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Théorie des groupes/Exercices/Groupes monogènes, ordre d'un élément
0
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983655
979206
2026-06-20T04:42:04Z
Marvoir
1746
/* Problème 4 */ ajouté une remarque qui servira
983655
wikitext
text/x-wiki
{{Exercice
| idfaculté = mathématiques
| numéro = 6
| chapitre = [[../../Groupes monogènes, ordre d'un élément/]]
| précédent = [[../Sous-groupes de Z, divisibilité dans N et dans Z/]]
| suivant = [[../Conjugaison, centralisateur, normalisateur/]]
| niveau = 13
}}
== Problème 1 ==
a) Soit G un groupe cyclique d'ordre <math>n</math>, soient <math>d</math> et <math>d'</math> deux diviseurs naturels de <math>n</math> tels que <math>d</math> divise <math>d'.</math> D'après le chapitre théorique, G a un seul sous-groupe d'ordre <math>d</math> et un seul sous-groupe d'ordre <math>d'.</math> Prouver que l'unique sous-groupe d'ordre <math>d</math> de G est contenu dans l'unique sous-groupe d'ordre <math>d'</math> de G.
{{clr}}
{{Solution
| contenu =
Notons H l'unique sous-groupe d'ordre <math>d'</math> de G. H est un groupe cyclique d'ordre <math>d'</math>, donc, puisque <math>d</math> divise <math>d'</math>, H a un (unique) sous-groupe d'ordre <math>d</math>, soit K. Puisque G a un seul sous-groupe d'ordre <math>d</math>, K est donc l'unique sous-groupe d'ordre <math>d</math> de G. Le fait que K est contenu dans H signifie donc que l'unique sous-groupe d'ordre <math>d</math> de G est contenu dans l'unique sous-groupe d'ordre <math>d'</math> de G, ce qui prouve l'énoncé.
}}
b) Soit G un groupe cyclique d'ordre <math>p^{r}</math>, où <math>p</math> est un nombre premier et <math>r</math> un nombre naturel. Prouver que l'ensemble des sous-groupes de G est totalement ordonné par inclusion.
{{clr}}
{{Solution
| contenu =
Soient H et K des sous-groupes de G. Il s'agit de prouver que
:(thèse 1) <math>\qquad </math>H est contenu dans K ou K dans H.
Soient
:<math>\qquad \vert H \vert = p^{a}</math> et <math>\vert K \vert = p^{b}</math>,
avec <math>a</math> et <math>b</math> naturels. Donc H est l'unique sous-groupe d'ordre <math>p^{a}</math> de G et K est l'unique sous-groupe d'ordre <math>p^{b}</math> de G. Si <math>a \leq b</math>, alors <math>\vert H \vert</math> divise <math>\vert K \vert</math>, donc, d'après le point a), H est contenu dans K. De même, si <math>b \leq a</math> alors K est contenu dans H, ce qui prouve notre thèse (1) et donc l'énoncé.
}}
Remarques. 1° On déduit facilement du point a) que si G est un groupe cyclique d'ordre <math>n</math>, l'ensemble des sous-groupes de G, ordonné par inclusion (autrement dit le [[../../Groupes, premières notions|treillis des sous-groupes de G]]), est isomorphe (comme ensemble ordonné) à l'ensemble des diviseurs naturels de <math>n</math>, ordonné par la relation « divise ». Le point b) est un cas particuler de cette isomorphie.<br />
2° Ce problème nous servira dans le chapitre [[../../Sous-groupe de Frattini|Sous-groupe de Frattini]].
== Problème 2 ==
Soient ''G'' un groupe, ''x'' et ''y'' deux éléments de ''G''. Prouver que ''xy'' et ''yx'' ont le même ordre<ref>J.J. Rotman, ''An Introduction to the Theory of Groups'', New York, 1999, {{p.|44}}.</ref>.
:''Indication'' : utiliser le fait que si l’ordre d'un élément ''z'' est fini, cet ordre est le plus petit nombre naturel ''n'' > 0 tel que ''zⁿ'' = 1.
{{clr}}
{{Solution
| contenu =
Soient ''G'' un groupe, ''x'' et ''y'' deux éléments de ''G''. Prouvons que ''xy'' et ''yx'' ont le même ordre.
Soit ''n'' un nombre naturel > 0 tel que (xy)<sup>n</sup> = 1 (à supposer qu'un tel ''n'' existe). Nous avons donc :
:<math>(xy) \cdots (xy) = 1</math>,
le premier membre étant formé de ''n'' facteurs ''xy''. Cela peut encore s'écrire :
:<math>x(yx) \cdots (yx)y = 1</math>,
avec ''n''-1 facteurs ''yx''. En multipliant à gauche par ''x⁻¹'' et à droite par ''x'', nous trouvons :
:<math>(yx) \cdots (yx) = x^{-1}x</math>,
avec maintenant ''n'' facteurs ''yx''. Comme le second membre est égal à 1, nous avons donc ''(yx)ⁿ'' = 1.
Nous avons ainsi prouvé que, pour tout nombre naturel ''n'' > 0 tel que ''(xy)ⁿ'' = 1, on a aussi ''(yx)ⁿ'' = 1. De même, pour tout nombre naturel ''n'' > 0 tel que ''(yx)ⁿ'' = 1, on a aussi ''(xy)ⁿ'' = 1.
Ainsi, l’ensemble (éventuellement vide) des nombres naturels ''n'' > 0 tels que ''(xy)ⁿ'' = 1 est égal à l’ensemble (éventuellement vide) des nombres naturels ''n'' > 0 tels que ''(yx)ⁿ'' = 1.
En tenant compte qu'un élément ''z'' est d'ordre fini si et seulement si l’ensemble des nombres naturels ''n'' > 0 tels que ''zⁿ'' = 1 n’est pas vide et que, dans ce cas, l’ordre de ''z'' est le plus petit élément de cet ensemble, nous trouvons que ''xy'' et ''yx'' ont le même ordre, fini ou infini.
'''Remarque :''' la considération de la relation de conjugaison dans un groupe nous fournira une démonstration plus élégante ([[../../Conjugaison, centralisateur, normalisateur#Conjugaison/]]).}}
== Problème 3 ==
Soient ''f'' un homomorphisme d'un groupe ''G'' dans un groupe ''H'' et ''x'' un élément de ''G''. Montrer que l’ordre de ''f(x)'' divise celui de ''x''. (On admet que la notion de divisibilité peut s'étendre aux cardinaux infinis, un cardinal ''a'' étant dit diviser un cardinal ''b'' s'il existe un cardinal ''c'' tel que ac = b.) Si, de plus, ''f'' est injectif, montrer que ''x'' et f(x) ont le même ordre.
{{clr}}
{{Solution
| contenu =
Soit ''a'' l’ordre de ''x''. Pour prouver que l’ordre de ''f(x)'' divise celui de ''x'', on peut évidemment se borner au cas où ''a'' est fini (car un cardinal infini est divisible par tout cardinal dénombrable non nul). Nous avons <math>\ x^{a} = 1</math>, d'où, puisque ''f'' est un homomorphisme, <math>\ f(x)^{a} = 1</math>. D'après la théorie, ceci entraîne que l’ordre de ''f(x)'' divise ''a''. On peut dire aussi que ''f'' induit un homomorphisme <math>g : x \mapsto f(x)</math> de <x> dans H et que, d’après le premier théorème d'isomorphisme, <math>\ \vert <x> \vert = \vert Ker g \vert \cdot \vert g(<x>) \vert </math>; puisque g(<x>) = f(<x>) = <f(x)>, on a donc <math>\ \vert <x> \vert = \vert Ker g \vert \cdot \vert <f(x)> \vert </math>. Ainsi, l’ordre de <f(x)> divise l’ordre de <x>, autrement dit l’ordre de f(x) divise l’ordre de ''x''.
Si maintenant ''f'' est injectif, alors ''g'' l'est aussi, donc <math>\vert Ker g \vert = 1</math>, donc le résultat <math>\ \vert <x> \vert = \vert Ker g \vert \cdot \vert <f(x)> \vert </math> peut s'écrire <math>\ \vert <x> \vert = \vert <f(x)> \vert </math>, autrement dit l’ordre de ''x'' est égal à l’ordre de f(x).
}}
== Problème 4 ==
Soient ''f'' un homomorphisme d'un groupe ''G'' dans un groupe ''H'' d'ordre fini ''a''. Soit ''x'' un élément de ''G'' d'ordre fini premier avec ''a''. Montrer que ''f(x)'' = 1.
{{clr}}
{{Solution
| contenu =
Soit ''b'' l’ordre de ''x''. D'après le problème précédent, l’ordre de ''f(x)'' divise ''b''. D'autre part, puisque ''f(x)'' appartient à ''H'', l’ordre de ''f(x)'' divise l’ordre ''a'' de ''H'' (théorie). Ainsi, l’ordre de ''f(x)'' divise à la fois ''a'' et ''b''. Par hypothèse, ''a'' et ''b'' sont premiers entre eux, donc l’ordre de ''f(x)'' est égal à 1, autrement dit, ''f(x)'' = 1.
}}
Remarque. Il résulte clairement des problèmes 3 et 4 que si G et H sont deux groupes finis d'ordres premiers entre eux, le seul homomorphisme de G dans H est l'homomorphisme trivial (prenant partout la valeur 1).
== Problème 5 ==
a) Soient ''G'' un groupe, ''a'' et ''b'' deux entiers rationnels premiers entre eux. Prouver que si ''x'' est un élément de ''G'' tel que <math>x^{a} = 1,</math> ''x'' peut se mettre sous la forme <math>x = y^{b}</math> avec <math>y \in G</math>, et que ''y'' peut être pris égal à une puissance de ''x''.
{{clr}}
{{Solution
| contenu =
D'après le ''théorème de Bachet-Bézout'', il existe des entiers rationnels ''r'' et ''s'' tels qu'ar + bs = 1, d'où
:<math>\ x^{ar + bs} = x^{1}</math>,
ce qui peut s'écrire
:<math>\ x^{ar}x^{bs}= x.</math>
Par hypothèse, ''x''<sup>a</sup> = 1, donc notre résultat peut s'écrire
:<math>\ (x^{s})^{b} = x</math>,
donc l'énoncé est vrai avec ''y'' = x<sup>s</sup>.
}}
b) Soit G un groupe fini d'ordre ''a'', soit ''b'' un entier rationnel premier avec ''a''. Prouver que l’application <math>x \mapsto x^{b}</math> de G dans lui-même est une permutation de G (et, bien sûr, un automorphisme de G si G est commutatif).
{{clr}}
{{Solution
| contenu =
D'après la théorie, <math>x^{a} = 1</math> pour tout élément ''x'' de G. Donc, d’après le point a), l’application <math>x \mapsto x^{b}</math> de G dans lui-même est surjective. Puisque G est fini, cette application est donc bijective, ce qui prouve l'énoncé.
}}
Remarque : l'énoncé b) nous servira dans le chapitre [[../../Théorème de Gaschütz|Théorème de Gaschütz]].
== Problème 6. Ordre du composé de deux éléments commutant entre eux ==
Soient G un groupe, ''a'' et ''b'' deux éléments de G, d'ordres finis ''r'' et ''s'' respectivement. On suppose que ''a'' et ''b'' commutent.
a) Prouver que l’ordre de ''ab'' est fini et divise le ppcm de ''r'' et ''s''.
{{clr}}
{{Solution
| contenu =
Soit ''m'' le ppcm de ''r'' et ''s''. Puisque ''a'' et ''b'' commutent, nous avons
:(1) (''ab'')<sup>''m''</sup> = ''a<sup>m</sup>b<sup>m</sup>''.
Puisque ''m'' est multiple de l’ordre de ''a'', ''a<sup>m</sup>'' = 1. De même, ''b<sup>m</sup>'' = 1. Donc la relation (1) donne (''ab'')<sup>''m''</sup> = 1, donc l’ordre de ''ab'' divise ''m''.
}}
b) Montrer que l’ordre de ''ab'' n’est pas forcément égal à ppcm(''r'', ''s'').
{{clr}}
{{Solution
| contenu =
Soit ''a'' un élément d'ordre fini ''n'' > 1 (on sait que le cas se présente). Posons ''b'' = a{{exp|-1}}. Alors ''a'' et ''b'' commutent et dans les notations du point a), ''r'' = ''s'' = n. Puisque ''ab'' = 1, l’ordre de ''ab'' est égal à 1 et est donc distinct de ppcm(''r'', ''s'') = ppcm(''n'', ''n'') = ''n''.
}}
c) On suppose que ⟨''a''⟩ ⋂ ⟨''b''⟩ = 1 (où ⟨''x''⟩ désigne le sous-groupe de G engendré par l'élément ''x'' de G). Prouver que l’ordre de ''ab'' est égal à ppcm(''r'', ''s'').
{{clr}}
{{Solution
| contenu =
Soit ''d'' l’ordre de ''ab''. D'après le point a), ''d'' divise ppcm(''r'', ''s''). Il suffit donc de prouver que ''d'' est multiple de ppcm(''r'', ''s''). Nous avons (''ab'')<sup>''d''</sup> = 1, d'où, puisque ''a'' et ''b'' commutent, ''a<sup>d</sup>b<sup>d</sup>'' = 1, d'où ''a<sup>d</sup> = b<sup>-d</sup>'', donc la valeur commune de ''a<sup>d</sup>'' et de ''b<sup>-d</sup>'' appartient à ⟨''a''⟩ ⋂ ⟨''b''⟩ = 1, donc ''a<sup>d</sup> = b<sup>d</sup>'' = 1. Il en résulte que ''d'' est multiple à la fois de ''r'' et de ''s'', donc est multiple de ppcm(''r'', ''s'').
Remarque. Nous verrons au chapitre [[../../Produit de groupes|Produit de groupes]] que, sous les hypothèses du point c), le sous-groupe engendré par ''a'' et ''b'' est la somme directe de ⟨''a''⟩ et ⟨''b''⟩, ce qui permet de rattacher l'énoncé à un fait plus général.
}}
d) Dans le groupe des permutations de l’ensemble à trois éléments {1, 2, 3}, on considère la permutation (1 2) qui échange 1 et 2 (c'est-à-dire applique 1 sur 2 et 2 sur 1 et laisse 3 fixe) ; on considère de même la permutation (2 3) qui échange 2 et 3 et laisse 1 fixe. Montrer que l’ordre de (1 2)(2 3) ne divise pas le ppcm des ordres de (1 2) et (2 3). (Ceci montre que l'énoncé du point a) devient faux si on en supprime l'hypothèse selon laquelle ''a'' et ''b'' commutent.)
{{clr}}
{{Solution
| contenu =
On vérifie facilement que (1 2) et (2 3) sont d'ordre 2. D'autre part, (1 2)(2 3) est la permutation qui applique 1 sur 2, 2 sur 3 et 3 sur 1. On vérifie facilement que cette permutation est d'ordre 3, donc l’ordre de (1 2)(2 3) ne divise pas le ppcm des ordres de (1 2) et de (2 3).
}}
e) Prouver que si ''r'' et ''s'' sont premiers entre eux, l’ordre de ''ab'' est ''rs''.
{{clr}}
{{Solution
| contenu =
Le groupe ⟨''a''⟩ est d'ordre ''r'' et le groupe ⟨''b''⟩ d'ordre ''s''. L'ordre du sous-groupe ⟨''a''⟩ ⋂ ⟨''b''⟩ divise donc à la fois ''r'' et ''s''. Puisque ''r'' et ''s'' sont premiers entre eux, ceci montre que ⟨''a''⟩ ⋂ ⟨''b''⟩ = 1. D'après le point c), l’ordre de ''ab'' est donc ppcm(''r'', ''s''). Puisque ''r'' et ''s'' sont premiers entre eux, leur ppcm est égal à leur produit, donc l’ordre de ''ab'' est ''rs''.
}}
f) Montrer qu'il existe deux entiers ''u'' et ''v'' tels que l'ordre de ''a{{exp|u}}b{{exp|v}}'' soit égal à ppcm(''r'', ''s'').
{{Solution|contenu=
Grâce à la décomposition en facteurs premiers, on peut trouver des entiers ''r''{{ind|1}}, ''r''{{ind|2}}, ''s''{{ind|1}} et ''s''{{ind|2}} tels que ''r = r''{{ind|1}}''r''{{ind|2}}, ''s = s''{{ind|1}}''s''{{ind|2}}, ''s''{{ind|1}} divise ''r''{{ind|1}}, ''r''{{ind|2}} divise ''s''{{ind|2}} et pgcd(''r''{{ind|1}}, ''s''{{ind|2}}) = 1. On a alors ppcm(''r'', ''s'') = ''r''{{ind|1}}''s''{{ind|2}} et d'après le point c), puisque ''a''{{exp|''r''{{ind|2}}}} est d'ordre ''r''{{ind|1}} et ''b''{{exp|''s''{{ind|1}}}} est d'ordre ''s''{{ind|2}}, l'ordre de ''a''{{exp|''r''{{ind|2}}}}''b''{{exp|''s''{{ind|1}}}} est ''r''{{ind|1}}''s''{{ind|2}}.
}}
g) Soient G un groupe, soit <math>n</math> un nombre naturel non nul, soient <math>x</math> et <math>y</math> des éléments de G tels que
:(i) <math>x</math> et <math>y</math> commutent entre eux;
:(ii) les ordres de <math>x</math> et de <math>y</math> sont finis;
:(iii) l'ordre de <math>x</math> est divisible par <math>n</math> et l'ordre de <math>y</math> est premier avec <math>n</math>.
D'après le point a), <math>xy</math> est d'ordre fini. Prouver que l'ordre de <math>xy</math> est divisible par <math>n</math>.
{{clr}}
{{Solution|contenu=
Pour tout élément <math>z</math> de G, notons <math>\vert z \vert</math> l'ordre de <math>z.</math><br />
Nous avons
:<math>x = (xy) y^{-1}</math>,
donc, d'après le point a)
:<math>\vert x \vert </math> divise <math>PPCM(\vert xy \vert , \vert y^{-1} \vert) .</math>
Puisqu'un élément et son inverse ont le même ordre (voir chapitre théorique), cela revient à dire que
:(1)<math>\qquad \vert x \vert </math> divise <math>PPCM(\vert xy \vert , \vert y \vert) .</math>
Supposons que, par absurde,
:(hyp. 2)<math>\qquad \vert xy \vert </math> ne soit pas divisible par <math>n .</math>
Alors, puisque <math>\vert y \vert</math> est supposé premier avec <math>n</math>,
:<math>PPCM(\vert xy \vert , \vert y \vert)</math> n'est pas divisible par <math>n</math>,
donc, d'après (1),
:<math>\vert x \vert</math> n'est pas divisible par <math>n</math>,
ce qui contredit les hypothèses de l'énoncé. Cela prouve que notre hypothèse (2) est absurde, donc <math>\vert xy \vert </math> est divisible par <math>n</math>, ce qui prouve l'énoncé.
}}
h) Il résulte du point a) que si deux éléments d'un groupe commutent entre eux et sont d'ordres finis, leur composé est d'ordre fini. Puisqu'un élément et son inverse ont le même ordre (voir chapitre théorique), les éléments d'ordre fini d'un groupe '''abélien''' G forment donc un sous-groupe de G. Montrer que dans le groupe <math>GL(2, \mathbb{Q})</math> (groupe multiplicatif des matrices carrées inversibles de taille 2 à coefficients dans <math>\mathbb{Q}</math>), les éléments
:<math>A=\begin{pmatrix}
0 & -1\\
1 & 0\\
\end{pmatrix}</math> et <math>B=\begin{pmatrix}
0 & 1\\
-1 & -1\\
\end{pmatrix}</math>
sont d'ordres finis mais que AB est d'ordre infini.
{{clr}}
{{Solution
| contenu =
Le calcul donne
:<math>A^{2} = \begin{pmatrix}
-1 & 0\\
0 & -1\\
\end{pmatrix}</math> d'où (matrices diagonales) <math>A^{4} = 1,</math> donc A est d'ordre 4. Le calcul montre également que <math>B^{3} = 1,</math> donc B est d'ordre 3.<br />
D'autre part,
:<math>AB = \begin{pmatrix}
1 & 1\\
0 & 1\\
\end{pmatrix}</math>.
Par récurrence sur ''n'', on en tire
<math>(AB)^{n} = \begin{pmatrix}
1 & n\\
0 & 1\\
\end{pmatrix}</math>.
Donc, pour tout nombre naturel n > 0, le coefficient de la première ligne et de la seconde colonne de <math>(AB)^{n}</math> est égal à ''n'' et est donc non nul, donc <math>(AB)^{n} \not= 1,</math> donc AB est d'ordre infini.
}}
== Problème 7 ==
Prouver que tout groupe d'ordre 4 est commutatif.
{{clr}}
{{Solution
| contenu =
Soit G un groupe d'ordre 4. D'après le théorème de Lagrange, l’ordre de tout élément de G divise 4. S'il existe un élément d'ordre 4, G est cyclique et donc commutatif. Dans le cas contraire, x{{exp|2}} = 1 pour tout élément ''x'' de G, donc G est commutatif d’après un problème de la série [[../Groupes, premières notions|Groupes, premières notions]].
}}
Remarque : nous verrons dans les [[../Produit direct et somme restreinte|exercices sur le chapitre Produit direct et somme restreinte]] que, plus généralement, tout groupe d'ordre ''p''², où ''p'' est un nombre premier, est commutatif.
== Problème 8 ==
Soient G un groupe fini et ''p'' un nombre premier.
a) Montrer que si H et K sont deux sous-groupes distincts d'ordre ''p'' de G, H et K ont une intersection triviale, c'est-à-dire que H ⋂ K = 1.
{{Solution
| contenu =
Puisque H ⋂ K est un sous-groupe de H, son ordre divise ''p'', donc, puisque ''p'' est premier, l’ordre de H ⋂ K est égal à 1 ou à ''p''. S'il était égal à ''p'', alors H ⋂ K serait égal à H tout entier et, de même, à K tout entier, donc H et K seraient égaux, ce qui est contraire aux hypothèses. Donc l’ordre de H ⋂ K est égal à 1, autrement dit H ⋂ K = 1.
}}
b) Montrer que le nombre des éléments d'ordre ''p'' de G est égal à ''n''(''p'' – 1), où ''n'' désigne le nombre des sous-groupes d'ordre ''p'' de G.
{{Solution
| contenu =
Tout élément d'ordre ''p'' de G appartient à un ensemble H - {1}, où H est un sous-groupe d'ordre ''p'' de G (prendre pour H le sous-groupe de G engendré par l'élément en question). Réciproquement, si H est un sous-groupe d'ordre ''p'' de G, tout élément de H - {1} est d'ordre ''p'' (car l’ordre d'un tel élément divise ''p'' et est distinct de 1). Donc l’ensemble des éléments d'ordre ''p'' de G est la réunion des ensembles H - {1}, où H parcourt les sous-groupes d'ordre ''p'' de G. D'après le point a), ces ensembles H - {1} sont deux à deux disjoints. Comme ils sont tous de cardinal p - 1, l'énoncé en résulte.
}}
Remarque. On trouvera une démonstration un peu différente et plus générale dans les exercices de la série [[../Automorphismes d'un groupe cyclique|Automorphismes d'un groupe cyclique]].
c) Soit ''p'' un nombre premier. Donnez un exemple de [[../../Théorèmes de Sylow|''p''-groupe]] fini (c'est-à-dire de groupe d'ordre une puissance de ''p'') qui contient exactement ''p'' + 1 sous-groupes d'ordre ''p''. ('''Attention''' : la solution fait intervenir le produit direct de deux groupes, qui n'a pas encore été défini. Une réorganisation serait peut-être souhaitable.)
{{Solution|contenu=
D'après la question précédente, la condition revient à : le groupe contient exactement ''p''{{exp|2}} éléments ''x'' tels que ''x{{exp|p}}'' = 1. Le groupe <math>((\Z/p\Z)^2,+)</math> convient.
}}
== Problème 9 ==
Soient G un groupe cyclique d'ordre ''n'' noté multiplicativement, ''k'' un entier naturel et ''d'' le plus grand diviseur de ''k'' et ''n''.
a) Montrer qu'un élément ''x'' de G est puissance k-ième dans G si et seulement s'il est puissance d-ième dans G.
{{clr}}
{{Solution
| contenu =
Toute puissance k-ième est évidemment une puissance d-ième. Prouvons, réciproquement, que si un élément ''x'' de G est une puissance d-ième, c’est une puissance k-ième. Soit ''y'' un élément de G tel que x = y<sup>d</sup>. Puisque ''d'' est le plus grand commun diviseur de ''k'' et ''n'', il existe des entiers rationnels ''a'' et ''b'' tels que ak + bn = d (théorème de Bachet-Bézout). Alors x = y<sup>ak</sup> y<sup>bn</sup>. D'après la théorie, y<sup>n</sup> = 1, donc x = y<sup>ak</sup>, donc ''x'' est bien puissance k-ième dans G.
}}
b) Sous les hypothèses du point a), montrer que si un élément ''x'' de G est puissance k-ième dans G, les éléments ''y'' de G tels que y<sup>k</sup> = x sont en nombre ''d''.
{{clr}}
{{Solution
| contenu =
Par hypothèse, nous pouvons choisir un élément y<sub>0</sub> de G tel que y<sub>0</sub><sup>k</sup> = x. Il est clair qu'un élément ''y'' de G est tel que y<sup>k</sup> = x si et seulement si (y y<sub>0</sub><sup>-1</sup>)<sup>k</sup> = 1, donc <math>\ z \mapsto z y_{0}</math> définit une bijection de l’ensemble des racines k-ièmes de 1 sur l’ensemble des racines k-ièmes de ''x''. D'après la théorie, les racines k-ièmes de 1 sont les racines d-ièmes de 1 et sont en quantité ''d'', d'où l'énoncé.
}}
== Problème 10 (Ordre d'une puissance) ==
Soit G un groupe, soit <math>x</math> un élément d'ordre fini de G ; on notera cet ordre <math>\vert x \vert </math>.
a) Soit <math>r</math> un nombre naturel. Prouver que l'ordre de <math>x^r</math> est <math>\vert x \vert / \mathrm{PGCD}(\vert x \vert, r).</math>
{{Solution
| contenu =
Dans le chapitre théorique, on a démontré le résultat suivant :
:Soient H un groupe fini et <math>r</math> un nombre naturel ; pour tout élément <math>h</math> de H, la relation <math>h^{r} = 1</math> équivaut à la relation <math>h^{\mathrm{PGCD}(\vert H \vert , r)} = 1.</math>
Appliquons cela au groupe H = ⟨x⟩ et à <math>h = x^a</math>, où <math>a</math> est n'importe quel nombre naturel. Nous trouvons que
:pour tout nombre naturel <math>a</math>,
:(1)<math>\qquad x^{ar} = 1 \Leftrightarrow x^{a \mathrm{PGCD}(\vert x \vert, r)}=1.</math>
Les nombres naturels <math>a</math> satisfaisant au membre gauche de l'équivalence (1) sont les multiples naturels de l'ordre de <math>x^r</math>.
Les nombres naturels <math>a</math> satisfaisant au membre droit de l'équivalence (1) sont les nombres naturels <math>a</math> tels que <math> a PGCD(\vert x \vert, r) </math> soit multiple de <math>\vert x \vert </math>, autrement dit ce sont les multiples naturels de <math>\vert x \vert / \mathrm{PGCD}(\vert x \vert, r).</math>
Donc, d'après (1), les multiples naturels de l'ordre de <math>x^r</math> sont exactement les multiples naturels de <math>\vert x \vert / \mathrm{PGCD}(\vert x \vert, r).</math> Dès lors, l'ordre de <math>x^r</math> et <math>\vert x \vert / \mathrm{PGCD}(\vert x \vert, r)</math> sont multiples l'un de l'autre, donc ces deux nombres sont égaux.
}}
b) Soient r et s premiers entre eux tels que |x| = rs. Montrer que x s'écrit de façon unique ab avec a et b éléments de G qui commutent et d'ordres respectifs r et s.
(C'est en quelque sorte une réciproque forte de la question e du problème 6.)
{{Solution|contenu=
D'après le théorème de Bachet-Bézout, il existe des entiers u et v tels que ru + sv = 1.
Analyse. Soit (a, b) une solution. Alors, a est égal à a{{exp|sv}} (car a est d'ordre r et sv est congru à 1 modulo r), donc à (ab){{exp|sv}} (car b est d'ordre s et commute avec a) c'est-à-dire à x{{exp|sv}}. De même, b = x{{exp|ru}}.
Synthèse. Posons a = x{{exp|sv}} et b = x{{exp|ru}}. On a évidemment x = ab = ba. De plus, d'après la question précédente, a est bien d'ordre r (car pgcd(rs, sv) = s×pgcd(r, v) =
s) et de même, b est d'ordre s.
}}
Remarque. La démonstration et l'assertion d'unicité prouvent aussi que a et b doivent être des puissances de x.
c) Soient p un nombre premier et G un groupe. On définit un élément p-unipotent de G comme un élément de G dont l'ordre est une puissance de p et on définit un élément p-régulier de G comme un élément de G dont l'ordre n'est pas divisible par p<ref>Terminologie conforme à N. Bourbaki, ''Algèbre'', Paris, Masson, 1970, réimpr. Springer, ch. I, § 6, exerc. 28, p. A I.139</ref>. (De tels éléments sont donc d'ordre fini.)</br>
Soit x un élément d'ordre fini de G. À l'aide du point b), prouver qu'il existe un et un seul couple (u, t) d'éléments de G satisfaisant aux conditions suivantes : u est p-unipotent, t est p-régulier, x = ut = tu. Prouver aussi que u et t sont alors des puissances de x.
{{Solution|contenu=
L'ordre de x peut s'écrire (d'une et une seule façon) p{{exp|a}} b, avec a et b naturels, b non divisible par p. Donc, d'après le point b), il existe un et un seul couple (U, T) d'éléments de G tel que U soit d'ordre p{{exp|a}}, que T soit d'ordre b et que UT = TU = x; de plus, U et T sont des puissances de x.</br>
Alors U est p-unipotent et T est p-régulier, donc pour prouver l'énoncé du point c), nous avons exactement à prouver que
:(thèse 1) si (U', T') est un couple d'éléments de G tel que U’ soit p-unipotent, que T' soit p-régulier et que x = U' T’ = T’ U’, alors U’ = U et T' = T.
Soient donc U' et T' des éléments de G possédant ces propriétés. Puisque l'ordre de U' est une puissance de p et que l'ordre de T' n'est pas divisible par p, les ordres de U' et de T' sont premiers entre eux. Donc, puisque U' et T' sont supposés commuter entre eux, il résulte du problème 6,e que <nowiki>|U' T'| = |U'| |T'|</nowiki> (où les barres verticale désignent l'ordre d'un élément de G).</br>
Par hypothèse, le membre gauche est l'ordre de x et l'ordre de x est p{{exp|a}} b, donc</br>
:<nowiki>|U'| |T'|</nowiki> = p{{exp|a}} b.
Puisque <nowiki>|U'| est une puissance de p et que |T'|</nowiki> n'est pas divisible par p, on a donc
:<nowiki>|U'|</nowiki> = p{{exp|a}} et <nowiki>|T'|</nowiki> = b.
Dès lors, d'après l'assertion d'unicité du point b),
:U' = U et T' = T, ce qui prouve notre thèse (1).
}}
== Problème 11 (Ordre d'une racine) ==
Soit G un groupe. Pour tout élément <math>g</math>, on notera <math>\vert g \vert </math> l'ordre de <math>g</math>. Soit <math>x</math> un élément d'ordre fini de G, soit <math>d</math> un nombre naturel dont tout diviseur premier divise <math>\vert x \vert </math> (donc <math>d</math> n'est pas nul), soit <math>y</math> un élément de G tel que y{{exp|d}} = x.
a) Prouver que <math>y</math> est d'ordre <math>d \vert x \vert .</math><br />
Indication : on peut utiliser le problème « Ordre d'une puissance » et le théorème de Bézout.
{{clr}}
{{Solution
| contenu =
De l'hypothèse <math>y^{d} = x</math> et du problème « Ordre d'une puissance » résulte que
:<math>\vert x \vert = \vert y \vert / PGCD(\vert y \vert, d)</math>,
:<math>\vert y \vert = \vert x \vert PGCD(\vert y \vert, d).</math>
Il suffit donc de prouver que
:<math>PGCD(\vert y \vert, d) = d,</math>
ce qui revient à prouver que <math>\vert y \vert</math> est divisible par <math>d.</math><br />
Soit <math>p</math> un facteur premier de <math>d</math>, soit <math>f = v_{p}(d)</math> le plus grand nombre naturel tel que <math>p^{f}</math> divise <math>d.</math> Tout revient à prouver que <math>\vert y \vert</math> est divisible par <math>p^{f}</math>, ce qui revient encore à prouver que
:(thèse 1)<math>\qquad PGCD(\vert y \vert, p^{f}) = p^{f}.</math>
Supposons que, par absurde,
:(hyp. 2)<math>\qquad PGCD(\vert y \vert, p^{f}) \not= p^{f}.</math>
Alors
:(3)<math>\qquad PGCD(\vert y \vert, p^{f}) = p^{s}</math>, où <math>s</math> est un nombre naturel <math>< f.</math>
D'après le théorème de Bézout, il existe alors des entiers relatifs <math>a</math> et <math>b</math> tels que
:<math>\qquad a \vert y \vert + b p^{f} = p^{s}</math>,
d'où
:(4)<math>\qquad y^{a \vert y \vert + b p^{f}} = y^{p^{s}}.</math>
Puisque <math>y^{\vert y \vert} = 1</math>, le résultat (4) peut s'écrire
:(5)<math>\qquad y^{b p^{f}} = y^{p^{s}}.</math>
Puisque <math>d</math> est divisible par <math>p^{f}</math> et que <math>s \leq f</math> (et même <math>s < f</math>), <math>d / p^{s}</math> est un nombre entier, donc nous pouvons élever (5) à la puissance <math>d / p^{s}</math>, ce qui donne
:(6)<math>\qquad y^{b d p^{f-s}} = y^{d}.</math>
Puisque, par hypothèse de l'énoncé, <math>y^{d} = x</math>, (6) peut s'écrire
:<math>\qquad x^{bp^{f-s}} = x</math>,
:(7)<math>\qquad x^{bp^{f-s}- 1} = 1</math>.
D'après (3), <math>s < f</math>, donc <math>b p^{f-s}</math> est divisible par <math>p</math>, donc <math>bp^{f-s}- 1</math> n'est pas divisible par <math>p</math>, donc (7) montre que l'ordre de <math>x</math> n'est pas divisible par <math>p</math>. C'est impossible, puisque <math>p</math> est un facteur premier de <math>d</math> et que, par hypothèse de l'énoncé, tout facteur premier de <math>d</math> divise l'ordre de <math>x</math>. Cette contradiction prouve que l'hypothèse (2) est fausse, autrement dit la thèse (1) est vraie. Comme nous l'avons vu, cela démontre l'assertion du point a).
}}
b) Montrer par un exemple que l'énoncé du point a) cesse d’être exact si on supprime l'hypothèse selon laquelle tout facteur premier de <math>d</math> divise l’ordre de <math>x</math>.
{{clr}}
{{Solution
| contenu =
Soit <math>x</math> d'ordre 2 et posons <math>y = x.</math> Alors y{{exp|3}} = x{{exp|3}} = x{{exp|2}}x = x, donc les hypothèses du point a) abusivement modifié sont satisfaites avec d = 3 et pourtant <math>y</math> n’est pas d'ordre 6 (puisqu’il est égal à <math>x</math> qui est d'ordre 2). Plus banalement, prenons <math>x = y = 1</math>. Alors, pour n'importe quel nombre naturel <math>n</math>, y{{exp|n}} = x et pourtant <math>y</math> n'est pas d'ordre <math>n</math> si <math>n</math> est choisi distinct de 1.
}}
Remarque. L'énoncé du point a) admet le cas particulier suivant (qui peut d'ailleurs se démontrer un peu plus simplement que le cas général) : soit G un groupe, soit <math>x</math> un élément de G dont l'ordre est une puissance naturelle de nombre premier, soit <math>p^{n}</math> cet ordre; soit <math>y</math> un élément de G tel que <math>y^{p^{f}} = x</math>, <math>f</math> étant un nombre naturel; alors l'ordre de <math>y</math> est <math>p^{n+f}.</math> Dans la suite du cours, on utilisera ce cas particulier sans référence.
== Problème 12 (Sous-groupes à la fois maximaux et normaux) ==
a) Soit G un groupe, soit M un sous-groupe ''normal'' de G. Prouver que M est un sous-groupe maximal de G si et seulement si M est d'indice (fini) premier dans G.
{{Solution
| contenu =
Dans un exercice de la série [[../Sous-groupes de Z, divisibilité dans N et dans Z|Sous-groupes de Z, divisibilité dans N et dans Z]], on a prouvé que tout sous-groupe d'indice premier de G (normal ou non) est maximal dans G. Il reste à prouver que si M est un sous-groupe à la fois maximal et normal de G, M est d'indice premier dans G. L'hypothèse selon laquelle M est un sous-groupe maximal de G signifie qu'il n'y a pas de sous-groupe H de G tel que M < H < G. Puisque M est supposé normal dans G, on en déduit, à l'aide du théorème de correspondance, que le groupe G/M (qui est non trivial) n'a pas d'autre sous-groupe que lui-même et son sous-groupe trivial. D'après le chapitre théorique, le groupe G/M est donc d'ordre (fini) premier, donc M est d'indice premier dans G, ce qui achève de prouver l'énoncé.
}}
Remarque. On verra dans [[../Groupes alternés/|un exercice sur le chapitre Groupes alternés]] qu'un sous-groupe maximal (non normal) n'est pas forcément d'indice premier.
b) Désignons par <math>\mathbb{Q}</math> le groupe additif des nombres rationnels (voir le chapitre [[../../Groupes, premières notions/]]). Prouver que <math>\mathbb{Q}</math> n'a pas de sous-groupe maximal.
Indication : on peut utiliser le point a).
{{Solution
| contenu =
Soit, par absurde, M un sous-groupe maximal de <math>\mathbb{Q}</math>. Puisque <math>\mathbb{Q}</math> est abélien, M est normal dans <math>\mathbb{Q}</math>, donc est un sous-groupe à la fois maximal et normal de <math>\mathbb{Q}</math>, donc, d'après le point a), M est un sous-groupe normal d'indice premier <math>p</math> de <math>\mathbb{Q}</math>. D'après le chapitre théorique, il en résulte que pour tout élément <math>x</math> de <math>\mathbb{Q}</math>, <math>px</math> appartient à M, autrement dit <math>p \mathbb{Q}</math> est contenu dans M. Mais <math>p \mathbb{Q}</math> est clairement égal à <math>\mathbb{Q}</math>, donc M est égal à <math>\mathbb{Q}</math> tout entier, ce qui contredit la définition d'un sous-groupe maximal. Cette contradiction prouve que <math>\mathbb{Q}</math> n'a pas de sous-groupe maximal.
}}
Remarques.
#Le point b) sera rappelé dans le chapitre [[../../Sous-groupe de Frattini/]].
#Un groupe abélien est sans sous-groupe maximal si et seulement s'il est [[w:Groupe divisible|divisible]], notion qui sera peut-être définie un jour dans la présente leçon.
== Problème 12bis ==
a) On a vu dans le chapitre théorique que si G est un groupe et H un sous-groupe ''distingué'' d'indice fini n de G, alors, pour tout élément x de G, <math>x^{n}</math> appartient à H. Prouver par un exemple que ce n'est plus forcément vrai si au lieu de supposer que H est un sous-groupe distingué de G, on suppose seulement que c'est un sous-groupe de G. (Indication : on peut prendre pour G le groupe <math>S_{ \{1, 2, 3\} }</math> des permutations de l’ensemble à trois éléments {1, 2, 3}, pour H un sous-groupe d'indice n = 3 de G = <math>S_{ \{1, 2, 3\} }</math> et trouver un élément de G dont le cube n'appartient pas à H.)
{{Solution|contenu=
Prenons pour G le groupe <math>S_{ \{1, 2, 3\} }</math>. Notons (1 2) l'élément de G qui échange les élément 1 et 2 et laisse donc fixe l'élément 3. Cet élément de G est d'ordre 2, donc si nous désignons par H le sous-groupe de G engendré par cet élément, H a pour éléments la permutation identique de l'ensemble {1, 2, 3} et l'élément (1 2). En particulier, H est d'ordre 2 et donc d'indice 3 dans G. Pourtant, il est faux que le cube de tout élément de G appartienne à H, car si nous désignons par (1 3) l'élément de G qui échange les éléments 1 et 3 (et laisse donc fixe l'élément 2), alors (1 3) est d'ordre 2, donc le cube de (1 3) est égal à (1 3) et n'appartient donc pas à H.
}}
b) On suppose toujours que G est un groupe et H un sous-groupe d'indice fini n de G, sans supposer que H soit normal dans G. On vient de voir qu'il n'est pas forcément vrai que, pour tout élément x de G, <math>x^{n}</math> appartienne à H. Prouver qu'on a tout de même le fait plus faible que voici : pour tout élément x de G, il existe un nombre naturel r (non forcément indépendant de x) tel que <math>1 \leq r \leq n</math> et que <math>x^{r}</math> appartienne à H.
{{Solution|contenu=
Puisque les classes à gauche modulo H sont en nombre n, l'application <math>i \mapsto x^{i} H</math> de l'ensemble (à n + 1 éléments) {0, 1, ... , n} dans l'ensemble des n classes à gauche modulo H n'est pas injective, donc il existe parmi les nombres 0, 1, ... , n deux nombres i et j tels que i < j et que <math>x^{i} H = x^{j} H</math>, d'où <math>x^{j-i} \in H</math>, avec <math>1 \leq j-i \leq n</math>, ce qui prouve l'énoncé (avec <math>j-i = r</math>).
}}
==Problème 13==
Soient p un nombre premier impair et G un groupe d'ordre p + 1 possédant un automorphisme d'ordre p. Montrer que tout élément de G différent du neutre est d'ordre 2.
{{Solution|contenu=
Soient f un tel automorphisme, x un élément de G non fixe par f, X = {x, f(x), f{{exp|2}}(x), …} son orbite et g la restriction de f à X. Le cardinal (> 1) de X est égal à l'ordre de g donc est un diviseur de p. Par conséquent, tous les éléments de G différents du neutre sont sur la même orbite. Ils ont donc tous même ordre (cf. Problème 3), si bien que cet ordre — notons-le q — est premier. De plus (cf. Problème 8) q – 1 est un diviseur de p donc (par parité) q = 2.
}}
Remarque. [[../Groupes, premières notions#Problème 5 (Quand tous les carrés sont égaux à 1.)|G est alors abélien]] et c'est même un [[../../Groupes commutatifs finis, 1#Les groupes commutatifs d'exposant premier comme espaces vectoriels|2-groupe abélien élémentaire]], c'est-à-dire qu'il est isomorphe à (ℤ/2ℤ){{exp|r}} pour un certain entier r. Cet exposant r est premier puisque p = 2{{exp|r}} – 1 est un {{w|nombre de Mersenne premier}}.
==Problème 14==
Soit G un groupe n'ayant qu'un nombre fini de sous-groupes. Montrer que G est fini.
{{Solution|contenu=Les sous-groupes monogènes de G (dont G est l'union), sont en nombre fini, et ils sont finis car tout groupe
monogène infini est isomorphe à <math>\Z</math>, qui admet une infinité de sous-groupes.}}
== Problème 15 ==
Soit G un groupe ayant un plus grand sous-groupe propre. On a déjà rencontré les groupes de cette sorte dans un exercice de la série [[../Groupes, premières notions|Groupes, premières notions]]. On a noté qu'un tel groupe a un seul sous-groupe maximal, d'ailleurs égal à son plus grand sous-groupe propre.</br>
a) Soit <math>\mathcal{F}</math> un ensemble de sous-groupes de G engendrant G (c'est-à-dire que la réunion des sous-groupes de G appartenant à <math>\mathcal{F}</math> engendre G). Prouver que G appartient à <math>\mathcal{F}</math>.
{{Solution|contenu=
Notons M le plus grand sous-groupe propre de G. Supposons que, par absurde, G n'appartienne pas à <math>\mathcal{F}</math>. Alors chaque élément de <math>\mathcal{F}</math> est un sous-groupe propre de G et est donc contenu dans M, donc le sous-groupe de G engendré par<math>\mathcal{F}</math> est contenu dans M et n'est donc pas G tout entier, contradiction.</br>
Remarque. On a en fait appliqué le principe plus général que voici : si <math>E</math> est un ensemble ordonné ayant un plus grand élément <math>a</math>, si <math>E \setminus \{a\}</math> a lui-même un plus grand élément, si <math>X</math> est une partie de <math>E</math> admettant <math>a</math> pour borne supérieure, alors <math>X</math> comprend <math>a</math>.
}}
Remarque. On a en fait appliqué le principe plus général que voici : si <math>E</math> est un ensemble ordonné ayant un plus grand élément <math>a</math>, si <math>E \setminus \{a\}</math> a lui-même un plus grand élément, si <math>X</math> est une partie de <math>E</math> admettant <math>a</math> pour borne supérieure, alors <math>X</math> comprend <math>a</math>.
b) En appliquant le point a) au cas où <math>\mathcal{F}</math> est l'ensemble des sous-groupes monogènes de G, prouver que G est monogène.
{{Solution|contenu=
Tout groupe est engendré par ses sous-groupes monogènes (il en est même la réunion), donc, puisque nous supposons que G a un plus grand sous-groupe propre, il résulte du point a) que G est un des ses sous-groupes monogènes, autrement dit G est un groupe monogène.
}}
c) En utilisant le point b), prouver que G est un groupe cyclique non trivial.
{{Solution|contenu=
Supposons que par absurde, G soit infini. Alors, d'après lo point b), G est un groupe monogène infini, donc, d'après le chapitre théorique, G est isomorphe au groupe additif ℤ des entiers rationnels, donc, d'après les hypothèses sur G, ℤ a un plus grand sous-groupe propre. C'est faux, car un plus grand sous-groupe propre de ℤ contiendrait 2ℤ et 3ℤ, donc comprendrait 2 et 3, donc comprendrait 3 - 2 = 1, donc serait égal à ℤ tout entier, contradiction. Donc G est fini et, d'après le point b), est donc cyclique. D'autre part, puisque (par hypothèse) G a au moins un sous-groupe propre, il n'est pas trivial.
}}
d) Prouver que pour un groupe G, les deux conditions suivantes sont équivalentes :</br>
1° G a un plus grand sous-groupe propre;</br>
2° G est un groupe (fini) cyclique non trivial et son ordre est une puissance de nombre premier.<br/>
{{Solution|contenu=
Supposons que la condition 1° soit satisfaite et prouvons que la condition 2° l'est aussi.<br/> D'après le point c), G est un groupe cyclique non trivial.<br/>
Si l'ordre de G avait au moins deux facteurs premiers distincts, soient <math>p</math> et <math>q</math>, G aurait un sous-groupe d'indice <math>p</math> et un sous-groupe d'indice <math>q</math> (en effet, d'après un problème de la série [[../Groupes monogènes, ordre d'un élément|Groupes monogènes, ordre d'un élément]], un groupe cyclique C a un sous-groupe d'ordre <math>d</math> pour tout diviseur naturel <math>d</math> de l'ordre de C). Ces deux sous-groupes de G seraient des sous-groupes maximaux de G (car on a vu dans un exercice de la série [[../Sous-groupes de Z, divisibilité dans N et dans Z|Sous-groupes de Z, divisibilité dans N et dans Z]] que tout sous-groupe d'indice premier est maximal), donc G aurait plusieurs sous-groupes maximaux, ce qui est faux, car on a rappelé plus haut qu'un groupe ayant un plus grand sous-groupe propre a un seul sous-groupe maximal. Donc l'ordre de G est une puissance de nombre premier, ce qui achève de prouver que la condition 1° entraîne la condition 2°.</br>
Cessons de supposer que la condition 1° est satisfaite, supposons que la condition 2° l'est et prouvons que la condition 1° l'est aussi. Nous supposons donc que G est un groupe cyclique d'ordre p<sup>n</sup>, où <math>p</math> est un nombre premier et <math>n</math> un nombre naturel non nul, et nous avons à prouver que G a un plus grand sous-groupe propre.</br>
Le treillis des sous-groupes d'un groupe '''cyclique''' d'ordre ''m'' est isomorphe à l'ensemble des diviseurs naturels de ''m'', cet ensemble étant ordonné par la relation ''divise'' (voir un problème de la série [[../Groupes monogènes, ordre d'un élément|Groupes monogènes, ordre d'un élément]]). Donc
: (1) le treillis de notre groupe G est isomorphe à l'ensemble <math>\{1, p, ... , p^n \}</math>, cet ensemble étant ordonné par la relation «divise».
Dans l'ensemble <math>\{1, p, ... , p^n \}</math> ainsi ordonné, l'ensemble des éléments distincts du plus grand élément est l'ensemble <math>\{1, p, ... , p^{n-1} \}</math> et a donc un plus grand élément, à savoir <math>p^{n-1}</math>. D'après (1), il en résulte que dans le treillis de notre groupe G, l'ensemble des éléments distincts du plus grand élément admet lui-même un plus grand élément, ce qui prouve que la condition 2° entraîne la condition 1°.
}}
Remarque. On a vu dans un exercice de la série [[../Groupes, premières notions|Groupes, premières notions]] qu'un groupe '''fini''' a un plus grand sous-groupe propre si et seulement s'il a un unique sous-groupe maximal. Il en résulte que pour un groupe '''fini''' G, le point d) peut s'énoncer comme suit : G a un seul sous-groupe maximal si et seulement G est un groupe cyclique non trivial et a pour ordre une puissance de nombre premier. B. Huppert<ref>''Finite Groups I'', Springer, théorème 3.16, p. 289.</ref> déduit cet énoncé du théorème de la base de Burnside, que nous démontrerons au chapitre [[../../Sous-groupe de Frattini|Sous-groupe de Frattini]].
== Problème 16 ==
(Une partie de ce problème fait double emploi avec le problème 15.)</br>
a) Soit G un groupe fini non cyclique. Prouver que G est la réunion de ses sous-groupes maximaux.
{{Solution|contenu=
Il est clair que
:(1) tout groupe est la réunion de ses sous-groupes monogènes.
Puisque G n'est pas monogène, les sous-groupes monogènes de G sont des sous-groupes propres de G, donc, d'après (1),
:(2) G est la réunion de ses sous-groupes propres.
Puisque G est fini, tout sous-groupe propre de G est contenu dans un sous-groupe maximal de G, donc, d'après (2), G est la réunion de ses sous-groupes maximaux.
}}
b) Il résulte clairement du point a) qu'un groupe fini ayant un seul sous-groupe maximal est cyclique. On l'a déjà prouvé au problème 15 et on y a montré que l'ordre d'un tel groupe a un et un seul facteur premier. Prouver que si G est un groupe fini ayant exactement deux sous-groupes maximaux, G est un groupe cyclique et son ordre a exactement deux facteurs premiers.
{{Solution|contenu=
Si G n'était pas cyclique, alors, d'après le point a), il serait réunion de ses sous-groupes maximaux, donc, d'après les présentes hypothèses, il serait réunion de deux de ses sous-groupes propres. Or on a vu dans un exercice de la série [[../Groupes, premières notions|Groupes, premières notions]] qu'un groupe n'est jamais réunion de deux de ses sous-groupes propres. Donc G est cyclique. Le fait que son ordre a exactement deux facteurs premiers peut se déduire du fait suivant: si C est un groupe cyclique, alors, pour chaque facteur premier ''p'' de l'ordre de C, C a un seul sous-groupe d'indice ''p'' et ce sont là tous les sous-groupes maximaux de C. On peut le prouver à l'aide d'une remarque faite sur le problème 1) ci-dessus : si G est un groupe cyclique d'ordre <math>n</math>, l'ensemble des sous-groupes de G, ordonné par inclusion (autrement dit le [[../../Groupes, premières notions|treillis des sous-groupes de G]]), est isomorphe (comme ensemble ordonné) à l'ensemble des diviseurs naturels de <math>n</math>, ordonné par la relation « divise ».
}}
Remarque : un groupe peut avoir exactement trois sous-groupes maximaux sans être cyclique. Les groupes de Klein, qui seront définis au chapitre [[../../Produit direct et somme restreinte|Produit direct et somme restreinte]], sont un exemple de tels groupes.
== Références ==
<references/>
{{Bas de page
| idfaculté = mathématiques
| précédent = [[../Sous-groupes de Z, divisibilité dans N et dans Z/]]
| suivant = [[../Conjugaison, centralisateur, normalisateur/]]
}}
7f5dfxniusf3ito7fmyrtqsd0if3uy7
983656
983655
2026-06-20T04:46:44Z
Marvoir
1746
/* Problème 4 */ plus exact
983656
wikitext
text/x-wiki
{{Exercice
| idfaculté = mathématiques
| numéro = 6
| chapitre = [[../../Groupes monogènes, ordre d'un élément/]]
| précédent = [[../Sous-groupes de Z, divisibilité dans N et dans Z/]]
| suivant = [[../Conjugaison, centralisateur, normalisateur/]]
| niveau = 13
}}
== Problème 1 ==
a) Soit G un groupe cyclique d'ordre <math>n</math>, soient <math>d</math> et <math>d'</math> deux diviseurs naturels de <math>n</math> tels que <math>d</math> divise <math>d'.</math> D'après le chapitre théorique, G a un seul sous-groupe d'ordre <math>d</math> et un seul sous-groupe d'ordre <math>d'.</math> Prouver que l'unique sous-groupe d'ordre <math>d</math> de G est contenu dans l'unique sous-groupe d'ordre <math>d'</math> de G.
{{clr}}
{{Solution
| contenu =
Notons H l'unique sous-groupe d'ordre <math>d'</math> de G. H est un groupe cyclique d'ordre <math>d'</math>, donc, puisque <math>d</math> divise <math>d'</math>, H a un (unique) sous-groupe d'ordre <math>d</math>, soit K. Puisque G a un seul sous-groupe d'ordre <math>d</math>, K est donc l'unique sous-groupe d'ordre <math>d</math> de G. Le fait que K est contenu dans H signifie donc que l'unique sous-groupe d'ordre <math>d</math> de G est contenu dans l'unique sous-groupe d'ordre <math>d'</math> de G, ce qui prouve l'énoncé.
}}
b) Soit G un groupe cyclique d'ordre <math>p^{r}</math>, où <math>p</math> est un nombre premier et <math>r</math> un nombre naturel. Prouver que l'ensemble des sous-groupes de G est totalement ordonné par inclusion.
{{clr}}
{{Solution
| contenu =
Soient H et K des sous-groupes de G. Il s'agit de prouver que
:(thèse 1) <math>\qquad </math>H est contenu dans K ou K dans H.
Soient
:<math>\qquad \vert H \vert = p^{a}</math> et <math>\vert K \vert = p^{b}</math>,
avec <math>a</math> et <math>b</math> naturels. Donc H est l'unique sous-groupe d'ordre <math>p^{a}</math> de G et K est l'unique sous-groupe d'ordre <math>p^{b}</math> de G. Si <math>a \leq b</math>, alors <math>\vert H \vert</math> divise <math>\vert K \vert</math>, donc, d'après le point a), H est contenu dans K. De même, si <math>b \leq a</math> alors K est contenu dans H, ce qui prouve notre thèse (1) et donc l'énoncé.
}}
Remarques. 1° On déduit facilement du point a) que si G est un groupe cyclique d'ordre <math>n</math>, l'ensemble des sous-groupes de G, ordonné par inclusion (autrement dit le [[../../Groupes, premières notions|treillis des sous-groupes de G]]), est isomorphe (comme ensemble ordonné) à l'ensemble des diviseurs naturels de <math>n</math>, ordonné par la relation « divise ». Le point b) est un cas particuler de cette isomorphie.<br />
2° Ce problème nous servira dans le chapitre [[../../Sous-groupe de Frattini|Sous-groupe de Frattini]].
== Problème 2 ==
Soient ''G'' un groupe, ''x'' et ''y'' deux éléments de ''G''. Prouver que ''xy'' et ''yx'' ont le même ordre<ref>J.J. Rotman, ''An Introduction to the Theory of Groups'', New York, 1999, {{p.|44}}.</ref>.
:''Indication'' : utiliser le fait que si l’ordre d'un élément ''z'' est fini, cet ordre est le plus petit nombre naturel ''n'' > 0 tel que ''zⁿ'' = 1.
{{clr}}
{{Solution
| contenu =
Soient ''G'' un groupe, ''x'' et ''y'' deux éléments de ''G''. Prouvons que ''xy'' et ''yx'' ont le même ordre.
Soit ''n'' un nombre naturel > 0 tel que (xy)<sup>n</sup> = 1 (à supposer qu'un tel ''n'' existe). Nous avons donc :
:<math>(xy) \cdots (xy) = 1</math>,
le premier membre étant formé de ''n'' facteurs ''xy''. Cela peut encore s'écrire :
:<math>x(yx) \cdots (yx)y = 1</math>,
avec ''n''-1 facteurs ''yx''. En multipliant à gauche par ''x⁻¹'' et à droite par ''x'', nous trouvons :
:<math>(yx) \cdots (yx) = x^{-1}x</math>,
avec maintenant ''n'' facteurs ''yx''. Comme le second membre est égal à 1, nous avons donc ''(yx)ⁿ'' = 1.
Nous avons ainsi prouvé que, pour tout nombre naturel ''n'' > 0 tel que ''(xy)ⁿ'' = 1, on a aussi ''(yx)ⁿ'' = 1. De même, pour tout nombre naturel ''n'' > 0 tel que ''(yx)ⁿ'' = 1, on a aussi ''(xy)ⁿ'' = 1.
Ainsi, l’ensemble (éventuellement vide) des nombres naturels ''n'' > 0 tels que ''(xy)ⁿ'' = 1 est égal à l’ensemble (éventuellement vide) des nombres naturels ''n'' > 0 tels que ''(yx)ⁿ'' = 1.
En tenant compte qu'un élément ''z'' est d'ordre fini si et seulement si l’ensemble des nombres naturels ''n'' > 0 tels que ''zⁿ'' = 1 n’est pas vide et que, dans ce cas, l’ordre de ''z'' est le plus petit élément de cet ensemble, nous trouvons que ''xy'' et ''yx'' ont le même ordre, fini ou infini.
'''Remarque :''' la considération de la relation de conjugaison dans un groupe nous fournira une démonstration plus élégante ([[../../Conjugaison, centralisateur, normalisateur#Conjugaison/]]).}}
== Problème 3 ==
Soient ''f'' un homomorphisme d'un groupe ''G'' dans un groupe ''H'' et ''x'' un élément de ''G''. Montrer que l’ordre de ''f(x)'' divise celui de ''x''. (On admet que la notion de divisibilité peut s'étendre aux cardinaux infinis, un cardinal ''a'' étant dit diviser un cardinal ''b'' s'il existe un cardinal ''c'' tel que ac = b.) Si, de plus, ''f'' est injectif, montrer que ''x'' et f(x) ont le même ordre.
{{clr}}
{{Solution
| contenu =
Soit ''a'' l’ordre de ''x''. Pour prouver que l’ordre de ''f(x)'' divise celui de ''x'', on peut évidemment se borner au cas où ''a'' est fini (car un cardinal infini est divisible par tout cardinal dénombrable non nul). Nous avons <math>\ x^{a} = 1</math>, d'où, puisque ''f'' est un homomorphisme, <math>\ f(x)^{a} = 1</math>. D'après la théorie, ceci entraîne que l’ordre de ''f(x)'' divise ''a''. On peut dire aussi que ''f'' induit un homomorphisme <math>g : x \mapsto f(x)</math> de <x> dans H et que, d’après le premier théorème d'isomorphisme, <math>\ \vert <x> \vert = \vert Ker g \vert \cdot \vert g(<x>) \vert </math>; puisque g(<x>) = f(<x>) = <f(x)>, on a donc <math>\ \vert <x> \vert = \vert Ker g \vert \cdot \vert <f(x)> \vert </math>. Ainsi, l’ordre de <f(x)> divise l’ordre de <x>, autrement dit l’ordre de f(x) divise l’ordre de ''x''.
Si maintenant ''f'' est injectif, alors ''g'' l'est aussi, donc <math>\vert Ker g \vert = 1</math>, donc le résultat <math>\ \vert <x> \vert = \vert Ker g \vert \cdot \vert <f(x)> \vert </math> peut s'écrire <math>\ \vert <x> \vert = \vert <f(x)> \vert </math>, autrement dit l’ordre de ''x'' est égal à l’ordre de f(x).
}}
== Problème 4 ==
Soient ''f'' un homomorphisme d'un groupe ''G'' dans un groupe ''H'' d'ordre fini ''a''. Soit ''x'' un élément de ''G'' d'ordre fini premier avec ''a''. Montrer que ''f(x)'' = 1.
{{clr}}
{{Solution
| contenu =
Soit ''b'' l’ordre de ''x''. D'après le problème précédent, l’ordre de ''f(x)'' divise ''b''. D'autre part, puisque ''f(x)'' appartient à ''H'', l’ordre de ''f(x)'' divise l’ordre ''a'' de ''H'' (théorie). Ainsi, l’ordre de ''f(x)'' divise à la fois ''a'' et ''b''. Par hypothèse, ''a'' et ''b'' sont premiers entre eux, donc l’ordre de ''f(x)'' est égal à 1, autrement dit, ''f(x)'' = 1.
}}
Remarque. Il résulte clairement du problème 4 (et du fait que, dans un groupe fini, l'ordre de tout élément divise l'ordre du groupe) que si G et H sont deux groupes finis d'ordres premiers entre eux, le seul homomorphisme de G dans H est l'homomorphisme trivial (prenant partout la valeur 1).
== Problème 5 ==
a) Soient ''G'' un groupe, ''a'' et ''b'' deux entiers rationnels premiers entre eux. Prouver que si ''x'' est un élément de ''G'' tel que <math>x^{a} = 1,</math> ''x'' peut se mettre sous la forme <math>x = y^{b}</math> avec <math>y \in G</math>, et que ''y'' peut être pris égal à une puissance de ''x''.
{{clr}}
{{Solution
| contenu =
D'après le ''théorème de Bachet-Bézout'', il existe des entiers rationnels ''r'' et ''s'' tels qu'ar + bs = 1, d'où
:<math>\ x^{ar + bs} = x^{1}</math>,
ce qui peut s'écrire
:<math>\ x^{ar}x^{bs}= x.</math>
Par hypothèse, ''x''<sup>a</sup> = 1, donc notre résultat peut s'écrire
:<math>\ (x^{s})^{b} = x</math>,
donc l'énoncé est vrai avec ''y'' = x<sup>s</sup>.
}}
b) Soit G un groupe fini d'ordre ''a'', soit ''b'' un entier rationnel premier avec ''a''. Prouver que l’application <math>x \mapsto x^{b}</math> de G dans lui-même est une permutation de G (et, bien sûr, un automorphisme de G si G est commutatif).
{{clr}}
{{Solution
| contenu =
D'après la théorie, <math>x^{a} = 1</math> pour tout élément ''x'' de G. Donc, d’après le point a), l’application <math>x \mapsto x^{b}</math> de G dans lui-même est surjective. Puisque G est fini, cette application est donc bijective, ce qui prouve l'énoncé.
}}
Remarque : l'énoncé b) nous servira dans le chapitre [[../../Théorème de Gaschütz|Théorème de Gaschütz]].
== Problème 6. Ordre du composé de deux éléments commutant entre eux ==
Soient G un groupe, ''a'' et ''b'' deux éléments de G, d'ordres finis ''r'' et ''s'' respectivement. On suppose que ''a'' et ''b'' commutent.
a) Prouver que l’ordre de ''ab'' est fini et divise le ppcm de ''r'' et ''s''.
{{clr}}
{{Solution
| contenu =
Soit ''m'' le ppcm de ''r'' et ''s''. Puisque ''a'' et ''b'' commutent, nous avons
:(1) (''ab'')<sup>''m''</sup> = ''a<sup>m</sup>b<sup>m</sup>''.
Puisque ''m'' est multiple de l’ordre de ''a'', ''a<sup>m</sup>'' = 1. De même, ''b<sup>m</sup>'' = 1. Donc la relation (1) donne (''ab'')<sup>''m''</sup> = 1, donc l’ordre de ''ab'' divise ''m''.
}}
b) Montrer que l’ordre de ''ab'' n’est pas forcément égal à ppcm(''r'', ''s'').
{{clr}}
{{Solution
| contenu =
Soit ''a'' un élément d'ordre fini ''n'' > 1 (on sait que le cas se présente). Posons ''b'' = a{{exp|-1}}. Alors ''a'' et ''b'' commutent et dans les notations du point a), ''r'' = ''s'' = n. Puisque ''ab'' = 1, l’ordre de ''ab'' est égal à 1 et est donc distinct de ppcm(''r'', ''s'') = ppcm(''n'', ''n'') = ''n''.
}}
c) On suppose que ⟨''a''⟩ ⋂ ⟨''b''⟩ = 1 (où ⟨''x''⟩ désigne le sous-groupe de G engendré par l'élément ''x'' de G). Prouver que l’ordre de ''ab'' est égal à ppcm(''r'', ''s'').
{{clr}}
{{Solution
| contenu =
Soit ''d'' l’ordre de ''ab''. D'après le point a), ''d'' divise ppcm(''r'', ''s''). Il suffit donc de prouver que ''d'' est multiple de ppcm(''r'', ''s''). Nous avons (''ab'')<sup>''d''</sup> = 1, d'où, puisque ''a'' et ''b'' commutent, ''a<sup>d</sup>b<sup>d</sup>'' = 1, d'où ''a<sup>d</sup> = b<sup>-d</sup>'', donc la valeur commune de ''a<sup>d</sup>'' et de ''b<sup>-d</sup>'' appartient à ⟨''a''⟩ ⋂ ⟨''b''⟩ = 1, donc ''a<sup>d</sup> = b<sup>d</sup>'' = 1. Il en résulte que ''d'' est multiple à la fois de ''r'' et de ''s'', donc est multiple de ppcm(''r'', ''s'').
Remarque. Nous verrons au chapitre [[../../Produit de groupes|Produit de groupes]] que, sous les hypothèses du point c), le sous-groupe engendré par ''a'' et ''b'' est la somme directe de ⟨''a''⟩ et ⟨''b''⟩, ce qui permet de rattacher l'énoncé à un fait plus général.
}}
d) Dans le groupe des permutations de l’ensemble à trois éléments {1, 2, 3}, on considère la permutation (1 2) qui échange 1 et 2 (c'est-à-dire applique 1 sur 2 et 2 sur 1 et laisse 3 fixe) ; on considère de même la permutation (2 3) qui échange 2 et 3 et laisse 1 fixe. Montrer que l’ordre de (1 2)(2 3) ne divise pas le ppcm des ordres de (1 2) et (2 3). (Ceci montre que l'énoncé du point a) devient faux si on en supprime l'hypothèse selon laquelle ''a'' et ''b'' commutent.)
{{clr}}
{{Solution
| contenu =
On vérifie facilement que (1 2) et (2 3) sont d'ordre 2. D'autre part, (1 2)(2 3) est la permutation qui applique 1 sur 2, 2 sur 3 et 3 sur 1. On vérifie facilement que cette permutation est d'ordre 3, donc l’ordre de (1 2)(2 3) ne divise pas le ppcm des ordres de (1 2) et de (2 3).
}}
e) Prouver que si ''r'' et ''s'' sont premiers entre eux, l’ordre de ''ab'' est ''rs''.
{{clr}}
{{Solution
| contenu =
Le groupe ⟨''a''⟩ est d'ordre ''r'' et le groupe ⟨''b''⟩ d'ordre ''s''. L'ordre du sous-groupe ⟨''a''⟩ ⋂ ⟨''b''⟩ divise donc à la fois ''r'' et ''s''. Puisque ''r'' et ''s'' sont premiers entre eux, ceci montre que ⟨''a''⟩ ⋂ ⟨''b''⟩ = 1. D'après le point c), l’ordre de ''ab'' est donc ppcm(''r'', ''s''). Puisque ''r'' et ''s'' sont premiers entre eux, leur ppcm est égal à leur produit, donc l’ordre de ''ab'' est ''rs''.
}}
f) Montrer qu'il existe deux entiers ''u'' et ''v'' tels que l'ordre de ''a{{exp|u}}b{{exp|v}}'' soit égal à ppcm(''r'', ''s'').
{{Solution|contenu=
Grâce à la décomposition en facteurs premiers, on peut trouver des entiers ''r''{{ind|1}}, ''r''{{ind|2}}, ''s''{{ind|1}} et ''s''{{ind|2}} tels que ''r = r''{{ind|1}}''r''{{ind|2}}, ''s = s''{{ind|1}}''s''{{ind|2}}, ''s''{{ind|1}} divise ''r''{{ind|1}}, ''r''{{ind|2}} divise ''s''{{ind|2}} et pgcd(''r''{{ind|1}}, ''s''{{ind|2}}) = 1. On a alors ppcm(''r'', ''s'') = ''r''{{ind|1}}''s''{{ind|2}} et d'après le point c), puisque ''a''{{exp|''r''{{ind|2}}}} est d'ordre ''r''{{ind|1}} et ''b''{{exp|''s''{{ind|1}}}} est d'ordre ''s''{{ind|2}}, l'ordre de ''a''{{exp|''r''{{ind|2}}}}''b''{{exp|''s''{{ind|1}}}} est ''r''{{ind|1}}''s''{{ind|2}}.
}}
g) Soient G un groupe, soit <math>n</math> un nombre naturel non nul, soient <math>x</math> et <math>y</math> des éléments de G tels que
:(i) <math>x</math> et <math>y</math> commutent entre eux;
:(ii) les ordres de <math>x</math> et de <math>y</math> sont finis;
:(iii) l'ordre de <math>x</math> est divisible par <math>n</math> et l'ordre de <math>y</math> est premier avec <math>n</math>.
D'après le point a), <math>xy</math> est d'ordre fini. Prouver que l'ordre de <math>xy</math> est divisible par <math>n</math>.
{{clr}}
{{Solution|contenu=
Pour tout élément <math>z</math> de G, notons <math>\vert z \vert</math> l'ordre de <math>z.</math><br />
Nous avons
:<math>x = (xy) y^{-1}</math>,
donc, d'après le point a)
:<math>\vert x \vert </math> divise <math>PPCM(\vert xy \vert , \vert y^{-1} \vert) .</math>
Puisqu'un élément et son inverse ont le même ordre (voir chapitre théorique), cela revient à dire que
:(1)<math>\qquad \vert x \vert </math> divise <math>PPCM(\vert xy \vert , \vert y \vert) .</math>
Supposons que, par absurde,
:(hyp. 2)<math>\qquad \vert xy \vert </math> ne soit pas divisible par <math>n .</math>
Alors, puisque <math>\vert y \vert</math> est supposé premier avec <math>n</math>,
:<math>PPCM(\vert xy \vert , \vert y \vert)</math> n'est pas divisible par <math>n</math>,
donc, d'après (1),
:<math>\vert x \vert</math> n'est pas divisible par <math>n</math>,
ce qui contredit les hypothèses de l'énoncé. Cela prouve que notre hypothèse (2) est absurde, donc <math>\vert xy \vert </math> est divisible par <math>n</math>, ce qui prouve l'énoncé.
}}
h) Il résulte du point a) que si deux éléments d'un groupe commutent entre eux et sont d'ordres finis, leur composé est d'ordre fini. Puisqu'un élément et son inverse ont le même ordre (voir chapitre théorique), les éléments d'ordre fini d'un groupe '''abélien''' G forment donc un sous-groupe de G. Montrer que dans le groupe <math>GL(2, \mathbb{Q})</math> (groupe multiplicatif des matrices carrées inversibles de taille 2 à coefficients dans <math>\mathbb{Q}</math>), les éléments
:<math>A=\begin{pmatrix}
0 & -1\\
1 & 0\\
\end{pmatrix}</math> et <math>B=\begin{pmatrix}
0 & 1\\
-1 & -1\\
\end{pmatrix}</math>
sont d'ordres finis mais que AB est d'ordre infini.
{{clr}}
{{Solution
| contenu =
Le calcul donne
:<math>A^{2} = \begin{pmatrix}
-1 & 0\\
0 & -1\\
\end{pmatrix}</math> d'où (matrices diagonales) <math>A^{4} = 1,</math> donc A est d'ordre 4. Le calcul montre également que <math>B^{3} = 1,</math> donc B est d'ordre 3.<br />
D'autre part,
:<math>AB = \begin{pmatrix}
1 & 1\\
0 & 1\\
\end{pmatrix}</math>.
Par récurrence sur ''n'', on en tire
<math>(AB)^{n} = \begin{pmatrix}
1 & n\\
0 & 1\\
\end{pmatrix}</math>.
Donc, pour tout nombre naturel n > 0, le coefficient de la première ligne et de la seconde colonne de <math>(AB)^{n}</math> est égal à ''n'' et est donc non nul, donc <math>(AB)^{n} \not= 1,</math> donc AB est d'ordre infini.
}}
== Problème 7 ==
Prouver que tout groupe d'ordre 4 est commutatif.
{{clr}}
{{Solution
| contenu =
Soit G un groupe d'ordre 4. D'après le théorème de Lagrange, l’ordre de tout élément de G divise 4. S'il existe un élément d'ordre 4, G est cyclique et donc commutatif. Dans le cas contraire, x{{exp|2}} = 1 pour tout élément ''x'' de G, donc G est commutatif d’après un problème de la série [[../Groupes, premières notions|Groupes, premières notions]].
}}
Remarque : nous verrons dans les [[../Produit direct et somme restreinte|exercices sur le chapitre Produit direct et somme restreinte]] que, plus généralement, tout groupe d'ordre ''p''², où ''p'' est un nombre premier, est commutatif.
== Problème 8 ==
Soient G un groupe fini et ''p'' un nombre premier.
a) Montrer que si H et K sont deux sous-groupes distincts d'ordre ''p'' de G, H et K ont une intersection triviale, c'est-à-dire que H ⋂ K = 1.
{{Solution
| contenu =
Puisque H ⋂ K est un sous-groupe de H, son ordre divise ''p'', donc, puisque ''p'' est premier, l’ordre de H ⋂ K est égal à 1 ou à ''p''. S'il était égal à ''p'', alors H ⋂ K serait égal à H tout entier et, de même, à K tout entier, donc H et K seraient égaux, ce qui est contraire aux hypothèses. Donc l’ordre de H ⋂ K est égal à 1, autrement dit H ⋂ K = 1.
}}
b) Montrer que le nombre des éléments d'ordre ''p'' de G est égal à ''n''(''p'' – 1), où ''n'' désigne le nombre des sous-groupes d'ordre ''p'' de G.
{{Solution
| contenu =
Tout élément d'ordre ''p'' de G appartient à un ensemble H - {1}, où H est un sous-groupe d'ordre ''p'' de G (prendre pour H le sous-groupe de G engendré par l'élément en question). Réciproquement, si H est un sous-groupe d'ordre ''p'' de G, tout élément de H - {1} est d'ordre ''p'' (car l’ordre d'un tel élément divise ''p'' et est distinct de 1). Donc l’ensemble des éléments d'ordre ''p'' de G est la réunion des ensembles H - {1}, où H parcourt les sous-groupes d'ordre ''p'' de G. D'après le point a), ces ensembles H - {1} sont deux à deux disjoints. Comme ils sont tous de cardinal p - 1, l'énoncé en résulte.
}}
Remarque. On trouvera une démonstration un peu différente et plus générale dans les exercices de la série [[../Automorphismes d'un groupe cyclique|Automorphismes d'un groupe cyclique]].
c) Soit ''p'' un nombre premier. Donnez un exemple de [[../../Théorèmes de Sylow|''p''-groupe]] fini (c'est-à-dire de groupe d'ordre une puissance de ''p'') qui contient exactement ''p'' + 1 sous-groupes d'ordre ''p''. ('''Attention''' : la solution fait intervenir le produit direct de deux groupes, qui n'a pas encore été défini. Une réorganisation serait peut-être souhaitable.)
{{Solution|contenu=
D'après la question précédente, la condition revient à : le groupe contient exactement ''p''{{exp|2}} éléments ''x'' tels que ''x{{exp|p}}'' = 1. Le groupe <math>((\Z/p\Z)^2,+)</math> convient.
}}
== Problème 9 ==
Soient G un groupe cyclique d'ordre ''n'' noté multiplicativement, ''k'' un entier naturel et ''d'' le plus grand diviseur de ''k'' et ''n''.
a) Montrer qu'un élément ''x'' de G est puissance k-ième dans G si et seulement s'il est puissance d-ième dans G.
{{clr}}
{{Solution
| contenu =
Toute puissance k-ième est évidemment une puissance d-ième. Prouvons, réciproquement, que si un élément ''x'' de G est une puissance d-ième, c’est une puissance k-ième. Soit ''y'' un élément de G tel que x = y<sup>d</sup>. Puisque ''d'' est le plus grand commun diviseur de ''k'' et ''n'', il existe des entiers rationnels ''a'' et ''b'' tels que ak + bn = d (théorème de Bachet-Bézout). Alors x = y<sup>ak</sup> y<sup>bn</sup>. D'après la théorie, y<sup>n</sup> = 1, donc x = y<sup>ak</sup>, donc ''x'' est bien puissance k-ième dans G.
}}
b) Sous les hypothèses du point a), montrer que si un élément ''x'' de G est puissance k-ième dans G, les éléments ''y'' de G tels que y<sup>k</sup> = x sont en nombre ''d''.
{{clr}}
{{Solution
| contenu =
Par hypothèse, nous pouvons choisir un élément y<sub>0</sub> de G tel que y<sub>0</sub><sup>k</sup> = x. Il est clair qu'un élément ''y'' de G est tel que y<sup>k</sup> = x si et seulement si (y y<sub>0</sub><sup>-1</sup>)<sup>k</sup> = 1, donc <math>\ z \mapsto z y_{0}</math> définit une bijection de l’ensemble des racines k-ièmes de 1 sur l’ensemble des racines k-ièmes de ''x''. D'après la théorie, les racines k-ièmes de 1 sont les racines d-ièmes de 1 et sont en quantité ''d'', d'où l'énoncé.
}}
== Problème 10 (Ordre d'une puissance) ==
Soit G un groupe, soit <math>x</math> un élément d'ordre fini de G ; on notera cet ordre <math>\vert x \vert </math>.
a) Soit <math>r</math> un nombre naturel. Prouver que l'ordre de <math>x^r</math> est <math>\vert x \vert / \mathrm{PGCD}(\vert x \vert, r).</math>
{{Solution
| contenu =
Dans le chapitre théorique, on a démontré le résultat suivant :
:Soient H un groupe fini et <math>r</math> un nombre naturel ; pour tout élément <math>h</math> de H, la relation <math>h^{r} = 1</math> équivaut à la relation <math>h^{\mathrm{PGCD}(\vert H \vert , r)} = 1.</math>
Appliquons cela au groupe H = ⟨x⟩ et à <math>h = x^a</math>, où <math>a</math> est n'importe quel nombre naturel. Nous trouvons que
:pour tout nombre naturel <math>a</math>,
:(1)<math>\qquad x^{ar} = 1 \Leftrightarrow x^{a \mathrm{PGCD}(\vert x \vert, r)}=1.</math>
Les nombres naturels <math>a</math> satisfaisant au membre gauche de l'équivalence (1) sont les multiples naturels de l'ordre de <math>x^r</math>.
Les nombres naturels <math>a</math> satisfaisant au membre droit de l'équivalence (1) sont les nombres naturels <math>a</math> tels que <math> a PGCD(\vert x \vert, r) </math> soit multiple de <math>\vert x \vert </math>, autrement dit ce sont les multiples naturels de <math>\vert x \vert / \mathrm{PGCD}(\vert x \vert, r).</math>
Donc, d'après (1), les multiples naturels de l'ordre de <math>x^r</math> sont exactement les multiples naturels de <math>\vert x \vert / \mathrm{PGCD}(\vert x \vert, r).</math> Dès lors, l'ordre de <math>x^r</math> et <math>\vert x \vert / \mathrm{PGCD}(\vert x \vert, r)</math> sont multiples l'un de l'autre, donc ces deux nombres sont égaux.
}}
b) Soient r et s premiers entre eux tels que |x| = rs. Montrer que x s'écrit de façon unique ab avec a et b éléments de G qui commutent et d'ordres respectifs r et s.
(C'est en quelque sorte une réciproque forte de la question e du problème 6.)
{{Solution|contenu=
D'après le théorème de Bachet-Bézout, il existe des entiers u et v tels que ru + sv = 1.
Analyse. Soit (a, b) une solution. Alors, a est égal à a{{exp|sv}} (car a est d'ordre r et sv est congru à 1 modulo r), donc à (ab){{exp|sv}} (car b est d'ordre s et commute avec a) c'est-à-dire à x{{exp|sv}}. De même, b = x{{exp|ru}}.
Synthèse. Posons a = x{{exp|sv}} et b = x{{exp|ru}}. On a évidemment x = ab = ba. De plus, d'après la question précédente, a est bien d'ordre r (car pgcd(rs, sv) = s×pgcd(r, v) =
s) et de même, b est d'ordre s.
}}
Remarque. La démonstration et l'assertion d'unicité prouvent aussi que a et b doivent être des puissances de x.
c) Soient p un nombre premier et G un groupe. On définit un élément p-unipotent de G comme un élément de G dont l'ordre est une puissance de p et on définit un élément p-régulier de G comme un élément de G dont l'ordre n'est pas divisible par p<ref>Terminologie conforme à N. Bourbaki, ''Algèbre'', Paris, Masson, 1970, réimpr. Springer, ch. I, § 6, exerc. 28, p. A I.139</ref>. (De tels éléments sont donc d'ordre fini.)</br>
Soit x un élément d'ordre fini de G. À l'aide du point b), prouver qu'il existe un et un seul couple (u, t) d'éléments de G satisfaisant aux conditions suivantes : u est p-unipotent, t est p-régulier, x = ut = tu. Prouver aussi que u et t sont alors des puissances de x.
{{Solution|contenu=
L'ordre de x peut s'écrire (d'une et une seule façon) p{{exp|a}} b, avec a et b naturels, b non divisible par p. Donc, d'après le point b), il existe un et un seul couple (U, T) d'éléments de G tel que U soit d'ordre p{{exp|a}}, que T soit d'ordre b et que UT = TU = x; de plus, U et T sont des puissances de x.</br>
Alors U est p-unipotent et T est p-régulier, donc pour prouver l'énoncé du point c), nous avons exactement à prouver que
:(thèse 1) si (U', T') est un couple d'éléments de G tel que U’ soit p-unipotent, que T' soit p-régulier et que x = U' T’ = T’ U’, alors U’ = U et T' = T.
Soient donc U' et T' des éléments de G possédant ces propriétés. Puisque l'ordre de U' est une puissance de p et que l'ordre de T' n'est pas divisible par p, les ordres de U' et de T' sont premiers entre eux. Donc, puisque U' et T' sont supposés commuter entre eux, il résulte du problème 6,e que <nowiki>|U' T'| = |U'| |T'|</nowiki> (où les barres verticale désignent l'ordre d'un élément de G).</br>
Par hypothèse, le membre gauche est l'ordre de x et l'ordre de x est p{{exp|a}} b, donc</br>
:<nowiki>|U'| |T'|</nowiki> = p{{exp|a}} b.
Puisque <nowiki>|U'| est une puissance de p et que |T'|</nowiki> n'est pas divisible par p, on a donc
:<nowiki>|U'|</nowiki> = p{{exp|a}} et <nowiki>|T'|</nowiki> = b.
Dès lors, d'après l'assertion d'unicité du point b),
:U' = U et T' = T, ce qui prouve notre thèse (1).
}}
== Problème 11 (Ordre d'une racine) ==
Soit G un groupe. Pour tout élément <math>g</math>, on notera <math>\vert g \vert </math> l'ordre de <math>g</math>. Soit <math>x</math> un élément d'ordre fini de G, soit <math>d</math> un nombre naturel dont tout diviseur premier divise <math>\vert x \vert </math> (donc <math>d</math> n'est pas nul), soit <math>y</math> un élément de G tel que y{{exp|d}} = x.
a) Prouver que <math>y</math> est d'ordre <math>d \vert x \vert .</math><br />
Indication : on peut utiliser le problème « Ordre d'une puissance » et le théorème de Bézout.
{{clr}}
{{Solution
| contenu =
De l'hypothèse <math>y^{d} = x</math> et du problème « Ordre d'une puissance » résulte que
:<math>\vert x \vert = \vert y \vert / PGCD(\vert y \vert, d)</math>,
:<math>\vert y \vert = \vert x \vert PGCD(\vert y \vert, d).</math>
Il suffit donc de prouver que
:<math>PGCD(\vert y \vert, d) = d,</math>
ce qui revient à prouver que <math>\vert y \vert</math> est divisible par <math>d.</math><br />
Soit <math>p</math> un facteur premier de <math>d</math>, soit <math>f = v_{p}(d)</math> le plus grand nombre naturel tel que <math>p^{f}</math> divise <math>d.</math> Tout revient à prouver que <math>\vert y \vert</math> est divisible par <math>p^{f}</math>, ce qui revient encore à prouver que
:(thèse 1)<math>\qquad PGCD(\vert y \vert, p^{f}) = p^{f}.</math>
Supposons que, par absurde,
:(hyp. 2)<math>\qquad PGCD(\vert y \vert, p^{f}) \not= p^{f}.</math>
Alors
:(3)<math>\qquad PGCD(\vert y \vert, p^{f}) = p^{s}</math>, où <math>s</math> est un nombre naturel <math>< f.</math>
D'après le théorème de Bézout, il existe alors des entiers relatifs <math>a</math> et <math>b</math> tels que
:<math>\qquad a \vert y \vert + b p^{f} = p^{s}</math>,
d'où
:(4)<math>\qquad y^{a \vert y \vert + b p^{f}} = y^{p^{s}}.</math>
Puisque <math>y^{\vert y \vert} = 1</math>, le résultat (4) peut s'écrire
:(5)<math>\qquad y^{b p^{f}} = y^{p^{s}}.</math>
Puisque <math>d</math> est divisible par <math>p^{f}</math> et que <math>s \leq f</math> (et même <math>s < f</math>), <math>d / p^{s}</math> est un nombre entier, donc nous pouvons élever (5) à la puissance <math>d / p^{s}</math>, ce qui donne
:(6)<math>\qquad y^{b d p^{f-s}} = y^{d}.</math>
Puisque, par hypothèse de l'énoncé, <math>y^{d} = x</math>, (6) peut s'écrire
:<math>\qquad x^{bp^{f-s}} = x</math>,
:(7)<math>\qquad x^{bp^{f-s}- 1} = 1</math>.
D'après (3), <math>s < f</math>, donc <math>b p^{f-s}</math> est divisible par <math>p</math>, donc <math>bp^{f-s}- 1</math> n'est pas divisible par <math>p</math>, donc (7) montre que l'ordre de <math>x</math> n'est pas divisible par <math>p</math>. C'est impossible, puisque <math>p</math> est un facteur premier de <math>d</math> et que, par hypothèse de l'énoncé, tout facteur premier de <math>d</math> divise l'ordre de <math>x</math>. Cette contradiction prouve que l'hypothèse (2) est fausse, autrement dit la thèse (1) est vraie. Comme nous l'avons vu, cela démontre l'assertion du point a).
}}
b) Montrer par un exemple que l'énoncé du point a) cesse d’être exact si on supprime l'hypothèse selon laquelle tout facteur premier de <math>d</math> divise l’ordre de <math>x</math>.
{{clr}}
{{Solution
| contenu =
Soit <math>x</math> d'ordre 2 et posons <math>y = x.</math> Alors y{{exp|3}} = x{{exp|3}} = x{{exp|2}}x = x, donc les hypothèses du point a) abusivement modifié sont satisfaites avec d = 3 et pourtant <math>y</math> n’est pas d'ordre 6 (puisqu’il est égal à <math>x</math> qui est d'ordre 2). Plus banalement, prenons <math>x = y = 1</math>. Alors, pour n'importe quel nombre naturel <math>n</math>, y{{exp|n}} = x et pourtant <math>y</math> n'est pas d'ordre <math>n</math> si <math>n</math> est choisi distinct de 1.
}}
Remarque. L'énoncé du point a) admet le cas particulier suivant (qui peut d'ailleurs se démontrer un peu plus simplement que le cas général) : soit G un groupe, soit <math>x</math> un élément de G dont l'ordre est une puissance naturelle de nombre premier, soit <math>p^{n}</math> cet ordre; soit <math>y</math> un élément de G tel que <math>y^{p^{f}} = x</math>, <math>f</math> étant un nombre naturel; alors l'ordre de <math>y</math> est <math>p^{n+f}.</math> Dans la suite du cours, on utilisera ce cas particulier sans référence.
== Problème 12 (Sous-groupes à la fois maximaux et normaux) ==
a) Soit G un groupe, soit M un sous-groupe ''normal'' de G. Prouver que M est un sous-groupe maximal de G si et seulement si M est d'indice (fini) premier dans G.
{{Solution
| contenu =
Dans un exercice de la série [[../Sous-groupes de Z, divisibilité dans N et dans Z|Sous-groupes de Z, divisibilité dans N et dans Z]], on a prouvé que tout sous-groupe d'indice premier de G (normal ou non) est maximal dans G. Il reste à prouver que si M est un sous-groupe à la fois maximal et normal de G, M est d'indice premier dans G. L'hypothèse selon laquelle M est un sous-groupe maximal de G signifie qu'il n'y a pas de sous-groupe H de G tel que M < H < G. Puisque M est supposé normal dans G, on en déduit, à l'aide du théorème de correspondance, que le groupe G/M (qui est non trivial) n'a pas d'autre sous-groupe que lui-même et son sous-groupe trivial. D'après le chapitre théorique, le groupe G/M est donc d'ordre (fini) premier, donc M est d'indice premier dans G, ce qui achève de prouver l'énoncé.
}}
Remarque. On verra dans [[../Groupes alternés/|un exercice sur le chapitre Groupes alternés]] qu'un sous-groupe maximal (non normal) n'est pas forcément d'indice premier.
b) Désignons par <math>\mathbb{Q}</math> le groupe additif des nombres rationnels (voir le chapitre [[../../Groupes, premières notions/]]). Prouver que <math>\mathbb{Q}</math> n'a pas de sous-groupe maximal.
Indication : on peut utiliser le point a).
{{Solution
| contenu =
Soit, par absurde, M un sous-groupe maximal de <math>\mathbb{Q}</math>. Puisque <math>\mathbb{Q}</math> est abélien, M est normal dans <math>\mathbb{Q}</math>, donc est un sous-groupe à la fois maximal et normal de <math>\mathbb{Q}</math>, donc, d'après le point a), M est un sous-groupe normal d'indice premier <math>p</math> de <math>\mathbb{Q}</math>. D'après le chapitre théorique, il en résulte que pour tout élément <math>x</math> de <math>\mathbb{Q}</math>, <math>px</math> appartient à M, autrement dit <math>p \mathbb{Q}</math> est contenu dans M. Mais <math>p \mathbb{Q}</math> est clairement égal à <math>\mathbb{Q}</math>, donc M est égal à <math>\mathbb{Q}</math> tout entier, ce qui contredit la définition d'un sous-groupe maximal. Cette contradiction prouve que <math>\mathbb{Q}</math> n'a pas de sous-groupe maximal.
}}
Remarques.
#Le point b) sera rappelé dans le chapitre [[../../Sous-groupe de Frattini/]].
#Un groupe abélien est sans sous-groupe maximal si et seulement s'il est [[w:Groupe divisible|divisible]], notion qui sera peut-être définie un jour dans la présente leçon.
== Problème 12bis ==
a) On a vu dans le chapitre théorique que si G est un groupe et H un sous-groupe ''distingué'' d'indice fini n de G, alors, pour tout élément x de G, <math>x^{n}</math> appartient à H. Prouver par un exemple que ce n'est plus forcément vrai si au lieu de supposer que H est un sous-groupe distingué de G, on suppose seulement que c'est un sous-groupe de G. (Indication : on peut prendre pour G le groupe <math>S_{ \{1, 2, 3\} }</math> des permutations de l’ensemble à trois éléments {1, 2, 3}, pour H un sous-groupe d'indice n = 3 de G = <math>S_{ \{1, 2, 3\} }</math> et trouver un élément de G dont le cube n'appartient pas à H.)
{{Solution|contenu=
Prenons pour G le groupe <math>S_{ \{1, 2, 3\} }</math>. Notons (1 2) l'élément de G qui échange les élément 1 et 2 et laisse donc fixe l'élément 3. Cet élément de G est d'ordre 2, donc si nous désignons par H le sous-groupe de G engendré par cet élément, H a pour éléments la permutation identique de l'ensemble {1, 2, 3} et l'élément (1 2). En particulier, H est d'ordre 2 et donc d'indice 3 dans G. Pourtant, il est faux que le cube de tout élément de G appartienne à H, car si nous désignons par (1 3) l'élément de G qui échange les éléments 1 et 3 (et laisse donc fixe l'élément 2), alors (1 3) est d'ordre 2, donc le cube de (1 3) est égal à (1 3) et n'appartient donc pas à H.
}}
b) On suppose toujours que G est un groupe et H un sous-groupe d'indice fini n de G, sans supposer que H soit normal dans G. On vient de voir qu'il n'est pas forcément vrai que, pour tout élément x de G, <math>x^{n}</math> appartienne à H. Prouver qu'on a tout de même le fait plus faible que voici : pour tout élément x de G, il existe un nombre naturel r (non forcément indépendant de x) tel que <math>1 \leq r \leq n</math> et que <math>x^{r}</math> appartienne à H.
{{Solution|contenu=
Puisque les classes à gauche modulo H sont en nombre n, l'application <math>i \mapsto x^{i} H</math> de l'ensemble (à n + 1 éléments) {0, 1, ... , n} dans l'ensemble des n classes à gauche modulo H n'est pas injective, donc il existe parmi les nombres 0, 1, ... , n deux nombres i et j tels que i < j et que <math>x^{i} H = x^{j} H</math>, d'où <math>x^{j-i} \in H</math>, avec <math>1 \leq j-i \leq n</math>, ce qui prouve l'énoncé (avec <math>j-i = r</math>).
}}
==Problème 13==
Soient p un nombre premier impair et G un groupe d'ordre p + 1 possédant un automorphisme d'ordre p. Montrer que tout élément de G différent du neutre est d'ordre 2.
{{Solution|contenu=
Soient f un tel automorphisme, x un élément de G non fixe par f, X = {x, f(x), f{{exp|2}}(x), …} son orbite et g la restriction de f à X. Le cardinal (> 1) de X est égal à l'ordre de g donc est un diviseur de p. Par conséquent, tous les éléments de G différents du neutre sont sur la même orbite. Ils ont donc tous même ordre (cf. Problème 3), si bien que cet ordre — notons-le q — est premier. De plus (cf. Problème 8) q – 1 est un diviseur de p donc (par parité) q = 2.
}}
Remarque. [[../Groupes, premières notions#Problème 5 (Quand tous les carrés sont égaux à 1.)|G est alors abélien]] et c'est même un [[../../Groupes commutatifs finis, 1#Les groupes commutatifs d'exposant premier comme espaces vectoriels|2-groupe abélien élémentaire]], c'est-à-dire qu'il est isomorphe à (ℤ/2ℤ){{exp|r}} pour un certain entier r. Cet exposant r est premier puisque p = 2{{exp|r}} – 1 est un {{w|nombre de Mersenne premier}}.
==Problème 14==
Soit G un groupe n'ayant qu'un nombre fini de sous-groupes. Montrer que G est fini.
{{Solution|contenu=Les sous-groupes monogènes de G (dont G est l'union), sont en nombre fini, et ils sont finis car tout groupe
monogène infini est isomorphe à <math>\Z</math>, qui admet une infinité de sous-groupes.}}
== Problème 15 ==
Soit G un groupe ayant un plus grand sous-groupe propre. On a déjà rencontré les groupes de cette sorte dans un exercice de la série [[../Groupes, premières notions|Groupes, premières notions]]. On a noté qu'un tel groupe a un seul sous-groupe maximal, d'ailleurs égal à son plus grand sous-groupe propre.</br>
a) Soit <math>\mathcal{F}</math> un ensemble de sous-groupes de G engendrant G (c'est-à-dire que la réunion des sous-groupes de G appartenant à <math>\mathcal{F}</math> engendre G). Prouver que G appartient à <math>\mathcal{F}</math>.
{{Solution|contenu=
Notons M le plus grand sous-groupe propre de G. Supposons que, par absurde, G n'appartienne pas à <math>\mathcal{F}</math>. Alors chaque élément de <math>\mathcal{F}</math> est un sous-groupe propre de G et est donc contenu dans M, donc le sous-groupe de G engendré par<math>\mathcal{F}</math> est contenu dans M et n'est donc pas G tout entier, contradiction.</br>
Remarque. On a en fait appliqué le principe plus général que voici : si <math>E</math> est un ensemble ordonné ayant un plus grand élément <math>a</math>, si <math>E \setminus \{a\}</math> a lui-même un plus grand élément, si <math>X</math> est une partie de <math>E</math> admettant <math>a</math> pour borne supérieure, alors <math>X</math> comprend <math>a</math>.
}}
Remarque. On a en fait appliqué le principe plus général que voici : si <math>E</math> est un ensemble ordonné ayant un plus grand élément <math>a</math>, si <math>E \setminus \{a\}</math> a lui-même un plus grand élément, si <math>X</math> est une partie de <math>E</math> admettant <math>a</math> pour borne supérieure, alors <math>X</math> comprend <math>a</math>.
b) En appliquant le point a) au cas où <math>\mathcal{F}</math> est l'ensemble des sous-groupes monogènes de G, prouver que G est monogène.
{{Solution|contenu=
Tout groupe est engendré par ses sous-groupes monogènes (il en est même la réunion), donc, puisque nous supposons que G a un plus grand sous-groupe propre, il résulte du point a) que G est un des ses sous-groupes monogènes, autrement dit G est un groupe monogène.
}}
c) En utilisant le point b), prouver que G est un groupe cyclique non trivial.
{{Solution|contenu=
Supposons que par absurde, G soit infini. Alors, d'après lo point b), G est un groupe monogène infini, donc, d'après le chapitre théorique, G est isomorphe au groupe additif ℤ des entiers rationnels, donc, d'après les hypothèses sur G, ℤ a un plus grand sous-groupe propre. C'est faux, car un plus grand sous-groupe propre de ℤ contiendrait 2ℤ et 3ℤ, donc comprendrait 2 et 3, donc comprendrait 3 - 2 = 1, donc serait égal à ℤ tout entier, contradiction. Donc G est fini et, d'après le point b), est donc cyclique. D'autre part, puisque (par hypothèse) G a au moins un sous-groupe propre, il n'est pas trivial.
}}
d) Prouver que pour un groupe G, les deux conditions suivantes sont équivalentes :</br>
1° G a un plus grand sous-groupe propre;</br>
2° G est un groupe (fini) cyclique non trivial et son ordre est une puissance de nombre premier.<br/>
{{Solution|contenu=
Supposons que la condition 1° soit satisfaite et prouvons que la condition 2° l'est aussi.<br/> D'après le point c), G est un groupe cyclique non trivial.<br/>
Si l'ordre de G avait au moins deux facteurs premiers distincts, soient <math>p</math> et <math>q</math>, G aurait un sous-groupe d'indice <math>p</math> et un sous-groupe d'indice <math>q</math> (en effet, d'après un problème de la série [[../Groupes monogènes, ordre d'un élément|Groupes monogènes, ordre d'un élément]], un groupe cyclique C a un sous-groupe d'ordre <math>d</math> pour tout diviseur naturel <math>d</math> de l'ordre de C). Ces deux sous-groupes de G seraient des sous-groupes maximaux de G (car on a vu dans un exercice de la série [[../Sous-groupes de Z, divisibilité dans N et dans Z|Sous-groupes de Z, divisibilité dans N et dans Z]] que tout sous-groupe d'indice premier est maximal), donc G aurait plusieurs sous-groupes maximaux, ce qui est faux, car on a rappelé plus haut qu'un groupe ayant un plus grand sous-groupe propre a un seul sous-groupe maximal. Donc l'ordre de G est une puissance de nombre premier, ce qui achève de prouver que la condition 1° entraîne la condition 2°.</br>
Cessons de supposer que la condition 1° est satisfaite, supposons que la condition 2° l'est et prouvons que la condition 1° l'est aussi. Nous supposons donc que G est un groupe cyclique d'ordre p<sup>n</sup>, où <math>p</math> est un nombre premier et <math>n</math> un nombre naturel non nul, et nous avons à prouver que G a un plus grand sous-groupe propre.</br>
Le treillis des sous-groupes d'un groupe '''cyclique''' d'ordre ''m'' est isomorphe à l'ensemble des diviseurs naturels de ''m'', cet ensemble étant ordonné par la relation ''divise'' (voir un problème de la série [[../Groupes monogènes, ordre d'un élément|Groupes monogènes, ordre d'un élément]]). Donc
: (1) le treillis de notre groupe G est isomorphe à l'ensemble <math>\{1, p, ... , p^n \}</math>, cet ensemble étant ordonné par la relation «divise».
Dans l'ensemble <math>\{1, p, ... , p^n \}</math> ainsi ordonné, l'ensemble des éléments distincts du plus grand élément est l'ensemble <math>\{1, p, ... , p^{n-1} \}</math> et a donc un plus grand élément, à savoir <math>p^{n-1}</math>. D'après (1), il en résulte que dans le treillis de notre groupe G, l'ensemble des éléments distincts du plus grand élément admet lui-même un plus grand élément, ce qui prouve que la condition 2° entraîne la condition 1°.
}}
Remarque. On a vu dans un exercice de la série [[../Groupes, premières notions|Groupes, premières notions]] qu'un groupe '''fini''' a un plus grand sous-groupe propre si et seulement s'il a un unique sous-groupe maximal. Il en résulte que pour un groupe '''fini''' G, le point d) peut s'énoncer comme suit : G a un seul sous-groupe maximal si et seulement G est un groupe cyclique non trivial et a pour ordre une puissance de nombre premier. B. Huppert<ref>''Finite Groups I'', Springer, théorème 3.16, p. 289.</ref> déduit cet énoncé du théorème de la base de Burnside, que nous démontrerons au chapitre [[../../Sous-groupe de Frattini|Sous-groupe de Frattini]].
== Problème 16 ==
(Une partie de ce problème fait double emploi avec le problème 15.)</br>
a) Soit G un groupe fini non cyclique. Prouver que G est la réunion de ses sous-groupes maximaux.
{{Solution|contenu=
Il est clair que
:(1) tout groupe est la réunion de ses sous-groupes monogènes.
Puisque G n'est pas monogène, les sous-groupes monogènes de G sont des sous-groupes propres de G, donc, d'après (1),
:(2) G est la réunion de ses sous-groupes propres.
Puisque G est fini, tout sous-groupe propre de G est contenu dans un sous-groupe maximal de G, donc, d'après (2), G est la réunion de ses sous-groupes maximaux.
}}
b) Il résulte clairement du point a) qu'un groupe fini ayant un seul sous-groupe maximal est cyclique. On l'a déjà prouvé au problème 15 et on y a montré que l'ordre d'un tel groupe a un et un seul facteur premier. Prouver que si G est un groupe fini ayant exactement deux sous-groupes maximaux, G est un groupe cyclique et son ordre a exactement deux facteurs premiers.
{{Solution|contenu=
Si G n'était pas cyclique, alors, d'après le point a), il serait réunion de ses sous-groupes maximaux, donc, d'après les présentes hypothèses, il serait réunion de deux de ses sous-groupes propres. Or on a vu dans un exercice de la série [[../Groupes, premières notions|Groupes, premières notions]] qu'un groupe n'est jamais réunion de deux de ses sous-groupes propres. Donc G est cyclique. Le fait que son ordre a exactement deux facteurs premiers peut se déduire du fait suivant: si C est un groupe cyclique, alors, pour chaque facteur premier ''p'' de l'ordre de C, C a un seul sous-groupe d'indice ''p'' et ce sont là tous les sous-groupes maximaux de C. On peut le prouver à l'aide d'une remarque faite sur le problème 1) ci-dessus : si G est un groupe cyclique d'ordre <math>n</math>, l'ensemble des sous-groupes de G, ordonné par inclusion (autrement dit le [[../../Groupes, premières notions|treillis des sous-groupes de G]]), est isomorphe (comme ensemble ordonné) à l'ensemble des diviseurs naturels de <math>n</math>, ordonné par la relation « divise ».
}}
Remarque : un groupe peut avoir exactement trois sous-groupes maximaux sans être cyclique. Les groupes de Klein, qui seront définis au chapitre [[../../Produit direct et somme restreinte|Produit direct et somme restreinte]], sont un exemple de tels groupes.
== Références ==
<references/>
{{Bas de page
| idfaculté = mathématiques
| précédent = [[../Sous-groupes de Z, divisibilité dans N et dans Z/]]
| suivant = [[../Conjugaison, centralisateur, normalisateur/]]
}}
pu6qat5xcq82c87lyxtu90qeidr9lek
Initiation au Lua avec Scribunto/Mise au point d'un module
0
50159
983651
982646
2026-06-19T20:20:10Z
Nimmzo
40392
/* L'éditeur Scribunto */ Collapse: ▼ → <code>⌄</code>. Expand: ▲ → <code>›</code>
983651
wikitext
text/x-wiki
{{Chapitre
| idfaculté = informatique
| précédent = [[../Premières notions/]]
| suivant = [[../Tables et fonctions/]]
| page_liée = Exercices/Recherche d'erreurs
| numéro = 2
| niveau = 10
}}
Dans le chapitre précédent, nous avons vu suffisamment de notions pour commencer à faire des petits modules faciles à utiliser. Bien souvent les modules ne seront pas nécessairement petits et faciles à utiliser. Leur mise au point risque d’être délicate à faire. Par conséquent, avant d'aller plus loin dans l'étude du Lua avec Scribunto, nous allons consacrer ce chapitre à l'étude des moyens dont nous disposons pour faciliter la mise au point des modules.
__TOC__
== Augmenter la lisibilité du code Lua ==
Pour mettre au point un programme Lua, commencez par l'écrire de façon à ce qu'un humain puisse le relire :
# Nous-même, car même si l’on a l'impression, sur le moment, de savoir ce qu’il contient, il se peut que l’on soit amené à y revenir après plusieurs mois et là, on risque d’avoir du mal à retrouver comment il fonctionne.
# Les autres, car les modules écrits sur un des projets Wikimédia peuvent être améliorés par d'autres utilisateurs.
L'amélioration de la lisibilité d'un programme se base sur trois techniques :
=== L'indentation ===
C'est le fait de décaler vers la droite un bloc d'instructions pour le rendre plus lisible. On décalera vers la droite les instructions se trouvant à l'intérieur d'une fonction, d'une structure <syntaxhighlight lang="lua" inline>if condition then instruction end</syntaxhighlight>, et les autres structures de contrôle que nous verrons plus tard.
Par exemple, dans le [[Module:Traduction multilingue]], si nous avions écrit :
<syntaxhighlight lang="lua" line highlight=21,22>
local p = {}
function p.traduit(frame)
if frame.args[2] == "Anglais" then
if frame.args[1] == "Lundi" then return "Monday" end
if frame.args[1] == "Mardi" then return "Tuesday" end
if frame.args[1] == "Mercredi" then return "Wednesday" end
if frame.args[1] == "Jeudi" then return "Thursday" end
if frame.args[1] == "Vendredi" then return "Friday" end
if frame.args[1] == "Samedi" then return "Saturday" end
if frame.args[1] == "Dimanche" then return "Sunday" end
end
if frame.args[2] == "Espagnol" then
if frame.args[1] == "Lundi" then return "Lunes" end
if frame.args[1] == "Mardi" then return "Martes" end
if frame.args[1] == "Mercredi" then return "Miércoles" end
if frame.args[1] == "Jeudi" then return "Jueves" end
if frame.args[1] == "Vendredi" then return "Viernes" end
if frame.args[1] == "Samedi" then return "Sàbato" end
if frame.args[1] == "Dimanche" then return "Domingo" end
end
end
return p
</syntaxhighlight>
Le programme aurait, tout de même, bien fonctionné mais aurait été moins lisible.
=== Les noms de variable explicites ===
Le Lua, ainsi que la plupart des langages de programmation, permettent d'écrire les variables en utilisant plusieurs caractères. On donnera donc aux variables un nom qui exprimera ce qu'elles contiennent. Par exemple, une variable destinée à mémoriser un salaire s'appellera ''salaire''.
=== Les commentaires dans le programme ===
Il est possible et même fortement conseillé de rajouter des commentaires à l'intérieur même des programmes pour expliquer ce que chaque partie du programme fait.
Un petit commentaire tenant sur une ligne se fera en commençant par mettre un double tirets <code>--</code>. On peut même mettre un commentaire après une instruction.
Par exemple, dans le [[Module:Faire part]], on aurait pu rajouter des commentaires sur ce que réalisent les fonctions :
<syntaxhighlight lang="lua" line highlight=3,7,11>
local p = {}
function p.mariage(frame) -- Faire part de mariage
return "Nous sommes heureux de vous annoncer le mariage de " .. frame.args[1] .. " et " .. frame.args[2] .. "."
end
function p.naissance(frame) -- Faire part de naissance
return "Nous avons la joie de vous annoncer la naissance de " .. frame.args[1] .. "."
end
function p.ame_soeur(frame) -- Faire part de petites annonces
return "Petites annonces : " .. frame.args[1] .. " " .. frame.args[2] .. "."
end
return p
</syntaxhighlight>
On peut aussi imaginer avoir besoin de plusieurs lignes pour faire un commentaire :
Pour cela, on commencera le commentaire par <code>--[[</code> et on le terminera par <code><nowiki>]]--</nowiki></code>.
Par exemple, pour [[Module:Exemple simple]], on aurait pu écrire :
<syntaxhighlight lang="lua" line highlight=2-4 copy>
local p = {}
function p.Salutation() --[[mon commentaire ………………………………………………
……………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………
……………………………………………………………………… de plusieurs lignes]]--
return "Coucou, c’est moi !"
end
return p
</syntaxhighlight>
== L'éditeur Scribunto ==
Étudions de plus près l'éditeur dont nous disposons dans l’extension Scribunto. Nous remarquons, tout d’abord, que chaque ligne est numérotée :
{{Détail image |image=Editeur Lua avec Scribunto.png |largeur initiale=580 |largeur détail=500 |hauteur détail=50 |point haut=0 |point gauche=0 |position=centre |légende=Figure 1 : Éditeur Lua, ligne 16 "Miércoles".}}
Lorsque nous écrivons une ligne, celle-ci se détache sur un fond légèrement grisé. Nous le voyons à la figure 1, ligne 16 où se trouve le curseur.
{{Attention|Cochez « Activer la barre d’outils de modification » dans les préférences de modification pour afficher les numéros de ligne.}}
{{Détail image |image=Editeur Lua Scribunto avec erreur.png |largeur initiale=500 |largeur détail=500 |hauteur détail=100 |point haut=200 |point gauche=0 |position=centre |légende=Figure 2 : [ligne 16:colonne 33], '<syntaxhighlight lang="lua" inline>then</syntaxhighlight>' attendu proche de '<syntaxhighlight lang="lua" inline>return</syntaxhighlight>'.}}
L'éditeur dispose d'une première correction pour détecter les erreurs grossières dans la syntaxe des instructions. Si nous n'écrivons pas correctement une instruction, le numéro en début de ligne se retrouve précédé d'une croix <span style="color:#ff0000;">⊠</span> dans un carré rouge. Nous le voyons, par exemple, dans la figure 2, ligne 16.
Si nous regardons, de plus près la ligne 16, nous verrons que nous avons oublié de mettre le mot-clé <syntaxhighlight lang="lua" inline>then</syntaxhighlight> qui doit obligatoirement se trouver dans une structure <syntaxhighlight lang="lua" inline>if condition then instructions end</syntaxhighlight>.
Mieux que cela, si un carré rouge avec croix apparaît devant un numéro de ligne, nous pouvons avoir une indication sur le type d'erreur en promenant le curseur dessus (nous voulons dire par là, que nous pointons le carré rouge avec le curseur sans toutefois cliquer dessus). Dans notre exemple, figure 2, nous avons le message « ''[16:33] 'then' expected near 'return''' », ce qui signifie que ligne 16, position 33, <syntaxhighlight lang="lua" inline>then</syntaxhighlight> est attendu avant <syntaxhighlight lang="lua" inline>return</syntaxhighlight>.
Nous remarquons aussi, en début de certaines lignes, un symbole <code>⌄</code> juste après le numéro de ligne. Ce caractère permet de masquer (réduire) un bloc d'instructions. Par exemple, si nous cliquons sur le <code>⌄</code> de la ligne 3 où est déclarée la fonction ''p.traduit'', nous voyons disparaître toutes les instructions se trouvant entre cette déclaration et le <code>end</code> indiquant la fin de l'écriture du contenu de la fonction. Si nous cliquons sur le <code>⌄</code> de la ligne 4, nous verrons disparaître toutes les instructions du bloc <syntaxhighlight lang="lua" inline>if</syntaxhighlight>. L'utilité de cette fonctionnalité est double. On peut ainsi masquer certaines parties du programme sur lesquelles on n’est pas en train de travailler. On peut aussi, dans un programme, où il y a beaucoup de structures emboîtées et par conséquent beaucoup de <syntaxhighlight lang="lua" inline>end</syntaxhighlight>, s'assurer que l’on ne s'est pas « emmêlé les pinceaux » avec les <code>end</code>. Cliquez sur <code>›</code> pour développer le code temporairement caché.
Une autre particularité intéressante de l'éditeur est que lorsque l’on clique juste après une parenthèse, un crochet ou une accolade ouvrante ou fermante, nous voyons un léger encadrement sur la parenthèse, le crochet ou l'accolade fermante ou ouvrante correspondante. Cela peut être utile dans les expressions ayant beaucoup de parenthèses, crochets et accolades pour éviter les erreurs.
Intéressons-nous maintenant à ce qui apparaît sous le cadre de visualisation. Nous n'allons pas nous intéresser à ce qui est juste en dessous du cadre de visualisation, car il n'y a là rien de bien nouveau.
{{Détail image |image=Editeur Lua avec Scribunto.png |largeur initiale=500 |largeur détail=500 |hauteur détail=100 |point haut=290 |point gauche=0 |position=centre |légende=Figure 3 : Aperçu de la page avec ce modèle.}}
Nous allons nous intéresser à ce qui se trouve plus bas dans le cadre noté « Aperçu de la page avec ce modèle » (voir figure 3). En effet, nous allons pouvoir, avec cet aperçu, voir ce que va donner le module avant même de devoir l'enregistrer. Il est possible, grâce à ce cadre, de faire l'écriture et la mise au point complète du module sans faire une seule édition.
Pour cela, enregistrez tout d’abord dans une page — par exemple [[Bac à sable]] — la commande concernant votre module :
<syntaxhighlight lang="lua" line highlight=1 copy>{{#invoke:nom du module|nom de la fonction|arguments}}</syntaxhighlight>
Dans le cadre « Aperçu de la page avec ce modèle » (voir ci-contre) :
# Écrivez le titre de la page où le module est invoqué (ici la page « Bac à sable »).
# Cliquez sur « Afficher l'aperçu ». L'aperçu de la page où vous avez invoqué votre module (ici l'aperçu de [[Bac à sable]]) s'affiche en haut de la page.<br />Si le résultat n’est pas correct, vous pouvez corriger le module et cliquer à nouveau sur « Afficher l'aperçu » autant de fois que vous voulez, jusqu’à ce que le module soit au point.
# Une fois le module au point, vous pouvez cliquer sur le bouton « Enregistrer » et le module sera édité.
{{Clr}}
== Le traitement des erreurs de script ==
Après avoir corrigé toutes les erreurs indiquées par l'éditeur, nous ne sommes peut-être pas au bout de nos peines. En essayant le programme, nous voyons apparaître le charmant message :
{{#invoke:tdeléedlpénpétdl}}
Cela signifie que nous avons malgré tout fait une erreur que l'éditeur n'a pas décelée mais qui rend l'exécution du programme impossible.
Avec l'expérience, nous pouvons éviter les principales erreurs de script. En attendant d'acquérir cette expérience, nous nous contenterons d'énumérer les principales situations qui provoquent une erreur de script.
Voici une liste des erreurs les plus fréquentes :
# Utilisation d'une variable en croyant qu'elle contient un certain type de données, alors qu'elle en contient un autre.<br/>Exemple : comparaison d'une variable contenant une chaîne de caractères avec un nombre.
# Utilisation d'une instruction en dehors du contexte où elle devrait être normalement utilisée.<br/>Par exemple, emploi de <code>frame.args[1]</code> en dehors de la fonction qui devrait normalement recueillir l'argument.
# La fonction appelée n'existe pas. Vous avez, peut-être, fait une faute d'orthographe en écrivant son nom ou simplement oublié <code>p.</code> en début de nom.
# Opération avec une variable, qui est bien du bon type, mais que l’on n'a pas initialisée et qui est donc vide au moment où on l'utilise.
# Peut éventuellement être produit par l'oubli de l'instruction <code>return</code> dans une fonction (selon comment est utilisée la fonction).
Lorsqu'une erreur de script se produit, vous pouvez avoir une première indication sur la provenance de cette erreur en cliquant sur le message rouge et non bleu :
{{#invoke:tdeléedlpénpétdl}}
L'indication vous permettra, peut-être, de corriger rapidement l'erreur.
Si, malgré tout, l'erreur de script continue à apparaître et que vous ne voyez pas d'où elle provient, vous pouvez utiliser l'astuce suivante :
Vous mettez <code>--</code> progressivement au début des lignes, en commençant par celles qui paraissent les plus douteuses, jusqu'à ce que l'erreur de script disparaisse. Ces lignes commençant par <code>--</code> seront alors interprétées comme étant des commentaires et ne pourront plus provoquer d'erreur de script. Vous pourrez ainsi repérer la ligne qui provoque l'erreur de script.
== La recherche d'une erreur dans le programme ==
Vous avez écrit un module. L'éditeur n'a pas détecté d'erreur et lorsque vous lancez l'exécution, vous n'avez pas le message : <span style="color:#FF0000;">Erreur de script</span>.
Le problème, c’est que ce que vous fournit le programme n’est pas conforme à votre attente. Vous avez commis une erreur en écrivant le programme ! Vous essayez donc, dans un premier temps, de relire ce que vous avez écrit pour essayer de comprendre pourquoi cela ne marche pas. Au bout d'un certain temps de réflexion, vous vous rendez à l'évidence, vous n'arrivez pas à comprendre pourquoi cela ne marche pas. Nous allons donc étudier, dans ce paragraphe, des moyens dont nous disposons pour faciliter la recherche de l'erreur.
=== Introduction d'une variable ''espion'' ===
Nous avons d’abord une technique simple qui consiste à introduire dans le programme une variable supplémentaire, que l’on appellera ''rapport'' par exemple, dans laquelle vous allez, en certains points du programme, concaténer le contenu d'autres variables. À la fin de la fonction, au lieu de retourner la variable prévue, on retournera la variable ''rapport'' qui nous fournira ainsi une information sur le contenu des variables en certains points du programme et nous permettra de localiser plus précisément dans quelle partie se trouve l'erreur. Une fois que nous avons localisé de façon plus précise la partie du programme défaillante, nous pouvons recommencer en concaténant, dans notre variable ''rapport'', plus d'informations sur la partie fautive. Et ainsi de suite jusqu'à repérer l'instruction qui est la cause de nos soucis.
== Console de débogage ==
=== Présentation ===
Lorsque nous sommes en mode modification dans un module, nous avons vu que nous avions un certain nombre de possibilités. Si nous continuons à descendre dans la page, tout en bas, nous découvrons un encadré noté ''Console de débogage'' représenté ci-dessous :
[[Fichier:Console de débogage.png]]
Nous allons étudier comment cela fonctionne.
=== Calculatrice ===
Utilisons la console de débogage comme calculatrice.
En effet, si l’on rentre : <syntaxhighlight lang="lua" inline>=2+3</syntaxhighlight> et que l'on valide par la touche Entrée : ↲
<syntaxhighlight lang="lua" line highlight=1 copy>
=2+3
</syntaxhighlight>
Elle nous répond en seconde ligne par le nombre <syntaxhighlight lang="lua" inline>5</syntaxhighlight> :
<syntaxhighlight lang="lua" line start=2>5</syntaxhighlight>
En marge gauche, la numérotation des lignes n’apparaît pas dans la fenêtre de la console Lua. Elle sert à distinguer la commande surlignée en jaune (à copier‑coller puis valider) du résultat qui suit.
=== Salutation ===
Nous commencerons avec le premier exemple dans le premier chapitre, c'est-à-dire la fonction ''p.Salutation''.
# Cliquez sur le wikilink [[Module:Exemple simple]] ;
# Cliquez sur le menu <syntaxhighlight lang="lua" inline>Modifier le wikicode</syntaxhighlight> ;
# Scoller en fin de page jusqu'à la console de débogage ;
# Tapez à l'intérieur de sa zone de saisie l'appel de la fonction de salutation :
<syntaxhighlight lang="lua" line highlight=1 copy>
=p.Salutation() -- le signe égal et les parenthèses sont importants
</syntaxhighlight>
puis appuyer sur la touche « Entrée ». Nous voyons alors que ce que l’on a écrit remonte au-dessus de la zone de saisie.
Après un léger temps d'attente, le résultat de la fonction apparaît, toujours au-dessus de la zone grisée :
<syntaxhighlight lang="lua" line start=2>
Coucou, c’est moi !
</syntaxhighlight>
Nous avons donc pu tester notre programme. À ce niveau, si quelque chose s'était mal passé, nous aurions eu un message d'erreur nous indiquant la nature de l'erreur et la ligne où l'erreur s'est produite.
{{note|Vous pouvez utiliser les touches de déplacement du curseur (haut, bas) pour rappeler une commande de l'historique (ce qui évite de la retaper entièrement) et vous servir des touches de déplacement horizontal du curseur (gauche, droite) pour la modifier.}}
Si nous avions tapé :
<syntaxhighlight lang="lua" line highlight=1 copy>
=p.Salutation -- sans les parenthèses
</syntaxhighlight>
Nous aurions eu comme réponse :
<syntaxhighlight lang="lua" line start=2>
function
</syntaxhighlight>
Nous pouvons avoir ainsi la nature (le type) des fonctions ou des variables se trouvant dans le programme.
Il est préférable de coller la fonction <syntaxhighlight lang="lua" inline>print()</syntaxhighlight> en indiquant ce que l’on souhaite afficher comme paramètre :
<syntaxhighlight lang="lua" line highlight=1 copy>
print(p.Salutation()) -- l'appel de la fonction p.Salutation est imbriqué dans l’appel de la fonction print
</syntaxhighlight>
Elle est équivalente au raccourci <syntaxhighlight lang="lua" inline>=p.Salutation()</syntaxhighlight>.
=== Traces mw.log ===
Faisons maintenant une petite expérience dans la console d'apprentissage du langage Lua :
<syntaxhighlight lang="lua" line highlight=1 copy>
mw.log("Il fait beau !") -- la fonction identité renvoie son paramètre d'entrée
</syntaxhighlight>
<syntaxhighlight lang="lua" line start=2>
Il fait beau !
</syntaxhighlight>
Rajoutons la ligne : <syntaxhighlight lang="lua" inline>mw.log("Il fait beau !")</syntaxhighlight> dans notre programme ainsi :
<syntaxhighlight lang="lua" line highlight=4 copy>
local p = {}
function p.Salutation()
mw.log("Il fait beau !")
return "Coucou, c’est moi !"
end
return p
</syntaxhighlight>
Dans la console de débogage tapons à nouveau :
<syntaxhighlight lang="lua" line highlight=1 copy>
=p.Salutation()
</syntaxhighlight>
Après nous avoir prévenu que nous avons modifié le programme nous obtenons :
<syntaxhighlight lang="lua" line start=2>
Il fait beau !
Coucou, c’est moi !
</syntaxhighlight>
<code>mw.log</code> est une commande qui nous permet de transmettre des messages à la console de débogage.
L'intérêt de la fonction <code>mw.log</code> sur l'instruction <code>return</code> est que la fonction <code>mw.log</code> ne nous fait pas sortir du programme comme <code>return</code> lorsqu'elle est utilisée. On va donc pouvoir utiliser la fonction <code>mw.log</code> en plusieurs points du programme pour ramener plusieurs informations visibles sur la console de débogage. On peut ainsi construire tout un rapport d'exécution du programme qui apparaîtra sur la console de débogage et nous permettra ainsi de mettre au point le programme.
Ci-dessous, nous représentons la console de débogage après avoir tapé toutes les opérations décrites ci-dessus :
[[Fichier:Console débogage 1.png]]
Le programme Salutation est un programme sans paramètre entre ses parenthèses.
# Cliquez sur <syntaxhighlight lang="lua" inline>Annuler</syntaxhighlight> ;
# Fermer [[Module:Exemple simple]].
=== Programme avec un paramètre ===
Étudions maintenant la fonction <code>p.traduit</code> se trouvant dans le [[Module:Autre exemple]].
# Cliquez sur <syntaxhighlight lang="lua" inline>Modifier le wikicode</syntaxhighlight> ;
# Scrollez en fin de page.
La fonction de traduction, pour fonctionner, doit recevoir en argument un jour de la semaine. Pour parvenir à transmettre cet argument, nous devons copier-coller dans la console de débogage :
<syntaxhighlight lang="lua" line highlight=1 copy>
frame = mw.getCurrentFrame()
</syntaxhighlight>
puis « Entrée ». Le message collé remonte au dessus de la zone grisée.
Nous collons ensuite le paramètre d'entrée de la fonction :
<syntaxhighlight lang="lua" line start=2 highlight=1 copy>
newFrame = frame:newChild{ args = { 'Jeudi' }}
</syntaxhighlight>
puis « Entrée ».
Le second message collé remonte au dessus de la zone de saisie.
Nous collons et validons alors l’appel de la fonction de traduction :
<syntaxhighlight lang="lua" line start=3 highlight=1 copy>
=p.traduit( newFrame )
</syntaxhighlight>
Le troisième message collé remonte au dessus de la zone grisée mais, cette fois, apparaît en plus :
<syntaxhighlight lang="lua" line start=4>
Thursday
</syntaxhighlight>
C'est bien la traduction de <syntaxhighlight lang="lua" inline>"Jeudi"</syntaxhighlight> en anglais.
Ci-dessous, nous représentons la console de débogage après avoir tapé toutes les opérations décrites ci-dessus :
[[Fichier:Console débogage 2.png]]
Si vous modifiez le programme pour faire des essais comme l'introduction d'une fonction de trace <code>mw.log</code> par exemple, privilégiez le groupement des commandes de mise au point en une ''seule'' commande avec le séparateur <code>;</code> d'instructions Lua :
<syntaxhighlight lang="lua" line highlight=1 copy>
frame = mw.getCurrentFrame(); frame.args[1] = "Jeudi"; print(p.traduit(frame))
</syntaxhighlight>
Validez : ↲
<syntaxhighlight lang="lua" line start=2>
Thursday
</syntaxhighlight>
=== ''frame'' et ''mw.log'' ===
Instrumentons la fonction <code>p.alerte2</code> se trouvant dans le [[Module:Balance]].
Supposons que le programme ne marche pas (c'est pas vrai ! mais on fait semblant). Pour essayer de comprendre pourquoi le programme ne marche pas, nous allons visualiser sur la console de débogage le contenu de toutes les variables se trouvant dans le programme (en fait, ici, il n'y en a que deux).
Insérez deux traces <code>mw.log</code> pour visualiser les contenus des variables ''poids'' et ''reponse'' sans sauvegarder le module. Le programme sera ainsi complété :
<syntaxhighlight lang="lua" line highlight=5,10 copy>
local p = {}
function p.alerte2(frame)
local poids = tonumber(frame.args[1])
mw.log("Le poids rentré est ", poids)
local reponse = "Votre poids est acceptable"
if poids > 54 then
reponse = "Attention, vous commencez à grossir !"
end
mw.log("Le contenu de la variable reponse est : ", reponse)
return reponse
end
return p
</syntaxhighlight>
Dans la console de débogage, nous ferons un '''copier'''-'''coller''' des trois commandes groupées en une seule ligne :
<syntaxhighlight lang="lua" line highlight=1 copy>
frame = mw.getCurrentFrame(); frame.args[1] = "55"; print(p.alerte2(frame))
</syntaxhighlight>
Après validation, la console de débogage peut se présenter ainsi :
[[Fichier:Déboggage avec visualisation de variables.png]]
où nous voyons clairement apparaître le contenu des variables ''poids'' et ''reponse'', ce qui nous permettra éventuellement de mieux comprendre d'où provient l'erreur (s'il y en avait une).
=== Texte Html ===
L'interprétation du Html dépend de l'environnement dans lequel Lua est exécuté.
==== Html dans la console de débogage ====
La console de débogage n'interprète pas le code Html rendu par Lua. Si vous codez en Lua :
<syntaxhighlight lang="lua">
reponse = reponse.."Le carré du nombre 2 est "..'4'.."<br />"
reponse = reponse.."Le carré du nombre 3 est "..'9'.."<br />"
</syntaxhighlight>
alors vous verrez à l'écran :
<syntaxhighlight lang="txt">
Le carré du nombre 2 est 4<br />Le carré du nombre 3 est 9<br />
</syntaxhighlight>
Pour interpréter le <syntaxhighlight lang="html" inline><br /></syntaxhighlight> il faut le remplacer provisoirement par le caractère de passage à la ligne '\n' dans le code Lua, soit :
<syntaxhighlight lang="lua">
reponse = reponse.."Le carré du nombre 2 est "..'4'.."\n"
reponse = reponse.."Le carré du nombre 3 est "..'9'.."\n"
</syntaxhighlight>
Ce qui donnera dans la console :
<syntaxhighlight lang="txt">
Le carré du nombre 2 est 4
Le carré du nombre 3 est 9
</syntaxhighlight>
[[Initiation au Lua avec Scribunto/Exercices/Sur les structures de contrôle#Exercice 3-2|Exercice 3-2]] : [[Module:Boucle]] > Modifier le wikicode > Console de débogage :
<syntaxhighlight lang="lua" line highlight=1 copy>
frame = mw.getCurrentFrame(); print(p.carre(frame))
</syntaxhighlight>
<syntaxhighlight lang="lua" line start=2>
<u>Nombres premiers élevés aux carrés</u> <br />Le carré du nombre 2 est 4<br />Le carré du nombre 3 est 9<br />Le carré du nombre 5 est 25<br />Le carré du nombre 7 est 49<br />Le carré du nombre 11 est 121<br />Le carré du nombre 13 est 169<br />Le carré du nombre 17 est 289<br />Le carré du nombre 19 est 361<br />Le carré du nombre 23 est 529<br />Le carré du nombre 29 est 841<br />Le carré du nombre 31 est 961<br />Le carré du nombre 37 est 1369<br />Le carré du nombre 41 est 1681<br />
</syntaxhighlight>
<syntaxhighlight lang="lua" line highlight=1 copy>
result = p.carre(mw.getCurrentFrame()); print((result:gsub('[<][bB][rR][^>]*[>]', '\n'))) -- regex
</syntaxhighlight>
<syntaxhighlight lang="lua" line start=2>
<u>Nombres premiers élevés aux carrés</u>
Le carré du nombre 2 est 4
Le carré du nombre 3 est 9
Le carré du nombre 5 est 25
Le carré du nombre 7 est 49
Le carré du nombre 11 est 121
Le carré du nombre 13 est 169
Le carré du nombre 17 est 289
Le carré du nombre 19 est 361
Le carré du nombre 23 est 529
Le carré du nombre 29 est 841
Le carré du nombre 31 est 961
Le carré du nombre 37 est 1369
Le carré du nombre 41 est 1681
</syntaxhighlight>
# Clic Effacer ;
# Clic '''Annuler'''.
==== Html dans le navigateur au retour du #invoke ====
A l'inverse, au retour du #invoke, si vous avez laissé '\n' dans le code Lua, celui-ci ne sera pas interprété et le navigateur affichera une espace à la place :
<syntaxhighlight lang="txt">
Le carré du nombre 2 est 4 Le carré du nombre 3 est 9
</syntaxhighlight>
Il vous faudra alors remettre la balise <syntaxhighlight lang="html" inline><br /></syntaxhighlight> d'origine, dans le code Lua pour obtenir dans le navigateur :
<syntaxhighlight lang="txt">
Le carré du nombre 2 est 4
Le carré du nombre 3 est 9
</syntaxhighlight>
{{Note|1=ceci s'étend aussi aux autres séquences d'échappement habituelles \a \b \f \r \t \v \\ \" \'}}
=== Console d'apprentissage de Lua ===
# Cliquez sur [[Module:Balance]] pour son équilibre ;
# Cliquez sur <syntaxhighlight lang="lua" inline>Modifier le wikicode</syntaxhighlight> ;
# Scrollez en fin de page.
<syntaxhighlight lang="lua" line highlight=1 copy>
print(mw.getCurrentFrame():callParserFunction('#expr', '37 + 5')) -- {{#expr: 37 + 5 }}
</syntaxhighlight>
<syntaxhighlight lang="lua" line start=2>
42
</syntaxhighlight>
Sélectionnez par index comme dans un tableau :
<syntaxhighlight lang="lua" line highlight=1 copy>
print(select(2, 'Bienvenue dans', _VERSION)) -- Sélectionne le second item
</syntaxhighlight>
<syntaxhighlight lang="lua" line start=2>
Lua 5.1
</syntaxhighlight>
Collez la déclaration de votre fonction et son appel en une fois. Validez l’ensemble :
<syntaxhighlight lang="lua" line highlight=1 copy>
local function factorial(nbr) local res = 1 for ind = 2, nbr do res = res * ind end return res end
print(factorial(5)) -- le séparateur ";" d'instruction est optionnel quand il n'y a pas d'ambiguïté
</syntaxhighlight>
<syntaxhighlight lang="lua" line start=3>
120
</syntaxhighlight>
Ce n’est pas des mathématiques : {{sourire}} faites l’effort de choisir au moins trois lettres par variable :
<syntaxhighlight lang="lua" line highlight=1 copy>
function factorial(nbr, res) if nbr <= 1 then return res or 1 end return factorial(nbr - 1, (res or 1) * nbr) end
print(factorial(5)) -- sans res en second paramètre, c'est nil. Et nil or 1 est vraiment 1.
</syntaxhighlight>
<syntaxhighlight lang="lua" line start=3>
120
</syntaxhighlight>
Transformer une liste de formats candidats, nombre et [[mw:Help:Magic_words#URL_data|chemins URL]] :
<syntaxhighlight lang="lua" line highlight=1 copy>
local frame = mw.getCurrentFrame()
local candidates = {
{"formatnum", "12345"}, -- formate les nombres avec séparateur de milliers
{"localurl", "Main Page"}, -- renvoie le chemin relatif d'une URL locale d'une wiki page
{"fullurl", "Main Page"}, -- renvoie une URL avec le domaine
{"canonicalurl", "Category:Top level"}, -- renvoie une URL complète
}
for _, pair in ipairs(candidates) do -- _ = index ignoré, pair = valeur; ipairs itère en séquence les éléments numériques
local fn, arg = pair[1], pair[2] -- nom de la fonction et argument
local ok, res = pcall(function() return frame:callParserFunction(fn, arg or "") end) -- appel sécurisé
local out = ok and tostring(res) or ("<error>") -- conversion en chaîne ou marquer l'erreur
print(string.format('%s(%q) -> %s', fn, arg or "", out)) -- affiche la transformation dans la console Lua
end
</syntaxhighlight>
<syntaxhighlight lang="lua" line start=14>
formatnum("12345") -> 12,345
localurl("Main Page") -> /wiki/Main_Page
fullurl("Main Page") -> //fr.wikiversity.org/wiki/Main_Page
canonicalurl("Category:Top level") -> https://fr.wikiversity.org/wiki/Cat%C3%A9gorie:Top_level
</syntaxhighlight>
{{Bas de page
| idfaculté = informatique
| précédent = [[../Premières notions/]]
| suivant = [[../Tables et fonctions/]]
}}
9lv7qgdojiva5vgeoiequrzj2qg79u5
983652
983651
2026-06-19T20:30:33Z
Nimmzo
40392
/* Programme avec un paramètre */ Simplify
983652
wikitext
text/x-wiki
{{Chapitre
| idfaculté = informatique
| précédent = [[../Premières notions/]]
| suivant = [[../Tables et fonctions/]]
| page_liée = Exercices/Recherche d'erreurs
| numéro = 2
| niveau = 10
}}
Dans le chapitre précédent, nous avons vu suffisamment de notions pour commencer à faire des petits modules faciles à utiliser. Bien souvent les modules ne seront pas nécessairement petits et faciles à utiliser. Leur mise au point risque d’être délicate à faire. Par conséquent, avant d'aller plus loin dans l'étude du Lua avec Scribunto, nous allons consacrer ce chapitre à l'étude des moyens dont nous disposons pour faciliter la mise au point des modules.
__TOC__
== Augmenter la lisibilité du code Lua ==
Pour mettre au point un programme Lua, commencez par l'écrire de façon à ce qu'un humain puisse le relire :
# Nous-même, car même si l’on a l'impression, sur le moment, de savoir ce qu’il contient, il se peut que l’on soit amené à y revenir après plusieurs mois et là, on risque d’avoir du mal à retrouver comment il fonctionne.
# Les autres, car les modules écrits sur un des projets Wikimédia peuvent être améliorés par d'autres utilisateurs.
L'amélioration de la lisibilité d'un programme se base sur trois techniques :
=== L'indentation ===
C'est le fait de décaler vers la droite un bloc d'instructions pour le rendre plus lisible. On décalera vers la droite les instructions se trouvant à l'intérieur d'une fonction, d'une structure <syntaxhighlight lang="lua" inline>if condition then instruction end</syntaxhighlight>, et les autres structures de contrôle que nous verrons plus tard.
Par exemple, dans le [[Module:Traduction multilingue]], si nous avions écrit :
<syntaxhighlight lang="lua" line highlight=21,22>
local p = {}
function p.traduit(frame)
if frame.args[2] == "Anglais" then
if frame.args[1] == "Lundi" then return "Monday" end
if frame.args[1] == "Mardi" then return "Tuesday" end
if frame.args[1] == "Mercredi" then return "Wednesday" end
if frame.args[1] == "Jeudi" then return "Thursday" end
if frame.args[1] == "Vendredi" then return "Friday" end
if frame.args[1] == "Samedi" then return "Saturday" end
if frame.args[1] == "Dimanche" then return "Sunday" end
end
if frame.args[2] == "Espagnol" then
if frame.args[1] == "Lundi" then return "Lunes" end
if frame.args[1] == "Mardi" then return "Martes" end
if frame.args[1] == "Mercredi" then return "Miércoles" end
if frame.args[1] == "Jeudi" then return "Jueves" end
if frame.args[1] == "Vendredi" then return "Viernes" end
if frame.args[1] == "Samedi" then return "Sàbato" end
if frame.args[1] == "Dimanche" then return "Domingo" end
end
end
return p
</syntaxhighlight>
Le programme aurait, tout de même, bien fonctionné mais aurait été moins lisible.
=== Les noms de variable explicites ===
Le Lua, ainsi que la plupart des langages de programmation, permettent d'écrire les variables en utilisant plusieurs caractères. On donnera donc aux variables un nom qui exprimera ce qu'elles contiennent. Par exemple, une variable destinée à mémoriser un salaire s'appellera ''salaire''.
=== Les commentaires dans le programme ===
Il est possible et même fortement conseillé de rajouter des commentaires à l'intérieur même des programmes pour expliquer ce que chaque partie du programme fait.
Un petit commentaire tenant sur une ligne se fera en commençant par mettre un double tirets <code>--</code>. On peut même mettre un commentaire après une instruction.
Par exemple, dans le [[Module:Faire part]], on aurait pu rajouter des commentaires sur ce que réalisent les fonctions :
<syntaxhighlight lang="lua" line highlight=3,7,11>
local p = {}
function p.mariage(frame) -- Faire part de mariage
return "Nous sommes heureux de vous annoncer le mariage de " .. frame.args[1] .. " et " .. frame.args[2] .. "."
end
function p.naissance(frame) -- Faire part de naissance
return "Nous avons la joie de vous annoncer la naissance de " .. frame.args[1] .. "."
end
function p.ame_soeur(frame) -- Faire part de petites annonces
return "Petites annonces : " .. frame.args[1] .. " " .. frame.args[2] .. "."
end
return p
</syntaxhighlight>
On peut aussi imaginer avoir besoin de plusieurs lignes pour faire un commentaire :
Pour cela, on commencera le commentaire par <code>--[[</code> et on le terminera par <code><nowiki>]]--</nowiki></code>.
Par exemple, pour [[Module:Exemple simple]], on aurait pu écrire :
<syntaxhighlight lang="lua" line highlight=2-4 copy>
local p = {}
function p.Salutation() --[[mon commentaire ………………………………………………
……………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………
……………………………………………………………………… de plusieurs lignes]]--
return "Coucou, c’est moi !"
end
return p
</syntaxhighlight>
== L'éditeur Scribunto ==
Étudions de plus près l'éditeur dont nous disposons dans l’extension Scribunto. Nous remarquons, tout d’abord, que chaque ligne est numérotée :
{{Détail image |image=Editeur Lua avec Scribunto.png |largeur initiale=580 |largeur détail=500 |hauteur détail=50 |point haut=0 |point gauche=0 |position=centre |légende=Figure 1 : Éditeur Lua, ligne 16 "Miércoles".}}
Lorsque nous écrivons une ligne, celle-ci se détache sur un fond légèrement grisé. Nous le voyons à la figure 1, ligne 16 où se trouve le curseur.
{{Attention|Cochez « Activer la barre d’outils de modification » dans les préférences de modification pour afficher les numéros de ligne.}}
{{Détail image |image=Editeur Lua Scribunto avec erreur.png |largeur initiale=500 |largeur détail=500 |hauteur détail=100 |point haut=200 |point gauche=0 |position=centre |légende=Figure 2 : [ligne 16:colonne 33], '<syntaxhighlight lang="lua" inline>then</syntaxhighlight>' attendu proche de '<syntaxhighlight lang="lua" inline>return</syntaxhighlight>'.}}
L'éditeur dispose d'une première correction pour détecter les erreurs grossières dans la syntaxe des instructions. Si nous n'écrivons pas correctement une instruction, le numéro en début de ligne se retrouve précédé d'une croix <span style="color:#ff0000;">⊠</span> dans un carré rouge. Nous le voyons, par exemple, dans la figure 2, ligne 16.
Si nous regardons, de plus près la ligne 16, nous verrons que nous avons oublié de mettre le mot-clé <syntaxhighlight lang="lua" inline>then</syntaxhighlight> qui doit obligatoirement se trouver dans une structure <syntaxhighlight lang="lua" inline>if condition then instructions end</syntaxhighlight>.
Mieux que cela, si un carré rouge avec croix apparaît devant un numéro de ligne, nous pouvons avoir une indication sur le type d'erreur en promenant le curseur dessus (nous voulons dire par là, que nous pointons le carré rouge avec le curseur sans toutefois cliquer dessus). Dans notre exemple, figure 2, nous avons le message « ''[16:33] 'then' expected near 'return''' », ce qui signifie que ligne 16, position 33, <syntaxhighlight lang="lua" inline>then</syntaxhighlight> est attendu avant <syntaxhighlight lang="lua" inline>return</syntaxhighlight>.
Nous remarquons aussi, en début de certaines lignes, un symbole <code>⌄</code> juste après le numéro de ligne. Ce caractère permet de masquer (réduire) un bloc d'instructions. Par exemple, si nous cliquons sur le <code>⌄</code> de la ligne 3 où est déclarée la fonction ''p.traduit'', nous voyons disparaître toutes les instructions se trouvant entre cette déclaration et le <code>end</code> indiquant la fin de l'écriture du contenu de la fonction. Si nous cliquons sur le <code>⌄</code> de la ligne 4, nous verrons disparaître toutes les instructions du bloc <syntaxhighlight lang="lua" inline>if</syntaxhighlight>. L'utilité de cette fonctionnalité est double. On peut ainsi masquer certaines parties du programme sur lesquelles on n’est pas en train de travailler. On peut aussi, dans un programme, où il y a beaucoup de structures emboîtées et par conséquent beaucoup de <syntaxhighlight lang="lua" inline>end</syntaxhighlight>, s'assurer que l’on ne s'est pas « emmêlé les pinceaux » avec les <code>end</code>. Cliquez sur <code>›</code> pour développer le code temporairement caché.
Une autre particularité intéressante de l'éditeur est que lorsque l’on clique juste après une parenthèse, un crochet ou une accolade ouvrante ou fermante, nous voyons un léger encadrement sur la parenthèse, le crochet ou l'accolade fermante ou ouvrante correspondante. Cela peut être utile dans les expressions ayant beaucoup de parenthèses, crochets et accolades pour éviter les erreurs.
Intéressons-nous maintenant à ce qui apparaît sous le cadre de visualisation. Nous n'allons pas nous intéresser à ce qui est juste en dessous du cadre de visualisation, car il n'y a là rien de bien nouveau.
{{Détail image |image=Editeur Lua avec Scribunto.png |largeur initiale=500 |largeur détail=500 |hauteur détail=100 |point haut=290 |point gauche=0 |position=centre |légende=Figure 3 : Aperçu de la page avec ce modèle.}}
Nous allons nous intéresser à ce qui se trouve plus bas dans le cadre noté « Aperçu de la page avec ce modèle » (voir figure 3). En effet, nous allons pouvoir, avec cet aperçu, voir ce que va donner le module avant même de devoir l'enregistrer. Il est possible, grâce à ce cadre, de faire l'écriture et la mise au point complète du module sans faire une seule édition.
Pour cela, enregistrez tout d’abord dans une page — par exemple [[Bac à sable]] — la commande concernant votre module :
<syntaxhighlight lang="lua" line highlight=1 copy>{{#invoke:nom du module|nom de la fonction|arguments}}</syntaxhighlight>
Dans le cadre « Aperçu de la page avec ce modèle » (voir ci-contre) :
# Écrivez le titre de la page où le module est invoqué (ici la page « Bac à sable »).
# Cliquez sur « Afficher l'aperçu ». L'aperçu de la page où vous avez invoqué votre module (ici l'aperçu de [[Bac à sable]]) s'affiche en haut de la page.<br />Si le résultat n’est pas correct, vous pouvez corriger le module et cliquer à nouveau sur « Afficher l'aperçu » autant de fois que vous voulez, jusqu’à ce que le module soit au point.
# Une fois le module au point, vous pouvez cliquer sur le bouton « Enregistrer » et le module sera édité.
{{Clr}}
== Le traitement des erreurs de script ==
Après avoir corrigé toutes les erreurs indiquées par l'éditeur, nous ne sommes peut-être pas au bout de nos peines. En essayant le programme, nous voyons apparaître le charmant message :
{{#invoke:tdeléedlpénpétdl}}
Cela signifie que nous avons malgré tout fait une erreur que l'éditeur n'a pas décelée mais qui rend l'exécution du programme impossible.
Avec l'expérience, nous pouvons éviter les principales erreurs de script. En attendant d'acquérir cette expérience, nous nous contenterons d'énumérer les principales situations qui provoquent une erreur de script.
Voici une liste des erreurs les plus fréquentes :
# Utilisation d'une variable en croyant qu'elle contient un certain type de données, alors qu'elle en contient un autre.<br/>Exemple : comparaison d'une variable contenant une chaîne de caractères avec un nombre.
# Utilisation d'une instruction en dehors du contexte où elle devrait être normalement utilisée.<br/>Par exemple, emploi de <code>frame.args[1]</code> en dehors de la fonction qui devrait normalement recueillir l'argument.
# La fonction appelée n'existe pas. Vous avez, peut-être, fait une faute d'orthographe en écrivant son nom ou simplement oublié <code>p.</code> en début de nom.
# Opération avec une variable, qui est bien du bon type, mais que l’on n'a pas initialisée et qui est donc vide au moment où on l'utilise.
# Peut éventuellement être produit par l'oubli de l'instruction <code>return</code> dans une fonction (selon comment est utilisée la fonction).
Lorsqu'une erreur de script se produit, vous pouvez avoir une première indication sur la provenance de cette erreur en cliquant sur le message rouge et non bleu :
{{#invoke:tdeléedlpénpétdl}}
L'indication vous permettra, peut-être, de corriger rapidement l'erreur.
Si, malgré tout, l'erreur de script continue à apparaître et que vous ne voyez pas d'où elle provient, vous pouvez utiliser l'astuce suivante :
Vous mettez <code>--</code> progressivement au début des lignes, en commençant par celles qui paraissent les plus douteuses, jusqu'à ce que l'erreur de script disparaisse. Ces lignes commençant par <code>--</code> seront alors interprétées comme étant des commentaires et ne pourront plus provoquer d'erreur de script. Vous pourrez ainsi repérer la ligne qui provoque l'erreur de script.
== La recherche d'une erreur dans le programme ==
Vous avez écrit un module. L'éditeur n'a pas détecté d'erreur et lorsque vous lancez l'exécution, vous n'avez pas le message : <span style="color:#FF0000;">Erreur de script</span>.
Le problème, c’est que ce que vous fournit le programme n’est pas conforme à votre attente. Vous avez commis une erreur en écrivant le programme ! Vous essayez donc, dans un premier temps, de relire ce que vous avez écrit pour essayer de comprendre pourquoi cela ne marche pas. Au bout d'un certain temps de réflexion, vous vous rendez à l'évidence, vous n'arrivez pas à comprendre pourquoi cela ne marche pas. Nous allons donc étudier, dans ce paragraphe, des moyens dont nous disposons pour faciliter la recherche de l'erreur.
=== Introduction d'une variable ''espion'' ===
Nous avons d’abord une technique simple qui consiste à introduire dans le programme une variable supplémentaire, que l’on appellera ''rapport'' par exemple, dans laquelle vous allez, en certains points du programme, concaténer le contenu d'autres variables. À la fin de la fonction, au lieu de retourner la variable prévue, on retournera la variable ''rapport'' qui nous fournira ainsi une information sur le contenu des variables en certains points du programme et nous permettra de localiser plus précisément dans quelle partie se trouve l'erreur. Une fois que nous avons localisé de façon plus précise la partie du programme défaillante, nous pouvons recommencer en concaténant, dans notre variable ''rapport'', plus d'informations sur la partie fautive. Et ainsi de suite jusqu'à repérer l'instruction qui est la cause de nos soucis.
== Console de débogage ==
=== Présentation ===
Lorsque nous sommes en mode modification dans un module, nous avons vu que nous avions un certain nombre de possibilités. Si nous continuons à descendre dans la page, tout en bas, nous découvrons un encadré noté ''Console de débogage'' représenté ci-dessous :
[[Fichier:Console de débogage.png]]
Nous allons étudier comment cela fonctionne.
=== Calculatrice ===
Utilisons la console de débogage comme calculatrice.
En effet, si l’on rentre : <syntaxhighlight lang="lua" inline>=2+3</syntaxhighlight> et que l'on valide par la touche Entrée : ↲
<syntaxhighlight lang="lua" line highlight=1 copy>
=2+3
</syntaxhighlight>
Elle nous répond en seconde ligne par le nombre <syntaxhighlight lang="lua" inline>5</syntaxhighlight> :
<syntaxhighlight lang="lua" line start=2>5</syntaxhighlight>
En marge gauche, la numérotation des lignes n’apparaît pas dans la fenêtre de la console Lua. Elle sert à distinguer la commande surlignée en jaune (à copier‑coller puis valider) du résultat qui suit.
=== Salutation ===
Nous commencerons avec le premier exemple dans le premier chapitre, c'est-à-dire la fonction ''p.Salutation''.
# Cliquez sur le wikilink [[Module:Exemple simple]] ;
# Cliquez sur le menu <syntaxhighlight lang="lua" inline>Modifier le wikicode</syntaxhighlight> ;
# Scoller en fin de page jusqu'à la console de débogage ;
# Tapez à l'intérieur de sa zone de saisie l'appel de la fonction de salutation :
<syntaxhighlight lang="lua" line highlight=1 copy>
=p.Salutation() -- le signe égal et les parenthèses sont importants
</syntaxhighlight>
puis appuyer sur la touche « Entrée ». Nous voyons alors que ce que l’on a écrit remonte au-dessus de la zone de saisie.
Après un léger temps d'attente, le résultat de la fonction apparaît, toujours au-dessus de la zone grisée :
<syntaxhighlight lang="lua" line start=2>
Coucou, c’est moi !
</syntaxhighlight>
Nous avons donc pu tester notre programme. À ce niveau, si quelque chose s'était mal passé, nous aurions eu un message d'erreur nous indiquant la nature de l'erreur et la ligne où l'erreur s'est produite.
{{note|Vous pouvez utiliser les touches de déplacement du curseur (haut, bas) pour rappeler une commande de l'historique (ce qui évite de la retaper entièrement) et vous servir des touches de déplacement horizontal du curseur (gauche, droite) pour la modifier.}}
Si nous avions tapé :
<syntaxhighlight lang="lua" line highlight=1 copy>
=p.Salutation -- sans les parenthèses
</syntaxhighlight>
Nous aurions eu comme réponse :
<syntaxhighlight lang="lua" line start=2>
function
</syntaxhighlight>
Nous pouvons avoir ainsi la nature (le type) des fonctions ou des variables se trouvant dans le programme.
Il est préférable de coller la fonction <syntaxhighlight lang="lua" inline>print()</syntaxhighlight> en indiquant ce que l’on souhaite afficher comme paramètre :
<syntaxhighlight lang="lua" line highlight=1 copy>
print(p.Salutation()) -- l'appel de la fonction p.Salutation est imbriqué dans l’appel de la fonction print
</syntaxhighlight>
Elle est équivalente au raccourci <syntaxhighlight lang="lua" inline>=p.Salutation()</syntaxhighlight>.
=== Traces mw.log ===
Faisons maintenant une petite expérience dans la console d'apprentissage du langage Lua :
<syntaxhighlight lang="lua" line highlight=1 copy>
mw.log("Il fait beau !") -- la fonction identité renvoie son paramètre d'entrée
</syntaxhighlight>
<syntaxhighlight lang="lua" line start=2>
Il fait beau !
</syntaxhighlight>
Rajoutons la ligne : <syntaxhighlight lang="lua" inline>mw.log("Il fait beau !")</syntaxhighlight> dans notre programme ainsi :
<syntaxhighlight lang="lua" line highlight=4 copy>
local p = {}
function p.Salutation()
mw.log("Il fait beau !")
return "Coucou, c’est moi !"
end
return p
</syntaxhighlight>
Dans la console de débogage tapons à nouveau :
<syntaxhighlight lang="lua" line highlight=1 copy>
=p.Salutation()
</syntaxhighlight>
Après nous avoir prévenu que nous avons modifié le programme nous obtenons :
<syntaxhighlight lang="lua" line start=2>
Il fait beau !
Coucou, c’est moi !
</syntaxhighlight>
<code>mw.log</code> est une commande qui nous permet de transmettre des messages à la console de débogage.
L'intérêt de la fonction <code>mw.log</code> sur l'instruction <code>return</code> est que la fonction <code>mw.log</code> ne nous fait pas sortir du programme comme <code>return</code> lorsqu'elle est utilisée. On va donc pouvoir utiliser la fonction <code>mw.log</code> en plusieurs points du programme pour ramener plusieurs informations visibles sur la console de débogage. On peut ainsi construire tout un rapport d'exécution du programme qui apparaîtra sur la console de débogage et nous permettra ainsi de mettre au point le programme.
Ci-dessous, nous représentons la console de débogage après avoir tapé toutes les opérations décrites ci-dessus :
[[Fichier:Console débogage 1.png]]
Le programme Salutation est un programme sans paramètre entre ses parenthèses.
# Cliquez sur <syntaxhighlight lang="lua" inline>Annuler</syntaxhighlight> ;
# Fermer [[Module:Exemple simple]].
=== Programme avec un paramètre ===
Étudions maintenant la fonction <code>p.traduit</code> se trouvant dans le [[Module:Autre exemple]].
# Cliquez sur <syntaxhighlight lang="lua" inline>Modifier le wikicode</syntaxhighlight> ;
# Scrollez en fin de page.
La fonction de traduction, pour fonctionner, doit recevoir en argument un jour de la semaine. Pour parvenir à transmettre cet argument, nous devons copier-coller dans la console de débogage :
<syntaxhighlight lang="lua" line highlight=1 copy>
frame = mw.getCurrentFrame()
</syntaxhighlight>
puis « Entrée ». Le message collé remonte au dessus de la zone grisée.
Nous collons ensuite le paramètre d'entrée de la fonction :
<syntaxhighlight lang="lua" line start=2 highlight=1 copy>
newFrame = frame:newChild{ args = { 'Jeudi' }}
</syntaxhighlight>
puis « Entrée ».
Le second message collé remonte au dessus de la zone de saisie.
Nous collons et validons alors l’appel de la fonction de traduction :
<syntaxhighlight lang="lua" line start=3 highlight=1 copy>
=p.traduit( newFrame )
</syntaxhighlight>
Le troisième message collé remonte au dessus de la zone grisée mais, cette fois, apparaît en plus :
<syntaxhighlight lang="lua" line start=4>
Thursday
</syntaxhighlight>
C'est bien la traduction de <syntaxhighlight lang="lua" inline>"Jeudi"</syntaxhighlight> en anglais.
Ci-dessous, nous représentons la console de débogage après avoir tapé toutes les opérations décrites ci-dessus :
[[Fichier:Console débogage 2.png]]
Si vous modifiez le programme pour faire des essais comme l'introduction d'une fonction de trace <code>mw.log</code> par exemple, privilégiez le groupement des commandes de mise au point en une ''seule'' commande avec le séparateur <code>;</code> d'instructions Lua :
<syntaxhighlight lang="lua" line highlight=2 copy>
frame = mw.getCurrentFrame(); frame.args[1] = "Jeudi"; print(p.traduit(frame))
print(p.traduit({args={"Vendredi"}})) -- tables imbriquées
</syntaxhighlight>
Validez les deux commandes Lua en une fois par Entrée (↲) :
<syntaxhighlight lang="lua" line start=3>
Thursday
Friday
</syntaxhighlight>
=== ''frame'' et ''mw.log'' ===
Instrumentons la fonction <code>p.alerte2</code> se trouvant dans le [[Module:Balance]].
Supposons que le programme ne marche pas (c'est pas vrai ! mais on fait semblant). Pour essayer de comprendre pourquoi le programme ne marche pas, nous allons visualiser sur la console de débogage le contenu de toutes les variables se trouvant dans le programme (en fait, ici, il n'y en a que deux).
Insérez deux traces <code>mw.log</code> pour visualiser les contenus des variables ''poids'' et ''reponse'' sans sauvegarder le module. Le programme sera ainsi complété :
<syntaxhighlight lang="lua" line highlight=5,10 copy>
local p = {}
function p.alerte2(frame)
local poids = tonumber(frame.args[1])
mw.log("Le poids rentré est ", poids)
local reponse = "Votre poids est acceptable"
if poids > 54 then
reponse = "Attention, vous commencez à grossir !"
end
mw.log("Le contenu de la variable reponse est : ", reponse)
return reponse
end
return p
</syntaxhighlight>
Dans la console de débogage, nous ferons un '''copier'''-'''coller''' des trois commandes groupées en une seule ligne :
<syntaxhighlight lang="lua" line highlight=1 copy>
frame = mw.getCurrentFrame(); frame.args[1] = "55"; print(p.alerte2(frame))
</syntaxhighlight>
Après validation, la console de débogage peut se présenter ainsi :
[[Fichier:Déboggage avec visualisation de variables.png]]
où nous voyons clairement apparaître le contenu des variables ''poids'' et ''reponse'', ce qui nous permettra éventuellement de mieux comprendre d'où provient l'erreur (s'il y en avait une).
=== Texte Html ===
L'interprétation du Html dépend de l'environnement dans lequel Lua est exécuté.
==== Html dans la console de débogage ====
La console de débogage n'interprète pas le code Html rendu par Lua. Si vous codez en Lua :
<syntaxhighlight lang="lua">
reponse = reponse.."Le carré du nombre 2 est "..'4'.."<br />"
reponse = reponse.."Le carré du nombre 3 est "..'9'.."<br />"
</syntaxhighlight>
alors vous verrez à l'écran :
<syntaxhighlight lang="txt">
Le carré du nombre 2 est 4<br />Le carré du nombre 3 est 9<br />
</syntaxhighlight>
Pour interpréter le <syntaxhighlight lang="html" inline><br /></syntaxhighlight> il faut le remplacer provisoirement par le caractère de passage à la ligne '\n' dans le code Lua, soit :
<syntaxhighlight lang="lua">
reponse = reponse.."Le carré du nombre 2 est "..'4'.."\n"
reponse = reponse.."Le carré du nombre 3 est "..'9'.."\n"
</syntaxhighlight>
Ce qui donnera dans la console :
<syntaxhighlight lang="txt">
Le carré du nombre 2 est 4
Le carré du nombre 3 est 9
</syntaxhighlight>
[[Initiation au Lua avec Scribunto/Exercices/Sur les structures de contrôle#Exercice 3-2|Exercice 3-2]] : [[Module:Boucle]] > Modifier le wikicode > Console de débogage :
<syntaxhighlight lang="lua" line highlight=1 copy>
frame = mw.getCurrentFrame(); print(p.carre(frame))
</syntaxhighlight>
<syntaxhighlight lang="lua" line start=2>
<u>Nombres premiers élevés aux carrés</u> <br />Le carré du nombre 2 est 4<br />Le carré du nombre 3 est 9<br />Le carré du nombre 5 est 25<br />Le carré du nombre 7 est 49<br />Le carré du nombre 11 est 121<br />Le carré du nombre 13 est 169<br />Le carré du nombre 17 est 289<br />Le carré du nombre 19 est 361<br />Le carré du nombre 23 est 529<br />Le carré du nombre 29 est 841<br />Le carré du nombre 31 est 961<br />Le carré du nombre 37 est 1369<br />Le carré du nombre 41 est 1681<br />
</syntaxhighlight>
<syntaxhighlight lang="lua" line highlight=1 copy>
result = p.carre(mw.getCurrentFrame()); print((result:gsub('[<][bB][rR][^>]*[>]', '\n'))) -- regex
</syntaxhighlight>
<syntaxhighlight lang="lua" line start=2>
<u>Nombres premiers élevés aux carrés</u>
Le carré du nombre 2 est 4
Le carré du nombre 3 est 9
Le carré du nombre 5 est 25
Le carré du nombre 7 est 49
Le carré du nombre 11 est 121
Le carré du nombre 13 est 169
Le carré du nombre 17 est 289
Le carré du nombre 19 est 361
Le carré du nombre 23 est 529
Le carré du nombre 29 est 841
Le carré du nombre 31 est 961
Le carré du nombre 37 est 1369
Le carré du nombre 41 est 1681
</syntaxhighlight>
# Clic Effacer ;
# Clic '''Annuler'''.
==== Html dans le navigateur au retour du #invoke ====
A l'inverse, au retour du #invoke, si vous avez laissé '\n' dans le code Lua, celui-ci ne sera pas interprété et le navigateur affichera une espace à la place :
<syntaxhighlight lang="txt">
Le carré du nombre 2 est 4 Le carré du nombre 3 est 9
</syntaxhighlight>
Il vous faudra alors remettre la balise <syntaxhighlight lang="html" inline><br /></syntaxhighlight> d'origine, dans le code Lua pour obtenir dans le navigateur :
<syntaxhighlight lang="txt">
Le carré du nombre 2 est 4
Le carré du nombre 3 est 9
</syntaxhighlight>
{{Note|1=ceci s'étend aussi aux autres séquences d'échappement habituelles \a \b \f \r \t \v \\ \" \'}}
=== Console d'apprentissage de Lua ===
# Cliquez sur [[Module:Balance]] pour son équilibre ;
# Cliquez sur <syntaxhighlight lang="lua" inline>Modifier le wikicode</syntaxhighlight> ;
# Scrollez en fin de page.
<syntaxhighlight lang="lua" line highlight=1 copy>
print(mw.getCurrentFrame():callParserFunction('#expr', '37 + 5')) -- {{#expr: 37 + 5 }}
</syntaxhighlight>
<syntaxhighlight lang="lua" line start=2>
42
</syntaxhighlight>
Sélectionnez par index comme dans un tableau :
<syntaxhighlight lang="lua" line highlight=1 copy>
print(select(2, 'Bienvenue dans', _VERSION)) -- Sélectionne le second item
</syntaxhighlight>
<syntaxhighlight lang="lua" line start=2>
Lua 5.1
</syntaxhighlight>
Collez la déclaration de votre fonction et son appel en une fois. Validez l’ensemble :
<syntaxhighlight lang="lua" line highlight=1 copy>
local function factorial(nbr) local res = 1 for ind = 2, nbr do res = res * ind end return res end
print(factorial(5)) -- le séparateur ";" d'instruction est optionnel quand il n'y a pas d'ambiguïté
</syntaxhighlight>
<syntaxhighlight lang="lua" line start=3>
120
</syntaxhighlight>
Ce n’est pas des mathématiques : {{sourire}} faites l’effort de choisir au moins trois lettres par variable :
<syntaxhighlight lang="lua" line highlight=1 copy>
function factorial(nbr, res) if nbr <= 1 then return res or 1 end return factorial(nbr - 1, (res or 1) * nbr) end
print(factorial(5)) -- sans res en second paramètre, c'est nil. Et nil or 1 est vraiment 1.
</syntaxhighlight>
<syntaxhighlight lang="lua" line start=3>
120
</syntaxhighlight>
Transformer une liste de formats candidats, nombre et [[mw:Help:Magic_words#URL_data|chemins URL]] :
<syntaxhighlight lang="lua" line highlight=1 copy>
local frame = mw.getCurrentFrame()
local candidates = {
{"formatnum", "12345"}, -- formate les nombres avec séparateur de milliers
{"localurl", "Main Page"}, -- renvoie le chemin relatif d'une URL locale d'une wiki page
{"fullurl", "Main Page"}, -- renvoie une URL avec le domaine
{"canonicalurl", "Category:Top level"}, -- renvoie une URL complète
}
for _, pair in ipairs(candidates) do -- _ = index ignoré, pair = valeur; ipairs itère en séquence les éléments numériques
local fn, arg = pair[1], pair[2] -- nom de la fonction et argument
local ok, res = pcall(function() return frame:callParserFunction(fn, arg or "") end) -- appel sécurisé
local out = ok and tostring(res) or ("<error>") -- conversion en chaîne ou marquer l'erreur
print(string.format('%s(%q) -> %s', fn, arg or "", out)) -- affiche la transformation dans la console Lua
end
</syntaxhighlight>
<syntaxhighlight lang="lua" line start=14>
formatnum("12345") -> 12,345
localurl("Main Page") -> /wiki/Main_Page
fullurl("Main Page") -> //fr.wikiversity.org/wiki/Main_Page
canonicalurl("Category:Top level") -> https://fr.wikiversity.org/wiki/Cat%C3%A9gorie:Top_level
</syntaxhighlight>
{{Bas de page
| idfaculté = informatique
| précédent = [[../Premières notions/]]
| suivant = [[../Tables et fonctions/]]
}}
fns7u5b0vkpgeuui27gq98s5oew89ic
983653
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2026-06-19T20:50:15Z
Nimmzo
40392
/* Console d'apprentissage de Lua */ Added parser function #if running [[Module:Yesno]]
983653
wikitext
text/x-wiki
{{Chapitre
| idfaculté = informatique
| précédent = [[../Premières notions/]]
| suivant = [[../Tables et fonctions/]]
| page_liée = Exercices/Recherche d'erreurs
| numéro = 2
| niveau = 10
}}
Dans le chapitre précédent, nous avons vu suffisamment de notions pour commencer à faire des petits modules faciles à utiliser. Bien souvent les modules ne seront pas nécessairement petits et faciles à utiliser. Leur mise au point risque d’être délicate à faire. Par conséquent, avant d'aller plus loin dans l'étude du Lua avec Scribunto, nous allons consacrer ce chapitre à l'étude des moyens dont nous disposons pour faciliter la mise au point des modules.
__TOC__
== Augmenter la lisibilité du code Lua ==
Pour mettre au point un programme Lua, commencez par l'écrire de façon à ce qu'un humain puisse le relire :
# Nous-même, car même si l’on a l'impression, sur le moment, de savoir ce qu’il contient, il se peut que l’on soit amené à y revenir après plusieurs mois et là, on risque d’avoir du mal à retrouver comment il fonctionne.
# Les autres, car les modules écrits sur un des projets Wikimédia peuvent être améliorés par d'autres utilisateurs.
L'amélioration de la lisibilité d'un programme se base sur trois techniques :
=== L'indentation ===
C'est le fait de décaler vers la droite un bloc d'instructions pour le rendre plus lisible. On décalera vers la droite les instructions se trouvant à l'intérieur d'une fonction, d'une structure <syntaxhighlight lang="lua" inline>if condition then instruction end</syntaxhighlight>, et les autres structures de contrôle que nous verrons plus tard.
Par exemple, dans le [[Module:Traduction multilingue]], si nous avions écrit :
<syntaxhighlight lang="lua" line highlight=21,22>
local p = {}
function p.traduit(frame)
if frame.args[2] == "Anglais" then
if frame.args[1] == "Lundi" then return "Monday" end
if frame.args[1] == "Mardi" then return "Tuesday" end
if frame.args[1] == "Mercredi" then return "Wednesday" end
if frame.args[1] == "Jeudi" then return "Thursday" end
if frame.args[1] == "Vendredi" then return "Friday" end
if frame.args[1] == "Samedi" then return "Saturday" end
if frame.args[1] == "Dimanche" then return "Sunday" end
end
if frame.args[2] == "Espagnol" then
if frame.args[1] == "Lundi" then return "Lunes" end
if frame.args[1] == "Mardi" then return "Martes" end
if frame.args[1] == "Mercredi" then return "Miércoles" end
if frame.args[1] == "Jeudi" then return "Jueves" end
if frame.args[1] == "Vendredi" then return "Viernes" end
if frame.args[1] == "Samedi" then return "Sàbato" end
if frame.args[1] == "Dimanche" then return "Domingo" end
end
end
return p
</syntaxhighlight>
Le programme aurait, tout de même, bien fonctionné mais aurait été moins lisible.
=== Les noms de variable explicites ===
Le Lua, ainsi que la plupart des langages de programmation, permettent d'écrire les variables en utilisant plusieurs caractères. On donnera donc aux variables un nom qui exprimera ce qu'elles contiennent. Par exemple, une variable destinée à mémoriser un salaire s'appellera ''salaire''.
=== Les commentaires dans le programme ===
Il est possible et même fortement conseillé de rajouter des commentaires à l'intérieur même des programmes pour expliquer ce que chaque partie du programme fait.
Un petit commentaire tenant sur une ligne se fera en commençant par mettre un double tirets <code>--</code>. On peut même mettre un commentaire après une instruction.
Par exemple, dans le [[Module:Faire part]], on aurait pu rajouter des commentaires sur ce que réalisent les fonctions :
<syntaxhighlight lang="lua" line highlight=3,7,11>
local p = {}
function p.mariage(frame) -- Faire part de mariage
return "Nous sommes heureux de vous annoncer le mariage de " .. frame.args[1] .. " et " .. frame.args[2] .. "."
end
function p.naissance(frame) -- Faire part de naissance
return "Nous avons la joie de vous annoncer la naissance de " .. frame.args[1] .. "."
end
function p.ame_soeur(frame) -- Faire part de petites annonces
return "Petites annonces : " .. frame.args[1] .. " " .. frame.args[2] .. "."
end
return p
</syntaxhighlight>
On peut aussi imaginer avoir besoin de plusieurs lignes pour faire un commentaire :
Pour cela, on commencera le commentaire par <code>--[[</code> et on le terminera par <code><nowiki>]]--</nowiki></code>.
Par exemple, pour [[Module:Exemple simple]], on aurait pu écrire :
<syntaxhighlight lang="lua" line highlight=2-4 copy>
local p = {}
function p.Salutation() --[[mon commentaire ………………………………………………
……………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………
……………………………………………………………………… de plusieurs lignes]]--
return "Coucou, c’est moi !"
end
return p
</syntaxhighlight>
== L'éditeur Scribunto ==
Étudions de plus près l'éditeur dont nous disposons dans l’extension Scribunto. Nous remarquons, tout d’abord, que chaque ligne est numérotée :
{{Détail image |image=Editeur Lua avec Scribunto.png |largeur initiale=580 |largeur détail=500 |hauteur détail=50 |point haut=0 |point gauche=0 |position=centre |légende=Figure 1 : Éditeur Lua, ligne 16 "Miércoles".}}
Lorsque nous écrivons une ligne, celle-ci se détache sur un fond légèrement grisé. Nous le voyons à la figure 1, ligne 16 où se trouve le curseur.
{{Attention|Cochez « Activer la barre d’outils de modification » dans les préférences de modification pour afficher les numéros de ligne.}}
{{Détail image |image=Editeur Lua Scribunto avec erreur.png |largeur initiale=500 |largeur détail=500 |hauteur détail=100 |point haut=200 |point gauche=0 |position=centre |légende=Figure 2 : [ligne 16:colonne 33], '<syntaxhighlight lang="lua" inline>then</syntaxhighlight>' attendu proche de '<syntaxhighlight lang="lua" inline>return</syntaxhighlight>'.}}
L'éditeur dispose d'une première correction pour détecter les erreurs grossières dans la syntaxe des instructions. Si nous n'écrivons pas correctement une instruction, le numéro en début de ligne se retrouve précédé d'une croix <span style="color:#ff0000;">⊠</span> dans un carré rouge. Nous le voyons, par exemple, dans la figure 2, ligne 16.
Si nous regardons, de plus près la ligne 16, nous verrons que nous avons oublié de mettre le mot-clé <syntaxhighlight lang="lua" inline>then</syntaxhighlight> qui doit obligatoirement se trouver dans une structure <syntaxhighlight lang="lua" inline>if condition then instructions end</syntaxhighlight>.
Mieux que cela, si un carré rouge avec croix apparaît devant un numéro de ligne, nous pouvons avoir une indication sur le type d'erreur en promenant le curseur dessus (nous voulons dire par là, que nous pointons le carré rouge avec le curseur sans toutefois cliquer dessus). Dans notre exemple, figure 2, nous avons le message « ''[16:33] 'then' expected near 'return''' », ce qui signifie que ligne 16, position 33, <syntaxhighlight lang="lua" inline>then</syntaxhighlight> est attendu avant <syntaxhighlight lang="lua" inline>return</syntaxhighlight>.
Nous remarquons aussi, en début de certaines lignes, un symbole <code>⌄</code> juste après le numéro de ligne. Ce caractère permet de masquer (réduire) un bloc d'instructions. Par exemple, si nous cliquons sur le <code>⌄</code> de la ligne 3 où est déclarée la fonction ''p.traduit'', nous voyons disparaître toutes les instructions se trouvant entre cette déclaration et le <code>end</code> indiquant la fin de l'écriture du contenu de la fonction. Si nous cliquons sur le <code>⌄</code> de la ligne 4, nous verrons disparaître toutes les instructions du bloc <syntaxhighlight lang="lua" inline>if</syntaxhighlight>. L'utilité de cette fonctionnalité est double. On peut ainsi masquer certaines parties du programme sur lesquelles on n’est pas en train de travailler. On peut aussi, dans un programme, où il y a beaucoup de structures emboîtées et par conséquent beaucoup de <syntaxhighlight lang="lua" inline>end</syntaxhighlight>, s'assurer que l’on ne s'est pas « emmêlé les pinceaux » avec les <code>end</code>. Cliquez sur <code>›</code> pour développer le code temporairement caché.
Une autre particularité intéressante de l'éditeur est que lorsque l’on clique juste après une parenthèse, un crochet ou une accolade ouvrante ou fermante, nous voyons un léger encadrement sur la parenthèse, le crochet ou l'accolade fermante ou ouvrante correspondante. Cela peut être utile dans les expressions ayant beaucoup de parenthèses, crochets et accolades pour éviter les erreurs.
Intéressons-nous maintenant à ce qui apparaît sous le cadre de visualisation. Nous n'allons pas nous intéresser à ce qui est juste en dessous du cadre de visualisation, car il n'y a là rien de bien nouveau.
{{Détail image |image=Editeur Lua avec Scribunto.png |largeur initiale=500 |largeur détail=500 |hauteur détail=100 |point haut=290 |point gauche=0 |position=centre |légende=Figure 3 : Aperçu de la page avec ce modèle.}}
Nous allons nous intéresser à ce qui se trouve plus bas dans le cadre noté « Aperçu de la page avec ce modèle » (voir figure 3). En effet, nous allons pouvoir, avec cet aperçu, voir ce que va donner le module avant même de devoir l'enregistrer. Il est possible, grâce à ce cadre, de faire l'écriture et la mise au point complète du module sans faire une seule édition.
Pour cela, enregistrez tout d’abord dans une page — par exemple [[Bac à sable]] — la commande concernant votre module :
<syntaxhighlight lang="lua" line highlight=1 copy>{{#invoke:nom du module|nom de la fonction|arguments}}</syntaxhighlight>
Dans le cadre « Aperçu de la page avec ce modèle » (voir ci-contre) :
# Écrivez le titre de la page où le module est invoqué (ici la page « Bac à sable »).
# Cliquez sur « Afficher l'aperçu ». L'aperçu de la page où vous avez invoqué votre module (ici l'aperçu de [[Bac à sable]]) s'affiche en haut de la page.<br />Si le résultat n’est pas correct, vous pouvez corriger le module et cliquer à nouveau sur « Afficher l'aperçu » autant de fois que vous voulez, jusqu’à ce que le module soit au point.
# Une fois le module au point, vous pouvez cliquer sur le bouton « Enregistrer » et le module sera édité.
{{Clr}}
== Le traitement des erreurs de script ==
Après avoir corrigé toutes les erreurs indiquées par l'éditeur, nous ne sommes peut-être pas au bout de nos peines. En essayant le programme, nous voyons apparaître le charmant message :
{{#invoke:tdeléedlpénpétdl}}
Cela signifie que nous avons malgré tout fait une erreur que l'éditeur n'a pas décelée mais qui rend l'exécution du programme impossible.
Avec l'expérience, nous pouvons éviter les principales erreurs de script. En attendant d'acquérir cette expérience, nous nous contenterons d'énumérer les principales situations qui provoquent une erreur de script.
Voici une liste des erreurs les plus fréquentes :
# Utilisation d'une variable en croyant qu'elle contient un certain type de données, alors qu'elle en contient un autre.<br/>Exemple : comparaison d'une variable contenant une chaîne de caractères avec un nombre.
# Utilisation d'une instruction en dehors du contexte où elle devrait être normalement utilisée.<br/>Par exemple, emploi de <code>frame.args[1]</code> en dehors de la fonction qui devrait normalement recueillir l'argument.
# La fonction appelée n'existe pas. Vous avez, peut-être, fait une faute d'orthographe en écrivant son nom ou simplement oublié <code>p.</code> en début de nom.
# Opération avec une variable, qui est bien du bon type, mais que l’on n'a pas initialisée et qui est donc vide au moment où on l'utilise.
# Peut éventuellement être produit par l'oubli de l'instruction <code>return</code> dans une fonction (selon comment est utilisée la fonction).
Lorsqu'une erreur de script se produit, vous pouvez avoir une première indication sur la provenance de cette erreur en cliquant sur le message rouge et non bleu :
{{#invoke:tdeléedlpénpétdl}}
L'indication vous permettra, peut-être, de corriger rapidement l'erreur.
Si, malgré tout, l'erreur de script continue à apparaître et que vous ne voyez pas d'où elle provient, vous pouvez utiliser l'astuce suivante :
Vous mettez <code>--</code> progressivement au début des lignes, en commençant par celles qui paraissent les plus douteuses, jusqu'à ce que l'erreur de script disparaisse. Ces lignes commençant par <code>--</code> seront alors interprétées comme étant des commentaires et ne pourront plus provoquer d'erreur de script. Vous pourrez ainsi repérer la ligne qui provoque l'erreur de script.
== La recherche d'une erreur dans le programme ==
Vous avez écrit un module. L'éditeur n'a pas détecté d'erreur et lorsque vous lancez l'exécution, vous n'avez pas le message : <span style="color:#FF0000;">Erreur de script</span>.
Le problème, c’est que ce que vous fournit le programme n’est pas conforme à votre attente. Vous avez commis une erreur en écrivant le programme ! Vous essayez donc, dans un premier temps, de relire ce que vous avez écrit pour essayer de comprendre pourquoi cela ne marche pas. Au bout d'un certain temps de réflexion, vous vous rendez à l'évidence, vous n'arrivez pas à comprendre pourquoi cela ne marche pas. Nous allons donc étudier, dans ce paragraphe, des moyens dont nous disposons pour faciliter la recherche de l'erreur.
=== Introduction d'une variable ''espion'' ===
Nous avons d’abord une technique simple qui consiste à introduire dans le programme une variable supplémentaire, que l’on appellera ''rapport'' par exemple, dans laquelle vous allez, en certains points du programme, concaténer le contenu d'autres variables. À la fin de la fonction, au lieu de retourner la variable prévue, on retournera la variable ''rapport'' qui nous fournira ainsi une information sur le contenu des variables en certains points du programme et nous permettra de localiser plus précisément dans quelle partie se trouve l'erreur. Une fois que nous avons localisé de façon plus précise la partie du programme défaillante, nous pouvons recommencer en concaténant, dans notre variable ''rapport'', plus d'informations sur la partie fautive. Et ainsi de suite jusqu'à repérer l'instruction qui est la cause de nos soucis.
== Console de débogage ==
=== Présentation ===
Lorsque nous sommes en mode modification dans un module, nous avons vu que nous avions un certain nombre de possibilités. Si nous continuons à descendre dans la page, tout en bas, nous découvrons un encadré noté ''Console de débogage'' représenté ci-dessous :
[[Fichier:Console de débogage.png]]
Nous allons étudier comment cela fonctionne.
=== Calculatrice ===
Utilisons la console de débogage comme calculatrice.
En effet, si l’on rentre : <syntaxhighlight lang="lua" inline>=2+3</syntaxhighlight> et que l'on valide par la touche Entrée : ↲
<syntaxhighlight lang="lua" line highlight=1 copy>
=2+3
</syntaxhighlight>
Elle nous répond en seconde ligne par le nombre <syntaxhighlight lang="lua" inline>5</syntaxhighlight> :
<syntaxhighlight lang="lua" line start=2>5</syntaxhighlight>
En marge gauche, la numérotation des lignes n’apparaît pas dans la fenêtre de la console Lua. Elle sert à distinguer la commande surlignée en jaune (à copier‑coller puis valider) du résultat qui suit.
=== Salutation ===
Nous commencerons avec le premier exemple dans le premier chapitre, c'est-à-dire la fonction ''p.Salutation''.
# Cliquez sur le wikilink [[Module:Exemple simple]] ;
# Cliquez sur le menu <syntaxhighlight lang="lua" inline>Modifier le wikicode</syntaxhighlight> ;
# Scoller en fin de page jusqu'à la console de débogage ;
# Tapez à l'intérieur de sa zone de saisie l'appel de la fonction de salutation :
<syntaxhighlight lang="lua" line highlight=1 copy>
=p.Salutation() -- le signe égal et les parenthèses sont importants
</syntaxhighlight>
puis appuyer sur la touche « Entrée ». Nous voyons alors que ce que l’on a écrit remonte au-dessus de la zone de saisie.
Après un léger temps d'attente, le résultat de la fonction apparaît, toujours au-dessus de la zone grisée :
<syntaxhighlight lang="lua" line start=2>
Coucou, c’est moi !
</syntaxhighlight>
Nous avons donc pu tester notre programme. À ce niveau, si quelque chose s'était mal passé, nous aurions eu un message d'erreur nous indiquant la nature de l'erreur et la ligne où l'erreur s'est produite.
{{note|Vous pouvez utiliser les touches de déplacement du curseur (haut, bas) pour rappeler une commande de l'historique (ce qui évite de la retaper entièrement) et vous servir des touches de déplacement horizontal du curseur (gauche, droite) pour la modifier.}}
Si nous avions tapé :
<syntaxhighlight lang="lua" line highlight=1 copy>
=p.Salutation -- sans les parenthèses
</syntaxhighlight>
Nous aurions eu comme réponse :
<syntaxhighlight lang="lua" line start=2>
function
</syntaxhighlight>
Nous pouvons avoir ainsi la nature (le type) des fonctions ou des variables se trouvant dans le programme.
Il est préférable de coller la fonction <syntaxhighlight lang="lua" inline>print()</syntaxhighlight> en indiquant ce que l’on souhaite afficher comme paramètre :
<syntaxhighlight lang="lua" line highlight=1 copy>
print(p.Salutation()) -- l'appel de la fonction p.Salutation est imbriqué dans l’appel de la fonction print
</syntaxhighlight>
Elle est équivalente au raccourci <syntaxhighlight lang="lua" inline>=p.Salutation()</syntaxhighlight>.
=== Traces mw.log ===
Faisons maintenant une petite expérience dans la console d'apprentissage du langage Lua :
<syntaxhighlight lang="lua" line highlight=1 copy>
mw.log("Il fait beau !") -- la fonction identité renvoie son paramètre d'entrée
</syntaxhighlight>
<syntaxhighlight lang="lua" line start=2>
Il fait beau !
</syntaxhighlight>
Rajoutons la ligne : <syntaxhighlight lang="lua" inline>mw.log("Il fait beau !")</syntaxhighlight> dans notre programme ainsi :
<syntaxhighlight lang="lua" line highlight=4 copy>
local p = {}
function p.Salutation()
mw.log("Il fait beau !")
return "Coucou, c’est moi !"
end
return p
</syntaxhighlight>
Dans la console de débogage tapons à nouveau :
<syntaxhighlight lang="lua" line highlight=1 copy>
=p.Salutation()
</syntaxhighlight>
Après nous avoir prévenu que nous avons modifié le programme nous obtenons :
<syntaxhighlight lang="lua" line start=2>
Il fait beau !
Coucou, c’est moi !
</syntaxhighlight>
<code>mw.log</code> est une commande qui nous permet de transmettre des messages à la console de débogage.
L'intérêt de la fonction <code>mw.log</code> sur l'instruction <code>return</code> est que la fonction <code>mw.log</code> ne nous fait pas sortir du programme comme <code>return</code> lorsqu'elle est utilisée. On va donc pouvoir utiliser la fonction <code>mw.log</code> en plusieurs points du programme pour ramener plusieurs informations visibles sur la console de débogage. On peut ainsi construire tout un rapport d'exécution du programme qui apparaîtra sur la console de débogage et nous permettra ainsi de mettre au point le programme.
Ci-dessous, nous représentons la console de débogage après avoir tapé toutes les opérations décrites ci-dessus :
[[Fichier:Console débogage 1.png]]
Le programme Salutation est un programme sans paramètre entre ses parenthèses.
# Cliquez sur <syntaxhighlight lang="lua" inline>Annuler</syntaxhighlight> ;
# Fermer [[Module:Exemple simple]].
=== Programme avec un paramètre ===
Étudions maintenant la fonction <code>p.traduit</code> se trouvant dans le [[Module:Autre exemple]].
# Cliquez sur <syntaxhighlight lang="lua" inline>Modifier le wikicode</syntaxhighlight> ;
# Scrollez en fin de page.
La fonction de traduction, pour fonctionner, doit recevoir en argument un jour de la semaine. Pour parvenir à transmettre cet argument, nous devons copier-coller dans la console de débogage :
<syntaxhighlight lang="lua" line highlight=1 copy>
frame = mw.getCurrentFrame()
</syntaxhighlight>
puis « Entrée ». Le message collé remonte au dessus de la zone grisée.
Nous collons ensuite le paramètre d'entrée de la fonction :
<syntaxhighlight lang="lua" line start=2 highlight=1 copy>
newFrame = frame:newChild{ args = { 'Jeudi' }}
</syntaxhighlight>
puis « Entrée ».
Le second message collé remonte au dessus de la zone de saisie.
Nous collons et validons alors l’appel de la fonction de traduction :
<syntaxhighlight lang="lua" line start=3 highlight=1 copy>
=p.traduit( newFrame )
</syntaxhighlight>
Le troisième message collé remonte au dessus de la zone grisée mais, cette fois, apparaît en plus :
<syntaxhighlight lang="lua" line start=4>
Thursday
</syntaxhighlight>
C'est bien la traduction de <syntaxhighlight lang="lua" inline>"Jeudi"</syntaxhighlight> en anglais.
Ci-dessous, nous représentons la console de débogage après avoir tapé toutes les opérations décrites ci-dessus :
[[Fichier:Console débogage 2.png]]
Si vous modifiez le programme pour faire des essais comme l'introduction d'une fonction de trace <code>mw.log</code> par exemple, privilégiez le groupement des commandes de mise au point en une ''seule'' commande avec le séparateur <code>;</code> d'instructions Lua :
<syntaxhighlight lang="lua" line highlight=2 copy>
frame = mw.getCurrentFrame(); frame.args[1] = "Jeudi"; print(p.traduit(frame))
print(p.traduit({args={"Vendredi"}})) -- tables imbriquées
</syntaxhighlight>
Validez les deux commandes Lua en une fois par Entrée (↲) :
<syntaxhighlight lang="lua" line start=3>
Thursday
Friday
</syntaxhighlight>
=== ''frame'' et ''mw.log'' ===
Instrumentons la fonction <code>p.alerte2</code> se trouvant dans le [[Module:Balance]].
Supposons que le programme ne marche pas (c'est pas vrai ! mais on fait semblant). Pour essayer de comprendre pourquoi le programme ne marche pas, nous allons visualiser sur la console de débogage le contenu de toutes les variables se trouvant dans le programme (en fait, ici, il n'y en a que deux).
Insérez deux traces <code>mw.log</code> pour visualiser les contenus des variables ''poids'' et ''reponse'' sans sauvegarder le module. Le programme sera ainsi complété :
<syntaxhighlight lang="lua" line highlight=5,10 copy>
local p = {}
function p.alerte2(frame)
local poids = tonumber(frame.args[1])
mw.log("Le poids rentré est ", poids)
local reponse = "Votre poids est acceptable"
if poids > 54 then
reponse = "Attention, vous commencez à grossir !"
end
mw.log("Le contenu de la variable reponse est : ", reponse)
return reponse
end
return p
</syntaxhighlight>
Dans la console de débogage, nous ferons un '''copier'''-'''coller''' des trois commandes groupées en une seule ligne :
<syntaxhighlight lang="lua" line highlight=1 copy>
frame = mw.getCurrentFrame(); frame.args[1] = "55"; print(p.alerte2(frame))
</syntaxhighlight>
Après validation, la console de débogage peut se présenter ainsi :
[[Fichier:Déboggage avec visualisation de variables.png]]
où nous voyons clairement apparaître le contenu des variables ''poids'' et ''reponse'', ce qui nous permettra éventuellement de mieux comprendre d'où provient l'erreur (s'il y en avait une).
=== Texte Html ===
L'interprétation du Html dépend de l'environnement dans lequel Lua est exécuté.
==== Html dans la console de débogage ====
La console de débogage n'interprète pas le code Html rendu par Lua. Si vous codez en Lua :
<syntaxhighlight lang="lua">
reponse = reponse.."Le carré du nombre 2 est "..'4'.."<br />"
reponse = reponse.."Le carré du nombre 3 est "..'9'.."<br />"
</syntaxhighlight>
alors vous verrez à l'écran :
<syntaxhighlight lang="txt">
Le carré du nombre 2 est 4<br />Le carré du nombre 3 est 9<br />
</syntaxhighlight>
Pour interpréter le <syntaxhighlight lang="html" inline><br /></syntaxhighlight> il faut le remplacer provisoirement par le caractère de passage à la ligne '\n' dans le code Lua, soit :
<syntaxhighlight lang="lua">
reponse = reponse.."Le carré du nombre 2 est "..'4'.."\n"
reponse = reponse.."Le carré du nombre 3 est "..'9'.."\n"
</syntaxhighlight>
Ce qui donnera dans la console :
<syntaxhighlight lang="txt">
Le carré du nombre 2 est 4
Le carré du nombre 3 est 9
</syntaxhighlight>
[[Initiation au Lua avec Scribunto/Exercices/Sur les structures de contrôle#Exercice 3-2|Exercice 3-2]] : [[Module:Boucle]] > Modifier le wikicode > Console de débogage :
<syntaxhighlight lang="lua" line highlight=1 copy>
frame = mw.getCurrentFrame(); print(p.carre(frame))
</syntaxhighlight>
<syntaxhighlight lang="lua" line start=2>
<u>Nombres premiers élevés aux carrés</u> <br />Le carré du nombre 2 est 4<br />Le carré du nombre 3 est 9<br />Le carré du nombre 5 est 25<br />Le carré du nombre 7 est 49<br />Le carré du nombre 11 est 121<br />Le carré du nombre 13 est 169<br />Le carré du nombre 17 est 289<br />Le carré du nombre 19 est 361<br />Le carré du nombre 23 est 529<br />Le carré du nombre 29 est 841<br />Le carré du nombre 31 est 961<br />Le carré du nombre 37 est 1369<br />Le carré du nombre 41 est 1681<br />
</syntaxhighlight>
<syntaxhighlight lang="lua" line highlight=1 copy>
result = p.carre(mw.getCurrentFrame()); print((result:gsub('[<][bB][rR][^>]*[>]', '\n'))) -- regex
</syntaxhighlight>
<syntaxhighlight lang="lua" line start=2>
<u>Nombres premiers élevés aux carrés</u>
Le carré du nombre 2 est 4
Le carré du nombre 3 est 9
Le carré du nombre 5 est 25
Le carré du nombre 7 est 49
Le carré du nombre 11 est 121
Le carré du nombre 13 est 169
Le carré du nombre 17 est 289
Le carré du nombre 19 est 361
Le carré du nombre 23 est 529
Le carré du nombre 29 est 841
Le carré du nombre 31 est 961
Le carré du nombre 37 est 1369
Le carré du nombre 41 est 1681
</syntaxhighlight>
# Clic Effacer ;
# Clic '''Annuler'''.
==== Html dans le navigateur au retour du #invoke ====
A l'inverse, au retour du #invoke, si vous avez laissé '\n' dans le code Lua, celui-ci ne sera pas interprété et le navigateur affichera une espace à la place :
<syntaxhighlight lang="txt">
Le carré du nombre 2 est 4 Le carré du nombre 3 est 9
</syntaxhighlight>
Il vous faudra alors remettre la balise <syntaxhighlight lang="html" inline><br /></syntaxhighlight> d'origine, dans le code Lua pour obtenir dans le navigateur :
<syntaxhighlight lang="txt">
Le carré du nombre 2 est 4
Le carré du nombre 3 est 9
</syntaxhighlight>
{{Note|1=ceci s'étend aussi aux autres séquences d'échappement habituelles \a \b \f \r \t \v \\ \" \'}}
=== Console d'apprentissage de Lua ===
# Cliquez sur [[Module:Balance]] pour son équilibre ;
# Cliquez sur <syntaxhighlight lang="lua" inline>Modifier le wikicode</syntaxhighlight> ;
# Scrollez en fin de page.
<syntaxhighlight lang="lua" line highlight=1 copy>
print(mw.getCurrentFrame():callParserFunction('#expr', '37 + 5')) -- {{#expr: 37 + 5 }}
</syntaxhighlight>
<syntaxhighlight lang="lua" line start=2>
42
</syntaxhighlight>
Oui, la fonction identité renvoie son paramètre d'entrée "Yes" :
<syntaxhighlight lang="lua" line highlight=2 copy>
local yesno = require('Module:Yesno')
print(mw.getCurrentFrame():callParserFunction('#if', yesno("Yes"), "Yes", 'no'))
print(mw.getCurrentFrame():callParserFunction('#if', yesno('no'), "Yes", 'no'))
</syntaxhighlight>
<syntaxhighlight lang="lua" line start=4>
Yes
no
</syntaxhighlight>
Sélectionnez par index comme dans un tableau :
<syntaxhighlight lang="lua" line highlight=1 copy>
print(select(2, 'Bienvenue dans', _VERSION)) -- Sélectionne le second item
</syntaxhighlight>
<syntaxhighlight lang="lua" line start=2>
Lua 5.1
</syntaxhighlight>
Collez la déclaration de votre fonction et son appel en une fois. Validez l’ensemble :
<syntaxhighlight lang="lua" line highlight=1 copy>
local function factorial(nbr) local res = 1 for ind = 2, nbr do res = res * ind end return res end
print(factorial(5)) -- le séparateur ";" d'instruction est optionnel quand il n'y a pas d'ambiguïté
</syntaxhighlight>
<syntaxhighlight lang="lua" line start=3>
120
</syntaxhighlight>
Ce n’est pas des mathématiques : {{sourire}} faites l’effort de choisir au moins trois lettres par variable :
<syntaxhighlight lang="lua" line highlight=1 copy>
function factorial(nbr, res) if nbr <= 1 then return res or 1 end return factorial(nbr - 1, (res or 1) * nbr) end
print(factorial(5)) -- sans res en second paramètre, c'est nil. Et nil or 1 est vraiment 1.
</syntaxhighlight>
<syntaxhighlight lang="lua" line start=3>
120
</syntaxhighlight>
Transformer une liste de formats candidats, nombre et [[mw:Help:Magic_words#URL_data|chemins URL]] :
<syntaxhighlight lang="lua" line highlight=1 copy>
local frame = mw.getCurrentFrame()
local candidates = {
{"formatnum", "12345"}, -- formate les nombres avec séparateur de milliers
{"localurl", "Main Page"}, -- renvoie le chemin relatif d'une URL locale d'une wiki page
{"fullurl", "Main Page"}, -- renvoie une URL avec le domaine
{"canonicalurl", "Category:Top level"}, -- renvoie une URL complète
}
for _, pair in ipairs(candidates) do -- _ = index ignoré, pair = valeur; ipairs itère en séquence les éléments numériques
local fn, arg = pair[1], pair[2] -- nom de la fonction et argument
local ok, res = pcall(function() return frame:callParserFunction(fn, arg or "") end) -- appel sécurisé
local out = ok and tostring(res) or ("<error>") -- conversion en chaîne ou marquer l'erreur
print(string.format('%s(%q) -> %s', fn, arg or "", out)) -- affiche la transformation dans la console Lua
end
</syntaxhighlight>
<syntaxhighlight lang="lua" line start=14>
formatnum("12345") -> 12,345
localurl("Main Page") -> /wiki/Main_Page
fullurl("Main Page") -> //fr.wikiversity.org/wiki/Main_Page
canonicalurl("Category:Top level") -> https://fr.wikiversity.org/wiki/Cat%C3%A9gorie:Top_level
</syntaxhighlight>
{{Bas de page
| idfaculté = informatique
| précédent = [[../Premières notions/]]
| suivant = [[../Tables et fonctions/]]
}}
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Recherche:Sur l’extension des genres grammaticaux en français/⟨termes de classes ontologiques⟩
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2026-06-20T03:59:30Z
Psychoslave
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wikitext
text/x-wiki
Cette section, à l'instar de celles des [[Recherche:Sur l’extension des genres grammaticaux en français/⟨désignatifs biotiques aux phylophénies hétérolexicales⟩|désignatifs biotiques aux phylophénies hétérolexicales]], analyse plus spécifiquement les paradigmes qui connaissent des formes supplétives plutôt que simplement allomorphiques, tout en se consacrant plus précisément sur les termes qui ont trait à des êtres humains où qui sont conçus spécifiquement en opposition à quelque notion anthropomorphique.
Dans le corpus considéré concerne ''gynoïde, androïde, humanoïde, alteroïde<ref name=":0">[http://mise-en-abyss.com/fictions/alteroide/ Alteroïde - Mise en Abyss], 17 juillet 2016 Abby Syclette</ref><ref name=":1">[https://www.causeur.fr/south-park-touche-pas-a-mes-potes-888 South Park : Touche pas à mes potes !], Marc Cohen, 10 septembre 2008</ref>, arrhénoïde, panoïde, innaspiroïde, thélyoïde''.
{| class="wikitable" style="margin:auto"
|+Associations allusives
!Notion
ambigüe
!Notion
équivoque
|-
|blonde
|chum
|-
|bru
|gendre
|-
|chick
|lad<ref>{{Article|langue=fr|prénom1=Françoise|nom1=Hache-Bissette|titre=La Chick lit : romance du XXI e siècle ?|périodique=Le Temps des médias|volume=19|numéro=2|date=2012-11-27|issn=1764-2507|doi=10.3917/tdm.019.0101|lire en ligne=https://shs.cairn.info/revue-le-temps-des-medias-2012-2-page-101?lang=fr&ref=doi|consulté le=2024-11-01|pages=101–115}}</ref>
|-
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|-
|dame
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|-
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|ana<ref name=":2">{{Lien web|nom1=cahardowli|titre=What is the feminine version of the word aqa (or agha)?|url=https://www.reddit.com/r/PERSIAN/comments/o7d59z/what_is_the_feminine_version_of_the_word_aqa_or/?tl=fr&rdt=38584|site=r/PERSIAN|date=2021-06-25|consulté le=2025-03-20}}</ref> apa<ref name=":2" />
hanama<ref>{{Chapitre-B|langue=en|titre chapitre=خانم|titre ouvrage=Wiktionary, the free dictionary|date=2025-02-09|lire en ligne=https://en.wiktionary.org/wiki/%D8%AE%D8%A7%D9%86%D9%85|consulté le=2025-03-20}}</ref>
hanim<ref>{{Chapitre-B|langue=fr|titre chapitre=hanım|titre ouvrage=Wiktionnaire, le dictionnaire libre|date=2023-07-23|lire en ligne=https://fr.wiktionary.org/wiki/han%C4%B1m|consulté le=2025-03-20}}</ref>
hanum<ref>{{Lien web|titre=Théâtre turc contemporain (Le), 2 : théâtre contemporain (XIXe siècle) - turquie-culture|url=https://www.turquie-culture.fr/pages/lettres-turques/poesie-theatre/theatre-turc-contemporain-le-2-theatre-contemporain-xixe-secle.html|site=www.turquie-culture.fr|consulté le=2025-03-20}}</ref>
hanoum<ref name=":3">{{Lien web|titre=Messages d'Orient|url=https://pfe.cealex.org/diffusion/PFEWeb/pfe_097/PFE_097_001_w.pdf}}</ref><ref name=":3" />
khanum<ref>{{Chapitre-B|langue=fr|titre chapitre=Khanum|titre ouvrage=Wikipédia|date=2023-05-11|lire en ligne=https://fr.wikipedia.org/wiki/Khanum|consulté le=2025-03-20}}</ref><ref>{{Lien web|titre=Les femmes en Turquie|url=https://www.biblisem.net/etudes/andrfemm.htm|site=www.biblisem.net|consulté le=2025-03-20}}</ref> khanoum<ref>{{Lien web|titre=Le traitement des arméniens dans l’empire ottoman|url=https://archives.webaram.com/dvdk_new/fra/le-traitement-des-armeniens-dans-l-empire-ottoman-1917_OCR.pdf}}</ref>
khanom<ref name=":2" /><ref group="N">{{Lien web|auteur1=Zoyâ Pirzâd|traducteur=Christophe Balaÿ|titre=On s’y fera|url=https://www.zulma.fr/wp-content/uploads/extrait-475-9782843044229_1.pdf}}</ref> khanoom<ref name=":2" />
|aga agha aqa<ref name=":2" />
gan ghan
khan
|-
|lady
|lord
|-
|madame
|monsieur
|-
|madone
|⟨exocène<ref group="N">Ici au sens de ''hors du commun'', comparer à ''épicène'', qui fait également usage de -cène comme dérivé de <code>''koinḗ/κοινή''</code> : langue commune.
Le terme est donc homonyme mais distinct de l'emploi qui prend ''-cène'' au sens d'''ère'', à l'instar de pléistocène.</ref>⟩
|-
|madre
|padre
|-
|mambo
manbo
|hougan
houngan
|-
|maman
|papa
|-
|mamie
|papy
|-
|marraine
|parrain
|-
|mère
|père
|-
|nana
|mec
|-
|moniale
nonne
|moine
|-
|nonnette
|moinillon
|-
|nymphomane
|satyriasis
|-
|queen
|king
|-
|sister
sis
|brother
bro
|-
|sœur
|frère
|-
|tante
|oncle
|-
|virago
|femmelin
|}
====== Réflexions paradigmatiques ======
L'association de ''blonde'' et ''chum'' se fait sur une sémantique synonyme de ''chou'' dans la sphère intime ou d'''alter ego''<ref>{{Lien web|titre=L'alter ego d'une compagnie ne peut prétendre être un tiers de bonne foi|url=http://www.abondroit.com/2012/08/lalter-ego-dune-compagnie-ne-peut.html|consulté le=2024-12-31}}</ref><ref>{{Article|langue=fr|titre=La productrice Christine Vachon, alter ego du réalisateur Todd Haynes|date=2024-01-27|lire en ligne=https://www.lemonde.fr/culture/article/2024/01/27/la-productrice-christine-vachon-alter-ego-du-realisateur-todd-haynes_6213405_3246.html|consulté le=2024-12-31}}</ref><ref>{{Lien web|langue=fr-fr|titre=Camel Joe|url=https://www.ruedelechiquier.net/bande-dessinee/182-camel-joe.html|site=Éditions Rue de l'échiquier|consulté le=2024-12-31}}</ref> dans la sphère collective ; ces deux termes peuvent donc potentiellement faire emploi lorsqu'un synonyme épicène est recherché. Cela étant ici le paradigme proposé opte pour une extension simultanée des deux bases en supplétion. Pour ''blonde'', l'alternance équivoque se contente de reprendre le terme ''blond'' dont l'association en ce sens est moins courante sans être inédite<ref>{{Lien web|titre=Instagram|url=https://www.instagram.com/lauriebabi/p/C85BsFRgyJS/|site=www.instagram.com|consulté le=2024-12-31}}</ref><ref>{{Lien web|titre=Facebook|url=https://www.facebook.com/photo.php?fbid=833613381457780&id=100044273777327&set=a.321027729383017|site=www.facebook.com|consulté le=2024-12-31|extrait=Mon blond et moi on fait une pause scène d’un gros mois et demi/deux mois pour finir d’écrire mon premier livre.}}</ref><ref>{{Lien web|langue=fr|titre=Auprès de ma blonde... (ou de mon blond)|url=https://fr.audiofanzine.com/le-pub-fun/forums/t.262734,aupres-de-ma-blonde-ou-de-mon-blond.html|site=Audiofanzine|date=2007-11-07|consulté le=2024-12-31}}</ref><ref>{{Lien web|langue=fr|titre=Nana // PLK - 70 - Wattpad|url=https://www.wattpad.com/1185858516-nana-plk-70|site=www.wattpad.com|consulté le=2024-12-31|extrait=J'entrouve les yeux et constate que mon blond n'est plus dans le lit avec moi.}}</ref>. Elle s'étend assez trivialement avec un isonèphe en blöņde (/blɔnd/), à comparer à la prononciation de ''eurobond'' (/ø.ʁo.bɔnd/). Les ostentatoires suivent une matrice en ''<code>bl*nde</code>'', ce qui évoque d'ailleurs parfois des homéolexies avec les cognats germaniques supposés dans certaines hypothèses étymologiques tels ''blandan, blend, blondo, blundus''<ref>{{Lien web|langue=en|titre=blond {{!}} Etymology of blond by etymonline|url=https://www.etymonline.com/word/blond|site=www.etymonline.com|consulté le=2024-12-31}}</ref>. Pour ''chum (/tʃɔm/)'', qui dérive vraisemblablement de l'anglais ''chambermate''<ref>{{Lien web|titre=chum {{!}} Search Online Etymology Dictionary|url=https://www.etymonline.com/search?q=chum|site=www.etymonline.com|consulté le=2024-12-31}}</ref> ( /ˈtʃeɪmbə(ɹ).meɪt/), d'où un c- initial rendu en /tʃ/. Cette apomésie<ref group="N">Au sens de situation qui pour une caractéristique donnée, se trouve nettement éloigné de la moyenne.
Dans le corpus considéré, en excluant les termes débutant par ''ch-'', plus de 12 000 termes débutent par c-, dont seuls environ 80 (0,66 %) termes sont dans le même cas que ''chum'' : ''candrabindu, chabba, cha-cha-cha, chachacha, cha-cha, chacha, chaebol, chainsaw, chai, chalaparta, challenger, challenge, challengeur, changelog, chan, chan, charafi, charcoal, chatbot, chatteur, chatteuse, chat, chavisme, chaviste, cheap, cheat, checklist, checkpoint, checksum, check, check-up, cheerleader, cheerleadeur, cheerleadeuse, cheerleading, cheese-cake, cheesecake, cheesesteak, cheguevariste, cheondoïsme, chessboxing, chiapacan, chibok, chicklit, chik, chill-out, chillout, chill, chillwave, chimichanga, chinatown, chin, chipewyan, chipiu, chipolata, chipset, chip, chiptune, chiricahua, chitlásha, chi, choctaw, chôka, ch’ol, chóptse, chow-chow, chow, chulo, chulupi, churrigueresque, churros, churro, ciabata, ciabatta, cia-cia, cibak, ciluba, czamar.''</ref> phonétique du ''c-'' initial ouvre une voie évidente pour employer ''tchaï'' (/tʃaj/) comme alternance ambigüe. En effet ce terme est déjà en usage avec le sens générique de ''femme'' ou ''fille''. Il peut être complété par un ostentatoire et une série ostentatoire utilisant la matrice ''<code>tch*m</code>'', outre le thélyphène pour lequel et ''tchûm'' et ''tchúm'' semblent trop proche de ''atchoum'' et ''atchume,'' d'où le basculement vers une finale en /n/, qui donne ''tchúņ'' à comparer à ''pitchoune''.
L’alternance entre ''dame'' et ''sieur'' est également agglutiné dans le terme ''m'sieurs-dames''<ref>{{Lien web|langue=fr|titre=Sieurs et Dame - Forums Geneanet|url=https://www.geneanet.org/forum/viewtopic.php?t=614288|site=www.geneanet.org|date=2019-01-08|consulté le=2025-01-08}}</ref><ref>{{Lien web|langue=fr|titre=Sieurs et Dame - Forums Geneanet|url=https://www.geneanet.org/forum/viewtopic.php?t=614288|site=www.geneanet.org|date=2019-01-08|consulté le=2025-01-08}}</ref><ref>{{Lien web|langue=FR|nom1=BAUMANN|prénom1=Serge BRAUDO-Alexis|titre=Sieur - Définition|url=https://www.dictionnaire-juridique.com/definition/sieur.php|site=Dictionnaire Juridique|consulté le=2025-01-08}}</ref>. Étant donné l'origine de ces termes en tant que marqueur de prépondérance sociale, poursuivre l'alternance avec un isonèphe comme ''gentre'' semble pleinement séant. Voir la notion de [[w:Gentrification|gentrification]], de [[w:Gentry|gentry]], ce dernier venant de l'anglais qui le dérive lui-même de l’ancien français ''<code>genterie</code>'' ou ''<code>gentelise</code>'' : ''noblesse''. Pour la série ostentatoire, une matrice en ''<code>g*ņtre</code>'' (/ʒ*ntʁ/) est trivial à décliner, avec simplement la nécessité de maintenir un -e- entre le g et la consonne suivante dans certains cas pour éviter le passage d'une suggestion de vocalisation en /g/ plutôt que /ʒ/. Les dérivés comme ''madame'' et ''monsieur'' suivent évidemment le même paradigme. Une approche distinct fait également montre d’emploie dans le terme isonèphe ''monestre''<ref>{{Ouvrage|langue=fr|prénom1=Jan|nom1=Caplin|titre=Contes à double tranchant: Histoires sombres illustrées à l'encre de Chine|éditeur=BoD - Books on Demand|date=2026-04-30|isbn=978-2-322-59399-6|lire en ligne=https://www.google.fr/books/edition/Contes_%C3%A0_double_tranchant/o_DUEQAAQBAJ?hl=en&gbpv=1&dq=%22monestre%22&pg=PT15&printsec=frontcover|consulté le=2026-05-12}}</ref><ref>{{Ouvrage|langue=fr|prénom1=Denis Saint|nom1=Jean|titre=La Rêve: Chroniques des Derniers Hommes|éditeur=BoD - Books on Demand|date=2025-04-27|isbn=978-2-322-59558-7|lire en ligne=https://www.google.fr/books/edition/La_R%C3%AAve/woRdEQAAQBAJ?hl=en&gbpv=1&dq=%22monestre%22&pg=PA411&printsec=frontcover|consulté le=2026-05-12}}</ref>, homographe d’un terme évoquant par ailelurs un monastère ou la vie monacale<ref>{{Ouvrage|langue=en|prénom1=Raymond Wilson|nom1=Chambers|prénom2=Walter Warren|nom2=Seton|titre=Early English Text Society: Original series|éditeur=Early English Text Society|date=1914|lire en ligne=https://www.google.fr/books/edition/Early_English_Text_Society/u-g9AQAAMAAJ?hl=en&gbpv=1&bsq=%22monestre%22&dq=%22monestre%22&printsec=frontcover|consulté le=2026-05-12}}</ref><ref>{{Ouvrage|langue=en|prénom1=Sidney John Hervon|nom1=Herrtage|titre=The Early English Versions of the Gesta Romanorum|éditeur=Early English Text Society|date=1879|lire en ligne=https://www.google.fr/books/edition/The_Early_English_Versions_of_the_Gesta/YZUUAAAAQAAJ?hl=en&gbpv=1&dq=%22monestre%22&pg=PA364&printsec=frontcover|consulté le=2026-05-12}}</ref><ref>{{Ouvrage|langue=en|prénom1=Marshall W.|nom1=Baldwin|prénom2=Kenneth Meyer|nom2=Setton|titre=A History of the Crusades, Volume 1: The First Hundred Years|éditeur=University of Pennsylvania Press|date=2016-11-11|isbn=978-1-5128-1864-2|lire en ligne=https://www.google.fr/books/edition/A_History_of_the_Crusades_Volume_1/v04rEAAAQBAJ?hl=en&gbpv=1&dq=%22monestre%22&pg=PA638&printsec=frontcover|consulté le=2026-05-12}}</ref>, voir un monstre<ref>{{Ouvrage|langue=fr|titre=Mémoires et documents|date=1896|lire en ligne=https://www.google.fr/books/edition/M%C3%A9moires_et_documents/JzgQGnGroJcC?hl=en&gbpv=1&dq=%22monestre%22&pg=PA691&printsec=frontcover|consulté le=2026-05-12}}</ref>, et dont le sens indécis le ferait ossiller sémantiquement entre un isonèphe et un allophène, bien que morphologiquement il serait sans conteste à rattacher à un équivoque<ref>{{Chapitre-B|langue=fr|titre chapitre=monestre|titre ouvrage=Wiktionnaire, le dictionnaire libre|date=2024-12-22|lire en ligne=https://fr.wiktionary.org/w/index.php?title=monestre&oldid=36667513|consulté le=2026-05-12}}</ref>.
Les termes femme et homme peuvent être vue comme en association sur de nombreuses notions, d'où une section dédiée [[Recherche:Sur l’extension des genres grammaticaux en français/-femme-, -homme-|-femme-, -homme-]].
Le terme ''humanoïde'' constitue un terme déjà en usage et pleinement pertinent pour servir d'isonèphe<ref>{{Lien web|langue=en|titre=Google Books Ngram Viewer|url=https://books.google.com/ngrams/graph?content=gyno%C3%AFde,andro%C3%AFde,humano%C3%AFde&year_start=1800&year_end=2022&corpus=fr&smoothing=3&case_insensitive=false|site=books.google.com|consulté le=2024-12-21}}</ref> pour l'alternance entre gynoïde et androïde. Le terme ''innaspiroïde'' se construit sur ''aspir-'' comme dans aspiration, avec le préfixe privatif ''in-'' et le suffixe ''-oïde'' signifiant qui ressemble à, donc sous-entendu ce qui ressemble à une chose dénué d'aspiration propre et n'inspire aucun rapprochement à un quelconque être doué d'un souffle vital. Arrhénoïde et thélyoïde désignent respectivement des individus ayant des traits évoquant les notions de mâles et femelles. Le terme ''panoïde'' évoque évidemment la notion de complétude classiale<ref>{{Article|prénom1=Louis|nom1=Moreau de Bellaing|titre=Sciences sociales et droits de l'homme|périodique=L'Homme et la société|volume=84|numéro=2|date=1987|doi=10.3406/homso.1987.3256|lire en ligne=https://www.persee.fr/doc/homso_0018-4306_1987_num_84_2_3256?q=classiale|consulté le=2024-12-06|pages=41–53}}</ref><ref>{{Article|prénom1=Noëlle|nom1=Bisseret|titre=Classes sociales et langage : au-delà de la problématique privilège/handicap|périodique=L'Homme et la société|volume=37|numéro=1|date=1975|doi=10.3406/homso.1975.1609|lire en ligne=https://www.persee.fr/doc/homso_0018-4306_1975_num_37_1_1609?q=classiale|consulté le=2024-12-06|pages=247–270}}</ref><ref>{{Ouvrage|langue=fr|prénom1=Académie des sciences|nom1=d'outre-mer|titre=Comptes rendus mensuels des séances|date=1942|lire en ligne=https://www.google.fr/books/edition/Comptes_rendus_mensuels_des_s%C3%A9ances/QfMdAAAAMAAJ?hl=eo&gbpv=1&bsq=+%22classiale%22&dq=+%22classiale%22&printsec=frontcover|consulté le=2024-12-06}}</ref><ref>{{Ouvrage|langue=fr|prénom1=Georges|nom1=Balandier|titre=Le Désordre: Eloge du mouvement|éditeur=Fayard|date=2014-04-01|isbn=978-2-213-65129-3|lire en ligne=https://www.google.fr/books/edition/Le_D%C3%A9sordre/BMsMGGuuOScC?hl=eo&gbpv=1&dq=+%22classiale%22&pg=PT131&printsec=frontcover|consulté le=2024-12-06}}</ref>, donc toute chose rattachable à une forme potentiellement existante, autrement dit toute chose qui saurait être discutée hormis le néant et ce qui lui est synonyme. Quand à ''alteroïde<ref name=":0" /><ref name=":1" />'', il fait évidement référence à la notion d'altérité.
Pour les termes issus du du mongol <code>''<bdi>хан</bdi>''</code><code>''<bdi>/ᠬᠠᠭᠠᠨ</bdi>''</code> : ''dirigeänte, souveraïne, seignarque, prinçurge''<ref group="N">Traduit ici sous les formes isophènes alterantes à ''dirigeante'' et ''dirigeant, souveraine'' et ''souverain, seigneuresse'' et ''seigneur, princesse'' et ''prince.''</ref>, les formes ambigües et équivoques servent de modèle pour les matrices générales en ''<code>agh*</code>'', ''<code>ghan*me</code>'' et ''<code>khan*me</code>''. Seul l'isonèphe qui alterne entre ''ana'' et ''agha'', entre autres variations, se voit conféré ici une forme qui les amalgame en ''angha'' (/ɑ̃.ɡa/). Les seules formes épicènes en -oi étant ''hors-la-loi, renoi'' et ''sans-emploi'', tous ayant des connotations plus ou moins négatives selon le contexte, il paraissait ici plus pertinent d'éviter une forme comme ''aghoi''.
Pour ''lady'' et ''lord'' qui empruntent à l'anglais, il peut être ici fait un glissement sémantique du troisième emprunt laird<ref>{{Lien web|langue=en-US|titre=Acheter un titre d’aristocratie – devenir un Laird, Lord ou une Lady écossais(e) !|url=https://www.lordofblackwood.com/|site=Acheter un titre de noblesse|consulté le=2025-12-26}}</ref><ref>{{Lien web|langue=fr|titre=Ecosse : cette société propose de devenir lord ou lady pour préserver des réserves naturelles - Geo.fr|url=https://www.geo.fr/environnement/ecosse-cette-societe-propose-de-devenir-lord-ou-lady-pour-preserver-des-reserves-naturelles-203980|site=www.geo.fr|date=2021-03-08|consulté le=2025-12-26}}</ref> (/lɛʁd/). En effet ce dernier est traditionnellement plutôt un titre équivalent écossait. Mais vue la proximité du -aird à l'épicène -aire, il paraît intéressant de le proposer comme isonèphe et par suite construire la série ostentatoire sur la matrice ''<code>l*rd</code>''. À noter que dans l'anglosphère d'autres alternatives flexionnelles ont déjà été proposées, dont ''jarl, lard, layd, ledan, legent, legiant, lerd, liege, liegent, lordy, lory, regent''<ref>{{Lien web|titre=Reddit - Le cœur d’Internet|url=https://www.reddit.com/r/NonBinaryTalk/comments/j8om6x/what_would_be_a_gender_neutral_term_for_lordlady/|site=www.reddit.com|consulté le=2025-12-26}}</ref><ref>{{Lien web|titre=Reddit - Le cœur d’Internet|url=https://www.reddit.com/search/?q=Jarl+gender+neutral+title&cId=13463d34-cd44-4669-998a-b922f0cf0cdb&iId=0e541a8c-82ef-4a0a-a21a-d5a160efc366|site=www.reddit.com|consulté le=2025-12-26}}</ref><ref>{{Lien web|titre=Si Creabis, Fit Redunda. — TIL that the English word “Lord” in the sense of...|url=https://copperbadge.tumblr.com/post/698205296272752640/til-that-the-english-word-lord-in-the-sense-of/amp|site=copperbadge.tumblr.com|consulté le=2025-12-26}}</ref>. À noter qu'étymologiquement ni ''lady'' ni ''lord'' n'ont trait à une sémantique relative au genre<ref>{{Lien web|langue=en-US|titre=Search 'lady' on etymonline|url=https://www.etymonline.com/search?q=lady|site=etymonline|consulté le=2025-12-26}}</ref><ref>{{Lien web|langue=en-US|titre=Search 'lord' on etymonline|url=https://www.etymonline.com/search?q=lord|site=etymonline|consulté le=2025-12-26}}</ref><ref>{{Lien web|langue=en|titre=What is the gender neutral term for “lord” and “lady”? - Quora|url=https://www.quora.com/What-is-the-gender-neutral-term-for-lord-and-lady}}</ref>.
Le terme ''madone'' n'a guère d'équivalent équivoque pré-existant bien établi. Du sens de représentation picturale du personnage mythologique de la Vierge, il tire également le sens de très belle femme jugée pure et innocente ou de femme importante. Sur le plan sémantique une équivalence arrhénotypante d'inspiration religieuse pourrait par exemple être ''apollon'', ou en ne conservant que l'origine antonomastique une autre alternance possible serait ''adonis''. Sur le plan morphologique, il faut d'abord rappeler que madone dérive de l'italien ''madonna'', et plus avant ''ma donna''. Donc par analogie il serait possible de s'inspirer de ''mio don, mio signore'' ou ''mio uomo.'' Cela dit, avec des constructions analogiques naïves les termes obtenus de la sorte portent tous quelques lacune : ''miouome'' comporte plusieurs hiatus et évoque difficilement son étymologie tout en ouvrant une homéophonie à ''mi-homme'' ; ''miosignore'' n'a pas la concision bisyllabique de ''madone'' ; quand à ''miodon'' désigne déjà un poisson à petites dents. Ce dernier peut néanmoins servir de base, avec passage de ''don'' à ''dom''<ref group="N">Limitant la confusion possible avec la notion d'offrande portée par ''don'' en français, et rapprochant de l'alternance entre ''dame'' et ''dom''.</ref>, et passage de ''mio''- à ''mon''- (/mə/<ref group="N">Comparer à la prononciation de ''monsieur'' (/mə.sjø/).</ref>), pour aboutir à ''mondom'' (/mə.dɔ̃/). Pour le passage de dame à dom, voir [[Recherche:Sur l’extension des genres grammaticaux en français/-ame, -om|-ame, -om]].
Pour mambo, manbo, hougan, houngan tous réfèrent à une figure exerçant une autorité spirituel vaudou, d'où un isonèphe commun en vaudouäste, et la reprise de la série ostentatoire associée aux termes en [[Recherche:Sur l’extension des genres grammaticaux en français/-aste|-aste]].
La proposition faite pour compléter l'alternance ''chick'' et ''lad'', est elle-même inspirée de la mise en contraste du ''chick lit'' et du ''lad lit'', soit littérature pour nana et pour mec, avec la connotation d'une personne séduisante dans les deux cas dans le cas des noms communs dérivés de l'adjectif. Hors la ''glam lit'' est également une catégorie littéraire en usage, sachant qu'en plus ''un glamour'' est une ''c''réature polymorphe des contes gaéliques écossais et de surcroît les termes ''glam girl'' et ''glam boy'' sont courant dans la presse people, ce qui fait d'autant de justifications pour une forme isonèphe<ref>{{Lien web|titre=Glam Lit Books|url=https://www.goodreads.com/shelf/show/glam-lit|site=www.goodreads.com|consulté le=2024-11-01}}</ref><ref>{{Chapitre-B|langue=fr|titre chapitre=glamour|titre ouvrage=Wiktionnaire, le dictionnaire libre|date=2024-10-07|lire en ligne=https://fr.wiktionary.org/wiki/glamour|consulté le=2024-11-01}}</ref><ref>{{Lien web|langue=fr-FR|nom1=Sampling|prénom1=Les Divas du|titre=Sampling Parfum : L'Interdit Édition Millésime de Givenchy|url=https://www.lesdivasdusampling.fr/sampling-parfum-linterdit-edition-millesime-de-givenchy/|site=Les Divas du Sampling - Agence Conseil Sampling|date=2021-03-30|consulté le=2024-11-01}}</ref><ref>{{Lien web|langue=fr|nom1=Charhi|prénom1=Issam|titre=Gigi Hadid : une "Glam Girl" captivante pour Vogue !|url=https://www.public.fr/gigi-hadid-une-glam-girl-captivante-pour-vogue|site=Public|date=2015-06-29|consulté le=2024-11-01}}</ref><ref>{{Lien web|titre=Adonaï Metal Rock - N°3 Juillet 1989|url=https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/b/b5/Adona%C3%AF_Metal_Rock_-_N%C2%B03_Juillet_1989.pdf}}</ref><ref>{{Lien web|titre=Babysbreath17 Bling Cristal Collier de Chat en métal Chiot réglable Noeud Papillon Strass Doux…|url=https://www.amazon.fr/ask/questions/Tx3UFLJFFGE2BLX/?}}</ref>. La série ostentatoire fait donc simplement une alternance vocalique sur la matrice ''<code>gl*m</code>''.
''Une garce'', au sens ou il est prépondéramment employé de ''personne jugée vile car débauchée, désagréable ou manipulatrice'', généralement sous-entendant un gynotypage que favorise une interprétation féminisante du pragmème fémentien, n'a d'usage qu'à l'ambigu. En ce sens il n'a pas d'équivalent courant avec lequel alterner à l'équivoque. Ce, bien qu'il put être mis en alternance avec ''un gars'', quand les deux termes étaient également exempt de connotation péjorative. Il sera donc généralement plus pertinent d'alterner ''un gars'' avec ''une fille'' quand aucune connotation n'est souhaitée''.'' Et comme c'est généralement le cas avec les insultes haplogestes, il est tout à fait possible de traiter une personne de garce, quel que soit sa phylotypie, ses penchants sexuels et son genre social.
Sans verser dans le néologisme, un terme sémantiquement assez proches à l'équivoque seraient ''un salaud'', dont l'alternance ambigüe ''salaude'' est d'ailleurs rarement employée — pour rappel ''salope'' dérive d'une étymologie indépendante et n'a donc avec ''salaud'' aucun lien diachronique malgré la confusion courante qu'entraîne leur proximité morphologique doublée du fait qu'ils servent tout deux d'injure.
En creusant plus loin l'étymologie commune à ''garce'' et ''gars'', via l'ancien français où il a le sens de ''misérable'', se trouve l’ancien bas vieux-francique ''<code>*wrakkjo</code>'' : ''banni, vagabond'', ce qui l'apparente à l’allemand ''<code>Recke</code>'' : ''guerrier'' et à l’anglais ''<code>wretch</code>'' '': scéléra''t<ref>{{Chapitre-B|langue=fr|titre chapitre=garçon|titre ouvrage=Wiktionnaire, le dictionnaire libre|date=2024-10-29|lire en ligne=https://fr.wiktionary.org/wiki/gar%C3%A7on#fro|consulté le=2024-11-04}}</ref>. D'ailleurs ''un wretch'' est employé en français contemporain notamment dans le milieu du jeu vidéo pour désigner certain types de créatures ou de personnages, et peut parfois être traduit par le terme épicène ''rebut''<ref group="N">Plus exactement de ''rebus'', dans le cas de la citation donné, ce qui pourrait s'apparenter une confusion entre ''rebut'' et ''refus''.</ref><ref>{{Lien web|titre=Gamekyo : Gears of War|url=https://www.gamekyo.com/group412_1_1266.html|site=Gamekyo.com|consulté le=2024-11-04}}</ref><ref>{{Lien web|langue=fr-FR|titre=Comment augmenter le niveau du clan dans Mount and Blade 2 : Bannerlord ?|url=https://playactu.com/2024/07/06/comment-augmenter-le-niveau-du-clan-dans-mount-and-blade-2-bannerlord/|site=Toute l'actualité du jeu vidéo et du cinéma|date=2024-07-06|consulté le=2024-11-04}}</ref><ref>{{Lien web|langue=fr-FR|nom1=Linville|prénom1=Papillion|titre=Comment Utiliser Les Incantations Elden Ring – Destructoïde - Tech Tribune France|url=https://fr.techtribune.net/d2/jeux-videos/elden-ring/comment-utiliser-les-incantations-elden-ring-destructoide/839025/|site=fr.techtribune.net|date=2024-01-17|consulté le=2024-11-04}}</ref><ref>{{Lien web|titre=X360 Gears Of War 3 - Liste des canards musclés dans l'OP - Page 29|url=https://forum.canardpc.com/threads/45591-Gears-Of-War-3-Liste-des-canards-muscl%C3%A9s-dans-l-OP/?page=29|site=forum.canardpc.com|consulté le=2024-11-04}}</ref><ref>{{Lien web|langue=fr|titre=Elden Ring : 5 meilleurs souvenirs|url=https://tseret.com/elden-ring-5-meilleurs-souvenirs/|site=Tseret|date=2023-12-28|consulté le=2024-11-04}}</ref>, dont un autre synonyme haplogeste équivoque est ''un fretin''. D'où un isonèphe et une série ostentatoire calés sur une matrice en ''<code>fret*ne</code>'', inspirée par [[Recherche:Sur l’extension des genres grammaticaux en français/-ine, -in|''-ine, -in'']].
Du côté morphologique en cherchant dans les termes de la forme <code>g*r*</code>, il ressort notamment ''un groin'', qui par métonymie désigne ''un porc'', nom d'animal largement associé à une personne androtypée jugée malpropre ou faisant preuve de mœurs sexuelles débridées avec généralement une connotation de répugnance. Et dans cette lignée, par inspiration de l'onomatopé, ''grouik'' peut servir d'isonèphe, d'autant qu'il est déjà en usage substantivé épicène<ref>{{Lien web|langue=fr|titre=Le forum Basses n'est pas aussi vivant et animé qu'il le mérite !|url=https://fr.audiofanzine.com/basse/forums/t.130233,le-forum-basses-n-est-pas-aussi-vivant-et-anime-qu-il-le-merite,p.1920.html|site=Audiofanzine|consulté le=2024-11-08}}</ref><ref>{{Lien web|titre=Grouikologie de base - VTA - Les Vieilles Tétines des Alpes|url=https://vta.asso.fr/spip.php?article233|site=vta.asso.fr|consulté le=2024-11-08}}</ref>. Le terme ambigu grognasse a un sens assimilable, d'où sa mise en parallèle ici, et son emploi comme source d'inspiration de la matrice ''<code>grogn*sse</code>'' dont procède les ostentatoires.
Une approche plus néologique peut se baser sur ''un schlague'' et sa variante ''un'' ''schlag'', empruntés à l'allemand, qui désignent une personne sale, vile, ou inadaptée à son époque. L'argot en tire déjà le terme ''gueush'' comme synonyme de junky, via un verlan apocopé. Dans le même ordre d'idée, il sera donc possible de dériver ''un galsch'' ou ''un gash'' comme équivalent équivoque prépondéramment androtypé à ''garce''. Et donc ''gueulsh'' pour l'isonèphe, et ''<code>g*lsh</code>'' comme matrice de la série ostentatoire.
Pour gars, dans un sens générique de personne croisée dans la rue, l'ambigu néologique retenu ici est ''gynz'' (/gɛ̃z/<ref group="N">Comparer à absynthe (/ab.sɛ̃t/) pour la prononciation.</ref>), qui peut à la fois évoquer le morphe <code>''-gyn-''</code> : ''femme,'' et le terme ''gonz'', qui selon qu'il est apocope de gonzesse ou de gonze évoque plutôt une personne gynotypée ou androtypée. La série ostentatoire s'en suit sur une matrice ''<code>g*nz</code>''.
Pour l'alternance entre ''fille'' et ''gars'' ou ''mec'', notamment pour les cas qui explicitement ou implicitement y donne l'épithète ''pauvre'' : ''pauvre fille, pauvre gars, pauvre hère''. À noter la série alphabétique contigüe des initiales fille, gars, hère en f, g, h qui peut servir de moyen mnémotechnique. La série ostentatoire se construit donc sur une matrice en ''<code>h*re</code>'', et de même pour les paradigmes dérivés comme ''fillette, garçonnet,'' qui se poursuit alors par un isonèphe en ''hèrète'', et une matrice ostentatoire en ''<code>h*rète</code>''. Quand il alterne avec ''quille'', au sens populaire péjoratif de ''fille, fillette''<ref>{{Lien web|titre=QUILLE : Définition de QUILLE|url=https://www.cnrtl.fr/definition/quille/substantif|site=www.cnrtl.fr|consulté le=2024-05-06|extrait=Péj., pop. Fille, fillette.}}</ref>, le terme gars prend donc une sémantique qui l'approche alors plus de garçonnet, d'où la mise en commun de l'isonèphe et de la série ostentatoire.
Au sens de jeune personne, sans connotation péjorative, mais néanmoins dans un registre argotique, peuvent s'alterner ''garce'' et ''gars'' puis ''gerce'' comme forme isonèphe, et une matrice ostentatoire en ''<code>g*rce</code>''. Voir aussi [[Recherche:Sur l’extension des genres grammaticaux en français/-erce|''-erce'']] pour d'avantage de détails sur le terme ''gerce'' lui-même.
Pour gars, au sens synonymique de gusse, pitre, etc., un ambigu est proposé qui retient la forme ''guysse'' (/ɡis/<ref group="N">Comparer à ganguy et tanguy pour la prononciation associée à cette graphie.</ref>). La majorité des ostentatoires se génèrent trivialement de la matrice ''<code>g*sse</code>'', sauf pour le thélyphène qui retient ''gúrste'' pour éviter les homophonies à ''gus'' ou ''gousse''. Le terme gusse et ses allographies servent aussi d'inspiration à l'isonèphe ''gẏs, gẏss, gẏsse'' (/gajs/).
L'usage retient déjà ''gow'' comme alternance de ''gars''<ref>{{Ouvrage|titre=Criks – Si T’es Mon Gars|lire en ligne=https://genius.com/Criks-si-tes-mon-gars-lyrics|consulté le=2024-12-27}}</ref><ref>{{Lien web|titre=RECUEIL de PATOIS ADOLESCENT|url=https://histoire.ac-versailles.fr/IMG/pdf/2022-06_patois_ado.pdf|date=2023|consulté le=2024-12-27}}</ref><ref>{{Ouvrage|titre=Irvin – Dis moi|lire en ligne=https://genius.com/Irvin-dis-moi-lyrics|consulté le=2024-12-27}}</ref>, notamment au sens de personne avec qui une relation amoureuse est entretenue, donc proche de l'alternance entre ''nana'' et ''mec'' en ce sens. Par inspiration du terme jules, il viendrait spontanément le thélyphène ''gúle'', cependant homophone à ''goule'', ce qui peut se contourner en visant une prononciation du ''g'' en /d͡ʒ/ ou /dʒ/, ce qui peut être explicité par diacritisation<ref>{{Article|prénom1=Alexis|nom1=Rygaloff|titre=Le coréen et l'écriture|périodique=Cahiers de Linguistique - Asie Orientale|volume=11|numéro=1|date=1982|doi=10.3406/clao.1982.1103|lire en ligne=https://www.persee.fr/doc/clao_0153-3320_1982_num_11_1_1103?q=diacritisation|consulté le=2024-12-27|pages=47–63}}</ref><ref>{{Article|prénom1=Sébastien|nom1=Garnier|titre=Van Donzel Emeri, Schmidt Andrea,Gog and Magog in Early Eastern Christian and Islamic Sources. Sallam’s Quest for Alexander’s Wall. Leyde-Boston, Brill («Inner Asian Library», 22), 2010|périodique=Bulletin critique des Annales islamologiques|volume=27|numéro=1|date=2012|lire en ligne=https://www.persee.fr/doc/bcai_0259-7373_2012_num_27_1_1052_t2_0037_0000_1?q=diacritisation|consulté le=2024-12-27|pages=37–39}}</ref> d'un accent grave à l'instar de l'emploi de ''ĝ'' en Espéranto, donc ''ĝúle'', bien que même brut le ''g'' initial se prononce déjà /dʒ/ dans divers mots comme ''gemelli, gender, gentleman, gentry, gianduja, gimlet, gin'' et ''giorno''. De là le reste de la série ostentatoire découle majoritairement trivialement d'une matrice en ''<code>ĝ*le</code>'', sauf pour l'inanimé qui nécessite d'éviter l'homophone à geôle, d'où ''geǫï'' (/d͡ʒɔj/) à comparer à l'anglais ''joy''. Pour l'isonèphe ''ĝẏle'' (/d͡ʒajl/) outre la reprise déjà établie du ''ẏ'' à l'isonèphe, peut aussi se comparer phonétiquement à ''tchaï'' comme mnémotechnique qui évoque une notion semblable.
Pour le sens de jeune personne que peut prendre ''gazelle'' en alternance avec ''gars'', outre ''jeune'' lui-même comme synonyme monosyllabique épicène ''substituable'' à l'isonèphe, la série des alternatives peut se construire sur la matrice ''<code>g*zelle</code>'', ''confer'' ''fraticelle'' et ''rebelle'' pour des exemples de termes épicènes en -elle. Le terme ''garzelle'' (/ɡa.zɛl/) peut aussi être envisagé comme forme équivoque homophone à l'ambigu, le ''-r-'' muet pouvant s'appuyer sur celui de ''gars''.
Pour le sens de personne ''drue, robuste, vigoureuse, vivace'' le terme ''gars'' peut être mis en alternance avec un ambigu comme ''fougue'' ou ''flamme'', ce dernier évoquant d'ailleurs ''femme'' par paronymie<ref>{{Lien web|langue=fr|nom1=Champenois|prénom1=Sabrina|titre=Florence Thomassin. Flamme libérée|url=https://www.liberation.fr/cinema/2012/07/02/florence-thomassin-flamme-liberee_830643/|site=Libération|consulté le=2024-12-27}}</ref><ref>{{Article|titre=Florence Pugh, flamme libérée. Comment ça March ? / Thierry Cheze|périodique=Florence Pugh, flamme libérée. Comment ça March ? / Thierry Cheze|série=Première|date=2020|lire en ligne=https://mediatheque.ville-bourges.fr/NUMERIQUE/doc/SYRACUSE/2827784/florence-pugh-flamme-liberee-comment-ca-march-thierry-cheze|consulté le=2024-12-27}}</ref><ref>{{Lien web|langue=fr|nom1=Gester|prénom1=Julien|titre=Ciné / «Her Job», flamme libérée|url=https://www.liberation.fr/cinema/2019/05/03/cine-her-job-flamme-liberee_1724848/|site=Libération|consulté le=2024-12-27}}</ref>. Pour l'isonèphe il est possible de s'inspirer de drue pour employer drẏe (/dʁi/<ref group="N">Comparer au terme épicène Blemmye (/blɛ.mi/), </ref>), à comparer à l'anglais ''<code>dry</code>'' : ''sec'', et à la notion de masse sèche dans le culturisme. Pour l'équivoque une forme supplétive en raccord à flamme pourra s'inspirer du ''flamant'' nommé pour la couleur de ses ailes, qui donne aussi ''flamet'', issus de l'occitan ''flamenc'' dérivé de ''flama'', lui-même du latin ''<code>flamma</code>'' : ''flamme, ardeur'', ''vif éclat'', forme latine rattaché à la reconstruction en indo-européen commun ''<code>flagma</code>'' elle-même donnée comme apparentée à ''<code>flagro</code>'' : ''être enflammé'', au grec ancien ''<code>phlégma/φλέγμα</code>'' : flamme, et ''<code>phlégô/φλέγω</code>'' : ''être en feu, être éclatant de,'' ainsi que ''<code>φλέγμα/phlegma</code>'' : flegme. D'où un terme équivoque monosyllabique en ''flogme,'' qui laisse le champ libre à l'emploi de fleaume pour l'isonèphe et qui peuvent dès lors se rapprocher de la série ''femme, homme, fheaume''. Pour les ostentatoires, la série peut donc s'appuyer sur une matrice en ''<code>fl*me</code>''. L'allophène retient ''fliẽme'' et l'arrhénophène ''fluìme'' pour éviter toute homophonie à ''flim'', métathèse courante de ''film'' souvent à fin humoristique<ref>{{Lien web|langue=fr|nom1=SensCritique|titre=Le flim le plus classe du monde par Citizen-Ced|url=https://www.senscritique.com/film/la_classe_americaine/critique/10368072|site=SensCritique|consulté le=2024-12-27}}</ref>.
Au sens filiale, une fille alterne avec un fils, voir [[Recherche:Sur l’extension des genres grammaticaux en français/-ille, -ils|-ille, -ils]] pour plus de détails sur ce paradigme.
Au sens de personne référé par la notion de tranche d'âge plus ou moins juvénile, ''fille'' alterne avec notamment avec ''garçon'', ou éventuellement ''petit gars'' et sa variante ''p'tit gars''. Ils sont en ce sens synonymes des termes épicène ''enfant, gosse, jeune, môme.'' Pour un équivoque néologique spécifique à y rattacher, il est possible de s'inspirer des autres formes dérivées de filius<ref>{{Chapitre-B|langue=en|titre chapitre=filius|titre ouvrage=Wiktionary, the free dictionary|date=2024-11-21|lire en ligne=https://en.wiktionary.org/wiki/filius#Descendants|consulté le=2024-12-29}}</ref>, dont le corse ''figliu'', l'italien ''figlio'' et le romanche ''figl'', dont dérivent trivialement ''figlarcque'' et ''figle.'' Le premier mêle d'avantage de lettre tirés de ''fi[g/l]l(e)'' et garç(on) tout en conservant un ordre d'apparition conforme aux deux termes affluents. À noter le glissement vers une finale en /k/ se motive par un éloignement accrût du terme ''garce,'' pour en limiter l'influence péjorative. Le second à pour sa part le bénéfice d'une concision monosyllabique. De là ce construisent les deux matrices de séries ostentatoires ''<code>f*glarcque</code>'' et ''<code>f*gle</code>''.
Le terme ''garçon'' donc peut alterner avec ''fille'', mais également avec ''demoiselle'', notamment dans le terme ''demoiselle d’honneur'' qui en l'occurrence ne transpose vers ''damoiseau d'honneur''. Pour ce contexte précis quelques noms épicènes monosyllabiques sont envisageable pour former l'isonèphe, comme ''chantre, pleige'' et ''chantre''. En effet Historiquement en droit les pleiges sont les personnes qui servent de caution ou de garant dans une transaction. Le mot à l’avantage d’être monosyllabique et épicène, tout en convoyant un sens similaire à celui de témoin. Tous comme les personnes préposées à ce rôle, les chantres glorifient de louange d’une autre personne. De plus ces rôles sont généralement attribués à des proches. De manière plus générique, il est possible de s'appuyer sur une formation par amalgame littéral comme ''dærçoisellone'' (/dɛʁ.swa.zlɔn/) à comparer à un terme épicène comme francophone. Les flexions ostentatoires de la matrice ''<code>dæçoisell*ne</code>'' peuvent ensuite s'appuyer sur le paradigme présenté dans [[Recherche:Sur l’extension des genres grammaticaux en français/-one ou -onne, -on, -oine|''-one'' ou ''-onne, -on, -oine'']].
Le terme ''garçonne'' reprend évidement la base ''garç-'' et l'alternance [[Recherche:Sur l’extension des genres grammaticaux en français/-one ou -onne, -on, -oine|-''onne, -on'']], ce qui mène donc immédiatement à un premier isonèphe en ''garçoine''. Comme pour le paragraphe précédent c'est via les langues affines que se trouve l'inspiration pour l'équivoque ''figlon'', et les trois isonèphes qui en dérivent spontanément ''figloine, figlarçoine, garçoine''. De là l'inspiration pour quatre matrices de séries ostentoires : ''<code>figl*ne</code>'', ''<code>figlarç*ne</code>'', ''<code>figl*rce</code>'', ''<code>garç*ne</code>''.
L'alternance ''nana'' et ''mec'' se fait sur une large variété de nuances sémantiques que le contexte permet généralement de préciser. Au sens assez général de personne croisée dans la rue, il peut être considéré comme synonyme de ''brave, lascar, quidam, quidam, zigoto, zigue'', sachant que ces derniers sont tous épicènes il peuvent donc tous servir d'alternance pseudo-isonèphe avec là aussi des subtilités sémantiques divergentes. Alternativement une approche néologique peut se fonder sur l'amalgamation de nana et mec en ''mnæc'' ou ''næcnæc''. Le premier mêle l'ensemble des lettres des deux mots en un terme monosyllabique, tandis que le second évoque simultanément le ''nec'' de ''nec plus ultra'', donc ''ni dite celle-ci ni dit celui-là''<ref group="N">À ne pas confondre avec le terme épicène ''nini'' qui désigne une personne qui ni n'étudie ni ne travaille alors qu'elle se situe dans une tranche d'age où le modèle social dominant promulgue l'engagement dans l'une ou l'autre activité comme norme de comportement valorisé.</ref>. La forme redoublé peut aussi servir d'inspiration à l'emploi d'un équivoque comme ''nénecte,'' où la notion de nage porté par -necte peut évoquer celle d'un individu qui semble à l'aise, comme un poisson dans l'eau. Et côté ambigu monosyllabique en /m*k/ le terme ''macque'' semble plutôt pertinent pour une personne qui en impose. D'abord évidemment par son homophonie à ''mac'' qui est apocope de maquereau. Mais le terme peut être pris comme métaphore de ce qu'il désigne littéralement, soit une masse en bois cannelée destinée à rompre des plantes, soit une grosse presse munie de mâchoires servant à la compression des loupes de fer sortant du four, soit un écheveau de fil de laine d'une longueur de 69 mètres. Voilà qui ne sciera donc guère pour des profils fragiles et prudes. Les séries ostentatoires se dérivent assez trivialement des matrices ''<code>m*cque</code>'' et ''<code>nén*cte</code>''. À noter la paronymie phonétique du thélyphène ''mûcque'' avec ''muxe'', personne de sexe masculin qui adopte les vêtements et comportements associés au genre féminin dans la culture des Zapotèques, qui reste cependant préférable à une homophonie complète avec ''mook'' ou ''MOOC''.
L'alternance ''nana'' et ''mec'' au sens de personne en fréquentation avant d’être officiellement en couple, il connaît déjà le terme d'argot épicène apocopique ''freq''. Le terme ''fréquentation'' venant lui-même du latin ''<code>frequens</code>'' (/ˈfre.kʷens/) : ''fréquent, peuplé, assidu''. D’où une matrice pour la série ostentatoire en ''<code>fréqu*ņse</code>''.
L'alternance ''nana'' et ''mec'' au sens de personne très proche peut être rendu par le synonyme épicène ''intime'' ou dans un registre plus argotique ''cop's''<ref>{{Lien web|langue=gb|titre=Message Etiquette 11x20cm "Ma cop's"|url=https://www.lamaisondamandine.fr/gb/decorations-murales/10421-2990-message-etiquette-11x20cm-ma-cop-s.html|site=La maison d'amandine|consulté le=2024-12-31}}</ref><ref>{{Chapitre-B|langue=fr|titre chapitre=Annexe:Camfranglais|titre ouvrage=Wiktionnaire, le dictionnaire libre|date=2024-11-15|lire en ligne=https://fr.wiktionary.org/wiki/Annexe:Camfranglais|consulté le=2024-12-31}}</ref><ref>{{Lien web|langue=fr|nom1=Acesse|titre=Les top gougères de ma cop's !|url=http://ptitesbidouilles.canalblog.com/archives/2010/01/07/16410313.html|site=Les P'tites Bidouilles d'Acesse|consulté le=2024-12-31}}</ref><ref>{{Lien web|langue=fr|titre=Recettes de Les recettes de Zaza et de ses Cop's. - 42|url=https://s.recettes.de/les-recettes-de-zaza-et-de-ses-cop-s/42|site=Recettes de Cuisine|consulté le=2024-12-31}}</ref><ref>{{Lien web|langue=fr|titre=oracle de la vérite|url=https://www.coeurdecrystal.org/t4623-oracle-de-la-verite|site=www.coeurdecrystal.org|consulté le=2024-12-31}}</ref><ref>{{Lien web|titre=Paradigme N° 06 – sept. 2019|url=https://fll.univ-ouargla.dz/images/PDF/Pardigmes/Paradigmes_06.sept.2019.pdf}}</ref>. D'où, après bascule de l'ellipse sur la première syllabe donc c'pine à la suite du paradigme déjà présenté pour [[Recherche:Sur l’extension des genres grammaticaux en français/-ine, -ain|''-ine, -ain'']], un isonèphe en c'piaigne, et la matrice ''<code>c'p*ne</code>'' pour les ostentatoires.
L'alternance ''nana'' et ''mec'' au sens de personne qui est au service de quelqu’un d’autre ou qui en est compagnoine, peut aussi être rendu par les synonymes épicènes ''acolyte, comparse'' et ''sbire''<ref>{{Lien web|langue=fr|titre=Un ou une sbire ?|url=https://un-ou-une.fr/sbire.html|site=Un ou une|consulté le=2024-12-31}}</ref><ref>{{Lien web|langue=fr|titre=Sbires - Natalie Zina Walschots|url=https://www.babelio.com/livres/Walschots-Sbires/1644337|site=Babelio|consulté le=2024-12-31}}</ref><ref>{{Lien web|langue=fr|titre=Team Rocket|url=https://pokemon-legends-rebirth.fandom.com/fr/wiki/Team_Rocket|site=Wiki Pokémon Legends : Rebirth|consulté le=2024-12-31}}</ref><ref>{{Lien web|langue=fr|titre=Looking Up To Magical Girls !|url=https://www.manga-sanctuary.com/bdd/manga/63750-looking-up-to-magical-girls/|site=www.manga-sanctuary.com|consulté le=2024-12-31}}</ref>''.'' Pour les ostentatoire c'est ce dernier qui sert de source d'inspiration pour former une matrice de termes monosyllabiques en ''<code>sb*[lr]e</code>'', le glissement de -r- à -l- évitant les formations comme ''sbiẽre'' et ''sbiāre'' trop homéolexical de ''bière'' et ''billard''.
L'alternance ''nana'' et ''mec'' peut aussi intervenir au sens de personne amusante en titre dans un groupe, ou individu dont les pitreries n'inspire guère confiance pour des situations jugées comme requérant une aptitude pour une plus sobre sérieux. Par exemple dans des énoncés comme ''« c'est quoi cette nana ? », « c'est quoi ce mec ? »''. En ce sens ils peuvent être aussi vue comme synonymes de termes épicènes comme clown, pitre, loustic, zouave. Ce dernier est retenu ici pour former un série ostentatoire sur la base de la matrice ''<code>zou*ve</code>'', en retenant l'option d'employer un -l- épenthétique pour éviter toute homophonie dans le cas du générique.
Par ailleurs l'alternance ''mequesse'' et ''mec'' est également attestée, paradigme qui peut être étendue en suivant [[Recherche:Sur l’extension des genres grammaticaux en français/-esse, -e|''-esse, -e'']] avec les ajustements liés au basculement de -c- à -qu- pour rendre /k/ en fonction de la voyelle qui suit.
Pour l'alternance de ''moniale'' ou ''nonne'' et ''moine'', un passage par les étymologies respectives paraît des plus utile. Ainsi si ''nonne'' est souvent donné comme d'origine incertaine, le CNRTL indique une attestation pour des inscriptions de ''nourrice'' en parallèle à ''<code>nonnus</code>'' : moine, et notamment son emploi comme nom conféré par des moins aux plus anciens d'entre eux, d'où est tiré l'ancien français ''nunne''<ref>{{Lien web|titre=NONNE : Etymologie de NONNE|url=https://www.cnrtl.fr/etymologie/nonne|site=www.cnrtl.fr|consulté le=2025-03-15}}</ref>. Quand à ''moine'' il provient du latin ''monachus'' de même sense, du grec ''<code>monachos</code><code>/μοναχός</code>'' : homme solitaire, dérivé de ''<code>monos</code><code>/μόνος</code>'' : ''seul''. Sur ce point il serait donc plus à rapprocher avec ''ermite'' ou ''anachorètesse'' et ''anachorète'', religieux vivant en retrait, mais en pratique les personnes concernés vivant souvent en communauté le terme de ''cénobite'' serait plus pertinent. Les termes monastique et monastère pondèrent en faveur d'un isonèphe en ''monaste''. La série ostentatoire se dérive assez trivialement de la matrice ''<code>mon*ste</code>'', en prenant gard cependant à la distinguer de la série associée à ''moniste'' qui retient pour elle la matrice ''<code>moni*ste</code>''. Aussi dans les cas où l'aspect monosyllabique de ''nonne'' et ''moine'' est considéré plus important, un amalgame lexicale comme ''mnione'' fournira un isonèphe plus pertinent ; à comparer au nom ''carpione'', épicène par l'hésitaton de l'usage. La série ostentatoire sur la mastrice ''<code>mn*ne</code>'' s'en dérive trivialement. De même pour l'alternance de nonnette à moinillon, auquel il est au passage trivial de proposer les alternatives ''moinillonne'' et ''nonnet'', peuvent s'appuyer sur les choix précédent pour former les isonèphe ''monastione'' et ''mnionillone'' (/mnjɔ.njɔn/) ainsi que les séries ostentatoires basées sur les matrices <code>''mon*stione''</code> et <code>''mn*nillone''</code>''.''
Pour l'association entre ''nymphomane'' et ''satyriasis'', le terme érotomane vient assez spontanément comme synonyme pouvant faire office d'isonèphe et sur lequel peut ensuite se caler la série ostentatoire déjà présentée dans la section dédiée aux termes en [[Recherche:Sur l’extension des genres grammaticaux en français/-ane|''-ane'']], dont les prémisses sont d'ailleurs confirmées par l'emploi attesté du terme ''érotomanesque''<ref>{{Lien web|langue=fr|titre=Encore Cantat|url=https://www.agoravox.fr/actualites/societe/article/encore-cantat-202427|site=AgoraVox|date=2018-03-17|consulté le=2024-12-31}}</ref><ref>{{Lien web|titre=Racine et La Voisin|url=https://ebooks-bnr.com/ebooks/epub/montifaud_racine_et_la_voisin.epub|année=1878|extrait=Les troupes du Marais et de l’hôtel de Bourgogne gardaient une sorte de style érotomanesque, qui fut quelque temps le triomphe de Mlle du Parc.}}</ref>.
Pour ''queen''<ref>{{Lien web|nom1=RZ - Topic|titre=Ma Queen|url=https://www.youtube.com/watch?v=GY9HEtYoc7U|date=2025-11-18|consulté le=2026-06-08}}</ref><ref>{{Lien web|titre=Instagram|url=https://www.instagram.com/reel/DPzAXxrCFQX/|site=www.instagram.com|consulté le=2026-06-08|extrait=N’annule pas tes plans ma queen 👑}}</ref> et ''king''<ref>{{Lien web|nom1=CachouVibes|titre=Mon King 👑(ZoukLove ❤️) {{!}} Romance Tropicale & Vibes Sensuelles – #cachouvibes #zouklove #lovesong|url=https://www.youtube.com/watch?v=VDyAdiZjNRM|date=2026-05-08|consulté le=2026-06-08}}</ref> emprunté à l'anglais, il est possible d’alterner en isonèphe avec d'autres emprunts comme ''quing,'' ''royalty,'' ''sovereign''<ref>{{Lien web|titre=Reddit - Please wait for verification|url=https://www.reddit.com/r/NonBinary/comments/hmp1tu/is_there_a_gender_neutral_term_for_kingqueen/|site=www.reddit.com|consulté le=2026-06-08}}</ref>'', sovrum'' ou son abbriavtion en ''sov''<ref>{{Lien web|langue=en-US|nom1=Butler|prénom1=Shawn|titre=Gender-Neutral Royal Titles and Nobility|url=https://universalenglish.org/gender-neutral-royal-titles/|site=Universal Gender-Neutral English|date=2024-09-26|consulté le=2026-06-08}}</ref>. Pour les ostentatoires la matrice qu*ng se prête assez aisement à la dérivation d'une suite complète. Voir aussi [[Recherche:Sur l’extension des genres grammaticaux en français/⟨issu du proto-indo-européen *h₃reǵ-⟩|⟨issu du proto-indo-européen *h₃reǵ-⟩]] pour le cas de ''reine'' et ''roi''.
Les termes girl et boy sont des emprunts à l'anglais, tous comme les mots dérivés qui l'affixent comme dans dans ''boyscout, cover-girl, girlfriend'' et ''waterboy.'' L'anglais pourvoit déjà également des alternances comme ''hem'' et ''kid''<ref>{{Lien web|langue=en-US|nom1=Butler|prénom1=Shawn|titre=Ultimate Glossary of Gender-Neutral Terms|url=https://universalenglish.org/gender-neutral-terms/|site=Universal Gender-Neutral English|date=2023-10-27|consulté le=2026-06-16}}</ref> qui peuvent être repris en isonèphe. Pour faire pleine mesure, il paraît ici plus judicieux d'étendre l'ensemble de ces formes provenant de radicaux distincts.
Sur le plan étymologique ''girl'' dérive de ''gyrle'' qui pour sa part n'avait pas de trait sexualisant aussi univoque<ref>{{Lien web|langue=en-US|titre=Harvard linguist shares the etymology of the word ‘girl’ and how it evolved into a gendered term|url=https://www.yahoo.com/lifestyle/articles/harvard-linguist-shares-etymology-word-184831231.html|site=Yahoo Life|date=2026-03-19|consulté le=2026-06-18}}</ref><ref>{{Lien web|langue=en-US|titre=The Curious Origins of the Word ‘Girl’|url=https://interestingliterature.com/2025/08/girl-etymology/|site=Interesting Literature|date=2025-08-27|consulté le=2026-06-18}}</ref><ref>{{Lien web|langue=en|titre=English etymology; a select glossary serving as an introduction to the history of the English language|url=https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/b/bb/English_etymology%3B_a_select_glossary_serving_as_an_introduction_to_the_history_of_the_English_language_%28IA_englishetymology00klugrich%29.pdf}}</ref><ref name=":5">{{Lien web|auteur1=ALFRED BAMMESBERGER|auteur2=JOACHIM GRZEGA|titre=MODE girl AND OTHER TERMS FOR ‘YOUNG FEMALE PERSON’ IN ENGLISH LANGUAGE HISTORY|url=https://www1.ku.de/SLF/EngluVglSW/bammesberger1011.pdf}}</ref><ref name=":5" />, puis la philologie poursuit seulement en soulignant le caractère hasardeux des inférences allant au-delà, dont le veil anglais ''<code>*gyrele</code>'', et le proto-germanic ''<code>*gurwilon-</code>'' comme diminutif de ''<code>*gurwjoz</code>''<ref>{{Lien web|langue=en-US|titre=Search 'girl' on etymonline|url=https://www.etymonline.com/search?q=girl|site=etymonline|consulté le=2026-06-16}}</ref> ou du vieill anglais ''<code>gierela</code>'' : ''garnement''. Aussi pour l'isonèphe ''gyrle'' semble tout indiqué, et seul une prononciation en /ʒiʁl/ sera encore à préciser comme légère distanciation à /ɡœʁl/, mais raccord avec les autres termes en gyr-. Cette s'avère d'autant plus commode qu'elle laisse la voit libre à un arrhénophène en ''guìrle'' prononcé /giʁl/. Pour sa déclinaison équivoque, par rapprochement au -o- de ''boy'', il serait envisageable de reternir ''goyrle'', mais la proximité lexicale de ''goy'' pourrait porter à confusion et la probable difficulté élocutoire de /ɡɔjʁl/ n'y aiderait pas, ce rend cette approche moins probante. Une seconde approche possible seurait de retenir gouerle, mais ce terme connaît déjà un usage distinct<ref>{{Article|langue=fr|champ libre=Cela, bien sûr, après avoir souhaité une bonne journée à sa famille et à Gertrude sa gouerle, c’est le nom, en patois, de la poule qui picore les graviers de la cour.|titre=Un repas savoyard - Le Temps|périodique=|date=2012-05-25|issn=1423-3967|lire en ligne=https://www.letemps.ch/societe/un-repas-savoyard|consulté le=2026-06-17}}</ref>. Aussi, bien que cela conserve l'homophonie au précédent, c'est vers ''gwerle'' que se fait la proposition retenue, à comparer à ''follower'' et ''reviewer''. Pour l'allophène le tilde est porté par un e-dans-l'a déjà associé au phonème /ɛ/ dans des graphies attestées bien qu'en désuétude, comme ''æternité''. Le reste de la série ostentatoire se dérive trivialement.
Pour les dérivations partant de ''boy'', il faut d'abord noter qu'il provient du moyen anglais ''<code>boye/boie</code>'' : ''écuyer, valet,'' issu de l’ancien anglais ''<code>bōia</code> : garçon,'' lui-même dérivé du proto-germanique occidental''<code>bōjō</code>,'' puis du proto-germanique ''<code>bōjô</code>'' '' '': ''jeune frère, jeune parent masculin,'' qui remonte à la racine ''<code>bō-</code>'' '' '': ''frère, parent masculin proche,'' elle-même issue de l’indo-européen commun ''<code>bʰā-, **bʰāt-</code>'' '' '': ''père, frère aîné, frère''<ref>{{Lien web|langue=en-US|titre=Search 'boy' on etymonline|url=https://www.etymonline.com/search?q=boy|site=etymonline|consulté le=2026-06-17}}</ref><ref>{{Chapitre-B|langue=en|titre chapitre=boy|titre ouvrage=Wiktionary, the free dictionary|date=2026-06-11|lire en ligne=https://en.wiktionary.org/w/index.php?title=boy&oldid=91188312|consulté le=2026-06-17}}</ref>. Pour l'ambigu il est donc assez trivial de reprendre ''boye'', en l'associant cependant à une prononciation en /bwa/, à comparer à ''aboyeur, boyau, boyer'' (batîment de charge), ''flambloyant'' et ''giboyeur''. Pour l'isonèphe il est possible d'y suffixer alors une semi-consonne conservant l'aspect monosyllabique en /bwaj/ cette fois graphié ''boylle,'' à comparer à ''une broye'' et ''une jouaille''. L'arrhénophène peut employer buỳ (/kɥi/), à comparer à ''cuy'' et le thélyphène employer búy (/buj/), ce qui constrate au moins phonétiquement suffisament de l'anglais ''<code>buy</code>'' (/baɪ/) : ''achat, acheter''. Le reste de la série ostentatoire se dérive trivialement.
Pour ''boy'' au sens de ''domestique'', voir [[Recherche:Sur l’extension des genres grammaticaux en français/-esse, -∅|-esse, -∅]].
Pour le terme ''hem'', les ressources ne manquent pour ce qui est de promouvoir son usage<ref>{{Lien web|langue=en-US|nom1=Editor|prénom1=UGNE|titre=Gender-Neutral English Child Terms (Boy / Girl / Hem)|url=https://universalenglish.org/gender-neutral-english-child-terms-boy-girl/|site=Universal Gender-Neutral English|date=2024-10-28|consulté le=2026-06-18}}</ref><ref>{{Lien web|titre=A dictionary of English etymology|url=https://brittlebooks.library.illinois.edu/brittlebooks_open/Books2010-05/wedghe0001dicofe/wedghe0001dicofev00002/wedghe0001dicofev00002.pdf}}</ref>, mais la documentation lexicographique ne mentionne pas forcément son emploi en ce sens et donc l'origine de son usage en ce sens<ref>{{Chapitre-B|langue=en|titre chapitre=hem|titre ouvrage=Wiktionary, the free dictionary|date=2026-06-10|lire en ligne=https://en.wiktionary.org/w/index.php?title=hem&oldid=91153286|consulté le=2026-06-18}}</ref><ref>{{Lien web|langue=en-US|titre=Search 'hem' on etymonline|url=https://www.etymonline.com/search?q=hem|site=etymonline|consulté le=2026-06-18}}</ref><ref>{{Lien web|langue=en|titre=Hem Name Meaning - Hem Origin, Popularity & History|url=https://hamariweb.com/names/hindu/hindi/boy/hem-meaning_26743/|site=Hamariweb.com|consulté le=2026-06-18}}</ref>. Une conjecture plausible serait un glissement depuis le pronom neutre ''hem'', comme graphie désuète de ''`em'', elle-même éphérèse the ''<code>them</code>'' : ''eux''. Cette forme se rencontre aussi dans d'autres constructions historiques, cette fois comme contraction de ''he'' et ''them'', et par contraste avec ''lem'' et ''tem''<ref>{{Lien web|langue=en|titre=History of gender neutral pronoun|url=https://www.pugetsound.edu/sites/default/files/2022-11/history-of-gender-neutral-pronoun.pdf}}</ref>, en plus d'autres formes employés par ailleurs comme ''co, e, em, en, he’er, heer, heesh, heme, hemme, heom, heon, herim, herm, hes, hesh, hir, hiser, hoem, na, ons, per, se, shey'' et ''tey''<ref>{{Lien web|langue=en|titre=Gender Neutral Pronouns Aren’t New — Here’s Where They Come From|url=https://www.scarymommy.com/gender-neutral-pronouns-arent-new-where-they-come-from|site=Scary Mommy|date=2021-08-16|consulté le=2026-06-18}}</ref><ref name=":6">{{Lien web|langue=en|titre=hem - Middle English Compendium|url=https://quod.lib.umich.edu/m/middle-english-dictionary/dictionary/MED20353/track?counter=1&search_id=5073461}}</ref><ref name=":6" />. Des termes homéographes mais hétérosémiques comme ''HeM'', acronyme de ''<code>heterosexual men</code> : hommes hétérosexuels'', sont également en usage<ref>{{Article|prénom1=Michel|nom1=Alagha|prénom2=Freddy|nom2=Antoun|prénom3=Christine|nom3=Bacha|prénom4=Tiara|nom4=El Nabbout|titre=Biological, genetic, neurological and environmental influences on homosexuality-a narrative review|périodique=Frontiers in Behavioral Neuroscience|volume=19|date=2025|issn=1662-5153|pmid=41064750|pmcid=12500647|doi=10.3389/fnbeh.2025.1574713|lire en ligne=https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC12500647/|consulté le=2026-06-18|pages=1574713}}</ref>. Pour éviter toute collision avec les termes retenus pour les pronoms personnels indéfinies singuliers de la troisième personne, une matrice en ''<code>ho*m</code>'' semble tout indiquée dans le cas de la série ostentatoire. Pour l'équivoque la forme en ''hoyme'' (/ojm/) fait un rappel à ''boy,'' et le terme ''hemme'' (/hɛm/ ou /am/) pour l'ambigu fait un clœin d'œil à ''femme'' d'où la seconde prononciation possible.
Pour le terme kid, sans trop s'attarder sur son étymologie caprine<ref>{{Lien web|langue=en-US|titre=Search 'kid' on etymonline|url=https://www.etymonline.com/search?q=kid|site=etymonline|consulté le=2026-06-18}}</ref><ref>{{Chapitre-B|langue=en|titre chapitre=kid|titre ouvrage=Wiktionary, the free dictionary|date=2026-06-02|lire en ligne=https://en.wiktionary.org/w/index.php?title=kid&oldid=91056908|consulté le=2026-06-18}}</ref>, ici c'est une matrice en ''<code>k*i*d</code>'' qui est retenue. Pour l'ambigu ''keid'' (/kɛd/) comparer à la prononciation de ''eider'' (/ɛ.dɛʁ/). Pour l'équivoque koid, comparer à la prononciation de ''roide'' (/ʁwad/). Le choix de ''kiúd'' (/kjud/) pour le théliphène plutôt que ''kúid'' évite la proximité phonétique avec ''couille'' et rapproche de le rapproche de ''cute'' (/kjut/).
Enfin ici comme ailleurs, il faut noter que la combinaison avec d'autres termes déclinable comme ''man'' dans ''girlyman''<ref>{{Lien web|titre=Filles sur le B {{!}} Page 2|url=https://www.k1600forum.com/threads/girls-on-the-b.189542/page-2?tl=fr|site=www.k1600forum.com|consulté le=2026-06-20|extrait=Oui, je suis un Girlyman et très content du B. Click to expand...}}</ref><ref>{{Lien web|titre=Qu'est-ce qui ne va pas avec la transmission manuelle ?|url=https://www.wranglerforum.com/threads/whats-wrong-with-manual-transmission.92601/?tl=fr|site=www.wranglerforum.com|consulté le=2026-06-20|extrait=Lorsque les gens s'énervent au point d'utiliser des termes comme « girlyman » ou autres pour décrire les conducteurs d'automatiques, il n'est pas surprenant qu'ils suscitent toujours une véritable discussion, car aucun homme ne veut être un girlyman simplement parce qu'il conduit une automatique.}}</ref> ouvre à toute la panoplie des combinaisons du produit relationnelle allant de ''girlwoman'', en passant par ''hemwìrmon'' et jusqu'à ''kidwifman''. Pour le cas spécifique de ce morphe, voir la section dédiée aux termes [[Recherche:Sur l’extension des genres grammaticaux en français/⟨issu du vieil anglais ''mann''⟩|issus du vieil anglais ''mann'']].
Pour l'alternance entre ''femelle'' et ''mâle'', elle peut être poursuivi avec un isonèphe en ''felmæ̂le'', qui outre l'amalgame des deux lexies précédentes s'appuie sur un jeu de mot avec pêle-mêle. Pour l'arrhénophène et le thélyphène les termes ''arrhénale'' et ''thélyle'' se dérivent trivialement des catégories englobantes visées. Pour les trois autres catégories la base ''-sémiale'' est formé par amalgamation des divers notions rattachable à la séquence -sém-, qui évoque des notions nettement distincts lorsqu'il apparaît dans ''sémantique'' (le sens)'', sémelfactif'' (l'hapaxie<ref>{{Ouvrage|prénom1=Jean|nom1=Clam|titre=Sciences du sens: perspectives théoriques|éditeur=Presses universitaires de Strasbourg|date=2006|isbn=978-2-86820-288-8|consulté le=2025-02-02}}</ref><ref>{{Article|langue=fr|prénom1=Marie-Françoise|nom1=Mortureux|champ libre=Dans le cas de « mazarine », on ne dispose pas d'un corpus suffisant ; sans pouvoir affirmer l'hapaxie de la figure, on peut considérer qu'elle est restée|titre=La néologie lexicale : de l'impasse à l'ouverture|périodique=Langages|volume=183|numéro=3|date=2011|issn=0458-726X|doi=10.3917/lang.183.0011|lire en ligne=https://shs.cairn.info/revue-langages-2011-3-page-11?lang=fr|consulté le=2025-02-02|pages=11–24}}</ref>)'', séminal'' (la semence) et ''sémiotique'' (le signe).
Pour l'association de fenotte à gone ou gonne, un trivial amalgame synchronique permet de former l'isonèphe ''feghnönte'' (/fegnɔnt/), qui reprend les lettres et sonorités des deux mots de manière compacte tout en respectant l'ordre d'apparition de celles-ci dans chacun d'eux, et en suggérant une prononciation la plus étroite à ce mixe via le o-tréma et le h épenthétique ; ce dernier étant comparable à son emploi dans ''yaghnobi''. À noter que malgré l'existence des noms communs ''fonte'' et ''font, ponte'' et ''pont,'' dans le corpus considéré aucun lexème ne réunie de bases identiques avec un alternance suffixale en ''-onte'' et ''-ont,'' aussi le projet ne fournit-il aucune section dédiée à un tel paradigme, qui autrement donnerait déjà par ailleurs source d'inspiration pour les ostentatoires dont l'isonèphe emploi un suffixe en ''-önte''. Ici sans anicroche est retenu l'application d'une matrice en ''<code>feghn*ņte</code>''.
Pour l'association de sœur et frère, les hyperonymes épicènes ''adelphe'' et ''sibling'' peuvent tout à fait faire fonction de flexion isonèphe supplétive, le premier ayant l'avantage de connaître en usage des codérivations comme adelphie, adelphité<ref>{{Lien web|langue=en|titre=Google Books Ngram Viewer|url=https://books.google.com/ngrams/graph?content=adelphe,sibling,adelphie&year_start=1800&year_end=2022&corpus=fr&smoothing=3|site=books.google.com|consulté le=2025-01-01}}</ref>. Dans les cas où un terme monosyllabique spécifique au cas isonèphe de ce paradigme est préféré, un amalgame synchronique trivial à construire est ''sfrœ̀ur,'' ou simplement ''sfrœur'' sans diacritique<ref group="N">À comparer à ''disfraction'' ou ''transfrontalier'' pour la prononciation de la séquence -sfr- qui est assez rare en français.</ref>. L'usage fait déjà vivre ''frœur''<ref group="N">Qui donc a au moins l'avantage de ne pas employer la séquence -sfr- si rare, et possiblement inédite en position initiale d'une lexie.</ref> et d'autres alternatives comme ''freure,'' ''freureen'', ''sère'', ''sibe'' lui ont également été suggérés par ailleurs<ref>{{Lien web|titre=Question - Guichet du Savoir|url=https://www.guichetdusavoir.org/question/voir/57303|site=www.guichetdusavoir.org|consulté le=2025-01-01}}</ref><ref>{{Lien web|langue=fr-FR|nom1=PatiVore|titre=Histoires de moine et de robot 2 – Une prière pour les cimes timides de Becky Chambers|url=https://pativore.wordpress.com/2023/08/10/histoires-de-moine-et-de-robot-2-une-priere-pour-les-cimes-timides-de-becky-chambers/|site=PatiVore|date=2023-08-10|consulté le=2025-01-01}}</ref><ref>{{Lien web|titre=Frère, Soeur et pour les non binaires? - AVEN Francophone|url=https://fr.asexuality.org/forum/viewtopic.php?t=7729|site=fr.asexuality.org|consulté le=2025-01-01}}</ref><ref>{{Lien web|titre=Comité Ado des Cafés Littéraires 2022-23 {{!}} |url=https://college-europa-montelimar.web.ac-grenoble.fr/article/comite-ado-des-cafes-litteraires-2022-23|site=college-europa-montelimar.web.ac-grenoble.fr|consulté le=2025-01-01}}</ref><ref>{{Lien web|langue=fr|titre=Écriture inclusive et situations de handicap|url=https://fr.linkedin.com/pulse/%C3%A9criture-inclusive-et-situations-de-handicap-val%C3%A9ry-vlad|site=fr.linkedin.com|consulté le=2025-01-01}}</ref><ref>{{Lien web|langue=fr-FR|nom1=Hel|titre=Parler ou écrire au neutre|url=https://toutestsoncontraire.wordpress.com/2023/04/16/parler-ou-ecrire-au-neutre/|site=Tout est son contraire|date=2023-04-16|consulté le=2025-01-01}}</ref><ref>{{Lien web|nom1=Canada|prénom1=Emploi et Développement social|titre=Écrire sans exclure : L’inclusivité en langue française - Service numérique canadien|url=https://numerique.canada.ca/2023/03/20/%C3%A9crire-sans-exclure--linclusivit%C3%A9-en-langue-fran%C3%A7aise/|site=numerique.canada.ca|date=2023-03-20|consulté le=2025-01-01}}</ref><ref>{{Lien web|langue=fr|titre=32 linguistes listent les défauts de l'écriture inclusive - Page 13|url=https://www.neoprofs.org/t130486p300-32-linguistes-listent-les-defauts-de-l-ecriture-inclusive|site=www.neoprofs.org|consulté le=2025-01-01}}</ref><ref>{{Article|langue=fr|prénom1=Ariel|nom1=Kyrou|titre=Opposer des fictions d’émancipation aux récits dominants|périodique=Elfe XX-XXI. Études de la littérature française des XXe et XXIe siècles|numéro=11|date=2022-06-01|issn=2257-5529|doi=10.4000/elfe.4286|lire en ligne=https://journals.openedition.org/elfe/4286?lang=en|consulté le=2025-01-01}}</ref><ref>{{Lien web|titre=Studio 16|url=https://francophonie.ubc.ca/events/venues/studio-16/|site=francophonie.ubc.ca|consulté le=2025-01-01}}</ref><ref>{{Lien web|nom1=Gouvernement du Canada|prénom1=Services publics et Approvisionnement Canada|titre=Respecter la non-binarité de genre en français – Blogue Nos langues – Ressources du Portail linguistique du Canada – Langues – Identité canadienne et société – Culture, histoire et sport – Canada.ca|url=https://www.noslangues-ourlanguages.gc.ca/fr/blogue-blog/respecter-la-non-binarite-de-genre-fra|site=www.noslangues-ourlanguages.gc.ca|date=2025-01-01|consulté le=2025-01-01}}</ref><ref>{{Lien web|langue=fr|titre=GUIDE DE GRAMMAIRE NEUTRE ET INCLUSIVE - Document produit par - Divergenres|url=https://fr.readkong.com/page/guide-de-grammaire-neutre-et-inclusive-document-produit-9443303|site=fr.readkong.com|consulté le=2025-01-01}}</ref><ref>{{Lien web|titre=Guide de rédaction inclusive|url=https://www.ulaval.ca/sites/default/files/EDI/Guide_redaction_inclusive_DC_UL.pdf|site=ulaval.ca|date=7 décembre 2021}}</ref><ref>{{Article|prénom1=Pierre-Élie|nom1=Pichot|titre=Et al ? 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Cela étant ces usages balbutiant confondent souvent les deux notions distincts qui sont rendu ici respectivement par isonèphe et allophène ; ou tout au moins elles désignent des notions hétéroclites d'un locutaire à l'autre. Pour ne pas l'éluder il peut être rappelé ici que ''sœur'' vient du latin ''soror'' de même sens'','' supposé rattaché au terme reconstruit d’indo-européen commun ''<code>swésōr</code>'' que la philologie analyse, entre autres hypothèses, comme l'agglutination du pronom réflexif ''<code>swe</code>'' : se/son, et ''<code>sor</code>'' : possiblement ''sang'' ; soit ''qui appartient au même sang''. Pour sa part ''frère'' vient du latin ''frater'' de même sens, rattaché à la reconstruction de l’indo-européen commun ''<code>bʰréh₂tēr</code>'' possiblement interprétable comme ''celui qui a été porté dans le même sein''. Il peut d’ailleurs être noté que ''adelphe'' pour sa part renverrait à la notion de naissance du même utérus<ref>{{Chapitre-B|langue=fr|titre chapitre=Reconstruction:indo-européen commun/*bʰréh₂tēr|titre ouvrage=Wiktionnaire, le dictionnaire libre|date=2024-10-15|lire en ligne=https://fr.wiktionary.org/wiki/Reconstruction:indo-europ%C3%A9en_commun/*b%CA%B0r%C3%A9h%E2%82%82t%C4%93r|consulté le=2025-01-01}}</ref>. Comme la notion de naissance ou d’engendrement est rendu par le morphe ''-pare''<ref group="N">Du latin ''<code>pario</code>'' : ''accoucher, enfanter, pondre, produire, créer, inventer, causer, engendrer, procurer, acquérir, se procurer''. Supposé issu du radical indo-européen commun ''<code>per-</code>'' : ''porter un enfant, enfanter.''</ref><ref>{{Chapitre-B|langue=fr|titre chapitre=-pare|titre ouvrage=Wiktionnaire, le dictionnaire libre|date=2023-12-20|lire en ligne=https://fr.wiktionary.org/wiki/-pare|consulté le=2025-01-02}}</ref><ref>{{Chapitre-B|langue=fr|titre chapitre=pario|titre ouvrage=Wiktionnaire, le dictionnaire libre|date=2024-12-13|lire en ligne=https://fr.wiktionary.org/wiki/pario#la|consulté le=2025-01-02}}</ref>, une homologie pourra donner ''sympare''<ref group="N">Plutôt que ''copare'', malgré l'étymologie latine de -pare, pour distinguer le terme plus nettement de compère et ''comparse''.</ref><ref>{{Article|titre=Girart de Roussillon (Manuscrit d’Oxford) - 6|périodique=Romanische Studien Volume 5 (1880)|date=1880|lire en ligne=https://fr.wikisource.org/wiki/Girart_de_Roussillon_(Manuscrit_d%E2%80%99Oxford)_-_6|consulté le=2025-01-01|pages=120–135}}</ref> : de même naissance, de même génitaires<ref>{{Article|titre=Girart de Roussillon (Manuscrit d’Oxford) - 6|périodique=Romanische Studien Volume 5 (1880)|date=1880|lire en ligne=https://fr.wikisource.org/wiki/Girart_de_Roussillon_(Manuscrit_d%E2%80%99Oxford)_-_6|consulté le=2025-01-01|pages=120–135}}</ref>. Et celui-ci via quelques métaplasmes<ref group="N">Par exemple ''sympare → spare → sphare → sphrare → sphrære.''
Il serait aussi possible de poursuivre un cran plus loin avec ''sphræyre'' (/sfʁɛjʁ/). Celà aurait l'avantage d'une proximité supplémentaire avec ''sœur,'' par rapprochement du -u- au -y-, confère ''upsilon. M''ais la compléxitée élocutoire résultante paraît en faire une option peu judicieuse en pratique : une finale en /ɛjʁ/ est inconnu du vocabulaire endémique du français.</ref> peut être rattaché à une forme comme ''sphrære'' (/sfʁɛʁ/<ref group="N">Comparer à ''ære'' (/ɛʁ/), ''anæsthésie'' (/a.nɛs.te.zi/) ou ''tænia'' (/tɛ.nja/).</ref>). Outre l'aspect monosyllabique celui-ci partage avec sœur l'initiale en s-, l'emploi d'un graphème entrelacé de voyelles, et une finale en /ʁ/ tout comme avec frère dont il partage aussi un /fʁ/ partie prenante de la tête de sylabe. De plus l'homéophonie à ''sphère'' évoque subrepticement celle du cercle famillial. Pour les ostentatoire les deux matrices ''<code>sfr*re</code>'' et ''<code>sphr*re</code>'' sont explorés, avec pour cette dernière une adaptation de l'arrhénophène en ''sphrirphe'' pour éviter toute homophonie<ref>Comparer à ''syrphe'' pour un exemple de mot avec finale en /iʁf/.
Les autres finales possibles dans le même esprit seraient ''-irc, -irque, -irge, -irk, -irse, -irme, -irch, -irsch, -irth, -irte, -irthe, -irpe'' qui se trouvent déjà dans des termes comme ''AGIRC, birbe, birse, birse, cirque, cirse, diasyrme, dirk, firme, guirch, infirme, kirch, kirsch, mirthe, scirpe'', ''zwischengebirge''.
Cela étant, pour éviter tout rapprochement à frire, frite, fric, freak, frig'(ide), frime, fripe, friche, c'est une sonorité en /iʁf/ qui est retenue.</ref>.
Pour l'asssociation ''sœur-de-lait'', ''frère-de-lait'', il existe l'hyperonyme épicène ''agalacte'', auquel il est possible d'ajouter des isonèphes et des ostentatoires dédiés reprenant les mêmes bases que les lexies hors composition vues précédemment.
Pour l'association ''sœurette'' et ''frérot'', qui dérivent des précédents, là aussi le calque peut être poursuivie avec des isonèphes en ''sfrœurẏte''/sfrœurète ou ''sphrærote''<ref group="N">Comparer par exemple à ''pagnote'' pour un terme épicène en ''-ote'' qui amène un sens diminutif.</ref>, et des ostentatoires qui suivent les mêmes matrices.
Pour l'association de ''sister''<ref>{{Lien web|langue=fr|nom1=SensCritique|titre=Casting de Les Sisters : Dans la peau de ma sister Saison... (2017)|url=https://www.senscritique.com/film/les_sisters_dans_la_peau_de_ma_sister_saison_1_1/38371941/details|site=SensCritique|consulté le=2026-06-07}}</ref> et ''brother''<ref>{{Lien web|titre=J'ai jamais vu mon brother calme comme ça🤣🙏|url=https://www.tiktok.com/@lewislefoulive/video/7622121122221411605|site=TikTok|date=Avril 2026}}</ref>, emprunts homographes directs à l'anglais bien que généralement rendus hétérophoniquement, il paraît approprié d'aller également puiser dans la culture anglophone pour l'isonèphe, celle-ci pourvoyant déjà brister<ref name=":4">{{Article|langue=en|titre=50 Gender-Neutral Nicknames for Nonbinary Family Members|périodique=Parents|lire en ligne=https://www.parents.com/nonbinary-names-family-members-8663070|consulté le=2026-06-07}}</ref>, sibling, sibster<ref>{{Lien web|langue=en|nom1=Villarreal|prénom1=Daniel|titre=A Guide to Inclusive Gender-Neutral Family Terms|url=https://www.lgbtqnation.com/2023/04/a-guide-to-inclusive-gender-neutral-family-terms/|site=LGBTQ Nation|consulté le=2026-06-07}}</ref>, sibter<ref>{{Lien web|langue=en|titre=Gender Neutral/Queer Titles by Gender Queeries|url=https://lgbtqiarchive.home.blog/2024/10/23/gender-neutralqueer-titles-by-gender-queeries/|site=lgbtqiarchive|date=2024-10-23|consulté le=2026-06-07}}</ref>, sother, et de même pour les diminutifs ''sis'' et ''bro'' qui connaissent les alternances ''sib<ref>{{Lien web|langue=en-US|nom1=Butler|prénom1=Shawn|titre=Gender-Neutral Relationship Terms|url=https://universalenglish.org/gender-neutral-relationship-terms/|site=Universal Gender-Neutral English|date=2024-09-30|consulté le=2026-06-07}}</ref>, sling, zib<ref name=":4" />''. De même pour les termes dérivés comme ''pegasister'' et ''brony'' qui sont déjà complétés par ''siblicorn''<ref>{{Lien web|titre=Reddit - Please wait for verification|url=https://www.reddit.com/r/mylittlepony/comments/1s8dl78/brony_and_pegasister_are_well_established_but_is/|site=www.reddit.com|consulté le=2026-06-07}}</ref> en sus d'autres termes plus ou moins courant comme ''pegasir''<ref>{{Lien web|titre=Reddit - Please wait for verification|url=https://www.reddit.com/r/mylittlepony/comments/wo8rk/i_am_a_female_brony_i_dont_like_being_called_a/|site=www.reddit.com|consulté le=2026-06-07}}</ref><ref>{{Lien web|titre=Glossary of My Little Pony Fandom Names|url=https://www.ponysister.com/glossary/|site=www.ponysister.com|consulté le=2026-06-07}}</ref>. Pour l'ensemble de ces termes, les ostentoires peuvent se construire sur un noyau de radical en ''<code>s*b</code>'' avec alternance vocalique qui calque sur l'apocope de ''sibling''.
Pour l'alternance entre ''virago'' et ''femmelin'', l'isonèphe doit fournir un hyperonyme signifiant ''personne se comportant à la façon d'un stéréotype qui est jugé inattendu pour celle-ci''. En s'inspirant de la notion de transgressivité<ref>{{Article|prénom1=François|nom1=Delpech|titre=Pilosités héroïques et femmes travesties : archéologie d'un stratagème|périodique=Bulletin hispanique|volume=100|numéro=1|date=1998|doi=10.3406/hispa.1998.4963|lire en ligne=https://www.persee.fr/doc/hispa_0007-4640_1998_num_100_1_4963?q=transgressivit%C3%A9|consulté le=2025-01-07|pages=131–164}}</ref><ref>{{Article|prénom1=Anne|nom1=Bouchy|titre=Albert de Surgy, (sous la direction de) : Religion et pratiques de puissance|périodique=Bulletin de l'École française d'Extrême-Orient|volume=86|numéro=1|date=1999|lire en ligne=https://www.persee.fr/doc/befeo_0336-1519_1999_num_86_1_3432?q=transgressivit%C3%A9|consulté le=2025-01-07|pages=445–448}}</ref><ref>{{Article|prénom1=Claude-Laurence|nom1=Lacassagne|titre=Le jeu du sens dans les Divine Meditations de Donne|périodique=XVII-XVIII. Revue de la Société d'études anglo-américaines des XVIIe et XVIIIe siècles|volume=53|numéro=1|date=2001|doi=10.3406/xvii.2001.1597|lire en ligne=https://www.persee.fr/doc/xvii_0291-3798_2001_num_53_1_1597?q=transgressivit%C3%A9|consulté le=2025-01-07|pages=73–79}}</ref><ref>{{Article|prénom1=Pierre|nom1=Fédida|titre=Cahiers de la nuit|périodique=Genesis (Manuscrits-Recherche-Invention)|volume=8|numéro=1|date=1995|doi=10.3406/item.1995.1018|lire en ligne=https://www.persee.fr/doc/item_1167-5101_1995_num_8_1_1018?q=transgressivit%C3%A9|consulté le=2025-01-07|pages=15–21}}</ref><ref>{{Article|langue=fr-FR|titre=Bulletin de la Classe des sciences, tome 63, 1977.|volume=63|numéro=1|date=1977|lire en ligne=https://www.persee.fr/issue/barb_0001-4141_1977_num_63_1?sectionId=barb_0001-4141_1977_num_63_1_58327|consulté le=2025-01-07}}</ref><ref>{{Article|prénom1=François|nom1=Rastier|titre=Ah! Tonnerre! Quel trou dans la blanquette! Essai de sémantique interprétative|périodique=Langue française|volume=61|numéro=1|date=1984|doi=10.3406/lfr.1984.5181|lire en ligne=https://www.persee.fr/doc/lfr_0023-8368_1984_num_61_1_5181?q=transgressivit%C3%A9|consulté le=2025-01-07|pages=27–54}}</ref><ref>{{Article|langue=fr|prénom1=John|nom1=Leavitt|titre=Une voix royale ? : la possession dans la fondation des théories de l’inconscient|périodique=Anthropologie et Sociétés|volume=34|numéro=3|date=2010|issn=0702-8997|issn2=1703-7921|doi=10.7202/1006200ar|lire en ligne=https://www.erudit.org/fr/revues/as/2010-v34-n3-as5003503/1006200ar/|consulté le=2025-01-07|pages=41–67}}</ref><ref>{{Article|prénom1=Agnès|nom1=Blandeau|titre=Ten Bourdes, l’exception de la veine comique ?|périodique=Bulletin des Anglicistes Médiévistes / Etudes Médiévales Anglaises|volume=93|numéro=1|date=2019|doi=10.3406/bamed.2019.2490|lire en ligne=https://www.persee.fr/doc/bamed_0240-8805_2019_num_93_1_2490?q=transgressivit%C3%A9|consulté le=2025-01-07|pages=7–38}}</ref><ref>{{Article|langue=fr|prénom1=Ginette|nom1=Michaud|titre=Jacques Derrida : politique et poétique de l’hospitalité|périodique=Philosophiques|volume=47|numéro=2|date=2020|issn=0316-2923|issn2=1492-1391|doi=10.7202/1075129ar|lire en ligne=https://www.erudit.org/fr/revues/philoso/2020-v47-n2-philoso05822/1075129ar/|consulté le=2025-01-07|pages=369–392}}</ref><ref>{{Article|prénom1=Louis|nom1=Bigot|prénom2=Jacques|nom2=Picard|prénom3=Marie-Louise|nom3=Roman|titre=Contribution à l’étude des peuplements des invertébrés des milieux extrêmes. 1) La plage et les dunes vives de l’Espiguette (Grau-du-Roi, Gard).|périodique=Ecologia Mediterranea|volume=8|numéro=3|date=1982|doi=10.3406/ecmed.1982.1973|lire en ligne=https://www.persee.fr/doc/ecmed_0153-8756_1982_num_8_3_1973?q=transgressivit%C3%A9|consulté le=2025-01-07|pages=3–29}}</ref><ref>{{Article|prénom1=Marc-Henri|nom1=Piault|titre=Le héros et son destin. Essai d'interprétation des traditions orales relatant la genèse d'un État du Soudan central, le Kabi, au XVIe siècle|périodique=Cahiers d'Études africaines|volume=22|numéro=87|date=1982|doi=10.3406/cea.1982.3385|lire en ligne=https://www.persee.fr/doc/cea_0008-0055_1982_num_22_87_3385?q=transgressivit%C3%A9|consulté le=2025-01-07|pages=403–440}}</ref>, il vient assez trivialement ''transgressivesque'' ou plus condensé ''transgressesque'', qui peuvent servir tant d'adjectif que de nom commun épicène et se démarque ''suffisamment'' de ''transgresseuse'' et ''transgresseur'' qui alterneront pour leur part avec ''transgressurge'' à l'équivoque.
Pour l'alternance entre bru et gendre, sachant que l'usage fait déjà vivre gendresse, une première approche est donc d'alterner des formes sur la base ''gendr-'' avec les suffixes retenus pour [[Recherche:Sur l’extension des genres grammaticaux en français/-esse, -e|-esse, -e]]. Pour l'ambigu, il est possible aussi d'employer alternativement la forme monosyllabique ''gyņdre'' (/ʒindʁ/), qui évoque donc plus un stéréotype féminin confer le sens du morphe ''gyn-,'' et par suite décliné tous les autres flexions par une matrice en ''<code>g*ņdre</code>''. Pour la base ''bru'' elle est cognat entre autres de de ''Bräid, breid, bride, Bruut, bruid, Braut, brud''<ref>{{Chapitre-B|langue=en|titre chapitre=bride|titre ouvrage=Wiktionary, the free dictionary|date=2025-01-02|lire en ligne=https://en.wiktionary.org/wiki/bride#English|consulté le=2025-02-02}}</ref>, ce qui suffit à inspirer isonèphe et série ostentatoire. L'isonèphe ''braude'' (/bɹod/) est à comparer à l'anglais ''<code>broad</code>'' (/bɹɔːd/) : ''ample, étendu, extensif, général, large, ouvert, varié, vaste, diversifié'', et par ailleurs et tout aussi fortuitement ''meuf''<ref>{{Chapitre-B|langue=en|titre chapitre=broad|titre ouvrage=Wiktionary, the free dictionary|date=2025-01-04|lire en ligne=https://en.wiktionary.org/wiki/broad#Derived_terms_2|consulté le=2025-02-02}}</ref>. L'équivoque alternatif procède simplement par calque onomaturgique, qui a l'avantage de ne pas entrer en collision avec une autre lexie pré-existante ou proposé ici, tout au moins en excluant le Picard où il désigne une personne gynotypée dont les mœurs sucitent l'oprobre du locutaire qui l'emploie.
L'alternance entre ''mère'' et ''père'' découle des termes reconstruits de manière coordonnées ''<code>átta</code> : père, <code>bʰréh₂tēr</code> : frère, <code>dʰugh₂tḗr</code> : sœur, <code>ph₂tḗr</code> : père, <code>suHnús</code> : fils, <code>swésōr</code> : sœur''<ref>{{Chapitre-B|langue=en|titre chapitre=Reconstruction:Proto-Indo-European/méh₂tēr|titre ouvrage=Wiktionary, the free dictionary|date=2025-01-11|lire en ligne=https://en.wiktionary.org/wiki/Reconstruction:Proto-Indo-European/m%C3%A9h%E2%82%82t%C4%93r#Coordinate_terms|consulté le=2025-02-02}}</ref>. En préambule il peut être rappelé que la volonté d'être référé par ce type de nom n'est pas universel<ref>{{Lien web|langue=fr|nom1=Laurent-Mayard|prénom1=Aline|titre=Pourquoi les femmes qui refusent le mot "maman" font-elles peur ?|url=https://www.milkmagazine.net/article/pourquoi-les-femmes-qui-refusent-le-mot-maman-font-elles-peur/|site=Milk Magazine|date=2024-06-02|consulté le=2025-02-02}}</ref>. La forme ''baba''<ref>{{Lien web|langue=fr-FR|nom1=Trans|prénom1=Wiki|titre=Comment parler d’une personne non binaire ?|url=https://wikitrans.co/2019/12/25/comment-parler-dune-personne-non-binaire/|site=Wiki Trans|date=2019-12-25|consulté le=2025-02-02}}</ref> évoquera plutôt une alternance à ''mama'' et ''papa''. Si ''parent'' est envisageable, il n'est ni monosyllabique, ni aussi précis<ref group="N">Par exemple employable également dans la notion de ''proche parent'', mais à contrario un terme comme ''grand-parent'' rend cette emploi plus pertinent.</ref> et pas même épicène. Certains usages tirent ''ren'' de ce dernier<ref>{{Lien web|nom1=Beastofdestiny|titre=What's a good term for a non-binary parent?|url=https://www.reddit.com/r/NonBinary/comments/togyez/whats_a_good_term_for_a_nonbinary_parent/?tl=fr&rdt=52156|site=r/NonBinary|date=2022-03-26|consulté le=2025-02-02}}</ref>. Une alternative peut se chercher parmi les plus de 250 séquences pluriconsonantiques débutant déjà les mots en français<ref group="N">Notament ''bd-, bg-, bh-, bhl-, bk-, bl-, bll-, bn-, bq-, br-, bs-, bt-, bw-, bz-, cd-, ch-, chb-, chk-, chl-, chn-, chp-, chr-, cht-, chtch-, chth-, chtr-, chv-, cl-, cn-, cr-, cs-, css-, ct-, cth-, cz-, dh-, dj-, dl-, dn-, dp-, dr-, dv-, dz-, dzh-, dzzz-, fdp-, ff-, fj-, fl-, fq-, fr-, ft-, fw-, gb-, gh-, ghl-, ghr-, gj-, gl-, gll-, gm-, gn-, gq-, gr-, gs-, gt-, gw-, gz-, gzh-, hch-, hl-, hm-, hr-, hs-, ht-, hw-, jd-, jh-, kch-, kgb-, kh-, khl-, khm-, khr-, kj-, kl-, kn-, kp-, kr-, ks-, ksh-, kt-, kv-, kw-, lh-, ll-, lw-, mb-, md-, mgb-, mh-, mk-, mkh-, ml-, mn-, mp-, mr-, ms-, mt-, mv-, mw-, mz-, nbr-, nd-, ndj-, ng-, ngb-, nh-, nj-, nk-, nm-, nt-, ntch-, nz-, pc-, pch-, pf-, pff-, ph-, phl-, phn-, php-, phr-, pht-, phth-, pl-, pll-, pn-, pnl-, pp-, pr-, prz-, ps-, psch-, psh-, pt-, pw-, pwn-, qf-, qw-, rb-, rg-, rh-, rl-, rr-, rrr-, rt-, rv-, rw-, sb-, sbr-, sc-, sch-, schb-, schl-, schm-, schn-, schp-, schpr-, schr-, scht-, schtr-, schtsch-, schw-, scl-, scr-, sd-, sf-, sg-, sgr-, sh-, shk-, shl-, shm-, shn-, shr-, sht-, shtr-, sj-, sk-, skr-, skw-, sl-, sm-, sms-, smss-, sn-, sp-, sph-, sphr-, spl-, spr-, sq-, sr-, ss-, st-, sth-, str-, stv-, sv-, sw-, sz-, szl-, szm-, tb-, tch-, tf-, th-, thl-, thn-, thr-, tj-, tl-, tm-, tn-, tr-, ts-, tsh-, tstch-, tsw-, tt-, tw-, tx-, tz-, vh-, vl-, vn-, vr-, vrb-, vt-, wg-, wh-, wr-, ww-, xh-, zb-, zbr-, zd-, zg-, zgh-, zh-, zj-, zl-, zm-, zr-, zv-, zw-, zz-.''</ref>, ce qui peut amener à considérer par exemple ''dwère, gnère, hrère, lhère, wère'' et ''zwère.'' Le premier est déjà employé comme synonyme de gnaphale nain<ref>{{Lien web|auteur1=Louis Marcelle|titre=Noms de plantes et vocabulaire botanique français-wallon|url=https://nature.namur.be/publications/des-guides-pratiques/noms-de-plantes-et-vocabulaire-botanique-francais-wallon/view/++widget++form.widgets.fichier/@@download/Vocabulaire-+Botanique-+Francais-Wallon.pdf}}</ref>, plante du genre Gnaphalium dont le nom dérive de ''<code>gnaphálion/γναφάλιον</code>'' : ''laine'' ou ''coton'' ce qui peut être plutôt à propos pour un terme évoquant la notion de parentalité auquel s'attache volontiers une dimension hypocoristique. Il inclut également des consonnes scripturalement symétriques au ''m-'' et ''p-'' de mère et père, soit ''w-'' et ''d-''. En partant de cette option, la série ostentatoire peut se former après glissement de -r- à -l- sur la matrice ''<code>dw*le</code>''. Les termes dérivés par adjonction des préfixes invariables grand- et arrière-grand sont donc triviaux, cela étant au moins pour -grand- l'option de fléchir les formes ostentatoires par la même approche que le paradigme [[Recherche:Sur l’extension des genres grammaticaux en français/-ande, -and|-ande, -and]] peut également s'envisager. Les termes comme commère et compère nécessitent un ajustement du morphème préfixé qui prend la forme co-, col-, con-, cor- en fonction de ce qui suit. Au passage il faut noter que commère au sens de personne bavarde est un emploi métaphorique et haplogeste. Les termes dérivés par redoublement de la voyelle initiale peuvent également trivialement reprendre le même paradigme. Pour la poursuite de l'alternance ''mama(n)'' et ''papa'', si ''baba'' semble en effet une option convenable, une série ostentatoire en ''<code>b*b*</code>'' n'est guère envisageable, confer les termes ''baba, bébé, bibi, bobo''. D'où l'idée de reprendre là aussi le -d- et le -w- mais cette fois chacun assigné à une syllabe séparé dans une matrice en ''<code>wad*</code>''. Si le terme wadi au sens de court d'eau est homophone à wadì, cela ne paraît pas ici très problématique. Pour ''mamie'' et ''papy'', c'est en contraste la matrice ''<code>w*di</code>'' qui est employé ; tandis que les flexions ''padre'' et ''madre'' sont complété sur une matrice en ''<code>w*dre</code>'' et que pour ''maman'' (ou ''mama''<ref>{{Lien web|titre=POUR MA MAMA|url=http://www.cosmichiphop.com/critiques/albumsFR/stomy-03/10.htm|site=www.cosmichiphop.com|consulté le=2025-05-07}}</ref><ref>{{Lien web|langue=fr-FR|titre=« Ma Mama » : le clip de Toto Bona Lokua avec des animaux sympas - Radio Nova|url=https://www.nova.fr/news/ma-mama-le-clip-de-toto-bona-lokua-avec-des-animaux-sympas-18104-22-12-2017/|site=https://www.nova.fr/|consulté le=2025-05-07}}</ref><ref>{{Lien web|nom1=Imen Es|titre=Imen Es - Mama [Audio Officiel]|url=https://www.youtube.com/watch?v=sv9_QQ1rv9g|date=2020-02-13|consulté le=2025-05-07}}</ref><ref>{{Lien web|titre=sauce bolognaise maison fabrication artisanale|url=https://www.michelin-conservesartisanales.com/sauce-bolo-recette-de-ma-mama-sicilienne-c2x18877711|site=www.michelin-conservesartisanales.com|consulté le=2025-05-07}}</ref><ref>{{Lien web|langue=fr-FR|nom1=Generations|titre=Generations|url=https://generations.fr/video/clip/77434/oussama-nous-parle-de-sa-mama|site=Generations|date=2024-05-16|consulté le=2025-05-07}}</ref><ref>{{Lien web|nom1=La fête de la chanson française|titre=Frank Michael rend hommage à sa "Mama"|url=https://www.youtube.com/watch?v=TM4MTa8OfM8|date=2024-02-06|consulté le=2025-05-07}}</ref>) et ''papa'' (ou papan<ref>{{Lien web|nom1=member/barbaraf703|titre=Votez pour Mathieu sur Baybee : Concours Photo Bébé|url=https://www.baybee.ch/vote/mathieu495|site=www.baybee.ch|consulté le=2025-05-07}}</ref><ref>{{Lien web|titre=Les élèves norvégiens. - ppt video online télécharger|url=https://slideplayer.fr/slide/445427/|site=slideplayer.fr|consulté le=2025-05-07}}</ref><ref>{{Lien web|titre=Ma famille {{!}} HP {{!}} - Chapitre 30 - Wattpad|url=https://www.wattpad.com/amp/1425325178|site=www.wattpad.com|consulté le=2025-05-07}}</ref><ref>{{Lien web|langue=fr-FR|nom1=Contact|prénom1=L'équipe de rédaction de PNC|titre=Salariés de la compagnie Air France !|url=https://www.pnc-contact.com/2015/09/21/salaries-de-la-compagnie-air-france-30558|site=PNC Contact|date=2015-09-21|consulté le=2025-05-07}}</ref>), c'est la matrice ostentatoire ''<code>wad*</code>'' qui est retenue avec un isonèphe en ''baba'' ou ''waba''.
Dans la même ligné l'alternance de ''marraine'' et ''parrain'' peut poursuivre avec ''dwarraïne''. À noter au passage que ''marrain'' et ''parraine'' sont également parfois évoqués et pourraient donc potentiellement être présenté comme isonèphes<ref name=":02">{{Lien web|langue=fr|titre=32 linguistes listent les défauts de l'écriture inclusive - Page 13|url=https://www.neoprofs.org/t130486p300-32-linguistes-listent-les-defauts-de-l-ecriture-inclusive|site=www.neoprofs.org|consulté le=2025-01-01}}</ref>. Pour la série ostentatoire, elle peut se poursuivre sur la matrice ''<code>dwarr*ne</code>'', conformément au paradigme évoqué par ailleurs pour [[Recherche:Sur l’extension des genres grammaticaux en français/-aine, -ain|''-aine, -ain'']], hormis pour l'arrhénophène ou une finale en -uine n'éviterait aucune collision homonymique mais conduirait à un rapprochement avec le terme ''ruine'' dont la connotation négative démarquerait des autres flexions qui en sont a priori exempt.
Pour l'alternance de tante à oncle l'analyse diachronique permet également de mettre en exergue l'amalgame qu'opère cette notion en synchronie. En effet le premier dérive de ''<code>ante</code>'' : ''sœur de la mère ou du père'' lui-même issu du latin ''<code>amita</code>'' : ''tante paternelle'', où il contraste avec ''<code>matertera</code>'' : ''tante maternelle''. Le second par du latin ''<code>avunculus</code>'' : ''oncle maternel'' comme diminutif de ''<code>avus</code>'' : ''aïeul, grand-père'', où il contraste avec ''patruus'' : ''oncle paternel'' et ''barbās''<ref>{{Chapitre-B|langue=en|titre chapitre=avunculus|titre ouvrage=Wiktionary, the free dictionary|date=2025-01-11|lire en ligne=https://en.wiktionary.org/wiki/avunculus|consulté le=2025-02-08}}</ref><ref>{{Lien web|titre=amita {{!}} Search Online Etymology Dictionary|url=https://www.etymonline.com/search?q=amita|site=www.etymonline.com|consulté le=2025-02-03}}</ref><ref>{{Lien web|titre=uncle {{!}} Search Online Etymology Dictionary|url=https://www.etymonline.com/search?q=uncle|site=www.etymonline.com|consulté le=2025-02-03}}</ref><ref>{{Chapitre-B|langue=fr|titre chapitre=tante|titre ouvrage=Wiktionnaire, le dictionnaire libre|date=2024-12-20|lire en ligne=https://fr.wiktionary.org/wiki/tante|consulté le=2025-02-03}}</ref><ref>{{Chapitre-B|langue=fr|titre chapitre=oncle|titre ouvrage=Wiktionnaire, le dictionnaire libre|date=2025-01-23|lire en ligne=https://fr.wiktionary.org/wiki/oncle|consulté le=2025-02-08}}</ref><ref>{{Ouvrage|prénom1=Jean|nom1=Contrucci|titre=La somnambule de la Villa aux Loups: roman|éditeur=J.-C. Lattès|collection=Les nouveaux mystères de Marseille|date=2011|isbn=978-2-7096-3788-6|lire en ligne=https://www.furet.com/media/pdf/feuilletage/9/7/8/2/2/5/3/1/9782253167266.pdf|consulté le=2024-05-07}}</ref>. À noter que le latin connaît aussi ''thius'', dérivé de du grec ancien ''<code>theîos</code><code>/θεῖος</code>'' : oncle<ref>{{Chapitre-B|langue=fr|titre chapitre=thius|titre ouvrage=Wiktionnaire, le dictionnaire libre|date=2021-09-04|lire en ligne=https://fr.wiktionary.org/wiki/thius#la|consulté le=2025-02-08}}</ref><ref>{{Chapitre-B|langue=fr|titre chapitre=θεῖος|titre ouvrage=Wiktionnaire, le dictionnaire libre|date=2023-12-27|lire en ligne=https://fr.wiktionary.org/wiki/%CE%B8%CE%B5%E1%BF%96%CE%BF%CF%82#grc|consulté le=2025-02-08}}</ref> ; ce dernier étant rattaché à la reconstruction en indo-européen commun ''<code>dhe</code>'' : ''oncle, père, grand-père'', qui, redupliqué, donne le latin ''<code>tata</code>'' : ''papa'', l’anglais ''<code>daddy</code>'' : ''papa'', le tchèque ''<code>děd</code>'' : ''grand-père'', le russe <code>djadja/дядя</code> : ''oncle''. Aussi si l'usage évoque déjà le terme ''tancle''<ref name=":02" />, il parraît ici plus opportun de fournir des termes spécifique pour les trois axes ainsi dégagés, selon qu'il s'agit :
# de que adelphe de la mère ou du père sans que cela soit explicité ;
# de quelque adelphe de la mère ;
# de quelque adelphe du père
Pour compléter un paradigme en alternance de ''ante'', il est donc possible de s'inspirer de ''thius'' et ses dérivés, ''tío'' en espagnol, ''tio'' en portuguais, ''cayon'' en picard pour former thion, dont la sonorité rappelle d'ailleurs ''tonton''. Et de là tirer par amalguame de ''ante'' et ''thion'' un isonèphe en thiänte (/tjant/) et la matrice ''<code>th*ņte</code>'' pour la série ostentatoire. En y adjoignant également ''tante'' et ''oncle'' comme flexions alternatives supplétives pour l’ambigu et l'équivoque, voilà qui fournie donc une première série complète pour le premier axe. Sur cette même base peut se former les variantes hypocoristiques par préfixation d'une syllabe en ''<code>t*-</code>'', qui s'harmonise bien avec les dérivatifs pré-existant que sont ''tata, tatan, tati, tatie, tantine,'' et ''tonton''.
Sur la base de avunculus, à comparer à ''homoncule'' dont le suffixe diminutif ''-cule'' est de même étymologie, il est trivial de dériver avonçule. Et par suite, avec clin d'œil à l'anglais ''<code>aunt</code>'' '': tante,'' former '''''au'''vo'''nt'''iule'' (/o.vɔ̃.sjul/) et par suite l'isonèphe ''auvontiaire''. Sur la base de ''matertera'' se dérive ''matertre'', à comparer à dextre qui est également relié à la reconstruction de suffixe indoeuropéen ''-teros''<ref>{{Chapitre-B|langue=en|titre chapitre=Reconstruction:Proto-Indo-European/-teros|titre ouvrage=Wiktionary, the free dictionary|date=2024-12-18|lire en ligne=https://en.wiktionary.org/wiki/Reconstruction:Proto-Indo-European/-teros|consulté le=2025-02-08}}</ref><ref>{{Chapitre-B|langue=fr|titre chapitre=δεξιτερός|titre ouvrage=Wiktionnaire, le dictionnaire libre|date=2023-12-27|lire en ligne=https://fr.wiktionary.org/wiki/%CE%B4%CE%B5%CE%BE%CE%B9%CF%84%CE%B5%CF%81%CF%8C%CF%82|consulté le=2025-02-08}}</ref><ref>{{Chapitre-B|langue=fr|titre chapitre=dexter|titre ouvrage=Wiktionnaire, le dictionnaire libre|date=2024-03-24|lire en ligne=https://fr.wiktionary.org/wiki/dexter#la|consulté le=2025-02-08}}</ref><ref>{{Chapitre-B|langue=fr|titre chapitre=dextre|titre ouvrage=Wiktionnaire, le dictionnaire libre|date=2024-09-23|lire en ligne=https://fr.wiktionary.org/wiki/dextre|consulté le=2025-02-08}}</ref>, et par suite ''patertre'' et l'isonèphe ''wadertre''.
De ''amita'' il est trivial de dériver l'ambigu ''amitia'' (/a.mi.sja/) et par suite l'équivoque ''amitio'' (/a.mi.sjo/) et l'isonèphe amitiaire (/a.mi.sjɛʁ/). En dérivation de ''barbās'', avec inspiration du descendant ladin ''bèrba'', il est trivial de former ''berbe''. Et par contraste de stéréotype capilaire, partant de ''glabre'' avec emploi du suffixe ''-aine'' à l'instar de ''marraine'', former ''glabaine''. Et pour l'isonèphe un simple amalgame suffit à former ''glaberbe''. De ''patruus'' et son génitif ''patruī'', il est trivial de tirer ''patrui'', à comparer à ''autrui'', et par suite ''matrui''. Pour l'isonèphe, la même insipiration de glissement consonnantique déjà exposé pour mère et père est reprise pour obtenir wadrui.
====== Voir aussi ======
* [[Recherche:Sur l’extension des genres grammaticaux en français/-femme-, -homme-|-femme-, -homme-]]
* [[Recherche:Sur l’extension des genres grammaticaux en français/-ille, -ils|-ille, -ils]]
====== Notes ======
<references group="N" />
====== Références ======
<references />
====== Notes ======
0quv6kvqnkikzvwnkedny5l9m23bufc
983660
983654
2026-06-20T06:19:00Z
Psychoslave
2753
983660
wikitext
text/x-wiki
Cette section, à l'instar de celles des [[Recherche:Sur l’extension des genres grammaticaux en français/⟨désignatifs biotiques aux phylophénies hétérolexicales⟩|désignatifs biotiques aux phylophénies hétérolexicales]], analyse plus spécifiquement les paradigmes qui connaissent des formes supplétives plutôt que simplement allomorphiques, tout en se consacrant plus précisément sur les termes qui ont trait à des êtres humains où qui sont conçus spécifiquement en opposition à quelque notion anthropomorphique.
Dans le corpus considéré concerne ''gynoïde, androïde, humanoïde, alteroïde<ref name=":0">[http://mise-en-abyss.com/fictions/alteroide/ Alteroïde - Mise en Abyss], 17 juillet 2016 Abby Syclette</ref><ref name=":1">[https://www.causeur.fr/south-park-touche-pas-a-mes-potes-888 South Park : Touche pas à mes potes !], Marc Cohen, 10 septembre 2008</ref>, arrhénoïde, panoïde, innaspiroïde, thélyoïde''.
{| class="wikitable" style="margin:auto"
|+Associations allusives
!Notion
ambigüe
!Notion
équivoque
|-
|blonde
|chum
|-
|bru
|gendre
|-
|chick
|lad<ref>{{Article|langue=fr|prénom1=Françoise|nom1=Hache-Bissette|titre=La Chick lit : romance du XXI e siècle ?|périodique=Le Temps des médias|volume=19|numéro=2|date=2012-11-27|issn=1764-2507|doi=10.3917/tdm.019.0101|lire en ligne=https://shs.cairn.info/revue-le-temps-des-medias-2012-2-page-101?lang=fr&ref=doi|consulté le=2024-11-01|pages=101–115}}</ref>
|-
|dame
|dom
|-
|dame
|sieur
|-
|femme
|homme
|-
|fille
|⟨divers⟩
|-
|garce
|⟨divers⟩
|-
|⟨divers⟩
|garçon
|-
|⟨divers⟩
|gars
|-
|girl
|boy
|-
|femelle
|mâle
|-
|fenotte
|gone
gonne
|-
|gynoïde
|androïde
|-
|ana<ref name=":2">{{Lien web|nom1=cahardowli|titre=What is the feminine version of the word aqa (or agha)?|url=https://www.reddit.com/r/PERSIAN/comments/o7d59z/what_is_the_feminine_version_of_the_word_aqa_or/?tl=fr&rdt=38584|site=r/PERSIAN|date=2021-06-25|consulté le=2025-03-20}}</ref> apa<ref name=":2" />
hanama<ref>{{Chapitre-B|langue=en|titre chapitre=خانم|titre ouvrage=Wiktionary, the free dictionary|date=2025-02-09|lire en ligne=https://en.wiktionary.org/wiki/%D8%AE%D8%A7%D9%86%D9%85|consulté le=2025-03-20}}</ref>
hanim<ref>{{Chapitre-B|langue=fr|titre chapitre=hanım|titre ouvrage=Wiktionnaire, le dictionnaire libre|date=2023-07-23|lire en ligne=https://fr.wiktionary.org/wiki/han%C4%B1m|consulté le=2025-03-20}}</ref>
hanum<ref>{{Lien web|titre=Théâtre turc contemporain (Le), 2 : théâtre contemporain (XIXe siècle) - turquie-culture|url=https://www.turquie-culture.fr/pages/lettres-turques/poesie-theatre/theatre-turc-contemporain-le-2-theatre-contemporain-xixe-secle.html|site=www.turquie-culture.fr|consulté le=2025-03-20}}</ref>
hanoum<ref name=":3">{{Lien web|titre=Messages d'Orient|url=https://pfe.cealex.org/diffusion/PFEWeb/pfe_097/PFE_097_001_w.pdf}}</ref><ref name=":3" />
khanum<ref>{{Chapitre-B|langue=fr|titre chapitre=Khanum|titre ouvrage=Wikipédia|date=2023-05-11|lire en ligne=https://fr.wikipedia.org/wiki/Khanum|consulté le=2025-03-20}}</ref><ref>{{Lien web|titre=Les femmes en Turquie|url=https://www.biblisem.net/etudes/andrfemm.htm|site=www.biblisem.net|consulté le=2025-03-20}}</ref> khanoum<ref>{{Lien web|titre=Le traitement des arméniens dans l’empire ottoman|url=https://archives.webaram.com/dvdk_new/fra/le-traitement-des-armeniens-dans-l-empire-ottoman-1917_OCR.pdf}}</ref>
khanom<ref name=":2" /><ref group="N">{{Lien web|auteur1=Zoyâ Pirzâd|traducteur=Christophe Balaÿ|titre=On s’y fera|url=https://www.zulma.fr/wp-content/uploads/extrait-475-9782843044229_1.pdf}}</ref> khanoom<ref name=":2" />
|aga agha aqa<ref name=":2" />
gan ghan
khan
|-
|lady
|lord
|-
|madame
|monsieur
|-
|madone
|⟨exocène<ref group="N">Ici au sens de ''hors du commun'', comparer à ''épicène'', qui fait également usage de -cène comme dérivé de <code>''koinḗ/κοινή''</code> : langue commune.
Le terme est donc homonyme mais distinct de l'emploi qui prend ''-cène'' au sens d'''ère'', à l'instar de pléistocène.</ref>⟩
|-
|madre
|padre
|-
|mambo
manbo
|hougan
houngan
|-
|maman
|papa
|-
|mamie
|papy
|-
|marraine
|parrain
|-
|mère
|père
|-
|nana
|mec
|-
|moniale
nonne
|moine
|-
|nonnette
|moinillon
|-
|nymphomane
|satyriasis
|-
|queen
|king
|-
|sister
sis
|brother
bro
|-
|sœur
|frère
|-
|tante
|oncle
|-
|virago
|femmelin
|}
====== Réflexions paradigmatiques ======
L'association de ''blonde'' et ''chum'' se fait sur une sémantique synonyme de ''chou'' dans la sphère intime ou d'''alter ego''<ref>{{Lien web|titre=L'alter ego d'une compagnie ne peut prétendre être un tiers de bonne foi|url=http://www.abondroit.com/2012/08/lalter-ego-dune-compagnie-ne-peut.html|consulté le=2024-12-31}}</ref><ref>{{Article|langue=fr|titre=La productrice Christine Vachon, alter ego du réalisateur Todd Haynes|date=2024-01-27|lire en ligne=https://www.lemonde.fr/culture/article/2024/01/27/la-productrice-christine-vachon-alter-ego-du-realisateur-todd-haynes_6213405_3246.html|consulté le=2024-12-31}}</ref><ref>{{Lien web|langue=fr-fr|titre=Camel Joe|url=https://www.ruedelechiquier.net/bande-dessinee/182-camel-joe.html|site=Éditions Rue de l'échiquier|consulté le=2024-12-31}}</ref> dans la sphère collective ; ces deux termes peuvent donc potentiellement faire emploi lorsqu'un synonyme épicène est recherché. Cela étant ici le paradigme proposé opte pour une extension simultanée des deux bases en supplétion. Pour ''blonde'', l'alternance équivoque se contente de reprendre le terme ''blond'' dont l'association en ce sens est moins courante sans être inédite<ref>{{Lien web|titre=Instagram|url=https://www.instagram.com/lauriebabi/p/C85BsFRgyJS/|site=www.instagram.com|consulté le=2024-12-31}}</ref><ref>{{Lien web|titre=Facebook|url=https://www.facebook.com/photo.php?fbid=833613381457780&id=100044273777327&set=a.321027729383017|site=www.facebook.com|consulté le=2024-12-31|extrait=Mon blond et moi on fait une pause scène d’un gros mois et demi/deux mois pour finir d’écrire mon premier livre.}}</ref><ref>{{Lien web|langue=fr|titre=Auprès de ma blonde... (ou de mon blond)|url=https://fr.audiofanzine.com/le-pub-fun/forums/t.262734,aupres-de-ma-blonde-ou-de-mon-blond.html|site=Audiofanzine|date=2007-11-07|consulté le=2024-12-31}}</ref><ref>{{Lien web|langue=fr|titre=Nana // PLK - 70 - Wattpad|url=https://www.wattpad.com/1185858516-nana-plk-70|site=www.wattpad.com|consulté le=2024-12-31|extrait=J'entrouve les yeux et constate que mon blond n'est plus dans le lit avec moi.}}</ref>. Elle s'étend assez trivialement avec un isonèphe en blöņde (/blɔnd/), à comparer à la prononciation de ''eurobond'' (/ø.ʁo.bɔnd/). Les ostentatoires suivent une matrice en ''<code>bl*nde</code>'', ce qui évoque d'ailleurs parfois des homéolexies avec les cognats germaniques supposés dans certaines hypothèses étymologiques tels ''blandan, blend, blondo, blundus''<ref>{{Lien web|langue=en|titre=blond {{!}} Etymology of blond by etymonline|url=https://www.etymonline.com/word/blond|site=www.etymonline.com|consulté le=2024-12-31}}</ref>. Pour ''chum (/tʃɔm/)'', qui dérive vraisemblablement de l'anglais ''chambermate''<ref>{{Lien web|titre=chum {{!}} Search Online Etymology Dictionary|url=https://www.etymonline.com/search?q=chum|site=www.etymonline.com|consulté le=2024-12-31}}</ref> ( /ˈtʃeɪmbə(ɹ).meɪt/), d'où un c- initial rendu en /tʃ/. Cette apomésie<ref group="N">Au sens de situation qui pour une caractéristique donnée, se trouve nettement éloigné de la moyenne.
Dans le corpus considéré, en excluant les termes débutant par ''ch-'', plus de 12 000 termes débutent par c-, dont seuls environ 80 (0,66 %) termes sont dans le même cas que ''chum'' : ''candrabindu, chabba, cha-cha-cha, chachacha, cha-cha, chacha, chaebol, chainsaw, chai, chalaparta, challenger, challenge, challengeur, changelog, chan, chan, charafi, charcoal, chatbot, chatteur, chatteuse, chat, chavisme, chaviste, cheap, cheat, checklist, checkpoint, checksum, check, check-up, cheerleader, cheerleadeur, cheerleadeuse, cheerleading, cheese-cake, cheesecake, cheesesteak, cheguevariste, cheondoïsme, chessboxing, chiapacan, chibok, chicklit, chik, chill-out, chillout, chill, chillwave, chimichanga, chinatown, chin, chipewyan, chipiu, chipolata, chipset, chip, chiptune, chiricahua, chitlásha, chi, choctaw, chôka, ch’ol, chóptse, chow-chow, chow, chulo, chulupi, churrigueresque, churros, churro, ciabata, ciabatta, cia-cia, cibak, ciluba, czamar.''</ref> phonétique du ''c-'' initial ouvre une voie évidente pour employer ''tchaï'' (/tʃaj/) comme alternance ambigüe. En effet ce terme est déjà en usage avec le sens générique de ''femme'' ou ''fille''. Il peut être complété par un ostentatoire et une série ostentatoire utilisant la matrice ''<code>tch*m</code>'', outre le thélyphène pour lequel et ''tchûm'' et ''tchúm'' semblent trop proche de ''atchoum'' et ''atchume,'' d'où le basculement vers une finale en /n/, qui donne ''tchúņ'' à comparer à ''pitchoune''.
L’alternance entre ''dame'' et ''sieur'' est également agglutiné dans le terme ''m'sieurs-dames''<ref>{{Lien web|langue=fr|titre=Sieurs et Dame - Forums Geneanet|url=https://www.geneanet.org/forum/viewtopic.php?t=614288|site=www.geneanet.org|date=2019-01-08|consulté le=2025-01-08}}</ref><ref>{{Lien web|langue=fr|titre=Sieurs et Dame - Forums Geneanet|url=https://www.geneanet.org/forum/viewtopic.php?t=614288|site=www.geneanet.org|date=2019-01-08|consulté le=2025-01-08}}</ref><ref>{{Lien web|langue=FR|nom1=BAUMANN|prénom1=Serge BRAUDO-Alexis|titre=Sieur - Définition|url=https://www.dictionnaire-juridique.com/definition/sieur.php|site=Dictionnaire Juridique|consulté le=2025-01-08}}</ref>. Étant donné l'origine de ces termes en tant que marqueur de prépondérance sociale, poursuivre l'alternance avec un isonèphe comme ''gentre'' semble pleinement séant. Voir la notion de [[w:Gentrification|gentrification]], de [[w:Gentry|gentry]], ce dernier venant de l'anglais qui le dérive lui-même de l’ancien français ''<code>genterie</code>'' ou ''<code>gentelise</code>'' : ''noblesse''. Pour la série ostentatoire, une matrice en ''<code>g*ņtre</code>'' (/ʒ*ntʁ/) est trivial à décliner, avec simplement la nécessité de maintenir un -e- entre le g et la consonne suivante dans certains cas pour éviter le passage d'une suggestion de vocalisation en /g/ plutôt que /ʒ/. Les dérivés comme ''madame'' et ''monsieur'' suivent évidemment le même paradigme. Une approche distinct fait également montre d’emploie dans le terme isonèphe ''monestre''<ref>{{Ouvrage|langue=fr|prénom1=Jan|nom1=Caplin|titre=Contes à double tranchant: Histoires sombres illustrées à l'encre de Chine|éditeur=BoD - Books on Demand|date=2026-04-30|isbn=978-2-322-59399-6|lire en ligne=https://www.google.fr/books/edition/Contes_%C3%A0_double_tranchant/o_DUEQAAQBAJ?hl=en&gbpv=1&dq=%22monestre%22&pg=PT15&printsec=frontcover|consulté le=2026-05-12}}</ref><ref>{{Ouvrage|langue=fr|prénom1=Denis Saint|nom1=Jean|titre=La Rêve: Chroniques des Derniers Hommes|éditeur=BoD - Books on Demand|date=2025-04-27|isbn=978-2-322-59558-7|lire en ligne=https://www.google.fr/books/edition/La_R%C3%AAve/woRdEQAAQBAJ?hl=en&gbpv=1&dq=%22monestre%22&pg=PA411&printsec=frontcover|consulté le=2026-05-12}}</ref>, homographe d’un terme évoquant par ailelurs un monastère ou la vie monacale<ref>{{Ouvrage|langue=en|prénom1=Raymond Wilson|nom1=Chambers|prénom2=Walter Warren|nom2=Seton|titre=Early English Text Society: Original series|éditeur=Early English Text Society|date=1914|lire en ligne=https://www.google.fr/books/edition/Early_English_Text_Society/u-g9AQAAMAAJ?hl=en&gbpv=1&bsq=%22monestre%22&dq=%22monestre%22&printsec=frontcover|consulté le=2026-05-12}}</ref><ref>{{Ouvrage|langue=en|prénom1=Sidney John Hervon|nom1=Herrtage|titre=The Early English Versions of the Gesta Romanorum|éditeur=Early English Text Society|date=1879|lire en ligne=https://www.google.fr/books/edition/The_Early_English_Versions_of_the_Gesta/YZUUAAAAQAAJ?hl=en&gbpv=1&dq=%22monestre%22&pg=PA364&printsec=frontcover|consulté le=2026-05-12}}</ref><ref>{{Ouvrage|langue=en|prénom1=Marshall W.|nom1=Baldwin|prénom2=Kenneth Meyer|nom2=Setton|titre=A History of the Crusades, Volume 1: The First Hundred Years|éditeur=University of Pennsylvania Press|date=2016-11-11|isbn=978-1-5128-1864-2|lire en ligne=https://www.google.fr/books/edition/A_History_of_the_Crusades_Volume_1/v04rEAAAQBAJ?hl=en&gbpv=1&dq=%22monestre%22&pg=PA638&printsec=frontcover|consulté le=2026-05-12}}</ref>, voir un monstre<ref>{{Ouvrage|langue=fr|titre=Mémoires et documents|date=1896|lire en ligne=https://www.google.fr/books/edition/M%C3%A9moires_et_documents/JzgQGnGroJcC?hl=en&gbpv=1&dq=%22monestre%22&pg=PA691&printsec=frontcover|consulté le=2026-05-12}}</ref>, et dont le sens indécis le ferait ossiller sémantiquement entre un isonèphe et un allophène, bien que morphologiquement il serait sans conteste à rattacher à un équivoque<ref>{{Chapitre-B|langue=fr|titre chapitre=monestre|titre ouvrage=Wiktionnaire, le dictionnaire libre|date=2024-12-22|lire en ligne=https://fr.wiktionary.org/w/index.php?title=monestre&oldid=36667513|consulté le=2026-05-12}}</ref>.
Les termes femme et homme peuvent être vue comme en association sur de nombreuses notions, d'où une section dédiée [[Recherche:Sur l’extension des genres grammaticaux en français/-femme-, -homme-|-femme-, -homme-]].
Le terme ''humanoïde'' constitue un terme déjà en usage et pleinement pertinent pour servir d'isonèphe<ref>{{Lien web|langue=en|titre=Google Books Ngram Viewer|url=https://books.google.com/ngrams/graph?content=gyno%C3%AFde,andro%C3%AFde,humano%C3%AFde&year_start=1800&year_end=2022&corpus=fr&smoothing=3&case_insensitive=false|site=books.google.com|consulté le=2024-12-21}}</ref> pour l'alternance entre gynoïde et androïde. Le terme ''innaspiroïde'' se construit sur ''aspir-'' comme dans aspiration, avec le préfixe privatif ''in-'' et le suffixe ''-oïde'' signifiant qui ressemble à, donc sous-entendu ce qui ressemble à une chose dénué d'aspiration propre et n'inspire aucun rapprochement à un quelconque être doué d'un souffle vital. Arrhénoïde et thélyoïde désignent respectivement des individus ayant des traits évoquant les notions de mâles et femelles. Le terme ''panoïde'' évoque évidemment la notion de complétude classiale<ref>{{Article|prénom1=Louis|nom1=Moreau de Bellaing|titre=Sciences sociales et droits de l'homme|périodique=L'Homme et la société|volume=84|numéro=2|date=1987|doi=10.3406/homso.1987.3256|lire en ligne=https://www.persee.fr/doc/homso_0018-4306_1987_num_84_2_3256?q=classiale|consulté le=2024-12-06|pages=41–53}}</ref><ref>{{Article|prénom1=Noëlle|nom1=Bisseret|titre=Classes sociales et langage : au-delà de la problématique privilège/handicap|périodique=L'Homme et la société|volume=37|numéro=1|date=1975|doi=10.3406/homso.1975.1609|lire en ligne=https://www.persee.fr/doc/homso_0018-4306_1975_num_37_1_1609?q=classiale|consulté le=2024-12-06|pages=247–270}}</ref><ref>{{Ouvrage|langue=fr|prénom1=Académie des sciences|nom1=d'outre-mer|titre=Comptes rendus mensuels des séances|date=1942|lire en ligne=https://www.google.fr/books/edition/Comptes_rendus_mensuels_des_s%C3%A9ances/QfMdAAAAMAAJ?hl=eo&gbpv=1&bsq=+%22classiale%22&dq=+%22classiale%22&printsec=frontcover|consulté le=2024-12-06}}</ref><ref>{{Ouvrage|langue=fr|prénom1=Georges|nom1=Balandier|titre=Le Désordre: Eloge du mouvement|éditeur=Fayard|date=2014-04-01|isbn=978-2-213-65129-3|lire en ligne=https://www.google.fr/books/edition/Le_D%C3%A9sordre/BMsMGGuuOScC?hl=eo&gbpv=1&dq=+%22classiale%22&pg=PT131&printsec=frontcover|consulté le=2024-12-06}}</ref>, donc toute chose rattachable à une forme potentiellement existante, autrement dit toute chose qui saurait être discutée hormis le néant et ce qui lui est synonyme. Quand à ''alteroïde<ref name=":0" /><ref name=":1" />'', il fait évidement référence à la notion d'altérité.
Pour les termes issus du du mongol <code>''<bdi>хан</bdi>''</code><code>''<bdi>/ᠬᠠᠭᠠᠨ</bdi>''</code> : ''dirigeänte, souveraïne, seignarque, prinçurge''<ref group="N">Traduit ici sous les formes isophènes alterantes à ''dirigeante'' et ''dirigeant, souveraine'' et ''souverain, seigneuresse'' et ''seigneur, princesse'' et ''prince.''</ref>, les formes ambigües et équivoques servent de modèle pour les matrices générales en ''<code>agh*</code>'', ''<code>ghan*me</code>'' et ''<code>khan*me</code>''. Seul l'isonèphe qui alterne entre ''ana'' et ''agha'', entre autres variations, se voit conféré ici une forme qui les amalgame en ''angha'' (/ɑ̃.ɡa/). Les seules formes épicènes en -oi étant ''hors-la-loi, renoi'' et ''sans-emploi'', tous ayant des connotations plus ou moins négatives selon le contexte, il paraissait ici plus pertinent d'éviter une forme comme ''aghoi''.
Pour ''lady'' et ''lord'' qui empruntent à l'anglais, il peut être ici fait un glissement sémantique du troisième emprunt laird<ref>{{Lien web|langue=en-US|titre=Acheter un titre d’aristocratie – devenir un Laird, Lord ou une Lady écossais(e) !|url=https://www.lordofblackwood.com/|site=Acheter un titre de noblesse|consulté le=2025-12-26}}</ref><ref>{{Lien web|langue=fr|titre=Ecosse : cette société propose de devenir lord ou lady pour préserver des réserves naturelles - Geo.fr|url=https://www.geo.fr/environnement/ecosse-cette-societe-propose-de-devenir-lord-ou-lady-pour-preserver-des-reserves-naturelles-203980|site=www.geo.fr|date=2021-03-08|consulté le=2025-12-26}}</ref> (/lɛʁd/). En effet ce dernier est traditionnellement plutôt un titre équivalent écossait. Mais vue la proximité du -aird à l'épicène -aire, il paraît intéressant de le proposer comme isonèphe et par suite construire la série ostentatoire sur la matrice ''<code>l*rd</code>''. À noter que dans l'anglosphère d'autres alternatives flexionnelles ont déjà été proposées, dont ''jarl, lard, layd, ledan, legent, legiant, lerd, liege, liegent, lordy, lory, regent''<ref>{{Lien web|titre=Reddit - Le cœur d’Internet|url=https://www.reddit.com/r/NonBinaryTalk/comments/j8om6x/what_would_be_a_gender_neutral_term_for_lordlady/|site=www.reddit.com|consulté le=2025-12-26}}</ref><ref>{{Lien web|titre=Reddit - Le cœur d’Internet|url=https://www.reddit.com/search/?q=Jarl+gender+neutral+title&cId=13463d34-cd44-4669-998a-b922f0cf0cdb&iId=0e541a8c-82ef-4a0a-a21a-d5a160efc366|site=www.reddit.com|consulté le=2025-12-26}}</ref><ref>{{Lien web|titre=Si Creabis, Fit Redunda. — TIL that the English word “Lord” in the sense of...|url=https://copperbadge.tumblr.com/post/698205296272752640/til-that-the-english-word-lord-in-the-sense-of/amp|site=copperbadge.tumblr.com|consulté le=2025-12-26}}</ref>. À noter qu'étymologiquement ni ''lady'' ni ''lord'' n'ont trait à une sémantique relative au genre<ref>{{Lien web|langue=en-US|titre=Search 'lady' on etymonline|url=https://www.etymonline.com/search?q=lady|site=etymonline|consulté le=2025-12-26}}</ref><ref>{{Lien web|langue=en-US|titre=Search 'lord' on etymonline|url=https://www.etymonline.com/search?q=lord|site=etymonline|consulté le=2025-12-26}}</ref><ref>{{Lien web|langue=en|titre=What is the gender neutral term for “lord” and “lady”? - Quora|url=https://www.quora.com/What-is-the-gender-neutral-term-for-lord-and-lady}}</ref>.
Le terme ''madone'' n'a guère d'équivalent équivoque pré-existant bien établi. Du sens de représentation picturale du personnage mythologique de la Vierge, il tire également le sens de très belle femme jugée pure et innocente ou de femme importante. Sur le plan sémantique une équivalence arrhénotypante d'inspiration religieuse pourrait par exemple être ''apollon'', ou en ne conservant que l'origine antonomastique une autre alternance possible serait ''adonis''. Sur le plan morphologique, il faut d'abord rappeler que madone dérive de l'italien ''madonna'', et plus avant ''ma donna''. Donc par analogie il serait possible de s'inspirer de ''mio don, mio signore'' ou ''mio uomo.'' Cela dit, avec des constructions analogiques naïves les termes obtenus de la sorte portent tous quelques lacune : ''miouome'' comporte plusieurs hiatus et évoque difficilement son étymologie tout en ouvrant une homéophonie à ''mi-homme'' ; ''miosignore'' n'a pas la concision bisyllabique de ''madone'' ; quand à ''miodon'' désigne déjà un poisson à petites dents. Ce dernier peut néanmoins servir de base, avec passage de ''don'' à ''dom''<ref group="N">Limitant la confusion possible avec la notion d'offrande portée par ''don'' en français, et rapprochant de l'alternance entre ''dame'' et ''dom''.</ref>, et passage de ''mio''- à ''mon''- (/mə/<ref group="N">Comparer à la prononciation de ''monsieur'' (/mə.sjø/).</ref>), pour aboutir à ''mondom'' (/mə.dɔ̃/). Pour le passage de dame à dom, voir [[Recherche:Sur l’extension des genres grammaticaux en français/-ame, -om|-ame, -om]].
Pour mambo, manbo, hougan, houngan tous réfèrent à une figure exerçant une autorité spirituel vaudou, d'où un isonèphe commun en vaudouäste, et la reprise de la série ostentatoire associée aux termes en [[Recherche:Sur l’extension des genres grammaticaux en français/-aste|-aste]].
La proposition faite pour compléter l'alternance ''chick'' et ''lad'', est elle-même inspirée de la mise en contraste du ''chick lit'' et du ''lad lit'', soit littérature pour nana et pour mec, avec la connotation d'une personne séduisante dans les deux cas dans le cas des noms communs dérivés de l'adjectif. Hors la ''glam lit'' est également une catégorie littéraire en usage, sachant qu'en plus ''un glamour'' est une ''c''réature polymorphe des contes gaéliques écossais et de surcroît les termes ''glam girl'' et ''glam boy'' sont courant dans la presse people, ce qui fait d'autant de justifications pour une forme isonèphe<ref>{{Lien web|titre=Glam Lit Books|url=https://www.goodreads.com/shelf/show/glam-lit|site=www.goodreads.com|consulté le=2024-11-01}}</ref><ref>{{Chapitre-B|langue=fr|titre chapitre=glamour|titre ouvrage=Wiktionnaire, le dictionnaire libre|date=2024-10-07|lire en ligne=https://fr.wiktionary.org/wiki/glamour|consulté le=2024-11-01}}</ref><ref>{{Lien web|langue=fr-FR|nom1=Sampling|prénom1=Les Divas du|titre=Sampling Parfum : L'Interdit Édition Millésime de Givenchy|url=https://www.lesdivasdusampling.fr/sampling-parfum-linterdit-edition-millesime-de-givenchy/|site=Les Divas du Sampling - Agence Conseil Sampling|date=2021-03-30|consulté le=2024-11-01}}</ref><ref>{{Lien web|langue=fr|nom1=Charhi|prénom1=Issam|titre=Gigi Hadid : une "Glam Girl" captivante pour Vogue !|url=https://www.public.fr/gigi-hadid-une-glam-girl-captivante-pour-vogue|site=Public|date=2015-06-29|consulté le=2024-11-01}}</ref><ref>{{Lien web|titre=Adonaï Metal Rock - N°3 Juillet 1989|url=https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/b/b5/Adona%C3%AF_Metal_Rock_-_N%C2%B03_Juillet_1989.pdf}}</ref><ref>{{Lien web|titre=Babysbreath17 Bling Cristal Collier de Chat en métal Chiot réglable Noeud Papillon Strass Doux…|url=https://www.amazon.fr/ask/questions/Tx3UFLJFFGE2BLX/?}}</ref>. La série ostentatoire fait donc simplement une alternance vocalique sur la matrice ''<code>gl*m</code>''.
''Une garce'', au sens ou il est prépondéramment employé de ''personne jugée vile car débauchée, désagréable ou manipulatrice'', généralement sous-entendant un gynotypage que favorise une interprétation féminisante du pragmème fémentien, n'a d'usage qu'à l'ambigu. En ce sens il n'a pas d'équivalent courant avec lequel alterner à l'équivoque. Ce, bien qu'il put être mis en alternance avec ''un gars'', quand les deux termes étaient également exempt de connotation péjorative. Il sera donc généralement plus pertinent d'alterner ''un gars'' avec ''une fille'' quand aucune connotation n'est souhaitée''.'' Et comme c'est généralement le cas avec les insultes haplogestes, il est tout à fait possible de traiter une personne de garce, quel que soit sa phylotypie, ses penchants sexuels et son genre social.
Sans verser dans le néologisme, un terme sémantiquement assez proches à l'équivoque seraient ''un salaud'', dont l'alternance ambigüe ''salaude'' est d'ailleurs rarement employée — pour rappel ''salope'' dérive d'une étymologie indépendante et n'a donc avec ''salaud'' aucun lien diachronique malgré la confusion courante qu'entraîne leur proximité morphologique doublée du fait qu'ils servent tout deux d'injure.
En creusant plus loin l'étymologie commune à ''garce'' et ''gars'', via l'ancien français où il a le sens de ''misérable'', se trouve l’ancien bas vieux-francique ''<code>*wrakkjo</code>'' : ''banni, vagabond'', ce qui l'apparente à l’allemand ''<code>Recke</code>'' : ''guerrier'' et à l’anglais ''<code>wretch</code>'' '': scéléra''t<ref>{{Chapitre-B|langue=fr|titre chapitre=garçon|titre ouvrage=Wiktionnaire, le dictionnaire libre|date=2024-10-29|lire en ligne=https://fr.wiktionary.org/wiki/gar%C3%A7on#fro|consulté le=2024-11-04}}</ref>. D'ailleurs ''un wretch'' est employé en français contemporain notamment dans le milieu du jeu vidéo pour désigner certain types de créatures ou de personnages, et peut parfois être traduit par le terme épicène ''rebut''<ref group="N">Plus exactement de ''rebus'', dans le cas de la citation donné, ce qui pourrait s'apparenter une confusion entre ''rebut'' et ''refus''.</ref><ref>{{Lien web|titre=Gamekyo : Gears of War|url=https://www.gamekyo.com/group412_1_1266.html|site=Gamekyo.com|consulté le=2024-11-04}}</ref><ref>{{Lien web|langue=fr-FR|titre=Comment augmenter le niveau du clan dans Mount and Blade 2 : Bannerlord ?|url=https://playactu.com/2024/07/06/comment-augmenter-le-niveau-du-clan-dans-mount-and-blade-2-bannerlord/|site=Toute l'actualité du jeu vidéo et du cinéma|date=2024-07-06|consulté le=2024-11-04}}</ref><ref>{{Lien web|langue=fr-FR|nom1=Linville|prénom1=Papillion|titre=Comment Utiliser Les Incantations Elden Ring – Destructoïde - Tech Tribune France|url=https://fr.techtribune.net/d2/jeux-videos/elden-ring/comment-utiliser-les-incantations-elden-ring-destructoide/839025/|site=fr.techtribune.net|date=2024-01-17|consulté le=2024-11-04}}</ref><ref>{{Lien web|titre=X360 Gears Of War 3 - Liste des canards musclés dans l'OP - Page 29|url=https://forum.canardpc.com/threads/45591-Gears-Of-War-3-Liste-des-canards-muscl%C3%A9s-dans-l-OP/?page=29|site=forum.canardpc.com|consulté le=2024-11-04}}</ref><ref>{{Lien web|langue=fr|titre=Elden Ring : 5 meilleurs souvenirs|url=https://tseret.com/elden-ring-5-meilleurs-souvenirs/|site=Tseret|date=2023-12-28|consulté le=2024-11-04}}</ref>, dont un autre synonyme haplogeste équivoque est ''un fretin''. D'où un isonèphe et une série ostentatoire calés sur une matrice en ''<code>fret*ne</code>'', inspirée par [[Recherche:Sur l’extension des genres grammaticaux en français/-ine, -in|''-ine, -in'']].
Du côté morphologique en cherchant dans les termes de la forme <code>g*r*</code>, il ressort notamment ''un groin'', qui par métonymie désigne ''un porc'', nom d'animal largement associé à une personne androtypée jugée malpropre ou faisant preuve de mœurs sexuelles débridées avec généralement une connotation de répugnance. Et dans cette lignée, par inspiration de l'onomatopé, ''grouik'' peut servir d'isonèphe, d'autant qu'il est déjà en usage substantivé épicène<ref>{{Lien web|langue=fr|titre=Le forum Basses n'est pas aussi vivant et animé qu'il le mérite !|url=https://fr.audiofanzine.com/basse/forums/t.130233,le-forum-basses-n-est-pas-aussi-vivant-et-anime-qu-il-le-merite,p.1920.html|site=Audiofanzine|consulté le=2024-11-08}}</ref><ref>{{Lien web|titre=Grouikologie de base - VTA - Les Vieilles Tétines des Alpes|url=https://vta.asso.fr/spip.php?article233|site=vta.asso.fr|consulté le=2024-11-08}}</ref>. Le terme ambigu grognasse a un sens assimilable, d'où sa mise en parallèle ici, et son emploi comme source d'inspiration de la matrice ''<code>grogn*sse</code>'' dont procède les ostentatoires.
Une approche plus néologique peut se baser sur ''un schlague'' et sa variante ''un'' ''schlag'', empruntés à l'allemand, qui désignent une personne sale, vile, ou inadaptée à son époque. L'argot en tire déjà le terme ''gueush'' comme synonyme de junky, via un verlan apocopé. Dans le même ordre d'idée, il sera donc possible de dériver ''un galsch'' ou ''un gash'' comme équivalent équivoque prépondéramment androtypé à ''garce''. Et donc ''gueulsh'' pour l'isonèphe, et ''<code>g*lsh</code>'' comme matrice de la série ostentatoire.
Pour gars, dans un sens générique de personne croisée dans la rue, l'ambigu néologique retenu ici est ''gynz'' (/gɛ̃z/<ref group="N">Comparer à absynthe (/ab.sɛ̃t/) pour la prononciation.</ref>), qui peut à la fois évoquer le morphe <code>''-gyn-''</code> : ''femme,'' et le terme ''gonz'', qui selon qu'il est apocope de gonzesse ou de gonze évoque plutôt une personne gynotypée ou androtypée. La série ostentatoire s'en suit sur une matrice ''<code>g*nz</code>''.
Pour l'alternance entre ''fille'' et ''gars'' ou ''mec'', notamment pour les cas qui explicitement ou implicitement y donne l'épithète ''pauvre'' : ''pauvre fille, pauvre gars, pauvre hère''. À noter la série alphabétique contigüe des initiales fille, gars, hère en f, g, h qui peut servir de moyen mnémotechnique. La série ostentatoire se construit donc sur une matrice en ''<code>h*re</code>'', et de même pour les paradigmes dérivés comme ''fillette, garçonnet,'' qui se poursuit alors par un isonèphe en ''hèrète'', et une matrice ostentatoire en ''<code>h*rète</code>''. Quand il alterne avec ''quille'', au sens populaire péjoratif de ''fille, fillette''<ref>{{Lien web|titre=QUILLE : Définition de QUILLE|url=https://www.cnrtl.fr/definition/quille/substantif|site=www.cnrtl.fr|consulté le=2024-05-06|extrait=Péj., pop. Fille, fillette.}}</ref>, le terme gars prend donc une sémantique qui l'approche alors plus de garçonnet, d'où la mise en commun de l'isonèphe et de la série ostentatoire.
Au sens de jeune personne, sans connotation péjorative, mais néanmoins dans un registre argotique, peuvent s'alterner ''garce'' et ''gars'' puis ''gerce'' comme forme isonèphe, et une matrice ostentatoire en ''<code>g*rce</code>''. Voir aussi [[Recherche:Sur l’extension des genres grammaticaux en français/-erce|''-erce'']] pour d'avantage de détails sur le terme ''gerce'' lui-même.
Pour gars, au sens synonymique de gusse, pitre, etc., un ambigu est proposé qui retient la forme ''guysse'' (/ɡis/<ref group="N">Comparer à ganguy et tanguy pour la prononciation associée à cette graphie.</ref>). La majorité des ostentatoires se génèrent trivialement de la matrice ''<code>g*sse</code>'', sauf pour le thélyphène qui retient ''gúrste'' pour éviter les homophonies à ''gus'' ou ''gousse''. Le terme gusse et ses allographies servent aussi d'inspiration à l'isonèphe ''gẏs, gẏss, gẏsse'' (/gajs/).
L'usage retient déjà ''gow'' comme alternance de ''gars''<ref>{{Ouvrage|titre=Criks – Si T’es Mon Gars|lire en ligne=https://genius.com/Criks-si-tes-mon-gars-lyrics|consulté le=2024-12-27}}</ref><ref>{{Lien web|titre=RECUEIL de PATOIS ADOLESCENT|url=https://histoire.ac-versailles.fr/IMG/pdf/2022-06_patois_ado.pdf|date=2023|consulté le=2024-12-27}}</ref><ref>{{Ouvrage|titre=Irvin – Dis moi|lire en ligne=https://genius.com/Irvin-dis-moi-lyrics|consulté le=2024-12-27}}</ref>, notamment au sens de personne avec qui une relation amoureuse est entretenue, donc proche de l'alternance entre ''nana'' et ''mec'' en ce sens. Par inspiration du terme jules, il viendrait spontanément le thélyphène ''gúle'', cependant homophone à ''goule'', ce qui peut se contourner en visant une prononciation du ''g'' en /d͡ʒ/ ou /dʒ/, ce qui peut être explicité par diacritisation<ref>{{Article|prénom1=Alexis|nom1=Rygaloff|titre=Le coréen et l'écriture|périodique=Cahiers de Linguistique - Asie Orientale|volume=11|numéro=1|date=1982|doi=10.3406/clao.1982.1103|lire en ligne=https://www.persee.fr/doc/clao_0153-3320_1982_num_11_1_1103?q=diacritisation|consulté le=2024-12-27|pages=47–63}}</ref><ref>{{Article|prénom1=Sébastien|nom1=Garnier|titre=Van Donzel Emeri, Schmidt Andrea,Gog and Magog in Early Eastern Christian and Islamic Sources. Sallam’s Quest for Alexander’s Wall. Leyde-Boston, Brill («Inner Asian Library», 22), 2010|périodique=Bulletin critique des Annales islamologiques|volume=27|numéro=1|date=2012|lire en ligne=https://www.persee.fr/doc/bcai_0259-7373_2012_num_27_1_1052_t2_0037_0000_1?q=diacritisation|consulté le=2024-12-27|pages=37–39}}</ref> d'un accent grave à l'instar de l'emploi de ''ĝ'' en Espéranto, donc ''ĝúle'', bien que même brut le ''g'' initial se prononce déjà /dʒ/ dans divers mots comme ''gemelli, gender, gentleman, gentry, gianduja, gimlet, gin'' et ''giorno''. De là le reste de la série ostentatoire découle majoritairement trivialement d'une matrice en ''<code>ĝ*le</code>'', sauf pour l'inanimé qui nécessite d'éviter l'homophone à geôle, d'où ''geǫï'' (/d͡ʒɔj/) à comparer à l'anglais ''joy''. Pour l'isonèphe ''ĝẏle'' (/d͡ʒajl/) outre la reprise déjà établie du ''ẏ'' à l'isonèphe, peut aussi se comparer phonétiquement à ''tchaï'' comme mnémotechnique qui évoque une notion semblable.
Pour le sens de jeune personne que peut prendre ''gazelle'' en alternance avec ''gars'', outre ''jeune'' lui-même comme synonyme monosyllabique épicène ''substituable'' à l'isonèphe, la série des alternatives peut se construire sur la matrice ''<code>g*zelle</code>'', ''confer'' ''fraticelle'' et ''rebelle'' pour des exemples de termes épicènes en -elle. Le terme ''garzelle'' (/ɡa.zɛl/) peut aussi être envisagé comme forme équivoque homophone à l'ambigu, le ''-r-'' muet pouvant s'appuyer sur celui de ''gars''.
Pour le sens de personne ''drue, robuste, vigoureuse, vivace'' le terme ''gars'' peut être mis en alternance avec un ambigu comme ''fougue'' ou ''flamme'', ce dernier évoquant d'ailleurs ''femme'' par paronymie<ref>{{Lien web|langue=fr|nom1=Champenois|prénom1=Sabrina|titre=Florence Thomassin. Flamme libérée|url=https://www.liberation.fr/cinema/2012/07/02/florence-thomassin-flamme-liberee_830643/|site=Libération|consulté le=2024-12-27}}</ref><ref>{{Article|titre=Florence Pugh, flamme libérée. Comment ça March ? / Thierry Cheze|périodique=Florence Pugh, flamme libérée. Comment ça March ? / Thierry Cheze|série=Première|date=2020|lire en ligne=https://mediatheque.ville-bourges.fr/NUMERIQUE/doc/SYRACUSE/2827784/florence-pugh-flamme-liberee-comment-ca-march-thierry-cheze|consulté le=2024-12-27}}</ref><ref>{{Lien web|langue=fr|nom1=Gester|prénom1=Julien|titre=Ciné / «Her Job», flamme libérée|url=https://www.liberation.fr/cinema/2019/05/03/cine-her-job-flamme-liberee_1724848/|site=Libération|consulté le=2024-12-27}}</ref>. Pour l'isonèphe il est possible de s'inspirer de drue pour employer drẏe (/dʁi/<ref group="N">Comparer au terme épicène Blemmye (/blɛ.mi/), </ref>), à comparer à l'anglais ''<code>dry</code>'' : ''sec'', et à la notion de masse sèche dans le culturisme. Pour l'équivoque une forme supplétive en raccord à flamme pourra s'inspirer du ''flamant'' nommé pour la couleur de ses ailes, qui donne aussi ''flamet'', issus de l'occitan ''flamenc'' dérivé de ''flama'', lui-même du latin ''<code>flamma</code>'' : ''flamme, ardeur'', ''vif éclat'', forme latine rattaché à la reconstruction en indo-européen commun ''<code>flagma</code>'' elle-même donnée comme apparentée à ''<code>flagro</code>'' : ''être enflammé'', au grec ancien ''<code>phlégma/φλέγμα</code>'' : flamme, et ''<code>phlégô/φλέγω</code>'' : ''être en feu, être éclatant de,'' ainsi que ''<code>φλέγμα/phlegma</code>'' : flegme. D'où un terme équivoque monosyllabique en ''flogme,'' qui laisse le champ libre à l'emploi de fleaume pour l'isonèphe et qui peuvent dès lors se rapprocher de la série ''femme, homme, fheaume''. Pour les ostentatoires, la série peut donc s'appuyer sur une matrice en ''<code>fl*me</code>''. L'allophène retient ''fliẽme'' et l'arrhénophène ''fluìme'' pour éviter toute homophonie à ''flim'', métathèse courante de ''film'' souvent à fin humoristique<ref>{{Lien web|langue=fr|nom1=SensCritique|titre=Le flim le plus classe du monde par Citizen-Ced|url=https://www.senscritique.com/film/la_classe_americaine/critique/10368072|site=SensCritique|consulté le=2024-12-27}}</ref>.
Au sens filiale, une fille alterne avec un fils, voir [[Recherche:Sur l’extension des genres grammaticaux en français/-ille, -ils|-ille, -ils]] pour plus de détails sur ce paradigme.
Au sens de personne référé par la notion de tranche d'âge plus ou moins juvénile, ''fille'' alterne avec notamment avec ''garçon'', ou éventuellement ''petit gars'' et sa variante ''p'tit gars''. Ils sont en ce sens synonymes des termes épicène ''enfant, gosse, jeune, môme.'' Pour un équivoque néologique spécifique à y rattacher, il est possible de s'inspirer des autres formes dérivées de filius<ref>{{Chapitre-B|langue=en|titre chapitre=filius|titre ouvrage=Wiktionary, the free dictionary|date=2024-11-21|lire en ligne=https://en.wiktionary.org/wiki/filius#Descendants|consulté le=2024-12-29}}</ref>, dont le corse ''figliu'', l'italien ''figlio'' et le romanche ''figl'', dont dérivent trivialement ''figlarcque'' et ''figle.'' Le premier mêle d'avantage de lettre tirés de ''fi[g/l]l(e)'' et garç(on) tout en conservant un ordre d'apparition conforme aux deux termes affluents. À noter le glissement vers une finale en /k/ se motive par un éloignement accrût du terme ''garce,'' pour en limiter l'influence péjorative. Le second à pour sa part le bénéfice d'une concision monosyllabique. De là ce construisent les deux matrices de séries ostentatoires ''<code>f*glarcque</code>'' et ''<code>f*gle</code>''.
Le terme ''garçon'' donc peut alterner avec ''fille'', mais également avec ''demoiselle'', notamment dans le terme ''demoiselle d’honneur'' qui en l'occurrence ne transpose vers ''damoiseau d'honneur''. Pour ce contexte précis quelques noms épicènes monosyllabiques sont envisageable pour former l'isonèphe, comme ''chantre, pleige'' et ''chantre''. En effet Historiquement en droit les pleiges sont les personnes qui servent de caution ou de garant dans une transaction. Le mot à l’avantage d’être monosyllabique et épicène, tout en convoyant un sens similaire à celui de témoin. Tous comme les personnes préposées à ce rôle, les chantres glorifient de louange d’une autre personne. De plus ces rôles sont généralement attribués à des proches. De manière plus générique, il est possible de s'appuyer sur une formation par amalgame littéral comme ''dærçoisellone'' (/dɛʁ.swa.zlɔn/) à comparer à un terme épicène comme francophone. Les flexions ostentatoires de la matrice ''<code>dæçoisell*ne</code>'' peuvent ensuite s'appuyer sur le paradigme présenté dans [[Recherche:Sur l’extension des genres grammaticaux en français/-one ou -onne, -on, -oine|''-one'' ou ''-onne, -on, -oine'']].
Le terme ''garçonne'' reprend évidement la base ''garç-'' et l'alternance [[Recherche:Sur l’extension des genres grammaticaux en français/-one ou -onne, -on, -oine|-''onne, -on'']], ce qui mène donc immédiatement à un premier isonèphe en ''garçoine''. Comme pour le paragraphe précédent c'est via les langues affines que se trouve l'inspiration pour l'équivoque ''figlon'', et les trois isonèphes qui en dérivent spontanément ''figloine, figlarçoine, garçoine''. De là l'inspiration pour quatre matrices de séries ostentoires : ''<code>figl*ne</code>'', ''<code>figlarç*ne</code>'', ''<code>figl*rce</code>'', ''<code>garç*ne</code>''.
L'alternance ''nana'' et ''mec'' se fait sur une large variété de nuances sémantiques que le contexte permet généralement de préciser. Au sens assez général de personne croisée dans la rue, il peut être considéré comme synonyme de ''brave, lascar, quidam, quidam, zigoto, zigue'', sachant que ces derniers sont tous épicènes il peuvent donc tous servir d'alternance pseudo-isonèphe avec là aussi des subtilités sémantiques divergentes. Alternativement une approche néologique peut se fonder sur l'amalgamation de nana et mec en ''mnæc'' ou ''næcnæc''. Le premier mêle l'ensemble des lettres des deux mots en un terme monosyllabique, tandis que le second évoque simultanément le ''nec'' de ''nec plus ultra'', donc ''ni dite celle-ci ni dit celui-là''<ref group="N">À ne pas confondre avec le terme épicène ''nini'' qui désigne une personne qui ni n'étudie ni ne travaille alors qu'elle se situe dans une tranche d'age où le modèle social dominant promulgue l'engagement dans l'une ou l'autre activité comme norme de comportement valorisé.</ref>. La forme redoublé peut aussi servir d'inspiration à l'emploi d'un équivoque comme ''nénecte,'' où la notion de nage porté par -necte peut évoquer celle d'un individu qui semble à l'aise, comme un poisson dans l'eau. Et côté ambigu monosyllabique en /m*k/ le terme ''macque'' semble plutôt pertinent pour une personne qui en impose. D'abord évidemment par son homophonie à ''mac'' qui est apocope de maquereau. Mais le terme peut être pris comme métaphore de ce qu'il désigne littéralement, soit une masse en bois cannelée destinée à rompre des plantes, soit une grosse presse munie de mâchoires servant à la compression des loupes de fer sortant du four, soit un écheveau de fil de laine d'une longueur de 69 mètres. Voilà qui ne sciera donc guère pour des profils fragiles et prudes. Les séries ostentatoires se dérivent assez trivialement des matrices ''<code>m*cque</code>'' et ''<code>nén*cte</code>''. À noter la paronymie phonétique du thélyphène ''mûcque'' avec ''muxe'', personne de sexe masculin qui adopte les vêtements et comportements associés au genre féminin dans la culture des Zapotèques, qui reste cependant préférable à une homophonie complète avec ''mook'' ou ''MOOC''.
L'alternance ''nana'' et ''mec'' au sens de personne en fréquentation avant d’être officiellement en couple, il connaît déjà le terme d'argot épicène apocopique ''freq''. Le terme ''fréquentation'' venant lui-même du latin ''<code>frequens</code>'' (/ˈfre.kʷens/) : ''fréquent, peuplé, assidu''. D’où une matrice pour la série ostentatoire en ''<code>fréqu*ņse</code>''.
L'alternance ''nana'' et ''mec'' au sens de personne très proche peut être rendu par le synonyme épicène ''intime'' ou dans un registre plus argotique ''cop's''<ref>{{Lien web|langue=gb|titre=Message Etiquette 11x20cm "Ma cop's"|url=https://www.lamaisondamandine.fr/gb/decorations-murales/10421-2990-message-etiquette-11x20cm-ma-cop-s.html|site=La maison d'amandine|consulté le=2024-12-31}}</ref><ref>{{Chapitre-B|langue=fr|titre chapitre=Annexe:Camfranglais|titre ouvrage=Wiktionnaire, le dictionnaire libre|date=2024-11-15|lire en ligne=https://fr.wiktionary.org/wiki/Annexe:Camfranglais|consulté le=2024-12-31}}</ref><ref>{{Lien web|langue=fr|nom1=Acesse|titre=Les top gougères de ma cop's !|url=http://ptitesbidouilles.canalblog.com/archives/2010/01/07/16410313.html|site=Les P'tites Bidouilles d'Acesse|consulté le=2024-12-31}}</ref><ref>{{Lien web|langue=fr|titre=Recettes de Les recettes de Zaza et de ses Cop's. - 42|url=https://s.recettes.de/les-recettes-de-zaza-et-de-ses-cop-s/42|site=Recettes de Cuisine|consulté le=2024-12-31}}</ref><ref>{{Lien web|langue=fr|titre=oracle de la vérite|url=https://www.coeurdecrystal.org/t4623-oracle-de-la-verite|site=www.coeurdecrystal.org|consulté le=2024-12-31}}</ref><ref>{{Lien web|titre=Paradigme N° 06 – sept. 2019|url=https://fll.univ-ouargla.dz/images/PDF/Pardigmes/Paradigmes_06.sept.2019.pdf}}</ref>. D'où, après bascule de l'ellipse sur la première syllabe donc c'pine à la suite du paradigme déjà présenté pour [[Recherche:Sur l’extension des genres grammaticaux en français/-ine, -ain|''-ine, -ain'']], un isonèphe en c'piaigne, et la matrice ''<code>c'p*ne</code>'' pour les ostentatoires.
L'alternance ''nana'' et ''mec'' au sens de personne qui est au service de quelqu’un d’autre ou qui en est compagnoine, peut aussi être rendu par les synonymes épicènes ''acolyte, comparse'' et ''sbire''<ref>{{Lien web|langue=fr|titre=Un ou une sbire ?|url=https://un-ou-une.fr/sbire.html|site=Un ou une|consulté le=2024-12-31}}</ref><ref>{{Lien web|langue=fr|titre=Sbires - Natalie Zina Walschots|url=https://www.babelio.com/livres/Walschots-Sbires/1644337|site=Babelio|consulté le=2024-12-31}}</ref><ref>{{Lien web|langue=fr|titre=Team Rocket|url=https://pokemon-legends-rebirth.fandom.com/fr/wiki/Team_Rocket|site=Wiki Pokémon Legends : Rebirth|consulté le=2024-12-31}}</ref><ref>{{Lien web|langue=fr|titre=Looking Up To Magical Girls !|url=https://www.manga-sanctuary.com/bdd/manga/63750-looking-up-to-magical-girls/|site=www.manga-sanctuary.com|consulté le=2024-12-31}}</ref>''.'' Pour les ostentatoire c'est ce dernier qui sert de source d'inspiration pour former une matrice de termes monosyllabiques en ''<code>sb*[lr]e</code>'', le glissement de -r- à -l- évitant les formations comme ''sbiẽre'' et ''sbiāre'' trop homéolexical de ''bière'' et ''billard''.
L'alternance ''nana'' et ''mec'' peut aussi intervenir au sens de personne amusante en titre dans un groupe, ou individu dont les pitreries n'inspire guère confiance pour des situations jugées comme requérant une aptitude pour une plus sobre sérieux. Par exemple dans des énoncés comme ''« c'est quoi cette nana ? », « c'est quoi ce mec ? »''. En ce sens ils peuvent être aussi vue comme synonymes de termes épicènes comme clown, pitre, loustic, zouave. Ce dernier est retenu ici pour former un série ostentatoire sur la base de la matrice ''<code>zou*ve</code>'', en retenant l'option d'employer un -l- épenthétique pour éviter toute homophonie dans le cas du générique.
Par ailleurs l'alternance ''mequesse'' et ''mec'' est également attestée, paradigme qui peut être étendue en suivant [[Recherche:Sur l’extension des genres grammaticaux en français/-esse, -e|''-esse, -e'']] avec les ajustements liés au basculement de -c- à -qu- pour rendre /k/ en fonction de la voyelle qui suit.
Pour l'alternance de ''moniale'' ou ''nonne'' et ''moine'', un passage par les étymologies respectives paraît des plus utile. Ainsi si ''nonne'' est souvent donné comme d'origine incertaine, le CNRTL indique une attestation pour des inscriptions de ''nourrice'' en parallèle à ''<code>nonnus</code>'' : moine, et notamment son emploi comme nom conféré par des moins aux plus anciens d'entre eux, d'où est tiré l'ancien français ''nunne''<ref>{{Lien web|titre=NONNE : Etymologie de NONNE|url=https://www.cnrtl.fr/etymologie/nonne|site=www.cnrtl.fr|consulté le=2025-03-15}}</ref>. Quand à ''moine'' il provient du latin ''monachus'' de même sense, du grec ''<code>monachos</code><code>/μοναχός</code>'' : homme solitaire, dérivé de ''<code>monos</code><code>/μόνος</code>'' : ''seul''. Sur ce point il serait donc plus à rapprocher avec ''ermite'' ou ''anachorètesse'' et ''anachorète'', religieux vivant en retrait, mais en pratique les personnes concernés vivant souvent en communauté le terme de ''cénobite'' serait plus pertinent. Les termes monastique et monastère pondèrent en faveur d'un isonèphe en ''monaste''. La série ostentatoire se dérive assez trivialement de la matrice ''<code>mon*ste</code>'', en prenant gard cependant à la distinguer de la série associée à ''moniste'' qui retient pour elle la matrice ''<code>moni*ste</code>''. Aussi dans les cas où l'aspect monosyllabique de ''nonne'' et ''moine'' est considéré plus important, un amalgame lexicale comme ''mnione'' fournira un isonèphe plus pertinent ; à comparer au nom ''carpione'', épicène par l'hésitaton de l'usage. La série ostentatoire sur la mastrice ''<code>mn*ne</code>'' s'en dérive trivialement. De même pour l'alternance de nonnette à moinillon, auquel il est au passage trivial de proposer les alternatives ''moinillonne'' et ''nonnet'', peuvent s'appuyer sur les choix précédent pour former les isonèphe ''monastione'' et ''mnionillone'' (/mnjɔ.njɔn/) ainsi que les séries ostentatoires basées sur les matrices <code>''mon*stione''</code> et <code>''mn*nillone''</code>''.''
Pour l'association entre ''nymphomane'' et ''satyriasis'', le terme érotomane vient assez spontanément comme synonyme pouvant faire office d'isonèphe et sur lequel peut ensuite se caler la série ostentatoire déjà présentée dans la section dédiée aux termes en [[Recherche:Sur l’extension des genres grammaticaux en français/-ane|''-ane'']], dont les prémisses sont d'ailleurs confirmées par l'emploi attesté du terme ''érotomanesque''<ref>{{Lien web|langue=fr|titre=Encore Cantat|url=https://www.agoravox.fr/actualites/societe/article/encore-cantat-202427|site=AgoraVox|date=2018-03-17|consulté le=2024-12-31}}</ref><ref>{{Lien web|titre=Racine et La Voisin|url=https://ebooks-bnr.com/ebooks/epub/montifaud_racine_et_la_voisin.epub|année=1878|extrait=Les troupes du Marais et de l’hôtel de Bourgogne gardaient une sorte de style érotomanesque, qui fut quelque temps le triomphe de Mlle du Parc.}}</ref>.
Pour ''queen''<ref>{{Lien web|nom1=RZ - Topic|titre=Ma Queen|url=https://www.youtube.com/watch?v=GY9HEtYoc7U|date=2025-11-18|consulté le=2026-06-08}}</ref><ref>{{Lien web|titre=Instagram|url=https://www.instagram.com/reel/DPzAXxrCFQX/|site=www.instagram.com|consulté le=2026-06-08|extrait=N’annule pas tes plans ma queen 👑}}</ref> et ''king''<ref>{{Lien web|nom1=CachouVibes|titre=Mon King 👑(ZoukLove ❤️) {{!}} Romance Tropicale & Vibes Sensuelles – #cachouvibes #zouklove #lovesong|url=https://www.youtube.com/watch?v=VDyAdiZjNRM|date=2026-05-08|consulté le=2026-06-08}}</ref> emprunté à l'anglais, il est possible d’alterner en isonèphe avec d'autres emprunts comme ''quing,'' ''royalty,'' ''sovereign''<ref>{{Lien web|titre=Reddit - Please wait for verification|url=https://www.reddit.com/r/NonBinary/comments/hmp1tu/is_there_a_gender_neutral_term_for_kingqueen/|site=www.reddit.com|consulté le=2026-06-08}}</ref>'', sovrum'' ou son abbriavtion en ''sov''<ref>{{Lien web|langue=en-US|nom1=Butler|prénom1=Shawn|titre=Gender-Neutral Royal Titles and Nobility|url=https://universalenglish.org/gender-neutral-royal-titles/|site=Universal Gender-Neutral English|date=2024-09-26|consulté le=2026-06-08}}</ref>. Pour les ostentatoires la matrice qu*ng se prête assez aisement à la dérivation d'une suite complète. Voir aussi [[Recherche:Sur l’extension des genres grammaticaux en français/⟨issu du proto-indo-européen *h₃reǵ-⟩|⟨issu du proto-indo-européen *h₃reǵ-⟩]] pour le cas de ''reine'' et ''roi''.
Les termes girl et boy sont des emprunts à l'anglais, tous comme les mots dérivés qui l'affixent comme dans dans ''boyscout, cover-girl, girlfriend'' et ''waterboy''<ref>Une liste plus exhaustive pourra contenir plusieurs centaines de termes parmi laquelle se retrouveront par exemple ''aceboy, acegirl, air girl, air-girl, airgirl, alphabet boy, altar boy, altar girl, alt-girl, amboy, Amboy, antiboy, antigirl, ape girl, ape-girl, apegirl, area boy, Asian baby girl, Aspergirl, away-day girl, baby boy, baby girl, babygirl, backroom boy, bad boy, bad-boy, badboy, bad girl, bag boy, bagboy, bagel girl, ball boy, ballboy, ball girl, ballgirl, baluyboy, banjee boy, banjee girl, barboy, bar girl, bargirl, Barnardo's boy, barra boy, barrow boy, barrow-boy, Barry boy, batboy, bat girl, batgirl, batty boy, b-boy, B-boy, beachboy, beach girl, beach-girl, beachgirl, beboy, bell boy, bellboy, bellgirl, bendy-boy, best boy, best girl, b-girl, B-girl, big boy, big girl, bimboy, binaboy, biniboy, bioboy, biogirl, birthday boy, birthday girl, bitchboy, black boy, blackboy, blackgirl, blood boy, blue-eyed boy, boat boy, boboy, bomboy, Bond girl, bonfire boy, book-boy, boot boy, boot-boy, bootboy, bootgirl, boss boy, bottle girl, bottom girl, bovver boy, bovver girl, box boy, boy, boyaboy, boy-girl, boy-meets-girl, boy-scout, boyscout, breaker boy, brotherboy, bruh girl, bubble boy, buboy, buddy boy, bug boy, bugboy, bully boy, bully-boy, bullyboy, bum boy, bumboy, bunnyboy, bunny girl, bus boy, busboy, bus girl, busgirl, bushboy, business boy, business girl, butcher boy, buyboy, cabana boy, cabin boy, cabin-boy, cabinboy, cake boy, calendar girl, call boy, call-boy, callboy, call girl, call-girl, callgirl, cam boy, camboy, cam girl, camgirl, Campfire girl, canary girl, candyboy, candy girl, canteen cowboy, carboy, card girl, career girl, carton girl, cash boy, catboy, cat girl, cat-girl, catgirl, cattleboy, cattlegirl, caveboy, cavegirl, CC boy, Chairboy, champagne girl, char-boy, charboy, charity boy, charity girl, checkout girl, Chelsea boy, cherry boy, chick boy, chickboy, chill girl, Chinaboy, China girl, choir boy, choirboy, choirgirl, choreboy, chorus girl, chorus-girl, chorusgirl, cigarette girl, cis boy, cisboy, cis girl, cisgirl, city boy, city girl, clean girl, climbing boy, climbing-boy, cocaine cowboy, cocksucking cowboy, collegeboy, comboy, comfort girl, coño girl, conyo boy, conyo girl, copy boy, copyboy, copy girl, copygirl, corner boy, cornerboy, counterboy, countergirl, country girl, cover boy, cover girl, cover-girl, covergirl, cow-boy, cowboy, Cowboy, cow-girl, cowgirl, cross boy, cross girl, cuntboy, cybercowboy, cybergirl, cyclops girl, daddie's boy, daddie's girl, Daddie's girl, daddy's boy, Daddy's boy, daddy's girl, Daddy's girl, dagibalniing liboy, dairygirl, dancing girl, dancing-girl, day boy, dayboy, daygirl, delivery boy, demiboy, demigirl, diaper boy, diaper-boy, diaperboy, diaper girl, diaper-girl, diapergirl, dice girl, Dickboy, dickgirl, dirty girl, dolly-boy, donkey boy, donkey-boy, donkeyboy, doorboy, dough boy, doughboy, draw-boy, drawboy, dreamgirl, dressing-boy, drugstore cowboy, dumboy, Dutch boy, Earthboy, earthgirl, Earthgirl, e-boy, eboy, e-girl, egirl, elf-girl, errand boy, Essex girl, everyboy, everygirl, exercise boy, fag boy, fag-boy, fagboy, failboy, failgirl, fair-haired boy, fake geek girl, fanboy, fancy girl, fangboy, fangirl, farmboy, farm girl, farmgirl, fboy, femboy, Femboy, fgirl, final girl, fireboy, fishboy, fisherboy, fishergirl, fishgirl, flamboy, flower girl, fluff girl, fly-boy, flyboy, footboy, foxboy, foxgirl, frat boy, fratboy, friend boy, friend-boy, friendboy, friend girl, friendgirl, fuck boy, fuck-boy, fuckboy, funny boy, garden boy, gasoline boy, gay boy, gayboy, gay tyke boy, genetic girl, gentleboy, gentlegirl, g-girl, G-girl, girl, girlboss, girl-boy, girlboy, girlchildren, girleen, girlfag, girlfail, girlfailure, girl-friend, girlfriend, girlie girl, girlkisser, girllover, girlmoder, girl next door, girl's girl, girls' girl, girltwink, girlwatcher, girl wonder, girly girl, girlygirl, girly man, girlyman, girlypop, glamour girl, glory boy, glowboy, goatboy, God boy, go-go girl, golden boy, golden girl, golden shower boy, good boy, good girl, good ol' boy, good old boy, good ole boy, good time girl, good-time girl, goodtime girl, gooseboy, goosegirl, go piss girl, goshwowboyoboy, gownboy, grandboy, grandgirl, grease boy, Greenboy, green girl, Green Mountain boy, grid girl, haboy, halikboy, hatcheck girl, haul girl, haut-boy, hautboy, hawk boy, head boy, head girl, hello girl, henchboy, herdboy, herdsboy, herdsgirl, highboy, highschoolboy, highschoolgirl, hoboy, hod boy, hollaback girl, homeboy, homegirl, Honeyboy, honeygirl, Honeygirl, hoo boy, hoo, boy, hoo-boy, hopper boy, hopperboy, horse boy, horseboy, horse girl, hot cheeto girl, house boy, house-boy, houseboy, housegirl, iboy, ice girl, idiot girl, inahing baboy, itaboy, It boy, item girl, it girl, It girl, jack boy, jack-boy, jackboy, janegirl, jeep girl, Jersey girl, Jewboy, Jewgirl, jindaboy, jolly boy, joy girl, juicy girl, kaakboy, kaboy, kakboy, kanto boy, kanto girl, karton girl, kawboy, kept boy, keyboard cowboy, keyboy, kinawboy, kitchen boy, kitchen-boy, kitchenboy, knife-boy, koboy, kodja boy, kolboy, konyo girl, kovboy, KTV girl, kumboy, lady boy, ladyboy, land girl, landgirl, lardboy, laughing boy, lazyboy, leatherboy, leathergirl, lesboy, liboy, liftboy, lift girl, link boy, linkboy, little boy, little girl, loblolly boy, lomboy, lover boy, loverboy, lovergirl, lowboy, lumboy, maccaboy, maccoboy, mag-akboy, magbababoy, magical boy, magical girl, maglaboy, mailboy, mail-order cowboy, makaakboy, makalaboy, malaboy, mama's boy, Mama's boy, mama's girl, Mama's girl, mamma's boy, Mamma's boy, mammie's boy, Mammie's boy, mammy's boy, Mammy's boy, man boy, man-boy, manboy, manic pixie dream girl, manic pixie dreamgirl, mascgirl, masgirl, match-girl, matchgirl, matiboy, mboy, mean girl, meangirl, merboy, mergirl, messboy, milk-bar cowboy, milkboy, miss girl, modern girl, momma's boy, Momma's boy, mommie's boy, Mommie's boy, mommy's boy, Mommy's boy, moneyboy, monkey boy, monster boy, monster girl, mooiboy, motoboy, mudflap girl, mumma's boy, Mumma's boy, mummie's boy, Mummie's boy, mummy's boy, Mummy's boy, muscle boy, muscleboy, muscle girl, musclegirl, my boy, nancy boy, nancyboy, nautch girl, nautch-girl, needle girl, needle-girl, nerdboy, newsboy, newsgirl, newspaperboy, nigger-boy, niggerboy, Niggerboy, niggergirl, Niggergirl, noncowboy, no-no boy, number girl, nursegirl, nyusboy, Oakboy, oboy, office boy, office girl, oh boy, oh girl, old boy, oldboy, old girl, omboy, paddock girl, page boy, pageboy, page three girl, page-three girl, pagirl, pagkaumboy, pakboy, palaboy, paperboy, papergirl, party boy, partyboy, party girl, partygirl, Peck's bad boy, peg boy, Percy boy, Perry boy, pick-me boy, pick-me girl, pieboy, pinboy, pissboy, pissgirl, pitboy, pit girl, pizza boy, pizza girl, play-boy, playboy, Playboy, playgirl, ploughboy, ploughgirl, plowboy, plowgirl, po' boy, po'boy, poboy, pokegirl, Pokegirl, pokégirl, Pokégirl, police boy, pom-pom girl, pompom girl, pony boy, ponyboy, ponygirl, pool boy, poolboy, poor boy, poorboy, poor little rich boy, poor little rich girl, post boy, postboy, poster boy, posterboy, poster girl, postgirl, pot boy, pot-boy, potboy, pot-girl, potgirl, practice girl, prat boy, pretty boy, principal boy, pull-up boy, puppyboy, puppygirl, pussy boy, pussy-boy, pussyboy, pussygirl, qaluboy, qoboy, quarterboy, Queen's cowboy, ranchboy, ranchgirl, rent boy, rentboy, reply girl, reverse cowgirl, rhinestone cowboy, ring girl, riot girl, roaring boy, robotgirl, rollergirl, roseboy, round girl, rude boy, rudeboy, rugby boy, saboy, saga boy, salesboy, salesgirl, sandboy, sarong party girl, schoolboy, schoolgirl, scooterboy, scullery girl, sea boy, sea-girl, şebboy, second girl, serving girl, shag-boy, shamba boy, shanty boy, shantyboy, shipboy, shipgirl, shoeshine boy, shoeshine girl, shopboy, shopgirl, showboy, showgirl, sideboy, sidegirl, singing cowboy, singing girl, sing-song girl, singsong girl, sistagirl, sistergirl, skingirl, sky girl, slave boy, slaveboy, slave girl, slave-girl, slavegirl, slicky boy, snowboy, snowgirl, soap boy, soft boy, softboy, soft girl, soldier-girl, sonny boy, soulboy, South Amboy, soy boy, soyboy, space cowboy, spacegirl, sphincter boy, sporting girl, sportsgirl, Spudboy, stable boy, stable-boy, stableboy, stable girl, stablegirl, starboy, steboy, Steelboy, stick boy, stock boy, stock-boy, stockboy, stockgirl, street girl, stubboy, suck-boy, suckboy, Sunday girl, superboy, supergirl, Supergirl, Surrey girl, sweater girl, switchgirl, tagilumboy, takatak boy, target girl, taxi boy, taxi-girl, t-boy, tboy, teaboy, techboy, teddy boy, Teddy boy, telegraph boy, telephone girl, temple girl, tg-girl, TG girl, TG-girl, t-girl, tgirl, that girl, thatta boy, thattaboy, thattagirl, three-way girl, tom boy, tomboy, Tomboy, tomgirl, tommy boy, Tommy boy, ton-up boy, top boy, townsboy, toy boy, toy-boy, toyboy, traffic boy, trainboy, trans boy, transboy, trans girl, transgirl, trash boy, TS girl, TSgirl, tsik-boy, tsikboy, tsiksboy, tuboy, turnboy, ucaboy, umboy, umbrella girl, unboy, Urban Cowboy, valley boy, valley girl, valley-girl, Valley girl, van-girl, V-girl, vice girl, victory girl, video girl, VSCO girl, walk-on girl, water boy, waterboy, water girl, watergirl, weathergirl, wet boy, whipping boy, whipping-boy, whipping girl, white boy, whiteboy, Whiteboy, white girl, whitegirl, wide boy, wideboy, winggirl, wonderboy, wondergirl, woo girl, workgirl, working girl, wrenboy, ya boy, ya girl, Yahoo boy, yahoo-yahoo boy, yellow boy, yosi boy, young boy, your boy, your girl''.</ref>''.'' L'anglais pourvoit déjà également des alternances comme ''hem'' et ''kid''<ref>{{Lien web|langue=en-US|nom1=Butler|prénom1=Shawn|titre=Ultimate Glossary of Gender-Neutral Terms|url=https://universalenglish.org/gender-neutral-terms/|site=Universal Gender-Neutral English|date=2023-10-27|consulté le=2026-06-16}}</ref> qui peuvent être repris en isonèphe. Pour faire pleine mesure, il paraît ici plus judicieux d'étendre l'ensemble de ces formes provenant de radicaux distincts.
Sur le plan étymologique ''girl'' dérive de ''gyrle'' qui pour sa part n'avait pas de trait sexualisant aussi univoque<ref>{{Lien web|langue=en-US|titre=Harvard linguist shares the etymology of the word ‘girl’ and how it evolved into a gendered term|url=https://www.yahoo.com/lifestyle/articles/harvard-linguist-shares-etymology-word-184831231.html|site=Yahoo Life|date=2026-03-19|consulté le=2026-06-18}}</ref><ref>{{Lien web|langue=en-US|titre=The Curious Origins of the Word ‘Girl’|url=https://interestingliterature.com/2025/08/girl-etymology/|site=Interesting Literature|date=2025-08-27|consulté le=2026-06-18}}</ref><ref>{{Lien web|langue=en|titre=English etymology; a select glossary serving as an introduction to the history of the English language|url=https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/b/bb/English_etymology%3B_a_select_glossary_serving_as_an_introduction_to_the_history_of_the_English_language_%28IA_englishetymology00klugrich%29.pdf}}</ref><ref name=":5">{{Lien web|auteur1=ALFRED BAMMESBERGER|auteur2=JOACHIM GRZEGA|titre=MODE girl AND OTHER TERMS FOR ‘YOUNG FEMALE PERSON’ IN ENGLISH LANGUAGE HISTORY|url=https://www1.ku.de/SLF/EngluVglSW/bammesberger1011.pdf}}</ref><ref name=":5" />, puis la philologie poursuit seulement en soulignant le caractère hasardeux des inférences allant au-delà, dont le veil anglais ''<code>*gyrele</code>'', et le proto-germanic ''<code>*gurwilon-</code>'' comme diminutif de ''<code>*gurwjoz</code>''<ref>{{Lien web|langue=en-US|titre=Search 'girl' on etymonline|url=https://www.etymonline.com/search?q=girl|site=etymonline|consulté le=2026-06-16}}</ref> ou du vieill anglais ''<code>gierela</code>'' : ''garnement''. Aussi pour l'isonèphe ''gyrle'' semble tout indiqué, et seul une prononciation en /ʒiʁl/ sera encore à préciser comme légère distanciation à /ɡœʁl/, mais raccord avec les autres termes en gyr-. Cette s'avère d'autant plus commode qu'elle laisse la voit libre à un arrhénophène en ''guìrle'' prononcé /giʁl/. Pour sa déclinaison équivoque, par rapprochement au -o- de ''boy'', il serait envisageable de reternir ''goyrle'', mais la proximité lexicale de ''goy'' pourrait porter à confusion et la probable difficulté élocutoire de /ɡɔjʁl/ n'y aiderait pas, ce rend cette approche moins probante. Une seconde approche possible seurait de retenir gouerle, mais ce terme connaît déjà un usage distinct<ref>{{Article|langue=fr|champ libre=Cela, bien sûr, après avoir souhaité une bonne journée à sa famille et à Gertrude sa gouerle, c’est le nom, en patois, de la poule qui picore les graviers de la cour.|titre=Un repas savoyard - Le Temps|périodique=|date=2012-05-25|issn=1423-3967|lire en ligne=https://www.letemps.ch/societe/un-repas-savoyard|consulté le=2026-06-17}}</ref>. Aussi, bien que cela conserve l'homophonie au précédent, c'est vers ''gwerle'' que se fait la proposition retenue, à comparer à ''follower'' et ''reviewer''. Pour l'allophène le tilde est porté par un e-dans-l'a déjà associé au phonème /ɛ/ dans des graphies attestées bien qu'en désuétude, comme ''æternité''. Le reste de la série ostentatoire se dérive trivialement.
Pour les dérivations partant de ''boy'', il faut d'abord noter qu'il provient du moyen anglais ''<code>boye/boie</code>'' : ''écuyer, valet,'' issu de l’ancien anglais ''<code>bōia</code> : garçon,'' lui-même dérivé du proto-germanique occidental''<code>bōjō</code>,'' puis du proto-germanique ''<code>bōjô</code>'' '' '': ''jeune frère, jeune parent masculin,'' qui remonte à la racine ''<code>bō-</code>'' '' '': ''frère, parent masculin proche,'' elle-même issue de l’indo-européen commun ''<code>bʰā-, **bʰāt-</code>'' '' '': ''père, frère aîné, frère''<ref>{{Lien web|langue=en-US|titre=Search 'boy' on etymonline|url=https://www.etymonline.com/search?q=boy|site=etymonline|consulté le=2026-06-17}}</ref><ref>{{Chapitre-B|langue=en|titre chapitre=boy|titre ouvrage=Wiktionary, the free dictionary|date=2026-06-11|lire en ligne=https://en.wiktionary.org/w/index.php?title=boy&oldid=91188312|consulté le=2026-06-17}}</ref>. Pour l'ambigu il est donc assez trivial de reprendre ''boye'', en l'associant cependant à une prononciation en /bwa/, à comparer à ''aboyeur, boyau, boyer'' (batîment de charge), ''flambloyant'' et ''giboyeur''. Pour l'isonèphe il est possible d'y suffixer alors une semi-consonne conservant l'aspect monosyllabique en /bwaj/ cette fois graphié ''boylle,'' à comparer à ''une broye'' et ''une jouaille''. L'arrhénophène peut employer buỳ (/kɥi/), à comparer à ''cuy'' et le thélyphène employer búy (/buj/), ce qui constrate au moins phonétiquement suffisament de l'anglais ''<code>buy</code>'' (/baɪ/) : ''achat, acheter''. Le reste de la série ostentatoire se dérive trivialement.
Pour ''boy'' au sens de ''domestique'', voir [[Recherche:Sur l’extension des genres grammaticaux en français/-esse, -∅|-esse, -∅]].
Pour le terme ''hem'', les ressources ne manquent pour ce qui est de promouvoir son usage<ref>{{Lien web|langue=en-US|nom1=Editor|prénom1=UGNE|titre=Gender-Neutral English Child Terms (Boy / Girl / Hem)|url=https://universalenglish.org/gender-neutral-english-child-terms-boy-girl/|site=Universal Gender-Neutral English|date=2024-10-28|consulté le=2026-06-18}}</ref><ref>{{Lien web|titre=A dictionary of English etymology|url=https://brittlebooks.library.illinois.edu/brittlebooks_open/Books2010-05/wedghe0001dicofe/wedghe0001dicofev00002/wedghe0001dicofev00002.pdf}}</ref>, mais la documentation lexicographique ne mentionne pas forcément son emploi en ce sens et donc l'origine de son usage en ce sens<ref>{{Chapitre-B|langue=en|titre chapitre=hem|titre ouvrage=Wiktionary, the free dictionary|date=2026-06-10|lire en ligne=https://en.wiktionary.org/w/index.php?title=hem&oldid=91153286|consulté le=2026-06-18}}</ref><ref>{{Lien web|langue=en-US|titre=Search 'hem' on etymonline|url=https://www.etymonline.com/search?q=hem|site=etymonline|consulté le=2026-06-18}}</ref><ref>{{Lien web|langue=en|titre=Hem Name Meaning - Hem Origin, Popularity & History|url=https://hamariweb.com/names/hindu/hindi/boy/hem-meaning_26743/|site=Hamariweb.com|consulté le=2026-06-18}}</ref>. Une conjecture plausible serait un glissement depuis le pronom neutre ''hem'', comme graphie désuète de ''`em'', elle-même éphérèse the ''<code>them</code>'' : ''eux''. Cette forme se rencontre aussi dans d'autres constructions historiques, cette fois comme contraction de ''he'' et ''them'', et par contraste avec ''lem'' et ''tem''<ref>{{Lien web|langue=en|titre=History of gender neutral pronoun|url=https://www.pugetsound.edu/sites/default/files/2022-11/history-of-gender-neutral-pronoun.pdf}}</ref>, en plus d'autres formes employés par ailleurs comme ''co, e, em, en, he’er, heer, heesh, heme, hemme, heom, heon, herim, herm, hes, hesh, hir, hiser, hoem, na, ons, per, se, shey'' et ''tey''<ref>{{Lien web|langue=en|titre=Gender Neutral Pronouns Aren’t New — Here’s Where They Come From|url=https://www.scarymommy.com/gender-neutral-pronouns-arent-new-where-they-come-from|site=Scary Mommy|date=2021-08-16|consulté le=2026-06-18}}</ref><ref name=":6">{{Lien web|langue=en|titre=hem - Middle English Compendium|url=https://quod.lib.umich.edu/m/middle-english-dictionary/dictionary/MED20353/track?counter=1&search_id=5073461}}</ref><ref name=":6" />. Des termes homéographes mais hétérosémiques comme ''HeM'', acronyme de ''<code>heterosexual men</code> : hommes hétérosexuels'', sont également en usage<ref>{{Article|prénom1=Michel|nom1=Alagha|prénom2=Freddy|nom2=Antoun|prénom3=Christine|nom3=Bacha|prénom4=Tiara|nom4=El Nabbout|titre=Biological, genetic, neurological and environmental influences on homosexuality-a narrative review|périodique=Frontiers in Behavioral Neuroscience|volume=19|date=2025|issn=1662-5153|pmid=41064750|pmcid=12500647|doi=10.3389/fnbeh.2025.1574713|lire en ligne=https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC12500647/|consulté le=2026-06-18|pages=1574713}}</ref>. Pour éviter toute collision avec les termes retenus pour les pronoms personnels indéfinies singuliers de la troisième personne, une matrice en ''<code>ho*m</code>'' semble tout indiquée dans le cas de la série ostentatoire. Pour l'équivoque la forme en ''hoyme'' (/ojm/) fait un rappel à ''boy,'' et le terme ''hemme'' (/hɛm/ ou /am/) pour l'ambigu fait un clœin d'œil à ''femme'' d'où la seconde prononciation possible.
Pour le terme kid, sans trop s'attarder sur son étymologie caprine<ref>{{Lien web|langue=en-US|titre=Search 'kid' on etymonline|url=https://www.etymonline.com/search?q=kid|site=etymonline|consulté le=2026-06-18}}</ref><ref>{{Chapitre-B|langue=en|titre chapitre=kid|titre ouvrage=Wiktionary, the free dictionary|date=2026-06-02|lire en ligne=https://en.wiktionary.org/w/index.php?title=kid&oldid=91056908|consulté le=2026-06-18}}</ref>, ici c'est une matrice en ''<code>k*i*d</code>'' qui est retenue. Pour l'ambigu ''keid'' (/kɛd/) comparer à la prononciation de ''eider'' (/ɛ.dɛʁ/). Pour l'équivoque koid, comparer à la prononciation de ''roide'' (/ʁwad/). Le choix de ''kiúd'' (/kjud/) pour le théliphène plutôt que ''kúid'' évite la proximité phonétique avec ''couille'' et rapproche de le rapproche de ''cute'' (/kjut/).
Enfin ici comme ailleurs, il faut noter que dans des combinaisons comme ''girl-boy''<ref>{{Chapitre-B|langue=en|titre chapitre=girl-boy|titre ouvrage=Wiktionary, the free dictionary|date=2024-02-04|lire en ligne=https://en.wiktionary.org/w/index.php?title=girl-boy&oldid=77950216|consulté le=2026-06-20}}</ref> avec d'autres termes déclinable comme ''man'' dans ''girlyman''<ref>{{Lien web|titre=Filles sur le B {{!}} Page 2|url=https://www.k1600forum.com/threads/girls-on-the-b.189542/page-2?tl=fr|site=www.k1600forum.com|consulté le=2026-06-20|extrait=Oui, je suis un Girlyman et très content du B. Click to expand...}}</ref><ref>{{Lien web|titre=Qu'est-ce qui ne va pas avec la transmission manuelle ?|url=https://www.wranglerforum.com/threads/whats-wrong-with-manual-transmission.92601/?tl=fr|site=www.wranglerforum.com|consulté le=2026-06-20|extrait=Lorsque les gens s'énervent au point d'utiliser des termes comme « girlyman » ou autres pour décrire les conducteurs d'automatiques, il n'est pas surprenant qu'ils suscitent toujours une véritable discussion, car aucun homme ne veut être un girlyman simplement parce qu'il conduit une automatique.}}</ref> ouvre à toute la panoplie des combinaisons du produit relationnelle allant de ''girlwoman'', en passant par ''hemwìrmon'' et jusqu'à ''kidwifman''. Pour le cas spécifique de ce morphe, voir la section dédiée aux termes [[Recherche:Sur l’extension des genres grammaticaux en français/⟨issu du vieil anglais ''mann''⟩|issus du vieil anglais ''mann'']].
Pour l'alternance entre ''femelle'' et ''mâle'', elle peut être poursuivi avec un isonèphe en ''felmæ̂le'', qui outre l'amalgame des deux lexies précédentes s'appuie sur un jeu de mot avec pêle-mêle. Pour l'arrhénophène et le thélyphène les termes ''arrhénale'' et ''thélyle'' se dérivent trivialement des catégories englobantes visées. Pour les trois autres catégories la base ''-sémiale'' est formé par amalgamation des divers notions rattachable à la séquence -sém-, qui évoque des notions nettement distincts lorsqu'il apparaît dans ''sémantique'' (le sens)'', sémelfactif'' (l'hapaxie<ref>{{Ouvrage|prénom1=Jean|nom1=Clam|titre=Sciences du sens: perspectives théoriques|éditeur=Presses universitaires de Strasbourg|date=2006|isbn=978-2-86820-288-8|consulté le=2025-02-02}}</ref><ref>{{Article|langue=fr|prénom1=Marie-Françoise|nom1=Mortureux|champ libre=Dans le cas de « mazarine », on ne dispose pas d'un corpus suffisant ; sans pouvoir affirmer l'hapaxie de la figure, on peut considérer qu'elle est restée|titre=La néologie lexicale : de l'impasse à l'ouverture|périodique=Langages|volume=183|numéro=3|date=2011|issn=0458-726X|doi=10.3917/lang.183.0011|lire en ligne=https://shs.cairn.info/revue-langages-2011-3-page-11?lang=fr|consulté le=2025-02-02|pages=11–24}}</ref>)'', séminal'' (la semence) et ''sémiotique'' (le signe).
Pour l'association de fenotte à gone ou gonne, un trivial amalgame synchronique permet de former l'isonèphe ''feghnönte'' (/fegnɔnt/), qui reprend les lettres et sonorités des deux mots de manière compacte tout en respectant l'ordre d'apparition de celles-ci dans chacun d'eux, et en suggérant une prononciation la plus étroite à ce mixe via le o-tréma et le h épenthétique ; ce dernier étant comparable à son emploi dans ''yaghnobi''. À noter que malgré l'existence des noms communs ''fonte'' et ''font, ponte'' et ''pont,'' dans le corpus considéré aucun lexème ne réunie de bases identiques avec un alternance suffixale en ''-onte'' et ''-ont,'' aussi le projet ne fournit-il aucune section dédiée à un tel paradigme, qui autrement donnerait déjà par ailleurs source d'inspiration pour les ostentatoires dont l'isonèphe emploi un suffixe en ''-önte''. Ici sans anicroche est retenu l'application d'une matrice en ''<code>feghn*ņte</code>''.
Pour l'association de sœur et frère, les hyperonymes épicènes ''adelphe'' et ''sibling'' peuvent tout à fait faire fonction de flexion isonèphe supplétive, le premier ayant l'avantage de connaître en usage des codérivations comme adelphie, adelphité<ref>{{Lien web|langue=en|titre=Google Books Ngram Viewer|url=https://books.google.com/ngrams/graph?content=adelphe,sibling,adelphie&year_start=1800&year_end=2022&corpus=fr&smoothing=3|site=books.google.com|consulté le=2025-01-01}}</ref>. Dans les cas où un terme monosyllabique spécifique au cas isonèphe de ce paradigme est préféré, un amalgame synchronique trivial à construire est ''sfrœ̀ur,'' ou simplement ''sfrœur'' sans diacritique<ref group="N">À comparer à ''disfraction'' ou ''transfrontalier'' pour la prononciation de la séquence -sfr- qui est assez rare en français.</ref>. L'usage fait déjà vivre ''frœur''<ref group="N">Qui donc a au moins l'avantage de ne pas employer la séquence -sfr- si rare, et possiblement inédite en position initiale d'une lexie.</ref> et d'autres alternatives comme ''freure,'' ''freureen'', ''sère'', ''sibe'' lui ont également été suggérés par ailleurs<ref>{{Lien web|titre=Question - Guichet du Savoir|url=https://www.guichetdusavoir.org/question/voir/57303|site=www.guichetdusavoir.org|consulté le=2025-01-01}}</ref><ref>{{Lien web|langue=fr-FR|nom1=PatiVore|titre=Histoires de moine et de robot 2 – Une prière pour les cimes timides de Becky Chambers|url=https://pativore.wordpress.com/2023/08/10/histoires-de-moine-et-de-robot-2-une-priere-pour-les-cimes-timides-de-becky-chambers/|site=PatiVore|date=2023-08-10|consulté le=2025-01-01}}</ref><ref>{{Lien web|titre=Frère, Soeur et pour les non binaires? - AVEN Francophone|url=https://fr.asexuality.org/forum/viewtopic.php?t=7729|site=fr.asexuality.org|consulté le=2025-01-01}}</ref><ref>{{Lien web|titre=Comité Ado des Cafés Littéraires 2022-23 {{!}} |url=https://college-europa-montelimar.web.ac-grenoble.fr/article/comite-ado-des-cafes-litteraires-2022-23|site=college-europa-montelimar.web.ac-grenoble.fr|consulté le=2025-01-01}}</ref><ref>{{Lien web|langue=fr|titre=Écriture inclusive et situations de handicap|url=https://fr.linkedin.com/pulse/%C3%A9criture-inclusive-et-situations-de-handicap-val%C3%A9ry-vlad|site=fr.linkedin.com|consulté le=2025-01-01}}</ref><ref>{{Lien web|langue=fr-FR|nom1=Hel|titre=Parler ou écrire au neutre|url=https://toutestsoncontraire.wordpress.com/2023/04/16/parler-ou-ecrire-au-neutre/|site=Tout est son contraire|date=2023-04-16|consulté le=2025-01-01}}</ref><ref>{{Lien web|nom1=Canada|prénom1=Emploi et Développement social|titre=Écrire sans exclure : L’inclusivité en langue française - Service numérique canadien|url=https://numerique.canada.ca/2023/03/20/%C3%A9crire-sans-exclure--linclusivit%C3%A9-en-langue-fran%C3%A7aise/|site=numerique.canada.ca|date=2023-03-20|consulté le=2025-01-01}}</ref><ref>{{Lien web|langue=fr|titre=32 linguistes listent les défauts de l'écriture inclusive - Page 13|url=https://www.neoprofs.org/t130486p300-32-linguistes-listent-les-defauts-de-l-ecriture-inclusive|site=www.neoprofs.org|consulté le=2025-01-01}}</ref><ref>{{Article|langue=fr|prénom1=Ariel|nom1=Kyrou|titre=Opposer des fictions d’émancipation aux récits dominants|périodique=Elfe XX-XXI. Études de la littérature française des XXe et XXIe siècles|numéro=11|date=2022-06-01|issn=2257-5529|doi=10.4000/elfe.4286|lire en ligne=https://journals.openedition.org/elfe/4286?lang=en|consulté le=2025-01-01}}</ref><ref>{{Lien web|titre=Studio 16|url=https://francophonie.ubc.ca/events/venues/studio-16/|site=francophonie.ubc.ca|consulté le=2025-01-01}}</ref><ref>{{Lien web|nom1=Gouvernement du Canada|prénom1=Services publics et Approvisionnement Canada|titre=Respecter la non-binarité de genre en français – Blogue Nos langues – Ressources du Portail linguistique du Canada – Langues – Identité canadienne et société – Culture, histoire et sport – Canada.ca|url=https://www.noslangues-ourlanguages.gc.ca/fr/blogue-blog/respecter-la-non-binarite-de-genre-fra|site=www.noslangues-ourlanguages.gc.ca|date=2025-01-01|consulté le=2025-01-01}}</ref><ref>{{Lien web|langue=fr|titre=GUIDE DE GRAMMAIRE NEUTRE ET INCLUSIVE - Document produit par - Divergenres|url=https://fr.readkong.com/page/guide-de-grammaire-neutre-et-inclusive-document-produit-9443303|site=fr.readkong.com|consulté le=2025-01-01}}</ref><ref>{{Lien web|titre=Guide de rédaction inclusive|url=https://www.ulaval.ca/sites/default/files/EDI/Guide_redaction_inclusive_DC_UL.pdf|site=ulaval.ca|date=7 décembre 2021}}</ref><ref>{{Article|prénom1=Pierre-Élie|nom1=Pichot|titre=Et al ? 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Quel langage neutre utiliser en français? {{!}} Gender neutral language in French, does it exist?|url=https://rubinthomlinson.com/il-elle-iel-ou-ille-quel-langage-neutre-utiliser-en-francais-gender-neutral-language-in-french-does-it-exist/|site=Rubin Thomlinson|date=2019-08-12|consulté le=2025-01-01}}</ref><ref>{{Lien web|titre=Mali - Enquête Harmonisée sur le Conditions de Vie des Ménages 2018-2019|url=https://microdata.worldbank.org/index.php/catalog/4295/variable/F7/V321?name=s06q12_autre|site=microdata.worldbank.org|consulté le=2025-01-01}}</ref><ref>{{Lien web|langue=fr-FR|nom1=leschroniquesduchroniqueur|titre=Une prière pour les cimes timides, de Becky Chambers|url=https://leschroniquesduchroniqueur.wordpress.com/2023/10/30/une-priere-pour-les-cimes-timides-de-becky-chambers/|site=Les Chroniques du Chroniqueur|date=2023-10-30|consulté le=2025-01-01}}</ref><ref>{{Lien web|langue=fr-FR|titre=Des lignes directrices pour une communication plus inclusive – Cégep de Baie-Comeau|url=https://cegepbc.ca/francais-au-collegial/point-de-repere/des-lignes-directrices-pour-une-communication-plus-inclusive/|consulté le=2025-01-01}}</ref><ref>{{Lien web|langue=fr|titre=Roman philosophique|url=https://yuyine.be/genres/roman-philosophique|site=Les critiques de Yuyine|consulté le=2025-01-01}}</ref><ref>{{Article|prénom1=Ariel|nom1=Kyrou|titre=Opposer des fictions d’émancipation aux récits dominants|périodique=ELFe XX-XXI|numéro=11|date=2022-06-01|issn=2257-5529|issn2=2262-3450|doi=10.4000/elfe.4286|lire en ligne=http://journals.openedition.org/elfe/4286|consulté le=2025-01-01}}</ref><ref>{{Lien web|titre=Linguascope.com {{!}} Pride in Languages|url=https://www.linguascope.com/pride/|site=www.linguascope.com|consulté le=2025-01-01}}</ref><ref>{{Lien web|titre=Grammaire neutre|url=https://egale.ca/wp-content/uploads/2020/06/Grammaire-et-langage-neutre-2.0.pdf|site=egale.ca|date=23 avril 2024|consulté le=1 janvier 2025}}</ref><ref>{{Lien web|langue=fr-FR|titre=Courts retours #51|url=https://malecturotheque.wordpress.com/2023/10/18/courts-retours-51/|site=Ma Lecturothèque|date=2023-10-18|consulté le=2025-01-01}}</ref><ref>{{Ouvrage|langue=fr|prénom1=Librairie Autrement|nom1=Dit|titre=Une vie américaine - Lucia CARBALLAL - ACTUALITES EDIT|lire en ligne=https://librairie-autrementdit.fr/livre/21927250-une-vie-americaine-lucia-carballal-actualites-edit|consulté le=2025-01-01}}</ref><ref>{{Lien web|langue=fr|titre=10 véhicules du futur (spoiler : y’a pas de Tesla)|url=https://www.geeks-curiosity.net/vehicules-futur/|site=Geek's Curiosity|consulté le=2025-01-01}}</ref><ref>{{Lien web|titre=Instagram|url=https://www.instagram.com/livresovore/|site=www.instagram.com|consulté le=2025-01-01}}</ref><ref>{{Lien web|langue=fr|titre=Comment préparer votre enfant à l’arrivée du deuxième|url=https://mollo.media/article/comment-preparer-votre-enfant-a-larrivee-du-deuxieme|site=mollo.media|consulté le=2025-01-01}}</ref><ref>{{Lien web|langue=en|nom1=Winter|prénom1=Nicolas|titre=Une Prière pour les cimes timides|url=https://justaword.fr/une-pri%C3%A8re-pour-les-cimes-timides-5f141aa5648a|site=Medium|date=2023-02-28|consulté le=2025-01-01}}</ref><ref>{{Lien web|titre=L’édition numérique de l’aut’journal, mars 2023, no 414 {{!}} L'aut’journal|url=https://www.lautjournal.info/ledition-numerique-de-lautjournal-mars-2023-no-414|site=www.lautjournal.info|consulté le=2025-01-01}}</ref><ref>{{Lien web|titre=Le Robert a inclus «iel» dans sa liste de mots nouveaux {{!}} Accent Formation|url=https://www.accentformation.ca/blogue/2022/le-robert-a-inclus-iel-dans-sa-liste-de-mots-nouveaux|site=www.accentformation.ca|consulté le=2025-01-01}}</ref><ref>{{Lien web|langue=en-US|nom1=Decker|prénom1=Samantha|titre=Gender-Inclusive Language in the French Classroom: How It Looks in 2021|url=https://thefrenchcorner.net/2021/11/gender-inclusive-language-in-the-french-classroom-how-it-looks-in-2021.html|site=The French Corner|date=2021-11-20|consulté le=2025-01-01}}</ref><ref>{{Lien web|nom1=zerasu|titre=I really do hate the French language...|url=https://www.reddit.com/r/NonBinary/comments/t4eeyx/i_really_do_hate_the_french_language/?rdt=61518|site=r/NonBinary|date=2022-03-01|consulté le=2025-01-01}}</ref><ref>{{Lien web|titre=Les mots commençant par frœu {{!}} Vedaist|url=https://www.vedaist.com/fr/index-fr%C5%93u.html|site=www.vedaist.com|consulté le=2025-01-01}}</ref><ref>{{Lien web|langue=fr|nom1=littéraire|prénom1=Fabrice COLIN pour Lire Magazine|titre=« Une prière pour les cimes timides », le roman de science fiction optimiste à lire pendant l’été|url=https://www.ouest-france.fr/culture/livres/lire-magazine/une-priere-pour-les-cimes-timides-le-roman-de-science-fiction-optimiste-a-lire-pendant-lete-c4f0a3ca-28b4-11ee-819b-a0b0a7db3714|site=Ouest-France.fr|date=2023-07-22|consulté le=2025-01-01}}</ref><ref>{{Lien web|langue=fr-CA|titre=La rédaction inclusive|url=https://cartieretlelarge.ca/blogue/la-redaction-inclusive/|site=Cartier et Lelarge|consulté le=2025-01-01}}</ref><ref>{{Lien web|langue=fr|titre=Soeur et frère en écriture inclusive|url=https://www.eninclusif.fr/fiche/soeur-et-fr%C3%A8re-en-%C3%A9criture-inclusive-epicene|site=eninclusif.fr|date=2022-11-22|consulté le=2025-01-01}}</ref><ref>{{Lien web|titre=Mots non binaires|url=https://www.irilolo.com/fr/motsnonbinaires/|site=www.irilolo.com|consulté le=2025-01-01}}</ref><ref>{{Lien web|langue=fr|titre=Rédaction épicène, formulation neutre, rédaction non binaire et écriture inclusive|url=https://vitrinelinguistique.oqlf.gouv.qc.ca/25421/banque-de-depannage-linguistique/la-redaction-et-la-communication/feminisation-et-redaction-epicene/redaction-epicene/redaction-epicene-formulation-neutre-redaction-non-binaire-et-ecriture-inclusive|site=vitrinelinguistique.oqlf.gouv.qc.ca|consulté le=2025-01-01}}</ref><ref>{{Lien web|langue=nl|titre=Les pronoms personnels neutres (Frédérique Markey)|url=https://www.arts.kuleuven.be/ling/blog/idees/les-pronoms-personnels-neutres-frederique-markey|site=Faculteit Letteren|consulté le=2025-01-01}}</ref><ref>{{Lien web|titre=belleau - 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De frère et sœur à adelphe (Tribune Libre)|url=https://lecollectif.ca/societe/la-queerisation-du-francais-de-frere-et-soeur-a-adelphe-tribune-libre/|site=Le Collectif|date=2016-10-05|consulté le=2025-01-01}}</ref><ref>{{Lien web|langue=fr|titre=Désigner les personnes non binaires|url=https://vitrinelinguistique.oqlf.gouv.qc.ca/25370/banque-de-depannage-linguistique/la-redaction-et-la-communication/feminisation-et-redaction-epicene/redaction-epicene/designations-neutres/designer-les-personnes-non-binaires|site=vitrinelinguistique.oqlf.gouv.qc.ca|consulté le=2025-01-01}}</ref><ref>{{Lien web|langue=fr-FR|nom1=Trans|prénom1=Wiki|titre=Comment parler d’une personne non binaire ?|url=https://wikitrans.co/2019/12/25/comment-parler-dune-personne-non-binaire/|site=Wiki Trans|date=2019-12-25|consulté le=2025-01-01}}</ref><ref>{{Lien web|langue=fr|titre=Dictionnaire du langage neutre • Pronoms.fr|url=https://pronoms.fr/dictionnaire|site=Pronoms.fr|consulté le=2025-01-01}}</ref><ref>{{Lien web|titre=Écriture inclusive : la stylistique comparée au secours de l’idiomaticité - Ottiaq|url=http://www.circuitmagazine.org/dossier-155/ecriture-inclusive-la-stylistique-comparee-au-secours-de-l-idiomaticite|site=www.circuitmagazine.org|consulté le=2025-01-01}}</ref>. Cela étant ces usages balbutiant confondent souvent les deux notions distincts qui sont rendu ici respectivement par isonèphe et allophène ; ou tout au moins elles désignent des notions hétéroclites d'un locutaire à l'autre. Pour ne pas l'éluder il peut être rappelé ici que ''sœur'' vient du latin ''soror'' de même sens'','' supposé rattaché au terme reconstruit d’indo-européen commun ''<code>swésōr</code>'' que la philologie analyse, entre autres hypothèses, comme l'agglutination du pronom réflexif ''<code>swe</code>'' : se/son, et ''<code>sor</code>'' : possiblement ''sang'' ; soit ''qui appartient au même sang''. Pour sa part ''frère'' vient du latin ''frater'' de même sens, rattaché à la reconstruction de l’indo-européen commun ''<code>bʰréh₂tēr</code>'' possiblement interprétable comme ''celui qui a été porté dans le même sein''. Il peut d’ailleurs être noté que ''adelphe'' pour sa part renverrait à la notion de naissance du même utérus<ref>{{Chapitre-B|langue=fr|titre chapitre=Reconstruction:indo-européen commun/*bʰréh₂tēr|titre ouvrage=Wiktionnaire, le dictionnaire libre|date=2024-10-15|lire en ligne=https://fr.wiktionary.org/wiki/Reconstruction:indo-europ%C3%A9en_commun/*b%CA%B0r%C3%A9h%E2%82%82t%C4%93r|consulté le=2025-01-01}}</ref>. Comme la notion de naissance ou d’engendrement est rendu par le morphe ''-pare''<ref group="N">Du latin ''<code>pario</code>'' : ''accoucher, enfanter, pondre, produire, créer, inventer, causer, engendrer, procurer, acquérir, se procurer''. Supposé issu du radical indo-européen commun ''<code>per-</code>'' : ''porter un enfant, enfanter.''</ref><ref>{{Chapitre-B|langue=fr|titre chapitre=-pare|titre ouvrage=Wiktionnaire, le dictionnaire libre|date=2023-12-20|lire en ligne=https://fr.wiktionary.org/wiki/-pare|consulté le=2025-01-02}}</ref><ref>{{Chapitre-B|langue=fr|titre chapitre=pario|titre ouvrage=Wiktionnaire, le dictionnaire libre|date=2024-12-13|lire en ligne=https://fr.wiktionary.org/wiki/pario#la|consulté le=2025-01-02}}</ref>, une homologie pourra donner ''sympare''<ref group="N">Plutôt que ''copare'', malgré l'étymologie latine de -pare, pour distinguer le terme plus nettement de compère et ''comparse''.</ref><ref>{{Article|titre=Girart de Roussillon (Manuscrit d’Oxford) - 6|périodique=Romanische Studien Volume 5 (1880)|date=1880|lire en ligne=https://fr.wikisource.org/wiki/Girart_de_Roussillon_(Manuscrit_d%E2%80%99Oxford)_-_6|consulté le=2025-01-01|pages=120–135}}</ref> : de même naissance, de même génitaires<ref>{{Article|titre=Girart de Roussillon (Manuscrit d’Oxford) - 6|périodique=Romanische Studien Volume 5 (1880)|date=1880|lire en ligne=https://fr.wikisource.org/wiki/Girart_de_Roussillon_(Manuscrit_d%E2%80%99Oxford)_-_6|consulté le=2025-01-01|pages=120–135}}</ref>. Et celui-ci via quelques métaplasmes<ref group="N">Par exemple ''sympare → spare → sphare → sphrare → sphrære.''
Il serait aussi possible de poursuivre un cran plus loin avec ''sphræyre'' (/sfʁɛjʁ/). Celà aurait l'avantage d'une proximité supplémentaire avec ''sœur,'' par rapprochement du -u- au -y-, confère ''upsilon. M''ais la compléxitée élocutoire résultante paraît en faire une option peu judicieuse en pratique : une finale en /ɛjʁ/ est inconnu du vocabulaire endémique du français.</ref> peut être rattaché à une forme comme ''sphrære'' (/sfʁɛʁ/<ref group="N">Comparer à ''ære'' (/ɛʁ/), ''anæsthésie'' (/a.nɛs.te.zi/) ou ''tænia'' (/tɛ.nja/).</ref>). Outre l'aspect monosyllabique celui-ci partage avec sœur l'initiale en s-, l'emploi d'un graphème entrelacé de voyelles, et une finale en /ʁ/ tout comme avec frère dont il partage aussi un /fʁ/ partie prenante de la tête de sylabe. De plus l'homéophonie à ''sphère'' évoque subrepticement celle du cercle famillial. Pour les ostentatoire les deux matrices ''<code>sfr*re</code>'' et ''<code>sphr*re</code>'' sont explorés, avec pour cette dernière une adaptation de l'arrhénophène en ''sphrirphe'' pour éviter toute homophonie<ref>Comparer à ''syrphe'' pour un exemple de mot avec finale en /iʁf/.
Les autres finales possibles dans le même esprit seraient ''-irc, -irque, -irge, -irk, -irse, -irme, -irch, -irsch, -irth, -irte, -irthe, -irpe'' qui se trouvent déjà dans des termes comme ''AGIRC, birbe, birse, birse, cirque, cirse, diasyrme, dirk, firme, guirch, infirme, kirch, kirsch, mirthe, scirpe'', ''zwischengebirge''.
Cela étant, pour éviter tout rapprochement à frire, frite, fric, freak, frig'(ide), frime, fripe, friche, c'est une sonorité en /iʁf/ qui est retenue.</ref>.
Pour l'asssociation ''sœur-de-lait'', ''frère-de-lait'', il existe l'hyperonyme épicène ''agalacte'', auquel il est possible d'ajouter des isonèphes et des ostentatoires dédiés reprenant les mêmes bases que les lexies hors composition vues précédemment.
Pour l'association ''sœurette'' et ''frérot'', qui dérivent des précédents, là aussi le calque peut être poursuivie avec des isonèphes en ''sfrœurẏte''/sfrœurète ou ''sphrærote''<ref group="N">Comparer par exemple à ''pagnote'' pour un terme épicène en ''-ote'' qui amène un sens diminutif.</ref>, et des ostentatoires qui suivent les mêmes matrices.
Pour l'association de ''sister''<ref>{{Lien web|langue=fr|nom1=SensCritique|titre=Casting de Les Sisters : Dans la peau de ma sister Saison... (2017)|url=https://www.senscritique.com/film/les_sisters_dans_la_peau_de_ma_sister_saison_1_1/38371941/details|site=SensCritique|consulté le=2026-06-07}}</ref> et ''brother''<ref>{{Lien web|titre=J'ai jamais vu mon brother calme comme ça🤣🙏|url=https://www.tiktok.com/@lewislefoulive/video/7622121122221411605|site=TikTok|date=Avril 2026}}</ref>, emprunts homographes directs à l'anglais bien que généralement rendus hétérophoniquement, il paraît approprié d'aller également puiser dans la culture anglophone pour l'isonèphe, celle-ci pourvoyant déjà brister<ref name=":4">{{Article|langue=en|titre=50 Gender-Neutral Nicknames for Nonbinary Family Members|périodique=Parents|lire en ligne=https://www.parents.com/nonbinary-names-family-members-8663070|consulté le=2026-06-07}}</ref>, sibling, sibster<ref>{{Lien web|langue=en|nom1=Villarreal|prénom1=Daniel|titre=A Guide to Inclusive Gender-Neutral Family Terms|url=https://www.lgbtqnation.com/2023/04/a-guide-to-inclusive-gender-neutral-family-terms/|site=LGBTQ Nation|consulté le=2026-06-07}}</ref>, sibter<ref>{{Lien web|langue=en|titre=Gender Neutral/Queer Titles by Gender Queeries|url=https://lgbtqiarchive.home.blog/2024/10/23/gender-neutralqueer-titles-by-gender-queeries/|site=lgbtqiarchive|date=2024-10-23|consulté le=2026-06-07}}</ref>, sother, et de même pour les diminutifs ''sis'' et ''bro'' qui connaissent les alternances ''sib<ref>{{Lien web|langue=en-US|nom1=Butler|prénom1=Shawn|titre=Gender-Neutral Relationship Terms|url=https://universalenglish.org/gender-neutral-relationship-terms/|site=Universal Gender-Neutral English|date=2024-09-30|consulté le=2026-06-07}}</ref>, sling, zib<ref name=":4" />''. De même pour les termes dérivés comme ''pegasister'' et ''brony'' qui sont déjà complétés par ''siblicorn''<ref>{{Lien web|titre=Reddit - Please wait for verification|url=https://www.reddit.com/r/mylittlepony/comments/1s8dl78/brony_and_pegasister_are_well_established_but_is/|site=www.reddit.com|consulté le=2026-06-07}}</ref> en sus d'autres termes plus ou moins courant comme ''pegasir''<ref>{{Lien web|titre=Reddit - Please wait for verification|url=https://www.reddit.com/r/mylittlepony/comments/wo8rk/i_am_a_female_brony_i_dont_like_being_called_a/|site=www.reddit.com|consulté le=2026-06-07}}</ref><ref>{{Lien web|titre=Glossary of My Little Pony Fandom Names|url=https://www.ponysister.com/glossary/|site=www.ponysister.com|consulté le=2026-06-07}}</ref>. Pour l'ensemble de ces termes, les ostentoires peuvent se construire sur un noyau de radical en ''<code>s*b</code>'' avec alternance vocalique qui calque sur l'apocope de ''sibling''.
Pour l'alternance entre ''virago'' et ''femmelin'', l'isonèphe doit fournir un hyperonyme signifiant ''personne se comportant à la façon d'un stéréotype qui est jugé inattendu pour celle-ci''. En s'inspirant de la notion de transgressivité<ref>{{Article|prénom1=François|nom1=Delpech|titre=Pilosités héroïques et femmes travesties : archéologie d'un stratagème|périodique=Bulletin hispanique|volume=100|numéro=1|date=1998|doi=10.3406/hispa.1998.4963|lire en ligne=https://www.persee.fr/doc/hispa_0007-4640_1998_num_100_1_4963?q=transgressivit%C3%A9|consulté le=2025-01-07|pages=131–164}}</ref><ref>{{Article|prénom1=Anne|nom1=Bouchy|titre=Albert de Surgy, (sous la direction de) : Religion et pratiques de puissance|périodique=Bulletin de l'École française d'Extrême-Orient|volume=86|numéro=1|date=1999|lire en ligne=https://www.persee.fr/doc/befeo_0336-1519_1999_num_86_1_3432?q=transgressivit%C3%A9|consulté le=2025-01-07|pages=445–448}}</ref><ref>{{Article|prénom1=Claude-Laurence|nom1=Lacassagne|titre=Le jeu du sens dans les Divine Meditations de Donne|périodique=XVII-XVIII. Revue de la Société d'études anglo-américaines des XVIIe et XVIIIe siècles|volume=53|numéro=1|date=2001|doi=10.3406/xvii.2001.1597|lire en ligne=https://www.persee.fr/doc/xvii_0291-3798_2001_num_53_1_1597?q=transgressivit%C3%A9|consulté le=2025-01-07|pages=73–79}}</ref><ref>{{Article|prénom1=Pierre|nom1=Fédida|titre=Cahiers de la nuit|périodique=Genesis (Manuscrits-Recherche-Invention)|volume=8|numéro=1|date=1995|doi=10.3406/item.1995.1018|lire en ligne=https://www.persee.fr/doc/item_1167-5101_1995_num_8_1_1018?q=transgressivit%C3%A9|consulté le=2025-01-07|pages=15–21}}</ref><ref>{{Article|langue=fr-FR|titre=Bulletin de la Classe des sciences, tome 63, 1977.|volume=63|numéro=1|date=1977|lire en ligne=https://www.persee.fr/issue/barb_0001-4141_1977_num_63_1?sectionId=barb_0001-4141_1977_num_63_1_58327|consulté le=2025-01-07}}</ref><ref>{{Article|prénom1=François|nom1=Rastier|titre=Ah! Tonnerre! Quel trou dans la blanquette! Essai de sémantique interprétative|périodique=Langue française|volume=61|numéro=1|date=1984|doi=10.3406/lfr.1984.5181|lire en ligne=https://www.persee.fr/doc/lfr_0023-8368_1984_num_61_1_5181?q=transgressivit%C3%A9|consulté le=2025-01-07|pages=27–54}}</ref><ref>{{Article|langue=fr|prénom1=John|nom1=Leavitt|titre=Une voix royale ? : la possession dans la fondation des théories de l’inconscient|périodique=Anthropologie et Sociétés|volume=34|numéro=3|date=2010|issn=0702-8997|issn2=1703-7921|doi=10.7202/1006200ar|lire en ligne=https://www.erudit.org/fr/revues/as/2010-v34-n3-as5003503/1006200ar/|consulté le=2025-01-07|pages=41–67}}</ref><ref>{{Article|prénom1=Agnès|nom1=Blandeau|titre=Ten Bourdes, l’exception de la veine comique ?|périodique=Bulletin des Anglicistes Médiévistes / Etudes Médiévales Anglaises|volume=93|numéro=1|date=2019|doi=10.3406/bamed.2019.2490|lire en ligne=https://www.persee.fr/doc/bamed_0240-8805_2019_num_93_1_2490?q=transgressivit%C3%A9|consulté le=2025-01-07|pages=7–38}}</ref><ref>{{Article|langue=fr|prénom1=Ginette|nom1=Michaud|titre=Jacques Derrida : politique et poétique de l’hospitalité|périodique=Philosophiques|volume=47|numéro=2|date=2020|issn=0316-2923|issn2=1492-1391|doi=10.7202/1075129ar|lire en ligne=https://www.erudit.org/fr/revues/philoso/2020-v47-n2-philoso05822/1075129ar/|consulté le=2025-01-07|pages=369–392}}</ref><ref>{{Article|prénom1=Louis|nom1=Bigot|prénom2=Jacques|nom2=Picard|prénom3=Marie-Louise|nom3=Roman|titre=Contribution à l’étude des peuplements des invertébrés des milieux extrêmes. 1) La plage et les dunes vives de l’Espiguette (Grau-du-Roi, Gard).|périodique=Ecologia Mediterranea|volume=8|numéro=3|date=1982|doi=10.3406/ecmed.1982.1973|lire en ligne=https://www.persee.fr/doc/ecmed_0153-8756_1982_num_8_3_1973?q=transgressivit%C3%A9|consulté le=2025-01-07|pages=3–29}}</ref><ref>{{Article|prénom1=Marc-Henri|nom1=Piault|titre=Le héros et son destin. Essai d'interprétation des traditions orales relatant la genèse d'un État du Soudan central, le Kabi, au XVIe siècle|périodique=Cahiers d'Études africaines|volume=22|numéro=87|date=1982|doi=10.3406/cea.1982.3385|lire en ligne=https://www.persee.fr/doc/cea_0008-0055_1982_num_22_87_3385?q=transgressivit%C3%A9|consulté le=2025-01-07|pages=403–440}}</ref>, il vient assez trivialement ''transgressivesque'' ou plus condensé ''transgressesque'', qui peuvent servir tant d'adjectif que de nom commun épicène et se démarque ''suffisamment'' de ''transgresseuse'' et ''transgresseur'' qui alterneront pour leur part avec ''transgressurge'' à l'équivoque.
Pour l'alternance entre bru et gendre, sachant que l'usage fait déjà vivre gendresse, une première approche est donc d'alterner des formes sur la base ''gendr-'' avec les suffixes retenus pour [[Recherche:Sur l’extension des genres grammaticaux en français/-esse, -e|-esse, -e]]. Pour l'ambigu, il est possible aussi d'employer alternativement la forme monosyllabique ''gyņdre'' (/ʒindʁ/), qui évoque donc plus un stéréotype féminin confer le sens du morphe ''gyn-,'' et par suite décliné tous les autres flexions par une matrice en ''<code>g*ņdre</code>''. Pour la base ''bru'' elle est cognat entre autres de de ''Bräid, breid, bride, Bruut, bruid, Braut, brud''<ref>{{Chapitre-B|langue=en|titre chapitre=bride|titre ouvrage=Wiktionary, the free dictionary|date=2025-01-02|lire en ligne=https://en.wiktionary.org/wiki/bride#English|consulté le=2025-02-02}}</ref>, ce qui suffit à inspirer isonèphe et série ostentatoire. L'isonèphe ''braude'' (/bɹod/) est à comparer à l'anglais ''<code>broad</code>'' (/bɹɔːd/) : ''ample, étendu, extensif, général, large, ouvert, varié, vaste, diversifié'', et par ailleurs et tout aussi fortuitement ''meuf''<ref>{{Chapitre-B|langue=en|titre chapitre=broad|titre ouvrage=Wiktionary, the free dictionary|date=2025-01-04|lire en ligne=https://en.wiktionary.org/wiki/broad#Derived_terms_2|consulté le=2025-02-02}}</ref>. L'équivoque alternatif procède simplement par calque onomaturgique, qui a l'avantage de ne pas entrer en collision avec une autre lexie pré-existante ou proposé ici, tout au moins en excluant le Picard où il désigne une personne gynotypée dont les mœurs sucitent l'oprobre du locutaire qui l'emploie.
L'alternance entre ''mère'' et ''père'' découle des termes reconstruits de manière coordonnées ''<code>átta</code> : père, <code>bʰréh₂tēr</code> : frère, <code>dʰugh₂tḗr</code> : sœur, <code>ph₂tḗr</code> : père, <code>suHnús</code> : fils, <code>swésōr</code> : sœur''<ref>{{Chapitre-B|langue=en|titre chapitre=Reconstruction:Proto-Indo-European/méh₂tēr|titre ouvrage=Wiktionary, the free dictionary|date=2025-01-11|lire en ligne=https://en.wiktionary.org/wiki/Reconstruction:Proto-Indo-European/m%C3%A9h%E2%82%82t%C4%93r#Coordinate_terms|consulté le=2025-02-02}}</ref>. En préambule il peut être rappelé que la volonté d'être référé par ce type de nom n'est pas universel<ref>{{Lien web|langue=fr|nom1=Laurent-Mayard|prénom1=Aline|titre=Pourquoi les femmes qui refusent le mot "maman" font-elles peur ?|url=https://www.milkmagazine.net/article/pourquoi-les-femmes-qui-refusent-le-mot-maman-font-elles-peur/|site=Milk Magazine|date=2024-06-02|consulté le=2025-02-02}}</ref>. La forme ''baba''<ref>{{Lien web|langue=fr-FR|nom1=Trans|prénom1=Wiki|titre=Comment parler d’une personne non binaire ?|url=https://wikitrans.co/2019/12/25/comment-parler-dune-personne-non-binaire/|site=Wiki Trans|date=2019-12-25|consulté le=2025-02-02}}</ref> évoquera plutôt une alternance à ''mama'' et ''papa''. Si ''parent'' est envisageable, il n'est ni monosyllabique, ni aussi précis<ref group="N">Par exemple employable également dans la notion de ''proche parent'', mais à contrario un terme comme ''grand-parent'' rend cette emploi plus pertinent.</ref> et pas même épicène. Certains usages tirent ''ren'' de ce dernier<ref>{{Lien web|nom1=Beastofdestiny|titre=What's a good term for a non-binary parent?|url=https://www.reddit.com/r/NonBinary/comments/togyez/whats_a_good_term_for_a_nonbinary_parent/?tl=fr&rdt=52156|site=r/NonBinary|date=2022-03-26|consulté le=2025-02-02}}</ref>. Une alternative peut se chercher parmi les plus de 250 séquences pluriconsonantiques débutant déjà les mots en français<ref group="N">Notament ''bd-, bg-, bh-, bhl-, bk-, bl-, bll-, bn-, bq-, br-, bs-, bt-, bw-, bz-, cd-, ch-, chb-, chk-, chl-, chn-, chp-, chr-, cht-, chtch-, chth-, chtr-, chv-, cl-, cn-, cr-, cs-, css-, ct-, cth-, cz-, dh-, dj-, dl-, dn-, dp-, dr-, dv-, dz-, dzh-, dzzz-, fdp-, ff-, fj-, fl-, fq-, fr-, ft-, fw-, gb-, gh-, ghl-, ghr-, gj-, gl-, gll-, gm-, gn-, gq-, gr-, gs-, gt-, gw-, gz-, gzh-, hch-, hl-, hm-, hr-, hs-, ht-, hw-, jd-, jh-, kch-, kgb-, kh-, khl-, khm-, khr-, kj-, kl-, kn-, kp-, kr-, ks-, ksh-, kt-, kv-, kw-, lh-, ll-, lw-, mb-, md-, mgb-, mh-, mk-, mkh-, ml-, mn-, mp-, mr-, ms-, mt-, mv-, mw-, mz-, nbr-, nd-, ndj-, ng-, ngb-, nh-, nj-, nk-, nm-, nt-, ntch-, nz-, pc-, pch-, pf-, pff-, ph-, phl-, phn-, php-, phr-, pht-, phth-, pl-, pll-, pn-, pnl-, pp-, pr-, prz-, ps-, psch-, psh-, pt-, pw-, pwn-, qf-, qw-, rb-, rg-, rh-, rl-, rr-, rrr-, rt-, rv-, rw-, sb-, sbr-, sc-, sch-, schb-, schl-, schm-, schn-, schp-, schpr-, schr-, scht-, schtr-, schtsch-, schw-, scl-, scr-, sd-, sf-, sg-, sgr-, sh-, shk-, shl-, shm-, shn-, shr-, sht-, shtr-, sj-, sk-, skr-, skw-, sl-, sm-, sms-, smss-, sn-, sp-, sph-, sphr-, spl-, spr-, sq-, sr-, ss-, st-, sth-, str-, stv-, sv-, sw-, sz-, szl-, szm-, tb-, tch-, tf-, th-, thl-, thn-, thr-, tj-, tl-, tm-, tn-, tr-, ts-, tsh-, tstch-, tsw-, tt-, tw-, tx-, tz-, vh-, vl-, vn-, vr-, vrb-, vt-, wg-, wh-, wr-, ww-, xh-, zb-, zbr-, zd-, zg-, zgh-, zh-, zj-, zl-, zm-, zr-, zv-, zw-, zz-.''</ref>, ce qui peut amener à considérer par exemple ''dwère, gnère, hrère, lhère, wère'' et ''zwère.'' Le premier est déjà employé comme synonyme de gnaphale nain<ref>{{Lien web|auteur1=Louis Marcelle|titre=Noms de plantes et vocabulaire botanique français-wallon|url=https://nature.namur.be/publications/des-guides-pratiques/noms-de-plantes-et-vocabulaire-botanique-francais-wallon/view/++widget++form.widgets.fichier/@@download/Vocabulaire-+Botanique-+Francais-Wallon.pdf}}</ref>, plante du genre Gnaphalium dont le nom dérive de ''<code>gnaphálion/γναφάλιον</code>'' : ''laine'' ou ''coton'' ce qui peut être plutôt à propos pour un terme évoquant la notion de parentalité auquel s'attache volontiers une dimension hypocoristique. Il inclut également des consonnes scripturalement symétriques au ''m-'' et ''p-'' de mère et père, soit ''w-'' et ''d-''. En partant de cette option, la série ostentatoire peut se former après glissement de -r- à -l- sur la matrice ''<code>dw*le</code>''. Les termes dérivés par adjonction des préfixes invariables grand- et arrière-grand sont donc triviaux, cela étant au moins pour -grand- l'option de fléchir les formes ostentatoires par la même approche que le paradigme [[Recherche:Sur l’extension des genres grammaticaux en français/-ande, -and|-ande, -and]] peut également s'envisager. Les termes comme commère et compère nécessitent un ajustement du morphème préfixé qui prend la forme co-, col-, con-, cor- en fonction de ce qui suit. Au passage il faut noter que commère au sens de personne bavarde est un emploi métaphorique et haplogeste. Les termes dérivés par redoublement de la voyelle initiale peuvent également trivialement reprendre le même paradigme. Pour la poursuite de l'alternance ''mama(n)'' et ''papa'', si ''baba'' semble en effet une option convenable, une série ostentatoire en ''<code>b*b*</code>'' n'est guère envisageable, confer les termes ''baba, bébé, bibi, bobo''. D'où l'idée de reprendre là aussi le -d- et le -w- mais cette fois chacun assigné à une syllabe séparé dans une matrice en ''<code>wad*</code>''. Si le terme wadi au sens de court d'eau est homophone à wadì, cela ne paraît pas ici très problématique. Pour ''mamie'' et ''papy'', c'est en contraste la matrice ''<code>w*di</code>'' qui est employé ; tandis que les flexions ''padre'' et ''madre'' sont complété sur une matrice en ''<code>w*dre</code>'' et que pour ''maman'' (ou ''mama''<ref>{{Lien web|titre=POUR MA MAMA|url=http://www.cosmichiphop.com/critiques/albumsFR/stomy-03/10.htm|site=www.cosmichiphop.com|consulté le=2025-05-07}}</ref><ref>{{Lien web|langue=fr-FR|titre=« Ma Mama » : le clip de Toto Bona Lokua avec des animaux sympas - Radio Nova|url=https://www.nova.fr/news/ma-mama-le-clip-de-toto-bona-lokua-avec-des-animaux-sympas-18104-22-12-2017/|site=https://www.nova.fr/|consulté le=2025-05-07}}</ref><ref>{{Lien web|nom1=Imen Es|titre=Imen Es - Mama [Audio Officiel]|url=https://www.youtube.com/watch?v=sv9_QQ1rv9g|date=2020-02-13|consulté le=2025-05-07}}</ref><ref>{{Lien web|titre=sauce bolognaise maison fabrication artisanale|url=https://www.michelin-conservesartisanales.com/sauce-bolo-recette-de-ma-mama-sicilienne-c2x18877711|site=www.michelin-conservesartisanales.com|consulté le=2025-05-07}}</ref><ref>{{Lien web|langue=fr-FR|nom1=Generations|titre=Generations|url=https://generations.fr/video/clip/77434/oussama-nous-parle-de-sa-mama|site=Generations|date=2024-05-16|consulté le=2025-05-07}}</ref><ref>{{Lien web|nom1=La fête de la chanson française|titre=Frank Michael rend hommage à sa "Mama"|url=https://www.youtube.com/watch?v=TM4MTa8OfM8|date=2024-02-06|consulté le=2025-05-07}}</ref>) et ''papa'' (ou papan<ref>{{Lien web|nom1=member/barbaraf703|titre=Votez pour Mathieu sur Baybee : Concours Photo Bébé|url=https://www.baybee.ch/vote/mathieu495|site=www.baybee.ch|consulté le=2025-05-07}}</ref><ref>{{Lien web|titre=Les élèves norvégiens. - ppt video online télécharger|url=https://slideplayer.fr/slide/445427/|site=slideplayer.fr|consulté le=2025-05-07}}</ref><ref>{{Lien web|titre=Ma famille {{!}} HP {{!}} - Chapitre 30 - Wattpad|url=https://www.wattpad.com/amp/1425325178|site=www.wattpad.com|consulté le=2025-05-07}}</ref><ref>{{Lien web|langue=fr-FR|nom1=Contact|prénom1=L'équipe de rédaction de PNC|titre=Salariés de la compagnie Air France !|url=https://www.pnc-contact.com/2015/09/21/salaries-de-la-compagnie-air-france-30558|site=PNC Contact|date=2015-09-21|consulté le=2025-05-07}}</ref>), c'est la matrice ostentatoire ''<code>wad*</code>'' qui est retenue avec un isonèphe en ''baba'' ou ''waba''.
Dans la même ligné l'alternance de ''marraine'' et ''parrain'' peut poursuivre avec ''dwarraïne''. À noter au passage que ''marrain'' et ''parraine'' sont également parfois évoqués et pourraient donc potentiellement être présenté comme isonèphes<ref name=":02">{{Lien web|langue=fr|titre=32 linguistes listent les défauts de l'écriture inclusive - Page 13|url=https://www.neoprofs.org/t130486p300-32-linguistes-listent-les-defauts-de-l-ecriture-inclusive|site=www.neoprofs.org|consulté le=2025-01-01}}</ref>. Pour la série ostentatoire, elle peut se poursuivre sur la matrice ''<code>dwarr*ne</code>'', conformément au paradigme évoqué par ailleurs pour [[Recherche:Sur l’extension des genres grammaticaux en français/-aine, -ain|''-aine, -ain'']], hormis pour l'arrhénophène ou une finale en -uine n'éviterait aucune collision homonymique mais conduirait à un rapprochement avec le terme ''ruine'' dont la connotation négative démarquerait des autres flexions qui en sont a priori exempt.
Pour l'alternance de tante à oncle l'analyse diachronique permet également de mettre en exergue l'amalgame qu'opère cette notion en synchronie. En effet le premier dérive de ''<code>ante</code>'' : ''sœur de la mère ou du père'' lui-même issu du latin ''<code>amita</code>'' : ''tante paternelle'', où il contraste avec ''<code>matertera</code>'' : ''tante maternelle''. Le second par du latin ''<code>avunculus</code>'' : ''oncle maternel'' comme diminutif de ''<code>avus</code>'' : ''aïeul, grand-père'', où il contraste avec ''patruus'' : ''oncle paternel'' et ''barbās''<ref>{{Chapitre-B|langue=en|titre chapitre=avunculus|titre ouvrage=Wiktionary, the free dictionary|date=2025-01-11|lire en ligne=https://en.wiktionary.org/wiki/avunculus|consulté le=2025-02-08}}</ref><ref>{{Lien web|titre=amita {{!}} Search Online Etymology Dictionary|url=https://www.etymonline.com/search?q=amita|site=www.etymonline.com|consulté le=2025-02-03}}</ref><ref>{{Lien web|titre=uncle {{!}} Search Online Etymology Dictionary|url=https://www.etymonline.com/search?q=uncle|site=www.etymonline.com|consulté le=2025-02-03}}</ref><ref>{{Chapitre-B|langue=fr|titre chapitre=tante|titre ouvrage=Wiktionnaire, le dictionnaire libre|date=2024-12-20|lire en ligne=https://fr.wiktionary.org/wiki/tante|consulté le=2025-02-03}}</ref><ref>{{Chapitre-B|langue=fr|titre chapitre=oncle|titre ouvrage=Wiktionnaire, le dictionnaire libre|date=2025-01-23|lire en ligne=https://fr.wiktionary.org/wiki/oncle|consulté le=2025-02-08}}</ref><ref>{{Ouvrage|prénom1=Jean|nom1=Contrucci|titre=La somnambule de la Villa aux Loups: roman|éditeur=J.-C. Lattès|collection=Les nouveaux mystères de Marseille|date=2011|isbn=978-2-7096-3788-6|lire en ligne=https://www.furet.com/media/pdf/feuilletage/9/7/8/2/2/5/3/1/9782253167266.pdf|consulté le=2024-05-07}}</ref>. À noter que le latin connaît aussi ''thius'', dérivé de du grec ancien ''<code>theîos</code><code>/θεῖος</code>'' : oncle<ref>{{Chapitre-B|langue=fr|titre chapitre=thius|titre ouvrage=Wiktionnaire, le dictionnaire libre|date=2021-09-04|lire en ligne=https://fr.wiktionary.org/wiki/thius#la|consulté le=2025-02-08}}</ref><ref>{{Chapitre-B|langue=fr|titre chapitre=θεῖος|titre ouvrage=Wiktionnaire, le dictionnaire libre|date=2023-12-27|lire en ligne=https://fr.wiktionary.org/wiki/%CE%B8%CE%B5%E1%BF%96%CE%BF%CF%82#grc|consulté le=2025-02-08}}</ref> ; ce dernier étant rattaché à la reconstruction en indo-européen commun ''<code>dhe</code>'' : ''oncle, père, grand-père'', qui, redupliqué, donne le latin ''<code>tata</code>'' : ''papa'', l’anglais ''<code>daddy</code>'' : ''papa'', le tchèque ''<code>děd</code>'' : ''grand-père'', le russe <code>djadja/дядя</code> : ''oncle''. Aussi si l'usage évoque déjà le terme ''tancle''<ref name=":02" />, il parraît ici plus opportun de fournir des termes spécifique pour les trois axes ainsi dégagés, selon qu'il s'agit :
# de que adelphe de la mère ou du père sans que cela soit explicité ;
# de quelque adelphe de la mère ;
# de quelque adelphe du père
Pour compléter un paradigme en alternance de ''ante'', il est donc possible de s'inspirer de ''thius'' et ses dérivés, ''tío'' en espagnol, ''tio'' en portuguais, ''cayon'' en picard pour former thion, dont la sonorité rappelle d'ailleurs ''tonton''. Et de là tirer par amalguame de ''ante'' et ''thion'' un isonèphe en thiänte (/tjant/) et la matrice ''<code>th*ņte</code>'' pour la série ostentatoire. En y adjoignant également ''tante'' et ''oncle'' comme flexions alternatives supplétives pour l’ambigu et l'équivoque, voilà qui fournie donc une première série complète pour le premier axe. Sur cette même base peut se former les variantes hypocoristiques par préfixation d'une syllabe en ''<code>t*-</code>'', qui s'harmonise bien avec les dérivatifs pré-existant que sont ''tata, tatan, tati, tatie, tantine,'' et ''tonton''.
Sur la base de avunculus, à comparer à ''homoncule'' dont le suffixe diminutif ''-cule'' est de même étymologie, il est trivial de dériver avonçule. Et par suite, avec clin d'œil à l'anglais ''<code>aunt</code>'' '': tante,'' former '''''au'''vo'''nt'''iule'' (/o.vɔ̃.sjul/) et par suite l'isonèphe ''auvontiaire''. Sur la base de ''matertera'' se dérive ''matertre'', à comparer à dextre qui est également relié à la reconstruction de suffixe indoeuropéen ''-teros''<ref>{{Chapitre-B|langue=en|titre chapitre=Reconstruction:Proto-Indo-European/-teros|titre ouvrage=Wiktionary, the free dictionary|date=2024-12-18|lire en ligne=https://en.wiktionary.org/wiki/Reconstruction:Proto-Indo-European/-teros|consulté le=2025-02-08}}</ref><ref>{{Chapitre-B|langue=fr|titre chapitre=δεξιτερός|titre ouvrage=Wiktionnaire, le dictionnaire libre|date=2023-12-27|lire en ligne=https://fr.wiktionary.org/wiki/%CE%B4%CE%B5%CE%BE%CE%B9%CF%84%CE%B5%CF%81%CF%8C%CF%82|consulté le=2025-02-08}}</ref><ref>{{Chapitre-B|langue=fr|titre chapitre=dexter|titre ouvrage=Wiktionnaire, le dictionnaire libre|date=2024-03-24|lire en ligne=https://fr.wiktionary.org/wiki/dexter#la|consulté le=2025-02-08}}</ref><ref>{{Chapitre-B|langue=fr|titre chapitre=dextre|titre ouvrage=Wiktionnaire, le dictionnaire libre|date=2024-09-23|lire en ligne=https://fr.wiktionary.org/wiki/dextre|consulté le=2025-02-08}}</ref>, et par suite ''patertre'' et l'isonèphe ''wadertre''.
De ''amita'' il est trivial de dériver l'ambigu ''amitia'' (/a.mi.sja/) et par suite l'équivoque ''amitio'' (/a.mi.sjo/) et l'isonèphe amitiaire (/a.mi.sjɛʁ/). En dérivation de ''barbās'', avec inspiration du descendant ladin ''bèrba'', il est trivial de former ''berbe''. Et par contraste de stéréotype capilaire, partant de ''glabre'' avec emploi du suffixe ''-aine'' à l'instar de ''marraine'', former ''glabaine''. Et pour l'isonèphe un simple amalgame suffit à former ''glaberbe''. De ''patruus'' et son génitif ''patruī'', il est trivial de tirer ''patrui'', à comparer à ''autrui'', et par suite ''matrui''. Pour l'isonèphe, la même insipiration de glissement consonnantique déjà exposé pour mère et père est reprise pour obtenir wadrui.
====== Voir aussi ======
* [[Recherche:Sur l’extension des genres grammaticaux en français/-femme-, -homme-|-femme-, -homme-]]
* [[Recherche:Sur l’extension des genres grammaticaux en français/-ille, -ils|-ille, -ils]]
====== Notes ======
<references group="N" />
====== Références ======
<references />
====== Notes ======
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Germinal/III. Sources et références historiques
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retravaille le programme
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[[Fichier:Cortext_logo.svg|centré|sans_cadre|350x350px]]
La formation aura lieu sur une journée et demie : le 8 juillet matin (9h30→12h30) et après midi (14h→17h), avec une pause déjeuner de 12h30 à 14h ; puis le 9 juillet matin ou après midi, à convenance.
Inscriptions (bientôt !)
== 8 juillet — Matin (9h30→12h30) ==
=== Partie I : Introduction à la plateforme Cortext ===
Nous nous permettons une brève introduction pour présenter la mission, l'historique, le fonctionnement et les opportunités de collaboration avec la plateforme !
=== Partie II : Cours « analyses socio-sémantiques » ===
Nous aimons beaucoup mettre les mains dans le cambouis, mais si nous voulons bricoler quelque chose qui fonctionne il vaut mieux connaître les principes du moteur — qu'il soit à combustion ou électrique — avant de s'y mettre.
''Ci-dessous le programme détaillé du cours.''
==== Dimensions d'analyse : sociale, sémantique, temporelle, territoriale, d'échelle… ====
Construire une question dans son rapport avec les réponses qui permettent les données, qu'elles soient disponibles ou à produire, passe par la considération des partenaires avec lesquels nous allons au bal.
==== Statistiques descriptives ====
Compter, compter, compter.
* Volumétriques, comparatives, longitudinales (''demography'', ''epic-epoch'')
==== Matrice et graphiques ====
Les matrices, ces réseaux timides.
* Statistiques de co-occurrence
* Déviations (contingency) ou contrastes (profiling)
==== Réseau ====
Les réseaux sont partout dans le social comme dans l'épistémique.
* Réseaux homogène et hétérogène (co-word analysis × social network analysis)
* Cooccurrence (''network mapping'') ou ocurrence ([''domain''-]''topic modeling'')
* Construction des liens de cooccurrence (chi-2, syntagmatique-direct/paradigmatique-indirect etc)
* Détection de communautés (''network mapping'', [''domain-'']''topic modeling'')
* Réseaux de communautés (''domain-topic modeling'')
==== Entités ====
Nous aurions pu les appeler « acteurs ».
* Para-textuelles, métadonnées
* Extraites du texte
** Traitement du langage naturel (TAL)
** Spécificité des mots (mesures chi-2, pigeonhole ; topic-modeling)
** Reconnaissance d'entités nommées
* Nature des entités
** Thématique : mots-clés, catégories, phrases nominales
** Organisationnelles : institutions, auteurs
** Temporelles (''epic epoch'', ''demography'', ''network mapping'', ''sashimi'')
** Toponymiques : adresses, noms de lieux (geocoding)
** Autres (verbes, adjectifs)
==== Données ====
Et oui, on ne peut rien faire sans.
* Sources
** Bibliographique (métadonnées)
** Archives de documents (texte intégral)
** Presse et médias
** Entretiens et sondages
** Traces d'interactions, jeux
* Possibilités
** Par rapport aux entités et relations disponibles
** Croisements de différentes sources
=== Partie III : Introduction à l'outil Cortext Manager ===
''Voir [[Cortext/Tutoriels/L’application Cortext Manager|L’application Cortext Manager]]''
Prise en main de l'outil avec un projet vide, téléversement de données et lancement d'une chaîne d'analyse simple.
== 8 juillet — Après-midi (14h→17h) ==
=== Cas d'usage : Adaptation au changement climatique ===
Nous présenterons le cas d'une analyse assez complète employant les idées discutées dans le cours et l'outil Cortext Manager.
==== Données utilisées ====
* WOS, format WOS-RIS (“ISI”)
* ¿Thèses?, format Cortext Manager DB
==== Analyses présentées et discussion des résultats ====
# Téléversement du jeu de données
# Importation des données (format WOS “ISI”)
# ''Demography'': affiliations pays
# ''Terms extraction''
# ''Epic epoch'': affiliations organizations
# ''Epic epoch'': phrases nominales extraites
# ''Network Mapping'': homogène phrases nominales extraites: cooccurrence et clusters
# ''Epic epoch'' des clusters ''Network mapping''
# ''Concordancier'': chercher phrases inspirés par Network Mapping (e.g., “crise économique”)
# ''Network mapping'': homogène phrases nominales extraites: heatmap continent d'affiliation
# ''Contingency matrix'': clusters Network Mapping × continents d'affiliation
# ''Geospatial exploration'': projection des affiliations sur les FUA (Functional Urban Areas) sur carte d'Europe
# ''Geospatial networks'': projection des cooccurrences d'affiliations sur les pays, ¿filtré pour grandes distances?
# ''Domain-topic modeling'' puis enchaînement sur les années ou élément organisationnel ou territorial
=== Atelier pratique ===
Si le temps le permet, les participants travaillent en paires. Chaque paire crée un nouveau projet et suit le tutoriel pour reproduire en tout ou en partie le cas d'usage présenté.
== 9 juillet — Matin ou après midi, à convenance ==
=== Mise en pratique ===
Accompagner le travail des participants sur leurs questions ou données. A défaut, les participants pourront retravailler le cas d'usage présenté la veille.
==== Conclusion et retour des participants ====
Nous discuterons ensemble l’avancement et les difficultés rencontrés pour faciliter des futurs échanges entre les participants et pour un meilleur suivi de la part de la plateforme après la formation.
== Programme détaillée ==
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/* Données */ lecture/écriture
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La formation aura lieu sur une journée et demie : le 8 juillet matin (9h30→12h30) et après midi (14h→17h), avec une pause déjeuner de 12h30 à 14h ; puis le 9 juillet matin ou après midi, à convenance.
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== 8 juillet — Matin (9h30→12h30) ==
=== Partie I : Introduction à la plateforme Cortext ===
Nous nous permettons une brève introduction pour présenter la mission, l'historique, le fonctionnement et les opportunités de collaboration avec la plateforme !
=== Partie II : Cours « analyses socio-sémantiques » ===
Nous aimons beaucoup mettre les mains dans le cambouis, mais si nous voulons bricoler quelque chose qui fonctionne il vaut mieux connaître les principes du moteur — qu'il soit à combustion ou électrique — avant de s'y mettre.
''Ci-dessous le programme détaillé du cours.''
==== Dimensions d'analyse : sociale, sémantique, temporelle, territoriale, d'échelle… ====
Construire une question dans son rapport avec les réponses qui permettent les données, qu'elles soient disponibles ou à produire, passe par la considération des partenaires avec lesquels nous allons au bal.
==== Statistiques descriptives ====
Compter, compter, compter.
* Volumétriques, comparatives, longitudinales (''Demography'', ''Epic-epoch'')
==== Matrice et graphiques ====
Les matrices, ces réseaux timides.
* Statistiques de co-occurrence
* Déviations (''Contingency matrix'') ou contrastes (''Profiling'')
==== Réseau ====
Les réseaux sont partout dans le social comme dans l'épistémique.
* Réseaux homogène et hétérogène (co-word analysis × social network analysis)
* Cooccurrence (''Network mapping'') ou ocurrence ([''Domain''-]''topic modeling'')
* Construction des liens de cooccurrence (chi-2, syntagmatique-direct/paradigmatique-indirect etc)
* Détection de communautés (''Network mapping'', [''Domain-'']''topic modeling'')
* Réseaux de communautés (''Domain-topic modeling'')
==== Entités ====
Nous aurions pu les appeler « acteurs ».
* Para-textuelles, métadonnées
* Extraites du texte
** Traitement du langage naturel (TAL)
** Spécificité des mots (mesures chi-2, pigeonhole ; par modélisation [domaine-]thématique)
** Reconnaissance d'entités nommées
* Nature des entités
** Thématique : mots-clés, catégories, phrases nominales
** Organisationnelles : institutions, auteurs
** Temporelles (''Epic epoch'', ''Demography'', ''Network mapping'', ''sashimi'')
** Toponymiques : adresses, noms de lieux (Geocoding)
** Autres (verbes, adjectifs)
==== Données ====
Et oui, on ne peut rien faire sans.
* Sources
** Bibliographique (métadonnées)
** Archives de documents (texte intégral)
** Presse et médias
** Entretiens et sondages
** Traces d'interactions, jeux
* Possibilités
** Par rapport aux entités et relations disponibles
** Croisements de différentes sources
* Lecture contextualisé et retour au texte
** ''Corpus explorer'', ''Concordancier'', ''Domain-topic map''
* Enrichissement assisté
** Édition d'un dictionnaire (''Terms/List Indexer)''
** Annotation avec tableur-classeur interactif (''Domain-topic model'')
** Annotation avec d'autres [[wikipedia:Computer-assisted_qualitative_data_analysis_software|CAQDAS]]
=== Partie III : Introduction à l'outil Cortext Manager ===
''Voir [[Cortext/Tutoriels/L’application Cortext Manager|L’application Cortext Manager]]''
Prise en main de l'outil avec un projet vide, téléversement de données et lancement d'une chaîne d'analyse simple.
== 8 juillet — Après-midi (14h→17h) ==
=== Cas d'usage : Adaptation au changement climatique ===
Nous présenterons le cas d'une analyse assez complète employant les idées discutées dans le cours et l'outil Cortext Manager.
==== Données utilisées ====
* WOS, format WOS-RIS (“ISI”)
* ¿Thèses?, format Cortext Manager DB
==== Analyses présentées et discussion des résultats ====
# Téléversement du jeu de données
# Importation des données (format WOS “ISI”)
# ''Demography'': affiliations pays
# ''Terms extraction''
# ''Epic epoch'': affiliations organizations
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# ''Network Mapping'': homogène phrases nominales extraites: cooccurrence et clusters
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# ''Geospatial exploration'': projection des affiliations sur les FUA (Functional Urban Areas) sur carte d'Europe
# ''Geospatial networks'': projection des cooccurrences d'affiliations sur les pays, ¿filtré pour grandes distances?
# ''Domain-topic modeling'' puis enchaînement sur les années ou élément organisationnel ou territorial
=== Atelier pratique ===
Si le temps le permet, les participants travaillent en paires. Chaque paire crée un nouveau projet et suit le tutoriel pour reproduire en tout ou en partie le cas d'usage présenté.
== 9 juillet — Matin ou après midi, à convenance ==
=== Mise en pratique ===
Accompagner le travail des participants sur leurs questions ou données. A défaut, les participants pourront retravailler le cas d'usage présenté la veille.
==== Conclusion et retour des participants ====
Nous discuterons ensemble l’avancement et les difficultés rencontrés pour faciliter des futurs échanges entre les participants et pour un meilleur suivi de la part de la plateforme après la formation.
== Programme détaillée ==
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/* Dimensions d'analyse : sociale, sémantique, temporelle, territoriale, d'échelle… */
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La formation aura lieu sur une journée et demie : le 8 juillet matin (9h30→12h30) et après midi (14h→17h), avec une pause déjeuner de 12h30 à 14h ; puis le 9 juillet matin ou après midi, à convenance.
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=== Partie I : Introduction à la plateforme Cortext ===
Nous nous permettons une brève introduction pour présenter la mission, l'historique, le fonctionnement et les opportunités de collaboration avec la plateforme !
=== Partie II : Cours « analyses socio-sémantiques » ===
Nous aimons beaucoup mettre les mains dans le cambouis, mais si nous voulons bricoler quelque chose qui fonctionne il vaut mieux connaître les principes du moteur — qu'il soit à combustion ou électrique — avant de s'y mettre.
''Ci-dessous le programme détaillé du cours.''
==== Dimensions d'analyse ====
Construire une question dans son rapport avec les réponses qui permettent les données, qu'elles soient disponibles ou à produire, passe par la considération des partenaires avec lesquels nous allons au bal.
* Sociale, sémantique, temporelle, territoriale, d'échelle…
==== Statistiques descriptives ====
Compter, compter, compter.
* Volumétriques, comparatives, longitudinales (''Demography'', ''Epic-epoch'')
==== Matrice et graphiques ====
Les matrices, ces réseaux timides.
* Statistiques de co-occurrence
* Déviations (''Contingency matrix'') ou contrastes (''Profiling'')
==== Réseau ====
Les réseaux sont partout dans le social comme dans l'épistémique.
* Réseaux homogène et hétérogène (co-word analysis × social network analysis)
* Cooccurrence (''Network mapping'') ou ocurrence ([''Domain''-]''topic modeling'')
* Construction des liens de cooccurrence (chi-2, syntagmatique-direct/paradigmatique-indirect etc)
* Détection de communautés (''Network mapping'', [''Domain-'']''topic modeling'')
* Réseaux de communautés (''Domain-topic modeling'')
==== Entités ====
Nous aurions pu les appeler « acteurs ».
* Para-textuelles, métadonnées
* Extraites du texte
** Traitement du langage naturel (TAL)
** Spécificité des mots (mesures chi-2, pigeonhole ; par modélisation [domaine-]thématique)
** Reconnaissance d'entités nommées
* Nature des entités
** Thématique : mots-clés, catégories, phrases nominales
** Organisationnelles : institutions, auteurs
** Temporelles (''Epic epoch'', ''Demography'', ''Network mapping'', ''sashimi'')
** Toponymiques : adresses, noms de lieux (Geocoding)
** Autres (verbes, adjectifs)
==== Données ====
Et oui, on ne peut rien faire sans.
* Sources
** Bibliographique (métadonnées)
** Archives de documents (texte intégral)
** Presse et médias
** Entretiens et sondages
** Traces d'interactions, jeux
* Possibilités
** Par rapport aux entités et relations disponibles
** Croisements de différentes sources
* Lecture contextualisé et retour au texte
** ''Corpus explorer'', ''Concordancier'', ''Domain-topic map''
* Enrichissement assisté
** Édition d'un dictionnaire (''Terms/List Indexer)''
** Annotation avec tableur-classeur interactif (''Domain-topic model'')
** Annotation avec d'autres [[wikipedia:Computer-assisted_qualitative_data_analysis_software|CAQDAS]]
=== Partie III : Introduction à l'outil Cortext Manager ===
''Voir [[Cortext/Tutoriels/L’application Cortext Manager|L’application Cortext Manager]]''
Prise en main de l'outil avec un projet vide, téléversement de données et lancement d'une chaîne d'analyse simple.
== 8 juillet — Après-midi (14h→17h) ==
=== Cas d'usage : Adaptation au changement climatique ===
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==== Données utilisées ====
* WOS, format WOS-RIS (“ISI”)
* ¿Thèses?, format Cortext Manager DB
==== Analyses présentées et discussion des résultats ====
# Téléversement du jeu de données
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# ''Terms extraction''
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# ''Epic epoch'': phrases nominales extraites
# ''Network Mapping'': homogène phrases nominales extraites: cooccurrence et clusters
# ''Epic epoch'' des clusters ''Network mapping''
# ''Concordancier'': chercher phrases inspirés par Network Mapping (e.g., “crise économique”)
# ''Network mapping'': homogène phrases nominales extraites: heatmap continent d'affiliation
# ''Contingency matrix'': clusters Network Mapping × continents d'affiliation
# ''Geospatial exploration'': projection des affiliations sur les FUA (Functional Urban Areas) sur carte d'Europe
# ''Geospatial networks'': projection des cooccurrences d'affiliations sur les pays, ¿filtré pour grandes distances?
# ''Domain-topic modeling'' puis enchaînement sur les années ou élément organisationnel ou territorial
=== Atelier pratique ===
Si le temps le permet, les participants travaillent en paires. Chaque paire crée un nouveau projet et suit le tutoriel pour reproduire en tout ou en partie le cas d'usage présenté.
== 9 juillet — Matin ou après midi, à convenance ==
=== Mise en pratique ===
Accompagner le travail des participants sur leurs questions ou données. A défaut, les participants pourront retravailler le cas d'usage présenté la veille.
==== Conclusion et retour des participants ====
Nous discuterons ensemble l’avancement et les difficultés rencontrés pour faciliter des futurs échanges entre les participants et pour un meilleur suivi de la part de la plateforme après la formation.
== Programme détaillée ==
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[[Fichier:Cortext_logo.svg|centré|sans_cadre|350x350px]]
La formation aura lieu sur une journée et demie : le 8 juillet matin (9h30→12h30) et après midi (14h→17h), avec une pause déjeuner de 12h30 à 14h ; puis le 9 juillet matin ou après midi, à convenance.
Inscriptions (bientôt !)
== 8 juillet — Matin (9h30→12h30) ==
=== Partie I : Introduction à la plateforme Cortext ===
Nous nous permettons une brève introduction pour présenter la mission, l'historique, le fonctionnement et les opportunités de collaboration avec la plateforme !
=== Partie II : Cours « analyses socio-sémantiques » ===
Nous aimons beaucoup mettre les mains dans le cambouis, mais si nous voulons bricoler quelque chose qui fonctionne il vaut mieux connaître les principes du moteur — qu'il soit à combustion ou électrique — avant de s'y mettre.
''Ci-dessous le programme détaillé du cours.''
==== Dimensions d'analyse ====
Construire une question dans son rapport avec les réponses qui permettent les données, qu'elles soient disponibles ou à produire, passe par la considération des partenaires avec lesquels nous allons au bal.
* Sociale, sémantique, temporelle, territoriale, d'échelle…
==== Statistiques descriptives ====
Compter, compter, compter.
* Volumétriques, comparatives, longitudinales (''Demography'', ''Epic-epoch'')
==== Matrice et graphiques ====
Les matrices, ces réseaux timides.
* Statistiques de co-occurrence
* Déviations (''Contingency matrix'') ou contrastes (''Profiling'')
==== Réseau ====
Les réseaux sont partout dans le social comme dans l'épistémique.
* Réseaux homogène et hétérogène (co-word analysis × social network analysis)
* Cooccurrence (''Network mapping'') ou ocurrence ([''Domain''-]''topic modeling'')
* Construction des liens de cooccurrence (chi-2, syntagmatique-direct/paradigmatique-indirect etc)
* Détection de communautés (''Network mapping'', [''Domain-'']''topic modeling'')
* Réseaux de communautés (''Domain-topic modeling'')
==== Entités ====
Nous aurions pu les appeler « acteurs ».
* Para-textuelles, métadonnées
* Extraites du texte
** Traitement du langage naturel (TAL)
** Spécificité des mots (mesures chi-2, pigeonhole ; par modélisation [domaine-]thématique)
** Reconnaissance d'entités nommées
* Nature des entités
** Thématique : mots-clés, catégories, phrases nominales
** Organisationnelles : institutions, auteurs
** Temporelles (''Epic epoch'', ''Demography'', ''Network mapping'', ''sashimi'')
** Toponymiques : adresses, noms de lieux (Geocoding)
** Autres (verbes, adjectifs)
==== Données ====
Et oui, on ne peut rien faire sans.
* Sources
** Bibliographique (métadonnées)
** Archives de documents (texte intégral)
** Presse et médias
** Entretiens et sondages
** Traces d'interactions, jeux
* Possibilités
** Par rapport aux entités et relations disponibles
** Croisements de différentes sources
* Lecture contextualisé et retour au texte
** ''Corpus explorer'', ''Concordancier'', ''Domain-topic map''
* Enrichissement assisté
** Édition d'un dictionnaire (''Terms/List Indexer)''
** Annotation avec tableur-classeur interactif (''Domain-topic model'')
** Annotation avec d'autres [[wikipedia:Computer-assisted_qualitative_data_analysis_software|CAQDAS]]
=== Partie III : Introduction à l'outil Cortext Manager ===
''Voir [[Cortext/Tutoriels/L’application Cortext Manager|L’application Cortext Manager]]''
Prise en main de l'outil avec un projet vide, téléversement de données et lancement d'une chaîne d'analyse simple.
== 8 juillet — Après-midi (14h→17h) ==
=== Cas d'usage : Adaptation au changement climatique ===
Nous présenterons le cas d'une analyse assez complète employant les idées discutées dans le cours et l'outil Cortext Manager.
==== Données utilisées ====
* WOS, format WOS-RIS (“ISI”)
* ¿Thèses?, format Cortext Manager DB
==== Analyses présentées et discussion des résultats ====
# Téléversement du jeu de données
# Importation des données (format WOS “ISI”)
# ''Demography'': affiliations pays
# ''Terms extraction''
# ''Epic epoch'': affiliations organizations
# ''Epic epoch'': phrases nominales extraites
# ''Network Mapping'': homogène phrases nominales extraites: cooccurrence et clusters
# ''Epic epoch'' des clusters ''Network mapping''
# ''Concordancier'': chercher phrases inspirés par Network Mapping (e.g., “crise économique”)
# ''Network mapping'': homogène phrases nominales extraites: heatmap continent d'affiliation
# ''Contingency matrix'': clusters Network Mapping × continents d'affiliation
# ''Geospatial exploration'': projection des affiliations sur les FUA (Functional Urban Areas) sur carte d'Europe
# ''Geospatial networks'': projection des cooccurrences d'affiliations sur les pays, ¿filtré pour grandes distances?
# ''Domain-topic modeling'' puis enchaînement sur les années ou élément organisationnel ou territorial
=== Atelier pratique ===
Si le temps le permet, les participants travaillent en paires. Chaque paire crée un nouveau projet et suit le tutoriel pour reproduire en tout ou en partie le cas d'usage présenté.
== 9 juillet — Matin ou après midi, à convenance ==
=== Mise en pratique ===
Accompagner le travail des participants sur leurs questions ou données. A défaut, les participants pourront retravailler le cas d'usage présenté la veille.
==== Conclusion et retour des participants ====
Nous discuterons ensemble l’avancement et les difficultés rencontrés pour faciliter des futurs échanges entre les participants et pour un meilleur suivi de la part de la plateforme après la formation.
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La formation aura lieu sur une journée et demie : le 8 juillet matin (9h30→12h30) et après midi (14h→17h), avec une pause déjeuner de 12h30 à 14h ; puis le 9 juillet matin ou après midi, à convenance.
Inscriptions (bientôt !)
== 8 juillet — Matin (9h30→12h30) ==
=== Partie I : Introduction à la plateforme Cortext ===
Nous nous permettons une brève introduction pour présenter la mission, l'historique, le fonctionnement et les opportunités de collaboration avec la plateforme !
=== Partie II : Cours « analyses socio-sémantiques » ===
Nous aimons beaucoup mettre les mains dans le cambouis, mais si nous voulons bricoler quelque chose qui fonctionne il vaut mieux connaître les principes du moteur — qu'il soit à combustion ou électrique — avant de s'y mettre.
''Ci-dessous le programme détaillé du cours.''
==== Dimensions d'analyse ====
Construire une question dans son rapport avec les réponses qui permettent les données, qu'elles soient disponibles ou à produire, passe par la considération des partenaires avec lesquels nous allons au bal.
* Sociale, sémantique, temporelle, territoriale, d'échelle…
==== Statistiques descriptives ====
Compter, compter, compter.
* Volumétriques, comparatives, longitudinales (''Demography'', ''Epic-epoch'')
==== Matrice et graphiques ====
Les matrices, ces réseaux timides.
* Statistiques de co-occurrence
* Déviations (''Contingency matrix'') ou contrastes (''Profiling'')
==== Réseau ====
Les réseaux sont partout dans le social comme dans l'épistémique.
* Réseaux homogène et hétérogène (co-word analysis × social network analysis)
* Cooccurrence (''Network mapping'') ou ocurrence ([''Domain''-]''topic modeling'')
* Construction des liens de cooccurrence (chi-2, syntagmatique-direct/paradigmatique-indirect etc)
* Détection de communautés (''Network mapping'', [''Domain-'']''topic modeling'')
* Réseaux de communautés (''Domain-topic modeling'')
==== Entités ====
Nous aurions pu les appeler « acteurs ».
* Para-textuelles, métadonnées
* Extraites du texte
** Traitement du langage naturel (TAL)
** Spécificité des mots (mesures chi-2, pigeonhole ; par modélisation [domaine-]thématique)
** Reconnaissance d'entités nommées
* Nature des entités
** Thématique : mots-clés, catégories, phrases nominales
** Organisationnelles : institutions, auteurs
** Temporelles (''Epic epoch'', ''Demography'', ''Network mapping'', ''sashimi'')
** Toponymiques : adresses, noms de lieux (Geocoding)
** Autres (verbes, adjectifs)
==== Données ====
Et oui, on ne peut rien faire sans.
* Sources
** Bibliographique (métadonnées)
** Archives de documents (texte intégral)
** Presse et médias
** Entretiens et sondages
** Traces d'interactions, jeux
* Possibilités
** Par rapport aux entités et relations disponibles
** Croisements de différentes sources
* Lecture contextualisé et retour au texte
** ''Corpus explorer'', ''Concordancer'', ''Domain-topic map''
* Enrichissement assisté
** Édition d'un dictionnaire (''Terms/List Indexer)''
** Annotation avec tableur-classeur interactif (''Domain-topic model'')
** Annotation avec d'autres [[wikipedia:Computer-assisted_qualitative_data_analysis_software|CAQDAS]]
=== Partie III : Introduction à l'outil Cortext Manager ===
''Voir [[Cortext/Tutoriels/L’application Cortext Manager|L’application Cortext Manager]]''
Prise en main de l'outil avec un projet vide, téléversement de données et lancement d'une chaîne d'analyse simple.
== 8 juillet — Après-midi (14h→17h) ==
=== Cas d'usage : Adaptation au changement climatique ===
Nous présenterons le cas d'une analyse assez complète employant les idées discutées dans le cours et l'outil Cortext Manager.
==== Données utilisées ====
* WOS, format WOS-RIS (“ISI”)
* ¿Thèses?, format Cortext Manager DB
==== Analyses présentées et discussion des résultats ====
# Téléversement du jeu de données
# Importation des données (format WOS “ISI”)
# ''Demography'': affiliations pays
# ''Terms extraction''
# ''Epic epoch'': affiliations organizations
# ''Epic epoch'': phrases nominales extraites
# ''Network Mapping'': homogène phrases nominales extraites: cooccurrence et clusters
# ''Epic epoch'' des clusters ''Network mapping''
# ''Concordancer'': chercher phrases inspirés par Network Mapping (e.g., “crise économique”)
# ''Network mapping'': homogène phrases nominales extraites: heatmap continent d'affiliation
# ''Contingency matrix'': clusters Network Mapping × continents d'affiliation
# ''Geospatial exploration'': projection des affiliations sur les FUA (Functional Urban Areas) sur carte d'Europe
# ''Geospatial networks'': projection des cooccurrences d'affiliations sur les pays, ¿filtré pour grandes distances?
# ''Domain-topic modeling'' puis enchaînement sur les années ou élément organisationnel ou territorial
=== Atelier pratique ===
Si le temps le permet, les participants travaillent en paires. Chaque paire crée un nouveau projet et suit le tutoriel pour reproduire en tout ou en partie le cas d'usage présenté.
== 9 juillet — Matin ou après midi, à convenance ==
=== Mise en pratique ===
Accompagner le travail des participants sur leurs questions ou données. A défaut, les participants pourront retravailler le cas d'usage présenté la veille.
==== Conclusion et retour des participants ====
Nous discuterons ensemble l’avancement et les difficultés rencontrés pour faciliter des futurs échanges entre les participants et pour un meilleur suivi de la part de la plateforme après la formation.
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/* Analyses présentées et discussion des résultats */ + corpus explorer
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La formation aura lieu sur une journée et demie : le 8 juillet matin (9h30→12h30) et après midi (14h→17h), avec une pause déjeuner de 12h30 à 14h ; puis le 9 juillet matin ou après midi, à convenance.
Inscriptions (bientôt !)
== 8 juillet — Matin (9h30→12h30) ==
=== Partie I : Introduction à la plateforme Cortext ===
Nous nous permettons une brève introduction pour présenter la mission, l'historique, le fonctionnement et les opportunités de collaboration avec la plateforme !
=== Partie II : Cours « analyses socio-sémantiques » ===
Nous aimons beaucoup mettre les mains dans le cambouis, mais si nous voulons bricoler quelque chose qui fonctionne il vaut mieux connaître les principes du moteur — qu'il soit à combustion ou électrique — avant de s'y mettre.
''Ci-dessous le programme détaillé du cours.''
==== Dimensions d'analyse ====
Construire une question dans son rapport avec les réponses qui permettent les données, qu'elles soient disponibles ou à produire, passe par la considération des partenaires avec lesquels nous allons au bal.
* Sociale, sémantique, temporelle, territoriale, d'échelle…
==== Statistiques descriptives ====
Compter, compter, compter.
* Volumétriques, comparatives, longitudinales (''Demography'', ''Epic-epoch'')
==== Matrice et graphiques ====
Les matrices, ces réseaux timides.
* Statistiques de co-occurrence
* Déviations (''Contingency matrix'') ou contrastes (''Profiling'')
==== Réseau ====
Les réseaux sont partout dans le social comme dans l'épistémique.
* Réseaux homogène et hétérogène (co-word analysis × social network analysis)
* Cooccurrence (''Network mapping'') ou ocurrence ([''Domain''-]''topic modeling'')
* Construction des liens de cooccurrence (chi-2, syntagmatique-direct/paradigmatique-indirect etc)
* Détection de communautés (''Network mapping'', [''Domain-'']''topic modeling'')
* Réseaux de communautés (''Domain-topic modeling'')
==== Entités ====
Nous aurions pu les appeler « acteurs ».
* Para-textuelles, métadonnées
* Extraites du texte
** Traitement du langage naturel (TAL)
** Spécificité des mots (mesures chi-2, pigeonhole ; par modélisation [domaine-]thématique)
** Reconnaissance d'entités nommées
* Nature des entités
** Thématique : mots-clés, catégories, phrases nominales
** Organisationnelles : institutions, auteurs
** Temporelles (''Epic epoch'', ''Demography'', ''Network mapping'', ''sashimi'')
** Toponymiques : adresses, noms de lieux (Geocoding)
** Autres (verbes, adjectifs)
==== Données ====
Et oui, on ne peut rien faire sans.
* Sources
** Bibliographique (métadonnées)
** Archives de documents (texte intégral)
** Presse et médias
** Entretiens et sondages
** Traces d'interactions, jeux
* Possibilités
** Par rapport aux entités et relations disponibles
** Croisements de différentes sources
* Lecture contextualisé et retour au texte
** ''Corpus explorer'', ''Concordancer'', ''Domain-topic map''
* Enrichissement assisté
** Édition d'un dictionnaire (''Terms/List Indexer)''
** Annotation avec tableur-classeur interactif (''Domain-topic model'')
** Annotation avec d'autres [[wikipedia:Computer-assisted_qualitative_data_analysis_software|CAQDAS]]
=== Partie III : Introduction à l'outil Cortext Manager ===
''Voir [[Cortext/Tutoriels/L’application Cortext Manager|L’application Cortext Manager]]''
Prise en main de l'outil avec un projet vide, téléversement de données et lancement d'une chaîne d'analyse simple.
== 8 juillet — Après-midi (14h→17h) ==
=== Cas d'usage : Adaptation au changement climatique ===
Nous présenterons le cas d'une analyse assez complète employant les idées discutées dans le cours et l'outil Cortext Manager.
==== Données utilisées ====
* WOS, format WOS-RIS (“ISI”)
* ¿Thèses?, format Cortext Manager DB
==== Analyses présentées et discussion des résultats ====
# Téléversement du jeu de données
# Importation des données (format WOS “ISI”)
# ''Corpus explorer'': observer les données
# ''Demography'': affiliations pays
# ''Terms extraction''
# ''Epic epoch'': affiliations organizations
# ''Epic epoch'': phrases nominales extraites
# ''Network Mapping'': homogène phrases nominales extraites: cooccurrence et clusters
# ''Epic epoch'' des clusters ''Network mapping''
# ''Concordancer'': chercher phrases inspirés par Network Mapping (e.g., “crise économique”)
# ''Network mapping'': homogène phrases nominales extraites: heatmap continent d'affiliation
# ''Contingency matrix'': clusters Network Mapping × continents d'affiliation
# ''Geospatial exploration'': projection des affiliations sur les FUA (Functional Urban Areas) sur carte d'Europe
# ''Geospatial networks'': projection des cooccurrences d'affiliations sur les pays, ¿filtré pour grandes distances?
# ''Domain-topic modeling'' puis enchaînement sur les années ou élément organisationnel ou territorial
=== Atelier pratique ===
Si le temps le permet, les participants travaillent en paires. Chaque paire crée un nouveau projet et suit le tutoriel pour reproduire en tout ou en partie le cas d'usage présenté.
== 9 juillet — Matin ou après midi, à convenance ==
=== Mise en pratique ===
Accompagner le travail des participants sur leurs questions ou données. A défaut, les participants pourront retravailler le cas d'usage présenté la veille.
==== Conclusion et retour des participants ====
Nous discuterons ensemble l’avancement et les difficultés rencontrés pour faciliter des futurs échanges entre les participants et pour un meilleur suivi de la part de la plateforme après la formation.
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/* Analyses présentées et discussion des résultats */ affiliation
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La formation aura lieu sur une journée et demie : le 8 juillet matin (9h30→12h30) et après midi (14h→17h), avec une pause déjeuner de 12h30 à 14h ; puis le 9 juillet matin ou après midi, à convenance.
Inscriptions (bientôt !)
== 8 juillet — Matin (9h30→12h30) ==
=== Partie I : Introduction à la plateforme Cortext ===
Nous nous permettons une brève introduction pour présenter la mission, l'historique, le fonctionnement et les opportunités de collaboration avec la plateforme !
=== Partie II : Cours « analyses socio-sémantiques » ===
Nous aimons beaucoup mettre les mains dans le cambouis, mais si nous voulons bricoler quelque chose qui fonctionne il vaut mieux connaître les principes du moteur — qu'il soit à combustion ou électrique — avant de s'y mettre.
''Ci-dessous le programme détaillé du cours.''
==== Dimensions d'analyse ====
Construire une question dans son rapport avec les réponses qui permettent les données, qu'elles soient disponibles ou à produire, passe par la considération des partenaires avec lesquels nous allons au bal.
* Sociale, sémantique, temporelle, territoriale, d'échelle…
==== Statistiques descriptives ====
Compter, compter, compter.
* Volumétriques, comparatives, longitudinales (''Demography'', ''Epic-epoch'')
==== Matrice et graphiques ====
Les matrices, ces réseaux timides.
* Statistiques de co-occurrence
* Déviations (''Contingency matrix'') ou contrastes (''Profiling'')
==== Réseau ====
Les réseaux sont partout dans le social comme dans l'épistémique.
* Réseaux homogène et hétérogène (co-word analysis × social network analysis)
* Cooccurrence (''Network mapping'') ou ocurrence ([''Domain''-]''topic modeling'')
* Construction des liens de cooccurrence (chi-2, syntagmatique-direct/paradigmatique-indirect etc)
* Détection de communautés (''Network mapping'', [''Domain-'']''topic modeling'')
* Réseaux de communautés (''Domain-topic modeling'')
==== Entités ====
Nous aurions pu les appeler « acteurs ».
* Para-textuelles, métadonnées
* Extraites du texte
** Traitement du langage naturel (TAL)
** Spécificité des mots (mesures chi-2, pigeonhole ; par modélisation [domaine-]thématique)
** Reconnaissance d'entités nommées
* Nature des entités
** Thématique : mots-clés, catégories, phrases nominales
** Organisationnelles : institutions, auteurs
** Temporelles (''Epic epoch'', ''Demography'', ''Network mapping'', ''sashimi'')
** Toponymiques : adresses, noms de lieux (Geocoding)
** Autres (verbes, adjectifs)
==== Données ====
Et oui, on ne peut rien faire sans.
* Sources
** Bibliographique (métadonnées)
** Archives de documents (texte intégral)
** Presse et médias
** Entretiens et sondages
** Traces d'interactions, jeux
* Possibilités
** Par rapport aux entités et relations disponibles
** Croisements de différentes sources
* Lecture contextualisé et retour au texte
** ''Corpus explorer'', ''Concordancer'', ''Domain-topic map''
* Enrichissement assisté
** Édition d'un dictionnaire (''Terms/List Indexer)''
** Annotation avec tableur-classeur interactif (''Domain-topic model'')
** Annotation avec d'autres [[wikipedia:Computer-assisted_qualitative_data_analysis_software|CAQDAS]]
=== Partie III : Introduction à l'outil Cortext Manager ===
''Voir [[Cortext/Tutoriels/L’application Cortext Manager|L’application Cortext Manager]]''
Prise en main de l'outil avec un projet vide, téléversement de données et lancement d'une chaîne d'analyse simple.
== 8 juillet — Après-midi (14h→17h) ==
=== Cas d'usage : Adaptation au changement climatique ===
Nous présenterons le cas d'une analyse assez complète employant les idées discutées dans le cours et l'outil Cortext Manager.
==== Données utilisées ====
* WOS, format WOS-RIS (“ISI”)
* ¿Thèses?, format Cortext Manager DB
==== Analyses présentées et discussion des résultats ====
# Téléversement du jeu de données
# Importation des données (format WOS “ISI”)
# ''Corpus explorer'': observer les données
# ''Demography'': pays d'affiliation
# ''Terms extraction''
# ''Epic epoch'': organisations d'affiliation
# ''Epic epoch'': phrases nominales extraites
# ''Network Mapping'': homogène phrases nominales extraites: cooccurrence et clusters
# ''Epic epoch'' des clusters ''Network mapping''
# ''Concordancer'': chercher phrases inspirés par Network Mapping (e.g., “crise économique”)
# ''Network mapping'': homogène phrases nominales extraites: heatmap continents d'affiliation
# ''Contingency matrix'': clusters Network Mapping × continents d'affiliation
# ''Geospatial exploration'': projection des affiliations sur les FUA (Functional Urban Areas) sur carte d'Europe
# ''Geospatial networks'': projection des cooccurrences d'affiliations sur les pays, ¿filtré pour grandes distances?
# ''Domain-topic modeling'' puis enchaînement sur les années ou élément organisationnel ou territorial
=== Atelier pratique ===
Si le temps le permet, les participants travaillent en paires. Chaque paire crée un nouveau projet et suit le tutoriel pour reproduire en tout ou en partie le cas d'usage présenté.
== 9 juillet — Matin ou après midi, à convenance ==
=== Mise en pratique ===
Accompagner le travail des participants sur leurs questions ou données. A défaut, les participants pourront retravailler le cas d'usage présenté la veille.
==== Conclusion et retour des participants ====
Nous discuterons ensemble l’avancement et les difficultés rencontrés pour faciliter des futurs échanges entre les participants et pour un meilleur suivi de la part de la plateforme après la formation.
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Formation pour le Laboratoire Interdisciplinaire Sciences Innovations Sociétés (LISIS - UMR UGE, CNRS, INRAE).
La formation aura lieu sur une journée et demie : le 8 juillet matin (9h30→12h30) et après midi (14h→17h), avec une pause déjeuner de 12h30 à 14h ; puis le 9 juillet matin ou après midi, à convenance.
Local: LISIS, salle Seine, 1er étage du bâtiment Camus à côté du RER A Noisy-Champs.
'''Inscriptions:''' Le lien pour les inscriptions a été envoyé par mail aux membres du laboratoire.
== 8 juillet — Matin (9h30→12h30) ==
=== Partie I : Introduction à la plateforme Cortext ===
Nous nous permettons une brève introduction pour présenter la mission, l'historique, le fonctionnement et les opportunités de collaboration avec la plateforme !
=== Partie II : Cours « analyses socio-sémantiques » ===
Nous aimons beaucoup mettre les mains dans le cambouis, mais si nous voulons bricoler quelque chose qui fonctionne il vaut mieux connaître les principes du moteur — qu'il soit à combustion ou électrique — avant de s'y mettre.
''Ci-dessous le programme détaillé du cours.''
==== Dimensions d'analyse ====
Construire une question dans son rapport avec les réponses qui permettent les données, qu'elles soient disponibles ou à produire, passe par la considération des partenaires avec lesquels nous allons au bal.
* Sociale, sémantique, temporelle, territoriale, d'échelle…
==== Statistiques descriptives ====
Compter, compter, compter.
* Volumétriques, comparatives, longitudinales (''Demography'', ''Epic-epoch'')
==== Matrice et graphiques ====
Les matrices, ces réseaux timides.
* Statistiques de co-occurrence
* Déviations (''Contingency matrix'') ou contrastes (''Profiling'')
==== Réseau ====
Les réseaux sont partout dans le social comme dans l'épistémique.
* Réseaux homogène et hétérogène (co-word analysis × social network analysis)
* Cooccurrence (''Network mapping'') ou ocurrence ([''Domain''-]''topic modeling'')
* Construction des liens de cooccurrence (chi-2, syntagmatique-direct/paradigmatique-indirect etc)
* Détection de communautés (''Network mapping'', [''Domain-'']''topic modeling'')
* Réseaux de communautés (''Domain-topic modeling'')
==== Entités ====
Nous aurions pu les appeler « acteurs ».
* Para-textuelles, métadonnées
* Extraites du texte
** Traitement du langage naturel (TAL)
** Spécificité des mots (mesures chi-2, pigeonhole ; par modélisation [domaine-]thématique)
** Reconnaissance d'entités nommées
* Nature des entités
** Thématique : mots-clés, catégories, phrases nominales
** Organisationnelles : institutions, auteurs
** Temporelles (''Epic epoch'', ''Demography'', ''Network mapping'', ''sashimi'')
** Toponymiques : adresses, noms de lieux (Geocoding)
** Autres (verbes, adjectifs)
==== Données ====
Et oui, on ne peut rien faire sans.
* Sources
** Bibliographique (métadonnées)
** Archives de documents (texte intégral)
** Presse et médias
** Entretiens et sondages
** Traces d'interactions, jeux
* Possibilités
** Par rapport aux entités et relations disponibles
** Croisements de différentes sources
* Lecture contextualisé et retour au texte
** ''Corpus explorer'', ''Concordancer'', ''Domain-topic map''
* Enrichissement assisté
** Édition d'un dictionnaire (''Terms/List Indexer)''
** Annotation avec tableur-classeur interactif (''Domain-topic model'')
** Annotation avec d'autres [[wikipedia:Computer-assisted_qualitative_data_analysis_software|CAQDAS]]
=== Partie III : Introduction à l'outil Cortext Manager ===
''Voir [[Cortext/Tutoriels/L’application Cortext Manager|L’application Cortext Manager]]''
Prise en main de l'outil avec un projet vide, téléversement de données et lancement d'une chaîne d'analyse simple.
== 8 juillet — Après-midi (14h→17h) ==
=== Cas d'usage : Adaptation au changement climatique ===
Nous présenterons le cas d'une analyse assez complète employant les idées discutées dans le cours et l'outil Cortext Manager.
==== Données utilisées ====
* WOS, format WOS-RIS (“ISI”)
* ¿Thèses?, format Cortext Manager DB
==== Analyses présentées et discussion des résultats ====
# Téléversement du jeu de données
# Importation des données (format WOS “ISI”)
# ''Corpus explorer'': observer les données
# ''Demography'': pays d'affiliation
# ''Terms extraction''
# ''Epic epoch'': organisations d'affiliation
# ''Epic epoch'': phrases nominales extraites
# ''Network Mapping'': homogène phrases nominales extraites: cooccurrence et clusters
# ''Epic epoch'' des clusters ''Network mapping''
# ''Concordancer'': chercher phrases inspirés par Network Mapping (e.g., “crise économique”)
# ''Network mapping'': homogène phrases nominales extraites: heatmap continents d'affiliation
# ''Contingency matrix'': clusters Network Mapping × continents d'affiliation
# ''Geospatial exploration'': projection des affiliations sur les FUA (Functional Urban Areas) sur carte d'Europe
# ''Geospatial networks'': projection des cooccurrences d'affiliations sur les pays, ¿filtré pour grandes distances?
# ''Domain-topic modeling'' puis enchaînement sur les années ou élément organisationnel ou territorial
=== Atelier pratique ===
Si le temps le permet, les participants travaillent en paires. Chaque paire crée un nouveau projet et suit le tutoriel pour reproduire en tout ou en partie le cas d'usage présenté.
== 9 juillet — Matin ou après midi, à convenance ==
=== Mise en pratique ===
Accompagner le travail des participants sur leurs questions ou données. A défaut, les participants pourront retravailler le cas d'usage présenté la veille.
==== Conclusion et retour des participants ====
Nous discuterons ensemble l’avancement et les difficultés rencontrés pour faciliter des futurs échanges entre les participants et pour un meilleur suivi de la part de la plateforme après la formation.
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