s’arrêter dans la cave d’une petite ferme abandonnée, la marche devenant impossible sous la furieuse pluie de projectiles.
Et Hilarius, à l’abri, de tirer de cette situation de nouvelles pensées misanthropiques.
Le décurion, qui était resté dans la ferme, descendit auprès de Nikée et de ses deux compagnons.
— Les amazones, dit-il, se replient devant une attaque sur le centre. Les hommes avancent. La bataille commence.
Le canon tricotait le ciel de ses coups de gong multipliés. Les avicellas, en nombreux essaims, grattaient l’espace.
Il fallut remonter pour s’éloigner de la ferme. D’un instant à l’autre, elle pouvait se trouver en plein combat. Le décurion les guidait maintenant à travers une plantation de caféiers.
De droite et de gauche avançaient en ligne les centuries d’hommes découplés comme des belluaires, casqués, sans boucliers, avec un sac au dos et, dans les mains, une arme bizarre, désignée par un mot français : fusil.
— Le crime du feu ! soupira Hilarius, je comprends maintenant en quoi il consiste.
Et il prit en pitié ces hommes jeunes et {{tiret|magni|fiques}}<noinclude>
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Maître Onésime Pintarède, égaré par l’épouvante, passait d’un rang de maïs à l’autre, comme une grande sauterelle.
Recrue de fatigue, fourbue d’émotion, la petite troupe dut s’arrêter dans la cave d’une petite ferme abandonnée, la marche devenant impossible sous la furieuse pluie de projectiles.
Et Hilarius, à l’abri, de tirer de cette situation de nouvelles pensées misanthropiques.
Le décurion, qui était resté dans la ferme, descendit auprès de Nikée et de ses deux compagnons.
— Les amazones, dit-il, se replient devant une attaque sur le centre. Les hommes avancent. La bataille commence.
Le canon tricotait le ciel de ses coups de gong multipliés. Les avicellas, en nombreux essaims, grattaient l’espace.
Il fallut remonter pour s’éloigner de la ferme. D’un instant à l’autre, elle pouvait se trouver en plein combat. Le décurion les guidait maintenant à travers une plantation de caféiers.
De droite et de gauche avançaient en ligne les centuries d’hommes découplés comme des belluaires, casqués, sans boucliers, avec un sac au dos et, dans les mains, une arme bizarre, désignée par un mot français : fusil.
— Le crime du feu ! soupira Hilarius, je comprends maintenant en quoi il consiste.
Et il prit en pitié ces hommes jeunes et {{tiret|magni|fiques}}<noinclude>
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Maître Onésime Pintarède, égaré par l’épouvante,
passait d’un rang de maïs à l’autre, comme une
grande sauterelle.
Recrue de fatigue, fourbue d’émotion, la petite
troupe dut s’arrêter dans la cave d’une petite ferme
abandonnée, la marche devenant impossible sous la
furieuse pluie de projectiles.
Et Hilarius, à l’abri, de tirer de cette situation
de nouvelles pensées misanthropiques.
Le décurion, qui était resté dans la ferme, descendit
auprès de Nikée et de ses deux compagnons.
— Les amazones, dit-il, se replient devant une
attaque sur le centre. Les hommes avancent. La
bataille commence.
Le canon tricotait le ciel de ses coups de gong
multipliés. Les avicellas, en nombreux essaims,
grattaient l’espace.
Il fallut remonter pour s’éloigner de la ferme.
D’un instant à l’autre, elle pouvait se trouver en
plein combat. Le décurion les guidait maintenant
à travers une plantation de caféiers.
De droite et de gauche avançaient en ligne les centuries d’hommes découplés comme des belluaires, casqués, sans boucliers, avec un sac au dos et, dans les mains, une arme bizarre, désignée par un mot français : fusil.
— Le crime du feu ! soupira Hilarius, je comprends maintenant en quoi il consiste.
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Maître Onésime Pintarède, égaré par l’épouvante,
passait d’un rang de maïs à l’autre, comme une
grande sauterelle.
Recrue de fatigue, fourbue d’émotion, la petite
troupe dut s’arrêter dans la cave d’une petite ferme
abandonnée, la marche devenant impossible sous la
furieuse pluie de projectiles.
Et Hilarius, à l’abri, de tirer de cette situation
de nouvelles pensées misanthropiques.
Le décurion, qui était resté dans la ferme, descendit
auprès de Nikée et de ses deux compagnons.
— Les amazones, dit-il, se replient devant une
attaque sur le centre. Les hommes avancent. La
bataille commence.
Le canon tricotait le ciel de ses coups de gong
multipliés. Les avicellas, en nombreux essaims,
grattaient l’espace.
Il fallut remonter pour s’éloigner de la ferme.
D’un instant à l’autre, elle pouvait se trouver en
plein combat. Le décurion les guidait maintenant
à travers une plantation de caféiers.
De droite et de gauche avançaient en ligne les
centuries d’hommes découplés comme des belluaires,
casqués, sans boucliers, avec un sac au dos
et, dans les mains, une arme bizarre, désignée par
un mot français : fusil.
— Le crime du feu ! soupira Hilarius, je comprends
maintenant en quoi il consiste.
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Page:Renard - Invitation a la peur, 1926.djvu/194
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L'INVITATION A LA PEUR
» La glace reflétait toutes nos images. M. de
Merfy se signa trois fois. Cela fait, il pria la mar-
quise de se signer aussi. Elle s'exécuta sur ses
instances, sans paraître comprendre l'objet d'une
telle requête; mais, aussitôt, elle déclara se sentir
curieusement soulagée, et prétendit que ses vapeurs
venaient de se dissiper comme par enchantement.
C'est que le sortilège a pris fin! dit M. de
Merfy d'un ton de triomphe.
» -
» La marquise s'exclama:
-
> Quel sortilège ? Enfin, m'expliquera-t-on ce
que tout cela signifie ? Sire, parlez-moi! Qu'y
a-t-il ?... Oh! vous m'épouvantez !
» Elle pâma soudain. Je saisis la sonnette. Une
fille de chambre accourut...
» La suite importe peu. Sachez seulement que
je fis bonne contenance et que nul ne se doute de
l'événement, hormis les intéressés. A l'heure qu'il
est, la destinée est en suspens. Il faut que nous
sachions sans retard la vérité. Je vous ai retracé
de mon mieux la suite des faits; quelle est votre
opinion?
-
Sire, la vôtre est autrement fondée, puisque
vous fûtes témoin de l'action. Aussi commencerai-
je par m'enquérir de votre sentiment.
.
-
Je ne sais. De part et d'autre, les raisons de
croire et de ne pas croire s'équilibrent. Vous me
voyez impuissant à décider. Pourtant...
-
Pourtant ?...<noinclude>
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» La glace reflétait toutes nos images. {{M.|de Merfy}}
se signa trois fois. Cela fait, il pria la marquise
de se signer aussi. Elle s’exécuta sur ses
instances, sans paraître comprendre l’objet d’une
telle requête ; mais, aussitôt, elle déclara se sentir
curieusement soulagée, et prétendit que ses vapeurs
venaient de se dissiper comme par enchantement.
— C’est que le sortilège a pris fin ! dit {{M.|de Merfy}}
d’un ton de triomphe.
» La marquise s’exclama :
— Quel sortilège ? Enfin, m’expliquera-t-on ce
que tout cela signifie ? Sire, parlez-moi ! Qu’y
a-t-il ?… Oh ! vous m’épouvantez !
» Elle pâma soudain. Je saisis la sonnette. Une
fille de chambre accourut…
» La suite importe peu. Sachez seulement que
je fis bonne contenance et que nul ne se doute de
l’événement, hormis les intéressés. À l’heure qu’il
est, la destinée est en suspens. Il faut que nous
sachions sans retard la vérité. Je vous ai retracé
de mon mieux la suite des faits ; quelle est votre
opinion ?
— Sire, la vôtre est autrement fondée, puisque
vous fûtes témoin de l’action. Aussi commencerai-je
par m’enquérir de votre sentiment.
— Je ne sais. De part et d’autre, les raisons de
croire et de ne pas croire s’équilibrent. Vous me
voyez impuissant à décider. Pourtant…
— Pourtant ?…
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<references/></noinclude>
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Page:Mémoires de l’Académie des sciences, Tome 28.djvu/482
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{{c|19{{e}} {{sc|opération}}.|mt=2em|mb=1em|fs=110%}}
{{c|''{{Taille|destinée à faire disparaître le terme ''(385)'' de'' |110}}<math>\mathrm{R}.</math>|mb=1em|ff=serif}}
Prenons dans <math>\mathrm{R}</math> le terme non périodique (1) avec le terme périodique {{nobr|(385)<ref>Il ne faut prendre pour ces termes (1) et (385), dans le chapitre {{rom-maj|IV}}, que les parties qui existaient dans la valeur primitive de <math>\mathrm{R},</math> avec celles qui y ont été introduites par suite des dix-huit premières opérations.</ref>,}} dans lequel l’argument est <math>3h+3g+4l-3h'-3g'-3l',</math> et supposons que <math>\mathrm{R}</math> se réduise à ces termes seuls, de sorte que l’on ait
{{g|<math>\begin{align}
\mathrm R=&\frac\mu{2a}\\
&+m'\frac{a^2}{a'^3}\left\{\frac14-\frac32\gamma^2+\frac38e^2+\frac38e'^2+\frac32\gamma^4-\frac94\gamma^2e^2-\frac94\gamma^2e'^2+\frac9{16}e^2e'^2+\frac{15}{32}e'^4+\frac94\gamma^4e^2\right.\\
&\quad\qquad\qquad
+\frac94\gamma^4e'^2-\frac{27}8\gamma^2e^2e'^2\\
&\quad\qquad\qquad
-\left(\frac{37}8-\frac{33}2\gamma^2-\frac{373}8e^2+\frac{555}{16}e'^2+\frac{69}4\gamma^4+\frac{351}2\gamma^2e^2-\frac{495}4\gamma^2e'^2\right.\\
&\qquad\qquad\qquad\qquad\qquad\qquad\qquad\qquad\qquad\qquad\qquad\qquad\qquad
\left.+\frac{24341}{512}e^4-\frac{5595}{16}e^2e'^2\right)\frac{n'^2}{n^2}\\
&\quad\qquad\qquad
-\left(15-60\gamma^2-162e^2+\frac{405}2e'^2\right)\frac{n'^3}{n^3}\\
&\quad\qquad\qquad
-\left(\frac{10915}{192}-\frac{28655}{96}\gamma^2-\frac{568771}{768}e^2+\frac{191867}{192}e'^2\right)\frac{n'^4}{n^4}\\
&\quad\qquad\qquad\qquad\qquad
\left.-\frac{45041}{288}\frac{n'^5}{n^5}-\frac{4620391}{18432}\frac{n'^6}{n^6}+\left[\frac9{64}-\frac{45}{16}\gamma^2+\frac{45}{64}e^2+\frac{45}{64}e'^2-\frac{81}{16}\frac{n'^2}{n^2}\right]\frac{a^2}{a'^2}\right\}\\
&+m'\frac{a^3}{a'^4}\left\{\frac{15}{16}e-\frac{45}{16}\gamma^2e-\frac{285}{64}e^3-\frac{45}{8}ee'^2-\frac{2565}{64}ee'^2\frac{n'}{n}+\frac{93}{32}e\frac{n'^2}{n^2}-\frac78e\frac{n'^3}{n^3}\right\}
\end{align}</math>|fs=70%}}
{{c|<math>\times\cos(3h+3g+4l-3h'-3g'-3l').</math>}}
{{SA|D’après la valeur de l’argument <math>\theta</math> du terme périodique que l’on a conservé seul dans cette expression, on a}}
{{c|<math>i=4,\qquad i'=3,\qquad i''=3,\qquad i'''=-3.</math>|fs=70%}}
{{SA|Si l’on introduit cette valeur de <math>\mathrm{R}</math> dans les équations différentielles, on aura}}
{{c|<math>\frac14\frac{d\mathrm L}{dt}=\frac13\frac{d\mathrm G}{dt}=\frac13\frac{d\mathrm H}{dt}\,;</math>|fs=70%}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Fredi en ménage/04
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Cunegonde1
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wikitext
text/x-wiki
{{TextQuality|100%}}<pages index="Des Vignons - Fredi en ménage, 1930.djvu" from=47 to=61 header=1 />
icuw45tjn28qqekf8539b37cei3y551
Page:Colette - Œuvres complètes (éd. Le Fleuron) tome I.djvu/189
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « CLAUDINE A L’ÉCOLE décimètre et divisées en centimètres, très faciles à cacher. Il est permis de causer, on en use peu ; on aime mieux faire des mines, le bras tendu, l’œil fermé, pour prendre des mesures avec le porte-fusain. Avec un peu d’adresse, rien de plus simple que de tracer à la règle les lignes de construction (deux traits qui coupent la feuille en croix et un rectangle pour enfermer le ventre de la cruche). Dans l’autre ce... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="Hektor" /></noinclude>CLAUDINE A L’ÉCOLE
décimètre et divisées en centimètres, très faciles à cacher.
Il est permis de causer, on en use peu ; on aime mieux
faire des mines, le bras tendu, l’œil fermé, pour prendre des
mesures avec le porte-fusain. Avec un peu d’adresse, rien de
plus simple que de tracer à la règle les lignes de construction
(deux traits qui coupent la feuille en croix et un rectangle
pour enfermer le ventre de la cruche).
Dans l’autre cercle de chaises, une petite rumeur soudaine,
des exclamations étouffées et la voix de Roubaud sévère :
« Il n’en faudra pas davantage, Mademoiselle, pour vous
faire exclure de l’examen ! » C’est une pauvre petite, étriquée
et chétive, qui s’est fait pincer un double-décimètre entre
les mains, et sanglote maintenant dans son mouchoir. Du
coup, Roubaud devient très fouineur et nous épluche de
près ; mais les bandes de papier à divisions ont disparu comme
par enchantement. D’ailleurs, on n’en à plus besoin.
Ma cruche vient à ravir, bien ventrue. Pendant que je la
considère complaisamment, notre surveillant, distrait par
l’entrée timide des institutrices qui viennent savoir 4 si les
compositions sont bonnes en général », nous laisse seules,
et Luce me tire doucement : « Dis-moi, je t’en prie, si mon
dessin est bien ; il me semble qu’il y a quelque chose qui
cloche. »
Après examen, je lui explique :
— Pardi, elle a anse trop basse ; ça lui donne l’air d’un
chien fouetté qui baisse la queue.
— Et la mienne ? demande Marie de l’autre côté.
— La tienne, elle est bossue à droite ; mets-lui un corset
orthopédique.
— Un quoi ?
— Je dis que tu dois lui mettre du coton à gauche, elle
n’a des 4 avantages » que d’un côté ; demande à Anaïs de te
prêter un de ses faux nénés (car la grande Anaïs introduit
178<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="Hektor" /></noinclude>décimètre et divisées en centimètres, très faciles à cacher.
Il est permis de causer, on en use peu ; on aime mieux
faire des mines, le bras tendu, l’œil fermé, pour prendre des
mesures avec le porte-fusain. Avec un peu d’adresse, rien de
plus simple que de tracer à la règle les lignes de construction
(deux traits qui coupent la feuille en croix et un rectangle
pour enfermer le ventre de la cruche).
Dans l’autre cercle de chaises, une petite rumeur soudaine, des exclamations étouffées et la voix de Roubaud sévère : « Il n’en faudra pas davantage, Mademoiselle, pour vous faire exclure de l’examen ! » C’est une pauvre petite, étriquée et chétive, qui s’est fait pincer un double-décimètre entre les mains, et sanglote maintenant dans son mouchoir. Du coup, Roubaud devient très fouineur et nous épluche de près ; mais les bandes de papier à divisions ont disparu comme par enchantement. D’ailleurs, on n’en a plus besoin.
Ma cruche vient à ravir, bien ventrue. Pendant que je la considère complaisamment, notre surveillant, distrait par l’entrée timide des institutrices qui viennent savoir « si les compositions sont bonnes en général », nous laisse seules, et Luce me tire doucement : « Dis-moi, je t’en prie, si mon dessin est bien ; il me semble qu’il y a quelque chose qui cloche. »
Après examen, je lui explique :
— Pardi, elle a l’anse trop basse ; ça lui donne l’air d’un chien fouetté qui baisse la queue.
— Et la mienne ? demande Marie de l’autre côté.
— La tienne, elle est bossue à droite ; mets-lui un corset orthopédique.
— Un quoi ?
— Je dis que tu dois lui mettre du coton à gauche, elle n’a des « avantages » que d’un côté ; demande à Anaïs de te prêter un de ses faux nénés (car la grande Anaïs introduit<noinclude>
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Il est permis de causer, on en use peu ; on aime mieux
faire des mines, le bras tendu, l’œil fermé, pour prendre des
mesures avec le porte-fusain. Avec un peu d’adresse, rien de
plus simple que de tracer à la règle les lignes de construction
(deux traits qui coupent la feuille en croix et un rectangle
pour enfermer le ventre de la cruche).
Dans l’autre cercle de chaises, une petite rumeur soudaine, des exclamations étouffées et la voix de Roubaud sévère : « Il n’en faudra pas davantage, Mademoiselle, pour vous faire exclure de l’examen ! » C’est une pauvre petite, étriquée et chétive, qui s’est fait pincer un double-décimètre entre les mains, et sanglote maintenant dans son mouchoir. Du coup, Roubaud devient très fouineur et nous épluche de près ; mais les bandes de papier à divisions ont disparu comme par enchantement. D’ailleurs, on n’en a plus besoin.
Ma cruche vient à ravir, bien ventrue. Pendant que je la considère complaisamment, notre surveillant, distrait par l’entrée timide des institutrices qui viennent savoir « si les compositions sont bonnes en général », nous laisse seules, et Luce me tire doucement : « Dis-moi, je t’en prie, si mon dessin est bien ; il me semble qu’il y a quelque chose qui cloche. »
Après examen, je lui explique :
— Pardi, elle a l’anse trop basse ; ça lui donne l’air d’un chien fouetté qui baisse la queue.
— Et la mienne ? demande Marie de l’autre côté.
— La tienne, elle est bossue à droite ; mets-lui un corset orthopédique.
— Un quoi ?
— Je dis que tu dois lui mettre du coton à gauche, elle n’a des « avantages » que d’un côté ; demande à Anaïs de te prêter un de ses faux nénés (car la grande Anaïs introduit<noinclude>
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Il est permis de causer, on en use peu ; on aime mieux
faire des mines, le bras tendu, l’œil fermé, pour prendre des
mesures avec le porte-fusain. Avec un peu d’adresse, rien de
plus simple que de tracer à la règle les lignes de construction
(deux traits qui coupent la feuille en croix et un rectangle
pour enfermer le ventre de la cruche).
Dans l’autre cercle de chaises, une petite rumeur soudaine, des exclamations étouffées et la voix de Roubaud sévère : « Il n’en faudra pas davantage, Mademoiselle, pour vous faire exclure de l’examen ! » C’est une pauvre petite, étriquée et chétive, qui s’est fait pincer un double-décimètre entre les mains, et sanglote maintenant dans son mouchoir. Du coup, Roubaud devient très fouineur et nous épluche de près ; mais les bandes de papier à divisions ont disparu comme par enchantement. D’ailleurs, on n’en a plus besoin.
Ma cruche vient à ravir, bien ventrue. Pendant que je la considère complaisamment, notre surveillant, distrait par l’entrée timide des institutrices qui viennent savoir « si les compositions sont bonnes en général », nous laisse seules, et Luce me tire doucement : « Dis-moi, je t’en prie, si mon dessin est bien ; il me semble qu’il y a quelque chose qui cloche. »
Après examen, je lui explique :
— Pardi, elle a l’anse trop basse ; ça lui donne l’air d’un chien fouetté qui baisse la queue.
— Et la mienne ? demande Marie de l’autre côté.
— La tienne, elle est bossue à droite ; mets-lui un corset orthopédique.
— Un quoi ?
— Je dis que tu dois lui mettre du coton à gauche, elle n’a des « avantages » que d’un côté ; demande à Anaïs de te prêter un de ses faux nénés (car la grande Anaïs introduit<noinclude>
<references/>
{{c|178}}</noinclude>
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Hektor
294
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Hektor" />{{c|{{espacé|0.2em|CLAUDINE À L’ÉCOLE}}}}</noinclude>décimètre et divisées en centimètres, très faciles à cacher.
Il est permis de causer, on en use peu ; on aime mieux
faire des mines, le bras tendu, l’œil fermé, pour prendre des
mesures avec le porte-fusain. Avec un peu d’adresse, rien de
plus simple que de tracer à la règle les lignes de construction
(deux traits qui coupent la feuille en croix et un rectangle
pour enfermer le ventre de la cruche).
Dans l’autre cercle de chaises, une petite rumeur soudaine,
des exclamations étouffées et la voix de Roubaud sévère :
« Il n’en faudra pas davantage, Mademoiselle, pour vous
faire exclure de l’examen ! » C’est une pauvre petite, étriquée
et chétive, qui s’est fait pincer un double-décimètre entre
les mains, et sanglote maintenant dans son mouchoir. Du
coup, Roubaud devient très fouineur et nous épluche de
près ; mais les bandes de papier à divisions ont disparu comme
par enchantement. D’ailleurs, on n’en a plus besoin.
Ma cruche vient à ravir, bien ventrue. Pendant que je la
considère complaisamment, notre surveillant, distrait par
l’entrée timide des institutrices qui viennent savoir « si les
compositions sont bonnes en général », nous laisse seules,
et Luce me tire doucement : « Dis-moi, je t’en prie, si mon
dessin est bien ; il me semble qu’il y a quelque chose qui
cloche. »
Après examen, je lui explique :
— Pardi, elle a l’anse trop basse ; ça lui donne l’air d’un
chien fouetté qui baisse la queue.
— Et la mienne ? demande Marie de l’autre côté.
— La tienne, elle est bossue à droite ; mets-lui un corset
orthopédique.
— Un quoi ?
— Je dis que tu dois lui mettre du coton à gauche, elle
n’a des « avantages » que d’un côté ; demande à Anaïs de te
prêter un de ses faux nénés (car la grande Anaïs introduit<noinclude>
<references/>
{{c|178}}</noinclude>
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Fredi en ménage/05
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Hilarion~frwiki
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<noinclude><pagequality level="3" user="Hilarion~frwiki" /></noinclude>et par suite, en intégrant,
{{c|<math>\rm G=\frac34L+(G),\qquad H=\frac34L+(H).</math>|fs=70%}}
{{SA|<math>(\mathrm G)</math> et <math>(\mathrm H)</math> sont deux constantes arbitraires. Ces deux relations peuvent être regardées comme déterminant <math>a</math> et <math>\gamma</math> en fonction de <math>e\,;</math> en les résolvant, on trouve}}
{{MathForm1|{{Taille|(A{{Ind|19}})|140}}|<math>\left\{
\begin{align}
a=\frac{4^2(\mathrm G)^2}\mu&\left\{1+4e^2+13e^4+\frac{77}2e^6\right.\\
&\quad
-\left[\frac{37}8-\frac{33}{16}\mathrm\frac{(G)-(H)}{G}+\frac{1617}{8}e^2+\frac{555}{16}e'^2\right]\frac{n'^4\cdot4^{12}((\mathrm G))^{12}}{\mu^8}\\
&\qquad\qquad\qquad\qquad\qquad\qquad\qquad
\left.-20\frac{n'^5\cdot4^{15}((\mathrm G))^{15}}{\mu^{10}}-\frac{2547}{32}\frac{n'^6\cdot4^{18}((\mathrm G))^{18}}{\mu^{12}}\right\},
\end{align}\right.</math>|fs=70%}}
{{g|{{Taille|(B{{Ind|19}})|140}}{{espaces|5}}<math>\gamma^2=\frac18\mathrm\frac{(G)-(H)}{G}\left\{1-\frac32e^2-\frac98e^4+5\frac{n'^4\cdot4^{12}((\mathrm G))^{12}}{\mu^8}\right\}.</math>|fs=70%}}
Si l’on remplace <math>a</math> et <math>\gamma^2</math> par leurs valeurs en <math>e</math> dans l’expression de <math>\mathrm{L},</math> il vient
{{c|<math>\mathrm L=4(\mathrm G)\left\{1+2e^2+\frac92e^4+\frac{41}4e^6-\frac{1001}{16}e^2\frac{n'^4\cdot4^{12}(\mathrm G)^{12}}{\mu^8}\right\}\,;</math>|fs=70%}}
{{SA|et si l’on remarque que <math>\frac{d\mathrm L}{dt}=\frac{d\mathrm R}{dl},</math> on en déduit}}
{{MathForm1|{{Taille|(C{{Ind|19}})|140}}|<math>\left\{
\begin{align}
\frac{de}{dt}=-\frac{n'^2\cdot4^{5}(\mathrm G)^5}{\mu^3a'}&\left\{\frac{15}{16}-\frac{45}{128}\mathrm\frac{(G)-(H)}{G}+\frac{165}{64}e^2-\frac{45}8e'^2\right.\\
&\qquad\qquad
\left.-\frac{2565}{64}e'^2\frac{n'\cdot4^3(\mathrm G)^3}{\mu^2}+\frac{93}{32}\frac{n'^2\cdot4^6(\mathrm G)^6}{\mu^4}-\frac78\frac{n'^3\cdot4^9(\mathrm G)^9}{\mu^6}\right\}\sin\theta.
\end{align}\right.</math>|fs=70%}}
{{SA|D’ailleurs on a}}
{{c|<math>\frac{d\theta}{dt}=3\frac{dh}{dt}+3\frac{dg}{dt}+4\frac{dl}{dt}-3n'=-4\frac{d\mathrm R}{d\mathrm L}-3\frac{d\mathrm R}{d\mathrm G}-3\frac{d\mathrm R}{d\mathrm H}-3n'\,;</math>|fs=70%}}
{{SA|en tenant compte des valeurs de <math>\frac{da}{d\mathrm L},\frac{da}{d\mathrm G},\frac{da}{d\mathrm H},\frac{de}{d\mathrm L},\ldots</math> données à la suite de la 10{{e}} opération, et remplaçant <math>a</math> et <math>\gamma^2</math> par leurs valeurs en <math>e,</math> on trouve}}
{{MathForm1|{{Taille|(D{{Ind|19}})|140}}|<math>\left\{
\begin{align}
\frac{d\theta}{dt}=&\frac{\mu^2}{4^3(\mathrm G)^3}\left\{4-24e^2-3\frac{n'\cdot4^{3}((\mathrm G))^3}{\mu^2}-\frac{19}4\frac{n'^2\cdot4^{6}((\mathrm G))^{6}}{\mu^4}\right\}\\
&-\frac{n'^2\cdot4^{5}((\mathrm G))^5}{\mu^3a'}\cdot\frac1e\left\{\frac{15}{16}-\frac{45}{128}\mathrm\frac{(G)-(H)}{G}+\frac{1035}{64}e^2-\frac{45}{8}e'^2\right.\\
&\qquad\qquad\qquad\qquad
\left.-\frac{2565}{64}e'^2\frac{n'\cdot4^3(\mathrm G)^3}{\mu^2}+\frac{93}{32}\frac{n'^2\cdot4^6(\mathrm G)^6}{\mu^4}-\frac78\frac{n'^3\cdot4^9(\mathrm G)^9}{\mu^6}\right\}\cos\theta.
\end{align}\right.</math>|fs=70%}}<noinclude>
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Fredi en ménage/10
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Berniepyt
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<noinclude><pagequality level="3" user="Berniepyt" />{{nr||PUYLAURENS.|31}}</noinclude>cette heure pour y manger des confitures et apprendre la musique. Son austérité se remarque à ce goût exquis qu’elle met dans ses ajustemens. {{M.|de}} La Valette, qui l’aime depuis long-temps, lui enseigne un catéchisme de son invention. Quant à la dernière, c’est ma favorite. Avec ses dix-neuf ans, cet œil fripon, ce corsage de guêpe, ces cheveux blonds et cette mine espiègle, elle en sait plus long que moi. Je n’oserais me jouer à vouloir une chose qui ne lui convînt pas, et ne m’aviserais point de lui choisir un mari. Qu’elle s’arrange à sa guise. Si Puylaurens veut bien la mener à table et s asseoir auprès d’elle, je le prie de lui donner quelques avis sur le choix d’un époux, car je le crois d’excellent conseil en ces matières. Maintenant, allons dîner. Votre altesse aime le bon vin ; je lui offrirai le meilleur de ma cave.
Le luxe est fort grand dans la maison du cardinal-duc. La table est servie avec une magnificence royale, et les maîtres-d’hôtel, tout galonnés d’or, le bâton à la main et l’épée au côté, marchent devant les viandes, comme chez les princes du sang. Monsieur se récrie de la richesse des surtouts et de la vaisselle.
— Je ne suis, dit-il, qu’un pauvre diable auprès de votre éminence, et, quand je m’en retournerai dans mon village, on m’appellera un menteur, si je raconte ces merveilles à mon curé.
Deux coups de vin dans la tête du père Joseph ont disposé le saint homme à la contrition. Il demande capucinalement pardon à son altesse d’avoir entretenu le cardinal dans son obstination à ne rien céder, et voudrait que le dîner fût achevé pour baiser les mains d’un prince qu’il a toujours chéri. Monsieur raille le bon père avec ménagement sur cette tendresse qui vient de se retrouver soudain au fond d’une bouteille. Pendant ce temps-là, Antoine de L’Age cause tout bas avec sa voisine, et, comme il s’attendrit par excès de bonheur, la jeune fille lui demande malignement s’il a bu au même flacon que le père Joseph. Puylaurens s’aperçoit que la beauté de {{Mlle|Marguerite}} s’est épanouie comme une fleur. Il admire avec ravissement les plus fraîches joues du monde, des lèvres de carmin et des bras d’ivoire.
— Ce sont, dit la jeune fille sérieusement, des objets politiques, puisque je suis l’article troisième de votre traité de paix ; il faut les considérer avec respect. Cet article troisième a mis pour vous sa plus belle parure. Le trouvez-vous coiffé à votre goût ?
— Il est charmant ; je ne vis jamais de beauté si parfaite.
— Oh ! mon oncle l’a rédigé avec soin. Cette troisième clause est son chef-d’œuvre. Ne vous dissimulez pas que le quatrième article nous donnera du souci. {{M.|le}} cardinal se prépare à vous tourmenter un peu. Cette fois, nous abandonnerons les sentimens héroïques pour faire parade de notre complaisance. Vous feindrez d’engager Monsieur à rompre son mariage ; le vôtre s’en trouvera mieux. Le chemin par<noinclude>
<references/></noinclude>
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Fredi en ménage/11
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Page:Revue des Deux Mondes - 1848 - tome 23.djvu/38
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Berniepyt
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<noinclude><pagequality level="3" user="Berniepyt" />{{nr|32|REVUE DES DEUX MONDES.|}}</noinclude>Bruxelles est trop long pour arriver jusqu’à moi ; ne le prenez plus. Si mon oncle devient trop exigeant, l’article troisième est là, qui veillera sur vous. Il sait le moyen d’apprivoiser les prélats. Les rubans roses que vous voyez sur son épaule vous sont destinés.
— Il me semble, dit {{M.|le}} cardinal, que les enfans s’égaient.
— Laissez, laissez, répond la jeune fille ; nous discutons sur les conditions d’un traité politique.
Le soir, les comédiens du Marais viennent représenter une des plus jolies pièces de Colletet dans laquelle le poète Chapelain a mis une tirade admirable en l’honneur du frère du roi. Monsieur fait appeler l’auteur de ce morceau. On lui présente un pauvre homme avec des habits râpés, une perruque mal peignée, une fraise décousue et des bas noirs devenus roux par les intempéries des saisons : mais, sous cette enveloppe malpropre, est le génie du grand Chapelain, et Monsieur tire de son doigt un diamant qu’il offre au favori d’Apollon.
Les rebelles réconciliés sont attendus au Louvre le lendemain, car la reine veut aussi donner une fête à son beau-frère. La foule se presse autour du carrosse de Monsieur dans les rues de Paris. Le peuple regarde avec curiosité ce prince qu’il a vu cent fois, mais dont la gloire a grandi pendant ses malheurs. Combien il faut que Monsieur ait de courage et de force de caractère pour résister si long-temps à la tyrannie d’un ministre inflexible ! C’est un héros qui ne souffrira plus qu’on le moleste, et {{M.|le}} cardinal va rabattre de son despotisme.
Au dîner de la reine, on place Puylaurens auprès de {{Mme|de}} Chevreuse, qui le félicite de son bonheur et de ses succès avec une grace, une liberté d’esprit et un dégagement parfait de toute arrière-pensée. Les nièces du ministre arrivent au Louvre pour l’heure des violons. Les fiancés ouvrent le ballet, et Puylaurens mène danser {{Mlle|de}} Pont-Château. À la fin du menuet, les trois jeunes filles détachent leurs rubans et les offrent à leurs galans. Puylaurens se pare des couleurs de sa maîtresse, et il lui est interdit de quitter le rose jusqu’à son mariage. La reine s’amuse de cette cérémonie. Elle sourit au minois espiègle et naïf de l’aimable Marguerite, et, à la fin du bal, sa majesté distribue aux trois jeunes filles des agrafes et des bracelets de diamans.
Monsieur a repris son logement au palais du Luxembourg. Puylaurens, en rentrant dans la chambre qu’il a jadis habitée, y retrouve les souvenirs du temps de son début à la cour. Il s’apprête à se mettre au lit lorsqu’on gratte à la porte, et il voit paraître la figure jaune de Lopez.
— Seigneur, dit l’Abencerrage, un petit mot seulement de la part de son éminence : on vous a régalé, hébergé, caressé depuis deux jours sans interruption. Vous courtisez à loisir une jolie fille que vous aimez et dont la main vous est promise. À ces signes évidens vous {{Tiret|re|connaissez}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Fredi en ménage/12
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Berniepyt
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<noinclude><pagequality level="3" user="Berniepyt" />{{nr||PUYLAURENS.|33}}</noinclude>{{Tiret2|re|connaissez}} que {{M.|le}} cardinal vous rend l’affection d’un ami. En retour de ces bontés, il attend de vous un service. Demain commence l’attaque au sujet du divorce de Monsieur ; son éminence compte sur votre appui. Si l’affaire réussit, vous êtes époux heureux, et, de plus, duc et pair avant huit jours. Quelle réponse porterai-je à {{M.|le}} cardinal ?
— Tu lui diras que je vais faire ce qui sera honnêtement possible pour le satisfaire.
— Recevez mes complimens, monsieur le duc ; la semaine qui vient, vous aurez le fauteuil à dos au parlement. Je vous souhaite une bonne nuit.
— Attends un peu, Lopez : voilà trois ans que je te dois cent écus…
— Ne parlons point de cela, monsieur le duc. Je vous ai promis de les venir chercher la veille de votre arrestation ; mais, si vous êtes complaisant à {{M.|le}} cardinal, je vous demanderai mes cent écus le jour où votre fortune touchera si haut que vous serez en un lieu inexpugnable.
Lopez s’évade et laisse Puylaurens dans le trouble et l’inquiétude, comme s’il était possible de prévoir ce que l’avenir renferme.
{{c|{{rom-maj|XVIII}}.|fs=120%|mt=3em|mb=2em}}
Si Catilina eût empaillé des oiseaux, ou formé des musées de statues, on peut croire qu’il eût donné moins de peine au sénat romain, et qu’il eût épargné à Cicéron de grands frais d’éloquence. Monsieur et son favori devisaient innocemment, dans le cabinet des médailles, sur la figure de l’empereur Constantin, lorsqu’on annonça l’arrivée des sept docteurs envoyés par le cardinal pour démontrer au prince la nullité de son mariage. Monsieur, un petit balai à la main, secouait la poussière de sa collection. Il fit ouvrir la porte, et les savans à mines orthodoxes exécutèrent leur entrée solennelle comme des médecins en consultation. En tête du cortége était le capuchon politique du père Joseph, puis l’habit noir de {{M.|de}} Boutillier, puis les visages dévots et argumentateurs des pères Gondrin de l’Oratoire, Maillard, jésuite, Rabardeau, professeur en théologie, Lescot et Isambert, docteurs en Sorbonne.
On apporte des siéges, et ces graves discoureurs forment un arc de cercle menaçant, tendu par les cordes de la logique et du droit écrit. Monsieur, toujours enclin à prendre le côté bouffon des choses, s’assied sur une table, et, se tâtant l’abdomen comme un patient : — Vous venez à propos, dit-il, car je sens ici des douleurs sourdes, et les secours de la science vont m’être nécessaires. Avez-vous au moins des apothicaires à votre suite ?
— C’est à l’esprit de votre altesse, répond le père Joseph d’un air<noinclude>
<references/></noinclude>
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Fredi en ménage
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Fredi en ménage/Texte entier
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Fredi en ménage/Présentation
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{{PrésentationWS}}
La série des Fredi en trois volumes est une étude sincère et consciencieuse de l’inversion sexuelle.
* Dans Fredi à l’école, c’est le début de l’inversion, sa marche lente et indécise, l’état particulier du jeune inverti, sa mentalité complexe, puis la manifestation des premiers rapprochements.
* Dans Fredi s’amuse, celui-ci est sorti de l’école ; il est étudiant, il vit libre. Les femmes le recherchent, mais il sort de leurs mains absolument désenchanté et retourne à sa satisfaction réelle.
* Dans Fredi en ménage, le dernier tome, c’est le complet épanouissement de l’inversion. Fredi rêve de se créer un foyer, de posséder un ménage, mais, bien entendu, hors la loi naturelle.
Source : Catalogue de la Librairie Artistique 1935.
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<noinclude><pagequality level="3" user="Berniepyt" />{{nr|34|REVUE DES DEUX MONDES.|}}</noinclude>confit, que nous allons appliquer de petits remèdes qui le mettront en repos et le soulageront des péchés qui le gênent.
La séance est ouverte : le révérend capucin se jette dans les considérations de haute volée sur les mariages des princes en général, et celui de Monsieur en particulier. Selon lui, la sûreté de l’état est compromise, l’Europe en danger. {{corr|la|La}} chrétienté entière succombe, si le mariage n’est rompu à l’instant. La cour de Rome en comprendra la nécessité ; le saint-père ne peut refuser une bulle d’urgence.
{{M.|de}} Boutillier prend la parole. À son compte, le frère du roi ne saurait contracter une union légitime et valable sans le consentement et l’approbation de sa majesté, surtout lorsqu’il n’existe point de dauphin, et que le susdit frère est l’héritier du trône. Dans ce cas, Monsieur se trouve revêtu des droits du dauphin lui-même, et par conséquent soumis à la même surveillance, assujetti aux mêmes devoirs et à la même obéissance. Le roi conserve sur lui l’autorité d’un père. Or, Monsieur ayant manqué à ce chef de la famille et contracté des engagemens que la tutelle ne lui permettait point d’accepter, ces engagemens sont nuls de droit.
À la suite s’ouvre une admirable dissertation en quatre points avec exorde, proposition, confirmation, preuve et péroraison, d’où il résulte que le mariage de Monsieur est ''mariage encombré'', puisque la dot de la princesse n’est point clairement établie, ou qu’elle a été dissipée dans les dépenses de la guerre. Le mariage mérite encore le titre accablant de ''présumé'', frappé du blâme d’{{roi|Honorius|III}}, jusqu’au moment de la seconde célébration, et par conséquent entaché de concubinage aux yeux de l’église durant l’espace d’une année. Il est encore mariage à ''la Gomine'', c’est-à-dire sans bénédiction nuptiale authentique, jusqu’à ladite seconde célébration ; mais cette seconde célébration a été incomplète, puisqu’il n’y a point eu publication de bans : elle ne saurait donc en faire un mariage réhabilité. Bien plus, ce mariage, accablé déjà par tant d’épithètes, ne mérite pas même un nom, et n’a jamais existé, puisque Monsieur était, à cette époque, criminel de lèse-majesté, selon édit du roi vérifié au parlement. Son altesse pourrait dès demain contracter une autre alliance, si elle n’avait pas commis l’imprudence d’écrire au pape pour lui déclarer faussement ce mariage non-existant. Il suffira donc que le prince approuve d’un mot de sa main la lettre que le roi et {{M.|le}} cardinal enverront {{Lang|la|''in curiâ''}}, pour que le saint-père se prête volontiers à briser ces prétendus liens qui ne sont pas sérieusement formés. On dira par cette lettre que son altesse, étant aujourd’hui dans sa famille et son pays, parle, pense et raisonne librement, tandis qu’elle n’avait point sa liberté en pays étranger, au milieu des ennemis du roi, et dans l’état de rébellion, contumace et lèse-majesté, dont elle est à présent purgée par actes de grace en<noinclude>
<references/></noinclude>
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Tout à coup, une idée traverse l’esprit de Tom, une idée qui lui rend un instant d’équilibre moral.
Si Teddy, dans un subit accès de fièvre chaude, s’était ''révolvérisé'' lui-même ?
Cette seule pensée ragaillardit le terrible chef de bande…
Il entrevoit une explication pratique d’un fait parmi tant de faits incompréhensibles.
Il se précipite vers le corps du défunt.
Il le soulève.
Première déception.
Le revolver du défunt est demeuré enfoncé dans la poche ''ad hoc''.
Cependant, l’espérance pousse Slane à saisir la crosse, à extraire l’arme de la pochette.
Il la regarde avidement.
William, Blad, les sept survivants de l’équipage, se pressent curieusement autour de lui, pressentant que leur chef est sur une piste.
Mais ils sont déçus.
Le vieux Slane regarde fixement le barillet d’un air hébété.
Les cartouches sont intactes.
Aucune n’a été brûlée.
Et comme il demeure immobile, les sourcils froncés, le front barré de rides profondes, des jurons, des imprécations le font sursauter.
Se serrant autour de leur chef, les bandits ont dégagé la porte.
Une grêle de coups… de matraque, prétendent-ils, s’est abattue sur leurs têtes, leurs épaules, leurs tibias.
De fait, des sillons sanguinolents barrent plusieurs visages.
William, même, a été rudement touché, et sa face rasée porte une marque rouge, qui, de quelque temps, le signalera à l’attention.
Durant une longue minute, tous restent sur place, comme anéantis par cette bastonnade jaillie de l’invisible.
Puis l’instinct de fuite s’éveille.
Une panique éperdue les pousse, les fouaille, éteignant en eux toute possibilité de raisonnement.
Ainsi que le troupeau de fauves surpris par la détonation de la carabine du chasseur, ils songent uniquement à s’éloigner de l’endroit où leur compagnon est tombé.
Ils se livrent à une galopade éperdue à travers les couloirs, dans l’escalier en spirale.
Ils sont frappés<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="JLTB34" /></noinclude>de vertige.
Ils courent, se bousculent ; les poings se lèvent, s’abattent, violents, instinctifs, chaque fuyard redoutant de rester le dernier.
Car en leurs cerveaux, affolés par les manifestations qui leur apparaissent surnaturelles, surnage cette pensée :
le dernier est le plus exposé aux coups des invisibles ennemis qui se sont révélés.
Et ces ennemis, ils les désignent, ils les ont reconnus de suite : ce sont des esprits, des revenants, des entités analogues à celles qu’évoquent les spirites.
Rien ne leur ôtera désormais de l’idée que l’aéronef est hanté.
Parvenus sur le pont supérieur que balaie le vent de la marche, sous la coupole indigo du ciel constellé d’étoiles, les matelots du navire aérien reprennent haleine.
Mais si le grand air les apaise un instant, ils retrouvent une énergie sauvage pour déclarer à leur chef qu’ils ne veulent plus servir à bord du ''Vultur''.
— Dans quelques heures, disent-ils violemment, nous atteindrons les îles Hawaï.
Débarquez-nous aux environs de la capitale, Honolulu.
Nous regagnerons l’Amérique par un brave navire, où les esprits malfaisants ne brutaliseront pas les matelots.
Vainement, Tom et William tentent de raisonner ces hommes éperdus.
Aucun argument ne saurait avoir prise sur eux.
Ils n’écoutent plus.
En vain, les Slane prient, menacent.
Le lieutenant Blad, si flegmatique à l’ordinaire, fait chorus avec ses subordonnés.
Comme eux, il débarquera à Honolulu.
Comme eux, il brûle de regagner l’Amérique, de fouler le sol pratique de l’Union, où les mauvais esprits des vieilles légendes n’oseraient pas se montrer.
— Le ''Vultur'' est hanté ! Le ''Vultur'' est hanté !
Nulle autre réponse ne sort des lèvres des acolytes des Slane.
La phrase est une obsession, un leit motiv de la peur dont ils grelottent tous.
Les Slane comprennent qu’ils sont tenus de céder.
Après tout, le ''Vultur'' se passera de ces {{nec|niais}} qui désertent.
Un seul homme suffit à le diriger.
Son {{tiret|ravitaille|ment}}<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Berniepyt" />{{nr||PUYLAURENS.|35}}</noinclude>bonne forme ; et par ainsi ce mariage ''encombré'', à la ''Gomine'', etc., deviendra immédiatement mariage nul, politiquement, civilement et canoniquement.
— Messieurs, répondit Gaston, je viens d’entendre de si belles choses, que je ne saurais rétorquer tant d’argumens, d’exemples et de démonstrations à la fois. Je réfléchirai sur ces importantes matières. Je me tâterai pour voir si cette purgation que je dois aux actes de grace du roi n’a point suffi à soulager ma conscience, et si je trouve cette conscience ''encombrée'', comme mon mariage, il faudra bien avaler les drogues que vous me proposez. C’est à quoi je vais songer avec mon conseiller Puylaurens, qui me servira de garde-malade en attendant l’opération.
Les sept docteurs, enchantés de cette bonne parole, rompent l’arc de cercle, se lèvent, saluent le prince et défilent en procession, s’imaginant déjà porter au cimetière les sentimens et l’amour d’un époux, ensevelis dans son contrat comme dans un linceul. Monsieur ne voulait pas même donner de réponse à cette consultation, qu’il traitait de mascarade ; mais Puylaurens le détermina à prendre la chose au sérieux pour contenter le cardinal. Il fut convenu que Monsieur irait respectueusement supplier le roi de ne point exiger son adhésion à une supplique en cour de Rome, qui serait de nature à le déshonorer gratuitement, et qui d’ailleurs était contraire au cri de sa conscience. Puylaurens se chargea de porter la réponse du prince au cardinal. Monsieur et son favori partirent ensemble pour Saint-Germain. Arrivés à Ruel, Gaston poursuivit sa route, tandis que Puylaurens entrait chez le ministre. On ouvrit les portes toutes grandes. {{M.|le}} cardinal accueillit son futur neveu avec un sourire et lui prit familièrement le bras pour le conduire sur une terrasse.
— Votre éminence, dit Puylaurens, n’espère pas que je lui apporte des soumissions aveugles de la part de Monsieur. Voici d’abord la réponse officielle que je dois prononcer textuellement : « Malgré tout son désir de complaire au roi son frère, Monsieur, en examinant avec scrupule sa conscience, se regarde comme bien et dûment lié à la princesse Marguerite de Lorraine et la considère comme son épouse légitime, jusqu’à ce que son mariage soit déclaré nul par un jugement régulier et canonique. »
— Cela n’est point mal, dit le ministre. Voyons maintenant ce que nous pouvons attendre de l’influence du favori.
— Je m’engage d’abord à empêcher que Monsieur n’agisse en opposition aux demandes du roi au saint-siége. Il vous laissera faire et s’occupera de ses médailles ou de ses plaisirs.
— Fort bien, reprit le cardinal. Il faudra, dans peu de jours, l’amener à écrire quelque petite apostille sur nos dépêches.<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="JLTB34" /></noinclude>{{tiret2|ravitaille|ment}} en électricité s’opère automatiquement ; on peut se passer des trembleurs et l’on s’en passera.
Ils seront mis à terre à Hawaï.
Mais, tout en les raillant de leur couardise, Tom et William frissonnent intérieurement.
Eux aussi ont peur ; d’autant plus peur qu’ils ignorent de quoi.
Cependant il leur faut rejoindre Bubeny laissé seul, dans le cabinet directorial, en face du clavier.
Pourvu qu’il ne soit rien arrivé de fâcheux au capitaine ; car, vraiment, on peut s’attendre à tout, sur ce damné ''Vultur''.
L’idée traverse le cerveau de Tom, de William.
Ils la chassent par cette réflexion :
— Si Bubeny était obligé de quitter le clavier, l’appareil tomberait, il ne tombe pas, donc…
Mais en dépit de la justesse de l’argument, ils se hâtent vers leur cabine.
Une nouvelle surprise les y attend. !
À leur entrée, tout semble normal.
Bubeny occupe son poste.
L’œil au hublot, la main droite sur la manette de direction, la gauche au-dessus du clavier, le capitaine continue son service imperturbablement.
Sa tranquillité réconforte les Slane.
Ils respirent en le voyant calme, tout à son devoir.
Cela les remet de ne plus se sentir seuls avec des subordonnés aveulis par l’épouvante.
Il leur reste donc un compagnon fidèle.
Ils ne seront pas livrés à leurs propres forces sur ce ''Vultur'', à bord duquel, ils ne sauraient se le dissimuler, se passent des choses incroyables.
Un complice, c’est bien peu pour des chefs de bande ; mais en regard de la solitude qu’ils ont redoutée, un seul fidèle leur semble valoir une armée.
Leur satisfaction est brève.
Sans quitter sa position de guide vigilant, Bubeny murmure :
— C’est vous, gentlemen ; je vous attendais pour vous prier de me déposer à terre sur le sol ferme le plus proche, car je ne saurais plus vivre à bord de cet infernal appareil.
Du coup, les Slane restent un moment abasourdis.
Quoi ! le capitaine prétend les quitter comme les autres.
Tous, tous, alors !<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Berniepyt" />{{nr|36|REVUE DES DEUX MONDES.|}}</noinclude><nowiki />
— Je ne puis répondre qu’il y consente, mais j’ai obtenu de lui un point important, c’est de traiter l’affaire sérieusement et d’en parler au roi avec respect ; car Monsieur allait se moquer des consultations et tourner la chose en dérision, si je l’eusse laissé faire.
— Vous nous rendez un grand service, mon ami, s’écria le cardinal. Comme le capuchon de Joseph et les bavardages des docteurs prêtent au ridicule, nous étions perdus, si Monsieur eût employé cette arme terrible auprès du roi. Je tremble encore qu’il n’aille faire le bouffon.
Ce que {{M.|le}} cardinal craignait venait d’arriver. Monsieur, oubliant les recommandations de Puylaurens, était entré chez son frère en se tenant l’estomac à deux mains.
— Ah ! sire, avait-il dit, ayez pitié d’un pauvre malade à qui vos docteurs ont administré sept potions noires, toutes plus épaisses et plus amères les unes que les autres. Je sens là, sur le côté droit, la médecine du mariage ''encombré'' qui travaille mes entrailles ; de cet autre côté, le mariage ''à la Gomine'' me fait souffrir mort et passion. Ouf ! secourez-moi. De l’eau, des sels, par charité, où je m’en vais rendre l’ame par encombrement et suffocation.
Le roi éclata de rire des grimaces du malade, et Monsieur, encouragé par le succès, commença la représentation fidèle de la scène entière. Il exécuta l’entrée solennelle des docteurs, imita la voix nasillarde du père Joseph, le bégaiement de l’un, le fausset de l’autre, le faux-bourdon d’un troisième, mêlant ensemble les grands mots, les termes de théologie, de droit et d’histoire, de manière à en former un amalgame si incohérent que le roi s’en tenait les flancs de plaisir. Enfin, au moment de la péroraison, le prince, s’adressant au roi lui-même, s’écria :
— Vous voyez donc bien que vous n’êtes point marié, et, si vous persistez à vous croire affligé de la maladie du {{Lang|la|''conjungo''}}, nous vous administrerons ces potions à forte dose, tant et si bien que vous en crèverez, et alors on verra si vous serez encore le mari de dame Marguerite. Nous démarierons vous, vos parens, vos amis et toute votre cour, si vous murmurez ; et que le roi y prenne garde, car nous sommes capables de lui {{corr|administer|administrer}} une cuillerée de notre médecine dans son potage, et alors adieu son alliance avec la maison d’Espagne ! Madame la reine devient demoiselle et vierge par autorité de la science politique, théologique et médicale.
{{Roi|Louis|XIII}} passait sa vie dans une mélancolie silencieuse, dont les accès devenaient tous les jours plus longs : ni la musique, ni les ballets, ni les farces italiennes ne le déridaient, et cependant il eût donné un million à qui aurait réussi à le divertir un instant. Qu’on juge s’il sut bon gré à son frère de l’avoir amusé ! La nouvelle de cette scène fut un coup de foudre à Ruel. Le ministre accourut, muni de ses airs<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Yland" />{{nr|CYB|— 1685 —|CYB}}</noinclude>médailles de Faustine l’ancienne<ref>Eckhel, {{t.}}{{rom-maj|VII}}, {{pg}}41. Cf. L. Visconti (''{{lang|la|Annal. Inst. Arch.}}'' 1867, {{pg}}296 {{sqq.}} {{lang|de|tav. d’agg. S.}}).</ref> qui rappellent la même tradition, la Mère de l’Ida n’est pas représentée par une pierre, mais par une statue assise.
Le jour ou la déesse fit son entrée dans Rome fut un jour solennel. On établit un {{sc|lectisternium}} ; on institua une fête, accompagnée de jeux, la fête des {{sc|megalesia}}, dont le nom grec rappelait celui de la Grande Déesse<ref>{{lang|la|Varro, ''De ling. lat.'' 6, 15 ; Cic. ''De har. resp.'' 12, 24 ; Calend. Præn. ad 4 Apr.}}</ref>, et qui se célébra ensuite tous les ans à pareille date, c’est-à-dire du 4 avril<ref>T. Liv. {{rom-maj|XXIX}}, 14, 14. Le texte des {{mss.}} porte « {{lang|la|pridie idus Apriles}} » 12 avril. Mais {{lang|de|Marquardt, ''Röm. Staatsverw.''}} {{rom-maj|III}}, {{pg}}352, {{n.}}11, fait remarquer que les ''ides'' ont dû être confondues avec les ''nones''. Cf. {{lang|la|Calend. Praen. ad 4 Apr.}} D’ailleurs, c’était le 11 avril que commençaient les ''{{lang|la|Cerealia}}''. Cf. Mommsen, ''{{lang|la|Corp. Inscr. lat.}}'' {{rom-maj|I}}, {{pg}}390 b.</ref> au 10 du même mois<ref>Var. {{abr|l. cit.|loco citato (au texte cité)}} ; {{lang|la|Cicer. ''De har. resp.''}} 13, 27, 28 ; {{lang|la|Ovid. ''Fast.''}} {{rom-maj|IV}}, 255 {{sqq.}} ; Strab. {{rom-maj|XII}}, {{pg}}567.</ref>. En même temps, on commençait sur le Palatin la construction d’un temple spécialement consacré à la déesse, lequel fut inauguré treize ans après, le 10 avril 191<ref>{{lang|la|T. Liv. {{rom-maj|XXXVI}}, 36, 3-5 ; Calend. Praen. ad 10 Apr.}}</ref>. Le culte fut constitué, tel qu’il était en Phrygie, mais il conserva longtemps tous les caractères d’un culte étranger. Un sénatus-consulte défendait aux citoyens romains de paraître en costume bariolé aux fêtes de la Mère des Dieux, d’y jouer de la flûte, d’y pratiquer aucun des rites de l’Asie. Dans les processions où l’on portait en grande pompe l’image de la divine Mère, le prêtre et la prêtresse étaient d’origine phrygienne<ref>{{lang|la|Dion. Halic. ''Ant. rom.''}} {{rom-maj|II}}, 19.</ref>. C’étaient ces étrangers qui parcouraient la ville, quêtant pour la Mère des Dieux ({{sc|metragyrtes}}. Ils étaient suivis d’un cortège d’eunuques [{{sc|gallus}}] qui, au bruit des tambours et des cymbales, aux accents éclatants de la trompette et de la flûte, s’avançaient brandissant leurs armes : tout souillés de sang, ils bondissaient en cadence, avec des balancements de tête qui faisaient trembler leurs aigrettes menaçantes. Sur le passage de la déesse, ses adorateurs romains s’empressaient de lui payer tribut, en jonchant son chemin de feuilles de roses, de pièces de bronze et d’argent<ref>{{lang|la|Lucr., ''De nat. r.''}} {{rom-maj|II}}, 610-633 ; {{lang|la|Cic. ''De leg.''}} {{rom-maj|II}}, 16, 40 ; {{lang|la|Varro, ''Sat. Men.''}} {{pg|expl=pages}}173, 131-132 ; {{pg}}174, 149, Bücheler. Servius ({{lang|la|ad Virg. ''Georg.''}} {{rom-maj|II}}, 394) nous apprend en outre que les hymnes chantés en l’honneur de la Mère des dieux étaient en langue grecque.</ref>. Les Romains ne jouaient donc aucun rôle dans les cérémonies de la Mère des dieux, dont ils étaient simplement spectateurs ; mais ils célébraient cette fête par des réjouissances publiques, par des jeux de scène et des jeux de cirque, par les banquets que se donnaient entre eux les patriciens et qui portaient le nom de {{sc|{{Corr|mutitationes|mutilationes}}}}<ref>{{lang|la|Ovid. ''Fast.''}} {{rom-maj|IV}}, 352 ; {{lang|la|Calend. Praen. ad 4 Apr.}}</ref>.
Comme cela était arrivé en Grèce, Attis ne s’introduisit pas à Rome en même temps que Cybèle. Aucun texte<ref>Dans le texte de Varron, ''{{lang|la|Sat. Men.}}'' {{pg}}174, 150, Bücheler, le mot Attis ne repose que sur une conjecture.</ref> ne permet de supposer que son culte fût associé dès l’abord à celui de la ''{{lang|la|Mater Idaea}}''. Seul, un denier de Céthégus, qui rappelle l’introduction du culte phrygien sous le consul de ce nom, en 204, nous offre l’image d’Attis<ref>{{lang|de|Mommsen, ''Gesch. d. röm. Münzwesen''}}. {{pg}}540, {{n.}}136.</ref> ; mais cette représentation peut faire allusion à la légende de Pessinonte, sans qu’il soit nécessaire de conclure à l’existence du culte du dieu phrygien à Rome dès cette époque<ref>Nous adoptons l’opinion de Rapp ({{art.}}''Attis'' du ''{{lang|de|Lexicon d. griech. u. röm. Mythol.}}'' publié sous la direction de {{M.|Roscher}}, Leipzig, 1884), contrairement à celle de Marquardt (''{{lang|la|Staatsverwalt.}}'' {{rom-maj|III}}, {{pg}}353, {{abr|not.|note}} 5).</ref>. La belle poésie de Catulle n’en est pas non plus une preuve suffisante ; car ce morceau ne paraît être qu’une imitation des Alexandrins<ref>Voir {{pg}}540 du Commentaire de {{M.|E. Benoist}} (''Poésies de Catulle'', {{trad.}} Rostand, {{t.}}{{rom-maj|II}}).</ref>. C’est seulement sous l’empereur Claude qui, dit-on, fit célébrer le premier la grande fête phrygienne du mois de mars<ref>J. Lydus. ''{{lang|la|De Mens.}}'' {{rom-maj|IV}}, 41. Le calendrier du temps d’Auguste ne connaît pas cette fête. Aucun écrivain n’en parle avant cette époque, et il en est question aussitôt après. Voir {{lang|la|Lucan. ''Phars.''}} 1, 599 ; {{lang|la|Stat. ''Sylv.''}} {{rom-maj|I}}, 2. 176, etc.</ref>, que la religion d’Attis fut définitivement associée à celle de Cybèle. C’est à partir de ce moment que le nom du jeune dieu se rencontre, à côté de celui de la déesse, sur les inscriptions, ou ils se trouvent réunis dans la qualification de ''{{lang|la|dii magni}}'' et de ''{{lang|la|dii conservatores}}''<ref>Orelli, 1896-1907, 2264, 2328, 2352.</ref>. Désormais, les Archigalle qui, à Rome comme dans les provinces, ne sont plus des Phrygiens, mais des citoyens romains<ref>Orelli, 2320, ''{{lang|la|Corp. Inscr. lat.}}'' {{rom-maj|V}}, 488 ; Boissieu, ''Inscr. de Lyon'', {{pg|expl=pages}}28 et 31. C. L. Visconti, ''{{lang|la|Annal. Inst. Arch.}}'' 1888, {{pg}}391, {{n.}}4 ; 1869, {{pg}}244.</ref>, ne se contentent pas de servir le culte de la Mère divine ; ils sont la représentation vivante d’Attis, dont ils portent l’image sur la poitrine<ref>{{lang|de|Müller-Wieseler}}, {{rom-maj|II}}, {{pl.}}{{rom|lxiii}}, {{n°}}817.</ref>. On leur donne le titre de ''{{lang|la|Attis publicus populi romani}}''<ref>Orelli, 2320-2353.</ref>.
La fête des {{lang|la|Mégalésia}}, célébrée en avril, n’était que l’anniversaire de l’entrée à Rome de l’idole de Pessinonte. La fête du mois de mars en l’honneur de Cybèle et d’Attis fut la reproduction des cérémonies phrygiennes, transplantées à Rome. La partie essentielle de la fête durait, comme nous l’avons vu plus haut, du 22 au 27 mars. Mais ces cérémonies avaient été précédées, à la date du 13 mars, par la procession des ''{{lang|la|cannophori}}'' qui, le mot indique, s’avançaient tenant à la main des tiges de roseaux<ref>J. Lydus, ''{{lang|la|De Mens.}}'' {{rom-maj|IV}}, 36 ; {{lang|la|Calend. Philoch. ad 15 Mart.}} Le jour est accompagné de la mention « {{lang|la|Canna Intrat}}. »</ref>. Les cannophores étaient organisés en collèges d’hommes et en collèges de femmes<ref>Voir {{lang|de|Marquardt, ''Röm. Staatsverwalt.''}} {{rom-maj|III}}, {{pg}}355, {{n.}}4.</ref>, dont le rapport avec le culte de Cybèle et d’Attis nous a été révélé par les inscriptions provenant du Mètroon d’Ostie<ref>C. L. Visconti, ''{{lang|la|Annal. Inst. Arch.}}'' 1868, {{pg}}362 {{sqq.}}</ref>. Quelle était la signification du symbole qu’ils tenaient à la main ? Ce symbole est certainement en relation avec la légende de Pessinonte ; car, parmi les représentations qui ornent une ciste mystique d’Ostie (voy, {{pg}}1688, {{fig.}}2249, à côté du lion de Cybèle, de la tête de Zeus Idéen, et de la tête d’Attis, figurent des roseaux<ref>''{{lang|la|Monum. Inst. Arch.}}'' {{rom-maj|IX}}, {{abr|tab.|tableau}} {{rom-maj|VIII}}, 1, a, b ; Annal. 1869, {{pg}}242.</ref>. Mais il est inutile de supposer avec C. L. Visconti que ces roseaux fassent allusion à une circonstance de la légende d’Attis, qui ne nous serait pas connue par les textes<ref>{{M.|Visconti}} imagine qu’Attis se serait caché dans les roseaux du fleuve Gallus après son émasculation, pendant que Cybèle le cherchait.</ref>. Hérodien ne nous apprend-il pas que les Phrygiens célébraient jadis les fêtes de la Grande Mère sur les bords du fleuve Gallus<ref>{{lang|la|Herodian. ''Hist.''}} {{rom-maj|I}}, 11, 7.</ref> ? D’après Julien, Attis enfant n’a-t-il pas été exposé sur les rives de ce fleuve et sauvé des eaux par Cybèle<ref>''{{lang|la|Orat.}}'' {{rom-maj|V}}, {{pg}}165, b, {{pg}}180, a.</ref> ? Les roseaux figurés sur la ciste d’Ostie et ceux que portaient à Rome les cannophores nous paraissent donc rappeler cet incident de l’enfance du dieu.
Le 22 mars. ''{{lang|la|Arbor intrat}}''<ref>{{lang|la|Calend. Philoch.}}</ref> ; c’est-à-dire que ce jour-là, le pin, symbole d’Attis, était porté en grande pompe dans le temple du Palatin<ref>J. Lydus, ''{{lang|la|De Mens.}}'' {{rom-maj|IV}}, 41 ; {{lang|la|Julian. ''Orat.''}} {{rom-maj|V}}, {{pg}}168, {{n.}}</ref>. Comme en Phrygie, les branches de l’arbre étaient ornées de couronnes de violettes ; son trône était entouré de bandelettes de laine, qui rappelaient celles dont Ia, la fille de Midas, avait enveloppé le corps d’Attis mourant de sa blessure<ref>Arnob. {{rom-maj|V}}, 16.</ref>. Le soin de porter l’arbre sacré [{{sc|dendrophoria}}] était confié au collège des ''{{lang|la|dendrophori}}''<ref>Lydus, ''{{lang|la|{{abr|l. cit.|loco citato (au texte cité)}}}}'' Sur les ''dendrophores'', aux textes cités par Marquardt, {{rom-maj|III}}, {{pg}}356, {{n.}}5, il faut ajouter celui d’une inscription provenant de Tomi, où l’on voit un ''archidendrophore'' consacrer un monument à Attis (Fröhner, ''Notice de la sculpt.'' {{rom-maj|I}}, {{n°}}548, {{pg}}484. Cf. ''{{abr|Rev. contemp.|Revue contemporaine}}'' 1864, {{pg}}375).</ref>, placé sous la surveillance des {{lang|la|quindécemvirs}}<ref>Mommsen, ''{{lang|la|Inscr. regn. Neap.}}'' 2259.</ref>.<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Berniepyt" />{{nr||PUYLAURENS.|37}}</noinclude>les plus graves et les plus sévères ; mais le roi riait en imitant lui-même les mines du père Joseph et de Boutillier.
— Tenez, monsieur le cardinal, dit-il, je suis désarmé. Quelle grace aurais-je à vouloir faire le méchant après avoir applaudi la comédie de mon frère ? Laissons cela et n’y pensons plus. C’est chose jugée. Monsieur a gagné son procès à la manière de Gros-Guillaume.
— On ne gagne pas ainsi des procès de cette importance, répondit le cardinal.
— Eh bien ! reprit le roi, jugez donc la chose vous-même. Je vous en laisse le soin et vous donne mes pouvoirs. Faites en sorte que je n’aie plus besoin de m’en mêler.
— Je me charge de tout ; votre majesté n’aura plus qu’à mettre sa signature sur un écrit.
En retournant à Paris, Puylaurens gronda Monsieur au sujet de sa bouffonnerie, mais le prince répondit que cette scène de tréteaux l’avait élevé de cent coudées.
Le lendemain, le père Joseph arriva au Luxembourg de si grand matin, qu’il trouva Puylaurens au lit.
— Mon cher fils, lui dit-il, {{M.|le}} cardinal et moi nous avons passé la nuit à écrire. Voici le résultat de nos travaux ; c’est une supplique de six pages adressée au pape, et qui fera voir à Monsieur si les consultations des docteurs sont des pantalonnades. La signature du roi et celle du ministre y sont apposées. Le succès dépend de vous à présent. Obtenez de Monsieur qu’il approuve ce mémoire par trois lignes de sa main, et, dans deux mois, son mariage est rompu.
— Vous me supposez, répondit Puylaurens, une autorité que je n’ai point. Si je pouvais changer d’un jour à l’autre ses sentimens du blanc au noir, Monsieur ne serait plus qu’un automate sans volonté, ou un enfant à confier à des gouvernantes.
— Aussi, reprit le capucin, nous regardons l’affaire comme difficile, et c’est pourquoi nous avons recours à vous. Mettez-y le temps. Usez de patience et de ruse. Je vous laisse le mémoire, et vous saisirez le moment propice.
— Je ne vous dissimule pas que je n’espère point réussir.
— Il le faut pourtant. Vous savez que {{M.|le}} cardinal tient fort à ses idées. Votre fortune, votre mariage, votre duché-pairie, tout dépend de cette entreprise.
— Mais enfin, si je ne réussis point ?
— Le cardinal vous en saura mauvais gré. Adieu fortune, mariage et duché !
— Vous avouerez que cela est injuste et cruel.
— Prenez les gens comme ils sont. Service pour service, c’est la devise de {{M.|le}} cardinal. Adieu, mon enfant ; appliquez-vous à cette {{Tiret|négocia|tion}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Berniepyt" />{{nr|38|REVUE DES DEUX MONDES.|}}</noinclude>{{Tiret2|négocia|tion}} : vous touchez au moment solennel où votre étoile doit briller ou disparaître.
Le capucin laissa Puylaurens fort troublé de ces menaces doucereuses. Le mémoire était de la dernière rigueur. À moins de réduire Monsieur au rôle d’un lâche, on ne pouvait espérer de lui faire approuver cet écrit. La perplexité du pauvre Puylaurens fut horrible. Il n’est pas besoin de redire quels intérêts l’engageaient à seconder les vues du ministre.
Monsieur, mauvais gardien de son honneur, l’avait confié depuis si long-temps à son favori, qu’on pouvait abuser de ce dépôt sacré. À force de malice et d’importunités, on aurait pu arracher sa signature, sauf à perdre plus tard sa confiance et son amitié, quand la honte et le regret lui seraient venus ; mais, en agissant ainsi, Puylaurens aurait posé sa fortune sur une base infâme, et son ame se révoltait à cette pensée ; il rougissait en face de lui-même, et finalement, lorsque son parti fut pris de renoncer à cette manœuvre coupable, ses espérances s’envolant une à une, il se mit à pleurer comme un enfant.
Cependant {{roi|Louis|XIII}}, qui avait pris goût aux plaisanteries de son frère, l’envoya chercher par un écuyer de la petite écurie. Monsieur partit pour Saint-Germain, résolu à se servir amplement de cette arme nouvelle. Le mémoire du cardinal, que Puylaurens lui remit au moment où il montait en carrosse, changea ses dispositions. Le roi s’attendait à des badinages, et, lorsqu’il vit son frère sombre et irrité, cette déception fit tourner sa mauvaise humeur contre le cardinal.
— Ne vous inquiétez point des violences de ce fâcheux, dit-il à Monsieur. Je ne souffrirai plus qu’il nous sépare. Jetez ce mémoire sur ma table ; j’aurai soin de l’y oublier. Causons librement en bons frères.
Dans cet instant, la porte s’ouvrit, et {{M.|le}} cardinal entra. Le roi parut ému ; ses joues maigres se colorèrent d’une imperceptible couche de vermillon. Il baissa les yeux devant le regard scrutateur de son ministre. Si le cardinal eût sondé prudemment le terrain, il aurait pu remporter une victoire subite, et, en présence de ces deux caractères faibles, il dépendait de lui que Monsieur passât sous les fourches caudines ; mais il se laissa emporter par un mouvement de dépit.
— J’arrive mal à propos, dit-il, et je dérange sans doute Monsieur, lorsqu’il me rendait de bons offices auprès de votre majesté.
L’embarras du roi devint aussitôt de la colère :
— Monsieur se plaint de vous avec raison ; je voulais l’entretenir gaiement, comme hier, et, grace à vous, sa gaieté s’est envolée. Faites qu’en venant me voir, il n’apporte pas ici cette noire tristesse ; c’est assez de la mienne. Gardez ce gros portefeuille que vous avez sous le bras. Je ne travaillerai point ce matin.
— Je laisse donc votre majesté à ses gais entretiens, répondit le {{Tiret|mi|nistre}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « <nowiki/> Aussi primes-nous grand plaisir, le lendemain, an recueillement souriant de l’autre béguinage, comme assoupi dans sa eeinture de briques roses. Un joli soleil pale lustrait les façades, donnait aux volets le vernis d’une peinture neuve, et, sur le miroitement clair des vitres, détachait l’éclat cru des rideaux. Notre tristesse de la veille se fondit dans cette lumière molle, épandue sur la tranquillité bruissante des maisons, du fond desqu....
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<noinclude><pagequality level="1" user="Franky007" /></noinclude><nowiki/>
Aussi primes-nous grand plaisir, le lendemain, an recueillement souriant de l’autre
béguinage, comme assoupi dans sa eeinture de briques roses. Un joli soleil pale lustrait les
façades, donnait aux volets le vernis d’une peinture neuve, et, sur le miroitement clair des
vitres, détachait l’éclat cru des rideaux. Notre tristesse de la veille se fondit dans cette
lumière molle, épandue sur la tranquillité bruissante des maisons, du fond desquelles montait.
une rumeur d’allées et venues, avec des sourdines de parlotes et de prières.
Au milieu de l’enclos, un vaste carré d’herbe verte étendait sa belle tache reluisante
d’aquarelle, piquetée d’un étoilement de paquerettes, comme cette prairie mystique de
l’Adoration de l’agneau » où Hubert Van Eyck agenouille ses théories de séraphins dans
la blancheur flottante des tuniques. Les beaux anges du vieux maitre flamand n’effleuraient
pas de leur vol le gazon germé dans ce coin d’idylle, mais un gros mouton y paissait, bêlant
et doux, avec une placidité de bête symbolique. Tout autour du pré, des arbres avaient
poussé, versant sur le pavé une ombre fraiche dans laquelle s’ébattaient des milliers d’oiseaux;
el par moments une coiffe d’antique béguine se glissait sous le demi-jour des feuillées,
glacée de tons de vieil argent. Rien ne pourrait dire la douceur de ce paysage; derrière les
murs de clôture éclatants de claux neuve, les maisons, avec leurs pignons páles, avaient
des langueurs détendues de convalescents; et, comme une odeur de bonnes consciences, nous
humions la rusticité qui émanait des choses.
-
L’envie nous prit de voir de plus près ces eccurs simples. Un des convents - c’est le
nom que portent les maisons du bégainage, quel que soit le nombre des héguines qui les
habitent nous attirait surtout par sa belle tenue extérieure, d’une placidité heureuse et
candide: Cette ame du dedans qui monte aux murs extérieurs des maisons, comme chez
les hommes elle monte au visage, et compose leur physionomie sensible, nous avertissait
confusément de la présence de créatures plus jeunes et moins mortifiées que les demi-
siècles que nous avions vus circuler par les allées. Au troisième coup du heurtoir, la clef
tourna dans la serrure, et une tête de vicille, ridée comme une nèfle, sous les blancs neigeux
de son fronteau, s’enleva du fond de briques rouges, avec l’azur fané de ses gros yeux
regardant par-dessus des besicles en corne. Elle cut une courte hésitation quand nous lui
cúmes demandé de risquer un coup d’eil dans l’intérieur; mais sitôt après, aequiescant
d’un mouvement de la tête, elle s’effaça pour nous laisser passer.
Un petit jardin aux sentiers bordés de buis, avec des pares en forme de cœur et de
eroix, précédait le vestibule, surlaussé de deux marches et conduisant à un escalier de bois
blane dont les degrés, sous le passage de plusieurs générations, s’étaient usés par le milieu.
La digne tourière, les épaules fléchissantes et le dos incurve, toute sèche et ratalinée comme
un bois duquel la sève s’est retirée, trottinait devant nous, faisant sonnailler le long de ses
maigres jambes les grains d’un interminable elapelet. Des parloirs se succédaient au rez-de-
chaussée, d’une pauvreté décente et froide, meublés chacun d’une table, d’une armoire et
de quelques chaises, avec une abondance d’images pieuses et de crucifix sur les eleminées
et les murs. Dans la nudité sévère d’une de ces salles, plus vastes que les autres, une dizaine
de grandes toiles noireies et craquelées, oeuvres de peintres naguère acclamés et de qui
l’éphémère gloire devait sombrer dans le rayonnement des maitres du dix-septième siècle,
étalaient des allégories et des symboles, parmi des floraisons revéleuses de roses chairs d’anges,
selon le goût du jésuite Zeghers, ou bien s’ensanglantaient de rouges martyrs dont l’horreur
contrastait avec la fine poussière de silence quiet dansant sous le jour des hautes fenêtres.
Du fond des corridors nous arrivait une mussitation lointaine, comme un frémissement
de lèvres balbutiantes, et cette rumeur sourde, intermittente des léguines en prières ajoutail
encore à l’engourdissante tranquillité de la maison. Chaque jour, en effet, les bonnes filles se
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<references/></noinclude>
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Aussi primes-nous grand plaisir, le lendemain, an recueillement souriant de l’autre
béguinage, comme assoupi dans sa eeinture de briques roses. Un joli soleil pale lustrait les
façades, donnait aux volets le vernis d’une peinture neuve, et, sur le miroitement clair des
vitres, détachait l’éclat cru des rideaux. Notre tristesse de la veille se fondit dans cette
lumière molle, épandue sur la tranquillité bruissante des maisons, du fond desquelles montait.
une rumeur d’allées et venues, avec des sourdines de parlotes et de prières.
Au milieu de l’enclos, un vaste carré d’herbe verte étendait sa belle tache reluisante
d’aquarelle, piquetée d’un étoilement de paquerettes, comme cette prairie mystique de
l’Adoration de l’agneau » où Hubert Van Eyck agenouille ses théories de séraphins dans
la blancheur flottante des tuniques. Les beaux anges du vieux maitre flamand n’effleuraient
pas de leur vol le gazon germé dans ce coin d’idylle, mais un gros mouton y paissait, bêlant
et doux, avec une placidité de bête symbolique. Tout autour du pré, des arbres avaient
poussé, versant sur le pavé une ombre fraiche dans laquelle s’ébattaient des milliers d’oiseaux;
el par moments une coiffe d’antique béguine se glissait sous le demi-jour des feuillées,
glacée de tons de vieil argent. Rien ne pourrait dire la douceur de ce paysage; derrière les
murs de clôture éclatants de claux neuve, les maisons, avec leurs pignons páles, avaient
des langueurs détendues de convalescents; et, comme une odeur de bonnes consciences, nous
humions la rusticité qui émanait des choses.
L’envie nous prit de voir de plus près ces eccurs simples. Un des convents - c’est le
nom que portent les maisons du bégainage, quel que soit le nombre des héguines qui les
habitent nous attirait surtout par sa belle tenue extérieure, d’une placidité heureuse et
candide: Cette ame du dedans qui monte aux murs extérieurs des maisons, comme chez
les hommes elle monte au visage, et compose leur physionomie sensible, nous avertissait
confusément de la présence de créatures plus jeunes et moins mortifiées que les demi-
siècles que nous avions vus circuler par les allées. Au troisième coup du heurtoir, la clef
tourna dans la serrure, et une tête de vicille, ridée comme une nèfle, sous les blancs neigeux
de son fronteau, s’enleva du fond de briques rouges, avec l’azur fané de ses gros yeux
regardant par-dessus des besicles en corne. Elle cut une courte hésitation quand nous lui
cúmes demandé de risquer un coup d’eil dans l’intérieur; mais sitôt après, aequiescant
d’un mouvement de la tête, elle s’effaça pour nous laisser passer.
Un petit jardin aux sentiers bordés de buis, avec des pares en forme de cœur et de
eroix, précédait le vestibule, surlaussé de deux marches et conduisant à un escalier de bois
blane dont les degrés, sous le passage de plusieurs générations, s’étaient usés par le milieu.
La digne tourière, les épaules fléchissantes et le dos incurve, toute sèche et ratalinée comme
un bois duquel la sève s’est retirée, trottinait devant nous, faisant sonnailler le long de ses
maigres jambes les grains d’un interminable elapelet. Des parloirs se succédaient au rez-de-
chaussée, d’une pauvreté décente et froide, meublés chacun d’une table, d’une armoire et
de quelques chaises, avec une abondance d’images pieuses et de crucifix sur les eleminées
et les murs. Dans la nudité sévère d’une de ces salles, plus vastes que les autres, une dizaine
de grandes toiles noireies et craquelées, oeuvres de peintres naguère acclamés et de qui
l’éphémère gloire devait sombrer dans le rayonnement des maitres du dix-septième siècle,
étalaient des allégories et des symboles, parmi des floraisons revéleuses de roses chairs d’anges,
selon le goût du jésuite Zeghers, ou bien s’ensanglantaient de rouges martyrs dont l’horreur
contrastait avec la fine poussière de silence quiet dansant sous le jour des hautes fenêtres.
Du fond des corridors nous arrivait une mussitation lointaine, comme un frémissement
de lèvres balbutiantes, et cette rumeur sourde, intermittente des léguines en prières ajoutail
encore à l’engourdissante tranquillité de la maison. Chaque jour, en effet, les bonnes filles se<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Berniepyt" />{{nr||PUYLAURENS.|39}}</noinclude>{{Tiret2|mi|nistre}} d’un ton piqué. J’attendrai dans l’appartement de Boutillier qu’il plaise au roi de me recevoir.
— Allez chez Boutillier, dit le roi d’un ton bourru.
Après le départ du cardinal, Gaston d’Orléans fit tous ses efforts pour amuser son frère, et, comme il réussit à le faire sourire deux ou trois fois à grands frais d’esprit, le roi s’écria :
— Qu’il est bon de causer, tandis que {{M.|le}} cardinal est chez Boutillier !
Au bout d’une heure, on envoya enfin dire au ministre qu’il pouvait venir travailler ; mais le capitaine des gardes revint seul, et annonça que {{M.|le}} cardinal était parti pour Ruel.
— Fort bien, dit le roi en se frottant les mains ; il me boude. Vous verrez qu’il aura demain une attaque de goutte. Je connais ces manéges de coquette. Il croit me faire peur, mais il serait bien étonné s’il savait que je prends sa bouderie comme une récréation.
{{M.|de}} Servien, qui arriva au château, vint dire qu’en passant à Ruel, il avait appris du père Joseph que {{M.|le}} cardinal s’était mis au lit avec la goutte et un accès de fièvre.
— Bon cela ! s’écria le roi, notre récréation durera huit jours. Il faut en profiter. Monsieur mon frère, revenez me voir demain de grand matin, et amenez avec vous Puylaurens. Il n’aime point {{M.|le}} cardinal ; nous nous régalerons tous à médire de lui. Je vous mènerai à la chasse dans les bois de Versailles pour avoir plus de liberté. Ne dites mot de ceci à personne.
{{c|{{rom-maj|XIX}}.|fs=120%|mt=3em|mb=2em}}
Le lendemain fut un jour mémorable dans les annales des courtisans. On remarqua au lever du roi un certain mystère, un trouble dans l’étiquette, qui bouleversa les plus fortes cervelles. Hormis {{M.|de}} Saint-Simon, personne n’avait reçu d’instructions, et le roi s’était mis au lit en feignant d’oublier de donner ses ordres. Étant déjà couché, {{roi|Louis|XIII}} avait fait appeler le fauconnier, et lui avait commandé de partir pendant la nuit pour Versailles avec ses tiercelets, sans parler de ce projet de chasse. Chose inouie, le ''coureur du vin'', chargé des provisions de bouche, n’avait point reçu d’avertissement. Quand Monsieur arriva de Paris avec Puylaurens, le roi, qui s’était habillé et chaussé dans les petits appartemens, après avoir mis en présence de la cour ses habits ordinaires, descendit avec Saint-Simon, au grand dépit de messieurs les porte-manteaux, qui devaient l’accompagner jusqu’au carrosse. On avait attelé les chevaux sur un avis secret du valet de chambre de Nyert. {{M.|de}} Saint-Simon aurait dû porter sur un coussin le couteau de chasse et les éperons, en sa qualité de grand-écuyer ; cependant, par<noinclude>
<references/></noinclude>
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Berniepyt
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<noinclude><pagequality level="3" user="Berniepyt" />{{nr|40|REVUE DES DEUX MONDES.|}}</noinclude>un scandale incroyable, ces éperons et ce couteau se trouvaient déjà attachés aux talons et au côté du roi. On ne sait comment un pareil désordre avait pu s’introduire dans le service. Monsieur lui-même, tout prévenu qu’il était, demeura stupéfait en voyant son frère sur le perron lui faire signe de rester dans son carrosse, et monter en voiture accompagnée de Saint-Simon seulement. Aux fenêtres du château paraissaient des visages décomposés par l’étonnement et l’indignation. Monsieur était à un quart de lieue de Saint Germain, suivant à toutes brides l’équipage du roi, quand le coureur du vin, averti par de Nyert, faillit s’évanouir en apprenant ce brusque départ. Le malheureux assemblait à la hâte les objets prescrits par son bréviaire : les huit pains, les biscuits, les conserves, le fruit, les quatre pâtés de viande, les serviettes et les flacons de vin. Il pleurait et soupirait en mettant tout cela dans le baudrier de drap rouge. Le ''coureur du gobelet'' perdait la tête en préparant l’argenterie, les couteaux, les verres et les plats de vermeil. Au lieu de poser son bagage sur la haquenée de la petite chasse, il partit avec un chariot à six chevaux en tremblant d’arriver trop tard pour la collation en plein air.
Le roi était dans les bois de Versailles depuis une heure, et on avait déjà pris, avec les tiercelets, une douzaine de pies et de corneilles, quand les officiers et leur chariot parvinrent au rendez-vous de chasse. L’émotion de ces pauvres gens mit le roi en belle humeur. On servit la collation sur un petit pré. Les convives étaient au nombre de quatre, et il se trouva qu’on avait apporté des provisions pour quinze personnes. Monsieur présenta la serviette à son frère, et ce fut un valet qui goûta les vins, l’échanson chargé de l’essai étant demeuré à Saint-Germain. Au dessert, le roi fit un geste de la main, en disant aux officiers de la bouche : — Messieurs, vous pouvez aller.
On comprit alors pourquoi tout ce désordre, et les gens se retirèrent au loin sous un arbre pour se livrer aux conjectures.
— Que de peine il faut se donner, s’écria le roi, si l’on veut dire quatre mots en liberté ! Depuis que j’ai à parler en confidence à mon frère, je m’aperçois de mon esclavage. Il y a tant de monde autour de moi, tant d’huissiers ou de gardes derrière les portes, que dans toute ma maison je n’ai pas un endroit pour confier un secret avec sûreté. Cette fois, à moins que les corneilles ne nous écoutent, je crois avoir trouvé le lieu qui nous convient. Savez-vous, Monsieur, qu’il est fort divertissant de conspirer ? Je goûte aujourd’hui un plaisir dont vous avez bien souvent joui, vous et Puylaurens. J’ai voulu vous consulter tous deux sur un parti extrême devant lequel j’hésite encore. {{M.|le cardinal}} se donne les airs de me mettre au défi, en restant à Ruel. Il semble qu’on ne puisse vivre sans lui. Je n’aime point ces façons de maire du palais, et je lui prouverai, s’il continue ce jeu, que je ne suis<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="JLTB34" /></noinclude><nowiki />
Pas un ne leur demeurera fidèle.
Ils seront seuls pour continuer la lutte entreprise.
Pourtant, ils se redressent aussitôt ; ils se ressaisissent.
Ah ! ils sont bien les rudes jouteurs faits pour l’action quand même.
Que tous désertent leur engin, qu’importe !
Ne sont-ils pas les têtes, orgueilleuses et savantes, qui ont créé les appareils inédits, le groupement de bandits, les laboratoires, ateliers, qui ont enrégimenté la science ?
Ils se passeront du concours de ces inférieurs fuyant à la première escarmouche.
Et d’une voix rude, Tom questionne :
— D’où vient cette décision, mon ami ?
Sans se retourner, restant esclave de son devoir de pilote, l’interpellé répond :
— Parce que le ''Vultur'' est hanté.
— Hanté !
William, en même temps que son père, a répété le mot qui les poursuit partout.
Bubeny le dit à son tour, et, comme le lieutenant Blad, comme les matelots, il fuit devant la pensée évoquée.
Il faut savoir ce qui motive la subite faiblesse de ce personnage intrépide.
Dissimulant la vibration rageuse de sa voix, Tom questionne de nouveau :
— Hanté ! Je ne pensais pas qu’un garçon tel que vous, Bubeny, prononcerait une bêtise pareille.
— Oh ! moi non plus, je ne l’aurais pas cru, consent aussitôt le capitaine.
Seulement, les événements se produisent et, ce que l’on jugeait absurde, vous apparaît tout à coup comme la seule supposition capable d’expliquer l’aventure.
Un coup de paume sur une touche, afin de rectifier la direction, et le capitaine reprend :
— Du reste, si vous pouvez, gentlemen, vous qui êtes {{nec|malins}} parmi les {{nec|malins}}, me fournir une autre explication de ce qui m’est arrivé…
Je ne suis pas entêté, moi ; je ne demande qu’à l’adopter et qu’à vous faire mes remerciements.
Les Slane respirèrent.
Bubeny, au moins, ne s’affolait pas.
Il acceptait la discussion.<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="Narilora" /></noinclude>duire à un Poirier quantité de Boutons
à fruit, 327. En quels endroits se forment
ces Boutons, 313. 317
''Bouture'', ce que c’est, 135. Quels sont les
Arbres qu’on éleve de Bouture, idem.
Comment on s’y prend pour élever des
Figuiers, Grenadiers & Coignassiers
de Bouture, 295. De quelle maniere
se fait le commencement de végétation
dans les Arbres qui viennent de
Bouture, 136. Temps le plus propre
pour élever des Arbres de Bouture, 295
''Branche d’Arbre'', 301
''Branche à fruit'', 329. Petit discours sur
la durée des Branches à fruit, 336
''Branche chifonne'', 318. De quelle maniére
on la peut rendre feconde, ''idem.''
''Branche de faux bois'', 336
''Branches gourmandes'', 328
''Branches, meres Branches'', idem.
''Branche d’esperance'', 370
''Branche veule'', 302
''Brouillamini'', espece de Terre, 254. Proprieté
de cette Terre, idem.
''Broüissure'', ce que c’est, 320
''Buisson'', 348
{{Centré|C.}}
''{{t|C|180}}Aisse'', Vaisseau, 125
''Calice'', ce que c’est, 310<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="Narilora" /></noinclude><nowiki />
''Calus'', ce que c’est, 328
''Cedre'', grand Arbre, 62. Vertus de son
bois, ''idem.'' Sa culture, ''idem.'' 216
''Cendre :'' Les Cendres des Plantes rendent
les terres fecondes, 216
''Cerises'' : Secret pour avoir des Cerises fort
tardives, 58. Qualité de la Cerise, 210
''Chancre'', Maladie des Arbres, 50
''Châtaigner'', Arbre, 113. Proprieté de son
bois, ''idem''. Qualité de son fruit,
114. Comment il faut le conserver,
''idem.''
''Chatons'', Production du Noyer, 260
''Circulation de la seve'', 78
''Cocos'', Arbre, 24. Proprieté de son bois,
25. Vertus de fon fruit, ''idem.'' Le Cocos
distille une liqueur qui passe pour
du vin, 24
''Coignassier'', Arbre, 141. Vertus de son
fruit, ''idem.'' Coignassier mere, ''idem.''
De quelle maniere il faut faire un
Coignassier mere, 140
''Coudrier'', Arbrisseau, 365. Ses proprietez
admirables, 366. Vertus de son
fruit, ''idem.'' Comment on multiplie le
Coudrier, ''idem.''
''Couper une branche en moignon'', 360
''Croiser une branche d’Arbre'', 369
''Curures de cour & de mares'', font des
bons amendemens, 215<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Yland" />{{SDT}}</noinclude><nowiki/>
{{T2|VARIÉTÉS}}
{{—|6|m=1.6em}}
{{T3|'''L’ŒUVRE PHILOSOPHIQUE DE {{abr|V.|VICTOR}} BROCHARD'''|ff=serif}}
{{—|7|m=1.6em}}
'''Victor Brochard'''. {{sc|Études de philosophie ancienne et de philosophie moderne}}, ''recueillies et précédées d’une introduction par'' {{abr|V.|Victor}} {{sc|Delbos}}. Un volume de la ''Bibliothèque de Philosophie contemporaine'', {{in-8°}}, {{rom|xxviii}}-560 {{abr|p.|pages}}, Paris, Félix Alcan, 1912.
En même temps qu’il apporte à la mémoire d’un Maître un juste et pieux hommage, ce livre rend aux amis de la philosophie et de son histoire le plus précieux service, et ils ne sauraient être trop reconnaissants à {{Mme|V. Eugène-Lambert}} d’avoir, en le publiant, réalisé l’intention de Victor Brochard, ainsi qu’à {{M.|Delbos}} d’y avoir donné ses soins et d’en avoir si exactement marqué toute la portée dans une sobre et pénétrante introduction. On y trouve rassemblées vingt-quatre études, dont une est inédite, les autres dispersées dans divers périodiques (quelques-unes, parmi les plus importantes, ont paru dans cette revue), et qui manifestent, avec autant d’éclat que le reste de son œuvre imprimée, les qualités brillantes et fortes de cet esprit si personnel et si vigoureux. Ajoutons que par l’harmonie des tendances diverses qui s’y déploient, par la constance d’une méthode parfaitement sûre d’elle-même, ce recueil factice possède le rare privilège d’une remarquable unité.
Il y a même dans la constatation de cette unité quelque chose de profondément émouvant. Qu’on se rappelle en effet l’affreuse épreuve qui, en immobilisant Brochard, en le condamnant à la nuit perpétuelle, l’avait contraint par degrés à poursuivre ses travaux dans des conditions qui, pour une volonté moins héroïque, pour une intelligence moins richement douée eussent été d’insurmontables obstacles. Or il serait difficile à son lecteur non averti et qui suivrait les étapes de cette production dans leur ordre chronologique, de soupçonner une telle brisure dans l’existence de l’auteur, de percevoir le moment où les moyens normaux de la recherche scientifique commencèrent de se refuser à lui. De la période qui s’étend de ses thèses de doctorat (''De l’erreur : {{lang|la|De assensione Stoici quid senserint}}'', 1879) à la publication de cet incontestable chef-d’œuvre qu’est le livre sur ''Les Scep-''<noinclude>
<references/></noinclude>
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{{T3|'''L’ŒUVRE PHILOSOPHIQUE DE {{abr|V.|VICTOR}} BROCHARD'''|ff=serif}}
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'''Victor Brochard'''. {{sc|Études de philosophie ancienne et de philosophie moderne}}, ''recueillies et précédées d’une introduction par'' {{abr|V.|Victor}} {{sc|Delbos}}. Un volume de la ''Bibliothèque de Philosophie contemporaine'', {{in-8°}}, {{rom|xxviii}}-560 {{abr|p.|pages}}, Paris, Félix Alcan, 1912.
En même temps qu’il apporte à la mémoire d’un Maître un juste et pieux hommage, ce livre rend aux amis de la philosophie et de son histoire le plus précieux service, et ils ne sauraient être trop reconnaissants à {{Mme|V. Eugène-Lambert}} d’avoir, en le publiant, réalisé l’intention de Victor Brochard, ainsi qu’à {{M.|Delbos}} d’y avoir donné ses soins et d’en avoir si exactement marqué toute la portée dans une sobre et pénétrante introduction. On y trouve rassemblées vingt-quatre études, dont une est inédite, les autres dispersées dans divers périodiques (quelques-unes, parmi les plus importantes, ont paru dans cette revue), et qui manifestent, avec autant d’éclat que le reste de son œuvre imprimée, les qualités brillantes et fortes de cet esprit si personnel et si vigoureux. Ajoutons que par l’harmonie des tendances diverses qui s’y déploient, par la constance d’une méthode parfaitement sûre d’elle-même, ce recueil factice possède le rare privilège d’une remarquable unité.
Il y a même dans la constatation de cette unité quelque chose de profondément émouvant. Qu’on se rappelle en effet l’affreuse épreuve qui, en immobilisant Brochard, en le condamnant à la nuit perpétuelle, l’avait contraint par degrés à poursuivre ses travaux dans des conditions qui, pour une volonté moins héroïque, pour une intelligence moins richement douée eussent été d’insurmontables obstacles. Or il serait difficile à son lecteur non averti et qui suivrait les étapes de cette production dans leur ordre chronologique, de soupçonner une telle brisure dans l’existence de l’auteur, de percevoir le moment où les moyens normaux de la recherche scientifique commencèrent de se refuser à lui. De la période qui s’étend de ses thèses de doctorat (''De l’erreur : {{lang|la|De assensione Stoici quid senserint}}'', 1879) à la publication de cet incontestable chef-d’œuvre qu’est le livre sur ''Les Scep-''<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="Narilora" /></noinclude><nowiki />
{{Centré|D.}}
''{{t|D|180}}Atte'', Fruit du Palmier ; 23
{{Centré|E.}}
''{{t|E|180}}Au'' : Les Plantes tirent de l’eau leur
principale nourriture, & leur accroissement, 265.
Pourquoy l’eau de
pluye vaut mieux pour arroser les Plantes,
que celle des puits, 233. Propriété
de l’eau de pluye, ''idem.''
''Ebourgeonner'', ce que c’est, 375
''Ecorce'', 106, A quoy sert l’Ecorce à
l’Arbre, ''idem.''
''Ecusson'', ce que c’est, 157. Comment on
applique la greffe en Ecusson, 101. A
quoy on connoît que cette greffe a été
posée comme il faut, 109
''Effondrer une terre'', 209
''Elaguer'', 376
''Epine blanche'', Arbrisseau, 257. A quoy
il est propre, ''idem.'' A quoy il est sujet,
''idem.'' Vertus de sa racine, ''idem.''
Vertus de l’eau de ses fleurs, idem. Vertus
du vin de son fruit, ''idem.''
''Echiquier'', ce que c’est, 277
''Egayer un Arbre'', 317
''Espalier'', ce que c’est, 52<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="Narilora" /></noinclude><nowiki />
Etêter, 527
''Etronçonner'', 361
''Evaser'', 353
''Exposition'', 43. Pourquoy l’exposition
du Levant doit être preferée aux autres, 51
{{Centré|F.}}
{{t|F|180}}Atiguer, ce que c’est, 352
''Fibres des Plantes'', 138
''Figue'', Fruit, 324. Quelles sont les bonnes
Figues, ''idem.'' Vertus des Figues,
''325.'' Secret pour faire meurir les Figues
un mois auparavant la saison ordinaire, 326
''Figuier'', Arbre, 236. Vertus de son fruit,
''idem.'' A quelle exposition le Figuier
réüssit le mieux, 58. Secret pour faire
un Figuier nain, 236. Autre pour faire
prendre racine à une branche de Figuier,
237. Autre pour avoir des Figues
de differentes couleurs, ''idem.''
''Filaria'', Arbre vert, 348. Vertus de ses
feüilles, ''idem.''
''Fleur des Arbres'', 319. Quelles sont les
parties qui la composent, ''idem.'' A quoy
servent les feüilles des Fleurs des Arbres, 320.
Secret pour donner de nouvelles
couleurs aux Fleurs, 150. Autre
pour donner de nouvelles odeurs aux<noinclude>
<references/></noinclude>
nvjjekl8h8140dmox3zn0t0zikhzswq
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<noinclude><pagequality level="1" user="Narilora" /></noinclude>à Fleurs, ''idem.''
''Fenilles à chaton'', ce que c’est, 281
''Fond'', ce que c’est, 144
''Fraisier'', Plante, 275. Sa culture, ''idem.''
Proprieté de son fruit, 176
''Franc'', ce que c’est, ''idem.''
''Fresne'', Arbre, 84. Comment on le multiplie,
85. A quoy est propre son bois,
''idem.'' Vertus de son écorce, ''idem.''
C’est fur cet Arbre qu’on recueille la
Manne purgative, ''idem.'' Son suc est
un puissant remede contre la morsure
des serpens, ''idem.''
''Fruit.'' Origine des nouveaux Fruits, 176.
Pourquoy la plupart des Fruits sont
ronds, 139
{{Centré|G.}}
''{{t|G|180}}Ayac'', Bois, 56. Vertus de ce
bois, ''idem.''
''Germe'', 204
''Germination'', 66. Les principales parties
de la Germination des Plantes sont
contenues dans leurs semences, 138
''Giroflée'', Fleur, 150. Vertus de cette
Fleur, 151
''Gomme'', ce que c’est, 129. Ses vertus, 130
''Greffe'', ce que c’est, 83. Sans l’invention
de la Greffe, on n’auroit que de<noinclude>
<references/></noinclude>
dsk2xap7qaf1o40iv9la10q79elnf9r
Page:Œuvres philosophiques de Leibniz, Alcan, 1900, tome 2.djvu/256
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « rage de ces anciens philosophes de leurs pays. Je ne m’attends pas qu’on fonde sitôt un ordre religieux, dont le but soit d’élever l’homme à ce haut point de perfection ; de telles gens seraient trop au-dessus des autres, et trop formidables aux puissances. Comme il est rare qu’on soit exposé aux extrémités où l’on aurait besoin d’une si grande force d’esprit, on ne s’avisera guère d’en faire provision aux dépens de nos commodités or... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="Susuman77" />{{nr|254|ESSAIS DE THÉODICÉE}}</noinclude>rage de ces anciens philosophes de leurs pays. Je ne m’attends pas
qu’on fonde sitôt un ordre religieux, dont le but soit d’élever
l’homme à ce haut point de perfection ; de telles gens seraient trop
au-dessus des autres, et trop formidables aux puissances. Comme il
est rare qu’on soit exposé aux extrémités où l’on aurait besoin d’une
si grande force d’esprit, on ne s’avisera guère d’en faire provision
aux dépens de nos commodités originaires, quoiqu’on y gagnerait
incomparablement plus qu’on n’y perdrait.
258. Cependant cela même est une preuve que le bien surpasse
déjà le mal, puisqu’on n’a pas besoin de ce grand remède. Euripide<ref>EURIPIDE, illustre tragique grec, né en 480 avant J.-C. Il mourut, dit-on,
le jour même où Denys l’Ancien parvint à la tyrannie.</ref> l’a dit aussi :
Mala nostra longe judico vinci a bonis.
Homère et plusieurs autres poètes étaient d’un autre sentiment,
et le vulgaire est du leur. Cela vient de ce que le mal excite plutôt
notre attention que le bien : mais cette même raison confirme que
le mal est plus rare. Il ne faut donc pas ajouter foi aux expressions
chagrines de Pline, qui fait passer la nature pour une marâtre, et
qui prétend que l’homme est la plus misérable et la plus vaine de
toutes les créatures. Ces deux épithètes ne s’accordent point : on
n’est pas assez misérable, quand on est plein de soi-même. Il est
vrai que les hommes ne méprisent que trop la nature humaine,
apparemment parce qu’ils ne voient point d’autres créatures
capables d’exciter leur émulation ; mais ils ne s’estiment que trop,
et ne se contentent que trop facilement en particulier. Je suis donc
pour Méric Casaubon, qui dans ses notes sur le Xénophane<ref>XENOPHANE, philosophe grec, fondateur de l’école d’Elée, né à Colophon
en Asie Mineure, vers 620 avant J.-C., a vécu près d’un siècle. Il avait com-
posé un poème, Ilɛpi púcɛwę, dont il nous reste une centaine de vers, qu’on
trouvera dans les Philosophorum græcorum veterum reliquiæ de Karsten
(in-8°, Amsterdam, 1830).</ref> de Diogène Larëce<ref>DIOGENE LAERCE, ou de Laërte en Cilicie, vivait selon toute probabilité
dans le siècle de notre ère. Son seul ouvrage connu pour nous est le
célèbre écrit intitulé : Vies, doctrines et sentences des philosophes illustres,
mine inestimable pour l’histoire de la philosophie de l’antiquité (éd. gr. lat.,
avec notes de Casaubon de Ménage, etc., Amst., 2 vol. in-4º, 1692-98 ; et
Leipzig, 4 vol. in-8°, 1828-1831).</ref> loue fort les beaux sentiments d’Euripide, jusqu’à lui attribuer d’avoir dit des choses, quæ spirant pectus. Sénèque (lib. IV, c. v, De Benefic.) parle éloquemment des<noinclude>
<references/></noinclude>
9gb59nhl4ei5pz4vkeheaa83qojnaj9
Page:Œuvres philosophiques de Leibniz, Alcan, 1900, tome 2.djvu/257
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « biens dont la nature nous a comblés. M. Bayle dans son dictionnaire, article Xénophane, y oppose plusieurs autorités, et entre autres celle du poète Diphilus<ref>DIPHILUS, poète comique grec, florissait dans la 118 olympiade. Il avait composé, dit-on, cent comédies. — Térence l’a imité dans ses Adelphes ; Plaute dans sa Casina et dans son Rudens.</ref> ; dans les collections de Stobée<ref></ref>, dont le grec pourrait être exprimé ainsi en latin :... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="Susuman77" />{{nr||LA BONTÉ DE DIEU, LA LIBERTÉ DE L’HOMME, ETC. {{3e}} PARTIE|255}}</noinclude>biens dont la nature nous a comblés. M. Bayle dans son dictionnaire, article Xénophane, y oppose plusieurs autorités, et entre
autres celle du poète Diphilus<ref>DIPHILUS, poète comique grec, florissait dans la 118 olympiade. Il avait
composé, dit-on, cent comédies. — Térence l’a imité dans ses Adelphes ; Plaute
dans sa Casina et dans son Rudens.</ref> ; dans les collections de Stobée<ref></ref>,
dont le grec pourrait être exprimé ainsi en latin :
Fortuna cyathis bibere nos datis jubens,
Infundit uno terna pro bono mala.
259. M. Bayle croit que s’il ne s’agissait que du mal de coulpe ;
ou du mal moral des hommes, le procès serait bientôt terminé à
l’avantage de Pline, et qu’Euripide perdrait sa cause. En cela je ne
m’y oppose pas ; nos vices surpassent sans doute nos vertus, et
c’est l’effet du péché original. Il est pourtant vrai qu’encore là-dessus le vulgaire outre les choses, et que même quelques théologiens
abaissent si fort l’homme, qu’ils font tort à la providence de l’auteur de l’homme. C’est pourquoi je ne suis pas pour ceux qui ont
cru faire beaucoup d’honneur à notre religion, en disant que les
vertus des païens n’étaient que splendida peccata, des vices éclatants. C’est une saillie de saint Augustin, qui n’a point de fondement dans la sainte Écriture, et qui choque la raison. Mais il ne
s’agit ici que du bien et du mal physique, et il faut comparer particulièrement les prospérités et les adversités de cette vie. M. Bayle
voudrait presque écarter la considération de la santé ; il la compare
aux corps raréfiés, qui ne se font guère sentir, comme l’air, par
exemple ; mais il compare la douleur aux corps qui ont beaucoup
de densité, et qui pèsent beaucoup en peu de volume. Mais la douleur même fait connaître l’importance de la santé, lorsque nous
en sommes privés. J’ai déjà remarqué que trop de plaisirs corporels
seraient un vrai mal, et la chose ne doit pas être autrement ; il
importe trop que l’esprit soit libre. Lactance (Divin. Instit., lib. III,
cap. xv) avait dit, que les hommes sont si délicats, qu’ils se
plaignent du moindre mal, comme s’il absorbait tous les biens dont
ils ont joui. M. Bayle dit là-dessus, qu’il suffit que les hommes sont
de ce sentiment, pour juger qu’ils sont mal, puisque c’est le sentiment qui fait la mesure du bien ou du mal. Mais je réponds, que<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="Susuman77" />{{nr||LA BONTÉ DE DIEU, LA LIBERTÉ DE L’HOMME, ETC. {{3e}} PARTIE|255}}</noinclude>biens dont la nature nous a comblés. M. Bayle dans son dictionnaire, article Xénophane, y oppose plusieurs autorités, et entre
autres celle du poète Diphilus<ref>DIPHILUS, poète comique grec, florissait dans la 118 olympiade. Il avait
composé, dit-on, cent comédies. — Térence l’a imité dans ses Adelphes ; Plaute
dans sa Casina et dans son Rudens.</ref> ; dans les collections de Stobée<ref>STOBÉE, compilateur grec qui vivait vers le ve siècle de notre ère. Son
Recueil, qui nous a transmis un nombre considérable d’extraits de poètes et
de philosophes anciens, est divisé en deux parties :’Avoldytov ou Florigerium
et les’Exhoyà. (Oxford, 6 v. in-8°, édition de Gaisford, 1828-1850.) P. J.</ref>,
dont le grec pourrait être exprimé ainsi en latin :
Fortuna cyathis bibere nos datis jubens,
Infundit uno terna pro bono mala.
259. M. Bayle croit que s’il ne s’agissait que du mal de coulpe ;
ou du mal moral des hommes, le procès serait bientôt terminé à
l’avantage de Pline, et qu’Euripide perdrait sa cause. En cela je ne
m’y oppose pas ; nos vices surpassent sans doute nos vertus, et
c’est l’effet du péché original. Il est pourtant vrai qu’encore là-dessus le vulgaire outre les choses, et que même quelques théologiens
abaissent si fort l’homme, qu’ils font tort à la providence de l’auteur de l’homme. C’est pourquoi je ne suis pas pour ceux qui ont
cru faire beaucoup d’honneur à notre religion, en disant que les
vertus des païens n’étaient que splendida peccata, des vices éclatants. C’est une saillie de saint Augustin, qui n’a point de fondement dans la sainte Écriture, et qui choque la raison. Mais il ne
s’agit ici que du bien et du mal physique, et il faut comparer particulièrement les prospérités et les adversités de cette vie. M. Bayle
voudrait presque écarter la considération de la santé ; il la compare
aux corps raréfiés, qui ne se font guère sentir, comme l’air, par
exemple ; mais il compare la douleur aux corps qui ont beaucoup
de densité, et qui pèsent beaucoup en peu de volume. Mais la douleur même fait connaître l’importance de la santé, lorsque nous
en sommes privés. J’ai déjà remarqué que trop de plaisirs corporels
seraient un vrai mal, et la chose ne doit pas être autrement ; il
importe trop que l’esprit soit libre. Lactance (Divin. Instit., lib. III,
cap. xv) avait dit, que les hommes sont si délicats, qu’ils se
plaignent du moindre mal, comme s’il absorbait tous les biens dont
ils ont joui. M. Bayle dit là-dessus, qu’il suffit que les hommes sont
de ce sentiment, pour juger qu’ils sont mal, puisque c’est le sentiment qui fait la mesure du bien ou du mal. Mais je réponds, que<noinclude>
<references/></noinclude>
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « le présent sentiment n’est rien moins que la véritable mesure du bien-et du mal passé et futur. Je lui accorde qu’on est mal, pendant qu’on fait ces réflexions chagrines mais cela n’empêche point qu’on n’ait été bien auparavant, et que tout compté et tout rabattu, le bien ne surpasse le mal. 260. Je ne m’étonne pas que les païens, peu contents de leurs dieux, se soient plaints de Prométhée et d’Epiméthée, de ce qu’ils avaient forg... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="Susuman77" />{{nr|256|ESSAIS DE THÉODICÉE}}</noinclude>le présent sentiment n’est rien moins que la véritable mesure du
bien-et du mal passé et futur. Je lui accorde qu’on est mal, pendant
qu’on fait ces réflexions chagrines mais cela n’empêche point
qu’on n’ait été bien auparavant, et que tout compté et tout rabattu,
le bien ne surpasse le mal.
260. Je ne m’étonne pas que les païens, peu contents de leurs
dieux, se soient plaints de Prométhée et d’Epiméthée, de ce qu’ils
avaient forgé un aussi faible animal que l’homme et qu’ils aient
applaudi à la fable du vieux Silène, nourricier de Bacchus, qui fut pris
par le roi Midas, et pour le prix de sa délivrance lui enseigna cette
prétendue belle sentence que le premier et le plus grand des biens
était de ne point naître, et le second, de sortir promptement de
cette vie (Cic. Tuscul., lib. I). Platon a cru que les âmes avaient été
dans un état plus heureux, et plusieurs des anciens, et Cicéron
entre autres dans sa Consolation (au rapport de Lactance), ont cru
que pour leurs péchés elles ont été confinées dans les corps, comme
dans une prison. Ils rendaient par là une raison de nos maux, et
confirmaient leurs préjugés contre la vie humaine il n’y a point
de belle prison. Mais outre que, même selon ces mêmes païens,
les maux de cette vie seraient contrebalancés et surpassés par les
biens des vies passées et futures, j’ose dire qu’en examinant les
choses sans prévention nous trouverons que l’un portant l’autre,
la vie humaine est passable ordinairement et y joignant les motifs
de la religion, nous serons contents de l’ordre que Dieu y a mis.
Et pour mieux juger de nos biens et de nos maux, il sera bon de
lire Cardan De Ulilitate ex aclversis capienda, et Novarini De
Occultis Dei beneficiis.
261. M. Bayle s’étend sur les malheurs des grands, qui passent
pour les plus heureux l’usage continuel du beau côté de leur condition
les rend insensibles au bien, mais très sensibles au mal.
Quelqu’un dira tant pis pour eux, s’ils ne savent pas jouir des
avantages de la nature et de la fortune, est-ce la faute de l’une ou
de l’autre ? Il y a cependant des grands plus sages, qui savent
mettre à profit les faveurs que Dieu leur a faites, qui se consolent
facilement de leurs malheurs, et qui tirent même de l’avantage de
leurs propres fautes. M. Bayle n’y prend point garde et il aime
mieux écouter Pline, qui croit qu’Auguste, prince des plus favorisés
de la fortune, a senti pour le moins autant de mal que de bien.
J’avoue qu’il a trouvé de grands sujets de chagrin dans sa famille,<noinclude>
<references/></noinclude>
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « et que le remords d’avoir opprimé la République l’a peut-être tourmenté mais je crois qu’il a été trop sage pour s’affliger du premier, et que Mécénas lui a fait concevoir, apparemment, que Rome avait besoin d’un maître. Si Auguste n’avait point été converti sur ce point, Virgile n’aurait jamais dit d’un damné Vendidit hic auro patriam ; Dominumque potentem Imposuit, fîxit leges pretio atque refixit. Auguste aurait cru que lui et C... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="Susuman77" />{{nr||LA BONTÉ DE DIEU, LA LIBERTÉ DE L’HOMME, ETC. {{3e}} PARTIE|257}}</noinclude>et que le remords d’avoir opprimé la République l’a peut-être
tourmenté mais je crois qu’il a été trop sage pour s’affliger du
premier, et que Mécénas lui a fait concevoir, apparemment, que
Rome avait besoin d’un maître. Si Auguste n’avait point été converti
sur ce point, Virgile n’aurait jamais dit d’un damné
Vendidit hic auro patriam ; Dominumque potentem
Imposuit, fîxit leges pretio atque refixit.
Auguste aurait cru que lui et César étaient désignés par ces vers,
qui parlent d’un maître donné à un État libre. Mais il y a de l’apparence
qu’il en faisait aussi peu d’application à son règne, qu’il
regardait comme compatible avec la liberté, et comme un remède
nécessaire des maux publics, que les princes d’aujourd’hui s’appliquent
ce qui se dit des rois blâmés dans le Télémaque de M. de
Cambray<ref>Fénelon, archevêque de Cambrai, né en Périgord en 1650, mort en 1715.
Un sait qu’il fut précepteur du duc de Bourgogne, qu’il fut comdamné à Rome
pour ses Maximes des Saints, et qu’il fut disgracié par Louis XIV à cause du
Télêmaqiie. Ses principaux ouvrages philosophiques sont Le Traité de l’existence
de Dieu Y Examen dit système du Père Malebranche Lettres sur
la prédestination et la grâce, etc. P. J.</ref>. Chacun croit être dans le bon droit. Tacite, auteur
désintéressé, fait l’apologie d’Auguste en deux mots, au commencement
de ses Annales. Mais Auguste a pu mieux que personne juger
de son bonheur il paraît être mort content, par une raison qui
prouve qu’il était content de sa vie car en mourant il dit un vers grec
à ses amis, qui signifie autant que ce plaudite qu’on avait coutume
de dire à l’issue d’une pièce de théâtre bien jouée. Suétone le
rapporte
262. Mais quand même il serait échu plus de mal que de bien au
genre humain, il suffit par rapport à Dieu, qu’il y a incomparablement
plus de bien que de mal dans l’univers. Le rabbin Maimonide<ref>Maimonide ou Moïse Ben-Maïmoun, illustre docteur israélite du moyen âge.
né à Cordoue en 1185, mort en 1204 au Caire, près du sultan Saladin, dont il
était le médecin. Il a laissé un grand nombre d’écrits sur le Talmud et sur
la médecine mais son principal titre philosophique est le More Neboukim, le
Guide des égarés, ouvrage écrit en arabe, et souvent traduit en hébreu. Le texte
arabe avec traduction française a été donné par M. Munk. P. J.</ref>
(dont on ne reconnaît pas assez le mérite, en disant qu’il est le premier
des rabbins qui ait cessé de dire des sottises) a aussi fort bien jugé
de cette question de la prévalence du bien sur le mal dans le monde.
Voici ce qu’il dit dans son Doctor perplexorum (p. 3, cap. xii) « Il
s’élève souvent des pensées dans les âmes des personnes mal ins-<noinclude>
<references/></noinclude>
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « truites, qui les font croire qu’il y a plus de mal que de bien dans le monde et l’on trouve souvent dans les poésies et dans les chansons des païens, que c’est comme un miracle quand il arrive quelque chose de bon, au lieu que les maux sont ordinaires et continuels : Cette erreur ne s’est pas seulement emparée du vulgaire, ceux mêmes qui veulent passer pour sages ont donné là dedans. Et un auteur célèbre nommé Alrasi, dans son Sepher Elobuth, ou... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="Susuman77" />{{nr|258|ESSAIS DE THÉODICÉE}}</noinclude>truites, qui les font croire qu’il y a plus de mal que de bien dans
le monde et l’on trouve souvent dans les poésies et dans les
chansons des païens, que c’est comme un miracle quand il arrive
quelque chose de bon, au lieu que les maux sont ordinaires et continuels :
Cette erreur ne s’est pas seulement emparée du vulgaire,
ceux mêmes qui veulent passer pour sages ont donné là dedans.
Et un auteur célèbre nommé Alrasi, dans son Sepher Elobuth,
ou Théosophie, y a mis entre beaucoup d’autres absurdités, qu’il
y a plus de maux que de biens, et qu’il se trouverait, en comparant
les récréations et les plaisirs dont l’homme jouit en temps de tranquillité,
avec les douleurs, les tourments, les troubles, les défauts,
les soucis, les chagrins et les afflictions, dont il est accablé, que
notre vie est un grand mal, et une véritable peine qui nous est
infligée pour nous punir. » Maimonide ajoute que la cause de
leur erreur extravagante est, qu’ils s’imaginent que la nature n’a été
faite que pour eux, et qu’ils comptent pour rien ce qui est distinct
de leur personne d’où ils infèrent que quand il arrive quelque chose
contre leur gré, tout va mal dans l’univers.
263. M. Bayle dit que cette remarque de Maimonide ne va point
au but, parce que la question est, si parmi les hommes le mal surpasse
le bien. Mais en considérant les paroles du rabbin, je trouve
que la question qu’il forme est générale, et qu’il a voulu réfuter ceux
qui la décident par une raison particulière, tirée des maux du genre
humain, comme si tout était fait pour l’homme et il y a de l’apparence
que l’auteur qu’il réfute a aussi parlé du bien et du mal en
général. Maimonide a raison de dire que, si l’on considérait la petitesse
de l’homme par rapport à l’univers, on comprendrait avec
évidence que la supériorité du mal, quand il se trouverait parmi les
hommes, ne doit pas avoir lieu pour cela parmi les anges, ni parmi
les corps célestes, ni parmi les éléments et les mixtes inanimés, ni
parmi plusieurs espèces d’animaux. J’ai montré ailleurs, qu’en supposant
que le nombre des damnés surpasse celui des sauvés (supposition
qui n’est pourtant pas absolument certaine), on pourrait
accorder qu’il y a plus de mal que de bien par rapport au genre
humain qui nous est connu Mais j’ai donné à considérer, que cela
n’empêche point qu’il n’y ait incomparablement plus de bien que de
mal moral et physique dans les créatures raisonnables en général, et
que la cité de Dieu, qui comprend toutes ces créatures, ne soit le
plus parfait état comme en considérant le bien et le mal métaphy-<noinclude>
<references/></noinclude>
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « sique, qui se trouve dans toutes les substances, soit douées, soit destituées d’intelligence, et qui, pris dans cette latitude, comprendrait le bien physique et le bien moral, il faut dire que l’univers, tel qu’il est actuellement, doit être le meilleur de tous les systèmes. 264. Au reste, M. Bayle ne veut point qu’on fasse entrer notre faute en ligne de compte, lorsqu’on parle de nos souffrances. Il a raison, quand il s’agit simplement d’estim... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="Susuman77" />{{nr||LA BONTÉ DE DIEU, LA LIBERTÉ DE L’HOMME, ETC. {{3e}} PARTIE|259}}</noinclude>sique, qui se trouve dans toutes les substances, soit douées, soit
destituées d’intelligence, et qui, pris dans cette latitude, comprendrait
le bien physique et le bien moral, il faut dire que l’univers, tel qu’il
est actuellement, doit être le meilleur de tous les systèmes.
264. Au reste, M. Bayle ne veut point qu’on fasse entrer notre
faute en ligne de compte, lorsqu’on parle de nos souffrances. Il a
raison, quand il s’agit simplement d’estimer ces souffrances mais
il n’en est pas de même, quand on demande s’il faut les attribuer à
Dieu ce qui est principalement le sujet des difficultés de M. Bayle,
quand il oppose la raison ou l’expérience à la religion. Je sais qu’il
a coutume de dire, qu’il ne sert de rien de recourir à notre franc arbitre,
puisque ses objections tendent encore à prouver que l’abus du
franc arbitre ne doit pas moins être mis sur le compte de Dieu, qui
l’a permis, et qui y a concouru ; et il débite comme une maxime,
que pour une difficulté de plus ou de moins, on ne doit pas abandonner
un système. C’est ce qu’il avance particulièrement en faveur
des méthodes des rigides et du dogme des supralapsaires. Car il s’imagine
qu’on se peut tenir à leur sentiment, quoiqu’il laisse toutes
les difficultés en leur entier, parce que les autres systèmes, quoiqu’ils
en font cesser quelques-unes, ne peuvent pas les résoudre toutes.
Je tiens que le véritable système que j’ai expliqué satisfait à tout : cependant
quand cela ne serait point, j’avoue que je ne saurais goûter
cette maxime de M. Bayle, et je préférerais un système qui lèverait
une grande partie des difficultés, à celui qui ne satisferait à rien. Et
la considération de la méchanceté des hommes, qui leur attire
presque tous leurs malheurs, fait voir au moins qu’ils n’ont aucun
droit de se plaindre. Il n’y a point de justice qui doive se mettre
en peine de l’origine de la malice d’un scélérat, quand il n’est question
que de le punir autre chose est, quand il s’agit de l’empêcher.
L’on sait bien que le naturel, l’éducation, la conversation, et souvent
même le hasard, y ont beaucoup de part ; en est-il moins punissable ?
265. J’avoue qu’il reste encore une autre difficulté car si Dieu
n’est point obligé de rendre raison aux méchants de leur méchanceté,
il semble qu’il se doit à soi-même, et à ceux qui l’honorent et
qui l’aiment, la justification de son procédé à l’égard de la permission
du vice et du crime. Mais Dieu y a déjà satisfait autant qu’il en
est besoin ici-bas et en nous donnant la lumière de la raison, il nous
a fourni de quoi satisfaire à toutes les difficultés. J’espère l’avoir
montré dans ce discours, et d’avoir éclairci la chose dans la partie<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Ribot - Revue philosophique de la France et de l’étranger, tome 74.djvu/177
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Yland
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<noinclude><pagequality level="3" user="Yland" />{{nr||VARIÉTÉS|173}}</noinclude>''tiques grecs'' (1887), appartiennent, avec la note sur ''Descartes stoïcien'' [320-326], les importants articles, sur ''la loi de similarité dans les associations d’idées'' [446-461] (1880), sur ''la logique de {{lang|en|Stuart Mill}}'' [384-445] (1881), sur ''la croyance'' [462-488] (1884). En 1888, il lit à l’Académie des Sciences morales une lumineuse communication sur ''les arguments de Zénon d’Élée contre le mouvement'' [3-14], question qu’il reprendra en 1893 : ''Les prétendus sophismes de Zénon d’Élée'' [15-23]. L’''{{lang|de|Archiv für Geschichte der Philosophie}}'' publie en 1889 ''Protagoras et Démocrite'' [23-33] et en 1892 une très savante et très ingénieuse étude sur ''la logique des Stoïciens'' [231-238]. En 1891 le livre de {{M.|Adam}} et le commentaire dont Barthélemy Saint-Hilaire avait accompagné son rapport à l’Académie lui fournissent l’occasion de consacrer à la philosophie de {{lang|en|{{lang|en|Bacon}}}} un substantiel article [303-319] ; en 1896, dans une courte note, il insiste très heureusement sur les rapports du ''Traité des passions'' de Descartes avec ''l’Éthique'' de Spinoza [327-331]. Mais peu à peu les menaces du mal implacable, dont il observait, sans illusion, les progrès depuis plusieurs années, sont devenues un fait accompli. Alors sa production intellectuelle, loin de se ralentir, s’accroît, et il faut compter au nombre de ses plus admirables travaux des études dont chacune a été comme une conquête sur la souffrance : en 1900, ''le Devenir dans la philosophie de Platon'' (en collaboration avec {{M.|L. Dauriac}}) [95-112] et ''les Mythes dans la philosophie de Platon'' [46-59] ; en 1901, ''l’œuvre de Socrate'' 34-45] et ''l’éternité des âmes dans la philosophie de Spinoza'' [371-383], de tous les modernes celui auquel Brochard s’est le plus volontiers attaché sans doute parce que, plus voisin qu’aucun autre de l’esprit moral des anciens, il satisfaisait mieux, à ce titre, ses propres aspirations. Une seconde étude, qu’on n’a connue qu’après sa mort, ne le cède en rien à la précédente pour la nouveauté des idées et la belle ordonnance de l’exposition ''le {{Corr|Dieu,|Dieu}} de Spinoza'' [332-370]. Des deux célèbres articles sur ''la Morale ancienne et la morale moderne'' [489-503] et sur ''la Morale éclectique'' [504-538], le premier appartient aussi à cette même année 1901 et le second l’a suivi de près. En 1902 paraissent en outre un solide et judicieux article sur ''les ''Lois'' de Platon et la théorie des Idées'' [151-168], et la notice [539-559, Appendice] sur Francisque Bouillier, à qui en 1900 il avait succédé à l’Institut. Enfin, depuis 1903 jusqu’à la mort de Brochard en 1907, chaque année est marquée par de nouveaux travaux où s’affirment avec autant d’autorité que jamais la vigueur et l’élévation de la pensée, la sûreté et la rigueur des déductions, l’éclatante originalité et la richesse des aperçus ''la Morale d’Épicure'' (294 {{sqq.}}), ''la théorie du plaisir d’après Épicure'' [252-393], ''la Morale de Platon'' [169-220], ''sur le ''Banquet'' de Platon'' [60-94], ''la théorie platonicienne de la participation d’après le'' Parménide ''et le'' Sophiste [113-150]. C’est de la même époque que date encore (cf. Delbos, ''{{abr|Introd.|Introduction}}'' {{rom|xix}}) la seconde étude, inédite, sur ''la logique des Stoïciens'' [239-251], où il discute les objections d’Hamelin<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Œuvres philosophiques de Leibniz, Alcan, 1900, tome 2.djvu/262
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Susuman77
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « précédente de ces Essais, presque autant qu’il se peut faite par des raisons générales. Après cela, la permission du péché étant justifiée, les autres maux qui en sont une suite, ne reçoivent plus aucune difficulté ; et nous sommes en droit de nous borner ici au mal de coulpe, pour rendre raison du mal de peine, comme fait la sainte Écriture, et comme font presque tous les Pères de l’Église et les Prédicateurs. Et afin que l’on ne dise pas qu... »
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Susuman77" />{{nr|260|ESSAIS DE THÉODICÉE}}</noinclude>précédente de ces Essais, presque autant qu’il se peut faite par des
raisons générales. Après cela, la permission du péché étant justifiée,
les autres maux qui en sont une suite, ne reçoivent plus aucune
difficulté ; et nous sommes en droit de nous borner ici au mal de
coulpe, pour rendre raison du mal de peine, comme fait la sainte
Écriture, et comme font presque tous les Pères de l’Église et les
Prédicateurs. Et afin que l’on ne dise pas que cela n’est bon que
per la prédica, il suffit de considérer qu’après les solutions que
nous avons données, rien ne doit paraître plus juste ni plus exact
que cette méthode. Car Dieu ayant trouvé déjà parmi les choses
possibles avant ses décrets actuels, l’homme abusant de sa liberté,
et se procurant son malheur, n’a pu se dispenser de l’admettre
à l’existence, parce que le meilleur plan général le demandait
de sorte qu’on n’aura plus besoin de dire avec M. Jurieu, qu’il
faut dogmatiser comme saint Augustin, et prêcher comme Pelage.
266. Cette méthode de dériver le mal de peine du mal de coulpe,
qui ne saurait être blâmée, sert surtout pour rendre raison du plus
grand mal physique, qui est la damnation. Ernest Sonerus<ref>Soner (Ernest), philosophe et médecin, né à Nuremberg au milieu du
xvic siècle, mort à Altorf en 1612, a l’ait un commentaire de la métaphysique
d’Aristote, et a écrit contre l’éternité des peines dans ses Demoustrationes guid
selcrna impiorum supplicia non arguant Dei pistifiam sed injustifiam. Il a
écrit aussi sur la médecine Ejiistolœ med De Theophrasto Paracelso.</ref>,
autrefois professeur en philosophie à Altorf (université établie dans
le pays de la République de Nuremberg), qui passait pour un excellent
aristotélicien, mais qui a été reconnu enfin socinien caché, avait
fait un petit discours intitulé Démonstration contre l’éternité des
peines. Elle était fondée sur ce principe assez rebattu, qu’il n’y a
point de proportion entre une peine infinie et une coulpe finie. On
me la communiqua, imprimée, ce semblait, en Hollande et je répondis
qu’il y avait une considération à faire, qui était échappée à feu
M. Sonerus c’était qu’il suffisait de dire que la durée de la coulpe
causait la durée de la peine ; que les damnés demeurant méchants,
ils ne pouvaient être tirés de leur misère : et qu’ainsi on n’avait point
besoin, pour justifier la continuation de leurs souffrances, de supposer
que le péché est devenu d’une valeur infinie, par l’objet
infini offensé qui est Dieu thèse que je n’avais pas assez examinée
pour en prononcer. Je sais que l’opinion commune des scolastiques,
après le Maître des sentences, est que dans l’autre vie il n’y<noinclude>
<references/></noinclude>
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « a ni mérite, ni démérite ; mais je ne crois pas qu’elle puisse passer pour un article de foi, lorsqu’on la prend à la rigueur. M. Fechtius<ref>FECHT (Jean), théologien réformé, né à Helzbourg en Brisgau, mort en 1716. Il fut professeur de théologie à Rostock. Nous renonçons à indiquer ses innombrables ouvrages théologiques. Voir le Lexique de Jocher. P. J.</ref>, théologien célèbre à Rostock, l’a fort bien réfutée dans son livre de l’... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="Susuman77" />{{nr||LA BONTÉ DE DIEU, LA LIBERTÉ DE L’HOMME, ETC. {{3e}} PARTIE|261}}</noinclude>a ni mérite, ni démérite ; mais je ne crois pas qu’elle puisse passer
pour un article de foi, lorsqu’on la prend à la rigueur. M. Fechtius<ref>FECHT (Jean), théologien réformé, né à Helzbourg en Brisgau, mort
en 1716. Il fut professeur de théologie à Rostock. Nous renonçons à indiquer ses
innombrables ouvrages théologiques. Voir le Lexique de Jocher. P. J.</ref>,
théologien célèbre à Rostock, l’a fort bien réfutée dans son livre de
l’état des damnés. Elle est très fausse, dit-il (§ 59), Dieu ne saurait
changer sa nature ; la justice lui est essentielle ; la mort a fermé la
porte de la grâce, et non pas celle de la justice.
267. J’ai remarqué que plusieurs habiles théologiens ont rendu
raison de la durée des peines des damnés comme je viens de faire.
Jean Gerhard<ref>GERHARD (Jean), célèbre théologien réformé, né à Quendlinbourg en 1582, mort en 1637. — Ouvrages non moins nombreux que ceux du précédent.</ref>, théologien celèbre de la confession d’Augsbourg
(in Locis Theol. loco de Inferno, § 60), allègue entre autres arguments que les damnés ont toujours une mauvaise volonté et manquent de la grâce qui la pourrait rendre bonne. Zacharias Ursinus<ref>URSINUS (Zacharias), théologien protestant, né à Breslau en 1534, mort à
Heidelberg en 1583, a écrit des Commentaires sur l’Écriture sainte et sur Aristote.</ref>,
théologien de Heidelberg, ayant formé cette question, dans son
traité de Fide, pourquoi le péché mérite une peine éternelle, après
avoir allégué la raison vulgaire, que l’offensé est infini, allègue aussi
cette seconde raison, quod non cessante peccato non potest cessare
pæna. Et le P. Drexelius<ref>DREXEL (le P.), jésuite, né à Augsbourg en 1581, mort à Munich en 1638, a écrit un Gimnasium patientiæ ; Rhetorica coelestis ; — Gazophilacium Christi, et autres ouvrages à titres non moins bizarres.</ref>, jésuite, dit dans son livre intitulé
Nicetas, ou l’Incontinence triomphée (I. II, ch. x1, § 9) : « Nec mirum damnatos semper torqueri ; continuè blasphemant, et sic quasi
semper peccant, semper ergo plectuntur. » Il rapporte et approuve
la même raison dans son ouvrage de l’éternité (1. II, ch. xv) en
disant : « Sunt qui dicant, nec displicet reponsum scelerati in
locis infernis semper peccant, ideo semper puniuntur. Et il
donne à connaître par là que ce sentiment est assez ordinaire aux
docteurs de l’Église romaine. Il est vrai qu’il allègue encore une
raison plus subtile, prise du pape Grégoire le Grand<ref>GRÉGOIRE Ier, LE GRAND, ou SAINT GRÉGOIRE, fut pape en 590 et mourut en
604. Il a été l’un des plus grands pontifes de l’Église romaine, et a attaché son
nom au calendrier grégorien. Ses Œuvres complètes, dues à la congrégation
de Saint-Maur, ont paru à Paris en 4 vol. in-fol., 1705. Ils contiennent les
Morales sur Job ; des Homélies, et surtout quatorze livres de Lettres.</ref> (lib. IV,<noinclude>
<references/></noinclude>
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « Dial. c. xliv), que les damnés sont punis éternellement, parce que Dieu a prévu par une espèce de science moyenne qu’ils auraient toujours péché, s’ils avaient toujours vécu sur la terre. Mais c’est une hypothèse où il y a bien à dire. M. Fecht allègue encore plusieurs célèbres théologiens protestants pour le sentiment de M. Gerhard, quoiqu’il en rapporte aussi qui sontd’une autre opinion. 268. M. Bayle même en divers endroits m’a four... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="Susuman77" />{{nr|262|ESSAIS DE THÉODICÉE}}</noinclude>Dial. c. xliv), que les damnés sont punis éternellement, parce que
Dieu a prévu par une espèce de science moyenne qu’ils auraient
toujours péché, s’ils avaient toujours vécu sur la terre. Mais c’est
une hypothèse où il y a bien à dire. M. Fecht allègue encore
plusieurs célèbres théologiens protestants pour le sentiment de
M. Gerhard, quoiqu’il en rapporte aussi qui sontd’une autre opinion.
268. M. Bayle même en divers endroits m’a fourni des passages
de deux habiles théologiens de son parti, qui se rapportent assez à
ce que je viens de dire. M. Jurieu, dans son livre de l’Unité de
l’Église, opposé à celui que M. Nicole avait fait sur le même sujet,
juge (p. 379). « que la raison nous dit, qu’une créature qui ne peut
cesser d’être criminelle, ne peut aussi cesser d’être misérable ».
M. Jaquelot, dans son livre de la Foi et de la Raison (p. 220), croit
« que les damnés doivent subsister éternellement privés de la
gloire des bienheureux, et que cette privation pourrait bien être
l’origine et la cause de toutes leurs peines, par les réflexions que
ces malheureuses créatures feront sur leurs crimes qui les auront
privées d’un bonheur éternel. On sait quels cuisants regrets,
quelle peine l’envie cause à ceux qui se voient privés d’un bien,
d’un honneur considérable qu’on leur avait offert, et qu’ils ont
rejeté, surtout lorsqu’ils en voient d’autres qui en sont revêtus ».
Ce tour est un peu différent de celui de M. Jurieu, mais ils conviennent
tous deux dans ce sentiment, que les damnés sont eux-mêmes
la cause de la continuation de leurs tourments. L’origéniste
de M. Le Clerc ne s’en éloigne pas entièrement, lorsqu’il dit dans la
Bibliothèque choisie (t. VII, p. 341) « Dieu, qui a prévu que
l’homme tomberait, ne le damne pas pour cela mais seulement
parce que pouvant se relever, il ne se relève pas, c’est-à-dire
qu’il conserve librement ses mauvaises habitudes jusqu’à la fin
de sa Vie. » S’il pousse ce raisonnement au delà de la vie, il attribuera
la continuation des peines des méchants à la continuation de
leur coulpe.
269. M. Bayle dit (Rép. au Provinc, ch. clxxv, p. 1188), « que
ce dogme de l’origéniste est hérétique, en ce qu’il enseigne que
la damnation n’est pas simplement fondée sur le péché, mais sur
l’impénitence volontaire » mais cette impénitence volontaire n’est-elle
pas une continuation du péché ? Je ne voudrais pourtant pas
dire simplement, que c’est parce que l’homme pouvant se relever,
ne se relève pas ; et j’ajouterais que c’est parce que l’homme ne<noinclude>
<references/></noinclude>
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « s’aide pas du secours de la grâce pour se relever : Mais après cette vie, quoiqu’on suppose que ce secours cesse, il y a toujours dans l’homme qui pèche, lors même qu’il est damné, une liberté qui le rend coupable, et une puissance, mais éloignée, de se relever, quoiqu’elle ne vienne jamais à l’acte. Et rien n’empêche qu’on ne puisse dire que ce degré de liberté, exempt de la nécessité, mais non exempt de la certitude, reste dans les... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="Susuman77" />{{nr||LA BONTÉ DE DIEU, LA LIBERTÉ DE L’HOMME, ETC. {{3e}} PARTIE|263}}</noinclude>s’aide pas du secours de la grâce pour se relever : Mais après cette
vie, quoiqu’on suppose que ce secours cesse, il y a toujours dans
l’homme qui pèche, lors même qu’il est damné, une liberté qui le
rend coupable, et une puissance, mais éloignée, de se relever, quoiqu’elle
ne vienne jamais à l’acte. Et rien n’empêche qu’on ne puisse
dire que ce degré de liberté, exempt de la nécessité, mais non
exempt de la certitude, reste dans les damnés aussi bien que dans
les bienheureux. Outre que les damnés n’ont point besoin d’un
secours dont on a besoin dans cette vie, car ils ne savent que trop
ce qu’il faut croire ici.
270. L’illustre prélat de l’Église anglicane, qui a publié depuis peu
un livre de l’Origine du mal, sur lequel M. Bayle a fait des remarqués
dans le second tome de sa Réponse aux Questions d’un Provincial,
parle fort ingénieusement des peines des damnés. On représente le
sentiment de ce prélat d’après l’auteur des Nouvelles de la République des Lettres (juin 1703), comme s’il faisait « des damnés tout
autant de fous qui sentiront vivement leurs misères, mais qui s’applaudiront pourtant de leur conduite, et qui aimeront mieux être,
et être ce qu’ils sont, que de ne point être du tout. Ils aimeront
leur état, tout malheureux qu’il sera, comme les gens en colère, les
amoureux, les ambitieux, les envieux se plaisent dans les choses
mêmes qui ne font qu’accroître leur misère. On ajoute que les
impies auront tellement accoutumé leur esprit aux faux jugements ;
qu’ils n’en feront plus désormais d’autres, et passant perpétuellement d’une erreur dans une autre ; ils ne pourront s’empêcher
de désirer perpétuellement des choses dont ils ne pourront jouir,
et dont la privation les jettera dans des désespoirs inconcevables,
sans que l’expérience les puisse jamais rendre plus sages pour
l’avenir, parce que par leur propre faute ils auront entièrement
corrompu leur entendement, et l’auront rendu incapable de juger
sainement d’aucune chose. »
271. Les anciens ont déjà conçu que le diable demeure éloigné de
Dieu volontairement au milieu de ses tourments, et qu’il ne voudrait
point se racheter par une soumission. Ils ont feint qu’un anachorète,
étant en vision, tira parole de Dieu, qu’il recevrait en grâce le prince
des mauvais anges, s’il voulait reconnaître sa faute ; mais que le
diable rebuta ce médiateur d’une étrange manière. Au moins les
théologiens conviennent ordinairement que les diables et les damnés
haïssent Dieu et le blasphèment ; et un tel état ne peut manquer d’être<noinclude>
<references/></noinclude>
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « suivi de la continuation de la misère. On peut lire sur cela le savant Traité de M. Fechtius de l’état des damnés. 272. Il y a eu des temps qu’on a cru qu’il n’était pas impossible qu’un damné fût délivré. Le conte qu’on a fait du pape Grégoire le Grand est connu, comme si par ses prières il avait tiré de l’enfer l’âme de l’empereur Trajan, dont la bonté était si célèbre, qu’on souhaitait aux nouveaux empereurs de surpasser A... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="Susuman77" />{{nr|264|ESSAIS DE THÉODICÉE}}</noinclude>suivi de la continuation de la misère. On peut lire sur cela le savant
Traité de M. Fechtius de l’état des damnés.
272. Il y a eu des temps qu’on a cru qu’il n’était pas impossible
qu’un damné fût délivré. Le conte qu’on a fait du pape Grégoire
le Grand est connu, comme si par ses prières il avait tiré de l’enfer
l’âme de l’empereur Trajan, dont la bonté était si célèbre, qu’on
souhaitait aux nouveaux empereurs de surpasser Auguste en bonheur
et Trajan en bonté. C’est ce qui attira au dernier la pitié du saint
Pape Dieu déféra à ses prières, dit-on, mais il lui défendit d’en
faire de semblables à l’avenir. Selon cette fable, les prières de saint
Grégoire avaient la force des remèdes d’Esculape, qui fit revenir
Hippolyte des enfers et s’il avait continué de faire de telles prières,
Dieu s’en serait courroucé, comme Jupiter chez Virgile :
<poem>At Pater omnipotens aliquem indignatus ab umbris
Mortalem infernis ad lumina surgere vitnc,
Ipse repertorem Medicinœ ialis et artis
Fulmine Phœbigenam Stygias detrusit ad undas.</poem>
Godescalk<ref>GODESCALK, moine allemand, bénédictin du {{sc|ix}}{{e}} siècle, défenseur de la prédestination, mort en 870, a. écrit Libellas de prœdestinatione. P. J.</ref>, moine du {{s|ix}}, qui a brouillé ensemble les théologiens
de son temps, et même ceux du nôtre, voulait que les
réprouvés devaient prier Dieu de rendre leurs peines plus supportables
mais on n’a jamais droit de se croire réprouvé, tant qu’on
vit. Le passage de la messe des morts est plus raisonnable, il
demande la diminution des peines des damnés et, suivant l’hypothèse
que nous venons d’exposer, il faudrait leur souhaiter meliorem
mentem. Origène s’étant servi du passage du psaume Lxxvu, vers. 10
« Dieu n’oubliera pas d’avoir pitié, et ne supprimera pas toutes ses
« miséricordes dans sa colère » saint Augustin répond (Enchirid.,
ch. cxn), qu’il se peut que les peines des damnés durent éternellement,
et qu’elles soient pourtant/mitigées. Si le texte allait à cela, la
diminution irait à l’infini, quant à la durée ; et néanmoins elle aurait
un non plus ultra, quant à la grandeur de la diminution comme
il y a des figures asymptotes dans la géométrie, ou une longueur
infinie ne fait qu’un espace fini. Si la parabole du mauvais riche
représentait l’état d’un véritable damné, les hypothèses qui les font
si fous et si méchants n’auraient point de lieu. Mais la charité qu’elle
lui attribue pour ses frères ne parait point convenir à ce degré de<noinclude>
<references/></noinclude>
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « méchanceté qu’on donne aux damnés. Saint Grégoire le Grand (ix, Mor. 39) croit qu’il avait peur que leur damnation n’augmentât la sienne mais cette crainte n’est pas assez conforme au naturel d’un méchant achevé. Bonaventure<ref>Bonaventure (saint) ou Jean DE Fiden/a, illustre mystique du xm0 siècle né à Baguarea en Toscane, mort en 1274 à Cellano. Jl entra en 1243] chez les Frères Mineurs, fut évoque de Cellano et cardinal. Les principaux... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="Susuman77" />{{nr||LA BONTÉ DE DIEU, LA LIBERTÉ DE L’HOMME, ETC. {{3e}} PARTIE|265}}</noinclude>méchanceté qu’on donne aux damnés. Saint Grégoire le Grand
(ix, Mor. 39) croit qu’il avait peur que leur damnation n’augmentât
la sienne mais cette crainte n’est pas assez conforme au naturel
d’un méchant achevé. Bonaventure<ref>Bonaventure (saint) ou Jean DE Fiden/a, illustre mystique du xm0 siècle
né à Baguarea en Toscane, mort en 1274 à Cellano. Jl entra en 1243] chez les
Frères Mineurs, fut évoque de Cellano et cardinal. Les principaux de ses
ouvrages sont Thaoloyica myslica ; Ecclesiaslica hicrarchica ; Hinera
mentis ad Deum ; Commentaires sur les sentences. Les œuvres de saint
Bonaventure ont été plusieurs fois publiées (Rome, 158&-96, 7 vol. in-8°
Lyon, 1668 : —Venise, 1752-56, 14 vol. in-4-). P. J.</ref>, sur le Maître des sentences, dit que le mauvais riche aurait souhaité de voir damner tout le
monde ; mais puisque cela ne devait point arriver, il souhaitait
plutôt le salut de ses frères, que celui des autres. Il n’y a pas trop
de solidité dans cette réponse. Au contraire, la mission du Lazare
qu’il souhaitait aurait servi à sauver beaucoup de monde ; et celui
qui se plaît tant à la damnation d’autrui, qu’il souhaite celle de tout
le monde, souhaitera peut-être celle des uns, plus que celle des
autres mais absolument parlant, il n’aura point de penchant à faire
sauver quelqu’un. Quoi qu’il en soit, il faut avouer que tout ce détail
est problématique, Dieu nous ayant révélé ce qu’il faut pour craindre
le plus grand des malheurs, et non pas ce qu’il faut pour l’entendre.
273. Or, puisqu’il est permis désormais de recourir à l’abus du
libre arbitre, et à la mauvaise volonté, pour rendre raison des autres
maux, depuis que la permission divine de cet abus est justifiée d’une
manière assez évidente, le système ordinaire des théologiens se
trouve justifié en même temps. Et c’est à présent que nous pouvons
chercher sûrement l’origine du mal dans la liberté des créatures. La
première méchanceté nous est connue, c’est celle du diable et de ses
anges le diable pèche dès le commencement, et le Fils de Dieu est
apparu afin de défaire les œuvres du diable I. Jean, m, 8. Le diable
est le père de la méchanceté, meurtrier dès le commencement,
et n’a point persévéré dans la vérité Jean, vin, 44. Et pour cela, Dieu
n’a point épargné les anges qui ont péché, mais les ayant abîmés avec
des chaînes d’obscurité, il les a livrés pour être réservés pour le jugement
Il. Pierr., h, 4. Il a réservé sous l’obscurité en des liens
éternels (c’est-à-dire durables), jusqu’au jugement du grand jour, les
anges qui n’ont point gardé leur origine et leur dignité, mais ont
quitté leur propre demeure Jud., v, 6. D’où il est aisé de remarquer
qu’une de ces deux lettres doit avoir été vue par l’auteur de l’autre.<noinclude>
<references/></noinclude>
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « <nowiki /> 274. Il semble que l’auteur de l’Apocalypse a voulu éclaircir ce que les autres écrivains canoniques avaient laissé dans l’obscurité il nous fait la narration d’une bataille qui se donna dans le ciel. Michael et ses anges combattaient contre le dragon, et le dragon combattait lui et ses anges. Mais ils ne furent pas les plus forts, et leur place ne fut plus trouvée dans le ciel. Et le grand dragon, le serpent ancien, appelé Diable et Sat... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="Susuman77" />{{nr|266|ESSAIS DE THÉODICÉE}}</noinclude><nowiki />
274. Il semble que l’auteur de l’Apocalypse a voulu éclaircir ce
que les autres écrivains canoniques avaient laissé dans l’obscurité
il nous fait la narration d’une bataille qui se donna dans le ciel.
Michael et ses anges combattaient contre le dragon, et le dragon
combattait lui et ses anges. Mais ils ne furent pas les plus forts, et
leur place ne fut plus trouvée dans le ciel. Et le grand dragon, le
serpent ancien, appelé Diable et Satan, qui séduit tout le monde, fut
jeté en terre, et ses anges furent jetés avec lui, Apoc., xii, 7, 8, 9.
Car, quoiqu’on mette cette narration après la fuite de la femme dans
le désert, et qu’on ait voulu indiquer par là quelque révolution
favorable à l’Église, il paraît que le dessein de l’auteur a été de marquer
en même temps et l’ancienne chute du premier ennemi, et une
chute nouvelle d’un ennemi nouveau.
270. Le mensonge ou la méchanceté vient de ce qui est propre au
diable, de sa volonté, parce qu’il était écrit dans le livre des
vérités éternelles, qui contient encore les choses possibles avant tout
décret de Dieu, que cette créature se tournerait librement au mal, si
elle était créée. Il en est de même d’Eve et d’Adam ; ils ont péché librement,
quoique le diable les ait séduits. Dieu livre les méchants à un sens
réprouvé, Rom., i, 28, en les abandonnant à eux-mêmes, et en leur
refusant une grâce qu’il ne leur doit pas, et même qu’il doit leur refuser.
276. Il est dit dans l’Écriture que Dieu endurcit, Exod., iv, 21,
et vu, 3 Es., lxiii, 17, que Dieu envoie un esprit de mensonge, I,
Reg., xxii, 23 une efficace d’erreur pour croire au mensonge, II,
Thess., n, 11 ; qu’il a déçu le prophète, Ezech., xiv, 9 ; qu’il a
commandé à Sémeï de maudire, II, Sam., xvi, 10 ; que les enfants
d’Eliene voulurent point écouter la voix de leur père, parce que Dieu
les voulait faire mourir, 1, Sam., n, 25 ; que Dieu a ôté son bien à
Job, quoique cela ait été par la malice des brigands, Job., i, 21
qu’il a suscité Pharaon, pour montrer en lui sa puissance, Exod., i
19, Rom., ix, 17 ; qu’il est comme un potier qui fait un vaisseau à
déshonneur, Rom., ix, 21 ; qu’il cache la vérité aux sages et aux
entendus, Matlh., xi, 23 qu’il parle par similitudes, afin que ceux
qui sont dehors en voyant n’aperçoivent point, et en entendant ne
comprennent point, parce qu’autrement ils se pourraient convertir,
et leurs péchés leur pourraient être pardonnes, Marc, iv, 12,
Luc, vin, 10 ; que Jésus a été livré par le conseil défini, et par la
providence de Dieu, Act., h, 23 que Ponce Pilate et Hérode, avec
les gentils et le peuple d’Israël, ont fait ce que la main et le conseil<noinclude>
<references/></noinclude>
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « de Dieu avaient auparavant déterminé, Act., iv, 27, 28 ; qu’il venait de l’Éternel, que les ennemis endurcissaient leur cœur, pour sortir en bataille contre Israël, afin qu’il les détruisit sans qu’il leur fît aucune grâce, Jos., xr, 23 que l’Éternel a versé au milieu d’Égypte un esprit de vertige, et l’a fait errer dans toutes ses Œuvres, comme un homme ivre, Es., xix, 14 ; que Roboam n’écouta point la parole du peuple, parce que cel... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="Susuman77" />{{nr||LA BONTÉ DE DIEU, LA LIBERTÉ DE L’HOMME, ETC. {{3e}} PARTIE|267}}</noinclude>de Dieu avaient auparavant déterminé, Act., iv, 27, 28 ; qu’il venait
de l’Éternel, que les ennemis endurcissaient leur cœur, pour sortir
en bataille contre Israël, afin qu’il les détruisit sans qu’il leur fît
aucune grâce, Jos., xr, 23 que l’Éternel a versé au milieu d’Égypte
un esprit de vertige, et l’a fait errer dans toutes ses Œuvres, comme
un homme ivre, Es., xix, 14 ; que Roboam n’écouta point la parole
du peuple, parce que cela était ainsi conduit par l’Éternel, I,
Rois, xu, 15 qu’il changea lés cœurs des Égyptiens, de sorte qu’ils
eurent son peuple en haine, Ps., cv, 25. Mais toutes ces expressions,
et autres semblables, insinuent seulement que les choses que Dieu a
faites servent d’occasion à l’ignorance,. À l’erreur, à la malice et aux
mauvaises actions, et y contribuent Dieu le prévoyant bien, et ayant
dessein dé s’en servir pour ses fins ; puisque des raisons supérieures
de la parfaite sagesse l’ont déterminé à permettre ces maux, et
même à y concourir. Sed non sineret bonus fieri mâle, nisi Omiiipôtens
eliam de malo posset f’acere béne, pour parier avec saint
Augustin. Mais c’est ce que nous avons explique plus amplement
dans là seconde partie.
277. Dieu a fait l’homme à son image, Gen., i, 20, il l’a fait droit,
Eccles., vu, fin. Mais aussi il l’a fait libre. L’homme en a mal usé, il
est tombé ; niais il reste toujours une certaine liberté après la chute.
Moïse dit de la part de Dieu « Je prends aujourd’hui à témoin les
cieux et la terre contre vous, que j’ai mis devant toi la vie et la
mort, la bénédiction et la malédiction ; choisis donc la vie, Deut.,
xxx, 19. Ainsi à dit l’Éternel, je mets devant vous lè chemin de la
vie et le chemin de la mort, Jer., xxi, 8. Il a laissé l’homme dans
la puissance de son conseil, lui donnant ses ordonnances et ses
commandements ; si tii veux, tu garderas lés commandements
(ou ils te garderont). Il a mis devant toi le feu et l’eau, pour
étendre ta main où tu voudras. » Sirac, xv, 14, 15, 16. L’homme
tombé, et non régénéré, est sous là domination du péché et de
Satan, parce qu’il s’y plaît ; il est esclave volontaire par sa mauvaise
concupiscence. C’est ainsi que le franc arbitre et le serf arbitre sont
une même chose.
278. « Que nul ne dise je suis tenté de Dieu ; mais chacun est
tenté, quand il est attiré et amorcé par sa propre concupiscence. »
Jacq. i, 14. Et Satan y contribue ; « il aveugle les entendements
des incrédules. » II, Cor., iv, 4. Mais l’homme s’est livré
au démon par sa convoitise ; le plaisir qu’il trouve au mal est l’ha-<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Ribot - Revue philosophique de la France et de l’étranger, tome 74.djvu/183
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Yland
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/* Corrigée */
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<noinclude><pagequality level="3" user="Yland" />{{nr||VARIÉTÉS|179}}</noinclude>conditions de la certitude conduit à l’affirmation d’une certitude morale fondée sur la raison, et la matière de cette certitude est déterminée par la solution même à laquelle a conduit la première recherche. Un rationalisme décidé, allié à une intime tendance volontariste, domine ce développement : ainsi le mysticisme et l’intellectualisme abstrait se trouvent pareillement exclus. Enfin, et par-dessus tout, cette doctrine, en même temps qu’elle est vivifiée par un accent personnel singulièrement attachant, s’appuie d’autre part sur la base solide d’une connaissance historique, qui sait être nettement objective tout en restant philosophique et qui, par l’originalité judicieuse des vues, par la sûreté de la méthode, mérite d’être mise au premier plan dans l’ensemble de ce livre, comme elle est au premier plan dans l’ensemble de l’œuvre de Brochard.
{{d|Léon Robin.|3|sc|mb=1.6em}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Œuvres philosophiques de Leibniz, Alcan, 1900, tome 2.djvu/270
104
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Susuman77
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « meçon auquel il se laisse prendre. Platon l’a déjà dit, et Cicéron le répète. Plato voluptatem dicebat escam malorum. La grâce y oppose un plaisir plus grand, comme saint Augustin l’a remarqué. Tout plaisir est un sentiment de quelque perfection ; l’on aime un objet, à mesure qu’on en sent les perfections ; rien ne surpasse les perfections divines ; d’où il suit que la charité et l’amour de Dieu donnent le plus grand plaisir qui se puisse c... »
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Susuman77" />{{nr|268|ESSAIS DE THÉODICÉE}}</noinclude>meçon auquel il se laisse prendre. Platon l’a déjà dit, et Cicéron le
répète. Plato voluptatem dicebat escam malorum. La grâce y
oppose un plaisir plus grand, comme saint Augustin l’a remarqué.
Tout plaisir est un sentiment de quelque perfection ; l’on aime un
objet, à mesure qu’on en sent les perfections ; rien ne surpasse les
perfections divines ; d’où il suit que la charité et l’amour de Dieu
donnent le plus grand plaisir qui se puisse concevoir, à mesure qu’on
est pénétré de ces sentiments qui ne sont pas ordinaires aux hommes,
parce qu’ils sont occupés et remplis des objets qui se rapportent à
leurs passions.
279. Or, comme notre corruption n’est point absolument invincible, et comme nous ne péchons point nécessairement, lors même
que nous sommes sous l’esclavage du péché ; il faut dire de même
que nous ne sommes pas aidés invinciblement ; et, quelque efficace
que soit la grâce divine, il y a lieu de dire qu’on y peut résister.
Mais lorsqu’elle se trouvera victorieuse en effet, il est certain et
infaillible par avance qu’on cédera à ses attraits, soit qu’elle ait sa
force d’elle-même, soit qu’elle trouve moyen de triompher par la
congruité des circonstances. Ainsi il faut toujours distinguer entre
l’infaillible et le nécessaire.
280. Le système de ceux qui s’appellent disciples de saint Augustin ne s’en éloigne pas entièrement, pourvu qu’on écarte certaines
choses odieuses, soit dans les expressions, soit dans les dogmes
même. Dans les expressions, je trouve que c’est principalement
l’usage des termes, comme nécessaire ou contingent, possible ou
impossible, qui donne quelquefois prise, et qui cause bien du bruit.
C’est pourquoi, comme M. Loscher<ref>LOESCHER le Jeune (Valentin-Ernest), théologien réformé, fils de Gaspard Loescher, également théologien. Il est né en 1672, et mort en 1749. Entre beaucoup d'écrits théologiques et philosophiques, nous citerons: De Claudi Pasoni doctrina; Oratio contra Lockium et Thomasium; Prænotiones theologica contra naturalistas et fanaticos; De Paroxysmis decreti absouti.</ref> le Jeune l’a fort bien remarqué dans une savante dissertation sur les Paroxysmes du décret
absolu, Luther a souhaité, dans son livre du Serf Arbitre, de trouver
un mot plus convenable à ce qu’il voulait exprimer, que celui d’une
nécessité. Généralement parlant, il paraît plus raisonnable et plus.
convenable de dire que l’obéissance aux préceptes de Dieu est toujours possible, même aux non-régénérés ; que la grâce est toujours
résistible, même dans les plus saints ; et que la liberté est exempte,<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Œuvres philosophiques de Leibniz, Alcan, 1900, tome 2.djvu/271
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Susuman77
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « non seulement de la contrainte, mais encore de la nécessité, quoiqu’elle ne soit jamais sans la certitude infaillible, ou sans la détermination inclinante. 281. Cependant il y a de l’autre côté un sens dans lequel il serait permis de dire en certaines rencontres, que le pouvoir de bien faire manque souvent, même aux justes ; que les péchés sont souvent nécessaires, même dans les régénérés ; qu’il est impossible quelquefois qu’on ne pèche p... »
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Susuman77" />{{nr||LA BONTÉ DE DIEU, LA LIBERTÉ DE L’HOMME, ETC. {{3e}} PARTIE|269}}</noinclude>non seulement de la contrainte, mais encore de la nécessité, quoiqu’elle
ne soit jamais sans la certitude infaillible, ou sans la détermination
inclinante.
281. Cependant il y a de l’autre côté un sens dans lequel il serait
permis de dire en certaines rencontres, que le pouvoir de bien faire
manque souvent, même aux justes ; que les péchés sont souvent
nécessaires, même dans les régénérés ; qu’il est impossible quelquefois
qu’on ne pèche pas ; que la grâce est irrésistible ; que la liberté
n’est point exempte de la nécessité. Mais ces expressions sont moins
exactes et moins revenantes dans les circonstances où nous nous
trouvons aujourd’hui et absolument parlant, elles sont plus sujettes
aux abus et d’ailleurs elles tiennent quelque chose du populaire,
où les termes sont employés avec beaucoup de latitude. Il y a pourtant
des circonstances qui les rendent recevables, et même utiles,
et il se trouve que des auteurs saints et orthodoxes, et même les
saintes Écritures, se sont servis des phrases de l’un et de l’autre
côté, sans qu’il y ait une véritable opposition, non plus qu’entre
saint Jacques et saint Paul, et sans qu’il y ait de l’erreur de part et
d’autre à cause de l’ambiguïté des termes. Et l’on s’est tellement
accoutumé à ces diverses manières de parler, que souvent on a de la
peine à dire précisément quel sens est le plus ordinaire, le plus naturel,
et même le plus envisagé par l’auteur (quis sensus magis naturalis,
obvius, intenlus), le même auteur ayant de différentes vues en
différents endroits, et les mêmes manières de parler étant plus ou
moins reçues ou recevables avant ou après la décision de quelque
grand homme, ou de quelque autorité qu’on respecte et qu’on suit.
Ce qui fait qu’on peut bien autoriser ou bannir dans l’occasion, et
en certains temps, certaines expressions ; mais cela ne fait rien au
sens ni à la foi, si l’on ajoute des explications suffisantes des termes.
282. Il ne faut donc que bien entendre les distinctions, comme
celle que nous avons pressée bien souvent entre le nécessaire et le
certain, et entre la nécessité métaphysique et la nécessité morale.
Et il est de même de la possibilité et de l’impossibilité, puisque
l’événement dont l’opposé est possible est contingent ; comme celui
dont l’opposé est impossible est nécessaire. On distingue aussi avec
raison entre un pouvoir prochain et un pouvoir éloigné et, suivant
ces différents sens, on dit tantôt qu’une chose se peut, et tantôt
qu’elle ne se peut pas. L’on peut dire, dans un certain sens, qu’il est
nécessaire que les bienheureux ne pèchent pas que les diables et les<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Œuvres philosophiques de Leibniz, Alcan, 1900, tome 2.djvu/272
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Susuman77
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « damnés pèchent ; que Dieu même choisisse le meilleur que l’homme suive le parti qui après tout le frappe le plus. Mais cette nécessité n’est point opposée à la contingence, ce n’est pas celle qu’on appelle logique, géométrique ou métaphysique, dont l’opposé implique contradiction. M. Nicole s’est servi quelque part d’une comparaison qui n’est point mauvaise. L’on compte pour impossible qu’un magistrat sage et grave, qui n’a pas p... »
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Susuman77" />{{nr|270|ESSAIS DE THÉODICÉE}}</noinclude>damnés pèchent ; que Dieu même choisisse le meilleur que l’homme
suive le parti qui après tout le frappe le plus. Mais cette nécessité
n’est point opposée à la contingence, ce n’est pas celle qu’on appelle
logique, géométrique ou métaphysique, dont l’opposé implique contradiction.
M. Nicole s’est servi quelque part d’une comparaison qui
n’est point mauvaise. L’on compte pour impossible qu’un magistrat
sage et grave, qui n’a pas perdu le sens, fasse publiquement une grande
extravagance, comme serait, par exemple, de courir les rues tout nu,
pour faire rire. Il en est de même en quelque façon des bienheureux
ils sont encore moins capables de pécher, et la nécessité qui le leur
défend est de la même espèce. Enfin je trouve encore que la volonté est
un terme aussi équivoque que le pouvoir et la nécessité. Car j’ai déjà
remarqué que ceux qui se servent de cet axiome, qu’on ne manque
point de faire ce qu’on veut, quand on le peut, et qui en infèrent que
Dieu ne veut donc point le salut de tous, entendent une volonté décrétoire
et ce n’est que dans ce sens qu’on peut soutenir cette proposition,
que le sage ne veut jamais ce qu’il sait être du nombre des choses qui
n’arriveront point. Au lieu qu’on peut dire, en prenant la volonté
dans un sens plus général et plus conforme à l’usage, que la volonté
du sage est inclinée antécédemment à tout bien, quoiqu’il décerne
enfin de faire ce qui est le plus convenable. Ainsi on aurait grand
tort de refuser à Dieu cette inclination sérieuse et forte de sauver
tous les hommes, que la sainte Écriture lui attribue ; et même de lui
attribuer une aversion primitive qui l’éloigne d’abord du salut de
plusieurs, odium antecedaneum ; il faut plutôt soutenir que le sage
tend à tout bien en tant que bien, à proportion de ses connaissances
et de ses forces, mais qu’il ne produit que le meilleur faisable. Ceux
qui admettent cela, et ne laissent pas de refuser à Dieu la volonté
antécédente de sauver tous les hommes, ne manquent que par l’abus
du terme, pourvu qu’ils reconnaissent d’ailleurs que Dieu donne à
tous des assistances suffisantes pour pouvoir être sauvés, s’ils ont la
volonté de s’en servir.
283. Dans les dogmes mêmes des disciples de saint Augustin, je
ne saurais goûter la damnation des enfants non régénérés, ni généralement
celle qui ne vient que du seul péché originel. Je ne saurais
croire non plus, que Dieu damne ceux qui manquent de lumières
nécessaires. On peut croire avec plusieurs théologiens, que les
hommes reçoivent plus de secours que nous ne savons, quand ce ne
serait qu’à l’article de la mort ; II ne paraît point nécessaire non plus<noinclude>
<references/></noinclude>
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Danÿa
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Page créée avec « "use strict"; $(() => { const VERSION = "1.0"; console.log(`Chargement de Gadget-index-stats.js v${VERSION}`); // TODO move to separate CSS file $("head").append(` <style> #index-progress-stats { font-size: 0.9em; display: flex; flex-direction: column; gap: 0.3em; } .index-progress-bar { height: 1em; line-height: 1; background-color: light-dark(#F0F0F0, #222); border: 1px solid var(--border-color-base); border... »
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$(() => {
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console.log(`Chargement de Gadget-index-stats.js v${VERSION}`);
// TODO move to separate CSS file
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).length;
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const progressStatsWidget = createProgressStatsWidget(
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missingPagesCount
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const title = document.createElement("h3");
title.textContent = "Suivi";
document.querySelector("#Pages").before(title, progressStatsWidget);
/**
* Fetch the number of pages with the given quality level.
* @param {number} quality The quality level from 0 to 4.
* @returns {number} The number of pages of this quality.
*/
function getPageQualityCount(quality) {
return document.querySelectorAll(`#pagelist .prp-pagequality-${quality}`)
.length;
}
/**
* Create the progress stats widget.
* @param {number[]} qualitiesCounts An array containing the number of pages for each quality level.
* @param {number} missingPagesCount The number of pages that have not yet been created.
* @returns {HTMLElement} The widget.
*/
function createProgressStatsWidget(qualitiesCounts, missingPagesCount) {
let totalPageCount = missingPagesCount;
// Gray + green
const validatedCount = qualitiesCounts[0] + qualitiesCounts[4];
// Validated + yellow
const correctedCount = validatedCount + qualitiesCounts[3];
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container.id = "index-progress-stats";
const badgesContainer = document.createElement("div");
badgesContainer.classList.add("badges-container");
for (const [quality, count] of qualitiesCounts.entries()) {
const badge = createQualityBadge(quality, count);
badgesContainer.prepend(badge);
totalPageCount += count;
}
badgesContainer.append(createQualityBadge(-1, missingPagesCount));
badgesContainer.append(` sur ${totalPageCount} p.`);
const badgesContainer2 = document.createElement("div");
badgesContainer2.classList.add("badges-container");
badgesContainer2.append(
createProgressBadge(4, validatedCount, totalPageCount),
createProgressBadge(3, correctedCount, totalPageCount)
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const progressBar = createProgressBarWidget(
qualitiesCounts,
totalPageCount
);
container.append(progressBar, badgesContainer, badgesContainer2);
return container;
}
/**
* Create the progress bar widget.
* @param {number[]} qualitiesCounts An array containing the number of pages for each quality level.
* @param {number} total The total count.
* @returns {HTMLElement} The widget.
*/
function createProgressBarWidget(qualitiesCounts, total) {
const progressBar = document.createElement("div");
progressBar.classList.add("index-progress-bar");
for (const [quality, count] of qualitiesCounts.entries()) {
const block = document.createElement("div");
block.classList.add(`quality${quality}`);
block.style.width = `${(100 * count) / total}%`;
progressBar.prepend(block);
}
return progressBar;
}
/**
* Create a quality badge showing the given progress.
* @param {number} quality The quality level, from 0 to 4.
* @param {number} count The count.
* @param {number} total The total count.
* @returns {HTMLElement} The badge.
*/
function createProgressBadge(quality, count, total) {
const text = document.createElement("span");
const countBold = document.createElement("strong");
countBold.textContent = count;
const percentBold = document.createElement("strong");
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text.append(
(quality === 4 ? "Validées" : "Corrigées") + "\u00a0: ",
countBold,
`/${total} (`,
percentBold,
`%)`
);
return createQualityBadge(quality, text);
}
/**
* Create a small colored badge containing some text.
* @param {number} quality The quality level, from 0 to 4.
* @param {string | HTMLElement} text The text to display.
* @returns {HTMLElement} The badge.
*/
function createQualityBadge(quality, text) {
const badge = document.createElement("a");
if (text instanceof HTMLElement) badge.append(text);
else badge.textContent = text;
badge.classList.add("badge", "prp-index-pagelist-page");
if (quality >= 0)
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else badge.classList.add("new");
badge.onclick = (e) => {
e.preventDefault();
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* Round a number to the given number of decimals.
* @param {number} x The number to round.
* @param {number} precision The maximum number of decimals to keep.
* @returns {string} The rounded number as a string.
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Page:Œuvres philosophiques de Leibniz, Alcan, 1900, tome 2.djvu/273
104
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2026-07-11T10:57:17Z
Susuman77
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « que tous ceux qui sont sauvés le soient toujours par une grâce efficace par elle-même, indépendamment des circonstances. Je ne trouve pas aussi qu’il soit nécessaire de dire que toutes les vertus des païens étaient fausses, ni que toutes leurs actions étaient dés péchés quoiqu’il soit vrai que ce qui ne vient pas de la foi ou de la droiture de l’âme devant Dieu est infecté du péché, au moins virtuellement. Enfin je tiens que Dieu ne saurait a... »
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Susuman77" />{{nr||LA BONTÉ DE DIEU, LA LIBERTÉ DE L’HOMME, ETC. {{3e}} PARTIE|271}}</noinclude>que tous ceux qui sont sauvés le soient toujours par une grâce efficace
par elle-même, indépendamment des circonstances. Je ne
trouve pas aussi qu’il soit nécessaire de dire que toutes les vertus
des païens étaient fausses, ni que toutes leurs actions étaient dés
péchés quoiqu’il soit vrai que ce qui ne vient pas de la foi ou de la
droiture de l’âme devant Dieu est infecté du péché, au moins virtuellement.
Enfin je tiens que Dieu ne saurait agir comme au hasard
par un décret absolument absolu, ou par une volonté indépendante
de motifs raisonnables. Et je suis persuadé qu’il est toujours mû,
dans la dispensation de ses grâces, par des raisons où entre la
nature des objets autrement il n’agirait. point suivant la sagesse
mais j’accorde cependant que ces raisons ne sont pas attachées nécessairement
aux bonnes ou aux moins mauvaises qualités naturelles
des hommes, comme si Dieu ne donnait jamais ses grâces que suivant
ces bonnes qualités quoique je tienne, comme je me suis déjà expliqué
ci-dessus, qu’elles entrent en considération, comme toutes les
autres circonstances rien ne pouvant être négligé, dans les vues de
la suprême sagesse.
284. À ces points près, et quelque peu d’autres, où saint Augustin
paraît obscur, ou même rebutant, il semble qu’on se peut accommoder
de son système il porte que de la substance de Dieu il ne
peut sortir qu’un Dieu, et qu’ainsi la créature est tirée du néant.
Augustin. De Lib. arb. lib. 1, ch. n. C’est ce qui la rend imparfaite,
défectueuse et corruptible. (De Genes. ad litt., ch. xv, Contr. Epistolam
Manichœi, ch. xxxvi.) Le mal ne vient pas de la nature, mais
de la mauvaise volonté, August. dans tout le Livre de la nature du
bien. Dieu ne peut rien commander qui soit impossible. « Firmissime
creditur Deum justum et bonum impossibilia non potuisse
præcipere. Lib. de Nat. et Grat., ch. xliii, ch. LXIX. Nemo peccat
in eo, quod caveri non potest. Lib. III, de Lib. arb., ch. xvi, xvii.
L. I, Retract., ch. xi, xn, xv. » Sous un Dieu juste personne ne
peut être malheureux, s’il ne le mérite, neque sub Deo justo miser
esse quisquam, nisi merêatur, potest. Lib. I, ch. xxxir. Le libre
arbitre ne saurait accomplir les commandements de Dieu, sans le
secours de la grâce. Ep. ad Ililar. Cœsaraugustan. Nous savons
que la grâce ne se donne pas selon les mérites. Ep. 106, 107, 120.
L’homme dans l’état de l’intégrité avait le secours nécessaire pour
pouvoir bien faire, s’il voulait mais le vouloir dépendait du libre
arbitre, « habebat adjutorium, per quod posset, et sine que non<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Œuvres philosophiques de Leibniz, Alcan, 1900, tome 2.djvu/274
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2026-07-11T10:58:03Z
Susuman77
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « vellet, sed non adjutorium quo vellet. » Lib. de corrupt., ch. x1 et ch. x, xu. Dieu a laissé essayer aux anges et aux hommes, ce qu’ils pouvaient par leur libre arbitre, et puis ce que pouvaient sa grâce et sa justice, d. c. 10, 11, 12. Le péché a détourné l’homme de Dieu, pour le tourner vers les créatures. Lib. I, qu. 2, ad Simpl. Se plaire à pécher est la liberté d’un esclave. Enchir., ch. cm. « Liberum arbitrium usque adeo in peccatore non... »
15915478
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Susuman77" />{{nr|272|ESSAIS DE THÉODICÉE}}</noinclude>vellet, sed non adjutorium quo vellet. » Lib. de corrupt., ch. x1
et ch. x, xu. Dieu a laissé essayer aux anges et aux hommes, ce qu’ils
pouvaient par leur libre arbitre, et puis ce que pouvaient sa grâce et
sa justice, d. c. 10, 11, 12. Le péché a détourné l’homme de Dieu,
pour le tourner vers les créatures. Lib. I, qu. 2, ad Simpl. Se plaire
à pécher est la liberté d’un esclave. Enchir., ch. cm. « Liberum
arbitrium usque adeo in peccatore non periit, ut per illud peccent
maxime omnes, qui cum delectatione peccant. » Lib. I, ad Bonif.
ch. ii, m.
280. Dieu dit à Moïse « Je ferai miséricorde à celui à qui je ferai
miséricorde, et j’aurai pitié de celui de qui j’aurai pitié (Exod.,
xxxiii, 19.) Ce n’est donc pas du voulant, ni du courant, mais de
Dieu, qui fait miséricorde (Rom., ix, 15, 16). Ce qui n’empêche pas
que tous ceux qui ont bonne volonté, et qui y persévèrent, ne soient
sauvés. Mais Dieu leur donne le vouloir et le faire. Il fait donc miséricorde
à celui à qui il veut, et il endurcit qui il veut (Rom., ix,29).
Et cependant le même apôtre dit que Dieu veut que tous les hommes
soient sauvés, et parviennent à la connaissance de la vérité ce que
je ne voudrais pas interpréter suivant quelques endroits de saint
Augustin, comme s’il signifiait qu’il n’y, a point de sauvés que ceux
dont il veut le salut, ou comme s’il voulait sauver non singulos
générum, sed gênera singulorum. Mais j’aime mieux dire qu’il n’y
en a aucun dont il ne veuille le salut, autant que de plus grandes
raisons le permettent, qui font que Dieu ne sauve que ceux qui
reçoivent la foi qu’il leur a offerte, et qui s’y rendent par la grâce
qu’il leur a donnée, suivant ce qui convenait à l’intégrité du plan de
ses ouvrages, qui ne saurait être mieux conçu.
286. Quant à la prédestination au salut, elle comprend aussi, selon
saint Augustin, l’ordonnance des moyens qui mèneront au salut.
« Praedestinatio sanctorum nihil aliud est, quam prœscientia et prœparatio
beneficiorum Dei, quibus certissime liberantur, quicunque
liberantur. » (Lib. De Persev., ch. xiv.) Il ne la conçoit donc point
en cela comme un décret absolu il veut qu’il y ait une grâce qui
n’est rejetée d’aucun cœur endurci, parce qu’elle est donnée pour
ôter surtout’ la dureté des coeurs. (Lib. De Prœdest., ch. vm ; Lib.
De Grat., ch. xm, xiv.) Je ne trouve pourtant pas que saint Augustin
exprime assez que cette grâce qui soumet le cœur est toujours
efficace par elle-même. Et je ne sais si l’on n’aurait pas pu soutenir
sans le choquer, qu’un même degré de grâce interne est victo-<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Œuvres philosophiques de Leibniz, Alcan, 1900, tome 2.djvu/275
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2026-07-11T10:59:01Z
Susuman77
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « rieux dans l'un, où il est aidé par les circonstances, et ne l'est pas dans l'autre. 287. La volonté est proportionnée au sentiment que nous avons du bien, et en suit la prévalence. « Si utrumque tantumdem diligi- « mus, nihil horum dabimus. Item, quod amplius nos delectat, se- <cundum id operemur necesse est. » (In ch. v, ad Gal.) J'ai expli- qué déjà comment avec tout cela nous avons véritablement un grand pouvoir sur notre volonté. Saint Augustin....
15915479
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Susuman77" />{{nr||LA BONTÉ DE DIEU, LA LIBERTÉ DE L’HOMME, ETC. {{3e}} PARTIE|273}}</noinclude>rieux dans l'un, où il est aidé par les circonstances, et ne l'est pas
dans l'autre.
287. La volonté est proportionnée au sentiment que nous avons
du bien, et en suit la prévalence. « Si utrumque tantumdem diligi-
« mus, nihil horum dabimus. Item, quod amplius nos delectat, se-
<cundum id operemur necesse est. » (In ch. v, ad Gal.) J'ai expli-
qué déjà comment avec tout cela nous avons véritablement un grand
pouvoir sur notre volonté. Saint Augustin le prend un peu autre-
ment, et d'une manière qui ne mène pas fort loin, comme lorsqu'il
dit qu'il n'y a rien qui soit tant en notre puissance que l'action de
notre volonté, dont il rend une raison qui est un peu identique. Car,
dit-il, cette action est prête au moment que nous voulons. « Nihil
tam in nostra potestate est, quam ipsa voluntas, ea enim mox ut
volumus præsto est. (Lib. III, Lib. Arb., ch. 1; lib. V, De Civ.
Dei, ch. x.) Mais cela signific seulement que nous voulons lorsque
nous voulons, et non pas que nous voulons ce que nous souhaitons
de vouloir. Il y a plus de sujet de dire avec lui: Aut voluntas non
est, aut libera dicenda est (d. I., III, ch. m), et que ce qui porte la
volonté au bien infailliblement, ou certainement, ne l'empêche point
d'être libre. « Perquam absurdum est, ut ideo dicamus non pertinere
ad voluntatem (libertatem) nostram, quod beati esse volumus,
quia id omnino nolle non possumus nescio qua bona constrictione
naturæ. Nec dicere audemus ideo Deum voluntatem (libertatem),
sed necessitatem habere justitiæ, quia non potest velle peccare.
Certe Deus ipse numquid quia peccare non potest, ideo liberum
arbitrium habere negandus est? (De Nat. et Grat., ch. XLVI,
XLVII, XLVIII, XLIX.) Il dit aussi fort bien que Dieu donne le premier
bon mouvement, mais que par après l'homme agit aussi. Aguntur
ut agant, non ut ipsi nihil agant. (De Corrup., ch. 11.)
288. Nous avons établi que le libre arbitre est la cause prochaine
du mal de coulpe, et ensuite du mal de peine; quoiqu'il soit vrai
que l'imperfection originale des créatures qui se trouve représentée
dans les idées éternelles en est la première et la plus éloignée.
Cependant M. Bayle s'oppose toujours à cet usage du libre arbitre, il
ne veut pas qu'on lui attribue la cause du mal: il faut écouter ses
objections; mais auparavant il sera bon d'éclaircir encore davantage
la nature de la liberté. Nous avons fait voir que la liberté, telle qu'on
la demande dans les écoles théologiques, consiste dans l'intelligence, qui enveloppe une connaissance distincte de l'objet de la<noinclude>
<references/></noinclude>
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Susuman77
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<noinclude><pagequality level="1" user="Susuman77" />{{nr||LA BONTÉ DE DIEU, LA LIBERTÉ DE L’HOMME, ETC. {{3e}} PARTIE|273}}</noinclude>rieux dans l’un, où il est aidé par les circonstances, et ne l’est pas
dans l’autre.
287. La volonté est proportionnée au sentiment que nous avons
du bien, et en suit la prévalence. « Si utrumque tantumdem diligimus, nihil horum dabimus. Item, quod amplius nos delectat, secundum id operemur necesse est. » (In ch. v, ad Gal.) J’ai expliqué déjà comment avec tout cela nous avons véritablement un grand pouvoir sur notre volonté. Saint Augustin le prend un peu autrement, et d’une manière qui ne mène pas fort loin, comme lorsqu’il
dit qu’il n’y a rien qui soit tant en notre puissance que l’action de
notre volonté, dont il rend une raison qui est un peu identique. Car,
dit-il, cette action est prête au moment que nous voulons. « Nihil
tam in nostra potestate est, quam ipsa voluntas, ea enim mox ut
volumus præsto est. (Lib. III, Lib. Arb., ch. 1 ; lib. V, De Civ.
Dei, ch. x.) Mais cela signific seulement que nous voulons lorsque
nous voulons, et non pas que nous voulons ce que nous souhaitons
de vouloir. Il y a plus de sujet de dire avec lui : Aut voluntas non
est, aut libera dicenda est (d. I., III, ch. m), et que ce qui porte la
volonté au bien infailliblement, ou certainement, ne l’empêche point
d’être libre. « Perquam absurdum est, ut ideo dicamus non pertinere
ad voluntatem (libertatem) nostram, quod beati esse volumus,
quia id omnino nolle non possumus nescio qua bona constrictione
naturæ. Nec dicere audemus ideo Deum voluntatem (libertatem),
sed necessitatem habere justitiæ, quia non potest velle peccare.
Certe Deus ipse numquid quia peccare non potest, ideo liberum
arbitrium habere negandus est ? (De Nat. et Grat., ch. XLVI,
XLVII, XLVIII, XLIX.) Il dit aussi fort bien que Dieu donne le premier
bon mouvement, mais que par après l’homme agit aussi. Aguntur
ut agant, non ut ipsi nihil agant. (De Corrup., ch. 11.)
288. Nous avons établi que le libre arbitre est la cause prochaine
du mal de coulpe, et ensuite du mal de peine ; quoiqu’il soit vrai
que l’imperfection originale des créatures qui se trouve représentée
dans les idées éternelles en est la première et la plus éloignée.
Cependant M. Bayle s’oppose toujours à cet usage du libre arbitre, il
ne veut pas qu’on lui attribue la cause du mal : il faut écouter ses
objections ; mais auparavant il sera bon d’éclaircir encore davantage
la nature de la liberté. Nous avons fait voir que la liberté, telle qu’on
la demande dans les écoles théologiques, consiste dans l’intelligence, qui enveloppe une connaissance distincte de l’objet de la<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Œuvres philosophiques de Leibniz, Alcan, 1900, tome 2.djvu/276
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Susuman77
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « délibération dans la spontanéité, avec laquelle nous nous déterminons et dans la contingence, c’est-à-dire dans l’exclusion de la nécessité logique ou métaphysique. L’intelligence est comme l’âme de la liberté, et le reste en est comme le corps et la base. La substance libre se détermine par elle-même, et cela suivant le motif du bien aperçu par l’entendement qui l’incline sans la nécessiter et toutes les conditions de la liberté sont... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="Susuman77" />{{nr|274|ESSAIS DE THÉODICÉE}}</noinclude>délibération dans la spontanéité, avec laquelle nous nous déterminons
et dans la contingence, c’est-à-dire dans l’exclusion de la
nécessité logique ou métaphysique. L’intelligence est comme l’âme
de la liberté, et le reste en est comme le corps et la base. La substance
libre se détermine par elle-même, et cela suivant le motif du
bien aperçu par l’entendement qui l’incline sans la nécessiter et
toutes les conditions de la liberté sont comprises dans ce peu de
mots. Il est bon cependant de faire voir que l’imperfection qui se
trouve dans nos connaissances et dans notre spontanéité, et la détermination
infaillible qui est enveloppée dans notre contingence, ne
détruisent point la liberté ni la contingence.
289. Notre connaissance est de deux sortes, distincte ou confuse.
La connaissance distincte, ou l’intelligence, a lieu dans le véritable
usage de la raison mais les sens nous fournissent des pensées
confuses. Et nous pouvons dire que nous sommes exempts d’esclavage,
en tant que nous agissons avec une connaissance distincte
mais que nous sommes asservis aux passions, en tant que nos perceptions
sont confuses. C’est dans ce sens que nous n’avons pas toute
la liberté d’esprit qui serait à souhaiter, et que nous pouvons dire,
avec saint Augustin, qu’étant assujettis au péché nous avons la
liberté d’un esclave. Cependant un esclave, tout esclave qu’il est, ne
laisse pas d’avoir la liberté de choisir conformément à l’état où il se
trouve, quoiqu’il se trouve le plus souvent dans la dure nécessité de
choisir entre deux maux parce qu’une force supérieure ne le laisse
pas arriver aux biens où il aspire. Et ce que les liens et la contrainte
font en un esclave se fait en nous par les passions, dont la violence
est douce, mais n’en est pas moins pernicieuse. Nous ne voulons, à
la vérité, que ce qui nous plaît mais par malheur ce qui nous plait
à présent est souvent un vrai mal, qui nous déplairait, si nous avions
les yeux de l’entendement ouverts. Cependant ce mauvais état où est
l’esclave, et celui où nous sommes, n’empêche pas que nous ne
fassions un choix libre (aussi bien que lui) de ce qui nous plaît le
plus, dans l’état où nous sommes réduits, suivant nos forces et nos
connaissances présentes.
290. Pour ce qui est de la spontanéité, elle nous appartient en
tant que nous avons en nous le principe de nos actions, comme
Aristote l’a fort bien compris. Il est vrai que les impressions des
choses extérieures nous détournent souvent de notre chemin, et
qu’on a cru communément qu’au moins, à cet égard, une partie des<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Œuvres philosophiques de Leibniz, Alcan, 1900, tome 2.djvu/277
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Susuman77
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « principes de nos actions était hors de nous et j’avoue qu’on est obligé de parler ainsi, en s’accommodant au langage populaire, ce qu’on peut faire dans un certain sens, sans blesser la vérité mais quand il s’agit de s’expliquer exactement, je maintiens que notre spontanéité ne souffre point d’exception, et que les choses extérieures n’ont point d’influence physique sur nous, à parler dans la rigueur philosophique. 291. Pour mieux enten... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="Susuman77" />{{nr||LA BONTÉ DE DIEU, LA LIBERTÉ DE L’HOMME, ETC. {{3e}} PARTIE|275}}</noinclude>principes de nos actions était hors de nous et j’avoue qu’on est
obligé de parler ainsi, en s’accommodant au langage populaire, ce
qu’on peut faire dans un certain sens, sans blesser la vérité mais
quand il s’agit de s’expliquer exactement, je maintiens que notre
spontanéité ne souffre point d’exception, et que les choses extérieures
n’ont point d’influence physique sur nous, à parler dans la
rigueur philosophique.
291. Pour mieux entendre ce point, il faut savoir qu’une spontanéité
exacte nous est commune avec toutes les substances simples,
et que, dans la substance intelligente ou libre, elle devient un empire
sur ses actions. Ce qui ne peut être mieux expliqué que par le système
de l’harmonie préétablie, que j’ai proposé il y a déjà plusieurs
années. J’y fais voir que naturellement chaque substance simple a de
la perception, et que son individualité consiste dans la loi perpétuelle
qui fait la suite des perceptions qui lui sont affectées, et qui naissent
naturellement les unes des autres, pour représenter le corps qui lui
est assigné, et par son moyen l’univers entier, suivant le point de
vue propre à cette substance simple sans qu’elle ait besoin de recevoir
aucune influence physique du corps comme le corps aussi de
son côté s’accommode aux volontés de l’âme par ses propres Ibis
et par conséquent ne lui obéit qu’autant que ces lois le portent. D’où
il s’ensuit que l’Ame a donc en elle-même une parfaite spontanéité,
en sorte qu’elle ne dépend que de Dieu et d’elle-même dans ses
actions.
292. Comme ce système n’a pas été connu auparavant, on a cherché
d’autres moyens de sortir de ce labyrinthe, et les cartésiens mêmes
ont été embarrassés au sujet du libre arbitre. Ils ne se payaient plus
des facultés de l’École, et ils considéraient que toutes les actions
de l’âme paraissent être déterminées par ce qui vient de dehors
suivant les impressions des sens et qu’enfin tout est dirigé dans
l’univers par la providence de Dieu mais il en naissait naturellement
cette objection, qu’il n’y a donc point de liberté. À cela M. Descartes
répondait que nous sommes assurés de cette providence par la raison,
mais que nous sommes assurés aussi de notre liberté par l’expérience
intérieure que nous en avons et qu’il faut croire l’une et
l’autre, quoique nous ne voyions pas le moyen de les concilier.
293. C’était couper le nœud gordien, et répondre à la conclusion
d’un argument, non pas en le résolvant, mais en lui opposant un
argument contraire ce qui n’est point conforme aux lois des<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Ribot - Revue philosophique de la France et de l’étranger, tome 74.djvu/178
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Yland
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<noinclude><pagequality level="3" user="Yland" />{{nr|174|REVUE PHILOSOPHIQUE}}</noinclude>(''Ann. philos., {{rom-maj|XII}}'') contre quelques-unes des conclusions de son premier article sur le même sujet.
Dans le cadre étroit de ce compte rendu, il est impossible d’examiner comme il conviendrait chacune de ces études et d’en montrer, par une analyse suffisamment exacte et claire, la richesse et l’élégante solidité. Dans l’''Introduction'', {{M.|Delbos}} a dessiné le tableau le plus précis de l’activité scientifique de Brochard dans ses œuvres diverses ; on ne saurait en mieux faire comprendre la signification essentielle, dans l’ensemble comme dans les parties. J’essaierai seulement de donner quelque idée des qualités séduisantes et fortes qui rayonnent de tout ce livre, et de l’inspiration qui l’anime. Est-ce, tout d’abord, la pensée d’un historien ou bien d’un philosophe qu’il y faut chercher ? Brochard n’a pas conçu, semble-t-il, la possibilité de séparer les deux choses. Si nos croyances sont l’œuvre d’un choix (477-479), n’est-ce pas un devoir pour le philosophe d’être historien, c’est-à-dire de motiver, en partie tout au moins, ses préférences par une intelligence exacte de ce qu’ont fait autrefois de grands esprits, pour poser les mêmes problèmes ou pour les résoudre ? Demander à la réflexion personnelle, entièrement livrée à elle-même et non éclairée par l’histoire, les raisons de ces préférences, c’est se priver d’un excellent moyen de « prendre une conscience plus nette de ses propres théories) » et d’apporter à ses idées des corrections utiles (489, cf. 478) ; c’est s’exposer à faire un choix aveugle et arbitraire. Rien ne vaut l’histoire pour préserver le philosophe de la vanité, odieuse à cet esprit probe et clair, des constructions hâtives et frivoles. Il visera donc partout le progrès même de la réflexion philosophique, avec la méthode de l’histoire pour instrument de cet effort. Ce n’est pas à dire que, chez Brochard, la recherche historique ne prétende en même temps à l’objectivité. En tant qu’instrument elle a sa valeur propre, et elle est solidement soutenue par les textes, dont elle essaie, par l’analyse interne et par la comparaison, de tirer tout ce qu’ils enferment. Nul mieux que lui n’a su en extraire ce qu’ils ont de significatif, la formule ou le mot qui constituent ce « vrai centre de perspective d’où on peut découvrir tout l’ensemble d’un système et en apercevoir l’unité » (255). Il groupe les textes, les manie avec un art souple et précis qui donne l’impression de la puissance, jamais celle de l’effort ni de l’apprêt. Il les soumet à des discussions serrées et pénétrantes, dont ce livre offre d’excellents modèles. Les interprétations enfin témoignent, presque à chaque page, de deux qualités qu’il est rare de trouver si heureusement associées une ingéniosité hardiment inventive qui sait où il faut toucher pour renouveler d’un coup la face de tout un système (voyez par exemple l’examen critique auquel il soumet la conception classique du spinozisme), en même temps qu’un juste sentiment de la mesure et une prudence avisée. Pour en donner quelques exemples entre beaucoup d’autres, il suffira de dire avec quelle finesse et quelle sûreté il limite, dans la question<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:La Corée Libre, numéro 7, novembre 1920.djvu/23
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Camilllle
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Camilllle" />{{nr||— 191 —|}}</noinclude>d’Empereurs ; depuis dix-huit siècles révolus la Corée était civilisée et formait
une nation gouvernée au moment de la fondation de Rome.
La Corée n’est donc pas née subitement comme par enchantement.
L’an 1920 est la 4.253{{e}} année de son existence nationale.
Elle est plus vieille de quarante siècles que les États-Unis et, durant
ces 4.253{{insécable}}années, à l’exception des dix dernières années, son peuple de
20.000.000{{Insécable}}d’individus a toujours joui d’une indépendance nationale. ''Pourquoi''
''n’en serait-il plus ainsi maintenant ?''
Simplement parce que le Japon, dernier Gouvernement autocratique du
monde, dit « ''Non'' ». Que dira la grande république des États-Unis à cette
autre république qui lutte en Extrême-Asie ?
''Les États-Unis ont obligé la Corée à signer un Traité en 1882, qui n’a''
''jamais été annulé. Pourquoi ne plus le respecter ?''
Cinq tentatives furent faites par les États-Unis, dont trois expéditions
navales, avant que la Corée ne fut amenée à signer le Traité d’amitié et
de commerce de 1882.
L’Amérique reconnaissait alors la Corée, et fournissait à ses Ambassadeurs
un transport convoyé par des vaisseaux de guerre pour leur mission,
aller et retour, aux États-Unis. Courtoisie qui ne fut jamais accordée aux
autres Nations. Il était des plus importants, à cette époque, d’avoir des
relations et un commerce suivis avec la Corée. Pourquoi ne serait-ce plus
maintenant ?
L’Amérique promettait, dans ce Traité, protection à la Corée, tout au
moins d’user de ses « bons offices » au cas où la Corée serait opprimée ! Les
autres puissances ont suivi l’exemple : Angleterre, France, Belgique, Italie,
Hollande, y compris la Chine et le Japon, en signant des Traités similaires
avec la Corée, et toutes lui ont promis leur protection et leurs « Bons-Offices ».
Jusqu’à cette époque, il faut s’en souvenir, la Corée, quoique comparativement
une petite Nation, a pu se protéger seule et préserver son indépendance
sans aucune aide extérieure et sans jamais avoir recours aux
« Bons Offices » de quiconque.
''Comptant sur ces Traités la Corée ne s’{{corr|inquiètait|inquiétaient}} plus de ses armements''
''et négligeait ses efforts militaires, elle devint de ce fait une Nation protégée''
''et se trouva à la merci des Puissances avec lesquelles elle avait précisément''
''traité. Ce fut sa faute !''
Pendant un certain temps, les États-Unis se sont conformés à leur Traité ;
en tête des autres Puissances contre la Chine et le Japon, ils obligèrent ces
deux derniers pays, au moment de la conclusion de la guerre Sino-Japonaise,
d’inscrire dans leur Traité de Paix la reconnaissance de L’''Indépendance et de''
''l’Intégrité territoriale de la Corée''. La politique des États-Unis était alors
conforme aux obligations de leur Traité. Pourquoi cela n’est-il plus ? Parce
que le Japon a dit : ''Non !''
Le Président des États-Unis en {{corr|promulgant|promulguant}} ce Traité le 15 juin 1883
déclarait :
« …{{sc|Qu’enfin tous les articles et clauses sus-indiqués du Traité seraient
observés et remplis avec une entière bonne foi par les États-Unis et tous
les citoyens du Pays}}. »
Telles furent les paroles de la Proclamation de votre Président. Les exécuterez-vous ?
ou bien allez-vous tout simplement vous incliner devant le
décret d’un autocrate, le Mikado du Japon ?
''Les Américains ont commencé la construction des chemins de fer,''
''l’installation de l’éclairage électrique, des Compagnies des Eaux et autres''
''industries modernes en Corée. Pourquoi ne continueraient-ils pas ?''
Dès après la signature du Traité avec la Corée, les Américains construisirent
la première voie ferrée, la première usine électrique, la première ligne
de tramways et le service des eaux ; ils entreprirent les premiers le pavage
des rues, la construction des routes macadamisées ; ils installèrent les premières
exploitations minières et fournirent les instruments agricoles
modernes en Corée.
Mais le Japon, après avoir eu la route indiquée par l’Amérique, y mit le
''hola'' et c’est lui qui continua tout cela par la suite. La situation économique<noinclude>
<references/></noinclude>
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| Le Blanc Hubert - Défense de la basse de viole contre les entreprises du violon et les pretentions du violoncel - 1740.djvu
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<div style="background: #fad67d; border-radius: .2em; color: #282828; font-size:125%; padding: .4em .8em .5em;"><span style="opacity: .7;">[[File:Wikisource-logo-200px-transparent.png|25px|link=|alt=]]</span> '''Projet en chantier ''' </div>
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| Le Blanc Hubert - Défense de la basse de viole contre les entreprises du violon et les pretentions du violoncel - 1740.djvu
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|Goethe - Œuvres, trad. Porchat, tome II.djvu
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{{T5|IV|fs=110%|ff=serif|sp=0.05em|ws=0.2em|m=3em}}
{{poem|{{em|2}}Vous avouerez que c’est plutôt navrant
{{em|4}}Ce train d’existence, ressemblant
{{em|8}}À un manège,
{{em|4}}Été, Automne, Hiver, Printemps
Et puis de nouveau : Été, Automne, Hiver.
Comme aux jours de notre enfance autrefois
Lorsqu’on nous juchait sur des chevaux de bois
{{em|7}}Qui tournent toujours,
{{em|9}}On revoit
{{em|2}}Passer les mêmes têtes à chaque tour
{{em|4}}Arrêtées là pour regarder,
La nounou — telle une cloche — le trottin en beige
{{em|4}}Un petit soldat à l’œil écarquillé,
{{em|4}}La grosse dame, le {{Nec|môme}} mal peigné,
Et le petit chien, tenu en laisse, blanc comme neige,
Et d’ainsi revoir les mêmes objets sans cesse
{{em|2}}Cela vous met l’estomac en détresse|ds}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Krysinska - Intermèdes, 1903.djvu/242
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Susuman77
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" /></noinclude>{{Pom|
{{em|7}}Ah ! qu’on le connaît
{{em|4}}Ton faciès rogue, ô décembre,
{{em|5}}En vain le Saint Enfant naît
{{em|4}}Tous les ans, dans ses humbles langes
{{em|6}}Pour essayer de rendre
{{em|3}}L’humain genre, fraternel et tendre.
{{em|9}}Et toi{{corr|.|,}} mai,
{{em|7}}Jeune libertin
{{em|9}}Qui promets
{{em|7}}Plus que tu ne tiens.
{{em|5}}Non, ce qu’on les sait par cœur
{{em|4}}Vos ritournelles, Étés en fleurs
{{em|3}}Avec vos blés, débordant fleuve d’or
{{em}}Fleuve de lait vermeil généreux et doux
{{em|5}}Eh ! bien, cette fois encore
{{em|4}}Il n’y en aura pas pour tous.
Sous vos branches fécondes, sempiternel Automne
{{em|4}}Des Sans-Amour, des Sans-Foyer
Plus tristes de votre joie qui sourit et rayonne
{{em|2}}Arroseront le sol de pleurs amers,
{{em|2}}Et, de nouveau, les brumes renfrognées
{{em|6}}Et le vent radoteur
{{em|6}}Au strident tintamarre|ss}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Susuman77
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" /></noinclude>{{Poem|
{{em|7}}Ah ! qu’on le connaît
{{em|4}}Ton faciès rogue, ô décembre,
{{em|5}}En vain le Saint Enfant naît
{{em|4}}Tous les ans, dans ses humbles langes
{{em|6}}Pour essayer de rendre
{{em|3}}L’humain genre, fraternel et tendre.
{{em|9}}Et toi{{corr|.|,}} mai,
{{em|7}}Jeune libertin
{{em|9}}Qui promets
{{em|7}}Plus que tu ne tiens.
{{em|5}}Non, ce qu’on les sait par cœur
{{em|4}}Vos ritournelles, Étés en fleurs
{{em|3}}Avec vos blés, débordant fleuve d’or
{{em}}Fleuve de lait vermeil généreux et doux
{{em|5}}Eh ! bien, cette fois encore
{{em|4}}Il n’y en aura pas pour tous.
Sous vos branches fécondes, sempiternel Automne
{{em|4}}Des Sans-Amour, des Sans-Foyer
Plus tristes de votre joie qui sourit et rayonne
{{em|2}}Arroseront le sol de pleurs amers,
{{em|2}}Et, de nouveau, les brumes renfrognées
{{em|6}}Et le vent radoteur
{{em|6}}Au strident tintamarre|ss}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Krysinska - Intermèdes, 1903.djvu/243
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Susuman77
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/* Corrigée */
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" /></noinclude>{{Poem|{{em|6}}Désoleront les cœurs
{{em|2}}De leurs lamentos jamais apaisés
Grattant, comme sur de vieilles guitares
{{em|6}}Sur nos rancœurs.|sf}}
{{Brn|2}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Ribot - Revue philosophique de la France et de l’étranger, tome 74.djvu/179
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Yland
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « platonicienne, les prétentions de la stylométrie Platon n’a pas renié la doctrine de l’Idée transcendante, et sur ce point capital il faut rester fidèle à la tradition ; mais ce qu’on doit accorder aux novateurs c’est ce que Brochard avait lui-même, par d’autres preuves, établi contre Ed. Zeller, c’est la composition tardive des grands dialogues dialectiques (151-153, 167). De même il sait également reconnaître les titres de la logique de S... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="Yland" />{{nr||VARIÉTÉS|175}}</noinclude>platonicienne, les prétentions de la stylométrie Platon n’a pas renié la doctrine de l’Idée transcendante, et sur ce point capital il faut rester fidèle à la tradition ; mais ce qu’on doit accorder aux novateurs c’est ce que Brochard avait lui-même, par d’autres preuves, établi contre Ed. Zeller, c’est la composition tardive des grands dialogues dialectiques (151-153, 167). De même il sait également reconnaître les titres de la logique de Stuart Mill et faire valoir ceux de la vieille logique traditionnelle (442-444). Cette impartialité de savant a sa source dans un sentiment moral profond, un grand amour de la justice « C’est encore un procès à reviser », dit-il à propos de {{lang|en|Bacon}} (304) ; et de ce loyal effort de sa conscience équitable pour redresser les préventions ou les jugements injustes, la tradition doit profiter aussi bien que la nouveauté. Il sait résister à l’entraînement des polémiques c’est ainsi que la vive attaque qu’il mène contre la morale éclectique ne l’empêche pas de rendre hommage avec insistance à la valeur personnelle de plusieurs représentants de l’école, et notamment de Victor Cousin (507, 536 ; cf. 542 {{sq.}}). Sa conviction n’en est pas moins ardente, et Brochard met au service de ses idées une dialectique merveilleusement incisive et pressante.
Or dans cette façon de traiter l’histoire, il a choisi d’être essentiellement philosophe. Ce qui l’intéresse, ce ne sont pas les faits, ni les doctrines envisagées comme des faits morts, ce sont les idées, ce sont les grandes doctrines dans leur effort, dont la fécondité ne s’épuise jamais, pour traiter les problèmes fondamentaux, ou bien encore celles qui valent par la subtilité et la force de l’examen critique auquel elles ont soumis les notions philosophiques c’est la philosophie de Platon ou celle de Spinoza, c’est la dialectique des Éléates ou celle des Sceptiques. Mais se faire ainsi l’historien des idées, c’est être philosophe en tant précisément qu’historien, et par là on achève de se convaincre que pour Brochard l’un ne se sépare pas de l’autre. Pour entrer plus avant dans la signification des doctrines, il demande à l’antiquité et à la pensée moderne les éléments de comparaisons fécondes, car « dans son évolution ou dans son progrès la pensée antique a parcouru à peu près les mêmes étapes que la pensée moderne » (238). Sans doute l’affirmation d’une opinion résulte d’un choix personnel et contingent ; mais ce qui n’est pas contingent, ce sont les oppositions, les alternatives, les déterminations de la pensée philosophique Mill et Spencer, comme jadis les Stoïciens, ont opté pour le nominalisme, voilà la part de la contingence ; mais à vingt siècles d’intervalle les fruits du nominalisme demeurent les mêmes (236 {{sqq.}}). Et, comme Hamelin a émis un doute sur la légitimité du rapprochement tenté entre les Stoïciens et Mill, Brochard témoigne encore de l’intérêt que présentent pour lui de telles comparaisons il critique vivement celle qu’a proposée son contradicteur, et, s’il cède sur l’exactitude de la sienne propre, c’est pour suggérer, comme plus complète, l’analogie<noinclude>
<references/></noinclude>
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Yland
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « des Stoïciens avec Leibniz (346 {{sq.}}, 250 {{sq.}}). Quant à Spinoza, il ne peut être compris qu’à la condition d’être rapproché de Plotin et du péripatétisme néoplatonicien (363-368, 378 {{sqq.}}). Mais Brochard a trop le sentiment du réel pour se laisser prendre aux mirages de ces analogies. Il nous met en garde contre la tentation de confondre l’idéalisme platonicien avec l’idéalisme moderne (95), le géométrisme de Platon avec le mécan... »
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Yland" />{{nr|176|REVUE PHILOSOPHIQUE}}</noinclude>des Stoïciens avec Leibniz (346 {{sq.}}, 250 {{sq.}}). Quant à Spinoza, il ne peut être compris qu’à la condition d’être rapproché de Plotin et du péripatétisme néoplatonicien (363-368, 378 {{sqq.}}). Mais Brochard a trop le sentiment du réel pour se laisser prendre aux mirages de ces analogies. Il nous met en garde contre la tentation de confondre l’idéalisme platonicien avec l’idéalisme moderne (95), le géométrisme de Platon avec le mécanisme cartésien (105, 108), l’Épicurisme avec le Benthamisme (273 {{sq.}}, 287 {{sq.}}). L’article sur ''la Morale ancienne et la Morale moderne'' ne met pas seulement en relief les oppositions de l’esprit ancien et de l’esprit moderne sur la morale, mais aussi sur les problèmes de Dieu et de la Matière (489-491). Pourquoi avons-nous tant de peine à entrer dans la pensée des Éléates et à comprendre l’importance que Platon accorde à leur dialectique ? Parce que nous ne réussissons plus à retrouver la forte impression que dut produire sur l’esprit ingénieux et subtil des Grecs la formule tranchante dans laquelle Parménide affirma le premier l’autorité de la loi de la contradiction (133 {{sq.}}). « Façonnés par vingt siècles de Christianisme », « obéissant à des habitudes d’esprit invétérées » et toutes différentes de celles d’un Grec du {{s|iv}}, nos esprits modernes sont déconcertés devant la conception platonicienne d’un Dieu inférieur aux Idées (98), devant la doctrine d’une âme universelle (100), devant l’idée que le plaisir puisse être un élément du Souverain Bien (267 {{sq.}}). C’est une question de savoir si notre façon d’entendre la morale comme la recherche d’une loi à laquelle notre conduite doit se soumettre « n’est pas une conception toute religieuse qui nous est rendue familière par l’éducation, de longs siècles de tradition chrétienne et d’hérédité » (509). En résumé, philosophe dans l’histoire par son intelligence profonde des idées, Brochard reste vraiment historien par la conscience qu’il a de l’individualité des doctrines et par un perpétuel souci de sauvegarder cette individualité et de la mettre en lumière.
Ce qu’il faudrait encore faire ressortir, c’est l’impression de vie qui se dégage de ce recueil on y sent une personnalité puissante, dans laquelle à l’autorité de la pensée et du caractère s’ajoutent le grain de sel d’une ironie un peu narquoise, ou parfois l’expression discrète d’une résignation courageuse qui ne cache pas tout à fait sa mélancolie ; tous ceux qui ont connu l’accent impérieux ou incisif de sa forte éloquence en retrouveront ici l’écho. Il ne faut pas chercher en effet dans ces études d’histoire une analyse copieuse de la littérature de chaque sujet. Certes Brochard connaît aussi bien que personne les travaux étrangers ou français dont celui-ci a pu être l’occasion ; mais ce ne sont pas des catalogues de livres ou d’opinions qu’il entend dresser. Qu’il s’agisse d’interpréter des textes ou de discuter des interprétations qu’il n’approuve pas, son attitude est toujours la même il proscrit l’érudition lourde, qui étouffe la vie ; pour lui la pensée est partout chose vivante et qui ne peut se com-<noinclude>
<references/></noinclude>
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Yland
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « prendre qu’à condition de la revivre. Ce sentiment de vie se manifeste encore d’une autre façon par le relief que prennent insensiblement à nos yeux les figures de ces philosophes auxquels Brochard s’attache avec prédilection, celles de Spinoza, d’Épicure, de Platon surtout, dont l’admirable étude sur le Banquet contient un portrait, qui n’est sans doute qu’une esquisse, mais singulièrement expressive (66 {{sq.}}). De même l’art avec leque... »
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Yland" />{{nr||VARIÉTÉS|177}}</noinclude>prendre qu’à condition de la revivre. Ce sentiment de vie se manifeste encore d’une autre façon par le relief que prennent insensiblement à nos yeux les figures de ces philosophes auxquels Brochard s’attache avec prédilection, celles de Spinoza, d’Épicure, de Platon surtout, dont l’admirable étude sur le Banquet contient un portrait, qui n’est sans doute qu’une esquisse, mais singulièrement expressive (66 {{sq.}}). De même l’art avec lequel sa dialectique chaleureuse présente les arguments de Zénon d’Élée, dans les articles où il en a si fortement établi la signification et le durable intérêt, donne à cet « honnête vieux philosophe comme il dit, une personnalité précise il en fait un ironiste, mais que son ironie, masquant la profondeur de sa pensée, a fait prendre pour un sophiste « Peut-être, observe alors plaisamment Brochard, ne faudrait-il jamais plaisanter en métaphysique. » (12, 20 {{sq.}}) N’est-ce pas du reste ce don de l’ironie qui lui permet d’entrer avec autant d’aisance dans ces « jeux sérieux où se complaisent Zénon d’Élée ou l’auteur du Parménide (115 {{sq.}} ; cf. 11 {{sq.}}) ? Ajoutons que dans cette ironie il n’y a nul dilettantisme, et que, si Brochard a aimé la dialectique, il ne l’a aimée qu’en ce qu’elle permet de poser les problèmes et d’en envisager toutes les solutions possibles de la subtilité, écrit-il, « on ne doit craindre ni l’apparence ni la réalité pourvu qu’on ne sorte pas de la vérité » (457). Il y a dans ce livre un passage où s’expriment bien, à condition d’élargir un peu la signification qu’il a dans le contexte, les tendances toutes pratiques de sa pensée et son éloignement à l’égard d’un exercice de l’intelligence qui ne chercherait qu’en lui-même ses satisfactions « On peut penser… pour penser ; cela s’est vu et peut-être même un peu trop souvent. Mais la pensée sérieuse et utile est celle qui mène à la croyance » (420).
À la vérité ce souci constamment présent d’une réflexion sérieuse et utile se traduit dans le choix même des questions auxquelles successivement s’est attaché Brochard. Ce sont d’abord les problèmes de la vérité et de l’erreur et de la croyance il cherche à déterminer les conditions de la certitude, et ce qu’il retient du Criticisme c’est son affirmation du rôle de la volonté dans l’affirmation. C’est, à côté, la psychologie du jugement, si finement analysée à propos de l’association par similarité, et, à l’occasion de Protagoras et de Démocrite, la question de la relativité de la connaissance. Les études historiques sur Platon sont tournées vers le problème de la participation, qui répond à la difficulté d’expliquer dans le jugement l’attribution, vers la nature de l’opinion vraie, vers son domaine, le devenir, et son mode d’expression, les mythes, ou encore vers le rôle de l’Amour dans la connaissance. Au milieu de ces recherches, où Brochard démêle avec une rare netteté les applications diverses de la théorie du jugement, prennent place peu à peu les préoccupations morales. À quoi bon faire de la croyance l’acte d’un choix motivé, si la raison ne doit pas justement servir à motiver les croyances les plus capables<noinclude>
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Page:Studdy - Bonzo alpiniste (1937).djvu/6
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M-le-mot-dit
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<noinclude><pagequality level="3" user="M-le-mot-dit" /></noinclude><nowiki />
{{T3|BONZO SOLDAT}}
{{Bloc centré|
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|file=Studdy - Bonzo alpiniste (1937)-p06-a1.jpg
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|m=.7em
|cap={{Initiale|B}}onzo lit une affiche qui conseille aux jeunes gens de s’engager ; il se rend au bureau de recrutement.
|alt=JEUNES-GENS ENGAGEZ-VOUS DANS L’ARMÉE / BUREAU DE RECRUTEMENT
}}
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|m=.7em
|cap={{Initiale|S}}on engagement signé, il est habillé et équipé. Après quoi on le met de corvée et il balaie la cour du quartier.
|alt=HALTE !
}}
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|align=left
|m=.7em
|cap={{Initiale|I}}l tire à la cible et se montre tireur maladroit. Survient une guêpe qui fait partir inopinément son fusil.
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|m=.7em
|cap={{Initiale|B}}onzo la chasse. Au cours de la lutte le fusil part encore. Mais cette fois la balle va frapper le centre de la cible.
}}
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|file=Studdy - Bonzo alpiniste (1937)-p06-c1.jpg
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|align=left
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|cap={{Initiale|B}}onzo est en sentinelle et son ami Loto lui apporte des saucisses. « Bonzo, je vais les accrocher à ta baïonnette. »
}}
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|file=Studdy - Bonzo alpiniste (1937)-p06-c2.jpg
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|align=left
|m=.7em
|cap=« {{Initiale|A}}ttention ! voilà le capitaine ! » Bonzo n’a que le temps de présenter les armes… et les saucisses.
}}
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|align=left
|m=.7em
|cap={{Initiale|B}}onzo annonce au colonel qu’il va solliciter une commission d’officier. Le colonel en tombe raide.
}}
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|file=Studdy - Bonzo alpiniste (1937)-p06-d2.jpg
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|m=.7em
|cap={{Initiale|I}}l se rend au ministère de la guerre. « Je demande à être nommé officier. » Sa demande ne reçoit pas un accueil favorable.
}}
}}<noinclude>
{{Centré|— 6 —}}</noinclude>
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