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Théorie des groupes/Premiers résultats sur les groupes simples
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Marvoir
1746
/* Utilisation des opérations d'un groupe sur certains ensembles */ il manquait une hypothèse
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text/x-wiki
{{Chapitre
| niveau = 14
| idfaculté = mathématiques
| numéro = 29
| précédent = [[../Transfert, théorème du complément normal de Burnside/]]
| suivant = [[../Groupes caractéristiquement simples, sous-groupes normaux minimaux/]]
| page_liée = Exercices/Premiers résultats sur les groupes simples
}}
== Introduction ==
On va donner ici quelques théorèmes sur les [[../Sous-groupe distingué et groupe quotient#Notion de groupe simple|groupes simples]], qui nous permettront notamment de prouver dans les exercices que tout groupe simple non commutatif d'ordre < 168 est isomorphe à A<sub>5</sub>.
Commençons par une remarque banale :
{{Théorème
| titre = Théorème 0
| contenu =
Soit G un groupe simple non commutatif (autrement dit un groupe simple, fini ou infini, dont l’ordre n’est pas un nombre premier). Le centre de G est réduit à l'élément neutre et le dérivé de G est G tout entier.
}}
{{Démonstration
| contenu =
Le centre Z(G) de G est un sous-groupe distingué de G. Puisque G est simple, Z(G) est donc égal à 1 ou à G tout entier. S'il était égal à G tout entier, G serait commutatif, ce qui est contraire aux hypothèses, donc Z(G) est réduit à l'élément neutre. Le dérivé D(G) de G est lui aussi un sous-groupe distingué de G, donc il est égal à 1 ou à G tout entier. S'il était égal à 1, G serait commutatif, ce qui est contraire aux hypothèses, donc D(G) est égal à G tout entier.
}}
== Utilisation des opérations d'un groupe sur certains ensembles ==
{{Théorème
| titre = Théorème 1
| contenu =
Soit G un groupe opérant sur un ensemble fini X de cardinal ''n''. Si K désigne le noyau de l'homomorphisme de G dans S<sub>X</sub> correspondant à cette opération, le groupe quotient G/K est isomorphe à un sous-groupe de S<sub>n</sub>.
}}
{{Démonstration
| contenu =
Soit <math>\ \varphi </math> l'homomorphisme de G dans S<sub>X</sub> correspondant à l'opération en question. D'après le premier théorème d'isomorphisme, le groupe quotient G/K est isomorphe à l'image de <math>\ \varphi </math>, image qui est un sous-groupe de S<sub>X</sub>. Comme X est de cardinal ''n'', S<sub>X</sub> est isomorphe à S<sub>n</sub>, d'où l'énoncé.
}}
{{Théorème
| titre = Théorème 2
| contenu =
Si un groupe simple G opère non trivialement sur un ensemble X, cette opération est fidèle.
}}
{{Démonstration
| contenu =
Soit <math>\ \varphi </math> l'homomorphisme de G dans S<sub>X</sub> correspondant à l'action de G sur X. Puisque le noyau d'un homomorphisme de groupes est sous-groupe normal du groupe de départ, le noyau de <math>\ \varphi </math> est sous-groupe normal de G. Puisque G est simple, ce noyau est donc égal à G ou réduit à l'élément neutre. Puisque l'action est supposée non triviale, le noyau de <math>\ \varphi </math> n’est pas G tout entier, donc il est réduit à l'élément neutre, donc <math>\ \varphi </math> est injectif, autrement dit l'action de G sur X est fidèle.
}}
{{Théorème
| titre = Théorème 3
| contenu =
Si un groupe simple G opère non trivialement sur un ensemble X de cardinal fini ''n'', l'opération de G sur X est équivalente à l'opération naturelle d'un sous-groupe de S<sub>n</sub>; en particulier, G est isomorphe à un sous-groupe de S<sub>n</sub> (et G est donc fini). Si, de plus, l’ordre de G est au moins égal à 3, l'opération de G sur X est équivalente à l'opération naturelle d'un sous-groupe de A<sub>n</sub>; en particulier, G est alors isomorphe à un sous-groupe de A<sub>n</sub>.
}}
{{Démonstration
| contenu =
D'après le théorème 2, l'opération de G sur X est fidèle. Donc, comme noté dans le chapitre [[../Action de groupe|Action de groupe]], cette opération est équivalente à l'opération naturelle d'un sous-groupe H de S<sub>X</sub>. Toujours d’après le chapitre [[../Action de groupe|Action de groupe]], l'opération naturelle de H est équivalente à l'opération naturelle d'un sous-groupe K de S<sub>n</sub>. En particulier, K est isomorphe à G et est donc simple. Si l’ordre de G est au moins égal à 3, K est un sous-groupe simple de S<sub>n</sub> dont l’ordre est au moins égal à 3, donc, d’après un exercice de la série [[../Exercices/Groupes alternés|groupes alternés]], K est contenu dans A<sub>n</sub>.
}}
{{Théorème
| titre = Théorème 4
| contenu =
Soient G un groupe simple et H un sous-groupe de G, distinct de 1 et de G. On suppose que les conjugués de H sont en nombre fini ''n''. Alors l'action de G par conjugaison sur l’ensemble des conjugués de H est équivalente à l'action naturelle d'un sous-groupe transitif de S<sub>n</sub>; en particulier, G est isomorphe à un sous-groupe transitif de S<sub>n</sub>. Si, de plus, l’ordre de G est au moins égal à 3, alors l'action de G par conjugaison sur l’ensemble des conjugués de H est équivalente à l'action naturelle d'un sous-groupe transitif de A<sub>n</sub>; en particulier, G est isomorphe à un sous-groupe transitif de A<sub>n</sub>.
}}
{{Démonstration
| contenu =
Puisque G est simple et que H est distinct de 1 et de G, H n’est pas un sous-groupe distingué de G, donc il a plusieurs conjugués. Il est clair que G agit par conjugaison sur l’ensemble X des conjugués de H et que cette action est transitive. Puisque l’ensemble X des conjugués de H comprend plusieurs éléments, l'action de G sur X n'est donc pas triviale, donc l'énoncé résulte du théorème 3 et du fait (noté au chapitre [[../Action de groupe|Action de groupe]]) que si une opération de groupe est équivalente à une opération transitive, elle est transitive.
}}
{{Théorème
| titre = Théorème 5
| contenu =
Soit G un groupe simple fini d'ordre non premier, soit ''p'' un diviseur premier de l’ordre de G et ''n'' le nombre des p-sous-groupes de Sylow de G. Alors<br />
a) ''n'' est au moins égal à p + 1 (et, a fortiori, est > 1);<br />
b) l'opération de G par conjugaison sur l’ensemble de ses p-sous-groupes de Sylow est équivalente à l'opération naturelle d'un sous-groupe transitif de A<sub>n</sub>. En particulier, G est isomorphe à un sous-groupe transitif de A<sub>n</sub> (et l’ordre de G divise donc n!/2).
}}
{{Démonstration
| contenu =
Puisque G est un groupe simple fini d'ordre non premier, son ordre n’est pas une puissance de nombre premier. (Si son ordre était une puissance de nombre premier, il serait nilpotent, donc résoluble, et on sait que les seuls groupes simples résolubles sont les groupes simples commutatifs, c'est-à-dire les groupes d'ordre premier.) Donc les p-sous-groupes de Sylow de G sont des sous-groupes propres de G. Comme ils sont évidemment > 1 et que G est simple, les p-sous-groupes de Sylow de G ne sont donc pas distingués dans G, donc n > 1. (Voir un problème de la série [[../Exercices/Théorèmes de Sylow|Théorèmes de Sylow]].) D'après le théorème de congruence de Sylow, ''n'' est donc au moins égal à p + 1, ce qui démontre le point a). Puisque les p-sous-groupes de Sylow de G sont exactement les conjugués de l'un d'entre eux et que l’ordre de G est évidemment au moins égal à 3, le point b) résulte du théorème théorème 4. (L'ordre de A<sub>n</sub> est n!/2 parce que, d'après le point a), n > 1.)
}}
Remarque. La forme faible du théorème 5 (G est isomorphe à un sous-groupe transitif de A<sub>n</sub>), et même une forme encore plus faible (G est isomorphe à un sous-groupe de A<sub>n</sub>) suffit déjà dans bon nombre d'applications, mais la forme forte (l'opération de G par conjugaison sur l’ensemble de ses p-sous-groupes de Sylow est équivalente à l'opération naturelle d'un sous-groupe transitif de A<sub>n</sub>) peut rendre des services que la forme faible ne rend pas. Supposons par exemple que les p-sous-groupes de Sylow de G aient deux à deux des intersections triviales. On a vu dans les exercices de la série [[../Exercices/Théorèmes de Sylow|Théorèmes de Sylow]] qu'un élément de G dont l’ordre est une puissance de ''p'' normalise un p-sous-groupe de Sylow P de G si et seulement s'il appartient à P. Cela revient à dire que dans l'opération de G par conjugaison sur l’ensemble E de ses p-sous-groupes de Sylow, un élément ''x'' de G dont l’ordre est une puissance de ''p'' fixe un élément P de E si et seulement ''x'' appartient à P. Puisque nous supposons que les p-sous-groupes de Sylow de G ont deux à deux des intersections triviales, il en résulte que dans l'opération de G par conjugaison sur l’ensemble E de ses p-sous-groupes de Sylow, un élément non neutre de G dont l’ordre est une puissance de ''p'' fixe un et un seul élément de E. Il résulte donc de la forme forte du théorème que (si les p-sous-groupes de Sylow de G ont deux à deux des intersections triviales) G est isomorphe à un sous-groupe transitif H de A<sub>n</sub> possédant la propriété suivante : tout élément non neutre de H dont l’ordre est une puissance de ''p'' fixe un et un seul élément de {1, 2, ..., n}. Ce fait peut être utilisé, par exemple, dans la démonstration du théorème<ref>Ce théorème a été démontré par F. N. Cole, « Simple groups as Far as Order 660 », American Journal of Mathematics, vol. 15, n° 4, octobe 1893, p. 303-315, spéc. 307-310, consultable sur le site [http://www.jstor.org/stable/2369516 JSTOR].</ref> selon lequel tout groupe simple d'ordre 360 est isomorphe à A<sub>6</sub>.
{{ Théorème
| titre = Théorème 6 (Théorème de plongement)
| contenu =
Soient G un groupe simple et H un sous-groupe propre de G, d'indice fini ''n''. Alors G est isomorphe à un sous-groupe transitif de S<sub>n</sub> (et est donc fini). Si, de plus, l'ordre de G est au moins égal à 3 (ce qui est forcément le cas si ''n'' est au moins égal à 3), G est isomorphe à un sous-groupe transitif de A<sub>n</sub> et, en particulier, n!/2 est divisible par <math>\vert G \vert</math>.
}}
{{Démonstration
| contenu =
On a vu au chapitre [[../Action de groupe|Action de groupe]] que G agit par translation à gauche sur l’ensemble des classes à gauche modulo H. Il est clair que cette action est transitive. Puisque H est un sous-groupe propre de G, l’ensemble des classes à gauche modulo H a plus d'un élément, donc l'action de G sur cet ensemble, étant transitive, n’est pas triviale. L'énoncé résulte donc du théorème 3.
}}
'''Remarque.''' Ce théorème entraîne qu'un sous-groupe propre d'un groupe simple G ne peut pas être d'indice trop petit par rapport à l’ordre de G.
{{Théorème
| titre = Corollaire 6bis
| contenu = Soit ''n'' un nombre naturel au moins égal à 5. Tout sous-groupe propre du groupe (simple) A<sub>n</sub> est d'indice au moins égal à ''n'' dans A<sub>n</sub>.
}}
Par exemple, tout sous-groupe propre de A<sub>5</sub> est d'ordre inférieur ou égal à 12.
{{Théorème
| titre = Théorème 7
| contenu =
Soient G un groupe et H un sous-groupe d'indice fini ''n'' de G. Si H<sub>0</sub> désigne le cœur de H dans G, c'est-à-dire l'intersection des conjugués de H dans G, H<sub>0</sub> est un sous-groupe normal de G contenu dans H et le groupe quotient G/H<sub>0</sub> est isomorphe à un sous-groupe de S<sub>n</sub>. (En particulier, H<sub>0</sub> est lui aussi d'indice fini dans G.)
}}
{{Démonstration
| contenu =
On a vu au chapitre [[../Action de groupe|Action de groupe]] que G opère par translation à gauche sur l’ensemble X des classes à gauche modulo H. Soit <math>\ \varphi </math> l'homomorphisme de G dans S<sub>X</sub> correspondant à cette opération. Montrons que le noyau K de <math>\ \varphi </math> est H<sub>0</sub>. Un élément ''g'' de G appartient à K si et seulement si pour tout élément ''x'' de G, gxH = xH. Cela revient à dire que, pour tout élément ''x'' de G, gx appartient à xH, autrement dit g appartient à xHx{{exp|-1}}. Ceci montre bien que K est égal à l'intersection H<sub>0</sub> des conjugués de H. Ainsi, H<sub>0</sub> est le noyau d'un homomorphisme de groupes partant de G, donc est un sous-groupe normal de G (ce qu'on pourrait évidemment prouver plus directement). Puisque l’ensemble X est de cardinal ''n'', il résulte du théorème 1 que G/H<sub>0</sub> est isomorphe à un sous-groupe de S<sub>n</sub>.
}}
{{Théorème
| titre = Théorème 8
| contenu =
Soient G un groupe fini d'ordre n > 1 et ''p'' le plus petit diviseur premier de ''n''. Si un sous-groupe de G est d'indice ''p'', ce sous-groupe est distingué<ref>Énoncé dans J. Calais, ''Éléments de théorie des groupes'', Paris, 1984, p. 217, exerc. 11.</ref>. (Note : on a déjà démontré cet énoncé dans les exercices sur les actions de groupe.)
}}
{{Démonstration
| contenu =
Soit H un sous-groupe d'indice ''p'' de G. Il s'agit de prouver que H est sous-groupe distingué de G. Il revient évidemment au même de prouver que l'intersection H<sub>0</sub> des conjugués de H est égale à H. D'après le théorème 7, H<sub>0</sub> est un sous-groupe distingué de G et G/H<sub>0</sub> est isomorphe à un sous-groupe de S<sub>p</sub>. Donc l’ordre de G/H<sub>0</sub>, autrement dit l'indice de H<sub>0</sub>, divise p!. Comme cet indice divise également ''n'', il divise le pgcd de p! et de ''n''. Puisque ''p'' est le plus petit diviseur premier de ''n'', le pgcd de p! et de ''n'' est égal à ''p'', donc l'indice de H<sub>0</sub> divise ''p''. Puisque H<sub>0</sub> est contenu dans H, H<sub>0</sub> n’est pas G tout entier, donc l'indice de H<sub>0</sub> est ''p''. D'après la formule des indices, il en résulte que H<sub>0</sub> = H, ce qui, comme nous l'avons vu, prouve que H est un sous-groupe distingué de G.
}}
'''Remarque.''' Si ''n'' est pair, ''p'' est égal à 2 et nous retrouvons un théorème déjà démontré (même pour un groupe G infini) : tout sous-groupe d'indice 2 est distingué.
{{Corollaire
| titre = Corollaire
| contenu =
Soit G un groupe fini d'ordre n > 1 et non premier, soit ''p'' le plus petit facteur premier de ''n''. Si G admet un sous-groupe d'indice ''p'', G n’est pas simple.
}}
{{Démonstration
| contenu =
Conséquence immédiate du corollaire précédent, puisqu’un sous-groupe d'indice ''p'' de G est évidemment distinct de 1 et de G.
}}
== Utilisation des théorèmes de Sylow ==
On va donner un exemple de la façon dont, en raisonnant sur les sous-groupes de Sylow (autrement qu'on ne l'a fait dans la démonstration du théorème 5), on peut prouver, pour certains nombres naturels ''n'', qu’il n'existe pas de groupe simple d'ordre ''n''.
{{Théorème
| titre = Théorème 9
| contenu =
Soit ''n'' un nombre naturel non nul. On suppose qu’il existe un facteur premier ''p'' de ''n'' tel que n = p<sup>r</sup> m, où ''m'' est non divisible par ''p'', où m > 1 et où le seul diviseur naturel ''d'' de ''m'' qui soit congru à 1 modulo ''p'' est 1. Aucun groupe d'ordre ''n'' n'est simple.
}}
{{Démonstration
| contenu =
Soit G un groupe d'ordre ''n''. D'après les théorèmes de Sylow, le nombre des p-sous-groupes de Sylow est un diviseur de ''m'' et est congru à 1 modulo ''p''. D'après les hypothèses de l'énoncé, il en résulte que G n'a qu'un p-sous-groupe de Sylow, soit P. On sait que ceci entraîne que P est un sous-groupe distingué de G. Comme ''p'' divise ''n'', P > 1. Comme m > 1, P <G. Ainsi, G admet un sous-groupe distingué P tel que 1 < P < G, donc G n’est pas simple.
}}
== Utilisation du théorème du complément normal de Burnside ==
Soit G un groupe fini dont l'ordre admet au moins deux facteurs premiers, soit ''p'' un facteur premier de l'ordre de G. Supposons qu'un p-sous-groupe de Sylow P de G soit central dans son normalisateur N<sub>G</sub>(P). Alors, d'après le [[../Transfert, théorème du complément normal de Burnside|théorème du complément normal de Burnside]], P admet un complément normal dans G et G n'est donc pas simple.
Comme on l'a vu dans le chapitre théorique [[../Transfert, théorème du complément normal de Burnside|Transfert, théorème du complément normal de Burnside]] et dans [[../Exercices/Transfert, théorème du complément normal de Burnside|les exercices correspondants]], cela permet de prouver que, sous certaines conditions ne dépendant que du nombre naturel ''n'', il n'existe pas de groupe simple d'ordre ''n''.
== Notes et références ==
<references/>
{{Bas de page
| idfaculté = mathématiques
| précédent = [[../Transfert, théorème du complément normal de Burnside/]]
| suivant = [[../Groupes caractéristiquement simples, sous-groupes normaux minimaux/]]
}}
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Utilisateur:Ambre Troizat/Ouvrages à propos de Saint-George
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Crochet.david.bot
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Robot : correction de la syntaxe wiki
981407
wikitext
text/x-wiki
[[Fichier:Portrait of Chevalier de Saint-George.jpg|300px|vignette|centré|Joseph Bologne dit Chevalier de Saint-George]]
== Légende & mythe d'un Saint Chevalier ==
Se reporter à : [[Utilisateur:Ambre_Troizat/Crises,_Révolutions_et_systèmes_énergétiques#Légende_&_mythe_d'un_Saint_Chevalier|Légende & mythe d'un Saint Chevalier]]
== 1718 ==
[[File:Ordres de Saint-George, 1718.png|vignette|100px|left]]
[[File:Primus Eques. Blason de Messire Guillame de Vienne Seigneur de Saint George et de Sainte Croix.png|vignette|100px|left]]
* 1718 - Les ordres de Saint-George (George sans "s") dans {{bibliographie|Q27609088}}, [https://books.google.fr/books?id=C2ZVAAAAcAAJ&dq=Julien%20Raimond%20%2B%20Saint-George&hl=fr&pg=PA513#v=onepage&q=Julien%20Raimond%20+%20Saint-George&f=false page 513]
== 1748 ==
[[Fichier:Permission en 1748 pour Mme. St-Georges d’ammener Nanon et Joseph en France.jpeg|100px|vignette|gauche|1er septembre 1748, [[d:Q19223131|permission pour Mme. St-Georges d’ammener Nanon et Joseph en France]].]]
* [[d:Q19223131|1er septembre 1748]] - {{Bibliographie|Q19223131}}
== 1753 ==
[[w:1753|1753]]
1753 - Saint-George entre à l’académie de Nicolas Texier de la Boëssière vers 1753<ref>Annales historiques de la Révolution française'', {{p.|92}}.</ref> afin de se préparer au métier d’officier{{Référence nécessaire}}.
* [https://www.google.com/search?q=Saint-George+%2B+fleuret&newwindow=1&tbm=bks&ei=-ms_XNSKBI6Wa7nhh6AI&start=10&sa=N&ved=0ahUKEwjU7-Hq6_LfAhUOyxoKHbnwAYQQ8tMDCGE&biw=1188&bih=726&dpr=1 Saint-George + fleuret]
== 1756 ==
1756 - Début de la guerre de Sept Ans (1756-1763)
== 1759 ==
[[Fichier:Texier de la Boiſſiere reçu Maître en-fait-d'Armes, 14 mars 1759.png|100px|vignette|gauche|Texier de la Boiſſiere reçu Maître en-fait-d'Armes, 14 mars 1759]]
[[w:1759|1759]]
* 1759 - [[w:Nicolas Texier de la Boëssière|Nicolas Texier de la Boëssière]] est reçu Maître en-fait-d'Armes
{{Citation bloc|1759 - Le Mercredi, 14 de ce mois, le Sieur Texier de la Boiſſiere, a été reçu Maître en-fait-d'Armes. L'exercice qui devoit décider ſa réception s'eſt fait au Jeu de Paume de la Perle, rue de la Vieille Eſtrapade, en préſence de M. le Procureur du Roi & d'une nombreuſe Aſſemblée. Les Sieurs Donnadieu, de Vaucourt, & de la Salle, ont diſputé, contre le Récipiendaire les deux prix, dont le premier a été gagné au fleuret par le Sieur Donnadieu, & le ſécond a été gagné au poignard par le Sieur de la Salle ; les Combattans ont déployé toute l'adreſſe & toute la ſoupleſſe dont l'eſcrime eſt ſuſceptible.|[[d:Q23662438|La Feuille nécessaire : contenant divers détails sur les sciences, les lettres et les arts, 1759]]<ref>{{bibliographie|Q23662438}} [https://books.google.fr/books?id=mpYvAAAAMAAJ&dq=Vaucours%20%2B%20ma%C3%AEtre%20d'armes&hl=fr&pg=RA1-PA109#v=onepage&q=Vaucours%20+%20ma%C3%AEtre%20d'armes&f=false Le Mercredi, 14 de ce mois, le Sieur Texier de la Boiſſiere, a été reçu Maître en-fait-d'Armes.], 1759. </ref>}}
== 1760 ==
[[Fichier:Gabriel-Jacques de Saint-Aubin, A Street Show in Paris, 1760.jpg|100px|vignette|gauche|1760 - Spectacle de rue, Paris]]
[[w:1760|1760]]
== 1761 ==
=== 1761 - Naufrage de L'Utile : les esclaves oubliés de Tromelin ===
[[Fichier:Armoiries de la Compagnie des Indes Orientales.jpg|100px|vignette|gauche|Armoiries de la Compagnie des Indes Orientales]]
[[Fichier:L Utile wreck.jpg|100px|vignette|gauche]]
* 1761 - Dans la nuit du 31 juillet 1761 au 1{{er}} août 1761, [[w:L'Utile|L'Utile]], frégate de la [[w:Compagnie française des Indes orientales|Compagnie française des Indes]] fait naufrage sur les récifs coralliens de l'[[w:Île Tromelin#Naufragés de Tromelin|île Tromelin]]. Sur cent-soixante hommes, femmes et enfants [[w:Madagascar|malgaches]], captifs emmenés en esclavage vers l'[[w:Île Maurice|île Maurice]], et cent-quarante-deux hommes d'équipage, l'équipage et une soixantaine de Malgaches arrivent à rejoindre l'île. Les autres captifs, enfermés dans les cales, périssent noyés. Les soixante Malgaches sont abandonnés sur l'Ile. Le 29 novembre 1776, quinze ans après le naufrage, sept femmes et un enfant de huit mois seront secourus par l'équipage du [[w:Bernard Boudin de Tromelin|chevalier de Tromelin]].
* {{Citation bloc|<strong>Ile de Sable dans la mer des Inde, 1835</strong> - Cette île, qui serait mieux nommée un banc de sable, est située dans le nord de l'ile Bourbon, par 15° 55'de lat. S., et 52° 11' de long. E. Elle fut découverte, en 1712, par la Diane. Elle est plate et n'a pas plus d'un quart de lieue de circuit; cependant on y a trouvé, vers ces deux extrémités nord et sud, de l'eau potable à quinze pieds de profondeur. C'est un écueil dangereux, à peine visible à deux lieues par un beau temps, et fort redouté des marins. En 1761, la flûte l'Utile, commandée par M. de La Fargue, y fit naufrage. L'équipage était en partie composé de noirs esclaves, qui travaillèrent, de concert avec les blancs, pendant six mois, à construire une chaloupe avec les débris du bâtiment. La chaloupe faite, les officiers et les blancs s'embarquèrent et abordèrent heureusement, après une courte traversée, à Sainte-Marie, dans l'[[w:Madagascar|ile de Madagascar]]. Les noirs restèrent sur l'écueil en attendant qu'on vînt à leur secours; sous prétexte de la guerre, on ne voulut pas, à l'Ile-de-France, risquer d'envoyer un petit bâtiment pour délivrer ces malheureux naufragés. Ce ne fut qu'en 1776 que la corvette la Dauphine, commandée par M. de Tromelin, rencontra l'ile de Sable, et parvint à vaincre tous les obstacles qui defendent l'approche de cet écueil. Sept négresses seules et un petit enfant avaient pu résister, pendant quinze années, à toutes les rigueurs de cette cruelle position. Les quatre-vingts autres naufragés avaient péri, soit de misère, soit en cherchant à se sauver sur des radeaux. Une case avait été construite avec les restes des débris du vaisseau; elle était recouverte d'écailles de tortues de mer et placée sur le sommet de cette ile, qui, étant à peine élevée de quinze pieds au-dessus du niveau de la mer, n'est pas toujours dans les tempêtes à l'abri des plus grosses lames. Des plumes d'oiseaux, artistement liées par les femmes, servaient d'habillemens et de couvertures; les coquillages et quelques tortues formaient toute la nourriture.<br />
Les sept négresses racontèrent que pendant leur séjour sur cette île, elles avaient vu passer cinq bâtimens dont plusieurs avaient inutilement tenté d'aborder. Le canot de l'un d'eux, de la Sauterelle, était arrivé tout près de l'ile ; mais les brisans l'empêchant de prendre terre, un matelot sauta à la mer ; il gagna le rivage à la nage et fut forcé d'y rester ; car l'officier du canot, frappé de terreur panique, rejoignit le bâtiment qui fit route et disparut. Ce matelot construisit un petit radeau, et partit avec trois nègres et trois négresses pour Madagascar, éloigné de cent lieues. On n'a jamais eu de leurs nouvelles.<br />
Depuis le naufrage de l'Utile, on a fréquemment envoyé des navires de guerre visiter l'ile de Sable, pour sauver les équipages des navires qui auraient pu y faire naufrage. On y voyait encore, il y a quatre ans, des restes de cabane et de puits, et une perche portant une croix à demi renversée par le vent.|Euryale Cazeaux, Edouard Charton.- Le Magasin pittoresque, 1835<ref>Euryale Cazeaux, Edouard Charton.- [https://books.google.com/books?id=UXQ4AQAAMAAJ Le Magasin pittoresque], Jouvet & cie, 1835, Troisième année, Volume 3, [https://books.google.fr/books?id=-3lPAQAAMAAJ&dq=Ile%20au%20sable%20%2B%20Tromelin%20%2B%20naufrage&hl=fr&pg=PA279#v=onepage&q=Ile%20au%20sable%20+%20Tromelin%20+%20naufrage&f=false page 279].</ref>}}
;Bibliographie
* 2007 - {{bibliographie|Q28493814}}
* 2010 - Max Guérout, Thomas Romon.- [http://www.cnrseditions.fr/histoire-moderne/6324-tromelin-max-guerout-thomas-romon.html Tromelin L'île aux esclaves oubliés], coédition Inrap (Insitut national de recherches archéologiques préventives) / CNRS Editions, 21/10/2010.
* 2013 - Thomas Romon et Max Guerout, « La culture matérielle comme support de la mémoire historique : l’exemple des naufragés de Tromelin », In Situ [En ligne], 20 | 2013, mis en ligne le 15 février 2013, consulté le 18 janvier 2017. DOI : 10.4000/insitu.10182 [http://insitu.revues.org/10182 La culture matérielle comme support de la mémoire historique : l’exemple des naufragés de Tromelin]
* 2013 - [http://www.dailymotion.com/video/xxgc96_les-esclaves-oublies-de-la-l-ile-tromelin_tech Les esclaves oubliés de l'île Tromelin], Une tragédie restituée par l'archéologue Max Guéroult, Documentaire, Date de publication : 12/02/2013, Durée : 51:54. Très mauvaises conditons de visionnage
* 2015 - Aurélie Luneau.- [https://www.franceculture.fr/emissions/la-marche-des-sciences/tromelin-des-esclaves-oublies-rendus-lhistoire Tromelin : des esclaves oubliés rendus à l’histoire dans La Marche des sciences], 19.11.2015
* 2015 - Vincent Charpentier.- [http://www.inrap.fr/les-robinsons-de-tromelin-decouverts-par-l-archeologie-9821 Les Robinsons de Tromelin découverts par l’archéologie] dans le Salon Noir, 31.10.2015
* 2015 - Tromelin : mémoire d'une île / Max Guérout,{{BNF|444693646}}
* [http://www.taaf.fr/Les-esclaves-oublies-de-Tromelin Les esclaves oubliés de Tromelin], {{BNF|423147293}}
* [http://archeonavale.org/gran2012/index.php/2012-02-13-18-51-03/mission-2013 Tromelin, Le carnet de la mission 2013]
== 1763 ==
1763 - Fin de la guerre de Sept Ans (1756-1763)
== 1769 ==
* 1769 -Création du [[w:Concert des Amateurs|Le Concert des Amateurs]] à l’[[w:Hôtel de Soubise|Hôtel de Soubise]], ([[w:1769 en musique classiquee|1769]]-[[w:1781 en musique classique|1781]]). {{bibliographie|Q28534161}}
* {{article
| langue = fr
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| titre = Le Concert des Amateurs à l'Hôtel de Soubise (1769-1781)
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== 1773 ==
=== Charles-Joseph Capisuchi de Bologne ===
Last name : Charles-Joseph Capisuchi De Bologne<ref>[https://www.google.fr/books/edition/%C3%89tats_d%C3%A9taill%C3%A9s_des_liquidations_fait/Egl3nTcv63cC?hl=fr&gbpv=1&pg=RA11-PA4&printsec=frontcover Charles-Joseph Capisuchi De Bologne] dans France, Commission d'indemnité. États détaillés des liquidations faites par la Commission d'indemnité en exécution de la loi du 27 avril 1825, Volume 2, Partie 2, 1828</ref>
Occupation : Mestre de camp de cavalerie
Date of death : 01/10/1773
Adresse : [[w:Place du Carrousel|Place du Carrousel]]
Lien : <nowiki><https://en.geneanet.org/indexation/noms/174362/192></nowiki>
=== Charles Camille Capisuchi De Bologne ===
2 Marguerite Françoise sa fille
Le père condamné
La fille, Marguerite Capisuchi Bologne, émigrée. Elle épouse de M. Alexandre Henri de Foudras
Alexandre Henri de Foudras, veuf de l'émigrée Marguerite Capisuchi Bologne, ''Dame Antoinette de Capisuchi Bologne marquise de Foudras baronne de Deuilly Serecourt Tignecourt Saint Julien et Provenchère'', légataire universel de son fils Rolland Philippe Anne Hugues Louis seul héritier de sa mère pour douze vingt quatrièmes
=== Françoise Charlotte Gabrielle Eugénie de Capisucchi Bologne ===
Claude Charles du Tartre Seigneur de Chilly Bornay & qui a épousé par contrat du 24 janvier 1744 Catherine Agnès de Cardon Vidampierre, fille de Messire Jean Philippe de Cardon Vidampierre, Seigneur de Lanfraucour, Comte de Vandeléville, premier Gentil homme de la chambre du Duc Léopold de Lorraine & Gouverneur des Princes ses enfants, Grand Bailli de Saint Michel & Colonel d'infanterie au service de France & de Dame Françoise Charlotte Gabrielle Eugénie de Capisucchi Bologne<ref>François Félix Chevalier.- [https://www.google.fr/books/edition/M%C3%A9moires_historiques_sur_la_ville_et_se/3DUVAAAAQAAJ?hl=fr&gbpv=1&dq=Charles-Joseph+Capisuchi+de+Bologne&pg=PA494&printsec=frontcover Mémoires historiques sur la ville et seigneurie de Poligny], Volume 2, 1769</ref>. Il ne reste de ce mariage qu'une fille
== 1775 ==
1775 - Début de la [[w:guerre d'indépendance des États-Unis|guerre d'indépendance des États-Unis]], 1775 à 1783.
== 1777 ==
* [[s:Déclaration... pour la police des noirs... Registrée en Parlement le 27... août 1777.|Déclaration pour la police des noirs. Registrée en Parlement le 27 août 1777.]]
== 1778 ==
[https://books.google.fr/books?id=igmgwWF2QaoC&dq=Mathurin%20dessus%20l'herbette&hl=fr&pg=PA301#v=onepage&q=Mathurin%20dessus%20l'herbette&f=false 1778, La Chasse, Saint-George]
{{Citation bloc|On a donné le 12 de ce mois, sur le théâtre de la Comédie Italienne, la première représentation de la Chasse, comédie en trois actes, en prose, mêlée d'ariettes, paroles de M. Desfontaines, l'auteur de l'Aveugle de Palmyre, de la Cinquantaine, etc., musique de M. de Saint-Georges. Le trait qui a donné l'idée de ce petit ouvrage est une anecdote connue de notre jeune, reine, un trait d'humanité qui, pour être infiniment simple, n'en est que plus sensible et plus touchant. Mais ce qui, dans la bouche d'une grande souveraine, est d'un prix inestimable, peut devenir sans doute une chose assez ordinaire dans la bouche d'une dame de château ; et ce qui doit faire adorer les grâces sur le trône n'est pas toujours ce qui réussit le mieux au théâtre.<br />Si le fond de ce petit drame est minutieux, l'exécution l'est encore davantage, et l'effet des scènes les plus plaisantes est toujours affaibli par la longueur et l'ennui des détails. On sent parfaitement, sur-tout quand on se rappelle les drames de M. Sedaine, combien les détails les plus minces en apparence peuvent ajouter à la vérité d'un tableau dramatique ; mais du moins faut-il que ces détails tiennent essentiellement au caractère, à la situation, et qu'il en résulte quelque effet, et un effet qui ne puisse être préparé par un moyen plus sûr et plus vrai. Il est aussi dangereux d'affecter la manière de M. Sedaine que d'affecter le naturel même... La musique de ce drame est assez analogue au poème. Le public a trouvé dans la composition du musicien, comme dans celle du poëte, de la gaieté, des détails agréables, des traits heureux ; mais il y a trouvé aussi des longueurs, des choses communes, et sur-tout un grand nombre d'imitations et de réminiscences. Un des morceaux qui a paru faire le plus de plaisir est l'air où Rosette raconte à son père les amours de sa sœur ; en voici les paroles :
<poem>
Si Mathurin dessus l'herbette
Cueille la rose du matin,
Il vient l'apporter à Colette,
Puis il la place sur son sein.
Moi, qui ne suis que la cadette,
Je ne sais si c'est de l'amour ;
Mais je voudrais dessus l'herbette
Recevoir la rose à mon tour.
À l'ombrage de la coudrette
Si Colette va sommeiller,
Par un baiser pris en cachette
Mathurin court la réveiller.
Moi, qui ne suis que la cadette,
Je ne sais si c'est de l'amour ;
Mais je voudrais sur la coudrette
Être réveillée à mon tour.
Quand Mathurin parle à Colette,
Si vous venez pour nous chercher,
Ma sœur, qui sans cesse vous guette,
Vous attrape, et le fait cacher.
Moi, qui ne suis que la cadette,
Je ne sais si c'est de l'amour;
Mais je voudrais être Colette,
Et vous attraper à mon tour</poem>
|Correspondance littéraire, philosophique et critique, Volume 1:Volume 5<ref>[https://books.google.fr/books?id=igmgwWF2QaoC&dq=Mathurin%20dessus%20l'herbette&hl=fr&pg=PA301#v=onepage&q=Mathurin%20dessus%20l'herbette&f=false Correspondance littéraire, philosophique et critique], octobre 1778.</ref>.}}
== 1779 ==
=== 1779 - Il paraît depuis quelque temps dans le monde un mulâtre ===
{{Citation bloc|1779 - Il paraît depuis quelque temps dans le monde un mulâtre, nommé M. de Saint-Georges|Georges Touchard-Lafosse.- ''Apparition du chevalier de Saint Georges'' dans Chroniques de l'Œil-de-Bœuf, 1845<ref>{{Bibliographie|Q28243565}}, 1845, [https://books.google.fr/books?id=6TNySnWtZPQC&hl=fr&pg=PA392#v=onepage&q&f=false Volume 4, Chapitre III, 1779-1781, page 392]</ref>}}
== 1780 ==
{{Citation bloc|Saint-Georges (M. de), attaché à Monfeigneur le Duc d'Orléans est peut être de tous les hommes celui qui est né avec le plus de talens différens. Personne n'a porté à un plus haut degré l'art d'exécuter tous les exercices du corps & fur-tout celui de faire des armes. M. de Saint Georges est depuis plusieurs années à la tête du Concert des Amateurs, & c'est un de ceux où la musique est rendue avec le plus de précision & de nuances. Ce célèbre Amateur réunit à tous ses talens le mérite peu commun d'une grande modestie & de la plus grande douceur. Il a composé des sonates des symphonies & des concerts qui lui ont mérité de justes applaudissemens. Son opéra comique d'Ernestine paroles de M. le Chevalier Sainfon a été donné à la Comédie Italienne en 1777 & est rempli de morceaux charmans.|[[w:Jean-Benjamin de La Borde|La Borde, Jean-Benjamin de]],(1734-1794.- Essai sur la musique ancienne et moderne, Volume III, Google Id|Jfo6AAAAcAAJ&dq
<ref>Volume IV sur Gallica, {{BNF|41036794s}}</ref>,
pp. 484-485<ref>[https://archive.org/stream/essaisurlamusiqu03labo#page/484/mode/2up Essai sur la musique ancienne et moderne], Volume III, pp. 484-485</ref>.
Voir l'ensemble des volumes sur Internet Archive<ref>Coller le lien : <https://archive.org/search.php?query=Essai+sur+la+musique+ancienne+et+moderne>, le [https://archive.org/details/essaisurlamusiqu01labo volume I] avec privilège du roi, Introduction & Avant-propos, la musique dans l'Égypte ancienne dont relation entre jour de la semaine, les planètes & la musique.</ref>}}
== 1782 ==
=== Bataille de Trinquemalay, 25 août - 3 septembre 1782 ===
[[Fichier:BattleOfTrincomaleeBySerres.jpg|100 px|vignette|gauche|La [[w:Bataille de Trinquemalay|bataille de Trinquemalay]], {{date|3|septembre|1782}}, 3 septembre 1782 signe la disgrâce du Chevalier de Tromelin.]]
* Dans ''Le collier de la Reine''<ref> {{Bibliographie|Q28022312}}</ref>, Alexandre Dumas raconte l'[[s:Page:Dumas - Le Collier de la reine, 1888, tome 1.djvu/172|accueil]] de [[w:Pierre André de Suffren|Monsieur de Suffren à Versailles]], le 2 avril 1784, de retour de la [[w:bataille de Trinquemalay|bataille de Trinquemalay]], (25 août - 3 septembre 1782), durant sa [[w:Pierre André de Suffren#Suffren dans l'Océan Indien (1781-1784).|campagne dans l'Océan Indien (1781-1784)]].
==== 1787 : ''La Fille Garçon'' ====
{{Citation bloc|En 1787 il fit jouer au Théâtre-italien la ''Fille garçon'', opéra en 2 actes, dont la musique était du fameux St-Georges.|Michaud;- Biographie universelle ancienne et moderne, 1843, Tome 10<ref>Deux mentions, pp. [[s:Page:Michaud - Biographie universelle ancienne et moderne - 1843 - Tome 10.djvu/520|515]] & [[s:Page:Michaud - Biographie universelle ancienne et moderne - 1843 - Tome 10.djvu/521|516]]</ref>.}}
==== 1787, Demaillot, Saint-George.- la Fille garçon ====
* [https://books.google.fr/books?id=7kXmDAAAQBAJ&lpg=PT48&dq=1787%20%2B%20Demaillot%20%20%2B%20la%20Fille%20gar%C3%A7on&hl=fr&pg=PT48#v=onepage&q=1787%20+%20Demaillot%20%20+%20la%20Fille%20gar%C3%A7on&f=false Grimm, 18 août 1787]. Les paroles sont de Monsieur Demaillot qui a travaillé avec beaucoup de succès
En 1787, Saint-George voulut faire un dernier essai de son talent pour la composition dramatique, et fit jouer au mois d'août la Fille garçon. Cette fois il fut plus heureux, et son ouvrage obtint quelques représentations<ref>François-Joseph Fétis</ref>. La première représentation de la ''Fille Garçon'', comédie en deux actes et en prose, mêlée d'ariettes sur le théâtre Italien eut lieu le 18 août 1787. Les paroles sont d’Ève Demaillot. La musique est de M. de St-Georges</ref>
* 1813 - {{bibliographie|Q27516197}}
<br />{{ouvrage|année=2000|prénom1=Laurence|nom1=Senelick|
titre=[http://books.google.fr/books?id=O9oqZca7Pq8C&pg=PA521&dq=Fille+Gar%C3%A7on+St-Georges+Desmaillot The changing room: sex, drag and theatre]([http://muse.jhu.edu/login?uri=/journals/theatre_journal/v053/53.2homan.html *]) : {{s-|XVIII|e|-|XIX|e}} : 1650-1820|lieu=The changing room: sex, drag and theatre|éditeur=Routledge}}.<!-- Notice Bnf n° [Url Bnf n° de la notice].--><br />Le ''Dictionnaire lyrique ou Histoire des opéras'' attribue les paroles à « Eve ». {{ouvrage|année=1999|prénom1=Félix|nom1=Clément|prénom2=Pierre|nom2=Larousse|titre=[http://books.google.fr/books?id=RO1OlrcJcqwC&pg=PA291&dq=la+Fille+Gar%C3%A7on+opéra#v=onepage&q=&f=false Dictionnaire lyrique ou Histoire des opéras]. Reproduction, Fac-sim. de l'éd. de Paris, Administration du Grand dictionnaire universel, A. Boyer, Liepmannsshonn et Dufour, 1876-1881 : {{s-|XVIII|e|-|XIX|e}} : 1650-1820|lieu=Genève, Paris, diffusion Champion|éditeur=Slatkine reprints}}.Notice Bnf n° [http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb37079916t/PUBLIC FRBNF37079916].<br />Le ''[http://books.google.fr/books?id=xeYgW56rRdcC&pg=PA258&dq=la+Fille+Gar%C3%A7on+opéra#v=onepage&q=&f=false Théâtre de l'Opéra-Comique Paris : répertoire 1762-1972]'' précise le nom de l'auteur du livret : Antoine-François Eve, [http://catalogue.nla.gov.au/Search/Home?lookfor=author:%22Maillot,%20Antoine%20Francois%20Eve,%201747-1814%22&iknowwhatimean=1 1747-1814]. Il s'agit en effet de "Eve dit Demaillot (Antoine-François), auteur de l'ouvrage : {{ouvrage|année=1814|prénom1=Antoine-François|nom1=[http://catalogue.bnf.fr/servlet/autorite?ID=11902030&idNœud=1.1&host=catalogue Eve]|titre=[http://www.criminocorpus.cnrs.fr/biblio/v3/reference_inter.php?ref=31592 Tableau historique des prisons d'État en France sous le règne de Buonaparte] : {{s-|XVIII|e|-|XIX|e}} : 1747-1814|lieu=Paris|éditeur=Delaunay}}. Notice Bnf n° [http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb36311257p/PUBLIC FRBNF36311257].</ref>.
===== Le 18 août =====
{{Citation bloc|Le 18 août, on a donné, sur le théâtre Italien, la première représentation de la Fille Garçon, comédie en deux actes et en prose, mêlée d'ariettes. Les paroles sont de M. [http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb119020308/PUBLIC Desmaillot], qui a travaillé avec quelque succès pour nos petits théâtres des boulevarts<!--orthographe d’époque--> et du Palais-Royal. La musique est de M. de St-Georges, mulâtre plus célèbre par son prodigieux talent pour l'escrime, et par la manière très distinguée dont il joue du violon, que par la musique de deux opéra comiques, ''Ernestine'' et ''la Chasse'', qui ne survécurent pas à leur première représentation.<br />Le fond de cette pièce ne mérite pas qu'on en parle. Quant à la musique, quoique mieux écrite qu'aucune autre composition de M. de St-Georges, elle a paru également dépourvue d'invention ; les divers morceaux qui la composent ressemblent, et par les motifs, et même par les accompagnements, à des morceaux trop connus. Ceci rappelle une observation que rien n'a encore démentie, c'est que si la nature a servi d'une manière particulière les mulâtres, en leur donnant une aptitude merveilleuse à exercer tous les arts d'imitation, elle semble cependant leur avoir refusé cet élan du sentiment et du génie, qui produit seuls les idées neuves et les conceptions originales. Peut-être aussi ce reproche fait à la nature ne tient-il qu'au petit nombre des hommes de cette race à qui les circonstances ont permis de s'appliquer à l'étude des arts.|[[d:Q27514761|1830]] - {{bibliographie|Q27514761}}, Tome treizième, 1786 — 1787<ref>[https://books.google.fr/books?id=z1UHAAAAQAAJ&dq=Correspondance%20littéraire%2C%20philosophique%20%2B%20Saint-Georges&hl=fr&pg=PA448#v=onepage&q=Correspondance%20littéraire,%20philosophique%20+%20Saint-Georges&f=false p. 448] : * 1813 - {{bibliographie|Q27516261}}, [https://books.google.fr/books?id=KyMQAAAAYAAJ&dq=%22Correspondance%20littéraire%2C%20philosophique%20et%20critique%22%20Ernestine&hl=fr&pg=PA362#v=onepage&q&f=false p. 362]</ref>}}
===== Au mois d'août 1787 =====
{{Citation bloc|Au mois d'août 1787, il donna encore, avec [[Ève Demaillot|Demaillot]], auteur des paroles, ''la Fille garçon'', comédie mêlée d'[[ariettes]], qui eut un peu plus de succès. La musique, mieux écrite qu'aucune autre des compositions de Saint-George, parut également dépourvue d'invention. On en a pris occasion de faire une observation qu'aucun exemple ne paraît avoir démenti jusqu'à présent, c'est que, ''si la nature a favorisé d'une manière particulière les [[mulâtre]]s'', en leur donnant une aptitude singulière pour les arts d'imitation ; ''elle semblerait leur avoir refusé cet éclat d'imagination, de génie, qui seul fait exceller dans les arts créateurs''. Les concertos composés par Saint-George, et surtout le menuet qui porte son nom, eurent plus de succès que ses œuvres dramatiques, et obtinrent pendant longtemps une très-grande vogue.|[[Louis-Gabriel Michaud]].}}
===== Mme de Rosanne =====
"Mme de Rosanne has lost her husband and son in a war and, in order to protect her surviving".
<poem>
The Chevalier de Saint-Georges
Dominique-René de Lerma
The Black Perspective in Music
Vol. 4, No. 1 (Spring, 1976), pp. 3-21
Published by: Professor J. Southern (Managing Editor-Publisher)
DOI: 10.2307/1214399
Stable URL: http://www.jstor.org/stable/1214399
Page Count: 19
<https://www.jstor.org/stable/1214399?seq=1#page_scan_tab_contents>
</poem>
===== 1800 - Ménégault =====
* 1800 - Ménégault.- Le Garçon fi11e et la Fille garçon, comédie en vers, ([https://books.google.fr/books?id=Oj2exWLT_x8C&dq=Ménégault%20%2B%20Fille%20gar%C3%A7on&hl=fr&pg=PA1#v=onepage&q=Ménégault%20+%20Fille%20gar%C3%A7on&f=false Le Garçon fille, ou la Fille garçon. Comédie en un acte et en vers, 1800]. <https://archive.org/stream/bibliothquedram06solegoog#page/n213/mode/2up>.
== 1783 ==
[[Fichier:Faujas, Montgolfier - Description des expériences de la machine aérostatitique, 1783-1784.png|100px|vignette|gauche]]
* 1783-1784 - {{bibliographie|Q28026028}}
** Description des expériences de la machine aérostatique de MM. de Montgolfier, et de celles auxquelles cette découverte a donné lieu ; Suivie...<br />* De recherches sur la hauteur à laquelle est parvenu le ballon du Champ-de-Mars. Sur la route qu'il a tenue ; sur les différents degré de pesanteur de l'air dans les couches de l'atmosphère ;<br />* D'un mémoire sur le gaz inflammable & sur celui qu'ont employé MM. de Montgolfier ; sur l'art de faire les Machines aérostatiques, de les couper, de les remplir, & sur la manière de dissoudre la gomme élastique, &c, &c. ;<br />* D'une lettre sur les moyens de diriger ces machines, & sur les différents usages auxquels elles peuvent être employées.<br />* Ouvrage orné de neuf planches en taille douce, représentant les diverses Machines qui ont été construites jusqu'à ce jour, particulièrement celle de Versailles, & celle dans laquelle des hommes ont été enlevés jusqu'à la hauteur de 324 pieds, &c, &c.
=== Saint-George à Londres garde du corps du duc d'Orléans par Talleyrand ===
{{Citation bloc|Pendant que je fis ce voyage, le duc d'Orléans vint à Londres. J'aurais voulu, dans son intérêt, qu'il ne sortît plus de Paris : ses ennemis avaient tellement égaré l'opinion sur son compte, que, chaque jour, il avait à supporter une nouvelle avanie. Nul Anglais de qualité ne le visitait, ne répondait à ses invitations, ou ne l'appelait chez lui; aux théâtres on le sifflait : j'ai vu des matelots lui jeter du parterre des pelures d'orange. Un soir, j'étais dans une des loges du Wauxhall à causer avec Fox et Shéridan, un brouhaha plus fort qu'à l'ordinaire attirant notre attention, nous reconnûmes qu'il provenait de la présence du prince français. Peu à peu, chacun s'écarlant, comme pour éviter son contact ou sa conversation, il demeura seul au milieu de la salle immense, comme s'il eût été un objet curieux et redoutable , tant on mettait de l'affectation à le regarder de loin. Sa situation nous loucha, et tous trois, d'un commun accord, descendîmes pour ne pas le laisser avec Sillery (Genlis), Latouche, Laclos et Saint-George, qui l'accompagnaient.<br />
Celui-ci était un créole singulièrement organisé pour la musique, la danse, l'escrime, l'équitation et de plus doux travaux. Élégant, magnifique, très à la mode, joueur, libertin, il n'avait pas d'égal dans tout ce qu'il éludiat ; il faisait de charmants opéras-comiques (le chant s'entend, car il n'était pas heureux en paroles) ; aux échecs il eût pu lutter avec Philidor, et aujourd'hui M. de La Bourdonnaye. Le duc d'Orléans, l'ayant pris en belle amitié, l'avait nommé officier dans ses gardes. Saint-George, fort aimé des dames et des hommes du grand monde, était alors tombé en disgrâce complète, parce qu'on ne lui pardonnait pas sa reconnaissance envers son bienfaiteur.<br />
Je l'ai entendu raconter un effet singulier de l'imagination, car sa philosophie ne lui a pas permis de voir quelque chose d'extraordinaire dans ce fait si singulier ; voici comment il le racontait :<br />
Un matin que je sortais de mon logis, à Paris, où je me trouvais alors, je fus heurté par une jeune fille singulièrement belle, qui pouvait avoir dix-huit à dix-neuf ans : j'en avais vingt-deux. Frappé d'une réunion de charmes très remarquable, je la suis, et en même temps il me semble que son cœur et le mien causent de bonne amitié, et qu'il lui dit:
− Prenez-y garde! si vous m'aimez, il faut m'aimer bien, sans quoi la mort ne nous séparera même pas."
J'observai son jeu de physionomie, il n'était repoussant. Enfin j'aborde cette merveille, elle me répond; je propose de la conduire chez elle, refus de sa part; j'insiste, elle alors :
− Monsieur, prenez-y garde ! si vous m'aimez, il faut m'aimer bien, sans quoi la mort ne nous séparera même pas.
Confondu d'entendre sa bouche répéter mot à mot ce que j'avais entendu mentalement, je ne mets que plus d'énergie à l'assurer de mon amour :
− Eh bien! alors, dit-elle, je me fie à votre parole. Je n'ai jamais eu d'amant, il m'en faut un. Voici ce que vous devez faire ; conformez vous-y de tout point. Vous avez, dans la maison où vous logez, un pavillon élégant qui s'ouvre sur le jardin ; laissez, à onze heures du soir, tous les mardi et vendredi, la porte ouverte ; n'ayez avec vous que des armes, du courage et de l'amour, je viendrai vous trouver exactement, mais prenez-y garde ! si vous m'aimez, il faut m'aimer bien, sans quoi la mort ne nous séparerait même pas.
− Encore plus étonné que les localités de ma demeure lui fussent si bien connues, frappé désagréablement de sa phrase de menace mystérieuse, j'hésite un instant ; puis, entraîné par la fougue de l'âge, je promets tout, consens à tout et j'obtiens tout en effet. Nous étions au jeudi de la semaine, dans la nuit du vendredi au samedi, je laissai la porte du pavillon ouverte ; le jardin était là ; et, deux minutes après les onze coups frappés, ma séduisante maîtresse m'apparut, belle, belle à en être jolie comme Vénus. En me quittant, elle mit à mon doigt une alliance que j'ouvris après son départ. N'y trouvais-je pas gravée sa phrase de tendresse assommante !
Six mois s'écoulèrent, jamais je ne fus si heureux. Surpris de ma constance, je ne la voyais plus que sans terme ; hélas ! cette erreur dura peu et fut cruellement détruite.
J'avais cru porter mon hommage à une Parisienne, je m'étais trompé ; ma maîtresse n'appartenait pas à cette ville commode, où le plaisir ne touche ni au poignard, ni au poison, ni à la mort, où une infidélité rentre dans les événements de la vie commune (dit en 1790). J'aimais, j'étais aimé d'une Sicilienne ardente, passionnée ; des malheurs, disaitelle, avaient amené sa famille en France, mais cette famille, qu'était-elle ? je ne l'ai jamais connue.
Il y avait six mois de la durée de cette tendresse, et au bout de ce laps de temps, sans chérir moins Violenta (qu'elle était bien nommée !), je commençais à reconnaître que d'autres femmes, sans posséder ses qualités précieuses, pouvaient être néanmoins jolies ; je les regardais, ce que je n'avais pas fait ci-devant. Enfin, à l'Opéra, une danseuse, débutante enchanteresse, m'inspira le vif désir de l'admirer de près ; c'était le samedi au soir que j'obtins d'elle un premier rendez-vous, et ce ne serait que dans la nuit du mardi au mercredi que je reverrais ma Violenta ; cette distance me rassura, et je devins infidèle sans remords.
Le mardi arriva ; j'attendis la Sicilienne, non sans battements de cœur ; elle entra dans la chambre, s'approcha rapidement du lit où je veillais ; là elle s'arrêta, fit mine de humer l'air, puis se pencha sur les oreillers, les sentit, et aussitôt un cri terrible lui échappa.
− Une femme, dit-elle ensuite avec un accès de rage et de désespoir, une femme est venue ici et tu l'as reçue là où tu m'attendais.
Sa pantomime m'avait décontenancé, son propos me terrifia, j'essayai de balbutier une dénégation; elle m'écoutait avec une incrédulité visible, quand tout à coup ses yeux s'allumèrent, elle se baissa, sa main saisit quelque chose que la Sicilienne me montra en triomphe, c'étaient les poches de la danseuse que l'étourdie, en s'en allant dimanche matin, avait laissées par mégarde. Comment moi et mes gens ne les avions-nous pas vues ? je ne me l'explique pas ; cependant Violenta les fouilla et le premier objet qu'elle en retira, c'est le billet où, en invitant la danseuse à souper, je lui donnais mon adresse ; Violenta le lut, le glissa prestement dans son sein, puis d'une voix sourde se mit à dire :
− Ceci veut du sang, je remplirai ma destinée... mais prenez-y garde, si vous m'aimez, il faut m'aimer bien, sans quoi la mort ne nous séparerait même pas.
Elle achevait à peine sa phrase fatale, que je la vis s'enfuir avec une promptitude qui ne me laissa pas le loisir de la calmer ; mais à peine fut-elle partie, que me rappelant sa première phrase : ceci veut du sang, je pensai à l'innocente danseuse, et en me relevant je me mis à lui écrire, à lui conter la vérité, bien certain que son âme généreuse ne me bouderait pas ainsi que le ferait sa rivale ; je lui peignis celle-ci comme une femme dangereuse qui savait son adresse, et qu'il fallait redouter ; je la suppliais de ne pas sortir le lendemain avant que je n'eusse été m'entendre avec elle, et surtout vu M. le lieutenant de police.
Deux heures après, c'est-à-dire à une heure et demie du matin, le domestique que j'avais chargé de porter ma lettre, avec ordre de réveiller toute la maison de ma belle danseuse, plutôt que de s'en retourner sans lui avoir remis ma missive, reparut devant moi, mais avec une physionomie tellement renversée, et un tremblement nerveux dans tous ses membres si violent, qu'à sa seule vue je compris qu'il allait m'annoncer une horrible catastrophe ; je ne me trompai pas. La Sicilienne, en me quittant, avait couru chez la danseuse, le portier lui avait livré d'autant plus facilement le passage, que, ce soir-là, cette pauvre créature donnait à souper à certains de ses consœurs et de ses confrères en badinage : on prit pour une convive attardée l'effarée qui se précipita dans la salle à manger. Là, ayant appris d'un valet quelle était la dame du logis, elle s'était élancée vers elle, et en lui présentant d'une main mon billet, elle la frappa au cœur d'un poignard qu'elle tenait de l'autre, et cela en lui disant :
− Voici une lettre de change qu'il faut que tu acquittes.
Ce récit me parut affreux, cette catastrophe me fut très désagréable : d'abord j'eus à pleurer ce double trépas; puis je fus soumis à des tracasseries sans nombre de la part de la police, que mes amis puissants firent cesser ; mais les investigations les plus sévères, les recherches les plus minutieuses ne purent faire découvrir, à Paris, aucune trace de la famille de Violenta.
Je fus plusieurs jours dans un désespoir, une exaltation d'idées qui ne me laissa pas respirer; je ressentais une crainte vague, quelque chose de sinistre et de mystérieux qui me consternait. Le vendredi prochain, je me couchai de bonne heure, car depuis ce fatal événement je n'avais plus quitté ma maison ; au coup de onze heures, j'entendis ouvrir la porte de ma chambre, et je vis..., oui je vis Violenta pâle, défaite, vêtue de blanc, les yeux atones, la physionomie immobile, et de la blessure qu'elle s'était faite sortaient de gros bouillons de sang ; du moins tel était le spectacle où l'illusion de mon imagination ardente me présenta ; car le lendemain mes recherches les plus minutieuses ne purent me faire voir aucun reste de ce sanglant spectacle.
Je demeurai pétrifié, mes yeux fixes comme les siens, ma bouche également entr'ouverte et mon corps restant dans une immobilité absolue. La terrible vision s'approcha lentement, sans bruit, monta sur mon lit, souleva les draps et se coucha contre moi à mon horreur inexprimable. Un évanouissement m'aurait rendu heureux, et je le demandai à la nature ; elle me le refusa, ou peut-être dormais-je, et j'étais, sans m'en douter, sous l'empire d'un cauchemar abominable.
Cette visite infernale se prolongea jusqu'au moment où l'horloge de la paroisse sonna une heure du matin : alors l'ombre de Violenta se releva ; ses lèvres glacées posèrent sur les miennes un baiser fétide et puis dirent avec une lenteur désespérante : "Prenez-y garde ; si vous m'aimez, il faudra m'aimer bien, car, vous le voyez, la mort ne nous séparera même pas" ; ensuite elle s'éloigna, atteignit la porte qu'elle avait fermée, l'ouvrit, la dépassa, disparut..., et un coup affreux de tonnerre, me faisant tressaillir, rendit à mon sang glacé sa circulation interrompue... Je revins à moi ; j'étais trempé de sueur ; cependant je me retins d'appeler à mon aide ; ma veilleuse brûlait, j'allumai quatre bougies, et il était jour que je veillais encore.
Je me gardai de conter à mes amis cette apparition : la nuit suivante, j'avais placé plusieurs pistolets sur la table de nuit, afin de punir, pensai-je, le mystificateur habile qui se jouait de moi; je ne vis rien. La seconde, la troisième nuit furent également tranquilles, je respirais ; mais à la quatrième, celle du mardi au mercredi, voilà que le haineux fantôme revint avec le même jeu se coucher près de moi, y passa deux heures, me quitta en me baisant atrocement sur la bouche et en me répétant sa phrase détestable.
Depuis lors, et pendant onze mois, je fus poursuivi par la même hallucination; ce qu'il y avait de plus étrange, c'était que, chaque fois, je faisais le projet de passer ces deux nuits fatales de chaque semaine avec mes amis, dans le monde, au jeu ou en parties de débauches ; eh bien ! malgré moi, en quelque lieu que je fusse, une force invincible, irrésistible me ramenait chez moi, et tout en la maudissant, je lui obéissais, je rentrais, et à dix heures et demie, au plus tard, j'étais prêt à attendre la visite fatale.
Ce secret me consumait ; une mélancolie profonde me minait ; je voyais avec dégoût tous les plaisirs de la vie, et en moi se glissait déjà une manie sanglante du suicide. Onze mois, dis-je, me séparaient du jour de la catastrophe funeste, je venais de quitter une société charmante : c'était un vendredi ; je m'étais refusé à toutes les instances faites pour me retenir, et, de retour dans ma chambre, j'allais sonner pour qu'on vint me déshabiller, et moi rentrer ainsi dans ma longue agonie, lorsque mon regard, errant machinalement, s'arrêta sur mes mains et sur la gauche d'une façon toute particulière, et tout à coup y découvrit la bague, présent sinistre de Violenta, et dans laquelle était gravée la phrase cruelle. Cette vue me fit horreur, et je m'écriai avec l'Œdipe de Voltaire, et tout en le parodiant à la fin du second vers :
Et je ne conçois pas par quel enchantement
J'oubliai jusqu'ici ce cruel talisman.
Aussitôt, par un mouvement désespéré, je saisis cet anneau détestable, et, en le maudissant, je le lançai dans le feu... Il y tombait à peine que je me sentis dégagé d'un poids énorme ; mes idées, rafraîchies, cessaient instantanément de me tourmenter, je ne fus plus poursuivi par cette force infernale qui me contraignait à rentrer ; bien au contraire, une impulsion opposée me conseilla de revenir dans la maison charmante d'où je venais de sortir.
Me voilà sonnant non pour me faire déshabiller, mais pour dire que l'on remette les chevaux à ma voiture ; mes valets s'étonnent et ne font aucune observation, je ne le permettais pas ; et avant le coup de onze heures, j'étais au milieu d'un cercle rieur. Ce n'est pas que je fusse complètement tranquille ; je redoutais que le spectre vindicatif ne vînt me poursuivre en si bon lieu... j'en fus pour ma crainte : ni cette nuit, ni celle du mardi suivant, ni aucune autre, je ne revis plus la vision sans égale, fruit d'une imagination allumée et que j'aurais éteinte beaucoup plus tôt si, plus tôt, je me fusse avisé de me débarrasser de la bague qui, sans doute, alimentait cette illusion odieuse.
Dès lors, je fus heureux.
J'avais écouté Saint-George avec une attention extrême, et j'avoue que le dénouement de cette histoire si extraordinaire me parut singulier, et que ma raison ne put l'admettre ; je préférai croire à un cas plus naturel : c'est que pendant onze mois, et à la suite d'une, catastrophe horrible, sa raison avait failli et qu'elle lui était revenue quand la nature l'avait voulu. C'est de cette manière que l'on devrait expliquer un grand nombre d'histoires extraordinaires qui rentreraient dans le cas d'une maladie ordinaire.|Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord, Lamothe-Langon.- Extraits des mémoires du prince de Talleyrand-Perigord : ancien évêque d'Autun, Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord, Chapitre VII, Volume 2<ref>Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord, Lamothe-Langon.- Extraits des [https://books.google.fr/books?id=_ZkXtAduyesC&dq=Mémoires%20du%20prince%20de%20Talleyrand%20%2B%20Saint-George&hl=fr&pg=RA1-PA183#v=onepage&q=Mémoires%20du%20prince%20de%20Talleyrand%20+%20Saint-George&f=false Mémoires du prince de Talleyrand-Perigord : ancien évêque d'Autun, Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord], C. Le Clère, Paris 1838, Original provenant de Bibliothèque municipale de Lyon (Bibliothèque jésuite des Fontaines, {{BNF|307297781}}<br>
Cf. "Talleyrand & l'abolition de la traite au congrès de Vienne (1814-1815)", Londres, 1790
Portrait de Saint-George.− La bague talisman et la vision mystérieuse, anecdocte de 1783
Voir [https://books.google.fr/books?id=Sh70ZS5dC74C&dq=A%20moi%2C%20Saint-George&hl=fr&pg=RA1-PA43#v=onepage&q=Saint-George&f=false page 43].</ref>.)}}
== 1786 ==
[[Fichier:Thomas Baldwin The Aironaut, Airopaidia, containing the narrative of a balloon excursion from Chester, 1786.png|100px|vignette|gauche]]
* 1786 - {{bibliographie|Q24026474}}
* 1786 - {{bibliographie|Q28027981}}
** ARt. XI. Airopaidia : Containing the Narrative of a Balloon Excursion from Chester, the 8th of September 1785, taken from Minutes made during the Voyage : Hints on the Improvement of Balloons, and Mode of Inflation by Steam : Means to prevent their Descent over Water: Occasional Enquiries into the State of the Atmosphere, favouring their Direction : With various philosophical Observations and Conječtures. To which is subjoined, Mensuration of Heights by the Barometer, made plain, with extensive Tables. The whole serving as an Introdućtion to Aereal Navigation. By Thomas Baldwin, Esq. A. M., 8vo. 7s.6d. Boards. Chester, printed: Sold by Lowndes, London. 1786<ref>[https://books.google.fr/books?id=svNdAAAAcAAJ&hl=fr&pg=PA217#v=onepage&q&f=false Titre entier via Google livre]</ref>.
== 1789 ==
[[Fichier:Daniel Orme, W. Denton - Olaudah Equiano (Gustavus Vassa), 1789.png|100px|vignette|gauche|Olaudah Equiano (Gustavus Vassa)]]
{{Citation bloc|wednesday at the Pantheon the boasted aſſult took place between Mr.St.George and two other amateurs. and three of the inferior maſters of the noble art of defence. The Chevalier St. George, whose dexterity with the ſword has been ſo often the theme of eplogy, has ſince he came to England, been accompanied by two other amateurs, M, la Motte and M., : - The Chevalier ágreed to a public aſſault, ayowedly for the benefit of M, la Motte. . .: , , * We are accustomed in this country to treat alltrials: of skill, of this kind, with the contempt they merit. They are generally a compromiſe to push forward z. new adventurer against the established masters. We should think Mr. St. George is above contributing tsi fich a manœuvre. . . . . . . . . . . . . . . ,: The first aſſault was between M. Pinau, and Md Színville. -: si zawo : *: *...*.. ' ’ The ſecond between M. Roland-and M, la Motte-1 no The third þętween M. Avenau and M. Sainville. s of thefe little is to be ſaid worth notice, much lefs commendation. s hisi : : : · · · · · · · · , , ** "A. Then M. St. George called on M. Goddard, who was preſent », to, make good his boasting, and enter the lists with him. After a good deal of debate and, " " F 2 "* wranging. .
...fici
wranglings Mr. Goddard made an apdegy, which Mr.: si, George was called upon to state alond to the compạny H H He did,ſo in French — It was in substanees: “Thar; Mr. Gaddardracknowledged his superiority-1 “that he should be proud to be able to hit him once, “in a :: times -rr and that he begged pardonfor: “the challenge.” – My-Goddard, however, in Engligh: faged, that he was unwell; but that when her was recovered he would fence with Mr. St. George The Chevalier was told the difference between the apotägy and the excute; and the altercation was renewed. Mr. Goddard then acquiesceà in the words: orġiħally affigned, and Mr. St. George again pronoun: ceặthem, and faid he was fatisfied with Mr. Goddard's fubňřstion. a gi : * g : -- Cac";: 2.4:
The Chevalier then fenced with M: la Motte. Tii:|The British Mercury, 1789<ref>{{Bibliographie|Q28372665}}, Volume 11, Numéro 42, October 17, 1789, [https://books.google.fr/books?id=joE9AAAAcAAJ&hl=fr&pg=PA85#v=onepage&q&f=false p. 85]. consulté le 9 novembre 2015</ref>.}}
=== 1789 : Saint-George serait mort d'un coup de pistolet ===
{{Citation bloc|Londres le 18 avril 1789 : on écrit de Paris que le chevalier de St George a été tué d'un coup de pistolet ; on ajoute qu il est tombé au premier feu le nom de son adversaire ne nous est pas encore parvenu|{{bibliographie|Q27991504}}, 1789<ref>Journal général de l'Europe ou Mercure national et étranger, Annonces Articles et avis divers, Nouvelles politiques, Extrait des papiers Anglois, Numéro 51, Mardi 28 avril 1789 [https://books.google.fr/books?id=kylGAAAAcAAJ&dq=the%20Chevalier%20St.%20George%20%2B%20london&hl=fr&pg=RA1-PA133#v=onepage&q=the%20Chevalier%20St.%20George%20+%20london&f=false page 133]</ref>.}}
== 1790 ==
=== 1790 - Transition Nous sommes donc trois ou le provincial à Paris ===
;[[Utilisateur:Ambre_Troizat/Mon_cabinet_d'histoire/23_août_1754_-_21_janvier_1793_ou_le_XVIIIe_siècle_de_Louis_XVI#1790_-_Nous_sommes_donc_trois_ou_le_provincial_à_Paris|Transition : Nous sommes donc trois]]
== De la Motte - de Lamotte - Lamothe ==
* [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6531459j/f513.item.r=Gratien%20Candace.texteImage A instruire]
#Le fleuret et l'archet: le chevalier de Saint-George (1739?-1799), ...
Vincent Podevin-Bauduin, Archives de la Guadeloupe, Laure Tressens - 2001 - Extraits
occupe toujours la maison de feu sieur Saint-Martin, vivant directeur de la Comédie, située rue Dauphine... Vu par nous. Médecins du Roi et de Port-au-Prince, le 24 avril 1 786. [https://books.google.fr/books?id=pVMjAQAAIAAJ Joubert de Lamotte et le chevalier de Saint-George](Affiches ..
# [https://books.google.fr/books?id=qbhIAAAAcAAJ&pg=PA443&dq=Soci%C3%A9t%C3%A9+royale+des+sciences+et+arts+%2B+Louis-%C3%89lie+Moreau+de+Saint-M%C3%A9ry&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwihnsrhnaXiAhUQD2MBHYqWAhcQuwUIKzAA#v=snippet&q=%22Joubert%20de%20la%20Motte%22&f=false Joubert de la Motte]
Bernard JOUBERT DE LA MOTTE
Dom Pierre-Pascal Joubert de La Motte
Joseph-Louis Roger.- Traité des effets de la musique sur le corps humain - Page 333, 1803 -
[https://books.google.fr/books?id=QEiTADwuyNYC L'une des antipathies les plus remarquables en ce genre , est celle de Lamothe le Vayer, ce philosophe sceptique, qui …]
=== 1790-1796 - Lamothe, compagnon indéfectible de Saint-George ===
[[Fichier:The French royal family in 1816 by Gautier.png|100px|vignette|gauche|Après la Révolution, Lamothe fut attaché à la maison du [[w:Charles-Ferdinand d'Artois|duc de Berry]], fils du futur Charles X de France.]]
[[Fichier:The French royal family in 1816 by Gautier.png|100px|vignette|gauche|Après la Révolution, Lamothe fut attaché à la maison du [[w:Charles-Ferdinand d'Artois|duc de Berry]].]]
* {{Citation bloc|Saint-Georges et Lamothe étaient Oreste et Pylade ; on ne les voyait jamais l'un sans l'autre. Lamothe, célèbre cor de chasse de cette époque, eût aussi été le premier tireur d'armes, disait-on, s'il n'y avait pas eu un Saint-Georges. [..] Plus tard il partit avec Lamothe pour Saint-Domingue qui était en pleine révolution. On fit courir le bruit qu'ils avaient été pendus dans une émeute ; mais ce bruit était heureusement faux, et les deux amis revinrent sains et saufs en France. Nous ajouterons que Saint-Georges y mourut en 1801, suivant les uns, en 1799, suivant les autres, dans un état voisin de l'indigence. Quant à Lamothe, il fut attaché à la maison du [[w:Charles-Ferdinand d'Artois|duc de Berry]]<ref>Charles-Ferdinand d’Artois, duc de Berry, né à Versailles le 24 janvier 1778 et mort assassiné à Paris le 13 février 1820, prince de la maison de Bourbon, fils de Charles-Philippe de France, comte d’Artois, futur Charles X, et de Marie-Thérèse de Savoie.</ref>. Après l'horrible catastrophe de ce prince, il alla à [[w:Munich|Munich]]<ref>Capitale du Land de Bavière en Allemagne</ref> où il vivait encore en 1823.|Gazette musicale de Paris, Volume 8<ref>Gazette musicale de Paris, [https://books.google.fr/books?id=eusqAAAAYAAJ&dq=Chevalier%20de%20Saint-George%20%2B%20imitation%20%2B%20musique&hl=fr&pg=PA363#v=onepage&q&f=false Volume 8]</ref>}}
* {{Citation bloc|Lamothe, célèbre cor de chasse inséparable du Chevalier de Saint-Georges, fils naturel d'un riche financier apparenté à la vicontesse de Laval (Blanc, 2002)|Patrick Cardon.- Les enfans de Sodome à l'Assemblée nationale (1790)<ref>Patrick Cardon.- [https://books.google.fr/books?id=bWvrRdG_EOwC&lpg=PA62&dq=Lamothe%20%2B%20cor%20de%20chasse&hl=fr&pg=PA62#v=onepage&q&f=false Les enfans de Sodome à l'Assemblée nationale (1790)].</ref>}}
=== Bordeaux : un ''de Lamothe'' associé à ''François Jacques Thomas Marie de Montmerci de Saint Georges'' ===
{{Citation bloc|A la même époque François Jacques Thomas Marie de Montmerci de Saint Georges<ref>Marie de Saint-George (François—Jacques— Thomas)</ref> plus connu sous le nom abrégé de Marie de Saint Georges obligé de quitter la Bourgogne était venu s établir a Bordeaux La il sollicita du Ministre la faveur d ètre employé dans les travaux de dépouillement des Archives et en attendant ayant obtenu la permission d entrer dans nos Archives il y étudia plus particulièrement les diverses révolutions du gouvernement municipal Son travail publié plus tard sous ce titre Recherches historiques sur Foffice de maire de Bordeaux est resté non seulement comme le premier mais comme un des plus intéressants travaux accomplis sur notre histoire.<br />
M. Bernadau dans une note fournie a M. de Lamothe qui l'a insérée dans sa notice sur l'abbé Baurein p. 12.|Livre des bouillons, De Archives municipales de Bordeaux, Bordeaux (Aquitaine, France)<ref>[https://books.google.fr/books?id=zJUsAQAAMAAJ&dq=DE%20Saint%20Georges%20Fran%C3%A7ois%20Jacques%20Thomas&hl=fr&pg=PR18#v=onepage&q=DE%20Saint%20Georges%20Fran%C3%A7ois%20Jacques%20Thomas&f=false Livre des bouillons, De Archives municipales de Bordeaux, Bordeaux (Aquitaine, France)]</ref>}}
* MARIE DE SAINT-GEORGES DE MONTMERCI François-Jacques Thomas.- Généalogie curieuse et remarquable de Monsieur Peixotto, Juif d'origine, chrétien de profession, et Banquier de Bordeaux, ouvrage destiné à prouver aux Mécréans que M. Peixotto descend, en ligne directe, d'Adam, de Noé, d'Aaron et de tous les Cohens de l'univers, Avignon, Aubanel, 1789, 40 pages in 8 demi reliure non rogné. ''Satire curieuse et rare vraisemblablement tirée à petit nombre M Marie de Saint Georges avocat au parlement de Bordeaux en est l auteur Sur le feuillet blanc qui précède le titre l auteur a écrit quelques lignes d envoi pour les auteurs du Dictionnaire de droit'',<ref>In [https://books.google.fr/books?id=VCIMfCIwufcC&dq=Généalogie%20curieuse%20et%20remarquable%20de%20M.%20Peixotto%2C%20juif%20d'origine%2C%20chrétien%20de%20profession%20%26%20banquier%20de%20Bordeaux&hl=fr&pg=PA103#v=onepage&q&f=false Catalogue d'une importante collection de livres rares]<br>
Cf. [[w:Antoine-Isaac Silvestre de Sacy|Silvestre de Sacy (1758-1838)]].- [https://books.google.fr/books?id=Eyq8DAAAQBAJ&lpg=PT94&dq=Généalogie%20curieuse%20et%20remarquable%20de%20M.%20Peixotto%2C%20juif%20d'origine%2C%20chrétien%20de%20profession%20%26%20banquier%20de%20Bordeaux&hl=fr&pg=PT94#v=onepage&q=Généalogie%20curieuse%20et%20remarquable%20de%20M.%20Peixotto,%20juif%20d'origine,%20chrétien%20de%20profession%20&%20banquier%20de%20Bordeaux&f=false Le projet européen d'une science orientaliste]</ref>.
* 3830 MARIE DE SAINT GEORGES Jacq Thomas [https://books.google.fr/books?id=qmNWAAAAYAAJ&dq=DE%20Saint%20George%20%2B%20Bordeaux&hl=fr&pg=PA339#v=onepage&q&f=false Essai historique sur l administration de M le marquis de Tourni conseiller d état intendant de Bordeaux] pour servir de mémoire à l histoire générale de Guienne Bruxelles 1782 in 8 26012
On trouve en liaison avec Bordeaux : l'Isle de St. Georges, la Tour Saint-George.
[https://books.google.fr/books?id=ibHNAAAAMAAJ Revue historique de Bordeaux et du département de la Gironde, 1960]. ''Des travaux récents ont justement établi que l'édification des grandes forteresses du Pays de Galles avait été dirigée, au moins à partir de 1278, par un certain Maître Jacques de Saint-Georges, jusqu'alors au service des comtes de Savoie, …''
=== Lamotte, musicien du roi, ami de Saint-George ===
;Lamotte
{{Citation bloc|2 janvier 1790 — [[w:Cirque du Palais-Royal|Cirque du Palais royal]]— Concert depuis 6 heures jusqu'à huit Assaut d'armes dans lequel Lamotte, musicien du roi, tirera avec Gallet d'après les sollicitations|{{bibliographie|Q110002901}}<ref>{{Google Livres|langue= fr|id=YEx1f7wqDQkC|auteur=Édouard-Georges-Jacques Gregoir|titre= Bibliothèque musicale populaire|page= 57|surligne= Lamotte}}</ref>,}}
;''Dans le même ouvrage''
{{Citation bloc|Dans les Etrennes de Polymnie Paris 1789 et le Receuil de romances historiques 1767 nous rencontrons les artistes suivants : ... Saint-Georges (chevalier)|{{bibliographie|Q110002901}}<ref>{{Google Livres|langue= fr|id=YEx1f7wqDQkC|auteur=Édouard-Georges-Jacques Gregoir|titre= Bibliothèque musicale populaire|page=RA6-PA80|surligne= Saint-Georges}}</ref>,}}
{{Citation bloc|Concert du jour de la Conception — L'''Ode sur le [[w:Bataille d'Ouessant (1778)|combat d'Ouessant]]'' oratorio par Gilbert musique de Lemoine. Le public a applaudi. Symphonie de Sterkel. Air de Paisiello par Mlle Todi. Concerto de flûte de [[w:Ivan Mane Jarnowick|Jarnowick]] par Salantin. Son jeu a causé beaucoup de plaisir. Motet par Candeille bien chanté par Moreau, basse de l'Opéra. ''Concerto de violon de Lamotte'' par Mlle Deschamp. On a admiré le talent de cette artiste distinguée, élève de Capron. Air de Gluck par Mme Saint Huberti. Concerto de violoncelle par Duport. Air redemandé de Piccini ch''(anté)'' par Mlle Todi.|{{bibliographie|Q110002901}}<ref>{{Google Livres|langue= fr|id=YEx1f7wqDQkC|auteur=Édouard-Georges-Jacques Gregoir|titre= Bibliothèque musicale populaire|page=RA4PA49|surligne= Saint-Georges}}</ref>,}}
* {{Citation bloc|1790 - Lamothe, célèbre cor de chasse inséparable du Chevalier de Saint-Georges, fils naturel d'un riche financier apparenté à la vicontesse de Laval (Blanc, 2002)|Patrick Cardon.- Les enfans de Sodome à l'Assemblée nationale (1790)<ref>Patrick Cardon.- [https://books.google.fr/books?id=bWvrRdG_EOwC&lpg=PA62&dq=Lamothe%20%2B%20cor%20de%20chasse&hl=fr&pg=PA62#v=onepage&q&f=false Les enfans de Sodome à l'Assemblée nationale (1790)].</ref>}}
* {{Citation bloc|1796 - Saint-Georges et Lamothe étaient Oreste et Pylade ; on ne les voyait jamais l'un sans l'autre. Lamothe, célèbre cor de chasse de cette époque, eût aussi été le premier tireur d'armes, disait-on, s'il n'y avait pas eu un Saint-Georges. [..] Plus tard il partit avec Lamothe pour Saint-Domingue qui était en pleine révolution. On fit courir le bruit qu'ils avaient été pendus dans une émeute ; mais ce bruit était heureusement faux, et les deux amis revinrent sains et saufs en France. Nous ajouterons que Saint-Georges y mourut en 1801, suivant les uns, en 1799, suivant les autres, dans un état voisin de l'indigence. Quant à Lamothe, il fut attaché à la maison du [[w:Charles-Ferdinand d'Artois|duc de Berry]]<ref>Charles-Ferdinand d’Artois, duc de Berry, né à Versailles le 24 janvier 1778 et mort assassiné à Paris le 13 février 1820, prince de la maison de Bourbon, fils de Charles-Philippe de France, comte d’Artois, futur Charles X, et de Marie-Thérèse de Savoie.</ref>. Après l'horrible catastrophe de ce prince, il alla à [[w:Munich|Munich]]<ref>Capitale du Land de Bavière en Allemagne</ref> où il vivait encore en 1823.|Gazette musicale de Paris, Volume 8<ref>Gazette musicale de Paris, [https://books.google.fr/books?id=eusqAAAAYAAJ&dq=Chevalier%20de%20Saint-George%20%2B%20imitation%20%2B%20musique&hl=fr&pg=PA363#v=onepage&q&f=false Volume 8]</ref>}}
=== Saint-George & Lamothe à Amiens ===
* [http://www.openstreetmap.org/#map=12/49.8986/2.2417 Ville d'Amiens], Somme, Nord-Pas-de-Calais and Picardy, Metropolitan France, 80000, France
* [https://www.google.com/search?tbm=bks&q=Saint-George+%2B+Amiens Saint-George + Amiens], recherche Google livre
{{Citation bloc|Page 302 : ''I [then] returned to Amiens where Saint-Georges and Lamothe were waiting for me to give some concerts I had arranged for us during holy week''.<br />— {{bibliographie|Q23015805}}<ref>The Chevalier de Saint-Georges : Virtuoso of the Sword and the Bow {{bibliographie|Q23015805}}, 2006, Exemplaire personnel {{ISBN|978-1-57647-109-8}} ; [https://books.google.com/books?isbn=1576471098 Google livre]</ref><br />
''Je revins à Amiens, où Saint-Georges et Lamothe m’attendaient pour organiser leurs concerts''.<br />— {{bibliographie|Q19233231}}<ref>[[d:Q3263742|Louise Fusil]], (1771-1848), actrice de théâtre, née [[s:Page:Fusil - Souvenirs d’une actrice.djvu/18|Louise Fleury]], amie de Saint-George & auteur d'une autobiographie ''Souvenirs d’une actrice''. Cf. [[s:Souvenirs d’une actrice/10|1841, Chapitre 10]].</ref>.<br />
''Elle se hâta de retourner en France, ne s'arrêtant qu'à Amiens où elle trouva le fameux chevalier de Saint-Georges et Lamothe, qui l'engagèrent pour quelques concerts de la Semaine Sainte''.|Gazette musicale de Paris, Volume 8, 1841<ref>Gazette musicale de Paris, Volume 8, 1841, [https://books.google.fr/books?id=eusqAAAAYAAJ&dq=Saint-Huberty%20%2B%20Saint-George%20%2B%20Amiens&hl=fr&pg=PA363#v=onepage&q=Saint-Huberty%20+%20Saint-George%20+%20Amiens&f=false page 363].</ref>}}
== 1791 ==
* Saint-George se présenta, en juin 1791, à Tournai, sous le prétexte d'y donner des concerts d'amateurs, mais en effet avec la mission d'attacher, s'il était possible, quelques émigrés au parti d'Orléans.
== [[w:1792|1792]] ==
[[Fichier:French-Liberty-British-Slavery-Gillray.jpeg|100px|gauche|vignette|James Gillray (1756–1815).- Un sans culotte en 1792]]
{{Citation bloc|Voilà en substance ce que c'est que le ''Dîner imprévu'' de M. Desfontaines. C'est la même chose à peu près que ''la Chasse'', opéra du même auteur donné au théatre italien en 1778. Le premier acte est charmant il présente les plus jolis tableaux & des ſituations intéressantes & ſimples|L'Esprit des journaux françois et étrangers, Numéro 7, p. 340, 1792<ref>[https://books.google.fr/books?id=_TgTAAAAYAAJ&dq=Mathurin%20dessus%20l'herbette&hl=fr&pg=PA339#v=onepage&q&f=false L'Esprit des journaux françois et étrangers], Numéro 7, p. 340, 1792.</ref>.}}
{{Citation bloc|Nous citerons les couplets de la jeune Rosette qui raconte à son père ce que font Colette & Mathurin lorsqu ils sont seuls<br />
<poem>Si Mathurin dessus l'herbette
Cueille la rose du matin
Il vient l'appotter à Colette
Puis il la place sur son sein
Moi qui ne suis que la cadette
Je ne sais si c'est de l'amour
Mais je voudrois dessus l'herbette
Recevoir la rose à mon tour
À l'ombrage de la coudrette
Si Colette va sommeiller
Par un baiser pris en cachette
Mathurin court la réveiller
Moi qui ne suis que la cadette
Je ne sais si c'est de l amour
Mais je voudrois sous la coudrettes
Être réveillée à mon tour
Quand Mathurin parle à Colette
Si vous venez pour nous chercher
Ma sœur qui sans cesse vous guette
Vous attrape & le fait cacher
Moi qui ne suis que la cadette
Je ne sais si c'est de l amour
Mais je voudrois être Colette
Et vous attraper à mon tour
</poem>
Journal des théatres Journal de Paris, Affiches annonces & avis divers|L'Esprit des journaux françois et étrangers, Numéro 7, p. 340, 1792<ref>[https://books.google.fr/books?id=_TgTAAAAYAAJ&pg=PA340&dq=Mathurin+dessus+l%27herbette&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwiKp9KtjqbZAhUFtRQKHWYSBDAQ6AEIJjAA#v=onepage&q&f=false L'Esprit des journaux françois et étrangers], Numéro 7, p. 340, 1792.</ref>.}}
== Texte à modifier ==
<span style="font-size:20px;">'''Texte à modifier'''</span>
=== Gendarmes de la garde du Roi ===
En 1761, il fut admis dans les [[w:Gendarme de la garde|gendarmes de la garde du Roi]]{{Référence nécessaire}}<ref>Selon Pierre Bardin, Joseph de Saint-George, écuyer, demeurant rue Saint-André des Arts, est inscrit sur les registres des gendarmes de la garde du Roi au {{1er}} juillet 1764 et non en 1761 comme d’autres biographes l’ont mentionné. {{ouvrage|année=2006|prénom1=Pierre|nom1=Bardin|titre=[http://books.google.fr/books?id=IjHiGAAACAAJ&dq=Pierre+Bardin Joseph, sieur de Saint-George : Le Chevalier noir] : {{s-|XVIII|e}} : 1739-11799|lieu=Paris|éditeur=Guénégaud}}.Notice Bnf n° [http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb40973268c/PUBLIC FRBNF40973268], {{p.|58-60}}</ref>. Quand [[w:François-Joseph Gossec|Gossec]] lui dédie ses trios en 1766, ''Monsieur de Saint-George'' est [[w:écuyer (gentilhomme)|écuyer]] et [[w:gendarmerie|gendarme]] du roi<ref>
{{ouvrage|année=2000| prénom1=Claude|nom1=Role| titre=[http://books.google.fr/books?id=Wzv7tfMqQx4C&lpg=PA69&dq=%22Monsieur%20de%20Saint-George%22&pg=PA69#v=onepage&q=%22Monsieur%20de%20Saint-George%22&f=false François-Joseph Gossec (1734-1829): un musicien à Paris de l'Ancien Régime à Charles X] : {{sp-|XVIII|e|-|XIX|e}} : 1734-1829| lieu=Paris|éditeur=Éditions L'Harmattan}}. {{BNF|37204351c}}</ref>. « Il devint ensuite écuyer de {{Mme}} de Montesson, l'épouse secrète de l'avant-dernier duc d'Orléans, puis capitaine des gardes du duc de Chartres », nous dit [[w:Louis-Gabriel Michaud|Louis-Gabriel Michaud]]<ref name="michaud1825SG">{{ouvrage|année=1825|prénom1=Joseph Fr.|nom1=Michaud|prénom2=Louis Gabriel|nom2=Michaud|titre=[http://books.google.fr/books?id=VbIFAAAAQAAJ&dq=Biographie%20universelle%2C%20ancienne%20et%20moderne%20Saint-George&pg=PA581#v=onepage&q&f=false Biographie universelle, ancienne et moderne], ou Histoire, par ordre alphabétique, de la vie publique et privée de tous les hommes qui se sont fait remarquer par leurs écrits, leurs actions, leurs talents, leurs vertus ou leurs crimes. Ouvrage entièrement neuf, vol. 39 : {{sp-|XVIII|e|-|XIX|e}} : 1745-1825|lieu=Paris|éditeur=chez Michaud frères}}. {{BNF|37519607n}}. Voir l'[[:s:Biographie universelle ancienne et moderne|édition de 1845]]</ref>.
La question reste en suspens de savoir si Saint-George a participé à la [[w:Guerre d'indépendance des États-Unis|guerre d'indépendance des États-Unis d'Amérique]]. Celle-ci a débuté juste au moment où Saint-George perd son régiment.
=== Contrôleur ordinaire des guerres ===
Le 10 mai 1763 Georges de Bologne achète pour son fils une charge de [[Conseiller du roi]] et contrôleur ordinaire des guerres, une [[sinécure]] de l'administration de l'armée<ref> [http://books.google.fr/books?id=_5rC7WEjkwsC&printsec=frontcover#v=onepage&q&f=false Hiérarchies sociales et ennoblissement : les commissaires des guerres de la maison du roi, 1691-1790]</ref>, qui lui donne droit au titre d’écuyer sans la noblesse<ref>[https://books.google.fr/books?id=XZhAAAAAcAAJ&pg=PA291&lpg=PA291&dq=%22contrôleurs+des+guerres%22+anoblissant&source=bl&ots=MMP2elW623&sig=G_G2EIA3DmHKCCJUvNXo71nUvbs&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwjA6YDorp_MAhXL6RQKHakWDakQ6AEIODAJ#v=onepage&q=%22contrôleurs%20des%20guerres%22%20anoblissant&f=false Borel d'Hauterive, ''Annuaire de la pairie et de la noblesse de France'', 1845, {{p.|291}}.]</ref> et le 8 juin en la Grande Chancellerie de France, les magistrats donnent officiellement leur agrément à cette vente. Une dispense lui a été octroyée. On peut présumer que Georges de Bologne a fait jouer à plein l’article 59 du Code Noir selon lequel « les affranchis ont les mêmes droits, privilèges et immunités dont jouissent les [[Gens de couleur libres|personnes nées libres]] ». Joseph de Saint-George conservera cette charge pendant onze années.
=== La décennie 1789 - 1799 ===
[[Fichier:The Duke of Orléans in 1785 by Joshua Reynolds (British Royal Collection).jpg|vignette|alt=tableau : Philippe d'Orléans|Philippe d'Orléans par Sir [[Joshua Reynolds]].]]
[[Fichier:Manuscrit déclaration des droits de l'homme et du citoyen.jpg|vignette|right|[[Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789|Déclaration des droits de l'homme et du citoyen]]. Assemblée nationale, 20, 21, 25 et 26 août 1789, sanctionné par [[Louis XVI]]<ref>Manuscrit. Estampe, Saint-Omer scripsit ; James sculpsit, {{Gallica|http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb40251840j}}</ref>.]]
[[Fichier:Organisation de la légion franche des Américains, 6 décembre 1792.jpg|vignette|upright=0.8|Décret d'Organisation de la légion franche des Américains, 6 décembre 1792, an {{1er}} de la République Française<ref>{{ouvrage|année=1792|prénom1=France. Assemblée nationale|nom1=Souverain (1774-1792 : Louis XVI)|titre=[http://books.google.fr/books?id=WbwsAAAAYAAJ&printsec=frontcover&hl=fr Collection générale des loix, proclamations, instructions, et autres actes du pouvoir exécutif : ] publiés pendant l'Assemblée nationale constituante & législative, depuis la convocation des États-généraux jusqu'au 31 décembre 1791-[1794] ; avec tables chronologiques & de matières, vol. 12 : {{s|XVIII|e}} : 1789-1794|lieu=Paris|éditeur=De l'Imprimerie royale}}. {{BNF|359510288}}</ref>.]]
[[Fichier:Lettre de Saint-George. Archives des maîtres-d'armes de Paris. 1888.jpg|upright=0.8|vignette|Saint-George accepte le commandement des hussards du midy<ref>Lettre aux présidents de section, signée "[http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k743602.image.hl.r=Le+Chevalier+de+Saint-George.f187.langFR Saint-George]". Imprimé.</ref>]]
[[Fichier:Fondation de la République-IMG 2356.JPG|vignette|upright=0.8|right|[[Journée du 10 août 1792]]. Fondation de la République. Anonyme, 1792-1793.]]
Au début de la Révolution française, Saint-George séjourne en Angleterre. Revenu en France, il revient peu à peu aux fonctions militaires des débuts de sa vie active. D'abord enrôlé dans la [[Garde nationale (France)|Garde nationale (Révolution française)]] de Lille puis à la tête d'une légion qu'il a suscité, il va consacrer les dix dernières années de sa vie à la Révolution française et mettre en œuvre toutes les compétences qu'il a forgé précédemment.
==== Garde nationale à Lille ====
Installé à [[Lille]], Saint-George s’enrôle dans la [[Garde nationale (France)|Garde nationale]] avec le grade de [[Capitaine (France)|capitaine]]. Il est alors au service du duc d'Orléans qui l'envoie à [[Tournay]] aux environs du 13 juin 1791. Les émigrés l'obligent à quitter la ville<ref>Saint-George. An 1791. Est obligé, par les émigrés, de quitter la ville de Tournai, 173.'' {{ouvrage|année=1802|prénom1=Girardin|nom1=(''Libraire'')|titre=[http://books.google.fr/books?lpg=RA1-PA465&dq=Saint-Georges+Tournay+Moniteur+universel&pg=RA1-PA465&id=WtUTAAAAYAAJ&ots=d-VVS0wzpQ Révolution française, ou Analyse complette et impartiale du Moniteur] : suivie d'une table alphabétique des personnes et des choses, Tome second, L — Z : {{s-|XVIII|e}} : 1787-1799|lieu=Paris|éditeur=Publié par Girardin}}. Notice Bnf n° [http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb305105255/PUBLIC FRBNF30510525]</ref>.
{{Citation bloc|Engagé dans quelques intrigues politiques au commencement de la révolution, par ses relations avec le Palais-Royal, Saint-George fut envoyé à [[Tournay|Tournai]], au mois de juin 1791, par le duc d'Orléans, sous prétexte d'y donner un concert, mais en réalité pour essayer de rattacher quelques émigrés aux intérêts du prince. Il ne réussit pas dans cette mission, et reçut même l'ordre de quitter la ville.|François-Joseph Fétis<ref name="Fétis1877SG">{{ouvrage|année=1864|prénom1=François-Joseph|nom1=Fétis|titre=[http://books.google.fr/books?id=LM09AAAAcAAJ&dq=Saint-George&lr&pg=PA12#v=onepage&q&f=false Biographie universelle des musiciens et bibliographie générale de la musique], vol. 7 : {{sp-|XVIII|e|-|XIX|e}} : 1745-1864|lieu=Paris|éditeur=Firmin-Didot et C°}}. {{BNF|30432158r}}. {{Gallica|http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k697249.image.r=Saint-George.f373.langFR}}</ref>.}}
==== 1792-1793 : Légion franche des Américains ====
La [[monarchie]] étant abolie le 21 septembre 1792<ref>[[s:Procès-verbal de la proclamation de l’abolition de la royauté (dans Histoire parlementaire de la Révolution française)|La Convention nationale décrète que la royauté est abolie en France]].</ref>.
[[Louis Mortimer Ternaux]], affirmant l'état civil de Saint-George, nous présente la création de la [[13e régiment de chasseurs à cheval|Légion franche des Américains]] comme l'opération d'un Saint-George investisseur capitaliste, capable de mobiliser des subventions d'État pour une cause militaire.
{{Citation bloc|Saint-georges, né à la [[Guadeloupe]] le 25 décembre 1745, avait organisé à ses frais, mais avec subvention du gouvernement, en vertu de la loi du 7 septembre 1792<ref>"A la date du 15 septembre 1792, nous trouvons la création « d'une légion franche de cavalerie des Américains et du Midi, en vertu de la loi du 7 septembre 1792, dans {{Lien web|url=http://books.google.fr/books?id=SCMSAAAAIAAJ&q=7+septembre+1792+Saint-Georges&dq=7+septembre+1792+Saint-Georges&lr=&cd=9|titre=Saint-Georges et la "légion noire", Revue du Nord, Volumes 32-33|auteur=Alexandre Saint-Léger, université de Lille. Faculté des lettres et des sciences humaines, université de Lille|année=1950|éditeur=université de Lille|site=|Consulté le= 20 mai 2010}}. Au lendemain des [[massacres de Septembre]], l'an {{1er}} de la République.</ref>, la [[13e régiment de chasseurs à cheval|Légion franche des Américains du Midi]], qui devint bientôt le [[13e régiment de chasseurs à cheval|13e chasseurs]]. Il s'en fit naturellement nommer colonel.|[[Louis Mortimer Ternaux]]<ref name="Ternaux">{{ouvrage|année=1867|prénom1=Louis Mortimer|nom1=Ternaux|titre=[http://books.google.fr/books?id=OGgPAAAAYAAJ&dq=Beurnonville%20Saint-George&pg=PA573#v=onepage&q&f=false Histoire de la terreur, 1792-1794], d'après des documents authentiques et inédits, vol. 6 : 1792-1794|lieu=Paris|éditeur=Michel Lévy frères}}. {{BNF|37309503f}}.</ref>.}}
Saint-George imite-t-il alors l'entreprise de la [[guerre d'indépendance des États-Unis]] ? Utilise-t-il le modèle des milices formées de gens de couleur usuel dans les colonies ? La formation et le commandement de cette légion est-elle le pendant de sa candidature à la direction de l'Opéra — et qui va tourner tout aussi mal ? Plusieurs légions se sont formées dans la même période et Saint-George semble bénéficier de l'aide de [[Julien Raimond]] en sus des subventions du gouvernement.
Après la [[Journée du 10 août 1792|Révolution du 10 août 1792]] et le renversement de la [[monarchie]] constitutionnelle, [[Julien Raimond]] vint à l'assemblée avec une députation de citoyens de couleur le 7 septembre 1792<ref>{{ouvrage|année=2000|prénom1=Laënnec|nom1=Hurbon|titre=[http://books.google.fr/books?id=-Qurbdl0IvEC&lpg=PA24&dq=Julien%20Raimond&pg=PA24#v=onepage&q&f=false L'insurrection des esclaves de Saint-Domingue: 22-23 août 1791] : {{sp-|XVIII|e|-|XXI|e}} : 1791-2000|lieu=Paris|éditeur=Karthala}}. {{BNF|371860985}}.</ref>. La députation demandait l'abolition de l'esclavage mais aussi la formation d'une [[légion]] de [[gens de couleur|soldats de couleur]] pour défendre la révolution<ref>{{ouvrage|année=1995|prénom1=Marcel|nom1=Dorigny|prénom2=Association pour l'étude|nom2=de la colonisation européenne|titre=[http://books.google.fr/books?id=jm24AAAAIAAJ&q=Julien+Raimond+Légion+des+Américains&dq=Julien+Raimond+Légion+des+Américains&hl=fr&ei=AHt-TOGOFpDHswb916SWCQ&sa=X&oi=book_result&ct=result&resnum=6&ved=0CEoQ6AEwBQ Les abolitions de l'esclavage: de L.F. Sonthonax à V. Schœlcher, 1793, 1794, 1848]. Actes du colloque international tenu à l'Université de Paris VIII les 3, 4 et 5 février 1994 : {{sp-|XVII|e|-|XX|e}} : 1650-1995|lieu=Paris|éditeur=Presses universitaires de Vincennes et Editions UNESCO}}. {{BNF|357888420}}.</ref>.
Par décret de la Convention Nationale en date du 6 décembre 1792, an {{1er}} de la République Française<ref>6 décembre 1792 : Publication du décret relatif à l'organisation de la [[13e régiment de chasseurs à cheval|légion franche des Américains]] (L. XII, 322.— B. XXVI.21). {{ouvrage|année=1824|prénom1=France|nom1=Conseil d'État|titre=[http://books.google.fr/books?id=PUEUAAAAYAAJ&pg=PT174Tables générales des lois, arrêtés, décrets], ordonnances du roi, arrêts et avis du conseil d'état et réglemens d'administration publiés depuis 1789, vol. 1 : {{s-|XVIII|e|-|XIX|e}} : 1789-1824|lieu=Paris|éditeur=Ménard et Desenne fils}}.<br />{{ouvrage|année=1834|prénom1=Jean-Baptiste|nom1=Duvergier|titre=[http://books.google.fr/books?id=XkIUAAAAYAAJ&pg=RA4-PA6 Collection complète des lois, décrets, ordonnances, règlemens avis du Conseil d'état], ordonnances du roi, arrêts et avis du conseil d'état et réglemens d'administration publiés depuis 1789, vol. 1 : {{s-|XVIII|e|-|XIX|e}} : 1788-1824|lieu=Paris|éditeur=A. Guyot et Scribe}}. Notice Bnf n° [http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb30391495m/PUBLIC FRBNF30391495]</ref>, est organisée la [[13e régiment de chasseurs à cheval|Légion franche des Américains]]. Saint-George devient [[colonel]] de cette légion quelquefois dite ''Légion Franche des Américains et du Midi'' qui est devenue de nos jours le [[13e régiment de chasseurs à cheval|{{13e}} régiment de chasseurs à cheval]]<ref>[[Légion#Un corps d'armée|Légion du Midi ou des Américains]]<br />« De retour à Paris, il organisa un corps de chasseurs à cheval, dont il fut le colonel, et qu'il conduisit à l'armée du Nord. Il s'y distingua par sa bravoure. » Dans {{ouvrage|année=1877|prénom1=François-Joseph|nom1=Fétis|titre=[http://books.google.fr/books?id=LM09AAAAcAAJ&dq=Saint-George&lr&pg=PA12#v=onepage&q&f=false Biographie universelle des musiciens et bibliographie générale de la musique], vol. 8 : {{sp-|XIX|e|-|XIX|e}} : 1835-1877|lieu=Paris|éditeur=Firmin-Didot et C°}}. {{BNF|38779780q}}.<br /> Le titre exact de cette légion est {{ouvrage|année=1792|prénom1=Pierre-Henri-Marie|nom1=Lebrun Tondu|prénom2=DominiqueJoseph|nom2=Garat|prénom3=Convention|nom3=nationale|prénom4=''Légion franche''|nom4=''des Américains'' :|titre=[http://books.google.fr/books?id=YuslGwAACAAJ&dq=légion+des+Américains Décret de la Convention nationale, du 6 décembre 1792, l’an premier de la République françoise : Organisation de la legion franche des Américains]. « Signé Lebrun. Contresigné Garat. » : {{s-|XVIII|e}} : 1792|lieu=France, Imprimerie nationale du Louvre|éditeur=Publié par l’Imprimerie nationale exécutive du Louvre}} ;[http://books.google.fr/books?id=7UMUAAAAYAAJ&pg=PA140&dq=légion+franche+des+Américains#v=onepage&q=légion%20franche%20des%20Américains&f=false (2)].</ref> . Moins pour ses qualités d’escrimeur que parce qu’il a fait une carrière militaire, acquis des compétences de gestionnaire et surtout par patriotisme. L'[[Africain]] Louis Ferrand, né à [[Île de Gorée|Gorée]] est à leurs côté ainsi que [[Georges Milscent]], né à [[Saint-Domingue (colonie française)|Saint-Domingue]]<ref name="Bardin2006">{{ouvrage|année=2006|prénom1=Pierre|nom1=Bardin|titre=[http://books.google.fr/books?id=3j4jAQAAIAAJ Joseph, sieur de Saint-George: le chevalier noir] : {{sp-|XVIII|e|-|XXI|e}} :1739-2006|lieu=Paris|éditeur=Guenegaud,}}. {{Bnf|40973268c}}.</ref>. L’un des officiers sous ses ordres se nomme [[Thomas Alexandre Dumas|Alexandre Dumas]], futur [[général]] de la [[Révolution française|Révolution]]<ref>{{ouvrage|année=1997|prénom1=John G.|nom1=Gallaher|titre=[http://books.google.fr/books?id=zZ-ALXkowCEC&lpg=PA24 General Alexandre Dumas :] soldier of the French Revolution : {{sp-|XVIII|e|-|XX|e}} : 1762-1997|lieu=Carbondale, Illinois, Usa|éditeur=Southern Illinois University (SIU Press)}}. {{BNF|388119959}}</ref> et père de l’auteur des [[Les Trois Mousquetaires|Trois Mousquetaires]].
{{Citation bloc|C'était le moment des enrôlements volontaires, et la France présentait au monde un spectacle qui pouvait passer pour un exemple. […] La France sentit la main de la Mort qui s'étendait sur elle, et, par une puissante et terrible contraction, déjà les pieds dans son linceul, elle s'élança hors de son tombeau. […] Jamais nation n'avait été si près de sa perte que l'était la France de 1792, […] Saint-Georges avait été nommé colonel de la [[13e régiment de chasseurs à cheval|légion franche de cavalerie des Américains du Midi]].|[[Alexandre Dumas]]<ref>[http://www.dumaspere.com/pages/bibliotheque/chapitre.php?lid=m3&cid=3&highlight=Saint-Georges&pos=2214#res Alexandre Dumas, fils.]</ref>.}}
La Légion est formée à [[Laon]] avant de rejoindre [[Lille]] — où le colonel Saint-George est bien connu de la bourgeoisie<ref>{{ouvrage|année=1851|prénom1= Pierre|nom1=Legrand|titre=[http://books.google.fr/books?id=GYr8YEQ1cEAC&pg=PA5 Le Bourgeois de Lille: esquisses locales] : {{sp-|XVIII|e|-|XIX|e}} : 1745-1851|lieu=Paris|éditeur=Beghin}}. {{BNF|}}</ref> et l’[[Armée du Nord (Révolution française)|armée du Nord]] sous la nouvelle désignation de [[13e régiment de chasseurs à cheval|{{13e}} régiment de chasseurs à cheval]]. La légion est envoyée au feu contre les [[Autriche|Autrichiens]].
{{Citation bloc|Lasource : Je demande la permission de déroger à la règle que s'est prescrite la Convention, de ne pas entendre de lettres particulières : celle que je présente n'a que trois lignes.
Je vous annonce, mon cher concitoyen, que je reçois à l'instant la nouvelle que nos troupes ont repris [[Saint-Amand]] et le camp de Moulde, et que ce camp va être rétabli. Votre ami et concitoyen, Saint-George. ([[Convention nationale]], 20 septembre 1792<ref>{{ouvrage|année=1840|prénom1=A.|nom1=Ray|titre=[http://books.google.fr/books?id=z5IFAAAAQAAJ&pg=PA74#v=onepage&q&f=false Réimpression de l'ancien Moniteur : depuis la réunion des États-généraux jusqu'au Consulat (mai 1789 - novembre 1799)] vol. 14 : {{sp-|XVIII|e|-|XIX|e}} : 1650-1840|lieu=Paris|éditeur=Au Bureau central}}.</ref>.
Elle sera à [[Révolution liégeoise|Liège]] le 11 novembre 1792<ref name="Bardin2006"/> et sera sous le commandement de [[Charles-François Dumouriez|Dumouriez]] au moment du contrôle des commissaires de la [[Convention nationale|Convention]]. Après l'affaire [[Charles-François Dumouriez|Dumouriez]], en avril 1793, alors que [[Julien Raimond]] et la [[Société des citoyens de couleur]] demandent un décret abolissant l'[[esclavage]] et que le mouvement révolutionnaire s'accélère à [[Saint-Domingue (colonie française)|Saint-Domingue]], la légion des Américains reçoit l’ordre de se dissoudre<ref>{{Citation bloc|Lille, le 6 brumaire. — Le thermomètre de l'esprit public est ici au plus haut degré d'élévation. Il ne manquait à cette ville qu'une armée révolutionnaire, qui vient d'être organisée par les soins des patriotes. Il y a d'autant plus à compter sur son zèle et la fermeté de ses principes, que les officiers qui la commandent, sont de vrais [[Jacobinisme|Jacobins]].<br />Le corps dit de Saint-Georges, 18{{e}} des chasseurs, était le seul dont la composition pût ne pas inspirer toute confiance. Il n'a pas échappé à la surveillance du ministre de la guerre, qui vient de lui donner pour chef un vrai sans-culotte.}}<br />''Gazette nationale'' ou ''Le Moniteur universel'' {{numéro|52}}. Duodi, {{3e}} décade de Brumaire, l'an 2. (mardi 12 novembre 1793, ''vieux style''.) {{ouvrage|année=1860|prénom1=Léonard-Charles-André-Gustave|nom1=Gallois|titre=[http://books.google.fr/books?id=MQY7AAAAcAAJ&pg=PA393 Réimpression de l'ancien Moniteur], seule histoire authentique et inaltérée de la Révolution française, depuis la réunion des États-Généraux jusqu'au Consulat: (mai 1789 - novembre 1799) : {{s-|XVIII|e}} : 1789-1799|lieu=Paris|éditeur=Plon}}. {{BNF|304776465}}</ref>.}}
{{Citation bloc|SERRE, jeudi 16 mai 1793, au nom du comité de la guerre — Citoyens, vers les premiers jours de septembre dernier, 1792, il fut créé une légion dite [[Légion|légion des Américains]] ; la première compagnie de ce corps fut réellement composée d’hommes de couleur. Cette compagnie intéressante pour tous les vrais amis de l’humanité et de l’égalité, a fait la guerre dans la Belgique avec un courage et une discipline au-dessus de tout éloge ; elle a reçu l’ordre de s’embarquer pour les colonies ; elle, vous en demande la révocation, et se fonde sur ce que la plupart de ces citoyens ont encore leurs maîtres ou leurs agents dans les colonies. Ils craignent que leur dévouement au maintien de la liberté, à la défense de leur patrie adoptive, n’ait servi qu’à les replonger dans les fers. « Car, disent-ils, nous n’avons à opposer aux réclamations de nos ci-devant maîtres que la déclaration des droits de l’homme, et malheureusement dans les colonies la déclaration des droits de l’homme n’est point faite pour nous. Votre comité de la guerre vous propose le décret suivant : Sur le rapport de son comité de la guerre, la Convention nationale décrète :
{{Citation bloc|Que le ministre de la guerre emploiera ailleurs que dans les colonies la première compagnie des chasseurs de la légion dite des Américains du Midi. En conséquence, l’ordre que le ministre a donné pour le transport de cette compagnie dans l’île de Saint-Domingue, demeure révoqué.}}|D’après [[Alexandre Ray]] & [[Léonard-Charles-André-Gustave Gallois]]<ref name="Serre">Publié dans la Gazette Nationale ou Le Moniteur Universel, jeudi 16 mai 1793. {{ouvrage|année=1840|prénom1=Léonard-Charles-André-Gustave|nom1=Gallois|prénom2=Alexandre|nom2=Ray,|titre=[http://books.google.fr/books?id=DZsFAAAAQAAJ&pg=PA400&dq=SERRE,+au+nom+du+comité+de+la+guerre+:+Citoyens,+vers+les+premiers+jours+de+septembre#PPA400,M1 Réimpression de l’ancien Moniteur]. Seule histoire authentique et inaltérée de la révolution française depuis la réunion des États-généraux jusqu’au consulat (mai 1789-novembre 1799) : {{s-|XVIII|e}} : 1793|lieu=Paris|éditeur=Au Bureau Central, Quai Malaquais, 13}}. Notes explicatives et édition scientifique de [[Gustave Gallois]] ; Tables et édition scientifique de [[Alexandre Ray]]. [http://books.google.fr/books?id=DZsFAAAAQAAJ Tome seizième] du Lundi 1er avril 1793 au 30 juin 1793 (An 2 de la République Française). {{Bnf|311819153}}.</ref>}}.
Vendredi 17 mai 1793, les soldats de la [[Légion des Américains]] publient une ''
{{Citation bloc|Adresse à la Convention, à tous les Clubs et sociétés patriotiques pour les nègres détenus en esclavage dans les colonies françaises}}''. Une note à la fin du fascicule précise la date de l'adresse et le nom des rédacteurs : "Paris, le 17 mai 1793, l'an deuxième de la République Française. J. [[Labuissonniere]]. Narcisse, lieutenant des hussards américains. Hellot, ''idem''. [[Saint-George Milscent]]<ref>Né à Grande Rivière, Saint Domingue. Joseph Bologne de Saint-George est alors sous le coup d'une arrestation.</ref>, maréchal-des-logis. [[Lapais]], ''idem''. [[Ferant]], adjudant [et al.] Approuvé par tous les braves républicains"<ref name="AdresseLégionAméricains1793">{{ouvrage|année=17 mai 1793|prénom1=Soldats de la |nom1=Légion des Américains|titre=[url google Adresse à la Convention nationale, à tous les clubs et [[sociétés patriotiques]] pour les Nègres détenus en esclavage dans les colonies françaises de l'Amérique, sous le régime de la République], 15 pages : {{sp-|XVIII|e|-|XX|e}} : 1793-1968|lieu=Paris|éditeur=Imprimerie de [[Guillaume-François Galletti]]}}. {{BNF|}}, {{Gallica|Url}}. vol. 5 de [http://www.google.fr/search?tbs=bks:1&tbo=p&q=+bibliogroup:%22Traite+des+Noirs+et+esclavage%22&source=gbs_metadata_r&cad=3 Traite des Noirs et esclavage], EDHIS, 1968</ref>. ''Ce texte est un véritable manifeste en faveur de l'abolition immédiate de l'esclavage dans les colonies'' et propose un projet de société<ref>{{ouvrage|année=2000|prénom1=Laënnec|nom1=Hurbon|titre=[http://books.google.fr/books?id=-Qurbdl0IvEC&lpg=PA36&dq=Julien%20Rémond%20Saint-Domingue&pg=PA25#v=onepage&q&f=false L'insurrection des esclaves de Saint-Domingue : 22-23 août 1791]: {{sp-|XVIII|e|-|XXI|e}} : 1793-2000|lieu=Paris|éditeur=Khartala}}. {{Bnf|371860985}}</ref>.
==== L'Affaire Dumouriez ====
L'affaire [[Charles-François Dumouriez|Dumouriez]] est l'un des plus complexes épisodes de la Révolution française. Elle se déroule à partir d'avril 1793, sous la [[Terreur (Révolution française)|Terreur]], et oppose le général [[Charles-François Dumouriez|Dumouriez]] à la Convention alors que Saint-George commande la place de Lille. L'enjeu est l'établissement d'une monarchie constitutionnelle, après la décapitation du roi Louis XVI. Mais Dumouriez a des intérêts personnels à défendre : la diplomatie ennemie lui propose le gouvernement de la Belgique. En défendant la ville de Lille contre les troupes envoyées par Dumouriez, Saint-George provoque l'échec des plans du général de l'[[Armée du Nord (Révolution française)|armée du Nord]]<ref>« Il (Dumouriez) envoya ordre au général Miaczinsky, qui était à Orchies, de se présenter avec sa division devant Lille, d'y entrer, de faire arrêter les commissaires de la convention et les principaux clubistes, et, dès que cela serait fait, de se rendre à Douai, d'en chasser le général Moreton, d'y faire reconnaître, ainsi qu'à Lille, le vœu unanime de l'armée pour la constitution, et de se rendre ensuite par Cambray à Péronne, où il devait prendre poste. Ce malheureux officier général ne connut pas assez l'importance de sa mission, la confia à tout le monde, entre autres au fameux mulâtre Saint-George, colonel d'un régiment de hussards, qui le trahit, l'attira dans Lille avec une très-petite escorte : dès qu'il fut entré, on ferma la porte sur lui, on l'arrêta, et il fut conduit à Paris, où il a été décapité: Cet infortuné Polonais avait, en 1770, été un des chefs de la confédération de Pologne, à l'époque où Dumouriez était chargé, par la cour de France, de la diriger. Il avait été pris par les Russes dans un combat ; il était ensuite venu réclamer des indemnités en France ; et le général n'ayant pas pu réussir à les lui faire obtenir, lui avait fait avoir le grade de maréchal de camp, la permission de lever un corps franc, et l'avait employé très-utilement à l'armée. »<br />{{ouvrage|année=1823|prénom1=Charles François|nom1=Du Périer Dumouriez|prénom2=Saint-Albin|nom2=Berville|prénom3=François|nom3=Barrière|titre=[http://books.google.fr/books?id=tb4WAAAAQAAJ&pg=PA139&dq=fameux+mulâtre+Saint-George,+colone La vie et les mémoires du général Dumouriez], Charles François Du Périer Dumouriez. vol. 4 of La vie et les mémoires du général Dumouriez: avec des notes et des éclaircissements historiques : {{s-|XVIII|e|-|XIX|e}} : 1739-1823|lieu=Paris|éditeur=Baudouin Frères, Collection des mémoires relatifs à la révolution française}}. Notice Bnf n° [http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb36283087t/PUBLIC FRBNF36283087].<br />Voir l'affaire Dumouriez dans l’ancien Moniteur {{ouvrage|année=1860|prénom1=Léonard-Charles-André-Gustave|nom1=Gallois, notes explicatives et édition scientifique|prénom2=Alexandre|nom2=Ray,tables et édition scientifique|titre=Réimpression de l’ancien Moniteur : seule histoire authentique et inaltérée de la révolution française depuis la réunion des États-généraux jusqu’au consulat (mai 1789-novembre 1799). Tome ? du lundi 1{{er}} avril 1793 au 30 juin 1793 (An 2 de la République française) : {{s-|XVIII|e}} : 1793|lieu=Paris|éditeur=Publié par H. Plon}}.<br />« Dumouriez vit alors qu'il n'avait plus de temps à perdre ; il fit partir à l'instant le général Miacsinski, avec sa division, pour aller prendre possession de Lille. Il espérait que le colonel Saint-George, qui commandait un régiment de la garnison, lui livrerait la place. Mais les représentants du peuple y étaient : le général fut arrêté, et la division qu'il commandait enlevée et dispersée. » {{ouvrage|année=1842|prénom1=Philippe|nom1=Le Bas|titre=[http://books.google.fr/books?pg=PA793&dq=Chevalier+de+Saint-George+duel&lr=&id=kxEsAAAAIAAJ#v=onepage&q=Chevalier%20de%20Saint-George%20duel&f=false L'Univers: histoire et description de tous les peuples], ''Dictionnaire encyclopédique de la France'', tome sixième : {{s-|XIX|e}} : 1836-1863|lieu=Paris|éditeur=F. Didot frères}}. Notice Bnf n° [http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb30758677s/PUBLIC FRBNF30758677]</ref>. Cette période est, avec toute la rigueur militaire de l'époque, la mieux renseignée de la vie de Saint-George. De très nombreux récits existent qui retracent les « événements de Lille » et leurs conséquences.
Avec l'affaire [[Charles-François Dumouriez|Dumouriez]], suspecté de sympathies [[royalisme|royalistes]], Saint-George est arrêté, le 4 novembre 1793, à [[Château-Thierry]] et, malgré le soutien de la municipalité, jugé. Il est incarcéré d’abord à [[Chantilly]], puis au château d’[[Hondainville]], dans l’[[Oise (département)|Oise]]. Saint-George est encore dans ce lieu de détention le 11 nivôse de l'an II (31 décembre 1793 quand, avec 46 détenus, il signe une pétition adressée au conseil municipal d'[[Hondainville]], "protestant que les frais de garde sont trop élevés et qu'ils ne peuvent les payer". Saint-George est libéré, après presque une année de détention<ref>Saint-George est donc en prison au moment du vote du décret de l'abolition de l'esclavage du 16 pluviose an II (4 février 1794)</ref>.
{{Citation bloc|Victime des excès de la révolution, il fut arrêté comme suspect, et vraisemblablement il aurait péri sur l'échafaud, si la réaction du 9 thermidor (27 juillet 1794) ne l'avait rendu à la liberté.|François-Joseph Fétis)<ref name="Fétis1867J"/>.}}
Destitué de son commandement par [[Jean-Baptiste Bouchotte]], nommé ministre de la Guerre par la [[Convention nationale]] en remplacement de [[Pierre Riel de Beurnonville]] du 4 avril 1793 au 20 avril 1794. Tombant sous le coup d’une loi visant à épurer l’armée de ses [[officier]]s royalistes après l’[[Insurrection royaliste du 13 vendémiaire an IV|insurrection de vendémiaire]] du 5 octobre 1795, il est définitivement révoqué.
{{Citation bloc|Durant la [[Terreur (Révolution française)|Terreur]], il fut arrêté et ne fut mis en liberté que le [[Chute de Robespierre|9 thermidor]]. Il rentra dans la vie privée et mourut à l'âge de cinquante quatre ans, le 12 juin 1799.|[[Louis Mortimer Ternaux]]<ref name="Ternaux"/>.}}
=== Bibliographie (L'Affaire Dumouriez)===
* 1894 - {{Bibliographie|Q37490557}} <!--Augustin Challamel, Les Clubs contre-révolutionnaires, -->
== 1793 ==
=== Décret relatif à la formation des légions. Adopté le 29 avril 1792 ===
1793 - {{bibliographie|Q25938185}}.
Décret relatif à la formation des légions. Lu 27 avril 1792. Adopté le 29 du même mois, pp. 147 & ss.
L'assemblée nationale considérant que le moyen le plus sûr de faire la guerre avec succès, est d'opposer à l'ennemi des troupes de
même armes que celles qu'il emploie ;
Que les troupes légères, Connues sous la dénomination de légions, rempliront cet objet, et qu'il est instant de les organiser.
Après avoir délibéré sur la proposition du roi, contresignée par le ministre; après avoir entendu le rapport de son comité militaire, décrète
qu'il y a urgence.
L'assemblée nationale après avoir décrété l'urgence, décrète ce qui suit :
ART. Ier. Il sera incessamment formé six légions sous la dénomination de Ire, 2e, 5e,
4e, 5e. et 6e.
II. Chaque légion sera composée de deux bataillons d'infanterie légère, d'un régiment de chasseurs à cheval, et d'une division d'ouvriers.
III. Les six légions seront formées de six régimens de chasseurs, à cheval, et des, douze premiers bataillons d'infanterie légère.
IV. Chacune des compagnies, tant de l'infanterie légère que des chasseurs à cheval, sera portée dès-à-présent à cent trente hommes, y
compris les officiers, et pourra pendant la campagne être portée à deux cents hommes.
V. Les compagnies de chasseurs à cheval seront composées d'un maréchal-des-logis. en chef, de quatre maréchaux-des-logis, un brigadier-fourrier, huit brigadiers, huit appointés, deux trompettes, un maréchal ferrant et du nombre de chasseurs nécessaire pour porter lesdites compagnies sur le pied fixé par l'article IV.
VI.- Les compagnies d'infanterie légère seront composées d'un sergent-major, de quatre sergens, un caporal fourrier, huit caporaux,
huit appointés, deux tambours, et du nombre de chasseurs nécessaire pour porter lesditês compagnies-sur le pied fixé par l'article IV.
VII. Il ne sera rien changé à la composition de l'état-major des régimens de chasseurs : et
des bataillons d'infanterie légère, ni au nombre des officiers des compagnies.
VIII. Il sera formé dans chacune des six légions , une division d'ouvriers composée de trente hommes ; savoir, deux sergens, deux
caporaux, deux appointés et vingt-quatre ouvriers, dont douze en bois et douze en fer.<br />
Une moitié de cette division sera attachée au premier bataillon d'infanterie légère, l'autre
au second bataillon.
IX. Tous les citoyens que des raisons particulières auroient mis dans le cas de prendre leur congés après avoir servi dans les compagnies d'ouvriers, de mineurs ou de sapeurs, et qui, encore en état de servir, se présenteront pour entrer dans les divisions d'ouvriers légionnaires y seront adimis autant qu'il y aura de places à donner dans les mêmes grades dont ils auroient joui dans lesdites compagnies.
X. Les militaires retirés du service avec pension ou un traitement militaire quelconque, et qui rentreront au service dans les légions,
toucheront pendant la durée de la présente guerre seulement, outre les appointemens du
=== Mercredi 6 mars 1793 ===
{{Citation bloc|Liege 1er mars Nous sommes désolés Maëstricht est assiégé on y fait un carillon d'enfer toutes les troupes des environs ont le bonheur de s'y montrer et nous qui espérions de nous signaler particulièrement pour prouver à la nation qui nous a reconnus pour François que nous l'étions aussi de fait par tous les sentimens qui caractérisent ce peuple nous sommes ici à répandre des larmes de rage à frapper de nos sabres nus sur les tables sans en pouvoir faire usage contre les ennemis de cette patrie qui nous a adoptés pour ses enfans. Nous en mangeons l'argent le fusil au crochet et les chevaux à l'écurie. Ce qui nous fend le cœur c'est que notre corps est d'une couleur à être remarquée nous nous faisions une fête d'entendre nos braves frères d'armes au sortir de la victoire nous embrasser en nous disant Vous êtes dignes de nous nous vous avons vus dans le chemin de la gloire Et point du tout. Notre colonel absent Hercule seroit-il donc aux pieds d'Omphale ? Des François armés contre les tyrans attendent à Liège leur colonel c'est en dire assez au brave Saint-Georges. NB Cette lettre est d un hussard du nord.|Bulletin des amis de la vérité. Publié par les directeurs de l'Imprimerie du Cercle social, N° 66, Mercredi 6 mars, l'an second de la République (1793), page 4<ref>{{Bibliographie|Q27158766}}, [https://books.google.fr/books?id=EiFhAAAAcAAJ&dq=Imprimerie%20du%20Cercle%20Social%20%2B%20Saint-George&hl=fr&pg=PA67-IA1#v=onepage&q=%20dire%20assez%20au%20brave%20Saint-Georges&f=true N° 66, page 3-4.]</ref>.}}
=== Dimanche 7 avril 1793 ===
{{Citation bloc|Me voici depuis hier matin , avec la division à laquelle j'étois attaché , hors de l'armée de Dumouriez, et sous les ordres du comité de sûreté et du commandant de Lille, et par conséquent de la Convention.<br />Depuis qu'il a levé le masque, Dumouriez a fait conduire Beurnonville et les commissaires à Tournay : c'est tout ce que nous savons ici , car la communication avec son armée est absolument rompue.<br />Voici comment je suis venu ici d'Orchies , avant-hier matin. Miazensky rccut une lettrc de Dumouriez , qui lui faisoit part de ses projets , et lui ordonnoit d'aller à Lille , s'emparer des députés qui pourroient s'y trouver. Il n'a communiqué cette lettre qu'à Saint-Georges , qui s'est trouvé là , et qui , partant tout de suite-, aura sûrement prévenu la municipalité de Lilie. Miazensky , sans consulter personne , est parti avec une parti dc sa division. Arrivé à la porte de Lille , il a été arrêté ct l'est encore. J'étois resté , avec l'autre partie de la division , à Orchies , pour la défense de la frontière. Je reçus, dans la journée , avec l' ordre , l'annonce d'une suspension d'armes avec les Autrichiens , ct , en mêmetenps , la nouvelle de l' arrestation des commissaires et des projets de Dumouriez. La nuit, je me suis rendu ici, d'après les ordres que je reçus le soir. Nous restons campés et cantonnés devant Lille , déterminés à la défense de la République , et faire la guerre à tous les tyrans.|Saint-George par E. Reynier, Bulletin des amis de la vérité<ref>{{Bibliographie|Q27158766}}, [https://books.google.fr/books?id=EiFhAAAAcAAJ&dq=Lille%20%2B%20Maison%20de%20l%E2%80%99Egalité%20%2B%20saint-George&hl=fr&pg=PA98#v=onepage&q&f=false N° 98, Dimanche 7 avril, l'an second de la République (1793), page 4.]</ref>.}}
=== 12 septembre 1793 ===
{{Citation bloc|— Dénonciation contre un particulier de la rue Neuve-de-l'Égalité<ref>Ancienne rue de Bourbon- Villeneuve, aujourd'hui [http://www.openstreetmap.org/#map=17/48.86860/2.34855 rue d'Abukir].</ref>, qui s'est engagé dans les armées de la République et est resté à Paris, gardant son uniforme et ses armes.<br />[...]<br />
''Le meilleur moyen de chasser les Anglais de Toulon serait, s'il n'y avait pas de danger pour les habitants des environs et de notre armée, d'empoisonner les eaux qui vont dans cette ville.''<br />
Au n° 148, Maison de l'Égalité, il s'y rassemble depuis dès avant le [[w:Journée du 10 août 1792|10 août de l'année dernière]] un tas de [[w:Contre-révolution|contre-révolutionnaires]]. [[w:Charles-François Dumouriez|Dumouriez]], [[w:Joseph de Miaczynski|Miaczynski]]<ref>Le maréchal de camp [[w:Joseph de Miaczynski|J. Miaczynski]], polonais au service de la France, condamné à mort par le Tribunal révolutionnaire, le 17 mai 1793, pour s'être associé à la trahison de Dumouriez</ref>''^, [[w:Joseph Bologne de Saint-George|Saint-Georges]]<ref>Le [[w:Joseph Bologne de Saint-George|«chevalier de Saint-Georges » (1745-1799?)]], le fameux escrimeur et auteur dramatique. Il avait servi sous Dumouriez à l'armée du Nord. Arrêté comme suspect, il ne fut mis en liberté que le 9 thermidor an II.</ref> et autres y allaient et y correspondaient, quand par ordre du [[w:Comité de sûreté générale|Comité de sûreté générale de la Convention]] on entoura cette maison. La correspondance y était, mais on l'enleva aussitôt après avec beaucoup d'autres papiers qu'on y avait apportés du château des Tuileries, et ''en'' les porta dans plusieurs autres maisons de Paris que je ne connais pas encore ; mais je sais qu'il s'y rassemble toujours une foule d'aristocrates qu'il faudrait suivre pour savoir ce qu'ils sont et où ils demeurent. Un nommé Petit, se disant fournisseur des vivres pour les armées, et qui demeure rue Saint-Honoré et près Saint-Honoré, est de ce repaire, et l'un des chefs. De temps à autre, ces conspirateurs se rassemblent tantôt à la campagne, tantôt dans l'un des faubourgs de Paris, jusqu'à bien avant dans la nuit ; mais, tous les matins jusqu'à midi, ils sont réunis dans leur repaire, Maison de l'Égalité, n" 148, où demeure la nommée Sainte-Foy, dont ledit Petit est l'amoureux. Les hardes de [[w:Joseph de Miaczynski|J. Miaczynski]] étaient dans cet appartement peu de jours avant son exécution. Il est à présumer que c'est là que se distribuent et l'or de [[w:William Pitt le Jeune|Pitt]] et les rôles qu'on fait jouer aux personnages soudoyés.<br />
Les gens de la police n'étant pas tous également bien sûrs, il ne les faut pas charger indistinctement de la poursuite de cette affaire.|Paris pendant la Terreur ː Rapports des agents secrets du Ministre de l'intérieur, publiés pour la Société d'histoire contemporaine, Rapport de Soulet (F<sup>7</sup> 3688<sup>3</sup>)<ref>1910-1978 - {{Bibliographie|Q27166448}}, [https://archive.org/stream/parispendantlate01carouoft#page/84/mode/2up p. 84-85].</ref>}}
=== 22 septembre 1793 ===
[[Fichier:P1100952 Paris II rue Saint-Denis n°224 ancienne Maison des Dames de Saint-Chaumont rwk.JPG|100px|vignette|gauche|Ancienne Maison des Dames de Saint-Chaumont]]
;1910-1978 - {{Bibliographie|Q27166448}} <!-- Paris pendant la Terreur ː rapports des agents secrets du Ministre de l'intérieur -->
{{Citation bloc|Rapport de Soulet (F 36883), 12 septembre 1793. — Dénonciation contre un particulier de la rue Neuve-de-l'Égalité<ref>Ancienne rue de Bourbon- Villeneuve, aujourd'hui rue d'Aboukir. </ref>, qui s'est engagé dans les armées de la République et est resté à Paris, gardant son uniforme et ses armes.<br />
Le meilleur moyen de chasser les Anglais de [[w:Siège de Toulon (1793)|Toulon]] serait, s'il n'y avait pas de danger pour les habitants des environs et de notre armée, d'empoisonner les eaux qui vont dans cette ville.<br />
Au n°148, Maison de l'Égalité, il s'y rassemble depuis dès avant le [[w:Journée du 10 août 1792|10 août de l'année dernière]] ''(1792)'' un tas de contre-révolutionnaires. [[w:Charles François Dumouriez|Dumouriez]], [[w:Joseph de Miaczynski|Miaczynski]]<ref>Le maréchal de camp J. Miaczynski, polonais au service de la France, condamné à mort par le Tribunal révolutionnaire, le 17 mai 1793, pour s'être associé à la trahison de Dumouriez, </ref>, [[w:Joseph Bologne de Saint-George|Saint-Georges]]<ref>Le "chevalier de Saint-Georges" (1745-1799 ?), le fameux escrimeur et auteur dramatique. Il avait servi sous Dumouriez à l'armée du Nord. Arrêté comme suspect, il ne fut mis en liberté que le 9 thermidor an II ''(26 juillet 1794)''</ref> et autres y allaient et y correspondaient, quand par ordre du Comité de sûreté générale de la Convention on entoura cette maison. La correspondance y était, mais on l'enleva aussitôt après avec beaucoup d'autres papiers qu'on y avait apportés du château des Tuileries, et on les porta dans plusieurs autres maisons de Paris que je ne connais pas encore ; mais je sais qu'il s'y rassemble toujours une foule d'aristocrates qu'il faudrait suivre pour savoir ce qu'ils sont et où ils demeurent.<br />
Un nommé Petit, se disant fournisseur des vivres pour les armées, et qui demeure rue Saint-Honoré et près Saint-Honoré, est de ce repaire, et l'un des chefs. De temps à autre, ces conspirateurs se rassemblent tantôt à la campagne, tantôt dans l'un des faubourgs de Paris, jusqu'à bien avant dans la nuit ; mais, tous les matins jusqu'à midi, ils sont réunis dans leur repaire, Maison de l'Égalité, n° 148, où demeure la nommée Sainte-Foy, dont ledit Petit
est l'amoureux. Les hardes de [[w:Joseph de Miaczynski|Miaczynski]] étaient dans cet appartement peu de jours avant son exécution. Il est à présumer que c'est là que se distribuent et l'or de Pitt et les rôles qu'on fait jouer aux personnages soudoyés.<br />
Les gens de la police n'étant pas tous également bien sûrs, il ne les faut pas charger indistinctement de la poursuite de cette affaire|{{Bibliographie|Q112183821}}<ref>[https://archive.org/details/parispendantlate01carouoft/page/84/mode/2up?q=%22Saint-Georges%22 Pierre Caron.- Paris pendant la Terreur, 1910, Internet Archive, page 84]</ref>.}}
{{Citation bloc|Page 167 : On dit que l'on a arrête le nommé Saint-Germain<ref>Sans doute A.-L.-C. Saint-Germain, marquis d'Apchon, ex-maréchal de camp, condamné à mort par le Tribunal révolutionnaire le 18 germinal an II (cf. {{Bibliographie|Q26205619}}, t. II, [https://archive.org/stream/histoiredutribu07wallgoog#page/n225/mode/2up p. 217])<br /><small>Saint-Germain d'Apchon (A.-L.-C.. marquis de), maréchal des camps et armées du roi, etc., né à Paris en 1749.<br />Issu d'une famille distinguée, il embrassa la carrière militaire, parcourut rapidement les grades inférieurs et se trouvait maréchal de camp au moment où la révolution éclata. Il ne prit aucune part ostensible aux troubles qui la suivirent, fut néanmoins arrèté en 1793, resta détenu pendant plusieurs mois dans les prisons de la capitale, et se vit enfin traduit au redoutable tribunal de Fouquier et de Coffinhal, qui le condamna à mort comme conspirateur le 7 avril 1794 (''18 germinal an II'') à l'âge de quarante-cinq ans</small>. {{Bibliographie|Q26721416}} [https://books.google.fr/books?id=0PPZWseNiFIC&hl=fr&pg=PA223#v=onepage&q&f=false deuxième édition, t.III, 1816, p. 223].<br />Antoine-Louis-Claude Marquis de Saint-Germain-d'Apchon, Maréchal des Camps & Armées du Roi, Lieutenant-Général de la Province de Bourgogne au Baillage du Mâconnais, Seigneur Comte de Saint-Trivier en Bresse, a donné procuration à Claude-Marie Palluat de Jalamodes, ancien Capitaine en premier au Corps des Carabiniers, Chevalier de l’Ordre Royal & Militaire de St. Louis, {{Bibliographie|Q27506815}}, [https://books.google.fr/books?id=CFncyzHPsEkC&dq=A.-L.-G.%20Saint-Germain%20%2B%20marquis%20d'Apchon%20%2B%20ex-maréchal%20de%20camp&hl=fr&pg=RA1-PA23#v=onepage&q=A.-L.-G.%20Saint-Germain%20+%20marquis%20d'Apchon%20+%20ex-maréchal%20de%20camp&f=false p. 23].</ref>, au service dans l'armée de la République. Le fameux Saint-Georges<ref>Cf. ci-dessus, [https://archive.org/stream/parispendantlate01carouoft#page/84/mode/2up/search/Georges p. 84, note 4]. Le «chevalier de Saint-Georges » (1745-1799 ?), le fameux escrimeur et auteur dramatique. Il avait servi sous Dumouriez à l'armée du Nord. Arrêté comme suspect, il ne fut mis en liberté que le [[w:Chute de Robespierre|9 thermidor an II]] (27 juillet 1794).</ref>, un nommé Petit<ref>Cf. ci-dessus, [https://archive.org/stream/parispendantlate01carouoft#page/84/mode/2up/search/fameux p. 85].</ref>, se disant employé dans les vivres, maison du bureau de loterie, n" 12, le nommé Morel<ref>Pas de renseignements</ref>,, se disant employé dans les vivres, maison du bureau de loterie, n° 13, le nommé Morel, rue Saint-Chaumont<ref>11 n'y avait pas de rue de ce nom. Monic veut probablement parler de la [[w:Rue de Tracy|rue de Tracy]], ou du passage de Sourdis (aujourd'hui [[w:Passage Lemoine|passage Lemoine]]), qui longeaient tous deux la [[w:Rue Saint-Denis (Paris)#Bâtiments remarquables et lieux de mémoire|maison des Filles Saint-Chaumont]] ou de l’Union-Chrétienne, ou ''[http://www.poitiers.catholique.fr/leglise-diocesaine/la-vie-consacre/vie-apostolique/union-chretienne-de-saint-chaumond/ Union Chrétienne de Saint Chaumond]'' (Cf. {{Bibliographie|Q27507344}}, [http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6461115x/f17.image Quarier Palais Royal] & [https://books.google.fr/books?id=UDIBAAAAQAAJ&hl=fr&pg=PP11#v=onepage&q&f=false Montmartre] ; [https://books.google.fr/books?id=UDIBAAAAQAAJ&dq=Union%20chrétienne%20de%20Saint-Chaumond&hl=fr&pg=RA1-PA32#v=onepage&q=Union%20chrétienne%20de%20Saint-Chaumond&f=false Les Filles de l’Union chrétienne ou Filles de Saint-Chaumond].</ref>, porte Saint-Denis, n° 16 (il tient même un jeu prohibé), tous complices de Dumouriez et Miaczynski<ref>Cf. ci-dessus, p. 8^, note 3. "Le maréchal de camp J. Miaczynski, polonais au service de la France, condamné à mort par le Tribunal révolutionnaire, le 17 mai 1793, pour s'être associé à la trahison de Dumouriez.</ref>, — leur correspondance était chez une femme nommée Sainte-Foy<ref>cf. ci-dessus, [https://archive.org/stream/parispendantlate01carouoft#page/84/mode/2up/search/Georges p. 85].</ref>, maison du n° 148, au Jardin-Égalilé, mais les papiers furent enlevés aussitôt que le Jardin-Égalité fut traqué pour la première fois — devraient être arrêtés aussi. Peut-être chez ces trois individus y trouverait-on de quoi découvrir d'autres traîtres.<br />, maison du n° 148, au Jardin-Égalité, mais les papiers furent enlevés aussitôt que le Jardin-Égalité fut traqué pour la première fois — devraient être arrêtés aussi. Peut-être chez ces trois individus y trouverait-on de quoi découvrir d'autres traîtres<ref>[https://archive.org/details/parispendantlate01carouoft/page/168/mode/2up?q=%22Saint-Georges%22 Pierre Caron.- Paris pendant la Terreur, 1910, Internet Archive, page 168]</ref>.|{{Bibliographie|Q112183821}}<ref>[https://archive.org/details/parispendantlate01carouoft/page/n7/mode/2up?q=%22Saint-Georges%22 Citations]</ref>.}}
{{Citation bloc|Au Jardin-Égalité, depuis le n°1 jusqu'au n° 9 ou 10, il y a un club d'aristocrates, et l'on y joue à des jeux prohibés.|Paris pendant la Terreur ː Rapports des agents secrets du Ministre de l'intérieur, publiés pour la Société d'histoire contemporaine, Rapport de Monic (F<sup>7</sup> 3688<sup>3</sup>)<ref>1910-1978 - {{Bibliographie|Q27166448}}, [https://archive.org/stream/parispendantlate01carouoft#page/168/mode/2up/search/fameux p. 168].</ref>}}
=== Affaire du Général Miaczinski ===
==== 28 décembre 1793 ====
<poem>
Jugement du 28 décembre 1793.
Tribunal Criminel Révolutionnaire,
Etabli au Palais, à Paris, par la Loi du loMars 1793, pour juger sans appel les Conspirateurs. 1793
[[w:Joseph Bologne de Saint-George|Joseph Saint-George]] dépose :
{{bibliographie|Q27554981}}, [https://books.google.fr/books?id=vGG4Rfub0lMC&hl=fr&pg=PA427#v=onepage&q=Saint-George&f=false page 427 & ss.]
Voir également : Gazette des tribunaux, et mémorial des corps administratifs et municipaux, 1793, [https://books.google.fr/books?id=6l2G9-9P5FMC&dq=%22Joseph%20Saint-George%22&hl=fr&pg=PA427#v=onepage&q=%22Joseph%20Saint-George%22&f=false page 427].
</poem>
== 1794 ==
* 1794 - {{bibliographie|Q28168008}}, sur l'affiliations aux sociétés ou la question de la formation des partis politiques (?)
** 1870 - {{bibliographie|Q28168270}}. Cf. Discours de M. SILLERY sur les sociétés populaires et sur la lettre de M. La Fayette au Corps législatif, dans laquelle ce ... Copie de la lettre écrite par la Société des Amis de la liberté et de l' égalité au président de la Convention nationale (''préciser cette bibliographie'').
== 1795 ==
[[Fichier:Henri-Nicolas Van Gorp - La femme à la lorgnette.jpg|100 px|vignette|gauche|[[w:Henri-Nicolas Van Gorp|Henri-Nicolas Van Gorp]] - Femme à la lorgnette, mode & décors sous la Convention nationale, c.1795-avant 1819, Rouen, Musée des Beaux-Arts]]
[[w:1795|1795]]
* [https://arts-lubies.blogspot.fr/2012/10/la-mode-feminine-vue-dans-la-peinture.html Voir les questions de l'émergence de la mode]
== 1799 ==
[[w:1799|1799]]
Saint-George meurt à [[w:Paris|Paris]] alors que se termine la décennie de la [[w:Révolution française|Grande Révolution]]. Les sources tendent à confirmer le décès de Joseph Bologne de Saint-George en France, en 12 juin 1799, cinq années après sa libération des prisons de la [[w:Révolution française]]. [[w:Jean Maurice Verdot|Jean Maurice Verdot]] et [[w:Pierre Bégat|Pierre Bégat]] indiquent également la date du 12 juin 1799<ref>{{ouvrage|année=1842|prénom1=Jean Maurice|nom1=Verdot|prénom2=Pierre|nom2=Bégat|titre=[http://books.google.fr/books?id=tdhkAAAAMAAJ&pg=PR58#v=onepage&q&f=false Fastes de la Légion-d'honneur :] biographie de tous les décorés accompagnée de l'histoire législative et réglementaire de l'ordre, vol. 1 : {{sp-|XVII|e|-|XIX|e}} : 1650-1842|lieu=Paris|éditeur= Editions}}. {{BNF|36406355f}}.</ref>. La cause du décès provient, selon les informations convergentes de ses biographes, de la région de la vessie. Sa mort ne passe pas inaperçue. Contrairement à ce qui a pu être écrit, sa mort est honorée dignement et les journaux de l’époque lui rendent hommage. Pierre Bardin déclare en janvier 2009<ref>[http://halleyjc.blog.lemonde.fr/2009/01/09/une-trouvaille-de-monsieur-pierre-bardin-sur-la-mort-du-chevalier-de-saint-georges/ Une trouvaille de Monsieur Pierre Bardin sur la mort du chevalier de Saint-Georges] sur Guadeloupe Attitude, blog personnel de Jean-Claude Halley, président de l’Association des Amis de Joseph Bologne, chevalier de Saint-Georges. Voir l’œuvre de cette association : [http://halleyjc.blog.lemonde.fr/2009/05/02/sous-le-regard-de-saint-georges/ Sous le regard du Chevalier de Saint-Georges]. Consultés le 5 mai 2009.</ref> avoir découvert un rapport qui atteste de l’admiration que les professionnels des armes vouaient au chevalier de Saint-George. Ce document confirmerait que le Chevalier de Saint-George n’est pas mort abandonné de tous et oublié.
On a perdu la trace de la sépulture de Saint-George décédé dans la tourmente de la Révolution française finissante, alors que Bonaparte recueille le pouvoir.
{{Citation bloc|La Révolution, en chassant des églises les sépultures et en faisant la guerre aux morts, ainsi qu'aux vivants, avait fait tomber en désuétude le respect dont la religion entourait les restes de l'homme : le culte des tombeaux avait disparu avec celui des autels. Ce fut un pieux sentiment et une généreuse émulation qui provoquèrent la restauration de ce colle consolant. M. G. de Pixerécourl, plus que personne, a toujours éprouvé celte touchante sollicitude pour le dernier asile de ceux qu'il a aimés, et dans ce moment même, après (trente ans de séparation, il se souvient de Dalayrac, pour lui faire élever, dans le cimetière de Fontenay-sur-Bois, un monument digne de l'artiste, de l'ami, et pour faire frapper une médaille en son honneur| René-Charles Guilbert Pixérécourt, Charles Nodier et P. L. Jacob, Catalogue des livres rares et précieux et de la plus belle condition, composant la bibliothèque de M. G. de Pixérécourt<ref>{{Bibliographie|Q28223033}}, 1839-1840</ref>.}}
Retrouver aujourd'hui la dernière demeure de Saint-George est un jeu de piste dans lequel se sont investis des généalogistes. Ainsi, Pierre Bardin a publié une copie dactylographiée d'un document concernant l'inhumation du chevalier de Saint-George qui serait enterré au ''Temple de la Liberté et de l’Égalité'', appelé auparavant l’[[w:Église Sainte-Marguerite (Paris)|église Sainte Marguerite]]<ref>L'[http://books.google.fr/books?id=Nakx_gLPlFEC&dq=%22Temple%20de%20la%20Liberté%20et%20de%20l'Egalité%22%20%2B%20%22église%20Sainte-Marguerite%22&hl=fr&pg=PA413#v=onepage&q=%22Temple%20de%20la%20Liberté%20et%20de%20l'Egalité%22%20+%20%22église%20Sainte-Marguerite%22&f=false église Sainte-Marguerite], qui porta en 1793 le nom de Temple de la Liberté et de l'Égalité, est aujourd'hui la paroisse du 8° arrondissement.Jean Lebeuf, Cocheris.- Histoire de la ville et de tout le diocèse de Paris, Auguste Durand, 1867, [[Église Sainte-Marguerite (Paris)|Sainte-Marguerite]], {{p.|532-538}}, sources et bibliographie.</ref>, débaptisée comme nombre d’églises sous la Révolution''<ref>'''Temple de la Liberté et de l’Égalité''' : Caroline Crouin, «[http://ahrf.revues.org/document2123.html Étude scénographique des fêtes en faveur de l’abolition de l’esclavage] en France (février - juillet 1794)», dans ''Annales historiques de la Révolution française'', {{n°|339}}, [En ligne], mis en ligne le : 15 mars 2008. Consulté le 2 août 2009.</ref>
{{Citation bloc|Le commissaire de police de la Section de [[w:Montreuil (Seine-Saint-Denis)|Montreuil]] est de permanence le duodi 22 prairial de l'an 7 — 10 juin 1799, au lieu de : 10 juin 1700. Voir l’article de Pierre Bardin : «[http://halleyjc.blog.lemonde.fr/2009/01/09/une-trouvaille-de-monsieur-pierre-bardin-sur-la-mort-du-chevalier-de-saint-georges/ 22 Prairial de l’an 7 (10 juin 1799)] ») lorsque, à huit heures du soir, il voit entrer quatre personnages à la mise soignée, qui viennent déposer une requête après avoir décliné leur identité.<br />Le premier à se présenter est le citoyen [[w:Jean-Pierre Gomard|Jean-Pierre Gomard]], professeur en fait d'armes, demeurant rue du Bout du Monde, {{numéro|18}}, Division de Brutus. Le second, le citoyen [[w:François Philibert Menissier|François Philibert Menissier]] fils, professeur en fait d'armes, demeurant [[w:Rue d'Aboukir|rue Neuve-Saint-Eustache]], {{numéro|12}}<ref>La [[w:Rue d'Aboukir|rue Neuve-Saint-Eustache]] se situe entre la [[w:rue Montmartre|rue Montmartre]] et la [[w:rue des Petits-Carreaux|rue des Petits-Carreaux]], Cf. [http://www.openstreetmap.org/#map=18/48.86739/2.34511 OpenStreetMap].</ref>, Division de Brutus, puis le chef d'escadron [[Charles François Talmet]], du {{9e}} régiment de hussards demeurant à Monceaux près Paris, canton de Clichy, enfin le citoyen [[Pierre Nicolas Beaugrand]], employé en retraite (il fut chef de bureau à l'Assemblée Nationale), demeurant à Paris rue Neuve des Petits Champs, {{numéro|16}}, Division de la Butte des Moulins.<br />Tous déclarent « que le citoyen Joseph Bologne dit Saint George, chef de brigade du treizième régiment de chasseurs à cheval, est décédé d'aujourd'hui à une heure de relevée, rue Boucherat {{numéro|13}}, division du Temple et enregistré à la municipalité du sixième arrondissement, son corps ayant été porté aujourd'hui dans une bière au Temple de la Liberté et de l'Égalité du huitième arrondissement. Comme les déclarants ont connu parfaitement le défunt, qu'ils étaient étroitement liés d'amitié avec lui, ils désirent exhumer le corps du dit défunt pour le mettre dans un cercueil de plomb. Ils se sont donc présentés devant nous à l'effet de pouvoir parvenir à remplir l'exécution de leurs sentiments, si toutefois rien n'est contraire au principe des lois, affirmant le tout pour être sincère et véritable et ont signé avec nous après lecture faite :<br />Gomard, Beaugrand, Talmet chef d'escadron, Menessier fils, Pillecat commissaire de police.<br />Une expédition sera faite et transmise à l'administration centrale et municipale à l'effet de statuer à cet égard ce que de droit"|Transcription du texte communiqué par Pierre Bardin<ref>Documents consultés : * Archives de la police, Aa 173. Section de Montreuil Procès-verbal des commissaires de police. * Mémoire de la [[Henriette Lucy Dillon|marquise de la Tour du Pin]]. Le temps retrouvé - Mercure de France - 1979. * Pierre Bardin [http://www.ghcaraibe.org/bul/ghc222/p5791.rtf A propos de Saint George]. Consulté le 2 août 2009. * Bill Zick, Africlassical.com, [http://halleyjc.blog.lemonde.fr/2009/05/01/saint-georges-death-exhumation-obituaries-sur-le-tres-beau-site-africlassica-de-bill-zick/ Le Chevalier de Saint-Georges (1745-1799)]. Afro-French Composer, Violinist & Conductor. France's Best Fencer & Colonel of Black Legion. Consulté le 29 août 2009 * [http://chevalierdesaintgeorges.homestead.com/Page1.html#41 42 Exhumation]. Consulté le 29 août 2009</ref>.</ref>}}
=== Le Journal de Paris du 14 juin 1799 (26 prairial an VII) ===
* {{Citation bloc|Une brève, parue dans le Journal de Paris du 26 prairial an VII (14 juin 1799), signale que "''Saint-Georges, célèbre par sa supériorité dans les armes, la danse, l'équitation, la musique, est mort à Paris, rue Boucherat, le 21 prairial, à l'âge de {{Unité|60|ans}}''"|Citation de Luc Nemeth dans "''Un état-civil chargé d'enjeux : Saint-George, 1745-1799''"<ref>{{Bibliographie|Q28199453}}. Extrait du ''Journal de Paris'', 26 prairial an VII, 14 juin 1799, {{p.|1171}}. Une première recherche de cette citation sur le net le 28 avril 2010 n'avait pas donné de résultats autres que des liens pointant vers l'article de Luc Nemeth. Le résultat est identique à ce jour, 12 janvier 2017.</ref>.}}
== 1797 ==
* {{Citation bloc|Cercle de l'Harmonie Les entrepreneurs du Cercle de l Harmonie au Palais Royal font tous les jours de nouveaux sacrifices pour rendre leur entreprise plus agréable au public Avant hier premier mai le concert brillant comme à l ordinaire & dans le quel Saint George exécuta avec le plus grand succès un concerto de sa composition le concert disons nous fut précédé d un proverbe joué par Volange il est encore ce qu il était il ya quinze ans c est à dire plein de naturel de gaîté de facilité & de mobilité dans tous ses rôles|Peltier.- Paris. Pendant L'Année 1797<ref>Volume 13 - Page 80, id= Wm4YTUO2xyIC</ref>.}}
=== The European Magazine, 1799 ===
* {{Citation bloc|At Paris, aged 60 years and upwards, the Chevalier St. George, celebrated for fencing and other bodily exercises.|Philological Society of London.- The European Magazine: And London Review, Death abroad, Volume 35, 1799<ref>Philological Society of London.- The European Magazine : And London Review, Death abroad, Volume 35, 1799, [https://books.google.fr/books?id=_SYoAAAAYAAJ&hl=fr&pg=RA8-PT118#v=onepage&q&f=false page 431]</ref>,}}
== 1810 - Georgette Ducrest.- Mémoires sur l'impératrice Joséphine ==
[[Fichier:Pauline Bonaparte.jpg|100px|vignette|gauche|[[w:François Joseph Kinson|François Joseph Kinson]].- Pauline Bonaparte, princesse Borghese, duchesse de Guastalla, 1808]]
<poem>
{{Citation bloc|c.1810-1812 - '''Distinction entre nègre & mulâtre''' - La princesse Borghèse donna un magnifique bal auquel assista toute la famille impériale. Le vice-roi devait danser avec la reine de Naples; il était déjà en place, lorsque M. de Canouville<ref>[https://books.google.fr/books?id=szoeBFATaDYC&dq=Armand-Jules-%C3%89lisabeth%20DE%20CANOUVILLE&hl=fr&pg=PA544#v=onepage&q=Armand-Jules-%C3%89lisabeth%20DE%20CANOUVILLE&f=false Armand-Jules-Elisabeth de Canouville (1785-1812)], aide de camp de Berthier, amant de Pauline Bonaparte. Leur liaison dura de de 1810 jusqu'à la mort du jeune militaire en 1812, sur le front russe</ref> se précipite vers l'orchestre et crie à Julien<ref>Pas de bal élégant sans la présence de Julien. Ce célèbre chef d'orchestre était, non pas nègre, mais mulâtre, et sa tournure avantageuse n'avait pas peu contribué à son succès.</ref>, qui le conduisait:
— Une valse.
— Monsieur, c'est une contre-danse que l'on va danser.
— Je veux une valse.
Pendant ce petit colloque, le vice-roi s'était approché, et observa que, pour suivre l'ordre établi jusqu'à ce moment, il fallait la contre-danse.
— C'est possible, monseigneur, s'écria impétueusement M. de Canouville; mais comme je valse avec la princesse Borghèse, je le répète, je veux une valse et tout de suite, obéissez, Julien.
— Moi, monsieur, dit doucement le vice-roi à Julien, je vous prie de jouer la contre-danse. Ce qui fut fait, plusieurs personnes ayant entouré M. de Canouville, pour lui faire sentir combien sa conduite était inconvenante.
L'extrême modération du vice-roi fut connue promptement dans Paris, et augmenta l'affection qu'on lui portait, en prouvant qu'il savait allier les vertus privées à celles qu'il avait déployées dans les camps. I I se contenta d'opposer le sang-froid à une inconcevable folie, tandis qu'il pouvait d'un mot nuire à celui qui ne craignait pas de se mettre ainsi en opposition avec lui: c'est par de semblables actions que les princes doivent en effet se distinguer et se venger.|Georgette Ducrest.- Mémoires sur l'impératrice Joséphine, la cour de Navarre et la Malmaison<ref>* 1828- c.1840 - {{bibliographie|Q28252400}}, [https://books.google.fr/books?id=lTMUAAAAQAAJ&dq=le%20mul%C3%A2tre%20Julien%2C%20chef%20d'orchestre%20des%20bals&hl=fr&pg=PA106#v=onepage&q=le%20mul%C3%A2tre%20Julien,%20chef%20d'orchestre%20des%20bals&f=false page 106].</ref>.}}
</poem>
== 1812 ==
{{Citation bloc|Il est impossible de parler des duels sans dire un mot du fameux Saint-Georges<ref>"''Lorsque j'ai voulu nommer quelqu'un, je l'ai fait''". [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6464133s/f10.item.r=Saint%20Georges Avant-propos, page IV]</ref>, que tout le monde a connu ; il excellait dans tous les exercices du corps et dans plusieurs arts d'agrément; mais sa suprématie dans l'escrime était le premier de ses talens aux yeux de la multitude; on admirait, on révérait, presque un homme qui pouvait en tuer vingt l'un après l'autre sans recevoir une égratignure. Les jeunes gens ; surtout, comme ne réfléchissant guères, voyant en lui un homme sûr de faire trembler tous ceux qu'il rencontrait, enviaient cette incroyable supériorité dans l'escrime ; ils la mettaient bien au-dessus de celle qu'il possédait également dans l'équitation et le tir des armes à feu, de ses grands talens en musique et sur le violon. La qualité de premier spadassin du monde éclipsait tant d'avantages bien plus réels. À quoi devait-on attribuer la préférence ridicule et extraordinaire de ces jeunes gens ? à leurs séances habituelles dans des salles d'armes, ou,comme de raison, l'art qu'on y professait était proclamé le premier de l'univers, le seul qui convînt à un jeune homme entrant dans le monde, celui qui tenait lieu de tous. Imbus de ces belles idées, les jeunes gens se persuadaient aisément qu'un tifeur d'armes savait tout ce qu'il devait savoir, et leur admiration profonde pour le maître par excellence était une suite naturelle de cette conviction. Les maîtres d'armes , de leur côté, n'oubliaient rien pour exalter la prééminence de l'art ; ils y mettaient une importance qui aurait été extrêmement comique, s'ils ne se fussent pas permis quelquefois d'user de moyens violens pour protéger une opinion qu'il était possible de trouver erronée<ref> J'ai une si haute opinion du tact, du jugement et de la raison des jeunes gens d'aujourd'hui, que je ne serais pas éloigné de croire que sur cent qui liront ces réflexions, quatre-vingt-dix préféreroient le talent de Saint-Georges dans l'escrime à tous ses autres talens , et en conviendraient s'ils voulaient répondre en leur âme et conscience ; or, cette préférence ne signifierait autre chose, sinon qu'ils aimeraient mieux être assurés de faire trembler tout le monde, de pouvoir être insolens et querelleurs impunément, d'avoir, en un mot, la certitude de tuer leur homme sans courir le moindre danger, que de se voir recherchés partout pour un grand talent d'agrément. Il y aurait dans ce choix une noblesse d’âme, une délicatesse de sentiment bien faites pour charmer l'observateur. Au reste, ce grand Saint-Georges, que la révolution conduit aux armées, n'y a pas été plus brave qu'un autre, s'il faut en croire les bruits de ce temps-là ; il est vrai qu'une tierce et une quarte se parent plus facilement qu'un coup de fusil ou de canon.</ref>.<br />J'ai connu à Versailles un maître d'armes qui me disait très-sérieusement qu'il n'existait que deux états dans le monde, maître d'armes et capucin ; que si son fils n'était pas l'un, il serait l'autre. Je pris la liberté de lui faire observer que peut-être son fils n'aurait aucune vocation pour ces deux états, et n'en serait pas moins capable d'en bien remplir un troisième. Il me répondit que c'était un parti pris ; qu'un homme qui ne sentait pas les avantages sans nombre de sa profession, méritait, par cela seul, de passer sa vie dans un cloître : je ne pus jamais en tirer autre chose. On voit que Molière, lorsqu'il met sur la scène le maître d'armes de M. Jourdain, et qu'il lui fait débiter sur son art des extravagances si comiques, n'a pas chargé le tableau ; et qu'ainsi que dans tous ses ouvrages, il a pris la nature sur le fait.<br />Il y a trois siècles et plus, les Français se battaient pour leurs dames : tantôt ils défendaient leur honneur outragé ; tantôt, et c'était le plus ordinaire, ils défendaient leur beauté ; mais ces combats étaient toujours publics : on y mettait un grand appareil. À une époque où les guerres étaient presque continuelles, cet amour, ce respect pour les dames entretenaient parmi la noblesse un courage, une émulation capables de créer des héros ; car ces guerriers amans ne se contentaient pas de se battre ; il fallait encore, pour plaire à sa dame, être irréprochable dans sa conduite, ne se permettre aucune action dont l'honneur le plus délicat pût avoir à rougir : Dieu et ma dame était le cri de ces chevaliers. Au milieu des combats, ils se croyaient sous leurs yeux ; les trophées de la victoire n'avaient de prix pour eux que par l'espoir de les déposer aux pieds de la dame de leurs pensées. Ainsi l'amour de la gloire et de la patrie, ce mobile des plus grandes actions, prenait sa source dans un sentiment bien moins estimable en lui-même, mais qui le devenait par l'importance qu'on y attachait, et les grands effets qu'il produisait.<br />A ces époques si glorieuses pour la noblesse, en ont succédé d'autres dont elle ne saurait trop rougir. Les pères combattaient pour des dames renommées par leur naissance, par le rang qu'elles tenaient dans le monde ; pour des dames dont la bienveillance était capable d'honorer un chevalier français. Les descendans se sont battus pour des filles d'Opéra, pour des courtisanes, vil rebut de la société ; aussi, de pareilles dames n'ont-elles pas inspiré de grandes choses à
leurs chevaliers, et l'on citerait peu d'actions distinguées qui soient dues à leur influence.|Alphonse de Fortia de Piles (1758-1826) et Jules-Louis-Melchior Porthmann (1790-1820).- Quelques réflexions d'un homme du monde<ref>1812 - {{bibliographie|Q112336197}}, [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6464133s/f166.item.r=Saint%20Georges page 156 & ss]. Le djvu est sur Internet Archive mais la pagination me semble bizarre. <!-- Quelques réflexions d'un homme du monde, sur les spectacles, la musique, le jeu et le duel --></ref>.}}
== 1825 ==
=== 1825 - Michaud, Biographie universelle, ancienne et moderne ===
{{Citation bloc|La journée du [[w:Chute de Robespierre|9 thermidor]] (27 juillet 1794), le rendit à la liberté. Saint-George ressentit alors les atteintes d'une maladie de [[w:vessie|vessie]] : mais, par suite de son insouciance habituelle, il y fit peu d'attention ; il cacha même un [[w:ulcère|ulcère]] qui était la source de son mal, et y succomba le 12 juin 1799, à l'âge de cinquante-quatre ans.|[[Joseph-François Michaud]], [[w:Louis-Gabriel Michaud|Louis Gabriel Michaud]].- Saint-George (Le chevalier de), 1825<ref>{{bibliographie|Q28225207}} dans {{bibliographie|Q28224887}}, 1825, [https://books.google.fr/books?id=VbIFAAAAQAAJ&dq=Biographie%20universelle%2C%20ancienne%20et%20moderne%20Saint-George&hl=fr&pg=PA579#v=onepage&q&f=false page 579].</ref>.}}
=== Le Magasin pittoresque, 1833 ===
* {{Citation bloc|12 juin 1799. — Mort du chevalier Saint-George. Outre son habileté extraordinaire dans tous les exercices du corps, et surtout dans l'escrime, il excellait dans la musique. Il a composé plusieurs partitions et plusieurs concertos. Lorsqu'on 1792 les Prussiens envahirent le sol de la France, Saint-George fit des prodiges de valeur à la tête d'un corps de cavalerie qu'il avait levé et conduit, en qualité de colonel, à l'armée du Nord. Il était mulâtre.|12 juin 1799. — Mort du chevalier Saint-George, Le Magasin pittoresque, 1833<ref>[https://books.google.fr/books?id=GQeK-bDYtfYC&dq=Chevalier%20de%20Saint-George%20%2B%20imitation%20%2B%20musique&hl=fr&pg=PA151#v=onepage&q&f=false page 151].</ref>.}}
=== Fétis, Biographie universelle, 1837 ===
{{Citation bloc|Privé de tous ses revenus par les événements politiques, il passa ses dernières années dans un état voisin de la misère. Un ulcère à la vessie le conduisit au tombeau le 12 juin 1799, à l'âge de cinquante-quatre ans.|François-Joseph Fétis.- Biographie universelle des musiciens et bibliographie générale de la musique, 1837<ref>{{bibliographie|Q28221253}}, 1837, [https://archive.org/stream/biographieuniver008ft#page/12/mode/2up/search/George page 12]</ref>}}
== 1807 ==
[[Fichier:Henry Moses, Joseph Collyer - End of Slave Trade, 1807.png|100px|vignette|gauche|Commémoration de l'Abolition de la traite esclavagiste, [[w:Abolition de l'esclavage au Royaume-Uni#Mobilisation parlementaire et interdiction de la traite (1807)|Parlement britannique, 1807]]]]
== 1819 ==
[[Fichier:Burney - Saint George, M De, a Greek gentleman, Rees's Cyclopaedia, Vol 31.png|100px|vignette|gauche|Burney.- Saint George, M. De, a Greek gentleman, Rees's Cyclopaedia, Vol 31, 1819]]
Dans un article pour le Rees's Cyclopaedia, [[w:Charles Burney|Charles Burney]], musicien et précurseur en musicologie<ref>{{IMSLP|id=Burney, Charles}}, [http://imslp.org/wiki/Category:Burney,_Charles Partitions libres] de [[c:File:Charles Burney.jpg|Charles Burney]] sur l'[[w:International Music Score Library Project|International Music Score Library Project]]</ref>, nous apprend que Saint George, M. De, <strong>a Greek gentleman</strong>, est mort à Lille en 1794<ref>1819 - {{Bibliographie|Q28324585}}</ref>.
{{Citation bloc|1837 - Jullien, qui fut le Musard de la fin du {{S|XVIII}}, conduisait un orchestre de bal d'une manière fort distinguée ; il partageait la vogue avec un mulâtre nommé Hullin.|Georges Touchard-Lafosse - 1837<ref>{{bibliographie|Q28239200}}, [https://books.google.fr/books?id=5i1IAQAAMAAJ&hl=fr&pg=PA309#v=onepage&q=Hullin&f=false page 309]</ref>}}
== 1823 ==
{{Citation bloc|Le célèbre Saint George était un mulâtre de la Basse Terre, fils du fermier général, M. de Boulogne qui lui fit donner à Paris une éducation soignée. Il devint capitaine des gardes du duc de Chartres, aujourd'hui duc d Orléans. Son adresse dans tous les arts de la gymnastique surtout dans ceux de l'escrime et de l'équitation, sa science dans tous les jeux et ses talens dans la musique en firent un personnage célèbre. Il embrassa la cause de la révolution avec transport leva un corps de chasseurs à cheval, le 13e, dont il fut colonel et servit sous Dumouriez dont il signala la défection. Revenu à Paris, Saint George fut arrêté, il obtint sa mise en liberté à la chute de Robespierre et y mourut en 1801 dans un état voisin de l'indigence ayant porté le titre de chevalier de Saint-George.|''Hommes marquans de la Guadeloupe'', Le fameux saint-George<ref>1823 - {{bibliographie|Q24071077}}, chapitre XVII, [https://www.google.fr/books/edition/Les_Antilles_Francaises_particulierement/LIRlAAAAcAAJ?hl=fr&gbpv=1&dq=La+Guadeloupe+%2B+Saint-George&pg=PA300&printsec=frontcover page 300].</ref>.}}
== 1834 ==
1834 - A.V. Arnauld, Monnais.- Éphémérides universelles, ou tableau religieux, politique, littéraire, scientifique et anecdotique, présentant pour chaque jour de l'année un extrait des annales de toutes les nations et de tous les siècles...Corbiz,
* https://books.google.fr/books?id=oYJsjlIUDRwC ; texte , page 241, [https://books.google.fr/books?id=oYJsjlIUDRwC&hl=fr&pg=PA241#v=onepage&f=false 12 juin 1799 Mort du chevalier de Saint George], juin 1834, deuxième édition, tome sixième.
* {{BNF|33369842v}} ; Monnais, Édouard (1798-1868). Fonction indéterminée .- Ephémérides universelles ou Tableau religieux, politique littéraire, scientifique et anecdotique, présentant, pour chaque jour de l'année, un extrait des Annales de toutes les nations et de tous les siècles depuis les temps historiques jusqu'à nos jours... mises en ordre et publiées par M. Edouard Monnais. Juillet. Tome septième, Publication : Paris : Corby, 1830, Note(s) : Réimpression faite à la suite des évènements de 1830
*[https://archive.org/details/Monnais.-ephemeridesUniverselles1834/page/n251/mode/2up Internet Archive]
== 1840 ==
=== Roger de Beauvoir.- Le chevalier de Saint-Georges, œuvre créée en 1840 ===
==== Œuvre (1840) ====
[http://www.wikidata.org/entity/Q23541390 Le chevalier de Saint-Georges]
œuvre
1840
{{bibliographie|Q23541390}}
[http://www.wikidata.org/entity/Q29111757 Le chevalier de Saint-Georges]
œuvre
1840
{{bibliographie|Q29111757}}
[http://www.wikidata.org/entity/Q29113372 Le chevalier de Saint-Georges]
œuvre
1840
{{bibliographie|Q29113372}}
==== Série (1840) ====
[http://www.wikidata.org/entity/Q29111757 Le chevalier de Saint-Georges]
série
1840
{{bibliographie|Q29111757}}
[http://www.wikidata.org/entity/Q29113372 Le chevalier de Saint-Georges]
série
1840
{{bibliographie|Q29113372}}
==== Edition (1840) ====
[http://www.wikidata.org/entity/Q23591344 Le chevalier de Saint-Georges]
édition
H.-L. Delloye
1840
{{BNF|30074396g}}
{{bibliographie|Q23591344}}
[http://www.wikidata.org/entity/Q29113492 Le Chevalier de Saint-Georges]
édition
Dumont
1840
{{BNF|300743954}}
{{bibliographie|Q29113492}}
==== Adaptation théâtrale (1840) ====
[http://www.wikidata.org/entity/Q28123257 Le Chevalier de Saint-Georges, comédie mêlée de chant, en trois actes],
''livre''
Imprimerie de Mme De Lacombe
1840
{{BNF|372188528}}
{{bibliographie|Q28123257}}
==== Traduction en allemand (1840) ====
Edition
[http://www.wikidata.org/entity/Q23681251 Der Chevalier von Saint-Georges]
1840
{{bibliographie|Q23681251}}
==== Article critique (Revue de Paris), 1840 ====
[[Fichier:Michael Jackson INVINCIBLE.jpg|100px|vignette|gauche|Ben Heine.- Portrait, Michael Jackson, I N V I N C I B L E.]]
[[Fichier:Roger de Beauvoir Le Chevalier de Saint-Georges V1p6, 1840.jpg|100px|vignette|gauche|Roger de Beauvoir.- Le Chevalier de Saint-Georges, 1840, V1, p.6]]
[[Fichier:0024MAN-Antinous.jpg|100px|vignette|gauche|[[w:Antinoüs|Antinoüs]] est un jeune homme originaire de[[w:Bithynie| Bithynie]] ayant vécu au IIe siècle apr. J.-C., plus connu comme favori et amant de l'empereur romain Hadrien. Il meurt âgé de 20 ans environ, noyé dans le Nil, dans des circonstances qui restent mystérieuses. Divinisé par [[w:Hadrien|Hadrien]], Antinoüs est représenté par un grand nombre d'œuvres d'art qui en font l'un des visages les plus célèbres de l'Antiquité. Wikipédia[https://www.youtube.com/watch?v=YtWl6fqt5MI *].]]
'''<big>Transcription, Le Chevalier de Saint-George (Revue de Paris), 1840</big>'''
Le Chevalier de Saint George PAR M ROGER DE BEAUVOIR
{{bibliographie|Q108114250}}, p.58
Cette figure du [[w:Joseph Bologne de Saint-George|chevalier de Saint George]] l'une des plus brillantes et des plus étranges qui aient traversé le {{S|XVIII}} devait séduire tôt ou tard quelque élégant esprit épris des souvenirs de ce siècle charmant que les vaudevillistes de nos jours ont si indignement calomnié et que M.[[w:Jules Janin| Jules Janin]] a vengé tant de fois avec cette grâce infinie qui lui est propre. C'était là pour le romancier et le poète un merveilleux héros qui ne laissait rien ou presque rien à créer à l'imagination plus d amours et de coups d'épée de billets doux et de cartels qu'il n'en faut pour défrayer dix romans, véritable héros de boudoir et de salle d'armes excellant dans tous les jeux de l'esprit et du corps. Apollon taillé dans Hercule, Don Juan noir ainsi qu'on l'appelait un [[w:Antinoüs|Antinoüs]]<ref>[https://www.youtube.com/watch?v=lpj8mDK3SBg Hervé Cristiani.- Antinoüs]</ref> africain. Admirable sujet à coup sûr pour une plume fine et parfumée, amoureuse et guerrière à la fois rompue à ces belles allures de style qui s'en vont hélas et menacent de se perdre avec le savoir vivre et les belles manières. C'était en même temps pour l'historien et le penseur un sujet fécond en études et en méditations de tout genre que l''''apparition resplendissante''' du mulâtre de [[w:Saint-Domingue (colonie française)|Saint-Domingue]] au milieu de cette société française qui lui ouvre ses rangs le convie à toutes ses fêtes et se serre pour lui faire place au banquet de ses priviléges. N'est-ce pas en effet un spectacle bien étrange et bien digne de réflexions que cette destinée proscrite sous le ciel de la patrie, ce mulâtre bâtard deux fois maudit et deux fois réprouvé pour sa naissance et pour sa couleur qui part esclave de [[w:Saint-Domingue (colonie française)|Saint-Domingue]] pour venir s{asseoir à [[w:Paris|Paris]] au sein de la plus belle société du monde. Il y a dans ce seul fait toute une histoire de [[w:Décadence|décadence]], l'histoire d'une société qui se décompose et tire à sa fin. C'était à la même époque presque au même moment que [[w:Giacomo Casanova|Casanova]] cet impudent Vénitien se voyait accueilli comme un enfant gâté par ce même beau monde qui quelques lustres auparavant l'aurait fait jeter à la porte. À ces caprices de femme ennuyée qui cherche à s'étourdir et veut être à tout prix amusée, on peut aisément reconnaître une société qui se meurt. La société française se mourait en effet Miné par la base ce grand et superbe édifice craquait sourdement et près de crouler ouvrait follement ses portes et ses fenêtres à tout ce qui pouvait le distraire des préoccupations de sa ruine. La foule qui s'y pressait enivrée, ardente, éperdue avait hâte de jouir de ses derniers beaux jours elle abdiquait volontiers pourvu qu'on l'amusât d'autant moins sévère dans le choix de ses plaisirs qu'elle était blasée sur tous et qu'elle sentait vaguement que son heure suprême était proche. Quand le chevalier de Saint George apparut la scène était merveilleusement disposée pour le recevoir, l'acteur était lui-même merveilleusement taillé pour la scène : il arriva, comme arrivent les grands hommes au besoin des temps, à propos. Il sut amuser, il régna.<br><br>Il régna par les graces du corps autant et plus peut être que par le charme de l'esprit. Dans ce temps plus que dans le nôtre, observe M Roger de Beauvoir, l'adresse et les exercices du corps suffisaient pour faire arriver un homme et le conduire par la main à la fortune. Il ya une chose entièrement perdue de nos jours, c'est l'académie, l'art de la natation, de l'équitation, de la danse, du tir à l'épée, au pistolet, au bâton entrait alors dans l'éducation des gentilshommes. Ces exercices donnaient du relief au maintien on pouvait être dispensé d'être un poète, un savant, mais on devait être un cavalier accompli. Or, quel cavalier fut à ce point de vue plus accompli que le chevalier de Saint George ? Au jeu de paume il eut découragé d'Épernon ; à l'escrime humilié Caylus, Maugiron, et Bussy d Amboise. Nul n'avait sa grâce à cheval ; en amour il n avait point de maître. Il écrivait de petits vers et composait de petite musique dont Grimm ne disait pas trop de mal ; il jouait des symphonies avec son fouet, nageait comme Byron dansait comme Vestris et patinait sur la glace comme on ne patine plus. Ajoutez à cela qu'il avait les cheveux crépus les lèvres épaisses et le teint bronzé qualités exotiques dont l'appréciation n'était pas sans un vague intérêt pour les curiosités féminines. C'était d ailleurs un noble cœur qui n'avait rien de commun avec le Vénitien dont j'écrivais le nom tout à l heure. S'il trompa ses maîtresses, il resta fidèle à ses amis : il eut la bonté que donne la force, il fut aussi généreux que brave.<br><br>Voilà le héros qu'a choisi M. de Beauvoir et je sais peu d'écrivains pour ma part qui soient plus propres que celui là à nous conter un semblable poème. M de Beauvoir l'a divisé en deux parties qui formeront un ensemble de quatre volumes. Les deux premiers ont paru : c'est l'histoire de l'enfance de Saint George mêlée à un drame terrible dont le dénouement est encore pour nous un mystère. C'est là sans doute un drame plein d'un sombre intérêt mais ce que j'aime surtout dans cette première partie du livre de M de Beauvoir, c 'est la vérité des détails et le charme du coloris. Il s'y trouve sur les meurs et sur la vie de la société créole aux Antilles sous Louis XV et Louis XVI une foule de choses exquises dont nous n'avions pas idée jusqu à ce jour. La description y est sobre d'ailleurs et n'absorbe pas le récit. Saint George n'est encore qu'un enfant mais sous cet enfant on devine déjà l'homme qui doit s'élever plus tard souple comme un serpent, agile comme un jaguar. Ce qu'il souffre d'humiliations et de tortures ne saurait se dire mais, l'esclave a le pressentiment d'une destinée meilleure il attend. Le chapitre des Deux Baptêmes est un des plus charmans du livre. L'espèce d'intimité qui s'établit entre Saint-George et le petit marquis de Langey est décrite avec beaucoup de grâce et d'esprit. Toutes les figures qui remuent sur le second plan sont pleines de vie et d'animation enveloppées chacune d'un intérêt qui lui est propre, suivant chacune son instinct et parlant franchement son langage. J'attendrai pour toucher aux principaux acteurs de ce drame les deux volumes qui le compléteront car jusqu'ici nous n'avons qu'une introduction. La première partie de ce livre, ainsi que le dit M. de Beauvoir lui même, ne fait que préparer les voies à la seconde. Déjà sur la fin du deuxième volume nous retrouvons le mulâtre à Paris, au Palais Royal, à la cour, amant de Mme de Montesson, ami du duc de Chartres, recherché des belles, agacé par les coquettes, l'astre des petits soupers le soleil de toutes les fêtes, le lustre des spectacles. Comment s'est opéré ce changement. Par quel art, par quelle magie ? Qu'est devenu l'amour de Saint George pour la marquise de Langey ? Comment la trame brisée à Saint Domingue se renouera t'elle à Paris ? À quels nouveaux développemens allons nous assister ? Quelles merveilles nous sont promises ? Ne reverrons-nous plus le sombre visage de Tio Blas ? Avons-nous perdu pour jamais cette terrible et fatale beauté qui se nomme Mme de Langey ? Tout ceci est encore un mystère dont M. Roger de Beauvoir possède seul le secret ; ces deux premiers volumes ne sont qu'un appât offert à notre curiosité. Asseyez vous sur le seuil du palais et regardez par la porte entr'ouverte : voyez que d'or et de satin, de dentelles et de rubans, de jeunes et beaux cavaliers, de femmes jeunes et belles ? Et que de fins sourires et que d'amoureux regards ! Que verrez vous donc quand les portes ouvertes à deux battants, M. de Beauvoir vous prenant par la main, vous introduira lui même dans cette société française en train de jeter son dernier bruit et son dernier éclat au milieu de ce monde qu'il semble avoir visité tant il en reproduit avec fidélité la grâce, le charme et l'élégance. [https://www.google.fr/books/edition/Revue_de_Paris/WLs7AQAAMAAJ?&pg=PA59 REVUE DE PARIS 59]
==== Autres dates de publication (Edition) ====
'''1846''' - http://www.wikidata.org/entity/Q29113597Le chevalier de Saint-Georges
édition
Boulé
1846
{{BNF|30074397t
{{bibliographie|Q29113597}}
'''1862'''
[http://www.wikidata.org/entity/Q23570001 Le chevalier de Saint-Georges]
édition
Michel Lévy frères
1862
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'''1869'''
[http://www.wikidata.org/entity/Q23591937 Le chevalier de Saint-Georges]
édition
Michel Lévy frères
1869
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==== Autres dates de publication (Livre) ====
'''1856'''
[http://www.wikidata.org/entity/Q29113903 Le Chevalier de Saint Georges]
livre
Michel Lévy frères
1856
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'''1862'''
[http://www.wikidata.org/entity/Q29117753 Le Chevalier de Saint Georges]
livre
Michel Lévy frères
1862
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'''1869'''
[http://www.wikidata.org/entity/Q29114047 Le Chevalier de Saint Georges]
livre
Michel Lévy frères
1869
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== 1844 ==
* 1783-1844 - Duel au fleuret & blessures : [https://books.google.fr/books?id=JF855R26AbgC&dq=Duel%20%2B%20fleuret%20%2B%20blessures%20%2B%20Chevalier%20de%20Saint-George%20%2B%20Les%20Beaux-arts%20illustration%20des%20arts%20et%20de%20la%20littérature&hl=fr&pg=PA3#v=onepage&q&f=false Un souvenir de Saint-Georges], Les Beaux-arts illustration des arts et de la littérature
** [http://publicdomainreview.org/2016/12/07/the-many-lives-of-the-medieval-wound-man/ The Many Lives of the Medieval Wound Man]
== 1845 ==
==== Georges Touchard-Lafosse.- Apparition du chevalier de Saint Georges, 1845 ====
{{Citation bloc|'''Apparition du chevalier de Saint Georges'''.- Il paraît depuis quelque temps dans le monde un mulâtre, nommé M. de Saint-Georges, dont les talents extraordinaires font beaucoup de bruit. C'est un homme grand, admirablement fait, et dont les traits, malgré leur teinte brune, ont de la noblesse, un certain charme, beaucoup d'expression surtout. On assure que les dames apprécient ce demi-nègre, moins parce qu’il excelle à monter à cheval, à tirer des armes, à jouer du violon et à patiner, que parce qu’il est doué, dit-on, d'une vertu herculéenne que notre sexe passe pour rechercher dans ces temps d'incontinence. M. de Saint-Georges, en qualité de virtuose, a été admis à faire de la musique avec la reine; il en fait cependant davantage avec madame de Montesson, M. le duc d'Orléans l'ayant attaché à sa maison en qualité d'[[s:Page:RogerDeBeauvoir-LeChevalierDeSaint-georgesEdition2V31840.djvu/121|officier des chasses]].<br />
Il y a peu de jours, le mulâtre à la mode, revenant avec un de ses amis d'une partie fine, fut attaqué par six hommes armés de bâtons. Les deux gentilshommes firent de leur mieux avec leurs vpées; mais ils eussent infailliblement été assommés si le guet ne fût venu à leur secours. M. le duc d'Orléans a fait auprès de M. Lenoir les plus pressantes démarches pour que les assassins subissent une rigoureuse peine; mais bientôt son altesse royale a reçu de haut lieu l'invitation de ne pas se mêler de cette affaire, et les prisonniers ont été relâchés. Tout porte à croire qu’il y avait sous jeu quelque vengeance conjugale, confiée à des assommeurs, vu l'extrême danger qu’il y aurait à se mesurer avec M. de SaintGeorges.<br />
On se rappellera peut-être, car ces particularités frappent on ne sait trop pourquoi, que Monsieur se vanta très-haut, le lendemain de ses noces, d'avoir mérité une réputation pareille à celle que mon sexe accorde à M. de Saint-Georges. Depuis lors, l'opinion publique s'est inscrite en faux contre cette jactance, jusqu'au point de dire hautement que, dans les derniers temps encore, Madame se trouvait à peu près dans l'état de pureté où nous l'en•voya l'honnête monarque savoyard. On attribuait ce défaut de culture d'un terrain en apparence très-propre au rapport, à une cause plus foncièrement fâcheuse que celle qui retarda longtemps la postérité du roi ; cause à laquelle les postures de l'abbé ne pouvaient sans doute remédier. Tout à coup la nature a paru se révéler chez son altesse royale, du moins à en juger par sa conversation intime : ses courtisans assurent que les propos de ce prince sont très-vifs, très-amoureux, très-ardents. Madame affirme de son côté à ses dames que c’est une éloquence toute de phrases; et ce qui le prouverait un peu, c’est qu'on a démenti la grossesse de cette princesse, dont les flatteurs de son époux s'étaient plu à répandre le bruit.|Georges Touchard-Lafosse.- Chroniques pittoresques et critiques de l'Œil de bœuf, Volume 4, G. Barba, 1845<ref>{{Bibliographie|Q28243565}}, 1845, Chapitre III, 1779-178O-1781], ''Apparition du chevalier de Saint Georges'', [https://books.google.fr/books?id=6TNySnWtZPQC&hl=fr&pg=PA392#v=onepageq&f=false page 392]</ref>.}}
== 1846 ==
{{Citation bloc|On the story, founded as it is on the well-known “Chevalier de St. Georges<ref>Il s'agit d'une adaptation de "{{bibliographie|Q28123257}} (1840)", tiré du [[d:Q23591344|roman éponyme]] de [[w:Roger de Beauvoir|Roger de Beauvoir]]</ref>,” rendered so popular by the fine acting of Lafont at the French Plays, it is unnecessary to dwell. The author has adhered closely to the original piece, only changing the …|The Illustrated London News - Volume 9 - Page 393<ref>[https://books.google.com/books?id=W9FCAQAAIAAJ The Illustrated London News] - Volume 9 - Page 393</ref>.}}
== 1852 ==
1852 - Voir : St. George ; The Chevalier St. George dans George Dubourg.- The Violin: Some Account of that Leading Instrument, 1852. L'ouvrage n'a pas d'entrée pour Saint-George compositeur, chef d'orchestre & musicien mais donne des "''Hints''", "''Anecdotes''" à son propos, en relation avec d'autres musiciens de son époque : [https://books.google.fr/books?id=7y0DAAAAQAAJ&hl=fr&pg=PA93#v=snippet&q=St.%20George&f=false St. George] ; [https://books.google.fr/books?id=7y0DAAAAQAAJ&hl=fr&pg=PA93#v=snippet&q=Saint-George&f=false Saint-George] ; [https://books.google.fr/books?id=7y0DAAAAQAAJ&hl=fr&pg=PA191#v=snippet&q=The%20Chevalier%20St.%20George&f=false The Chevalier St. George]<ref>{{bibliographie|Q28464762}}, 1852</ref>
== 1857 ==
{{Citation bloc|SAINT-GEORGES (N..., dit le chevalier de) était à la fin du siècle dernier l'un des amateurs les plus renommés dans l'art de l'escrime. Son teint basané révélait son origine; il était né à La Guadeloupe, des amours d'une mulâtresse libre avec '''M. Boillongne de Préminville''', riche colon. Le père et protecteur du jeune Georges, devenu fermier général, l'amena en France, lui donna une éducation distinguée, et le fit entrer, sous le nom pompeux de chevalier de Saint-Georges, dans les mousquetaires. À la suppression de ce corps, il devint écuyer de madame de Montesson et capitaine des gardes du duc de Chartres. Habile entre tous dans l'art de manier l'épée, Saint-Georges n'était pas un duelliste ; il eût été par trop dangereux d'avoir avec lui ce qu'on appelle une affaire d'honneur. Livré aux intrigues qui agitaient alors le Palais-Royal, ami intime des Biron (Lanzun), des Custines, des Sillery, il accompagna à Londres, en 1791, le duc d'Orléans dans son exil déguisé sons l’apparence d'une mission diplomatique. Là il eut, en présence du prince de Galles, un assaut d'armes célèbre avec le chevalier d'Éon de Beaumnont, et fut touché. À son retour, il trouva la société entièrement changée. Son art avait cessé d’être en honneur ; on ne se battait plus à l'épée, et le tir au pistolet n'avait pas encore acquis la vogue qu’il a de nos jours. Des salles d'armes Saint-Georges passa sur le terrain des combats véritables, et contribua à la défense de nos frontières. Il leva une espèce de corps franc, dont il se fit le colonel, et le conduisit à l'armée du nord, sous les ordres de Dumouriez. Après la défection de son général, il le dénonça, afin d’éviter les soupçons qui atteignirent un grand nombre de ses compagnons d'armes. Il n'en fut pas moins arrêté comme suspect, en 1794, et se vit à la veille de comparaître devant le terrible tribunal. ''Pare celte botte-là'', lui dit Fouquier-Tinville en lui remettant son acte d'accusation. Le 9 thermidor ayant lui peu de jours après, Saint-Georges fut mis en liberté sans jugement. Il mourut en 1801, dans une situation obscure, mais aisée.|William Duckett (Fils).- Dictionnaire de la conversation et de la lecture<ref>William Duckett (Fils).- [https://books.google.fr/books?id=eQo7AAAAcAAJ&dq=Le%20duc%20de%20Chartres%20nomme%20en%20ce%20jour%20M.%20le%20chevalier%20de%20Saint-Georges%20capitaine%20de%20ses%20chasses.&hl=fr&pg=PA677#v=onepage&q=Le%20duc%20de%20Chartres%20nomme%20en%20ce%20jour%20M.%20le%20chevalier%20de%20Saint-Georges%20capitaine%20de%20ses%20chasses.&f=false Dictionnaire de la conversation et de la lecture], Volume 15, 1857.</ref>}}
== 1859 ==
* 1859 Jacques Reynaud (1804-1872).- [[w:Comtesse Dash|Comtesse Dash]], Portraits contemporains, Amyot, Paris, {{BNF|36405711p}}, oclc=755735690, https://archive.org/details/ReynaudPortraitsComtemporains, Jacques Reynaud, ou [[s:Comtesse Dash|Comtesse Dash]] est le pseudonyme de ''Anne-Gabrielle de Cisternes de Courtiras Vicontesse de Poilloüe de Saint-Mars''. Son ouvrage ''Portraits contemporains'' est une suite de Biographies d’auteurs du {{S|XIX}} dont un de Joseph Bologne de Saint-George sous le titre ''M. de Saint-Georges'', {{p.|49-60}}
== 1869 ==
{{Citation bloc|SAINT GEORGES de 1 Marquis de St G au château de Mirabeau par Moulins Allier 2 chevalier de St G C ministre plénipotentiaire à Rio Janeiro Brésil 3 de St G en son château à Croutes Aube 4 de St G au château de Terlant par Dun le Roi Cher 5o de St G au château de Chey par Billom Puy de Dôme 6 de St G auditeur au conseil d État Paris 7 de St G au château de Kerenneval par Rosporden Finistère 8 de St G 1o3 rue du Bac Paris 9 de St G 12 rue La Bruyère Paris 1o de St G 14 rue Saint Quentin Paris 1 1 de St G 29 rue Marignan Paris|État présent de la noblesse française contentant le dictionnaire de la noblesse contemporaine, Librairie Bachelin-Deflorenne, 1869<ref>[https://books.google.fr/books?id=h8CyvB_9FtgC&dq=Fran%C3%A7ois%20Ruyneau%20de%20Saint-George&hl=fr&pg=PA1429#v=onepage&q=Fran%C3%A7ois%20Ruyneau%20de%20Saint-George&f=false État présent de la noblesse francaise, 1869]</ref>}}
== 1871 ==
{{Citation bloc|Saint-George (Le chevalier de), né à la Guadeloupe, 1745-1799, mulâtre, fils de M. de Boulogne, fermier général fut élevé à Paris, entra dans les mousquetaires, devint capitaine des gardes du duc de Chartres et s'attacha à sa fortune. En 1792, il leva, comme colonel, un régiment de chasseurs à cheval, et combattit courageusement sous Dumouriez. Ses dernères années furent malheureuses. Il avait brillé dans le monde par son adresse incroyable dans tous les exercices du corps, par la vivacité de son esprit enjoué et par la bonté de son cœur. Habile musicien, il composa plusieurs opéras-comiques, ''Ernestine''. ''la Chasse'', ''la Fille-Garçon'', des sonates, des concertos, un menuet, qui eurent du succès.|Louis Grégoire.- Dictionnaire encyclopédique d'histoire, de biographie, de mythologie et de géographie, Garnier, 1871, page 1718<ref>Louis Grégoire.- Dictionnaire encyclopédique d'histoire, de biographie, de mythologie et de géographie, Garnier, 1871, [https://books.google.fr/books?id=_ethAAAAcAAJ&dq=Le%20duc%20de%20Chartres%20nomme%20en%20ce%20jour%20M.%20le%20chevalier%20de%20Saint-Georges%20capitaine%20de%20ses%20chasses.&hl=fr&pg=PA1718#v=onepage&q=Le%20duc%20de%20Chartres%20nomme%20en%20ce%20jour%20M.%20le%20chevalier%20de%20Saint-Georges%20capitaine%20de%20ses%20chasses.&f=false 1718]</ref>.}}
== 1875 ==
{{Citation bloc|''Pare cette botte-là'', lui dit [[w:Antoine Fouquier-Tinville|Fouquier-Tinville]] en lui remettant son acte d'accusation.|Dictionnaire de la conversation et de la lecture, Volume 15, 1875<ref>[https://books.google.fr/books?id=ZrMcAAAAMAAJ&dq=Boillongne%20de%20Préminville&hl=fr&pg=PA677#v=onepage&q=Boillongne%20de%20Préminville&f=false Dictionnaire de la conversation et de la lecture, Volume 15, 1875]</ref>.}}
== 1876 ==
* {{Citation bloc|De Saint-Georges (le chevalier), 1{{er}} violon des Concerts des Amateurs à Paris, mort à Paris le 12 juin 1799|Édouard-Georges-Jacques Gregoir.- Notice biographique sur François Joseph Gossé dit Gossec, 1876<ref>Citation de Saint-George parmi les élèves de François-Joseph Gossé dit Gossec, {{bibliographie|Q28217209}}, 1876, [https://books.google.fr/books?id=wG_NAAAAMAAJ&hl=fr&pg=RA2-PA259-IA2#v=onepage&q=Fran%C3%A7ois-Joseph%20Gossé&f=false page 265], publié dans {{bibliographie|Q28216728}}, page [https://books.google.fr/books?id=wG_NAAAAMAAJ&dq=Journal%20de%20Paris%20%2B%20juin%201799%20%2B%20Saint-Georges&hl=fr&pg=RA2-PA314#v=onepage&q&f=false page 314]</ref>.}}
== 1895 ==
{{Citation bloc|1895 - Le mulâtre Julien, chef d'orchestre de bals et conduisant la musique aux réunions de Berthier|Mémoires du général bon Thiébault, 1895<ref>[https://books.google.fr/books?id=PfdKAQAAMAA Mémoires du général bon Thiébault]</ref>.}}
== 1907 ==
* {{Citation bloc|[[s:Page:Lara - Contribution de la Guadeloupe à la pensée française, 1936.djvu/314|1907]] - Parmi ces familles créoles dont l’histoire naturelle est un livre ouvert où chacun peut lire, il s’en trouve quelques-unes dont l’origine est entourée de mystère. Le chevalier de Saint-George est de ceux-là !|Mermeix (Gabriel Terrail) dans {{Bibliographie|Q19149609}}, 1936, [[s:Page:Lara - Contribution de la Guadeloupe à la pensée française, 1936.djvu/311|page 263]]}}
== 1919 ==
* Frederick H. Martens.-The Chevalier de Saint-George: Violinist, Jstor, January 1, 1919, [https://archive.org/details/jstor-737927 Internet Archive]
== 1967 ==
{{Citation bloc|1967 - ... (''en 1781'') : C'est le titre d'une contredanse publiée par Julien vers 1781 et dont la figure complète est ainsi composée : 1. ... 271) dit de lui : « ...le mulâtre Julien, chef d'orchestre des bals,... jouait la contredanse si merveilleusement qu'on lui demandait |Daniel Vidal.- Changements industriels et productivité: Crise et décentralisation à Reims, 1967, [https://books.google.fr/books?id=WC1bmwKf5uoC Page 163]}}
== 1975 ==
{{Citation bloc|Le nom de Saint-Georges ne figure pas dans l'état de la Maison des d'Orléans ; de plus, n'étant ... En fait, la charge de Capitaine des Gardes du Duc de Chartres était occupée par M. de Genlis... En fait, la charge de Capitaine des Gardes du Duc de Chartres était occupée par M. de Genlis. ... Saint-Georges fut nommé, par le Duc d'Orléans, Lieutenant des Chasses de Rinci ; il obitint cette charge qui lui rapportait honneur et profit, sans ... Ainsi, le Chevalier obtint, en avril 1779 — ou le {{1er}} mai de cette année — la place de Lieutenant des Chasses du Raincy ; cette place fut créée pour lui sur ...|Extraits de ''Bulletin de la Société d'histoire de la Guadeloupe''<ref>''[https://books.google.com/books?id=5cRrAAAAMAAJ Bulletin de la Société d'histoire de la Guadeloupe]''</ref>, 1975}}
== 1978 ==
{{Citation bloc|Mettez sur le front d'Othello la gaieté de don Juan, vous aurez le chevalier de Saint-Georges. Lafont a représenté ce personnage à désespérer Saint-Georges lui-même, s'il revenait en ce monde. Allez voir cette pièce, mais n'en lisez pas...| L'Artiste], 1978, page 199<ref>[https://books.google.com/books?id=4qZFAQAAMAAJ L'Artiste], 1978, page 199.</ref>.}}
== 1996 ==
* 1996 - {{bibliographie|Q28123839}}
== 2001 ==
* 2001 - {{Ouvrage
| langue = fr
| prénom1 = Archives
| nom1 = Départementales
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| titre = Le fleuret et l’archet
| sous-titre = le chevalier de Saint-George
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| lieu = Basse-Terre
| année = [[w:2001|2001]]
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}}
== 2006 ==
* {{Citation bloc|La surprise n'est pas mince de lire, le 25 avril 1780, qu'un « concerto de M. de Saint George sera joué par le violoniste Joseph ». ... Cet enfant est l'élève « du maître de musique Joseph César ». ... Un autre concerto du Chevalier sera interprété par un violoniste nommé Quieroly, dont nous ne savons rien, comme nous ne savons rien également d'un autre violoniste noir ... Dans le cas des trois musiciens cités, on ne peut croire à une simple imitation au regard des œuvres jouées.|Pierre Bardin.- [https://books.google.com/books?id=3j4jAQAAIAAJ Joseph de Saint George] - Page 126, 2006 - Extraits}}
** {{Citation bloc|Signalons également Joseph César, symphoniste du roi de Pologne en 1764, peut-être aussi parent de Jean-Baptiste César (2). Celui-ci, ordonné prêtre en 1775, fut d'abord maître de musique de la Cathédrale de Dijon, du 1er janvier 1776|Société historique et archéologique de Langres.- [https://books.google.com/books?id=tFwSAAAAIAAJ Bulletin - Volume 11 - Page 272], 1935 - Extraits}}
== 2007 ==
* 2007 - {{bibliographie|Q28216169}}
* {{Citation bloc|2007 - Le chevalier de Saint-George était un personnage aussi flamboyant que le chevalier d'Éon. Mulâtre, fils d'un planteur à la Guadeloupe, qui était aussi conseiller au Parlement de Metz<ref>Il s'agit très probablement de [[w:Pierre de Bologne|Pierre de Bologne}}.</ref>, et d'une esclave noire, il était à la fois bretteur renommé, musicien et compositeur. (...) French painter and engraver active in England when this event took place, Robineau also executed a portrait of the Prince of Wales.|{{Bibliographie|Q28373671}}<ref>Christine Rolland.- Lire en ligne : [https://books.google.fr/books?id=WbxnAAAAMAAJ&q=The+Chevalier+St.+George+%2B+Prince+of+Wales%27s+%2B+Guadeloupe&dq=The+Chevalier+St.+George+%2B+Prince+of+Wales%27s+%2B+Guadeloupe&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwj0lrSgu8nRAhWFfxoKHY5XCEIQ6AEIMDAA Le Chevalier d'Eon, secrets et lumières : catalogue de l'exposition].</ref>.}}
== 2008 ==
* Gérard Lafleur, Jean-Claude Halley, Gérard Lafleur évoque le milieu dont est issu Le chevalier de Saint-George, Manifestation de la Distillerie Bologne !, [http://halleyjc.blog.lemonde.fr/2008/02/19/gerard-lafleur-evoque-le-milieu-dont-est-issu-le-chevalier-de-saint-george/ Halleyjc.blog], 19 février 2008.
== 2015 ==
* 2015 - {{bibliographie|Q28530735}}. [https://books.google.fr/books?id=AXbmBgAAQBAJ&lpg=PP1&hl=fr&pg=PP1#v=onepage&q=Saint-George&f=false Trois occurrences à propos de Saint-George].
== Sans date ==
* [[d:Q28008300|S.d.]] - {{bibliographie|Q28008300}}
== 2005 - Luc Nemeth, État-civil de Saint-George ==
{{Citation bloc|Abstract : Le caractère lacunaire des archives anciennes de la commune du Baillif (Guadeloupe) et la naissance illégitime de Saint-George, enfant naturel d'une esclave, expliquent en partie le flou qui a pu entourer l'état-civil de celui-ci : trois dates de naissance différentes ont pu lui être attribuées, non sans quelque bien-fondé pour chacune. Mais, en ce qui concerne les paternités qui ont été successivement mises en avant - et sans jamais de preuve à l'appui : il s'agissait au départ, pour une société incapable de concevoir qu'un mulâtre ait pu avoir du talent, d'en faire malgré lui le fils d'un aristocrate. Ce type de motivation n'a plus cours, en principe, et le vrai père est connu depuis 1972 ; mais on assiste encore à des tentatives pour brouiller les cartes.|{{bibliographie|Q28199453}}, 2005.}}
=== 2005 - Christine Rolland, Saint-George, fils de Pierre de Bologne ===
[[Fichier:Bologne, Nogan en Champagne.jpg|100px|vignette|gauche|Les Capizucchi-Bologne maintenu dans la noblesse, 11 février 1767]]
{{Citation bloc|Le chevalier de Saint-George était un personnage aussi flamboyant que le chevalier d'Éon. Mulâtre, fils d'un planteur à la Guadeloupe, qui était aussi conseiller au Parlement de Metz<ref>Il s'agit très probablement de [[w:Pierre de Bologne|Pierre de Bologne}}.</ref>, et d'une esclave noire, il était à la fois bretteur renommé, musicien et compositeur.|{{Bibliographie|Q28373671}}, 2007<ref>Christine Rolland.- Lire en ligne : [https://books.google.fr/books?id=WbxnAAAAMAAJ&q=The+Chevalier+St.+George+%2B+Prince+of+Wales%27s+%2B+Guadeloupe&dq=The+Chevalier+St.+George+%2B+Prince+of+Wales%27s+%2B+Guadeloupe&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwj0lrSgu8nRAhWFfxoKHY5XCEIQ6AEIMDAA Le Chevalier d'Eon, secrets et lumières : catalogue de l'exposition].</ref>.}}
=== 2007 - Biographie de Gabriel Banat ===
* 2007 - {{bibliographie|Q28216169}}
== Contemporains de Saint-George à Gratien Candace [décembre 1735 - 1809 - 11 avril 1953] ==
* 1747-1814 - [[d:Q2853470|Desmaillot Antoine François Eve]], ''Antoine-François Ève'' dit Desmaillot
* 1750-1816 - [[d:Q311447|Francisco de Miranda]] (28 mars 1750 - 14 juillet 1816)
* [[w:Jacques François Dugommier|Jacques François Dugommier]], né le 1er août 1738 à [[w:Trois-Rivières|Trois-Rivières]] en [[w:Guadeloupe|Guadeloupe]] est décédé le 18 novembre 1794 lors de la [[w:Bataille de la Sierra Negra|bataille de la Sierra Negra]].
* Charles-François Lebrun, (1739-1824) Voir les notices liées en tant qu'auteur Titre(s) : Corps législatif. Conseil des Anciens. Rapport fait par Lebrun sur les dépenses ordinaires et extraordinaires de l'an cinquième. Séance du 16 brumaire
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! Acteur !! colspan="2" |Pays
Suivi de Colonie
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(1735 - 1953)
!! colspan="2" |Migration !! Période
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! Nom, Prénom<ref>Lien vers Wikipédia, suivi de (d), lien vers Wikidata.</ref> !! État souverain !! Colonie !! Avant 1735 !! Joseph Bologne !! Général Dumas !! Dumas père !! Dumas fils !! Gratien Candace !! Après 1952 !!de !! vers !! Période
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| [[W:Louis XV|Louis XV]] [[d:Q7738|(d)]] ||France||-|| 1710 || - || 1774 || - || Texte de la cellule || - || - || - || - || -
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| [[W:Georges de Bologne Saint-Georges|Georges de Bologne Saint-Georges]] [[d:Q696039|(d)]] || France || - || 1711 || - || 1774 || - || - || - || - || - || - || -
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| [[W:Louis-Jean-Marie de Bourbon|Louis Jean Marie de Bourbon, duc de Penthièvre, Grand amiral de France de 1737 à 1791]] [[d:Q3103674|(d)]] || France || - || 1725 || - || 1793 || - || - || - || - || - || - || -
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| '''[[W:Joseph Bologne de Saint-George|Joseph Bologne]]''' [[d:Q726953|(d)]] || France || Guadeloupe || - ||1735
à
1745
||1799 ''à'' || 1810||- ||-||-|| Guadeloupe || France
Angleterre Belgique
|| 1753
1799
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| '''[[W:Thomas Alexandre Dumas|Général Dumas]]''' [[d:Q572684|(d)]] || France || Saint-Domingue || - || - || 1762 || 1806||- ||-||-|| Saint-Domingue || France
Italie Égypte
|| 1793
1799
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| '''[[W:Alexandre Dumas|Dumas père]]''' [[d:Q38337|(d)]] || colspan="2" |France. Voyage en Europe. Candidature électorale en Guadeloupe || - ||-|| 1802 || - ||1870||-|| -
|| Texte de la cellule
|-
| '''[[W:Alexandre Dumas fils|Dumas fils]]''' [[d:Q169150|(d)]] || France || Texte de la cellule || - || - || - ||-||1824||1895||-|| Texte de la cellule || Texte de la cellule || Texte de la cellule
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| '''[[W:Gratien Candace|Gratien Candace]]''' [[d:Q3115697|(d)]] || France ||Guadeloupe
|| - ||-||-||-||-||1873
||1953|| Guadeloupe || France
Caraïbes Suisse
|| Texte de la cellule
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| [[w:Charles-Pierre-Paul Savalette de Langes|Charles-Pierre-Paul '''marquis de''' Savalette de Langes]] [[d:Q3474449|(d)]] || France, Tours || Texte de la cellule || - || 1745-1797 || - || - || - || - || - || ? || ? || ?
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|Louis-Philippe de Ségur [[d:Q1262731|(d)]] || - || - || - || 1753 || - || - || 1830 || - || - || Paris || États-Unis d'Amérique (1783)
Russie (1785 à 1789) || -
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|J. Hector St John de Crèvecoeur [[d:Q1493812|(d)]] || France, Nouvelle France, Angleterre, USA || 13 colonies || 31 décembre 1735 || - || - || 12 novembre 1813 || - || - || - || Caen || Nouvelle France USA Sarcelles Munich Normandie || 1751-1813
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| Charles-François Lebrun [[d:Q707712|(d)]] || - || - || - || 1739 || - || - || 1824 || - || - || - || - || -
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| Adolphe Blanqui [[d:Q27850753|(d)]]|| - || - || - || - || 1798 || - || 1854 || - || - || - || - || -
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|<nowiki>Jules-Henri Vernoy de Saint-Georges [[d:Q967704|(d)]]</nowiki>, incertitude
|| - || - || - || - || 1799 || - || - || 1875 || - || - || - || -
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| [[w:Charles-Joseph de Ligne|Charles-Joseph de Ligne]], [[d:Q462657|(d)]] || France || - || 1735 || Texte de la cellule || Texte de la cellule || Texte de la cellule || 1814 || Texte de la cellule || Texte de la cellule || Texte de la cellule || Texte de la cellule || Texte de la cellule
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== Sociabilité de Saint-George ==
=== Culture & Education ===
=== Américanité de Saint-George ===
==== Statistiques avec Google Books Ngram Viewer ====
* [https://books.google.com/ngrams/graph?content=Nouveau+Monde%2CAmérique%2CAntilles%2CGuadeloupe%2CSaint-Domingue%2CMartinique%2CAméricain%2CAntillais%2CCréole%2CAméricanité&year_start=1500&year_end=2008&corpus=19&smoothing=3&share=&direct_url=t1%3B%2CNouveau%20Monde%3B%2Cc0%3B.t1%3B%2CAmérique%3B%2Cc0%3B.t1%3B%2CAntilles%3B%2Cc0%3B.t1%3B%2CGuadeloupe%3B%2Cc0%3B.t1%3B%2CSaint%20-%20Domingue%3B%2Cc0%3B.t1%3B%2CMartinique%3B%2Cc0%3B.t1%3B%2CAméricain%3B%2Cc0%3B.t1%3B%2CAntillais%3B%2Cc0%3B.t1%3B%2CCréole%3B%2Cc0%3B.t1%3B%2CAméricanité%3B%2Cc0 French, (Nouveau Monde,Amérique,Antilles,Guadeloupe,Saint-Domingue,Martinique,Américain,Antillais,Créole,Américanité), 1500-2008]
* [https://books.google.com/ngrams/graph?content=New+World%2CAmerica%2CWest+Indies%2CAmerican%2CAméricanité&year_start=1500&year_end=2008&corpus=18&smoothing=3&share=&direct_url=t1%3B%2CNew%20World%3B%2Cc0%3B.t1%3B%2CAmerica%3B%2Cc0%3B.t1%3B%2CWest%20Indies%3B%2Cc0%3B.t1%3B%2CAmerican%3B%2Cc0 British english, (New World,America,West Indies,American,Américanité), 1500-2008]
* [[w:ht:Antiyanite|Antiyanite (Antillanité)]] ; [[w:Antillanité|Antillanité]], [https://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Spécial:Recherche&search=Antillanité&searchToken=4my91q1r5n378qvp3t3knrhw6 (Créer la page ?)]
==== Bibliographie (Culture & Education) ====
2003 - {{bibliographie|Q28609483}} Américanité
* 1751-2005 - {{bibliographie|Q28113323}}
=== Les loges maçonniques ===
==== Loge du Contrat social ====
{{Citation bloc|The oldest of these was La Loge du Contrat social de st. Jean d'Écosse ... Charles Pierre-Paul, Marquis de savalette de Langes, founded this lodge in 1771|Loge du Contrat social dans {{bibliographie|Q27781200}}, 2014<ref>{{bibliographie|Q27781200}}, 2014, [https://books.google.fr/books?id=X9eUBwAAQBAJ&lpg=PA17&dq=Charles-Pierre-Paul%20Savalette%20de%20Langes%20%2B%20Chevalier%20de%20Saint-George&hl=fr&pg=PA17#v=onepage&q&f=false page 17]</ref>}}.
==== La Loge Olympique ====
"''La réforme opérée par [[w:Christoph Willibald Gluck|Gluck]] et [[w:Niccolò Vito Piccinni|Piccini]] dans la musique française vint heureusement porter remède à cet état précaire. Des œuvres plus larges, plus vraies, mieux senties, remplacèrent les pâles compositions qui avaient précédé. Des praticiens habiles se formaient de toutes parts à l'école du style sévère et des combinaisons savantes de [[w:Christoph Willibald Gluck|Gluck]]. Le [[w:Concert Spirituel|concert spirituel]] qui était alors sous la direction de '''Le Gros''', profita de toutes ces innovations, s’enrichit de tous ces progrès ; son répertoire devint plus varié, son orchestre se montra plus nombreux et plus fort ; et pour que la réforme fût entière, on améliora jusqu'aux dispositions matérielles du local : des loges furent construites, des décorations élégantes se dessinèrent, en honneur de la musique qui s'était faite plus riche et plus belle. Le concert spirituel occupait par autorisation de Louis XVI, l’emplacement où se trouve aujourd’hui la salle de spectacle aux [[w:Palais des Tuileries|Tuileries]], lorsqu’il termina vers [[w:1791|1791]] la première phase de son existence.''
''Comme on peut le penser, le concert spirituel, une fois sa vogue déclarée n’avait pas été long-temps sans provoquer les imitations. Toute heureuse entreprise fait naître infailliblement des entreprises rivales qui visent au même succès. Ainsi, le [[w:Concert des Amateurs|concert des amateurs]] fondé en [[w:1775|1775]]<ref>"Le Concert des Amateurs est une société d’organisation de concerts musicaux en France, créée en 1769 et disparue en 1781", [[w:Concert des Amateurs|fr.Wikipédia]].</ref> à l’[[w:Hôtel de Soubise|hôtel de Soubise]], par le fermier-général de La Haye<ref>[https://books.google.fr/books?id=nkFJAAAAcAAJ&lpg=PA224&ots=YoOPK3VDVQ&dq=Charles%20Marin%20de%20La%20Haye%20des%20Fosses&hl=fr&pg=PA225#v=onepage&q=Charles%20Marin%20de%20La%20Haye%20des%20Fosses&f=false Charles Marin de La Haye] des Fosses, Ecuyer, l’un des Fermiers Généraux de S. M. depuis 1761, né le 4 mai 1736, épousa le 3 décembre 1755 Demoiselle Marie-Adélaïde-Victoire Bouret, fille d’Etienne-Michel Bouret, Ecuyer, aussi l’un des Fermiers Généraux de S. M. Administrateur Général des Postes de France, & de Dame Marie-Thérèze Tellès-Dacosta ; & de ce mariage il a deux enfans, qui suivent.<br />Etienne-marie de la Haye, Ecuyer, naquit le 11 août 1757.<br />Antoine-philippe de la Haye, Ecuyer, naquit le 3 août 1763.<br />Cf biographie contradictoire ''La Bibliothèque de [http://histoire-bibliophilie.blogspot.fr/2013/07/la-bibliotheque-de-lhotel-lambert.html l’hôtel Lambert]'' "En 1745, Marin de La Haye en était le propriétaire".<br />Vu & vérifié par Nous Chevalier, Conseiller du Roy en ses Conseils, Juge d’Armes de la Noblesse de France.</ref> ; plus lard, le [[w: Concert de la Loge Olympique|concert de la loge olympique]], puis encore le [[w:Théâtre Feydeau|concert Feydeau]] et celui de la rue de Cléry, qui attirèrent la foule en 1796 et 1802, ne furent que des modifications plus ou moins diverses du concert spirituel. Chacun de ces concerts eut d’ailleurs ses succès propres, ses jours heureux, ses résolutions habiles et son public de prédilection. Ce fut au concert des amateurs, dirigé par le vénérable [[w:François-Joseph Gossec|Gossec]]<ref>François-Joseph Gossec dirige le concert des amateurs de 1769-1773</ref>, qu'on entendit pour la première fois, les symphonies avec instruirions a vent de Toelski, de Vanhœll, de [[w:Anton Stamitz|Stamitz]] et enfin de Gossec lui-même qui introduisit dans ce genre de musique le brillant style précurseur de Haydn. Le concert de la loge olympique se distingua par un rare mérite d’exécution; le violon y brillait du plus vif éclat dans les mains de [[w:Giovanni Battista Viotti|Viotti]], Mestrino, [[w:Pierre Lahoussaye|Lahoussaye]], Gervais, Berthaume, Fodor, Jarnowik, Guenin et Blasius; le violoncelle s'honorait des deux Duport, des deux Icanson, des deux Levasseur et de l’anglais Crosdill. Parmi les instrumens à vent : [[w:Jean-Joseph Rodolphe|Rodolphe]]<ref>[https://books.google.fr/books?id=jGg5AQAAMAAJ&dq=Le%20Gros%20%2B%20Concert%20spirituel&hl=fr&pg=PA228#v=onepage&q=Le%20Gros&f=false Jean-Joseph Rodolphe] in Alexandre Choron, François Joseph Marie Fayolle Dictionnaire historique des musiciens, artistes et amateurs</ref> pour le cor, Raull et Hugot pour la flûte, Sahntin pour le haut-bois, Ozi et Devienne pour le basson, couronnaient cet ensemble merveilleux de talens du premier ordre. Les symphonies de Haydn qui avaient été apportées pour la première fois en France par le violoniste polonais Fonteski, furent exécutées dans leur véritable esprit, au concert de la loge olympique, grâce à tous ces ingénieux et habiles interprètes qui rivalisaient de mérite autant que de zèle. Haydn composa même expressément pour cette société de musiciens quelques-unes de ses symphonies qui, dans les premières éditions, portent le titre de répertoire de la loge olympique".''<ref>Le monde dramatique, Volume 6, Gregoire, 1838 ([https://books.google.fr/books?id=VnE9AAAAYAAJ&dq=Haydn%20%2B%20Concert%20Olympique&hl=fr&pg=PA307#v=onepage&q=Haydn%20+%20Concert%20Olympique&f=false 1] - [https://ahrf.revues.org/2083 2]</ref>.
=== Bibliographie (Contemporains de Saint-George [1735 - 1809]) ===
* 1782 - {{bibliographie|Q3237022}}
* 2014 - {{bibliographie|Q27781200}}, publié le 15 mars 2014
* 2015 - {{bibliographie|Q27780714}}
== Les figures du Chevalier de Saint-George dans l'œuvre de Alexandre Dumas ==
[[Fichier:Maison Dumas Château de Monte-Cristo 01.jpg|100 px|vignette|gauche|Le château de Monte-Cristo, Maison de Alexandre Dumas, père]]
En 1849, un an après l'abolition de l'esclavage colonial par le [[w:Décret d'abolition de l'esclavage du 27 avril 1848|décret du 27 avril 1848]], alors que Dumas publie ''Le Collier de la Reine'', récit de la défaite de la famille royale et de la monarchie française, et ''Les mille et un fantômes'', il doit livrer le [[w:Château de Monte-Cristo|château de Monte-Cristo]] aux enchères. Il est poursuivi pour dettes et le Théâtre Historique fait faillite. Or, perdre ses biens, être poursuivi pour dettes est la situation personnelle qui conduit presque inexorablement à la condition d'esclave. Dumas n'a pas une activité de premier plan dans le mouvement pour l’abolition de l'esclavage mais, dans sa vie personnelle il joue sa tête et sa liberté tout comme les principaux personnages dans ''[[w:Le Collier de la reine|Le Collier de la Reine]]''.
=== Bibliographie (Les figures du Chevalier de Saint-George dans l'œuvre de Alexandre Dumas) ===
* 1849 - {{Bibliographie|Q28019119}}
** 1856 - {{bibliographie|Q28020135}}
** 1873 - {{bibliographie|Q28019732}}
== Bibliographie à propos de Saint-George ==
==== Joseph Bologne de Saint-George (Œuvres) ====
* Bnf Gallica [http://cataloguelabs.bnf.fr/changerPageAdv.do?mots0=ALL%3B-1%3B0%3BSaint-Georges%2C+Joseph+Boulogne&mots1=&mots2=&mots3=&mots4=&faclocs=&facDocs=&facNots=&facSpec=&typoCarto=&typoIcono=&typoAudio=&typoMus=&langue0=LAN%3B-1&langue1=LAN%3B0&datepub=&corpus=&index=&numNotice=&listeAffinages=&nbResultParPage=10&afficheRegroup=false&affinageActif=false&pageEnCours=1&nbPage=12&trouveDansFiltre=&triResultParPage=5&critereRecherche=&pageRech=rav Saint-Georges, Joseph Boulogne]
* "...le chevalier de Saint-George, qui conduit le Concert des Amateurs fondé par le maréchal de Soubise de 1769 à 1781 est unne grande figure, qui touche elle aussi aux horizons lointains. L’ensemble musical, qui comptera jusqu'à soixante-dix pupitres, se produit une douzaine de fois par an dans le salon du prince de Soubise. L’Almanach musical de 1775 en fait le meilleur orchestre de Paris et d’Europe<ref>Véronique Castagnet, Christophe Barret, Annick Pegeon.- Le Service éducatif des Archives nationales : par chemins de traverse, [https://books.google.fr/books?id=2XA2VlO5EyEC&lpg=PA138&ots=30iS5WSO-k&dq=Almanach%20musical%20%2B%201775%20%2B%20Amateurs%20%2B%20H%C3%B4tel%20de%20Soubise&hl=fr&pg=PA138#v=onepage&q&f=false p. 138], Presses Univ. Septentrion, 2012 - 249 pages.<br />[https://books.google.fr/books?id=Yy9JgZQQ9XQC&lpg=PA162&dq=Almanach%20musical%20%2B%20Saint-George&hl=fr&pg=PA162#v=onepage&q&f=false L’Almanach musical, (Paris, 1775), 189] {{BNF|43112180h}}, Note 12, p.162 in Gabriel Banat.- The Chevalier de Saint-Georges: Virtuoso of the Sword and the Bow</ref>"
* 1998 - {{bibliographie|Q27554049}}
=== Joseph Bologne de Saint-George ===
[[Fichier:Monsieur de St-George.jpg|100px|vignette|gauche]]
;Joseph Boulogne (?) de Saint-George
{{Citation bloc|Le chevalier de Saint-Georges, mulâtre, né à la Guadeloupe en 1745 et mort en 1799. Il était fils d’une femme de couleur et de M. de Boulogne, qui devint fermier général.''|[[w:Elisabeth Louise Vigée Le Brun|Elisabeth, Louise Vigée Le Brun]] (1755-1842), Souvenirs de Madame Vigée Le Brun, Lettre II, page 19, Charpentier, Paris, 1869.}}
{{Citation bloc|Georges Boulogne de Saint-George est-il apparenté à Joseph Boulogne de Saint-Georges, né en 1739 à [[w:Basse-Terre|Basse-Terre]], mort en 1801 à Paris, fils d’un conseiller au Parlement de Metz, puis fermier général, et d’une Noire...|Jean-Marie Williamson, Les passions de Marie Renault (1775-1855)<ref>Jean-Marie Williamson, : de Saint-Domingue à Tonnay-Charente, Khartala, 2001[https://books.google.fr/books?id=waV4GEROwnoC&lpg=PA123&dq=Le%20Sieur%20de%20Saint-George%20%2B%20Saint-Domingue&hl=fr&pg=PA124#v=onepage&q=Le%20Sieur%20de%20Saint-George%20+%20Saint-Domingue&f=false Les passions de Marie Renault (1775-1855)] : de Saint-Domingue à Tonnay-Charente, Khartala, 2001, p. 124</ref>.}}
[[w:en:Chevalier de Saint-Georges|Joseph Bologne, Chevalier de Saint-Georges]] "''also Saint-George and Joseph Boulogne''", (25 Décember 1745 – 10 June 1799) est donné comme membre de la [[w:en:Society of the Friends of the Blacks|Society of the Friends of the Blacks]] sur en.Wikipedia.
==== Étymologie du prénom de Joseph ====
[[Fichier:Joseph sold into slavery and taken to Egypt, Getty edu1.png|100px|vignette|gauche|Anonyme.- [[w:Joseph (fils de Jacob)|Joseph, fils de Jacob]] vendu en esclavage et emmené en Égypte, {{s|XVII}}.]]
[[Fichier:José y la mujer de putifar de Antonio María Esquivel.JPG|100px|vignette|gauche|Joseph et la femme de Potifar, tableau d'[[w:Antonio María Esquivel|Antonio María Esquivel]], 1854.]]
Les esclaves désignés par leur prénom
[[w:Joseph (fils de Jacob)#Étymologie du nom de Joseph|Étymologie du prénom "Joseph"]]
=== Les métiers de Joseph Bologne de Saint-George ===
(Ordre aphabétique)
==== Joseph Bologne de Saint-George, garde-chasse ====
* [http://theses.enc.sorbonne.fr/2015/pinoteau Henri Pinoteau.- Thèse] : [http://www.enc-sorbonne.fr/fr/positions-these/chasses-royales-louis-xvi-leur-sort-durant-revolution-splendeur-ruine-du-monde Les chasses royales sous Louis XVI et leur sort durant la Révolution : splendeur et ruine du monde des plaisirs de Sa Majesté (1774-1799)], Date de soutenance : 2015.
{{Citation bloc|En fait, la charge de Capitaine des Gardes du Duc de Chartres était occupée par M. de Genlis (8). ... ic-i r M. de Saint -Georges pour ses spectacles, a fait créer par M. le Duc d’Orléans une place pour lui dans ses chassas, avec toutes ... Saint-Georges fut nommé, par le Duc d’Orléans, Lieutenant des Chasses de Rinci (11) ; i! obitint cette charge qui lui rapportait ... Ainsi, le Chevalier obtint, en avril 1779 — ou le {{1er}} mai de cette année — la place de Lieutenant des Chasses du Raincy ...|Bulletin de la Société d'histoire de la Guadeloupe, Numéros 1 à 10, Archives départementales, 1975<ref>[https://www.google.com/search?tbm=bks&q=Le+duc+de+Chartres+nomme+en+ce+jour+M.+le+chevalier+de+Saint-Georges+capitaine+de+ses+chasses. Voir bibliographie]</ref>.}}
{{Citation bloc|Saint-Georges, que le duc de Chartres se piquait d’affectionner, en raison de ses manières, qui relevaient
la vulgarité des siennes, et de la conformité de leurs deux âges...|Roger de Beauvoir.- Le Chevalier de Saint-Georges, 1840, [[s:Page:RogerDeBeauvoir-LeChevalierDeSaint-georgesEdition2V31840.djvu/106|page 98]].}}
==== Joseph Bologne de Saint-George, sportif ====
==== L'escrime au fleuret ====
* 1906 - {{bibliographie|Q28020605}}
==== Patinage artistique ====
Alexandre Dumas met en scène Saint-George dans La pièce d’eau des Suisses, chap. IX, du Collier de la Reine<ref>{{Bibliographie|Q28019119}}, 1849, [https://books.google.fr/books?id=e8ULAAAAIAAJ&hl=fr&pg=PA55#v=onepage&q=La%20pièce%20d'eau%20des%20Suisses&f=false page 55]. Le Collier de la Reine appartient à la série "Mémoires d’un médecin". Romans de la série : Joseph Balsamo, Le collier de la reine, Ange Pitou, La comtesse de Charny </ref>, publié en 1849 : « ''Parfois un cri d’admiration part du milieu de l’assemblée. C’est que Saint-Georges, le hardi patineur, vient d’exécuter un cercle, si parfait, qu’un géomètre en le mesurant n’y trouverait pas un défaut sensible''. »
Ces cercles sont décrits dans ''[[d:Q28018752|Skating with Bror Meyer]]''<ref>1921 - {{bibliographie|Q28018752}}</ref>. L'ouvrage ne présente pas un historique de ce sport mais s'attache à la technique à acquérir pour atteindre la perfection. Les illustrations sont des photographies.
{{Citation bloc|Saint-Georges, le roi des gymnastes, Saint-Georges, l’élégant mulâtre, l’homme à la mode, l’homme supérieur dans tous les exercices du corps, Saint-Georges devina un rival dans ce jeune homme qui osait se lancer près de lui dans la carrière.<br />Aussi se mit-il aussitôt à voltiger autour du traîneau de la reine avec des révérences si respectueuses, si pleines de charme, que jamais courtisan solide sur le parquet de Versailles n’en avait exécuté de plus séduisantes ; il décrivait autour du traîneau les cercles les plus rapides et les plus justes, l’enlaçant par une suite d’anneaux merveilleusement soudés l’un à l’autre, de sorte que sa courbe nouvelle prévenait toujours l’arrivée du traîneau, lequel le laissait derrière ; après quoi, d’un coup de patin vigoureux, il regagnait par l’ellipse tout ce qu’il avait perdu d’avance.<br />Nul, pas même avec le regard, ne pouvait suivre cette manœuvre sans être étourdi, ébloui, émerveillé.|1849 - {{Bibliographie|Q28019119}}<br />1873 - {{bibliographie|Q28019732}}<ref>Alexandre Dumas.- Le Collier de la Reine, [https://books.google.fr/books?id=e8ULAAAAIAAJ&hl=fr&pg=PA55#v=onepage&q&f=false La pièce d'eau des Suisses, 1849], page 55 & , [https://archive.org/stream/lecollierdelare03dumagoog#page/n154/mode/2up/search/glauque La pièce d'eau des Suisses, page 155]. Ebooks gratuits : {{Bibliographie|Q28018929}}, 1965, p. 293] ; [https://www.ebooksgratuits.com/html/dumas_collier_reine_1.html#_Toc121644589 La pièce d'eau des Suisses]</ref>.}}
===== Le patinage au tournant du {{S|XVIII}} =====
Images extraites de {{bibliographie|Q28023154}}, 1813, [http://publicdomainreview.org/collections/engravings-from-a-french-ice-skating-manual-1813/ Informations sur l’ouvrage]
<div style="text-align: center;">
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File:Jean Garcin, Les plaisirs de la Glacière, 1813.png|Jean Garcin, Les plaisirs de la Glacière, 1813
File:Jean Garcin, Dehors en arriere, 1813.png|Jean Garcin, Dehors en arriere, 1813
File:Jean Garcin, Reverence en ligne directe, 1813.png|Jean Garcin, Reverence en ligne directe, 1813
File:Jean Garcin, Le beau Narcissse, 1813.png|Jean Garcin, Le beau Narcissse, 1813
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==== Joseph Bologne de Saint-George (ouvrages à propos de) ====
Cf. [[Utilisateur:Ambre Troizat/Ouvrages à propos de Saint-George|Ouvrages à propos de Saint-George]]
== Violons & Violonistes afridescendants, 1750-1950 ==
=== Les Violons, le Violon ===
* [http://oberlin.edu/library/cons/special/goodkind.html Violin Society of America / H. K. Goodkind Collection, 1659-1996]
=== Violonistes afridescendants ===
==== José Silvestre White (1835-1918) ====
[[Fichier:José White 1856.jpg|100px|vignette|gauche|José Silvestre White (1835-1918)]]
* [[w:José White Lafitte|José Silvestre White Lafitte]]
* 2016 - {{bibliographie|Q28318987}}
* 2016 - {{bibliographie|Q28318883}}
=== Achives à propos de Joseph Bologne dit Chevalier de Saint-George ===
* 1748 - {{bibliographie|Q19223131}}
* 1894-1965-1999 - {{Bibliographie|Q28320927}}. Louis Jean Marie de Bourbon, duc de Penthièvre est [[w:Amiral de France|Grand amiral de France]] de 1737 à 1791.
=== Biographie de Joseph Bologne dit Chevalier de Saint-George ===
* 1996 - {{bibliographie|Q28123881}}
* 1996 - {{bibliographie|Q28123839}}
* 1972 - {{Bibliographie|Q28322653}}
=== Bibliographie (Famille & liens de parenté) ===
* 1830 - {{bibliographie|Q28020542}}
* 1960 - {{bibliographie|Q3888815}}
* 1975 - {{Bibliographie|Q27830778}}
* 1976 - {{Bibliographie|Q27830722}}
* 2002 - {{bibliographie|Q28045681}}
* 2005 - {{bibliographie|Q27832137}}
* 2005 - {{bibliographie|Q28199453}}
=== Bibliographie (Joseph Bologne de Saint-George, Sportif) ===
* 1813 - {{bibliographie|Q28023154}}, [http://publicdomainreview.org/collections/engravings-from-a-french-ice-skating-manual-1813/ Informations sur l’ouvrage]
* 1849 - {{Bibliographie|Q28019119}}
** 1873 - {{bibliographie|Q28019732}}
** 1886-1888 - {{Bibliographie|Q28022312}}, [[s:Page:Dumas - Le Collier de la reine, 1888, tome 1.djvu/151|IX. La pièce d'eau des Suisse]]
* 1888 - {{Bibliographie|Q28097131}}, Gallica, recherche [http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k743602/f5.item.r=Saint-George Saint-George]
* 1921 - {{bibliographie|Q28018752}}
=== Bibliographie (Saint-George entrepreneur de spectacles) ===
* 1884 - {{bibliographie|Q28192936}}
=== Bibliographie (Chevalerie de Saint-George) ===
* 1878 - {{bibliographie|Q27996719}}
=== Bibliographie (Cavalerie) ===
* 1874 - {{bibliographie|Q20165012}}
=== Bibliographie (Musicologie) ===
* 1852 - {{bibliographie|Q28464762}}
* 1868-1873-1878 - {{bibliographie|Q27950242}}
* 2005 - {{bibliographie|Q28170310}}
==== Les arts d'imitation ====
* 1992 - {{bibliographie|Q28192517}}. "''[https://books.google.fr/books?id=na4wzzb7wLUC&lpg=PA20&dq=musique%20%2B%20imitation%20du%20réel&hl=fr&pg=PA20#v=onepage&q=musique%20+%20imitation%20du%20réel&f=false ... tous les efforts de Grétry ont consisté précisément à écrire une musique qui donne l'impression d'être une imatation du réel''.]"
* 1992 - {{bibliographie|Q28192767}}
==== La partie de chasse d'Henri IV ====
<div style="text-align: center;">
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File:Charles Collé, La partie de chasse de Henri IV, 1766.png|1766
File:Collé La partie de Chasse de Henri IV Paris Duchesne Gueffier 1767.jpg|1767
File:Joseph Bologne de Saint-George Une scène de la Chasse.jpg|1774
</gallery>
</div>
* 1766 - {{bibliographie|Q28196801}}. Comédie en 3 actes et en prose. Une première version de la pièce, intitulée alors Le Roi et le Meunier, qui correspond aux actes II et III, a été écrite par Collé en 1760 et jouée le 8 juillet 1762 à Bagnolet, dans le théâtre du duc d'Orléans. Collé a complété cette version, en la renommant. Cette nouvelle version a été représentée pour la première fois à Bagnolet le 25 décembre 1764 et publiée en 1766.
* [[d:Q3211384|1767]] - {{bibliographie|Q3211384}}, pièce de théâtre
* 1774 - {{bibliographie|Q28196346}}
* Ca 1778 - {{bibliographie|Q28196544}}. ''[[c:File:Joseph Bologne de Saint-George Une scène de la Chasse.jpg|La partie de la chasse'']], représentation de "''La Chasse''" opéra-comique en trois actes et en prose, mêlée d'ariettes, Paris, [[w:Hôtel de Bourgogne (Paris)|Hôtel de Bourgogne ou Comédie Italienne]], le 12 octobre 1778. Paroles de M. [[w:fr:Desfontaines-Lavallée|Desfontaines]], musique de [[w:fr:Joseph Bologne de Saint-George|Joseph Boulogne Saint-Georges, (1739?-1799 ; chevalier de)]]. Légende : "[[d:Q3211384|La partie de chasse de Henry IV. Opéra comique]]". - Fonds du Conservatoire. Notice n° : FRBNF39625680}}, {{BNF|39625680d}}, Guillaume-Francois Fouques Deshayes, Joseph Bologne de Saint-George
* 1826 - {{bibliographie|Q28197973}}
* 1907 - {{bibliographie|Q28361348}}
=== Biographie de Joseph Bologne dit Chevalier de Saint-George ===
* 1996 - {{bibliographie|Q28123881}}
* 1996 - {{bibliographie|Q28123839}}
=== Bibliographie (Famille & liens de parenté) ===
* 1830 - {{bibliographie|Q28020542}}
* 1960 - {{bibliographie|Q3888815}}
* 1975 - {{Bibliographie|Q27830778}}
* 1976 - {{Bibliographie|Q27830722}}
* 2002 - {{bibliographie|Q28045681}}
* 2005 - {{bibliographie|Q27832137}}
* 2005 - {{bibliographie|Q28199453}}
=== Bibliographie (Joseph Bologne de Saint-George, Sportif) ===
* 1813 - {{bibliographie|Q28023154}}, [http://publicdomainreview.org/collections/engravings-from-a-french-ice-skating-manual-1813/ Informations sur l’ouvrage]
* 1849 - {{Bibliographie|Q28019119}}
** 1873 - {{bibliographie|Q28019732}}
** 1886-1888 - {{Bibliographie|Q28022312}}, [[s:Page:Dumas - Le Collier de la reine, 1888, tome 1.djvu/151|IX. La pièce d'eau des Suisse]]
* 1888 - {{Bibliographie|Q28097131}}, Gallica, recherche [http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k743602/f5.item.r=Saint-George Saint-George]
* 1921 - {{bibliographie|Q28018752}}
=== Bibliographie (Saint-George entrepreneur de spectacles) ===
* 1884 - {{bibliographie|Q28192936}}
=== Bibliographie (Chevalerie de Saint-George) ===
* 1878 - {{bibliographie|Q27996719}}
=== Bibliographie (Cavalerie) ===
* 1874 - {{bibliographie|Q20165012}}
=== Bibliographie (Musicologie) ===
* 1868-1873-1878 - {{bibliographie|Q27950242}}
* 2005 - {{bibliographie|Q28170310}}
==== Les arts d'imitation ====
* 1992 - {{bibliographie|Q28192517}}. "''[https://books.google.fr/books?id=na4wzzb7wLUC&lpg=PA20&dq=musique%20%2B%20imitation%20du%20réel&hl=fr&pg=PA20#v=onepage&q=musique%20+%20imitation%20du%20réel&f=false ... tous les efforts de Grétry ont consisté précisément à écrire une musique qui donne l'impression d'être une imatation du réel''.]"
* 1992 - {{bibliographie|Q28192767}}
==== La partie de chasse d'Henri IV ====
<div style="text-align: center;">
<gallery>
File:Charles Collé, La partie de chasse de Henri IV, 1766.png|1766
File:Collé La partie de Chasse de Henri IV Paris Duchesne Gueffier 1767.jpg|1767
File:Joseph Bologne de Saint-George Une scène de la Chasse.jpg|1774
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</div>
* 1766 - {{bibliographie|Q28196801}}. Comédie en 3 actes et en prose. Une première version de la pièce, intitulée alors Le Roi et le Meunier, qui correspond aux actes II et III, a été écrite par Collé en 1760 et jouée le 8 juillet 1762 à Bagnolet, dans le théâtre du duc d'Orléans. Collé a complété cette version, en la renommant. Cette nouvelle version a été représentée pour la première fois à Bagnolet le 25 décembre 1764 et publiée en 1766.
* [[d:Q3211384|1767]] - {{bibliographie|Q3211384}}, pièce de théâtre
* 1774 - {{bibliographie|Q28196346}}
* Ca 1778 - {{bibliographie|Q28196544}}. ''[[c:File:Joseph Bologne de Saint-George Une scène de la Chasse.jpg|La partie de la chasse'']], représentation de "''La Chasse''" opéra-comique en trois actes et en prose, mêlée d'ariettes, Paris, [[w:Hôtel de Bourgogne (Paris)|Hôtel de Bourgogne ou Comédie Italienne]], le 12 octobre 1778. Paroles de M. [[w:fr:Desfontaines-Lavallée|Desfontaines]], musique de [[w:fr:Joseph Bologne de Saint-George|Joseph Boulogne Saint-Georges, (1739?-1799 ; chevalier de)]]. Légende : "[[d:Q3211384|La partie de chasse de Henry IV. Opéra comique]]". - Fonds du Conservatoire. Notice n° : FRBNF39625680}}, {{BNF|39625680d}}, Guillaume-Francois Fouques Deshayes, Joseph Bologne de Saint-George
* 1826 - {{bibliographie|Q28197973}}
=== Bibliographie (Franc-maçonnerie) ===
* 1975-2016 - {{Bibliographie|Q28113128}}
* 1997-1998 - {{bibliographie|Q28109022}}
=== Bibliographie (Fictions d'après la vie de Saint-George) ===
* 1840 - {{Bibliographie|Q23591344}}
* 1840 - {{Bibliographie|Q28123257}}
* W. L. Wesché, Wilhelm Ludwig.- [https://books.google.fr/books?id=COtSAAAAcAAJ&dq=W.%20L.%20Wesché%20%2B%20Wilhelm%20Ludwig%20%2B%20Der%20Chevalier%20von%20Saint-Georges&hl=fr&pg=PA670#v=onepage&q=W.%20L.%20Wesché%20+%20Wilhelm%20Ludwig%20+%20Der%20Chevalier%20von%20Saint-Georges&f=false Der Chevalier von Saint-Georges, traduction du français]
== 1861 ==
=== Émile Laurent.- Histoire anecdotique du duel, dans tous les temps et dans tous les pays===
{{Citation bloc|1861.- {{Bibliographie|Q60646338}}<br />p.97.- une transition pour parler maintenant du chevalier de Saint-Georges<br />p.98.- HISTOIRE ANECDOTIQUE DU DUEL — Sous l'arche Marion, répond Saint-Georges(...)Et Saint-Georges s'amuse à lui casser sur le corps tout le faisceau de fleurets(...)Le chevalier de Saint-Georges n'a trouvé qu'un seul tireur qui fût digne de lui, — la chevalière d'Éon<br />p.251.— Le chevalier d'Eon et le chevalier de Saint-Georges<br />p.254.- contre le chevalier de Saint-Georges, dans un assaut public, à Londres<br />p.336.- Le chevalier de Saint-Georges et l'arche Marion<br />p.340.- Le chevalier d'Eon et le chevalier de Saint-Georges|Histoire anecdotique du duel<ref>Émile Laurent.- Émile Laurent.- [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6574692w/f9.item.r=%22Saint-Georges%22 Histoire anecdotique du duel, dans tous les temps et dans tous les pays]. [https://books.google.fr/books?id=IPRyQMmQTEAC&dq=Saint-George%20%2B%20fleuret&hl=fr&pg=PA98#v=onepage&q=Saint-Georges&f=false Voir aussi sur Google Livres]</ref>.}}
== 1862 ==
=== Capissuchi de Bollogne, gens d'église, {{S|XVII}} & {{S|XIX}} ===
{{Citation bloc|'''BOLLOGNE (Antoine Capissuchi, de), évêque de Digne''', né au hameau du Plan, commune de Barcelonnette, d'une famille originaire de Bologne, en Italie, entra dans l'Ordre des pères Minimes. Il était procureur du couvent de Mâcon, quand il fut élevé sur le siége de Digne, en 1602. Son épiscopat ne fut qu'une longue suite de procès contre le chapitre , les habitants et la commune de Digne. Les chagrins qu'il en eut altérèrent sa santé. Il mourut au village de Tanaron, le 24 novembre 1615, aussi peu regretté que pouvait l'être un plaideur de cette force, comme l'a dit malicieusement l'historien Papon.<br />'''BoLLOGNE (Louis Capissuchi, de), frère et successeur du précédent, aumônier du roi Louis XIII''', était dans la Gascogne, quand il apprit la mort d'Antoine. Il se mit aussitôt en route pour venir prendre possession du siége de Digne. Une hémiplégie survenue pendant son voyage, ne lui permit pas de recevoir l'onction épiscopale.<br />Louis mourut à Nogent, en février 1628, à son retour de Digne où on l'avait transporté pour y prendre les eaux thermales.<br />BOLLOGNE (Raphaël Capissuchi, de), natif de Mondovi en Piémont, coadjuteur de son oncle Louis depuis 1616, lui succéda en 1628. Ce fut sous son épiscopat que les religieuses Ursulines vinrent de Montélimart s'établir à Digne , en 1642, où elles restèrent jusqu'en 1790.<br />Raphaël avait porté les armes dans sa jeunesse. Il assista à l'Assemblée générale du clergé en 1635. Son grand âge et ses infirmités l'obligèrent à demander un coadjuteur en 1653; il vécut néanmoins encore dix ans, n'étant mort qu'en 1664.<br />'''BOLLOGNE (Étienne Capissuchi, de), frère et oncle des précédents, chapelain ordinaire du roi Henri III''', administra les derniers sacrements à ce prince, lorsqu'il fut assassiné par Jacques Clément, en 1589.<br />Étienne était abbé de Livry, dans le diocèse de Paris. Il permuta ce riche bénéfice avec Claude Coquelet qui se démit de l'évêché de Digne en faveur d'Antoine de Bollogne, en 1602.<br />'''BoLLOGNE (Jean-Joseph Capissuchi, de)''', de la même famille que les précédents, docteur de Sorbonne, né au Sauze, près de Barcelonnette, le 6 février 1762, fut successivement, à son retour de l'émigration, curé de Roumoules, d'Oraison , de Valensole, supérieur du Grand-Séminaire à Digne, depuis la fin de décembre 1824, jusqu'au milieu de 1828, et vicaire-général du diocèse, depuis le 27 avril 1825 jusqu'à sa mort arrivée le 16 janvier 1834.<br />L'abbé de Bollogne avait su se concilier l'estime et l'affection des populations, au milieu desquelles il exerça son ministère, par ses mœurs simples et douces. Il aimait surtout à s'entourer des jeunes enfants pour les former à la pratique des devoirs religieux.<br />Ce fut lui qui conduisit en 1829, de Clermont à Digne, les religieuses ursulines qui sont venues faire revivre l'ancienne communauté de cet ordre fondée en 1642, sous l'épiscopat de Raphaël de Bollogne.|Biographie des hommes rémarquables des Basses-Alpes ou dictionnaire historique des tous les personnages de ce département gui se sont signales depuis les temps les plus réculés jusqu'à nos jours: Pas une société & gens & lettre, Repos, 1850<ref>[https://books.google.fr/books?id=XrM6AAAAcAAJ&pg=PA46 Bollogne, page 46]</ref>}}
== Les Boulogne & Saint-George(s) ==
=== [[w:Pierre de Bologne|Pierre de Bologne II (1706 - 1792)]] ===
De BoLogne Pierre est Sécrétaire du Roi et Audiencier au Parlement de Metz. Poète lyrique, Pierre de Bologne est auteur de poésies diverses et odes sacrées qui ont été imprimées entre [[w:1745|1745]] et [[w:1821|1821]]. Les Académies de [[w:La Rochelle|La Rochelle]], d'[[w:Angers|Angers]], de [[w:Marseille|Marseille]] en [[w:France|France]] et l'Académie des Inestricati de [[w:Bologne|Bologne]] en [[w:Italie|Italie]], l'avaient admis au nombre de leurs membres<ref>Bibliographie dans Johann Samuel Ersch.- ''Das gelehrte Frankreich oder Lexicon der französischen'', Volume 1, 1797, [https://books.google.fr/books?id=zLhZAAAAcAAJ&dq=Ode%20au%20Roy%20%2B%20Pierre%20de%20Bologne&hl=fr&pg=PA155#v=onepage&q=Ode%20au%20Roy%20+%20Pierre%20de%20Bologne&f=false page 155].</ref>.
{{Citation bloc|Bologne (Pierre de), poëte lyrique français, né à la Martinique en 1706, mort à Angoulême vers 1789. Il était issu de la famille bolonaise des Capizupi, qui, dans le seizième siècle, s'était fixée en Provence. Il embrassa de bonne heure la profession des armes ; et, après avoir fait contre l'Autriche toutes les campagnes du Rhin et des Pays-Bas, il fut réformé à la paix d'Aix-la-Chapelle. Établi à Angoulême, où il se maria, il consacra ses loisirs à la culture de la poésie : "Bologne, dit Sabatier, est, après Pompignan, celui de tous nos poétes actuels qui a le mieux réussi dans l'ode sacrée. Sa poésie se distingue par la pureté, l'élégance, l'harmonie, le naturel, et l'aisance de la versification". Bologne aurait pu, en venant à Paris, obtenir, par la publicité, la réputation dont ses talents le rendaient digne ; mais il préféra à la renommée l'obscurité de sa province. Les Académies de la Rochelle, d'Angers, de Marseille, et des Inestricati de Bologne, l'avaient admis au nombre de leurs membres. On a de Pierre de Bologne : Amusements d'un Septuagénaire, ou contes, anecdotes, bons mots, naïvetés, mis en vers, Paris, 1789, in-8°;— Poésies diverses, Angoulême et Paris, 1746, in-8°; — Odes sacrées; ibid., 1758, in-12. La réunion de ces deux recueils forme les (Euvres de Bologne, publiées en 1769, in-8°. Sabatier, les Trois siècles littéraires.|{{Bibliographie|Q28375590}}, 1862<ref>[https://books.google.fr/books?id=hlFEI9HWs4kC&hl=fr&pg=PA513#v=onepage&q&f=false page 513]</ref>.}}
==== Œuvres poétiques ====
* 1738 : {{ouvrage|année=1738|prénom1=Pierre|nom1=de Bologne|titre=Ode sur la tempête qui ravagea les îles de l'Amérique le {{date|9|août|1738}}. Ode sur le psaume super flumina Babilonis : {{XVIIIe siècle}}|lieu=|éditeur=}}.{{Référence nécessaire}}<!--Non trouvé sur le Web ni à la BNF.<br />"''Heures nouvelles, en vers français, à l'usage des pieux amateurs de la poésie, contenant la messe et autres prières, ornées de vignettes en taille douce. Par de Bologne; Nancy, impr. d'Hœner; Paris, (Persan), 1822, in-12. — Un autre Bologne a publié : Odes sacrées, 1758, in-12''" in {{ouvrage|année=1860|prénom1=François Marie|nom1=Pérennès|prénom2=Gustave|nom2=Brunet|prénom3=Jacques-Paul|nom3=[http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb119160622/PUBLIC Migne]|prénom4=et|nom4=al.|titre=[http://books.google.fr/books?id=6KQPAAAAIAAJ&pg=PT451&dq=Heures+nouvelles+en+vers+fran%C3%A7ais+Pierre+de+Bologne Dictionnaire de bibliographie catholique] : présentant l'indication et les titres complets de tous les ouvrages qui ont été publiés dans les trois langues grecque, latine et française, depuis la naissance du christianisme, en tous pays, mais principalement en France, pour et sur le catholicisme : {{XIXe siècle}}|lieu=Paris|éditeur=Publié par J.P. Migne}}. Notice BNF n° [http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb31080330x/PUBLIC FRBNF31080330].--~~~~-->
* [[1745]] : {{ouvrage|année=1745|prénom1=Pierre|nom1=de Bologne|titre=Ode au Roy par M. de Bologne : {{XVIIIe siècle}}-{{XIXe siècle}} : 1650-1820|lieu=S. l.|éditeur=Publication : Thiboust}}. Notice BNF n° [http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb39375865k/PUBLIC FRBNF39375865].
* 1746 - {{bibliographie|Q28374645}}
[[Fichier:Pierre de Bologne, Odes sacrées, 1758.jpg|100px|vignette|gauche|1758]]
* 1758 - {{bibliographie|Q28374191}}. L'édition est annoncée en ces termes dans la correspondance de Grimm et Diderot :
{{Citation bloc|''Un Américain, M. de Bologne, vient de donner un recueil de poésie sacrées<ref>Odes sacrées, 1758, in-12</ref>, suivi de poésies diverses dont quelques-unes sont latines. Je ne crois pas que ce poête se trouve jamais placé à côté du grand Rousseau dans les cabinets où il y aura du choix. Ce recueil a déjà été imprimé, il reparaît considérablement augmenté. Vous trouverez à la fin la traduction du premier livre de Télémaque en vers latins''. ([[w:Melchior Grimm|Grimm]] & [[w:Denis Diderot|Diderot]])<ref>{{ouvrage|année=1877-1882|prénom1=Grimm|nom1=& Diderot|titre=[http://books.google.fr/books?ei=70GRTND-OoyAOL-n1eYM&ct=result&id=ag2RW1F7YfQC&dq=1758+Correspondance+littéraire%2C+philosophique+et+critique+Odes+sacrées%2C+par+M.+de+Bologne&q=Odes+sacrées%2C+par+M.+de+Bologne#search_anchor Correspondance littéraire, philosophique et critique], par Grimm, Diderot, Raynal, Meister, etc., revue sur les textes originaux... par Maurice Tourneux. Tome 3 : {{sp-|XVIII|e|-|XIX|e}} : 1758-1882|lieu=Paris|éditeur=Tourneux, Maurice (1849-1917)}}.{{BNF|311827671}}, {{Gallica|http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5784275j.image.hl.r=Odes+sacrées+Pierre+de+Bologne.f446.langFR}}.</ref>.}}
* 1758 - Les deux Recueils réunis
* 1769 - Œuvres N Ed 12 3 L : {{ouvrage|année=1769|prénom1=Pierre|nom1=de Bologne|titre=Œuvres de Pierre de Bologne comprenant : Amusements d'un Septuagénaire, ou contes, anecdotes, bons mots, naïvetés, mis en vers, Poésies diverses, Odes sacrées : {{XVIIIe siècle}} : |lieu=|éditeur=}}.
[[Fichier:Pierre de Bologne.- Amusemens d'un septuagénaire, 1786.png|100px|vignette|gauche|1786]]
* 1786 - {{bibliographie|Q24026474}}
==== 1711-1774 - [[w:Georges de Bologne Saint-Georges|Georges de Bologne Saint-Georges]] ====
[[w:Georges de Bologne Saint-Georges|Georges de Bologne Saint-Georges]], [[w:1711|1711]]-[[w:1774|1774]]<ref>{{Date|26|décembre|1774}}, mort de Georges de Bologne au [[w:Baillif|Baillif]], en [[w:Guadeloupe|Guadeloupe]], acte de décès de la Paroisse de Saint-Dominique du [[w:Baillif|Baillif]]. N.B. : l'actuelle église Saint Dominique à Baillif a été construite en béton par [[w:Ali Tur|Ali Tur]] en [[w:1929|1929]].</ref> est un colon de la [[w:Guadeloupe|Guadeloupe]], originaire de l'[[w:Angoumois|Angoumois]]. Fils de Pierre de Bologne I{{er}}, major de régiment de [[w:Longvilliers|Longvillers]]<ref>''Il n'y a jamais eu, aux îles ou en France, de régiment portant ce nom.''{{ouvrage|année=2006|prénom1=Pierre|nom1=Bardin|titre=[url google Joseph, sieur de Saint-George: le chevalier noir] : {{sp-|XVIII|e|-|XXI|e}} : 1745-2006|lieu=Paris|éditeur=Guenegaud,}}.{{BNF|40973268c}}. Voir l'historique de la [https://books.google.fr/books?id=qTPCEWnvqtkC&dq=Jeanne%20de%20Boulogne&hl=fr&pg=PA887#v=onepage&q=Jeanne%20de%20Boulogne&f=false seigneurie de Longvillers]</ref>
=== Le fermier général, M. de Boulogne ===
[[Fichier:Boston Tea Party cph.3b53084.jpg|100px|vignette|gauche|Boston Tea Party, 16 décembre 1773]]
[[Fichier:Arrêt du Conseil d'État du Roi nomme Bollongne 15 mai 1785 02.png|100px|vignette|gauche|Arrêt du Conseil d'État du Roi nomme Bollongne 15 mai 1785]]
* '''1719''' - [https://books.google.fr/books?id=X7OGQwAACAAJ&dq=%22fermier+général%22+%2B+%22de+Boulogne%22&hl=fr&sa=X&ved=0CCAQ6AEwAGoVChMImbLiuru_xwIVgTkUCh2GYwUH Mémoire pour le sieur de Boulogne, fermier du duché de Lorge et acquéreur d’une partie de la forêt de Quintin], 1719
* '''1719''' - Mémoire pour le sieur de Boulogne, fermier du duché de Lorge et acquéreur d’une partie de la forêt de Quintin, ... contre monsieur le duc de Lorge, 1719 {{BNF|}}
* '''1773''' - [https://books.google.fr/books?id=jH2ICV0lLoUC&dq=duché%20de%20Lorge&hl=fr&pg=PA55#v=onepage&q&f=false Journal politique, ou Gazette des gazettes], Lutton, 1773
: [https://books.google.fr/books?id=jH2ICV0lLoUC&hl=fr&pg=PA1#v=onepage&q&f=false Mars 1773], [https://books.google.fr/books?id=jH2ICV0lLoUC&pg=PA55&dq=duché+de+Lorge&hl=fr&sa=X&ved=0CDYQ6AEwBGoVChMIj9qu9O-_xwIVQm8UCh0lXQGN#v=onepage&q=duché%20de%20Lorge&f=false page 55] : Par lettres-patentes du 25 du mois dernier, le roi a fait une nouvelle érection du duché hérédiditaire de Quintin-Lorge, sur la démission du duc de Lorge, en faveur du comte de Lorge, son gendre, menin de Mgr. le dauphin, à l’effet de jouir dès-à-présent, des titre, rang, honneurs & prérogatives attachés à la dignité de duc. En conséquence, la comtesse de Lorge a eu l'honneur d’être présentée à S. M., ainsi qu’à la famille royale, par la duchesse de Lorge, sa mere, sous le nom de duchesse de Quintin, & elle a pris le tabouret le même jour.
* '''1785''' - Image Arrêt du conseil d'État qui nomme le sieur de Boullongne, conseiller d'État ordinaire, pour être chargé, en qualité de commissaire de Sa Majesté de la suite des affaires concernant la Compagnie des Indes, établie par arrêt du 14 avril 1785. Éditeur Imp. royale (Paris), 1785. Identifiant : ark:/12148/btv1b86256971.}}
:L’ancienne comté-baronnie de Quintin, située en Basse-Bretagne, fut érigée, en 1691, en duché, sous le titre de Quintin, en faveur de Guy de Durfort de Lorge, maréchal de France, qui continua de porter le nom de Maréchal de Lorge jusqu'à sa mort. En 1706, Guy-Nicolas de Durfort de Lorge, fils unique de ce dernier, & ayeul paternel de la comtesse de Lorge, obtint des lettres-patentes qui changèrent le titre de duché de Quintin en duché de Lorge.
* '''1786''' - baron de Castelnau.- Réflexions ou lettres ... à lady Sophie F*** sur le gout, 1786 ; ... https://books.google.fr/books?id=VYcUAAAAQAAJ ... pas droit d’en porter, doit être regardé comme perturbateur du repos publict les gardes du Sr. Boulogne de Préminville, méritaient d’être regardés comme tels, ...
* '''1789''' - Il s’agit d’un Tavernier de Boulogne, comme l’indique ce texte :
:[https://books.google.fr/books?id=vOdQAAAAcAAJ Collection de décisions nouvelles et de notions relatives, 1789], Jean Baptiste Denisart, Armand-Gaston Camus, Jean B. Bayard, 1789.
:Le I3 mars I713, le duc de Lorge passa au sieur [https://books.google.fr/books?id=vOdQAAAAcAAJ&dq=duché%20de%20Lorge&hl=fr&pg=PA155#v=onepage&q&f=false Tavernier de Boulogne], & au sieur Tavernier de Ste. Croix (''frère du précédent''), un bail de son duché de Quintin, situé en Bretagne, moyennant 30,000 livres par année, au paiement desquelles les deux freres ...
* '''1970''' - [http://www.worldcat.org/search?q=au%3AChaussinand-Nogaret%2C+Guy.&qt=hot_author Guy Chaussinand-Nogaret]. Les financiers de Languedoc au {{s|XVIII|e}}. Paris, S. E. V. P. E. N., 1970.- [https://books.google.fr/books?id=bX-xk8tE2DUC Les financiers de Languedoc au {{s|XVIII|e}}], page 262, 1970, http://www.worldcat.org/search?q=no%3A301490591 - Extraits : Les Boullongne de Préminville qui essaient encore, timidement, après 1775, de rester des hommes d’affaires, ressentent cruellement les effets de leur passivité. Originaire du Beauvaisis, Guillaume Tavernier de Boullongne, fermier général en 171 5, laissa une jolie fortune à son fils ... fils [[w:Jean-Baptiste Tavernier-Boullongne|Jean-Baptiste ''Tavernier-Boullongne'']], filleul de Madame de Pompadour, conseiller au Parlement de Paris, puis trésorier à l’Extraordinaire ...
:Bergeron Louis. Les financiers de Languedoc au {{s|XVIII|e}} (note critique). In: Annales. Économies, Sociétés, Civilisations. 26e année, N. 2, 1971. pp. 407-409. doi : 10.3406/ahess.1971.422365, http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/ahess_0395-2649_1971_num_26_2_422365
:Dulong-Sainteny Claude. Guy Chaussinand-Nogaret. Les financiers de Languedoc au {{s|XVIII|e}}. Paris, S. E. V. P. E. N., 1970. (École pratique des hautes études, VIe section, Centre de recherches historiques. Affaires et gens d’affaires, XXXV.). In: Bibliothèque de l'école des chartes. 1971, tome 129, livraison 1. pp. 188-191. http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/bec_0373-6237_1971_num_129_1_449892_t1_0188_0000_3, 23 août 2015
* '''2008''' - Christophe Luraschi.- [https://books.google.fr/books?isbn=2840495341 Conrad-Alexandre Gérard (1729-1790]: artisan de l’indépendance américaine, page 369, 2008 - Extraits : ... (princesse Christine de), 291 SAXE (Marie-Josph de) dauphine de France, 9,31,62 SCHOEPFLIN (Jean-Daniel), 22, 28, ... TAVERNIER DE BOULLONGNE (Jean-Baptiste), 95 TAVERNIER DE BOULLONGNE DE PRÉMINVILLE (Philippe), ...
* [http://universal_lexikon.deacademic.com/216391/Boullongne Distinguer les Boullongne]
* [http://www.pastellists.com/genealogies/tavernier.pdf Distinguer les Tavernier]
* [https://books.google.fr/books?id=DGNeAAAAcAAJ&lpg=PA52&ots=u-F1x7ov9i&dq=Boullongne%20de%20Préminville&hl=fr&pg=PA52#v=onepage&q&f=false Boulogne de Preminvílle], à sa Terre de Magnanville, près Mantes.
* Le fermier général [[w:Jean-Baptiste Tavernier-Boullongne|Jean Baptiste Tavernier de Boullongne de Préminville]], Seigneur de Magnanville (1749-1794), filleul de Madame de Pompadour, franc-maçon et collectionneur d’instruments musicaux. Son [https://books.google.fr/books?id=fIPj8NRvuNAC&lpg=PA202&dq=Jean-Baptiste%20Tavernier%20de%20Boullongne%20de%20Préminville&hl=fr&pg=PA202#v=onepage&q&f=false épouse Louise de Walckiers (1756-1796)]. Cf. [https://books.google.fr/books?id=PhVQWLWig4IC&lpg=PA213&dq=Jean-Baptiste%20Tavernier%20de%20Boullongne%20de%20Préminville&hl=fr&pg=PA213#v=onepage&q=Jean-Baptiste%20Tavernier%20de%20Boullongne%20de%20Préminville&f=falseMusée du fer - Page 213] pour distinction entre 3 Tavernier de Boullongne, [https://books.google.fr/books?id=PhVQWLWig4IC&lpg=PA40&ots=4zZTF63MvX&dq=Boullongne%20de%20Préminville&hl=fr&pg=PA40#v=onepage&q&f=false Musée du fer].
== 1841 ==
{{Citation bloc|Tout le monde connaît le chevalier de Saint Georges ce singulier personnage qui brillait par une foule de talents. On a inventé sur son compte toutes sortes d aneca dotes plus bizarres les unes que les autres Les détails historiques rapportés par madame Fusil nous ont paru assez intéressants pour mériter de trouver place ici Saint Georges et Lamothe étaient Oreste et Pylade on ne les voyait jamais l an sans l autre Lamothe célègrecques bre cor de chasse de cette époque eût aussi été le preet mier tireur d armes disait on s il n y avait pas eu un Saint Georges La supériorité de Saint Georges au tir au patin à cheval à la danse dans tous les arts enfin lui avait assuré cette brillante réputation dont il a toujours joui depuis son arrivée en France Il était un modèle pour tous les jeunes gens d alors qui lui formaient une cour on ne le voyait jamais qu entouré de leur cortége Saintque Georges donnait souvent des concerts publics ou de souscription on y chantait plusieurs morceaux dont il avait composé les paroles et la musique c étaient surtout ses romances qui étaient en vogue Comme exécutant Saint Georges se distinguait par une habileté peu commune sur le violon Il a composé pour cet instrument divers morceaux dont plusieurs ont été publiés à Paris Il aimait à produire des effets pittosur resques et l on cite entre autres une de ses compositions qui se fit remarquer par son originalité c était les Imours et la Mort du pauvre oiseau Voici la description qu en donne madame Fusil dont nous sommes du reste Join de partager l enthousiasme pour ce que nous regardons comme un écart dimagination La première partie de cette petite pastorale s annonnaissance çait par un chant brillant plein de légèreté et de fiorimaria tures le gazouillement de l oiseau exprimait son bonheur de revoir le printemps il le célébrait par ses accents joyeux Mais bientôt après venait la seconde partie où il roude coulait ses amours C était un chant rempli d âme et de séduction On croyait le voir voltiger de branche en branpas che poursuivre la cruelle qui déjà avait fait un autre choix et s enfuyait à tire d ailes Le troisième motif était la mort du pauvre oiseau ses chants plaintifs ses regrets ses souvenirs où se troufois vaient parfois quelques réminiscences de ses notes joyeuses Puis sa voix s affaiblissait graduellement et finissait par s éteindre il tombait de sa branche solitaire sa vie s exhalait par quelque note vibrante C était le dernier chant de l oiseau son dernier soupir Après avoir terminé la série de ses concerts à Lille en 1791 Saint Georges voulut les renouveler à Tournay alors le rendez vous des émigrés Mais on refusa d y advilles mettre le créole et il fut obligé de quitter la ville Il retourna à Paris où il forma un régiment de mulâtres dont on le nomma colonel il revint ensuite à Lille au moment du siége et son régiment se battit contre les Autrichiens Plus tard il partit avec Lamothe pour SaintBruxelles Domingue qui était en pleine révolution On fit courir le bruit qu ils avaient été pengus dans une émeute mais ce bruit était heureusement faux et les deux amis revinrent sains et saufs en France Nous ajouterons que Saintsuva Tout le monde connaît le chevalier de Saint Georges ce singulier personnage qui brillait par une foule de taétait On a inventé sur son compte toutes sortes d aneca dotes plus bizarres les unes que les autres Les détails historiques rapportés par madame Fusil nous ont paru assez intéressants pour mériter de trouver place ici Saint Georges et Lamothe étaient Oreste et Pylade on ne les voyait jamais l an sans l autre Lamothe célègrecques bre cor de chasse de cette époque eût aussi été le preet mier tireur d armes disait on s il n y avait pas eu un Saint Georges La supériorité de Saint Georges au tir au patin à cheval à la danse dans tous les arts enfin lui avait assuré cette brillante réputation dont il a toujours joui depuis son arrivée en France Il était un modèle pour tous les jeunes gens d alors qui lui formaient une cour on ne le voyait jamais qu entouré de leur cortége Saintque Georges donnait souvent des concerts publics ou de souscription on y chantait plusieurs morceaux dont il avait composé les paroles et la musique c étaient surtout ses romances qui étaient en vogue Comme exécutant Saint Georges se distinguait par une habileté peu commune sur le violon Il a composé pour cet instrument divers morceaux dont plusieurs ont été publiés à Paris Il aimait à produire des effets pittosur resques et l on cite entre autres une de ses compositions qui se fit remarquer par son originalité c était les Imours et la Mort du pauvre oiseau Voici la description qu en donne madame Fusil dont nous sommes du reste Join de partager l enthousiasme pour ce que nous regardons comme un écart dimagination La première partie de cette petite pastorale s annonnaissance çait par un chant brillant plein de légèreté et de fiorimaria tures le gazouillement de l oiseau exprimait son bonheur de revoir le printemps il le célébrait par ses accents joyeux Mais bientôt après venait la seconde partie où il roude coulait ses amours C était un chant rempli d âme et de séduction On croyait le voir voltiger de branche en branpas che poursuivre la cruelle qui déjà avait fait un autre choix et s enfuyait à tire d ailes Le troisième motif était la mort du pauvre oiseau ses chants plaintifs ses regrets ses souvenirs où se troufois vaient parfois quelques réminiscences de ses notes joyeuses Puis sa voix s affaiblissait graduellement et finissait par s éteindre il tombait de sa branche solitaire sa vie s exhalait par quelque note vibrante C était le dernier chant de l oiseau son dernier soupir Après avoir terminé la série de ses concerts à Lille en 1791 Saint Georges voulut les renouveler à Tournay alors le rendez vous des émigrés Mais on refusa d y advilles mettre le créole et il fut obligé de quitter la ville Il retourna à Paris où il forma un régiment de mulâtres dont on le nomma colonel il revint ensuite à Lille au moment du siége et son régiment se battit contre les Autrichiens Plus tard il partit avec Lamothe pour SaintBruxelles Domingue qui était en pleine révolution On fit courir le bruit qu ils avaient été pengus dans une émeute mais ce bruit était heureusement faux et les deux amis revinrent sains et saufs en France Nous ajouterons que Saint-Georges y mourut en 1801 suivant les uns en 1799 suivant les autres dans un état voisin de l'indigence. Quant à Lamothe il fut attaché à la maison du duc Berry. Après l'horrible catastrophe de ce prince, il alla à Munich où il vivait encore en 1823 .|Revue et gazette musicale de Paris, 1841<ref>[https://www.google.fr/books/edition/Revue_et_gazette_musicale_de_Paris/n6vbdGHdR8UC?hl=fr&gbpv=1&dq=Chevalier+de+Saint-George+%2B+La+vie+et+la+mort+du+pauvre+petit+oiseau&pg=PA363&printsec=frontcover Revue et gazette musicale de Paris, 1841]</ref>}}
== Les Boulogne & Saint-George(s) ==
=== Jean de Boullongne (1690-1769), contrôleur des finances ===
Cf. [[Utilisateur:Ambre Troizat/BologneGuadeloupe#Jean de Boullongne (1690-1769), contrôleur des finances|Jean de Boullongne (1690-1769), contrôleur des finances.]]
=== Jean de Bologne comte de Montfort (c. 1422] ===
{{Citation bloc|'''1841''' - Liste des gouverneurs du Dauphiné, depuis la réunion de cette contrée à la France en 1549 jusquüi leur suppression en 1790.<br />Aymar de Poitiers, comte de Valentinois , dauphinois, nommé en 1549.<br />Jean de Bologne, comte de Montfort, nommé en 1555.<br />...<br />Gilbert de la Fayette, maréchal de France, nommé en 1422.|Annuaire statistique de la Cour royale de Grenoble et du département de l'Isère, Chez Baratier Frères et Fils<ref>Annuaire statistique de la Cour royale de Grenoble et du département de l'Isère pour l'année 1841, Chez Baratier Frères et Fils, [https://books.google.fr/books?id=QNNbDOcQQoQC&dq=Saint-André%20%2B%20Dauphiné%20%2B%20%22Jean%20de%20Bologne%22&hl=fr&pg=PA227#v=onepage&q=Saint-André%20+%20Dauphiné%20+%20%22Jean%20de%20Bologne%22&f=false page 227].</ref>.}}
=== Jean-Baptiste Tavernier de Boullongne ===
{{Citation bloc|Boullongne (Jean-Baptiste Tavernier de), intendant des finances, contrôleur général (1757-1759)|Archives de la Marine (France), 1769<ref>Archives de la Marine (France), E(tienne Taillemite, Archives nationales (France).- [https://books.google.com/books?id=fC8XAQAAMAAJ Inventaire des Archives de la marine]. Série B., f 1769 : III, 335. VII, 432, 444,1969, Page 51</ref>.}}
=== Guillaume-Pierre de Boullongne-Tavernier, {{S|XVIII}} ===
{{Citation bloc|Tavernier de Boullogne (Guillaume Pierre), trésorier général de l’extraordinaire des guerres|Arrêts du Conseil du Roi, règne de Louis XVI<ref>[https://books.google.fr/books?id=DjtmAAAAMAAJ Arrêts du Conseil du Roi, règne de Louis XVI, Schmauch, B. 12 mai 1776-31, Archives nationales (France), Page 608, 1978, {{BNF|34296454m}}.</ref>.}}
{{Citation bloc|Il est ordonné à M. Guillaume-Pierre Tavernier de Bonlogne, trésorier général de l’Extraordinaire des guerres de payer comptant, si fait n’a été, aux sieurs Receveurs et Administrateurs de l'Hôtel-Dieu de Châteandun, la somme de cent soixante-douze livres treize sols, pour le montant des journées de l’augmentation de solde accordée par Sa Majesté au dit Hôtel-Dieu, des soldats, cavaliers et dragons qui y ont été traités pendant Tannée 1759, à raison de trois sols de supplément par chaque journée, laquelle somme de cent soixante-douze livres treize sols lui sera passée et allouée dans la dépense de ses comptes par Messieurs de la chambre des comptes h Paris, que nous prions ainsy de le faire sans difficulté.|M. A. Lamoureux.- Un hospice mixte avant la Révolution : Hôtel-Dieu de Châteaudun, Vve Rozier, Paris, 1900 {{BNF|30730403b}}.}}
{{Citation bloc|Le chevalier de Saint-George, né à la Guadeloupe le '''25 octobre 1745''', fut amené fort jeune en France par '''M. de Boulogne''', fermier général , son père, qui l'avait eu d'une négresse. Entré fort jeune dans les mousquetaires, il devint écuyer de Mme de Montesson, puis capitaine des gardes du duc d'Orléans, '''son ami intime'''. Après la révolution, ce prince l'employa daus toutes les intrigues du Palais-Royal. En l792, ayant levé un corps de chasseurs à cheval, il en fut fait colonel , et le conduisit à l'armée de Dumouriez. ll venait d'être arrêté comme suspect.| M. Capefigue.- L'Europe pendant la revolution française<ref>M. Capefigue.-[https://books.google.fr/books?id=n5k0emXt8xsC&pg=PA41#v=onepage&f=false L'Europe pendant la revolution francaise, Volume 3, p. 41, note 1], Société belge de librairie Hauman et Ce., 1843 - 348 pages</ref>,.}}
== 1844 ==
{{Citation bloc|1844 - ''Saint-Marcelin<ref>[[d:Q108755903|Jean-Victor Fontanes de Saint-Marcellin]], l'auteur de ''Wallace, ou le ménestrel écossais'' .<br>{{bibliographie|Q110610842}}<br>{{bibliographie|Q110614423}}</ref> était taillé sur le modèle de Saint Georges et il lui ressemblait de tous points, sauf la couleur la peau. Comme le célèbre mulâtre, il avait reçu de la nature les dons les plus heureux : — son origine était à demi voilée par un mystère gracieux et il était entré dans le monde par droit de conquête<ref>L'expression "''Par droit de conquête''" est expliquée en introduction de la pièce de théâtre : {{bibliographie|Q110610699}}, 1855. </ref> : — comme Saint Georges il possédait de brillans avantages et des qualités qui rarement se trouvent réunies chez le même homme : il était grand, bien fait, d'une figure agréable, il excellait dans tous les exercices du corps, il maniait l'épée dans la perfection, il montait à cheval et il dansait avec une grâce inimitable : — avec cela beaucoup d'esprit, une instruction solide et variée, l'amour de l'étude et le culte des arts ; excellent musicien, écrivain distingué plein de goût et d'imagination, poète agréable, faisant les vers comme on les aimait de son temps, composant de jolis airs pour les couplets qu'il tournait aisément et qu'il chantait à merveille. Tel était Saint-Marcelin...|{{Lien web |langue= fr|auteur= Pierre Durand, Le Siècle|titre= Auteur de Walace (Variétés)|url= https://www.google.fr/books/edition/Le_Compilateur/xNq6Abh4L98C?hl=fr&gbpv=1&dq=po%C3%A8me+%2B+Saint-Georges+%2B+punch+%2B+Palais+Royal&pg=PA384&printsec=frontcover|date= 1844|site= google.fr/books|consulté le= 18 janvier 2022}}, dans {{bibliographie|Q110610095}}.}}
== 1888 ==
* 1888 - {{bibliographie|Q112286987}} <!-- François Jules Dérué.- L'escrime dans l'armée -->
{{Citation bloc|Quand vint la paix après 1815, l'escrime militaire ne se manifesta plus que dans les nombreux duels qui mirent en présence à tout propos et souvent hors de propos les débris des vieilles armées et la jeunesse dorée d'alors. Les salles d'armes civiles primerent les salles d'armes militaires. C'est à cette époque que surgirent ces professeurs remarquables qui ont fait faire un grand pas à la science de l'escrime nous citerons '''La Boëssière''', fils du célèbre professeur du non moins célèbre chevalier de '''Saint Georges''', qui établit les bases complètes de cette escrime dont '''Jean Louis''', le premier démonstrateur de notre époque, perfectionna peu après les formes et les détails. Lafaugère Charlemagne Gomard Dumesnil Lozès Grisier Pons Bonnet Bertrand Berryer Cordelois Gatechair Robert ainé etc. Et nous arrivons à l époque contemporaine|1888 - {{bibliographie|Q112286987}}<ref>1888 - François Jules Dérué, L'escrime dans l'armée, [https://www.google.fr/books/edition/L_escrime_dans_l_arm%C3%A9e/I1wPAAAAIAAJ?hl=fr&gbpv=1&dq=L_escrime_dans_l_arm%C3%A9e%2BSaint-Georges&pg=PA17&printsec=frontcover L'escrime dans l'armé page 17].</ref>}}
== 1892 ==
* 1892 - {{bibliographie|Q92596799}} <!-- Joachim Ambert, Les généraux de la Révolution (1792-1804) -->
== 1895 ==
* 1895 - {{bibliographie|Q112282627}} <!-- Bibliographie générale de l'escrime -->
; [https://archive.org/details/bub_gb_Djk-AAAAYAAJ/page/21/mode/1up page 21], Angelo Malevolti, 1763
{{Citation bloc|Angelo M. (Malevolti) L'École des armes avec l'explication générale des principales attitudes et positions concernant l'Escrime. Dédiée à Leurs Altesses Royales les Princes Guillaume Henry et Henry Frédéric, Par M Angelo, Londres, 1763, chez R et I. Dosdley Pall-Mall|1895 - {{bibliographie|Q112282627}}<ref>A. Grisier.- Les armes et le duel, [https://archive.org/details/bub_gb_Djk-AAAAYAAJ/page/21/mode/1up page 21]</ref>.}}
;[https://archive.org/details/bub_gb_Djk-AAAAYAAJ/page/872/mode/1up page 372], Augustin Grisier, 1847
{{Citation bloc|1847 - [[w:Augustin Grisier|Grisier Augustin]].- Les armes et le duel par A. Grisier professeur de LL AA RR les Princes fils du Roi à l'École polytechnique, etc. Ouvrage agréé par l'Empereur de Russie. Préface anecdotique par [[w:Alexandre Dumas|Alexandre Dumas]]. Notice sur l'auteur par Roger de Beauvoir. Épître en vers par Méry. Lettre du comte de Hombourg. Dessins par [[w:Léonce Élie de Beaumont|E. de Beaumont]], A Paris, 1847 chez Garnier est enrichi de 10 planches lithographiés|1895 - {{bibliographie|Q112282627}}<ref>A. Grisier.- Les armes et le duel, [https://archive.org/details/bub_gb_Djk-AAAAYAAJ/page/872/mode/1up page 372]</ref>.}}
== 1910 ==
{{Citation bloc|Gossec fonda le Concert des Amateurs en 1770. C’est là qu’il fit entendre ses symphonies et celles de Haydn. L’orchestre, qui était excellent, s’acquit bien vite une grande réputation. Navoigille l'aîné le dirigeait avec beaucoup d’autorité. Parmi les violonistes on remarquait : Mestrino, Lahoussaye, Gervais, Berthaume, le chevalier de Saint-Georges, aussi habile à manier l’archet que l’épée ; Fodor, Guérin, les deux Blasius, etc.|{{bibliographie|Q28790991}}, [[d:Q28790991|volume 2]] [[s:fr:Page:Grillet - Les ancêtres du violon et du violoncelle, 1901,T2.djvu/150|page 138]].}}
== 1919 ==
{{Citation bloc|Ce jeune homme, dont le nom était Guillaume-Pierre, avait eu une jeunesse quelque peu aventureuse. II avait commence sa fortune, avec son frere dont nous parlerons tout a l’heure, comme simple munitionnaire de l’armée du Marechal de Saxe. Puis il était allé aux Colonies où il avait eu d’une négresse de la Guadeloupe, le 25 décembre 1745, un fils connu sous le nom du Chevalier de Saint- Georges, qui joua un certain rôle au {{s|XVIII|e}}, mais sur lequel les détails precis font défaut...|Amede Caix de Saint-Aymour, 1919<ref>Amede Caix de Saint-Aymour (comte de).- Une famille d’artistes et de financiers aux XVIIe et XVIII siecles, les Boullongne, [https://archive.org/stream/CaixSaintAymourFamilleArtistesfinanciersXvii-xviiieLesBoullongne p.92].</ref>}}
== 1964 ==
* 1964 - {{bibliographie|Q92446744}} <!-- Gaston Bourgeois, Le Chevalier de Saint-Georges -->
== 1975 ==
{{Citation bloc|... un historien de premier mérite, Alfred Chuquet — au fermier général Philippe-Guillaume de Boullongne-Tavernier, dit de Préninville. ... Le père du Chevalier appartenait à la branche des Boullongne du Beauvaisis, qui avaient une origine commune avec les illustres ... Il se prénommait Guillaume-Pierre. ... Il avait commencé sa fortune comme simple munitionnaire de l’armée du Maréchal de Saxe.|Bulletin de la Société d'histoire de la Guadeloupe, 1975<ref>[https://books.google.com/books?id=Nht7AAAAMAAJ Bulletin de la Société d'histoire de la Guadeloupe], 1975.</ref>.}}
== 2001 ==
{{Citation bloc|Il réfute Jean de Bologne comme père et propose Guillaume-Pierre de Boullongne-Tavernier, ancien [[w:Munitionnaire|munitionnaire]]<ref>{{ouvrage|titre=Dictionnaire de l’armée de terre|sous-titre= ou, Recherches historiques sur l’art et les usages militaires des anciens et des modernes|volume = 3|auteurs =Étienne Alexandre baron Bardin, Nicholas Charles Victor Oudinot (duc de Reggio) |éditeur = Librairie militaire, maritime et polytechnique de J. Corréard |année= 1851 |pages= 5 337 |passage= 3 747|lire en ligne=http://books.google.fr/books?id=1hZEAAAAYAAJ&pg=PA3748}}.</ref> de l’armée du maréchal de Saxe, qui fit un long séjour à la Guadeloupe où il avait acheté, en 1738, une plantation, entre...|Vincent Podevin-Bauduin, Archives de la Guadeloupe, Laure Tressens.- Le fleuret et l’archet : le chevalier de Saint-George, 2001.}}
== 2002 ==
Sylvie Chalaye confirme cette paternité dans un article paru en juin 2002 :
{{Citation bloc|Né en esclavage, aux alentours de Noël 1739, d’une mère sans doute raflée sur les côtes du Sénégal, Joseph est l’unique fils de Guillaume-Pierre Tavernier de Boullongne, dit Monsieur de Boulogne, un aristocrate désargenté venu redorer son blason aux colonies, comme c’était courant à cette époque, où à la Caraïbe, fortunes se faisaient et se défaisaient aussi vite<ref>{{ouvrage|année=2002|prénom1=Sylvie|nom1=Chalaye|titre=[http://www.revues-plurielles.org/_uploads/pdf/13_11_4.pdf Le Chevalier de Saint-George], Un héros des Lumières par deux fois oublié : {{s-|XVIII|e}} : 1745-1799|lieu=Paris|éditeur=L’arbre à Palabres, {{numéro|11}}, 2002}}.</ref>.}}
{{Citation bloc|Fils d’une noire et d’un contrôleur général, le comte de Boulogne, il vit à Paris ... Jean de Boulogne ou Boullongne (1690-1769), contrôleur général des finances en 1757-1759, descendant d’une famille de peintres, les Boullongne, mais un planteur, cousin éloigné du contrôleur, Guillaume-Pierre Tavernier de Boullongne.|L’Intermédiaire des chercheurs et curieux
https://books.google.fr/books?id=vUtcAAAAMAAJ, 2002<ref>[https://books.google.fr/books?id=vUtcAAAAMAAJ L’Intermédiaire des chercheurs et curieux], 2002</ref>.
== 2005 - 2009 ==
Alain Guédé attribue la paternité de Saint-George à [[w:Guillaume-Pierre Tavernier de Boullongne|Guillaume-Pierre Tavernier de Boullongne]] dans un article publié le {{1er}} septembre 2005<ref>Fr.Wikipédia.- [[w:Joseph_Bologne_de_Saint-George#Guillaume-Pierre Tavernier de Boullongne ?|Guillaume-Pierre Tavernier de Boullongne]]</ref>. Cette attributionn de paternité au même [[w:Guillaume-Pierre Tavernier de Boullongne|Guillaume-Pierre Tavernier de Boullongne]] est reprise dans un article paru le 27 août 2009,<ref>(cf.[http://www.pastellists.com/Genealogies/Tavernier.pdf Tavernier] {{ouvrage|année=2009|prénom1=Alain|nom1=Guédé|titre=[http://www.humanite.fr/2009-08-27_Idees-Tribune-libre-Histoire_Saint-George-un-Noir-pour-sauver-la Portrait]. 220 ans après la Révolution française. Saint-George, un Noir pour sauver la République : {{s-|XVIII|e}} : 1745-1799|lieu=Paris|éditeur=L'Humanité}}. L’article est publié dans la rubrique Idées - Tribune libre -Histoire du journal L'Humanité. Signé ''Alain Guédé Journaliste, président du Concert de monsieur de Saint-George'', le même texte est repris par ''[http://pyepimanla.blogspot.com/2009/08/saint-george-un-noir-pour-sauver-la.html Pyepimanla-histoire Pyepimanla-histoire]'' le jeudi 27 août 2009 sous le titre : ''Saint-George, un Noir pour sauver la République''. Un lien pointe vers la page de l'Humanité ; un titre principal et un chapeau ont été ajoutés : '''''L'histoire des Antilles et de l’Afrique'''. L'histoire et la sociologie de la Caraïbe, des Antilles et du monde noir <sup>(''sic''. Lire noir)</sup>. Naviguons dans le passé de la Martinique, de la Guadeloupe, de la Guyane, de la Réunion et de l’Afrique''. L’article est accompagné d’un pastiche du portrait de Joseph Bologne de Saint-George. {{Lien web|url=http://pyepimanla.blogspot.com/2009/08/saint-george-un-noir-pour-sauver-la.html|titre=L'histoire des Antilles et de l’Afrique. L'histoire et la sociologie de la Caraïbe, des Antilles et du monde noiR<sup>(''sic''. Lire noir)</sup>. Naviguons dans le passé de la Martinique, de la Guadeloupe, de la Guyane, de la Réunion et de l’Afrique. Saint-George, un Noir pour sauver la République|auteur=|année=27 août 2009|éditeur=Pyepimanla|site= pyepimanla.blogspot.com| consulté le =26 décembre 2009}}</ref>.
[[Fichier:Godefroi1099.jpg|100px|vignette|gauche|Godefroi dans son château roulant à l’assaut de Jérusalem, 15 juillet 1099]]
{{Citation bloc|Son père, [[w:Guillaume-Pierre Tavernier de Boullongne|Guillaume-Pierre Tavernier de Boullongne]], est le lointain descendant des [[w:Liste des comtes de Boulogne|comtes de Boulogne]] qui, sous les croisades<ref>"Godefroy de Bouillon, duc de Basse-Lotharingie et son frère Baudouin de Boulogne ont rejoint l’expédition, ainsi que le frère du roi, Hugues de Vermandois, Robert de Normandie et Étienne de Blois. Bohémond, fils aîné de Robert Guiscard, décide lui aussi de se croiser. Le départ est fixé au 15 août 1096", [[w:Croisades#L’appel du pape Urbain II et la prédication de la première croisade|L’appel du pape Urbain II et la prédication]] de la [[w:Première croisade|première croisade]].</ref>, ont donné un [[w:Godefroy de Bouillon|roi de Jérusalem]]<ref>"Fils de sainte Ide de Boulogne, héritier des ducs de Basse-Lotharingie et d’Eustache II, comte de Boulogne, du royaume de France, Godefroy de Bouillon est un descendant de Charlemagne et, comme son illustre ancêtre, un personnage de légende. Il appartient à un clan de ducs, comtes et évêques, à un groupe aristocratique qui gouverne la Lotharingie depuis 950 au moins", [[w: Godefroy de Bouillon#Premières années|Godefroy de Bouillon]], ancètre de Joseph Bologne de Saint-George ?</ref>. Au fil des siècles, les revers de fortune ont contraint la famille à émigrer vers le Beauvaisis où elle vécut chichement. Guillaume-Pierre et son frère s’enrôlent alors comme « munitionnaires » (fournisseurs) dans la milice du maréchal de Saxe qui sauvera le royaume à la [[w:Bataille de Fontenoy|bataille de Fontenoy]]. Ils accumulent très vite un copieux magot. L’aîné, Philippe Guillaume, l’investit en achetant la charge de fermier général du Poitou. Le cadet, lui, prend la direction du pays de l’or noir. Ce pays où quiconque n’est pas étouffé par les scrupules peut faire rapidement fortune. Guillaume-Pierre choisit la Guadeloupe. Régulièrement frappée par les cyclones et les tremblements de terre, l'île souffre de deux autres handicaps aux yeux des esclavagistes : son accès est souvent barré par les pirates et son seul port, la Basse-Terre, n’est doté d’aucune protection contre les tempêtes. En conséquence, l'île est peu alimentée par les navires négriers. Ceux-ci privilégient la Martinique et Saint-Domingue où les esclaves sont soumis à une violence inouïe de la part des planteurs<ref>{{Lien web|url=http://www.africultures.com/index.asp?no=3893&menu=revue_affiche_article|titre=Saint-George, le musicien que Mozart enviait|auteur=Alain Guédé|année=1 septembre 2005|éditeur=Africultures|site=africultures.com| consulté le=26 décembre 2009}}.</ref>. (Alain Guédé)}}
;Bibliographie : [https://www.google.fr/search?tbm=bks&hl=fr&q=Beauvaisis#q=Beauvaisis+%2B+Saint-George&hl=fr&tbm=bks&start=10 Beauvaisis + Saint-George]
* 1704 - [[w:Denis Simon|Denis Simon]], [[w:Antoine Loysel|Antoine Loisel]], [[w:Pierre Louvet|Pierre Louvet]].- Supplément a l'histoire du Beauvaisis, Volumes 1 à 3, G. Cavelier, 1704
* 1858-1864 - Ch. Brainne.- Les hommes illustres du département de l’Oise : Bibliothèque du Beauvaisis, A. Desjardins, Beauvais, 1858-1864, {{BNF|373099653}}.
* 1898 - Pierre César Renet.- Beauvais & le Beauvaisis dans les temps modernes, Imprimerie professionnelle, 1898. "''Les chevaliers portaient un ruban bleu au cou, au bout duquel pendait l’image de Saint-Georges (Encycl. du xvm° siècle, art Blason ; L. Geliot, p. 596). Quand même on aurait voulu peindre sur le drapeau les insignes de l’ordre détachés de la ...''"
== 2006 ==
{{Citation bloc|Les parcours les plus brillants échappent en fait au recensement, et il est significatif que sous le sobriquet de '''Joseph Ritoudaine''', celui qui, le 12 mai 1762, avait pu être « au nom du sieur '''Bologne de Saint-Georges''' » déclaré à Paris comme …|2006 - {{bibliographie|Q92451974}} page 133<ref>Voir à ce sujet [[d:Q92206179|Jean-Baptiste Capefigue.- L'Europe pendant la revolution francaise, volume 3]] </ref> <!-- Érick Noël, Être noir en France au 18e siècle -->}}
== 2007 ==
{{Citation bloc|Georges de Bologne Saint-Georges (1711-1774), fils de Pierre de Bologne, major de régiment de Longvilliers, son père un créole négociant, ancien ... Dès l'âge de 17 ans le Chevalier de Saint-George est un homme public connu et reconnu.|Harry P. Mephon.- Corps et société en Guadeloupe<ref>Harry P. Mephon.- [https://books.google.fr/books?id=qUeCAAAAMAAJ Corps et société en Guadeloupe] : Sociologie des pratiques de compétition , 2007</ref>}}
== 2015 ==
{{Citation bloc|À l’audition d’une œuvre complète du chevalier, on est bien obligé de constater que sa musique est non seulement « simple » mais répétitive.|L’amant anonyme" du Chevalier de Saint-George : un joli cadeau en Martinique, 19 avril 2015"<ref>[http://www.madinin-art.net/lamant-anonyme-du-chevalier-de-saint-georges-un-joli-cadeau/ L’amant anonyme" du Chevalier de Saint-George : un joli cadeau en Martinique], 19 avril 2015.</ref>.}}
== 2016 ==
{{Citation bloc|1778, La chasse, comédie en 3 actes et en prose, mêlée d'ariettes, sur un livret de [[d:Q3024383|Desfontaines-Lavallée dit Desfontaines]] ou François-Georges Fouques Deshayes, créée à la [[w:Théâtre italien de Paris|Comédie-Italienne (hôtel de Bourgogne)]], le 12 octobre 1778. Des fragments survivent dont "Mathurin dessus l'herbette" et "Soir et matin sous la fougère", airs publiés dans le Journal de La Harpe en 1779 ; "L'Autre jour sous l'ombrage", dans le même journal, (8e année, no 7).|Musicologie.org.- Chevalier de Saint-Georges, (Joseph Bologne), 1745-1799<ref>Musicologie.org.- [https://www.musicologie.org/Biographies/saint_georges.html Chevalier de Saint-Georges, (Joseph Bologne), 1745-1799], Jeudi 29 septembre 2016, 23:54</ref>.}}
== Liste des œuvres de Joseph Bologne de Saint-George ==
* 2015 - {{bibliographie|Q28143744}}
== Discographie ==
[[d:Q28126249|1998]] - {{Bibliographie|Q28126249}}
== Références ==
{{Références}}
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L'évaluation se fera sur la base du contenu que vous partagez dans le cahier d'étude accessible depuis la page du cours en cliquant sur le bouton “Créer ou modifier mon cahier d'étude” .
== Quoi ==
Votre cahier devra rendre compte des éléments suivants:
* Une description des ''a priori''
** Quelles étaient vos questions de départ?
** Avec quelles données vous avez imaginé travailler?
* Une description du processus
** Quelles données avez-vous traité et comment ont-elles été obtenues?
** Quelles opérations préalables pour rendre les données exploitables?
* Analyses
** Au moins une analyse engageant chacune des échelles discutées pendant le cours: symboles, phrases, documents;
** Au moins une analyse employant une technique discutée dans le cours: dictionnaires, grammaire, analyse hétérogène (croisant dimensions différentes), évolution (temporelle ou autre).
* Résultats
** Discuter la correspondance entre les approches et les questions de départ que vous avez pu – ou pas pu – traiter.
== Comment ==
Dans votre cahier sur Wikiversité vous pouvez mettre directement '''du texte et des images''', mais aussi '''des liens vers des''' '''notebooks, scripts et données''', mais aussi '''des notes de recherche''' '''que vous avez pris ailleurs''' et tout autre registre qui rend compte de votre travail. Si des éléments référencés se trouvent en accès restreint, n'oubliez pas de fournir l'accès au professeur. Si vous avez communiqué des documents par mail, pour assurer qu'ils seront pris en compte faites une liste dans votre cahier décrivant la nature de ces documents, les noms des fichiers et les dates des mails envoyés.
Enfin, pour vous attribuer une note il faut bien vous identifier, donc si vous utilisez un pseudo sur Wikiversity il est conseillé de le communiquer par mail au professeur.
== Quand ==
La date limite pour rendre ces éléments est le '''2 juin 2026'''. Jusqu'à cette date, n'hésitez pas à poser des questions à propos du cours et de votre travail, par mail ou via la page de discussion du cours ou de votre cahier.
Bon travail !
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Salut à toute la communauté , je suis JeanMatrix et je suis ravis d'être ici
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